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Question de « buzz »ou de constitutionnalité ?

Publié dans le panorama le Dimanche 10 mars 2019 à 06:27:47

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Question de « buzz »ou de constitutionnalité ?
 

 
Pressé de connaître la position du Conseil constitutionnel sur la création de la Collectivité européenne d'Alsace (CEA), Eric Elkouby avait annoncé vouloir déposer cette semaine une question prioritaire de constitutionnalité (QPC). Répondant à des conditions bien précises, qui ne sont pas encore réunies, « cette QPC interviendra à partir du moment où la loi sera promulguée », prévient le conseiller départemental PS de Strasbourg, qui n'entend pas lâcher le morceau face à cette « collectivité hybride ».
« Effet de manche »

En attendant, les six conseillers départementaux strasbourgeois ont cosigné une lettre qui devait être adressée jeudi au président du Conseil constitutionnel, pour lui demander « un contrôle de constitutionnalité du projet de loi Alsace, au regard de l'avis du Conseil d'État ».

« Soit on nous renvoie une réponse détaillée, soit on nous demande d'attendre la loi, soit le Conseil constitutionnel nous dit qu'il n'a pas envie de nous répondre », anticipe Eric Elkouby.

Pour Frédéric Bierry, il s'agit d' un « coup de com'» de son opposition socialiste. « La déclaration d'Eric Elkouby n'est qu'un effet de manche supplémentaire destiné à créer le buzz », remarque le président du conseil départemental du Bas-Rhin, en jugeant « inadmissible d'utiliser, à des fins politiques personnelles, un projet qui engage l'avenir de l'Alsace ».
Déterminer ce qui paraît conforme à la Constitution ou non

« Le processus législatif en cours garantira l'absence juridique de tout risque d'inconstitutionnalité du texte, comme l'a d'ailleurs confirmé le gouvernement par la voix de Jacqueline Gourault en visite lundi dernier en Alsace », poursuit Frédéric Bierry.

La QPC est une procédure de contrôle de constitutionnalité sur les lois déjà promulguées, c'est-à-dire a posteriori. Ensuite, une QPC ne peut être posée qu'au cours d'une instance devant une juridiction (administrative ou judiciaire) contre une disposition législative. Or, ces deux conditions ne sont pas remplies dans le cas présent.

Un contrôle pourra être effectué par la saisine du Conseil constitutionnel, après le vote de la loi et avant sa promulgation par 60 députés ou 60 sénateurs. À ce moment-là, le Conseil constitutionnel pourra déterminer ce qui lui paraît conforme à la Constitution ou non.
Franck BUCHY

 

 
 

 

environnement - Ils se préparent à la fin du monde

Publié dans le panorama le Dimanche 10 mars 2019 à 06:47:06

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environnement - Ils se préparent à la fin du monde
 

 
L'épuisement des ressources naturelles et le réchauffement climatique conduisent le monde au chaos, alertent les "collapsologues". Photo MARTIN BERNETTI/AFP
La fin du monde est pour demain (ou presque). C'est le credo d'un nouveau mouvement de pensée, la collapsologie, qui tire la sonnette d'alarme sur l'effondrement prochain de notre société.
Qu'est-ce que la « collapsologie » ?

La collapsologie est l'étude de l'effondrement de la civilisation industrielle et de ce qui pourrait lui succéder. Le terme vient de l'anglais « to collapse », « s'effondrer ». Il a été popularisé en 2015 par un ouvrage : « Comment tout peut s'effondrer », de Pablo Servigne et Raphaël Stevens. Il s'est écoulé à environ 45 000 exemplaires.

Dans ce livre, « nous avons rassemblé toutes les études scientifiques qui touchaient à la possibilité que notre société s'effondre », avec un objectif : « informer le plus grand nombre afin que les futures catastrophes se passent le moins mal possible », explique Pablo Servigne, ingénieur agronome de 40 ans.
Pourquoi tout peut s'effondrer ?

Réchauffement climatique, épuisement des ressources naturelles, trop grande dépendance au pétrole, pollution, disparition de la biodiversité, crise financière : autant de voyants rouges qui alertent, selon lui, sur les risques de la fin du monde tel que nous le connaissons.
C'est quoi l'effondrement ?

Imaginez un monde où il n'y a plus rien dans les rayons des supermarchés - faute d'approvisionnement -, où les transports sont au point mort faute d'énergie, où l'argent ne vaut plus rien. « Beaucoup de populations dans le monde ont déjà connu des effondrements, c'est le cas de la Libye, de la Syrie, etc. Nous disons simplement que le monde industriel est à la fois très puissant, polluant et destructeur, et aussi très vulnérable, il peut s'effondrer dans les années qui viennent, pour un ensemble de raisons qui ne sont pas seulement climatiques », explique Pablo Servigne.

« Tout cela peut aller très vite, entre dans un an et dans 50 ans », estime Vincent Mouret, 56 ans, qui a eu un choc en découvrant la collapsologie.
Et le monde d'après ?

Le commerçant d'Avignon a d'abord eu une phase de deuil : « J'ai eu un choc quand j'ai réalisé qu'on allait dans le mur. J'en ai pleuré, tellement ça m'a ému », souligne-t-il. Il a alors décidé de changer de vie : a acheté un terrain pour cultiver en permaculture, et un puits. « Pour se préparer au pire : une rupture de la chaîne d'approvisionnement. C'est bien de savoir qu'on a de quoi tenir, qu'on aura à manger et à boire », note-t-il. Car dans le monde d'après, « mon travail de commerçant - je vends des chapeaux et des médailles - ne servira plus à rien », poursuit-il.

Après le choc est venue l'envie d'agir et d'informer le plus grand nombre, à travers des articles sur internet, raconte Vincent Mouret : « La civilisation est en jeu, il faut qu'on s'y mette tous ». Car le discours des collapsologues se veut aussi positif. Inventer un autre modèle, plus solidaire et respectueux de la nature, pour faire exister un autre modèle de société. Pablo Servigne veut sortir « des discours caricaturaux qui ne permettent pas de prendre au sérieux cette possibilité d'effondrement, et donc de se préparer en agissant sereinement et collectivement ».
Élodie BÉCU

 

 
 

 

Lyon-Turin : l'Italie lâche du lest

Publié dans le panorama le Dimanche 10 mars 2019 à 06:48:14

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Lyon-Turin : l'Italie lâche du lest
 

 
En autorisant le lancement des appels à candidature avec une « clause résolutoire », le M5S peut clamer qu'il n'engage pas l'argent du pays. Photo Le DL/Thierry GUILLOT
À Rome, chacun se dit gagnant. « La situation est en train de se résoudre », assure Luigi Di Maio, le vice-Premier ministre, issu du Mouvement 5 étoiles. Ce qui, dans son esprit, veut dire que le Lyon-Turin ne se fera pas. Matteo Salvini, son homologue issu de la Ligue, parle comme si le chantier devait continuer, ce qu'il appelle de ses voeux, tout en indiquant que des pourparlers devaient s'engager avec la France et l'Europe, pour une meilleure répartition des coûts.

Ce que le gouvernement de la péninsule a autorisé, c'est ce que Tunnel euralpin (Telt) était prêt à faire depuis plusieurs mois : le lancement des « avis de marché » auprès des entreprises, en vue du creusement du tunnel de base entre Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie) et Susa (Italie). Il ne s'agit pas encore d'appels d'offres. Dans cette première phase, les entreprises intéressées sont invitées à se déclarer, sur la base des marchés qui ont été établis par Telt avec l'aide de son équipe de maîtres d'oeuvre, eux-mêmes désignés en 2018. Ensuite, seront sélectionnées celles qui seront autorisées à présenter une offre. Ces offres seront, plus tard encore, examinées par une commission d'appels d'offres extérieure à Telt. Aucun marché ne paraît pouvoir être attribué avant la fin de 2020, pour un début des travaux en 2021.
Des travaux préparatoires programmés

Cependant, dans l'intervalle, d'autres travaux, dits « préparatoires », sont programmés. Le chantier de la tête de tunnel de Saint-Julien-Mont-Denis démarre dans quelques jours, avec un déplacement provisoire de l'autoroute A43 et de la RD 1006. Dans l'agglomération de Saint-Jean-de-Maurienne, les démolitions d'immeubles ont commencé, et des travaux sur le faisceau ferroviaire, entre autres, sont imminents. Et il n'est pas question de les arrêter.

En fait, en Italie, il était surtout urgent, pour les deux « alliés » du gouvernement, de ne pas divorcer. Le compromis satisfait tout le monde, pour l'instant. En autorisant le lancement des appels à candidature avec une « clause résolutoire », le M5S peut clamer qu'il n'engage pas l'argent du pays : si, dans l'avenir, l'Italie décidait de ne plus faire le Lyon-Turin, les entreprises ayant répondu ne pourraient prétendre à aucune indemnité, ni de la part de Telt, ni des deux États qui en sont les actionnaires. Mais comme il n'était pas question de lancer les travaux tout de suite...

Quant à Matteo Salvini, il peut lancer sans l'ombre d'une hésitation : « Nous allons avancer, sans problème; la solution, nous la trouverons. L'Italie a besoin d'un gouvernement, de développement, de travail. » Et si, finalement, il n'y avait pas d'accord au sein de la coalition sur ce dossier ? « Nous sommes en démocratie, le Parlement peut se prononcer, voire le peuple par référendum. » Et là, le leader de la Ligue sait que la réponse irait dans son sens. Le dossier est maintenant dans les mains de Telt, dont le conseil d'administration se réunit lundi en fin de matinée. Le dernier jour fixé par l'Europe pour lancer les avis de marché, avec la menace, si ce n'était pas fait, de retirer 300 millions d'euros de financement, dans un premier temps.
Frédéric THIERS

 

 
 

 

Moral en berne et coupsde gueule à la FDSEA 68

Publié dans le panorama le Dimanche 10 mars 2019 à 06:58:42

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Moral en berne et coupsde gueule à la FDSEA 68
 

 
Pascal Wittmann a succédé à Denis Nass à la présidence de la FDSEA 68 en octobre dernier. Photo L'Alsace/E.D.
Quelque 250 personnes ont assisté vendredi matin à l'assemblée générale annuelle de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles du Haut-Rhin (FDSEA 68), au Parc-Expo de Mulhouse. Thème officiel de cette édition 2019 : « Pour une agriculture en mouvement ».

À en juger par les discours tenus à la tribune, ces deux mots, « en mouvement », sont à prendre dans un sens très littéral, façon Tonton flingueurs (« Je correctionne plus : je dynamite, je disperse, je ventile »). Qu'on se le dise, en effet : les agriculteurs haut-rhinois ont le moral en berne, et pas seulement à cause des aléas climatiques (coulées de boue en série au printemps, suivies d'une sécheresse estivale carabinée).
« Le changement climatique, ça n'est pas un concept.On le vit, on le subit »

Extrait du rapport moral du nouveau président de la FDSEA 68, Pascal Wittmann, qui a pris la suite de Denis Nass en octobre dernier : « Il va falloir insuffler un vent nouveau sur une multitude de mesures franco-françaises, tellement elles riment avec nonchalance - sans oublier toutes ces institutions et autres lieux de réunionites, qui s'autorisent à parler pour nos métiers en vase clos. »

Pointés du doigt, pêle-mêle : l'État (et singulièrement la Direction départementale des Territoires), à la fois vétilleux et trop peu réactif ( « Sûrement qu'il faisait trop chaud cet été dans les bureaux du ministère... », lance Joël Jecker, secrétaire général de la FDSEA 68) ; les « médias et autres escrologistes » (sic) coupables - si l'on a bien saisi - de s'inquiéter trop souvent du glyphosate ; les chasseurs inconséquents, qui laissent pulluler les sangliers ; les producteurs étrangers, désireux d'inonder l'Hexagone d'huile de palme, de boeufs aux hormones et autres poulets chlorés ; « les vegans et les anti-viandes » - et l'on en oublie sans doute.

« La sécheresse de l'an passé a touché tous les éleveurs, sans exception. Le changement climatique, ça n'est pas un concept. On le vit, on le subit. Il va bien falloir un jour que la réalité du terrain arrive dans les bureaux », grince encore Joël Jecker, avant d'adresser un « bravo » d'autant plus notable à l'adresse du conseil régional du Grand Est, « qui fut des plus réactifs [et] qui a su débloquer six millions d'euros pour accompagner l'achat de fourrages ».

Conclusion du même : « Le temps change, alors changeons aussi. Changeons de braquet pour apporter des solutions durables à tous les terroirs, car un territoire sans paysan est un territoire qui se meurt. »
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Strasbourg Politique Le PS à la reconquête

Publié dans le panorama le Dimanche 10 mars 2019 à 06:29:46

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Strasbourg Politique
Le PS à la reconquête
À un an du scrutin, le Parti socialiste 67 a lancé ce samedi sa campagne en vue des élections municipales de 2020. Première étape : « Parlons de Strasbourg », deux mois d'enquête sur le terrain.
 

 
Aux manettes depuis deux mandats, la majorité socialiste doit dresser l'état des lieux de ses réussites comme de ce qu'elle aurait pu faire mieux ou autrement, a argumenté la première secrétaire fédérale du PS 67 et adjointe au maire Pernelle Richardot.
« Repartir à la conquête des Strasbourgeois », alors même que la capitale alsacienne est gouvernée depuis 2008 par un maire socialiste, Roland Ries, à la tête d'une majorité PS-EELV... En donnant le coup d'envoi de la campagne en vue des élections municipales de 2020, ce samedi matin à la Maison des syndicats, Pernelle Richardot, première secrétaire fédérale du Parti socialiste 67, n'a pas éludé les soubresauts de ces deux dernières années.

Le tsunami En Marche et le naufrage du PS aux élections présidentielles et législatives ont considérablement fragilisé la majorité strasbourgeoise, désormais émiettée entre macronistes, hamonistes et socialistes-canal-historique. Ici, les fondements politiques de cette recomposition se doublent de considérations stratégiques, dans la mesure où la succession de Roland Ries aiguise les appétits...

À un an du scrutin et alors que deux ténors -- les adjoints au maire Philippe Bies et Robert Herrmann, par ailleurs président de l'Eurométropole -- ont déjà fait part de leur candidature à la tête de liste, la première secrétaire fédérale a donc joué son rôle de garante de l'unité du parti : « Il n'y a pas de place pour les aventures individuelles. Les crises nous obligent, l'union est un impératif ; elle se fera autour d'une vision pour Strasbourg et d'une stratégie partagée par tous. »

Pour construire ce projet, les militants et les élus militants vont passer les deux prochains mois sur les marchés, dans les cages d'escalier, devant les écoles, à mener auprès des habitants une grande enquête, baptisée « Parlons de Strasbourg ». Le questionnaire, présenté par Pernelle Richardot et le secrétaire fédéral et conseiller municipal Jean-Baptiste Mathieu, vise à faire évaluer le bilan de l'action de la municipalité de gauche, et à identifier les priorités des Strasbourgeois pour les années à avenir.
« Une ville encore inégalitaire »

Car il reste à faire, ont convenu les élus (Philippe Bies, Caroline Barrière, Luc Gillmann, Suzanne Kempf, Nicole Dreyer, Mathieu Cahn, Catherine Trautmann, Robert Herrmann et Roland Ries) qui se sont succédé au pupitre pour mettre en avant, en cent quatre-vingts secondes top chrono, les réalisations dont ils sont les plus fiers. « Strasbourg a une image de ville riche, mais est d'abord une ville inégalitaire », a pointé Mathieu Cahn ; « une ville où cohabitent désormais quatre générations, qu'il nous faut faire vivre ensemble en harmonie », a projeté Robert Herrmann.
« Se coltiner le réel »

« Nous devons établir un état des lieux le plus précis possible, de nos réussites comme de ce qu'on aurait pu faire mieux ou autrement, a argumenté Pernelle Richardot. Être à l'écoute, se coltiner le réel, c'est essentiel pour refonder notre grille d'analyse. » Pour les socialistes strasbourgeois, la feuille de route est tracée : écouter, puis s'entendre.
Florian HABY

 

 
 

 

Des étudiants japonais en stage en Alsace

Publié dans le panorama le Dimanche 10 mars 2019 à 06:33:02

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Des étudiants japonais en stage en Alsace
 

 
Dans le cadre de son volet formation et enseignement, le Centre européen d'études japonaises d'Alsace (Ceeja) accueille de nombreux étudiants nippons tout au long de l'année.

Jusqu'au 11 mars, pour la cinquième fois, un groupe d'étudiants en économie de la faculté de commerce de l'université Keio de Tokyo est en stage en Alsace et au Ceeja à Kientzheim. Dans ce cadre, des conférences sur l'économie en Europe sont organisées à la faculté de sciences économiques de l'université de Strasbourg. Elles sont données par Jean-Alain Heraud, professeur émérite de sciences économiques. Durant leur séjour en Alsace, les étudiants vont se rendre dans plusieurs villes et villages d'Alsace, ainsi que dans certains hauts lieux de la culture, parmi lesquels le musée de l'Impression sur étoffes à Mulhouse. Ils auront aussi la possibilité de visiter le quartier écologique Vauban à Fribourg (Allemagne) et des entreprises japonaises implantées en Alsace, telles que Ricoh Industrie France et Mitsubishi Equipment Alsace.
Découvertedes institutions européennes

Les invités vont aussi pouvoir découvrir le concept innovant d'hôtel d'entreprises japonaises du Ceeja et rencontrer les responsables de la « Banque de produits japonais » (BPJ) qui s'est installée à Colmar après avoir passé deux ans dans l'hôtel d'entreprises du Ceeja sous le nom d'Akira. Une découverte des institutions européennes telles que le Parlement européen et le Conseil de l'Europe à Strasbourg figure au programme. Ces stages sont chaque année organisés et encadrés par le Ceeja, en étroite collaboration avec la faculté de sciences économiques et de gestion de l'université de Strasbourg et de l'université Keio de Tokyo, avec le soutien du conseil départemental du Haut-Rhin et de la Communauté de communes de la Vallée de Kaysersberg. Cette année, l'université Keio a décidé de rejoindre le Club académique Europe-Japon du Ceeja qui compte parmi ses membres les universités d'excellence du japon.

 

 
 

 

Le Grand Est a consommé moins de gaz en 2018

Publié dans le panorama le Dimanche 10 mars 2019 à 06:58:16

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Le Grand Est a consommé moins de gaz en 2018
 

 
Un poste de livraison de GRTgaz. L'an dernier, la consommation alsacienne de gaz naturel a baissé de 9 %. Archives DNA/Laurent Réa
En 2018, les habitants et les entreprises du Grand Est ont consommé globalement 71,5 milliards de kilowattheures (kWh) de gaz naturel, dont 23,7 milliards sur le territoire de l'Alsace. Par rapport à l'année précédente, ces chiffres affichent respectivement une baisse de 8 et 9 %.
Les centrales au gaz moins sollicitées

« Cela s'explique par des températures plus clémentes et des gains en matière d'efficacité énergétique. En raison d'une plus grande disponibilité des parcs nucléaire et éolien, les trois centrales de production électrique fonctionnant au gaz à Toul, Blénod et Carling, ont également été moins sollicitées », souligne Thierry Daniel, délégué Nord-Est de GRTgaz, le principal gestionnaire du réseau national de transport du gaz naturel.

Selon les secteurs, l'évolution de la demande régionale présente toutefois un aspect contrasté. GRTgaz constate notamment que la livraison aux secteurs résidentiel et tertiaire, via les sociétés de distributions (R-GDS, Vialis, GRDF, Gaz de Barr, Caléo, etc.), a reculé de 5 %, à 34,8 milliards de kWh. C'est également le cas pour les centrales électriques au gaz, dont la consommation est retombée à 12,1 milliards de kWh. « Même si la baisse atteint 31 % par rapport à l'année précédente, le niveau reste significatif, du fait de la flexibilité de ces centrales », note Thierry Daniel.

La demande de gaz n'a, en revanche, pas faibli dans l'industrie régionale (24,6 milliards de kWh, soit +4 %). « Elle reste portée par le secteur de la pétrochimie et a continué à croître pour la seconde année consécutive », indique Thierry Daniel, après avoir relevé qu'ArcelorMittal avait investi dans une nouvelle chaufferie au gaz sur son site de Florange, en Moselle.
Cinq unités de méthanisation raccordées

Alors que la France continue d'importer près de 100 % de sa consommation, notamment depuis la Norvège (48 %), la Russie (13 %), les Pays-Bas (12 %) et l'Algérie (11 %), le Grand Est a conforté, l'an dernier, sa position de région leader en matière de biométhane, un gaz « renouvelable », principalement issu de la méthanisation de déchets organiques. « Cinq nouvelles unités, dont une à Scherwiller, dans le Bas-Rhin, ont commencé à injecter du gaz dans les réseaux locaux de distribution. On compte désormais treize sites de biométhane raccordés, ce qui représente une capacité totale de 174 millions de kWh, équivalant à la consommation de 15 000 logements. »

Avec 118 nouveaux projets dans les cartons d'ici trois ans, cette filière de production domestique de gaz s'affiche comme prometteuse. Bien qu'offrant de nombreux avantages en matière de soutien à l'agriculture, d'économie circulaire et de réduction des gaz à effet de serre, son décollage apparaît néanmoins menacé.

« Le projet de programmation pluriannuel de l'énergie, actuellement en discussion, nous inquiète, car il réduit notamment les perspectives d'injection et prévoit une diminution du prix de rachat du biométhane de 30 % en cinq ans, ce qui est trop rapide pour une filière encore non mature », résume le délégué Nord-Est de GRTgaz, qui compte sur les élus régionaux pour infléchir la position du gouvernement d'ici l'été.
X.T.

 

 
 

 

 

 

colmar - amicale Anciens de l'armée de l'air

Publié dans le panorama le Dimanche 10 mars 2019 à 06:24:50

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colmar - amicale Anciens de l'armée de l'air
Assemblée générale et décorations
 

 
De gauche à droite, Bernard Haeberlé et Jean-Marie Gutleben entourant le président Charles Pleis.
L'amicale des Anciens de l'armée de l'air (AAAA) et sympathisants a organisé dernièrement à la salle des fêtes de Bischwihr sa traditionnelle assemblée générale, pilotée par le président Charles Pleis et son comité, uni et dynamique.

Les membres ont été accueillis par le maire de la commune Marie-Joseph Helminger, en présence du député Eric Straumann et du conseiller régional Christian Zimmermann.

Parmi les invités présents, le président de l'Unsor Colmar Henri Jourdan et le président de l'Omspac Colmar Jean-Paul Lerdung.

Précédant le dépôt d'une gerbe, le président a rappelé que le but de l'amicale, forte de 114 membres, était le devoir de mémoire, le soutien à l'armée et le respect aux institutions et aux valeurs de la République.

A cette occasion, deux membres méritants, Bernard Haeberlé et Jean-Marie Gutleben, ont été décorés de la médaille de bronze de la Confédération des associations nationales des sous-officiers et officiers mariniers français (Cansof).

 

 
 

 

La renaissance du retable sculpté

Publié dans le panorama le Dimanche 10 mars 2019 à 06:57:38

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La renaissance du retable sculpté
 

 
Juliette Lévy-Hinstin, responsable des restauratrices, applique du gel pour nettoyer un petit carré du manteau du saint Antoine du retable d'Issenheim. Photo L'Alsace
Pour la première fois de son histoire, le retable d'Issenheim fait l'objet d'une restauration complète, c'est-à-dire à la fois de ses panneaux peints, de ses sculptures et de ses encadrements. Une opération d'ampleur pour le musée Unterlinden, avec un budget estimé à 680 000 EUR et une durée de trois à quatre ans, mais aussi pour le Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF), à Paris, qui accueille le volet sculpture. « C'est le projet phare de l'année pour nous », indique la directrice (lire ci-dessous).
Un ensemble homogène

L'idée de restaurer tout simultanément était judicieuse, puisque les recherches et les tests ont révélé une harmonie de couleurs entre les deux ensembles, notamment un vert malachite et un bleu, découverts sous des repeints des sculptures, que l'on retrouve dans les peintures.

La restauration va donc permettre non seulement de retrouver les couleurs originelles et l'éclat des manteaux et coiffes , mais aussi de mettre en lumière « une cohérence et une homogénéité » de l'ensemble, se réjouit la directrice d'Unterlinden, Pantxika De Paepe.

Le travail réalisé au C2RMF est mené par une équipe de sept restauratrices dirigées par Juliette Lévy-Hinstin, très au fait du dossier, puisqu'elle y travaille depuis... 1986. Mercredi dernier, lors d'une conférence de presse, cette spécialiste des sculptures polychromes a souligné « la haute qualité technique » des oeuvres, mais aussi et surtout « la qualité de la polychromie d'origine, très bien conservée, mieux qu'on ne le pensait ». Et d'ajouter : « C'est très rare. Souvent, il y a de nombreuses couches, les sculptures ayant été dorées et redorées, ou repeintes dix fois. »

Juliette Lévy-Hinstin s'enthousiasme des glacis appliqués sur des feuilles d'argent dans les tons vert, bleu (très rare ausssi à l'époque), violet, jaune, rouge, orangé. Technique qui donne un aspect métallique et brillant à la polychromie, et qui avait l'intérêt de la protéger de l'oxydation.

La responsable du projet était d'autant plus heureuse, mercredi, que la veille avait été décidé le dégagement de repeints datant du XVIIIe siècle (L'Alsace de jeudi), qui dissimulaient les couleurs originelles. « Ça va jeter un maximum ! », confiait-elle discrètement, imaginant déjà l'éclat retrouvé de la polychromie, la réapparition des couleurs du XVIe siècle, la barbe bleue grise, et plus noire, de saint Antoine...
« Comme un paysage »

Le travail, estimé à 180 jours, débute par le refixage des parties écaillées et soulevées, parallèlement au dépoussiérage. Les sculptures sont ensuite nettoyées pour enlever « la crasse prise dans les vernis posés après le XVIIIe siècle ». L'opération se pratique notamment grâce à un gel que fabriquent les restauratrices avec des solvants. « C'est plus efficace et cela ne pénètre pas comme un liquide que l'on frotte », précise Juliette Lévy-Hinstin. « Rien qu'en nettoyant, les sculptures reprennent une présence. C'est spectaculaire », se réjouit Pantxika De Paepe. Pour le moment, 90 % du travail se « limitera » à cela.

Une nouvelle intervention a donc été validée mardi : il s'agit d'enlever les repeints. Ils se situent sur le sol des trois grandes statues (recouvert d'une couleur rose, sans doute plus conforme à la mode du XVIIIe siècle que le vert originel) et sur des parties des vêtements de saint Jérôme et de Guy Guers, le commanditaire du retable.

Cette opération prend beaucoup de temps, puisqu'elle se pratique avec un petit scalpel, sous microscope. Quatre jours rien que pour le col d'une tunique. « Mais comme ils ont souvent laissé de la poussière entre la couche originelle et le repeint, ça adhère moyennement et ça s'enlève assez facilement », explique Juliette Lévy-Hinstin. Elle confie : « J'adore faire ça, c'est très apaisant. On est loin de tout. Dans le microscope, on découvre un paysage extraordinaire, avec des couleurs fantastiques. C'est comme un voyage... »
Visibilité retrouvée

Pour le reste, on ne sait pas encore ce qui sera entrepris. Ce sera au comité de suivi de répondre aux questions des restauratrices et de décider des orientations, en s'appuyant sur les investigations scientifiques menées par le C2RMF. Cela concernera, par exemple, ce qu'elles feront des lacunes, ces parties altérées d'aspect blanc. « On peut appliquer une teinte neutre ou faire une retouche illusionniste de la couleur pour imiter celle environnante, tout étant réversible. »

Comme il est d'usage, le C2RMF va réaliser une campagne de photo graphies pour documenter le rapport de restauration, « conserver la mémoire du passé et du travail entrepris » , indique Benoît Delcourte, responsable de la filière sculptures au C2RMF. Cerise sur le gâteau, le centre va également mener une campagne de photogrammétrie en 3D , qui pourra servir à créer un outil ludique pour les visiteurs. Cela contribuera à aider l'équipe du musée colmarien à mettre davantage en valeur ces sculptures, jusqu'alors éclipsées par les panneaux peints de Grünewald, « saisissants, presque écrasants », dont la restauration débute ce lundi à Colmar.
Textes : Annick WOEHLPhotos : Hervé KIELWASSER VOIR Nos vidéos et diaporama sur lalsace.fr

 

 
 

 

[Cliquer et glisser pour déplacer] Religion 736 participants au Théo-challenge 2019

Publié dans le panorama le Dimanche 10 mars 2019 à 06:38:10

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Religion 736 participants au Théo-challenge 2019

 

 
Pour sa deuxième édition, le Théo-challenge, un concours des collégiens autour des religions, voit les choses en grand. 736 élèves de classe de troisième, de 33 établissements des deux départements alsaciens, s'affronteront du 18 au 22 mars, par groupes de trois ou de quatre, au travers d'un questionnaire abordant des questions de connaissance des religions et d'interprétation d'images et de textes culturels faisant référence aux pratiques religieuses. La nature du questionnaire favorise les équipes formées d'élèves connaissant des religions différentes. Le concours devient alors l'occasion de rencontres et de connaissance mutuelle. Les premiers de chaque département remporteront une invitation à découvrir un chemin créé dans Europa-Park par les Églises, pour réfléchir et discuter ensemble les questions de sens.

 

 
 

 

ammerschwihr - Bons vins, bonne chère

Publié dans le panorama le Dimanche 10 mars 2019 à 06:34:05

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ammerschwihr - Bons vins, bonne chère
 

 
La reine des vins d'Alsace et ses dauphines ont découvert les bons petits plats proposés par la Commanderie des becs fins d'Alsace.  Photo L'Alsace/Bruno Meyer
Inaugurée hier matin par la confrérie des Amis d'Ammerschwihr et du Kaefferkopf et la commanderie des becs fins d'Alsace, la 16e édition du salon des vins et de la gastronomie a déjà attiré la foule ce samedi pour déguster les vins proposés par une vingtaine de viticulteurs de toutes les régions de France et même d'Autriche, de Hongrie et d'Argentine. Saluées par le grand maître François Bluem, la reine des vins d'Alsace Margaux Jung de Riquewihr et ses deux dauphines, Pauline Husson d'Orbey et Flore Ansel d'Ingersheim, ont fait fort impression par leur aisance et leur fougue pour défendre le vin d'Alsace et le Kaefferkopf en particulier. Avec tout le cérémonial d'usage, elles ont été intronisées dans la confrérie en même temps que Pascal Tabordet, fidèle exposant depuis 5 ans, venu du Sancerre. Le député Jacques Cattin, le conseiller départemental Pierre Bihl, le maire Patrick Reinstettel ont tour à tour pris la parole pour souhaiter aux organisateurs une belle édition 2019, et à tous les amateurs une bonne dégustation (avec modération bien sûr). La commanderie des becs fins composée des restaurateurs des environs, propose encore aujourd'hui d'accompagner les vins avec de petits plats très sympathiques à découvrir absolument.
BRUNO MEYER Y ALLER Dimanche de 10 h à 18 h à la salle polyvalente (près du golf), route de Labaroche, Ammerschwihr. Restauration de 12 h à 14 h 30. À partir de 16 h, tartes flambées. Carnet de dégustation de six assiettes 28 EUR ; carnet de dégustation six vins pour accompagner les plats 12 EUR ; Possibilité de tickets à l'unité.

 

 
 

 

Thann Avenir de la maternité L'ARS Grand Est lance la consultation

Publié dans le panorama le Dimanche 10 mars 2019 à 06:27:05

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Thann Avenir de la maternité
L'ARS Grand Est lance la consultation
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L'Agence régionale de santé (l'État) a lancé début mars une phase de concertation « pour bâtir une offre de soins pérenne sur le territoire Sud Alsace et mobilisation des acteurs face aux situations nécessitant des réponses à court terme ».

Suite à la réunion du 9 février, des parlementaires, des élus des territoires, des représentants de la gouvernance du Groupe Hospitalier de la Région de Mulhouse et du Sud Alsace, et les sous-préfets, se sont réunis le 2 mars autour de Jean Rottner, président de la Région Grand Est et du conseil de surveillance du GHRMSA, et de Mme Cayré, directrice générale déléguée de l'ARS Grand-Est. Objectif : « partager le diagnostic de la situation et définir une méthode de construction de nouveaux projets territoriaux de santé sur les zones de Thann et d'Altkirch ».

L'échange a permis « de partager le diagnostic sur les caractéristiques du territoire et les besoins des populations. Les analyses montrent que ces deux territoires peuvent s'appuyer sur une offre hospitalière diversifiée au sein du GHRMSA et sur une médecine de ville dynamique mais toutes les deux fragilisées par une démographie médicale sous tension », communique l'ARS.

« Les fragilités en matière de ressources médicales dans les établissements de santé sur les deux territoires notamment dans les domaines de la pédiatrie, de l'anesthésie, de la gynécologie-obstétrique et de la médecine d'urgence ont été longuement analysées ».
Vers la « co-construction d'un projet territorial de santé »

« À court terme, des solutions doivent être recherchées afin de garantir la sécurité et la continuité des soins aux patients dans ce contexte contraint. Les acteurs sont convenus de la nécessité de s'engager dans la co-construction d'un projet territorial de santé. Celui-ci doit porter des ambitions de court et de moyen terme et son périmètre doit englober des projets pour l'hôpital et pour la médecine de ville », poursuit l'ARS.

« Un certain nombre de priorités ont été identifiées dans ce diagnostic partagé : la prise en charge des enfants et des adolescents, les maladies chroniques, les personnes âgées et la santé mentale. Elles seront incluses dans quelques semaines dans les réflexions sur le projet territorial de santé et feront également l'objet d'un temps de concertation.
Premières réunions en avril

« L'enjeu majeur, qui fait consensus, est de proposer une offre de soins pérenne. Le groupe de pilotage a donc décidé de la constitution d'espaces de dialogue et a organisé les modalités de concertation. Aussi les acteurs du secteur sanitaire et médico-social, les élus, associations et représentants d'usagers contribueront à la co-construction du projet de santé pour les territoires. Les premières réunions de concertation prévues sur chaque territoire début avril vont permettre de faire émerger des orientations visant à élaborer des projets territoriaux de santé, garantissant un accès à des soins de qualité et adaptés à l'évolution des besoins ».

 

 
 

 

Wittelsheim Kalitroc Un plaisir des yeux

Publié dans le panorama le Dimanche 10 mars 2019 à 06:36:05

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Wittelsheim Kalitroc
Un plaisir des yeux
Tous les ans, l'exposition « Kalitroc » est un moment privilégié pour le groupe Potasse, et cette 44e édition n'échappe pas à la règle.
 

 
Dès le plus jeune âge, il est possible de s'intéresser aux minéraux.
Elle a débuté hier et elle est encore ouverte ce dimanche de 10 à 18h. Lors de l'inauguration, Christophe Beck, président, a pu saluer une nombreuse assistance, notamment Marie-France Vallat, conseillère départementale, Yves Goepfert, maire de Wittelsheim, Marc Roger, maire de Steinbach, Mario Cracogna, adjoint de Cernay, et Bernard Mary, ancien président. Il les a remerciés pour leur présence et leur soutien, ainsi que son équipe de bénévoles pour l'organisation de cette manifestation. Il a rappelé le thème de cette année, les pigments minéraux naturels, mis à l'honneur dans les deux vitrines de prestige. Les différents intervenants ont félicité le groupe Potasse pour la tenue de cette exposition. Non seulement elle met en valeur son travail, mais elle est également l'occasion de s'ouvrir à tous, et notamment aux jeunes.

Quant à l'exposition, ce sont une trentaine d'exposants qui attendent les visiteurs, avec des stands qui mettent en lumières les minéraux, à l'état naturel ou travaillés sous des formes diverses. Dans le même temps, il est possible de visiter la mine Saint Nicolas de Steinbach.
J.-P.H. Entrée 3EUR, gymnase du Centre, rue du parc.

Entrée 3EUR, gymnase du Centre, rue du parc.

 
 

 

[Cliquer et glisser pour déplacer] « Nous avons décidé de soutenir Ely »

Publié dans le panorama le Dimanche 10 mars 2019 à 06:35:39

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« Nous avons décidé de soutenir Ely »
 

 
Hier, l'inauguration de la 26e exposition-vente s'est déroulée en présence de la famille d'Ely, du conseiller régional Christian Zimmermann, du maire Dominique Schmitt et de la conseillère départementale Betty Muller.  Photo L'Alsace/Robert Furderer
L'inauguration de la 26e exposition-vente d'artistes amateurs de l'association Le Temps de vivre s'est déroulée hier, samedi 9 mars. La présidente Liliane Dehring-Schmitt a organisé une visite des 57 stands installés dans la salle des fêtes de Heiteren. Elle a lancé un message plein d'optimisme appelant ses troupes « à garder la force, le courage et l'énergie nécessaires pour aider tous ceux qui en ont besoin ». « Nous avons décidé de soutenir Ely en permettant l'acquisition d'un équipement informatique, afin de maintenir son niveau scolaire et lui assurer de passer du bon temps en jouant avec son frère et ses amis ». La présidente a également évoqué la décision de participer à l'achat d'un matelas pour Stéphanie Freiburger, une malade alitée. La conseillère départementale Betty Muller a salué « le dévouement de l'association », tandis que le conseiller régional Christian Zimmermann a mis l'accent « sur la générosité de la structure qui vient en aide à des enfants et des adultes ».

 

 
 

 

Heiteren Exposition solidaire à la salle polyvalente De toutes les formes et couleurs

Publié dans le panorama le Dimanche 10 mars 2019 à 06:25:40

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Heiteren Exposition solidaire à la salle polyvalente
De toutes les formes et couleurs
Ce week-end, la salle polyvalente a pris la forme d'une véritable île aux trésors à l'occasion de la 26e édition de l'exposition artistique et caritative, le Temps de Vivre.
 

 
Les arrangements printaniers de Madeleine
Ils sont près de 60 exposants venus d'Alsace, des départements voisins et du Pays de Bade, qui sont présents pour présenter leurs dernières créations tout en soutenant les actions solidaires de l'association organisatrice.

Dès l'ouverture de l'exposition, hier matin, un public nombreux est venu découvrir les formes et les couleurs printanières de cet incontournable rendez-vous annuel.
Des créations originales

Au fil des stands, les visiteurs peuvent découvrir de la peinture, des sculptures, de la broderie, des bijoux aux formes originales, des photographies, de la céramique, de la maroquinerie et beaucoup d'autres réalisations incitant à se faire plaisir, ou donnant envie de faire un cadeau à quelqu'un de proche.

Dans son allocution, Liliane Dehring-Schmitt, la présidente du Temps de Vivre, a précisé que le bénéfice de cette 26e exposition servira à soutenir Ely, un jeune garçon de 13 ans habitant Durrenentzen, souffrant d'un déficit immunitaire provoqué par une mutation génétique, mais aussi Stéphanie, qui en raison de son handicap est alitée et pour laquelle l'association a décidé de contribuer à l'achat d'un matelas qui doit régulièrement être changé ; un autre projet consiste à soutenir l'école de la commune qui accueille plusieurs enfants en difficulté, ainsi que la participation au projet informatique qui se met en place dans l'établissement scolaire. La présidente a poursuivi en précisant que si l'objectif de l'association est de soutenir les enfants en difficulté ou souffrant de handicap, elle peut aussi être présente pour d'autres enfants.

Cette exposition marquée par la bienveillance et le partage a été inaugurée en présence de Dominique Schmitt, maire, Eric Straumann, député, Christian Zimmermann, conseiller régional, Betty Muller, conseillère départementale, Gérard Hug, président de la communauté de communes, de plusieurs maires et adjoints des communes voisines, de personnes et familles soutenues lors des éditions précédentes.
Le Temps de Vivre se poursuit aujourd'hui dimanche de 9 à 18 h.

Le Temps de Vivre se poursuit aujourd'hui dimanche de 9 à 18 h.

 
 

 

La parole aux femmes qui « osent »

Publié dans le panorama le Dimanche 10 mars 2019 à 06:35:09

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La parole aux femmes qui « osent »
 

 
Point d'orgue de cette matinée, une table ronde animée par la conseillère municipale d'Altkirch Nathalie Singhoff (à gauche) sur le thème « Quel statut de la femme dans l'économie française dans vingt ans ? ». Avec cinq intervenantes de choix (de gauche à droite) : Laurence Prevost-Haberer, patronne d'un cabinet de géomètres-experts, Claudine Rominger, responsable d'une exploitation viticole, Sabine Drexler, enseignante et conseillère départementale du canton d'Altkirch, Emmanuelle Guénot, sous-préfète de l'arrondissement d'Altkirch, et Emmanuelle Rallet, avocate et présidente de la délégation mulhousienne des Femmes chefs d'entreprise. Photos L'Alsace/V.M.
Au lendemain de la Journée internationale des droits des femmes, la Ville d'Altkirch organisait, samedi matin à la Halle au blé, la toute première édition de la manifestation « Les Femmes ont du talent ! ». Un rendez-vous dédié aux « femmes qui osent », lancé à l'initiative de deux d'entre elles : les conseillères municipales Nathalie Singhoff et Delphine Fellmann. Durant toute la matinée, conférences, table ronde et autres ateliers ont permis au public de rencontrer des femmes engagées et passionnées, d'horizons et de professions variés, chefs d'entreprise, haut fonctionnaire, élue, avocate, journaliste et globe-trotteuse, etc. Une belle occasion d'évoquer l'indispensable combat pour l'égalité des sexes ou tout simplement de « dire que ce n'est pas impossible d'accéder à des postes à responsabilité », résumait la sous-préfète de l'arrondissement d'Altkirch, Emmanuelle Guénot, venue partager son parcours singulier qui l'a mené du travail d'infirmière à celui d'assistante sociale avant d'intégrer la haute administration.
« Kit de survie »

Outre les stands des auteurs-conférenciers, de la librairie Mille feuilles et la belle exposition de photos de Jean-Paul Girard consacrées aux handballeuses d'Altkirch, ce premier rendez-vous accueillait la jeune association SOS femmes en détresse présidée par Joëlle Burgy, ainsi que l'antenne mulhousienne de l'association des Femmes chefs d'entreprise que préside Emmanuelle Rallet, qui a d'abord co-animé un atelier de deux heures aux côtés d'Hélène Drouard, auteure de l'ouvrage Le décodeur des pervers narcissiques. Objectif : donner aux participants « un kit de survie » face aux « vampires affectifs » que sont les pervers narcissiques, ces « êtres qui tuent sans laisser de traces ». L'occasion pour certaines participantes d'évoquer leurs expériences douloureuses...
Le sexisme a la vie dure...

Point d'orgue de cette matinée : une table ronde sur le thème « Quel statut de la femme dans l'économie française dans vingt ans ? ». Cinq intervenantes étaient ainsi venues évoquer leur expérience personnelle, leur parcours professionnel et, pour certaines, leur quotidien dans un univers professionnel encore dominé par la gent masculine : Sabine Drexler, enseignante et conseillère départementale du canton d'Altkirch, la sous-préfète Emmanuelle Guénot, Emmanuelle Rallet, avocate, Laurence Prevost-Haberer, patronne d'un cabinet de géomètre-expert de Mulhouse, et Claudine Rominger, responsable d'une exploitation viticole.

Cinq femmes, cinq parcours, mais un même message, un même appel à briser le « plafond de verre » : « Il faut s'autoriser à tout oser, ne pas se mettre de barrière ». Pour Emmanuelle Guénot, « ce n'est pas une question de sexe ou de genre, c'est une question d'envie ». Entre carrière professionnelle et vie familiale, ambition et pression sociale, la femme est telle « une funambule » qui doit mêler « passion, plaisir et audace pour monter sur le fil ». Avec souvent l'impression de devoir « faire ses preuves encore plus » que les hommes. Dans le monde du travail comme en politique.

« Quand on est une femme, on doit travailler plus, soulignera Sabine Drexler. On pardonnera moins à une femme ce qu'on pardonne à un homme en politique. » Et le sexisme a encore la vie dure dans le Sundgau, si l'on en croit la conseillère départementale, qui dit croiser « des regards pas toujours bienveillants, même de femmes. [...] Ici, ce n'est pas tout à fait comme ailleurs, il arrive encore que l'on me prenne pour la suppléante de Nicolas Jander, même des maires... » Et de conclure en lançant un appel aux femmes pour les municipales à venir, dans un Sundgau où les hommes restent ultra majoritaires. « Il faut que les femmes y aillent. Les hommes ne sont pas tous terribles. C'est un bon défi de faire avancer le Sundgau... » Avis aux amatrices !
Vivian MILLET PLUS WEB Notre vidéo sur lalsace.fr

 

 
 

 

Cernay «Justice et vérité pour Sophie le Tan»

Publié dans le panorama le Dimanche 10 mars 2019 à 06:41:23

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«Justice et vérité pour Sophie»
 

 
Parents, amis, élus et anonymes ont manifesté silencieusement dans le centre-ville de Cernay, où résident Sophie Le Tan et sa famille. Photo L'Alsace/Vincent Voegtlin
« Justice et vérité pour Sophie » : tels ont été les mots scandés sur le parcours de la marche blanche organisée pour Sophie Le Tan, hier après-midi à Cernay, commune où résident l'étudiante de 20 ans, disparue il y a six mois à Schiltigheim, et sa famille.

Roses rouges et blanches à la main, noeud bleu et blanc à la poitrine, environ 300 personnes - parents, amis, élus et anonymes - formaient le cortège, qui a circulé, depuis la mairie, à travers le centre-ville, fermé et sécurisé pour la circonstance.
« Je veux que Jean-Marc Reiser paie »

Au retour sur le parvis de l'hôtel de ville, la mère de Sophie Le Tan, qui ne parle pas français, s'est exprimée, traduite par un membre de la famille. Très touchée par la solidarité témoignée, elle a dit faire « confiance à la justice pour découvrir la vérité, et rien que la vérité, et montrer la lâcheté et l'atrocité des coupables ».

Un ami de Sophie, Valentin, de Roderen, a dressé le portrait d'une jeune fille timide, bienveillante, drôle, « à laquelle on s'attache très vite ». Entre deux sanglots, il a confié : « Nous sommes rongés par l'incompréhension. J'essaie de m'inspirer de l'incroyable force mentale de sa famille pour surmonter ce drame, mais je ne peux pas accepter l'inacceptable. Je veux que Jean-Marc Reiser (NDLR : le principal suspect, mis en examen pour assassinat et incarcéré) paie. Il a pris une vie et a bouleversé des familles entières. »

Laurent, le petit-cousin de Sophie, a rappelé quant à lui que 40 000 personnes disparaissent chaque année en France. « 10 000 d'entre elles restent introuvables, Sophie en fait partie. Comment se fait-il qu'aujourd'hui, en France, on ne puisse pas être en sécurité en plein jour ? L'être humain est capable du pire comme du meilleur. Ce qui arrive à notre famille et ce rassemblement en sont les démonstrations. »

Le maire de Cernay, Michel Sordi, a témoigné son soutien, celui de son équipe et des citoyens de la commune, à la famille. « Sophie devait fêter ses 20 ans avec sa famille et n'est jamais revenue. C'est un drame terrible. L'enquête est en cours et j'espère qu'elle apportera justice et vérité pour Sophie. »

Khadija Arratbi, habitante d'Illkirch-Graffenstaden à l'origine de la page Facebook de mobilisation pour retrouver Sophie Le Tan, a rappelé que « le moindre geste compte ». « Il y a deux types d'humains : il y a les gens sans coeur et il y a nous. Justice et vérité pour Sophie, c'est la moindre des choses. Je remercie la famille de faire confiance à notre groupe, car nous avons plus de recul pour prendre des décisions. C'est un combat de longue haleine. L'union fait la force. »

À 17 h, une lampe tempête a été allumée à la mairie. « Elle y restera vingt jours, pour les 20 ans de Sophie ». Chacun est venu y déposer sa rose...
« Que fait la justice ? »

Michel Sordi a rappelé qu'un registre, ayant permis de recueillir les marques de sympathie, et une cagnotte ont été remis à la famille, ajoutant : « Sophie est dans nos coeurs à jamais ».

Dans l'assistance, plusieurs personnes, dont la famille de Valentin, ont indiqué être venues pour témoigner leur soutien aux parents de Sophie. « Nous étions au tribunal (NDLR : la cour d'appel de Colmar, le 28 février) lorsque Jean-Marc Reiser a demandé sa remise en liberté. Espérons qu'une condamnation très lourde sera prononcée. On ne lâchera rien. »

Dans l'assistance, une femme venue du quartier des Coteaux, à Mulhouse, a laissé éclater sa colère : « Que fait la justice ? Comment peut-on laisser cette famille ainsi ? Elle a besoin de savoir, d'avoir des réponses... »
Elisa MEYER VOIR Notre vidéo sur www.lalsace.fr SIGNER Sur change.org, la pétition « Non à la remise en liberté de Jean-Marc Reiser » SUIVRE Sur Facebook, le groupe « Mobilisation pour retrouver Sophie Le Tan »