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Élections européennes Liste LaREM-MoDem-Agir : Deux Strasbourgeoises partent en Renaissance

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 05:38:58

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Élections européennes Liste LaREM-MoDem-Agir
Élections européennes Liste LaREM-MoDem-Agir : Deux Strasbourgeoises partent en Renaissance
La sénatrice Fabienne Keller (Agir) occupe la 7e place de la liste Renaissance portée par La République en marche aux élections européennes. L'adjointe au maire de Strasbourg, Nawel Rafik-Elmrini (LaREM), est en 29 e position.

 
Fabienne Keller.
Deux Strasbourgeoises font partie de ces « européens convaincus », de ces « personnalités engagées » et de ces « compétences complémentaires » qui figurent sur la liste Renaissance (LaREM) dont les 30 premiers noms ont été dévoilés hier. Il s'agit de Fabienne Keller, sénatrice du Bas-Rhin, qui occupe la 7e place dans le cadre d'un accord national avec le parti Agir-La droite constructive. Et de l'adjointe strasbourgeoise Nawel Rafik-Elmrini (LaREM), en 29e position.
Une « Europe heureuse »

La situation de ce duo est le fruit d'arbitrages politiques pris dans le cadre d'un « rassemblement » voulu « très large » entre des marcheurs, des membres du MoDem, d'Agir mais aussi de la société civile et de plusieurs écologistes choisis pour contrer la liste de Yannick Jadot (EELV). Christophe Grudler, ancien journaliste en Alsace, actuel conseiller départemental du Territoire de Belfort, occupe la 20e place.

Fabienne Keller se dit « fière de s'engager sur une liste de rassemblement progressiste, humaniste et écologiste », « parce que l'Europe est le combat de notre siècle et parce qu'agir pour l'Europe c'est agir pour la France ». « L'enjeu sera la participation et de redonner confiance dans le projet européen », indique l'ancienne maire de Strasbourg, « passionnée depuis toujours par l'Europe ». « Les abstentionnistes font le jeu des populistes », insiste-t-elle en prônant une « Europe heureuse ».
Esther Sittler redeviendrait sénatrice

Alain Fontanel « regrette vivement que l'engagement continu et total pour l'Europe de Strasbourg » n'ait pas permis à Nawel Rafik-Elmrini « d'obtenir une place plus élevée ». Mais le premier adjoint au maire (LaREM) de Strasbourg voit aussi dans la présence de Fabienne Keller, « engagée de longue date pour la défense du siège du Parlement européen », « un soutien supplémentaire pour ce combat qui nous rassemble au-delà de nos différences, bien réelles, sur des dossiers municipaux ».

Les sondages accordent actuellement à la liste LaREM-MoDem-Agir autour de 23 % d'intentions de vote, ce qui correspondrait peu ou prou au même nombre d'élus. Parmi les 30 premiers candidats de la liste, sept viennent des rangs du MoDem, deux d'Agir-La droite constructive.

Une fois élue au parlement européen, Fabienne Keller devra quitter le Sénat, ce qui entraînera l'entrée au Palais du Luxembourg d'Esther Sittler, ancienne maire de Herbsheim et sénatrice de 2004 à 2014. Elle figurait en 4e position sur la liste de la Majorité alsacienne conduite par Guy-Dominique Kennel.

Fabienne Keller retrouvera un parlement européen où elle n'avait siégé qu'une quinzaine de jours en 2002. Elle était alors maire de Strasbourg et avait succédé à Nicole Fontaine qui était devenue ministre déléguée à l'Industrie dans le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. Fabienne Keller a finalement privilégié les fonctions de maire, les deux mandats étaient incompatibles selon la loi française.
Roland Ries soutiendra-t-il Fabienne Keller ?

« Deux Strasbourgeoises pour défendre l'Europe et le siège du parlement à Strasbourg », a relevé Stéphane Séjourné, directeur de campagne de la liste. Mais Strasbourg, c'est aussi une succession municipale qui va se jouer aux élections de mars prochain, un scrutin auquel Fabienne Keller, à qui certains prêtaient des velléités, ne se présentera pas. De quoi contrebalancer la déception du jour d'Alain Fontanel.

Roland Ries, le maire de la capitale européenne, a défendu les candidatures de la socialiste Pernelle Richardot et de la marcheuse Nawel Rafik-Elmrini aux européennes. Soutiendra-t-il par la suite la liste Place publique-PS en même temps que la liste Renaissance, et donc Fabienne Keller ?

Jacques Bigot se dit « consterné » par le fait qu'Alain Fontanel soutienne une liste où figure « l'adversaire historique du maire de Strasbourg ». « Quel affront pour mon ami Roland Ries ! », note le sénateur socialiste.

Robert Grossmann, lui, a démarré au quart de tour en ironisant sur « l'ambition européenne de Mme Loiseau et de LaREM : battre le Rassemblement National ».
Franck BUCHY

 

 
 

 

Parlement européen : Nouvelle charge des députés contre Strasbourg... et nouvelle idée

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 05:49:58

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Parlement européen
Parlement européen : Nouvelle charge des députés contre Strasbourg... et nouvelle idée

 
Décharge budgétaire, mais charge contre Strasbourg. Le rapport budgétaire adopté hier par le Parlement européen contient pas moins d'une page consacrée au sujet « Dispersion géographique du Parlement - Siège unique ». Les députés européens disent y « déplorer toujours vivement » que « malgré ses multiples appels en faveur de la création d'un siège unique, et en dépit du fait que les citoyens de l'Union ne comprennent pas pourquoi le Parlement devrait répartir ses activités sur deux sièges », le Conseil européen (c'est-à-dire les représentants des États) n'a « même pas entamé le débat » sur le sujet. L'économie réalisée par une centralisation des activités serait de 114 millions d'euros par an, estime le rapport sur la base de chiffres de 2014.

Le Parlement « est conscient qu'un siège unique (c'est ici une erreur répétée des députés : le Parlement n'a en réalité qu'un seul siège, fixé à Strasbourg par les traités, N.D.L.R.) ne peut être obtenu que par une modification du traité à l'unanimité » et invite le Conseil et la Commission à engager sans plus tarder une telle modification du traité ».

Le texte introduit une nouveauté : l'idée de « la création d'un institut de formation des futurs diplomates européens au sein du Service européen pour l'action extérieure (SEAE) » qui pourrait être localisé dans les actuels locaux du Parlement de Strasbourg.
ACB

 

 
 

 

Politique Elections européennes « Renaissance » : le pari de la majorité

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 05:43:55

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Politique Elections européennes
Politique Elections européennes « Renaissance » : le pari de la majorité
Une liste ouverte sur la société civile mais très politique, avec de quoi séduire l'électorat écolo et une large place faite à Bayrou : on connaît désormais les premiers noms de la liste de la majorité pour les Européennes.

 
Nathalie Loiseau assistera mercredi matin à son dernier conseil des ministres.
Deux députés sortants mais beaucoup de renouvellement, des figures médiatiques, des politiques pur jus, des personnalités de la société civile, deux non Français, des personnes incarnant la diversité et surtout des écologistes et un agriculteur sur la même liste !

Pas de doute : la liste « Renaissance » portée par la majorité coche toutes les cases du marketing politique.

Nathalie Loiseau, la ministre des Affaires européennes qui assistera mercredi matin à son dernier conseil des ministres, la dirigera.
Canfin et Durand pour les écolos

Juste derrière elle, en deuxième position, Pascal Canfin, qui a démissionné de son poste de WWF France. L'ancien militant d'Europe Écologie - Les Verts et ministre de François Hollande est une jolie prise. Avec Pascal Durand, ancien patron du parti écologiste, ils doivent permettre à la liste du parti d'Emmanuel Macron, actuellement en tête dans les intentions de vote, d'arriver devant au soir du 26 mai lors des élections européennes.

Le parti de Marine Le Pen, le Rassemblement national, talonne la liste de la majorité dans les intentions de vote. Afficher des cautions comme Canfin ou Durand est une façon de grignoter quelques points à l'électorat de la liste EELV dirigée par Yannick Jadot et de s'assurer la première place.

Les deux personnalités écologistes devront travailler avec Jérémy Decerle, 35 ans, numéro 4 sur la liste, agriculteur, président des jeunes agriculteurs en Saône-et-Loire et proche de la FNSEA.
Un agriculteur pour la ruralité

Écolos et agriculteurs sur la même liste ? Assurément le mariage de la carpe et du lapin selon tous les opposants de la République en marche qui dénoncent une liste de contradictions et d'opportunisme. « Et les convictions ? Elles restent à la porte du bureau de vote », raille Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) qui lui aussi affiche des ambitions très « vertes » pour les Européennes.

Nathalie Loiseau au contraire affirme que la liste qu'elle conduit est celles des « compétences, des convictions et d'une vision partagée ». « Ce qui nous rassemble, c'est que nous sommes tous des Européens convaincus, des Européens exigeants, sûrement des Européens impatients, et sûrement pas des eurobéats. Nous voulons être les avants-centres de l'Europe », a-t-elle lancé lors de la conférence de presse de présentation.
Du MoDem pour plaire à Bayrou

Parmi les « avants-centres », il y a des politiques (la sénatrice alsacienne Fabienne Keller, l'eurodéputé Dominique Riquet, Stéphane Séjourné, directeur de campagne et ancien conseiller d'Emmanuel Macron, Gilles Boyer, ancien conseiller d'Édouard Philippe), des personnalités médiatiques (la navigatrice Catherine Chabaud, le journaliste Bernard Guetta), des Européens (l'Italien Sandro Gozi et la Grecque Chrysoula Zacharopoulou).

François Bayrou, habile négociateur, a réussi à placer sept Modem dans les trente premiers, dont sa proche collaboratrice Laurence Farreng. De quoi agacer jusque dans les rangs de la République en marche.
Nathalie MAURET

 

 
 

 

Européennes « Renaissance » : le pari de la majorité

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 06:22:59

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Européennes « Renaissance » : le pari de la majorité
 

 
Nathalie Loiseau assistera mercredi matin à son dernier conseil des ministres. Photo AFP / LUDOVIC MARIN
Deux députés sortants mais beaucoup de renouvellement, des figures médiatiques, des politiques pur jus, des personnalités de la société civile, deux non Français, des personnes incarnant la diversité et surtout des écologistes et un agriculteur sur la même liste !

Pas de doute : la liste « Renaissance » portée par la majorité coche toutes les cases du marketing politique.

Nathalie Loiseau, la ministre des Affaires européennes qui assistera mercredi matin à son dernier conseil des ministres, la dirigera.
Canfin et Durand pour les écolos

Juste derrière elle, en deuxième position, Pascal Canfin, qui a démissionné de son poste de WWF France. L'ancien militant d'Europe Écologie - Les Verts et ministre de François Hollande est une jolie prise. Avec Pascal Durand, ancien patron du parti écologiste, ils doivent permettre à la liste du parti d'Emmanuel Macron, actuellement en tête dans les intentions de vote, d'arriver devant au soir du 26 mai lors des élections européennes.

Le parti de Marine Le Pen, le Rassemblement national, talonne la liste de la majorité dans les intentions de vote. Afficher des cautions comme Canfin ou Durand est une façon de grignoter quelques points à l'électorat de la liste EELV dirigée par Yannick Jadot et de s'assurer la première place.

Les deux personnalités écologistes devront travailler avec Jérémy Decerle, 35 ans, numéro 4 sur la liste, agriculteur, président des jeunes agriculteurs en Saône-et-Loire et proche de la FNSEA.
Un agriculteur pour la ruralité

Écolos et agriculteurs sur la même liste ? Assurément le mariage de la carpe et du lapin selon tous les opposants de la République en marche qui dénoncent une liste de contradictions et d'opportunisme. « Et les convictions ? Elles restent à la porte du bureau de vote », raille Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) qui lui aussi affiche des ambitions très « vertes » pour les Européennes.

Nathalie Loiseau au contraire affirme que la liste qu'elle conduit est celles des « compétences, des convictions et d'une vision partagée ». « Ce qui nous rassemble, c'est que nous sommes tous des Européens convaincus, des Européens exigeants, sûrement des Européens impatients, et sûrement pas des eurobéats. Nous voulons être les avants-centres de l'Europe », a-t-elle lancé lors de la conférence de presse de présentation.
Du MoDem pour plaire à Bayrou

Parmi les « avants-centres », il y a des politiques (la sénatrice alsacienne Fabienne Keller, l'eurodéputé Dominique Riquet, Stéphane Séjourné, directeur de campagne et ancien conseiller d'Emmanuel Macron, Gilles Boyer, ancien conseiller d'Édouard Philippe), des personnalités médiatiques (la navigatrice Catherine Chabaud, le journaliste Bernard Guetta), des Européens (l'Italien Sandro Gozi et la Grecque Chrysoula Zacharopoulou).

François Bayrou, habile négociateur, a réussi à placer sept Modem dans les trente premiers, dont sa proche collaboratrice Laurence Farreng. De quoi agacer jusque dans les rangs de la République en marche.
Nathalie MAURET

 

 
 

COLMAR Municipales : Benoît Nicolas ouvre la porte

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 06:10:05

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Municipales
COLMAR Municipales : Benoît Nicolas ouvre la porte
Candidat déclaré aux prochaines municipales à Colmar en 2020, l'avocat Benoît Nicolas réagit à l'appel lancé dans nos colonnes par Tristan Denéchaud.
 

 
L'élu centriste au conseil municipal, encarté au MoDem, plaidait en effet pour une démarche de rassemblement des « petits candidats » situés du centre-gauche au centre-droit, avouant « ne pas se reconnaître à 100 % » dans les candidatures déclarées ou potentielles à droite (notre édition de dimanche).

Benoît Nicolas se dit favorable à une rencontre avec Tristan Denéchaud pour « confronter une première ébauche du projet » qu'il est en train de construire. Il devrait aussi rencontrer prochainement Bertrand Burger, candidat malheureux en 2014, pour connaître « sa vision des choses ».

Plus généralement, Benoît Nicolas se dit « prêt à rencontrer toutes les personnes qui souhaitent un nouveau souffle pour Colmar et entendre leurs idées ». S'il se situe au centre-droit, il précise que son équipe, « issue de la société civile », englobe « des sensibilités de gauche comme de droite ».

Une nouvelle étape sera franchie avec l'inauguration d'un local de campagne situé 20 rue du Nord, vendredi 5 avril à partir de 17 h 30. « Toutes les personnes de bonne volonté qui veulent porter un projet pour Colmar sont les bienvenues », précise l'avocat.

 

 
 

 

Les fonctionnaires ne travaillent pas tous 35 heures

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 05:45:20

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Social Réforme
Les fonctionnaires ne travaillent pas tous 35 heures
À la veille d'un Conseil des ministres portant sur la réforme de la fonction publique, un rapport de l'Institut général des finances pointe du doigt des temps de travail inférieurs à la durée légale.
 

 
Si l'existence de ce rapport « n'avait pas vocation à être publiée », Bercy se défend en affirmant que son contenu « n'est pas nouveau ».
C'est un rapport « choc » qui tombe à point nommé. À la veille d'un conseil des ministres où sera présenté le projet de loi controversé sur la réforme de la fonction publique, une étude de l'Inspection générale des finances (IGF) rendue publique par Le Figaro révèle que les fonctionnaires d'État en France ne travaillent pas tous 35 heures par semaine. L'enquête exclut pourtant policiers, magistrats, militaires, enseignants qui font l'objet de conventions spécifiques.

Ses conclusions sur le temps de travail de 1,1 million d'agents de la fonction publique d'État démontrent que « sur ce total, 310 000 agents au moins travaillent moins de 1 607 heures (le seuil légal) » par an.
Les collectivités territoriales en dessous de la durée légale

Parmi les mesures les plus injustes du système actuel figurent les « jours de fractionnement » et « les jours ministres » qui permettent à certains fonctionnaires de bénéficier de jours supplémentaires de congé. Quasiment deux semaines pour le ministère de la Culture par exemple. En alignant le temps de travail de ces fonctionnaires sur le droit commun, c'est-à-dire 1 607 heures par an, le rapport explique que les effectifs actuels pourraient être réduits d'au moins 30 000 postes.

Les collectivités territoriales, de leur côté, défient toujours la loi des 35 heures. En dépit des rapports annuels de la Cour des comptes et d'observations des chambres régionales des comptes, chaque année sont constatés des horaires inférieurs de 50 à 100 heures à la durée légale de 1 607 heures par an. Malgré les recommandations, beaucoup de collectivités n'ont pas réajusté les temps de travail à la hausse, ce qu'a fait la région Ile-de-France.

Défendue par le gouvernement comme une nécessité pour rendre la fonction publique « plus attractive et plus réactive » face aux « nouvelles attentes » des citoyens, la réforme prévoit notamment la suppression de 120 000 postes d'ici à 2022, 50 000 dans la fonction publique d'État et 70 000 dans la territoriale.
Une réforme contestée par les syndicats

Mais elle envisage aussi des recours aux contractuels, une instance unique de dialogue social, de la mobilité, des détachements d'office, une ouverture aux ruptures conventionnelles. Au final, ce projet de loi est unanimement critiqué par les syndicats de fonctionnaires (CGT, CFDT, FO, FSU, Solidaires, Unsa, FA-FP, CFE-CGC, CFTC) qui accusent le gouvernement de vouloir une fonction publique alignée sur les règles du secteur privé, au détriment du statut de fonctionnaire et de l'indépendance des agents à l'égard du pouvoir.

Sept d'entre eux (CGT, Unsa, FSU, Solidaires, FA-FP, CFE-CGC et CFTC) ont d'ores et déjà appelé à une journée de grève et d'actions le 9 mai pour protester contre cette réforme.

310 000

agents de la fonction publique d'Etat travaillent moins de 1 607 heures par an, le seuil légal, selon le rapport.

 

 
 

 

Les fonctionnaires ne travaillent pas tous 35 heures

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 06:34:02

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Les fonctionnaires ne travaillent pas tous 35 heures
 

 
Si l'existence de ce rapport « n'avait pas vocation à être publiée », Bercy se défend en affirmant que son contenu « n'est pas nouveau ». Photo Loïc VENANCE / AF P
C'est un rapport « choc » qui tombe à point nommé. À la veille d'un conseil des ministres où sera présenté le projet de loi controversé sur la réforme de la fonction publique, une étude de l'Inspection générale des finances (IGF) rendue publique par Le Figaro révèle que les fonctionnaires d'État en France ne travaillent pas tous 35 heures par semaine. L'enquête exclut pourtant policiers, magistrats, militaires, enseignants qui font l'objet de conventions spécifiques.

Ses conclusions sur le temps de travail de 1,1 million d'agents de la fonction publique d'État démontrent que « sur ce total, 310 000 agents au moins travaillent moins de 1 607 heures (le seuil légal) » par an.
Les collectivités territoriales en dessous de la durée légale

Parmi les mesures les plus injustes du système actuel figurent les « jours de fractionnement » et « les jours ministres » qui permettent à certains fonctionnaires de bénéficier de jours supplémentaires de congé. Quasiment deux semaines pour le ministère de la Culture par exemple. En alignant le temps de travail de ces fonctionnaires sur le droit commun, c'est-à-dire 1 607 heures par an, le rapport explique que les effectifs actuels pourraient être réduits d'au moins 30 000 postes.

Les collectivités territoriales, de leur côté, défient toujours la loi des 35 heures. En dépit des rapports annuels de la Cour des comptes et d'observations des chambres régionales des comptes, chaque année sont constatés des horaires inférieurs de 50 à 100 heures à la durée légale de 1 607 heures par an. Malgré les recommandations, beaucoup de collectivités n'ont pas réajusté les temps de travail à la hausse, ce qu'a fait la région Ile-de-France.

Défendue par le gouvernement comme une nécessité pour rendre la fonction publique « plus attractive et plus réactive » face aux « nouvelles attentes » des citoyens, la réforme prévoit notamment la suppression de 120 000 postes d'ici à 2022, 50 000 dans la fonction publique d'État et 70 000 dans la territoriale.
Une réforme contestée par les syndicats

Mais elle envisage aussi des recours aux contractuels, une instance unique de dialogue social, de la mobilité, des détachements d'office, une ouverture aux ruptures conventionnelles. Au final, ce projet de loi est unanimement critiqué par les syndicats de fonctionnaires (CGT, CFDT, FO, FSU, Solidaires, Unsa, FA-FP, CFE-CGC, CFTC) qui accusent le gouvernement de vouloir une fonction publique alignée sur les règles du secteur privé, au détriment du statut de fonctionnaire et de l'indépendance des agents à l'égard du pouvoir.

Sept d'entre eux (CGT, Unsa, FSU, Solidaires, FA-FP, CFE-CGC et CFTC) ont d'ores et déjà appelé à une journée de grève et d'actions le 9 mai pour protester contre cette réforme.

310 000

agents de la fonction publique d'Etat travaillent moins de 1 607 heures par an, le seuil légal, selon le rapport.

 

 
 

EDITORIAL : Agents troubles

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 05:44:46

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EDITORIAL : Agents troubles
 

 
Quand un rapport administratif pointe le temps de travail de l'administration, le loup politique n'est jamais loin. En l'espèce, il sort vite du bois : comme par hasard, la réforme de la fonction publique revient ce matin sur la table du conseil des ministres.

Le fracas d'un rapport sur le sous-emploi d'agents de l'État pour masquer l'explosivité d'un projet de loi, on est dans le B.A.-BA des usages de l'ancien monde.

Le problème, c'est que la start-up Macron peine à définir une doctrine rassurante de gestion des effectifs publics. Après l'engagement de campagne de supprimer 120 000 fonctionnaires, le manager Macron bute sur une arithmétique sociale à fort potentiel d'impopularité.

En pleine crise des gilets jaunes, alors que s'exprime la demande de services de proximité, ce rapport rejoue donc de la corde ultrasensible du temps libre des appointés de l'État. Le but est de s'allier l'opinion en lui resservant les ingrédients d'un dénigrement des ronds-de-cuir.

L'État de fait, en tant que DRH, n'a que trop tardé à mettre le nez dans le bazar des disparités entre les grands corps. Quant à régler certains excès, n'en parlons pas.

Brutalement dénoncer une situation trouble des agents relève alors du culot. D'ailleurs, que compare-t-on et quelle tâche surnuméraire donner aux enseignants, aux gardiens de prison travaillant la nuit, aux policiers si on décide d'augmenter notablement leur productivité ?

Comme par magie, les postes à économiser en supprimant des repos correspondent aux effectifs que l'État ne compte pas remplacer dans la vague des départs à la retraite. Encore faut-il savoir comment maîtriser l'usine à gaz des compétences et affectations croisées !

Supprimer des postes, c'est bon pour le budget public. Mais, que l'on sache, le niveau d'efficacité des administrations ne s'en trouvera pas magnifié de sitôt. Tandis qu'il s'agace de la masse salariale des collectivités auxquelles il a transféré tant de métiers, l'État s'en remet à la logique comptable pour faire croire qu'il sait se réorganiser. Ce n'est pas encore ce qu'il montre au quotidien.

 

 
 

 

L'édito Droits d'auteurs Quand l'Europe se réveille

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 06:20:04

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L'édito  Droits d'auteurs Quand l'Europe se réveille
 

 
Laurent Bodin

Le chemin sera long et sinueux pour passer des intentions à la réalité. Il n'empêche que l'Union européenne a réalisé un grand pas hier. En décidant de s'affranchir des exigences des plateformes numériques pour réformer les règles du droit d'auteur au bénéfice des créateurs, artistes mais aussi entreprises de presse, les parlementaires réunis en session à Strasbourg ont déclaré l'indépendance de l'Europe. Comme le font déjà, et depuis longtemps, les Chinois et les Russes, les Japonais comme les Américains, les eurodéputés ont décidé que l'Europe devait garder la maîtrise de son destin. Il était temps !

Après l'exception culturelle française, voici donc l'exception numérique européenne qui devrait obliger, d'ici deux ans, les Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon) et autres géants du numérique, à l'instar de Microsoft, à négocier avec les créateurs et les éditeurs de presse pour mettre fin au pillage actuel. Lequel n'a rien à voir avec la liberté d'internet s'agissant, pour des multinationales amassant d'immenses profits, de prospérer sur le dos des créateurs en utilisant leurs contenus de manière abusive. Il est temps que les Gafa assument leurs responsabilités et cessent de se défausser sur les utilisateurs en refusant d'opérer tout contrôle sur les contenus.

Sauf à accepter sans mot dire la disparition des créateurs et éditeurs indépendants qui, seuls, ne peuvent pas lutter face à la puissance des géants du numérique, le Parlement européen n'a fait que mettre en application le rôle protecteur et de régulateur qu'attendent les citoyens européens. Pourquoi ne l'a-t-il pas fait plus tôt dans ce domaine vital, d'ailleurs, alors que l'Europe des technocrates et des lobbies a toujours été prompte à légiférer et à réglementer jusqu'aux choses les plus insignifiantes ? Il n'est pas trop tard pour bien faire. Cette réglementation ne réglera pas tous les problèmes des créateurs et des éditeurs de contenus. Elle a le mérite d'établir un rapport de forces au profit des plus faibles.

 

 
 

Alcool : trop peu de modération

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 06:36:29

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Alcool : trop peu de modération
 

 
Les risques pour la santé commencent dès le premier verre quotidien. P hoto Julio PELAEZ
Pour votre santé, les recommandations sont claires : pas plus de dix verres d'alcool par semaine, pas plus de deux par jour, et au moins deux jours « secs » dans la semaine. Vous ne le saviez pas ? Vous n'êtes visiblement pas le seul... Deux ans après l'adoption de ces « repères de consommation » par l'agence Santé publique France, 10,5 millions de Français continuent de boire en trop grande quantité. Soit près d'un adulte sur quatre.

Souvent associés aux accidents de la route ou aux violences, les dangers de l'alcool sont bien plus larges  et commencent dès le premier verre quotidien. Cancers, maladies cardio-vasculaires ou digestives, hypertension, hémorragies cérébrales : dans un rapport publié le mois dernier, l'agence sanitaire estimait à 41 000 le nombre de morts liées à l'alcool. C'est la deuxième cause de « décès évitables » dans l'Hexagone après le tabac et donc loin devant la pollution atmosphérique ou la nourriture industrielle. Le Centre international de recherche sur le cancer, dépendant de l'OMS (Organisation mondiale de la santé), classe d'ailleurs l'alcool comme substance cancérigène à cause de l'éthanol qu'il contient et de la manière dont cette substance se dégrade dans l'organisme.
Deux fois moins d'alcool qu'il y a 50 ans

Certes, le nombre de buveurs quotidiens dans l'Hexagone est déjà tombé de 24 % en 1992 à 10 % aujourd'hui et la consommation d'alcool a été divisée par deux depuis les années 1960. Mais elle reste à un niveau élevé par rapport à nos voisins et, surtout, ne bouge plus depuis cinq ans. Les chiffres publiés ce mardi par Santé publique France en témoignent : au cours de la semaine précédant l'étude, près d'une personne sur cinq a bu plus de 2 verres d'alcool le même jour, une sur dix avait bu plus de 10 verres et 7,9 % avait consommé de l'alcool plus de cinq jours sur sept. « Ces 24 % de "grands consommateurs" génèrent 80 % des dommages liés à l'alcool: des dommages pour leur santé et des dommages sociaux (accidents, violences sociales, familiales...) », relève l'addictologue Michel Reynaud.

Pour faire entrer les recommandations dans les moeurs, l'agence sanitaire et le ministère de la Santé ont donc lancé mardi une campagne de communication.
Alcoomètre en ligne

Film de 30 secondes, chroniques radio, vidéos dans les salles d'attente d'hôpitaux et les maisons de santé : le slogan « Pour votre santé, l'alcool, c'est maximum deux verres par jour, et pas tous les jours » va être décliné jusqu'au 14 avril. Objectif : «Permettre aux Français de faire le choix éclairé d'une consommation à moindre risque pour leur santé ». Pour évaluer sa propre consommation, un alcoomètre est même disponible en ligne, sur le site alcool-info-service.fr. De quoi faire définitivement lever le coude aux Français ?
A.B.

 

 
 

Pollution : les émissions de CO 2 à nouveau en hausse

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 05:47:33

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Pollution Environnement
Pollution : les émissions de CO 2 à nouveau en hausse
La production d'énergie a émis l'année dernière 33,1 gigatonnes de dioxyde de carbone, le principal gaz à effet de serre. Les énergies renouvelables ne sont pas encore assez efficaces pour supplanter les énergies fossiles.
 

 
L'électricité produite au charbon est responsable de 30  % des émissions industrielles de CO 2.
Le chiffre est historique, mais il sent mauvais pour la planète. Pour la deuxième année consécutive, les émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO 2) liées à la production et à la combustion de l'énergie ont augmenté en 2018. En hausse de 1,7  % par rapport à 2017, elles ont atteint 33,1 gigatonnes, selon le rapport annuel de l'Agence internationale de l'énergie (AIE).
Les énergies fossiles encore très mobilisées

La faute à une demande d'énergie en hausse -- elle a progressé de 2,3  %, un record sur la décennie -- couplée à la croissance économique. « Les émissions avaient stagné entre 2014 et 2016 fruit de progrès importants en termes d'efficacité énergétique et de déploiement de technologies bas-carbone. Mais la dynamique a changé en 2017 et 2018 », écrit l'AIE. Si les énergies renouvelables (éolien, solaire) vont croissant, ce sont essentiellement les énergies fossiles qui ont répondu à la demande en 2018. L'utilisation du charbon pour produire de l'électricité est ainsi la cause de 30  % des émissions de CO 2. Elle est aussi responsable de 0,3 °C dans la hausse de 1 °C de la température moyenne annuelle à la surface de la Terre.

Parmi les grands pollueurs, on trouve la Chine, les États-Unis et l'Inde. À eux trois, ces pays sont responsables de 85  % de la hausse des émissions de CO 2 mondiales liées à l'énergie.
Bon point pour l'Europe

Au pays de l'oncle Sam, les conditions météorologiques ont entraîné une hausse des besoins en climatisation et en chauffage : la demande de gaz a augmenté de 10  % en un an.

En Asie, les émissions sont dues surtout à la consommation de charbon. Or les centrales sont récentes (12 ans en moyenne) et leur durée de vie est estimée à 50 ans.

Bon point pour l'Europe, où les émissions de CO 2 ont diminué de 1,3  %. L'Allemagne a consommé moins de charbon, le Royaume-Uni a connu une année record pour l'énergie renouvelable (35  % de la production totale d'énergie), la France a bénéficié de la production des centrales hydroélectriques et nucléaires.
Des efforts restent nécessaires

Sur l'ensemble du globe, la conversion gaz-charbon a permis d'éviter l'émission de 60 mégatonnes (Mt) de CO 2 et la transition vers le gaz naturel 60 Mt. 215 Mt d'émissions ont été empêchées par l'utilisation accrue des énergies renouvelables, 60 Mt par l'augmentation du nucléaire en Chine et en Europe. Mais cela sera-t-il suffisant ? « Une action plus urgente est nécessaire sur tous les fronts -- développement des solutions d'énergie propre, baisse des émissions, stimulation des investissements et de l'innovation », selon Fatih Birol, directeur exécutif de l'AIE.
L.B. (avec AFP)

 

 
 

 

Zapping des dessins de Phil Umbdenstock au conseil départemental

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 05:42:14

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Zapping des dessins de Phil Umbdenstock au conseil départemental

 

 
Phil fête ses 20 ans de Zapping au conseil départemental. Derniers jours pour voir l'exposition.
? Exposition Zapping des dessins de Phil Umbdenstock au conseil départemental aux heures d'ouverture des bureaux.

? Atelier de bricolage (à partir de 7 ans) à 14 h 30 à la bibliothèque Bel'Flore. Réservations

? 03 89 79 28 60.

? Conte Les petites pousses à la nef des contes du Pôle média culture à 16 h. Réservations ? 06 69 99 56 17.

 

 
 

 

Gundolsheim Opération Haut-Rhin propre

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 06:07:47

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Gundolsheim Opération Haut-Rhin propre
 

 
La commune de Gundolsheim et les enfants de l'école La Rose des Vents convient la population au grand nettoyage de printemps, baptisé Haut-Rhin propre, jeudi 28 mars, à partir de 13 h 30 à l'école. Le conseil départemental et la préfecture du Haut-Rhin apportent leur soutien technique en mettant des gants et sacs à la disposition des participants. Toutes les personnes souhaitant participer seront les bienvenues.

 

 
 

Haut-Rhin propre

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 06:10:07

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Haut-Rhin propre

Depuis quarante ans, les bénévoles se mobilisent pour ramasser les déchets dans tout le département. L'opération Haut-Rhin propre est organisée par le conseil départemental, en collaboration avec les collectivités, les communes, les écoles, les associations et bénévoles. Toutes les bonnes volontés sont attendues.
Bréchaumont

Samedi 6 avril de 9 h à 12 h. Rendez-vous sur la place de la mairie. Gants et sacs-poubelles seront fournis.
Bretten

Vendredi 29 mars à 17 h, rendez-vous sur la place de la mairie. Gants et sacs-poubelles seront fournis.
Éteimbes

Samedi 30 mars, tous les bénévoles ont rendez-vous à la mairie à 9 h.
Hagenbach

Samedi 30 mars aura lieu le traditionnel nettoyage de printemps dans le village et alentour. Rendez-vous à 8 h 30 devant la salle de la Tuilerie. Sacs plastiques et gants seront fournis et la matinée se terminera par une collation.
Hirsingue

Samedi 30 mars, rendez-vous à 9 h aux ateliers municipaux pour tous les bénévoles. Prévoir de bonnes chaussures et, si possible, un gilet fluo. Un verre de l'amitié sera servi à tous les participants aux ateliers municipaux, 14 rue des Prés.

 

 
 

Sierentz À la cantine, le jus de fruits frais a vraiment la cote

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 06:03:49

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Sierentz À la cantine, le jus de fruits frais a vraiment la cote
 

 
L'équipe du restaurant scolaire a concocté du jus de fruits frais grâce à une centrifugeuse prêtée par la société ESP d'Illzach. Photos L'Alsace/C.A.
Cent-quatre-vingts kilos de kiwis, mandarines, pamplemousses, ananas, poires, carottes : il y avait du jus de fruit frais au menu de la cantine du collège de Sierentz, jeudi midi. Des aliments issus de producteurs locaux et/ou provenant de l'agriculture biologique.

Françoise-Dolto faisait partie des 24 établissements haut-rhinois participant à l'animation « Je mange bio et local, c'est génial ! », organisée par le conseil départemental du Haut-Rhin. Une savoureuse initiative en ce premier jour de printemps.
« Il y a une prise de conscience »

« La cantine, c'est l'endroit de la coupure pour les élèves. C'est un moment pour leur faire plaisir, les éduquer au goût, notamment au travers du bio. Et il s'agit aussi de mettre en avant les produits locaux pour favoriser les circuits courts : il y a une prise de conscience à ce niveau-là, on le voit bien en ce moment avec les manifestations des jeunes », observe Philippe Chaleuil, le chef cuisinier.

Du goût, du bon, il y en avait dans le breuvage orangé concocté par l'équipe de la restauration scolaire. Après avoir pris leur plateau-repas, les 450 élèves pouvaient ainsi se servir d'une boisson confectionnée sous leurs yeux. Et ils ne se sont pas privés du délicieux nectar, revenant même à plusieurs reprises s'en délecter. « Je trouve que c'est une bonne idée parce que ce n'est pas forcément quelque chose qu'on fait chez nous. On achète tous du jus de fruits en brique ou en bouteille. Et ça permet aussi de faire consommer des fruits à des élèves qui n'en mangent pas », adhère Lisa Ott, 14 ans, élève en classe de 3e.

Le collège Françoise-Dolto est un habitué de ce genre d'opération. Il s'implique tout au long de l'année pour sensibiliser les jeunes aux thématiques de l'alimentation et de l'écologie. Par des animations de ce type, proposées une fois par mois, mais aussi à travers des démarches simples comme des affiches pédagogiques faisant état du nombre de déchets produits chaque jour à la cantine ; ou par la mise en place d'un buffet « déstructuré » pour l'entrée, permettant ainsi aux élèves de choisir ce qu'ils aiment à la place de se voir servir une assiette toute faite.
Chaque jeudi, du pain fait maison

« Nous avons divisé nos déchets par deux en un an, passant de 120 grammes par jour et par élève à 65 grammes. Nous introduisons au moins 30 % de bio dans nos menus chaque semaine, évoque à titre d'exemple Philippe Chaleuil. Tous les jeudis, nous faisons du pain maison. Aujourd'hui, il est à la provençale. On voit que les élèves apprécient et se réjouissent de découvrir la nouvelle recette à chaque fois. C'est aussi l'occasion de nous rapprocher d'eux. »
Caroline ANFOSSI PLUS WEB Retrouvez notre vidéo sur www.lalsace.fr

 

 
 

Colmar Tour de France : les partenaires en selle

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 06:38:03

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Colmar Tour de France : les partenaires en selle
 

 
C'est un autre dossier de mécénat qui avance bien. Selon Gilbert Meyer, tout roule en vue de l'étape colmarienne du prochain Tour de France, le 10 juillet. Rappelons que le coût de l'événement est évalué à 300 000 EUR pour la Ville de Colmar : 150 000 EUR de « ticket d'entrée » à verser à Amaury Sport Organisation (ASO) et autant en frais de logistique. Pour boucler le financement de l'opération, la Ville s'appuie sur l'association « Colmar Sports événements » présidée par Georges Tischmacher, avec qui une convention a été passée lundi soir. Charge à l'association de communiquer autour de l'événement pour recruter des partenaires privés. Le dossier avance bien selon le maire de Colmar, puisque les différents partenaires institutionnels (Région, Département...), sollicités pour mettre au pot, « se situent au-delà de ce qu'on pouvait espérer ». Côté entreprises, l'objectif était fixé à 150 000 EUR. « Nous sommes en train de dépasser cette barre. C'est de très bon augure », commente Gilbert Meyer.

 

 
 

Urbanisme Ville : Mulhouse Diagonales suit son cours

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 06:03:41

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Urbanisme Ville
Urbanisme Ville : Mulhouse Diagonales suit son cours
Lancé l'année dernière, le projet urbain d'envergure baptisé Mulhouse Diagonales, qui concerne sept secteurs de la ville de Mulhouse et doit durer jusqu'en 2028, est entré dans une phase plus active ces derniers jours.

 
Dans les futurs secteurs « Promenade de la Doller » et « Les terrasses du musée » (en photo) aménagés dans le cadre du projet Mulhouse Diagonales, la mue s'accélère. Les Mulhousiens devraient pouvoir profiter et s'approprier le premier site au début de cet été. Pour le second, il faudra attendre le printemps 2020.
À Mulhouse, l'attractivité est partout. Elle coule aux quatre coins de la ville depuis toujours, ou presque. Son, ou plutôt ses noms : l'Ill, la Doller, le Steinbaechlein, le canal du Rhône au Rhin, le canal de jonction. Au fil des siècles, les usages de ces rivières et canaux ont varié. Source de prospérité économique, notamment aux XVIIIe et XIXe siècles avec l'essor des industries textiles et mécaniques, les « eaux mulhousiennes » ont été source de loisirs au XXe siècle (lire ci-dessous), avant d'être noyées dans le paysage urbain, ces dernières décennies.
Une nouvelle villeplus verte et plus bleue se dessine

Aujourd'hui, au travers du projet Mulhouse Diagonales - « un projet urbain majeur pour améliorer la qualité de vie », déclarait le maire Michèle Lutz dans le magazine M + de mai-juin 2018 -, la Ville, qui porte le projet avec les syndicats des rivières, entend redécouvrir ces usages et en découvrir de nouveaux. « L'ambition du programme Mulhouse Diagonales, est de redonner de la valeur au territoire », commence Catherine Rapp, adjointe à l'urbanisme, avant de détailler : « Une valeur d'usage, une valeur économique, une valeur immobilière et une valeur écologique. Réinvestir des espaces délaissés ou sous utilisés, comme les berges, c'est recréer des espaces de vie sociale et économique où réaménager des zones de loisirs et d'activités, de commerces ambulants, etc. C'est aussi une valeur ajoutée pour l'immobilier et c'est enfin favoriser la biodiversité. »

Lancé l'année dernière, le projet Mulhouse Diagonales - prévu pour durer jusqu'en 2028 - est entré dans une phase plus active ces derniers jours. Les premiers sites du programme sont en cours d'aménagement. Une nouvelle ville, plus verte et plus bleue est en train de se dessiner au nord.

? Les terrasses du musée.- Là, le long du boulevard du Président-Roosevelt, entre le pont de Strasbourg et la Cité de l'auto, les pelleteuses et camions entrés en action l'année dernière pour démolir les anciens ateliers du service de la propreté urbaine et parc auto (Pupa) continuent d'évacuer des mètres cubes de gravats. Mais, ils ne sont plus les seuls dans le paysage. Ces derniers jours, ils se sont partagé l'espace avec un grand broyeur de végétaux orange. Une vingtaine d'arbres, des tilleuls, « dont le système racinaire a été endommagé de manière irrémédiable suite aux travaux de dépollution engagés sur le site des ateliers Pupa », précise Catherine Rapp, ont été abattus. L'adjointe indique qu'« ils seront remplacés par de nombreux arbres et arbustes » puisque c'est un parc qui est projeté sur le site des anciens ateliers Pupa, avec en contrebas une plage de galets qu'il sera théoriquement possible de fouler à la fin du printemps 2020. Seul élément qui restera visible de la vie d'avant de ce site de deux hectares : l'emblématique rotonde. La Ville réfléchit actuellement au futur usage qu'elle pourrait lui donner.

Ici, c'est un chantier de quelque 3 millions d'euros (démolition et nouveaux aménagements compris) qui est à l'oeuvre.

? La promenade de la Doller.- Plus au nord aussi la mue s'accélère dans un secteur « symbolique », situé de l'aval de la Cité de l'auto jusqu'à la fin de la rue de Quimper. C'est là que confluent les deux principales rivières mulhousiennes : l'Ill et la Doller.

Ici, exit les jardins familiaux abandonnés. Ils sont en cours de démolition. À la place, un espace « très nature » sera aménagé sur une superficie de huit hectares. « L'objectif est de créer une zone naturelle sur trois niveaux - avec abaissement du terrain pour rétablir une connexion avec la rivière. » Là aussi, un enlèvement de peupliers situés en haut des berges a été effectué. Et là encore, Catherine Rapp précise que le futur site sera « agrémenté de nouvelles plantations de 150 à 200 arbres : des peupliers, des saules, des érables, etc. »

Montant des travaux : 1,5 million d'euros. Le site sera accessible au public au début de cet été, même si la végétalisation ne sera alors pas totalement terminée.
Une transformation urbaine grandeur nature

Voilà pour les prémices des deux premiers aménagements d'un vaste projet qui, au total, inondera sept secteurs (lire ci-dessous). « Mulhouse Diagonales va redessiner en profondeur le visage de la ville et en transformer ses usages », assure Catherine Rapp. Mulhouse Diagonales, c'est surtout la promesse de faire entrer de plain-pied la ville dans le XXIe siècle. Un siècle où la qualité de vie, le cadre de vie et la question environnementale sont des notions qui comptent. En somme, Mulhouse Diagonales, c'est un peu comme une transformation urbaine grandeur nature...
Cécile FELLMANN Notre vidéo sur l'abattage des arbres le long de l'Ill, au niveau de l'ancien site Pupa, sur le site www.lalsace.fr

Notre vidéo sur l'abattage des arbres le long de l'Ill, au niveau de l'ancien site Pupa, sur le site www.lalsace.fr

 
 

 

MULHOUSE : Soutien à Maurer-Tempé

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 06:01:02

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Commerce
MULHOUSE : Soutien à Maurer-Tempé
 

 
Régis Baschung, responsable-adjoint, porte-parole de la section région de Mulhouse - Sektion Region Milhüsa communique : « A l'heure de l'inquiétude pour les salariés de Maurer-Tempé boucherie-charcuterie, nombreux sont les habitants de l'agglomération mulhousienne à penser aussi au devenir des magasins de détail. Maurer-Tempé c'est bien sûr une marque agroalimentaire de boucherie-charcuterie qui fait partie de notre histoire alsacienne et mulhousienne (109 ans d'existence !), mais c'est aussi nos artères commerçantes. Si a priori la marque ne va pas disparaître des étals, la fin des magasins créera des déséquilibres et des affaiblissements dans certaines de nos rues et cela nous inquiète un peu. Certes les habitudes de consommations évoluent mais certaines boutiques sont nécessaires à la diversité et cette diversité est le plus sûr moyen de traverser les périodes de crises mais aussi stimuler l'animation. C'est pourquoi nous souhaitons que les futurs ex-magasins Maurer-Tempé boucherie-charcuterie de détail bénéficient d'une attention particulière de nos collectivités dans le cadre d'une certaine vitalité commerciale. Unser Land région de Mulhouse - Region Milhüsà apporte donc tout son soutien dans la reprise de l'activité et l'emploi chez Maurer-Tempé et appuiera toute solution qui permettra de pérenniser la diversité commerciale dans nos rues. »

 

 
 

 

Réductions de coûts chez Mahle

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 05:53:46

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Industrie Equipementier automobile
Réductions de coûts chez Mahle
L'équipementier allemand a annoncé lundi dans un communiqué qu'il lançait un plan de réduction de coûts à l'échelle du groupe afin d'améliorer sa rentabilité. Les conséquences sont encore incertaines pour le site de Rouffach.
 

 
Le site de Rouffach emploie plus de 700 personnes en CDI.
« Mahle répond à une détérioration générale des conditions économiques avec un plan de réduction de coûts », a fait savoir le groupe Mahle lundi dans un communiqué.

Ce plan qui a vocation à améliorer la rentabilité du groupe comprend « une réduction générale des dépenses » qui passe notamment par « une diminution de la masse salariale ». Sans rentrer dans le détail des différentes implantations, l'équipementier indique simplement que « les sites et secteurs ne montrant aucun signe de rentabilité durable ont vocation à être restructurés à un rythme soutenu ».

L'équipementier automobile présent dans une trentaine de pays dans le monde justifie cette annonce en énumérant « la volatilité des marchés », une « faible croissance économique », les « incertitudes politiques » liées notamment au Brexit et « les dépenses considérables induites par la transformation technologique, les exigences réglementaires et le déclin des ventes, en particulier pour le diesel ».

Quid du site Mahle Behr France de Rouffach qui emploie 707 personnes en CDI et une dizaine d'intérimaires ? A Stuttgart, siège du groupe, on se refuse pour l'heure à émettre le moindre commentaire. « Cette annonce est globale. Il est trop tôt pour indiquer dans le détail les conséquences pour chaque site », fait savoir le chargé de communication de Mahle.

Pas de commentaire non plus de la part de la direction du site alsacien qui, de source syndicale, aurait exposé aux partenaires sociaux la stratégie du groupe lors d'une réunion informelle, la semaine dernière.

« Il y a beaucoup d'inquiétude », confie un salarié qui regrette un manque d'information sur l'avenir du site et craint de lourdes conséquences pour l'emploi. « L'enjeu c'est de savoir s'il va y avoir des réductions de postes », résume Denis Pieczynski, élu Unsa au comité social et économique.

Le site de Rouffach, qui doit fêter ses 50 ans cette année, a déjà subi deux vagues de suppression d'emplois en 2013 et 2016.
Hélène DAVID

 

 
 

 

CEFA Aviation (Colmar) se fixe en Chine

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 06:17:28

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CEFA Aviation (Colmar)

se fixe en Chine
 

Deux ans après avoir développé une application de débriefing de vol pour les compagnies aériennes, l'éditeur de logiciels colmarien CEFA Aviation poursuit son développement international en ouvrant un bureau commercial à Shanghaï (République populaire de Chine). La direction de cette filiale a été confiée à Jiming He, 33 ans, diplômé en aéronautique de l'université de Pékin. Natif de la ville il était précédemment directeur de la division Asie chez Legic, groupe suisse spécialisé dans les technologies sans contact.

« Notre société compte d'ores et déjà plus d'une quinzaine de clients en Chine, à Taïwan et Hong Kong », explique la direction de CEFA Aviation qui n'exclut pas d'organiser à l'avenir des séances de formation pour les spécialistes de l'analyse de vol de la zone concernée dans la tour qui accueille son bureau de Shanghaï.

 

 

 
 

résidences artistiques Mulhouse : Scènes de rue lance son programme

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 06:02:24

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résidences artistiques Mulhouse
résidences artistiques Mulhouse : Scènes de rue lance son programme

 
Le collectif "Komplex Kapharnaum" inerviendra dans le quartier Drouot
Si le festival Scènes de rue est aujourd'hui reconnu comme une plateforme de diffusion, il mène également une politique de soutien à la création. Un programme d'accueil de compagnies pour des temps de travail et de création de spectacles est développé en dehors du temps fort, en collaboration avec la Direction régionale des affaires culturelles (Drac) Grand-Est et le département du Haut-Rhin. Aujourd'hui, le festival est une véritable fabrique artistique. En témoigne ce programme qui fait la part belle à la création sous toutes ses formes : résidence d'écriture, de création, de territoire ou encore en milieu scolaire...

Après une résidence d'observation aux carnavals de Bâle et Liestal, la Cie Titanos est dans les locaux de Motoco pour une semaine de construction de l'ImperialTransKairos. Ce spectacle sera visible au mois de juillet dans les rues de Mulhouse. Une sortie publique est prévue le mercredi 27 mars après-midi sur inscription scenesderue@mulhouse.fr, ?03 69 77 77 50. La cie LUIT, déjà présente dans le quartier de Bourtzwiller l'été dernier, revient en résidence début avril, puis en juillet pour finaliser la première du spectacle A Venir. Le collectif Komplex Kapharnaum interviendra dans le quartier Drouot lors d'une résidence de création jumelée à une résidence de territoire en mai puis en juillet. La dernière création de cette compagnie innovante des arts de la rue, Hide & See (k), sera présentée lors de Scènes de rue. Le collectif La Folie Kilomètre, que le festival accompagne pendant trois ans, profitera de deux périodes de résidence en mai et en juillet pour avancer sur la création de La Belle Escorte, dont une expérimentation sera proposée pendant le festival.
Dans le quartier Drouot

À l'automne se succéderont une résidence en milieu scolaire et le lancement d'une résidence longue de territoire avec le collectif Random, qui interviendra sur 2019-2021 dans le quartier Drouot. À l'image des Pheuillus qui ont envahi les berges de l'Ill lors du lancement de Mulhouse Diagonales, ce programme de résidence contribue à soutenir la création contemporaine dans l'espace public et permet de poser un/des regards artistiques sur notre ville et ceux qui y vivent. Ainsi, Scènes de rue se déploie au-delà de son incontournable rendez-vous estival et affirme encore plus son soutien pour le développement des arts de la rue à Mulhouse.

 

 
 

 

Guebwiller Soirée de gala : Une alliance d'excellence

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 05:37:54

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Guebwiller Soirée de gala
Guebwiller Soirée de gala : Une alliance d'excellence
Le lycée hôtelier Storck et le Centre culturel de rencontre Les Dominicains de Haute-Alsace ont été complices dans l'organisation d'une soirée de gala haut de gamme qui a eu lieu vendredi soir au restaurant du lycée.

 
Le (trop) court spectacle de Corine avec ses danseurs et DJ Dorion a tout de même bien chauffé la salle !
Pour Michel Arnold, proviseur du lycée hôtelier et Patrice Vérine, son adjoint, la collaboration avec les Dominicains de Haute-Alsace représentait un sacré challenge pour les étudiants de BTS cuisine/salle et les élèves du bac pro cuisine. Pour Philippe Dolfus, directeur des Dominicains et Elisa Beardmore, directrice de la communication, le but de l'expérience était de renforcer la mission d'acteur local du Centre culturel et de bâtir des liens forts et réels, in situ, avec les étudiants.

Deux mondes qui ne se croisent pas forcément se sont donc fondus en une seule synergie pour créer un événement exceptionnel qui allait mettre en évidence les qualités intrinsèques de chacun d'eux. La concrétisation de cette volonté allait être découverte par près de cent convives, dont Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental, Christelle Creff, directrice de la Drac Grand Est, Daniel Mérignargues, sous-préfet, Alain Grappe, Karine Pagliarulo, conseillers départementaux, lors d'un banquet gastronomique composé par trois grands chefs étoilés et préparé par les « petites mains », étudiants et élèves du lycée !
Tournedos de pigeon au chou et aux truffes

Les hôtes ont été accueillis par Michel Arnold et Philippe Dolfus dans le hall du restaurant où, sous le regard attentif de leurs professeurs, Christophe Pham Van et Sandrine Jobard. Les étudiants ont proposé avec style crémant, cocktails et amuse-bouches. En cuisine, les élèves, guidés par Marie Girerd, Marie Dischinger et Jacques Hayme, étaient très affairés, dressant l'entrée (lotte pochée, crémeux de céleri au four, choucroute au caramel, cumin, racine de raifort). conçue par le chef étoilé Sébastien Buecher, de l'Auberge Frankenbourg à La-Vancelle. Pendant qu'était surveillée la cuisson des tournedos de pigeon au chou et truffes, recette de l'emblématique chef étoilé Marc Haeberlin, d'autres élèves fignolaient le dessert (ganache montée au chocolat Illanka, croustillant de fèves de cacao, parfait à la noisette) de Nicolas Multon, maître-pâtissier oeuvrant à la Villa René-Lalique de Jean-Georges Klein (2 macarons Michelin).
Charmeuse Corine

Corine, égérie des soirées glamour, était la vedette de la soirée de gala. Entourée de DJ Dorion et de deux époustouflants danseurs, elle a offert un trop court spectacle sur une scène disco montée par les techniciens des Dominicains.

Adulée par les jeunes (qui ont accouru de la cuisine), Corine a aussi séduit ceux qui l'étaient moins, en offrant une performance de pro. Souriante, mutine, elle a « chauffé la salle » avec ses chansons tout en « o » et en chocolat, sa chorégraphie gracile.

La soirée de gala, qui s'est bien prolongée, a été un grand moment pour tous les acteurs de l'événement qui a ouvert grand la porte vers une collaboration inédite, dynamique et constructive.
ziz

 

 
 

 

Saint-Amarin Avec les chasseurs alpins : Solennelle remise de la fourragère

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 05:39:50

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Saint-Amarin Avec les chasseurs alpins
Saint-Amarin Avec les chasseurs alpins : Solennelle remise de la fourragère
Deux sections du 7e BCA de Grenoble (bataillon de chasseurs alpins) ont été décorées de la fourragère de leur régiment, jeudi dernier, sur la place du Cap à Saint-Amarin lors d'une cérémonie militaire.

 
(de gauche à droite) Paul Arnold, Le capitaine Morel et Gilbert Kessler ont été décorés jeudi soir à Saint-Amarin.
De nombreuses personnalités dont le lieutenant-colonel Lockner, chef de corps du 7e BCA par suppléance, Annick Lutenbacher, conseillère départementale, et Charles Wehrlen, maire de Saint-Amarin, attendaient les chasseurs du bataillon mis à l'honneur. Les anciens combattants, le Souvenir français, les familles des chasseurs et de nombreux habitants de Saint-Amarin ont également assisté à la cérémonie.
En ordre serré et en chantant

C'est, en ordre serré et en chantant, que les chasseurs du 7e BCA sont arrivés sur la place. Après avoir salué le fanion de leur régiment, les chasseurs se sont vu remettre la fourragère. Cette dernière est le symbole des combats qui ont eu lieu en 1915 au Hilsenfirst, menés par le capitaine Manhes et ses hommes.

Les deux sections - 80 hommes en tout - ont tout d'abord effectué une marche de 40 kilomètres. La première section est partie de Metzeral pour rejoindre le Vieil Armand via les crêtes, à pied ou à skis de randonnée selon l'état du terrain. Ils sont ainsi passés par des lieux où leur régiment s'était illustré durant la Première Guerre mondiale.

L'autre section est partie du canon de Zillisheim en passant par le Sentier des bunkers de Burnhaupt-le-Bas et par la côte 425 à Steinbach. Les maires de Burnhaupt-le-Bas et de Steinbach, présents à la cérémonie, ont retracé l'histoire du site lors du passage des chasseurs alpins.

Enfin, plusieurs personnes ont été distinguées. Le capitaine Morel du 7e BCA commandant la 6e compagnie a été distingué par l'ordre national du Mérite. Paul Arnold, de Saint-Amarin, a été décoré de la médaille militaire (qui correspond à la Légion d'honneur pour les sous-officiers) et Gilbert Kessler de la croix du combattant avec agrafe AFN.

La cérémonie s'est terminée par un beau défilé dans la rue commerçante de Saint-Amarin. Après le pot de l'amitié, les chasseurs alpins ont dîné au CAP en compagnie de leurs familles.
Francois FROEHLY

 

 
 

 

Bartenheim Aide sociale : 30 mineurs étrangers en résidence à l'insu de la mairie

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 05:42:51

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Bartenheim Aide sociale
Bartenheim Aide sociale : 30 mineurs étrangers en résidence à l'insu de la mairie
Le service départemental d'aide sociale à l'enfance a placé début janvier une trentaine d'adolescents de nationalités étrangères dans une résidence de Bartenheim. Mais la commune n'en a pas été avisée. le maire s'en est offusqué.

 
L'aide sociale à l'enfance (ASE) est un service du conseil départemental dont la vocation est de venir en aide aux mineurs. Tous les mineurs, y compris les étrangers sans papiers pour lesquels l'Etat impose une prise en charge dans des lieux d'accueil, financée essentiellement par le département.

En cas de saturation des accueils habituels, ce qui serait le cas actuellement, ces jeunes sont redirigés vers d'autres structures, davantage en « rase campagne ».

C'est le cas depuis début janvier pour une trentaine d'adolescents qui sont logés par l'ASE dans une résidence de Bartenheim, avec encadrement éducatif assuré quotidiennement.

L'information est arrivée aux oreilles du maire... de façon inopinée et celui-ci a manifesté son mécontentement de se retrouver devant le fait accompli. « La population s'est déjà rendu compte des déambulations d'une partie de ces jeunes et du côté de la mairie, nous avons été surpris d'apprendre leur présence sans que l'autorité de tutelle n'ait eu la politesse de nous prévenir », réagit le maire de Bartenheim, Jacques Ginther. Le sous-préfet lui-même ne semblait pas avoir été mis au courant, précise encore le maire.

Par ailleurs, Jacques Ginther s'interroge sur le bien-fondé de l'installation de mineurs étrangers à Bartenheim, dans une commune de petite taille qui ne dispose pas de structures médico-sociales adaptées pour gérer de tels cas de figure, même si les jeunes sont suivis quotidiennement par l'ASE. Et ce d'autant plus qu'ils y demeurent un temps certes transitoire mais néanmoins indéterminé, et sans contacts avec le substrat local. Du côté du département, on indique que les hébergements disponibles sont difficiles à trouver lorsque les accueils habituels sont déjà bondés comme cela semblerait être le cas actuellement.
J-F.OTT

 

 
 

 

Bartenheim Trente mineurs étrangers en résidence à l'insu de la mairie

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 06:12:47

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Bartenheim Trente mineurs étrangers en résidence

à l'insu de la mairie
 

L'aide sociale à l'enfance (ASE) est un service du conseil départemental dont la vocation est de venir en aide aux mineurs. Tous les mineurs, y compris les étrangers sans papiers pour lesquels l'État impose une prise en charge dans des lieux d'accueil, financée essentiellement par le Département.

En cas de saturation des accueils habituels, ce qui serait le cas actuellement, ces jeunes sont redirigés vers d'autres structures, davantage en « rase campagne ».

C'est le cas depuis début janvier pour une trentaine d'adolescents qui sont logés par l'ASE dans une résidence de Bartenheim, avec encadrement éducatif assuré quotidiennement.

L'information est arrivée aux oreilles du maire... De façon inopinée et celui-ci a manifesté son mécontentement de se retrouver devant le fait accompli.

Mis devant le fait accompli

« La population s'est déjà rendu compte des déambulations d'une partie de ces jeunes et du côté de la mairie, nous avons été surpris d'apprendre leur présence sans que l'autorité de tutelle n'ait eu la politesse de nous prévenir », réagit le maire de Bartenheim, Jacques Ginther. Le sous-préfet lui-même ne semblait pas avoir été mis au courant, précise encore le maire.

Par ailleurs, Jacques Ginther s'interroge sur le bien-fondé de l'installation de mineurs étrangers à Bartenheim, dans une commune de petite taille qui ne dispose pas de structures médico-sociales adaptées pour gérer de tels cas de figure, même si les jeunes sont suivis quotidiennement par l'ASE. Et ce d'autant plus qu'ils y demeurent un temps certes transitoire mais néanmoins indéterminé, et sans contacts avec les habitants. Du côté du Département, on indique que les hébergements disponibles sont difficiles à trouver lorsque les accueils habituels sont déjà bondés comme cela semble être le cas actuellement.

J-F. OTT

 

 

 
 

L'Alsace, terre d'accueil des Suisses

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 05:48:42

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Société
L'Alsace, terre d'accueil des Suisses
Le Haut-Rhin et, dans une moindre mesure, le Bas-Rhin abritent une forte communauté suisse et franco-suisse, soit plus de 22 000 personnes sur un total de 207 000 qui vivent en France. Et qui restent attachées à la Confédération helvétique.
 

 
Le consulat général a réuni, le 19 janvier à Strasbourg, une centaine de jeunes Franco-Suisses et leurs parents.
Près de 11 % des personnes titulaires d'un passeport helvète, soit grosso modo 752 000 personnes, vivent à l'étranger. Communément surnommée « la cinquième Suisse », cette communauté est présente dans environ 200 pays, à commencer par la France où elle compte quelque 207 000 membres. Pas moins de 22 631 d'entre eux résident en Alsace, selon les chiffres du consulat général implanté à Strasbourg. Ils sont ainsi presque autant que l'ensemble des Suisses recensés dans toute l'Espagne ! Plus précisément, 18 368 vivent dans le Haut-Rhin et 4 263 dans le Bas-Rhin.

« On ne peut pas dresser un profil type de ces personnes tant elles mènent des vies différentes, souligne le consul général Philippe Flück. En résumant un peu, on peut tout de même dire que l'on trouve dans le Haut-Rhin des personnes installées depuis longtemps pour des raisons professionnelles et d'autres qui ont choisi de passer une retraite tranquille dans un petit village. Elles constituent une colonie de vrais transfrontaliers, dans le sens où elles ont tellement l'habitude de traverser la frontière qu'elles se demandent presque pourquoi elle existe encore... ».
« On peut aimer ce pays sans renier la France ? »

« Dans le Bas-Rhin, beaucoup de Suisses et Franco-Suisses habitent à Strasbourg et ses alentours, note-t-il. Nombre d'entre eux exercent des profes-sions en lien avec le Conseil de l'Europe et d'autres institutions européennes, ou évoluent dans les domaines de la banque et de l'assurance. Bien entendu, il ne faut pas généraliser. Des Suisses sont présents dans tous les métiers et tous les milieux. »

Précision : sur les 22 631 détenteurs d'un passeport rouge à croix blanche vivant en Alsace, 15 704 ont également la nationalité française (12 832 dans le Haut-Rhin, 2 872 dans le Bas-Rhin). Sauf rares exceptions, la loi helvète permet, en effet, à ses ressortissants naturalisés de « conserver la citoyenneté de leur pays d'origine », indique l'Organisation des Suisses de l'étranger (lire encadré ci-contre). Leur double nationalité découle « souvent d'une envie de concrétiser des liens affectifs, estime le consul général Philippe Flück. La Suisse est le pays de la famille, des grands-parents, des vacances. En avoir la nationalité leur permet de se sentir appartenir à ce pays qu'ils aiment et ce, sans renier la France où ils vivent au quotidien. »

« Il y a un côté sentimental et nostalgique », confirme Philippe Gaudin-Macabre, un habitant de Saâles qui a demandé la double nationalité par filiation dans les années 1980. « C'est une fierté d'être Suisse autant que de se sentir Français », ajoute-t-il avant de lancer avoir même de ce fait « un blason de famille et une devise : "Sourire et tenir". Classe, non ? »

La Confédération suisse fait d'ailleurs tout pour cultiver ce sentiment d'appartenance, par exemple en encourageant ses jeunes binationaux à effectuer un service militaire sur son sol. Pour leur présenter cette possibilité - et d'autres -, le consulat général a encore réuni, ce 19 janvier à Strasbourg, une centaine de Franco-Suisses âgés de 17 et 18 ans ainsi que leurs parents. « J'aimerais que mes enfants fassent ce service pour qu'ils connaissent mieux leur pays d'origine, ses valeurs, et s'impliquent pour lui », confiait alors Stéphane Stuber, un binational de Hatten, en regrettant de ne pas avoir endossé lui-même l'uniforme faute de s'y être pris dans les temps.
« Donner la nationalité suisseaux enfants est un gain pour leur avenir »

Afin de pouvoir néanmoins s'impliquer, le Bas-Rhinois a longtemps pris part aux votations. En effet, les Suisses de l'étranger peuvent participer aux référendums fédéraux, aux élections du conseil national et aux scrutins de certains cantons. Seules conditions : être inscrits auprès d'une représentation du pays (consulat...) et « dans le registre électoral de [leur] dernière commune de domicile en Suisse » ou, s'ils n'ont jamais vécu dans le pays, « dans le registre de [leur] commune d'origine », précisent les autorités.

« Je vote seulement si le sujet me parle. Il y a quelques années, une votation portée sur la suppression de la redevance télé. N'habitant pas sur place, j'ai préféré m'abstenir », commente un résident de Strasbourg. Selon Philippe Flück, 30 % des Suisses et Franco-Suisses alsaciens participent généralement aux votes, jusqu'à 60 % lorsque les décisions sont particulièrement importantes.

Outre manifester un attachement à des racines, disposer de la nationalité suisse « offre des opportunités, comme le dit Grégor Munch, l'un des salariés du consulat de Strasbourg. Des bourses différentes de celles proposées aux étudiants français, par exemple, sont versées aux jeunes voulant étudier en Suisse. » Les binationaux sont notamment attirés par l'École polytechnique fédérale de Lausanne, relève Philippe Flück en citant aussi l'attrait de l'école hôtelière de cette ville. Il ne cache pas d'ailleurs son envie de développer des échanges entre celle-ci et le lycée hôtelier d'Illkirch. « Il existe des facilités pour les études, mais aussi pour l'accès au travail », ajoute Sébastien Niedergang, un binational de Colmar. « Donner la nationalité suisse aux enfants est un gain pour leur avenir », martèle un autre Franco-Suisse. Dans son viseur : un taux de chômage de 3,2 % en 2017 et de 2,6 % en 2018.
Plus facile pour les binationaux d'ouvrir un compte en Suisse

Au quotidien, la nationalité suisse peut aussi être un plus. « Nous sommes récemment allés aux États-Unis en famille, raconte Sébastien Niedergang. Nous avons demandé des visas pour nos enfants avec leurs passeports suisses parce qu'ils coûtaient moins cher qu'avec leurs documents français. C'était le contraire, en revanche, pour ma femme et moi, donc nous avons voyagé avec nos passeports français. » À en croire divers binationaux, obtenir des documents officiels serait aussi plus rapide du côté helvète qu'hexagonal.

Dans un autre registre, il est également plus facile pour les binationaux d'ouvrir un compte bancaire en Suisse, pays connu pour sa stabilité économique. « Beaucoup de retraités vivant en Alsace touchent leur pension sur un compte suisse et en ont un autre en France pour gérer leurs dépenses courantes, constate le consul Flück. Un jeune qui voudrait ouvrir un compte fera peut-être l'objet d'investigations supplémentaires de la banque du fait de sa domiciliation à l'étranger, mais c'est tout... »
Philippe WENDLING

 

 
 

 

Manifestations contre la loi Blanquer

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 05:51:47

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Éducation
Manifestations contre la loi Blanquer
 

 
Le 30 mars sera, pour les syndicats d'enseignants, une journée nationale d'action contre la loi Blanquer. La FSU, l'UNSA, la CGT, le SGEN-CFDT et le SNALC manifesteront ensemble contre ce texte qui « bouleverserait le système éducatif » et contribuera selon eux à « accroître les inégalités, dégrader les conditions de travail des personnels sans répondre à la nécessité d'améliorer le service public d'éducation pour assurer la réussite de tous les élèves et l'élévation du niveau de qualification ».

L'intersyndicale manifestera ce samedi contre la loi Blanquer à 14 h place Kléber à Strasbourg et 11 h 30 placer des Victoires à Mulhouse.

 

 
 

 

Colmar : « La souveraineté, c'est la question centrale »

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 05:52:34

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Colmar
Colmar : « La souveraineté, c'est la question centrale »
Une cinquantaine de personnes ont pris part à la réunion participative organisée hier soir à Colmar par La France insoumise, en vue du prochain scrutin européen. Thème des cogitations : « Comment restaurer la souveraineté des peuples ».

 
La réunion publique de La France insoumise, ce mardi soir à Colmar, a pris la forme de tables rondes, où chacun pouvait s'exprimer sur le thème de la souveraineté des peuples.
19 h 30, ce mardi, au foyer Saint-Paul de Colmar. La réunion publique organisée par les militants locaux de La France insoumise devrait avoir débuté depuis une demi-heure.

Anne-Sophie Pelletier (aide médico-psychologique, connue pour avoir été la meneuse d'une grève de 117 jours dans un Ehpad du Jura en 2017) et le Strasbourgeois Jean-Marie Brom, chercheur en physique, sont en revanche bien présents. Elle figure en 5e position sur la liste LFI ; lui, est seulement 48e... Dans la petite foule, on remarque aussi Christian Proust, ancien président chevènementiste du conseil général du Territoire de Belfort... 19 h 45, les eurodéputés Emmanuel Maurel et Younous Omarjee ne sont toujours pas là... Mais il en faut plus pour décontenancer les militants colmariens. Plutôt qu'un meeting classique, il s'agit de toute façon de tenir une réunion participative, où chacun est invité à apporter sa contribution. Huit larges tables attendent déjà leurs occupants.
« Vigilances, doutes et certitudes »

Thème général retenu : « La souveraineté des peuples ». De fait, ainsi que le rappelle la feuille A4 posée sur chaque table, « dans son programme européen, LFI s'engage à restaurer la souveraineté des peuples - notamment sociale et budgétaire -, en s'exonérant du traité budgétaire actuel. » Seule consigne, elle aussi indiquée par écrit : « Chacun(e) à son tour expose les vigilances, les doutes et les certitudes que lui suggère cette proposition ».

Le temps de constituer les groupes, et le remue-méninges commence, le temps d'un bon quart d'heure.

« Excusez-moi, tout le monde, lance soudain l'un des animateurs. On passe maintenant à la phase de restitution au tableau. » Voilà qu'Emmanuel Maurel et Younous Omarjee font enfin leur entrée. En ont-ils une, eux, de certitude ? Et comment ! « Cette question de la souveraineté, elle va être au coeur de la campagne des européennes, souffle Emmanuel Maurel. Savez-vous que Jean-Claude Juncker a osé dire qu'il n'y a pas de démocratie hors des traités européens actuels ? Or le traité de Lisbonne, ça n'est pas vraiment pour ça que les gens ont voté lors du référendum de 2005 ! »
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Horbourg-Wihr Un parfum de pré-campagne

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 06:42:06

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Horbourg-Wihr Un parfum de pré-campagne
 

 
« L'augmentation du nombre de citoyens, grâce au précédent maire, a permis de diminuer la dette par habitant, c'est mathématique. La dette par habitant a également baissé car les investissements réalisés par l'actuelle municipalité ont été très faibles ». Les commentaires de Corinne Deiss, publiés dans le dernier bulletin communal de Horbourg-Wihr, ne sont pas tombés dans l'oreille d'un sourd.

Le premier adjoint, Christian Dietsch, par ailleurs adjoint aux finances, a répliqué lundi soir, lors de l'approbation du compte administratif 2018.

L'actuel exécutif avait hérité d'une situation financière compliquée avec un endettement important. Philippe Rogala et son équipe avaient mené campagne notamment sur la baisse de la dette. Christian Dietsch a rappelé qu'en cinq années, quelque 2,3 millions d'euros avaient été remboursés.

« Si l'augmentation de la population a pu jouer, c'est avant tout notre politique de désendettement qui nous conduit à un encours d'emprunt de 670 743 EUR (420 000 EUR fin 2019) ».
« Quand on lit que l'investissement est faible ou en baisse, c'est faux »

L'élu en a profité pour souligner le montant des investissements depuis 2014 : 4,7 millions d'euros. « Quand on lit que l'investissement est faible ou en baisse, c'est faux. Les chiffres disent le contraire. Nous avons même des investissements supérieurs de 500 000 EUR par rapport aux cinq dernières années du précédent mandat ».

Malgré cette mise au point de Christian Dietsch, Corinne Deiss persiste et signe. « Nous constatons un manque de dynamisme depuis 2014. Et il est désolant d'at tendre la dernière année du mandat pour lancer le dossier d'extension du scolaire et du périscolaire demandé depuis six ans. C'est un choix politique », assure l'opposante, favorable, par ailleurs, à ce projet d'envergure.

« Ce projet figurait sur le programme de votre liste en 2008. Pourquoi n'avez-vous rien fait ? », réplique Christian Dietsch.

« Nous ne lançons ce projet que maintenant car il a fallu faire des études ». « Nous avions d'autres priorités », répond Corinne Deiss, qui cite notamment l'obligation de réaliser des travaux d'accessibilité des bâtiments publics aux personnes à mobilité réduite.

Ce mini débat lance une campagne qui ne dit pas encore son nom mais promet quelques échanges houleux entre les deux camps.

Sur le budget primitif, en revanche, pas de débat. Les élus ont longuement écouté les présentations de Christian Dietsch et les conclusions de Philippe Rogala. Ce dernier a relevé que la commune n'allait pas augmenter les taxes locales, politique fiscale tenue depuis le début du mandat.

Elles s'établissent à 13,57 % pour la taxe d'habitation, 13,7 % pour le foncier bâti et 67,6 % pour le non bâti. Elles permettront à la commune de récupérer 2 156 435 EUR.

Le maire se félicite aussi de l'important programme d'investissement, porté par le projet scolaire (coût prévisionnel de 3,808 millions d'euros). Il prévoit aussi de nombreux travaux de voirie ou encore l'installation de la vidéo protection.

Le conseil (moins une abstention) a validé ce budget qui dépasse les onze millions d'euros.
N.R.

 

 
 

Biodiversité Dans les jardins et à la campagne : Les haies, trésors pour la biodiversité

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 05:56:38

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Biodiversité Dans les jardins et à la campagne
Biodiversité Dans les jardins et à la campagne : Les haies, trésors pour la biodiversité
Jusqu'au 31 juillet, l'intervention sur les haies champêtres est interdite par arrêté préfectoral. Dans les jardins, les interventions mériteraient aussi d'être réduites au minimum, selon Jacques Detemple, de Haies vives d'Alsace, et Cathy Zell, de la LPO.

 
S'il est interdit, par arrêté préfectoral, d'entretenir, de couper et de détruire les haies, rien n'interdit d'en planter !
L'arrêté préfectoral interdisant « d'effectuer des travaux (destruction, entretien) » sur les haies, entre le 15 mars et le 31 juillet, s'applique aux « petits groupes d'arbustes et d'arbres [...] enclavés dans les prairies, champs ou vignes ». Si les jardins des particuliers ne sont pas concernés par le règlement, les éléments présentés par Cathy Zell, la chargée de mission communication à la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) Alsace, invitent à bien réfléchir avant d'intervenir sur des arbustes.
Des espèces et leurs habitats protégés

« Les textes de loi interdisent la destruction des espèces protégées et de leurs habitats. Or, la plupart des espèces d'oiseaux sont protégées, explique Cathy Zell. Et parmi ces espèces protégées, nombre d'entre elles sont inféodées aux haies : pie grièche-écorcheur, fauvette grisette, tarier pâtre, accenteur mouchet... D'autres espèces peuvent y nicher, comme le bruant jaune, le chardonneret, le verdier ou le merle. Ce dernier n'est pas protégé, mais les espèces communes ont aussi un intérêt écologique. »

La date du 15 mars a été fixée pour éviter le dérangement pendant la période de reproduction. « En réalité, certaines espèces commencent à construire leur nid avant, et l'arrêté ne concerne pas seulement les oiseaux : loirs, hérissons, lérots s'y cachent aussi, précise Cathy Zell. La haie est utile toute l'année. Elle fournit protection et nourriture au coeur de l'hiver. Les oiseaux hivernants, comme les mésanges et les rouge-gorge, vont changer de régime alimentaire : insectivores à la belle saison, ils vont devenir omnivores et se nourrir de graines et de fruits. »
Un écosystèmeen soi

Pourquoi les haies accueillent-elles tant d'oiseaux ? « Elles constituent un écosystème en soi et accueillent un grand nombre d'espèces animales en général , corrige Cathy Zell. Les strates herbacées (graminées, fleurs), arbustives (fusain, prunellier, ronce...), arborées (frêne, chêne, merisier...) offrent des conditions très variées. Plus une haie est diverse, plus elle abrite de biodiversité. »

À cette variété, il faut ajouter le rôle d'interface entre milieux : « Les lisières sont extrêmement importantes , relève Cathy Zell. Les haies constituent des passerelles, des interfaces entre les milieux ouverts et les forêts. Dans ces espaces intermédiaires, qu'on appelle des écotones, la biodiversité est particulièrement riche. Les haies participent au réseau de trames vertes et autres corridors, qui sont primordiaux, en particulier dans les paysages alsaciens, extrêmement morcelés. Beaucoup d'espèces d'oiseaux utilisent ces couloirs pour se déplacer. Ce faisant, elles contribuent au brassage génétique des populations. » Elles rendent aussi des services aux humains et à leur agriculture : « Elles ralentissent l'érosion des sols, empêchent les coulées de boue, abritent du vent... Sans oublier la joie que procure la beauté d'une haie spontanée, incomparable comparé à une haie de thuya . »
Primordial pour « les paysages alsaciens morcelés »

« Ne pas couper une haie, ne pas l'élaguer par le haut pour ne pas priver la faune de ses fleurs et de ses fruits, la tailler latéralement seulement si elle gêne à l'usage. Utiliser des variétés locales, qui conviennent au sol et à la faune du lieu », ce sont les recommandations de Jacques Detemple, le directeur de Haies vives d'Alsace, qui conseille et accompagne les professionnels et les collectivités, depuis l'ébauche de leur projet jusqu'à sa réalisation. L'association anime aussi des ateliers. Au cours du dernier en date, organisé à l'initiative du SM4 (syndicat mixte de traitement des déchets) vendredi au lycée de Rouffach, une vingtaine de particuliers se sont initiés à la plantation de haies [voir notre diaporama pour les étapes, et notre vidéo pour les conseils de Jacques Detemple].
Romain GASCON Diaporama et vidéo sur dnaweb www.haies-vives-alsace.org, http://alsace.lpo.fr

Diaporama et vidéo sur dnaweb

 
 

 

Au Koïfhus Deuxième édition du rendez-vous porté par la FNAIM : La vitrine de l'immobilier

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 06:13:17

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Au Koïfhus Deuxième édition du rendez-vous porté par la FNAIM
Au Koïfhus Deuxième édition du rendez-vous porté par la FNAIM : La vitrine de l'immobilier
Dans quel quartier construire ? Où dénicher l'appartement de ses rêves ? La 2e Journée de l'Immobilier, organisée sous l'égide de la FNAIM (fédération nationale de l'immobilier) à Colmar, sera l'occasion de glaner informations utiles et conseils avisés.

 
Les offres sont rares au centre-ville, mais il existe de belles opportunités aux alentours.
Le Koïfhus accueillera une vingtaine de participants, un chiffre plus élevé que l'an passé. S'y retrouveront des agences immobilières, des constructeurs et promoteurs, des prestataires ainsi que des institutionnels. « C'est la FNAIM 68 qui porte cette journée. Elle est aussi partie prenante du salon de l'immobilier de Mulhouse », souligne Valérie Gschwind, d'Immobilier de Haute-Alsace, à Colmar, vice-présidente de la fédération. Le Haut-Rhin connaîtra donc un week-end dédié à l'immobilier. « C'est chouette de proposer à l'ensemble du territoire un rendez-vous immobilier pour tous ».
« Le marché est assez tendu au centre-ville »

Cette journée se déroulera dans un contexte plutôt favorable. Après une année 2016 peu clémente, le marché a repris du poil de la bête en 2017-2018. Les taux sont encore très bas et les banques prêtent volontiers. « Il y a beaucoup de demandes. Au printemps, les gens ont plutôt envie d'une maison ou d'un appartement avec rez-de-jardin. »

À Colmar, le marché est assez tendu au centre-ville. L'on assiste à une augmentation du nombre des meublés de tourisme et il y a peu d'offres. « Aux alentours de Colmar, le marché fonctionne très bien. Les prix des biens sont en fourchette haute et ils partent facilement ».
« Trois chambres, quatre ares, 200 000 EUR »

Le plus demandé ? « Trois chambres avec quatre ares de terrain dans les 200 000-230 000 euros, ce qui correspond à deux salaires moyens. Mais, les biens doivent posséder certains atouts. Les demandeurs n'aiment pas les maisons mitoyennes et souhaitent un jardin de plain-pied ».

Les personnes souhaitant acheter un appartement ou construire une maison, tous ceux qui sont en quête de conseils ou de renseignements sur leur patrimoine sont les bienvenus. Huit agents immobiliers seront au rendez-vous. L'Agence Pierre, A. Gestion Immo, l'agence Rapp, AMG, Franck Berna Immobilier, Ella Immobilier, Landis Munster et Immobilière de Haute-Alsace. Des constructeurs et promoteurs aussi. Le Carré de l'Habitat côtoiera Maisons Néo, Maisons Brand, constructeur présent pour la première fois, SOVIA et SODICO.

Des diagnostiqueurs feront le déplacement comme LCD-67 et, pour la première fois, Diagnostic Immobilier. Deux courtiers : Plurifinances et, un nouveau participant, Premium Finances. La chambre des notaires, l'ordre des géomètres, nouveau venu aussi, le SPICCA (syndicat des propriétaires immobiliers et des copropriétaires Centre Alsace) et l'ADIL (agence départementale d'information sur le logement) occuperont également des stands.
M.F. Samedi 30 mars, de 10 h à 18 h, au Koïfhus, salle Roesselmann - Entrée gratuite.

Samedi 30 mars, de 10 h à 18 h, au Koïfhus, salle Roesselmann - Entrée gratuite.

 
 

 

Saint-Louis Environnement : Un nouveau sentier sur l'île du Rhin

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 05:58:31

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Saint-Louis Environnement
Saint-Louis Environnement : Un nouveau sentier sur l'île du Rhin
« Du petit Rhin au vieux Rhin » est le nom du nouveau sentier réalisé par l'association de la Petite Camargue alsacienne. Cette boucle de 3,5 km permet de découvrir le projet de restauration des milieux sur l'île du Rhin. Les panneaux d'information sont en train d'être installés.

 
La vue depuis l'un des deux observatoires installés sur ce nouveau sentier. Il est difficile d'imaginer qu'auparavant cet espace était occupé par 120 hectares de maïs.
Le sentier « Du petit Rhin au vieux Rhin » sera inauguré officiellement sur l'île du Rhin le 28 juin mais il est déjà accessible au public au départ du barrage de Märkt, sur le ban communal de Village-Neuf. L'équipe de la Petite Camargue alsacienne s'attelle en ce moment à la pose des huit panneaux d'information bilingues qui jalonneront ce nouveau parcours de 3,5 km. Ceux-ci retracent notamment l'histoire de la restauration de l'île, de quelle manière la nature y a repris ses droits, comment les poissons circulent ou encore de quelle façon le milieu est géré. Caroline Koehly, illustratrice, en a réalisé les dessins. Deux éco-compteurs permettant d'évaluer la fréquentation du site et deux observatoires ont également été installés sur ce trajet.
« Un petit miracle »

« C'est un petit miracle que d'avoir réussi à restaurer ces milieux. On ouvre cet espace au public car le but, c'est de partager notre travail. Mais, avec 200 000 visiteurs par an, il faut bien sûr que chacun respecte la réglementation », appuie Philippe Knibiely, directeur de la Petite Camargue alsacienne. « À travers ce sentier, on a fédéré des acteurs privés, publics, et il y a une symbolique forte avec l'aspect transfrontalier », poursuit-il. Rappelons que cette réalisation s'inscrit dans le cadre du programme Interreg « Expérience nature sans frontières », construit en partenariat avec le Truz de Weil am Rhein. Le projet bénéficie de l'aide financière de l'Europe (50 %), d'EDF, de Saint-Louis agglomération et de divers dons. Notons également que l'espace naturel de la Petite Camargue a été classé Réserve naturelle nationale en 2006. Cette année-là, il est passé de 120 à 904 hectares, dont 450 situés sur l'île du Rhin. Et c'est en 2015 que la partie sud - sur laquelle est né ce nouveau sentier - a fait l'objet d'une exceptionnelle renaturation : 120 hectares de culture de maïs rendus à la nature.
Trésorsde biodiversité

Ainsi est né un nouveau cours d'eau de 7 km, le petit Rhin, enlacé par le Grand canal d'Alsace en amont et le vieux Rhin en aval. « Il y a ici des trésors de biodiversité, une mosaïque d'espèces et de milieux », apprécie le directeur. Amphibiens, poissons, insectes, oiseaux et mammifères y trouvent en effet refuge.

La Petite Camargue a installé sur l'île des animaux herbivores, vaches highland cattle et chevaux konik, pour maintenir cette diversité (nous y reviendrons dans une prochaine édition).

Prochaine étape pour l'association, « boucler la boucle », sourit Philippe Knibiely, avec la création en 2019 d'un dixième sentier de 12,5 km permettant de parcourir l'île du Rhin dans son ensemble. « À l'heure du numérique, tout le défi consiste à réconcilier les citoyens avec la nature. » Joli challenge !
Caroline ANFOSSI Petite Camargue alsacienne, 1 rue de la Pisciculture à Saint-Louis. PLUS WEB Retrouvez notre diaporama sur www.dna.fr

Petite Camargue alsacienne, 1 rue de la Pisciculture à Saint-Louis. PLUS WEB Retrouvez notre diaporama sur www.dna.fr

 
 

 

Colmar, « La » ville de Pâques

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 06:43:01

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Colmar, « La » ville de Pâques
 

 
« Colmar fête le printemps » verra sa neuvième édition. Archives L'Alsace/Herve Kielwasser
La 9e édition de « Colmar fête le printemps se déroulera du 4 au 22 avril. Avec un sacré motif de satisfaction pour l'office de tourisme : élue « meilleure destination de Pâques en Europe » pour 2017 et 2018, la ville reçoit de nouveau le label pour 2019. Trois années en tête, un beau score pour la cité de Bartholdi !

Qu'y trouvera-t-on ?

? Deux nouveautés.- Les chalets des exposants des deux marchés de printemps seront décorés avec des reproductions de papiers peints aux motifs floraux venus du musée du Papier peint de Rixheim. Deux séries seront exposées : des papiers peints du Second Empire, au décor très naturels ; et à l'inverse des papiers peint Art Nouveau, aux motifs floraux très stylisés. 44 panneaux seront ainsi apposés sur les chalets.

L'autre nouveauté sera la présence d'une ferme miniature place du 2 Février : une trentaine d'animaux nains - chèvres, cochons, moutons, alpaga, ânes seront présents.

? Marchés de printemps.- Les deux marchés de printemps, place des Dominicains et place de l'Ancienne douane, accueilleront quelque 70 exposants, en majorité des artisans régionaux. On y trouvera aussi bien de la gastronomie que de la décoration, des bijoux, des plantes, des jouets... Les marchés sont ouverts du lundi au dimanche de 10 h à 19 h.

? Trois expositions-ventes.- Abritées au Koïfhus de 10 h à 19 h, elles se succéderont. « Éclats de terre, éclats de verre » avec l'art de la céramique du 4 au 8 avril. « Déclinaisons textiles » du 11 au 14 avril. « Coquilles d'art » autour de l'oeuf du 19 au 22 avril.

? Basse-cour .- Les aviculteurs présenteront des animaux de basse-cour çà et là dans le centre-ville.

? Fontaine du Koïfhus.- Celle-ci sera décorée par les jeunes de l'Impro les Artisans ; cette année le thème en sera la forêt et les nains.

? Animations musicales de rue.- 38 concerts sont prévus tout au long des trois semaines, à l'Ancien Corps de garde, au Koïfhus et place de l'École. Les concerts auront lieu les samedis et dimanches ainsi que le Lundi de Pâques à 11 h, 15 h et 17 h. En semaine, deux séances seront données.

20 groupes d'harmonie joueront à l'Ancien Corps de garde ; trois groupes folkloriques seront place de l'École ; 19 groupes de musiques actuelles (pop rock, funk, électro) se produiront au Koïfhus ; on trouvera aussi bien des artistes déjà présents (Sawadee, Cadillac Lilou...) que des nouveaux artistes comme Nina Campani, Deerboy...

? Festival Musique et Culture.-

Orchestres de chambre, orchestre royal de Wallonie, ensemble de cuivres, groupes de jazz, de folk ethno-rock...

Le festival Musique et Culture distillera ses notes à la salle des Catherinettes, à l'église Saint-Matthieu et au musée Unterlinden. Nous en reparlerons plus en détail dans une prochaine édition.
SAVOIR « Colmar fête le printemps », du 4 au 22 avril, centre-ville. www.printemps-colmar.com

 

 
 

thann-guebwiller Centre d'information et d'orientation : Une matinée pour bien choisir sa voie

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 05:59:31

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thann-guebwiller Centre d'information et d'orientation
thann-guebwiller Centre d'information et d'orientation : Une matinée pour bien choisir sa voie
Le Centre d'information et d'orientation (CIO) de Thann-Guebwiller organise une matinée de l'apprentissage le 30 mars, à la Cave dîmière de Guebwiller.

 
Le CIO de Guebwiller a fusionné l'an passé avec celui de Thann.
Le CIO de Thann-Guebwiller organisera samedi prochain, le 30 mars, une matinée de l'apprentissage, de 9 h à 12 h à la Cave dîmière de Guebwiller. Ce rendez-vous se tiendra en même temps que des portes ouvertes dans les locaux du CIO, installé place du Marché, derrière l'église Saint-Léger. Ouverte à tous, cette matinée permettra aux collégiens et lycéens, mais aussi à leur famille et aux adultes en général, de rencontrer une douzaine de professionnels afin de discuter de projets d'orientation ou d'apprentissage.

Ce rendez-vous est une nouvelle étape d'importance dans l'histoire quelque peu mouvementée, vécue l'an dernier, par les CIO de Thann et Guebwiller. Il y a plusieurs mois, on se souvient en effet que le CIO de Thann fermait définitivement ses portes, et son personnel était transféré à Guebwiller afin d'opérer une fusion qui avait été accueillie à l'époque avec des grincements de dents du côté thannois. Cinq mois plus tard, la nouvelle structure née de ce mariage semble avoir trouvé son rythme de croisière, et une douzaine de personnes travaillent à présent dans les locaux de l'antenne guebwilleroise. « Notre équipe compte neuf psychologues de l'Éducation nationale et conseillers en orientation, ainsi que deux secrétaires et une directrice », explique la directrice, Christine Franck.
Un tiers de public extrascolaire

Après un réaménagement des lieux afin d'accueillir le personnel venu de Thann, le CIO dispose désormais d'une salle de documentation en accès libre, d'un espace de consultation informatique, ainsi que des bureaux pour les entretiens individuels. Le public peut venir y chercher quantité de renseignements concernant les études, les filières de formation, les métiers et le monde du travail en général. « Nous accompagnons ceux qui le souhaitent pour l'élaboration de projets scolaires et professionnels », souligne la directrice.

Le public reçu au CIO est en majorité composé de collégiens et de lycéens, mais il existe également un public d'adultes, qui vient au CIO afin de se renseigner sur une reconversion professionnelle, une formation, ou simplement pour discuter d'un projet. Les parents d'élèves comptent également parmi les usagers du CIO, sachant que ce dernier accueille, en tout, un tiers de public extrascolaire.
S.C. Y ALLER Matinée de l'apprentissage, samedi 30 mars de 9 h à 12 h au CIO et à la Cave dîmière de Guebwiller.

Y ALLER Matinée de l'apprentissage, samedi 30 mars de 9 h à 12 h au CIO et à la Cave dîmière de Guebwiller.

 
 

 

Cfa rudloff Réunions d'information du CIO : Les clés pour une entrée en apprentissage

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 06:12:33

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Cfa rudloff Réunions d'information du CIO
Cfa rudloff Réunions d'information du CIO : Les clés pour une entrée en apprentissage

 
Le centre d'information et d'orientation (CIO) de Colmar donne les clés d'une entrée en apprentissage.

Comme tous les ans, les deux réunions d'information sur l'apprentissage, destinées aux parents intéressés, ont eu lieu au CFA Rudloff. Après la présentation des formations par la directrice adjointe, une centaine de familles présentes ont été informées sur la réglementation et l'organisation de l'apprentissage par les inspecteurs de l'apprentissage de la Chambre de commerce et d'industrie, de la Chambre de métiers et de la Chambre d'agriculture. Il a été rappelé l'importance de bien préparer les entretiens avec les employeurs contactés et de commencer les démarches dès maintenant.

Les parents doivent certes aider leur enfant à organiser ses recherches, à préparer sa lettre de motivation mais surtout le laisser parler et présenter sa motivation aux patrons !

La directrice du CIO a expliqué que ces réunions font partie de l'accompagnement proposé par l'Éducation nationale aux jeunes choisissant de préparer leur diplôme par l'apprentissage : les jeunes s'inscrivent à ces réunions auprès de leur professeur principal qui pourra les suivre dans l'année scolaire jusqu'à la signature du contrat.
Témoignages d'apprentiset de maîtres d'apprentissage

Lucas prépare un CAP de jardinier paysagiste et explique qu'il commence de bonne heure à 7 h mais il aime travailler dehors en équipe et il est heureux dans ce métier.

Marianne, 23 ans, en 2e année de BTS travaux paysagers, précise que c'est difficile au départ pour une jeune fille de trouver une place dans ce domaine, mais elle a su convaincre les propriétaires d'une grande pépinière alsacienne qu'elle était très motivée, autonome et débrouillarde. Elle insiste sur l'importance de saisir les opportunités et de ne pas décevoir son patron qui a misé sur vous. Son but est de devenir conductrice de travaux.

Perrine a également suivi un parcours non linéaire : après le baccalauréat, elle obtient un BTS de comptabilité et travaille dans une entreprise, mais le travail de bureau l'ennuie rapidement et elle réalise qu'elle a besoin d'un métier manuel pour s'épanouir. Elle prépare maintenant un BP en boulangerie et envisage d'obtenir le brevet de maîtrise. Les horaires matinaux ne la dérangent pas et elle se trouve très bien en laboratoire au milieu des autres boulangers.

Grégory, quant à lui, a choisi d'apprendre l'électricité. À 19 ans, en brevet de maîtrise après un bac pro, il est déjà responsable de chantier et encadre cinq apprentis en CAP.
« Il faut avoir un cerveaupour réussir »

Tous sont unanimes pour dire que l'apprentissage fait grandir et permet d'exercer rapidement des responsabilités, mais qu'il ne faut surtout pas négliger les cours au CFA et qu'il faut travailler pour obtenir ses diplômes. Les deux maîtres d'apprentissage présents - M. Deiber, charcutier traiteur et M. Schall, responsable dans une entreprise d'électricité - n'ont pas démenti cette dernière remarque, bien au contraire, et insistent sur le lien que les employeurs entretiennent avec le CFA pour faire réussir leurs apprentis : « Il faut avoir un cerveau pour réussir » ! Ils sont également très attentifs à la tenue et à l'attitude d'un jeune qui vient se présenter. La motivation est le premier point qu'ils abordent avant de proposer un stage.

 

 
 

 

CCI Vosges grand Est Une maison des métiers de la montagne

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 06:15:12

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CCI Vosges grand Est    Une maison des métiers

de la montagne
 

 
Formation à la cartographie à la Maison de la montagne. À terme, la structure veut être la principale porte d'accès aux métiers de la montagne et regrouper l'ensemble des acteurs de la filière. DR

 

 

 

« Soixante-quinze pour cent des stagiaires viennent du versant lorrain, 25 % d'Alsace et quelques-uns d'autres départements du Grand Est. Nous sommes le premier centre de formation du Nord-Est qui agit sur cette dimension montagne », souligne Francis Claude, responsable du pôle montagne de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) des Vosges.

La Maison de la montagne, inaugurée à l'automne 2018 dans l'ancien collège de La Bresse, vient poursuivre et intensifier - sur le périmètre Grand-Est - l'action engagée en 1987 par l'institut de promotion de la montagne, fondé en 1987 par la CCI des Vosges. Déjà à l'époque, les entreprises du secteur (stations, tourisme etc.) avaient relevé la nécessité de faire monter en qualification les travailleurs de la filière montagne.

« L'idée, défendue par le conseil départemental des Vosges et la CCI, est de développer une structure regroupant des acteurs montagne avec une identité et une dynamique propre au massif. »

À la jonction entre les entreprises, les personnels, les demandeurs d'emploi, la nouvelle structure construit les formations à la demande. « Nos premiers clients sont les employés de nos entreprises », résume Francis Claude, citant pêle-mêle, versant alsacien : le syndicat mixte Markstein Grand Ballon, le chantier d'insertion Patrimoine et emploi (Wesserling), la station du lac Blanc, le parcours d'aventure en forêt de Kruth-Wildenstein.

300 à 400 stagiairespar an

Depuis septembre, les sessions se sont succédé. Il y a eu une action cordistes (pour les travaux en hauteur d'accès difficiles), une formation de chargé d'accueil tourisme et loisirs, une formation pisteurs-secouristes, un module agent polyvalent de domaine skiable (conduite de remontée mécanique, préparateur loueur de skis, hôtesse de caisse). À la mi-mars, une formation accompagnateur de tourisme a pris le relais. « Il s'agit de formations à temps plein, 35 heures par semaine, sur une durée de deux à six mois. » Francis Claude estime entre 300 et 400 le nombre de stagiaires grand-estiens appelés à passer chaque année à La Bresse.

La Maison de la montagne intègre à sa mission une réflexion sur l'avenir du massif. « Les activités hivernales fonctionnent. Mais les saisons d'hiver deviennent compliquées à gérer, relève Francis Claude. La raison veut que les stations et les professionnels s'orientent vers une diversification de leurs activités. »

Avec les 4 000 m² laissés vacants par la fermeture du collège, il y a de la place pour les projets. « Nous envisageons de développer un pôle médicalisé qui s'adressera à un public de sportifs travaillant à la réathlétisation, après la phase de rééducation, dévoile Maryse Côme, à la direction de l'attractivité des territoires (conseil départemental des Vosges). Nous souhaiterions aussi accueillir un pôle sport-santé tous publics accessible en télémédecine qui pourrait s'intégrer dans le plan médecine de la région. »

Autre projet, celui de créer de l'hébergement sur place pour accueillir les stagiaires. Grégoire GAUCHET

 

COLMAR : Cherche mécènes pour les Dominicains

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 06:09:15

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Conseil municipal Le chantier du Centre européen du livre
COLMAR : Cherche mécènes pour les Dominicains
La ville de Colmar recherche des mécènes pour le chantierdu Centre européen du livre et de l'illustration aux Dominicains.Francis Rebert, l'ancien DRH de Liebherr, pilote le dossier.
 

 
Gilbert Meyer espère compléter le financement du chantier des Dominicains avec des mécènes pour « soulager la part apportée par la fiscalité ». Archive
Le principe d'un mécénat pour le chantier de transformation de la bibliothèque des Dominicains en Centre européen du livre et de l'illustration a été approuvé lundi soir à l'unanimité par le conseil municipal. En période de vaches maigres, « compte tenu de la baisse des dotations de l'État ces dernières années », la ville de Colmar compte ainsi compléter le financement de certains chantiers emblématiques.

Cette nouvelle source de financement devait être expérimentée à l'occasion du plan de valorisation du patrimoine par la lumière, cet hiver, mais la Ville avait changé de pied. « On a testé la manoeuvre, mais on l'a volontairement mise sous le coude, car on ne pouvait pas se permettre de se disperser », commente Gilbert Meyer.
Un argument supplémentairepour séduireles entreprises

L'opération des Dominicains, plus onéreuse avec un budget de16 millions d'euros (MEUR) - contre seulement 2 MEUR pour le plan lumière - a aussi été jugée « plus lisible » pour les privés en termes de communication. Pour le maire, la « richesse patrimoniale » que constitue le fonds colmarien d'incunables, le deuxième de France après celui de la Bibliothèque nationale, constitue ainsi un argument supplémentaire pour séduire les entreprises du secteur, en plus de l'incitation fiscale (60 % du montant du don est déductible des impôts).

C'est Francis Rebert, en tant qu'ambassadeur de la ville de Colmar, qui est chargé de piloter l'opération. L'ancien directeur des ressources humaines de Liebherr France à Colmar, à la retraite depuis quelques mois, a été choisi pour ses relations dans le monde des entreprises, d'autant qu'il est devenu président du groupe Arpège Prévoyance l'an dernier.

« Les démarches sont plutôt bien parties », commente Gilbert Meyer, qui compte sur le mécénat pour « compléter le financement et soulager la part apportée par la fiscalité à cette opération ».

À noter, enfin, que les élus ont adopté une charte éthique du mécénat, pour que les partenariats à venir s'inscrivent « dans un cadre d'exemplarité et de transparence aux niveaux déontologique, éthique et juridique ».
Clément TONNOT

 

 
 

 

metzeral Le dossier de la carrière : Granite et têtes de bois

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 06:07:56

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metzeral Le dossier de la carrière
metzeral Le dossier de la carrière : Granite et têtes de bois
La réunion consacrée aux conditions d'exploitation de la carrière de Metzeral n'a passionnéqu'une poignée d'opposants qui n'ont finalement rien gagné malgré une victoire en appel.Car l'extraction de roches granitiques pourrait se poursuivre jusqu'en 2034...

 
La société Nouvelles carrières d'Alsace à Metzeral, dernier site d'extraction de granite dans le département, fournit les collectivités pour l'enrochement notamment. Ici une vue depuis l'un des futurs gradins.
« Nous n'avons rien à cacher dans ce dossier ». Denise Buhl, maire de Metzeral, s'est ingéniée lundi soir à déminer le terrain glissant sur lequel la société NCA (Nouvelles carrières d'Alsace) évolue cahin-caha depuis qu'un bras de fer judiciaire l'oppose à une poignée de riverains tenaces qui rêvent de voir la dernière carrière de granite du département mettre la clef sous la grille.

À la mi-février (DNA du 14 mars), la cour de cassation a mis un terme au pourvoi de François Introia, gérant de NCA, qui espérait casser l'arrêt de la cour d'appel de Nancy ; cette dernière, en janvier 2018, donnait raison (sur la forme et non pas le fond) à l'association Alsace Nature, et trois autres riverains, rendant illégale de facto l'extraction de roches autorisée par arrêté préfectoral en 2011 pour une durée de 15 ans. Ce qui n'a nullement empêché NCA de poursuivre doucement mais sûrement l'exploitation - au ralenti, nous dit-on - par le biais d'un arrêté conservatoire délivré par cette même préfecture.
Un nouveau départpour les NCAet la municipalité

Lundi soir pourtant, les quelques opposants sont restés plutôt mesurés sur la durée du « nouveau » projet de NCA, puisque l'activité d'extraction jugée « d'utilité publique » devrait se poursuivre jusqu'en 2034, soit 8 ans de plus qu'initialement programmée, en 2009.

2019 est donc l'année d'un nouveau départ pour les NCA et la municipalité de Metzeral, bras dessus, bras dessous dans un projet dit de « sécurisation » d'une carrière exploitée depuis des lustres, et depuis 1967 par la famille Introia.

Pour remettre les pendules administratives à l'heure, la commune de Metzeral n'engage pas moins de 50 000 EUR d'argent public pour réviser « légèrement » son Plu (Plan local d'urbanisme) : une modification « ultra-light » concernant moins d'un hectare de terres agricoles au sommet du Kefey qui devrait rejoindre, après enquête publique, la zone Nf (zone verte) dans laquelle NCA travaille.

« C'est comme à la marelle », ironise une riveraine. On rajoute » des années d'exploitation. Jean Uhrweiller, représentant local d'Alsace Nature, dénonce à nouveau la poursuite de l'activité, malgré l'arrêt de la cour d'appel nancéenne. « On se fout de la gueule de la République », abonde Laurent Higel.
« Nous allons donnerun coup de pouceà la nature »

Le bureau d'études ENCEM, représenté par sa directrice Émilie Prin, a été chargé d'évaluer l'impact du nouveau projet soumis à enquête publique. Elle insiste sur la mise en sécurité du site, qui va de pair avec son exploitation : la création de gradins (15 m de haut) et de banquettes (5 m de large) se poursuit donc. « Mais arrêtez de parler de sécurisation, c'est un prétexte, réagit Alsace Nature. Alors la seule solution pour sécuriser, c'est scalper la montagne », ajoute Jean Uhrweiller.

À ce moment de la réunion publique, il est temps de dire ou de redire que l'objectif est de « restituer à la commune un site sécurisé à vocation écologique, paysagère et récréative » avec l'aménagement (de 2034 à 2036) de prairie, de mares et de haies. Frédéric Lung, le plus énervé de la soirée, se lance alors dans une série d'échanges à couteaux tirés.

« Ça va rester une immense balafre. C'est un immense saccage », dénonce M. Lung, ne croyant absolument pas au reboisement par des arbres, compte tenu de la nature du sol. « Les arbres ne vont pas pousser en deux ans, admet Émilie Prin. Il faut se projeter sur 30 ans... Il n'y aura jamais de forêt mais plutôt une intégration paysagère ».

Défile alors une série de clichés d'anciennes carrières de grès, abandonnés, où la nature a repris ses droits. « Nous allons donner un coup de pouce à la nature », intervient François Introia. Le cabinet ENCEM tente aussi de rassurer des riverains inquiets des nuisances sonores générées, par les tirs mais aussi par des engins de concassages. « Toutes les sources (de nuisances) sont mesurées », contrecarre Émilie Prin.

Restée plutôt discrète, la maire de Metzeral, Denise Buhl, réussit le tour de force de faire baisser la tension, après une déclamation tonitruante de Frédéric Lung, où la première magistrate est dépeinte comme « une femme de paille qui défend des intérêts qui ne sont pas ceux de la vallée ». « Je reste droite dans mes bottes », réagit posément et avec le sourire Denise Buhl, montrant effectivement qu'elle n'est pas « la photocopie de [son] prédécesseur », célèbre pour ses coups de sang (ndlr : le docteur André Kaesser, maire de 1977 à 2014).

Contactée hier, la maire de Metzeral s'était fixée comme objectif de « dépassionner » un dossier qui ne passionne plus. Seuls trois citoyens de Metzeral, dit-elle, étaient présents lundi soir...
Jean Daniel KIENTZ Notre diaporama sur dna.fr

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Ungersheim-Pulversheim Ecomusée d'Alsace : Plus on est de fous...

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 06:00:09

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Ungersheim-Pulversheim Ecomusée d'Alsace
Ungersheim-Pulversheim Ecomusée d'Alsace : Plus on est de fous...
Après la première édition du 17 mars, la seconde mouture du charivari de l'Écomusée a profité d'un temps printanier. Et d'une belle affluence...

 
Le cortège haut en couleur du bruyant charivari a parcouru l'Écomusée.
Le charivari organisé à l'Écomusée d'Alsace a démarré place des Artisans, à l'appel des conscrits du village. Précédés du tambour - major, les jeunes gens et jeunes filles ont parcouru le village suivi par le public, tout en faisant grand bruit à l'aide de leurs clairons, leurs tambours et leurs crécelles. Vacarme destiné à chasser les frimas et les mauvais esprits.

Le cortège a grossi au fil du parcours, rejoint par divers groupes costumés rappelant pour l'un la cour des miracles, pour l'autre les années 1960 à la campagne et le peuple sauvage pour le dernier. Une débauche parfois farfelue de personnages comprenant également, et entre autres, des déguisements d'animaux, l'inquiétant Hans Wurst avec sa carriole remplie de saucisses, l'un ou l'autre cheval-jupon caracolant de-ci de-là, une Diane chasseresse munie de son arc et trimballant un cerf violoniste au bout de sa flèche, un diable plus qu'effrayant et quelques sorcières. Sans oublier les intrigants « souffle-au-cul »...
Poupée de paille

La troupe a fini par atteindre la place des Charpentiers où le roi des fous et le fou du roi, son miroir à main, ainsi que quelques hommes sauvages ont grimpé dans la réplique d'une « Schniecke », un ancien bateau du Rhin, dressée sur la place et représentant la « nef des fous ».

Ils se sont adressés à la foule pour lui présenter certains des personnages du charivari et ont ensuite déclamé quelques poèmes moqueurs et irrévérencieux, les fameux « Schnitzelbank », ponctués de la ritournelle « Oh ya charivari ! Oh oui charivari ! ».

Les conscrits ont ensuite déposé Dorothée, la poupée de paille symbolisant l'hiver, sur un bûcher constitué de sapins ayant décoré le village à Noël, puis ils ont enflammé le tout à l'aide de torches. Pour terminer, une farandole s'est formée, au son de l'accordéon, autour du brasier.
M.H. Prochain rendez-vous le 31 mars, avec l'Osterputz, le grand nettoyage de Pâques (ou de printemps).

Prochain rendez-vous le 31 mars, avec l'Osterputz, le grand nettoyage de Pâques (ou de printemps).

 
 

 

Wintzenheim Concours de BD : les primés

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 06:04:50

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Wintzenheim Concours de BD : les primés
 

 
Sarah Lenotte a décroché le premier prix du concours de l'association L'Esprit BD.  DR
Cela fait plusieurs années que les classes de 4e du collège Prévert de Wintzenheim participent au concours proposé à tous les collégiens de la région de Colmar par l'association L'Esprit BD. Le thème de cette année était : « Et si les animaux étaient humains ? »

Le cours d'arts plastiques a donc été le lieu où, semaines après semaines, les élèves de 4e se sont attelé à la réalisation d'une planche de BD après avoir écrit le scénario en français. Ils ont abordé ce thème, chacun avec sa sensibilité propre tant au niveau du style choisi que de l'histoire racontée...

Trois élèves de Prévert ont été primés. La remise des prix a eu lieu mercredi 6 mars, lors d'une réception dans le hall du conseil départemental.

Le premier prix a été décerné à Sarah Lenotte, le troisième prix à Pierre-Alexei Gubiani, et le prix du graphisme à Théo Wentzinger.

Une exposition de 40 planches sélectionnées était visible au conseil départemental jusqu'au 15 mars.

 

 
 

Morschwiller Nouvelles tables pour les pongistes

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 06:06:23

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DR
Morschwiller Nouvelles tables pour les pongistes

Les individuelles tennis de table, organisées récemment par le Comité départemental des sports et loisirs sportifs (CDSLS) à Morschwiller-le-Bas, ont été l'occasion d'inaugurer les nouvelles tables financées par le club local du président Claude Vanouche, avec la participation du conseil départemental.

Voici les huit premiers toutes catégories : 1. Nicolas Prost, 2. Éric Reibel, 3. Nicolas Martin, 4. Jules Cunin (tous de Morschwiller) ; 5. Sébastien Viron (Dannemarie-Elbach) ; 6. Francis Feber (Dannemarie-Elbach) ; 7. Yvo Luciano (Werentzhouse) ; 8. Steve Wogenstahl (Werentzhouse).

 

 
 

Sainte-Croix-en-Plaine Projet de complexe multisport

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 06:08:56

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Sainte-Croix-en-Plaine Projet de complexe multisport
 

 
 
Le conseil municipal de Sainte-Croix-en-Plaine s'est réuni le mardi 12 mars sous la présidence du maire, François Heymann. Voici les principaux points à l'ordre du jour.

Jean-Denis Baumann, 1er adjoint, en charge des chantiers communaux et des travaux, a présenté le projet d'implantation d'un complexe multisport (validation du programme et lancement d'une consultation) au niveau des anciens terrains de tennis. Ce site de terrain multisport prévoit des tables de ping-pong, une zone fitness, des bancs, une zone street workout, un skate park, etc.

Les travaux devraient commencer le 1er juillet et s'achever le 29 février 2020. Montant estimé du chantier : 373 000 EUR TTC (deux caméras de vidéosurveillance incluses). Le site sera entièrement clôturé et disposera de trois accès. Des demandes de subventions auprès de la Région Grand Est et du Conseil départemental du Haut-Rhin seront lancées, avec une part d'autofinancement communal.

Des avenants ont été soumis au vote et approuvés par le conseil municipal pour le hangar de stockage communal, pour un montant de 8 100 EUR pour les plots béton, ainsi que pour le coût du branchement électrique de 30 000 EUR suite à l'installation de panneaux photovoltaïques sur le côté sud. Le coût prévisionnel est de 64 945 EUR. Des subventions sont espérées au niveau des Dotations d'équipement des territoires ruraux (DETR), du Conseil départemental du Haut-Rhin et de la Région. Le reste à charge, par l'autofinancement communal, est de 13 545 EUR. L'investissement serait amorti sur une période d'environ dix ans grâce à la revente de l'électricité produite.

Concernant la réhabilitation et l'extension de l'ancienne bibliothèque pour le nouveau périscolaire, des avenants ont également été votés par le conseil municipal pour un montant de 13 654 EUR pour la démolition et le gros oeuvre et pour 4208 EUR pour l'isolation thermique extérieure sous enduit.

La convention pluriannuelle de partenariat et de financement (subvention pour les travaux d'investissement) en vue de la mise à disposition de locaux associatifs avec l'amicale de pêche a été votée suite à la mise aux normes et des travaux d'accessibilité aux personnes à mobilité réduite (une obligation des présidents d'associations) déjà entrepris pour un montant de 22 637 EUR. La mutualisation partielle de ces travaux avec la commune ou des associations locales (créneaux, horaires), pour 1/5e, sera de 4 137,40 EUR par an sur cinq ans pour la période 2019-2023. La prochaine association concernée devrait être la Société de gymnastique Saint-Léon qui, elle aussi, a prévu ce type de travaux.

Pour la première Journée citoyenne, le 15 juin, plusieurs idées ont été émises lors de la réunion d'information du 28 février. Le comité de pilotage a validé des projets d'ateliers. Des formulaires d'inscription à la Journée citoyenne seront diffusés à la population avant le 15 avril : il est espéré la participation de 100 à 200 personnes.

 

 
 

L'humoriste Yassine Belattar en garde à vue

Publié dans le panorama le Mercredi 27 mars 2019 à 06:40:11

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L'humoriste Yassine Belattar en garde à vue
 

 
Yassine Belattar en 2007. Photo Franck FIFE/AFP
L'humoriste franco-marocain Yassine Belattar, visé par plusieurs plaintes pour menaces de violences ou de mort et pour harcèlement au travail, a été placé en garde à vue mardi à Paris. L'animateur radio qui s'était vu confier une mission sur les banlieues par le gouvernement était convoqué en début de journée chez les policiers dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte fin janvier par le parquet de Paris. Les causes de cette convocation ? Une plainte pour menaces de mort déposée contre lui par le producteur et comédien Bruno Gaccio.
« Comportements humiliants ou menaçants »

Selon le site d'information Mediapart, Yassine Belattar est également accusé par plusieurs personnes du monde du spectacle « de comportements humiliants ou menaçants ».

« Quatre personnes ont décrit sur procès-verbal des menaces directes, une demi-douzaine de personnes au bas mot ont évoqué des relations professionnelles difficiles et deux jeunes femmes ont raconté des conversations dérivant vers des sous-entendus ou des allusions sexuelles alors qu'elles étaient à la recherche de travail », écrit ainsi Mediapart, qui dit enquêter depuis fin 2017 sur cette affaire.

Interrogé par le média en ligne, le comédien a contesté les accusations de harcèlement professionnel. Il a en revanche assumé certains propos reprochés.

« Que je menace des gens, c'est un fait, a-t-il déclaré. Il y a plein de gens qui en menacent d'autres. Mais moi, je ne suis jamais passé à l'acte. » Pas sûr cependant que la justice y voit une bonne forme de défense.