Back to top

Politique Collectivité européenne d'Alsace Des auditions pour compléter la partition

Publié dans le panorama le Dimanche 17 mars 2019 à 08:51:45

© Dna, Dimanche le 17 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Politique Collectivité européenne d'Alsace
Des auditions pour compléter la partition
Agnès Canayer (LR), rapporteure de la commission des lois du Sénat sur le projetde Collectivité européenne d'Alsace a entamé cette semaine des auditions d'éluset de parlementaires. Le texte sera discuté en séance publique les 2, 3 et 4 avril.
 

 
Robert Herrmann, président de l'Eurométropole, soutientle projet alsacien tout en « mettant en garde contre les risques d'affaiblissement » de Strasbourg.
La Collectivité européenne d'Alsace suit son petit bonhomme de chemin. Une nouvelle étape a été franchie cette semaine par une série d'auditions menées par Agnès Canayer (LR), la rapporteure de la commission des lois du Sénat sur le projet de loi Alsace. Elle a entendu des élus locaux et des parlementaires de tout bord politique, dont Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry, les présidents des deux départements.
« Autre chosequ'un simple mécano institutionnel »

Robert Herrmann a exprimé son soutien au projet tout en « mettant en garde contre les risques d'affaiblissement » de Strasbourg. Le président de l'Eurométropole souhaite que la future collectivité prenne en compte « la grande interdépendance des agglomérations entre elles et avec l'ensemble des territoires qui les entourent » et accepte de « tirer pleinement parti du rayonnement international et du potentiel d'entraînement et de développement que lui offre Strasbourg, sa capitale ».

« Très investie dans l'accompagnement de la transition énergétique, le soutien à l'enseignement supérieur et à la recherche, la modernisation des modes de déplacement, Strasbourg appelle de ses voeux la construction d'un projet pour l'Alsace qui soit autre chose qu'un simple mécano institutionnel », a noté Robert Herrmann en précisant que la capitale alsacienne « est prête à prendre pleinement sa part dans l'engagement d'une telle démarche ».

Auditionné en tant que président de l'association des maires du Haut-Rhin, à l'instar de son collègue bas-rhinois, Vincent Debes, Christian Klinger a plaidé pour que « la gestion, l'animation et la propriété de la marque Alsace reviennent à la Collectivité alsacienne ». « C'est une question de bon sens », argue le maire de Houssen.
« Un projet de loi a minimasur les compétences »

Christian Klinger a également rappelé à Agnès Canayer que « l'attente est très grande en Alsace » et que le projet de loi reste « a minima sur les compétences ». « On nous attend au tournant ; si on se loupe sur ce coup-là, ce sont les extrêmes qui gagneront », a-t-il prévenu à une rapporteure qui a compris que « l'identité était forte en Alsace ».

La sénatrice Patricia Schillinger (LaREM) a insisté pour que le transfert à la collectivité alsacienne des routes et autoroutes non concédées soit assorti de « garanties » concernant les compensations financières, celles-ci sont estimées à 50 millions d'euros. Elle souhaite des assurances sur cette question.

L'élue a aussi précisé que la CEA souhaite embaucher des personnes qualifiées pour donner des heures de soutien en allemand dans les collèges, « sans faire de l'ombre à l'Éducation nationale ».

Suite à ces auditions, Agnès Canayer produira un rapport qui sera soumis au vote de la commission des lois cette semaine. Elle peut également proposer des amendements.

Pierre Klein, président de l'Initiative citoyenne alsacienne (ICA), a profité de la fin du grand débat national pour demander par écrit au Premier ministre « d'oeuvrer pour que la future institution politique alsacienne prenne la forme d'une collectivité d'Alsace à statut particulier disposant des pouvoirs et des moyens » d'agir dans de très nombreux domaines.

« Des collectivités à statut particulier, il en existe déjà bon nombre. Ce ne serait donc pas chose nouvelle ni extraordinaire que d'en créer une pour l'Alsace », insiste Pierre Klein. Il se trouvera bien un parlementaire ou deux pour déposer un amendement allant dans ce sens.
Franck BUCHY

 

 
 

 

Kruth Travaux au lac Un barrage dans le barrage

Publié dans le panorama le Dimanche 17 mars 2019 à 08:48:47

© Dna, Dimanche le 17 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Kruth Travaux au lac
Un barrage dans le barrage
Afin d'anticiper d'importants travaux de renouvellement d'étanchéité programmés pour 2020 sur le barrage du lac de Kruth-Wildenstein, une élévation de 3 mètres du batardeau est prévue. C'est parti pour la mise en place du matériel, une masse impressionnante de tout-venant : 15 000m3.
 

 
Denis Gottscheck, responsable du barrage de Kruth-Wildenstein, gère les rotations des camions et le stockage du tout-venant issus de la plaine.
Quatre rotations de neuf camions, soit 36 camions jour font actuellement des allers-retours du lac de Kruth-Wildenstein à la plaine. Il en faudra 700 pour déposer 15 000m3 de tout-venant sur les rives du miroir du fond de la vallée de la Thur. Afin d'anticiper le conséquent chantier du renouvellement de l'étanchéité du barrage en 2020, les préparatifs sont déjà en cours. Georges Walter, le directeur du secteur Environnement-Barrage du Conseil départemental, parle d'un « barrage dans le barrage ». Afin de permettre un accès au barrage, il sera nécessaire de parvenir à une vidange totale de l'eau en contact avec l'édifice. Le batardeau situé en aval de l'auberge du lac, digue immergée, sera élevé de 3 mètres afin de permettre cette vidange et préserver sinon augmenter le niveau et la capacité d'eau côté amont. Les chiffres donnés par M. Walter sont impressionnants et laissent envisager l'ampleur des travaux. « Il faut environ 15 000m3 venus de la plaine auxquels nous rajouterons 10 000m3 prélevés dans le lac. » Et de préciser : « La mise en place de ce barrage dans le barrage est prévue pour l'automne 2019, afin de ne pas perturber la saison touristique. Il est donc important pour nous de tout mettre en place dès à présent. »
Un édifice capital

Dès 7 h 30 et jusqu'à 17 h des camions déversent leurs contenus sous l'oeil attentif de Denis Gottscheck, le responsable des barrages du département et en particulier actuellement de celui de Kruth-Wildenstein. « La durée des rotations est assez aléatoire, on est sur la RN66 » précise-t-il avec un petit sourire. « Je suis chargé du stockage et de la répartition de la terre sur la rive face au batardeau qui sera surélevé cet automne. » Son souci est la sécurisation des lieux « Il a fallu fermer l'accès au lac à partir du barrage jusqu'à l'auberge. Afin de permettre aux touristes et promeneurs de malgré tout faire le tour du lac, une déviation est prévue le long du Schlossberg. Je vais mettre en place une signalétique. » Une façon détournée de découvrir un autre aspect des plus plaisants de l'environnement du lac. Pour le responsable du barrage, les barrières de protection interdisant l'accès du chantier devraient être retirées dans environ un mois et demi. Les travaux d'étanchéité du barrage devraient avoir lieu en avril -mai 2020. L'édifice, qui a toujours pour mission de réguler le débit de la Thur, était capital pour le bon fonctionnement des usines de la vallée. Il l'est toujours pour des entreprises plus en aval. Il l'est également pour la vie, la préservation d'une flore et d'une faune de la vallée.
Jean-Marie ZIPPER

 

 
 

 

« De toute façon, tout le monde finit au même endroit »

Publié dans le panorama le Dimanche 17 mars 2019 à 08:49:54

© L'alsace, Dimanche le 17 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

« De toute façon, tout le monde finit au même endroit »
 

 
Aux murs du CDI du collège, 21 dessins de presse réalisés début 2015, un mois à peine après les attentats terroristes contre « Charlie Hebdo » et l'Hyper Cacher de la Porte de Vincennes.

Photo L'ALsace/Jean-François Frey

« Vivre la France ensemble ». Si l'on vivait au pays des Bisounours, l'expression sonnerait peut-être comme une lapalissade un peu niaise. À tout prendre, on s'en accommoderait fort bien. Las, l'exposition présentée sous ce titre dans le CDI du collège Henri-Ulrich de Habsheim est plus pertinente que jamais. Aux murs, 21 dessins de presse réalisés début 2015, un mois à peine après les attentats terroristes à Charlie Hebdo et à l'Hyper Cacher de la Porte de Vincennes.

On aimerait pouvoir écrire qu'ils ont perdu en à-propos, à quatre ans de distance. Mais non. Le Bataclan, Nice, Trèbes, le marché de Noël de Strasbourg tout récemment encore... Le fanatisme meurtrier est toujours là. La haine antisémite aussi, comme on l'a vu à Quatzenheim le mois dernier (lire ci-dessus). Tout cela, les élèves de 4e 3 l'ont eux aussi à l'esprit, mais l'idée est qu'ils en parlent avec leurs propres mots, après avoir planché sur le sujet en compagnie de leurs professeures Salomé Lipps (français) et Isabelle Perez (religion).

Histoire de corser l'exercice - mais aussi de lui donner le relief qu'il mérite -, ils ont droit, ce vendredi matin, à un auditoire de choix : Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Marck Munck et Patricia Bohn, les deux conseillers départementaux du canton, et Gilbert Fuchs, maire de la commune. Pas de question de faire des chichis pour autant. « Si nous sommes là aujourd'hui, précise toute de suite Brigitte Klinkert, c'est avant tout pour vous, les jeunes. Pour vivre ce moment avec vous, autour d'une thématique plus que jamais d'actualité. »

C'est parti pour le décryptage d'un premier dessin : celui d'une Marianne enserrée par les bras d'un poulpe aux couleurs de Facebook, tandis qu'un piaf irascible la martèle de coups de bec... « L'oiseau, c'est Twitter, précise Alexandre à la ronde. Ce dessin, c'est une dénonciation de la violence des propos tenus sur les réseaux sociaux. » Brigitte Klinkert opine : « Est-ce que ça a un peu changé vos habitudes en la matière ? » « Ben, non ! Moi, je n'ai aucun compte, ni Facebook, ni rien... », répond Alexandre. « Moi non plus », enchaîne son binôme. « Ah ? Et bien bravo ! », sourit la présidente, un brin surprise.
« Un type d'exposition que le département entend développer »

Dessin suivant. Signé par un certain Ganon, il campe un jardinier en train de ratisser l'allée d'un cimetière. Derrière lui, quatre stèles de pierre, l'une frappée de la croix de David, l'autre d'un croissant musulman, la troisième d'idéogrammes chinois, la quatrième, enfin, d'une croix chrétienne... « De toute façon, tout le monde finit au même endroit », résume Chloé. Assentiment général.

Nouveau dessin, signé Battistini : une poignée de personnages, que l'on imagine migrants ou sans-papiers, gisent parmi les encombrants abandonnés sur un trottoir, abattus et apeurés. Face à eux, un trio d'éboueurs désarçonnés. « C'est comme s'ils étaient déshumanisés, en fait », résume Hugo. « Oui, approuve de nouveau Brigitte Klinkert, et c'est important de réfléchir à tout cela. »

L'heure tourne, hélas. Le petit cercle passe un peu plus vite devant un dernier dessin, qui se passe presque de commentaire : avachi dans son fauteuil, fusil en main et mine patibulaire, un homme en treillis proclame : « Vivre ensemble d'accord, mais pas chez moi. » « Merci à vous tous, conclut Brigitte Klinkert. Il y avait des dessins plus faciles à comprendre que d'autres, mais tous vous ont permis de réfléchir et c'est justement un type d'exposition que le département entend développer. » « T'as entendu ?, souffle un élève en poussant son camarade du coude. La prochaine fois, on devrait proposer nos dessins aussi... » Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Colmar Exposition du dessinateur Phil au conseil départemental 20 ans de Zapping

Publié dans le panorama le Dimanche 17 mars 2019 à 08:52:14

© Dna, Dimanche le 17 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Colmar Exposition du dessinateur Phil au conseil départemental
20 ans de Zapping
Le conseil départemental inaugurait samedi matin une exposition consacrée au dessinateur Phil Umbdenstock, qui retrace 20 ans de dessins parus dans le Zapping des Dernières Nouvelles d'Alsace , en présence d'une partie de ceux qu'il a brocardés pendant tout ce temps.
 

 
Phil a publié son premier dessin dans le Zapping le 30 mars 1999. Il y a bientôt 20 ans.
« J'ai commencé à calculer l'année dernière et je me suis rendu compte que si la rubrique était maintenue, j'arriverais en mars de cette année à mon millième dessin. J'ai pensé que ça pouvait faire l'objet d'une exposition. J'ai commencé à en parler autour de moi, et Brigitte Klinkert m'a tout de suite dit que si je la faisais, elle accueillerait la rétrospective », confie Phil, visiblement impressionné de se trouver là, au centre des attentions. « J'en reviens toujours pas, je suis assez perturbé », avoue-t-il.

Le premier dessin a été publié le 30 mars 1999. Chaque semaine, pendant 20 ans, Phil a apporté à la rédaction et à ses lecteurs, son oeil acéré et lucide sur l'actualité et la vie politique locale, sans jamais oublier d'en rire et de faire rire. Dans le hall d'accueil du conseil départemental, 19 panneaux affichent neuf dessins sélectionnés pour chaque année de Zapping. « Mon rêve c'était de les présenter tous, mais 1000 dessins c'est impossible, et puis il y en a qui se sont perdus dans la nature. Au début on apportait les dessins au journal, ce n'était pas encore numérisé ».

La vie politique locale y tient bien entendu une part importante, mais on se remémore aussi des événements comme la canicule de 2003 où un vigneron déclare : « Avec cette chaleur, on va faire directement du vin chaud » !
« Être croqué par Phil, c'est un peu comme avoir sa statue au musée Grévin, mais en plus drôle ».

L'exposition permet aussi de voir l'évolution du trait du dessinateur qui au fil du temps se fait plus fourni, plus précis dans le détail, sans en mettre trop, et qui donne tout son sel et toute son expression à la caricature, sans jamais être grossière. Un talent et un esprit qui s'expriment sur chaque image. « « Être croqué par Phil, c'est un peu comme avoir sa statue au musée Grévin, mais en plus drôle », dira Brigitte Klinkert dans son discours inaugural, avant que Phil ne prenne la parole.

« C'est trop d'honneur, trop de louanges, avec la double page parue dans les DNA j'ai l'impression d'assister à mon enterrement. Je vais éviter la longue litanie des remerciements, je voudrais juste saluer Renée, mon épouse, pour son soutien moral et financier, le dessin est loin de nourrir son homme. C'est un métier extraordinaire qui consiste à faire rire en appuyant là où ça fait mal ».

Les discours ce n'est pas vraiment son truc, mais on en apprendra beaucoup à aller voir ses dessins, jusqu'à fin mars au conseil départemental.
JO.K

 

 
 

 

Le « laboratoire » alsacien

Publié dans le panorama le Dimanche 17 mars 2019 à 09:31:42

© L'alsace, Dimanche le 17 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Le « laboratoire » alsacien
 

 
Le sociologue Michel Wieviorka constate en Alsace « la rémanence, la permanence d'un vieil antisémitisme lié à des sensibilités d'extrême-droite ». DR
Vous avez écrit en 2005 un ouvrage, « La Tentation antisémite (*)»,avec un chapitre consacréà l'Alsace. Pour quelles raisons ?

L'Alsace n'est pas une région plus antisémite que d'autres, mais ce qu'il y a de particulier en Alsace, pour des raisons historiques, c'est d'une part l'existence d'un vieil antisémitisme qu'on ne voit presque pas ailleurs, qui se manifeste en particulier par des profanations de tombes dans des cimetières juifs. C'est la rémanence, la permanence d'un vieil antisémitisme lié à des sensibilités d'extrême-droite, néonazi, skinhead, et qui ont à voir avec le passé alsacien. Je pense en particulier à la présence de juifs dans les campagnes alsaciennes, et pas seulement dans les villes, qui est un phénomène assez singulier.

La deuxième caractéristique propre à l'Alsace est le traitement des religions qui n'est pas le même que dans les autres parties de la France, hormis en Moselle. La façon dont jaillissent les problèmes de type antisémitisme prend une coloration un peu singulière. On peut y ajouter plus récemment les transformations des phénomènes migratoires. L'immigration des années 1950-70, qui était une immigration de travail, s'est transformée en immigration de peuplement, je pense en particulier à l'immigration venue d'Afrique du Nord avec, dans certains milieux, ou dans certaines familles, l'existence ou la réactivation d'un vieux fond antisémite musulman. Ce qui ne veut pas dire que tous les musulmans sont antisémites. Tout cela mis bout à bout donne une spécificité du paysage alsacien.
« Histoire singulière »

Par ailleurs, pour des raisons historiques également, la culture juive alsacienne n'est pas exactement la même que celle des autres régions de France. Il y a une histoire singulière des juifs d'Alsace, de l'antijudaïsme religieux, puis de l'antisémitisme moderne, des caractéristiques propres à l'Alsace qu'il faut prendre en considération.
Vous n'avez donc pas été surprispar la nouvelle vague d'actes antisémites ?

Non. Il y a un an a été publié, dans un quotidien parisien, un appel signé par 250 personnalités pour dire que l'antisémitisme en France est en lien avec l'islam radical, pour certains même avec l'islam tout court, et avec un antisémitisme de gauche lié à la haine de l'État d'Israël. J'avais protesté en disant que bien sûr cela existe, mais n'oublions pas que l'antisémitisme classique, plutôt d'extrême-droite, plutôt dans le prolongement de l'antijudaïsme chrétien n'a pas disparu. En disant cela, je pensais à l'Alsace, où c'était visible avec les profanations de cimetières. Donc je n'ai pas été surpris par les affaires plus récentes.

De la même manière, j'avais en tête l'Europe centrale, la résurgence d'un antisémitisme assez explicite qui n'a pas grand-chose à voir avec l'islamisme et l'antisémitisme de gauche. Elle a à voir avec la réactivation de vieux thèmes d'un antisémitisme plus classique. J'étais sensible à ce qui se passait en dehors de France et je savais qu'en Alsace j'avais rencontré des éléments un peu de ce type également. Dans le débat national, il suffisait d'avoir un petit intérêt pour l'Alsace pour comprendre que les positions de cet appel manquaient complètement de nuances...
Michel Deneken, présidentde l'Unistra, vient d'appelerla communauté universitairestrasbourgeoise à prendre la tête du combat contre le fléau de l'antisémitisme. Qu'en pensez-vous?

J'aimerais que l'Alsace devienne un laboratoire d'analyse et de lutte contre l'antisémitisme et je suis heureux de voir que l'université de Strasbourg se mobilise dans cette direction. Je suis en train de mettre en place, avec la fondation Maison des sciences de l'homme, que je préside, et l'École des hautes études en sciences sociales une plateforme internationale de recherche sur le racisme et l'antisémitisme qui sera inaugurée le 20 mars. J'ai été très heureux de voir le président de l'université de Strasbourg intervenir. Parmi les 15 membres de mon conseil de surveillance, il y a cette université qui est membre de droit. C'est l'occasion d'avoir des liens plus tangibles.
Propos recueillis par Jean-François CLERC (*) La Tentation antisémite. Hainedes juifs dans la France d'aujourd'hui,livre réédité en poche chez HachettePluriel.

 

 
 

 

Gilets jaunes : retour de flammes

Publié dans le panorama le Dimanche 17 mars 2019 à 09:11:51

© Dna, Dimanche le 17 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Social  Malgré un dispositif policier très important dans la capitale
Gilets jaunes : retour de flammes
À Paris, un regain de violences a marqué le dix-huitième samedi du mouvement social, notamment sur les Champs-Élysées. De nombreux gilets jaunes étaient venus de province pour ce premier jour d'après grand débat.
 

 
En haut : samedi, sur les Champs-Élysées, près de 10 000 personnes, venues de toute la France. En bas : Rue Franklin-Delano-Roosevelt, une banque a été incendiée. L'emblématique brasserie du Fouquet's, sur la plus belle avenue du monde, a été saccagée.
Une banque incendiée, où une femme et son bébé, au deuxième étage, ont été sauvés par des policiers, le célèbre Fouquet's saccagé, de nombreuses boutiques pillées, des affrontements violents entre des groupuscules organisés et les forces de l'ordre. Le dix-huitième samedi de manifestation des gilets jaunes, qui a réuni 32 300 personnes dans toute la France dont 10 000 à Paris, selon le ministère de l'Intérieur, a renoué avec les actes de violences déjà remarqués début décembre, au début du mouvement.
Séparer gilets jaunes et casseurs

Ce regain de tensions, avec des manifestants, vêtus de noir et souvent casqués1, venus pour en découdre, s'est cantonné à l'avenue des Champs-Élysées une grande partie de la journée. La jonction avec les marcheurs pour le climat n'a concerné que quelques centaines de gilets jaunes. Aux jets de pavés ont succédé les lancers de bombes lacrymogènes des policiers et gendarmes. La dispersion suivait un rassemblement, et inversement. Jusqu'à l'étincelle, de façon récurrente.

Rien de surprenant : quelques figures des gilets jaunes avaient annoncé la couleur cette semaine. Eric Drouet avait fait de ce samedi un « test » avant de passer à de « vraies actions par la suite ». Maxime Nicolle avait promis, lui, une « journée mémorable ». Dans les heurts, parfois violents autour de la place de l'Étoile, deux manifestants ont été blessés par des tirs de lanceurs de balle de défense.

De nombreux provinciaux avaient fait le déplacement dans la capitale, arborant souvent un blason ou un drapeau de leur région, au milieu de chariots ou de kiosques brûlés. « La plus belle avenue du monde », défigurée, prenait des airs de champ de bataille. Au grand désarroi de Michel, retraité venu de Seine-et-Marne, jaune des pieds à la tête. « Nous ne voulons rien lâcher, samedi après samedi, mais ces violences vont encore faire le jeu du gouvernement qui veut nous réduire à un groupe de casseurs ».

Difficile pour les forces de l'ordre de séparer les gilets jaunes « pacifiques » des vrais fauteurs de troubles. Christine, de Paris, marche pour son quatorzième samedi sur dix-huit. « Je tiens bon, car je vois autour de moi de plus en plus de gens qui ne s'en sortent pas, à commencer par ma mère de 84 ans qui a bossé toute sa vie. Malheureusement, le pouvoir est dur de la feuille. On nous a traités de xénophobes, de peste brune, ça n'a pas marché, il compte maintenant diviser, opposer deux France pour mieux régner ».

Ces débordements, la quadragénaire, comme beaucoup d'autres gilets jaunes, ne les condamne pas. Un « dommage collatéral », explique-t-elle, « un mal nécessaire »... qui pourrait rythmer encore le prochain samedi.
Xavier FRERE 1. Quelque 237 personnes avaient été interpellées samedi soir en marge de la manifestation.

1. Quelque 237 personnes avaient été interpellées samedi soir en marge de la manifestation.

 
 

 

LR défendra sa vision de la civilisation européenne

Publié dans le panorama le Dimanche 17 mars 2019 à 09:12:26

© L'alsace, Dimanche le 17 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

LR défendra sa vision de la civilisation européenne
 

 
Malgré les fractures internes au parti, Laurent Wauquiez réussit un joli coup avec ce lancement électoral. Photo ROMAIN LAFABREGUE/AFP
« Notre bataille, c'est de redonner un avenir à la civilisation européenne ». Hier à Lyon, devant le conseil national décentralisé de son parti et quelques centaines de militants locaux, Laurent Wauquiez, président des Républicains, a lancé et axé la campagne des élections européennes du 26 mai.

Après la validation des 30 premiers noms et l'installation officielle de François-Xavier Bellamy comme tête de liste, il a situé son discours très à droite, en se démarquant toutefois de Marine Le Pen et de Nicolas Dupont-Aignan qui « veulent déconstruire l'Europe » par sa volonté au contraire de la « reconstruire » et de la « refonder » face à un islamisme et une immigration qu'il fixe comme les principaux dangers pour le continent européen. En appelant à « assumer nos racines », il lance : « La civilisation européenne est fondée sur trois grandes traditions ; gréco-latine, judéo-chrétienne et les Lumières » qui, selon lui, devraient être inscrites dans les textes communautaires. S'il cible l'électorat de la droite extrême qu'il pense - en partie - pouvoir ramener à lui, Laurent Wauquiez n'en oublie pas moins de critiquer à tout va la politique d'Emmanuel Macron qui conduit « dans une autre impasse ». La politique que mène le président de la République sur l'immigration focalise ses critiques : « Emmanuel Macron veut que l'on répartisse les migrants entre les pays européens, mais cela, c'est gérer notre impuissance ».
Avalanches de louanges pour Bellamy

Avant lui, la tête de liste, François-Xavier Bellamy, manifestement ravi de ce baptême du feu, ployant et rosissant presque sous les avalanches de louanges des divers et nombreux orateurs - d'Hervé Morin à Michèle Alliot-Marie - avait impressionné par une intervention sans fausse note. Un brin boy-scout, il salue « la solidarité de notre famille politique » où il n'y aurait aucune rivalité et affirme que « cette campagne est une aventure d'équipe, où l'important est le lien d'unité et la complémentarité entre nous ». Unité, certes, avec Nadine Morano ou Eric Ciotti, présents ; réelle avec la grande absente, la présidente de la Région Île-de-France, Valérie Pécresse ? L'aile modérée se sent sans doute un peu délaissée et le message du président du Sénat, Gérard Larcher, est explicite lorsqu'il souligne, évoquant l'alliance avec le Nouveau centre d'Hervé Morin : « La participation des centristes est aussi un message ».

Il n'en demeure pas moins que, s'il n'a pas su réunir autour de son candidat toute sa famille politique, samedi à Lyon, Laurent Wauquiez a tout de même réussi un joli coup.

Sur fond de sondages bien moins catastrophiques, ce fut comme un second adoubement après son élection à la présidence fin 2017. Au travers de la popularité nouvelle de son champion européen c'est incontestablement sa stratégie audacieuse qui a été approuvée et validée par les militants.
Michel RIVET-PATUREL

 

 
 

 

Le PS désigne Raphaël Glucksmann comme tête de liste

Publié dans le panorama le Dimanche 17 mars 2019 à 09:15:18

© Dna, Dimanche le 17 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Parti Européennes
Le PS désigne Raphaël Glucksmann comme tête de liste
Le Parti socialiste a désigné ce samedi l'essayiste Raphaël Glucksmann comme tête de liste pour les Européennes, faisant pour la première fois de son histoire le choix critiqué de s'effacer derrière un candidat de la société civile pour ce scrutin.
 

 
Olivier Faure, le patron du PS, et Raphaël Glucksmann, ce samedi à la « marche du siècle » à Paris.
Après plusieurs semaines d'incertitudes, le Conseil national du Parti socialiste a approuvé ce samedi une résolution désignant Raphaël Glucksmann comme tête de liste pour les Européennes.

L'essayiste et fondateur de Place publique, un parti écologiste, de gauche et européen, a été désigné par 128 voix pour et 5 voix contre. Enfin, 35 membres proches de l'ancien ministre Stéphane Le Foll, qui a annoncé vendredi quitter le bureau national, et du député Luc Carvounas, se sont abstenus.
« Rassemblement et renaissance »

La résolution prévoit également la constitution d'une liste comportant pour moitié des candidats estampillés PS et pour moitié des candidats issus de Place publique, de la société civile et des autres formations politiques engagées dans des discussions avec le PS et Place publique.

« Aujourd'hui, Raphaël Glucksmann nous propose de constituer ensemble une liste de rassemblement qu'il conduira. Cette proposition répond à notre volonté de rassemblement et de renaissance portée depuis des mois », explique le texte du Conseil national. Les militants seront ensuite invités à voter sur les candidats socialistes de la liste le 2 avril prochain.

Raphaël Glucksmann avait annoncé vendredi sur France Inter sa volonté de conduire une liste de rassemblement de la gauche, appelant les autres partis de gauche à le rejoindre, au premier rang desquels le PS. Le fondateur de Générations, Benoît Hamon, et le chef de file d'EELV pour les Européennes, Yannick Jadot, ont, de leur côté, rejeté cette main tendue.

 

 
 

 

L'aire de grand passage ne passe pas

Publié dans le panorama le Dimanche 17 mars 2019 à 08:53:46

© L'alsace, Dimanche le 17 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

L'aire de grand passage ne passe pas
 

 
Sur cette vue aérienne, entouré de noir, le terrain retenu de 4,2 ha, au sud-est de l'échangeur de la Semm, bordé par l'A35 à l'ouest, la RD415 au nord et la Thur (en bleu) à l'est. DR
C'est peut-être l'aboutissement d'un serpent de mer vieux de 15 ans. Les élus de Colmar Agglomération doivent approuver jeudi 21 mars le site retenu pour l'aire de « grand passage » du nord du Haut-Rhin, prévue depuis des lustres dans le schéma départemental d'accueil des gens du voyage. Introduites en 2000 par la loi Besson, ces aires doivent permettre d'accueillir les grands groupes de gens du voyage lors de leurs déplacements estivaux, de mai à septembre, avec une capacité de 200 caravanes.
Une déclaration d'utilité publique ?

Après l'abandon du terrain militaire du Fronholz, longtemps pressenti, le site retenu a été dévoilé en janvier par Gilbert Meyer. Il s'agit d'une bande de terrain de 4,2 hectares au sud-est de l'échangeur autoroutier de la Semm, comprise entre l'A35, la RD415 et la Thur (et non entre la Thur et le rond-point RD 13/RD415, comme nous l'avions écrit par erreur dans notre édition du 18 janvier).

La Ville de Colmar est déjà propriétaire de la moitié du site, divisé en cinq parcelles, mais il faudra passer par des acquisitions. Colmar Agglomération envisage de passer par une déclaration d'utilité publique « si les négociations à l'amiable ne devaient pas aboutir », précise le rapport qui sera soumis aux élus.

Selon nos informations, il est de toute façon trop tard pour aménager le site avant cet été, quand bien même l'aménagement « ne comporte pas de bâtiments et se limite à installer des infrastructures et à rendre l'aire carrossable ». Le coût des travaux est tout de même estimé à 1 million d'euros, à répartir entre les neuf intercommunalités du nord du département, au prorata de leur population.

Le rapport précise que le site a notamment été choisi pour « son accessibilité depuis l'A35 par l'échangeur de la Semm, sans traversée de zones habitées ». Cette implantation a été jugée « la plus judicieuse » au terme de plusieurs réunions entre les représentants des neuf intercommunalités du nord du Haut-Rhin et le préfet.
« Atteinte à la trame verte et bleue »

Reste que ce choix est déjà contesté, notamment par le groupe local d'Alsace Nature, qui demande aux élus de l'agglomération de voter contre le projet. L'association se prononce « uniquement sur des critères environnementaux », également repris par un autre opposant au projet, l'ancien avocat Dominique Grimal (lire ci-dessous).

Alsace Nature dénonce d'abord une « nouvelle artificialisation de terres agricoles », le site étant aujourd'hui classé en zone naturelle (N), mais cultivé. Artificialisation certes partielle, pour l'aménagement de voies carrossables ou de sanitaires.

L'association dénonce surtout « une atteinte à la trame verte et bleue », relevant que le site se situe « en limite de la réserve de biodiversité RB72 de la trame verte dont fait partie la forêt du Neuland », et « sur un corridor d'importance nationale », le CN5, identifié dans le Schéma régional de cohérence écologique (SRCE).

« Ce corridor est un des quatre axes alsaciens nord-sud de migration des oiseaux entre l'Europe du Nord et les rives de la Méditerranée », précise Alsace Nature. Or selon l'association, ce corridor « n'est pas décrit ni inscrit dans le PLU de Colmar », qui devrait pourtant prendre en compte le SRCE. Une éventuelle brèche en vue d'un recours juridique ?

Alsace Nature relève enfin que le terrain se situe en zone « inondable par débordement » et se demande s'il faudra, pour le sécuriser, « construire une digue le long de la Thur ».

À l'arrivée, l'association se demande si d'autres implantations ont été étudiées. Elle pense notamment au secteur du Ligibel, « dont le sous-sol pollué interdit toute urbanisation lourde ». Mais on imagine que cette option n'enchanterait pas les nomades.
Clément TONNOT

 

 
 

 

L'ancien avocat Dominique Grimal s'oppose au projet « Le site est inapproprié »

Publié dans le panorama le Dimanche 17 mars 2019 à 08:55:28

© Dna, Dimanche le 17 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

L'ancien avocat Dominique Grimal s'oppose au projet
« Le site est inapproprié »
L'aire de grand passage des gens du voyage pour le nord du Haut-Rhin doit être aménagée dans le secteur de la Semm, à Colmar. Gilbert Meyer l'a annoncé le 17 janvier lors de la présentation des voeux au personnel de Colmar Agglomération. Un Colmarien trouve cet emplacement « inapproprié ».
 

 
Le site retenu est constitué de terres cultivées.
L'ancien avocat colmarien s'en défend d'emblée. « Le débat ne doit pas se situer dans l'opposition à l'installation de gens du voyage dans le secteur. » Dominique Grimal a bien étudié le dossier et oppose plusieurs arguments au projet.

Il y a d'abord la nécessité pour l'agglomération d'acquérir les parcelles qui n'appartiennent pas à la Ville de Colmar : « Le refus possible de vente amiable entraînera des procédures d'expropriation avec toutes les difficultés afférentes », prévient Dominique Grimal, qui s'interroge sur le coût de ces achats fonciers et des aménagements « lourds » à prévoir.
Des risques de pollution de la Thur ?

La réglementation régissant les aires d'accueil impose en effet « l'installation d'eau potable, d'une alimentation électrique à l'entrée de la zone, la pose de l'éclairage public, d'un dispositif de recueil des eaux usées, d'un système permettant la récupération des toilettes individuelles et pouvant être complété par des cabines sanitaires mobiles autonomes ».

Sans oublier un bloc sanitaire comprenant au moins une douche et deux WC pour cinq places de caravane. « Je trouve déraisonnable de réaliser tous ces investissements avec les risques de pollution de la Thur que cela comporte. Tout dépend du comportement des occupants des lieux », craint M. Grimal.

L'avocat retraité s'étonne que l'aire retenue se trouve dans une zone inondable. Il appuie ses propos sur le décret imposant aux collectivités le choix d'un terrain au sol stabilisé et « restant carrossable en cas d'intempérie ». Il estime par ailleurs que le « site de plus de quatre hectares est particulièrement inapproprié » en raison de la proximité de la forêt du Neuland, une zone naturelle et de loisirs « fièrement nommée par nos édiles "poumon vert" de Colmar ». Il trouve ce choix « infondé » en raison des nuisances que pourrait générer cette aire.
55 à 66 % des zones déjà aménagées sont « réellement occupées »

Comme Alsace Nature, il relève aussi que le site est un corridor de migration pour les animaux, sanctuarisé en théorie dans les « trames vert-bleu », et s'alarme de la disparition de plusieurs hectares de terres cultivées.

Il termine son plaidoyer en faisant référence à un rapport de la Cour des comptes de 2017 qui a effectué un bilan de la fréquentation des aires de passage. Il s'avère que 55 à 66 % des zones déjà aménagées sont « réellement occupées alors même que des stationnements illicites demeurent ». La Cour des comptes en conclut que lorsque ces zones sont mal situées, inappropriées ou loin des agglomérations, elles sont délaissées par les gens du voyage.

Dominique Grimal craint que les investissements consentis « le soient en pure perte ». Il va jusqu'à proposer un autre site. « Il existe un terrain en friche au bout de l'avenue de l'Europe, pas loin de la déchetterie, qui, à mon avis, pourrait accueillir une aire de passage. On pourrait peut-être aussi trouver une solution en bordure de l'aérodrome. »
Michelle FREUDENREICH

 

 
 

 

Manifestation Marche pour le climat Plus de 1 200 dans les rues de Mulhouse

Publié dans le panorama le Dimanche 17 mars 2019 à 08:58:01

© Dna, Dimanche le 17 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Manifestation Marche pour le climat
Plus de 1 200 dans les rues de Mulhouse
Après les lycéens vendredi, c'était au tour des adultes (mais pas que) de se mobiliser pour le climat. À l'appel d'Alternatiba Mulhouse, le Cadres, les Sheds de Kingersheim, ANV-Cop21, le RAP (Résistance à l'agression publicitaire), EELV68 et Pace publique 68, ils étaient entre 1 200 et 1 300 à se retrouver place de la Bourse pour une grande marche à travers la cité.
 

 
Interminable cortège rue du Sauvage
Il est 14 heures passées place de la Bourse à Mulhouse... Les manifestants continuent d'affluer. On vient seul, en couple, en famille. Beaucoup de monde (entre 1200 et 1300 personnes, 1 100 selon la police) a répondu à l'appel à la marche coorganisée par Alternatiba Mulhouse, le Cadres, les Sheds de Kingersheim, le RAP (Résistance à l'agression publicitaire), ANV-Cop21 Mulhouse Sud Alsace, Pace publique 68 et Europe Écologie les Verts 68. C'est Isabelle Busset (Alternatiba) qui prend la parole rappelant que la veille plus de 5 000 lycéens et étudiants s'étaient mobilisés à Strasbourg, 300 à Mulhouse, « ils ont peur de l'avenir, un avenir qu'on leur annonce catastrophique. Ils se sont levés pour exiger des mesures fortes de nos dirigeants parce qu'ils veulent pouvoir vivre demain sur une planète Terre encore habitable. »
« Que faites-vous Messieurs, Dames les élus ? »

« Nous tous aujourd'hui, unis dans ce printemps climatique, nous nous levons à leur côté pour dire stop ; stop à l'inaction de notre gouvernement et des politiques, stop aux lobbies qui imposent leurs lois. Nous nous levons pour exiger de vraies mesures, à la hauteur de l'urgence climatique. Nous disons stop au bla-bla. Place aux vraies actions. Nous devons changer le système, pas le climat. La ville de Bâle a décrété l'urgence climatique. Et nous nous sommes là aujourd'hui pour exiger de Monsieur Jordan, président de M2A, de Madame Lutz, maire de Mulhouse et de tous les maires de l'agglomération des engagements précis. Que faites-vous Messieurs-Dames pour lutter concrètement contre le réchauffement climatique ? Nous allons vous remettre aujourd'hui, Messieurs les élus, une motion que nous souhaitons voir adopter dans les plus brefs délais pour déclarer l'état d'urgence climatique ».
L'exemple de Bâle qui a décrété l'état d'urgence

Ce fut ensuite au tour de Stefan Sutter (ANV-Cop 21) de prendre la parole et d'insister sur la mobilisation citoyenne à Bâle, « une mobilisation des jeunes qui a poussé la ville à décréter cet état d'urgence. Ce ne sont pas que des mots. C'est inscrit dans la loi. À Mulhouse et sur la région il faut en faire de même, comme dans toutes les villes de France. Déposez des lettres, faites des pétitions, poussez les élus à adopter des motions. Il y a urgence »...

Le cortège a ensuite fait le tour de la ville avec une étape marquée rue Pierre et Marie Curie, devant la mairie. Les manifestants ont ensuite rejoint via la rue du Sauvage la place de la Réunion ou un «die in» (une forme de manifestation dans laquelle les participants simulent la mort en se couchant) a été improvisé... un clin d'oeil pour les militants du collectif Destocamine présents. Des discours et des chansons ont ensuite rythmé la fin d'après-midi.
Alain CHEVAL

 

 
 

 

La mobilisation s'étend

Publié dans le panorama le Dimanche 17 mars 2019 à 09:22:15

© L'alsace, Dimanche le 17 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

La mobilisation s'étend
 

 
La Marche pour le climat a rassemblé hier plus de 500 manifestants à Colmar. Partis de la place Rapp, ils ont défilé dans les rues commerçantes du centre-ville. Photos L'Alsace/Vanessa Meyer
Initié par le groupe local Europe Écologie Les Verts (EELV) de Colmar, la Marche pour le climat a réuni hier après-midi 550 manifestants entre la place Rapp et la préfecture, en passant par la rue des Marchands et la place des Six-Montagnes-Noires. L'itinéraire avait été établi en concertation avec la préfecture afin de ne pas perturber la cavalcade des enfants qui avait lieu au même moment. Les participants ont défilé pendant plus d'une heure pour terminer par former un vaste cercle sur la place Rapp, où ils ont achevé leur marche.
En 2050, des étésà 50 °C en Alsace

Chansons et slogans ont rythmé leur progression, avec une halte devant la préfecture, où ils ont interpellé l'État sur « l'indigence des mesures prises par le gouvernement ». Si les manifestants, très en verve, ont rivalisé de poésie et d'humour pour faire passer leur message (« Macron au compost, les écolos à son poste », « Tu aimes skier, protège ton glacier », « Envie de sable blanc, protège ton océan », « Pas de climat, pas de chocolat »), le ton était avant tout grave. Conseiller municipal écologiste, Frédéric Hilbert a rappelé que le dérèglement climatique arrivait « bien plus vite que prévu ». « Dans les années 2050, en Alsace, nous vivrons des étés à 50 °C. Mais le réchauffement ne s'arrêtera pas là, ni en 2100. Dans de telles conditions, comment continuer à cultiver, à produire de la nourriture, à trouver de l'eau, et même à produire de l'électricité si on continue le nucléaire ? En 2015, lors de la COP 21, de nombreux pays se sont engagés pour contenir le réchauffement à 1,5 °C. Pour y arriver, il faut que les émissions de gaz à effet de serre aient baissé de 55 % en 2030 par rapport à celles de 2017. Or elles continuent d'augmenter. Il est vital que nos dirigeants prennent conscience que l'urgence n'est pas leurs profits ou leur réélection, mais bien d'éviter le pire dans un futur proche. »
Véronique BERKANI

 

 
 

 

Se passer du glyphosate

Publié dans le panorama le Dimanche 17 mars 2019 à 09:34:08

© L'alsace, Dimanche le 17 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Se passer du glyphosate
 

 
Christophe Gaviglio est ingénieur de recherche à l'IFV. DR
Christophe Gaviglio, ingénieur de recherche à l'IFV (Institut français de la vigne et du vin) Sud Ouest, interviendra le jeudi 21 mars, dans le cadre du colloque annuel de l'IFV à Colmar, sur le thème des alternatives aux herbicides.
Christophe Gaviglio, le désherbage à l'aide du glyphosate qui devrait être interdit d'ici 2022 est-il toujours la technique viticole la plus prisée ?

Bien sûr ! Cette utilisation concerne l'entretien du rang, plus précisément le cavaillon (autour du pied). Selon la densité de plantation, cela représente d'un tiers à la moitié de la surface totale d'une parcelle viticole. Quand on parle de désherbage exclusivement sous le cavaillon, il est encore rationnel d'utiliser des herbicides, d'un point de vue technico-économique. Ce qui explique d'ailleurs le succès, le confort et la facilité d'usage, qui rend cette technique très rationnelle pour de nombreux utilisateurs.
Quel est son rôle agronomique ?

Le glyphosate est un désherbant systémique utilisé en combinaison avec d'autres dans les stratégies que je viens d'évoquer. Il fonctionne très bien : il fait place nette finalement pour l'utilisation de désherbant de pré-levée, c'est-à-dire anti-germinatif. Le glyphosate est un désherbant de post-levée : il est utilisé en complément des pré-levés qui, eux, vont empêcher la zone désherbée de reverdir.
Quel est l'intérêt de désherber sous le cavaillon ? Est-ce uniquement pour lutter contre les risques de stress hydrique ?

D'un point de vue agronomique, l'enjeu du désherbage, peu importe qu'il soit réalisé chimiquement ou mécaniquement, répond à un objectif de production. Si l'on n'empêche pas l'herbe de se développer, on assiste à une concurrence pour l'eau et l'azote.

Le désherbage a cependant un intérêt en dehors de toutes questions de stress hydrique. Car il s'agit de favoriser la vigne par rapport aux autres plantes qui poussent autour d'elle. C'est bien l'azote qui va déterminer la croissance des rameaux, l'élaboration du niveau des rendements par les sorties de grappes, etc. Plus on accepte le développement de l'herbe, plus on accepte un rendement plutôt limité.
Quelles sont les alternativesau désherbage chimique ?

Le désherbage mécanique est l'alternative la plus commune, la plus ancienne, la plus validée par la filière. On dispose d'autres techniques comme le désherbage thermique. Par rapport au désherbage mécanique, le désherbage thermique est plus aisé à utiliser mais en termes de temps passé, c'est autre chose. Son efficacité est bonne mais au prix de nombreux passages. Il est donc coûteux en temps et en énergie.

Autre alternative : le paillage. C'est une opération plutôt problématique car très lourde à mettre en oeuvre et coûteuse. Son intérêt concerne plus particulièrement les jeunes plants, le temps de la mise en production. On peut aussi choisir d'accepter la présence d'un couvert végétal, mais il doit être assorti d'un objectif de production modérée.
La disparition programméedu glyphosate représente-t-elleun danger pour la filièreou une opportunité ?

Pour les vignobles qui ne disposent que de peu de marges de manoeuvres pour se réorganiser dans l'optique d'une généralisation du désherbage mécanique, on peut assister à un arbitrage entre protection phytosanitaire et travail du sol. Ce qui peut être pénalisant pour la production, et donc pour la compétitivité de l'entreprise. Le risque existe réellement.

Mais j'y vois des opportunités. Un tel changement peut engendrer de l'innovation et l'obligation de trouver des solutions alternatives en dehors des schémas préétablis. Si on reste sur des itinéraires classiques de désherbage mécanique, oui, ça demandera beaucoup de temps. Mais il existe des innovations techniques très simples qui permettent de gagner du temps en combinant des interventions de désherbage du cavaillon avec d'autres opérations dans le vignoble. Le but est de retirer le coût spécifique du désherbage.

Je pense que ça va beaucoup stimuler le développement de la robotique. La robotique est aujourd'hui très chère mais s'il y a des perspectives de déploiement à grande échelle, il y a aura des économies à la clef.
Propos recueillis par Jean Daniel KIENTZ Y ALLER « Comment relever le défide la transition écologiqueau vignoble ? », c'est le thèmedu colloque proposé le jeudi 21 marsde 8 h 30 à 17 h par l'IFV au Biopole,33 rue de Herrlisheim, à Colmar.Programme complet sur le site http://www.vignevin.com/recherche/innovations/colloque-colmar.html

 

 
 

 

M2A va financer un audit sur le Mise

Publié dans le panorama le Dimanche 17 mars 2019 à 08:56:16

© L'alsace, Dimanche le 17 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

M2A va financer un audit sur le Mise
 

 
Après la réunion du conseil d'administration du Musée de l'impression sur étoffes (Mise), présidé par Pascal Bangratz, le 12 mars dernier, Mulhouse Alsace agglomération (M2A) et la Drac ont tenu à apporter quelques précisions.

« Fabian Jordan, président de M2A, et Christelle Creff-Walravens, directrice régionale des affaires culturelles, ont participé à cette séance, considérant la situation du Mise extrêmement préoccupante, et souhaitant montrer le soutien fort de l'agglomération et de l'État à ce patrimoine d'exception de notre territoire, est-il indiqué dans un communiqué. Ils ont également relevé l'attachement de la ville de Mulhouse et de la région Grand Est en la personne de Jean Rottner, associé aux démarches en cours par Fabian Jordan. En dehors de l'instruction judiciaire ouverte pour des disparitions de collections et d'objets, Fabian Jordan et Christelle C reff-Walravens ont rappelé le travail de récolement en cours, confidentiel, que l'agglomération supervise par la mise à disposition de sa conservatrice [...] et que la Drac soutient par des moyens financiers qui seront amplifiés en 2019, afin d'accélérer l'opération. Ce travail scientifique est essentiel pour évaluer avec précision les disparitions, la situation des collections et les potentialités en termes de développement. Fabian Jordan a souhaité par ailleurs que l'audit financier, sollicité en décembre, soit lancé pour avoir une vision claire de l'état financier de la structure. Cet audit devrait permettre d'avoir une vue précise de la situation du Mise, nécessaire avant toute décision d'engagement financier. L'agglomération financera cet audit réalisé par un cabinet extérieur. »

Le Mise connaît depuis onze mois une très grave crise : décès de son directeur, découverte du pillage de ses collections et, plus récemment, retrait d'oeuvres prêtées, difficultés financières, sous-effectif chronique du personnel (L'Alsace du 9 mars). Précisons que le conseil municipal de Mulhouse a voté le 14 mars dernier une motion de soutien à ce musée et que le collectif citoyen Sauvons le Mise compte déjà plus d'une centaine de membres sur son groupe Facebook. H. P.

 

 
 

 

Electropolis en visite virtuelle

Publié dans le panorama le Dimanche 17 mars 2019 à 09:32:08

© L'alsace, Dimanche le 17 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Electropolis en visite virtuelle
 

 
Damien Kuntz, chef du service scientifique à Electropolis, surfe sur la plateforme « Once upon a try ». On y découvre notamment la grande machine Sulzer-BBC sous tous les angles. Photo L'Alsace/H. P.
Dévoilée le 6 mars dernier à l'Académie des sciences à Paris, « Once upon a try » est une immense exposition en ligne dédiée aux grandes inventions et découvertes, aux visionnaires qui ont façonné notre monde, aux récits d'échecs épiques ou d'accidents heureux.

Plus de 110 institutions, sites et musées de 23 pays y ont collaboré et, parmi eux, un musée du Grand Est dédié à l'aventure de l'électricité, Electropolis à Mulhouse. « En France, seulement douze musées ou sites ont participé et on en fait partie, relève Damien Kuntz, chef du service scientifique à Electropolis. On est très fiers d'être sur le même rang que le musée des Arts et Métiers ou le château de Versailles... »

Au départ de cette aventure, qui offre un « rayonnement » accru à ce « petit » musée du sud Alsace, son président Julien Villeret. « Il connaît les gens qui s'occupent de ça chez Google et nous a encouragés à signer une convention de partenariat avec Google Arts et Culture. » Si ce service n'est pas nouveau, il était jusqu'à présent plutôt consacré à l'art ou l'histoire, avec déjà plus de 1 800 musées en ligne. « Là, il s'agit d'un nouveau projet sur les sciences et techniques », précise Damien Kuntz.

Concrètement, chaque site est libre de montrer ce qu'il désire et chacun a eu une approche très différente. « La seule condition était celle de la qualité des images fournies », indique Damien Kuntz.
« On peut zoomer, aller voir chaque détail... »

Le point commun pour tous les sites est la visite virtuelle proposée grâce à la technologie Street view. Pour cela, un technicien est venu prendre des photos d'Electropolis sous tous les angles, il y a environ un an. Le visiteur en ligne peut ainsi pénétrer dans les lieux et, notamment, admirer la grande machine Sulzer-BBC - cet imposant groupe électrogène, témoin de l'époque des expositions universelles - sous tous ses rouages. « On peut zoomer, aller voir chaque détail, pénétrer sur le plateau... Ce que le visiteur, en vrai, ne peut pas faire », détaille Damien Kuntz.

Pour compléter, plusieurs expositions thématiques virtuelles sont proposées. Elle permettent de découvrir une centaine de pièces de la collection, parfois non visibles in situ car conservées dans les réserves. L'une de ces expos est consacrée à la représentation de la fée électricité, allégorie très présente à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, qui a nourri l'inspiration de nombreux artistes. « La fée est souvent un personnage qui brandit une lampe. C'est un peu une cousine de la statue de la Liberté, qui était elle-même un phare... », remarque Damien Kuntz.

Une autre se penche sur la surprenante histoire du radiateur, objet domestique au service de l'art et de l'innovation, et la troisième est consacrée à l'histoire et au fonctionnement de la grande machine. « Nous avons été chouchoutés par les gens de Google, qui se sont montrés très intéressés par notre fonds, souligne encore le chef du service scientifique. C'est une collection assez atypique, mais de référence, unique en Europe, avec des objets du quotidien... »

Et Electropolis songe déjà à de futures autres expositions virtuelles, « par exemple, pour montrer des objets que nous possédons en grand nombre mais que l'on ne peut pas tous présenter dans le musée, comme les réfrigérateurs ».

L'établissement mulhousien, qui accueille environ 40 000 visiteurs chaque année, ignore encore l'impact qu'aura sa présence sur cette vaste plateforme. « Mais nous avons tout à y gagner, estime Damien Kuntz. Le numérique est un autre terrain, qui a un autre public et par expérience, on sait que cela ne prend pas de visiteurs au musée. »

Si tous les textes explicatifs ont été rédigés en français, l'outil de traduction automatique de Google est proposé. Ce qui permet à des visiteurs de toute la planète et de toutes les cultures de découvrir sans voyager ces étonnantes richesses situées à Mulhouse. Hélène POIZAT
EXPLORER Sur Google Arts et Culture : https ://artsandculture.google.com/project/once-upon-a-try ou avec l'application IOS ou Androïd.

 

 
 

 

Patrimoine Eglise protestante réformée Saint-Paul Rendre sa voix à l'orgue d'Albert Schweitzer

Publié dans le panorama le Dimanche 17 mars 2019 à 08:57:28

© Dna, Dimanche le 17 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Patrimoine Eglise protestante réformée Saint-Paul
Rendre sa voix à l'orgue d'Albert Schweitzer
L'orgue Dalstein-Hærpfer de l'église réformée Saint-Paul de Mulhouse a été classé monument historique. Reconstruit en 1908 et conservé dans son jus bien qu'il soit muet depuis la sécheresse de 2003, cet orgue, qui a été celui d'Albert Schweitzer, est le seul de Mulhouse à bénéficier de ce classement qui lui permettra peut-être une restauration en bonne et due forme.
 

 
L'orgue Dalstein-Hærpfer (au fond) trône dans le temple Saint-Paul de Mulhouse, aux côtés de l'orgue de 2006 d'Hubert Brayé.
C'est un orgue très particulier et quelque peu exceptionnel qui trône, en silence, au fond du temple Saint-Paul de Mulhouse. Les initiés disent de lui que c'est l'orgue d'Albert Schweitzer... En fait, c'est un orgue commandé, et réceptionné en 1908, notamment par Albert Schweitzer, alors expert pour la maison de facture d'orgues Dalstein-Hærpfer. Une histoire singulière...
Romantique et symphonique

En 1893, dans un contexte de grand développement industriel et d'expansion démographique à Mulhouse, la construction d'un temple est engagée pour la création, à l'intention des habitants des cités ouvrières, d'une nouvelle paroisse protestante réformée, dénommée Saint-Paul. Un orgue, commandé à la manufacture Dalstein-Hærpfer en Moselle, est posé huit mois après l'inauguration de l'église réformée, en août 1896. Il est composé de trois parties : le grand orgue de 56 notes, le récit expressif de 56 notes et un pédalier de 27 notes. C'est le jeune André Stern qui en est nommé organiste. Et en 1902, celui-ci entre dans la famille du facteur d'orgues en épousant une fille Hærpfer...

Mais l'orgue de Saint-Paul est rapidement hors d'usage : la toute récente technologie de la traction pneumatique est-elle encore imprécise ? Ou est-ce à cause des quatre poêles à gaz qui servaient de chauffage au bâtiment ? En 1906, André Stern déclare l'instrument inutilisable et souhaite le remplacer !

En tant que gendre du facteur d'orgue, André Stern assure la liaison entre la paroisse et la manufacture. Et c'est Albert Schweitzer, condisciple d'André Stern aux cours d'orgue d'Eugène Münch et devenu expert pour la maison de facture d'orgues, qui suit les travaux... Le premier orgue est démonté, mais certaines parties seront réutilisées.

L'influence d'Albert Schweitzer est bien lisible dans la composition des jeux, dans les commandes des combinaisons par pédales, et les combinaisons libres par claviers. Si l'ajout d'un troisième clavier est un temps envisagé, le nouvel orgue se composera finalement d'un grand orgue de 56 notes, d'un récit expressif de 56 notes, et d'un pédalier de 30 notes, avec un nombre de jeux porté à près du double de celui de l'ancien orgue, passant de 17 à 30 registres.

La seule critique émise dans le procès verbal de réception était que l'instrument nécessitait deux souffleurs pour fonctionner, et qu'il faudrait envisager d'installer un ventilateur électrique (ce qui sera fait en 1943). Le concert inaugural est donné le 15 mars 1908 par André Stern et Albert Schweitzer. Celui-ci reviendra y jouer en 1911.

En 1917, les tuyaux de façade en étain sont réquisitionnés par l'administration allemande pour « soutenir l'effort de guerre » et ils seront ultérieurement remplacés par des tuyaux en zinc. Un simple nettoyage est réalisé en 1930 et André Stern devenu organiste à Bischwiller, la maintenance est confiée à Georges Schwenkedel.

En 1947, celui-ci propose un devis avec un relevage, dans le but de « remplacer le son gras et épais de l'instrument par un son clair et brillant ». Deux styles s'opposent, le post-symphonique prisé par Albert Schweitzer et le néo-classique souhaité par Georges Schwenkedel... Ainsi, la console est déplacée, suite à l'agrandissement de la tribune et au final, trois jeux sont changés, Trompette, Clairon et Voix céleste étant remplacés par Cromorne, Tierce et Nazard, au grand désappointement d'Albert Schweitzer qui y revient jouer en 1950, et regrettera aussi la dégradation de la traction pneumatique : « L'orgue, c'était un cheval de cavalerie, c'est maintenant un cheval de labour ».
La faute à la canicule de 2003

De petits travaux seront encore réalisés en 1969 pour une réparation et un accord ; et en 1984, Alfred Kern remet la console indépendante à sa position originelle, mais tournée vers l'orgue et non plus vers la nef. En 1995, une restauration est entreprise par son fils, Daniel Kern, pour remettre en état la traction pneumatique et restituer la composition originelle. Mais après la canicule de 2003, un humidificateur à vapeur est malencontreusement relié au ventilateur électrique, décollant une partie de la peausserie, ce qui condamne l'instrument au silence...

Un orgue de choeur, orgue mécanique moderne, de facture française, construit en 2006 par Hubert Brayé de Mortzwiller, placé sur une tribune latérale, le remplace depuis. Pourtant, l'opus 122 de la maison Dalstein-Hærpfer est resté, selon les spécialistes, une merveille d'un intérêt historique incontestable (et d'un intérêt musical extrêmement probable) et s'y trouvent encore 25 jeux authentiques. Une rareté en Alsace, le seul à Mulhouse... Et il est désormais classé et pourra être restauré.

La merveille de l'époque romantique de l'Orgelbau-Anstalt von Dalstein & Hærpfer qui, déjà au début du XXe siècle, citait sur son papier à entête, sept références : Nancy, St-Sébastien ; Luxembourg, Cathédrale ; Metz Cathédrale ; Metz St-Vincent ; Hayingen (Lthr.) ; Metz, neue ev. Kirche ; et en troisième position... Mulhausen (Els.) ev. Kirche !
Michèle MARCHETTI Sources : Rapport de Christian Lutz pour la demande de protection de l'orgue Dalstein-Haerpfer de Saint-Paul auprès du Ministère de la culture ; brochure sur les 100 ans de la paroisse Saint-Paul - Jean-Luc Eichenlaub. Voir notre vidéo sur dna.fr

Sources : Rapport de Christian Lutz pour la demande de protection de l'orgue Dalstein-Haerpfer de Saint-Paul auprès du Ministère de la culture ; brochure sur les 100 ans de la paroisse Saint-Paul - Jean-Luc Eichenlaub.

 
 

 

Saint-Vincent-de-Paul : appel aux nouveaux membres

Publié dans le panorama le Dimanche 17 mars 2019 à 08:58:59

© L'alsace, Dimanche le 17 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Saint-Vincent-de-Paul : appel aux nouveaux membres
 

 
De nombreux membres ont assisté à l'assemblée générale.  Photo L'Alsace/Robert Furderer
L'association Culture et loisirs Saint-Vincent-de-Paul de Colmar a tenu sa 36e assemblée générale dimanche 10 mars, dans la salle Marcel Berbett du foyer.

Après une minute de silence en hommage à André Zwilgelstein et Jean-Jacques Keller, deux membres décédés l'année passée, la présidente, Yvette Paciello a remercié les bénévoles et lancé un appel aux nouveaux membres .

Le vice-président Antoine Paciello a évoqué les travaux réalisés en 2018, par les entreprises et en propre régie. Il a notamment remercié « le Conseil départemental et la mairie de Colmar, pour la subvention accordée, pour les travaux d'étanchéité de la toiture du Foyer. »

Le trésorier Michel Frick a présenté un bilan financier négatif. Marie-Claudine Paciello et Marc Ubéral veilleront une année supplémentaire sur les comptes et le tiers sortant est reconduit, pour 3 ans. La cotisation passe à 20 EUR, en 2020. Après présentation du budget prévisionnel par Michel Frick, Antoine Paciello a détaillé les travaux prévisionnels, selon les moyens, à effectuer par les entreprises. Il s'agit notamment de réviser l'éclairage du hall d'entrée principal. Côté achats, l'association prévoit de renouveler la vaisselle et d'acquérir une table de mixage professionnelle, avec entrée USB, pour la sono.

Bernard Batz a commenté le programme des manifestations jusqu'en mai, et annoncé la nouvelle représentation de la troupe théâtrale de Saint-Vincent de la pièce en deux actes « Burahhoff » les dimanches 17 et 24 novembre, sur la scène de la salle Marcel Berbett.

Avant le verre de l'amitié, le président fondateur André Graff, le président de l'OMC Michel Glénat, la conseillère départementale Martine Dietrich, le 1er adjoint Yves Hemedinger, le maire Gilbert Meyer et le curé Jean-Marie Bottais ont remercié et félicité la présidente et son équipe de bénévoles et souligné le travail réalisé « en bonne entente avec la paroisse ».
R. F.

 

 
 

 

tentinabul - Le 5e rendez-vous de l'imaginaire

Publié dans le panorama le Dimanche 17 mars 2019 à 09:00:55

© L'alsace, Dimanche le 17 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

tentinabul - Le 5e rendez-vous de l'imaginaire
 

 
« L'idée née en 2015 était de proposer dans la durée une offre culturelle en milieu naturel avec du spectacle vivant », explique Alain Nussbaumer, le directeur du centre de rencontres. « Notre festival se veut à la fois petit par ses jauges réduites, et grand dans son autonomie ». Le bilan de fréquentation présenté par l'animateur Laurent Lévy et le conteur Stéphane Herrada permet de confirmer le succès de l'édition 2018 : croissance de 22,6 %, 85 représentations, 4806 entrées, scolaires, établissements et tout public confondus. Tous ces éléments chiffrés ont donné le vertige aux participants d'une réunion d'information qui a été organisée récemment en présence de Marie-Claire Schaffhauser, adjointe de Lautenbach, d'Alain Grappe, vice-président du conseil départemental, et des éducateurs-plasticiens de l'Esat, l'Evasion de Sélestat (Etablissement et Service d'aide par le Travail).
L'archéologue de l'imaginaire

Si la création de décors et la mise en place de l'exposition collective de cabanes à oiseaux fantaisistes sont prises en charge par l'Esat, ce seront cette année quatre compagnies professionnelles qui assureront les spectacles. Aux côtés de « l'archéologue de l'imaginaire » Laurent Lévy avec sa mystérieuse histoire de joueur de flûte (3 à 12 ans), le public tentera de découvrir avec Stéphane Herrada le secret de Til. Pourquoi tous les lutins de la forêt ont subitement été transformés en pierres (3 à 12 ans) ? La Compagnie Bas les Pat'Hibulaire fera vivre aux 3 à 7 ans en musique et en chanson des aventures qui les transformeront en grenouille et en crapaud. La forêt chantante du professeur Allumettes permettra enfin aux 3 à 12 ans de manipuler des éléments naturels et de s'improviser musiciens et chanteurs. Chaque spectacle d'une durée moyenne d'1h30 se jouera deux fois par jour.

Pique-nique nature à midi. Replis à l'abri assuré en cas de pluie. Restauration possible sur place sur réservation.

Tarifs : un spectacle (demi-journée) 6,50 EUR. Forfait 2 spectacles (journée) 11 EUR. Gratuité pour les accompagnateurs : un adulte pour 8 enfants pour les 3-6 ans. Un adulte pour 15 enfants pour les 6-12 ans.
CG CONTACTER Renseignements et réservation : Anne Mathys tél. 03.89.76.82.10 ou 07.68.57.90.77 ; Planning en ligne : www.tentinabul.fr, courriel : info@tentinabul.fr ;

 

 
 

 

munchhouse - Travaux de voiries au programme

Publié dans le panorama le Dimanche 17 mars 2019 à 09:01:46

© L'alsace, Dimanche le 17 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

munchhouse - Travaux de voiries au programme
 

 
Les travaux de voirie avance dans la rue des Fleurs à Munchhouse.  Photo L'Alsace/Christian Werthe
Le conseil municipal de Munchhouse s'est réuni récemment sous la présidence du maire, Philippe Heid. Concernant les travaux de voiries, rues de Rumersheim, des Fleurs et de Hirtzfelden, les travaux ont nécessité l'interruption complète de la circulation. Le conseil départemental n'avait pas donné son autorisation quant à la déviation par l'ancienne piste de la BA132. Au croisement de la rue de Rumersheim avec la rue Sainte-Agathe, il a été nécessaire de raccorder des avaloirs d'eau pluviale à un nouveau réseau, du fait de la présence d'anciennes canalisations en amiante/ciment.

Le maire a ajouté que l'Association foncière a entrepris des travaux sur le chemin d'exploitation Kreuzleweg, rue des Vergers, et sur celui situé entre Munchhouse et Roggenhouse.

Par ailleurs, la place de la Carpe frite sera stabilisée avec des matériaux issus d'enrobé ayant été retiré ailleurs. Ce chantier s'élève à 8 496 EUR TTC, montant pris en charge par la commune.

Concernant le Syndicat intercommunal d'assainissement et d'eau potable, Philippe Heid a précisé que la loi du 3 août 2018 porte transfert obligatoire des compétences eau et assainissement à la communauté de communes, à moins que les membres s'y opposent. Les communes de Hirtzfelden, Roggenhouse, Rustenhart et Munchhouse adhèrent au SIAEP de Munchhouse. Les élus, à l'unanimité, ont confirmé leur attachement au maintien de la compétence eau potable au SIAEP de Munchhouse et environs.
Eau potable : refusdu transfert de compétence

D'autre part, ils ont refusé le transfert de cette compétence à la communauté de communes au 1er janvier 2019, et demandent au législateur que le choix de transfert soit librement décidé par les communes et non imposé à l'horizon 2026.

La prise en charge du permis poids lourds pour quatre sapeurs-pompiers a été décidée ; le coût de la formation s'élève à 4 799,97 EUR TTC : le Sdis (Service départemental d'incendie et de secours) 68 alloue une subvention de 348 EUR, et l'amicale des sapeurs-pompiers de Munchhouse participera à hauteur de 2225,58 EUR.

L'animation « Troc'livres 2019 » se déroulera du 1er au 6 avril, avec un café découvertes le 6 avril. L'adjointe Sandra Mauriol a présenté cette édition qui se tiendra dans la cour de l'école maternelle et élémentaire, ainsi que dans la salle polyvalente. Samedi 6 avril, trois ateliers seront proposés autour du conte et des marionnettes, une présentation de l'association des Paralysés de France, une vente de livres d'occasions, et la présence de la section théâtrale de l'École de musique intercommunale du Pays Rhin-Brisach.

Les élus ont encore abordé le projet d'aménagement et de développement durable (Padd) du Plan d'urbanisme intercommunal (PLUI). Le débat a porté sur la dynamique de la production des logements, le maintien du développement des services de proximité existants, la requalification économique des friches militaires, dont l'ancienne piste de la BA 132 à Munchhouse, et le projet de centrale photovoltaïque, ainsi que la qualité de vie des habitants, le lien et la mixité sociale.
Christian Werthe

 

 
 

 

Algolsheim Conseil municipal PADD : le risque d'inondation doit être pris en compte

Publié dans le panorama le Dimanche 17 mars 2019 à 09:02:16

© Dna, Dimanche le 17 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Algolsheim Conseil municipal
PADD : le risque d'inondation doit être pris en compte
Le conseil municipal d'Algolsheim s'est réuni le 11 février sous la présidence du maire André Sieber, pour débattre des points suivants.
 

 
Travaux

Le conseil municipal approuve le plan de financement des travaux de transformation de l'ancien CPI en bibliothèque et de l'accessibilité de la salle polyactivités, pour un total de 206 944 EUR HT (aide régionale 45 928 EUR, communauté de communes 66 630 EUR, DETR (préfecture) 16 533 EUR) et le plan de financement pour les travaux d'accessibilité de l'école et du périscolaire, pour un montant total de 28 328 EUR HT (DETR (préfecture) 14 164 EUR). Dans les deux cas, une demande est en cours au conseil départemental.

Plan local d'urbanisme intercommunal

Une réunion avait été organisée avec le conseil municipal le 17 janvier pour étudier le règlement et les documents graphiques du projet de PLUi. Le conseil municipal approuve les propositions transmises par la commune, qui souhaite que certaines précisions ne concernent pas les carports, abris de jardin, abris à bois et piscine.

Projet d'aménagement et de développement durable (PADD)

Le conseil municipal est particulièrement favorable à la connexion entre l'autoroute française et allemande (à Hartheim) pour desservir la future zone EcoRhéna, la mise en service de la ligne ferroviaire Colmar Fribourg, la volonté de pallier le manque d'hébergement et de restauration sur le territoire de la communauté de communes et à la préservation de l'irrigation pour maintenir le secteur agricole.

Le conseil municipal fait également remarquer que pour le risque de remontée de nappe phréatique, la commune d'Algolsheim n'est pas citée alors qu'en cas de très fortes précipitations, beaucoup de caves ont déjà été inondées : elle souhaite donc que ce risque soit pris en compte.

Mutualisation

Le conseil municipal prend acte du projet de schéma de mutualisation présenté par le conseil communautaire et précise que pour un groupement de commande, la mutualisation n'est pas approuvée dans sa forme actuelle parce que la commune doit s'engager sans connaître le prix et peut devoir payer des pénalités si elle souhaite se retirer de ce groupement.

 

 
 

 

vieux thann - La restructuration de la mairie sur les rails

Publié dans le panorama le Dimanche 17 mars 2019 à 09:04:05

© L'alsace, Dimanche le 17 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

vieux thann - La restructuration de la mairie sur les rails
 

 
Le saint sépulcre de l'église Saint-Dominique fait l'objet d'un projet conséquent de restauration.  Photo L'Alsace/M.L.
Le conseil municipal de Vieux-Thann, réuni mercredi sous la présidence du maire Daniel Neff, a approuvé l'avant-projet définitif du réaménagement structurel (visant surtout une amélioration de la confidentialité), sécuritaire (conformité à diverses normes, accessibilité, etc.) et énergétique de la mairie. Il a été établi en étroite collaboration avec l'Adauhr (Agence départementale d'aménagement et d'urbanisme du Haut-Rhin) et le cabinet d'architecture Koessler de Cernay.

Les travaux, qui pourraient se chiffrer aux alentours de 650 000 EUR, devraient débuter dans la deuxième quinzaine du mois d'août pour s'achever en février 2020. Dès le mois de juin, les services de la mairie seront transférés dans le sous-sol de la Sapinette alors que les séances du conseil et les mariages se dérouleront à la salle Sainte-Odile. Pour cette importante opération, des aides multiples seront sollicitées : l'État (dotation de soutien à l'investissement public local), le Département et d'autres financeurs, la commune prévoyant un autofinancement d'environ 50 % du coût des travaux.

Le saint sépulcre de l'église Saint-Dominique, oeuvre majeure de la vallée du Rhin, fait l'objet d'un projet de consolidation, de restauration et de restitution d'éléments sculptés disparus, pour un montant prévisionnel de 225 000 EUR. La Direction régionale des affaires culturelles (Drac) a annoncé sa participation à hauteur de 40 % du coût. La Fondation du patrimoine sera aussi sollicitée pour la mise en place d'une souscription, ainsi que le Département, dans le cadre du plan patrimoine 68, l'État, via la mission Bern, et d'autres financeurs potentiels.
En bref

STOCAMINE.- Le conseil adopte une motion en faveur du déstockage intégral des déchets ultimes de Stocamine et demande au gouvernement de clarifier l'annonce ministérielle du 12 février 2019 et de respecter le principe de précaution pour la préservation de la nappe phréatique.

ADHÉSION.- La commune va adhérer à l'Association des petites villes de France dans un but d'échange, de partage des expériences et de meilleure gestion des affaires courantes.

ÉVICTION AMIABLE.- Dans le cadre de la réhabilitation de l'ancien magasin de la filature Duméril, Jaeglé et Cie, un accord d'éviction amiable a été conclu avec la société Techni chaleurs services, moyennant une indemnisation de 88 000 EUR. Cette entreprise s'engage à quitter les lieux au 1er juin prochain.

PASSAGE À NIVEAU.- L'acquisition du terrain de l'ancienne maison du garde-barrière est assortie d'une servitude de non-implantation de végétaux à haute tige, afin de préserver la visibilité aux abords du passage à niveau.

CESSION DE LOGEMENTS.- Le conseil accepte la cession de six logements âgés de plus de 10 ans, situés rue de Reiningue et gérés par Domial. Le but est de permettre aux locataires d'accéder à la propriété dans des conditions avantageuses, ou de céder ce droit à leurs enfants. Les locataires ne souhaitant pas profiter de cette opportunité sont évidemment autorisés à rester dans leur logement aux conditions actuelles.

ENFANCE.- Le contrat Enfance-jeunesse conclu avec la Caisse d'allocations familiales est reconduit pour la période 2019 à 2022.

PERSONNEL COMMUNAL.- Six agents saisonniers seront recrutés pour pallier les carences engendrées par les congés d'été du personnel des services techniques, administratifs et périscolaires.

La participation au Groupement d'action sociale du personnel, de 85 EUR par agent, est maintenue.

La commune adhère au Groupement de commande d'assurance statutaire mis en place par le Centre de gestion du Haut-Rhin.
Marc LANOIX