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Jacqueline Gourault : « Montrer qu'un processus est engagé »

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:10:38

© L'alsace, Mardi le 05 Mars 2019
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Jacqueline Gourault : « Montrer qu'un processus est engagé »
 

 
La visite ministérielle rendue hier matin aux élèves bilingues du collège Mathias-Grunewald de Guebwiller est tout sauf le fruit du hasard : il s'agissait de donner à voir une préfiguration de ce que la future CEA pourra faire en matière d'enseignement de l'allemand, via l'embauche de professeurs et l'ajout d'heures de cours, en plus de ceux prévus par l'Éducation nationale.

Photo L'Alsace/Thierry Gachon

Jacqueline Gourault serait-elle tombée amoureuse de l'Alsace ? Trois semaines exactement après l'avoir écoutée discourir à Strasbourg, devant les élèves de la promo 2018-2019 de l'ENA, on la recroise ce lundi matin à Guebwiller, en compagnie de deux classes bilingues du collège Mathias-Grunewald, puis dans l'ancien couvent des Dominicains, aujourd'hui devenu centre culturel. La ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales doit ensuite enchaîner par un déjeuner républicain en préfecture du Bas-Rhin, à Strasbourg, en compagnie de plusieurs grands élus locaux. Une visite du pont des écluses de Gambsheim, rénové l'été dernier, doit clore le déplacement.
« Le conseil d'Étata reconnu la spécificitédu cas alsacien »

Des élèves bilingues, un important centre culturel de l'espace rhénan, un pont transfrontalier... Le message sous-jacent est assez peu subliminal. On l'aura deviné, la raison de cette nouvelle visite ministérielle est moins romantique qu'un coup de coeur, et résolument politique : c'est de nouveau de la future Collectivité européenne d'Alsace (CEA) qu'il va être question. Non pas pour faire des annonces tonitruantes, mais pour préparer le débat parlementaire programmé au sénat à partir d'avril, ainsi que pour bien signifier l'importance que le gouvernement attache au dossier... Or rien ne remplace pour cela « le terrain » : « Le terrain, on y voit exactement les choses que nous avons travaillées dans l'accord de Matignon, et qui seront dans la loi, c'est-à-dire le développement du bilinguisme et de l'enseignement en allemand », glisse la ministre, tout en gardant un oeil attendri sur les élèves de 6e 5, précisément en train de suivre un cours de géométrie dans la langue de Goethe. Être sur le terrain, en Alsace, c'est aussi montrer qu'un processus est engagé, avec les Alsaciens, à partir de la volonté alsacienne. »

Tout cela est bel et bon, mais l'avis réservé du conseil d'État la préoccupe-t-elle (nos éditions du 1er mars) ? Réponse courte : non. « Sereine » quant à la constitutionnalité de la future CEA, Jacqueline Gourault semble presque surprise de la question : « Cet avis n'est pas un motif d'inquiétude, dans la mesure où le conseil d'État a reconnu la spécificité du cas alsacien, et que le gouvernement prend ses responsabilités. » Rompez. Qu'on se le dise, l'heure de vérité pour le projet de CEA ne viendra que le mois prochain, devant le parlement.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

Collectivité européenne d'Alsace Visite ministérielle : « Montrer qu'un processus est engagé »

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:07:26

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Collectivité européenne d'Alsace Visite ministérielle
Collectivité européenne d'Alsace Visite ministérielle : « Montrer qu'un processus est engagé »
Pour la deuxième fois en trois semaines, la ministre Jacqueline Gourault était de passage hier en Alsace. Motif : bien signifier l'importance du projet de CEA aux yeux du gouvernement.

 
La ministre aux côtés des élèves bilingues du collège Mathias-Grunewald de Guebwiller.
Jacqueline Gourault serait-elle tombée amoureuse de l'Alsace ? Trois semaines exactement après l'avoir écoutée discourir à Strasbourg, devant les élèves de la promo 2018-2019 de l'ENA, on la recroise ce lundi matin à Guebwiller, en compagnie de deux classes bilingues du collège Mathias-Grunewald, puis dans l'ancien couvent des Dominicains, aujourd'hui devenu centre culturel. La ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales doit ensuite enchaîner par un déjeuner républicain en préfecture du Bas-Rhin, à Strasbourg, en compagnie de plusieurs grands élus locaux. Une visite du pont des écluses de Gambsheim, rénové l'été dernier, doit clore le déplacement.

Des élèves bilingues, un important centre culturel de l'espace rhénan, un pont transfrontalier... Le message sous-jacent est assez peu subliminal. On l'aura deviné, la raison de cette nouvelle visite ministérielle est moins romantique qu'un coup de coeur, et résolument politique : c'est de nouveau de la future Collectivité européenne d'Alsace (CEA) qu'il va être question. Non pas pour faire des annonces tonitruantes, mais pour préparer le débat parlementaire programmé au Sénat à partir d'avril, ainsi que pour bien signifier l'importance que le gouvernement attache au dossier... Or rien ne remplace pour cela « le terrain » : « Le terrain, on y voit exactement les choses que nous avons travaillées dans l'accord de Matignon, et qui seront dans la loi, c'est-à-dire le développement du bilinguisme et de l'enseignement en allemand », glisse la ministre, tout en gardant un oeil attendri sur les élèves de 6e 5, précisément en train de suivre un cours de géométrie dans la langue de Goethe.

« Être sur le terrain, en Alsace, c'est aussi montrer qu'un processus est engagé, avec les Alsaciens, à partir de la volonté alsacienne. »

Tout cela est bel et bon, mais l'avis réservé du Conseil d'État la préoccupe-t-elle (lire DNA du 1er mars) ? Réponse courte : non. « Sereine » quant à la constitutionnalité de la future CEA, Jacqueline Gourault semble presque surprise de la question : « Cet avis n'est pas un motif d'inquiétude, dans la mesure où le Conseil d'État a reconnu la spécificité du cas alsacien, et que le gouvernement prend ses responsabilités. » Rompez. Qu'on se le dise, l'heure de vérité pour le projet de CEA ne viendra que le mois prochain, devant le parlement.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Strasbourg : Un pôle d'excellence sur le bilinguisme
Lors de son étape à Haguenau, Jacqueline Gourault s'est entretenue avec les maires de Haguenau et de Karlsruhe, Claude Sturni et Frank Mentrup, et Rémi Bertrand, président de l'Eurodistrict Pamina. À tour de rôle, ils ont illustré de manière concrète les enjeux de la coopération transfrontalière entre leurs territoires. Le maire de Karlsruhe a évoqué plusieurs actions pour simplifier la vie des habitants et des acteurs des deux côtés du Rhin, notamment le lancement du portail de la mobilité (mobil.trk.de) qui informe en temps réel la population sur l'état du trafic, le stationnement, etc. Claude Sturni a rappelé les freins au développement de cette coopération, notamment le déclin de la pratique de l'allemand. Point sur lequel la ministre a rebondi. « L'apprentissage de l'allemand est fondamental dans l'accord que nous avons passé sur la collectivité européenne d'Alsace. On sait qu'on manque d'enseignants pour l'allemand. L'Éducation nationale doit trouver des candidats pour passer le CAPES d'allemand. Va s'ouvrir par ailleurs, un pôle d'excellence sur le bilinguisme. Il sera installé à Strasbourg pour l'ensemble des territoires frontaliers. Un rectorat sera aussi maintenu à Strasbourg, tout ne sera pas centralisé à Nancy. »
Les doléances des élus locaux

La ministre a également été reçue à Gambsheim, dans l'usine hydroélectrique, par les maires de Gambsheim et de Rheinau, ainsi que par de nombreux autres élus. Elle a écouté attentivement la présentation des ouvrages transfrontaliers réalisés entre les deux communes (la démolition-reconstruction du pont sur le Rhin a représenté un investissement de 10 millions d'euros) avec les difficultés inhérentes, et pas seulement pour obtenir les financements de part et d'autre. « La hauteur des garde-corps, par exemple n'est pas la même en Allemagne et en France », a souligné le maire de Gambsheim.

Elle a été attentive aux demandes exprimées par les deux élus locaux comme par les conseillers départementaux : une cinquième turbine pour la centrale, la réduction du nombre de poids lourds allemands, l'ouverture à la culture de l'autre. Une ouverture qui a intéressé la ministre.

 

Jacqueline Gourault : bilinguisme et culture rhénane

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:11:26

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Jacqueline Gourault : bilinguisme et culture rhénane
 

 
Jacqueline Gourault a suivi un cours de géométrie en allemand avec une classe du collège Mathias-Grunewald. Photo L'Alsace/Thierry Gachon
Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités locales, était à Guebwiller lundi matin. Elle a visité le collège Mathias-Grunewald et les Dominicains de Haute-Alsace.

L'Alsace et la future Collectivité européenne d'Alsace inspirent Jacqueline Gourault. La ministre était de retour dans la région lundi. Elle s'est d'abord rendue au collège pour assister à un cours bilingue avant de visiter l'ancien couvent, aujourd'hui Centre culturel de rencontre, des Dominicains de Haute-Alsace.

Dans les deux cas, Mme Gourault était bien accompagnée : suivie du ban et de l'arrière-ban du personnel politique local pour les visites en intérieur ; attendue au dehors par une poignée de gilets jaunes et quelques dizaines de salariés de Sevenday, entreprise qui risque la liquidation.
LIRE AUSSI Le compte rendu de la visite et point sur la situation chez Sevenday en pages Région.

 

 
 

Guebwiller Visite ministérielle Jacqueline Gourault : bilinguisme et culture rhénane

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:07:00

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Guebwiller Visite ministérielle
Guebwiller Visite ministérielle Jacqueline Gourault : bilinguisme et culture rhénane
Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités locales, était à Guebwiller lundi matin. Elle a visité le collège Mathias-Grunewald et les Dominicains de Haute-Alsace.

 
Jacqueline Gourault a suivi un cours de géométrie en allemand avec une classe du collège Mathias-Grunewald.
L'Alsace et la future Collectivité européenne d'Alsace inspirent Jacqueline Gourault. La ministre était de retour dans la région lundi. Elle s'est d'abord rendue au collège pour assister à un cours bilingue avant de visiter l'ancien couvent, aujourd'hui Centre culturel de rencontre, des Dominicains de Haute-Alsace.

Dans les deux cas, Mme Gourault était bien accompagnée : suivie du ban et de l'arrière-ban du personnel politique local pour les visites en intérieur ; attendue au dehors par une poignée de gilets jaunes et quelques dizaines de salariés de Sevenday, entreprise qui risque la liquidation.
Compte rendu de la visite et point sur la situation chez Sevenday en pages Région

Compte rendu de la visite et point sur la situation chez Sevenday en pages Région

 
 

 

Haguenau Visite de la ministre Jacqueline Gourault : « Un pôle d'excellence sur le bilinguisme sera créé à Strasbourg »

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:08:18

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Haguenau Visite de la ministre Jacqueline Gourault
Haguenau Visite de la ministre Jacqueline Gourault : « Un pôle d'excellence sur le bilinguisme sera créé à Strasbourg »
La ministre Jacqueline Gourault était de passage ce lundi à Haguenau pour s'entretenir de coopération transfrontalière avec les maires de Haguenau et de Karlsruhe et le président de l'Eurodistrict Pamina.

 
La ministre Jacqueline Gourault en visite à Haguenau ce lundi.
L'échange a été rapide. Une heure pour échanger autour des enjeux de la coopération transfrontalière. Après Guebwiller, Strasbourg et Gambsheim, Jacqueline Gourault, la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, a fait escale à l'hôtel de ville de Haguenau ce lundi. À tour de rôle, les maires de Haguenau et de Karlsruhe, Claude Sturni et Frank Mentrup, ainsi que Rémi Bertrand, président de l'Eurodistrict Pamina ont illustré de manière concrète les actions engagées pour simplifier la vie des habitants et des acteurs du territoire des deux côtés du Rhin.

Claude Sturni a rappelé les faiblesses et les freins à lever, notamment le déclin de la pratique de l'allemand et les questions de mobilités. « L'opportunité est bien réelle de mailler nos communes et nos pôles de développement à l'échelle du Rhin supérieur, de créer une véritable passerelle entre les deux métropoles que sont Strasbourg et Karlsruhe », a-t-il souligné. Le maire de Karlsruhe a lui évoqué le lancement du portail de la mobilité mobil.trk.de (lire DNA du 17/02/19), le projet de création, du côté badois, d'une application mobile pour l'achat de billets de transport. Il s'est aussi réjoui de l'identification, suite à une étude de la commission européenne, d'un chaînon manquant dans le réseau ferroviaire, entre Rastatt et Haguenau. La ministre Jacqueline Gourault s'est félicitée de ces actions. « On sent à travers vos propos qu'il ne s'agit plus de développer les relations d'un côté et de l'autre, mais bien de construire ensemble au-delà des frontières. » Elle a également annoncé la création d'un pôle d'excellence sur le bilinguisme à Strasbourg. « L'apprentissage de l'allemand est fondamental dans l'accord que nous avons passé sur la collectivité européenne d'Alsace. »
Lire aussi dans le cahier Région.

Lire aussi dans le cahier Région.

 
 

 

Strasbourg et Mommenheim : Tags et écrits antisémites

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:07:56

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Strasbourg et Mommenheim
Strasbourg et Mommenheim : Tags et écrits antisémites
L'ancienne synagogue de Mommenheim, dans le Kochersberg, a été souillée de croix gammées, découvertes hier. À Strasbourg, ce sont des écrits antisémites, sur une feuille placardée devant l'entrée du personnel de l'école du Conseil des XV, qui ont provoqué l'indignation.

 
Tags racistes sur l'ancienne synagogue de Mommenheim.
C'est une mère de famille qui a lancé l'alerte lundi matin vers 9 h. « Un groupe de mamans se rendait pour un cours de gym tonique avec leurs bébés, quand l'une d'elles a aperçu des croix gammées sur la façade de l'édifice », rapporte Francis Wolf, le maire de Mommenheim, présent sur place.

L'ancien lieu de culte a en effet été marqué de cinq tags représentant des croix gammées. Trois figurent sur la porte, et deux autres ont été dessinées sur le côté avec une bombe de peinture violette.

Rapidement, les gendarmes de Brumath se sont rendus sur place afin d'effectuer les premières constatations d'usage et de sécuriser les lieux en barrant l'accès à la rue. Dans le même intervalle, les techniciens en identification criminelle (TIC) ont effectué plusieurs prélèvements qui seront analysés prochainement. Il s'agit notamment de déterminer l'origine de la peinture utilisée et d'éventuels liens avec d'autres actes antisémites répertoriés dernièrement, ainsi que d'autres traces susceptibles de fournir des indices.

Les gendarmes de la section de recherches (SR) de Strasbourg déjà en charge des investigations sur les dégradations commises au cimetière juif de Quatzenheim, durant la nuit du 18 au 19 février, ont été saisis de l'enquête.

Le maire de Mommenheim a déposé plainte dans l'après-midi. « Les dégâts ne sont pas énormes. Mais c'est toute la symbolique qui est derrière cet acte qui est navrant et intolérable », déplore Francis Wolf, précisant que les ouvriers communaux feront disparaître les traces des dégradations dans la journée.

À Strasbourg, un écrit à caractère antisémite a été découvert ce lundi matin à l'école maternelle du Conseil des XV à Strasbourg. Le document, au format A5, était accroché devant l'entrée du personnel de l'établissement de la rue de Rotterdam. Il a été découvert, posé au sol, par deux membres du personnel.

Le maire Roland Ries s'est rendu sur place dans la matinée en compagnie de l'inspectrice d'académie. Une enquête a été ouverte. La directrice de l'établissement s'est rendue au commissariat central en fin d'après-midi pour déposer plainte.
Après l'acte de vandalisme sur la stèle de l'anciennesynagogue de Strasbourg

Ce fait survient deux jours après la profanation de la stèle commémorative de l'ancienne synagogue du quai Kléber à Strasbourg. La ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, Jacqueline Gourault, en visite en Alsace hier (lire ci-dessous), est allée se recueillir devant cette stèle. « C'est un événement qui n'est malheureusement pas isolé », a-t-elle commenté. Après une brève présentation historique de l'édifice incendié par les nazis le 30 septembre 1940, la ministre a exprimé toute sa sympathie à la communauté juive locale, représentée par le grand rabbin Harold Weill, ainsi que des membres du consistoire israélite du Bas-Rhin. Elle a appelé à « défendre la démocratie ».

L'acte de vandalisme contre la stèle de l'ancienne synagogue strasbourgeoise a provoqué l'indignation. Le Conseil régional du culte musulman a ainsi dénoncé un « acte d'une inqualifiable lâcheté », en manifestant son « inquiétude » face à une « spirale d'actes innommables ». Le syndicat SNES-FSU s'est insurgé de cet « enracinement d'un antisémitisme toujours prompt à resurgir ». « L'ignorance est notre pire ennemie », a ajouté le syndicat, appelant l'école à « se donner les moyens de dispenser une formation solide, rigoureuse, critique » pour faire face aux « préjugés ».

L'Amitié Judéo-Chrétienne de Colmar et l'Amitié Judéo-Chrétienne de Mulhouse ont exprimé « un sentiment de profonde indignation et d'incompréhension ».

Jean Rottner, président (LR) de la Région Grand Est, a réclamé « des actes forts ». Il a demandé au président de la République que l'année 2019 « soit celle de la lutte contre l'antisémitisme ». « Le communautarisme conduit inéluctablement au rejet. Soyons vigilants ! Ne laissons pas s'installer un climat de haine dans notre territoire !

En cette période de crise sociétale, nous avons besoin de nous rassembler, de faire front, d'imaginer notre avenir ensemble ! Certainement pas de désigner des boucs émissaires... », a-t-il déclaré.
Céline LIENHARDAntoine BONIN Robin DUSSENNE

 

 
 

 

Une synagogue incendiée en 1940
À Mommenheim, trois synagogues se sont succédé au même endroit. La première fut édifiée en 1775, remplacée en 1869. L'édifice actuel, que l'on doit aux architectes strasbourgeois Falk & Wolff, date de 1904. Incendiée en 1940, comme celle de Strasbourg, et endommagée, elle a été restaurée entièrement en 1957.

En 2001, le consistoire israélite autorisa la transformation de la synagogue en salle culturelle et sportive appelée simplement « La Synagogue ».

 

Mommenheim Tags et écrits antisémites

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:06:37

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Mommenheim Tags et écrits antisémites
 

 
Des croix gammées ont été taguées sur l'ancienne synagogue de Mommenheim. Photo DNA/Michel Frison
C'est une mère de famille qui a lancé l'alerte lundi matin vers 9 h. « Un groupe de mamans se rendait pour un cours de gym tonique avec leurs bébés, quand l'une d'elles a aperçu des croix gammées sur la façade de l'édifice », rapporte Francis Wolf, le maire de Mommenheim, présent sur place.

L'ancien lieu de culte a en effet été marqué de cinq tags représentant des croix gammées. Trois figurent sur la porte et deux autres ont été dessinées sur le côté avec une bombe de peinture violette.

Rapidement, les gendarmes de Brumath se sont rendus sur place afin d'effectuer les premières constatations d'usage et de sécuriser les lieux en barrant l'accès à la rue. Dans le même intervalle, les techniciens en identification criminelle (TIC) ont effectué plusieurs prélèvements qui seront analysés prochainement. Il s'agit notamment de déterminer l'origine de la peinture utilisée et d'éventuels liens avec d'autres actes antisémites répertoriés dernièrement, ainsi que d'autres traces susceptibles de fournir des indices.

Les gendarmes de la section de recherches (SR) de Strasbourg déjà en charge des investigations sur les dégradations commises au cimetière juif de Quatzenheim, durant la nuit du 18 au 19 février, ont été saisis de l'enquête.

Le maire de Mommenheim a déposé plainte dans l'après-midi. « Les dégâts ne sont pas énormes. Mais c'est toute la symbolique qui est derrière cet acte qui est navrant et intolérable », déplore Francis Wolf, précisant que les ouvriers communaux feront disparaître les traces des dégradations dans la journée.

À Strasbourg, un écrit à caractère antisémite a été découvert ce lundi matin à l'école maternelle du Conseil des XV à Strasbourg. Le document, au format A5, était accroché devant l'entrée du personnel de l'établissement de la rue de Rotterdam. Il a été découvert, posé au sol, par deux membres du personnel.

Le maire Roland Ries s'est rendu sur place dans la matinée en compagnie de l'inspectrice d'académie. Une enquête a été ouverte. La directrice de l'établissement s'est rendue au commissariat central en fin d'après-midi pour déposer plainte.
Après la profanationde la stèle commémorative de l'ancienne synagogue de Strasbourg

Ce fait survient deux jours après la profanation de la stèle commémorative de l'ancienne synagogue du quai Kléber à Strasbourg. La ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, Jacqueline Gourault, en visite en Alsace hier (lire page 39), est allée se recueillir devant cette stèle. « C'est un événement qui n'est malheureusement pas isolé », a-t-elle commenté. Après une brève présentation historique de l'édifice incendié par les nazis le 30 septembre 1940, la ministre a exprimé toute sa sympathie à la communauté juive locale, représentée par le grand rabbin Harold Weill, ainsi que des membres du consistoire israélite du Bas-Rhin. Elle a appelé à « défendre la démocratie ».

L'acte de vandalisme contre la stèle de l'ancienne synagogue strasbourgeoise a provoqué l'indignation. Le Conseil régional du culte musulman a ainsi dénoncé un « acte d'une inqualifiable lâcheté », en manifestant son « inquiétude » face à une « spirale d'actes innommables ». Le syndicat SNES-FSU s'est insurgé de cet « enracinement d'un antisémitisme toujours prompt à resurgir ». « L'ignorance est notre pire ennemie », a ajouté le syndicat, appelant l'école à « se donner les moyens de dispenser une formation solide, rigoureuse, critique » pour faire face aux préjugés ».

L'Amitié judéo-chrétienne de Colmar et l'Amitié judéo-chrétienne de Mulhouse ont exprimé « un sentiment de profonde indignation et d'incompréhension ».

Jean Rottner, président (LR) de la région Grand Est, a réclamé « des actes forts ». Il a demandé au président de la République que l'année 2019 « soit celle de la lutte contre l'antisémitisme ». « Le communautarisme conduit inéluctablement au rejet. Soyons vigilants ! Ne laissons pas s'installer un climat de haine dans notre territoire ! En cette période de crise sociétale, nous avons besoin de nous rassembler, de faire front, d'imaginer notre avenir ensemble ! Certainement pas de désigner des boucs émissaires... », a-t-il déclaré.
Céline LIENHARD, Antoine BONINet Robin DUSSENNE

 

 
 

L'édito de l'Alsace Incantations

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:57:12

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L'édito de l'Alsace Incantations
 

 
Emmanuel Delahaye

10 000 signes bien tassés, adressés aux « citoyens d'Europe » afin de leur vanter un projet de « Renaissance » : voilà donc la forme qu'Emmanuel Macron a choisie pour entrer de plain-pied dans la campagne des européennes, à deux mois et demi du scrutin. La méthode est bien classique de la part du président de la « Start-up Nation », mais laissons là les questions de forme.

Le fond a lui aussi de quoi laisser dubitatif. Non pas que les intentions du président de la République soient mauvaises, ni son constat alarmiste infondé. Qui irait contester que l'Union européenne traverse une fort mauvaise passe, en pleine crise du Brexit ? Qui irait le contredire, lorsqu'il dénonce « les exploiteurs de colère, soutenus par les fausses informations » ? Qui lui reprocherait de plaider contre « la tentation du repli et des divisions », ou pour que l'Europe « prenne la tête du combat écologique » ? La cause est entendue : le délitement du projet européen est un défi, de même que le réchauffement climatique, la lutte contre les « fake news » et le poids politico-économique démesuré des Gafa.

Ces quelques évidences rappelées (à grand renfort de « nous devons », « L'Union européenne doit » et autres « il faut »), on est tenté de lui conseiller d'aller « rassembler son éloquence en fuite », comme Roxane presse de le faire ce grand dadais de Christian (« Je t'aime... » « C'est le thème. Brodez, brodez », etc.). Las : en matière de propositions concrètes, Emmanuel Macron paraît pour le coup trop éloquent et guère réaliste. Une « Agence européenne de protection des démocraties » ? Sûr que les gouvernements polonais, hongrois et italien n'attendent que ça. Un « office européen de l'asile » ? Un « traité de défense et de sécurité en lien avec l'Otan » ? Une « Banque européenne du climat » ? C'est comme si c'était fait. Emmanuel Macron insiste : « Nous ne pouvons pas rester dans la routine et l'incantation ». Pour le coup, on ne lui donne pas tort.

 

 
 

EDITORIAL : L'urgence européenne

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:08:50

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EDITORIAL : L'urgence européenne
 

 
L'Europe est en danger, souligne Emmanuel Macron. Ce n'est pas qu'un roulement de tambour pour ouvrir la campagne.

Les élections européennes du 26 mai seront les plus décisives depuis 1979. Elles statueront sur le sort de l'Union jusqu'en 2024. L'heure est propice aux chamboulements ; la tentation de fermer les fenêtres communautaires grandit. Au lieu d'être le lieu où s'invente pas à pas une vision continentale commune, le Parlement de Strasbourg ne serait plus qu'une juxtaposition de députés envoyés par des États rivaux pour négocier des miettes. Il y perdrait sa raison d'être.

Emmanuel Macron a raison de s'engager sur le terrain de la maison commune. Étant donné le contexte hexagonal, c'est bien sûr un moyen de desserrer l'étau des gilets jaunes. Mais il y a davantage que de la tactique dans ce plaidoyer. Le président propose un dessein collectif.

Au lieu de se débarrasser de l'Europe, il faut faire en sorte qu'elle se conforme à ses valeurs et à ses buts. Ses lacunes et manquements ne sont pas une raison de l'annihiler : ce serait une régression au moment où la croix gammée redevient un signe de ralliement. En dépassant les haines ethniques et en mettant en avant une identité collective, l'Union européenne est un gage de paix. Le rappeler est à nouveau un message d'actualité face aux antisémites qui sévissent de Toulouse à Quatzenheim et de Bruxelles à Strasbourg.

Affaiblir l'Europe au nom de ce qu'elle n'a pas fait ne changera rien à la mondialisation. À l'échelle des grands ensembles politiques du XXIsiècle, nos belles métropoles régionales sont des chefs-lieux de canton. Hors de l'ensemble européen, elles courent le risque d'être vassalisées.

En politique intérieure, Emmanuel Macron a accumulé les erreurs de jugement, mais quand il entend sanctionner selon des règles communes les entreprises internationales qui lèsent nos intérêts, il énonce une priorité. Par leur poids économique, les États-Unis et la Chine fonctionnent comme des empires. Ils seraient les premiers à profiter d'un éclatement de l'Europe calqué sur le Brexit. L'ignorer relève de la cécité.

 

 
 

 

EXCLUSIF Tribune Européennes :Emmanuel Macron à l'offensive

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:10:01

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EXCLUSIF Tribune
EXCLUSIF Tribune Européennes :Emmanuel Macron à l'offensive
À moins de cent jours de l'élection des eurodéputés, le président français ouvre la campagne par une adresse aux Européens publiée dans les journaux de notre groupe, ainsi que dans l'ensemble des pays de l'Union.

 
Emmanuel Macron au Parlement européen à Strasbourg.
Toujours conserver un temps d'avance... Emmanuel Macron avait ainsi gagné la présidentielle française, il ambitionne de remporter de la même manière les Européennes. En étant le premier à l'offensive, en imposant son style et ses thèmes afin de s'installer en personnage central du débat.
Assumer le leadership

À moins de cent jours des élections, il ouvre la campagne par une « tribune », publiée en même temps en France, dans les quotidiens de notre groupe Ebra, et dans chacun des pays de l'Union. Cette lettre à l'ensemble des « citoyens d'Europe » est une première. « Je m'adresse directement à vous », écrit le président, annonçant une campagne très personnalisée, au-delà des partis - disons le mot : populiste, dans la droite ligne de sa campagne présidentielle.

Il a pris soin, assurent ses proches, de consulter avant publication la plupart de ses collègues européens. Et il en a parlé la semaine dernière avec sa partenaire Angela Merkel. Il assume cependant que ce lancement solitaire exprime sa détermination à prendre le leadership de l'Europe.

Ce n'est pas un manifeste de campagne, c'est déjà presque un programme de gouvernement. Une petite dizaine de propositions concrètes, parfois très précises, toujours très politiques. Pas un mot de l'Europe monétaire ni de la réforme de l'euro, mais des développements sur les migrants, la protection des frontières, la défense de l'industrie européenne...
L'urgence du Brexit

Emmanuel Macron s'adresse aux « peuples » en colère, pas aux exégètes de l'histoire européenne. Il combat les « exploiteurs de colère », qui ont au Royaume-Uni fait gagner le Brexit. À la veille du vote, en juin 2016, il fustigeait « une vision ultralibérale de l'Europe », et saluait « la fin d'une Europe sans projet politique, tournée vers son seul marché intérieur ». Dans l'urgence d'un Brexit désormais imminent, c'est bien toujours de cela qu'il s'agit, de construire une Union ne se résumant pas à un marché.

Le président est à l'offensive contre « les nationalistes » de Matteo Salvini, il promeut sa démocratie libérale (« au sens politique du terme », précisent ses conseillers) contre le projet illibéral de Viktor Orban. Mais ils ne les nomment pas : puisqu'il importe d'être central, il faut rassembler plutôt que cliver.
Et droite, et gauche

Trois mots dessinent ce rassemblement, les trois têtes de chapitre de sa tribune : liberté, protection, progrès. On peut sans problème leur accoler les étiquettes des libéraux, des conservateurs et des sociaux-démocrates, autrement dit des trois groupes formant la majorité du parlement de Strasbourg dans un balancement « et droite, et gauche ».

La tribune publiée aujourd'hui montre que c'est décidément dans la continuité de sa campagne présidentielle qu'Emmanuel Macron inscrit cette campagne européenne, sur le fond comme dans la forme. On saura dans moins de cent jours avec quel résultat.
Francis BROCHET

 

 
 

 

La tribune du président Emmanuel MAcron : « Pour une renaissance européenne »

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:10:54

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La tribune du président Emmanuel MAcron
La tribune du président Emmanuel MAcron : « Pour une renaissance européenne »
Le président décline une batterie de propositions pour l'Union européenne, de la remise à plat de Schengen à la création d'une banque pour le climat, dans cette tribune diffusée dans les 28 pays membres et adressée aux citoyens du continent.

 
Le président français veut « remettre à plat l'espace Schengen ».
Citoyens d'Europe,
Si je prends la liberté de m'adresser directement à vous, ce n'est pas seulement au nom de l'histoire et des valeurs qui nous rassemblent. C'est parce qu'il y a urgence.

Dans quelques semaines, les élections européennes seront décisives pour l'avenir de notre continent. Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale, l'Europe n'a été aussi nécessaire. Et pourtant, jamais l'Europe n'a été autant en danger.

Le Brexit en est le symbole. Symbole de la crise de l'Europe, qui n'a pas su répondre aux besoins de protection des peuples face aux grands chocs du monde contemporain. Symbole, aussi, du piège européen. Le piège n'est pas l'appartenance à l'Union européenne ; ce sont le mensonge et l'irresponsabilité qui peuvent la détruire. Qui a dit aux Britanniques la vérité sur leur avenir après le Brexit ? Qui leur a parlé de perdre l'accès au marché européen ? Qui a évoqué les risques pour la paix en Irlande en revenant à la frontière du passé ? Le repli nationaliste ne propose rien ; c'est un rejet sans projet. Et ce piège menace toute l'Europe : les exploiteurs de colère, soutenus par les fausses informations, promettent tout et son contraire. Face à ces manipulations, nous devons tenir debout. Fiers et lucides. Dire d'abord ce qu'est l'Europe ?

L'Europe, ce sont aussi ces milliers de projets du quotidien qui ont changé le visage de nos territoires, ce lycée rénové, cette route construite, l'accès rapide à Internet qui arrive, enfin. Ce combat est un engagement de chaque jour, car l'Europe comme la paix ne sont jamais acquises. Au nom de la France, je le mène sans relâche pour faire progresser l'Europe et défendre son modèle. Nous avons montré que ce qu'on nous disait inaccessible, la création d'une défense européenne ou la protection des droits sociaux, était possible.
Les nationalistes se trompent quand ils prétendent défendre notre identité dans le retrait de l'Europe. Mais ceux qui ne voudraient rien changer se trompent aussi.

Mais il faut faire plus, plus vite. Car il y a l'autre piège, celui du statu quo et de la résignation. Face aux grands chocs du monde, les citoyens nous disent bien souvent : « Où est l'Europe ? Que fait l'Europe ? ». Elle est devenue à leurs yeux un marché sans âme. Or l'Europe n'est pas qu'un marché, elle est un projet. Un marché est utile, mais il ne doit pas faire oublier la nécessité de frontières qui protègent et de valeurs qui unissent. Les nationalistes se trompent quand ils prétendent défendre notre identité dans le retrait de l'Europe ; car c'est la civilisation européenne qui nous réunit, nous libère et nous protège. Mais ceux qui ne voudraient rien changer se trompent aussi, car ils nient les peurs qui traversent nos peuples, les doutes qui minent nos démocraties. Nous sommes à un moment décisif pour notre continent ; un moment où, collectivement, nous devons réinventer politiquement, culturellement, les formes de notre civilisation dans un monde qui se transforme. C'est le moment de la Renaissance européenne. Aussi, résistant aux tentations du repli et des divisions, je vous propose de bâtir ensemble cette Renaissance autour de trois ambitions : la liberté, la protection et le progrès.
Défendre notre liberté

Le modèle européen repose sur la liberté de l'homme, la diversité des opinions, de la création. Notre liberté première est la liberté démocratique, celle de choisir nos gouvernants là où, à chaque scrutin, des puissances étrangères cherchent à peser sur nos votes. Je propose que soit créée une Agence européenne de protection des démocraties qui fournira des experts européens à chaque État membre pour protéger son processus électoral contre les cyberattaques et les manipulations. Dans cet esprit d'indépendance, nous devons aussi i nterdire le financement des partis politiques européens par des puissances étrangères. Nous devrons bannir d'Internet, par des règles européennes, tous les discours de haine et de violence, car le respect de l'individu est le fondement de notre civilisation de dignité.
Nous devons assumer, dans les industries stratégiques et nos marchés publics, une préférence européenne comme le font nos concurrents américains ou chinois. Protéger notre continent

Fondée sur la réconciliation interne, l'Union européenne a oublié de regarder les réalités du monde. Or aucune communauté ne crée de sentiment d'appartenance si elle n'a pas des limites qu'elle protège. La frontière, c'est la liberté en sécurité. Nous devons ainsi remettre à plat l'espace Schengen : tous ceux qui veulent y participer doivent remplir des obligations de responsabilité (contrôle rigoureux des frontières) et de solidarité (une même politique d'asile, avec les mêmes règles d'accueil et de refus). Une police des frontières commune et un office européen de l'asile, des obligations strictes de contrôle, une solidarité européenne à laquelle chaque pays contribue, sous l'autorité d'un Conseil européen de sécurité intérieure : je crois, face aux migrations, à une Europe qui protège à la fois ses valeurs et ses frontières.

Les mêmes exigences doivent s'appliquer à la défense. D'importants progrès ont été réalisés depuis deux ans, mais nous devons donner un cap clair : un traité de défense et de sécurité devra définir nos obligations indispensables, en lien avec l'OTAN et nos alliés européens : augmentation des dépenses militaires, clause de défense mutuelle rendue opérationnelle, Conseil de sécurité européen associant le Royaume-Uni pour préparer nos décisions collectives.

Nos frontières doivent aussi assurer une juste concurrence. Quelle puissance au monde accepte de poursuivre ses échanges avec ceux qui ne respectent aucune de ses règles ? Nous ne pouvons pas subir sans rien dire. Nous devons réformer notre politique de concurrence, refonder notre politique commerciale : sanctionner ou interdire en Europe les entreprises qui portent atteinte à nos intérêts stratégiques et nos valeurs essentielles, comme les normes environnementales, la protection des données et le juste paiement de l'impôt ; et assumer, dans les industries stratégiques et nos marchés publics, une préférence européenne comme le font nos concurrents américains ou chinois.
Retrouver l'esprit de progrès

L'Europe n'est pas une puissance de second rang. L'Europe entière est une avant-garde : elle a toujours su définir les normes du progrès. Pour cela, elle doit porter un projet de convergence plus que de concurrence : l'Europe, où a été créée la sécurité sociale, doit instaurer pour chaque travailleur, d'Est en Ouest et du Nord au Sud, un bouclier social lui garantissant la même rémunération sur le même lieu de travail, et un salaire minimum européen, adapté à chaque pays et discuté chaque année collectivement.

Renouer avec le fil du progrès, c'est aussi prendre la tête du combat écologique. L'Union européenne doit fixer son ambition - 0 carbone en 2050, division par deux des pesticides en 2025 - et adapter ses politiques à cette exigence : Banque européenne du climat pour financer la transition écologique ; force sanitaire européenne pour renforcer les contrôles de nos aliments ; contre la menace des lobbies, évaluation scientifique indépendante des substances dangereuses pour l'environnement et la santé... Cet impératif doit guider toute notre action : de la Banque centrale à la Commission européenne, du budget européen au plan d'investissement pour l'Europe, toutes nos institutions doivent avoir le climat pour mandat.
Mettons en place une Conférence pour l'Europe afin de proposer tous les changements nécessaires à notre projet politique sans tabou, pas même la révision des traités.

Le progrès et la liberté, c'est pouvoir vivre de son travail : pour créer des emplois, l'Europe doit anticiper. C'est pour cela qu'elle doit non seulement réguler les géants du numérique, en créant une supervision européenne des grandes plateformes (sanction accélérée des atteintes à la concurrence, transparence de leurs algorithmes...), mais aussi financer l'innovation en dotant le nouveau Conseil européen de l'innovation d'un budget comparable à celui des États-Unis, pour prendre la tête des nouvelles ruptures technologiques, comme l'intelligence artificielle.

Une Europe qui se projette dans le monde doit être tournée vers l'Afrique, avec laquelle nous devons nouer un pacte d'avenir.

En assumant un destin commun, en soutenant son développement de manière ambitieuse et non défensive : investissement, partenariats universitaires, éducation des jeunes filles...

Liberté, protection, progrès. Nous devons bâtir sur ces piliers une Renaissance européenne. Nous ne pouvons pas laisser les nationalistes sans solution exploiter la colère des peuples. Nous ne pouvons pas être les somnambules d'une Europe amollie. Nous ne pouvons pas rester dans la routine et l'incantation. L'humanisme européen est une exigence d'action.

Partout les citoyens demandent à participer au changement.

Alors d'ici la fin de l'année, avec les représentants des institutions européennes et des États, mettons en place une Conférence pour l'Europe afin de proposer tous les changements nécessaires à notre projet politique, sans tabou, pas même la révision des traités. Cette conférence devra associer des panels de citoyens, auditionner des universitaires, les partenaires sociaux, des représentants religieux et spirituels. Elle définira une feuille de route pour l'UE traduisant en actions concrètes ces grandes priorités. Nous aurons des désaccords, mais vaut-il mieux une Europe figée ou une Europe qui progresse parfois à différents rythmes, en restant ouverte à tous ?

Dans cette Europe, les peuples auront vraiment repris le contrôle de leur destin ; dans cette Europe, le Royaume-Uni, j'en suis sûr, trouvera toute sa place.

Citoyens d'Europe, l'impasse du Brexit est une leçon pour tous. Sortons de ce piège, donnons un sens aux élections à venir et à notre projet. À vous de décider si l'Europe et les valeurs de progrès qu'elle porte, doivent être davantage qu'une parenthèse dans l'histoire.

C'est le choix que je vous propose, pour tracer ensemble le chemin d'une Renaissance européenne.
Emmanuel MACRON, président de la République

 

 
 

 

Dans la lignée du grand débat

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:38:24

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Dans la lignée du grand débat
 

 
Le président lors du grand débat en Gironde. Photo N. TUCAT / AFP
Le grand débat national n'est pas le grand absent de la tribune du président sur l'Europe. Au contraire. Emmanuel Macron revisite à la fois la méthode et les thèmes de cette consultation improvisée pour répondre à la contestation sociale des gilets jaunes, la plus éruptive de ce siècle dans notre pays.

À l'heure de l'information en continu, de l'avis permanent de tout le monde sur tous les sujets via les réseaux sociaux, le président rappelle que les projets politiques procéderont désormais de la consultation permanente du citoyen. Panels, experts, partenaires sociaux et même représentants des cultes : il ne veut négliger aucune idée, aucune représentation d'un corps social.
A l'opposition de répliquer

Comme lorsqu'il s'installe au milieu des assemblées de maires ou de citoyens pour ses sorties théâtrales en province, Emmanuel Macron décrit l'action par le détail (lycée, route, câble) et monte en première ligne sans filtre. Il ne délègue à personne le lancement précoce de la première campagne électorale inscrite au calendrier de son quinquennat.

C'est dans la logique du grand débat national et aussi du cap fixé en 2017 : la thématique européenne, le candidat Macron l'a brandie en étendard de sa conquête - ce qui était une première osée. Deux ans plus tard, le président expose sa vision de l'UE pour mieux l'imposer dans la campagne du scrutin du 26 mai, qui aura valeur de test pour sa majorité. Il force ainsi les patrons des oppositions qui prétendent le défier dans trois ans, à préciser leurs ambitions pour l'UE et surtout à se positionner sur des sujets majeurs pour l'avenir du pays et des citoyens : la régulation des contenus et des données sur internet, la fiscalité écologique, les rémunérations et l'impôt juste, les taxes des multinationales, les moyens de protection face au terrorisme. Il englobe dans un même ensemble le droit d'asile, la libre circulation des biens, des personnes et la protection des frontières. Qu'en disent les autres partis ?

Enfin dans la lignée du « et droite et gauche de 2017 », il rappelle que « le marché est utile » mais avec « un bouclier social ». Comme le grand débat, cette tribune pose les fondations d'un acte 2 du quinquennat et du premier grand acte de la campagne des Européennes. Emmanuel Macron s'installe déjà en position centrale.
Pascal JALABERT

 

 
 

Brexit Expatriés alsaciens dans le brouillard

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:04:57

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Brexit Expatriés alsaciens dans le brouillard
 

 
Les plus de 300 000 Français expatriés à Londres et dans le reste du Royaume-Uni restent dans le noir quant à l'issue que prendra le Brexit ce 29 mars ou après tout potentiel report. Photo L'Alsace/Philippe Wendling
« J'ai l'impression de voir l'histoire s'écrire sous mes yeux mais que, malheureusement, cette histoire est assez mal racontée par les dirigeants britanniques », lance Martin. Depuis deux ans, ce Strasbourgeois étudie au Pays de Galles dans le cadre d'un échange entre l'université de Cardiff et Sciences Po Bordeaux, école à laquelle il est rattaché. Autant dire qu'il vit « au sursaut des annonces » et de l'évolution du dossier Brexit, dont l'issue est théoriquement fixée à ce 29 mars, avec ou sans accord ( «no deal ») entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.

« Autour de moi, de mon camarade d'amphi au chauffeur de taxi, tout le monde a son mot à dire sur la situation », témoigne-t-il en relevant que deux « tendances claires » se détachent. « La première : leur pays est gouverné par une classe totalement coupée du reste de la population. La seconde : beaucoup ne comprennent même pas ce qu'est et ce que leur veut l'Union européenne. » Dans son viseur, entre autres : le fait que 52,5 % des Gallois aient voté « pour » la sortie de l'Europe lors du référendum de 2016 alors que « leur pays est un important récipiendaire des fonds structurels européens ».
Délocalisationet emplois

Cette incompréhension semble partagée par bien d'autres Alsaciens établis au Royaume-Uni. « Le Brexit est un non-sens. Pas grand monde aime l'Europe, mais pour la changer mieux vaut être à l'intérieur qu'à l'extérieur », lance par exemple Eloi, un Strasbourgeois qui réside depuis 22 ans outre-Manche, dont 17 en Écosse. « Beaucoup d'expatriés bossent dans de grosses entreprises qui souvent ont leur siège européen au Royaume-Uni, poursuit-il. À cause du Brexit, certaines ont ou vont relocaliser ces centres, ce qui a déjà entraîné des pertes d'emplois. Ce qui est fou, c'est que des millionnaires et des milliardaires ont poussé pour que le Royaume-Uni quitte l'Union et que maintenant ils ouvrent des succursales en Irlande ou ailleurs en Europe. »

Si Nicolas, un Brumathois travaillant depuis douze ans à Londres comme sales trader, ne craint pas de perdre son job, son avenir n'en est pas moins obscur. En cause : un vide juridique qui, sauf solution adaptée d'ici au 29 mars, va interdire aux établissements bancaires de continuer à vendre depuis le Royaume-Uni des produits financiers à des clients implantés dans l'Union. « Pour ne pas cesser ces flux, les banques ont ouvert des succursales dans divers pays d'Europe, explique-t-il. Celle pour laquelle je travaille l'a fait à Paris, où elle a déjà transféré des employés. D'autres, dont moi, pourraient encore l'être en urgence si aucun accord n'est trouvé. Dans un mois, je pourrais être amené à quitter Londres. Personne ne peut encore le dire, ce qui n'est pas confortable quand on a une épouse britannique et deux enfants scolarisés. »

Tout en soulignant « ne ressentir aucune animosité des Anglais envers les ressortissants européens et inversement, même envers ceux qui ont voté le Brexit ou le souhaitent toujours », Nicolas ne cache pas « vivre la situation dans la douleur. Depuis le référendum de 2016, on est dans l'incertitude, ce qui grippe l'économie et les investissements, pose des soucis d'organisation pour les entreprises et tend à réduire les opportunités de jobs pour les étrangers voulant s'installer ». Il soupçonne d'ailleurs le gouvernement britannique d'avoir « volontairement laissé planer un flou pour décourager et réduire une immigration européenne jugée trop importante ».
Résidenceet circulation

Pour minimiser les impacts sur leur quotidien, « beaucoup d'expatriés ont fait des démarches pour obtenir le statut de résident britannique », pointe Charles Bilger, président de l'Association des Alsaciens de Grande-Bretagne. Dit « settled status », ce statut permanent s'adresse aux ressortissants européens habitant au Royaume-Uni depuis au moins cinq ans et ce sans absence de plus de six mois consécutifs par année. Il leur confère « un droit de résidence illimité », ainsi que des avantages fiscaux et sociaux, à l'instar d'allocations chômage et logement. Il ouvre aussi la voie à la double nationalité, une possibilité pour laquelle « certains » expatriés ont opté, avance Charles Bilger, alors qu'ils ne « l'auraient peut-être pas fait sans cette situation » de Brexit.

« Je crains un retour en arrière, un protectionnisme qui rendra difficile les échanges entre le Royaume-Uni et le continent », raconte également Charles Bilger en se réjouissant qu'« actuellement c'est encore très facile de rentrer en Alsace pour un week-end. Le contrôle aux frontières est rapide, les vols sont fréquents et peu onéreux. » Mais en cas de « no deal », certaines compagnies aériennes pourraient perdre - temporairement - leur autorisation de voler dans l'espace aérien britannique. En février, la Commission européenne a par ailleurs présenté un plan destiné à « éviter des perturbations majeures des opérations ferroviaires transfrontalières et des services de navette ». Celui-ci vise à maintenir durant trois mois le fonctionnement d'Eurostar, d'Eurotunnel et du fret si le Royaume-Uni ne se plie pas à des normes de sécurité exigées par Bruxelles.

Malgré ces problématiques, le consulat général de France à Londres stipule, sur son site internet, que la conclusion fin mars d'un Brexit, avec ou sans accord, « n'induit pas de changement du régime de circulation pour les ressortissants français et européens dans l'immédiat ». Ainsi, la présentation d'un passeport - sans visa - ou d'une carte d'identité continuera à être suffisante, « au moins jusqu'au 31 décembre 2020 », pour rentrer dans l'un des États de l'United Kingdom. La représentation souligne qu'« à partir du 1er janvier 2021 en revanche, il est possible que les voyageurs devront être munis d'un passeport. Le gouvernement britannique a fait part de son intention de ne pas soumettre les ressortissants européens à l'obligation de visa pour les courts séjours (moins de trois mois). »
Un potentiel report ?

Autre domaine, autre crainte. « La vie en Angleterre n'est pas donnée, notamment parce que la moitié des produits alimentaires est importée [dont 30 à 40 % dans l'UE, NDLR], déplore Patrick, un informaticien colmarien installé près de Liverpool depuis sept ans. Avec le Brexit, le pays ne va pas produire plus et donc continuer à acheter à l'étranger. De nouveaux frais et taxes douanières vont s'ajouter, ce qui va encore gonfler les prix. » Faisant remarquer que le tarif de certaines denrées a déjà augmenté de 10 à 15 % depuis l'annonce du Brexit en 2016, le sales trader Nicolas observe que « des Britanniques vont jusqu'à constituer des réserves de conserves et de médicaments par peur d'en manquer ».

Cette attitude s'accompagne d'une « peur de voir la livre Sterling chuter et avec elle le pouvoir d'achat », commente le Haut-Rhinois Patrick. La Banque d'Angleterre avance qu'un Brexit sans deal pourrait causer une baisse de 25 % du cours de la devise. À la seule récente évocation d'un potentiel report de l'échéance du 29 mars (peut-être jusqu'au printemps), sa valeur est remontée de 0,95 % ce 1er mars. Une décision quant à ce report doit être prise avant le 12 mars. « Cette possibilité serait essentielle pour que les gens saisissent réellement la gravité de la situation, réagit Martin, l'étudiant de Cardiff. Beaucoup d'amis britanniques sont d'ailleurs pour et d'autres sont même pour l'organisation d'un nouveau référendum. » Si une pause dans le processus de Brexit est décidée, elle devra notamment servir, estime le Strasbourgeois, à « ouvrir une vraie période de débat dans un Royaume-Uni qui reste divisé sur l'Union européenne ».
Textes : Philippe WENDLING

 

 
 

CCI Alsace Entreprises dans l'expectative

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:09:37

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CCI Alsace Entreprises dans l'expectative
 

 
Les chocolats Terry's sont produits chez Carambar & Co à Strasbourg. Photo DNA/Isabelle Nassoy
Ces derniers mois, la CCI Alsace Eurométropole a organisé des ateliers pour aider les entreprises régionales à se préparer au Brexit, avec l'aide d'un cabinet d'avocats et du service des douanes. Malgré tout, les interrogations persistent. Claudia Arnaz, conseillère en développement international à la CCI Grand Est, le déplore : « On a des questions au cas par cas, comme pour cette entreprise à qui on a passé une commande pour l'Irlande du Nord dont la livraison se fera après le 29 mars. On essaye de répondre au mieux mais on tourne en rond. »

Le constat est partagé par Daniel Stengel, chef du pôle action économique de la direction régionale des douanes. En 2017, le Royaume-Uni était le 3e partenaire commercial de la région derrière l'Allemagne et l'Italie. Avec un volume d'environ 5 milliards d'euros de marchandises exporté par an, il est un acteur conséquent dans l'économie régionale. Pourtant, si certaines grandes entreprises n'auront pas de problèmes pour s'adapter, restent celles qui sont peu connues des douanes parce qu'elles n'avaient pas de formalités à remplir lors d'exportations ou d'importations dans le cadre du marché commun. « Nous avons envoyé une première vague de 604 courriers. Et on reçoit des appels chaque jour mais on continue de démarcher les entreprises pour éviter l'afflux. On cherche surtout celles qui ont des flux importants : le secteur médical ou viticole, l'industrie, les constructeurs de machines ou d'outils agricoles, l'ameublement...»

Pour beaucoup, c'est l'incertitude qui domine. Lionel Joly, directeur de l'usine Carambar & Co de Strasbourg - qui produit les célèbres chocolats Terry's, très appréciés des Anglais - ne sait que répondre : « J'aimerais qu'on me dise ce qui va se passer. Nous avons bien évidemment des craintes par rapport au siège de Strasbourg. On essaye de se préparer au mieux. » Du côté des producteurs de vin, la perplexité est aussi de mise. Mais les Britanniques ne produisent pas de vin et il y a une réelle demande de leur part. « De ce point de vue, nous ne sommes pas très inquiets », souligne Eddy Leiber-Faller, directeur commercial du Domaine Weinbach à Kaysersberg.

Pour les entreprises britanniques installées en Alsace, les problématiques diffèrent. Si elles ont des liens commerciaux avec le Royaume-Uni, elles seront soumises aux mêmes contraintes que les entreprises françaises dans le même cas. Mais certaines sociétés comme DS Smith, présente sur trois sites en Alsace, échappent à cette logique. Le site de Kunheim, par exemple, concentre son activité, la vente de produits en carton ondulé, dans un rayon de 200 km autour du lieu de production. Du très local pour une entreprise britannique qui ne sera donc paradoxalement pas impactée.

Marie MAHEUX

 

 
 

Cars Macron Les bus Eurolines et Isilines bientôt rachetés par Flixbus

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:35:37

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Cars Macron Les bus Eurolines et Isilines bientôt rachetés par Flixbus
 

 
Flixbus est arrivé sur le marché français des cars longue distance dès le début, en 2015. Photo archives Thomas SAMSON/AFP
Libéralisé en 2015 par la loi Macron (alors ministre de l'Économie), le marché des cars longue distance va encore évoluer. Ce lundi, l'opérateur de transports français Transdev a annoncé être entré en négociation exclusive avec l'allemand FlixBus pour lui céder ses activités Eurolines et Isilines.

Présente en France sous la marque Isilines (qui gère les lignes nationales), Eurolines est également active aux Pays-Bas, en Belgique, en République Tchèque et en Espagne, et anime un réseau de cars paneuropéen couvrant 25 pays. La compagnie a transporté l'an dernier 2,5 millions de voyageurs.

FlixBus a, de son côté, transporté, en 2018, 45 millions de personnes dans 29 pays, dont 7,3 millions en France.

Pour Transdev - désormais filiale à 66 % de la Caisse des Dépôts et à 34 % de l'allemand Rethmann après le départ de Veolia - l'opération s'inscrit dans une logique de recentrage vers des activités pour les collectivités locales et les entreprises.
En juin, Ouibusva devenir BlaBlaBus

« Le marché du car longue distance est très porteur, la preuve Isilines-Eurolines avait vu son nombre de passagers progresser de 10 % l'an dernier. Cependant, nous n'avions pas la taille critique pour poursuivre cette activité grand public », a expliqué au Monde le PDG de Transdev Thierry Mallet. « C'est pour ça qu'on a décidé de sortir de cette activité », a-t-il ajouté.

Cela permettrait également au groupe tricolore, qui a déjà cédé ses activités de taxi au Royaume-Uni, de se préparer à l'ouverture du secteur ferroviaire en France, prévu en 2020.

« Cette acquisition renforcerait notre position de leader du marché en France tout en nous permettant, par l'ajout des réseaux routiers d'Eurolines et d'Isilines, d'accroître davantage notre réseau européen », a de son côté commenté le directeur général de FlixBus France, Yvan Lefranc-Morin.

Aucun détail financier n'a été communiqué sur cette opération, pour laquelle les deux parties vont entamer la consultation des instances du personnel. La transaction permettrait également à FlixBus de mettre la main sur la gare routière d'Eurolines de Paris-Gallieni, à Bagnolet (Seine-Saint-Denis).

Si ce rachat se confirme, il ne resterait plus que deux compagnies de cars Macron en France, FlixBus et Ouibus. Cette dernière est encore une filiale de la SNCF pour quelques mois. En juin, la plateforme de covoiturage BlaBlaCar aura acquis Ouibus, pour la rebaptiser BlaBlaBus. Cette dernière aura des lignes en France, mais aussi en Allemagne et au Benelux, en concurrence directe avec Flixbus. La bataille s'annonce européenne.

 

 
 

travail Négociations Assurance chômage :fin du premier round

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:09:14

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travail Négociations
travail Négociations Assurance chômage :fin du premier round

 
Muriel Pénicaud, le 27 février 2019 à l'Elysée.
La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, achevait ce lundi un premier tour de consultations avec les partenaires sociaux sur l'assurance chômage, avant de trancher d'ici quelques semaines sur le bonus-malus mais aussi sur le calcul de l'allocation-chômage. Après l'échec des négociations fin février, l'État a repris la main sur le dossier et l'exécutif a prévu des annonces « au printemps », en vue d'un décret pour « l'été 2019 ».

En septembre dernier, le gouvernement avait demandé aux partenaires sociaux de trouver entre 3 et 3,9 milliards d'euros d'économies sur trois ans et de réfléchir à un dispositif pour lutter contre les contrats courts. C'est sur ce sujet du bonus-malus que les négociations ont achoppé, un sujet récurrent sur lequel s'écharpent patronat et syndicats depuis maintenant des années, et ce, alors que les CDD de moins d'un mois ont été multipliés par 2,5 depuis 20 ans. Le bonus-malus, mesure de modulation des cotisations chômage des entreprises en fonction de leur recours aux CDD, est une promesse de campagne d'Emmanuel Macron, qu'il a réaffirmée au cours du grand débat. Pour l'heure, la question n'est toujours pas tranchée.

 

 
 

 

Assurance chômage :fin du premier round

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:37:26

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Assurance chômage :fin du premier round
 

 
Muriel Pénicaud, le 27 février 2019 à l'Elysée. Photo LUDOVIC MARIN/AFP
La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, achevait ce lundi un premier tour de consultations avec les partenaires sociaux sur l'assurance chômage, avant de trancher d'ici quelques semaines sur le bonus-malus mais aussi sur le calcul de l'allocation-chômage. Après l'échec des négociations fin février, l'État a repris la main sur le dossier et l'exécutif a prévu des annonces « au printemps », en vue d'un décret pour « l'été 2019 ».

En septembre dernier, le gouvernement avait demandé aux partenaires sociaux de trouver entre 3 et 3,9 milliards d'euros d'économies sur trois ans et de réfléchir à un dispositif pour lutter contre les contrats courts. C'est sur ce sujet du bonus-malus que les négociations ont achoppé, un sujet récurrent sur lequel s'écharpent patronat et syndicats depuis maintenant des années, et ce, alors que les CDD de moins d'un mois ont été multipliés par 2,5 depuis 20 ans. Le bonus-malus, mesure de modulation des cotisations chômage des entreprises en fonction de leur recours aux CDD, est une promesse de campagne d'Emmanuel Macron, qu'il a réaffirmée au cours du grand débat. Pour l'heure, la question n'est toujours pas tranchée.

 

 
 

Mulhouse - Denis Rambaud - « Il est temps d'arrêter les dégâts

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 07:20:06

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Mulhouse - Denis Rambaud - « Il est temps d'arrêter les dégâts

 

 
Évincé du groupe majoritaire et privé de ses délégations, le conseiller municipal de Mulhouse Denis Rambaud compte mettre son expérience et ses compétences au service d'un projet unitaire et rassembleur pour les élections municipales de 2020. Photo L'Alsace/Vincent Voegtlin

 

 

Évincé du groupe majoritaire et privé de ses délégations, le conseiller municipal de Mulhouse Denis Rambaud compte mettre son expérience et ses compétences au service d'un projet unitaire et rassembleur pour les élections municipales de 2020. Photo L'Alsace/Vincent Voegtlin

Jusqu'à vendredi, jour où il a appris son exclusion du groupe majoritaire au sein du conseil municipal de la Ville de Mulhouse (nos éditions de samedi et lundi), Denis Rambaud, 64 ans (à la fois conseiller municipal délégué au Plan de déplacement urbain et vice-président de Mulhouse Alsace agglomération chargé des transports et des mobilités), pensait doucement à sa retraite politique. Celle qui aurait pu/dû se terminer « naturellement, en toute logique » avec son absence sur la future liste de la majorité (LR) aux élections municipales de mars 2020.

Élu à Mulhouse depuis 1989 (il a notamment été premier adjoint de Jean-Marie Bockel et président du Sitram, le Syndicat intercommunal des transports de l'agglomération mulhousienne), Denis Rambaud confie avoir été « un peu sous le choc », vendredi : « L'adjoint au maire et président du groupe Alain Couchot n'a pas sollicité le bureau du groupe majoritaire : il n'y a pas eu de réunion pour lui donner mandat, c'est une décision personnelle », estime-t-il.

« Une guéguerrequi n'a aucun sens »

Quant au manque de cohésion et de solidarité qui lui est reproché, Denis Rambaud, membre de la République en marche (LaREM), répond : « J'ai voté tous les budgets, toutes les délibérations, je n'ai jamais créé de rupture . Toutes les remarques que j'ai faites, et que j'assume, c'était pour désapprouver des déclarations qui mettaient de l'huile sur le feu dans les relations entre Mulhouse et l'agglomération. La manière dont l'exécutif mulhousien a géré les relations avec Fabian Jordan est innommable. On souffle une petite brise et les braises repartent, ce n'est pas possible. Les destins de Mulhouse et de M2A sont croisés, cette guéguerre n'a aucun sens. »

L'élu mulhousien insiste : « Je ne pouvais pas rester sans rien dire après trente ans de vie politique et tous les efforts fournis par Jean-Marie Bockel et Jo Spiegel pour construire cette intercommunalité. Sans faire d'éclat, la gouvernance Jordan est en capacité de rassembler des énergies pour que le territoire se développe vers le haut. On ne peut pas laisser détruire tout ça parce que certains veulent garder un fauteuil au chaud pour le président de région. »

Car c'est bien là un des noeuds du problème, selon lui : la crise ouverte - avec ses épisodes de tension et de réconciliation - que traversent la Ville de Mulhouse et M2A depuis l'élection en janvier 2017 du maire de Berrwiller, Fabian Jordan, à la tête de l'intercommunalité, et dont l'élu mulhousien fait les frais. « Depuis un an et demi, on fait de la gestion de crise. Il y a eu l'éviction de Patrick Puledda (qui a en fait volontairement renoncé à ses délégations d'adjoint en mars 2016), de Lara Million, de Roland Chaprier, de Fatima Jenn et aujourd'hui la mienne. Sanctionner un vice-président de l'agglo, ce n'est sûrement pas un signe d'apaisement. »

« Une mairie dirigéeà distance »

Denis Rambaud dénonce également la « vieille politique » menée par un « quarteron de l'ancien monde » composé de Michèle Lutz, Jean Rottner, Alain Couchot et Aubin Brandalise (le directeur de cabinet adjoint de la maire) qui « se sent investi de décider de tout et terrorise tout le monde. C'était déjà le cas sous Rottner mais il était là. À partir du moment où la mairie s'est affaiblie et a été dirigée à distance depuis la Région Grand Est, ça a créé tous les dysfonctionnements. Il est temps d'arrêter les dégâts. »

« Comment tournerla page de ces crises »

Ne dit-on pas « Ce qui tue rend plus fort » ? Ça se confirme pour Denis Rambaud, dont le téléphone portable n'a pas arrêté de sonner depuis vendredi, dit-il : « J'ai reçu des tas de coups de fil et de SMS de soutien, y compris de membres de l'actuelle majorité. Ce qui frustre tout le monde, c'est le spectacle que l'on donne avec ces chikayas d'école maternelle. J'ai mal pour Mulhouse. Ce n'est pas un service qu'on rend à la ville, aux habitants, à l'agglomération. Ça m'énerve un peu et je trouve ça ridicule, hors du temps. » Parmi ces appels, certains étaient plus incitatifs que d'autres : « Si vous saviez le nombre de têtes de liste potentielles qui m'ont appelé pour me dire "C'est bon, t'es libéré, tu viens avec nous" ! », sourit-il.

En quatre jours, Denis Rambaud est donc passé du plan retraite au plan d'action, mais sans brûler les étapes. « Le temps du bilan et celui de la présentation des listes vont venir, mais ce n'est pas aujourd'hui, prévient-il. Mon souci, maintenant, c'est de trouver comment je peux favoriser les échanges, rassembler et tourner la page de toutes ces crises. Le tempo est à redonner la parole aux Mulhousiens afin qu'ils expriment autour de quel projet ils souhaitent se rassembler. Que ce soit en matière de solidarité, d'intercommunalité ou de transition énergétique, les Mulhousiens ont des choses à dire et ils ont des idées. »

« Je n'ai pas vocationà devenir maire »

Avec une détermination plus forte que jamais, Denis Rambaud veut « reconstruire les choses autrement, rassembler les Mulhousiens au-delà des clivages partisans » afin de relever les défis de la démographie, de l'emploi et de la transition écologique. Mais concrètement, mènera-t-il sa propre liste aux prochaines municipales ? « Je n'ai pas de vocation individuelle à être maire et je ne serais pas le 5e ou le 6e candidat contre Michèle Lutz, mais la situation est mûre pour un projet alternatif. Le changement est possible à Mulhouse et si je peux partager mes compétences et mettre trente ans d'expérience municipale au service de la coproduction d'un tel projet, je vais le faire. Le quarteron a décidé de me réveiller, alors je me réveille ! », assure-t-il. Denis Rambaud annonce qu'il va participer à « toutes les initiatives » en ce sens, afin qu'une « dynamique unitaire et rassemblée soit installée d'ici la fin du mois de juin ». « Le moment est venu de réussir l'amalgame entre des anciens qui ont de l'expérience comme Bernard Stoessel, Cléo Schweitzer, Fatima Jenn, Lara Million et les nouvelles formations ou personnes engagées émergentes. Dans l'état actuel des discussions, ce pari n'est pas encore gagné, mais ce n'est pas infaisable », conclut-il.

Céline BECHLER

 

 

Agglo Mulhouse Engouement pour le grand débat

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:50:07

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Agglo Mulhouse Engouement pour le grand débat
 

 
 
Quelque 80 personnes ont répondu à l'appel de Denise Herth et de Jean-Claude Mandry, respectivement citoyens d'Eschentzwiller et de Zimmersheim, pour apporter leur contribution au grand débat. Quatre thèmes, un temps de parole imparti, une écoute et un comportement respectueux : les participants des deux communes, réunis au Caveau du Dorfhus, ont respecté les règles du jeu quelque deux heures durant.

Ils avaient bien des choses à dire ! En matière de fiscalité déjà, un intervenant a suggéré « de chercher l'argent où il faut, on pourrait faire un tas de chose avec les recettes de l'évasion fiscale ». Le coût du fonctionnement de l'État laisse perplexe : « Il y a un élu pour 48 habitants en France, c'est de trop », « faut-il 900 salariés à l'Élysée ? », « on pourrait faire 100 milliards d'euros d'économie en supprimant certaines niches fiscales », « même si c'est une goutte d'eau, je ne vois pas l'intérêt de donner tant d'avantages aux quatre présidents de la République en retraite », voici quelques-unes des critiques exprimées.
Hôpitauxet enseignement

Des pistes sont également esquissées : « Les tarifs des contraventions routières devraient être proportionnels aux revenus des fautifs » ; « la TVA n'a pas le même impact pour les personnes pauvres que pour celles qui ont 5000 euros de revenu mensuel ».

Sur un autre thème, le manque de moyens dans les hôpitaux est fustigé par une participante : « Les infirmières et les médecins sont épuisés, on ne peut plus soigner les gens dignement et correctement. » Une autre intervenante met l'accent sur l'éducation : « Il faut recruter des enseignants. »

L'organisation (ou plutôt la non-organisation) du service public est pointée du doigt : « Quand je regarde ma fiche de taxe foncière, je vois une colonne Commune, une M2A, une Département, une Région, je pense qu'on pourrait au minimum se passer d'une strate », juge un Eschentzwillerois.

Les maires semblent avoir la cote. « Il faut plaider pour les vertus de la proximité, faire confiance à l'élu qu'on a en face de soi, pour qu'il fasse remonter nos doléances que nous pourrions exprimer tous les trimestres, comme lors de la réunion de ce soir », suggère une citoyenne.

L'environnement a occupé une grande place dans le débat : « La taxe carbone est une fumisterie, il faut interdire les pesticides et favoriser la consommation locale », plaide un participant. Une femme lance : « Faisons la guerre aux produits fabriqués à l'autre bout du monde. » Stocamine s'est aussi invité : « L'héritage que nous laisserons aux futures générations est honteux. »

Le référendum d'initiative citoyenne a ses adeptes et d'autres sujets ont été consignés dans un registre qui rejoindra les 400 000 déjà rédigés dans l'ensemble de la France. Avec quels résultats ?
Jean-Paul FREY

 

 
 

Démocratie participative Conseil de développement de l'agglomération mulhousienne : Les douze travaux du CDD

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:13:38

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Démocratie participative Conseil de développement de l'agglomération mulhousienne
Démocratie participative Conseil de développement de l'agglomération mulhousienne : Les douze travaux du CDD
Après un an de mandat, le Conseil de développement de l'agglo mulhousienne fait le point sur ses dossiers en cours. Dix groupes de travail se sont constitués autour de sujets d'actualité, alors que des membres participent également aux ateliers-projets de m2A, et que son président, co-président de la Conférence régionale des CDD va rencontrer Jean Rottner.

 
La dernière assemblée plénière du Conseil de développement de l'agglomération mulhousienne.
Fin 2017, la Conférence régionale des Conseils de développement (CRCD) sortait avec le Conseil économique, social et environnemental du Grand Est (CESER) son livre blanc, pour réfléchir à la restauration du lien démocratique entre élus et citoyens avec dix fiches thématiques pour que les politiques apprennent à utiliser les instances participatives comme acteurs d'ingénierie citoyenne.

Une alliance innovante pour un travail qui ne l'est pas moins. Sauf que... « on n'avait pas imaginé la crise des gilets jaunes », reconnaît Philippe Aubert, président du Conseil de développement de l'agglo mulhousienne et co-président de la CRCD, « même si on avait allumé les warnings ! »
Travailler à une nouvelle vie citoyenne

Mais l'instance ne s'avoue pas vaincue et poursuit son travail. Les réunions s'enchaînent, jusqu'à Nancy en janvier dernier, avec les CDD de toute la région, le CESER. Le but, faire le point sur le GDN. « Parce qu'on a la conviction que quoi qu'il arrive après les conclusions de ce Grand Débat National, il faudra une décision pour transformer la colère, créer une nouvelle vie citoyenne, une instance citoyenne pérenne de coconstruction, sans alourdir le mille-feuille ni affaiblir la représentation politique », réfléchit encore Philippe Aubert.

Celui-ci doit, dans le mois qui vient, rencontrer Jean Rottner, le président de la Région, avec Dominique Valck, président du Conseil de développement du Grand Nancy et co-président de la CRCD, pour « profiter de la création de la Collectivité européenne d'Alsace qui est un périmètre cohérent, pour faire aboutir cette ambition, dans une vision démocratique renouvelée ». C'est le premier des travaux du CDD, et non des moindres.

À côté de cela, le Conseil de développement de l'agglomération mulhousienne a mis en place dix groupes de travail simultanés. Un chiffre encore jamais atteint, rendu possible par « un changement de méthodologie », explique Philipe Aubert, qui préside le CDD depuis 2015, renouvelé en mars dernier.

Le rôle du CDD est d'élaborer des avis sur des sujets choisis par ses membres (autosaisine) ou proposés par m2A (saisine). « À la nouvelle mandature, on a listé tous les sujets, et pour chacun, créé un groupe de travail avec un pilote et un copilote, autonome pour la gestion du groupe et la rédaction de l'avis », explique Philipe Aubert, satisfait que, de façon spontanée, les membres du CDD se soient désignés, « ce qui les autonomise, les responsabilise, et ce qui a permis aussi d'augmenter la fréquentation de la plénière, car les personnes se sentent davantage impliquées », dit-il.

Ainsi, les dix groupes, réunissant quelque 90 personnes sur les 123 membres du CDD, travaillent sur leur sujet, soit de façon classique pour élaborer un avis sur lequel les élus pourront s'appuyer ; soit de manière plus atypique pour faire avancer, autrement, le territoire (Lire ci-contre).
Formation et implication

Enfin, le Conseil de développement poursuit également les formations à l'animation pour ses membres, pour que chacun puisse justement s'impliquer activement dans un groupe et avoir un réservoir de ressources humaines. « Des formations qui font toujours le plein », se félicite Philippe Aubert qui rappelle que des membres du Conseil de développement sont également impliqués dans les ateliers-projets mis en place par m2A qui accueillent des personnes issues de la société civile. Pour Philippe Aubert, « le système démocratique est essoufflé et cherche de nouvelles formes de revalorisation ». Il est clair que les travaux du Conseil de développement en font partie.
Michèle MARCHETTI

 

 
 

 

mulhouse - Bureaux : « Un marché soutenu »

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 07:20:46

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mulhouse - Bureaux : « Un marché soutenu »
 

 
Aucun bâtiment de bureaux neuf n'a été livré à Mulhouse en 2018, mais il y en aura cette année : la construction de L'Andrinople, dans la Zac gare, devrait s'achever à l'automne. Photo L'Alsace/Vincent Voegtlin
« Ça fait dix-huit ans que nous nous livrons à cet exercice », a relevé Jean-Arnaud Desaulles, le président d'IDRE (Immobilier Desaulles Real Estate), en ouvrant, jeudi dernier à Mulhouse, la présentation du cru 2018 de l'étude que son groupe, affilié au réseau CBRE, réalise chaque année sur le marché de l'immobilier d'entreprise en Sud Alsace.

C'est Alexandre Bucher, le directeur de l'agence IDRE de Mulhouse, qui s'est chargé de présenter la situation pour ce qui concerne les bureaux. En location (57 %) ou à la vente (43 %), 19 970 m² ont trouvé preneurs l'an dernier dans la région mulhousienne.
Petites surfaces

« C'est un niveau très honorable, mais c'est tout de même un peu moins bien que l'année précédente (NDLR : la demande placée de bureaux avait atteint 23 850 m² en 2017). On a fait beaucoup de transactions mais pour des petites surfaces, la moyenne est de 300 m². C'est un peu frustrant », développe Alexandre Bucher. Une seule transaction de plus de 1000 m² a été recensée (Muta Santé, à Mulhouse, qui a quitté l'avenue Aristide-Briand).

Le stock de bureaux immédiatement disponibles dans la région mulhousienne avoisinait 54 000 m² à la fin décembre 2018, chiffre en baisse de 22 % par rapport à fin 2017. « Ça, c'est une excellente nouvelle ! » En 2015, cette offre flirtait encore avec les 100 000 m². Le taux de vacance actuel tourne autour de 7 %, « un niveau très encourageant, synonyme d'un marché soutenu qui s'est désormais stabilisé après quelques exercices tumultueux », commente IDRE.
Très peu de neuf

L'immense majorité des bureaux disponibles sont de seconde main : le neuf, avec quelque 2400 m², ne représente que 2,7 %. « Il n'y a pas eu de livraisons significatives en 2018 », observe M. Bucher. Mais plusieurs livraisons de bâtiments neufs sont attendues dans les deux prochaines années, à l'instar de L'Andrinople, dans la Zac gare à Mulhouse, dont la construction devrait s'achever à l'automne. Cet immeuble R + 6 de 2600 m² de surface utile, qui accueillera notamment le futur nouveau siège de Citivia, est déjà précommercialisé à 85 %. « C'est un bel exemple de réussite », salue le directeur d'agence. En réhabilitation, il évoque, entre autres, un immeuble de bureaux sur lequel son équipe a travaillé l'an dernier au Parc de la Mer rouge. Après d'importants investissements du propriétaire pour remettre cette construction des années 1990 aux standards actuels (isolation thermique, look, mise en place d'un ascenseur...), le taux d'occupation est passé de 50 % à 100 %.

Mer rouge : « Un parc auquel je crois »

« La Mer rouge, c'est un parc que j'aime bien et auquel je crois. Il va retrouver je pense une seconde vie, et c'est même déjà le cas », confie Alexandre Bucher. Les trois « secteurs phares » de Mulhouse en matière d'immobilier d'entreprise - le Parc des Collines, le secteur gare/Fonderie et la Mer rouge - fonctionnent de manière « assez équilibrée », observe-t-il encore. « Chacun de ces marchés a sa clientèle. »

Le secteur Est (Île-Napoléon/Illzach, Sausheim, Rixheim, Habsheim) a lui aussi ses adeptes et il est notamment apprécié pour sa desserte autoroutière. « Mais côté Île-Napoléon, le stock est un peu vieillot », signale le directeur de l'agence IDRE de Mulhouse, en lançant un appel du pied à des promoteurs susceptibles de faire du neuf ou de la réhabilitation en profondeur dans ce secteur. « On apprécierait ! », sourit-il. « On attend avec impatience un marché du côté de DMC », plaide-t-il par ailleurs.
« Mulhouse est un marché très apprécié »

En termes de loyers, pour les produits les plus récents ou prisés, le Parc des Collines a tendance à rejoindre les niveaux de la Zac gare, autour de 150 EUR hors taxes et hors charges par m² et par an. Autre constat d'IDRE : « Une nouvelle fourchette de loyers se dessine pour des produits ayant fait l'objet d'une restructuration ou d'une réhabilitation, entre 115 et 125 EUR HT et HC/m²/an. » Et de façon générale, observe Alexandre Bucher, « Mulhouse reste très attractive en termes de conditions financières, par rapport à Strasbourg, mais même par rapport à Colmar ou Saint-Louis. C'est un marché qui est très apprécié. »
François FUCHS

 

 
 

 

Liebherr : nouvelle ligne de montage

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:03:10

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Liebherr : nouvelle ligne de montage
 

 
La nouvelle ligne de montage a été aménagée selon les principes du lean management. Photo DNA / Franck Delhomme
Liebherr France SAS a présenté vendredi 1er mars, à Colmar, sa nouvelle ligne de montage. Cet investissement de cinq millions d'euros est destiné à la fabrication des toutes nouvelles pelles sur chenilles.

Sept modèles de pelles, la « génération 8 », inédites à ce jour, sortiront cette année sur le marché mondial. Renouveler régulièrement sa gamme est un atout essentiel pour la pérennisation du site, a souligné David Diss, président de Liebherr France SAS. Après une période difficile en 2014 et 2015, l'entreprise colmarienne poursuit aujourd'hui sa progression.

« Cette année, nous devrions produire 2000 pelles » (1200 en 2016). Colmar est le principal site de fabrication des pelles sur chenilles de terrassement du groupe Liebherr. Elle propose une trentaine d'engins différents. Leur poids varie entre quatorze et 100 tonnes et les moteurs Liebherr dont ils sont équipés vont de 90 à 420 kW. D'autres machines servent dans la destruction de bâtiments, le déplacement de marchandises, les travaux concernant pontons et tunnels. Il existe aussi des pelles électriques. Le chiffre d'affaires - 500 millions d'euros en 2018- est également en croissance constante. Avec la production de 2000 machines en 2019, il pourrait atteindre les 600 millions cette année.

En 2019, la firme va augmenter ses effectifs. « Nous favorisons la formation et il y a un gros travail de reconversion. » Elle emploie actuellement 4000 collaborateurs en France dont 2400 sur le bassin de Colmar et parmi eux plus de 1500 sur le site colmarien.

S'étirant sur une longueur de 350 mètres, large de 25 mètres, la nouvelle ligne de montage est capable de créer cinq machines chaque jour. Elle se décompose en 26 stations de travail et neuf postes de prémontage. « Le but est d'être très performant », indique Sébastien Seitz, directeur général de production. C'est tout l'objectif du lean management qui consiste à « optimiser au maximum la qualité et la productivité ». Ceci, dans un temps « record » : le cycle moyen par station est de 155 minutes.

« Le but est de produire 1200 machines à deux équipes. Si l'équipe de nuit intervient, on pourrait monter à 1800 machines, ce serait un record », ajoute Sébastien Seitz. Les moyens logistiques sont adaptés aux besoins de la production. Les postes de travail ont été conçus pour être le plus ergonomique possible.

Vendredi, le personnel et les invités ont découvert en avant-première la 60 000e pelle sur chenilles construite depuis l'implantation de Liebherr sur sol colmarien en 1961. La R 922, issue de la nouvelle génération, est de couleur bleue selon un habillage graphique imaginé par l'artiste Jean Linnhoff. Appelée à être itinérante, elle sera présente au salon Bauma à Munich et chez les concessionnaires Liebherr en France, en Belgique et au Luxembourg. En hommage au savoir-faire de l'usine, les prénoms de chaque salarié figurent sur le châssis de l'engin. Michelle FREUDENREICH

 

 
 

Soultz Sevenday : liquidation quasi inéluctable

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:12:16

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Soultz Sevenday : liquidation quasi inéluctable
 

 
Une vingtaine de salariés de Sevenday ont manifesté au passage de la ministre, hier, aux Dominicains à Guebwiller.

Photo L'Alsace/Thierry Gachon

Il ne reste guère d'espoir pour Sevenday, à Soultz. La liquidation du fabricant de céréales pour petits-déjeuners devrait être prononcée mardi 19 mars par la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Colmar, avancent les salariés.Au 26 février, date butoir fixée par l'administrateur judiciaire Me Guyomard, aucun repreneur n'avait déposé de dossier, ont précisé les représentants syndicaux : « Théoriquement, il est encore possible de faire une offre. Le liquidateur nous a dit qu'il voudrait bien l'examiner. Mais cela semble tout à fait illusoire. Quatorze personnes ou entités ont consulté le dossier, personne n'a donné suite. » L'entreprise Sevenday, 90 employés, avait été placée en redressement judiciaire le 29 janvier. Il s'agit du troisième redressement ces dernières années, après 2001 et 2015. Lundi matin, une vingtaine de salariés a profité de la venue de la ministre Jacqueline Gourault pour attirer l'attention sur la situation. Pendant la visite ministérielle, une délégation a rencontré des membres du cabinet de Mme Gourault afin d'évoquer la situation (lire aussi en page 39). M.Pf.

 

 
 

Logement Des amendes pour les syndics hors la loi

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:43:13

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Logement Des amendes pour les syndics hors la loi
 

 
Moins d'un copropriétaire sur deux est satisfait de son syndic. Photo Julio PELAEZ
Le gouvernement s'attaque aux abus des syndics de copropriété pour redonner du pouvoir d'achat aux Français. Édouard Philippe annoncera ce mardi des sanctions contre les professionnels qui ne respectent pas les règles de mise en concurrence. Ce sera l'un des temps forts du discours que le Premier ministre prononcera à l'occasion des dix ans de l'Autorité de la concurrence.

Depuis sa création en 2008, le gendarme français de la concurrence a infligé des amendes records sanctionnant des pratiques anticoncurrentielles qui coûtent cher au consommateur. Dernière en date : une amende de 189 millions d'euros infligée en décembre 2018 à six marques d'électroménager qui s'étaient entendues sur des hausses de prix.

Les syndics sont dans le collimateur des pouvoirs publics depuis longtemps. Fin 2016, moins d'un copropriétaire sur deux se déclarait satisfait de son syndic, selon le baromètre de la CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) et du magazine Notre Temps.
La loi impose un appel d'offres tous les trois ans

La loi Alur sur le logement adoptée en 2014 était censée faire la chasse aux excès tarifaires et aux pratiques abusives de certains syndics. Elle a été complétée en 2015 par la loi Macron qui encourage la mise en concurrence des syndics en rendant obligatoire un appel d'offres tous les trois ans, sauf dispense de l'assemblée générale des copropriétaires. Malgré cette mesure, moins de 4 % des copropriétés changent de syndic chaque année.

L'UFC-Que Choisir déplore encore de nombreux abus dans son enquête de 2017. Selon l'association de consommateurs, plusieurs syndics ont profité du contrat type pour faire exploser leurs tarifs. Ce dispositif mis en place par la loi Alur et censé garantir une plus grande transparence a eu des effets pervers. Certains cabinets ont augmenté leurs forfaits de + 37 % ou + 33 % en trois ans. D'autres ont doublé le prix de certaines prestations. L'UFC-Que Choisir réclame un assainissement du secteur.
« Hausses injustifiéeset pratiques trompeuses »

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a également constaté en 2017 des hausses de tarifs injustifiées ainsi que des pratiques trompeuses dans la rédaction et l'exécution des contrats. Les inspections de la DGCCRF ont mis en évidence un grand nombre d'entorses aux nouvelles règles qui devaient stimuler la concurrence entre les syndics.

Les professionnels pris en faute risqueront à l'avenir une amende de 3 000 euros pour les personnes physiques et de 15 000 euros pour les personnes morales, selon le Parisien. Le Premier ministre annoncera aussi un plafonnement des prestations des syndics.
Luc CHAILLOT

 

 
 

Service national universel : candidatures ouvertes

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:45:08

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Service national universel : candidatures ouvertes

Le coup d'envoi du Service national universel (SNU) a été donné lundi. Mais attention, tous les jeunes âgés de 15 à 16 ans ayant achevé leur classe de troisième ne pourront pas se porter volontaire pour cette phase pilote. En effet, seuls treize départements sont pour l'instant concernés par le dispositif qui ambitionne de renouer avec le brassage social qu'apportait jadis le service militaire.

Les jeunes disposent d'un mois pour postuler. Il faut compter 150 à 200 places par départements, avec l'objectif d'assurer une photographie « représentative » des jeunes Français. Au total, entre 2 000 et 3 000 jeunes volontaires vont suivre la première partie du dispositif, qui pourrait devenir obligatoire pour l'ensemble des jeunes âgés de 16 ans à l'horizon 2022-2023. Pour cette phase test, la première quinzaine se déroulera en internat ou dans des bâtiments de l'armée. Les jeunes en uniforme seront encadrés par des militaires et éducateurs rémunérés.

Les jeunes seront formés aux premiers secours, aux réactions à avoir en cas d'attentat ou de catastrophe naturelle. Ils recevront des modules sur l'environnement ou les valeurs de la République. La quinzaine devrait se clore par un « exercice grandeur nature » comme une simulation d'inondation ou d'accident de la route.

Ces jeunes pourront ensuite effectuer la seconde partie du SNU expérimental, entre juillet 2019 et juin 2020, en participant à une mission d'intérêt général, dans une association ou une collectivité locale.

Après cette première phase, ceux qui le souhaitent pourront postuler pour un second SNU, facultatif, de trois à douze mois. À noter que les volontaires n'ont pas la possibilité de choisir le département où ils effectueront leur SNU. Le déplacement entre le domicile et l'internat ou le site de l'armée attribué à chaque jeune sera pris en charge .

 

 
 

Agriculture Denis Ramspacher au gouvernail

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:08:24

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Agriculture Denis Ramspacher au gouvernail
 

 
Denis Ramspacher, nouveau président de la chambre d'agriculture d'Alsace (à g.) et André Jacob, son directeur général.

Photo DNA/Michel Frison

Quatre semaines après les élections du 31 janvier, dont la participation a dépassé les 60 %, les 66 membres de la nouvelle Chambre d'agriculture interdépartementale d'Alsace ont donné hier à Schiltigheim le coup d'envoi de la mandature 2019-2025. Par 54 voix, contre 4 voix pour Paul Fritsch (Coordination rurale du Bas-Rhin), elle a élu au fauteuil de président Denis Ramspacher, 58 ans, vice-président sortant (voir encadré).

L'exploitant de Kienheim succède à Laurent Wendlinger qui, après trois années à la tête de la chambre consulaire, n'a pas pris part au scrutin pour se consacrer à son mandat de conseiller régional du Grand Est. Comme le veut la règle de l'alternance départementale mise en place lors de la création de la chambre alsacienne en 2013, il a confirmé qu'il cédera à mi-mandat son fauteuil à Denis Nass, éleveur laitier à Gommersdorf et président de la FDSEA 68, élu hier aux fonctions de premier vice-président (52 voix).

L'élection au scrutin de liste du nouveau bureau, ramené à 18 membres contre 24 précédemment, a suscité des réactions virulentes de la part des exploitants élus sur les listes de la Coordination rurale et de la Confédération paysanne. « Je regrette qu'il n'y ait pas d'ouverture au sein du bureau. C'est la politique de l'écrasement alors que nos deux listes représentent ensemble près de 35 % des voix », a notamment déploré Paul Fritsch.

« Nous ne serons certainement pas toujours d'accord sur tout, mais nous devons nous montrer capables de dépasser les clivages et les postures pour remplir notre mission qui consiste à travailler au service de tous les agriculteurs et dans l'intérêt de notre profession », leur a répondu le nouveau président lors de son discours d'installation prononcé en présence de Jean-Luc Marx, préfet de la région Grand Est. Avec son premier vice-président, Denis Ramspacher a notamment pris l'engagement de la proximité dans l'accompagnement collectif et individuel « sur tous les territoires alsaciens ».

Le duo a détaillé les axes de travail prioritaires du mandat dont il a décidé de confier le pilotage à trois commissions stratégiques « transversales, ouvertes aux organisations et filières agricoles ». La première commission s'occupera de la performance économique des exploitations au travers des questions de valeur ajoutée des productions, des gains de productivité, de circuits de distribution, des filières, des enjeux de la PAC (politique agricole commune), des plans d'investissement, etc.
« Mieux valoriser l'image de l'agriculture »

La seconde concernera la transition énergétique et la protection des ressources : « On y abordera par exemple la méthanisation mais aussi la problématique des phytosanitaires, la biodiversité, etc. avec en toile de fond toutes les politiques publiques concernées », a précisé Denis Ramspacher.

La troisième commission décidera des orientations en matière de communication : « Il s'agit aussi de mieux valoriser l'image de l'agriculture alsacienne en direction du grand public et des politiques », a expliqué à ce propos André Jacob, le directeur général de la chambre.

« Nous voulons redonner de la confiance et de la fierté aux agriculteurs. Les attentes n'ont jamais été aussi fortes de la part de nos concitoyens et des consommateurs et pourtant l'agriculteur se sent de plus en plus montré du doigt », a plaidé pour sa part le président qui a annoncé un séminaire de travail le 8 avril en vue de définir le contenu des vingt commissions de travail officiellement créées hier.

Comme il en a la possibilité, le président a désigné huit experts que la Chambre pourra inviter à ses futures sessions en qualité de « membres associés ». Cette liste, validée par l'assemblée, comprend notamment Julien Scharsch, président de l'Organisation professionnelle de l'agriculture biologique en Alsace, et Marie-José Figuier (association de consommateurs UFCS Familles rurales). X. T.

 

 
 

agriculture Chambre interdépartementale d'Alsace : Denis Ramspacher au gouvernail

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:16:31

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agriculture Chambre interdépartementale d'Alsace
agriculture Chambre interdépartementale d'Alsace : Denis Ramspacher au gouvernail
Tête de liste bas-rhinoise de l'union FDSEA-AVA-JA au scrutin de janvier, l'éleveur de vaches laitières installé dans le Kochersberg a succédé hier à Laurent Wendlinger à la tête de la Chambre d'agriculture d'Alsace.

 
Denis Ramspacher, nouveau président de la chambre d'agriculture d'Alsace (à g.) et André Jacob, son directeur général.
Quatre semaines après les élections du 31 janvier, dont la participation a dépassé les 60 %, les 66 membres de la nouvelle Chambre d'agriculture interdépartementale d'Alsace ont donné hier à Schiltigheim le coup d'envoi de la mandature 2019-2025. Par 54 voix, contre 4 voix pour Paul Fritsch (Coordination rurale du Bas-Rhin), elle a élu au fauteuil de président Denis Ramspacher, 58 ans, vice-président sortant (voir encadré).

L'exploitant de Kienheim succède à Laurent Wendlinger qui, après trois années à la tête de la chambre consulaire, n'a pas pris part au scrutin pour se consacrer à son mandat de conseiller régional du Grand Est. Comme le veut la règle de l'alternance départementale mise en place lors de la création de la chambre alsacienne en 2013, il a confirmé qu'il cédera à mi-mandat son fauteuil à Denis Nass, éleveur laitier à Gommersdorf et président de la FDSEA 68, élu hier aux fonctions de premier vice-président (52 voix).
Trois axes de travail prioritaires

L'élection au scrutin de liste du nouveau bureau, ramené à 18 membres contre 24 précédemment, a suscité des réactions virulentes de la part des exploitants élus sur les listes de la Coordination rurale et de la Confédération paysanne. « Je regrette qu'il n'y ait pas d'ouverture au sein du bureau. C'est la politique de l'écrasement alors que nos deux listes représentent ensemble près de 35 % des voix », a notamment déploré Paul Fritsch.

« Nous ne serons certainement pas toujours d'accord sur tout, mais nous devons nous montrer capables de dépasser les clivages et les postures pour remplir notre mission qui consiste à travailler au service de tous les agriculteurs et dans l'intérêt de notre profession », leur a répondu le nouveau président lors de son discours d'installation prononcé en présence de Jean-Luc Marx, préfet de la région Grand Est. Avec son premier vice-président, Denis Ramspacher a notamment pris l'engagement de la proximité dans l'accompagnement collectif et individuel « sur tous les territoires alsaciens ».

Le duo a détaillé les axes de travail prioritaires du mandat dont il a décidé de confier le pilotage à trois commissions stratégiques « transversales, ouvertes aux organisations et filières agricoles ». La première commission s'occupera de la performance économique des exploitations au travers des questions de valeur ajoutée des productions, des gains de productivité, de circuits de distribution, des filières, des enjeux de la PAC, des plans d'investissement, etc.

La seconde concernera la transition énergétique et la protection des ressources : « On y abordera par exemple la méthanisation mais aussi la problématique des phytosanitaires, la biodiversité, etc. avec en toile de fond toutes les politiques publiques concernées », a précisé Denis Ramspacher.
« Mieux valoriser l'image de l'agriculture »

La troisième commission décidera des orientations en matière de communication : « Il s'agit aussi de mieux valoriser l'image de l'agriculture alsacienne en direction du grand public et des politiques », a expliqué à ce propos André Jacob, le directeur général de la chambre.

« Nous voulons redonner de la confiance et de la fierté aux agriculteurs. Les attentes n'ont jamais été aussi fortes de la part de nos concitoyens et des consommateurs et pourtant l'agriculteur se sent de plus en plus montré du doigt », a plaidé pour sa part le président qui a annoncé un séminaire de travail le 8 avril en vue de définir le contenu des vingt commissions de travail officiellement créées hier.

Comme il en a la possibilité, le président a désigné huit experts que la Chambre pourra inviter à ses futures sessions en qualité de « membres associés ». Cette liste, validée par l'assemblée, comprend notamment Julien Scharsch, président de l'Organisation professionnelle de l'agriculture biologique en Alsace, et Marie-José Figuier (association de consommateurs UFCS Familles rurales).
X.T. La Chambre régionale d'agriculture du Grand Est issue du scrutin de janvier 2019 sera installée le 15 mars à Strasbourg.

La Chambre régionale d'agriculture du Grand Est issue du scrutin de janvier 2019 sera installée le 15 mars à Strasbourg.

 
 

 

Portrait express
Âgé de 58 ans, Denis Ramspacher, le nouveau président de la Chambre d'agriculture d'Alsace, est l'un des trois associés du GAEC de la Vallée à Kienheim (Communauté de communes du Kochersberg). Son exploitation qui élève des vaches laitières produit également du maïs, du blé et des betteraves. L'agriculteur est par ailleurs sociétaire de la coopérative Alsace Lait, du Comptoir agricole de Hochfelden et de la Sucrerie d'Erstein. Ancien président de la FDSEA du Bas-Rhin il est membre du bureau de la chambre consulaire depuis 2007. En juin dernier, il avait été élu au poste de premier vice-président suite au décès de Jean-Paul Bastian.

 

association Au conseil départemental : « Les femmes en Europe »

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 05:41:18

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association Au conseil départemental
association Au conseil départemental : « Les femmes en Europe »

 
Les membres de l'association E.P.P., prêts pour débattre sur la femme dans l'espace européen.
Mercredi à 14 h 30 au conseil départemental à Colmar, sous le patronage de la présidente Brigitte Klinkert, l'association Ensemble pour la parité (E.P.P.) invite tout public à venir fêter de façon conviviale et festive la journée de la femme sur le thème : « Les Femmes en Europe ».

En introduction, Yves Hemedinger, 1er adjoint au maire et conseiller départemental, donnera des éclaircissements sur le rôle du conseil de l'Europe et l'importance des élections européennes de ce mois de mai.

Puis une vingtaines de membres de l'association Ensemble pour la parité, sous la direction de leur présidente Annette Frieh, présenteront sous forme ludique « Les femmes de l'espace Europe ».

Le chanteur-animateur Gérard Muller, appelé Boutzy, accompagnera par une animation musicale les diverses prestations.

Le verre de l'amitié clôturera cette journée, qui s'annonce sous les meilleurs auspices (accès handicapé assuré). Entrée libre.
Contact et renseignements : Annette Frieh ? 03 89 71 40 81.

Contact et renseignements : Annette Frieh ? 03 89 71 40 81.

 
 

 

Illzach Grand débat : « Un stammtisch créatif »

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 05:50:04

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Illzach Grand débat : « Un stammtisch créatif »
 

 
Les participants ont planché par petits groupes sur les quatre grands thèmes du débat national. Au premier plan ici, l'une des trois tables où l'on a causé fiscalité. Photo L'Alsace/Vincent Voegtlin
En petit groupe autour d'une table, explorer ensemble une thématique, exposer ses idées sur le sujet sans les imposer, entendre celles des autres, « faire en sorte que les idées puissent s'enrichir les unes des autres » et, au final, élaborer des propositions communes : « C'est le principe de ce qu'on appelle un World café. Moi j'aime bien rebaptiser ça le stammtisch créatif », explique Jean-Luc Watzky, coach et facilitateur.

Selon cette méthode, il était chargé d'animer la déclinaison du grand débat national organisée par la municipalité d'Illzach, samedi matin, dans la salle des fêtes. Et près d'une centaine de personnes avaient répondu à l'invitation lancée aux conseillers de quartier (ils représentaient près de 60 % de l'assistance), aux membres du conseil des aînés mais aussi, sur inscription, à tous les autres habitants de la commune.
« Regardez pour les cartes grises,c'est le bazar »

Après les mots d'introduction du maire d'Illzach Jean-Luc Schildknecht, du député Bruno Fuchs et de la vice-présidente du conseil départemental Lara Million, Jean-Luc Watzky invite rapidement l'assistance à passer aux travaux pratiques. Les participants s'installent par groupes de huit autour des 11 tables disposées dans la salle, accueillis par les « hôtes de table » qui orchestreront et consigneront les échanges. Chaque table est dédiée à l'un des quatre thèmes du grand débat national. On y reste 20 minutes et on tourne.

On s'invite à l'une des trois tables chargées de plancher sur l'organisation de l'État et des services publics. Durant cette première plage de 20 minutes, chacun peut exposer librement des idées. Martine déplore la tendance au tout internet qui se développe au sein de divers services publics. « Il faut garder une présence physique, plaide-t-elle. Regardez pour les cartes grises, c'est le bazar. » Toute la tablée est d'accord, notre « hôte de table » - la conseillère municipale Marylène Guth - note ça sur la nappe et Mario, 82 ans, donne une illustration : « Moi je ne sais pas me servir d'internet. Mes enfants me montrent : tu touches ce bouton... Mais le lendemain, j'ai oublié ! »
Aux urgences, « ils sont sous pression »

Danièle pointe « un problème d'organisation du système de santé », regrettant notamment une offre médicale insuffisante dans certains secteurs. Parmi ses propositions : multiplier les maisons médicales et proposer des bourses pour les étudiants en médecine qui s'engageraient à s'installer pour quelques années au moins « en zone tendue » à l'issue de leur cursus. La discussion s'anime. L'une évoque les généralistes « qui ne se déplacent plus à domicile », d'autres évoquent leur expérience des urgences débordées, avec des personnels trop peu nombreux, s'accorde à penser le groupe. « Ils sont sous pression, c'est pour ça que le service n'est pas toujours celui qu'on attend », dit Azzedine.

« C'est qui qui paie ?C'est nous »

Déficit de personnel aussi du côté de la justice, aux yeux de Martine ou Gérard. « J'ai entendu ce matin à la radio que deux trafiquants de drogue ont été relâchés parce qu'il n'y avait personne pour les escorter jusqu'au tribunal ! », raconte la première, alors que le second évoque la surpopulation carcérale. « Ça crée un problème de promiscuité et ça favorise l'influence des plus forts sur les plus faibles. » En écho, Mario suggère davantage de peines alternatives à la prison pour ceux qui ont fait « des bêtises pas trop grosses » : aller par exemple « nettoyer les berges des rivières, ramasser les papiers en ville... »

Le coach siffle la fin des 20 premières minutes. Chacun change de table. Nous, on rejoint une table dédiée à la fiscalité, animée par un autre élu illzachois, Francis Baeumlin. Celui-ci présente les propositions laissées par le premier groupe qu'il a accueilli (refonte de la CSG, réduction du train de vie de l'État, etc.), des pistes qu'il s'agit cette fois d'affiner. « De l'argent public gaspillé, ça, il y en a ! », entame Tania, qui pense par exemple aux portiques installés pour l'écotaxe, finalement abandonnée. « Ils ne serviront jamais. Et c'est qui qui paie ? C'est nous. » Un retraité se dit partisan d'augmenter la durée hebdomadaire de travail et l'âge de départ à la retraite. Là, fini l'unanimité !
« Cher, mais c'est l'avenir de nos enfants »

Jean-François salue les dédoublements de classes instaurés dans les écoles prioritaires. « Ça coûte très cher, mais c'est l'avenir de nos enfants dans les quartiers. Donc il y a dépense et dépense », commente-t-il. Delphine, professeur des écoles, suggère de taxer davantage tous les produits nocifs pour la santé (« le sucre, le vin, les cigarettes... ») et d'affecter les recettes qui en résulteraient « pour aider le citoyen lambda qui a envie de se prendre en main », par exemple en contribuant à payer ses activités sportives. Nadège, elle, voudrait qu'on « taxe les grandes entreprises étrangères ».
« Je kiffe mon pays ! »

Nouveau coup de sifflet, 20 minutes, ça passe vite. On retourne à notre table initiale, où l'heure est maintenant à la rédaction de propositions finales. Les nouveaux venus sont d'accord avec la plupart des constats et idées exprimés par leurs prédécesseurs. Sur les urgences, par exemple : « Pour moi, les médecins du Samu, c'est des dieux ! Mais il faut donner des moyens supplémentaires à leurs services, ils en manquent cruellement », abonde Serge, pompier volontaire, qui loue au passage, malgré ses imperfections, le système de soins français. Et la France en général : « On a quand même un beau pays. Moi je kiffe mon pays ! », lance-t-il. Seule l'idée de rendre gratuits les transports publics en ville ne fait pas consensus. « L'instaurer en ville et pas à la campagne, ce serait injuste. Et je pense qu'il faut une participation des usagers, au moins symbolique », dit Gérard.

Pour la dernière plage de 20 minutes en groupe, chaque table doit enfin choisir parmi ses propositions celle qu'elle entend privilégier pour la présentation finale à tous les participants (beaucoup ne résisteront pas à l'envie d'en présenter plusieurs !), qui débute vers 11 h (lire ci-dessus). Bruno Fuchs et Jean-Luc Schildknecht se chargeront de la conclusion. Avant une prolongation des échanges autour du verre de l'amitié.
François FUCHS

 

 
 

Guebwiller : Gilbert Meyer distingué

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 05:42:46

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Guebwiller
Guebwiller : Gilbert Meyer distingué
Le Guebwillerois Gilbert Meyer a reçu le diplôme du lauréat associatif de la Fédération française des médaillés de la jeunesse, des sports et de l'engagement associatif (FFMJSEA).

 
Gilbert Meyer avec son diplôme, entouré des responsables et des élus.
Gilbert Meyer s'est impliqué dans de nombreuses associations : Société canine, Société de pêche, Amicale des anciens coloniaux, Jardins familiaux, Souvenirs français, Forum des associations. Son engagement a été salué par le maire Francis Kleitz, lors d'une cérémonie qui s'est déroulée jeudi en mairie.

Gilbert Grunenwald, vice-président du Haut-Rhin de la Fédération et président de la commission des lauréats, a remis à Gilbert Meyer la médaille du lauréat sportif en bronze. « Il s'agit d'une distinction supplémentaire, pour une personne exceptionnelle qui a déjà obtenu plusieurs distinctions comme celle de Chevalier du Mérite agricole pour son engagement dans les Jardins familiaux et la Médaille de la vie associative du Conseil départemental du Haut-Rhin en 2016 . »

Enfin, Antoine Martinken, porte-parole de la FFMJSEA, a salué son « inaltérable disponibilité » dans deux engagements régionaux : le Tour d'Alsace depuis 2008 et à l'ASPTT Mulhouse volley-ball .

 

 
 

 

Avalanche de médailles au Club alpin de Mulhouse

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 05:48:47

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Avalanche de médailles au Club alpin de Mulhouse
 

 
La conseillère départementale Fatima Jenn (à côté de Francis Jamm, le président) a remis les distinctions à trois membres méritant du Club alpin de Mulhouse. Photo L'Alsace/J.-M.V.
Le Club alpin français, section de Mulhouse, a célébré à son siège la remise de la médaille de la vie associative attribuée à trois de ses membres : Francis Jamm, son président, Jacqueline See, la trésorière actuelle et celle à laquelle elle a succédé, Françoise Walter.

Fatima Jenn, conseillère départementale du Haut-Rhin, a remis ces distinctions en présence d'un grand nombre de membres du club. L'occasion pour l'élue de rappeler que « le Club alpin de Mulhouse s'est lancé un défi un peu fou il y a trois ans en décidant d'organiser à Mulhouse l'assemblée générale de la Fédération française des Clubs alpins et de montagne qui a eu lieu, à la Fonderie, les 26 et 27 janvier derniers, avec une météo favorable, pas de chute de neige et pas de risque d'avalanche. Et vous l'avez réussi ! Mettant en valeur notre chère ville de Mulhouse, notre région très bien située entre les massifs Vosges, Forêt-Noire et Alpes. Les congressistes, plus de 250, ont tous été ravis de l'accueil. Je salue ici, le président Francis Jamm et à travers lui la centaine de volontaires qui a travaillé à la réussite de cette manifestation et tous les membres du club. Le conseil départemental reconnaît l'importance du milieu associatif et tient à remercier tous ces bénévoles qui oeuvrent dans le Département ».

Rappelons que le Club alpin français de Mulhouse est l'une des plus anciennes associations sportives de Mulhouse, qui va fêter, en 2020, les cent ans de son retour en Alsace. Ce sera l'occasion, comme l'a dévoilé en primeur Fatima Jenn de « réserver, dès à présent, la médaille 2020 de la vie associative à un ancien sans qui le club ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui, qui a effectué deux mandats de président, formé des générations de skieurs et d'alpinistes et continue de veiller avec soin sur le matériel, Dany Heugel ». Alors, rendez-vous l'an prochain pour une nouvelle fête au sommet.
Jean-Marie VALDER

 

 
 

Éducation : Les stagiaires passent le Rhin

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:14:37

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Éducation
Éducation : Les stagiaires passent le Rhin
À l'initiative de l'association Eltern Alsace, des collégiens de classe bilingue peuvent effectuer leur stage d'observation de 3e en Allemagne, voire, pour certains, en Suisse. Une expérience marquante, à la fois linguistique, pédagogique et culturelle.

 
Les élèves de la 3e bilingue du collège Schwendi d'Ingersheim sont partis à Karlsruhe, sauf une élève... qui a préféré effectuer son stage en Autriche.
Pour tous les élèves de 3e, c'est la période des stages d'observation en entreprise. Une expérience généralement enrichissante, d'autant plus quand elle a lieu outre-Rhin, comme c'est le cas dans les classes bilingues de dix collèges de l'académie.

À l'origine de ce dispositif dit Eurostage 2020, il y a l'association Eltern Alsace et son président Claude Froehlicher, convaincu depuis toujours de « l'importance de la maîtrise de la langue et de la connaissance des codes interculturels ». Déplorant que peu de jeunes aient l'opportunité de passer la frontière, ce père d'élève a proposé, en 2015, un projet pilote au collège d'Orbey.

Depuis lors, l'essai a pris de l'ampleur, dans le cadre du programme Réussir sans frontière, basé sur un cofinancement européen, avec l'implication de l'Éducation nationale, le soutien des collectivités locales ainsi que de l'OFAJ (Office franco-allemand pour la Jeunesse), et des « partenariats forts » avec des chambres consulaires allemandes à Fribourg et, depuis peu, à Karlsruhe.

D'une quinzaine de jeunes participants la première année, Eurostage est passé à environ 50, puis 170 actuellement, répartis, de janvier à avril, dans environ 130 entreprises de l'axe rhénan, surtout allemandes même s'il y a quelques suisses.
« Semer une graine »

« Cela marche encore mieux que prévu, nous avons déjà des demandes pour dans deux ans », se réjouit Claude Froehlicher, dont l'objectif est d'atteindre un effectif de 250 à 300 élèves bilingues de 3e, soit environ « un quart d'une classe d'âge ». Il s'agit de « semer une graine », d'encourager les jeunes à la mobilité transfrontalière « avant qu'ils n'aient des préjugés ». Car, constate-t-il, les autres dispositifs en place, tels l'apprentissage, se heurtent encore à « un problème d'appétence ».

« Appétence » qu'il faut stimuler « très tôt », souhaite aussi Mickaël Roy, chargé de mission au rectorat, ce que peut permettre ce « dispositif pour la mobilité professionnelle en 3e qui n'existait pas avant ». L'idéal, développe-t-il, serait de l'inscrire dans un parcours de découverte comptant la visite de salons de l'emploi et de la formation en Allemagne, la rencontre avec des ambassadeurs de l'apprentissage transfrontalier...

« C'est une pierre parmi d'autres », le pari étant qu'ensuite « ces élèves demandent d'autres stages en Allemagne ». Des rencontres complémentaires avec les partenaires peuvent aussi avoir lieu, ou des formations pour les enseignants impliqués...
Pas d'accueil spécial

Plus particulièrement destiné aux bilingues, même s'il peut être ouvert à d'autres élèves germanophones de bon niveau, Eurostage « donne du sens » à l'apprentissage de l'allemand autant qu'à un projet d'orientation en fin de 3e.

C'est aussi pour des adolescents l'occasion de vivre un séjour collectif de cinq jours à l'étranger et de prendre un grand bain d'autonomie. Dans ces entreprises, ils sont actifs, plutôt que dans l'observation, et « il n'y a pas de programme spécial. Ils sont accueillis comme les autres stagiaires, en allemand », précise Claude Froehlicher.

Quant aux professionnels allemands disposés à les accueillir, dans des domaines d'activité très variés, ils sont pour la plupart prêts à réitérer l'expérience, à l'exemple de Lidl, l'aciérie BSW de Kehl, Zoo-Burkart à Fribourg... Plutôt « demandeurs », ils « voient à long terme » et anticipent d'éventuels pré-recrutements.

L'association Eltern continue à faire le lien et sollicite les collèges qu'elle peut, au besoin, accompagner dans leurs recherches. Au vu des demandes croissantes et grâce à des fonds européens sollicités en 2017, elle s'est organisée en plateforme de coordination, afin de maintenir une vue d'ensemble et « une exigence de qualité ». Pour Claude Froehlicher, qui a le projet de créer une base de données, il s'agit à présent d'inclure dans le dispositif davantage de collèges bas-rhinois et d'entreprises suisses, dans l'axe du Rhin supérieur.
Catherine CHENCINER Notre vidéo sur www.dna.fr

Notre vidéo sur www.dna.fr

 
 

 

WITTERSDORF Mesures scolaires : Les parents occupent l'école

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:20:42

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WITTERSDORF Mesures scolaires
WITTERSDORF Mesures scolaires : Les parents occupent l'école
Les parents d'élèves ont à nouveau occupé l'école de Wittersdorf hier matin, puis manifesté devant les locaux de l'inspection de la circonscription d'Altkirch, pour protester contre la suppression d'un poste à la rentrée 2019.

 
Les parents d'élèves ont bloqué l'accès à l'école de Wittersdorf ce lundi matin, pour protester contre la suppression d'un poste à la rentrée 2019.
Les parents d'élèves de Wittersdorf ne décolèrent pas. Depuis une semaine, ils multiplient les actions coups de poing pour protester contre la suppression d'un demi-poste d'assistant pédagogique à la rentrée 2019 - demi-poste qui avait été rouvert à la rentrée 2018 pour compenser la suppression d'un poste d'enseignant à temps plein.

La semaine dernière, ils ont organisé une opération escargot (DNA de jeudi) et occupé l'école quelques heures durant deux journées. Ils remettent ça cette semaine. Hier lundi matin, ils ont à nouveau occupé l'école durant 45 minutes. « Les enfants ont été mis en sécurité dans la cour mais l'accès aux bâtiments a été bloqué », indique une maman, représentante des parents d'élèves.

Par ailleurs, un groupe constitué de délégués de parents, de parents d'élèves, de grands-parents et de nounous, s'est rendu devant les locaux de l'inspection de la circonscription d'Altkirch, au Quartier Plessier. « Une manifestation s'est organisée sur place. Nous avons accroché des banderoles aux grilles devant le bâtiment et scandé des slogans, comme ''non à la fermeture'', ''Wittersdorf en colère''», le tout aux sons de cornes de brume. Le groupe est resté sur place une petite demi-heure, regrettant que « personne de l'inspection ne se soit manifesté durant notre présence ». En revanche, rapportent les contestataires, « les banderoles ont rapidement été décrochées une fois les manifestants partis ». Ils devraient être reçus ce mercredi 6 mars par l'inspectrice.
Le député Reitzer monte au créneau

Conséquence de la suppression de ce demi-poste d'assistant pédagogique ? Deux classes à quatre niveaux chacune : maternelle et CP dans l'une, CE1-CE2-CM1-CM2 dans l'autre, alors que les effectifs seront de 57 élèves à la rentrée 2019. « Partageant les inquiétudes des parents d'élèves », le député Jean-Luc Reitzer a interpellé Anne-Marie Maire, directrice académique des services de l'Éducation nationale (Dasen) du Haut-Rhin, dans un courrier transmis à la presse locale. « Alors qu'en zone prioritaire, le gouvernement propose des classes de CP et CE1 à 12 élèves, nos zones rurales vont se retrouver de plus en plus chargées avec une moyenne de 25 élèves dans des classes uniques à plusieurs niveaux. »

Le parlementaire, qui s'est dit « sensible aux conditions d'apprentissage des connaissances et des savoirs nécessaires de nos enfants », a souligné « l'importance de maintenir des classes avec des effectifs raisonnables ». Il a demandé à la directrice de bien vouloir « réexaminer avec bienveillance la situation de l'école de Wittersdorf et de permettre de revenir à trois classes avec trois postes d'enseignants à temps plein ».
A.D

 

 
 

 

Saint-Louis Environnement : Plus de 550 arbres en terre

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:22:04

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Saint-Louis Environnement
Saint-Louis Environnement : Plus de 550 arbres en terre
Durant deux jours, des scolaires puis des représentants d'associations et des particuliers ont participé au premier chantier de plantations participatives lancé par la Ville de Saint-Louis à Bourgfelden. Cette action s'inscrit dans le cadre de l'opération « 2020 arbres pour 2020 » qui prévoit d'enrôler à nouveau le public, dès l'automne, sur trois autres sites de Saint-Louis.

 
Une dizaine d'adolescents de la section scoute de Saint-Louis, dont ici Lucie, Johanna et Kathy, a participé à cette première journée de plantations participatives, initiée par la Ville.
Tout a commencé dans le club house de l'AS Bourgfelden, vendredi dernier. Avec une centaine de scolaires de l'école de Bourgfelden, suivis le samedi, d'une quarantaine de particuliers et représentants d'associations ludoviciennes. Des publics très variés donc mais réunis autour d'un même projet, « renforcer le vert en ville et la biodiversité qui l'accompagne ». Du club house, camp de retranchement en cas de pluie, et espace dédié à des ateliers pédagogiques animés par la Petite Camargue Alsacienne, les jeunes scolaires sont passés à la pratique. Bottes aux pieds et mains gantées, ils ont investi la parcelle de terrain située en face le lieu-dit La Vignette, entre Saint-Louis et Hégenheim. « On plante des noisetiers pour faire une haie qui va aider les animaux, les insectes et même ceux qui se trouvent dans le sol, les oiseaux, les rongeurs... pour qu'ils puissent se nourrir en étant protégés », ont expliqué Ambre et Arani, toutes deux élèves en CM2 bilingue à Bourgfelden. Auparavant, les écolières avaient travaillé avec leurs enseignantes sur les graines et les plantes. « Nous avons même reçu en classe Sophie Barnouin, représentante de l'association Haies vives d'Alsace », a précisé Marie Vigo, enseignante, « elle a expliqué aux enfants comment planter, quel type d'arbres ils allaient planter et dans quel but ». Des consignes bien intégrées, à en juger vendredi dernier sur le terrain avec le soutien des salariés des espaces verts de la Ville, également de la partie.
Créer un lieu de vie

À la faveur de quelques rayons de soleil, le chantier s'est poursuivi samedi matin pour une quarantaine de particuliers. Cette fois, c'est un public familial et associatif qui a répondu à l'invitation de la Ville. Avec toujours un démarrage du côté du club house avec les membres des Jardins de Francette à la préparation des collations et du repas de midi. Et le même entrain à creuser, planter puis protéger les jeunes plants. « C'est important de le faire car dès l'apparition des premiers bourgeons, les chevreuils seront tentés de les manger », a précisé Virginie Wolff, responsable environnement à la Ville (lire notre encadré). Even et son papa, Nathanaël Chong, ont lu l'invitation à ce chantier participatif dans le journal. « Je suis persuadé que cette expérience laissera des souvenirs à mon enfant », a noté l'adulte, « il reviendra voir grandir l'arbre qu'il a planté. Nous apprécions cette initiative de constituer des chemins, de les relier en créant un écosystème... cela permet aux habitants de mieux s'approprier leur territoire, de créer un lieu de vie. » Un peu plus loin, la petite Jeanne et son père ont pris le plus grand soin à suivre les conseils des professionnels. Tandis que, complètement dans leur élément, une dizaine de jeunes scouts de la section de Saint-Louis ont travaillé en équipe. « Nous pralinons les racines », a précisé Ange avant de s'accorder au programme de la spécialiste de l'association Haies vives d'Alsace.

En deux jours, plus de 550 jeunes arbres et arbustes sont venus couvrir cette zone champêtre de Bourgfelden. 550, soit un quart de l'ensemble des plantations qui sont programmées par la Ville d'ici la fin de cette année. L'opération et la mission « 2020 arbres pour 2020 » sera alors bouclée. Le vert aura entamé son avancée vers la ville.
Ghislaine MOUGEL

 

 
 

 

Dietwiller Patrimoine ancien : Sauvegarder une grange ancienne

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:25:30

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Dietwiller Patrimoine ancien
Dietwiller Patrimoine ancien : Sauvegarder une grange ancienne
La municipalité de Dietwiller vient de faire l'acquisition d'une ancienne grange, typique de notre région, pour la sauvegarder. Le bâtiment, en cours de démontage, sera stocké puis remonté dans la commune en vue d'être réutilisé sur place.

 
La grange avant son démontage.
La grange Feuermann, rue du Général de Gaulle, est le vestige d'une bâtisse traditionnelle à colombage construite en 1834, sur le plan de la ferme-cour (la maison d'habitation et la grange sont séparées). D'une superficie de 100 m², elle était destinée à être démolie par son propriétaire.

Consciente de la valeur de ce patrimoine et du savoir-faire dont il témoigne, la municipalité a décidé de l'acheter (DNA du 02.10.2018) pour se mettre « en cohérence » avec un des objectifs définis lors de l'élaboration du Plan Local d'Urbanisme : celui de « préserver et reproduire les spécificités du village afin que celui-ci garde son aspect rural et traditionnel », expose le maire, Christian Frantz.
Une structure en chêne « saine et complète »

La commune a fait appel à Christian Fuchs, membre de l'Association pour la sauvegarde de la maison alsacienne (Asma), conseiller en patrimoine et intervenant au Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement (CAUE) du Haut-Rhin. Ce spécialiste qui a participé au sauvetage d'un grand nombre de maisons alsaciennes, a fortement soutenu la démarche, regrettant le peu de communes qui investissent dans la conservation sur place. Selon lui, le bâtiment dietwillerois présentait une valeur patrimoniale certaine, une structure en chêne « saine et complète avec le colombage, la travée d'étable, la travée de battage et le schopf », assemblés par tenons, chevilles et mortaises.

L'opération de sauvetage, d'une durée de deux semaines environ, a débuté il y a quelques jours. Réalisée par une équipe spécialisée de charpentiers de l'entreprise « MF Charpente » de Wittelsheim, la méthode consiste à effectuer un relevé de plan, démonter, trier et conserver les pièces principales, les numéroter selon une codification usuelle et cohérente.

Le tout sera stocké dans la grange d'un particulier dans l'attente d'une réutilisation ultérieure, pour laquelle diverses options sont possibles. Peut-être sous la forme d'un local technique, ou sous celle d'une salle d'activité, d'exposition, la réflexion est en cours.

Une chose est désormais certaine : la grange sera remontée « à un endroit du village qui la mettra en valeur, afin de servir à la communauté tout en préservant une certaine authenticité », conclut Christian Frantz qui évoque aussi le mitage de la structure urbaine des villages : les bâtiments authentiques disparaissent un à un, car démolis ou en trop mauvais état pour être récupérés, ou rénovés sans être fidèle au style local.

Le coût de l'opération s'élève à environ 20 000 EUR pour le démontage et la numérotation des pièces. Et 25 000 EUR pour le remplacement des pièces défectueuses et le remontage de la structure, charpente comprise.
M.-C.S.

 

 
 

 

Reiningue Pour ses 20 ans, l'École de musique Henri-Reber fait son show

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 05:47:59

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Reiningue Pour ses 20 ans, l'École de musique Henri-Reber fait son show
 

 
Patrick Roux dirige la chorale de l'école. Archives L'Alsace/Adrien Lerch
Les élèves de l'école de musique Henri-Reber, dirigés par Patrick Roux, accompagnés par leurs professeurs et l'Harmonie de Reiningue dirigée par Gaëtan Tomasetto, donneront un concert pour le 20e anniversaire de cette école, dimanche 10 mars à 15 h, à l'église de Heimsbrunn.

Jeunes et adultes se produiront en petits et grands ensembles, avec un programme instrumental et vocal varié. L'école de musique a été créée en 1999 avec l'appui du maire de l'époque, André Rimelin. Claude Bonnevie, qui est présidente depuis 20 ans, explique que « Véronique Baudendistel a aussi été à l'origine de la création de l'école de musique de Heimsbrunn, elle y a enseigné dès le début et a été nommée directrice en 2001. Elle a développé l'école de musique et porté de nombreux projets jusqu'en 2016. En 2010, au moment de la fusion avec l'école de musique de l'harmonie Saint-Romain de Reiningue, la structure est devenue l'École de musique Henri-Reber de heimsbrunn et Reiningue. Patrick Roux, professeur depuis 2003, a succédé à Véronique à la direction en 2016. »

Pour la présidente, « l'école offre depuis 20 ans à de nombreux enfants et adultes la possibilité de s'initier et de pratiquer la musique, avec un grand choix d'instruments, une belle équipe de professeurs, grâce au soutien des deux communes, à celui du conseil départemental et au dévouement des bénévoles du comité ».

La plupart des cours ont lieu au à la maison Strauss à Heimsbrunn (accueil périscolaire) et d'autres à l'Harmonie Saint-Romain à Reiningue. Les professeurs, qualifiés et dynamiques, font partager leur passion, du classique aux musiques actuelles. Auditions, concerts et manifestations sont organisées. Ceux qui le souhaitent peuvent intégrer l'Harmonie de Reiningue. De l'éveil musical à la formation musicale, des cours de piano, orgue, accordéon, guitare classique, électrique ou d'accompagnement, batterie, violon, flûte, trombone, clarinette, trompette, chant, chorale et ensemble de musiques actuelles, un large choix est proposé.
A.L. Y ALLER Concert à l'église de Heimsbrunn, dimanche 10 mars à 15 h. Entrée libre, plateau. CONTACTER Patrick Roux, directeur, 06.71.20.71.20, Claude Bonnevie, présidente, 03.89.81.80.33, Arlette Haegele, trésorière, 03.89.81.95.41. http://ecole-musique-heimsbrunn-reiningue.fr

 

 
 

Riedisheim Conseil municipal : Houleux, mais respectueux

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:24:03

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Riedisheim Conseil municipal
Riedisheim Conseil municipal : Houleux, mais respectueux
La réunion du dernier conseil municipal de Riedisheim a mis en évidence les divergences de vues des élus sur l'agrandissement du super U et sur la vente de terrain en corollaire.

 
« Nous avons un exemple flagrant de la concurrence du Super U avec des commerces de la rue de Mulhouse. L'ouverture de son espace presse influe directement sur le tabac-presse du Cadre noir installé en face de la grande surface », a observé Raymond Hirtz, sans jamais infliger la moindre pénalité au générateur de la concurrence.
Les controverses étaient de rigueur, il fallait marquer sa différence avec ses concurrents, car visiblement la campagne électorale est déjà ouverte à Riedisheim.
« Rapport d'orientation prudent et honnête »

Effectivement après la présentation du rapport d'orientation budgétaire, qualifié de « prudent » par Marc Buchert, 1er adjoint au maire en charge des finances, Loïc Richard a planté ses banderilles. « J'aimerais connaître les capacités d'investissements de la ville ? Vous demandez des efforts aux services de la ville et pourquoi vous n'en feriez pas vous-même en diminuant vos indemnités ? Dans le rapport budgétaire, il est prévu une dépense de 450 000 EUR pour permettre de réaliser l'opération du Hyper U. Vous engagez des dépenses alors que le débat n'a pas encore eu lieu. Il faut être attentif à la démocratie... » Notre groupe (Agir aujourd'hui pour inventer demain) ne votera pas le budget.

La réponse du 1er adjoint est sans ambiguïté : « Un budget est fait des prévisions, ce qui signifie qu'il peut y avoir des différences entre les réalisations et les prévisions.

Le budget est sincère et certainement pas faux comme vous le dites, je ne peux m'inscrire dans vos propos. »

Raymond Hirtz pour le groupe « Riedisheim partageons nos valeurs » souhaiterait baisser le taux de base des impôts locaux : « Nous savons que les bases augmenteront de 2,2 % (augmentation de l'État) nous avons la possibilité de les baisser. Notre groupe propose un taux de 0,3 % ».

Le rapport d'orientation de 2019 stipule une capacité d'autofinancement de 1 933 786 EUR (en 2018 : 2 010 256 EUR). La dotation de l'État est 1 229 886 EUR (en baisse de 4,2 %). Les recettes réelles de fonctionnement s'élèvent à 11 900 786 EUR et les dépenses à 9 142 000 EUR. L'épargne est de 2 083 786 EUR.

« Nous faisons des économies là où cela est possible : 25 000 EUR sur les photocopies, nous engageons une démarche sur les économies énergétiques... », a expliqué Hubert Nemett. Pour Loïc Richard ce ne sont que des « déclarations générales ».
Projet d'agrandissement du Super U : trois groupes, trois points de vue différents

Pour le groupe majoritaire, le projet est bien réfléchi, il permet de refaire les installations du tennis-club (comprendre le projet d'extension en 10 questions sur le site de la ville : riedisheim.fr).

Le groupe « Riedisheim, partageons nos valeurs » de Raymond Hirtz plaide pour le développement du commerce et pour la pérennisation du tennis- club. « Nous ne sommes pas opposés au projet d'extension du Super U, parce qu'il faut faire quelque chose pour le tennis », estime le leader du groupe.

Loïc Richard a pris la parole au nom du public qui soutient son moratoire : « Stop à l'extension du Super U de Riedisheim ».

« Le public estime que le Super U actuel est suffisant pour la ville et les Riedisheimois souhaiteraient être consultés sur le projet », a exposé l'élu. « Si après consultation, les habitants l'estiment mauvais, il faut l'annuler. S'il doit se faire, il faut renégocier le bail emphytéotique. Mais nous accepterons le résultat après un débat et un référendum citoyen », a conclu le fervent opposant au projet.
« Repoussez le projet jusqu'aux prochaines élections municipales »

Raymond Hirtz est surpris par l'opacité des négociations : « la valeur foncière devrait être doublée par rapport à celle annoncée, 6,2 MEUR ».

Hubert Nemett estime que les Riedisheimois sont un peu perdus avec toutes les fausses informations qui circulent sur le projet : « Les habitants nous les entendons et nous ne sommes pas coupés d'eux ».

Loïc Richard estime que la municipalité donne « la priorité au développement d'un commerce à celui de la santé des enfants ».

Le maire réplique : « Vous exposez un modèle que les responsables du tennis-club ne souhaitent pas voir appliqué ». Loïc Richard enchaîne : « Repoussez le projet jusqu'aux prochaines élections municipales ». Le maire clôt la séance du conseil municipal en demeurant dans la situation actuelle du projet.
A.V.

 

 
 

 

Thur et Doller CIO : Une nouvelle équipe pour informer et orienter

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:22:54

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Thur et Doller CIO
Thur et Doller CIO : Une nouvelle équipe pour informer et orienter
Cinq mois après sa création, la nouvelle structure née de la fusion des centres d'information et d'orientation (CIO) de Guebwiller et Thann a trouvé son rythme de croisière. Une matinée de l'apprentissage aura lieu le 30 mars.

 
Le personnel du nouveau centre d'information et d'orientation de Guebwiller-Thann, qui compte notamment neuf psychologues de l'Éducation nationale-conseillers en orientation.
Voilà déjà cinq mois que le centre d'information et d'orientation (CIO) de Thann a définitivement fermé ses portes et que son personnel a été transféré dans les locaux de celui de Guebwiller au terme d'une fusion qui avait, à l'époque, provoqué bien des grincements de dents du côté thannois.

Cinq mois plus tard, le nouveau CIO de Guebwiller-Thann semble avoir trouvé son rythme de croisière, même si cette restructuration ne fut pas de tout repos au départ : « Du jour au lendemain, nos locaux ont dû accueillir le double de personnes, soit une douzaine en tout, ce qui a nécessité quelques aménagements au niveau des bureaux et espaces de travail », explique Christine Frank.

Aujourd'hui, le CIO installé place du Marché à Guebwiller accueille neuf psychologues de l'Éducation nationale-conseillers en orientation (psyEN-CO), ainsi que deux secrétaires et une directrice. Il dispose d'une salle de documentation en accès libre, d'un espace de consultation informatique, ainsi que de bureaux pour les entretiens individuels. « Le public peut venir se renseigner chez nous pour les études, les filières de formation, les métiers et le monde professionnel. Nous prodiguons aide et conseils pour l'élaboration de projets scolaires et professionnels », ajoute la directrice.

Contrairement aux idées reçues, le public accueilli dans les CIO n'est pas que scolaire : « La majorité est composée de collégiens et lycéens, mais il y a aussi un public adulte, qui vient se renseigner pour une reconversion professionnelle, des formations ou simplement pour discuter d'un projet », poursuit Christine Frank, qui cite également l'accueil des parents d'élèves. Les jeunes non scolarisés représentent 19 % du public fréquentant le CIO (lire encadré) : « En tout, un tiers de notre public est extrascolaire. »

Si l'accueil sur rendez-vous est privilégié (sous forme d'entretiens d'une heure), les PsyEN-CO consacrent une bonne partie de leur emploi du temps à des interventions dans les établissements scolaires, sous forme là encore d'entretiens individuels avec les familles ou d'informations collectives au sein des classes. Un gros travail de prévention et d'accompagnement est également mené envers les jeunes sans qualification (240 jeunes recensés en mars 2018 pour les deux secteurs de Thann et Guebwiller) et les jeunes en risque de décrochage scolaire (50 jeunes signalés).
Matinée de l'apprentissage

Pour les personnes intéressées, le CIO organisera le 30 mars une matinée de l'apprentissage, de 9 h à 12 h, dans ses locaux et à la Cave dîmière. Ouvert à tous, ce rendez-vous permettra aux jeunes, à leur famille, aux adultes, de rencontrer une douzaine de professionnels pour discuter de projets d'orientation ou d'apprentissage.
Stéphane CARDIA

 

 
 

 

Soultz Vie associative : Guy Violini, nouveau président du Souvenir français

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 05:41:46

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Soultz Vie associative
Soultz Vie associative : Guy Violini, nouveau président du Souvenir français
Guy Violini est le nouveau président du Souvenir français. Il a succédé mercredi, à la Halle aux blés, à Jean-Paul Rantz à la tête du comité de Soultz.

 
Jean-Paul Rantz ( 2e à partir de la d.) a passé le flambeau à Guy Violini (de l'autre côté du drapeau), en présence de Jean Klinkert ( à d.), Denis Meyer et Karine Pagliarulo.
Après la démission de Jean-Paul Rantz, la délégation départementale a proposé au président national, Serge Barcellini, de confier la présidence du comité de Soultz à Guy Violini.
« Il est important d'aller dans les classes »

Pour acter cette procédure, Jean-Paul Rantz a transmis le drapeau à Guy Violini, par ailleurs actif au sein du comité national du Hartmannswillerkopf, et auprès des Diables Bleus de Mulhouse pour la chapelle Sicurani.

« Je compte sur l'équipe de Jean-Paul pour poursuivre son oeuvre », a dit le nouveau président, proposant de le nommer président honoraire.

Au cours de la partie statutaire, l'assemblée a fixé à dix le nombre de membres du comité, qui accueille Jean-Pierre Reinprecht et Luigi Rotolo. Le comité se prononcera ultérieurement sur les fonctions du bureau.

Guy Violini a détaillé les projets 2019 : continuer le partenariat avec l'UNC locale, contacter l'école primaire et le collège Beltz, pour parler aux enfants du patrimoine mémoriel du Hartmannswillerkopf.

Les invités ont ensuite remercié Jean-Paul Rantz pour son investissement durant douze années de présidence et félicité Guy Violini pour son élection.

Jean Klinkert, délégué général depuis avril 2018 a annoncé les dates importantes: le Souvenir français commémorera le centenaire du traité de Versailles et le centenaire de la garnison du 152e Régiment d'infanterie à Colmar (en juin). Les assises nationales se tiendront à Mulhouse (27 et 28 septembre), avec remise aux participants de 500 rosiers, dans le cadre de l'opération Rose de la mémoire, dont la marraine sera Michèle Lutz, maire de Mulhouse. Enfin, le congrès départemental aura lieu à Munster (26 octobre). En 2020 sera célébré le 150e anniversaire de la Guerre de 1870. « Victor Hugo s'était opposé au traité de Francfort », a-t-il précisé, dénonçant par ailleurs le saccage de l'Arc de Triomphe l'année dernière. « Le Souvenir Français ne peut pas accepter ce type d'acte. »

« J'ai eu un super-contact avec Jean-Paul Rantz », a déclaré Christian Reinprecht, président de l'OMECAS, annonçant le 60e anniversaire « le 17 mai à la Nef des jouets, lors de l'assemblée générale ». L'OMECAS, qui fédère 36 associations, participera, comme chaque année, à la fête des associations (15 juin).
GSH

 

 
 

 

Soultz-Guebwiller : Les bons résultats des gendarmes

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:13:04

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Arrondissement Les chiffres de l'année 2018
Soultz-Guebwiller : Les bons résultats des gendarmes
Le chef d'escadron Bruno Serain, commandant la compagnie de Soultz-Guebwiller a présenté le bilan chiffré de l'année écoulée aux maires de l'arrondissement, vendredi à Soultz. Le colonel Le Blond, chef du groupement départemental a salué les bons résultats locaux en matière d'élucidation d'affaires.

 
Le commandant de la compagnie Bruno Serain.
Devant une assistance nombreuse où l'on reconnaissait notamment le sous-préfet de Thann-Guebwiller Daniel Mérignargues, les maires et élus des communes de l'arrondissement et les représentants du SDIS, de la Brigade Verte et des polices municipales du secteur, le chef d'escadron Serain, qui commande la compagnie de Soultz-Guebwiller a d'abord tenu à saluer le travail, l'engagement et l'efficacité de ses gendarmes dans les différentes enquêtes marquantes qui ont jalonné l'année écoulée. Un peu plus tôt dans la matinée, plusieurs d'entre eux avaient d'ailleurs été mis à l'honneur en présence du colonel Le Blond, le chef du groupement de gendarmerie départementale du Haut-Rhin (lire ci-contre).

Le commandant de la compagnie qui compte cinq brigades, deux communautés de brigades, une brigade de recherche et deux PSIG pour un total de 192 militaires, est ensuite revenu sur l'année 2018 au travers d'un bilan de l'activité (avec notamment le mouvement des gilets jaunes, les manifestations de lycéens ou encore la visite du secrétaire d'État Sébastien Lecornu à la centrale de Fessenheim) et des chiffres marquants en matière de délinquance et d'accidents sur un secteur allant de la vallée de la Thur au Rhin en passant par Thann, Cernay, Bollwiller, Ensisheim, Guebwiller, Soultz, Rouffach et Blodelsheim.
Cambriolages en hausse

On retiendra en matière de délinquance, une hausse des chiffres de la délinquance générale en 2018 par rapport à 2017 avec 4 227 faits contre 4 077. La délinquance de proximité est quant à elle en baisse avec 1 304 faits en 2018 contre 1 373 l'année précédente mais le chef d'escadron Serain a toutefois noté une hausse du nombre de cambriolages de +11,70 % en 2018 avec 49 faits. En revanche le nombre de vols de véhicules et de deux roues (75 en 2018) est en recul. Le commandant de compagnie a encore mis l'accent sur un nombre de violences physiques en hausse et sur des chiffres d'infractions économiques et financières (escroqueries notamment) qui grimpent fortement.
Plus de morts sur la route

En matière d'accidents de la route, si leur nombre (42) est en baisse tout comme celui des blessés, l'année 2018 a été marquée par une hausse des accidents mortels (6) sur les routes du secteur. Des chiffres qui ont fait réagir le sous-préfet de Thann-Guebwiller lors de sa prise de parole à la fin de cette réunion d'information : « il y a encore trop d'accidents liés à la vitesse et à l'alcool et nous devons tous continués à travailler... ».

Le commandant de compagnie a encore attiré l'attention de la salle sur les 8 018 interventions effectuées en 2018 par ses gendarmes (dont 3 321 de nuit) contre 7 906 en 2017. Il a aussi souligné : « nous vivons dans une société de plus en violente. 63 gendarmes ont été victimes d'outrages et nous avons eu 26 blessés en 2018 ». Concernant les perspectives pour 2019, il a insisté sur les objectifs en matière de recherche de renseignements, de renforcement des liens entre gendarmerie et élus dans le cadre de la politique de sécurité au quotidien, et de prévention pour « apporter de la tranquillité publique à nos concitoyens ». Les dispositifs de « voisins vigilants » et de « participation citoyenne » vont dans ce sens. Ce dernier dispositif a déjà été mis en place à Ensisheim et à Issenheim et devrait également se déployer dans les communes de Moosch, Hirtzfelden et Rouffach.

Le chef d'escadron Serain a encore remercié le maire de Guebwiller et sa ville pour le projet de nouvelle gendarmerie qui a été mené à bien du côté de la rue de l'Abbé-Braun. Les logements devraient quant à eux être livrés dans le courant de l'été tandis qu'une inauguration est prévue pour le 22 mars prochain.
50 % d'affaires résolues

De son côté, le colonel Le Blond a relevé l'efficacité des gendarmes de la compagnie de Soultz-Guebwiller qui en matière de taux d'élucidation (nombre d'affaires résolues) affichent de très bons résultats avec un taux de 50 %, c'est-à-dire dix points de plus que la moyenne nationale.
Jean-Alain HAAN

 

 
 

 

Munster Club Vosgien : Paysages et nature : «notre richesse »

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 05:43:46

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Munster Club Vosgien
Munster Club Vosgien : Paysages et nature : «notre richesse »
Samedi 23 février, énormément de monde à l'Espace culturel St-Grégoire à l'occasion de l'assemblée générale du Club Vosgien présidé par Gérard Heinrich.

 
gerard leser
Étaient présents notamment le maire Pierre Dischinger (qui a dû ensuite s'absenter), Norbert Schickel, président de l'intercommunalité, Pierre Gsell, président de l'office tourisme (qui rappela que « 80 % des touristes viennent pour la randonnée »), ou encore, Jean Klinkert qui a tant fait pour les clubs vosgiens, nos terroirs et paysages ; Alain Ferster, président de la fédération du Club Vosgien (« Vous êtes une association très dynamique et nous avons souvent besoin de vous lorsqu'il s'agit d'émissions TV car chez vous, il y a toujours des choses à voir »), Gérard Leser, président de la société d'histoire du Val et de la Ville de Munster, Lucien Muller et Monique Martin, conseillers départementaux.
5200 heures de travaux effectués, 125 km de sentiers débroussaillés

Après la minute de silence en mémoire des défunts, suivit le rapport (et l'adoption) du procès-verbal de l'assemblée générale par le secrétaire Frédéric Lung qui insista sur la bonne entente qui règne entre le Club Vosgien, l'office national des forêts et le Parc des Ballons. Dans son rapport moral, le président a remercié les équipes pour les travaux de la signalétique, la sécurité, etc, estimant que « 2018 fut une année exceptionnelle », ponctuée de très importants rendez-vous, comme par exemple le festival de la marche nordique (le 10 juin, journée couplée avec les 150 ans de la ligne de chemin de fer Colmar-Munster) ou la visite du préfet au sentier des roches le 13 juillet.

Du rapport d'activité présenté par le vice-président Jean-Marc Pauli, il ressort que 5 200 heures de travaux ont été effectuées, 125 km de sentiers débroussaillés, nettoyés, entretenus et balisés, 145 panneaux posés... Sans oublier le renouvellement de tourniquets ou l'aménagement de l'atelier à Metzeral.
137 jours d'ouverture pour le chalet Erichson

Le chalet Erichson a pu profiter de 137 jours d'ouverture correspondant à une fréquentation de 8 468 personnes, grâce aux 46 bénévoles sur place. « Mais on lance un appel aux éventuels volontaires... ». Gérard Heinrich, présentant le rapport des randonnées 2018, en remplacement du responsable Jacques Boulanger, rappela que 162 ont été effectuées (75 en marche nordique, dont le bel essor a été salué par Marc Breunig, délégué du district V), pour plus de 1000 participants.

Lors de son intervention, Frédéric Lung a évoqué son « souci permanent », l'enfrichement. Pourtant, « nos paysages et la nature sont notre richesse », a-t-il dit, regrettant une nouvelle fois que le Frankental se ferme de plus en plus, le couloir du Falimont également. Heureusement qu'en 2018, le préfet avait autorisé une certaine ouverture sur ce site, mais... ». Il a notamment évoqué la situation au Altmattkopf « investi par les arbrisseaux [...] Chaque année qui, passe, il faut parler de la même chose, car nous avons hérité d'un paysage exceptionnel, ayant toujours encore la réputation d'être la plus belle vallée des Vosges, mais, l'est-elle toujours, puisqu'elle s'enfriche ? Que peut faire le Club Vosgien ? (...) Nous ne pouvons que faire passer le message. C'est par les élus que cela peut trouver une issue... ».

Hommage a été rendu à Stéphane Griech, responsable des cartes « qui s'implique le plus dans leur vente » . «Nous avons en plus créé un nouveau guide paru en 2018 avec 20 balades à la clé... »
En 2019, des travaux au Col de la Schlucht

Le rapport du trésorier Jean-Daniel Chapot, fut approuvé à l'unanimité après que les réviseurs aux comptes eurent demandé quitus à l'assemblée. Au niveau du renouvellement du comité, tous furent réélus: Jacques Boulanger, Jean-Daniel Chapot, Gérard Heinrich, André Kempf, Frédéric Lung.

Côté travaux, sont notamment prévus en 2019 ceux du Col de la Schlucht, des Trois-Fours, de la Martinswand, de la passerelle Dagobert, des sentiers Albert Schweitzer et Gaertlesrain, une réédition des cartes et guides (carte de la vallée de Munster au 1/25e). Au programme également, l'assainissement (chalet Erichson), l'achat d'une table inox à la cuisine (chalet), voire l'extension de celle-ci.

 

 
 

 

Les distinctions
Diplôme d'honneur : Denis Barxell (baliseur), Edouard Edel (baliseur), François Jaegle (baliseur), Juliette Joho (AMN, Animation marche nordique), Raymond Joho (baliseur), André Kempf (baliseur), Jean-Claude Kempf (baliseur), Jean-Paul Martin (comité), Monique Martin (chalet), Claude Syren (guide GRP, guide randonnées pédestres), Elisabeth Zirgel (AMN).

Houx d'argent : Patrick Blondel (AMN), Christian Brobecker (GRP), Sylviane Wernert (GRP), Robert Acker (baliseur), Claude Meyer (comité), Bernard Petitdemange (comité).

Houx d'or : Jean-Martin Bato (baliseur), Jacques Boulanger (comité), Jean-Daniel Chapot (comité), Claude Chapot (chalet), Gérard Heinrich (président), André Baumgart (baliseur), François Meyer (baliseur), Jean-Paul Sihr (baliseur), Michel Wisson (baliseur).

Moniteurs « Marche nordique » : Yasmine Burgy, Patricia Grisorio, Jean-Jacques Koenig, France Sandt, Elisabeth Zirgel.

 

Ribeauvillé insolite Un mystérieux panneau

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:33:23

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Ribeauvillé insolite Un mystérieux panneau
 

 
Le panneau annonçant Beaune, dès l'entrée de Ribeauvillé. Une blague du dimanche qui aura fait parler d'elle. Photo DNA/Maxence Ferrah
Les plus observateurs l'auront peut-être remarqué, dimanche, en venant de Hunawihr par la Route du Vin : un mystérieux panneau « Beaune » a fait son apparition à l'entrée de Ribeauvillé.

Le panneau d'entrée d'agglomération indiquant « Ribeauvillé » était en place, mais le second se trouvait cinq mètres plus loin, au niveau du terre-plein central, sur le même poteau qui contenait l'indication de contournement par la droite. Beaune, ville de 22 300 habitants, se trouve en Côte-d'Or, en Bourgogne-Franche-Comté ! Elle se situe à 45 km au sud de Dijon, et est à 287 km de route de Ribeauvillé !

Mais que faisait alors ce panneau à cet endroit ? Les Ribeauvillois en ont discuté entre eux sur le groupe facebook « Tu Sais Que Tu Viens De Ribeauvillé Si... » où une internaute avait posté une photo en demandant ce que c'était, mais cela est resté un mystère. Contactés, les services techniques indiquent n'avoir pas mis en place ce panneau, et n'étaient pas encore au courant de son existence lundi matin. Il a été retiré dans la soirée de dimanche entre 19 h 30 et 21 h, par un blagueur inconnu.

Le mystère reste entier...

 

 
 

Alsace Tempête Des vents jusqu'à 143 km/h

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:31:17

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Tempête Alsace Des vents

jusqu'à 143 km/h

Les anémomètres qui mesurent la vitesse des vents sont placés à 10 mètres de hauteur. Les stations de mesure quadrillent le territoire alsacien. Ces anémomètres se sont un peu affolés hier, dès 8 h et jusqu'à 17 h, jusqu'à ce que l'Alsace sorte de l'alerte orange aux vents violents. Dans le Haut-Rhin, le record a été atteint au Markstein, sur les hauteurs des Vosges, avec 143 km/h vers 9 h. Dans le Bas-Rhin, on a mesuré 123 km/h à Scheibenhard. D'autres chiffres à la volée : 111 km/h au Champ-du-Feu, 115 km/h à Colmar-Meyenheim, 101 km/h à Strasbourg-Entzheim, 107 km/h à Bâle-Mulhouse, etc.

Aucun record n'a cependant été battu. Pour un mois de mars, celui qui tient toujours est celui du 1er mars 1990, où des vents à 126 km/h, par exemple, avaient été mesurés à Strasbourg-Entzheim. On notera aussi les 118 km/h mesurés à Colmar-Meyenheim le 24 mars 1986.

Les valeurs des vents ont été relativement inhabituelles hier, pour un début de mois de mars, considéré comme le printemps par les météorologues. Ce passage de Freya constitue ainsi le plus fort coup de vent en Alsace depuis le passage d'Eleanor, le 3 janvier 2018. Quelques valeurs mesurées ce jour-ci : 116 km/h à Strasbourg, 127 km/h à Bâle-Mulhouse, et jusqu'à 144 km/h sur les hauteurs, au Champ-du-Feu, et 171 km/h au Markstein, décidément l'un des lieux les plus venteux d'Alsace.

Les dernières rafales importantes ce lundi ont été observées aux alentours de 17 h sur le Sundgau, avec des vents autour de 100 km/h. L'alerte orange a été levée.

Dégâts limités

Les dégâts dus à ces rafales de vent ont été plutôt limités en Alsace : quelques arbres couchés sur les routes à Dahlenheim, vers le col du Grand Ballon et à Saint-Hippolyte, des palissades de chantier plaquées sur des voitures en stationnement à Schiltigheim, navigation du bac de Seltz interrompue, parcs et cimetières fermés, bâche arrachée et envolée à Thanvillé. Dans le Bas-Rhin, les pompiers ont mené 67 interventions depuis 4 h du matin (essentiellement des dégagements de chaussées). Trois interventions ont nécessité l'engagement du GRIMP 67, dont une à Geispolsheim pour la toiture d'une église qui faisait l'objet de travaux de réfection. Un camion s'est quant à lui renversé sur l'A35 à hauteur de Seltz.

 

 
Une circulation alternée a été mise en place le temps de dégager une bâche prise dans un pylône à haute tension à Thanvillé. Photo DNA/Julien Eynard

 

 

 
 

Le frère du terroriste coupable, mais libéré

Publié dans le panorama le Mardi 05 mars 2019 à 06:22:49

© L'alsace, Mardi le 05 Mars 2019
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Le frère du terroriste coupable, mais libéré
 

 
L'occupant du box aurait très bien pu être un « client » ordinaire de la chambre des comparutions immédiates. Un de ceux que les juges qui siègent dans la salle 101 du tribunal de grande instance de Strasbourg voient défiler au gré des audiences.

Onze condamnations, le plus souvent pour des violences, avec quatre ou cinq incarcérations à la clef. Des périodes d'inactivité professionnelle entrecoupées de petits boulots, le RSA. Et, dans la colonne des points positifs, un investissement bénévole au sein d'un club de foot - « les enfants m'adorent ».
« Ses idées, je ne les ai jamais partagées »

Mais voilà, le prévenu jugé ce lundi dans une salle pleine comme un oeuf porte un patronyme qui fait frissonner toute la ville. Il est l'un des grands frères de l'auteur de l'attentat du 11 décembre 2018 qui a fait cinq morts et onze blessés. Depuis ce soir tragique, le nom de Chekatt est devenu son fardeau. Malek songe sérieusement à lancer les démarches auprès de l'état civil : « Plus les choses vont, plus je me dis que c'est une obligation. »

« Cherif, c'était mon frère, j'avais beaucoup d'affection pour lui, avoue l'homme de 38 ans. Ceci dit, ses idées je ne les ai jamais partagées. Parfois ça a été très virulent entre lui et moi à ce propos. »

Celui qui s'appelle toujours Chekatt se dit « de tendance chrétienne » mais ne croit « ni en Jésus ni en Dieu ». Les services de renseignement n'ont détecté chez lui aucun signe de radicalisation.

Pourtant, lui fait remarquer le président Philippe Schneider, il n'a pas cherché à cacher son identité sur Facebook. Et dans les trois messages qu'il a postés vendredi après-midi, il a joué de la comparaison avec l'auteur de l'attentat. « Ce soir, je fais la une de BFM, à 18 h 30 précise (sic) », a-t-il notamment écrit sur son compte public, paraphrasant son frère Cherif avant son équipée meurtrière au marché de Noël.

Et il y a cette photo, prise dans son salon, sur laquelle on distingue cinq armes dont deux kalachnikovs. Toutes étaient factices ; elles ont été saisies lors de la perquisition de son appartement du quartier Bourse à Strasbourg. Le procureur Alexandre Chevrier appuie tout de même sur l'aspect alarmant de la « mise en scène » réalisée par le prévenu.

« Je n'avais aucune velléité, ni jusqu'au-boutiste, ni débutiste (sic), assure Malek Chekatt. Que tout le monde sache que je ne menace personne, que je ne veux m'en prendre à personne. J'ai compris qu'avec ce qui s'est passé, je ne peux plus me permettre le moindre écart. »
« Dans cette affaire, il est surtout le père de »

Ces publications qui semblent insensées, le père de famille les explique assez confusément par un « mal-être » lié à la garde de son fils. Il venait de recevoir une décision de justice l'informant qu'il ne pourrait désormais rencontrer son enfant que dans le cadre de visites médiatisées. « Dans cette affaire, il n'est pas le frère de, il est surtout le père de », souligne son conseil Me Thomas Steinmetz.

« Mais il donne le sentiment d'être capable de passer à l'acte, de basculer dans la violence, s'il sent qu'il n'a rien à perdre », relève le représentant du parquet qui requiert, face au discours « ambigu et contradictoire » du prévenu, une peine de dix-huit mois de prison dont douze ferme.

La défense tente alors de faire tomber la qualification de menaces de mort, au motif que celles-ci ne visaient personne en particulier. Le texte ne l'impose pas, a jugé le tribunal. Reconnu coupable, le prévenu s'est vu infliger douze mois d'emprisonnement dont six ferme. Il a retrouvé la liberté à l'issue de l'audience : les magistrats ont considéré qu'il ne présentait pas de dangerosité réelle de nature à justifier un maintien en détention. Malek Chekatt a toutefois l'obligation de se soigner.
Antoine BONIN