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La centrale prépare son arrêt définitif

Publié dans le panorama le Samedi 09 mars 2019 à 07:23:47

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La centrale prépare son arrêt définitif
 

 
Il y a un an, lors de son traditionnel point presse « bilan et perspectives », le directeur de la centrale nucléaire de Fessenheim avait, pour la première fois, présenté un calendrier prenant acte de la fermeture définitive du site.

L'échéance de 2019, annoncée alors, ayant été reportée à mars 2020 pour le réacteur n° 1, « vraisemblablement » à l'été pour le réacteur n° 2, la conférence de presse de ce vendredi a permis d'actualiser et de préciser le programme des mois et années à venir. « Il a fallu ajuster nos activités », souligne Marc Simon-Jean, qui a demandé à rester à Fessenheim au moins jusqu'à la fin de la production.
L'ultime rechargement des réacteurs

Avant le réacteur n° 2, à partir du 25 mai, le réacteur n° 1 est à l'arrêt depuis le 19 janvier, pour des opérations de maintenance (5 000 activités planifiées) et un rechargement qui sera le dernier de l'histoire de la centrale alsacienne. Le choix du combustible a été « optimisé » en conséquen-ce. Habituellement, pour une exploi-tation au maximum de la capacité des installations, un tiers des 157 assemblages de la cuve d'un réacteur est remplacé, à chaque rechargement, par des éléments neufs. Cette fois, une douzaine d'entre eux ont déjà subi un ou deux cycles de combustion et sont issus de la « réserve de gestion » disponible en permanence dans la piscine de stockage.

Malgré l'arrêt de la production, l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire) imposera un quatrième réexamen de sûreté dans les cinq prochaines années, qui sera principalement axé sur les risques liés au stockage du combustible dans les deux « piscines ». Et un autre encore dix ans plus tard, durant la phase de démantèlement.

Représentant « 99,9 % » de la radioactivité du site, le combustible - entre 350 et 400 assemblages au total, soit quelque 24 tonnes d'uranium enrichi et d'alliage de zirconium - sera évacué en plusieurs étapes, jusqu'à fin 2022. Un décret de démantèlement devrait être pris en 2025 - EDF aura cinq ans pour le préparer -, ouvrant une phase terminale qui devrait durer quinze ans, au terme desquels le site sera retiré de la liste des installations nucléaires de base (INB). « Sauf si on décide l'installation d'une nouvelle activité, il ne restera rien » de la centrale actuelle, précise Marc Simon-Jean.

EDF a cependant des projets pour tout ou partie de la centaine d'hectares que possède l'énergéticien dans le secteur - une moitié est occupée par la centrale, l'autre est restée en friche. Sa filiale dédiée aux énergies renouvelables va ainsi répondre à l'appel d'offres photovoltaïque lié au projet de territoire « post-nucléaire », pour 15 MW, sur autant d'hectares. « Nous avons le terrain et la capacité d'installation », souligne Marc Simon-Jean.
La physionomie du site à moyen terme reste à préciser

L'autre projet, encore hypothétique mais à ce jour le plus concret du projet de territoire, est celui d'une unité de valorisation des métaux, désigné ces derniers mois dans le débat public comme un « techno-centre » (L'Alsace du 2 février dernier). La fusion des éléments métalliques issus de la déconstruction des centrales nucléaires permettrait d'en réduire considérablement la radioactivité et de les recycler dans d'autres branches industrielles.

EDF, qui a acheté la technologie à la société suédoise Studsvik et créé une filiale idoine (Cyclife), avait de toute façon prévu de créer une telle unité dans l'Hexagone avec, à la clé, 150 emplois « en phase active », à partir de 2029. Le site devrait être désigné d'ici la fin de l'année. Celui de Fessenheim a été proposé dans le cadre du projet de territoire, mais ce choix serait conditionné par l'engagement de l'Allemagne d'y faire retraiter les éléments issus de son propre parc nucléaire. Or rien n'est moins sûr, nos voisins ayant choisi d'opérer sur chaque site. « On ne comprend pas leur calcul, alors que le modèle économique nécessite au contraire de gros volumes », observe Marc Simon-Jean.
Olivier BRÉGEARD

 

 
 

 

L'effectif va passer de 700 à 60 agents d'ici 2025

Publié dans le panorama le Samedi 09 mars 2019 à 07:23:24

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L'effectif va passer de 700 à 60 agents d'ici 2025
 

 
Les organisations internes de la centrale sont, elles aussi, « adaptées » au prochain arrêt définitif. Le report de celui-ci a imposé à la direction de demander à une trentaine d'agents - sur les quelque 700 actuels - de rester à Fessenheim plus longtemps qu'ils ne le souhaitaient.

La première grande vague de départs - « au moins 150 agents » - est prévue pour septembre 2020. 300 à 350 agents et 150 prestataires permanents seront nécessaires pendant les cinq années de préparation du démantèlement, une soixantaine d'agents et une centaine de prestataires pendant les quinze années de démantèlement proprement dit.
« Les agentsde Fessenheimsont très recherchés »

Les taches évoluant, les salariés prestataires ne seront sans doute plus les mêmes qu'aujourd'hui, mais les agents EDF qui resteront jusqu'au bout sont déjà identifiés, et sont tous « du cru ». 150 autres agents de la centrale souhaitent rester en Alsace ou dans les départements voisins. « Ils obtiendront satisfaction », assure le directeur. Il rappelle qu'EDF emploie 10 000 personnes dans le Grand Est et que 300 départs à la retraite sont prévus rien qu'en Alsace ou dans les environs. Sans compter les besoins de recrutement générés par les mutations et autres « mobilités naturelles ».

« L'Alsace est peu demandée par les agents des autres régions. À l'inverse, les agents de Fessenheim sont très recherchés, compte tenu des performances de la centrale », ajoute Marc Simon-Jean, qui se plaît à citer l'ex-président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Pierre-Franck Chevet : « Fessenheim est la centrale d'EDF qui présente les meilleurs résultats en termes de sûreté d'exploitation. » Et ce malgré le contexte « compliqué » de ces dernières années.

Toujours sur le volet social, le directeur souligne que le report de l'arrêt définitif de la production « n'a pas changé les engagements pris auprès des salariés » qui, en cas de départ, bénéficient, depuis l'an dernier, des mesures d'accompagnement exceptionnelles obtenues par les syndicats.

 

 
 

 

La « cité solaire » sort de terre

Publié dans le panorama le Samedi 09 mars 2019 à 07:20:38

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La « cité solaire » sort de terre
 

 
Une image de synthèse de la future centrale de 25 000 m² intégrée dans le paysage rural. DR
C'est « l'après Fessenheim » que préparent les élus de la communauté de communes de Sud Alsace Largue. Ces derniers souhaitent également renforcer leur indépendance énergétique dans le cadre de la loi de Transition énergétique pour la croissance verte votée par le Parlement en 2015.

Pour rappel, le but est de réduire les rejets de carbone et de tous les gaz à effet de serre afin de ne pas atteindre l'augmentation moyenne annuelle de température atmosphérique de 2 °C pour la fin de siècle. Afin d'éviter ce scénario, l'un des objectifs consiste à porter la part des énergies renouvelables à 23 % en 2020 et à 32 % en 2030.

En s'associant à l'entreprise familiale bas-rhinoise Tryba Energy, qui a été choisie pour gérer ce projet, la com com a voulu bénéficier de l'expertise technique et financière du groupe afin d'atteindre ces différents objectifs. « On va de l'avant en développant notre territoire à énergie positive et on ne va pas s'arrêter là. Nous allons continuer avec d'autres toits disponibles... Il faut s'engager dans cette démarche car il n'y a pas de solution miracle », explique le président de la comcom, Pierre Schmitt.
Un investissementde 3 millions d'euros

Avec une puissance de 5000 kWc pour une production annuelle de 5850 MWh, correspondant à la consommation électrique d'environ 2500 foyers, cette centrale de 13 158 panneaux couvrirait approximativement 15,5 % de la consommation électrique annuelle de l'intégralité du territoire de la communauté de communes. Elle permettrait également d'économiser 650 tonnes de CO2 par an.

D'un point de vue pratique, l'installation, le fonctionnement et le démantèlement de l'installation photovoltaïque de Retzwiller seront intégralement à la charge financière des opérateurs à qui la communauté de communes louera le terrain sur la base d'un bail de 22 ans. « On continuera si ça vaut le coup », poursuit Pierre Schmitt.

Les charges d'exploitation de Tryba Energy portent sur la maintenance préventive et curative du site, un monitoring 7 jours sur 7, les assurances, la gestion, les frais financiers, le loyer et les taxes pour les collectivités. Car, outre l'objectif de développement de la production d'énergie renouvelable sur son territoire, la communauté de communes Sud Alsace Largue, mais aussi la commune de Retzwiller et le Département récupéreront des subsides financiers de l'exploitation des panneaux, d'un montant de 50 000 euros par an.

« Cette source de financement est une alternative aux baisses de dotation de l'État et cela permet de moins imposer les citoyens », résume Denis Nass, vice-président de la comcom chargé de l'économie.

« On a travaillé main dans la main et il n'y a aucune zone d'ombre », insiste Pierre Schmitt, avec Tryba Energy, à la fois développeur et investisseur. « Nous sommes ravis de ce projet, le premier aussi important dans le Sundgau, explique la directrice générale Marie-Odile Becker. C'est un investissement dans l'activité territoriale, autant dans la phase de préparation, comme le terrassement, que pour l'exploitation avec la maintenance. Les entreprises assurant celles-ci devront se situer à moins de deux heures du site. »

« C'était vraiment un travail d'équipe avec une volonté commune d'avancer et le projet a été bouclé en un temps record, poursuit-elle. D'ici quelques jours, les résultats des appels d'offres seront connus et les chantiers pourront démarrer d'ici la fin de l'année. « Nous sommes dans la phase la moins aventureuse », ajoute Marie-Odile Becker.
Accueil favorablede la population

Du côté de Retzwiller, le maire Franck Grangirard relève que la population, qui avait été conviée à une enquête publique, a « accueilli favorablement ce projet » dans un lieu où « il n'y a pas de pression forte d'installation » et dont « l'exposition plein sud sans obstacle » s'est révélée idéale.

De plus, la parcelle choisie permet de se raccorder facilement, pour l'injection de l'électricité produite dans le réseau Enédis. En ce qui concerne l'insertion paysagère, l'hypothèse d'un « agrovoltaïsme » est avancée, qui permettrait de combiner le projet avec une activité à vocation agricole, dont seules des chèvres seraient exclues car elles mangent les câbles !

Pour Denis Nass, il y a d'autres possibilités, comme la présence de ruchers. « C'est dans le champ du possible », ajoute-t-il, en indiquant que cela se fera aposteriori et avec les acteurs locaux.

« Les consommations électriques ainsi que les prix des kilowatt-heures vont continuer de progresser, de 3 à 5 % dans les prochaines années, d'après plusieurs estimations », poursuit Marie-Odile Becker.

Même « si le rendement d'ici 20 ans tombe à 90 %, la structure est là et les panneaux pourront être changés, si l'aventure se poursuit ». Le démantèlement est intégré dans le projet et « aujourd'hui les filières de recyclage sont matures, puisqu'on recycle plus de 95 % du panneau, constitué principalement d'acier et de verre. Par comparaison, seuls 60 % des éléments sont recyclés sur une machine à laver le linge », explique le chef de projets photovoltaïques Geoffrey Schall.

La communauté de communes de Sud Alsace Largue anticipe ainsi le démantèlement de la centrale de Fessenheim et ses conséquences en matière d'accès à l'énergie électrique tout en garantissant des revenus durables.

D'autres atouts pourront encore émerger, pourquoi pas une ouverture vers une nouvelle forme de tourisme, à l'instar de la ville verte de Fribourg-en-Brisgau, poursuivant ainsi une révolution verte évidemment salutaire...
Nathalie THOMAS

 

 
 

 

Le Pays de Montbéliard convoite la batterie électrique

Publié dans le panorama le Samedi 09 mars 2019 à 07:46:17

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Le Pays de Montbéliard convoite la batterie électrique
 

 
La président de la région Marie-Guite Dufay propose d'implanter l'usine française de fabrication de batteries à Sochaux, sur la zone de 50 hectares libérée par PSA. Archives L'Alsace
Et si la Bourgogne Franche-Comté, et plus précisément le pays de Montbéliard, accueillait la première usine française de batteries électriques destinées à l'industrie automobile ? C'est en tout cas le souhait de Marie-Guite Dufay, la présidente de Région, alors qu'Emmanuel Macron a posé tout récemment le premier jalon d'un « Airbus de la batterie » en vue de soutenir l'essor de la voiture électrique.

Le mois dernier, le président de la République a en effet annoncé la création d'une filière européenne capable de rivaliser avec les Asiatiques (Chinois et Coréens) qui dominent actuellement - et outrageusement - le marché. Celle-ci doit bénéficier d'aides publiques franco-allemandes à hauteur de 1,8 milliard d'euros sur cinq ans (700 millions apportés par la France et 1,1 milliard par l'Allemagne pour implanter une usine dans chaque pays). Objectif affiché par Emmanuel Macron : 1 million de voitures électriques et hybrides en France d'ici à 2022 alors qu'aujourd'hui, à peine 2 % du parc automobile hexagonal est électrique.

Or, « forte d'une filière de 45 000 emplois réunissant constructeurs, équipementiers internationaux et sous-traitants, ainsi que d'un écosystème pluriel et reconnu, notre région est plus que jamais déterminée à soutenir l'ouverture de cette première usine de batteries made in France, a plaidé Marie-Guite Dufay par voie de communiqué. La région est prête à étudier tout projet d'installation de ce complexe de production de batteries, notamment sur la zone des 50 ha que PSA va libérer à Sochaux, laquelle dispose de dessertes ferroviaire, autoroutière et fluviale, ainsi que de bâtiments adaptés. »
Inscrire le territoiredans une logique nationale et européenne

Elle complète : « Dans le cadre de son projet de transformation "Sochaux 2022", PSA investit 200 millions d'euros pour que son usine soit capable d'accueillir au plus vite tous les types de motorisations [NDLR : la gamme du groupe sera électrifiée à hauteur de 100 % à l'horizon 2025 avec des versions zéro émission et hybrides rechargeables]. Implanter cette future activité dans l'agglomération de Montbéliard a évidemment du sens puisque les sites de Sochaux et Mulhouse concentrent plus de la moitié de la production automobile française [NDLR : dans le cadre de l'usine du futur, elles sont ou seront dimensionnées pour assembler chacune 400 000 unités par an]. »

Ce souhait de l'exécutif régional a d'autant plus de sens que Pays de Montbéliard agglomération a été présélectionné, à l'instar de son très proche voisin, le Grand Belfort, dans le cadre de la manifestation d'intérêt sur le projet Tiga (Territoires d'innovation de grande ambition) lancé par le Commissariat général à l'investissement et la Caisse des Dépôts (*). Il permettrait aussi d'inscrire la Bourgogne Franche-Comté dans une logique, non seulement nationale, mais aussi européenne.
Alexandre BOLLENGIER (*) Pays de Montbéliardagglomération porte un projetde création d'un écosystèmed'innovation et développementdes technologies vertes. Les dixprojets nationaux retenus (dans quelques mois) bénéficieront d'une enveloppe globale de 450 millions d'euros.

 

 
 

 

Rapportages

Publié dans le panorama le Samedi 09 mars 2019 à 07:12:51

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Rapportages

 
Silence radio

Yves Hemedinger a préféré garder le silence et ne pas répondre après la sévère mise au point de Gilbert Meyer sur sa page Facebook (notre édition du 23 février). Le maire de Colmar y annonçait qu'il pourrait être candidat aux prochaines municipales, considérant que le « costume risque d'être trop grand » pour son premier adjoint. Depuis, l'ambiance à la mairie est « excellente », assurent certains adjoints colmariens avec un sourire un brin figé. Et quand on leur demande lequel des deux candidats ils soutiendront en cas de guerre fratricide, pour eux aussi, c'est silence radio.

 

Jamais dans le tempo

Le tempo de certaines inaugurations à Colmar nous laisse rêveurs. Ce samedi, Gilbert Meyer inaugure sur la RD83, au niveau de l'usine Timken, la ligne d'arrivée « fictive » du prochain Tour de France, qui s'arrêtera à Colmar... le 10 juillet. Ça fait tôt, mais la Ville souhaite meubler l'attente en « créant des événements », explique-t-on à la mairie. Ce lundi, c'est avec un train de retard que le maire de Colmar inaugurera l'agrandissement de l'école Brant en compagnie de la rectrice Sophie Bejean. Il faut dire que les nouvelles salles de classe sont en service... depuis la rentrée 2017 ! Cette fois, il s'agit de « faire le lien » avec la construction de la nouvelle cantine, dont les travaux ont démarré en décembre, pour une livraison à la fin de l'année. Quand ça veut pas...
Munster contre « Vunster »

 

Plus près du Rhin que des Vosges, l'épicerie Terre Végane à Rixheim vient de créer un Monastique aux allures de munster. Le dérivé, conçu sans une goutte de lait de vache et à base de noix de cajou, a la forme ronde et la forte odeur de son modèle.

Cet improbable « munster végan » a bénéficié d'un coup de pub national pour sa sortie. Les Munstériens ont dû sourire jaune, eux qui n'ont même pas été autorisés à profiter de l'appellation pour leur « Maison du fromage ».

 

 
 

 

Le ZAPPING Vraiment Top, le muscle ?

Publié dans le panorama le Samedi 09 mars 2019 à 07:14:21

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Le ZAPPING
Vraiment Top, le muscle ?
 

 
Les amateurs de corps musclés et huilés ont rendez-vous au Parc-expo dès 16h pour le Top de Colmar.
Munster contre « Vunster »

Plus près du Rhin que des Vosges, l'épicerie Terre Végane à Rixheim vient de créer un Monastique aux allures de munster. Le dérivé, conçu sans une goutte de lait de vache et à base de noix de cajou, a la forme ronde et la forte odeur de son modèle. Cet improbable « munster végan » a bénéficié d'un coup de pub national pour sa sortie. Les Munstériens ont dû sourire jaune, eux qui n'ont même pas été autorisés à profiter de l'appellation pour leur « Maison du fromage ».

silence radio

Yves Hemedinger a préféré garder le silence et ne pas répondre après la sévère mise au point de Gilbert Meyer sur sa page Facebook (notre édition du 23 février). Le maire de Colmar y annonçait qu'il pourrait être candidat aux prochaines municipales, considérant que le « costume risque d'être trop grand » pour son premier adjoint. Depuis, l'ambiance à la mairie est « excellente », assurent certains adjoints colmariens avec un sourire un brin figé. Et quand on leur demande lequel des deux candidats ils soutiendront en cas de guerre fratricide, pour eux aussi, c'est silence radio.
Jamais dans le tempo

Le tempo de certaines inaugurations à Colmar laisse rêveur. Ce samedi, Gilbert Meyer inaugure sur la RD83, au niveau de l'usine Timken, la ligne d'arrivée « fictive » du prochain Tour de France, qui s'arrêtera à Colmar... le 10 juillet. Ça fait tôt, mais la Ville souhaite meubler l'attente en « créant des événements », explique-t-on à la mairie. Ce lundi, c'est avec un train de retard que Gilbert Meyer inaugurera l'agrandissement de l'école Brant en compagnie de la rectrice Sophie Bejean. Il faut dire que les nouvelles salles de classe sont en service... depuis la rentrée 2017 ! Cette fois, il s'agit de « faire le lien » avec la construction de la nouvelle cantine, dont les travaux ont démarré en décembre, pour une livraison à la fin de l'année. Quand ça veut pas...

 

 
 

 

Tchat & Ratsch

Publié dans le panorama le Samedi 09 mars 2019 à 07:09:28

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Tchat & Ratsch
Une ministre vient, l'autre non
La venue de Jacqueline Gourault a constitué le sommet de la vie politique locale cette semaine (cette année, même !). Déception, en revanche : on ne verra pas Roxana Maracineanu nager à Nautilia.

 
 

 
Jacqueline Gourault a eu droit à une visite guidée des Dominicains, fleuron de la vie culturelle alsac... euh... rhénane, corrige Brigitte Klinkert.
Espiègleries et détermination
Événement : Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires, était à Guebwiller lundi. Au programme, visite du collège Mathias-Grunewald et des Dominicains de Haute-Alsace, avec en toile de fond la Collectivité européenne d'Alsace.

Hors de toute considération politique, Mme Gourault, aura séduit ses interlocuteurs par sa disponibilité. Les relations avec la présidente du Département Brigitte Klinkert semblent être au beau fixe (tutoiement de rigueur), plus espiègles avec le député Schellenberger : « Qu'en pensez-vous cher Raphaël ? » « Mais tout à fait Madame la ministre »...

Commentaire de l'intéressé, qui ne rate aucune occasion de s'entretenir avec Mme Gourault : « Nous sommes sur ce dossier (la collectivité unique) depuis le début et nous le suivrons avec détermination jusqu'au bout. Ce n'est pas le moment de lâcher ! »
L'autre député vigneron

Schellenberger, acte II. Les liens qu'entretient le député Jacky Cattin avec le vignoble alsacien sont de notoriété publique ; pour son collègue de la 4e circonscription, c'est moins évident. Sauf pour Jacqueline Gourault. En arrivant aux Dominicains, la ministre découvre la magnifique vue sur les « 130 ha et quatre grands crus » du domaine Schlumberger : « Comment vous dites déjà ? Le domaine Schellenberger ?, taquine-t-elle. Ah non, Schlumberger, bien sûr ! ».
On sait où on arrive,mais pas d'où on part

Aux Dominicains, toujours. On parle du train qui n'arrive pas jusqu'à Guebwiller. Le maire Francis Kleitz, à la ministre : « C'est d'ailleurs un dossier que j'ai évoqué avec le Président, la semaine dernière à l'Élysée. » La ministre, au député : « On en est où ? Il faut que ça avance. Raphaël ? » Le député : « Mais ce n'est pas sur ma circonscription, Madame la ministre, sinon ç'aurait déjà été réglé ! »

On rappellera tout de même au député que si le train doit arriver dans la 2e circonscription (Guebwiller), il est bien censé partir de la 4e (Bollwiller)...
Le fossé rhénan, quel fossé ?

Place à la visite du Conseil départemental pour la musique et la culture (CDMC), dans l'ancien couvent guebwillerois, toujours. On y parle des orchestres et harmonies de villages, toujours nombreux dans la région. « Je ne savais pas que cette pratique était encore aussi développée », commente la ministre. « Le fruit d'une longue tradition alsacienne », expliquent les élus locaux. « Une tradition rhénane ! », ajuste Brigitte Klinkert qui, décidément, a toujours un oeil de l'autre côté du Rhin...
Il dit : « Maracineanu ! » - C'était Rottner

Le centre aquatique Nautilia sera inauguré officiellement samedi 6 avril. L'idée de départ était de faire venir Roxana Maracineanu, ministre des Sports, Mulhousienne et ex-championne de natation. Rien qu'à y penser, le landerneau tressaillait déjà... Las, le projet est tombé à l'eau et la CCRG se « contentera » de Jean Rottner sur le plot de départ.

« Les ministres sont difficiles à déplacer », justifie le président Marc Jung (la semaine où Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires, visite Guebwiller, soit dit en passant...). Et de conclure : « Mais Jean, aussi, est très sympa ». On ignore si Jean nage aussi bien que Roxana mais, ce qui est sûr, c'est que, depuis qu'il a pris la présidence de la région Grand Est, il a appris à ramer.
Les amis de mes amis...

Séance budgétaire à la communauté de communes de la région de Guebwiller, jeudi soir. Intervention de Daniel Braun (Guebwiller) qui estime que certaines prévisions trop prudentes se font au détriment de la fiscalité (lire en page suivante). Son collègue Claude Muller, en remet une couche, ajoutant, évidemment, « être d'accord avec Daniel ».

Au tour d'un autre Guebwillerois, issu des bancs de l'opposition, cette fois, de prendre la parole. Christian Facchin : « Que Claude Muller soit d'accord avec Daniel Braun, c'est normal. Mais moi aussi, sur cette question, je partage l'analyse de Daniel. » « Donc tu es d'accord avec moi finalement ! », conclut Claude Muller, ravi de saisir cette perche inattendue, tant les positions des deux hommes divergent habituellement.

À cette nouvelle et belle amitié qui se dessine, on murmurera ces quelques vers de La Fontaine en conclusion de la Parole de Socrate : « Chacun se dit ami ; mais fol qui s'y repose/Rien n'est plus commun que ce nom/Rien n'est plus rare que la chose. »
Un salon peut en cacher un autre

La semaine dernière, le conseiller régional Grégory Stich a arpenté les allées du Salon de l'agriculture, nous nous en étions fait l'écho. La semaine prochaine ce sera au tour de son épouse, Anna Gichkina, de participer à un autre salon parisien, celui du livre. Son ouvrage Eugène-Melchior de Vogüé, ou comment la Russie pourrait sauver la France (éd. L'Harmattan) a été retenu par le stand de la Russie (dont est originaire Mme Gichkina).
Aux actes, citoyens !

La désapprobation de la semaine est signée de l'association soultzienne La Farandole (au coeur de l'« imbroglio périscolaire » de ces derniers mois). Son président, Edgar Kulhaneck, nous reproche (en recommandé avec accusé de réception) d'avoir associé dans la même phrase (Tchat & Ratsch du 1er mars) le nom d'opposants politiques et celui de La Farandole à l'occasion de l'élection du nouveau maire. « Je m'oppose fermement à l'amalgame entre la présence de membres de la Farandole [...] et les élections à venir », écrit-il. Il ajoute : « [Notre] présence n'est qu'un acte citoyen et rien d'autre ».

L'avenir dira si d'autres « actes citoyens » sont prévus.

 

 
 

 

Vie associative Ensemble pour la Parité au conseil départemental Un défilé haut en couleur des « Femmes dans l'Europe » Sous le patronage de la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert, l'association Ensemble pour la Parité a organisé pour l

Publié dans le panorama le Samedi 09 mars 2019 à 07:11:26

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Vie associative Ensemble pour la Parité au conseil départemental
Un défilé haut en couleur des « Femmes dans l'Europe »
Sous le patronage de la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert, l'association Ensemble pour la Parité a organisé pour la 18e année consécutive la Journée Internationale de la Femme à Colmar, salle Europe.
 

 
L'ensemble des membres d'Ensemble pour la Parité, intervenants à l'issue du spectacle.
Dans son allocution de bienvenue, la présidente Annette Frieh a eu le plaisir de saluer dans l'assistance, venue nombreuse, le 1er adjoint au maire Yves Hemedinger, les adjointes Christiane Charluteau, Odile Ulrich-Mallet, Béatrice Ehrhard, Martine Dietrich, conseillère départementale, les amies du club Inner-Wheel de Colmar, de l'Âge d'Or et de Radio Dreyeckland...

Elle a chaleureusement remercié Brigitte Klinkert pour la mise à disposition de la salle Europe, qui a été pour la circonstance joliment décorée dans l'ambiance européenne. Elle a aussi exprimé sa gratitude aux divers services pour leur accueil et leur disponibilité durant toute la journée.

Après avoir développé le thème très actuel des « Femmes dans l'Europe », la présidente a donné la parole à Yves Hemedinger, qui honore tous les ans la Journée de la Femme à Colmar avec son traditionnel bouquet de fleurs.
Un défilé aux tons de l'Europe

En guise d'introduction à cette journée, le 1er adjoint a fait à l'assistance une intéressante et instructive conférence sur l'origine et le travail du conseil de l'Europe, qu'il ne faut pas confondre avec le Parlement Européen. Il a encore donné d'utiles éclaircissements sur les élections européennes du 26 mai prochain.

Après cette conférence fort appréciée par le public, une vingtaine de membres d'Ensemble pour la Parité, sous la direction d'Annette Frieh, ont donné un spectacle haut en couleur sur le thème de la journée. Tour à tour, les femmes des divers pays de l'espace Europe ont défilé en costume traditionnel, drapeau en main. Chaque pays a été accompagné d'un commentaire sur la position des femmes et rehaussé par une introduction musicale concoctée par Gérard Muller (Boutzi).

L'hymne européen a été chanté par Gérard et Pierre. Et pour finir en apothéose, un couple alsacien est arrivé pour rappeler que la capitale de l'Europe est Strasbourg en Alsace. Et tous ont entonné Que notre Alsace est belle... Une salve d'applaudissements a récompensé les membres de E.P.P. Le verre de l'amitié avec kougelhopf et bretzel a mis un terme, en toute convivialité, à cette journée de la Femme à Colmar.

 

 
 

 

Au Département - Exposition En marge du festival de la BD

Publié dans le panorama le Samedi 09 mars 2019 à 07:10:24

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Au Département - Exposition En marge du festival de la BD

 

Jeunes talents de la bulle
En amont du festival de la BD, organisé par l'association L'Esprit BD, les 40 meilleures planches issues du concours des collèges côtoient les photos de Christophe Meyer pour une dizaine de jours à l'hôtel du département, à Colmar.
 

 
Les 40 meilleures planches sont exposées dans le hall de l'hôtel du département pour une dizaine de jours.
En marge du festival de la BD de Colmar, qui se déroulera les 23 et 24 mars prochains, l'association organisatrice Esprit BD est repartie à la rencontre des collégiens de la région colmarienne pour son concours des collèges.

Plus de 200 élèves de six établissements de Colmar, Wintzenheim et Volgelsheim ont livré leurs planches sur le thème Et si les animaux étaient humains ?, sous la conduite de leurs professeurs, mais aussi de dessinateurs de l'association et de l'Inspection académique. « Pour ce thème, nous nous sommes inspirés de l'auteur de l'affiche du festival de cette année, Etienne Willem, qui utilise des animaux comme personnages », précise Anne Gaussuin, la responsable du concours des collèges et secrétaire d'Esprit BD.
Imagination, maturitéet maîtrise

Après la sélection du jury, les 40 meilleures planches, dont douze ont été primées, ont été regroupées dans une exposition qui est visible depuis mercredi et pendant dix jours dans le hall de l'hôtel du département à Colmar.

« Quelle imagination dans la création des personnages ! Quelle maîtrise dans la conception des dessins ! Et quelle maturité dans le choix des histoires racontées ! Ces planches expriment un vrai regard sur le monde avec des notions de tolérance, d'humour ou d'engagement écologique », a relevé Brigitte Klinkert, la présidente du conseil départemental, lors du vernissage, mercredi. « Vous avez tout compris de l'oeuvre de Jean de la Fontaine qui était un grand précurseur sur ce thème, et qui disait justement : « se servir des animaux pour mieux instruire les Hommes » », a-t-elle complété.

Cette exposition sur le 9e art - la bande dessinée - cohabite avec le 8e art et les photographies de Christophe Meyer, colmarien de 34 ans et autodidacte. Dans son exposition Cityscape, il explore les paysages urbains de Colmar mais aussi de Montréal ou de Paris. « Saisis aux heures où la lumière et l'obscurité se disputent l'objectif du photographe, ces clichés confèrent une beauté inattendue à nos monuments et à nos villes », a estimé la présidente.

Des scènes de rues ou des paysages de nature, aux cadrages bien sentis, viennent compléter cette exposition photographique.
Christelle DIDIERJEAN

 

 
 

 

Faux démarcheur du conseil départemental

Publié dans le panorama le Samedi 09 mars 2019 à 07:18:19

© L'alsace, Samedi le 09 Mars 2019
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Faux démarcheur du conseil départemental

 

Un faux démarcheur contacte téléphoniquement des particuliers en se présentant comme agissant pour le compte d'une entité qui serait une émanation du conseil départemental du Haut-Rhin. Il propose notamment aux personnes contactées la réalisation de travaux d'isolation de leurs combles pour 1 EUR.

Le conseil départemental informe qu'il s'agit d'un faux démarcheur, aucunement habilité ni mandaté par le Département.

Les personnes prospectées sont appelées à la plus grande vigilance.

 

 
 

 

Patrimoine Musée de l'Impression sur Etoffes Un musée sur le fil

Publié dans le panorama le Samedi 09 mars 2019 à 07:17:30

© Dna, Samedi le 09 Mars 2019
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Patrimoine Musée de l'Impression sur Etoffes
Un musée sur le fil
Retrait des oeuvres du musée Yves Saint-Laurent et d'Agnès b., difficultés financières, problèmes de personnel... Onze mois après la mort du directeur et la découverte du pillage des collections, la situation au Musée de l'impression sur étoffes à Mulhouse est toujours très délicate.
 

 
La bibliothèque du service d'utilisation des documents (Sud) au Musée de l'impression sur étoffes de Mulhouse, après l'acquisition du fonds Texunion en 2002. On y trouvait alors quelque 6000 ouvrages, pour un total de six millions de motifs textiles. La plus grande réserve de motifs au monde.
C'était l'attraction majeure de l'exposition en cours au Musée de l'impression sur étoffes, à Mulhouse. Une dizaine de silhouettes prêtées par le musée Yves Saint-Laurent Paris sur le thème de la fleur dans l'imprimé faisaient entrer les visiteurs dans l'univers de l'un des plus grands noms de la mode française. Robes, cape, croquis, plans de défilé... Tout cela a été récupéré en urgence le mois dernier par le musée parisien. Les robes fleuries d'Agnès b. présentées dans l'escalier du musée ont suivi le même chemin retour. « C'est dramatique, j'ai été complètement abasourdi, commente le président du musée, Pascal Bangratz. Un contrat avait été signé avec le musée Yves Saint-Laurent qui avait des exigences notamment sur l'hygrométrie de la salle. Cela ne correspondait pas, ils ont décidé de tout retirer. Moi, je n'étais même pas au courant. Agnès b. s'est ensuite fâchée aussi... »
Perte de confiance

Un nouveau coup dur pour ce musée qui, depuis près d'un an, traverse une très grave crise : mort de son directeur, découverte du pillage de ses collections, problème de gouvernance... La perte de confiance de la part de deux représentants du monde de la mode vient encore noircir le tableau.

Et ce n'est pas tout. Si les collections sont exsangues, les finances du musée sont également bien mal en point. En témoigne un courrier envoyé le 10 février par Pascal Bangratz à Fabian Jordan, président de M2A (Mulhouse Alsace agglomération), évoquant une « trésorerie extrêmement tendue », liée à une « chute de fréquentation et à une baisse de chiffre d'affaires de 10 % en 2018 ». Par ce courrier, le musée sollicite « une augmentation exceptionnelle de la subvention de fonctionnement, en souhaitant la faire passer de 215 050 EUR (2018) à 300 000 EUR en 2019. »

En réalité, a-t-on appris du côté de M2A, la subvention habituelle de cette collectivité pour le fonctionnement du Mise est de 125 000 EUR, auxquels s'ajoutent 90 000 EUR pour l'investissement (soit un total de 215 000 EUR). Le Mise solliciterait de fait 175 000 EUR supplémentaires pour le fonctionnement. M2A va-t-elle suivre ? Rien n'est acquis. « Il est prévu que l'on fasse le point avec le président du musée pour obtenir des éclaircissements, indique Audrey Pelletrat de Borde, directrice de cabinet de Fabian Jordan. On va être ultra-vigilants, le Mise a des difficultés, mais c'est un musée associatif, il n'est pas d'intérêt communautaire. Il ne faut pas faire n'importe quoi avec l'argent public... » La question de l'audit de gestion, réclamé par M2A, principal financeur public, après la crise de la mi-décembre, reste aussi ouverte. « Nous avions donné des références d'expert-comptable mais nous n'avons pas eu de suites », poursuit Audrey Pelletrat de Borde. « Comment le musée compte-t-il équilibrer ses comptes ? Et comment peut-on embaucher quand on ne peut pas payer ses factures ? », interroge-t-elle encore.
Le recrutement du conservateur au point mort

Embaucher, voilà encore une autre vraie question dans ce musée, qui n'a plus vraiment quelqu'un à sa tête. Nommée responsable du développement après la mort du directeur Eric Bellargent, Céline Dumesnil est arrêtée depuis la mi-décembre. Celui qui avait été embauché pour l'épauler, en septembre dernier, n'a pas vu son contrat renouvelé. Qui est aujourd'hui à la barre ? Le recrute ment d'un conservateur-d directeur exigé par la Drac est au point mort. « C'est très difficile de trouver, explique Pascal Bangratz, des gens se sont présentés mais ils n'ont pas les diplômes requis. Et je n'embaucherai pas sans l'avis de la Drac. »

En attendant, le musée a décidé de créer un poste de secrétaire général, non encore pourvu. « Mais nous avons embauché quelqu'un pour l'accueil et une personne pour la boutique, car la responsable va bientôt prendre sa retraite, positive Pascal Bangratz. Je vais aussi impliquer des étudiants. Et nous avons eu une grande aide des amis du musée. » Certains sont même venus un week-end, au pied levé, tenir bénévolement la maison...

Il est bien évident qu'un musée de cette importance ne peut pas fonctionner longtemps comme ça. « C'est difficile de voir à long terme, reconnaît le président, mais moi, j'y crois et tout le conseil d'administration est derrière moi. »
L'instruction sur les volsse poursuit

Pendant ce temps, l'instruction sur les vols se poursuit (elle est loin d'être terminée), ainsi que le récolement des documents pour faire un point complet sur les disparitions. Chapeautée par Catherine Fuchs Roucher-Sarrazin, conservatrice en chef du patrimoine, coordinatrice des musées de M2A, cette opération avance à un bon rythme, mais elle n'est pas près d'être achevée. Outre les livres d'échantillons et motifs textiles, le musée conserve quelque 50 000 documents textiles dans ses réserves. Et le récolement révèle aussi son lot de surprises comme en décembre, la découverte d'une centaine de livres Texunion, victimes d'un dégât des eaux, couverts de moisissures, dans une pièce du 2e étage. Une vingtaine d'entre eux seraient irrécupérables.

« Ce musée a vraiment la scoumoune, résume une interlocutrice bien au fait du dossier. C'est une accumulation de faits qui n'ont pas forcément de lien entre eux mais qui s'additionnent ». « Il y a eu un manque de professionnalisme effarant, c'est évident », poursuit-elle, déplorant « un vrai désastre, non seulement dans la gestion des collections mais aussi dans celle du personnel. »

Alors que des citoyennes s'inquiètent du sort de ce musée, joyau du patrimoine mulhousien (sauvonslemise@gmail.com), une nouvelle assemblée générale est prévue le 12 mars. Il y sera question de finances et de personnel. Deux points très chauds.
Hélène POIZAT

 

 
 

 

De futurs moniteurs en arboriculture au verger école

Publié dans le panorama le Samedi 09 mars 2019 à 07:19:58

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De futurs moniteurs en arboriculture au verger école
 

 
Formateurs et élèves ont passé l'après-midi dans le beau verger derrière Don Bosco. Photo L'Alsace/L.S.
La Fédération des arboriculteurs du Haut-Rhin forment régulièrement des moniteurs en arboriculture. Récemment, l'association des arboriculteurs de Wittenheim a mis à sa disposition son verger école situé à l'arrière de l'institut Don Bosco. Cinq moniteurs formateurs, accompagnés par les arboriculteurs de Wittenheim, y ont accueilli durant une journée 34 élèves moniteurs. Ces élèves, âgés de 25 à 65 ans, dont trois dames, étaient issus de diverses associations arboricoles haut-rhinoises.

Robert Gasser, président des arboriculteurs locaux, et Pierre Bader, président de la fédération départementale, expliquaient : « Le département compte 54 associations d'arboriculture, dans le Sundgau en majorité. La fédération programme régulièrement des stages afin de former de nouveaux moniteurs et d'apporter du sang neuf à nos sociétés. » Pour la promotion 2019/2020, 35 séances d'une journée sont programmées.

Lors de la journée à Wittenheim, la matinée s'est déroulée à l'amphi du lycée Don Bosco et était consacrée aux cours théoriques, connaissance des variétés, des traitements, des sols, du développement durable, des soins... Le temps de l'après-midi a été réservé aux compétences et savoir-faire pratiques, notamment la taille et autres formes d'entretien des arbres, dans le superbe verger école qui recense quelque 250 arbres fruitiers.

Après cette journée wittenheimoise, appréciée autant par les formateurs que par les élèves, la formation se poursuivra dans d'autres vergers de la région, notamment dans celui de l'abbaye d'Oelenberg à Reiningue ou encore à l'Écomusée d'Alsace. Denis Schmidlin et Hubert Freitag, tous deux superviseurs et experts pour la fédération départementale, veillent sur les élèves et espèrent bien que toutes et tous obtiendront leur diplôme de moniteur en arboriculture au terme de leur cursus qui se terminera au mois de mars 2020.
Laurent SCHNEIDER