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Collèges Dialogue citoyen et interculturel

Publié dans le panorama le Vendredi 22 mars 2019 à 06:14:04

© L'alsace, Vendredi le 22 Mars 2019
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Collèges Dialogue citoyen et interculturel
 

 
Le calendrier a visiblement intéressé les collégiens et généré des questions.  Photo L'Alsace
L'enseignement des faits religieux figurant au programme des classes de 6e et de 5e, les collégiens des quatre classes de 4e mobilisés lundi matin 18 mars, disposaient déjà d'une bonne base de connaissances pour échanger.

Face aux élèves, l'aumônier musulman Belbakra, le curé Bottais, le grand rabbin Fhima et le pasteur Fritsch.

Dans un premier temps, le grand rabbin Fhima a regretté la faible participation des collégiens des deux premières classes qui se sont présentées. « Il n'y avait que nous qui posions des questions. Mais nous connaissions les réponses. »
Une rencontre organisée suite aux profanations de tombes juives

Après une heure d'intervention, ce sont deux autres classes qui ont suivi, des représentants du conseil départemental, la présidente Brigitte Klinkert et les conseillers municipaux Martine Dietrich et Yves Hemedinger se joignant à l'assemblée. La présidente a expliqué l'origine de cette initiative.

« Nous avons voulu engager le dialogue avec les classes suite aux profanations de tombes juives et à l'attentat de Strasbourg. Il faut apprendre à mieux se connaître, être tolérants. » Et d'évoquer d'autres actions en cours ou à venir, telles des expositions réalisées dans d'autres établissements.
Un calendrier qui questionne

Le calendrier interreligieux de Colmar et environs « Vivre ensemble », créé sous l'égide de l'ASTI (Association de solidarité avec les travailleurs immigrés), tout d'abord dans les quartiers Ouest, avec la collaboration du curé Bottais, a été le déclencheur d'interrogations des élèves. Grâce au soutien du Département, il est désormais distribué à l'échelle communale et est consacré cette année aux « femmes d'exception ».

Répondant aux questions des jeunes, les représentants des cultes ont expliqué les diverses fêtes, le choix de la date du carnaval (avant le Carême et le Mardi Gras), mais aussi le Ramadan. Au grand étonnement des jeunes, le grand rabbin Fhima a expliqué que dans le judaïsme, il n'existe qu'un jour de jeûne, le Yom Kippour, jour où l'on se consacre à l'introspection. Une élève, après avoir feuilleté le calendrier, a constaté que certaines femmes apparaissent dans plusieurs religions, telle Myriam pour les musulmans et Marie chez les chrétiens. Répondant à un jeune qui demandait ce qu'étaient les camisards, le pasteur Fritsch a répondu qu'il s'agissait de paysans protestants cévenols qui se sont révoltés en 1702, suite à la révocation de l'édit de Nantes.

« J'ai appris beaucoup de choses depuis que je travaille avec les quatre cultes. L'idée de ce calendrier n'est pas de faire la promotion d'une religion, mais de contribuer à faire connaître les autres », détaillait Jasmine Kati, chargée de mission auprès de l'ASTI et pilote du projet.
Jean-Louis LICHTENAUER

 

 
 

Porte d'Alsace L'avenir de l'Alsace face aux élus

Publié dans le panorama le Vendredi 22 mars 2019 à 06:13:08

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Porte d'Alsace L'avenir de l'Alsace face aux élus
 

 
La présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, aux côtés du premier vice-président Rémi With (à droite), de la conseillère départementale du canton de Masevaux, Fabienne Orlandi, et du président de la CCSAL, Pierre Schmitt. Photo L'Alsace/V.M.
Une trentaine d'élus de la Porte d'Alsace et de la vallée de la Largue - à commencer par le président de la communauté de communes Sud Alsace-Largue (CCSAL), Pierre Schmitt - avaient répondu à l'invitation du conseil départemental, mardi soir, à Hindlingen. Après une première réunion cantonale organisée pour les maires de la communauté de communes de la vallée de la Doller et du Soultzbach, le premier vice-président du CD68, Rémi With, et la conseillère départementale du canton de Masevaux, Fabienne Orlandi, étaient venus dresser « un état des lieux » de la politique départementale et échanger avec les élus sundgauviens. L'occasion surtout pour la patronne du Département, Brigitte Klinkert, d'aller à la rencontre des élus locaux et évoquer avec eux la future Collectivité européenne d'Alsace (CEA), qui doit voir le jour au 1er janvier 2021. Un projet politique « cousu-main » pour une « collectivité unique en France » que la présidente a une fois encore exposé avec passion et enthousiasme. « Nous allons être le laboratoire de la décentralisation pour la France », a-t-elle lancé devant les maires du secteur, appelant de ses voeux à un « toilettage de la loi NOTRe » du précédent gouvernement. « Le laboratoire européen de la France mais aussi le laboratoire du traité d'Aix-la-Chapelle », référence à l'accord signé en début d'année pour développer encore la coopération et l'intégration franco-allemandes. « On ne veut pas, à l'échelle de l'Alsace, centraliser ni faire du jacobinisme », a d'emblée prévenu Brigitte Klinkert, qui a présenté brièvement les compétences qui s'ajouteront à celles relevant déjà des deux conseils départementaux alsaciens en matière de coopération transfrontalière, d'économie, de tourisme, de transport, culture et patrimoine, etc. Des compétences que la présidente espère encore voir s'enrichir grâce au débat parlementaire. « On nous regarde de partout, avec envie et parfois même avec jalousie », a souligné Brigitte Klinkert, qui a aussi redit son attachement particulier à la question du bilinguisme. « Je rêve que, dans 10 ans, tous les jeunes Alsaciens puissent s'exprimer en allemand dans la vie courante. » L'idée étant de renforcer très sérieusement l'apprentissage de la langue de Goethe dans les écoles alsaciennes, d'en faire même une vraie particularité régionale, « un peu comme pour les cours de religion ». C'est sur cette problématique bilingue que les élus de la CCSAL auront finalement eu le plus d'interrogations, le maire de Pfetterhouse, Jean-Rodolphe Frisch, craignant par exemple de voir l'ambition régionale se heurter à une « pénurie » d'enseignants. Évoquant les « conséquences du bilinguisme » sur les effectifs de certaines écoles ou RPI, le maire de Seppois-le-Haut, Fabien Ulmann, a pour sa part suggéré de « modérer les chiffres de fermeture de classes ». « On est tous pour le bilinguisme, mais il y a quand même une fuite vers certains regroupements scolaires », ajoutera le président de la CCSAL et maire d'Eglingen, Pierre Schmitt. D'autres questionnements sont venus émailler les échanges avec la présidente, mardi soir, notamment sur « la concurrence » forcément redoutable du marché du travail suisse, le contraste franco-allemand en matière de « règles sociales » ou encore le trafic des poids lourds. Autant de sujets qui restent à traiter et de contours clairs qui restent à définir d'ici 2021. « Aujourd'hui, on est en train de tout construire », a résumé Brigitte Klinkert, pour qui l'essentiel est de fonder cette nouvelle collectivité sur des bases saines. Et elles le sont selon la présidente : « jamais les Alsaciens n'ont été aussi unis qu'aujourd'hui... »
Vivian MILLET

 

 
 

sud alsace - largue Politique : L'avenir de l'Alsace face aux élus

Publié dans le panorama le Vendredi 22 mars 2019 à 05:46:35

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sud alsace - largue Politique
sud alsace - largue Politique : L'avenir de l'Alsace face aux élus
La présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert, a rencontré des élus de la comcom Sud Alsace-Largue (CCSAL) pour leur présenter les grands axes de la politique départementale et évoquer la future Collectivité européenne d'Alsace.

 
La présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, aux côtés du premier vice-président Rémi With (à droite), de la conseillère départementale du canton de Masevaux, Fabienne Orlandi, et du président de la CCSAL, Pierre Schmitt.
Une trentaine d'élus de la Porte d'Alsace et de la vallée de la Largue - à commencer par le président de la communauté de communes Sud Alsace-Largue (CCSAL), Pierre Schmitt - avait répondu à l'invitation du conseil départemental, mardi soir, à Hindlingen. Après une première réunion cantonale organisée pour les maires de la communauté de communes de la vallée de la Doller et du Soultzbach, le premier vice-président du CD68, Rémi With, et la conseillère départementale du canton de Masevaux, Fabienne Orlandi, étaient venus dresser « un état des lieux » de la politique départementale et échanger avec les élus sundgauviens.
« Nous allons être le laboratoire de la décentralisation pour la France »

L'occasion surtout pour la patronne du Département, Brigitte Klinkert, d'aller à la rencontre des élus locaux et évoquer avec eux la future Collectivité européenne d'Alsace (CEA), qui doit voir le jour au 1er janvier 2021. Un projet politique « cousu-main » pour une « collectivité unique en France » que la présidente a une fois encore exposé avec passion et enthousiasme. « Nous allons être le laboratoire de la décentralisation pour la France », a-t-elle lancé devant les maires du secteur, appelant de ses voeux à un « toilettage de la loi NOTRe » du précédent gouvernement. « Le laboratoire européen de la France mais aussi le laboratoire du traité d'Aix-la-Chapelle », référence à l'accord signé en début d'année pour développer encore la coopération et l'intégration franco-allemandes.

« On ne veut pas, à l'échelle de l'Alsace, centraliser ni faire du jacobinisme », a d'emblée prévenu Brigitte Klinkert, qui a présenté brièvement les compétences qui s'ajouteront à celles relevant déjà des deux conseils départementaux alsaciens en matière de coopération transfrontalière, d'économie, de tourisme, de transport, culture et patrimoine, etc. Des compétences que la présidente espère encore voir s'enrichir grâce au débat parlementaire. « On nous regarde de partout, avec envie et parfois même avec jalousie », a souligné Brigitte Klinkert, qui a aussi redit son attachement particulier à la question du bilinguisme. « Je rêve que, dans 10 ans, tous les jeunes Alsaciens puissent s'exprimer en allemand dans la vie courante. » L'idée étant de renforcer très sérieusement l'apprentissage de la langue de Goethe dans les écoles alsaciennes, d'en faire même une vraie particularité régionale, « un peu comme pour les cours de religion ».
Langue, transport...

C'est sur cette problématique bilingue que les élus de la CCSAL auront finalement eu le plus d'interrogations, le maire de Pfetterhouse, Jean-Rodolphe Frisch, craignant par exemple de voir l'ambition régionale se heurter à une « pénurie » d'enseignants. Évoquant les « conséquences du bilinguisme » sur les effectifs de certaines écoles ou RPI, le maire de Seppois-le-Haut, Fabien Ulmann, a pour sa part suggéré de « modérer les chiffres de fermeture de classes ». « On est tous pour le bilinguisme, mais il y a quand même une fuite vers certains regroupements scolaires », ajoutera le président de la CCSAL et maire d'Eglingen, Pierre Schmitt.

D'autres questionnements sont venus émailler les échanges avec la présidente, mardi soir, notamment sur « la concurrence » forcément redoutable du marché du travail suisse, le contraste franco-allemand en matière de « règles sociales » ou encore le trafic des poids lourds.

Autant de sujets qui restent à traiter et de contours clairs qui restent à définir d'ici 2021. « Aujourd'hui, on est en train de tout construire », a résumé Brigitte Klinkert, pour qui l'essentiel est de fonder cette nouvelle collectivité sur des bases saines. Et elles le sont selon la présidente : « jamais les Alsaciens n'ont été aussi unis qu'aujourd'hui... »
Vivian MILLET

 

 
 

 

Le Sud-Alsace chez le premier ministre

Publié dans le panorama le Vendredi 22 mars 2019 à 06:01:28

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economie Démarche « territoires d'industrie pilotes »
Le Sud-Alsace chez le premier ministre
Une délégation du Sud-Alsace a eu l'occasion de mettre en avant les atouts de son industrie auprès du premier ministre, à Matignon ce jeudi, dans le cadre des territoires d'industrie pilotes.
 

 
Catherine Gouttefarde, responsable du développement économique à Saint-Louis Agglomération, a rapidement pu présenter au premier ministre Édouard Philippe les atouts industriels du Sud-Alsace.
Les territoires d'industrie sont ces contrats signés entre l'État et des groupements de collectivités locales pour aider et soutenir le développement de l'industrie. 136 zones en France sont éligibles à ces aides qui représentent un total de 1,3 milliard d'euros. Ce lundi, a été signé le contrat territoire d'industrie Sud-Alsace qui regroupe onze intercommunalités du sud du Haut-Rhin (DNA du 19 mars).

Dans le cadre de la semaine de l'industrie, plusieurs territoires pilotes, dont le Sud-Alsace, ont été invités à exposer leur identité et leurs projets à l'hôtel Matignon, à Paris, ce jeudi 21 mars.
Une industrie diversifiée

À ce titre, un stand a été mis en place par une délégation sud-alsacienne comprenant notamment Laurent Riche, vice-président de M2A, Alain Bohrer du Cetim, Bruno Ameline, de Schlumberger et Catherine Gouttefarde, responsable développement économique à Saint-Louis Agglomération. Cette dernière a eu la possibilité, pour un bref instant, de montrer au premier ministre combien l'industrie de ce territoire était diversifiée, en manipulant en particulier des produits élaborés par Endress-Hauser, Weleda, la Société Alsacienne de Fabrication, SES Sterling ou encore Dithernet.
Un accompagnement personnalisé par l'État

« Suite à cet échange, l'État devrait valider la semaine prochaine les projets des territoires labellisés qu'il pourra soutenir, et qui devraient être au nombre d'une dizaine dans le Sud-Alsace, indiquait hier Catherine Gouttefarde. Nous attendons un accompagnement de l'État pour valoriser la diversité de notre industrie et soutenir nos projets, par des financements, des simplifications de procédures administratives, des appuis ministériels, des soutiens en matière de marketing international, etc.
17 projets présentés

Des opérateurs de l'Etat prendront ensuite contact avec nous et nous contacterons pour voir comment mettre en oeuvre ces accompagnements. » Le Sud Alsace présente 17 projets, dont le quartier Euro3lys à Saint-Louis, le pôle de compétences aéronautiques à l'EuroAirport, le salon trinational Be4.0 industries du futur à Mulhouse, la réindustrialisation du site Peugeot Motocycle à Dannemarie, etc.
JF-OTT

 

 
 

 

Politique Département du Bas-Rhin : Le rejet de l'autre, «ça suffit»

Publié dans le panorama le Vendredi 22 mars 2019 à 05:57:55

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Politique Département du Bas-Rhin
Politique Département du Bas-Rhin : Le rejet de l'autre, «ça suffit»
« Le Bas-Rhin dit NON à l'antisémitisme et à toutes les formes de racisme et de rejet de l'autre. » Tel est le message de la banderole déployée sur la façade de l'hôtel du département, à Strasbourg. La collectivité entend prendre des mesures concrètes.

 
Les représentants des cultes devant le conseil départemental du Bas-Rhin où une banderole a été dévoilée contre l'antisémitisme et le racisme.
Elle est immense. Être visible, c'est nécessaire pour combattre un fléau qui vient de loin. 10 mètres sur 14, c'est la taille de la banderole déployée hier sur la façade de l'hôtel du département, à Strasbourg. Il y est écrit : « Le Bas-Rhin dit NON à l'antisémitisme et à toutes les formes de racisme et de rejet de l'autre ».

Ce message illustre la volonté de la collectivité de s'engager dans la lutte contre « la spirale de la haine envers les autres », explique son président, Frédéric Bierry. Il intervient après les profanations de cimetières juifs et d'églises dans le département, les tags antisémites contre des personnalités publiques, les attaques contre des élus.

« Notre pacte républicain se fissure, appeler à la vigilance de tous est fondamental. Mais tout cela est insuffisant si nous ne nous attaquons pas aux racines », a-t-il insisté devant les représentants des cultes et de nombreux agents réunis sur le parvis avec les élus.

Harold Abraham Weill, grand rabbin de Strasbourg et du Bas-Rhin, a rappelé que le déploiement de cette banderole intervient le jour de Pourim, célébration festive au cours de laquelle les juifs commémorent la délivrance de « la première tentative d'extermination de la totalité du peuple juif », en Perse.

Didier Munztinger, vicaire épiscopal de l'Eurométropole, relève que de « tels actes sont incompatibles avec notre foi », et que « la religion appelle au respect mutuel et à la fréquentation de l'autre ». Pour Christian Albecker, président des Églises protestantes d'Alsace et de Lorraine, le message affiché doit « pénétrer le coeur et les esprits ». « L'antisémitisme et toute forme de racisme nous font horreur. »

« Nous devons lutter contre ces personnes qui veulent nuire à la paix », note Farid Darrouf, imam de Neuhof et représentant du Conseil régional du culte musulman. « Nous avons la capacité et les moyens de lutter contre l'oubli avec courage, lucidité et enthousiasme. » Olivier Reigen Wang-Genh, président de la communauté bouddhiste d'Alsace, a appelé pour sa part à « l'éveil des consciences » et à « la clarification de tous les préjugés ».
F. BY

 

 
 

 

Le Sénat pousse le TGV Rhin Rhône

Publié dans le panorama le Vendredi 22 mars 2019 à 06:24:01

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Le Sénat pousse le TGV Rhin Rhône
 

 
Le Sénat a adopté les amendements de Jean-François Longeot (Doubs) et Jérôme Durain (Saône-et-Loire) proposant d'inscrire l'achèvement de la branche Est du TGV Rhin-Rhône (Belfort-Mulhouse) dans la programmation des infrastructures de transport annexée à la loi d'orientation des mobilités. Marie-Guite Dufay, présidente de l'Association Trans Europe TGV Rhin-Rhône-Méditerranée basée à Belfort, a salué ce vote.

« Le Sénat a reconnu que l'absence de ce projet hautement stratégique pour les relations entre le nord et le sud de la France et de l'Europe dans le programme d'investissements initialement prévu était difficilement compréhensible, eu égard à son état d'avancement, à son utilité pour la collectivité et aux engagements européens de la France », a commenté celle qui préside également la région Bourgogne Franche-Comté.

Le gouvernement tiendra-t-il compte de l'avis du Sénat ? Rien n'est moins sûr. En février 2018, le conseil d'orientation des infrastructures avait estimé qu'il n'y avait pas de financement pour achever les tronçons manquants de la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône avant 2038. Une décision d'autant plus incompréhensible que 80 millions d'euros ont déjà été investis entre Belfort et Mulhouse pour les travaux préparatoires et les achats fonciers. En 2011, le coût total du tronçon de 35 km était évalué à 850 millions d'euros avec la participation des collectivités bourguignonnes, franc-comtoises et alsaciennes. C. M.

 

 
 

Le Sénat pousse le TGV Rhin-Rhône

Publié dans le panorama le Vendredi 22 mars 2019 à 05:49:09

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Transports
Le Sénat pousse le TGV Rhin-Rhône
 

 
Le Sénat a adopté les amendements de Jean-François Longeot (Doubs) et Jérôme Durain (Saône-et-Loire) proposant d'inscrire l'achèvement de la branche Est du TGV Rhin-Rhône (Belfort-Mulhouse) dans la programmation des infrastructures de transport annexée à la loi d'orientation des mobilités. Marie-Guite Dufay, présidente de l'Association Trans Europe TGV Rhin-Rhône-Méditerranée basée à Belfort, a salué ce vote.

« Le Sénat a reconnu que l'absence de ce projet hautement stratégique pour les relations entre le nord et le sud de la France et de l'Europe dans le programme d'investissements initialement prévu était difficilement compréhensible eu égard à son état d'avancement, à son utilité pour la collectivité, et aux engagements européens de la France », a commenté celle qui préside également la région Bourgogne Franche-Comté. Le gouvernement tiendra-t-il compte de l'avis du Sénat ? Rien n'est moins sûr.

En février 2018, le conseil d'orientation des infrastructures a estimé qu'il n'y avait pas de financement pour achever les tronçons manquants de la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône avant 2038. Une décision d'autant plus incompréhensible que 80 millions d'euros ont déjà été investis entre Belfort et Mulhouse pour les travaux préparatoires et les achats fonciers. En 2011, le coût total du tronçon de 35 km était évalué à 850 millions d'euros avec la participation des collectivités bourguignonnes, franc-comtoises et alsaciennes.C.M.

 

 
 

 

Retraite : cafouillages et embrouillage

Publié dans le panorama le Vendredi 22 mars 2019 à 05:54:48

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Social Polémiques
Retraite : cafouillages et embrouillage
Jean-Paul Delevoye affirme que l'âge légal de la retraite restera à 62 ans. Mais ouvre une porte sur sa hausse afin de financer la dépendance. A n'y plus rien comprendre...
 

 
Le haut-commissaire et le président...
Quelle cacophonie ! Il faut « un allongement de la durée de travail », déclare Agnès Buzyn, la ministre en charge des retraites. L'âge légal de départ restera à 62 ans, corrige Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire chargé de la réforme. L'âge légal est dans le débat, recorrige le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. On pourrait relever, mais pour financer la dépendance, précise enfin ce jeudi Jean-Paul Delevoye... Essayons de comprendre.
Une retraite, des âges

Il y a plusieurs âges de la retraite. L'âge légal, à 62 ans ; l'âge effectif de départ, en moyenne 62,5 ans en 2017 contre 61 ans il y a dix ans ; l'âge auquel le retraité touche sa pension complète, même s'il n'a pas le nombre de trimestres, à 67 ans.
Une retraite, des pensions

L'âge effectif de départ s'élève, avec l'augmentation progressive du nombre de trimestres nécessaires pour percevoir une pension à taux plein : 71 % des nouveaux retraités ont tenu compte de ce facteur pour choisir le moment de leur départ. Jean-Paul Delevoye dit que l'âge légal restera à 62 ans, mais il précise : « Le principe que nous embarquons dans le projet avec les syndicats, c'est la liberté de choix. Dans un des indicateurs du choix, il y a le niveau de la pension ». Autrement dit : 62 ans, oui, mais avec une pension moindre.
Une retraite, un « équilibre »

Le débat a fait surgir « l'âge d'équilibre », l'âge qui permet d'équilibrer le système entre travailleurs cotisants et retraités pensionnés. Aujourd'hui de 63 ans, il augmente avec la démographie, et dépend de la santé économique du pays. Il serait autour de 64 ans en 2040. Il peut se transformer « âge de référence », âge minimal conseillé. Comment ? En augmentant les pensions (par une « surcote ») après cet âge de référence, piste évoquée par Jean-Paul Delevoye. Mais aussi en diminuant les pensions (« décote ») avant cet âge, piste à ce stade non retenue par Jean-Paul Delevoye.
Après la retraite, la dépendance

Le Haut-Commissaire rappelle qu'à côté des retraites s'ouvre le débat sur la dépendance. Et il s'interroge : « Financement par la CSG ? Par une journée de RTT ? Par un recul de l'âge de la retraite ? » Ainsi, la hausse de l'âge légal ne passerait pas par la porte des retraites, mais par la fenêtre de la dépendance...
Francis BROCHET

 

 
 

 

L'édito de l'Alsace Fébrile Macronie

Publié dans le panorama le Vendredi 22 mars 2019 à 06:36:59

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L'édito de l'Alsace Fébrile Macronie
 

 
Laurent Bodin

L'affaire Benalla est décidément un feuilleton qui tourne à la comédie dramatique pour l'exécutif. Après la polémique engendrée par le comportement et les attributions à l'Élysée de l'ancien chef de cabinet adjoint du président de la République, après l'épisode judiciaire marqué par plusieurs mises en examen de l'intéressé, voici donc que ce dossier débouche sur une crise politique. La faute au Sénat qui, pour une fois, assume pleinement le rôle que lui confient les institutions de la Ve République.

En décidant de saisir la justice sur les cas de MM. Benalla, Crase mais aussi sur les affirmations des Alsaciens Patrick Strzoda et Alexis Kohler ainsi que du général Lavergne, le bureau du Sénat a fortement contrarié l'exécutif et les membres de la majorité. C'est compréhensible. Cependant, le Sénat n'a fait que son devoir. C'est désormais à la justice de dire si des faits délictueux sont constitués. Les accusations de procès politique proférées hier dans les rangs de la majorité n'ont pas de sens.

Le Premier ministre, Édouard Philippe, et le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, ont fait le choix de boycotter les questions des sénateurs au gouvernement pour le premier, une conférence commune avec Gérard Larcher, le président du Sénat, pour le second. Un tel comportement aux allures de bouderie de cour d'école est dissonant avec le discours de transparence et d'indépendance des institutions auquel les tenants d'un « nouveau monde » politique disent être attachés. La réaction excessive de la majorité, se drapant dans le rôle de la victime outragée au lieu d'accepter que la justice puisse examiner les responsabilités dans cette affaire, témoigne de la fébrilité qui anime la Macronie. Ce n'est guère rassurant à l'heure où le pouvoir a, plus que jamais, besoin de faire preuve de sang-froid et de lucidité pour sortir le pays de la crise des gilets jaunes.

 

 
 

Politique L'affaire Benalla sur le terrain politique Sénat-gouvernement : clash au sommet

Publié dans le panorama le Vendredi 22 mars 2019 à 05:48:48

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Politique L'affaire Benalla sur le terrain politique
Politique L'affaire Benalla sur le terrain politique Sénat-gouvernement : clash au sommet
Le Sénat a choisi de saisir la justice non seulement sur le cas de Benalla mais sur plusieurs proches du président. Edouard Philippe n'a pas apprécié ce qu'il qualifie d'instrumentalisation et l'a fait savoir.

 
Le Premier ministre est en colère contre le Sénat et son président et l'a fait savoir.
Édouard Philippe aime bien le Sénat. En pur politique, l'ancien maire du Havre chérit la Chambre haute. Il reconnaît aux sénateurs un savoir-faire de fins législateurs et juge que la France a de la chance d'avoir le Sénat qui toujours privilégie la raison à la passion.

Seulement voilà. Hier les sénateurs ont perdu des points dans l'estime du Premier ministre. Et il l'a fait savoir. Avec une chaise vide. Le chef du gouvernement ne s'est pas rendu à la séance des questions au gouvernement du Sénat. Une première. Le fauteuil vide du chef du gouvernement est un camouflet.
La colère froidede Matignon

Le motif de la colère froide d'Édouard Philippe est lié à l'affaire Benalla. Le bureau du Sénat, à majorité de droite, mais qui compte aussi de nombreux socialistes, a choisi de saisir la justice du cas d'Alexandre Benalla (c'était prévisible), de son acolyte Vincent Crase (ça l'était aussi). Mais il transmet également les cas de trois autres collaborateurs de l'Élysée haut placés : Alexis Kohler (secrétaire général), Patrick Strzoda (directeur de cabinet), et le général Lionel Lavergne (chef du groupe de sécurité). L'entourage direct du Président Macron.

Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, a mis l'ambiance dès le début de l'après-midi, parlant d'un « acte politiquement bas et moralement très grave ».
L'Assemblée aussi boude

Comme si cela ne suffisait pas, le président de l'Assemblée national a annulé une conférence de presse qu'il devait tenir aujourd'hui avec son homologue du Sénat, Gérard Larcher. Une initiative concertée avec Matignon.

Un familier de l'Élysée reconnaît des erreurs dans la gestion de l'affaire Benalla, mais explique sous couvert d'anonymat que s'en prendre à l'honnêteté d'Alexis Kohler et à Patrick Strzoda, c'était la ligne rouge à ne pas franchir. « Philippe Bas, le président de la commission d'enquête, a demandé de nombreux documents à l'Élysée et ils se sont tous retrouvés dans la presse », précise cette même source.

Tous les élus de la majorité dénonçent l'absence de motivation juridique et l'instrumentalisation politique. « Depuis le début il n'y a aucune recherche de vérité. Juste une tentative de déstabilisation du pouvoir », enrage Laurent Saint-Martin, député LREM du Val-de-Marne. Les sénateurs se justifient par leur rôle de contrôle du gouvernement.
Les Françaispeu attachés au sénat

« C'est simplement l'application du droit, rien que le droit, tout le droit », indique Gérard Larcher. Pour certains sénateurs, comme le centriste Hervé Marseille, le Sénat est malgré tout allé « un peu loin ».

Quelle conséquence aura cette fâcherie au plus haut sommet de l'État ? À Matignon, on joue l'apaisement. « On n'est pas dans une bataille rangée avec le Sénat. Le Premier ministre y retournera. Mais il ne pouvait pas ne rien faire », indique l'un de ses conseillers.

L'Élysée et le Sénat ont besoin l'un de l'autre. Le premier pour faire passer sa réforme constitutionnelle et le second pour continuer à exister politiquement à un moment où certains Français proposent de le supprimer. La bouderie réciproque ne durera donc pas. Mais elle laissera des traces.
Nathalie MAURET

Alexandre Benalla a écopé mercredi de nouvelles mises en examen, concernant d'autres faits de violences en marge du défilé parisien du 1er-Mai et pour l'épisode du selfie le montrant avec une arme. L'ex collaborateur du président a été mis en examen pour « port et détention non autorisé d'armes de catégorie B », et pour « immixtion dans l'exercice d'une fonction publique » et « violences volontaires en réunion sans incapacité ».

Depuis l'été, l'affaire Benalla, qui n'en finit pas d'empoisonner l'exécutif, a donné lieu à l'ouverture de cinq procédures judiciaires distinctes et de nombreux rebondissements. Il a été à plusieurs reprises interrogé par la commission d'enquête du Sénat et par la justice.

 

 
 

 

Alsace Lutte contre le terrorisme : Fichés pour radicalisation

Publié dans le panorama le Vendredi 22 mars 2019 à 05:56:41

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Alsace Lutte contre le terrorisme
Alsace Lutte contre le terrorisme : Fichés pour radicalisation
Près de 190 Bas-Rhinois inscrits au FSPRT (fichier de signalements pour la prévention de la radicalisationà caractère terroriste) sont dans les radars des services de l'État et des collectivités.

 
Début 2019, le solde de dossiers contenus dans le FSPRT était de 190 dans le Bas-Rhin, a annoncé le préfet Jean-Luc Marx lors de ses voeux à la presse. Un an plus tôt, ils étaient 450.

? Pourquoi le nombre de dossier est passé de 450 à 190 en un an ?

La différence serait liée à la baisse du nombre de nouveaux signalements au GED (Groupement d'évaluation départemental), qui rassemble notamment les services de renseignement, la gendarmerie, la sûreté départementale, la direction interrégionale de la police judiciaire.
90 % des inscrits font l'objet d'une surveillance de faible intensité

Le mouvement décroissant a commencé à l'automne 2016. Dans beaucoup de cas, il y a, en réalité, absence de radicalisation. Pour d'autres, au bout d'un ou deux ans, voire plus, les personnes ne présentent plus de signes de radicalisation.

Ainsi de ces adolescents repérés parce qu'ils partagent ou regardent des vidéos djihadistes et qui finissent par s'éloigner de ces idées. Les investigations qui permettent de le mesurer peuvent être très longues.

? Sont-ils plus nombreux

dans le Bas-Rhin ?

Le nombre de signalements diffère du nombre d'inscrits au FSPRT. Dans le Bas-Rhin, ce sont près de 937 dossiers qui ont été suivis depuis 2014. 40 % de ces dossiers concernaient des habitants de Strasbourg, 30 % de l'Eurométropole. Hors agglomération, 20 % se trouvent en zone urbaine, 10 % en zone rurale, indique la municipalité de Strasbourg.

En 2018, une cinquantaine de signalements ont été enregistrés, ils étaient dix fois plus nombreux en 2015, a-t-il été précisé par les services de l'État. Ils ne sont pas plus nombreux dans le Bas-Rhin.

Le nombre d'inscrits au FSPRT en France était de 19 745 en février 2018, d'après un point du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR). Le nombre de signalements dans le Bas-Rhin a pu être plus important qu'ailleurs car le dispositif a d'emblée associé le rectorat, en plus du préfet et du ministère de l'Intérieur. L'Éducation nationale est à l'origine de nombreux signalements.

? Qui est inscrit dans le fichier ?

Le FSPRT existe depuis 2015 et se distingue du FPR (Fichier des personnes recherchées), qui comprend, entre autres, les fameuses fiches S (pour Sûreté de l'État). Le FSPRT recense les personnes repérées pour radicalisation terroriste. Quelqu'un qui est parti faire le djihad en Syrie y figure. Même s'il est présumé mort, il reste inscrit, tant qu'il n'y a pas de jugement déclaratif de décès. Y figurent aussi les personnes incarcérées, même si elles ne sont pas derrière les verrous dans le Bas-Rhin.

S'agissant des djihadistes, seuls les enfants nés là-bas - ils seraient une dizaine - n'y sont pas inscrits. Les derniers départs recensés dans le Bas-Rhin remontent à novembre 2016. En tout, il y a eu une trentaine de départs de Bas-Rhinois en Irak ou en Syrie. Tous, même les présumés morts, sont toujours inscrits au FSPRT puisqu'il n'y a pas eu, pour le moment, de jugement déclaratif de décès.

Pour ceux du FSPRT qui sont incarcérés, une dizaine l'a été pour radicalisation (association de malfaiteurs en vue d'une entreprise terroriste). D'autres le sont pour des motifs de droit commun. Leur nombre ne nous a pas été communiqué. Il s'agit souvent de courtes peines, ce qui rend ce chiffre d'autant plus fluctuant.

? Que fait-on des fichés ?

Les dossiers du FSPRT ne présentent pas tous le même degré de dangerosité. Près de 90 % d'entre eux font l'objet d'une surveillance de faible intensité.

La détection est le préalable, à travers les signalements qui peuvent venir de particuliers, des collectivités ou des services de l'État.

Dans le cadre de la prévention, les mineurs sont accompagnés, et plus largement, leurs familles, leurs fratries. C'est l'autorité judiciaire qui décide des modalités. Le dispositif Virage, à Strasbourg, implique ainsi des acteurs associatifs, dont la Maison des ados, Viaduq 67 et SOS aux habitants. Si besoin, un cadre religieux formé spécialement peut intervenir - une formation hybride a été créée à l'Université de Strasbourg dans cette optique (DNA du 9 février).

Pour les adultes, c'est un peu plus compliqué. Il y a les jeunes majeurs, qui peuvent être suivis par des dispositifs similaires à ceux déployés par les mineurs, avec leur consentement. L'insertion professionnelle est un levier important. Pour les plus âgés, la logique est le plus souvent judiciaire. Ceux qui ne présentent pas de signes de radicalisation permettant une incarcération sont dans le viseur pour des faits relevant du droit commun. C'était le cas de Chérif Chekatt, cité dans une affaire d'homicide qui avait conduit à une perquisition à son domicile le matin du 11 décembre 2018.

Chantal Cutajar, adjointe au maire de Strasbourg déléguée à la prévention de la radicalisation, relève que 9 attentats sur 10 sont commis par des délinquants : « Ça doit nous interpeller, ce n'est pas suffisamment étudié. Que met-on en place pour ces délinquants, membres de réseaux, qui vont chercher une justification dans le djihadisme ? Il faut pouvoir croiser les profils. »
Myriam AIT-SIDHOUM

 

 
 

 

TER GRAND EST Ouverture à la concurrence : trois lignes pour commencer

Publié dans le panorama le Vendredi 22 mars 2019 à 05:58:38

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TER GRAND EST
TER GRAND EST Ouverture à la concurrence : trois lignes pour commencer

 
Après la région Provence - Alpes - Côte d'Azur, qui a engagé une démarche similaire pour deux lignes le mois dernier, le conseil régional Grand Est, comme annoncé en début d'année, délibérera et votera le principe de l'ouverture à la concurrence de trois lignes de son réseau TER lors de sa séance plénière des 28 et 29 mars à Metz. D'après le syndicat des cheminots CGT de la région de Strasbourg, il s'agit des dessertes Epinal - Saint-Dié - Saâles - Strasbourg, Nancy - Vittel et Strasbourg - Haguenau - Wissembourg.

Le calendrier de la « privatisation » de l'exploitation de ces trois services de transport ferroviaire de voyageurs n'est a priori pas uniforme : pour les deux premières lignes, le changement potentiel d'exploitant est prévu pour 2022, vraisemblablement en décembre. Pour cela, après publication en avril de l'avis de pré-information dans le journal officiel de l'UE, la collectivité régionale devra lancer son appel d'offres en 2020 avant de choisir le ou les opérateurs en 2021.

Pour la ligne Strasbourg - Haguenau - Wissembourg, l'appel d'offres ne devrait, selon la CGT, pas intervenir avant 2025, soit après l'expiration de l'actuelle convention d'exploitation du TER Grand Est qui lie jusqu'à la fin 2024 la région, autorité organisatrice, et SNCF Mobilités. Dans son article 45, cette dernière prévoit l'ouverture à la concurrence au plus tôt en 2021 et dans la limite de 10 % du réseau.

Un décret du Premier ministre paru le 27 décembre 2018 stipule les modalités de transfert des cheminots d'une entreprise à l'autre dans le cadre de l'ouverture à la concurrence du transport ferroviaire intérieur de voyageurs. Les emplois concernés par ces transferts incluent notamment la conduite des trains, les services en gare, la maintenance courante du matériel roulant et la gestion des aléas d'exploitation.
X.T.

 

 
 

 

Premières plantations d'arbres en compensation du GCO

Publié dans le panorama le Vendredi 22 mars 2019 à 06:20:32

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Premières plantations d'arbres en compensation du GCO
 

 
 
Plus de 12 000 arbres sont en train d'être plantés à Gungwiller, en Alsace Bossue. Des plantations ne coûtent rien à la commune qui va voir sa forêt communale passer de 7 à 11 ha grâce... au GCO (Grand contournement ouest) de Strasbourg.

En effet, ces plantations entrent dans les mesures compensatoires demandées aux entreprises porteuses de ce projet routier face au déboisement effectué pour construire cet axe. Au total, il est prévu 48 ha de replantations d'arbres dans ce cadre.
Un site haut-rhinois

Pour l'heure, 28 ha sur 19 sites alsaciens (18 dans le Bas-Rhin et un dans le Haut-Rhin) ont été validés par la DDT et la Dreal. Parmi ces sites, ceux d'Osthouse (environ 1 ha) et Gungwiller (4,16 ha) sont en cours de plantation. Dans cette première phase, le plus imposant site de replantation sera situé à Bergheim, sur une surface d'un peu plus de 7 ha.

Concernant les essences qui sont replantées, le site de Gungwiller accueillera 6 444 chênes sessiles, 5 012 charmes, 160 mélèzes d'Europe, 160 érables sycomores, 160 merisiers, 160 alisiers torminaux, 60 noisetiers communs, 60 cornouillers sanguins, 60 fusains d'Europe et 60 sureaux noirs.

Leur plantation, la mise en place d'une clôture autour du terrain pour préserver l'ensemble des dégâts de gibier et l'entretien sur deux ans vont coûter un peu plus de 40 000 EUR hors taxes à la société Arcos et au groupement des constructeurs du GCO. L'objectif affiché dans la convention qui les lie à la commune, est d'atteindre 80 % de repousse d'ici vingt ans avec s'il le faut de nouvelles plantations pour y parvenir. Tho. L.

 

 
 

La nappe phréatique n'en pleut plus

Publié dans le panorama le Vendredi 22 mars 2019 à 06:21:47

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La nappe phréatique n'en pleut plus
 

 
Des relevés réalisés chaque semaine permettent de mesurer le niveau de la nappe phréatique. Photo DNA/Franck Delhomme
Un été particulièrement chaud et sec, suivi d'un automne aride, puis d'un hiver quasi anhydre : le printemps venu, la nappe phréatique alsacienne atteint par endroits des niveaux historiquement bas pour la saison.

L'Association pour la protection de la nappe phréatique de la plaine d'Alsace (Aprona) a relevé trois endroits en lesquels la nappe se fait particulièrement mince. À Haguenau, les valeurs du mois dernier sont les plus basses jamais enregistrées pour un mois de février depuis le début des relevés sur ce point, en 1985. Le record absolu a été battu en novembre 2018. Constat a peu près similaire à Wintzenheim, du côté de la nappe de la Fecht. Enfin à Habsheim, c'est le deuxième février le plus bas depuis 65 ans.

Le constat n'est guère meilleur dans le reste de la région, hormis dans les secteurs de la Thur et de la Doller, où les niveaux remontent grâce à la fonte des neiges.
En février, deux fois moins de pluie qu'escompté

Pour l'heure, la période de recharge hivernale, qui s'étend de novembre à avril, voire mai, ne tient pas ses promesses. Le mois de février qui s'achève a été avare en précipitations : « Dans toute l'Alsace, on est en dessous des normales saisonnières, note Didier Lihrmann, spécialiste du réseau piézo-métrique à l'Aprona. O n est partis très, très bas en début d'année. »

Pour le seul mois de février, le déficit pluviométrique est de 53 % en moyenne dans toute la région. « L'an dernier, il y avait eu des crues importantes en janvier et les niveaux étaient remontés », après un automne du même acabit que celui que nous venons de vivre, constate Didier Lihrmann. « Ce n'est pas le cas cette année. »

Les alternances entre sécheresses et pluies diluviennes que nous avons connues ces derniers mois n'ont rien arrangé. Lorsqu'il pleut à verse, « la quantité qui peut s'infiltrer est réduite parce que le sol sature et l'eau en surface s'évapore », explique Didier Lihrmann. Les petites pluies se raréfient avec le changement climatique. Hélas, ce sont elles qui rechargent le mieux les réserves. « S'il n'y a pas de pluie de mai à octobre comme l'an dernier, on risque d'être dans situations très difficiles notamment pour l'agriculture », prévient l'expert.

Si les épisodes comme celui que nous vivons venaient à se multiplier, un scénario catastrophe serait-il à craindre, à long terme ? Didier Lihrmann n'y croit pas. « En Alsace on a la chance d'avoir la réserve la plus importante d'Europe, dit-il. En termes de quantité, normalement, on aura toujours ce qu'il faut, même s'il y a une légère baisse. L'aquifère est tellement important qu'il faudrait des décennies, voire des centaines années avant qu'il ne s'épuise... » Et que l'Alsace ne se retrouve en nappe sèche. Loup ESPARGILIÈRE

 

 
 

Baselworld : stop ou encore ?

Publié dans le panorama le Vendredi 22 mars 2019 à 06:19:38

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Baselworld : stop ou encore ?
 

 
Les journalistes et distributeurs asiatiques restent très nombreux à Bâle (ici sur le stand de Gucci). Photo L'Alsace/Vincent Voegtlin
La 102e édition du salon mondial de l'horlogerie et de la bijouterie, Baselworld, s'est ouverte ce jeudi matin, en l'absence du n° 1 mondial du secteur, le groupe Swatch. Jusqu'à l'an dernier, ses grandes marques (Breguet, Blancpain, Omega, Longines...) étaient regroupées au centre du hall principal de la foire. Sans parler du manque à gagner financier pour le groupe MCH, qui organise le salon, il a fallu combler cette béance pour continuer à faire bonne figure. Le centre de presse a donc été relocalisé là, rapprochant les journalistes des exposants, des restaurants sont apparus, la grande allée a été plantée d'arbres...
Des vides à combler

Le n° 1 vous manque et tout est dépeuplé ? Certains ont cru que la décision du patron de Swatch, Nick Hayek - dont il se murmure qu'elle n'a pas fait l'unanimité au sein de son propre groupe - signait la mort de Baselworld. Le nombre d'exposants a certes continué à baisser, mais moins qu'entre 2017 (ils étaient alors 1 300, officiellement) et 2018 (700), pour atteindre les 512. Parmi les absents, il faut aussi distinguer ceux qui ne veulent plus venir, ceux qui n'en ont plus les moyens et ceux que l'élite de l'horlogerie suisse, qui a le dernier mot dans l'organisation du salon, ne veut pas - ou plus - voir à Baselworld, en particulier dans le domaine des montres connectées.

Les défections ont permis à ceux qui sont restés d'obtenir de meilleurs emplacements, à l'instar de l'horloger bisontin SMB. « Si le salon perdure et que je peux conserver le même emplacement, à côté de marques prestigieuses, je reviendrai », annonce le PDG, Philippe Berard, qui a ressuscité l'emblématique marque Lip. La place ne manquant plus, un espace accueille désormais des start-up horlogères. Cet « incubateur » vient s'ajouter aux « ateliers » voisins, récemment créés pour les indépendants. À la fois pour combler les vides et pour apporter des propositions nouvelles, le successeur de Sylvie Ritter à la tête de Baselworld, Michel Loris-Melikoff, mise aujourd'hui sur l'événementiel. Au 2e étage, une scène, baptisée « Show Plaza », permet ainsi aux joailliers de présenter leurs nouveautés lors de défilés de mannequins.

Est-ce ce genre de choses que les exposants attendaient ? « Moi, je ne suis pas là pour ça, mais si ça peut attirer des visiteurs... », réagit Philippe Berard. Personne ne sait réellement comment enrayer le cercle vicieux qui a commencé à se former il y a deux ans.
« Que Swatch ne soitpas là, ça m'est égal »

Les fabricants, comme Nick Hayek, partent les uns après les autres en se plaignant d'un manque « de dynamisme et de créativité » de la part du salon, sans pouvoir préciser ce qu'ils attendent concrètement. Face à la baisse du nombre d'exposants, les distributeurs se demandent si le déplacement vaut encore le coup. Les exposants qui restent s'inquiètent de ne plus voir passer autant de distributeurs...

C'est le cas de Pierre Burgun, patron de la marque alsacienne Pierre Lannier, pour qui venir à Bâle ne va plus de soi. « Que Swatch ne soit pas là, ça m'est égal. Le problème est l'absence de marques positionnées sur le même segment que nous et qui travaillent avec les mêmes distributeurs. Mais a priori, il n'y en a pas moins que l'an dernier... »

Pour Philippe Berard, on ne peut pas réduire les enjeux au nombre de visiteurs. Il y a des rencontres rares mais déterminantes : c'est à Bâle qu'il a rencontré celui qui distribue ses montres en Belgique depuis vingt ans. « Et ce jeudi matin à 9 h 10, le représentant d'une chaîne suisse de magasins est passé, il a posé des questions et s'est dit très intéressé ! Nous réalisons 80 % de notre chiffre d'affaires en France, c'est donc à l'étranger qu'il faut nous développer. Et c'est ici que nous trouverons des distributeurs pour exporter. »
Nouvelle direction, nouveau style

La négociation, par Baselworld, de tarifs « contenus » avec l'hôtellerie bâloise, qui profitait très largement de l'événement chaque année, la révision à la baisse, dès l'an dernier, des prix au mètre carré et, cette année, de ceux des prestations annexes : tous ces changements sont évidemment bien vécus par les exposants. Mais Pierre Burgun se demande si cette réaction n'est pas arrivée trop tard pour retenir ceux qui sont encore là, voire, idéalement, rattraper ceux qui sont partis.

Les efforts de la nouvelle équipe dirigeante sont en tout cas appréciés. « Je n'avais jamais rencontré Sylvie Ritter. Michel Loris-Melikoff est venu dialoguer avec les horlogers français à Besançon quelques semaines après sa nomination, l'été dernier, témoigne Pierre Burgun. Nous sommes redevenus des clients du salon, chose qui semblait avoir été oubliée ces dernières années. »

Le changement de style, des prix plus raisonnables et quelques évolutions à la marge suffiront-ils à sauver Baselworld ? Considérant 2019 comme une année de transition, la direction est déjà tendue, depuis plusieurs mois, vers 2020. Depuis mardi, un nouveau concept est présenté aux exposants, à tour de rôle. L'avenir du salon dépendra sans doute de leurs réactions à ce projet. Mais c'est surtout le 26 mars au soir que beaucoup, comme Pierre Burgun, décideront de leur éventuel retour à Bâle, en fonction du bilan de cette édition.
Olivier BRÉGEARD

 

 
 

Les magasins Castorama alsaciens sauvegardés

Publié dans le panorama le Vendredi 22 mars 2019 à 06:23:04

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Les magasins Castorama alsaciens sauvegardés
 

 
Castorama ne fermera aucun magasin en Alsace.

Photo L'Alsace/Vincent Voegtlin

Les magasins Castorama de Kingersheim, Colmar et Strasbourg ne sont pas concernés par l'annonce faite mercredi, en comité central d'entreprise, de la fermeture de quinze commerces en Europe, dont neuf en France. Cette décision du groupe Kingfisher, propriétaire des enseignes Castorama et Brico Dépôt, est justifiée par une insuffisance de chiffre d'affaires. Castorama compte 102 magasins en France, dont trois en Alsace, et une soixantaine en Pologne.

L'Alsace n'est pas non plus concernée par l'annonce de la fermeture de deux magasins Brico Dépôt. L. B.

 

 
 

Sevenday, une histoire cahoteuse

Publié dans le panorama le Vendredi 22 mars 2019 à 05:55:25

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Soultz Industrie
Sevenday, une histoire cahoteuse
De son ouverture en 1992 dans la zone d'activités de Soultz à la liquidation prononcée mardi, le site de production de céréales Sevenday aura connu trois redressements judiciaires, quatre pavillons différents (suisse, espagnol, allemand et hollandais). Les représentants du personnel estiment que cette fin malheureuse aurait pu être évitée.
 

 
Sevenday : clap de fin.
Ils sont 85. Quatre-vingt-cinq salariés d'une entreprise qui en aura compté plus du double au début des années 2000 à se retrouver « sur le carreau », comme le veut l'expression consacrée.

« Aujourd'hui (jeudi), seuls les salariés protégés et certains membres de la direction administrative et financière peuvent encore entrer sur le site pour liquider les affaires courantes. Les badges des autres ont été désactivés », note un membre du comité social et économique.

L'idée de la liquidation était tellement ancrée dans l'esprit du personnel de Sevenday qu'aucune action n'a même été envisagée. « Notre seul objectif désormais est de négocier un plan de sauvegarde de l'emploi qui soit respectable pour les employés. »
Des griefs contre Nimbus

À travers un courrier adressé à la presse, les représentants du personnel ont toutefois tenu à faire part de leurs griefs contre leur désormais ancien actionnaire, le fonds de pension hollandais Nimbus. « Une seule décision fut prise : elle concernait l'investissement dans une nouvelle ligne de conditionnement, mais cette dernière a été entièrement autofinancée par Sevenday par le biais d'un crédit. » Nimbus, de son côté, revendique un investissement de 2 M EUR. « De l'argent uniquement utilisé pour le fonds de roulement et donc l'achat de matières premières ».

L'absence de communication est également pointée du doigt : démission de l'ancien directeur fin novembre 2018 portée à la connaissance du personnel en janvier 2019.

Surtout, les salariés estiment qu'un dépôt de bilan posé plus tôt (cela a été fait le 29 janvier 2019) aurait pu changer la donne. En janvier, la production aura été de zéro tonne et de 250 tonnes en février contre 800 tonnes habituellement.

« Fin janvier, les valeurs des stocks de matières premières (190 000 EUR contre 425 000 EUR habituellement) et de produits finis (265 000 EUR contre 1,2 M EUR habituellement) étaient trop basses », estime le CSE de Sevenday qui rappelle que « lors du dépôt de bilan de 2015, la valeur des stocks était proche de 2 M EUR...».
Mathieu PFEFFER PLUS WEB : Notre diaporama retraçant l'histoire de Sevenday sur www..dna.fr.

PLUS WEB : Notre diaporama retraçant l'histoire de Sevenday sur www..dna.fr.

 
 

 

MULHOUSE association Demandeurs d'asile : Repas solidaires et du monde

Publié dans le panorama le Vendredi 22 mars 2019 à 06:03:38

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association Demandeurs d'asile
MULHOUSE association Demandeurs d'asile : Repas solidaires et du monde
Tous les mois depuis une quinzaine d'années, l'Association d'accueil des demandeurs d'asile (Aada) propose un repas solidaire dans un centre social différent de Mulhouse. Une famille concernée est à chaque fois en cuisine.

 
Chantal et Philippe Lacker, membres de l'association, s'occupent de toute la logistique. Ici avec les hôtes de l'Origami au CSC Wagner.
Les saveurs de ce rendez-vous du mois de mars, au centre socioculturel Origami étaient arméniennes. Les 52 convives, pour la plupart issus d'un réseau d'amis et de relations des organisateurs, des travailleurs sociaux ou des sympathisants, ignoraient encore le menu avant leur installation à table : dolma aux feuilles de vigne, persil et coriandre et sa salade arménienne, chou à la crème vanille. Comme toujours, ll n'y a pas de prix sur la carte, les dons sont libres et destinés à financer les activités de l'Association d'accueil des demandeurs d'asile.

La famille qui s'est activée aux fourneaux ne s'est pas mise en avant et n'a pu immortaliser ce moment. Présente à Mulhouse depuis quatre ans, elle doit encore régulariser sa situation Rien que par la barrière de la langue, elle est restée très discrète. Pour autant, et après les préparatifs, les parents, Harutyun, Geganush, et leurs enfants Kristine et Mkrtich, étaient tout sourire en arrivant de la cuisine avec leurs chariots d'assiettes garnies. Seule la soeur aînée, mère d'un bébé, n'était pas présente.
20 ans à la fin de l'année

La logistique du repas a été assurée par Philip et Chantal Lacker, tous deux membres du conseil d'administration. C'est ainsi tous les mois, quelques jours à peine avant le 2e jeudi. C'est un peu la course, il faut bien le dire, pour organiser le repas d'un pays du monde pour 40 à 60 personnes. Pour compliquer un peu les choses, le cadre n'est jamais le même entre les différents centres socio-culturels : L'Origami, donc au quartier Wagner, Porte-du-Miroir, Bel Air et Lavoisier. « L'association Aada, composée d'une trentaine de membres actifs, va célébrer ses 20 ans à la fin de l'année », relève Robert Harter, vice-président. Diverses initiatives sont en préparation, entre conférence, grand repas solidaire, témoignages des accompagnés comme des accompagnants. Pendant une quinzaine d'années au moins, Marguerite Christophe a été la cheville ouvrière des repas solidaires.

Leur but est double, ajoute Béatrice Wieser, membre du conseil d'administration. « Il est à la fois financier car l'association ne bénéficie d'aucune subvention publique, en dehors de la participation de l'État aux contrats aidés, et une façon de valoriser le savoir-faire des bénéficiaires. » Les demandeurs d'asile sont accueillis lors de deux permanences le mardi et le vendredi matin, dans les locaux du CCFD, rue Jules-Ehrmann, par deux salariés à mi-temps. Des entretiens individuels sur rendez-vous sont proposés pour les recours et la constitution des dossiers de demande de séjour. « On aide ces personnes dans leurs démarches administratives, pour le réexamen de leurs demandes d'asile, pour le droit au séjour au titre de la santé ou pour raison humanitaire ou encore le renouvellement des droits à la santé, pour les fiches de liaison caritatives... », ajoute Béatrice Wieser.
Cours de français

On y donne aussi des cours de français pour les parents avec leurs enfants. Cinq créneaux par semaine à la Maison de quartier de la Fonderie, 70 rue du Manège à Mulhouse. Bernard Xolin, le trésorier, estime à 2 700 le nombre d'accueils de personnes chaque année. Un travail est mené en partenariat avec les autres associations, en particulier la Ligue des droits de l'homme et la Cimade, Caritas, la conférence Saint-Vincent-de-Paul, le Secours populaire. En fait le soutien est réciproque.
Karine DAUTEL Aada, 21 rue Jules-Ehrmann à Mulhouse, 03 89 45 19 02. Prochain repas solidaire : le jeudi 9 mai à midi au centre socio-culturel Lavoisier. Le menu n'est pas encore connu. Réservation au plus tard le lundi minuit avant la date du repas auprès de Chantal et Philip Lacker, 03 89 06 02 39 ou phch@lacker.fr Voir aussi l'interview de Béatrice Wieser sur dna.fr

Aada, 21 rue Jules-Ehrmann à Mulhouse, 03 89 45 19 02. Prochain repas solidaire : le jeudi 9 mai à midi au centre socio-culturel Lavoisier. Le menu n'est pas encore connu. Réservation au plus tard le lundi minuit avant la date du repas auprès de Chantal et Philip Lacker, 03 89 06 02 39 ou phch@lacker.fr

 
 

 

Quitter son pays d'origine, c'est laisser derrière soi des visages aimés, des liens familiaux et amicaux. C'est aussi rompre avec des repères familiers, des souvenirs, des traditions (Lu dans le « Mag'AAda de décembre) .

 

Mulhouse Inauguration aujourd'hui : Les citoyens font le printemps !

Publié dans le panorama le Vendredi 22 mars 2019 à 06:02:34

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Mulhouse Inauguration aujourd'hui
Mulhouse Inauguration aujourd'hui : Les citoyens font le printemps !
Le Printemps citoyen est une initiative nationale dont la deuxième édition se déroule à Mulhouse aujourd'hui vendredi 22 et demain samedi 23 mars .

 
L'objectif de cette initiative est d'encourager les habitants à participer à la co-construction de la ville de demain. Le Printemps citoyen, ce sont 26 manifestations qui se déroulent sur les deux journées.

Ouvert à tous, cet événement collaboratif permet de découvrir, rencontrer, participer, pratiquer et agir ensemble... tout en développant la participation citoyenne et le débat démocratique. L'habitant devient un véritable acteur de la ville.
Les lieux de rencontres

Les lieux de rencontres : TUBA : 4 avenue de Colmar, Agence de la participation citoyenne : 33 A avenue de Colmar, Le Carré des associations : 100 avenue de Colmar, Centre Socioculturel Papin : 4 rue du Gaz, Marché du Canal Couvert : 26 quai de la Cloche, Tour de l'Europe : 3 boulevard de l'Europe, Square des évadés de guerre : 15 avenue du Président Kennedy, Complexe sportif de la Doller : rue de Toulon. Rendez-vous citoyen, balade familiale, café-rencontre...

Plusieurs temps forts ponctuent ce marathon de la citoyenneté. Nouveauté 2019 : la Mécanique du bonheur, nouvelle forme de démarche participative ayant pour objectif de recueillir auprès des citoyens leur perception du bonheur pour en construire une vision collective.
Un local citoyen

Le Printemps citoyen est lancé aujourd'hui à 16 h 30 en présence de Michèle Lutz, maire de Mulhouse, avec l'inauguration d'un local citoyen au 62 rue Buhler (angle des rues Neppert et Buhler). Ce local sera mis à disposition de toutes les instances participatives accompagnées par la Ville. Le Printemps citoyen s'inscrit dans la continuité des actions engagées par la Ville de Mulhouse en matière de transition démocratique : la mie en place d'une Agence de la participation citoyenne (créée en juin 2015), des outils numériques dont la plateforme citoyenne Mulhousecestvous.fr, ainsi que différentes rencontres citoyennes adaptées à chaque public. La Ville est également partie prenante de démarches participatives nationales et internationales.
Programme complet du Printemps citoyen sur Mulhousecestvous.fr. Brunstatt-Didenheim Élections européennes : permanence à la mairie

Samedi 30 mars, une permanence sera mise en place en mairie, pour les élections européennes du 26 mai (la date limite d'inscription est fixée au dimanche 31 mars). À cet égard, une permanence sera mise en place en mairies de Brunstatt et de Didenheim le samedi 30 mars de 10 h à 12 h uniquement pour les inscriptions sur les listes électorales. Aucune autre démarche ne pourra être faite en mairie ce jour-là, les autres services étant fermés

Programme complet du Printemps citoyen sur Mulhousecestvous.fr.

 
 

 

Mulhouse L'Apam, quadra en forme

Publié dans le panorama le Vendredi 22 mars 2019 à 06:42:22

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Mulhouse L'Apam, quadra en forme
 

 
Anne Rieffel, rédactrice de la première heure des « Vieux amis », la revue de l'association des Amis des personnes âgées du Moenchsberg.  Photo L'Alsace/J.-M.S.
Ouverte en 1972, la Maison médicale pour personnes âgées (MMPA) du Moenchsberg à Mulhouse a vu se créer, dès juin 1973, une association avec pour objectif d'animer la maison, d'apporter aux résidents de la solidarité, de la convivialité, de l'humanité, en leur proposant diverses animations : à savoir l'association des Amis des personnes âgées du Moenchsberg, l'APAM.

Quelques années plus tard, en 1979, les membres de l'association ont entrepris d'éditer une revue. C'était il y a tout juste quarante années. Un anniversaire que l'Apam ne voulait pas rater. C'est pourquoi elle a profité de l'assemblée générale de l'association pour souffler ses quarante bougies.
Près de 20 000 EURrécoltés en 2018

L'assemblée générale elle-même, présidée par Yvonne Vogt, sa présidente, a révélé que l'Apam, qui oeuvre pour l'amélioration de l'environnement moral des résidents, était une association en bonne santé et conviviale, mais qu'elle manquait un peu de bénévoles. Les finances sont saines, grâce aux diverses activités qui ont permis de recueillir 19 695 EUR en 2018, somme investie dans l'amélioration des conditions de vie des résidents.

Médecin du pôle, le Dr Yves Passadori a rappelé que la préoccupation du moment était le projet architectural, qui a été abandonné il y a quelques années, faute de financement, mais qui revient sur le devant de la scène, avec la problématique du maintien à domicile ou de l'hospitalisation en Ehpad d'ici dix ans.

La dernière partie de la réunion a été consacrée à la revue Les vieux amis, dont Anne Rieffel a rappelé l'histoire et l'évolution depuis le premier numéro. L'objectif était d'informer les résidents, d'établir un lien entre résidents et personnel. Rédactrice de la première heure, elle a évoqué tous ceux qui ont contribué à la réalisation des dizaines de numéros édités entre 1979 et aujourd'hui. En 1990, Les vieux amis a reçu le prix du meilleur journal d'établissement pour personnes âgées, au concours national du conservatoire francophone. La revue est éditée aujourd'hui à 700 exemplaires.

Anne Rieffel a eu droit à un cadeau pour son engagement, avant de souffler les bougies du gâteau d'anniversaire auquel tout le monde a fait honneur.
Jean-Marie SCHREIBER

 

 
 

Thann « Causerie autour du jardin » à la médiathèque

Publié dans le panorama le Vendredi 22 mars 2019 à 06:16:52

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Thann « Causerie autour du jardin » à la médiathèque
 

 
En partenariat avec le conseil départemental, le SM4 et les Jardinières papoteuses, la médiathèque de Thann organise un stammtisch autour du jardin au naturel ce samedi 23 mars, de 14 h 30 à 16 h 30, à la médiathèque de Thann. Ce sera l'occasion de partager trucs et astuces en toute convivialité et recueillir les conseils avisés d'éco-jardinières spécialisées.

Les participants pourront ainsi aborder des sujets comme les semis, le paillage, le compostage, les maladies et ravageurs, les auxiliaires du jardin, le recyclage, etc. Ce sera aussi l'occasion de découvrir la grainothèque et son fonctionnement.

Le nombre de places étant limité, les réservations sont indispensables par mail à l'adresse suivante : mediatheque-thann@cc-thann-cernay.fr ou par téléphone au 03.89.35.73.20.

Et à l'occasion de la nouvelle édition de Bibliothèques à la une, le conseil départemental et les bibliothèques haut-rhinoises, en partenariat avec de nombreux acteurs locaux, ont choisi de mettre en lumière les initiatives citoyennes qui contribuent à la solidarité, à travers la thématique « Une société plus solidaire ».

Tout le programme est visible sur www.mediatheque68.fr

 

 
 

Guebwiller Associations : Dynamique Club vosgien

Publié dans le panorama le Vendredi 22 mars 2019 à 05:47:09

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Guebwiller Associations
Guebwiller Associations : Dynamique Club vosgien
Le Club vosgien de Guebwiller a tenu son assemblée générale, dernièrement à la Cave dîmière, sous la présidence de Maurice Kieffer.

 
Diplômes d'honneur et insignes d'argent ont été décernés aux membres particulièrement méritants.
Après avoir salué l'assemblée et honoré la mémoire des membres décédés, notamment Alfred Higele, membre actif de l'équipe de travail durant de nombreuses années, Maurice Kieffer a rappelé les principales actions d'un club qui comptabilise 568 membres.

Un seul projet, mais de taille, est au programme des travaux planifiés par l'équipe de travail : la réfection totale du Sentier des cascades du Seebach, gravement endommagé par une tempête en janvier 2018, et fermé au public durant la saison estivale. Les principaux acteurs seront Daniel Siffert, Francis Rose, Francis Michaux, Jean Pierre Ginchard, Jean Marc Vogel, Daniel Heid et Marc Erny.

92 km de révision de balisage sur itinéraire, 65 km de sentiers débroussaillés, sept kilomètres de travaux importants de terrassement, et pose de 15 panneaux directionnels et lieux-dits ont été réalisés l'an passé. Pour cette année, la matinée de débroussaillage et de nettoyage des abords du château du Hugstein a été programmée le 6 avril prochain, avec les bénévoles de l'association du Hugstein.

Le Club vosgien attend toujours des volontaires pour la matinée de travail supplémentaire programmée le premier samedi de chaque mois.

54 sorties sont prévues dont un séjour à Samoëns en Haute-Savoie, une semaine de randonnée à Chamonix, quatre jours dans le Palatinat. Deux nouveautés également : la première sortie sur le thème « nature et patrimoine », suite à la dissolution des Amis des plantes du Florival et des Vosges et des randonnées pédestres hebdomadaires de 15 à 20 kilomètres. En 2018, les randonnées pédestres ont drainé 1350 personnes.

Marche d'orientation.- Au challenge 2018 du nombre, sur l'ensemble des marches d'orientation organisées dans le District VI, Guebwiller se classe 8e sur 21 clubs ; Christiane Huber remportant le trophée Dames.

Marche nordique.- 183 sorties, 2247 participants, 1293 km parcourus pour la marque nordique. Dix sorties ont été organisées pour les jeunes de 6 à 10 ans, soit 172 participants et 40 kilomètres parcourus.
Les distinctions

Lors de cette assemblée, le diplôme d'honneur de la fédération du Club vosgien a été remis à Jean-Pierre Guinchard et à Joëlle Roehr (excusée). L'insigne d'argent a été remis à Reine Bailleux, Daniel Siffert, et Daniel Heid, par Francis Kleitz maire de Guebwiller, Alain Grappe conseiller départemental, Denise Buhl suppléante du député Jacques Cattin et Alain Ferstler, président fédéral.

 

 
 

 

Manufacture du Haut-Rhin : Un redémarrage qui tarde

Publié dans le panorama le Vendredi 22 mars 2019 à 05:59:39

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Manufacture du Haut-Rhin
Manufacture du Haut-Rhin : Un redémarrage qui tarde
Officiellement, la direction de la Manufacture du Haut-Rhin, anciennement Manurhin, ne se formalise pas des délais nécessaires à l'octroi des licences d'exportation. Mais l'activité de production est, de ce fait, arrêtée.

 
Marc Laur, directeur général de transition de la Manufacture du Haut-Rhin (à gauche), et Pascal Serrière, DRH : l'entreprise mulhousienne, qui emploie encore 104 personnes, attend les autorisations d'export des autorités françaises.
Près de huit mois après la reprise de Manurhin à la barre du tribunal par Edic, consortium public du secteur de la défense des Émirats Arabes Unis, la Manufacture du Haut-Rhin, qui lui a succédé, emploie toujours 104 personnes, dont six dans sa filiale belge. Le hic est que la production n'a toujours pas redémarré, contraignant une quarantaine de salariés à rester chez eux dans le cadre de mesures de chômage partiel, effectives depuis novembre et qui devraient être prolongées en avril.
Des pertes « plus lourdes que prévu »

Si l'activité est à l'arrêt, à l'exception du secteur pièces de rechange, c'est parce que la nouvelle société n'a pas reçu des autorités françaises les licences d'exportation. « C'est un des éléments qui expliquent la lenteur du redémarrage mais nous savions que le processus serait long », note Marc Laur, directeur général de transition de la Manufacture du Haut-Rhin qui concède avoir enregistré « quelques défections ».

« Les pertes se révèlent plus lourdes que prévu, pour partie du fait de la lenteur du redémarrage commercial dans ce secteur qui est très réglementé. Pour partie aussi du fait de l'annulation de contrats par des clients de MR Equipement, qui n'ont pas pu ou voulu renouveler leur engagement avec MHR. L'actionnaire reste attaché à une gestion serrée des coûts de MHR afin de bien assurer l'avenir de cette entreprise. Edic devrait par ailleurs accorder une commande importante à MHR », confirme Marc Laur, qui refuse d'évoquer la perte financière liée aux lenteurs du redémarrage. La perte ne devrait pas être éloignée des 5 ou 6 MEUR, à mettre en rapport avec les 10 MEUR d'investissement promis par Edic à la reprise.
Décision à venir sur le déménagement

Contraints par les événements, Marc Laur et son directeur des ressources humaines Pascal Serriere, ont mis à profit les huit mois écoulés pour travailler sur de nombreux projets : formation du personnel, évaluation des processus, réorganisation... Sans oublier le déménagement sur lequel une décision devrait être prise d'ici la fin de l'année.

Deux hypothèses sont à l'étude : la réhabilitation des locaux actuels situés rue de Quimper, avec compactage, ou un nouveau site adapté. « Nous présenterons les deux options à notre actionnaire », annonce Marc Laur, qui prévoit un retour de l'activité en charge pleine pour fin 2020 ou 2021.

« Nous sommes liés à des projets, pas à une activité récurrente. Il faut dix-huit mois pour construire une machine. L'objectif est de réduire ce cycle à huit mois », précise le directeur général de transition.

Du côté du personnel, « l'ambiance est un peu morose parce qu'il n'y a pas d'activité, mais au moins on n'est pas en train de serrer les fesses pour savoir si on sera payé à la fin du mois... Nous sommes donc assez sereins, sans pour autant que le moral soit exceptionnel. La direction et l'actionnaire n'ont pas l'air étonnés du délai nécessaire pour redémarrer. Donc, on veut leur faire confiance. Mais on est pressé de redémarrer », confie la représentante de la CGT Nathalie Zettel.
Laurent BODIN

 

 
 

 

Colmar Cercle Saint-Joseph : Une joyeuse fête patronale

Publié dans le panorama le Vendredi 22 mars 2019 à 05:46:07

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Colmar Cercle Saint-Joseph
Colmar Cercle Saint-Joseph : Une joyeuse fête patronale
Dimanche sous un air printanier, le quartier Saint-Joseph de Colmar a fêté dans la salle du même nom, son saint patron avec quelques jours d'avance sur le calendrier.

 
L'équipe de cuisine et les élus au four et au moulin
Après l'office religieux présidé par le curé François Martz, en l'honneur du patron des charpentiers et des menuisiers et de l'église universelle, un moment de partage et de convivialité a réuni autour du traditionnel repas patronal 220 convives, invités par l'association d'Éducation populaire de la paroisse. Son président Sven Bachert, a souhaité une cordiale bienvenue aux nombreux invités de cette édition 2019 du repas des amis du cercle Saint-Joseph.

Cette rencontre, pour l'équipe de l'AEP, est un moment important et privilégié ; une occasion de se retrouver, d'échanger et de communier. De nombreuses personnalités étaient présentes, dont le député Eric Straumann, Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental, le maire de Colmar Gilbert Meyer, ainsi que le vicaire épiscopal Jean Louis Hug, le président du conseil de fabrique, Germain Mergel, ou le président de l'office municipal de la culture Michel Glénat. Le président a vu en leur présence un témoignage fort du soutien à l'association et à ses activités. C'est aussi la reconnaissance de l'engagement de la soixantaine de bénévoles emmenés par Jean-Michel Bechler, qui font vivre l'association.

Dans les prochaines semaines le comité de l'AEP va travailler sur le montage du dossier de mise aux normes et rénovation du centre de vacances Montjoie au Bonhomme. Il a ajouté qu'après la vente du terrain Wenzler, le projet immobilier débutera fin avril. Après démolition du pavillon Wenzler, un nouveau bâtiment propre à l'AEP verra le jour dans les deux ans à venir.

La fête patronale de ce dimanche a été l'occasion de remercier les membres de l'association et ceux du comité des fêtes pour le travail effectué chaque saison ; une équipe très dynamique ouverte à toutes les bonnes volontés qui souhaiteraient donner un peu de leur temps afin de soutenir les activités de solidarité et de convivialité de l'AEP. Après quelques mots prononcés par le curé Francois Martz qui a béni la salle, l'assistance a fait honneur au menu habituel, composé des fameuses bouchées à la reine.

 

 
 

 

Ribeauvillé Distilleries Metté/Akayane : un peu d'Alsace au Japon

Publié dans le panorama le Vendredi 22 mars 2019 à 06:29:39

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Distilleries Metté/Akayane : un peu d'Alsace au Japon
 

 
Il faudra patienter encore pour découvrir sur le marché européen et en France le fruit d'une coopération alsaco-nippone entre les distilleries Metté et Akayane. Philippe Traber, lors de notre dernière rencontre (L'Alsace du 19 décembre 2017), n'était pas peu fier du respect mutuel qui s'est établi entre lui et « Monsieur Sata », créateur de la distillerie de shochu, établie à Kagoshima, sur l'île de Kyushu, au sud de l'archipel. L'île représente le berceau d'une boisson alcoolisée séculaire (entre 20 et 40° degrés) distillée à partir de patates douces mais aussi de riz ou d'orge. « Monsieur Sata », amoureux de l'Alsace, avait suivi en 2011 les recommandations techniques de Philippe Traber, pour appliquer le principe de la double distillation sur ses alcools de shochu.

L'an passé, cette amitié a donné naissance à un nouveau produit imaginé en commun - en réalité quatre. Il s'agit d'un gin, un pour chacune des saisons : Haru au printemps, Natsu en été, Aki en automne et Fuyu en hiver. La recette de base contient de la patate douce mais chaque saison apporte son lot d'ingrédients frais, comme les yuzus (agrume local), le poivre sansho ou les algues kombu.

 

 
 

Volgelsheim Le PADD : évolution par étapes

Publié dans le panorama le Vendredi 22 mars 2019 à 06:31:33

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Volgelsheim Le PADD : évolution par étapes
 

 
Jean Roch Klethi (à droite) pour l'Adauhr a présenté le document qu'il a rédigé lors de la réunion publique qu'il a animée avec le vice-président Claude Gebhard et Gérard Hug, président de la comcom.  Photo DNA
Cette réunion concernait environ la moitié de la population du territoire de la comcom, et une réunion identique avait lieu le lendemain à Hirtzfelden.

Après les salutations d'usage du maire Philippe Mas, puis la présentation succincte de Claude Gebhard, vice président de la comcom en charge du PLUi, la parole a été donnée à Jean Roch Klethi pour l'Adauhr (Agence départementale d'aménagement et d'urbanisme du Haut-Rhin). Parmi l'assistance, évaluée à une petite centaine de personnes, étaient présents des élus, mais également des habitants, tout autant concernés par le PLUi que les communes.

Jean Roch Klethi, dans le rapport sur le PADD (projet d'aménagement et de développement durable) dont il est l'auteur, a mis en lumière quelques éléments à inclure dans les projets d'aménagement. Les POS ne seront plus en vigueur en décembre 2019 et le PLUi est devenu la norme. Le PLUi sera arrêté en juin 2019.

Les questions ont été peu nombreuses. Les zonages ne sont pas encore tout à fait arrêtés et le PLUi est lui-même encore incomplet.

Gérard Hug a évoqué la fermeture de la centrale de Fessenheim, qui fait de la commune un cas à part dans le projet.

Jean Roch Klethi a souligné que le droit à construire peut être remis en cause tandis que Gérard Hug soulignait qu'il n'y a pas de concurrence entre les communes.

Un dernier appel aux éventuelles questions, est resté sans suite. Huit réunions publiques sur le règlement et le plan de zonage auront lieu entre le 9 et le 25 avril, réunions durant lesquelles les questions devraient être nombreuses et percutantes.

 

 
 

Stosswihr Pris dans une coulée de neige mais indemne

Publié dans le panorama le Vendredi 22 mars 2019 à 06:35:44

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Stosswihr Pris dans une coulée de neige mais indemne
 

 
Un pratiquant de ski de randonnée a été pris dans une coulée de neige, mardi vers 11 h 45 dans un couloir du Falimont, sur le ban communal de Stosswihr. Dans ce secteur qu'il connaît pourtant bien, il aurait rebondi sur un rocher et glissé sur quelques dizaines de mètres.

Indemne, il a mis une demi-heure à retrouver ses skis, ses bâtons et son piolet, puis à dégonfler son airbag anti-avalanches. « J'étais en train de prendre des photographies après avoir descendu le Falimont plus au nord, afin justement d'éviter les coulées sur la zone se trouvant au soleil depuis nettement plus longtemps... Je n'ai rien entendu, mais j'ai soudain vu qu'une plaque était partie et j'ai aperçu un skieur qui n'était pas blessé », témoigne un autre skieur de randonnée expérimenté, Daniel Grataloup.

Le peloton de gendarmerie de montagne du Haut-Rhin, qui n'a pas eu à intervenir, souligne que le risque de coulées de neige est actuellement important. D'autant que des plaques à vent se sont formées voilà quelques jours, comme ici au Falimont.
J.-F. S.