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PAGE CHUCHOTEMENTS : Écran total

Publié dans le panorama le Lundi 18 mars 2019 à 05:34:16

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PAGE CHUCHOTEMENTS : Écran total
La Région prévoit de consacrer 70 millions d'euros d'ici la rentrée 2022 pour boucler le plan de numérisation de ses 353 lycées entamé en 2017. On dit : « Merci qui ? » (Dessin de Yannick Lefrançois)
 

 
 

 

 
 

 

EDITORIAl : Impuissance

Publié dans le panorama le Lundi 18 mars 2019 à 05:37:54

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EDITORIAl : Impuissance
 

 
Plus de quatre mois après le début du mouvement des « gilets jaunes », voilà le gouvernement pas plus avancé. Dans l'incapacité en tout cas de juguler une violence qui s'est encore déchaînée ce samedi dans les proportions que l'on sait.

Pour le président de la République, l'effet est évidemment désastreux : il pensait avoir désamorcé la crise en lançant un grand débat national dans lequel il s'est personnellement et vigoureusement impliqué ? Ses efforts ont été réduits à néant en quelques heures. Il envisageait de reprendre de la hauteur en menant la campagne pour les européennes ? Il va devoir remettre les mains dans le moteur et aller batailler sur un terrain qu'il n'a pas choisi, avec un timing qui n'est pas le sien.

Le problème est qu'il n'a pas tellement de leviers à sa disposition. Pas beaucoup plus en tout cas qu'après l'acte VIII déjà traumatique des « gilets jaunes ».

À l'époque, poussé par les événements et l'émotion de l'opinion, Édouard Philippe avait tapé du poing sur la table. Comme tous ses prédécesseurs confrontés à une crise sécuritaire, il avait affirmé que les violences ne pouvaient être tolérées, redit la nécessité de maintenir l'État de droit dans ce pays et annoncé des « mesures fortes », déjà. Et, évidemment, promis une nouvelle loi puisque c'est toujours ce que l'on fait dans l'urgence.

C'était il y a deux mois et demi. Il y a dix semaines. Rien pourtant n'a pu empêcher le nouveau déchaînement de violences de ce week-end pourtant annoncé. Et c'est cette impuissance de l'État qui interpelle et concentre toutes les critiques ce matin, c'est de cette impuissance que Christophe Castaner devra répondre devant le Sénat. Le procès en faiblesse est clairement sous-jacent...

Au-delà des « dysfonctionnements » avancés par le gouvernement, les événements de ce samedi résonnent en fait comme l'échec d'une politique sécuritaire qui, pourtant, on l'oublie trop souvent, est poussée à son maximum. Jamais sans doute dans l'histoire de notre République (hors périodes d'état d'urgence) les moyens légaux et matériels dédiés au maintien de l'ordre n'ont été aussi importants. D'où la question de leur juste utilisation.

 

 
 

 

Le gouvernement et Macron au pied du mur

Publié dans le panorama le Lundi 18 mars 2019 à 06:21:21

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Le gouvernement et Macron au pied du mur
 

 
Emmanuel Macron, président de la République, samedi soir à la cellule de crise du ministère de l'Intérieur. Photo CHRISTOPHE PETIT-TESSON/AFP
Et maintenant ? Après le nouveau saccage des Champs-Élysées pour l'acte XVIII des gilets jaunes, le gouvernement est au pied du mur.

Édouard Philippe a organisé une nouvelle réunion de crise, dimanche en fin d'après-midi à Matignon pour trouver une réponse politique aux violences récurrentes depuis quatre mois. « L'analyse des événements d'hier met en évidence que [le maintien de l'ordre] s'est révélé insuffisant dans son exécution pour contenir ces violences et éviter les agissements des casseurs. Il faut tirer toutes les conséquences de ces dysfonctionnements », a indiqué le chef du gouvernement.

Des propositions seront faites ce lundi, en fin de matinée, au chef de l'État.

Bercy tentera quant à lui de calmer les acteurs économiques dans une réunion des organisations patronales, des fédérations de commerçants et d'artisans, mais aussi des représentants des assureurs, d'hôteliers et de restaurateurs, présidée par le ministre de l'Économie Bruno Le Maire.

Sur le maintien de l'ordre, Emmanuel Macron a avoué, à demi-mot, son impuissance, samedi soir. « Beaucoup de choses ont été faites depuis novembre mais très clairement la journée (de samedi, ndlr) montre que sur ces sujets-là et ces cas-là, nous n'y sommes pas », a-t-il admis, lors de sa visite, tardive, à la cellule de crise du ministère de l'Intérieur.

Pour calmer la colère de la rue, Emmanuel Macron misait sur le grand débat. La stratégie du chef de l'État a un temps rencontré un certain succès : moins de monde dans la rue pour les manifestations des gilets jaunes le samedi. Et de nombreuses réunions locales (10 300) et contributions sur le site dédié (1,4 million) à la consultation publique lancée par l'exécutif.

L'acte XVIII des gilets jaunes marque l'échec de cette voie. Au lendemain de la fin de la consultation publique, les gilets jaunes ont montré leur détermination. Et les plus radicaux d'entre eux ont franchi un nouveau cap dans la violence.
Castaner et Le Maire au Sénat

L'exécutif se retrouve à nouveau sous pression de la rue, et de l'opposition. Sur le front de la sécurité et sur le front social et économique.

Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, et Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, sont convoqués mardi par le Sénat pour faire le point « sur les moyens mis en place pour faire face à ces troubles et sur les conséquences de ces nouvelles dégradations sur la situation du commerce et l'attractivité économique de notre pays ».

Dimanche, sur France 3, Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national, a attaqué le président de la République sur sa capacité à faire régner l'ordre : « À force de vouloir incarner l'ordre, il laisse le désordre se disséminer semaine après semaine. » Sur Twitter, l'ancien député PS Julien Dray résumait la pensée de nombreux politiques : « La gestion de la manif a été ou nulle et c'est grave, ou délibérée et c'est encore plus grave. » Une attaque qui fait d'autant plus mouche que Christophe Castaner à l'Intérieur, sort fragilisé de la polémique sur sa soirée arrosée en discothèque, la semaine précédente.

En défense, le gouvernement brandit la loi anticasseurs, votée par l'Assemblée. Invitée sur RTL, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a estimé que cette loi « permettrait si elle était adoptée de répondre déjà à ces situations, [...] de faire de la prévention ».

Sauf que le texte a été renvoyé devant le Conseil constitutionnel par le chef de l'État lui-même. Car il a soulevé de nombreuses critiques, en matière de respect des libertés.

Trop être répressif risque par ailleurs de mettre Emmanuel Macron en difficulté pour désamorcer l'autre front, social. Au-delà des casseurs, la fronde des gilets jaunes ne tarit pas. Malgré les mesures en faveur du pouvoir d'achat. Pour Eric Coquerel, député LFI, invité de France info : « Les gens sont toujours aussi en colère contre cette politique qui reste la même, que ce soit sur les questions écologiques ou sociales. »
Élodie BÉCU

 

 
 

Politique Gilets jaunes : Le gouvernement et Macron au pied du mur

Publié dans le panorama le Lundi 18 mars 2019 à 05:37:03

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Politique Gilets jaunes
Politique Gilets jaunes : Le gouvernement et Macron au pied du mur
À peine le grand débat achevé, le président de la République se retrouve à nouveau sous la pression de la rue et de l'opposition. De nouvelles propositions lui seront présentées ce lundi matin par Édouard Philippe.

 
Emmanuel Macron, président de la République, samedi soir à la cellule de crise du ministère de l'Intérieur.
Et maintenant ? Après le nouveau saccage des Champs-Élysées pour l'acte XVIII des gilets jaunes, le gouvernement est au pied du mur.

Édouard Philippe a organisé une nouvelle réunion de crise, dimanche en fin d'après-midi à Matignon pour trouver une réponse politique aux violences récurrentes depuis quatre mois. « L'analyse des événements d'hier met en évidence que [le maintien de l'ordre] s'est révélé insuffisant dans son exécution pour contenir ces violences et éviter les agissements des casseurs. Il faut tirer toutes les conséquences de ces dysfonctionnements », a indiqué le chef du gouvernement.

Des propositions seront faites ce lundi, en fin de matinée, au chef de l'État.

Bercy tentera quant à lui de calmer les acteurs économiques dans une réunion des organisations patronales, des fédérations de commerçants et d'artisans, mais aussi des représentants des assureurs, d'hôteliers et de restaurateurs, présidée par le ministre de l'Économie Bruno Le Maire.

Sur le maintien de l'ordre, Emmanuel Macron a avoué, à demi-mot, son impuissance, samedi soir. « Beaucoup de choses ont été faites depuis novembre mais très clairement la journée (de samedi, ndlr) montre que sur ces sujets-là et ces cas-là, nous n'y sommes pas », a-t-il admis, lors de sa visite, tardive, à la cellule de crise du ministère de l'Intérieur.

Pour calmer la colère de la rue, Emmanuel Macron misait sur le grand débat. La stratégie du chef de l'État a un temps rencontré un certain succès : moins de monde dans la rue pour les manifestations des gilets jaunes le samedi. Et de nombreuses réunions locales (10 300) et contributions sur le site dédié (1,4 million) à la consultation publique lancée par l'exécutif.

L'acte XVIII des gilets jaunes marque l'échec de cette voie. Au lendemain de la fin de la consultation publique, les gilets jaunes ont montré leur détermination. Et les plus radicaux d'entre eux ont franchi un nouveau cap dans la violence.
Castaner et Le Maire au Sénat

L'exécutif se retrouve à nouveau sous pression de la rue, et de l'opposition. Sur le front de la sécurité et sur le front social et économique.

Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, et Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, sont convoqués mardi par le Sénat pour faire le point « sur les moyens mis en place pour faire face à ces troubles et sur les conséquences de ces nouvelles dégradations sur la situation du commerce et l'attractivité économique de notre pays ».

Dimanche, sur France 3, Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national, a attaqué le président de la République sur sa capacité à faire régner l'ordre : « À force de vouloir incarner l'ordre, il laisse le désordre se disséminer semaine après semaine. » Sur Twitter, l'ancien député PS Julien Dray résumait la pensée de nombreux politiques : « La gestion de la manif a été ou nulle et c'est grave, ou délibérée et c'est encore plus grave. » Une attaque qui fait d'autant plus mouche que Christophe Castaner à l'Intérieur, sort fragilisé de la polémique sur sa soirée arrosée en discothèque, la semaine précédente.

En défense, le gouvernement brandit la loi anticasseurs, votée par l'Assemblée. Invitée sur RTL, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a estimé que cette loi « permettrait si elle était adoptée de répondre déjà à ces situations, [...] de faire de la prévention ».

Sauf que le texte a été renvoyé devant le Conseil constitutionnel par le chef de l'État lui-même. Car il a soulevé de nombreuses critiques, en matière de respect des libertés.

Trop être répressif risque par ailleurs de mettre Emmanuel Macron en difficulté pour désamorcer l'autre front, social. Au-delà des casseurs, la fronde des gilets jaunes ne tarit pas. Malgré les mesures en faveur du pouvoir d'achat. Pour Eric Coquerel, député LFI, invité de France info : « Les gens sont toujours aussi en colère contre cette politique qui reste la même, que ce soit sur les questions écologiques ou sociales. »
Élodie BÉCU

 

 
 

 

Manifestations Les black blocs : retour en force

Publié dans le panorama le Lundi 18 mars 2019 à 06:19:16

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Manifestations Les black blocs : retour en force
 

 
Des groupes qui se mêlent régulièrement aux gilets jaunes. Photo XF
Du noir au milieu du jaune. Le renseignement intérieur avait pourtant prévenu : cette journée du 16 mars serait à haut risque avec la présence d'environ 2 000 « casseurs » (soit 1/5 des manifestants samedi), comme lors du premier week-end de décembre. Malgré l'avertissement, ces groupuscules mobiles, parfaitement organisés, cachés derrière des banderoles aux signes anarchistes et révolutionnaires. Ce sont eux les premiers, dont des étrangers selon des sources sur place, qui ont monté la première barricade sur les Champs-Élysées et donné le ton des violences.
« Complaisance coupable »

Masqués, habillés de noir, ils ont déterré des pavés, les ont lancés sur les forces de l'ordre comme d'autres projectiles. Scénario habituel, ils ont aussi attaqué des symboles du capitalisme comme des banques, ou des enseignes des Champs-Élysées, détruisant parfois les vitrines comme au Fouquet's. Cette ultra-gauche a rapidement semé le désordre, auquel une certaine frange des gilets jaunes, la plus violente et radicale, celle qui suit par exemple Maxime Nicolle, l'une des figures du mouvement, collabore. Une « complaisance coupable », dénoncent certains des manifestants pacifiques. D'autres, en revanche, légitiment ces actions d'hyper-violence. Comme Monique, retraitée de Colombes (Hauts-de-Seine) : « On ne valide pas tout ce qu'ils font, mais nous comprenons leur haine des multinationales et du fric. Et quand Macron rentre du ski, affirme qu'il va taper plus fort contre notre mouvement, ça nous énerve encore plus, et les black blocks parlent déjà de revenir. »

Les forces de l'ordre ont les plus grandes difficultés à contrôler ces groupes rodés qui maîtrisent plusieurs techniques : de l'essaimage (petits groupes pour saturer les policiers) à la méthode « du coucou » qui consiste à infiltrer discrètement le cortège principal pour créer un effet de surprise. La seule parade consiste à l'interpellation préventive. Car une dissolution, comme pour certains groupes d'ultra-droite, n'aurait aucun effet : les black blocks n'ont ni organigramme, ni existence légale, ni chef.
X.F.

 

 
 

Manifestations Forces de l'ordre : la bonne stratégie ?

Publié dans le panorama le Lundi 18 mars 2019 à 06:20:34

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Manifestations Forces de l'ordre : la bonne stratégie ?
 

 
Les violences commises samedi à Paris interrogent, comme début décembre, sur la stratégie adoptée par le ministère de l'Intérieur. 5 000 forces de l'ordre étaient déployées, pour le double de manifestants, dont 1 500 casseurs, selon le ministère de l'Intérieur. Les critiques ont fusé hier, de la part d'Anne Hidalgo, la maire de Paris, mais également des syndicats de policiers. « On a 12 compagnies de CRS qui ont été cantonnées et cloisonnées pour sanctuariser l'Élysée et on a laissé les débordements se faire », a dénoncé David Michaux de l'Unsa Police. Le syndicaliste déplore un « manque d'anticipation » par rapport aux risques annoncés liés notamment aux black blocs, ainsi qu'un mauvais emploi des forces de l'ordre : une garde statique au détriment d'interpellations pour des personnels formés à ce genre de violences urbaines. Le syndicat Unité SGP-police FO a, de son côté, exprimé « un sentiment de gâchis complet », estimant que « le jeu du chat et de la souris » avait profité aux casseurs, soutenus par certains gilets jaunes complices. Le syndicat des commissaires de police réclame, lui, « une solution politique, pas sécuritaire ». Le gouvernement est sous pression dans l'attente de l'application d'une très attendue loi-anticasseurs, et une refonte de la doctrine de gestion de l'ordre en France.

 

 
 

Gilets jaunes Dégradations sur les Champs-Elysées: la "manifestation de trop" selon l'Alsacien Bernard Stalter Hier 17:19

Publié dans le panorama le Lundi 18 mars 2019 à 06:07:37

Gilets jaunes Dégradations sur les Champs-Elysées: la "manifestation de trop" selon l'Alsacien Bernard Stalter

Hier 17:19 , actualisé à 17:37 Pas de pdf disponible
Dans un communiqué diffusé ce dimanche soir, Bernard Stalter, président de CMA France, qui fédère les chambres de métiers et de l'artisanat du pays, dénonce "la manifestation de trop" après l'acte XVIII des gilets jaunes, qui a entraîné de nombreuses dégradations à Paris, sur les Champs-Elysées.

Conseiller régional, président de la Chambre de métiers d'Alsace et du Grand Est, Bernard Stalter "condamne avec la plus extrême fermeté l’exceptionnelle violence qui a une fois encore accompagné les manifestations samedi". "La première des libertés dans un Etat de droit, c’est la sécurité.N’appelons plus cette crise celle des gilets jaunes car dans les cortèges on ne trouve plus de manifestants mais des ultraviolents", écrit M. Stalter.

Bernard Stalter s'adresse donc directement aux ministres de l'Intérieur (Christophe Castaner) et de l'Economie (Bruno Le Maire) et demande à être reçu, "avec une délégation d'artisans", dès cette semaine, par un représentant du gouvernement. Il veut que soient trouvées "les solutions qui permettront de mettre un terme à une situation devenue aussi explosive qu’inacceptable".

 "Les manifestations sont en train de tuer l’artisanat"

M. Stalter met l'accent sur les violences constatées à Paris, où ont eu lieu les "heurts les plus violents" et les "scènes de pillages", il pointe les autres endroits de France où, écrit-il, "nous faisons le même constat": "Nos concitoyens désertent les centres villes et les manifestations sont en train de tuer l’artisanat.Il est vital de mettre un terme définitif à ces exactions au risque de voir disparaître une partie importante de nos métiers. Il est urgent d’envisager de nouvelles mesures pour accompagner ceux qui depuis de trop nombreuses semaines ne sont plus en capacité de pouvoir travailler librement".

Au nom de CMA, Bernard Stalter écrit que "trop, c'est trop": "violence, vandalisme et saccage". Il prévient que les artisans ne peuvent "accepter de voir [leur] outil de travail menacé ou vandalisé". "Nous ne pouvons rester les otages de la rue!", dit-il au nom des artisans.

La bataille des « hôpitaux de proximité »

Publié dans le panorama le Lundi 18 mars 2019 à 06:40:30

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La bataille des « hôpitaux de proximité »
 

 
Au moins 500 hôpitaux de proximité devraient être labellisés d'ici 2022. Photo d'illustration Julio PELAEZ
Santé « low cost » ou, au contraire, retour de l'offre de soin dans les territoires désertés par les médecins ? Les « hôpitaux de proximité », nouveau label prévu par le projet de loi santé, suscitent le débat. Ils seront au coeur des discussions à l'Assemblée, où débute cette semaine l'examen du projet de loi Santé.
À quoi vont-ils ressembler ?

À la demande du rapporteur Thomas Mesnier (LaREM, Charente), le gouvernement a précisé la semaine dernière, par un amendement, les missions de ces « hôpitaux de proximité ». Il s'agira d'un label, demandé par les établissements. Ces hôpitaux auront des services de médecine générale, de réadaptation et de rééducation.

Ils offriront également des consultations avancées par des spécialistes (par exemple, une fois par semaine, un cardiologue dépendant d'un hôpital plus important recevra des patients). Ils pourront réaliser d'autres missions non obligatoires, comme les urgences, les unités mobiles de soins palliatifs, de l'hospitalisation à domicile. En revanche, ils n'auront pas de service de chirurgie, ni d'obstétrique.
Combien y en aura-t-il ?

L'idée est un maillage du territoire pour permettre un accès large aux soins de médecine générale. « L'objectif est d'avoir à terme au moins 500 hôpitaux de proximité » d'ici 2022, explique Thomas Mesnier.
Comment seront-ils financés ?

La question des moyens ne sera pas tranchée dans la loi Santé. Elle a été renvoyée la semaine dernière à la discussion sur le prochain budget de la Sécurité sociale, à l'automne.
Qui exercera dans ces établissements ?

Ces hôpitaux devraient être une passerelle entre la médecine de ville et la médecine hospitalière.

Le projet de loi Santé revoit le statut du médecin hospitalier qui pourra exercer à 50 % en ville et 50 % à l'hôpital, ce qui lui permettra de travailler dans deux structures : en cabinet et à l'hôpital de proximité.
Pourquoi ça coince ?

Les élus locaux sont inquiets de la disparition des services de maternité et de chirurgie. Sans ces pôles, ils estiment avoir affaire à des hôpitaux au rabais.

Les débats seront tendus dans l'hémicycle. Entre 2 500 et 3 000 amendements ont été déposés au projet de loi. Et la question de l'accès aux soins dans les territoires devrait cristalliser l'essentiel des discussions.

Autre point de contestation : la méthode. Les parlementaires reprochent au gouvernement son choix de passer par les ordonnances pour aborder ces sujets sensibles. Sans forcément partager le même constat sur le fond, les oppositions de droite comme de gauche se retrouvent pour critiquer cette voie pour la révision de la carte hospitalière.

Les Républicains plaident pour que la cartographie de ces établissements soit définie avec les collectivités. « La refonte de la carte hospitalière sera décidée dans les cabinets du ministère », craignent aussi les communistes. Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, s'est engagée à associer « étroitement » les parlementaires à la réflexion.
E. B.

 

 
 

Social Le projet de loi Santé devant les députés ce lundi : La bataille des « hôpitaux de proximité »

Publié dans le panorama le Lundi 18 mars 2019 à 05:38:57

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Social Le projet de loi Santé devant les députés ce lundi
Social Le projet de loi Santé devant les députés ce lundi : La bataille des « hôpitaux de proximité »
Le gouvernement veut labelliser environ 500 établissements, sans chirurgie ni maternité. Les élus locaux craignent une réforme au rabais. Les débats s'annoncent tendus à l'Assemblée cette semaine.

 
Au moins 500 hôpitaux de proximité devraient être labellisés d'ici 2022.
Santé « low cost » ou, au contraire, retour de l'offre de soin dans les territoires désertés par les médecins ? Les « hôpitaux de proximité », nouveau label prévu par le projet de loi santé, suscitent le débat. Ils seront au coeur des discussions à l'Assemblée, où débute cette semaine l'examen du projet de loi Santé.
À quoi vont-ils ressembler ?

À la demande du rapporteur Thomas Mesnier (LaREM, Charente), le gouvernement a précisé la semaine dernière, par un amendement, les missions de ces « hôpitaux de proximité ». Il s'agira d'un label, demandé par les établissements. Ces hôpitaux auront des services de médecine générale, de réadaptation et de rééducation.

Ils offriront également des consultations avancées par des spécialistes (par exemple, une fois par semaine, un cardiologue dépendant d'un hôpital plus important recevra des patients). Ils pourront réaliser d'autres missions non obligatoires, comme les urgences, les unités mobiles de soins palliatifs, de l'hospitalisation à domicile. En revanche, ils n'auront pas de service de chirurgie, ni d'obstétrique.
Combien y en aura-t-il ?

L'idée est un maillage du territoire pour permettre un accès large aux soins de médecine générale. « L'objectif est d'avoir à terme au moins 500 hôpitaux de proximité » d'ici 2022, explique Thomas Mesnier.
Comment seront-ils financés ?

La question des moyens ne sera pas tranchée dans la loi Santé. Elle a été renvoyée la semaine dernière à la discussion sur le prochain budget de la Sécurité sociale, à l'automne.
Qui exercera dans ces établissements ?

Ces hôpitaux devraient être une passerelle entre la médecine de ville et la médecine hospitalière.

Le projet de loi Santé revoit le statut du médecin hospitalier qui pourra exercer à 50 % en ville et 50 % à l'hôpital, ce qui lui permettra de travailler dans deux structures : en cabinet et à l'hôpital de proximité.
Pourquoi ça coince ?

Les élus locaux sont inquiets de la disparition des services de maternité et de chirurgie. Sans ces pôles, ils estiment avoir affaire à des hôpitaux au rabais.

Les débats seront tendus dans l'hémicycle. Entre 2 500 et 3 000 amendements ont été déposés au projet de loi. Et la question de l'accès aux soins dans les territoires devrait cristalliser l'essentiel des discussions.

Autre point de contestation : la méthode. Les parlementaires reprochent au gouvernement son choix de passer par les ordonnances pour aborder ces sujets sensibles. Sans forcément partager le même constat sur le fond, les oppositions de droite comme de gauche se retrouvent pour critiquer cette voie pour la révision de la carte hospitalière.

Les Républicains plaident pour que la cartographie de ces établissements soit définie avec les collectivités. « La refonte de la carte hospitalière sera décidée dans les cabinets du ministère », craignent aussi les communistes. Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, s'est engagée à associer « étroitement » les parlementaires à la réflexion.
E. B.

 

 
 

 

Retraites : Buzyn évoque un « allongement de la durée de travail »

Publié dans le panorama le Lundi 18 mars 2019 à 06:30:26

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Retraites : Buzyn évoque un « allongement de la durée de travail »

La ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn a envisagé dimanche de « proposer un allongement de la durée de travail » lors des discussions avec les partenaires sociaux « dans le cadre de la réforme générale » des retraites. « Nous allons mener une réforme des retraites pour rendre les retraites plus universelles, plus compréhensibles pour les Français et avoir un système qui pérennise notre système par répartition, peut-être que cela, ça sera en discussion avec les partenaires sociaux dans le cadre de la réforme générale », a-t-elle indiqué.

 

 
 

Transports RATP : la CGT appelle les conducteurs de bus à la grève de mardi à jeudi

Publié dans le panorama le Lundi 18 mars 2019 à 06:24:27

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Transports RATP : la CGT appelle les conducteurs de bus à la grève de mardi à jeudi

La CGT de la RATP appelle les conducteurs de bus à la grève mardi, mercredi et jeudi, à l'occasion de l'examen au Sénat du projet de loi d'orientation des mobilités, qui porte notamment sur l'ouverture à la concurrence des lignes de bus de la régie. Le syndicat appelle « les machinistes-receveurs » des autobus de la RATP en Ile-de-France à se mobiliser « dans les dépôts dès 4 heures » mardi « et les deux jours suivants ». En parallèle, mardi, la CGT et FO se retrouvent dans la rue lors d'une rare journée commune de manifestations et de grèves, avec l'espoir de reprendre la main et de faire entendre leurs revendications sur le pouvoir d'achat, après quatre mois de gilets jaunes.
Économie 2018, exercice contrasté pourle champagne, malgré un nouveau record

Le chiffre d'affaires global des ventes de champagne a atteint un nouveau record en 2018 à presque 4,9 milliards d'euros, un exercice toutefois contrasté en raison de ventes en baisse sur la France et le Royaume-Uni, ses marchés principaux, selon les chiffres du Comité Champagne publiés dimanche. Le chiffre d'affaires s'établit ainsi en hausse de 0,3 % par rapport à 2017, alors que les volumes baissent de 1,8 % à 301,9 millions de bouteilles.

 

 
 

Le marché de la construction ralentit

Publié dans le panorama le Lundi 18 mars 2019 à 05:40:31

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bâtiment
Le marché de la construction ralentit
L'an passé, la construction a été plus dynamique dans le Haut-Rhin que dans le Bas-Rhin où le volume de logements mis en chantier a reculé. En matière de permis délivrés, la baisse est toutefois comparable dans les deux départements.
 

 
Immeubles collectifs en construction dans le nouveau lotissement de la Croix-Blanche à Colmar en septembre dernier.
Après deux années de progression régulière, le marché français de la construction résidentielle a connu l'an passé un « tassement ». Selon le CERC, réseau des observatoires régionaux de la filière, les mises en chantier de maisons et de logements collectifs (398 000 environ) ainsi que le nombre de permis de construire délivrés (495 600) ont tous deux baissé par rapport à l'année précédente, respectivement de 7 % et 7,6 %.

En Alsace, le bilan 2018 fait néanmoins apparaître des évolutions contrastées d'un département à l'autre : avec 4 034 logements démarrés, le Haut-Rhin affiche une hausse de 20 % tandis que dans le Bas-Rhin, le recul est supérieur à la moyenne nationale (7 675 logements démarrés ; - 12 %). En matière d'autorisations de construire, les deux départements enregistrent pareillement une baisse en 2018, soit - 7 % dans le Bas-Rhin (8 577 autorisations) et -5 % dans le Haut-Rhin (4 671).
« Une des plus mauvaises années pour le logement collectif depuis 15 ans »

« On nous avait promis un choc de l'offre mais c'est l'inverse qui se produit », commente Frank Maire, cogérant d'Alcys Résidences (Châtenois) et vice-président de la chambre professionnelle des constructeurs et aménageurs de la Fédération française du bâtiment (FFB) 67. « Le recul est d'environ 5 % pour les maisons individuelles dans le Grand Est. En matière de logements collectifs, c'est carrément l'une des plus mauvaises années depuis 15 ans en Alsace », ajoute-t-il.

Comme le rappellent les données départementales, l'Alsace est loin d'être un territoire homogène en matière de construction. Aux variations du coût du foncier s'ajoutent le « rétrécissement géographique » des aides personnalisées dites accession octroyées aux personnes achetant pour la première fois et le « rabotage » du prêt à taux zéro (PTZ).

Sans oublier l'influence du « dispositif Pinel » qui permet une défiscalisation pour les personnes investissant dans la pierre. « Les zones géographiques éligibles à ce dispositif fiscal concentrent de 40 à 60 % des logements locatifs privés mis sur le marché en Alsace. Le dispositif fonctionnant également quand le logement est loué à des membres de la famille, on trouve donc de nombreux ménages alsaciens qui choisissent d'investir près de chez eux », constate Frank Maire.
Tassement supérieur à 20 % à Strasbourg

Le territoire de l'Eurométropole de Strasbourg, qui concentre plus de la moitié de la construction de logements collectifs du Grand Est, affiche un bilan 2018 en recul. « Le tassement est supérieur à 20 % avec une production de logements collectifs privés qui a approché le nombre de 2 000, contre 2 600 l'année précédente », résume Bruno Béni, président de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) du Grand Est et dirigeant de Topaze Promotion (Entzheim).

« C'est l'effet cumulé de la raréfaction du foncier, de la durée d'instruction des permis qui s'est considérablement allongée et des recours, souvent abusifs, qui continuent de prospérer », analyse M. Maire. « Le programme de ZAC Danube s'achève et n'a pas encore trouvé son remplaçant », complète Bruno Béni qui rappelle que le marché de la construction reste cyclique par nature.

Dans le Haut-Rhin, la croissance du marché a, selon les professionnels du bâtiment, été tirée essentiellement par le secteur de Saint-Louis et d'Huningue. « L'attractivité économique de ce territoire, aux confins de la Suisse ne faiblit pas et se combine ici à l'effet du dispositif Pinel. Mais pas sûr au final que la demande locative suive ! » note Frank Maire.
« Recentrage » du dispositif Pinel en 2019

Pour l'année en cours, la FFB prévoit la poursuite du recul du marché du logement neuf à l'échelle nationale comme en Alsace. Deux facteurs sont tout particulièrement pointés du doigt par les professionnels du bâtiment : « À partir de juin, au plus tard septembre, vu la proximité des élections municipales de 2020, beaucoup de maires ne délivreront plus de permis de construire. Bâtir du logement reste assurément un choix politique difficile pour les élus locaux qui craignent généralement les réactions de leurs administrés », souligne Frank Maire.

Le « recentrage » du dispositif Pinel, qui depuis le début de l'année a rendu des communes comme Colmar, Sélestat ou Haguenau inéligibles à ses avantages, n'est pas non plus propice à l'inversion de la tendance. « C'est une ineptie car ces villes constituent des centres très actifs qui concentrent de l'emploi, des commerces et des services », tempête le patron d'Alcys Résidences.

Il garde toutefois espoir que le gouvernement finira par entendre les élus des deux départements alsaciens. Ceux-ci ont proposé, dit-il, « de revoir le zonage afin de le rendre conforme à leurs attentes du terrain et aux schémas d'aménagement locaux ».
X.T.

 

 
 

 

L'information questionnée à l'école

Publié dans le panorama le Lundi 18 mars 2019 à 05:41:40

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Éducation aux médias
L'information questionnée à l'école
S'intéresser aux frontières de l'information, c'est aussi questionner ses limites... Tel est le thème de la 30e Semaine de la presse et des médias dans l'école, à laquelle quelque 400 établissements de l'académie participeront à partir du 18 mars.
 

 
Savoir où s'informer, faire face aux infox, former son esprit critique... Quelques pistes qui seront évoquées durant la Semaine de la presse.
« L'information sans frontières » sera, à partir du lundi 18 mars, au coeur de la 30e Semaine de la presse et des médias dans l'école, et pendant tout le mois. Quelque 400 établissements de l'académie de Strasbourg y participent, un effectif stable d'une année à l'autre, ce qui leur permet d'avoir accès à des journaux, des magazines, des médias en ligne, ou de recevoir la visite de journalistes.

Des rencontres sont aussi organisées à l'initiative du Clemi (Centre pour l'éducation aux médias et à l'information) de Strasbourg, notamment avec le dessinateur de presse Yannick Lefrançois ou l'équipe d'Arte Journal junior. En outre, nombre d'enseignants montent des projets pédagogiques en lien avec les médias, dans l'objectif d'aider leurs élèves à développer un goût pour l'actualité et à forger leur esprit critique.

S'interroger sur l'information sans frontières, c'est aborder sa dimension internationale, mais aussi « savoir quelles sont ses limites, celle d'un organe de presse, par exemple : est-ce le papier ou prend-il d'autres formes ? » développe Sophie Philippi, la coordinatrice du Clemi dans l'académie de Strasbourg.

C'est encore questionner « la fabrique de l'information », ce à quoi « les enseignants sont très attentifs », et pas seulement ceux qui sont en première ligne, les professeurs documentalistes. « Ils ont toujours un rôle très intéressant, mais dans les différentes disciplines, on peut varier les angles », poursuit-elle.

L'éducation aux médias figure en tant que telle au programme de français en 4e et constitue un sujet d'étude - la construction de l'information - en lycée professionnel. Mais plus largement, elle peut contribuer à l'apport d'autres compétences, sur la lecture, la finesse du vocabulaire, l'utilisation d'un lexique, la recherche des sources, l'identification des auteurs et de leurs intentions... En outre, « le travail sur l'esprit critique et la désinformation peut concerner toutes les matières, les sciences de la vie et de la terre (SVT), la philosophie à travers l'éthique, l'histoire... »

Trente enseignants participeront d'ailleurs, ce vendredi, à une formation originale, proposée par le Clemi à la Nef des sciences à Mulhouse, avec le youtubeur de La Tronche en Biais, intitulée « Face aux fake news et à la défiance envers la science, comment répondre aux élèves et développer leur esprit critique ». « Il s'agit de leur donner une méthode, de voir les ficelles. Il y a tout une réflexion à avoir sur les sources de valeur scientifique et celles qui reposent sur une opinion. »

Si la Semaine de la presse et des médias dans l'école existe depuis 30 ans, l'engouement est particulièrement net depuis quelques années, du fait de « la manière dont l'information est produite et diffusée de manière folle sur les réseaux sociaux, et ses conséquences ». « Il y a un enjeu très fort à faire de l'éducation aux médias le plus tôt possible, rappelle Sophie Philippi. D'ailleurs les jeunes commencent à avoir des réflexes. Ce travail n'est donc pas inutile. »
C. C.

 

 
 

 

colmar La grande cavalcade : Ils ont osé faire le cirque

Publié dans le panorama le Lundi 18 mars 2019 à 05:48:03

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colmar La grande cavalcade
colmar La grande cavalcade : Ils ont osé faire le cirque
Second volet du carnaval de Colmar, ce dimanche, avec la 58e grande cavalcadequi a vu défiler pas moins de cinquante groupes. Voir également le diaporama sur www.dna.fr

 
Les chars réalisés par l'Association du carnaval de Colmar illustraient le thème de cette année « Osons le cirque ».
 

 

 
 

 

Au Fait...Permis de tuer

Publié dans le panorama le Lundi 18 mars 2019 à 06:34:19

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Au Fait...Permis de tuer
 

 
Pierrick Lintz

Elles ne sont pas encore sur les routes, pourtant on en entend déjà beaucoup parler. Les voitures autonomes semblent à bien des égards l'avenir de la circulation automobile : sécurité, efficacité, rapidité, confort. Mais pas encore au niveau de l'éthique !

En effet, ces dernières, dotées de capacités analytiques dépassant de très loin celle de l'homme, devront dans certaines circonstances faire des choix pour le moins... perturbants. Devront-elles privilégier l'occupant de la voiture systématiquement ? Si un piéton déboule sur la route, devront-elles essayer de l'éviter, mettant en danger l'occupant du véhicule ? Plus difficile, si un obstacle surgit, quel est le meilleur choix entre percuter ce dernier, déborder sur la droite au risque de tuer le cycliste sur sa piste cyclable ou sur la gauche, provoquant un accident avec un motard en train de doubler ?

Ce sont sur ces questions que devront trancher les programmeurs de voitures autonomes. De quoi mettre leur conscience à rude épreuve.

Si vous voulez en avoir un aperçu, rendez-vous sur moralmachine.mit.edu, un site sur lequel une série de choix tous plus cornéliens les uns que les autres vous sera proposée.

Bon courage !

 

 
 

Wintzenheim Rassemblement contre l'urbanisation du Tiefenbach

Publié dans le panorama le Lundi 18 mars 2019 à 06:32:32

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Wintzenheim Rassemblement contre l'urbanisation du Tiefenbach

 

 
À l'avant plan, à gauche Jean-Paul Roth et à droite Alain Perichon tenant le pot dans laquelle sera récolté la terre des environs du Tiefenbach pour y planter un arbre.  Photo DNA
Des panneaux placés au bord de la route donnent le ton, « une seule terre, une seule vie, préservons-les », « non au béton » ou encore « des légumes pas du béton ». Une pergola installée aux abords d'un verger de cerisiers, sert de point de ralliement et de départ à une promenade citoyenne et informative.

À l'arrière-plan, un bosquet sauvage, reliquat d'une ancienne pépinière, et des terres agricoles C'est sur cet espace d'une surface de 22 ha que la mairie de Wintzenheim projette de créer une zone d'activité économique.
« Stopper l'artificialisation des terres »

« Nos indications nous laissent penser que le plan local d'urbanisme aurait été retoqué dans ce sens » estime Alain Perrichon des amis de la confédération paysanne. « La commission départementale des espaces naturels et agricoles serait contre, mais nous n'en savons pas plus, nous attendons la décision du préfet. L'enquête publique démarre le 26 mars et reste ouverte un mois ». En attendant les deux associations se mobilisent pour informer les riverains et les citoyens, et interpeller le maire de Wintzenheim.

« On est là pour stopper l'artificialisation des terres. La couronne sud de l'agglomération colmarienne restait jusqu'à présent plutôt préservée, avec le projet de l'aire des gens du voyage, celui de la prison, nous craignons que cette ZAE de 22 ha ne soit que les prémices d'une extension exponentielle » redoute Jean-Paul Roth de Tiefenbach Environnement. « Nous ne nous opposons pas au développement économique » reprend Alain Perrichon, « mais il y a d'autres solutions que de détruire la terre. On peut reconvertir des friches industrielles, comme l'ancienne usine Jaz et des terres polluées déjà perdues. Alors certes cela reviendrait plus cher à dépolluer, mais des terres agricoles saines, une fois bétonnées ce n'est plus réversible ».

En attendant les décisions administratives, sachant que l'enquête publique n'a qu'un avis consultatif, les deux collectifs souhaitent mobiliser et concerner les citoyens en organisant une promenade bucolique sur le site en ramassant symboliquement à plusieurs endroits, de cette terre qui risque d'être massacrée, pour la mettre dans un pot et y planter un arbre qui sera remis au maire de Wintzenheim. « Par ce geste nous voulons aussi lui rappeler qu'en tant que maire il se doit aussi de préserver les biens et les personnes » conclut Alain Perichon.
Jo. K

 

 
 

En souvenir des accidents miniers de Wittenheim

Publié dans le panorama le Lundi 18 mars 2019 à 06:37:03

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En souvenir des accidents miniers de Wittenheim
 

 
 
Deux cérémonies de commémoration ont eu lieu jeudi et samedi derniers pour raviver le souvenir de deux accidents miniers à Wittenheim : 13 morts au fond du puits Ouest de la mine Fernand le 14 mars 1919 après une explosion et 13 morts au fond du puits Théodore suite à un coup de grisou le 25 mars 1919.

L'Association de sauvegarde du chevalement Théodore et la municipalité ont organisé ces cérémonies. Celle du 14 mars s'est déroulée au collège Irène Joliot-Curie, collège construit il y a 21 ans sur le site du carreau de la mine Fernand. L'autre organisée samedi 17 mars en fin d'après-midi par la municipalité a eu lieu devant le mémorial des mineurs, à l'entrée du carreau du puits Théodore.

 

 
 

SNCF Ligne Strasbourg-Bâle : Travaux et modifications d'horaires du 19 mars au 26 juin

Publié dans le panorama le Lundi 18 mars 2019 à 05:45:09

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SNCF Ligne Strasbourg-Bâle
SNCF Ligne Strasbourg-Bâle : Travaux et modifications d'horaires du 19 mars au 26 juin

 
Depuis le 18 février, et pendant quatre mois, SNCF Réseau réalise des travaux en gares de Rouffach et de Boll-willer. Au total, onze appareils d'aiguillage doivent être remplacés et 700 mètres de voie renouvelés pour un montant global de 6,1 millions d'euros.

À compter du mardi 19 mars, et jusqu'au dimanche 23 juin, ces travaux imposeront notamment des limitations de vitesse entre Colmar et Lutterbach. En conséquence les horaires des TER omnibus effectuant la desserte Colmar-Mulhouse seront modifiés tous les jours et ceux de la desserte Mulhouse-Bâle en semaine.

Certains TER 200 verront leur départ de Strasbourg ou de Bâle avancé jusqu'à 3 minutes tous les jours tandis que d'autres TER 200 auront pour origine ou terminus la gare de Saint-Louis avec, dans ce cas, des correspondances par navettes ferroviaires de et vers Bâle.

Le week-end, à partir de 20 h 30, certains TER 200 et TER omnibus seront supprimés sur une partie de leur trajet et remplacés par des autocars.
Plus d'infos : ? 0805 415 415 (appel et service gratuit) ; www.ter.sncf.com/grand-est et sur l'appli SNCF.

Plus d'infos : ? 0805 415 415 (appel et service gratuit) ; www.ter.sncf.com/grand-est et sur l'appli SNCF.

 
 

 

Colmar Metzeral Chaises lancées sur le train : perturbations sur la ligne

Publié dans le panorama le Lundi 18 mars 2019 à 06:04:04

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Colmar Metzeral Chaises lancées sur le train : perturbations sur la ligne
 

 
Deux chaises ont été lancées sur l'avant du train de la ligne TER Colmar - Metzeral, ce samedi vers 16 h 45 à hauteur de la friche de la papeterie de Turckheim, d'après un témoin qui a aperçu un homme apparemment très jeune, dont il a fourni la description aux gendarmes. Le train s'est arrêté et n'a pu repartir qu'une heure plus tard, le temps du signalement de l'incident, des vérifications techniques et des constatations de gendarmerie. Ce dimanche toujours vers 16 h 45, et peu ou prou au même endroit, deux témoins ont aperçu cette fois trois ou quatre individus, visiblement des adolescents, jeter une chaise et des détritus sur la voie ferrée avant de le passage du train. Celui-ci s'est arrêté quelques minutes avant de repartir, aucune dégradation sérieuse n'étant cette fois encore à déplorer. Une enquête a été ouverte par la communauté de brigades de Wintzenheim-Ingersheim, à la suite de ces actes de malveillance. J.-F. S.