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France5, émission La quotidienne du lundi 11 mars 2019

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 05:04:28

France5, émission La quotidienne du lundi 11 mars 2019
Aides sociales : faut-il exiger des contreparties ? interview de Brigitte Klinkert

Faire des activités d’intérêt général en échange du RSA ou d’une allocation chômage… C’est une idée explosive défendue depuis longtemps par de nombreux élus et qui revient sur le devant de la scène. Selon le premier ministre Edouard Philippe, nos dépenses sociales publiques sont très importantes, et le versement d’allocations pourrait se faire en échange de contrepartie. Alors est-ce une bonne idée ?

Lien vers l'interview de Brigitte Klinkert

Énergie : le gouvernement va revoir sa copie

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 05:43:49

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Environnement La loi, qui devait être présentée en Conseil des ministres, est reportée
Énergie : le gouvernement va revoir sa copie
Pris en étau entre les enjeux climatiques et sociaux, l'exécutif s'est engagé lundi à réécrire en partie la loi qui va fixer les ambitions françaises en matière d'émissions de gaz à effet de serre.
 

 
François de Rugy, ministre de la Transition écologique : « améliorer encore le texte pour le rendre plus ambitieux sur le climat »
Reculer pour mieux sauter ? Le gouvernement a reporté la loi énergie, qui devait initialement être présentée Conseil des ministres hier lundi.
Pourquoi ce report ?

Le texte fixe les orientations de la politique française en matière d'efficacité énergétique, et de baisse d'émissions de gaz à effet de serre. Il était critiqué par les ONG, mais aussi par le Conseil économique, social et environnemental. « On souhaite rendre le texte plus ambitieux », a plaidé le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux à l'issue du Conseil des ministres.
Quel est l'objectif de cette loi ?

Le texte doit modifier plusieurs objectifs de la loi sur la transition énergétique de 2015 que le gouvernement ne jugeait pas atteignables, en particulier sur la baisse du nucléaire et la réduction des consommations d'énergie. C'est un préalable à la publication définitive de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) d'ici 2028.

Finalement, le gouvernement maintiendra l'objectif de 20 % d'économies d'énergie par rapport à 2012 à l'horizon 2030. Au départ, il avait retenu celui, plus faible, de 17 %.

L'exécutif va réintroduire des objectifs précis de réduction d'émissions de gaz à effet de serre en plus de l'atteinte de la « neutralité carbone » en 2050, c'est-à-dire un équilibre entre émissions de CO2 et retrait de l'atmosphère de CO2, par exemple via les puits de carbone (forêts, sols, etc.).
Quelle réaction ?

Plus qu'une ambition relevée, l'ONG Réseau action climat note un « recul évité ». Mais continue de regretter le maintien du report de 10 ans, de 2025 à 2035, de la baisse de la part du nucléaire dans la production d'électricité.
Quel contexte ?

Le gouvernement avait déjà souffert pour accoucher de la Programmation pluriannuelle de l'énergie à l'horizon 2028, présentée avec plusieurs mois de retard fin novembre par le président de la République, au début du mouvement des « gilets jaunes ». Elle actait finalement la fermeture de 14 réacteurs nucléaires d'ici 2035, l'arrêt d'ici 2022 des quatre centrales à charbon encore en fonctionnement sous réserve que la sécurité d'approvisionnement électrique soit garantie, et des trajectoires de développement pour les énergies renouvelables.

Mais depuis, l'exécutif doit naviguer entre des vents contraires. Il a été contraint de revenir sur la hausse de la taxe carbone face au ras-le-bol fiscal ambiant, mais il est sous la pression d'autres citoyens réclamant davantage d'écologie. François de Rugy, le ministre de la Transition écologique, est sur deux fronts : « Je suis bien conscient de la gravité de la situation à la fois du point de vue écologique et du point de vue social ».

 

 
 

 

Énergie : le gouvernement va revoir sa copie

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 06:11:19

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Énergie : le gouvernement va revoir sa copie
 

 
François de Rugy, ministre de la Transition écologique : « améliorer encore le texte pour le rendre plus ambitieux sur le climat » Photo AFP/KENZO TRIBOUILLARD
Reculer pour mieux sauter ? Le gouvernement a reporté la loi énergie, qui devait initialement être présentée Conseil des ministres hier lundi.
Pourquoi ce report ?

Le texte fixe les orientations de la politique française en matière d'efficacité énergétique, et de baisse d'émissions de gaz à effet de serre. Il était critiqué par les ONG, mais aussi par le Conseil économique, social et environnemental. « On souhaite rendre le texte plus ambitieux », a plaidé le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux à l'issue du Conseil des ministres.
Quel est l'objectif de cette loi ?

Le texte doit modifier plusieurs objectifs de la loi sur la transition énergétique de 2015 que le gouvernement ne jugeait pas atteignables, en particulier sur la baisse du nucléaire et la réduction des consommations d'énergie. C'est un préalable à la publication définitive de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) d'ici 2028.

Finalement, le gouvernement maintiendra l'objectif de 20 % d'économies d'énergie par rapport à 2012 à l'horizon 2030. Au départ, il avait retenu celui, plus faible, de 17 %.

L'exécutif va réintroduire des objectifs précis de réduction d'émissions de gaz à effet de serre en plus de l'atteinte de la « neutralité carbone » en 2050, c'est-à-dire un équilibre entre émissions de CO2 et retrait de l'atmosphère de CO2, par exemple via les puits de carbone (forêts, sols, etc.).
Quelle réaction ?

Plus qu'une ambition relevée, l'ONG Réseau action climat note un « recul évité ». Mais continue de regretter le maintien du report de 10 ans, de 2025 à 2035, de la baisse de la part du nucléaire dans la production d'électricité.
Quel contexte ?

Le gouvernement avait déjà souffert pour accoucher de la Programmation pluriannuelle de l'énergie à l'horizon 2028, présentée avec plusieurs mois de retard fin novembre par le président de la République, au début du mouvement des « gilets jaunes ». Elle actait finalement la fermeture de 14 réacteurs nucléaires d'ici 2035, l'arrêt d'ici 2022 des quatre centrales à charbon encore en fonctionnement sous réserve que la sécurité d'approvisionnement électrique soit garantie, et des trajectoires de développement pour les énergies renouvelables.

Mais depuis, l'exécutif doit naviguer entre des vents contraires. Il a été contraint de revenir sur la hausse de la taxe carbone face au ras-le-bol fiscal ambiant, mais il est sous la pression d'autres citoyens réclamant davantage d'écologie. François de Rugy, le ministre de la Transition écologique, est sur deux fronts : « Je suis bien conscient de la gravité de la situation à la fois du point de vue écologique et du point de vue social ».

 

 
 

La jeunesse pour le climat Mobilisation du vendredi 15 mars Inspirés par Greta

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 07:09:49

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La jeunesse pour le climat Mobilisation du vendredi 15 mars
Inspirés par Greta
Dans le sillage de la Suédoise Greta Thunberg, des collégiens, lycéens et étudiants alsaciens se mobilisent pour la grève mondiale pour le climat qui aura lieu vendredi 15 mars. Pas facile de préparer son avenir quand on pense qu'il n'y en a pas.
 

 
À Strasbourg, le collectif La jeunesse pour le climat est né avec cette première action le 13 février dernier devant le Parlement européen.
« On est dans la continuité du mouvement Youth for climate initié par Greta Thun berg, 16 ans, en Suède. Ce qu'on veut : l'état d'urgence climatique », résume Samuel, en BTS de management hôtellerie-restauration au lycée Dumas, à Illkirch-Graffenstaden. « Il faut agir maintenant, parce que c'est maintenant que c'est critique », estime l'étudiant originaire de Colmar, qui s'inquiète entre autres de la fonte du glacier Twaites en Antarctique, des feux de forêt corses en hiver et des 20 ° C vécus en février en Alsace. Il fait partie des organisateurs spontanés de la grève mondiale des jeunes pour le climat vendredi 15 mars.
« Ça sert à quoi d'apprendre un métiersi plus tard on est condamné ? »

C'est principalement à Strasbourg que se donnent rendez-vous des étudiants, lycéens et collégiens de toute l'Alsace. « Les revendications ne sont pas propres à la jeunesse, mais on veut montrer l'importance que ça a pour notre futur. Ça sert à quoi d'apprendre un métier si plus tard on est condamné ? J'ai fait un bac pro cuisine : moi, s'il n'y a pas la terre et les produits, je ne peux pas travailler. Si dans dix ans on n'a plus de ressources, ça ne sert plus à rien. »

Comme lui, Mickaël, 21 ans, étudie l'hôtellerie-restauration au lycée Storck à Guebwiller, où, s'étrangle-t-il, « on ne trie pas les déchets ! ». Lorsqu'il sera restaurateur, il essaiera d'adapter son boulot « au maximum à la question écologique en faisant du compost, en travaillant avec des produits frais et locaux. » En attendant, il organise la manifestation le 15 mars à Guebwiller.
« L'État n'a rien fait »

« À chaque fois qu'il y a eu des marches pour le climat, l'État n'a rien fait », s'insurge de son côté Lisa, 18 ans, en première année à Sciences Po, l'une des co-organisatrices strasbourgeoises. « Ils prennent ça pour des petites marches de bobos sympas avec leurs enfants le dimanche après-midi. Peut-être que si la jeunesse se mobilise, là, ils écouteront ! »

« Moi je veux que l'État nous donne les moyens de consommer différemment, de manière moins polluante, poursuit la militante. Quand on se balade et que l'on croise dix magasins qui produisent des vêtements très peu chers parce qu'ils les font fabriquer au Bangladesh pour une misère, qu'il y a des panneaux publicitaires partout, c'est difficile d'aller contre ça. Il faut que l'État nous aide. »

Plus tard, « il est certain que mon futur métier n'impliquera pas de soutenir le système contre lequel je lutte. Je ne travaillerai pas dans la finance, le lobbying ou une grande entreprise sans morale. »

Clément, dans la même promo qu'elle, fustige les tribunaux d'arbitrage internationaux « qui autorisent parfois des entreprises à polluer des environnements de manière hallucinante ». L'action du ministre François de Rugy en matière d'environnement, « ça [le] met en colère. Refuser d'introduire des repas végétariens en cantine, c'est absurde. C'est un combat pour la vie, c'est notre futur. »
« Travailler pour une multinationale, je ne veux pas »

« On va vivre des moments difficiles, des crises, des guerres, affirme Olivier, élève ingénieur en deuxième année à Télécom Physique Strasbourg. C'est sûr et certain qu'on les vivra, insiste-t-il d'une voix douce, même en agissant maintenant. D'un côté, c'est effrayant, mais d'un autre, on peut reconstruire un monde plus juste », espère l'étudiant de 22 ans. « Il faut changer ce système économique. Mais l'ingénieur, c'est précisément une deuxième main du capitalisme, ça me pose problème. Travailler pour une multinationale, je ne veux pas, c'est incohérent. Je m'oriente plutôt vers la physique et la recherche, c'est ce qui fait plus de sens. »
Études longues et urgence climatique

Alexis, originaire d'Uttenheim et étudiant en première année de psychologie à Strasbourg, rumine une question : « est-ce que faire des études longues, c'est intéressant face à l'urgence climatique ? ». Il a quand même décidé de « tenter le tout pour le tout » et s'oriente vers le social, « un métier qui me plaît et en accord avec mon éthique ».

Il fait partie de la trentaine de jeunes qui ont déjà manifesté le 13 février dernier devant le Parlement européen à Strasbourg, action qui marque la naissance du mouvement en Alsace, appelé à durer au-delà du 15 mars. « J'ai été passif trop longtemps », confie le garçon de 18 ans, devenu végétarien il y a un an. « À Strasbourg, il y a de plus en plus de monde, et le nombre donne de la force, et envie de s'engager. Il faut sortir du système de surconsommation. Mais c'est plus facile à dire qu'à faire », dit-il en jetant un regard dépité sur ses baskets de marque américaine.
Charlotte DORN,avec Loup ESPARGILIÈREet Marie MAHEUX Vendredi 15 mars à 13 h, place Kléber à Strasbourg, rassemblement des étudiants, lycéens, collégiens pour le climat. Sur Facebook : « La jeunesse pour le climat Strasbourg ». Sur Instagram : youthforclimatestrasbourg et youthforclimate.alsace

Vendredi 15 mars à 13 h, place Kléber à Strasbourg, rassemblement des étudiants, lycéens, collégiens pour le climat.

 
 

 

Climat : des débats dans les lycées vendredi 15 mars

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 06:13:10

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Climat : des débats dans les lycées vendredi 15 mars
 

 
Des lycéens manifestent pour le climat, le 8 mars 2019à Paris. Photo ALAIN JOCARD.AFP
À la demande du ministre de l'Éducation nationale, dans chaque lycée de France, les élèves, les enseignants et les personnels pourront débattre, vendredi 15 mars, entre 16 h et 18 h, sur les enjeux climatiques et sur des propositions de réponses. « Il s'agit de manifester l'importance de ce sujet », et de « travailler à des choses concrètes que l'on peut proposer pour que les lycéens eux-mêmes s'engagent », a expliqué Jean-Michel Blanquer sur LCI.

Les thèmes abordés peuvent porter sur les économies d'énergie, les énergies renouvelables, la lutte contre le gaspillage alimentaire ou encore la citoyenneté et la solidarité face au changement climatique.

L'objectif de cette journée est de déboucher sur des propositions d'actions à mettre en oeuvre au quotidien dans les établissements, de valoriser des projets pédagogiques conduits dans certains lycéens, mais aussi de partager des ambitions sociétales et écologiques.

Les représentants au Conseil académique de la vie lycéenne reprendront les différentes propositions faites lors de ces débats et une synthèse sera proposée au ministre lors de la réunion du Conseil national de la vie lycéenne le 5 avril.

Répondant à l'appel de l'adolescente suédoise Greta Thunberg, des centaines de jeunes français ont manifesté pour le climat au cours de plusieurs journées de mobilisation.

 

 
 

Réfugiés dans le travail pour s'intégrer

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 07:10:18

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Réfugiés dans le travail pour s'intégrer
 

 
Nathalie Molinari, directrice du centre Afpa de Mulhouse, avec Hastigul, originaire d'Afghanistan, et Nazar, venu du Soudan, lors de la présentation du programme Hope. Photo L'Alsace/Vincent Voegtlin
Hope, en anglais, signifie « espoir ». Hope, c'est aussi l'acronyme d'un programme d'insertion des réfugiés baptisé ainsi pour Hébergement, orientation, parcours vers l'emploi. Visant à venir en aide à 1 000 personnes par an au niveau national, le programme a été décliné pour la première fois en Alsace, à Mulhouse précisé-ment où l'Afpa (Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes) dispose de logements individuels.

C'est ainsi que douze réfugiés ont été accueillis depuis septembre pour apprendre le français avant de suivre, à partir de janvier, une formation aux métiers d'agent de fabrication. Laquelle a été agrémentée d'un stage dans une des quatre entreprises partenaires (PSA, Faurecia, Flex-N-Gate et Coved), afin de se familiariser avec le monde professionnel.
Trois programmesHope en Alsace

« Nous entrons maintenant dans la deuxième phase. Les douze stagiaires vont quitter les logements de l'Afpa pour gagner leur autonomie et débuter deux semaines de formation à l'école PSA, à l'issue de laquelle ils seront intégrés aux intérimaires », explique Nathalie Molinari, directrice du centre Afpa de Mulhouse. Cette dernière avait choisi l'industrie comme thème afin de faire face aux besoins du bassin d'emploi. À Colmar et Strasbourg, où 22 réfugiés ont débuté un programme Hope en décembre, l'insertion en milieu professionnel vise l'hôtellerie-restauration.

Dans les trois cas alsaciens, l'opération est menée par l'Afpa en coopération avec la société Ocito Travail Temporaire et le Fonds d'assurance formation du travail temporaire (Faf-TT). « Nous portons l'action Hope en tant qu'entreprise de travail temporaire. Nous avons pour mission de la mettre en route, de porter les contrats et d'assurer l'accompagnement social, tant sur le plan administratif que médical ou d'apprentissage de la langue », explique Patrick Lidiani, directeur d'Ocito Travail Temporaire basé à Illzach. « Nous, au Faf-TT, sommes organisme paritaire de collecte agréé. À ce titre, nous pilotons et coordonnons l'opération », explique la déléguée interrégionale Est du Faf-TT, Florence Heitz.
« Vous êtesdes gens de qualité »

Concrètement, les réfugiés participant aux programmes Hope sont recrutés par les services de l'Ofii (Office français de l'immigration et de l'intégration), qui gèrent les demandes d'asile. Sur la base du volontariat, les réfugiés choisis, célibataires de préférence et en capacité de comprendre les notions de base du français, quittent les centres d'accueil de demandeurs d'asile (Cada) pour l'Afpa où ils reçoivent une formation de français et les bases d'un métier. « Ce sont des publics d'une grande motivation. La première partie implique un accompagnement au quotidien mais une fois dans le processus du travail Intérimaire, les réfugiés gagnent progressivement leur autonomie », indique Patrick Lidiani qui, avec Florence Heitz, insiste sur « la vocation intégrative du programme Hope » et « la mobilisation de tous les acteurs, publics et privés, pour agir dans la même direction ».

Les entreprises partenaires du programme à Mulhouse ont toutes salué l'implication des stagiaires pour cette première qui sera reconduite. « Vous n'êtes pas attendus chez nous parce que vous venez du programme Hope ou que vous êtes réfugiés mais parce que nous sommes admiratifs de votre parcours sur ces huit mois de stage. Vous êtes des gens de qualité dont nous avons besoin pour nous aider à produire des véhicules de qualité », a ainsi souligné Mélanie Heitz, responsable Gestion et développement Ressources humaines chez PSA.

Et son homologue de Flex-N-Gate, équipementier automobile qui produit des pare-chocs à Burnhaupt-le-Haut, d'exprimer sa volonté « d'accompagner d'autres programmes Hope sur de nouveaux projets ».
Laurent BODIN PLUS WEB Notre vidéo surle site internet : www.lalsace.fr

 

 
 

 

Strasbourg Eglises Dégradations à Saint-Louis

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 06:27:14

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Dégradations à Saint-Louis
 

 
Strasbourg Dégradations à l'église Saint-Louis

Quand il est arrivé à l'église, ce lundi peu avant 17 h pour préparer l'office du soir, le curé de la paroisse catholique Saint-Louis de la Robertsau et vicaire épiscopal Didier Muntzinger a eu « un choc ». En entrant dans le bâtiment, ouvert au public de 9 h à 19 h, le père Muntzinger a constaté que deux extincteurs avaient été vidés sur les bancs et les murs, mais aussi - et surtout - que l'autel avait été dégradé. De la cire avait été renversée, tout comme le cierge pascal et la statue en bois de Saint-Joseph qui y trônaient, sans compter les linges d'autel arraché, la couronne du Christ détachée, la vasque jetée dans le confessionnal... Prévenue, la police s'est rendue sur place, ainsi que l'adjointe de quartier, Nicole Dreyer. L'office du soir a été annulé. Une plainte devrait être déposée ce mardi. Ce n'est pas la première fois que l'église Saint-Louis fait l'objet d'actes de vandalisme. « Ces derniers mois, le verrou de la porte menant à l'orgue avait déjà été forcé et un extincteur avait été vidé dans l'église, sans compter un début d'incendie sur le kiosque à presse », rappelle Didier Muntzinger. V. W.

 

 
 

Européennes : Michèle Striffler défend la cause

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 05:53:08

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Européennes
Européennes : Michèle Striffler défend la cause

 
Michèle Striffler est candidate aux Européennes.
Michèle Striffler, vice-présidente de Mulhouse Alsace Agglomération et élue mulhousienne, a annoncé sur Facebook ce lundi, sa candidature à l'élection européenne de mai prochain sur la liste du... Parti Animaliste.

L'ancienne élue de la Gauche Moderne au sein du Parti Populaire Européen (« à l'époque avec les radicaux et l'UMP », dans un ensemble de partis de droite et de centre droit d'inspiration démocrate chrétienne et libérale-conservatrice à l'échelle de l'Europe) était aussi passée quelques semaines par La République en Marche pour les législatives de 2017. « Mais j'ai vite été déçue pour tout ce qui concerne l'écologie », explique celle qui, il y a plusieurs mois, a alors été sollicitée par les défenseurs des animaux.

À 62 ans, également engagée dans l'association L214 qui lutte contre la maltraitance animale, la Mulhousienne a fini par accepter de rallier le Parti Animaliste. Michèle Striffler ne connaît pas encore son classement dans la liste, et n'espère pas forcément une place « éligible ». « De plus en plus sensible à la cause animale», elle veut surtout «soutenir un petit parti, une formation résolument tournée vers l'avenir, pour faire évoluer les mentalités en matière de consommation et de transition énergétique ».
Michèle MARCHETTI.

 

 
 

 

L'édito de l'Alsace Le double jeu de Bouteflika

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 06:39:14

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L'édito de l'Alsace Le double jeu de Bouteflika
 

 
Laurent Bodin

Ainsi donc, sous la pression de la rue, le président algérien Abdelaziz Bouteflika a décidé de renoncer à briguer un cinquième mandat. À moins que d'autres, dans son entourage, aient pris pour lui la seule décision qui s'imposait au vu d'un état de santé incompatible avec l'exercice du pouvoir ? Cela y ressemble.

La surprise est immense, tant pour le peuple algérien que pour la communauté internationale. À en croire le communiqué attribué à Abdelaziz Bouteflika, il y aurait eu incompréhension. « Il n'en a jamais été question pour moi [de cinquième mandat], mon état de santé et mon âge ne m'assignant comme ultime devoir envers le peuple algérien que la contribution à l'assise des fondations d'une nouvelle République. » Les Algériens, comme les Occidentaux, n'avaient donc rien compris. Il a suffi du limogeage du directeur de campagne et du Premier ministre pour que M. Bouteflika se fasse bien comprendre : le dépôt de sa candidature était un mirage, tout comme l'organisation des élections le mois prochain.

Par sa propre volonté ou celle de son entourage qui ne lâchera pas le pouvoir sans combattre, le renoncement du président algérien n'est pas gratuit. Là se trouve le piège. Bouteflika, ou ceux qui tirent les ficelles en son nom, joue un double jeu en retirant sa candidature à une élection présidentielle qu'il annule. La conférence nationale chargée d'élaborer un projet de constitution d'ici la fin de l'année aurait du sens si elle n'émanait pas d'un clan qui défendra ses privilèges bec et ongles.

Les Algériens qui ont manifesté contre la candidature de leur président malade à un cinquième mandat auraient tort de se réjouir trop vite. Derrière les belles promesses d'un pouvoir à la dérive, le renouveau démocratique qu'ils appellent de leurs voeux est encore loin. Le clan Bouteflika a réussi à gagner du temps. Probablement est-il encore loin d'avoir abdiqué.

 

 
 

Jugé pour escroquerie, Tapie combatif face aux juges

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 05:42:49

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Arbitrage Crédit Lyonnais
Jugé pour escroquerie, Tapie combatif face aux juges
L'ancien président de l'OM est jugé depuis hier pour « escroquerie », avec cinq coaccusés, dans le cadre de l'affaire avec le Crédit lyonnais où un arbitragelui avait octroyé 404 millions d'euros en 2008.
 

 
Bernard Tapie lors de son arrivée au procès ce lundi.
Costume bleu sombre et chevelure blanche, Bernard Tapie, 76 ans, affaibli par un cancer de l'estomac, n'a fait aucune déclaration à son arrivée au tribunal correctionnel de Paris ce lundi où il a soigneusement évité les caméras. Son procès pour « escroquerie » dans le cadre de l'arbitrage qui lui avait octroyé 404 millions d'euros en 2008 (avant d'être annulé pour fraude) pour solder son litige avec le Crédit Lyonnais devrait se poursuivre jusqu'au 5 avril.
Cinq autres prévenus

Cinq autres prévenus comparaissent aux côtés du patron du groupe de médias La Provence. Son ancien avocat Maurice Lantourne et l'un des trois arbitres ayant rendu la sentence frauduleuse, Pierre Estoup, qui avaient des « liens anciens et réguliers », sont également jugés pour « escroquerie ». Le patron d'Orange Stéphane Richard, directeur de cabinet de la ministre de l'Économie Christine Lagarde à l'époque des faits, et les deux ex-dirigeants des entités chargées de gérer le passif du Crédit Lyonnais, Jean-François Rocchi et Bernard Scemama, sont eux renvoyés pour « complicité d'escroquerie ». Ils sont tous soupçonnés de « complicité de détournement de fonds publics », pour avoir organisé et permis un arbitrage qu'ils savaient favorable à l'ancien patron de l'Olympique de Marseille.

Pour les juges ayant ordonné le renvoi des six protagonistes en correctionnelle, Bernard Tapie et son avocat s'étaient assurés de la « partialité » de l'arbitre Pierre Estoup, qui aurait « marginalisé » les deux autres membres du tribunal arbitral, l'ex-grande voix du barreau Jean-Denis Bredin et l'ancien président du Conseil constitutionnel Pierre Mazeaud.

La procédure d'arbitrage avait été décidée peu après l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007, afin de mettre un terme à un vieux contentieux entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais, né de la revente en 1993 de l'équipementier sportif allemand Adidas.
En finir avec « la victimisation de Tapie »

Pour les créanciers, la dette s'élève désormais, avec les intérêts, à près de 525 millions d'euros. Me Chabert, l'avocat du Consortium de réalisation (CDR) l'organisme chargé de gérer le passif de l'ancienne banque publique, espère que ce procès permettra d'en finir avec « la victimisation de Bernard Tapie ».

 

 
 

 

Assurance Vie Trente victimes des escrocs en Alsace

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 06:15:34

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Assurance Vie Trente victimes des escrocs en Alsace
 

 
Capture d'écran d'une page provenant d'un faux site internet utilisé par les escrocs. DR
C'est un dossier hors norme comprenant plus de 40 000 cotes qui mobilise la division économique et financière de la section de recherches (SR) de Strasbourg depuis 2013. Pilotée par la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Nancy, l'échelon de référence pour la criminalité en bande organisée, la procédure sobrement baptisée « Assurance vie » a généré des investigations dans quinze pays européens et hors Union européenne, jusqu'à Hong Kong. Le centre névralgique de toute l'organisation étant localisé en Israël, d'où opéraient les donneurs d'ordres cachés derrière leurs écrans d'ordinateur.

Cette affaire d'envergure internationale a démarré dans la périphérie de Strasbourg. Courant 2013, deux dames ont tour à tour poussé la porte de la brigade de gendarmerie de Wolfisheim pour déposer plainte. Elles ont raconté aux militaires une histoire à peu près semblable.
Invitées à garder le secret

Les deux victimes, qui ne se connaissaient pas, avaient en commun d'avoir récemment perdu leur mari, lequel avait un temps travaillé en Allemagne. Chacune des deux veuves a reçu un courrier électronique émanant d'un cabinet d'avocats. Le message portait sur la liquidation d'une assurance vie qu'aurait souscrite son époux à l'époque où il avait été employé outre-Rhin. Évidemment, ce dernier l'avait désignée en qualité d'unique bénéficiaire du placement financier, lorsqu'il viendrait à décéder.

La destinataire du courriel était invitée à remplir une clause de confidentialité dans laquelle elle s'engageait à tenir secrète l'existence de cette assurance vie. « Une manière d'isoler la victime de son entourage », note un enquêteur. Elle devait également envoyer une copie de sa pièce d'identité. Et, bien sûr, procéder à un premier versement par virement bancaire, censé entraîner le déblocage des fonds.

Pour faire prospérer cette vaste « fraude à l'avance d'honoraires », les escrocs n'hésitaient pas à user des moyens les plus vils. Face à des personnes méfiantes ou récalcitrantes, ils mentionnaient des anecdotes ou des références à la vie du défunt. Des éléments qu'ils piochaient généralement sur les sites d'avis de décès ou les registres de condoléances consultables en ligne. « Donner le prénom du petit-fils du défunt ou évoquer le chien auquel il était très attaché permettait de personnaliser le dossier », commente un gendarme de la SR.

Quand les malfaiteurs sentaient qu'un poisson avait mordu à l'hameçon, ils pouvaient se montrer extrêmement opiniâtres, multipliant les envois de courriels et les coups de fil. « Pour certaines victimes, ça virait au harcèlement. »
Cinq filières successivement au tapis

Les enquêteurs ont assez rapidement identifié une filière anglaise. En décortiquant la téléphonie, les adresses IP et les flux financiers, ils ont remarqué que tout convergeait in fine vers Israël.

« À chaque fois qu'on faisait tomber une filière, une autre était montée dans un autre pays », explique un militaire. Après la Grande-Bretagne, les truands sont passés par la Belgique, la France, la Suisse et enfin l'Espagne.

Au total, 275 victimes ont été recensées en France entre 2013 et mai 2016. Pratiquement toutes résidaient en zone frontalière - logique au vu du mode opératoire utilisé . Une trentaine d'entre elles habitaient en Alsace.

Le préjudice global de l'escroquerie dépasse les 5 millions d'euros, soit une moyenne de 18 000 EUR par victime. Mais certaines ont perdu bien plus, parfois jusqu'à 150 000 EUR.

Le plus dur pour les gendarmes a été de jongler entre les systèmes juridiques des différents États concernés par le dossier. La Jirs a délivré pas moins de 45 commissions rogatoires internationales, qu'il a fallu systématiquement traduire, mais aussi parfois adapter. « Il a été compliqué de dialoguer avec Hong Kong car ils ne se réfèrent qu'à la common law, en vertu de laquelle les poursuites doivent être dirigées contre une personne désignée. Chez eux, une procédure contre X ne veut rien dire. »

En novembre 2018, après des mois de négociation avec les autorités israéliennes, trois gendarmes de la SR de Strasbourg et un officier de la direction de la coopération internationale se sont rendus dans l'État hébreu. Plusieurs perquisitions réalisées dans la ville de Netanya par les policiers israéliens ont conduit à la découverte de multiples documents incriminant formellement plusieurs suspects. Les enquêteurs strasbourgeois ont pu prendre part aux interrogatoires.
Un avocat parisien parmi les mis en examen

Pour l'heure, onze personnes dont deux femmes ont été mises en examen pour escroquerie et blanchiment en bande organisée - deux arrestations ont eu lieu en Suisse et en Roumanie. L'une des têtes pensantes de l'organisation, qui pilotait des centres d'appel depuis Israël, pourrait être extradée vers la France avant l'été.

Parmi les mis en examen figure un avocat inscrit au barreau de Paris basé en Chine, où il exerce en tant que consultant. Il est soupçonné d'avoir échafaudé le montage destiné à dissimuler les transferts de fonds, notamment en ouvrant des comptes offshore aux Seychelles ou aux Îles Vierges. Un autre protagoniste du dossier est diplômé d'HEC.
Antoine BONIN

 

 
 

wettolsheim Ricoh Industrie France : Après le PSE, de difficiles négociations obligatoires

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 05:55:22

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wettolsheim Ricoh Industrie France
wettolsheim Ricoh Industrie France : Après le PSE, de difficiles négociations obligatoires
Les salariés de Ricoh à Wettolsheim ont entamé un mouvement de grève dimanche. Au coeur du conflit, la négociation annuelle obligatoire des salaires et le montant de la prime Macron.

 
Démarrée dimanche à midi, la grève se poursuivait hier sur le site de Ricoh Industrie France à Wettolsheim. Dans un contexte marqué par un Plan de sauvegarde de l'emploi intervenu en 2018, direction et syndicats s'affrontent sur les niveaux de l'augmentation annuelle des salaires et de la prime Macron.
Les salariés de Ricoh Industrie France à Wettolsheim ont entamé un mouvement de grève dimanche 10 mars à midi, qui se poursuivait toujours lundi.

Celui-ci a été déclenché par la fin de non-recevoir opposée par la direction aux propositions de l'intersyndicale Unsa-CFDT-CGT-FO dans le cadre de la négociation annuelle obligatoire (NAO) des salaires et de la « prime Macron ». « Nous avons essayé de trouver un compromis durant le week-end pour éviter le blocage », affirme Olivier Delacourt, porte-parole de l'intersyndicale.

Lors de la première réunion qui s'était tenue le 7 mars, la direction avait proposé une augmentation générale des salaires de 1,6 % (correspondant à l'indice Insee du coût de la vie) et une « prime Macron » à 500 EUR.

L'intersyndicale, pour sa part, avait mandat des salariés pour proposer une augmentation générale de 2,5 % et une prime Macron à 1 000 EUR. La direction a ensuite formulé une nouvelle proposition, toujours jugée insuffisante par les syndicats : augmentation générale de 1,8 % et prime Macron à 630 EUR.

« Nous étions prêts à accepter une hausse de 2 % et une prime à 800 EUR, mais la direction a campé sur ses positions, ce qui a déclenché la grève. »

La négociation se déroule dans un contexte particulier, avec une année 2018 éprouvante marquée par la suppression de 200 postes dans le cadre du Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), l'activité bureautique du groupe étant en perte de vitesse (recyclage de copieurs et de cartouches), tandis que celle du papier thermique connaît une croissance importante.
« L'entreprise continue d'être performante,elle a les moyensde payer »

« Cela s'est fait sur la base du volontariat, sans licenciement sec, mais on se retrouve aujourd'hui à faire appel à des intérimaires dont le coût est bien plus élevé que celui des salariés qui viennent d'être licenciés, où est la logique ? Le plan social dont on sort à peine a été mal calibré : on a viré 200 personnes et nos besoins en embauches se montent aujourd'hui à 90 personnes. »

Au-delà des habituelles négociations, c'est la manière de répartir les bénéfices qui est contestée : « Le groupe Ricoh se porte à merveille, 680 millions d'EUR de chiffre d'affaires sont attendus pour cette année fiscale. En moyenne, 2/3 de ce que l'entreprise génère va au Japon - 26 millions d'EUR de dividendes et de royalties cette année - . Le dernier tiers qui reste (le bénéfice net) est obéré par le financement du PSE, ce qui fait dire à la direction que les salariés doivent se serrer la ceinture. Au lieu de nous récompenser, on nous fait payer le poids du PSE ! »

S'ajoute à cela le fait que les salariés sont privés cette année de leur participation aux bénéfices, toujours en raison du financement du PSE. « Dans notre esprit, la proposition d'une prime Macron à 1 000 EUR venait rattraper ce manque à gagner. L'entreprise continue d'être performante, elle a les moyens de payer », conclut Olivier Delacourt.
Véronique BERKANI

 

 
 

 

Ricoh : après le PSE, de difficiles négociations obligatoires

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 06:29:42

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Ricoh : après le PSE, de difficiles négociations obligatoires
 

 
Démarré dimanche à midi, la grève se poursuivait hier sur le site de Ricoh Industrie France à Wettolsheim. Dans un contexte marqué par un Plan de sauvegarde de l'emploi intervenu en 2018, direction et syndicats s'affrontent sur les niveaux de l'augmentation annuelle des salaires et de la prime Macron. Photo L'Alsace/Hervé Kielwasser
Les salariés de Ricoh Industrie France à Wettolsheim ont entamé un mouvement de grève dimanche 10 mars à midi, qui se poursuivait toujours lundi. Celui-ci a été déclenché par la fin de non-recevoir opposée par la direction aux propositions de l'intersyndicale Unsa-CFDT-CGT-FO dans le cadre de la négociation annuelle obligatoire (NAO) des salaires et de la « prime Macron ». « Nous avons essayé de trouver un compromis durant le week-end pour éviter le blocage », affirme Olivier Delacourt, porte-parole de l'intersyndicale.

Lors de la première réunion qui s'était tenue le 7 mars, la direction avait proposé une augmentation générale des salaires de 1,6 % (correspondant à l'indice Insee du coût de la vie) et une « prime Macron » à 500 EUR.
Une année 2018 éprouvante marquée par un Plande sauvegardede l'emploi

L'intersyndicale, pour sa part, avait mandat des salariés pour proposer une augmentation générale de 2,5 % et une prime Macron à 1 000 EUR. La direction a ensuite formulé une nouvelle proposition, toujours jugée insuffisante par les syndicats : augmentation générale de 1,8 % et prime Macron à 630 EUR. « Nous étions prêts à accepter une hausse de 2 % et une prime à 800 EUR, mais la direction a campé sur ses positions, ce qui a déclenché la grève. »

La négociation se déroule dans un contexte particulier, avec une année 2018 éprouvante marquée par la suppression de 200 postes dans le cadre du Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), l'activité bureautique du groupe étant en perte de vitesse (recyclage de copieurs et de cartouches), tandis que celle du papier thermique connaît une croissance importante. « Cela s'est fait sur la base du volontariat, sans licenciement sec, mais on se retrouve aujourd'hui à faire appel à des intérimaires dont le coût est bien plus élevé que celui des salariés qui viennent d'être licenciés, où est la logique ? Le plan social dont on sort à peine a été mal calibré : on a viré 200 personnes et nos besoins en embauches se montent aujourd'hui à 90 personnes. »

Au-delà des habituelles négociations, c'est la manière de répartir les bénéfices qui est contestée : « Le groupe Ricoh se porte à merveille, 680 millions d'EUR de chiffre d'affaires sont attendus pour cette année fiscale. En moyenne, 2/3 de ce que l'entreprise génère va au Japon - 26 millions d'EUR de dividendes et de royalties cette année. Le dernier tiers qui reste (le bénéfice net) est obéré par le financement du PSE, ce qui fait dire à la direction que les salariés doivent se serrer la ceinture. Au lieu de nous récompenser, on nous fait payer le poids du PSE ! »

S'ajoute à cela le fait que les salariés sont privés cette année de leur participation aux bénéfices, toujours en raison du financement du PSE. « Dans notre esprit, la proposition d'une prime Macron à 1 000 EUR venait rattraper ce manque à gagner. L'entreprise continue d'être performante, elle a les moyens de payer », conclut Olivier Delacourt.
Véronique BERKANI

 

 
 

L'usine Ricoh bloquée

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 05:55:44

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social
L'usine Ricoh bloquée
 

 
Hier, deuxième jour de grève pour les salariés de Ricoh Industrie France à Wettolsheim.
Les salariés de Ricoh Industrie France à Wettolsheim ont entamé un mouvement de grève dimanche 10 mars à midi, qui se poursuivait toujours lundi. Celui-ci a été déclenché par la fin de non-recevoir opposée par la direction aux propositions de l'intersyndicale Unsa-CFDT-CGT-FO dans le cadre de la négociation annuelle obligatoire (NAO) des salaires et de la « prime Macron ». Une réunion en début d'après-midi hier n'a pas permis de sortir de l'impasse, les deux parties campant sur leurs positions : les syndicats réclament une augmentation générale des salaires de 2 % et une prime Macron à 800 EUR, tandis que la direction propose une augmentation des salaires de 1,8 % et une prime à 800 EUR. Les négociations se déroulent dans un contexte particulier, les salariés ayant été touchés en 2018 par un «Plan de sauvegarde de l'emploi» qui a entraîné la suppression de 200 postes.
V.B.

 

 
 

 

Négociations sur les salaires : Ricoh bloqué

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 06:23:45

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Négociations sur les salaires : Ricoh bloqué
 

 
Ce lundi, deuxième jour de grève pour les salariés de Ricoh Industrie France, à Wettolsheim. Photo L'Alsace/Hervé Kielwasser
Les salariés de Ricoh Industrie France, à Wettolsheim, ont entamé un mouvement de grève dimanche à midi, qui se poursuivait toujours ce lundi. Celui-ci a été déclenché par la fin de non-recevoir opposée par la direction aux propositions de l'intersyndicale Unsa-CFDT-CGT-FO dans le cadre de la négociation annuelle obligatoire (NAO) des salaires et de la « prime Macron ».

Une réunion en début d'après-midi, ce lundi, n'a pas permis de sortir de l'impasse, les deux parties campant sur leurs positions : les syndicats réclament une augmentation générale des salaires de 2 % et une prime Macron à 800 EUR, tandis que la direction propose une augmentation des salaires de 1,8 % et une prime à 630 EUR. Les négociations se déroulent dans un contexte particulier, les salariés ayant été touchés en 2018 par un PSE (plan de sauvegarde de l'emploi) qui a entraîné la suppression de 200 postes. V. B.

 

 
 

Le web, des promesses à la désillusion

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 06:41:08

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Le web, des promesses à la désillusion
 

 
Le web fait désormais partie de la vie quotidienne de plus de quatre milliards de personnes. Domaine public/Pixabay
Trente ans, c'est bien suffisant pour dresser un bilan. Celui du World Wide Web ne correspond pas forcément aux espérances. Non que la promesse initiale n'a pas été tenue : jamais autant de savoirs n'ont été à la portée du commun des mortels.

En cela, le web a changé le monde. Mais il l'a fait pour le meilleur et pour le pire - un pire que ses concepteurs n'avaient pas anticipé.

En décembre, l'un des fondateurs Tim Berners-Lee s'en était d'ailleurs ému, dans une tribune du New York Times : « Le web a été détourné par des escrocs et des trolls », se désolait le père du web.

Le tableau n'est pas totalement noir. Au quotidien, le web permet à des millions de personnes d'échanger, s'informer, se cultiver... Mais l'enthousiasme des origines a cédé la place à la méfiance. Fake news, exploitation de données personnelles, cybercriminalité, harcèlement en ligne, manipulations, censure et surveillance étatique... Depuis quelques années, le catalogue des dérives ne cesse de s'allonger. Le rêve virtuel se serait-il transformé en cauchemar ? « On se demande si on n'a pas finalement créé un monstre aujourd'hui hors de tout contrôle », concède François Flückiger, successeur de Tim Berners-Lee au sein du Cern.
Concentrationet radicalisation

En trente ans, le web a radicalement changé. Sur la forme, déjà. Conçu comme un espace horizontal, il devait rendre caduque la notion même de hiérarchie. Avec le web, plus besoin d'intermédiaires ! Cela n'aura duré qu'une petite dizaine d'années. Le web actuel est dominé par une poignée de plateformes géantes, et l'égalité n'y est plus guère que théorique. Pour exister, impossible de se passer des services de Google, Amazon, Facebook, Booking ou TripAdvisor.

La « démocratisation » d'internet, à partir des années 2000, n'aura pas non plus été sans conséquences. Entre 1998 à 2018, le nombre d'internautes a bondi, de 147 millions à 4,2 milliards. Cela représente plus de la moitié de l'humanité.

Dont une petite minorité adepte des théories du complot ou des discours extrémistes, qui ont trouvé sur les réseaux sociaux une parfaite caisse de résonance. Sans compter les escrocs, pirates, barbouzes et autres trolls qui en ont fait leur terrain de manoeuvre.

Peut-on réparer le web ? L'autorégulation a longtemps été la solution privilégiée - héritage d'une époque où la masse des internautes se limitait à une petite communauté de geeks. Elle a toutefois montré ses limites, poussant un certain nombre de gouvernements à promouvoir une régulation plus ou moins musclée - au grand dam des associations de défense des libertés qui pointent les risques d'abus.

Un contrôle étatique est-il préférable à un excès de liberté ? Tim Berners-Lee, lui, plaide une voie intermédiaire. Favorable à une régulation des grandes plates-formes, il se méfie aussi des interventions étatiques. L'ingénieur figure notamment parmi les opposants déterminés au projet de directive européenne sur le droit d'auteur, qui imposera de facto un filtrage des contenus. Depuis quelques années, il affirme surtout vouloir réinventer le web, à travers un projet baptisé Solid. L'idée : redécentraliser la toile, en donnant aux utilisateurs le contrôle de leurs données. Un projet encore vague, mais excitant.
Jean-Michel LAHIRE (avec AFP)

 

 
 

Hôpital Saint-Morand : La concertation en marche

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 06:23:10

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Hôpital Saint-Morand
Hôpital Saint-Morand : La concertation en marche
L'agence régionale de santé Grand Est lance une concertation qui doit permettre de « bâtir une offre de soins pérenne sur le territoire Sud Alsace ».

 
Les premières réunions de concertation sont prévues en avril.
Après les manifestations et pétitions, l'Agence régionale de santé Grand Est lance la concertation « pour bâtir une offre de soins pérenne sur le territoire Sud Alsace ». Elle entend mobiliser les « acteurs face aux situations nécessitant des réponses à court terme ».

Suite à la réunion du 9 février dernier, des parlementaires, des élus des territoires, des représentants de la gouvernance du GHRMSA (Groupe Hospitalier de la Région de Mulhouse et du Sud Alsace) et les sous-préfets des territoires étaient réunis le 2 mars autour de Jean Rottner, président de la région Grand Est et de Mme Cayré, directrice générale déléguée de l'ARS Grand-Est. L'objectif était de « partager le diagnostic de la situation et définir une méthode de construction de nouveaux projets territoriaux de santé sur les zones de Thann et d'Altkirch ».
« Une démographie médicale sous tension »

Cet échange a permis « de partager le diagnostic sur les caractéristiques du territoire et les besoins des populations. Les analyses montrent que ces deux territoires peuvent s'appuyer sur une offre hospitalière diversifiée au sein du GHRMSA et sur une médecine de ville dynamique mais toutes les deux fragilisées par une démographie médicale sous tension », indique l'ARS dans son communiqué. « Les fragilités en matière de ressources médicales dans les établissements de santé sur les deux territoires notamment dans les domaines de la pédiatrie, de l'anesthésie, de la gynécologie-obstétrique et de la médecine d'urgence ont été longuement analysées ».
Des priorités identifiées

« À court terme, des solutions doivent être recherchées afin de garantir la sécurité et la continuité des soins aux patients dans ce contexte contraint. Les acteurs ont convenu de la nécessité de s'engager dans la coconstruction d'un projet territorial de santé. Celui-ci doit porter des ambitions de court et de moyen terme et son périmètre doit englober des projets pour l'hôpital et pour la médecine de ville ».

« Un certain nombre de priorités ont été identifiées dans ce diagnostic partagé : la prise en charge des enfants et des adolescents, les maladies chroniques, les personnes âgées et la santé mentale. Elles seront incluses dans quelques semaines dans les réflexions sur le projet territorial de santé et feront également l'objet d'un temps de concertation ».

« L'enjeu majeur, qui fait consensus, est de proposer une offre de soins pérenne. Le groupe de pilotage a donc décidé de la constitution d'espaces de dialogue et a organisé les modalités de concertation. Aussi les acteurs du secteur sanitaire et médico-social, les élus, associations et représentants d'usagers contribueront à la coconstruction du projet de santé pour les territoires.

Les premières réunions de concertation prévues sur chaque territoire début avril vont permettre de faire émerger des orientations visant à élaborer des projets territoriaux de santé, garantissant un accès à des soins de qualité et adaptés à l'évolution des besoins ».

 

 
 

 

Colmar Côté Cour-Côté Four est en vente

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 06:34:39

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Colmar Côté Cour-Côté Four est en vente
 

 
Depuis 2008, date de sa création, le restaurant a changé deux fois de propriétaire. Photo DNA/Nicolas Pinot
L'annonce est parue dans la presse locale et divers autres supports. Sur Le Bon Coin, on apprend que l'ensemble restaurant-brasserie-boulangerie est cédé pour la somme de 548 000 EUR.

« Bertrand Burger, l'actionnaire principal, nous a donné mandat pour vendre l'établissement », souligne Frédéric Rohrer, responsable de l'agence colmarienne Top Immo.

Bertrand Burger, PDG de Burger & Cie et fondateur de Booa, à Lièpvre, détient 55 % des actions. On ne connaît pas les raisons motivant sa décision. Il n'a en effet pas répondu à nos demandes d'interview. Christian Glohr, qui est présent au restaurant, en possède 35 %. Pour boucler le capital, s'y ajoutent une dizaine de petits actionnaires qui n'ont souvent qu'1 % des actions.

En réponse à de « nombreux messages inquiets », Christian Glohr a voulu rassurer la clientèle en postant sur sa page Facebook ces quelques lignes optimistes : « Un changement d'actionnaires n'entraîne pas pour l'instant de changement d'équipe, de décor et de bonne humeur. » Le tout accompagné d'une photo de l'entrée de Côté Four ornée des panonceaux Gault & Millau et Michelin.
Repris au printemps 2017

Pas une once de pessimisme dans sa voix. « Une solution est trouvée pour remplacer Bertrand Burger. Le problème est en bonne voie de résolution. » Il tient à préciser que si le restaurant était fermé du 19 janvier au 19 février, il s'agissait de congés annuels, non d'une « fermeture définitive ». L'établissement a d'ailleurs rouvert depuis.

L'actuel propriétaire a racheté Côté Cour-Côté Four à Olivier Nasti, chef étoilé du Chambard de Kaysersberg au printemps 2017. Le restaurant comme la boulangerie-brasserie avaient ouvert en 2008 sous l'impulsion de l'homme d'affaires Marc Rinaldi et du chef étoilé Jean-Yves Schillinger.

« Il y a deux ans, l'affaire était un gouffre financier, estime Christian Glohr. Aujourd'hui, les comptes s'équilibrent. » Depuis la parution des annonces, d'anciens habitués ont retrouvé le chemin de la maison colmarienne. Il reste plus que jamais confiant en l'avenir. « L'affaire continue. Tout va bien ! »
M.F.

 

 
 

Agriculture 100 producteurs de plus en conversion : 2018, un bon cru pour le réseau bio alsacien

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 06:20:32

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Agriculture 100 producteurs de plus en conversion
Agriculture 100 producteurs de plus en conversion : 2018, un bon cru pour le réseau bio alsacien
Sur une bonne dynamique, l'agriculture biologique alsacienne a gagné une centaine de producteurs en 2018, et exploite plus de 27 000 ha, soit 8 % de la surface agricole utile. Elle vise les 10 % (33 600 ha) et les 1 000 fermes en 2020.

 
Aujourd'hui, 35 % des vergers d'Alsace sont passés bio. L'arboriculture est la filière la plus en pointe pour ce mode de culture doux, préservant l'environnement et la santé
C'est l'ambition affichée de l'Opaba, l'organisation professionnelle de l'agriculture biologique en Alsace, réunie lundi à Muttersholtz. En Alsace, le rythme des conversions s'accélère porté par un marché du bio en plein essor.

Entre 2007 et 2018, le nombre d'agriculteurs bio alsaciens a pratiquement triplé pour atteindre 838 fermes, toutes filières confondues. L'arboriculture est celle qui a le plus progressé avec 35 % des vergers en bio.

Le vignoble continue de verdir en force. Aujourd'hui, plus de 300 domaines exploitent 3 000 ha de vignes, soit 20 % de la surface AOC Alsace sont cultivés sans molécules de synthèse, et produisant des vins AB. « L'an dernier, on a eu un mouvement fort de conversions dans la viticulture, avec une cinquantaine de domaines concernés », confirme Joseph Weisbart, directeur de l'OPABA.

L'activité légumes est à 16 %. Seules les surfaces céréalières en bio (2,4 %) sont en retrait, car plus difficiles à convertir structurellement.
Un changement d'échelle

Le phénomène n'a rien d'étonnant. « L'Alsace a toujours été en pointe pour le bio grâce à une agriculture diversifiée, extensive », relève Julien Scharsch, président de l'Opaba. Le développement actuel s'appuie « sur la forte demande des consommateurs - le label AB a la cote - et les inquiétudes des agriculteurs face aux difficultés conjoncturelles et techniques (perte de fertilité des sols, phénomène de coulées de boues) ».

En plein boom, « l'agriculture bio a changé d'échelle et a dépassé le stade du créneau de niche. Il faut qu'elle puisse rester durable et s'inscrire dans une démarche de progrès », plaide Julien Scharsch, qui défend un modèle alternatif pérenne.

« Le secteur bio ne peut pas dit-il, se contenter du volet environnemental inscrit dans le cahier des charges européen avec la suppression des pesticides. Il doit intégrer les aspects économiques et sociaux : offrir une rémunération équitable aux producteurs et privilégier les emplois locaux payés au tarif français. « Aujourd'hui, poursuit le président de l'Opaba, les producteurs bio s'en tirent mieux grâce à des circuits de distribution diversifiés et spécifiques. Il faut continuer dans cette voie pour ne pas se retrouver avec les mêmes difficultés que l'agriculture conventionnelle ».
Trois ans de retard pour les aides

Comme cette dernière, le secteur bio se trouve confronté à des soucis récurrents au niveau des financements publics. « On a trois ans de retard pour le versement des aides à la conversion. Pour des jeunes qui se sont installés et ont investi dans un bâtiment, d'élevage par exemple, cela peut représenter jusqu'à 30 000 à 40 000 euros qui manquent. Aujourd'hui, l'État est en train de régler les montants de 2016 ».

En cause, des enveloppes de crédits insuffisantes, et selon l'administration, «un changement de logiciel qui a compliqué l'instruction des dossiers ».
I.N. (*)L'Opaba compte 459 adhérents. Le réseau bio s'est structuré à l'échelle régionale avec la création de l'Association Bio en Grand-Est, qui fédère les groupements territoriaux dans les anciennes Régions, pour accompagner le développement de l'agriculture biologique et structurer des filières.

(*)L'Opaba compte 459 adhérents. Le réseau bio s'est structuré à l'échelle régionale avec la création de l'Association Bio en Grand-Est, qui fédère les groupements territoriaux dans les anciennes Régions, pour accompagner le développement de l'agriculture biologique et structurer des filières.

 
 

 

Moral en berne et coups de gueule à la FDSEA 68

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 06:19:38

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Agriculture
Moral en berne et coups de gueule à la FDSEA 68
Environ 250 personnes ont assisté vendredi, à Mulhouse, à l'assemblée générale annuelle de la FDSEA 68, dans une atmosphère à la fois morose et pugnace.
 

 
Pascal Wittmann a succédé à Denis Nass à la présidence de la FDSEA 68 en octobre dernier.Photo
Quelque 250 personnes ont assisté vendredi matin à l'assemblée générale annuelle de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles du Haut-Rhin (FDSEA 68), au Parc-Expo de Mulhouse. Thème officiel de cette édition 2019 : « Pour une agriculture en mouvement ».

À en juger par les discours tenus à la tribune, ces deux mots, « en mouvement » , sont à prendre dans un sens très littéral, façon Tonton flingueurs (« Je correctionne plus : je dynamite, je disperse, je ventile »). Qu'on se le dise, en effet : les agriculteurs haut-rhinois ont le moral en berne, et pas seulement à cause des aléas climatiques (coulées de boue en série au printemps, suivies d'une sécheresse estivale carabinée).

Extrait du rapport moral du nouveau président de la FDSEA 68, Pascal Wittmann, qui a pris la suite de Denis Nass en octobre dernier : « Il va falloir insuffler un vent nouveau sur une multitude de mesures franco-françaises, tellement elles riment avec nonchalance - sans oublier toutes ces institutions et autres lieux de réunionites, qui s'autorisent à parler pour nos métiers en vase clos. »

Pointés du doigt, pêle-mêle : l'État (et singulièrement la Direction départementale des Territoires), à la fois vétilleux et trop peu réactif ( « Sûrement qu'il faisait trop chaud cet été dans les bureaux du ministère... » , lance Joël Jecker, secrétaire général de la FDSEA 68) ; les « médias et autres escrologistes » (sic) coupables - si l'on a bien saisi - de s'inquiéter trop souvent du glyphosate ; les chasseurs inconséquents, qui laissent pulluler les sangliers ; les producteurs étrangers, désireux d'inonder l'Hexagone d'huile de palme, de boeufs aux hormones et autres poulets chlorés ; « les vegans et les anti-viandes » - et l'on en oublie sans doute.

« La sécheresse de l'an passé a touché tous les éleveurs, sans exception. Le changement climatique, ça n'est pas un concept. On le vit, on le subit. Il va bien falloir un jour que la réalité du terrain arrive dans les bureaux » , grince encore Joël Jecker, avant d'adresser un « bravo » d'autant plus notable à l'adresse du conseil régional du Grand Est, « qui fut des plus réactifs [et] qui a su débloquer six millions d'euros pour accompagner l'achat de fourrages ».

Conclusion du même : « Le temps change, alors changeons aussi. Changeons de braquet pour apporter des solutions durables à tous les terroirs, car un territoire sans paysan est un territoire qui se meurt. »
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

LOTO DU PATRIMOINE Réaction : Aucun site emblématique pour l'Alsace

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 06:18:58

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LOTO DU PATRIMOINE Réaction
LOTO DU PATRIMOINE Réaction : Aucun site emblématique pour l'Alsace
La Mission Bern pour le loto du patrimoine a livré dimanche la liste des 18 sites emblématiques : aucun dossier alsacien n'y figure. Grosse déception de la Délégation régionale de la Fondation du Patrimoine.

 
Un complément de financement pour le château de Wesserling.
Il ne cachait pas son désir de décrocher, cette année, l'un des 18 sites emblématiques désignés dans le cadre du loto du patrimoine : Pierre Goetz, délégué régional de la Fondation du Patrimoine, nous confiait même avoir bon espoir (DNA du 26 janvier 2019). D'autant que l'an passé, le dossier du château de Wesserling avait été à deux doigts de figurer dans cette précieuse liste qui génère un coup de pouce financier bien supérieur aux dossiers dits de maillage - «de second rang,» décrypte Pierre Goetz.
Un site emblématique par Délégation régionale de la Fondation du Patrimoine

On imagine combien sa désillusion a été grande en apprenant que pour tout le Grand Est, seule la restauration du moulin de Bar-sur-Seine, dans l'Aube, avait été retenue.

Sans remettre évidemment en cause le bien-fondé d'un tel choix, Pierre Goetz s'interroge en revanche sur une formule trop stricte qui ne peut provoquer que des grincements de dents : « Comme l'année dernière le comité de sélection présidé par le président de la République et composé de Stéphane Bern, de représentants du ministère de la Culture et de la Fondation du Patrimoine a choisi un seul dossier emblématique pour le Grand Est alors que la Fondation du Patrimoine compte 23 délégations régionales dont trois délégations régionales dans le Grand Est. Je souhaiterais par conséquent que Stéphane Bern, qui connaît bien la richesse patrimoniale de l'Alsace, modifie les critères de sélection et retienne à l'avenir un dossier emblématique par délégation régionale. Il lui faudra bien entendu convaincre le comité de sélection », réagi-t-il à chaud.

Un comité de sélection qui avait retenu l'an passé 46 dossiers de maillage. Or le seul Grand Est en avait obtenu 46 quand la moyenne des dossiers des 12 autres régions était de 15. À elle seule, l'Alsace en totalisait 17 - 16, si l'on tient compte d'un propriétaire qui a finalement retiré son dossier après avoir pourtant été sélectionné. De quoi justifier la prise en compte de la spécificité patrimoniale du Grand Est dans l'établissement de la liste des sites emblématiques.

Petite compensation pour Pierre Goetz : « Je sais que le château de Wesserling et la synagogue de Thann qui espéraient être retenus comme dossiers emblématiques en 2018 et avaient été classés comme dossiers de maillage recevront l'un comme l'autre un complément de financement pour leur permettre d'effectuer les travaux urgents: Wesserling, qui est un énorme chantier, passe ainsi de 40 000 à 115 000 EUR et la synagogue de Thann recevra une enveloppe supplémentaire de 20 000 EUR . Un troisième dossier est susceptible également de bénéficier de ce complément de financement : la synagogue de Benfeld pour laquelle je suis en train de négocier. »

Dernière confidence: pour cette deuxième édition de la Mission Bern, l'Alsace aurait monté une cinquantaine de dossiers. Mais combien en restera-t-il à l'arrivée ?
S.H.

 

 
 

 

Loto du Patrimoine Aucun site emblématique pour l'Alsace

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 06:18:11

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Loto du Patrimoine Aucun site emblématique pour l'Alsace
 

 
Un complément de financement pour le château de Wesserling. Photo DNA/Grégoire Gauchet
Il ne cachait pas son désir de décrocher, cette année, l'un des 18 sites emblématiques désignés dans le cadre du loto du patrimoine : Pierre Goetz, délégué régional de la fondation du Patrimoine, nous confiait même en janvier avoir bon espoir. D'autant que l'an passé, le dossier du château de Wesserling avait été à deux doigts de figurer dans cette précieuse liste qui génère un coup de pouce financier bien supérieur aux dossiers dits de maillage - « de second rang », décrypte Pierre Goetz. On imagine combien sa désillusion a été grande en apprenant que pour tout le Grand Est, seule la restauration du moulin de Bar-sur-Seine, dans l'Aube, avait été retenue.

Sans remettre évidemment en cause le bien-fondé d'un tel choix, Pierre Goetz s'interroge en revanche sur une formule trop stricte qui ne peut provoquer que des grincements de dents. « Comme l'année dernière le comité de sélection présidé par le président de la République et composé de Stéphane Bern, de représentants du ministère de la Culture et de la fondation du Patrimoine a choisi un seul dossier emblématique pour le Grand Est alors que la fondation compte 23 délégations régionales dont trois délégations régionales dans le Grand Est... Je souhaiterais par conséquent que Stéphane Bern, qui connaît bien la richesse patrimoniale de l'Alsace, modifie les critères de sélection et retienne à l'avenir un dossier emblématique par délégation régionale. Il lui faudra bien entendu convaincre le comité de sélection », réagit-il à chaud.
Synagogue de Thann

Le comité de sélection avait retenu l'an passé 46 dossiers de maillage. Or le seul Grand Est en avait obtenu 46 quand la moyenne des dossiers des 12 autres régions était de 15. À elle seule, l'Alsace en totalisait 17 - 16, si l'on tient compte d'un propriétaire qui a finalement retiré son dossier après avoir pourtant été sélectionné. De quoi justifier la prise en compte de la spécificité patrimoniale du Grand Est dans l'établissement de la liste des sites emblématiques.

Petite compensation pour Pierre Goetz : « Je sais que le château de Wesserling et la synagogue de Thann qui espéraient être retenus comme dossiers emblématiques en 2018 et avaient été classés comme dossiers de maillage recevront l'un comme l'autre un complément de financement pour leur permettre d'effectuer les travaux urgents : Wesserling, qui est un énorme chantier, passe ainsi de 40 000 EUR à 115 000 EUR et la synagogue de Thann recevra une enveloppe supplémentaire de 20 000 EUR. Un troisième dossier est susceptible également de bénéficier de ce complément de financement : la synagogue de Benfeld, pour laquelle je suis en train de négocier. »

Dernière confidence : pour cette deuxième édition de la Mission Bern, l'Alsace aurait monté une cinquantaine de dossiers. Mais combien en restera-t-il à l'arrivée ? Se. H.

 

 
 

conseil municipal de Willer-sur-Thur: Les élus soutiennent REST

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 06:22:19

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Conseil municipal
conseil municipal de Willer-sur-Thur: Les élus soutiennent REST
Le conseil municipal de Willer-sur-Thur a choisi d'adhérer à l'association REST qui défend le maintien de la maternité de Thann.

 
Considérant la constante régression dans l'offre de soins des services publics de santé sur l'ensemble du territoire du Pays Thur-Doller, la fermeture du service des urgences de l'hôpital de Thann le 7 novembre 2016 contraignant les patients du Pays Thur-Doller à effectuer plus de 30 minutes de trajet pour bénéficier de soins aux urgences de Mulhouse entre 20 h 30 et 8 h 30 et le projet de fermeture de la maternité de l'hôpital de Thann par l'agence régionale de santé, le conseil municipal a décidé d'adhérer à l'association REST ! pour la Renaissance des services hospitaliers thannois. Thomas Desaulles sera le représentant de la collectivité auprès de l'association.

La commune avait signé une convention avec SFR le 21 septembre 2005 pour l'installation d'un relais de radiotéléphonie sur le site du Stimpfelrain. Au cours du quatrième trimestre 2018, SFR a transféré à une de ses filiales - SFR Filiale, aujourd'hui dénommée HIVORY - son parc d'infrastructures passives d'antennes de son réseau mobile national ainsi que les titres mobiliers, baux et conventions d'occupation qui y sont attachés. Ce transfert n'entraîne aucun changement technique, et les équipements de SFR continuent à occuper les emplacements mis à disposition initialement, en contrepartie du versement d'un loyer à la commune. Le conseil municipal a décidé de donner son accord au transfert à la société HIVORY SAS de la convention signée avec SFR pour l'implantation d'un relais de radiotéléphonie sur la parcelle sise au lieudit Stimpfelrain aux conditions financières du bail précédent, de formaliser ce transfert par la signature d'un nouveau contrat entre les différentes parties concernées, l'Office national des forêts, la commune, la régie communale de télédistribution et la société HIVORY SAS, de charger l'Office national des forêts de la rédaction de ce contrat et de donner délégation au maire pour sa signature ainsi que pour toute pièce s'y rapportant.
Les sapeurs-pompiersont besoin d'espace

Le maire a exposé au conseil municipal les problèmes de place rencontrés par le corps des sapeurs-pompiers dans ses locaux actuels. Aménagée dans les années 1930, la caserne ne répond plus aux besoins actuels. Les véhicules occupent la totalité du garage et une partie du matériel est stockée dans le garage du véhicule de police. De nouveaux vestiaires doivent être aménagés afin de séparer les habits de feu de ceux servant au secours aux personnes. Une salle dédiée à la formation est nécessaire. Les effectifs mixtes nécessitent aussi des aménagements séparés. Le bâtiment actuel, entouré de routes ou d'accès, ne permet pas son extension. La délocalisation dans un nouveau bâtiment ou dans un bâtiment existant est inéluctable pour apporter des solutions pérennes. La commune ne possède pas de bâtiment adapté à cette reconversion. La construction d'un nouveau bâtiment, toujours possible, sacrifierait une partie majeure du parc de la mairie et nécessiterait des aménagements coûteux en plus des travaux de construction.

En limite du parc de la mairie, le bâtiment occupé à ce jour par la société APIMIEL offre des perspectives correspondantes aux besoins du projet de relocalisation des hommes du feu et de leur matériel. Ce bâtiment, de plain-pied, d'une surface d'environ 1 000 m2 répartis sur deux étages, pourrait aussi accueillir d'autres services municipaux. Le maire a proposé au conseil municipal de contacter le propriétaire du bâtiment pour entamer des négociations afin de trouver un accord. Le conseil municipal a donné délégation au maire pour entamer des négociations en vue d'une éventuelle acquisition du bâtiment occupé actuellement par la société APIMIEL.

 

 
 

 

Alsace Grogne des surveillants : Les prisons bloquées sans doute jusqu'à jeudi

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 05:54:54

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Alsace Grogne des surveillants
Alsace Grogne des surveillants : Les prisons bloquées sans doute jusqu'à jeudi
Les surveillants pénitentiaires ont bloqué la plupart des maisons d'arrêt en Alsace ce lundi dans le cadre d'une mobilisation nationale.

 
« La détermination est grande, assure Christophe Schmitt et on n'est pas près de s'arrêter ». Majoritaire, le syndicat FO a renouvelé ce lundi son appel au blocage des établissements pénitentiaires en Alsace. Ensisheim, Mulhouse, Strasbourg et Oermingen ont suivi l'appel de l'intersyndicale.
Extractions judiciaires impossibles

À Strasbourg, hier, une cinquantaine de surveillants étaient mobilisés dès 6h devant la maison d'arrêt de Strasbourg à l'appel du SPS, le syndicat pénitentiaire des surveillants, et de Force ouvrière (FO). Les manifestants ont bloqué le site en positionnant des pneus devant les entrées et les sorties de la prison. Le blocage a été levé vers midi, ce qui n'a pas empêché des retards au niveau des audiences. Tous les détenus ont pu sortir de la maison d'arrêt pour les audiences de comparution immédiate, avec une heure et demie de retard environ, le temps d'ôter les pneus qui obstruaient les accès de la prison.

Pour le secrétaire interrégional FO, le mouvement n'est que le prolongement de celui déclenché en janvier 2018 : « Depuis, rien n'a changé, il n'y a eu aucune prise de conscience des politiques. » Hier à Mulhouse, une trentaine de surveillants ont bloqué dès 6 h les accès à la maison d'arrêt. Les extractions judiciaires ont été impossibles, tout comme les extractions sanitaires (sauf urgence). Les parloirs et les livraisons ont également été annulés. Le mouvement est loin de faiblir. À la prison centrale d'Ensisheim, 40 à 50 gardiens étaient présents hier dès 6 h 30 devant les portes de l'établissement. Ils ont été délogés, dans le calme, par les gendarmes à 7h45.

Au centre de détention d'Oermingen, une grosse vingtaine de surveillants pénitentiaires se sont mobilisés lundi matin à l'appel des syndicats CGT, FO et SPS. Présents devant l'entrée depuis 6h30, ils y sont restés jusqu'à midi. Selon eux, « rien n'a changé depuis l'an dernier. Il y a toujours des agressions et des difficultés à recruter ». « Si rien ne change », ils prévoient le même type d'action ce mercredi et ce vendredi. Certains évoquent même la possibilité que le mouvement se durcisse la semaine prochaine s'il n'y a pas d'avancées concrètes.
« Nous attendonsdes annonces »

Aujourd'hui, les maisons d'arrêt de Strasbourg et Colmar seront bloquées, dès 6h30, des situations qui ne devraient pas évoluer avant jeudi : « Le SPS, le syndicat national pénitentiaire des surveillants, a été reçu ce lundi à Paris par le directeur de l'administration pénitentiaire. Mais nous attendons surtout le rendez-vous ce jeudi chez la garde des Sceaux, Nicole Belloubet. Nous attendons des annonces », insiste Christophe Schmitt. Les syndicats proposent de « doter les surveillants de pistolets à impulsion électrique » et « d'installer des portiques semblables à ceux des aéroports pour détecter ce que les familles font entrer ». Ils sont favorables au « retour aux fouilles intégrales systématiques des détenus ».

 

 
 

 

Prisons Grogne des surveillants : des blocages sans doute jusqu'à jeudi

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 06:22:50

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Prisons Grogne des surveillants : des blocages sans doute jusqu'à jeudi
 

 
Nouvelle journée de blocage, ce lundi à la maison d'arrêt de Mulhouse. Photo L'Alsace/Vincent Voegtlin
« La détermination est grande et on n'est pas près de s'arrêter », assure Christophe Schmitt. Majoritaire, le syndicat Force ouvrière a renouvelé ce lundi son appel au blocage des établissements pénitentiaires en Alsace. Ensisheim, Mulhouse, Strasbourg et Oermingen ont suivi l'appel de l'intersyndicale.

? À Ensisheim, 40 à 50 gardiens étaient présents, ce lundi dès 6 h 30, devant les portes de la maison centrale. Ils ont été délogés, dans le calme, par les gendarmes à 7 h 45.

? À Mulhouse, une trentaine de surveillants ont bloqué dès 6 h les accès à la maison d'arrêt. Les extractions judiciaires ont été impossibles, tout comme les extractions sanitaires (sauf urgence). Les parloirs et les livraisons ont également été annulés. Le mouvement est loin de faiblir.

? À Oermingen, une grosse vingtaine de surveillants pénitentiaires se sont mobilisés à l'appel des syndicats CGT, FO et SPS. Présents devant l'entrée du centre de détention depuis 6 h 30, ils y sont restés jusqu'à midi. Selon eux, « rien n'a changé depuis l'an dernier. Il y a toujours des agressions et des difficultés à recruter ». « Si rien ne change », ils prévoient le même type d'action ce mercredi et ce vendredi. Certains évoquent même la possibilité que le mouvement se durcisse la semaine prochaine s'il n'y a pas d'avancées concrètes.

? À Strasbour g, une cinquantaine de surveillants étaient mobilisés dès 6 h devant la maison d'arrêt à l'appel du Syndicat pénitentiaire des surveillants (SPS) et de FO. Les manifestants ont bloqué le site en positionnant des pneus devant les entrées et les sorties de la prison. Le blocage a été levé vers midi, ce qui n'a pas empêché des retards au niveau des audiences. Tous les détenus ont pu sortir de la maison d'arrêt pour les audiences de comparution immédiate, avec une heure et demie de retard environ, le temps d'ôter les pneus qui obstruaient les accès de la prison.

Aujourd'hui, les maisons d'arrêt de Strasbourg et Colmar seront bloquées dès 6 h 30 (lire encadré ci-contre), des situations qui ne devraient pas évoluer avant jeudi : « Le Syndicat national pénitentiaire des surveillants a été reçu ce lundi à Paris par le directeur de l'administration pénitentiaire. Mais nous attendons surtout le rendez-vous de jeudi chez la garde des Sceaux, Nicole Belloubet. Nous attendons des annonces ! », insiste Christophe Schmitt.

 

 
 

commerce Mulhousien : Quelles priorités pour 2019 ?

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 06:27:41

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commerce Mulhousien
commerce Mulhousien : Quelles priorités pour 2019 ?
Lors du P'tit déj'des ateliers du commerce, Frédéric Marquet a fait le point sur les ouvertures à Mulhouse et lancé une consultation sur les priorités de 2019.

 
Parmi les ouvertures, le public peut trouver le magasin Claudie Pierlot, rue des Boulangers.
Comme à chaque séance, les participants des ateliers du commerce ont pu commencer leur P'tit déj', ce mardi, par un rappel des ouvertures et des projets par Frédéric Marquet, le manager du commerce mulhousien. Il a donc été question de Claudie Pierlot, magasin de confection pour femmes, rue des Boulangers, du restaurant Chili Thaï, à la place de l'Ardoise gourmande, rue des Tanneurs, et du nouveau Guillaume Tell, qui a bénéficié d'un bon coup de jeune et d'une décoration « revue et corrigée ».

Trois nouvelles ouvertures sont également prévues dans les prochains jours : Etam, boutique de lingerie, le 21 mars, qui passe de 70 à 170 m² de surface, Rituals, cosmétiques et produits pour le corps, le 23 mars, place des Victoires, et Peggy Sage, produits de manucure, maquillage et soins, à Porte Jeune. Par contre, le manager du commerce tient à corriger une rumeur : « Il n'y aura pas de Halle gourmande. Mais d'autres négociations sont en cours avec de belles enseignes. »
Guinguettesau bord du canal

D'une galerie à l'autre, après cette présentation, la question a été posée sur l'avenir de la galerie, place de la Réunion. « Les galeries, c'est ce qui souffre le plus », a commencé Frédéric Marquet. « Les commerces y sont moins visibles et il y a moins de flux. » Concernant la fermeture du magasin de L'Oncle Hansi, le manager du commerce a d'abord rappelé que pour qu'un magasin réussisse « il doit être bon tous les jours ». Concernant la cellule désormais vide, « quelqu'un s'est déjà positionné dessus ». Des contacts ont également été pris pour qu'un nouveau magasin de souvenirs alsaciens ouvre ses portes. Mais pour servir de moteur à l'ensemble de la galerie Passage de la Réunion, Frédéric Marquet admet que c'est pour la grande cellule de 900 m² où se trouvait l'épicerie du Globe, qu'il faudrait un repreneur. « Mais Littéra et le Mozart marchent bien, tout comme la nouvelle salle de sport. »

Après la situation actuelle, les participants ont été mis à contribution pour donner leurs priorités pour 2019. « Faire revenir les professions à fort pouvoir d'achat », « avoir des commerces éphémères », « pouvoir utiliser les transports en commun après 23 h », « avoir une cohérence dans les horaires d'ouverture des magasins », « que la place de la Réunion soit mieux éclairée »... Plusieurs de ces points ont déjà trouvé un début de réponse.

Il a notamment été question de guinguettes qui seront installées au bord du canal pendant l'été. Pour l'éclairage, une amélioration devrait avoir lieu autour de la gare. Mais Jean Rottner, 1er adjoint au maire présent pendant le P'tit déj', a avoué que la place de la Réunion méritait effectivement davantage de lumière. « C'est notre bijou et nous devons la mettre en avant. »

L'élu a par ailleurs proposé de faire quelques visites sur le terrain pour « se rappeler Mulhouse avant, maintenant et parler de ce que pourrait être demain. Il faut que nous arrivions à aller plus loin. Mulhouse est souvent citée en exemple et nous devons voir comment rester en tête. La réflexion doit aussi porter sur les déplacements et l'habitat qui ont des répercussions sur le commerce. »

Pour terminer, les participants, commerçants ou habitants, ont pu remplir un questionnaire pour donner leur avis sur les priorités 2019.
Isabelle LAINÉ

 

 
 

 

Mulhouse : Un musée sur le fil

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 05:52:37

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Mulhouse
Mulhouse : Un musée sur le fil
Retrait d'oeuvres, difficultés financières, problèmes de personnel... Onze mois après la mort du directeur et la découverte du pillage des collections, la situation au Musée de l'impression sur étoffes à Mulhouse est toujours très délicate.

 
C'était l'attraction majeure de l'exposition en cours au Musée de l'impression sur étoffes (Mise), à Mulhouse. Une dizaine de silhouettes prêtées par le musée Yves Saint-Laurent Paris faisaient entrer les visiteurs dans l'univers de l'un des plus grands noms de la mode française. Mais toute l'exposition a été retirée en urgence le mois dernier tout comme les robes fleuries d'Agnès b., présentées dans l'escalier du musée. En cause, les exigences du musée Yves Saint Laurent en matière d'hygrométrie de la salle : « Cela ne correspondait pas, ils ont décidé de tout retirer. Moi, je n'étais même pas au courant... Agnès b. s'est ensuite fâchée aussi », commente le président du musée, Pascal Bangratz.
Des finances et des embauches mal en point

Un nouveau coup dur pour l'établissement qui, depuis près d'un an, traverse une lourde crise : mort de son directeur, découverte du pillage de ses collections, problème de gouvernance... Et ce n'est pas tout. Les finances du musée sont également mal en point. Un courrier envoyé le 10 février par Pascal Bangratz à Fabian Jordan, président de M2A (Mulhouse Alsace agglomération), principal financeur public fait état d'une « trésorerie extrêmement tendue », liée à une « chute de fréquentation et à une baisse de chiffre d'affaires de 10 % en 2018 ». Le musée sollicite « une augmentation exceptionnelle de la subvention de fonctionnement, en souhaitant la faire passer de 215 050 EUR en 2018 à 300 000 EUR en 2019. » M2A va-t-elle suivre ? Rien n'est acquis. « Le Mise a des difficultés, mais c'est un musée associatif, il n'est pas d'intérêt communautaire. Il ne faut pas faire n'importe quoi avec l'argent public ! », explique Audrey Pelletrat de Borde, directrice de cabinet de Fabian Jordan.

Autres points sensibles, la question d'un audit de gestion reste encore en suspens, comme le sujet de l'emploi. La responsable du développement, Céline Dumesnil, est arrêtée depuis la mi-décembre, et son adjoint n'a pas vu son contrat renouvelé. Le recrutement d'un conservateur-directeur exigé par la Drac n'aboutit pas. En attendant, le musée a décidé de créer un poste de secrétaire général, non encore pourvu.

Pendant ce temps, l'instruction sur les vols se poursuit, ainsi que le récolement des documents pour faire un point complet sur les disparitions. Une opération qui a mené à la mise au jour d'une centaine de livres Texunion, victimes d'un dégât des eaux et couverts de moisissures. Une vingtaine seraient irrécupérables.

« Ce musée a vraiment la scoumoune, résume une interlocutrice bien au fait du dossier. C'est une accumulation de faits qui n'ont pas forcément de lien entre eux mais qui s'additionnent ». « Il y a eu un manque de professionnalisme effarant, c'est évident », poursuit-elle.

Une nouvelle assemblée générale est prévue le 12 mars. Il y sera question des points chauds des finances et du personnel. En attendant, deux Mulhousiennes se sont engagées dans la création d'un collectif de soutien du musée, pour sauver ce patrimoine local « siphonné de l'intérieur ».
Hélène POIZAT

 

 
 

 

Mulhouse Grand débat Le dernier, mais non le moindre

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 06:44:09

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Mulhouse Grand débat Le dernier, mais non le moindre
 

 
La question de l'accessibilité aux services publics a régulièrement été soulevée lors du dernier grand débat mulhousien, dont le thème était « l'organisation de l'État et des services publics ». Photos L'Alsace/Darek Szuster
Le dernier, mais non le moindre. En fait, oui et non. Oui, parce que la thématique du quatrième et dernier grand débat mulhousien, qui s'est déroulé vendredi soir à la Fonderie, n'était pas une mince affaire : l'organisation de l'État et des services publics. Le sujet ressemble à un serpent de mer tant la question du mille-feuille administratif, entre autres, n'est pas nouvelle.

Oui aussi, parce que des quatre grands débats organisés à Mulhouse, celui-ci a été l'un des, sinon le plus abouti de tous. Notamment grâce à la "prestation" de Christine Gangloff-Ziegler, la présidente de l'Université de Haute-Alsace (UHA), qui intervenait en qualité d'expert - au côté de Mélanie Antoine, journaliste et réalisatrice de documentaires, qui intervenait, elle, en tant que modératrice. Par ses interventions claires, précises et nuancées, la présidente de l'UHA, qui sait encore parler à tous, de façon non technique, a fourni des éléments qui ont permis de tirer le débat vers le haut.

Non, parce qu'au regard des trois autres grands rendez-vous, ce quatrième débat a été celui qui a été le moins fréquenté : une soixantaine de personnes (comme toujours une majorité de quinquagénaires et plus, à vue d'oeil), contre une centaine les trois précédentes fois.

Rapidement, c'est la question de l'accessibilité des services publics qui a été mise sur la table. C'est même elle qui s'est imposée dans le débat.

En la matière, quand certains ont proposé de « mettre en place des permanences mobiles de services publics pour les personnes qui ont des difficultés à se déplacer (lire ci-dessous) », d'autres ont suggéré « d'étendre les plages horaires des services publics pour que les personnes qui travaillent n'aient pas besoin de prendre de RTT pour y accéder ».
« Je suis humain etje veux m'adresserà des humains ! »

Pour d'autres, encore, la question de l'accessibilité se pose en termes de « compréhension de ce système kafkaïen : ça devient compliqué de savoir qui fait quoi et à qui s'adresser pour certaines démarches... »

Ces propos ont fait (re)bondir un participant qui s'est empressé de demander le micro : « À qui s'adresser ? Oui, c'est vrai, à qui ? Quand il n'y a plus personne ? Moi, ce que je vois, c'est que partout les services publics diminuent : à la Poste, on est mis face à des machines, à la sous-préfecture, on vous dit : "Il faut faire les démarches sur internet". Moi, je suis humain et je veux m'adresser à des humains ! »

D'où la proposition d'une participante « d'impliquer davantage les citoyens dans les services publics, par exemple via des missions bénévoles ». « Concernant cette idée, les syndicats pourraient répondre que les bénévoles prendraient le travail aux salariés, a réagi la présidente de l'UHA. Dans le même temps, les services civiques (qui ne sont pas bénévoles) permettent de créer du lien sans prendre le travail de qui que ce soit. »

Bénévolat, travail. Ces deux notions ont amené au noeud de la question en matière de services publics : « Combien est-on prêt à payer pour des services publics de qualité, qui répondent à nos demandes et besoins ? », a interrogé un participant. Car, oui, un service public n'est pas gratuit. « S'il n'est pas payé directement par le bénéficiaire, il est payé par l'ensemble (via les impôts) », a précisé Christine Gangloff-Ziegler. Pour ce qui est de savoir « combien est-on prêt à payer pour des services publics de qualité », la question est restée ouverte.

En postlude de ce quatrième grand débat, un participant a repris un refrain, régulièrement entendu depuis le premier grand débat mulhousien, le 5 février : e t maintenant que... « va-t-il ressortir de concret de tous ces échanges ? » Là aussi, la question est restée ouverte. Mais, c'est un autre débat.
Textes : Cécile FELLMANN

 

 
 

Mardochée Amar, nouveau rabbin de Mulhouse

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 05:51:07

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Judaïsme
Mardochée Amar, nouveau rabbin de Mulhouse
Ce dimanche dans une synagogue pleine, Mardochée Amar a été officiellement intronisé rabbin de Mulhouse, lui qui y vit depuis 30 ans et participe activement à la vie de la communauté israélite.
 

 
Mardochée Amar a été intronisé dimanche.
Il officie déjà depuis le mois d'octobre 2018 et le départ du rabbin Elie Hayoun. Mais ce dimanche, Mardochée Amar a été officiellement intronisé rabbin de Mulhouse, dans une synagogue où il ne restait plus une place assise. De nombreuses personnalités politiques mulhousiennes ont assisté à la cérémonie, mais aussi le préfet du Haut-Rhin, Laurent Touvet, et le sous-préfet de Mulhouse, Jean-Noël Chavanne, ainsi que de nombreux rabbins comme le grand rabbin du Haut-Rhin, Claude Fhima, et surtout le grand rabbin de France, Haïm Korsia.

« Tu es à présent rabbin de deux communautés : ta famille et Mulhouse, lui a lancé Claude Fhima. Et sans l'une, tu n'aurais pas construit l'autre. » Rabbin, il l'est déjà depuis près de 30 ans pour la communauté séfarade à Mulhouse. « De rabbin à Mulhouse, me voici rabbin de Mulhouse », a remarqué Mardochée Amar. Cette ville, il la connaît bien et il l'aime. « Le rabbin de Mulhouse, c'est notre rabbin à tous », a même déclaré le président de la région Grand Est, Jean Rottner.

Les différents intervenants ont tous souligné la multiplication des actes antisémites en France, ces derniers jours. « Insulter un juif parce qu'il est juif, c'est insulter la République », a rappelé la maire de Mulhouse Michèle Lutz. « Soyez assuré que l'État sera toujours à vos côtés, lui a fait écho le député Olivier Becht. Que le vent de l'esprit souffle sur nous pour apporter la paix... »
Grégory LOBJOIE Voir aussi notre vidéo sur www.dna.fr

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Grand débat national Quatrième rencontre à Mulhouse : Le dernier, mais non le moindre

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 06:28:53

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Grand débat national Quatrième rencontre à Mulhouse
Grand débat national Quatrième rencontre à Mulhouse : Le dernier, mais non le moindre
Le quatrième et dernier grand débat mulhousien, sur le thème « Organisation de l'État et des services publics », s'est déroulé vendredi soir à la Fonderie. Moins fréquenté que les trois précédents, il a pourtant été l'un des, sinon le plus abouti de tous.

 
La question de l'accessibilité aux services publics a régulièrement été soulevée lors du dernier grand débat mulhousien, dont le thème était « l'organisation de l'État et des services publics ».
Le dernier, mais non le moindre. En fait, oui et non. Oui, parce que la thématique du quatrième et dernier grand débat mulhousien, qui s'est déroulé vendredi soir à la Fonderie, n'était pas une mince affaire : l'organisation de l'État et des services publics. Le sujet ressemble à un serpent de mer tant la question du mille-feuille administratif, entre autres, n'est pas nouvelle.
Ça devient compliqué de savoir qui fait quoi

Oui aussi, parce que des quatre grands débats organisés à Mulhouse, celui-ci a été l'un des, sinon le plus abouti de tous. Notamment grâce à la "prestation" de Christine Gangloff-Ziegler, la présidente de l'Université de Haute-Alsace (UHA), qui intervenait en qualité d'expert - au côté de Mélanie Antoine, journaliste et réalisatrice de documentaires, qui intervenait, elle, en tant que modératrice.

Par ses interventions claires, précises et nuancées, la présidente de l'UHA, qui sait encore parler à tous, de façon non technique, a fourni des éléments qui ont permis de tirer le débat vers le haut.

Non, parce qu'au regard des trois autres grands rendez-vous, ce quatrième débat a été celui qui a été le moins fréquenté : une soixantaine de personnes (comme toujours une majorité de quinquagénaires et plus, à vue d'oeil), contre une centaine les trois précédentes fois.

Rapidement, c'est la question de l'accessibilité des services publics qui a été mise sur la table. C'est même elle qui s'est imposée dans le débat.

En la matière, quand certains ont proposé de « mettre en place des permanences mobiles de services publics pour les personnes qui ont des difficultés à se déplacer (lire ci-dessous) », d'autres ont suggéré « d'étendre les plages horaires des services publics pour que les personnes qui travaillent n'aient pas besoin de prendre de RTT pour y accéder ».

Pour d'autres, encore, la question de l'accessibilité se pose en termes de « compréhension de ce système kafkaïen : ça devient compliqué de savoir qui fait quoi et à qui s'adresser pour certaines démarches... »

Ces propos ont fait (re) bondir un participant qui s'est empressé de demander le micro : « À qui s'adresser ? Oui, c'est vrai, à qui ? Quand il n'y a plus personne ? Moi, ce que je vois, c'est que partout les services publics diminuent : à la Poste, on est mis face à des machines, à la sous-préfecture, on vous dit : "Il faut faire les démarches sur internet". Moi, je suis humain et je veux m'adresser à des humains ! »

D'où la proposition d'une participante « d'impliquer davantage les citoyens dans les services publics, par exemple via des missions bénévoles ». « Concernant cette idée, les syndicats pourraient répondre que les bénévoles prendraient le travail aux salariés, a réagi la présidente de l'UHA. Dans le même temps, les services civiques (qui ne sont pas bénévoles) permettent de créer du lien sans prendre le travail de qui que ce soit. »

Bénévolat, travail. Ces deux notions ont amené au noeud de la question en matière de services publics : « Combien est-on prêt à payer pour des services publics de qualité, qui répondent à nos demandes et besoins ? », a interrogé un participant. Car, oui, un service public n'est pas gratuit. « S'il n'est pas payé directement par le bénéficiaire, il est payé par l'ensemble (via les impôts) », a précisé Christine Gangloff-Ziegler. Pour ce qui est de savoir « combien est-on prêt à payer pour des services publics de qualité », la question est restée ouverte.

En postlude de ce quatrième grand débat, un participant a repris un refrain, régulièrement entendu depuis le premier grand débat mulhousien, le 5 février : e t maintenant que... « va-t-il ressortir de concret de tous ces échanges ? » Là aussi, la question est restée ouverte. Mais, c'est un autre débat.
Textes : Cécile FELLMANN

 

 
 

 

Bollwiller De nombreuses idées au grand débat

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 06:45:44

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Bollwiller De nombreuses idées au grand débat
 

 
Échanges nourris et propositions nombreuses ont marqué la réunion organisée à Bollwiller dans le cadre du grand débat national.  Photo DNA
Quatre-vingts personnes venues de Berrwiller, Feldkirch, Hartmannswiller, Staffelfelden et Bollwiller ont assisté à la MJC-CSC de cette dernière commune à une réunion organisée dans le cadre du grand débat national, articulé autour des quatre thèmes proposés par le gouvernement.
Des pistespour la transition écologique

L'une des premières et nombreuses interventions concernant la transition écologique a été argumentée : « Quand on sait que 2500 milliards d'euros ont été utilisés pour sauver le système financier entre 2015 et 2017, je souscris à l'idée de création d'une Banque européenne du climat financée par une fiscalité sur les dividendes, pour 1000 milliards d'euros entièrement dédiés. »

Un deuxième participant a demandé le versement des subventions dans les temps aux agriculteurs en conversion bio. Puis les propositions se sont enchaînées : interdire le glyphosate, payer les produits agricoles au juste prix et imposer les mêmes normes aux produits importés, arrêter les investissements dans le nucléaire, notamment l'EPR, pour investir dans les énergies renouvelables, développer une synergie européenne dans le but de créer un véhicule alternatif propre, mais pas électrique, qui est « un faux ami » (développer le moteur à hydrogène), remettre en place l'écotaxe...

Il a également été demandé de taxer le kérosène et le fioul lourd, d'en finir avec les emballages et de consigner les bouteilles en plastique, de réduire la pollution lumineuse, ainsi que les déchets dans la nature (en sanctionnant réellement), d'instaurer une TVA de 0 % sur les produits de première nécessité et de contrôler, voire réduire, les lobbies.
Après un divorce, « les hommesont tous les droitset aucun devoir »

La fiscalité et les dépenses publiques ont ensuite fait l'objet de propositions concrètes : instaurer un revenu mensuel minimum décent à la place du Smic, permettre à chaque contribuable de décider l'affectation de ses impôts, imposer de la même façon les revenus du travail et du capital, rétablir l'ISF, mettre les paradis fiscaux à l'index, augmenter la TVA pour les produits de luxe, supprimer la taxe infligée aux mutuelles.

Autres idées qui ont été exprimées : ajouter des tranches d'imposition pour les hauts revenus, réduire la TVA à 0 % pour les produits de première nécessité, instaurer des amendes proportionnelles aux revenus, surtaxer la transmission du capital à partir de cinq millions d'euros. Et, ont souligné deux participants, « les réformes doivent commencer par "le haut". Il faut rendre les élus pénalement responsables pour les situations graves ».

En introduction du thème « démocratie et citoyenneté », une jeune femme a abordé avec émotion la question de l'égalité hommes/femmes après un divorce : « Les hommes ont tous les droits et aucun devoir. »

Différentes propositions ont, là aussi, été exprimées : établir l'obligation de voter, comptabiliser le vote blanc, créer un statut de l'élu local, un statut du bénévole associatif, ne permettre qu'un seul mandat par élu, établir un tirage au sort pour désigner les députés avec mandat renouvelable tous les ans, faire toutes les élections à un seul tour, mettre en place le budget participatif...

L'organisation de l'État et des services publics a enfin été abordée en suscitant des réactions parfois vives au sujet des moyens accordés aux hôpitaux et à l'Éducation nationale. Au-delà des demandes d'amélioration, des propositions précises ont été formulées : diminuer par deux le nombre de parlementaires, réduire le mille-feuille administratif et supprimer le Conseil économique et social, supprimer la tarification à l'acte dans le domaine de la santé, créer des services d'urgence dentaire.
Changerde comportement

Enfin, et tout au long de la réunion, il a été souligné l'importance du changement de comportement pour permettre et accompagner les transformations : diminuer et revoir ses envies, acheter mieux, avoir plus de respect les uns envers les autres, assurer un investissement personnel en tant que citoyen...

Le compte rendu du débat sera consultable dans les mairies et transmis sur le site internet du grand débat (granddebat.fr).
M.H.

 

 
 

Gilets jaunes Expulsés avec les sans-abri de leur refuge à Mulhouse

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 06:10:03

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Gilets Jaunes Expulsés avec les sans-abri de leur refuge à Mulhouse
 

 
 
Depuis vendredi, les gilets jaunes étaient mobilisés à Mulhouse. Tracts à l'appui, ils avaient annoncé un « acte citoyen » contre l'expulsion d'une trentaine de personnes hébergées à titre provisoire dans l'abri d'urgence installé dans une aile de l'ancien conservatoire, au 39 boulevard Wallach. Mis au courant de la fermeture de ce site, prévue le 12 mars, les militants voulaient à la fois alerter l'opinion publique en dénonçant la fermeture d'un centre dédié aux sans-abri, alors même que la trêve hivernale n'était pas terminée.

Un QG avait été installé sur place et les militants souhaitaient se faire entendre : « Il faut que l'abri d'urgence reste ouvert toute l'année. » Ils ont même invité la ville de Mulhouse « à suivre le chemin de Medicine Hat, au Canada, pour devenir un territoire zéro sans-abri. Il faut pouvoir loger convenablement tous les citoyens. »

Reste que le centre a été fermé samedi et que le bâtiment a été rouvert de manière illégale entre-temps. La ville a déposé plainte pour occupation illégale du site et a demandé le concours de la force publique pour faire évacuer à la fois le bâtiment et ses abords.
Un abri « provisoire »

Ce lundi, une trentaine de policiers, principalement de la SDI (section départementale d'intervention), avec l'appui de la police municipale, ont évacué sans débordement le site et fait démonter le QG. Une situation dénoncée par les gilets jaunes, choqués par le procédé.

Quant à la fermeture du site, la municipalité précise que « l'abri de nuit du boulevard Wallach, installé par la préfecture dans l'ancien conservatoire, a été mis à disposition par la ville durant la période de grand froid. Il n'a rien de permanent et vient compléter le dispositif hivernal du département. La ville de Mulhouse n'est en rien à l'origine de sa fermeture vendredi dernier, qui a été organisée par la préfecture, en charge de l'hébergement d'urgence dans l'ensemble du département, avec le 115. Suite à la fermeture de cet abri de nuit, l'ensemble des places d'hébergement d'urgence restent ouvertes et les prises en charge demeurent assurées par les structures partenaires pour les personnes vulnérables. » Alain CHEVAL

 

 
 

Gilets jaunes Incendie au QG du Ladhof à Colmar

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 06:08:22

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Gilets jaunes Incendie au QG du Ladhof à Colmar
 

 
Alexandre Marth devant le campement du Ladhof, partiellement détruit par le feu dimanche soir. Photo L'Alsace/Jean-Frédéric Surdey
L'un des deux cabanons du « quartier général » des gilets jaunes colmariens est parti en fumée dimanche soir. Les pompiers ont été appelés peu avant 22 h, ce dimanche dans la rue du Ladhof à Colmar, et ont éteint les flammes avec une lance.

« Notre dernier feu de camp, éloigné d'une dizaine de mètres comme toujours, remontait à samedi. On ne voit donc pas trop comment cet incendie pourrait être accidentel », indique Alexandre Marth, vice-président de l'association Les GJ de Colmar, qui avait construit ce campement début janvier, sur un îlot herbeux entre la déchetterie, l'entreprise Liebherr et l'usine d'incinération. « D'autres gilets jaunes, qui ne font pas partie de l'association, le fréquentent également », souligne Alexandre Marth.

« C'était notre cabanon principal, constitué de palettes et de bâches qui abritaient notamment des meubles, dont un canapé offert par un magasin du secteur, et de la nourriture. S'agit-il d'un acte de malveillance ? Ce serait la première fois sur ce site », ajoute Michaël Meguellati, qui vient par ailleurs de démissionner de la présidence de l'association : « Lassé de certaines critiques, en particulier sur les réseaux sociaux, je prends un peu de recul pour mieux profiter de ma famille après plus de trois mois d'activité intense depuis le début du mouvement. Mais je reste totalement gilet jaune, membre de notre association, et je continuerai à agir. »

La douzaine de membres de l'association doit se réunir ce vendredi pour choisir un nouveau président. Les gilets jaunes du Ladhof ont également prévu de reconstruire leur cabanon brûlé dès ce samedi. Recherchant notamment des bâches, des clous et des vis, ils lancent un appel aux dons.
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

Guebwiller Petite participation pour la deuxième soirée citoyenne

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 06:46:51

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Guebwiller Petite participation pour la deuxième soirée citoyenne
 

 
Ce n'était pas la grande foule pour ce deuxième débat à Guebwiller.  Photo L'Alsace/Jean-Marie Schreiber
Une trentaine de personnes seulement se sont retrouvées jeudi dernier à la cave dîmière pour apporter leur contribution au grand débat national. Et encore, une bonne partie n'était là que pour écouter.

Ce sont, grosso modo, toujours les mêmes qui sont intervenus pour faire part de leurs revendications, de leurs propositions. Parmi elles, quelques gilets jaunes, qui ont déploré avoir été les seuls à avoir droit aux PV lors de la distribution de tracts aux automobilistes.
Des sujetsde mécontentement

Modérateurs pour les débats : Claudine Grawey, conseillère municipale déléguée à la petite enfance et à la politique des quartiers, et Jean-Marie Nick, journaliste retraité, ancien chef de l'agence de L'Alsace à Guebwiller. Leur tâche n'a pas été trop difficile, les participants respectant relativement bien les interventions des uns et des autres. Maire de Guebwiller, Francis Kleitz s'est mêlé à l'assistance en cours de débat.

Deux thèmes avaient été retenus pour ce débat : « la démocratie et la citoyenneté », et « la fiscalité et les dépenses publiques ». Ce dernier a occupé la plus grande partie de la réunion. Et les sujets de mécontentement ne manquaient évidemment pas : on ne devrait pas être imposé sur plus que l'on ne gagne en réalité ; il est inadmissible que l'on paie la TVA sur les taxes ; il faut arrêter le matraquage fiscal, arrêter de perfuser les grosses entreprises ; il faut chercher l'argent là où on le laisse partir. On a dénoncé le copinage, les évasions fiscales, la montée des inégalités, l'inégalité entre les régions... On a évoqué aussi le problème des compteurs électriques Linky, source de gaspillage puisque « l'on benne tous les anciens compteurs ». Le débat a alors commencé à dériver un peu vers le cas de la centrale nucléaire de Fessenheim. Mais les modérateurs ont ramené les participants aux questions de la soirée.
En finiravec les privilèges...

À propos de la démocratie et de la citoyenneté, d'aucuns ont proposé le vote obligatoire : « On ne peut pas critiquer si l'on ne va pas voter. » Objections : « Aujourd'hui, on ne vote plus pour quelqu'un, on vote contre quelqu'un. »

Parmi les demandes : le retour du service militaire ; la fourniture d'un casier judiciaire vierge par les élus (les hommes politiques doivent être exemplaires) ; les lois doivent être votées au bénéfice de la population, et pas des intérêts des groupes financiers ; le peuple devrait être consulté pour des opérations comme la vente de l'aéroport de Paris ; que l'État paie ses dettes à la Sécurité sociale... Et puis, retour à 1789 : il faut supprimer les privilèges : « En France, ce sont tous des monarques qui vivent aux frais du pays... »

Toutes ces propositions n'ont pas vraiment donné lieu à des débats, à des empoignades entre pour et anti. À part l'une ou l'autre, nécessitant un retour au calme par les modérateurs. La discussion s'est encore poursuivie, de façon plus informelle, autour du verre de l'amitié, offert par la ville.
Jean-Marie SCHREIBER

 

 
 

Cernay Un job dating efficace

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 05:57:57

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Cernay Un job dating efficace
 

 
 
Plus de 700 entretiens d'embauche express (job dating) ont eu lieu vendredi à l'Espace Grün à Cernay, avec près d'une quarantaine d'entreprises présentes, venues proposer des emplois à pourvoir dans des domaines très différents. Michel Sordi, maire de Cernay, et François Horny, premier vice-président de la communauté de communes du Pays Thann-Cernay en charge du développement économique, ont ouvert officiellement la journée en compagnie de l'organisateur du job dating, Jacques Brubacher, spécialiste de l'emploi. Ils ont tous pris la parole en soulignant l'intérêt d'une telle initiative et en insistant sur le paradoxe du nombre d'emplois disponibles et non pourvus dans certains secteurs.
De longues files devant les stands

L'opération a été montée en partenariat avec la Ville de Cernay et la communauté de communes, avec des acteurs qui connaissent bien les problèmes de l'emploi. Parmi ces personnes expertes, on a noté la présence de l'adjoint Alain Bohrer en charge de l'économie locale, et Cécile Weiss, chargée de mission au conseil départemental en insertion et stratégie. Samira Homrani, directrice de la plate-forme de la Maison de l'emploi, Mme Levêque, de la communauté de communes, et Guillaume Dechambenoit, responsable développement économique, ont également participé à cette journée vouée à l'emploi.

Parfois, de longues files d'attente se formaient devant les stands. Des organismes importants étaient présents, comme Pôle emploi, la Mission locale pour les moins de 26 ans, le Cap emploi ou le conseil départemental du Haut-Rhin pour les bénéficiaires du RSA par exemple. Des entretiens d'embauche ont aussi eu lieu avec les spécialistes de l'aviation militaire, la gendarmerie et la police.

Compte tenu du nombre de demandeurs d'emplois, les recruteurs avaient un temps limité pour auditionner les candidats. L'attitude à adopter pour les postulants devant les employeurs exigeait une préparation en béton de l'entretien afin de susciter de l'intérêt et même la sympathie, par exemple en évitant tout bavardage inutile... Pour les employeurs potentiels, les exigences devaient être concises aussi.

De l'avis de nombre de participants, la journée était remarquablement organisée et a suscité beaucoup d'intérêt pour des demandeurs d'emplois venus parfois de loin.
Dominique PY

 

 
 

Sud Alsace Parole de recruteur, il y a du boulot dans l'usinage

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 06:48:43

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Sud Alsace Parole de recruteur, il y a du boulot dans l'usinage
 

 
Une formation qui s'est achevée par la délivrance des certificats de qualification paritaire de la métallurgie en usinage. Photos L'Alsace/Jean-Marie VALDER
Les CQPM sont des certificats de qualification paritaire de la métallurgie, des « certifications destinées à valider les capacités professionnelles des personnes nécessaires à l'exercice d'une activité, acquises à l'issue d'un parcours de formation ». Dans cette optique, une action a été mise en place à la demande de la Région Grand Est, sollicitée par les entreprises du Sud Alsace en recherche de compétences en usinage. Une formation ouverte à toute personne inscrite à Pôle emploi, en reconversion.

Plus de 150 personnes se sont présentées et, au final, après les différentes étapes de sélection, le démarrage de la formation a réuni 12 candidats. Une formation financée par la Région Grand Est et l'Adefim, Association de développement des formations des industries de la métallurgie.
Un manque de personnes qualifiées

Tout est parti d'une alerte, comme le souligne Claire Billon, du Pôle formation Alsace. « Les entreprises du Haut-Rhin nous ont fait part de leur manque de ressources humaines qualifiées dans le domaine de l'usinage. La pyramide des âges dans ce secteur est vieillissante et les employeurs ont de plus en plus de mal à remplacer les départs naturels. L'objectif de cette action est de former et de qualifier des demandeurs d'emploi dans les métiers de l'usinage. Les partenaires locaux s'engagent dans ce dispositif avec le Pôle formation Alsace en recrutant les stagiaires, en créant le lien avec les entreprises et en finançant l'action de formation.» Les demandeurs d'emploi, présélectionnés par Pôle emploi via la méthode de recrutement par simulation, rencontrent ensuite les entreprises, qui feront le choix final. Les candidats retenus par les employeurs suivent enfin une formation qualifiante financée par l'Adefim et la Région Grand Est.
Trois parcoursde formation

Pour répondre aux besoins spécifiques de chacune des entreprises, les participants sont orientés vers trois parcours de formation distincts, tourneur ou fraiseur conventionnel et opérateur régleur sur machines-outils à commande numérique.

Douze stagiaires ont suivi une formation de 17 semaines à l'AFPI Alsace Colmar (Association de formation professionnelle pour l'industrie), en alternance, pendant douze semaines, avec des stages dans les entreprises qui ont présélectionné les candidats. Avec l'engagement des entreprises et des candidats de faire suivre la formation par une embauche de six mois minimum. Au final, on note la réussite de neuf stagiaires, quatre en spécialité tourneur industriel, un en fraiseur industriel et quatre en opérateur régleur sur machines-outils à commande numérique. En raison du succès de l'opération, une deuxième action est en cours, avec six participants pour quatre entreprises, s'achevant le 30 avril.
J.-M.V.

 

 
 

Colmar Tour de France : L'arrivée (déjà) inaugurée

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 05:39:51

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Colmar Tour de France
Colmar Tour de France : L'arrivée (déjà) inaugurée
L'étape colmarienne du prochain Tour de France enthousiasme tellement de monde que la ligne d'arrivée de l'épreuve a déjà été inaugurée, route de Strasbourg à Colmar. A quatre mois du jour J.

 
Elle est déjà fin prête à voir défiler les 176 coureurs du Tour de France, le 10 juillet. La ligne d'arrivée du Tour a été inaugurée en grande pompe, samedi à Colmar.
Ils partiront de Saint-Dié. Durant 175,5 kilomètres, via le col de Saales et le Haut-Koenigsbourg, ils passeront par les Trois-Épis et la route des Cinq Châteaux avant de traverser Husseren-les-Châteaux et de fendre la bise route de Rouffach à Colmar.
Le centenairedu maillot jaune

Les 176 coureurs répartis en 22 équipes qui disputeront le prochain Tour de France effectueront ensuite sept kilomètres à travers la ville avant de gagner l'arrivée, le 10 juillet route de Strasbourg, entre le giratoire du 15/2 et celui dit du « pressoir ».

L'édition coïncidera en plus avec le centenaire du maillot jaune. La cinquième étape du prochain Tour revient à Colmar pour la huitième fois et l'implantation de la zone d'arrivée exigera sept hectares d'aménagements. Le tout pour un coût de 300 000 EUR partagé entre la Ville, le conseil départemental du Haut-Rhin et la Région.

Samedi, le maire Gilbert Meyer, accompagné d'une impressionnante délégation d'adjoints, ainsi que la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert, le député Eric Straumann, des représentants des corps du 152e régiment d'infanterie, de la gendarmerie, des polices nationale et municipale et des pompiers inauguraient tout sourire la ligne d'arrivée ainsi qu'un panneau annonçant l'évènement.

Les retombées de la course seront bien évidemment très prolifiques pour le tissu local. Première épreuve sportive française et troisième compétition télévisuelle dans le monde en termes de spectateurs, le Tour de France est diffusé dans 190 pays par une centaine de chaînes, télés ou radios. Le nombre de spectateurs, direct ou indirect, est difficile à quantifier mais il pourrait donner le vertige. Une grande satisfaction pour les élus, dont le maire de Saint-Dié, David Valence, qui avait fait le déplacement à Colmar samedi afin de louer son excellente « collaboration » avec la mairie de Colmar. Il a de quoi être ravi, le Tour n'étant pas passé dans la cité déodatienne depuis... 1964.
Nicolas PINOT

 

 
 

 

Saint-Louis Stationnement :ce qui change

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 06:26:06

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Saint-Louis Aménagement
Saint-Louis Stationnement :ce qui change
La Ville de Saint-Louis redéfinit son cadre et sa politique de mobilité. Ainsi, à la fin du mois de mars, de nouvelles règles de stationnement entreront en vigueur.

 
Le stationnement à Saint-Louis sera délimité en trois zones distinctes : en bleu, stationnement limité à deux heures ; en vert, limité à trois heures ; en orange, il est illimité.
Aller chercher son pain à la boulangerie, passer chez l'opticien et à la pharmacie : le tout à pied, ce qui permettra de s'arrêter pour causer un brin avec une vieille connaissance. Ça, c'est la projection idéale d'une commune dans laquelle prévaut la mobilité douce. Et c'est ce qu'entend développer la Ville de Saint-Louis.

Ainsi, dans le cadre des projets d'amélioration du coeur de ville (réaménagement du carrefour central et des traversées de rues, fleurissement des parcs et jardins, installation de nouveaux abris d'arrêt de bus, embellissement de la Croisée des Lys...), la municipalité a décidé d'instaurer une nouvelle politique de mobilité (voir illustration ci-contre).
« Refaire marcherles gens »

Celle-ci vise à optimiser la rotation des véhicules, à faciliter l'accès aux commerces et services et à insuffler un caractère plus convivial aux déplacements. « Aujourd'hui, notre ville est accueillante et on souhaite qu'elle le soit encore davantage », commente Bernard Schmitter, adjoint à la Ville de Saint-Louis. « Véhicules et piétons, chacun doit y trouver sa place. L'idée est aussi de refaire marcher les gens », explique Jean-Marie Zoellé, maire.

Oui, marcher. Allez, 300 mètres à tout casser, de la place du Forum ou de celle des Acacias (500 places) jusqu'à la rue de Mulhouse. Car il s'agira des seules zones où le stationnement sera illimité. Pour le reste, il sera restreint à trois heures dans le parking souterrain de la Croisée des Lys (300 places) et à deux heures dans le coeur de ville (de 8 h à 18 h, tous les jours sauf les dimanches). Les parkings Floride, église Saint-Louis, place de l'Europe, Trimbach, Cité Danzas et Espace 2000 seront également limités à deux heures. À noter que le macaron résidentiel (qui permet un stationnement continu) reste actif dans le parking souterrain de la Croisée des Lys et le parking de la Cité Danzas.
Une réflexion surles pistes cyclables

« Rappelons que Saint-Louis est une des rares villes à offrir un stationnement totalement gratuit », souligne à juste titre l'équipe municipale.

Les nouvelles règles de stationnement doivent prendre effet à la fin du mois de mars. Elles s'accompagneront d'une amélioration de la signalisation, notamment à travers le marquage au sol. Pour le reste, il convient à chacun de se munir d'un disque bleu, lequel sera bien sûr contrôlé par les policiers municipaux.

Pour la suite, la réflexion de la municipalité se porte sur les vélos. Une nouvelle liaison cyclable traversant le coeur de ville doit être réalisée au cours de l'année.
Caroline ANFOSSI

 

 
 

 

assemblée générale L'OMSPAC : Servir et témoigner,l'ADN de l'association

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 05:40:27

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assemblée générale L'OMSPAC
assemblée générale L'OMSPAC : Servir et témoigner,l'ADN de l'association
La traditionnelle assemblée générale de l'Office municipal des sociétés patriotiques et d'anciens combattants (OMSPAC) s'est déroulée, samedi matin, dans la salle Roesselmann du Koïfhus de Colmar.

 
Le défilé des porte-drapeaux s'est déroulé du Koïfhus à la place des Martyrs.
Dans son mot d'accueil, le président Jean-Paul Lerdung a souhaité la bienvenue en son nom et en celui du conseil d'administration aux présidents et porte-drapeaux des quarante associations présentes.

Il a notamment salué les élus, dont le député Eric Straumann, le maire Gilbert Meyer, l'adjointe Cécile Siffert et le conseiller départemental Yves Hemedinger. S'adressant à l'assemblée : « La France connaît actuellement des temps troublés, défigurée par le racisme et l'antisémitisme, mais également par l'islamisme radical toujours aussi présent dans nos quartiers, sans oublier les extrémistes de gauche et de droite confondus ; le saccage au cours des violences perpétuées à l'Arc-de-Triomphe de Paris, monument dédié à d'illustres anciens ne passe pas ».

Le procès-verbal de la dernière assemblée, avant d'être adopté à l'unanimité, a été lu par le président qui a poursuivi ses propos avec le rapport moral : « Je me contenterai de parler de ce qui est l'ADN de nos associations patriotiques, à savoir, servir et témoigner pour l'avenir ; les autorités civiles et militaires sont unanimes à reconnaître et apprécier notre présence aux différentes cérémonies patriotiques ».
Plus d'éclat pourla prochaine cérémonie de la libération de Colmar

Le président a conclu par le constat affligeant de l'absence chronique du public aux diverses manifestations, dont la libération de Colmar le 2 février en est le triste exemple. Le rapport financier a été présenté par le trésorier Lionel Bastien, confirmé par les réviseurs aux comptes Guy Demmat et Clément Lamey (remplacé par Antoine Schlegel), qui ont demandé à l'assemblée d'approuver et donner quitus au trésorier.

De même le budget prévisionnel 2019 a été approuvé. Au renouvellement du tiers sortant du CA, trois des candidats qui se sont représentés ont été reconduits au cours d'un vote à main levée, ainsi que Clément Lamey, président des anciens coloniaux en remplacement de Jean-Pierre Loechleiter.

Dans son discours, le maire a confirmé son projet de donner plus d'éclat, ainsi qu'une plus belle image pour la prochaine cérémonie de la libération de Colmar. Notamment en l'organisant un jour de semaine pour favoriser la présence d'écoliers, collégiens et lycéens.

Le vin d'honneur offert par la municipalité a précédé la cérémonie de dépôt d'une gerbe par les autorités, place des Martyrs-de-la-Résistance, rehaussée par les sonneries du clairon Florent Heilmann. Le salut aux emblèmes par les autorités a été suivi d'un repas de cohésion dans un restaurant de la place.

 

 
 

 

Sainte-Croix-aux-Mines Nécrologie : Décès de Claude Schmitt

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 06:30:40

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Sainte-Croix-aux-Mines Nécrologie
Sainte-Croix-aux-Mines Nécrologie : Décès de Claude Schmitt
Ancien maire de Sainte-Croix-aux-Mines, ancien PDG de la scierie des Halles et directeur de l'Accordina, Claude Schmitt est décédé hier matin à l'âge de 67 ans.Ses obsèques auront lieu vendredi à l'église Saint-Nicolas.

 
Claude Schmitt chez lui aux Mélèzes, lors du lancement de sa campagne électorale, en décembre 2013. Il était alors encore PDG de la scierie, aux Halles. En mars suivant, il entamait son premier mandat de maire.
C'est une figure incontournable du Val d'Argent qui vient de s'éteindre, hier matin. Claude Schmitt avait plusieurs casquettes à son actif.

Politiquement, il a suivi les pas de son grand-père et de son père, tous deux prénommés Auguste : il est devenu maire de Sainte-Croix-aux-Mines en mars 2014, un premier mandat qu'il n'a pas achevé, puisqu'il a décidé de démissionner en juillet dernier, pour raisons de santé.

Une longue maladie qui a rythmé ces dernières années, entre les allers et retour à l'hôpital. Il avait également assuré son poste de vice-président à la communauté de communes du Val d'Argent.

Mais sa carrière politique avait démarré plus tôt, à Sainte-Marie-aux-Mines sous les deux mandats successifs de Roland Mercier : la première fois en tant que conseiller municipal (1984-1989) et la seconde fois en tant qu'adjoint chargé des finances (1989-95).
PDG de la scierie familiale

Claude Schmitt est né le 10 septembre 1951 à Colmar, mais a passé son enfance aux Halles sainte-creuziennes, avant ses études de comptabilité et de gestion. Il est revenu dans la vallée via Ergée avant d'intégrer la scierie familiale en 1990 et de succéder à son père en 1996.

Il est resté PDG jusqu'au bout, c'est-à-dire la liquidation de l'entreprise, en novembre 2016. Une fin qui l'a profondément meurtri.

En tant que chef d'entreprise, M. Schmitt avait également présidé l'office économique du Val d'Argent (OEVA) depuis l'an 2000, et ce, jusqu'à l'ultime assemblée générale de dissolution, en novembre dernier.

Musicalement, Claude Schmitt était toujours le directeur de l'Accordina, orchestre qu'il avait rejoint dès l'âge de 10 ans, pour jouer du synthétiseur. Puis il a pris les rênes de l'Accordina en 1987. Il avait reçu le prestigieux diplôme de croix d'honneur première classe, commandeur. Il dirigeait également la chorale paroissiale Saint-Louis depuis de nombreuses années.

Claude Schmitt était marié à Chantal, mère de ses deux enfants, Audrey et Alexandre. Quatre petits-enfants ont aussi comblé leur papy musicien.
Anne MULLER Les obsèques de Claude Schmitt auront lieu ce vendredi 15 mars à 14 h à l'église Saint-Nicolas de Sainte-Croix-aux-Mines.

Les obsèques de Claude Schmitt auront lieu ce vendredi 15 mars à 14 h à l'église Saint-Nicolas de Sainte-Croix-aux-Mines.

 
 

 

Ensisheim Judo : Boris Wendling, nouveau président

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 06:00:47

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Ensisheim Judo : Boris Wendling, nouveau président
 

 
Le nouveau comité du judo club Ensisheim, avec son nouveau président, Boris Wendling (2e à droite, au premier rang).  Photo L'Alsace/Jean-Marie Schreiber
Il y avait beaucoup d'émotion à la dernière assemblée générale. Beaucoup d'émotion parce que c'était la première sans Bernard Misslin, l'emblématique président pendant dix ans, de 2008 à sa disparition au mois de décembre. Les hommages se sont succédé tout au long de la soirée, de l'allocution du vice-président Boris Wendling (élu président en fin de réunion) à celle du maire, Michel Habig, présent à cette assemblée générale avec son premier adjoint, Philippe Krembel.

De la partie purement statutaire, on retiendra que le club compte actuellement 1 127 licenciés, soit un peu moins que l'an passé, mais que le dynamisme est intact et qu'il compte bien renflouer ses effectifs, malgré les difficultés, du fait, par exemple, de l'éloignement, à partir d'un certain âge, pour les études. Le club prépare de nouvelles activités pour la prochaine rentrée.
De nombreuses animations

Parmi les activités habituelles, Boris Wendling a rappelé l'organisation d'une soirée annuelle de découverte à l'occasion de la journée internationale des droits de la femme, la participation aux mercredis du judo du conseil départemental, à l'organisation du podium de l'été, de la soirée tricolore du 13 juillet, des soirées de cinéma de plein air en juillet et août... Le club a aussi participé à la première journée citoyenne. « Il contribue ainsi à l'animation de la ville. »
Une entente avec Masevaux et un tournoi jeunes

Il organise aussi des animations internes, à destination de ses membres : Saint-Nicolas pour les jeunes, soirée pizzas pour les adultes. Il se distingue enfin au niveau des compétitions pour les jeunes du district, avec un encadrement sportif au top, sous la responsabilité de Maurice Baschung. Il assure la formation de jeunes enseignants.

Pour 2019, il prévoit une entente avec Masevaux pour le tournoi international de la ville de Mulhouse, des mini-poussins à minimes, le développement des activités de loisirs et de self-défense et la création d'un cours de taïso, une méthode moderne, construite à partir d'exercices traditionnels de préparation au judo. Sa pratique permet de bien préparer son corps, de se protéger et d'améliorer son potentiel physique. Il projette aussi l'organisation d'un tournoi « jeunes » à Ensisheim.

Président de la fédération des associations d'Ensisheim, Roland Kittler était particulièrement ému lorsqu'il a pris la parole pour rendre hommage à Bernard Misslin et pour remercier le club, toujours présent pour rendre service.

Michel Habig a aussi dit qu'il avait particulièrement tenu à être là. Il a relevé la personnalité très engagée de Bernard Misslin, qui avait fédéré les bonnes volontés. Il a souhaité au club de poursuivre dans la voie ainsi tracée. Un club qui, dit-il, « marche bien, s'occupant de plus de cent jeunes, dans un monde en profond changement ».
Jean-Marie SCHREIBER

 

 
 

Tourisme Munster Cérémonie à la mémoire de Nicole Bézu

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 06:36:31

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Tourisme Munster Cérémonie à la mémoire de Nicole Bézu
 

 
Les amis de Nicole Bézu organisent en sa mémoire et son honneur une cérémonie religieuse d'au revoir. Celle-ci se tiendra ce samedi 16 mars à 10 h à l'église de l'Emm de Metzeral.

Tous les dons seront intégralement reversés pour l'occasion à l'Association des amis de l'Emm.

Toute l'équipe de l'Office de Tourisme sera également présente pour un dernier adieu à celle qui fut directrice de l'Office durant de nombreuses années, et qui insuffla une dynamique au développement touristique de la vallée de Munster.

À ce titre, les locaux de l'Office de Tourisme seront exceptionnellement fermés ce samedi 16 mars au matin. L'ouverture de l'après-midi sera bien assurée quant à elle de 14 h à 16 h.

 

 
 

Colmar et sa région : Les dégâts du vent

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 05:41:05

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Colmar et sa région
Colmar et sa région : Les dégâts du vent

 
RÉGION DE COLMAR
Les pompiers, mais aussi les services du conseil départemental pour dégager des routes, sont encore intervenus à plusieurs reprises depuis dimanche soir à la suite des rafales de vent qui se sont abattues sur la région.

À Colmar et dans les alentours, les pompiers ont dû sécuriser un échafaudage menaçant de tomber dimanche vers 20 h 15 rue des Etourneaux à Eguisheim. Ils ont ensuite dégagé deux arbres tombés sur la chaussée, vers 20 h 45 rue René Le Guen à Kaysersberg puis à 22 h rue des Vignes à Wettolsheim.

Hier, les sapeurs-pompiers sont intervenus à 10 h 45 pour sécuriser une antenne TV et des tuiles menaçant de tomber dans la rue Sainte-Catherine à Colmar. Enfin vers 12 h 40, ils se sont déplacés avec une échelle pour décrocher une enseigne menaçant de tomber au magasin Maisons du monde de la rue du Rosenkranz à Houssen, et dans la foulée pour un volet et des tuiles menaçant de tomber quai de la Poissonnerie à Colmar.
METZERAL Contre un poteaupuis une clôture

Une automobiliste a perdu le contrôle de son véhicule qui a glissé et a percuté un poteau de télécommunications puis une clôture, avant de s'immobiliser sur le toit, hier peu après 8 h sur la RD 10.6 sur le ban communal de Metzeral en direction de Mittlach. Les trois occupants, deux enfants et leur maman, sont parvenus à sortir du véhicule avant l'arrivée des pompiers. Ils se sont rendus au groupe médical de la Grande Vallée à Metzeral, pour des examens de contrôle.
COLMAR Dégagement de fuméerue des Marchands

Les pompiers ont été appelés pour un dégagement de fumée provenant d'un appartement au troisième étage d'un immeuble de la rue des Marchands, vers minuit dans la nuit de dimanche à lundi. Elle provenait de braises d'un poêle à bois dans un conteneur en plastique, d'après les hommes du feu, qui sont intervenus.
Fuite de gaz

Une odeur de gaz a été signalée aux pompiers, hier à 14 h dans le hall d'entrée d'un immeuble de la rue Kléber à Colmar. Elle provenait du dysfonctionnement d'un appareil de chauffage au gaz, utilisé par des ouvriers sur un chantier de désamiantage. Les hommes du feu ont débranché l'appareil et ont procédé à des mesures, qui n'ont pas révélé de danger pour les habitants.

 

 
 

 

Région de Colmar Les dégâts du vent

Publié dans le panorama le Mardi 12 mars 2019 à 06:06:47

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Région de Colmar Les dégâts du vent

Les pompiers, mais aussi les services du conseil départemental pour dégager des routes, sont encore intervenus à plusieurs reprises depuis dimanche soir à la suite des rafales de vent qui se sont abattues sur la région.

À Colmar et dans les alentours, les pompiers ont dû sécuriser un échafaudage menaçant de tomber dimanche vers 20 h 15 rue des Étourneaux à Eguisheim. Ils ont ensuite dégagé deux arbres tombés sur la chaussée, vers 20 h 45 rue René-Le-Guen à Kaysersberg puis à 22 h rue des Vignes à Wettolsheim.

Hier, les sapeurs-pompiers sont intervenus à 10 h 45 pour sécuriser une antenne TV et des tuiles menaçant de tomber dans la rue Sainte-Catherine à Colmar.

Enfin vers 12 h 40, ils se sont déplacés avec une échelle pour décrocher une enseigne menaçant de tomber au magasin Maisons du monde de la rue du Rosenkranz à Houssen, et dans la foulée pour un volet et des tuiles menaçant de tomber quai de la Poissonnerie à Colmar.
Metzeral Contre un poteaupuis une clôture

Une automobiliste a perdu le contrôle de son véhicule qui a glissé et a percuté un poteau de télécommunications puis une clôture, avant de s'immobiliser sur le toit, hier peu après 8 h sur la RD 10.6 sur le ban communal de Metzeral en direction de Mittlach.

Les trois occupants, deux enfants et leur maman, sont parvenus à sortir du véhicule avant l'arrivée des pompiers. Ils se sont rendus au groupe médical de la Grande Vallée à Metzeral pour des examens de contrôle.
Colmar Dégagement de fuméerue des Marchands

Les pompiers ont été appelés pour un dégagement de fumée provenant d'un appartement au troisième étage d'un immeuble de la rue des Marchands, vers minuit dans la nuit de dimanche à lundi. Elle provenait de braises d'un poêle à bois dans un conteneur en plastique, d'après les hommes du feu, qui sont intervenus.
Fuite de gaz

Une odeur de gaz a été signalée aux pompiers, hier à 14 h dans le hall d'entrée d'un immeuble de la rue Kléber à Colmar. Elle provenait du dysfonctionnement d'un appareil de chauffage au gaz, utilisé par des ouvriers sur un chantier de désamiantage. Les hommes du feu ont débranché l'appareil et ont procédé à des mesures, qui n'ont pas révélé de danger pour les habitants.