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L'édito de l'Alsace Que vivent les femmes !

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 05:57:43

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L'édito de l'Alsace Que vivent les femmes !
 

 
Laurent Bodin

Bien que placée sous l'égide de l'Organisation des Nations Unies, la Journée internationale des femmes est une ineptie calendaire. Qui doit impérativement perdurer. Parce qu'elle a valeur de symbole et permet d'éveiller les consciences. C'est peu et beaucoup à la fois, surtout dans les pays où la liberté de la femme est bafouée. Soit à peu près partout dans le monde.

Évidemment, se préoccuper de l'égalité entre hommes et femmes un seul jour dans l'année est un non-sens. C'est un combat quotidien, tout au long de l'année, qui doit être engagé afin que les femmes disposent des mêmes droits que les hommes. Aussi louable que soit l'objectif, les situations sont cependant tellement différentes selon les pays, les cultures, les traditions qu'il n'est pas inutile qu'au moins une fois par an, une telle journée ait lieu à l'échelle planétaire... C'est insuffisant. Mais toujours mieux que rien.

La Journée internationale des droits des femmes, selon la dénomination employée en France, sera utile tant que l'égalité ne sera pas atteinte partout. C'est dire si elle a encore une longue existence devant elle. Dans nombre de pays démocratiques, l'égalité progresse. Lentement mais sûrement. En France notamment, les lois votées pour promouvoir une meilleure représentativité des femmes dans les postes à responsabilité ou l'égalité salariale ont permis des avancées. De nombreux efforts seront encore nécessaires.

Si les mentalités évoluent, la route sera longue. Sans évoquer les femmes réduites à l'état d'esclaves sexuelles dans les zones de guerre, la France a enregistré 109 femmes tuées par leur conjoint et 220 000 victimes de violences conjugales en 2017. Chaque jour, 250 sont violées en France. Des chiffres qui donnent la chair de poule et montrent combien il est important d'évoquer le droit des femmes à l'égalité. Ne serait-ce que pour permettre, par l'éducation, de réduire ces insupportables violences et protéger les victimes.

 

 
 

Grand Est Talents féminins : trois clubs de la presse se mobilisent

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 05:59:06

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Grand Est Talents féminins : trois clubs de la presse se mobilisent
 

 
Valoriser les talents féminins du Grand Est : un collectif de femmes issues des trois clubs de la presse d'Alsace, de Champagne-Ardenne et de Lorraine, a décidé de se mobiliser pour mettre en avant des femmes leaders de la région, reconnues pour leurs compétences et professionnalisme dans tous les domaines (cheffes d'entreprise, universitaires, hauts fonctionnaires, élues, etc.).

Cette mobilisation vise également à favoriser l'égalité homme-femme et à lutter contre les stéréotypes dans les parcours scolaires et professionnels en débridant les ambitions et en suscitant des vocations. Baptisée « C'est possible », cette action se traduira par l'organisation de rencontres et conférences de femmes leaders devant des publics scolaires des filières de formation professionnelles ou agricoles, d'écoles de la Seconde chance, dans une logique pédagogique de décloisonnement. Dans un premier temps, chaque club oeuvrera dans sa région. La deuxième étape mettra l'accent sur la transversalité géographique. Ces « décideuses » seront amenées à intervenir en dehors de leurs régions dans le Grand Est, et à se rencontrer pour créer un réseau professionnel.

Parmi les rendez-vous déjà prévus au premier semestre 2019, Sandra Geiger Jacob, dirigeante, élue municipale et ancienne sportive de haut niveau, interviendra au quartier femmes de la maison d'arrêt de Strasbourg. Amandine Crépin, directrice de la Mission Unesco Coteaux, Maisons et caves de Champagne - Patrimoine mondial, ira à la rencontre des élèves d'un établissement scolaire professionnel de la Marne.

 

 
 

égalité hommes-femmes : Un index qui incite à mieux faire

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 05:57:24

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Économie
égalité hommes-femmes : Un index qui incite à mieux faire
Depuis le 1er mars, les entreprises de plus de 1 000 salariés sont tenues d'afficher leur index d'égalité hommes-femmes. Premier bilan.

 
La ministre du Travail Muriel Pénicaud a présenté mardi les résultats de l'index d'égalité femmes-hommes que les entreprises de plus de 1 000 salariés du secteur marchand ont pour obligation d'afficher depuis le 1er mars. La note moyenne des entreprises ayant répondu s'établit à 80 points/100 : « Pas très loin de l'alerte rouge », a commenté la ministre qui a estimé avec diplomatie que la majorité des entreprises « avait une marge de progression importante ».

Elle a constaté que les grandes entreprises respectaient plutôt bien le principe à travail égal, salaire égal. En revanche, l'index est venu confirmer la persistance du plafond de verre qui bloque l'avancée des carrières des femmes et le non-respect de la loi de 2006 en matière de rattrapage salarial suite au congé de maternité.

Ces résultats n'étaient pas complets puisque seule une entreprise concernée sur deux (732 sur 1 460) avait transmis mardi à l'administration son score, au préalable autoévalué sur la base de cinq indicateurs (lire DNA du 1er mars 2019). Le groupe SNCF, qui emploie 12 500 agents dans le Grand Est, n'a par exemple publié son index (78 points) que le lendemain mercredi.
Trois ans pour atteindre l'objectif

En Alsace, où l'administration n'a fourni aucun décompte précis sur la situation, on compte aussi des « retardataires ». « Nous souhaitons d'abord donner la primeur de l'information aux représentants du personnel », a par exemple expliqué hier le directeur des ressources humaines d'un industriel établi à Saverne. D'autres encore mettent en avant « un service RH dégarni » en raison d'absences et de congés maternité pour expliquer leur manque d'empressement...

Parmi les entreprises alsaciennes ayant répondu dans les délais, on trouve notamment Schaeffler France (Haguenau ; 76 points), la Compagnie des transports strasbourgeois (79 points), SEW Usocome (Haguenau ; 85 points), Crédit Agricole Alsace-Vosges (Strasbourg ; 86 points), Schmidt Groupe (Lièpvre ; 94 points), Clemessy (Mulhouse ; 88 points) et Constellium (Neuf-Brisach ; 85 points).

Mais il n'y a pas que des « bons élèves ». Celles qui n'ont pas atteint le score de 75 points, comme Socomec (Benfeld ; 71 points) ou Wurth France (70 points), vont devoir s'accorder sur des mesures correctives dans les trois ans qui viennent si elles veulent échapper à de possibles sanctions financières (jusqu'à 1 % de la masse salariale).

Au niveau national, le ministère du Travail avait recensé mardi 118 grandes entreprises dans ce cas, soit une sur six ayant déjà déclaré son index.

A priori elles ne partent pas d'une feuille blanche puisque les entreprises de plus de 50 salariés sont censées mettre en oeuvre un accord collectif ou un plan d'action portant sur l'égalité professionnelle. Mais là aussi les carences sont flagrantes : seulement 39 % des 400 entreprises assujetties dans le Haut-Rhin et 40 % des quelque 600 concernées dans le Bas-Rhin sont à ce jour couvertes par un accord ou un plan de ce type.
X.T.

 

 
 

 

Société Journée internationale des droits des femmes : « Réclamez l'égalité professionnelle ! »

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 05:46:34

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Société Journée internationale des droits des femmes
Société Journée internationale des droits des femmes : « Réclamez l'égalité professionnelle ! »
Yvette Roudy, ministre des Droits des femmes sous Mitterrand, est la première à avoir fait voter une loi sur l'égalité salariale, en 1983. Celle qui a officialisé le 8 mars comme Journée des droits des femmes en France dresse le bilan des combats féministes.

 
Vous préfacez cette année la réédition de La femme mystifiée , un livre publié en 1963 aux États-Unis, et déclencheur de la « deuxième vague féministe ». Les choses ont bien changé depuis ?

Les questions ne sont pas réglées. La loi sur l'égalité professionnelle n'est pas appliquée. La loi sur l'IVG est toujours menacée par le Vatican...
Pour imposer l'égalité de salaires femmes-hommes, vous regrettez de ne pas avoir inscrit de sanctions dans votre loi de 1983 ?

Je regrette de ne pas avoir été assez coercitive. J'étais naïve en pariant sur la bonne volonté des entreprises. Je n'avais pas que des alliés au sein du gouvernement à l'époque. Le ministre du Travail était contre les sanctions, et j'ai choisi de faire le pari de l'incitation.

Résultat, 36 ans après ma loi sur l'égalité professionnelle, les inégalités existent toujours. L'écart de salaires reste de 25  % en moyenne entre les hommes et les femmes. Et le gouvernement actuel s'en moque. Il est entre les mains du Medef ! Le patronat se satisfait d'avoir une main-d'oeuvre moins payée.
L'Académie française a donné la semaine dernière son feu vert à la féminisation des noms de métiers. Un combat que vous avez porté il y a quarante ans. Pourquoi cela a mis si longtemps ?

Cela m'amuse beaucoup. Je ris. Le temps travaille pour moi ! L'Académie était vent debout contre moi quand j'ai proposé la féminisation des noms de métiers en 1986. Lorsque j'ai signé la circulaire avec Laurent Fabius, on avait dit alors que c'était mon « chant du cygne ».

L'Académie était farouchement contre. Car cela changeait les habitudes, et que les gens ont horreur qu'on change leurs habitudes ! Le féminisme est un mouvement à la fois politique -- parce qu'on a besoin de lois -- et culturel -- car il faut changer les mentalités.
Le féminisme est aujourd'hui à la mode ?

Le féminisme n'est plus un gros mot. Les choses progressent. On rigole moins à son évocation dans les salles de rédaction. Quand j'ai proposé de faire du 8 mars la Journée des droits de la femme, la réponse a été un énorme éclat de rire. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.
Quel regard portez-vous sur la jeune génération de féministes ?

Elles sont davantage présentes dans le débat public. Elles sont plus nombreuses. Mais leurs combats sont dispersés, éparpillés. Elles défendent toutes un thème, et du coup sont éclatées. Imaginez si toutes les femmes demandaient en même temps le 8 mars l'égalité professionnelle en s'arrêtant de travailler une heure ou deux. Elles obtiendraient gain de cause !
Quel regard portez-vous sur l'affaire Weinstein et le mouvement #MeToo ?

C'est une affaire importante. Elle a permis la libération de la parole. Mais les hommes ne vont pas se laisser faire. La domination masculine existe toujours. À part quelques hommes courageux et libres, la tendance de fond reste la domination masculine.
Quels conseils donnez-vous à la jeune génération ?

Elles n'ont pas besoin de moi ! J'ai fait ma part. C'est aux nouvelles féministes de prendre le relais. Nous aurons longtemps encore besoin de féministes, car il y a beaucoup de résistance à chaque avancée. J'aimerais qu'elles règlent cette histoire d'égalité professionnelle, parce que c'est la base. Je pense que le travail commande tout.
Recueilli par Élodie BÉCU (*) La femme mystifiée, Betty Friedan, préfacé par Yvette Roudy (éd. Belfond).

(*) La femme mystifiée, Betty Friedan, préfacé par Yvette Roudy (éd. Belfond).

 
 

 

société Journée de la femme : Sécurité, nom féminin

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 06:09:18

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société Journée de la femme
société Journée de la femme : Sécurité, nom féminin
Gendarmes, sapeurs-pompiers, policières, magistrates, fonctionnaires préfectorales...les forces de l'ordre, de la justice se féminisent à Colmar.

 
Pour la journée de la femme, les femmes de la gendarmerie, de la police, des sapeurs-pompiers, de la justice, se sont rassemblées hier au pied de la statue de la Liberté à Colmar.
 

 

 
 

 

Colmar Journée de la femme Depuis le collège, la justice

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 06:32:12

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Colmar Journée de la femme Depuis le collège, la justice
 

 
Laure-Alexandra Mairot au TGI de Colmar.
Ça lui vient du collège. Laure-Alexandra Mairot ne peut dater précisément la naissance de sa vocation ni en déterminer l'origine. Mais la Justice a toujours été dans son viseur. À 28 ans, elle exerce depuis quatre ans les fonctions de substitut au parquet de Colmar. « Quand je suis arrivée, la justice était déjà très féminisée, on est majoritaire ! » Sur six magistrats, le parquet de Colmar compte quatre femmes.

Ça change quelque chose dans l'approche des dossiers ? « Je ne le pense pas, il est plutôt question d'une approche personnelle pour chaque magistrat mais pas d'une approche selon le sexe. » Et quand les outrages surviennent ? « Est-ce qu'ils me sont destinés parce que je suis une femme ? Je ne le crois pas, c'est ma fonction, l'institution qui sont visées, je n'y vois pas de connotation sexiste. »

 

 
 

Place des femmes à l'université : prise de conscience et lents progrès

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 05:53:29

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Société Aujourd'hui 8 mars, journée internationale des droits des femmes
Société Aujourd'hui 8 mars, journée internationale des droits des femmes

Place des femmes à l'université : prise de conscience et lents progrès
Référents anti-discrimination, lieux d'accueil pour victimes de harcèlement, lutte contre toute communication sexiste, et un début de vigilance sur les soirées étudiantes... des initiatives en faveur des droits des femmes émergent en milieu étudiant.

 
L'Unistra compte 58 % d'étudiantes. Mais faire respecter leurs droits prend du temps...
Ça peut jeter un grand froid sur un amphi, d'entendre des choses comme celles-ci : « Vous, les filles, à Sciences Po vous n'êtes là que pour vous trouver un mari. Tout ce que vous avez à savoir c'est additionner et soustraire pour pouvoir acheter le poisson. » La phrase a pourtant été prononcée, en cours, par un professeur de l'Institut d'études politiques (IEP) de Strasbourg. Et avait été relayée, parmi une multitude d'autres, sur le blog "Paye ta fac" en janvier 2017.

Le lendemain de cette publication, « très surpris et profondément déçu », le directeur de l'IEP, Gabriel Eckert, annonçait aux DNA sa volonté de mettre en place une charte interdisant les pratiques discriminatoires dans l'établissement, et la création d'un poste de référent externe. Cinq mois plus tard, le conseil d'administration approuvait ces mesures. « Nous avons souhaité une réaction ferme, parce que nous sommes en tant qu'IEP porteurs de valeurs. Nous formons à des savoirs, des savoir-faire et des savoir-être. Il faut que nous soyons impeccables », affirme Gabriel Eckert.
« Nous formons à des savoirs, des savoir-faire et des savoir-être. Il faut que nous soyons impeccables »

La charte adoptée par l'IEP, qui s'applique aussi bien au corps éducatif qu'aux étudiants, prohibe « toute discrimination, directe ou indirecte » fondée, entre autres, sur l'origine, le sexe, l'apparence physique, l'orientation sexuelle, le milieu social, le handicap.

Quant au poste de délégué à l'égalité et à la lutte contre les discriminations, il a été confié à une magistrate du tribunal administratif de Strasbourg, qui peut être saisie par les étudiants et le personnel. Elle agit « en totale indépendance de la direction », insiste Gabriel Eckert, et « peut prendre des mesures graduées jusqu'à rendre publiques ses préconisations » pour répondre à des discriminations qui lui auraient été rapportées. « Ce dispositif n'existe nulle part ailleurs dans le monde universitaire », poursuit le directeur, qui considère que « "Paye ta fac" a été un choc salutaire. Nous pensions bien faire, mais on s'est rendu compte qu'il fallait faire infiniment mieux. »

« Pour nous c'est de la façade. On voudrait que la lecture et la signature de la charte soient obligatoires pour tous les étudiants, et étendre la présence de la déléguée, qui n'est là que quelques heures par mois », réagit Maureen, présidente du Collectif Copines. Celui-ci s'était créé en 2013 en réaction aux propos du professeur incriminé.

Autre raison de la création du collectif, « les problèmes assez nombreux qu'on voit à l'IEP : des chants sexistes, du harcèlement et des agressions dans les soirées... Ça perdure. Mais, c'est vrai, on a moins de problèmes comme ça cette année », constate Maureen. « Au début, le Collectif était mal vu. Mais cette année le BDE (bureau des étudiants) nous a demandé d'intervenir devant tous les étudiants qui participaient au week-end d'intégration, pour les sensibiliser au sexisme, à la notion de consentement. Et le BDE a annoncé que tout débordement de ce genre donnerait lieu à exclusion. »

Les soirées étudiantes sont en soi un lieu à risque potentiel, et l'AFGES (qui fédère les associations étudiantes à Strasbourg), a mis en place depuis 2 ans, pour les soirées qu'elle organise, un système de personnes de confiance, à qui peuvent s'adresser les victimes de gestes déplacés voire d'agressions. « C'est le cas dans toutes les soirées organisées par l'AFGES et par l'amicale des sciences », explique Jean-Valentin Foury, président de l'AFGES. Sur le même principe, une "safe zone" avait été installée lors du tournoi sportif inter-IEP à Strasbourg l'an dernier, qui rassemblait plus de 2000 étudiants.

Mais seules une dizaine de soirées, sur 700 par an à Strasbourg, mettent en place cette vigilance. Il n'y en a pas en Médecine, par exemple, où l'esprit carabin, par essence peu féministe, se perpétue de génération en génération, avec les mots et parfois avec les mains...

Pour rester adhérentes à l'AFGES, les associations étudiantes doivent s'engager « à bannir tout comportement et communication sexiste, raciste ou homophobe. C'est une faute grave dans nos statuts », insiste Jean-Valentin Foury, qui relève que ses interlocuteurs semblent de plus en plus sensibles à ces questions.
« En 96 ans d'existence on n'a eu qu'une seule présidente... »

Interlocuteurs, et trop peu souvent interlocutrices, regrette-t-il : un tiers seulement des associations adhérentes à l'AFGES ont une présidente, dont celles des étudiants en Médecine et en Droit, ce qui constitue en soi un progrès. « Mais on voit que globalement c'est difficile de porter des candidatures féminines. Notre réseau n'est pas fondamentalement sexiste, mais on a peu de femmes qui sont candidates à des fonctions de représentation et de direction », observe le président.

L'AFGES n'est pas exempte de la remarque : « En 96 ans d'existence on n'a eu qu'une seule femme présidente, un an, en 1994... C'est beaucoup plus parfois 50-50, pour des filières où ça ne semble pas évident comme les Maths », poursuit-il, notant que « parfois il faut forcer un peu les choses que des femmes montent et qu'elles créent un effet d'attraction. » Ainsi, l'AFGES a poussé une femme, Marine Stoffel, pour occuper la vice-présidence de l'Unistra réservée à un élu étudiant.
Des cours sur l'égalité dans certaines formations

Celle-ci s'assoit donc régulièrement à la même table que 21 autres vice-présidents, dont 10 femmes. Parmi eux, l'une est chargée d'une mission « Égalité-Parité » créée il y a 10 ans par Alain Beretz, mais devenue vice-présidence par la volonté de son successeur Michel Deneken : « Cette vice-présidence donne plus de visibilité à la mission. On affiche clairement une politique. C'est un message fort », insiste Isabelle Kraus, qui occupe la fonction. « Mon objectif est de créer une culture commune sur ces questions au sein de l'université. » Des cours obligatoires sur les questions d'égalité sont dispensés dans certaines formations, notamment dans certaines écoles d'ingénieurs - mais sont facultatifs pour les enseignants... La vice-présidence semble avoir des contacts peu fréquents avec les étudiants, « mais est tout à fait à l'écoute de ce qu'on fait remonter », remarque Jean-Valentin Foury.

Autour de ce 8 mars, elle coordonne l'organisation d'une Semaine de l'égalité avec expositions, débats et autres remises de guides juridiques sur les droits des femmes. « Certains labos de recherche et associations étudiantes se sont beaucoup investis pour la Semaine de l'égalité cette année. Cela permet aux différents milieux qui composent l'université d'échanger sur ces questions. » Et de faire avancer, peu à peu, le passage de la prise de conscience à l'action.
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

 

Europe La BCE remet de l'essence dans le moteur

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 06:02:22

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Europe La BCE remet de l'essence dans le moteur
 

 
Le président Mario Draghi a énuméré les risques menaçant la croissance. Photo Daniel ROLAND/AFP
La route était tracée : fermer peu à peu le robinet de monnaie qui maintient à flot l'économie européenne puis commencer à remonter lentement les taux d'intérêt, pour enfin sortir de l'après-crise de 2008...

La hausse des taux sera pour plus tard, au mieux en 2020. Hier, la Banque centrale européenne a préféré continuer sa politique d'argent très bon marché. Elle a même annoncé pour septembre une nouvelle vague de prêts « gratuits » aux banques, qui pourront à leur tour prêter davantage aux entreprises et aux ménages afin d'alimenter les investissements et la consommation.

La BCE reconnaît que le temps d'un retour à une politique monétaire « normale », où l'argent a un coût, est encore loin. Preuve en est sa nouvelle prévision d'inflation, ramenée à 1,2 % cette année au lieu du 1,6 % anticipé. L'économie européenne tourne toujours en dessous de ses capacités et cela devrait durer : l'inflation restera loin des 2 % qui signalent, selon la BCE, une économie tournant rond.

C'est que les nuages s'accumulent rapidement. En décembre, la BCE espérait une croissance de la zone euro de 1,7 %, elle l'a brutalement abaissée jeudi à 1,1 %. Elle reste cependant plus optimiste que l'OCDE qui avait la veille revu sa prévision à 1 %, contre 1,8 %.
L'économie mondiale poussive

C'est toute l'économie mondiale qui ralentit : 3,3 % cette année selon l'OCDE qui en novembre anticipait 3,5 %. En cause, « la hausse des incertitudes politiques, des tensions commerciales persistantes et une diminution continue de la confiance des entreprises et des consommateurs ». Cela a conduit début février la banque centrale américaine à stopper sa hausse des taux.

Dans la liste des « risques », le président de la BCE Mario Draghi a insisté sur la guerre commerciale. Donald Trump, qui vient d'encaisser le pire déficit commercial de son pays, est à la recherche de coupables.

Si ce n'est la Chine, avec laquelle les discussions vont bon train, ce sera l'Europe : il vient de réitérer sa menace de taxer les automobiles européennes (et surtout allemandes), alors que les négociations ont repris jeudi sur un possible accord de libre-échange UE-USA. Ce n'est pas demain que la BCE pourra normaliser sa politique monétaire.
F.B.

 

 
 

POLITIQUE Après le départ de Juppé, Nicolas Florian élu nouveau maire de Bordeaux

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 06:04:56

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POLITIQUE Après le départ de Juppé, Nicolas Florian élu nouveau maire de Bordeaux

Nicolas Florian (LR) a été élu jeudi maire de Bordeaux par le conseil municipal, mettant officiellement fin au règne d'Alain Juppé, parti rejoindre le Conseil constitutionnel. À peine quelques heures après l'annonce du départ d'Alain Juppé il y a trois semaines, la majorité municipale avait déjà désigné cet adjoint aux finances de 49 ans comme son successeur. Sitôt élu, il a rendu hommage à son prédécesseur, son « père en politique ». Se réclamant comme son mentor, du gaullisme, il a salué le bilan d'Alain Juppé qui « a métamorphosé Bordeaux » pour en faire « une ville repensée, reconstruite [...] ouverte sur le monde ».
SOCIÉTÉ Les Restos du coeur lancent la collecte printemps-été

Les Restos du Coeur se mobilisent vendredi et samedi pour une collecte nationale essentielle pour l'association, qui entend poursuivre son aide alimentaire pendant le printemps et l'été. « La collecte du mois de mars joue un rôle très important pour l'approvisionnement de ces centres en été », explique le président de l'association Patrice Blanc ». Grâce à la générosité des Français, les Restos espèrent récolter de quoi préparer huit millions de repas, soit 8 000 tonnes de nourriture, un peu plus que les 7 900 tonnes données lors de la collecte 2018.

 

 
 

Strasbourg Place des Halles, à l'emplacement de l'ancienne synagogue : La stèle a été heurtée par une voiture

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 05:55:22

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Strasbourg Place des Halles, à l'emplacement de l'ancienne synagogue
Strasbourg Place des Halles, à l'emplacement de l'ancienne synagogue : La stèle a été heurtée par une voiture
Les policiers de la sûreté départementale ont élucidé la dégradation de la stèle commémorative de l'ancienne synagogue de Strasbourg, constatée samedi matin. Il s'agit d'un accident : un automobiliste l'a heurtée avec son crochet d'attelage.

 
Dans un contexte de recrudescence des actes antisémites, la chute de la stèle rappelant l'emplacement de l'ancienne synagogue de Strasbourg avait suscité une forte mobilisation.
Le samedi 2 mars vers 9 heures, un passant a remarqué que la stèle commémorative de l'ancienne synagogue de Strasbourg, incendiée et rasée par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, avait été déplacée de son socle. Il en a informé une patrouille de police.
Il ne s'agissait pas d'un acte antisémite

Aucun bris, ni aucun tag n'a été constaté sur le monument situé devant le centre commercial des Halles. Cependant, dans un contexte de recrudescence des actes antisémites, le parquet de Strasbourg a ouvert une enquête, confiée à la cellule criminelle de Sûreté départementale du Bas-Rhin.

Les policiers ont mené une exploitation très poussée des images de vidéosurveillance. Vers 6 h 50, on y voit un véhicule garé près de la stèle sur le parvis de la place des Halles, les phares allumés. L'audition de témoins -- nombreux vers 7 h à la fermeture de la discothèque voisine -- les a mis sur la piste accidentelle.

Les recherches ont permis d'établir qu'une voiture est montée sur l'esplanade bordant l'allée des Justes-parmi-les-Nations. En effectuant une marche arrière pour quitter les lieux, son conducteur a heurté le monument en granit avec son crochet d'attelage -- l'empreinte laissée a pu être confondue avec une trace de levage. Simplement posé sur un socle en béton, le monolithe a basculé.

L'automobiliste a été identifié. Mercredi midi, cet habitant de l'agglomération strasbourgeoise, âgé de 31 ans, a été interpellé et placé en garde à vue. Il a reconnu qu'il se trouvait sur les lieux au volant d'une voiture prêtée par un ami. Mais il a nié avoir touché la stèle sur laquelle on peut lire « Ici s'élevait depuis 1898 la synagogue de Strasbourg incendiée par les nazis le 12 septembre 1940 ».

Remis en liberté à l'issue de son audition, le trentenaire sera convoqué devant la justice au mois de juin prochain. Il devra répondre de délit de fuite et de défaut de maîtrise d'un véhicule. Le caractère antisémite de son geste n'a évidemment pas été retenu.
Un vif émoi

Survenue dix jours après la profanation du cimetière juif de Quatzenheim, la découverte de la stèle renversée avait provoqué un vif émoi. L'affaire a rapidement fait la une des médias nationaux et internationaux.

Premier arrivé sur les lieux, le maire de Strasbourg, Roland Ries, y a vu un nouvel acte antisémite. Tout comme le premier adjoint, Alain Fontanel. Le préfet, Jean-Luc Marx, s'est aussi rendu place, faisant part de sa tristesse.

Deux jours plus tard, l'ancienne synagogue de Mommenheim, dans le Kochersberg, avait été découverte souillée de croix gammées et des écrits visant les juifs avaient été placardés sur l'école du Conseil des XV à Strasbourg.
Geneviève LECOINTRE

 

 
 

 

Une Marseillaise universelle

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 06:13:14

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Une Marseillaise universelle
 

 
Le célébrissime tableau peint par Isidore Pils (1813-1875) en 1849, aujourd'hui dans les collections du Musée historique de Strasbourg .Photo Musées de Strasbourg
Adopté comme « chant national », un premier temps sous la Révolution, de 1795 à 1804 (le Premier Empire lui préféra Le Chant du Départ), puis définitivement depuis 1879, La Marseillaise est évidemment associée à la France. Comme The Star-Spangled Banner aux États-Unis, God save the Queen au Royaume-Uni ou Das Lied der Deutschen à l'Allemagne ?

Eh bien non, justement ! Il y a une spécificité de La Marseillaise, de son histoire, ancrée dans le message universel de la Révolution française, qui en a fait un chant au destin très particulier. Dans lequel s'est reconnu, à travers les continents comme à travers le temps, le long cortège des insurgés et combattants de la liberté.

Ancien secrétaire de Boris Souvarine, cette figure pionnière de la critique du stalinisme dont il livra une remarquable biographie, Jean-Louis Panné fut aussi le collaborateur de François Furet. Dans Marseillaises, au pluriel explicite, l'historien retrace sur plus de deux siècles le repère immuable que constitua l'ancien Chant de guerre pour l'armée du Rhin devenu La Marseillaise parce que chanté par les fédérés marseillais dans le Paris insurrectionnel d'août 1792.

Comme chacun sait, elle fut créée à Strasbourg dans la nuit du 25 au 26 avril 1792 par un jeune officier du Génie, Claude Joseph Rouget de Lisle (qui y gagnera plus tard sa place aux Invalides), alors que la France basculait dans une guerre qui ravagera l'Europe durant près d'un quart de siècle.
De Strasbourg à Pékin ou Moscou

Contrairement à la célèbre représentation qu'en fera le peintre Isidore Pils, 57 ans plus tard, ce ne sera pas Rouget de Lisle qui la chantera dans le salon du maire Philippe-Frédéric de Dietrich, situé au 17 rue des Charpentiers. On sait en effet, par une lettre de l'épouse du baron de Dietrich que c'est ce dernier qui chanta l'oeuvre du jeune capitaine du génie - le maire de Strasbourg n'imaginait pas qu'il laisserait sa tête dans la tourmente révolutionnaire qu'il glorifiait alors.

Très vite, ce chant allait prendre son envol. Si La Marseillaise ne fut pas entonnée le 20 septembre 1792 sur le champ de bataille de Valmy, remportée par la jeune République, elle se substituera, à la demande du ministre de la Guerre, à l'habituel Te Deum donné devant les troupes victorieuses, afin de rompre avec une pratique de l'Ancien Régime.

Incarnant les idéaux de la Révolution française, l'universalité de son message démocratique et fraternel, ce chant guerrier connaîtra un destin qui dépassera son seul statut d'hymne national. « Au cours du XIXe siècle, il s'est mué en chant de lutte universel pour la liberté », observe Jean-Louis Panné qui évoque « une Marseillaise des catacombes, réconfort des vaincus, restituant leur dignité aux humiliés, ouvrant la voie aux combats pour la liberté et la justice ». On pense à Serge Gainsbourg, poing dressé - et c'était aussi à Strasbourg ! -, qui un soir de janvier 1980, face à des paras hostiles à sa réinterprétation en reggae de La Marseillaise affirmait avoir rendu à celle-ci « son sens initial ».

Un sens que s'approprièrent les révolutionnaires de la Russie tsariste, les syndicalistes anarchistes de Chicago en 1886, les partisans de la République dans l'Espagne des années 30, les insurgés de Varsovie en 1956, ou encore les opposants à la dictature communiste de la place Tian'Anmen en 1989 - dans les versions chinoise et française.

Citant Maurice Thorez, Jean-Louis Panné convoque Friedrich Engels. Au soir de sa vie, le fidèle compagnon de lutte de Karl Marx remarquait combien les chants révolutionnaires étaient le plus souvent condamnés à l'oubli : « Engels ne connaissait qu'un seul exemple de chant révolutionnaire demeuré vivace, agissant sur les foules comme au premier jour, les exaltant d'une révolution à l'autre pour leur lutte libératrice. Ce chant, c'est La Marseillaise ».
Serge HARTMANN Marseillaises, de Jean-Louis Panné, chez Buchet-Chastel, 191 pages, 15 EUR. À lire également La Marseillaise, histoire d'un mythe, collection Les Patrimoines, 7,90 EUR.

 

 
 

Les surveillants de prison maintiennent la pression

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 06:19:08

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Les surveillants de prison maintiennent la pression
 

 
Jeudi matin, la prison de Condé-sur-Sarthe était bloquée par des surveillants qui dénoncent un manque de moyens. Photo Jean-François MONIER
Les surveillants pénitentiaires ont à nouveau manifesté leur colère ce jeudi avec des dizaines d'actions et de blocages de prisons à travers le pays, deux jours après l'agression de deux de leurs collègues par un détenu radicalisé à Alençon/Condé-sur-Sarthe (Orne).

« On veut une revalorisation sécuritaire, indemnitaire et statutaire. On veut arrêter de bosser dans des conditions de merde », fulmine le délégué syndical FO Thibault Capellece. « Les établissements sont devenus des cercueils, donc on préfère mettre les collègues en sécurité en les bloquant ».
Un cercueil pour les surveillants

Une colère partagée à la prison de Condé-sur-Sarthe, jeudi matin, où une centaine de surveillants bloquaient l'accès à l'établissement. Quatre barrages de pneus enflammés, de palettes et de vieux meubles avaient été érigés, sous l'oeil de plusieurs dizaines de gendarmes mobiles. Mardi, c'est dans cette prison que le Raid est intervenu après l'agression de deux surveillants avec des couteaux en céramique. L'opération s'est soldée par l'interpellation de Michaël Chiolo, 27 ans, qui purgeait une peine de 30 ans et s'est radicalisé en prison, et la mort de sa compagne, retranchée dans l'unité de vie familiale de la prison. Trois personnes étaient toujours en garde à vue jeudi.
Échanges entre l'agresseur et le tueur de Strasbourg

Au moment de blesser gravement les deux surveillants, Michaël Chiolo avait affirmé vouloir « venger » Chérif Chekatt, auteur de l'attaque de Strasbourg (5 morts). Selon une source proche de l'enquête Chiolo avait échangé des courriers avec Chérif Chekatt sans évoquer un possible passage à l'acte. Les deux hommes étaient incarcérés en même temps à la prison d'Epinal. Certains de ces courriers étaient à « tonalité religieuse » mais ne contenaient rien qui « ait retenu l'attention » des services de renseignements.

 

 
 

Mobilisation Condé-sur-Sarthe : Les surveillants de prison maintiennent la pression

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 05:48:32

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Mobilisation Condé-sur-Sarthe
Mobilisation Condé-sur-Sarthe : Les surveillants de prison maintiennent la pression

 
Jeudi matin, la prison de Condé-sur-Sarthe était bloquée par des surveillants qui dénoncent un manque de moyens. Photo Jean-François MONIER
Les surveillants pénitentiaires ont à nouveau manifesté leur colère ce jeudi avec des dizaines d'actions et de blocages de prisons à travers le pays, deux jours après l'agression de deux de leurs collègues par un détenu radicalisé à Alençon/Condé-sur-Sarthe (Orne).

« On veut une revalorisation sécuritaire, indemnitaire et statutaire. On veut arrêter de bosser dans des conditions de merde », fulmine le délégué syndical FO Thibault Capellece. « Les établissements sont devenus des cercueils, donc on préfère mettre les collègues en sécurité en les bloquant ».
Un cercueil pour les surveillants

Une colère partagée à la prison de Condé-sur-Sarthe, jeudi matin, où une centaine de surveillants bloquaient l'accès à l'établissement. Quatre barrages de pneus enflammés, de palettes et de vieux meubles avaient été érigés, sous l'oeil de plusieurs dizaines de gendarmes mobiles. Mardi, c'est dans cette prison que le Raid est intervenu après l'agression de deux surveillants avec des couteaux en céramique. L'opération s'est soldée par l'interpellation de Michaël Chiolo, 27 ans, qui purgeait une peine de 30 ans et s'est radicalisé en prison, et la mort de sa compagne, retranchée dans l'unité de vie familiale de la prison. Trois personnes étaient toujours en garde à vue jeudi.
Échanges entre l'agresseur et le tueur de Strasbourg

Au moment de blesser gravement les deux surveillants, Michaël Chiolo avait affirmé vouloir « venger » Chérif Chekatt, auteur de l'attaque de Strasbourg (5 morts). Selon une source proche de l'enquête Chiolo avait échangé des courriers avec Chérif Chekatt sans évoquer un possible passage à l'acte. Les deux hommes étaient incarcérés en même temps à la prison d'Epinal. Certains de ces courriers étaient à « tonalité religieuse » mais ne contenaient rien qui « ait retenu l'attention » des services de renseignements.

 

 
 

 

Pénitentiaire Après l'agression à Condé-sur-Sarthe : Les gardiens de prison continuent leur mouvement

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 05:49:15

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Pénitentiaire Après l'agression à Condé-sur-Sarthe
Pénitentiaire Après l'agression à Condé-sur-Sarthe : Les gardiens de prison continuent leur mouvement

 
Les surveillants pénitentiaires ont bloqué à l'accès au centre de détention.
Après l'agression dont ont été victimes deux surveillants de prison à Condé-sur-Sarthe, les personnels pénitentiaires ont continué ce jeudi leur mouvement de protestation.

? À Strasbourg, devant la maison d'arrêt, dans le quartier de l'Elsau, une quinzaine de surveillants se sont massés devant la porte d'entrée, de 6 h 30 à 9 h. Deux agents, indique l'administration pénitentiaire, étaient absents à l'appel ce jeudi matin pour prendre leur service. Les promenades, les douches, la distribution des « cantines », du tabac, les repas et les soins ont été assurés. Des visioconférences ont permis d'éviter les « extractions judiciaires ».

? À Oermingen, une dizaine de surveillants étaient rassemblés au matin devant la porte d'entrée. Les salariés du centre de détention et les personnels médicaux ont pu accéder à la prison, mais une partie du personnel de service de jour n'a pas pu entrer.

? À Colmar, il n'y a pas eu de blocage de la maison d'arrêt, tout juste des retards dans la prise de service.

? À Mulhouse, à 8 h 45, les enseignants, les avocats et les magistrats qui devaient se rendre à la maison d'arrêt ont été bloqués. Les parloirs ont toutefois pu fonctionner malgré quinze minutes de retard.

? À Ensisheim, pas de blocage à la maison centrale, mais un retard de prise de service.

 

 
 

 

Conseil Départemental Jeunes talents de la bulle

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 06:27:47

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Conseil Départemental Jeunes talents de la bulle
 

 
 
En marge du Festival de la BD de Colmar qui se déroulera les 23 et 24 mars prochains, l'association organisatrice Esprit BD est repartie à la rencontre des collégiens de la région colmarienne pour son concours des Collèges.

Plus de 200 élèves de six collèges de Colmar, Wintzenheim et Volgelsheim ont livré leurs planches sur le thème « Et si les animaux étaient humains ? », sous la conduite de leurs professeurs, mais aussi de dessinateurs de l'association et de l'Inspection académique.
« Un vrai regard sur le monde »

« Pour ce thème, nous nous sommes inspirés de l'auteur de l'affiche du festival de cette année, Etienne Willem, qui utilise des animaux comme personnages », précise Anne Gaussuin, la responsable du concours des collèges et secrétaire d'Esprit BD.

Après la sélection du jury, les 40 meilleures planches, dont douze ont été primées, ont été regroupées dans une exposition qui est visible depuis mercredi et pendant dix jours dans le hall de l'Hôtel du département à Colmar.

« Quelle imagination dans la création des personnages ! [...] Ces planches expriment un vrai regard sur le monde avec des notions de tolérance, d'humour ou d'engagement écologique », a relevé Brigitte Klinkert, la présidente du conseil départemental, lors du vernissage, mercredi 6 mars. « Vous avez tout compris de l'oeuvre de Jean de la Fontaine qui était un grand précurseur sur ce thème, et qui disait justement "se servir des animaux pour mieux instruire les Hommes"», complète-t-elle.

Cette exposition sur le 9e art - la bande dessinée - cohabite avec le 8e art et les photographies de Christophe Meyer, colmarien de 34 ans et autodidacte. Dans son exposition « Cityscape », il explore les paysages urbains de Colmar mais aussi de Montréal ou de Paris. « Saisis aux heures où la lumière et l'obscurité se disputent l'objectif du photographe, ces clichés confèrent une beauté inattendue à nos monuments et à nos villes », estime la présidente. Des scènes de rues ou des paysages de nature, aux cadrages bien sentis, viennent compléter cette exposition photographique.
Christelle DIDIERJEAN Y ALLER Exposition à l'Hôtel du département pour une dizaine de jours, 100 avenue d'Alsace. PLUS WEB Voir notre diaporama sur www.lalsace.fr

 

 
 

Colmar-Fribourg : le « grand potentiel » de la réouverture de la ligne ferroviaire

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 05:50:21

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Transports
Colmar-Fribourg : le « grand potentiel » de la réouverture de la ligne ferroviaire
 

 
Une étude sur le potentiel qu'aurait une ligne ferroviaire Colmar-Breisach-Fribourg-en-Brisgau, si elle rouvrait, a été présentée ce mardi, à Stuttgart, au comité de pilotage franco-allemand de ce projet, auquel participaient Jean-Luc Marx, préfet du Grand-Est, et Uwe Lahl, secrétaire général du ministère des transports du Bade-Wurtemberg.

Il ressort de cette étude que la ligne de chemin de fer, détruite à la fin de la Seconde Guerre mondiale, présente un fort potentiel en termes de déplacements transfrontaliers, de l'ordre de 3500 à 5900 voyageurs par jour. Toutefois, il faudra pousser plus loin les analyses avant d'enclencher la réalisation définitive du projet. Des études additionnelles vont donc être commandées.

La réouverture de la ligne aurait un impact positif en termes de protection de l'environnement et du climat ainsi que de lutte contre les embouteillages routiers. Elle pourrait également servir d'itinéraire de substitution, en cas d'incident ou de perturbations sur d'autres lignes.

La réactivation de la ligne apporterait beaucoup à la zone d'activité franco-allemande en projet dans le cadre du « Projet d'avenir du territoire de Fessenheim ». Elle a notamment été inscrite parmi les quinze projets prioritaires dont fait mention le traité franco-allemand d'Aix-la-Chapelle qui vient d'être signé par Angela Merkel et Emmanuel Macron.

Il restera à analyser le rapport coûts-bénéfices, à répondre à la question du financement, à recueillir l'avis du public...

 

 
 

 

Alsace Prévenir et guérir le cancer colorectal

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 06:35:37

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Alsace Prévenir et guérir le cancer colorectal
 

 
 
Avec 500 nouveaux cas diagnostiqués chaque année dans le Haut-Rhin, le cancer colorectal est le plus fréquent après le cancer du sein. Dans la plupart des cas, il se manifeste chez les personnes à partir de cinquante ans. Entre dix et quinze pour cent de la population y est exposée. Les principaux facteurs de risque sont l'âge, les antécédents personnels ou familiaux, la prédisposition génétique et l'hygiène de vie.

« Pratiquement 50 % des cancers diagnostiqués, trouvent leur origine dans le mode de vie. Une mauvaise alimentation, la sédentarité, la consommation d'alcool pour plus de 16 % par exemple, et le plus souvent ces mêmes comportements et ces mêmes facteurs de risques sont responsables d'une rechute », atteste Patrick Strentz, administrateur de la Ligue contre le cancer du Haut-Rhin et médecin coordinateur de RODA, le réseau oncologique d'Alsace.

Le Haut-Rhin détient le triste record du cancer qui tue le plus, un paradoxe lorsque l'on sait que grâce à un dépistage précoce, il est évité et guéri neuf fois sur dix.

« L'Alsace est la première région de France en terme de dépistage », souligne Isabelle Gendre, médecin coordinateur à l'ADECA (Association pour le dépistage du cancer colorectal). « Malgré tout, la participation diminue dans le Haut-Rhin. Aujourd'hui moins de 45 % de la population concernée fait le test, dont plus de femmes, alors que les hommes encourent plus de risques. Avec le nouveau test, mis en place en 2015, plus de 2100 cancers ont été évités dans le département. Cela montre l'importance de faire ce test. »
Guérissable sans traitement lourd

C'est pour toutes ces raisons que dans le cadre de la campagne nationale « Mars bleu », la Ligue contre le cancer du Haut-Rhin organise pour la première fois une matinée d'information et d'ateliers sur le sujet, le samedi 16 mars de 9 h à 13 h à la Maison de la Ligue de Colmar. L'occasion d'aborder sans tabou, avec des professionnels de santé, les associations et aussi des patients tous les aspects du cancer colorectal. La prévention, le dépistage, les traitements médicaux et chirurgicaux, les bienfaits de l'activité physique et d'une bonne hygiène alimentaire. Mais aussi comment apprendre à vivre avec son traitement, avec une stomie et quelle qualité de vie est possible après un cancer de ce type.

« Ces dernières années, la chirurgie et les traitements médicaux ont considérablement évolué. Le cancer colorectal est guérissable sans traitement lourd tel que la chimiothérapie ou la radiothérapie dans presque 75 % des cas. Il est impensable qu'il soit le cancer le plus meurtrier dans le Haut-Rhin quand un test simple à réaliser, efficace et gratuit, est à la disposition de tous et permet un dépistage précoce qui mène à une guérison totale dans 90 % des cas », insiste Isabelle Gendre. « C'est un cancer qui évolue sur une dizaine d'années. Détecté tôt, on peut facilement en guérir, l'éviter même avec une bonne prévention », ajoute Patrick Strentz. « Ce n'est pas juste une matinée d'information, mais aussi un accompagnement pour apporter des solutions. Comment modifier son mode de vie, réussir son traitement, éviter la rechute », conclut Noémie Harriet, chargée de prévention.
JO.K Y ALLER Conférences et ateliers à la maison de la Ligue et des patients, 11 rue Camille Schlumberger, le samedi 16 mars de 9 h à 13 h. Renseignements sur www.liguecancer-cd68.frOuvert à tous, inscription préalable conseillée au 03.89.41.18.94 ou par courriel à cd68@ligue-cancer.net

 

 
 

Alsace Hôtellerie-Restauration Logis s'agrandit

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 06:17:06

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Alsace hôtellerie-Restauration Logis s'agrandit
 

 
Karim Soleilhavoup était l'hôte de Stéphane Rousset et sa compagne Marie-Caroline Raeth, à l'hôtel-restaurant Beauséjour, à Colmar. Il y a rencontré des membres haut-rhinois de la chaîne.

Photo DNA/Laurent Habersetzer

Créée il y a tout juste 70 ans, Logis se targue d'être la première chaîne d'hôtellerie-restauration indépendante en Europe. « Logis, hors Ile-de-France, est le premier employeur en France (voir encadré ci-contre). Nous sommes un acteur majeur dans l'hôtellerie-restauration dans le pays et même en Europe », estime Karim Soleilhavoup, le directeur général.

En Alsace, les établissements font travailler environ 900 personnes et 115 apprentis. En Alsace, la part de marché de Logis se situe à 18,6 %, tous types d'hôtel confondus. Et à 12, 4 % pour ce qui est du nombre de chambres.

L'Alsace compte 108 hôtels-restaurants (57 dans le Bas-Rhin, 51 dans le Haut-Rhin). Leur chiffre d'affaires (CA) 2018 est en hausse de près de 24 %. « C'est la deuxième région qui pèse le plus en France après la Normandie. »
« Attirer davantage les millenials »

Pour le directeur général, 2018 a été une « très belle année ». Le CA de la centrale de réservation a connu une progression de 14 %. Amélioration également pour le programme de fidélité O'Logis en hausse de 4 %. À l'avenir, le directeur général ambitionne de développer le réseau en zone urbaine et de renforcer la plateforme de services à la carte.

L'an dernier, la chaîne a accueilli 141 nouveaux établissements dont deux en Alsace. « Il y a deux ans, nous avons mis en place 23 conseillers logis pour accompagner les hôtels indépendants dans leur développement. » On augmente un CA en optimisant, soit les coûts, soit la distribution. Pour lui, il est important, par exemple, d'indiquer le nombre de chambres vacantes longtemps à l'avance. Le réseau mise sur le local. C'est pour cette raison, que ses conseillers, qui, chacun, ont en charge 80 à 100 hôtels, habitent en région.

Karim Soleilhavoup s'en prend aux centrales de réservation sur internet, « qui prennent 15 % de commission. Souvent, les propriétaires n'ont pas conscience qu'en faisant cela, leur hôtel perd énormément de sa valeur au moment de sa vente ».

Les adhérents bénéficient aussi de la centrale d'achats de l'organisme. « Un hôtelier hors chaîne Logis paie ses achats 30 % plus cher. »

Le leader met volontiers en avant l'image d'hôtellerie de charme. « Pour entrer chez nous, il faut être propriétaire exploitant. Il doit s'engager à privilégier la qualité et à faire en sorte que son établissement soit toujours au goût du jour. En 2018, sur 90 000 avis certifiés, la moyenne des notes données par les clients s'élevait à 8,6 sur 10. »

Les meublés de tourisme ne sont-ils pas une concurrence redoutable ? Karim Soleilhavoup ne mâche pas ses mots. « C'est une forme de concurrence déloyale. Nous, aux Logis, avons un esprit d'accueil et de service que vous ne trouverez pas dans les gîtes. » Des meublés, qui, de surcroît, ne sont pas soumis à la même réglementation. Les hôtels disposent d'une centrale incendie et, à partir de 2020, devront s'équiper en défibrillateurs. « À nous d'essayer de les contrer. Le processus de réservation est simplifié pour les meublés. Il faut mettre en place le même genre de choses chez nous. Nous sommes aussi en train de d'essayer d'attirer davantage les millenials. »
Michelle FREUDENREICH

 

 
 

M2A La politique des déchets dans l'agglomération : Trier plus et mieux

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 06:01:43

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La politique des déchets dans l'agglomération
M2A La politique des déchets dans l'agglomération : Trier plus et mieux
Le Sivom de Mulhouse et M2A ont présenté leur politique Déchets 2030 autour de quatre objectifs. Le principal sera d'améliorer la qualité du tri dans les bacs jaunes. Il y a du boulot !

 
Fabian Jordan, président de M2A, Lara Million, vice-présidente de M2A en charge de la propreté et des déchets, et Jean Rottner, président du Sivom (de gauche à droite) présentent le plan Déchets 2030 et la future campagne pour améliorer le tri dans les bacs jaunes.
« On n'est pas bon ! » Quand on connaît l'optimisme souvent communicatif de Lara Million, adjointe M2A chargée de la propreté et la collecte, on se dit que la situation ne doit pas être mirobolante. L'élue s'explique : « Il y a deux ans, les erreurs de tri nous coûtaient 500 000 EUR. Aujourd'hui on est à 700 000 EUR. » Gloups, l'addition salée est celle des objets mal triés, mis dans un bac jaune, qui ne doivent pas s'y trouver, et qui une fois arrivés dans un centre de tri ou une déchetterie, repartent à l'usine d'incinération pour être brûlés.

« Le jaune, c'est les emballages », ajoute Jean Rottner, le président du Sivom (Syndicat intercommunal à vocation multiple), en dévoilant les affiches d'une future campagne d'information. « En matière de communication, on n'a rien fait depuis 10 ans. Forcément, ça se ressent, » prolonge Lara Million qui annonce un programme copieux jusqu'en 2030. Forum annuel des acteurs de la politique déchets avec conférence d'experts, réunions publiques, de sensibilisations et d'échanges (lire ci-contre), créations d'outils pour les bons gestes du tri (autocollants, magnets...) animations ludiques, sensibilisation du jeune public en milieu scolaire et périscolaire, visites pédagogiques des équipements du Sivom et mobilisation accrue des services civiques. Bref, le Sivom et M2A sortent l'artillerie lourde, au moment où les 285 000 habitants du Sivom sont tous dotés d'un bac brun (pour le jaune, sept communes de la bande rhénane sont encore exclues du dispositif).

Comment expliquer ce problème de tri non-satisfaisant dans les bacs jaunes et la facture qui s'alourdit ? Forcément par la multiplication des bacs jaunes : plus on trie, plus on a de chance de faire des erreurs. La densité de la population urbaine est aussi une explication, avec un tri sélectif forcément plus compliqué à contrôler dans les bacs collectifs. Parfois aussi, un trop grand zèle au moment du tri engendre des erreurs. Les objets plastiques, hors emballage, par exemple, ne doivent pas être mis dans le bac jaune.

En revanche, Fabian Jordan, président de M2A, Jean Rottner et Lara Million ont rappelé que passer à la collecte dite « pesée embarquée » n'est pas à l'ordre du jour.

« On a vu les problèmes que ça peut poser, avec les décharges sauvages par exemple, souligne Jean Rottner. On ne va pas se lancer là-dedans. » Jusqu'en 2030 il faudra donc « mieux trier dans le jaune », pour ne pas mettre les comptes du Sivom... dans le rouge. La gestion des ordures ménagères coûte chaque année plus de 41 millions d'euros et mieux trier son bac jaune est aussi un moyen de ne pas voir la taxe d'enlèvement des ordures ménagères s'envoler. CQFD.
Textes : Laurent GENTILHOMME PLUS WEB Voir notre vidéo sur la distribution de poules en 2019 sur le site www.dna.fr 40 kilos

En 2018, chaque foyer du Sivom trie en moyenne 30 kilos de verre par an mais l'objectif est d'arriver, en 2030, à 40 kilos de verre par an. Comme il ne faut mettre ni verre cassé ni verre de vaisselle mais seulement des bouteilles vides (ils contiennent du plomb), il conviendra de ne pas trop réduire sa consommation en liquides...

PLUS WEB Voir notre vidéo sur la distribution de poules en 2019 sur le site www.dna.fr

 
 

 

Mulhouse Jeunes Deux instances pour s'exprimer et s'impliquer

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 06:22:47

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Mulhouse Jeunes Deux instances pour s'exprimer et s'impliquer
 

 
Les membres du conseil des ados et du conseil des jeunes de Mulhouse, dont le mandat vient d'être renouvelé, entourent la maire de Mulhouse Michèle Lutz et l'adjoint à la jeunesse Ayoub Bila.  Photos L'Alsace/C.L.
Avec le conseil des jeunes instauré en 2003 (46 conseillers âgés de 14 à 20 ans, 31 filles et 15 garçons dont 4 collégiens, 36 lycéens et 4 post-bac) et le conseil des ados créé dix ans plus tard (54 conseillers, 33 filles et 21 garçons âgés de 11 à 14 ans), la Ville de Mulhouse s'est inscrite dans la démarche du « parcours citoyen », l'une des onze mesures annoncées par le ministère de l'Éducation nationale après les attentats du 7 janvier 2015 pour une plus grande mobilisation de l'école autour des valeurs de la République.
Solidarité, responsabilité, concertation

S'investir au CDA ou au CDJ, c'est faire l'apprentissage de la citoyenneté, se familiariser avec les institutions, connaître sa ville, se faire porte-parole, échanger avec ses semblables comme avec les adultes élus et les représentants des services de la collectivité. Solidarité, responsabilité, concertation sont les piliers de ces instances. Et bien sûr, l'action qui en est le fruit.

Les jeunes en ont présenté quelques-unes lors du renouvellement des deux instances officialisé récemment au centre sportif en présence de Michèle Lutz, maire de Mulhouse.

Les membres du CDA se réunissent chaque semaine en commissions thématiques (communication, solidarité, loisirs, etc.). Dans ce cadre, ils ont réalisé une vidéo sur les actes d'incivilités observés dans le tram qui est diffusée dans les salles de cinéma (durant les bandes annonces) et dans les établissements scolaires. Elle servira également de support aux actions de prévention menées par Soléa dans les écoles.
Mémoire, aménagement du territoire, échanges

Les conseillers ados ont travaillé avec l'association le Souvenir français pour s'inscrire dans le Kilomètre mémoire, un temps fort célébrant les 100 ans de la fin de la Première Guerre mondiale, notamment en créant une pièce intitulée Les femmes pendant la Grande Guerre qui a été jouée deux fois au théâtre de la Sinne, à Mulhouse. Aux côtés des jeunes, deux personnes âgées de la Maison du temps libre à Mulhouse se sont portées volontaires pour interpréter le rôle des aïeules.

Le CDJ a présenté son action de solidarité à Saint-Martin, aux Antilles, pour venir en aide aux sinistrés de l'ouragan Irma en septembre 2017. Les conseillers jeunes se sont mobilisés également pour l'aménagement du territoire, via le projet Mulhouse Diagonale, en s'attachant à faire voter leurs projets au budget participatif.

Enfin, la commission citoyenneté a développé les échanges internationaux qu'elle conduit avec El Kroub, en Algérie, et Kassel, en Allemagne, deux villes avec lesquelles Mulhouse est jumelée, avant de parler de Viens je t'emmène, une action qui vise à lutter contre l'isolement des aînés.

Les deux instances poursuivront ces projets et se concerteront pour définir d'autres actions à mener durant le mandat 2019/2020.
Catherine LUDWIG

 

 
 

Mulhouse Projet Cycla-men :des riverains en colère

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 06:20:47

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Mulhouse Projet Cycla-men :des riverains en colère
 

 
Les riverains ont déployé une banderole mercredi sur la clôture séparant les maisons de l'enceinte de l'entreprise. Photo DNA/G.G.
« Non aux pollutions. Riverains en colère. » L'annonce de l'installation de l'entreprise Cycla-men dans la friche industrielle Interglas/Fibertechs de Malmerspach ne fait pas que des heureux.

Une vingtaine d'habitants des rues des Vosges, des Prés et des Collines se sont regroupés en un collectif informel depuis l'annonce de la nouvelle le 22 janvier par la municipalité. Ils déplorent d'avoir été mis devant le fait accompli et s'inquiètent de nuisances sonores ainsi que d'une possible pollution.
La pollution inquiète

Saisis du dossier, les associations Thur écologie & transports (TET) et Alsace nature avaient relayé la semaine passée les inquiétudes des riverains. Depuis, la résistance s'organise.

Mercredi, une quinzaine d'entre eux a déployé une banderole hostile à la venue de l'entreprise. « Nous ne sommes pas contre l'implantation d'activités, souligne Franck Torri, l'un des membres du collectif, domicilié rue des Vosges, à vingt mètres de l'enceinte Interglas. Mais il faut savoir que l'activité de Cycla-men se déroulera juste derrière la clôture de séparation. Les deux sheds [voir la photo] vont être rasés et laisser place à un passage pour les camions, affirme-t-il. Le déchargement des mâchefers se fera à cet endroit. Cela générera du bruit. Nous sommes aussi inquiets quant à la nature des cendres d'épuration recyclées. Elles contiennent des métaux lourds. Il y aura de la poussière, un risque de pollution. »

Mécontent, le collectif d'habitants l'est aussi en ce qui concerne la méthode employée par la collectivité : « On a été mis devant le fait accompli. On ne nous a pas demandé notre avis. On se sent floués, trompés. » Une opinion que partage Caroline, riveraine de la rue de la Colline, fraichement installée au village. « Nous sommes arrivés à Malmerspach au printemps. Nous sommes venus ici pour la verdure, le calme. J'avais demandé à la mairie ce qu'il adviendrait de l'usine. La personne m'avait répondu qu'il y avait juste un projet de musée de l'automobile. On tombe de haut. Pour nous, la tranquillité a été un élément déterminant de notre choix. On ne vient pas s'installer à Malmerspach pour avoir des nuisances. »
Courrier aux maires

Le collectif a envoyé cette semaine un courrier à tous les maires de la vallée pour les informer de la situation. « Ce type d'activités n'est pas envisageable à vingt mètres des maisons », estime Franck Torri.

La mobilisation fera-t-elle changer d'avis la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin, propriétaire du Parc de Malmerspach, qui s'était réjouie de la venue prochaine de Cycla-men (L'Alsace du 1er et du 2 mars) ? C'est en tout cas clairement ce que souhaite le collectif qui a créé une page Facebook : desriverainsdemalmerspachencolère
Grégoire GAUCHET PLUS WEB Une vidéo de cette action sur le site www.lalsace.fr

 

 
 

Malmerspach Projet d'implantation de Cycla-men sur la friche Interglas : Riverains en colère

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 06:04:55

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Malmerspach Projet d'implantation de Cycla-men sur la friche Interglas
Malmerspach Projet d'implantation de Cycla-men sur la friche Interglas : Riverains en colère
Des riverains du site industriel où l'entreprise de recyclage de métaux non ferreux Cycla-men souhaite s'installer sont en colère. Ils déplorent avoir été mis devant le fait accompli et s'inquiètent de nuisances sonores et d'une possible pollution.

 
Les riverains ont déployé une banderole mercredi sur la clôture séparant les maisons de l'enceinte de l'entreprise.
« Non aux pollutions. Riverains en colère ». L'annonce de l'installation de l'entreprise Cycla-men dans la friche industrielle Interglas/Fibertechs ne fait pas que des heureux. Une vingtaine d'habitants des rues des Vosges, des Prés et des Collines se sont regroupés en un collectif informel depuis l'annonce de la nouvelle le 22 janvier par la municipalité.
« On ne vient pas s'installerà Malmerspachpour avoir des nuisances »

Saisis du dossier, les associations Thur Écologie & Transports et Alsace Nature avaient relayé la semaine passée les inquiétudes des riverains. Depuis, la résistance s'organise. Mercredi, une quinzaine d'entre eux a déployé une banderole hostile à la venue de l'entreprise. « Nous ne sommes pas contre l'implantation d'activités », souligne Franck Torri, l'un des membres du collectif, domicilié rue des Vosges à vingt mètres de l'enceinte Interglas. « Mais il faut savoir que l'activité de Cycla-men se déroulera juste derrière la clôture de séparation. Les deux sheds (voir la photo) vont être rasés et laisser place à un passage pour les camions », affirme-t-il. « Le déchargement des mâchefers se fera à cet endroit. Cela générera du bruit. Nous sommes aussi inquiets quant à la nature des cendres d'épuration recyclées. Elles contiennent des métaux lourds. Il y aura de la poussière, un risque de pollution. »

Mécontent, le collectif d'habitants l'est aussi en ce qui concerne la méthode employée par la collectivité : « On a été mis devant le fait accompli. On ne nous a pas demandé notre avis. On se sent floués, trompés. »

Une opinion que partage Caroline, riveraine de la rue de la Colline, franchement installée au village. « Nous sommes arrivés à Malmerspach au printemps. Nous sommes venus ici pour la verdure, le calme. J'avais demandé à la mairie ce qu'il adviendrait de l'usine. La personne m'avait répondu qu'il y avait juste un projet de musée de l'automobile. On tombe de haut. Pour nous, la tranquillité a été un élément déterminant de notre choix. On ne vient pas s'installer à Malmerspach pour avoir des nuisances. »
Un courrierà tous les mairesde la vallée

Le collectif a envoyé cette semaine un courrier à tous les maires de la vallée pour les informer de la situation. « Ce type d'activités n'est pas envisageable à vingt mètres des maisons », estime Franck Torri.

La mobilisation fera-t-elle changer d'avis la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin, propriétaire du Parc de Malmerspach, qui s'était réjouie de la venue prochaine de Cycla-men (DNA du 28 février) sur cette partie de la zone dévolue à l'industrie ? C'est en tout cas clairement ce que souhaite le collectif qui a créé une page Facebook : desriverainsdemalmerspachencolère
G. GAUCHET Voir aussi notre vidéo sur dna.fr

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Santé Hôpital d'Altkirch : Le service des urgences en débat chez les professionnels de la santé

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 05:59:06

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Santé Hôpital d'Altkirch
Santé Hôpital d'Altkirch : Le service des urgences en débat chez les professionnels de la santé
À une large majorité, la coordination des médecins généralistes et des infirmiers(e) s libéraux du Sundgau a voté pour le maintien des urgences de l'hôpital d'Altkirch Quatre médecins se sont positionnés pour un centre de soins non programmés.

 
L'annonce de la restructuration de l'offre de soins de la maternité et des urgences de l'hôpital d'Altkirch avait provoqué une levée de boucliers dans le Sundgau. Au final, les agréments des hôpitaux de Thann et Altkirch ont été prolongés « au moins » jusqu'à la fin de l'année.

La mobilisation des médecins généralistes et des Infirmier(e) s libéraux du Sundgau contre la fermeture du service des urgences d'Altkirch ne faiblit pas. La coordination, menée par le Dr Pierre Heitz, a adressé un courrier aux médecins de la CME (commission médicale d'établissement) du GHRMSA (Groupement hospitalier régional Mulhouse Sud Alsace). Un courrier qui aborde exclusivement la question de la fermeture du service des urgences.
Plus d'une centaine de réponses

A la demande de certains professionnels de la santé, la question suivante a été posée aux 48 médecins généralistes et aux 62 infirmiers(e) s libéraux du Sundgau travaillant dans le périmètre du Centre hospitalier d'Altkirch : « Adhérez-vous à la position de la coordination MG - IDE pour le maintien des urgences en raison des conséquences, en amont et en aval, d'une fermeture du service des urgences du centre hospitalier d'Altkirch ? ».

À cette question, 40 médecins généralistes et 53 infirmiers(e) s, signataires du courrier, demandent le maintien du service des urgences d'Altkirch. Quatre médecins généralistes se prononcent pour le remplacement du service des urgences par un centre de soins non programmés, c'est-à-dire un service ouvert uniquement de jour.

Le courrier rappelle les conséquences d'une fermeture des urgences d'Altkirch sur la prise en charge médicale de la population du Sundgau et l'avenir de la médecine générale dans le Sundgau ; les conséquences sur l'hôpital et sur les urgences du Centre hospitalier de Mulhouse. Les signataires disent être, depuis la manifestation à Altkirch le 26 janvier [...], en attente d'être invités aux concertations annoncées par l'ARS. « L'absence de concertation avec les acteurs de soins primaires est manifeste », déplore Pierre Heitz. « L'intégration du Centre Hospitalier d'Altkirch au GHR pourrait être considérée comme un atout, pour la population et pour le GHRMSA. L'offre de soins de l'hôpital d'Altkirch s'est améliorée, avec les propositions de consultations spécialisées, avec les propositions de chirurgie ambulatoire, avec ce grand service de gériatrie. Supprimer les urgences d'Altkirch au lieu de les intégrer à la restructuration de la prise en charge des urgences de toute la région Sud Alsace, ne pas soutenir les services d'hospitalisation en poursuivant les fermetures de lits, serait lourd de conséquences. Lorsque nous parlons de désastre sanitaire pour tout un bassin de vie, nous ne sommes pas dans un effet de style, mais dans une réalité à venir ».
LB

 

 
 

 

Résidence Bartholdi Grand débat national : Les seniors s'impliquent aussi

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 05:50:55

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Résidence Bartholdi Grand débat national
Résidence Bartholdi Grand débat national : Les seniors s'impliquent aussi
Les résidents de Bartholdi, rejoints par ceux de l'Ange, tenaient à participer au grand débat national, ce lundi 4 mars. Motivés et très au fait de l'actualité, ils ont formulé des propositions sur chacun des quatre thèmes proposés.

 
Certaines questions ont entraîné de vifs échanges avec les résidents, très au fait de l'actualité.
Ce débat était organisé en l'absence de tout élu pour laisser libre cours aux opinions. Daniel Rebert, l'un des responsables d'Apalib', s'est contenté de lire la dizaine de questions afférant aux quatre grands thèmes.

Rapidement, les participants ont déploré que certaines questions soient « fermées », ne laissant le choix de répondre que par « Oui » ou « Non ». Exaspérée par ce manque d'ouverture, une personne a quitté les lieux : « Cela m'agace. Ce n'est pas un débat. »

Pour lancer la réflexion, les propos d'Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, ont été repris. Ils évoquent un nombre croissant de personnes âgées et le financement de leur hébergement dans des structures spécialisées ainsi que les difficultés à recruter du personnel d'aide à la personne. Puis a été abordé plus spécifiquement le premier thème.
Démocratie et citoyenneté

Le choix de la proportionnelle, quelle que soit l'élection, s'impose afin d'avoir une diversification des opinions exprimées, pouvait-on entendre.

Se prononçant contre la réduction des parlementaires, craignant notamment un éloignement des élus - « s'agit-il réellement de la raison des trop grandes dépenses publiques ? » - et tout en se disant favorables au vote obligatoire, les participants souhaitent également la prise en compte du vote blanc.

En revanche, s'ils sont favorables à des référendums au niveau national, ils ne le souhaitent pas au niveau régional. De manière générale, ils désirent associer les citoyens aux grandes décisions, telle l'amélioration de la laïcité.

S'agissant de cet autre thème, on retrouve ici des préoccupations déjà entendues au niveau national. L'échelon préféré est la commune, avec la crainte de l'éloignement des services lors de regroupements. Sont déplorés le trop grand nombre d'échelons administratifs, les doublons entre Région et Département, notamment en matière de tourisme. L'occasion pour les seniors d'évoquer une difficulté rencontrée au quotidien, celle de la dématérialisation des démarches administratives. La présence d'un agent polyvalent, contact unique qui effectuerait les démarches, est souhaitée.
Ne pas augmenter les impôts grâce à la réductiondes dépenses

Pour la question des dépenses publiques, sont demandés en vrac la réduction du train de vie de l'Élysée avec « moins de dépenses somptuaires pour Madame Macron » et moins de voyages officiels, la réduction des salaires des hauts fonctionnaires et des avantages accordés aux anciens élus et le non-cumul des rémunérations. Au niveau de l'Alsace, éviter le « gaspillage routier », tel le GCO. À Colmar, moins d'éclairage au centre-ville et à Noël...

Un point passionnant avec, en conclusion, le souhait de ne pas augmenter les impôts grâce à la réduction des dépenses.

Unanimement, l'idée d'impôts spécifiques, tel celui de la transition écologique, est rejetée : « Il faut bien réfléchir avant d'instaurer des primes. » Le bon sens des anciens, de ceux qui ont connu des conflits et des restrictions, devrait servir de modèle pour éviter les gaspillages d'énergie et de ressources. La multiplication des bons gestes individuels en favorisant les déplacements pédestres, à vélo ou en covoiturage et la taxation des produits importés devraient permettre la transition écologique.

Les résultats de ce débat ont été déposés à la préfecture en ce début de semaine, accompagnés d'un courrier signé par les participants.

Heureux d'y avoir contribué, les résidents ont émis le souhait de se retrouver mensuellement pour débattre d'autres thèmes.
Jean-Louis LICHTENAUER

 

 
 

 

Guebwiller Dominicains de Haute-Alsace : Quand Elly devient Sergina

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 06:12:22

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Guebwiller Dominicains de Haute-Alsace
Guebwiller Dominicains de Haute-Alsace : Quand Elly devient Sergina
Elly Clarke, alias Sergina, se produira aux Dominicains de Haute Alsace ce vendredi 8 mars. Cette drag-queen britannique partagera son univers à l'occasion d'un cocktail performance.

 
La drag-queen Sergina sera entourée de deux « handsome boys » lors de son cocktail performance ce soir.
Avec la venue de l'artiste alternative Sergina, les Dominicains de Haute Alsace jouent la carte de l'excentricité en cette Journée internationale des droits des femmes.

Cette artiste britannique, qui a vécu durant plusieurs années à Berlin, est aujourd'hui de retour sur sa terre natale et se produira pour la première fois en France ce soir. « J'avais démarché les Dominicains il y a deux ans pour venir en résidence », souligne Elly Clarke. « À l'époque, nous n'avions pas pu l'accueillir », regrette Philippe Dolfus, le directeur de l'établissement culturel qui, piqué de curiosité, s'était tout de même rendu à Berlin pour assister à l'une de ses performances.
« Tout le monde peut être Sergina »

Le personnage de Sergina a été créé de toutes pièces par l'artiste Elly Clarke. « Il y a quelques années, à Berlin, je faisais partie d'un groupe composé de six femmes qui travaillait autour de l'univers punk, avec des textes traitant des technologies modernes. J'y tenais le rôle de la drag-queen Sergina, un personnage que j'ai décidé de faire continuer à vivre », souligne l'artiste qui affirme que tout le monde peut être Sergina. Cette féministe engagée, contrairement à son personnage, s'insurge contre l'appropriation des hommes du corps des femmes dans le monde des drag-queens. « Je trouve ça un peu misogyne », précise-t-elle. Et d'ajouter : « Quand je me produis dans des clubs gays, tout le monde pense que, sous le costume de Sergina, se cache un homme », souligne cette doctorante qui travaille sur le rapport au corps.

Ce soir, aux Dominicains de Haute Alsace, Sergina sera accompagnée de deux « handsome boys » (beaux garçons), comme Madonna a également pu le faire sur scène.
Selfies avec le public

Lors de ce cocktail performance, l'artiste britannique proposera des mix de diverses chansons qu'elle a collectées sur les réseaux sociaux et autres plateformes de musique, dans le monde entier, de l'Inde jusqu'à l'Afrique.

Des effets visuels, projetés sur écran, illustreront les textes de ses titres, majoritairement tournés vers les nouvelles technologies. Sergina prévoit également de déambuler entre les tables des spectateurs et de faire des selfies avec le public qui sera au rendez-vous.

En cette Journée internationale des droits des femmes, Elly Clarke revendique son militantisme féministe. Un combat que son personnage Sergina ne partage pas. Entre l'artiste et son personnage, Elly Clarke affirme faire clairement la différence, même si elle s'amuse parfois à utiliser son personnage pour faire passer certains messages...
Audrey NOWAZYK Sergina, cocktail performance, vendredi 8 mars, à 19 h, aux Dominicains de Haute Alsace à Guebwiller. Entrée libre, sur réservation au ?03 89 62 21 82.

Sergina, cocktail performance, vendredi 8 mars, à 19 h, aux Dominicains de Haute Alsace à Guebwiller. Entrée libre, sur réservation au ?03 89 62 21 82.

 
 

 

Guebwiller Orientation : Faire de sa passion son métier

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 05:52:28

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Guebwiller Orientation
Guebwiller Orientation : Faire de sa passion son métier
La capitale du Florival accueillera, ce samedi 9 mars, un salon de l'avenir. Son but : éviter le décrochage scolaire en démontrant qu'il est possible d'allier passion et métier.

 
Parmi les métiers de l'avenir présentés lors du salon guebwillerois, la robotique.
La première édition du salon de l'avenir, organisée par un groupe d'étudiants en master management de projets au Serfa de Mulhouse, se veut tournée vers le futur. « Certains des métiers des enfants d'aujourd'hui n'existent pas encore. Ce sera à eux de les inventer », souligne Fabienne Kauffmann, l'une des organisatrices, qui travaille sur ce projet avec trois comparses : Cédric Nativo, Jean-Marie Deslande et Mathieu Roeckel.

Et d'ajouter : « le développement cognitif des enfants d'aujourd'hui est différent de ceux d'il y a plusieurs années. Ils ont des capacités de réflexion que nous n'avions pas et dont les entreprises de demain auront besoin. » C'est l'une des raisons pour lesquelles les métiers du graphisme, de la robotique ou encore de l'informatique seront placés sous les projecteurs lors de ce salon.
« Le développement cognitif des enfants d'aujourd'hui est différent de ceux d'il y a plusieurs années.

Le projet de départ de ce groupe d'étudiants était de proposer un événement autour du décrochage scolaire. C'est pourquoi ce salon est tout particulièrement pensé pour les collégiens de 4e et 3e. Pour rendre la thématique de l'orientation plus attractive, le salon de l'avenir se veut ludique. « Des ateliers et des démonstrations seront proposés, explique Fabienne Kauffmann. Une fabrication de carnets sera présentée par une graphiste, des robots déambuleront dans les allées, l'école de gaming de Mulhouse présentera l'un ou l'autre jeu... »

Parmi les exposants, on trouvera des professionnels, comme l'entreprise Thurmelec de Bollwiller, des écoles, comme le collège Lazare-de-Schwendi d'Ingersheim qui propose une option robotique, mais aussi des associations, dont une spécialisée dans le domaine de l'informatique. Une trentaine de stands seront ainsi présents lors de cette première manifestation.

Des conférences seront également au programme. « Pour désacraliser la 2nde générale, l'une d'entre elle sera consacrée à l'alternance », précise Fabienne Kauffmann.

Pour organiser ce salon, le groupe d'étudiants s'est appuyé sur les compétences du CIO (Centre d'information et d'orientation) de Thann-Guebwiller. « Nous ne sommes pas des professionnels de la formation. C'est pourquoi leur soutien a été nécessaire », précise Fabienne Kauffmann.
Renoueravec la formation

Ce salon de l'avenir devrait permettre à la capitale du Florival de renouer avec la formation, dont la dernière manifestation s'est tenue en 2015. « Nous espérons que cet événement permettra au public d'être éclairé, mais aussi de permettre une ouverture d'esprit, en expliquant qu'il n'existe pas qu'un seul chemin pour exercer le métier qui nous passionne », insiste Fabienne Kauffmann. Cette dernière prend ainsi en exemple un CAP mécanique qui, par des chemins moins directs, peut aussi mener aux métiers de la robotique.

Si la mayonnaise prend, le groupe d'étudiants, qui termine son master cette année, a l'intention de laisser le cahier des charges de la manifestation à l'un des chefs de l'établissement de Guebwiller afin qu'il puisse reconduire l'opération l'année prochaine.
Audrey NOWAZYK Salon de l'avenir, samedi 9 mars, de 9 h à 14 h, au centre sportif du Florival à Guebwiller.

Salon de l'avenir, samedi 9 mars, de 9 h à 14 h, au centre sportif du Florival à Guebwiller.

 
 

 

WALHEIM Les pesticides dans le collimateur : Les amis des « Coquelicots » se mobilisent

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 06:01:17

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WALHEIM Les pesticides dans le collimateur
WALHEIM Les pesticides dans le collimateur : Les amis des « Coquelicots » se mobilisent
Près d'une centaine de personnes se sont rassemblées vendredi à Walheim, à l'appel du mouvement « Nous voulons des coquelicots », qui réclame la fin des pesticides. La commune était partenaire de l'opération. Une première dans le Sundgau.

 
Rassemblement "Nous voulons des coquelicots", place de l'église à Walheim. Près de 100 personnes étaient présentes.
Beau succès du rassemblement lancé par le mouvement national et apolitique « Nous voulons des coquelicots », à Walheim vendredi dernier. Près d'une centaine de personnes se sont réunies place de l'Église, autour de l'équipe municipale qui organisait la manifestation. « Pour la première fois, une commune est partenaire, nous espérons que d'autres suivront ! », s'est réjoui Philippe Lacoumette, correspondant local d'Alsace Nature pour le secteur d'Illfurth et de M2A (Mulhouse Alsace Agglomération). « Ça fait longtemps qu'on sait que les pesticides sont un problème. On a atteint un seuil critique. Mais là, il est en train de se passer quelque chose, il y a une prise de conscience. »

En atteste la foule présente à Walheim, dont une dizaine de membres de l'association sportive Cawal'tag, qui ont pris le départ de leur course au côté des amis des coquelicots. Les conseillers ont brandi des banderoles et distribué 100 petits sachets de graines en invitant les participants à les faire fleurir dans des jardinières. Un arbre a été planté symboliquement.

La maire Chrysanthe Camilo, qui a banni les produits phytosanitaires depuis plus de dix ans dans sa commune, a remercié les personnes présentes et tenté de sensibiliser les agriculteurs à la démarche zéro pesticide. « Nous ne souhaitons pas les empêcher de travailler, mais nous demandons qu'il n'y ait plus de cultures intensives en milieu urbain et surtout entre les habitations. Les sorties d'exploitations ont été faites en ce sens il y a bien longtemps. »

L'édile a conclu son propos par ces mots : « Le respect de l'environnement est incontournable si nous voulons survivre. Il faut agir pour notre environnement avec méthode, détermination et persévérance dans le temps. » Prochain rassemblement des Coquelicots vendredi 5 avril. Reste à confirmer le ou les lieux de rendez-vous dans le Sundgau !
A.D.

 

 
 

 

carspach Grand débat national : Quel virage écologique ?

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 06:00:30

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carspach Grand débat national
carspach Grand débat national : Quel virage écologique ?
La troisième (et avant-dernière) réunion organisée par les communes d'Altkirch et Carspach dans le cadre du grand débat national a attiré une soixantaine de personnes mercredi, autour de la question de la transition écologique.

 
La méthode est désormais rodée : les participants ont d'abord planché par petits groupes avant de mettre en commun leurs idées, leurs constats ou propositions autour de l'écologie.
C'était l'Acte 3 du grand débat national ouvert le 6 mars à l'échelle locale par les municipalités d'Altkirch et Carspach : après la fiscalité et les dépenses publiques, puis l'organisation de l'État et des services publics, la réunion consacrée cette fois au thème de la transition écologique a attiré une bonne soixantaine de personnes, mercredi soir au cercle Saint-Georges de Carspach.

Face à l'animateur de la soirée, l'Altkirchois Dany Hach, une assemblée qui semblait s'être un peu rajeunie (et féminisée) par rapport aux précédents rendez-vous. La profession agricole avait également répondu présent, avec une dizaine d'exploitants du Sundgau, jeunes ou moins jeunes, venus prendre part aux échanges. Tout comme plusieurs gilets jaunes du rond-point de Carspach, déjà présents lors des deux dernières réunions.
« Les gens se sentent très concernés, il y a de la passion »

Alimentation et agriculture, déchets et consommation, énergie et transport, mondialisation et dérèglement climatique, etc. La soirée a permis de brasser un certain nombre de thématiques et de sujets touchant à la vie quotidienne des Sundgauviens. « Les gens se sentent très concernés, il y a de la passion », constate le maître de cérémonie Dany Hach. Troisième rendez-vous oblige, la méthode semble désormais rodée : après avoir été accueillis par les maires d'Altkirch et Carspach, Nicolas Jander et Rémi Spillmann, les participants étaient invités à plancher par petits groupes, en se basant (ou non) sur les questionnaires fournis par le gouvernement, avant une mise en commun des idées ou propositions et l'ouverture du débat à proprement parler.

o Au rayon alimentation, plusieurs intervenants ont évoqué la nécessaire adaptation de nos modes de consommation, de la lutte contre le gaspillage et le suremballage jusqu'au développement des filières courtes et de l'agriculture bio. « Il faut produire moins, mais mieux », estime un participant. Un constat clair : « Il n'y aura pas de transition agricole bio viable si elle n'est pas viable économiquement pour les producteurs ». « Vouloir une agriculture biologique payée au ras des pâquerettes, si ça ne nourrit pas celui qui produit, ça ne sert à rien », a insisté Sébastien Stoessel, éleveur à Feldbach, figure bien connue du secteur agricole sundgauvien. « On veut du bio, mais on veut du bio pas cher. C'est le consommateur qui a réellement le pouvoir dans son acte d'achat. » Et l'exploitant de fustiger au passage la récente loi Alimentation : « Je ne vois pas en quoi la hausse du Ricard ou du Nutella va faire en sorte que mon lait soit mieux payé ! ».

o La question des transports a aussi alimenté les discussions, certains reprenant l'idée de taxer les plus gros pollueurs, avions et bateaux, mais aussi de « revenir sur les accords commerciaux » en taxant davantage les marchandises venant « du bout du monde ». Autres propositions, plus locales cette fois : aménager davantage de liaisons cyclables entre les villages, favoriser le développement du train, les transports ruraux ou le covoiturage. « Il faut une vraie prise de conscience, chacun doit essayer de faire un effort. » Avec l'idée « qu'on incite chaque citoyen à faire son propre bilan carbone, pour que chacun soit face à ses responsabilités ».

o Les économies d'énergie, un autre sujet qui a inspiré les participants, certains déplorant par exemple la complexité des démarches administratives pour bénéficier d'aides à la rénovation énergétique. L'occasion pour le président du Pôle d'équilibre territorial et rural (PETR) du Pays du Sundgau, François Eichholtzer, de rappeler que des permanences sont organisées au niveau local avec Alter Alsace énergies, pour informer les particuliers sur les différents dispositifs d'aide.

D'une manière générale, plusieurs intervenants ont aussi plaidé mercredi pour « des décisions prises au plus près du terrain », plus de « fluidité » pour « donner aux collectivités les moyens d'avancer » vers une transition écologique digne de ce nom.

« Des décisions drastiques doivent être prises. L'écologie ne se fera pas sans la volonté des politiques », a lancé un représentant des « gilets jaunes » de Carspach, appelant à « une politique sans concession face aux intérêts financiers » et au « monde de la finance et du business sans scrupule ». Faire évoluer « la conscience collective » autour de l'urgence climatique, devenir tous « consom'acteurs » : c'est là l'un des premiers leviers à activer, selon plusieurs participants. « Consommateurs et usagers ne savent pas encore quelle est l'immensité de leur pouvoir », conclut une retraitée.
Vivian MILLET Prochain et dernier rendez-vous organisé dans le cadre du grand débat : mercredi 13 mars à la Halle-au-Blé d'Altkirch, autour de la démocratie et de la citoyenneté. Une première synthèse des trois premiers rendez-vous doit être réalisée d'ici là. Retrouvez la vidéo sur www.dna.fr

Prochain et dernier rendez-vous organisé dans le cadre du grand débat : mercredi 13 mars à la Halle-au-Blé d'Altkirch, autour de la démocratie et de la citoyenneté. Une première synthèse des trois premiers rendez-vous doit être réalisée d'ici là.

 
 

 

Bartenheim Multi-accueil : extension prévue au mois de mai

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 06:34:09

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Bartenheim Multi-accueil : extension prévue au mois de mai
 

 
Le multi-accueil Les Confettis de Bartenheim va gagner en espaces : début du chantier d'extension en mai.

Archives L'Alsace/Sébastien Spitaleri

Dans ses grandes lignes, le rapport du débat d'orientation budgétaire de la commune de Bartenheim, approuvé en séance de conseil municipal mardi, prévoit de finaliser les travaux d'aménagement de la rue de la Libération (investissement de 838 000 EUR). Un chantier programmé sur trois ans qui, cette année, concernera la refonte complète de la voirie de la RD 66 sur la partie agglomération de la rue de la Libération. Une piste cyclable sera réalisée.
Objectif : « Poursuivrela stabilité »

Un autre chantier d'envergure s'annonce dès le mois de mai avec le lancement des travaux d'extension du multi-accueil Les Confettis (553 000 EUR dont 521 000 EUR en report). Dans ce dossier, le maire Jacques Ginther a souligné le soutien de la Caisse d'allocations familiales (à hauteur de 80 %). L'édile a précisé que la commune présenterait rapidement, c'est-à-dire avant la fin du mois d'avril, un dossier de demande de subvention au conseil départemental du Haut-Rhin, dans le cadre d'un fonds d'attractivité des territoires dans le domaine de la petite enfance et de l'accueil périscolaire.

« Nous sommes les seuls sur le territoire de l'agglomération à réaliser une extension de notre structure d'accueil à la petite enfance », a argué le maire.

Mardi soir, l'adjointe déléguée aux finances Céline Christe-Soulage a présenté aux élus une section de fonctionnement orientée vers « la poursuite de la stabilité ».

Les charges de personnel représentent le poste le plus lourd pour la collectivité. En 2018, la commune y a consacré 35,35 % de ses dépenses. Le fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales pourrait augmenter de 11 % : il atteignait 113 052 EUR en 2018 pour une estimation, en 2019, de 125 514 EUR.

Les recettes de fonctionnement devraient diminuer sachant que les bases d'imposition et montant de dotations et compensation notifiées par l'État ne seront connues qu'au courant de ce mois. La commune a prévu cette année une dotation de l'État à hauteur de 152 854 EUR (pour 172 940 EUR en 2018).
Pas d'empruntau programme

Bonne nouvelle en revanche pour les administrés en termes de fiscalité locale : les taux des taxes n'ont pas évolué depuis 2014. En 2019, « elles devraient être maintenues », soit à 22,36 % pour la taxe d'habitation, à 15,45 % pour la taxe foncière sur le bâti et à 66,83 EUR pour le non bâti. Ce qui permet à la commune de provisionner un produit fiscal de 1 962 500 EUR. Sans transfert de compétences prévu entre Bartenheim et Saint-Louis agglomération, cette dernière versera des compensations stables d'un montant de 727 854 EUR.

La commune de Bartenheim ne devrait pas contracter de nouvel emprunt cette année. Seul un montant de 650 000 EUR sera débloqué des fonds d'emprunt 2018.

Malgré la baisse des dotations, les taux bas et fixes des emprunts contractés par la commune favorisent ses prévisions d'investissement.

Actuellement, s'appuyant sur son autofinancement dégagé en 2018, « la commune pourrait solder l'ensemble de ses emprunts en huit ans », comme indiqué mardi soir.
Ghislaine MOUGEL

 

 
 

Bartenheim Conseil municipal : L'extension du multi-accueil en mai

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 05:44:15

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Bartenheim Conseil municipal
Bartenheim Conseil municipal : L'extension du multi-accueil en mai
Les élus de Bartenheim ont approuvé (3 abstentions), mardi, le rapport d'orientation budgétaire 2019 qui ne prévoit pas de hausse des taux de la fiscalité locale. L'année sera marquée notamment par le lancement de l'extension du multi-accueil

 
Le multi-accueil « Les confettis » de Bartenheim va gagner en espaces : début du chantier d'extension en mai.
Dans ses grandes lignes, le rapport du débat d'orientation budgétaire, approuvé en séance de conseil mardi, prévoit de finaliser les travaux d'aménagement de la rue de la Libération (investissement de 838 000 EUR). Un chantier programmé sur trois ans qui, cette année, concernera la refonte complète de la voirie de la RD 66 sur la partie agglomération de la rue de la Libération. Une piste cyclable sera réalisée.
Objectif : « Poursuivre la stabilité »

Un autre chantier d'envergure s'annonce dès le mois de mai avec le lancement des travaux d'extension du multi-accueil « Les Confettis » (553 000 EUR dont 521 000 en report). Dans ce dossier, le maire, Jacques Ginther, a souligné le soutien de la caisse d'allocations familiales (à hauteur de 80 %). L'édile a précisé que la commune présenterait rapidement, soit avant la fin du mois d'avril, un dossier au conseil départemental du Haut-Rhin, dans le cadre d'un fonds d'attractivité des territoires dans le domaine de la petite enfance et de l'accueil périscolaire. « Nous sommes les seuls sur le territoire de l'agglomération à réaliser une extension de notre structure d'accueil à la petite enfance », a argué le maire.

Mardi soir, l'adjointe déléguée aux finances, Céline Christe-Soulage, a présenté aux élus une section de fonctionnement orientée vers « la poursuite de la stabilité ». Les charges de personnel représentent le poste le plus lourd pour la collectivité. En 2018, la commune y a consacré 35,35 % de ses dépenses. Le fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales pourrait augmenter de 11 % : il atteignait 113 052 EUR en 2018 pour une estimation, en 2019, de 125 514 EUR.
Pas d'empruntau programme

Les recettes de fonctionnement devraient diminuer sachant que les bases d'imposition et montant de dotations et compensation notifiées par l'État ne seront connues qu'au courant de ce mois. La commune a prévu cette année une dotation de l'État à hauteur de 152 854 EUR (pour 172 940 EUR en 2018).

Bonne nouvelle en revanche pour les administrés en termes de fiscalité locale : les taux des taxes n'avaient pas évolué depuis 2014. En 2019, « elles devraient être maintenues », soit à 22,36 % pour la taxe d'habitation, à 15,45 % pour la taxe foncière du bâti et à 66,83 EUR pour le non bâti. Ce qui permet à la commune de provisionner un produit fiscal de 1 962 500 EUR. Sans transfert de compétences prévu entre Bartenheim et Saint-Louis Agglomération, cette dernière versera des compensations stables d'un montant de 727 854 EUR.

La commune de Bartenheim ne devrait pas contracter de nouvel emprunt cette année. Seul un montant de 650 000 EUR sera débloqué des fonds d'emprunt 2018.

Malgré la baisse des dotations, les taux bas et fixes des emprunts contractés par la commune favorisent ses prévisions d'investissement. Actuellement, s'appuyant sur son autofinancement dégagé en 2018, « la commune pourrait solder l'ensemble de ses emprunts en huit ans », comme indiqué mardi soir.
Ghislaine MOUGEL

 

 
 

 

Thann Syndicat d'initiative du Pays de Thann : Marc Brenin distingué

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 05:43:49

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Thann Syndicat d'initiative du Pays de Thann
Thann Syndicat d'initiative du Pays de Thann : Marc Brenin distingué
La médaille de la vie associative du conseil départemental a été remise à Marc Brenin à l'occasion du conseil d'administration du syndicat d'initiative du Pays de Thann qui s'est tenu à la mairie.

 
Marc Brenin, récipiendaire de la médaille de la vie associative (deuxième à partir de la droite), entouré par le président Jean-Paul Dumel, la conseillère départementale Annick Lutenbacher et le maire Romain Luttringer.
Le président Jean-Paul Dumel a présenté des projets pour 2019 ; la rénovation du blason du premier duc de Mazarin, comte de Thann, époux d'Hortense de Mancini, nièce du cardinal Mazarin, situé sur un contrefort nord-est de la collégiale et/ou la participation aux frais de trois jeux d'orgue pour le grand orgue Rickenbach-Aubertin de la collégiale Saint-Thiébaut. Emmanuel Roy a engagé une réflexion sur les possibilités de « découvertes guidées » des trois tympans au-dessus du grand portail de cette dernière. Le maire de Thann, Romain Luttringer, a rappelé que la communauté de communes de Thann-Cernay qu'il préside va injecter 60 000 EUR en faveur du tourisme qui est un axe du développement de Thann et de sa vallée.
Montées au clocher

Marc Brenin, guide bénévole, a présenté le bilan de l'activité 2018 ; 80 personnes ont suivi 18 visites guidées programmées l'été passé ; neuf montées au clocher pour 66 personnes et neuf circuits dans la vieille ville pour quatorze personnes ; la canicule estivale n'a pas été propice aux déambulations dans le centre historique (cinq visites ont été annulées faute de participants). Marc Brenin a également assuré trois visites (hors programme) de la vieille ville pour trois groupes représentant 75 personnes.
Médaillede la vie associative

Pour son engagement bénévole exemplaire en qualité de guide touristique, Annick Lutenbacher lui a remis la médaille de la vie associative du conseil départemental. « Il s'agit d'une distinction honorifique créée le 2 décembre 1996 à l'initiative de Jean-Jacques Weber, alors président du conseil général du Haut-Rhin, pour marquer son attachement à la volonté, au dévouement et à l'investissement des bénévoles engagés dans les multiples associations du département », a précisé la conseillère départementale.
Passionné d'histoire

Marc Brenin est né le 26 décembre 1952 à Thann où il réside. Il oeuvre en tant que bénévole au sein de l'office de tourisme-syndicat d'initiative depuis 1982 ; secrétaire et membre du conseil d'administration, président de la commission des visites guidées et guide bénévole. À ce titre, il conduit des visites de l'intérieur de la collégiale, des montées au clocher, des visites de l'ancienne ville de Thann et des ruines de l'Engelbourg depuis plus de 35 ans ! Passionné par l'histoire, Marc Brenin a été membre actif de la société d'histoire Les amis de Thann (1988 à 2001) et occupé le poste de conservateur du musée (2001-2003). Il a également été conseiller municipal (1995-2001) et joueur au sein du Rugby club de Thann. Enfin, il est engagé au sein de l'association Les amis de l'Engelbourg dont il est membre fondateur.
Fabienne RAPP

 

 
 

 

Neuf-Brisach Non à la fermeture de la classe bilingue : Les parents se font entendre

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 05:45:46

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Neuf-Brisach Non à la fermeture de la classe bilingue
Neuf-Brisach Non à la fermeture de la classe bilingue : Les parents se font entendre
Les parents des élèves bilingues de Neuf-Brisach se mobilisent contre la fermeture annoncée de la classe bilingue de l'école élémentaire à la prochaine rentrée scolaire. Et ils le font savoir par des banderoles.

 
D'autres panneaux seront déployés aux endroits stratégiques de la ville.
Il est urgent de développer le bilinguisme pour l'avenir de nos enfants, petits-enfants, tout particulièrement en Alsace, région frontalière de l'Allemagne.

La volonté affichée du gouvernement est de développer le bilinguisme dans les régions frontalières et de maintenir les écoles ouvertes en milieu rural en partenariat avec la future Collectivité Européenne d'Alsace. Pourquoi alors fermer des classes bilingues qui existent, alors qu'un pôle d'excellence consacré au bilinguisme, atout fondamental pour l'emploi des jeunes Alsaciens, doit être créé ?

Les premiers élèves bilingues de Neuf-Brisach ont passé leur Abibac en juin dernier et, pour certains, ils sont rentrés dans des écoles où le bilinguisme leur a ouvert des portes.

A cela, l'Education nationale répond par la suppression de la classe bilingue de l'école élémentaire de Neuf-Brisach pour la prochaine rentrée !
Lourdes conséquences

Les conséquences seront lourdes pour les enfants puisqu'un déplacement vers des communes voisines les contraindra à une obligation d'inscription au périscolaire à midi et 16h, des journées en collectivité à rallonge, donc accumulation de fatigue.

La ruralité se voit une nouvelle fois contrainte d'imposer un rythme infernal aux enfants ! De nombreuses familles seront contraintes de retirer leurs enfants du cursus bilingue faute de pouvoir s'organiser différemment avec les mamies et nounous qui gardent les enfants ! Tout ça pour une histoire de chiffres en baisse pour la prochaine rentrée !

Cette politique appliquée sans réserve et à court terme est en totale contradiction surtout quand on sait qu'au vu des effectifs connus en maternelle, les élèves bilingues seront plus nombreux sur les trois années à venir !

 

 
 

 

Kaysersberg Vignoble Aménagement de la Weiss et réfection du pont du Geisbourg

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 06:30:04

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Kaysersberg Vignoble Aménagement de la Weiss et réfection du pont du Geisbourg
 

 
 
En prélude à l'assemblée, élus et techniciens du syndicat mixte Weiss aval s'étaient donné rendez-vous sur le pont du Geisbourg, à l'endroit où précisément les travaux d'aménagement de la Weiss sont les plus urgents pour l'année en cours. Car le nivellement du seuil du cours d'eau à cet endroit devra se faire de pair avec la refonte des piliers du pont en question. En effet actuellement, l'infrastructure de l'ouvrage est fragilisée et la circulation en est déjà réduite à une voie, l'autre étant potentiellement dangereuse pour des véhicules lourds, et elle est habituellement empruntée par des cars scolaires.

Pierre Bihl a présidé l'assemblée, suivie par les adjoints de Kaysersberg-Vignoble, notamment Robert Schelcher représentant le maire Pascal Lohr et Martine Schwartz, maire déléguée de Kientzheim. Pour le département on a relevé la présence pour la section Rivières de Haute Alsace de l'ingénieur Etienne Morel, de la directrice Olivia Ghazarian et de la chef de service Gwendoline Kervellec.
Un projet de prèsd'un million d'euros

Outre Marc Hoeltzel de l'agence Rhin-Meuse qui devra avaliser financièrement un projet qui devrait atteindre le million d'euros dans sa globalité, étaient attendus des membres consultatifs (Chambre d'agriculture, Alsace Nature, fédération de pêche et de protection du milieu...).

Pierre Bihl a détaillé le projet. De visu, si la dénivellation au niveau de la 415 est imperceptible, il est évident que la Weiss agrémente son cours de quelques cascades : l'inondation de 2018 a submergé le pont et envahi les berges. Les travaux vont donc consister en l'abaissement de 1 mètre en aval du pont, le nettoyage des berges en amont, et logiquement l'aménagement de la passe à poissons et la réfection des piles dudit pont.

Des travaux déjà réalisés en 2008 ont visé à améliorer le système de vannage à Kientzheim, la protection des crues concernant Kientzheim, Sigolsheim et Ammerschwihr, des coupes sélectives et enlèvement d'embâcles au niveau de lycée Seijo, et la mise à niveau de la passe à poisson à la hauteur du Camping de Kaysersberg en même temps que le renforcement du seuil de la rive.

C'est à cet endroit que le groupe s'est retrouvé, en bas du parcours de santé - qui est aussi un agréable sentier botanique - pour constater le nivellement de la passe à poissons, avant la réunion à la Communauté de communes de la Vallée de Kaysersberg... Martine Schwartz a expliqué de manière concise - et plaisante - la finalité de l'aménagement : « Même les poissons deviennent paresseux».

 

 
 

Geiswasser Vie paroissiale : Rencontre autour d'un repas de fête

Publié dans le panorama le Vendredi 08 mars 2019 à 05:45:04

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Geiswasser Vie paroissiale
Geiswasser Vie paroissiale : Rencontre autour d'un repas de fête
La fête paroissiale de Geiswasser s'est déroulée dimanche 3 mars.

 
Le président Hervé Brun (4e en partant de gauche à l'arrière plan), entouré de l'équipe de bénévoles du conseil de fabrique.
La messe a été célébrée par le père Didier Karon à l'église Saint-Fridolin, en présence d'une nombreuse assemblée. Hervé Brun, président du conseil de fabrique, a ensuite accueilli une centaine de paroissiens à la salle des fêtes pour le repas paroissial, parmi lesquels Betty Muller, maire de la commune et conseillère départementale.

Une dizaine de bénévoles ont préparé sur place l'excellent repas composé d'un potage, suivi de bouchées à la reine accompagnées de spaetzle. Le dessert (une délicieuse tarte frangipane poire chocolat) était également « fait maison ».

Les bénéfices de la journée sont destinés à l'église et notamment à d'éventuels travaux.