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La politique départementale présentée aux élus

Publié dans le panorama le Mardi 19 mars 2019 à 05:52:57

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La politique départementale présentée aux élus
 

 
Laurent Lerch en compagnie des représentants du conseil départemental : Fabienne Orlandi, Rémy With et Brigitte Klinkert.  Photo L'Alsace/J.-M.R.
Laurent Lerch, président de la communauté de communes de la vallée de la Doller et du Soultzbach, a accueilli, vendredi soir, dans le cadre d'une réunion cantonale d'information, ses collègues maires et élus, ainsi que Brigitte Klinkert présidente du conseil départemental, Rémy With 1er vice-président, et Fabienne Orlandi, conseillère départementale du canton de Masevaux.

Brigitte Klinkert a d'abord présenté la nouvelle Collectivité européenne d'Alsace, qui conservera ses deux départements et comprendra une seule administration et une assemblée délibérante. Elle gardera les compétences actuelles des deux conseils départementaux : transfrontalier, bilinguisme, économique, transports, culture, etc. Ce projet a été co-construit avec le gouvernement, grâce au vote de délibération commune des deux départements unis. Une loi devra confier à la CEA ses compétences spécifiques.

La présidente a ensuite présenté le budget départemental 2019 qui ne prévoit pas de hausse des impôts et une augmentation des investissements. Il est inspiré par de nouvelles politiques « ambitieuses et de proximité » qui s'attachent à la solidarité (emploi, famille, seniors), à la jeunesse et la culture, au développement durable et au transfrontalier.

Remy With a détaillé la politique de solidarité territoriale du département avec deux axes : le fonds d'attractivité des territoires et le fonds de soutien aux projets de proximité. Un plan de sauvegarde et de restauration du patrimoine haut-rhinois est également à l'étude.

Fabienne Orlandi a ensuite rappelé les différents projets soutenus en 2017 et 2018 par le FST (Fonds de solidarité territoriale) grâce à une enveloppe à disposition du canton qui peut le distribuer aux associations et communes pour de petits projets.

Les projets de la communauté de communes de la vallée de la Doller et du Soultzbach pour 2019 concernent le chalet du Club vosgien au Neuweiher, l'éclairage public aux leds de Sickert, la salle associative de Kirchberg-Wegscheid, l'extension de l'Ehpad Castel blanc de Masevaux, ainsi que des travaux aux collèges Nathan-Katz de Burnhaupt-le-Haut et Alexandre-Gérard de Masevaux. Des investissements routiers en divers points de la vallée - dont le carrefour du Capharnaüm à Burnhaupt-le-Bas - et une restructuration du Sdis sont également engagés.

Enfin, après avoir fait un état des lieux du territoire, le Département prévoit de favoriser de nouvelles orientations culturelles selon un Schéma départemental des enseignements artistiques 2018-2023 qui sera présenté en avril.
J.-M.R.

 

 
 

Politique Département du Bas-Rhin : Changements à la direction générale

Publié dans le panorama le Mardi 19 mars 2019 à 05:59:17

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Politique Département du Bas-Rhin
Politique Département du Bas-Rhin : Changements à la direction générale

 
Directeur général des services du Département du Bas-Rhin, Christophe Garnier va quitter « prochainement » ses fonctions pour poursuivre sa carrière dans une autre collectivité, après trois années passées à Strasbourg. Pour lui succéder, Frédéric Bierry va nommer Delphine Joly, actuellement adjointe de Christophe Garnier et directrice des ressources humaines.

« Sa vision stratégique et territoriale, ses compétences managériales et partenariales et son attachement à l'humain ont guidé mon choix », explique le président du Département à ses collaborateurs. Parmi ses missions figure « la transformation de la collectivité dans la perspective de la Collectivité Européenne d'Alsace ».

Titulaire d'un DEA en droit public obtenu à l'Université Robert Schuman de Strabourg, Delphine Joly est passée par l'Institut national des études territoriales. Elle a été directrice des ressources humaines du TNS avant d'entrer au conseil général du Bas-Rhin. Elle est administrateur territorial. Actuel directeur de cabinet de Frédéric Bierry, Thierry Pichon sera nommé directeur général adjoint.
F. BY

 

 
 

 

Ce que les Français pensent de leurs fonctionnaires

Publié dans le panorama le Mardi 19 mars 2019 à 05:43:51

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Administration Enquête
Ce que les Français pensent de leurs fonctionnaires
« Sympathiques » et « compétents » mais pas assez travailleurs : les fonctionnaires, qui seront dans la rue ce mardi, conservent une bonne image auprès des Français, qui redoutent surtout le recul des services publics.
 

 
Les enseignants sont, comme les autres agents du secteur public, appelés à la grève ce mardi. Photo Damien MEYER/AFP
Les Français aiment leurs fonctionnaires... qui ne le savent pas.
Des fonctionnaires « sympathiques »...

Alors que plusieurs syndicats (CGT, FO et Solidaires) ont appelé ce mardi à la mobilisation (voir ci-contre), c'est une image plutôt positive des agents de l'État qui ressort de l'enquête conduite par Odoxa pour la Banque française mutualiste*. Plus d'un sondé sur deux (56 %) exprime ainsi une bonne opinion de l'administration hexagonale : les plus sévères sont les sympathisants de La France insoumise et du Rassemblement national, ceux-là mêmes qui réclament...plus de services publics. Les personnels de l'Etat, de l'hôpital et des collectivités aussi ont plutôt bonne presse (59 % d'opinions positives), mis à part là encore dans l'électorat d'extrême droite.
...mais « pas travailleurs »

Et pourtant, les agents du secteur public se sentent mal-aimés. Ce n'est pas que de la paranoïa : si leurs compatriotes les jugent « sympathiques » et « compétents », ils estiment aussi qu'ils ne sont « pas efficaces », « pas travailleurs », et même « privilégiés ». Pour six Français sur dix, on pourrait ainsi demander davantage d'efforts au secteur public. Au moment où l'Élysée a fait savoir dès le lancement du grand débat qu'il n'entendait ni revenir sur sa politique fiscale, ni jeter aux orties les obligations budgétaires européennes, les fonctionnaires risquent fort de faire les frais des mesures de pouvoir d'achat adoptées en réaction à la crise des gilets jaunes.
L'attachement au service public

Certes, les Français sont très exigeants avec leur administration mais c'est parce qu'ils sont encore résolument attachés au service public. Après dix ans de rationalisation et en pleine dématérialisation, quelque 4 Français sur dix jugent que l'État a déjà en partie déserté leurs territoires. La proportion est la plus forte chez les sympathisants LR et surtout RN, témoin du malaise de ces zones rurales et périurbaines qui avait déjà alimenté la crise des gilets jaunes. Et le futur leur paraît encore plus sombre : plus des deux tiers des sondés, et jusqu'à 90 % dans les campagnes, s'inquiète d'une réduction à venir du nombre de services publics. Le gouvernement ne s'y est pas trompé en plaçant le service public comme l'un des quatre thèmes de son grand débat national et nul doute que les conclusions seront, sur ce sujet, très attentivement scrutées.
*Sondage effectué par Internet sur un échantillon de 1 004 Français et 1 004 salariés du secteur public représentatif de la population.

*Sondage effectué par Internet sur un échantillon de 1 004 Français et 1 004 salariés du secteur public représentatif de la population.

 
 

 

Christophe Castaner, le maillon faible

Publié dans le panorama le Mardi 19 mars 2019 à 05:42:36

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Christophe Castaner, le maillon faible
Le ministre de l'Intérieur a du mal à endosser le costume du premier flic de France. Il est sous le feu des critiques depuis le saccage de l'avenue des Champs-Élysées, samedi.
 

 
Christophe Castaner. Photo GEORGES GOBET
Il a fallu deux semaines pour trouver un successeur à Gérard Collomb, quand il a quitté avec fracas son poste de ministre de l'Intérieur en octobre 2018. L'exécutif, pris de court, a tenté de trouver le mouton à cinq pattes pour l'installer place Beauvau avant de se rabattre sur Christophe Castaner, qui en rêvait. Le poste est stratégique : il nécessite la confiance absolue du président car le ministère de l'Intérieur, outre la sécurité, veille sur la carte électorale, les cultes, les préfectures...

Christophe Castaner a été l'un des premiers alliés d'Emmanuel Macron. Sa loyauté est totale. Il a aussi réussi à tisser des liens d'amitié avec Édouard Philippe, le Premier ministre, bien qu'ils soient issus de bords politiques opposés.

Seulement voilà : Christophe Castaner en premier flic de France n'a pas convaincu. Le saccage de plusieurs magasins samedi dernier sur les Champs-Élysées en a fait la cible des élus de l'opposition et surtout de certains syndicats de police qui critiquent ses choix stratégiques.

Manque de chance pour Christophe Castaner : ce samedi de casse intervient juste après la publication dans la presse people de photos et de vidéos le montrant en galante compagnie dans une boîte de nuit, vodka à la main. Même au sein de La République en Marche, on a du mal à défendre les accusations de légèreté.
« Pas la trempe »

L'opposition, notamment le parti Les Républicains, demande sa démission et parle d'incompétence. Le Sénat l'a convoqué ce mardi après-midi (ainsi que le ministre de l'Economie) pour qu'il s'explique sur les moyens mis en place pour faire face aux troubles. « Casta » lui, reste en poste, mais il est très fragilisé.

« Observer l'homme en privé dit aussi beaucoup de l'homme public. Ce comportement personnel raconte beaucoup de son comportement général. Il n'a pas l'épaisseur ni la trempe pour le rôle de ministre de l'Intérieur dans une période comme celle-ci », estime Benoit Hamon (mouvement Génération-s), qui l'a connu lorsqu'ils étaient tous les deux militants puis députés socialistes.
N.M.

 

 
 

 

Sécurité Gouvernement : Un plan contre les casseurs

Publié dans le panorama le Mardi 19 mars 2019 à 05:41:23

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Sécurité Gouvernement
Sécurité Gouvernement : Un plan contre les casseurs
En réponse aux violences de samedi sur les Champs-Élysées, Édouard Philippe a annoncé une série de mesures dont l'interdiction des manifestations. Le préfet de police de Paris sera de son côté remplacé.

 
Le Premier ministre a annoncé des mesures suite aux violences de l'acte 18 des gilets jaunes. Photo B.GUAY/AFP
Depuis samedi et les saccages de plusieurs magasins sur les Champs-Élysées, l'exécutif était sous pression. Édouard Philippe a donc annoncé ce lundi plusieurs mesures de fermeté dans une déclaration empreinte d'une grande solennité. Le président Macron a lui réagi dans la soirée : « Ce qui s'est passé samedi à Paris n'était pas une manifestation, ça s'appelle une émeute de casseurs. La réponse est d'ordre public ».
Un préfet à la trappe

Le préfet de Nouvelle-Aquitaine Didier Lallement, réputé pour son caractère bien trempé, proche d'Alain Juppé et qui a travaillé avec Manuel Valls, succédera mercredi à Michel Delpuech, préfet de police de Paris. La gestion des manifestations des gilets jaunes dans la capitale était très critiquée depuis décembre.

Michel Delpuech sert de fusible : il dépend directement du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. Très fragilisé (voir par ailleurs), ce dernier est légèrement en retrait depuis ce week-end : c'est le Premier ministre qui s'exprime dans les médias les plus importants.
Des manifestations interdites dans des quartiers

Des manifestations des gilets jaunes, qui ne sont quasiment jamais déclarées, seront interdites dans les quartiers les plus touchés par les violences de ces dernières semaines, si des éléments « ultras » sont présents. Cela concerne notamment les Champs-Élysées, la place Pey-Berland à Bordeaux et la place du Capitole à Toulouse. Les forces de l'ordre procéderont donc à la dispersion de tous les attroupements dans ces zones.
Des amendes importantes

Manifester alors que c'est interdit coûtera beaucoup plus cher aux contrevenants. Actuellement, participer à un rassemblement non autorisé constitue une contravention passible d'une amende de 38 euros. Pas assez important selon Matignon qui a demandé au ministère de la justice d'augmenter l'addition à 135 euros. Pour les organisateurs, c'est 7 500 euros d'amende et six mois de prison.
Les fauteurs de troubles et ceux qui encouragent ciblés

Les détachements d'action rapide (ADR) seront remplacés par des unités anticasseurs. Derrière ce changement de vocabulaire se cache une nouvelle stratégie : les forces de l'ordre auront plus de pouvoir d'initiative et pourront interpeller et disperser les fauteurs de trouble plus rapidement. De nouveaux outils seront à disposition des forces de l'ordre comme des drones et les produits marquants. Ceux qui encouragent la violence devront en répondre : sans les citer, le chef du gouvernement vise les leaders du mouvement comme Eric Drouet ou Maxime Nicolle.

Édouard Philippe a reconnu que la stratégie de maintien de l'ordre mise en oeuvre depuis le début de la crise des gilets jaunes n'a pas été correctement exécutée.
Reprise en main politique

Le regain de violence de samedi tombe mal pour l'exécutif qui remontait dans les sondages après la séquence plutôt réussie du grand débat. Selon le chef du gouvernement ce n'est pas un hasard s'il y a des casseurs. Selon Édouard Philippe, ils se mobilisent justement car le grand débat est « un succès ».

« Ce que veulent ces gens, ce n'est pas le dialogue. Leur seule revendication, c'est la violence, et les manifestants pacifiques doivent prendre leurs distances avec ces casseurs », insiste le Premier ministre.

 

 
 

 

Sud Alsace, territoire pilote

Publié dans le panorama le Mardi 19 mars 2019 à 06:01:49

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industrie
Sud Alsace, territoire pilote
Le contrat «Territoire d'Industrie Sud Alsace», premier du nom au niveau national, a été signé lundi à Guebwiller. L'Etat s'engage à hauteur de 1,3 milliard d'euros pour 136 zones à travers le pays.
 

 
Attention symboles ! Si le contrat « Territoire d'Industrie Sud Alsace » a été signé chez N. Schlumberger à Guebwiller, c'est parce que « malgré la position centrale de m2A , Sud Alsace est bien un ensemble de collectivités », rappelle Laurent Riché, vice-président de l'agglo mulhousienne et élu référent de l'opération. C'est aussi parce que Schlumberger, marque biséculaire, incarne à merveille l'image que l'industrie haut-rhinoise souhaite renvoyer : passée par l'âge d'or puis celui des plans sociaux, elle a su renaître de ses cendres pour devenir leader mondial des machines textiles pour la préparation des fibres longues.

Onze intercommunalités (*) sont concernées par l'appellation Sud Alsace. Elles travaillent avec divers partenaires (dont Banque des Territoires, l'Université de Haute-Alsace, Pôle Emploi, la CCI et, bien sûr, les industriels). La Région coordonne, l'État tranche.

Dix-sept actions prioritaires ont été identifiées par les acteurs locaux : écosystème recherche - formation à La Fonderie (Mulhouse), salon Trinational Be 4.0 industries du Futur (Mulhouse), quartier d'affaires Euro3Lys (Saint-Louis), parcs d'activités (EuroAirport, Carspach, Burnhaupt...), extension du Port Rhénan (Neuf-Brisach), réindustrialisation du site Peugeot Motocycle (Dannemarie)...

Il est bien question ici de « stratégie de reconquête ». Et pour cause : « Pour un emploi industriel, on identifie 4 à 6 emplois de services associés ». Laurent Riche précise : « Nous n'attendons pas uniquement des aides financières directes. Il y aura des emprunts, des facilitations humaines, des simplifications administratives ».

Sur les 136 territoires d'industrie » identifiés en France, 13 sont situés dans le Grand Est, trois en Alsace : Sud Alsace, Alsace centrale et Alsace Bossue - Saverne - Nord Alsace. Autrement dit toute la région sauf les zones d'influences strasbourgeoise et colmarienne.

L'enveloppe globale (1,3 Md EUR) ne sera pas répartie uniformément. « La qualité et la maturité des projets fera la différence », croit-on savoir. Officieusement désigné « territoire pilote » au niveau national, le Sud Alsace est invité à présenter « l'ambition et les enjeux » de son secteur jeudi à Matignon. Un signe qui permet d'entrevoir la répartition des richesses à venir avec appétit.
Mathieu PFEFFER (*) m2A, Saint-Louis agglo, Sud Alsace Largue, Thur-Doller, Rhin-Brisach, Centre Haut-Rhin, Guebwiller, Saint-Amarin, Thann-Cernay, Doller-Soultzbach, Rouffach. Le Sundgau avait été « oublié » par l'État, il va être intégré au projet.

(*) m2A, Saint-Louis agglo, Sud Alsace Largue, Thur-Doller, Rhin-Brisach, Centre Haut-Rhin, Guebwiller, Saint-Amarin, Thann-Cernay, Doller-Soultzbach, Rouffach. Le Sundgau avait été « oublié » par l'État, il va être intégré au projet.

 
 

 

Seniors « Le maintien à domicile, la priorité »

Publié dans le panorama le Mardi 19 mars 2019 à 06:30:37

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Seniors « Le maintien à domicile, la priorité »
 

 
Jérôme Guedj a donné des pistes de réflexion pour aborder la révolution de la longévité. Photo L'Alsace/Jean-Louis Lichtenauer
Le réseau de gérontologie Alsa'seniors organisait, ce jeudi 14 mars, sa deuxième conférence à Colmar, après celle de Luc Broussy, « Monsieur Grand âge », il y a plus d'un an.

Élus, responsables de structures d'accueil et d'hébergement de personnes âgées, aidants et soignants : au total, 250 personnes étaient rassemblées jeudi au CREF (Centre de rencontres, d'échanges et de formation) pour écouter Jérôme Guedj, ancien député et président du conseil général de l'Essonne, aujourd'hui enseignant à Sciences Po Paris et spécialiste des politiques sociales et de santé publique. Entretien.
« Les invisiblesde la solidarité » Vous êtes co-auteur d'une étude sur la situation des personnes âgées en 2030. Faut-il tirer la sonnette d'alarme ?

Le vieillissement n'est pas un problème. Il ne l'est que si on le décide. L'enjeu c'est une prise en compte rapide. Si les bonnes décisions ne sont pas prises, alors, oui, ce sera une catastrophe. Mais je suis optimiste en voyant ici tout ce qui se fait avec les réseaux APA et Alsa'seniors (voir encadré). Le problème, on ne veut pas parler des vieux. Personne ne veut vieillir, que ce soit en politique ou chacun d'entre nous. Au moment des élections, on ne parle jamais d'eux, les « invisibles de la solidarité ». On en parle lorsqu'il y a eu maltraitance dans un établissement ou un accident provoqué par le grand âge. Alors là, oui, on suggère et on crée les conditions d'une approche anxiogène.
Quels sont les défis à anticiper ?

Le sujet apparaît beaucoup dans le grand débat. L'éloignement de l'administration, la disparition des services, des petits commerces sont dénoncés. Les personnes souhaitent pouvoir tout trouver dans un rayon de 500 mètres. Toutes ne maîtrisent pas l'informatique. Un aménagement pour les personnes avec des difficultés de déplacement peut être utile à tous, en cas de besoin. Il ne faut pas seulement penser à la rapidité des jeunes, mais aussi à la lenteur des autres. On manque de moyens aujourd'hui et les besoins seront là dans 10 ans.
Le problème est-il plus crucial en France qu'ailleurs ?

Il fallait accompagner la montée en puissance suite au baby-boom. En France, nous n'avons pas la culture de la solidarité familiale comme cela se fait dans les pays du Sud et beaucoup de femmes travaillent et ne peuvent s'occuper des parents.
Adapter la villeet l'habitat Quelles solutions pour éviter d'aller dans le mur ?

La priorité, c'est de permettre le maintien à domicile. Mais pour cela il faut adapter l'habitat. La France a le plus faible taux d'adaptation et compte 6 000 décès suite à des chutes. Ce n'est pas une fatalité, il suffit par exemple d'installer des interrupteurs avec détecteur de mouvement pour ne pas se déplacer dans le noir. Pour ne pas rater le coche, il faut trouver 10 milliards. Cela permettra de passer de 0,6 poste d'aidant pour une personne en établissement à un rapport de 1 pour 1 (autant d'aidants que de personnes hébergées). Pour l'APA, cela signifie + 50 %.

Tout cela contribuerait à retarder la dépendance, et permettrait donc d'être heureux plus longtemps.
Propos recueillispar Jean-Louis LICHTENAUER

 

 
 

Bibliothèques à la Une Des animations en faveur d'une société plus solidaire

Publié dans le panorama le Mardi 19 mars 2019 à 06:15:24

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Bibliothèques à la Une Des animations en faveur d'une société plus solidaire
 

 
Une société plus solidaire, c'est le thème de cette édition de « Bibliothèques à la une ».  Photo L'Alsace/CW
Depuis sa création en 2010, l'opération « Bibliothèques à la Une », coordonnée par la médiathèque départementale, propose une programmation riche, autour de thèmes variés. Depuis le 15 mars et jusqu'au 30 mars, 28 médiathèques et bibliothèques du département sont concernées par la nouvelle édition de « Bibliothèques à la Une ». En partenariat avec de nombreux acteurs locaux, elles vont mettre en lumière les initiatives citoyennes qui contribuent à la solidarité sur le territoire, à travers la thématique « Une société plus solidaire ».

Anne Pradines, attachée de presse à la direction de la communication du conseil départemental, indique que cette manifestation est ouverte à tous, et qu'elle a le lien social comme dénominateur commun. Durant cette quinzaine, différents rendez-vous sont proposés : spectacles, contes, expositions, diffusion de documentaires, ateliers participatifs, trocs... De quoi permettre à chacun de trouver son bonheur. « Ces rencontres, qui valorisent les liens intergénérationnels et multiculturels, parleront des citoyens qui contribuent au développement de la société de demain », précise Anne Pradines.
Conférence, projection, photos...

La soirée d'ouverture a eu lieu vendredi à Kaysersberg. L'économiste Benjamin Coriat et le collectif Réfléchir le social ont animé une conférence-débat intitulée « Vers une République des biens communs ? ». Des jardins partagés aux logiciels libres, des encyclopédies en ligne aux recycleries installées dans les quartiers des villes ou dans les campagnes, les « communs » semblent essaimer partout.

Des projections auront lieu, dont celle du documentaire Food Coop du réalisateur Tom Boothe, ce mardi 19 mars à 19 h 30 à la médiathèque du Parc de Wesserling. À voir également, l'exposition photographique « Nos voisins d'ailleurs » de Nicole Grandjean, à la Médiathèque départementale du Sundgau à Altkirch, jusqu'au 30 mars.
« Exils en lumière »à Fessenheim

À Fessenheim, l'exposition photos « Exils en Lumière Opus I et II », de François Lepage, sera visible jusqu'au 14 avril. À l'été 2016, François Lepage a installé un studio photographique sur le squat dit « Les jardins de la Poterie » à Rennes. Un habitat éphémère dans lequel ont vécu, pendant un an, 170 personnes exilées, dont de nombreux enfants. De ce travail photographique sont nées de nombreuses rencontres.

L'exposition « Exils » comprend deux volets : « Opus I, Voyageurs sans papiers ni bagages » et « Opus II, Dans la lumière ». Une partie sera visible en accès libre à la médiathèque Victor Schoelcher de Fessenheim et l'autre partie sera exposée à l'espace muséographique Victor Schoelcher, son oeuvre (entrée au tarif habituel) jusqu'au 14 avril. Réservation indispensable (musee.schoelcher@fessenheim.fr).

Vendredi 29 mars, à 19 h 30, au Centre départemental de repos et de soins à Colmar, le musicien et conteur Jean Métégnier abordera les migrations et le vivre ensemble dans son spectacle Le bal des casse-cailloux (à partir de 8 ans). Le spectacle Sous les néons du désir, qui traite de la prostitution, s'adresse à un public plus âgé (à partir de 16 ans). Il sera présenté à la bibliothèque de Bollwiller samedi 30 mars à 19 h 30.
Christian Werthe

 

 
 

HUNINGUE A la bibliothèque : Pour une société plus solidaire

Publié dans le panorama le Mardi 19 mars 2019 à 05:37:25

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HUNINGUE A la bibliothèque
HUNINGUE A la bibliothèque : Pour une société plus solidaire

 
Un atelier de fabrication de baumes est prévu mercredi 20 mars, à 10 h.
Durant l'événement Bibliothèques à la une (jusqu'au 30 mars), le conseil départemental et le Réseau des bibliothèques du Haut-Rhin ont choisi de mettre cette année en lumière des initiatives citoyennes du territoire à travers le thème « Une société plus solidaire » : au programme, rencontres, débats, ateliers, expositions et spectacles témoignent de la richesse des initiatives oeuvrant au développement de la société.

La bibliothèque municipale de Huningue (au deuxième étage du CACL, place Abbatucci) organise et accueille 4 rendez-vous entre les 18 et 27 mars dans ce cadre : une exposition et une conférence autour de l'esperanto, le spectacle Des Cailloux dans les chaussures de la Cie Quelqu'unS, et un atelier Do it Your Self.
Echanger des services...

Ce sera l'occasion de découvrir l'association SEL à vie (pour Système d'échange local) qui s'adresse à tous les habitants de la région des Trois frontières. Ce réseau local permet aux personnes d'échanger des services, des savoirs et des biens, d'égal à égal, sans contrepartie financière, simplement pour créer du lien.

L'un de ses membres proposera par exemple, mercredi 20 mars à 10 h, un atelier do-it-yourself. Une praticienne en médecine traditionnelle chinoise mettra ses compétences en partage lors de la fabrication de deux baumes d'utilisation courante, l'un à la manière de celui dit « du tigre » et un autre pour combattre le rhume.

Cet atelier est gratuit mais limité à huit participants, sur inscription auprès de la bibliothèque. Les enfants des participants pourront éventuellement s'installer avec des livres dans la bibliothèque le temps de l'atelier.
Réservation au ?03 89 69 26 98 ou par mail à : bibliotheque@ville-huningue.fr

Réservation au ?03 89 69 26 98 ou par mail à : bibliotheque@ville-huningue.fr

 
 

 

Société Exposition la médiathèque du Sundgau à Altkirch : Demandeurs d'asile : qui sont-ils ?

Publié dans le panorama le Mardi 19 mars 2019 à 06:06:56

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Société Exposition la médiathèque du Sundgau à Altkirch
Société Exposition la médiathèque du Sundgau à Altkirch : Demandeurs d'asile : qui sont-ils ?
Depuis l'ouverture du centre d'accueil de demandeurs d'asile à Ferrette il y a trois ans, en février 2016, 314 personnes ont trouvé temporairement refuge à l'ancienne caserne Robelin. La moitié d'entre elles a moins de 18 ans. L'association Voisins d'ailleurs propose de découvrir qui elles sont à travers leurs portraits, leurs dessins... et un après-midi de rencontre.

 
Nicole Grandjean a sélectionné une trentaine de portraits : ici, elle tient l'un de ses préférés, celui de Rita, une jeune fille originaire de la République démocratique du Congo, "qui a beaucoup de personnalité". A côté de la photo, des dessins de Rita.
« On se rend brutalement compte en voyant ces dessins d'enfants de quelque chose qu'on oublie trop souvent : avant d'arriver à Ferrette, ces personnes avaient une vie, une maison, une famille, des animaux domestiques, un métier, elles étaient intégrées dans la société, dans leur pays... », remarque Nicole Heckel, responsable de la médiathèque départementale du Sundgau à Altkirch, la structure qui accueille l'exposition proposée par l'association de bénévoles ferrettoise, Voisins d'ailleurs (lire encadré ci-contre)...
« Je ne pose jamais de questions sur leur vie, ils racontent d'eux-mêmes ... ou pas»

Aux cimaises de la médiathèque, elle a par exemple été bouleversée par le dessin de Samir, jeune Afghan qui a représenté sa maison d'avant, une maison typique de Kaboul, « avec une belle grille en fer forgé », une architecture qu'elle a immédiatement identifiée pour y avoir été sensibilisée par ailleurs. Sur un autre dessin, deux petites filles ukrainiennes ont représenté la maison de leur arrière-grand-mère et leur chien, resté à Kharkov...

Un jour, ces personnes ont dû partir pour fuir la guerre, la répression, là où la liberté d'expression n'existe pas, voire les persécutions et la torture. Après avoir franchi des mers, des montagnes, des déserts, des murs pour demander protection à la France, voilà qu'elles deviennent vues d'ici des « migrants », des « demandeurs d'asile » et si leurs démarches sont couronnées de succès, des « réfugiés ».

« Je ne pose jamais de questions sur leur vie, ils racontent d'eux-mêmes ... ou pas», souffle Nicole Grandjean, originaire de Schwoben, auteur de l'exposition photo. Jeune retraitée, elle a décidé début 2017 de rejoindre l'association Voisins d'ailleurs pour accompagner ces « voyageurs » dans leur vie quotidienne afin qu'ils puissent nouer le contact du mieux possible avec le pays, la société et la culture qui les reçoit.

Elle anime une fois par mois environ l'atelier « cuisine » au centre Adoma de Ferrette où les demandeurs d'asile sont logés dans les anciens logements des gendarmes mobiles. Chaque personne ou famille a droit à une pièce d'un appartement et des personnes d'origines différentes partagent donc la cuisine. « Ça se passe dans ces cuisines avec les moyens du bord, c'est surtout un prétexte pour aider les gens à parler le français, à apprendre le vocabulaire, on prépare un menu mais souvent ils en ont préparé un aussi, on mange ensuite dans la chambre... ».

Cette activité comme les autres (l'atelier dessin pour les enfants) et les fêtes (fête de Noël, barbecue d'été, spectacles de magie, de théâtre, concerts) proposées par Voisins d'ailleurs créent des liens. Des relations de confiance s'instaurent. C'est dans ce contexte que Nicole Grandjean, co-animatrice du club photo de la MJC d'Altkirch a commencé spontanément à prendre des photos des demandeurs d'asile et aucun ne lui a opposé de refus. Au contraire, certains ont même souhaité qu'elle prenne des photos de toute la famille réunie. A la dernière rentrée scolaire, elle a également pris des photos des enfants pour l'école ou le collège, à la demande des établissements scolaires...
Noëlle BLIND-GANDER

 

 
 

 

Les jardins d'enfants en sursis

Publié dans le panorama le Mardi 19 mars 2019 à 05:57:39

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Éducation Avec l'obligation de scolarisation à trois ans
Les jardins d'enfants en sursis
En Alsace, plus de 1 200 petits de 2 à 6 ans fréquentent un jardin d'enfants. Ces pépinières pédagogiques ont deux ans pour disparaître avec la loi Blanquer qui rend l'école obligatoire à 3 ans. Sauf si leur collectif obtient un amendement pour les sauver.
 

 
Le tissage apprend la pince, pour la tenue du stylo - ici aux Tout-Petits d'Alsace, à Strasbourg.
Dans les 21 jardins d'enfants d'Alsace, l'inquiétude règne : pas sûr qu'après l'été 2021 ces établissements originaux existent encore. Le projet de loi Blanquer sur l'école de la confiance voté par les députés le 19 février leur laisse deux ans pour se transformer en écoles maternelles privées ou en multi-accueils pour moins de 3 ans.

Actuellement, plus de 1 200 Alsaciens de 2 à 6 ans y passent tout ou partie de leurs journées avant le CP, avec une approche différente de celle de l'école maternelle (lire l'encadré). Avec près de 900 petits, l'Eurométropole de Strasbourg accueille même près de 10 % des effectifs nationaux.
« Ils nous ont oubliés ! »

Ces lieux éducatifs, hérités de la tradition allemande et parfois vieux de près d'un siècle, font travailler des pros de la petite enfance et non des enseignants : ils sont éducateurs de jeunes enfants diplômés d'État, secondés par des titulaires du CAP petite enfance ou des auxiliaires de puériculture.

La majorité des jardins alsaciens relève de l'associatif privé, subventionné ou pas par la Caisse d'allocations familiales. Mais Strasbourg compte aussi six structures municipales - qui accueillent seulement jusqu'à 4 ans.

« En Alsace, du fait de la proximité de l'Allemagne où la scolarisation ne se fait qu'à 6 ans, les jardins d'enfants ont toute leur raison d'être », défend Alice Kindmann-Martin, de la Buissonnière de l'Aar, à Strasbourg. Elle a rejoint le collectif des Jardins d'enfants d'Alsace créé il y a deux semaines avec les 15 structures associatives privées, signataires d'un manifeste pour leur sauvegarde, ainsi que d'une pétition nationale sur change.org (10 000 signatures).

Se transformer en crèche ? Cela suppose notamment d'adapter les locaux, pas prévus pour les moins de deux ans. Devenir une école ? Les éducateurs de jeunes enfants perdront leur poste et l'académie de Strasbourg payera à leur place des enseignants, si c'est sous contrat avec l'État. Hors contrat, il faudra affronter des difficultés financières.

Pour beaucoup, le législateur les a tout simplement « oubliés ». Alertés par le collectif, les sénateurs du Bas-Rhin, qui doivent à leur tour examiner le projet de loi en avril, promettent de proposer un amendement qui leur permettrait de donner l'instruction obligatoire aux 3-6 ans, sous contrôle de l'État.

De son côté, l'adjointe à la petite enfance de Strasbourg, Nicole Dreyer, déplore que ne soient pas reconnues « la compétence et la plus-value des jardins d'enfants. Ce sont des professionnels formés spécifiquement à ces âges-là, avec un taux d'encadrement supérieur à l'école maternelle. Ils répondent au besoin des enfants et des parents avec un accueil toute la journée et pendant les congés scolaires par la même équipe. »

« La perte, c'est aussi qu'ils ont chacun leur spécificité » : bilinguisme allemand ou anglais, communauté juive, handicap, pédagogie Steiner (Colmar, Wittelsheim et Strasbourg).

« On veut défendre le lieu, parce qu'il nous semble idéal pour les enfants, mais, au-delà, notre profession, notre identité », affirme Aurélie Ira, instigatrice du collectif et directrice des Tout-Petits d'Alsace.

Si la mobilisation n'aboutit pas, il faudra pouvoir accueillir les enfants dans les maternelles publiques. En proportion, leur nombre est infime. Mais rien qu'à Strasbourg, il représente 30 classes à créer.
Charlotte DORN

 

 
 

 

Claire-Joie à Mulhouse, « une fermeture sans appel ? »

Publié dans le panorama le Mardi 19 mars 2019 à 05:57:13

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Claire-Joie à Mulhouse, « une fermeture sans appel ? »
Si elle perd son jardin d'enfants dans le cadre de la nouvelle instruction obligatoire à partir de 3 ans, l'association Claire-Joie à Mulhouse craint pour la survie de toute la structure. Elle prend en charge des fratries complètes.
 

 
Atelier Montessori pour Lara, 5 ans. Elle classe les couleurs avec son éducatrice, Sonia Rougeot.
Avec 80 enfants en quatre sections, Claire-Joie constitue le plus grand des quatre jardins d'enfants mulhousiens (180 places en tout). Il a été créé en 1947 et, en alternative à l'école maternelle, a préparé plus de 4 000 petits à l'entrée au CP, même ceux qui étaient « différents » dans « le respect des rythmes et des besoins ». Les éducatrices et les aides maternelles assurent la continuité de la crèche, ouverte en 2002 lorsque les soeurs franciscaines missionnaires de Marie sont parties, libérant des locaux. Les aînés, les 6-15 ans, sont accueillis après l'école, les mercredis et les vacances scolaires, y compris en colonie. S'y côtoient les élèves de l'institution Sainte-Jeanne-d'Arc et de l'école Kléber, toute proche, ou encore du collège de Brunstatt... La notoriété de l'association, qui a dépanné de très nombreux parents à la recherche d'un mode de garde, est une réalité, tout autant que le sérieux des devoirs le soir. « En termes de continuité, ce serait vraiment dommage qu'il y ait cette rupture. »
Adapter l'activité

Le comité de direction de l'association Claire-Joie, composé de Grégory Wurmlinger, Stéphanie Moritz et David Kerstetter, ne cache pas son inquiétude et son incompréhension. « Aujourd'hui, le projet de loi sur l'école de la Confiance met en péril notre jardin d'enfants [...] et nous condamne à une fermeture définitive sans appel », dit-il dans un courrier adressé aux députés et aux sénateurs. Une partie des 49 salariés devrait dans ce cas de figure être licenciée, « financièrement, l'équilibre de l'association serait en péril. Le départ de 80 enfants au plus tard en juin 2021 aurait un impact sur toute la structure, à commencer par la restauration ».

Dans le cadre d'un amendement, Claire-Joie dispose d'un délai de deux ans pour adapter son activité sans les 3-6 ans, avec un contrôle de l'Éducation nationale en plus de la supervision de la PMI. Un peu de temps gagné sur l'application prévue en septembre prochain. Mais la solution finale navre d'autant plus les directeurs que le jardin d'enfants a été rénové en 2017 pour 260 000 EUR. Deux solutions se profilent : l'agrandissement de la crèche avec quinze enfants de plus ou la création d'une école hors contrat, qui ferait pour le coup gonfler les frais d'inscription et mettrait fin à la mixité sociale.

Avant le lancement d'une pétition, une réunion est prévue lundi pour informer les parents, en particulier les 25 nouvelles familles qui vont intégrer l'association en septembre prochain. Ils ont choisi Claire-Joie pour le choix de ses différents courants pédagogiques, d'inspiration Montessori mais pas seulement. Lors des temps scolaires, les enfants travaillent par groupes de dix, dans « un esprit d'entraide et d'estime de soi, sans compétition, dans le plaisir et la bienveillance », note la direction.
Karine DAUTEL Voir aussi la vidéo sur dna.fr

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Mulhouse Grève d'aujourd'hui 19 mars dans les écoles et sites périscolaires : Modalités d'organisation

Publié dans le panorama le Mardi 19 mars 2019 à 06:13:44

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Mulhouse Grève d'aujourd'hui 19 mars dans les écoles et sites périscolaires
Mulhouse Grève d'aujourd'hui 19 mars dans les écoles et sites périscolaires : Modalités d'organisation

 
Un préavis de grève a été déposé pour ce mardi 19 mars et touchera notamment les écoles et sites périscolaires situés à Mulhouse.

Les sites concernés par le mouvement de grève à Mulhouse et les points d'accueil : pour les écoles maternelles Perrault, Quimper, Furstenberger, Zuber, Brossolette : point d'accueil périscolaire maternel Furstenberger. Seuls les enfants inscrits régulièrement au site périscolaire maternel Furstenberger seront accueillis pour le repas ; pour les écoles élémentaires Stintzi, Furstenberger, Koechlin, Wolf, Brossolette, Sellier : point d'accueil périscolaire Koechlin. Pas de repas possible ; pour les écoles maternelles Les Érables, La Wanne, Les Tonneliers, Filozof, Porte du Miroir, pour les écoles élémentaires Nordfeld, Freinet, Cour de Lorraine, Kléber et le groupe scolaire Drouot : point d'accueil périscolaire Nordfeld (locaux rue Roger Salengro). Seuls les enfants inscrits régulièrement au site périscolaire Nordfeld seront accueillis pour le repas ; pour les écoles maternelles Réber, Thérèse, Cité, Pranard, Prévert, Sand, Camus, Pergaud, Plein Ciel, Jules Verne et les écoles élémentaires Thérèse, Jean Zay, Matisse, Pergaud et les groupes scolaires Haut-Poirier, La Fontaine, Pierrefontaine : point d'accueil périscolaire La Fontaine. Pas de repas possible. Les enfants devront être déposés directement à l'école s'il est pris en charge par les enseignants ou au point d'accueil. Les horaires des points d'accueil : de 8 h à 12 h et de 13 h 30 à16h30. Aucun enfant ne sera accueilli après 9 h (et ce pour toute la journée).

 

 
 

 

Trois frontières Grève nationale : Les écoles du secteur fortement touchées ?

Publié dans le panorama le Mardi 19 mars 2019 à 06:09:58

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Grève nationale
Trois frontières Grève nationale : Les écoles du secteur fortement touchées ?
La journée de grève nationale de ce mardi serait suivie par plus d'un tiers des enseignants des écoles du secteur des Trois frontières.

 
Une quinzaine de petits dessins décorent les grilles de l'école de Huningue.Photo
La journée de grève interprofessionnelle, secteurs publics et privés confondus de ce mardi, devrait avoir un impact fort dans les écoles du secteur des Trois frontières. « La grève sera assez suivie, que ce soit en maternelle ou en primaire, par 35 % d'enseignants en principe. Il y a certains élèves qui n'auront pas classe », estime Michèle Schillinger, inspectrice de la circonscription de Saint-Louis qui se veut tout de même rassurante pour les parents.
« Il y aura quoi qu'il arrive du personnel pour s'occuper des enfants »

« En fonction des grévistes, il y aura le service minimum d'accueil (SMA) qui sera mis en place, complète l'inspectrice. Les parents ne se retrouveront pas dans la difficulté, il y aura quoi qu'il arrive du personnel pour s'occuper des enfants. » Ça devrait être le cas du côté de Rosenau, mais aussi et surtout de l'école primaire Marcel Pagnol de Huningue, où l'on n'annonce que deux enseignants qui travailleront demain sur 18.

« C'est la première fois depuis près de huit ans qu'il y a une telle mobilisation pour notre école qui n'est pas connue pour avoir beaucoup de grévistes », souligne une enseignante. La dernière fois c'était pour les suppressions de postes dans les RASED (Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté). Aujourd'hui, les inquiétudes sont multiples et concernent le projet de loi Blanquer.
« On est déjà à terre et ce projet va nous achever »

« Il était urgent de se mobiliser parce que ce projet ne répond pas du tout à ce que les enseignants et directeurs d'école attendent », analyse une gréviste. « On est déjà à terre et ce projet va nous achever définitivement », ajoute une autre enseignante qui ne tient pas son poste ce matin et pour de nombreuses raisons. « À terme, il est prévu que les directeurs ou directrices disparaissent des écoles, regrette-t-elle. Nos écoles seront gérées depuis les collèges par des directeurs qui n'auront plus aucune connaissance de ce qui se passe réellement ''sur le terrain''. Il y a tout un travail de proximité des directeurs qui ne pourra plus être effectué de la même manière. Nous aimerions aussi que nos conditions de travail s'améliorent et que nos salaires soient en adéquation avec le fait que l'on nous en demande toujours plus. Ce n'est plus tenable. On commence à ne plus savoir comment bien faire notre métier. »
Florian ZOBENBIEHLER

 

 
 

 

Ensisheim Gendarmerie : Un bilan favorable

Publié dans le panorama le Mardi 19 mars 2019 à 06:03:35

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Ensisheim Gendarmerie
Ensisheim Gendarmerie : Un bilan favorable
La gendarmerie d'Ensisheim a présenté le bilan de ses activités sur les trois derniers exercices. Vols et cambriolages sont à la baisse en 2018.

 
Projection vidéo à l'appui, le major Frédéric Dauthel a commenté l'activité de la communauté de brigades Ensisheim-Blodelsheim en 2018.
La gendarmerie d'Ensisheim a renoué, jeudi dernier, avec la présentation aux élus du canton de l'activité des militaires au cours de l'année 2018, mais également des trois derniers exercices.

La moitié seulement des maires des communes concernées étaient présents, de même qu'une quinzaine de gendarmes des deux brigades.

Power point à l'appui, le major Frédéric Dauthel, qui assure l'intérim du commandement de la brigade de gendarmerie d'Ensisheim et de la communauté de brigade Ensisheim-Blodelsheim depuis le départ du capitaine Yannick Cordier pour Colmar, a présenté, avec l'adjudant-chef David Byczek, commandant la brigade de Blodelsheim, les chiffres de l'activité de ces unités au cours des trois dernières années, les objectifs pour celles à venir et les moyens pour y parvenir.

En 2018, les militaires ont comptabilisé 1092 interventions, soit une moyenne de trois par jour, et traité 1829 enquêtes.

Concernant la délinquance, 741 faits ont été constatés en 2016, 790 en 2017, et 619 en 2018.

Les vols ont été en légère baisse : 283 en 2018 contre 318 en 2016, de même que les cambriolages, qui sont passés de 96 en 2017 à 85 en 2018.

La mission des gendarmes, c'est aussi la sécurité routière, les dépistages d'alcoolémie : 1921 en 2016, 1422 en 2017 et 1036 en 2018, avec 45 résultats positifs en 2016, 39 en 2017 et 54 en 2018, 106 excès de vitesse en 2016, 122 en 2017 et 114 en 2018, 24 rétentions de permis de conduire en 2016, 26 en 2017 et 45 en 2018, 17 dépistages de stupéfiants en 2016, 74 en 2017 et 114 en 2018. Il va sans dire que plusieurs infractions peuvent être cumulées, comme un excès de vitesse et la conduite en état d'ivresse ou sous stupéfiants.

Affaires criminelles : elles ont entraîné 29 gardes à vue en 2018, avec une incarcération.

Le major a donné plus de détails sur quelques affaires notables, comme la projection de résine de cannabis et de téléphones portables vers la Maison centrale, organisée par un détenu. De plus, a-t-il fait remarquer, la Maison centrale génère une importante activité judiciaire pour les enquêtes à mener.
Présence visible sur le terrain

Les objectifs pour 2019 s'orientent sur plusieurs axes : la prévention de la délinquance par une présence visible de la gendarmerie sur le terrain, avec des patrouilles et les opérations « tranquillité vacances », la lutte contre l'insécurité routière et la prévention de la délinquance routière, la lutte contre le terrorisme et la radicalisation. Cela passe aussi par un développement des relations avec les partenaires comme les polices municipales, la Brigade verte, l'accès aux systèmes de vidésurveillance.

Arrivé entre-temps, le chef d'escadron Bruno Serain, commandant la compagnie de Soultz-Guebwiller, a relevé que l'année 2018 a été remarquable en matière de résultats. Il a aussi reconnu que la Maison centrale générait beaucoup d'activité, et que ce sera le cas aussi pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Il a remercié et félicité les gendarmes des deux brigades.
J-M.S.

 

 
 

 

colmar Défense : La seconde vie des militaires

Publié dans le panorama le Mardi 19 mars 2019 à 05:37:53

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colmar Défense
colmar Défense : La seconde vie des militaires
La deuxième édition du forum emploi reconversion réservé aux militaires et gendarmes se tiendra ce prochain jeudi à Colmar.

 
L'an dernier, un peu moins de 30 entreprises étaient présentes au salon de la reconversion.
C'est lors du premier forum emploi reconversion, en mars 2018, que Rémi Alexandre a rencontré son futur employeur, la société Butachimie Chalampé située à Ottmarsheim. Alors gendarme adjoint volontaire, ce jeune homme de 27 ans, affecté à la brigade de Belfort, cherchait à se reconvertir.

Titulaire d'un DUT en gestion logistique et transport, il a séduit la direction de Butachimie. « Ce fut un gros changement pour moi », admet celui qui avait tenté deux fois, sans succès, le concours pour devenir sous-officier. « Je n'ai plus d'astreinte, notamment de nuit, pas d'intervention. Mais la rigueur est tout aussi nécessaire dans la recherche d'une solution. »

Et puis Rémi Alexandre ne quitte pas totalement son ancien métier puisqu'il vient de signer un contrat de réserviste...

Du côté de l'entreprise alsacienne, qui fournit 35 % de la production mondiale d'ADN (adiponitrile), l'un des composants du polyamide 6-6, très largement utilisé par les plasturgistes dans la fabrication des pièces destinées à l'industrie automobile, on souligne la qualité d'adaptation de l'ancien gendarme qui a rejoint le service achats.
« Ils ont des atouts,ils ne doivent pasavoir peur du privé ! »

Pour Hervé Humbert, patron du projet de développement de la société qui investit 250 millions d'euros dans l'acquisition d'une toute nouvelle technologie de production de l'ADN, le forum est un bon moyen de démarcher des profils intéressants.

Butachimie sera d'ailleurs présente le 21 mars prochain. « Les militaires et les gendarmes ont des valeurs que l'on partage, souligne-t-il. La rigueur, l'exigence, l'esprit d'équipe, la motivation, l'entraide, le respect des règles. » « Ils ont des atouts, ils ne doivent pas avoir peur du privé ! », ajoute le responsable de Butachimie.

La reconversion des militaires est un réel défi pour les deux ministères (des Armées et de l'Intérieur) qui doivent chaque année accompagner vers le civil près de 30 000 personnes.

A Colmar par exemple, l'antenne Défense mobilité, qui s'occupe essentiellement des militaires des deux régiments de l'armée de terre (152e RI à Colmar et RMT à Meyenheim), a ouvert l'an passé 249 dossiers (dont 32 de conjoints). « Sur les 155 militaires qui ont quitté l'institution, 94 sont allés au bout de leur parcours de reconversion », indique Jacques Sicard, chef de l'antenne. « Et 79 ont été reclassés, dont 18 dans la fonction publique. » Quatorze conjoints ont aussi trouvé un nouvel emploi.

Ce jeudi, plus de trente sociétés et collectivités (Lingenheld, Colas, Securitas, La Poste, institut Saint-Louis, le conseil départemental du Haut-Rhin...) seront présentes lors de cette deuxième édition du forum reconversion dans des domaines d'activité très divers : le transport, le BTP, la sécurité, la logistique, l'intérim, etc.
N.R. Forum emploi reconversion au CREF, 5 rue des Jardins à Colmar. Le jeudi 21 mars de 9h à 12h. Destinés aux militaires de toutes armes ainsi qu'à leurs conjoints.

Forum emploi reconversion au CREF, 5 rue des Jardins à Colmar. Le jeudi 21 mars de 9h à 12h. Destinés aux militaires de toutes armes ainsi qu'à leurs conjoints.

 
 

 

Gendarmerie Communauté de brigade Altkirch : Nouveau secteur, anciens chiffres

Publié dans le panorama le Mardi 19 mars 2019 à 06:07:59

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Gendarmerie Communauté de brigade Altkirch
Gendarmerie Communauté de brigade Altkirch : Nouveau secteur, anciens chiffres
Nouveau secteur mais anciens chiffres : la désormais communauté de brigades Altkirch-Illfurth a présenté lors de son inspection annuelle les éléments du pôle que constituait Altkirch avec Durmenach en 2018.

 
Le lieutenant Pascal Erbrech présente le bilan de la désormais ancienne communauté de brigades Altkirch-Durmenach.
Logiquement, la nouvelle communauté de brigades (CoB) officiellement formée au 1er mars dernier (notre édition de jeudi) a largement occupé la rencontre avec les élus qui concluait la formelle inspection annuelle opérée par le commandant de la compagnie : exit donc Altkirch-Durmenach, bonjour Altkirch-Illfurth. Durmenach étant désormais en binôme avec Ferrette tandis que Dannemarie, préalablement avec Illfurth, a été liée à Pfetterhouse, elle-même auparavant avec Ferrette.

Visant à faire coïncider l'organisation de la gendamerie avec celle des deux cantons d'Altkirch et Masevaux et deux com.com Sud Alsace Largue et Sundgau, cette refonte territoriale -ce fut rappelé par le commandant de la compagnie Stéphane Mottet-, ne change quasiment rien ni dans les missions, ni dans l'effectif global de la compagnie, ni dans le service à la population. Elle est d'ailleurs bien accueillie par les élus, plusieurs représentants de communes du secteur illfurthois ayant profité de l'occasion pour venir découvrir leur nouvelle brigade ''mère'' d'Altkirch et les visages des unités auxquelles ils peuvent avoir à faire. Etant rappelé par le commandant de la CoB Altkirch-Illfurth, le lieutenant Pascal Erbrech, que 21 militaires la composent pour un secteur de 26 communes comprenant 27 000 habitants, parmi lesquels ceux de Hirsingue et Heimersdorf qui avaient initialement Durmenach pour brigade de proximité. Au passage, il fut relevé que onze gendarmes sur les 21 sont officiers de police judiciaire, deux autres étant appelés à l'être tout prochainement, ce qui s'en ressent forcément positivement dans la capacité à enquêter. Seule ombre potentielle au tableau, crainte par le maire d'Illfurth Christian Sutter, le risque d'une réduction des horaires d'ouverture de la brigade d'Illfurth, puisque celle d'Altkirch est plus proche que celle de Dannemarie... « Il n'y a pas de changement... encore », répondra Pascal Erbrech alors que le commandant Mottet soulevait que les missions sur le terrain priment.
La délinquance en baisse

Reste qu'au menu figuraient les données de la zone précédemment couverte par Altkirch et Durmenach, avec une activité générale qui relevait en 2018 pour 48,5 % de la police judiciaire, 38,6 % de la prévention de proximité et 8 % du « divers » (entretien du casernement par exemple). Principal enseignement : la délinquance générale a baissé, à 658 faits contre 703 en 2017, ce qui est d'autant plus remarquable que cette baisse s'inscrit sur trois ans, pour un taux d'élucidation de 49,54 %. Concernant la délinquance de proximité, là aussi la tendance est à la baisse, avec 173 faits contre... 259 l'an passé ! Un regret toutefois pour le lieutenant : « le taux d'élucidation est catastrophique, à 6,36 % », pour la simple raison que les enquêteurs ne disposent souvent que de peu voire pas d'éléments.

Tout l'inverse des « atteintes volontaires à l'intégrité physique », autrement dit les violences où les agresseurs sont presque systématiquement connus de leurs victimes : 86 % d'élucidation... agrémentés d'un constat peu réjouissant : ces faits augmentent, à 150 en 2018 contre 115 l'année précédente. S'il a indiqué que des bagarres se produisent aux abords de la boîte de nuit altkirchoise, le lieutenant a surtout rappelé que ces violences se produisent régulièrement au sein même des familles...

Quant aux escroqueries et arnaques, elles sont stables, au nombre de 80 l'an passé avec 36,3 % des affaires résolues. Contre 11,1 % dans les vols et cambriolages... délits cependant en baisse, à 289 faits contre 373 en 2017, 413 en 2016 et 432 en 2015. Malheureusement, « ça repart depuis deux semaines », déplore Stéphane Mottet en notant que le dispositif « participation citoyenne » en partenariat avec la gendarmerie peut avoir des effets bénéfiques sans verser dans la délation. « C'est dissuasif » confirme le maire d'Illfurth Christian Sutter.
Une hausse des interventions

A ce titre, l'adjudant-chef Laurent Marchal, qui figure parmi les trois référents sûreté du département en plus d'être adjoint au commandant de la CoB Altkirch-Illfurth, a relevé qu'il pouvait également intervenir au sein des communes pour sensibiliser à la sécurité mais aussi conseiller les élus sur la mise en place de vidéoprotection.

En définitive, 264 personnes ont été mises en cause dans des faits, contre 341 en 2017, avec 52 garde-à-vue (contre 65) et 8 personnes écrouées (contre 19 en 2017). Paradoxalement le nombre d'interventions fut de 1 326 sur la CoB Altkirch-Durmenach en 2018, contre 1 224 en 2017, soit une augmentation de 7,69 % a indiqué le lieutenant Pascal Erbrech. Au passage, Carspach a enregistré une forte augmentation des interventions des gendarmes... en raison de l'installation des « gilets jaunes » au rond-point de la D419.
Nicolas LEHR

 

 
 

 

Sapeurs-pompiers Cernay-Wittelsheim : Un nouveau quartier général

Publié dans le panorama le Mardi 19 mars 2019 à 06:17:29

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Sapeurs-pompiers Cernay-Wittelsheim
Sapeurs-pompiers Cernay-Wittelsheim : Un nouveau quartier général
Le nouveau centre d'incendie et de secours de Cernay-Wittelsheim a accueilli ses hommes et l'ensemble des véhicules rouges, samedi matin, sur le ban de la commune du Bassin potassique. Les curieux se sont déplacés pour voir les cortèges converger vers leur nouveau quartier général.

 
Les sapeurs-pompiers de Cernay et Wittelsheim ont emménagé samedi matin dans leur nouvelle caserne.
« On n'a jamais vu autant de camions de sapeurs-pompiers d'un coup », s'exclame Stéphane, habitant de Cernay, venu avec ses enfants. Les sirènes hurlantes résonnent dans les ruelles, les gyrophares s'affolent, c'est le grand jour. Les sapeurs-pompiers déménagent et forment un cortège rouge et blanc qui est loin de passer inaperçu.
En attendant l'inauguration officielle

Plus d'une centaine de personnes, munies d'appareils photo et de smartphones, se sont retrouvées sur le parvis de la mairie de Wittelsheim pour immortaliser ce moment rare. La population est venue admirer les camions, les fourgons à échelle et les citernes, mais surtout saluer les soldats du feu. Une belle manière de leur rendre hommage et de les remercier pour leurs actions quotidiennes.

Après un défilé dans leurs communes respectives, les sapeurs-pompiers se sont lentement dirigés vers la zone industrielle de Wittelsheim, où se trouve leur nouvelle « maison ».

Le chantier avait été lancé en juillet 2017. D'une surface totale de 3363 m², dont 1946 m² dédiés aux engins et véhicules, ce nouvel équipement regroupe les centres de secours de Cernay et de Wittelsheim - soit une centaine de sapeurs-pompiers pour sept communes et 30 000 habitants.

La date de l'inauguration officielle du centre de secours n'est pas encore connue mais devrait être annoncée d'ici quelques semaines.
Alice HERRY Cortèges sonores

Voir les camions rouges qui convergent vers la nouvelle caserne sur :

 

 
 

 

Journée découverte de la raquette

Publié dans le panorama le Mardi 19 mars 2019 à 06:05:53

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HAUT-RHIN Dimanche 24 mars
Journée découverte de la raquette
Ballon d'Alsace, Markstein, Schlucht, Lac Blanc, Champ du Feu : dimanche 24 mars, l'Association Activité Physique Nature et Santé propose au public une journée découverte des balades en raquettes à neige sur différents sites alsaciens.
 

 
Avec le sourire pour faire de la raquette.
Cette opération est réalisée en partenariat avec les accompagnateurs en montagne locaux. Le but de cette journée est de démocratiser l'activité raquette à neige et de profiter des magnifiques paysages du massif vosgien.

Tout au long de la journée des accompagnateurs en montagne titulaires du Brevet d'Etat d'éducateur sportif d'Alpinisme proposeront des initiations à l'activité d'une manière ludique et conviviale sur une durée d'une heure sur 5 sites de la région : le Ballon d'Alsace, le Markstein, la Schlucht, le Lac Blanc ou encore le Champ du Feu.
100 à 200 personnes attendues

L'objectif des organisateurs est d'accueillir entre 100 et 200 personnes venues des vallées environnantes et même de bien plus loin.

Pour cela, ils comptent sur l'engouement dont bénéficient les promenades en raquette depuis plusieurs années et sur un tarif attractif de 10 euros avec des réductions pour les adolescents et les enfants !

Informations pratiques

Date : dimanche 24 mars

Horaire de départ : 9 h 30, 11 h, 13 h, 14 h 30, 16 h, départ toutes les 1 h 30 par groupe maximum de 15 personnes

Lieu de rendez-vous :

-Ballon d'Alsace : devant la maison du tourisme

-Markstein : devant le restaurant le tremplin

-Schlucht : devant l'hôtel le chalet

-Lac Blanc : devant le restaurant des crêtes

-Champ du Feu : devant l'auberge de la Charbonnière

Durée du circuit : 1 h

Début des inscriptions : 9 h

Fin de la manifestation : 18 h

Tarif : 10EUR (+ 2 EUR supplémentaires pour les inscriptions sur place)

Réductions : -20 % pour les ados de 12 à 17 ans ; -40 % pour les enfants de 6 à 11 ans.

Le tarif comprend : l'encadrement par des accompagnateurs diplômés d'Etat, la mise à disposition du matériel (raquettes à neige et bâtons) et une boisson chaude offerte.

Infos et réservations : Activité Physique Nature et Santé

Tél. : 06 20 65 93 16 - Email : olivier@destinationsportnature.fr - www.destinationsportnature.com

 

 
 

 

niedermorschwihr Un chantier de près de 200 000 euros : L'église retrouve son éclat

Publié dans le panorama le Mardi 19 mars 2019 à 05:37:01

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niedermorschwihr Un chantier de près de 200 000 euros
niedermorschwihr Un chantier de près de 200 000 euros : L'église retrouve son éclat
Après la rénovation extérieure réalisée par la commune, voici le tour de la restauration intérieure. L'église de Niedermorschwihr au fameux clocher vrillé connaît une vraie métamorphose. Les travaux, portés par le conseil de Fabriqueen partenariat avec les Amis du clocher vrillé, ont démarré en octobre dernier. La fin du chantier était espérée pour Pâques.

 
Bernard Schmitt, trésorier des Amis du clocher vrillé et Robert Fichtler, président du conseil de Fabrique, dévoilent un des douze anges du cortège restaurés par Julie Sutter.
Dans le choeur, douze anges aux traits harmonieux veilleront sur les paroissiens. Ces panneaux, réalisés sur de la tôle, peints en 1885, étaient remisés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale dans les combles de l'église Saint-Gall. Remis à neuf par Julie Sutter, restauratrice du patrimoine, ce cortège des anges retrouvera sa place d'honneur sur les boiseries.

Afin de les mettre en valeur, un éclairage approprié, sous forme d'appliques Led, sera installé dans le choeur.
Des traces d'anciennes fresques ont été découvertes

Cette rénovation concerne des travaux liés à l'entretien normal de l'édifice. La nouvelle sonorisation permettra aux habitués des concerts de profiter au mieux de l'ambiance musicale. Les murs ont été recouverts de nouvelles couches de peinture, les boiseries ont été vernies de neuf et les vitraux ont été nettoyés. Des pierres en grès du soubassement des murs de la nef ont été traitées.

Pour mener à bien l'opération, le conseil de Fabrique a noué un partenariat avec l'association Les Amis du clocher vrillé de Niedermorschwihr qui ont déjà contribué à hauteur de 100 000 euros à l'embellissement extérieur de l'église. Cette dernière a accepté d'apporter une aide financière pour la rénovation intérieure de l'église, mais aussi pour celle des douze panneaux décorés. Elle l'assiste aussi dans la constitution du dossier, en particulier sur ses aspects technique et administratif.

Le projet, ambitieux, nécessite un investissement de 180 400 euros hors taxe. Un montant de 154 000 euros pour la réfection du bâtiment (valeur du 4e trimestre 2016) et 26 400 euros pour la remise à neuf des panneaux, selon un devis établi en mars 2014. Les responsables du projet bénéficient de subventions de la DRAC (direction régionale de l'action culturelle), du conseil départemental du Haut-Rhin et de la commune. L'association verse 60 000 euros (+ 13 200 euros pour les panneaux) et le conseil de Fabrique, 58 043 euros. Des dons émanant de particuliers permettent de boucler le budget.

Jean-Luc Isner, architecte du Patrimoine, supervise le chantier. L'homme de l'art, agréé pour superviser les restaurations de bâtiments historiques, avait déjà été choisi comme maître d'oeuvre par la commune au moment de la rénovation de la toiture et des façades extérieures de l'édifice, de 2012 à 2014. Le conseil de Fabrique avait alors pris en compte les travaux de chauffage.

Les travaux touchent à leur fin. Il reste à aménager le choeur et la sacristie. Mais, un imprévu bouleverse un peu le calendrier. Lors des travaux de peinture, l'entreprise Lammer a découvert des traces d'anciennes fresques de part et d'autre de la nef. « Nous n'en connaissons pas la valeur, souligne Bernard Schmitt, trésorier des Amis du clocher vrillé. M. Isner en a informé la DRAC et on nous impose de les nettoyer ». La dépense est évaluée à 6 000 euros. « Qui va financer cela ? » se demandent les bénévoles.

La rénovation devait s'achever pour Pâques. Ce ne sera pas le cas. « Nous attendons que la DRAC s'exprime sur les deux fresques ».
Michelle FREUDENREICH

 

 
 

 

Le clocher,vestige du moyen âge
L'église a été baptisée Saint-Gall, du nom d'un moine irlandais en campagne d'évangélisation en Alsace dès le VIIIe siècle. On lui attribue d'ailleurs la fondation du village entre les VIIIe et IXe siècles. Le clocher, classé monument historique, est la seule partie de l'édifice déjà mentionnée en 1260. La population du village ne cessant de croître, l'église d'origine s'est avérée trop petite pour accueillir tous les fidèles. Une nouvelle église a alors été construite en 1806. Le clocher en est le seul élément préservé. Des traces de l'ancien édifice subsistent sur la façade est du clocher. L'église figure à l'inventaire des monuments historiques.

Ce clocher carré est surtout reconnaissable par sa flèche, qui, datée du XVIe siècle, domine le village du haut de ses 42 mètres. De forme hélicoïdale, elle est unique en Alsace. Même si l'on trouve 61 clochers tors en France, elle est la seule à être carrée à la base et octogonale vers le sommet. D'après Hans Dubreucq, compagnon du devoir de la Maison de Strasbourg qui a soigneusement étudié la charpente en 1999, il s'agirait d'un chef-d'oeuvre réalisé par un compagnon.

 

Etangs du Haertle : Mikaël Billing est le nouveau président

Publié dans le panorama le Mardi 19 mars 2019 à 05:38:39

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Pêche
Etangs du Haertle : Mikaël Billing est le nouveau président
Récemment les membres de l'Amicale des Pêcheurs des Etangs du Haertle étaient réunis en assemblée générale, qui s'est déroulée en présence de Thierry Rauber, adjoint, et de Marie-France Vallat et Pierre Vogt, conseillers départementaux.
 

 
Christian Génelot a passé la main à Mikaël Billing (à gauche).
Après avoir ouvert la séance, Christian Génelot, président, est passé à l'ordre du jour, et tous les rapports ont été lus et approuvés. Le président a remercié son comité et les bénévoles pour le travail accompli tout au long de l'année, et les élus pour leur soutien. Avant de passer aux élections, il a annoncé qu'il a décidé de passer la main, après avoir été présent à l'Amicale depuis l'an 2000, et président depuis 2006. Lors de son mandat il a mené à bien la rénovation et l'extension des bâtiments, ainsi que les abords extérieurs. Il a été marqué notamment par le 20e anniversaire et l'organisation du dernier Feu de la Saint-Jean (qui fut une belle réussite).

Son successeur, Mikaël Billing, ne va pas déroger à la ligne de conduite de l'Amicale. Arrivé il y a 19 ans, à tout juste 15 ans, il est entré rapidement au comité en 2006. Si une pause est observée au niveau des travaux, l'Amicale continue ses animations. Il sera proposé deux journées carpes-frites, deux de pêche à la truite (en avril et novembre), le sanglier à la broche (21/07), ainsi que des journées de pêche, dont certaines de nuit, et cette année coïncide avec le 30e anniversaire (16/06).

Les élus ont confirmé leur soutien et félicité l'Amicale pour son implication dans la vie associative, avec notamment la semaine réservée aux Animations d'Eté. Ils ont remercié Christian Génelot, tout en souhaitant que l'Amicale des Pêcheurs continue dans le même sens avec Mikaël Billing. Avant de partager le verre de l'amitié, le président a remis le challenge 2018 à Vincent Henn pour sa carpe de 19,750 kg.

Le nouveau comité :

Président Mikaël Billing, 1er vice-président François Xavier Meyer, 2e vice-président Cédric Barry, secrétaire Jean-Luc Merlin. Adjoint Denis Hug, trésorière Astrid Chrapa, adjointe Bernadette Feder, assesseurs René Maurer, Roger Klee, Christian Génélot, Raymond Karpierz, Robert Fischer et Serge Ceschia gardes-pêche Sylvain Rohrbach, Gaétan Wolak, Jean-Bernard Génelot, Bruno Caerdon, réviseurs aux comptes David Vallet et Marie-Pierre Weber.
JPH

 

 
 

 

Turckheim Association familiale : Une belle marche

Publié dans le panorama le Mardi 19 mars 2019 à 05:36:04

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Turckheim Association familiale
Turckheim Association familiale : Une belle marche
Dimanche, l'association familiale de Turckheim organisait sa 19e marche populaire. 1 160 marcheurs ont pris le départ.

 
La remise des prix s'est effectuée en présence du député Jacques Cattin, du conseiller départemental Lucien Muller et du maire de la ville Jean-Marie Balduf. Elle a mis à l'honneur les dames et messieurs les plus âgés, ainsi que les groupes les plus nombreux.
« Nous avons eu beaucoup de chance avec la météo », se réjouissent les organisateurs. La pluie aura en effet attendu le début d'après-midi pour tomber sur la cité du Brand, laissant le temps à 1 160 marcheurs de prendre le départ, à l'espace rive droite, pour le parcours de 12 km en direction de Zimmerbach ou le parcours adapté autour de Turckheim.

Si la participation est loin cependant de celle des plus belles années (1619 marcheurs en 2015, 1537 en 2014, 1482 en 2011), elle reste plus que satisfaisante pour une marche populaire organisée sur une seule journée et surtout bien supérieure à celle de l'an passé (400 marcheurs) alors que la neige avait joué l'invitée surprise. Une quarantaine de bénévoles ont oeuvré pour le succès de cette 19e édition. Leurs efforts ont été récompensés par le nombre de participants mais aussi par les remarques inscrites dans le livre d'or : « belle marche », « accueil sympa », « super organisation », « merci d'encourager les plus jeunes »... Les enfants reçoivent en effet diplôme, médaille et sucette à l'arrivée. « Nous n'avons jamais distribué autant de médailles à de jeunes enfants que cette année, note Gérard en poste à l'arrivée, près de 120 ! En apportant de la joie à toutes ces familles, notre marche s'inscrit parfaitement dans le cadre de notre association familiale ».

Le rendez-vous est déjà fixé pour la 20e édition, qui se déroulera le 15 mars 2020.
Palmarès

Dames les plus âgées : Yvonne Beysang (1934), Odile Zimmer (1938), Marguerite Sutter (1938)

Messieurs les plus âgés : Julien Zimmer (1931), Pierre Marclé (1933), Jean-Paul Beyssang (1933).

Groupes les plus nombreux : Amiez (31 marcheurs), Club vosgien de Turckheim (31), Supporters club de Turckheim (29), Diables de Mooslargue (19), Boofzheim (18), Zehailoïfer de Muntzenheim (18), Panda-club de Westhouse (17), Scouts de Turckheim (17)

 

 
 

 

Sainte-Croix-en-Plaine Conseil municipal : Un projet de complexe multisports à l'étude

Publié dans le panorama le Mardi 19 mars 2019 à 05:36:35

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Sainte-Croix-en-Plaine Conseil municipal
Sainte-Croix-en-Plaine Conseil municipal : Un projet de complexe multisports à l'étude
Sous la présidence du maire, François Heymann, le conseil municipal s'est réuni le mardi 12 mars. Voici les principaux points à l'ordre du jour.

 
Le projet d'implantation d'un complexe multisports a été présenté par Jean-Denis Baumann, 1 er adjoint, en charge des chantiers communaux et des travaux
Jean-Denis Baumann, 1er adjoint, en charge des chantiers communaux et des travaux, a présenté le projet d'implantation d'un complexe multisports (validation du programme et lancement d'une consultation) au niveau des anciens terrains de tennis. Ce site de terrain multisports prévoit des tables de ping-pong, une zone fitness, des bancs, une zone street workout, un skate park, etc.

Le démarrage des travaux est prévu le 1er juillet et leur fin le 29 février 2020. Le coût serait de 373 000 euros toutes taxes comprises (deux caméras de vidéosurveillance prévues et incluses). Le site sera entièrement clôturé avec trois accès. Des demandes de subventions financières auprès de la région Grand Est et du conseil départemental du Haut-Rhin seront lancées, avec une part d'autofinancement communal.

- Des avenants ont été soumis au vote et approuvés par le conseil municipal pour le hangar de stockage communal pour un montant de 8 100 euros pour les plots béton ainsi que pour le coût du branchement électrique de 30000 euros suite à l'installation de panneaux photovoltaïques sur son côté sud. Le coût prévisionnel est de 64 945 euros (il est signalé que le prix des panneaux est à la baisse, en ce moment). Des subventions sont espérées au niveau des Dotations d'Equipement des Territoires Ruraux (DETR), du conseil départemental du Haut-Rhin et de la région Grand Est. Le reste à charge, par l'autofinancement communal, est de 13 545 euros. L'investissement serait amorti sur une période d'environ 10 ans grâce à la revente de l'électricité produite.

- Concernant la réhabilitation et l'extension de l'ancienne bibliothèque pour le nouveau périscolaire, des avenants sont, également, votés par le conseil municipal pour un montant de 13 654 euros pour la démolition et le gros oeuvre et d'un montant de 4 208 euros pour l'isolation thermique extérieure sous enduit.

-La convention pluriannuelle de partenariat et de financement (subvention pour les travaux d'investissement) en vue de la mise à disposition de locaux associatifs avec l'Amicale de Pêche est votée suite à la mise aux normes et des travaux d'accessibilité aux personnes à mobilité réduite (une obligation des présidents d'associations) déjà effectués pour un montant de 22 637 euros. La mutualisation partielle de ces travaux avec la commune ou d'associations locales (créneaux, horaires), pour 1/5 e, sera de 4 137,40 euros par an sur cinq ans pour la période 2019/2023. La prochaine association concernée devrait être la Société de Gymnastique Saint-Léon qui a, elle aussi, prévu ce type de travaux.
Divers

- La quête pour la ligue contre le cancer se déroule entre le 18 et le 24 mars.

- La remise des prix du concours des maisons fleuries 2018 aura lieu le 22 mars à 19 h.

- Dans le cadre du jumelage avec Merdingen (Bade-Wurtemberg-Allemagne), le 14 avril, il est prévu un circuit pédestre d'environ deux heures aux Trois-Epis, avec visite du cimetière militaire allemand, du monument du Galtz et du sentier des écureuils. Un repas en ferme-auberge ou autre, à midi, sera suivi de la visite du musée des métiers du bois à Labaroche.

- Pour la première Journée Citoyenne du 15 juin, plusieurs idées ont été émises lors de la réunion d'informations du 28 février. Le comité de pilotage a validé des projets d'ateliers. Des formulaires d'inscription à cette Journée Citoyenne seront diffusés à la population avant le 15 avril : il est espéré la participation de 100 à 200 personnes.

- En cours, actuellement, et devant se terminer dans la semaine, l'entretien du toit de l'église et du toit du presbytère. Beaucoup de mousse a déjà été enlevée, côté nord. Cinq ardoises ont été changées au niveau du clocher. Les ardoises ont une quarantaine d'années et les crochets d'accroche sont encore en bon état.

 

 
 

 

Chalampé La seconde vie des militaires

Publié dans le panorama le Mardi 19 mars 2019 à 06:11:48

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Chalampé La seconde vie des militaires
 

 
 
C'est lors du 1er Forum emploi reconversion, en mars 2018, que Rémi Alexandre a rencontré son futur employeur, la société Butachimie Chalampé située à Ottmarsheim. Alors gendarme adjoint volontaire, ce jeune homme de 27 ans, affecté à la brigade de Belfort, cherchait à se reconvertir.

Titulaire d'un DUT en gestion logistique et transport, il a séduit la direction de Butachimie. « Ce fut un gros changement pour moi, admet celui qui avait tenté deux fois, sans succès, le concours pour devenir sous-officier. Je n'ai plus d'astreinte, notamment de nuit, pas d'intervention. Mais la rigueur est tout aussi nécessaire dans la recherche d'une solution ».

Et puis Rémi Alexandre ne quitte pas totalement son ancien métier puisqu'il vient de signer un contrat de réserviste...

Du côté de l'entreprise alsacienne, qui fournit 35 % de la production mondiale d'ADN (adiponitrile), l'un des composants du polyamide 6-6, très largement utilisé par les plasturgistes dans la fabrication des pièces destinées à l'industrie automobile, on souligne la qualité d'adaptation de l'ancien gendarme qui a rejoint le service achats. Pour Hervé Humbert, patron du projet de développement de la société qui investit 250 millions d'euros dans l'acquisition d'une toute nouvelle technologie de production de l'ADN, le forum est un bon moyen de démarcher des profils intéressants.
« Ils ont des atouts,ils ne doivent pasavoir peur du privé ! »

Butachimie sera d'ailleurs présente ce jeudi 21 mars. « Les militaires et les gendarmes ont des valeurs que l'on partage, souligne-t-il. La rigueur, l'exigence, l'esprit d'équipe, la motivation, l'entraide, le respect des règles ». « Ils ont des atouts, ils ne doivent pas avoir peur du privé ! », ajoute le responsable de Butachimie.

La reconversion des militaires est un réel défi pour les deux ministères (des Armées et de l'Intérieur) qui doivent chaque année accompagner vers le civil près de 30 000 personnes.

À Colmar par exemple, l'antenne Défense mobilité, qui s'occupe essentiellement des militaires des deux régiments de l'armée de terre (152e RI à Colmar et RMT à Meyenheim), a ouvert l'an passé 249 dossiers (dont 32 de conjoints). « Sur les 155 militaires qui ont quitté l'institution, 94 sont allés au bout de leur parcours de reconversion, indique Jacques Sicard, chef de l'antenne. Et 79 ont été reclassés, dont 18 dans la fonction publique. » Quatorze conjoints ont aussi trouvé un nouvel emploi.

Ce jeudi, plus de trente sociétés et collectivités (Lingenheld, Colas, Securitas, La Poste, institut Saint-Louis, le conseil départemental du Haut-Rhin...) seront présentes lors de cette 2e édition du Forum emploi reconversion dans les domaines d'activité très divers : le transport, le BTP, la sécurité, la logistique, l'intérim, etc.
N. R. Y ALLER Forum emploi reconversionau Cref, 5 rue des Jardins à Colmar,jeudi 21 mars de 9 h à 12 h.Destiné aux militaires de toutes armesainsi qu'à leurs conjoints.

 

 
 

Riedisheim Assemblée générale des commerçants, artisans, professions libérales : « Un projet exceptionnel »

Publié dans le panorama le Mardi 19 mars 2019 à 06:12:58

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Riedisheim Assemblée générale des commerçants, artisans, professions libérales
Riedisheim Assemblée générale des commerçants, artisans, professions libérales : « Un projet exceptionnel »
Le Groupement des commerçants, artisans et professions libérales de Riedisheim (CAP) a récemment tenu son assemblée générale avec aux points divers le projet d'extension du Super U de Riedisheim.

 
Les membres élus du comité du CAP lors de la dernière AG (de gauche à droite) : Thomas Caidella, vice-président artisans, Christophe Schmidt, secrétaire, Fabrice Fédé, président intérimaire sortant, Marc Vervaeke, nouveau président, Caroline Runser, assesseure, Dominique Carbonell, vice-président commerces, Fabrice Greffe, vice-président professions libérales et Vincent Fuchs, trésorier.
« C'est un projet exceptionnel unique en France », a d'emblée précisé Vincent Marquis, propriétaire de la grande surface commerciale. Effectivement l'extension du Super U accueillera des courts de tennis sur son toit. Cela permettra de pérenniser le Tennis Club de Riedisheim, qui est le troisième club d'Alsace.

Vincent Marquis a esquissé l'historique du Super U : « C'était un petit commerce situé dans la rue de Mulhouse avec 56 employés. Nous avions une opportunité pour nous implanter sur la friche du stade Schumacher en générant de l'emploi. Nous employons aujourd'hui 140 personnes dans notre magasin qui peut être qualifié de commerce de centre-ville et non de périphérie ».
Des propos rassurants

Vincent Marquis a poursuivi son développement oratoire : « Nous avons intérêt à ce que les commerces de la rue de Mulhouse vivent, c'est notre galerie marchande. Nous avons attiré et stabilisé une clientèle à qui nous offrons un parking de 300 places, d'ailleurs saturé régulièrement à partir du jeudi jusqu'au samedi. Nous avons subi une baisse de la fréquentation de 4 à 5 % liée directement à l'ouverture de la voie de circulation Sud, qui a pour objectif de réduire le trafic dans l'avenue Gustave-Dollfuss. Mais notre impact est positif sur les commerces riedisheimois. Aujourd'hui, il faut le reconnaître, notre magasin n'est plus adapté à la demande. Nous envisageons d'agrandir d'un tiers sa surface, afin de développer le rayon bio et l'électroménager. En aucun cas, il n'y aura une extension de la galerie marchande. C'est pour toutes ces raisons que nous sommes entrés en discussion avec la mairie, il y a trois ans, pour acquérir le terrain. Nous aurons un beau magasin et un beau centre de tennis ».
L'attractivité commerciale se fait par le Super U

Le projet d'agrandissement du Super U est ambitieux avec la pérennisation du Club de tennis, projet soutenu par la mairie. Le maire, Hubert Nemett s'en explique : « L'attractivité commerciale, essentiellement pour la rue de Mulhouse, se fait par le Super U, qui est un moteur pour nos commerces. Ce projet est une opportunité pour Riedisheim de vendre le terrain ce qui permettra de réaliser d'importants projets par la ville au bénéfice des Riedisheimois. Certes il rapporte actuellement 300 000 EUR de loyer, mais cela ne représente que 10 % de la masse salariale de la ville. Le moindre projet de restauration d'un bâtiment revient à 1 million d'euros, alors faut-il attendre, à chaque fois trois ans, pour réaliser des travaux ? »

La négociation se poursuit entre les propriétaires du Super U, Marie et Vincent Marquis, et la municipalité pour trouver un accord sur le montant de l'achat du terrain. Certaines rumeurs laissent entendre que la transaction devrait se conclure autour de 6 millions. Chut !
A.V.

Loïc Richard persiste dans son opposition et demande un débat contradictoire.

Le leader du groupe municipal « Agir aujourd'hui pour inventer demain », à travers une lettre ouverte, demande au maire d'organiser un débat contradictoire avec une représentation de toutes les sensibilités présentes au Conseil municipal sur la transformation du Super U en Hypermarché.

Selon l'élu, cela correspondrait : « à une démarche démocratique exprimée dans le cadre du grand débat national ainsi que dans l'engagement de la démocratie participative ».

 

 
 

 

Niedermorschwihr L'église retrouve son éclat

Publié dans le panorama le Mardi 19 mars 2019 à 06:14:20

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Niedermorschwihr L'église retrouve son éclat
 

 
Bernard Schmitt, trésorier des Amis du clocher vrillé et Robert Fichtler, président du conseil de Fabrique, dévoilent un des douze anges du cortège restaurés par Julie Sutter. Photos DNA/Julien Kauffmann
Dans le choeur, douze anges aux traits harmonieux veilleront sur les paroissiens. Ces panneaux, réalisés sur de la tôle, peints en 1885, étaient remisés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale dans les combles de l'église Saint-Gall. Remis à neuf par Julie Sutter, restauratrice du patrimoine, ce cortège des anges retrouvera sa place d'honneur sur les boiseries.
Un chantier ambitieux

Afin de les mettre en valeur, un éclairage approprié, sous forme d'appliques Led, sera installé dans le choeur.

Cette rénovation concerne des travaux liés à l'entretien normal de l'édifice. La nouvelle sonorisation permettra aux habitués des concerts de profiter au mieux de l'ambiance musicale. Les murs ont été recouverts de nouvelles couches de peinture, les boiseries ont été vernies de neuf et les vitraux ont été nettoyés. Des pierres en grès du soubassement des murs de la nef ont été traitées.

Pour mener à bien l'opération, le conseil de Fabrique a noué un partenariat avec l'association Les Amis du clocher vrillé de Niedermorschwihr qui ont déjà contribué à hauteur de 100 000 euros à l'embellissement extérieur de l'église. Cette dernière a accepté d'apporter une aide financière pour la rénovation intérieure de l'église, mais aussi pour celle des douze panneaux décorés. Elle l'assiste aussi dans la constitution du dossier, en particulier sur ses aspects technique et administratif.

Le projet, ambitieux, nécessite un investissement de 180 400 euros hors taxe. Un montant de 154 000 euros pour la réfection du bâtiment (valeur du 4e trimestre 2016) et 26 400 euros pour la remise à neuf des panneaux, selon un devis établi en mars 2014. Les responsables du projet bénéficient de subventions de la DRAC (direction régionale de l'action culturelle), du conseil départemental du Haut-Rhin et de la commune. L'association verse 60 000 euros (+ 13 200 euros pour les panneaux) et le conseil de Fabrique, 58 043 euros. Des dons émanant de particuliers permettent de boucler le budget.

Jean-Luc Isner, architecte du Patrimoine, supervise le chantier. L'homme de l'art, agréé pour superviser les restaurations de bâtiments historiques, avait déjà été choisi comme maître d'oeuvre par la commune au moment de la rénovation de la toiture et des façades extérieures de l'édifice, de 2012 à 2014. Le conseil de Fabrique avait alors pris en compte les travaux de chauffage.
Des traces d'anciennes fresques découvertes

Les travaux touchent à leur fin. Il reste à aménager le choeur et la sacristie. Mais, un imprévu bouleverse un peu le calendrier. Lors des travaux de peinture, l'entreprise Lammer a découvert des traces d'anciennes fresques de part et d'autre de la nef. « Nous n'en connaissons pas la valeur, souligne Bernard Schmitt, trésorier des Amis du clocher vrillé. M. Isner en a informé la DRAC et on nous impose de les nettoyer. » La dépense est évaluée à 6 000 euros. « Qui va financer cela ? » se demandent les bénévoles.

La rénovation devait s'achever pour Pâques. Ce ne sera pas le cas. « Nous attendons que la DRAC s'exprime sur les deux fresques. »
Michelle FREUDENREICH

 

 
 

Économie sociale et solidaire Cernay-Wittelsheim : ThurAmap fête ses dix ans

Publié dans le panorama le Mardi 19 mars 2019 à 06:14:43

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Économie sociale et solidaire Cernay-Wittelsheim
Économie sociale et solidaire Cernay-Wittelsheim : ThurAmap fête ses dix ans
Depuis dix ans, ThurAmap réunit les consommateurs de Cernay et de Wittelsheim qui s'engagent pour soutenir les producteurs locaux. L'association aux 150 familles de « consom'acteurs » propose un programme réjouissant pour marquer le lancement de sa onzième saison.

 
François Taureau est président de ThurAmap depuis 2013. Deux distributions sont organisées chaque semaine : l'une à Cernay, l'autre à Wittelsheim.
« Dix ans d'engagement, ça se fête ! », s'exclame François Taureau, le président de ThurAmap depuis six ans. L'association, qui organise des distributions hebdomadaires de paniers de produits locaux et bios à Cernay et Wittelsheim, marque le coup à sa manière : de façon généreuse, éthique, écologique et solidaire.

« Nous offrons à chaque famille un sac cabas en coton bio imprimé du logo de l'association, au moment de l'inscription », annonce François Taureau, qui poursuit en détaillant le programme concocté par l'équipe de l'association. « Un atelier de fabrication de produits ménagers économiques et écologiques sera organisé vendredi 12 avril. Animé par une professionnelle, il sera ouvert à tous et gratuit. La même opération sera reconduite sur les cosmétiques courant du mois de mai. »

Deux jours auparavant, mercredi 10 avril, Éric Charton, membre du centre permanent d'initiatives pour l'environnement des Hautes Vosges et animateur de plusieurs rubriques de jardinage sur France 3 et sur des radios régionales, interviendra dans une conférence consacrée au jardinage au naturel (lire encadré).
Consom'acteurs

Si elles revêtent un caractère exceptionnel, ces manifestations s'inscrivent dans la continuité de l'action de l'association. « Le but, comme avec notre marché de printemps, dont la cinquième édition aura lieu dimanche 28 avril, c'est de faire connaître ThurAmap autrement et de continuer à changer les mentalités et à transformer les consommateurs en consom'acteurs », ajoute le président Taureau.

La petite Amap a bien grandi, mais les produits restent locaux, de saison et sont presque tous certifiés bios. Autre nouveauté, un treizième producteur est annoncé à partir du mois de mai. « En 2009, ThurAmap réunissait trois producteurs, quatre types de produits et 50 familles, se souvient François Taureau, devenu président en 2013. Quinze types de produits sont aujourd'hui proposés aux 150 familles, sur les deux sites de distribution. »
Paniers d'essai

Chez ThurAmap, l'année débute le 1er avril, et les inscriptions pour la onzième saison de distribution sont d'ores et déjà ouvertes. « Nous fonctionnons sur la base d'un abonnement annuel, mais le paiement peut être effectué en plusieurs fois, explique François Taureau. L'avantage, pour l'adhérent, c'est la garantie que les prix ne bougeront pas jusqu'en mars 2020. Quand au producteur, avec cette formule, il bénéficie d'une visibilité sur ses ventes. Mais avant de demander au consommateur de s'engager pour un an, nous proposons quelques paniers d'essai. »

Lors de la dernière distribution à Wittelsheim, pendant que les adultes composaient leur panier, les enfants étaient confiés aux soins de Sarah, maquilleuse professionnelle. « Tout au long de l'année, nous proposons des animations pour apporter de la convivialité. Le mieux, pour se renseigner et se rendre compte, c'est encore de venir nous rencontrer pendant une distribution », conclut, avec un chaleureux sourire, François Taureau.
Textes : Romain GASCON Sur le site internet www.thuramap.fr, sur la page Facebook et le compte Instagram « Thuramap », au 06.83.32.79.61 ou en écrivant à contact@thuramap.fr

Sur le site internet www.thuramap.fr, sur la page Facebook et le compte Instagram « Thuramap », au 06.83.32.79.61 ou en écrivant à contact@thuramap.fr

 
 

 

Sud alsace - largue Intercommunalité : La Caf, partenaire de l'enfance-jeunesse

Publié dans le panorama le Mardi 19 mars 2019 à 06:08:41

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Sud alsace - largue Intercommunalité
Sud alsace - largue Intercommunalité : La Caf, partenaire de l'enfance-jeunesse
La comcom Sud Alsace-Largue (CCSAL) et la Caisse d'allocations familiales (Caf) ont signé un nouveau contrat Enfance jeunesse qui permettra de co-financer sur quatre ans les actions en faveur de l'accueil des enfants et des jeunes du territoire.

 
Le président de la Caisse d'allocations familiales (Caf) du Haut-Rhin, Jacques Rimeize (à gauche), signant le nouveau contrat enfance-jeunesse pour la période 2018-2021 avec le président de la communauté de communes Sud Alsace-Largue (CCSAL), Pierre Schmitt.
La Caisse d'allocations familiales (Caf), partenaire « essentiel » d'une politique enfance-jeunesse qui se définit comme résolument « ambitieuse » entre Porte d'Alsace et vallée de la Largue. Élus de la communauté de communes Sud Alsace-Largue (CCSAL), responsables des services et représentants des différentes structures d'accueil du territoire se sont retrouvés pour la signature du nouveau contrat enfance jeunesse (CEJ) liant la collectivité et la Caf du Haut-Rhin pour la période 2018-2021. Un engagement commun qui permettra de financer à hauteur de 425 000 EUR par an les différentes actions engagées en faveur de l'accueil des enfants et des jeunes du secteur (lire ci-dessous).
« Au début des années 90, ce n'était pas forcément évident de développer tout ça dans le monde rural »

Jusqu'en 2017, deux contrats distincts régissaient le partenariat financier de la Caf et des deux ex-communautés de communes de la Porte d'Alsace et de la vallée de la Largue. Fusion des intercommunalités oblige, cette nouvelle mouture concerne désormais l'ensemble du territoire (44 communes) et de ses structures d'accueil, « quel que soit le gestionnaire », a indiqué le président de la CCSAL, Pierre Schmitt. Outre les services d'accueil en régie directe côté Porte d'Alsace, ce soutien financier concerne aussi la crèche associative Les Larguotins, que préside le maire de Hindlingen et vice-président de la com.com en charge de l'action sociale et de l'enfance-jeunesse, Paul Sahm.

Forte d'une quarantaine de salariés, la structure assure depuis maintenant vingt-cinq ans l'accueil des enfants (multi-accueil, périscolaire et Relais d'assistantes maternelles) entre Seppois-le-Bas, Pfetterhouse, Ueberstrass, Fulleren et Hindlingen. Mais les Larguotins étaient encore il y a peu en proie à certaines difficultés financières, sans compter certaines inquiétudes en interne liées à un mode de gestion appelé à évoluer à plus brève échéance. Depuis l'an dernier, la com.com planche sur une éventuelle reprise en régie directe, mais rien n'est encore décidé. « L'étude se poursuit », a expliqué Pierre Schmitt.

Ce soir-là, avant de parapher le nouveau contrat pluriannuel aux côtés du président de la Caf du Haut-Rhin, Jacques Rimeize, Pierre Schmitt a d'abord rappelé toute l'importance des « nombreux services d'accueil » actifs depuis plus de vingt ans dans le territoire. « Au début des années 90, ce n'était pas forcément évident de développer tout ça dans le monde rural », a souligné le président de la CCSAL. Et les besoins de la population ne faiblissent pas.
« L'enjeu d'attractivité du territoire »

Finie l'époque où les grands-parents étaient largement mis à contribution pour garder les têtes blondes, « aujourd'hui, les premières choses que les gens demandent quand ils s'installent dans un village, c'est s'il y a une école et un service de garde », insiste Pierre Schmitt, qui voit aussi d'un très bon oeil le projet d'ouverture d'une Maison des adolescents dans le Sundgau, correspondant selon lui à « une demande de l'ensemble de la population ». Un dossier que Jacques Rimeize s'est aussi dit prêt à soutenir, affirmant « la volonté de la Caf d'investir aussi fortement en direction des 12-18 ans ».

« Vous avez très tôt saisi l'enjeu d'attractivité du territoire », a déclaré le président de la Caf du Haut-Rhin, saluant la politique menée depuis des décennies en direction de l'enfance-jeunesse et ses impacts positifs sur le développement du territoire, l'emploi et l'économie locale. Car les différentes structures d'accueil de la CCSAL représentent une centaine d'emplois « non délocalisables ». Un modèle intenable sans le soutien financier conséquent de la Caf : « tant que les financements nationaux le permettront, nous resteront à vos côtés pour accompagner vos politiques », a conclu Jacques Rimeize à l'issue de la signature.
Vivian MILLET

 

 
 

 

CCI CD Vosges Les métiers de la montagne

Publié dans le panorama le Mardi 19 mars 2019 à 06:09:25

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cci cd Vosges Les métiers de la montagne
 

 
Des accompagnateurs en formation cartographie dans une des salles de formation. DR

Des accompagnateurs en formation cartographie dans une des salles de formation. document remis

« Au printemps 2018, le projet de Maison de la montagne a émergé à la suite de la fermeture du collège des Boudières de La Bresse. L'idée, défendue par le conseil départemental et la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) des Vosges, était de développer une structure regroupant des acteurs montagne avec une identité et une dynamique propre au massif », résume Francis Claude, responsable du Pôle montagne de la CCI 88.
« L'objectif est de qualifier les personnes sur des doubles, triples, voire quadruples compétences afin qu'elles puissent travailler toute l'année »

La nouvelle structure, soutenue par la Région Grand Est, a été inaugurée dès septembre dernier par le président du Département des Vosges, François Vansson. Celui-ci ne voulait pas que le collège devienne une friche et avait, lorsqu'il était député, plaidé pour la création de pôles de ce type. La nouvelle Maison de la montagne vient poursuivre et intensifier - sur un périmètre Grand Est - l'action engagée depuis 1987 par l'Institut de promotion de la montagne, fondé en 1987 par la CCI des Vosges.

Déjà à l'époque, les entreprises du secteur (stations, tourisme etc.) avaient pointé du doigt des lacunes dans la formation, la nécessité de faire monter en qualification et de professionnaliser l'activité des travailleurs de la filière montagne. En ligne de mire, la volonté de construire une offre touristique pérenne et attractive dans les Vosges et permettre aux habitants de travailler dans leur territoire. « La préoccupation majeure concerne la saisonnabilité des activités, souligne Francis Claude. L'objectif est de qualifier les personnes sur des doubles, triples, voire quadruples compétences afin qu'elles puissent travailler toute l'année. » Être pluriactif en montagne, c'est, par exemple, préparer un pisteur-secouriste à l'obtention du Brevet national de surveillance et de sécurité aquatique pour l'été, ou à d'autres brevets d'État : vol libre, aide-opérateur parcours d'aventure en forêt etc. Répondre aux besoins de qualification des stations ou des autres professionnels du tourisme, c'est pouvoir former les actifs à des certifications de conduite motoneige, aux travaux sur les pylônes, etc.

À l'interface entre les demandes des entreprises et les personnels, la Maison de la montagne construit les formations à la demande. Les conventionnées s'adressent aux demandeurs d'emploi via Pôle emploi. Les formations professionnelles continues bénéficient aux salariés d'entreprises montagne ou à des indépendants.
25 % des stagiaires viennent d'Alsace

« 75 % des stagiaires viennent du versant lorrain, 25 % d'Alsace et un peu d'autres départements du Grand Est. Nous sommes le premier centre de formation du Nord-Est qui agit sur cette dimension montagne. » En France existent deux organismes voisins : à Thônes (Haute-Savoie) et Briançon (Hautes-Alpes). Depuis septembre, plusieurs sessions se succèdent dans l'ancien collège. Il y a eu une action cordistes (pour les travaux en hauteur d'accès difficiles non accessibles par nacelle ou échafaudage), suivie d'une formation de chargé d'accueil tourisme et loisirs, une formation pisteurs-secouristes, un module agent polyvalent de domaine skiable (conduite de remontée mécanique, préparateur loueur de ski, hôtesse de caisse). À la mi-mars, une formation accompagnateur de tourisme a pris le relais. « Il s'agit de formations à temps plein, 35 heures par semaine, sur une durée de deux à six mois. » Le gros des stagiaires est âgé de 20 à 25 ans. « Nous accueillons aussi des personnes en reconversion. » Les cours et la pratique sur site sont assurés par des intervenants de la CCI et des socioprofessionnels. « Nos premiers clients sont les employés de nos entreprises », constate Francis Claude qui cite, versant alsacien, le syndicat mixte Markstein Grand Ballon, Patrimoine et emploi (Wesserling), la station du Lac Blanc, le parcours d'aventure en forêt de Kruth-Wildenstein.

À moyen terme, la Maison de la montagne ambitionne de devenir la seule porte où frapper. Elle intègre aussi à ses missions une réflexion sur l'avenir du massif. « On a des activités hivernales qui fonctionnent. Mais les saisons d'hiver deviennent compliquées à gérer, relève Francis Claude. La raison veut que ces structures s'orientent vers une diversification de leurs activités, ce qu'elles ont déjà commencé à faire. » Et les formations de suivre.
Grégoire GAUCHET PLUS WEB Voir notre vidéo sur le site www.lalsace.fr

 

 
 

Saint-Louis Réaménagement de la plate-forme douanière : Enfin une solution pour l'A35 ?

Publié dans le panorama le Mardi 19 mars 2019 à 06:10:37

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Saint-Louis Réaménagement de la plate-forme douanière
Saint-Louis Réaménagement de la plate-forme douanière : Enfin une solution pour l'A35 ?
Le chantier de réaménagement de la plate-forme douanière pour les camions, à la frontière franco-suisse, a débuté hier. Il doit permettre d'empêcher les bouchons de se former sur l'A35.

 
Les bouchons causés par les camions à la frontière suisse ? Un serpent de mer dans la vie de la région frontalière - et un calvaire au quotidien pour les usagers. Les travaux qui ont débuté hier, lundi 18 mars, ont pour but « d'éviter l'apparition de remontées de files de camions sur l'A35 ».
Les bouchons sur l'A35, à Saint-Louis avant la frontière suisse, sont une des plaies principales de la région frontalière. Les travaux pour restructurer le parking TIR ont enfin démarré, ce lundi 18 mars, sur l'A35 et la bretelle d'accès.

L'objectif de ces travaux est d'éviter « l'apparition de remontées de files de camions sur l'A35 », note un communiqué du préfet du Haut-Rhin. Et de compléter : « Actuellement, ces files quotidiennes engendrent des risques pour la sécurité des usagers de l'autoroute et pénalisent les échanges locaux. » Rappelons qu'il y a déjà eu des accidents à cause des bouchons - y compris mortels, et que les élus de Saint-Louis agglomération et Jean-Marie Zoellé, le maire de Saint-Louis, réclament depuis longtemps des aménagements, à l'image de ceux réalisés en Allemagne sur l'autoroute A5, où existent par exemple des feux rouges qui permettent à tout le moins de sécuriser la dernière bretelle de sortie avant la frontière.
Environnement contraint

Hélas, ces solutions allemandes n'ont pu être adoptées en raison de contraintes réglementaires... Et pas question d'agrandir la plate-forme, à la frontière franco-suisse, à cause d'un environnement déjà fortement urbanisé. La solution proposée par l'État ? Créer une voie spécifique pour les camions qui doivent réaliser des formalités douanières. Ceux qui sont « vides ou en transit » pourront donc franchir la frontière plus vite aux heures d'ouverture (de 5 h à 22 h tous les jours, sauf le dimanche). Les autres camions disposeront d'un espace particulier pour stationner et ainsi remplir leurs papiers. Cela devrait permettre d'accélérer les flux. Et de mettre fin aux problèmes ?
J.-C.M. Plus d'infos sur le site www.grand-est.developpement-durable.gouv.fr/a35-plate-formedouanière-de...

Plus d'infos sur le site www.grand-est.developpement-durable.gouv.fr/a35-plate-formedouanière-de...

 
 

 

Ehpad Bergheim Vivre avec nos aînés

Publié dans le panorama le Mardi 19 mars 2019 à 06:10:40

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Ehpad Bergheim Vivre avec nos aînés
 

 
Une projection du documentaire Vivre ensemble de Julie Benzoni est programmée ce mercredi 20 mars à 14 h, à l'Ehpad de Bergheim (21 rue des Fraxinelles). Ce film présente un modèle du vivre ensemble unique en France : à Souvigny-de-Touraine, les générations ont été rassemblées en créant une Marpa-école, un établissement qui abrite sous le même toit une maison de retraite et une école élémentaire. Le film sera suivi d'un débat avec des professionnels de santé et élus. La projection est proposée par le conseil départemental et les bibliothèques haut-rhinoises, en partenariat avec de nombreux acteurs locaux qui ont choisi de mettre en lumière les initiatives citoyennes qui contribuent à la solidarité sur le territoire, à travers la thématique « Une société plus solidaire ». Entrée libre et gratuite. Réservation à animation@ehpad-bergheim.fr.

 

 
 

Horbourg-Wihr Basket-ball Label.

Publié dans le panorama le Mardi 19 mars 2019 à 06:06:32

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Horbourg-Wihr Basket-ball

Label. L'AS Horbourg-Wihr s'est vue décerner samedi avant le match contre Wittenheim par Brigitte Klinkert le label « Elle et sportive » par le conseil départemental.

Un appel à projets lancé cette année pour « encourager la féminisation du sport ». Wihr fait partie de la vingtaine de clubs Haut-Rhinois retenus pour cette première fournée.

Son « » flyer » listant les difficultés des femmes dans la quête d'une pratique sportive a reçu une subvention de 800 euros. « Il faut favoriser la pratique du sport des femmes, mais aussi les encourager à se lancer comme dirigeantes, qui reste pour l'instant une fonction très masculine », a indiqué la présidente du Conseil départemental.

Message reçu depuis longtemps à l'ASHW, club exclusivement féminin (à l'exception des U9), qui compte dans son comité une présidente, Sandra Lamouche, une vice-présidente, Annette Jaeglé, et une secrétaire, Ersilia Bucher.

2 x. Hasard des matchs, hasard des scores. Battu au match aller à la SIG II 66-64, Eguisheim espérait renverser la vapeur à domicile samedi pour continuer à croire au maintien.

Las, les verts se sont une nouvelle fois inclinés face aux Strasbourgeois sur le score de... 66-64 ! Malgré Schueller et Tugler (18 et 16 points).

Et pourtant, les coéquipiers d'Ehrsam menaient de 3 points à 1'30 de la fin. Il va falloir batailler ferme les prochains matchs.

Mauvaise. En mauvaise posture aussi, le KABCA II en Pré nationale. Battus de six points à Guebwiller, malgré le retour de Guillaume Beyl, qui a joué 40 minutes, (comme Dasylva d'ailleurs) les doublures de KB sont pris dans la nasse de laquelle il va falloir s'extirper.

Autre équipe mal en point, le Colmar Basket féminin. Largement défait par Ohnheim, le CB continue de souffrir. Même si Eckbolsheim battu par le KABCA ferme la marche.

En Régionale, malgré sa belle victoire 69-54 sur Wittenheim II, la seconde garniture de Horbourg-Wihr reste lanterne rouge.

Détection. Le BC Gries-Oberhoffen (pro B) va mettre sur pied pour la prochaine saison un centre de formation. Les candidats alsaciens sont légion.

Le club bas-rhinois a donc commencé la détection. Matéo Schoenacker et Noah Biskupski (U 15 - ASL Dessenheim) ont participé mercredi dernier aux premières sélections.

D'autres U 15 de l'ASLD ont adressé leur candidature au BCGO et attendent leur convocation, en espérant rejoindre à la rentrée de septembre William Grenacker
Volley-ball

Arrêt. La Colmarienne réussit une belle saison en N3 féminine et a assuré son maintien dimanche en l'emportant 3-0 face à Terville.

Pour autant le club va change d'entraîneur en fin de saison. Frédéric Carré a décidé de souffler pour des raisons familiales après une deuxième paternité. « J'ai décidé que je n'avais plus assez de temps pour entraîner la N3, avec les déplacements, l'investissement que ça demande en préparation. Je garde quand même les M17 et les M20, parce que j'aime ça. Mais je vais effectivement faire une petite pause, au moins l'année prochaine pour m'occuper de mes enfants. »

Les rênes de l'équipe fanion sont donc vacantes et le club d'Yves Veillon va se mettre à la recherche d'un nouvel entraîneur. Si les pistes ne devraient pas manquer, aucune solution n'est envisagée en interne pour le moment.

Maintien. Le maintien de La Colmarienne en N3 est officiellement acté depuis dimanche. À 4 journées de la fin, Cloé Wober et ses coéquipières comptent 11 points d'avance sur Sélestat et 12 sur le premier relégable Pouilly-Metz.

Sachant qu'il reste 12 points à prendre au maximum et que Sélestat et Pouilly s'affronteront encore lors de la dernière journée, une de ses deux équipes finira forcément derrière La Colmarienne quoiqu'il arrive. « C'est la première fois depuis 4 ans qu'on est tranquilles aussi tôt » se réjouit Frédéric Carré

.Actuellement 7e avec 25 points, La Colmarienne, qui compté un match en moins par rapport à Belfort (28) et Ensisheim (31) qui la précèdent au classement, peut même viser une éventuelle 5e place.

 

 
 

COLMAR Portes ouvertes CFA hôtellerie-restauration  : « Depuis tout petit, je regarde ma mère cuisiner »

Publié dans le panorama le Mardi 19 mars 2019 à 06:20:53

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Portes ouvertes CFA hôtellerie-restauration
COLMAR Portes ouvertes CFA hôtellerie-restauration  : « Depuis tout petit, je regarde ma mère cuisiner »
Le CFA hôtellerie restauration organisait ce samedi sa journée portes ouvertes. Pour l'occasion, des jeunes attirés par ces métiers ont fait le déplacement pour découvrir les formations qui y sont proposées.

 
Les apprentis ont montré leur dextérité pour réaliser des cocktails devant les visiteurs.
Sur les marches du centre de formation des apprentis (CFA) hôtellerie-restauration de Colmar, ce samedi matin, Mathias attend sa mère.

Collégien à Riedisheim, le jeune homme a déjà trouvé un maître d'apprentissage pour l'an prochain dans un restaurant situé à Brunstatt. Il ne lui reste maintenant plus qu'à décrocher son brevet ainsi qu'une place dans une formation.

Ils sont beaucoup, dans le même cas, à avoir poussé la porte de l'établissement ce samedi à l'occasion de sa journée portes ouvertes. Ce que confirme la directrice, Mme Kech. « On aide certains élèves à trouver des apprentissages mais la plupart en trouve un avant même de s'inscrire. Les restaurateurs sont à la recherche d'apprentis ».

Cette année, beaucoup de personnes sont venues visiter le CFA. « On espère avoir plus d'inscrits à la rentrée prochaine. Depuis quelques années, le secteur repart à la hausse », poursuit-elle.

Ouvert depuis 2003, le centre de formation accueille cette année 320 apprentis. Ils sont répartis dans les six formations dispensées sur place. Deux CAP, cuisine et restaurant, deux BP, cuisine et restaurant, ainsi que deux mentions complémentaires, traiteur et cuisinier en dessert de restaurant.
Un métier de passion,de vocation

Ce matin-là, « trois jeunes en complète reconversion sont venus nous rendre visite. Leurs parents leur ont interdit à un moment donné de se tourner vers l'hôtellerie-restauration, alors qu'ils voulaient faire ça. Résultat, quelques années plus tard, ils y reviennent », explique Mme Kech.

A l'image de Killian Mey. En 1re année de BP, il est apprenti A l'Arbre Vert, le restaurant de Matthieu Koenig, situé à Berrwiller, où il était déjà en apprentissage lors de son CAP. « Depuis tout petit, je regarde ma mère cuisiner. J'ai voulu continuer dans cette voie-là », raconte le jeune cuisinier pour qui la bonne relation avec le maître d'apprentissage est primordiale. Raison pour laquelle il a continué d'apprendre avec Matthieu Koenig.

Pour la suite, il a déjà quelques idées. « Après mon BP, mon objectif sera de monter en grade. J'ai une opportunité pour aller travailler à Paris dans le restaurant de Joël Robuchon, ou sinon au Canada aussi, grâce à une amie », détaille le jeune cuisinier.

Où qu'il aille, pour lui comme pour un autre apprenti fraîchement diplômé, sa directrice ne se fait pas trop de soucis, quant à son avenir. « Dans ce domaine, le chômage n'existe pas ».
P. D.