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[Cliquer et glisser pour déplacer] Terrorisme Double attaque à Christchurch en Nouvelle-Zélande Mosquées attaquées : la piste du suprémacisme blanc

Publié dans le panorama le Samedi 16 mars 2019 à 06:24:45

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Terrorisme Double attaque à Christchurch en Nouvelle-Zélande
Mosquées attaquées : la piste du suprémacisme blanc
Le tueur présumé des mosquées de Christchurch (Nouvelle-Zélande), un Australien âgé de 28 ans, a suivi le mode opératoire, les motivations idéologiques et les codes des suprémacistes d'ultradroite anglo-saxons. Le bilan de cette tuerie, établi à 49 morts, pourrait s'alourdir.
 

 
Les policiers ont arrêté Brenton Tarrant, un Australien de 28 ans, auteur présumé du carnage.
Un massacre prémédité de longue date dans deux mosquées à l'heure de la prière. Un manifeste de 74 pages qu'il a intitulé « Le grand remplacement » et qu'il a diffusé sur les réseaux sociaux une heure avant ce que la Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, a décrit comme « une attaque terroriste ». Une attaque filmée par l'auteur lui-même. Méthodiquement, ce vendredi en début d'après-midi à Christchurch, l'individu lourdement armé a tiré sur les fidèles dans deux mosquées de l'agglomération. Il a tué au moins 49 personnes, blessé une cinquantaine d'autres, dont de jeunes enfants. Une vingtaine sont dans un état grave. Il a été arrêté, ainsi que deux autres hommes (lire par ailleurs).
Le modèle du Norvégien Anders Breivik

Le mode opératoire et les motivations apparentes du principal suspect, Brenton Tarrant, Australien de 28 ans, suprémaciste blanc qui se dit « fasciste » et dénonce un « génocide blanc », comporte de fortes similitudes avec les attentats perpétrés en 2011 par l'extrémiste de droite norvégien Anders Breivik sur l'île d'Utoya (77 morts).

« À travers son manifeste, Tarrant s'affiche comme un Européen au sens ethnique du terme (N.D.L.R. : avec des racines écossaises et irlandaises d'après son manifeste), il y a une obsession de la race blanche », retient Stéphane François, historien, spécialiste des droites radicales. « Il se montre aussi séparatiste, sans faire référence à l'antisémitisme ». D'après ce spécialiste, le propos de Brenton Tarrant n'est pas si éloigné de celui du Français Guillaume Faye, essayiste, journaliste et théoricien d'extrême droite, décédé début mars, qui a théorisé sur « une guerre civile et raciale ».
La culture de la violence

Le terroriste australien utilise les mêmes logos, images et références idéologiques que les suprémacistes américains, les néo-nazis, ainsi que ceux des « nativistes anglo-saxons ». « Il est très fréquent qu'en Australie, les groupes extrémistes copient ce qui se passe aux États-Unis tellement l'imprégnation culturelle nord-américaine est forte », rappelle le politologue Jean-Yves Camus, autre grand spécialiste de l'extrême droite.

Le tueur présumé cite aussi Oswald Mosley, fondateur en 1932 de l'Union britannique des fascistes.

La France abrite-t-elle de tels profils ? « On a quelques dizaines, une centaine d'individus dans ce genre de délire racialiste, mais c'est une frange marginale et extrêmement surveillée », estime Jean-Yves Camus, qui rappelle que le président Macron a appelé à la dissolution de plusieurs groupuscules. « Le terrorisme islamiste apparaît comme le premier dans l'ordre des priorités, mais il ne faut pas exclure une action de l'ultra-droite, même si en France, il n'y a pas le même accès aux armes automatiques que dans les pays anglo-saxons », ajoute Camus.

Cette double menace correspond à un scénario évoqué par Patrick Calvar, alors patron du renseignement intérieur (DGSI), en 2016, qui disait son inquiétude d'une dérive vers « une confrontation entre l'ultra-droite et le monde musulman ». Dès vendredi soir, selon plusieurs observateurs, des sites djihadistes, liés aussi bien à Al-Qaida qu'à Daech, ont repris de la vigueur, appelant à la « revanche » après l'attaque de Christchurch. Le terroriste a frappé dans un bout du monde réputé paisible et loin du fracas. Un attentat condamné par toute la communauté internationale.
Xavier FRERE

 

 
 

 

Il raconte un voyage dans l'est de la France

Publié dans le panorama le Samedi 16 mars 2019 à 06:26:06

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Il raconte un voyage dans l'est de la France
 

 
Le tireur a publié un manifeste et une vidéo où les références à l'Europe et à la France abondent. Photo TESSA BURROWS/AFP
Avant de passer à l'acte, et de filmer en direct l'assaut sur Facebook, Brenton Tarrant a publié sur Twitter un document de 74 pages intitulé « Le grand remplacement ». Ce document déclare qu'il voulait s'en prendre à des musulmans. Un désir de vengeance qui serait né alors qu'il se trouvait dans une ville de l'est de la France.
« C'est là que j'ai décidé de faire quelque chose »

Dans ce manifeste, il écrit notamment : « Je me souviens être entré dans un centre commercial pour acheter de la nourriture dans une ville de taille moyenne de l'est de la France, comptant environ 15 000 à 25 000 personnes. Alors que je restais assis dans ma voiture de location sur le parking, je voyais un flot d'envahisseurs traverser les galeries du centre commercial. Il y avait deux fois plus d'envahisseurs que de Français. J'en avais assez vu et suis sorti de la ville en colère, refusant de rester plus longtemps dans cet endroit maudit ».

Il évoque également les « croix blanches » d'un cimetière militaire devant lesquelles il aurait éclaté en sanglots, expliquant que « c'est là que j'ai décidé d'agir, de m'engager dans la force. De m'engager dans la violence. De mener le combat contre les envahisseurs moi-même ». Dans la suite du texte, le tireur explique, qu'après ce voyage en France, les autres moments clés de sa radicalisation furent la défaite de la dirigeante d'extrême droite Marine Le Pen à l'élection présidentielle de 2017 et une attaque au camion qui a fait cinq morts à Stockholm en avril 2017, dont une fillette de 11 ans. Il attaque aussi « le président français, capitaliste, ex-banquier qui a pour intérêt le profit ».
Référence à un écrivain français

Le titre du document lui-même semble être une référence à une thèse de l'écrivain français Renaud Camus sur la disparition des « peuples européens », « remplacés » selon lui par des populations non-européennes immigrées. Une thèse qui connaît une popularité grandissante dans les milieux d'extrême droite.
Des noms sur ses armes

Après avoir publié son manifeste raciste sur Twitter, le tireur australien a diffusé en direct des images vidéo de l'attaque. La police a demandé aux internautes de ne pas partager les images, dans lesquelles on voit l'assaillant tirer sur des fidèles à bout portant. Une copie de cette vidéo publiée sur Facebook Live montre un homme blanc aux cheveux courts se rendre en voiture jusqu'à la mosquée Masjid al Noor de Christchurch, puis tirer quand il rentre dans le lieu de culte. Des mots et les noms de suprémacistes blancs inscrits sur les armes du tireur figuraient sur la vidéo de l'attaque, que l'assaillant a diffusée sur les réseaux sociaux, dont le compte Twitter ayant publié le manifeste. La vidéo a pu être vue avant son retrait.

Les photos des armes avec leurs inscriptions bien spécifiques avaient été publiées le 13 mars sur ce même compte Twitter. Y figurent notamment, en anglais et dans plusieurs langues d'Europe de l'Est, les noms de personnages de l'histoire militaire, dont de nombreux Européens ayant combattu les forces ottomanes aux XVe et XVIe siècle.

Le ministre de l'Intérieur français Christophe Castaner a indiqué que l'homme « n'est pas connu des services des renseignements français ».

 

 
 

 

« Le siège sera... en Alsace »

Publié dans le panorama le Samedi 16 mars 2019 à 06:10:05

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« Le siège sera... en Alsace »
 

 
Brigitte Klinkert a été la première à s'exprimer notamment sur le projet de Collectivité européenne d'Alsace, avant de laisser le micro à Gérard Hug. Photo DNA/Quentin Kurtz
C'est l'association Notre canton demain qui est à l'initiative de la réunion publique sur la Collectivité européenne d'Alsace et le projet de territoire Rhin-Brisach qui s'est tenue jeudi 14 mars à la salle des fêtes d'Obersaasheim. Première à s'exprimer, Brigitte Klinkert expose avec passion et détermination le projet de collectivité européenne d'Alsace, qui doit voir le jour au 1er  janvier 2021. Elle liste les compétences - qu'elle espère voir s'enrichir grâce au débat parlementaire - le calendrier et la future organisation.

Dans la salle, de nombreuses mains se lèvent. Un des intervenants souhaite savoir « c e que deviendront les conseillers régionaux alsaciens ». Ils ne seront pas au chômage. « Le Grand Est reste en place », avec la plupart de ses compétences. « Nous espérons un toilettage de la loi NoTre - qui détermine de quel échelon relève telle ou telle compétence - et une révision de la constitution qui permettra le droit à la différenciation ».

La problématique trouve un fort écho dans le territoire, amené à se réinventer avec la fermeture de la centrale de Fessenheim.
« L'État ne va-t-il pas dire à la collectivité européenne d'Alsace : démerdez-vous avec Fessenheim ? »

La présidente est interrogée sur le statut de la future zone économique EcoRhéna. « Le traité d'Aix-la-Chapelle (signé entre le président français et la chancelière allemande) permet un assouplissement juridique, une dérogation au droit. Dans le cadre la future collectivité, nous espérons pouvoir prendre la main sur le transfrontalier ».

Un habitant de Fessenheim s'en prend au gouvernement « qui sait très bien sinistrer les régions », interroge la présidente sur un éventuel marché de dupes : « L'État ne va-t-il pas dire à la collectivité européenne d'Alsace : démerdez-vous avec Fessenheim, tout en continuant d'encaisser les impôts ? » Brigitte Klinkert veut éviter tout malentendu : « Il n'y a pas de lien entre la création de la nouvelle collectivité » et les discussions fiscales sur le post-Fessenheim.

Un médecin allemand propose une meilleure coopération dans le secteur des soins. L'élue colmarienne approuve, mais « ça ne figure pas dans le projet ».
Paris décide, l'Alsace subit

Même problème sur la question des écoles bilingues. Neuf-Brisach (école élémentaire) et Algolsheim (maternelle) vont perdre une classe. « C'est un gros chantier, important compte tenu des enjeux », mais il faut négocier avec le « mammouth » de l'éducation nationale. Une prof d'allemand de Volgelsheim fustige les conséquences « de la réforme de Vallaud-Belkacem, qui a supprimé les classes bilangues. Presque tout le monde choisit l'anglais au détriment de l'allemand ». La présidente le déplore. Paris décide, l'Alsace subit...

D'autres interventions sont plus légères. « Vous avez choisi un drapeau ? » « Non, mais faites remonter vos propositions. On n'a pas choisi d'hymne non plus... » « Vous n'avez pas posé la question du siège, j'ai un scoop pour vous, il sera en... Alsace », plaisante la présidente, qui assure que tout le monde sera entendu. « On ne fera pas preuve de jacobinisme ».

« Est-ce que vous êtes sûrs que les gens du Sundgau travailleront avec les Bächser du nord du Bas-Rhin ? » lance un habitant du nord du Haut-Rhin. « On a eu un vote unanime. Dans le Sundgau, on me félicite », sourit la conférencière du soir.

La première mi-temps s'achève sous les applaudissements de la salle. Brigitte Klinkert, qui enchaîne les rendez-vous, est attendue ailleurs. C'est au tour de Gérard Hug d'entrer en scène.
« Rien ne se ferasans les citoyens »

Le président de la Communauté de communes du Pays Rhin-Brisach (CCPRB) présente le projet de territoire, avec sa principale problématique : comment recréer les 2 000 emplois détruits par la fermeture de la centrale de Fessenheim et les richesses inhérentes. Pas en construisant une route « pour multiplier les poids lourds » entre Fessenheim et Balgau, objecte un habitant de Fessenheim. Gérard Hug « ne parle pas de tracé », assure que « rien ne se fera sans les citoyens », mais rappelle qu'il « faudra bien desservir EcoRhéna par la route ». Michel Habig, conseiller départemental du canton d'Ensisheim-Neuf-Brisach regrette l'absence de barreau routier entre la RD468 et le CD52 au nord d'Ottmarsheim. « Si on veut une zone d'activité, il faudra relier ces deux axes. Mais tant qu'il n'y aura pas de premier investissement dans la zone, il est difficile de déterminer quel type de route sera nécessaire ».
« Poubelle nucléaire »

Après les routes et un point sur le ferroviaire (liaison Colmar-Freiburg, qui ne suscite pas de question), la question de l'eau arrive sur la table. « Comment faire en sorte que le Rhin soit navigable 365 jours par an ? », notamment pour transporter les colis lourds. « On a pris une motion, demandant aux États de l'assurer. Parce que moins de colis sur la route, c'est moins de pollution. Par contre, à demi-charge, la route devient plus rentable ».

La soirée ne peut s'achever sans aborder la question du nucléaire. L'hypothèse d'un « technocentre » chargé de traiter les déchets nucléaires, à proximité de l'actuelle centrale, provoque la colère de deux militants écologistes. Le premier ne pense pas que des entreprises allemandes voudront s'installer à côté d'une « poubelle nucléaire ». La seconde parle d'effets sur la santé, ajoutant : « On a assez donné ». Gérard Hug rappelle que c'est une simple piste, évoquée dans un souci de « garder une activité d'EDF forte dans le secteur. S'il ne se fait pas ici, il se fera ailleurs... »
Cyril TROMSON

 

 
 

 

Conseil départemental du Haut-Rhin Un fonds de deux millions d'euros en faveur des seniors Le temps d'une brève séance plénière, hier après-midi à Colmar, les élus haut-rhinois ont voté le principe d'un nouveau fonds, destiné à aider au financement des t

Publié dans le panorama le Samedi 16 mars 2019 à 06:21:21

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Conseil départemental du Haut-Rhin
Un fonds de deux millions d'euros en faveur des seniors
Le temps d'une brève séance plénière, hier après-midi à Colmar, les élus haut-rhinois ont voté le principe d'un nouveau fonds, destiné à aider au financement des travaux nécessaires au maintien à domicile des bénéficiaires de l'Apa.
 

 
Plusieurs centaines de personnes sont potentiellement concernées dans le Haut-Rhin par cette nouvelle aide financière, qui viendra compléter celles déjà existantes au niveau national.
Séance plénière d'une brièveté record (à peine plus d'une demi-heure), hier après-midi à Colmar, au troisième étage de l'hôtel du département du Haut-Rhin. Brièveté ne veut cependant pas dire insignifiance.

Un rapport, en particulier, se distingue de la poignée inscrite à l'ordre du jour : le Département entend en effet instaurer un nouveau fonds pour l'Adaptation du logement (ADL), doté de deux millions d'euros pour la période 2019-2022. Ainsi que son nom l'indique, ledit fonds sera spécifiquement dédié à l'adaptation des logements des bénéficiaires de l'Allocation personnalisée à l'autonomie (Apa).

Plusieurs centaines de personnes sont potentiellement concernées dans le Haut-Rhin par cette nouvelle aide financière, qui viendra compléter celles déjà existantes au niveau national, telle que l'Apa, donc, mais aussi les subventions consenties par l'Agence nationale de l'habitat (Anah).

Sur le fond, le but poursuivi est triple : il s'agit bien sûr de favoriser le maintien à domicile le plus long possible, mais aussi de simplifier l'octroi des aides en question (les bénéficiaires de l'Apa n'auront plus besoin de recourir au Fonds de compensation du handicap) et de garantir un meilleur taux de couverture des travaux entrepris. Quel que soit le niveau de revenus, enfin, le fonds ADL permettra d'apporter une aide au moins égale à 10 % du montant des travaux engagés (le devis le moins disant servira de base de calcul). La prise en charge sera même totale pour les personnes les plus modestes et un système de tiers payant sera mis en place pour celles qui ne peuvent pas procéder à une avance de frais.

Prochaine étape dès ce mois d'avril, avec le lancement du Plan senior 2019 du Département, qui incluera en particulier une enveloppe d'investissement de huit millions d'euros sur cinq ans, destinée à la réhabilitation des Ehpad les plus anciens du Haut-Rhin.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Un fonds de 2 millions d'eurosen faveur des seniors

Publié dans le panorama le Samedi 16 mars 2019 à 06:22:50

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Un fonds de 2 millions d'euros en faveur des seniors
 

 
Plusieurs centaines de personnes sont potentiellement concernées dans le Haut-Rhin par cette nouvelle aide financière, qui viendra compléter celles déjà existantes au niveau national.

Archives L'Alsace/Vanessa Meyer

Séance plénière d'une brièveté record (à peine plus d'une demi-heure), ce vendredi après-midi à Colmar, au 3e étage de l'hôtel du département du Haut-Rhin. Brièveté ne veut cependant pas dire insignifiance.

Un rapport, en particulier, se distingue de la poignée inscrite à l'ordre du jour : le département entend en effet instaurer un nouveau fonds pour l'adaptation du logement (ADL), doté de 2 millions d'euros pour la période 2019-2022. Comme son nom l'indique, ce fonds sera spécifiquement dédié à l'adaptation des logements des bénéficiaires de l'allocation personnalisée à l'autonomie (Apa).
Maintien à domicilele plus long possible

Plusieurs centaines de personnes sont potentiellement concernées dans le Haut-Rhin par cette nouvelle aide financière, qui viendra compléter celles déjà existantes au niveau national, telle que l'Apa, donc, mais aussi les subventions consenties par l'Agence nationale de l'habitat (Anah).

Sur le fond, le but poursuivi est triple : il s'agit bien sûr de favoriser le maintien à domicile le plus longtemps possible, mais aussi de simplifier l'octroi des aides en question - les bénéficiaires de l'Apa n'auront plus besoin de recourir au fonds de compensation du handicap - et de garantir un meilleur taux de couverture des travaux entrepris. Quel que soit le niveau de revenus, enfin, le fonds ADL permettra d'apporter une aide au moins égale à 10 % du montant des travaux engagés - le devis le moins disant servira de base de calcul. La prise en charge sera même totale pour les personnes les plus modestes et un système de tiers payant sera mis en place pour celles qui ne peuvent pas procéder à une avance de frais.

Prochaine étape dès ce mois d'avril, avec le lancement du plan senior 2019 du département, qui inclura en particulier une enveloppe d'investissement de 8 millions d'euros sur cinq ans, destinée à la réhabilitation des Ehpad les plus anciens du Haut-Rhin.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

zapping Les lycéens, les pieds sur terre

Publié dans le panorama le Samedi 16 mars 2019 à 06:14:37

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zapping
Les lycéens, les pieds sur terre
 

 
200 jeunes ont manifesté pour le climat, ce vendredi à Colmar. Malgré la pluie, ils ont pu laisser leurs palmes à la maison. Jusqu'à la prochaine fois ?
? Les bons comptes...

Le ministre de l'Intérieur a répondu en début du mois à Gilbert Meyer qui lui avait adressé le 11 février dernier un état des lieux des forces de police jugées insuffisantes à Colmar. Une situation que le premier magistrat colmarien estime inquiétante avec de fortes incidences sur la sécurité. Il déroule ensuite dans le détail le nombre de nouvelles procédures, des affaires qui restent à traiter... Le courrier de Christophe Castaner est bien plus bref. Le premier « flic » de France indique juste qu'il a demandé au préfet, directeur général de la police nationale, de faire procéder à un examen diligent de la situation ». En d'autres termes de vérifier que les affirmations du maire sont justes. Gageons que personne ne soit chargé ensuite de valider les données qu'aura synthétisées le fonctionnaire.
? Échanges policés

Gilbert Meyer s'est fait renvoyer dans les cordes lors de la présentation du bilan 2018 de la compagnie de gendarmerie de Colmar, vendredi dernier. Le maire de Colmar s'y est plaint que la compagnie était mieux dotée en officiers de police judiciaire (OPJ) que la police de Colmar. Sauf que la situation n'est pas la même, lui a rétorqué le colonel Le Blond, commandant le groupement de gendarmerie du Haut-Rhin : historiquement, les OPJ y sont plus nombreux car, sur ce territoire de 1 100 km2, les gendarmes sont obligés d'être polyvalents. Un OPJ peut donc être amené à faire de l'administratif, de la prévention... Sans compter que gendarmes et policiers travaillent main dans la main, a rappelé le colonel. Et de mettre les points sur les « i » : si Gilbert Meyer a un problème avec les effectifs de sa police, ce n'est pas à la gendarmerie de le régler.
? Le dauphin ne flippe pas

On écrivait la semaine dernière dans cette même rubrique qu'Yves Hemedinger semblait décidé à ne pas réagir aux critiques virulentes de Gilbert Meyer, qui juge que le costume de maire de Colmar risque d'être trop grand pour lui (nos précédentes éditions). S'il n'a pas réagi tout de suite, c'est « parce que Colmar mérite mieux qu'un combat d'hommes », commente finalement le premier adjoint. Mais aussi parce qu'il aurait reçu de nombreuses marques de soutien, qui valent à ses yeux bien des sondages concernant sa « légitimité » : « Les gens ont bien compris pourquoi Gilbert Meyer agit ainsi : parce qu'il veut se représenter, contrairement à son engagement de 2014. Mais ils savent que ses critiques ne sont pas crédibles, sinon il ne me ferait pas confiance depuis 25 ans, dont 11 comme premier adjoint. »
? Chambre d'enregistrement

Entre la mairie de Munster de Pierre Dischinger et la comcom de Norbert Schickel, ce n'est pas l'amour fou. Assailli de questions par son opposition mardi aux orientations budgétaires, le maire du chef-lieu en a profité pour critiquer une nouvelle fois le manque de dialogue au sein de son intercommunalité : « Ce soir, il y a eu 30 ou 40 interventions, parfois relativement longues. À la comcom, si on arrive à cinq, c'est beaucoup ».
? Corinne Deissen pré-campagne ?

Dans le dernier bulletin communal, Corinne Deiss, leader de l'opposition à Horbourg-Wihr, passe à l'offensive et fustige le bilan de la majorité menée par Philippe Rogala. L'ancienne adjointe appuie là où ça fait mal : trafic accru dans un centre ville qui « n'évolue pas ». « C'est la prochaine municipalité qui va devoir mettre les bouchées doubles pour éviter que [Horbourg-Wihr] devienne une ville dortoir ». Mais avec qui comme maire ?
Claude Klinger-Zindpas épargné

A Wintzenheim, Claude Klinger-Zind a les oreilles qui sifflent. L'ancien membre de la majorité, qui a décidé le mois dernier, de quitter le groupe de Serge Nicole, ne serait pas épargné par certains de ses anciens colistiers. Pas très fair-play de la part d'une équipe qui avait connu un sort similaire en 2008 lorsque Serge Nicole s'était opposé à Guy Daesslé.
? Raël fait sa com

L'affiche a été placardée sur plusieurs colonnes Morris de Colmar. On y voit une soucoupe volante et une phrase : « Et si c'était vrai ? » Une adresse mail renvoie au site de Raël, alias Claude Vorilhon, fondateur et chef de ce mouvement contreversé qui plaide pour l'existence des extraterrestres. Pour une rencontre du troisième type à Colmar ?
Le coiffeur qui rase gratis

? Cette enseigne de coiffure qui possède deux salons au centre-ville de Colmar ne coupe pas les cheveux en quatre. Elle compte bien se faire un coup de pub à bon compte à l'occasion du 1er avril, en surfant sur le tarif élevé du stationnement.

Les Colmariens qui se garent au centre-ville ont le sentiment de se faire tondre ? Du 1er avril au 31 mai, le salon leur proposera une réduction de 2 EUR sur présentation de leur ticket de stationnement.

Pour le faire savoir, l'enseigne qui rase gratis a choisi un drôle de moyen de communication : de fausses contraventions qui seront déposées sur le pare-brise des automobilistes. Le procédé pourrait s'avérer à double tranchant...

 

 
 

 

rapportages

Publié dans le panorama le Samedi 16 mars 2019 à 06:14:08

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Dessin Phil
Les pieds sur terre
200 jeunes ont manifesté pour le climat, ce vendredi à Colmar. Malgré la pluie, ils ont pu laisser leurs palmes à la maison. Jusqu'à la prochaine fois ? À l'occasion de l'exposition consacrée aux 20 ans du « Zapping » des DNA (lire en pages 25 et 27), le dessinateur Phil partage aujourd'hui son trait d'humour hebdomadaire avec les lecteurs de L'Alsace.
Le dauphin ne flippe pas

On écrivait la semaine dernière dans cette même rubrique qu'Yves Hemedinger semblait décidé à ne pas réagir aux critiques virulentes de Gilbert Meyer, qui juge que le costume de maire de Colmar risque d'être trop grand pour lui (nos précédentes éditions). S'il n'a pas réagi tout de suite, c'est « parce que Colmar mérite mieux qu'un combat d'hommes », commente finalement le premier adjoint. Mais aussi parce qu'il aurait reçu de nombreuses marques de soutien, qui valent à ses yeux bien des sondages concernant sa « légitimité » : « Les gens ont bien compris pourquoi Gilbert Meyer agit ainsi : parce qu'il veut se représenter, contrairement à son engagement de 2014. Mais ils savent que ses critiques ne sont pas crédibles, sinon il ne me ferait pas confiance depuis vingt-cinq ans, dont onze comme premier adjoint. »
Échanges policés

Gilbert Meyer s'est fait renvoyer dans les cordes lors de la présentation du bilan 2018 de la compagnie de gendarmerie de Colmar, vendredi dernier. Le maire de Colmar s'y est plaint que la compagnie était mieux dotée en OPJ (officiers de police judiciaire) que la police de Colmar. Sauf que la situation n'est pas la même, lui a rétorqué le colonel Le Blond, commandant le groupement de gendarmerie du Haut-Rhin : historiquement, les OPJ y sont plus nombreux car, sur ce territoire de 1 100 km², les gendarmes sont obligés d'être polyvalents. Un OPJ peut donc être amené à faire de l'administratif, de la prévention... Sans compter que gendarmes et policiers travaillent main dans la main, a rappelé le colonel. Et de mettre les points sur les « i » : si Gilbert Meyer a un problème avec les effectifs de sa police, ce n'est pas à la gendarmerie de le régler.
L'art de la concision

Le 11 février dernier, Gilbert Meyer avait déjà écrit à Christophe Castaner, comme il l'avait fait à ses prédécesseurs place Beauvau, à propos du sous-effectif du commissariat de Colmar. Il déroulait dans le détail le nombre de nouvelles procédures, des affaires qui restent à traiter etc. Le ministre de l'Intérieur a répondu au début du mois. Le courrier de Christophe Castaner est bien plus bref. Le « premier flic » de France indique juste qu'il a demandé au préfet, directeur général de la police nationale, de faire procéder à un « examen diligent de la situation ».
Chambre d'enregistrement

Entre la mairie de Munster de Pierre Dischinger et la communauté de communes de Norbert Schickel, ce n'est pas l'amour fou. Assailli de questions par son opposition, mardi aux orientations budgétaires, le maire du chef-lieu en a profité pour critiquer une nouvelle fois le manque de dialogue au sein de son intercommunalité : « Ce soir, il y a eu 30 ou 40 interventions, parfois relativement longues. À la comcom, si on arrive à cinq, c'est beaucoup. »
Corinne Deiss en pré-campagne ?

Dans le dernier bulletin communal de Horbourg-Wihr, Corinne Deiss, leader de l'opposition, passe à l'offensive et fustige le bilan de la majorité menée par Philippe Rogala. L'ancienne adjointe appuie là où ça fait mal : trafic accru dans un centre-ville qui « n'évolue pas ». « C'est la prochaine municipalité qui va devoir mettre les bouchées doubles pour éviter que [Horbourg-Wihr] devienne une ville-dortoir. » Mais avec qui comme maire ?
Claude Klinger-Zind pas épargné

À Wintzenheim, Claude Klinger-Zind a les oreilles qui sifflent. L'ancien membre de la majorité, qui a décidé le mois dernier, de quitter le groupe de Serge Nicole, ne serait pas épargné par certains de ses anciens colistiers. Pas très fair-play de la part d'une équipe qui avait connu un sort similaire en 2008 lorsque Serge Nicole s'était opposé à Guy Daesslé.

 

 
 

 

Phil Le dessin, une langue universelle L'humour en résistance

Publié dans le panorama le Samedi 16 mars 2019 à 06:12:35

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Phil Le dessin, une langue universelle
L'humour en résistance
Tuerie de Charlie Hebdo , attentat du 13 novembre, liberté d'expression menacée, multiplication des procèscontre les caricaturistes, le dessinateur de presse Phil témoigne de la difficulté d'exercer son art brûlant.
 

 
L'attentat de Charlie Hebdo, dans lequel ont péri ses amis Charb, Cabu et Wolinski a fortement marqué Phil qui a choisi de croquer Gilbert Meyer et Eric Straumann chantant la Marseillaise lors de la manifestation qui a suivi à Colmar, le 11 janvier 2015. DESSIN PHIL
Depuis vingt ans, Phil pose la mine là où ça fait mal, flirte avec la ligne rouge. Le dessinateur de presse s'efforce de tracer des chemins détournés sur la page blanche pour mieux contourner les obstacles. « Quand on travaille dans la presse quotidienne régionale, il faut savoir parfois adoucir la forme pour ne pas heurter le lectorat », glisse le caricaturiste de la rubrique zapping des DNA, avant d'ajouter : « L'essentiel est de garder le fond de son idée, déranger et égratigner avec pertinence et impertinence ». Le Colmarien d'adoption s'empare du dessin comme une langue universelle qui se passe de mots. « Je n'aime pas les dialogues, je préfère jouer sur les symboles pour transmettre mes idées », explique-t-il.
Un vrai parcoursdu combattant

Aujourd'hui, Phil le reconnaît, il s'agit d'un vrai parcours du combattant, voire du résistant. De plus en plus de procès émaillent l'actualité. « La caricature est de moins en moins acceptée. En France, les élus d'extrême droite sont les pires », déplore le dessinateur. Face à la multitude des attaques, certains patrons de presse refusent de publier des caricatures. « Au final, la liberté d'expression leur appartient », résume Phil, fataliste. Lui-même, a été menacé de mort sur les réseaux sociaux pour son dessin d'une Alsacienne dont la coiffe se transforme en croix gammée, soufflée par un vent de droite. « Les Unser Land et fachos en tout genre se sont sentis attaqués », témoigne le caricaturiste qui a reçu des messages anonymes, tels que : « T'as eu le courage d'écrire ça parce que tu sais qu'on ne viendra pas t'égorger chez toi, quoique... »

La tuerie de Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015, au cours de laquelle ses amis, Charb, Cabu et Wolinski, ont été assassinés, a marqué un tournant. Phil a pris conscience qu'il pouvait devenir une cible à abattre, ses dessins étant susceptibles d'avoir l'effet d'une bombe. « L'impensable est arrivé. On a réalisé que l'on pouvait mourir à cause d'une caricature », réagit-il. Et de regretter que le slogan « Je suis Charlie » ait si vite été entaché par des « mais ».

La même année, un autre événement a profondément ébranlé Phil : les attentats du 13 novembre. L'Alsacien se souvient avec précision de quelle manière il l'a appris. Un sms de son fils alors qu'il participait à un salon en Indre-et-Loire. Dans la nuit, il décide de prendre son arme à lui, inoffensive celle-là : un crayon. Il tire alors un trait sur l'inacceptable sans tirer de balle ni faire couler de sang. Son oeuvre paraîtra le lendemain dans un journal local. Malgré les consignes du préfet, le salon est maintenu. « J'étais assis face à la porte d'entrée et l'espace de 30 secondes, je me suis dit, s'ils débarquent, je suis le premier, alors j'ai vite repéré les issues de secours », se remémore avec émotion l'artiste.
« Je ne veuxpas me moquer gratuitement »

La religion est plus que jamais un sujet tabou qui cristallise les tensions. Phil refuse pour autant de céder à la peur. Jamais, il n'arrêtera de chatouiller les censeurs de tous poils, comme l'illustre son dessin représentant Jésus en tire-bouchon. « Ça m'a valu de nombreux courriers d'évangélistes, choqués que je puisse me moquer du créateur », raconte Phil. Et croquer Mahomet ? « Cela demande beaucoup de courage, réfléchit-il à haute voix. S'il y a une actu, pourquoi pas, mais je me refuse à le faire par pure provocation, je ne veux pas me moquer gratuitement. » Continuer à être irrespectueux tout en respectant les croyants.
Marine ERNOULT

 

 
 

 

Il ne s'est pas illustré à l'école

Publié dans le panorama le Samedi 16 mars 2019 à 06:29:28

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Il ne s'est pas illustré à l'école
 

 
Phil en train de travailler sur le dessin à paraître dans la rubrique « Zapping » des DNA, et repris dans nos « Rapportages » (voir en page 29). Photo L'Alsace/Hervé Kielwasser
En matière de prix, c'est un habitué des podiums, encore tout récemment distingué en Allemagne. Mais c'est aussi un type qui a fait plusieurs fois quatrième. Il a fait trois quatrième. Pas parce qu'il se plaisait au collège. Parce que « je ne foutais rien, j'étais mauvais en tout ». Pas en dessin quand même ? Si, « même en dessin ». Au siècle dernier, le cours de dessin, « c'était arts plastiques, les couleurs primaires, tout ça ». Rien qui puisse doper le petit crayonneur. Il était un cancre, un vrai, un fidèle.

En 1952, l'accouchement a dû être difficile : « Je suis né un crayon à la main. » Sans doute un gène paternel. « Un professeur de Sélestat m'a compris, m'a laissé dessiner ce que je voulais. » Une première carte blanche au futur dessinateur de presse. Avant de le faire vivre, le dessin va l'empêcher de mourir, le sortant de l'alcoolisme.

Sa biographie ne parle pas de ses rêves de jeunesse. On ne sait pas si le petit Philippe aurait voulu être pompier, pêcheur à la mouche ou footballeur professionnel. Une chose est sûre, « sans le dessin, j'aurais fait délinquant », prétend l'ancien pensionnaire du château d'Angleterre à Bischheim, alors observatoire de la délinquance juvénile et de l'adolescence inadaptée. Il est aussi adapté au milieu scolaire que Gaston Lagaffe, Franquin restant l'une de ses références, au travail : « J'ai fait tous les internats d'Alsace », rigole aujourd'hui l'interne de Wihr-au-Val.

Ça n'empêche pas d'essayer. Le concours des Beaux-Arts par exemple. À 16 ans, l'adolescent Umbdenstock est recalé. Le style n'est pas pompier mais trop BD. « Et la BD, ce n'est pas de l'art, m'a-t-on opposé à l'époque. »
« À un moment, je pensais qu'on pouvait changer les mentalités avec un dessin, ça m'est passé »

À l'époque, la bande dessinée n'est pas encore élevée au grade de 9e art. « Mes premiers dessins pour les DNA, graphiquement, c'était du Gotlib », avoue Phil, qui a vécu un « tournant » avec le bâtisseur de la Rubrique-à-brac.

« Au début, je voulais faire de la BD », se souvient-il. C'était avant de s'apercevoir qu'« on peut raconter la même chose avec un dessin qu'en douze ! ». Va pour un : « C'est sans doute mon côté flemm e. » Il y a eu Franquin, Gotlib. Mais pour le footeux Phil, il y a eu aussi Cavanna. Qui n'a rien à voir avec Cavani. « Cavanna m'a vraiment apporté quelque chose », reconnaît l'ancien gardien de but aux cheveux longs, décoiffé par le « souffle de liberté », déclenché par Charlie Hebdo et Hara-kiri.

Il se trouve tous les défauts du monde. Se dit besogneux, lent, sans ambition. En tout cas pas celle de frapper aux portes parisiennes pour présenter ses oeuvres : « Je n'ai jamais ressenti ce besoin d'aller me vendre à Paris. » Besogneux, c'est en référence à l'application et au temps consacré à son dessin : « J'ai besoin de temps, de me documenter, je gomme... » Le temps, c'est de l'argent et Phil vit aujourd'hui de son neuvième art et demi, même si la part « presse » est en baisse.

Les illusions se sont effacées : « À un moment, je pensais qu'on pouvait changer les mentalités avec un dessin, ça m'est passé. » Mais l'addiction du fils de toubib pour le crayon n'est toujours pas guérie.
Ph.M. LIRE aussi en page 27.

 

 
 

 

(auto) Censure

Publié dans le panorama le Samedi 16 mars 2019 à 06:31:18

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(auto) Censure
 

 
Le seul dessin de Phil qui ait été censuré : il était destiné à illustrer un article sur la féminisation du vignoble alsacien. DR
Quand on demande au dessinateur de presse Phil, quels sont les cas de censure les plus marquants au cours de sa carrière aux DNA, il se montre prudent : « Il n'y en a pas vraiment eu, c'est détourné, je parlerai plus d'autocensur e. » De lignes rouges en traits gommés, quelques exemples se dessinent.
Des collègues trop « prudes »

? Au moment de la première guerre du Golfe, Phil a dessiné deux soldats face à face avec, à l'arrière-plan, deux rampes de missiles sur lesquelles est écrit « Made in France ». Les armées en présence « se foutaient en effet sur la gueule », selon les mots de Phil, avec des armes fabriquées par la société française Matra, propriété du groupe Lagardère, tout comme les DNA à l'époque. En voyant le dessin, un journaliste a pris peur et effacé l'inscription « Made in France ». « Cela partait d'une bonne intention, il souhaitait que mon dessin paraisse pour que je sois payé », observe le dessinateur. « Mais ça n'avait plus de sens, regrette-t-il. Il aurait mieux fallu ne pas le publier. » Ce qui le désole le plus ? « Je suis persuadé que personne ne s'est rendu compte que ça ne voulait plus rien dire. »

? Phil estime également que ses collègues journalistes ont parfois été trop « prudes ». Il a dû rhabiller d'un coup de crayon une femme vêtue d'un slip et d'un soutien-gorge. Une nuisette s'imposait. Un couple, dans une position proche du 69, a dû mettre fin à ses ébats amoureux avant le départ des rotatives. Le lendemain matin, dans les colonnes du journal, ils se tenaient par la main, en tout bien tout honneur.
Ne pas vexer Adriana Karembeu

? Adriana Karembeu a été recadrée. « Elle avait dit que les Vosges lui rappelait sa Slovaquie, se souvient dans un grand sourire Phil. Je l'ai donc dessinée avec des montagnes et de la forêt là où il fa u t. » Les journalistes se sont affolés, ont craint de vexer le mannequin. Les lecteurs n'ont eu le droit qu'à la tête de la star, adieu monts et bois. « Ça m'a fait marrer », lâche le caricaturiste.

? Un seul dessin de Phil n'est jamais paru dans les pages du journal. Le seul et unique cas de censure selon lui. À l'occasion d'un article sur la féminisation du vignoble alsacien, il croque un pied de vigne qui se termine en chaussure à talon. L'auteure de l'article refuse catégoriquement de le publier en l'état.
M.E.

 

 
 

 

Moustache et poil à gratter

Publié dans le panorama le Samedi 16 mars 2019 à 06:11:56

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Moustache et poil à gratter
 

 
Gilbert Meyer, le 10 février 2001, en pleine polémique concernant l'aéroport. DR
Jacques Dreyfuss en chasseur de primes, c'est lui. Alors en quête d'invités pour son festival de cinéma, l'adjoint au maire colmarien a été le premier à se faire rhabiller par Phil. C'était dans les années 80. Ses tronches d'élus éclairent la rubrique Zapping des DNA depuis des lustres. Officiellement, elles plaisent.

Officieusement... Sa caricature de Gilbert Meyer, alors moustachu a plutôt hérissé le poil du maire : « Il a reproché aux DNA de m'employer car j'étais payé par le parti socialiste ! » Sa collaboration avec la mairie s'est vite interrompue : « On me faisait entrer par une porte dérobée pour éviter que je ne croise le maire. »

Sinon, « pas de retours négatifs », recense l'auteur. Les politiques sont même plutôt bons clients : « Guy Daesslé m'achetait systématiquement ses caricatures, Eric Straumann, Brigitte Klinkert, Thierry Speitel ont aussi été preneurs. » Gilbert Meyer aurait même encadré son portrait : « J'y crois moyen », avance le dessinateur. « Yves Hemedinger a promis d'en afficher un dans son bureau s'il est élu maire. » Une promesse porteuse d'autres pour Phil : « Les municipales nous promettent de beaux zappings. »

L'indécrottable gauchiste sait que, parfois « les dessins, c'est polémique, ça grattouille un peu ». D'où les démangeaisons de Gilbert Meyer quand le crayonneur a moqué la distribution de crémant en fin d'année aux Colmariens. « On m'a aussi reproché de faire ressembler Gilbert Meyer à Hitler ! » Le caricaturiste est bienveillant : « À part Gilbert qui a perdu sa moustache, ils n'ont pas trop changé. »

Le plus dur, entendez le plus difficile à croquer, c'est Yves Hemedinger, dépourvu d'un signe particulier rapidement identifiable. À l'opposé d'un Eric Straumann, d'un Henri Stoll, « le plus facile ». « Les femmes aussi sont difficiles à caricaturer », avoue Phil. Coup de bol, elles sont loin d'être majoritaires dans le paysage politique colmarien.
Ph.M. Y ALLER L'exposition « Zapping » de Phil se tiendra du 18 au 28 mars avec un vernissage annoncé ce samedi à 11 h. Au Conseil départemental du Haut-Rhin, 100 avenue d'Alsace à Colmar, pendant les heures d'ouverture.

 

 
 

 

Le Herre-n-Owe censuré

Publié dans le panorama le Samedi 16 mars 2019 à 06:08:32

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Le Herre-n-Owe censuré
 

 
Rififi au zoo, à cause d'un chameau. Photos L'Alsace/J.-M.S.
Le député Raphaël Schellenberger, de nombreux maires de la couronne mulhousienne, le procureur honoraire Pascal Schultz, Jean Klinkert, président du mémorial du Hartmannswillerkopf, le pasteur Philippe Aubert, François Scherr, ancien directeur de l'Onac (Office national des anciens combattants) et la délégation de L'Alsace avec, notamment, Jacques Romann, président du directoire, et Rémy Bruder, rédacteur en chef adjoint... Tous étaient là pour l'avant-dernière représentation du Herre-n-Owe, la soirée de gala.

La substantifique moelle de la célèbre revue mulhousienne, c'est un subtil mélange de satire politique et de sexe. Sous le titre Rififi em Elsass, du rififi en Alsace, Christian Ketterlin et Daniel Pfister ont développé ces deux thèmes au fil de divers sketchs, avec la venue d'un panda au parc zoologique de Mulhouse, pour se terminer par une édition spéciale du jeu télévisé « Questions pour un lampion ».
Du rififi un peu partout

Dans l'ensemble, tout le monde était satisfait, même les politiques qui en ont régulièrement pris pour leur grade. Tous sauf un, absent à la soirée de gala, comme les années précédentes. Le président du Grand Est n'a pas apprécié sa caricature illustrant la une du programme : il a fallu la changer. Il n'a pas apprécié de l'avoir « dans le baba ».

L'année prochaine, le Tam (Théâtre alsacien de Mulhouse) fêtera le 110e anniversaire du Herre-n-Owe et, « en cent dix ans, c'est la première fois qu'il est victime de la censure », a déclaré d'entrée Christian Ketterlin, vice-président du Tam. À voir les réactions du public, pas sûr que « le président » ait gagné beaucoup en notoriété et en sympathie.

De l'avis unanime, l'édition 2019 est tout à fait dans la lignée des bonnes revues de ces dernières années. Avec son « Rififi em zoologische Garte », du rififi au jardin zoologique, Daniel Pfister, auteur du sketch, a une nouvelle fois prouvé sa capacité à créer des scénarios. Certes, il y est allé de son traditionnel couplet sur les immigrés d'outre-Méditerranée, avec la proposition de remplacer, comme emblème du zoo, le panda par le chameau, « vu qu'il y a plus d'habitants d'origine maghrébine que chinoise à Mulhouse ».

Dans l'air du temps aussi, le Rififi à l'Oelenberg. Pas de pédophilie : on reste entre adultes. Et Dieu sait ce qui peut se passer derrière les murs du couvent, avec tous ces pères, qu'ils soient siffleurs, (pères) Iscopes ou (pères) Plex... Dans l'air du temps aussi, les jeux télévisés et un des jeux vedettes, rebaptisé « Questions pour un lampion », avec des questions qui ne font même plus rougir la dernière des oies blanches.
Applaudissements nourris

Tout cela était bien drôle, grivois juste ce qu'il faut. Ça permet aux acteurs de se défouler et au public de rire grassement. Un public très satisfait si l'on en juge les applaudissements nourris et chaleureux. Satisfait autant par la teneur des sketchs que par le jeu des acteurs et la qualité des chants, soutenus musicalement par le Kappelmeister Jean-Yves Haefflinger et par Philippe Schaffner.

La politique, Christian Ketterlin l'a réservée aux intermèdes. Cela a l'avantage de pouvoir l'adapter à la réalité quotidienne. Nos politiques n'ont pas eu trop à se plaindre. Certes, ils n'ont pas été épargnés, mais on a déjà connu plus saignant. Avec les atteintes manifestes à la liberté d'expression, de plus en plus nombreuses, on commence à se méfier un peu... Mais le Herre-n-Owe est une soirée privée, réservée aux adhérents du Tam. Ne rentre pas qui veut.

À l'année prochaine, pour le 110e anniversaire.
Jean-Marie SCHREIBER

 

 
 

 

Élections européennes : le casting se précise

Publié dans le panorama le Samedi 16 mars 2019 à 06:18:18

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Élections européennes : le casting se précise
 

 
La majorité a donc choisi la ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau, 54 ans, pour conduire sa liste aux élections européennes du 26 mai. Elle sera composée d'adhérents de La République en Marche, du MoDem et de « personnalités de différents horizons ». La couleur de ces dernières sera cependant très verte : la majorité redoute une tentation de son électorat pour des listes estampillées écologistes et pro-européennes. La distribution est donc maintenant complète.
La droite : neuf et ancien

Le conseil national du parti LR à Lyon va entériner ce samedi une liste conduite par deux nouveaux, François-Xavier Bellamy, 33 ans, et Nathalie Evren, suivis par des sortants (Arnaud Danjean, Nadine Morano, Brice Hortefeux). Elle accueillera des membres du parti Le Centre d'Hervé Morin. Elle remonte dans les intentions de vote (12 à 14 %) au détriment du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, 58 ans qui a brisé l'alliance de 2017 avec Marine Le Pen pour attaquer l'électorat LR. Le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, 51 ans, entend conduire une liste centriste indépendante.
La gauche fragmentée

L'écrivain Raphaël Glucksmann, 40 ans, fondateur de Place publique, est candidat à conduire une liste rassemblant la gauche. Elle se limitera à son mouvement et au PS, sans leader, à moins que le conseil national des socialistes n'infirme cette alliance ce samedi. Le secrétaire national Olivier Faure y est favorable.

Ce sera sans Europe Écologie-Les Verts : son leader, le sortant, Yannick Jadot, 51 ans, repositionne l'écologie sur la ligne « ni-ni » des années 1985-1995 et a donc rompu l'alliance de la présidentielle avec Benoît Hamon, 52 ans qui s'est aussi mis au vert. « Ma liste sera écologiste et de gauche », martèle l'ex-candidat PS à la présidentielle, pour le moment isolé. Pour se donner plus de chance d'atteindre 5 % et réduire les coûts, se rapprochera-t-il du communiste Ian Brossat, 38 ans, en rupture consommée avec les Insoumis ? Jean-Luc Mélenchon veut un référendum anti-Macron, et a formé une liste autonome conduite par Manon Aubry, 24 ans. Avec cet embouteillage (sans compter l'extrême gauche qui aura une ou deux listes), l'objectif de réitérer les 19,6 % de la présidentielle s'éloigne.
Marine Le Pen pas si seule sur le créneau

En 2014, le Front national a plutôt tiré avantage du scrutin régionalisé, envoyant ses têtes d'affiche dans les circonscriptions face à des candidats de moindre notoriété. Avec 25 % et 24 élus, il devança feu l'UMP de 4 points et le PS de 11. « L'objectif, c'est d'arriver encore en tête », annonce Marine Le Pen qui ambitionne d'améliorer son score de premier tour à la présidentielle (21,5 %). Des listes gilets jaunes (trois annoncées, aucune formée) et de présumés petits candidats déjà vus à la présidentielle (Asselineau, Lassalle) et positionnés sur son créneau anti-européen peuvent rogner le résultat de la liste du Rassemblement national menée par le jeune Jordan Bardella, 23 ans.
Renouvellement

Dans la lignée des législatives de 2017, les partis proposent un renouvellement sans précédent. Les leaders sont des débutants au point que les chaînes de télévision cherchent à organiser des débats entre chefs de partis.

En 1999, dernier scrutin organisé au niveau national, les patrons avaient pris leurs responsabilités et la tête des listes : Nicolas Sarkozy (RPR), François Bayrou (Modem), François Hollande, (PS), Daniel Cohn-Bendit (Verts), Jean-Marie Le Pen (FN), Charles Pasqua (souverainistes), Robert Hue (PCF), Arlette Laguiller (LO)....

On peut interpréter ce contraste avec le casting de novices de 2019 comme un bol d'oxygène régénérateur ou comme une relégation du scrutin en deuxième division politique. En 1999, 47 % des électeurs s'étaient déplacés. La comparaison de la participation, en baisse régulière depuis, n'en sera que plus intéressante.
Pascal JALABERT

 

 
 

 

[Cliquer et glisser pour déplacer] strasbourg - Politique Herrmann s'entoure

Publié dans le panorama le Samedi 16 mars 2019 à 06:17:42

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strasbourg - Politique Herrmann s'entoure

 

 
Il y a du mouvement parmi les collaborateurs du président socialiste de l'Eurométropole Robert Herrmann. Sa cheffe de cabinet, Isabelle Frimat, a quitté ses fonctions ce vendredi. Elle a décidé de rejoindre la société civile et sera la déléguée générale de la fondation Ages dans le Grand Est à compter du mois d'avril. La fondation travaille sur les enjeux du vieillissement et la place des séniors dans la société.

C'est Matthieu Rudler qui devient le nouveau chef de cabinet. Il était jusque-là conseiller technique en charge des questions économiques, une fonction reprise par Constant Espagilière qui assure en ce moment l'intérim de la conseillère en charge des questions environnementales Elsa Million.

L'autre nouveauté est le fait que Robert Herrmann a décidé de s'attacher en propre les services de Véronique Petitprez en qualité de conseillère technique en charge de sa communication. Celle-ci était jusqu'ici attachée de presse au sein du service communication mixte Ville/Eurométropole.

Cette nomination apparaît comme le signe d'une volonté de clarification, voire de séparation des moyens entre les différentes écuries politiques sur fond de dégradation du climat et d'approche des élections municipales (Robert Herrmann a d'ores et déjà annoncé sa candidature). Le service communication est rattaché au cabinet mixte Ville/Eurométropole. Un cabinet qui est dirigé par Jean-François Lanneluc que les détracteurs accusent de pencher un peu trop du côté d'En marche et de son candidat pressenti, le premier adjoint Alain Fontanel. Les détracteurs de Robert Herrmann l'accusent, lui, de muscler son équipe pour préparer les municipales.

O.C.

 

 
 

 

Colmar Salon Energie Habitat L'autoconsommation tente de percer

Publié dans le panorama le Samedi 16 mars 2019 à 06:33:58

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Colmar Salon Energie Habitat
L'autoconsommation tente de percer
Les entreprises de l'énergie et de l'habitat font leur salon ce week-end à Colmar. Celles de l'autoconsommation électrique tentent de convaincre les clients : consommer son électricité, c'est bon pour la planète et son portefeuille.
 

 
Au salon énergie habitat de Colmar, Stéphane Klein, patron d'Hydroalsace, regrette le manque de volonté politique pour développer l'énergie solaire et l'autoconsommation.
Au salon énergie habitat qui a lieu ce week-end à Colmar, Stéphane Klein, sur son stand Hydroalsace, n'a qu'un seul mot à la bouche : l'autoconsommation. Autrement dit, produire soi-même l'électricité que l'on consomme. Comment ? Grâce à l'installation de panneaux photovoltaïques. Pour l'entrepreneur, qui s'est spécialisé dans le solaire en 2004, l'autoconsommation est un volet prometteur de la transition écologique trop peu considéré. Selon lui, cette pratique sera de plus en plus rentable grâce aux avancées sur les techniques de stockage. Pour l'heure, malgré l'intérêt croissant du public pour le photovoltaïque, la France est à la traîne.
Le faible coût de l'électricité freine

Alors que le territoire hexagonal a le cinquième potentiel d'ensoleillement en Europe, seulement 1,6 % de la production électrique française vient du solaire, contre 6 % pour l'Allemagne et 3,5 % pour le Royaume-Uni. Les coûts dans le domaine ont pourtant fortement diminué ces dernières années, baissant encore de 11 % en 2017.

Quels sont les freins qui expliquent ce retard ? Diverses raisons sont avancées par les professionnels du secteur. Le faible coût de l'électricité, mais aussi « le manque de volonté politique », avance Stéphane Klein.

En juin 2018, le gouvernement a pourtant annoncé un plan, connu sous le nom de Place au soleil. Une série de propositions et de coups de pouce financiers pour encourager le développement de l'énergie solaire. Faire place au soleil suffira-t-il pour atteindre la part de 32 % d'énergie renouvelable dans la consommation d'électricité en France à l'horizon 2030 ? Les entreprises présentes au salon en doutent. « C'est du green washing, aucune mesure forte n'a été annoncée, lance Stéphane Klein. Il faut simplifier les démarches administratives, exonérer la pose de panneaux de déclaration de travaux. » De nombreux projets sont en effet bloqués par les architectes des bâtiments de France alors que le monument classé n'est pas visible depuis le toit sur lequel doivent être fixés les panneaux. « C'est une aberration », réagit Alex Minnig.
20 GW de capacités solaires en 2023

Le gérant de JA Énergies, spécialiste du domaine, se montre néanmoins plus mesuré : « La législation a déjà été assouplie, Il est désormais possible de poser les panneaux sur les toits sans les intégrer à la toiture. » Aux yeux du responsable, c'est aussi aux professionnels de baisser leur prix, « pour rendre le photovoltaïque accessible à tous ». Il prend en exemple l'offre de sa société : huit panneaux à 6 900 EUR, rentabilisés au bout de 8 à 10 ans.

Ce qui inquiète le plus Alex Minnig, c'est l'électro-délinquance. « De nouveaux acteurs mal intentionnés, sans aucun savoir-faire, profitent de l'engouement autour de l'autoconsommation, s'alarme l'entrepreneur. Ils sont attirés par les crédits d'impôts, les aides offertes, sans oublier l'obligation de rachat par EDF du surplus d'électricité produit ». La DGCCRF a ainsi enregistré 214 plaintes au sujet de l'installation et de l'entretien de panneaux solaires en 2016.

Les professionnels rencontrés sont unanimes pour reconnaître que l'effort ne peut pas uniquement reposer sur les particuliers. Administration et industrie doivent également s'engager à poser des panneaux sur leurs toits. Mais le défi est immense. Le pays doit installer 20 GW de capacités solaires d'ici à 2023 - contre 8GW aujourd'hui.
Marine ERNOULT WEB : Retrouvez nos vidéos « 1min pour convaincre » sur www.dna.fr Ouvert samedi et dimanche de 10h à19h et lundi de 10h à 18h. Entrée : 5,50EUR; réduit 4,50 ; gratuit pour les moins de 12 ans. Entrée libre lundi. Parking gratuit

WEB : Retrouvez nos vidéos « 1min pour convaincre » sur www.dna.fr

 
 

 

Climat 200 à Colmar et Mulhouse

Publié dans le panorama le Samedi 16 mars 2019 à 06:15:34

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Climat
200 à Colmar et Mulhouse
 

 
Plus de 200 lycéens ont manifesté en défilant dans les rues de Colmar pour le climat.
Ils étaient entre 200 et 300 lycéens à se mobiliser hier matin devant le lycée Schweitzer ou sur la Place de la Réunion à Mulhouse. Ils étaient venus du collège Épiscopal de Zillisheim, de l'Institution Sainte-Jeanne-d'Arc, du Montaigne, du Louis-Armand pour se mobiliser face à l'urgence climatique. Des allocutions, des ramassages de déchets, des distributions de rubans verts, en signe de soutien à la mobilisation, les lycéens voulaient se faire entendre et annoncent d'ores et déjà d'autres manifestations avant le printemps comme une clean-walk géante sur Mulhouse. À noter que des dizaines de lycéens ont rejoint l'après-midi même leurs camarades à Strasbourg pour grossir les rangs des manifestants.

À Colmar, ils étaient 200 également à s'être rassemblés place Rapp, en milieu d'après-midi. Ils ont marché pendant un peu moins d'une heure dans le centre-ville aux cris d'« Et 1 et 2 et 3... degrés » ou encore « Chauds, chauds, chauds, on est plus chauds que le climat ». Quelques adultes ainsi que des collégiens ont rejoint les rangs des manifestants. Dans la matinée, le lycée Blaise-Pascal avait organisé des ateliers de sensibilisation. Les élèves ont ainsi pu visionner des vidéos, débattre et proposer des idées. Un groupe a été reçu dans l'après-midi par Yves Hemedinger, premier adjoint au maire.

Mais cette mobilisation a aussi été observée ailleurs en Alsace. Par exemple, au lycée Schuré de Barr (500 élèves), à 15 h, une bonne soixantaine d'élèves ne sont pas allés en cours, selon la direction. Au lycée Freppel d'Obernai, entre 30 et 50 élèves ont fait grève selon la direction. Dans les deux établissements, les absences pour grève sont comptabilisées comme non justifiées, conformément aux directives du Rectorat.

Au collège de Duttlenheim, à la demande de collégiens siégeant au conseil d'administration, toutes les classes ont pu signer une pétition et visionner une vidéo de sensibilisation au défi climatique. La problématique du GCO était particulièrement présente dans cet établissement à proximité directe du chantier.

La direction et les enseignants ont accompagné les élèves dans leur projet. Cela n'a pas été possible partout (lire ci-dessous).

 

 
 

 

Le chantier Clariant à mi-parcours

Publié dans le panorama le Samedi 16 mars 2019 à 06:36:05

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Le chantier Clariant à mi-parcours
 

 
L'usine Clariant de Huningue a définitivement fermé ses portes en janvier 2011. A d'abord suivi la déconstruction des bâtiments ; puis, à partir de janvier 2018, la dépollution des sols. Ce mois-ci commence la deuxième partie de ce grand chantier de dépollution sur un site de 8,8 ha. Photo L'Alsace/Jean-Christophe Meyer
À Huningue, le chantierde dépollution de l'ancienne usine Clariant, fermée en 2011, est arrivéà mi-parcours, avec 86 000 tonnesde galets, graviers et sables pollués déjà traitées - dont plus de 95 %, nettoyés, servent ensuite de remblais sur place. La grande tente légèrement dépressurisée sous laquelle s'activent les excavatrices a été déplacéedu côté nord du site de 8,8 ha,dans une zone industrielletout près de la frontière suisse.

Les travaux pour la deuxième moitié de la dépollution commencenten début de semaine prochaine.Tout devrait être fini d'ici à la finde l'année. Le site devrait être vendu par Clariant. Il doit, en conformité avec le PLU, rester dévolu à une activité industrielle mais ne sera pas racheté par Novartis, qui possèdedes terrains tout autour, a confirméle géant bâlois de la pharmacie.

 

 
 

 

Lalique veut s'agrandir

Publié dans le panorama le Samedi 16 mars 2019 à 06:35:32

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Lalique veut s'agrandir
 

 
La manufacture Lalique, à Wingen-sur-Moder, pourrait s'agrandir prochainement. Photo DNA
La rumeur enflait déjà depuis un certain temps, elle est désormais confirmée. L'entreprise Lalique, à Wingen-sur-Moder, porte un projet d'exten-sion de ses bâtiments, comme l'a confirmé mercredi Denis Mandry le directeur de la manufacture.

Ce projet n'est pas encore totalement finalisé, mais Lalique, qui emploie actuellement 260 employés contre 230 il y a trois ans, commence à se sentir à l'étroit dans ses murs, d'où la préparation actuelle d'un projet visant à agrandir la manufacture de plus de 600 m2, avec « un début de chantier prévu dans l'année ».

Selon Denis Mandry, l'ajout d'un nouveau bâtiment et l'extension d'un bâtiment déjà existant, permettra de placer la partie « acide » dans un bâtiment séparé, mais aussi d'accroître les capacités de stockage de la manufacture cristallière. L'espace ainsi libéré permettra « d'optimiser les flux » au sein de la société.

La création de ces nouveaux espaces et les investissements prévus dans le process, estimés entre 5 et 6 millions d'euros en 2019 et 2020, doivent, au final, permettre d'accroître les capacités de productions de la manufacture de 40 à 50 %, avec plusieurs créations d'emplois à la clef.

Si les projections économiques faites par la société se confirment dans les années à venir, l'effectif de Wingen-sur-Moder devrait pouvoir s'approcher des 300 employés d'ici cinq ans.

Ce projet semble assez bien défini puisque lors d'un récent conseil municipal, les élus de la commune de Wingen ont évoqué la mise en place d'une étude pour créer une seconde route d'accès au quartier où se situe la manufacture Lalique.

Thomas LEPOUTRE

 

 
 

 

La réforme du lycée pose question

Publié dans le panorama le Samedi 16 mars 2019 à 06:33:20

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La réforme du lycée pose question
 

 
Lors des portes ouvertes du lycée Camille-Sée, les élèves ont manifesté leur attachement aux options artistiques et leur inquiétude pour la suite. Photo L'Alsace/Dom Poirier
Établissements en grève, distribution de tracts lors des portes ouvertes, motions dans les conseils d'administration... Tandis que la réforme du lycée est sur les rails, les oppositions se multiplient. « Les collègues en pleine préparation de la rentrée commencent à en voir les implications, certains chefs d'établissement sont aussi très mal à l'aise », constate Élise Peter, secrétaire départementale du Snes-FSU 68. Quant aux parents, ils sont inquiets, relaye la FCPE.

? La palette des spécialités. Autour d'un tronc commun de matières fondamentales, les futurs élèves de 1re, qui viennent de faire leurs voeux provisoires en 2nde, devront choisir une combinaison de trois enseignements de spécialité, voire d'options. Selon le rectorat, les sept spécialités principales seront proposées quasiment partout en lycée général et technologique, l'hypothèse étant « qu'elles pourront être maintenues même si le nombre d'élèves est plus faible » (L'Alsace du 24 janvier).

Ce dont doute la FCPE. En y regardant de près, notamment pour les langues, la présidente haut-rhinoise de la fédération Florence Claudepierre craint des « inégalités sur le territoire » et « des choix plus drastiques pour les gamins des périphéries ». Même si la spécialité de leur choix est accessible dans un périmètre dit « raisonnable », « comment pourront-ils la suivre dans un lycée et être affectés dans un autre ? L'idée est de faire des économies. »

Aucun doute sur ce point pour Arnaud Sigrist, co-secrétaire académique du Snes-FSU, qui relève que « la baisse des DHG [NDLR : dotations horaires globales] équivaut à la fermeture de deux petits lycées en Alsace. Il y a un risque de préformatage en fonction des intérêts et des ressources des établissements. » En parallèle, note Élise Peter, « l'académie perdra 61 postes d'enseignants et 12 de stagiaires. »

? L'heure du choix. « Comment faire des choix éclairés sans qu'ils soient tronqués ? Est-ce que des spécialités seront contingentées ? Est-ce qu'on va pousser les élèves vers des spécialités pour les remplir ? », s'interroge Florence Claudepierre, qui rappelle que « l es familles ont le dernier mot. Ce sont les sables mouvants et des angoisses terribles. »

La disparition de l'enseignement des mathématiques en tant que telles du tronc commun pose question, entre autres. « En spécialité, il n'y a plus de maths adaptées à des élèves qui ne veulent pas faire des sciences. Pourtant, il en faut pour étudier la géographie, l'économie... On peut difficilement leur dire de choisir ce qu'ils veulent », soupire Arnaud Sigrist. Selon le Snes-FSU, l'ouverture annoncée serait illusoire, voire « hypocrite ». En lieu et place des anciennes filières S, ES et L, dont aucun syndicat ne se satisfaisait, « des parcours d'initiés vont être créés dont seuls certains auront les codes, s'alarme Élise Peter. D'autant qu'il faut avoir à l'esprit les attendus du supérieur. »

? Le lien avec Parcoursup. Un élève sera-t-il pénalisé dans ses études supérieures s'il ne fait pas les bons choix dès la classe de 2nde ? Le post-bac a assuré que ce ne serait pas le cas. « On peut penser qu'il s'adaptera, même s'il aurait mieux valu inverser la démarche », veut bien admettre le Sgen-CFDT, à l'inverse du Snes-FSU. Pour Arnaud Sigrist, « il risque d'y avoir un écart entre les discours officiels et la pratique des grandes écoles, c'est l'opacité. La diversité et la personnalisation des parcours ? La richesse des matières ? Tout va à l'encontre des discours du ministre. »

? L'organisation des enseignements. Pour le Snes-FSU - et c'est aussi ce qui est reproché dans la réforme du lycée professionnel -, les formations s'appauvrissent avec « quatre heures de moins en spécialité maths par rapport à l'ancienne S et quatre heures de moins en économie comparé à ES », selon les calculs d'Arnaud Sigrist.

Au vu du mode de financement, certains proviseurs ont annoncé qu'ils ne pourraient pas maintenir toutes les options. « Il y a des arbitrages. Des sections d'espagnol et d'italien ferment, développe Élise Peter. En spécialité, on ne les trouve que dans un lycée par département, l'allemand étant aussi un parent pauvre. »

La réforme, de plus, sonne « la fin des travaux pratiques encadrés qui étaient très intéressants, de l'accompagnement personnalisé et, presque partout, des dédoublements de classe », reproche Pascal Kittel, au Sgen-CFDT. O utre un soutien apporté au plus fragiles, « ce sont des espaces de respiration dans des classes hétérogènes, où s'apprennent le travail en groupe et le débat argumenté ».

? La mise en oeuvre du baccalauréat. Alors que les programmes de terminale, les contenus et les modes d'évaluation ne sont pas encore connus, les syndicats appréhendent tous l'organisation du bac 2021. Les épreuves communes de contrôle continu, comptant pour 30 % de la note finale, plongeront les élèves dans « un stress permanent », selon la FCPE. Les bulletins de 1re et de terminale pesant en plus pour 10 %, le Snes-FSU dénonce un « bac maison » dont la valeur sera perçue différemment selon le lycée d'origine.

Le Sgen-CFDT s'attend à « frôler l'accident industriel », du fait d'« un alourdissement hallucinant du système ». Il espère encore obtenir des modifications de la réforme - davantage de passerelles autorisant « le droit à l'erreur »... - et demande « une évaluation la plus objective possible dès juin 2020 ». Pour le Snes-FSU, l'opposition est totale, certains appelant à une nouvelle mobilisation le 19 mars.
Catherine CHENCINER

 

 
 

 

Classe prépa : « le concours de plus »

Publié dans le panorama le Samedi 16 mars 2019 à 06:19:21

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Classe prépa : « le concours de plus »
 

 
Une partie des étudiants de deuxième année de classe préparatoire économique, avec des anciennes du Montaigne, jurées bénévoles. Photos DNA/K.D.
L'association se nomme Les Montaignards. Elle a été lancée par Florent Aubry, professeur en sciences économiques et sociales en classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) au lycée Montaigne, qui avait déjà eu cette idée dans son ancien établissement à Rouen, sans pouvoir la mettre en pratique. Ses collègues mulhousiens l'ont soutenu et il est aujourd'hui le secrétaire de l'association. Son prédécesseur retraité, Arcangelo Figliuzzi, a accepté d'en être le président.
Viser plus haut

Le but des Montaignards est de trouver des fonds (dons, tombola...) afin de financer des inscriptions supplémentaires aux concours d'écoles de commerce. L'association a déjà récolté plus de 2600 EUR pour cette première édition, soit une mise en route très rapide depuis le 2 janvier. Une subvention de 400 EUR a été attribuée par le conseil départemental du Haut-Rhin. Plus de la moitié des étudiants de 2e année (26 sur 43) bénéficient de ce coup de pouce cette année. Lara Million, vice-présidente du conseil départemental, a cité le cas de sa fille, une ancienne étudiante de classe prépa, en dernière année d'école de commerce et sur le point de signer son CDI. « La formation au lycée Montaigne, c'est l'excellence dans la proximité et la bienveillance, dit-elle. Après, il n'y a que de la réussite ; il faut avoir confiance en vous. »

Comme pour l'appuyer, le mot d'ordre des étudiants est : « Aidez-nous à financer nos concours, nous nous chargeons de les réussir. » Ils savent, en entrant en classe préparatoire, qu'ils auront à prévoir un budget en deuxième année ; le reste de la formation au sein du lycée étant gratuite, hormis une partie des droits d'inscription à l'Université de Haute-Alsace. Mais tout de même, avec une moyenne d'une centaine d'euros par grande école par le biais de deux banques d'épreuves, cela peut chiffrer vite pour les étudiants non boursiers.

Marie et Zoé, par exemple, vont piocher dans leurs économies ou demander à leurs parents de débourser une somme qui se situe entre 800 EUR et 1200 EUR, pour huit ou dix inscriptions, sans compter les frais liés aux oraux un peu partout en France. Grâce aux Montaignards, elles ont décidé de viser plus haut, sans se contenter par prudence « de valeurs sûres ». En l'occurrence l'ESCP, une grande école de commerce à Paris, pour Marie.

Le but des Montaignards est d'aider « au financement d'un concours de plus », ce concours auquel il est si simple de renoncer, « faute de moyens, relève Agnès Arnoux, professeure de culture générale et lettres. Ils pourront atteindre les plus hautes écoles auxquelles ils peuvent prétendre après deux années, voire trois, d'un travail très intensif ».

Le principe de solidarité entre les étudiants actuels et les anciens s'applique toujours. Évelyne Seignez, de la promotion 1998-2000, aujourd'hui coach professionnelle et formatrice à Colmar, est venue encourager les Montaignards. Tout comme Anaïs Zeh, juriste à Strasbourg, et Amandine Contardo, contrôleuse de gestion ressources humaines à Francfort, toutes deux au lycée Montaigne en 2010-2012.
L'heure des « préparationnaires »

Deux samedis dans l'année, elles font partie du jury pour les oraux blancs. Les examens écrits des « préparationnaires » vont arriver très vite à présent, dès le mois d'avril. « Vous allez être face à des obstacles qui ne sont rien d'autre que des parcours de vie, a prévenu la proviseure du lycée Montaigne, Emmanuelle Hardy. Un stress, ce n'est pas forcément négatif, cela permet de donner un peu plus qu'en temps normal. »
Karine DAUTEL CONTACTER L'association par mail à assomontaignards@gmail.com

La formation au lycée Montaigne, c'est l'excellence dans la proximité et la bienveillance.

Lara Million, vice-présidente du conseil départementalet parent d'élève

Il faut compter entre 800 EUR et 1200 EUR les frais d'inscription pour huit à dix concours d'écoles de commerce, soit une moyenne de 1000 EUR.

Mais à cette somme, il faut encore rajouter les frais de transport, de logement... pour les élèves qui ont la chance d'accéder aux oraux.

 

 
 

 

Bibliothèques à la Une

Publié dans le panorama le Samedi 16 mars 2019 à 06:19:42

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Bibliothèques à la Une
 

 
À l'occasion de l'édition 2019 de Bibliothèques à la Une, qui se déroule du 15 au 30 mars, le conseil départemental et les bibliothèques haut-rhinoises mettent en lumière les initiatives citoyennes qui contribuent à la solidarité à travers la thématique « Une société plus solidaire ».

Dans ce cadre, la bibliothèque-ludothèque de Bollwiller accueille le spectacle Sous les néons du désir, samedi 30 mars à 19 h 30. La soirée à entrée libre, qui traite du sujet de la prostitution, s'adresse à un public dès 16 ans. Ce spectacle dévoile l'envers du décor des belles de nuit, qui avant d'être prostituées, sont des femmes. Il s'agit d'une création de Véronique de Miomandre, conteuse de la Compagnie des paroles, qui aborde le sujet à partir de témoignages recueillis auprès des prostituées à Bruxelles. Max Lebras, comédien et metteur en scène du Collectif 1984, mais aussi animateur d'ateliers de théâtre, assure la mise en scène du spectacle.
G.S-H. Y ALLER Sous les néons du désir, une coproduction de la Compagnie des Paroles et du Collectif 1984, samedi 30 mars à 19 h 30, à la bibliothèque de Bollwiller. SE RENSEIGNER Par téléphone au numéro suivant : 03.89.48.23.33 ; ou par courriel à bibliothèque-ludothèque-bollwiller@orange.fr. Site : www.mediatheque68.fr ;

 

 
 

 

Altkirch Bibliothèques à la Une Solidarité sur le territoire

Publié dans le panorama le Samedi 16 mars 2019 à 06:20:47

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Altkirch Bibliothèques à la Une
Solidarité sur le territoire
Jusqu'à fin mars, à l'occasion de la nouvelle édition de « Bibliothèques à la Une », le Conseil départemental et la médiathèque du Sundgau, ont choisi de mettre en lumière les initiatives citoyennes qui contribuent à la solidarité sur le territoire.
 

 
Le film Vive ensemble projeté cet après-midi présente un modèle de vivre ensemble en MARPA. Ci-dessus, une animation à la MARPA de Seppois-le-Bas...
La Médiathèque départementale du Sundgau accueille quatre rencontres de « Bibliothèques à la Une » :

? Jusqu'au 31 mars, le public a l'occasion de découvrir l'exposition photos « Nos voisins d'ailleurs » de Nicole Grandjean, membre du Club Photo de la MJC d'Altkirch, qui met en lumière, à travers ses portraits, des familles rencontrées au centre d'accueil de demandeurs d'asile de Ferrette. Une visite commentée aura lieu samedi 23 mars à 14 h.
Projection du film Vivre ensemble cet après-midi

? Aujourd'hui samedi 16 mars, de 14 h 30 à 16 h 30, projection/débat du film Vivre ensemble de Julie Benzoni. En 2060, un Français sur trois aura plus de 60 ans. Le nombre de personnes de plus de 85 ans aura quadruplé et le nombre de personnes âgées dépendantes sera double. La question du vieillissement doit aujourd'hui interroger lŽensemble de la société. Accepter cette transition démographique devrait être de nature à renforcer le lien entre les générations.

Ce film présente un modèle du « Vivre ensemble » unique en France : à Souvigny-de-Touraine, les générations ont été rassemblées en créant une MARPA-École ; un établissement qui abrite sous le même toit une maison de retraite et une école élémentaire.

La projection sera suivie d'une présentation, par Patrizia Gubiani-Banholzer et Laurence Jakes de la MAIA 68 (Méthode d'Action pour l'Intégration des services d'Aide et de soins à domicile dans le champ de l'autonomie), des solutions d'hébergement et solutions innovantes du territoire ;

? Samedi 23 mars, de 15 h à 16 h 30, se déroulera la rencontre « Nos voisins d'ailleurs ». En trois ans, plus de 350 d'entre eux ont trouvé un refuge temporaire au centre d'accueil de demandeurs d'asile ADORA de Ferrette. Originaires d'une vingtaine de pays, ils sont devenus nos voisins. Qui sont-ils ? Photographies, chansons, rythmes, musiques, dessins, mots, théâtre et témoignages permettront de mieux les connaître. Cette rencontre, organisée en partenariat avec ADOMA, sera menée par l'association de bénévoles « Voisins d'ailleurs » de Ferrette, qui accompagne les demandeurs d'asile et les réfugiés ;

? Samedi 30 mars, de 14 h à 15 h 30, conférence-débat « Comment aider ses proches sans y laisser sa peau ? » Comment prévenir le burn-out ? Comment gérer les émotions négatives liées à l'accompagnement ? Comment demander de l'aide à notre entourage ? Comment concilier l'aidance avec une activité professionnelle ?

Autant de questions qui seront abordées par Inge Cantegreil-Kallen, neuropsychologue à l'Assistance Public des Hôpitaux de Paris. Le jour de la conférence, les gens auront la possibilité de vous inscrire à un bilan de santé psycho-médicosocial gratuit avec le centre de prévention « Bien vieillir ».
Renseignements et inscriptions : 03 89 30 64 54.

Renseignements et inscriptions : 03 89 30 64 54.

 
 

 

Les chars ont été inaugurés

Publié dans le panorama le Samedi 16 mars 2019 à 06:10:24

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Les chars ont été inaugurés
 

 
La cour royale et princière sur un des chars qui va défiler aujourd'hui sur le thème du cirque. Photo DNA
L'association du carnaval de Colmar, présidée par Claude Sembach, a, comme chaque année à la veille de ses cavalcades, procédé dans ses locaux, vendredi en soirée, à l'inauguration officielle de ses onze chars qui vont être présentés au public. C'est en présence de la cour royale et de la cour princière que le président a accueilli différentes personnalités et sponsors. Notamment Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental, accompagnée par Martine Dietrich. La Ville était représentée par les adjoints(e) s Yves Hemedinger, Cécile Siffert et Cécile Striebig-Thevenin, l'office municipal de la culture par Michel Glénat.

Une soixantaine de personnes ont assisté au dévoilement des chars de cette 58e édition de la cavalcade colmarienne, dont le thème retenu cette année est le « Cirque ».

Avec humour, le président a rappelé : « La politique pouvait parfois à juste titre être qualifiée de cirque, mais dans ce domaine nous sommes restés soft, avec juste un petit clin d'oeil aux prochaines élections municipales, nous verrons ça en 2020. » Le ruban aux couleurs de la ville de Colmar a été coupé par l'adjointe Cécile Siffert, au son de la Cook Musique de Colmar, donnant le feu vert aux manifestations carnavalesques 2019.

Nouveauté cette année, les sachets de confettis vendus par l'association (1 euro pièce) : pour quatre achetés, un sachet sera offert. Dans certains sachets, des jetons dissimulés pourront être échangés contre des entrées gratuites à la patinoire ou au cirque Arlette Gruss.

Les carnavaliers se retrouveront au terme des deux cavalcades au gymnase du Ladhof, pour un moment festif avec les guggas et auront l'opportunité de profiter d'une petite restauration.

Dimanche midi, sur réservation, un repas pour tout public sera servi au prix de 12 euros.

Aujourd'hui à partir de 14 h 30, les enfants et la cour princière défileront dans les rues de la cité de Bartholdi.

Dimanche, place à la grande cavalcade, départ à 14 h 30. À l'instar de l'an passé, le circuit retenu pour le défilé organisé par l'association du Carnaval de Colmar est le suivant : rue du Nord - rue Golbéry - rue du Rempart - quai de la Sinn - rue des Clefs - rue Vauban.

Par mesure de sécurité, la circulation sera interdite dans ces voies, dimanche 17 mars, ainsi que dans les axes débouchant sur ce circuit de 12 h à 18 h. Pour tout renseignement, contacter le 03.68.09.03.64.
Y ALLER Ce samedi 16 mars à partir de 14 h 30, les enfants et la cour princière défileront dans les rues de la cité de Bartholdi. Dimanche, place à la grande cavalcade, départ à 14 h 30.