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CEA Réunion publique à Obersaasheim

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:52:10

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CEA Réunion publique à Obersaasheim
 

 
L'association Notre Canton Demain organise une réunion publique ce jeudi 14 mars à 19 h, à la salle des fêtes d'Obersaasheim.

Deux thèmes seront abordés au cours de cette soirée : en première partie, la présentation de la collectivité européenne d'Alsace par Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin et en deuxième partie, la présentation du projet de développement de la communauté de communes Pays Rhin-Brisach (CCPRB) par Gérard Hug, président de la CCPRB et par Brigitte Klinkert. Tous les habitants du Pays Rhin-Brisach y sont cordialement invités.
Y ALLER Réunion publique organisée par Notre Canton Demain, jeudi 14 mars à 19 h à la salle des fêtes d'Obersaasheim.

 

 
 

De plus en plus d'églises vandalisées

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:11:09

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De plus en plus d'églises vandalisées
 

 
La statue en bois de saint Joseph retrouvée au sol, ce lundi dans l'église Saint-Louis de la Robertsau, à Strasbourg. Photo DNA/Laurent Réa
Mardi matin, les paroissiens ont nettoyé l'église Saint-Louis de la Robertsau, à Strasbourg, souillée la veille (L'Alsace de mardi). De la mousse d'extincteur sur les bancs, de la cire répandue, le linge d'autel déchiré, une statue en bois de saint Joseph gisant au sol... Les témoignages de soutien, innombrables, ont afflué, de toute la classe politique et de tous les responsables des familles religieuses. Manière de signifier que, là aussi, ça suffit.
« Une églisedoit rester ouverte »

« Un lieu de culte, un lieu de sépulture, quelle que soit la confession, est un lieu sacré auquel on ne touche pas. C'est une règle, or il y a beaucoup d'ignorance », regrette le chanoine Didier Muntzinger, curé de la paroisse et vicaire épiscopal. « Même si les faits sont minimes, il faut être attentif. Il ne faut pas passer sous silence ce genre d'événements », ajoute-t-il.

Une plainte avait déjà été déposée il y a trois mois et le père Muntzinger demande officiellement à la municipalité d'installer une caméra de vidéosurveillance sur la place Saint-Louis, où se produisent des incivilités de longue date. Mais pas question de rester portes closes : « L'église est toujours ouverte de 9 h à 19 h, rappelle le curé. Les gens viennent comme ils veulent. C'est pour nous un lieu de rencontre entre Dieu et les hommes, il ne faut pas céder sur ce point. »

Un an plus tôt, une église de la Montagne-Verte, toujours à Strasbourg, avait été vandalisée et les auteurs s'en étaient pris au tabernacle. À l'époque, l'événement n'avait pas fait l'objet de communication.

Tous les actes ne relèvent pas d'une « haine de la foi », observe Bernard Xibaut, chancelier du diocèse de Strasbourg. Et d'évoquer les tentatives de vols début janvier dans les églises Saint-Georges et Sainte-Foy, à Sélestat. Des voleurs ont tenté de forcer les troncs, sans succès.
« C'est la successionde ces derniers joursqui est préoccupante »

Pour autant, si la liste des faits remontés au chancelier n'est pas très longue, « la succession de ces derniers jours est préoccupante, dans le contexte général. » Moins d'une semaine plus tôt, le 6 mars, un vitrail de l'église catholique de Reichstett a été brisé et une porte forcée.

Pour Bernard Xibaut, il est trop tôt pour savoir si c'est le début de quelque chose. « On encourage à la vigilance des communautés chrétiennes, il faut prier dans les églises. Une église ouverte mais fréquentée par les fidèles est davantage protégée que certaines qui sont fermées. » Rien que sur ces deux dernières années, si les exactions connues sont mises bout à bout, la liste apparaît longue.

En octobre 2018, des visiteurs entraient par effraction dans l'église de Schirmeck, dans la vallée de la Bruche. L'un d'eux s'est soulagé. Des parties de l'orgue ont été arrachées. Ce même mois, à Village-Neuf, près de Saint-Louis, cinq extincteurs ont été vidés sur les bancs de l'église Saint-Nicolas. En juin 2018, à Niederbronn-les-Bains, un extincteur encore était vidé dans l'église. Des croix gammées ont également été retrouvées sur plusieurs chaises - les trois jeunes gens qui se sont fait pincer ont nié être à l'origine de ces dernières. En mai 2018, à Nordheim, dans le Kochersberg, la porte de l'église était en train de se consumer à petit feu lorsqu'une voisine a donné l'alerte. En février 2017, à Réguisheim, près d'Ensisheim, des dégradations ont été commises dans l'église, tandis que dans les cimetières, des pots de fleurs étaient renversés ou cassés sur plusieurs tombes.
Vases brisés, contenu d'un sac-poubelle répandu s sur l'autel...

Côté protestant, Christian Albecker, président de l'Uépal (Union des Églises protestantes d'Alsace et de Lorraine), a en tête trois affaires récentes, deux d'entre elles n'ont pas été ébruitées.

À Ostheim, au nord de Colmar, il y a un peu plus d'un an, des jets de pierre ont endommagé l'église. À Reichstett, non loin de Strasbourg, au mois de novembre, quatre vitres et des vitraux ont notamment été brisés - c'est dans la même commune qu'a été vandalisée l'église catholique mercredi dernier.

Et puis, il y a une dizaine de jours, c'était au tour de l'église romane de Neuwiller-lès-Saverne, qui reste ouverte pour que les gens puissent visiter et se recueillir : « Des vases ont été brisés, les documentations renversées, un sac-poubelle contenant entre autres des couches-culottes sales a été répandu sur et autour de l'autel, liste Christian Albecker. Ça a beaucoup choqué la paroisse. Il y a eu un dépôt de plainte et des caméras de surveillance devraient être installées. »
Les évangéliques aussi

« Le choix a été fait de ne pas en parler, note-t-il. On ne sait pas toujours si ce sont des actes anti-protestants. Mais il y a une levée d'interdits dans les esprits qui est très préoccupante. Pour nous, Dieu est partout. L'église n'est donc pas sacrée, ce n'est pas dramatique, mais c'est quand même un lieu de recueillement et ce respect disparaît. » Les coupables ont depuis été identifiés, c'était deux enfants.

Les évangéliques aussi sont concernés. La petite église baptiste d'Illkirch-Graffenstaden a été taguée à l'été 2017 : la phrase découverte sur l'extérieur du bâtiment, qu'on ne reproduira pas, était sans équivoque. Le pasteur, Matthieu Hodapp, et la communauté, avaient préféré ne pas en faire publicité à l'époque. À cette attaque, ils ont un temps envisagé de répondre par un autre tag sur la façade, « Jésus t'aime ». Ils ont surtout pu apprécier la diligence des services de la municipalité, venus très vite effacer l'injure, ainsi que le soutien des habitants du quartier, qui a été un baume. Myriam AIT-SIDHOUM

 

 
 

Strasbourg Siège du Parlement : Appels à Macron pour une « clarification »

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:46:59

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Strasbourg Siège du Parlement
Strasbourg Siège du Parlement : Appels à Macron pour une « clarification »
La tribune de la présidente de la CDU, qui s'attaque notamment au siège du Parlement à Strasbourg, suscite de nouveaux appels à une clarification de la part du chef de l'État. Jean Rottner lui a écrit directement pour le lui demander.

 
« Je n'ose imaginer que ce propos ait pu être tenu sans concertation au plus haut niveau du couple franco-allemand », écrit le président de la Région Grand Est au président de la République, rappelant en sous-texte que des rumeurs insistantes prêtent à Emmanuel Macron l'intention de « lâcher » Strasbourg. La voix du chef de l'État « mériterait assurément d'être entendue sur l'intangibilité des traités fondateurs gravant Strasbourg comme siège du Parlement européen », poursuit Jean Rottner dans son courrier.

Roland Ries insiste lui aussi : « J'attends des déclarations claires de notre gouvernement, et surtout du président de la République, qui s'inscrivent en faux contre cette idée », a dit le maire de Strasbourg dans une interview à l'hebdomadaire Le Point - la question du siège est devenue d'intérêt national. En juillet dernier, le conseil municipal de Strasbourg avait voté une motion demandant une parole claire et un soutien « sans faille » « au plus haut niveau de l'État ». Huit mois plus tard, et neuf mois après la petite phrase de Merkel disant qu'il fallait en finir avec Strasbourg (DNA du 14 juin), Emmanuel Macron ne s'est toujours pas exprimé...

« Jamais Emmanuel Macron n'a démenti lui-même les propos tenus par Angela Merkel : la réalité c'est que le siège du Parlement européen a déjà été négocié par le président de la République ! Mais contre quoi Emmanuel Macron accepte-t-il par ses silences de le brader ? », interroge l'élue municipale Pernelle Richardot, qui espère être sur la liste PS aux élections européennes.

L'eurodéputée alsacienne Anne Sander, 8e sur la liste LR pour le scrutin de mai (et jusqu'ici seule Alsacienne en position éligible sur une liste), considère que, malgré les déclarations d'Angela Merkel et d'Annegret Kramp-Karrenbauer, « la CDU a toujours compté parmi elle des défenseurs de Strasbourg et qu'ils continueront ». Elle note en revanche, comme beaucoup d'autres, que le parti du président de la République est affilié au groupe des libéraux au Parlement européen, dont le président, le Belge Guy Verhofstadt, fait ouvertement campagne contre Strasbourg. Ce qui ne manque pas, là aussi, d'entretenir le trouble.
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

 

Lilla Merabet rejoint le MoDem

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:46:25

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Politique
Lilla Merabet rejoint le MoDem
 

 
Lilla Merabet.
Lilla Merabet, vice-présidente de la Région Grand Est, rejoint le MoDem. Élue aux dernières élections régionales avec l'étiquette UDI, l'élue se tourne aujourd'hui vers le parti centriste qui a « su faire preuve de l'audace nécessaire pour défendre ses opinions, à la fois dans notre majorité régionale et dans le paysage national ». « Le Mouvement Démocrate contribue positivement au pluralisme politique comme socle de nos valeurs démocratiques », précise encore Lilla Merabet qui se définit comme « profondément européenne et réaliste ».

Le MoDem est une des composantes de la majorité régionale avec Les Républicains et l'Union des centristes et indépendants (UDI, les radicaux, le Nouveau Centre, l'Alliance centriste). À l'échelle nationale, le MoDem fait partie de la majorité présidentielle.

 

 
 

 

Nathalie Loiseau,discrète mais pugnace

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:42:43

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Politique Gouvernement
Nathalie Loiseau,discrète mais pugnace
La ministre des Affaires européennes défiera ce soir Marine Le Pen sur France 2. Un exercice amené à se reproduire car Nathalie Loiseau devrait mener la liste En marche pour les Européennes.
 

 
Nathalie Loiseau est en charge des affaires européennes au gouvernement.
Inconnue du grand public, Nathalie Loiseau, ministre en charge de l'Europe, apportera ce soir la contradiction à Marine Le Pen dans l'Émission politique, sur France 2. Elle devrait également être la tête de liste de la République en marche (LaREM), le parti d'Emmanuel Macron, pour les élections européennes du 26 mai, même si elle nie être candidate.

À 54 ans, Nathalie Loiseau est faussement discrète. Elle parle doucement mais ses mots sont percutants. Ancienne directrice de l'ENA (École nationale d'administration), cette diplomate connaît parfaitement les dossiers européens. En janvier, elle a signé une tribune remarquée où elle étrillait le bilan du Rassemblement national (ex-FN) sur la scène européenne. Depuis, elle a régulièrement haussé le ton, sans jamais s'énerver, mais en choisissant des arguments cinglants, qui font mouche.
Féministe et ambitieuse

Sa carrière au Quai d'Orsay (elle parle l'indonésien et le chinois) ne l'a pas empêchée d'avoir quatre enfants et de se revendiquer féministe. En 2014, elle l'a même raconté dans un livre intitulé « Choisissez tout ». Un ouvrage pour dire aux femmes de ne pas freiner leur ambition professionnelle et dénoncer le milieu familial et scolaire qui ne les encourage pas.

« Il n'y a pas de spécificité de caractère féminin ou masculin, mais culturellement, ce n'est pas facile pour une femme de dire qu'elle a de l'ambition. L'ambition des femmes n'est pas valorisée », dit-elle.

À son entrée au gouvernement, elle incarnait la société civile, bien qu'elle soit juppéiste pour avoir travaillé au cabinet de l'ancien maire de Bordeaux quand celui-ci était ministre des Affaires étrangères entre 1993 et 1995. Son parcours lui vaut les critiques de l'opposition : « C'est le symbole de la technocratie française et bruxelloise », raille Damien Abad, député Les Républicains de l'Ain.
Pole positionpour Bruxelles

Ses collègues de la majorité en revanche sont conquis. « Elle allie la parfaite maîtrise des dossiers complexes comme le Brexit avec une approche de terrain et très concrète. Elle est bonne camarade, ce qui est une grande qualité dans le monde politique », explique son collègue ministre au Quai d'Orsay, Jean-Baptiste Lemoyne.

Après le refus poli d'Agnès Buzyn, ministre de la Santé, pour mener la liste LaREM aux élections européennes, Nathalie Loiseau semble la mieux placée. Sa prestation ce jeudi soir face à Marine Le Pen pourrait être déterminante, même si son profil de centre droit dérange l'aile gauche des marcheurs.

« La gauche, la droite... Cela ne veut rien dire ! Nathalie Loiseau est Européenne et c'est la seule chose qui compte », balaie Gilles Le Gendre, patron des députés de la majorité.
Nathalie MAURET

 

 
 

 

UE Nathalie Loiseau,discrète mais pugnace

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:41:36

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UE Nathalie Loiseau,discrète mais pugnace
 

 
Nathalie Loiseau est en charge des affaires européennes au gouvernement. Photo NIKLAS HALLE'N/afp
Inconnue du grand public, Nathalie Loiseau, ministre en charge de l'Europe, apportera ce soir la contradiction à Marine Le Pen dans l'Émission politique, sur France 2. Elle devrait également être la tête de liste de la République en marche (LaREM), le parti d'Emmanuel Macron, pour les élections européennes du 26 mai, même si elle nie être candidate.

À 54 ans, Nathalie Loiseau est faussement discrète. Elle parle doucement mais ses mots sont percutants. Ancienne directrice de l'ENA (École nationale d'administration), cette diplomate connaît parfaitement les dossiers européens. En janvier, elle a signé une tribune remarquée où elle étrillait le bilan du Rassemblement national (ex-FN) sur la scène européenne. Depuis, elle a régulièrement haussé le ton, sans jamais s'énerver, mais en choisissant des arguments cinglants, qui font mouche.
Féministe et ambitieuse

Sa carrière au Quai d'Orsay (elle parle l'indonésien et le chinois) ne l'a pas empêchée d'avoir quatre enfants et de se revendiquer féministe. En 2014, elle l'a même raconté dans un livre intitulé « Choisissez tout ». Un ouvrage pour dire aux femmes de ne pas freiner leur ambition professionnelle et dénoncer le milieu familial et scolaire qui ne les encourage pas.

« Il n'y a pas de spécificité de caractère féminin ou masculin, mais culturellement, ce n'est pas facile pour une femme de dire qu'elle a de l'ambition. L'ambition des femmes n'est pas valorisée », dit-elle.

À son entrée au gouvernement, elle incarnait la société civile, bien qu'elle soit juppéiste pour avoir travaillé au cabinet de l'ancien maire de Bordeaux quand celui-ci était ministre des Affaires étrangères entre 1993 et 1995. Son parcours lui vaut les critiques de l'opposition : « C'est le symbole de la technocratie française et bruxelloise », raille Damien Abad, député Les Républicains de l'Ain.
Pole positionpour Bruxelles

Ses collègues de la majorité en revanche sont conquis. « Elle allie la parfaite maîtrise des dossiers complexes comme le Brexit avec une approche de terrain et très concrète. Elle est bonne camarade, ce qui est une grande qualité dans le monde politique », explique son collègue ministre au Quai d'Orsay, Jean-Baptiste Lemoyne.

Après le refus poli d'Agnès Buzyn, ministre de la Santé, pour mener la liste LaREM aux élections européennes, Nathalie Loiseau semble la mieux placée. Sa prestation ce jeudi soir face à Marine Le Pen pourrait être déterminante, même si son profil de centre droit dérange l'aile gauche des marcheurs.

« La gauche, la droite... Cela ne veut rien dire ! Nathalie Loiseau est Européenne et c'est la seule chose qui compte », balaie Gilles Le Gendre, patron des députés de la majorité.
Nathalie MAURET

 

 
 

Parlement européen Barnier : « Le moment est grave »

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:40:33

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Parlement européen Barnier : « Le moment est grave »
 

 
Michel Barnier, le 13 mars 2019. Photo FREDERICK FLORIN/AFP
La lassitude semble avoir succédé à l'exaspération. Au Parlement européen à Strasbourg, où l'on suit de près les débats et les votes de Westminster, on cite le film « Un jour sans fin » : députés comme négociateurs se sentent comme condamnés à vivre et revivre encore et encore la même journée, à l'issue de laquelle personne ne sait ce que souhaitent leurs partenaires.
La responsabilité britannique

« Nous nous trouvons dans les mains du Parlement britannique. C'est à lui de nous dire ce qu'il faut faire, où nous devons aller », répétait hier matin le vice-président de la Commission Frans Timmermans dans l'hémicycle strasbourgeois. Il ne disait rien d'autre déjà en janvier, lors d'un débat sur le même sujet au lendemain d'un vote similaire. Et deux mois plus tard on n'est toujours pas plus avancé.

« Dans l'impasse dans laquelle se trouve cette négociation, la première responsabilité appartient au Royaume-Uni », a aussi rappelé hier matin Michel Barnier, négociateur du Brexit. « Le moment est très grave. Le risque d'un "no deal" n'a jamais été aussi élevé. Je recommande de ne pas sous-estimer ce risque ni ses conséquences », a-t-il à nouveau prévenu dans la foulée.

Sur son pupitre, le Français avait posé les quelque 600 pages de l'accord de sortie négocié avec le gouvernement de Londres, celui-là même rejeté à nouveau mardi soir : « Si le Royaume-Uni veut toujours quitter l'UE, et la quitter de façon ordonnée, alors ce traité que nous avons négocié pendant un an et demi avec Theresa May est le seul disponible », a-t-il dit en attrapant la lourde liasse de feuilles.

« Nous ne souhaitons pas le scénario d'un "no deal". Nous avons toujours travaillé pour trouver un accord. Mais nous sommes prêts pour affronter cette situation », a-t-il encore prévenu.
Limiter l'impactd'un « no deal »

Quelques minutes plus tard, l'hémicycle comble adoptait une série de mesures d'urgence pour limiter l'impact d'un éventuel Brexit sans accord. Elles concernent par exemple le droit à la sécurité sociale des citoyens de l'Union Européenne au Royaume-Uni et des citoyens britanniques dans l'Union Européenne, les autorisations liées à la pêche, au transport par route et au trafic aérien, ou encore la poursuite des programmes européens de coopération transfrontalière entre l'Irlande et l'Irlande du Nord. Le tout, bien sûr, sous réserve que le Royaume-Uni les adopte de façon réciproque. S'il le veut bien...
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

Culture Troisième baromètre Ipsos pour le Centre national du livre, Les jeunes aiment lire : merci Harry Potter !

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:43:47

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Culture Troisième baromètre Ipsos pour le Centre national du livre
Culture Troisième baromètre Ipsos pour le Centre national du livre, Les jeunes aiment lire : merci Harry Potter !
La jeune génération a appris à aimer lire grâce au magicien créé par J.K Rowling. Plus de 20 ans après la parution du premier tome de la saga, Harry Potter exerce sa magie. La fantasy opère.

 
91  % des 15-24 ans se déclarent lecteurs.
Sauver la lecture, ce n'était finalement peut-être pas si sorcier. Il suffisait d'inventer un jeune orphelin, petit héros doué de pouvoir, de magie, de mystère, de lui donner des amis, une école qui ne serait pas comme les autres (Poudlard), et de le faire grandir à travers des épreuves initiatiques, dans un monde fantastique, à nul autre pareil.

Très sérieusement, les aventures d'Harry Potter de J.K Rowling, sept romans à la saga, dont le premier a été publié en France en 1998, ont remis des livres entre les mains des enfants. Vincent Monadé, le président du Centre national du livre (CNL), est formel « Il y a eu un avant et un après-Harry Potter. Merci à J.K Rowling pour avoir transformé nos gamins en lecteurs ».
À l'encontredes idées reçues

Alors que s'ouvre vendredi à Paris le Salon du livre, c'est l'enseignement étonnant du troisième baromètre bisannuel du CNL sur les habitudes de lecture des Français, réalisé par Ipsos : il montre non seulement que les Français lisent toujours autant, voire plus qu'en 2017, mais que les 15-24 ans lisent de plus en plus. De quoi contrarier l'idée reçue que les jeunes ne lisent plus, dans un monde saturé d'écrans.

C'est le chiffre surprise de ce baromètre 2019: 91  % des 15-24 ans interrogés se déclarent lecteurs, un chiffre en hausse de 9 points par rapport à 2017. C'est la plus forte progression parmi toutes les catégories d'âge.

Ce lectorat jeune porte le succès de plusieurs genres, particulièrement prisés : la bande dessinée (+13 % chez les 15-24 ans) ; les mangas-comics (+14 %) et les romans de science-fiction (+21 %).
Petits lecteurs deviendront grands ?

Les jeunes lecteurs, tous enfants d'Harry Potter, ont été servis par toute une nouvelle offre de littérature jeunesse au rayon SF et fantastique. Et des sagas best-sellers, comme les livres de J.K Rowling, sont encore montées en puissance après avoir été adaptées au cinéma en blockbusters : Twilight, Hunger Games, Le Labyrinthe, Divergente.

Petits lecteurs deviendront grands lecteurs ? Le succès de ces sagas pour ados ne suffit peut-être pas à promettre que les Français de demain liront de plus en plus. Le baromètre CNL/Ipsos insiste sur le rôle essentiel de la transmission : « La place de la lecture accordée au sein du foyer pendant l'enfance continue d'avoir une forte incidence sur les pratiques de lecture des Français. » Les parents savent ce qu'il leur reste à faire : direction la bibliothèque ou la librairie s'ils veulent que leurs enfants développent le goût de lire. Lire et faire lire vont ensemble
Merci aussi à l'école

Merci à Harry Potter, aux parents, mais aussi : « Merci l'école », dit Vincent Monadé. L'école aussi a un rôle important dans les habitudes de lecture.

Le président du CNL salue le développement, dans les établissements scolaires français, de temps de lecture quotidiens - 15 à 20 minutes en silence : « C'est ce qu'il faut faire. L'école primaire valorise la lecture plaisir. » Le CNL est derrière le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, qui souhaite que la lecture au collège et au lycée ne se résume pas à des oeuvres obligatoires.
Nathalie CHIFFLET * Baromètre IPSOS pour le CNL : échantillon national représentatif des Français, 1 000 interviews F/H 15 ans et plus entre le 11 et le 22 janvier 2019. Mode de recueil : téléphone.

* Baromètre IPSOS pour le CNL : échantillon national représentatif des Français, 1 000 interviews F/H 15 ans et plus entre le 11 et le 22 janvier 2019. Mode de recueil : téléphone.

 
 

 

Un nouveau patron pour les agriculteurs de la région ?

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:48:51

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GRAND EST
Un nouveau patron pour les agriculteurs de la région ?
Vendredi, les nouveaux élus des chambres d'agriculture d'Alsace, de Champagne-Ardenne et de Lorraine vont désigner leurs instances régionales. Le président sortant, Jean-Luc Pelletier, pourrait passer la main. Le nom de Maximin Charpentier est cité pour lui succéder.
 

 
Le Lorrain Jean-Luc Pelletier, ici à l'inauguration du stand Grand Est au Salon de l'agriculture à Paris, pourrait passer le relais au Marnais Maximin Charpentier, vendredi à Strasbourg.
Qui sera élu, ce vendredi à Strasbourg, président de la Chambre régionale d'agriculture du Grand Est ? Le Meusien Jean-Luc Pelletie, président sortant qui a joué un rôle déterminant dans la mise en place de cette structure régionale, pourrait en effet passer le relais. En l'occurrence, à son deuxième vice-président, le Champardennais Maximin Charpentier, l'une des figures de proue de la bioéconomie. Ce dernier ne s'est pas représenté à la présidence de la chambre départementale de l'agriculture de la Marne. Issue de la liste majoritaire, FNSEA/JA (Jeunes agriculteurs), Maximin Charpentier est également président de l'association TerraSolis qui gère le réseau testant des systèmes innovants de production à la Ferme 112 près de Reims.

De facto, dans le Grand Est tout particulièrement, l'instance consulaire régionale détient un rôle clé : la nouvelle région truste de nombreuses premières places en termes de productions agricoles et de chiffre d'affaires, y compris à l'export. Autre paramètre, la bioéconomie qui est, avec l'usine du futur, l'un des deux piliers du schéma de développement économique régional.

Vendredi donc, les membres nouvellement élus des chambres départementales et interdépartementales (Alsace) vont désigner leurs représentants à la CRAGE. La séance d'installation du président et du bureau, non publique, se déroulera dans la foulée. Comme cela est en vigueur depuis fin 2015, les deux premières vice-présidences devraient refléter l'équilibre entre les trois entités territoriales historiques.
Catherine DAUDENHAN

 

 
 

 

Climat Dossier Ils portent plainte contre l'État

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:39:14

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Climat Dossier  Ils portent plainte contre l'État
 

 
Depuis plusieurs semaines, les jeunes se retrouvent dans la rue le vendredi, comme ici à Paris, le 8 mars dernier. Photo A. JOCARD/AFP
Le vent se lève sur le front de la lutte climatique. Plainte et manifestations donnent, à partir de jeudi, le coup d'envoi à un « printemps climatique et social ». Associations et citoyens veulent mettre la pression sur le gouvernement pour qu'il en fasse plus pour l'environnement.

Ce jeudi matin, la pétition « l'Affaire du siècle » - visant à poursuivre l'État pour inaction climatique - passe à la vitesse supérieure. Après avoir interpellé les pouvoirs publics en décembre dernier, les quatre ONG (*) à l'initiative du texte déposent officiellement leur recours devant le tribunal administratif.
Qu'est-ce que« l'Affaire du siècle » ?

Entre-temps, elles ont réuni plus de 2,15 millions de signatures, un record pour une pétition en ligne, pour dénoncer les « carences » de l'État en matière de défense de l'environnement.

Un soutien de poids pour accompagner une procédure judiciaire qui risque d'être longue (les associations n'attendent pas de décision avant deux ans).

Vendredi, lycéens et étudiants prendront le relais pour demander au gouvernement de relever ses ambitions climatiques. Inspirés par le mouvement de grève scolaire pour le climat, lancé par la Suédoise de 16 ans Greta Thunberg, les jeunes veulent faire entendre leur voix dans la rue. Jusqu'à présent, le mouvement avait eu du mal à prendre en France, contrairement aux manifestations belges ou allemandes.

Cette fois, 200 villes participeront à la mobilisation que ses organisateurs espèrent « inédite ». Ils veulent marquer le début d'une « longue suite de mobilisations », au moins jusqu'aux européennes. Objectif : obliger les politiques à verdir - et pas qu'en paroles - leurs programmes. « Aucune liste ne sera légitime pour se présenter si elle n'a pas un message fort sur le climat », explique Claire Renauld, étudiante, membre de YouthForClimate France.

Au menu de la journée de vendredi, « désobéissance civile » le matin (des actions seront organisées pour bloquer ou interpeller des institutions ou des entreprises) et défilé l'après-midi.
Des portraitsdu président décrochés

La « désobéissance civile » est aussi à l'agenda de la « marche du siècle » pour le climat, qui se déroulera le lendemain, samedi, à Paris, et dans 170 lieux en France, mais aussi dans 100 pays, à l'appel de 140 organisations. L'action a déjà pris la forme d'un happening : une vingtaine de portraits d'Emmanuel Macron ont été décrochés des murs de mairies pour « symboliser le vide de l'action politique sur le plan climatique et social », selon Élodie Nace, d'Alternatiba Paris, co-organisatrice de la marche.

La manifestation - qui rejoindra à un moment celle de la marche des solidarités et des gilets jaunes - veut interpeller un « gouvernement sourd à l'urgence climatique », explique la militante écologiste. Et, plus que « les grands discours, les grands débats », demander « des mesures concrètes pour vivre aujourd'hui, et survivre demain ».
Élodie BÉCU (*) Oxfam, Notre affaire à tous, la Fondation pour la Nature et l'Homme, et Greenpeace France.

 

 
 

Mobilisations pour le climat

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:45:09

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environnement
Mobilisations pour le climat
 

 
Vendredi 15 mars sera une journée de grève mondiale pour le climat. De nombreux mouvements écologistes appellent les collégiens, les lycéens et les étudiants à se mobiliser en suivant l'appel de Greta Thumberg.

À Strasbourg, cette journée d'action débutera à 8h par un sit-in sur le campus de l'Esplanade suivi à midi par un pique-nique place Kléber puis, à 13h par une marche qui partira de la place Kléber et se dirigera vers les institutions européennes.

Le lendemain samedi 16 mars, un collectif citoyen organisera à Strasbourg une marche contre l'inaction climatique. Le point de ralliement des manifestatnts est fixé à 14h devant la faculté de droit à l'Esplanade.

Plusieurs syndicats enseignants et la fédération de parents d'élèves FCPE apportent leur soutien à ces deux initiatives. C'est le cas du SE-Unsa pour qui « les questions environnementales conditionnent notre avenir commun [...]. La jeunesse a raison de se préoccuper maintenant, du monde qu'elle aura à assumer demain ». Pour la FSU 67, « la justice climatique ne peut s'envisager sans justice sociale et fiscale ».

La FCPE se félicite pour sa part de l'organisation par le ministère de l'Éducation nationale de débats sur le climat, vendredi après-midi, dans tous les lycées de France et se déclare « rassurée sur le fait que les élèves qui décideront de participer à cette journée de mobilisation ne seront ni pénalisés ni sanctionnés ». Elle invite également le ministre à « aller plus loin ». Elle propose que « les spécialités qui couvrent les questions de l'environnement et du développement durable puissent être accessibles à tous les lycéens, qu'ils soient d'un lycée général, agricole ou technologique ou professionnel ».
Gilets jaunes et écologie

De nombreux gilets jaunes alsaciens feront ce samedi 16 mars le voyage pour Paris où aura lieu une manifestation nationale. Ceux qui resteront à Strasbourg comptent participer à la marche pour le climat qui partira à 14h de la faculté de droit. Auparavant, ils tiendront, comme chaque samedi, leur assemblée populaire à 19h place de la République.

 

 
 

 

Carspach-Altkirch Mouvement social : Manifestation samedi pour la clôture du « Grand débat national »

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:20:22

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Carspach-Altkirch Mouvement social
Carspach-Altkirch Mouvement social : Manifestation samedi pour la clôture du « Grand débat national »

 
Départ du cortège à 14h au Mobil Jaune.
Les « gilets jaunes » installés à Carspach organisent l'acte 18 du mouvement ce samedi 16 mars à l'occasion de la fin du Grand débat national. Ils invitent la population sundgauvienne à participer à une grande manifestation, déclarée en préfecture et autorisée, et qui prendra le départ à 14 h au rond-point de la RD419 où se trouve le « Mobil Jaune ».

« Rien n'est gagné, restons mobilisés et vigilants face aux conclusions du grand débat », expliquent les gilets jaunes qui soulignent les thèmes qui les mobilisent : l'augmentation du pouvoir d'achat, la baisse de la fiscalité, le maintien des services publics et l'écologie. Localement, ils mettent notamment l'accent sur la défense des hôpitaux d'Altkirch et de Thann, avec le maintien des maternités des deux établissements et du service d'urgence d'Altkirch.

Sur place au Mobil Jaune, les gilets jaunes proposeront également samedi une petite restauration midi et soir.

A noter que le cortège se rendra du rond-point de la RD419 vers celui devant le cimetière d'Altkirch pour ensuite emprunter la voie rapide jusqu'au rond-point devant le Leclerc puis se diriger vers la rue du 3e Zouaves pour passer devant l'hôpital d'Altkirch. Poursuite du défilé place de la Réunion, rue Henner, rue Poincaré, place Xavier-Jourdain, rue Charles-de-Gaulle, place de l'Eglise puis retour par la rue des Remparts, la rue de l'Ill et la rue du 8e Régiment-de-Hussards vers le Mobil Jaune. Les routes seront momentanément barrées à la circulation le temps du passage du cortège.

 

 
 

 

Éducation Réforme du lycée : Vraies et fausses peurs

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:45:34

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Éducation Réforme du lycée
Éducation Réforme du lycée : Vraies et fausses peurs
Journées de grève, rejets des dotations horaires... La mise en oeuvre de la réforme du lycée soulève questions et oppositions parmi les enseignants et parents d'élèves. La rectrice tente de rassurer.

 
Des représentants de syndicats du second degré et du supérieur, de la FCPE 67 et d'un syndicat lycéen se sont réunis la semaine dernière à Strasbourg pour coordonner les actions de contestation contre la réforme du lycée.
? Choix de spécialités limités ou offre enrichie ?

« En réalité, les choix des spécialités accessibles dans votre lycée seront extrêmement contraints. Toutes les combinaisons de spécialités ne sont pas possibles », a expliqué Élisabeth Del Grande de la FCPE 67, lors d'une réunion d'information et d'échanges sur la réforme du lycée organisée la semaine dernière à Strasbourg (*).

« La réforme enrichie l'offre de formation », affirme de son côté Sophie Béjean, rectrice de l'académie de Strasbourg. « Actuellement, 75 % des 43 lycées publics en Alsace proposent les trois séries L, S et ES. Avec la réforme, 95 % des lycées (42) proposeront au moins sept enseignements de spécialité, dont 39 les sept de base (**). L'offre est plus riche, plus présente sur tout le territoire, dans les lycées les plus ruraux, les plus défavorisés ».
? Art, latin... où trouver ces spécialités rares ?

« Pourra-t-on vraiment s'inscrire dans le lycée d'à côté pour suivre une spécialité ? », se demande Élisabeth Del Grande.

« Les spécialités rares (**) sont un atout pour les établissements, nous avons été attentifs à leur répartition territoriale », explique la rectrice. La spécialité Numérique et sciences informatiques est proposée dans 18 lycées. « C'est un enseignement nouveau. Actuellement, seuls 5 % des élèves étudient l'informatique. Plus d'une soixantaine de professeurs participent à un programme de formation pour l'enseigner ». La spécialité Sciences de l'ingénieur est également proposée dans 18 lycées, la spécialité Art dans 13 lycées « alors qu'actuellement seuls les élèves de la série L, soit 12 %, ont accès à un enseignement artistique approfondi. En plus, nous avons des options arts dans 31 lycées ». De même, la spécialité Littérature, langues et cultures de l'Antiquité est présente dans huit lycées et dans 29 lycées en enseignement optionnel.
? Face à un casse-tête : « des voeux plus traditionnels qu'on le croit »

« Que se passera-t-il quand les demandes dépasseront le nombre de places dans un lycée ? », s'inquiète la représentante de la FCPE.

Les élèves n'ont pas à craindre un manque de places, rassure la rectrice : « Il n'y a pas de capacité d'accueil. Un élève ce sont des moyens. La question que l'on se pose plutôt est « est-ce qu'on attirera suffisamment d'élèves en Numérique et sciences informatiques ? ».

Concrètement : un élève exprime son choix pour quatre spécialités. Il est conseillé par le conseil de classe. La famille en retiendra trois pour la classe de première. « Si dans ses choix un enseignement de spécialité rare n'est pas présent dans son lycée de secteur, il existe deux possibilités. Soit il suit cet enseignement dans un lycée voisin dans le cadre d'un réseau d'établissement. Soit on passe par une procédure lui permettant d'accéder à un autre établissement. Ces dispositifs existent déjà et ont été éprouvés... Les élèves n'ont pas à se restreindre dans leurs choix ». Même si des dossiers doivent être remplis pour « vérifier la cohérence, la motivation d'un élève qui choisit Art, ou bien latin alors qu'il n'en a jamais fait avant d'arriver en première ».

Cependant, il ne sera pas possible, avant la semaine prochaine « quand les choix des élèves auront été consolidés en conseil de classe », de savoir s'il existe des spécialités en tension et dans quels établissements. Pour l'heure, le rectorat n'a pas reçu d'alerte de la part des proviseurs qui se retrouveraient face à des problèmes d'organisation insolubles. « Les combinaisons de spécialités ne sont pas si énormes et les voeux sont plus traditionnels qu'on le croit », constate la rectrice.
? La fin du bac national ?

Le renforcement du contrôle continu signe la fin d'un examen national, dénoncent les syndicats enseignants de la FSU, FO, CGT, SUD.

« Faux », conteste Sophie Béjean. Le contrôle continu représente 40 % de la note finale du bac, dont 10 % pour la prise en compte des bulletins de première et terminale. « Pour les 30 % correspondant aux épreuves communes de contrôle continu, les sujets sont issus d'une banque nationale des sujets, les feuilles d'examen sont anonymes et corrigées par deux professeurs extérieurs à la classe ou à l'établissement pour les petits lycées. C'est un bac national, les conditions d'équité entre les élèves et les établissements sont respectées ».
? Un manque de moyens ?

Plusieurs conseils d'administration de lycées ont rejeté la répartition des dotations horaires globales (DHG) en raison d'un manque de moyens, déplorent plusieurs syndicats et la FCPE.

« Actuellement, sur 17 conseils d'administration, seulement quatre ont refusé la répartition de leur DHG », relativise la rectrice avant de souligner que « les moyens en postes sont maintenus alors qu'il est prévu, pour la rentrée prochaine, une diminution de 230 élèves dans les lycées technologiques ».

La baisse des DHG trouve son origine dans la suppression de certains enseignements en seconde. Dans le même temps, outre les « marges » horaires pour les classes de seconde et de première, des heures seront accordées aux établissements en fonction des difficultés scolaires, aux lycées de petites tailles, à la politique des langues... Mais pour les syndicats le compte d'heures n'est pas bon pour assurer le dédoublement des classes et éviter des classes surchargées.
Jean-François CLERC (*) Un rassemblement contre les réformes de l'éducation est organisé, mardi 19 mars à 12 h devant le rectorat de Strasbourg. (**) Il existe douze spécialités. Sept spécialités de base : histoire-géographie, géopolitique, sciences politiques ; humanités, littérature et philosophie ; langues, littératures et cultures étrangères ; mathématiques ; sciences de la vie et de la Terre ; sciences économiques et sociales ; physique chimie. Quatre spécialités rares : sciences de l'ingénieur ; arts ; littérature, langues et cultures de l'Antiquité ; numérique et sciences informatiques. La spécialité biologie, écologie est proposée dans les lycées agricoles.

(*) Un rassemblement contre les réformes de l'éducation est organisé, mardi 19 mars à 12 h devant le rectorat de Strasbourg.

 
 

 

Classes prépa Lycée Montaigne : « Le concours de plus »

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:34:40

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Classes prépa Lycée Montaigne
Classes prépa Lycée Montaigne : « Le concours de plus »
Des professeurs de classe préparatoire au lycée Michel-de-Montaigne de Mulhouse ont créé une association pour financer des inscriptions supplémentaires aux concours d'écoles de commerce.

 
Une partie des étudiants de deuxième année de classe préparatoire économique, avec des anciennes du Montaigne, jurés bénévoles.
L'association se nomme Les Montaignards. Elle a été lancée par Florent Aubry, professeur en sciences économiques et sociales en classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE), qui avait déjà eu cette idée dans son ancien établissement à Rouen, sans pouvoir la mettre en pratique. Ses collègues mulhousiens l'ont soutenu et il est aujourd'hui le secrétaire de l'association. Son prédécesseur retraité, Arcangelo Figliuzzi, a accepté d'en être le président.
Viser plus haut

Le but des Montaignards est de trouver des fonds (dons, tombola...). Il a déjà récolté plus de 2 600 EUR pour cette première édition, soit une mise en route très rapide depuis le 2 janvier. Une subvention de 400 EUR a été attribuée par le Conseil départemental du Haut-Rhin. Plus de la moitié des étudiants de 2e année (26 sur 43) bénéficient de ce coup de pouce cette année. Lara Million, vice-présidente du conseil départemental, a cité le cas de sa fille, une ancienne étudiante de classe prépa, en dernière année d'école de commerce et sur le point de signer son CDI. La formation au lycée Montaigne, « c'est l'excellence dans la proximité et la bienveillance, dit-elle. Après, il n'y a que de la réussite ; il faut avoir confiance en vous ».

Comme pour l'appuyer, le mot d'ordre des étudiants est : « Aidez-nous à financer nos concours, nous nous chargeons de les réussir », Ils savent, en entrant en classe préparatoire, qu'ils auront à prévoir un budget en deuxième année ; le reste de la formation au sein du lycée étant gratuite, hormis une partie des droits d'inscription à l'université de Haute-Alsace. Mais tout de même, avec une moyenne d'une centaine d'euros par grande école par le biais de deux banques d'épreuves, cela peut chiffrer vite pour les étudiants non boursiers.

Marie et Zoé, par exemple, vont piocher dans leurs économies ou demander à leurs parents de débourser une somme qui se situe entre 800 et 1 200 EUR, pour 8 ou 10 inscriptions, sans compter les frais liés aux oraux un peu partout en France. Grâce aux Montaignards, elles ont décidé de viser plus haut, sans se contenter par prudence « de valeurs sûres ». En l'occurrence l'ESCP, une grande école de commerce à Paris, pour Marie.

Le but des Montaignards est d'aider « au financement d'un "concours de plus", ce concours auquel il est si simple de renoncer, faute de moyens », relève Agnès Arnoux, professeure de culture générale et lettres. Ils « pourront atteindre les plus hautes écoles auxquelles ils peuvent prétendre après deux années, voire trois, d'un travail très intensif ».
Des jurés bénévoles

Le principe de solidarité entre les étudiants actuels et les anciens s'applique toujours. Évelyne Seignez, de la promotion 1998-2000, aujourd'hui coach professionnelle et formatrice à Colmar, est venue encourager les Montaignards. Tout comme Anaïs Zeh, juriste à Strasbourg, et Amandine Contardo, contrôleuse de gestion ressources humaines à Francfort, toutes deux au lycée Montaigne en 2010-2012. Deux samedis dans l'année, elles font partie du jury pour les oraux blancs. Les examens écrits des « préparationnaires » vont arriver très vite à présent, dès le mois d'avril. « Vous allez être face à des obstacles qui ne sont rien d'autre que des parcours de vie, a prévenu la proviseure du lycée Montaigne, Emmanuelle Hardy. Un stress, ce n'est pas forcément négatif, cela permet de donner un peu plus qu'en temps normal. »
Karine DAUTEl

 

 
 

 

emploi L'entrepreneuriat porté par des femmes : « Bien dans son métier, bien dans son foyer »

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:00:50

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emploi L'entrepreneuriat porté par des femmes
emploi L'entrepreneuriat porté par des femmes : « Bien dans son métier, bien dans son foyer »
Dans le cadre de la 7 e édition des semaines de sensibilisation des jeunes à l'entrepreneuriat féminin, la délégation colmarienne des Femmes cheffes d'entreprises rencontrait, ce mardi, des jeunes issus de lycées de Colmar et de Ribeauvillé sous le format du « speed meeting ».

 
Les lycéens ont pu prendre la mesure de certaines contraintes inhérentes au fait d'être cheffe d'entreprise et maman.
Tout est possible quand on aime. Même si ce n'est pas facile. Ce mardi au CREF à Colmar, une douzaine de femmes cheffes d'entreprises rencontraient 85 élèves issus de trois classes de première et de terminale des lycées Ribeaupierre de Ribeauvillé et Bartholdi de Colmar. Si l'objectif était de sensibiliser à l'entrepreneuriat porté par des femmes et à l'importance de la mixité dans les organisations, il a beaucoup été question des manières de concilier vie de famille et vie professionnelle pour des femmes qui sont généralement des mamans.

Parmi les témoignages, celui de Marina Patroucheva, consultante en levée de fonds pour le secteur associatif qui s'est lancée dans l'aventure après quinze ans passés en tant que salariée. « C'est un choix qui s'est imposé à moi après avoir eu trois enfants, qui sont aujourd'hui âgés de six, huit et dix ans. J'avais ainsi la volonté d'être plus flexible et présente. Mais j'ai vite compris que travailler à domicile, c'est aussi un leurre, notamment à cause de l'énergie énorme que l'on y consacre ». D'où l'importance de « travailler collectivement » et de faire partie de réseaux, comme celui de « Mampreneure » qui organise des réunions une fois par mois « afin de parler du défi d'être maman et cheffe d'entreprise ».
« Ils manquent d'exemplesconcrets autour d'eux »

Les lycéens se sont notamment intéressés aux qualités requises afin de se lancer : « Il faut de l'audace et de la persévérance. Comme beaucoup d'entre eux viennent d'un milieu où il y a surtout du salariat, ils sont aussi attirés par l'idée de travailler à son compte. Ils n'imaginent pas forcément ce que cela représente car ils manquent d'exemples concrets autour d'eux ». Gérer une entreprise et une famille implique donc des enjeux « qui leur échappent encore. Il faut alors commencer par leur rappeler le quotidien de leurs propres familles, et ça leur ouvre parfois les yeux sur ce que vivent leurs parents ». Signe de la méconnaissance du secteur, « une jeune fille dont la maman possède quatre commerces m'a dit qu'elle n'avait aucun parent entrepreneur ! »

Pour Michelle Kunegel, présidente de la délégation locale des Femmes cheffes d'entreprises (FCE) qui organisait cette rencontre inédite en partenariat avec l'association « 100 000 entrepreneurs » et la chambre de commerce et d'industrie (CCI), « nous sommes toutes mamans et nous aimons toutes notre métier. Mais si on est bien dans son métier, on est bien dans son foyer ». Egrenant les idées compilées sur des post-it par les lycéens, elle retient qu'il ne faut « rien lâcher et savoir s'épanouir », mais aussi qu'il faut « charbonner pour réussir. Même les garçons s'inspirent de certains parcours de femmes devenues entrepreneuses ». Pour Audrey Steinmann, professeure d'éco-gestion au lycée Ribeaupierre de Ribeauvillé qui a pris l'initiative d'emmener une classe à la rencontre après avoir constaté que l'envie est bel et bien présente, « il est surtout important qu'ils comprennent que tout est possible ».
N.P.

 

 
 

 

CFA Colmar Dans les coulisses des métiers de l'hôtellerie-restauration

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:33:34

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CFA Colmar Dans les coulisses des métiers de l'hôtellerie-restauration
 

 
Cuisines et restaurant pédagogiques, notamment, ouvriront leurs portes aux visiteurs. DR
Le samedi 16 mars, de 9 h à 12 h, le CFA des Métiers de l'hôtellerie-restauration de Colmar ouvrira ses portes au public, notamment aux collégiens et aux parents en recherche d'informations pour construire leur projet professionnel.

Au programme de cette matinée, la présentation du métier de cuisiner et d'employé de restaurant par le biais d'ateliers animés par les apprentis et les formateurs.

Les futurs apprentis prendront contact avec l'établissement, dialogueront avec les jeunes et les formateurs du CFA, afin de découvrir ou de confirmer leur choix d'orientation.
Expériences ludiques

Pour montrer les savoir-être et savoir-faire professionnels, les cuisines et le restaurant pédagogiques, ainsi que l'ensemble des locaux, seront ouverts au public.

Un espace accueil-formation renseignera les visiteurs sur les atouts de l'apprentissage et sur les différentes filières proposées allant du CAP au brevet professionnel, passant par les mentions complémentaires.

L'ensemble des formateurs renseignera les visiteurs sur les différents enseignements du CFA en les illustrant avec des expériences ludiques en mathématiques et en physique. La démonstration des gestes de base en formation Sauveteur secouriste du travail sont également au programme.

Pour agrémenter la visite, le CFA proposera aux parents des futurs apprentis un test de connaissances sous forme de concours.

Le gagnant se verra offrir un repas pour deux personnes lors de l'examen « Brevet professionnel des arts du service et commercialisation en restauration ».
Y ALLER Portes ouvertes samedi 16 mars de 9 h à 12 h, 5 rue de la Gare à Colmar. Tél. 03.89.41.17.70. Plus d'informations sur le site Internet www.cfahotrest-colmar.com

 

 
 

Chavannes-sur-l'Étang Abattoir de volailles : En liquidation judiciaire

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:51:40

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Chavannes-sur-l'Étang Abattoir de volailles
Chavannes-sur-l'Étang Abattoir de volailles : En liquidation judiciaire
En proie à d'importantes difficultés depuis sa reprise en 2016, l'abattoir de volailles de Chavannes-sur-l'Étang (anciennement Freyburger) a été placé en liquidation judiciaire par la chambre commerciale du tribunal de Mulhouse.

 
La chaîne d'abattage pouvait voir défiler jusqu'à 2 500 bêtes par semaine, destinées à des enseignes de boucheries, traiteurs ou restaurateurs.
Le jugement a été prononcé le 6 février dernier par la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Mulhouse. La société Eléonor La Rose des sables (anciennement Freyburger), spécialisée dans l'activité d'abattage et de découpe de volailles, est désormais sous le coup d'une liquidation judiciaire. L'étude de MJM Froehlich et associés (Mulhouse) a été mandatée pour répertorier les créanciers et mener la liquidation de l'entreprise de Chavannes-sur-l'Étang, qui avait accumulé les difficultés depuis sa reprise en 2016.
Bras de fer à l'automne 2018

Voilà plusieurs mois que l'abattoir avait cessé son activité. À l'automne 2018, un bras de fer s'était engagé entre la direction et une partie du personnel : plusieurs salariées avaient entamé un mouvement de grève illimité à partir de la mi-octobre pour réclamer le versement de salaires impayés ou non intégralement versés. L'entreprise venait alors de récupérer son agrément sanitaire et devait lancer l'abattage d'une cargaison de poulets fraîchement livrée. La chaîne d'abattage n'avait pas pu tourner faute de personnel. Le lendemain, l'entreprise avait connu un épisode houleux, avec l'intervention des services de gendarmerie et de l'Inspection du travail, sur fond de suspicion de travail dissimulé. Les grévistes avaient quant à elles été invitées à rentrer chez elles. Au final, les salariées n'auront jamais remis les pieds sur leur lieu de travail. Plusieurs d'entre elles avaient saisi le conseil des prud'hommes et restent d'ailleurs en attente d'une décision, initialement attendue pour début mars. D'autres procédures avaient été engagées en parallèle, dont une expulsion locative du local commercial.

Depuis la reprise de l'ancien abattoir Freyburger en 2016, la SAS Eléonor La Rose des sables avait fait face à d'importantes difficultés financières, notamment en raison de plusieurs suspensions de l'agrément sanitaire indispensable à son activité d'abattage.

En dépit d'investissements consentis par les nouveaux exploitants, l'activité de l'entreprise avait largement souffert de ces différentes interruptions. À Chavannes-sur-l'Étang, la chaîne d'abattage pouvait voir défiler jusqu'à 2 500 bêtes par semaine, principalement destinées à des enseignes de boucheries, traiteurs ou restaurateurs.

La liquidation judiciaire prononcée, les ex-grèvistes ont été licenciées et espèrent désormais pouvoir récupérer tout ou partie des sommes dues par leurs anciens employeurs. Se disant sans salaire depuis fin juin 2018, certaines salariées n'avaient pas manqué de pointer « la lenteur des procédures ».
Vivian MILLET

 

 
 

 

Chavannes L'abattoir de volailles en liquidation judiciaire

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:43:08

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Chavannes L'abattoir de volailles en liquidation judiciaire
 

 
La chaîne d'abattage pouvait voir défiler jusqu'à 2500 bêtes par semaine, destinées à des enseignes de boucheries, traiteurs ou restaurateurs. Archives L'Alsace/V.M.
Le jugement a été prononcé le 6 février par la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Mulhouse. La société Eléonor La Rose des sables (ex-Freyburger), spécialisée dans l'abattage et la découpe de volailles, est désormais sous le coup d'une liquidation judiciaire. L'étude de MJM Froehlich et associés (Mulhouse) a été mandatée pour répertorier les créanciers et mener la liquidation de l'entreprise de Chavannes-sur-l'Étang, qui a accumulé les difficultés depuis sa reprise en 2016.
Salaires impayés

Voilà plusieurs mois que l'abattoir a cessé son activité. À l'automne 2018, un bras de fer s'était engagé entre la direction et une partie du personnel : plusieurs salariées avaient entamé un mouvement de grève illimitée, mi-octobre, pour réclamer le versement de salaires impayés ou versés partiellement. L'entreprise venait de récupérer son agrément sanitaire et devait lancer l'abattage d'une cargaison de poulets fraîchement livrée.

La chaîne d'abattage n'avait pu tourner faute de personnel. Le lendemain, l'entreprise avait connu un épisode houleux, avec l'intervention des services de gendarmerie et de l'Inspection du travail sur fond de suspicion de travail dissimulé. Les grévistes avaient, quant à elles, été invitées à rentrer chez elles. Au final, les salariées n'ont jamais remis les pieds sur leur lieu de travail. Plusieurs d'entre elles ont saisi le conseil des prud'hommes et restent en attente d'une décision, initialement attendue début mars. D'autres procédures ont été engagées en parallèle, dont une expulsion locative du local commercial.

Depuis la reprise de l'ancien abattoir Freyburger en 2016, la SAS Eléonor La Rose des sables avait fait face à d'importantes difficultés financières, notamment en raison de plusieurs suspensions de l'agrément sanitaire indispensable à son activité d'abattage. En dépit d'investissements de la part des nouveaux exploitants, l'activité de l'entreprise avait largement souffert de ces interruptions. À Chavannes-sur-l'Étang, la chaîne d'abattage pouvait voir défiler jusqu'à 2500 bêtes par semaine, principalement destinées à des enseignes de boucheries, traiteurs et restaurateurs. La liquidation judiciaire prononcée, les ex-grèvistes ont été licenciées et espèrent désormais récupérer tout ou partie des sommes dues par leurs anciens employeurs. Se disant sans salaire depuis fin juin 2018, certaines salariées n'ont pas manqué de pointer « la lenteur des procédures ».
Vivian MILLET

 

 
 

Saint-Amarin Conseil municipal : Cycla-men inquiète

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:52:42

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Saint-Amarin Conseil municipal
Saint-Amarin Conseil municipal : Cycla-men inquiète
Le conseil municipal de Saint-Amarin a statué sur de nombreux points de gestion courante. Et l'éventuelle implantation de l'entreprise Cycla-men au parc de Malmerspach a fait beaucoup parler.

 
Le conseil municipal de Saint-Amarin s'est réuni vendredi à la mairie sous la présidence du maire Charles Wehrlen.

Les rues du Puits et des Teinturiers vont faire l'objet de travaux d'assainissement et d'eau potable. Des travaux d'eaux pluviales sont également nécessaires. Ces derniers relèvent de la compétence communale. La communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin propose de réaliser la maîtrise d'ouvrage de l'ensemble de ces travaux et de se faire rembourser par la commune pour la partie eaux pluviales. La participation de la commune de Saint-Amarin s'élèverait à un montant estimé à 251 594,60 EUR et s'opérerait sur le budget 2020. Le conseil a donné son accord pour ce montage à l'unanimité.

Unanimité aussi pour mettre le rez-de-chaussée de la maison du Bailli à la disposition de la communauté de communes pour y héberger le service pôle touristique moyennant un loyer mensuel de 285 EUR à compter du 1er janvier 2019.

Le conseil a ensuite donné son accord pour mettre le personnel et le matériel de la Ville à disposition de la communauté de communes pour le déplacement des bennes de tri réparties sur l'ensemble des quinze communes, Véolia n'effectuant plus ces interventions. Le coût horaire est fixé à 65 EUR, payé par la comcom à la commune.

Un poste d'adjoint administratif principal deuxième classe a été transformé en poste d'adjoint administratif principal première classe et un poste d'agent de maîtrise en poste d'agent de maîtrise principal dans le cadre d'avancement de grade.

Le centre de gestion prévoit de refaire une consultation pour l'assurance des risques statutaires car le contrat arrive à échéance le 31 décembre 2019. Le conseil a donné à nouveau mandat au centre de gestion pour agir pour le compte de la commune de Saint-Amarin pour le renouvellement du contrat groupe d'assurance statutaire.

Par délibération en date du 20 septembre 2018, le conseil municipal a décidé de fixer le montant de la participation employeur au contrat d'assurance prévoyance à 20 EUR par personne. Ce montant a été relevé à 50 EUR maximum par agent.

Une subvention de 85 EUR a été accordée au groupement d'actions sociales (GAS). Ces 85 EUR correspondant à l'adhésion de la Ville au GAS.
« On ne monte pasune usine comme ça »

460 EUR ont été alloués à l'association paroissiale pour le voyage à Lourdes du groupe Pélé.

Le conseil a adopté une motion de soutien au groupe Nous voulons des coquelicots qui milite pour la suppression totale des pesticides. Une autre motion a été votée pour le retrait total des déchets stockés par Stocamine dans le Bassin potassique.

Le conseil s'est terminé par un long débat concernant l'implantation éventuelle de l'entreprise Cycla-men au parc de Malmerspach. Des conseillers ont interpellé le maire, s'étonnant de ne pas avoir été mis au courant de ce projet lequel, selon certains, « serait dans les tuyaux depuis deux ans ». Charles Wehrlen a informé le conseil que lui-même avait été prévenu il y a deux semaines par un riverain et président d'une association locale : « Je ne savais rien du tout de ce projet avant cela », a-t-il expliqué. Même son de cloche chez les conseillers communautaires représentant la Ville de Saint-Amarin. « Nous avons eu l'information lors de la dernière réunion du conseil, il y a une semaine », ont-ils déclaré.

« Que des discussions et tractations aient lieu pendant un certain temps au début sans en faire état, c'est normal. Mais deux ans, c'est quand même long... », a précisé le maire. Et d'ajouter : « Je serai un voisin vigilant dans cette affaire, le dossier sera suivi, car on ne joue pas avec la santé publique. S'il y a le moindre doute, il faut s'abstenir. »

Charles Wehrlen s'est tout de même voulu rassurant : « Normalement, un dossier comme ça est également étudié par les services de l'État, la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement, on ne monte pas une usine comme ça », a-t-il conclu.
François FROEHLY

 

 
 

 

Vallée de Munster À un an des municipales...

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:29:56

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Vallée de Munster À un an des municipales...
 

 
Au minimum cinq maires sur les 16 de la communauté de communes so nt en partance. Photo DNA/Julien Kauffmann
Le paysage politique de la vallée de Munster changera en profondeur en mars 2020. Le retrait d'au moins cinq maires, mais certainement plus dans les mois à venir, aura aussi des conséquences à la communauté de communes. Où trois vice-présidents sont sur le départ (Pierre Gsell, Christian Ciofi, Daniel Furth). Le point à un an de l'échéance.
ILS REMPILENT

Maire de Munster depuis 2008, Pierre Dischinger a été le premier à annoncer officiellement qu'il briguerait un troisième mandat dans le chef-lieu.

Il a dévoilé ses intentions lors du dernier conseil municipal suite à une question de l'opposition. Dans le débat qui s'est engagé, il a précisé qu'il était déjà en train de constituer sa nouvelle équipe, et qu'il espérait que l'une ou l'autre liste émerge face à lui dans un an.

La conseillère régionale Denise Buhl compte bien se représenter en mars 2020 à Metzeral. « A priori, je repars bien sûr », confie la vice-présidente de la communauté de communes. En 2014, elle avait pris la succession d'André Kaesser, qui venait d'enchaîner six mandats à la mairie.

À Muhlbach-sur-Munster, Patrick Althusser sera en lice pour un troisième mandat. Il considère « qu'il y a encore beaucoup de choses à terminer et à pérenniser » après douze années qui ont vu aboutir des projets structurants, de la nouvelle boulangerie-pâtisserie aux pavillons pour personnes âgées.

Maire de Wihr-au-Val depuis 2014, Gabriel Burgard a plus ou moins vendu la mèche à son dernier conseil municipal.

« La question m'a été posée de façon indirecte. On discutait de notre périscolaire, et des solutions pour trouver de la place, et j'ai annoncé que j'étais motivé à l'idée de mener ce projet jusqu'au bout, comme celui de l'eau d'ailleurs. »

Au service de la commune « depuis plus de 40 ans », Jean-Louis Feuerstein est sur la ligne de départ pour un deuxième mandat à Soultzbach-les-Bains. Il y a connu toutes les étapes : conseiller municipal, adjoint, et enfin maire.
ILS DISENT STOP

Maire indéboulonnable de Breitenbach depuis 25 ans, Pierre Gsell a décidé de s'arrêter pour privilégier « des projets personnels », mais aussi en réaction « aux différentes politiques menées à l'encontre du monde rural pour le pousser à tout mutualiser. C'est une mauvaise idée car ce seront les contribuables qui paieront la note ».

En plus de la mairie, l'ancien conseiller général (2004-2015) lâche aussi la présidence de l'office du tourisme et du syndicat mixte des stations de montagne.

La nouvelle était déjà officieuse. Christian Ciofi ne sera pas candidat à sa succession à Soultzeren dans un an. « Après 31 ans de mandat, dont 25 de maire, je n'ai peut-être plus la "gnaque" suffisante. Il faut du sang neuf, renouveler un peu. » Lui-même avait pris les rênes de la commune très jeune : il avait seulement 33 ans.

À Griesbach-au-Val, Daniel Furth avait déjà annoncé la couleur en 2014. Il reste « fidèle » à sa parole. « En mars 2020, j'aurai consacré 31 ans à la vie publique au cours de mes cinq mandats (deux de maires, deux comme adjoint, un comme conseiller). J'estime que ça suffit. Place aux jeunes et à de nouvelles idées. »

Francis Klein, à Luttenbach-près-Munster, estime qu'il « faut être raisonnable ». « Il y a un temps pour tout. J'ai près de 75 ans et je ne suis pas sénateur », plaisante l'élu. Maire depuis 1989, il détient des records de longévité. « Je termine mon cinquième mandat, et j'en avais déjà fait deux comme conseiller auparavant. »

Il a déjà en tête un successeur, même s'il reconnaît que la fonction est de « moins en moins agréable » et avec de « moins en moins de moyens ».

Volontaire en 2008 à Wasserbourg alors en pénurie de candidat, Gilbert Ruhlmann était reparti pour un tour en 2014. Cette fois, il ne fera pas campagne. « C'était une belle expérience, ça maintient en forme mais j'ai l'âge pour arrêter. » Il ne s'inquiète pas pour l'avenir. « Une très bonne relève s'annonce avec mon premier adjoint. »
ILS SE TÂTENT

Maire d'Eschbach-au-Val depuis cinq mandats et président de la communauté de communes depuis 2008, Norbert Schickel considère qu'il est « trop tôt » pour se prononcer. À ce stade, « aucune décision n'est prise ».

Élu en 2014 à Hohrod, Bernard Florence laisse planer le suspense. Il se donne « jusqu'à l'automne » avant de prendre une décision. « C'est ce qu'on a décidé avec mon équipe. On verra à ce moment-là. Tout est envisageable. »

À Stosswihr, Michel Klinger a été élu maire en 2017 lors d'élections partielles organisées suite à la disparition du maire sortant - depuis quatre mandats - Louis Schermesser. « Des réflexions sont en cours, mais rien n'a encore été acté », précise son successeur. Sa position devrait être connue avant l'été.

André Tingey, maire de Gunsbach, laisse lui aussi une petite part au doute. « C'est encore un peu tôt, mais je me prononcerai bientôt », dit-il. Après quatre mandats au conseil municipal, il avait succédé à Jean-Louis Schiele aux élections municipales de 2014.

À Mittlach, Bernard Zinglé n'a pas encore décidé s'il se lancera pour un quatrième mandat de maire. « C'est encore très loin, on verra en fin d'année. »
Philippe VIGNERON À NOTER Jean-Jacques Oberlin, à Sondernach, n'a pas souhaité répondre à nos questions. Il est maire de la dernière commune de la Grande Vallée depuis cinq mandats. La tendance serait à un départ.

 

 
 

Wintzeheim Projet de zone d'activités : un nouvel appel à manifester

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:32:16

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Wintzeheim Projet de zone d'activités :

un nouvel appel à manifester
 

 
Jean-Paul Roth (au premier plan) avec d'autres opposants devant les cerisiers à Wintzenheim. A rchives DNA

Après la soupe paysanne, le café. Après une première manifestation le 23 février, les opposants à la création d'une zone d'activités le long de la rue du Tiefenbach à Wintzenheim récidivent en invitant, ce dimanche, à « une marche civile et citoyenne sur le site des cerisiers », à 150 mètres du rond-point de la Croix-Blanche (*).

Et les organisateurs - l'association Tiefenbach environnement (ATE) et les Amis de la confédération paysanne - offriront donc le café, à 14 h.

Le sentier des Cerisiers se situe au beau milieu de cette route qui longe résidences et propriétés privées d'un côté, champs et parcelles à arbres fruitiers de l'autre. La municipalité projette de créer une zone d'activités de quelque 22 hectares sur ces terrains.

Le maire, Serge Nicole, avait annoncé la création de cette zone en octobre dernier, lors d'une réunion publique qui portait sur la modification du plan local d'urbanisme (PLU). Dans la foulée, plusieurs riverains décidaient de se regrouper en association afin de contrer ce projet qu'ils estiment nuisible pour l'environnement.
« Nous devons sauvegarder ces terres pour nourrirla planète »

Président d'ATE, Jean-Paul Roth a longuement rappelé, dans une lettre récemment adressée au préfet, les raisons pour lesquelles l'association souhaite contrer ce projet. Soulignant qu'en douze années, l'Alsace a perdu « 6 700 hectares de terres agricoles au profit de l'urbanisation », ATE dénonce ce nouveau projet qui participe « au grignotage et à la bétonisation des terres agricoles ».

Pour les responsables de l'association, la future zone d'activités de Wintzenheim apportera toutes sortes de nuisances, « sonores, olfactives, vibratoires, visuelles, polluantes... »

Le discours, déjà avancé lors de la première manifestation, est de rappeler que les terres agricoles sont à préserver face à l'urbanisation galopante. « Nous devons sauvegarder ces terres pour nourrir la planète », assure Jean-Paul Roth. « C'est ce que nous ferons valoir au commissaire enquêteur », ajoute le président d'ATE. L'enquête va s'ouvrir le 25 mars.

Face à cette opposition naissante, la municipalité a tout d'abord légèrement amendé son projet en déplaçant le giratoire qui desservira la zone. Elle a également décidé de créer une « barrière végétale » qui longera la rue du Tiefenbach.

Sur le fond, Serge Nicole reste droit dans ses bottes. Cette zone d'activités (qui nécessitera l'achat de plusieurs dizaines de parcelles) sera positive pour Wintzenheim car elle créera de l'emploi et des revenus fonciers.
N.R. (*) Rendez-vous dimanche 17 mars, à 14 h, sur le site des cerisiers, rue du Tiefenbach à Wintzenheim.

 

 
 

Ensisheim Aménagement du territoire : Le PLUI pour la fin de l'année

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:50:14

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Ensisheim Aménagement du territoire
Ensisheim Aménagement du territoire : Le PLUI pour la fin de l'année
Le projet de Plan local d'urbanisme intercommunal (PLUI) qui est en chantier depuis 2015 dans le Centre Haut-Rhin et doit être approuvé en cette fin d'année 2019, sera présenté à la population lors d'une réunion publique le vendredi 29 mars à 19 h, à l'Espace des Trois Coeurs de Réguisheim.

 
Le Parc d'activités de la Plaine d'Alsace à Ensisheim qui doit accueillir 900 emplois d'ici deux ans est le symbole du développement économique du territoire.
Le Plan Local d'Urbanisme intercommunal (PLUI) est un document réglementaire qui fixe les règles d'occupation et d'utilisation du sol du territoire. Il précise la stratégie de développement en matière notamment de transports, d'habitat, de développement économique, d'emploi, de création d'équipements, de préservation du patrimoine, d'urbanisme ou encore d'activité agricole et d'environnement. À la faveur de la Loi ALUR de 2014, qui prévoit le dessaisissement des communes au bénéfice des intercommunalités pour la conception et la mise en oeuvre des plans locaux d'urbanisme (PLU) pour devenir des PLUI, les neuf communes du Centre Haut-Rhin (Ensisheim, Reguisheim, Meyenheim, Munwiller, Biltzheim, Oberentzen, Niederentzen, Oberhergheim et Niederhergheim) se sont engagées depuis quatre ans déjà dans l'élaboration de ce nouveau document à l'échelle du territoire. « Le PLUI doit répondre aux besoins de la population, anticiper les besoins futurs et développer une cohérence à l'échelle de la communauté de communes, le tout en respectant le cadre du SCOT Rhin vignoble Grand-Ballon (Schéma de cohérence territoriale) qui date de 2016. C'est un outil au service du développement et de la cohérence du territoire qui s'inscrit aussi dans le développement durable avec notamment le souci de consommer moins d'espaces agricoles », explique Camille Truchot, la chargée de mission PLUI à la communauté de communes du Centre Haut-Rhin. « Le nouveau document prévoit notamment de réduire de 22 hectares la possibilité de construire » indique Gilbert Moser, le maire de Niederhergheim et vice-président en charge de l'urbanisme à la communauté de communes.
2612 habitants de plusà l'horizon 2035

Lancée en 2015, cette démarche d'élaboration du PLUI a d'abord vu la réalisation de plusieurs diagnostics en 2016-2017 en matière aussi bien économique, environnementale, agricole... Le projet politique, l'élaboration du plan de zonage et du règlement ont suivi en 2017 et 2018, avec aussi plusieurs réunions avec les services publics associés et tout un travail de concertation et d'information de la population. Le projet sera arrêté en avril et le lancement de l'enquête publique aura lieu en septembre.

« Le PLUI est élaboré pour dix ans et devra être approuvé au niveau de la communauté de communes et de chacune des communes concernées pour la fin de l'année. Ce qui est positif, c'est qu'un bilan sera effectué au bout de neuf ans pour voir si les objectifs sont atteints et si les prévisions sont bonnes », précise Gilbert Moser. L'avenir de ce territoire de neuf communes de plus de 15 000 habitants, où les projections prévoient un apport de 2612 habitants à l'horizon 2035 (avec notamment la création du nouveau quartier des Oréades à Ensisheim et ses 550 logements), Gilbert Moser l'envisage comme « un territoire harmonieux, au cadre agréable avec la possibilité de se loger et de travailler sur place, le tout dans un environnement qui soit préservé, où il fait bon vivre et avec les équipements et services dont les habitants ont besoin ».
Une réunion publique

Alors que toutes les informations sur le PLUI (les éléments relatifs au dossier et notamment les diagnostics et enjeux du territoire, le Projet d'Aménagement et de Développement Durables (PADD), les documents réglementaires graphiques et écrit ainsi que les orientations d'aménagement et de programmation) sont à la disposition du public sur le site internet de la communauté de communes ou dans les mairies, une réunion publique pour la présentation du projet est organisée le vendredi 29 mars prochain à 19 h, à l'Espace des Trois Coeurs de Réguisheim.
Jean-Alain HAAN Plus d'infos sur http://ccchr.fr/cadre-de-vie/urbanisme/

Dans la communauté de communes voisine du Pays Rhin-Brisach, un PLUI est aussi en cours d'élaboration (DNA d'hier). Le Projet d'Aménagement et de Développement Durable (PADD) qui définit les grandes orientations du PLUI pour les années à venir et porte sur l'ensemble du territoire donnera lieu à une réunion publique le mardi 19 mars à 19h à la salle polyvalente d'Hirtzfelden. En ce qui concerne, le règlement et le plan de zonage (règlement graphique) qui définissent les zones constructibles et non-constructibles et les règles applicables à chaque zone, des réunions publiques sont prévues le vendredi 12 avril à 19h à la salle des fêtes de Blodelsheim pour les communes de Blodelsheim, Munchhouse, Roggenhouse et Rumersheim-le-Haut, le mardi 16 avril à la salle polyvalente d'Hirtzfelden pour les communes de Dessenheim, Hirtzfelden et Rustenhart et le mercredi 17 avril à 19h à la salle des fêtes de Fessenheim. pour les communes de Balgau, Nambsheim et Fessenheim.

Plus d'infos sur http://ccchr.fr/cadre-de-vie/urbanisme/

 
 

 

Collège Molière Mercredi du volley avec les joueuses de l'ASPTT : « On espère créer des vocations »

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:35:52

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Collège Molière Mercredi du volley avec les joueuses de l'ASPTT
Collège Molière Mercredi du volley avec les joueuses de l'ASPTT : « On espère créer des vocations »
Pour leur 4 e « mercredi du volley », les joueuses de l'ASPTT Mulhouse se sont déplacées, hier, au collège Molière de Colmar.

 
Un entraînement particulier avec les volleyeuses de l'ASPTT Mulhouse.
Dans le cadre des « mercredis du sport », proposés par le conseil départemental du Haut-Rhin, les volleyeuses de l'ASPTT Mulhouse ne se sont pas rendues comme à leur habitude dans un club mais au collège Molière de Colmar.

Une soixantaine d'élèves issus de deux classes de 4e et deux classes de 3e sections d'enseignement général et professionnel adapté (SEGPA) ont eu le bonheur de partager un entraînement particulier.

« C'est intéressant pour les élèves de se confronter à des professionnelles. Ils n'ont jamais vu des joueuses de haut niveau dans leur quartier. Et ils n'ont pas l'habitude que des intervenants extérieurs prennent le cours en main », explique Yannick Grawey, professeur d'EPS.

L'équipe de l'ASPTT au complet, soit les douze joueuses, ont proposé différents ateliers aux collégiens : passes, services et smashs. « On a tous fait un cycle de volley, ils ont déjà les bases. Mais la plupart sont impressionnés par le gabarit des filles, de réaliser aussi que volleyeuse est leur métier », complète Yannick Grawey.
« Ils sortentde leur cadre habituel »

« On est agréablement surprises. Ils ont un niveau correct, ils sont intéressés et à l'écoute. En venant dans un collège jugé difficile, on espère créer des vocations pour les pousser à faire du sport, que ce soit du volley ou une autre discipline », précise Magali Magail, l'entraîneur de l'ASPTT Mulhouse.

À la fin de l'entraînement, les élèves ont également pu participer à un groupe d'échange où les jeunes ont pu poser toutes sortes de questions aux volleyeuses.

Cette rencontre s'inscrit dans le projet pédagogique des professeurs d'EPS. « On souhaite, par le sport, les faire sortir du quartier. Même si aujourd'hui, on reste dans notre gymnase, ils sortent de leur cadre habituel », conclut le professeur d'EPS.
Ch. D.

 

 
 

 

Les volleyeuses professionnelles de l'ASPTT à la rencontre des collégiens

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:06:27

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Les volleyeuses professionnelles de l'ASPTT à la rencontre des collégiens
 

 
Pendant les « mercredis du volley », les élèves jouent avec des volleyeuses professionnelles. Photos L'Alsace/Christelle Didierjean
Dans le cadre des « mercredis du sport », proposés par le Conseil départemental du Haut-Rhin, les volleyeuses de l'ASPTT Mulhouse ne se sont pas rendues comme à leur habitude dans un club mais au collège Molière de Colmar, mercredi 12 mars.

Ainsi, une soixantaine d'élèves issus de deux classes de 4e et de deux classes de 3e SEGPA (sections d'enseignement général et professionnel adapté) ont eu le bonheur de partager un entraînement particulier.
« Ils n'ont jamais vu des joueuses de haut niveau dans leur quartier »

« C'est intéressant pour les élèves de se confronter à des professionnelles. Ils n'ont jamais vu des joueuses de haut niveau dans leur quartier. Et ils n'ont pas l'habitude que des intervenants extérieurs prennent le cours en main », explique Yannick Grawey, professeur d'EPS.

L'équipe de l'ASPTT au complet, soit les douze joueuses, ont proposé différents ateliers aux collégiens : passes, services et smashs. « On a tous fait un cycle de volley, ils ont déjà les bases. Mais la plupart sont impressionnés par le gabarit des filles, de voir aussi que volleyeuse est leur métier », complète Yannick Grawey.

« On est agréablement surprises. Ils ont un niveau correct, ils sont intéressés et à l'écoute. En venant dans un collège jugé difficile, on espère créer des vocations pour les pousser à faire du sport, que ce soit du volley ou une autre discipline », précise Magali Magail, l'entraîneur de l'ASPTT Mulhouse.

À la fin de l'entraînement, les élèves ont également pu participer à un groupe d'échange où les jeunes ont pu poser toutes sortes de questions aux volleyeuses.

Cette rencontre s'inscrit dans le projet pédagogique des professeurs d'EPS. « On souhaite, par le sport, les faire sortir du quartier. Même si aujourd'hui, on reste dans notre gymnase, ils sortent de leur cadre habituel », conclut Yannick Grawey.
C. D.

 

 
 

Bergheim Bibliothèque à la Une : Pour renforcer les liens intergénérationnels

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:35:08

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Bergheim Bibliothèque à la Une
Bergheim Bibliothèque à la Une : Pour renforcer les liens intergénérationnels
À l'occasion de la nouvelle édition de « Bibliothèques à la Une », le conseil départemental et les bibliothèques haut-rhinoises ont choisi de mettre en lumière les initiatives citoyennes qui contribuent à la solidarité sur le territoire, à travers la thématique : une société plus solidaire.

 
Resserrer les liens intergénérationnels est un défi sociétal.
Mercredi 20 mars à 14 h aura lieu la projection du documentaire Vivre ensemble de Julie Benzoni (52 minutes- à partir de 12 ans). Si la question du vieillissement interroge l'ensemble de la société, accepter cette transition démographique devrait être de nature à renforcer le lien entre les générations.

Le film présente un modèle du « Vivre ensemble » unique en France : à Souvigny-de-Touraine, les générations ont été rassemblées en créant une MARPA-École, un établissement qui abrite sous le même toit une maison de retraite et une école élémentaire. La projection suivie d'un débat avec des professionnels de santé et élus.

Cela se passera à l'Ehpad, 21 rue des Fraxinelles à Bergheim. Entrée libre. La réservation est indispensable auprès du site : animation@ehpad-bergheim.fr.
Faire germer des idées

Le mercredi 27 mars de 14 h à 15 h aura lieu un atelier intergénérationnel « Üs'm Kernel » animé par Isabelle Grussenmeyer (auteure, compositrice, interprète). Il est pour tous les publics et durera une heure. Il est organisé en partenariat avec le réseau des bibliothèques de la Communauté de Communes du Pays de Ribeauvillé. « Üs'm Kernel », que l'on peut traduire par « extraire de la graine » est conçu pour faire germer des idées, des mots, des histoires, des chansons en alsacien et pour créer un lien vivant entre les générations.

Lors de cet atelier intergénérationnel, chacun est invité à s'exprimer en alsacien autour de différents supports (des chansons, des objets concrets du quotidien d'aujourd'hui ou d'hier, des jeux...). Afin de garder une trace de ces rencontres, Isabelle Grussenmeyer produira avec les participants et ses partenaires des productions écrites, sonores et visuelles qui seront présentées et diffusées dans l'environnement des participants.

À l'Ehpad de Bergheim, entrée libre. Inscription indispensable à biblio.bergheim@wanadoo.fr.
Programme complet du festival à découvrir sur : http://www.mediatheque68.fr.

Programme complet du festival à découvrir sur : http://www.mediatheque68.fr.

 
 

 

Pfastatt Les mini-olympiades des Ehpad

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:45:48

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Pfastatt Les mini-olympiades des Ehpad
 

 
Les participants se sont vu offrir un diplôme pour leurs performances et un cadeau, réalisé par l'atelier créatif du Home Haeffely : un collier pour les dames, un porte-clefs pour les hommes.  Photos L'Alsace/A.O.
La Maison des associations de Pfastatt a connu une grande première, vendredi : les mini-olympiades interétablissements des Ehpad (établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) du centre hospitalier de Pfastatt.

« Les Olympiades existent déjà, en beaucoup plus grand, au niveau régional, explique Nathalie Beyer, une des animatrices à l'origine, avec l'éducatrice sportive Pauline Kinder, de ces mini-olympiades. Mais il n'y avait encore rien au niveau local. »
Cinq épreuves

Elles ont donc repris cinq des épreuves des Olympiades régionales : billard, tir au but, anneaux, quilles et jeux de mémoire. Cinq établissements y ont participé : outre le Home Haeffely et les Roseaux pfastattois, l'Ehpad de Munster, celui de Soultz-Issenheim, le pôle gérontologique Saint-Damien à Mulhouse et la MMPA (Maison médicalisée pour personnes âgées) du GHRMSA (Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud-Alsace).

« On a fait une sélection le vendredi 1er mars, avec les mêmes épreuves et les mêmes critères, continue Nathalie Beyer. Cinq de ceux qui se sont classés parmi les premiers et qui étaient volontaires ont été retenus. C'était aussi un entraînement pour les bénévoles de l'association des Amis de la maison de retraite, qui ont assuré le rôle d'arbitre. »
« Si on vit encore,on revient »

À Munster aussi, on s'est entraîné : « On prépare la journée avec les résidents depuis deux ou trois mois. Ils ont décidé entre eux qui participeraient », confirme l'animatrice Sarah Lander.

« On s'entraîne toutes les semaines avec une bénévole, témoigne Elsa, qui a été sacrée championne en mémoire. D'après le résultat, c'est efficace ! Les animatrices ont préparé des listes [de mots en rapport avec un thème tiré au sort, comme le corps humain, les insectes et les oiseaux, les ingrédients pour confectionner un gâteau...]. Je suis tombée sur les vêtements. »

C'est Pfastatt qui a terminé premier, devançant Soultz (2e) et Munster (3e). L'équipe compte deux championnes, Jeanne en billard et Marie-Louise en tir au but. « C'est vraiment bien, apprécie Renée. Toute la bande a mérité [d'être première]. Et Pauline, notre sauterelle, l'a mérité aussi. On aurait dit qu'elle était vraiment remontée. » Elle a aussi goûté le repas : « une bonne soupe et des sandwichs, un café et une tarte alsacienne ».

« C'est une jolie idée », estime Jean-Marcel, qui a « bientôt 80 ans ». « C'est très convivial, très bien, juge également Marguerite, de Munster. Si on vit encore l'an prochain, on revient. »

« Ça s'est vraiment bien passé, on va réfléchir à la suite », se réjouit de son côté Emmanuelle Prada-Prada, cadre de santé à Pfastatt.
Antoinette OBER

 

 
 

EHPAD Dites-le

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:05:42

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EHPAD Dites-le
 

 
EHPAD : LE (SAC) PLASTIQUE, C'EST PAS FANTASTIQUE... - Une famille de Mulhouse est abattue par un décès familial... et l'attitude de l'Ehpad mulhousien dans laquelle se trouvait la personne décédée. « Après presque un an passé en Ehpad, notre père est tombé malade, grippe et infection pulmonaire. Il a été hospitalisé en urgence mi-février et est décédé à l'hôpital Émile-Muller le 23 février. Lorsque l'Ehpad a été informé du décès, sans nous tenir au courant, toutes ses affaires personnelles ont été mises dans des sacs-poubelles et les meubles déposés dans un local de stockage au rez-de-chaussée de l'Ehpad. Nous n'avons plus eu accès à sa chambre ! Finalement, sa vie s'achève dans un sac plastique ! De qui viennent les directives ? Conseil départemental ou politique Ehpad ? Et pourtant, notre père était apprécié par le personnel pour sa gentillesse ! Vieux vous n'êtes plus rien, juste une chose encombrante dont on se débarrasse... sans état d'âme et de façon inhumaine... En plus de la douleur du deuil, ces images resteront à jamais gravées dans notre mémoire ! »

MODE D'EMPLOI.-Nous ne publions aucun courrier anonyme. Même si les identités ne paraissent pas dans la rubrique, tous les courriers (électroniques ou postaux) doivent comporter les coordonnées de leur auteur (prénom, nom, adresse complète et numéro de téléphone). Les courriers sont à envoyer à alsredactionmul@lalsace.fr ou à L'Alsace, 2C, rue Schlumberger, BP 52482, 68947 Mulhouse cedex 9.

 

 
 

Rouffach Bollenberg : 60 participants au chantier nature

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:53:23

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Rouffach Bollenberg : 60 participants au chantier nature
 

 
 
Près de 60 bénévoles, dont 35 participants de l'association Rouffach Incitation Nature, ont pris part à un important chantier de débroussaillage et de taille, samedi 2 mars, sur les hauteurs du Bollenberg.

Cette initiative locale, conduite par le vice-président du conseil départemental et maire d'Orschwihr Alain Grappe, et Hubert Ott, président de Rouffach Incitation Nature, a connu un grand succès. Près de 60 participants se sont déployés sur la colline pour limiter l'emprise des arbustes et des buissons sur la prairie à orchidées. L'objectif de cette opération était d'arracher les repousses d'épineux et de tailler les grands arbustes conservés, afin de faciliter le passage prochain des chèvres et moutons auxquels sera confié ce pâturage naturel.

L'association RIN, avec plus de 35 participants, était particulièrement mobilisée autour d'Hubert Ott, qui n'a pas manqué de remercier les viticulteurs locaux pour leur aide précieuse, ainsi que les ornithologues allemands et français, en particulier Christian Stange, qui oeuvre pour le bien de la nature depuis plus de trente ans, et Bruno Frey, fervent défenseur des richesses naturelles du Bollenberg. Il a également remercié les botanistes, venus de tout le département pour s'associer à ce chantier. « Pour que le monde de demain soit au rendez-vous des espoirs de nos enfants et des nôtres, pour qu'il soit plus humain, qu'il reconnaisse à chacune et à chacun d'entre nous l'utilité de la différence, rien ne vaut ce type de rencontre, dont l'objectif est de réussir ensemble la mise en valeur de notre espace de vie », a-t-il souligné.

Tous les participants ont ensuite été conviés à un repas par Alain Grappe.

Hubert Ott a tenu à rendre hommage à Henri-Paul Marty, le berger rouffachois récemment disparu : « Il était un ami de longue date, qui pratiquait son métier avec coeur et dont le destin professionnel était intimement lié à nos collines, car issu d'une longue tradition familiale. »

 

 
 

gendarmerie : La Cob Dannemarie-Pfetterhouse au rapport

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:34:02

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gendarmerie
gendarmerie : La Cob Dannemarie-Pfetterhouse au rapport
Jeudi dernier, l'inspection annuelle menée à la brigade de proximité de Dannemarie a permis aux militaires de présenter aux élus les tenants et aboutissants de cette refonte territoriale pour la nouvelle communauté de brigades (Cob) de Dannemarie-Pfetterhouse.

 
Le lieutenant Hugues Monnot (à droite) a présenté aux élus locaux le périmètre de la nouvelle communauté de brigades (Cob) Dannemarie-Pfetterhouse aux côtés du chef d'escadron Stéphane Mottet, patron de la compagnie d'Altkirch (à gauche).
« Il faut vivre avec son temps », résume le commandant de compagnie de gendarmerie de l'arrondissement d'Altkirch, Stéphane Mottet. Jeudi dernier, c'était jour d'inspection annuelle annoncée pour les militaires de la nouvelle communauté de brigades (CoB) de Dannemarie-Pfetterhouse, qui remplace donc depuis le 1er mars l'ex-communauté de brigades Dannemarie-Illfurth (lire ci dessus). Un redécoupage territorial cohérent puisque la nouvelle CoB « colle avec la nouvelle com.com Sud Alsace - Largue ». De 41, le périmètre d'intervention de la nouvelle CoB est désormais passé à 44 communes, d'Eglingen à Pfetterhouse et de Ballersdorf à Mooslargue en passant évidemment par Dannemarie, Seppois-le-Bas ou Bernwiller.
Activité en hausse, effectifs en baisse...

Rituel incontournable, cette inspection était déjà l'occasion pour le patron de la compagnie de faire une revue des troupes, de rencontrer l'ensemble des militaires de la nouvelle CoB, toujours dirigée par le lieutenant Hugues Monnot, secondé par l'adjudant-chef Sandra Rémy (seule femme de l'effectif), de présenter le bilan de l'activité 2018 (voir ci-contre), mais aussi tout simplement de faire découvrir les locaux de la brigade de Dannemarie aux maires des communes fraîchement rattachées à ce nouveau secteur. Plusieurs élus du cru, ainsi que le conseiller départemental Rémi With, avaient fait le déplacement.

Le chef d'escadron Stéphane Mottet a d'emblée rassuré les élus : pas question que cette nouvelle organisation territoriale débouche sur une fermeture de brigade de proximité. « La brigade de Pfetterhouse n'a pas vocation à être fermée. » Mais le patron de la compagnie n'a pas caché aux élus certaines difficultés à surmonter en termes d'effectifs, notamment pour cause d'application d'une directive européenne sur le temps de récupération au travail, soit onze heures consécutives. Pas toujours évident à conjuguer avec le bon fonctionnement du service...

Pour la brigade de Pfetterhouse, ouverte pour l'heure les mardis et vendredis matins, la gendarmerie planche actuellement sur un basculement des horaires d'accueil du public l'après-midi. Une réorganisation qui devra se faire « en concertation avec les élus locaux ». Rappelons en revanche qu'à Dannemarie, la brigade reste ouverte sept jours sur sept.

La CoB de Dannemarie-Pfetterhouse compte actuellement 18 militaires, dont 7 rattachés à la brigade de proximité de Pfetterhouse, placée encore jusqu'en mai sous le commandement de l'adjudant Christophe Tischmacher. Des effectifs « appelés à baisser dans les prochains mois », prévient toutefois le commandant Mottet qui pointe un certain déficit « d'attractivité » du Sundgau (et des secteurs ruraux en général). Difficile de séduire les nouvelles recrues... Principale difficulté redoutée : d'ici l'été, la nouvelle CoB ne comptera plus cinq mais seulement trois officiers de police judiciaire (OPJ), seuls habilités à mener certaines tâches et missions spécifiques dans le cadre de la procédure pénale. S'ajoutent à ce cadre « contraint » certaines difficultés matérielles, notamment liées à un parc de véhicules vieillissants. Qu'importe, « la gendarmerie, c'est d'abord une force humaine », a martelé l'officier, saluant au passage « une équipe performante » et « l'excellent travail » mené dans le secteur l'an dernier, marqué notamment par une augmentation de l'activité et une hausse du taux d'élucidation des affaires. « Vous pouvez être sereins », a lancé le commandant de compagnie aux élus, rappelant aux côtés du lieutenant Hugues Monnot la volonté des gendarmes d'améliorer encore les liens avec les élus tout comme avec les citoyens. Par exemple à travers le dispositif de « participation citoyenne ». Une démarche en ce sens est par exemple lancée par des habitants de Balschwiller. Les militaires ont également rappelé aux élus la possibilité d'étudier avec eux l'éventuelle implantation de caméras de vidéoprotection, « une plus-value énorme » pour les enquêtes qui a déjà fait ses preuves, entre autres à Dannemarie.
Vivian MILLET

 

 
 

 

Altkirch gendarmerie Gagner en cohérence

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:43:59

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Altkirch gendarmerie Gagner en cohérence
 

 
Les trois communautés de brigades sundgauviennes ont été modifiées de sorte à être plus cohérentes avec les communautés de communes et cantons. DR
Était-elle inéluctable ? Elle était en tout cas logique : « Nous avons procédé à une réorganisation territoriale au niveau du secteur historique de la compagnie de gendarmerie départementale d'Altkirch », explique son commandant, le chef d'escadron Stéphane Mottet. Historique dans le sens sundgauvien du terme, les deux brigades de Masevaux et Burnhaupt-le-Haut, relevant de ladite compagnie depuis l'été 2015, n'étant pas concernées par le changement intervenu au 1er mars dernier.

Aucune raison du reste, puisque la communauté de brigades qu'elles forment était déjà cohérente géographiquement avec le canton de Masevaux. Ce qui n'était donc pas le cas pour les brigades situées dans le prolongement de ce canton après la réforme territoriale opérée début 2015, lorsque la vallée de la Largue et l'ex-canton de Dannemarie avaient été rattachés à Masevaux. Rien de nature à empêcher le fonctionnement de la «territoriale», mais autant que les contours se recoupent, ce à quoi la tête de la compagnie s'est employée ces derniers mois, à commencer par le commandant Mottet et son adjoint, le capitaine Christian Roth.
Défaites et refondues

En clair, les trois communautés de brigades existantes dans le Sundgau ont été défaites puis refondues en de nouvelles entités. Dannemarie a ainsi été liée avec Pfetterhouse qui était auparavant en binôme avec Ferrette, dont la brigade fait désormais cause commune avec Durmenach. Quant à Altkirch avec laquelle cette dernière se trouvait par le passé, elle forme désormais communauté avec Illfurth qui fut jusqu'il y a peu avec Dannemarie. La boucle est bouclée. « C'est plus cohérent. Nous collons ainsi au canton de Masevaux et d'Altkirch, mais également aux deux communautés de communes Sud Alsace Largue et Sundgau », poursuit Stéphane Mottet, en précisant que « nous en avons profité pour modifier les zones de compétences d'une dizaine de communes ». En l'occurrence, Eglingen, Ballersdorf et Mooslargue, qui relèvent maintenant de la communauté de brigade Dannemarie-Pfetterhouse ; de Hirsingue et Heimersdorf, rattachées à la communauté de brigades (Cob) Altkirch-Illfurth ; de Ruederbach, Willer, Bisel, Feldbach et Riespach affilées à la Cob Ferrette-Durmenach.

Toutefois, personne ne perd à ce jeu de chaises musicales. Ni la compagnie, qui demeure à effectifs constants, ni les administrés. « Cela ne change pas grand-chose pour la population puisque nous fonctionnons sur le principe du guichet unique. La victime peut déposer plainte partout sur le territoire national, mais les unités territoriales seront ensuite compétentes », c'est là qu'intervient la modification des zones de compétences pour les dix communes citées ci-contre. Là encore, dans un objectif de rationaliser, ce qu'impliquent aussi les nouvelles Cob vis-à-vis des axes routiers structurants sur un périmètre particulièrement étendu puisqu'il court du Ballon d'Alsace à la frontière suisse. Et dont les profils, et avec lui la diversité des missions que cela implique, varient puisque comprenant de la partie urbaine, périurbaine ou rurale avec des personnes employées dans le tertiaire, l'agriculture, l'artisanat ou encore des travailleurs frontaliers. Soit une circonscription de 825 km² au total comptant 127 communes et 80 000 habitants. « Une zone 100 % gendarmerie », conclut le chef d'escadron Mottet.
Nicolas LEHR PLUS WEB Notre interview du commandant Stéphane Mottet en vidéo sur www.lalsace.fr

 

 
 

Syndicat mixte d'aménagement du bassin Aux petits soins pour la Doller

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:55:36

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Syndicat mixte d'aménagement du bassin Aux petits soins pour la Doller

 
Visite de la nouvelle passe à poissons à Kirchberg-Wegscheid . Photo L'Alsace/J.-M.R.
Entre giboulées de neige et éclaircies ensoleillées, une vingtaine de personnes ont participé, lundi, à la traditionnelle visite de terrain guidée par les techniciens du service des Rivières de Haute Alsace (RHA). Elle a permis aux représentants des communes riveraines de la Doller et ses affluents de constater les travaux réalisés pour la protection et le bon fonctionnement de la rivière, sur deux seuils à Kirchberg-Wegscheid et Niederbruck.

Le groupe s'est ensuite rendu au siège de la communauté de communes de la vallée de la Doller et du Soultzbach, à Masevaux-Niederbruck, où le président du Syndicat mixte d'aménagement du bassin de la Doller (SMABD), Laurent Lerch, a accueilli les participants, les représentants du service des rivières et barrages et de la brigade verte.

Il a d'abord demandé une minute de silence à la mémoire de Joseph Wirth, gardien de l'histoire des rives du secteur de Guewenheim et ancien président du syndicat. Olivia Ghazarian, directrice des RHA, a présenté son équipe et le fonctionnement du nouveau syndicat, qui regroupe les 14 syndicats locaux du département, dont le SMABD. Créé en 2017, le RHA vise à mutualiser l'ingénierie en matière de gestion de rivières à l'échelle du territoire du Haut-Rhin et permet d'assurer une gestion cohérente sur l'ensemble des cours d'eau.

Georges Walter, directeur du service environnement et cadre de vie au conseil départemental, a rappelé les nouvelles dispositions réglementaires qui ont pris effet au 1er janvier 2018.
Les travaux réalisésen 2018

Puis, en commentant un diaporama, Olivia Ghazarian a fait le point sur les travaux effectués le long du bassin-versant de la Doller l'année passée, dont voici la liste. À Sewen, consolidation du mur de rive rue Elbach ; à Wegscheid, reprise de deux seuils et d'une protection de berge sur le Soultzbach ; à Kirchberg, reprise des fondations du seuil et mise en place d'une passe à poissons ; à Niederbruck, abaissement du seuil en amont de la mairie ; à Bourbach-le-Haut, création d'une zone humide après la renaturation de l'ancienne décharge ; à Sentheim, étude de renforcement des berges du Bourbach avant sa confluence avec la Doller ; à Roderen, mise en place d'une protection de berge le long du chemin communal ; à Guewenheim, protection de berge en amont du camping ; à Reiningue, équipement en passe à poissons du seuil palplanche de prise de l'abbaye et reprise du seuil de l'étang du Wehr, avec restauration du bras mort du Leimbach ; à Mulhouse, réouverture du Steinbaechlein. Enfin, coupes sélectives, plantations et enlèvement d'embâcles ont été effectués entre Masevaux et Lutterbach.
Les chantiers prévusou en cours

Les opérations en cours concernent, à Kirchberg - Niederbruck, une étude pour la protection contre les crues ; à Niederbruck, la reprise du seuil de la passerelle ; à Masevaux, la diminution de l'envasement de la prise du canal CSA ; à Sentheim, la mise en place d'une passe à poissons au seuil de prise du barrage de Michelbach ; à Heimsbrunn, la création du bassin écrêteur. Des travaux restent à réaliser au titre des années antérieures, de Dolleren à Lutterbach, principalement des reprises de seuils et de murs, canaux usiniers, mise en place ou amélioration de passes à poissons.

Pour 2019, les travaux sont programmés principalement dans le cadre du PPRI (prévention des risques d'inondation) : reprises de seuils, consolidation de murs et enrochements, création d'une zone humide, protection de berges et renforcement de digues, restauration d'un ancien bras mort...
Jean-Marie RENOIR

 

 
 

Orbey Abattage d'un arbre remarquable

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:37:03

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Orbey Abattage d'un arbre remarquable
 

 
Le hêtre pleureur, arbre remarquable du parc Lefébure, a dû être abattu, il était devenu dangereux car atteint par un champignon.  Photo L'Alsace/Jean-Charles Ancel
Le hêtre pleureur du Parc Lefébure, arbre remarquable, était atteint depuis plusieurs années par un champignon qui progressait et fragilisait l'ensemble du végétal. L'arbre a été expertisé à plusieurs reprises, deux branches se sont cassées et ont chuté dans un secteur fréquenté par tous. Sans solution qui permette de maintenir ce hêtre en garantissant la sécurité à ses abords, il a donc fallu l'abattre.

Il s'agit d'un champignon lignivore Ustulina Deusta. Les dernières expertises ont montré que ses fructifications démarraient à environ 2 m du sol et remontaient dans les grosses charpentières jusqu'aux premières ramifications. Cela s'est traduit par la rupture de l'une d'entre elle. Selon l'élagueur qui a abattu l'arbre, la pourriture liée aux attaques de champignons n'avait laissé qu'une dizaine de centimètres de bois sain en périphérie du tronc. Consciente de l'importance et du caractère exceptionnel de cet arbre emblématique du parc Lefébure, la municipalité a décidé d'en replanter un à l'avenir.
Jean-Charles ANCEL

 

 
 

Metzeral Justice, Carrière : la révision s'impose

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:57:46

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Metzeral Justice
Metzeral Justice, Carrière : la révision s'impose
Le pourvoi en cassation des Nouvelles carrières d'Alsace a été retoqué par le Conseil d'État. L'exploitant et la municipalité de Metzeral tablent sur la mise en conformité du plan local d'urbanisme.

 
La carrière de granit des Nouvelles carrières d'Alsace à Metzeral.
Le feuilleton des Nouvelles carrières d'Alsace (NCA) connaît à Metzeral un nouvel épisode, le dernier puisque l'exploitant a utilisé son ultime va-tout judiciaire. Le pourvoi en cassation formulé en mars dernier a été rejeté par la 6e chambre du contentieux du Conseil d'État alors que François Introia, patron de cette société employant une dizaine de personnes, espérait faire annuler l'arrêt de la cour administrative d'appel de Nancy.

Son pourvoi a été jugé « irrecevable », une décision rendue le 15 février. La société NCA avait mandaté au printemps dernier un cabinet d'avocats au Conseil d'État et à la cour de cassation (comme l'exige cette procédure spéciale) pour attaquer la décision de la cour d'appel lorraine datée du 30 janvier 2018. Ce tribunal administratif avait cassé les jugements en première instance du tribunal administratif voisin, celui de Strasbourg.

Il faut remonter à l'année 2014 pour démêler l'écheveau judiciaire autour de cette carrière de granit dont l'exploitation (née en 1967) a été prolongée jusqu'en 2026 par arrêté préfectoral (en mai 2011), pour une durée de 15 ans donc.

Alsace Nature et des riverains très mécontents des nuisances, estimant que cette exploitation devait cesser toute activité, avaient alors saisi le tribunal administratif strasbourgeois, espérant l'annulation de cet arrêté signé par le préfet d'alors, Alain Perret.

Les opposants avaient d'abord été déboutés en première instance mais avaient rapidement fait appel auprès de la cour administrative de Nancy. Celle-ci leur donnait raison, en novembre 2016. Puis, un mois plus tard, nouveau rebondissement : le Conseil d'État, statuant au contentieux, annulait purement et simplement l'arrêt, renvoyant les parties dos à dos pour un nouvel examen de l'affaire par cette même cour d'appel nancéenne. C'est justement l'arrêt du 30 janvier 2018 que François Introia a voulu attaquer puisque Nancy confortait les opposants dans leur lecture du plan local d'urbanisme de Metzeral. La cour d'appel avait en effet considéré que les dispositions du PLU n'autorisaient pas les NCA à étendre l'extraction de pierres sur de nouvelles parcelles, portant l'emprise totale à près de 8 ha, sur la partie sommitale du Kefey.
« Pas l'intention d'arrêter une activité pareille »

François Introia, patron des NCA, encore sous le coup de la mauvaise et coûteuse nouvelle, a simplement indiqué qu'il n'a « pas l'intention d'arrêter une activité pareille », rappelant qu'elle est « d'utilité publique » et que la mise en sécurité - l'un des volets du dossier - est déjà bien entamée. « Sur les six gradins programmés dans le projet, trois ont déjà été réalisés. Nous arrivons à faire quelque chose de bien, avec l'appui de l'ONF chargé de les revégétaliser ; on fait les choses correctement », tient à redire le gérant.

Il subsiste encore un espoir, de taille, qui éviterait à la société NCA de fermer ses grilles avant l'échéance de 2026 : la révision simplifiée du PLU de Metzeral. Une réunion publique est d'ores et déjà programmée sur ce point en particulier.

Denise Buhl, maire de la commune, parle « d'une mise en conformité » entre le PLU communal et l'arrêté préfectoral qui, pour l'heure, demeure « incompatible », comme la cour d'appel de Nancy le soulignait par le passé.
Jean Daniel KIENTZ À SAVOIR La commune de Metzeral organise le 25 mars à 19 h une réunion publique consacrée à la révision simplifiée du plan local d'urbanisme et à la carrière.

À SAVOIR La commune de Metzeral organise le 25 mars à 19 h une réunion publique consacrée à la révision simplifiée du plan local d'urbanisme et à la carrière.

 
 

 

Metzeral Carrière : la révision s'impose

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:31:06

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Metzeral Carrière : la révision s'impose
 

 
La carrière de granit des Nouvelles Carrières d'Alsace à Metzeral. Photo L'Alsace/Dom Poirier
Le feuilleton des Nouvelles carrières d'Alsace (NCA) connaît à Metzeral un nouvel épisode, le dernier puisque l'exploitant a utilisé son ultime va-tout judiciaire. Le pourvoi en cassation formulé en mars dernier a été rejeté par la 6e chambre du contentieux du Conseil d'État alors que François Introia, patron de cette société employant une dizaine de personnes, espérait faire annuler l'arrêt de la cour administrative d'appel de Nancy.

Son pourvoi a été jugé « irrecevable », une décision rendue le 15 février. La société NCA avait mandaté au printemps dernier un cabinet d'avocats au Conseil d'État et à la cour de cassation (comme l'exige cette procédure spéciale) pour attaquer la décision de la cour d'appel lorraine datée du 30 janvier 2018. Ce tribunal administratif avait cassé les jugements en première instance du tribunal administratif voisin, celui de Strasbourg.

Il faut remonter à l'année 2014 pour démêler l'écheveau judiciaire autour de cette carrière de granit dont l'exploitation (née en 1967) a été prolongée jusqu'en 2026 par arrêté préfectoral (en mai 2011), pour une durée de 15 ans donc.

Alsace Nature et des riverains très mécontents des nuisances, estimant que cette exploitation devait cesser toutes activités, avaient alors saisi le tribunal administratif strasbourgeois, espérant l'annulation de cet arrêté signé par le préfet d'alors, Alain Perret.
L'utilité publique des NCA

Les opposants avaient d'abord été déboutés en première instance mais avaient rapidement fait appel auprès de la cour administrative de Nancy. Celle-ci leur donnait raison, en novembre 2016. Puis, un mois plus tard, nouveau rebondissement : le Conseil d'État, statuant au contentieux, annulait purement et simplement l'arrêt, renvoyant les parties dos à dos pour un nouvel examen de l'affaire par cette même cour d'appel nancéenne. C'est justement l'arrêt du 30 janvier 2018 que François Introia a voulu attaquer puisque Nancy confortait les opposants dans leur lecture du plan local d'urbanisme de Metzeral. La cour d'appel avait en effet considéré que les dispositions du PLU n'autorisaient pas les NCA à étendre l'extraction de pierres sur de nouvelles parcelles, portant l'emprise totale à près de 8 ha, sur la partie sommitale du Kefey. François Introia, patron des NCA, encore sous le coup de la mauvaise et coûteuse nouvelle, a simplement indiqué qu'il n'a « pas l'intention d'arrêter une activité pareille », rappelant qu'elle est « d'utilité publique » et que la mise en sécurité - l'un des volets du dossier - est déjà bien entamée. « Sur les six gradins programmés dans le projet, trois ont déjà été réalisés. Nous arrivons à faire quelque chose de bien, avec l'appui de l'ONF chargé de les revégétaliser ; on fait les choses correctement », tient à redire le gérant.

Il subsiste encore un espoir, de taille, qui éviterait à la société NCA de fermer ses grilles avant l'échéance de 2026 : la révision simplifiée du PLU de Metzeral. Une réunion publique est d'ores et déjà programmée sur ce point en particulier.

Denise Buhl, maire de la commune, parle « d'une mise en conformité » entre le PLU communal et l'arrêté préfectoral qui, pour l'heure, demeure « incompatible », comme la cour d'appel de Nancy le soulignait par le passé.
Jean Daniel KIENTZ À SAVOIR La commune de Metzeral organise le 25 mars à 19 h une réunion publique consacrée à la révision simplifiée du plan local d'urbanisme et à la carrière.

 

 
 

Sélestat Un char politiquement incorrect ?

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:09:30

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Sélestat Un char politiquement incorrect ?
 

 
Le club de lutte de Sélestat souhaitait défiler dans un esprit festif, inspiré du sketch des Inconnus intitulé les « Rap-tout ». Mais la présence de mannequins vêtus de gilets jaunes sur leur char a engendré un quiproquo sur leurs intentions. Au final, les autorités les ont obligés à retirer toutes les décorations. Photo DNA/Jean-Paul Kaiser
Il est environ 14 h, en ce dimanche de carnaval à Sélestat. Le club de lutte local finalise la décoration de son char, 51e sur 54 dans l'ordre de passage, au niveau du Frac (Fonds régional d'art contemporain). Alors que les membres s'activent, ils reçoivent la visite du responsable de la cavalcade Christophe Koenig. « Il nous a dit qu'on ne pouvait pas défiler dans ces conditions », raconte un membre du club témoin de la scène. Christophe Koenig confirme : « C'est un ordre de la ville. J'ai fait un premier passage auprès du groupe et relevé que la décoration pouvait porter à confusion, sans plus. »
« Il y a quand même un minimum d'atteinte àla liberté d'expression »

La raison de cet avertissement : la présence de deux mannequins vêtus d'un gilet jaune, pendus par les bras et la tête, sur les côtés du char, portant pour l'un un masque d'Emmanuel Macron, pour l'autre un masque de Donald Trump. Le groupe avait également préparé des affiches représentant un portrait détourné du président de la République.

« Notre thème, c'était les Rap-Tout du carnaval, inspirés du sketch des Inconnus, poursuit le membre du club, qui souhaite rester anonyme. Nous ne voulions pas faire quelque chose de violent, c'était vraiment pour la blague, un délire entre copains. Mais ça a été monté en épingle et c'est allé loin... »

En effet, peu après le passage du responsable de la cavalcade, plusieurs policiers interviennent auprès du club de lutte. Le tout dans une grande confusion liée au contexte particulièrement bruyant de la cavalcade. « Ils pensaient que nous étions des gilets jaunes, mais nous sommes apolitiques, nous aimons l'esprit du carnaval à l'allemande, avec une critique des élites, quelle que soit l'étiquette politique ! », poursuit le témoin anonyme. Avant d'ajouter : « Il y avait une telle cacophonie... C'était vraiment un dialogue à sens unique. Ils nous prenaient vraiment pour des fauteurs de trouble alors que ce n'était vraiment pas le but... »

Après plusieurs minutes d'une discussion courtoise mais ferme avec les forces de l'ordre, décision est prise par le groupe « d'arracher toute la déco à la demande de la police ». Ils se voient interdire l'utilisation des portraits de Macron, au grand dam du groupe : « Là, je trouve que c'est trop. Il y a quand même un minimum d'atteinte à la liberté d'expression. »
« Des menaces d'infiltration du cortège par des gilets jaunes »

Le témoin évoque une cavalcade précédente durant laquelle le club de lutte avait défilé avec un char montrant les visages de Nicolas Sarkozy, François Hollande et Dominique Strauss-Kahn : « Nous avions utilisé des mots encore plus crus cette année-là et nous n'avions eu aucun problème. Le public nous avait même applaudis ! »

La police, elle, justifie la célérité de son intervention par des « menaces d'infiltration du cortège par des gilets jaunes » en amont. « Des menaces ne venant pas de Sélestat, mais de groupes extérieurs », précise le commandant Raphaël Briand, chef de la circonscription de police de Sélestat. Ce dernier l'assure : « Nous n'avons pas eu d'instructions particulières du gouvernement. »

Pour lui, c'est bien ce risque de perturbation de la cavalcade qui a primé dimanche. En laissant défiler un char avec des mannequins vêtus de gilets jaunes, il existait un risque de débordement ou de ralliement de gilets jaunes sur le parcours, assure-t-il...
Qui des portraitsde Macron ?

Reste le détournement des portraits d'Emmanuel Macron, qui ont également dû être retirés du char des lutteurs. Si le délit d'offense au chef de l'État n'existe plus depuis 2013, il est possible d'être poursuivi pour injure ou diffamation. Même lors d'un carnaval, où la satire et l'impertinence politiques font partie des traditions ? « Ce serait à un juge de trancher », dit le commandant Briand.

Un char égratignant les hommes politiques a-t-il sa place dans le défilé sélestadien ? « Cela dépend de l'esprit que les organisateurs veulent donner à leur cavalcade », estime l'officier. Le responsable de la cavalcade Christophe Koenig avoue que l'épisode lui laisse « de gros doutes quant à la liberté d'expression ». « Dans le passé, j'ai toujours connu des chars qui affichaient des slogans ou des blagues sur les politiques. Je déplore cette situation et je ne comprends pas non plus la position des autorités. Est-ce une question de contexte ? En tout cas, cette interdiction, ça fait un peu dictatorial. » Dimanche dernier, les lutteurs sélestadiens ont pu rire de tout, mais pas devant tout le monde.
Thierry MARTEL et Luc SORGIUS

 

 
 

défense 152 e régiment d'infanterie : Décès du caporal-chef Lonati-Ruffin

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 05:59:10

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défense 152 e régiment d'infanterie
défense 152 e régiment d'infanterie : Décès du caporal-chef Lonati-Ruffin
Le soldat du 152 e régiment d'infanterie de Colmar, engagé depuis 2012, a été tué lors d'un accident de la route en Bourgogne.Il était en mission puisqu'il venait de récupérer un autre Diable rouge de retour d'opération extérieure.

 
Lors de la cérémonie hommage, au quartier Walter, hier après-midi.
Durant toute la nuit de mardi à mercredi, la dépouille de Steven Lonati-Ruffin a été veillée par ses frères d'armes, dans la salle d'honneur du quartier Walter à Colmar. Ces mêmes soldats étaient tous rassemblés hier après-midi pour un dernier hommage à ce caporal-chef décédé dans la nuit de vendredi à samedi, lors d'un accident de la route, sur l'autoroute A6, à hauteur de la commune d'Appoigny dans le département de l'Yonne.
Deux autres Diables rouges indemnes

Le militaire était en mission puisqu'il avait récupéré à la base aérienne 123 de Orléans-Bricy un autre Diable rouge qui rentrait d'opération extérieure. Avec un troisième soldat, ils rentraient sur Colmar. L'accident s'est produit sur l'A6, vers 1h30. Selon nos confrères de l'Yonne Républicaine, la voiture, dans laquelle se trouvaient les trois hommes, circulait sur l'autoroute, dans le sens Paris/Lyon, lorsque le véhicule, voulant dépasser un poids lourd, a heurté l'arrière du semi-remorque puis a fait une sortie de route.

Toujours selon le quotidien départemental, le chauffeur du poids lourd, immatriculé en Italie, ne s'est aperçu de rien et a continué sa route. Les gendarmes l'ont retrouvé sur une aire de repos, à une dizaine de kilomètres du lieu de l'accident. Une enquête est en cours pour connaître les circonstances de l'accident.

Le choc a été fatal au caporal-chef Lonati-Ruffin. Les deux autres personnes à bord, dont le conducteur, sont sorties indemnes de l'accident mais étaient très choquées. Les deux militaires ont été pris en charge par les pompiers et évacués vers le centre hospitalier d'Auxerre. Les dépistages (alcool, drogue) réalisés se sont révélés négatifs.
Au Liban et en Guyane

Comme l'a rappelé le colonel Kossahl, chef de corps du 152e RI, dans son discours hommage lu hier après-midi, le caporal-chef aurait eu 27 ans dans deux mois.

Originaire de Haute-Savoie, Steven Lonati-Ruffin s'était engagé en 2012, tout d'abord au sein de la 2e compagnie de combat avec laquelle il avait été en mission au Liban entre 2014 et 2015. « Outre l'expérience opérationnelle, c'est dans cette compagnie qu'il a construit le socle de ses compétences », a indiqué le chef de corps. Puis il a rejoint la toute nouvelle 5e compagnie, créée en 2016. « Sa carrière connaît alors une véritable accélération », selon le colonel Kossahl. Soldat de première classe, il est promu caporal puis caporal-chef. « Une ascension rapide qui, pour l'officier, ne doit rien au hasard. Il s'épanouit dans un rôle qu'il découvre et pour lequel il est taillé : celui d'éducateur et d'instructeur ».

Il avait été récemment projeté en Guyane avec son unité, où il avait participé à la mission de lutte contre l'orpaillage clandestin. Pour le colonel Kossahl, le disparu, à la personnalité « rayonnante, bienveillante et joyeuse », était « un modèle de professionnalisme ».

Il devrait être inhumé à Hyères où réside sa famille qui était présente hier à Colmar. « Nous, Diables rouges, nous resterons présents pour accompagner sa maman, son jeune frère et les aider à faire vivre le souvenir de Steven », a conclu le chef de corps.
N.R.

 

 
 

 

Colmar Diables rouges Décès du caporal-chef Lonati-Ruffin

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:34:56

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Colmar Diables rouges Décès du caporal-chef Lonati-Ruffin
 

 
Durant toute la nuit de mardi à mercredi, la dépouille de Steven Lonati-Ruffin a été veillée par ses frères d'armes, dans la salle d'honneur du quartier Walter à Colmar.

Ces mêmes soldats étaient tous rassemblés hier après-midi pour un dernier hommage à ce caporal-chef décédé dans la nuit de vendredi à samedi, lors d'un accident de la route, sur l'autoroute A6, à hauteur de la commune d'Appoigny dans le département de l'Yonne.
Deux autres Diables rouges indemnes

Le militaire était en mission puisqu'il avait récupéré à la base aérienne 123 de Orléans-Bricy un autre Diable rouge qui rentrait d'opération extérieure. Avec un troisième soldat, ils rentraient sur Colmar. L'accident s'est produit sur l'A6, vers 1 h 30. Selon nos confrères de L'Yonne Républicaine, la voiture, dans laquelle se trouvaient les trois hommes, circulait sur l'autoroute, dans le sens Paris/Lyon, lorsque le véhicule, voulant dépasser un poids lourd, a heurté l'arrière du semi-remorque puis a fait une sortie de route.

Toujours selon le quotidien départemental, le chauffeur du poids lourd, immatriculé en Italie, ne s'est aperçu de rien et a continué sa route. Les gendarmes l'ont retrouvé sur une aire de repos, à une dizaine de kilomètres du lieu de l'accident. Une enquête est en cours pour connaître les circonstances de l'accident.

Le choc a été fatal au caporal-chef Lonati-Ruffin. Les deux autres personnes à bord, dont le conducteur, sont sorties indemnes de l'accident mais étaient très choquées. Les deux militaires ont été pris en charge par les pompiers et évacués vers le centre hospitalier d'Auxerre. Les dépistages (alcool, drogue) réalisés se sont révélés négatifs.

Comme l'a rappelé le colonel Kossahl, chef de corps du 152e RI, dans son discours hommage lu hier après-midi, le caporal-chef aurait eu 27 ans dans deux mois.

Originaire de Haute-Savoie, Steven Lonati-Ruffin s'était engagé en 2012, tout d'abord au sein de la 2e compagnie de combat avec laquelle il avait été en mission au Liban entre 2014 et 2015. « Outre l'expérience opérationnelle, c'est dans cette compagnie qu'il a construit le socle de ses compétences », a indiqué le chef de corps.

Puis il a rejoint la toute nouvelle 5e compagnie, créée en 2016. « Sa carrière connaît alors une véritable accélération », selon le colonel Kossahl. Soldat de première classe, il est promu caporal puis caporal-chef. « Une ascension rapide qui, pour l'officier, ne doit rien au hasard. Il s'épanouit dans un rôle qu'il découvre et pour lequel il est taillé : celui d'éducateur et d'instructeur. »

Il avait été récemment projeté en Guyane avec son unité, où il avait participé à la mission de lutte contre l'orpaillage clandestin. Pour le colonel Kossahl, le disparu, à la personnalité « rayonnante, bienveillante et joyeuse », était « un modèle de professionnalisme ».

Il devrait être inhumé à Hyères où réside sa famille qui était présente hier à Colmar. « Nous, Diables rouges, nous resterons présents pour accompagner sa maman, son jeune frère et les aider à faire vivre le souvenir de Steven », a conclu le chef de corps.
N. R.

 

 
 

Les villes suisses trustent le classement mondial

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:12:32

© L'alsace, Jeudi le 14 Mars 2019
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Les villes suisses trustent le classement mondial
 

 
La ville de Zurich arrive 2e au classement du cabinet Mercer. DR
La capitale autrichienne Vienne reste pour la dixième année consécutive la ville du monde offrant la meilleure qualité de vie, selon le classement 2019 du cabinet Mercer, qui fait de nouveau la part belle aux villes européennes. Trois cités suisses sont dans le top 10, quatre dans le top 15.

Zurich prend la 2e place de ce classement et Munich la 3e, ex aequo avec Vancouver au Canada et Auckland en Nouvelle-Zélande. Les villes allemandes de Düsseldorf et Francfort sont respectivement 6e et 7e. La danoise Copenhague est classée 8e, juste devant Genève (9e) et Bâle (10e). Berne pointe au 14e rang.

Huit villes dans le top 10 sont situées en Europe. Mais la première ville française, Paris, est classée... 39e, suivie de Lyon (40e). Côté italien, Milan est 41e et Rome, 56e.

Pour établir sa hiérarchie, le cabinet américain Mercer prend en compte des dizaines de critères allant de la criminalité à la gestion des déchets en passant par les transports en commun, l'approvisionnement en électricité, les services de téléphonie et le climat. Cette étude annuelle est utilisée pour calculer la rémunération des expatriés partant en mission à l'international.

Autre fait marquant de l'édition 2019, « toutes les villes des États-Unis analysées cette année sont descendues dans le classement », sauf New York (44e) qui « gagne une place à la suite de la baisse continue de sa criminalité ». « Le score a changé en raison des relations économiques et commerciales de plus en plus tendues avec beaucoup de pays et même avec leurs alliés », explique Mercer.

En Asie, c'est Singapour (25e) qui est la mieux classée pour la qualité de vie, suivie par Tokyo (49e) et quatre autres villes japonaises. Les deux capitales à forte pollution atmosphérique que sont Pékin et New Delhi arrivent respectivement à la 120e et à la 162e place.

 

 
 

Alsace Centrale Peine aggravée pour l'ancien pompier incendiaire

Publié dans le panorama le Jeudi 14 mars 2019 à 06:28:18

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Alsace Centrale Peine aggravée pour l'ancien pompier incendiaire
 

 
Condamné en première instance à cinq ans de prison dont trois avec sursis pour cinq incendies à Aubure et Sainte-Marie-aux-Mines, un ancien gendarme et pompier volontaire a écopé de trois ans ferme, ce mercredi devant la cour d'appel de Colmar.

Le jeune homme s'en serait surtout pris à des proches. L'immeuble où habitait son frère avait intégralement brûlé, le 11 novembre 2015 route de Sainte-Marie-aux-Mines, ainsi que l'appentis situé sous la chambre où dormait son propre fils, dans la maison de son ex-femme rue des Larges-Champs, le 20 décembre toujours à Aubure. Trois jours plus tard, dans la rue du Dr-Weisgerber où habitait une de ses amies sainte-marienne, c'est un conteneur à ordures qui a été incendié, puis un autre le 5 janvier dans la même rue, près de l'Asepam (Association spéléo pour l'étude et la protection des anciennes mines).

Le 27 mars 2016 rue de la Sapinière, encore à Aubure et toujours de nuit, un feu de cartons contenant des déchets a heureusement été rapidement maîtrisé. Le 10 janvier de la même année, à Ribeauvillé, près du domicile d'une « amie », c'est sa voiture personnelle qui était partie en fumée... Un moyen d'éteindre les soupçons naissants ?

Son avocat Me Charpentier a cette fois encore plaidé la relaxe, ce mercredi en appel, estimant que ce dossier manquait de certitudes. Convaincue de la culpabilité du prévenu, qui se trouvait sous contrôle judiciaire, l'avocat général Sandra Di Rosa a requis cinq ans de prison ferme.

À l'encontre de Mickaël Tschaen, aujourd'hui âgé de 35 ans, la cour a donc fixé la peine à trois ans de prison ferme, avec un suivi sociojudiciaire pendant trois ans. S'il ne respecte pas ses obligations, il risque deux ans de prison ferme supplémentaires.
J-F.S