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Nature Le nouveau documentaire de Serge Dumont met en lumière la nappe phréatique alsacienne

Publié dans le panorama le Lundi 25 mars 2019 à 05:39:59

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Nature Le nouveau documentaire de Serge Dumont met en lumière la nappe phréatique alsacienne
Nature Le nouveau documentaire de Serge Dumont met en lumière la nappe phréatique alsacienne

Cette eau d'où coule la vie
Elle est cachée à nos yeux et pourtant essentielle à la vie dans toute la région : la nappe phréatique est filmée avec une infinie délicatesse par le scientifique Serge Dumont, dans son nouveau documentaire « Le fleuve invisible, un trésor sous la plaine du Rhin ». Le film vient de remporter le Galathea d'or au Festival international du monde marin de Hyères.

 
Au fond des rivières phréatiques vit notamment la discrète anguille, nocturne et rarement filmée.
À hauteur d'homme, on la devine plus qu'on ne la voit. Elle déborde quand il pleut beaucoup, se fond volontiers dans le lit de petites rivières limpides, alimente ces donnerlöcher que les anciens croyaient creusés par la foudre. On ne la voit guère, et pourtant elle est omniprésente : la nappe phréatique du Rhin, plus grande réserve d'eau souterraine d'Europe occidentale, coule paisiblement vers le Nord, sous nos pieds, entre les graviers. Elle nous désaltère, elle irrigue notre monde sans le dire, à pas feutrés.
Quatre ans de travail

Cette eau, venue des Alpes, des Vosges et de la Forêt Noire, c'est le fil d'Ariane de tout le travail de Serge Dumont. Le cinéaste et scientifique alsacien, enseignant chercheur à l'Université de Strasbourg et chercheur au laboratoire Image Ville Environnement (LIVE), rêvait depuis longtemps de montrer à la pointe de sa caméra les interconnexions subtiles à l'oeuvre dans la nature alsacienne. Et ce lien, il l'a trouvé au fil de ce « fleuve invisible » dont il s'emploie aujourd'hui à décrire toute l'importance en un documentaire de 52 minutes, qui sera diffusé prochainement [notre encadré] sur France 3 et Arte.

« Ça fait quatre ans que je travaille dessus, raconte le cinéaste. L'idée, c'est d'expliquer la nappe phréatique, de montrer ses relations avec les rivières, les gravières, les rieds, le Rhin et la vie qui s'y développe. » On ne parle pas que d'une succession de (très) belles images : outre les animations 3D réalisées par Inventive Studio et dévoilant habilement le fonctionnement souterrain de la nappe, l'enjeu tient à souligner combien cette eau invisible compte, à la surface, dans le fragile biotope alsacien.

Caméra à la main, en solitaire, pendant plus de deux ans, Serge Dumont a filmé sur terre et sous l'eau, inlassablement, pour montrer les merveilles dépendant étroitement de la nappe. Il dévoile des images rares d'un écosystème construit sur ces eaux fraîches et pures, filme des chasses et des fraies de brochets, immortalise le rare courlis cendré qui niche dans les prairies humides des rieds, s'attarde sur le glaïeul des marais. Il montre des pontes de libellules sous l'eau, à deux mètres de profondeur, et des images incroyables du sauvetage de la femelle par ses prétendants, alors qu'elle est attaquée par des géris à son retour à la surface. Et que dire de ce cincle plongeur qui pêche du poisson pour ses petits, dans les torrents, en utilisant une larve comme appât ? « C'est un comportement qu'on n'avait jamais observé et qui reste à confirmer, prévient, avec la rigueur du scientifique, celui qui fut lauréat d'une Palme d'or au 34e Festival international de l'image sous-marine d'Antibes en 2007. Mais c'est fou d'imaginer que cet oiseau utilise quelque chose qui s'apparente à un outil pour pêcher. »
150 à 170 plongées par an

« Toutes ces images, c'est 150 à 170 plongées par an, explique encore Serge Dumont. Il faut être infiniment patient, savoir attendre parfois pendant des heures. » Le résultat, magnifique, est empreint d'une poésie délicate, mais aussi d'une certaine mélancolie. Si Serge Dumont veut voir le positif dans l'action de l'homme, qui s'emploie notamment ces dernières années à reconnecter les bras morts du Rhin (les giessen) et ainsi redonner aux milieux l'opportunité de se régénérer, le cinéaste montre aussi ce qui fait mal, ces petits trésors détruits, parfois sans le savoir, par la pollution, l'agriculture intensive ou les excès de l'irrigation. Lui a vu les dégâts sous l'eau, et ses plans sonnent comme un appel à la prise de conscience de tous les habitants de cette plaine meurtrie. Qui dépendent d'ailleurs de ce trésor ignoré, eux aussi...
Nicolas BLANCHARD

 

 
 

 

Colmar : Encore un peu de glyphosate ?

Publié dans le panorama le Lundi 25 mars 2019 à 05:43:20

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Colmar
Colmar : Encore un peu de glyphosate ?
L'association Campagne glyphosate 68, tenait hier après-midi au parc des expositions une réunion d'information pour une campagne de prélèvement d'urine auprès de volontaires, pour mesurer une présence éventuelle de glyphosate.

 
Quel taux de glyphosate dans nos urines ?
L'initiative est partie d'un collectif ariégeois, sur lequel se sont calquées plusieurs associations sur tout le territoire national. Campagne glyphosate 68 est la première à emboîter le pas en Alsace, mais elle espère être suivie. Hier, plus de 80 personnes étaient présentes à la réunion.
« Le but n'est pasde stigmatiser les agriculteurs »

C'est un marqueur comme les autres mais si le choix de l'analyse s'est porté sur le glyphosate, c'est parce qu'il est plus médiatisé et plus connu du grand public que d'autres molécules. Cette campagne permettra de montrer à quel point les pesticides sont présents dans la nature et nos produits de consommation. Le glyphosate est la molécule la plus utilisée au monde dans les pesticides. Classé cancérogène probable par le centre international de recherche sur le cancer, le taux admis par les autorités françaises dans l'eau potable est de 0,1 microgramme par litre. Sur mille personnes déjà testées en France, aucune ne présentait une dose inférieure à cette limite. Les taux varient de trois fois à trente-six fois la dose permise dans l'eau potable. « Quels que soit le mode de vie et l'environnement des personnes testées au moment du prélèvement, toutes étaient largement positives » précise Marc Fouinot, membre du collectif Campagne glyphosate 68. « Si ça sort, c'est que c'est rentré, ce n'est pas une accumulation, on en ingère en permanence. On n'a encore trouvé personne sous la norme. Si l'eau n'en comporte au maximum que 0,1 milligramme, d'où vient le reste » ? La question mérite d'être posée quand on sait que le glyphosate n'est pas pulvérisé sur les cultures en France. Par contre il est utilisé comme désherbant au préalable. « Le but n'est pas de stigmatiser les agriculteurs. Nous pensons qu'ils sont eux-mêmes des victimes, prisonniers d'un système. Il ne s'agit pas non plus de remplacer le glyphosate par quelque chose de pire, mais de réfléchir à d'autres pratiques agricoles ».
135 euros le testet la plainte

Le but de ces tests, en fonction des résultats obtenus, est de constituer un point de départ pour un dépôt de plainte contre les fabricants et ceux qui autorisent son utilisation.

Les tests seront réalisés le dimanche 14 avril au parc des expositions, en présence d'huissiers. Les volontaires qui se seront inscrits devront se présenter entre 6 h 30 et 9 h 30, à jeun depuis au moins minuit. L'opération coûte 135 EUR et comprend le prix du test et une participation aux frais de justice. Chaque plainte est individuelle, mais déposée collectivement et soutenue par le collectif.
Renseignements sur la page Facebook campagneglyphosate68 et par mail à l'adresse campagne.glyphosate.68@ouvaton.org

Renseignements sur la page Facebook campagneglyphosate68 et par mail à l'adresse campagne.glyphosate.68@ouvaton.org

 
 

 

Affaire des écoutes : Sarkozy sera-t-il jugé ?

Publié dans le panorama le Lundi 25 mars 2019 à 06:32:02

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Affaire des écoutes : Sarkozy sera-t-il jugé ?

La justice doit se prononcer ce lundi sur le recours de Nicolas Sarkozy contre la décision des juges de le renvoyer en correctionnelle dans l'affaire de « corruption » et de « trafic d'influence » à la Cour de cassation en 2014, révélée par des écoutes téléphoniques. Nicolas Sarkozy est soupçonné d'avoir tenté d'obtenir auprès de Gilbert Azibert, alors magistrat à la Cour de cassation, des informations confidentielles en marge de l'affaire Bettencourt, où il avait obtenu un non-lieu en 2013. Un précédent recours de l'ex-président a été rejeté il y a un an.

 

 
 

Les Français fâchés avec la bourse

Publié dans le panorama le Lundi 25 mars 2019 à 06:28:31

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Les Français fâchés avec la bourse
 

 
Peu importe que, sur le long terme, les placements boursiers rapportent plus que les placements sans risque : les Français sont durablement fâchés avec la bourse. Photo ERIC PIERMONT/AFP
Peureux et gagne-petit, les Français ? Pas si simple : souvent prompts à dénoncer les actionnaires qui « gagnent de l'argent sans rien faire », ils ont parfaitement intégré que la bourse rapporte - beaucoup - mais s'en tiennent à bonne distance.

La France comptait 7,4 millions d'actionnaires privés juste avant la crise financière de 2008... et à peine plus de 3 millions aujourd'hui. Pourtant, entre 2009 et 2019, le CAC 40 - le principal indice boursier français - a augmenté de 88 %. Mille euros investis sur ces actions en 2009 valent aujourd'hui près de 1900 EUR. Dans le même temps, le sacro-saint livret A a rapporté en moyenne 1,31 % par an, soit 15 % en 10 ans. Ce qui fait 1 150 EUR pour 1 000 EUR investis. Les autres placements « sans risque » se sont eux aussi montrés beaucoup moins performants que la bourse.
Gagner moins,mais gagner sûrement

Mais il y a - au moins - deux grandes différences. Premièrement, le livret A est un placement totalement liquide : à tout moment, il est possible d'accéder à son argent, sans frais, sans démarche particulière.

Deuxièmement, avec le livret A, tout gain - certes faible - est acquis, et sans aucune fiscalité. De leur côté, les rendements des actions sont fiscalisés... et il arrive à ces placements de baisser : 1 000 EUR placés sur les valeurs du CAC 40 en mars 2011 n'en valaient plus que 850 un an plus tard. Même si la pente a été - largement - remontée depuis, le risque d'une perte, même temporaire, éloigne les épargnants de la bourse. D'autant que la France propose un large panel de placements « sans risque » et très accessibles (plans d'épargne logement, livrets A, B, jeune...).

Il y a une autre raison, beaucoup plus concrète : la complexité, réelle ou supposée, des actions. Le tout en dépit des efforts des établissements financiers et de l'État pour orienter l'épargne - conséquente - des Français vers des placements « productifs ».

Y a-t-il pour autant une « peur » française de la bourse ? En réalité, la France est plutôt dans la moyenne européenne : les Allemands comme les Espagnols ou les Italiens ne prennent pas plus de risques que nous, voire moins.

Est-ce différent aux États-Unis, pays du « loup de Wall Street » ? Oui, mais pas forcément par choix, comme l'explique Luc Arronder, économiste spécialiste des comportements d'épargne (lire plus bas). Si les entreprises américaines se financent à 70 % par la bourse - contre 40 % en France- c'est surtout parce que les retraites par capitalisation, et les fameux fonds de pension, orientent l'épargne des Américains vers la bourse. Là où les Français peuvent compter sur leur système par répartition, et favorisent la pierre et l'épargne sécurisée pour compléter leur future pension.
Joël CARASSIO

 

 
 

L'édito de l'Alsace Brexit : la solution virtuelle

Publié dans le panorama le Lundi 25 mars 2019 à 06:26:30

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L'édito de l'Alsace      Brexit : la solution virtuelle
 

 
Laurent Bodin

L'opération Brexit tourne au fiasco pour les Britanniques et c'est toute l'Europe qui risque d'être entraînée par le fond en raison de l'inconséquence des dirigeants de ce royaume désuni. Supposée conduire le navire hors de l'Union européenne, Theresa May ne sait plus à quelle boussole se fier. Après avoir menacé les parlementaires, la Première ministre a consulté, hier, des brexiters influents... Elle est dans la situation du commandant d'un paquebot conscient que le bateau fonce droit sur un iceberg mais ne sait pas comment l'éviter.

Très actifs dans la coulisse, les partisans du Brexit sont en embuscade, prêts à faire chuter Theresa May. Ils sont beaucoup moins prompts à prendre leurs responsabilités. Logique, dans la mesure où Boris Johnson et consorts ont fait campagne, lors du référendum de 2016, contre l'Europe. Ils ont exacerbé le sentiment anti-européen, alimenté les peurs et asséné des contre-vérités, promettant un Royaume-Uni riche et prospère une fois que ses liens avec l'UE seraient défaits. Et parce qu'ils savaient ces promesses intenables, ils ont laissé à Mme May la tâche impossible de trouver avec l'UE un accord susceptible d'être validé par le Parlement. C'est peut-être stratégiquement malin à court terme mais politiquement irresponsable et dangereux, pour le Royaume-Uni comme pour l'Union européenne.

Face aux tergiversations londoniennes, l'une des réponses serait de redonner la parole au peuple. Les brexiters ne veulent pas en entendre parler. Pourtant, les cinq millions de signatures recueillies par la pétition en faveur d'un nouveau référendum et la manifestation géante de samedi témoignent d'une envie grandissante du peuple britannique de revenir aux urnes. Cela permettrait de légitimer le Brexit et ses conditions ou, au contraire, de remettre en cause, par un vote, le résultat du référendum de 2016. Un tel scénario n'est pas à exclure. Il est cependant très peu probable. Il aurait pourtant le mérite de sortir définitivement le Royaume-Uni de ses ambiguïtés.

 

 
 

Colmar Les musulmans marquent le « stop »

Publié dans le panorama le Lundi 25 mars 2019 à 06:35:12

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Colmar Les musulmans marquent le « stop »
 

 
Les associations musulmanes de Colmar et environs ont rassemblé près de 400 personnes ce dimanche 24 mars. Photo DNA/Nicolas Pinot
Les stops étaient brandis par des enfants en tête de cortège. Stop à la haine, stop au racisme... Stop aussi au « deux poids deux mesures ». Yucel Erol, président du Conseil de la jeunesse pluriculturelle (COJEP) s'est fait le porte-parole du ressenti des musulmans de Colmar, estimant que les condamnations des politiques sont toujours moins spontanées et moins virulentes quand il s'agit de victimes musulmanes.

À l'initiative du COJEP, le collectif des musulmans de Colmar et environs, a mobilisé près de 400 personnes sur la place Rapp hier en début d'après-midi pour un hommage aux victimes de la tuerie de Christchurch en Nouvelle-Zélande.

Les portraits des fidèles « assassinés pendant la prière » étaient affichés comme était affiché le verset 13 de la sourate 49, rappelant la fraternité qui unit les hommes « répartis en nations et tribus ».

C'est dans cet esprit que trois imams des mosquées colmariennes ont pris la parole à l'issue de la marche.

 

 
 

Plus de 200 Colmariens pour soutenir les cloches

Publié dans le panorama le Lundi 25 mars 2019 à 06:11:04

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Plus de 200 Colmariens pour soutenir les cloches
 

 
La fin du « concert des cloches » a été saluée par de longs applaudissements. Capture vidéo Facebook
Tout est parti d'une mise en demeure de l'avocat André Kornmann, domicilié à Colmar, adressée le mois dernier au curé doyen de Saint-Martin.

Dans sa missive, celui qui compte soutenir une liste d'opposition pour les prochaines municipales, l'enjoignait à faire cesser le carillon du dimanche matin.

« Les gens travaillent cinq, six jours par semaine, ils sont commerçants, infirmiers, profession libérale, paient une taxe d'habitation et ont le droit à leur grasse matinée », disait-il dans nos colonnes.

L'affaire a résonné jusqu'à Paris, de nombreux médias nationaux s'en emparant.
Laïcité et héritage culturel

Parmi les premiers à réagir, Yves Hemedinger s'était fendu d'une longue réaction sur sa page Facebook, expliquant notamment : « J'ai grandi place du 2-Février au rythme des cloches de Saint Matthieu, des cris des enfants (dont les miens) sur la place et les grosses dames des cloches en cuivre et étain apportaient ces notes rassurantes. Le bruit d'un centre-ville, la clameur, c'est aussi la vie », appelant à ne pas confondre combat pour la laïcité et liquidation de tout héritage culturel. Cette prise de position a plu à l'administrateur de la page Facebook « Colmar et Nous ».
Concert d'applaudissements

Il a contacté le 1er adjoint au maire de Colmar et lui a demandé l'autorisation d'utiliser ce message pour inviter les Colmariens à participer massivement à un « concert de printemps des cloches colmariennes », ce dimanche 24 mars.

« Je leur ai apporté tout mon soutien et ai relayé leur appel autant que possible », sourit Yves Hemedinger.

Sur les coups de 10 h 15, entre 200 et 300 Colmariens étaient rassemblés place de la Cathédrale.

Au milieu des anonymes, de nombreux élus dont le député Eric Straumann, le maire Gilbert Meyer, ses adjoints Claudine Ganter, Cécile Striebig-Thévenin ou encore Jean-Jacques Weiss, ainsi que le conseiller d'opposition Frédéric Hilbert.
Plainte en début de semaine

S'il n'y a eu aucune prise de parole, la fin du concert des neuf cloches de la collégiale a été saluée par une sonate d'applaudissements, initiés par Yves Hemedinger. Les personnes présentes se sont ensuite tranquillement dispersées, sous un doux soleil printanier.

« Il était important de montrer que les cloches font partie de notre histoire, de notre ADN », a conclu le bras droit de Gilbert Meyer, ravi du succès rencontré par « ce moment de convivialité ».

Une analyse qu'André Kronmann ne partage pas. Également présent, l'avocat a annoncé dans la foulée qu'il saisirait le procureur de la République dès ce début de semaine pour « tapage et atteinte à la santé d'autrui ».
Cyril TROMSONavec Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

La chance de trouver un emploi en Allemagne

Publié dans le panorama le Lundi 25 mars 2019 à 06:17:58

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La chance de trouver un emploi en Allemagne
 

 
La Région Grand Est finance une formation en faveur des demandeurs d'emploi, « Langue professionnelle allemand avec période d'application en entreprise », qui sera présentée lors d'une réunion d'information mardi 26 mars à 9 h 30 au Greta Centre Alsace à Colmar. Elle se déroulera du 3 avril au 15 juillet et proposera 350 heures de formation à Colmar et Fribourg avec une période de stage en entreprise germanophone, en Allemagne ou Suisse, de 140 heures.

Objectifs : développer des compétences en allemand professionnel afin d'optimiser ses chances de retour à l'emploi ; rédiger ses documents de candidatures en allemand ; mettre ses connaissances en pratique en situation réelle grâce à l'immersion linguistique. Pre-requis : B1 Cadre Européen « Comprendre les points essentiels d'un langage clair et standard. Interagir dans la plupart des situations courantes de la vie privée et professionnelle »
Y ALLER Mardi 26 mars à 9 h 30 au Greta Centre Alsace, au lycée Blaise-Pascal (bâtiment B, 2e étage), 74 rue du Logelbach à Colmar. Contacter l'Espace langues au 03.89.22.92.80 et à e-mail : espace.langues@greta-colmar.fr

 

 
 

Hesingue Election municipale partielle intégrale : Gaston Latscha l'emporte

Publié dans le panorama le Lundi 25 mars 2019 à 05:40:57

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Hesingue Election municipale partielle intégrale
Hesingue Election municipale partielle intégrale : Gaston Latscha l'emporte
Les électeurs de Hésingue ont donc choisi de faire confiance à Gaston Latscha, et ses colistiers d'« Agir ensemble pour Hésingue », qui a remporté haut la main l'élection municipale partielle intégrale avec 60,19 % des suffrages. La nouvelle majorité municipale désignée gagne 19 sièges sur les 23 que comprend le conseil municipal.

 
Joie et applaudissements nourris, hier dimanche soir, au moment de l'affichage des très bons résultats obtenus par la liste de Gaston Latscha « Agir ensemble pour Hésingue ».
Le maire sortant de Hésingue, Gaston Latscha a donc repris la main sur la destinée de sa commune. Hier soir, à La Comète, après une campagne électorale éclair de seulement treize jours, deux réunions publiques, et quelques tentatives d'explications de part et d'autres des deux listes via des courriers dans les boîtes des habitants, la liste « Agir ensemble pour Hésingue » a raflé 579 suffrages sur 962.
Un taux de participationde 55,87 %

Cette élection, tendue sur toute sa durée, a mobilisé la population dont le taux de participation a atteint 58,07 %, soit 962 votants sur 1722 inscrits.

Après cinq mois de tensions, de tentatives de justifications, les opposants au maire réunis sous la liste « Hésingue simplement, Hésingue autrement » du premier adjoint sortant, Claude Hartmann, n'auront donc pas réussi à détrôner le maire sortant et son équipe. Les premiers signes de mécontentement des opposants étaient apparus en octobre dernier. Mais c'est sans conteste, la décision de Gaston Latscha de démettre par arrêté (le 8 novembre) son premier adjoint, Claude Hartmann, de ses délégations communales, qui a mis le feu aux poudres. Malgré les différentes tentatives d'apaisement et autre main tendue de Gaston Latscha, les différends entre les deux clans s'étaient accentués provoquant une vague de démissions. Une première démission le 3 septembre dernier, Steve Gutknecht (de son mandat de conseiller), suivie, au début de cette année et jusqu'au 6 février de celle de 12 conseillers, dont cinq adjoints au maire.

Au moment d'afficher les scores finaux, Gaston Latscha s'est adressé aux nombreuses personnes venues assister au dépouillement. Il a remercié les 46 candidats qui ont participé à cette élection et a annoncé que le nouveau conseil serait installé le vendredi 29 mars à 19 h à La Comète et ce afin d'envisager, au plus tôt, soit le jeudi 4 avril, le vote du budget 2019 de la commune. « Je suis serein », a confirmé l'élu, bien décidé à retrouver des signes d'apaisement pour Hésingue. « Mon conseil municipal va travailler pour tous les Hésinguois. »
Une opposition ferme et constructive

De son côté Claude Hartmann, s'est dit « content d'avoir atteint le score honorable de 40 % ». Il a indiqué qu'il allait se placer dans « une opposition ferme et constructive mais pas à tort et à travers ». Un rôle d'opposant qu'il compte bien tenir pendant un an même si déjà il a annoncé qu'il se préparait pour les élections municipales de 2020.

Dans le public, des élus des communes voisines ont félicité les vainqueurs. Des représentants de Blotzheim, de Hégenheim entre autres... Au moins deux d'entre eux se sont exprimés.

Alain Girny d'abord, président de Saint-Louis Agglomération : « Je suis heureux de la large victoire de Gaston Latscha. Au niveau de l'agglomération, il travaille en particulier sur l'environnement, des dossiers pas faciles [...] je ne me suis pas mêlé des affaires de Hésingue mais c'est bien dommage que l'équipe se soit déchirée alors que cette commune n'a aucun souci. »
« Les électeursont choisi »

Durant toute la soirée, un autre ancien élu, le maire honoraire de Hésingue Roland Igersheim, a suivi de près les comptages. Prédisant, avant l'heure, une victoire de Gaston Latscha sur Claude Hartmann, à 60 pour 40. « Les électeurs ont choisi, a ponctué l'ancien élu, également président de l'ancienne communauté de communes des Trois Frontières. Le score est net ! » Alors qu'il s'était abstenu d'intervenir, depuis le début de cette discorde au sein du conseil, dimanche soir, il a noté : « Dans un conseil, en démocratie, les élus ont le droit de ne pas être d'accord avec leur maire. Mais alors, il faut le dire et proposer autre chose. » Il a rajouté : « Les électeurs de Hésingue n'ont pas compris qu'au bout de six années de travail au sein d'une même équipe, certains démissionnent. Le résultat est là. Un an avant l'élection municipale. »
Ghislaine MOUGEL

 

 
 

 

Hésingue Gaston Latscha largement réélu maire

Publié dans le panorama le Lundi 25 mars 2019 à 06:24:33

Hésingue Gaston Latscha largement réélu maire

A la suite de la démission de treize conseillers, une nouvelle élection municipale s'est tenue ce dimanche à Hésingue.

Les électeurs de Hesingue ont choisi de faire confiance à la liste de Gaston Latscha, le maire sortant. Lui et son équipe ont remporté cette élection municipale partielle intégrale avec 60,19% des voix. Une franche victoire sur la liste de son premier adjoint sortant, Claude Hartmann.

Le nouveau conseil sera installé ce vendredi ; il comprendra 19 sièges pour la liste gagnante et 4 sièges pour l'opposition.

Colmar Le marché de la construction ralentit

Publié dans le panorama le Lundi 25 mars 2019 à 06:18:44

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Colmar Le marché de la construction ralentit
 

 
Immeubles collectifs en construction dans le nouveau lotissement de la Croix-Blanche à Colmar, en septembre dernier.

Archives DNA/Nicolas Pinot

Après deux années de progression régulière, le marché français de la construction résidentielle a connu l'an passé un « tassement ». Selon le CERC, réseau des observatoires régionaux de la filière, les mises en chantier de maisons et de logements collectifs (398 000 environ) ainsi que le nombre de permis de construire délivrés (495 600) ont tous deux baissé par rapport à l'année précédente, respectivement de 7 % et 7,6 %.

En Alsace, le bilan 2018 fait néanmoins apparaître des évolutions contrastées d'un département à l'autre : avec 4 034 logements démarrés, le Haut-Rhin affiche une hausse de 20 % tandis que dans le Bas-Rhin, le recul est supérieur à la moyenne nationale (7 675 logements démarrés, - 12 %). En matière d'autorisations de construire, les deux départements enregistrent pareillement une baisse en 2018, soit - 7 % dans le Bas-Rhin (8 577 autorisations) et -5 % dans le Haut-Rhin (4 671).
« Une des plus mauvaises années pour le logement collectif depuis 15 ans »

« On nous avait promis un choc de l'offre mais c'est l'inverse qui se produit », commente Frank Maire, cogérant d'Alcys Résidences (Châtenois) et vice-président de la chambre professionnelle des constructeurs et aménageurs de la Fédération française du bâtiment (FFB) 67. « Le recul est d'environ 5 % pour les maisons individuelles dans le Grand Est. En matière de logements collectifs, c'est carrément l'une des plus mauvaises années depuis 15 ans en Alsace », ajoute-t-il.

Comme le rappellent les données départementales, l'Alsace est loin d'être un territoire homogène en matière de construction. Aux variations du coût du foncier s'ajoutent le « rétrécissement géographique » des aides personnalisées dites accession octroyées aux personnes achetant pour la première fois et le « rabotage » du prêt à taux zéro (PTZ).

Sans oublier l'influence du « dispositif Pinel » qui permet une défiscalisation pour les personnes investissant dans la pierre. « Les zones géographiques éligibles à ce dispositif fiscal concentrent de 40 à 60 % des logements locatifs privés mis sur le marché en Alsace. Le dispositif fonctionnant également quand le logement est loué à des membres de la famille, on trouve donc de nombreux ménages alsaciens qui choisissent d'investir près de chez eux », constate Frank Maire.
Tassement supérieurà 20 % à Strasbourg

Le territoire de l'Eurométropole de Strasbourg, qui concentre plus de la moitié de la construction de logements collectifs du Grand Est, affiche un bilan 2018 en recul. « Le tassement est supérieur à 20 % avec une production de logements collectifs privés qui a approché le nombre de 2 000, contre 2 600 l'année précédente », résume Bruno Béni, président de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) du Grand Est et dirigeant de Topaze Promotion (Entz-heim).

« C'est l'effet cumulé de la raréfaction du foncier, de la durée d'instruction des permis qui s'est considérablement allongée et des recours, souvent abusifs, qui continuent de prospérer », analyse Franck Maire. « Le programme de Zac Danube s'achève et n'a pas encore trouvé son remplaçant », complète Bruno Béni qui rappelle que le marché de la construction reste cyclique par nature.

Dans le Haut-Rhin, la croissance du marché a, selon les professionnels du bâtiment, été tirée essentiellement par le secteur de Saint-Louis et de Huningue. « L'attractivité économique de ce territoire, aux confins de la Suisse ne faiblit pas et se combine ici à l'effet du dispositif Pinel. Mais pas sûr au final que la demande locative suive... », note Frank Maire.
« Recentrage » du dispositif Pinel en 2019

Pour l'année en cours, la FFB prévoit la poursuite du recul du marché du logement neuf à l'échelle nationale comme en Alsace. Deux facteurs sont tout particulièrement pointés du doigt par les professionnels du bâtiment : « À partir de juin, au plus tard septembre, vu la proximité des élections municipales de 2020, beaucoup de maires ne délivreront plus de permis de construire. Bâtir du logement reste assurément un choix politique difficile pour les élus locaux qui craignent généralement les réactions de leurs administrés », souligne Frank Maire.

Le « recentrage » du dispositif Pinel, qui depuis le début de l'année a rendu des communes comme Colmar, Sélestat ou Haguenau inéligibles à ses avantages, n'est pas non plus propice à l'inversion de la tendance. « C'est une ineptie car ces villes constituent des centres très actifs qui concentrent de l'emploi, des commerces et des services », tempête le patron d'Alcys Résidences. Il garde toutefois espoir que le gouvernement finira par entendre les élus des deux départements alsaciens. Ceux-ci ont proposé, dit-il, « de revoir le zonage afin de le rendre conforme à leurs attentes du terrain et aux schémas d'aménagement locaux ». X. T.

 

 
 

Lapoutroie Une capitale gourmande au « goût de France » : La brasserie welche, « bière » angulaire de la dégustation

Publié dans le panorama le Lundi 25 mars 2019 à 05:37:26

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Lapoutroie Une capitale gourmande au « goût de France »
Lapoutroie Une capitale gourmande au « goût de France » : La brasserie welche, « bière » angulaire de la dégustation
Pour cette journée « Goût de France », c'est à la créativité exponentielle dans le périmètre mesuré du Pays Welche que René de Miscault avait invité Brigitte Klinkert et les élus locaux à venir se rendre compte eux-mêmes, en dégustant...

 
René de Miscault « distille » ses connaissances : de g. à d. Brigitte Klinkert, Jacques Cattin, Pierre Bihl, Jean-Marie Muller.
Le maître des lieux invite en préambule à la visite du Musée des Eaux-de-Vie, avec ses alambics et cornues, ses 10 000 mignonnettes, ses bouteilles de verre soufflé aux formes disparates (avant le XIXe siècle, elles étaient faites à l'unité, sans gabarit), fait lui-même la démonstration du « pied de chèvre », cette échelle pour équilibriste, spécifique pour cueillir les cerises.

Puis se fait conteur dans les dessous de l' Histoire des bouilleurs de crus, de l'exode des Chartreux à Tarragone qui reviendront en 1940 avec leur fameuse liqueur ; ou encore la saga de l'Absinthe-qui-rend-fou, interdite en 1915, ré-autorisée 100 ans plus tard mais revenue subrepticement entre-temps sous forme de boissons anisées, la gestation du pastis - le « 51 » qui doit son appellation à une tolérance de la loi en 1951 - l'étonnante métamorphose du coca corse - vin de Mariani et feuilles de coca -, devenu ce que l'on sait Outre-Atlantique lors de la prohibition, quand on s'avisa de remplacer l'alcool par de la limonade....
Les formidables ressources du Pays welche

Brigitte Klinkert, Jacques Cattin, Pierre Bihl, Jean Marie Muller, maire de Lapoutroie, le lieutenant Lepetit commandant la gendarmerie de Kaysersberg, écoutent avec intérêt avant de féliciter l'hôte de sa culture et de louer ses initiatives bénéfiques au canton : Cattin et Bihl, bien que plus accoutumés au vignoble reconnaissent les formidables ressources du Pays welche.

Brigitte Klinkert adhère en y intégrant une chance plus globale pour l'Alsace, et Jean Marie Muller signe la conclusion des deux mains : « Ici on pourrait vivre en autarcie ».

Et la démonstration en sera faite de la plus délicieuse manière en traversant la route pour accéder à la dernière nouveauté, la brasserie welche (sa directrice Marie Bétrice Bickel-de Miscault était absente, invitée de l'Elysée à un congrès de brasseurs). L'une des 60 que compte l'Alsace. Elles emploient 1 400 personnes.
Pain, charcuteries, fromages...

Et là, pour accompagner la blonde, l'ambrée, et la bière de printemps, les invités vont vérifier sur place l'excellence du voisinage : Les pains de Kieffer, les charcuteries de Baradel, les Munster Dodin, les autres spécialités fromagères ou charcutières des fermes Perrin, Pierrevelcin-Basler, et des Schalandos.

Parmi les 17 artisans et hôteliers associés à cette « Journée du Goût », il convient de noter la reconversion exemplaire de Pierre Million : Une vraie passion pour les espaces naturels du Bonhomme où avait vécu son grand-père, une inclination pour les fruits rouges l'ont fait abandonner les cabinets comptables pour l'élaboration de délicieuses confitures bio dont il peaufine jusqu'à un élégant conditionnement. Naturellement, c'est lui qui a mis au point la confiture à la... bière, encore une idée originale de René de Miscault...
G. P.-B.

 

 
 

 

BALLON D'ALSACE Ambiance festive : Un final en apothéose

Publié dans le panorama le Lundi 25 mars 2019 à 05:45:44

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BALLON D'ALSACE Ambiance festive
BALLON D'ALSACE Ambiance festive : Un final en apothéose
Pour célébrer la fin de la saison d'hiver, la Régie Destination Ballon d'Alsace a organisé, hier, son incontournable événement de « l'Open-Gliss », pour la quatrième année consécutive.

 
Les enfants n'ont pas eu peur de tenter leur chance, sous les acclamations du public.
Ils étaient nombreux, skieurs et spectateurs, à attendre ce spectacle avec une certaine impatience. Et sûrement davantage de fébrilité pour ceux qui se sont laissé prendre au jeu et qui ont tenté le final en ski nautique dans la piscine.

Cette dernière a été l'objet de toutes les attentions, durant les deux derniers jours, pour les salariés de la station. Une turbine, une dameuse, des pelles, des pioches et beaucoup de sueur ont permis de créer cette piscine éphémère d'une dizaine de mètres. Pour Vincent Courtois, membre de la Régie, « le facteur de réussite consiste à avoir beaucoup de vitesse », sous peine de terminer les skis dans l'eau. A l'instar d'une piscine plus traditionnelle, un moniteur muni d'une perche, était présent en cas de besoin. Une manière ludique et festive de célébrer les dernières glisses de la saison avec le public, les skieurs et les équipes de la station.
Guillaume COURTOIS

 

 
 

 

COLMAR conservatoire : Une nouvelle direction

Publié dans le panorama le Lundi 25 mars 2019 à 05:48:25

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conservatoire
COLMAR conservatoire : Une nouvelle direction

 
Hélène Sanglier lors d'une répétition en mars 2018.
Directrice, depuis septembre 2014, du conservatoire de musique de Colmar, Hélène Sanglier quittera ses fonctions ce mardi, pour devenir directrice adjointe. Un poste qui n'existe pas à ce jour et dont la création sera proposée au vote ce soir au conseil municipal.

C'est un cadre de la ville de Colmar, Françoise Guillon-Fontaine, qui assurera les fonctions de directrice par intérim, en attendant le recrutement d'une nouvelle direction.

Sur les raisons de ces changements, l'adjointe au maire en charge de la culture, Cécile Striebig-Thevenin indique qu'il s'agit « d'un dossier interne à la mairie. C'est le résultat d'un long processus validé par la commission administrative paritaire. Les premières difficultés ont été signalées au conservatoire en 2016 » indique-t-elle.

Le poste de directrice-adjointe a vocation à être pérennisé. « Nous sommes conscients des qualités de Mme Sanglier » ajoute l'adjointe.
V.F.

 

 
 

 

De l'autodéfense proposée aux filles

Publié dans le panorama le Lundi 25 mars 2019 à 06:30:33

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De l'autodéfense proposée aux filles
 

 
De plus en plus de femmes veulent participer à des cours d'autodéfense. Photo illustration Gianluigi GUERCIA/AFP
Dans un pays comme la France où 14,5 % des femmes ont subi au cours de leur vie des violences sexuelles (1), la volonté de se défendre se fait de plus en plus forte, notamment auprès des adolescentes et des jeunes adultes.

C'est ainsi que ce dimanche, Gabriel Attal, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale, en charge de la jeunesse, a indiqué sur Europe 1, que « des modules d'autodéfense pour les filles » seraient mis en place « dans la phase pilote du Service national universel » (SNU).

C'est une des demandes qui a été formulée lors de la consultation numérique pour définir les contours et le contenu de ce SNU (lire par ailleurs).

D'une manière générale, la volonté de se défendre a toujours été au coeur des revendications féministes.

Au début du XXe siècle, quand elles militaient pour le droit de vote des femmes, les Suffragettes du Royaume-Uni apprenaient le ju-jitsu, sport d'autodéfense lié au judo japonais, pour riposter lors des manifestations.
Le féminismeest un sport de combat

En ce XXIe siècle où les violences contre les femmes continuent, et sont désormais dénoncées via les mouvements #MeToo et #BalanceTonPorc, c'est désormais l'art martial israélien du krav maga qui a la cote auprès des femmes.

Ce sport d'autodéfense a vu son nombre de licenciées passer de 709 en 2008 à 6 500 en 2017. Soit quasiment la moitié de l'effectif (plus de 15 000 licenciés). Dans cette même période, les licenciées des catégories pour adolescentes (cadettes et juniors) sont passées de 70 à 1 500.

Auteure de « Se défendre. Une philosophie de la violence » (2), la philosophe Elsa Dorlin estime dans le magazine « Elle » (numéro du 4 janvier 2019) que « depuis #MeToo, les femmes s'approprient ainsi les formes de combat rapproché ». Un mouvement qui va au-delà du SNU.
T. L. (1) Enquête « VIRAGE », INED, 2016, sur les femmes âgées de 20 à 69 ans. (2) Éd. La Découverte. 18 EUR

 

 
 

Colmar Des petites voix par centaines

Publié dans le panorama le Lundi 25 mars 2019 à 06:40:26

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Colmar Des petites voix par centaines
 

 
Direction l'Afrique avec piano et djembés pour le traditionnel choeur d'ensemble qui clôturait le spectacle, sous la direction de Jean-Marc Valentin. Toujours un plaisir pour le public.  Photos DNA/Nicolas Pinot
Organisé par l'ensemble vocal Joseph Muller et sa présidente Gabrielle Brulisauer, sous l'égide de l'association des sociétés chorales d'Alsace (ASCA) et parrainé par la Ville de Colmar, le festival de chant choral de la jeunesse met à l'honneur les formations des établissements scolaires de la région colmarienne depuis près d'un demi-siècle.

Cette 47e édition a permis à un public très nombreux de savourer les petites voix cristallines des chorales des écoles de Heiteren qui, sous la direction de Régine Gautier-Grimaldi, prenait part aux festivités pour la première fois, de Niedermorschwihr dirigée par Marie-Pierre Auclair, de Kientzheim avec Nathalie Fimbel, de Holtzwihr, c'était une première aussi, avec Anne Hermann, de l'école Saint-Exupéry de Colmar avec Michel Kempf, de l'école Saint-Nicolas de Colmar avec Vincent Ackermann et du lycée de Sainte-Marie-aux-Mines, qui participe au festival depuis la première édition, sous la direction de Jean-Marc Valentin.
Quatre pièces interprétées en commun

Comme d'accoutumée, le choeur d'ensemble a réuni tous les chanteurs sur les planches pour quatre pièces interprétées en commun, également sous la direction de Jean-Marc Valentin avec Philippe Valentin au piano ainsi que Marie-Eve Lindemann et Camille Thuet aux percussions.

Il y était question d'Afrique avec des oeuvres comme Le Lion est mort ce soir de Henri Salvador, un chant traditionnel zoulou intitulé Siyahamba et arrangé par Jacques Guyader, un chant d'Afrique du sud nommé Ipharadisi transcrit par Catherine Fender, ainsi que L'oiseau et le cerf-volant harmonisé par Philippe Valentin et Jean-Claude Gianadda.
Une première pour les chorales de Heiteren et de Holtzwihr

Portés par le thème des animaux, les spectateurs très enthousiastes ont ainsi été conviés à une visite imaginaire au zoo de Colmar tout au long du concert, à travers des chansons comme La fourmi est amoureuse d'Henri Dès, Loup y es-tu ?, La chanson du hérisson de Georges Brassens ou Monsieur caïman de Swing mômes.

Les chanteurs de Sainte-Marie aux Mines avaient quant à eux choisi un répertoire plus actuel avec des titres de Louane ou Patrick Fiori.

Une remise de coupes a été l'occasion de saluer les chorales participantes. Certaines étaient là pour la première fois tandis que d'autres restent fidèles au festival depuis sa toute première édition.

De quoi donner le goût à certains de grossir le rang des chorales qui sont toujours à la recherche de voix supplémentaires.
Nicolas PINOT PLUS WEB Voir aussi notre diaporama sur www.alsace.fr

 

 
 

LIèPVRE Le bal de carnaval dégénère : cinq gendarmes blessés

Publié dans le panorama le Lundi 25 mars 2019 à 06:09:05

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LIèPVRE Le bal de carnaval dégénère : cinq gendarmes blessés

Le bal de carnaval qui se tient chaque année à Lièpvre la veille de la cavalcade a souvent fait parler de lui. En mal. Cette nouvelle édition n'a malheureusement pas dérogé à la règle. Alors que le bal touchait à sa fin, dimanche vers 2 h 30, une cinquantaine de personnes, pour la plupart fortement éméchées, se sont retrouvées au coeur d'une rixe. Les sept gendarmes du Val d'Argent qui se trouvaient sur place ont tenté de ramener le calme. Ils ont alors été pris à partie par les protagonistes de la bagarre et cinq militaires ont été blessés, ainsi que deux vigiles. Leurs blessures n'ont pas entraîné de jours d'ITT.

Des renforts ont néanmoins été appelés. Une quarantaine de gendarmes venus du PSIG de Sélestat, du peloton motorisé de Sélestat, de Kaysersberg, d'Ensisheim et de Cernay se sont rendus sur place pour prêter main-forte à leurs collègues. En faisant usage de gaz lacrymogènes, de pistolets à impulsion électrique et d'un tir de lanceur de balles de défense (LBD), qui n'a touché personne, les gendarmes sont parvenus à rétablir le calme. Cinq personnes originaires du Val d'Argent ont été interpellées pour outrage, rébellion et violences sur un agent de la force publique, puis placées en garde à vue. Face aux événements survenus dans la nuit, le second bal de carnaval qui devait se tenir dimanche après-midi, à l'issue de la grande cavalcade, a été annulé par la municipalité sur demande des forces de l'ordre.

La cavalcade, elle, s'est déroulée sans incident majeur. Des renforts de gendarmerie sont néanmoins arrivés en début d'après-midi pour appuyer les quatre gendarmes du Val d'Argent mobilisés sur la manifestation après un début d'échauffourées entre deux familles.
F.E. Pfetterhouse La vanne sabotée, l'étang asséché

Le Conservatoire des sites alsaciens (CSA) n'a pu que constater les faits : « Un acte de vandalisme aux conséquences écologiques graves » a été commis il y a plusieurs jours déjà sur le site qu'il a acquis à Pfetterhouse l'automne dernier, indique-t-il sur sa page Facebook. « L'étang, qui sert d'habitat de repos mais également de reproduction pour de nombreux oiseaux, amphibiens, insectes (notamment des libellules) a été asséché suite au sabotage de la vanne retenant l'eau. » Pour le CSA, il s'agit clairement de vandalisme : « La vanne a été sabotée avec du matériel adapté à la découpe de métaux et n'est accessible qu'en barque : cet acte a donc été préparé », estime-t-il. Il indique avoir déposé plainte à la gendarmerie. « Cet assèchement printanier, alors que la période de reproduction débute, peut avoir un impact écologique désastreux », regrette le CSA pour qui « il est déplorable d'assister à de telles dégradations alors que la nature et la biodiversité sont déjà durement touchées ». La vanne, précise encore le CSA, a été remise en état jeudi et depuis, l'étang se remplit petit à petit. Malheureusement, déplore-t-il, « il ne retrouvera pas son niveau habituel cette année ».
GUEBWILLER Contrôlé à 203 km/h, en état d'alcoolémie

La brigade motorisée de Thann a effectué un contrôle de vitesse dimanche matin sur la RD 83 dans le sens Guebwiller-Cernay. À 11 h 40, un automobiliste a été contrôlé à une vitesse de 203 km/h enregistrée (retenue 192 km/h) alors que la limitation est à 110 km/heure. Le conducteur, un homme de 28 ans originaire de Wattwiller, a été placé en garde à vue en raison de son état, puisqu'il conduisait avec un taux d'alcool de 0,67 mg/litre d'air expiré. Son véhicule a été placé en fourrière immédiatement. Il sera convoqué ultérieurement pour répondre de son comportement devant la juridiction compétente. Son permis de conduire a fait l'objet d'une rétention administrative immédiate.