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Politique Collectivité européenne d'Alsace : Question de constitutionnalité ou question de « buzz » ?

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 05:34:50

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Politique Collectivité européenne d'Alsace
Politique Collectivité européenne d'Alsace : Question de constitutionnalité ou question de « buzz » ?
En attendant la question prioritaire de constitutionnalité (QPC), les socialistes du Département du Bas-Rhin vont demander l'avis au Conseil constitutionnel sur le projet de loi Alsace. Frédéric Bierry dénonce « un coup de com'» de son opposant.

 
Pressé de connaître la position du Conseil constitutionnel sur la création de la Collectivité européenne d'Alsace, Eric Elkouby avait annoncé vouloir déposer cette semaine une question prioritaire de constitutionnalité (QPC). Répondant à des conditions bien précises qui ne sont pas encore réunies, « cette QPC interviendra à partir du moment où la loi sera promulguée », prévient le conseiller départemental PS de Strasbourg qui n'entend pas lâcher le morceau face à cette « collectivité hybride ».
« Effet de manche »

En attendant, les six conseillers départementaux strasbourgeois ont cosigné une lettre qui doit être adressée aujourd'hui au président du Conseil constitutionnel pour lui demander « un contrôle de constitutionnalité du projet de loi Alsace au regard de l'avis du Conseil d'État ».

« Soit on nous renvoie une réponse détaillée, soit on nous demande d'attendre la loi, soit le Conseil constitutionnel nous dit qu'il n'a pas envie de nous répondre », anticipe Eric Elkouby.

Pour Frédéric Bierry, il s'agit d'« un coup de com'» de son opposition socialiste. « La déclaration d'Eric Elkouby n'est qu'un effet de manche supplémentaire destiné à créer le buzz », remarque le président du conseil départemental en jugeant « inadmissible d'utiliser, à des fins politiques personnelles, un projet qui engage l'avenir de l'Alsace ».
Déterminer ce qui paraît conforme à la Constitution ou non

« Le processus législatif en cours garantira l'absence juridique de tout risque d'inconstitutionnalité du texte, comme l'a d'ailleurs confirmé le gouvernement par la voix de Jacqueline Gourault en visite lundi en Alsace », poursuit Frédéric Bierry.

La QPC est une procédure de contrôle de constitutionnalité sur les lois déjà promulguées, c'est-à-dire a posteriori. Ensuite, une QPC ne peut être posée qu'au cours d'une instance devant une juridiction (administrative ou judiciaire) contre une disposition législative. Or ces deux conditions ne sont pas remplies dans le cas présent.

Un contrôle pourra être effectué par la saisine du Conseil constitutionnel après le vote de la loi et avant sa promulgation par 60 députés ou 60 sénateurs. À ce moment-là, le Conseil constitutionnel pourra déterminer ce qui lui paraît conforme à la Constitution ou non.
Franck BUCHY

 

 
 

 

Politique Élections européennes : L'Alsacienne Anne Sander, 8e sur la liste des Républicains

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 05:56:20

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Politique Élections européennes
Politique Élections européennes : L'Alsacienne Anne Sander, 8e sur la liste des Républicains

 
Anne Sander.
On en sait un peu plus sur la liste que Les Républicains présenteront aux élections européennes du 26 mai. L'Alsacienne Anne Sander figure à la 8e place, entre Geoffroy Didier (7e) et Frédéric Pechenard (9e). L'ensemble des parlementaires bas-rhinois et haut-rhinois, ainsi que les fédérations, s'étaient fortement mobilisés ces dernières semaines pour que l'eurodéputée sortante figure à une place éligible. La Meurthe-et-Mosellane Nadine Morano, tête de liste de la circonscription Est en 2014, est quant à elle 4e de la liste nationale, suivie de Brice Hortefeux, eurodéputé sortant lui aussi. Le président de la délégation LR au Parlement européen, le Nîmois Franck Proust, est 11e. La 6e place est réservée à une femme issue du mouvement Les Centristes d'Hervé Morin.

Une première liste de 26 noms a été validée ce mercredi 6 mars par la Commission nationale d'investiture du parti. Elle sera présentée au conseil national le 16 mars prochain.

Par ailleurs, deux élues LR, la Mosellane Marie-Jo Zimmermann et la maire de Morlaix Agnès Le Brun, ont annoncé hier soir qu'elles quittaient le parti, en raison d'un désaccord avec « les valeurs défendues et la constitution de la liste ».

 

 
 

 

Fessenheim et Stocamine :pour qui « la patate chaude » ?

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 06:55:29

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Fessenheim et Stocamine :pour qui « la patate chaude » ?
 

 
Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres, présidente de Génération Écologie et ancienne ministre de l'Écologie. Photo DNA/Franck Buchy
Vous avez visité le chantierdu grand contournement ouest deStrasbourg. Qu'avez-vous ressenti ?

Ce qui me choque, c'est à quel point l'État ne fait pas respecter l'ordre environnemental et s'assoit sur les avis des institutions chargées de faire respecter l'environnement, comme le Conseil national de protection de la nature ou l'Autorité environnementale. Il est rare, dans ce type de dossier, qu'il y ait une telle série d'avis négatifs et qu'on passe outre...
Ministre, vous n'avez cessé de dire que la centrale nucléaire de Fessenheim fermera au plus vite. Elle fonctionne toujours. Pourquoi ?

Je préparais le fait qu'elle ferme par la loi. Cette loi de programmation sur la transition énergétique qui se retrouvera dépourvue de moyens. Sur le nucléaire, elle se contentait de fixer des objectifs sans contraintes normatives. Puis il a eu ce lien juridique entre Flamanville et Fessenheim. Il est indispensable de disposer d'un dispositif d'État sérieux à destination des territoires concernés par les fermetures de centrales nucléaires ou de centrales à charbon. On ne peut pas répondre qu'avec une stratégie industrielle défensive. Il faut mettre en place une stratégie offensive de transition écologique et énergétique.
En décembre 2012, ArnaudMontebourg et vous-mêmeavez décidé le déstockage partiel des déchets mercurielset de confinement du reste des déchets sur le site de Stocamine,ce qui a été fait entre 2014 et 2017. Était-ce suffisant à vos yeux ?

À l'époque, j'avais hérité d'un dossier mis de côté pendant dix ans. J'avais débloqué 100 millions d'euros pour le retrait partiel et décidé de remettre tout à plat. Ce dossier est un concentré de ce qui ne va pas dans le fonctionnement de l'État. La réduction générale des politiques publiques a démantelé le ministère de l'Écologie qui a perdu le plus de budget, et donc ses capacités d'expertise autonome. Il y a aussi la difficulté, pour les services de l'État, de remettre en cause la décision d'une administration. Les gouvernements successifs se passent la patate chaude : ils gèrent les apparences mais ne règlent pas les problèmes de fond qui s'enlisent dans la technostructure.
Vous avez été démise de vosfonctions, Nicolas Hulot est partide lui-même. Est-ce à dire que l'écologie est incompatibleavec le pouvoir ?

C'est la question au centre de mon manifeste. Il faut changer d'échelle et d'approche. Si on considère que l'écologie est seulement un appoint, on se trompe et on se heurte à des lobbys puissants. Il faut que les enjeux écologiques soient présents dans les choix politiques, économiques et sociaux. C'est ce que j'appelle l'écologie intégrale. Le GCO reflète ce rapport de force qui doit ouvrir des perspectives nouvelles et faire de l'écologie une force principale. On entre dans une nouvelle phase de mobilisation de la société civile et de la jeunesse qui monte en puissance.
Est-ce une fatalité ?

Non. Le sursaut passe par la séparation de l'État et des opérateurs privés à travers ce que j'appelle l'éthique de l'État. L'État doit se concentrer sur les règles à faire respecter.
Propos recueillis par Franck BUCHY LIRE Écologie intégrale, le manifeste,par Delphine Bato, éd. du Rocher,120 pages, 10 EUR.

 

 
 

POlitique Delphine Batho, ex-ministre de l'Écologie : Fessenheim et Stocamine : le syndrome de la patate chaude

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 05:57:13

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POlitique Delphine Batho, ex-ministre de l'Écologie
POlitique Delphine Batho, ex-ministre de l'Écologie : Fessenheim et Stocamine : le syndrome de la patate chaude
La députée Delphine Batho, ancienne ministre de l'Écologie, était à Strasbourg pour présenter son dernier livre, Écologie intégrale, le manifeste (Éd. du Rocher), entre la visite du GCO et une rencontre avec le collectif Destocamine. L'occasion de revenir sur ces dossiers alsaciens, et sur celui de Fessenheim.

 
Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres, présidente de Génération écologie et ancienne ministre de l'Écologie.
? Vous avez visité le chantier du GCO. Qu'avez-vous ressenti ?

- Ce qui me choque c'est à quel point l'État ne fait pas respecter l'ordre environnemental et s'assoit sur les avis des institutions chargées de faire respecter l'environnement, comme le Conseil national de protection de la nature et l'Autorité environnementale. Il est rare, dans ce type de dossier, qu'il y ait une telle série d'avis négatifs et qu'on passe outre.

? Ministre, vous n'avez cessé de dire que la centrale nucléaire de Fessenheim fermera au plus vite. Elle fonctionne toujours. Pourquoi ?

- Je préparais le fait qu'elle ferme par la loi. Cette loi de programmation sur la transition énergétique qui se retrouvera dépourvue de moyens. Sur le nucléaire, elle se contentait de fixer des objectifs sans contraintes normatives. Puis il a eu ce lien juridique entre Flamanville et Fessenheim. Il est indispensable de disposer d'un dispositif d'État sérieux à destination des territoires concernés par les fermetures de centrales nucléaires ou de centrales à charbon. On ne peut pas répondre qu'avec une stratégie industrielle défensive. Il faut mettre en place une stratégie offensive de transition écologique et énergétique.

? En décembre 2012, Arnaud Montebourg et vous-même avez décidé le déstockage partiel des déchets mercuriels et de confinement du reste des déchets sur le site de Stocamine, ce qui a été fait entre 2014 et 2017. Était-ce suffisant à vos yeux ?

- À l'époque, j'avais hérité d'un dossier mis de côté pendant 10 ans. J'avais débloqué 100 millions d'euros pour le retrait partiel et décidé de remettre tout à plat. Ce dossier est un concentré de ce qui ne va pas dans le fonctionnement de l'État. La réduction générale des politiques publiques a démantelé le ministère de l'Écologie qui a perdu le plus de budget, et donc ses capacités d'expertise autonome. Il y a aussi la difficulté, pour les services de l'État, de remettre en cause la décision d'une administration. Les gouvernements successifs se passent la patate chaude ; ils gèrent les apparences mais ne règlent pas les problèmes de fond qui s'enlisent dans la technostructure.

? Vous avez été démise de vos fonctions, Nicolas Hulot est parti de lui-même. Est-ce à dire que l'écologie est incompatible avec le pouvoir ?

- C'est la question au centre de mon manifeste. Il faut changer d'échelle et d'approche. Si on considère que l'écologie est seulement un appoint, on se trompe et on se heurte à des lobbys puissants. Il faut que les enjeux écologiques soient présents dans les choix politiques, économiques et sociaux. C'est ce que j'appelle l'écologie intégrale. Le GCO reflète ce rapport de force qui doit ouvrir des perspectives nouvelles et faire de l'écologie une force principale. On entre dans une nouvelle phase de mobilisation de la société civile et de la jeunesse qui monte en puissance.

? Est-ce une fatalité ?

- Non. Le sursaut passe par la séparation de l'État et des opérateurs privés à travers ce que j'appelle l'éthique de l'État. L'État doit se concentrer sur les règles à faire respecter.
Propos recueillis par Franck BUCHY

 

 
 

 

Comment taxer les géants d'internet

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 05:53:29

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Comment taxer les géants d'internet
 

 
La taxe rapportera 400 millions d'euros dès 2019. Photo Lionel BONAVENTURE/AFP
Reculer pour mieux sauter... C'est le choix fait par Emmanuel Macron sur la taxation des géants du numérique, les fameux GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple). Il avait érigé cette taxe en symbole d'une Europe efficace, mais il a dû constater l'impossibilité de la faire adopter par l'Union européenne, et d'abord par l'Allemagne. Il a donc opté pour une taxe franco-française, présentée ce mercredi par le ministre de l'Économie Bruno Le Maire, en espérant rebondir au niveau de l'OCDE.
Pourquoi taxer les GAFA ?

Ils le sont déjà, mais très faiblement : le taux moyen d'imposition en Europe d'une entreprise est de 23 %, mais il chute à 9,5 % pour une entreprise numérique, selon la Commission. « C'est une injustice », dénonce Bruno Le Maire, alors que ces entreprises « font des bénéfices considérables en utilisant les données personnelles de nos consommateurs ».
Comment les taxer ?

La taxe portera sur le chiffre d'affaires réalisé en France, dans la mesure où les bénéfices sont facilement masqués par des transferts vers des pays de faible imposition comme l'Irlande. Son taux sera de 3 %.
Qui sera taxé ?

La taxe frappera les entreprises réalisant sur leurs activités numériques au moins 750 millions d'euros de chiffre d'affaires dans le monde et plus de 25 millions d'euros en France. Soit une trentaine de sociétés selon le ministère, plus d'une centaine selon d'autres sources. Les activités visées : publicités ciblées en ligne, ventes de données à des fins publicitaires, et mise en relation d'internautes sur les plateformes. « Darty ne sera pas taxé sur ses machines à laver vendues en ligne, explique le ministre, mais Amazon le sera quand il met en relation un acheteur et un vendeur. »
Combien cela va rapporter ?

Le produit sera de 400 millions d'euros dès cette année, la taxe devant s'appliquer au 1er janvier 2019. Il montera progressivement à 650 millions en 2022. Pas négligeable, au regard des 31 milliards de recettes de l'impôt sur les sociétés.
Taxées deux fois ?

Oui, pour les entreprises payant déjà un impôt sur les sociétés en France, reconnaît Bruno Le Maire. Mais le montant de la taxe sera déductible de l'assiette de l'impôt sur les sociétés. Et dans le même temps, le gouvernement va baisser le taux de l'impôt sur les sociétés de 33,3 % à 25 % d'ici la fin du quinquennat.
Et après ?

« La France montre la voie », se félicite Bruno Le Maire. C'est vrai, si l'on ajoute l'Italie, l'Espagne, le Royaume-Uni et l'Autriche, qui ont ou sont en passe d'avoir des dispositifs similaires. La prochaine étape est l'OCDE, qui réunit 35 pays développés, et travaille aux réformes de la fiscalité mondiale. La France veut dégager une position européenne commune en faveur d'une taxe numérique à ce niveau. Elle a enregistré la semaine dernière le soutien indispensable des États-Unis. Le G7 de Biarritz, fin août, pourrait permettre à Emmanuel Macron d'annoncer la naissance en 2020 d'une taxe numérique mondiale.
F.B.

 

 
 

Les Français veulent l'heure d'été

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 05:44:49

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Société Consultation
Les Français veulent l'heure d'été
La consultation citoyenne sur le changement d'heure a recueilli plus de deux millions de réponses, un record : plus de 80 % veulent y mettre fin, et une majorité opte pour l'heure d'été.
 

 
La consultation sur le changement d'heure a recueilli plus de deux millions de réponses, un record.
Le sujet anime les conversations des Français depuis plus de 40 ans. Au vu des passions qui animent ce débat, il n'est pas étonnant que La consultation lancée par l'Assemblée nationale, sans valeur contraignante sur le changement d'heure, a reçu entre le 4 février et sa clôture le 3 mars 2 103 999 réponses. Un record absolu pour une consultation de la sorte, les précédentes se chiffrant au mieux à quelques milliers de participants.
L'heure de Strasbourg

Sabine Thillaye (LaREM), qui a lancé ce questionnaire en ligne entend le transmettre à la Commission européenne pour verser « un élément supplémentaire au débat dans l'UE » sur le changement d'heure.

En septembre 2018, la Commission européenne a proposé une nouvelle directive qui mettra fin à ces changements impliquant d'avancer sa montre d'une heure en mars et de la reculer d'une heure en octobre. Chaque État membre choisira son fuseau horaire afin de fixer son heure légal d'ici à 2021 et abandonnera le système actuel.
Les Danois préfèrent celle d'hiver

Il ressort de la consultation française que « 83,71 % des répondants sont pour mettre fin au changement d'heure deux fois par an ». Les derniers résultats, qui seront détaillés en commission le 12 mars, montrent que dans cette majorité « 59,17 % des répondants choisissent de toujours rester à l'heure d'été en avance de deux heures sur le méridien de Greenwich qui fixe le temps solaire. L'heure d'hiver, qui a un temps tenu la corde, retombe à 37 %, les autres répondants étant sans opinion. Le soleil se lèverait donc à 10h06 le 20 décembre à Brest et se coucherait à 22h23 le 21 juin. Strasbourg serait dans le bon tempo avec respectivement 8h50 et 21h35.

Ces chiffres sont en adéquation avec une consultation lancée par la Commission Européenne à l'été 2018 : sur environ 4,6 millions de participants au sein des pays européens, 56 % des votants, dont les Français à 52 %, étaient favorables à l'heure d'été, contre 36 % pour l'heure d'hiver. Mais le choix appartiendra à chaque État. Les Portugais qui souhaitent garder leur heure d'été pour s'aligner sur Madrid et Paris resteront décalés si nous gardons l'heure d'été. Néerlandais et Danois préféreraient l'heure d'hiver. Mais les dirigeants ne sont pas obligés d'écouter les votants.

 

 
 

 

Tour des Cantons diffusée hier soir sur Alsace 20 et qui est consacrée à présentation du futur CMS de Cernay.

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 05:48:44

 

Tour des Cantons diffusée hier soir sur Alsace 20 et qui est consacrée à présentation du futur CMS de Cernay, lien ci-dessous :

https://www.facebook.com/fanduhautrhin/videos/329546934575258/

 

 

 

 

Altkirch Rencontres : Les femmes ont du talent !

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 05:37:06

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Altkirch Rencontres
Altkirch Rencontres : Les femmes ont du talent !
Altkirch décline ce samedi une matinée intitulée : « Les femmes ont du talent ». Un projet porté par les conseillères municipales Delphine Fellmann et Nathalie Singhoff. Conférences, tables rondes, ateliers... pour rencontrer des femmes engagées et qui osent.

 
Delphine Fellmann et Nathalie Singhoff portent la journée « Altkirch les femmes ont du talent ».
C'est une première à Altkirch et un sacré défi pour les deux porteuses du projet, Delphine Fellmann et Nathalie Singhoff. Au lendemain de la journée internationale du 8 mars consacrée aux droits de la femme dans le monde, les deux conseillères municipales d'Altkirch proposent une matinée intitulée « Les femmes ont du talent ». Quelques heures pour rencontrer des femmes engagées, au parcours de vie singulier, des femmes qui ont réalisé leurs rêves, des femmes qui ont réussi une carrière professionnelle ou politique, des femmes qui se sont battues !

D'où vient l'idée d'une matinée consacrée aux femmes ?

- Delphine Fellmann et Nathalie Singhoff : « Au conseil municipal d'Altkirch on ne sent pas de différences entre les hommes et les femmes. Au contraire on collabore bien ensemble, il n'y a pas d'a priori. Delphine est conseillère municipale déléguée à la jeunesse. L'une de ses missions était de travailler à la sensibilisation des jeunes aux différences. Nos discussions ont souvent porté sur les différences hommes/femmes. On a alors décidé de travailler sur ce sujet et de réfléchir à un projet à l'occasion de la journée des droits de la femme. »

Quel est l'objectif ?

- D.F. et N.S. : « On voulait présenter les femmes de manière positive, mettre en avant leurs compétences et montrer qu'elles peuvent réussir. On ne revendique pas une égalité totale mais une égalité constructive en écho à la citation de Simone Veil, que nous avons mise sur les flyers : « Ma revendication en tant que femme c'est que ma différence soit prise en compte, que je ne sois pas contrainte de l'adapter au modèle masculin. »

Pourquoi ce titre « Les femmes ont du talent » ?

- D.F. et N.S. : « Il y a autant de talents différents que de fleurs sur l'affiche. Il y a plein de profils différents qui s'accordent et s'épanouissent pour se retrouver dans le même bouquet. »

Comment avez-vous monté le projet ?

- D.F. et N.S. : « Le projet s'est élaboré au fil des discussions et des rencontres. Chacune a apporté ses idées, ses connaissances. Nous avons beaucoup échangé avec Geneviève Randé, gérante de la librairie Mille feuilles, qui est notre partenaire, et qui nous a fait part d'auteurs venus dédicacer à la librairie. On a sollicité les personnes en fonction des idées que les gens nous ont apportées. On n'avait pas un canevas préétabli, le programme s'est construit au fil des rencontres. Les gens se sont sentis investis et ont eu envie de participer au projet. »

Vous avez choisi des femmes venant d'horizons différents ?

- D.F. et N.S. : « Oui, des femmes qui occupent des postes politiques à responsabilité, des femmes chefs d'entreprise, auteures, woofeuse, un docteur en psychologie, une avocate, la fondatrice de l'association SOS femmes en détresse... »

Comment se décline la matinée ?

- D.F. et N.S. : « Nous aurons trois conférences-débats, qui dureront une heure, et seront introduites par des lectures. Dans le détail, Françoise Marissal racontera son expérience de woofing, alors qu'elle avait 50 ans. Alexandre Bouvard, docteur en psychologie et membre de l'association SOS femmes en détresse, parlera de l'impact des violences sur le développement de l'enfant. »

Et une table ronde prometteuse !

- D.F. et N.S. : « La parole sera ensuite donnée à Jean-Marie Maléfant, qui introduira la table-ronde des femmes qui occupent des « postes à responsabilité » en abordant le statut de la femme dans l'économie française dans vingt ans. Les intervenants seront Sabine Drexler, conseillère départementale du canton d'Altkirch, Emmanuelle Guénot, sous-préfète de l'arrondissement d'Altkirch, Emmanuelle Rallet, avocate et présidente de Femmes chefs d'entreprise, ainsi que de Nadine Dubois et Claudine Rominger, chefs d'entreprise, qui témoigneront de leurs parcours. »

Un atelier de deux heures ?

- D.F. et N.S. : « Oui. Hélène Drouard, auteure du livre Le décodeur des pervers narcissique, animera en binôme avec l'avocate Emmanuelle Rallet un atelier de deux heures sur le thème « Une violence invisible : la perversion narcissique ». Les places sont limitées à 20. »

La Salle des piliers accueillera aussi des exposants.

- D.F. et N.S. : « La libraire Mille-Feuilles, notre partenaire, tiendra un stand où elle proposera une sélection d'ouvrages sur la thématique. Le public pourra rencontrer et se faire dédicacer les ouvrages de l'auteure de polars régionaux Renée Hallez, mais aussi le livre du photographe Jean-Paul Girard qui exposera ses clichés tirés de son ouvrage consacré aux handballeuses de l'équipe Une de l'US Altkirch. La journaliste et woofeuse Françoise Marissal présentera son livre La terre entre mes mains. Le public pourra aussi rencontrer des membres de la nouvelle association SOS femmes en détresse, présidée par Joëlle Burgy, et de Femmes chefs d'entreprises de Mulhouse, présidée par Emmanuelle Rallet. »

Le jeune public peut aussi participer ?

- D.F. et N.S. : « Oui, pour que l'on puisse induire une discussion entre les parents et les enfants ou entre les enfants et les grands-parents. L'idée est de sensibiliser les enfants aux différences, à la vision qu'ils peuvent avoir de l'autre. Dans la petite salle, il y aura toutes les heures une lecture animée par Élisabeth Fillot. La médiathèque est partenaire et mettra aussi des livres à disposition. »

Vous attendez quoi de cette matinée ?

- D.F. et N.S. : « Faire comprendre aux femmes qu'il faut oser pour entreprendre et oser pour se sortir des difficultés de la vie. Certaines ont plus de difficultés que d'autres mais on peut y arriver. On a de la chance de vivre dans un pays où la femme a sa place. Nous voulons montrer que la réussite n'a pas de genre. »
Propos recueillis par Laurence BEHR

 

 
 

 

Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars A Mulhouse : Célébrer les valeurs du féminin

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 05:59:56

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Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars A Mulhouse
Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars A Mulhouse : Célébrer les valeurs du féminin
Se relier à la créativité, l'intuition, la sensibilité, la beauté qui sommeille en chacune - et chacun - de nous, c'est la proposition du collectif « Autour du féminin », demain vendredi, à l'occasion de la Journée internationale de la femme.

 
Parmi les ateliers proposés demain après-midi par le collectif « Autour du féminin », la « Biodanza » ou danse de la vie, animée par Patricia Brenckle, qui invite à renouer avec sa joie de vivre, sa liberté, sa créativité.
À l'origine du jeune collectif « Autour du féminin » se trouve la Mulhousienne Catherine Niedergang, thérapeute en libération émotionnelle : « Je suis profondément affectée par l'état des relations homme-femme, les inégalités de traitement, la banalisation de la pornographie, la vulgarité avec laquelle se parlent les jeunes... Je suis choquée qu'on puisse penser qu'une fille de 11 ans puisse avoir une relation sexuelle consentie, que dans certains collèges de la région les garçons demandent aux plus jeunes élèves combien elles prennent pour "baiser"... Je pense à ma fille qui est en 6e parce que ça ne doit pas être évident de vivre ça », raconte-t-elle. « J'aimerais que toutes les jeunes filles soient fières d'être des femmes, de tout ce que nous pouvons apporter au monde comme richesses et qu'elles habitent cette condition le mieux possible. »
« Si l'autre est bien, je serais mieux encore, car nous sommes tous reliés »

Il y a quelques années, Catherine Niedergang rêve de créer une association pour « insuffler notre essence de femme dans toute notre merveille et notre beauté ». Elle participe alors à des cercles de femme, ces espaces de parole et d'échange réservé aux femmes, leur permettant de se réapproprier leur corps, de se libérer des conditionnements et de trouver de nouvelles alliances avec les hommes.

Les rencontres font le reste et tout se met naturellement en place il y a six mois : le collectif « Autour du féminin » voit le jour avec Anna Ladyguina, docteur en psychologie clinique, Céline Weber, thérapeute en relation d'aide psychologique, ainsi que les énergéticiennes Chantal Meyer et Marion Meyer. « Nous sommes tout de suite partie dans l'idée d'organiser quelque chose à l'occasion du 8 mars, mais nous nous retrouverons sûrement pour faire d'autres choses ensemble, observe Catherine Niedergang. Nous avons envie de vivre la sororité, de nous sentir unies. C'est la société patriarcale qui a fait des femmes des rivales alors que fondamentalement, la femme n'est pas dans ce lien-là. »

Ensemble, elles ont donc imaginé un temps pour célébrer notre part féminine et prendre conscience du potentiel qui réside en chacune mais aussi en chacun de nous : « la présence des hommes est très importante. Nous sommes dans un monde violent et la paix est devenue essentielle, tout comme le besoin de transformation. Notre part féminine, avec son intuition, sa créativité, sa sensibilité, son accueil, nous relie à ça. Et cette part se retrouve aussi chez les hommes », assure Catherine Niedergang. « Il est temps de passer du combat à la résilience. Si l'autre est bien, je serais mieux encore, car nous sommes tous reliés. Nous avons un gros besoin d'être en lien dans notre essence d'être humain car on ne sait pas comment se sortir du marasme actuel. Nous pensons que le féminin peut-être un chemin d'apaisement vers la joie », poursuit-elle.

Le programme de cet après-midi « Autour du féminin », porté par l'association mulhousienne d'éducation à la santé Épidaure, s'annonce riche et créatif (lire ci-dessous) : après une conférence qui invitera à « sortir du piège d'une rationalité arrogante », différents ateliers de danse, musique, contes, clown, méditation en mouvement offriront la possibilité de lâcher prise, de laisser vivre ses émotions dans l'instant, sans jugement, et de se sentir en lien avec soi et avec les autres. « Nous convions les gens à être plus dans le coeur, car nous sommes trop dans la tête, et à retrouver notre sagesse intérieure et celle du corps afin d'être plus authentique », conclut-elle.
Céline BECHLER

 

 
 

 

L'édito de l'Alsace... Exception en prison ?

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 06:14:30

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L'édito de l'Alsace... Exception en prison ?
 

 
Laurent Bodin

La France est décidément un pays plein de paradoxes, chassant avec vigueur les automobilistes en excès de vitesse tout en se contentant du minimum pour contrôler les personnes qui rendent visite à des détenus radicalisés. Certes, il ne saurait y avoir de distinction entre des prisonniers en attente de jugement et ceux définitivement condamnés. Le seul élément devant être pris en compte est l'évaluation de la dangerosité des détenus. Laquelle, comme pour toute chose traitant de la personne, n'est pas une science exacte. Raison de plus, dans le cas de visites en milieu carcéral, pour appliquer un principe de précaution habituellement brandi à tout bout de champ afin d'ouvrir le parapluie. La prison n'est pas un jardin d'enfants. L'incarcération n'est probablement pas la meilleure réponse, seulement la moins mauvaise, pour que des personnes condamnées ou jugées dangereuses pour elles-mêmes ou autrui rendent des comptes à la société. De là à ce que le cadre légal ne prévoie pas des mesures de fouille, qui sont la règle dans les aéroports et des lieux publics comme les tribunaux, laisse pantois. Cette réalité, méconnue avant l'agression survenue mardi à Condé-sur-Sarthe, explique mieux pourquoi les centres de détention sont considérés, par les détenus comme par les agents de l'administration pénitentiaire, comme des lieux propices à tous les trafics. Les rares fouilles de maisons d'arrêt révèlent toujours des trésors dignes d'Ali Baba.

Cela pourrait prêter à sourire si cette réalité ne mettait pas en danger les agents de l'administration pénitentiaire. Régulièrement, les gardiens paient dans leur chair les agressions rendues possibles par l'indifférence ou la permissivité législative, qui sont moins dues à des raisons idéologiques que financières. À force de ne pas entendre les cris de détresse des personnels pénitentiaires, la société française prend le risque d'en faire une administration de troisième zone. Avec toutes les dérives possibles que cela implique...

 

 
 

Agression à la prison de Condé : La compagne du détenu vivait à Illzach

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 05:43:28

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Agression à la prison de Condé
Agression à la prison de Condé : La compagne du détenu vivait à Illzach
À Illzach, où vivait la compagne du détenu radicalisé Michaël Chiolo, on est sous le choc. La jeune femme est morte lors de l'assaut du RAID à la prison de Condé-sur-Sarthe.

 
La maison illzachoise d'Hanane Aboulhana.
Ce mercredi après-midi, dans cette rue tranquille d'Illzach, la maison des parents de Hanane Aboulhana, 34 ans, garde les volets clos. La veille au soir, leur domicile a été perquisitionné et plusieurs membres de la famille ont été entendus par la police sans que rien ne soit retenu contre eux.
« Elle a été manipulée »

La nouvelle de la mort de la jeune femme a créé la stupeur dans le quartier : « Elle était naïve, elle a été manipulée » par Michaël Chiolo, assure une voisine qui dit l'avoir connue « au collège » d'Illzach, proche du domicile des parents. « Nous les filles, on est fragiles, il suffit que quelqu'un nous bourre le crâne... Moi, je suis musulmane et dans notre religion, rien ne dit qu'il faut faire du mal à quelqu'un ! », poursuit-elle.

Légèrement blessé, Chiolo a été interpellé dans la prison de Condé-sur-Sarthe mais Hanane, à ses côtés dans l'« unité familiale » de la prison, a été tuée lors de l'assaut du RAID.

Pour la voisine, le détenu radicalisé « a détruit une famille entière ». « J'ai croisé [Hanane] la semaine dernière, elle avait sa tenue musulmane [...] mais rien ne laissait paraître qu'elle allait faire quelque chose comme ça », renchérit la soeur de cette voisine, elle aussi âgée d'une trentaine d'années.

Les Aboulhana, une grande famille qui compte « cinq garçons et trois filles », sont « des gens sans histoire. Ils vivent ici depuis au moins 25 ans et on n'a jamais eu aucun problème avec eux », témoigne une voisine de 80 ans qui vit dans la même rue depuis 1969.

La vieille dame n'a relevé « aucun signe » de radicalisation chez Hanane Aboulhana, rien en tout cas qui puisse expliquer son terrible passage à l'acte au côté de son compagnon.

« C'était une famille discrète, plutôt amicale. Ils n'ont jamais été prosélytes », confirme Olivier, 34 ans. Il habite depuis dix ans la maison qui fait face à celle des Aboulhana.
La perquisition,« comme à la télé »

Mardi soir, il a été témoin de la perquisition menée par les policiers : « Vers 19 h 45, on a vu la rue être cernée de policiers. Ils ont fait sortir la famille et les ont fouillés. » « Il y a eu une horde de policiers [...], au moins cinq véhicules banalisés, dont des vans, comme à la télé », confirme Katia, 43 ans, qui vit quelques maisons plus loin.

Visiblement encore sous le choc, les deux soeurs qui ont connu Hanane au collège secouent la tête : « Elle a eu un moment de faiblesse. Elle a eu une fin qu'elle ne méritait pas », lâche l'une d'elles. L'autre glisse : « On est musulmanes. C'est des faits comme ça qui salissent notre religion... »

 

 
 

 

Région Les surveillants demandent des mesures concrètes

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 06:21:41

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Région Les surveillants demandent des mesures concrètes
 

 
 
? À Strasbourg, dès 6 h ce mercredi, une trentaine de surveillants se sont réunis devant la maison d'arrêt de l'Elsau. À l'appel des syndicats pénitentiaires, ils ont bloqué extractions et entrées, en solidarité avec leurs deux collègues poignardés mardi par un détenu radicalisé à la centrale de Condé-sur-Sarthe, dans l'Orne. « Nous demandons que soient prises des mesures concrètes pour protéger les fonctionnaires face à des détenus de plus en plus violents », insiste Fabrice Meder, secrétaire régional Grand Est du Syndicat pénitentiaire des surveillants. À commencer par « le travail en binôme » afin d'éviter que des surveillants ne se retrouvent isolés dans les étages.

Face aux difficultés à recruter de nouveaux agents, il réclame « la revalorisation des statuts et des indemnités » car « à 1 400 EUR par mois qui veut se faire buter ? » Parmi les mesures concrètes, le représentant syndical propose de « doter les surveillants de pistolets à impulsion électrique » et d'« installer des portiques semblables à ceux des aéroports pour détecter ce que les familles font entrer ». Il est aussi favorable au « retour aux fouilles intégrales systématiques des détenus ».

La maison d'arrêt de Strasbourg emploie environ 220 surveillants pénitentiaires pour un effectif de 650 à 750 détenus. Le 25 octobre, deux surveillants y avaient été agressés. Un détenu, âgé de 29 ans, leur avait porté des coups avec un stylo surmonté d'une lame de rasoir. Les agents pénitentiaires n'ayant pas le droit de grève, la trentaine de surveillants ont pris sur leurs congés ou leur temps de repos pour se réunir devant la maison d'arrêt. Ils ont prévu de reconduire le mouvement ce jeudi dès 6 h.

? À Mulhouse, une trentaine de gardiens de la maison d'arrêt se sont mobilisés à partir de 7 h. Brandissant une banderole portant l'inscription « Surveillants en colère », ils ont brûlé des palettes devant l'entrée de l'établissement, bloquant les entrées et les sorties jusqu'en début d'après-midi. « Nos missions sont de plus en plus difficiles, avec des détenus de plus en plus difficiles, souligne un membre de FO Pénitentiaire. Et on se retrouve souvent à n'être qu'à deux, sans arme, pour surveiller un détenu lors d'un transfèrement. Ce n'est plus possible ! » Même son de cloche du côté des hommes du Pôle de rattachement des extractions judiciaires (le Prej) qui gèrent quotidiennement l'accompagnement des détenus notamment dans les tribunaux où ils doivent être jugés ou entendus. « C'est la politique du chiffre dans l'administration pénitentiaire qui veut diminuer le nombre d'escorte, constate un représentant syndical. Pourtant, par équipe on est à 30 ou 40 heures supplémentaires par mois. »

? À Ensisheim, une trentaine de surveillants se sont succédé devant la maison centrale entre 6 h 30 et 8 h 30. Depuis 2010, trois prises d'otages ont eu lieu dans cette prison (un surveillant en 2010, une surveillante en 2013 et un psychologue en 2016).

? À Oermingen, il n'y a pas eu de blocage. Selon un représentant de la CGT-Pénitentiaire, les surveillants ont marqué leur solidarité avec leurs collègues de Condé-sur-Sarthe et de Château-Thierry où une agression a aussi eu lieu ce mercredi, en faisant « un retard de prise de service de 30 minutes ». Les cellules ont donc été ouvertes une demi-heure plus tard que d'habitude, décalant ainsi une partie des activités du centre de détention.
Ge. L., Tho. L. et G. L.

 

 
 

pénitentiaire Après l'agression à Condé-sur-Sarthe : Les surveillants demandent des mesures concrètes

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 05:44:04

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pénitentiaire Après l'agression à Condé-sur-Sarthe
pénitentiaire Après l'agression à Condé-sur-Sarthe : Les surveillants demandent des mesures concrètes
Au lendemain de l'agression de deux surveillants de la prison de Condé-sur-Sarthe par un détenu radicalisé, un mouvement de protestation du personnel pénitentiaire a eu lieu ce mercredi dans tout le pays. Le fonctionnement de cinq établissements du territoire a été perturbé.

 
Dès 6 h mercredi matin, une trentaine de surveillants pénitentiaires se sont réunis devant la maison d'arrêt de Strasbourg dans le quartier de l'Elsau.
À Strasbourg
Dès 6 h mercredi matin, une trentaine de surveillants se sont réunis devant la maison d'arrêt de Strasbourg dans le quartier de l'Elsau. À l'appel des syndicats pénitentiaires, ils ont bloqué les extractions et les entrées en solidarité avec leurs deux collègues poignardés mardi par un détenu radicalisé à la centrale de Condé-sur-Sarthe, dans l'Orne.

« Nous demandons que soient prises des mesures concrètes pour protéger les fonctionnaires face à des détenus de plus en plus violents », insiste Fabrice Meder, secrétaire régional Grand Est du Syndicat pénitentiaire des surveillants. À commencer par « le travail en binôme » afin d'éviter que des surveillants ne se retrouvent isolés dans les étages.

Face aux difficultés à recruter de nouveaux agents, il réclame « la revalorisation des statuts et des indemnités » car « à 1 400 euros par mois qui veut se faire buter ? »

Parmi les mesures concrètes, le représentant syndical propose de « doter les surveillants de pistolets à impulsion électrique » et « d'installer des portiques semblables à ceux des aéroports pour détecter ce que les familles font entrer ». Il est aussi favorable au « retour aux fouilles intégrales systématiques des détenus ».

La maison d'arrêt de Strasbourg emploie environ 220 surveillants pénitentiaires pour un effectif de 650 à 750 détenus. Le 25 octobre, deux surveillants y avaient été agressés. Un détenu, âgé de 29 ans, leur avait porté des coups avec un stylo surmonté d'une lame de rasoir.

Les agents pénitentiaires n'ayant pas le droit de grève, la trentaine de surveillants ont pris sur leurs congés ou leur temps de repos pour se réunir devant la maison d'arrêt. Ils ont prévu de reconduire le mouvement ce jeudi dès 6 h.
À Mulhouse et Ensisheim

À Mulhouse, une trentaine de gardiens de la maison d'arrêt se sont mobilisés à partir de 7 h. Brandissant une banderole portant l'inscription « Surveillants en colère », ils ont brûlé des palettes devant l'entrée de l'établissement.

À Ensisheim, une quarantaine de surveillants se sont succédé devant la centrale entre 6 h 30 et 8 h 30.
À Oermingen et Sarreguemines

À Oermingen et Sarreguemines, il n'y a pas eu de blocage mercredi matin. Selon un représentant local du syndicat CGT-Pénitentiaire, les surveillants pénitentiaires ont marqué leur solidarité avec leurs collègues de Condé-sur-Sarthe et de Château-Thierry où une agression a aussi eu lieu mardi en faisant « un retard de prise de service de 30 minutes ». Les cellules ont donc été ouvertes une demi-heure plus tard que d'habitude, décalant une partie des activités du centre de détention. Le même type d'action a également eu lieu à la maison d'arrêt de Sarreguemines.

Ce jeudi matin, les surveillants pénitentiaires du centre de détention d'Oermingen et de la maison d'arrêt de Sarreguemines ont annoncé la mise en place de blocages. « Toute personne n'appartenant pas au ministère de la Justice sera bloquée le temps de la mobilisation. » Les intervenants extérieurs et autres livraisons resteront donc à la porte ce jeudi.
Geneviève LECOINTRE, Thomas LEPOUTRE, Grégory LOBJOIE

 

 
 

 

Après l'agression à Condé-sur-Sarthe, les questions

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 05:42:49

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terrorisme Michaël Chiolo, détenu de droit commun, mais radicalisé
Après l'agression à Condé-sur-Sarthe, les questions
Au lendemain de l'attaque de surveillants par un détenu radicaliséet de sa compagne, tuée dans l'assaut, plusieurs interrogations émergent, notamment sur la prise en charge des prisonniers les plus difficiles.
 

 
Au lendemain de l'agression, devant la prison de Condé-sur-Sarthe Photo AFP/Jean-François MONIER
Comment un tel événement peut-il se produire dans une prison « ultra-sécurisée » ?
La prison de Condé-sur-Sarthe, ouverte en janvier 2013, est « l'un des deux établissements français les plus sécuritaires » (avec celui de Vendin-le-Vieil, où avait été commise une violente agression en janvier 2018 déclenchant un mouvement de grève) a affirmé Nicole Belloubet, la ministre de la Justice. Cette prison est spécialisée dans l'accueil des détenus réputés « difficiles » : comme Youssouf Fofana, chef du gang des barbares qui a assassiné Ilan Halimi. Michaël Chiolo, détenu de droit commun à 30 ans de réclusion, décrit comme « pas simple à gérer » et faisant l'objet d'un « suivi extrêmement attentif » par la ministre, a le pedigree. Aussi sécurisée soit-elle avec près de 200 surveillants pour environ 150 détenus, cette prison, sans doute en raison du profil particulièrement dangereux de plusieurs de ses occupants, a connu plusieurs incidents notables.
Pourquoi Michaël Chiolo, fiché pour radicalisation, était-il dans un quartier « classique » ?

Chiolo, 28 ans, libérable pas avant 2038 après sa condamnation à trente ans de prison, s'est converti en 2010 à l'islam et a progressivement glissé vers l'islam radical au gré de ses séjours en prison, comme de nombreux autres détenus (N.D.L.R. : 1 200 prisonniers de droit commun identifiés comme radicalisés sur 70 000 détenus). Ces signes de radicalisation ont conduit à son inscription sur le fichier pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). Pour autant, Chiolo était d'abord considéré comme un détenu de droit commun, ce qui lui permettait d'éviter l'isolement ou son placement dans le quartier de prise en charge de la radicalisation (QPR) créé à l'automne 2018 à Condé-sur-Sarthe.
Comment un couteau a-t-il pu être utilisé ?

Fréquemment, les agents pénitentiaires tirent la sonnette d'alarme sur l'introduction d'objets dans les prisons. En 2017, les surveillants en ont intercepté 90 000, sans compter tous ceux qui n'ont pas été détectés, comme les téléphones portables (40 000 saisis en 2017). Le couteau en céramique, sans doute introduit par son épouse de 34 ans, Hanane Aboulhana, originaire de Mulhouse, et tuée dans l'assaut du RAID, fait aussi partie des objets régulièrement transmis par les proches, selon plusieurs surveillants. « Vous avez des portiques de détection, mais la céramique, ça ne sonne pas, à moins de faire une fouille à corps de la personne extérieure. On n'a pas le droit de fouiller les personnes extérieures comme ça », explique Philippe Devique du syndicat Ufap. Les visiteurs transitent habituellement par un portique de sécurité, le cas échéant une fouille par palpation est possible, mais plusieurs agents expliquaient hier que les fouilles « intégrales » n'étaient pas systématiques, même dans les établissements les plus sécurisés comme Condé-sur-Sarthe.
En quoi consistent les Unités de vie familiales ?

Les « UVF » sont des appartements meublés situés dans l'enceinte pénitentiaire. Ces lieux d'intimité, auxquels les surveillants n'ont pas accès durant la visite de proches du détenu, ont été généralisés ces dernières années dans les établissements français (50 sur 187 en disposent). Les détenus y ont accès pour une durée entre 6 et 72 heures. Michaël Chiolo, avec son profil, pouvait-il accéder à ce logement ? « Toute personne détenue peut bénéficier à sa demande d'au moins une visite trimestrielle dans une UVF », stipule la loi pénitentiaire, sachant que l'éloignement du proche peut avoir une incidence sur la durée d'occupation de l'UVF. Hanane Aboulhana venait de Mulhouse (Haut-Rhin), ville distante de 740 km de la prison de Condé-sur-Sarthe-Alençon... In fine, c'est au chef d'établissement d'accorder ou pas la jouissance de ce lieu au détenu en fonction de son comportement, et après enquête du service pénitentiaire d'insertion et de probation de la prison (SPIP).
Xavier FRÈRE

 

 
 

 

Antisémitisme « Dire ce qui est interdit »

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 06:16:03

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Antisémitisme « Dire ce qui est interdit »
 

 
Vincent Guinebretière, prof d'histoire au lycée Pasteur, à Strasbourg. Archives L'Alsace/C.C.
Au fil des ans, le contenu des programmes d'histoire a peu évolué, constate Vincent Guinebretière, professeur au lycée Pasteur, à Strasbourg. Avec ses élèves, il aborde la Seconde Guerre mondiale et la Shoah en 1re, puis peut y revenir, à l'occasion d'un chapitre sur la mémoire, en terminale. « On leur explique qu'il y a eu un changement de traitement dans les années 1980-90, quand la Shoah est arrivée au premier plan dans l'étude de la Seconde Guerre mondiale, parce qu'il y a eu un réveil mémoriel dans la société et qu'on s'est mis à parler de devoir de mémoire. Aux 1res, je parle d'un point de vue historique, c'est mon métier d'apporter de la connaissance, du factuel, de la chronologie, d'expliquer les phases dans l'évolution de la Shoah ou la différence entre les camps d'extermination et de concentration. » Car, estime-t-il, « pour sortir de la polémique, il faut que ce soit intelligible, concret ».
« À nous d'apporterde la complexité »

À ses yeux, la Shoah n'est pas un sujet plus difficile qu'un autre en cours d'histoire. « Ceux qui croient le contraire manquent eux-mêmes d'arguments, cela fait partie des fantasmes. C'est enseigné très sérieusement. Il y a une grande production historiographique et nous bénéficions de formations très régulières. » Il poursuit : « C'est plus délicat quand ce n'est pas le sujet principal et que surgit la question de l'antisémitisme, par exemple à propos de l'affaire Dreyfus, quand se pose la question : "Pourquoi sont-ce toujours les juifs qu'on accuse ?" La question doit peut-être globalisée à l'histoire du Proche et du Moyen-Orient, du conflit israélo-arabe. Il faut alors reposer le vocabulaire, parler du même phénomène avec deux points de vue différents... C'est à nous d'apporter de la complexité. Je crois beaucoup à ça : on est écouté par les élèves parce qu'ils savent qu'on ne prononce pas une opinion, mais qu'on donne un savoir. »

Une seule fois, Vincent Guinebretière a exclu un élève, au lendemain de la tuerie dans une école juive à Toulouse, en 2012. « C'était un délit d'incitation à la haine raciale. Il faut dire ce qui est interdit, on ne le dit pas assez. Toutes les opinions ne se valent pas. »

 

 
 

éducation Comment enseigner l'histoire de la Shoah ? Le geste et la parole

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 05:54:30

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éducation Comment enseigner l'histoire de la Shoah ?
éducation Comment enseigner l'histoire de la Shoah ? Le geste et la parole
Comment réagir aux récents actes antisémites ? Des collégiens de Soultz ont posé des galets portant les messages de paix sur les tombes du cimetière juif de Jungholtz. Dans les établissements, les enseignants entretiennent un dialogue citoyen.

 
Les élèves du conseil de vie collégienne de Robert-Beltz ont représenté leurs camarades mardi au cimetière de Jungholtz pour un geste de la tradition « transformé en acte citoyen ».
Comme un symbole au-dessus du cimetière juif de Jungholtz, mardi matin, un arc-en-ciel est apparu au moment du recueillement tandis que neuf élèves du collège Robert-Beltz de Soultz s'appliquaient à lire à haute voix un poème d'Arthur Dreyfus écrit en réaction à la profanation de Quatzenheim.

Puis ces jeunes représentants du conseil de vie du collège sont allés déposer sur les pierres tombales des galets portant les messages de paix et de solidarité tracés par leurs camarades, « Non au racisme », « Reposez en paix », « Amour », « Respect »... Un geste en accord avec la tradition et « transformé en acte citoyen », selon les mots du professeur d'histoire-géographie, Stéphane Gartner.

C'est le professeur de religion, Lionel Godmet, qui a imaginé ces « signaux de fraternité au lieu de haine ». Avec ce dernier, avec ses collègues d'histoire-géographie, comme en salle de permanence, les collégiens ont pu parler.
« Parler avec les tripes, comme un citoyen »

Il y a eu nombre de questions, surtout parmi les plus jeunes de la 6e à la 4e qui n'ont pas encore eu la Seconde Guerre mondiale au programme, et avec lesquels il a fallu éclaircir certains points de vocabulaire. « Certains m'ont demandé si l'antisémitisme était un médicament... non, plutôt une maladie ! », rapporte Lionel Godmet, qui leur a rappelé à quel point l'histoire du judaïsme fait partie du patrimoine alsacien.

Si la Shoah et la Seconde Guerre mondiale sont traitées en 3e, le judaïsme est évoqué en 6e, le racisme et la discrimination en 5e. « Les élèves y sont attentifs, ils sentent que ces sujets sont importants, explique Stéphane Gartner. Ils ont en tête des allusions, des commentaires, des histoires familiales. Il s'agit d'expliquer, d'apporter de la chronologie, un arrière-plan idéologique, des noms, des lieux, parce que c'est notre travail, et on n'oublie pas les autres déportés, les résistants, les Tziganes... »

Mais « on ne peut pas se contenter des faits », estime l'enseignant d'histoire-géographie qui se sent « le droit de parler avec les tripes, comme un citoyen ». « La Shoah n'est pas un événement comme un autre et ne doit pas le devenir. Pour que des jeunes de 14-15 ans le comprennent dans leur chair, je leur passe des vidéos, en faisant attention aux images, des témoignages de survivants qui avaient leur âge, qui ont perdu leur famille. Il y a un silence absolu... » Quant aux « remarques déplacées », elles sont très rares.

D'autres enseignants de Beltz s'emparent de ces thématiques, en s'intéressant à Anne Frank à l'occasion d'un EPI (enseignement pratique interdisciplinaire) associant l'histoire, le français, l'allemand et les arts plastiques, ou encore au judaïsme, au cimetière de Soultz, dans le cadre de l'option culture régionale au collège.

« On sait que l'antisémitisme ne date pas d'hier, relève Emmanuel qui, comme tous les élèves de 3e de l'établissement, se rendra bientôt au camp du Struthof, à Natzwiller, et au mémorial d'Alsace Moselle à Schirmeck. On croit que c'est fini et on a du mal à se dire que ça persiste... »

Mardi, les élèves ont écouté Bernard Antmann, secrétaire de l'administration de ce cimetière israélite de plus de 2 000 tombes dont la création dans les anciennes douves du château de Jungholtz remonte à 1655, ce qui en fait l'un des plus anciens d'Alsace.
« C'est magnifique, surtout quand ça vient des jeunes »

Tous se sont rassemblés pour quelques prises de parole avec un représentant de la commune et le chef d'établissement Jean-Paul Staub. La conseillère principale d'éducation Aline Lonchamp a ajouté à la solennité de l'instant en interprétant un air yiddish à la flûte traversière.

« On est venus pour dire qu'on est là, qu'on n'est pas indifférents », a timidement expliqué Valentine. Pour Bernard Antmann, « c'est magnifique, surtout quand ça vient des jeunes. Je suis content parce que je voulais faire quelque chose ces jours-ci mais je ne savais pas comment m'y prendre... Il faut parler aux enfants des droits de l'homme et de la Shoah, mais j'ai peur qu'avec l'intégrisme musulman cette histoire ne puisse pas être bien enseignée ». Sur ce point, les enseignants du collège Beltz, et d'autres dans l'académie, ont de quoi le rassurer.
Catherine CHENCINER

 

 
 

 

Georges Bischoff : « Une réminiscence du nazisme »

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 07:03:37

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Georges Bischoff : « Une réminiscence du nazisme »
 

 
L'historien Georges Bischoff.

Archives DNA

« L'histoire des juifs accompagne l'histoire de l'Alsace », constate Georges Bischoff, professeur émérite de l'université de Strasbourg. S'ils sont présents en Alsace à la fin de l'antiquité, il faut attendre le XIIe siècle pour voir leur communauté se développer à Strasbourg, Colmar, Haguenau. Au XIVe siècle, « dans un climat de crise économique », s'écrit une des pages les plus sombres. « En 1349, ils sont accusés d'empoisonner les puits, de propager la peste, ce qui se traduit, selon les chroniques, par le massacre de 2 000 juifs à Strasbourg. »

Expulsés des villes, les juifs se réfugient dans les campagnes. Malgré de nouvelles persécutions, d'importantes communautés se forment à Westhoffen, Drusenheim, Wintzenheim, Quatzenheim... sous la protection des empereurs du Saint Empire romain germanique. « À la veille de la Révolution, ils sont 20 000 en Alsace, soit la moitié des 40 000 juifs de France, note Georges Bischoff. Lors de la Révolution, ils demandent à être assimilés, à pouvoir exercer toutes les professions. La citoyenneté ne leur sera accordée qu'en 1791, avec beaucoup de réticences de la part des parlementaires alsaciens... »
« Ça reste contagieux »

L'Empire est pour les juifs une période de normalisation mais l'antisémitisme est toujours prêt à s'exprimer. Ainsi lors des émeutes de 1848 dans le Sundgau. En 1871, beaucoup de juifs d'Alsace s'installent en France intérieure du fait de l'annexion allemande. Entre les deux guerres, beaucoup de juifs originaires d'Europe orientale s'installent en Alsace. « Dans les campagnes, le syndicat des Chemises vertes distille la haine des juifs dans ses publications. En 1938, lors de la Nuit de cristal, les Alsaciens observent avec stupeur le pogrom contre les juifs. Début 1939, 150 universitaires de Strasbourg dénoncent dans une pétition, ce qui est une première, l'antisémitisme en Allemagne. »

Georges Bischoff voit dans les récentes attaques antisémites « plus une réminiscence du nazisme qu'une résurgence de l'antisémitisme à la française. Il y a une fascination pour le mal. On retrouve des signes de cet antisémitisme le plus terrible, le plus criminel que l'on puisse imaginer. »

L'antisémitisme chrétien, catholique a « reculé, pour ne pas dire disparu », assure Georges Bischoff. On assiste aujourd'hui à « un intégrisme de réminiscence nazie avec un racisme par exaltation où antisémitisme et antisionisme se conjuguent, explique l'historien. Le nazisme avait utilisé l'islam contre les juifs. » « Le nazisme reste contagieux », prévient le professeur selon qui il faut « trouver une solution pédagogique pour dépolluer tout ça. L'école à un grand travail à refaire, un travail très difficile avec toutes les manipulations qui peuvent exister. » Jean-François CLERC

 

 
 

Transports : ce que la loi va changer

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 06:42:25

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Transports : ce que

la loi va changer
 

 
L'objectif est notamment d'augmenter l'utilisation du vélo dans les trajets quotidiens. Illustration Julio PELAEZ

Le projet de Loi d'orientation des mobilités (LOM), deuxième texte phare de la ministre des Transports Elisabeth Borne, arrive au Parlement. L'adoption du texte est espérée en juillet. Mais quels en sont les enjeux ? Décryptage.

Favoriser les alternatives à la voiture

L'enjeu global, pour la ministre des Transports, Elisabeth Borne, « c'est de sortir d'une France à deux vitesses dans laquelle on inaugure des TGV pour les métropoles, et où dans le même temps, les routes et les réseaux ferrés se dégradent ». Par ailleurs, il s'agit que pour tous les Français, et notamment pour ceux résidant dans les zones rurales ou la périphérie des grandes villes, il soit plus facile d'avoir des solutions, des alternatives à la voiture individuelle pour se déplacer.

Encourager les nouvelles mobilités

La LOM doit en outre encadrer l'essor des véhicules autonomes, clarifier le cadre du covoiturage et celui des engins en libre-service, permettre aux autorités organisatrices d'aménager l'espace urbain... Régions et agglomérations devront veiller à ce qu'existent partout, d'ici à la fin 2021, des applications permettant de trouver le meilleur itinéraire, payer son trajet, valider son ticket, etc.

Réussir la transition écologique des mobilités

La LOM prévoit des mesures en faveur du vélo (contre le vol ou pour encourager le déploiement de stationnements sécurisés), pour aider la transition des parcs automobiles vers l'électrique ou favoriser le biogaz. Le texte envisage aussi la création d'un « forfait mobilité durable », pouvant atteindre 400 euros par an, pour encourager les déplacements domicile-travail à vélo ou en covoiturage.

Rénover en priorité les réseaux existants

La programmation des infrastructures de transports veut en finir avec les promesses non financées, avec comme priorité la rénovation des réseaux existants, la désaturation des grands noeuds ferroviaires, l'achèvement d'une vingtaine d'axes routiers et un effort sur le fret ferroviaire. Les grandes infrastructures nouvelles sont clairement remises à plus tard, avec seulement 600 millions d'euros prévus sur 13,4 milliards d'investissements pour la période 2018-2022.

 

 

 
 

Frontaliers Fin de la double imposition des intérimaires en Allemagne

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 06:23:24

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Frontaliers Fin de la double imposition des intérimaires en Allemagne
 

 
Depuis le 1er mars, les 1 000 intérimaires alsaciens qui travaillent en Allemagne ne sont plus doublement imposés. Photo L'Alsace/Jean-François Frey
Mercredi, la direction générale des Finances publiques a mis fin à la double imposition dont étaient victimes les 1 000 intérimaires alsaciens qui travaillent Outre-Rhin. Jusqu'à présent, avec l'instauration du prélèvement à la source début janvier en France, ils payaient deux impôts par mois, dans l'Hexagone et en Allemagne, et se voyaient rembourser du prélèvement allemand uniquement l'année suivante.
Solution temporaire

Pour 2019, le fisc autorise les entreprises intérimaires, basées en France, à stopper les prélèvements dès le mois de mars. Les sommes d'ores et déjà perçues en janvier et février au titre de l'impôt français seront remboursées d'ici le mois d'avril. L'impôt, dû en France, sera payé en totalité en 2020, à un moment où les intérimaires auront obtenu le remboursement de l'impôt à la source allemand, évitant ainsi toute double imposition même temporaire, insiste l'administration fiscale. « C'est une bonne chose, réagit Éric Straumann, député de la 1re circonscription du Haut-Rhin. Mais je regrette que les autorités aient mis autant de temps à s'emparer de la question. J'avais alerté le gouvernement il y a huit mois » (lire L'Alsace du 23 février).

Il s'agit d'une solution temporaire, le temps qu'un accord soit trouvé sur le sujet avec les autorités allemandes. « Sachant que ces négociations sont souvent très longues, nous voulions régler le problème dès maintenant pour ne pas pénaliser plus longtemps les salariés intérimaires », explique Éléonore Sibler, de la direction des Finances publiques du Haut-Rhin. La question de la double imposition relève en effet de la convention fiscale franco-allemande, traité international dont la renégociation nécessitera très certainement des mois.

Quelle solution pérenne est-elle envisageable ? Faut-il supprimer définitivement le prélèvement à la source en France ou en Allemagne ? Pour le député Éric Straumann, « c'est le nouveau mécanisme français qui lèse les intérimaires , c'est donc à notre administration fiscale de régler les difficultés ». Dans l'immédiat, le fisc français doit communiquer les modalités de remboursement aux intérimaires, via leurs employeurs et les associations de défense des travailleurs frontaliers. Marine ERNOULT

 

 
 

Fin de la double imposition des frontaliers intérimaires

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 05:57:54

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Fiscalité
Fin de la double imposition des frontaliers intérimaires
 

 
La direction générale des finances publiques (DGFIP) l'a annoncé mardi soir dans un communiqué : elle met fin à la double imposition temporaire des intérimaires qui travaillent en Allemagne.

Depuis l'instauration du prélèvement à la source, certains de ces frontaliers étaient imposés à la fois en France et en Allemagne - qui remboursait les prélèvements effectués l'année suivante - sur un même salaire (DNA du 24 février 2019).

Selon la DGFIP, cette situation particulière concernerait environ 1 000 salariés au total, soit 20 % des travailleurs intérimaires envoyés en Allemagne.

« Afin de ne pas pénaliser les contribuables concernés, la DGFIP a décidé, pour 2019, de donner à ces entreprises intérimaires basées en France l'autorisation d'arrêter immédiatement la retenue à la source française faisant temporairement double emploi avec l'impôt à la source allemand, même si l'impôt sera dû finalement en France », annonce-t-elle dans un communiqué. « Les prélèvements seront arrêtés en mars ou avril 2019 au plus tard. L'impôt dû en France sera donc payé en totalité - ou quasi-totalité - en 2020, à un moment où les intérimaires auront obtenu le remboursement de l'impôt à la source allemand, évitant ainsi toute double imposition même temporaire. Ces contribuables auront la possibilité d'obtenir le remboursement des sommes prélevées début 2019 au titre de l'impôt français ».

 

 
 

 

Santé La contagion reste forte cet hiver Recrudescence de la rougeole : la France pointée du doigt

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 06:50:48

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Santé La contagion reste forte cet hiver
Recrudescence de la rougeole : la France pointée du doigt
Figurant parmi les dix pays où la hausse de la maladie a été la plus forte en 2018, la France connaît encore des flambées épidémiques en 2019. Elle exporte aussi la maladie. En cause : un trop faible taux de vaccination.
 

 
Dix pays parmi lesquels la France ont été responsables d'environ 75  % de l'augmentation totale des cas de rougeole en 2018, s'alarme l'Unicef, qui appelle au « réveil » en matière de vaccination. Certes, avec 2 269 cas en 2018, la France arrive loin derrière l'Ukraine et ses 30 338 cas, mais les épidémies locales restent récurrentes chez nous car la rougeole est l'une des maladies les plus contagieuses - un malade peut contaminer 10 à 15 personnes - et qu'un million de Français sont « réceptifs » à la maladie parce qu'ils n'ont pas été vaccinés ou qu'ils n'ont reçu qu'une dose de vaccin et qu'ils n'ont pas été en contact avec le virus.
91 % des cas chez des patients non vaccinés

C'est le cas de nombreux Français nés après les années 1980. Peu ou pas vaccinés - le vaccin a été recommandé à partir de 1983 - ils n'ont pas rencontré la maladie dans leur enfance car la génération précédente l'avait eu enfant et était immunisée.

Ils sont ainsi 8 % à être « réceptifs », contre 5 % dans la population générale. Ces jeunes adultes sont souvent les premières victimes du virus comme l'illustre l'épidémie de Val Thorens. Commencée le 22 janvier, elle avait touché 48 personnes au 25 février, essentiellement des adultes saisonniers, mais aussi quatre de leurs enfants fréquentant la même crèche. Alors qu'un début d'extension de l'épidémie a été observé dans le domaine des 3 Vallées (Courchevel, Méribel, Les Menuires), cette épidémie est aussi susceptible de s'exporter vers d'autres régions et à l'étranger en raison de la forte fréquentation touristique de ces stations. Des touristes écossais, belges et danois sont déjà tombés malades à leur retour chez eux.

D'autres foyers épidémiques sévissent actuellement en France : dans un camp de gens du voyage en Haute-Garonne, à Mayotte et à la Réunion. 91  % des cas sont survenus chez des patients non ou mal vaccinés, et 30 % ont nécessité une hospitalisation, dont quatre cas en réanimation.

Avec 244 cas de rougeole signalés en France entre le 1er janvier et le 24 février 2019, la situation reste cependant moins préoccupante que l'an dernier où 665 cas avaient déjà été rapportés à la même époque.
Sylvie MONTARON

 

 
 

Le non des avocats aux « vidéos-audiences »

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 06:31:27

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Le non des avocats aux « vidéos-audiences »
 

 
Le dispositif est prévu par la loi depuis 2011 mais il nécessitait jusqu'alors le consentement du requérant. Depuis le 1er janvier, à titre expérimental, il est devenu « obligatoire » dans les ressorts des tribunaux administratifs de Lyon, Nancy et Strasbourg.
« Passage en force » pour les avocats

Ce dispositif, c'est celui des « vidéos-audiences », imposées pour plaider, à distance, les recours devant la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Jusqu'à présent, un demandeur d'asile débouté par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides avait la garantie d'une audience d'appel dans les locaux de la CNDA à Montreuil (Seine-Saint-Denis), où quelque 320 juges de l'asile ont rendu plus de 47 000 décisions l'an dernier.

Mais une loi du 10 septembre 2018 a fait sauter ce verrou et généralisé à l'Hexagone la possibilité de recourir aux « vidéo-audiences » - introduites à partir de 2015 dans les départements d'outre-mer.

Cette décision de la CNDA, prise le 17 décembre sans concertation avec les barreaux locaux, est vécue comme un « passage en force » par les avocats concernés. Pour le bâtonnier lyonnais, Farid Hamel, « cette réforme est faite pour liquider le stock de dossiers de la Cour, en faisant passer la durée moyenne des audiences d'une heure et demie à 20 minutes ».

Même sentiment du côté de son homologue nancéien, pour qui cela favorise « une déshumanisation absolue de la relation entre les justiciables et leurs juges, dans des dossiers où le facteur humain est essentiel [...] La qualité de la justice, on s'en fout, ce qu'on veut c'est qu'elle coûte moins cher ».

Aujourd'hui, si les tribunaux du Rhône et de Meurthe-et-Moselle sont entièrement équipés, l'incertitude demeure et un recours a été engagé par le Conseil national des barreaux devant le Conseil d'État au nom de la « rupture d'égalité » entre les requérants et leur « droit à la dignité ».

 

 
 

Colmar Grand Débat Les patrons veulent être entendus

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 05:55:32

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Colmar Grand Débat Les patrons veulent être entendus
 

 
Les chefs d'entreprise ont réfléchi à la transition énergétique, à la fiscalité et à l'organisation de l'État. Photo DNA/Laurent Habersetzer
Les débatteurs matinaux ont eu le choix entre trois ateliers. Le premier portait sur la fiscalité, les dépenses et les actions publiques. Le deuxième sur l'organisation de l'État et des services publics. Le troisième sur la transition écologique.

Ils ont été accueillis par Christiane Roth, présidente de la délégation colmarienne de la CCI Alsace Eurométropole, Olivier Klotz, qui préside le Medef Alsace et Richard Grandgladen, président de la confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) du Haut-Rhin.

En sa qualité de commissaire-enquêteur, Michel Herr, par ailleurs responsable de l'entreprise Gé-Eau-Therm, à Muhlbach-sur-Munster, a été chargé par la préfecture d'animer le débat.
Développer de nouveaux modes de déplacement

Pendant une heure, chaque groupe réfléchit au thème qu'il a choisi. Ici, le sujet du jour est la transition énergétique. L'atelier est conduit par Françoise Arena, animatrice de la plate-forme Initiative Colmar Centre-Alsace. Autour du café et des viennoiseries, la discussion démarre au quart de tour. « Transition écologique est un terme que j'ai un peu de mal à définir, commence Michel Herr. Quand j'étais jeune, on appelait cela la chasse au gaspi. Ce qui est sûr, c'est qu'on n'a pas à attendre d'aides de l'État. »

Souvent, il n'est pas d'autre choix que de prendre sa voiture. « Quand on arrive à Colmar depuis la vallée de Munster après trois quarts d'heure de train, que faire ? s'interroge Michel Herr. Les gens prennent finalement leur voiture. C'est un gâchis monstrueux de voir des véhicules avec une seule personne à bord. »

Benoît Basier dirige la corderie Meyer Sansboeuf à Guebwiller. « Je n'arrive pas à embaucher des gens de Mulhouse chez moi alors qu'il y a des postes. »

L'idée de trouver un mode de transport alternatif est lancée. « À Pulversheim, qui est à 7 km de Mulhouse, il y a un bus le matin et un le soir. Les gens viennent à 7 h et repartent à 16 h », indique Michel Maurer, responsable de l'entreprise Thurmelec.

C'est la première proposition du groupe : il faut développer de nouveaux modes de déplacement dans les territoires qui profiteraient à la fois aux salariés et aux scolaires. « L'outil informatique permettrait de tracer le véhicule, explique Michel Maurer, rapporteur du groupe. Il s'agit d'une grosse infrastructure à mettre en place au niveau du Grand Est. Cela va dans le sens de la transition écologique et de l'aide à l'emploi. »
Privilégier le « small business act »

Leur deuxième proposition s'inspire du modèle anglo-saxon. « Il faut privilégier le small business act et travailler localement ». Ceci pour éviter des scénarios absurdes du type : « On pêche des crevettes en mer du Nord, on les fait décortiquer en Afrique du Nord et on les fait revenir ici ! » Autre exemple dans l'agriculture. « Le lait travaillé ne vient pas d'Alsace », regrette le fromager Jacky Quesnot. « Si je veux une ficelle en lin, il faut que je l'achète en Chine. Il faudrait relancer la culture du chanvre en France », renchérit Benoît Basier.

La France doit retrouver une vision stratégique à long terme, telle est leur troisième suggestion. « Notre pays n'en a plus eu depuis De Gaulle et Pompidou... », se désole Michel Maurer.

Au bout d'une heure, les membres des trois ateliers se retrouvent pour partager leurs réflexions. Par la voix de son rapporteur Jean-Denis Budin, directeur du Credir, le groupe fiscalité prône la stabilisation des règles et la simplification administrative. Il aimerait également que soit créé un guichet unique d'informations pour les entreprises voire pour tous les citoyens.

Pour le troisième atelier, qui s'est penché sur le fonctionnement des services de l'État, il importe de bénéficier d'un interlocuteur « fiable et efficace ». Comme le précise Michel Jenny, ancien assureur, il est nécessaire de « diminuer le nombre de strates administratives et de réduire le temps de réponse des administrations ». Il préconise enfin la mise en place d'un plan d'actions après chaque rapport émanant de la cour des comptes.

Toutes ces propositions vont prendre le chemin de Paris et être soumises au gouvernement. Le mot de la fin revient à Christiane Roth. « On nous a donné la possibilité de nous exprimer. Nous espérons être entendus. Sinon, on mettra des gilets rouges, verts ou je ne sais quoi... »
Michelle FREUDENREICH

 

 
 

entreprises Grand débat national avec la CCI, le Medef Alsace et la CGPME 68 : Les patrons veulent être entendus

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 06:06:31

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entreprises Grand débat national avec la CCI, le Medef Alsace et la CGPME 68
entreprises Grand débat national avec la CCI, le Medef Alsace et la CGPME 68 : Les patrons veulent être entendus
Hier matin, au CREF de Colmar, une vingtaine de chefs d'entreprise ont participé au Grand débat nationalproposé par la CCI Alsace Eurométropole, le Medef Alsace et la CPME 68. Un brainstorming fécond qui a permisde mettre au jour plusieurs propositions. Les patrons espèrent un retour de la part du gouvernement.

 
Les chefs d'entreprise ont réfléchi à la transition énergétique, à la fiscalité et à l'organisation de l'État.
Les débatteurs matinaux ont eu le choix entre trois ateliers. Le premier portait sur la fiscalité, les dépenses et les actions publiques. Le deuxième sur l'organisation de l'État et des services publics. Le troisième sur la transition écologique.

Ils ont été accueillis par Christiane Roth, présidente de la délégation colmarienne de la CCI Alsace Eurométropole, Olivier Klotz, qui préside le Medef Alsace et Richard Grandgladen, président de la confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) du Haut-Rhin. En sa qualité de commissaire-enquêteur, Michel Herr, par ailleurs responsable de l'entreprise Gé-Eau-Therm, à Muhlbach-sur-Munster, a été chargé par la préfecture d'animer le débat.
Développerde nouveaux modes de déplacement

Pendant une heure, chaque groupe réfléchit au thème qu'il a choisi. Ici, le sujet du jour est la transition énergétique. L'atelier est drivé par Françoise Arena, animatrice de la plateforme Initiative Colmar Centre-Alsace. Autour du café et des viennoiseries, la discussion démarre au quart de tour. « Transition écologique est un terme que j'ai un peu de mal à définir, commence Michel Herr. Quand j'étais jeune, on appelait cela la chasse au gaspi. Ce qui est sûr, c'est qu'on n'a pas à attendre d'aides de l'État ».

Souvent, il n'est pas d'autre choix que de prendre sa voiture. « Quand on arrive à Colmar depuis la vallée de Munster après trois quarts d'heure de train, que faire ? s'interroge Michel Herr. Les gens prennent finalement leur voiture. C'est un gâchis monstrueux de voir des véhicules avec une seule personne à bord ».

Benoît Basier dirige la corderie Meyer Sansboeuf à Guebwiller. « Je n'arrive pas à embaucher des gens de Mulhouse chez moi alors qu'il y a des postes. »

L'idée de trouver un mode de transport alternatif est lancée. « À Pulversheim, qui est à 7 km de Mulhouse, il y a un bus le matin et un le soir. Les gens viennent à 7 h et repartent à 16 h», indique Michel Maurer, responsable de l'entreprise Thurmelec.

C'est la première proposition du groupe : il faut développer de nouveaux modes de déplacement dans les territoires qui profiteraient à la fois aux salariés et aux scolaires. « L'outil informatique permettrait de tracer le véhicule, explique Michel Maurer, rapporteur du groupe. Il s'agit d'une grosse infrastructure à mettre en place au niveau du Grand Est. Cela va dans le sens de la transition écologique et de l'aide à l'emploi ».
Non à la complexité administrative

Leur deuxième proposition s'inspire du modèle anglo-saxon. « Il faut privilégier le small business act et travailler localement ». Ceci pour éviter des scénarios absurdes du type : « On pêche des crevettes en mer du Nord, on les fait décortiquer en Afrique du Nord et on les fait revenir ici ! » Autre exemple dans l'agriculture. « Le lait travaillé ne vient pas d'Alsace », regrette le fromager Jacky Quesnot. « Si je veux une ficelle en lin, il faut que je l'achète en Chine. Il faudrait relancer la culture du chanvre en France », renchérit Benoît Basier.

La France doit retrouver une vision stratégique à long terme, telle est leur troisième suggestion. « Notre pays n'en a plus eu depuis De Gaulle et Pompidou... », se désole Michel Maurer.

Au bout d'une heure, les membres des trois ateliers se retrouvent pour partager leurs réflexions. Par la voix de son rapporteur Jean-Denis Budin, directeur du Credir, le groupe fiscalité prône la stabilisation des règles et la simplification administrative. Il aimerait également que soit créé un guichet unique d'informations pour les entreprises voire pour tous les citoyens.

Pour le troisième atelier, qui s'est penché sur le fonctionnement des services de l'État, il importe de bénéficier d'un interlocuteur « fiable et efficace ». Comme le précise Michel Jenny, ancien assureur, il est nécessaire de « diminuer le nombre de strates administratives et de réduire le temps de réponse des administrations ». Il préconise enfin la mise en place d'un plan d'actions après chaque rapport émanant de la cour des comptes.

Toutes ces propositions vont prendre le chemin de Paris et être soumises au gouvernement. Le mot de la fin revient à Christiane Roth. « On nous a donné la possibilité de nous exprimer. Nous espérons être entendus. Sinon, on mettra des gilets rouges, verts ou je ne sais quoi... »
Michelle FREUDENREICH

 

 
 

 

Colmar Grand Débat APALIB Les seniors s'impliquent aussi

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 05:56:52

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Colmar Grand Débat APALIB Les seniors s'impliquent aussi
 

 
 
Ce débat était organisé en l'absence de tout élu pour laisser libre court aux opinions. Daniel Rebert, l'un des responsables d'APALIB, s'est contenté de lire la dizaine de questions afférant aux quatre grands thèmes.

Rapidement, les participants ont déploré que certaines questions soient « fermées », ne laissant le choix de répondre que par « Oui » ou « Non ». Exaspérée par ce manque d'ouverture, une personne a quitté les lieux : « Cela m'agace. Ce n'est pas un débat. »

Pour lancer la réflexion, les propos d'Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, ont été repris. Ils évoquent un nombre croissant de personnes âgées et le reste à leur charge concernant le financement de leur hébergement dans des structures spécialisées ainsi que les difficultés à recruter du personnel d'aide à la personne. Puis a été abordé plus spécifiquement le premier thème.
Démocratie et citoyenneté

Le choix de la proportionnelle, quelle que soit l'élection, s'impose afin d'avoir une diversification des opinions exprimées, pouvait-on entendre.

Se prononçant contre la réduction des parlementaires, craignant notamment un éloignement des élus - « S'agit-il réellement la raison des trop grandes dépenses publiques ? » - et tout en se disant favorables au vote obligatoire, les participants souhaitent également la prise en compte du vote blanc. En revanche, s'ils sont favorables à des référendums au niveau national, ils ne le souhaitent pas au niveau régional. De manière générale, ils désirent associer les citoyens aux grandes décisions, telle l'amélioration de la laïcité.
Organisation de l'État et des services publics

S'agissant de cet autre thème, on retrouve ici des préoccupations déjà entendues au niveau national. L'échelon préféré est la commune, avec la crainte de l'éloignement des services lors de regroupements. Sont déplorés le trop grand nombre d'échelons administratifs, les doublons entre Régions et Départements, notamment en matière de tourisme. L'occasion pour les seniors d'évoquer une difficulté rencontrée au quotidien, celle de la dématérialisation des démarches administratives. La présence d'un agent polyvalent, contact unique qui effectuerait les démarches, est souhaitée.
Fiscalité plus juste et plus efficace

Pour la question des dépenses publiques, sont demandés en vrac la réduction du train de vie de l'Élysée avec « moins de dépenses somptuaires pour Madame Macron » et moins de voyages officiels, la réduction des salaires des hauts fonctionnaires et des avantages accordés aux anciens élus et le non-cumul des rémunérations. Au niveau de l'Alsace, éviter le « gaspillage routier », tel le GCO. À Colmar, moins d'éclairage au centre-ville et à Noël...

Un point passionnant avec, en conclusion, le souhait de ne pas augmenter les impôts grâce à la réduction des dépenses.
Transition écologique

Unanimement, l'idée d'impôts spécifiques, tel celui de la transition écologique, est rejetée : « Il faut bien réfléchir avant d'instaurer des primes. » Le bon sens des anciens, de ceux qui ont connu des conflits et des restrictions, devrait servir de modèle pour éviter les gaspillages d'énergie et de ressources. La multiplication des bons gestes individuels en favorisant les déplacements pédestres, à vélo ou en covoiturage et la taxation des produits importés devraient permettre la transition écologique.

Les résultats de ce débat ont été déposés à la Préfecture en ce début de semaine, accompagnés d'un courrier signé par les participants. Heureux d'y avoir contribué, les résidents ont émis le souhait de se retrouver mensuellement pour débattre d'autres thèmes.
Jean-Louis LICHTENAUER

 

 
 

Le Grand débat national A la Chambre de Commerce et d'industrie Mulhouse sud Alsace : Les citoyens-entrepreneurs ont planché

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 06:03:28

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Le Grand débat national A la Chambre de Commerce et d'industrie Mulhouse sud Alsace
Le Grand débat national A la Chambre de Commerce et d'industrie Mulhouse sud Alsace : Les citoyens-entrepreneurs ont planché
« Les entreprises ont beaucoup de choses à dire et c'est aujourd'hui qu'il faut le dire », a expliqué Gilbert Stimpflin, président de la CCI territoriale en accueillant les chefs d'entreprise venus réfléchir à Mulhouse aux thématiques imposées : la fiscalité, l'organisation de l'État et la transition écologique.

 
L'un des ateliers organisés à la CCI Alsace Eurométropole à Mulhouse, consacré à la fiscalité.
Les chefs d'entreprise ont pourtant été peu nombreux à répondre à l'invitation de la CCI de Mulhouse et c'était presque une déception pour les organisateurs. « Ils sont patrons de TPE ou PME et ont le nez dans le guidon », a excusé Gilbert Stimpflin.

Les présents ont tout de même pu travailler, soutenus par la présence d'invités rares, comme Olivier Klotz, président du Medef Alsace et Richard Grangladen, président de la CPME 68.

Olivier Klotz s'est pris au jeu de participer à l'atelier sur l'organisation de l'Etat. « Nous allons nous exprimer directement et non par les corps intermédiaires », a-t-il commenté.

De la petite heure de discussion sont sorties des propositions concrètes, dont une synthèse sera envoyée à CCI France puis transmise ensuite au gouvernement.

Bien sûr, pour dresser le tableau et étayer la réflexion, ont été rappelés quelques chiffres concernant la dépense publique. Pour 1 000 euros de dépenses sociales, 575 euros le sont pour la protection sociale (dont 268 euros pour la retraite), 233 euros pour l'assurance maladie, 74 euros pour le chômage, l'APL, le RSA.

Mais si la population se plaint de charges trop élevées, les services rendus sont importants par rapport aux pays voisins. Sur 1 000 euros, 96 euros sont consacrés à l'éducation, 60 euros au régalien (armée, justice, police), 66 euros (administration, dont 1 euro pour les députés, sénateurs, gouvernement), 37 euros pour la dette.

Dans l'atelier « organisation de l'État et dépenses publiques », une proposition est arrivée très rapidement : il faut mettre fin au millefeuille des communes, intercommunalités, syndicats intercommunaux, département, région, État, Europe. L'exemple des « chikayas » entre la Ville de Mulhouse et Mulhouse Alsace Agglomération a servi d'illustration à cette problématique, avec le risque que chacun des potentats locaux se trouve des compétences nouvelles et donc des dépenses nouvelles et que les décisions ne se prennent jamais.... Le jugement des chefs d'entreprise a été sévère sur la situation locale, l'un d'eux comparant la situation mulhousienne à celle de l'ex Yougoslavie, « où les gens se tirent dessus. »

La proposition serait donc de regrouper encore plus les communes et de s'interroger sur la pertinence des départements. Une fois connue la réponse à la question essentielle : « quel prix cela coûte » ?
Le mauvais exemple de la Ville de Mulhouse et de m2A

Paradoxalement, les fonctionnaires n'ont pas été attaqués (mis à part les 600 000 enseignants qui sont dans le back-office). Même si un chiffre a été communiqué : dans les années 80 la Ville de Mulhouse comptait 100 000 habitants pour 2 000 fonctionnaires et maintenant elle compte 100 000 habitants pour 3 000 fonctionnaires municipaux. Question de productivité ?

Par contre, une proposition très claire a été formulée : la suppression du CESE (Conseil économique, social et environnement) et du Ceser (sa déclinaison locale) qui coûte 400 millions par an, à raison de 1 000 euros d'indemnité par mois pour chacun de ceux qui y siègent. Le Pays de la région mulhousienne en a pris pour son grade aussi, quand il « fait un rapport sur le rapport du Ceser » !

Les chefs d'entreprise sont allés jusqu'au point de proposer la suppression de la Banque de France.

Par contre, ils ont appuyé l'action de la Cour des comptes, en demandant que les préconisations de la Cour des Comptes fassent obligatoirement l'objet d'un débat, puis soit suivies par un plan d'action. La Cour des Comptes deviendrait un outil de pilotage pour le gouvernement.

En termes de fiscalité, les chefs d'entreprise ont proposé que les charges qu'ils payent soient consacrées à la formation et non à l'indemnisation du chômage. Autre proposition : que la fiscalité des entreprises exportatrices, et qui sont donc soumises à la concurrence mondiale, soit alignée sur la moyenne européenne.

Enfin, ils demandent que les citoyens bénéficient d'une vraie éducation économique et civique.

En termes de transition écologique, les propositions portent sur la limitation des produits jetables, le financement de filières de revalorisation et le développement des plans de mobilité pour les salariés, traduit pour les entreprises en crédit d'impôt.

Dans ce domaine, les chefs d'entreprise, en tant que citoyens entrepreneurs, ont été bien conscients qu'il faut s'interroger sur « ce que les autres doivent faire et sur ce que chacun peut faire par de petits gestes individuels ».
F.Z. Les chefs d'entreprise peuvent continuer à participer au Grand Débat National en ligne, sur le site de la CCI France et ceci jusqu'au 15 mars.

Les chefs d'entreprise peuvent continuer à participer au Grand Débat National en ligne, sur le site de la CCI France et ceci jusqu'au 15 mars.

 
 

 

Hirtzfelden Grand débat national : Des idées constructives

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 05:35:18

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Hirtzfelden Grand débat national
Hirtzfelden Grand débat national : Des idées constructives
La réunion d'initiative locale organisée par la commune d'Ensisheim s'est déroulée lundi dernier dans la salle polyvalente de Hirtzfelden

 
Un débat qui peine à mobiliser.
Les débats se sont déroulés sous la conduite de Michel Habig, maire d'Ensisheim, conseiller départemental et président de la communauté de communes du Centre Haut-Rhin. Les communes de Hirtzfelden, Munchhouse, Niederentzen, Oberhergheim, Roggenhouse et Rumersheim-le-Haut ont été associées au projet.

Moins d'une centaine de personnes ont assisté à cette rencontre, dont certains élus.
Un large panelde thématiques

Lors de la soirée, les thématiques gouvernementales ont été abordées, à l'instar du débat démocratique et de la citoyenneté, de la transition écologique, de l'organisation de l'État et des collectivités publiques, de l'écologie, et de la fiscalité. Dans ce grand débat de psychanalyse collective, où chacun détient une partie de la vérité, les réflexions, propositions et interventions remarquées ont été légion et toutes retranscrites afin d'être exploitées ultérieurement. À noter que le débat a été citoyen, les paroles libres dans le respect de l'intervenant. Les critiques exprimées n'ont souvent pas été compensées par des propositions concrètes, « mais ont eu le mérite d'être dites », ont noté les participants.

Michel Habig a par ailleurs salué la bonne tenue de cette séance et l'efficience des propositions faites : « je suis satisfait du déroulement de la soirée. Les participants ont joué le jeu. Les idées avancées ont été nombreuses et constructives. Les doléances exprimées seront retranscrites et envoyées à Paris ».

 

 
 

 

Ensisheim Grand débat national :des idées constructives

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 06:36:00

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Ensisheim Grand débat national :des idées constructives
 

 
Échanges et idées lors du Grand débat national de lundi dernier à Hirtzfelden.  Photo L'Alsace/Christian Werthe
La réunion d'initiative locale organisée par la commune d'Ensisheim s'est déroulée lundi dernier dans la salle polyvalente de Hirtzfelden, sous la conduite de Michel Habig, maire d'Ensisheim, conseiller départemental et président de la communauté de communes du Centre Haut-Rhin. Les communes de Hirtzfelden, Munchhouse, Niederentzen, Oberhergheim, Roggenhouse et Rumersheim-le-Haut ont été associées au projet.

Moins d'une centaine de personnes ont assisté à cette rencontre, dont certains élus.
Un large panelde thématiques

Lors de la soirée, les thématiques gouvernementales ont été abordées, à l'instar du débat démocratique et de la citoyenneté, de la transition écologique, de l'organisation de l'État et des collectivités publiques, de l'écologie, et de la fiscalité. Dans ce grand débat de psychanalyse collective, où chacun détient une partie de la vérité, les réflexions, propositions et interventions remarquées ont été légions et toutes retranscrites afin d'être exploitées ultérieurement. À noter que le débat a été citoyen, les paroles libres, dans le respect de l'intervenant. Les critiques exprimées n'ont souvent pas été compensées par des propositions concrètes, « mais ont eu le mérite d'être dites », ont noté les participants.

Michel Habig a par ailleurs salué la bonne tenue de cette séance et l'efficience des propositions faites : « Je suis satisfait du déroulement de la soirée. Les participants ont joué le jeu. Les idées avancées ont été nombreuses et constructives. Les doléances exprimées seront retranscrites et envoyées à Paris. »

 

 
 

APA Marc Heimermann passe le relais à Michel Schmitlin

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 05:58:18

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APA Marc Heimermann passe le relais à Michel Schmitlin
 

 
Marc Heimermann (à gauche) passe le flambeau de la présidence de l'association des bénévoles du Réseau APA à Michel Schmitlin. Photo L'Alsace/Laurent Gentilhomm e
Le réseau APA (accompagnement à la personne âgée), c'est treize résidences, 35 000 bénéficiaires des services de l'association, 2500 professionnels mais aussi, et on le sait moins, 801 bénévoles qui s'occupent d'animation en lien avec les professionnels. « Ils font de l'animation en général, luttent contre l'isolement des personnes âgées, aident les équipes et surtout permettent d'arriver à un coût accessible pour tous. L'objectif de l'APA, c'est de ne pas marchandiser le 3e âge », détaille Marc Heimermann, qui, durant 5 ans et demi, s'est occupé de cette « armée » de bénévoles aux services des aînés. Ces bénévoles interviennent dans des clubs d'animations et à domicile, en établissements (Ehpad, accueil de jour, résidences seniors), toujours auprès des personnes âgées.

Marc Heimermann vient donc de céder la présidence de la commission du bénévolat à Michel Schmitlin, un habitant de Willer-sur-Thur, engagé depuis longtemps dans l'associatif et qui a « à coeur de renforcer le lien entre les bénévoles et les salariés de l'APA. »

Les bénévoles sont actifs dans tout le département et la porte est toujours ouverte pour de nouveaux candidats ayant du temps à donner. « On cherche des bénévoles pour des missions très ponctuelles et par exemple, on a actuellement besoin de chauffeurs » , précise Michel Schmitlin. Les personnes intéressées par les activités bénévoles de l'APA peuvent téléphoner au 06.63.13.14.24.
L.G.

 

 
 

Pauvreté Cachée aux alentours de Colmar

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 06:29:18

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Pauvreté  Cachée aux alentours de Colmar
 

 
Depuis qu'il a un véhicule, l'Ordre de Malte de Colmar peut effectuer des maraudes en dehors de la ville et rencontrer des SDF là où ils ont construit leurs abris. Photo L'Alsace
Quelque part aux alentours de Colmar, vers 20 h. Dans la nuit noire, les bénévoles de l'Ordre de Malte de Colmar garent leur camionnette à l'entrée d'un chemin. Devant eux, un amas de bâches et de sacs-poubelles qui recouvrent une armature de branches.

C'est là que vit « Monsieur Jean », 81 ans. « Il nous arrivait de le croiser en ville, mais nous n'avions aucune idée d'où il habitait. C'est grâce à la camionnette que nous avons pu le trouver », indique Nadia Hoog, déléguée adjointe de l'Ordre de Malte à Colmar, accompagnée ce soir-là de Laura et Frédérique. Depuis janvier dernier, l'Ordre dispose en effet d'un véhicule qui lui permet d'aller à la rencontre des SDF « de la campagne ».
81 ans, sourd et muet

Jusqu'à présent, l'Ordre intervenait - à pied - uniquement sur le centre-ville de Colmar (voir l'encadré). « Nous étions en contact avec une quinzaine de SDF, reprend Nadia Hoog. Depuis que nous avons le véhicule, nous en rencontrons deux fois plus. »

Si, quand on pense SDF, on pense centre-ville, beaucoup préfèrent trouver refuge dans les fourrés, la forêt ou au bord des chemins, à l'abri des regards.

Ainsi Monsieur Jean. Le vieil homme est sourd et muet, les bénévoles communiquent donc avec lui à l'aide d'un petit carnet de notes tout en lui amenant un repas chaud.

Depuis qu'ils ont découvert son « logement » ils ont pu faire faire intervenir les services sociaux du Département et du CCAS (centre communal d'action sociale), pour l'aider à retrouver des traces de sa famille, remplir les papiers lui permettant d'avoir sa retraite, la CMU... Car beaucoup de sans-abri ne sont pas au courant de leurs droits.
« Qui penserait qu'on trouve des SDF à Horbourg-Wihr ? »

Après avoir donné un repas chaud à Monsieur Jean, les bénévoles poussent un peu plus loin vers l'abri d'Engin, caché dans un bois en contrebas d'une route. L'homme, à l'âge indéfinissable, s'est bricolé un auvent. Les trois femmes lui amènent un sac de vêtements et l'aident avec ses ordonnances et ses papiers pour le renouvellement de sa carte de séjour.

Dans le même coin, on leur a signalé un homme qui se serait retrouvé à la rue avec son fils. Leurs recherches pour le retrouver seront vaines ce soir-là.

C'est par des signalements ou grâce aux rondes sur les chemins avec le véhicule que l'Ordre peut localiser les sans-abri « de la campagne ». Ainsi à Horbourg-Wihr, ses membres ont pu rencontrer Patrice, dans une camionnette, ou Christian, travailleur pauvre, dans une caravane. « Qui penserait qu'on puisse trouver des SDF à Horbourg-Wihr ? », ironise Nadia Hoog. Et pourtant...
Cachés dans les vignes

D'autres leur ont été signalés dans la forêt au sud de Colmar, dans les vignes à Turckheim, Wintzenheim, Ingersheim. Ils n'ont pas encore pu être localisés ; dans la nuit, quelqu'un peut être à deux pas de vous, sans que vous le sachiez... « Nous espérons les trouver quand les nuits seront plus courtes. » Histoire d'apporter à ces sans-abri ruraux de la nourriture, des vêtements, les aider avec leurs papiers, tout comme en ville...
Textes et photos :Françoise MARISSAL

 

 
 

Pauvreté SDF ruraux à deux pas de Colmar : 81 ans et des nuits sous les branchages

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 06:08:24

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Pauvreté SDF ruraux à deux pas de Colmar
Pauvreté SDF ruraux à deux pas de Colmar : 81 ans et des nuits sous les branchages
On ne la voit pas mais elle est là, bien présente : hors de la ville, la pauvreté se niche sous des amas de bâches, où se réfugient les sans-abri. Grâce au véhicule dont il s'est doté en janvier, l'Ordre de Malte peut dorénavant aller à leur rencontre.

 
Depuis qu'il a un véhicule, l'Ordre de Malte de Colmar peut faire des maraudes en dehors de la ville et rencontrer des SDF là où ils ont construit leurs abris.
Quelque part aux alentours de la ville, vers 20 h. Dans la nuit noire, les bénévoles de l'Ordre de Malte de Colmar garent leur camionnette à l'entrée d'un chemin. Devant eux, un amas de bâches et sacs-poubelles qui recouvrent une armature de branches.

C'est là que vit « Monsieur Jean », 81 ans. « Il nous arrivait de le croiser en ville, mais nous n'avions aucune idée où il habitait. C'est grâce à la camionnette que nous avons pu le trouver », indique Nadia Hoog, déléguée adjointe de l'Ordre de Malte à Colmar, accompagnée ce soir-là de Laura et de Frédérique. Depuis janvier dernier, l'Ordre dispose en effet d'un véhicule, qui lui permet d'aller à la rencontre des SDF « de la campagne ».
Monsieur Jean, 81 ans, sourd et muet

Jusqu'à présent, l'Ordre intervenait - à pied - uniquement dans le centre-ville de Colmar (voir l'encadré). « Nous étions en contact avec une quinzaine de SDF, reprend Nadia Hoog. Depuis que nous avons le véhicule, nous en rencontrons deux fois plus. » Car si, quand on pense SDF on pense centre-ville, beaucoup préfèrent trouver refuge dans les fourrés, la forêt ou au bord des chemins, à l'abri des regards.

Ainsi Monsieur Jean. Le vieil homme est sourd et muet, les bénévoles communiquent donc avec lui à l'aide d'un petit carnet de notes tout en lui amenant un repas chaud. Depuis qu'ils ont découvert son « logement » ils ont pu faire intervenir les services sociaux du Département et du CCAS (centre communal d'action sociale), pour l'aider à retrouver des traces de sa famille, remplir les papiers qui lui permettent d'avoir sa retraite, la CMU... Car beaucoup de sans-abri ne sont pas au courant de leurs droits.
« Qui penserait qu'on trouve des SDF à Horbourg-Wihr ? »

Après avoir échangé avec Monsieur Jean, les bénévoles poussent un peu plus loin vers l'abri d'Engin, caché dans un bois en contrebas d'une route. L'homme, à l'âge indéfinissable, s'est bricolé un auvent. Les trois femmes lui amènent un sac de vêtements et l'aident avec ses ordonnances et ses papiers pour le renouvellement de sa carte de séjour.

Dans le même coin, on leur a signalé un homme qui se serait retrouvé à la rue avec son fils. Leurs recherches pour le retrouver seront vaines ce soir-là.
Cachésdans les vignes

C'est par des signalements ou par leur quadrillage des chemins avec le véhicule que l'Ordre peut localiser les sans-abri « de la campagne ». Ainsi à Horbourg-Wihr, ses membres ont pu rencontrer Patrice, dans une camionnette, ou Christian, travailleur pauvre, dans une caravane. « Qui penserait qu'on puisse trouver des SDF à Horbourg-Wihr ? », ironise Nadia Hoog. Et pourtant...

D'autres leur ont été signalés dans la forêt au sud de Colmar, dans les vignes à Turckheim, Wintzenheim, Ingersheim. Ils n'ont pas encore pu être localisés. « Nous espérons les trouver quand les nuits seront plus courtes. » Afin d'apporter à ces sans-abri ruraux de la nourriture, des vêtements, les aider avec leurs papiers, tout comme en ville...
Françoise MARISSAL Voir aussi notre diaporama sur dna.fr

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Sundgau Trente ans de jumelage franco-suisse

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 06:12:06

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Sundgau Trente ans de jumelage franco-suisse
 

 
De gauche à droite, les maires Daniel Egloff (Beurnevésin), Jean-Rodolphe Frisch (Pfetterhouse) et Fernand Gasser (Bonfol) ont renouvelé le serment et la charte du jumelage.  Photo L'Alsace
Henri Schmitt, élu maire en 1971, entouré de ses adjoints Raymond Macker (travaux), Clément Heinis (vie associative, fêtes et cérémonies) et Eugène Humbert (eau et forêt) a initié ce jumelage et a convaincu ses homologues des avantages d'un tel rassemblement des forces vives des trois communes.

Dans ses mémoires, Henri Schmitt raconte : « De tout temps nos trois communes entretenaient des liens particuliers. L'artisanat et l'industrie horlogère avaient favorisé ces relations mais aussi les mariages par-delà la frontière, l'essor des frontaliers et la bonne entente des sociétés de musique qui se sont mutuellement renforcées au fil des ans. En 1985, lorsque l'USP a réaménagé le stade de la frontière, c'est tout naturellement qu'ils ont eu accès au gravier de Bonfol, gracieusement offert par la municipalité du maire Pierre Henzelin qui, bien placé dans la douane suisse, put également éviter les formalités douanières. »

Il poursuit, en soulignant que « d'autre part, dès 1984, le débit de nos sources étant insuffisant en période de sécheresse. La commune de Pfetterhouse a entrepris des recherches de captage d'eau mais en attendant nous avons pu, grâce à nos bonnes relations transfrontalières, relier nos deux réseaux, du terrain de football jusqu'à la douane suisse et nous approvisionner auprès du syndicat d'eau de la Vendeline. Je fus également invité à participer aux fêtes suisses comme l'émission de la radio télévision romande Fête... comme chez vous ou l'inauguration de leur terrain de football, le 100e anniversaire des chemins de fer du Jura, le baptême de la nouvelle automotrice et bien d'autres. L'idée de conclure un jumelage faisait son chemin, l'historien local André Dubail réalisa une brochure intitulée Amitié sans frontières reflétant l'histoire commune de nos trois villages. Le 12 novembre 1988 eut lieu une marche populaire faisant arpenter les lieux historiques dont notamment le saillant du Largin et les vestiges de la guerre 14-18 dans le secteur. »

Le groupe de travail, mis en place à l'époque, a réparti les festivités du jumelage sur deux journées à Bonfol et Beurnevésin avec démonstration équestre, match de volley, saut en parachute, skate hockey, gym féminine, fanfare, lâcher de ballons et banquet au restaurant de la Couronne.

Les festivités se sont poursuivies le lendemain à Pfetterhouse, par une messe sur le terrain de foot de la frontière présidée par Mgr Léon Hégelé (enfant de Pfetterhouse), la signature de la charte entre les trois maires, Henri Schmitt de Pfetterhouse, Michel Kneuss de Beurnevésin et Pierre Henzelin de Bonfol, un concert apéritif avec les Mattagumber, la plantation de l'arbre du jumelage au-dessus de l'école, un banquet officiel au restaurant Heinis... Au stade, un match amical a opposé Bonfol à Pfetterhouse. Des baptêmes de l'air en montgolfière ont eu lieu et l'animation folklorique et musicale a été confiée à la musique municipale de Pfetterhouse, renforcée par les musiciens de Bonfol et les danseurs de Dannemarie.
Choucroute républicaine

Le 30e anniversaire du jumelage a été fêté ce dimanche à la salle des fêtes de Pfetterhouse où les maires Jean-Rodolphe Frisch pour Pfetterhouse, Fernand Gasser pour Bonfol et Daniel Egloff pour Beurnevésin ont invité leurs habitants à une excellente choucroute républicaine. La matinée a démarré par la prestation toujours très remarquée de la musique municipale de Pfetterhouse, dirigée par Raymond Werth, à présent fusionnée avec celle de Bonfol. Elle s'est poursuivie par une projection d'images récapitulant les festivités du jumelage, du dixième et du vingtième anniversaire. Elles ont été commentées par les trois maires. Ces derniers ont évoqué les réalisations communes : le théâtre avec la troupe Maramande comprenant des acteurs des trois villages, l'aménagement autour de la Borne des Trois Puissances et le chalet suisse, les festivités autour de la borne délimitant les trois villages, les festivités du 100e anniversaire de l'armistice à la ferme du Largin et du KM0, et bien d'autres.

Jean-Rodolphe Frisch a également évoqué la route dite « pénétrante » qui aurait dû utiliser la voie ferrée Dannemarie-Pfetterhouse-Bonfol, avortée en 1988, mais s'est félicité du fait que la piste cyclable, mise en place depuis, sera poursuivie prochainement jusqu'à Bonfol, en partenariat avec le département.
Texte et photos : Clément HEINIS

 

 
 

Trois Frontières Trois polices voisines deviennent partenaires

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 06:25:05

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Trois Frontières Trois polices voisines deviennent partenaires
 

 
La coopération entre trois polices du secteur des Trois Frontières prendra effet notamment pour les Foulées de Rosenau.

Archives L'Alsace/Brigitte Poux

Renforcer la sécurité lors d'événements exceptionnels et ponctuels : c'est dans cette optique que les polices des communes de Kembs, Huningue et Rosenau se sont alliées, dans le secteur des Trois Frontières. « Ce partenariat est une première dans le Sud Alsace », assure Thierry Litzler, le maire de Rosenau. Il prendra effet cette année dans le cadre de trois rendez-vous spécifiques : Les Foulées de Rosenau, en avril prochain, les Objets flottants non identifiés (Ofni) à Kembs, en août, et le Slow up des Trois Pays à Huningue, en septembre. Des manifestations qui drainent de nombreuses personnes et qui, par leur caractère, nécessitent la mise en place d'un important dispositif.
« Ça ne nous coûte rien »

Concrètement, il s'agit pour chaque commune de mettre à disposition un agent de ses effectifs de police pour les rendez-vous des deux autres localités. C'est parce qu'elles sont voisines ou parce qu'elles appartiennent à une même intercommunalité que les villes peuvent s'engager dans cette coopération, laquelle se justifie seulement dans le cadre d'événements spécifiques. « Ce qui est formidable, c'est que cela ne nous coûte rien », souligne le premier magistrat de Rosenau. Il sera question de développer davantage cette coordination dans le futur, notamment à travers le partage d'informations, de matériel et l'organisation d'actions ciblées.
Caroline ANFOSSI

 

 
 

M2A Trier plus et mieux

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 06:48:30

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M2A Trier plus et mieux
 

 
Fabian Jordan, président de M2A, Lara Million, vice-présidente de M2A en charge de la propreté et des déchets, et Jean Rottner, président du Sivom (de gauche à droite) présentent le plan Déchets 2030 et la future campagne pour améliorer le tri dans les bacs jaunes. Photo L'Alsace/L.G.
« On n'est pas bon ! » Quand on connaît l'optimisme souvent communicatif de Lara Million, adjointe M2A chargée de la propreté et la collecte, on se dit que la situation ne doit pas être mirobolante. L'élue s'explique : « Il y a deux ans, les erreurs de tri nous coûtaient 500 000 EUR. Aujourd'hui on est à 700 000 EUR. » Gloups, l'addition salée est celle des objets mal triés, mis dans un bac jaune, qui ne doivent pas s'y trouver, et qui une fois arrivés dans un centre de tri ou une déchetterie, repartent à l'usine d'incinération pour être brûlés.

« Le jaune, c'est les emballages », ajoute Jean Rottner, le président du Sivom (Syndicat intercommunal à vocation multiple), en dévoilant les affiches d'une future campagne d'information. « En matière de communication, on n'a rien fait depuis 10 ans. Forcément, ça se ressent, » prolonge Lara Million qui annonce un programme copieux jusqu'en 2030. Forum annuel des acteurs de la politique déchets avec conférence d'experts, réunions publiques, de sensibilisations et d'échanges (lire ci-contre), créations d'outils pour les bons gestes du tri (autocollants, magnets...) animations ludiques, sensibilisation du jeune public en milieu scolaire et périscolaire, visites pédagogiques des équipements du Sivom et mobilisation accrue des services civiques. Bref, le Sivom et M2A sortent l'artillerie lourde, au moment où les 285 000 habitants du Sivom sont tous dotés d'un bac brun (pour le jaune, sept communes de la bande rhénane sont encore exclues du dispositif).
La « pesée embarquée » n'est pas à l'ordre du jour

Comment expliquer ce problème de tri non-satisfaisant dans les bacs jaunes et la facture qui s'alourdit ? Forcément par la multiplication des bacs jaunes : plus on trie, plus on a de chance de faire des erreurs. La densité de la population urbaine est aussi une explication, avec un tri sélectif forcément plus compliqué à contrôler dans les bacs collectifs. Parfois aussi, un trop grand zèle au moment du tri engendre des erreurs. Les objets plastiques, hors emballage, par exemple, ne doivent pas être mis dans le bac jaune.

En revanche, Fabian Jordan, président de M2A, Jean Rottner et Lara Million ont rappelé que passer à la collecte dite « pesée embarquée » n'est pas à l'ordre du jour.

« On a vu les problèmes que ça peut poser, avec les décharges sauvages par exemple , souligne Jean Rottner. On ne va pas se lancer là-dedans. » Jusqu'en 2030 il faudra donc « mieux trier dans le jaune », pour ne pas mettre les comptes du Sivom... dans le rouge. La gestion des ordures ménagères coûte chaque année plus de 41 millions d'euros et mieux trier son bac jaune est aussi un moyen de ne pas voir la taxe d'enlèvement des ordures ménagères s'envoler. CQFD.
Textes : Laurent GENTILHOMME PLUS WEB Voir notre vidéo sur la distribution de poules en 2019 sur le site www.lalsace.fr

 

 
 

Buhl : Une pétition pour le bilinguisme en maternelle

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 06:09:55

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Buhl
Buhl : Une pétition pour le bilinguisme en maternelle
La colère gronde du côté de la maternelle de Buhl, où un collectif de parents a lancé récemment une pétition en ligne, afin de protester contre la suppression du cursus bilingue, programmée dès la rentrée 2019-2020.

 
« La direction de l'école nous a remis un courrier le 8 février dernier, afin de nous annoncer cette mesure, présentée comme une réorganisation. Les enfants souhaitant continuer le cursus bilingue devront être scolarisés à Guebwiller », explique un parent d'élève. « Actuellement, une quarantaine d'élèves suivent l'enseignement bilingue franco-allemand à l'école maternelle de Buhl (petits, moyens et grands), avec une enseignante investie, disponible et appréciée. Pourquoi dans ce cas supprimer le cursus bilingue alors que, au vu des effectifs, il pourrait aisément être maintenu ? Et pourquoi surcharger des classes de Guebwiller avec des enfants de Buhl ? On fait la promotion du bilinguisme, mais on ne donne pas les moyens aux parents d'en faire profiter leurs enfants. »

Du côté de la direction de l'école, on fait valoir que très peu d'enfants buhlois poursuivent le cursus bilingue en primaire à Guebwiller, et préfèrent continuer leur parcours scolaire à Buhl, en monolingue. « Il vaut mieux dès lors les orienter tout de suite vers Guebwiller, où ils pourront suivre un cursus bilingue complet, plutôt que de les laisser à Buhl et ainsi interrompre ce cursus lors de leur passage en primaire », explique-t-on. Ce à quoi les parents pétitionnaires répondent « qu'il serait plus judicieux d'ouvrir le cursus bilingue en école primaire à Buhl, pour assurer la continuité de la maternelle et préserver notre école villageoise».

Baptisée « Maintenons le cursus bilingue en maternelle à Buhl et rouvrons-le en primaire ! », la pétition en ligne avait déjà recueilli hier plus de 160 signatures.
S.C. La pétition est visible sur le site www.change.org

La pétition est visible sur le site www.change.org

 
 

 

Comcom de la vallée de Saint-Amarin Maternité de Thann : Une motion votée

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 06:02:37

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Comcom de la vallée de Saint-Amarin Maternité de Thann
Comcom de la vallée de Saint-Amarin Maternité de Thann : Une motion votée
Le conseil communautaire de la Vallée de Saint-Amarin a voté une motion concernant la maternité de Thann mardi 26 février. A laquelle le président du conseil de surveillance du GHRMSA, Jean Rottner, a répondu.

 
Près de 400 pyjamas de nourrissons accrochés le long de la RN66, à hauteur du lycée Charles Pointet à Thann, pour protester contre la fermeture de la maternité.
« Une profonde réorganisation de l'offre de soins de l'hôpital de Thann est conduite conjointement par l'Agence Régionale de Santé (ARS) et le Groupement Hospitalier Régional de Mulhouse et du Sud Alsace (GHRMSA). Ces deux instances prévoient notamment à court terme la transformation de la maternité de Thann en un centre périnatal de proximité», expose la motion. «Le directeur de l'ARS a annoncé le 28 janvier dernier la prorogation de l'agrément de la maternité pour permettre la conduite d'une concertation avec les divers acteurs de ce dossier.

Lors de l'entretien accordé par le directeur de l'ARS à l'association « REST ! » le 11 février 2019, il avait été convenu que l'association « REST ! » ainsi que le Président de la Communauté de Communes de la Vallée de Saint-Amarin (CCVSA) serait associé aux discussions, étant donné l'impact fort que la fermeture de la maternité engendrerait sur le territoire.

Pourtant, une réunion relative au devenir de l'hôpital de Thann doit se tenir samedi 2 mars, sans que les représentants de la CCVSA et de « REST ! » n'aient été conviés.

Cette situation n'est pas entendable. Cela témoigne d'une volonté de mise à l'écart des discussions et du mépris pour les habitants et les élus du territoire de Saint-Amarin. C'est pourquoi, en séance du 26 février le conseil communautaire de la Vallée de Saint Amarin, à l'unanimité

- rappelle la vive inquiétude des territoires ruraux à l'annonce de la fermeture de la maternité de Thann qui créera inévitablement une iniquité territoriale dans l'accès aux soins ;

- insiste sur le fait que les populations des territoires ruraux doivent pouvoir bénéficier de l'accès aux soins conformément aux dispositions du schéma départemental d'amélioration de l'accessibilité des services au public du Haut-Rhin avalisé en 2018 ;

regrette que les représentants de la Vallée de Saint-Amarin n'aient pas été invités à la réunion du samedi 2 mars, malgré les promesses formulées ;

- demande instamment que le Président de la Communauté de Communes de la Vallée de Saint-Amarin soit pleinement associé aux réunions de concertation conduites avec l'ARS, le GHRMSA et le collectif d'élus du conseil de surveillance du GHRMSA ;

- sollicite que l'association « REST ! » soit associée de la même manière à ces discussions en tant que représentante de la société civile et des usagers de l'hôpital. »

 

 
 

 

Wettolsheim Assemblée générale du syndicat viticole : 42 298 hectolitres récoltés

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 05:34:20

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Wettolsheim Assemblée générale du syndicat viticole
Wettolsheim Assemblée générale du syndicat viticole : 42 298 hectolitres récoltés
Le syndicat viticole de Wettolsheim, placé sous la présidence de Jérôme Buecher, a tenu son assemblée générale le 25 février dans la salle Malraux de la Maison Saint-Marc.

 
Le président a salué le maire et conseiller départemental Lucien Muller. Il a ensuite présenté le millésime 2018, avec le bilan climatique, l'évolution des vignes, les vendanges et le caractère des vins. « A Wettolsheim, les viticulteurs ont récolté 42 298 hl sur 535 ha, un retour à une vendange pleine après la petite récolte de 2017. Le nombre de déclarations de récolte passe de 108 en 2017 à 103 en 2019. Les grands crus représentent 9  % de la surface déclarée à Wettolsheim, les lieux-dits 3  % et les crémants 30  %. Le volume récolté en Alsace est de 1 180 524 hl en 2018 contre 907 269 hl en 2017. La situation du marché démontre que si les volumes ont augmenté, les ventes ont encore baissé en 2018, en France comme à l'export. Le président a évoqué les atouts et les faiblesses du vignoble alsacien. Le secrétaire Thomas Haeffelin a présenté le procès-verbal de la dernière assemblée ainsi que le rapport d'activité, tous deux approuvés à l'unanimité.

Le rapport financier présenté par le trésorier Jean-François Mann laisse apparaître un bénéfice grâce à la fête du vin. Les réviseurs aux comptes ont donné quitus au trésorier, les nouveaux réviseurs aux comptes pour l'année en cours sont Alice Zinck et Christophe Koenig.

Le président Jérôme Buecher a remercié Maurice Barthelmé pour son implication depuis de nombreuses années. Ce dernier ne souhaite plus se représenter au comité ; il est remplacé par Lionel Buecher. Les autres membres sortants, Franck Buecher, Jean-François Mann, Michel Moellinger et Didier Pelluzi sont reconduits dans leur fonction.

Différents dossiers ont été expliqués par Jérôme Buecher : la hiérarchisation et l'affichage du taux de sucre sur les bouteilles, les zones non traitées (ZNT), les chartes avec les riverains, le bilan de la prospection « flavescence dorée », l'animation de la future salle multi-activités ainsi que le jumelage avec Fleurie en Beaujolais.

Jacques Stentz, président de la sous-région de Wintzenheim et Gille Ehrhart, membre de l'AVA ont complété ce propos. Hervé Gaschy, président du syndicat viticole d'Eguisheim a présenté le projet de cartographie.

Le maire Lucien Muller a félicité le syndicat viticole pour ses réunions techniques et ses participations à la vie villageoise. En parlant de la salle multi-activités qui devrait être achevée fin d'année, il a émis l'idée de faire régulièrement vivre la salle à travers diverses manifestations du syndicat viticole, ainsi que son oenothèque.

Pour clore cette assemblée, le président a déroulé le calendrier des manifestations à venir : assemblée générale de la sous-région le 5 mars, dégustation annuelle le 25 mars, balade gourmande le 12 mai, dégustation Steingrübler le 22 mai, fête du vin les 20 et 21 juillet.

 

 
 

 

Le retable retrouve ses couleurs

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 05:55:40

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Patrimoine
Le retable retrouve ses couleurs
La restauration des sculptures du retable d'Issenheim est lancée. Le comité de suivi s'est prononcé mardi pour que soient enlevées les couches picturales ajoutées au fil du temps pour retrouver les couleurs originelles du XVI e  siècle.
 

 
Dans un atelier du Centre de recherche et de restauration des musées de France au Palais du Louvre, les sculptures ont été soumises à une série d'analyses scientifiques et à des tests pour décider d'un protocole de restauration.
Une vingtaine de journalistes ont assisté, hier à Paris, au lancement officiel de la restauration des sculptures du retable d'Issenheim. Rendez-vous était donné dans l'atelier de restauration du C2RMF, Centre de recherche et de restauration des musées de France, situé dans une aile du Louvre, où se trouvent tous les éléments sculptés dans l'atelier de Nicolas de Haguenau pour y être analysés et restaurés par une équipe de sept spécialistes.

Juliette Lévy-Hinstin, la responsable de l'équipe, a annoncé, avec un grand sourire, que la veille, le comité de suivi s'était prononcé pour l'enlèvement des repeints, c'est-à-dire des couches picturales appliquées au fil du temps, principalement au XVIIIe siècle.
60 jours de travail sous microscope

Ces repeints ne concernent que très peu de zones : à savoir tous les sols et quelques vêtements. Les sols sont aujourd'hui roses, alors qu'à l'origine, ils étaient d'un vert malachite brillant, « comme un fond de prairie », indique Mme Lévy-Hinstin. Cette « découverte » enthousiasmante, elle et son équipe l'ont faite en commençant le travail.

Mardi, elle l'a présentée devant les membres du comité chargé de décider du niveau de restauration réalisé, parmi lesquels Pantxika De Paepe, la directrice du musée Unterlinden. Cette dernière explique : « Juliette Lévy nous a apporté des éléments prouvant que la couche originelle était en parfait état, qu'elle était homogène sur toute la surface et en adéquation avec les panneaux peints. » La décision n'était pas gagnée. Juliette Lévy-Hinstin confie d'ailleurs qu'elle n'osait pas y croire, pensant qu'on s'en tiendrait au dépoussiérage et au refixage des parties écaillées et soulevées de la polychromie.

Ce travail d'enlèvement est réalisé au scalpel sous microscope. Il nécessitera 60 jours, un surcoût de 24 000 euros. Avant de crier victoire, il faut donc attendre l'accord de la société Schongauer, qui devra trouver un financement supplémentaire.

Le résultat sera vraisemblablement saisissant : « L'or des vêtements se détachera sur le vert de la base, avec un contraste beaucoup plus puissant qu'aujourd'hui. Les sculptures vont comme surgir du sol, cela leur donnera une présence beaucoup plus forte », conclut Juliette Lévy-Hinstin.
Annick WOEHL Voir notre vidéo sur dna.fr

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Archives départementales Cours d'initiation à la paléographie De l'art de décrypter les manuscrits anciens

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 05:50:56

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Archives départementales Cours d'initiation à la paléographie
De l'art de décrypter les manuscrits anciens
Les Archives départementales du Haut-Rhin proposent, jusqu'à juillet prochain, une initiation à la paléographie, cette méthode de déchiffrement des écritures anciennes. La première séance a eu lieu lundi.
 

 
Olivier Holder propose un cours d'initiation à la paléographie. Ici, il montre aux participants comment sont restaurés les documents endommagés.
C'est une des grandes difficultés rencontrées par les historiens et les chercheurs : être en possession d'une archive dont l'écriture est quasiment illisible pour l'oeil contemporain. Heureusement pour eux, il existe une science des écritures anciennes : la paléographie. Elle permet de déchiffrer des textes manuscrits anciens, dont la graphie, l'orthographe ou les abréviations rendent la lecture particulièrement difficile.

Lundi 4 mars, les Archives départementales du Haut-Rhin ont ouvert leurs portes à 22 Colmariens, pour la première séance d'une série de cours sur la paléographie. Les participants étaient invités à suivre Olivier Holder, archiviste, dans une visite à travers les salles de collecte, de conservation ou de restauration de ces documents témoins du passé.

Les prochaines séances, au nombre de huit, auront lieu jusqu'au 1er juillet inclus*. Elles auront pour but d'aider les stagiaires à lire et retranscrire des actes de naissance, des contrats de mariage ou encore des documents liés à l'enseignement scolaire.

Tous les documents proposés sont écrits en allemand, dans une graphie gothique. Ils remontent à la fin du XVIIIe siècle et jusqu'à 1940. Rappelons que la langue allemande a longtemps été utilisée comme langue écrite en l'Alsace.

Chaque cours commence par un court exposé historique. « Il est important de remettre les documents étudiés dans leur contexte historique », explique Olivier Holder. Il s'agit de donner des éléments de compréhension. Par exemple, l'état civil, pendant la période allemande, n'était pas rédigé de la même façon qu'en France. »

Si la paléographie intéresse en particulier les professionnels chercheurs, ce sont plutôt pour des raisons personnelles que les participants à cette initiation se sont déplacés ce lundi. « La première motivation, c'est la généalogie », indique Olivier Holder. Beaucoup ont des ancêtres dans la région. Donc pour pouvoir établir sa généalogie, il faut être capable de faire ce travail de transcription de la langue allemande. »

Le stage intéresse également les personnes qui possèdent d'anciens documents familiaux ou les membres de sociétés d'histoire locales. « Moi, je fais ça par curiosité », explique une participante. « Je me suis récemment acheté un livre ancien. J'aimerais pouvoir le comprendre. »
Sarah CHOPIN EN SAVOIR PLUS Sur le site des Archives départementales du Haut-Rhin : www.archives.haut-rhin.fr ou sur le portail national des Archives : https ://francearchives.f*Les inscriptions sont actuellement closes. PLUS WEBVoir aussi notre diaporama sur www.dna.fr

EN SAVOIR PLUS Sur le site des Archives départementales du Haut-Rhin : www.archives.haut-rhin.fr ou sur le portail national des Archives : https ://francearchives.f*Les inscriptions sont actuellement closes. PLUS WEBVoir aussi notre diaporama sur www.dna.fr

 
 

Guebwiller Aux Dominicains : « Ludique » est unique

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 06:10:53

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Guebwiller Aux Dominicains
Guebwiller Aux Dominicains : « Ludique » est unique
Ils sont trois et leur dernier spectacle « From Berlin with Love » fait un carton dans les pays germanophones. Pour la première fois, ils ont présenté leur spectacle en France, en l'occurrence aux Dominicains de Haute-Alsace, invités par Philippe Dolfus qui avait découvert leur spectacle à Berlin.

 
Martin Mulders (à g.), Gerald Drent et Florian Ludwig, ont tenu le public en haleine par leurs incroyables et versatiles talents.
La première française de « Ludique » s'est déroulée jeudi soir, dans le réfectoire des Dominicains de Haute-Alsace, dont les vitraux étaient ornés de grandes tentures rouges et dont la scène improvisée a bénéficié des feux d'une boule à facettes et de jeux de lumières.

« Ludique », ce sont Martin Mulders, ténor à l'extraordinaire tessiture, mais aussi costumier, designer, metteur en scène, en duo avec Gerald Drent, diva à la voix de basse, accompagnés par l'incomparable pianiste Florian Ludwig (ex-membre des cabarettistes Malediva dissous en 2017).

C'est avec délice que le public, intergénérationnel, s'est laissé inviter et emporter dans l'atmosphère outrancière, provocatrice, déjantée des cabarets berlinois de l'entre-deux-guerres que « Ludique » allait décliner avec vigueur et tendresse.

Forts de leur immense talent de chanteurs (de formation classique), d'acteurs, de danseurs, Martin et Gerald ont dévoilé sans fioritures une androgynie naturelle qui n'a pas fait soulever un sourcil parmi les générations du public, tombées sous le charme des artistes.
L'amour, toujours

Après le succès de leur précédent spectacle consacré à l'artiste hollandaise Zarah Leander, le duo (originaire d'Amsterdam) a monté un extraordinaire spectacle bâti sur la reprise - il serait plus juste de dire le renouveau - des grands succès du cabaret berlinois de l'époque libertaire de la République de Weimar, époque où la création artistique retrouvait un nouveau souffle, malheureusement éphémère.

« Ludique » rend un magistral hommage à cette époque, chantant Friedrich Höllander, Kurt Weill, Berthold Brecht, Carl Böhm et d'autres, moins connus de ce côté du Rhin. Avec élégance, tendresse, ils deviennent Marlène Dietrich, Hildegarde Knef, Zarah. Avec grâce, ils chantent l'amour éternel comme l'ont fait Edith Piaf, Charles Trenet ou se plongent dans l'ironie, l'humour, la colère d'une Nina Hagen (incroyable performance vocale de Martin Mulders), d'un Jacques Brel...

Le public, par une ovation debout, a salué et remercié les artistes pour ce spectacle qui, au-delà du bonheur purement artistique, est un hommage rendu à toutes les personnes désignées comme queers qui assument et affirment leur différence aux yeux du monde.
ZIZ

 

 
 

 

Ensisheim Alsace Medina County Texas : A la recherche d'adhérents

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 05:40:50

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Ensisheim Alsace Medina County Texas
Ensisheim Alsace Medina County Texas : A la recherche d'adhérents

 
Sous la présidence de Michel Habig, se sont tenues, dimanche matin, les assises annuelles de l'AMCT.

Dans son rapport moral, Michel Habig lança un appel à tous les membres afin que chacun d'entre eux ait à coeur le recrutement de jeunes adhérents dans le but de pérenniser l'association qui, au fil des ans, s'étiole. Durant l'année passée, l'association a poursuivi ses activités classiques et a mis en oeuvre la subvention de 1 200 EUR destinée au financement du voyage, du 2 au 16 avril prochain, à Castroville, des collégiens.

Le rapport d'activité relate les réunions du comité, la sortie au plan incliné d'Arzviller pour 35 membres, la subvention de 2 000 EUR afin de participer à la réhabilitation de la maison Biry au Texas, la journée à Blodelsheim. A propos des projets 2019, la sortie annuelle devrait conduire les membres participants au Mémorial du Linge ainsi qu'à celui du Vieil Armand le 6 juillet, ainsi que la journée traditionnelle à Blodelsheim le 29 septembre. A l'issue de l'AG, à la demande des membres, Michel Habig a longuement exposé le projet de création de la Collectivité européenne d'Alsace.
J-L L

 

 
 

 

Munster Les jeunes distingués : Des diplômes bien mérités

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 05:36:37

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Munster Les jeunes distingués
Munster Les jeunes distingués : Des diplômes bien mérités
Belle réception en mairie de Munster, dernièrement, à l'occasion de la remise de diplômes à de jeunes - et très jeunes - méritants.

 
Des jeunes sportifs plus que méritants.
En présence de Monique Martin, première adjointe au maire et conseillère départementale, Marc Wioland, adjoint en charge de la culture qui a souhaité la bienvenue aux 16 jeunes nominés et leurs parents, Antoinette Straumann, adjointe en charge des affaires scolaires, Roland Gianti, adjoint en charge des animations et du sport, et Jean-François Wollbrett, adjoint spécialiste des finances, ont eu conjointement le plaisir de remettre tous ces diplômes à ces Munstériens qui se sont illustrés dans leurs disciplines respectives durant l'année 2018.
Les jeunes distingués

? Ainsi, à l'honneur, Emile Monod, 12 ans et déjà trompettiste de talent avec un éloquent palmarès à la clé. Il a débuté la trompette au sein de l'EDVM chez le sympathique Michel Calvayrac, dès l'âge de 6 ans et, aujourd'hui, continue son cursus au conservatoire de Colmar. Il a décroché un 3e prix au concours européen des jeunes trompettistes à Alençon.

? Laura Hass, 16 ans, a quant à elle débuté le karaté à 7 ans au dojo de Munster au sein du karaté-club de Munster. Elle est la plus jeune ceinture noire de la vallée, tous arts martiaux confondus. A son âge, elle est déjà assistante de son professeur depuis deux ans.

? Kataline Gaertner, 12 ans, est une jeune passionnée de VTT et cyclo-cross, membre du Munster bike club. Elle a terminé 2e du challenge Rector's Cup et a remporté plusieurs cyclo-cross, notamment à Wattwiller, Muhlbach et est sélectionnée aux Départementales de cross-country dans le cadre de l'UNSS avec le collège de Munster. Elle pratique ce sport depuis 5 ans.

? Romain Poggio, 14 ans, est compétiteur au Munster bike club également, depuis 6 ans, et a participé à de nombreuses compétitions, finissant 5e au Trophée Alsace du jeune vététiste avec une victoire au trail de Kembs...

? Enzo Zehler, 14 ans, est lui aussi coureur depuis 6 ans. Il a terminé 10e au championnat fédéral à Guilens (en 2017), 2e au championnat régional etc.

? Philémon Claude-Bronne, âgée de 18 ans, est adepte de VTT et run depuis 6 ans ; il pratique actuellement la course à pied au sein de la section « run » du Munster bike club et a participé à de nombreuses courses dans la région, 2e master au trail de Munster, 2e dans la catégorie au trail du Gaschney...

? Noé Cunin, 16 ans, est membre de l'association Munster Escalade, terminant vice-champion en discipline « bloc » au niveau du département, et 4e au championnat régional. Il a fait une belle 6e place au Grand Est et, en discipline « difficulté », a obtenu une 3e place au championnat départemental, une 4e régional, une 6e au Grand Est... En septembre 2018, il a rejoint le groupe des encadrants de son club.

? Loïse Lanneau, 17 ans, est également membre de Munster Escalade. Elle a obtenu une 3e place au championnat régional. Depuis deux saisons, elle s'implique dans l'encadrement. Elle est la première jeune à avoir réussi, l'an passé, l'épreuve théorique du brevet fédéral d'initiateur.
Une sélection à la coupede la fédération françaisede ski

? Louise Beringer a 15 ans. En 2018, elle a terminé championne départementale en catégorie minimes 1re année, et championne régionale en discipline « difficulté », ou encore 10e en Grand Est. On l'aura compris, Louise est membre de Munster Escalade.

? Clarisse Dentand, 18 ans, pratique l'escalade depuis 7 ans. En tant qu'assistante du professeur depuis 2 ans, elle s'implique beaucoup pour l'aider pendant les cours ainsi que lors des manifestations organisées par le club.

? Tom Voitzwinkler a 17 ans et est compétiteur depuis de nombreuses années. Il a su persévérer dans sa discipline qui est celle de l'escalade. En 2018, dans la catégorie cadet 1re année, il s'est très bien classé. Il est vice-champion départemental et vice-champion régional... Il a aussi fait une belle place (194e) en « difficulté » (Grand Est) et a terminé sa saison avec une 85e en « difficulté » et une 88e en « bloc » sur le plan national.

? Jules Passernig affiche 19 printemps. Dans la section ski des Amis de la Nature de Munster, il est devenu champion d'Alsace, vainqueur de la catégorie U18 du Grand Prix du massif vosgien, vainqueur toutes catégories, moniteur fédéral en outre de canoé kayak, de ski stagiaire...

? Jean Schlosser a 15 ans. Compétiteur des Amis de la Nature, il s'est classé 3e de la coupe d'Alsace, 7e de la coupe du massif des Vosges dans sa catégorie, sélectionné à la coupe de la fédération française de ski...

? Marine Baur, compétitrice de 14 ans, est membre également des Amis de la Nature ; elle a été classée 4e de sa catégorie du Grand Prix du massif des vosges, 4e de la coupe de France, adjoint du Pôle Espoir du massif et poursuit une scolarité adaptée à Gérardmer.

? Thomas Haeffele, du haut de ses 11 ans, est un membre assidu des Archers de la vallée. Il participe régulièrement aux entraînements et progresse à vue d'oeil...

? V irginie Advoca t, 16 ans, est très sportive. Elle évolue au sein de Munster Escalade. Pour sa saison 2018, elle a été classée en catégorie minimes 2e année. En « bloc », elle fait 3e au championnat départemental et 5e en régional ainsi que 8e en Grand Est. Elle a aussi décroché une belle 29e place en coupe de France.

Une belle pléiade de jeunes en effet.
E.H.

 

 
 

 

Rouffach Bilan annuel de la gendarmerie : De très bons résultats

Publié dans le panorama le Jeudi 07 mars 2019 à 06:11:36

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Rouffach Bilan annuel de la gendarmerie
Rouffach Bilan annuel de la gendarmerie : De très bons résultats
La brigade de gendarmerie de Rouffach a présenté lundi son bilan de l'année 2018 aux élus du secteur.

 
L'an dernier, huit personnes ont été blessées dans des accidents de la route sur le secteur, contre quinze en 2017. Aucun décès n'est à déplorer.
La semaine dernière déjà, un bilan complet avait été présenté à l'échelle de la compagnie de Thann-Guebwiller. Mais le major Stéphane Roussel, qui commande la brigade rouffachoise depuis la mi-juillet, a souhaité recevoir les élus locaux pour leur présenter les problématiques propres à leur territoire. « C'est une année exceptionnelle en termes de résultats », leur annonce-t-il d'emblée, en présence du chef d'escadron Bruno Serain. La délinquance, surtout, est en baisse, après une année 2017 qualifiée d'« année noire » ; « mais on n'arrivera jamais au taux zéro », prévient le major.
Des cambriolages à Hattstatt et Pfaffenheim

Un bilan à nuancer par le nombre de cambriolages, qui reste élevé sur les communes de Pfaffenheim et Hattstatt « en raison de leur proximité avec les axes de circulation. Nous menons un gros travail de fond pour trouver les auteurs, poursuit Stéphane Roussel, avec des recherches, prélèvements, recueil de témoignages... mais bien souvent, dans ce type d'affaires, le voisinage n'a rien vu et rien entendu. » C'est pour cette raison que des « protocoles de participation » commencent à être mis en place dans les communes de l'arrondissement, comme à Rouffach (voir encadré). En 2018, 37 cambriolages ont été recensés sur le secteur de la brigade, contre 47 en 2017.
Violences intra-familiales : la fessée existe encore...

Les atteintes aux biens ont sérieusement baissé en 2018 avec 128 faits recensés contre 193 l'année précédente. Pareil pour les atteintes aux personnes : 37 faits contre 60. Mais bien souvent, reconnaît le major Roussel, « nous ne sommes pas informés de ce qu'il se passe à l'intérieur des foyers. Sur ce territoire rural, nous avons encore un problème de violences intra-familiales, en particulier envers les mineurs. Ici la fessée reste une habitude, les corrections violentes existent encore. Nous comptons sur vous, élus locaux, pour relayer les informations que vous transmettent vos administrés », a-t-il adressé.
Tolérance zéro

Idem concernant les violences conjugales, pour lesquelles la tolérance zéro est de mise : « nous les prenons très au sérieux, impossible de laisser passer ces phénomènes », insiste le gendarme. Raymond Heck, adjoint au maire de Soultzmatt-Wintzfelden, posera plus tard une question sur les prérogatives des gendarmes en cas de violences dans une maison : « nous entrons, et si des coups ont effectivement été portés, nous saisissons la justice. Nous n'avons pas besoin d'un dépôt de plainte pour cela », explique le major.
La prévention contre le trafic de stupéfiants

Autre préoccupation pour les gendarmes, le trafic de stupéfiants. « Un phénomène de société, générationnel, qui reste impossible à éradiquer. Le secteur rouffachois est impacté en raison de sa proximité avec Mulhouse et Colmar, pointe Stéphane Roussel. Une seule solution à cela, la prévention auprès des jeunes, afin qu'ils ne deviennent pas accros. »

Du côté des accidents de la route, enfin, les voyants sont au vert : aucun décès en 2018, huit blessés dans huit accidents. A comparer aux 17 blessés et quinze accidents en 2017.
Les autres points

Internet.- Le major Roussel met en garde les internautes : ne jamais cliquer sur un lien douteux, des millions de mails frauduleux circulent en permanence. En cas de débit, la probabilité de récupérer son argent est très faible, avec des délinquants souvent basés dans les pays de l'Est.

Radars détruits.- En réponse à une question de David Gollentz, adjoint à Osenbach, le major Roussel répond que la destruction de radars fait systématiquement l'objet d'une enquête approfondie avec des prélèvements, mais qu'il est « très compliqué de remonter jusqu'aux auteurs ».

Quads.- Roland Husser, maire de Gueberschwihr, évoque le problème des quads en forêt, qui perturbent le gibier. « Il est extrêmement difficile de lutter, explique Stéphane Roussel, quelques conducteurs ont été verbalisés, mais ils empruntent ensuite d'autres chemins. Le problème est qu'il n'y a pas assez d'itinéraires autorisés. » La balle est dans le camp des élus.
Valérie KOELBEL

 

 
 

 

Ouvrir l'oeil, et le bon
Pour lutter contre la délinquance, la compagnie de gendarmerie de Soultz-Guebwiller incite les mairies à signer avec leurs administrés des « protocoles de participation citoyenne ». Les habitants volontaires s'engagent ainsi à signaler les allées et venues suspectes et à « garder un oeil sur la maison de leur voisin », explique le major Roussel. Ce dispositif complète l'opération « Tranquillité vacances » et « Tranquillité seniors », à savoir la surveillance par les gendarmes des maisons temporairement inoccupées. Pour l'instant, ce nouveau protocole concerne les quartiers des Violettes et des Jacinthes à Rouffach.