Back to top

PAGE CHUCHOTEMENTS : Ça ne passe toujours pas

Publié dans le panorama le Lundi 04 mars 2019 à 05:34:05

© Dna, Lundi le 04 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

PAGE CHUCHOTEMENTS : Ça ne passe toujours pas
N'en déplaise au président de la République, qui accueillait mardi les élus du Grand Est à l'Élysée, et au président du conseil régional, le récent sondage de l'IFOP évalue à 66 % la proportion d'Alsaciennes et d'Alsaciens qui souhaitent le retour d'une Région Alsace hors du Grand Est. (Dessin Yannick Lefrançois)
 

 
 

 

 
 

 

La ministre Jacqueline Gourault à Guebwiller, Strasbourg et Haguenau ce lundi

Publié dans le panorama le Lundi 04 mars 2019 à 05:37:11

© Dna, Lundi le 04 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Politique
La ministre Jacqueline Gourault à Guebwiller, Strasbourg et Haguenau ce lundi
 

 
Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales est en Alsace ce lundi. Mme Gourault sera à Guebwiller le matin. Elle assistera à un cours bilingue au collège Mathias-Grunewald puis échangera avec des enseignants et des élèves.

La ministre se rendra ensuite à Strasbourg, pour un déjeuner républicain à la préfecture du Bas-Rhin. Puis, dans l'après-midi, elle sera au pont de Gambsheim, pour un temps d'échange avec des maires du secteur, au sujet de la coopération transfrontalière. Après la visite de ce pont, qui a récemment fait l'objet de travaux, elle se rendra à l'hôtel de ville de Haguenau pour parler coopération transfrontalière.

 

 
 

 

Quatzenheim Profanation « Le ras-le-bol doit devenir l'expression de tous »

Publié dans le panorama le Lundi 04 mars 2019 à 06:01:52

© L'alsace, Lundi le 04 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Quatzenheim Profanation « Le ras-le-bol doit devenir l'expression de tous »
 

 
Quelque 500 personnes ont pris part au rassemblement d'hier dimanche. Photo DNA/Cédric Joubert
Quelque 500 personnes ont pris part hier à la cérémonie coorganisée par la municipalité de Quatzenheim et le consistoire israélite du Bas-Rhin, deux semaines bientôt après la découverte de la profanation du cimetière juif de la commune (L'Alsace du 20 février dernier). Cette forte affluence n'a pas permis à toutes les personnes présentes d'entrer dans l'enceinte du cimetière, dont les tombes souillées ont été nettoyées mercredi. Plusieurs représentants des communautés religieuses avaient fait le déplacement, de même que de nombreux élus locaux, dont les présidents des deux conseils départementaux alsaciens, Frédéric Bierry et Brigitte Klinkert. Tous ont été accueillis par le maire de Quatzenheim, Christian Libert.
« Passons aux actes, parfois les motsne suffisent pas »

« À la fin, nous ne nous rappellerons pas les mots de nos ennemis, mais le silence de nos amis ». C'est par cette citation de Martin Luther King, que Sophie Bachschmitt, habitante de Quatzenheim, a tout d'abord invité l'assemblée à interpréter le chant « Écoute Israël, l'Éternel est notre Dieu ». « Notre trésor commun est la dignité humaine, que nous devons défendre à chaque instant avec toute notre énergie par le dialogue, que nous soyons croyant ou non », a ensuite souligné la députée de la 4e circonscription du Bas-Rhin, Martine Wonner. « Si plus aucun discours n'est de nature à rassurer les juifs de France, il nous reste pourtant notre histoire pour nous donner des ailes, a enchaîné le grand rabbin de Strasbourg, Abravam Weill. Notre histoire commune nous invite à ne pas utiliser les mêmes armes que nos ennemis. Nous ne haïssons personne, même pas ceux qui nous haïssent ». Et celui-ci d'ajouter, à l'adresse des « zélotes de la haine » : « Vous ne nous faites pas peur. Vous perdez votre temps. Notre histoire est inscrite dans l'ADN et dans le paysage de chaque village alsacien. Aucune de vos actions n'effacera notre présence et notre engagement plus que millénaire. Non, la France ne vous appartient pas. Elle exècre ce que vous incarnez et les valeurs au nom desquelles vous agissez. Non, vous ne parviendrez pas à ternir notre joie de vivre et notre fierté d'appartenir à cette République ».

Enfin, évoquant les modestes rassemblements survenus ces derniers jours place de la République et place du Château à Strasbourg, le grand rabbin a eu ces mots : « Le ras-le-bol doit devenir l'expression de tous ». Des enfants de Quatzenheim ont ensuite lu des textes de Simone Veil et de l'écrivain franco-suisse Arthur Dreyfus, puis un jeune membre des Éclaireurs israélites de France et une représentante de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) ont également pris la parole. « Je veux croire à ce sursaut citoyen. Passons aux actes, parfois les mots ne suffisent pas », a martelé cette dernière. La cérémonie s'est achevée par la récitation de la prière du kaddish.
Eva KNIERIEMEN

 

 
 

Quatzenheim Rassemblement devant le cimetière israélite : Solidaires contre la haine

Publié dans le panorama le Lundi 04 mars 2019 à 05:35:10

© Dna, Lundi le 04 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Quatzenheim Rassemblement devant le cimetière israélite
Quatzenheim Rassemblement devant le cimetière israélite : Solidaires contre la haine
Hier, villageois, élus de Quatzenheim et de toute l'Alsace sont venus témoigner leur solidarité avec la communauté juive. L'interprétation de la Marseillaise a clos la série de discours très applaudis.

 
Rassemblement au cimetière juif profané récemment.
Organisée par la municipalité de Quatzenheim et le consistoire israélite du Bas-Rhin, la cérémonie de solidarité avec la communauté juive, très émouvante, a vu la participation de nombreux élus, dont les présidents des conseil départementaux, et représentants des communautés religieuses, tous salués par le maire Christian Libert.

« Notre trésor commun est la dignité humaine que nous devons défendre à chaque instant avec toute notre énergie par le dialogue, que nous soyons croyant ou non », a souligné la députée Martine Wonner.

« Si plus aucun discours n'est de nature à rassurer les juifs de France, il nous reste pourtant notre histoire pour nous donner des ailes », a déclaré le grand rabbin de Strasbourg Abraham Weill. « Notre histoire commune qui nous invite à ne pas utiliser les mêmes armes que nos ennemis. Nous ne haïssons personne même pas ceux qui nous haïssent. » Et à l'adresse des « zélotes de la haine » : « Vous ne nous faites pas peur. Vous perdez votre temps. Notre histoire est inscrite dans l'ADN et dans le paysage de chaque village alsacien. Aucune de vos actions n'effacera notre présence et notre engagement plus que millénaire... Non, la France ne vous appartient pas. Elle exècre ce que vous incarnez et les valeurs au nom desquelles vous agissez.» Et en évoquant la faible mobilisation, selon lui, des derniers rassemblements place de la République et place du Château à Strasbourg : « Le ras-le-bol doit devenir l'expression de tous. »

Par ailleurs, les enfants de Quatzenheim ont lu des textes de Simone Veil et de l'écrivain franc-suisse Arthur Dreyfus. Un jeune du groupe des éclaireurs israélite de France et une représentante des étudiants juifs de France ont également pris la parole : « Je veux croire à ce sursaut citoyen. Passons à des actes, parfois les mots ne suffisent pas », a martelé la dernière.

Il n'y avait de loin pas la place pour que tout le monde puisse ensuite accéder au cimetière où les tombes profanées ont été nettoyées mercredi dernier.

Là, un psaume et le kaddish ont été récités en hébreu, incluant les noms des camps d'extermination qui rappellent les heures les plus sombres de l'Histoire.
Eva KNIERIEMEN voir également le diaporama et la vidéo sur dna.fr

voir également le diaporama et la vidéo sur dna.fr

 
 

 

L'édito de l'Alsace De l'intérêt du vote blanc

Publié dans le panorama le Lundi 04 mars 2019 à 06:15:29

© L'alsace, Lundi le 04 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
L'édito de l'Alsace De l'intérêt du vote blanc
 

 
Laurent Bodin

Au même titre que le référendum d'initiative populaire, la reconnaissance du vote blanc dans la loi électorale est un sujet qui revient régulièrement dans les revendications des gilets jaunes. La question est d'autant moins taboue dans le grand débat voulu par l'exécutif que le président de la République, Emmanuel Macron, comme le Premier ministre, Édouard Philippe, reconnaissent qu'une demande existe et qu'elle doit être prise en compte. Attention, cependant, à ne pas inventer un gadget dans le seul but de satisfaire la demande de ces Français qui ne se retrouvent pas dans l'offre électorale proposée, notamment à chaque second tour de scrutin. Une élection n'est en effet pas un marché, fût-il idéologique.

Le vote blanc, pour quoi faire ? Telle est la question essentielle de ce débat qui, lui, ne l'est pas. Le vote blanc n'est, en effet, pas majoritaire en France, loin s'en faut. Il est même limité à une dizaine de pourcents en moyenne. Sa prise en compte n'a un intérêt réel que s'il influe sur le résultat. Sinon, il n'a qu'une valeur de symbole. Important peut-être, mais pas vital.

La question principale est de savoir pourquoi un non-choix devrait être considéré comme un... choix. En quoi la prise en compte du vote blanc changerait-elle la donne d'un scrutin en légitimant, ou pas, le vainqueur de l'élection ? Cette conception de la démocratie est plus compréhensible lorsque le vote est obligatoire, ce qui n'est pas le cas en France. Considérer que l'absence de majorité est un motif légitime d'invalidation d'une élection tendrait à paralyser tout le système électoral en accordant une prime à la contestation. Étonnamment, ce sont les petits partis, les premiers à souffrir d'une éventuelle prise en considération du vote blanc, qui sont les plus actifs à demander sa prise en compte.

Comme il est peu probable que le grand débat, qui n'exclut pas le fonctionnement des institutions, débouche sur l'obligation faite aux citoyens de participer aux élections, il serait surprenant que la reconnaissance du vote blanc dépasse le stade symbolique.

Sinon, l'exécutif prendrait le risque d'ouvrir la boîte de Pandore qu'est la réforme des institutions dans son ensemble. Emmanuel Macron a, pour l'heure, d'autres chats à fouetter que de s'attaquer aux fondements d'une Ve République imparfaite mais gage de stabilité.

 

 
 

Vote blanc : à quoi servirait la reconnaissance ?

Publié dans le panorama le Lundi 04 mars 2019 à 05:31:03

© Dna, Lundi le 04 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Politique Grand débat
Vote blanc : à quoi servirait la reconnaissance ?
Le débat n'est pas nouveau mais il a pris du poids avec la crise des gilets jaunes et la défiance vis-à-vis des politiques : la reconnaissance du vote blanc. Emmanuel Macron l'a inscrit comme l'un des thèmes du Grand débat.
 

 
Le 7 mai 2017, lors du second tour de la présidentielle, trois millions de Français ont voté blanc et un million a rendu son bulletin nul. Douze millions d'électeurs inscrits (*) se sont abstenus (25,44 %), soit plus que le nombre de voix recueilli par Marine Le Pen (un peu plus de 10 millions). Le vote blanc progresse élection après élection. La question d'une reconnaissance autre que symbolique se pose.
Un débat qui avance

Dans son allocution télévisée du 10 décembre, Emmanuel Macron s'est dit ouvert au débat sur la prise en compte du vote blanc. Le Premier ministre, le 31 janvier lors d'un dialogue avec des jeunes à Juvisy, a reconnu que le vote blanc était une vraie demande. Sur la plateforme du Grand débat, les contributions sont nombreuses et vont souvent dans le même sens : oui à la reconnaissance du vote blanc.

Sur Change.org une pétition en ligne recueille encore des signatures : actuellement 289 000.
Que dit la loi actuelle ?

La loi du 12 février 2014 visant à reconnaître le vote blanc aux élections a conduit à ce que les bulletins blancs et nuls ne soient plus mélangés : ils sont comptabilisés de façon séparée. Ils n'entrent pas en compte dans les suffrages exprimés mais les résultats des scrutins les mentionnent.
Ce qui changerait

Emmanuel Macron a été élu avec 66 % des suffrages. Avec la prise en compte du vote blanc, son score serait tombé à 60 % et celui de Marine Le Pen à 31 %. Cela reste très haut. En revanche, en 2012, François Hollande aurait été élu avec 48,63 % des voix en prenant en compte les blancs et les nuls (la distinction entre les deux n'existait pas à l'époque) et Jacques Chirac aurait gagné en 1995 avec 49,5 % des voix.

Pour les législatives de 2017, certains députés élus en duel n'auraient pas passé la barre des 50 %.

C'est le cas de Manuel Valls (divers gauche, Essonne), d'Aurélien Pradié (LR, Lot), de Louis Aliot (FN, Pyrénées-Orientales), Adrien Quatennens (Nord, La France insoumise). Cela dit, la loi stipule que dans ces scrutins majoritaires uninominaux, au second tour, le candidat arrivé en tête est élu.

Il est possible qu'un débat sur la légitimité des élus à moins de 50 % des voix soit ouvert. Car si la reconnaissance du vote blanc ne consiste qu'à le comptabiliser dans les suffrages exprimés, cela ne changera pas grand-chose. En revanche, s'il s'agit d'ouvrir la possibilité d'invalider une élection ou d'empêcher une majorité absolue, c'est le système électoral qu'il conviendra de modifier.
Que disentles politiques ?

La mesure ne figurait pas au programme des trois premiers à l'élection présidentielle : Emmanuel Macron, Marine Le Pen et François Fillon. Elle était dans la plupart des autres programmes. Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) y est favorable mais avec le vote obligatoire comme contrepartie. Benoit Hamon y est très favorable et plaide même qu'un nouveau scrutin soit organisé s'il est majoritaire. Même chose pour Nicolas Dupont-Aignan qui ne souhaite pas que dans ce cas-là les candidats battus puissent se représenter.
Nathalie MAURET

(*) Le Centre d'études de la vie politique (Cevipof) estime à 14 % le seuil d'abstention incompressible en France. À noter aussi que la forte abstention dans les DOM-COM (46,5 % en 2017) relève le taux par rapport à beaucoup de nos voisins.

 

 
 

 

Au Salon de l'agriculture, les paysans ont cultivé leur image

Publié dans le panorama le Lundi 04 mars 2019 à 06:21:25

© L'alsace, Lundi le 04 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Au Salon de l'agriculture,

les paysans ont cultivé leur image
 

 
Les Charolaises frisées ont été les vedettes du Salonde l'agriculture. Photo Bertrand GUAY - AFP

L'édition 2019 du Salon a été marquée par une volonté des agriculteurs d'expliquer leur métier afin de lutter contre la désaffection qui vise non pas les paysans eux-mêmes, mais l'agriculture et principalement ses modes de production. La fréquentation du rendez-vous annuel de Paris a baissé pour cause de beau temps : entre 630 000 et 640 000 personnes se sont déplacées en 2019 contre 672 000 l'an dernier.

Pédagogie contre« agri-bashing »

« Depuis quelque temps, pour répondre aux différentes critiques du monde agricole, il y a cette volonté d'expliquer ce qu'on fait, ce qui se passe sur l'exploitation », explique Kevin Moity, vice-président du groupe Franceagritwittos, qui compte 200 participants sur le réseau Twitter. La palme revient à l'Odyssée végétale, qui proposait un « Landscape game », inspiré des populaires « escape game » : les visiteurs devaient résoudre des énigmes dans trois salles, en découvrant les méthodes de travail des paysans et leurs outils innovants.

Un climat apaisé

« C'est un salon qui a été hyper calme, il n'y quasiment pas eu de manifestation », assure Arnaud Lemoine, porte-parole du salon. Des opposants à l'agriculture industrielle sont bien venus pour un petit rassemblement devant le stand de la FNSEA, mais ils étaient au nombre de quatre.

Lors de la journée inaugurale marquée par la visite d'Emmanuel Macron, les autorités craignaient l'irruption de « gilets jaunes », mais il n'en a rien été ou presque. Du côté des agriculteurs, l'absence de crise sanitaire majeure a contribué à calmer les esprits, la peste porcine africaine restant jusqu'à nouvel ordre au stade de la latence.

Recyclage des bouses

La Banque alimentaire, qui fait des « ramasses » quotidiennes de produits frais invendus ou excédents durant le Salon, table cette année sur près de cinq tonnes de produits frais distribués à des associations, contre 3,5 tonnes l'an passé.

Sur les quelque 600 tonnes d'effluents animaux produits pendant le Salon, grâce à un accord avec GRT Gaz permettant la méthanisation de 250 tonnes de bouses, les girafes du parc animalier de Thoiry devraient pouvoir se chauffer pendant un an. Le reste des bouses repart dans le circuit agricole traditionnel.

Visites : comme uneannée de présidentielle

La plus grande ferme de France a reçu 57 visites officielles : « Ça correspond à une année de présidentielle », selon Arnaud Lemoine. Les visites ministérielles ont été nombreuses, comme celles de délégations de partis politiques, presque tous représentés.

 

 

 
 

AUTOMOBILE Le nom de la voiture de l'année dévoilé ce lundi

Publié dans le panorama le Lundi 04 mars 2019 à 06:31:08

AUTOMOBILE Le nom de la voiture de l'année dévoilé ce lundi

Pdf pas disponible

C’est, dans l’automobile, le plus ancien et le plus prestigieux prix décerné en Europe. Le trophée Car of the Year (Voiture de l’année) existe depuis 1964. Il est remis chaque année à la veille des journées presse du Salon automobile international de Genève. L’édition 2019 compte sept finalistes avec, par ordre alphabétique, la Renault Alpine A110, le Citroën C5 Aircross, la Ford Focus, la Jaguar I-Pace, la Kia Ceed, la Mercedes-Benz A-Class et la Peugeot 508. Ils sont très différents en termes de positionnement et de segment ce qui rend tout pronostic fort aléatoire.

Après une présélection de soixante modèles et une première semaine d’essais (le Tannistest au Danemark) en octobre 2018, suivies de tests individuels, le jury s’est réuni fin février 2019 au Centre d’essais et de recherche automobile de Mortefontaine CERAM, près de Paris, pour une nouvelle série de tests sur le circuit du site et sur les routes environnantes. Puis les constructeurs ont eu droit à un grand oral. A charge pour eux d’expliquer l’esprit, les points forts et les mérites de leur modèle.

Encore vingt-cinq points à attribuer par membre du jury

Ce lundi 4 mars, à partir de 15 h, Frank Janssen, président du Jury et journaliste automobile du magazine allemand Stern, présentera l’ultime tour de scrutin lors d’une cérémonie réservée aux journalistes accrédités. Celle-ci pourra être suivie en direct par le grand public sur le site Internet du Salon de Genève (www.gims.swiss.fr) et sur www.caroftheyear.org, ainsi que sur la page Facebook #GimsSwiss. Les membres du jury devront encore attribuer 25 points, répartis sur au moins cinq des sept modèles.

Car of the Year (COTY) est organisé par sept grands magazines européens : Auto en Italie, Autocar au Royaume-Uni, Autopista en Espagne, Autovisie aux Pays-Bas, L’Automobile Magazine en France, Stern en Allemagne et Vi Bilägare en Suède. Ce sont les soixante meilleurs reporters venant de vingt-trois pays du monde automobile en Europe qui élisent le vainqueur. Chaque année, la cérémonie à l’issue de laquelle le nom du lauréat est proclamé a des allures d’Eurovision lorsque les journalistes se succèdent pour attribuer leurs points aux finalistes, le classement évoluant en direct.

Gilets jaunes : le lanceur de balles encore mis en cause

Publié dans le panorama le Lundi 04 mars 2019 à 06:23:20

© L'alsace, Lundi le 04 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Gilets jaunes : le lanceur de balles encore mis en cause
 

 
Les manifestations des gilets jaunes, samedi, ont de nouveau entraîné l'usage de lanceur de balles de défense (LBD). En marge du défilé parisien, un homme a été touché au visage. Le blessé, âgé de 41 ans et possiblement étranger à la manifestation, a été transporté samedi à l'hôpital la Pitié-Salpêtrière où il a subi plusieurs points de suture. Une enquête a été confiée par le parquet à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).
Christophe Chalençon candidat aux européennes

Samedi, il « y a eu quatre tirs de LBD seulement lors de l'acte 16 des gilets jaunes », selon le préfet de police de Paris, Michel Delpuech qui rappelle : « Les forces de l'ordre ont absolument besoin du LBD en raison du contexte de violences et d'émeutes urbaines ». 38 personnes ont été interpellées dans la capitale.

À Bordeaux, le député de la France insoumise Loïc Prud'homme affirme avoir été frappé par des policiers à coups de matraque, bien qu'il ait décliné sa qualité de parlementaire. Des actes qui seraient intervenus au moment où il quittait la manifestation des gilets jaunes dans la cité bordelaise. Le député de Gironde a signalé les faits à l'IGPN et « demande que le préfet de Gironde soit relevé de ses fonctions ».

Dans un communiqué, le gilet jaune Christophe Chalençon a annoncé son intention de lancer une liste aux européennes, « sous laquelle nous invitons à se ranger toutes les énergies désireuses de restaurer l'unité et la grandeur de notre peuple », écrit le Vauclusien. La liste devrait s'appeler « Évolution citoyenne ».

 

 
 

Education « L'élévation du niveau et la justice sociale sont liées »

Publié dans le panorama le Lundi 04 mars 2019 à 06:17:37

© L'alsace, Lundi le 04 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Education « L'élévation du niveau et la justice sociale sont liées »
 

 
Jean-Michel Blanquer : « Le drapeau doit être un sujet d'unité plus qu'un sujet de débat ». Photo Ludovic MARIN
Des drapeaux tricolores dans toutes les salles de classe. Qu'est-ce que cela va changer dans la vie des élèves ?
Il s'agit du drapeau français et du drapeau européen. Cette question revient sans cesse alors que je ne vois pas pourquoi ce drapeau poserait un problème particulier en France ! Dans tous les pays, le fait de bien connaître et respecter les emblèmes nationaux ne provoque aucun débat. Il ne s'agit pas d'un point de vue de gauche ou de droite, mais de l'éducation civique de tous nos enfants, de leur donner les éléments de base sur l'attachement à leur pays. Ne pas le faire comporte des risques en matière d'unité nationale, de civisme. De plus, laisser le drapeau à un seul camp politique constituerait une erreur majeure. Le drapeau doit être un sujet d'unité plus qu'un sujet de débat.
Parmi les valeurs de la République, figure l'égalité. Or deux tiers des enfants de cadres obtiennent un bac général contre un tiers des enfants d'ouvriers. Que vous inspirent ces chiffres ?

Cela montre que nous devons faire évoluer notre système. Il faut combattre les inégalités sociales dès les premières années de la scolarité. D'où l'importance que j'accorde à l'apprentissage des savoirs fondamentaux, à la maîtrise de la langue écrite et orale. La division par deux des classes de CP et de CE1 en REP et REP + a été de ce point de vue une des mesures sociales les plus importantes de ces dernières décennies. Elle s'accompagne de pratiques pédagogiques pour vérifier les acquis tout au long de l'école primaire. D'autres mesures vont dans ce sens, en particulier l'instruction obligatoire à partir de trois ans. L'élévation générale du niveau et la justice sociale sont liées.
Justement, cette mesure peut-elle corriger la donne avec 30 élèves par classe ?

Il est en effet souhaitable d'avoir des classes moins chargées pour les petits. La création de postes en primaire et la baisse de la démographie va nous permettre d'améliorer le taux d'encadrement. Nous voulons mettre l'accent sur l'école maternelle, porte d'entrée de l'école de la confiance. La formation continue sera aussi plus riche pour les professeurs en maternelle et les activités artistiques et culturelles devraient se développer grâce à des partenariats avec les collectivités.
Autre réforme, celle du lycée. Les plus petits établissements ne peuvent pas proposer toutes les spécialités. Faut-il s'interroger sur une taille critique ?

On peut parler de taille critique, mais il est important de maintenir les lycées en milieu rural. Quand il y a moins de spécialités, cela peut être compensé par d'autres qualités par exemple le taux d'encadrement.
Si la spécialité souhaitée n'est pas proposée dans le lycée de secteur, comment cela se passe pour l'élève ?

Il y avait davantage de lycées qui n'avaient pas les 3 voies que de lycées qui n'ont pas les 7 spécialités. Celles-ci sont implantées dans 92 % des lycées de France. Cette réforme ne constitue pas une régression, mais bien au contraire un enrichissement... Presque tous les élèves auront le choix entre une vingtaine de combinaisons de spécialités, et une quinzaine au moins pour les plus petits lycées ruraux. On peut toujours penser que cet enrichissement n'est pas encore suffisant, mais globalement, cette réforme apporte des progrès gigantesques, davantage de combinaisons et des nouveautés comme les sciences informatiques et numériques implantées dans plus de la moitié des établissements. Cela permet aux élèves de choisir davantage selon leurs goûts et de plus approfondir.
Mais si la spécialité n'existe pas sur place ? On évoque des cours en vidéo...

Quand deux lycées sont proches, ils peuvent partager la spécialité. Les rectorats ont travaillé à une cohérence des offres sur un bassin scolaire. La vidéo reste un cas très particulier.
Recueilli par Muriel FLORIN

 

 
 

Éducation Entretien : « L'élévation du niveau et la justice sociale sont liées »

Publié dans le panorama le Lundi 04 mars 2019 à 05:32:13

© Dna, Lundi le 04 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Éducation Entretien
Éducation Entretien : « L'élévation du niveau et la justice sociale sont liées »
Drapeau à l'école, maternelle, lycée : Jean-Michel Blanquer défend ses réformes, menées tambour battant et explique sa stratégie pour réduire les inégalités sociales devant les cursus.

 
Jean-Michel Blanquer : « Le drapeau doit être un sujet d'unité plus qu'un sujet de débat ».
Des drapeaux tricolores dans toutes les salles de classe. Qu'est-ce que cela va changer dans la vie des élèves ?
Il s'agit du drapeau français et du drapeau européen. Cette question revient sans cesse alors que je ne vois pas pourquoi ce drapeau poserait un problème particulier en France ! Dans tous les pays, le fait de bien connaître et respecter les emblèmes nationaux ne provoque aucun débat. Il ne s'agit pas d'un point de vue de gauche ou de droite, mais de l'éducation civique de tous nos enfants, de leur donner les éléments de base sur l'attachement à leur pays. Ne pas le faire comporte des risques en matière d'unité nationale, de civisme. De plus, laisser le drapeau à un seul camp politique constituerait une erreur majeure. Le drapeau doit être un sujet d'unité plus qu'un sujet de débat.
Parmi les valeurs de la République, figure l'égalité. Or deux tiers des enfants de cadres obtiennent un bac général contre un tiers des enfants d'ouvriers. Que vous inspirent ces chiffres ?

Cela montre que nous devons faire évoluer notre système. Il faut combattre les inégalités sociales dès les premières années de la scolarité. D'où l'importance que j'accorde à l'apprentissage des savoirs fondamentaux, à la maîtrise de la langue écrite et orale. La division par deux des classes de CP et de CE1 en REP et REP + a été de ce point de vue une des mesures sociales les plus importantes de ces dernières décennies. Elle s'accompagne de pratiques pédagogiques pour vérifier les acquis tout au long de l'école primaire. D'autres mesures vont dans ce sens, en particulier l'instruction obligatoire à partir de trois ans. L'élévation générale du niveau et la justice sociale sont liées.
Justement, cette mesure peut-elle corriger la donne avec 30 élèves par classe ?

Il est en effet souhaitable d'avoir des classes moins chargées pour les petits. La création de postes en primaire et la baisse de la démographie va nous permettre d'améliorer le taux d'encadrement. Nous voulons mettre l'accent sur l'école maternelle, porte d'entrée de l'école de la confiance. La formation continue sera aussi plus riche pour les professeurs en maternelle et les activités artistiques et culturelles devraient se développer grâce à des partenariats avec les collectivités.
Autre réforme, celle du lycée. Les plus petits établissements ne peuvent pas proposer toutes les spécialités. Faut-il s'interroger sur une taille critique ?

On peut parler de taille critique, mais il est important de maintenir les lycées en milieu rural. Quand il y a moins de spécialités, cela peut être compensé par d'autres qualités par exemple le taux d'encadrement.
Si la spécialité souhaitée n'est pas proposée dans le lycée de secteur, comment cela se passe pour l'élève ?

Il y avait davantage de lycées qui n'avaient pas les 3 voies que de lycées qui n'ont pas les 7 spécialités. Celles-ci sont implantées dans 92 % des lycées de France. Cette réforme ne constitue pas une régression, mais bien au contraire un enrichissement... Presque tous les élèves auront le choix entre une vingtaine de combinaisons de spécialités, et une quinzaine au moins pour les plus petits lycées ruraux. On peut toujours penser que cet enrichissement n'est pas encore suffisant, mais globalement, cette réforme apporte des progrès gigantesques, davantage de combinaisons et des nouveautés comme les sciences informatiques et numériques implantées dans plus de la moitié des établissements. Cela permet aux élèves de choisir davantage selon leurs goûts et de plus approfondir.
Mais si la spécialité n'existe pas sur place ? On évoque des cours en vidéo...

Quand deux lycées sont proches, ils peuvent partager la spécialité. Les rectorats ont travaillé à une cohérence des offres sur un bassin scolaire. La vidéo reste un cas très particulier.
Recueilli par Muriel FLORIN

 

 
 

 

Strasbourg Manifestation devant le consultat général d'Algérie

Publié dans le panorama le Lundi 04 mars 2019 à 06:04:42

© L'alsace, Lundi le 04 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Strasbourg Manifestation devant le consultat général d'Algérie
 

 

Quelque 400 personnes ont manifesté hier après-midi à Strasbourg, devant le consulat général d'Algérie, afin de dénoncer la perspective d'un cinquième mandat présidentiel pour Abdelaziz Bouteflika. « Non au mandat de la honte », « Rendez-nous notre Algérie », indiquaient certaines des pancartes brandies par la foule, au milieu de drapeaux vert et blanc.

Un important dispositif policier a été déployé aux abords du consulat, mais le rassemblement s'est déroulé sans incident, les manifestants prenant soin de rester sur le terre-plein central afin de ne pas perturber la circulation.
A.B.

 

 
 

Bouteflika est candidat , la rue gronde à Alger et en France

Publié dans le panorama le Lundi 04 mars 2019 à 06:05:43

© L'alsace, Lundi le 04 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Bouteflika est candidat , la rue gronde à Alger et en France
 

 
La manifestation contre le cinquième mandat du président Bouteflika a réuni toutes les générations d'Algériens de France et plusieurs centaines de femmes sur la place de la République à Paris. Photo Jacques DEMARTHON / AFP
En quelques minutes, la place de la République à Paris s'est couverte de drapeaux aux couleurs de l'Algérie, vert et blanc avec une étoile et un croissant rouge. Plus de 6 000 Algériens et Franco-Algériens se sont rassemblés dans le calme pour s'opposer à un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika. Ils étaient aussi un millier à Marseille, ville historique de l'immigration algérienne, et quelques centaines samedi à Lyon.
« La jeunesse algérienne est désespérée »

« Le peuple algérien est en colère et debout pour refuser une nouvelle humiliation. Bouteflika doit renoncer à être candidat. On ne l'a pas vu pendant toute la durée de son quatrième mandat. Comment un mort vivant peut-il prétendre gérer un pays de 42 millions d'habitants ? », déplore Karim, 42 ans.

Assia, 65 ans, avoue avoir pleuré en voyant les images des centaines de milliers d'Algériens qui manifestent partout en Algérie. « Trop c'est trop. J'espère que ça va changer, surtout pour la jeunesse algérienne qui est désespérée », lance la sexagénaire. Après avoir voté pour Bouteflika en 1999, elle a déchanté, ce qui l'a conduit ensuite à voter blanc et à s'abstenir.

Hadija, une Parisienne de 65 ans, ne se souvient pas d'avoir vu en France une manifestation algérienne aussi importante depuis les rassemblements organisés contre les islamistes pendant la décennie noire.

La foule réunie à Paris et surtout l'ampleur du mouvement de protestation en Algérie font naître un immense espoir chez les Algériens des deux côtés de la Méditerranée.

« Rien ne pourra plus arrêter ces jeunes qui crient leur ras-le-bol. La prise de conscience est collective et profonde. C'est la fin pour le FLN et le régime », pronostique Abdelkader, un retraité de 75 ans de passage en France. Cet ancien fonctionnaire d'Oran est très sévère avec le pouvoir à Alger : « L'entourage de Bouteflika utilise le sigle du FLN pour se remplir les poches en dilapidant l'argent du pétrole ». Dans la manifestation, plusieurs banderoles dénoncent un système mafieux.

« Les réseaux sociaux ont joué un grand rôle dans la mobilisation populaire », explique Anouar, un Algérien de 29 ans qui vit à Blida. Comme d'autres, il demande à Emmanuel Macron de choisir son camp. « En manifestant à Paris, on espère faire pression sur la France pour qu'elle lâche Bouteflika », explique-t-il.
« Les jeunes ne veulent plus être des assistés »

«Ils n'ont pas encore de remplaçant car ils ne s'attendaient pas à ces manifestations », avance Yacine, un Algérien de 26 ans qui étudie à Paris.

D'autres sont très inquiets, comme Assia. La sexagénaire a peur de revivre les années noires et son visage s'assombrit lorsqu'elle évoque l'après-Bouteflika.

Pour Bouchra, une jeune chercheuse algérienne de 30 ans qui vit en France et croit à une transition pacifique, « les jeunes Algériens ne veulent plus d'un État providence. Ils en ont marre d'être des assistés ».

Cette experte en conflits internationaux s'amuse des slogans repris à Paris. « En Algérie, la contestation a commencé dans les stades de foot car les Algériens n'ont pas le droit de manifester depuis 2001. Les slogans scandés aujourd'hui par les intellectuels ont été imaginés par les adolescents. Ce sont eux qui nous donnent une leçon de démocratie ».
Luc CHAILLOT

 

 
 

Menaces sur Facebook : Malek Chekatt jugé ce lundi

Publié dans le panorama le Lundi 04 mars 2019 à 06:13:10

© L'alsace, Lundi le 04 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Menaces sur Facebook : Malek Chekatt jugé ce lundi
 

 
Après un peu moins de 48 heures de garde à vue, Malek Chekatt a été déféré dimanche en fin de matinée devant le magistrat de permanence du parquet de Strasbourg. Il a été placé en détention provisoire en attendant d'être jugé par le tribunal correctionnel, ce lundi à 14 heures, à l'audience des comparutions immédiates.

L'homme âgé de 38 ans, frère de Cherif Chekatt, l'auteur de l'attentat qui a fait cinq morts et onze blessés le 11 décembre 2018 à Strasbourg, devra répondre de menaces de mort en récidive légale, suite à une condamnation prononcée en 2015 pour des faits similaires mais qui ne s'inscrivaient pas dans un contexte terroriste.
Plusieurs incarcérations

Le 1er mars en début d'après-midi, Malek Chekatt avait semé un vent de panique en postant sur son compte Facebook plusieurs messages faisant craindre un passage à l'acte violent. Il avait notamment écrit qu'il allait faire « la Une de BFM, à 18 h 30 précise (sic) », et publié une photo de canapé sur lequel étaient posées des armes à feu, dont deux kalachnikovs. Suite au déclenchement de l'état d'alerte terroriste, des policiers s'étaient déployés aux abords des sites sensibles de la ville.

Lors de sa garde à vue, le frère de Cherif Chekatt a invoqué un « mal-être » en lien avec l'attentat du marché de Noël. Il a insisté sur ses difficultés relationnelles avec son fils.

Déjà condamné à une dizaine de reprises par le passé pour des faits de droit commun, il a connu plusieurs périodes d'incarcération.
A.B.

 

 
 

Massif vosgien : Quelle place pour le loup ?

Publié dans le panorama le Lundi 04 mars 2019 à 05:33:08

© Dna, Lundi le 04 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Massif vosgien
Massif vosgien : Quelle place pour le loup ?
Le loup, espèce strictement protégée, est de retour dans le massif des Vosges et en Alsace. Composer avec le super-prédateur appelle à reconsidérer le travail des éleveurs et questionne le rapport de notre société avec la nature.

 
Ce loup a été photographié dans les Alpes. Le massif vosgien constitue encore un front de colonisation, selon le spécialiste de la faune sauvage carnivore Alain Laurent.
« Au moins deux ou trois individus, dont deux mâles de souche italo-alpine », selon le spécialiste Alain Laurent. Les loups ne sont qu'une poignée à l'état sauvage dans le massif des Vosges, mais ils suscitent un intérêt vif, qui en dit long sur la puissance évocatrice que possède l'animal.

Le dernier loup français du XXe  siècle était alsacien, il a été abattu à Hirtzbach, dans le Sundgau, en 1908. En 1994, un premier individu retrouvé mort côté vosgien annonçait le retour de canis lupus dans le massif, dont il avait été éradiqué dès le XIXe  siècle. La première attaque sur un troupeau a touché un élevage de Ventron en avril 2011. Sur le versant alsacien, la première attaque attestée date de mai 2017, à Geishouse. Un peu plus d'un siècle après sa disparition, le loup est bien de retour en Alsace.
Même installé, le loup restera toujours de passage

Quand on parle du loup... les représentations sont souvent en décalage avec la réalité. Le loup est capable de parcourir jusqu'à 50 km par jour et chaque meute occupe un espace vital de 400 km² en moyenne. À titre de comparaison, la superficie des vallées de la Doller et de la Thur réunies représente 486 km². Difficile pour des humains sédentarisés d'appréhender cette réalité : même installé, le loup restera toujours de passage.

Premiers concernés par le retour du super-prédateur, les éleveurs sont confrontés à une situation que tous les acteurs locaux reconnaissent extrêmement difficile. L'impact est d'abord émotionnel. Beaucoup présentent leur métier, souvent mal rémunéré, comme une passion. Steve Ginot, éleveur à Rougemont-le-Château et Mitzach, témoigne : « La sélection d'un troupeau a une valeur inestimable. C'est le travail d'une vie. Le capital est financier et génétique, un animal ne peut pas être remplacé. »

Mais l'argument économique revient constamment, qu'il s'agisse du surcroît de travail et du surcoût qu'il engendre, des indemnisations des dégâts consécutifs aux attaques et des subventions aux moyens de protection, toutes insuffisantes et tardives, ou encore du « plan loup », financé sur le budget de la Pac, c'est-à-dire sur des sommes qui devraient déjà revenir aux agriculteurs. L'espèce canis lupus étant strictement protégée en Europe, le débat ne peut pas porter sur l'opportunité du retour du loup. Les griefs économiques soulèvent donc la question de la juste valeur du travail de l'éleveur.

Dans la pratique pastorale actuelle, la plupart du temps, les animaux restent au pré jour et nuit. Clôtures électrifiées, meutes de chiens de protection : actuellement, aucun moyen n'offre de garantie totale contre les attaques. Claude Michel, le responsable du pôle nature et biodiversité du PNRBV (Parc naturel régional des Ballons des Vosges), ne croit pas « à la cohabitation, mais plutôt à la coexistence du loup et de l'humain ». Il préfère travailler avec les éleveurs à des solutions ad hoc, qui coïncident avec les particularismes propres à chaque territoire, plutôt que de proposer une « trousse à outils ». C'est en ce sens qu'un groupe pilote composé de plusieurs éleveurs s'est constitué dans la vallée de la Thur. Les participants tentent ensemble de répondre à la question : « Que fait-on pour se préparer au retour du loup ? »

À l'heure où de nombreuses études scientifiques attestent un effondrement alarmant de la biodiversité, les éleveurs considèrent à juste titre qu'ils contribuent à sa sauvegarde. Les milieux ouverts entretenus ou rouverts par leurs troupeaux sont reconnus pour leur richesse biologique. Attentifs à la qualité de leur production, les éleveurs, particulièrement ceux convertis à l'agriculture biologique, pointent du doigt les paradoxes d'une opinion publique qui souhaite dans le même temps des aliments sains et le retour du super-prédateur : parquer les bêtes, les rentrer pour la nuit tend à artificialiser l'élevage, à produire « hors-sol ».
« Une opportunité fantastique »

Certains, dont les plus anciens, qui ont lutté contre la friche, ainsi que des communes rurales qui se mobilisent pour conserver leurs éleveurs ou en attirer de nouveaux, ne craignent rien de moins que la fin de l'élevage et, in fine, la reconquête des terrains par la friche. Or les paysages ouverts ont aussi une valeur culturelle et économique, ils participent de l'attractivité touristique. Les axes de développement touristique sont cependant multiples et évolutifs. Les Abruzzes, en Italie, capitalisent par exemple sur la présence du loup.

À l'inverse, le loup pourrait diminuer et réguler les populations d'ongulés, en surnombre notoire, et contribuerait ainsi à favoriser la biodiversité. Sur ce point au moins les sylviculteurs, qui voient la régénération des forêts compromise par les cervidés, et les éleveurs, dont les prés sont gravement endommagés par les sangliers, y trouveraient leur compte. La responsabilité des chasseurs dans ces dégâts est relevée par de nombreux acteurs. Pour autant, les chasseurs, qui considèrent le loup comme un concurrent, identifient les intérêts des bergers comme assez proches des leurs (lire ci-dessous).

Francis Schirck, éleveur ovin à Mollau, victime d'une attaque de loup en août 2018, soutient que « le problème, ce n'est pas le loup, c'est notre système de développement qui va droit dans le mur. Son retour est une opportunité fantastique, il pose des questions essentielles ! Les agriculteurs ne sont plus que 1 à 2 % de la population et ils sont extrêmement seuls. Le retour du loup a permis la rencontre de plusieurs éleveurs de la vallée, qui ont créé un réseau d'alerte. Puisque la société souhaite le retour du loup, il faut qu'elle se préoccupe des éleveurs et nous soutienne. » Des formes de soutien qui restent à inventer.

En cette période d'urgence écologique, le retour du loup rappelle au super-super-prédateur - l'homme - la nécessité de se prononcer rapidement sur la relation qu'il veut entretenir avec la nature.
Romain GASCON

 

 
 

 

Kintzheim Unis autour du dialecte

Publié dans le panorama le Lundi 04 mars 2019 à 06:42:40

© L'alsace, Lundi le 04 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Kintzheim Unis autour du dialecte
 

 
 
Dix-huit ans : c'est l'âge de la majorité, mais sûrement pas celui de la sagesse ! C'est en effet la 18e édition de la manifestation Friëhjòhr fér unsri Spròch organisée par l'association kintzheimoise Les amis de l'alsacien, fondée par Alphonse Jenny et présidée par Mélanie Eblin.

Toujours fidèle, l'orchestre Les Gilets rouges a animé la soirée aux sons de la musique folklorique. Cinq membres du groupe ont également formé le Schnòòke-quintett pour une série de pièces aux accents bavarois. Musique toujours avec le Choeur du Hahnenberg et ses chansons transcrites en dialecte. De même pour Fernande Wanner, la « Piaf alsacienne » reprenant avec fougue L'accordéoniste en version locale.
Théâtre et humour

Les huit jeunes du « Klein Théàter Ràt » ont innové en présentant chacun un talent artistique. L'auteure de la pièce Claudine Riehl aurait eu une panne d'inspiration et les acteurs ont cherché une idée pour faire un sketch. À noter la belle performance des Alsaciens d'adoption qui ont fait l'effort d'apprendre le texte par coeur.

Les adultes ont aussi donné de leur personne. Grâce à la pièce écrite par Raphaël Michel, les acteurs du Schnòòke-Kabarett ont imaginé une drôle de salle de sport à Kintzheim : le « Fattlòs Center » avec situations cocasses et blagues.

Mais tous attendaient ce que la famille Eblin allait servir au public. Mélanie et Paul ont interprété avec brio la saynète écrite par leur papa Jean : Alles em Kèss'l ùn nix em Sàck. L'auteur s'est largement inspiré de l'actualité nationale ou locale pour distiller piques et blagues en cascade. On y voit un Macron-magicien sortant de son chaudron magique... un gilet jaune ! Le tout sur un décor rendant hommage à Tomi Ungerer disparu récemment. Enfin, le Witz-Tisch a conclu le spectacle par un florilège d'histoires drôles avant que tous chantent en choeur Dàs Elsàss unser Landel.
Christian DANTZ VOIR Plusieurs dates sont programmées pour voir ou revoir le spectacle : Saint-Hippolyte : le 16 mars Wittisheim : le 22 mars Châtenois : le 29 mars Valff : le 30 mars Entrée libre, plateau. Petite restauration sur place. Les spectacles ont lieu à 20 h dans les salles de fêtes des différents villages.

 

 
 

Turckheim Histoire La fin d'un patrimoine

Publié dans le panorama le Lundi 04 mars 2019 à 06:44:36

© Dna, Lundi le 04 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Turckheim Histoire
La fin d'un patrimoine
D'ici l'été, l'ensemble de l'ancienne papeterie Schwindenhammer aura disparu du paysage. L'usine est née au début du XVIII e  siècle.
 

 
La papeterie en 1950.
« Un chantier de déconstruction est toujours impressionnant, note Christian Maire, directeur de centre chez Navarra TS, filiale du groupe Vinci. Il suscite la curiosité des passants, des habitants. C'est une partie de l'histoire de Turckheim qui s'en va avec ce démantèlement. Chaque jour ou presque, nous avons des anciens papetiers qui passent et qui nous expliquent où ils ont travaillé, sur tel poste, dans tel bâtiment durant telle période. Pour certains, on voit un vrai pincement au coeur ».

Des larmes aussi assure Cédrick Guillaume, ingénieur pour Larbre Ingénierie, maître d'oeuvre de ce vaste chantier entamé en novembre dernier.
Le bois des Vosges et les chiffons issus del'industrie textile au XIXe siècle

Voir disparaître un tel patrimoine architectural et historique ne laisse pas indifférent. L'usine Schwindenhammer avait tout de même plus de 300 ans d'existence. Elle est née en 1713 tandis que la seconde papeterie, la fabrique Scherb, situé plus au coeur de la ville, près de l'ancienne gare, a été créée en 1862. Matussière et Forest, qui avait racheté Scherb en 1961, regroupa les deux sites au 1er janvier 1986.

Les deux usines ont été bâties sur les sites d'anciens moulins et ont utilisé en commun l'eau dérivée de la Fecht (le canal du Muhlbach) et les matières premières disponibles à proximité : le bois des Vosges et les chiffons issus de l'industrie textile au XIXe siècle.

C'est en 1969 que le groupe Matussière et Forest met en service la première unité intégrée française de désencrage de vieux papiers. En 1974, la production de l'usine atteint 31 000 tonnes par an.

Une deuxième ligne de désencrage de vieux papiers est installée en 1984. La production passe à 54 000 tonnes par an.

MetF rachète en 1985 l'usine du bas et fusionne les deux sites. La production passe à 95 000 tonnes par an. Deux ans plus tard, la direction inaugure une installation d'épuration écologique. À la fin des années 90, une 3e ligne de désencrage est lancée. En 1996, l'usine dépasse les 140 000 tonnes par an.
Redressement puis liquidation

Au milieu des années 2000, MetF produit chaque année avec ses quatre machines une bande de papier qui, déroulée, ferait 44 fois le tour de la Terre. Elle emploie alors quelque 300 personnes et recycle annuellement 170 000 tonnes de vieux papiers.

Mais la fin des années 2000 voit le début des problèmes pour MetF. Deux fois mis en redressement judiciaire, le groupe change de propriétaire. Pour la direction, ses difficultés financières s'expliquent par la chute des prix de vente du papier journal et la très forte hausse du prix des vieux papiers, des matières premières et de l'énergie. L'année 2008 est marquée par des manifestations des papetiers qui bloquent également l'usine. Une offre de reprise permet à 110 salariés de reprendre le boulot à Turckheim. Mais de façon éphémère puisque la production est définitivement arrêtée fin 2011.
Sur un rond-point

Que restera-t-il de l'usine Schwindenhammer ? Pas grand-chose. La municipalité va récupérer le portail d'entrée en fer forgé ainsi qu'un grand meuleton qui, souligne le premier adjoint Benoît Schlussel, sera posé sur un giratoire. La mairie devrait aussi organiser une grande exposition/conférence l'an prochain sur l'histoire papetière de Turckheim. Pour l'usine Scherb, certains bâtiments seront peut-être conservés indique encore Benoît Schlussel.
N.R. Voir nos vidéos sur ww.dna.fr

Voir nos vidéos sur ww.dna.fr

 
 

Gare aux vents violents ce lundi

Publié dans le panorama le Lundi 04 mars 2019 à 05:36:06

© Dna, Lundi le 04 Mars 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Alsace
Gare aux vents violents ce lundi
 

 
Les deux départements alsaciens font partie des 35 départements français placés en vigilance orange aux vents violents, tout comme ceux du Doubs, du Territoire de Belfort, de la Moselle, des Vosges ou de la Meurthe-et-Moselle. La dépression nommée Freya devrait en effet parcourir le pays d'ouest en est et atteindre l'Alsace ce lundi. Il s'agit d'une « tempête commune se produisant 3 à 4 fois par an». De fortes rafales de vent sont attendues, avec des pointes allant jusqu'à 90 à 100 km/h et des pluies soutenues. Le risque sera plus marqué à partir de la mi-journée et pourrait se prolonger par endroits jusqu'en fin d'après-midi. Le vent devrait ensuite faiblir d'intensité en soirée et en première partie de nuit suivante.

Parmi les conséquences possibles de ce coup de vent, la préfecture du Bas-Rhin évoque des coupures d'électricité et de téléphone, des toitures et cheminées endommagées, des branches d'arbre rompues, la circulation routière en zone forestière ou le fonctionnement des stations de ski perturbés.

Il est conseillé de limiter ses déplacements et sa vitesse, de ne pas se promener en forêt ou dans les parcs, de ne pas réaliser de travaux en hauteur.