Back to top

Masevaux-Niederbruck Vers une Collectivité européenne d'Alsace : « Faire simple,faire proche »

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 05:45:01

© Dna, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Masevaux-Niederbruck Vers une Collectivité européenne d'Alsace
Masevaux-Niederbruck Vers une Collectivité européenne d'Alsace : « Faire simple,faire proche »
Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, était à Masevaux-Niederbruck pour dessiner les futurs contours de ce que sera la Collectivité européenne d'Alsace à l'horizon 2021.

 
De gauche à droite : les conseillers départementaux Fabienne Orlandi et Rémy With, la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin Brigitte Klinkert et le président de la communauté de communes de la vallée de la Doller et du Soultzbach et maire de Masevaux-Niederburck Laurent Lerch.
Au 1er janvier 2021, cette toute nouvelle collectivité sera dotée d'une administration et d'une assemblée et conservera deux préfectures, une à Colmar et l'autre à Strasbourg. Elle remplacera les deux conseils départementaux tels qu'ils existent actuellement.

À compter du 2 avril 2019, le Sénat étudiera ce projet de loi. En plus des compétences actuelles des deux départements, les axes du transfrontalier, du bilinguisme, de l'attractivité touristique, des transports, des mobilités et du patrimoine seront mis en exergue. La collectivité va constituer un territoire pionnier et expérimental du Traité de l'Élysée, avec notamment le droit d'option qui permet de choisir par projet ou zone quel droit on applique.
Mission de coeur

La naissance de « cette Collectivité Européenne d'Alsace révèle un consensus entre le Haut-Rhin et le Bas-Rhin, à tous les niveaux, aussi bien la population, les élus que les parlementaires. Elle constitue un véritable laboratoire de l'Europe pour la France, avec un travail en symbiose avec l'Allemagne et la Suisse », explicite Brigitte Klinkert.

Dans cette optique, le bilinguisme fait figure de cheval de bataille, avec notamment un recrutement complémentaire aux professeurs d'allemand, comme des étudiants allemands, avec des heures dédiées à un apprentissage complémentaire. La mise en place d'un mécanisme financier de régulation du trafic poids lourds dont les recettes reviendront à l'Alsace pourrait voir le jour. La réouverture de la ligne Colmar - Fribourg est également une volonté.

Comme l'indique Brigitte Klinkert, « notre leitmotiv est de faire simple, faire proche, écouter les citoyens pour qu'ils puissent participer activement dans le cadre de la citoyenneté locale. Proximité, efficacité, citoyenneté sont les maîtres mots de notre action ». Par la suite, la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin a détaillé le budget 2019 pour le département, lequel avoisine les 800 millions d'euros, sans hausse d'impôts et avec des investissements accrus.

« Coeur de notre mission et mission de coeur », la moitié du budget est dévolu à la solidarité et notamment en direction de la rénovation des EHPAD. Au niveau du canton de Masevaux et au titre du fonds de solidarité territoriale, plusieurs projets vont être subventionnés par le département. Ainsi, par exemple, l'adjonction d'un auvent et la mise en place d'une ventilation, pour une aide de 7 000 EUR vont être menées au chalet du Neuweiher. Le passage en led de l'éclairage pour la commune de Sickert sera subventionné à hauteur de 4 000 EUR.
GUILLAUME COURTOIS

 

 
 

 

Politique Grand débat « La crise et après ? » : Le retour du débat des chefs à la télé

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 05:50:59

© Dna, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Politique Grand débat « La crise et après ? »
Politique Grand débat « La crise et après ? » : Le retour du débat des chefs à la télé
C'est la première confrontation des patrons de partis depuis la présidentielle. À deux mois des élections européennes du 26 mai, BFMTV organise ce mercredi soir un débat sur la crise des gilets jaunes.

 
De gauche à droite : Marine Le Pen (RN), Jean-Luc Mélenchon (LFI), Laurent Wauquiez (LR), François Bayrou (Modem), Olivier Faure (PS) et Stanislas Guerini (LREM).
Cela faisait longtemps... Après les succès d'audiences des débats des primaires et ceux de la présidentielle, voici revenu le temps des débats électoraux à la télévision ! Cela se passe ce mercredi soir à partir de 20 h 45 sur BFM.
Avec qui ?

Autour de la journaliste Ruth Elkrief, les six principaux chefs de partis : Stanislas Guerini (La République en marche), Marine Le Pen (Rassemblement national, ex-FN), Laurent Wauquiez (Les Républicains), François Bayrou (Modem), Olivier Faure (PS) et Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise).
Quels thèmes ?

La chaîne d'information en continu a choisi d'interroger les leaders politiques sur la crise actuelle, née du mouvement des gilets jaunes. Le débat sera structuré autour de trois grandes questions : une France plus juste ; réponse aux oubliés ; comment se réconcilier.

Les intervenants proposeront leurs solutions sur ces trois thèmes différents et, à moins de trois mois des élections européennes, ce sera loin d'être neutre. C'est en quelque sorte le coup d'envoi médiatique de la campagne électorale.
Quels enjeux ?

Les six intervenants ne viendront pas dans cette émission avec les mêmes intentions. Pour Stanislas Guerini et François Bayrou, qui représenteront la majorité, il s'agira de faire la pédagogie de ce qu'a entrepris l'exécutif pour répondre à la colère des gilets jaunes. Ils formuleront aussi des propositions concrètes et parfois (un peu) différentes de celles du gouvernement.

Les quatre autres intervenants viennent dans une optique plus électoraliste. Marine Le Pen a été très habile dans sa gestion de la crise des gilets jaunes : elle a soutenu le mouvement tout en surfant sur la demande d'ordre d'une majorité de Français. Jean-Luc Mélenchon a dit son admiration pour les gilets jaunes, qui selon lui confortent sa thèse insurrectionnelle « d'un peuple qui se soulève ». La première rivalise avec La République en marche dans les sondages sur les Européennes du 26 mai, alors que le second est nettement en dessous des 10  % d'intention de vote. Quant à Laurent Wauquiez, souvent accusé d'insincérité, il devra convaincre sur la troisième voie qu'il veut tracer : celle d'une opposition crédible, loin des extrêmes dans lequel veut le « cornériser » la majorité.
Les nouveaux

Le député de Paris Stanislas Guerini est totalement inconnu du grand public. Délégué général du parti présidentiel, il doit s'imposer au milieu de leaders plus familiers que lui des joutes oratoires, à l'exception du socialiste Olivier Faure. L'autre petit nouveau dans le paysage cherchera à démonter qu'une voie existe mais à gauche, entre LREM et Insoumis.

La confrontation entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon sera aussi scrutée : les deux se réclament du peuple par opposition aux élites, et gomment volontiers le clivage droite-gauche.

 

 
 

 

Il est temps d'entendre les représentants de partis
Pourquoi organiser ce débat ?
On s'est dit que, depuis plusieurs mois maintenant, les débats ont beaucoup eu lieu dans la rue et de façon assez dure. On s'est dit qu'il était peut-être temps pour les Français d'entendre des représentants des partis politiques qui sont élus et qui étaient dominants à la dernière élection présidentielle. Il est temps qu'ils fassent leurs propositions par rapport aux demandes qui ont émergé de cette crise.
Comment va se passer l'émission et quel sera votre rôle ?

Le débat sera privilégié. On rappellera des chiffres de base dans les différents thèmes abordés. Il y aura quelques paroles de Français enregistrées, mais pas spécialement de reportages. Ensuite, il y aura une émission d'analyse et de retour avec Bruce Toussaint et des intervenants. Je serai l'arbitre, au sens où je donnerai la parole, où j'orienterai, où j'organiserai le débat, mais je ne peux pas être celle qui va relever les incohérences. Ce n'est pas comme une interview en face-à-face, personnelle, avec un seul individu.
BFMTV a été décriée dans les manifestations des gilets jaunes : qu'en pensez-vous ?

BFMTV a fait totalement son travail d'un bout à l'autre de cette période, en donnant à la fois la parole aux gilets jaunes de la façon la plus ouverte possible, et au gouvernement, aux différents acteurs de cette crise. BFMTV réfléchit toujours sur son travail. Nous sommes en permanence dans un questionnement, dans une discussion, par rapport à notre travail. On entend les critiques. Elles sont toujours intéressantes. Notre réponse, elle est tous les jours, par la qualité du travail de nos reporters sur place, de nos analystes, des différents intervenants et de leur diversité.
Propos recueillis par Nino SUBIAZ

 

Il est temps d'entendre les représentants de partis

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 06:39:47

© L'alsace, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Il est temps d'entendre les représentants de partis
 

 
Photo Lionel GUERICOLAS/VISUAL Press Agency
Pourquoi organiser ce débat ?

On s'est dit que, depuis plusieurs mois maintenant, les débats ont beaucoup eu lieu dans la rue et de façon assez dure. On s'est dit qu'il était peut-être temps pour les Français d'entendre des représentants des partis politiques qui sont élus et qui étaient dominants à la dernière élection présidentielle. Il est temps qu'ils fassent leurs propositions par rapport aux demandes qui ont émergé de cette crise.
Comment va se passer l'émission et quel sera votre rôle ?

Le débat sera privilégié. On rappellera des chiffres de base dans les différents thèmes abordés. Il y aura quelques paroles de Français enregistrées, mais pas spécialement de reportages. Ensuite, il y aura une émission d'analyse et de retour avec Bruce Toussaint et des intervenants. Je serai l'arbitre, au sens où je donnerai la parole, où j'orienterai, où j'organiserai le débat, mais je ne peux pas être celle qui va relever les incohérences. Ce n'est pas comme une interview en face-à-face, personnelle, avec un seul individu.
BFMTV a été décriée dans les manifestations des gilets jaunes : qu'en pensez-vous ?

BFMTV a fait totalement son travail d'un bout à l'autre de cette période, en donnant à la fois la parole aux gilets jaunes de la façon la plus ouverte possible, et au gouvernement, aux différents acteurs de cette crise. BFMTV réfléchit toujours sur son travail. Nous sommes en permanence dans un questionnement, dans une discussion, par rapport à notre travail. On entend les critiques. Elles sont toujours intéressantes. Notre réponse, elle est tous les jours, par la qualité du travail de nos reporters sur place, de nos analystes, des différents intervenants et de leur diversité.
Propos recueillis par Nino SUBIAZ

 

 
 

Sénat « Pour une loi nouvelle, on devrait en supprimer deux »

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 06:52:19

© L'alsace, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Sénat « Pour une loi nouvelle, on devrait en supprimer deux »
 

 
Vincent Delahaye, sénateur centriste de l'Essonne, nous explique pourquoi faire ce grand ménage. « C'est un travail de longue haleine que nous débutons par 49 articles datés d'avant la guerre, symboliques de l'obsolescence. Nous remonterons de façon chronologique en examinant toutes les périodes, y compris l'État français de 1940 à 1945, car il subsiste encore des textes de cette époque. Nos lois, nos codes, ont besoin d'être allégés et surtout rendus plus lisibles. Nous avons obligation de garder les dispositions anciennes qui restent d'actualité, mais d'éliminer tout ce qui ne sert plus à rien. Pour la vague suivante, nous aurons besoin de l'aide du Conseil d'État. Ce sera plus long sur les années de 1956 à 2000, car nous devrons examiner beaucoup de lois qui ne sont pas en correspondance avec des traités européens ou d'autres textes votés par la suite. Il faudra une troisième vague avec des prestataires extérieurs, car nous tomberons sur des incohérences concernant un même sujet. L'objectif est de toiletter tous les codes : celui de l'éducation, le code de la santé, sans oublier le code civil. » Quant à savoir si trop légiférer est un mal français, le sénateur répond : « On ne sait même pas combien de textes sont produits en un an entre lois, règlements, décrets, transpositions de textes européens. 2 707, selon l'organisme public Legifrance, mais le Conseil d'État réplique 10 500. Le secrétariat général du gouvernement a reçu 71 000 textes en 2018. Nous avons une tradition de droit romain écrit, alors que les Anglo-Saxons, habitués à l'oral, sont plus pragmatiques. Je suis pour qu'on se fixe une règle : à tout nouveau projet de loi, on en supprime deux. Ce fatras n'est plus possible ».
Pascal JALABERT

 

 
 

Le Sénat balaie les lois obsolètes

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 05:55:08

© Dna, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Législation Institutions
Le Sénat balaie les lois obsolètes
Les codes et réglementations françaises sont truffés de lois et de dispositions qui ne servent plus à rien. Les sénateurs ont décidé de dépoussiérer ce fatras de textes. Un travail de longue haleine.
 

 
Vingt ans après la création de l'euro, la loi du 12 février 1916 tendant à éprimer le trafic des monnaies et espèces nationales est toujours en vigueur. « Dans la loi, l'obsolescence n'est pas programmée », s'exclame la sénatrice du Nord, Valérie Létard (centre) qui, avec plusieurs collègues, s'attaque au grand ménage des lois dites obsolètes.

Elles existent mais ne servent à rien. Des exemples ? Un texte du 8 juillet 1832 assurant 20 ans de chauffage gratuit aux mineurs de fond retraités pour vieillesse et invalidité est censé s'appliquer. Les dernières mines ont fermé il y a 25 ans. Une loi de 1903, qui prévoit d'organiser la destruction des sangliers à partir de février 1904, n'a jamais été abrogée. Or, il reste des sangliers (trop nombreux) sur le territoire. Parmi les textes pas abrogés non plus, on trouve aussi la réglementation des sociétés de patronage qui... ont disparu.

Ces vieux textes ne résisteront pas au coup de « balai » du Sénat. Balai comme « bureau d'abrogation des lois anciennes inutiles ». Jeu de mot facile, mais que la haute assemblée veut efficace.
Pantalon des femmes et botte de foin chez soi

Plusieurs sénateurs reprennent en ce mois de mars le travail de grand ménage entrepris en 2013 mais abandonné en route. Il a permis d'abolir notamment la célèbre loi réglementant le port du pantalon par les dames, limité depuis 1795 à l'usage du cheval (puis de la bicyclette, ajouté en 1894) ou pour la conduite de troupeaux. Depuis 2013, le jean féminin en voiture ou au travail est donc légal ! Et on n'est plus obligé d'avoir une botte de foin chez soi ! Le texte datait de l'Ancien Régime.

La même année, les parlementaires ont discrètement retiré au seul président l'autorisation de marier un oncle à sa nièce ou vice-versa. Il aurait fallu, avec le mariage pour tous, laisser le droit au chef de l'État d'autoriser le mariage entre tante et nièce, oncle et neveu. Depuis 1871, pas une demande n'a été formulée à l'Élysée.

Les sénateurs commencent ce lundi par un texte prévoyant d'éliminer 49 lois votées entre 1819 et 1940. Restauration, monarchie de Juillet, Second Empire, Troisième République : les différents codes comportent des vestiges de ces époques totalement inopérants. Le texte a été adopté à l'unanimité.
Un tri plus que nécessaire

Des bâtiments entiers d'archives, des kilomètres de rayonnage stockent ces années de travail législatif et réglementaire, qui ne permet plus depuis longtemps d'appliquer l'adage : « Nul n'est censé ignorer la loi ».

Un gros travail attend donc les parlementaires, avec l'aide de juristes. Les députés laisseront sans doute ce grand ménage aux sénateurs qui devront néanmoins faire le tri. Car certains textes qui peuvent apparaître obsolètes ressortent des archives. Ainsi, uniquement pour un motif juridique, les parents ou à défaut grands-parents peuvent s'opposer au mariage de leur descendant direct même majeur, selon l'article 173 du code civil édicté sous Napoléon. Des cas sont étudiés une ou deux fois par décennie. De même, l'interdiction de s'embrasser sur les rails qui n'a jamais motivé le moindre PV doit rester. La SNCF peut en effet se retourner contre ceux qui retarderaient un train à cause d'un baiser trop long et trop fougueux.
P.J.

 

 
 

 

Peu de gilets jaunes mais des profs dans la rue

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 06:01:51

© L'alsace, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Peu de gilets jaunes mais des profs dans la rue
 

 
Le numéro un de la CGT Philippe Martinez. Photo Philippe LOPEZ/AFP
« Les syndicats ne sont pas à mettre aux oubliettes ! » : éclipsés depuis quatre mois par les gilets jaunes, CGT et FO ont mobilisé mardi plusieurs dizaines de milliers de personnes un peu partout en France. 131 000, dit le gouvernement, 350 000 selon la CGT, dans la pure tradition du grand écart. Hausse des salaires, revalorisation des retraites, rejet de la réforme de la fonction publique, du projet de loi Blanquer sur l'école... : les mots d'ordre étaient multiples pour cette journée d'action, à laquelle avaient également appelé Solidaires, la FSU (enseignants), l'Unef (étudiants) et l'UNL (lycéens) mais pas CFT, UNSA, ni CGC et CFTC.

À Paris, 17 500 manifestants ont été recensés, selon un comptage réalisé pour un collectif de médias par le cabinet Occurrence. Trois jours après le saccage des Champs-Élysées lors de l'acte XVIII des gilets jaunes, et au lendemain des annonces d'Édouard Philippe contre les « casseurs », cette manifestation s'est déroulée dans le calme, et avec une présence policière discrète. D'autres rassemblements ont eu lieu en province.

Peu de gilets jaunes étaient visibles dans les cortèges pas exclusivement CGT et FO.
Contre la loi Blanquer

En revanche, de nombreux enseignants du primaire étaient dans les rangs, en colère contre le projet de loi Blanquer sur « l'école de la confiance ». La grève dans les écoles maternelles et élémentaires a été suivie par près d'un quart des enseignants, selon le ministère de l'Éducation. Le principal syndicat du primaire a lui recensé 40  % de grévistes.

Plusieurs établissements pénitentiaires étaient par ailleurs bloqués, comme à Saint-Martin-de-Ré et Bordeaux-Gradignan. Les syndicats de Pôle emploi ont également appelé à la grève contre les suppressions de postes chez l'opérateur public.

 

 
 

FSU Un « mardi de la colère » à Mulhouse

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 06:01:14

© L'alsace, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
FSU Un « mardi de la colère » à Mulhouse
 

 
Le départ du cortège, place de la Bourse, ce mardi à Mulhouse. Une nouvelle journée d'action est annoncée pour le 27 mars Photo DNA/A.C.
Pas de répit pour les manifestants. Hier, dans le cadre des « mardis de la colère » initiés par la CGT, l'Union syndicale des retraités CGT du Haut-Rhin a commencé dès 13 h à distribuer des tracts à l'hôpital Émile-Muller (Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace). Un tract pour dire « non au parking payant de l'hôpital ».

Changement de décor à 14 h place de la Bourse, à Mulhouse, point de départ de la manifestation interprofessionnelle. Cette fois derrière une même banderole en tête de cortège, membres et sympathisants de la CGT, FSU, FO 68 et l'Union syndicale Solidaires, actifs et retraités, ont défilé à travers la ville derrière un slogan très large : « Pour la reconquête du progrès social, la hausse des salaires et pensions et la défense de l'emploi, la sécurité sociale et des retraites ».

Et l'appel à ce « mardi de la colère » a plutôt bien fonctionné puisqu'ils étaient entre 650 et 700 à battre le pavé mulhousien.

Avant que le cortège ne se mette en route, les responsables syndicaux ont pris la parole. Arnaud Anthoine, secrétaire général de la CGT 68, a immédiatement prévenu : « Cette manifestation ne sera certainement pas la dernière au regard des annonces du gouvernement sur les réformes, leurs impacts sur les services publics, les non-réponses à l'urgence sociale et fiscale. La hausse des salaires est une nécessité. Il faudra lancer le débat dans toutes les entreprises et discuter avec les salariés pour lancer les appels à la grève et à la mobilisation. »
« C'est tout le modèle social français et la garantie de neutralité des agents publics qui sont dans le viseur »

Du côté de FO 68, le secrétaire général, Jacques Rimeize, a insisté « sur l'urgence de la reconquête sociale ». Enfin pour la FSU, la représentante syndicale a cloué au pilori « le projet de loi sur la transformation de la fonction publique qui n'est ni plus ni moins qu'un projet de destruction du statut d'une brutalité inouïe. Car ce sont les équilibres du statut de 1946, réaffirmés par les lois de 1982 à 1984, qui sont piétinés et, avec eux, la conception même d'un fonctionnaire citoyen au service de l'intérêt général opposée à celle d'un fonctionnaire aux ordres. C'est tout le modèle social français et la garantie de neutralité des agents publics qui sont dans le viseur ».

Selon les syndicats, « le projet de loi Blanquer entérine un certain nombre de changements qui ne vont pas le bon sens, comme la création des Établissements publics des savoirs fondamentaux, où les écoles passent sous la tutelle du collège de secteur », le dispositif de mutations ou encore des « mesures autoritaires qui musellent les enseignants » (lire aussi ci-dessous, le point de vue de la FSU). Le 27 mars, une nouvelle journée d'action est d'ores et déjà annoncée dans la fonction publique à l'occasion du passage du projet de loi au conseil des ministres.
Alain CHEVAL

 

 
 

Social Manifestation CGT/FO : Peu de gilets jaunes mais des profs dans la rue

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 05:53:49

© Dna, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Social Manifestation CGT/FO
Social Manifestation CGT/FO : Peu de gilets jaunes mais des profs dans la rue

 
Le numéro un de la CGT Philippe Martinez.
« Les syndicats ne sont pas à mettre aux oubliettes ! » : éclipsés depuis quatre mois par les gilets jaunes, CGT et FO ont mobilisé mardi plusieurs dizaines de milliers de personnes un peu partout en France. 131 000, dit le gouvernement, 350 000 selon la CGT, dans la pure tradition du grand écart. Hausse des salaires, revalorisation des retraites, rejet de la réforme de la fonction publique, du projet de loi Blanquer sur l'école... : les mots d'ordre étaient multiples pour cette journée d'action, à laquelle avaient également appelé Solidaires, la FSU (enseignants), l'Unef (étudiants) et l'UNL (lycéens) mais pas CFT, UNSA, ni CGC et CFTC.

À Paris, 17 500 manifestants ont été recensés, selon un comptage réalisé pour un collectif de médias par le cabinet Occurrence. Trois jours après le saccage des Champs-Élysées lors de l'acte XVIII des gilets jaunes, et au lendemain des annonces d'Édouard Philippe contre les « casseurs », cette manifestation s'est déroulée dans le calme, et avec une présence policière discrète. D'autres rassemblements ont eu lieu en province.

Peu de gilets jaunes étaient visibles dans les cortèges pas exclusivement CGT et FO.
Contre la loi Blanquer

En revanche, de nombreux enseignants du primaire étaient dans les rangs, en colère contre le projet de loi Blanquer sur « l'école de la confiance ». La grève dans les écoles maternelles et élémentaires a été suivie par près d'un quart des enseignants, selon le ministère de l'Éducation. Le principal syndicat du primaire a lui recensé 40  % de grévistes.

Plusieurs établissements pénitentiaires étaient par ailleurs bloqués, comme à Saint-Martin-de-Ré et Bordeaux-Gradignan. Les syndicats de Pôle emploi ont également appelé à la grève contre les suppressions de postes chez l'opérateur public.

 

 
 

 

Ça grince dans l'éducation

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 06:04:58

© Dna, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Ça grince dans l'éducation
Le mouvement de grève d'hier a été particulièrement suivi chez les enseignants. En Alsace, de nombreuses écoles sont restées fermées.
 

 
Manifestation devant le rectorat à Strasbourg ce mardi.
Le rectorat a livré ses estimations hier en fin de matinée. Selon lui, le taux d'enseignants grévistes dans l'académie de Strasbourg a atteint 22,15 % dans le premier degré, 7,34 % dans les collèges, 4,68 % dans les lycées et 9,71 % dans les lycées professionnels. Du côté des personnels non-enseignants, le taux de grévistes a été de 10,6 % dans le premier degré, 2,22 % dans les collèges, 1,28 % dans les lycées.

Des chiffres très différents de ceux avancés par les syndicats. La FSU du Haut-Rhin estime ainsi à plus de 30 % le nombre de grévistes dans le premier degré. D'ailleurs, relève-t-elle, quelque 30 écoles (dont la moitié de maternelles) sont restées totalement fermées. Pour elle, ce mouvement a été « très suivi par rapport aux mobilisations précédentes », commente Valérie Poyet, secrétaire départementale.

La FSU 68 dénonce au passage les méthodes de calcul du rectorat qui donne un pourcentage d'enseignants par rapport au nombre total de personnes (incluant les temps partiels qui ne travaillent pas aujourd'hui comme non-grévistes, ce qui ne reflète pas le pourcentage de classes sans enseignant).

Dans le Bas-Rhin aussi, les syndicats estiment que le taux de grévistes a atteint un niveau « inédit dans les écoles depuis 2017 ». « La mobilisation a été très importante dans les écoles du département », affirme le SNUipp 67 qui annonçait dès lundi soir que « sur 1 200 collègues recensés, 45 % seront en grève le 19 mars », « qu'au moins six écoles devaient rester fermées sur la seule ville de Schiltigheim » et qu'à Strasbourg « la plus grosse école fermée compte 24 classes ».
Rassemblements à Saverne et Strasbourg

La journée d'hier a également été marquée par deux rassemblements contre la réforme du lycée et du baccalauréat. Le premier a mobilisé vers 9 h 30 à Saverne une trentaine de professeurs et une centaine d'élèves du lycée Général-Leclerc. Ensemble ils ont déambulé dans les rues du centre-ville avant d'occuper la place du Général-de-Gaulle. Là, les professeurs ont installé une quarantaine de chaises simulant les conséquences des restrictions budgétaires causées par la réforme Blanquer. « À la rentrée nous allons avoir des classes de 35 élèves voire plus. Comment voulez-vous enseigner dans de telles conditions ? », ont-ils dénoncé. La baisse des moyens et la diminution de la dotation globale horaire (DGH) ont également été pointées : « À la rentrée, on va perdre 89 heures. C'est considérable. Cela correspond à neuf postes supprimés ou menacés », a informé Sabine Niess, professeur de lettres et déléguée syndicale Snes.

À Strasbourg, à l'appel des syndicats SNES-FSU, CGT Éducation, SNFOLC, CNT, SUD Éducation, SNE Sup et FO-ESR, près de 250 enseignants issus de plusieurs lycées bas-rhinois, tous opposés à la réforme déployée actuellement par le ministre ainsi qu'à Parcoursup, ont tenu une assemblée générale de midi à 13 heures devant le rectorat, rue de la Toussaint. Tour à tour, ils ont rendu compte de la mobilisation et des actions entreprises dans leurs établissements respectifs, à Strasbourg, Bischheim, Haguenau, Bouxwiller ou Erstein.

« Le parcours d'orientation se complique. Cette réforme génère du tri social et de la concurrence entre les élèves, ce que l'on ne veut pas », a également dénoncé un professeur du lycée Marc-Bloch de Bischheim.

La coordinatrice du groupe Facebook « Lycées en lutte dans l'académie de Strasbourg » a également évoqué le calendrier des actions arrêtées au niveau national par les syndicats d'enseignants : outre une journée école morte le vendredi 29 mars, celui-ci prévoit également des manifestations régionales rassemblant enseignants et parents le samedi 30 mars.

 

 
 

 

social Journée nationale d'action syndicale : Mobilisation en demi-teinte

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 05:52:45

© Dna, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

social Journée nationale d'action syndicale
social Journée nationale d'action syndicale : Mobilisation en demi-teinte
À l'appel de la CGT, FO, Solidaires et FSU, près de 1 500 personnes ont manifesté hier à Strasbourg pour la hausse du pouvoir d'achat et la défense des services publics. Ils étaient environ 700 dans les deux rassemblements haut-rhinois.

 
À Strasbourg, les manifestants étaient majoritairement issus du secteur public.
Six semaines après la précédente journée d'action interprofessionnelle qu'elle avait organisée seule, la CGT est revenue hier à la charge contre la politique sociale et économique du gouvernement. Bien que FO, Solidaires, la FSU et les organisations de jeunesse Unef et UNL se soient cette fois-ci jointes au mouvement de protestation, la manifestation d'hier à Strasbourg a mobilisé peu ou prou le même nombre de personnes que le 5 février dernier, soit près de 1 500.
Une poignée de gilets jaunes

« Comme FO nous avons boycotté le grand débat national. Notre confédération a en revanche organisé ses propres débats, en interne comme en public », a rappelé Jacky Wagner, secrétaire général de l'union départementale CGT du Bas-Rhin, avant le départ du cortège. « Il en est ressorti des propositions et que nous mettons aujourd'hui à nouveau sur la table en défilant : la hausse du SMIC, l'ouverture de négociations salariales dans les branches, l'égalité salariale femmes-hommes, le rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune, la réforme de la fiscalité, la taxation du capital, un nouveau statut du travailleur salarié, etc. » Ces propositions de la CGT, que partagent les autres organisations de l'intersyndicale, n'ont pas fait l'objet d'une prise de parole hier mais ont été diffusées sous la forme d'un tract.

Partis de la place Kléber vers 14 h 30, les manifestants, parmi lesquels s'étaient glissés une poignée de gilets jaunes, ont rejoint la rue de la Douane avant de longer l'Ill jusqu'à l'avenue de la Marseillaise. Il a ensuite pris la direction de la place Broglie avant de revenir au point de départ vers 16 heures.

Le cortège, qui mêlait actifs et retraités, et dont la banderole de tête invitait à la « résistance », comptait a priori davantage de salariés du secteur public, dont un fort contingent d'enseignants en grève (lire ci-dessous), que de salariés du privé. Il a terminé sa déambulation dans une ambiance bon enfant mais sans l'orchestre de la CGT dont le camion est tombé en panne à mi-parcours sur le quai des Bateliers.

Selon la CGT une nouvelle journée d'action interprofessionnelle pourrait avoir lieu en avril : « Ce sera en fonction des suites que le gouvernement donnera au grand débat national. Les organisations syndicales absentes ce jour devront également prendre position et nous rejoindre le cas échéant », a souligné l'un des membres du bureau départemental du syndicat.
Défilé à Mulhouse, rassemblement à Colmar

À Colmar, le rassemblement revendicatif organisé devant la préfecture de midi à 14 heures n'a mobilisé qu'une quarantaine de personnes, dont un groupe de salariés de Constellium (Neuf-Brisach). À Mulhouse, l'appel à manifester dans le cadre des « Mardis de la colère » a été suivi par 650 à 700 personnes. Portant les couleurs de la CGT, de FO et de la FSU, elles ont défilé derrière une même banderole sur laquelle on pouvait lire : « Pour la reconquête du progrès social, la hausse des salaires et pensions, la défense de l'emploi, de la sécurité sociale et des retraites ».

Les manifestants se sont retrouvés à 14 heures place de la Bourse avant de battre le pavé dénonçant dans leurs slogans la baisse du pouvoir d'achat, les inégalités sociales et le démembrement des services publics. Une répétition avant le rendez-vous du 27 mars, date d'une nouvelle journée d'action dans la fonction publique cette fois.
X.T. avec A.C et S.C.

 

 
 

 

Sundgau : Peu de grévistes

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 05:48:36

© Dna, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Sundgau
Sundgau : Peu de grévistes

 
Le Sundgau ne se distingue pas en général par sa capacité à fédérer les grévistes : le mouvement lancé pour ce mardi par les syndicats CGT et FO n'a pas fait exception hier avec une faible mobilisation dans l'ensemble des services.

Ainsi dans l'Education nationale, seule une vingtaine d'enseignants a suivi le mouvement au niveau de la circonscription d'Altkirch sur les quelque 250 que compte cette dernière. Au final, deux écoles y avaient portes closes à savoir Wittersdorf et Seppois. Dans le secondaire également l'appel à la grève n'a été que peu suivi. C'est ainsi le cas dans les collèges : celui d'Altkirch comptait un professeur gréviste et cinq agents, celui de Ferrette trois enseignants sur 30 et la moitié des agents, le Jean-Monnet de Dannemarie quatre enseignants et un personnel sur une quarantaine de personnes. Quant au collège de la Largue à Seppois, si aucun enseignant n'était en grève, six agents sur sept l'étaient toutefois, sans perturber le service puisque la chose avait été anticipée. Concernant le collège de l'Ill à Illfurth, aucun gréviste n'y avait été enregistré.

Au niveau de l'antenne Sundgau du Conseil départemental, là aussi la grève s'est faite vraiment à la marge, pas de nature en tout cas à occasionner des perturbations dans le service à la population.
Trois inconnues...

Restent trois inconnues toutefois : pour la circonscription de l'Education nationale d'Illfurth, pour le centre hospitalier Saint-Morand d'Altkirch et pour le lycée Henner. Dans les deux premiers cas, les données sont manifestement inaccessibles ou trop délicates pour être divulguées et font ainsi l'objet d'un renvoi vers des « autorités mandatées » à Colmar... où le téléphone sonne dès lors dans le vide. Bref, on ne saura pas. Ni pour le lycée Henner où un téléphone mal raccroché a lui... perturbé la ligne.
Nicolas LEHR

 

 
 

 

COLMAR : La CGT s'est aussi mobilisée

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 05:53:19

© Dna, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

devant la préfecture Social
COLMAR : La CGT s'est aussi mobilisée
Une quarantaine de personnes se sont réunies, hier, devant la préfecture du Haut-Rhin à Colmar, répondant à l'appel de mobilisation de la CGT.
 

 
Une section de la CGT de chez Constellium à Biesheim était également présente pour s'opposer à la renégociation de la convention collective de la métallurgie.
Venus pour soutenir la mobilisation nationale, ils étaient un peu plus de 40, ce mardi, à se réunir rue Bruat entre 12 h et 14 h. L'ambiance était à la convivialité avec sodas, barbecue et musique de fond.

Les revendications portaient avant tout sur les services publics que le gouvernement « est en train de détruire » selon Guy Peterschmitt, trésorier de l'union locale CGT de Colmar.

Également dans le collimateur du syndicat, la loi santé 2022, qui était débattue lundi à l'Assemblée nationale « Cette loi, elle va supprimer les hôpitaux de proximité, estime le syndicaliste. Or, aller à l'hôpital Pasteur qu'on habite à Colmar ou Orbey, ce n'est pas la même chose. »
L'exigence d'une plus grande justice sociale

Selon la CGT, la tendance est à la « privatisation » des services publics. « Avec les suppressions de postes dans la fonction publique, ce qui va se passer c'est qu'il faudra se tourner vers le privé. Mais cela coûtera de l'argent pour un service qui devrait être gratuit. »

Cette mobilisation semble être l'occasion pour l'organisation syndicale de montrer que le Grand débat national, qui vient de se terminer, et qu'elle a boycotté, n'a pas altéré son exigence d'une plus grande justice sociale. « Le Grand débat national, c'était bidon », affirme Guy Peterschmitt. « Il ne servira à rien puisque le président lui-même a dit qu'il ne changera pas d'agenda politique. »

À propos des gilets jaunes, qui ont défilé trois jours plus tôt, Guy Peterschmitt reconnaît une convergence des idées sur certains sujets. Par exemple, « l'augmentation du salaire minimum à 1 800 euros brut par mois, ça fait longtemps qu'elle fait partie de nos revendications ».

La CGT entend tout de même se distancer des violences. « Ce n'est pas dans notre façon de faire. » L'organisation admet cependant ne pas en être étonnée. « On ne cautionne pas, mais on savait bien que ça allait arriver un jour ou l'autre. » Pour sortir de la crise, le syndicat ne voit qu'une solution : « Il faut une mobilisation sociale d'ampleur pour sortir de ce marasme. »
Sarah CHOPIN

 

 
 

 

Nette hausse du pouvoir d'achat en 2019

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 05:51:38

© Dna, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Argent Insee
Nette hausse du pouvoir d'achat en 2019
Les mesures fiscales de 2018, et les dix milliards d'euros distribués en réponse aux gilets jaunes, donnent un sérieux coup de pouce au pouvoir d'achat et à la croissance.
 

 
Bonne nouvelle : le pouvoir d'achat a augmenté l'année dernière de 1,2  % et il va augmenter cette année d'au moins 1,8  % estime la note de conjoncture de l'Insee, qui arrête sa prospective à la mi-année. Comment l'expliquer ? D'abord, par des revenus en hausse. La « prime Macron » joue ici un rôle notable : plus de deux millions de salariés ont perçu en moyenne 500 euros en janvier, d'autres entreprises l'ayant versée en février ou mars. Elle s'ajoute à des hausses moyennes de salaires plus fortes que l'année dernière.

Jouent aussi la baisse de la taxe d'habitation et la suppression des cotisations chômage et maladie, entrées en vigueur fin 2018.

Elles sont prolongées cette année par l'exonération des heures supplémentaires et le rétablissement de la CSG à 6,6  % pour nombre de retraités. Sans oublier, côté prestations, la hausse de la prime d'activité.

En face de ces revenus en hausse, des prix qui augmentent moins vite. L'inflation reste faible, sur un rythme de 1  % à la mi-année, qui correspond à son niveau actuel, hors yo-yo du pétrole. Le prix du pétrole, après une petite flambée cet automne à 85 dollars, devrait être stable autour de 65 dollars, très loin des pics de 2014 à plus de 110 dollars.

Il faut relativiser ce 1,8 %. Il inclut l'effet de la baisse du chômage, qui augmente les revenus globaux de la population. Si l'on compte par personne, ou « unité de consommation », la hausse du pouvoir d'achat à la mi-année est de 1,2  %. Cela reste conséquent, en rappelant qu'il s'agit d'une moyenne, dans laquelle une partie des Français ne va pas se retrouver.
Baisse du chômage à 8,7 %

Le chômage baisse, donc, mais lentement. Le secteur privé continuerait de créer des emplois, mais moins vite qu'en 2017, et le nombre d'emplois aidés continuerait de diminuer. Résultat : un taux de 8,7  % à la mi-année, en diminution de 0,4 point sur un an. Loin de l'objectif des 7 % fixés par le président.

Cela dépendra aussi de la croissance. Elle a bien résisté aux gilets jaunes (-0,1  % au quatrième trimestre). Elle est aujourd'hui anticipée à 0,4  % au premier et au deuxième trimestre. Elle peut être plus forte, si les Français dépensent vraiment leurs gains de pouvoirs d'achat au lieu d'épargner. En un mot, s'ils ont confiance dans l'avenir.
Francis BROCHET

 

 
 

 

Retraites : « Pas de remise en cause des 62 ans », dit Buzyn

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 06:17:45

© L'alsace, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Retraites : « Pas de remise en cause des 62 ans », dit Buzyn
 

 
L'âge légal de départ à la retraite restera à 62 ans, mais des « incitations » à partir plus tard seront proposées : la ministre des Solidarités Agnès Buzyn a tenté ce mardi d'apaiser la polémique née de ses déclarations inattendues dimanche, en faveur de l'allongement de la durée du travail. « Aucune modification de l'âge minimal de départ à la retraite n'est envisagée, ni sur la table des négociations que pilote le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye », a assuré la ministre lors des questions des députés au gouvernement.
Système universel

« La priorité est de créer un système universel plus lisible, plus équitable et plus juste, qui donne pour un même euro cotisé les mêmes droits à chacun », a-t-elle rappelé, alors qu'un projet de loi est attendu après les élections européennes du 26 mai.

« Nous devons également permettre à ceux qui le souhaitent de pouvoir continuer à travailler après l'âge minimal de départ à la retraite et d'être avantagés financièrement à le faire », a-t-elle ajouté.

Mardi, le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a embrayé sur la proposition d'Agnès Buzyn, la jugeant « courageuse et digne d'être étudiée ». Pour le ministre des Comptes publics, il ne sera pas possible de financer les propositions qui ont émergé du grand débat « sans toucher à la dépense sociale composée en très grande partie des retraites ».

Dénonçant dans un tweet la « cacophonie », le négociateur de la CFDT, Frédéric Sève, a alors réclamé une « clarification » de l'Élysée et Matignon. À l'Élysée, justement, on rappelle « qu'aucune décision sur aucune réforme n'a été prise ».

L'exécutif doit en outre composer avec des prévisions dégradées. Selon les dernières projections du Conseil d'orientation des retraites (COR) datées de juin 2018, « le solde financier du système s'établirait à -0,2  % du PIB en 2022 ». Soit un trou d'environ 5 milliards d'euros.

 

 
 

Gilets jaunes : la facture est lourde

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 05:54:18

© Dna, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Social Dégradations
Gilets jaunes : la facture est lourde
Mardi devant les sénateurs, le ministre de l'Économie et des Finances a reconnu un impact significatif sur le produit intérieur brut. Mais il annonce une croissance de 1,4  % en 2019, « meilleure que la moyenne de la zone euro ».
 

 
27 commerces ont été pillés et 124 dégradés samedi sur les Champs-Élysées à Paris, selon le bilan du gouvernement.
Et maintenant, au rapport. Les ministres de l'Intérieur Christophe Castaner et de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire ont été sommés de s'expliquer ce mardi devant les sénateurs, sur les violences et dégradations des commerces qui ont marqué l'acte XVIII des gilets jaunes samedi à Paris.
L'image de la France abîmée

« Ces images abîment la France, elles abîment notre réputation, notamment vis-à-vis des investisseurs étrangers », a déclaré Bruno Le Maire, avant de répondre aux questions des sénateurs.

Interrogé sur l'impact économique du mouvement, Bruno Le Maire l'évalue « à 0,1 point de produit intérieur brut (PIB) pour le quatrième trimestre 2018 et jusqu'à 0,2 point de PIB pour 2018 et 2019 ». Le ministre pointe un « impact significatif lié aux blocages de certains dépôts, aux difficultés d'approvisionnement rencontrées par certaines grandes surfaces et à la baisse de la fréquentation touristique ».

La Fédération française de l'assurance avance un bilan de 10 000 sinistres, pour un préjudice estimé à 200 millions d'euros depuis le début de la contestation sociale. Les mesures d'aide et d'accompagnement des commerçants et artisans mis en péril par les dégradations ont été prolongées jusqu'au 30 avril.

Dans sa note de conjoncture publiée mardi, l'Insee estime -- sans donner de chiffre -- que « l'impact macroéconomique à court terme des manifestations a été plus faible que son retentissement politique et médiatique ».

« Les fondamentaux économiques de notre pays restent solides », s'est félicité Bruno Le Maire devant les sénateurs, annonçant une croissance de l'ordre de 1,4 % en 2019 contre 1,7  % annoncé à l'automne. « La France devrait faire mieux que la moyenne de la zone euro, et mieux que ses principaux partenaires que sont l'Allemagne et l'Italie, dans un environnement international dont chacun mesure qu'il est incertain. »
La croissance dopée par les mesures d'urgence

L'OCDE table sur 1  % dans la zone euro (contre 1,4 % initialement prévu), 0,7  % en Allemagne (après +1,4 % en 2018) et -0,2  % en Italie (après +0,9  % en 2018).

Selon l'Insee, les mesures d'urgence prises sous la pression des gilets jaunes devraient en revanche doper la croissance cette année, en stimulant le pouvoir d'achat : + 0,4 % de PIB au premier trimestre, puis à nouveau de 0,4 % entre avril et juin. Cette hypothèse marque une révision en hausse par rapport au scénario de mi-décembre.

Mardi matin, un premier kiosque incendié, a pu rouvrir sur les Champs-Élysées. Des cagnottes en ligne, ouvertes depuis samedi pour soutenir les kiosquiers, rassemblaient près de 10 000 euros mardi après-midi.

 

 
 

 

Attaque d'Utrecht : la piste terroriste se précise

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 06:00:20

© L'alsace, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Attaque d'Utrecht : la piste terroriste se précise
 

 
Des habitants ont déposé des fleurs sur les lieux du drame en hommage aux victimes. Photo ROBIN VAN LONKHUIJSEN/AFP
La piste terroriste se précise dans l'enquête sur l'attaque qui a fait au moins trois morts et sept blessés dont cinq gravement dans un tramway lundi à Utrecht. Une lettre a été retrouvée dans la voiture du suspect principal, Gokmen Tanis, un homme de 37 ans, né en Turquie et interpellé lundi. « À ce stade un motif terroriste est pris en compte sérieusement », ont indiqué le parquet et la police, qui précisent qu'aucun lien n'a été établi entre l'assaillant présumé et les victimes.

Les personnes décédées sont une femme de 19 ans et deux hommes de 28 et 49 ans, tous originaires de la province d'Utrecht.

Certains membres de la famille de Gokmen Tanis auraient des liens avec des groupes de musulmans radicaux, mais l'homme, connu de la justice pour des faits de vols et de viols, a un comportement instable depuis la séparation d'avec sa femme il y a deux ans. Une arme à feu a été saisie lors de son interpellation, ont précisé les enquêteurs.

Les services de renseignement turc indiquaient lundi soir être en train de rassembler des informations sur lui. Deux autres hommes, âgés de 23 et 27 ans, interpellés lundi, étaient encore en garde à vue mardi. Aucune précision n'a été donnée sur leur degré d'implication présumé,

 

 
 

5 G : l'Allemagne lance le chantier avant la France

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 06:16:35

© L'alsace, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
5 G : l'Allemagne lance le chantier avant la France
 

 
Après ses homologues portugaise, espagnole et italienne, l'agence fédérale allemande des réseaux a donné mardi matin le coup d'envoi des enchères pour l'attribution de la 5 G dans le pays. En tout, 41 blocs de fréquence doivent être attribués aux quatre opérateurs en lice : Deutsche Telekom, Vodafone, Telefónica/O2 et 1 & 1/Drillisch.

Alors que Washington fait pression pour que soient bannis les équipementiers chinois comme Huawei, la chancelière allemande Angela Merkel a déclaré mardi vouloir « n'exclure aucun entrepreneur ou acteur (de la 5G) », tout en annonçant l'inscription dans la loi allemande d'exigences accrues en termes de sécurité des réseaux. Huawei ne peut prétendre à aucun des blocs, mais en tant qu'équipementier -- comme son concurrent le chinois ZTE -- il fournit déjà aux opérateurs des infrastructures, notamment des antennes, et compte bien continuer avec l'avènement de la 5G qu'il maîtrise parfaitement.

La France n'a, elle, toujours pas débloqué de fréquences pour la 5G, technologie qui permet de télécharger des données mobiles de masse en un temps record.
Des mesures adaptées ?

Les Américains soupçonnent Huawei de transmettre des données à Pékin. L'Australie, le Japon et la Nouvelle-Zélande ont déjà exclu les équipementiers chinois pour ces raisons. Le gouvernement allemand planche ainsi sur un catalogue de mesures valables pour l'ensemble des prestataires du chantier de la 5G, qui vont de la clause de non-espionnage à l'obligation de tests en laboratoire pour l'ensemble des composants, en passant par l'obligation de publier des codes sources. L'équipementier et opérateur chinois a fait savoir qu'il se plierait au cahier des charges.

 

 
 

Éducation Indicateurs de résultats des lycées au bac 2018 : Entre les chiffres

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 06:01:29

© Dna, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Éducation Indicateurs de résultats des lycées au bac 2018
Éducation Indicateurs de résultats des lycées au bac 2018 : Entre les chiffres
Les indicateurs de résultats des lycées au bac 2018, dévoilés par le ministère de l'Education nationale, cachent une réalité complexe.

 
Quatre lycées affichent un taux de 100 % de réussite au bac en 2018 : un établissement public (Joseph-Storck à Guebwiller) et trois lycées privés (Sainte-Philomène à Haguenau, Jeanne-d'Arc à Mulhouse et le Gymnase Jean-Sturm à Strasbourg). Une réussite totale qui attire les regards.

Face à ces machines à succès, la plupart des 66 lycées de l'académie de Strasbourg passés au crible des indicateurs de résultats et des indicateurs de valeurs ajoutées (IVAL) - des chiffres publiés depuis plus de 20 ans par le ministère de l'Éducation nationale - pourraient presque passer inaperçus. Comme le lycée Marie-Curie à Strasbourg avec ses 88 % de réussite au bac.
Des taux de réussite qui varient selon l'origine sociale, le sexe...

Pourtant, la valeur ajoutée de cet établissement (+ 1 point) par rapport au résultat attendu au bac est identique à celle du Gymnase Jean-Sturm. Cette valeur ajoutée n'est pas anodine. Car elle mesure la capacité d'un établissement à faire réussir ses élèves en tenant compte des caractéristiques des lycéens, l'âge, le sexe, le niveau scolaire à l'entrée du lycée, l'origine sociale.

Le taux de réussite au bac varie ainsi de près de 10 points entre les enfants de cadres supérieurs et d'enseignants et ceux d'ouvriers et d'inactifs, et de 12 points entre les élèves qui n'ont jamais redoublé et ceux qui ont au moins un an de retard. De même, le taux de réussite des filles (92,6 % dans l'académie de Strasbourg au bac 2018) est toujours nettement supérieur à celui des garçons (86,9 %).

Pour vous aider à lire le tableau ci-contre, les lycées ont également été répartis en cinq familles avec des couleurs différentes pour chacune d'elles. Les lycées dits performants obtiennent un taux de réussite au bac supérieur au taux attendu. Dans les lycées classés sélectifs, le taux d'accès des élèves au bac est inférieur à ce qu'on peut attendre. Les lycées dits neutres affichent de faibles valeurs ajoutées au taux de réussite et au taux d'accès. Les lycées classés accompagnateurs ont quant à eux une valeur ajoutée négative au taux de réussite, mais positive au taux d'accès au bac. Les lycées ayant des résultats en deçà des attentes composent la cinquième famille.

Mais au-delà des chiffres, au-delà des couleurs, pour se faire une opinion sur un établissement, rien ne vaut de le découvrir par soi-même en profitant des journées portes ouvertes, en se renseignant auprès des professeurs, des parents d'élèves... Afin de mettre de l'humain dans tous ces indicateurs.
J.-F.C. Pour plus de renseignements, rendez-vous sur dna.fr et sur www.education.gouv.fr/indicateurs-resultats-lycees

Pour plus de renseignements, rendez-vous sur dna.fr et sur www.education.gouv.fr/indicateurs-resultats-lycees

 
 

 

Jeunesse : la Région présente sa stratégie

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 06:06:00

© Dna, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Grand est
Jeunesse : la Région présente sa stratégie
 

 
Le tour régional de la jeunesse a fait étape la semaine dernière à Strasbourg. Ce dispositif a pour but de présenter la stratégie régionale en faveur de la jeunesse.

La matinée a débuté à la Maison de la Région en présence de proviseurs et d'élus régionaux afin d'échanger autour du Mois de l'Autre, de l'animation de la vie lycéenne et du dispositif Jeun'Est. Ce dernier est un outil récent mis à disposition des jeunes de 15 à 29 ans pour bénéficier d'avantages auprès de partenaires régionaux.

Après une visite de l'Établissement Pour l'Insertion Dans l'Emploi (EPIDE) de Strasbourg, Elsa Schalck, vice-présidente de la région et Cédric Chevalier président de la commission jeunesse, ont présenté la stratégie de la collectivité. Celle-ci se décline en quatre défis : donner les clés de l'insertion professionnelle, encourager et soutenir l'entrepreneuriat des jeunes, se mobiliser pour l'engagement et la citoyenneté des jeunes et élargir les horizons des jeunes, Anne-Laure, qui effectue son service civique au sein de la collectivité, en est un exemple. « Je voulais me sentir utile dans la société et cela m'aide dans mes choix d'orientation », explique-t-elle.

Ce tour s'est terminé par une rencontre avec les membres du centre d'information sur les droits des femmes et des familles du Bas-Rhin. Il prendra à présent la direction de Forbach où aura lieu sa 9e étape.
A.WO.

 

 
 

 

« Zéro phyto », des collectivités au collectif

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 06:10:12

© L'alsace, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
« Zéro phyto », des collectivités au collectif
 

 
La démarche « zéro phyto » conduit à concevoir différemment les aménagements urbains. À Lutterbach, un sol drainant a remplacé les pavés, sous la frondaison de ce platane bicentenaire. Photo L'Alsace/Romain Gascon
Un peu plus de deux ans après le passage obligatoire au « zéro phyto » pour les collectivités, les services techniques de Lutterbach n'utilisent plus aucun produit phytopharmaceutique. « Même sur les terrains de sport et au cimetière ! Nous y mettons un point d'honneur, pour préserver la ressource en eau », précise Luc Schlussel, le responsable du centre technique municipal. La ville, « commune nature » distinguée par trois libellules, va donc plus loin que ne l'exige la législation (lire ci-dessous).
« Sensibilité forteen Alsace »

« De manière générale, les collectivités alsaciennes n'ont pas attendu l'interdiction pour s'engager. Des élus et des agents ont porté des initiatives dès les années 2000, confirme Sylvie Burgy-Spoerry, la directrice de la Fredon Alsace, le syndicat professionnel de référence dans la protection des végétaux en Alsace, qui accompagne de nombreuses collectivités dans l'application du « zéro phyto ». La sensibilité paraît forte en Alsace. Les communes distinguées par le label "Commune nature" sont nombreuses, près de 20 % affichent trois libellules [le niveau maximal de distinction]. La loi a simplement permis de renforcer la dynamique. Mais le passage au zéro phyto est complexe, il ne se fait pas du jour au lendemain. »

Pour y parvenir, la commune de Lutterbach s'est naturellement adjoint les services de la Fredon Alsace. « L'association a établi une cartographie des zones à risques, qui met en valeur les corridors écologiques à préserver, et un plan de gestion différencié, explique Luc Schlussel. Les actions que nous menons sont directement inspirées de ce dernier. » Sylvie Burgy-Spoerry précise : « Le plan de gestion adapte les modes d'intervention en fonction des emplacements des sites et des utilisations des usagers. Les objectifs à atteindre ne sont pas les mêmes sur la place de la mairie ou sur un rond-point. »
Binette et huilede coude

Julien Ravier, le responsable du service des espaces verts de Lutterbach, témoigne de cette nouvelle approche. « D'une certaine manière, le travail avec Fredon a permis de formaliser ce qu'on faisait déjà. En classant les zones par niveaux, depuis les espaces où l'entretien est régulier jusqu'aux espaces naturels où l'entretien est réduit aux interventions de sécurité, le plan de gestion permet de compenser le surplus de main-d'oeuvre qu'implique le passage au "zéro phyto". »

Dans le contexte de la réduction des effectifs des fonctionnaires, la commune fait aussi appel à des travailleurs en insertion et les emplois d'été sont mis à contribution. « Nous avons investi et nous nous sommes réorganisés. En fin de compte, il n'y a pas de surcoût pour la collectivité, si on procède par étapes », affirme Luc Schlussel.

Les changements dans les pratiques consistent essentiellement « à revenir à la binette et à l'huile de coude. Il n'y a pas de miracle », poursuit le technicien. Mais la mécanisation est aussi une composante de la solution, et la mutualisation des moyens à l'échelle de la communauté d'agglomération M2A a par exemple permis d'investir dans une désherbeuse à eau chaude. « Les gouttelettes descendent jusqu'à la racine et tuent la plante, explique Julien Ravier. Trois passages par an suffisent. »

Les traitements phytopharmaceutiques nécessitaient la même fréquence d'intervention, « et 96 % du produit se retrouvait dans la nappe phréatique », précise le responsable des espaces verts.
« Que chacuny mette du sien »

Au coeur de la révolution « zéro phyto », il y a la conception des aménagements et la place qu'ils laissent au végétal. « Aujourd'hui, les aménagements urbains intègrent plus de vert, ce qui doit être pris en compte dans l'entretien en gestion différenciée », défend Sylvie Burgy-Spoerry. Pour Luc Schlussel, « l'aménagement nécessite une réflexion de fond, qui doit intégrer les acteurs de terrain et éviter des projets imposés en amont, générant un surplus de travail sans bénéfice net pour le citoyen ».

Plus encore qu'une question de conception ou de technique, tous les acteurs s'accordent sur le fait que le « zéro phyto » constitue un objectif collectif. La Fredon accompagne les structures partenaires pour développer la communication vers les habitants. À Lutterbach, les agents peuvent compter sur l'équipe municipale, insiste Jean-Paul Weber, l'adjoint à l'environnement : « La commune a soutenu la démarche par une délibération et des investissements. Le bulletin communal contribue à sensibiliser la population et nous organisons des matinées "Je nettoie devant chez moi". » Luc Schlussel insiste : « Pour que le « zéro phyto » soit un succès, nous devons prendre le temps d'expliquer, et chaque habitant doit y mettre du sien. »
Textes : Romain GASCON VOIR Notre vidéo sur www.lalsace.fr SE RENSEIGNER www.fredon-alsace.fr, www.sap-grandest.fr, www.agriculture.gouv.fr/jardiner-avec-des-produits-dorigine-naturelle.

 

 
 

Fessenheim Exposition photos : « Exils » de François Lepage

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 05:47:29

© Dna, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Fessenheim Exposition photos
Fessenheim Exposition photos : « Exils » de François Lepage
La médiathèque de Fessenheim et l'espace muséographique « Victor Schoelcher, son oeuvre » accueillent pour un mois des photos de François Lepage dans le cadre de la manifestation « Bibliothèque à la une ».

 
À gauche, Rébecca Ponsgen, chargée de l'action culturelle et des publics au milieu des visiteurs de tous âges, lors du vernissage de l'exposition.
Lors de son parcours professionnel, François Lepage a parcouru durant plusieurs années l'Afrique et l'Amérique du Nord mais aussi les terres australes ou l'Antartique pour revenir sur les espaces naturels français. Ses travaux lui ont valu une vraie reconnaissance artistique avec de nombreux prix. Il dit volontiers : « Mon travail photographique est né d'une curiosité insatiable pour ce qui m'entoure, la lumière - ou l'ombre - des êtres comme des choses. ». Certaines oeuvres ont été exposées à l'ONU à New York ou à l'UNESCO à Paris.

À l'été 2016, il a installé un studio photographique sur le squat dit « les jardins de la Poterie » à Rennes. Un habitat éphémère dans lequel sont passées, pendant un an, 170 personnes exilées dont de nombreux enfants.

De ce travail d'images sont nées de nombreuses rencontres humaines. Avec des gens venus des quatre coins de la planète fragmentée par les murs, les conflits et les barbelés ; de la Mongolie au Congo, de l'Albanie à la Tchétchénie... L'exposition « Exils » comprend deux volets : Opus I, « Voyageurs sans papiers ni bagages » (et Opus II, « Dans la lumière ».

Elle rassemble de nombreux visages vivants ; certains, jeunes et moins jeunes sont chargés d'histoires tristes et préoccupantes, d'autres empreints d'amour et de fraternité, mais tous sont porteurs de leur propre culture avec fierté.

Anissa Bouhied, responsable du pôle culturel, et Marie-Jeanne Kieffer, première adjointe, ont organisé le vernissage en l'absence de l'artiste devant une quinzaine de visiteurs.

Le conseil départemental, à l'instigation de la manifestation, a été représenté par Rébecca Ponsgen, chargée de l'action culturelle et des Publics, qui a remercié la municipalité pour le choix de l'exposition et le choix du lieu avec la thématique des droits de l'homme défendus par l'abolitionniste Victor Schoelcher.
L'exposition est à voir à la médiathèque et au musée jusqu'au dimanche 14 avril. Musée Victor Schoelcher, 21, rue de la Libération, tél. 03 89 62 03 28 - musee.schoelcher@fessenheim.fr (Service culturel - plein tarif : 4 EUR). Médiathèque Victor Schoelcher - 3 rue des Prés, tél. 03 89 48 61 02. En accès libre.

L'exposition est à voir à la médiathèque et au musée jusqu'au dimanche 14 avril. Musée Victor Schoelcher, 21, rue de la Libération, tél. 03 89 62 03 28 - musee.schoelcher@fessenheim.fr (Service culturel - plein tarif : 4 EUR). Médiathèque Victor Schoelcher - 3 rue des Prés, tél. 03 89 48 61 02. En accès libre.

 
 

 

Colmar Rotary Une dictée sans faute

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 05:55:17

© L'alsace, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Colmar Rotary Une dictée sans faute
 

 
Ambiance studieuse, pour un public à la recherche du sans-faute dans un amphi affichant complet.  Photo L'Alsace/Jean-Louis Lichtenauer
Le sourire qu'arboraient samedi après-midi les personnes enregistrant les inscriptions à la dictée du Rotary à Colmar augurait une belle réussite, sachant que plus de 100 personnes s'étaient inscrites sur le site dédié à l'opération. Mais l'affluence dépassa rapidement les espérances, et il fallut arrêter les inscriptions à plus de 200, l'amphi de l'IUT du Grillenbreit étant complet.

Parmi les personnalités, on notait la visite de Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental, et du député Éric Straumann, qui comme chaque année, a fait la dictée qu'il a jugée assez facile.
Histoire de cravates

Après le rappel des règles, du barème de correction, c'est à Patrick Breitel, plus connu sous son nom de chanteur « Albert de la vallée de Munster », que revint l'importante responsabilité de lire la dictée nationale, identique pour tous les clubs où était organisée simultanément une telle épreuve.

Composée de trois parties de difficulté croissante en fonction de la tranche d'âge (de 10 à 14 ans, plus de 14 ans et plus de 18 ans), elle avait été annoncée comme plus facile du point de vue orthographique que l'année précédente, mais plus difficile sur le plan grammatical, en raison de l'accords de certains verbes.

Effectivement - hormis pour les plus jeunes -, le début n'était qu'une agréable mise en bouche avec une histoire de cravates offertes en cadeau. Peu de difficultés notoires non plus dans la partie destinée aux moins de 18 ans si ce n'est « chihuahua ».

La suite, elle, réserva quelques surprises et permit de découvrir de nouveaux termes, sans pour autant en connaître la signification et encore moins la graphie.

Petit florilège : entregent, l'accord des verbes pronominaux, tartufferie, momerie, biset (pigeon, NDLR) ou balai-brosse au pluriel.
Panique à tous les étages

C'est à ce moment-là que le spectateur voit sur les visages soit le sourire de ceux venus s'amuser et l'anxiété, la peur de se tromper chez les compétiteurs venus pour gagner.

Afin de départager les éventuels ex-æquo, un petit texte additif a été soumis à la perspicacité des candidats. Là, pour beaucoup, c'était la franche rigolade ou des airs dubitatifs où se lisait l'incompréhension. S'y trouvaient ainsi des extraits de la dictée de Mérimée avec ses cuissots de chevreuil et les cuisseaux de veau ou encore gymkhana et halbi (cidre pomme-poire, NDLR).

Enfin, Albert venu avec sa guitare, a détendu l'atmosphère en interprétant quelques chansons dont une composée pour l'occasion, avant que le pot, offert par des sponsors, ne vienne requinquer le public.

Au final, un beau succès qui récompense les efforts des 15 rotariens et 16 correcteurs.
Jean-Louis LICHTENAUER

 

 
 

Colmar Semm « Il n'y aura pas de gratte-ciel »

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 06:23:50

© L'alsace, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Colmar Semm « Il n'y aura pas de gratte-ciel »
 

 
L'état des rues, la circulation, les problèmes de stationnement étaient au coeur des débats. Photos DNA/Nicolas Pinot
« Qui dit insécurité, dit dévaluation des biens immobiliers. » Ce jeune homme, qui vient de s'installer dans le quartier, évoque le projet de création d'une aire de grand passage pour les gens du voyage le long de l'A35, du côté de la Semm. « Nous n'y sommes pour rien. En symbiose avec les autres intercommunalités, nous sommes obligés de trouver un terrain, souligne le maire. La moitié appartient à la Ville, l'autre à deux propriétaires favorables à la cession. » Il insiste : « Les propriétaires de maisons d'habitation ne sont pas concernés. Et il y aura deux accès depuis l'autoroute. Les gens du voyage n'entreront pas au centre-ville. Vos maisons ne seront donc pas dévaluées. »

Un participant s'interroge : les occupants de l'aire de passage participeront-ils aux frais ? « Ils paieront des droits d'occupation et les consommations. Le reste est supporté par les collectivités. »
« Nous ne sommes pas laxistes ! »

Un habitué des réunions publiques évoque le nombre grandissant d'immeubles en construction et le manque de places de stationnement. « Certains constructeurs déposent un permis de construire, mais il y en a plein de modifiés. J'aimerais que quand les gens demandent un permis de construire modificatif, vous veniez voir sur place. » Applaudissements nourris dans la salle. Gilbert Meyer est catégorique : « Nous ne sommes pas laxistes ! Nous pistons tous les permis de construire et nous saisissons le procureur s'ils ne sont pas respectés. On a une demi-douzaine de dossiers en cours. »

Il est aussi question d'un vaste projet immobilier du côté du Niklausbrunn Weg : neuf immeubles offrant plus de 100 logements. « Le nombre de voitures va croître », craint un riverain. « On ne peut pas aller au-delà d'une certaine densité, rassure le maire. On ne peut pas déroger au PLU (plan local d'urbanisme) qui a été accepté. Il faut que chaque constructeur le respecte. »

Une dame a l'impression que le quartier se dégrade. « Est-ce que vous intégrez des espaces verts dans les projets de construction ? » Le maire rappelle que les aménagements paysagers sont « une obligation du PLU ».

Une autre intervenante s'enquiert : « Comment la ville de Colmar se prépare-t-elle à la transition écologique ? » Cette question, c'est du pain bénit pour Gilbert Meyer qui se saisit avec bonheur du sujet. « À Colmar, on est même en avance pour le bio dans les cantines. La Ville vient de subventionner son 20 000e vélo et 95 % de nos bus fonctionnent au gaz. »

Un habitant souhaite que l'on « mette des gravillons dans les trous qui se creusent de plus en plus », rue des Aubépines. Il se demande s'il existe un projet définitif pour la rue de la Luss.
L'avenue d'Alsace, une « catastrophe » pour les vélos

« Le nombre de gens qui s'éclatent les pneus ! » La circulation est due à la fermeture du pont des Américains, ajoute-t-il. « Est-il prévu de le rouvrir ? ». Le maire rappelle que ce point est du ressort de la commune d'Horbourg-Wihr. « J'en conviens, il y a quelques difficultés pour circuler. Mais les chicanes et plateaux surélevés étaient souhaités par les riverains. »

Une habitante aimerait bien voir le Noehlen Weg en sens unique. « Le passage de deux voitures est difficile. » Réponse de Gilbert Meyer : « On va voir s'il y a quelque chose à faire. » Une autre estime que l'avenue d'Alsace est une « catastrophe » pour les vélos. D'après le maire, « un début de solution » s'esquisse avec le Département. Au jeune couple qui demande s'il est prescrit une hauteur maximum pour les constructions, il lance : « Il n'y aura pas de gratte-ciel dans le quartier des Maraîchers ! Ici, on est rarement au-delà de trois niveaux. »
Michelle FREUDENREICH

 

 
 

COLMAR : « Il n'y aura pas de gratte-ciel »

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 06:20:16

© Dna, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

quartier des maraîchers Les riverains craignent l'urbanisation galopante
COLMAR : « Il n'y aura pas de gratte-ciel »
Le cercle Saint-Martin était comble lundi soir pour la réunion de quartier proposée par le maire de Colmaraux habitants des Maraîchers. Le public a interpellé Gilbert Meyer sur les constructions nouvellesde plus en plus nombreuses ou encore sur le projet d'aire de grand passage pour les gens du voyage.
 

 
L'état des rues, la circulation, les problèmes de stationnement étaient au coeur des débats.
« Qui dit insécurité, dit dévaluation des biens immobiliers ». Ce jeune homme, qui vient de s'installer dans le quartier évoque le projet de création d'une aire de grand passage pour les gens du voyage le long de l'A 35, du côté de la Semm. « Nous n'y sommes pour rien. En symbiose avec les autres intercommunalités, nous sommes obligés de trouver un terrain, souligne le maire. La moitié appartient à la Ville, l'autre à deux propriétaires favorables à la cession. » Il insiste : « Les propriétaires de maisons d'habitation ne sont pas concernés. Et il y aura deux accès depuis l'autoroute. Les gens du voyage n'entreront pas au centre-ville. Vos maisons ne seront donc pas dévaluées ».

Un participant s'interroge : les occupants de l'aire de passage participeront-ils aux frais ? « Ils paieront des droits d'occupation et les consommations. Le reste est supporté par les collectivités. »

Un habitué des réunions publiques évoque le nombre grandissant d'immeubles en construction et le manque de places de stationnement. « Certains constructeurs déposent un permis de construire, mais il y en a plein de modifiés. J'aimerais que quand les gens demandent un permis de construire modificatif, vous veniez voir sur place. » Applaudissements nourris dans la salle. Gilbert Meyer est catégorique : « Nous ne sommes pas laxistes ! Nous pistons tous les permis de construire et nous saisissons le procureur s'ils ne sont pas respectés. On a une demi-douzaine de dossiers en cours ».

Il est aussi question d'un vaste projet immobilier dans Niklausbrunn Weg : neuf immeubles offrant plus de 100 logements. « Le nombre de voitures va croître », craint un riverain. « On ne peut pas aller au-delà d'une certaine densité, rassure le maire. On ne peut pas déroger au PLU (plan local d'urbanisme) qui a été accepté. Il faut que chaque constructeur le respecte ».

Une dame a l'impression que le quartier se dégrade. « Est-ce que vous intégrez des espaces verts dans les projets de construction ? » Le maire rappelle que les aménagements paysagers sont « une obligation du PLU ».

Une autre intervenante s'enquiert : « Comment la ville de Colmar se prépare-t-elle à la transition écologique ? » Cette remarque, c'est pain bénit pour Gilbert Meyer qui se saisit avec bonheur du sujet. « À Colmar, on est même en avance pour le bio dans les cantines. La Ville vient de subventionner son 20 000e vélo et 95 % de nos bus fonctionnent au gaz. »

Un habitant souhaite que l'on « mette des gravillons dans les trous qui se creusent de plus en plus », rue des Aubépines. Il se demande s'il existe un projet définitif pour la rue de la Luss.
L'avenue d'Alsace,une « catastrophe » pour les vélos

« Le nombre de gens qui s'éclatent les pneus ! » La circulation est due à la fermeture du pont des Américains, ajoute-t-il. « Est-il prévu de le rouvrir ? ». Le maire rappelle que ce point est du ressort de la commune d'Horbourg-Wihr. « J'en conviens, il y a quelques difficultés pour circuler. Mais les chicanes et plateaux surélevés étaient souhaités par les riverains ».

Une habitante aimerait bien voir le Noehlen Weg en sens unique. « Le passage de deux voitures est difficile ». Réponse de Gilbert Meyer : « On va voir s'il y a quelque chose à faire ». Une autre estime que l'avenue d'Alsace est une « catastrophe » pour les vélos. D'après le maire, « un début de solution » s'esquisse avec le Département. Au jeune couple qui demande s'il est prescrit une hauteur maximum pour les constructions, il lance : « Il n'y aura pas de gratte-ciel dans le quartier des Maraîchers ! Ici, on est rarement au-delà de trois niveaux. »
Michelle FREUDENREICH

 

 
 

 

Ski Munster Le printemps attendra

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 06:26:48

© L'alsace, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Ski Munster Le printemps attendra
 

 
 
L'hiver joue les prolongations jusqu'à dimanche dans la station familiale de la vallée de Munster. Tout ce qu'il faut savoir sur les dernières descentes de la saison 2018-2019 entre 1 040 et 1 258 mètres d'altitude.
Comment se présente cette dernière semaine ?

Il n'y a plus que trois opportunités pour venir taquiner une ultime fois la poudreuse vosgienne : aujourd'hui, samedi et dimanche.

Les conditions sont encore suffisamment acceptables pour faire le déplacement jusqu'à Sondernach. « Il est tombé dix centimètres de neige fraîche lundi, comme la veille d'ailleurs », relève Sandrine Miclo, cogérante de la plus grande station de la vallée de Munster.

Le plaisir sera décuplé par le grand soleil annoncé dans la région toute la fin de semaine. Le panorama promet d'être grandiose pour les derniers descendeurs. Ces atmosphères de dernières fois, quand l'hiver se frotte au printemps, sont toujours très appréciées par les fondus de ski.

Pour célébrer la fin de saison, le Schnepf'accueille la chanteuse Tara Esther samedi soir au Panoramic (sur réservation). Ensuite, il faudra se donner rendez-vous dans neuf mois.
Pourquoi ne pas continuer ?

Il n'y a pas si longtemps, le Schnepfenried avait ouvert ses pistes le week-end de Pâques. Ce ne sera pas le cas cette saison : la fête de la résurrection tombe loin, beaucoup trop loin même, le 21 avril.

Dès la semaine prochaine, il fera un temps à ne plus mettre un lapin en chocolat dehors, si on en croit les prévisionnistes.

« On a déjà ouvert 120 jours jusqu'à mi-avril en 1999, et ce sans neige de culture, mais ça ne peut pas se produire chaque année, remarque Sandrine Miclo. On bataille beaucoup en ce moment pour que les pistes restent ouvertes jusqu'à dimanche. La Bronner, par exemple, est déjà fermée. À un moment, il faut aussi savoir s'arrêter. »

Il y a l'herbe qui grignote la neige chaque jour un peu plus ; l'absence de rentabilité pour l'exploitant sans les fortes affluences ; et aussi les parfums printaniers qui font préférer les barbecues au planter de bâton.
Quel bilan tirer de la saison ?

Ce sera un hiver tout à fait « correct », même s'il ne restera pas dans les annales.

« On a raté l'ouverture à Noël, faute d'enneigement, mais on s'est bien rattrapé ensuite aux moments clé de l'hiver, donc pendant les congés scolaires », analyse l'exploitante.

Après les 106 jours d'ouverture de 2018 (avec un record de fréquentation), le Schnepf'affiche 80 jours de glisse en 2019. Malgré l'amplitude moindre, le bilan n'est pas négatif pour autant.

Cyril Braesch, au syndicat mixte des stations de montagne de la vallée de Munster, relevait le mois dernier « que le coeur de saison, le mois de février, a été excellent, avec des chutes abondantes fin janvier et des températures douces tout le mois ».

Fermé depuis le 6 mars, le Tanet faisait la même analyse, après un hiver rentable une fois n'est pas coutume : avec 44 jours, la station de Soultzeren a fait plus de chiffre d'affaires qu'avec les 56 de 2018.
Où prolonger le plaisir ?

Les remontées mécaniques ne s'arrêtent pas partout ce dimanche. Dans le massif, on pourra encore skier une semaine supplémentaire sur les pentes du Markstein-Grand Ballon ou sur l'autre versant à La Bresse-Hohneck et sa nouvelle usine à neige.

Les deux stations annoncent sur leurs sites respectifs l'ouverture partielle de leurs domaines skiables jusqu'au 31 mars, sous réserve d'enneigement suffisant. Ils ne seront peut-être pas les derniers dans le secteur. Juste en face, la station du Feldberg espère tenir jusqu'au 7 avril.

Prisé pour sa facilité d'accès, le plus haut sommet du Bade Wurtemberg culmine à 1 493 mètres d'altitude et offre 21 remontées mécaniques et 50 km de ski alpin à ses visiteurs. Les irréductibles pourront aussi pousser jusque dans les Alpes, où certaines stations ont fixé la fin de l'hiver début mai.
Philippe VIGNERON

 

 
 

sport hivernal Dernière semaine au Schnepfenried : Le printemps attendra

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 06:21:10

© Dna, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

sport hivernal Dernière semaine au Schnepfenried
sport hivernal Dernière semaine au Schnepfenried : Le printemps attendra
À la fin de la semaine, la station de ski du Schnepfenried baissera le rideau sur une saison aboutie avec plus de 80 jours d'ouverture.

 
Plus que trois occasions d'aller profiter des plaisirs de la neige sur les hauteurs, au Schnepfenried. Elle ne sera pas éternelle.
L'hiver joue les prolongations jusqu'à dimanche dans la station familiale de la vallée de Munster. Tout ce qu'il faut savoir sur les dernières descentes de la saison 2018-2019 entre 1 040 et 1 258 mètres d'altitude.
Comment se présentecette dernière semaine ?

Il n'y a plus que trois opportunités pour venir taquiner une ultime fois la poudreuse vosgienne : aujourd'hui, samedi et dimanche.

Les conditions sont encore suffisamment acceptables pour faire le déplacement jusqu'à Sondernach. « Il est tombé dix centimètres de neige fraîche lundi, comme la veille d'ailleurs », relève Sandrine Miclo, cogérante de la plus grande station de la vallée de Munster.

Le plaisir sera décuplé par le grand soleil annoncé dans la région toute la fin de semaine. Le panorama promet d'être grandiose pour les derniers descendeurs. Ces atmosphères de dernières fois, quand l'hiver se frotte au printemps, sont toujours très appréciées par les fondus de ski.

Pour célébrer la fin de saison, le Schnepf'accueille la chanteuse Tara Esther samedi soir au Panoramic (sur réservation). Ensuite, il faudra se donner rendez-vous dans neuf mois.
Pourquoi ne pas continuer ?

Il n'y a pas si longtemps, le Schnepfenried avait ouvert ses pistes le week-end de Pâques. Ce ne sera pas le cas cette saison : la fête de la résurrection tombe loin, beaucoup trop loin même, le 21 avril.

Dès la semaine prochaine, il fera un temps à ne plus mettre un lapin en chocolat dehors, si on en croit les prévisionnistes.

« On a déjà ouvert 120 jours jusqu'à mi-avril en 1999, et ce sans neige de culture, mais ça ne peut pas se produire chaque année, remarque Sandrine Miclo. On bataille beaucoup en ce moment pour que les pistes restent ouvertes jusqu'à dimanche. La Bronner, par exemple, est déjà fermée. À un moment, il faut aussi savoir s'arrêter ».

Il y a l'herbe qui grignote la neige chaque jour un peu plus ; l'absence de rentabilité pour l'exploitant sans les fortes affluences ; et aussi les parfums printaniers qui font préférer les barbecues au planter de bâton.
Quel bilan tirer de la saison ?

Ce sera un hiver tout à fait « correct », même s'il ne restera pas dans les annales.

« On a raté l'ouverture à Noël, faute d'enneigement, mais on s'est bien rattrapé ensuite aux moments clé de l'hiver, donc pendant les congés scolaires », analyse l'exploitante.

Après les 106 jours d'ouverture de 2018 (avec un record de fréquentation), le Schnepf'affiche 80 jours de glisse en 2019. Malgré l'amplitude moindre, le bilan n'est pas négatif pour autant.

Cyril Braesch, au syndicat mixte des stations de montagne de la vallée de Munster, relevait le mois dernier « que le coeur de saison, le mois de février, a été excellent, avec des chutes abondantes fin janvier et des températures douces tout le mois ».

Fermé depuis le 6 mars, le Tanet faisait la même analyse, après un hiver rentable une fois n'est pas coutume : avec 44 jours, la station de Soultzeren a fait plus de chiffre d'affaires qu'avec les 56 de 2018.
Où prolonger le plaisir ?

Les remontées mécaniques ne s'arrêtent pas partout ce dimanche. Dans le massif, on pourra encore skier une semaine supplémentaire sur les pentes du Markstein-Grand Ballon ou sur l'autre versant à La Bresse-Hohneck et sa nouvelle usine à neige.

Les deux stations annoncent sur leurs sites respectifs l'ouverture partielle de leurs domaines skiables jusqu'au 31 mars, sous réserve d'enneigement suffisant. Ils ne seront peut-être pas les derniers dans le secteur. Juste en face, la station du Feldberg espère tenir jusqu'au 7 avril.

Prisé pour sa facilité d'accès, le plus haut sommet du Bade Wurtemberg culmine à 1 493 mètres d'altitude et offre 21 remontées mécaniques et 50 km de ski alpin à ses visiteurs. Les irréductibles pourront aussi pousser jusque dans les Alpes, où certaines stations ont fixé la fin de l'hiver début mai.
Philippe VIGNERON

 

 
 

 

M2A Bernard Stalter :« J'ai besoin de vous »

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 06:36:14

© L'alsace, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
M2A Bernard Stalter :« J'ai besoin de vous »
 

 
Tous les artisans installés à Berrwiller ont participé à la table ronde organisée par le maire Fabian Jordan, président de Mulhouse Alsace agglomération, avec Bernard Stalter, président de la Chambre de métiers d'Alsace. Photo DNA
Toujours aussi combatif, Bernard Stalter, président de la Chambre de métiers d'Alsace, a ausculté la santé des artisans de Mulhouse Alsace agglomération (M2A). Pas de grand débat au programme mais de la « proximité », a-t-il défendu, annonçant la construction d'un nouveau modèle économique pour la Chambre de métiers : « Nous allons outiller les conseillers pour qu'ils aillent à la rencontre des artisans dans leurs entreprises, donc au plus près de chez vous. »

À Berrwiller, Bernard Stalter a rencontré les artisans de l'une des plus petites communes de l'agglomération, dont le maire n'est autre que Fabian Jordan, président de M2A. Les artisans ont discuté à bâtons rompus de leurs problèmes, qui se résument à deux préoccupations principales : la fiscalité et la recherche d'apprentis de bon niveau. « Mais je préfère parler économie et donc emploi avant de parler fiscalité. Il n'y a pas d'économie, pas d'industrie sans artisans. Imaginez seulement huit jours une France sans pain, avec une porte bloquée, des robinets qui fuient... », a rétorqué Bernard Stalter.
Porter la voixde l'artisanat

Sur le thème de la recherche des apprentis, Bernard Stalter a fait état des avancées de la réforme de l'apprentissage : « Nous avons beaucoup travaillé avec Muriel Pénicaud [la ministre du Travail], le nombre d'apprentis a augmenté de 6 %. Sur l'image, nous avons gagné énormément. Nous avons obtenu que la notation accordée aux principaux de collèges quand ils amenaient les jeunes en seconde soit supprimée. Cela montre que pour la première fois le ministère du Travail et celui de l'Éducation ont mené une réforme ensemble. Aujourd'hui, on peut aussi, sur la base d'une reconversion professionnelle, entrer en apprentissage jusqu'à 30 ans et on peut y entrer à n'importe quel moment. C'est fini la limite entre le 1er septembre et le 15 décembre », a-t-il listé.

Mais qu'en est-il des charges, ont demandé les artisans. Et des aides à l'embauche des apprentis ? Et de la baisse du niveau des élèves en sortie de CAP ? Bernard Stalter défend une nouvelle idée : exonérer les deux premières années d'embauche après le CAP de toute charge, par exemple pour les entreprises de moins de 20 salariés. Le temps que les jeunes apprentis acquièrent le niveau requis. « Car si on ne les embauche pas parce qu'ils n'ont pas le niveau, ils iront tout droit au chômage... »

Et que devient l'artisan quand il tombe malade et doit vivre avec quelques dizaines d'euros par jour ? C'est la misère, ont encore soulevé les artisans. « Il faut aussi penser aux artisans qui gagnent 800, 900, 1000 EUR par mois. Alors que les entreprises du Cac 40 ont distribué 57 milliards à leurs actionnaires. Les grands groupes font du lobbying, sont en capacité d'aller voir le ministre de l'Économie. Moi, j'ai besoin de vous pour que la première entreprise de France soit prise en compte comme une grande entreprise. L'artisan est trop individuel, il n'a jamais milité. Investissez-vous dans les municipales, les départementales, portez la voix de l'artisanat et de l'intérêt général », a lancé Bernard Stalter.
Des métiers raresà transmettre

Puis, quittant Berrwiller, le président de la Chambre de métiers a rejoint Mulhouse pour y rencontrer le représentant d'un métier en voie de disparition : Nicolas Burgmeister, tapissier décorateur, qui a repris l'entreprise familiale créée en 1970 et travaille aussi bien dans le Sud Alsace qu'au Danemark ou à Gibraltar mais n'arrive pas à recruter d'apprenti. « Il faut mener une politique sur ces métiers à faible effectif, les cordonniers, les tapissiers. Il faut travailler à faire évoluer l'alternance, à mutualiser par exemple les centres d'apprentissage là où il y a un dortoir. Ces métiers rares, il faut pouvoir les transmettre », a répondu Bernard Stalter.

Bernard Stalter a ensuite signé une convention avec M2A et la Ville de Mulhouse pour que ces trois partenaires oeuvrent ensemble au développement de l'artisanat, autour de trois axes : faciliter les conditions d'installation des entreprises artisanales, favoriser les nouvelles dynamiques économiques, promouvoir la richesse et la diversité de l'identité artisanale mulhousienne. « En tant qu'élus, nous devons être les facilitateurs, valoriser le savoir-faire du territoire, partager ses valeurs, l'innovation et l'intelligence collective », a précisé Fabian Jordan. Mais, au-delà des discours, a encore prévenu Bernard Stalter, le mieux ce sont « les preuves d'amour ».
F.Z.

 

 
 

M2A va financer un audit sur le MISE

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 06:06:29

© Dna, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

musée
M2A va financer un audit sur le MISE
 

 
Après la réunion du conseil d'administration du Musée de l'impression sur étoffes (Mise), présidé par Pascal Bangratz, le 12 mars dernier, Mulhouse Alsace agglomération (M2A) et la Drac ont tenu à apporter quelques précisions.

« Fabian Jordan, président de M2A, et Christelle Creff-Walravens, directrice régionale des affaires culturelles, ont participé à cette séance, considérant la situation du Mise extrêmement préoccupante, et souhaitant montrer le soutien fort de l'agglomération et de l'État à ce patrimoine d'exception de notre territoire, est-il indiqué dans un communiqué. Ils ont également relevé l'attachement de la ville de Mulhouse et de la région Grand Est en la personne de Jean Rottner, associé aux démarches en cours par Fabian Jordan. En dehors de l'instruction judiciaire ouverte pour des disparitions de collections et d'objets, Fabian Jordan et Christelle Creff-Walravens ont rappelé le travail de récolement en cours, confidentiel, que l'agglomération supervise par la mise à disposition de sa conservatrice [...] et que la Drac soutient par des moyens financiers qui seront amplifiés en 2019, afin d'accélérer l'opération. Ce travail scientifique est essentiel pour évaluer avec précision les disparitions, la situation des collections et les potentialités en termes de développement. Fabian Jordan a souhaité par ailleurs que l'audit financier, sollicité en décembre, soit lancé pour avoir une vision claire de l'état financier de la structure. Financé par l'agglomération, il sera réalisé par un cabinet extérieur. »

Le Mise connaît depuis onze mois une très grave crise : décès de son directeur, découverte du pillage de ses collections et, plus récemment, retrait d'oeuvres prêtées, difficultés financières, sous-effectif chronique du personnel (DNA du 12 mars). Précisons que le conseil municipal de Mulhouse a voté le 14 mars dernier une motion de soutien à ce musée et que le collectif citoyen Sauvons le Mise compte déjà plus d'une centaine de membres sur son groupe Facebook.
H. P.

 

 
 

 

Société Lutte contre les discriminations à Mulhouse : Une permanence pour les victimes

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 06:17:15

© Dna, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Société Lutte contre les discriminations à Mulhouse
Société Lutte contre les discriminations à Mulhouse : Une permanence pour les victimes
L'association JID a inauguré lundi à Mulhouse un dispositif d'accueil, d'écoute et d'orientation pour les personnes victimes - ou s'estimant victimes - de discrimination.

 
De gauche à droite : Jacques Colin, Mohammad Akbar et Hocine Taferrant, qui tiendront les permanences à la Maison de la citoyenneté mondiale les lundis et jeudis.
Dans le giron de la Maison de la citoyenneté mondiale (MCM), dont elle partage les locaux rue Schutzenberger à Mulhouse, l'association JID (Justice, insertion, droits) a d'abord oeuvré dans l'accompagnement des demandeurs d'asile, puis dans l'insertion par le logement. Aujourd'hui, ses activités sont centrées sur la lutte contre les discriminations et la promotion du vivre ensemble. Et ces deux axes sont au coeur du nouveau projet que l'association porte et qu'elle a présenté lundi : « Halte aux discriminations ».
Le vivre ensemble traverse aujourd'hui des difficultés, c'est un enjeu important »

L'idée de départ est née dans le prolongement de la démarche menée en 2017 à Bourtzwiller où, autour de la régie de quartier, de nombreux acteurs - dont des membres de JID et de la MCM - ont participé à l'élaboration d'une charte « pour l'égalité des chances, l'égalité de traitement et la lutte contre les discriminations ». La démarche part aussi de ce constat : « Le vivre ensemble traverse aujourd'hui des difficultés, c'est un enjeu important », souligne Mohammad Akbar, le représentant légal de JID. Et aux yeux de l'association, « les ressentis des discriminations et les difficultés du vivre ensemble sont liés et s'alimentent mutuellement ».

Concrètement, le projet « Halte aux discriminations », soutenu financièrement par la Fondation de France et préparé en lien avec de nombreux partenaires, comporte quatre volets. Le premier, c'est un dispositif de permanence, inauguré lundi, destiné à tous ceux qui sont victimes ou qui s'estiment victimes de discriminations. Rendez-vous les lundis de 10 h à 12 h ou les jeudis de 17 h 30 à 19 h à la MCM, où trois membres de JID - un petit groupe qui devrait être amené à s'étoffer - se relayeront pour accueillir le public : Jacques Colin (le lundi), Hocine Taferrant - le coordinateur du projet - et Mohammad Akbar (le jeudi). Ils seront là pour accueillir, écouter ceux qui viendront et les orienter au besoin vers un interlocuteur à même de prendre en charge plus spécifiquement leurs problèmes : associations spécialisées, défenseur des droits, avocat...

« C'est important pour les personnes de pouvoir verbaliser ce qu'elles vivent, sinon ça se transforme en colère », souligne Brigitte Carraz, membre du conseil d'administration de JID et de la MCM. Et quand la situation, au-delà du ressenti, constitue une discrimination au sens légal du terme, c'est tout aussi important « d'aider les gens à régler ce problème et faire en sorte qu'une justice soit rendue », poursuit-elle.
Des discriminations liées à leur situation économique, à l'âge, à la santé, au handicap, au numérique...

Le dispositif de JID, qui comprend aussi une permanence téléphonique, concerne tous les types de discrimination (lire en encadré). L'association en connaît déjà beaucoup de par ses actions antérieures. « D'expérience, les gens qu'on reçoit ici évoquent souvent des discriminations liées à leur situation économique, à l'âge, à la santé, au handicap... Il y a aussi un sentiment d'exclusion par rapport au numérique qui se développe, notamment parmi les personnes âgées », observe Hocine Taferrant.

Lors de la première permanence dans le cadre de « Halte aux discriminations », lundi matin, Jacques Colin a quant à lui reçu par exemple un jeune Mulhousien d'origine étrangère qui a le sentiment que dans l'auto-école où il prépare son permis, il est moins bien traité que d'autres.

Le deuxième volet du projet, inscrit dans la promotion du vivre ensemble, ce seront des soirées « conviviales, artistiques et réflexives », dont la première aura lieu demain jeudi (lire par ailleurs). « On espère que ces rencontres auront un rythme mensuel », précise Mohammad Akbar.

Le troisième volet de « Halte aux discriminations », ce seront des journées de formation/information destinées à différents publics (professionnels, acteurs associatifs, particuliers...). Le quatrième volet du projet prévoit quant à lui des actions auprès de jeunes (échanges et débats en petits comités, expositions...). Et là aussi, JID va travailler avec divers partenaires : établissements scolaires, clubs sportifs, centres socioculturels...
François FUCHS Les permanences physiques du dispositif « Halte aux discriminations » se déroulent chaque lundi de 10 h à 12 h et chaque jeudi de 17 h 30 à 19 h à la Maison de la citoyenneté mondiale, 20, rue Schutzenberger à Mulhouse. Permanence téléphonique : 06 20 16 28 73 (si la ligne est sur messagerie, laisser ses coordonnées pour être rappelé).

Les permanences physiques du dispositif « Halte aux discriminations » se déroulent chaque lundi de 10 h à 12 h et chaque jeudi de 17 h 30 à 19 h à la Maison de la citoyenneté mondiale, 20, rue Schutzenberger à Mulhouse. Permanence téléphonique : 06 20 16 28 73 (si la ligne est sur messagerie, laisser ses coordonnées pour être rappelé).

 
 

 

Mulhouse Des personnes âgées cibles de vols avec violence

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 05:59:21

© L'alsace, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Mulhouse Des personnes âgées cibles de vols avec violence
 

 
Depuis fin octobre, les enquêteurs de l'antenne mulhousienne de la DIPJ de Strasbourg sont sur les traces d'une équipe de voleurs aux méthodes violentes. Ils sont trois, mais le plus généralement quatre, toujours le visage dissimulé par des tours de cou. Ils ont des cibles privilégiées : des personnes âgées, isolées dans des maisons cossues. Cette fois, où plus exactement une nouvelle fois, la bande a frappé rue de la Bataille dans le Vieux-Dornach, à Mulhouse, lundi soir.
Violemment sortide son bain

Les malfrats sont passés par une porte-fenêtre en début de soirée. Le propriétaire des lieux était seul à ce moment. Il a été sorti violemment de son bain. Son épouse qui est arrivée un peu plus tard a eu droit au même traitement avant d'être ligotée au sol avec du câble électrique. Sous les coups, le couple a fini par donner la combinaison pour ouvrir le coffre-fort. Les quatre individus, armés notamment d'un pistolet et d'un manche de pioche, sont repartis avec plus de 10 000 EUR en liquide et des bijoux. Le septuagénaire, frappé à la tête, a été hospitalisé.

Au mois de décembre, avant Noël, ce même couple aurait déjà été victime de la même bande. Cette fois-là, c'est la femme qui avait été victime de violences.

Le fait n'est pas unique et les enquêteurs de la police judiciaire, requis à l'époque par le procureur de la République, travaillent sur des affaires similaires ayant eu lieu dans le secteur ainsi qu'au Rebberg de Brunstatt, à Riedisheim et Kingersheim.

Dimanche en zone gendarmerie, à Lutterbach, c'est une femme de plus de 75 ans, vivant seule dans sa maison, qui a été agressée par trois individus alors qu'elle fermait le battant de son volet. Elle a été violemment bousculée et s'est fait dérober des bijoux. La brigade de recherches de Mulhouse enquête avec la police judiciaire.
Alain CHEVAL

 

 
 

Dietwiller Conseil municipal : Pour le déstockage de Stocamine

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 06:14:52

© Dna, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Dietwiller Conseil municipal
Dietwiller Conseil municipal : Pour le déstockage de Stocamine
Lors de sa dernière séance, le conseil municipal de Dietwiller a largement débattu des questions environnementales via le dossier de Stocamine, l'opération « Commune Nature », les batraciens de la gravière.

 
Des travaux doivent être entrepris dans l'atelier communal afin d'améliorer l'étanchéité du bâtiment. Outre le doublage du mur intérieur pour un montant de 12 634 EUR HT, le conseil approuve deux devis supplémentaires, l'un de 8 215 EUR HT (bardage) et le second de 1 784 EUR HT (zinguerie).

Après avoir entendu les explications du maire, Christian Frantz, à propos du dossier Stocamine, le conseil municipal décide, à l'unanimité, d'approuver la motion de soutien pour le déstockage intégral des déchets ultimes de Stocamine à Wittelsheim. Il s'exprime dans les termes suivants : « Le principe de précaution inscrit dans la Constitution doit être appliqué et nous avons le devoir de préserver la nappe phréatique pour nos générations futures. C'est pourquoi, nous demandons que la solution du déstockage intégral soit adoptée par le pouvoir politique qui doit prendre la seule décision qui préserve l'avenir de notre territoire ».

Le conseil décide d'inscrire la commune à l'opération « Commune Nature » au titre de la démarche zéro pesticide, mise en oeuvre par la région Grand Est afin de mettre à l'honneur les communes engagées dans une démarche respectueuse de l'environnement. Différents diagnostics sur la qualité des eaux souterraines, établis par la Région Grand Est et les Agences de l'eau, mettent en évidence la pollution des eaux souterraines par les produits phytosanitaires ; cette dernière constitue un facteur de déclassement important de la qualité des ressources en eau et notamment des captages d'eau potable. Les pratiques des collectivités contribuent à cette pollution. Moyennant la signature d'une charte d'entretien et de gestion des espaces communaux, la commune de Dietwiller participera à une campagne d'audit, qui permettra d'illustrer et de valoriser le degré de son avancement dans ses pratiques d'entretien des espaces publics.

Un groupement de cinq agriculteurs irrigue environ 33 ha de culture depuis les années 1980 avec un puits foré dans la gravière « Sandgrüaba vùm Mayahàrdt ».

Du fait de la présence de batraciens, cette gravière est désormais protégée, les agriculteurs ne sont plus autorisés à faire usage du puits qu'ils ont financé. Pour participer à l'effort des agriculteurs, et pour soutenir le monde agricole, ainsi que pour la défense de la biodiversité, la municipalité décide de cofinancer un nouveau puits pour 9 702 EUR TTC et un système de pompage situé sur une parcelle communale à proximité pour un montant de 12 540 EUR TTC. Une convention d'une durée de 15 ans est signée à cet effet.
Divers

Containérisation des ordures ménagères : une réunion publique aura lieu le vendredi 26 avril à 19 h à la salle des fêtes de Dietwiller pour informer et répondre aux questions des habitants.
M-C.S.

 

 
 

 

Trois Frontières Élection municipale : « Motivés et prêts »

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 06:49:46

© L'alsace, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Trois Frontières Élection municipale : « Motivés et prêts »
 

 
Contraint de se lancer dans une nouvelle campagne, à la suite de la démission de treize de ses conseillers, le maire Gaston Latscha et sa nouvelle équipe (huit conseillers sortants et 14 nouveaux) ont échangé avec les électeurs, lundi soir à la Comète.

Après s'être présentés brièvement, en français et en alsacien, les sortants ont pris le micro pour dresser un état des lieux, des projets et des perspectives chiffrés à travers un déroulé thématique ponctué, à chaque fois, par les questions du public.

Le budget 2019 a été abordé, dans ses grandes lignes. Ce qui a fait réagir Daniel Lang (adjoint démissionnaire, aujourd'hui dans la liste de Claude Hartmann) : « Je tiens à apporter un rectificatif ». L'adjoint a pointé le fait que les éléments du budget n'étaient pas à la disposition de sa liste. « Le budget 2018 est disponible, celui de 2019 doit être voté par le maire, a répondu Gaston Latscha, nous sommes prêts à le voter rapidement, soit la première semaine d'avril. »
« On prend le melon à Hésingue ! »

Mais d'autres interrogations ont été formulées : « Une commune est-elle obligée d'investir ? », « N'avez-vous pas les yeux plus gros que le ventre ? », « Trois millions d'euros pour la rue de Saint-Louis, et pas un centime ailleurs ! Est-ce normal ? On prend le melon à Hésingue... » Le maire sortant a rappelé l'obligation d'équilibrer le budget en recettes et dépenses, de définir des priorités, des projets en maîtrisant la dette. Une dette, « remboursable en trois ans », que l'équipe s'est engagée à réduire au fil des années. L'élu sortant a rappelé que l'aménagement des rues principales de la commune faisait l'objet d'un projet de longue date. Si la rue de Folgensbourg en fait partie, sa réalisation dépendra du programme de contournement de Hésingue/Hégenheim.

Abordée, jeudi dernier lors de la réunion publique de la liste portée par Claude Hartmann (L'Alsace du 16 mars), la rue des Tulipes a suscité l'inquiétude d'un auditeur : « Allez-vous la fermer ? » « Vous en savez plus que moi, a rétorqué Gaston Latscha, dans le cadre du contournement Est, un giratoire est prévu sur la RD 105. » Il a indiqué qu'un travail de réflexion est actuellement mené avec le département. L'objectif étant de ne pas gêner l'accès à l'enseigne Villaverde et à la crèche.

La question de la sécurité dans la commune a largement été abordée. Celle des écoliers, des piétons en général, des habitations trop souvent cambriolées... « J'ai été visité trois fois ! Que faire ? » Autant d'inquiétudes qui induisent « une réflexion approfondie » à mener autour d'une potentielle police municipale. « La vidéosurveillance a fait ses preuves depuis trois ans à proximité de l'école élémentaire. Nous avons prévu de mettre une caméra à chaque entrée du village. »

Une personne a signalé le caractère accidentogène de la piste cyclable non achevée, entre Buschwiller et Blotzheim. Réponse : « Ces travaux sont de la compétence de l'agglomération et en lien avec le dévoiement du cours du Liesbach. La jonction de la piste sera réalisée en même temps que le giratoire, aux frais de l'agglo. » Autre réaction autour de la piste cyclable et piétonnière qui permettra aux salariés de rallier facilement la zone aéroportuaire. « Certains conducteurs étrangers ne viendront-ils pas stationner leur véhicule au stade pour emprunter la piste à vélo ? » « Nous trouverons alors des solutions », a noté le maire sortant. Il a rappelé que 1200 emplois étaient concernés, dont deux tiers de Français.
« Souhaitez-vous augmenter le nombre d'habitants ? »

Le vivre ensemble a laissé apparaître des interrogations : « C'est quoi un logement aidé ? », « Souhaitez-vous augmenter le nombre d'habitants ? » Hésingue devrait travailler afin de favoriser la création de logements à loyers modérés. Aux Hirondelles, huit appartements ont été achetés par Saint-Louis Habitat qui a prévu des loyers en fonction des revenus et à charges réduites. « Nous voulons rester un village... mais nous ne maîtrisons pas tout », a souligné Gaston Latscha, évoquant notamment le cas des terrains vendus par des particuliers. Par le biais d'une modification de son PLU, la commune a déjà pris les devants.

Le soutien aux associations a ouvert le débat autour de la Comète. « Nous entendons beaucoup de rumeurs comme quoi les salariés quittent l'Envolée (l'association qui gère la Comète). Pourquoi ? » Les explications ont été données par Christian Landauer, conseiller sortant et président de La Comète : « Dans toute jeune entreprise, il y a des mouvements de personnel. À la Comète, nous sommes loin d'un fonctionnement de 8 h-12 h/14 h-17 h. Ce paramètre peut être un problème pour certains. » Le président a aussi évoqué des départs de salariés, « pour aller exercer leur métier ailleurs ». Dans le public, des représentantes d'associations, théâtre dialectal et sport de bien-être, ont traduit leur mécontentement quant aux créneaux accordés ou modifiés. « Ces dernières années, nous avons eu des problèmes pour accéder aux salles [...] nous nous sentons mis à l'écart. Quelles mesures concrètes pouvez-vous nous proposer afin que nous disposions de dates fiables ? » Si la Comète n'est plus une salle des fêtes, « elle répond notamment à des normes de sécurité du plus haut niveau », a traduit le candidat.

Sa réponse est allée pourtant dans le sens de l'ouverture et d'une meilleure communication entre les acteurs du monde associatif et le comité directeur de l'Envolée. Dans le public, les deux interlocutrices ont souligné « la compétence des techniciens » de la Comète, « un outil formidable », pour autant, « j'ai reçu un mail jeudi dernier m'annonçant que je ne pourrais pas disposer de la salle de sport du 29 avril au 5 mai. Je devrais donc annuler mes cours [...] Voulez-vous en faire un palais des congrès ? » Et Christian Landauer de relever la gestion multiple du site à trois têtes, associatif et festif, culturel et sportif.

Ce n'est qu'en fin de soirée que certaines questions plus personnelles ont été soulevées par le public : « Est-il vrai que vous décidez seul ? », « Que se passera-t-il si ton équipe n'est pas votée ? », « Tu as été désavoué par cinq de tes adjoints [...] pourquoi ne pas avoir voulu discuter avec eux ? » Le maire : « Je ne veux pas polémiquer [...] mais humainement ma déception est grande. Il n'y avait pas de raisons d'en arriver là, sinon les raisons personnelles de quelqu'un qui veut ma place en tant que maire ».

Refusant un qualificatif autoritaire, il a avancé un de ses souhaits majeurs : « L'apaisement ».
Ghislaine MOUGEL

 

 
 

Sundgau Batraciens : L'amour sans risque

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 06:12:46

© Dna, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Sundgau Batraciens
Sundgau Batraciens : L'amour sans risque
Depuis fin février, les agents de la brigade verte et quelques bénévoles sont sur le pont sur neuf sites du secteur Sundgau/Trois frontières pour permettre aux batraciens de faire « crôa (c)-crôa (c) » sans risque de se faire écraser lorsqu'ils font leur va-et-vient entre forêts et étangs.

 
Un couple de batraciens qui souhaitait poursuivre son idylle de l'autre côté de la route comme Judith Saidani, garde champêtre à la brigade verte de Walheim, en sauve chaque jour. Photo
Ils attendent chaque année qu'il fasse « chaud » et humide pour se lancer. Les batraciens ont entamé comme chaque année leur période de reproduction depuis quelques jours, avec même un peu d'avance, profitant du redoux du mois de février et des pluies qui ont suivi. Sortis du sommeil de leur hibernation en forêt, ils ne pensent qu'à une seule chose, rallier les étangs et se reproduire, avant de retourner en forêt. Seulement, pour atteindre les étendues d'eau - et le septième ciel avec -, ils sont parfois amenés à prendre tous les risques et traverser des routes.
« Les batraciens c'est comme le vin, il y a des bonnes et des mauvaises années »

Heureusement pour les grenouilles, crapauds et autres tritons haut-rhinois, depuis trente ans et sa création, la brigade verte veille à permettre aux batraciens de vivre leur idylle avec le moins de risque possible de se faire écraser. Routes fermées la nuit comme entre Wittersdorf et Hirsingue (de 19 h à 7 h jusqu'au 1er avril inclus), crapauducs (Ndlr : petit conduit sous une route, permettant le passage) comme du côté de Reiningue, ou encore filets et seaux de part et d'autre des routes pour récupérer celles et ceux qui veulent traverser, les dispositifs sont nombreux dans le département et les amphibiens aussi.

« En fonction de la pluie, il y a parfois des pics à 200 batraciens qui veulent traverser la route chaque jour sur notre principal site, à Jettingen (Allmend) », illustre Judith Saidani, garde champêtre à la brigade verte de Walheim, qui se partage le travail avec quatre collègues et deux bénévoles. « Le long des routes où ont lieu les principales migrations, il y a des filets de 40 centimètres pour empêcher aux batraciens de traverser et des seaux tous les 25 mètres, où ils tombent, pour les récupérer et les faire aller de l'autre côté comme ils le souhaitaient. »

D'une année à l'autre, principalement à cause de la météo, le travail n'est pas la même car les batraciens sont plus ou moins nombreux (lire ci-contre les chiffres des cinq dernières années). « Les batraciens c'est comme le vin, il y a des bonnes et des mauvaises années », sourit la garde champêtre.
Quatre espèces

Dans le Sundgau, on recense quatre espèces de batraciens qui cherchent à se reproduire en ce moment (Ndlr : 1 705 bêtes l'an dernier sur les deux sites de Jettingen, contre 1 366 déjà cette année), la grenouille rousse (686 à Jettingen-Allmend et 54 à Jettingen-Bergmatten cette année), le crapaud commun (297 à Jettingen-Allmend et 113 à Jettingen-Bergmatten) et les tritons (206 à à Jettingen-Allmend et 10 à Jettingen-Bergmatten) palmé et alpestre.

Pour cette dernière espèce, c'est d'ailleurs à Jettingen que l'on en trouve le plus à l'échelle du département. Et, ces tritons alpestres semblent bien s'y plaire puisque la population recensée par les agents de la brigade verte cette année entre fin février et la première quinzaine de mars est d'ores et déjà supérieure à celle de l'année dernière (216 contre 214 en 2018).

« Ça prouve que notre travail de protection et de préservation porte ses fruits », se réjouit Judith Saidani, qui, comme ses collègues de la brigade verte, sauve chaque jour des dizaines de batraciens qui peuvent ainsi continuer à vivre d'amour et d'eau fraîche.
Florian ZOBENBIEHLER A voir un reportage vidéo sur la migration des batraciens surwww.dna.fr

A voir un reportage vidéo sur la migration des batraciens surwww.dna.fr

 
 

 

Hagenthal-le-Bas Nature : Les anges gardiens des batraciens

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 06:13:12

© Dna, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Hagenthal-le-Bas Nature
Hagenthal-le-Bas Nature : Les anges gardiens des batraciens
La saison de reproduction des batraciens bat son plein. La pluie et les températures clémentes de ces derniers jours ont permis aux crapauds, grenouilles et tritons de migrer vers leur lieu de ponte. Avec l'aide bienveillante de leurs anges gardiens de la brigade verte, qui les prennent au piège pour mieux les relâcher et éviter qu'ils ne soient écrasés.

 
Les agents de la brigade verte de Hagenthal, ici Patrick Simon, le chef de poste, relèvent les seaux situés le long de la RD12b, au lieu-dit Klepferhof à Hagenthal-le-Bas.
Des centaines et des centaines de candidats, mais au final, peu d'élus. On n'est pas sur le ratio des admissions à Sciences po ou à l'Ena, mais au final les batraciens qui réussissent à arriver sur leur lieu de ponte sont certainement les plus méritants et téméraires. Après être sortis de leur cachette hivernale, ils doivent parcourir plusieurs centaines de mètres jusqu'au point d'eau où ils s'accoupleront et où les femelles déposeront leurs oeufs. Un parcours du combattant durant lequel la prédation participe à une sélection naturelle plutôt drastique. Les couleuvres, hérissons, corneilles, putois, martres, renards, cigognes, hérons ou aigrettes raffolent de grenouilles et crapauds. Et ils ont pris l'habitude d'être aux aguets à cette période de l'année, durant laquelle le repas leur est quasiment servi sur un plateau.
Des tritons aussi...

Et comme si cela ne suffisait pas, les batraciens sont en plus confrontés à un obstacle de taille : les routes départementales et leur flot de véhicules. Dans le secteur frontalier, il s'agit de la RD12b, entre Hégenheim et Hagenthal-le-Bas, au lieu-dit Klepferhof. Ils sont très nombreux à vouloir la traverser pour se rendre dans l'un des étangs situé en contrebas, tout près de la frontière suisse (lire les chiffres ci-contre). « Il s'agit en grande majorité de crapauds communs. Mais on trouve aussi des grenouilles rousses et quelques tritons alpestres et ponctués », explique Patrick Simon, le chef de poste de la brigade verte de Hagenthal.

La campagne de protection des batraciens, qui fête ses 30 ans cette année, concerne 24 sites dans le Haut-Rhin, où sont installés 18 km de filets et où 49 000 animaux sont comptabilisés chaque année. Depuis 1995, la brigade verte de Hagenthal apporte elle aussi sa pierre à l'édifice... Depuis le 11 février, des filets ont été installés en bordure de route, sur 500 mètres linéaires. Filets le long desquels on trouve plusieurs seaux, destinés à retenir des batraciens amoureux et bien décidés à s'accoupler. « Cette année, nous avons même doublé les filets juste en dessous de la forêt de laquelle ils viennent. Cela permet d'éviter que les tritons passent à travers les mailles », précise Patrick Simon. Lui et ses collègues jouent un peu les anges gardiens de ces batraciens en les amenant de l'autre côté de la route puis en les relâchant après les avoir comptés. Et ces derniers jours, le comptage prenait un peu plus de temps, avec un pic constaté à partir du 10 mars. « Les fortes pluies et les températures clémentes ont favorisé la migration », confirme Patrick Simon, qui sera sur le terrain avec son équipe jusqu'à fin avril. Histoire de donner aussi un coup de pouce salvateur aux plus lents ou aux retardataires.
Sébastien SPITALERI

 

 
 

 

Altkirch Solidarité : Marie-Jeanne Hartmann, le coeur sur la main

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 05:48:04

© Dna, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Altkirch Solidarité
Altkirch Solidarité : Marie-Jeanne Hartmann, le coeur sur la main
Elle est l'un des piliers de la Croix-Rouge d'Altkirch, où elle gère depuis seize ans l'aide alimentaire. Marie-Jeanne Hartmann, 75 ans, a été honorée de la médaille départementale de la vie associative. Portrait.

 
Marie-Jeanne Hartmann (à dr), accompagnée d'une partie de sa seconde famille : (de g. à d.) Hélène Hitter, présidente de l'unité locale de la Croix-Rouge, Fabienne, sa cousine, Marianne Higelin, vice-présidente, et Michèle Reitzer, également bénévole depuis 2003.
Marie-Jeanne Hartmann, 75 ans, fuit les honneurs et la presse. Fâcheux, pour quelqu'un qui a reçu une médaille de la vie associative et rencontré une journaliste pour retracer son parcours... Disons-le tout net : à chacun de nos reportages à la Croix-Rouge - braderies d'hiver ou d'été, lancement de campagne et autres déstockages massifs - la septuagénaire est toujours là, fidèle au poste, au rayon de l'aide alimentaire. Un sourire poli suivi d'un « bonjour », et zou !, la voilà qui tourne les talons et repart vite à son affaire : remplissage des frigos, rangement des étagères, accueil des bénéficiaires au comptoir...

Il a fallu la jouer fine, avec la complicité d'Hélène Hitter, présidente de l'unité locale de la Croix-Rouge, et de Marianne Higelin, vice-présidente, pour que Marie-Jeanne accepte de se livrer, un tout petit peu.
« J'ai toujours travaillé dans l'alimentation »

« Je m'occupe de l'aide alimentaire à la Croix-Rouge depuis le 9 février 2003. C'était mon domaine, commence-t-elle. J'ai tenu la boulangerie-épicerie de mes parents jusqu'en 2001, j'ai toujours travaillé dans l'alimentation. » C'est sa cousine, Christiane Strehly, qui l'enrôle dans l'association caritative altkirchoise, alors présidée par Marie-Claude Meunier. « J'étais à la retraite, je voulais me rendre utile. J'ai commencé en même temps que Michèle Reitzer », confie Marie-Jeanne. Au départ, elle se rend disponible les lundis et les mercredis pour gérer l'aide alimentaire destinée à une dizaine de familles avec Marie-Paule Voulton. Mais bien vite, les deux femmes viennent tous les jours de la semaine. Leurs missions : se rendre à la Banque alimentaire, commander les produits, réceptionner la marchandise, la déballer, la contrôler, la stocker et la ranger. « Je suis un peu maniaque et j'ai l'habitude de dire ce que je pense », reconnaît celle qui a la réputation de ne pas toujours être commode tant avec les bénévoles qu'avec les bénéficiaires. Pourtant, face à des situations de détresse, Marie-Jeanne fond et fend l'armure. « Quand j'accueille pour la première fois des bénéficiaires émus, qui ont du mal à parler, j'essaie de les mettre à l'aise... Là, ça me déchire le coeur. On s'attache à des personnes. »
La Croix-Rouge, sa « deuxième maison »

En l'espace de seize ans, le nombre de familles bénéficiaires a été multiplié par quinze : elles ne viennent plus seulement d'Altkirch, mais de tout le Sundgau. « 150 familles, c'est plus difficile à gérer. Il y a beaucoup de femmes seules avec des enfants, des retraités... » Pour autant, Marie-Jeanne ne s'est pas mise à l'ordinateur : elle continue de noircir ses registres sur papier. « Chaque jour, j'ai la liste des bénéficiaires : nombre d'adultes, nombre d'enfants... Je coche les noms. Et le week-end, je recopie tout ça dans mon classeur. »

Malgré quelques soucis de santé, la Carspachoise dévouée continue de venir chaque jour de la semaine de 8 h 30 à 17 h, parfois jusqu'à 20 h le mercredi, jour de distribution des produits frais. Et le jeudi, place au nettoyage. Elle peut compter sur de nouveaux bénévoles, comme Christian, qui lui est d'une précieuse aide au quotidien. « La Croix-Rouge, c'est sa deuxième maison », témoignent Marianne Higelin et Hélène Hitter, qui ajoutent : « Et Marie-Jeanne est notre pilier, notre mère à tous ! » L'intéressée reconnaît avoir trouvé dans l'association une véritable « famille ». « J'ai quatre neveux et nièces dont je suis très proche, mais je n'ai pas de mari, pas d'enfant. J'avais du temps à donner », confie-t-elle pour expliquer son dévouement sans faille récompensé d'une médaille bien méritée à l'antenne du conseil départemental d'Altkirch.
Anne DUCELLIER

 

 
 

 

Du Sundgau à l'Afrique
Née le 21 novembre 1943, Marie-Jeanne Hartmann aide très tôt ses parents, Maria et Bernard Hartmann qui tiennent une boulangerie-épicerie à Carspach. « À 10 ans déjà, j'étais derrière le comptoir », se souvient-elle. Seule fille au milieu de deux frères, François et Michel, elle est une brillante élève qui réussit son certificat d'études avec mention... et deux années d'avance sur ses camarades ! « J'aurais voulu être institutrice. Je n'ai pas continué mes études parce que je devais aider mes parents. C'était comme ça à l'époque, je ne leur en veux pas. » Elle prend tout de même des cours de comptabilité et de dactylographie à l'institut Sonnenberg. Et décroche un prix « parce que j'étais la plus rapide à taper à la machine avec le cache-clavier ! », sourit-elle.

Dès 14 ans, elle tient la boutique et assure avec sa mère les tournées de livraison dans les villages alentours. Neuf ans plus tard, elle part en Côte d'Ivoire pour aider son oncle maternel missionnaire, le père Hubert Grieneisen, à construire l'hôpital de Tankessé. « À partir de 1966, tous les trois ans je partais un mois là-bas. » Cet engagement lui vaudra en 2017 le prix Servir du Rotary Club d'Altkirch et du District 1 680.

En 1975, elle intègre l'association des donneurs de sang de Carspach dont elle devient la première femme présidente : « un événement ! ». En 1989, elle reçoit le diplôme de la solidarité et de la valeur. Elle démissionne en 2005. Après trente années passées chez les « sangsues », comme les appelait affectueusement son petit frère, elle se consacre pleinement à la Croix-Rouge où elle oeuvre depuis 2003.

 

Guebwiller Dominicains de Haute-Alsace : Femmes, on vous aime...

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 06:22:32

© Dna, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Guebwiller Dominicains de Haute-Alsace
Guebwiller Dominicains de Haute-Alsace : Femmes, on vous aime...
Première aux Dominicains, vendredi 8 mars, pour la journée internationale des droits des femmes : le programme mettait à l'honneur musiciennes et compositrices.

 
Ce soir-là, il n'y avait que des femmes sur scène, qui mettaient à l'honneur des compositrices.
Point d'orgue de cette soirée, le concert donné par les Elles symphoniques. L'âme de ce concert, c'était Valérie Seiler, directrice de l'école municipale de musique et de danse de Wittenheim. Elle assure aussi la direction des ensembles à vents du conservatoire de Mulhouse, ainsi que la direction de deux orchestres à vents en Alsace et en Suisse.
Rien que des musiciennes

En 2014, elle fonde les Elles Symphoniques, une phalange uniquement composée de musiciennes, issues de France, de Suisse et d'Allemagne. Avec cet orchestre, elle se produit plusieurs fois par an, dans un répertoire allant du classique à la variété. Mais surtout, elle tient à faire découvrir des compositrices, globalement peu connues et encore moins jouées. Ce qui était le cas aux Dominicains.

La plus ancienne, c'était tout naturellement Hildegarde von Bingen, abbesse bénédictine du XIIe siècle, dont un chant religieux, O dulcis divinitas, a été interprété du haut du jubé par Marie Bochelen. Une belle entrée en matière, par une voix pure, traduisant fort bien le sentiment exprimé par la religieuse.

Valérie Seiler a ensuite fait un long saut (huit siècles) à travers l'histoire, pour arriver à l'Allemande Émilie Mayer et son ouverture de Faust. La première occasion de juger la qualité instrumentale de l'orchestre. Ce n'est pas une formation professionnelle permanente. Mais elle est composée de professionnelles de la musique, qui se réunissent régulièrement pour travailler ensemble. Les compositrices suivantes étaient mieux connues, à commencer par Clara Schumann, qui avait donné un concert mémorable dans le choeur supérieur des Dominicains en 1862.

C'était la première occasion d'entendre l'orchestre au complet. Le rendu était quelque peu différent de celui d'un orchestre mixte. Les femmes pénétraient sans doute différemment la sensibilité de l'auteure. De plus, Valérie Seiler et la pianiste Chantal Greiner ont choisi d'enchaîner les trois mouvements du concerto de Clara Schumann. Il n'y avait donc pas d'applaudissements après chaque mouvement. Étonnant aussi qu'on ait planté un micro à côté du piano ; la pianiste semblait pourtant avoir suffisamment de vigueur pour l'équilibre avec l'orchestre.
Des noms connus pour des oeuvres moins connues

Autres compositrices au programme : les soeurs Boulanger, Nadia (Lux aeterna) et Lili (D'un matin de printemps), Germaine Tailleferre (Petite suite pour orchestre et la Rue Chagrin).

Si les compositrices sont connues, leurs oeuvres étaient des découvertes. C'est pourquoi il aurait sans doute été bon que l'on ajoutât, sous les très beaux portraits projetés sur l'écran à l'entrée du choeur supérieur, le nom des oeuvres ou une brève annonce à la suite de la présentation orale très sobre des compositrices par Anne Vouaux.

Dernière femme au programme : Hélène Blazy, venue se présenter elle-même sur la scène. Cette jeune compositrice a ravi le public avec son adagio pour cordes, une musique chantante, mélodieuse, quelque peu impressionniste, à cent lieues de la musique contemporaine, pour terminer avec un kasatchok bien enlevé.
JMS

 

 
 

 

culture regionale Au pays des Trois-Frontières : Poésie, dialecte et histoire

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 06:15:50

© Dna, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

culture regionale Au pays des Trois-Frontières
culture regionale Au pays des Trois-Frontières : Poésie, dialecte et histoire
La poésie et le dialecte alsacien sont à l'honneur en cette fin de semaine au pays des Trois-Frontières, avec divers rendez-vous et des lectures.

 
Yves Bisch, auteur de nombreux livres sur l'Alsace et l'alsacien, donnera ce samedi soir une conférence à Weil am Rhein.
-Soirée poésie à Bâle
Ce jeudi 21 mars est fêtée la Journée mondiale de la poésie de l'Unesco. À Bâle, la maison de quartier QuBa propose une rencontre à 19 h : Les poètes au cinéma et en direct. Sera diffusée la première d'un film de 19 minutes tourné par Ruedi Bind et Raphael Schulze-Schiltdorf, Matthyas Jenny - die letzten Stunden in der Bachletten Buchhandlung 2015.

Ensuite, petit saut dans le passé et dans l'ère lointaine du pré-mobile : en 1978, Matthyas Jenny disait un poème par jour sur un répondeur téléphonique, comme le raconte une émission de l'époque qui sera projetée. Suivra un court portrait du poète et peintre Werner Lutz (1930-2016) ; les images ont été tournées en 1996, quand Ruedi Bind a rendu visite au poète dans son appartement sur le Rhin. Enfin, Rudolf Bussmann lira des poèmes de Werner Lutz.
Soirée poésie, jeudi 21 mars, QuBa (en face de la librairie Bachletten au Quartierzentrum Bachletten) à Bâle. Entrée libre, plateau. Conférence d'Yves Bisch à Weil-am-Rhein...

Ce samedi 22 mars à 19 h, le Sierentzois Yves Bisch donnera une conférence au Stapfelhus de Weil am Rhein. Depuis des décennies, ce directeur d'école à la retraite est engagé pour préserver le dialecte et la culture alsacienne. Là, il expliquera ce qui est fait aujourd'hui, avec pour thème Elsassisch rede, a Stolz, la fierté de parler l'alsacien. En insistant sur l'alsacien « wu uns verbìnda müess », qui doit nous relier les uns aux autres, mais aussi soigner ou bander les plaies anciennes, y compris par-dessus la frontière avec nos voisins alémaniques. Il parlera notamment de l'importance des formations en dialecte pour les personnels soignants les personnes âgées, pour que celles-ci ne soient pas abandonnées à leur « solitude linguistique ». La conférence est donnée dans le cadre d'une exposition historique au musée Am Lindenplatz, qui retrace la période de l'après-1918, quand de nombreux Alsaciens ont été obligés de traverser le Rhin pour se réfugier en Allemagne.
Samedi 22 mars à 19 h, au Stapflehus de Weil am Rhein (Bläsiring 10), conférence d'Yves Bisch. Entrée libre, réservations au 0049/7621/704-412 ou b.brutscher@weil-am-rhein.de. ... et retirage d'un dictionnaire best-seller

Larousse propose un retirage du petit best-seller d'Yves Bisch, le Petit dictionnaire insolite de l'alsacien et des Alsaciens, dont le premier tirage date de 2012. Pour un alsatique, publié par un éditeur national, la chose est assez rare pour être soulignée. Le petit livre d'Yves Bisch comporte 128 pages organisées en différents chapitres pour découvrir tous les aspects de la culture alsacienne, à travers notamment sa langue. Dictons, expressions savoureuses, dates historiques, spécificités culturelles, etc.
Petit dictionnaire insolite de l'alsacien et des Alsaciens, d'Yves Bisch, chez Larousse, 128 pages, 5 euros. Conférence de Patrick Guérin sur l'histoire de l'Alsace

L'historien Patrick Guérin propose ce vendredi au collège des Missions de Blotzheim, une nouvelle conférence dans le cadre de son quatrième cycle sur l'histoire de l'Alsace. Il poursuivra ses réflexions sur l'après-traité de Westphalie, en 1648, et la lente intégration de l'Alsace au Royaume de France.

Par ailleurs, il donne d'ores et déjà rendez-vous à « celles et ceux qui souhaitent éclaircir ou approfondir certains aspects historiques de nos conférences de ce cycle, poser des questions, apporter leur contribution, etc. » pour une après-midi « table ronde » (Gesprächsrunde) le samedi 4 mai, toujours au collège des Missions, de 14 h à 18 h.
Conférence vendredi 29 mars à 20 h. Entrée libre. Plateau pour le chauffage. Un imagier en alémanique

Il y a eu récemment l'alsacien (toujours disponible), par Adrien Fernique et Yves Bisch : 1 000 mots en dialecte, dans ses versions du Sud et du Nord de l'Alsace. Voici que l'imagier best-seller de Stephen Cartwright, qui existe dans de nombreux dialectes, paraît en alémanique (du Bade), grâce à l'éditeur Tintenfass. Dans deux variantes, là aussi, une du nord, par Wendelinus Würth, une du sud (en haut-alémanique), par Markus Manfred Jung. Le livre est un vrai support pédagogique, avec ses planches thématiques.

Elles peuvent servir de support pour raconter des histoires, entamer une discussion... Le livre a été constamment modernisé depuis sa première parution il y a une quarantaine d'années. Aller à l'école, faire les courses, se retrouver dans la salle de consultation d'un médecin... La palette est très large.
Jean-Christophe MEYER Meine ersten tausend Wörter auf Alemannisch, 64 pages, 16 euros.

Soirée poésie, jeudi 21 mars, QuBa (en face de la librairie Bachletten au Quartierzentrum Bachletten) à Bâle. Entrée libre, plateau.

 
 

 

Widensolen Concert à l'église : Voix d'hommes et d'enfants en choeur

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 05:49:13

© Dna, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Widensolen Concert à l'église
Widensolen Concert à l'église : Voix d'hommes et d'enfants en choeur
L'église Saint-Nicolas de Widensolen a résonné des magnifiques interprétations du choeur d'hommes de Riquewihr, samedi soir, rejoint en fin de concert par les élèves des classes de formation musicale du Pays Rhin-Brisach.

 
Les enfants de l'école de musique du Pays Rhin-Brisach ont rejoint le Choeur d'hommes pour les trois derniers morceaux
Ce concert, mis sur pied par la Communauté de communes du Pays Rhin-Brisach, permit aux parents et aux familles d'assister à un excellent moment musical, avec un programme très diversifié et plaisant.

Josiane Bigel, maire de Widensolen et vice-présidente de la Communauté de communes du Pays Rhin-Brisach, en charge de la culture, et le curé Dominique Kress ont salué la très nombreuse assistance, parmi laquelle Gérard Hug, président de la Comcom, Betty Muller, conseillère départementale, ainsi que les membres du conseil de fabrique de Widensolen.

C'est la troisième fois que le choeur d'hommes de Riquewihr est invité par l'école de musique du Pays Rhin-Brisach, mais cette fois, ils ont partagé le choeur de l'église avec les élèves des classes de formation musicale en fin de concert.

Les adultes, placés sous la direction de Céline Wymann, ont enchanté le public avec, entre autres, La balade irlandaise ou Mistral gagnant de Renaud, mais aussi Je te promets de Jean-Jacques Goldman, The sound of silence de Simon and Garfunkel, Le poinçonneur des Lilas de Gainsbourg, Les mains d'or de Bernard Lavilliers... et bien d'autres morceaux tout aussi beaux.

Pour les trois derniers morceaux, les jeunes élèves les ont rejoints. Ces derniers sont plus habitués à se produire avec leur instrument, et cette fois, ils ont mêlé leur voix à celles des choristes. Et trois derniers chants ont été interprétés avec une grande maestria : Le vent d'un nouveau monde de Boris Bergman, Manhattan Kaboul de Renaud et Santiano de Hugues Aufray.

Ce fut un grand moment de bonheur pour toutes les familles d'entendre leurs enfants chanter en choeur tous ces superbes morceaux. Le final a été gratifié de salves d'applaudissements.

Les professeurs de formation musicale Louise Behr et Christelle Gerber, la chef de choeur et professeur de clarinette Céline Wymann ainsi que Stéphane Wurtz, président de la chorale, ont eux aussi eu leur moment de gloire, étant chaleureusement salués par des applaudissements nourris et amplement mérités.

Pour clore cette très belle rencontre, Josiane Bigel, Betty Muller et Gérard Hug ont remis des bouquets de fleurs à Louise Behr, professeur de formation musicale, Christelle Gerber, professeur de formation musicale, et Céline Wymann, chef de choeur, alors que les membres du choeur ont reçu un carton de vin. Une belle manière de remercier l'implication de chacun.

 

 
 

 

orientation Chez Clemessy à Mulhouse : Quand l'industrie courtise les jeunes filles

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 06:10:47

© Dna, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

orientation Chez Clemessy à Mulhouse
orientation Chez Clemessy à Mulhouse : Quand l'industrie courtise les jeunes filles
Chasser les idées reçues et les préjugés, redorer l'image de l'industrie qui de surcroît embauche... Quel challenge. Mais si en plus l'industrie veut recruter des filles, l'équation se complique. Clemessy à Mulhouse a choisi de se prêter à un exercice pratique. Cinquante lycéennes sont venues tester leurs talents d'électronicienne, maintenancière ou experte en vibration.

 
Cinquante jeunes filles ont écouté les témoignages de leurs aînées, dont celui de Mathilde Gambiez, salariée à Marseille et qui intervenait pas Skype.
Le hall d'entrée de Clemesys à Mulhouse a ainsi accueilli des ateliers interactifs conçus par l'UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie). Ces ateliers baptisés « Odyssée de l'industrie », doivent permettre aux jeunes filles de comprendre ce que fait un électronicien, un concepteur en bureau d'études, un maintenancier. Exemple d'un exercice pratique : une opératrice est en panne devant sa machine, la maintenancière arrive pour poser quelques questions, établir un diagnostic, puis lancer la réparation... Dans ce cas précis, il n'y a pas de fuite d'air, pas de perte de liquide, pas de signal lumineux. Si le maintenancier pose les bonnes questions, le diagnostic est rapide et en l'occurrence, il faut vérifier l'armoire électrique. Anfal et Inès qui ont accepté de se prêter au jeu des questions et des réponses, s'amusent bien à ce jeu de détectives.
Un plan de recrutement de 660 personnes en 2019

Un peu plus loin, l'exercice est plus compliqué. Le concepteur industriel doit construire une éolienne et répondre à la question : comment orienter les pales en fonction du vent. C'est Inès qui s'exerce. Là encore, elle trouve le jeu amusant et pourtant elle reconnaît : « je ne veux pas faire un métier technique, je veux m'orienter vers psycho. Mais qui sait, si jamais je dois me réorienter, je garde cette option dans un coin de ma tête ».

Pour l'UIMM qui édite pour la neuvième fois consécutive cette Semaine de l'industrie, le pari de séduire les filles n'est donc pas encore gagné. Pour Clemessy non plus, alors que l'entreprise a une vraie problématique d'embauche de jeunes talents. « Nous avons embauché 600 personnes l'an dernier, nous avons un plan de recrutement de 660 personnes pour 2019, en entrée par l'apprentissage, en entrée directe ou par l'alternance. Nous avons actuellement 200 jeunes en formation par alternance du bac pro au diplôme d'ingénieur », explique Anne Grunenwald, responsable recrutement qui annonce un taux de féminisation chez Clemessy plutôt faible. Tous métiers confondus, les femmes représentent 11 % de l'effectif.
Les témoignages des jeunes femmes déjà en emploi

Il faut donc intensifier le message auprès des jeunes filles. Et cela passe par le témoignage de leurs consoeurs, à peine plus âgées qu'elles : Virginie Bosco, experte en tuyauterie, Ségolène Groelly, ingénieur études et développement, Elodie Kempf, apprentie câbleuse, Mathilde Gambiez, ingénieur études en analyse vibratoire.

Les quatre jeunes femmes ont résumé leurs interventions sous un slogan : « s'engager dans une carrière dans l'industrie, c'est fantastique ».

Fantastique pour quoi ? Mathilde Gambiez a raconté son quotidien. Une semaine sur le terrain, une semaine au bureau pour faire les rapports. « Mon métier, c'est de vérifier l'état de santé des machines grâce à la vibration. Je fais les mesures sur le terrain, chez les clients, puis je les ramène et je les analyse », raconte la blonde jeune fille de 24 ans qui parle de son parcours : après un bac S puis un DUT en génie électrique d'informatique industrielle qui ne lui a pas plu, elle se réoriente en faisant une prépa ATS de remise à niveau puis intègre une école d'ingénieur Ars et métiers à Aix-en-Provence.

Son conseil : « Ne vous inquiétez pas, la technique c'est très vaste, les parcours sont différents et être une jeune femme ce n'est pas un frein. Au contraire, les expertes sont très appréciées car elles sont plus attentives, plus soigneuses que les hommes et c'est très valorisant. »

Autre exemple de parcours, celui de Ségolène, 28 ans, ingénieur études et développement. Une passionnée d'informatique qui a passé un bac S avant de se lancer dans une prépa bio, avec pour projet d'intégrer une école vétérinaire, avant de se rediriger vers l'agronomie pour y faire du développement informatique : « c'est un secteur très à la pointe où les tracteurs roulent déjà tout seuls... »

Pour Ségolène, l'industrie est un domaine « où on voit tout de suite, et en direct, le bénéfice de son action. » Elle travaille actuellement dans un service GTC, qui organise la domotique à l'échelle d'une usine : l'allumage des lumières, du chauffage... grâce à des capteurs. Elle est responsable de ce logiciel. Son service compte 2 femmes pour un effectif de 50 personnes. Son conseil : « Le plus important, c'est d'oser. Je n'ai pas réussi à être vétérinaire, mais je ne suis pas malheureuse. Il y a toujours une solution et j'ai un métier qui me plaît. »

Pour sa part, Élodie, 20 ans, est apprentie câbleuse. Son parcours a été plus chaotique, « après un bac STMG, le travail de bureau ne me plaisait pas, je voulais travailler avec mes mains. J'ai fait de l'intérim pendant un an. Chez Clemessy l'intérim m'a plu, je refais donc un bac pro melec et je me sens bien. Je suis contente tous les matins d'aller au travail et je vous souhaite la même chose. Je suis heureuse quand je fais les câblages dans mon armoire et quand j'ai terminé mon coffret.»

Son conseil : l'apprentissage est une bonne chose, on apprend et on met tout de suite en pratique.
Un déclic en CFA électrotechnique

Pour Virginie, l'histoire est plus compliquée. « En 3e je ne savais pas quoi faire, j'ai fait une seconde avant que mes parents me mettent en CFA électrotechnique et c'est là que j'ai eu le déclic. J'ai passé mon bac. J'ai commencé chez Alstom dans la casemate d'équilibrage avec un bleu de travail avant de passer au bureau d'études chez Clemessy. J'ai valorisé mes acquis et maintenant je suis experte technique des tuyauteries. Actuellement, je travaille sur un projet de géothermie. »

Son conseil : « il n'y a pas de métier de femme et de métier d'homme. Ce qu'il faut comme dans tous les métiers, c'est de la logique, de la créativité, de la rigueur, de la persévérance... et l'anglais qui est indispensable ».

Les jeunes filles sont restées sceptiques pour la plupart. Mais pour Anne Grunenwald, l'essentiel était fait : l'industrie n'était plus ce monde étrange et difficile. Une petite graine était plantée.
Françoise ZIMMERMANN

 

 
 

 

Soultz : Sevenday en liquidation

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 06:13:20

© L'alsace, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Soultz : Sevenday en liquidation
 

 
La chambre commerciale du tribunal de grande instance de Colmar a prononcé une liquidation judiciaire à l'encontre du fabricant de céréales Sevenday, mardi après-midi, a-t-on appris de source syndicale.

Cette décision était attendue par les 85 salariés et par l'actionnaire hollandais Nimbus, dans la mesure où aucun repreneur ne s'était signalé depuis le placement en redressement judiciaire le 29 janvier. Il s'agissait du troisième redressement ces dernières années après ceux de 2001 et 2015.

L'entreprise Sevenday avait ouvert ses portes dans la zone industrielle de la communauté de communes de la région de Guebwiller en 1992.

 

 
 

Habsheim Collège Henri Ulrich : Sensibilisation nécessaire

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 05:46:59

© Dna, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Habsheim Collège Henri Ulrich
Habsheim Collège Henri Ulrich : Sensibilisation nécessaire
L'année passée, vingt-et-un dessinateurs de presse ont répondu à l'appel du centre culturel juif de Montpellier. Les caricatures sont actuellement présentées au collège d'Habsheim.

 
L'inauguration a permis d'insister sur des valeurs importantes de notre société.
L'actualité se fait écho trop souvent encore d'actes de grande ignominie. Un an après les attentats perpétrés au sein des locaux de Charlie Hebdo et de l'Hypercasher vingt-et-un dessinateurs dont Phil Umbdenstock, collaborateur des DNA, et Jak, autre jeune illustrateur régional, se sont unis pour défendre le droit d'expression.

Accueillie initialement au conseil départemental à Colmar, l'exposition est visible depuis quelques jours au collège de Habsheim. D'après Francis Staehler, adjoint au maire chargé du Bien-vivre ensemble à Habsheim et initiateur du projet, « c'est le premier établissement scolaire du département à exposer ces dessins ». Le principal, Ismahin Addi, les élèves, les professeurs et tous ceux qui exercent des fonctions au collège ont ainsi découvert des témoignages, reflets de notre société actuelle, sous des traits de crayon différents.

Parmi d'autres, Laurent Gradwohl délégué régional du fonds social juif unifié-AUJF, Philippe Ichter chargé du dialogue interreligieux et Martine Dietrich, conseillère départementale en charge du dialogue interreligieux étaient présents lors de l'inauguration. D'ici peu, l'exposition poursuivra son chemin vers un établissement scolaire privé à Mulhouse.
J.N.

 

 
 

 

Oberbruck Désert médical : Arte au chevet de la vallée

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 06:14:12

© Dna, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Oberbruck Désert médical
Oberbruck Désert médical : Arte au chevet de la vallée
Récemment, des journalistes allemands de la chaîne de télévision ARTE ont séjourné dans la vallée de la Doller en vue de réaliser un reportage sur la problématique des déserts médicaux en Europe face au manque de médecins généralistes aussi bien dans les campagnes que dans certaines petites villes.

 
L'équipe d'ARTE et Claire Freitag, adjointe au maire d'Oberbruck (deuxième à gauche).
En provenance de Francfort, la journaliste Diana Deutschle est venue dans un premier temps faire des repérages dans la haute vallée de la Doller, notamment sur le secteur d'Oberbruck où l'expérience de télémédecine a retenu toute son attention. Elle est allée au contact de la population locale avant de revenir avec son cameraman Tom, d'origine anglaise et son preneur de son Alexander, d'origine russe.
Télémédecine

Des séquences de consultations par télémédecine ont été filmées au centre médical d'Oberbruck. L'équipe a également rencontré le maire Jacques Behra et les adjoints du village confrontés à la survie et au développement de la médecine généraliste sur le secteur de la haute vallée. Les journalistes ont aussi suivi le maire d'Oberbruck allant à la rencontre des habitants dans les commerces du village ou à la sortie de l'école afin d'avoir le ressenti de la population par rapport à ce nouveau service de télémédecine.

Les voeux du maire de Masevaux-Niederbruck, Laurent Lerch, ont aussi été l'occasion pour ARTE de rencontrer celui qui est également président de la communauté de communes de la vallée de la Doller et du Soultzbach et des élus régionaux afin d'obtenir pour les communes défavorisées davantage de soutien pour garder un service médical de qualité et de proximité au service de la population locale.
L'avenir des généralistes

Pour terminer, les journalistes et Jacques Behra ont obtenu un rendez-vous chez le Docteur Schwarb, au cabinet médical de Masevaux, afin de discuter avec lui de l'avenir de la médecine généraliste sur le secteur et surtout du renouvellement des médecins actuels lors de leur départ à la retraite.

Diana Deutschle et ses techniciens ont sympathisé avec beaucoup de personnes rencontrées lors de ce tournage. Ils ont apprécié l'accueil de la population et ont été ravis de découvrir les paysages de cette charmante vallée de la Doller.
Le reportage d'une demi-heure sera diffusé un peu partout en Europe par la chaîne ARTE ainsi que sur la chaîne de télé allemande ARD.

Le reportage d'une demi-heure sera diffusé un peu partout en Europe par la chaîne ARTE ainsi que sur la chaîne de télé allemande ARD.

 
 

 

Munchhouse Au conseil municipal : Travaux de voirie au programme

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 05:46:26

© Dna, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Munchhouse Au conseil municipal
Munchhouse Au conseil municipal : Travaux de voirie au programme
Les élus de Munchhouse, réunis récemment, ont abordé plusieurs dossiers lors du dernier conseil municipal, dont les travaux de voirie, l'eau potable, ou encore l'animation « Troc'livres 2019 » qui aura lieu du 1er au 6 avril.

 
Les travaux de voirie avancent dans la rue des Fleurs à Munchhouse.
Concernant les travaux de voiries, rues de Rumersheim, des Fleurs et de Hirtzfelden, les travaux ont nécessité l'interruption complète de la circulation. Le conseil départemental n'avait pas donné son autorisation quant à la déviation par l'ancienne piste de la BA132. Au croisement de la rue de Rumersheim avec la rue Sainte-Agathe, il a été nécessaire de raccorder des avaloirs d'eau pluviale à un nouveau réseau, du fait de la présence d'anciennes canalisations en amiante/ciment.

Le maire Philippe Heid a ajouté que l'association foncière a entrepris des travaux sur le chemin d'exploitation Kreuzleweg, rue des Vergers, et sur celui situé entre Munchhouse et Roggenhouse.

Par ailleurs, la place de la Carpe frite sera stabilisée avec des matériaux issus d'enrobé ayant été retiré ailleurs. Ce chantier s'élève à près de 8 500 EUR TTC, montant pris en charge par la commune.

Concernant le syndicat intercommunal d'assainissement et d'eau potable, Philippe Heid a précisé que la loi du 3 août 2018 porte transfert obligatoire des compétences eau et assainissement à la communauté de communes, à moins que les membres s'y opposent. Les communes de Hirtzfelden, Roggenhouse, Rustenhart et Munchhouse adhèrent au SIAEP de Munchhouse. Les élus, à l'unanimité, ont confirmé leur attachement au maintien de la compétence eau potable au SIAEP de Munchhouse et environs.
Eau potable : refus du transfert de compétence

D'autre part, ils ont refusé le transfert de cette compétence à la communauté de communes au 1er janvier 2019, et demandent au législateur que le choix de transfert soit librement décidé par les communes et non imposé à l'horizon 2026.

La prise en charge du permis poids lourds pour quatre sapeurs-pompiers a été décidée ; le coût de la formation s'élève à environ 4 800 EUR TTC : le Sdis (Service départemental d'incendie et de secours) 68 alloue une subvention de 348 EUR, et l'amicale des sapeurs-pompiers de Munchhouse participera à hauteur de 2225 EUR.

Les élus ont encore abordé le projet d'aménagement et de développement durable (Padd) du Plan d'urbanisme intercommunal (PLUI). Le débat a porté sur la dynamique de la production des logements, le maintien du développement des services de proximité existants, la requalification économique des friches militaires, dont l'ancienne piste de la BA 132 à Munchhouse, et le projet de centrale photovoltaïque, ainsi que la qualité de vie des habitants, le lien et la mixité sociale.

 

 
 

 

Troc'livres dès le 1er avril
L'animation « Troc'livres 2019 » se déroulera du 1er au 6 avril, avec un café découvertes le 6 avril. L'adjointe Sandra Mauriol a présenté cette édition qui se tiendra dans la cour de l'école maternelle et élémentaire, ainsi que dans la salle polyvalente.

Samedi 6 avril, trois ateliers seront proposés autour du conte et des marionnettes, une présentation de l'association des Paralysés de France, une vente de livres d'occasions, et la présence de la section théâtrale de l'École de musique intercommunale du Pays Rhin-Brisach.

 

Choc frontal à Bergheim : trois blessés dont un désincarcéré

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 06:11:43

© L'alsace, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Choc frontal à Bergheim : trois blessés dont un désincarcéré
 

 
La conductrice de cette Mazda a dû être désincarcérée.

Photo L'Alsace/Jean-Frédéric Surdey

Une violente collision frontale s'est produite ce mardi peu après 20 h sur la RD 42.1 à Bergheim, entre le village et la RN 83. Âgée de 54 ans, la conductrice d'une Peugeot 307 circulant vers Bergheim, immobilisée en sens inverse de l'autre côté de la route, a été légèrement blessée et évacuée à l'hôpital Pasteur. Tout comme le passager avant, âgé de 24 ans, de la Mazda qui s'est arrêtée contre un petit arbre. Consciente mais plus sérieusement blessée, même si son pronostic vital n'est pas engagé, la conductrice de la Mazda, âgée de 22 ans, a dû être désincarcérée par les pompiers qui ont découpé le toit. La circulation a été interrompue dans les deux sens pendant plus de deux heures. Le lieutenant Cédric Stadler a coordonné l'action d'une vingtaine de pompiers.

 

 
 

Saint-Louis Faits divers Accident : le conducteur en état d'ébriété

Publié dans le panorama le Mercredi 20 mars 2019 à 06:23:34

© Dna, Mercredi le 20 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Saint-Louis Faits divers
Saint-Louis Faits divers Accident : le conducteur en état d'ébriété

 
Le Ludovicien, seul à bord de son véhicule, n'a pas été blessé.
Saint-Louis
Un piéton légèrementblessé par une voiture

Lundi, à 16 h 40, avenue Charles-De-Gaulle à Saint-Louis, au croisement de la rue du Ballon, un accident a eu lieu entre un véhicule et un homme qui traversait sur un passage piéton. Ce dernier a été légèrement touché par la voiture. Le Ludovicien de 21 ans souffrait d'une douleur à l'épaule et de quelques égratignures à la cheville. Le conducteur du véhicule, un Mulhousien âgé de 41 ans, n'a pas été blessé.

Accident : le conducteur en état d'ébriété

Un autre accident de la circulation s'est produit à 2 h 45, dans la nuit de lundi à mardi, rue de Strasbourg à Saint-Louis. Une voiture a percuté une poubelle métallique, un distributeur de boissons puis deux véhicules en stationnement, avant de terminer sa course sur le toit. Le conducteur, qui a déclaré aux forces de l'ordre s'être endormi au volant, a été contrôlé positif au test d'alcoolémie. Avec 1,24 gramme par litre de sang, le Ludovicien de 25 ans a été placé en garde à vue. Il n'a pas été blessé.