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Églises vandalisées : le phénomène inquiète

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:53:44

© Dna, Mercredi le 13 Mars 2019
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Alsace Christianisme
Églises vandalisées : le phénomène inquiète
Une église catholique à Strasbourg lundi, une autre à Reichstett mercredi dernier, une dizaine de faits entre 2017 et 2019 : les lieux de cultes chrétiens ne sont pas que la cible des voleurs de troncs, l'accumulation devient préoccupante.
 

 
La statue en bois de saint Joseph au sol, dans l'église Saint-Louis de la Robertsau à Strasbourg.
Hier matin, les paroissiens ont nettoyé l'église Saint-Louis de la Robertsau, à Strasbourg, souillée la veille. De la mousse d'extincteur sur les bancs, de la cire répandue, le linge d'autel déchiré, une statue en bois de saint Joseph gisant au sol...

Les témoignages de soutien, innombrables, ont afflué, de toute la classe politique et de tous les responsables des familles religieuses. Manière de signifier que, là aussi, ça suffit.

« Un lieu de culte, un lieu de sépulture, quelle que soit la confession, est un lieu sacré auquel on ne touche pas, c'est une règle, il y a beaucoup d'ignorance », regrette le chanoine Didier Muntzinger, curé de la paroisse et vicaire épiscopal.
« Il ne faut pas passer sous silence ce genre d'événements. »

« Même si les faits sont minimes, il faut être attentif. Il ne faut pas passer sous silence ce genre d'événements. »

Une plainte avait déjà été déposée il y a trois mois et le père Muntzinger demande officiellement à la municipalité d'installer une caméra de vidéosurveillance sur la place Saint-Louis, où se produisent des incivilités de longue date. Mais pas question de rester portes closes : « L'église est toujours ouverte, de 9 h à 19 h, les gens viennent, c'est pour nous un lieu de rencontre entre Dieu et les hommes, il ne faut pas céder. »

Un an plus tôt, une église de la Montagne-Verte, toujours à Strasbourg, avait été vandalisée, les auteurs s'en étaient pris au tabernacle. L'événement n'avait pas fait l'objet de communication.

Tous les actes ne relèvent pas d'une « haine de la foi », observe Bernard Xibaut, chancelier du diocèse de Strasbourg. Et d'évoquer les tentatives de vols début janvier dans les églises Saint-Georges et Sainte-Foy de Sélestat. Des voleurs ont tenté de forcer les troncs, sans succès.
« On encourage à la vigilance des communautés chrétiennes »

Pour autant, si la liste des faits remontés au chancelier n'est pas très longue, « la succession de ces derniers jours est préoccupante, dans le contexte général. » Moins d'une semaine plus tôt, mercredi dernier, un vitrail de l'église catholique de Reichstett a en effet été brisé et une porte forcée.

Pour Bernard Xibaut, il est trop tôt pour savoir si c'est le début de quelque chose. « On encourage à la vigilance des communautés chrétiennes, il faut prier dans les églises. Une église ouverte mais fréquentée par les fidèles est davantage protégée que certaines qui sont fermées. »

Rien que sur ces deux dernières années, si les exactions connues sont mises bout à bout, la liste apparaît longue.

En octobre 2018, des visiteurs entraient par effraction dans l'église de Schirmeck, dans la vallée de la Bruche. L'un d'eux s'est soulagé. Des parties de l'orgue ont été arrachées.

Ce même mois, à Village-Neuf, près de Saint-Louis, cinq extincteurs ont été vidés sur les bancs de l'église Saint-Nicolas.

En juin 2018, à Niederbronn-les-Bains, un extincteur encore était vidé dans l'église. Des croix gammées ont également été retrouvées sur plusieurs chaises - les trois jeunes gens qui se sont fait pincer ont nié être à l'origine de ces dernières.

En mai 2018, à Nordheim, dans le Kochersberg, la porte de l'église était en train de se consumer à petit feu lorsqu'une voisine a donné l'alerte.

En février 2017, à Réguisheim, tout près d'Ensisheim, des dégradations ont été commises dans l'église, tandis que dans les cimetières, des pots de fleurs étaient renversés ou cassés sur plusieurs tombes.
L'église romane de Neuwiller-lès-Saverne vandalisée

Côté protestant, Christian Albecker, président de l'UEPAL (Union des Églises protestantes d'Alsace et de Lorraine), a en tête trois affaires récentes, deux d'entre elles n'ont pas été ébruitées.

À Ostheim, au nord de Colmar, il y a un peu plus d'un an, des jets de pierre ont endommagé l'église. À Reichstett, non loin de Strasbourg, au mois de novembre, quatre vitres et des vitraux ont notamment été brisés - c'est dans la même commune qu'a été vandalisée l'église catholique mercredi dernier.

Et puis, il y a une dizaine de jours, c'était au tour de l'église romane de Neuwiller-lès-Saverne, qui reste ouverte pour que les gens puissent visiter et se recueillir : « Des vases ont été brisés, les documentations renversées, un sac-poubelle contenant entre autres des couches-culottes sales a été répandu sur et autour de l'autel, liste Christian Albecker. Ça a beaucoup choqué la paroisse. Il y a eu un dépôt de plainte et des caméras de surveillance devraient être installées. »

« Le choix a été fait de ne pas en parler. On ne sait pas toujours si ce sont des actes anti-protestants. Mais il y a une levée d'interdits dans les esprits qui est très préoccupante. Pour nous Dieu est partout, l'église n'est pas sacrée, ce n'est pas dramatique, mais c'est quand même un lieu de recueillement et ce respect disparaît. »

Les coupables ont depuis été identifiés, c'était deux enfants.
Les évangéliques aussi

Les évangéliques aussi sont concernés. La petite église baptiste d'Illkirch-Graffenstaden a été taguée à l'été 2017 : la phrase découverte sur l'extérieur du bâtiment, qu'on ne reproduira pas, était sans équivoque. Le pasteur, Matthieu Hodapp, et la communauté, avaient préféré ne pas en faire publicité à l'époque. À cette attaque, ils ont un temps envisagé de répondre par un autre tag sur la façade, « Jésus t'aime ». Ils ont surtout pu apprécier la diligence des services de la municipalité, venus très vite effacer l'injure, ainsi que le soutien des habitants du quartier, qui a été un baume.
Myriam AIT-SIDHOUM

 

 
 

 

Bruche Tags racistes et antisémites sur les murs de la mairie

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:23:32

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Bruche Tags racistes et antisémites sur les murs de la mairie
 

 
Les murs de la mairie du village de Heiligenberg (650 habitants), à l'entrée de la vallée de la Bruche, ainsi que ceux d'un foyer attenant ont été recouverts dans la nuit de lundi à mardi de plusieurs inscriptions racistes, antisémites et nazies.

« L'alsace aux blancs, Macron pantin des sémites du Crif, Der weisse Werwolf » (sic, Werwolf - le loup-garou - pourrait, ici, être une référence à un corps franc de volontaires créé par les nazis à l'automne 1944), ou encore le nombre « 1488 » qui fait sans doute référence aux 14 mots du slogan des suprémacistes américains et à la 8e lettre de l'alphabet doublée, HH, pour Heil Hitler : en tout, une dizaine de mètres de murs ont été couverts de ces inscriptions. « Il y a aussi une croix gammée, des allusions à l'autonomisme, bref toute la terminologie habituelle en pareil cas », déplore le maire, Guy Ernst, qui n'avait jamais été confronté à de tels actes dans son village et a fait part de son indignation et de celle de ses concitoyens. Il a déposé plainte à la gendarmerie de Molsheim, tandis qu'une équipe de l'identification criminelle est venue prélever des indices.
Nombreux précédents

Cet acte fait suite aux profanations des cimetières de Herrlisheim, puis de Quatzenheim. En septembre, la mairie de Mollkirch avait fait également l'objet de tags racistes et antisémites. Depuis, une douzaine d'autres inscriptions du même genre ont été découvertes dans le Bas-Rhin sur des mairies, des bâtiments publics ou encore la permanence du député LaRem Bruno Studer et le domicile du maire de Brumath, Etienne Wolf. H.M.

 

 
 

Heiligenberg : Tags racistes et antisémites sur les murs de la mairie

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:55:27

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Heiligenberg
Heiligenberg : Tags racistes et antisémites sur les murs de la mairie

 
Les murs de la mairie du village d'Heiligenberg (650 habitants à l'entrée de la vallée de la Bruche) ainsi que ceux d'un foyer attenant ont été recouverts dans la nuit de lundi à mardi de plusieurs inscriptions racistes, antisémites et nazies. « L'alsace aux blancs, Macron pantin des sémites du Crif, Der weisse Werwolf » (Werwolf - le loup-garou - pourrait, ici, être une référence à un corps franc de volontaires créé par les nazis à l'automne 1944), ou encore le nombre 1488 qui fait sans doute référence aux 14 mots du slogan des suprémacistes américains et à la 8e lettre de l'alphabet doublée, HH, pour Heil Hitler : en tout une dizaine de mètres de murs ont été couverts de ces inscriptions. « Il y a aussi une croix gammée, des allusions à l'autonomisme, bref toute la terminologie habituelle en pareil cas », déplore le maire, Guy Ernst, qui n'avait jamais été confronté à de tels actes dans son village et a fait part de son indignation et de celle de ses concitoyens. Il a déposé plainte à la gendarmerie de Molsheim tandis qu'une équipe de l'identification criminelle est venue prélever des indices.

Cet acte fait suite aux profanations des cimetières d'Herrlisheim, puis de Quatzenheim. En septembre, la mairie de Mollkirch avait fait également l'objet de tags racistes et antisémites. Depuis, une douzaine d'autres inscriptions du même genre ont été découvertes dans le Bas-Rhin sur des mairies, des bâtiments publics ou encore la permanence du député LaREM Bruno Studer et le domicile du maire de Brumath Etienne Wolf.
H.M.

 

 
 

 

Brexit : les expatriés alsaciens dans le brouillard

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:51:28

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Royaume-Uni
Brexit : les expatriés alsaciens dans le brouillard
À 17 jours de la date prévue de la sortie de l'Union européenne, l'absence d'accord sur Brexit plonge le Royaume-Uni dans l'inconnu sur son avenir. La situation inquiète autant qu'elle impacte des Alsaciens vivant outre-Manche. Témoignages.
 

 
Les plus de 300 000 Français expatriés à Londres et dans le reste du Royaume-Uni restent dans l'expectative quant à l'issue que prendra le Brexit ce 29 mars ou après tout potentiel report.
« J'ai l'impression de voir l'histoire s'écrire sous mes yeux mais que, malheureusement, cette histoire est assez mal racontée par les dirigeants britanniques », lance Martin. Depuis deux ans, ce Strasbourgeois étudie au Pays de Galles dans le cadre d'un échange entre l'université de Cardiff et Sciences Po Bordeaux, école à laquelle il est rattaché. Autant dire qu'il vit « au sursaut des annonces » et de l'évolution du dossier Brexit, dont l'issue est théoriquement fixée à ce 29 mars, avec ou sans accord (« no deal ») entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.

« Autour de moi, de mon camarade d'amphi au chauffeur de taxi, tout le monde a son mot à dire sur la situation », témoigne-t-il en relevant que deux « tendances claires » se détachent. « La première : leur pays est gouverné par une classe totalement coupée du reste de la population. La seconde : beaucoup ne comprennent même pas ce qu'est et ce que leur veut l'Union européenne. » Dans son viseur, entre autres : le fait que 52,5 % des Gallois aient voté « pour » la sortie de l'Europe lors du référendum de 2016 alors que « leur pays est un important récipiendaire des fonds structurels européens ».
« Le Brexit est un non-sens »

Cette incompréhension semble partagée par bien d'autres Alsaciens établis au Royaume-Uni. « Le Brexit est un non-sens. Pas grand monde aime l'Europe, mais pour la changer mieux vaut être à l'intérieur qu'à l'extérieur », lance par exemple Eloi, un Strasbourgeois qui réside depuis 22 ans outre-Manche, dont 17 en Écosse. « Beaucoup d'expatriés bossent dans de grosses entreprises qui souvent ont leur siège européen au Royaume-Uni, poursuit-il. À cause du Brexit, certaines ont ou vont relocaliser ces centres, ce qui a déjà entraîné des pertes d'emplois ».

Si Nicolas, un Brumathois travaillant depuis douze ans à Londres comme sales trader, ne craint pas de perdre son job, son avenir n'en est pas moins obscur. En cause : un vide juridique qui, sauf solution adaptée d'ici au 29 mars, va interdire aux établissements bancaires de continuer à vendre depuis le Royaume-Uni des produits financiers à des clients implantés dans l'Union.

« Pour ne pas cesser ces flux, les banques ont ouvert des succursales dans divers pays d'Europe, explique-t-il. Celle pour laquelle je travaille l'a fait à Paris, où elle a déjà transféré des employés. D'autres, dont moi, pourraient encore l'être en urgence si aucun accord n'est trouvé. Dans un mois, je pourrais être amené à quitter Londres. Personne ne peut encore le dire, ce qui n'est pas confortable quand on a une épouse britannique et deux enfants scolarisés. »

Tout en soulignant « ne ressentir aucune animosité des Anglais envers les ressortissants européens et inversement, même envers ceux qui ont voté le Brexit ou le souhaitent toujours », Nicolas ne cache pas « vivre la situation dans la douleur. Depuis le référendum de 2016, on est dans l'incertitude, ce qui grippe l'économie et les investissements, pose des soucis d'organisation pour les entreprises et tend à réduire les opportunités de jobs pour les étrangers voulant s'installer ». Il soupçonne d'ailleurs le gouvernement britannique d'avoir « volontairement laissé planer un flou pour décourager et réduire une immigration européenne jugée trop importante ».
« Beaucoup d'expatriés ont fait des démarches pour obtenir le statutde résident »

Pour minimiser les impacts sur leur quotidien, « beaucoup d'expatriés ont fait des démarches pour obtenir le statut de résident britannique », pointe Charles Bilger, président de l'Association des Alsaciens de Grande-Bretagne. Dit « settled status », ce statut permanent s'adresse aux ressortissants européens habitant au Royaume-Uni depuis au moins cinq ans et ce sans absence de plus de six mois consécutifs par année.

Il leur confère « un droit de résidence illimité », ainsi que des avantages fiscaux et sociaux, à l'instar d'allocations-chômage et logement. Il ouvre aussi la voie à la double nationalité, une possibilité pour laquelle « certains » expatriés ont opté, avance Charles Bilger, alors qu'ils ne « l'auraient peut-être pas fait sans cette situation » de Brexit.

« Je crains un retour en arrière, un protectionnisme qui rendra difficile les échanges entre le Royaume-Uni et le continent », raconte également Charles Bilger en se réjouissant qu'« actuellement, c'est encore très facile de rentrer en Alsace pour un week-end. Le contrôle aux frontières est rapide, les vols sont fréquents et peu onéreux. » Mais en cas de « no deal », certaines compagnies aériennes pourraient perdre - temporairement - leur autorisation de voler dans l'espace aérien britannique. En février, la Commission européenne a par ailleurs présenté un plan destiné à « éviter des perturbations majeures des opérations ferroviaires transfrontalières et des services de navette ». Celui-ci vise à maintenir durant trois mois le fonctionnement d'Eurostar, d'Eurotunnel et du fret si le Royaume-Uni ne se plie pas à des normes de sécurité exigées par Bruxelles.

Malgré ces problématiques, le consulat général de France à Londres stipule, sur son site internet, que la conclusion fin mars d'un Brexit, avec ou sans accord, « n'induit pas de changement du régime de circulation pour les ressortissants français et européens dans l'immédiat ». Ainsi, la présentation d'un passeport - sans visa - ou d'une carte d'identité continuera à être suffisante, « au moins jusqu'au 31 décembre 2020 », pour rentrer dans l'un des États de l'United Kingdom. La représentation souligne qu'« à partir du 1er  janvier 2021 en revanche, il est possible que les voyageurs devront être munis d'un passeport. Le gouvernement britannique a fait part de son intention de ne pas soumettre les ressortissants européens à l'obligation de visa pour les courts séjours (moins de trois mois). »
Nouveaux frais et taxes

Autre domaine, autre crainte. « La vie en Angleterre n'est pas donnée, notamment parce que la moitié des produits alimentaires est importée [dont 30 à 40 % dans l'UE, NDLR], déplore Patrick, un informaticien colmarien installé près de Liverpool depuis sept ans. Avec le Brexit, le pays ne va pas produire plus et donc continuer à acheter à l'étranger. De nouveaux frais et taxes douanières vont s'ajouter, ce qui va encore gonfler les prix. » Faisant remarquer que le tarif de certaines denrées a déjà augmenté de 10 à 15 % depuis l'annonce du Brexit en 2016, le sales trader Nicolas observe que « des Britanniques vont jusqu'à constituer des réserves de conserves et de médicaments par peur d'en manquer ». Cette attitude s'accompagne d'une « peur de voir la livre Sterling chuter et avec elle le pouvoir d'achat », commente le Haut-Rhinois Patrick. La Banque d'Angleterre avance qu'un Brexit sans deal pourrait causer une baisse de 25 % du cours de la devise. À la seule récente évocation d'un possible report de l'échéance du 29 mars (peut-être jusqu'au printemps), sa valeur est remontée de 0,95 % ce 1er  mars. « Cette possibilité serait essentielle pour que les gens saisissent réellement la gravité de la situation, réagit Martin, l'étudiant de Cardiff. Beaucoup d'amis britanniques y sont d'ailleurs favorables et d'autres sont même pour l'organisation d'un nouveau référendum. » Hier, les députés britanniques ont rejetté pour la deuxième fois l'accord sur le Brexit, plongeant encore davantage le Royaume-Uni dans le brouillard quant à son avenir.
Philippe WENDLING

 

 
 

 

UE Adoption d'une nouvelle liste noire des paradis fiscaux

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:29:51

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UE Adoption d'une nouvelle liste noire des paradis fiscaux

Les 28 ministres des Finances de l'Union européenne ont adopté mardi une nouvelle liste noire de paradis fiscaux, ajoutant 10 nouveaux mauvais élèves, dont les Émirats arabes unis, pour porter le total à 15 pays. Outre les 5 déjà présents sur la liste (les Samoa américaines, Samoa, Guam, Trinidad et Tobago et les îles Vierges américaines) se sont ajoutés : Aruba, Belize, Bermude, les Fidji, Oman, Vanuatu, Dominique, Barbados et les îles Marshall.

 

 
 

STRASBOURG Parlement européen : Sixième levée d'immunité pour Jean-Marie Le Pen

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:40:38

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STRASBOURG Parlement européen
STRASBOURG Parlement européen : Sixième levée d'immunité pour Jean-Marie Le Pen

 
Jean-Marie Le Pen lors d'une séance de vote au Parlement européen, le 19 mai 2015.
STRASBOURG, PARLEMENT EUROPÉEN.-

L'immunité de Jean-Marie Le Pen a de nouveau été levée hier par le Parlement européen. Demandée par le ministère français de la Justice, cette levée d'immunité va permettre aux magistrats chargés de l'enquête sur l'affaire des assistants parlementaires fictifs du Front national d'interroger Jean-Marie Le Pen.
« Mépris des textes européens en vigueur »

L'ancien président du parti avait « refusé de répondre aux convocations des enquêteurs le 21 juin 2018 et à celles des magistrats instructeurs, en juillet 2018, en invoquant son immunité parlementaire », rappelle le rapport de la commission des affaires juridiques du Parlement européen.

Jean-Marie Le Pen, tout comme sa fille Marine, est visé par une information judiciaire « pour les chefs présumés d'abus de confiance, de recel d'abus de confiance, d'escroquerie en bande organisée, de faux et usage de faux, et de travail dissimulé par dissimulation de salariés, concernant les conditions d'emploi d'assistants parlementaires », rappelle aussi le texte voté hier midi à Strasbourg.

L'enquête, résume le rapport, a notamment « révélé qu'en sa qualité de président du Front national à l'époque des délits présumés, Jean-Marie Le Pen a mis en place le système dénoncé par le Parlement européen, qui consistait à faire financer une partie des salariés du Front national par des fonds européens, via des contrats parlementaires avec des personnes qui travaillaient en réalité pour le parti, au mépris des textes européens en vigueur ». Le Parlement a aussi levé l'immunité de la députée européenne FN Dominique Bilde, demandée dans le cadre de la même information judiciaire sur les assistants.
Une première

C'était donc la sixième fois que le Parlement européen levait l'immunité de l'élu d'extrême droite. Mais celle-ci était en soi une première : les poursuites concernent cette fois des faits, et non des mots. Les autres cinq procédures (en 2017, 2016, 1998, 1990 et 1989) faisaient suite à des poursuites pour incitation à la haine raciale.

« Pour la énième fois, le Parlement européen, sollicité par le parquet français, a levé mon immunité [...] rien d'étonnant de la part d'une assemblée qui se partage entre deux groupes complices : la gauche socialiste et la droite soi-disant libérale », a réagi mardi Jean-Marie Le Pen avant d'ajouter que, en tant que « député de l'opposition depuis plus de 35 ans, je ne m'attendais ni à l'indulgence ni à l'objectivité de mes collègues que je me ferai un plaisir de quitter en avril. ».
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

 

En Éthiopie, Macron défie la « Chinafrique »

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:22:35

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En Éthiopie, Macron défie la « Chinafrique »
 

 
Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed et Emmanuel Macron. Photo Ludovic MARIN/AFP
Addis Abeba.- Envoyé spécial

Emmanuel Macron et le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed ont bousculé le protocole ce mardi soir en quittant le siège de la primature à Addis Abeba après un entretien en tête à tête et la signature de plusieurs accords. Abiy Ahmed et le président français devaient s'asseoir à l'arrière de la voiture qui les conduisait à l'ancien palais de l'empereur Hailé Sélassié pour un dîner d'État avec la présidente éthiopienne Sahle-Work Zewde, la seule femme présidente en Afrique, une francophone qui a fait ses études à Montpellier.

À la dernière minute, le Premier ministre éthiopien a proposé de prendre le volant et Emmanuel Macron s'est assis à côté de lui. Les deux quadras réformateurs veulent faire avancer l'Afrique ensemble et ils le montrent par cette image symbolique.
Un allié contre le terrorisme

Pendant sa visite de 24 heures en Éthiopie, le président français a fait les louanges d'Abiy Ahmed, qui « modernise l'Éthiopie à marche forcée, fait tout pour le réconcilier et amener la paix dans la région ».

La France a signé un accord de défense et de sécurité avec l'Éthiopie. Des militaires éthiopiens viendront se former en France et les deux pays mèneront des opérations conjointes. L'armée éthiopienne joue un rôle crucial dans la lutte contre le terrorisme, notamment en Somalie où les « shebabs » proches d'Al Qaida sont très actifs.

Cette rencontre comportait également une forte dimension économique. La France veut accompagner le développement de ce « dragon africain » et l'aider à être moins dépendant de la tutelle chinoise. Le Premier ministre éthiopien a lui-même parlé de « goulet d'étranglement », une référence aux emprunts chinois responsables de l'endettement record du pays. Le président français souhaite un bond des investissements des entreprises hexagonales. Une cinquantaine seront réunies par le Medef vendredi à Addis Abeba pour confirmer que la Chine ne sera pas le seul investisseur.

Emmanuel Macron a visité le site exceptionnel des églises rupestres de Lalibela dont la France va financer une restauration devenue urgente pour qu'il reste inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.

Arrivé en Éthiopie deux jours après le crash du vol ET302, le président français s'en est tenu à une brève déclaration en adressant « un mot de condoléances pour les familles de victimes ». Une sobriété voulue par son hôte éthiopien qui redoute que cette catastrophe ternisse l'image d'une compagnie réputée, la première en Afrique.

Dans la Corne de l'Afrique, Emmanuel Macron s'offre une parenthèse dans la crise des gilets jaunes mais Aby Ahmed lui a remémoré l'actualité française en répondant à une question sur l'État de droit en Éthiopie : « Regardez la France. La police a le droit de se défendre. En Éthiopie, nous avons interdit à la police de riposter car elle avait commis des abus par le passé ».
Luc CHAILLOT

 

 
 

Services publics, LBD : le réquisitoire de Toubon

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:43:35

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Société Libertés fondamentales
Services publics, LBD : le réquisitoire de Toubon
Du recul des services publics au renforcement de la répression, le rapport du Défenseur des droits Jacques Toubon pointe l'état du pays en matière de libertés.
 

 
Le Défenseur des droits et ancien ministre Jacques Toubon. Photo AFP - GEOFFROY VAN DER HASSELT
Pour le Défenseur des droits, le climat actuel en matière de droits et de libertés n'est pas bon. « En France, parallèlement au recul des services publics, s'est implantée une politique de renforcement de la sécurité et de la répression face à la menace terroriste, aux troubles sociaux et à la crainte d'une crise migratoire alimentée par le repli sur soi », résume dans un rapport, publié ce mardi, l'autorité indépendante chargée de défendre les citoyens face à l'administration.
Difficulté avecles services publics

« En 2017, 84 % des réclamations adressées à nos délégués concernaient des difficultés avec le service public. En 2018, c'est 93 %. Cette évolution négative, c'est une réalité vécue. Mon boulot, c'est de savoir si le service public est toujours capable de donner accès au droit de manière égalitaire, détaille Jacques Toubon. À cette question, la réponse est : de moins en moins. L'illustration la plus évidente, c'est la dématérialisation des services publics. On est dans la perspective d'une dématérialisation complète en 2022, c'est dans trois ans et demi. La question, c'est : qu'est-ce que nous préparons pour que le service public numérisé continue à donner cet accès égal au droit ? J'ai des inquiétudes, notamment parce que la fameuse expérience de la délivrance des cartes grises et des permis de conduire en ligne a été un échec. »
Gilets jaunes : harosur les interpellations

Dans son rapport de 2018, qui couvre la période d'éclosion du mouvement social des gilets jaunes, l'institution s'interroge notamment sur « le nombre jamais vu d'interpellations et de gardes à vue intervenues de manière préventive » lors de certaines manifestations. Les directives des autorités pour gérer la contestation sociale « semblent s'inscrire dans la continuité des mesures de l'état d'urgence », décrété après les attentats djihadistes du 13 novembre 2015. Ce régime d'exception, resté en vigueur pendant deux ans et dont certaines dispositions ont été conservées dans la loi, a agi comme une « pilule empoisonnée » venue « contaminer progressivement le droit commun, fragilisant l'État de droit », estime le rapport.

Le Défenseur prône par ailleurs l'interdiction du LBD et de la grenade de désencerclement GLI-F4, deux armes controversées accusées d'avoir blessé, parfois grièvement, des « gilets jaunes ». Sans ces armes, « il restera les armes de poing ou le contact physique » dans les moments d'émeute, a rétorqué mardi le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, agacé que M. Toubon fasse « la tournée des plateaux de télévision pour parler de ces sujets-là ». « J'aimerais que le Défenseur des droits ne néglige jamais les droits des for ces de l'ordre », a ajouté le ministre. Privilégier la sécurité au détriment de la liberté, c'est ce que déplore Jacques Toubon.

 

 
 

 

L'édito de l'Alsace, loi anti casseurs... Gribouille

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:09:16

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L'édito de l'Alsace, loi anti casseurs... Gribouille
 

 
Emmanuel Delahaye

On vit une époque formidable : par la grâce d'une loi définitivement adoptée au Sénat hier après-midi, les casseurs sont désormais interdits de manifestation. Soudain respectueux des institutions républicaines, subjugués par la force et le prestige de la chose votée, les fautifs avérés s'inclineront sans barguigner, ravis d'être assignés à domicile pour la journée. Quant aux autres - les cas tangents, les cas douteux, les cas de conscience... bref, tous les autres - les préfets sauront bien démasquer parmi eux les Black Blocs-à-l'insu-de-leur-plein-gré.

Dire que la solution était si simple et que personne n'y avait encore songé. Enfoncé, Ferdinand Lop (1891-1974), qui militait pour l'extinction du paupérisme à partir de 10 heures du soir : c'est écrit dans la loi, on peut désormais manifester tout à loisir (mais pourquoi diable le voudrait-on ?) sans crainte des destructions ni des échauffourées.

Il se trouve certes quelques belles âmes pour dénoncer une loi de circonstance, une dérive liberticide... Pures médisances ! Où va-t-on, si l'on se laisse ébranler par des anarchistes aussi endurcis que le député centriste Charles de Courson et l'avocat François Sureau citant Chateaubriand (« La mode est aujourd'hui d'accueillir la liberté d'un rire sardonique, de la regarder comme une vieillerie tombée en désuétude ») ?

Le président de la République, dans son immense sagesse, a de surcroît prévu d'interroger le Conseil constitutionnel, histoire de vérifier, quand même, si deux-trois babioles prévues dans la loi ne sont pas légèrement hors des clous. D'une pierre, deux coups : cela coupe l'herbe sous le pied des élus d'opposition, qui entendaient déposer une question prioritaire de constitutionnalité, sitôt la loi promulguée. Bah ! Il leur restera la rue pour protester - dans le calme, en bon ordre, et poliment. Ainsi va ces jours-ci la politique française : politique de gribouille.

 

 
 

Services publics, LBD : le réquisitoire de Toubon

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:06:51

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Services publics, LBD : le réquisitoire de Toubon
 

 
Le Défenseur des droits et ancien ministre Jacques Toubon. Photo AFP - GEOFFROY VAN DER HASSELT
Pour le Défenseur des droits, le climat actuel en matière de droits et de libertés n'est pas bon. « En France, parallèlement au recul des services publics, s'est implantée une politique de renforcement de la sécurité et de la répression face à la menace terroriste, aux troubles sociaux et à la crainte d'une crise migratoire alimentée par le repli sur soi », résume dans un rapport, publié ce mardi, l'autorité indépendante chargée de défendre les citoyens face à l'administration.
Difficulté avecles services publics

« En 2017, 84 % des réclamations adressées à nos délégués concernaient des difficultés avec le service public. En 2018, c'est 93 %. Cette évolution négative, c'est une réalité vécue. Mon boulot, c'est de savoir si le service public est toujours capable de donner accès au droit de manière égalitaire, détaille Jacques Toubon. À cette question, la réponse est : de moins en moins. L'illustration la plus évidente, c'est la dématérialisation des services publics. On est dans la perspective d'une dématérialisation complète en 2022, c'est dans trois ans et demi. La question, c'est : qu'est-ce que nous préparons pour que le service public numérisé continue à donner cet accès égal au droit ? J'ai des inquiétudes, notamment parce que la fameuse expérience de la délivrance des cartes grises et des permis de conduire en ligne a été un échec. »
Gilets jaunes : harosur les interpellations

Dans son rapport de 2018, qui couvre la période d'éclosion du mouvement social des gilets jaunes, l'institution s'interroge notamment sur « le nombre jamais vu d'interpellations et de gardes à vue intervenues de manière préventive » lors de certaines manifestations. Les directives des autorités pour gérer la contestation sociale « semblent s'inscrire dans la continuité des mesures de l'état d'urgence », décrété après les attentats djihadistes du 13 novembre 2015. Ce régime d'exception, resté en vigueur pendant deux ans et dont certaines dispositions ont été conservées dans la loi, a agi comme une « pilule empoisonnée » venue « contaminer progressivement le droit commun, fragilisant l'État de droit », estime le rapport.

Le Défenseur prône par ailleurs l'interdiction du LBD et de la grenade de désencerclement GLI-F4, deux armes controversées accusées d'avoir blessé, parfois grièvement, des « gilets jaunes ». Sans ces armes, « il restera les armes de poing ou le contact physique » dans les moments d'émeute, a rétorqué mardi le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, agacé que M. Toubon fasse « la tournée des plateaux de télévision pour parler de ces sujets-là ». « J'aimerais que le Défenseur des droits ne néglige jamais les droits des for ces de l'ordre », a ajouté le ministre. Privilégier la sécurité au détriment de la liberté, c'est ce que déplore Jacques Toubon.

 

 
 

Le Sénat prêt à voter la loi anticasseurs

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:44:07

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Sécurité Débat
Le Sénat prêt à voter la loi anticasseurs
 

 
Selon le président des sénateurs LR Bruno Retailleau, « ce texte ne vise pas les gilets jaunes » mais « les cagoules noires ».
Le Sénat a entamé mardi l'examen en deuxième lecture du texte Les Républicains dit anticasseurs, défendu par le gouvernement comme « une loi de protections », qui devait être voté en fin de journée, ce qui vaudra adoption définitive par le Parlement.

Réclamées par des syndicats policiers, mais critiquées sur certains aspects par des magistrats et avocats, les mesures ont été amendées à l'Assemblée, pour un meilleur équilibre entre maintien de l'ordre et libertés publiques. Des sénateurs estiment au contraire que le texte a été « durci ».
Un texte liberticide ?

Interdictions préventives de manifester, fouilles, délit de dissimulation du visage : la majorité sénatoriale de droite s'apprête pourtant à approuver le même texte que celui voté par les députés début février, dénoncée comme « liberticide » à gauche et critiquée par certains élus de la majorité présidentielle.

Mais avant sa promulgation, le Conseil constitutionnel aura à se prononcer. Des recours sont en effet en préparation, y compris de la part d'Emmanuel Macron, ce qui pourrait conduire à l'annulation de certaines mesures. « Cette saisine permettra de lever les doutes, elle permettra de lever tous les soupçons », a expliqué devant les sénateurs le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, défendant « une proposition de loi de protections ».

L'annonce d'une saisine présidentielle, avant même l'adoption du texte, a été critiquée sur quasiment tous les bancs au Sénat. Le président du groupe socialiste, Patrick Kanner, y a vu « une intrusion anormale dans le débat parlementaire », tandis que Roger Karoutchi (LR) estimait que « le message n'est pas clair ».

De son côté, le Défenseur des droits Jacques Toubon a salué la saisine par M. Macron du Conseil Constitutionnel. « Nous verrons bien ce que le Conseil dira mais il est clair que cette disposition sur l'interdiction de manifester peut paraître contradictoire avec nos principes constitutionnels », a-t-il estimé.

 

 
 

 

Le Sénat prêt à voter la loi anticasseurs

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:06:03

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Le Sénat prêt à voter la loi anticasseurs
 

 
Selon le président des sénateurs LR Bruno Retailleau, « ce texte ne vise pas les gilets jaunes » mais « les cagoules noires ». Photo FRED TANNEAU/AFP
Le Sénat a entamé mardi l'examen en deuxième lecture du texte Les Républicains dit anticasseurs, défendu par le gouvernement comme « une loi de protections », qui devait être voté en fin de journée, ce qui vaudra adoption définitive par le Parlement.

Réclamées par des syndicats policiers, mais critiquées sur certains aspects par des magistrats et avocats, les mesures ont été amendées à l'Assemblée, pour un meilleur équilibre entre maintien de l'ordre et libertés publiques. Des sénateurs estiment au contraire que le texte a été « durci ».
Un texte liberticide ?

Interdictions préventives de manifester, fouilles, délit de dissimulation du visage : la majorité sénatoriale de droite s'apprête pourtant à approuver le même texte que celui voté par les députés début février, dénoncée comme « liberticide » à gauche et critiquée par certains élus de la majorité présidentielle.

Mais avant sa promulgation, le Conseil constitutionnel aura à se prononcer. Des recours sont en effet en préparation, y compris de la part d'Emmanuel Macron, ce qui pourrait conduire à l'annulation de certaines mesures. « Cette saisine permettra de lever les doutes, elle permettra de lever tous les soupçons », a expliqué devant les sénateurs le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, défendant « une proposition de loi de protections ».

L'annonce d'une saisine présidentielle, avant même l'adoption du texte, a été critiquée sur quasiment tous les bancs au Sénat. Le président du groupe socialiste, Patrick Kanner, y a vu « une intrusion anormale dans le débat parlementaire », tandis que Roger Karoutchi (LR) estimait que « le message n'est pas clair ».

De son côté, le Défenseur des droits Jacques Toubon a salué la saisine par M. Macron du Conseil Constitutionnel. « Nous verrons bien ce que le Conseil dira mais il est clair que cette disposition sur l'interdiction de manifester peut paraître contradictoire avec nos principes constitutionnels », a-t-il estimé.

 

 
 

SOCIÉTÉ Lutte contre la haine sur internet : ce que contient le projet de loi

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:17:06

SOCIÉTÉ Lutte contre la haine sur internet : ce que contient le projet de loi

L'ALSACE du 13/03  6h15

PDF NON DISPONIBLE

Photo Oli SCARFF / AFP

Incitations à la haine, injures racistes, remarque sexistes ou encore les insultes homophobes...

Sur internet, et particulièrement sur les réseaux sociaux, la haine sous toutes ses forme, pullule.

La députée LaREM, Laetitia Avia, a présenté lundi une proposition de loi pour tenter de la contenir. Voici les principales mesures. Le texte devrait être débattu à l'Assemblée en mai prochain.

Bouton unique de signalement

L'objectif du texte est la mise en place d'une procédure de signalement des contenus haineux simplifiée et unifiée afin de retirer le plus vite possible les contenus illicites qui pullulent sur le web, mais aussi d'identifier plus facilement les auteurs de ces contenus.

Cela passera par la création d’un bouton unique de signalement, facilement identifiable par les internautes. Et les sites tels que Facebook ou Twitter, devront répondre à tout signalement sous 7 jours maximum. Si un contenu est illicite, alors ces sites auront l'obligation de retirer les contenus haineux sous 24 heures maximum.

Lever l'anonymat plus facilement

Mais le projet de loi va plus loin puisqu'il propose des mesures visant à lever plus efficacement l’anonymat des auteurs de contenus en cas de délit.

Et si un site ne joue pas le jeu, si, par exemple, il retient des informations permettant l’identification d'une personne, alors il s'exposera non plus à une amende de 375 000 euros comme c'est le cas actuellement mais à un sanction jusqu'à 1 million d’euros.

Bloquer les sites haineux

Enfin, les fournisseurs d'accès devront s'assurer du blocage définitif des sites haineux mais aussi des sites miroirs.

 

Infographie Visactu

Chômage Nouvelles ombres sur le marché du travail

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:27:37

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Chômage Nouvelles ombres sur le marché du travail
 

 
La France n'a pas créé suffisamment d'emplois en 2018 pour faire baisser le chômage. Très exactement le solde entre postes créés et postes supprimés s'établit à +149 000. Dans le détail, le secteur privé a enregistré une progression de l'emploi salarié de 0,8 % (+160 300) pour atteindre 19,46 millions de postes quand le public supprimait 11 000 postes. C'est moitié moins de créations qu'en 2017, année record avec un solde positif de 328 000 postes, le plus élevé depuis le début du siècle. Il expliquait le reflux du chômage sur l'année 2017 et sur le début 2018. À seulement +149 000, pas question d'envisager un nouveau recul au début de cette année 2019 en France. Pourtant le Royaume-Uni, avec un solde positif de +167 000 emplois, vient de faire passer le chômage sous les 4 % quand le taux en France reste à 9,1 % depuis le mois de juin (8,8 % sans les DOM). L'Allemagne, avec un solde à peine supérieur, doit même avoir recours à de la main-d'oeuvre étrangère.

« La dynamique démographique de la France est supérieure à celles d'autres pays de la zone euro et de l'UE en général. Le recul du départ de l'âge à la retraite joue également. Cela signifie qu'il y a eu plus d'entrées que de sorties sur le marché du travail. Et même si l'on crée des emplois, cela ne suffit pas pour absorber les nouveaux entrants », explique Mathieu Plane, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). La demande de nouveaux entrants sur le marché du travail, à 90 % des moins de 30 ans, est estimée à environ 150 000 par an. Pratiquement le double que chez nos voisins. Cette dynamique démographique ne devrait pas mollir avant 2025.

En plein grand débat, cette situation interroge le gouvernement à propos de l'impact de ses réformes. Celle des retraites qui, si elle allonge les carrières, diminuera le volume des sorties du marché de l'emploi et celle de la fonction publique qui augmentera de 11 000 à 40 000 par an le nombre de fonctionnaires non remplacés. Et enfin la situation des DOM où plus d'une personne sur cinq est au chômage.

 

 
 

L'effet plombant des carburants sur le pouvoir d'achat

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:19:57

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L'effet plombant des carburants sur le pouvoir d'achat
 

 
Le niveau de vie d'une grande majorité des Français reste trop dépendant aux carburants. Photo Julio PELAEZ
Les mesures du gouvernement pour la feuille de paye en 2018 ont-elles fait gagner du pouvoir d'achat aux ménages comme promis ? La réponse est non. Ont-elles évité une perte de pouvoir d'achat ? La réponse est oui. C'est même, pour les salariés, une forte diminution qui a été amortie par les baisses de cotisations sociales (transférées en partie vers la CSG) intervenues en janvier et en octobre 2018, en application de décisions budgétaires.
Carburants : les gilets jaunes ont compté juste

L'explication, livrée ce mardi par l'Insee, tient en un mot : carburants. La hausse des taxes indirectes sur les produits hydrocarburés (TICPE et TVA) et la remontée des cours du pétrole ont majoré les prix TTC de l'essence, du gazole et du fioul de 11 %, 19 % et 27 % entre octobre 2017 et octobre 2018.

En octobre 2018, les dépenses de carburants et de fioul domestique des ménages sont plus élevées de 500 millions d'euros par rapport à une situation sans la hausse des prix des produits pétroliers (un tiers à cause des taxes, deux tiers à cause des cours du brut). Pour bien comprendre, les baisses de cotisations sur les salaires ont permis aux Français de gagner 5 euros de plus par mois de niveau de vie, mais la fiscalité des énergies en a coûté 4 et la flambée des cours du brut encore 8. Donc 7 de pertes. Les gilets jaunes ont compté juste.
Qui a le plus perdu :les retraités aisés

Évidemment, il s'agit de moyennes et chaque ménage s'avère être un cas particulier. Le chauffage au fioul et au gaz (aligné sur le cours du pétrole) a par exemple coûté plus cher à 61 % de foyers concernés, pas aux autres.

L'Insee distingue cependant les ménages en emploi des retraités. Les premiers auraient gagné jusqu'à 17 euros sans carburants. Ils se contentent de 5 euros par mois en moyenne. Les retraités qui ont subi à la fois la hausse de la CSG et celle des hydrocarbures ont perdu 2 % de niveau de vie soit 39 euros. Mais attention : cette moyenne est relevée par les 10 % de retraités aisés qui ont subi de fortes hausses de la CSG. Les retraités modestes ont vu leur niveau stagner à cause des carburants sans lesquels il aurait progressé.
Qui a perdu le moins :les actifs aisés, les Parisiens

C'est le contraire pour les actifs : « Le niveau de vie des ménages en emploi appartenant aux 10 % les plus modestes de la population diminue de 0,6 %, car leurs dépenses en carburants et en fioul domestique représentent une part plus importante de leur revenu disponible. À l'autre extrémité, le niveau de vie des 10 % les plus aisés est quasi inchangé » écrit l'Insee.

Deuxième disparité relevée dans l'étude : pour les ménages des agglomérations parisiennes et lyonnaises, la perte s'est limitée à 0,3 %. On monte à - 0,9 % dans les communes rurales et les petites unités urbaines (-20 000 habitants) où l'usage de la voiture est quotidien. Confirmation : le carburant alimente le moteur de la fracture territoriale.
Au centre du grand débat

La conclusion de l'enquête ressemble à un slogan publicitaire d'une application de covoiturage : pour gagner du pouvoir d'achat, il est plus rapide de pédaler ou de trouver trois collègues pour «covoiturer» que de demander une augmentation à votre patron ou de réclamer une baisse des charges au gouvernement.

Plus sérieusement, les effets bénéfiques escomptés de la baisse des charges sur la consommation et le marché de l'emploi ont été fortement minorés par rapport à 2017 (lire par ailleurs).

Ce vendredi 15 mars, l'exécutif doit répondre aux contributeurs du grand débat qui placent pouvoir d'achat, fiscalité et déplacements quotidiens au firmament des préoccupations et revendications. Le sujet carburant reste brûlant.
Pascal JALABERT

 

 
 

L'effet plombant des carburants sur le pouvoir d'achat

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:39:52

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Finances Les Français ont perdu à la pompe ce qu'ils ont gagné sur la fiche de paye
L'effet plombant des carburants sur le pouvoir d'achat
En 2018, les baisses de cotisations sur les salaires ont été totalement anéanties par les hausses des carburants et de l'énergie. Face à l'absence d'effet attendu, le sujet des hydrocarbures et des déplacements s'impose déjà dans l'après grand débat.
 

 
Le niveau de vie d'une grande majorité des Français reste trop dépendant aux carburants.
Les mesures du gouvernement pour la feuille de paye en 2018 ont-elles fait gagner du pouvoir d'achat aux ménages comme promis ? La réponse est non. Ont-elles évité une perte de pouvoir d'achat ? La réponse est oui. C'est même, pour les salariés, une forte diminution qui a été amortie par les baisses de cotisations sociales (transférées en partie vers la CSG) intervenues en janvier et en octobre 2018, en application de décisions budgétaires.
Carburants : les gilets jaunes ont compté juste

L'explication, livrée ce mardi par l'Insee, tient en un mot : carburants. La hausse des taxes indirectes sur les produits hydrocarburés (TICPE et TVA) et la remontée des cours du pétrole ont majoré les prix TTC de l'essence, du gazole et du fioul de 11 %, 19 % et 27 % entre octobre 2017 et octobre 2018.

En octobre 2018, les dépenses de carburants et de fioul domestique des ménages sont plus élevées de 500 millions d'euros par rapport à une situation sans la hausse des prix des produits pétroliers (un tiers à cause des taxes, deux tiers à cause des cours du brut). Pour bien comprendre, les baisses de cotisations sur les salaires ont permis aux Français de gagner 5 euros de plus par mois de niveau de vie, mais la fiscalité des énergies en a coûté 4 et la flambée des cours du brut encore 8. Donc 7 de pertes. Les gilets jaunes ont compté juste.
Qui a le plus perdu :les retraités aisés

Évidemment, il s'agit de moyennes et chaque ménage s'avère être un cas particulier. Le chauffage au fioul et au gaz (aligné sur le cours du pétrole) a par exemple coûté plus cher à 61 % de foyers concernés, pas aux autres.

L'Insee distingue cependant les ménages en emploi des retraités. Les premiers auraient gagné jusqu'à 17 euros sans carburants. Ils se contentent de 5 euros par mois en moyenne. Les retraités qui ont subi à la fois la hausse de la CSG et celle des hydrocarbures ont perdu 2 % de niveau de vie soit 39 euros. Mais attention : cette moyenne est relevée par les 10 % de retraités aisés qui ont subi de fortes hausses de la CSG. Les retraités modestes ont vu leur niveau stagner à cause des carburants sans lesquels il aurait progressé.
Qui a perdu le moins :les actifs aisés, les Parisiens

C'est le contraire pour les actifs : « Le niveau de vie des ménages en emploi appartenant aux 10 % les plus modestes de la population diminue de 0,6 %, car leurs dépenses en carburants et en fioul domestique représentent une part plus importante de leur revenu disponible. À l'autre extrémité, le niveau de vie des 10 % les plus aisés est quasi inchangé » écrit l'Insee.

Deuxième disparité relevée dans l'étude : pour les ménages des agglomérations parisiennes et lyonnaises, la perte s'est limitée à 0,3 %. On monte à - 0,9 % dans les communes rurales et les petites unités urbaines (-20 000 habitants) où l'usage de la voiture est quotidien. Confirmation : le carburant alimente le moteur de la fracture territoriale.
Au centre du grand débat

La conclusion de l'enquête ressemble à un slogan publicitaire d'une application de covoiturage : pour gagner du pouvoir d'achat, il est plus rapide de pédaler ou de trouver trois collègues pour «covoiturer» que de demander une augmentation à votre patron ou de réclamer une baisse des charges au gouvernement.

Plus sérieusement, les effets bénéfiques escomptés de la baisse des charges sur la consommation et le marché de l'emploi ont été fortement minorés par rapport à 2017 (lire par ailleurs).

Ce vendredi 15 mars, l'exécutif doit répondre aux contributeurs du grand débat qui placent pouvoir d'achat, fiscalité et déplacements quotidiens au firmament des préoccupations et revendications. Le sujet carburant reste brûlant.
Pascal JALABERT

 

 
 

 

Les éthylotests antidémarrage généralisés

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:45:18

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Sécurité routière Alcool
Les éthylotests antidémarrage généralisés
 

 
Un éthylotest antidémarrage (EAD).
Souffler dans un éthylotest pour démarrer sa voiture pourrait bientôt remplacer la suspension de permis pour les personnes contrôlées en état d'alcoolémie. Les préfets ont en effet désormais la possibilité d'autoriser l'installation d'un éthylotest antidémarrage (EAD) pour certains cas de conduite en état d'alcoolémie sur l'ensemble du territoire.

Cette mesure, annoncée en janvier 2018 lors d'un Conseil interministériel de sécurité routière, est généralisée « après une préfiguration réussie dans sept départements (Drôme, Finistère, La Réunion, Loiret, Manche, Nord et Vendée) », explique la Sécurité routière.
L'alcoolémie : 20,8 % des délits routiers

Ce dispositif, un éthylotest couplé au circuit d'alimentation du véhicule dans lequel le conducteur doit souffler pour pouvoir démarrer, concerne les personnes interceptées avec une alcoolémie relevant du tribunal correctionnel (supérieure à 0,8 g/l de sang) et qui ne sont pas en état de récidive alcoolique. Au lieu de voir son permis suspendu, le contrevenant pourra être autorisé, par décision préfectorale, à continuer à conduire des véhicules équipés d'EAD, que ce soit le sien ou un autre véhicule. L'installation (1 300 euros environ ou location de 100 euros par mois) sera à sa charge.

Cette alternative à une suspension de permis vise notamment à permettre au contrevenant de garder son activité professionnelle, en conservant le droit de conduire pour se rendre à son travail ou pour l'exercer. Cette mesure préfectorale, d'une durée initiale maximale de six mois, peut être prolongée par un tribunal jusqu'à cinq ans.

En 2017, 1 035 personnes ont perdu la vie dans un accident de la route impliquant un conducteur au-dessus des seuils autorisés. L'alcoolémie représentait 20,8 % des délits routiers.

 

 
 

 

Haut-Rhin propre

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:04:28

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Haut-Rhin propre
 

 
 
Comme chaque année, le conseil départemental organise l'opération Haut-Rhin propre, les 29, 30 et 31 mars. La ville d'Ensisheim s'y associera et participera à ce traditionnel nettoyage de printemps de la nature, samedi 30 mars. Toutes les bonnes volontés sont attendues à 8 h 30 devant la mairie. Sacs et gants seront fournis. Pour remercier les participants, un vin d'honneur sera servi à la maison des associations (salle 3) à 11 h.

Les personnes intéressées devront prendre contact avec Laurence Battmann du service scolaire et associatif de la mairie au 03.89.83.32.14 pour lui communiquer, dans les meilleurs délais, le nombre de participants afin qu'elle puisse prévoir le matériel nécessaire.

 

 
 

Agglo de Mulhouse Sets de table contre le gaspillage

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:52:51

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Agglo de Mulhouse    Sets de table contre le gaspillage
 

 
Les collégiens ont découvert les sets avec plaisir. Photos L'Alsace/A.O.
« Chacun de nous, dans la vie de tous les jours, fait des efforts pour lutter contre le gaspillage alimentaire, révèle Elyes, qui fait partie de la commission Projets du conseil municipal des jeunes (CMJ) de Pfastatt. Mais, dans les cantines, on jette beaucoup de nourriture, surtout du pain. Alors on a eu l'idée de faire des sets de table, car tout le monde n'a pas la chance, comme nous, d'avoir des assiettes pleines. »
« Un message clair »

Les douze ados de cette commission se sont répartis en deux groupes, encadrés chacun par un graphiste : Güngör Canavar et Camille Cornec. « On a noté plein d'idées, poursuit Elyes, puis on les a mises en commun et on a voté. »

Deux propositions ont obtenu la majorité : « Il fallait que le message soit clair », explique Elyes. Un set montre une assiette à moitié remplie, avec le slogan : « Si tu n'es pas sûr de terminer, ne prends que la moitié. »

L'autre met en scène une fille et un garçon qui porte un plateau rempli à déborder : « Sérieux ? Tu vas vraiment manger tout ça ? », questionne la fille, pendant qu'une poubelle très anthropomorphique se réjouit. Le slogan conseille : « Ne fais pas de gâchis, si tu ne veux pas la FAIM du monde ! »

« Il y a des enfants qui ne mangent pas à leur faim et nous, on en a trop sur l'assiette », rappelle Andi, un autre élu du CMJ, pendant qu'Inès constate : « Les jeunes devraient se rendre compte qu'il faut moins prendre sur l'assiette, quitte à en redemander. »
Sur du papier recyclé

Ces sets, tirés à 14 000 exemplaires, de quoi garnir les tables pendant deux ans, ont été déployés récemment sous les assiettes des collégiens qui fréquentent la restauration scolaire.

« Qu'est-ce qui a changé ? », a demandé Nicolas Zimmermann, conseiller municipal délégué de Pfastatt. Les ados l'ont remarqué dès leur passage à table. « Le CMJ a voulu sensibiliser les autres jeunes au gaspillage alimentaire », leur explique-t-il. « Ces sets ont été imprimés sur du papier recyclé, pour préserver l'environnement », note-t-il encore.

Sabine Drexler, conseillère départementale, collectivité qui a financé le projet à hauteur de 400 EUR sur un total de 1600 EUR, rappelle la volonté de la présidente du Département, Brigitte Klinkert, « d'éduquer à une consommation raisonnée et de faire des collégiens des écocitoyens ». Elle révèle aussi que la nourriture gaspillée dans les cantines scolaires représente une perte financière d'un million d'euros par an. « Mme Klinkert s'est donné pour mission de faire baisser de 50 % le gâchis alimentaire dans les 57 collèges du Haut-Rhin, qui seront aussi amenés à consommer local. » À Pfastatt, on y pense sérieusement.
Antoinette OBER

 

 
 

Mulhouse Agglo Européenne Michèle Striffler défend la cause des animaux

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:14:38

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Mulhouse Agglo Européenne Michèle Striffler défend la cause des animaux
 

 
Michèle Striffler est candidate aux élections européennes, sur la liste du Parti animaliste. Photo DNA/Michele Marchetti
Michèle Striffler, vice-présidente de Mulhouse Alsace agglomération et élue mulhousienne, a annoncé sur Facebook, ce lundi, sa candidature à l'élection européenne de mai prochain sur la liste du... Parti animaliste.

L'ancienne élue de la Gauche moderne au sein du Parti populaire européen - « à l'époque avec les radicaux et l'UMP », dans un ensemble de partis de droite et de centre droit d'inspiration démocrate chrétienne et libérale-conservatrice à l'échelle de l'Europe - était aussi passée quelques semaines par La République en marche pour les législatives de 2017. « Mais j'ai vite été déçue pour tout ce qui concerne l'écologie », explique celle qui, il y a plusieurs mois, a alors été sollicitée par les défenseurs des animaux.

À 62 ans, également engagée dans l'association L214 qui lutte contre la maltraitance animale, la Mulhousienne a fini par accepter de rallier le Parti animaliste. Michèle Striffler ne connaît pas encore son classement dans la liste, et n'espère pas forcément une place « éligible ». « De plus en plus sensible à la cause animale », elle veut surtout « soutenir un petit parti, une formation résolument tournée vers l'avenir, pour faire évoluer les mentalités en matière de consommation et de transition énergétique ». M. M.

 

 
 

Politique : Le regard « particulier » de Jean-Michel Monteillet sur les journaux locaux...

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:42:31

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Politique
Politique : Le regard « particulier » de Jean-Michel Monteillet sur les journaux locaux...

 
En haut, le commentaire de Jean-Michel Monteillet, maire délégué de Spechbach, après l'incident entre Dupont-Aignan et un journaliste.
L'incident a fait grand bruit et continue d'en faire d'ailleurs, le conseil supérieur de l'audiovisuel étant saisi. La semaine dernière, sur le plateau d'une émission de télévision, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, président du parti « Debout la France », ex-allié de Marine le Pen à la présidentielle, s'en prend verbalement à un journaliste qu'il accuse de « cirer les pompes à Macron ». Le ton monte au point que Nicolas Dupont-Aignan est prié de quitter l'émission.

Cette affaire a visiblement eu le don de faire sortir de ses gonds le maire délégué de Spechbach, Jean-Michel Monteillet, éminent représentant dans le Haut-Rhin de ce parti de droite. Jean-Michel Monteillet s'est littéralement lâché sur les réseaux sociaux : « Ce que dit Nicolas Dupont-Aignan est tout à fait vrai. Les journalistes sont des cireurs de pompes de la Macronie. Des journaux locaux à la télévision, c'est tous pourris ». Rien que ça !

Un grand merci à M. le maire, Jean-Michel Monteillet, pour cette belle leçon de vérité ! Pour une fois, voilà un élu qui ne manie pas la langue de bois. Au moins, lui assume ouvertement qu'avant de remettre la France debout, il convient donc de coucher la presse, y compris (et surtout ?) les journaux locaux.

Les « cireurs de pompes » locaux des DNA et de L'Alsace auraient pu se saisir de la tribune quotidienne dont ils disposent pour rappeler à Jean-Michel Monteillet combien de fois dans l'année ils se déplacent avec diligence dans le village dont il est maire pour relater, avec honnêteté et professionnalisme, l'actualité locale : du conseil municipal aux grands âges en passant par la kermesse scolaire ou encore la très prochaine fête de la rhubarbe.

Néanmoins, plutôt que de justement user de notre vilaine et partiale plume pour critiquer les propos de M. Monteillet, nous préférons faire ici simplement notre travail. C'est la raison pour laquelle nous venons de livrer in extenso les paroles de cet édile. Les faits et rien d'autre que les faits. Qu'avant de conclure on se plaît donc à rappeler une dernière fois : « Des journaux locaux à la télévision, c'est tous pourris » a écrit sur un réseau social M. le maire délégué de Spechbach.

Tous, et en premier lieu les habitants de Spechbach qui sont les électeurs et les administrés de M. Monteillet, peuvent ainsi juger par eux-mêmes de sa conception très particulière du travail de la presse locale.
Julien STEINHAUSER

 

 
 

 

Spechbach Les médias vus par Jean-Michel Monteillet

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:26:20

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Spechbach Les médias vus par Jean-Michel Monteillet
 

 
En haut, le commentaire de Jean-Michel Monteillet, maire délégué de Spechbach, après l'incident entre Dupont-Aignan et un journaliste. Capture d'écran
L'incident a fait grand bruit et continue d'en faire d'ailleurs, le conseil supérieur de l'audiovisuel étant saisi. La semaine dernière, sur le plateau d'une émission de télévision, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, président du parti Debout la France, ex-allié de Marine le Pen à la présidentielle, s'en prend verbalement à un journaliste qu'il accuse de « cirer les pompes à Macron ». Le ton monte au point que Nicolas Dupont-Aignan est prié de quitter l'émission.

Cette affaire a visiblement eu le don de faire sortir de ses gonds le maire délégué de Spechbach, Jean-Michel Monteillet, éminent représentant dans le Haut-Rhin de ce parti de droite. Jean-Michel Monteillet s'est littéralement lâché sur les réseaux sociaux : « Ce que dit Nicolas Dupont-Aignan est tout à fait vrai. Les journalistes sont des cireurs de pompes de la Macronie. Des journaux locaux à la télévision, c'est tous pourris ». Rien que ça !

Un grand merci à M. le maire, Jean-Michel Monteillet, pour cette belle leçon de vérité ! Pour une fois, voilà un élu qui ne manie pas la langue de bois. Au moins, lui assume ouvertement qu'avant de remettre la France debout, il convient donc de coucher la presse, y compris (et surtout ?) les journaux locaux.

Les « cireurs de pompes » locaux des DNA et de L'Alsace auraient pu se saisir de la tribune quotidienne dont ils disposent pour rappeler à Jean-Michel Monteillet combien de fois dans l'année ils se déplacent avec diligence dans le village dont il est maire pour relater, avec honnêteté et professionnalisme, l'actualité locale : du conseil municipal aux grands âges en passant par la kermesse scolaire ou encore la très prochaine fête de la rhubarbe.

Néanmoins, plutôt que de justement user de notre vilaine et partiale plume pour critiquer les propos de M. Monteillet, nous préférons faire ici simplement notre travail. C'est la raison pour laquelle nous venons de livrer in extenso les paroles de cet édile. Les faits et rien d'autre que les faits. Qu'avant de conclure on se plaît donc à rappeler une dernière fois : « Des journaux locaux à la télévision, c'est tous pourris » a écrit sur un réseau social M. le maire délégué de Spechbach.

Chacun, et en premier lieu les habitants de Spechbach qui sont les électeurs et les administrés de M. Monteillet peuvent ainsi juger par eux-mêmes de sa conception très particulière du travail la presse locale.
Julien STEINHAUSER

 

 
 

Kunheim Stocamine : motion de soutien

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:47:53

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Kunheim Stocamine : motion de soutien
 

 
Des fûts de déchets stockés par la société Stocamine à près de 535 mètres de profondeur dans l'ancienne mine de potasse Joseph-Else à Wittelsheim (Haut-Rhin). Archives L'Alsace/Thierry Gachon
Le conseil municipal s'est réuni en séance ordinaire, à la mairie de Kunheim, jeudi 28 février, sous la présidence d'Eric Scheer, maire. Voici l'essentiel des débats :

Stocamine.- Par arrêté préfectoral du 3 février 1997, le préfet du Haut-Rhin a autorisé la société Stocamine à exploiter un centre de stockage de déchets industriels ultimes sur le site de la mine Joseph Else situé sur le ban de la commune de Wittelsheim, dans le Haut-Rhin.

Entre 1998 et 2002, 44 000 tonnes de déchets (essentiellement des résidus d'épuration des fumées d'incinération d'ordures ménagères et de déchets industriels, des déchets arséniés, de l'amiante ou encore des sels de traitement, y compris cyanurés et du mercure...) ont été stockées à 550 m de profondeur dans des galeries de sel gemme spécialement creusées pour les accueillir.

Le conseil municipal, a approuvé la motion de soutien pour le déstockage intégral des déchets ultimes de Stocamine à Wittelsheim.

Stationnement.- Contraventions au stationnement, mission de la Brigade verte : Eric Scheer a fait le point des interventions de la Brigade verte en matière de stationnement interdit, gênant ou dangereux.

Lotissement.- Projet de lotissement SOVIA : Eric Scheer a présenté le projet du lotisseur comprenant 12 parcelles constructibles avec voie de desserte des parcelles et aire de retournement conforme aux exigences en matière de collecte des déchets urbains.

Divers.- Le conseil municipal a approuvé une étude d'aménagement de sécurité et une étude de réseau pour optimiser les performances de la réhabilitation du système d'éclairage public rue du Rhin et s'engage à inscrire les crédits nécessaires au budget 2019.

Le conseil municipal a donné un accord de principe au versement de plusieurs voies ou tronçons de voies propriété de l'association foncière dans le domaine communal.

Le conseil municipal a donné un accord de principe à la location d'un garage communal aux futurs acquéreurs de la maison 77 rue des Vosges et fixe les conditions de cette location.

Eric Scheer a informé le conseil municipal de l'évolution de la procédure de renégociation des emprunts de la commune et rend compte en séance d'un avis de la chambre régionale des comptes.
À RETENIR Remise des prix des maisons fleuries : vendredi 15 mars à la salle des fêtes ; Haut-Rhin Propre : 29, 30 et 31 mars ; prochaine séance du conseil municipal : jeudi 4 avril à 20h30 ; réunion publique PLUI : lundi 15 avril 19h salle des fêtes.

 

 
 

Mémorial Alsace-Moselle : fréquentation en hausse

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:39:30

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Mémorial Alsace-Moselle : fréquentation en hausse
 

 
Le Mémorial accueille notamment jusqu'à la fin de la semaine une exposition en accès libre sur le football après la Première Guerre mondiale. Photo DNA/Jean-Stéphane Arnold
Le 1er mars représente le démarrage de la saison haute pour le Mémorial Alsace-Moselle/Chemins d'Europe, à Schirmeck. Les records de fréquentation, depuis sa refonte en 2017 risquent d'être battus.

Une majorité de scolaires fréquente le Mémorial. La plupart d'entre eux, venus de France, mais également d'Italie et d'Allemagne, découvrent essentiellement les lieux de mars à mi-juillet et d'octobre à mi-décembre. Les individuels et les familles s'y rendent plutôt en été, « sauf aléas météorologiques, comme l'an dernier, avec la canicule », observe Sabine Bierry, chargée des relations publiques du lieu de mémoire bruchois.
« Contre le racismeet l'intolérance »

De ce mois de mars jusqu'à juin, le Mémorial enregistre déjà 22 700 visiteurs scolaires inscrits, un chiffre en forte hausse par rapport à l'an dernier. « Nous avions déjà constaté 8 à 9 % de visiteurs supplémentaires à la réouverture, après travaux, début octobre 2017. » Le Parlement européen et la région avaient investi 4 millions d'euros dans cette rénovation de l'équipement culturel. Une convention a été passée avec la première entité : les groupes qui ont visité le Parlement peuvent découvrir en accès libre le Mémorial. « Depuis cet accord récent, nous avons 10 % de groupes en plus », souligne Sabine Bierry. Danois, Norvégiens, Grecs et Italiens viennent aussi en nombre.

Le Mémorial voit passer environ 50 000 visiteurs par an. Une dizaine de guides y accompagnent le public, pour un parcours d'environ deux heures. Un carnet de visite pour les 7 à 12 ans a été édité récemment. Il est fourni gratuitement aux jeunes visiteurs.

Ce début d'année est aussi la saison des salons pour le Mémorial, avec notamment le Salon international du tourisme, à Paris, des 14 au 17 mars, les Rendez-vous France, à Marseille, les 19 et 20 mars (rencontre avec les professionnels du tourisme, autocaristes, etc.).

Les échos de l'Histoire qui font actualité dernièrement « avec les actes antisémites, ont une résonance jusqu'ici, estime Sabine Bierry, également guide au Mémorial. Nous poursuivons aussi notre mission d'information et de sensibilisation face au racisme et à l'intolérance. » J.-S. A.

 

 
 

Grand Est : Ordinateurs gratuits pour les futurs lycéens

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:52:32

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Grand Est
Grand Est : Ordinateurs gratuits pour les futurs lycéens
La région Grand Est a décidé d'offrir l'équipement informatique aux futurs élèves de 2nde des lycées qui passeront au numérique (4.0). La mesure de gratuité s'appliquera à la rentrée de septembre. Près de 100 000 familles sont concernées.

 
En septembre, tous les nouveaux lycéens du Grand Est bénéficieront d'un équipement informatique gratuit, qu'ils pourront conserver au terme de leurs études.
À la rentrée de septembre, tous les nouveaux lycéens du Grand Est qui entreront en classe de 2nde bénéficieront d'un équipement informatique gratuit, qu'ils pourront conserver au terme de leurs études secondaires. La mesure pourra être étendue aux élèves de 1re et de terminale si leur établissement décidait de devenir lycée 4.0 sur la totalité de ses niveaux - le livre numérique supplante le manuel papier.

Près de 100 000 familles d'Alsace, Lorraine et Champagne-Ardenne bénéficieront de la décision prise par l'exécutif régional, a confirmé ce mardi Jean Rottner. « C'est une décision politique forte qui permettra un égal accès à tous au numérique », insiste le président du Grand Est.

Le projet de gratuité du matériel informatique était à l'étude depuis le début de l'année. Dévoilé partiellement lors de la session du conseil régional à Metz, les 21 et 22 janvier, puis à la réunion des proviseurs des lycées du Grand Est qui s'est tenue à Nancy, le 29 janvier. « Décision dans les prochains jours », promettait alors Jean Rottner.

Le choix opéré est loin d'être neutre sur le plan budgétaire : le coût de la mesure pour la prochaine rentrée est évalué à 24 MEUR (millions d'euros), autant l'année suivante, 10 MEUR en 2021, et 12 MEUR en 2022 pour boucler le programme de la numérisation des 353 lycées - dont 116 privés - amorcée à la rentrée 2017, avec une première vague de 49 lycées, puis une deuxième de 62, dans des conditions parfois difficiles.

Jean Rottner opte pour la généralisation numérique à toutes les classes de 2nde, saisissant l'occasion de la réforme du lycée et des programmes. « Les lycées qui souhaitent différer leur entrée dans le 4.0 d'un an le pourront sur décision rectorale », note toutefois le président de région.

Pour optimiser l'achat du matériel et sa maintenance, le choix entre deux ordinateurs portables et une tablette est évacué au profit d'un seul type de matériel, un modèle unique d'ordinateur. Le choix de la gratuité et de la généralisation s'accompagne d'une batterie de mesures, « prises à la lumière des remontées du terrain, après avoir écouté les parents et les proviseurs. Chaque chef d'établissement disposera d'un fonds d'urgence et pourra prêter du matériel en cas de casse, de perte ou d'incidents divers. Une hotline sera à la disposition des enseignants et des proviseurs. Nous passons de 76 à 98 référents-intervenants dans les lycées. Nous avons également augmenté la puissance des réseaux wifi », énumère Jean Rottner.

« Après avoir insisté auprès de Jean-Michel Blanquer, qui met les moyens, nous avons simplifié et sécurisé l'accessibilité et nous avons décidé d'écarter les éditeurs qui se limitaient à produire des livres en PDF, sans enrichissement numérique », complète le président du Grand Est.
Philippe RIVET

 

 
 

 

éducation Année de l'autisme : En attente d'une classe adaptée

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:04:04

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éducation Année de l'autisme
éducation Année de l'autisme : En attente d'une classe adaptée
Plus de 1500 signataires soutiennent Aurélia Bécot-Moitrier, maman d'un enfant diagnostiqué Asperger, qui redoute qu'aucune classe de maternelle adaptée à ses troubles ne l'accueille dès septembre 2019.

 
Pierre et Aurélia avec le petit Baptiste, ont lancé une pétition en faveur de l'ouverture dès septembre 2019 d'une classe adaptée aux besoins spécifiques de leur enfant, à Colmar.
Aurélia Bécot-Moitrier a initié sur internet une pétition en faveur de l'ouverture à Colmar d'une « classe » de maternelle dédiée aux enfants atteints de troubles du spectre de l'autisme.

Son fils, Baptiste (le prénom a été modifié) est atteint d'un trouble du spectre autistique (TSA), un diagnostic posé dernièrement à l'âge de 2 ans et 3 mois. « Ce n'est pas un autiste à proprement parlé », expose-t-elle.
« Un peu dépassé par le monde qui l'entoure »

Mme Bécot-Moitrier le décrit comme un enfant « intelligent » qui « s'exprime extrêmement bien » mais se trouve « un peu dépassé par le monde qui l'entoure. Quand les choses le dérangent, il ne l'exprime pas toujours et sa réaction n'est pas forcément adaptée. En tout cas, mon enfant a toujours besoin que l'on s'occupe de lui ».

Le diagnostic posé, les parents du petit Baptiste font connaissance avec les professionnels de l'Edipa (Équipe de diagnostic et d'intervention précoce de l'autisme en Alsace) qui orientent le couple vers le secteur libéral pour un suivi nécessairement constant : orthophoniste, médecin psychomoteur, psychologue. « Plus de 1 000 EUR de frais de santé non remboursés », précisent les parents confrontés à un autre défi : la scolarisation de Baptiste dès la rentrée prochaine. Les professionnels d'une crèche de la région de Colmar l'ont accueilli avec bienveillance, assure la maman, s'adaptant à son comportement hors norme ; rapidement « des progrès ont été constatés. Mais il va devoir quitter le cocon de la crèche. Que sera son comportement dans une classe de 33 enfants ? » s'inquiète déjà la maman. « Il a les capacités intellectuelles pour faire sa rentrée mais pourquoi le secteur de Colmar n'est-il pas doté d'une Unité d'enseignement en maternelle autisme (UEMA) » comme c'est le cas à Strasbourg (la première à ouvrir en 2014 en Alsace), Scherwiller ou Mulhouse ?
Suffisamment d'enfants concernés

Selon Mme Bécot-Moitrier, un projet de création d'une UEMA à Colmar aurait été « repoussé » alors que le projet semblait pouvoir se concrétiser dès septembre, selon elle. Une dizaine de parents d'enfants Asperger de la grande région de Colmar serait potentiellement concernée. « Il y aurait suffisamment d'enfants pour justifier la création d'une UEMA à Colmar », confirme une source travaillant dans le secteur médico-social. « Il n'y a pas eu encore d'appel à projet à Colmar mais nous avons pris les devants, expose pour sa part Véronique Simon, directrice de l'IME Les Catherinettes et de l'Impro « Les Artisans », à Colmar. Nous avons la volonté de nous inscrire dans cette inclusion mais la mise en place d'un tel dispositif prend du temps ; ce genre de structure ne se monte pas en un claquement de doigts : elle nécessite un minimum de réflexion pour bien faire les choses ».
Le souhait de tout le monde

Du côté de l'Éducation nationale, Nicole Forget, inspectrice d'académie, signale pour sa part l'existence d'une volonté locale de monter un projet dans le nord du département. « C'est le souhait de tout le monde mais il n'y a pas de projet abouti pour la rentrée 2019 ; cela dit, si le ministère nous l'y autorise... »

Les UEMA existent en France depuis septembre 2014 ; en Alsace, ce dispositif fonctionne à titre expérimental dans un cadre médico-social, avec l'appui de l'Éducation nationale. Il s'adosse administrativement à une association (un institut médico-éducatif, par exemple), matériellement aux écoles maternelles existantes et nécessite des moyens humains spécifiques : enseignant(e), éducateur (trice) spécialisée, personnels médico-sociaux. L'UEMA permet à des enfants atteints de troubles du spectre autistique d'être pris en charge d'« une manière intensive » dès les premiers pas à l'école, l'ambition étant de les préparer à intégrer le milieu ordinaire après la maternelle. Ces enfants sont d'ailleurs « notifiés » par les MDPH (Maisons départementales des personnes handicapées) et les professionnels de santé.
En 2020 à Colmar ?

L'ARS (Agence régionale de santé) est chargée de décliner les politiques nationales dans les régions avec les fonds que l'État lui alloue. Concernant les UEMA et les UEEA (Unité d'enseignement en élémentaire autisme), l'ARS joue un rôle moteur dans la concrétisation de cette offre spécifique, s'appuyant sur des ressources médico-éducatives régionales et locales, avec le soutien de l'Éducation nationale.

L'ARS du Grand Est a bien voulu nous répondre par mail sur le projet colmarien : « Le Haut-Rhin a pour l'instant une UEMA à Mulhouse (APBA), créée au titre du dernier plan autisme. Il est prévu au niveau national une politique de création d'UEMA et UEEA sur les années 2019-2022 au titre de la nouvelle stratégie nationale autisme. Suivant ce plan, une UEMA supplémentaire pourrait voir le jour dans le secteur de Colmar à l'horizon 2020 ».
Jean Daniel KIENTZ

 

 
 

 

Colmar Autisme En attente d'une classe adaptée

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:45:02

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Colmar Autisme En attente d'une classe adaptée
 

 
Pierre et Aurélia Becot avec le petit Baptiste, ont lancé une pétition en faveur de l'ouverture dès septembre 2019, d'une classe adaptée aux besoins spécifiques de leur enfant, à Colmar. Photo L'Alsace/Vanessa Meyer
Aurélia Bécot-Moitrier a lancé sur internet une pétition en faveur de l'ouverture à Colmar d'une « classe » de maternelle dédiée aux enfants atteints de troubles du spectre de l'autisme.

Son fils, Baptiste, (le prénom a été modifié) est atteint d'un trouble du spectre autistique (TSA), un diagnostic posé dernièrement à l'âge de 2 ans et 3 mois. « Ce n'est pas un autiste à proprement parler », expose-t-elle.
« Un peu dépassé par le monde qui l'entoure »

Mme Bécot parle de son 2e enfant comme de quelqu'un d'« intelligent » qui « s'exprime extrêmement bien » mais se trouve « un peu dépassé par le monde qui l'entoure. Quand les choses le dérangent, il ne l'exprime pas toujours et sa réaction n'est pas forcément adaptée. En tout cas, mon enfant a toujours besoin que l'on s'occupe de lui ».

Le diagnostic posé, les parents du petit Baptiste font connaissance des professionnels de l'Edipa (Équipe de diagnostic et d'intervention précoce de l'autisme en Alsace) qui orientent le couple vers le secteur libéral pour un suivi nécessairement constant : orthophoniste, médecin psychomoteur, psychologue. « Plus de 1000 EUR de frais de santé non remboursés », précisent les parents confrontés à un autre défi : la scolarisation de Baptiste à la rentrée prochaine.

Les professionnels d'une crèche de la région de Colmar l'ont accueilli avec bienveillance, assure la maman, s'adaptant à son comportement rapidement « des progrès ont été constatés. Mais il va devoir quitter le cocon de la crèche. Que sera son comportement dans une classe de 33 enfants ? », s'inquiète d'ores et déjà la maman. « Il a les capacités intellectuelles pour faire sa rentrée mais pourquoi le secteur de Colmar n'est-il pas doté d'une Unité d'enseignement en maternelle autisme (UEMA) » comme c'est le cas à Strasbourg (la première à ouvrir en 2014 en Alsace), Scherwiller ou Mulhouse ?
Suffisamment d'enfants concernés

Selon Mme Bécot-Moitrier, un projet de création d'une UEMA à Colmar aurait été « repoussé » alors que le projet semblait pouvoir se concrétiser dès septembre, selon elle. Une dizaine de parents d'enfants de la grande région de Colmar serait potentiellement concernée. « Il y aurait suffisamment d'enfants pour justifier la création d'une UEMA à Colmar », confirme une source travaillant dans le secteur médico-social. « Il n'y a pas eu encore d'appel à projet à Colmar mais nous avons pris les devants, expose pour sa part Véronique Simon, directrice de l'IME Les Catherinettes et de l'Impro « Les Artisans », à Colmar. Nous avons la volonté de nous inscrire dans cette inclusion, mais la mise en place d'un tel dispositif prend du temps ; ce genre de structure ne se monte pas en un claquement de doigts : elle nécessite un minimum de réflexion pour bien faire les choses ».
« Le souhait de tout le monde »

Du côté de l'Éducation nationale, Nicole Forget, inspectrice d'académie, signale pour sa part l'existence d'une volonté locale de monter un projet dans le nord du département. « C'est le souhait de tout le monde mais il n'y a pas de projet abouti pour la rentrée 2019 ; cela dit, si le ministère nous l'autorise... »

Les UEMA existent en France depuis septembre 2014 ; en Alsace, ce dispositif fonctionne à titre expérimental dans un cadre médico-social, avec l'appui de l'Éducation nationale. Il s'adosse administrativement à une association (un Institut médico-éducatif, par exemple), matériellement aux écoles maternelles existantes et nécessite des moyens humains spécifiques : enseignant, éducateur spécialisé, personnels médico-sociaux. L'UEMA permet à des enfants atteints de troubles du spectre de l'autisme d'être pris en charge « d' une manière intensive » dès les premiers pas à l'école, l'ambition étant de les préparer à intégrer une classe classique après la maternelle. Ces enfants sont d'ailleurs « notifiés » par les MDPH (Maisons départementales des personnes handicapées) et les professionnels de santé. L'ARS (Agence régionale de santé) est chargée de décliner les politiques nationales dans les régions avec les fonds que l'état lui alloue. Concernant les UEMA et les UEEA (Unité d'enseignement en élémentaire autisme), l'ARS joue un rôle moteur dans la concrétisation de cette offre spécifique, s'appuyant sur des ressources médico-éducatives régionales et locales, avec le soutien de l'Éducation nationale.
En 2020 à Colmar ?

L'ARS du Grand Est a bien voulu nous répondre sur le projet colmarien : « Le Haut-Rhin a pour l'instant une UEMA à Mulhouse (APBA), créée au titre du dernier plan autisme. Il est prévu au niveau national une politique de création d'UEMA et UEEA sur les années 2019-2022 au titre de la nouvelle stratégie nationale autisme. Suivant ce plan, une UEMA supplémentaire pourrait voir le jour dans le secteur de Colmar à l'horizon 2020 ».
Jean Daniel KIENTZ

 

 
 

Handicap Thur et Doller : Halte à l'indifférence,place à la différence

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:08:27

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Handicap Thur et Doller
Handicap Thur et Doller : Halte à l'indifférence,place à la différence
Le 21 mars, c'est la journée nationale de la trisomie 21. Notre journal soutient l'opération Chaussettes dépareillées qui symbolise la différence et lance un appel à photographies.

 
Une opération Chaussettes dépareillées avait déjà été organisée autour du petit Gabriel à l'accueil de loisirs de Village-Neuf, en 2016.
Chantal Durliat-Dagon, d'Urbès, est la maman de Nicolas, atteint de trisomie 21. Depuis la toute petite enfance de son fils, la maman est de toutes les actions pour faire changer le regard sur le handicap.

À quelques jours de la journée nationale de la trisomie 21, notre journal soutient cette démarche d'ouverture et lance un appel à photographie dans le secteur Thur et Doller.

Le défi est simplissime. Il consiste à enfiler des chaussettes dépareillées et à se prendre en photo. Tous les clichés reçus à notre rédaction feront l'objet d'un diaporama sur notre site internet (www.dna.fr). Chacun peut participer, seul, grand, maigre, avec de l'embonpoint, entre amis, en famille, avec son animal... peu importe la situation, l'essentiel étant de participer. La prise de vue la plus originale sera également diffusée dans la version papier du journal.
Valoriser la diversité

Pour participer, il suffit d'envoyer son cliché (en version numérique) par courriel à notre rédaction (DNAthann@dna.fr) avant le 18 mars, avec quelques éléments d'identification (prénom, nom, une petite phrase sur les motifs de la participation, le lieu où a été prise la photo).

Bien sûr, l'opération de soutien aura une plus grande portée encore si les participants postent leur cliché sur les réseaux sociaux, accompagné du hashtag #SocksBattle4DS.

Initiée par l'association Down Syndrome International et relayée par Trisomie 21 France, l'action a pour objectif de valoriser la diversité et la différence.

Elle représente notamment une opportunité de faire connaître les conditions de vie des personnes porteuses de la trisomie, ainsi que les associations et organismes qui oeuvrent pour un meilleur accompagnement des trisomiques et de leurs familles. À l'instar, notamment, de l'association Au fil de la vie, dans la vallée de la Thur, ou encore du service d'accompagnement à la vie sociale (SAVS) à Cernay.

La Maison départementale des personnes handicapées exerce une mission d'accueil, d'information, d'accompagnement et de conseil aux personnes handicapées et à leurs proches, d'attribution des droits ainsi que de sensibilisation de tous les citoyens au handicap.

Elle s'adresse à tout enfant ou adulte handicapé en situation de handicap physique, sensoriel, mental, cognitif ou psychique, de polyhandicap ou de troubles de santé invalidants. Contact : 08 00 10 97 00, e-mail : mdph@cg68.fr Site internet : www.solidarite.cg68.fr
Elisa MEYER

 

 
 

 

Altkirch Lycéens et collégiens : Face à des situations de handicap

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:07:06

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Altkirch Lycéens et collégiens
Altkirch Lycéens et collégiens : Face à des situations de handicap
Quelque 60 collégiens et lycéens d'Altkirch participent à la semaine de sensibilisation aux handicaps. Divers ateliers intellectuels et sportifs permettent de mieux comprendre les problèmes des personnes handicapés et changer le regard.

 
Un match de handibasket a été organisé par Christophe Bernard sociétaire de l'ASCO à Mulhouse.
Se mettre à la place d'une personne handicapée motrice ou sensorielle ! Pas évident quand on est en pleine santé.

Pour la seconde année consécutive et fort de la première édition qui s'est déroulée l'an dernier, le lycée Jean-Jacques Henner d'Altkirch récidive et organise depuis lundi et jusqu'à vendredi prochain une semaine de sensibilisation aux handicaps à travers divers ateliers sportifs et culturels.

Si tous les élèves n'y participent pas car certains sont en séjour à la montagne, une soixantaine de lycéens de seconde générale qui ont une option santé et social, une classe de 3e générale et une classe Ulis du collège Lucien Herr d'Altkirch participent à cette expérience.

Objectif numéro 1 : « apprendre la tolérance aux valides envers les invalides, expérimenter, mieux comprendre et changer le regard sur les handicaps, avertir les élèves qu'en cas d'accident, leur vie peut basculer d'un instant à l'autre », résume un professeur d'EPS.

Objectif numéro 2, « avoir de l'empathie afin de se rendre compte de la difficulté qu'ont les personnes à mobilité réduite à se déplacer, à vivre le quotidien », poursuit Nasserdine Ouadi, coordinateur en section Ulis et co-organisteur avec deux conseillers principaux d'éducation du lycée de la semaine de sensibilisation.

Au cours d'un quiz, les élèves ont appris « comment cela se fait qu'il y a des personnes handicapées, comment leur handicap apparaît, et comment on réagirait si nous étions nous-mêmes handicapés », expliquent cinq élèves de 3e.

Jusqu'à vendredi, hormis le quiz, la projection du film Patients suivi d'un débat, de témoignages...

De nombreux ateliers sont organisés, une grande part se déroulant à la Palestre où les salles de sport ont été mises à disposition.

Mardi matin, les élèves se sont mis dans la peau d'une personne se déplaçant en fauteuil roulant. Avec l'aide de Jean-Paul Greth, président du comité handisport du Haut-Rhin, de Christophe Bernard, joueur de basket en fauteuil et Claude Knoepflin, ils ont expérimenté le déplacement en fauteuil en ville comme en salle de sport où ils ont été initiés au handibasket. « Ils se sont rendus compte que ce n'était pas une partie de plaisir car tourner le fauteuil, ramasser la balle sont des gestes difficiles », note Nasserdine Ouadi.

Au bout de quelques minutes, les joueurs de basket avaient mal aux bras et aux mains.
« C'est dur ! »

En suivant le parcours citadin semé d'embûches aménagé dans la salle, ils ont également compris qu'il fallait une belle dextérité pour conduire un fauteuil. « Il est très difficile de faire des marches arrières par exemple », avoue l'un des élèves.

Des élèves qui se sont mis également dans la peau d'un malvoyant et d'un non-voyant. « Grâce à des lunettes de simulation, ils ont pris connaissance des différentes visions de la malvoyance », précise Jean-Paul Greth.

« C'est dur d'être une personne handicapée, C'est compliqué. Après, je pense qu'elles s'habituent », note Damien. « J'ai essayé et je suis bien content de pouvoir marcher car ce n'est pas évident tous les jours », conclut Arnaud.

Cette seconde expérience en appellera une troisième dès l'an prochain, promet Nasserdine Ouadi.
Françoise ITAMARD

 

 
 

 

froeningen-hochstatt : Pas de deuxième classe

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:36:33

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froeningen-hochstatt
froeningen-hochstatt : Pas de deuxième classe
L'inspectrice d'académie confirme le maintien d'une classe unique à l'école de Froeningen pour la rentrée prochaine.

 
La manifestation et l'opération escargot menées par les parents d'élèves de Froeningen, ou encore l'action très remarquée du maire de la commune Georges Heim qui n'a pas hésité à passer une heure sur le toit de l'église avec une banderole indiquant « Classe unique à 30, NON. On n'est pas des pions. OUI à l'ouverture d'une deuxième classe», n'auront pas fait bouger les lignes. L'inspectrice d'académie a décidé de maintenir une classe unique pour 30 élèves à la rentrée prochaine à Froeningen. C'est ce qu'il ressort de la correspondance qu'a transmis le secrétariat du député de la circonscription.

Jean-Luc Reitzer est intervenu le 6 février auprès de l'Inspectrice d'académie pour soutenir la demande des parents qui réclament l'ouverture d'une seconde classe à l'école élémentaire de Froeningen. À la rentrée prochaine, le nombre d'élèves de l'école élémentaire augmentera, passant de 22 à 30 élèves minimum. Une classe unique avec cinq niveaux.

Dans son courrier daté du 26 février, l'inspectrice d'académie Anne-Marie Maire indique avoir soumis cette situation au comité technique spécial départemental et au conseil départemental de l'éducation nationale, CDEN, qui se sont réunis le 4 février et le 6 février dernier.

« J'ai décidé, explique l'inspectrice, pour l'école élémentaire de Froeningen, de maintenir une seule classe pour 30 élèves ; deux dérogations ont été accordées pour des élèves provenant de la commune de Hochstatt. Pour l'école élémentaire de Hochstatt, de maintenir les structures en place pour l'accueil d'élèves de Froeningen. 104 élèves (8 dérogations dont 4 provenant de la commune de Froeningen, qui concerne des élèves présents depuis l'école maternelle) sont prévus à la rentrée 2019 pour 5 classes (moyennes 20,8). Une Ulis école de 12 élèves fonctionne parfaitement avec une inclusion effective dans les autres structures de l'école.

Les élèves de maternelles des deux communes sont tous scolarisés à l'école maternelle de Hochstatt depuis de très longues années en raison de problèmes de locaux à Froeningen. L'école de Hochstatt comptera parmi ses effectifs à la rentrée 2019, 18 élèves de maternelle de la commune de Froeningen. »

Elle dit aussi souhaiter « établir entre les deux communes, une convention qui redéfinirait le tissu scolaire au sein des deux communes et garantirait un cadre éducatif et pédagogique qualitatif et pérenne ».

À noter que cette mesure peut encore être ajustée lors du prochain CDEN qui se tiendra en juin 2019.
L.B.

 

 
 

 

Froeningen Pas de deuxième classe

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:01:36

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Froeningen Pas de deuxième classe
 

 
La manifestation et l'opération escargot menées par les parents d'élèves de Froeningen, ou encore l'action très remarquée du maire de la commune Georges Heim qui n'a pas hésité à passer une heure sur le toit de l'église avec une banderole indiquant « Classe unique à 30 NON. On n'est pas des pions. OUI à l'ouverture d'une deuxième classe », n'auront pas fait bouger les lignes. L'inspectrice d'académie a décidé de maintenir une classe unique pour 30 élèves à la rentrée prochaine à Froeningen. C'est ce qu'il ressort de la correspondance qu'a transmise, hier, à L'Alsace, le secrétariat du député de la circonscription. Jean-Luc Reitzer est intervenu le 6 février auprès de l'Inspectrice d'académie pour soutenir la demande des parents qui réclament l'ouverture d'une seconde classe à l'école élémentaire de Froeningen. À la rentrée prochaine, le nombre d'élèves de l'école élémentaire augmentera, passant de 22 à 30 élèves minimum. Une classe unique avec cinq niveaux.

Dans son courrier daté du 26 février, l'inspectrice d'académie Anne-Marie Maire indique avoir soumis cette situation au comité technique spécial départemental et au conseil départemental de l'éducation nationale (CDEN) qui se sont réunis le 4 février et le 6 février dernier.

« J'ai décidé, explique l'inspectrice, pour l'école élémentaire de Froeningen, de maintenir une seule classe pour 30 élèves ; deux dérogations ont été accordées pour des élèves provenant de la commune de Hochstatt. Pour l'école élémentaire de Hochstatt, de maintenir les structures en place pour l'accueil d'élèves de Froeningen. 104 élèves (8 dérogations dont 4 provenant de la commune de Froeningen, qui concerne des élèves présents depuis l'école maternelle) sont prévus à la rentrée 2019 pour 5 classes (moyennes 20,8). Une Ulis (Unité localisée pour l'inclusion scolaire) école de 12 élèves fonctionne parfaitement avec une inclusion effective dans les autres structures de l'école.

Les élèves de maternelles des deux communes sont tous scolarisés à l'école maternelle de Hochstatt depuis de très longues années en raison de problèmes de locaux à Froeningen. L'école de Hochstatt comptera parmi ses effectifs à la rentrée 2019, 18 élèves de maternelle de la commune de Froeningen. »

Elle dit aussi souhaiter « établir entre les deux communes, une convention qui redéfinirait le tissu scolaire au sein des deux communes et garantirait un cadre éducatif et pédagogique qualitatif et pérenne ».

À noter que cette mesure peut encore être ajustée lors du prochain CDEN qui se tiendra en juin 2019.
LB

 

 
 

Université de Strasbourg : Vacataires amers

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:54:39

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Université de Strasbourg
Université de Strasbourg : Vacataires amers
Pour protester contre le doublement du plafond annuel des heures de cours que peuvent assurer les vacataires, des manifestants ont fait annuler le conseil d'administration de l'université de Strasbourg, mardi après-midi.

 
Les vacataires exigent aussi la suppression de l'augmentation des frais de scolarité pour les étudiants extracommunautaires.
À quelques minutes du début du conseil d'administration de l'université de Strasbourg, une centaine d'étudiants, de professeurs et d'enseignants vacataires se massent sur le parvis de la faculté de Droit. Ce mardi après-midi, ils sont venus s'opposer au doublement du nombre maximum d'heures de cours que les vacataires peuvent assurer chaque année, ainsi qu'à l'explosion des frais de scolarité pour les étudiants extracommunautaires.
Un vacataire : « payé en dessous du SMIC horaire »

« Les membres du Conseil d'administration vont voter l'augmentation du plafond à 192 heures par an pour les vacataires comme si de rien n'était alors qu'il s'agit d'un bouleversement des conditions de travail à l'université, considère Timothée, doctorant en philosophie. Les postes de maîtres de conférences et de professeurs qui partiront à la retraite ne seront pas renouvelés et leurs heures de cours seront assurées par des vacataires », prévient-il. Les manifestants dénoncent une précarisation de l'enseignement universitaire : « Aujourd'hui, tu bosses gratuitement pendant 6 mois avant d'être payé par l'université, explique Antoine, vacataire en faculté d'Arts. En plus, je suis payé 41 EUR par heure de cours assurée, ce qui demande 5 heures de travail. Ça fait moins que le SMIC horaire. » Par ailleurs, il a fini d'assurer ses cours en décembre avant de signer son contrat de travail en janvier.

Les protestataires demandent également que la suppression de l'augmentation des frais de scolarité pour les étudiants extracommunautaires soit gravée dans le marbre à l'occasion d'un vote du CA.

Sur les coups de 14 h, ils pénètrent en nombre dans la salle du conseil pour lire aux administrateurs un texte listant leurs exigences. Le président de l'université, Michel Deneken, rétorque que les deux questions seront abordées dès lors que le conseil pourra siéger normalement. Scène surréaliste : les manifestants procèdent eux-mêmes à un vote pour décider s'ils laissent le conseil se poursuivre ou s'ils resteront jusqu'à obtenir satisfaction. Ils choisissent de rester, le président de l'université de reporter le conseil. Il aura lieu le 19 mars à 8h.
L.E.

 

 
 

 

L'information sans frontières questionnée dans les écoles

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:37:50

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L'information sans frontières questionnée dans les écoles
 

 
Découverte de la presse au CDI du collège Jules-Verne, à Illzach. Archives L'Alsace/Thierry Gachon
« L'information sans frontières » sera, à partir du lundi 18 mars, au coeur de la 30e Semaine de la presse et des médias dans l'école, et pendant tout le mois. Quelque 400 établissements de l'académie de Strasbourg y participent, un effectif stable d'une année à l'autre, ce qui leur permet d'avoir accès à des journaux, des magazines, des médias en ligne, ou de recevoir la visite de journalistes.

Des rencontres sont aussi organisées à l'initiative du Clemi (Centre pour l'éducation aux médias et à l'information) de Strasbourg, notamment avec le dessinateur de presse Yannick Lefrançois ou l'équipe d'Arte Journal junior. En outre, nombre d'enseignants montent des projets pédagogiques en lien avec les médias, dans l'objectif d'aider leurs élèves à développer un goût pour l'actualité et à forger leur esprit critique.
« Une réflexion à avoirsur les sourcesde valeur scientifique »

S'interroger sur l'information sans frontières, c'est aborder sa dimension internationale, mais aussi « savoir quelles sont ses limites, celle d'un organe de presse, par exemple : est-ce le papier ou prend-il d'autres formes ? », développe Sophie Philippi, la coordinatrice du Clemi dans l'académie de Strasbourg.

C'est encore questionner « la fabrique de l'information », ce à quoi « les enseignants sont très attentifs », et pas seulement ceux qui sont en première ligne, les professeurs documentalistes. « Ils ont toujours un rôle très intéressant, mais dans les différentes disciplines, on peut varier les angles », poursuit-elle.

L'éducation aux médias figure en tant que telle au programme de français en 4e et constitue un sujet d'étude - la construction de l'information - en lycée professionnel. Mais plus largement, elle peut contribuer à l'apport d'autres compétences, sur la lecture, la finesse du vocabulaire, l'utilisation d'un lexique, la recherche des sources, l'identification des auteurs et de leurs intentions... En outre, « le travail sur l'esprit critique et la désinformation peut concerner toutes les matières, les sciences de la vie et de la terre (SVT), la philosophie à travers l'éthique, l'histoire... »
« Les jeunes commencentà avoir des réflexes »

Trente enseignants participeront d'ailleurs, ce vendredi, à une formation originale, proposée par le Clemi à la Nef des sciences à Mulhouse, avec le youtubeur de La Tronche en Biais, intitulée « Face aux fake news et à la défiance envers la science, comment répondre aux élèves et développer leur esprit critique ». « Il s'agit de leur donner une méthode, de voir les ficelles. Il y a tout une réflexion à avoir sur les sources de valeur scientifique et celles qui reposent sur une opinion. »

Si la Semaine de la presse et des médias dans l'école existe depuis 30 ans, l'engouement est particulièrement net depuis quelques années, du fait de « la manière dont l'information est produite et diffusée de manière folle sur les réseaux sociaux, et ses conséquences » . « Il y a un enjeu très fort à faire de l'éducation aux médias le plus tôt possible, rappelle Sophie Philippi. D'ailleurs les jeunes commencent à avoir des réflexes. Ce travail n'est donc pas inutile. » C. C.

 

 
 

Misère Cachée aux alentours de Colmar

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:46:44

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Misère Cachée aux alentours de Colmar
 

 
Depuis qu'il a un véhicule, l'Ordre de Malte de Colmar peut effectuer des maraudes en dehors de la ville et rencontrer des SDF là où ils ont construit leurs abris. Photo L'Alsace
Quelque part aux alentours de Colmar, vers 20 h. Dans la nuit noire, les bénévoles de l'Ordre de Malte de Colmar garent leur camionnette à l'entrée d'un chemin. Devant eux, un amas de bâches et de sacs-poubelles qui recouvrent une armature de branches.

C'est là que vit « Monsieur Jean », 81 ans. « Il nous arrivait de le croiser en ville, mais nous n'avions aucune idée d'où il habitait. C'est grâce à la camionnette que nous avons pu le trouver », indique Nadia Hoog, déléguée adjointe de l'Ordre de Malte à Colmar, accompagnée ce soir-là de Laura et Frédérique. Depuis janvier dernier, l'Ordre dispose en effet d'un véhicule qui lui permet d'aller à la rencontre des SDF « de la campagne ».
81 ans, sourd et muet

Jusqu'à présent, l'Ordre intervenait - à pied - uniquement sur le centre-ville de Colmar (voir l'encadré). « Nous étions en contact avec une quinzaine de SDF, reprend Nadia Hoog. Depuis que nous avons le véhicule, nous en rencontrons deux fois plus. »

Si, quand on pense SDF, on pense centre-ville, beaucoup préfèrent trouver refuge dans les fourrés, la forêt ou au bord des chemins, à l'abri des regards. Ainsi Monsieur Jean. Le vieil homme est sourd et muet, les bénévoles communiquent donc avec lui à l'aide d'un petit carnet de notes tout en lui amenant un repas chaud.

Depuis qu'ils ont découvert son « logement » ils ont pu faire faire intervenir les services sociaux du Département et du CCAS (centre communal d'action sociale), pour l'aider à retrouver des traces de sa famille, remplir les papiers lui permettant d'avoir sa retraite, la CMU... Car beaucoup de sans-abri ne sont pas au courant de leurs droits.
« Qui penserait qu'on trouve des SDF à Horbourg-Wihr ? »

Après avoir donné un repas chaud à Monsieur Jean, les bénévoles poussent un peu plus loin vers l'abri d'Engin, caché dans un bois en contrebas d'une route. L'homme, à l'âge indéfinissable, s'est bricolé un auvent. Les trois femmes lui amènent un sac de vêtements et l'aident avec ses ordonnances et ses papiers pour le renouvellement de sa carte de séjour. Dans le même coin, on leur a signalé un homme qui se serait retrouvé à la rue avec son fils. Leurs recherches pour le retrouver seront vaines ce soir-là.C'est par des signalements ou grâce aux rondes sur les chemins avec le véhicule que l'Ordre peut localiser les sans-abri « de la campagne ». Ainsi à Horbourg-Wihr, ses membres ont pu rencontrer Patrice, dans une camionnette, ou Christian, travailleur pauvre, dans une caravane. « Qui penserait qu'on puisse trouver des SDF à Horbourg-Wihr ? », ironise Nadia Hoog. Et pourtant...
Cachés dans les vignes

D'autres leur ont été signalés dans la forêt au sud de Colmar, dans les vignes à Turckheim, Wintzenheim, Ingersheim. Ils n'ont pas encore pu être localisés ; dans la nuit, quelqu'un peut être à deux pas de vous, sans que vous le sachiez... « Nous espérons les trouver quand les nuits seront plus courtes. » Histoire d'apporter à ces sans-abri ruraux de la nourriture, des vêtements, les aider avec leurs papiers, tout comme en ville...
Textes et photos :Françoise MARISSAL

 

 
 

M2a Bernard Stalter : « J'ai besoin de vous »

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:10:49

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artisanat Convention de partenariat avec Mulhouse Alsace Agglomération et Ville de Mulhouse
M2a Bernard Stalter : « J'ai besoin de vous »
De Berrwiller à Mulhouse, Bernard Stalter, président de la Chambre de Métiers d'Alsace, a arpenté le territoire de Mulhouse Alsace Agglomération. À la rencontre des artisans et avec ce message : « Faites-moi remonter vos propositions et vos difficultés, je suis prêt à les relayer auprès du ministère du Travail, de l'Emploi et auprès du chef de l'État ».
 

 
L'ensemble des artisans installés à Berrwiller a participé à la table ronde organisée par leur maire Fabian Jordan, président de Mulhouse Alsace Agglomération avec Bernard Stalter, président de la Chambre de métiers d'Alsace. La table ronde s'est tenue dans les locaux de l'entreprise « Techniques agricoles Muller ».
Toujours aussi combatif, Bernard Stalter, accompagné de son cabinet, a ausculté la santé des artisans de m2A. Pas de grand débat au programme, mais de la « proximité, a défendu le président qui a d'ailleurs annoncé la construction d'un nouveau modèle économique pour la Chambre de métiers d'Alsace : « nous allons outiller les conseillers pour qu'ils viennent à la rencontre des artisans dans leurs entreprises, donc au plus près de chez vous ».

À Berrwiller, Bernard Stalter a rencontré les artisans qui peuplent l'une des plus petites communes de m2A. La commune n'a pas été choisie complètement par hasard, le maire de Berrwiller, Fabian Jordan, étant aussi le président de Mulhouse Alsace Agglomération. Les artisans ont discuté à bâtons rompus de leurs problèmes qui se résument très vite à deux préoccupations principales : la fiscalité, mais aussi la recherche des apprentis, mais des apprentis de bon niveau. « Mais je préfère parler économie et donc emploi, avant de parler fiscalité. Il n'y a pas d'économie, pas d'industrie sans artisans. Imaginez seulement huit jours une France sans pain, avec une porte bloquée, des robinets qui fuient... », a rétorqué le président Stalter.

Sur le thème de la recherche des apprentis, Bernard Stalter a fait état des avancées de la réforme de l'apprentissage : « Nous avons beaucoup travaillé avec Muriel Penicaud, le nombre d'apprentis a augmenté de 6 %. Sur l'image nous avons gagné énormément. Nous avons obtenu que la notation accordée aux principaux de collèges, quand ils amenaient les jeunes en seconde, soit enlevée. Cela montre que pour la première fois le ministère du Travail et celui de l'Éducation ont mené une réforme ensemble. Aujourd'hui, on peut aussi, sur la base d'une reconversion professionnelle, entrer en apprentissage jusqu'à 30 ans et on peut y entrer à n'importe quel moment. C'est fini la limite entre le 1er septembre et le 15 décembre », a-t-il listé.

Mais qu'en est-il des charges ?, ont demandé les artisans et des aides à l'embauche des apprentis. Et la baisse du niveau des élèves en sortie de CAP ?

Bernard Stalter défend une nouvelle idée : exonérer les deux premières années d'embauche après le CAP de toutes charges, par exemple pour les entreprises de moins de 20 salariés. Le temps que les jeunes apprentis acquièrent le niveau. « Car si on ne les embauche pas, parce qu'ils n'ont pas de niveau, ils iront tout droit au chômage... »

Et que devient l'artisan quand il tombe malade et doit vivre avec quelques dizaines d'euros par jour ? C'est la misère, ont encore questionné les artisans.

« Il faut aussi penser aux artisans qui gagnent 800-900-1 000 EUR par mois. Alors que les entreprises du CAC 40 ont distribué 57 milliards d'EUR à leurs actionnaires. Les grands groupes font du lobbying, sont en capacité d'aller voir le ministre de l'Économie. Moi j'ai besoin de vous pour que la première entreprise de France soit prise en compte comme une grande entreprise. L'artisan est trop individuel, il n'a jamais milité. Investissez-vous dans les municipales, les départementales, portez la voix de l'artisanat et de l'intérêt général », a lancé M. Stalter.

Puis quittant Berrwiller, le président Stalter a rejoint Mulhouse pour y rencontrer le représentant d'un métier en voie de disparition : Nicolas Burgmeister, tapissier-décorateur qui a repris l'entreprise familiale créée en 1970, qui travaille aussi bien dans le sud Alsace qu'au Danemark ou à Gibraltar mais n'arrive pas à recruter d'apprenti.

« Il faut mener une politique sur ces métiers à faible effectif, les cordonniers, les tapissiers. Il faut travailler à faire évoluer l'alternance, à mutualiser par exemple les centres d'apprentissage, là où il y a un dortoir. Ces métiers rares, il faut pouvoir les transmettre », a répondu Bernard Stalter.

Après ces discussions, le président Stalter a signé une convention avec m2A et la Ville de Mulhouse pour que ces trois partenaires oeuvrent ensemble au développement de l'artisanat du territoire. Trois axes d'intervention sont retenus : faciliter les conditions d'installation des entreprises artisanales, favoriser les nouvelles dynamiques économiques, promouvoir la richesse et la diversité de l'identité artisanale mulhousienne. « En tant qu'élus, nous devons être les facilitateurs, valoriser le savoir-faire du territoire, partager ses valeurs, l'innovation et l'intelligence collective », a précisé Fabian Jordan.

Mais, au-delà des discours, a encore prévenu Bernard Stalter, le mieux ce sont « les preuves d'amour ».
F.Z.

 

 
 

 

industrie Mulhouse : Un challenge pour « inventer les usages de demain »

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:05:16

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industrie Mulhouse
industrie Mulhouse : Un challenge pour « inventer les usages de demain »
La troisième édition du Challenge industrie Mulhouse se tiendra les 29 et 30 mars à Mulhouse. Deux jours de créativité collective pour inventer les usages de demain. On peut déjà s'inscrire.

 
Pour Corinne Patuel, directrice du Technopôle et pilote du challenge, « il est temps de déposer les défis et de s'inscrire ».
Les inscriptions pour le Challenge industrie Mulhouse, « c'est maintenant ! », annonce Corinne Patuel, l'instigatrice d'un projet dont le succès ne cesse de grandir au fil des éditions. Ce sera, cette année, la troisième du nom, durant deux jours, les vendredi 29 et samedi 30 mars, sur le campus de l'Université de Haute-Alsace, dans les locaux de l'École d'ingénieurs Ensisa Mulhouse.

Comme le souligne Corinne Patuel, directrice du Technopôle Mulhouse, « ce sont deux jours de créativité collective pour inventer les usages de demain ». Cet « hackathon » est « une formidable opportunité pour stimuler l'innovation dans les entreprises, faire exprimer la créativité et le savoir-faire des salariés et identifier de nouveaux projets grâce à une démarche d'open innovation, un événement destiné à faire émerger de nouveaux projets dans un temps donné en s'appuyant sur la collaboration d'équipes composées de talents, de compétences et de parcours divers qui s'affrontent pour relever des défis d'innovation liés à un thème ou un secteur d'activité, démultiplier les idées, faire émerger de nouvelles solutions à des problématiques d'entreprise » .

Ce challenge réunira, pour deux jours d'intense cogitation, une cinquantaine de participants dont une grosse majorité d'étudiants. « Mais, précise Corinne Patuel, il est ouvert à toutes et tous, quelles que soient leurs compétences. »
Deux jours d'intense cogitation

Les participants se verront proposer une dizaine de défis. « Le principe du défi est de présenter une problématique, humaine, process, logistique, commerciale, technique... issue d'une entreprise et susceptible d'être résolue par une approche collaborative, innovante et, en partie ou totalement, numérique, en la postant sur la plateforme du site. Outre la formulation du défi, cette étape permettra de commencer à intéresser les participants à l'événement et éventuellement à recruter les membres de l'équipe qui relèveront le défi. Ces derniers peuvent être soumis, modifiés, voire supprimés jusqu'au dernier moment. »

Le jour de l'événement, l'auteur du projet disposera d'une minute pour convaincre les participants de rejoindre son équipe. Chaque défi devant être accompagné d'un descriptif de la problématique, de quelques chiffres ou arguments justifiant l'idée et d'une liste de talents nécessaires. « Tout au long de ces deux jours, sont présents des coachs professionnels et des bénévoles pour assurer la cohésion des équipes. Sans oublier la restauration, avec boissons et en-cas. Une occasion unique de sortir de sa zone de confiance. Chacun sera plus riche en repartant », promet la directrice du Technopôle. Alors, ne tardez pas à vous inscrire !
Jean-Marie VALDER Inscriptions: www.technopole-mulhouse.com/nos-evenements/challenge-industrie-mulhouse

Inscriptions: www.technopole-mulhouse.com/nos-evenements/challenge-industrie-mulhouse

 
 

 

Le Bonhomme Réunion publique, Pont sur la RD 415 : bientôt des travaux

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:36:06

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Le Bonhomme Réunion publique
Le Bonhomme Réunion publique, Pont sur la RD 415 : bientôt des travaux
Ce vendredi 8 mars, à 18 h, au Bonhomme, avait lieu une réunion publique organisée par la mairie et le conseil départemental, au sujet des futurs travauxet de l'aménagement de la RD 415.

 
L'ouvrage d'art, qui date de 1947, a besoin d'entretien.
En présence d'Émilie Helderlé, conseillère départementale, et de deux autres représentants du Département, Jean-François Bottinelli, maire du Bonhomme, a immédiatement souligné une affluence particulièrement importante. En effet, ce sont environ 80 personnes qui se sont déplacées, très intéressées par l'aménagement de la RD 415, et les travaux à venir sur le pont enjambant la Béhine.

L'actuel ouvrage d'art, datant de 1947, qui soutient une portion de la RD 415, a effectivement besoin d'entretien. Il supporte environ 5 000 véhicules par jour, dont près de 1 400 poids lourds, et a subi de nombreuses altérations au fil des ans. Le béton est altéré par la météo, le revêtement de la chaussée est abîmé et des fissures sont apparues sous la structure.
Du 15 avril au 5 juillet

Il s'agira donc d'effectuer les réparations qui s'imposent sur la chaussée, de refaire le revêtement, ainsi que de revoir les armatures et de colmater les fissures du dessous. De plus, il a été décidé d'élargir la chaussée de 40 cm, et d'ajouter des murets « chasse-pneus » sur les bords des trottoirs, afin d'éviter que les camions n'y montent, et de protéger ainsi les piétons.

Les travaux auront donc lieu à partir du 15 avril, et jusqu'au 5 juillet, avec la mise en place d'un feu pour ne conserver qu'une seule voie de circulation, en alternance, pendant la durée des travaux. Ce feu sera adapté aux différents flux qui varient selon les horaires de la journée, et les nuisances sonores seront limitées à la journée, entre 8 h et 17 h.

De nombreuses remarques du public ont ensuite concerné la circulation des poids lourds sur cette route RD 415. Les Bonhommiens subissent les nuisances de cette route très fréquentée, notamment par les camions, et qui coupe leur village.

Le conseil départemental a indiqué que les transporteurs routiers seront sensibilisés afin de réduire au maximum leur circulation durant cette période de travaux, en les incitant à suivre un itinéraire conseillé par le tunnel de Sainte-Marie-aux-Mines. Émilie Helderlé a également expliqué que cette route étant classée « de grande circulation », l'interdiction de circulation des camions n'est pas du ressort du Département.

Beaucoup de remarques et de questions ont été soulevées ensuite au sujet de l'aménagement de la voirie au Bonhomme, des passages pour piétons qui tardent à être refaits, de la ligne blanche qui n'existe plus sur une portion du village, des bouches d'égouts dégradées... Des sujets qui préoccupent les habitants et qui mériteraient selon certains, une consultation ou réunion ultérieure au niveau communal.

 

 
 

 

Grussenheim Une première avec Obstgàrde : Une taille transfrontalière

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:37:11

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Grussenheim Une première avec Obstgàrde
Grussenheim Une première avec Obstgàrde : Une taille transfrontalière
Samedi matin, pour la première fois dans son histoire, l'association Obstgàrde organisait une grande journée de taille inter-associations et transfrontalière.

 
Pendant la taille, le moniteur fédéral en a profité pour prodiguer quelques conseils avisés.
Environ 80 personnes y ont participé, dont une vingtaine venue d'Allemagne. Il faut remarquer que les dames sont de plus en plus nombreuses à s'intéresser à l'arboriculture et à s'inscrire aux formations.

L'accueil s'est fait à l'étang de pêche de Mackenheim où Christian Schatt, le président d'Obstgàrde, a salué Catherine Greigert, conseillère départementale, et Frédéric Pfliegersdoerffer, maire de Marckolsheim. Plusieurs équipes ont été mises sur pied pour se rendre à Marckolsheim et à Grussenheim. Dans cette dernière commune, les tailles concernaient le verger communal et les arbres fruitiers plantés le long du chemin qui mène au char « Chemin des Dames ». Ce chantier était supervisé par Francis Fuchs, moniteur fédéral, en présence de Martin Klipfel, maire de Grussenheim, et de sa première adjointe Colette Weixler.

A la fin de la matinée, tous les bénévoles se sont retrouvés à Mackenheim pour un déjeuner commun. Le samedi 23 mars, les arboriculteurs du secteur participeront au « Pflegetag ». Cette journée est organisée par le KOGL (Kreisverband Obst, Gemuse Landchaft) d'Emmendigen.

 

 
 

 

Colmar Tour de France L'arrivée (déjà) inaugurée

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:54:10

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Colmar Tour de France L'arrivée (déjà) inaugurée


 
 
 
Ils partiront de Saint-Dié. Durant 175,5 kilomètres, via le col de Saales et le Haut-Koenigsbourg, ils passeront par les Trois-Épis et la route des Cinq Châteaux avant de traverser Husseren-les-Châteaux et de fendre la bise route de Rouffach à Colmar.
Le centenairedu maillot jaune

Les 176 coureurs répartis en 22 équipes qui disputeront le prochain Tour de France effectueront ensuite sept kilomètres à travers la ville avant de gagner l'arrivée, le 10 juillet route de Strasbourg, entre le giratoire du 15/2 et celui dit du « pressoir ».

L'édition coïncidera en plus avec le centenaire du maillot jaune. La cinquième étape du prochain Tour revient à Colmar pour la huitième fois et l'implantation de la zone d'arrivée exigera sept hectares d'aménagements. Le tout pour un coût de 300 000 EUR partagé entre la Ville, le conseil départemental du Haut-Rhin et la Région.

Samedi, le maire Gilbert Meyer, accompagné d'une impressionnante délégation d'adjoints, ainsi que la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert, le député Eric Straumann, des représentants des corps du 152e régiment d'infanterie, de la gendarmerie, des polices nationale et municipale et des pompiers inauguraient tout sourire la ligne d'arrivée ainsi qu'un panneau annonçant l'événement.

Les retombées de la course seront bien évidemment très prolifiques pour le tissu local. Première épreuve sportive française et troisième compétition télévisuelle dans le monde en termes de spectateurs, le Tour de France est diffusé dans 190 pays par une centaine de chaînes, télés ou radios. Le nombre de spectateurs, direct ou indirect, est difficile à quantifier mais il pourrait donner le vertige. Une grande satisfaction pour les élus, dont le maire de Saint-Dié, David Valence, qui avait fait le déplacement à Colmar samedi afin de louer son excellente « collaboration » avec la mairie de Colmar. Il a de quoi être ravi, le Tour n'étant pas passé dans la cité déodatienne depuis... 1964.
Nicolas PINOT

 

 
 

Patrimoine : La renaissance du retable sculpté

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 05:59:57

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Patrimoine
Patrimoine : La renaissance du retable sculpté
La restauration des sculptures du retable d'Issenheim a commencé au Centre de recherche et de restauration des musées de France, à Paris. Avec le constat de la grande qualité des oeuvres et de la bonne conservation des polychromies.

 
Juliette Lévy-Hinstin, responsable des restauratrices, applique du gel pour nettoyer un petit carré du manteau du saint Antoine du retable d'Issenheim.
Pour la première fois de son histoire, le retable d'Issenheim fait l'objet d'une restauration complète : de ses panneaux peints, de ses sculptures et de ses encadrements. Une opération d'ampleur pour le musée Unterlinden, avec un budget de 680 000 EUR et une durée de trois à quatre ans, mais aussi pour le Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF), à Paris, qui accueille le volet sculpture. « C'est le projet phare de l'année pour nous », indique la directrice.

L'idée de restaurer tout simultanément était judicieuse, puisque les recherches et les tests ont révélé une harmonie de couleurs entre les deux ensembles, notamment un vert malachite et un bleu, découverts sous des repeints des sculptures, que l'on retrouve dans les peintures.

La restauration va donc permettre non seulement de retrouver les couleurs originelles et l'éclat des manteaux et coiffes, mais aussi de mettre en lumière « une cohérence et une homogénéité » de l'ensemble, se réjouit la directrice d'Unterlinden, Pantxika De Paepe.
Une polychromie d'origine encore bien conservée

Le travail réalisé au C2RMF est mené par une équipe de sept restauratrices dirigées par Juliette Lévy-Hinstin, très au fait du dossier, puisqu'elle y travaille depuis... 1986. Cette spécialiste des sculptures polychromes souligne « la haute qualité technique » des oeuvres, mais aussi et surtout « la qualité de la polychromie d'origine, très bien conservée, mieux qu'on ne le pensait ». Et d'ajouter : « C'est très rare. Souvent, il y a de nombreuses couches, les sculptures ayant été dorées et redorées, ou repeintes dix fois. »

Juliette Lévy-Hinstin s'enthousiasme des glacis appliqués sur des feuilles d'argent dans les tons vert, bleu (très rare aussi à l'époque), violet, jaune, rouge, orangé. Technique qui donne un aspect métallique et brillant à la polychromie, et la protège de l'oxydation.

La responsable du projet est d'autant plus heureuse qu'a été décidé le dégagement de repeints datant du XVIIIe siècle qui dissimulaient les couleurs originelles. « Ça va jeter un maximum ! », confiait-elle, imaginant déjà l'éclat retrouvé de la polychromie, la réapparition des couleurs du XVIe  siècle, la barbe bleue grise, et plus noire, de saint Antoine...

Le travail, estimé à 180 jours, débute par le refixage des parties écaillées et soulevées, parallèlement au dépoussiérage. Les sculptures sont ensuite nettoyées pour enlever « la crasse prise dans les vernis posés après le XVIIIe siècle ».

L'opération se pratique notamment grâce à un gel que fabriquent les restauratrices avec des solvants. « C'est plus efficace et cela ne pénètre pas comme un liquide que l'on frotte », précise Juliette Lévy-Hinstin. « Rien qu'en nettoyant, les sculptures reprennent une présence. C'est spectaculaire », se réjouit Pantxika De Paepe. Pour le moment, 90 % du travail se « limitera » à cela.

Une nouvelle intervention a donc été validée : il s'agit d'enlever les repeints. Ils se situent sur le sol des trois grandes statues (recouvert d'une couleur rose, sans doute plus conforme à la mode du XVIIIe   siècle que le vert originel) et sur des parties des vêtements de saint Jérôme et de Guy Guers, le commanditaire du retable.

Cette opération prend du temps ; elle se pratique avec un petit scalpel, sous microscope. Quatre jours rien que pour le col d'une tunique. « Mais comme ils ont souvent laissé de la poussière entre la couche originelle et le repeint, ça adhère moyennement et ça s'enlève assez facilement », explique Juliette Lévy-Hinstin.

Pour le reste, on ne sait pas encore ce qui sera entrepris. Ce sera au comité de suivi de répondre aux questions des restauratrices et de décider des orientations, en s'appuyant sur les investigations scientifiques menées par le C2RMF. Cela concernera, par exemple, ce qu'elles feront des lacunes, ces parties altérées d'aspect blanc. « On peut appliquer une teinte neutre ou faire une retouche illusionniste de la couleur pour imiter celle environnante, tout étant réversible. »

Comme il est d'usage, le C2RMF va réaliser une campagne de photographies pour documenter le rapport de restauration, « conserver la mémoire du passé et du travail entrepris », indique Benoît Delcourte, responsable de la filière sculptures au C2RMF. Cerise sur le gâteau, le centre va également mener une campagne de photogrammétrie en 3D, qui pourra servir à créer un outil ludique pour les visiteurs. Cela contribuera à aider l'équipe du musée colmarien à mettre davantage en valeur ces sculptures, jusqu'alors éclipsées par les panneaux peints de Grünewald dont la restauration a débuté lundi à Colmar.
Annick WOEHL

 

 
 

 

retable d'Issenheim : Contre l'oubli

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:01:49

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Alsace
retable d'Issenheim : Contre l'oubli

 
Les sculptures, à Unterlinden, au moment de leur départ pour Paris.
Si on vous dit retable d'Issenheim, vous imaginez les grands panneaux peints, le Christ crucifié avec sa main tordue de douleur, le Christ ressuscité dans son halo de lumière psychédélique...

Mais le retable, ce sont aussi les sculptures de l'atelier strasbourgeois de Nicolas de Haguenau : saint Antoine sur son trône ; Jérôme et Augustin en pied (1,60 et 1,64 m) ; les apôtres et Jésus en plan rapproché (45 et 58 cm) ; le commanditaire du retable, Guy Guers, en petit format. Cet ensemble sculpté se trouvait dans une caisse en bois ouvragé très haute, qui a été détruite, remplacée aujourd'hui par une caisse de 1930, dessinée par Hansi. L'ensemble était un objet de dévotion pour les pèlerins venus demander à saint Antoine de les guérir du « mal des ardents » (ou ergotisme). « Mais saint Antoine était aussi celui qui pouvait punir en donnant la maladie, précise la conservatrice Pantxika de Paepe. Il faut toujours faire peur pour que perdure la foi. »

La première restauration identifiée des sculptures date de 1884 (1794 pour les panneaux peints). Deux autres ont suivi, l'une en 1889 et l'autre en 1985-1986. Celle menée actuellement soulève des questions sur l'histoire du retable. « La qualité de la polychromie, la superposition de glacis, le choix des couleurs de ces glacis renvoient à la technique des panneaux peints, explique Pantxika De Paepe. On aurait envie d'imaginer que c'est l'atelier de Grünewald qui a réalisé la polychromie des sculptures. Et de là, l'idée que l'ensemble aurait été réalisé dans un lieu unique. »
A.W.

 

 
 

 

Sdis Les pompiers vendent des véhicules aux enchères

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:42:08

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Sdis Les pompiers vendent des véhicules aux enchères
 

 
Ce fourgon Renault T35 de 1990, avec 35 139 km au compteur, a été mis à prix 200 EUR. Qui dit mieux ? Photo Sdis 67
Le service départemental d'incendie et de secours (Sdis) se sépare de 16 véhicules. Après des années de bons et loyaux services dans des casernes du Bas-Rhin, des utilitaires et des voitures sont mis aux enchères. Il y a un même un fourgon pompe-tonne de 2 000 litres - mieux vaut savoir bricoler puisque l'engin a une fuite sur le moteur...

Les véhicules, cédés en l'état, seront à aller chercher sur une dépanneuse ou sur une remorque plateau. La vente est réservée aux professionnels. Hélas, l'acquisition ne fera pas « pin-pon ». Les équipements spécifiques comme la sirène, les gyrophares, les radios et le balisage rouge et jaune seront retirés.

Les mises à prix varient de 100 EUR à 1 200 EUR. Les enchères sont prises jusqu'à dimanche sur le site internet : www.webencheres.com

 

 
 

Vignoble Ried SCoT : on valide

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:13:12

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Vignoble Ried SCoT : on valide
 

 
Document d'urbanisme, le SCoT permet entre autres de préserver les paysages (ici les Merelles à Lapoutroie) en évitant les constructions anarchiques. Archives L'Alsace/Thierry Gachon
Les élus du syndicat mixte Montagne Vignoble Ried ont certainement poussé un soupir de soulagement mercredi dernier lorsqu'ils ont apposé leur signature au document final de révision du SCoT (schéma de cohérence territoriale).

Quatre ans de travaux ont en effet été nécessaires pour mener à bien cette révision, laquelle fixe les grandes lignes du développement jusqu'en 2035 de ce territoire qui englobe les communautés de communes de la vallée de Kaysersberg et du Pays de Ribeauvillé.

Pour rappel, cette révision du précédent SCoT, qui datait de 2010, avait dû être faite pour prendre en compte deux nouvelles lois, la loi Grenelle (environnement) et la loi Alur (logement et urbanisme).
Touffu, mais utile

Pour rappel encore, ce SCoT révisé avait été finalisé début 2017, puis avait dû suivre tout un cheminement administratif avant la dernière étape, l'enquête publique l'automne dernier (notre édition du 1er septembre 2018). Une fois intégrées les remarques et recommandations de cette enquête, c'est donc « LE » document final qui a été signé mercredi soir.

Précision importante : si le SCoT est un document touffu, il mérite cependant d'être consulté par les administrés, car il concerne leur territoire de façon très concrète.

Sans vouloir (ni pouvoir) être exhaustifs, nous pouvons indiquer les principales modifications.
Soutenir l'agriculture autant que possible

Agriculture et viticulture. De nombreuses modifications visent à soutenir ou préserver l'agriculture. Ainsi, il est rappelé noir sur blanc que l'élevage en montagne « favorise le maintien des espaces ouverts ». Les prairies (ainsi que les bois) existant dans le vignoble devront être préservées, « tout en respectant les aires AOC ». Le tourisme de nature devra respecter les espaces agricoles et viticoles. Les activités agricoles sont clairement indiquées dans les objectifs de développement d'emplois et d'activités.

Les constructions d'équipements collectifs devront être compatibles avec une activité agricole, pastorale ou forestière sur le terrain où ils seront construits ; par ailleurs, ils ne devront pas porter atteinte aux paysages et aux espaces naturels.

Les « coupures paysagères », qui visent à laisser des espaces naturels entre les villages, devront rester exploitables et accessibles aux agriculteurs.

Pour la viticulture plus spécifiquement, le maintien des activités viticoles dans le tissu urbain devra être garanti.

Paysage. Ce qu'on appelle le « bâti diffus » existant devra pouvoir évoluer, mais les extensions devront respecter strictement l'intégration architecturale et paysagère. Idem pour les constructions dans les espaces agricoles. De la même manière, les extensions urbaines devront respecter les toitures traditionnelles, les tons des façades, etc.
Logement : éviter l'extension

Tourisme. Les colonies de vacances ou sanatoriums (Salem) pourront être transformés non seulement en hébergements touristiques mais également en lieux d'activités touristiques, ce qui permettra un choix plus large dans les projets d'aménagements.

Logement et urbanisme. Dans les 2 800 logements neufs prévus à l'horizon 2035, le syndicat mixte avait indiqué que la construction de résidences secondaires ou de tourisme ne devait pas dépasser 25 % de ces nouveaux logements.

Mais les élus n'ont pas le droit de vérifier la destination d'une nouvelle construction. Leur marge de manoeuvre pour éviter la multiplication des hébergements de tourisme au détriment des « vrais » logements est donc mince.

Le SCoT doit donc s'en tenir au pourcentage obligatoire des nouveaux logements (qu'ils soient résidentiels ou de tourisme) qui seront à construire en densification urbaine par le comblement des « dents creuses » ou la réutilisation des friches : 44 %.
Produits phytosanitaires : réduire les nuisances

Par ailleurs, pour les nouveaux quartiers, le stationnement sera regroupé aux abords afin de laisser l'espace du quartier aux déplacements doux et aux loisirs.

Eau. L'interdiction de construire près des cours d'eau passe de 20 mètres à 6 mètres.

Risques et nuisances. En matière de risques d'inondations, les communes ou comcom pourront refuser les constructions dans les secteurs exposés (comme le prescrivent les plans de prévention des inondations) ; lorsque ces secteurs sont déjà urbanisés, elles « mettront en oeuvre » des mesures pour réduire ces risques. Elles pourront également « étudier » les possibilités de réduire les nuisances dues aux produits phytosanitaires des secteurs résidentiels lorsqu'ils sont proches des zones agricoles, et surtout viticoles. Elles pourront également limiter les possibilités de construire près des champs électromagnétiques générés par les lignes à haute tension et les émetteurs de radiofréquence.
Françoise Marissal CONSULTER Le SCoT peut être consulté sur le site scot-mvr.org Il sera également disponible dans les mairies et communautés de communes d'ici deux mois.

Deux points ont soulevé des inquiétudes ou oppositions chez les élus. D'une part, l'objectif d'augmentation démographique de 3 % pour chaque commune.

Maire d'Ostheim, commune susceptible d'attirer de nouveaux habitants, Bernard Kempf craint de voir son développement démographique bloqué. Gabriel Sigrist lui a précisé qu'il ne s'agissait que de projections, qui pouvaient être adaptées chaque année. Bernard Kempf est resté dubitatif.Dans le canton vert, quatre communes (Fréland, Labaroche, Orbey, Le Bonhomme) sont opposées aux objectifs d'un minimum des logements par hectare pour les nouveaux projets : 30 pour les bourgs centres, 25 pour les autres communes. Explication de Jean-Louis Barlier, maire de Fréland : « Quand des gens choisissent de vivre loin, c'est pour avoir plus de place. Si les nouveaux habitants doivent se contenter de petits terrains comme en plaine, ils estimeront que ce n'est pas la peine de venir construire chez nous. » Quant à la densification de l'espace urbain, il n'y croit pas : « Les communes ne sont pas maîtres du foncier. Préempter ou acheter ? Nous n'avons pas les moyens. D'un autre côté, ces terrains sont trop petits pour intéresser des promoteurs privés. » Tout comme Bernard Kempf, il est dubitatif sur la possibilité d'adapter les chiffres chaque année. Le SCoT a donc été voté par 26 voix pour, deux abstentions (Ostheim) et six voix contre (Orbey, Fréland, Le Bonhomme, Labaroche).

 

 
 

Vallée de munster A un an des municipales : Fauteuils à bascule

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:13:43

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Vallée de munster A un an des municipales
Vallée de munster A un an des municipales : Fauteuils à bascule
Qui repart ? Qui s'arrête ? Qui réfléchit encore ? La tendance chez les maires de la vallée de Munster,à un an des élections municipales, laisse présager un grand renouvellement.

 
Au minimum cinq maires sur les 16 de la communauté de communes so
le paysage politique de la vallée de Munster changera en profondeur en mars 2020. Le retrait d'au moins cinq maires, mais certainement plus dans les mois à venir, aura aussi des conséquences à la communauté de communes. Où trois vice-présidents sont sur le départ (Pierre Gsell, Christian Ciofi, Daniel Furth). Le point à un an de l'échéance.
ILS REMPILENT

Maire de Munster depuis 2008, Pierre Dischinger a été le premier à annoncer officiellement qu'il briguerait un troisième mandat dans le chef-lieu. Il a dévoilé ses intentions lors du dernier conseil municipal suite à une question de l'opposition (DNA du 28/02). Dans le débat qui s'est engagé, il a précisé qu'il était déjà en train de constituer sa nouvelle équipe, et qu'il espérait que l'une ou l'autre liste émerge face à lui dans un an.

La conseillère régionale Denise Buhl compte bien se représenter en mars 2020 à Metzeral. « A priori, je repars bien sûr », confie la vice-présidente de la communauté de communes. En 2014, elle avait pris la succession d'André Kaesser, qui venait d'enchaîner six mandats à la mairie.

À Muhlbach-sur-Munster, Patrick Althusser sera en lice pour un troisième mandat. Il considère « qu'il y a encore beaucoup de choses à terminer et à pérenniser » après douze années qui ont vu aboutir des projets structurants, de la nouvelle boulangerie-pâtisserie aux pavillons pour personnes âgées.

Maire de Wihr-au-Val depuis 2014, Gabriel Burgard a plus ou moins vendu la mèche à son dernier conseil municipal. « La question m'a été posée de façon indirecte. On discutait de notre périscolaire, et des solutions pour trouver de la place, et j'ai annoncé que j'étais motivé à l'idée de mener ce projet jusqu'au bout, comme celui de l'eau d'ailleurs ».

Au service de la commune « depuis plus de 40 ans », Jean-Louis Feuerstein est sur la ligne de départ pour un deuxième mandat à Soultzbach-les-Bains. Il y a connu toutes les étapes : conseiller municipal, adjoint, et enfin maire.
ILS DISENT STOP

Maire indéboulonnable de Breitenbach depuis 25 ans, Pierre Gsell a décidé de s'arrêter pour privilégier « des projets personnels », mais aussi en réaction « aux différentes politiques menées à l'encontre du monde rural pour le pousser à tout mutualiser. C'est une mauvaise idée car ce seront les contribuables qui paieront la note ». En plus de la mairie, l'ancien conseiller général (2004-2015) lâche aussi la présidence de l'office de tourisme et du syndicat mixte des stations de montagne.

La nouvelle était déjà officieuse. Christian Ciofi ne sera pas candidat à sa succession à Soultzeren dans un an. « Après 31 ans de mandat, dont 25 de maire, je n'ai peut-être plus la gnaque suffisante. Il faut du sang neuf, renouveler un peu ». Lui-même avait pris les rênes de la commune très jeune : il avait seulement 33 ans.

À Griesbach-au-Val, Daniel Furth avait déjà annoncé la couleur en 2014. Il reste « fidèle » à sa parole. « En mars 2020, j'aurai consacré 31 ans à la vie publique au cours de mes cinq mandats (deux de maires, deux comme adjoint, un comme conseiller). J'estime que ça suffit. Place aux jeunes et à de nouvelles idées ».

Francis Klein, à Luttenbach-près-Munster, estime qu'il « faut être raisonnable ». « Il y a un temps pour tout. J'ai près de 75 ans et je ne suis pas sénateur », plaisante l'élu. Maire depuis 1989, il détient des records de longévité. « Je termine mon cinquième mandat, et j'en avais déjà fait deux comme conseiller auparavant ». Il a déjà en tête un successeur, même s'il reconnaît que la fonction est de « moins en moins agréable » et avec de « moins en moins de moyens ».

Volontaire en 2008 à Wasserbourg alors en pénurie de candidat, Gilbert Ruhlmann était reparti pour un tour en 2014. Cette fois, il ne fera pas campagne. « C'était une belle expérience, ça maintient en forme mais j'ai l'âge pour arrêter ». Il ne s'inquiète pas pour l'avenir. « Une très bonne relève s'annonce avec mon premier adjoint ».
ILS SE TÂTENT

Maire d'Eschbach-au-Val depuis cinq mandats et président de la communauté de communes depuis 2008, Norbert Schickel considère qu'il est «trop tôt» pour se prononcer. A ce satde, «aucune décision n'est prise».

Élu en 2014 à Hohrod, Bernard Florence laisse planer le suspense. Il se donne « jusqu'à l'automne » avant de prendre une décision. « C'est ce qu'on a décidé avec mon équipe. On verra à ce moment-là. Tout est envisageable ».

À Stosswihr, Michel Klinger a été élu maire en 2017 lors d'élections partielles organisées suite à la disparition du maire sortant - depuis quatre mandats - Louis Schermesser. « Des réflexions sont en cours, mais rien n'a encore été acté », précise son successeur. Sa position devrait être connue avant l'été.

André Tingey, maire de Gunsbach, laisse lui aussi une petite part au doute. « C'est encore un peu tôt, mais je me prononcerai bientôt », dit-il. Après quatre mandats au conseil municipal, il avait succédé à Jean-Louis Schiele aux élections municipales de 2014.

À Mittlach, Bernard Zinglé n'a pas encore décidé s'il se lancera pour un quatrième mandat de maire. « C'est encore très loin, on verra en fin d'année ».
Philippe VIGNERON Jean-Jacques Oberlin, à Sondernach, n'a pas souhaité répondre à nos questions. Il est maire de la dernière commune de la Grande Vallée depuis cinq mandats. La tendance serait à un départ.

Jean-Jacques Oberlin, à Sondernach, n'a pas souhaité répondre à nos questions. Il est maire de la dernière commune de la Grande Vallée depuis cinq mandats. La tendance serait à un départ.

 
 

 

Montagne vignoble Ried La révision est arrivée à son terme, SCoT : on valide

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:14:37

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Montagne vignoble Ried La révision est arrivée à son terme
Montagne vignoble Ried La révision est arrivée à son terme, SCoT : on valide
La révision du SCoT est enfin arrivée à son terme après quatre ans de travaux. Il définit les grandes lignes d'évolution du territoire Montagne Vignoble Ried jusqu'en 2035.

 
Document d'urbanisme, le SCoT permet entre autres de préserver les paysages (ici les Merelles à Lapoutroie) en évitant les constructions anarchiques.
Les élus du syndicat mixte Montagne Vignoble Ried ont certainement poussé un soupir de soulagement mercredi dernier lorsqu'ils ont apposé leur signature au document final de révision du SCoT (schéma de cohérence territoriale).

Quatre ans de travaux ont en effet été nécessaires pour mener à bien cette révision, laquelle fixe les grandes lignes du développement jusqu'en 2035 de ce territoire qui englobe les communautés de communes de la vallée de Kaysersberg et du Pays de Ribeauvillé.

Pour rappel, cette révision du précédent SCoT, qui datait de 2010, avait dû être faite pour prendre en compte deux nouvelles lois, la loi Grenelle (environnement) et la loi ALUR (logement et urbanisme).
C'est « LE » document final qui a été signé mercredi soir

Pour rappel encore, ce SCoT révisé avait été finalisé début 2017, puis avait dû suivre tout un cheminement administratif avant la dernière étape, l'enquête publique l'automne dernier (notre édition du 1er septembre 2018). Une fois intégrées les remarques et recommandations de cette enquête, c'est donc « LE » document final qui a été signé mercredi soir.

Sans vouloir (ni pouvoir) être exhaustifs, nous pouvons indiquer les principales modifications.
Agriculture et viticulture

De nombreuses modifications visent à soutenir ou préserver l'agriculture. Ainsi, il est rappelé noir sur blanc que l'élevage en montagne « favorise le maintien des espaces ouverts ». Les prairies (ainsi que les bois) existant dans le vignoble devront être préservées, « tout en respectant les aires AOC ». Le tourisme de nature devra respecter les espaces agricoles et viticoles. Les activités agricoles sont clairement indiquées dans les objectifs de développement d'emplois et d'activités.

Les constructions d'équipements collectifs devront être compatibles avec une activité agricole, pastorale ou forestière sur le terrain où ils seront construits ; par ailleurs, ils ne devront pas porter atteinte aux paysages et aux espaces naturels.

Les « coupures paysagères », qui visent à laisser des espaces naturels entre les villages, devront rester exploitables et accessibles aux agriculteurs.

Pour la viticulture plus spécifiquement, le maintien des activités viticoles dans le tissu urbain devra être garanti.
Paysage

Ce qu'on appelle le « bâti diffus » existant devra pouvoir évoluer, mais les extensions devront respecter strictement l'intégration architecturale et paysagère. Idem pour les constructions dans les espaces agricoles. De la même manière, les extensions urbaines devront respecter les toitures traditionnelles, les tons des façades, etc.
Tourisme

Les colonies de vacances ou sanatoriums (Salem) pourront être transformés non seulement en hébergements touristiques mais également en lieux d'activités touristiques, ce qui permettra un choix plus large dans les projets d'aménagements.
Logement et urbanisme

Dans les 2 800 logements neufs prévus à l'horizon 2035, le syndicat mixte avait indiqué que la construction de résidences secondaires ou de tourisme ne devait pas dépasser 25 % de ces nouveaux logements.

Mais les élus n'ont pas le droit de vérifier la destination d'une nouvelle construction. Leur marge de manoeuvre pour éviter la multiplication des hébergements de tourisme au détriment des « vrais » logements est donc mince.

Le SCoT doit donc s'en tenir au pourcentage obligatoire des nouveaux logements (qu'ils soient résidentiels ou de tourisme) qui seront à construire en densification urbaine par le comblement des « dents creuses » ou la réutilisation des friches : 44 %.

Par ailleurs, pour les nouveaux quartiers, le stationnement sera regroupé aux abords afin de laisser l'espace du quartier aux déplacements doux et aux loisirs.
Eau

L'interdiction de construire près des cours d'eau passe de 20 mètres à 6 mètres.
Risques et nuisances

En matière de risques d'inondations, les communes ou comcom pourront refuser les constructions dans les secteurs exposés (comme le prescrivent les plans de prévention des inondations) ; lorsque ces secteurs sont déjà urbanisés, elles « mettront en oeuvre » des mesures pour réduire ces risques. Elles pourront également « étudier » les possibilités de réduire les nuisances dues aux produits phytosanitaires des secteurs résidentiels lorsqu'ils sont proches des zones agricoles, et surtout viticoles. Elles pourront également limiter les possibilités de construire près des champs électromagnétiques générés par les lignes à haute tension et les émetteurs de radiofréquence.
Françoise MARISSAL Le SCoT peut être consulté sur le site scot-mvr.org Il sera également disponible dans les mairies et communautés de communes d'ici deux mois.

Le SCoT peut être consulté sur le site scot-mvr.org Il sera également disponible dans les mairies et communautés de communes d'ici deux mois.

 
 

 

Confrerie Saint-Etienne veut élargir son public

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:49:10

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Confrerie Saint-Etienne veut élargir son public
 

 
Les membres de la confrérie Saint-Etienne ont pour mission de valoriser le patrimoine vinique d'Alsace, qu'il soit matériel ou immatériel. Photo L'Alsace/Dom Poirier
« On a beaucoup de secrets, mais on souhaite les partager », affirme Jean-Louis Vézien, grand maître 2019 de la confrérie Saint-Étienne. Car même si les membres partagent des codes établis depuis des lustres, ils sont ouverts aux nouveaux membres, fussent-ils néophytes. En témoignent de régulières initiations à la dégustation, ainsi que des chapitres ouverts à tous les publics (lire encadré ci-contre).

Les objectifs de Jean-Louis Vézien pour son mandat annuel tiennent en trois points forts. Tout d'abord en développant les activités de la confrérie, avec son major Céline Stentz, viticultrice à Wettolsheim, membre du conseil des jeunes et « divine » hyperactive. Ensuite, en multipliant les activi-tés au château Lazare-de-Schwendi, situé à Kientzheim. Ce monument historique datant du XIIIe siècle appartient à la confrérie depuis 1973.

Jean-Louis Vézien souhaite également renforcer les synergies entre le musée du Vignoble et des Vins d'Alsace, à Kaysersberg, la confrérie et le Civa (Conseil interprofessionnel des vins d'Alsace), dont il a été le directeur durant 20 ans. « Je rêve de construire une nouvelle salle moderne qui pourrait accueillir des expositions temporaires et redynamiser l'accueil du public », dit-il, déplorant que les actions de la confrérie soient souvent mieux connues et appréciées à l'étranger que dans la région.
L'universalitédes vins d'Alsace

Autre thème cher à Jean-Louis Vézien : l'universalité des vins d'Alsace, « par leur richesse et leur diversité, parce qu'ils s'accordent à toutes les cuisines du monde et en toutes circonstances, et parce qu'ils sont des vins inimitables, tant par la variété de leurs terroirs que par le climat alsacien si typique ». Et de rappeler que les vins d'Alsace sont distribués dans 130 pays différents.

Céline Stentz a, quant à elle, décidé de réactiver le voyage annuel des jeunes conseillers, abandonné il y a 19 ans, ce qui leur permettra « de découvrir non seulement comment les choses se passent dans le Piémont italien en matière d'oenotourisme, mais aussi de renforcer les liens entre les jeunes viticulteurs ». C'est aussi elle qui proposera des ateliers d'initiation et des soirées accords mets-vins ouverts à tous, sur réservation.

Rappelons enfin que la vente aux enchères de vins issus de l'oenothèque de la confrérie - qui compte 65 000 flacons -, se déroulera le 23 novembre prochain.

Pierre Ruhlmann, viticulteur et passionné d'histoire, sera le grand maître 2020. Il profitera de son mandat pour rendre hommage à Lazare-de-Schwendi, évoquera l'évolution du vin d'Alsace de 1920 à 2020 et proposera une soirée vendange qui lui tient particulièrement à coeur. « Elle sera comme autrefois, conviviale et festive », promet-il.
Dom POIRIER

Chapitres au château de la Confrérie à Kientzheim

Le 12 avril Chapitre exceptionnel conjoint avec la Confrérie du Taste-Fromage organisée par le Chancelier-Receveur Jean-Paul Goulby.

Le 15 juin Chapitre solennel « les vins d'Alsace et l'humanisme » par Hubert Maetz, chef du Rosenmeer, à Rosheim.

Le 21 septembre Chapitre solennel « les vins d'Alsace et les arts » avec Frédéric Tagliani, Quai 21.

Le 26 octobre Chapitre solennel « les vins d'Alsace à travers le monde » avec Patrick Fullgraff.

Le 23 novembre Chapitre solennel « les vins d'Alsace, économie et politique » avec Olivier Nasty,

Chapitres à l'étranger

Le 11 juillet à Los Angeles, 13 juillet à Fort Worth (Texas), le 26 novembre à Londres et le 6 ou le 13 décembre à Bruxelles.

Initiations à la dégustation

Les 13, 20 et 27 mars au château Lazare-de-Schwendi.

Dégustations de millésimes anciens

Le 16 mai, le muscat à travers les âges. Le 20 juin, le pinot noir de 1995 à 2000. Le 5 septembre, le terroir granitique. Le 17 octobre, les diamants sont éternels (surprise). 12 décembre le riesling garde son sang-froid.

Mariages mets/vins

L'air le 25 avril avec Henri Gagneux chef de La Palette à Wettolsheim.

L'eau le 23 mai avec la poissonnerie Le Chalutier.

Le feu le 3 octobre avec la Maison Hirose, boulanger pâtissier Franco-Japonais.

La terre le 7 novembre avec la boucherie Art Boucherie qui propose exclusivement du gibier.

Les rencontres du Château Schwendi : Et pourquoi pas nous ?

« Il semblerait que les vignerons alsaciens ont tendance à se déprécier. L'objectif de cette conférence est de situer les vins d'Alsace parmi les grandes appellations françaises. Avec Fabrice Renner, caviste à Saint-Louis, et Jérôme Gagnez chroniqueur vins sur France Inter », nous explique Céline Stentz, Major 2019 et viticultrice.

 

 
 

Pays Rhin-Brisach Le conseil communautaire a débattu du PADD du PLUI : Le PADD en questions

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:16:38

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Pays Rhin-Brisach Le conseil communautaire a débattu du PADD du PLUI
Pays Rhin-Brisach Le conseil communautaire a débattu du PADD du PLUI : Le PADD en questions
Les élus ont débattu pendant 2 heures du projet d'aménagement et de développement durable (PADD), trame du futur plan local d'urbanisation intercommunal (PLUI). Routes, écologie, tourisme ont nourri les discussions.

 
La commune de Logelheim est fortement pénalisée par le point de départ retenu, au 14 décembre 2016, daye d'approbation du SCoT de Colmar. Deux lotissements ont été aménagés depuis cette date, consommant l'essentiel des droits à sonctruire accordés dans le cadre du PLUI.
Présenté dans les 29 conseils municipaux des communes membres du Pays Rhin-Brisach, le PADD est encore amené à évoluer, même si ses grands principes sont arrêtés. Nerf de la guerre - et des inquiétudes des habitants - les droits à construire dépendront du type de communes. Et ils ont été sensiblement revus à la baisse par rapport à l'existant : loi SRU, Grenelle, ALUR et Schéma de cohérence territoriale (SCoT) sont passés par là. Les possibilités d'expansion - beaucoup de discussions ont tourné autour de cette question - dépendront du type de commune. Elles ont été classées en trois groupes. Le tripôle (Biesheim-Volgelsheim-Neuf-Brisach) aura droit à 18 hectares, les « villages-relais » à 5, les autres à 3. Sauf Fessenheim, qui bénéficiera de 7 hectares pour accroître son habitat. Pierre Wunsch (directeur-adjoint de l'Adhaur) estime que « c'est bien plus que ce que vous auriez pu obtenir en défendant chacun votre propre PLU ».
Les routes

Arlette Bradat, maire de Weckolsheim, rappelle que sa commune souffre déjà d'une forte circulation. « Comment éviter un trafic supplémentaire », lié au développement touristique et économique ? D'autant plus, estime-t-elle, que les possibilités d'urbanisation dans le secteur seront fortement limitées »

Pierre Wunsch pense que les possibilités d'urbanisation correspondent aux besoins. « A raison de 20 logements à l'hectare, cela représente 60 logements pour les villages qui n'ont que 3 hectares ».

En complément, le maire de Dessenheim Alexis Clur s'interroge sur la matérialisation d'un tracé dans le PADD, pour le contournement de Weckolsheim par le sud, « plus long, plus coûteux. Ne se tire-t-on pas une balle dans le pied en se positionnant de cette manière ? »

« On n'est pas obligé de choisir un tracé », reconnaît Pierre Wunsch. Relancé par le maire de Dessenheim, le directeur-adjoint de l'Adhaur propose de « supprimer graphiquement » le choix d'un tracé, tout en conservant le principe du contournement. « Il faut une réunion avec les maires concernés, propose Gérard Hug.
Le tourisme

Richard Alvarez n'a pas les problèmes de ses collègues concernant l'extension de la construction. Neuf-Brisach ne sortira pas de ses murs. Le maire de la commune s'inquiète plutôt de certains manques dans le projet : « on ne parle plus de tourisme fluvial. Il faudrait remettre à jour le canal du Rhône-au-Rhin, disparu sous les arbres. On pourrait aussi faire figurer l'ensemble des points d'eaux. C'est valorisant pour une commune ».

« On va rajouter la remise en état des canaux dans le PADD », approuve Pierre Wunsch. « On tiendra aussi compte des remarques sur les dessertes cyclables qui sont remontées. »

Alexis Clur soulève le problème des corridors écologiques, prévus dans le schéma régional et le SCoT de Colmar. « Est-ce qu'ils devront être matérialisés, va-t-on devoir planter des haies, des arbustes ? »

« Ce sont des espaces non-constructibles, selon des principes de liaison de la biodiversité. On a repris les éléments du Département, il n'y a aucune obligation autre que la préservation de l'existant. Ce ne sont pas des espaces qui demanderont des plantations », résume Pierre Wunsch.
Un cas particulier : Logelheim

Roger Groshaeny intervient pour évoquer Logelheim, sa commune, victime collatérale du choix du 15 décembre 2016 comme date de référence. Toutes les constructions décidées depuis entrent en compte dans la surface constructible allouée dans le PLUI. « 80 logements ont été ajoutés, dans deux lotissements. On a aussi 1 à 1,5 hectare de dents creuses dans le village, mais dans des secteurs inondables. On est presque au bout des 3 hectares... »

Pierre Wunsch déplore la situation « qui existe ailleurs, mais pas à ce point. Vous êtes contraints ». Il n'a pas de solution à proposer. « Il est difficile de vous faire monter en village-relais, ce ne serait pas justifiable, vous souffrez aussi de votre situation, entre Sundhoffen et Sainte-Croix-en-Plaine. »
L'économie

La zone Ecorhena justifie des quotas de zones constructibles supplémentaires à Balgau et Nambsheim, à hauteur de deux hectares. Cela n'a pas échappé à Dominique Schmitt et Betty Muller. Les maires de Heiteren et Geiswasser, appuyés par Pierre Engasser (Balgau), revendiquent les mêmes droits, rappelant « qu'avant d'être baptisé Ecorhéna, ces 200 hectares constituaient la zone BNHG pour Balgau-Nambsheim-Heiteren-Geiswasser ».

Tout en rappelant les conditions - les terrains doivent être « gelés », servir de variable d'ajustement en cas de développement important de la zone Ecorhena - Pierre Wunsch le dit franchement : « C'est possible mais si quatre communes ont 2 hectares chacune, ce ne sera pas possible », les services de l'Etat étant particulièrement attentifs à une limitation des zones constructibles. « Il y aura des conditions d'ouverture, sinon c'est injouable, indéfendable ».
Le droit

Et si tout ce travail était inutile ? Eric Scheer s'inquiète de la validité juridique du travail élaboré sur la zone Ecorhena. « Des études faune-flore sont en cours et ne seront pas achevées. Comment peut-on partir sur une enquête publique dans ces conditions ? », interroge le maire de Kunheim. La réponse devrait venir des services de l'Etat, le calendrier étant contraint : le PLUI ne peut être repoussé au-delà de 2019. « La DDT s'interroge, une réunion est prévue avec eux », complète Pierre Wunsch. « On préfère se mettre d'accord avec les services de l'Etat », indique Gérard Hug, pour qui ces terrains « ont vocation à rester classés en zone économique », même si les 200 ha ne seront pas tous exploitables. « On verra ce qui restera, après l'étude ».
Cyril TROMSON

 

 
 

 

Sur le vif : « Les gens s'en foutent »
- LYCÉE (Patrick Clur) : « On parle beaucoup de l'augmentation de la population, de 34 à 38 000 habitants, mais que fait-on pour nos jeunes ? Les lycéens partent à 7 h, rentrent à 19 h, travaillent plus que des salariés aux 35 heures A quand un lycée à l'est de Colmar » ?

- TRANSVERSALE (P. Clur) : « Si on fait une transversale Est-Ouest, tout va être gratté sur les surfaces agricoles et nous, on nous limite à 3 hectares pour préserver les terres. Pourquoi ne pas mettre une meilleure signalisation sur l'autoroute, pour que les poids lourds évitent nos villages ». Réponse de Gérard Hug : « Les chauffeurs mettent le GPS et s'en fichent des panneaux ».

- TRAIN (François Koeberlé), à propos de la possible réouverture de la ligne Colmar-Freiburg : « Beaucoup de constructions ont été faites en limite de voie ferrée à Wolfgantzen, Sundhoffen, Volgelsheim. Ça suscite des interrogations, des inquiétudes ». P. Clur a la réponse : « On fera un contournement. »

DÉCHETS (P. Clur), à propos des déchetteries de Dessenheim et Heiteren : « Il faut les mentionner (dans le projet), parce qu'avec 4 000 personnes de plus, si elles disparaissent, je ne vois pas où iront les gens ». Un conseiller intervient : « Ils prendront le train ».

- ZONAGE (Dominique Schmitt) : « 95 % des gens s'en fichent du PADD. Ce qu'ils veulent connaître, c'est le zonage ».

- CHEVEUX (P. Clur), s'adressant à Pierre Wunsch : « Venez en réunion publique avec les cheveux courts, parce qu'on va vous les tirer ». L'intéressé ne semble pas inquiet : « J'ai survécu jusqu'à présent et j'ai toujours les cheveux longs ».
Cy. Tr.

 

Pays Rhin Brisach Le PADD en questions

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:11:56

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Pays Rhin Brisach Le PADD en questions
 

 
La commune de Logelheim est fortement pénalisée par le point de départ retenu, au 14 décembre 2016, date d'approbation du SCoT de Colmar. Deux lotissements ont été aménagés depuis cette date, consommant l'essentiel des droits à construire accordés dans le cadre du PLUI. Photo DNA/Nicolas Pinot
Présenté dans les 29 conseils municipaux des communes membres du Pays Rhin-Brisach, le PADD (projet d'aménagement et de développement durable) est encore amené à évoluer, même si ses grands principes sont arrêtés. Nerf de la guerre - et des inquiétudes des habitants - les droits à construire dépendront du type de communes. Et ils ont été sensiblement revus à la baisse par rapport à l'existant : loi SRU, Grenelle, ALUR et Schéma de cohérence territoriale (SCoT) sont passés par là. Les possibilités d'expansion - beaucoup de discussions ont tourné autour de cette question - dépendront du type de commune. Elles ont été classées en trois groupes. Le tripôle (Biesheim-Volgelsheim-Neuf-Brisach) aura droit à 18 hectares, les « villages-relais » à 5, les autres à 3. Sauf Fessenheim, qui bénéficiera de 7 hectares pour accroître son habitat. Pierre Wunsch, directeur-adjoint de l'Adhaur (Agence départementale d'aménagement et d'urbanisme du Haut-Rhin), estime que « c'est bien plus que ce que vous auriez pu obtenir en défendant chacun votre propre PLU ».
Les routes

Arlette Bradat, maire de Weckolsheim, rappelle que sa commune souffre déjà d'une forte circulation. « Comment éviter un trafic supplémentaire », lié au développement touristique et économique ? D'autant plus, estime-t-elle, que les possibilités d'urbanisation dans le secteur seront fortement limitées. »

Pierre Wunsc h pense que les possibilités d'urbanisation correspondent aux besoins. « À raison de 20 logements à l'hectare, cela représente 60 logements pour les villages qui n'ont que 3 hectares. »

En complément, le maire de Dessenheim Alexis Clur s'interroge sur la matérialisation d'un tracé dans le PADD, pour le contournement de Weckolsheim par le sud, « plus long, plus coûteux. Ne se tire-t-on pas une balle dans le pied en se positionnant de cette manière ? »

« On n'est pas obligé de choisir un tracé », reconnaît Pierre Wunsch. Relancé par le maire de Dessenheim, le directeur-adjoint de l'Adhaur propose de « supprimer graphiquement » le choix d'un tracé, tout en conservant le principe du contournement. « Il faut une réunion avec les maires concernés », propose Gérard Hug.
Le tourisme

Richard Alvarez n'a pas les problèmes de ses collègues concernant l'extension de la construction. Neuf-Brisach ne sortira pas de ses murs. Le maire de la commune s'inquiète plutôt de certains manques dans le projet : « On ne parle plus de tourisme fluvial. Il faudrait remettre au jour le canal du Rhône-au-Rhin, disparu sous les arbres. On pourrait aussi faire figurer l'ensemble des points d'eau. C'est valorisant pour une commune. »

« On va rajouter la remise en état des canaux dans le PADD », approuve Pierre Wunsch. « On tiendra aussi compte des remarques sur les dessertes cyclables qui sont remontées. »
L'écologie

Alexis Clur soulève le problème des corridors écologiques, prévus dans le schéma régional et le SCoT de Colmar. « Est-ce qu'ils devront être matérialisés, va-t-on devoir planter des haies, des arbustes ? »

« Ce sont des espaces non-constructibles, selon des principes de liaison de la biodiversité. On a repris les éléments du Département, il n'y a aucune obligation autre que la préservation de l'existant. Ce ne sont pas des espaces qui demanderont des plantations », résume Pierre Wunsch.
Un cas particulier : Logelheim

Roger Groshaeny intervient pour évoquer sa commune de Logelheim, victime collatérale du choix du 15 décembre 2016, comme date de référence. Toutes les constructions décidées depuis entrent en compte dans la surface constructible allouée dans le PLUI. « 80 logements ont été ajoutés, dans deux lotissements. On a aussi 1 à 1,5 hectare de dents creuses dans le village, mais dans des secteurs inondables. On est presque au bout des 3 hectares... »

Pierre Wunsch déplore la situation « qui existe ailleurs, mais pas à ce point. Vous êtes contraints ». Il n'a pas de solution à proposer. « Il est difficile de vous faire monter en village-relais, ce ne serait pas justifiable, vous souffrez aussi de votre situation, entre Sundhoffen et Sainte-Croix-en-Plaine. »
L'économie

La zone Ecorhena justifie des quotas de zones constructibles supplémentaires à Balgau et Nambsheim, à hauteur de deux hectares. Cela n'a pas échappé à Dominique Schmitt et Betty Muller. Les maires de Heiteren et Geiswasser, appuyés par Pierre Engasser (Balgau), revendiquent les mêmes droits, rappelant « qu'avant d'être baptisé Ecorhéna, ces 200 hectares constituaient la zone BNHG pour Balgau-Nambsheim-Heiteren-Geiswasser ».

Tout en rappelant les conditions - les terrains doivent être « gelés », servir de variable d'ajustement en cas de développement important de la zone Ecorhena - Pierre Wunsch le dit franchement : « C'est possible mais si quatre communes ont 2 hectares chacune, ce ne sera pas possible », les services de l'État étant particulièrement attentifs à une limitation des zones constructibles. « Il y aura des conditions d'ouverture, sinon c'est injouable, indéfendable. »
Le droit

Et si tout ce travail était inutile ? Éric Scheer s'inquiète de la validité juridique du travail élaboré sur la zone Ecorhena. « Des études faune-flore sont en cours et ne seront pas achevées. Comment peut-on partir sur une enquête publique dans ces conditions ? », interroge le maire de Kunheim. La réponse devrait venir des services de l'État, le calendrier étant contraint : le PLUI ne peut être repoussé au-delà de 2019. « La DDT s'interroge, une réunion est prévue avec eux », complète Pierre Wunsch. « On préfère se mettre d'accord avec les services de l'État », indique Gérard Hug, pour qui ces terrains « ont vocation à rester classés en zone économique », même si les 200 ha ne seront pas tous exploitables. « On verra ce qui restera, après l'étude. »
Cyril TROMSON

 

 
 

Prisons : Filtrage à Strasbourg, intervention de la police à Colmar

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:17:54

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Prisons
Prisons : Filtrage à Strasbourg, intervention de la police à Colmar

 
Les surveillants de la maison d'arrêt de Colmar ont bloqué l'établissement.
À Strasbourg, dès 6 h hier matin, des surveillants pénitentiaires se sont à nouveau postés devant l'entrée de la maison d'arrêt de Strasbourg dans le quartier de l'Elsau. Ils y sont restés pendant toute la matinée. « Avec l'accord des personnes concernées, des agents ont empêché la transmission entre le service de nuit et le service de jour qui a pu se faire avec une bonne heure de retard », relate Fabrice Meder, secrétaire régional Grand Est du Syndicat pénitentiaire des surveillants (SPS).

Un tas de pneus a bloqué l'accès à la porte principale de l'établissement. « Ce n'est pas un blocage mais un filtrage : on ralentit au maximum le fonctionnement : les parloirs, la venue de professeurs, de bénévoles et autres intervenants extérieurs », précise James Cannière, secrétaire local de Force ouvrière (FO) pénitentiaire.

« On attend avec impatience d'entendre ce que dira Madame Belloubet », poursuit Fabrice Meder. La ministre de la Justice recevra les syndicats pénitentiaires ce jeudi 14 mars.
Évacuation à Colmar

À Colmar, les forces de l'ordre sont intervenues hier à la maison d'arrêt pour faire brièvement évacuer les surveillants afin de faire rentrer un détenu. Ils bloquaient l'entrée de l'établissement dans le cadre du mouvement national.

Le blocage total était prévu de 6 h 30 à 16 h. À 12 h 30 cependant, la police a dû placer un individu sous écrou suite à une garde à vue. Une douzaine de gardiens de la paix sont intervenus pour déloger les surveillants. « Les choses se sont passées dans le calme », a indiqué Romuald Sebillote, secrétaire local FO à la maison d'arrêt de Colmar.

Le mouvement national du personnel pénitentiaire avait commencé mercredi 6 mars, au lendemain de l'agression de deux surveillants de la prison de Condé-sur-Sarthe par un détenu radicalisé.

 

 
 

 

Prisons : Filtrage à Strasbourg, intervention de la police à Colmar

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:18:06

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Prisons
Prisons : Filtrage à Strasbourg, intervention de la police à Colmar

 
Les surveillants de la maison d'arrêt de Colmar ont bloqué l'établissement.
À Strasbourg, dès 6 h hier matin, des surveillants pénitentiaires se sont à nouveau postés devant l'entrée de la maison d'arrêt de Strasbourg dans le quartier de l'Elsau. Ils y sont restés pendant toute la matinée. « Avec l'accord des personnes concernées, des agents ont empêché la transmission entre le service de nuit et le service de jour qui a pu se faire avec une bonne heure de retard », relate Fabrice Meder, secrétaire régional Grand Est du Syndicat pénitentiaire des surveillants (SPS).

Un tas de pneus a bloqué l'accès à la porte principale de l'établissement. « Ce n'est pas un blocage mais un filtrage : on ralentit au maximum le fonctionnement : les parloirs, la venue de professeurs, de bénévoles et autres intervenants extérieurs », précise James Cannière, secrétaire local de Force ouvrière (FO) pénitentiaire.

« On attend avec impatience d'entendre ce que dira Madame Belloubet », poursuit Fabrice Meder. La ministre de la Justice recevra les syndicats pénitentiaires ce jeudi 14 mars.
Évacuation à Colmar

À Colmar, les forces de l'ordre sont intervenues hier à la maison d'arrêt pour faire brièvement évacuer les surveillants afin de faire rentrer un détenu. Ils bloquaient l'entrée de l'établissement dans le cadre du mouvement national.

Le blocage total était prévu de 6 h 30 à 16 h. À 12 h 30 cependant, la police a dû placer un individu sous écrou suite à une garde à vue. Une douzaine de gardiens de la paix sont intervenus pour déloger les surveillants. « Les choses se sont passées dans le calme », a indiqué Romuald Sebillote, secrétaire local FO à la maison d'arrêt de Colmar.

Le mouvement national du personnel pénitentiaire avait commencé mercredi 6 mars, au lendemain de l'agression de deux surveillants de la prison de Condé-sur-Sarthe par un détenu radicalisé.

 

 
 

 

maison d'arrêt Blocage de l'établissement : Les surveillants délogés par la police

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:18:25

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maison d'arrêt Blocage de l'établissement
maison d'arrêt Blocage de l'établissement : Les surveillants délogés par la police
La police a dû intervenir hier à la maison d'arrêt de Colmar pour faire brièvement évacuer les surveillants afin de faire rentrer un détenu. Les surveillants bloquaient l'établissement dans le cadre du mouvement national.

 
Seuls les passages pour question de santé ou de sécurité (ici un pompier) étaient autorisés.
Hier mardi, la police a dû brièvement faire évacuer les surveillants de la maison d'arrêt de Colmar, lesquels bloquaient toute entrée à l'établissement dans le cadre du mouvement national de grogne.

Les surveillants avaient indiqué lundi que le blocage de l'établissement colmarien serait total de 6 h 30 à 16 h, y compris pour les transferts, internements ou extractions judiciaires de détenu (DNA d'hier). Ils ont ouvert le passage uniquement aux interventions médicales ou de sécurité technique ainsi qu'aux reconduites à la frontière.
Le soutien de quatregilets jaunes

Mais en milieu de journée, à 12 h 30, les policiers ont dû placer un individu sous écrou suite à une garde à vue. La dizaine de surveillants présents ont refusé de les laisser entrer.

Le préfet du Haut-Rhin a ordonné leur évacuation par la force. Une douzaine de membres des forces de l'ordre sont intervenus pour déloger les surveillants. « Les choses se sont passées dans le calme », a indiqué Romuald Sebillote, secrétaire local FO à la maison d'arrêt de Colmar.

Une fois le détenu entré dans les lieux, les surveillants ont repris leur veille de blocage, jusqu'à 16 h.

Le matin, de 6 h 30 à 7 h 30, ils avaient reçu le soutien de quatre gilets jaunes de l'association « Gilets jaunes de Colmar ». L'un d'eux est resté sur place, les trois autres ayant dû se rendre à leur travail.

Le blocage des prisons est une réaction nationale aux deux agressions de Condé-sur-Sarthe (deux surveillants blessés) et Château-Thierry (un surveillant blessé) le 5 mars dernier.

Ce mercredi, c'est au tour des prisons de l'Elsau à Strasbourg et d'Oermingen de faire l'objet d'un blocage.
Françoise MARISSAL

 

 
 

 

À Colmar, les surveillants délogés par la police

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:41:01

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À Colmar, les surveillants délogés par la police
 

 
Seules les venues pour question de santé ou de sécurité (ici un pompier) étaient autorisées.

Photo L'Alsace/Françoise Marissal

Ce mardi, la police a dû brièvement faire évacuer les surveillants de la maison d'arrêt de Colmar, lesquels bloquaient toute entrée à l'établissement dans le cadre du mouvement national de grogne.

Les surveillants avaient indiqué lundi que le blocage de l'établissement colmarien serait total de 6 h 30 à 16 h, y compris pour les transferts, internements ou extractions judiciaires de détenu (L'Alsace d'hier). Ils ont ou-vert le passage uniquement aux interventions médicales ou de sécurité technique, ainsi qu'aux reconduites à la frontière.
« Les choses se sont passées dans le calme »

Mais en milieu de journée, sur les coups de 12 h 30, les policiers ont eu à placer en détention un individu suite à une garde à vue. La dizaine de surveillants présents ont alors refusé de les laisser entrer.

Le préfet du Haut-Rhin a ordonné leur évacuation par la force. Une douzaine de membres des forces de l'ordre sont intervenus pour déloger les surveillants. « Les choses se sont passées dans le calme », a indiqué Romuald Sebillote, secrétaire local FO à la maison d'arrêt de Colmar.

Une fois le détenu entré dans les lieux, les surveillants ont repris leur veille de blocage, jusqu'à 16 h. Le matin, entre 6 h 30 et 7 h 30, ils avaient reçu le soutien de quatre gilets jaunes de l'association Gilets jaunes de Colmar. L'un d'eux est resté sur place, les trois autres ayant dû se rendre à leur travail.

Le blocage des prisons est une réaction nationale aux deux agressions de Condé-sur-Sarthe (deux surveillants blessés) et Château-Thierry (un surveillant blessé), le 5 mars dernier.

Ce mercredi, ce sera au tour des prisons de l'Elsau à Strasbourg et d'Oermingen de faire l'objet d'un blocage.
Françoise MARISSAL

 

 
 

UNC : Alain Guth, nouveau président départemental

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:00:35

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UNC : Alain Guth, nouveau président départemental
 

 
Le nouveau président de l'UNC 68 est originaire de Meurthe-et-Moselle. Photo DNA/P.R.
Le conseil d'administration de début d'année à Kaysersberg a marqué un tournant dans l'organisation départementale de l'Union nationale des combattants du Haut-Rhin avec l'élection au poste de président d'Alain Guth.

Originaire d'un petit village de Meurthe-et-Moselle proche de Baccarat, Alain Guth a fait une longue carrière de trente-huit ans au sein de l'armée de l'air qui l'a vu exercer son choix professionnel sur les bases aériennes de Colmar, Dijon, Reims, Strasbourg, Luxeuil et Paris. Il a également effectué des séjours outre-mer au Tchad, en République démocratique du Congo, au Gabon et comme assistant technique au Venezuela.

Son aspiration à servir s'est poursuivie dans la vie civile avec l'adhésion en 2006 à la section locale de l'UNC d'Illzach, dont il deviendra quelques années plus tard vice-président. En 2008, il a intégré le conseil d'administration départemental et est devenu son secrétaire général. Au congrès national à Montpellier en 2010, il est entré au conseil d'administration national. Président de la commission nationale de législation en 2015, il a été élu au bureau national à Paris la même année. Il y a occupé tout d'abord le poste de secrétaire national adjoint, puis, après une année d'intérim, il a été élu secrétaire national en 2018.
Transmettre le devoirde mémoire

Celui qui a remplacé Étienne Haffner à la tête de l'instance départementale, responsable à qui il faut rendre hommage pour le travail effectué pendant ses vingt années de présidence, s'est déjà fixé ses objectifs et défini sa ligne de conduite. Alain Guth compte s'engager totalement pour le respect des buts de l'association UNC, pour le maintien des liens de camaraderie, d'amitié et de solidarité entre ceux qui ont participé à la défense de la Patrie, toutes générations du feu confondues, en particulier ceux relevant de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre-. Il y associe toutes les personnes partageant les valeurs de l'UNC dans le cadre de la défense des intérêts moraux, sociaux et matériels des adhérents et de leurs ayants droit.

Il souhaite également mettre l'accent sur l'impératif de perpétuer le souvenir des combattants morts pour la France, de servir leur mémoire et surtout de transmettre ce devoir de mémoire aux jeunes générations. Un riche programme en perspective, que le nouveau président compte bien mettre en oeuvre avec l'aide du bureau et du conseil d'administration de l'UNC départementale.
Pierre RUDLER

 

 
 

Colmar La caisse Bartholdi confirme son leadership

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 06:43:49

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Colmar La caisse Bartholdi confirme son leadership
 

 
Plus d'un millier de sociétaires étaient rassemblés dans les gradins du parc-expo. Photo L'Alsace/Vanessa Meyer
Plus d'un millier de sociétaires parmi les 11 000 que compte la caisse assistaient vendredi soir à l'assemblée générale du Crédit Mutuel Bartholdi, au parc-expo de Colmar. Réélu à la présidence de la caisse, qu'il occupe depuis quatre ans, Bertrand Burger, s'est notamment félicité du nombre de clients (18 929 en 2018), à la hausse depuis 2016, y compris chez les moins de 25 ans : « C'est important de renouer avec une nouvelle clientèle. »

M. Burger a également souligné la progression du nombre de clients professionnels (1796 en 2015, 1959 en 2018) et des encours de crédits (386 millions d'euros (MEUR) en 2016, 413 MEUR en 2018), qui traduit selon lui un important « soutien à l'économie locale ». Cet « ancrage local » s'illustre aussi dans les 49 opérations de partenariat et mécénat menées en 2018, pour près de 50 000 EUR.
Une agence et 2000 m2 de bâtiments bientôt rénovés

Le président de la caisse Bartholdi n'a pas manqué de rendre hommage à deux figures disparues en 2018 : Marcel Crosara, l'ancien directeur de la caisse locale, et Michel Lucas, le « grand architecte » de la banque mutualiste et « le premier à avoir mis la technologie au service de l'humain ».

Pour l'avenir, Bertrand Burger a annoncé la rénovation complète de l'agence Bartholdi et la prochaine réhabilitation de « l'impasse des Trois Rois », propriété de la caisse. Un ensemble de 2000 m2 de bâtiments anciens remarquables, rue Morel, à deux pas de la collégiale, qui abritaient jusque dans les années 60 les établissements Gastard et Sommer.

À son tour, Bruno Abenante, le directeur de la caisse a fait le point sur une année 2018 marquée par 89 M EUR de crédits débloqués (-14 % après une « année exceptionnelle en 2017 ») et un niveau d'épargne qui atteint 666 millions d'euros (+ 1 %). À ce rythme, le bilan total de la caisse devrait « dépasser le milliard » en 2019.

L'encours de crédit, toujours à la hausse (413 MEUR, +5 %), ne suffit pas à compenser la baisse de la marge financière (-4 %), imputable aux taux bas. Le produit net bancaire (le « chiffre d'affaires » de la banque, NDLR) reste malgré tout stable à 11,139 MEUR, grâce à la croissance des commissions (+ 5 %). Le résultat, stable également, s'établit à 2,189 MEUR. Une fois encore, la diversification paie avec des services qui progressent largement : + 4 % pour l'assurance et + 13 % pour la téléphonie.

Pour Daniel Baal, directeur général du groupe Crédit Mutuel et invité d'honneur de la soirée, ces résultats confortent la position de la caisse Bartholdi parmi les « leaders de la fédération Centre Est Europe et de l'ensemble de nos caisses ».
Clément Tonnot

 

 
 

Mines Wittenheim Le programme des commémorations

Publié dans le panorama le Mercredi 13 mars 2019 à 07:02:40

© L'alsace, Mercredi le 13 Mars 2019
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Mines Wittenheim Le programme des commémorations
 

 
Trois cérémonies marquant le 100e anniversaire des catastrophes aux mines Fernand et Théodore, en mars 1919, se tiendront à Wittenheim.

? La commune de Wittenheim organise une cérémonie publique en deux temps, le samedi 16 mars à 17 h. Elle débutera au Mémorial des mineurs, à proximité du chevalement Théodore. Là, lecture sera faite des 26 noms de mineurs décédés les 14 et 25 mars 1919. À chaque fois, une bougie sera posée au pied du Mémorial. Une 27e bougie sera également déposée en mémoire de l'ensemble des 827 victimes recensées sur la stèle. Et puis, la cérémonie se poursuivra à l'espace Roger-Zimmermann (16 rue du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny), où une exposition photos sur l'exploitation minière après la Grande Guerre sera installée. Le maire, Antoine Homé, y annoncera également les projets de la municipalité en matière de mise en valeur de la mémoire minière.

? L'Association de sauvegarde du chevalement Théodore organise deux cérémonies : aux dates et sur les lieux exacts des catastrophes. Elles sont ouvertes au public. La première se déroulera le jeudi 14 mars à 10 h 30 devant le collège Irène-Joliot-Curie, là où se trouvait autrefois l'un des puits de la mine Fernand. La seconde aura lieu le lundi 25 mars à 10 h, sur le site du puits Théodore. À chaque fois, un dépôt de 13 roses blanches (comme le nombre de victimes de chacune des deux catastrophes) et un lâcher de 13 ballons blancs seront effectués. Sur chaque ballon sera accrochée une étiquette mentionnant le prénom et le nom d'un mineur disparu, ainsi que sa date et son lieu de décès, et la citation attribuée à Ivo Andric, prix Nobel de littérature : « L'homme meurt deux fois : une première fois en quittant ce monde, une seconde lorsqu'il devient victime de l'oubli. »