Back to top

Politique Lettre d'Emmanuel Macron : Européennes : chacun dans sa tribune

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 05:41:27

© Dna, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Politique Lettre d'Emmanuel Macron
Politique Lettre d'Emmanuel Macron : Européennes : chacun dans sa tribune
Immigration pour la droite, libéralisme pour la gauche, climat et pesticides pour les Verts : les oppositions ont attaqué la tribune du président de la République.

 
Comme au Parlement européen, chaque opposant est resté à sa place pour critiquer le texte du président. Photo DNA - Christian LUTZ-SORG
La tribune du président de la République publiée ce mardi dans nos colonnes et dans des quotidiens de 28 pays a bel et bien lancé la campagne des Européennes en France. La preuve par les réactions des différents partis des oppositions (le mot mérite le pluriel désormais). Comme dans un stade de football où les groupes de supporters de chaque équipe restent dans leurs « parcages » à agiter leurs drapeaux et à chanter leurs refrains, chacun choisit d'occuper le coin de tribune qui correspond à ses couleurs et à ses fondamentaux politiques.
On cible Macron et le voisin

François-Xavier Bellamy, tête de liste LR pour le scrutin du 26 mai, attaque sur la question migratoire : « A aucun moment Macron dit qu'il faut mettre un terme à l'immigration massive ». Le protégé de Laurent Wauquiez cible autant le président que Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France qui tente de siphonner l'électorat de droite (et aussi d'extrême droite) avec un discours anti-migrants. « Comment Emmanuel Macron peut-il prétendre protéger notre continent quand les mesures qu'il propose encouragent la submersion migratoire », réagit d'ailleurs Dupont-Aignan.

Logiquement, le champion du RN Jordan Bardella fonce aussi sur ce terrain mais ajoute : « Monsieur Macron a 20-30 ans de retard : tous les peuples veulent arrêter de transférer le pouvoir à Bruxelles pour le rendre aux Etats-nations ».

Jacline Mouraud, figure des « gilets jaunes » en plein lancement d'un nouveau parti, laboure aussi le champ souverainiste : « La renaissance de l'Europe ne se fera pas sans la réconciliation et le rassemblement du peuple français souverain ».

À gauche, le texte est pourfendu comme celui d'un « garant dévoué d'une Union européenne libérale » par Manon Aubry, leader des Insoumis au scrutin du 26 mai. Ou comme une contradiction majeure par le communiste Ian Brossat : « Macron veut un bouclier social européen alors qu'il signe à tour de bras des traités de libre-échange ». Benoît Hamon (Génération. s) déplore « l'absence de remise en cause des politiques d'austérité » tout en rappelant que l'Europe est le lieu pertinent sur les questions sociales, histoire de se démarquer de ses voisins. « Numéro d'illusionniste », cingle le PS. Quant à Michèle Rivasi (EELV), elle dénonce, « une continuité libérale et productiviste pas à la hauteur des enjeux de santé publique et de lutte contre les émissions de carbone et les pesticides ».
Agir et Copé comme Raffarin

Dans la majorité, les soutiens du président ont effectué le service après-vente et surfé sur l'approbation de Jean-Pierre Raffarin à la tribune. « Ceux qui voient clair comme lui, comme Raffarin se rassemblent autour de cette démarche. Vous verrez que les deux autres Premier ministres de Jacques Chirac, Lionel Jospin (N.D.L.R. : tenu à la réserve jusqu'à fin mars) et Dominique de Villepin viendront », se félicite le député LREM de l'Hérault Patrick Vignal.

Sans surprise, le texte du président a rallié le mouvement centriste Agir du ministre de la culture Frank Riester et de l'ex-ministre de Nicolas Sarkozy Frédéric Lefébvre. Plus étonnant, une autre figure de droite. Jean-François Copé, maire LR de Meaux et ancien patron de feu l'UMP, ce mardi matin dans Territoires d'infos sur Public Sénat : « Cette tribune, elle aurait dû être écrite par ma famille politique ». En voilà un qui est sorti du « parcage ».
P.J.

 

 
 

 

Lettre de Macron Faible écho dans l'UE

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 06:43:28

© L'alsace, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Lettre de Macron Faible écho dans l'UE
 

 
« Il est important que les forces proeuropéennes présentent leurs idées avant les élections», a réagi la porte-parole d'Angela Merkel. Photo GONZALO FUENTES/AFP
« Une longue lettre de Macron », dit un personnage. Un autre lui répond : « Il ne peut pas twitter comme n'importe quel président ? » Ce dessin du quotidien autrichien Die Presse exprime à sa manière l'écho assez faible de la tribune du président français en Europe. Certains ignorent délibérément le propos, comme le « nationaliste » italien Matteo Salvini. Au Royaume-Uni, The Sun dénonce un Macron « ricanant » (photo à l'appui) contre le Brexit, voulant créer une diversion aux gilets jaunes...
«Une contribution importante» (Juncker)

Une raison de ce peu d'écho est peut-être donnée par l'éditorialiste de la TAZ, en Allemagne : « Le solo de Macron a irrité » les autres dirigeants européens. Cela expliquerait la réaction glaciale de la porte-parole d'Angela Merkel : « Il est important que les forces proeuropéennes présentent leurs idées avant les élections. » La tonalité outre-Rhin est plus positive du côté du social-démocrate (et ministre des Finances) Olaf Scholz, et surtout de la Verte Franziska Brantner, qui appelle la chancelière allemande à « oser ». Un signal pour une prochaine majorité à Strasbourg ? À Bruxelles, le président de la Commission Jean-Claude Juncker a sobrement salué « une contribution importante »... et laissé son porte-parole démolir les propositions de la tribune sur le registre « déjà vu, déjà fait ». Tiède approbation de Merkel et Juncker, silence hostile de Salvini... De ce point de vue, Emmanuel Macron a réussi son coup : s'installer entre partisans du statu quo et nationalistes.
Francis BROCHET

 

 
 

Européennes : chacun dans sa tribune

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 06:44:22

© L'alsace, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Européennes : chacun dans sa tribune
 

 
Comme au Parlement européen, chaque opposant est resté à sa place pour critiquer le texte du président. Photo DNA - Christian LUTZ-SORG
La tribune du président de la République publiée ce mardi dans nos colonnes et dans des quotidiens de 28 pays a bel et bien lancé la campagne des Européennes en France. La preuve par les réactions des différents partis des oppositions (le mot mérite le pluriel désormais). Comme dans un stade de football où les groupes de supporters de chaque équipe restent dans leurs « parcages » à agiter leurs drapeaux et à chanter leurs refrains, chacun choisit d'occuper le coin de tribune qui correspond à ses couleurs et à ses fondamentaux politiques.
On cible Macron et le voisin

François-Xavier Bellamy, tête de liste LR pour le scrutin du 26 mai, attaque sur la question migratoire : « A aucun moment Macron dit qu'il faut mettre un terme à l'immigration massive ». Le protégé de Laurent Wauquiez cible autant le président que Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France qui tente de siphonner l'électorat de droite (et aussi d'extrême droite) avec un discours anti-migrants. « Comment Emmanuel Macron peut-il prétendre protéger notre continent quand les mesures qu'il propose encouragent la submersion migratoire », réagit d'ailleurs Dupont-Aignan.

Logiquement, le champion du RN Jordan Bardella fonce aussi sur ce terrain mais ajoute : « Monsieur Macron a 20-30 ans de retard : tous les peuples veulent arrêter de transférer le pouvoir à Bruxelles pour le rendre aux Etats-nations ».

Jacline Mouraud, figure des « gilets jaunes » en plein lancement d'un nouveau parti, laboure aussi le champ souverainiste : « La renaissance de l'Europe ne se fera pas sans la réconciliation et le rassemblement du peuple français souverain ».

À gauche, le texte est pourfendu comme celui d'un « garant dévoué d'une Union européenne libérale » par Manon Aubry, leader des Insoumis au scrutin du 26 mai. Ou comme une contradiction majeure par le communiste Ian Brossat : « Macron veut un bouclier social européen alors qu'il signe à tour de bras des traités de libre-échange ». Benoît Hamon (Génération. s) déplore « l'absence de remise en cause des politiques d'austérité » tout en rappelant que l'Europe est le lieu pertinent sur les questions sociales, histoire de se démarquer de ses voisins. « Numéro d'illusionniste », cingle le PS. Quant à Michèle Rivasi (EELV), elle dénonce, « une continuité libérale et productiviste pas à la hauteur des enjeux de santé publique et de lutte contre les émissions de carbone et les pesticides ».
Agir et Copé comme Raffarin

Dans la majorité, les soutiens du président ont effectué le service après-vente et surfé sur l'approbation de Jean-Pierre Raffarin à la tribune. « Ceux qui voient clair comme lui, comme Raffarin se rassemblent autour de cette démarche. Vous verrez que les deux autres Premier ministres de Jacques Chirac, Lionel Jospin (N.D.L.R. : tenu à la réserve jusqu'à fin mars) et Dominique de Villepin viendront », se félicite le député LREM de l'Hérault Patrick Vignal.

Sans surprise, le texte du président a rallié le mouvement centriste Agir du ministre de la culture Frank Riester et de l'ex-ministre de Nicolas Sarkozy Frédéric Lefébvre. Plus étonnant, une autre figure de droite. Jean-François Copé, maire LR de Meaux et ancien patron de feu l'UMP, ce mardi matin dans Territoires d'infos sur Public Sénat : « Cette tribune, elle aurait dû être écrite par ma famille politique ». En voilà un qui est sorti du « parcage ».
P.J.

 

 
 

Grand Est L'horreur de l'antisémitisme

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 06:09:21

© L'alsace, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Grand Est L'horreur de l'antisémitisme
 

 
Des élèves de plusieurs lycées du Grand Est sont venus présenter des actions de lutte contre le harcèlement, notamment sur les réseaux sociaux. Photo DNA/Jean-François Badias
« L'heure n'est plus à analyser, étudier, comprendre. Il nous faut combattre l'antisémitisme, qui sourd dans la société française et qui, chaque jour, prend davantage de place », écrivent Jean Rottner, président de la région Grand Est, et Sophie Béjean, rectrice de l'académie de Strasbourg, dans l'éditorial présentant la 15e édition du Mois de l'autre. Une édition lancée, ce mardi à Strasbourg au lycée Jean-Geiler de Kaysersberg, et placée sous la thématique « Vie privée et réseaux sociaux ».

Mais les derniers événements en Alsace - la profanation du cimetière juif de Quatzenheim, l'acte de vandalisme sur la stèle de l'ancienne synagogue de Strasbourg, les tags sur l'ancienne synagogue de Mommenheim et les écrits antisémites placardés, lundi, sur la porte de la salle des professeurs de l'école du Conseil des XV à Strasbourg - nous rappellent que « le ventre est encore fécond, d'où a surgi la bête immonde », comme l'écrivait Bertolt Brecht en 1941, rapporte Virginie Testa, représentant le rectorat de Strasbourg. Ils nous rappellent que l'antisémitisme est d'une terrible actualité. Que 15 ans après, ça continue !

Le président de la région Alsace, Adrien Zeller, avait créé le Mois de l'autre en 2004 après la profanation de trois cimetières juifs en Alsace, avec l'objectif de sensibiliser la jeunesse contre toutes les formes de discrimination. En mettant en avant le respect de l'autre dans toutes ses différences, sociales, culturelles, religieuses, sexuelles... en transmettant les principes républicains et notamment la laïcité.
Nombreuses actions

Face à la montée de l'intolérance, du racisme, de l'antisémitisme, le combat ne doit surtout pas cesser, mais redoubler, comme le fait le Mois de l'autre. Cette opération a mobilisé un nombre grandissant de lycéens et apprentis, passant de 5 000 en 2004 à plus de 100 000 en 2018, avec la mise en oeuvre de 12 000 actions éducatives.

Cette année, la région propose aux établissements du Grand Est plusieurs actions qui permettent d'engager une réflexion sur les fléaux qui rongent notre société, en partenariat avec diverses associations. La Licra intervient sur le thème « Non au racisme, à l'antisémitisme, aux discriminations » et donne des pistes concrè-tes d'actions. Les Francas proposent « L'éducation relative à la laïcité en jeux », en utilisant le jeu TimesLine. Le Comité Interreligieux organise un rallye « inter-cultes » qui consiste à faire découvrir à des lycéens trois grands lieux de cultes. Des visites qui sont victimes de leurs succès auprès des lycées.

Il y a aussi la force des témoignages des élèves qui ont participé au voyage d'études au camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau. Et celui très émouvant de Salomon Levy, vice-président honoraire du consistoire israélite du Bas-Rhin, qui a raconté, ce mardi devant des d'élèves du lycée Geiler, la Shoah. J.-F. C.

 

 
 

GCO Encore un portrait de Macron déplacé

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 06:14:11

© L'alsace, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
GCO Encore un portrait de Macron déplacé à Kolbsheim
 

 
Cette action a mobilisé une cinquantaine de militants à Kolbsheim. Photo DNA/David Geiss
Une cinquantaine d'opposants au GCO ont subtilisé, ce mardi à 14 h 30,le portrait officiel d'Emmanuel Macronà la mairie de Kolbsheim. Le tableaua été amené sur les hauteurs du chantier du futur viaduc sous le slogan « Sortons Macron ». « L'objectif est de lui montrer l'étendue des dégâts environnemen-taux », a commenté Émilie, membre d'Action non violente-Cop 21.Ce mouvement, qui coordonnait l'actionde ce mardi, est également à l'origine d'une opération du même type organisée la semaine passée à Wittelsheim, où sont enfouis des déchets de Stocamine.Les communes visées présentent un réel enjeu environnemental. Au total,depuis deux semaines, une quinzainede portraits d'Emmanuel Macron ont été décrochés dans divers endroits en France. À Kolbsheim, l'opération s'est déroulée sans heurts et en présence de nombreux gendarmes. À l'issue de l'action,le portrait n'a pas été remis à la mairie. Les militants l'ont conservé.D. G.

 

 
 

Eric Elkouby demande à Macron d'interdire les spectacles de Dieudonné

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 05:42:17

© Dna, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Polémique
Eric Elkouby demande à Macron d'interdire les spectacles de Dieudonné
 

 
Le conseiller départemental (PS) Eric Elkouby a écrit au président de la République pour lui demander d'interdire « toute représentation sur le territoire national » de Dieudonné, « antisémite notoire ». En particulier le spectacle annoncé « à moins de 20 km de Strasbourg », le 29 mars prochain (lire DNA du 1er mars).

« Dans le contexte actuel, et notamment dans le Bas-Rhin où les actes antisémites sont nombreux, l'annonce du spectacle de Dieudonné relève d'une véritable provocation », appuie l'ancien député de la 1re circonscription du Bas-Rhin. « Faut-il rappeler que M. Dieudonné M'Bala M'Bala a été condamné à de nombreuses reprises pour incitation à la haine raciale, apologie de guerre et antisémitisme ? », indique-t-il dans son courrier. « Il n'y a plus de liberté d'expression face à ce faux humoriste, prédicateur de haine, antisémite notoire », considère le conseiller départemental.

 

 
 

 

Grand Débat national CCI : Le diagnostic des chefs d'entreprise

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 06:09:19

© Dna, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Grand Débat national CCI
Grand Débat national CCI : Le diagnostic des chefs d'entreprise
Avec le Medef et la CPME, la CCI a invité cette semaine des chefs d'entreprise à prendre part au « grand débat national » à Strasbourg, Mulhouse et Colmar. Ambiance lundi soir à la CCI Alsace Eurométropole.

 
L'une des six tables rondes organisées lundi soir à la CCI dans le cadre du « grand débat ».
« Si on gérait nos entreprises comme eux gèrent l'Etat, on serait tous en faillite. » Prononcée par une cheffe d'entreprise à l'une des six tables rondes organisées lundi soir à la CCI Alsace Eurométropole dans le cadre du « grand débat national », la considération donne le coup d'envoi aux prises de paroles.

Autour de la table, sept chefs d'entreprise - des TPE pour la plupart - dans les secteurs de l'aide à la personne, le transport, le conseil, le bâtiment, l'édition ou le bien-être. Leur mission : débattre « en autogestion » pour faire émerger deux propositions sur la thématique de la fiscalité et la dépense publique. Dans d'autres salles, on parle transition écologique ou organisation de l'Etat. Ici, on dénonce le « matraquage », le « manque de bienveillance de l'administration » ou la « mauvaise lisibilité du droit fiscal ».
« S'il y avait un ou deux gilets jaunes autour de la table, ça partirait en vrille »

Tous s'entendent sur les difficultés et l'image faussée du chef d'entreprise qui n'est « pas forcément un patron du Cac 40 », insistent-ils, et peine parfois à se verser un salaire. Reste que « s'il y avait un ou deux gilets jaunes autour de la table, ça partirait en vrille », note un courtier en assurances, rappelant à quel point le sujet est politique. Et clivant.

De cette petite heure de discussions naîtront deux propositions : exonérer les entreprises de moins de dix salariés d'impôt sur les sociétés jusqu'à 60 000 euros de bénéfice et instaurer un « Conseil des sages », apolitique, chargé de faire le lien entre administration et entreprises en assurant la continuité de l'action publique sur le temps long.

Baisse et simplification de l'impôt, mise en application du rapport de la Cour des comptes, facilitation de l'accès des petites entreprises aux marchés publics ou encore suppression du Conseil économique et social et réforme du statut des enseignants : la cinquantaine de chefs d'entreprise présents (contre une centaine d'inscrits) lundi soir ont joué le jeu du « grand débat » et transmis au gouvernement leurs propositions.
« Tous d'accord sur l'instabilité fiscale »

Pour Jean-Luc Heimburger, le président de la CCI, c'était là l'occasion de « s'exprimer non pas sur ce qui ne va pas mais sur ce que l'on peut faire pour que ça aille mieux ». A commencer, estime-t-il, par une simplification administrative. Suggestion qu'Olivier Klotz, président du Medef Alsace, complète par « le serpent de mer de la baisse des charges ».

« Nous sommes tous d'accord sur l'instabilité fiscale », a conclu Philippe Llerena, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises du Bas-Rhin, dénonçant, lui, un phénomène de « harcèlement administratif ».

Tous s'interrogent désormais sur le traitement et la prise en compte de leurs propositions. Mais la soirée de lundi a manifestement eu le mérite de leur permettre de partager, entre pairs, des sujets de mécontentement voire d'exaspération.
H.D.

 

 
 

 

Colmar Grand Débat De la justice avant toute chose

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 06:21:22

© L'alsace, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Colmar Grand Débat De la justice avant toute chose
 

 
La salle des familles était pratiquement comble pour le grand débat colmarien. Photos L'Alsace/Christelle Didierjean
Le grand débat colmarien a fait pratiquement salle comble lundi soir, rassemblant quelque 300 personnes à la salle des familles. Il a attiré une foule majoritairement âgée, mais bigarrée : fonctionnaires, chefs d'entreprise, retraités, militants associatifs, élus...

Une bonne dizaine de gilets jaunes étaient également de la partie et ont activement participé aux échanges, qu'ils retransmettaient en direct sur les réseaux sociaux avec leurs téléphones. Le débat était de toute façon intégralement enregistré, en vue d'une retranscription par un prestataire privé. Solution retenue par la Ville de Colmar pour évacuer tout soupçon de manipulation.
Trois heures de débat

Pour modérer les échanges, la Ville avait fait appel à Michel Lafond, ingénieur du génie rural des eaux et forêts et ancien directeur départemental de l'agriculture (DDA). Organisé selon les quatre thématiques nationales (fiscalité et dépense publique, démocratie et citoyenneté, transition écologique, organisation et l'État et services publics), le débat aura pratiquement duré trois heures.

Ce sont de loin les questions de justice fiscale et de déficit démocratique qui auront suscité le plus de commentaires.

La conseillère municipale socialiste Victorine Valentin a été une des premières à lancer le débat sur ce terrain : « Aujourd'hui, on ne fait pas la chasse à l'évasion fiscale car ces gens-là sont bien armés face à l'État, mais on fait la chasse aux petits, aux fraudeurs au RSA », déplore notamment l'élue.

Pour combattre ce « sentiment d'injustice profond » et restaurer le « consentement à l'impôt » , Daniel Reininger, le président d'Alsace Nature, plaide pour des taxes uniformément appliquées : « Quand on va chercher de l'argent, il faut le chercher partout », estime le militant associatif, qui plaide pour que le kérosène des avions et le mazout des cargos soient taxés comme n'importe quel carburant.

Proposition qui sera reprise plusieurs fois. « Avant de s'attaquer aux Français, il faudrait commencer par là », commente Patrick, un Colmarien qui souhaiterait qu'on taxe aussi les GAFA (Google, Facebook, Amazon...).
Le bien-fondé des allégements de charges en question

L'exigence d'équité revient en boucle. Cet habitant du quartier Sainte-Marie, par exemple, plaide pour le rétablissement d'un « vrai impôt sur le revenu, que tout le monde paie, ce qui est loin d'être le cas, et qui soit vraiment progressif ».

Mathias, jeune chef d'entreprise, « plutôt libéral », s'interroge sur le bien-fondé des allégements de charges comme le CICE (Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi) : « Quelles contreparties pour les entreprises ? Faut-il donner tout cet argent pour garder un bassin d'emploi mal payé, peu formé ? »

Davy, un quadra colmarien, dénonce dans la foulée les 40 milliards d'allégements fiscaux accordés aux entreprises « pour un retour à l'emploi très faible, avec un chômage qui continue à augmenter ». Il met en balance une évasion fiscale estimée « entre 80 et 120 milliards d'euros » : « De l'argent, il y en a mais on va chercher 7 milliards sur les couches les plus pauvres de la société. »
« En France, il y a beaucoup d'argent qui disparaît »

Elio, un gilet jaune du rond-point du « nouveau monde » à Soultz, suggère plus tard de réorienter le CICE en faveur « des artisans, des commerçants et des petites PME » plutôt que des grands groupes. Une dame propose pour sa part de réduire la TVA sur les produits « vertueux », bio, artisanaux ou issus de circuits courts, tandis qu'on taxerait davantage ceux importés de Chine.

C'est finalement Ferdinand, de Turckheim, qui résumera le mieux le malaise français. Fraîchement retraité, il a passé l'exacte moitié de sa carrière en Belgique, l'autre en France. Pourtant la Belgique est plus généreuse avec lui : 713 EUR de retraite, contre 602 EUR côté français : « En France, il y a beaucoup d'argent qui disparaît et qui ne va pas à la consommation. Aujourd'hui, le taux de chômage est de 6,5 % en Belgique et 9,1 % en France. La manière de faire ici n'est pas correcte. »
Clément TONNOT

 

 
 

COLMAR Grand débat Salle des familles : De la justice avant toute chose

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 06:37:59

© Dna, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Grand débat Salle des familles
COLMAR Grand débat Salle des familles : De la justice avant toute chose
La question de la justice fiscale et la défiance envers les élus ont occupé une bonne partie de la réunion publique qui se tenait lundi soir à Colmar dans la salle des familles dans le cadre du « grand débat national ».

 
La salle des familles était pratiquement comble pour le grand débat colmarien.
Le grand débat colmarien a fait pratiquement salle comble lundi soir, rassemblant quelque 300 personnes à la salle des familles. Il a attiré une foule majoritairement âgée, mais bigarrée : fonctionnaires, chefs d'entreprise, retraités, militants associatifs, élus...

Une bonne dizaine de gilets jaunes étaient également de la partie et ont activement participé aux échanges, qu'ils retransmettaient en direct sur les réseaux sociaux avec leurs téléphones. Le débat était de toute façon intégralement enregistré, en vue d'une retranscription par un prestataire privé. Solution retenue par la Ville de Colmar pour évacuer tout soupçon de manipulation.
Trois heures de débat enregistrées

Pour modérer les échanges, la Ville avait fait appel à Michel Lafond, ingénieur du génie rural des eaux et forêts et ancien directeur départemental de l'agriculture (DDA). Organisé selon les quatre thématiques nationales (fiscalité et dépense publique, démocratie et citoyenneté, transition écologique, organisation d l'État et services publics), le débat aura pratiquement duré trois heures.

Ce sont de loin les questions de justice fiscale et de déficit démocratique qui auront suscité le plus de commentaires.

La conseillère municipale socialiste Victorine Valentin a été une des premières à lancer le débat sur ce terrain : « Aujourd'hui, on ne fait pas la chasse à l'évasion fiscale car ces gens-là sont bien armés face à l'État, mais on fait la chasse aux petits, aux fraudeurs au RSA », déplore notamment l'élue.

Pour combattre ce « sentiment d'injustice profond » et restaurer le « consentement à l'impôt », Daniel Reininger, le président d'Alsace Nature, plaide pour des taxes uniformément appliquées : « Quand on va chercher de l'argent, il faut le chercher partout », estime le militant associatif, qui souhaite que le kérosène des avions et le mazout des cargos soient taxés comme n'importe quel carburant.

Proposition qui sera reprise plusieurs fois. « Avant de s'attaquer aux Français, il faudrait commencer par là », commente Patrick, un Colmarien qui souhaiterait qu'on taxe aussi les GAFA (Google, Facebook, Amazon...)

L'exigence d'équité revient en boucle. Cet habitant du quartier Sainte-Marie, par exemple, veut le rétablissement d'un « vrai impôt sur le revenu, que tout le monde paie, ce qui est loin d'être le cas, et qui soit vraiment progressif ».
« En France, il y a beaucoup d'argent qui disparaît »

Mathias, jeune chef d'entreprise, « plutôt libéral », s'interroge sur le bien-fondé des allégements de charges comme le CICE (Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi) : « Quelles contreparties pour les entreprises ? Faut-il donner tout cet argent pour garder un bassin d'emploi mal payé, peu formé ? »

Davy, un quadra colmarien, dénonce dans la foulée les 40 milliards d'allégements fiscaux accordés aux entreprises « pour un retour à l'emploi très faible, avec un chômage qui continue à augmenter ». Il met en balance une évasion fiscale estimée « entre 80 et 120 milliards d'euros » : « De l'argent, il y en a mais on va chercher 7 milliards sur les couches les plus pauvres de la société. »

Elio, un gilet jaune du rond-point du « nouveau monde » à Soultz, suggère plus tard de réorienter le CICE en faveur « des artisans, des commerçants et des petites PME » plutôt que des grands groupes. Une dame propose pour sa part de réduire la TVA sur les produits « vertueux », bio, artisanaux ou issus de circuits courts, tandis qu'on taxerait davantage ceux importés de Chine.

C'est finalement Ferdinand, de Turckheim, qui résumera le mieux le malaise français. Fraîchement retraité, il a passé l'exacte moitié de sa carrière en Belgique, l'autre en France. Pourtant la Belgique est plus généreuse avec lui : 713 EUR de retraite, contre 602 EUR côté français : « En France, il y a beaucoup d'argent qui disparaît et qui ne va pas à la consommation. Aujourd'hui, le taux de chômage est de 6,5 % en Belgique et 9,1 % en France. La manière de faire ici n'est pas correcte. »
Clément TONNOT

 

 
 

 

MANSPACH « Grand débat national » : La transition en réflexion

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 06:20:11

© Dna, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

MANSPACH « Grand débat national »
MANSPACH « Grand débat national » : La transition en réflexion
À son tour, la commune de Manspach a contribué au « débat national » en organisant une réunion publique autour d'un thème cher au maire, Dany Dietmann : « adaptation économique, sociale et environnementale au réchauffement climatique ». Une bonne quarantaine de personnes y a participé.

 
Quatre tables, quatre thèmes abordés. Ici, il était question de la transition énergétique, en présence notamment de Denis Nass, maire de Gommersdorf et président de la FDSEA 68, et de François Eichholtzer, président du PETR (Pôle d'équilibre territorial et rural) du Pays du Sundgau (à gauche). Debout : Dany Dietmann, maire de Manspach.
La commune de Manspach a consacré une réunion publique à la transition écologique. C'est la première et la seule contribution de la commune au grand débat national. La raison en est simple : « À Manspach, nous avons une certaine philosophie par rapport à l'environnement. Et j'essaie de faire des choses que je maîtrise ! », s'est justifié le maire Dany Dietmann, grande figure de l'écologie dans le Sundgau et au-delà. Faut-il rappeler que ce professeur de sciences de la vie et de la terre à la retraite, a fondé en 1992 le Smarl (Syndicat mixte d'aménagement et de renaturation de la Largue), devenu en 2018 l'Épage Largue (Éta blissement public d'aménagement et de gestion des eaux), pour réduire les risques d'inondation, préserver la qualité de l'eau et des paysages, et encourager une agriculture respectueuse de la nature ?
« Notre problème, c'est de sauver les conditions de vie nécessaires à la pérennisation de l'humanité »

Le thème était fédérateur... et il a fédéré ! Une bonne quarantaine de citoyens ont participé à cette réunion-débat durant plus de deux heures, dans la petite salle des fêtes manspachoise. Parmi eux : des maires, des représentants d'associations, de collectivités, des agriculteurs, des chefs d'entreprise et des particuliers. « Ici, on est tous, simplement, des vies humaines face à ce que le temps et le climat sont en train d'imposer à ces vies, a déclaré le maire en préambule. Notre problème, ce n'est pas tant de sauver la planète - parce que la planète, elle s'en sortira toujours -, c'est de sauver les conditions de vie nécessaires à la pérennisation de l'humanité sur cette planète ».

Pour illustrer son propos, l'édile a présenté un diaporama « des événements attribués au déréglement climatique, ces douze derniers mois dans le Sundgau, qui nous ont profondément impactés et montré où étaient nos limites ». Les images de pluies torrentielles, d'inondations, de sécheresse, de prés jaunis et de rivières asséchées ont défilé sur écran géant. Les citoyens se sont ensuite répartis autour des tables rondes pour aborder la question de la transition écologique sous quatre angles différents : économie, agriculture, énergie, urbanisme et mobilités. Après trois quarts d'heure d'échanges nourris, des rapporteurs ont rendu compte des solutions préconisées par les citoyens. En voici quelques exemples.
Economie

Dans le domaine alimentaire, pour répondre au problème des suremballages, deux propositions sont ressorties : la mise en place de boîtes consignées et donc réutilisables, « comme les sacs des supermarchés que nous emmenons en faisant nos courses », a rapporté Sandrine Hug, commerçante à Dannemarie. Et pour que la mesure soit appliquée, « il faudrait peut-être que l'État l'impose aux gens et qu'il taxe les entreprises qui produisent des suremballages ». Autres propositions : privilégier les fruits et légumes de saison, obliger les industriels de l'agro-alimentaire à indiquer, sur les emballages, les ingrédients polluants et néfastes pour la santé...
Urbanisme et mobilités

Beaucoup de suggestions pertinentes, résumées par Peggy Wolf, animatrice à la Maison de la nature du Sundgau, comme développer les bus électriques ou à hydrogène, « agrandir, augmenter, élargir » les pistes cyclables, créer des aires de covoiturage dans les communes du Sundgau jusqu'en Suisse, instaurer une liaison ferroviaire entre Altkirch et Bâle, développer les transports ruraux, encourager le pédibus, subventionner l'isolation des maisons... Les citoyens ont aussi formulé des solutions contre les inondations, allant du contrôle des pratiques agricoles jusqu'à la protection des cours d'eau...
Energie

Les citoyens ont proposé d'inciter les entreprises, comme les hypermarchés qui climatisent leur bâtiment et disposent d'une grande surface de toiture, à installer des panneaux photovoltaïques, « puisqu'elles consomment l'électricité dans la journée ». Autre idée : mieux accompagner les particuliers qui souhaitent convertir leur logement en basse consommation, par des mesures fiscales... En aparté, les citoyens se sont dits peu compétents pour juger de la pertinence de telle ou telle source d'énergie. « On vit dans un monde en mutation, on n'est pas calé sur les technologies qui s'annoncent, pas toujours en capacité de savoir si une source d'énergie est propre. Les industriels devraient être responsables de leurs choix technologiques jusqu'au bout », a résumé le rapporteur Éric Ausilio, directeur de la Maison de la nature.
Agriculture

Pour soutenir la filière agricole, « il faut mettre le paquet sur les circuits courts », a témoigné Nicolas Faessel, ingénieur animateur du Sage (schéma d'aménagement et de gestion de l'eau). Mais souvent les agriculteurs se disent « freinés » par « un paquet de normes » et désavantagés par le développement des grandes surfaces... Les citoyens ont regretté la fin des coopératives, notamment laitières, et le manque de productions locales dans les restaurants collectifs. Ils ont prôné l'apprentissage de la cuisine à l'école pour sensibiliser les enfants à la filière.

Signalons qu'une délégation de trois citoyens anti-Linky -et non de gilets jaunes, comme elle a été présentée- s'est inquiétée de l'impact de la pollution électro-magnétique sur l'environnement et la santé. Elle est liée au déploiement de la 5G, des nouveaux compteurs électriques Linky et autres antennes relais... « Posons-nous la question de l'écologie dans un monde connecté », a exhorté Christine Munch. Toutes ces remarques et propositions seront listées par la commune de Manspach et transmises à la sous-préfecture.
A.D. A voir également une vidéo surwww.dna.fr

A voir également une vidéo surwww.dna.fr

 
 

 

Guebwiller Manifestation : Les gilets jaunes devant Pôle emploi

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 06:35:55

© Dna, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Guebwiller Manifestation
Guebwiller Manifestation : Les gilets jaunes devant Pôle emploi
Hier matin, un petit groupe de gilets jaunes s'est donné rendez-vous devant la gare de Guebwiller pour rejoindre les locaux de Pôle emploi.

 
Une quinzaine de gilets jaunes hier matin devant les locaux de Pôle emploi.
« Nous voulions aller à la rencontre des chômeurs pour recueillir leur ressenti en ce qui concerne l'orientation, les formations qualifiantes ou encore leur suivi avec leur conseiller », explique Elio Rinaldi, l'un des gilets jaunes du rond-point du Nouveau-monde à Soultz. Une fois sur place, le groupe s'est trouvé face à une porte close, mais est tout de même parvenu à échanger avec l'un ou l'autre chômeur. Ce qui est ressorti de cette entrevue, c'est le manque de conseillers. « Les chômeurs sont globalement satisfaits de leur conseiller, mais regrettent qu'ils aient trop de dossiers à gérer », assure Elio Rinaldi.
Une manif le 15 mars

Le groupe a profité de cette manifestation, qui a duré une heure, pour distribuer un tract, sur lequel il est question du nombre de chômeurs dans la région Grand Est, soit 600 000 personnes. « Priver un citoyen de travail, d'un revenu décent et de relations sociales, est un crime ! » incrimine le tract. Ou encore : « Nous revendiquons 0 % de chômage et affirmons que c'est possible. » Et le représentant soultzien du mouvement d'annoncer qu'une manifestation sera organisée le 15 mars, à Guebwiller. « Elle rassemblera des étudiants, des écologistes ou encore des membres du collectif Destocamine et des Gilets jaunes. » Ils partiront de la gare, comme hier, pour rejoindre le parvis de l'hôtel de ville de Guebwiller. Le député Eric Straumann se serait engagé à recevoir une délégation, avec laquelle il échangerait notamment sur le problème de Stocamine, mais aussi sur la thématique de l'orientation scolaire.
A.N.

 

 
 

 

Terrorisme Surveillants poignardés : le détenu interpellé, sa compagne tuée dans l'assaut

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 06:24:30

© L'alsace, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Terrorisme Surveillants poignardés : le détenu interpellé, sa compagne tuée dans l'assaut
 

 
Le RAID a donné l'assaut dans l'enceinte de la prison de Condé-sur-Sarthe, hier soir. Photo AFP - JEAN-FRANCOIS MONIER
Le détenu radicalisé qui avait poignardé hier matin deux surveillants à la prison ultra-sécurisée de Condé-sur-Sarthe (Orne) a été interpellé hier soir après un assaut donné par le RAID avec l'appui des équipes régionales d'intervention et de sécurité (Eris) de Rennes. La femme, complice du détenu, a été tuée, lui n'est que légèrement blessé à la joue. « Le caractère terroriste de l'attaque ne fait aucun doute », avait déclaré la ministre de la Justice Nicole Belloubet qui était sur place dans la journée. La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête et trois personnes avaient été placées en garde à vue mardi soir.
Il voulait « venger » Chérif Chekatt

Ce prisonnier de droit commun, Michaël Chiolo, 28 ans, qui purge une peine de 30 ans de réclusion (lire son portrait par ailleurs), a crié « Allah Akbar » au moment de l'agression en affirmant vouloir « venger » l'auteur de l'attentat de Strasbourg.

Il aurait utilisé comme arme un couteau en céramique, donc non repéré par le détecteur de métaux, et peut-être apporté par sa compagne, selon la ministre. Le détenu a déclaré se revendiquer de Daech. Lui et sa compagne s'étaient retranchés dans l'Unité de vie familiale et ont vraisemblablement prémédité leur action, avant d'annoncer vouloir mourir en martyrs.

La vie des deux surveillants, âgés d'une trentaine d'années, n'est pas en danger : l'un plus grièvement blessé, « éventré », a subi une intervention chirurgicale. Le second a été touché à la mâchoire, au visage et dans le dos.
La prison, incubateur de la radicalisation

Bien qu'inscrit au fichier pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) et suivi par le renseignement pénitentiaire, Michaël Chiolo n'était pas à l'isolement et ne se trouvait pas dans le quartier pour radicalisés (QPR) ouvert en septembre. Il n'est « pas simple à gérer, donc il fait l'objet d'un suivi extrêmement attentif », a indiqué Nicole Belloubet.

L'établissement de Condé-sur-Sarthe, inauguré en 2013, est, avec celui de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), le plus sécurisé de France. Il héberge actuellement 110 détenus pour 195 places. Mais cette maison centrale accueille des profils dangereux, notamment des djihadistes (1).

L'agression a, dès hier, poussé certains surveillants de prison à se mettre en grève. Force Ouvrière appelle à poursuivre le mouvement aujourd'hui : « Trop, c'est trop ! N'attendons pas que la mort touche l'un des nôtres pour réagir », insiste le syndicat.

L'attaque de Condé-sur-Sarthe est la troisième à caractère islamiste après celle d'Osny le 4 septembre 2016 et celle de Vendin-le-Vieil le 11 janvier 2018 qui avait mis le feu aux poudres dans l'institution pénitentiaire. Elle intervient alors que la gestion des djihadistes (incarcérés, de retour de Syrie, ou détenus par les forces arabo-kurdes) fait débat. Après de multiples expérimentations, les avis divergent sur les méthodes à employer en prison, considérée comme un incubateur de la radicalisation islamiste.

« À force de théoriser, comme d'habitude, nous sommes en retard sur l'événement, nous sommes encore pris de court par la réalité », expliquait déjà en janvier 2018, dans une tribune, Nathalie Goulet, sénatrice de l'Orne et spécialiste des filières djihadistes, qui prône pour un plan Marshall pour les prisons de l'Hexagone. « À la prison de Condé-sur-Sarthe, comme ailleurs, le moindre objet (2) devient une arme par destination », écrivait-elle alors. Prémonitoire ?
Xavier FRERE (1) Sur les 70 000 personnes détenues en France, 1 500 prisonniers sont considérés en lien avec l'islamisme radical. 504 personnes sont détenues pour des faits de terrorisme, dont une quarantaine de femmes et un tiers de revenants. (2) Plus de 90 000 objets saisis en prison en 2017.

 

 
 

MULHOUSE Politique Conseil municipal : « Il est temps d'arrêter les dégâts »

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 06:23:22

© Dna, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Politique Conseil municipal
MULHOUSE Politique Conseil municipal : « Il est temps d'arrêter les dégâts »
Cinq jours après son exclusion du groupe majoritaire du conseil municipal de Mulhouse, Denis Rambaud riposte et fait part de sa détermination à rester dans la vie politique locale.

 
Évincé du groupe majoritaire et privé de ses délégations, le conseiller municipal de Mulhouse Denis Rambaud compte mettre son expérience et ses compétences au service d'un projet unitaire et rassembleur pour les élections municipales de 2020.
Jusqu'à vendredi, jour où il a appris son exclusion du groupe majoritaire au sein du conseil municipal de la Ville de Mulhouse (nos éditions de samedi et lundi), Denis Rambaud, 64 ans (à la fois conseiller municipal délégué au Plan de déplacement urbain et vice-président de Mulhouse Alsace agglomération chargé des transports et des mobilités), pensait doucement à sa retraite politique. Celle qui aurait pu/dû se terminer « naturellement, en toute logique » avec son absence sur la future liste de la majorité (LR) aux élections municipales de mars 2020.

Élu à Mulhouse depuis 1989 (il a notamment été adjoint à l'urbanisme de Jean-Marie Bockel et président du Sitram, le Syndicat intercommunal des transports de l'agglomération mulhousienne), Denis Rambaud confie avoir été « un peu sous le choc », vendredi : « L'adjoint au maire et président du groupe Alain Couchot n'a pas sollicité le bureau du groupe majoritaire : il n'y a pas eu de réunion pour lui donner mandat, c'est une décision personnelle », estime-t-il.
« Une guéguerre qui n'a aucun sens »

Quant au manque de cohésion et de solidarité qui lui est reproché, Denis Rambaud, membre de la République en marche (LaREM), répond : « J'ai voté tous les budgets, toutes les délibérations, je n'ai jamais créé de rupture. Toutes les remarques que j'ai faites, et que j'assume, c'était pour désapprouver des déclarations qui mettaient de l'huile sur le feu dans les relations entre Mulhouse et l'agglomération. La manière dont l'exécutif mulhousien a géré les relations avec Fabian Jordan est innommable. On souffle une petite brise et les braises repartent, ce n'est pas possible. Les destins de Mulhouse et de m2A sont croisés, cette guéguerre n'a aucun sens. »

L'élu mulhousien insiste : « Je ne pouvais pas rester sans rien dire après trente ans de vie politique et tous les efforts fournis par Jean-Marie Bockel et Jo Spiegel pour construire cette intercommunalité. Sans faire d'éclat, la gouvernance Jordan est en capacité de rassembler des énergies pour que le territoire se développe vers le haut. On ne peut pas laisser détruire tout ça parce que certains veulent garder un fauteuil au chaud pour le président de région. »

Car c'est bien là un des noeuds du problème, selon lui : la crise ouverte - avec ses épisodes de tension et de réconciliation - que traversent la Ville de Mulhouse et m2A depuis l'élection en janvier 2017 du maire de Berrwiller, Fabian Jordan, à la tête de l'intercommunalité, et dont l'élu mulhousien fait les frais. « Depuis un an et demi, on fait de la gestion de crise. Il y a eu l'éviction de Patrick Puledda (qui a en fait volontairement renoncé à ses délégations d'adjoint en mars 2016), de Lara Million, de Roland Chaprier, de Fatima Jenn et aujourd'hui la mienne. Sanctionner un vice-président de l'agglo, ce n'est sûrement pas un signe d'apaisement. »
« Une mairie dirigée à distance »

Denis Rambaud dénonce également la « vieille politique » menée par un « quarteron de l'ancien monde » composé de Michèle Lutz, Jean Rottner, Alain Couchot et Aubin Brandalise (le directeur de cabinet adjoint de la maire) qui « se sent investi de décider de tout et terrorise tout le monde. C'était déjà le cas sous Rottner mais il était là. À partir du moment où la mairie s'est affaiblie et a été dirigée à distance depuis la Région Grand-Est, ça a créé tous les dysfonctionnements. Il est temps d'arrêter les dégâts. »

Ne dit-on pas « Ce qui ne tue pas rend plus fort » ? Ça se confirme pour Denis Rambaud, dont le téléphone portable n'a pas arrêté de sonner depuis vendredi, dit-il : « J'ai reçu des tas de coups de fil et de SMS de soutien, y compris de membres de l'actuelle majorité. Ce qui frustre tout le monde, c'est le spectacle que l'on donne avec ces chikayas d'école maternelle. J'ai mal pour Mulhouse. Ce n'est pas un service qu'on rend à la ville, aux habitants, à l'agglomération. Ça m'énerve un peu et je trouve ça ridicule, hors du temps. » Parmi ces appels, certains étaient plus incitatifs que d'autres : « Si vous saviez le nombre de têtes de liste potentielles qui m'ont appelé pour me dire "C'est bon, t'es libéré, tu viens avec nous" ! », sourit-il.

En quatre jours, Denis Rambaud est donc passé du plan retraite au plan d'action, mais sans brûler les étapes. « Le temps du bilan et celui de la présentation des listes vont venir, mais ce n'est pas aujourd'hui, prévient-il. Mon souci, maintenant, c'est de trouver comment je peux favoriser les échanges, rassembler et tourner la page de toutes ces crises. Le tempo est à redonner la parole aux Mulhousiens afin qu'ils expriment autour de quel projet ils souhaitent se rassembler. Que ce soit en matière de solidarité, d'intercommunalité ou de transition énergétique, les Mulhousiens ont des choses à dire et ils ont des idées. »
« Je n'ai pas vocation à devenir maire »

Avec une détermination plus forte que jamais, Denis Rambaud veut « reconstruire les choses autrement, rassembler les Mulhousiens au-delà des clivages partisans » afin de relever les défis de la démographie, de l'emploi et de la transition écologique. Mais concrètement, mènera-t-il sa propre liste aux prochaines municipales ? « Je n'ai pas de vocation individuelle à être maire et je ne serais pas le 5e ou le 6e candidat contre Michèle Lutz, mais la situation est mûre pour un projet alternatif. Le changement est possible à Mulhouse et si je peux partager mes compétences et mettre trente ans d'expérience municipale au service de la coproduction d'un tel projet, je vais le faire. Le quarteron a décidé de me réveiller, alors je me réveille ! », assure-t-il.

Denis Rambaud annonce qu'il va participer à « toutes les initiatives » en ce sens, afin qu'une « dynamique unitaire et rassemblée soit installée d'ici la fin du mois de juin ». « Le moment est venu de réussir l'amalgame entre des anciens qui ont de l'expérience comme Bernard Stoessel, Cléo Schweitzer, Fatima Jenn, Lara Million et les nouvelles formations ou personnes engagées émergentes. Dans l'état actuel des discussions, ce pari n'est pas encore gagné, mais ce n'est pas infaisable », conclut-il.
Céline BECHLER

 

 
 

© Dna, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Réaction d'Unserland
« La majorité municipale se délite »
 

 
Régis Baschung, responsable adjoint, porte-parole section Région de Mulhouse/Sektion Region Mìlhüsa nous écrit : « Après Fatima Jenn, voilà Denis Rambaud exclu de la majorité municipale ! Sans parler de Roland Chaprier qui a rendu avec fracas son écharpe d'adjoint aux sports. La majorité municipale se délite en fin de mandat municipal, signe que rien ne va plus à Mulhouse, et la nouvelle entrante Emmanuelle Suarez va plutôt dans le sens du vent que dans la force de conviction. LaREM marche aussi bien dans l'opposition que dans la majorité... Sans parler des relations conflictuelles permanentes avec m2A où Jean Rottner a été mis en minorité par les maires de l'agglomération pour la présidence de m2A, la question de la piscine Pierre- Curie, etc. Tout cela démontre que Jean Rottner est de plus en plus isolé, non seulement en Alsace aux vues des sondages qui se suivent et se ressemblent, mais aussi à Mulhouse et sa région. Il est temps de sonner la fin de la récré ! Unser Land Mulhouse Mìlhüsa appelle à un profond renouvellement pour les prochaines élections municipales. Un renouvellement pour tous les Mulhousiens et non seulement certains d'entre eux ; nous pensons notamment à certains quartiers négligés par l'actuelle municipalité. Nous souhaitons une ville ouverte sur le Bassin rhénan et à l'Europe, une ville actrice de l'Alsace nouvelle à venir et hors du Grand-Est, une ville partenaire de m2A et non contre elle, une ville où tout le monde, d'où qu'il vienne, puisse se sentir Alsacien ».

 

 
 

 

Mulhouse Les douze travaux du CDD

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 06:46:14

© L'alsace, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Mulhouse Les douze travaux du CDD
 

 
La dernière assemblée plénière du conseil de développement de l'agglomération mulhousienne, présidée par le Mulhousien Philippe Aubert. DR
Fin 2017, la conférence régionale des conseils de développement (CRCD) sortait avec le conseil économique, social et environnemental du Grand Est (Ceser) son livre blanc, pour réfléchir à la restauration du lien démocratique entre élus et citoyens avec dix fiches thématiques pour que les politiques apprennent à utiliser les instances participatives comme acteurs d'ingénierie citoyenne.
Une nouvellevie citoyenne

Une alliance innovante pour un travail qui ne l'est pas moins. Sauf que... « on n'avait pas imaginé la crise des gilets jaunes », reconnaît Philippe Aubert, président du Conseil de développement de l'agglomération mulhousienne et co-président de la CRCD, « même si on avait allumé les warnings ! »

Mais l'instance ne s'avoue pas vaincue et poursuit son travail. Les réunions s'enchaînent, jusqu'à Nancy en janvier dernier, avec les CDD de toute la région et le Ceser. Le but, faire le point sur le Grand débat national. « Parce qu'on a la conviction que, quoi qu'il arrive après les conclusions de ce Grand débat national, il faudra une décision pour transformer la colère, créer une nouvelle vie citoyenne, une instance citoyenne pérenne de coconstruction, sans alourdir le mille-feuille ni affaiblir la représentation politique », réfléchit encore Philippe Aubert.

Celui-ci doit, dans le mois qui vient, rencontrer Jean Rottner, le président de la Région, avec Dominique Valck, président du Conseil de développement du Grand Nancy et co-président de la CRCD, pour « profiter de la création de la Collectivité européenne d'Alsace qui est un périmètre cohérent, pour faire aboutir cette ambition, dans une vision démocratique renouvelée ». C'est le premier des travaux du CDD, et non des moindres.

À côté de cela, le Conseil de développement de l'agglomération mulhousienne a mis en place dix groupes de travail simultanés (lire ci-dessous). Un chiffre encore jamais atteint, rendu possible par « un changement de méthodologie », explique Philipe Aubert, qui préside le CDD depuis 2015, renouvelé en mars 2018.

Le rôle du CDD est d'élaborer des avis sur des sujets choisis par ses membres (autosaisine) ou proposés par M2A (saisine). « À la nouvelle mandature, on a listé tous les sujets et, pour chacun, créé un groupe de travail avec un pilote et un copilote, autonome pour la gestion du groupe et la rédaction de l'avis », explique Philipe Aubert, satisfait que, de façon spontanée, les membres du CDD se soient désignés, « ce qui les autonomise, les responsabilise, et ce qui a permis aussi d'augmenter la fréquentation de la plénière, car les personnes se sentent davantage impliquées », dit-il.

Ainsi, les dix groupes, réunissant quelque 90 personnes sur les 123 membres du CDD, travaillent sur leur sujet, soit de façon classique pour élaborer un avis sur lequel les élus pourront s'appuyer ; soit de manière plus atypique pour faire avancer, autrement, le territoire.
Formationet implication

Enfin, le conseil de développement poursuit également les formations à l'animation pour ses membres, pour que chacun puisse justement s'impliquer activement dans un groupe et avoir un réservoir de ressources humaines. « Des formations qui font toujours le plein », se félicite Philippe Aubert qui rappelle que des membres du conseil de développement sont également impliqués dans les ateliers-projets mis en place par M2A qui accueillent des personnes issues de la société civile. Pour Philippe Aubert, « le système démocratique est essoufflé et cherche de nouvelles formes de revalorisation ». Il est clair que les travaux du conseil de développement en font partie.
Michèle MARCHETTI

 

 
 

Mulhouse Réorganisation des services de La Poste : Méga plateforme de tri

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 06:19:26

© Dna, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Mulhouse Réorganisation des services de La Poste
Mulhouse Réorganisation des services de La Poste : Méga plateforme de tri
C'est à la fois un centre de tri de courrier et de colis mais aussi une base pour tous les nouveaux services. La nouvelle plateforme multiflux de La Poste vient d'ouvrir à Mulhouse au parc des Collines.

 
La nouvelle plateforme de La Poste permet le tri du courrier et des colis et propose divers services aux particuliers et aux professionnels.
Pour le public, la plateforme de tri de La Poste de Mulhouse a ouvert hier mardi. Mais pour les 200 membres du personnel, le déménagement va s'échelonner pendant deux semaines. « Nous avons commencé vendredi dernier et nous finirons le 12 mars », explique Christian Dassonville, directeur d'établissement pour l'ensemble des services de La Poste du sud du Haut-Rhin.
Équipement pour le tri des colis transportés « en vrac »

Le centre de tri de Riedisheim fermera complètement ses portes. À Dornach, seul le service du courrier déménagera. Les guichets d'accueil du public resteront en place. Cette restructuration sera complétée par l'ouverture d'un site à Mulhouse près de la gare pour rapprocher les facteurs de leurs tournées.

Mais c'est bien sûr la plateforme située au parc des Collines qui est le point le plus important de la réorganisation des services de La Poste. L'entreprise a investi 12 millions d'euros pour la construction et l'équipement de ce nouvel établissement. « C'est la première plateforme multiflux (pour le tri du courrier et des colis) construite, commente Christian Dassonville. Elle servira de modèle pour 40 autres plateformes qui vont être construites. »

Avec un tel équipement, La Poste s'adapte à l'évolution des habitudes des consommateurs. « L'activité courrier diminue et le nombre des colis augmente. » Le nouvel établissement pourra traiter 11 000 colis par jour en distribution dans le secteur de Mulhouse et du sud Alsace ainsi que dans le Territoire de Belfort à partir du mois de juin, ainsi que 5 000 colis par jour apportés par les clients pour être envoyés. Côté courrier, sur les 220 000 plis traités par les 18 établissements du sud Alsace, 110 000 seront gérés dans le nouveau centre de tri.

En plus du bâtiment, l'investissement de La Poste comprend également une machine de tri des colis permettant la livraison en vrac. « On parle de transport en vrac mais les colis sont rangés dans les camions "façon Tetris". Avec des containers, on met généralement 1 500 colis dans un camion. En vrac, c'est le double. Ce qui permet une économie de CO2 conséquente. Le bâtiment est également aux normes RT 2012 (résistance thermique) et nous avons 32 véhicules électriques sur 75 au total. »

En plus du tri, la plateforme du parc des Collines est aussi un lieu d'accueil pour le public et les professionnels, ouvert avec des horaires élargis (de 7 h 45 à 20 h du lundi au vendredi et de 8 h 30 à 13 h le samedi).

C'est aussi un lieu où La Poste va développer plusieurs nouvelles activités.
Drive et portage de repas

Il y aura un drive pour le retrait des colis volumineux et le retrait des objets le jour même de la distribution à domicile, ainsi que d'autres services en cours d'expérimentation. Des commerçants du secteur pourront y déposer leurs produits pour que leurs clients viennent les chercher ou pour qu'ils soient livrés par les facteurs.

Une salle sera réservée à l'examen du code de la route. L'établissement pourra aussi servir de base à de nouveaux services de proximité comme le portage de repas ou les services aux seniors.

Pour l'ensemble de ses activités, la nouvelle plateforme a l'avantage de disposer de grands parkings pour le personnel et les clients. Pour ces derniers, la présence, juste à côté, de la plateforme Chronopost peut aussi permettre d'optimiser les déplacements.
Isabelle LAINÉ

 

 
 

 

Le groupement de coopération sanitaire des 3 Frontières mis en examen

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 06:07:57

© Dna, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Saint-Louis Après le décès en novembre dernier d'une fillette à l'hôpital
Le groupement de coopération sanitaire des 3 Frontières mis en examen
Quatre mois, quasiment jour pour jour, après le décès d'une fillette de 4 ans à la Clinique des Trois Frontières à Saint-Louis, l'établissement en tant que personne morale a été mis hier en examen par le juge d'instruction mulhousien.
 

 
Après les mises en examen le 13 décembre dernier d'un chirurgien ORL, spécialisé en oto-rhino-laryngologie, exerçant en libéral et à l'hôpital, et d'un médecin anesthésiste pour homicide involontaire, c'est au tour de l'établissement en qualité de personne morale d'être poursuivi. Hier, à l'issue d'une convocation dans le bureau du juge d'instruction, Christophe Spery, le groupement de coopération sanitaire des Trois Frontières (*) a été mis en examen pour homicide involontaire.
Des manquements relevés par l'ARS

Le 29 octobre dernier, la fillette de 4 ans avait été prise en charge au sein de la clinique pour une banale amygdalectomie. La petite Stella, opérée sous anesthésie générale, était décédée cinq jours plus tard. L'enfant, après un passage en salle de réveil, avait regagné sa chambre mais au cours de la soirée, elle avait été prise de vomissements répétés. Une seconde intervention avait été pratiquée la même nuit, mais l'enfant avait convulsé avant d'être victime d'un arrêt cardiaque. Elle avait été réanimée puis transférée en ambulance dans la nuit au service de réanimation pédiatrique du CHU de Hautepierre à Strasbourg. Malgré des soins intensifs, le décès de l'enfant était constaté le 3 novembre.

L'autopsie pratiquée le jour même à l'institut médico-légal de Strasbourg n'avait pas mis en évidence d'erreur ayant causé la mort de la jeune patiente. Mais l'enquête confiée à l'antenne mulhousienne de la DIPJ de Strasbourg avait abouti dans un premier temps à la mise en cause des deux médecins, même s'ils restent toujours présumés innocents. De son côté l'ARS, l'Agence régionale de santé du Grand Est, avait lancé une enquête médico-administrative afin d'identifier les circonstances et les causes du décès de la fillette ; une enquête qui devait permettre de s'assurer que les conditions de prise en charge de l'enfant répondaient bien à la réglementation en vigueur.

Selon une source proche de l'enquête, c'est justement ce rapport confidentiel qui a motivé le juge d'instruction dans la mise en examen de l'établissement. Ce rapport ferait état de manquements de la part de la clinique ; des défaillances notamment sur l'absence de protocole sur la prise en charge en soins pédiatriques. D'ailleurs depuis ce drame, la direction de l'établissement a suspendu toute intervention concernant un patient de moins de 15 ans ; une décision confirmée à l'époque par l'ARS et motivée, semble-t-il, par l'absence de formation des personnels et de matériels complets et spécifiques aux enfants. Quant au médecin ORL, placé sous contrôle judiciaire, il n'a toujours pas le droit d'exercer son métier sur des patients mineurs.
« Une étape importante dans cette enquête »

Contacté, l'avocat de la famille de la victime, Me Thierry Moser a estimé que « la mise en examen de la Clinique de Saint-Louis est une étape essentielle au regard de la recherche des causes et circonstances du décès tragique de l'enfant Stella Schorr. À ce stade de la procédure, il est permis de penser que le décès résulte de la conjugaison de différents manquements graves. Tout d'abord, les manquements dans le suivi postopératoire imputables au médecin chirurgien. Ensuite, les manquements imputables certainement à la Clinique et ayant trait notamment à la formation insuffisante du personnel et à l'absence d'instruments médicaux adaptés à des enfants. La partie civile que je représente attend avec sérénité les suites de l'information en cours. »
Alain CHEVAL (*) Pour répondre aux besoins de la population, le GHR Mulhouse & Sud-Alsace a pris la responsabilité des services d'urgence et de soins de suite et de réadaptation au sein de la Nouvelle Clinique des 3 Frontières de Saint-Louis (polyclinique des 3 Frontières). Cette « fusion » s'est faite sous une nouvelle entité juridique : le groupement de coopération sanitaire des Trois Frontières. Structurellement le service ORL est géré de manière privative. Ce groupement de droit privé érigé en établissement hospitalier est régi par le code de la santé publique.

(*) Pour répondre aux besoins de la population, le GHR Mulhouse & Sud-Alsace a pris la responsabilité des services d'urgence et de soins de suite et de réadaptation au sein de la Nouvelle Clinique des 3 Frontières de Saint-Louis (polyclinique des 3 Frontières). Cette « fusion » s'est faite sous une nouvelle entité juridique : le groupement de coopération sanitaire des Trois Frontières. Structurellement le service ORL est géré de manière privative. Ce groupement de droit privé érigé en établissement hospitalier est régi par le code de la santé publique.

 
 

 

Femmes d'Alsace : création d'une section « élues »

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 06:41:10

© L'alsace, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Femmes d'Alsace : création d'une section « élues »
 

 
L'association Femmes d'Alsace a créé une section « élues » pour créer de nouvelles vocations.  Photo L'Alsace/J.-P.F.
Une quinzaine de femmes, membres de l'association Femmes d'Alsace, se sont retrouvées à la Maison citoyenne de Kingersheim. La présidente, Gisèle Bourcart, a réaffirmé les fondements de la structure, à savoir oeuvrer au nom de la démocratie, pour que, dans les instances élues, femmes et hommes soient représentés en parité, soient partenaires et solidaires, tout en se référant aux valeurs républicaines. « Notre association affirme son pluralisme et son indépendance vis-à-vis des partis politiques », a-t-elle martelé. Et répété qu'il n'y avait aucun lien avec les prochaines échéances municipales...
Des lieux de paroles pour échanger« d'égale à égale »

Lara Million, vice-présidente du conseil départemental, a estimé que « l'ADN des femmes est de parler vrai » et suggéré de « donner, par la création d'une section élue, l'envie à d'autres femmes de nous rejoindre ».

La maire de Mulhouse Michèle Lutz, qui a rencontré Emmanuel Macron la veille de la réunion kingersheimoise, a, elle, « insisté, auprès du président de la République, sur la création d'un statut des femmes élues ».

Le groupe a ensuite, à l'unanimité, décidé de la mise en place d'une section « élues ». Ces dernières organiseront, sans statut hiérarchique, différentes rencontres dans leur secteur géographique, avec une thématique, notamment dans le but « de faire naître des lieux de paroles où l'on peut échanger d'égale à égale sur ses réussites mais aussi ses difficultés et apprendre à mieux connaître le système ». Les principes du groupe, définis dans une charte, seront le respect mutuel, l'écoute de la parole de chacune et le respect de la confidentialité. « Il ne sera pas imposé aux participantes d'adhérer à Femmes d'Alsace », a insisté la présidente.

Edita Lamon, ancienne adjointe au maire de Richwiller, Marie Corneille et Céline Sornin (deux élues mulhousiennes) et leurs amies de la section « élues » auront, en plus de l'organisation de stammtisch, la mission d'échanger sur les réseaux sociaux. Le groupe se retrouvera deux fois l'an pour « débriefer » dans le cadre de moments conviviaux.
Jean-Paul FREY SE RENSEIGNER En appelant le 06.08.93.38.68.

 

 
 

Salon Genève Voiture électrique : le coup est parti !

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 07:01:42

© L'alsace, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Salon Genève Voiture électrique : le coup est parti !
 

 
Chez Audi, on montre les dessous d'une gamme de plus en plus « propre ». Photo Alexandre MARCHI
Les actes après les promesses... Le Salon de Genève, qui ouvre ses portes au grand public ce jeudi, confirme la mutation en mode électrique de l'industrie automobile mondiale. « L'électrique, c'est aujourd'hui, pas demain ! » Tel est le mot d'ordre chez tous les constructeurs. Si Renault a manqué l'occasion d'enfoncer le clou de la Zoe en présentant une Clio en version hybride, Peugeot a fait forte impression avec la e-208, proposée en version diesel, essence et électrique. Cette édition 2019 du rendez-vous genevois concrétise le virage électrique. Volks- wagen, Kia, Hyundai, Seat... Avec plus ou moins d'envie, l'industrie automobile s'adapte à la volonté politique autant qu'aux nécessités environnementales.
« Pas qu'une question d'automobile »

Lesquelles ne vont pas sans poser problème, au vu d'une réglementation en Europe particulièrement stricte. L'ambition de réduire de 40  % les émissions de CO2 d'ici 2030 fait dire à Carlos Tavares, patron du groupe PSA et président de l'Association européenne des constructeurs automobiles, que « les leaders politiques pensent que la transition énergétique est purement une question d'automobile [...]. C'est une grave erreur, une vision extrêmement limitée du sujet [...]. Le sujet concerne à la fois l'énergie, la fabrication et le recyclage des batteries, les recettes fiscales ou encore le réseau des bornes de rechargement... Il faut d'urgence un pilotage stratégique de la transition énergétique... Le sujet de fond, c'est la dimension économique de la mobilité propre, qui n'est pas du tout prise en compte aujourd'hui ».

« On est là depuis 2011 avec Zoe ! On n'abandonnera pas huit ans d'avance », assène par ailleurs, dans un sourire et comme pour faire oublier l'absence de présentation d'un modèle 100  % électrique, Eric Pasquier, directeur du marketing de Renault France. Et d'ajouter : « C'est un marché qu'on porte plus qu'un marché qui nous tire, il faut que tout le monde s'y mette ! » Infrastructures, prix, soutien à la filière : tout y passe...
« Maximiser les ventes »

« Si la route est droite, la pente n'est pas assez raide ! Pour respecter les 95 grammes de CO2 imposés par l'Europe, il va falloir maximiser les ventes », explique encore Eric Pasquier. Le risque, c'est le poids des amendes : 95 EUR par gramme dépassé au-delà des 95 prévus et par voiture immatriculée. Les proportions peuvent être colossales, comme le redoute Carlos Tavares de manière plus directe. « Mais le coup est parti ! La question est de savoir à quel rythme on va pouvoir accélérer... ».

Et si ça ne marchait pas ? Cela semble difficile pour Eric Pasquier. Selon lui, c'est l'offre qui va piloter le marché. « Cela a toujours fonctionné comme ça. On n'aura pas le choix. »

Finalement, les normes sont plutôt une bonne chose ? « C'est bien de les avoir, mais ça dépend de la vitesse à laquelle on y va. Il faut se méfier des mouvements brusques, on est dans l'industrie et il faut accompagner... ». Chez le Coréen Kia, ce n'est pas tout à fait le même son de cloche. On pense que la cohérence des modèles peut faire la différence.

« Nous avions prévu 3 000

e-Niro sur un an et on en est à 400 par mois ! », se réjouit Marc Hedrich, directeur général de Kia Motors France. Les raisons selon lui ? Un prix contenu et une excellente autonomie. Voilà, on commence à y voir un peu plus clair sur les motivations d'achat...
Laurent BODIN et Georges BOSI, avec Alexandre BOLLENGIER

 

 
 

Les Bâlois à Berne pour le RER trinational

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 06:12:26

© L'alsace, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Les Bâlois à Berne pour le RER trinational
 

 
Une délégation bâloise s'est rendue lundi à Berne pour déposer sa pétition en faveur du RER transnational en projet dans l'agglomération rhénane. Photo Esther Gindrat
Une délégation bâloise a présenté ce lundi dans la capitale suisse, au département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication, une pétition qui a recueilli 10 589 signatures : c'est le fruit d'un travail entrepris depuis novembre dernier par un comité soutenu par une quarantaine d'institutions et partis régionaux, y compris côté alsacien, en faveur du Herzstück, ce tronçon ferroviaire sous le Rhin qui doit permettre de créer un véritable réseau de RER transfrontalier autour de Bâle.

Les Bâlois espèrent faire pression pour un « oui sans réserve » du parlement fédéral suisse. Ce dernier a notamment le pouvoir de réintégrer dans le prochain programme de développement stratégique de l'infrastructure ferroviaire (Prodes 2035) les coûts de planification - 120 millions d'euros tout de même - du Herzstück, ce qui « permettrait d'éviter une interruption du projet sur plusieurs années, économiquement coûteuse ». D'ores et déjà, la commission des transports de la chambre haute du parlement a appelé à voter cette réintégration.

Pour ses promoteurs, le développement d'un RER trinational ne peut se faire sans la réalisation du Herzstück. Avec la pétition, « les habitants de la région trinationale de Bâle expriment clairement leur soutien à ce projet, en collaboration avec les milieux économiques et politiques », affirme Manuel Friesecke, directeur général de Regio Basiliensis et coordinateur de la pétition. Elisabeth Schneider-Schneiter, présidente de la chambre de commerce et conseillère nationale de Bâle, a souligné que « jamais auparavant un projet de développement dans notre région n'avait reçu autant de soutien ». J.-C. M.

 

 
 

Régime nazi 27 mutilés, 21 veuves et six orphelins français la touchent

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 06:11:18

© L'alsace, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Régime nazi 27 mutilés, 21 veuves et six orphelins français la touchent
 

 
Les autorités allemandes ont donné, ce mardi, quelques informations sur la pension versée par l'Allemagne à d'anciens combattants ayant collaboré avec le régime nazi durant la Seconde Guerre mondiale (L'Alsace du 28 février).

L'affaire a éclaté le 20 février quand les députés belges ont voté une résolution visant à mettre fin au versement par l'Allemagne de pensions d'invalidité à 18 anciens combattants belges ayant collaboré en 1939-1945 avec l'Allemagne. « Les indemnités en question sont versées en vertu de la loi fédérale sur l'assistance aux victimes de guerre (Bundesversorgungsgesetz ou BVG). Cette loi s'applique aussi à des victimes de guerre et à leurs ayants droit ne vivant pas sur le territoire allemand », précise l'ambassade d'Allemagne en France ce mardi.

« Actuellement, nous confirmons que le nombre de bénéficiaires résidant en France s'élève à 54, dont 27 mutilés, 21 veuves et 6 orphelins. Il peut s'agir de citoyens français ou de ressortissants allemands ou d'autres nationalités ayant élu domicile en France », poursuit l'ambassade.
« Aucun criminelde guerre »

« Ces indemnités sont allouées à titre de compensation pour des atteintes à la santé subies durant l'exercice d'un service militaire ou d'un service apparenté. La recevabilité des demandes d'assistance est étudiée au cas par cas », explique l'ambassade, qui ajoute que les personnes éligibles à cette pension ne peuvent pas avoir « contrevenu aux principes d'humanité ou d'État de droit durant le régime national-socialiste. Autrement dit, les personnes ayant commis un crime de guerre ne peuvent bénéficier de cette indemnité. »

L'ambassade assure que « les bénéficiaires de l'allocation prévue par la loi susmentionnée ont fait l'objet de plusieurs vérifications, au cours desquelles des listes d'archives ont notamment été croisées avec les listes du centre Simon Wiesenthal. Ainsi, les cas des 54 bénéficiaires de cette allocation résidant sur le sol français ont été examinés de très près par les autorités compétentes et nous pouvons exclure qu'ils aient commis des crimes de guerre. »

Le dispositif a, cependant, pu être contourné et bénéficier à des personnes qui n'auraient pas dû y être éligibles, comme l'avait souligné en 2017, sans réaction à l'époque, l'élu Vert Volker Beck. Au total, quelque 2 033 personnes, dont 435 de nationalité allemande, ont touché en février ce que Bild, le quotidien le plus lu d'Allemagne, a baptisé « la pension de Hitler ». Elle peut s'élever jusqu'à 1 300 EUR.

 

 
 

Alsace Violences conjugales « C'est un fléau ! »

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 06:08:08

© L'alsace, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Alsace Violences conjugales « C'est un fléau ! »
 

 
De gauche à droite, Sophie Gindensperger, Caroline Schleef et Nathalie Kielwasser. Photo L'Alsace/Hervé Kielwasser
« Des gardes à vue pour des violences conjugales, on en a tous les deux ou trois jours, déclare Nathalie Kielwasser, vice-procureure au tribunal de grande instance de Colmar en charge des violences faites aux femmes. C'est un fléau ! Il n'y a pas une semaine où il n'y a pas au moins une comparution immédiate sur ce sujet ».
« Maintenant, ça sort »

La magistrate ajoute que le nombre d'affaires de ce type jugées dans les tribunaux augmente. Ce qui ne veut pas dire que les violences ont augmenté, précise sa collègue Caroline Schleef, juge aux affaires familiales et responsable du pôle famille, « mais maintenant, ça sort... »

À entendre ces deux magistrates et leur collègue juge aux affaires familiales Sophie Gindensperger, les outils existent aujourd'hui pour répondre à ces situations. Selon Nathalie Kielwasser, dire que la lutte contre les violences faites aux femmes est une priorité nationale ne relève pas de l'effet de manche. La difficulté réside dans l'accès à ces outils. Un maillage a été constitué avec de très nombreux acteurs pour aider et accompagner les femmes, « pour qu'elles arrivent à parler et que, quand elles parlent, elles puissent être entendues, indique la magistrate. Il faut mobiliser tous les acteurs pour que la femme puisse être repérée là où elle se trouve, chez son médecin, son assistante sociale, à l'hôpital... »

La justice a par exemple établi un protocole avec l'hôpital Pasteur à Colmar. « Que fait-on quand une femme arrive aux urgences avec des bleus, mais ne veut pas porter plainte ? Aujourd'hui une procédure est en place. Le parquet est saisi systématiquement », détaille la vice-procureure. Quid du secret médical ? « Il n'y en a pas quand la personne est vulnérable. » Même chose avec les forces de l'ordre. « Un mode opératoire a été élaboré pour savoir comment on reçoit une plaignante et pour qu'elle reparte avec une liste de contacts. »
« Vous ne m'empêcherez pas d'aimer mon mari »

Le parquet est avisé des mains courantes ou des PV de renseignement, même s'il n'y a pas eu de plaintes. Il décide alors d'enquêter ou pas. « L'autre fois, une femme est venue signaler qu'elle avait été étranglée, certificat médical à l'appui, mais ne voulait pas porter plainte. Là, je n'hésite pas une seconde. On a interpellé l'individu immédiatement, il a été jugé en comparution immédiate », rapporte Nathalie Kielwasser. La justice est donc allée contre la volonté de la victime. « À l'audience, la dame est venue dire "Vous ne m'empêcherez pas d'aimer mon mari". » Une réaction classique dans ce type d'affaires, même si cette posture peut aussi être liée à la crainte de la famille ou de la communauté, présente dans la salle.

Mais, c'est le plus souvent l'expression de la fameuse emprise où se mêlent les questions affectives, économiques, l'estime de soi... « Le problème des femmes battues, c'est la difficulté à dire "On n'a pas à me faire ça". C'est une relation de dépendance à son agresseur, venant parfois de femmes qui n'ont pas de permis de conduire ou de moyen de paiement », ajoute la vice-procureure.

Et puis, les outils ont beau être efficaces, « on ne parera jamais à l'imprévisible », prévient Caroline Schleef. Le maillage aura du mal à toucher « les femmes qui ne sortent jamais de chez elles, tout au plus au supermarché avec monsieur »...

Néanmoins, Nathalie Kielwasser est plutôt positive. « On progresse. Il y a une prise en charge comme jamais sur le plan législatif, des campagnes de sensibilisation, un numéro vert qui décomplexe le voisin. » L'arsenal juridique n'est-il pas excessif, risquant d'aller à l'encontre du but poursuivi ? « Non, il faut un changement de rapports entre les hommes et les femmes. On est encore en deçà. La réaction est certes forte, mais aussi forte que l'inertie pendant des années », conclut la procureure.
Annick WOEHL

 

 
 

femmes battues : « Au premier coup, il faut partir »

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 06:06:56

© Dna, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

femmes battues
femmes battues : « Au premier coup, il faut partir »
Violentée pendant plusieurs années par son ex-concubin, cette jeune Alsacienne a accepté de raconter son histoire, ses souffrances, sa honte, sa libération... Pour que son témoignage soit utile à d'autres, comme le film Jusqu'à la garde qui vient de rafler quatre César.

 
Myriam B. a aujourd'hui « refait sa vie » et n'a « plus peur du tout ».
« Depuis cette année, une femme décède tous les deux jours sous les coups de celui avec qui elle partage sa vie », a lancé Xavier Legrand, le réalisateur de Jusqu'à la garde en recevant un des quatre César décernés à son film, le 22 février dernier à Paris. Myriam B. (*) connaît cette triste statistique. Elle sait surtout qu'il s'en est fallu de peu pour que son propre cas ne la conforte. Cette nuit d'automne, par exemple, où elle a perdu connaissance, saoulée de coups et menacée au couteau. Cette nuit-là, ou d'autres.
La puissance d'une liaison dangereuse

Il aurait fallu tout arrêter avant que ça n'aille trop loin. Rien ne l'énerve plus désormais que ce prétendu conseil lancé a posteriori comme une évidence. « Je n'ai pas pu, pas osé, pas eu le choix. Et le changement de comportement s'est opéré petit à petit », assure-t-elle aujourd'hui avec une surprenante sérénité.

Plus de deux ans ont passé depuis la dernière main levée sur elle. Refaire sa vie sentimentale et avoir un enfant lui a ouvert les yeux, une expression répétée à l'envi, comme pour s'excuser de les avoir maintenus fermés pendant si longtemps. Un petit bout d'chou symbolise depuis quelques mois ce bonheur retrouvé. Aujourd'hui elle n'a « plus peur du tout » mais c'est surtout parce qu'elle aimerait que son expérience anime d'autres victimes encore sous emprise qu'elle a choisi de raconter.

Rien d'extraordinaire dans son histoire, seulement la puissance d'une liaison dangereuse. « L'histoire a d'abord été parfaite, idyllique même. Je ne suis pas tombée amoureuse d'un monstre. » Elle n'a pas de repères familiaux. Il sort d'un divorce compliqué. « Je savais qu'il avait été violent avec son ex-femme. » Ensemble et en public, ils donnent la meilleure image qui soit. En privé, le couple passe bien par quelques disputes, mais pourquoi s'inquiéter ? Imperceptiblement, les fondements de la passion initiale dérivent. Le compagnon accepte de moins en moins qu'elle s'occupe de son côté, parvient à éloigner les quelques amis qu'elle écoute. « Il n'y avait que lui pour m'aider, que lui dont j'avais besoin, que lui pour me faire me sentir bien. » Une anaphore machinale aujourd'hui, une obsession alors bien réelle.

Myriam B. parle de « manipulation psychologique », avant de décrire le premier accès de violence physique : « Devant mes oncles et sa propre famille, en pleine discussion sur le terrain où nous allions construire notre maison, il a trouvé que ça n'avançait ni assez vite ni dans son sens. » Et a posé la main sur elle. Le début d'une longue série d'insultes. Sortie un soir avec une amie, elle paie les pots cassés à son retour, attrapée au cou, plaquée contre un mur, secouée comme un pantin.
Une solitude ponctuée de gifles, de bras tenus, de bousculades

Brutalité rime comme souvent avec culpabilité, ce sentiment qui tourmente le souffre-douleur et pas le bourreau. C'est le cas dans la quiétude du Sundgau et le silence d'un entourage amorphe : Myriam B. cogite sur chacun de ses faits et gestes. « J'ai aussi été violente, avoue-t-elle. Je me défendais, jusqu'à comprendre que ça continuait toujours plus fort et à me laisser malmener. J'ai arrêté de voir des gens, sans dire pourquoi, ça aurait fait con. »

Porter plainte ? Rompre ? Tenue par la peur des représailles et de ne pas être prise au sérieux, elle encaisse. « Comment aller à la gendarmerie quand votre vie est contrôlée, votre quotidien totalement transparent, le kilométrage de votre véhicule vérifié ? » Des cris à l'aide, des appels à l'évasion qui se perdent dans une solitude ponctuée de gifles, de bras tenus, de bousculades. Autour d'elle, les vitres se brisent, les portes se cassent, le mobilier vole. La maison n'est pas sortie de terre que le foyer explose de partout. D'ailleurs, c'est le chantier à rallonge de leur futur logement qui achève d'assombrir la relation devenue angoissante. « Le financier, le matériel m'ont aussi retenue, comme c'est souvent le cas je crois. »

« Au premier coup, il faut partir. » Elle s'en veut encore d'avoir perdu confiance en elle, de lui avoir trouvé toutes les excuses. D'être restée si longtemps. Mais elle n'a pas tout dit. Il y a cette rencontre avec un autre jeune homme, son compagnon actuel et père de leur enfant, qui sert de déclic. « J'ai cru à une séparation en douceur. » Une candeur qui la conduit chez le médecin légiste du centre hospitalier de Mulhouse, au matin de cette fameuse nuit automnale qui l'a recouverte d'ecchymoses.

La délivrance ne viendra pas de l'ITT ou des calmants, mais d'une signature chez le notaire. « J'ai accepté un accord financier en sa faveur pour solder l'histoire de la maison. » Le prix de la liberté, pour solder l'histoire tout court : « Il n'avait plus de levier pour agir sur moi. »

Son histoire n'a rien d'unique, mais elle lui appartient. La livrer, enfin, à la première personne est peut-être une manière d'exorciser ses ultimes démons. C'est plus sûrement une posture généreuse dans un monde égocentrique. « Si quelqu'un me parle, je serai là. Si je décèle quelque chose, j'essaierai de creuser. »
Michel ALLEMANN (*) Le prénom a été modifié.

(*) Le prénom a été modifié.

 
 

 

Retraite Journée d'information transfrontalière à Fessenheim

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 06:18:23

© L'alsace, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 
Retraite Journée d'information transfrontalière à Fessenheim

L'Infobest de Vogelgrun-Breisach organise une journée d'information transfrontalière le jeudi 21 mars de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h, à la pépinière d'entreprises La Ruche, 1 rue de l'Europe à Fessenheim. Nombreux sont ceux qui habitent en Alsace et travaillent en Allemagne, ou qui envisagent de déménager dans le pays voisin ou d'y chercher un emploi. Se posent dès lors des questions sur l'assurance maladie, la fiscalité, les prestations familiales, la retraite, le chômage, la recherche d'emploi ou le droit du travail. Des experts des deux pays y apporteront des réponses lors de cette journée organisée en collaboration avec le réseau Eurest Rhin Supérieur. Prendre rendez-vous d'ici le jeudi 7 mars auprès de l'Infobest (en précisant, le cas échéant, le numéro d'assuré/allocataire ou le numéro fiscal)., au 03.89.72.04.63 ; courriel : vogelgrun-breisach@infobest.eu

 

 
 

Saint-Louis Décès d'une fillette :la clinique mise en examen

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 06:06:49

© L'alsace, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Saint-Louis Décès d'une fillette :la clinique mise en examen
 

 
La clinique des Trois Frontières, à Saint-Louis. Archives L'Alsace/Jean-Christophe Meyer
Après les mises en examen le 13 décembre dernier d'un chirurgien ORL, spécialisé en oto-rhino-laryngologie, exerçant en libéral et à l'hôpital, et d'un médecin anesthésiste pour homicide involontaire, c'est au tour de la personne morale, en l'occurrence la clinique des Trois Frontières, à Saint-Louis, d'être à son tour poursuivie. Ce mardi, à l'issue d'une convocation dans le bureau du juge d'instruction mulhousien, Christophe Spery, le groupement de coopération sanitaire des Trois Frontières (*) a été mis en examen pour homicide involontaire.
Des manquements relevés par l'ARS

Le 29 octobre dernier, une fillette de 4 ans avait été prise en charge au sein de la clinique pour une banale amygdalectomie. La petite Stella, opérée sous anesthésie générale, était décédée cinq jours plus tard. L'enfant, après un passage en salle de réveil, avait regagné sa chambre mais au cours de la soirée, elle avait été prise de vomissements répétés. Une seconde intervention avait été pratiquée la même nuit, mais l'enfant avait convulsé avant d'être victime d'un arrêt cardiaque. Elle avait été réanimée puis transférée en ambulance dans la nuit au service de réanimation pédiatrique du CHU de Hautepierre à Strasbourg. Malgré des soins intensifs, le décès de l'enfant avait été constaté le 3 novembre.

L'autopsie pratiquée le jour même à l'institut médico-légal de Strasbourg n'avait pas mis en évidence d'erreur ayant causé la mort de la jeune patiente. Mais l'enquête confiée à l'antenne mulhousienne de la DIPJ de Strasbourg avait abouti dans un premier temps à la mise en cause des deux médecins, même s'ils restent toujours présumés innocents.

De son côté, l'ARS (Agence régionale de santé) du Grand Est avait lancé une enquête médico-administrative afin d'identifier les circonstances et les causes du décès de la fillette. Cette enquête devait permettre de s'assurer que les conditions de prise en charge de l'enfant répondaient bien à la réglementation en vigueur. Selon une source proche de l'enquête c'est justement ce rapport confidentiel, qui aurait motivé le juge d'instruction dans la mise en examen de l'établissement. Ce rapport ferait état de manquements de la part de la clinique, avec notamment des défaillances quant à l'absence de protocole dans la prise en charge en soins pédiatriques.

D'ailleurs, depuis ce drame, la direction de l'établissement a suspendu toute intervention impliquant un enfant de moins de 15 ans - une décision confirmée à l'époque par l'ARS et motivée, semble-t-il, par l'absence de formation des personnels et de matériels complets et spécifiques aux enfants. Quant au médecin ORL, placé sous contrôle judiciaire, il n'a toujours pas le droit d'exercer son métier sur des patients mineurs.
« Une étape essentielle »

Contacté, l'avocat de la famille de la victime, Me Thierry Moser, a estimé : « La mise en examen de la clinique de Saint-Louis me paraît une étape essentielle au regard de la recherche des causes et circonstances du décès tragique de l'enfant. À ce stade de la procédure, il est permis de penser que le décès résulte de la conjugaison de différents manquements graves. Tout d'abord, les manquements dans le suivi postopératoire imputables au médecin chirurgien. Ensuite, des manquements imputables certainement à la clinique et ayant trait notamment à la formation insuffisante du personnel et à l'absence d'instruments médicaux adaptés à des enfants. La partie civile que je représente attend avec sérénité les suites de l'information en cours. »
Alain CHEVAL (*) Pour répondre aux besoinsde la population, le GHR Mulhouseet Sud Alsace a pris la responsabilitédes services d'urgence et de soinsde suite et de réadaptation au sein de la nouvelle clinique des TroisFrontières, à Saint-Louis (polyclinique des Trois Frontières). Cette « fusion »s'est faite sous une nouvelle entitéjuridique, le groupementde coopération sanitaire des TroisFrontières. Structurellement,le service ORL est géré de manièreprivative. Ce groupementde droit privé érigé en établissementhospitalier est régi par le codede la santé publique.

 

 
 

Une motion des élus pour la maternité de Thann

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 06:40:17

© L'alsace, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Une motion des élus pour la maternité de Thann
 

 
La comcom demande, à nouveau, à être associée à la concertation sur l'avenir de la maternité, avec l'association Rest.

Photo L'Alsace/Alice Herry

De la Ville de Thann au conseil départemental, de nombreuses collectivités ont voté des motions pour demander le maintien de la maternité de Thann, que l'Agence régionale de santé (ARS) et le Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace (GHRMSA) envisagent de transformer en centre de périnatalité, sans plateau d'accouchement. La mobilisation des élus, de l'association de défense Rest ! et de la population a permis d'obtenir un sursis pour la maternité, dont l'agrément a été prolongée jusqu'à la fin de l'année

Mais les élus ne désarment pas et la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin, à son tour, a voté lors de sa réunion du 26 février une motion « pour une concertation ouverte à l'ensemble des territoires impactés par les services hospitaliers de Thann », à l'unanimité. En voici les principaux points.
« Mise à l'écart »

« Le directeur de l'ARS a annoncé le 28 janvier dernier la prorogation de l'agrément de la maternité pour permettre la conduite d'une concertation avec les divers acteurs de ce dossier. Lors de l'entretien accordé par le directeur de l'ARS à l'association Rest ! le 11 février, il avait été convenu que cette dernière ainsi que le président de la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin (CCVSA) serait associés aux discussions, étant donné l'impact fort que la fermeture de la maternité engendrerait sur le territoire [n.d.l.r. : les habitantes de Kruth mettraient ainsi une heure pour rejoindre Mulhouse, à condition toutefois qu'il n'y ait ni embouteillages ni intempéries].

Pourtant, une réunion relative au devenir de l'hôpital de Thann s'est tenue samedi 2 février, sans que les représentants de la CCVSA et de Rest ! n'aient été conviés.

Cela témoigne d'une volonté de mise à l'écart des discussions et d'un mépris pour les habitants et les élus du territoire de Saint-Amarin.

C'est pourquoi le conseil communautaire de la vallée de Saint-Amarin, à l'unanimité :

- rappelle la vive inquiétude des territoires ruraux à l'annonce de la fermeture de la maternité de Thann qui créera inévitablement une iniquité territoriale dans l'accès aux soins ;

- insiste sur le fait que les populations des territoires ruraux doivent pouvoir bénéficier de l'accès aux soins conformément aux dispositions du schéma départemental d'amélioration de l'accessibilité des services au public du Haut-Rhin avalisé en 2018 ;

- regrette que les représentants de la vallée de Saint-Amarin n'aient pas été invités à la réunion du samedi 2 février, malgré les promesses formulées ;

- demande instamment que le président de la CCVSA soit pleinement associé aux réunions de concertation conduites avec l'ARS, le GHRMSA et le collectif d'élus du conseil de surveillance du GHRMSA ;

- sollicite que l'association Rest ! soit associée de la même manière à ces discussions en tant que représentante de la société civile et des usagers de l'hôpital. »
Jean Rottner répond

Le 28 février, Jean Rottner, président du conseil de surveillance du GHRMSA, a répondu sur ce sujet à Jeanne Nawrot-Stoltz, présidente de Rest ! et maire de Husseren-Wesserling :

« Sur le dossier du GHRMSA, j'essaie comme président du conseil de surveillance de rétablir une forme de méthode qui me semble manquer dans ce dossier, qui a été abordé trop technocratiquement dès le départ. Ce dialogue a permis à l'ARS de se repositionner. Vous avez pu en constater les effets. Je souhaite donc poursuivre ce rythme. Aussi les réunions de ces prochains jours resteront fermées à celles et ceux qui, au sein du conseil de surveillance ou dans leurs fonctions électives ou professionnelles, permettront de finaliser ce travail de méthode, qui vise à ouvrir le débat pour la suite. C'est dans ce cadre que l'ARS vous a exprimé son accord à la participation de votre association à ces discussions futures qui s'ouvriront sou peu. Cela semble légitime. »

 

 
 

Un partenaire irremplaçable des pompiers

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 06:03:07

© L'alsace, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Un partenaire irremplaçable des pompiers
 

 
Les chiens du groupe cynotechnique du Sdis 68 sont entraînés aux différents types de recherche : pistes, quêtes, décombres, recherche sous la neige... Photo L'Alsace
Les services de secours allemands et français fonctionnent très différemment. En France, les pompiers sont polyvalents. Pour un certain nombre d'opérations de secours, le chien reste pour eux un « outil » irremplaçable. Le Haut-Rhin dispose d'un groupe cynotechnique composé de huit bergers belges malinois et sept pompiers pour les conduire.

Le sergent-chef Carmelo Tambuzzo, conseiller technique départemental et responsable du groupe, conduit deux chiens. « La moitié des équipes sont opérationnelles, l'autre moitié étant en formation », explique-t-il.
Même despersonnes immergées

Les hommes du groupe cynotechnique ont d'abord suivi la formation de tout sapeur-pompier. Ils ont été formés avec leur propre chien. « Nous avons des entraînements deux à trois fois par mois ensemble, auxquels il faut ajouter du travail au quotidien pour l'obéissance ou les franchissements par exemple. Les équipes en formation doivent aussi participer à plusieurs stages », détaille Carmelo Tambuzzo.

En 2018, le groupe cynotechnique est intervenu à 60 reprises. « Nous faisons de la recherche de victime ensevelie après une explosion, un effondrement pour vétusté, un mouve-ment de terrain... Dans les Vosges, nous appuyons aussi l'équipe de secours en montagne. Nos spécialités sont complémentaires », souligne le responsable du groupe.

Les performances des chiens entraînés sont impressionnantes. « Ils peuvent chercher des victimes immergées. Car une personne qui se trouve sous l'eau dégage des molécules odorantes qui remontent à la surface. Un chien, sur un bateau, peut repérer ces molécules, ce qui permet de délimiter une zone de recherche plus restreinte pour les plongeurs de l'équipe des secours nautiques », indique Carmelo Tambuzzo.

« On peut aussi être appelé pour apporter notre aide sur un incendie, à la fin de l'intervention, pour rechercher un éventuel corps, précise-t-il. Sur un accident de la circulation, notre présence peut par ailleurs permettre de lever un doute quand la victime est absente. Il nous est arrivé de trouver la personne à 100 m du véhicule, dans un champ... »

Pour être capables d'intervenir dans toutes ces situations, les chiens sont entraînés dans différentes spécialités. « Il faut avoir de bons chiens au départ, poursuit le sergent-chef Carmelo Tambuzzo. Après les deux ans de formation initiale, les équipes doivent suivre 240 heures d'entraînement par an, sans compter le travail personnel. Les chiens ont un test opérationnel annuel et je réalise aussi des tests inopinés. »
Un travail qui« mérite salaire »

Selon les situations, le chien doit donc savoir suivre une piste en utilisant une odeur de référence, chercher un humain dans un secteur donné et le signaler par des aboiements ou trouver une victime ensevelie sous la neige ou dans des décombres. Pour ce dernier exercice, le groupe cynotechnique peut notamment s'entraîner dans les gravats de l'entreprise Lingenheld, à Sainte-Croix-en-Plaine. « Cet espace change régulièrement, ce qui nous permet de varier les caches et d'avoir des chiens qui ne sont pas mécanisés » - autrement dit, des chiens qui ne connaissent pas par coeur le travail à faire.

Même si les malinois des pompiers sont visiblement enthousiastes dès que leur maître leur demande de partir à la recherche d'une victime, ce qu'ils font reste néanmoins un travail « qui mérite salaire, commente le responsable du groupe. Quand ils ont retrouvé leur victime, ils reçoivent leur jouet fétiche ou la récompense qui leur convient le mieux... »

Pour Carmelo Tambuzzo, il est important de rappeler que les pompiers, professionnels comme lui ou volontaires comme les autres membres de l'équipe, sont eux aussi au travail lors d'une recherche. « Pendant une intervention, il faut penser à la sécurité des personnes sur place, être très rigoureux, précise-t-il. Pour l'instant, il n'existe aucun diplôme reconnu pour les personnes qui font de la recherche dans une association. Notre groupe est agréé par la sécurité civile. Mais rien n'empêche ceux qui sont passionnés par la recherche de la pratiquer comme un loisir, sans une mission de secours. Car on ne peut pas jouer avec la vie des gens, sans parler de la difficulté de certaines interventions d'un point de vue psychologique. On peut prendre des claques et c'est parfois très dur, même pour un pompier expérimenté... »

 

 
 

Colmar Jebsheim délinquance Un bilan très positif

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 06:38:01

© L'alsace, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Colmar Jebsheim délinquance Un bilan très positif
 

 
Le capitaine Christophe Mariotte (à gauche), commandant de la communauté de brigades de Colmar-Jebsheim, avec le chef d'escadron Mikaël de Miras, commandant de la compagnie de gendarmerie départementale de Colmar. Photo L'Alsace/Thierry Gachon
« Le bilan est très positif. » Le capitaine Christophe Mariotte, commandant de la communauté de brigades de Colmar-Jebsheim, présentait hier les chiffres de la délinquance sur son territoire de 19 communes et 25 000 habitants. Au menu, presque que des bonnes nouvelles, les chiffres de la délinquance poursuivant leur baisse, selon la même tendance qu'au niveau national. Les atteintes aux biens ont ainsi diminué de 19,2 %, passant de 484 en 2017 à 391 en 2018.

Même tendance pour les atteintes volontaires à l'intégrité physique, qui diminuent de 23,4 %, passant de 111 faits commis à 85, « ce qui est énorme », commente Christophe Mariotte. Les escroqueries et infractions économiques et financières, quant à elles, fléchissent de 4,2 %, avec 113 cas contre 118 en 2017. Les cambriolages ont reculé dans la même période de 25,3 % (-6 % dans les habitations principales, -46,9 % dans les commerces).
Un meilleur taux d'élucidation

La commune la plus touchée par ce type d'effraction est Horbourg-Wihr (26 cambriolages), suivie de Sainte-Croix-en-Plaine et de Sundhoffen (8), d'Andolsheim (7), de Porte du Ried (6), de Houssen (4), d'Artzenheim (1), de Bischwihr (1), de Jebsheim (1), de Muntzenheim (1) et de Wickerschwihr (1). Aucun cambriolage n'a été commis en 2018 à Baltzenheim, Durrenentzen, Fortschwihr, Grussenheim, Kunheim, Urschenheim et Widensolen.

« La délinquance générale - tous crimes et délits confondus -, a baissé entre 2017 et 2018 de 2,7 % », ajoute le commandant, précisant que le taux d'élucidation des affaires s'était amélioré, avec un gain de 3,7 %.

La délinquance routière n'est pas en reste : « Le nombre d'accidents de la circulation a diminué de plus de 50 % », se réjouit Christophe Mariotte, passant de 21 à 10. Un seul mort était à déplorer en 2018, suite à un choc frontal entre deux véhicules sur la D1 entre Sainte-Croix-en-Plaine et Herrlisheim-près-Colmar, survenu le 12 août. La victime était âgée de 31 ans. « La finalité est bien sûr de parvenir à un taux de mortalité zéro », souligne le commandant.

« L'objectif de cette année 2019 est de confirmer cette dynamique sur une année complète, d'éprouver les dispositifs mis en place et de renforcer les actions de contact avec la population et les élus », avance Mikaël de Miras, commandant de la compagnie de gendarmerie départementale de Colmar.
Une nouvelle organisation par groupes de travail

Ce dernier compte en effet profiter de « cette accalmie » pour augmenter le temps passé en extérieur et se montrer « plus visible, donc plus dissuasif ». « En tant que service public, notre rôle est de connaître et de coller au plus près des besoins de la population. Pour cela, les élus sont notre première source de renseignement [chaque maire du ressort a un gendarme référent avec lequel il communique au moins une fois par mois, N.D.L.R.]. En fonction des événements, nous pouvons également cibler plus particulièrement certains corps sociaux. »

Arrivé à Colmar en août dernier, le capitaine Christophe Mariotte a mis en place une nouvelle organisation par groupes de travail, qu'il avait déjà éprouvé lorsqu'il était en poste à la communauté de brigades de Sausheim-Ottmarsheim.

Les 25 gendarmes de la communauté de brigades de Colmar-Jebsheim sont divisés en trois groupes, respectivement en charge des atteintes aux biens, des atteintes aux personnes et de la sécurité routière. « Cela permet à chacun de travailler selon ses affinités et ses domaines de compétence, et d'améliorer nos résultats », explique-t-il.

Réagissant à l'actualité, Mikaël de Miras a indiqué que la surveillance des cimetières juifs avait été accentuée.
Véronique BERKANI

 

 
 

Orschwihr Au Bollenberg : 60 participants au chantier nature

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 05:38:50

© Dna, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Orschwihr Au Bollenberg
Orschwihr Au Bollenberg : 60 participants au chantier nature
Près de 60 bénévoles, dont 35 participants de l'association Rouffach Incitation Nature, ont pris part à un important chantier de débroussaillage et de taille, sur les hauteurs du Bollenberg, samedi dernier.

 
Les nombreux bénévoles ont oeuvré dans un cadre magnifique, au-dessus d'Orschwihr.
Samedi 2 mars, un chantier nature a été mené au Bollenberg, sur les hauteurs d'Orschwihr, pour la 17è année consécutive. Placée sous l'égide du Parc régional des Ballons des Vosges, cette initiative locale, conduite par le vice-président du conseil départemental et maire d'Orschwihr Alain Grappe, et Hubert Ott, président de Rouffach Incitation Nature, a connu un grand succès. Près de soixante participants se sont déployés sur la colline pour limiter l'emprise des arbustes et des buissons sur la prairie à orchidées. L'objectif de la journée était d'arracher les repousses d'épineux et de tailler les grands arbustes conservés, afin de faciliter le passage à venir des chèvres et moutons, auxquels sera confié ce pâturage naturel. Cela permettra aux hommes, aux animaux domestiques et à la dynamique naturelle de trouver l'harmonie de travail, afin que les collines sèches restent un territoire d'exception, où l'on trouve cette biodiversité unique en Europe, que veut préserver Natura 2000.

L'association RIN, avec plus de 35 participants, était particulièrement mobilisée autour d'Hubert Ott, qui n'a pas manqué de remercier les viticulteurs locaux pour leur aide précieuse, ainsi que les ornithologues allemands et français, en particulier Christian Stange, qui oeuvre pour le bien de la nature depuis plus de 30 ans, et Bruno Frey, fervent défenseur des richesses naturelles du Bollenberg. Il a également remercié les botanistes, venus de tout le département pour s'associer à ce chantier. « Pour que le monde de demain soit au rendez-vous des espoirs de nos enfants et des nôtres, pour qu'il soit plus humain, qu'il reconnaisse à chacune et à chacun d'entre nous l'utilité de la différence, rien ne vaut ce type de rencontre, dont l'objectif est de réussir ensemble la mise en valeur de notre espace de vie », a-t-il souligné.
Hommage à Henry-Paul Marty

Tous les participants ont été ensuite conviés à un repas par Alain Grappe. Concoctés par la bergère Hélène Iltis, à base de produits locaux, les plats proposés constituaient un autre témoignage de cette volonté d'accompagner une nouvelle dynamique de circuits courts de qualité. Hubert Ott a tenu à rendre hommage à Henri-Paul Marty, le berger rouffachois récemment disparu : « il était un ami de longue date, qui pratiquait son métier avec coeur et dont le destin professionnel était intimement lié à nos collines, car issu d'une longue tradition familiale ».
PB

 

 
 

 

Fislis Fermeture de classe : Rassemblés

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 06:20:47

© Dna, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Fislis Fermeture de classe
Fislis Fermeture de classe : Rassemblés
Inquiets quant à la prévision de fermeture de quatrième classe dans le RPI de Fislis, qu'ils ont appris début février (notre édition du 7 février), les parents d'élèves se sont rassemblés hier pour la première fois. Et peut-être déjà la dernière...

 
Ils étaient une trentaine à manifester devant l'école de Fislis hier après-midi.
Les parents d'élèves du regroupement pédagogique intercommunal (RPI) de Fislis ont appris début février qu'à la rentrée prochaine, l'inspection académique prévoyait la fermeture d'une de leurs quatre classes, à leur grande surprise. Des parents surpris, parce que « les trois RPI de Fislis, Oltingue et Lutter sont sur le point de fusionner, sachant que le RPC (Regroupement pédagogique concentré) est à l'étude », rappelait hier Carole Schoeffel, délégué des parents d'élèves.

« L'inspection s'était engagée à soutenir la création de ce RPC en maintenant les postes existants, c'était une promesse, regrettait encore une maman satisfaite jusque-là de l'éducation donnée aux enfants à Fislis. Les maîtresses sont supers, actives et impliquées. En fermant une classe, ce dynamisme entre les RPI serait remis en cause et surtout, les élèves seraient repartis dans des classes surchargées et à triple niveau. »

Pour se faire entendre, les parents d'élèves ont, dès début février, adressé un communiqué à l'inspection académique et se sont réunis jeudi dernier pour préparer une mobilisation. Ainsi, ils étaient une bonne trentaine hier après-midi à manifester devant l'école. Un premier acte de contestation qui devait en principe être suivi d'opérations plus fortes, mais une bonne nouvelle tombée hier dans la journée a mis en stand-by la mobilisation. « J'ai eu un message de la sénatrice Catherine Troendlé, a annoncé le maire Clément Libis aux parents hier à l'issue de la manifestation. Elle me dit que ''la directrice académique des services de l'Éducation nationale, Anne-Marie Maire, compte tenu de la situation particulière qui se profile à Fislis, soit une classe de 27 avec 11 CP, va revoir le projet de fermeture, qui n'a jamais été définitivement acté''. Au mois de juin, Madame Maire devrait annoncer officiellement le maintien de la classe. »

Les parents n'entendent pas attendre jusqu'en juin et, bien qu'ils mettent pour le moment leur mobilisation entre parenthèses, espèrent au plus vite une preuve écrite.
Texte et photos : Florian ZOBENBIEHLER Retour en vidéo sur la manifestation des parents d'élèves de Fislis sur www.dna.fr

Retour en vidéo sur la manifestation des parents d'élèves de Fislis sur www.dna.fr

 
 

 

Munster Paysages et nature : « notre richesse »

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 05:57:37

© L'alsace, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Munster Paysages et nature : « notre richesse »
 

 
 
Étaient présents notamment le maire Pierre Dischinger, Norbert Schickel, président de l'intercommunalité, Pierre Gsell, président de l'office de tourisme qui rappela que « 80 % des touristes viennent pour la randonnée », ou encore, Jean Klinkert qui a tant fait pour les clubs vosgiens, nos terroirs et paysages.

Mais aussi Alain Ferster, président de la fédération du Club vosgien qui affirma : « Vous êtes une association très dynamique et nous avons souvent besoin de vous lorsqu'il s'agit d'émissions TV car chez vous, il y a toujours des choses à voir ») et Gérard Leser, président de la société d'histoire du Val et de la Ville de Munster.

Après la minute de silence en mémoire des défunts, suivit le rapport (et l'adoption) du procès-verbal de l'assemblée générale par le secrétaire Frédéric Lung qui insista sur la bonne entente qui règne entre le Club vosgien, l'office national des forêts et le Parc des Ballons.
Une année 2018 exceptionnelle

Dans son rapport moral, le président a remercié les équipes pour les travaux de la signalétique et la sécurité, estimant que « 2018 fut une année exceptionnelle », ponctuée de très importants rendez-vous, comme le festival de la marche nordique (le 10 juin, journée couplée avec les 150 ans de la ligne de chemin de fer Colmar-Munster) ou la visite du préfet au sentier des roches le 13 juillet.

Du rapport d'activité présenté par le vice-président Jean-Marc Pauli, celui-ci a évoqué les nombreux chiffres de l'année (lire ci-dessous). Sans oublier le renouvellement de tourniquets ou l'aménagement de l'atelier à Metzeral. Si le chalet Erichson a connu une belle fréquentation grâce aux 46 bénévoles sur place, Jean-Marc Pauli ajoute : « Mais on lance un appel aux éventuels volontaires... ».

Lors de son intervention, Frédéric Lung a évoqué son « souci permanent », l'enfrichement. Pourtant, « nos paysages et la nature sont notre richesse, a-t-il dit, regrettant une nouvelle fois que le Frankental se ferme de plus en plus, le couloir du Falimont également. Heureusement qu'en 2018, le préfet avait autorisé une certaine ouverture sur ce site, mais... ». Il a notamment évoqué la situation au Altmattkopf « investi par les arbrisseaux [...] Chaque année qui, passe, il faut parler de la même chose, car nous avons hérité d'un paysage exceptionnel, ayant toujours et encore la réputation d'être la plus belle vallée des Vosges, mais, l'est-elle toujours, puisqu'elle s'enfriche ? Que peut faire le Club Vosgien ? [...] Nous ne pouvons que faire passer le message. C'est par les élus que cela peut trouver une issue... ».

Hommage a été rendu à Stéphane Griech, responsable des cartes « qui s'implique le plus dans leur vente ». « Nous avons en plus créé un nouveau guide paru en 2018 avec 20 balades à la clé... »
En 2019, des travaux au Col de la Schlucht

Le rapport du trésorier Jean-Daniel Chapot, fut approuvé à l'unanimité après que les réviseurs aux comptes eurent demandé quitus à l'assemblée. Au niveau du renouvellement du comité, tous furent réélus : Jacques Boulanger, Jean-Daniel Chapot, Gérard Heinrich, André Kempf, Frédéric Lung.

Côté travaux, sont notamment prévus en 2019 ceux du Col de la Schlucht, des Trois-Fours, de la Martinswand, de la passerelle Dagobert, des sentiers Albert Schweitzer et Gaertlesrain, une réédition des cartes et guides (carte de la vallée de Munster au 1/25e).

Au programme également, l'assainissement (chalet Erichson), l'achat d'une table inox à la cuisine (chalet), voire l'extension de celle-ci.

 

 
 

Guebwiller Concert : Une symphonie au féminin

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 06:34:47

© Dna, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Guebwiller Concert
Guebwiller Concert : Une symphonie au féminin
Le vendredi 8 mars aura lieu la Journée internationale des droits des femmes. Pour l'occasion, les Dominicains accueillent les « Elles symphoniques », un orchestre 100 % féminin qui proposera un répertoire dédié exclusivement à des compositrices.

 
L'orchestre des « Elles symphoniques » dirigé par Valérie Seiler en concert ce vendredi soir aux Dominicains dans un programme original.
Les Dominicains de Haute-Alsace ont choisi de marquer l'événement en proposant un concert 100 % féminin, qui verra se produire dans la Nef, les Elles symphoniques, un orchestre pour le moins original puisqu'exclusivement composé de femmes. Dirigée par Valérie Seiler, directrice de l'école de musique de Wittenheim, cette formation est âgée de trois ans à peine. Elle est placée sous statut associatif, et accueille dans ses rangs une quarantaine de musiciennes, dont 50 à 60 % de professionnelles.
« Le mouvement est en marche »

« Nous faisons trois à quatre concerts par an », précise Valérie Seiler, un rythme serein pour un orchestre qui serait né d'une simple boutade, selon sa fondatrice. « À l'origine, j'ai voulu recruter des musiciens, hommes et femmes, afin de créer un orchestre ponctuel pour les Journées italiennes organisées à Wittenheim. Je me suis alors aperçue que les dix premières candidatures étaient toutes des femmes. L'idée a donc germé de monter un orchestre 100 % féminin, et les premiers essais furent très concluants. Nous nous sommes tout de suite bien entendues. » Dans un univers musical encore largement dominé par les hommes, l'idée d'un orchestre 100 % féminin a de quoi surprendre : « Pourtant, ce n'est pas une nouveauté, car des orchestres de femmes existent déjà ailleurs », souligne Valérie Seiler.

Malgré cela, la création des Elles symphoniques a détonné dans le paysage musical local, au point de faire grincer quelques dents masculines : « J'ai des amis musiciens qui m'ont fait remarquer que ce que je faisais allait à l'encontre de ce pour quoi ils se battaient, à savoir introduire plus de mixité au sein des orchestres. C'est un point de vue que je peux comprendre, mais je pense que les Elles symphoniques contribuent aussi à cette cause en montrant que des femmes musiciennes ont autant de talent que les hommes. »

Valérie Seiler cite volontiers l'exemple du prestigieux orchestre de Vienne qui, il y a quelques années encore, ne comptait que deux ou trois femmes. « Aujourd'hui, il y en a une dizaine. On est encore loin de la parité, mais ils font des efforts, le mouvement est en marche. » Du côté des chefs d'orchestre, par contre, les mentalités tardent à évoluer. « Beaucoup d'hommes musiciens sont très ouverts, surtout chez les jeunes, et ne voient pas de problème à être dirigés par une femme. Mais pour certains, ça les dérange, même s'ils n'en ont pas toujours conscience », explique-t-elle, en faisant part de son vécu sur la question. « J'ai déjà ressenti une certaine gêne lorsque je dirigeais, mais il faut passer au-dessus et se faire accepter. L'un de mes professeurs m'a dit un jour qu'un homme chef d'orchestre avait cinq minutes pour faire ses preuves et montrer ses compétences. Pour une femme, ce temps est réduit de moitié. »
Une Drag Queen et Marylin...

Dans le public aussi, les idées reçues peuvent avoir la vie dure : « Certains mélomanes vous diront qu'ils perçoivent une différence sur la façon de jouer d'un homme et d'une femme, mais personnellement je pense que c'est surtout associé à la vue. Lorsque les musiciens sont cachés, et qu'on ne voit pas qui est en train de jouer, il n'y a pas de différence flagrante entre un orchestre féminin et un orchestre mixte. » Le public pourra entendre vendredi des oeuvres de Clara Schumann, Nadia et Lili Boulanger et Hélène Blazy, lors d'une soirée qui comptera aussi plusieurs autres rendez-vous à ne pas manquer avec dès 19h, un cocktail-performance de la Drag Queen Sergina avec DJ et mapping, à 19h30 un avant-propos Tribu pour les familles, et après le concert, la projection du film de Billy Wilder « Certains l'aiment chaud », sorti en 1959, avec Marylin Monroe, Tony Curtis et Jack Lemmon.
Stéphane CARDIA Concert des Elles symphoniques, vendredi 8 mars à 20 h 30 aux Dominicains de Haute-Alsace. Programme de la soirée sur www.les-dominicains.com

Concert des Elles symphoniques, vendredi 8 mars à 20 h 30 aux Dominicains de Haute-Alsace. Programme de la soirée sur www.les-dominicains.com

 
 

 

Soultz : Le bénévolat récompensé

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 05:36:55

© Dna, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Soultz
Soultz : Le bénévolat récompensé
À l'issue de la 14e « Lachkuhr », soirée humoristique en alsacien, vendredi à Soultz, Jean-Claude Couasnon et Patrick Freppel se sont vus décerner la médaille associative.

 
La médaille associative a été remise à Patrick Freppel et Jean-Claude Couasnon.
La surprise avait été bien gardée. Karine Pagliarulo, conseillère départementale, a profité de la 14e soirée du « Lachkuhr », vendredi, à la Halle aux Blé de Soultz, pour rendre hommage à Jean-Claude Couasnon pour son implication de longue date dans le monde associatif local. Elle a retracé son parcours bien étoffé. Membre des sapeurs-pompiers de Soultz, dirigeant de l'équipe fanion du FC Soultz, organisateur des après-midi récréatifs pour les personnes âgées, membre fondateur de l'Acap & DP et du spectacle Pouchkine, membre de l'OMECAS, peintre amateur, Jean-Claude Couasnon était également engagé dans la vie communale en tant que conseiller municipal et adjoint au maire et ce, parallèlement à un parcours professionnel exemplaire. « Cette médaille associative est largement méritée et à plusieurs titres. Vous êtes un exemple de présence bénévole dans nos associations, de travail au service des autres, de don de soi sans jamais rien attendre de plus en retour que le bonheur des autres. Rares sont ces personnes qui donnent de leur temps, de leurs compétences et de leur bienveillance au service de Soultz et de ses administrés », a souligné Karine Pagliarulo.
À la tête des Lustiga Wetzknuppa

Patrick Freppel a lui aussi été mis à l'honneur. Il aime par-dessus tout le théâtre, l'humour, l'Alsace avec ses traditions et tout particulièrement l'alsacien, sa langue maternelle. Après être rentré au Théâtre alsacien de Mulhouse, il a rejoint le Herra Owa. Président des Lusitiga Wetzknuppa, la troupe humoristique qu'il a créée avec ses amis Patrick Ziegler, Denis Schneider et ses compères du théâtre, il a également relancé le carnaval des enfants à Masevaux et est responsable des sorties carnavalesques et du char du Théâtre alsacien de Mulhouse. Il participe à l'animation de la fête de la citrouille, de Noël et intègre le groupe de chanteurs de Christiane Simon pour créer le CD de Noël Wihnàchta em Elsàss . « Cette médaille associative est une reconnaissance et une valorisation de votre engagement bénévole », a indiqué Alain Grappe, conseiller départemental du canton de Guebwiller en saluant le parcours et l'engagement de Patrick Freppel.
CZ

 

 
 

 

Rencontre au CDMC avec Félix Hauswirth

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 06:41:51

© L'alsace, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Rencontre au CDMC avec Félix Hauswirth
 

 
Le chef d'orchestre Felix Hauswirth. DR
Le CDMC (Conseil départemental pour la musique et la culture de Haute Alsace) invite les présidents et directeurs de sociétés de musique, mais aussi toutes les personnes sintéressées, à assister à la conférence donnée par Félix Hauswirth, chef d'orchestre à vent internationalement reconnu, ce samedi matin au CDMC. Professeur de direction d'orchestre à vent au conservatoire de Bâle depuis 1985, Félix Hauswirth donne régulièrement des concerts dans différents pays d'Europe, d'Asie, d'Afrique du sud, au Japon, en Australie et Amérique du sud, ainsi qu'aux États-Unis et au Canada, en qualité de chef invité et avec ses propres ensembles.

De 1998 à 2011, il a été responsable des cours de direction d'orchestre à vent à l'académie de Trossingen (Allemagne), ainsi qu'à l'Instito superiore europeo bandistico (ISEB) de Trente, en Italie, de 2000 à 2009. De 1993 à 2000, Félix Hauswirth a également été le directeur Artistique du Festival International de Musique Contemporaine à Uster (Suisse). Il a présidé l'association mondiale des orchestres à vents et ensembles (WASBE) entre 1997 et 2001. De 1980 à 2017, il a été le directeur de la Stadtmusik Zug, (Suisse). Il dirige actuellement l'orchestre des jeunes du Bade-Wurtenberg.

Ce samedi, à Guebwiller, il échangera avec son auditoire sur le thème : « L'élaboration d'un programme de concert, un choix fondamental dans un répertoire souvent non apprécié à sa juste valeur ».
Jean-Marie SCHREIBER Y ALLER CDMC, 34 rue des Dominicains à Guebwiller, samedi 9 mars à 10 h.© 03.68.00.12.10.

 

 
 

Ungersheim Conseil municipal : Retrait du PLU

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 06:43:34

© Dna, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Ungersheim Conseil municipal
Ungersheim Conseil municipal : Retrait du PLU
Le PLU n'a pas fini de faire parler de lui à Ungersheim. Après avoir été approuvée en novembre 2018, la nouvelle mouture (*) vient d'être retirée suite à un recours au tribunal administratif.

 
Au vu d'un recours pour excès de pouvoir intenté par un administré devant le tribunal administratif contre la délibération du 6 novembre dernier approuvant le PLU, le conseil municipal d'Ungersheim vient de retirer ladite délibération (deux abstentions : Dominique Wurch et Serge Vigier). La commune est donc à nouveau soumise au règlement national d'urbanisme (RNU).

« Cette délibération de 2018 est entachée d'illégalité car elle classe une parcelle en zone agricole inconstructible alors qu'une demande de classement en zone agricole constructible avait été formulée, motivée par un projet agricole et relayée par la chambre d'agriculture. Cette parcelle est immédiatement voisine d'une zone agricole constructible Ab constituée d'une parcelle qui est propriété de la commune, accueillant une activité maraîchère communale [...] Il y a rupture d'égalité par rapport au traitement des autres projets agricoles », a expliqué l'adjoint Aimé Moyses.

Trois autres recours gracieux ont par ailleurs été adressés en mairie. La première adjointe Marie-Estelle Winnlen, qui présidait la séance en l'absence du maire Jean-Claude Mensch (ayant quitté la salle pour ce point), a annoncé la réunion d'une commission d'urbanisme, « pour examiner l'ensemble de ces demandes, dont un courrier assez long et fourni de l'association « Ungersheim nous concerne », et pour voir dans quelle mesure nous allons pouvoir y répondre ». Et de préciser : « Cette commission sera bien sûr ouverte à l'opposition avec six sièges pour la majorité municipale et un siège pour chacune des deux autres listes. C'est une proposition tout à fait démocratique. » Ces derniers propos ont fait réagir Dominique Wurch : « Cela signifie que pour l'instant ce n'est pas démocratique [...] ça fait quatre ans qu'on aurait pu participer. »

Ghislaine Rouge dit Gaillard (« J'aime Ungersheim ») a fait un certain nombre de remarques : « Je regrette de n'avoir pas eu les documents complets concernant ces demandes. On a payé l'Adauhr pour faire ce PLU ; le commissaire enquêteur n'a pas tenu compte des remarques qui ont pu être faites, ou que partiellement. Je pense qu'on devrait étoffer cette commission afin que les parties concernées soient mieux représentées. »
Autres points

Une subvention de 2 600 EUR est attribuée à la société de musique Espérance pour couvrir une partie du déficit de l'école de musique. « L'association a proposé un plan de redressement comprenant plusieurs actions pour attirer plus de jeunes du village » a précisé le premier magistrat. Avant de procéder à la pose de panneaux photovoltaïques sur le toit de la salle de musique, la couverture de ce dernier, datant de 1950, sera refaite.

Les travaux pour la rénovation énergétique de l'école ont été attribués. Le montant de l'opération est de 577 500 EUR HT. Des subventions (Climaxion et fonds européens) sont attendues (entre 120 et 140 000 EUR). Des panneaux photovoltaïques vont d'autre part être installés sur la toiture pour la vente d'électricité qui devrait rapporter entre 3 600 et 4 000 EUR par an.

Des travaux de sécurisation du pont situé en entrée de commune, rue de Raedersheim vont être entrepris par le Département en août. Le tablier sera soulevé pour que le soubassement puisse être refait. Un passage pour les cyclistes sera aménagé d'un côté du pont. Le chantier, avec circulation alternée, devrait durer six semaines. « Le transfert de la compétence « Eau » à m2A aura bien lieu en 2020 mais cela n'affectera pas le prix de l'eau. Nos tarifs seront maintenus », a indiqué Jean-Claude Mensch.

Le bail emphytéotique du terril Alex sera finalement signé pour 21 ans avec la société Krannich Solar qui va y implanter et exploiter une centrale solaire. « Le prolonger à 30 ans n'est pas intéressant pour la commune a expliqué le maire, calculs à l'appui. Cette année nous toucherons, pour le moins 12 000 EUR de loyer alors que la centrale ne fonctionnera que l'année prochaine ».

La maîtrise d'oeuvre de reconstruction de la Maison des natures et des cultures, incendiée en novembre 2017, est confiée à l'architecte Alain Steinmetz de Mulhouse pour un taux de rémunération de 5,9 %, soit 23 600 EUR. Un tracteur de type maraîcher va être acquis pour la régie municipale agricole ; une enveloppe de 40 000 EUR est prévue à cet effet. En raison de difficultés d'acquisition du terrain d'assiette nécessaire à l'édification de la passerelle en bois pour piétons et cyclistes au-dessus de la Vieille Thur, cette passerelle ne sera pas construite.

Pour finir, les élus ont évoqué la prochaine cessation d'activité pour retraite du seul médecin exerçant dans la commune. Aucun successeur n'étant annoncé, une solution est recherchée pour pallier au mieux ce futur manque.
M.H. (*) Le PLU précédant avait été invalidé par le tribunal administratif le 30 septembre 2014.

(*) Le PLU précédant avait été invalidé par le tribunal administratif le 30 septembre 2014.

 
 

 

riquewihr Concert-conférence avec les Amis de l'Orgue et Cyril Pallaud : Un répertoire éclectique

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 05:38:18

© Dna, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

riquewihr Concert-conférence avec les Amis de l'Orgue et Cyril Pallaud
riquewihr Concert-conférence avec les Amis de l'Orgue et Cyril Pallaud : Un répertoire éclectique
La musique d'orgue sera à l'honneur. Un concert-conférence sera proposé ce samedi 9 mars par Cyril Pallaud, organiste et conservateur des orgues historiques de Riquewihr (et d'Oberhergheim), en collaboration avec les Amis de l'Orgue de la cité viticole.

 
Cyril Pallaud sera à l'orgue Stiehr-Mockers, classé monument historique.
L'orgue alsacien existe-t-il ? Cyril Pallaud abordera les causalités de la richesse du patrimoine organistique alsacien, unique en Europe.
Un orgue exceptionnel

L'orgue Stiehr-Mockers de Riquewihr, construit en 1853, classé monument historique, appartient au fleuron des instruments alsaciens. Présentant ce magnifique instrument, Cyril Pallaud illustrera ses propos au travers d'un répertoire éclectique allant de G. Frescobaldi à L. Boëllmann, en passant par G. Böhm, G. Muffat, J.S. Bach, N. Clérambault et F. Mendelssohn.

Organiste, chef de choeur et d'orchestre, musicologue et chanteur, Cyril Pallaud est agrégé en musique. Menant de front une carrière de soliste à l'orgue et de chef d'orchestre et de choeur, il a été notamment, de 2015 à 2018, chef principal de la Capella Sacra, ensemble vocal et orchestral international.

Se produisant dans des répertoires inédits en formation de chambre, il interpréta les grandes pages pour orgue et orchestre en soliste. Il est régulièrement l'invité des plus grands festivals d'orgue européens. Fervent défenseur du patrimoine des orgues d'Alsace, sa discographie compte, parmi une dizaine d'albums, deux intégrales inédites de compositeurs alsaciens, Léon Boëllmann et Georg Muffat. Chanteur, il s'est produit dans le cadre de tournées européennes régulières.

Attaché, dès ses débuts, à la transmission de l'Art musical et à la formation des jeunes artistes, Cyril Pallaud a été à l'origine de la création du Trophée Jeune Talent d'Alsace qu'il remet tous les deux ans à un brillant artiste de moins de 30 ans, sous le parrainage du conseil départemental du Haut-Rhin et de la caisse des dépôts et consignations.
Une première mondiale

Désormais directeur musical du choeur de Chambre d'Alsace et du département Jeunes Voix, constitué du choeur de chambre de l'Université de Strasbourg, il est également et depuis 2015 directeur musical de l'Ensemble Vocal de Saint-Louis.

Collaborant régulièrement avec Bernard Lienhardt, compositeur, il a créé en première mondiale sa Cantate Une Joyeuse Espérance pour choeur, orchestre et soliste en 2017 dont il était dédicataire. Il est également titulaire de nombreux prix et intervient régulièrement au sein de colloques internationaux.
Samedi 9 mars, à 20 h, en l'église protestante Ste-Marguerite protestante de Riquewihr - Concert retransmis sur écran géant - Entrée libre, participation.

Samedi 9 mars, à 20 h, en l'église protestante Ste-Marguerite protestante de Riquewihr - Concert retransmis sur écran géant - Entrée libre, participation.

 
 

 

Staffelfelden Quilles : Belle réussite pour le Schieffele-Kiegle

Publié dans le panorama le Mercredi 06 mars 2019 à 05:37:30

© Dna, Mercredi le 06 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Staffelfelden Quilles
Staffelfelden Quilles : Belle réussite pour le Schieffele-Kiegle

 
Un moment convivial pour les membres.
Le « Schieffele Kiegle », organisé par la société de quilles de Staffelfelden, constitue une manifestation ouverte à tous, licenciés ou non, et c'est l'occasion de passer un bon moment de convivialité, avec en plus le partage d'un bon repas. Cette année encore, on a compté une centaine de participants, dont les représentants de sociétés amies ou d'associations locales. À l'issue de la journée, Henri Guthleben, président, a remercié tous les présents, et notamment Pierre Vogt, conseiller départemental, Thierry Bellonni, maire et Stanislas Pilarz, maire honoraire, ainsi que les donateurs de récompenses.
J.-P.H.