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France3 Alsace, Dimanche en politique : Elles se battent pour les femmes

Publié dans le panorama le Lundi 11 mars 2019 à 05:01:24

France3 Alsace, Dimanche en politique : Elles se battent pour les femmes

Les rédactions régionales de France 3 traitent des sujets qui font débat et des enjeux politiques, sociaux et sociétaux. Hommes et femmes politiques, citoyens engagés et habitants de la région apportent leurs réponses à la question de la semaine....

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PAGE CHUCHOTEMENTS : Vents contraires

Publié dans le panorama le Lundi 11 mars 2019 à 05:37:06

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PAGE CHUCHOTEMENTS : Vents contraires
Pire que Koh-Lanta , les épreuves de sélection pour la liste des Républicains aux élections européennes ? La sortante Anne Sander va devoir souquer ferme. (Dessin de Yannick Lefrançois)
 

 
 

 

 
 

 

Conseil Départemental Faux démarcheur

Publié dans le panorama le Lundi 11 mars 2019 à 06:36:09

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Conseil Départemental

Faux démarcheur
 

 
Un faux démarcheur contacte téléphoniquement des particuliers en se présentant comme agissant pour le compte d'une entité qui serait une émanation du Conseil départemental du Haut-Rhin.

Il propose notamment aux personnes contactées la réalisation de travaux d'isolation de leurs combles pour 1 euro.

Le Conseil départemental informe qu'il s'agit d'un faux démarcheur, aucunement habilité ni mandaté par le Département.

 

 
 

Procès Dix ans après l'arbitrage controversé à 404 millions d'euros, Tapie : faites entrer les « accusés »

Publié dans le panorama le Lundi 11 mars 2019 à 05:39:32

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Procès Dix ans après l'arbitrage controversé à 404 millions d'euros
Procès Dix ans après l'arbitrage controversé à 404 millions d'euros, Tapie : faites entrer les « accusés »
L'homme d'affaires a-t-il escroqué l'État ? Tapie, Estoup, Lantourne, Richard, Rocchi et Scemama : ils sont six à comparaître à partir de ce lundi dans le procès de l'arbitrage en sa faveur, soldant son litige avec le Crédit lyonnais au sujet d'Adidas.

 
De haut en bas et de gauche à droite : Bernard Tapie, Maurice Lantourne, Stéphane Richard, Jean-François Rocchi et Pierre Estoup.
Ils sont six à comparaître à partir de lundi et jusqu'au 5 avril devant le tribunal correctionnel de Paris. Jugés pour avoir organisé ou participé à une « escroquerie » au bénéfice de Bernard Tapie, et au détriment des intérêts de l'État. L'escroquerie ? Le « détournement » de 404 millions d'euros grâce à l'arbitrage favorable à l'homme d'affaires en 2008, soldant son conflit avec le Crédit lyonnais au sujet de la revente de l'équipementier sportif Adidas. Qui a fait quoi dans cette affaire d'arbitrage privé avec des deniers publics ? Voici le profil des prévenus.
Tapie, 76 ans, le cerveau

Pour gagner gros, il faut miser haut. Jusqu'au sommet de l'État. La présidence, l'Élysée. L'ancien patron de l'Olympique de Marseille, ex-ministre, y avait ses entrées. Pour les juges, Bernard Tapie a activé « de façon incessante ses soutiens politiques dans l'appareil d'État » pour qu'ils privilégient la voie arbitrale. Il aurait été le maître d'oeuvre du « stratagème » lui garantissant un arbitrage favorable par un « entrisme forcené », engagé déjà avant l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007 à la présidence de la République.
Estoup, 92 ans, le chef

Estoup a-t-il fait le coup ? L'ancien haut magistrat, l'un des trois juges du tribunal arbitral, a été le principal rédacteur de la sentence arbitrale favorable à Tapie. Sa « partialité » l'a mené à systématiquement favoriser Bernard Tapie, estiment les magistrats instructeurs. Il a joué « un rôle central » et « marginalisé » les deux autres arbitres, l'ancien président du Conseil constitutionnel Pierre Mazeaud et l'ex-grande voix du barreau Jean-Denis Bredin.

Le match était-il truqué ? Pierre Estoup n'était pas juge arbitre par hasard : c'est l'avocat de Tapie, Maurice Lantourne, qui l'avait proposé. Estoup a quand même signé sa déclaration d'indépendance lors de l'arbitrage. Pour avoir omis leurs « liens anciens et réguliers », il est renvoyé aussi pour faux.
Lantourne, 62 ans, le conseil

Lantourne et Estoup, c'était une vieille histoire. Les deux hommes avaient collaboré sur de précédents arbitrages. Les juges reprochent à Lantourne d'avoir repris contact avec Estoup dès l'été 2006. Ils ont trouvé, grâce à un mémoire d'honoraires de juillet 1999 mentionnant le nom de M. Estoup et des références au dossier Adidas, une « collusion ancienne » entre les deux hommes « dans la défense des intérêts de Bernard Tapie ».
Richard, 57 ans, l'homme de l'ombre

Il n'était pas encore le PDG d'Orange, mais directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy. Stéphane Richard avait ses secrets : il a caché à la ministre de l'Économie des notes hostiles à l'arbitrage et rien dit de la présence de Tapie à une réunion à l'Élysée autour de Claude Guéant, alors secrétaire général de la présidence, le 30 juillet 2007, avant même la validation officielle de l'arbitrage.

Stéphane Richard est soupçonné d'avoir rédigé une fausse instruction ministérielle portant la signature de Mme Lagarde, qui lançait la procédure arbitrale.
Rocchi, 63 ans, le liquidateur

Jean-François Rocchi soldait les comptes : il était le président du Consortium de réalisation (CDR), la « banque-poubelle » chargée de solder le passif du Crédit lyonnais. Les juges le poursuivent pour « escroquerie en bande organisée » mais aussi pour « usage abusif de pouvoirs sociaux » pour recours à une procédure d'arbitrage.

Rocchi, haut fonctionnaire proche de Guéant, a poussé ses pions dès sa prise de fonction et « dans la plus totale clandestinité », a entamé des « négociations poussées » avec Tapie pour imposer l'arbitrage, dissimulant au passage des informations capitales et contraires aux intérêts du CDR. Pour avoir les mains plus libres, il a aussi poussé dehors des avocats historiques du CDR.
Scemama, 76 ans, l'exécutant

Cet inspecteur général des finances avait été nommé en toute hâte à la présidence de l'EPFR (Établissement public de financement et de restructuration, qui assurait le financement du CDR), quelques jours avant le vote décidant le recours à l'arbitrage. « Plus souple » que son prédécesseur et « totalement ignorant du dossier », il a, selon les juges, favorisé Bernard Tapie à la demande de Stéphane Richard. Dans une interview au Monde, en 2011, Scemama a balancé Richard : « Il m'a expliqué que cela faisait des années que cette affaire traînait, et qu'il fallait en finir », ajoutant que « quand le directeur de cabinet parle, c'est la ministre qui parle... ».
N. C.

 

 
 

 

Lanceur de balles de défense : des ophtalmologues écrivent à Macron

Publié dans le panorama le Lundi 11 mars 2019 à 05:41:12

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Société Médecine
Lanceur de balles de défense : des ophtalmologues écrivent à Macron
Dans une lettre adressée au président il y a un mois et restée sans réponse, 35 spécialistes s'alarment d'une « épidémie de blessures oculaires » due à l'usage du LBD et demandent un moratoire.
 

 
Lors d'une manifestation des gilets jaunes, le 2 mars dernier à Bordeaux.
Après le Conseil de l'Europe, des ophtalmologues s'élèvent contre l'utilisation du lanceur de balles de défense (LBD). Trente-cinq spécialistes de renom ont adressé il y a un mois au président Emmanuel Macron une lettre, dévoilée par le Journal du Dimanche car restée sans réponse depuis son envoi. Ils réclament « instamment un moratoire dans l'utilisation de ces armes invalidantes au cours des actions de maintien de l'ordre » lors du mouvement des gilets jaunes.
Ni hasard ni inexpérience

Les professionnels de santé ont mis en place, en lien avec la Société française d'ophtalmologie, une cellule de veille sur les blessures provoquées par les LBD, qui a recensé une vingtaine de personnes ayant perdu un oeil. « Une telle "épidémie" de blessures oculaires gravissimes ne s'est jamais rencontrée », s'alarment les professionnels de santé signataires. « Les blessures oculaires survenues ces dernières semaines ne sont pas dues au hasard ou à l'inexpérience », affirment-ils. Et mettent directement en cause l'usage qui est fait du LBD : « Le grand nombre de balles tirées avec une force cinétique conservée à longue distance et l'imprécision inhérente à cette arme devaient nécessairement entraîner un grand nombre de mutilations. »

Plus de 13 000 tirs de LBD ont été enregistrés depuis le début du mouvement des gilets jaunes en novembre. Quatre-vingt-trois enquêtes concernant des tirs de cette arme controversée sont en cours, avait détaillé jeudi le secrétaire d'État à l'Intérieur Laurent Nuñez. Malgré les blessures et les polémiques, Beauvau défend constamment l'usage de cette arme dite « intermédiaire » dans les opérations de maintien de l'ordre. En cas de retrait, les forces de l'ordre n'auraient plus que le corps à corps ou leur arme de service pour gérer une situation qui dégénère, argue le ministère.
Pétition en ligne

Une pétition contre l'usage de cette arme a été lancée en janvier par un neurochirurgien de Besançon et totalisait dimanche presque 170 000 signatures. Fin février, le Conseil de l'Europe avait appelé la France à « suspendre l'usage du LBD dans le cadre des opérations de maintien de l'ordre » afin de « mieux respecter les droits de l'homme ». Le Défenseur des droits réclame, lui, l'interdiction de cette arme dans l'arsenal du maintien de l'ordre depuis début 2018.

 

 
 

 

Lanceur de balles de défense : des ophtalmologues écrivent à Macron

Publié dans le panorama le Lundi 11 mars 2019 à 05:55:41

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Lanceur de balles de défense : des ophtalmologues écrivent à Macron
 

 
Lors d'une manifestation des gilets jaunes, le 2 mars dernier à Bordeaux. Photo Mehdi FEDOUACH/AFP
Après le Conseil de l'Europe, des ophtalmologues s'élèvent contre l'utilisation du lanceur de balles de défense (LBD). Trente-cinq spécialistes de renom ont adressé il y a un mois au président Emmanuel Macron une lettre, dévoilée par le Journal du Dimanche car restée sans réponse depuis son envoi. Ils réclament « instamment un moratoire dans l'utilisation de ces armes invalidantes au cours des actions de maintien de l'ordre » lors du mouvement des gilets jaunes.
Ni hasard ni inexpérience

Les professionnels de santé ont mis en place, en lien avec la Société française d'ophtalmologie, une cellule de veille sur les blessures provoquées par les LBD, qui a recensé une vingtaine de personnes ayant perdu un oeil. « Une telle "épidémie" de blessures oculaires gravissimes ne s'est jamais rencontrée », s'alarment les professionnels de santé signataires. « Les blessures oculaires survenues ces dernières semaines ne sont pas dues au hasard ou à l'inexpérience », affirment-ils. Et mettent directement en cause l'usage qui est fait du LBD : « Le grand nombre de balles tirées avec une force cinétique conservée à longue distance et l'imprécision inhérente à cette arme devaient nécessairement entraîner un grand nombre de mutilations. »

Plus de 13 000 tirs de LBD ont été enregistrés depuis le début du mouvement des gilets jaunes en novembre. Quatre-vingt-trois enquêtes concernant des tirs de cette arme controversée sont en cours, avait détaillé jeudi le secrétaire d'État à l'Intérieur Laurent Nuñez. Malgré les blessures et les polémiques, Beauvau défend constamment l'usage de cette arme dite « intermédiaire » dans les opérations de maintien de l'ordre. En cas de retrait, les forces de l'ordre n'auraient plus que le corps à corps ou leur arme de service pour gérer une situation qui dégénère, argue le ministère.
Pétition en ligne

Une pétition contre l'usage de cette arme a été lancée en janvier par un neurochirurgien de Besançon et totalisait dimanche presque 170 000 signatures. Fin février, le Conseil de l'Europe avait appelé la France à « suspendre l'usage du LBD dans le cadre des opérations de maintien de l'ordre » afin de « mieux respecter les droits de l'homme ». Le Défenseur des droits réclame, lui, l'interdiction de cette arme dans l'arsenal du maintien de l'ordre depuis début 2018.

 

 
 

Patrimoine 18 sites sélectionnés dont un dans le Grand Est

Publié dans le panorama le Lundi 11 mars 2019 à 06:00:29

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Patrimoine 18 sites sélectionnés dont un dans le Grand Est
 

 
L'abbaye Notre-Dame de Sénanque à Gordes dans le Vaucluse fait partie des 18 premiers monuments sélectionnés dans le cadre du Loto du patrimoine 2019. Photo TOBIAS SCHWARZ/AFP
L'abbaye de Notre-Dame de Sénanque dans le Vaucluse, la bibliothèque Fesch d'Ajaccio, la glacière d'Etel dans le Morbihan ou encore le phare de l'île aux marins à Saint-Pierre-et-Miquelon font partie des 18 sites sélectionnés pour recevoir une aide à la restauration dans le cadre du prochain Loto du patrimoine. Le ministre de la Culture Franck Riester et l'animateur Stéphane Bern lancent ce lundi, à Château-Thierry (Aisne), la seconde édition de ce loto qui vise à financer la rénovation de monuments en France.

Le cru 2019 comportera notamment des châteaux comme celui de Maulnes (Yonne) ou celui de By (Seine-et-Marne), la maison de Rosa Bonheur. Mais aussi le moulin de la Fontaine (Loir-et-Cher) ou celui de Bar-sur-Seine (Aube), des façades de maison à Saint-Pierre (Martinique) ou encore des temples tamouls à Saint-Louis-de-la-Réunion.
Des tickets à 3 et 15 euros

Pour cet « An 2 de la Mission Patrimoine », 118 monuments en péril doivent être désignés. Ainsi, les cent autres, seront choisis d'ici le mois de juin. Cette année, pas moins de 865 dossiers ont été déposés auprès de la mission Bern et de la Fondation du patrimoine, dans l'espoir d'être aidés.

Sur Public Sénat, mercredi, Franck Riester s'est félicité que « plus de 40 millions d'euros aient été récoltés en plus de ceux mobilisés chaque année par l'État pour le patrimoine ». Il a aussi précisé que « le dispositif allait évoluer au niveau de la loterie ».

Stéphane Bern, le « monsieur patrimoine » choisi par Emmanuel Macron, continue de réclamer que l'État exonère le Loto du patrimoine des taxes prélevées sur les jeux : « Ça continue de me mettre en colère. Parce que pour moi, il s'agit avant tout d'un jeu à vocation philanthropique, à la différence des autres jeux d'argent. Je continue donc de réclamer que l'État fasse une exception. Le Sénat a voté deux fois pour l'exonération, mais les députés n'ont pas suivi. Je me donne un an pour les convaincre », déclare-t-il au Parisien.

La Française des Jeux (FDJ) veut étoffer cette année son offre de jeux. Ainsi, deux jeux à gratter devraient être proposés : un à 3 EUR en plus des tickets à 15 EUR. Un tirage exceptionnel de ce loto devrait avoir lieu le 14 juillet. En 2018, le loto du patrimoine avait permis de récolter 22 millions d'euros et d'aider 269 monuments en péril. Quelque 21 millions d'euros ont été versés par l'État pour compenser les taxes prélevées sur les jeux. « Il y a également eu environ six millions d'euros de financements privés collectés dans ce contexte-là, ce qui fait près de 50 millions d'euros supplémentaires pour le patrimoine », avait souligné Stéphane Pallez, présidente de la Française des Jeux.
Voir les sites sur www.missionbern.fr.

 

 
 

Culture Loto du patrimoine : 18 sites sélectionnés dont un dans le Grand Est

Publié dans le panorama le Lundi 11 mars 2019 à 05:40:26

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Culture Loto du patrimoine
Culture Loto du patrimoine : 18 sites sélectionnés dont un dans le Grand Est
Stéphane Bern et le ministre de la Culture vont lancer officiellement ce lundi le Loto du patrimoine 2019.

 
L'abbaye Notre-Dame de Sénanque à Gordes dans le Vaucluse fait partie des 18 premiers monuments sélectionnés dans le cadre du Loto du patrimoine 2019.
L'abbaye de Notre-Dame de Sénanque dans le Vaucluse, la bibliothèque Fesch d'Ajaccio, la glacière d'Etel dans le Morbihan ou encore le phare de l'île aux marins à Saint-Pierre-et-Miquelon font partie des 18 sites sélectionnés pour recevoir une aide à la restauration dans le cadre du prochain Loto du patrimoine. Le ministre de la Culture Franck Riester et l'animateur Stéphane Bern lancent ce lundi, à Château-Thierry (Aisne), la seconde édition de ce loto qui vise à financer la rénovation de monuments en France.

Le cru 2019 comportera notamment des châteaux comme celui de Maulnes (Yonne) ou celui de By (Seine-et-Marne), la maison de Rosa Bonheur. Mais aussi le moulin de la Fontaine (Loir-et-Cher) ou celui de Bar-sur-Seine (Aube), des façades de maison à Saint-Pierre (Martinique) ou encore des temples tamouls à Saint-Louis-de-la-Réunion.
Des tickets à 3 et 15 euros

Pour cet « An 2 de la Mission Patrimoine », 118 monuments en péril doivent être désignés. Ainsi, les cent autres, seront choisis d'ici le mois de juin. Cette année, pas moins de 865 dossiers ont été déposés auprès de la mission Bern et de la Fondation du patrimoine, dans l'espoir d'être aidés.

Sur Public Sénat, mercredi, Franck Riester s'est félicité que « plus de 40 millions d'euros aient été récoltés en plus de ceux mobilisés chaque année par l'État pour le patrimoine ». Il a aussi précisé que « le dispositif allait évoluer au niveau de la loterie ».

Stéphane Bern, le « monsieur patrimoine » choisi par Emmanuel Macron, continue de réclamer que l'État exonère le Loto du patrimoine des taxes prélevées sur les jeux : « Ça continue de me mettre en colère. Parce que pour moi, il s'agit avant tout d'un jeu à vocation philanthropique, à la différence des autres jeux d'argent. Je continue donc de réclamer que l'État fasse une exception. Le Sénat a voté deux fois pour l'exonération, mais les députés n'ont pas suivi. Je me donne un an pour les convaincre », déclare-t-il au Parisien.

La Française des Jeux (FDJ) veut étoffer cette année son offre de jeux. Ainsi, deux jeux à gratter devraient être proposés : un à 3 EUR en plus des tickets à 15 EUR. Un tirage exceptionnel de ce loto devrait avoir lieu le 14 juillet. En 2018, le loto du patrimoine avait permis de récolter 22 millions d'euros et d'aider 269 monuments en péril. Quelque 21 millions d'euros ont été versés par l'État pour compenser les taxes prélevées sur les jeux. « Il y a également eu environ six millions d'euros de financements privés collectés dans ce contexte-là, ce qui fait près de 50 millions d'euros supplémentaires pour le patrimoine », avait souligné Stéphane Pallez, présidente de la Française des Jeux.
Voir les sites sur www.missionbern.fr.

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Comment Macron veut contrer la Chinafrique

Publié dans le panorama le Lundi 11 mars 2019 à 06:08:55

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Comment Macron veut contrer la Chinafrique
 

 
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Le voyage était prévu de longue date, bien avant le drame aérien de dimanche. Le président français passe quatre jours en Afrique de l'est, une partie du continent longtemps négligée par la France et très convoitée par la Chine pour y installer la « nouvelle usine du monde ».

Emmanuel Macron s'envole ce lundi pour un voyage de quatre jours à Djibouti, en Éthiopie et au Kenya. Ce déplacement inédit illustre la nouvelle politique africaine de la France qui s'intéresse aussi à la Corne de l'Afrique et plus seulement à son ancien « pré carré ». Le président débute sa tournée à Djibouti où la France va rappeler ses liens étroits avec son ancienne colonie qui accueille la plus importante base militaire française à l'étranger (1 400 soldats).

Avant de se rendre à Nairobi pour parler des enjeux environnementaux africains, le président français effectue une visite d'État historique en Éthiopie, la première depuis De Gaulle et Pompidou.

Comme Macron, le nouveau Premier ministre éthiopien, est un jeune quadra réformateur. Abiy Ahmed a lancé des réformes économiques et une ouverture politique spectaculaires. Il a signé la paix avec l'Érythrée et libéré des milliers de prisonniers politiques.

« Il bouleverse toutes les cartes. Les entreprises françaises ont un intérêt à venir se positionner en Éthiopie », observe l'Élysée. L'Éthiopie est le nouvel eldorado des investisseurs, avec un taux de croissance proche de 10 %. Certains l'appellent même la petite Chine africaine alors que le continent devient la nouvelle « usine du monde » grâce à ses coûts de production très bas. Nike, H & M et Décathlon sont déjà implantés dans le deuxième pays le plus peuplé d'Afrique et Volkswagen va y installer une chaîne de montage.

Orange s'intéresse à la privatisation partielle d'Ethio-Telecom, qui a le monopole du mobile et d'Internet sur un marché de plus de 100 millions de consommateurs. Son PDG Stéphane Richard accompagne Emmanuel Macron avec une dizaine d'autres patrons, dont celui de Canal +.

La Chine a fait de l'Éthiopie une des têtes de pont de sa nouvelle route de la soie mais Abiy Ahmed s'agace de ces Chinois qui ont poussé son pays à s'endetter jusqu'à l'étrangler. L'équilibre reste fragile dans un pays qui compte des millions de paysans pauvres dépendant de l'aide humanitaire et ou 93 % des Ethiopiens n'ont pas, par exemple, l'accès aux toilettes.
Luc CHAILLOT à Addis-Abeba

 

 
 

Parlement européen : Nouvelle offensive allemande contre le siège de Strasbourg

Publié dans le panorama le Lundi 11 mars 2019 à 05:45:54

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Parlement européen
Parlement européen : Nouvelle offensive allemande contre le siège de Strasbourg

 
Le siège strasbourgeois du Parlement.
« Nous devons prendre des décisions trop longtemps différées et abolir les anachronismes. Cela vaut notamment pour le regroupement du Parlement européen en son siège à Bruxelles » : ce court extrait d'un long texte a l'effet d'une nouvelle grenade dégoupillée lancée sur Strasbourg.

Dans une réponse en français à la tribune d'Emmanuel Macron, qui fait figure de document de campagne pour les européennes de mai, la présidente de la CDU Annegret Kramp-Karrenbauer dit vouloir en finir avec l'« anachronisme » du siège strasbourgeois du Parlement. Au passage, elle fait une erreur factuelle : parlant du « siège à Bruxelles », elle feint d'ignorer que les traités fixent depuis plus de 25 ans le siège de l'institution à Strasbourg.
« Anachronique »,le symbole de l'amitiéfranco-allemande ?

Quant à l'« anachronisme » ici dénoncé, la cheffe du parti au pouvoir en Allemagne laisse entendre que le choix de ce siège, symbolique de la réconciliation franco-allemande, appartient au passé...

Ce faisant, Annegret Kramp-Karrenbauer (plus souvent appelée « AKK ») s'inscrit dans la ligne des propos tenus par Angela Merkel en juin dernier. Lors d'un congrès du PPE (le Parti populaire européen, duquel sont membres la CDU mais aussi Les Républicains français), la chancelière avait dit : « Je pense que le Parlement européen doit concentrer son travail sur un site », ajoutant qu'elle savait que cette déclaration causerait « des problèmes à la France », ce qui signifiait qu'elle souhaitait que cette localisation unique ne soit pas Strasbourg...

Petite phrase, mais grand retournement : jusqu'ici la CDU allemande avait toujours été aux côtés de la France dans cette interminable « bataille du siège »...

Que compte en dire Laurent Wauquiez, président des Républicains, qui avait vigoureusement défendu Strasbourg quand il était ministre des Affaires européennes en 2010-2011, et qui doit mener une campagne européenne avec la CDU ?

Et surtout, Emmanuel Macron en dira-t-il quelque chose ? Jusqu'ici, le président de la République n'a jamais répondu à l'attaque d'Angela Merkel, laissant le soin à sa ministre Nathalie Loiseau de rappeler la position « intangible » de la France sur cette question. Pendant ce temps, plusieurs sources bien informées nous disaient que le président de la République était prêt à « lâcher » Strasbourg (DNA du 14 juin 2018).

La campagne électorale qui s'annonce sera l'occasion d'une nécessaire clarification. La CDU n'est en effet pas seule à contester frontalement le siège : les pays nordiques, le Royaume-Uni, les Pays-Bas ou la Belgique, sont historiquement « anti-Strasbourg ». Et des alliés les rejoignent : en janvier dernier, Luigi Di Maio président du Mouvement 5 étoiles italien et numéro 2 du gouvernement italien, était venu jusqu'à Strasbourg pour contester le siège du Parlement, annonçant qu'il en ferait un élément central de sa campagne (DNA du 16 janvier 2019).

Les semaines qui viennent s'annoncent rudes pour les défenseurs du siège. Un renfort appuyé de Paris serait le bienvenu...
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

 

Bouteflika de retour, la contestation ne faiblit pas

Publié dans le panorama le Lundi 11 mars 2019 à 06:10:26

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Bouteflika de retour, la contestation ne faiblit pas
 

 
L'avion qui a ramené Bouteflika en Algérie. Photo FABRICE COFFRINI/AFP
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, a regagné dimanche l'Algérie, où il fait face à une contestation inédite en 20 ans de pouvoir, à l'issue de deux semaines d'hospitalisation en Suisse pour des « examens médicaux ».

Dimanche, des milliers de lycéens ont à leur tour défilé à travers l'Algérie contre la candidature à un cinquième mandat que brigue Abdelaziz Bouteflika, le 18 avril, et une partie du pays a suivi un appel à la grève générale lancé sur les réseaux sociaux. Depuis le 22 février, les Algériens descendent massivement dans la rue. Les séquelles d'un AVC ont empêché Abdelaziz Bouteflika de s'adresser de vive voix à ses concitoyens depuis 2013 et ont rendu rares ses apparitions publiques.

Dans le centre d'Alger ce dimanche, où les klaxons -- expression de contestation -- ont résonné toute la journée, un millier de lycéens, drapeaux algériens à la main ou noués autour du cou, se sont rassemblés durant plusieurs heures en scandant notamment « Hé, Bouteflika, pas de 5e mandat » avant de se disperser dans le calme en fin d'après-midi. Des défilés ont été signalés dans divers quartiers de la capitale et dans plusieurs villes du pays, où de nombreux lycées étaient fermés dimanche, premier jour de semaine en Algérie. Étudiants et enseignants occupent également plusieurs universités du pays, refusant de se plier à la décision des autorités, la veille, d'avancer d'une dizaine de jours à dimanche les vacances universitaires et de les allonger de fait d'autant.

 

 
 

Du vin d'Alsace en boîte pour relancer les ventes ?

Publié dans le panorama le Lundi 11 mars 2019 à 05:44:48

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Viticulture Bag-in-Box®
Du vin d'Alsace en boîte pour relancer les ventes ?
Sur un marché du vin devenu hyper-concurrentiel, l'Alsace n'aurait-elle pas intérêt à adopter le Bag-in-Box® (BiB) pour écouler ses volumes de vrac et stimuler les ventes ? Attention, sujet sensible.
 

 
Après avoir connu un boom ces dernières années, les ventes de BiB ont un peu reculé en 2018 au niveau national, sauf pour le format trois litres.
Il y a quelques mois, le directeur de la cave de Pfaffenheim jetait un pavé dans la mare en remettant sur le tapis la question du BiB, dans un journal agricole. « La viticulture alsacienne connaît une crise économique. Elle a perdu environ 200 000 hl au niveau de la commercialisation les dernières années. Et derrière, elle se retrouve avec une grosse année de production et beaucoup de vrac disponible », raisonne Frédéric Raynaud.

« Les ventes d'alsace baissent depuis les années 90. Et on ne tente de remédier à cela que par une gestion des rendements en amont. C'est une erreur stratégique, alors que le problème de l'Alsace, c'est un problème de concurrence avec les vins du Nouveau Monde, les vins de France et les IGP », poursuit le professionnel.
La très protectrice mise d'origine l'interdit

Alors pourquoi pas le BiB ? Ce format représente aujourd'hui 38 % des ventes en volumes de vins tranquilles en grande distribution. Pratiquement tous les vignobles français l'ont adopté. Pas l'Alsace. où il reste interdit. La raison? Le BiB, successeur du bon vieux cubitainer, se heurte à un obstacle juridique. La loi de 1972 sur la « mise d'origine » stipule en effet que « les vins d'Alsace doivent être conditionnés dans la région de production dans une bouteille de type flûte rhénane».

« Pour autoriser le BiB, il faudrait modifier substantiellement le cahier des charges de l'AOC Alsace, avec le risque de remettre en cause la très protectrice mise d'origine ». Les viticulteurs alsaciens ont trop à perdre pour un format jugé « pas valorisant ».

Attaché à l'embouteillage dans la région de production, le directeur de Pfaffenheim n'en regrette pas moins que « l'AVA (Association des Viticulteurs d'Alsace) ne se soit jamais penchée sur ce problème juridique en cas de modification du conditionnement. »
Destructeur de valeur

Pour le président de l'organisme de gestion de l'AOC Alsace, c'est niet. « Le bag-in-box, objecte Jérôme Bauer est destructeur de valeur. La valeur ajoutée irait au seul distributeur, sans compter le risque d'usurpation d'appellation d'origine, comme ce fut le cas avec du riesling du Palatinat en BiB proposé sous la bannière Savourez l'Alsace ».

« La loi de 1972 dit que les vins d'Alsace doivent être mis en bouteille. Le BiB n'est pas une bouteille », tranche Frédéric Bach. « Mais rien n'empêche un opérateur alsacien de faire du vin sans indications géographique (VSIG) en BiB ».

L'immense majorité des viticulteurs considère que ce conditionnement en boîte en carton (doublé d'un sac étanche évitant au vin de s'oxyder), fait « cheap » pour une AOC qui revendique ses lettres de noblesse.

Mais la donne a changé. Le marché mondial est de plus en plus disputé avec la concurrence des vins de France (VSIG) et d'Europe qui s'affichent en BiB à prix cassés. L'Alsace adoptera-t-elle ce contenant pour certains produits (vins de cépage, assemblages...), au nom de la realpolitik ?

« Le sujet n'est pas tabou. On y réfléchit », avance Alain Renoux, directeur du Syndicat des Vignerons Indépendants (Synvira). Prudent, il ajoute : « Le BiB pourrait être un outil supplémentaire. Mais on n'a pas de données économiques pour voir si cela peut nous aider à sortir du marasme. »
Cela ne va pas sauver le vignoble

« C'est 10 ans trop tard pour faire du BiB, les places sont prises, et pour les reprendre, il faut vendre à un prix encore plus bas qu'avant », s'agace Serge Fleischer, directeur d'Arthur Metz. « Les cépages alsaciens sont 3 à 4 fois plus cher au litre qu'un chardonnay ou un chenin blanc», poursuit le négociant. Le sylvaner allemand, vaut 80 cents le litre, le sylvaner alsacien, 1,50 EUR, c'est pratiquement le double. Et si on prend le riesling, c'est 2,80 à 3,20 EUR le litre de vrac en Alsace, contre 80 cents pour un riesling du Palatinat. » Pour lui, le BiB (seul) ne va pas sauver le vignoble.

Il a en tout cas les faveurs des consommateurs. « Régulièrement, les gens demandent du bag-in box® et sont étonnés que l'Alsace n'en fasse pas. On doit leur expliquer qu'on n'a pas le droit », dit Philip Catt, caviste à Sélestat. Mais à titre personnel, je suis contre « pour une question d'image du vin d'Alsace », s'empresse d'ajouter le patron de la Raison du Raisin.

Dans la restauration alsacienne, cet acronyme est proscrit. « Je ne servirais pas de vin en BiB en pichet à la brasserie. D'ailleurs on a arrêté le pichet pour monter en gamme sur les vins au verre », s'offusque Jean-Baptiste Klein, sommelier à la Table étoilée d'Olivier Nasti à Kaysersberg. Mais, tempère le jeune MOF, « à côté des crus de terroir, l'Alsace a des vins de cépage, de consommation courante, à boire plus jeunes. Proposer ce type de produit en BiB, pourquoi pas ? Il y a un public. Mais il faudrait garder l'identité de la région. Cela dit, je crains qu'en autorisant cela, on encourage à faire du volume alors que le problème de l'Alsace, c'est plutôt de limiter les rendements ».
La Suède premier importateurde wine in box

Autre argument dissuasif : le BiB n'est pas rémunérateur. « Faux, soutient Frédéric Raynaud. Un format trois litres qui correspond à quatre bouteilles est vendu à un prix équivalent à trois bouteilles, mais revient beaucoup moins cher en termes de coût de production. Si demain l'Alsace décide d'en faire, les gros metteurs en marché s'équiperont en machines et il y aura de la prestation de service. »

Le vin en boîte ne risque-t-il pas de cannibaliser la bouteille ? Là encore, le directeur de Pfaffenheim n'est pas d'accord : « En Suède, premier importateur mondial de Bag-in-Box® et 4e marché de l'Alsace, le consommateur de BIB n'achète pas de bouteille. Il préfère le conditionnement à la marque. »

Avec le BiB, le potentiel commercial pour l'Alsace serait, selon lui, de 100 000 à 150 000 hl de volumes additionnels.
Isabelle NASSOY

 

 
 

 

Alsace Mouvement social : Les prisons de nouveau bloquées

Publié dans le panorama le Lundi 11 mars 2019 à 05:46:37

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Alsace Mouvement social
Alsace Mouvement social : Les prisons de nouveau bloquées
La plupart des prisons alsaciennes devraient encore faire l'objet de blocages par les surveillants aujourd'hui.

 
« La détermination est grande, assure Christophe Schmitt et on n'est pas près de s'arrêter ». Majoritaire, le syndicat FO renouvelle aujourd'hui son appel au blocage des établissements pénitentiaires en Alsace.

Ce devrait donc être le cas ce matin à Ensisheim, Mulhouse, Strasbourg et Oermingen. Pour le secrétaire interrégional FO, le mouvement n'est que le prolongement de celui déclenché en janvier 2018 : « Depuis, rien n'a changé, il n'y a eu aucune prise de conscience des politiques ».

Le syndicat a relancé la revendication il y a un mois et demi. « Et les événements de Condé-sur-Sarthe n'ont fait qu'augmenter la colère », dénonce le syndicaliste.
« Nous attendonsdes réponses »

Les revendications portent sur des moyens supplémentaires, une sécurité renforcée et une vraie reconnaissance des surveillants : « Nous attendons des réponses en termes de sécurité et de contrôles des visiteurs dans les établissements où entrent des armes mais aussi des téléphones, de la drogue... »

Christophe Schmitt espère un entretien cette semaine avec le directeur de l'administration pénitentiaire, « puis avec la ministre ».
Ph.M.

 

 
 

 

Mardochée Amar, nouveau rabbin de Mulhouse

Publié dans le panorama le Lundi 11 mars 2019 à 06:24:37

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Mardochée Amar, nouveau rabbin de Mulhouse
 

 
Mardochée Amar (à droite) a été intronisé par le grand rabbin du Haut-Rhin, Claude Fhima (à gauche), et le grand rabbin de France, Haïm Korsia. Photo L'Alsace/Darek Szuster
Il officie déjà depuis le mois d'octobre 2018 et le départ du rabbin Elie Hayoun. Mais ce dimanche, Mardochée Amar a été officiellement intronisé rabbin de Mulhouse, dans une synagogue où il ne restait plus une place assise. De nombreuses personnalités politiques mulhousiennes ont assisté à la cérémonie, mais aussi le préfet du Haut-Rhin, Laurent Touvet, et le sous-préfet de Mulhouse, Jean-Noël Chavanne, ainsi que de nombreux rabbins comme le grand rabbin du Haut-Rhin, Claude Fhima, et surtout le grand rabbin de France, Haïm Korsia.

« Tu es à présent rabbin de deux communautés : ta famille et Mulhouse, lui a lancé Claude Fhima. Et sans l'une, tu n'aurais pas construit l'autre. » Rabbin, il l'est déjà depuis près de 30 ans pour la communauté séfarade à Mulhouse. « De rabbin à Mulhouse, me voici rabbin de Mulhouse », a remarqué Mardochée Amar. Cette ville, il la connaît bien et il l'aime. « Le rabbin de Mulhouse, c'est notre rabbin à tous », a même déclaré le président de la région Grand Est, Jean Rottner.

Les différents intervenants ont tous souligné la multiplication des actes antisémites en France, ces derniers jours. « Insulter un juif parce qu'il est juif, c'est insulter la République », a rappelé la maire de Mulhouse Michèle Lutz. « Soyez assuré que l'État sera toujours à vos côtés, lui a fait écho le député Olivier Becht. Que le vent de l'esprit souffle sur nous pour apporter la paix... » Grégory LOBJOIE
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La cavalcade annulée à Mulhouse

Publié dans le panorama le Lundi 11 mars 2019 à 06:17:19

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La cavalcade annulée à Mulhouse
 

 
En raison des conditions météorologiques, le défilé prévu à Mulhouse a été annulé. Les groupes de musique se sont retrouvés sur la place de la Réunion pour jouer. Photo L'Alsace/Darek Szuster
Il paraît que certains carnavaliers ont versé une larme en apprenant la nouvelle. Ce dimanche matin vers 10 h, la ville, la sous-préfecture et le comité organisateur du carnaval de Mulhouse ont annoncé l'annulation de la cavalcade. Elle devait avoir lieu dans l'après-midi. « C'est même moi qui ne voulais plus la faire, précise Jean-Marc Sprenger, président du comité organisateur. Je suis un ancien des ateliers et je n'aurais jamais fait sortir les chars, parfois hauts de 5 m, par ce temps. Même s'ils sont solides, le vent devient maître. »
Déjà annulée en 2006 à cause de la neige

Après avoir consulté les prévisions de Météo France qui annonçait des rafales à plus de 85 km/h, la ville, en accord avec la sous-préfecture, a donc pris la décision : « J'ai fait un tour dans Mulhouse ce matin [dimanche] , raconte la maire Michèle Lutz. Il y avait des branches et des tuiles au sol à cause du vent... On ne pouvait pas prendre de risques en maintenant la cavalcade. »

Ce n'est pas la première fois que le carnaval de Mulhouse se voit ainsi écourté. En mars 2006, « 60 cm de neige tombés entre le samedi et le dimanche », avaient empêché les chars de défiler. « On avait tout annulé !, se souvient Nathalie Motte, l'adjointe au maire en charge de l'événementiel et du carnaval. Ce matin [dimanche], ça a bien sûr été difficile d'annuler... On l'a fait la mort dans l'âme ! C'est une année de travail pour les bénévoles, mais on sait que la sécurité prime. »
Un 66e « bis » ?

 

Annuler le temps fort de cette 66e édition du carnaval mulhousien a été d'autant plus difficile qu'il a fallu l'annoncer à la trentaine de groupes invités. « Ce qui est dur pour un carnavalier, c'est le travail accompli... On a fait trois chars cette année, explique Laurent Bohrer, président des Mülhüser Waggis. Surtout qu'on devait défiler avec nos amis slovènes qui ont fait 1 000 km pour être là. On leur avait préparé une surprise pour fêter nos cinq ans de jumelage... »

La clique mulhousienne, comme d'autres, espère le retour des groupes invités l'année prochaine. À la manière du « On prend tout et on recommence ». Laurent Bohrer, comme Jean-Marc Sprenger, parle d'une éventuelle 66e édition « bis » du carnaval. « Il faut que j'en discute avec le comité organisateur », assure le président. Seule certitude pour le moment, le prince et la cour royale 2019 seront reconduits l'année prochaine. Et un membre de la clique suisse invitée l'a déjà assuré, avec le sourire : « On en a quand même bien profité... On reviendra ! »
Morgane SCHERTZINGER PLUS WEB L'interview de la maireMichèle Lutz à retrouversur notre site www.lalsace.fr

 

 
 

Wesserling : Mobilisation musicale pour la maternité de Thann

Publié dans le panorama le Lundi 11 mars 2019 à 05:48:16

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Wesserling
Wesserling : Mobilisation musicale pour la maternité de Thann
Malgré la promesse de maintien des services jusqu'à la fin de l'année, les défenseurs de la maternité thannoise ne baissent pas les armes. Un concert de soutien a eu lieu samedi.

 
Les Écureuils volants au secours de la maternité en musique. P
La mobilisation est toujours d'actualité pour soutenir la maternité de Thann. Preuve en est, le succès du concert de soutien qui s'est déroulé samedi soir au Théâtre de Poche de Wesserling.

Une véritable chaîne de solidarité s'est formée autour de ce concert. En voisin, le collectif engagé Arts des possibles s'est spontanément proposé pour venir en aide à l'association REST (Association pour la Re-naissance des Services hospitaliers Thannois) pour l'organisation de l'événement notamment au niveau logistique. Avec David Duss aux commandes, la soirée a rassemblé un large public de tous âges, de tous horizons.

Ce sont Cécile et Eric, du collectif Collectif engagé Art des possibles, qui ont assuré l'introduction du concert avec guitare voix sur des rythmes de flamenco.

Le groupe les Écureuils volants, que l'on ne présente plus était aussi de la partie. Il a proposé un florilège de ses compositions issues de son premier album et de son prochain album, pour lequel il a lancé une campagne de financement (voir sur la page Facebook du groupe). Pour Andréa, présidente du groupe, leur présence résonnait comme une évidence. « Je pense à moi et mes copines qui habitons la vallée, je ne tiens pas à accoucher dans la voiture », commentait la jeune femme.
Les drames quand les maternités ont fermé

Originaire de Guewenheim, le groupe Okko est un habitué des concerts caritatifs. Une cause, comme celle-ci, il ne pouvait pas la rater. Il a proposé une série de ses compositions à la sauce rock alsacienne. « Accords obscurs » était un morceau qu'il avait expressément réécrit pour la cause et l'occasion.

Pour Jeanne Stolz-Nawrot, présidente de l'association REST, cette mobilisation dans le cadre de cette soirée démontre que les gens des deux vallées continuent de se battre et de se mobiliser pour garder la maternité. « Quand on voit les drames qui se passent dans les maternités qui ont déjà fermé, cela nous donne encore plus envie de nous battre pour Thann. D'autant plus que depuis le début de l'année, deux cas d'urgence absolue ont été recensés à Thann, et sans cette proximité, cela se serait certainement terminé d'une façon tragique », commentait la présidente.

Plus déterminés que jamais, issus de tous bords politiques, les membres de REST seront au côté des futurs parents et bébés quoi qu'il arrive.
Éric GOTTSCHECK Infos sur www.association-rest.org

Infos sur www.association-rest.org

 
 

 

Intempéries Vents violents et pompier blessé

Publié dans le panorama le Lundi 11 mars 2019 à 06:23:41

Intempéries Vents violents et pompier blessé

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Le vent a soufflé fort, ce dimanche dans le Haut-Rhin, avec des pointes à 120 km/h au Markstein et 80 km/h en plaine. Les intempéries ont provoqué des chutes d’arbres, notamment le matin sur l’A36, peu après le péage de Fontaine , dans le sens Mulhouse-Belfort, où le trafic a dû être régulé, et sur la route entre Berrwiller et Staffelfelden , qui a été coupée à la circulation dans la matinée.

Mais c’est surtout dans le Bas-Rhin, où les rafales de vent ont atteint 98 km/h à Schheibehardt et 91 km/h à Strasbourg-Entzheim, que les secours ont été sollicités. Entre 8 h et 15 h, les pompiers du département ont enregistré 1 506 appels, donnant lieu à 152 interventions, dont 79 dégagements de chaussée.

À Wintzenbach , un pompier volontaire a été blessé lorsqu’une voiture a percuté l’arbre qu’il était en train de tronçonner. Il a été pris en charge et transporté vers Wissembourg. Il souffre de dermabrasions aux jambes. La voiture à l’origine de l’accident a pris la fuite. Le conducteur, un homme âgé, est recherché par la brigade de gendarmerie de Seltz.

Sur la RD1061, entre Sarre-Union et Kestkastel , a eu lieu un mini-carambolage. Selon un témoin, un arbre tombé empiétait sur plus de la moitié de la route. Un automobiliste venant de Keskastel s’est arrêté pour tenter de le dégager, mais les deux voitures qui le suivaient n’ont pas réussi à freiner suffisamment tôt pour éviter la collision. Dans le choc, un enfant de 10 ans, passager de la première voiture a été légèrement touché à la tête. La conductrice de la seconde voiture s’est, elle, retrouvée coincée la tête en bas dans sa voiture qui a fini à l’envers dans le fossé. Les pompiers, venus de Keskastel, Sarre-Union et Petersbach, ont été obligés de découper une portière pour l’aider à sortir. Se plaignant du dos, elle a été emmenée à l’hôpital de Sarreguemines, tout comme le garçon de la première voiture. Les autres protagonistes sont indemnes.

À Wolfisheim , l’effondrement du mur de soutènement d’une piscine, dans une maison individuelle a nécessité la vidange de la piscine pour sécuriser la zone. En raison de chutes d’arbres sur la chaussée, de nombreuses routes ont été coupées sur l’ensemble du département ainsi que les voies ferrées entre Soultz-sous-Forêts et Wissembourg. Le vent a également provoqué des retards sur les TGV qui assurent la liaison entre Strasbourg et Paris. Le bac de Seltz a été mis à l’arrêt en début d’après-midi en raison de cet épisode

À Sand , vers 13 h 30, onze personnes ont dû être évacuées à cause de fortes rafales de vent. Le chantier de la salle polyvalente présentait quelques dangers. Alors que le toit n’est pas encore en place, un pan de mur était susceptible de chuter sur la grue de chantier, laquelle aurait pu, à son tour, tomber et ainsi causer de lourds dégâts sur les trois habitations à proximité. Le chef de chantier est intervenu et posé des étais pour renforcer la tenue du mur. Le mur ainsi sécurisé, les riverains ont pu regagner leurs logements.

Volgelsheim Concert transfrontalier des Bratislava Hot Serenaders

Publié dans le panorama le Lundi 11 mars 2019 à 06:27:08

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Volgelsheim Concert transfrontalier des Bratislava Hot Serenaders
 

 
 
Organisé à l'initiative du Groupement local de coopération transfrontalière du Pays des deux Brisach, le concert transfrontalier des « Bratislava Hot Serenaders » a tenu toutes ses promesses, samedi 9 mars à Volgelsheim.

Après les présentations d'usage du président français Gérard Hug et de son vice-président allemand, Oliver Rein, qui ont rappelé - l'un dans la langue de Molière, l'autre dans la langue de Goethe -, les raisons d'être de cette structure, la finalité de ce concert et évoqué le futur centre culturel « Art'Rhena » qui commence à sortir de terre sur l'Île du Rhin, du côté de Vogelgrun, la salle des fêtes de Volgelsheim, mise à la disposition par le maire Philippe Mas, remplie jusqu'au dernier rang (soit près de 500 spectateurs), a vibré aux sons du jazz classique, du hot jazz ou encore du « sweet and dance music » des années 20, période dite « la belle époque ».
Élégants smokings, robes Charleston et trio de charme

Les quinze musiciens, à la clarinette, à la trompette, au saxophone, au trombone, au violon, au piano, au banjo, à l'accordéon ou encore au ukulélé, vêtus d'élégants smokings et dirigés par le talentueux trompettiste Juraj Bartos, emportèrent dans leurs rythmes chaloupés l'auditoire, parmi lequel il convient de relever la présence de nombreux élus des deux rives du Rhin.

Dans une ambiance rétro, un trio vocal de charme, en robes Charleston - « Les Sérénaders Sister's » -, accompagné du facétieux crooner Josef Kurilak, a charmé le public avec un certain humour volontairement décalé, en interprétant des compositions des grands noms du Jazz comme Duke Ellington, Sidney Bechet ou Louis Armstrong.
Au profit de Caritas Alsace

L'orchestre n'a pu quitter la scène qu'au bout de deux heures de spectacle tonique, après de nombreux rappels et une standing ovation.

Exceptionnellement, ce soir-là, l'Allemagne, la France et la Slovaquie étaient réunies. Si l'Europe a beaucoup de mal à parler à l'unisson, ce spectacle, offert au profit de « Caritas Alsace », dont l'antenne de Volgelsheim souhaite ouvrir prochainement une épicerie solidaire, a en tout cas prouvé que la bonne musique, elle, est universelle et rapproche les peuples.
Jean-Marc LALEVEE

 

 
 

La riche vie associative de Bourtzwiller

Publié dans le panorama le Lundi 11 mars 2019 à 06:32:37

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La riche vie associative de Bourtzwiller
 

 
Les organisateurs ont eu plaisir à recevoir un nombreux public.  Photo L'Alsace/J.-P.F.
Vingt-trois associations du Groupement du quartier de Bourtzwiller et leurs représentants se sont donné rendez-vous samedi au deuxième forum organisé au complexe sportif de la Doller, à Mulhouse. « Le Groupement fédère toute l'année autour de fêtes et d'expositions. Notre rencontre d'aujourd'hui a été une totale réussite », a exprimé Bernard Mouthon, secrétaire du groupement à l'issue de la manifestation.

En ouverture, les forces vives du quartier ont pu échanger et partager sur les valeurs essentielles du bénévolat. Les représentants de la compagnie théâtrale de la Tuilerie, de Tambour battant, de Cap Cornerly, des Cheiks de Brossolette, du Rézo et des autres structures ont rivalisé d'ingéniosité pour présenter leurs activités à des stands, avant que Pascal Coinchelet, président du Groupement des associations de Bourtzwiller, n'invite le député Bruno Fuchs et les personnalités présentes à l'inauguration officielle au verre de l'amitié offert par Vie libre.

Ce moment convivial a précédé un temps de repas partagé, préparé par les dames de l'association Les Mamans citoyennes de Mulhouse.

Le public s'est déplacé nombreux, pour découvrir les activités ludiques, sportives, solidaires, sociales et citoyennes proposées par les associations du Groupement. « Nous couvrons un large éventail pour dynamiser notre réseau », a expliqué Bernard Mouthon. Ce forum a transformé, l'espace d'une journée, le complexe sportif de la Doller en lieu de partage, d'éveil, d'apprentissage, d'échange et de fête. Le but du forum a été atteint.
Jean-Paul FREY

 

 
 

Colmar portrait Emmanuel Lenys, l'architecte pirate

Publié dans le panorama le Lundi 11 mars 2019 à 06:34:54

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Colmar portrait Emmanuel Lenys, l'architecte pirate
 

 
L'architecte Colmarien Emmanuel Lenys, dans l'ancienne demeure estivale d'Auguste Bartholdi devenue son domicile, avec sa première voiture et sa première boîte de Lego® qui a initié sa vocation professionnelle. Photo L'Alsace/Dom Poirier
L'architecte Emmanuel Lenys, nous a reçus dans sa maison à Colmar. Cette villa au bord de l'eau est l'ancienne résidence d'été de la famille Bartholdi. « Quand je l'ai achetée, c'était une ruine !, confie-t-il. La voisine m'a dit que cette maison avait appartenu à Auguste Bartholdi. On a pu le vérifier bien plus tard, car elle figure sur un tableau d'époque où l'on distingue clairement les quatre colonnes. » Emmanuel Lenys a un profond respect pour cet auguste Colmarien qui a, comme lui, un côté « pirate ». Un mode de fonctionnement qui permet d'avoir de grandes ambitions et de mettre en oeuvre ses projets.
« Je n'arrêtais pas de faire des maisons »

En décembre 1952, Emmanuel Lenys naît à Mittelwihr dans la maison familiale. « Je me suis distingué dès la naissance puisque la sage-femme était ma propre grand-mère ! » Très vite, ses parents déménagent à Colmar qui deviendra sa ville de coeur. Vers l'âge de dix ans, on lui offre une boîte de Lego®. « Je n'arrêtais pas de faire des maisons ! », se souvient-il.

Lycéen, Emmanuel Lenys est un élève espiègle... et se fait virer du lycée Bartholdi à Colmar. « Je me suis retrouvé au lycée de Sainte-Marie-aux-Mines. Mais bon, je m'y suis très vite fait remarquer... » Pour poser son pavé sur l'édifice des révoltes de Mai 1968, le jeune homme scellera au cadenas tous les accès à l'établissement scolaire ! Expulsé, il se retrouve à Chalon-sur-Saône dans un lycée isolé de tout. « Vous connaissez Le Cercle des poètes disparus ? Ça résume bien ce que j'y ai vécu. »

Ses parents le vouent à la médecine ou au notariat. Lui, après un petit bras de fer, intègre l'école d'architecte de Strasbourg, histoire de continuer à jouer aux Lego® en grand format. En parallèle, il restaure une ferme familiale dans les Vosges. En 1980, elle sera la première maison à énergie autonome de France. « J'ai passé plusieurs mois aux États-Unis et je me suis spécialisé dans les énergies renouvelables. Puis le commissariat à l'énergie solaire m'a proposé de m'occuper d'une étude sur les composants bioclimatiques, afin de rassembler les compétences. »

En 1981, retour à Colmar diplôme en poche. Emmanuel Lenys réalise cinq maisons bioclimatiques et crée le salon Énergie Habitat avec des amis, le premier du genre en France. De 1980 à 1985, l'architecte créé Colmar Pulse, la première radio libre colmarienne. Mais le 22 novembre 1986, un violent accident de la vie marque un tournant dans la carrière de l'architecte. Il perd sa femme et son fils est grièvement blessé. Depuis, il estime vivre dans le bonus où chaque heure compte. Où l'on ne s'encombre plus de pincettes pour arriver à ses fins.

« Je suis resté hospitalisé durant 18 mois. Mais j'ai été soutenu par de jeunes entrepreneurs comme Marc Rinaldi et Pierre Vuillemin qui m'a fait faire le Cube. » Un cube de verre boulevard Saint-Pierre à Colmar qui a fait couler beaucoup d'encre... Sa société devient Lenys Concept et entreprend de gros travaux à L'Auberge de l'Ill.
« Toute ma vie estfaite de rencontres »

Alors que certains pensent que l'architecte ne travaille qu'à Colmar, lui a entrepris de nombreux ouvrages à travers la planète, dont un circuit de Formule 1 pour un groupe pétrolier russe, début 2000. « Toute ma vie est faite de rencontres... Gilbert Costes m'a confié le café Mar ly, au Louvre, que j'ai réalisé avec Olivier Gagnière, tout comme le JY'S à Colmar. Et John Shepard Reed, patron de la bourse new-yorkaise, m'a confié sa maison de l'île de Ré... C'est lui qui m'a fait comprendre que la planète était toute petite ! »

Tout juste retraité, il possède encore un bureau dans son ancienne agence. Il y est toujours sollicité pour ses trois idées à la minute. On le voit régulièrement au café Rapp - « Ma dernière aventure imaginée avec ma femme Dominique Eloudy et Sébastien Berschy ». Et on le voit également lors de rassemblement de véhicules anciens. Il en possède quelques-uns qu'il a patiemment restaurés avec quelques amis. Il est davantage passionné de mécanique que collectionneur et peut passer plusieurs années sur un seul véhicule.

Emmanuel Lenys, que ses amis appellent volontiers « Manu », n'a aucun regret concernant sa carrière de « pirate ». « J'ai réalisé avec le temps que je ne pouvais plus faire mon métier librement, bridé par des réglementations toujours plus contraignantes. » Sa société Lenys Concept, il la cède à 1 EUR à AEA architectes. « J'avais 400 constructions de logements engagés à ce moment-là... Le but c'était de pérenniser l'entreprise et de conserver les emplois. C'est très paternaliste ! Je suis gentil, mais je sais que je peux aussi être très exigeant... »
Dom POIRIER