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Vingt ans de « Zapping »

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 05:59:32

© L'alsace, Jeudi le 21 Mars 2019
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Vingt ans de « Zapping »
 

 
Séance dédicaces pour Phil (D.), au conseil départemental.

Photo DNA

Une partie de ceux qu'il a brocardés durant vingt ans dans le Zapping des Dernières Nouvelles d'Alsace (DNA) ont participé, samedi matin 16 mars, à l'inauguration de l'exposition consacrée au dessinateur Phil Umbdenstock, présenté au conseil départemental. « J'ai commencé à calculer l'année dernière, et je me suis rendu compte que si la rubrique était maintenue, j'arriverais en mars de cette année à mon millième dessin. J'ai pensé que ça pouvait faire l'objet d'une exposition. J'ai commencé à en parler autour de moi, et Brigitte Klinkert m'a tout de suite dit que si je la faisais, elle accueillerait la rétrospective », confie Phil, visiblement impressionné de se trouver là, au centre des attentions : « J'en reviens toujours pas, je suis assez perturbé », avoue-t-il.

Le premier dessin a été publié le 30 mars 1999. Chaque semaine, pendant vingt ans, Phil a apporté son oeil acéré et lucide sur l'actualité et la vie politique locale, sans jamais oublier d'en rire et de faire rire.

Dans le hall d'accueil du conseil départemental, 19 panneaux affichent neuf dessins sélectionnés pour chaque année de Zapping. « Mon rêve c'était de les présenter tous, mais 1000 dessins c'est impossible, et puis il y en a qui se sont perdus dans la nature. Au début, on apportait les dessins au journal, ce n'était pas encore numérisé ». La vie politique locale y tient bien entendu une part importante, mais on se remémore aussi des événements tels la canicule de 2003, où un vigneron déclare : « Avec cette chaleur, on va faire directement du vin chaud ! »
« C'est un peu comme avoir sa statue au musée Grévin, mais en plus drôle »

L'exposition permet aussi de voir l'évolution du trait du dessinateur qui au fil du temps se fait plus fourni, plus précis dans le détail, sans en mettre trop, et qui donne tout son sel et toute son expression à la caricature, sans jamais être grossière. Un talent et un esprit qui s'expriment sur chaque image. « Être croqué par Phil, c'est un peu comme avoir sa statue au musée Grévin, mais en plus drôle », a confié Brigitte Klinkert dans son discours inaugural. « C'est trop d'honneur, trop de louanges... Je vais éviter la longue litanie des remerciements, je voudrais juste saluer Renée, mon épouse, pour son soutien moral et financier, le dessin est loin de nourrir son homme. C'est un métier extraordinaire qui consiste à faire rire en appuyant là où ça fait mal », lui a répondu l'artiste.

Les discours ce n'est pas vraiment son truc, mais on en apprendra beaucoup à découvrir ses dessins, jusqu'à fin mars, au conseil départemental.
JO.K

 

 
 

Mulhouse Kennedy Remue-ménage dans les collèges

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 06:34:01

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Mulhouse  Kennedy Remue-ménage dans les collèges
 

 
À terme, le collège Kennedy accueillera une centaine d'élèves en plus. Photos DNA/K.D.
« Il n'y a pas eu de restructuration des collèges mulhousiens depuis 1990. Il y a eu un certain retard », note Philippe Trimaille, conseiller départemental du canton Mulhouse 2 et adjoint au maire de Mulhouse.

De grosses transformations sont à venir : à commencer par la rénovation totale du collège Kennedy, établissement de centre-ville avec des bâtiments de l'époque industrielle à conserver.

Ce n'était pas prévu au départ, mais des études ont aussi été lancées pour la construction d'un nouveau collège en ville, « à horizon 2025 » pour désengorger les établissements saturés. « Les collèges mulhousiens sont en surcapacité, ce qui entraîne des problèmes de carte scolaire. » Il pourrait être situé dans le secteur de la rue Lavoisier ou de la rue de Pfastatt, « en fonction du foncier disponible ». La piste de la maison d'arrêt a été abandonnée, elle resterait domaine du ministère de la Justice, même après le transfert des détenus à Lutterbach.
De 665 à 750 élèves

Le futur collège Kennedy rénové, 13 avenue du Président-Kennedy, augmentera lui-même sa capacité d'accueil passant de 665 élèves à 750 élèves. « La restructuration portera sur plus de 4000 m2 à l'intérieur avec ravalement de façade. » Il s'agit évidemment de conserver le cachet historique des bâtiments qui ont abrité en leur temps des ateliers. C'est le cas notamment de celui des élèves de Segpa (section d'enseignement général et professionnel adapté) de valeur patrimoniale.

Le bâtiment de l'administration et du CDI, plus récent, à l'entrée, sera détruit et remplacé par une nouvelle construction de 1800 m2. Elle comptera en plus le pôle scientifique et la salle des professeurs. S'ajoute « le réaménagement de 6000 m2 à l'extérieur avec la construction d'un nouveau préau. Il faudra empiéter un peu sur le parc arboré, mais avec conservation des arbres remarquables et classés ».
Retour prévu en 2023

Le calendrier est maintenant fixé. « L'objectif est d'arriver à revenir dans l'établissement en janvier 2023 après deux ans et demi de travaux. » Le concours de maîtrise d'oeuvre a été lancé en décembre 2018 et l'architecte sera désigné l'été 2019. Les études devraient courir jusqu'en mai 2020, avec lancement du chantier en septembre.

C'est là qu'interviendra le gros chamboulement pour les élèves, les professeurs et tous les personnels. « On ne peut pas faire les travaux en site occupé. » La délocalisation est prévue dans l'ancien lycée Camille-Claudel (actuel lycée polyvalent Ettore-Bugatti, pôle Camille-Claudel), 24 avenue DMC, adapté pour ce nouveau public, avec quelques éléments modulaires en plus. Il a déjà servi d'établissement relais pour des lycées en travaux, comme Roosevelt ou Lavoisier. Il héberge encore le Greta sud Alsace qui rejoindra ce lycée justement. Les cours de sport continueront de se faire dans le gymnase (récent) de l'avenue Kennedy qui dispose d'une entrée propre. Pour Philippe Trimaille, « il n'y aura pas d'improvisation. Les élèves vont retrouver leur collège ailleurs, mais avec leurs enseignants ».

Un changement est à prévoir au retour. La Segpa ne pourra pas être maintenue dans son intégralité par manque de salles. Les 6e et les 5e resteront sur place. Les 4e et 3e rejoindront le collège de Bourtzwiller. « La Segpa, c'est une richesse, un cursus qui correspond aux élèves qui avancent à leur rythme. » Dès 2020, une restructuration interviendra par ailleurs au collège Wolf (pour 3 millions d'euros). Les restructurations toucheront par la suite le collège Villon et le collège Saint-Exupéry.
Karine DAUTEL PLUS WEB Voir aussi la vidéo sur le site www.lalsace.fr

 

 
 

Vieux-Thann Liaison entre la RN 66 et la RD 35 : Le Département met 8MEUR sur la route

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 05:37:16

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Vieux-Thann Liaison entre la RN 66 et la RD 35
Vieux-Thann Liaison entre la RN 66 et la RD 35 : Le Département met 8MEUR sur la route
Le conseil départemental du Haut-Rhin dégage une enveloppe de 8MEUR pour construire la RD 33 sur l'axe Cernay-Guewenheim. La future route reliera depuis Vieux-Thann la RN 66 au continuum RD 35/34 sur un kilomètre sept cent.

 
Le chaînon manquant entre la RN 66 (notre photo) et la vallée de la Doller est dans les tuyaux du Département.
Le dossier du chaînon manquant entre la RN 66 et la RD 35 avance. Le 15 mars, la commission permanente du Département a approuvé une enveloppe financière prévisionnelle de 8MEUR. L'opération devrait permettre de délester la RN 66 du trafic de transit entre Cernay et le sud de l'agglomération thannoise. Elle devrait aussi améliorer la liaison entre Cernay et Guewenheim tout en assurant la desserte du parc d'activités du Pays de Thann-Cernay. À terme, l'axe redistribuera également les voies d'accès aux habitations des zones d'extension d'habitat prévues au schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme (ZAC du Blosen, quartier est de Vieux-Thann, Leimbach).
Des travauxde dépollution

L'enveloppe de 8MEUR représente 1 700 m de route et deux ronds-points sur la RD 103 et la RD35. Elle englobe également une voie verte dédiée aux transports doux (piétons, vélos...). Le projet prévoit aussi quatre bassins d'assainissement.

À noter que deux zones seront dépolluées dans le cadre du chantier. L'ancienne gravière de Vieux-Thann (lieu-dit Hasacker) et les anciens dépôts des hôpitaux de Thann. Les études estiment à 13350m3 le volume de matériaux pollués à extraire et traiter. Toujours d'un point de vue environnemental, mais cette fois-ci en ce qui concerne les milieux naturels traversés, la flore et la faune, les études concluent que l'état de conservation des sites Natura 2000 situés à proximité des emprises du projet ne sera pas remis en cause.

La décision de la commission permanente représente un pas important vers la réalisation de la liaison. Elle ne signifie pas que les tractopelles débarqueront dans les semaines à venir. La procédure se poursuivra avec l'ouverture de l'enquête préalable à la déclaration d'utilité publique.
Des panneauxà la Haute Bers

Le Département a également décidé de donner un coup de pouce financier à la réalisation de petits projets. Le site de la Haute Bers, dont la chaume secondaire est appréciée des randonneurs sur les hauteurs de Rimbach-près-Masevaux, va bénéficier de panneaux pédagogiques. Par ailleurs, la collectivité a annoncé apporter « un soutien exceptionnel » de 134 750 EUR aux éleveurs dont les prairies ont souffert de la sécheresse 2018. Ce qui fut le cas pour nombre d'exploitations dans les vallées de la Thur et de la Doller.
G. GAUCHET

 

 
 

 

Neuf-Brisach Jumelage à trois

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 05:53:43

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Neuf-Brisach Jumelage à trois
 

 
L'ensemble des participants devant la mairie de Breisch-am-Rhein, aux couleurs du carnaval. Photo L'Alsace/Jean-Marc Lalevée
Au mois de mai 2018, lors des festivités du renouvellement du jumelage entre la commune de Meilhan-sur-Garonne (47) et Neuf-Brisach, la délégation allemande de Vieux-Brisach, ville également jumelée avec la cité de Vauban, avait convié les Meilhannais à venir participer à leur carnaval.

Répondant à l'invitation, les habitants de Meilhan ont décollé jeudi 28 février en fin d'après-midi de l'aéroport de Bordeaux-Mérignac, pour atterrir à Bâle-Mulhouse et c'est en bus que 41 joyeux gascons dont la première magistrate de la commune, Régine Povéda et le président du comité de jumelage, Bernard Ferrassin arrivèrent à Neuf-Brisach, vers minuit et furent pris en charge par leur famille d'accueil. Le lendemain, après le petit-déjeuner offert par la commune, les hôtes ont visité les remparts de Neuf-Brisach.
Carnaval : une période hors du temps en Allemagne

L'après-midi, ils furent reçus à la mairie de Vieux-Brisach, investie par les « Fous » depuis la veille, comme l'exige la tradition millénaire. En l'absence du maire de la cité Oliver Rein, ce sont les adjoints, Lothar Menges et Jörg Leber qui accueillirent le groupe de près de 90 personnes qui fut rejoint par Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin,

Breisach où l'esprit européen est particulièrement développé et qui célèbre cette année les 1650 années de sa création, a souhaité donner un éclat tout particulier à cette rencontre. En l'honneur des Aquitains et des Haut-Rhinois la fête fut exceptionnellement déplacée à vendredi soir sur une place non loin du port. Après les discours des diverses personnalités, dont celui de Richard Alavarez, maire de Neuf-Brisach, les visiteurs sous la direction de deux guides parfaitement bilingues, découvrirent les charmes de Breisach-am-Rhein, avant d'assister le soir au clou des festivités : « Le Gauklertage » (le jour des artistes de rue), un spectacle haut en couleur. Le carnaval, en Allemagne, est une période un peu hors du temps au cours de laquelle une majorité d'Allemands ne vit, ne pense et ne travaille plus normalement et a plutôt tendance à oublier toutes les choses désagréables.
30 ans d'amitié

Le lendemain, samedi, place de la mairie à Neuf-Brisach, eut lieu une cérémonie avec dépôt de gerbe en hommage aux victimes de la deuxième guerre mondiale. Tout le monde se retrouva ensuite à la salle des fêtes communale où furent évoqués l'historique du jumelage entre les communes de Meilhan-sur-Garonne et Neuf-Brisach et les liens d'amitié qui depuis 30 ans ne cessent de s'intensifier au fil des rencontres.

Le lendemain, débuta par une messe teintée d'ambiance carnavalesque dans l'Eglise Saint-Etienne de Vieux-Brisach avant de continuer l'après-midi, avec un nouveau spectacle des « Narras » sur une place de la ville.

Enfin, lundi matin, les participants se séparèrent le coeur gros, mais avec la promesse de se revoir bientôt.
Jean-Marc LALEVÉE

 

 
 

Mulhouse Les policiers rassemblés en hommage à Xavier Jugelé

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 06:14:50

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Mulhouse Les policiers rassemblés en hommage à Xavier Jugelé
 

 
Une soixantaine de fonctionnaires de police se sont rassemblés ce mercredi devant le commissariat mulhousien.

Photo L'Alsace/Cécile Fellmann

Comme dans l'ensemble des commissariats de France, les fonctionnaires de police de Mulhouse - une soixantaine - se sont rassemblés pour un moment de silence, ce mercredi à 10 h, devant le commissariat mulhousien, après la dégradation, samedi 16 mars à Paris, en marge de l'acte XVIII du mouvement des gilets jaunes, de la plaque commémorative en hommage à Xavier Jugelé, le policier tué lors d'un attentat djihadiste sur les Champs-Élysées, en avril 2017.
« Il n'y a plus de respect »

L'appel à ce rassemblement silencieux a été lancé par le syndicat de police Alliance. « Comme l'ensemble des policiers en France, nous avons été profondément choqués par ce geste. Il n'y a plus aucun respect, pour rien, ni personne ! », s'est insurgé Billel Debbiche, le secrétaire administratif départemental du syndicat.

À ses côtés, son collègue, Michel Corriaux, secrétaire administratif régional Grand Est Alliance, a précisé : « C'est un rassemblement silencieux qui se veut digne par rapport à Xavier Jugelé. Mais c'est aussi un silence de mépris à l'égard des casseurs qui sèment la terreur partout depuis dix-huit semaines. »

Michel Corriaux, qui apparente les actes des casseurs à « une forme de terrorisme anarcho-politique », demande pour mettre fin aux violences « l'application immédiate de la loi anti-casseurs ». Pour l'heure, cette loi controversée a été votée uniquement par les députés. Elle doit encore être soumise au vote des sénateurs.

C. F.

 

 
 

POLITIQUE Débat télévisé: les six chefs de partis sur le grill

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 06:36:50

POLITIQUE Débat télévisé: les six chefs de partis sur le grill

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Ils étaient tous réunis sur le plateau de BFMTV pour un débat télévisé. Photo AFP

Jean-Luc Mélenchon

Le défenseur de l’Etat

L’Etat et pas la société de marché : Jean-Luc Mélenchon sur tous les thèmes n’a pas varié et a systématiquement critiqué toute forme de libéralisme, assumant son projet plus collectiviste de partage des richesses.

Le patron de La France insoumise, à la peine dans les sondages, devait lisser son image pour élargir sa base actuelle, tout en étant suffisamment saillant pour ne pas décevoir son camp. Un numéro d’équilibriste dans lequel il a plutôt bien réussi.

Il a aussi usé de quelques formules efficaces comme celle-ci qui mettait face à face Stanislas Guérini et Marine Le Pen : "Vous êtes le système et Le Pen est son assurance-vie".

Laurent Wauquiez

L’opposant à Macron

Le président du parti Les Républicains participait à son premier débat important à la télévision. On attendait son affrontement avec Marine Le Pen, dans la mesure où sa stratégie est justement de défendre une droite dure pour séduire l’électorat de l’extrême droite, qui a déserté la droite traditionnelle.

On a attendu, presque en vain. Car la cible de Laurent Wauquiez a surtout été Stanislas Guerini, qui représentait à ses yeux le pouvoir en place et donc Emmanuel Macron. Sa volonté est d’apparaitre comme le seul recours politique crédible, par opposition dans son esprit aux extrêmes.

Pouvoir d’achat des classes moyennes, RSA, retraités : il n’a jamais manqué de revenir sur ses fondamentaux.

 Marine Le Pen

L’opposante classique

La présidente du Rassemblement national a un but : arriver en tête des prochaines élections européennes en mai prochain. Elle était donc ce mercredi clairement en campagne et quels que soient les sujets abordés, elle a déroulé ce qui fait la force de son parti : l’immigration et l’insécurité.

Son principal opposant était Emmanuel Macron et donc son représentant Stanislas Guerini. Elle a plus volontiers attaqué Jean-Luc Mélenchon, quand elle a pu, que Laurent Wauquiez, qui pourtant fait tout pour capter son électorat.

En déroulant ses grands thèmes, elle aura convaincu ses partisans mais sans doute pas séduit les autres. Une Marine Le Pen sans surprise.

François Bayrou

Le vieux sage solitaire

Le patron du MoDem fait partie de la majorité, mais il n’a guère pris la défense de Stanislas Guerini qui a été attaqué de toute part pendant plus de deux heures. C’est l’une des grandes surprises de ce débat. Il n’a pas trop mis les mains dans le cambouis et a tenté de prendre de la hauteur à plusieurs moments.

Il a aussi listé les attentes des Français : la proportionnelle, le vote blanc, le référendum. Ce sont des propositions soutenues de longue date par le Modem.

Conseiller du président de la République, et éphémère ministre, il a fait attention à ne pas insulter l’avenir tout en cultivant l’image d’une certaine sagesse qu’il essaye d’installer depuis l’élection d’Emmanuel Macron.

 Olivier Faure

Sur tous les sujets

Le premier secrétaire du PS avait une mission claire mercredi soir : montrer que le parti de Jean-Jaurès n’est pas mort et qu’il a de l’avenir. Sa tactique était simple : ne pas laisser passer un sujet et être force de proposition.

Pour sortir de la crise des gilets jaunes il propose une grande conférence sociale. Est-ce de nature à rendre son parti novateur et incontournable ? La réponse est sans doute dans la question…

Alors que de nombreux électeurs socialistes ont donné leurs voix à Emmanuel Macron en avril 2017, et conscient que ces électeurs sont souvent déçus, Olivier Faure s’est clairement positionné dans une opposition à Emmanuel Macron.

"La démocratie n’est pas l’élection d’une seule personne", a-t-il conclu.

 Stanislas Guerini

Le VRP

Le délégué général de la République en marche avait le rôle le plus ingrat : celui de défendre la politique d’Emmanuel Macron alors que des manifestations ont lieu dans toutes la France depuis plus de trois mois. Il a bataillé pour faire le service après-vente de la politique d’Emmanuel Macron et a sans doute dû se sentir bien seul.

Très méconnu du grand public, il a paru paradoxalement assez à l’aise, n’hésitant pas à pointer les convergences entre la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon et le Rassemblement national de Marine Le Pen.

Son but dans la soirée était de défendre la politique menée, de faire de la pédagogie et tenter de donner un visage à un parti présidentiel peu incarné. Il n’a pas commis de faute notable et bien que moins expérimenté n’est pas apparu effacé.

Politique Premier débat depuis la présidentielle sur BFM-TV Gilets jaunes : la politique a repris ses droits

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 05:39:51

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Politique Premier débat depuis la présidentielle sur BFM-TV
Politique Premier débat depuis la présidentielle sur BFM-TV Gilets jaunes : la politique a repris ses droits
Bayrou (MoDem) et Guerini (LaREM) en défense du gouvernement ; Le Pen, Wauquiez, Mélenchon et Faure à l'offensive : tous sont restés sur les positions classiques de leurs partis sur la fiscalité comme sur la sécurité.

 
Les questions sont aussi vieilles que le titre de l'émission « La crise et après ? ». Comment rendre du pouvoir d'achat et réduire les inégalités ? Comment reconnecter la population avec les dirigeants ? Comment réconcilier les Français qui défilent en jaune avec ceux qui en ont marre de cette contestation ? Comment rétablir le consentement à l'impôt ?

Chacun a préparé ses réponses. En cohérence avec leur étiquette politique respective et non sans arrière-pensées électorales, les six chefs des partis les plus représentatifs invités par BFM-TV ont moins débattu que ciblé leurs électeurs au sens marketing du terme, et leurs adversaires au sens guerrier.
Touches vertes

Ainsi Marine Le Pen ressort-elle ses recettes de 2017 reprenant une formule de... la pasionaria de Lutte Ouvrière Arlette Laguiller lors de la campagne présidentielle de 1981 : « Arrêter de prendre dans les poches des pauvres pour faire des cadeaux aux très riches ». La patronne du Rassemblement national (RN) demande le rétablissement de l'ISF, défend le « produire local », accuse la directive européenne sur le travail détaché des ressortissants de l'UE et « l'immigration massive » de favoriser le chômage. Sa cible, c'est autant Emmanuel Macron que Laurent Wauquiez « qui dénonce les impôts à Paris pendant que ses députés européens en créent à Bruxelles ».

Sans surprise, Jean-Luc Mélenchon (LFI) propose aussi de rétablir l'ISF, d'installer des médecins fonctionnaires dans les déserts médicaux, de retirer au privé des services publics. Il use d'un discours classique de redistribution : « Si on donne des sous à ceux qui en ont besoin, la machine se remet en route. » Dans la logique électorale des européennes, il se déporte vite sur le terrain de l'écologie. Ses électeurs de 2017 semblent, selon les sondages, se tourner massivement vers les bulletins Europe Écologie - Les Verts.

Le Pen et Mélenchon s'accordent cependant pour demander la démission du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, des élections, et approuver les revendications des gilets jaunes.

Laurent Wauquiez n'est pas d'accord : « Rétablissons l'ordre : si on dissout, on donne raison aux casseurs. » Le chef de la droite aussi parle à son électorat. « Il faut concentrer les baisses sur les classes moyennes, indexer les retraites sur l'inflation. Si on avait écouté les gilets jaunes, on n'en serait pas là. » Baisse des droits des successions, relance de la politique familiale, économies sur la dépense publique... Le président d'Auvergne-Rhône-Alpes réclame de « tester la mise en place d'heures de travail en échange du RSA ». « Travail forcé », réplique Mélenchon. Le patron de la droite devient plus offensif sur les questions de sécurité : « Interdisons les manifestations quand il y a risque de casse. »

Très posé, le socialiste Olivier Faure, celui qui a le moins à perdre après le passage au laminoir de son parti en 2017, apporte sa touche de nouveauté et d'écologie avec « un impôt sur la fortune pour financer la transition énergétique et un plan de rénovation thermique ». Lui aussi réclame le rétablissement de l'ordre public.
Bayrou défenseuret conseilleur

Placés en défense centrale, les deux représentants de la majorité, François Bayrou et Stanislas Guerini ont joué sur des registres différents. Le centriste du Béarn, habitué de l'exercice, reste dans le registre politique : « Le résultat est là : la France a une croissance plus forte que ses voisins. » Mais il distille quand mêmes ses conseils : « Les allocations font qu'un certain nombre de personnes restent au chômage et refusent des emplois. »

Le novice du parti majoritaire endosse le costume du chef de service après-vente en brandissant une feuille de paie avec les baisses de cotisations décidées par le gouvernement, les mesures pour le permis de conduire ou les primes pour renouveler les chaudières. Il conclut par une affirmation : « Je suis contre une augmentation des taxes sur le carburant. » Histoire de ne pas oublier les gilets jaunes à l'origine de cette crise et au centre de ce débat. Ils secouent la France depuis quatre mois mais ne font pas bouger les lignes politiques.
Pascal JALABERT Les têtes de liste débattront le 4 avril sur France 2.

Les têtes de liste débattront le 4 avril sur France 2.

 
 

 

EDITORIAL : Tension de retraite

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 05:40:26

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EDITORIAL : Tension de retraite
 

 
La chorégraphie du gouvernement sur le thème des retraites a un air de déjà-vu, et cela peut inquiéter. Comme avec l'assurance-chômage, on prétend laisser les partenaires sociaux libres de décider. Ce qui n'empêche pas de les recadrer à chaque audace.

Sur les allocations-chômage, les discours culpabilisants ont visé les cadres, les intermittents, les patrons au petit pied ou les chômeurs incapables de traverser la rue. Tout ça pour aboutir à un passage en force de l'État.

Sur les retraites, des ministres insinuent qu'un tabou serait tombé. L'âge minimal de 62 ans aurait fait son temps. Comme s'il y avait lieu de s'interroger sur la promesse électorale de Macron de ne pas y toucher, alors qu'elle ne tient déjà plus. Tandis que l'on s'écharpe sur ce seuil symbolique et explosif, la réalité impose sa loi.

Le gouvernement joue aux ingénus maléfiques. D'un côté, il feint de ne pas voir que l'âge pivot de la retraite ne cesse de reculer : le report à 63 ans du taux plein des complémentaires a décalé de plusieurs mois les départs.

De l'autre côté, ce gouvernement tricote lui-même une réforme pour amener les salariés à « choisir » de cotiser plus longtemps - ou sinon à subir de sévères décotes.

Travailler plus tard ou être moins couvert plus tôt, on voit à quel type de marché veut en venir le pouvoir en place. Le gagnant sera d'abord l'État, ce qui n'est pas scandaleux en soi au plan des finances publiques.

Pour autant, faire du seuil des 62 ans le coeur du problème est un leurre. À terme, chaque cotisant devra soit aligner plus de trimestres pour partir sans se ruiner, soit capitaliser davantage dans le futur système à points.

Par un pseudo-débat sur la question de l'âge, il s'agit surtout de préparer les esprits à un allongement de la durée de travail. S'il le faut, l'État pourra faire mine de battre en retraite en conservant un seuil légal à 62 ans. Qui, de toute façon, sera de plus en plus illusoire.

 

 
 

 

Des gilets jaunes chargés de compter les voitures

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 06:13:34

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Des gilets jaunes chargés de compter les voitures
 

 
Les gilets jaunes de Phalsbourg ont reconstruit leur cabane près du péage début février... sans savoir qu'elle deviendrait officiellement un observatoire économique. Archives DNA/Guillaume Eckert
Sommés de quitter le rond-point d'accès à l'autoroute A4 qu'ils occupaient au début du mouvement social, les gilets jaunes de Phalsbourg avaient trouvé refuge dans un champ juste à côté, avec l'accord des propriétaires. Ces derniers souhaitant récupérer les lieux, ils ont de nouveau déménagé, début février, cette fois sur une parcelle prêtée par la commune, à proximité du péage.

Problème : leur cabane se trouve en pleine zone d'activité. « Et comme le PLU [plan local d'urbanisme, NDLR] ne permet sur le site que des bâtiments à vocation économique, il a bien fallu donner à ce bâtiment, une telle vocation... », explique dans un mail le maire Dany Kocher, soutien de la première heure des gilets jaunes.
Un « prototype de l'habitat du XXIe siècle »

L'édile a donc accordé un permis de construire pour la « construction d'un bureau-entrepôt-observatoire » d'une surface plancher de 12,50 m2 « totalement écologique, sans fondations, tout en ayant une bonne résistance aux risques sismiques [...], prototype de l'habitat probable du XXIe siècle, si le pouvoir d'achat continue à baisser au même rythme », écrit-il dans la notice descriptive du permis de construire.

Il justifie sa décision de la manière suivante : « L'objectif du projet est de mettre en place un observatoire des flux économiques contigus à la zone d'activités Maisons-Rouges [...]. Cette observation et cette collecte de données permettront d'analyser les segments des différents vecteurs industriels et commerçants en mouvement dans le territoire, et d'évaluer la proportion des produits, des marques en transit mais aussi des transporteurs polonais, estoniens et roumains. Analyse essentielle pour orienter les stratégies futures en matière d'accueil des entreprises. »

Et d'ajouter : « En parallèle, un comptage fin des différentes marques de voitures de passage permettra d'éclaircir, d'affiner et d'accompagner les différents concessionnaires de l'industrie automobile dans leurs choix futurs d'implantation le long de l'autoroute A4. » En résumé, les gilets jaunes ont officiellement la mission de compter les camions et les voitures. G. B.

 

 
 

Moselle Premier péage sans barrière

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 06:38:35

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Moselle Premier péage sans barrière
 

 
Le premier péage sans barrière de l'Hexagone, installé en Moselle sur l'A4..Photo RL/Alain MORVAN
Michel et Maryse viennent de se garer sur le parking près de la borne de paiement du premier péage sans barrière de France sur l'A4 à Boulay en Moselle, vers 7 h 45, mercredi. Ils viennent de Nancy et vont voir leur fille qui habite à quelques kilomètres de là. « Pour les gens qui se servent beaucoup du péage, ça doit être bien. Mais pour moi qui viens une fois par mois, c'est pas terrible. Là, aujourd'hui, je dois m'arrêter pour payer 1,30 EUR, c'est chiant », râle Michel. Il est vite pris en charge par la responsable de la communication de la Société des autoroutes du Nord et de l'Est de la France (Sanef) dans l'Est qui lui facilite le paiement à la borne. Elle a récupéré l'immatriculation de sa voiture et le guide avec bienveillance. En quelques minutes, le couple repart sans accroc. Cette situation s'est reproduite toute la journée pour le lancement de cette innovation à laquelle les professionnels et habitués dotés d'une carte de télépéage s'adaptent assez facilement. Ils passent sous le portique et quittent l'autoroute sans s'arrêter. Etienne, lui, se rend à Strasbourg et récupère des amis près de Boulay sur un parking relais. « J'avais lu dans le journal que ça commençait aujourd'hui. J'ai payé avec ma carte bancaire à la borne et on m'a expliqué comment faire pour ne plus m'y arrêter les prochaines fois. C'est moderne. C'est destiné à se développer », estime le cadre en provenance de Cutry.
Déjà fonctionnel en Irlande ou au Canada

À peine lancé sur l'A4, en Lorraine, la Sanef a déjà le projet de l'utiliser sur l'A13 et l'A14 (Paris-Caen). À l'étranger, ce type de péage est déjà bien connu près de Dublin (Irlande) ou de Vancouver (Canada).

Rudy, 65 ans, gare sa voiture sur le petit parking en bordure de l'A4 et se rapproche des agents d'accueil mobilisés en nombre pour informer les clients pendant les deux premières semaines après le lancement. « Je n'étais pas au courant. On m'a dit que je pouvais payer à la borne ou sur internet. Moi, ça ne me dérange pas », souffle l'automobiliste. Il note sa plaque d'immatriculation sur un bout de papier pour s'en rappeler au moment de payer. « Je ne m'en souviens jamais », soupire-t-il.

Quinze mois de travaux, 5,4 millions d'euros d'investissement, 50 entreprises mobilisées et 200 personnes impliquées dans le projet : la Sanef a mis le paquet pour le premier péage sans barrière de France. Les automobilistes entrent sur l'autoroute et en sortent sans avoir à s'arrêter pour payer, et à une vitesse de 50 km/h, en passant sous un portique. Celui-ci est doté de dix caméras, de quatre antennes et trois lasers pour détecter les véhicules, déterminer leur classe, communiquer avec les badges Liber-T et lire les plaques d'immatriculation de ceux dépourvus de support de paiement automatique. « Passé le temps d'adaptation, ça n'aura que des avantages pour les clients. Moins de retenue et de remontées de file aux heures de pointe, plus de fluidité. Et puis un paiement décalé, c'est la tendance actuelle dans nos vies », précise la Sanef. Pour l'heure, un certain flou existe sur le cas des automobilistes des pays limitrophes, luxembourgeois, belges ou allemands, qui ne paieraient pas le péage. La Sanef assure que son service fraude se chargera de récupérer le paiement des amendes grâce aux fichiers des cartes grises dans le cadre d'accords internationaux.
Alain MORVAN

 

 
 

CSG-CRDS du patrimoine : nouvelle décision en faveur des frontaliers

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 06:19:55

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CSG-CRDS du patrimoine : nouvelle décision en faveur des frontaliers
 

 
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) vient de rendre un arrêt qualifié d'« importante avancée » par Jean-Luc Johaneck, le président du CDTF, dans son combat contre l'assujettissement des frontaliers, affiliés à la sécurité sociale suisse, aux contributions sociales (CSG, CRDS...). Cet arrêt vient compléter un jugement du tribunal administratif de Strasbourg de juillet 2017, confirmé par la cour d'appel de Nancy en mai 2018, en faveur d'un couple de retraités haut-rhinois, anciens travailleurs frontaliers toujours assurés en Suisse, soutenus par le CDTF.

S'agissant de la question spécifique des contributions et prélèvements sociaux affectés à la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie, la cour de Nancy avait en effet demandé une question préalable à la CJUE, qui a donc donné raison aux arguments de l'avocat du CDTF, Me Julien Schaeffer. « La boucle est bouclée. L'affaire, actuellement en attente au Conseil d'État [NDLR : auprès duquel l'administration fiscale s'est pourvue en cassation], va forcément s'achever en notre faveur », assure Jean-Luc Johaneck, qui attend la décision de « la juridiction suprême de l'ordre administratif » d'ici la fin de l'année.
Le CDTF « à l'originede milliers de plaintes »

« Les demandes de dégrèvement rétroactif au fisc, envoyées au titre des années 2015 à 2017, suffiront alors pour obtenir le remboursement, sans passer par les tribunaux », poursuit le président du CDTF. Le Comité de défense des travailleurs frontaliers dit être « à l'origine de milliers de plaintes » déposées au tribunal administratif de Strasbourg depuis 2015 s'agissant des CSG et CRDS imposées sur les revenus du patrimoine, mais aussi sur les rentes provenant de l'étranger - une problématique qui suit son propre chemin devant les juridictions françaises.

Souhaitant arrêter l'accumulation des contentieux hérités de l'arrêt du 26 février 2015 de la CJUE, dit « de Ruyter », le gouvernement a décidé la suppression, dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2019, de ces contributions sur les revenus du patrimoine immobilier de tous les Français - résidant ou non en France - affiliés à un régime de sécurité sociale dans un autre pays de l'UE, ou en Suisse. Cette suppression vaut pour les revenus de 2018. Mais le gouvernement a créé, dans le même temps, un « prélèvement de solidarité » de 7,5 %, sur les revenus fonciers et les produits de placement de ces catégories de Français. Ce taux est certes moins élevé, les revenus du patrimoine ou de placement étant normalement taxés à hauteur de 17,20 %.

Le CDTF annonce qu'il va, « là aussi, devoir vérifier le bien-fondé, en matière de droit communautaire, de cette énième mouture fiscale française ». Il a jusqu'en 2020, date de l'encaissement des impôts sur les revenus de 2019. « Si nécessaire, nous proposerons à nos adhérents, en temps utile, une nouvelle lettre type de demande de dégrèvement », conclut Jean-Luc Johaneck. O. Br.

 

 
 

Un coup de pouce fiscal pour l'immobilier ancien

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 06:42:37

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Un coup de pouce fiscal

pour l'immobilier ancien
 

 

 

 
« Lutter contre le logement insalubre ; améliorer l'isolation thermique, améliorer l'attractivité des centres-villes : tels sont les objectifs de ce nouveau dispositif fiscal tourné vers l'immobilier ancien et les villes moyennes et petites », explique Julien Denormandie, ministre de la Ville et du logement. Contrairement à la défiscalisation pour l'investissement immobilier locatif (Périssol, Besson, Pinel etc.), le dispositif Denormandie ne cible donc pas le neuf et les métropoles.

Qui peut en bénéficier ?

Il s'adresse aux bailleurs qui achètent en centre-ville et souhaitent mettre leur bien en location au moins six ans. L'aide fiscale porte sur les travaux de rénovation effectués dans le bien.

À quelles conditions ?

Les travaux doivent représenter 25 % du coût total de l'opération. Soit, pour l'achat d'un logement de 150 000 euros, un ajout de 50 000 euros de travaux. Ils doivent améliorer la performance du bâtiment d'au moins 30 % en maison, 20 % en habitant collectif ou bien porter sur deux types de travaux parmi un choix de cinq : chaudière, isolation de combles, murs, fenêtres, production d'eau chaude. Pour un engagement de location de 6 ans, la réduction d'impôt, calculée sur la totalité de l'opération (achat + travaux), est de 12 %. Pour 9 ans, elle est de 18 %, pour 12 ans de 21 %. Ainsi pour un engagement total de 300 000 euros (le plafond), l'acheteur réduira-t-il ses impôts de 9 000 euros sur 6 ans, 15 750 euros sur 12 ans.

Villes éligibles dans le Grand Est : Bar-le-Duc, Châlons-en-Champagne, Charleville-Mézières, Chaumont, Colmar, Épernay, Épinal, Forbach, Guebwiller, Haguenau, Longwy, Lunéville, Mulhouse, Saint-Avold, Saint-Dié-des-Vosges, Saint-Didier, Sarrebourg, Sarreguemines, Saverne, Sedan, Thionville, Toul, Troyes, Verdun.

 

 
 

Manurhin : un redémarrage qui tarde

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 06:10:30

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Manurhin : un redémarrage qui tarde
 

 
Marc Laur, directeur général de transition de la Manufacture du Haut-Rhin, ex-Manurhin. Photo L'Alsace/Vincent Voegtlin
Près de huit mois après la reprise de Manurhin à la barre du tribunal par Edic, consortium public du secteur de la défense des Émirats Arabes Unis, la Manufacture du Haut-Rhin, qui lui a succédé, n'est pas une coquille vide. L'entreprise emploie 104 personnes, dont six dans sa filiale belge. MHR est officiellement une société de production de lignes de fabrication de cartouches de petit calibre.
Une directionpeu diserte

Le hic est que la production n'a toujours pas redémarré, contraignant une quarantaine de salariés à rester chez eux dans le cadre de mesures de chômage partiel, effectives depuis novembre et qui devraient être prolongées en avril.

Si l'activité est à l'arrêt, à l'exception du secteur pièces de rechange, alors que Manurhin a été liquidée le 1er août avec un carnet de commandes de 100 MEUR (millions d'euros), c'est parce que la nouvelle société n'a pas reçu des autorités françaises les licences d'exportation. « C'est un des éléments qui expliquent la lenteur du redémarrage mais nous savions que le processus serait long », note Marc Laur. Pour la première fois depuis son entrée en fonction en août, le directeur général de transition de la Manufacture du Haut-Rhin a accepté de répondre aux questions de L'Alsace. Marc Laur oppose cependant la confidentialité quand on lui demande pourquoi le processus de délivrance des autorisations est si long ou si la situation internationale - guerre au Yémen, tensions avec l'Arabie Saoudite, conflit entre l'Inde et le Pakistan - est la cause de ces retards. Même mutisme s'agissant du carnet de commandes actuel.

Tout juste le directeur général de transition, qui refuse de confirmer son possible départ dès le mois de juin prochain, concède-t-il avoir enregistré « quelques défections ». « Le fait que tout le processus ne soit pas abouti ne permet pas de donner un chiffre. La non-confirmation de certains n'est pas significative aujourd'hui par rapport au global », indique Marc Laur, qui tient à préciser « l'état d'esprit dans lequel se trouve l'investisseur Edic ».
Déménagementen vue

« Les pertes se révèlent plus lourdes que prévu, pour partie du fait de la lenteur du redémarrage commercial dans ce secteur qui est très réglementé. Pour partie aussi du fait de l'annulation de contrats par des clients de MR Equipement, qui n'ont pas pu ou voulu renouveler leur engagement avec MHR. L'actionnaire reste attaché à une gestion serrée des coûts de MHR afin de bien assurer l'avenir de cette entreprise. Edic devrait par ailleurs accorder une commande importante à MHR », confirme Marc Laur, qui refuse d'évoquer la perte financière liée aux lenteurs du redémarrage. Alors que Manurhin, déjà en chômage technique, perdait un million d'euros par mois l'an dernier, la perte ne devrait pas être éloignée des 5 ou 6 MEUR, à mettre en rapport avec les 10 MEUR d'investissement promis par Edic à la reprise.

Contraints par les événements, Marc Laur et son directeur des ressources humaines, Pascal Serriere, n'ont pas chômé pour autant. Ils ont mis à profit les huit mois écoulés pour travailler sur de nombreux projets : formation du personnel, évaluation des processus, réorganisation... Sans oublier le déménagement sur lequel une décision devrait être prise d'ici la fin de l'année. « Nous avons travaillé avec la maire de Mulhouse et le président de Mulhouse Alsace agglomération sur deux hypothèses : réhabilitation des locaux actuels situés rue de Quimper, avec compactage, ou nouveau site adapté. Nous présenterons les deux options à notre actionnaire », annonce Marc Laur, qui prévoit un retour de l'activité en charge pleine pour fin 2020 ou 2021.

« Nous sommes liés à des projets, pas à une activité récurrente. Il faut dix-huit mois pour construire une machine. L'objectif est de réduire ce cycle à huit mois », précise le directeur général de transition. « Ce redémarrage est conditionné par l'implication de tous. Tout le monde doit se sentir concerné », espère Pascal Serriere qui dit « vouloir convaincre, pas contraindre » les salariés à une évolution des mentalités. C'est l'objet des réunions d'information mensuelles, comme celle organisée hier, qui permettent de garder motivé un personnel qui ne voit rien venir. Les représentants syndicaux, eux, sont encore plus discrets que leur direction, renvoyant sur elle pour toute réponse aux questions des journalistes. Laurent BODIN

 

 
 

EuroAirport : Un plan contre les nuisances sonores

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 05:43:23

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EuroAirport
EuroAirport : Un plan contre les nuisances sonores
Le préfet du Haut-Rhin a signé hier le nouveau plan de prévention du bruit dans l'environnement (PPBE) de l'aéroport Bâle-Mulhouse, qui dresse les mesures à prendre pour rendre soutenable le développement du trafic.

 
Principale compagnie à Bâle-Mulhouse, easyJet possède déjà dix-sept A320neo - dont « l'empreinte sonore » est estimée moins importante.
« Il ne peut y avoir de développement de l'EuroAirport sans prendre en compte les besoins des riverains », résume Laurent Touvet, préfet du Haut-Rhin et membre du conseil d'administration de l'aéroport de Bâle-Mulhouse. Parmi ces besoins, celui d'une réduction des nuisances sonores n'est pas le moindre.

Dans un contexte de tensions croissantes, la publication du nouveau plan de prévention du bruit dans l'environnement (PPBE) de l'EAP est donc l'occasion de montrer que cette « préoccupation » est partagée par l'État comme par la direction de l'aéroport. « Depuis deux ans, chaque réunion du conseil d'administration a abordé la question », souligne Laurent Touvet.
11 à 13 millions de passagers d'ici dix ans

L'enjeu est de taille, puisque le président du conseil d'administration de l'EAP, Luc Gaillet, estime « encore très important » le potentiel de développement du trafic, qui a atteint 8,6 millions de passagers l'an dernier. Soit près de 100 000 « mouvements » (décollages et atterrissages). Frédéric Velter, directeur général adjoint, annonce 11 à 13 millions de passagers d'ici dix ans, sans s'engager sur le nombre de mouvements à cette échéance. Il préfère insister sur le fait que les avions qui passent par Bâle sont de plus en plus grands et que leur taux de remplissage moyen est passé de 75 % à 84 % depuis 2012.

Le changement de la flotte des compagnies clientes de l'EAP est aussi le principal moyen technique avancé pour réduire le bruit. En attendant, un jour, d'éventuels avions électriques, les premiers A320neo sont passés par Bâle en 2017. « Nous avons constaté que l'A320neo faisait deux fois moins de bruit », explique Frédéric Velter. Les deux principales compagnies opérant à Bâle, esayJet et Wizz Air, ont entamé des programmes d'acquisitions de ce type d'appareils (A320neo ou B737 Max), mais le renouvellement complet de leurs flottes prendra du temps. Pour en attirer davantage à Bâle, l'EAP a mis en place, l'an dernier, des incitations tarifaires renforcées.

Un autre axe de lutte contre le bruit passe par un travail sur les « procédures opérationnelles d'exploitation ». La DGAC table notamment sur une concentration des trajectoires. Les avions passeront de plus en plus par les mêmes endroits, ce qui réduira « de 20 à 40 % » le nombre d'habitants impactés par le bruit, mais augmentera davantage encore les nuisances pour les malheureux qui se trouveront sous ces trajectoires. « C'est un choix qui s'impose », assume Christian Marty, directeur de la sécurité de l'aviation civile Nord-Est.
Moins de décollages côté sud

La DGAC veut aussi développer la descente continue lors des atterrissages, pour éviter des paliers qui se traduisent par de bruyantes relances des moteurs. 60 % des atterrissages se font déjà en descente continue, plaçant l'EAP parmi les meilleurs élèves de l'Hexagone.

D'autres mesures sont possibles au sol : utiliser systématiquement l'intégralité de la longueur des pistes, par exemple, amènerait les avions plus haut au-dessus des habitations lors des décollages, mais cela les obligerait à rouler davantage et ralentirait l'écoulement du trafic aux heures de pointe.

Autre sujet de récrimination des riverains, les vols, en particulier nocturnes, de l'hélicoptère de la Rega (Garde aérienne suisse de sauvetage) : la DGAC va étudier la possibilité d'adapter ses itinéraires pour diminuer la gêne.

Le plan présenté hier rappelle aussi l'engagement de l'EAP à réduire de moitié, par rapport à 2017, le nombre de décollages vers le sud entre 23 h et minuit, et à stabiliser le nombre total de mouvements dans cette même tranche horaire. Pour aller au-delà, l'aéroport devrait obtenir rapidement le feu vert de la direction générale de l'aviation civile (DGAC) pour lancer une « étude d'approche équilibrée ». L'État pourra aussi décider d'une réduction des plages horaires, voire une « restriction d'exploitation ». Mais on nous rappelle d'emblée les 6 300 emplois directs que compte la plateforme aéroportuaire, sans compter son rôle dans l'économie transfrontalière.
Olivier BRÉGEARD

 

 
 

 

Cancer Une nouvelle campagne pour aider les malades

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 06:29:10

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Cancer Une nouvelle campagne pour aider les malades
 

 
« C'est un travail ingrat et long mais c'est un travail nécessaire », explique Nicole Weishaupt, vice-présidente du comité du Haut-Rhin de la Ligue contre le cancer, en évoquant le début de la quête annuelle. Archives L'Alsace
Le comité du Haut-Rhin de la Ligue contre le Cancer a lancé lundi sa nouvelle campagne afin de récolter des dons. « C'est un travail ingrat et long mais c'est un travail nécessaire », insiste Nicole Weishaupt, vice-présidente du comité du Haut-Rhin de la Ligue. Alors que les sommes collectées sont en recul ces dernières années, elle entend interpeller ses concitoyens : « Nous avons 6 000 nouveaux cas de cancer par an dans le département. Il faut aujourd'hui une forme de responsabilisation, chacun à son niveau peut faire quelque chose. »

Sur le terrain, ils sont 1 850 quêteurs à sonner aux portes. « Certains sont bien connus dans leur village ou leur quartier, les gens les attendent presque », constate Nicole Weishaupt, qui a lancé ces quêtes à domicile il y a près de 40 ans, un cas unique en France. Mais dans d'autres secteurs du département, les bénévoles ne sont pas nombreux... La vice-présidente lance donc un appel aux bonnes volontés.
Soutenir le dépistage

L'an passé, ces quêtes à domicile ont permis de récolter 998 985 EUR. Les autres actions (vente d'orchidées, récupération de cartouches, spectacles...) ont permis d'ajouter 61 271 EUR. Des sommes qui sont réinvesties à 72,2 % dans la lutte contre le cancer, le reste allant aux frais de fonctionnement de l'association, aux frais de collecte et à la contribution à l'effort national.

« Avec ces sommes, nous faisons de la prévention », indique Nicole Weishaupt. Le comité du Haut-Rhin a ainsi deux chargés de prévention qui interviennent notamment dans les écoles et les entreprises, pour parler notamment d'alimentation et de tabac. La Ligue soutien également 75 espaces santé dans le département. « Nous soutenons aussi activement le dépistage des cancers du sein, du col de l'utérus et colorectal. Dans ce dernier cas, il faut vraiment inciter les gens à le faire. Ce cancer, dépisté très tôt, se soigne dans 9 cas sur 10. Et pourtant, les gens hésitent encore. Il faut les aider à changer. »

Autre champ d'action : la recherche. « L'an passé, notre comité a ainsi reversé 562 584 EUR», précise Nicole Weishaupt. Ce qui représente plus de 23 % des dépenses.

Dernier point, et pas des moindres, l'aide aux malades et à leurs proches, qui représente 41 % des dépenses. Cette aide se fait en particulier dans les trois lieux d'accueil de la Ligue, à Colmar, à Mulhouse et à Folgensbourg, où 33 bénévoles se relayent pour accueillir, écouter et orienter les malades et leurs proches. Ils les dirigent notamment vers des ateliers bien-être (activité physique adaptée, sophrologie, conseils en soins et en esthétique, arts plastiques et art-thérapie, cuisine et diététique, chant mais aussi kayak et escrime). Dans ces mêmes centres, deux psychologues et un médecin peuvent recevoir les malades et leurs proches.
Appel à la mobilisation

Toujours dans l'aide aux malades, il y a la commission sociale. Sur proposition des assistantes sociales, certaines personnes se voient attribuer des aides exceptionnelles pour faire face aux difficultés financières qui (souvent) s'ajoutent au cancer. « L'an passé, nous avons attribué des aides pour un montant de 195 890 EUR. » Enfin, le comité départemental finance du petit matériel pour les hôpitaux et des heures de formation pour le personnel : lits particuliers, pompe à morphine... (2,2 % de ses dépenses).

« Si nous pouvons faire tout cela, c'est parce que nous avons organisé ces quêtes et que les gens donnent. Mais face au nombre croissant de cancers, nous avons vraiment besoin que les gens se mobilisent et continuent à donner. » Plus qu'un appel, c'est un cri du coeur que lance cette année encore Nicole Weishaupt.
Élise Guilloteau CONTACTER Nicole Weishaupt, vice-présidente du comité du Haut-Rhin de la Ligue contre le cancer, au 03.89.76.26.02.

 

 
 

Climat : La limite pluie-neige remonte

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 05:41:57

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Climat
Climat : La limite pluie-neige remonte
Dans les Hautes-Vosges, les périodes d'enneigement et les hauteurs moyennes de neige naturelle se réduisent. Telles sont les premières conclusions tirées des relevés réalisés depuis 1976 par l'association NIV'o.s.e et Pierre-Marie David au Haut Chitelet (1 220m). Une précieuse source d'information pour les scientifiques.

 
L'enneigement et les hauteurs moyennes de neige naturelle se réduisent dans les Hautes-Vosges alsaciennes.
« Suivi du manteau neigeux, merci de ne pas perturber cette zone »... Ce matin, le panonceau bleu flanqué d'un flocon de l'association NIV'o.s.e vacille dans la bourrasque. Une neige humide et accrocheuse tombe en pagaille sous un petit -1 °C. Armé de sa sonde, Pierre-Marie David mesure la hauteur de neige dans la tourbière du Haut Chitelet, comme il le fait depuis 43 ans. Près d'un demi-siècle de relevés, soit une source d'information unique en son genre dans les Hautes-Vosges à même de renseigner l'histoire de l'enneigement et d'alimenter les études sur l'impact du réchauffement climatique. « Un jour, un géographe strasbourgeois m'a dit que ma série est un trésor archéologique », se réjouit le montagnard, autodidacte passionné d'histoire et de naturalisme.
« Dans les Vosges, la normale est l'anormal »

Dans ses cahiers, il consigne la température, les phénomènes météo, la hauteur de neige. « 30 novembre 1976, tempête de neige dans la nuit à 23 h. Un mètre d'épaisseur en moins d'une semaine. Abri météo rempli de poudreuse. » 25 janvier 1977 : « Pluie battante, 3 °C, manteau neigeux à 80 cm »... Cela n'a l'air de rien mais, répétés sur 43 hivers, ces relevés sont une mine d'informations pour les géographes, les climatologues et les météorologues qui étudient l'évolution climatique. Plusieurs d'entre eux font d'ailleurs partie du réseau NIV'o.s.e. « Pas un hiver ne ressemble à l'autre. On remarque une grande variabilité de l'enneigement. Dans les Vosges, la normale est l'anormal », note Pierre-Marie David, qui anime le réseau. Deux exemples extrêmes : « Le pire hiver est l'hiver 1989-90 avec un maximum de 30 centimètres de neige, 81 jours à 1 cm, 47 jours à 5 cm, 36 jours à 10 cm et 7 jours à 20 cm. À comparer à l'hiver centennal de 2005-06, où dès le début de la saison, on est monté à 2,3 mètres. On est ensuite resté toujours proche du mètre et en mars il y a eu 3 mètres. »

Un véritable yoyo météo annuel, difficile à interpréter du point de vue du climat, qui rappelle le yoyo quotidien de la limite pluie-neige. Mais sur la durée, les moyennes traduisent des tendances. C'est ce que montrent les moyennes décennales de la courbe d'enneigement des Hautes-Vosges de 1976 à 2016. « Après 1976-86, les décennies 1986-96, 1996-2006, 2006-16 donnent des hivers dont l'enneigement commence un peu plus tard et finit un peu plus tôt. »
L'enneigement futur du massif en question

En 40 ans de travail bénévole sur les crêtes, Pierre-Marie David a aussi constaté une remontée de la limite pluie-neige. « Autrefois elle se situait vers 900 mètres, maintenant on est plutôt sur 1 000 mètres. »

Les relevés de NIV'o.s.e rejoignent d'ailleurs ceux qui ont été réalisés depuis 1961 dans le massif de la Chartreuse au Col de Porte (1 326 m) par les scientifiques du centre d'études de la neige. Remontée de la limite pluie-neige, baisse de la durée d'enneigement, baisse de la durée des grandes neiges. Six jours d'enneigement en moins et 16 jours d'enneigement supérieur à un mètre en moins par décennie, avait précisément révélé en 2012 une étude fondée sur des données collectées par Météo France (lors du 25e colloque de l'association internationale de climatologie) concernant ce massif pré-alpin de moyenne montagne.

Pourra-t-on encore skier sur neige naturelle dans 50 ans dans les Vosges ? Quelles conséquences sur l'évolution forestière et les activités humaines portent ces évolutions ? Autant de questions qui restent en suspens. Mais le sujet passionne. Lors d'une récente conférence organisée à Anould (Vosges), le professeur honoraire en climatologie, Patrice Paul, membre de NIV'o.s.e, a fait salle comble.
Grégoire GAUCHET Association NIV'Observations, suivi de l'enneigement : Niv.ose.hv@gmail.com Voir notre vidéo sur dna.fr

Association NIV'Observations, suivi de l'enneigement : Niv.ose.hv@gmail.com

 
 

 

Forêt Des conifères en sursis ?

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 06:12:11

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Forêt Des conifères en sursis ?
 

 
Michel Farny, technicien de l'ONF à l'unité territoriale Doller-Largue, écorce un sapin pectiné attaqué par le scolyte curvidenté, à la recherche d'un insecte ravageur. Photo L'Alsace/Romain Gascon
En ce début de printemps, les arbres commencent à bourgeonner. Dans quelques semaines, les houppiers rougissants des sapins et des épicéas malades se détacheront nettement sur la mosaïque verte de la forêt de Sickert, dans la vallée de la Doller. « Le rougissement, c'est la dernière étape, explique Michel Farny, technicien de l'ONF (Office national des forêts) à l'unité territoriale Doller-Largue. Avant ça, il y a d'autres indices que le forestier peut identifier. Les trous de pénétration des scolytes, la sciure et les aiguilles au sol, la silhouette qui se déplume, la résine qui s'écoule le long du tronc et, enfin, l'écorce qui se décolle par plaques, laissant apparaître les galeries creusées par l'insecte. »
« Il faut être réactif »

Les scolytes de l'épicéa et du sapin ne sont pas les seuls responsables de la mauvaise santé des conifères en Alsace. En forêt de la Hardt, les pins sylvestres rougissent sous l'effet d'un champignon, le sphaeropsis des pins. Et si le sapin blanc « souffre sur les versants sud des Vosges en deçà de 600 m d'altitude, l'arbre emblématique des Vosges n'est vulnérable que parce qu'il est déjà affaibli », explique Jean-Philippe Hell, technicien spécialisé de l'ONF à l'agence de Mulhouse. Selon le forestier, la cause première qui conduit à la mort des individus des trois essences est la même : « C'est avant tout l'élévation des températures et les épisodes de sécheresse répétés qui fragilisent les forêts. »

Si aucune action ne peut être engagée pour protéger les peuplements de sapin, pour lesquels les attaques de scolytes ne constituent qu'un facteur de mortalité secondaire, le Département de la santé des forêts (DSF), à la Draaf Grand Est, et l'ONF recommandent, concernant l'épicéa, d'« être réactif pour éviter la propagation du parasite, de couper et d'écorcer les bois contaminés, et de les retirer dans les quatre semaines, en les stockant à au moins 5 km de la forêt », indique Denis Girault, chef du pôle interrégional nord-est du DSF. Jean-Philippe Hell complète : « Nous repoussons les coupes prévues pour exploiter en priorité les arbres touchés. Leur bois n'a pas la même valeur, il sert à fabriquer des palettes plutôt que du bois d'oeuvre. Nous négocions avec nos partenaires pour qu'ils acceptent de plus grandes quantités, mais les capacités des scieries sont limitées. »
« Le marché est saturé »

« Quand les crises sont locales, on peut écouler les bois à l'étranger, note Denis Girault. Mais l'Allemagne, la République Tchèque, la Suisse, l'Autriche sont également touchées, et le marché est saturé. » Pour l'épicéa, à la fin janvier 2019 les volumes de bois déclarés attaqués en forêt publique s'élevaient à 450 000 m³, pour une récolte annuelle habituelle de 550 000m3, selon un document émanant de l'ONF. Dans la zone dont Jean-Philippe Hell est responsable, s'étendant depuis Colmar jusqu'au Jura alsacien, en passant par la Hardt, l'estimation des volumes de sapins condamnés s'élève à 28 000m3. « L'effet d'une année n'est visible qu'à n + 1, précise le technicien, mais la question de l'avenir du sapin se pose dans plusieurs zones. »

Sur le ban de Sickert, dans la vallée de la Doller, « ce sont 15 à 20 ha sur les 140 ha de sapin appartenant à la commune qui sont affectés, calcule Michel Farny. Sur les 450 m³ que la commune peut exploiter chaque année sans mettre en péril l'accroissement naturel, 300 m³ touchés sont d'ores et déjà à extraire. Nous parons au plus pressé pour des questions de sécurité des promeneurs. J'ai prévenu le maire que 2019 serait peut-être une année blanche, au cours de laquelle les frais d'exploitation et de débardage seront à peine couverts. » Un manque à gagner qui représente 5 % du budget de la commune, selon Bertrand Hirth, le maire, qui ajoute : « Je crains, pour les années à venir, que les coûts deviennent supérieurs aux recettes. »

En forêt privée, « la situation n'est pas évidente, fait remarquer Thierry Bouchheid, technicien départemental au CRPF (Centre régional de la propriété forestière du Grand Est). D'une part, on ne connaît pas toujours les propriétaires des parcelles. D'autre part, la petite taille de nombreuses parcelles a favorisé les plantations monospécifiques. »
« Le choix du forestier devient compliqué »

Tous les acteurs s'accordent à dire que les forêts mélangées sont plus résilientes aux attaques. Jean-Philippe Hell précise : « Les arbres ne sont pas moins touchés, mais nous ne procédons pas à des coupes rases et nous pouvons nous appuyer sur d'autres essences en place. »

Un capital précieux, dans le contexte d'un dérèglement et d'un réchauffement climatiques qui laissent les acteurs démunis : « Le choix du forestier commence à devenir très compli-qué, remarque Thierry Bouchheid. Nous devons arbitrer entre des essences autochtones fragilisées et des essences allochtones peut-être mieux adaptées, mais dont on peut nous reprocher la préférence. La question de la solution la plus écologique se pose, alors que le bois est un matériau durable. »

Jean-Philippe Hell évoque des « îlots d'avenir, développés en partenariat entre l'ONF, les communes forestières et le CNPF [Centre national de la propriété foncière], dans lesquels est expérimentée l'acclimatation d'espèces locales mais dont les individus proviennent d'autres régions, comme des hêtres du sud de la France, ou d'espèces allochtones. » « Dans le Haut-Rhin, de tels îlots seront mis en place en lien avec un organisme de recherche, ajoute-t-il. Ils seront moins de dix et représenteront des surfaces inférieures à 2 ha. Nous aurons des résultats à long terme, dans vingt ou trente ans... En attendant, certains choisissent de replanter le Douglas, d'autres reviennent aux feuillus. » Des feuillus qui n'ont pas été épargnés par les phénomènes de rougissement, lors de la sécheresse de l'été passé. Romain GASCON
SURFER http://draaf.grand-est.agriculture.gouv.fr/Sante-des-forets PLUS WEB Nos vidéo et diaporamasur le site internet : www.lalsace.fr

 

 
 

Colmar La Petite Venise en miroir

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 06:18:58

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Effet de miroir dans le quartier de la Petite Venise, à Colmar. Photo L'Alsace/Dom Poirier
Colmar La Petite Venise en miroir

À deux pas de la Petite Veniseà Colmar, le Bar M arboreune plaque émaillée publicitaire insolite, que nous avons misen perspective pour cette photographie. Éditée par Coca-Cola®à l'intention des débiteurs de boisson du Grand Est, elle représente le quai de la Poissonnerie. Cet endroit est l'un des plus photographié par les touristes dans la cité de Bartholdi.La particularité de cet objet publicitaire est que la société américaine s'est autorisé un effet miroir pour la composition de cette illustration...Le restaurant étoilé JY'S se retrouve ainsi à gauche de l'image, contrairement à son réel emplacement !

 

 
 

Clubs-services Avec le Rotary, à l'IUT du Grillenbreit : Une dictée sans faute

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 05:34:42

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Clubs-services Avec le Rotary, à l'IUT du Grillenbreit
Clubs-services Avec le Rotary, à l'IUT du Grillenbreit : Une dictée sans faute
Les membres du Rotary avaient fort à faire pour accueillir les nombreuses personnes venues tester leur orthographe, samedi dernier, à l'IUT du Grillenbreit à Colmar.

 
Ambiance studieuse, pour un public à la recherche du sans-faute dans un amphi affichant complet.
Le sourire qu'arboraient samedi après-midi les personnes enregistrant les inscriptions à la dictée du Rotary, à Colmar, augurait une belle réussite, sachant que plus de 100 candidats s'étaient inscrits sur le site dédié à l'opération. Mais l'affluence a rapidement dépassé les espérances, et il a fallu arrêter les inscriptions à plus de 200, l'amphi de l'IUT du Grillenbreit étant complet.

Parmi les personnalités, à noter la visite de Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental, et du député Éric Straumann qui, comme chaque année, a fait la dictée qu'il a jugée « assez facile ».

Après le rappel des règles, du barème de correction, c'est à Patrick Breitel, plus connu sous son nom de chanteur « Albert de la vallée de Munster », qu'est revenue l'importante responsabilité de lire la dictée nationale, identique pour tous les clubs où a été organisée simultanément l'épreuve.

Composée de trois parties de difficulté croissante en fonction de la tranche d'âge (de 10 à 14 ans, plus de 14 ans et plus de 18 ans), elle a été annoncée comme plus facile du point de vue orthographique que l'année précédente, mais plus difficile sur le plan grammatical, en raison d'accords de certains verbes.

Effectivement, du moins hormis pour les plus jeunes, le début n'a été qu'une agréable mise en bouche avec une histoire de cravates offertes en cadeau. Guère de difficultés notoires non plus dans la partie destinée aux moins de 18 ans, si ce n'est « chihuahua ».

La suite, elle, a réservé quelques surprises et a permis de découvrir de nouveaux termes, sans pour autant en connaître la signification et encore moins la graphie. Petit florilège : « entregent », l'accord des verbes pronominaux, « tartufferie », « momerie », « biset » (pigeon, NDLR) ou « balai-brosse » au pluriel.
« Cuissots », « gymkhana »

Sur les visages, soit le sourire de ceux venus s'amuser, soit l'anxiété, la peur de se tromper chez les compétiteurs venus pour gagner. Afin de départager les éventuels ex-æquo, un petit texte additif a été soumis à la perspicacité des candidats. Là, pour beaucoup, franche rigolade ou airs dubitatifs. S'y trouvaient ainsi des extraits de la dictée de Mérimée avec ses « cuissots de chevreuil » et les « cuisseaux de veau » ou encore « gymkhana » et « halbi » (cidre pomme-poire, NDLR).

Enfin Albert, venu avec sa guitare, a détendu l'atmosphère en interprétant quelques chansons dont une composée pour l'occasion, avant que le pot, offert par des sponsors, ne requinque le public. Au final, un beau succès qui récompense les efforts des 15 rotariens et 16 correcteurs.

 

 
 

 

Colmar agglomération La collecte des bio-déchets : Des poubelles plus vertueuses

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 05:59:45

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Colmar agglomération La collecte des bio-déchets
Colmar agglomération La collecte des bio-déchets : Des poubelles plus vertueuses
Toutes les communes et tous les quartiers de Colmar Agglomération sont désormais intégrés dans la collecte de bio-déchets. Il a fallu six ans pour déployer intégralement ce dispositif en porte-à-porte, qui ne présente que des avantages, tant pour l'environnement que pour les finances de l'intercommunalité.

 
Le ramassage des bio-déchets s'effectue une fois par semaine en porte-à-porte, dans chaque commune et quartier de Colmar Agglomération, selon un calendrier bien précis.
C'est au centre-ville de Colmar que le déploiement de la collecte des bio-déchets s'est achevé, fin 2018. « C'était la zone la plus complexe en raison de la densité de population et de la présence des nombreux restaurants », commente Laurent Ott, chef de service de la gestion des déchets dans l'agglomération.

Six ans plus tôt, la commune de Horbourg-Wihr et le quartier de la Soie à Colmar avaient été volontaires pour essuyer les plâtres de ce nouveau dispositif, lancé par le service de gestion des déchets, sous l'impulsion de Guy Waehren, vice-président de Colmar Agglomération (CA) en charge de la valorisation des déchets.

« Le Grenelle de l'environnement, qui venait d'être adopté, proposait des moyens, à travers l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), pour valoriser les bio-déchets », explique-t-il. De quoi convaincre les élus de Colmar Agglomération (CA) de lancer la phase test.
Un investissementde 1,5 million d'EUR

« Ce qui a facilité les choses est que nous faisions déjà deux collectes d'ordures ménagères hebdomadaires en porte-à-porte. Avec le constat que les usagers ne sortaient généralement leur poubelle qu'une seule fois par semaine. Il a suffi d'en dédier une aux bio-déchets », relève Laurent Ott. Le dispositif a ainsi pu être mis en place rapidement et à moyen constant.

L'opération a tout de même nécessité un investissement de 1,5 million d'EUR, entre la communication et l'équipement des foyers en poubelles brunes et en petits seaux. « L'Ademe a pris en charge 50  % des frais de communication et 30  % des frais de matériel, soit 500 000 EUR en tout », indique Guy Waehren.

Après les secteurs pilotes, le dispositif s'est étendu très progressivement, commune après commune, quartier après quartier. « On a beaucoup communiqué grâce, d'abord, aux réunions publiques, puis au passage de deux agents du service dans les foyers. 90  % de la population a été approchée », indique Laurent Ott.

Mais le petit seau, où on met les déchets, a bien failli mettre à mal l'opération. « Le premier seau qu'on a distribué était hermétique. Du coup cela accélérait les réactions de décomposition avec, comme conséquence, de l'eau de condensation au fond du seau et des mauvaises odeurs. Les gens râlaient. Le projet aurait pu tourner court », se souvient Laurent Ott. Les seaux hermétiques ont finalement été remplacés par des paniers ouverts en 2014-15, qui, au contraire, favorisent l'assèchement de leur contenu. Problème résolu.

L'autre grande difficulté était la mise en place de la collecte dans les grands ensembles immobiliers, notamment dans le quartier ouest de Colmar. « On a opté pour des bornes, semblables à celles des conteneurs enterrés, au pied des immeubles. » Pas moins de 180 de ces bornes ont été installées dans toute la ville. « Cela fonctionne très bien. L'avantage pour nos services est qu'ils passent pour les collecter quand ils veulent », commente Laurent Ott.

Aujourd'hui, tous les habitants de l'agglomération colmarienne disposent d'une solution pour trier leurs déchets organiques, comme l'exige la loi de transition écologique, mais avec 7 ans d'avance (2025). Si bien que Colmar est référencée au niveau national. « On fait partie des premières intercommunalités à l'avoir expérimenté. » Sélestat, Strasbourg, Mulhouse ont déjà demandé des informations.
Valérie FREUND

 

 
 

 

Colmar CFA Une formation pour bien vendre et bien faire

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 06:32:30

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Colmar CFA Une formation pour bien vendre et bien faire
 

 
 
La journée portes ouvertes du CFA Marcel-Rudloff avait lieu dimanche. Les jeunes apprentis ont présenté leur formation mais aussi, et surtout, leur savoir-faire.

Pour les portes ouvertes de leur établissement, ce sont les jeunes inscrits en CAP vente qui ont accueilli les visiteurs.

« Leur formation leur apprend à vendre un produit. Aujourd'hui, ils mettent à profit leurs cours en promouvant le CFA avec les compétences qu'ils ont acquises », entame Alexandra Caullery-Kempf, enseignante de français et d'histoire-géographie.

A quelques mètres, d'autres élèves s'activent derrière le comptoir du point de vente du CFA. Ici sont proposés à la vente les produits préparés par les jeunes apprentis. Sous la surveillance d'un professeur, les viennoiseries, à peine sorties du four, seront achetées par le public.

L'établissement, le plus grand du Grand Est, qui propose plus de trente formations différentes, compte plus de mille apprentis, employés par 685 entreprises.

Les diplômes proposés vont du CAP au BM (brevet de maîtrise) et permettent de trouver sa voie avec six pôles de formation. Construction, automobile, commerce, gastronomie, beauté, énergie et fluides.

Tout au long de la journée, des animations étaient organisées dans tout le CFA. Dans la salle polyvalente, le matin, un défilé sur le thème des animaux fantastiques, a permis aux apprentis en CAP coiffure ou esthétique de montrer l'étendue de leurs talents, un pinceau ou des ciseaux à la main. Des concours et des démonstrations étaient aussi prévus avec la réalisation de pièces en chocolat ou en sucre.
Deux nouvelles sections à la rentrée : CAP primeuret crémier-fromager

Dans le magasin pédagogique, créé pour préparer les apprentis, les jeunes ont fait participer les visiteur à des jeux de rôles et se sont mis en situation de vente.

Au milieu de l'établissement, entre les bâtiments, deux stands en plein air ont été installés, l'un proposait des fruits et légumes d'Alsace et l'autre, du fromage.

« C'est pour promouvoir les deux nouvelles formations que l'on proposera à la rentrée. Un CAP primeur et un crémier-fromager », détaille Alexandra. En contact avec les Chambres des commerces, les CFA s'adaptent aux demandes des professionnels et particuliers mais aussi aux tendances actuelles.

Non loin du point de restauration, juste devant le bâtiment du pôle énergies et fluides, électricité, qu'il fréquente depuis maintenant sept ans, Thibaut renseigne les visiteurs et leur donne un questionnaire qu'ils devront remplir durant leur déambulation.

Pour lui, l'apprentissage est une bonne chose. « J'ai débuté par l'électricité avec un CAP, se remémore-t-il. Maintenant je complète mon parcours, je veux aller jusqu'au bout. Je me suis orienté vers la chauffagerie. A la sortie du collège ça me plaisait, et ça me plaît toujours ».
Pa. D.

 

 
 

COLMAR : Travaux collatéraux

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 06:03:51

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Montagne-verte Chantier
COLMAR : Travaux collatéraux
Des travaux sont en cours à Colmar au gymnase de la Montagne-Verte : il s'agit de renforcer les fondations des deux édicules ajoutés au bâtiment historique en 2013, fragilisés par les travaux du parking voisin. La tour de la médiathèque est également sous surveillance.
 

 
Au gymnase de la Montagne-Verte, l'écartement entre les plaques de plâtre de la partie historique et des édicules, mesuré par des jauges, atteint désormais 3 cm par endroits.
Un centimètre. Ça paraît peu, mais en un mois, ça fait beaucoup. C'est l'écart supplémentaire qui s'est creusé entre le bâtiment « historique » du gymnase de la Montagne-Verte et les deux petites tours grises rajoutées en 2013, depuis le précédent article sur les dommages collatéraux du chantier du parking paru dans notre édition du 8 février. L'écart total dépasse aujourd'hui les 3 cm à certains endroits.

Raison pour laquelle des travaux de confortement des deux « édicules », qui abritent notamment les cages d'ascenseur, ont été entrepris la semaine dernière. Ils doivent se prolonger jusqu'à la fin de la semaine prochaine. Pendant ce temps, les tranchées ouvertes au pied du gymnase empêchent l'accès par l'entrée principale. Les usagers doivent emprunter la sortie de secours qui donne sur la rue de la Montagne-Verte.
Des fissures et de larges jours entre les plaques de plâtre, au niveaudes joints de dilatation

Ces « désordres », constatés au complexe sportif, mais aussi au Pôle média-culture (PMC) Edmond-Gerrer, trouvent leur origine dans les mouvements de sol et les vibrations induits par le chantier tout proche du parking souterrain.

À chaque fois les constructions nouvelles, comme la tour d'accès à la médiathèque, s'écartent des bâtiments historiques, laissant apparaître des fissures et de larges jours entre les plaques de plâtre, au niveau des joints de dilatation.

« Dans l'immédiat, on maîtrise la situation », rassure l'adjoint au maire Jean-Paul Sissler, en charge de la voirie et du domaine public à la Ville de Colmar. Les travaux lancés la semaine dernière doivent permettre de « stabiliser la situation, que les désordres n'augmentent pas ». Ils sont assurés par le groupement Eiffage/Keller/Lingenheld, titulaire du marché du gros oeuvre du parking.

Les entreprises ont, en effet, la charge de suivre les désordres induits par le chantier, via un bureau de contrôle et un bureau d'études. « Une expertise est en cours entre les acteurs du chantier actuel et ceux du gymnase à l'époque, pour déterminer les responsabilités des uns et des autres », précise Jérôme Lecarpentier, le directeur du service de la voirie à la Ville.
« Ces poutrelles seront enlevées une fois que le bâtiaura été stabilisé »

Plusieurs interventions sont menées de front. Des « mesures conservatoires » d'abord : les édicules ont été solidarisés avec le reste du bâtiment par le biais de poutrelles métalliques en U, « pour éviter le mouvement de translation ». « Ces poutrelles seront enlevées une fois que le bâti aura été stabilisé », indique Jérôme Lecarpentier.

En parallèle, il s'agit de « conforter les fondations » des édicules. De nouvelles longrines (fondations armées à l'horizontale, en formes de poutres, NDLR) seront coulées à cet effet. Solidarisées avec les édicules via des pieux posés à leurs quatre coins, elles doivent permettre de « bloquer l'évolution du désordre ».

Il y avait urgence à agir, le terrassement en cours à l'intérieur des parois moulées du parking - jusqu'à 10 mètres de profondeur - risquait d'aggraver les choses. Les parois peuvent en effet légèrement bouger à cette occasion, autorisant « une décompression des terres » autour de l'enveloppe du parking.

« Mieux valait intervenir le plus tôt possible. Il y a eu une décision collégiale de faire ces travaux », explique Jérôme Lecarpentier. L'objectif est aussi de « pouvoir reprendre au plus tôt le terrassement sur la deuxième moitié du parking, côté PMC », pour ne pas retarder le chantier.
Au minimumrevoir l'étanchéité

Reste à savoir si les dégâts similaires constatés à la médiathèque nécessiteront des travaux du même genre. « Des études sont en cours. Le maître d'oeuvre planche sur le sujet, mais c'est trop tôt pour le dire », commente Jérôme Lecarpentier.

« La situation est suivie de près mais évolue de manière défavorable, détaille Pierre Rivet, le directeur général des services techniques de la Ville. La tour s'écarte de manière plus significative que prévu et se désolidarise sur la partie haute, où on a constaté une ouverture de 2 cm. »

Des traces d'infiltrations d'eau au 2e étage semblent indiquer qu'il faudra au minimum revoir l'étanchéité.

Concernant, enfin, les maisons d'habitation qui entourent le chantier, elles sont potentiellement concernées par l'expertise en cours en cas de dommages, mais Pierre Rivet indique que pour l'instant, la Ville n'a « pas connaissance d'autres désordres ».
Clément TONNOT

 

 
 

 

Éducation Quartier des Coteaux à Mulhouse : On redistribue les écoles

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 05:35:30

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Éducation Quartier des Coteaux à Mulhouse
Éducation Quartier des Coteaux à Mulhouse : On redistribue les écoles
À Mulhouse, la reconstruction des six écoles des Coteaux se précise, en préfiguration de la rénovation urbaine du quartier. D'ici quelques années, les deux élémentaires et les quatre maternelles seront réunies dans trois nouveaux groupes scolaires.

 
Les écoles des Coteaux (ici la maternelle Pergaud) rassemblent environ 1 500 enfants. Elles sont vétustes. Le quartier a été construit dans les années 60 et 70.
La destruction/reconstruction des écoles des Coteaux, réunies dans le pôle 9, n'est pas une surprise. Sans forcément avoir beaucoup d'informations, les directeurs se préparent à un grand chambardement. Ils l'attendent même. « Cela fait treize ans que je suis ici, indique une enseignante, cela fait treize ans que j'en entends parler. » Les écoles élémentaires Henri-Matisse, Louis-Pergaud, les maternelles Albert-Camus, Louis-Pergaud, Plein Ciel et Jules-Verne affichent une bonne quarantaine d'années chacune, peut-être davantage. Les Coteaux ont été construits entre 1961 et 1975 dans le cadre d'une ZUP décrétée en 1958. On compte plus de 9 000 habitants, dont environ 1 500 écoliers.

En janvier 2017, le ministre de la Ville Patrick Kanner avait choisi l'élémentaire Louis-Pergaud pour annoncer ces démolitions qui toucheront aussi des immeubles. « On essaye de mettre de la rustine sur des bâtiments, mais dans les quartiers prioritaires, on doit offrir ce qu'il y a de meilleur », avait-il dit pour faire patienter les habitants du quartier. Des parents d'élèves lui avaient parlé librement des problèmes d'insalubrité touchant les 450 élèves - autant à Matisse. Une pétition de 200 signatures avait réclamé une amélioration des locaux. Le lancement des opérations, dans le cadre du nouveau programme de renouvellement urbain pourrait se faire assez vite. « Le calendrier devrait être fixé avant l'été, après des discussions avec l'Agence nationale pour la rénovation urbaine », précise la maire de Mulhouse, Michèle Lutz.
Trois nouveauxgroupes scolaires

« Le tempo pour constituer le tissu scolaire nécessaire est assez ramassé », relève Vincent Michelat, inspecteur de l'Éducation nationale Mulhouse 1, en charge des écoles des Coteaux. Il souligne l'expertise de la Ville en matière de chantiers. « Depuis deux ans, les défis par rapport aux dédoublements de CP et de CE1 ont été relevés. Il y a un vrai savoir-faire, dans une ville où les écoles sont bien pleines avec 11 000 ou 12 000 élèves. »

Trois nouveaux groupes scolaires verront le jour, composés chacun d'une école maternelle et d'une école élémentaire. L'un pourrait être situé à proximité de Louis-Pergaud, rue Pierre-Loti, le deuxième sur le site d'Henri-Matisse et le troisième au niveau de l'ancien groupe scolaire Albert-Camus (dont il reste la maternelle), rue Jules-Verne.

Pour l'Éducation nationale, il n'y aura pas de déplacements supplémentaires pour les familles. « L'opération est assez transparente. » Le redécoupage des secteurs se fera plus tard, lorsque l'agenda des travaux sera connu, après la consultation des instances que sont le comité technique spécial départemental et le conseil départemental de l'Éducation nationale.
Karine DAUTEL

 

 
 

 

Wittelsheim Centre socioculturel : Harcèlement scolaire

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 05:50:05

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Wittelsheim Centre socioculturel
Wittelsheim Centre socioculturel : Harcèlement scolaire
Le service jeunesse du centre socioculturel (CSC) de Wittelsheim a organisé dans ses locaux une soirée débat consacrée au harcèlement entre les jeunes.

 
Le centre socioculturel a organisé une soirée débat autour du harcèlement scolaire.
Le débat proposé aux membres du service jeunesse du centre socioculturel de Wittelsheim sur le harcèlement scolaire a rassemblé une douzaine de collégiens. Ouvert par Delphine Labille responsable du service jeunesse, il a été animé par Christine Koehler, éducatrice, et François Schmoll, psychologue, tous deux de l'association Thémis de Mulhouse.

La réunion a commencé par la projection de trois courts films présentant chacun un type de harcèlement : physique, psychologique, sexuel. Le cyberharcèlement a également été évoqué au cours de la soirée.

En décortiquant les séquences et en questionnant le jeune public, les animateurs ont fait ressortir les caractéristiques du harcèlement, à savoir la domination, la volonté de nuire, la violence sous différentes formes, la répétitivité et l'isolement de la victime... « C'est le silence qui fait que le harcèlement fonctionne » a souligné Christine Koehler.

Les participants ont également mis en évidence les principales caractéristiques du harcelé : différent, fragile, isolé. Et que le harcèlement n'est pas toujours effectué par un seul individu ou un petit groupe mais qu'il peut aussi être l'oeuvre d'une classe entière. « Tout le monde peut être un jour victime du harcèlement, un élève sur dix en est victime » a ajouté Christine Koehler.

La parole s'est ensuite libérée assez facilement et plusieurs jeunes ont témoigné de leur vécu et de la façon dont ils ont réagi. Les animateurs ont aussi amené le groupe à s'exprimer sur l'attitude des adultes. La discussion a également abordé l'attitude des spectateurs du harcèlement ainsi que les conséquences du harcèlement.
M.H. En cas d'urgence ou de besoin, téléphoner au 3020 de 9 à 18 h ou au 0800 200 000 pour le cyber-harcèlement. Un mineur peut signaler les faits à la gendarmerie ou à la police ; une plainte peut être déposée. Le harcèlement est sanctionné même s'il a lieu en dehors de l'établissement scolaire.

En cas d'urgence ou de besoin, téléphoner au 3020 de 9 à 18 h ou au 0800 200 000 pour le cyber-harcèlement. Un mineur peut signaler les faits à la gendarmerie ou à la police ; une plainte peut être déposée. Le harcèlement est sanctionné même s'il a lieu en dehors de l'établissement scolaire.

 
 

 

SOULTZBACH-LES-BAINS La RD 40 rouverte vers le Firstplan

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 05:38:28

SOULTZBACH-LES-BAINS La RD 40 rouverte vers le Firstplan

La portion de la RD 40 passant par le col du Firstplan, entre Soultzbach-les-Bains et Osenbach, est à nouveau ouverte à la circulation, a annoncé hier la direction des routes du conseil départemental. Elle était fermée depuis le mois de novembre.

Munster Avec la bibliothèque le 26 mars : Atelier d'écriture pour adultes

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 05:36:38

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Munster Avec la bibliothèque le 26 mars
Munster Avec la bibliothèque le 26 mars : Atelier d'écriture pour adultes

 
En 2019, le réseau des bibliothèques du Haut-Rhin a choisi de mettre en lumière les initiatives citoyennes qui contribuent à la solidarité sur notre territoire, à travers la thématique « Une société plus solidaire ». La bibliothèque de Munster, en partenariat avec le conseil départemental du Haut-Rhin, invite à participer à un atelier d'écriture pour adultes sur le thème de la solidarité le mardi 26 mars de 18 h 30 à 20 h 30 (entrée libre).

Animé par Michel Hutt (auteur du Livre Le cri du Colibri), cet atelier est accessible pour toutes personnes animées par le désir d'écrire ou souhaitant découvrir les procédés de créations littéraires.

La programmation de « Bibliothèques à la Une », faite de spectacles, expositions, ateliers participatifs, conférences et autres rencontres, parle des citoyens qui ont fait l'histoire de notre pays et contribuent au développement de la société de demain. Le programme complet est disponible à l'adresse www.mediatheque68.fr

Les places étant limitées à douze participants, l'inscription est indispensable à bibliotheque.munster68@orange.fr ou au ?03 89 77 24 43

 

 
 

 

Munster Amicale des sapeurs-pompiers : Création d'un groupe ESAL

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 06:02:44

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Munster Amicale des sapeurs-pompiers
Munster Amicale des sapeurs-pompiers : Création d'un groupe ESAL
L'autre soir, l'amicale des sapeurs-pompiers de Munster s'était réunie pour son assemblée générale au centre de secours.

 
D'emblée, Édouard Wittmer, son président, après avoir salué les membres présents, demanda une minute de silence en mémoire des pompiers du monde, décédés en plein exercice dans l'année, puis laissa la parole au vice-président Jean-Yves Ehrhart pour la lecture du procès-verbal de l'AG 2018, approuvé à l'unanimité. Le trésorier Boris Goltzene obtint quitus après que les réviseurs aux comptes l'eurent demandé à l'assemblée, compte tenu de la parfaite tenue des cordons de la bourse.

Une assemblée générale est toujours l'occasion de faire le point de l'année écoulée d'où il résulte que la vente des calendriers représente le meilleur rapport au budget ! À ce sujet, le président remercie les pompiers qui se sont dévoués pour les distribuer, les annonceurs ainsi que les habitants de Munster et Luttenbach pour le bon accueil.

Le chef de centre, Raoul Joos, trouva des mots de gratitude à l'adresse de tous ceux, pompiers et conjoints, qui ont apporté leur aide lors des différentes manifestations de l'amicale car « sans leur participation, rien ne serait possible ».

Et de féliciter les différentes « gardes » pour leur organisation de sorties et soirées en interne, tout en souhaitant qu'elles soient ouvertes à l'ensemble du corps afin d'en renforcer la bonne ambiance et la cohésion, soulignant toutefois qu'à présent, toute manifestation, affiche ou autre publicité, devait être soumise et approuvée par le SDIS !
Une nouvelle secrétaire

Le chef de corps donna en outre un très large satisfecit à tous les membres du centre de secours de Munster pour leur travail et engagement durant l'année écoulée tout en les encourageant à continuer leur investissement dans les programmes de formation. Il les remercia notamment pour leur participation aux différents cortèges et autres manifestations patriotiques. « Ce sont là des occasions de se montrer au public d'une autre façon que lors des interventions ».

Concernant le renouvellement du tiers sortant, Christophe Guhring, David Seel et Cédric Schandel-Meyer furent reconduits dans leur fonction d'assesseurs pour 3 ans. Un changement s'est opéré au niveau du secrétariat, suite au souhait de Lili Hourtoulle de se démettre de sa fonction : elle sera remplacée par Nathalie Meyer, qui sera secondée par Aline Ellminger, seule candidate au poste de secrétaire-adjointe.

Dans son rapport d'activité, le président Wittmer résuma les points forts d'une année 2018 riche en événements avec, entre autres, une participation à un tournoi de quilles, à l'Elsass Run, une journée de pêche, une autre de « grand nettoyage du CS », la retraite aux flambeaux et bal tricolore du 13 juillet, une sortie de deux jours à l'Europapark, les fêtes chez les collègues d'Ihringen, le loto du 10 novembre, la Sainte-Barbe, le Noël des enfants...

Occasion pour le président de l'amicale de déplorer que, pour la première fois de sa longue histoire, la prochaine fête de la Sainte-Barbe n'aura pas lieu à Munster mais à la salle polyvalente de Wihr-au-Val. Et le vice-président Ehrhart confirma que le tir des pompiers aura à nouveau lieu au stand de tir de Walsbach et qu'il s'occupera de l'organisation et l'inscription nécessaires. Mais suite aux attentats, la règlementation a été durcie et ne permet plus de tir « libre ». En plus, chaque tireur devant être dûment déclaré !
Création d'une équipe de soutien et d'appui logistique

Sous le point divers, Philippe Katitsch annonça la création d'un groupe ESAL (Equipe de soutien et d'appui logistique) géré par l'union départementale au partenariat avec le SDIS. Composé de bénévoles recrutés parmi les pompiers ayant cessé leur activité opérationnelle, mais désirant encore servir de façon plus occasionnelle, ce groupe ESAL apportera son soutien et aide lors de diverses manifestations, tels que courses, cross, congrès ou en cas de besoins ponctuels (emmener des véhicules ou des matériels d'un point à un autre). Ceci permettra de libérer des opérationnels afin qu'ils puissent assurer leur service. Ces bénévoles seront assurés par l'UD, le SDIS s'occupant de la visite médicale pour les permis poids lourds. Les amateurs sont les bienvenus.

Lors de cette assemblée générale 2019, on a une nouvelle fois pu constater que l'amicale des sapeurs-pompiers de Munster, et avec elle la totalité du corps, constitue une grande, belle et sympathique famille extrêmement soudée. Ce n'était donc pas pour rien que le chef de corps Raoul Joos fut fêté à l'occasion de son anniversaire. Celui-ci ne manqua pas d'inviter ses camarades au pot de l'amitié.

 

 
 

 

Schnepfenried Dernier « mercredi des neiges » : Un final en apothéose

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 05:58:50

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Schnepfenried Dernier « mercredi des neiges »
Schnepfenried Dernier « mercredi des neiges » : Un final en apothéose
Le « Schnepf » a vécu hier un mercredi des neiges exceptionnel, le dernier de la saison. Une superbe météo, une neige encore fraîche ont ravi les nombreux skieurs présents. La station fermera ses portes ce dimanche.

 
Les jeunes compétiteurs pensent déjà à la saison prochaine.
 

 

 
 

 

Orbey Réunion d'information : Le point sur Linky

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 06:00:30

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Orbey Réunion d'information
Orbey Réunion d'information : Le point sur Linky
La municipalité d'Orbey et l'association « Pas à Pas vallée de la Weiss » ont organisé une réunion d'information sur les compteurs Linky.

 
De nombreux habitants sont venus écouter et poser des questions.
La salle polyvalente était bien remplie vendredi soir, avec des habitants de toutes les communes environnantes. C'est le maire d'Orbey Guy Jacquey qui a ouvert la séance, rappelant que la commune s'était opposée plusieurs fois, depuis 2016, par délibérations et arrêté interposés, à la mise en place des nouveaux systèmes de comptage communicants Linky. Les recours du préfet du Haut-Rhin devant le juge administratif ont suspendu la délibération et l'arrêté dans l'attente de la décision sur le fond par le tribunal administratif. Néanmoins, la commune reste opposée à ce déploiement et a établi un nouvel arrêté municipal développant un nouvel argumentaire juridique. Cet arrêté n'a pas fait l'objet d'un recours et est donc en vigueur, applicable sur le territoire de la commune d'Orbey, et le maire compte bien le mettre en application dès ce lundi. Le maire a précisé s'être joint à un collectif d'environ 900 maires de communes françaises refusant l'installation du compteur Linky. L'association Pas à Pas a ensuite pris la parole (à noter qu'aucune personne d'Enedis n'était présente).
«L'usager peut s'opposer»

La loi de transition énergétique impose à Enedis de déployer ses compteurs communicants chez au moins 80 % d'usagers, mais aucune loi n'oblige l'usager à les accepter. L'obligation de changement de compteur écrite par Enedis dans son courrier n'est pas donc pas avérée et l'usager peut s'y opposer si le compteur en place fonctionne correctement. Le compteur est la propriété des collectivités territoriales, même si les compétences ont été transférées vers les syndicats départementaux, comme c'est le cas pour majorité de communes.

Risques sur la santé : ont été évoqués les problèmes d'hypersensibilité de certaines personnes aux champs magnétiques, un risque de dérèglement des pacemakers, d'augmentation du nombre de cancers dû aux ondes électromagnétiques... Ainsi que l'allumage subit de la télé, les coupures électriques... Le cocktail d'ondes déjà bien présent dans notre environnement pose question.

Des conséquences sur l'environnement sont aussi évoquées : effets sur les abeilles, montagne de déchets puisqu'il faut jeter les anciens compteurs, consommation supplémentaire d'électricité... Ainsi que les questions suivantes : le piratage informatique serait devenu possible via les « plugs » déjà installées dans les maisons, quelle est la validité des contrats en cours, l'incidence sur les appareils et installations domestiques, l'assurance en cas d'incendie... Existe-t-il des filtres de protection ? Des réponses ont été données, mais les participants ont regretté qu'Enedis n'ait pu apporter les siennes.

transition-pasapas.org/et www.enedis.fr

 

 
 

 

Kaysersberg Vignoble Des débats sereins au conseil consultatif

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 06:30:17

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Kaysersberg Vignoble Des débats sereins au conseil consultatif
 

 
Dr. Fuchs : « Un projet de territoire au service des patients », au sujet de la future maison médicale de Kaysersberg Vignoble.  Photos L'Alsace/Yvan Hobel
Le conseil consultatif organisé par Kaysersberg Vignoble à Sigolsheim mardi 19 mars, s'est déroulé en toute sérénité : des infos, des mises au point, quelques questions et des réponses argumentées.

En présence du maire Pascal Lohr, des collègues maires-déléguées et d'autres membres du conseil municipal, Patricia Bexon, maire-déléguée de Sigolsheim depuis l'été dernier, a bien géré son baptême du feu. Il est vrai qu'il n'y avait pas de point à friction et juste une petite quarantaine d'habitants avaient répondu à l'invitation.
Rues et réseaux

Sébastien Schwoerer, ingénieur-conseil du bureau d'études Berest présente le projet de rénovation du réseau d'eau, dont un maillage avec Kientzheim et Kaysersberg garantira une fourniture régulière en eau des trois communes. Nombre de conduites du village, bouchées jusqu'à 70 % et causant souvent des fortes fuites d'eau doivent être remplacées. Lors du passage dans la Rue de la 1re Armée vers le réservoir (en mai), chaque maison riveraine recevra un nouveau branchement, jusqu'à la limite de la propriété. Gros hic : certaines maisons du lotissement d'Ammerschwihr sont construites sur la conduite livrant l'eau du Sianoc à Sigolsheim : il faut envisager un coûteux contournement d'environ 600 m.

Après les vendanges, la rue des Vignes et le Faubourg des Pierres vont être refaites. La première sera mise en sens unique, la seconde reste en double sens avec chicanes. Des riverains regrettent qu'il n'y ait pas plus de places de stationnement ; le maire Lohr rappelle qu'il y a eu 3 réunions publiques au sujet de ces travaux et que la plupart des maisons ont de grandes cours pouvant recevoir les voitures.
Maison médicale

Le Dr Fuchs et son remplaçant, le Dr Stenger, présentent avec le maire, le projet de Maison médicale à l'étage de l'Espace Pluriel. Depuis un an et demi la réflexion porte sur la création d'un pôle d'accueil et de soins avec 4 médecins (dont un d'astreinte pour les urgences, pouvant soulager un peu les Urgences de Colmar pour les situations non vitales). Il n'y aura pas de services existant déjà à proximité (infirmières, kinés, dentiste...), mais un poste de sage-femme serait bienvenu. Ouverture sans doute mi-2020.
Yvan HOBEL

 

 
 

Turckheim Des projets autour du site Scherb

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 06:28:05

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Turckheim Des projets autour du site Scherb
 

 
Les pelleteuses de l'entreprise Lingenheld rognent peu à peu les derniers bâtiments de la partie privée du site Schwindenhammer. Photos L'Alsace/Christelle Didierjean
Une histoire industrielle s'achève à Turckheim, à mesure que les derniers bâtiments du site Schwindenhammer cèdent sous les coups de boutoir des engins de chantier.

Après la fin de la démolition sur les 6,5 hectares rachetés par la Ville de Turckheim (lire notre article du 5 mars), la déconstruction se poursuit sur les 2,5 hectares acquis par Deltaménagement.

« Le chantier de déconstruction devrait se terminer en juillet », explique le conducteur de travaux Adrien Haenn, qui espère débuter la voirie à l'automne et démarrer début 2020 la construction de la centaine de logements qui devraient être livrés pour l'été 2021.

Pour la partie municipale (voir l'infographie ci-contre), la Ville espère boucler les plans de la future zone économique à la fin de l'année. « La demande est forte pour venir s'installer à Colmar », note Jean-Marie Balduf, heureux de pouvoir « boucler ce projet avant la fin de notre mandature ».
Rachat du site Scherb

Sous un soleil radieux, Laurent Touvet venait constater l'avancement d'un projet que l'État a subventionné par son intermédiaire à hauteur de 300 000 euros « sur la dotation équipement des territoires ruraux ». La préfecture dispose chaque année d'un budget de 7 millions d'euros qui aide à boucler le financement d'environ 200 projets. Turckheim, qui a bénéficié d'une subvention d'environ 30 % sur le 1,150 million d'euros d'investissement pour réaménager ses 6,5 ha, fait partie des plus importants. « J'avais été sensible à l'enjeu que représente cette friche pour Turckheim, qui souffre d'avoir ces grands bâtiments industriels à l'abandon en entrée de ville », témoigne Laurent Touvet.

Tout n'est pas encore réglé puisque la friche Scherb, située en pleine ville, reste encore à l'abandon. Son propriétaire, la SCI Gutemberg, est actuellement en pourparlers avec la société Lingenheld, l'aménageur en charge de la déconstruction du site Deltaménagement, pour racheter ces 6,5 hectares.
Une résidence services seniors ?

Mais rien n'est encore signé. La Ville a pourtant déjà une idée précise de ce qu'elle voudrait y voir construire. « On envisage de créer 240 logements sur le site Scherb, et d'ajouter, sur un site qui appartient à la municipalité, une résidence services seniors idéalement située en ville et à deux pas de la gare », décode le maire de Turckheim.

La visite s'est poursuivie en ville, autour de l'école du village, qui devra à terme accueillir de nombreux enfants supplémentaires.
Réaménagement de l'école

La municipalité a anticipé cette nouvelle charge en « rachetant une maison de maître située à côté du site Scherb. On y installera le périscolaire, qui est actuellement dans l'école. Cela permettra de libérer de la place sans avoir besoin de créer une nouvelle école », prévoit Jean-Marie Balduf. Reste un dernier caillou dans sa chaussure : « Il faudra certainement construire une passerelle au-dessus de la voie ferrée pour relier l'école et le futur périscolaire, cela coûtera cher », relève Jean-Marie Balduf, lorgnant du côté d'une aide supplémentaire de la préfecture. « Pourquoi pas », lâche Laurent Touvet, dans un sourire, avant de s'engouffrer à l'arrière de sa berline préfectorale.
Marie-Lise PERRIN PLUS WEB Voir également notre infographie complémentaire sur www.lalsace.fr

 

 
 

Volgelsheim Travaux au collège : Une oeuvre artistique collective et un air de nostalgie

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 05:36:01

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Volgelsheim Travaux au collège
Volgelsheim Travaux au collège : Une oeuvre artistique collective et un air de nostalgie
Construit en 1989, le bâtiment accueillant les classes de la SEGPA et ULIS est actuellement l'objet de travaux dans le cadre de la restructuration de l'établissement assurée par le Conseil Départemental.

 
Un calligramme à la manière d'Apollinaire, poétique et éphémère
Après 30 ans de bons et loyaux services, il avait besoin d'être modernisé pour assurer les meilleures conditions de travail aux équipes pédagogiques et aux collégiens.

Après avoir vidé les ateliers, les classes et salles de réunion, les professeurs ont eu l'idée d'en transformer les murs en une immense oeuvre collective et éphémère, inspirée des travaux de Street Art, dont certains artistes ont investi le MAUSA à Neuf-Brisach.

Armés de marqueurs noirs, élèves et enseignants ont recouvert tous les murs des classes, des couloirs, les portes des placards, de dessins, mots, phrases, poèmes, selon leur libre inspiration. Tout était permis dans la limite du respect et de la bienséance et chacun a volontiers laissé libre cours à son imagination.

Vendredi 16 mars, à la veille des débuts des travaux, un certain air de nostalgie flottait entre ces murs, témoins de 30 ans de vie scolaire. A la fin de la journée, il ne restait que peu d'espace libre : chacun avait, à sa manière, laissé une trace et fait ses adieux au bâtiment S.

 

 
 

 

Geiswasser Conseil municipal : Non au projet de fusion des postes de directeurs d'école du RPI

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 06:01:22

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Geiswasser Conseil municipal
Geiswasser Conseil municipal : Non au projet de fusion des postes de directeurs d'école du RPI
Le conseil municipal de Geiswasser s'est réuni le 4 mars sous la présidence de Betty Muller, maire de la commune, pour débattre des points suivants :

 
Affaires scolaires

L'inspectrice d'académie du Haut-Rhin a dévoilé les mesures de cartes scolaires envisagées pour la rentrée 2019. Concernant le RPI de Nambsheim-Geiswasser, le projet consiste en la fusion des postes des directeurs des deux écoles à la rentrée 2019 et la mise en place d'un regroupement pédagogique concentré en 2020.

Le conseil municipal, à l'unanimité, a rejeté le projet de fusion des postes des directeurs des deux écoles ainsi que celui du regroupement pédagogique concentré.

GEMAPI

Le conseil municipal a approuvé le projet de périmètre de fusion des quatre syndicats (Syndicat Mixte du Quatelbach Canal Vauban avec le Syndicat Intercommunal du Muhlbach, le Syndicat Intercommunal à Vocation Unique du Giessen et le Syndicat Intercommunal de la Blind et du Canal de Widensolen) au sein d'un nouveau syndicat mixte et a renoncé à sa transformation en Epage en abrogeant la délibération du 20 juin 2018.

Enfouissement des réseaux

Le conseil municipal a approuvé le projet d'enfouissement des réseaux basse tension, Orange et Fibre dans le cadre des travaux liés au barrage agricole de Breisach pour un coût global du projet estimé à 488 054, 52 EUR HT et a sollicité au titre de la DETR 2019, une subvention exceptionnelle au taux maximum de 80 %.

Travaux forestiers

Le conseil municipal a décidé de ne pas donner suite au devis présenté par l'ONF relatif à des travaux d'entretien parcellaire pour un montant de 2 580,20 EUR.

Résiliation de bail à ferme

M. Freiss ayant demandé la résiliation du contrat de bail à ferme des terres communales (parcelles 3 et 4, section 7) les personnes intéressées peuvent adresser leur candidature en mairie avant le 25 mars.

Comité de jumelage

Le conseil municipal approuve la prise en charge financière du repas offert aux Jusiquais le 1er  juin lors de leur venue à Geiswasser.

Prise en charge des frais de justice

Le conseil municipal a accordé la protection fonctionnelle au maire à travers l'assurance juridique de la commune.

Règlement du columbarium et du jardin du souvenir

Le conseil municipal a approuvé la mise à jour du règlement du columbarium et du jardin du souvenir relatif aux normes de l'épitaphe apposée sur les cases ainsi que le fleurissement du columbarium.

Subventions

Le conseil municipal a décidé de ne pas donner de suite favorable aux demandes des association Aides, prévention routière, AFSEP, fondation du patrimoine, ainsi qu'à la demande de Stéphan Schultz pour un séjour linguistique de sa fille, prévu hors cadre scolaire.

Contrat groupe d'assurance statutaire

Le conseil municipal a chargé le centre de gestion du Haut-Rhin de lancer une procédure de marché public, en vue, de souscrire, au 1er janvier 2020 et pour une durée de 4 ans, des conventions d'assurances contre les risques financiers découlant de ses obligations statutaires (congés maladie, décès...).

Stocamine

Le conseil municipal a approuvé la motion de soutien pour le déstockage intégral des déchets ultimes de Stocamine à Wittelsheim

Congrès de l'amf

Le conseil municipal a approuvé la motion de soutien à la résolution du 101e congrès de l'association des maires de France (AMF).
Divers

- La collecte 2019 de la ligue contre le cancer se déroule du 11 mars au 20 avril et sera assurée par Marie-Jeanne Jonett.

- La journée citoyenne n'aura pas lieu en mai en raison des travaux de réalisation des puits d'essais et sera reportée en septembre.

- Une permanence sera assurée samedi 30 mars de 8 à 10 h pour l'inscription sur la liste électorale à effectuer avant le 31 mars, en vue des élections européennes du 26 mai.

 

 
 

 

Riedisheim Projet d'agrandissement du Super U : demande d'une commission

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 05:49:22

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Riedisheim Pour le groupe « Riedisheim, partageons nos valeurs »
Riedisheim Projet d'agrandissement du Super U : demande d'une commission

 
Le groupe « Riedisheim, partageons nos valeurs », représenté au conseil municipal par Simone Wachs, Anne Catherine Lauter, Isabelle Rollet, Paul Schmidt et Raymond Hirtz, a fait savoir au maire le manque de dialogue, l'opacité des négociations et la diffusion d'informations discutables sur le projet d'agrandissement du Super U. Projet que le groupe municipal soutient. Néanmoins ses élus considèrent : « que le montant (évoqué) de la transaction du terrain pour 6,2 MEUR, dont 1,8 MEUR de participation à la construction de l'équipement sportif sur le toit du magasin, n'est pas suffisant pour compenser l'abandon d'un loyer de plus de 330 000 EUR, valeur de 2018. Ce loyer, indexé sur l'indice du coût de la construction sur la base de décembre 2003, pourrait atteindre 500 000 EUR en 2049. Nous rappelons que la commune apporte également à ce projet un terrain supplémentaire acquis en mai 2017 pour une valeur de 350 000 EUR avec les frais. »

Les élus demandent au maire : « La création d'une commission, composée de représentants de chaque groupe municipal, ayant pour mission de négocier une proposition financière équitable pour les Riedisheimois. Cette commission serait composée de représentants de chaque groupe composant notre Conseil. »

 

 
 

 

Interview Communauté de communes de la région de Guebwiller (CCRG) : Marc Jung à l'offensive

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 05:45:06

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Interview Communauté de communes de la région de Guebwiller (CCRG)
Interview Communauté de communes de la région de Guebwiller (CCRG) : Marc Jung à l'offensive
Finances, hausse des taxes, relation entre délégués, opposants, poids de l'intercommunalité par rapport aux communes... Marc Jung, président de la communauté de communes de la région de Guebwiller (CCRG), revient sur les débats récents et se projette dans la mandature à venir. Un discours qui ressemble - aussi - à un programme, même si son auteur s'en défend.

 
Le président du syndicat mixte et président de la communauté de communes de la région de Guebwiller Marc Jung, lors d'un entretien au siège du Pays Rhin-Vignoble-Grand Ballon.
- De la séance du 7 mars, il ressort que les finances intercommunales ne se portent pas très bien...

- Non, elles sont saines et pas dans le rouge, comme cela a pu être dit ! Alors certes, la marge de manoeuvre n'est pas énorme, tout le monde est d'accord là-dessus. Mais il n'y a pas de risque. En aucun cas...

- Pourquoi la marge de manoeuvre est-elle devenue aussi étroite ?

- Il y a d'abord les baisses de dotations. Entre 2013 et aujourd'hui, nous avons perdu 1,5 M EUR/an de participation de l'État. On les aurait encore, on ne saurait pas en train de discuter.
(à propos de la piscine) Je suis très fier de cet équipementque nous avons porté ensemble

- Ne pouviez-vous pas anticiper cette baisse ?

- Une partie, pas tout ! Cela devait durer trois ans, or ça n'a pas arrêté de baisser.

- D'autres collectivités sont soumises à un traitement similaire, toutes ne sont pas dans la même situation...

- Ces baisses de dotations se sont poursuivies alors que nous nous lancions dans le chantier « piscine » (22,9 M EUR). Donc, oui, le coût du centre aquatique a pesé (*) et, oui, si c'était à refaire, je le referais. Je suis très fier de cet équipement que nous avons porté ensemble, qui est une réussite et une chance pour le territoire. Il va faire autour de 150 000 entrées payantes cette année, sans compter les scolaires et les associations. Quel équipement peut en dire autant dans le secteur ? Il n'y en a pas tant que ça, je crois...

(Il poursuit) Et pour le prix, on me dira ce qu'on voudra, c'est celui du marché. Ceux qui voulaient construire moins cher ne m'ont toujours pas dit ce qu'ils souhaitaient enlever : les gradins ? le bassin pour la plongée ? autre chose ?

- La hausse des taxes programmée est contestée par certains élus (Soultz, Guebwiller, F. Kohler à Buhl). Comprenez-vous leur position ?

- Il faut bien savoir de quoi on parle. Ces derniers mois, nous avons transféré des communes vers la comcom un certain nombre de compétences qui nous ont été imposées (eau potable et pluviale) ou qui vont l'être (PLUi : plan local d'urbanisme intercommunal ; PLH : programme local de l'habitat). Avec ces compétences, nous avons récupéré des charges. Pour l'eau pluviale, c'est 700 000 EUR/an.

Dans le même temps, les communes nous ont transféré 225 000 EUR de produits. On s'est tous mis d'accord pour le financer comme cela : 1/3 pour les communes, 1/3 de fonds propres de la comcom et 1/3 de hausse d'impôts CCRG. Alors quand derrière, certaines communes viennent taper sur la comcom, c'est un peu facile.

- En l'occurrence la hausse liée aux eaux pluviales (+4,1 %) avait déjà été actée. Le débat portait sur une hausse supplémentaire pour financer le PLUi, notamment...

- C'est pour ça que nous allons proposer de ne pas aller plus haut que ces 4,1 %. Nous trouverons le reste ailleurs. Ensuite, je signale que 1 % de hausse correspond à un produit de 60 000 EUR. Sur 40 000 habitants, cela fait 1,5 EUR/habitant.
Aujourd'hui surles 19 communesde la CCRG, il y en aune douzaine qui tirent la langue

- Denis Meyer (Soultz) et Daniel Braun (Guebwiller) mettent cette hausse d'impôts en parallèle avec la réserve de 2,9 M EUR qui a été constituée. Elle pourrait éviter de mettre les habitants à contribution...

- C'est une position qui se défend, mais ce n'est pas la mienne. Cette provision a été décidée en 2012, par un vote je le rappelle, parallèlement aux premières études sur la piscine. C'est une roue de secours qui permet de parer aux imprévus. Et il y en a toujours.

À partir du moment où on a des taux d'emprunts nettement inférieurs à l'inflation comme c'est le cas actuellement, cela me semble judicieux...

- Pour un peu, on aurait l'impression que les communes et la comcom sont en concurrence fiscale...

- La réponse, c'est le pacte fiscal. Après les municipales, on n'y coupera pas, c'est une évidence.

- De quoi s'agit-il, concrètement ?

- C'est un accord entre communes et comcom sur des taux communs et une mutualisation des recettes fiscales. On peut l'imaginer. Les premières gagnantes seraient les communes qui sont aujourd'hui dans l'incapacité de financer des investissements.

- C'est aussi plus de centralisation et une perte d'autonomie, notamment pour les plus petites communes...

- Mais quelle autonomie ? Aujourd'hui, sur les 19 communes de la CCRG, il y en a une douzaine qui tirent la langue. À part Guebwiller, Soultz, Issenheim, Merxheim et un peu Soultzmatt, qui s'en sortent, les autres ont du mal à boucler les exercices. C'est ça, la réalité ! On travaille sur un périscolaire et on a une commune qui ne peut même pas dégager 8 000 EUR/ an... (il répète) 8 000 EUR ! Elle est où l'autonomie, là ?

- L'approche des élections semble radicaliser les positions, notamment à Guebwiller et à Soultz...

- Je fais bien la distinction entre les deux. Pour Guebwiller, il y a parfois des désaccords sur des choix ; cela arrive, et c'est normal. Mais l'an prochain on va se retrouver avec la même question qu'en 2014 : est-il normal que le maire de la plus grande commune ne soit pas président de la comcom ? On voit bien, notamment avec le projet Action coeur de ville que nous sommes indissociables. Guebwiller a été choisie et c'est très bien. Des projets vont être financés et tant mieux. Mais uniquement dans le cadre d'un portage commun entre la Ville et la CCRG, les textes sont clairs.

Et la question posée devient, à mon sens, secondaire.

(Il enchaîne) De toute façon, les habitants ne se demandent jamais si leur service est communal, intercommunal ou autre chose... Il faut qu'il existe, c'est tout !

- Et pour Soultz ?

- Depuis le début du mandat, Denis Meyer a voulu jouer au chevalier blanc, en expliquant qu'il ne fallait pas augmenter les impôts, avec des arguments qui frisent parfois la mauvaise foi... Or, il y a une réalité qui s'impose, on ne peut l'ignorer. Le dernier exemple en date est l'interconnexion des réseaux d'eau. Le but n'est absolument pas d'envoyer de l'eau de la plaine dans le réseau soultzien. Mais s'il ne pleut pas un été, peut-être qu'il sera bien content d'avoir de l'eau de la plaine...
Depuis le débutdu mandat, Denis Meyer a voulu jouerau chevalier blanc

- Cette mandature n'a pour l'instant pas été de tout repos. Cela vous donne-t-il l'envie de continuer ou d'arrêter ?

- Je distingue bien la façon dont s'est passée la mandature et ce qui a été réalisé. Alors, bien sûr il y a eu des incompréhensions, une image pas géniale donnée à nos concitoyens et surtout du temps perdu par rapport à nos voisins... Mais il y a aussi la piscine, le Très Haut Débit, la Neuenbourg, les nouvelles compétences, la stabilisation du système des ordures ménagères, parce qu'on y est arrivé. Donc pas de tout repos, d'accord, mais productif, aussi.

(Un temps) En ce qui me concerne, je vais d'abord essayer de garder mon siège de maire à Issenheim. Le reste, c'est trop tôt. Mais quelles que soient les personnes qui seront en poste dans un an, il faudra travailler ensemble.
Propos recueillis par Mathieu PFEFFER (*) Lors de la séance du 7 mars, le délégué guebwillerois Claude Muller n'avait pas parlé expressément de « centre aquatique » (comme cela a été écrit par erreur) mais bien de « grands investissements ». Il est toutefois clair que c'est principalement la piscine qu'il visait.

(*) Lors de la séance du 7 mars, le délégué guebwillerois Claude Muller n'avait pas parlé expressément de « centre aquatique » (comme cela a été écrit par erreur) mais bien de « grands investissements ». Il est toutefois clair que c'est principalement la piscine qu'il visait.

 
 

 

Fulleren Ecole élémentaire : Le député face aux élèves

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 05:47:35

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Fulleren Ecole élémentaire
Fulleren Ecole élémentaire : Le député face aux élèves
Cette année, les élèves de CM1-CM2 de Fulleren participent avec leur enseignante Suzel Muller à la 23 e édition du « parlement des enfants » organisé par l'Assemblée nationale et l'Education nationale. Le thème en est « le bon usage du numérique ».

 
Les élèves n'ont pas été avares de question avec Jean-Luc Reitzer.
Les élèves se sont mis dans la peau d'un député et ont rédigé une proposition de loi sur l'utilisation adaptée d'internet avec un exposé des motifs ainsi que différents articles pour protéger les enfants des images choquantes et des fausses informations que l'on peut trouver sur internet.

Dans ce cadre, le député de la 3e circonscription du Haut-Rhin Jean-Luc Reitzer est venu dans la classe avec son collaborateur pour leur parler de son métier, de son rôle et de ses différentes missions. Les élèves étaient très enthousiastes et les questions ont très vite fusé. « Que préférez-vous dans votre métier ? » Réponse du député : « les déplacements dans les autres pays et le contact avec les gens ». Autre question : « Quelles qualités faut-il avoir pour être député ? » Réponse : « Il faut être en bonne santé car on fait beaucoup d'heures, il faut être intègre et à l'écoute ». Les élèves ont sans aucun doute apprécié de pouvoir discuter librement avec le député. Jean-Paul Murer, maire de Saint-Ulrich était également présent pour partager ce moment.
D.I.S.

 

 
 

 

Bréchaumont Projet d'installation : Mobilisés contre l'antenne de téléphonie

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 05:46:38

© Dna, Jeudi le 21 Mars 2019
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Bréchaumont Projet d'installation
Bréchaumont Projet d'installation : Mobilisés contre l'antenne de téléphonie
Une quarantaine de personnes s'est rassemblée mardi soir devant la mairie de Bréchaumont, juste avant la séance du conseil municipal, pour manifester contre le projet d'installation d'antenne relais de téléphonie sur la commune.

 
Une quarantaine de personnes s'est rassemblée mardi soir devant la mairie de Bréchaumont juste avant la séance du Conseil municipal pour manifester contre le projet d'installation d'antenne relais de téléphonie.
Le conseil municipal de Bréchaumont qui s'est réuni mardi soir pour examiner, entre autres, le projet d'installation d'une antenne relais de téléphonie dans la commune a été accueilli par une quarantaine de personnes venue militer contre cette antenne. C'est le collectif baptisé « Bien vivre à Brech » qui a appelé à cette mobilisation, après avoir déjà envoyé une lettre ouverte au maire Franck Guittard et son conseil municipal et avoir fait circuler dans la commune une pétition signée par 84 foyers sur quelque 160.

« Ça fait un an que nous entendons parler de ce projet et que nous nous sommes mobilisés », souligne Annick Blondé, à la tête d'un collectif qui s'était déjà mobilisé contre les compteurs Linky. « Nos craintes sont réelles quant à cette antenne. Les ondes numériques seraient encore plus fortes sur la commune si cette antenne voit le jour et créeraient à termes des troubles pour la santé des habitants. »
Des mesures aux antennes alentours

« Est-ce que le conseil municipal souhaite faire subir ces effets néfastes à sa population ? », était l'une des questions posées dans la lettre ouverte du collectif qui bénéficie du soutien de l'Association nationale « Robin des toits ». Le président local de l'association spécialisée dans la lutte contre les implantations d'antennes, Pierre-Marie Théveniaud, était d'ailleurs présent avant-hier à Bréchaumont et n'a pas manqué l'occasion d'interpeller le maire en lui apportant des données scientifiques. Les échanges sont restés courtois et constructifs, à l'image de cette manifestation.

« C'est resté pacifique et c'est ce que j'espérais, confie le premier magistrat qui n'a pas fui ses responsabilités et a pris le temps d'échanger avec ses concitoyens, quitte à retarder le conseil d'un bon quart d'heure. J'ai écouté leurs craintes et c'était important, car 84 foyers qui signent une pétition et un rassemblement devant la mairie, c'est quand même symbolique. J'ai aussi invité Annick (Blondé) a assisté à la séance du conseil et a intervenir comme elle l'a déjà fait pour évoquer ce projet pour lequel ''Orange'' me relance régulièrement. »

Trois quarts d'heure de la séance ont été consacrés à ce sujet pour lequel rien n'a été adopté. « Nous avons décidé de faire des mesures autour des antennes alentours à Valdieu-Lutran, Montreux ou encore Eteimbes pour avoir des données nous permettant de trancher quant à cette antenne », explique le maire. Le sujet sera une nouvelle fois évoqué lors du prochain conseil municipal prévu avant les vacances d'été.
Florian ZOBENBIEHLER

 

 
 

 

Mulhouse Un motard de la police blessé par une voiture avec cinq mineurs

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 06:22:52

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Mulhouse Un motard de la police blessé par une voiture avec cinq mineurs
 

 
Un motard de la police nationale a été blessé par une voiture à bord de laquelle se trouvaient cinq mineurs. Les faits se sont déroulés ce mardi vers 11 h 15, rue du Panorama à Mulhouse, où une patrouille de police avait repéré une voiture à la conduite hésitante. À son bord, un adolescent de 15 ans qui la conduisait après l'avoir « empruntée » à ses parents, et ses quatre passagers, âgés de 15 et 16 ans. Lorsque la patrouille a tenté de contrôler les occupants du véhicule, ceux-ci ont pris la fuite avant de percuter le motard de la police nationale qui se trouvait quelques mètres plus loin. Ses blessures aux genoux et poignets ont entraîné pour la victime sept jours d'ITT (incapacité totale de travail).

Dans un premier temps, trois des occupants du véhicule ont été interpellés et deux ont pris la fuite. Ils ont finalement tous été appréhendés et placés en garde à vue pour défaut de permis, refus d'obtempérer et violences aggravées sur personne dépositaire de l'autorité publique.

L'un d'eux a été mis hors de cause et relâché. Les quatre autres seront présentés au juge du tribunal pour enfants ce jeudi. C. F.

 

 
 

Faits divers Collision frontale à Bergheim : Blessée au poignet et aux jambes

Publié dans le panorama le Jeudi 21 mars 2019 à 06:06:39

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Faits divers Collision frontale à Bergheim
Faits divers Collision frontale à Bergheim : Blessée au poignet et aux jambes

 
Les deux voitures se sont immobilisées après un demi-tour sur elles-mêmes à la suite du choc frontal ; ici la Mazda.
La conductrice de la Mazda entrée en collision avec une Peugeot 307 circulant en sens inverse, mardi peu après 20 h sur la RD 42.1 à Bergheim (lire notre édition précédente), présente des blessures aux jambes et un poignet cassé. Ces blessures ne semblant pas d'une extrême gravité d'après les premiers examens, elle peut espérer ne pas avoir de séquelles à terme.

Piégée dans son véhicule immobilisé contre un petit arbre, cette femme de 22 ans a dû être désincarcérée. Elle rentrait chez elle, à Thannenkirch, avec son compagnon âgé de 24 ans, très légèrement blessé. L'avant-gauche de leur voiture a été violemment percuté par l'avant de la Peugeot 307 se dirigeant vers la RN 83. La conductrice de celle-ci, une habitante de Bergheim de 54 ans, présentait notamment des douleurs cervicales, sans gravité particulière d'après les premiers examens. Les deux véhicules s'étaient immobilisés en sens inverse, dans le bas-côté après avoir traversé toute la largeur de la chaussée. Les airbags frontaux se sont déclenchés.

L'enquête de la brigade de Ribeauvillé devra notamment déterminer quelle voiture s'est déportée sur la voie opposée, dans une légère courbe. Des analyses sanguines sont en cours, pour rechercher la présence éventuelle d'alcool ou de stupéfiants comme pour chaque accident grave.
J-F.S