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Strasbourg touchée « en plein coeur »

Publié dans le panorama le Dimanche 03 mars 2019 à 06:37:05

© L'alsace, Dimanche le 03 Mars 2019
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Strasbourg touchée « en plein coeur »
 

 
Le maire Roland Ries (à gauche), s'est rendu sur les lieux avec son premier adjoint Alain Fontanel (au centre) et le préfet Jean-Luc Marx. Photo L'Alsace/Jean-Marc Loos
L'imposante stèle en granit qui borde l'allée des Justes-parmi-les-Nations, là où trônait l'ancienne synagogue du quai Kléber à Strasbourg détruite pendant l'Occupation (lire ci-dessous), a été déplacée de son socle dans la nuit de vendredi à samedi. Un passant a remarqué les dégradations vers 9 h ce samedi matin et en a informé une patrouille de police.

« Manifestement, il s'agit d'un acte de vandalisme, pas d'une déstabilisation accidentelle », a commenté le maire Roland Ries, qui s'est rapidement rendu sur place. La tranche du monument monolithe, où est inscrit « Ici s'élevait depuis 1898 la synagogue de Strasbourg incendiée et rasée par les nazis le 12 septembre 1940 », porte des traces de levage avec une barre à mine ou un pied de biche.
Un véhicule garé devant la stèle à 6 h 50

Des techniciens du groupe d'enquête criminalistique de la direction départementale de la sécurité publique du Bas-Rhin ont effectué les relevés de police technique et scientifique. Dans le même temps ont été visionnés les enregistrements de vidéosurveillance. Vers 6 h 50, on voit un véhicule garé à proximité de la stèle, les phares allumés en direction de la caméra du parvis de la Place des Halles. Il s'éloigne par la suite, mais les images ne permettent pas de dresser une corrélation entre sa présence et les dégradations commises.

Sans présager des conclusions de l'enquête de police, Roland Ries pense que c'est bien l'antisémitisme qui a une nouvelle fois frappé, « cette fois en plein coeur de Strasbourg ». « Je suis très inquiet de cette résurgence de l'antisémitisme dans notre pays et dans notre région, a indiqué le maire. C'est quelque chose qu'on pensait éteint qui se rallume, et fortement. »

Le mobile de cette nouvelle profanation, après celle survenue au cimetière juif de Quatzenheim dans la nuit du 18 au 19 février (lire encadré), ne fait pas l'ombre d'un doute pour le premier adjoint Alain Fontanel. « On ne pousse pas une stèle de ce poids par hasard, surtout que le message est clairement écrit dessus », a-t-il remarqué.
La « totale solidarité » de la grande mosquée de Strasbourg

Le préfet du Bas-Rhin est lui aussi venu constater les dégâts. « Si c'est un acte antisémite de plus, c'est absolument insupportable, a commenté Jean-Luc Marx. Je ne sais pas comment le qualifier. Je suis envahi de tristesse quand je vois cela... »

« Tristesse, dégoût, colère et révolte » : par la voix de son président Saïd Aalla, la grande mosquée de Strasbourg a exprimé dans un communiqué sa « totale solidarité avec la communauté juive ».

Le président de la région Grand Est Jean Rottner a fait part de son « indignation » en réaffirmant son « soutien à toute la communauté juive ». La présidente du conseil départemental du Haut-Rhin Brigitte Klinkert a condamné un acte qui n'a « pas [sa] place dans la République », tandis que le conseiller départemental bas-rhinois Eric Elkouby a appelé à « des actes de répression forts ».

La stèle a retrouvé son emplacement vers 16 h grâce à un treuil manipulé par des employés municipaux, épaulés par un marbrier. Puis des mains anonymes ont déposé quelques fleurs, comme pour éclaircir cette énième journée sombre.
Antoine BONIN

 

 
 

 

STRASBOURG Vandalisme antisémite en plein coeur de la ville

Publié dans le panorama le Dimanche 03 mars 2019 à 06:41:59

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STRASBOURG
Vandalisme antisémite en plein coeur de la ville
Dix jours après la profanation du cimetière juif de Quatzenheim, la stèle commémorative de l'ancienne synagogue de Strasbourg, incendiée et rasée en 1940 par les nazis, a été vandalisée. Le centre-ville n'est plus épargné.
 

 
Dépôt de fleurs sur la stèle de l'ancienne synagogue des Halles qui vient d'être replacée.
L'imposante stèle en granit qui borde l'allée des Justes-parmi-les-Nations, là où trônait l'ancienne synagogue du quai Kléber à Strasbourg détruite pendant l'Occupation, a été déplacée de son socle dans la nuit de vendredi à samedi. Un passant a remarqué les dégradations vers 9 h samedi matin et en a informé une patrouille de police.

« Manifestement, il s'agit d'un acte de vandalisme, pas d'une déstabilisation accidentelle », a commenté le maire Roland Ries, qui s'est rapidement rendu sur place. La tranche du monument monolithe, où est inscrit « Ici s'élevait depuis 1898 la synagogue de Strasbourg incendiée par les nazis le 12 septembre 1940 », porte des traces de levage avec une barre à mine ou un pied de biche.

Des techniciens du groupe d'enquête criminalistique de la Direction départementale de la sécurité publique du Bas-Rhin ont effectué les relevés de police technique et scientifique. Dans le même temps ont été visionnés les enregistrements de vidéosurveillance.
Un véhicule garé devant la stèle à 6 h 50

Vers 6 h 50, on voit un véhicule garé à proximité de la stèle, les phares allumés en direction de la caméra du parvis de la place des Halles. Il s'éloigne par la suite, mais les images ne permettent pas de dresser une corrélation entre sa présence et les dégradations commises.
« Je suis envahi de tristesse quand je vois cela »

Sans présager des conclusions de l'enquête de police, Roland Ries pense que c'est bien l'antisémitisme qui a une nouvelle fois frappé, « cette fois en plein coeur de Strasbourg ». « Je suis très inquiet de cette résurgence de l'antisémitisme dans notre pays et dans notre région, a indiqué le maire. C'est quelque chose qu'on pensait éteint qui se rallume, et fortement. »

Le mobile de cette nouvelle profanation, après celle survenue au cimetière juif de Quatzenheim dans la nuit du 18 au 19 février (lire l'encadré), ne fait pas l'ombre d'un doute pour le premier adjoint Alain Fontanel : « On ne pousse pas une stèle de ce poids par hasard, surtout que le message est clairement écrit dessus. »

Le préfet du Bas-Rhin est lui aussi venu constater les dégâts. « Si c'est un acte antisémite de plus, c'est absolument insupportable, a dit Jean-Luc Marx. Je ne sais pas comment le qualifier. Je suis envahi de tristesse quand je vois cela. »
La « totale solidarité » de la Grande mosquée de Strasbourg

« Tristesse, dégoût, colère et révolte » : par la voix de son président Saïd Aalla, la Grande mosquée de Strasbourg a exprimé dans un communiqué « sa totale solidarité avec la communauté juive ».

Le président de la région Grand Est Jean Rottner a fait part de son « indignation » en réaffirmant son « soutien à toute la communauté juive ». La présidente du conseil départemental du Haut-Rhin Brigitte Klinkert a condamné un acte qui n'a « pas [sa] place dans la République », tandis que le conseiller départemental bas-rhinois Eric Elkouby a appelé à « des actes de répression forts ».

La stèle a retrouvé son emplacement vers 16 h grâce à un treuil manipulé par des employés municipaux, épaulés par un marbrier. Puis des mains anonymes ont déposé quelques fleurs, comme pour éclaircir cette énième journée sombre.
Antoine BONIN

 

 
 

 

Collectivité européenne d'Alsace Vincent Thiébaut, député (LaREM) L'entremetteur

Publié dans le panorama le Dimanche 03 mars 2019 à 06:41:31

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Collectivité européenne d'Alsace Vincent Thiébaut, député (LaREM)
L'entremetteur
Vincent Thiébaut a joué un rôle long de facilitateur dans le long processus vers la Collectivité européenne d'Alsace. Une mission que le député (LaREM) de Haguenau a menée avec d'autant plus d'engagement qu'il casse les codes et les lignes.
 

 
Vincent Thiébaut « croit de moins en moins aux étiquettes ».
Le mot est écrit au feutre bleu sur un bristol à en-tête de l'Assemblée nationale. Il est signé Édouard. Le premier ministre le fait porter à Vincent Thiébaut qui vient de s'exprimer sur la création de la Collectivité européenne d'Alsace inscrite dans la déclaration de Matignon signée la veille, le 29 octobre. L'accord en question a encore demandé des heures de négociation dans le bureau du chef du gouvernement.

En ouvrant l'enveloppe apportée par l'huissier, le député LaREM de Haguenau lit ces lignes : « Merci pour ta question et plus encore pour ton aide précieuse sur ce compliqué (mais passionnant) dossier alsacien. Je sais que tu t'es beaucoup mouillé, et on n'aurait pas réussi sans toi. »
« Le combat politicien ne m'intéresse pas »

Édouard Philippe n'est pas le seul à le penser. Ils sont nombreux à reconnaître que Vincent Thiébaut a joué un rôle non négligeable dans cette confrontation entre une majorité présidentielle minoritaire chez les parlementaires alsaciens où les postures ont souvent parasité la construction d'une réponse au désir d'Alsace formalisé dans le rapport Marx. Il n'est pas le seul. Les autres connaîtront leur heure de gloire médiatique plus tard.

Son passé d'informaticien l'incite à vouloir « casser le modèle » mais pas les gens. « Nous devons changer de système mais ce n'est pas parce que des personnes faisaient partie d'un système qu'ils sont mauvais », analyse le quadragénaire qui a décidé de « rester [lui]-même », quitte à brouiller les codes. Il n'hésite pas à aller dîner avec des élus Les Républicains à l'issue d'une réunion ou à travailler avec ses opposants. « C'est le moins dogmatique d'entre eux », relève un centriste bas-rhinois.
« Une course de fond » digne d'un vaudeville

« Le combat politicien ne m'intéresse pas. Je suis un pragmatique et l'ADN du mouvement En marche est de trouver des solutions », lâche cet ancien ingénieur commercial dans l'informatique devenu manager. Il « n'aime pas la notion d'ancien et de nouveau monde ». Une réminiscence de sa culture rock'n'roll, sans doute, et d'un parcours professionnel traversé avec les Sex Pistols et The Cure.

« Le retour à une Alsace » figurait dans sa profession de foi. Alors il a mouillé son tee-shirt de tennisman en jouant les entremetteurs, les go-between, les messagers dans « une course de fond » digne d'un vaudeville. Le licencié du club de Bischwiller aime jouer avec les lignes.

Vincent Thiébaut ne compte plus les coups de téléphone reçus et passés pour « rassurer » les uns et les autres, pour contrecarrer les revirements, dégonfler les quiproquos, coincer un pied dans les portes claquées, provoquer les rabibochages. L'épilogue n'est pas encore écrit.

Ses collègues le laissent « prendre le lead » sur le dossier. Il est en contact avec Pauline Malet, conseillère de Jacqueline Gourault, mais aussi Stéphanie Villiers, conseillère technique d'Édouard Philippe, Thierry Pichon, directeur de cabinet de Frédéric Bierry, avec les deux présidents des conseillers départementaux, les parlementaires LR, les députés MoDem.

Vincent Thiébaut défend le passage par la loi quand d'autres privilégient les décrets. Il rappelle au gouvernement que l'engagement de l'État doit être à la hauteur de l'engagement pris par Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry acceptant de fusionner leur département. L'option législative, défendue par Olivier Becht, l'emporte finalement.
« On dit que je suis trop proche des LR »

Les plaques minéralogiques et les associations sportives sont intégrées dans la déclaration de Matignon, comme les suites à donner à l'accord signé entre Jean Rottner, Frédéric Bierry, Brigitte Klinkert et le gouvernement. Les dernières heures avant le vote conjoint des départements le 4 février ont été très tendues entre l'Alsace et Paris. Les précautions et les demandes de garanties, ajoutées aux délibérations, débloquent la situation.

Vincent Thiébaut n'est pas dupe de son image. « On dit que je suis trop proche des LR et que je suis ceci, que je suis cela. Si on en est là sur l'Alsace, c'est qu'un travail de fond a été mené et ça a rassuré le gouvernement », relève le député, « pas naïf des coups de couteau » qu'on pourrait lui planter dans le dos.

« Je me nourris de l'humain. Je crois de moins en moins aux étiquettes », poursuit l'ancien élève de Claude Kern, sénateur (UDI) du Bas-Rhin, lorsqu'il était en seconde au lycée Heinrich-Nessel de Haguenau. L'étiquette Alsace, en revanche, il n'a jamais cessé d'y croire.
Franck BUCHY

 

 
 

 

La collectivité européenne d'Alsace, très peu pour Unser Land

Publié dans le panorama le Dimanche 03 mars 2019 à 06:55:39

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La collectivité européenne d'Alsace, très peu pour Unser Land
 

 
Ce samedi place Kléber, à Strasbourg. Photo DNA/Michel Frison
Bardés de rouge et blanc, des militants autonomistes d'Unser land s'affairent sur la place Kléber à Strasbourg. Andrée Munchenbach, leur présidente, leur dispense ses consignes au mégaphone. « Voici notre contribution au grand débat », lance-t-elle à la cent-cinquantaine de personnes présentes ce samedi après-midi. À ses pieds, un cahier de doléances bricolé, dont on extrait un vaste drapeau rot un wiss et quatre banderoles, réclamant bilinguisme, sortie du Grand Est et autonomie.

Le projet de collectivité européenne d'Alsace ne convainc pas : « Le Conseil d'État l'a dit, ce que l'on propose avec la CEA, ça s'appelle un département », tance Jean-Georges Trouillet, secrétaire général du parti. « C'est un enfumage. Le problème de la CEA, c'est qu'il s'agit d'un ovni institutionnel », dénonce Andrée Munchenbach, qui plaide pour l'instauration d'une collectivité à statut particulier, comme Paris, Lyon ou la Corse, des entités prévues par la Constitution. Une proposition de loi en ce sens, rédigée par Unser Land, devrait bientôt être portée à l'Assemblée nationale par les députés nationalistes corses et régionalistes bretons.

Cet après-midi-là, tous font écho au sondage Ifop paru deux jours plus tôt (L'Alsace de vendredi). Selon l'étude, 66 % des Alsaciens souhaiteraient toujours une sortie du Grand Est, malgré le projet de CEA. Preuve pour les militants qu'ils sont largement soutenus dans leur combat. L. E.

 

 
 

 

À Colmar, ils sont « toujours là »

Publié dans le panorama le Dimanche 03 mars 2019 à 07:11:26

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À Colmar, ils sont « toujours là »
 

 
Des centaines de gilets jaunes venus de toute la région ont défilé, ce samedi, dans les rues de Colmar, avec drapeaux et pancartes. Photo L'Alsace/Vanessa Meyer
Ce samedi dès 10 h du matin, sur le parking face à l'entrée de l'aérodrome de Colmar, une poignée de gilets jaunes, qui se côtoient régulièrement depuis plus de trois mois, ont rallié le point de rendez-vous, à quelques encablures de la statue de la Liberté, route de Strasbourg. Quelques dizaines de minutes plus tard, voilà le monument de Bartholdi drapé d'une longue tunique jaune vif, après une opération scabreuse réalisée à l'aide d'une échelle de couvreur.

C'est au pied du symbole colmarien que les manifestants se rassemblent pour s'ébrouer lentement, vers 14 h 15, en direction du centre-ville, encadrés par des forces de l'ordre omniprésentes. Le parcours changera au fur et à mesure de l'avancée du cortège, qui emprunte finalement la rue Vauban et la Grand-rue pour passer devant la préfecture, puis la rue Bruat, sans s'arrêter, dans une ambiance bon enfant.
« Il faut faire confiance au peuple »

Dans cette foule plutôt disciplinée, estimée par les participants eux-mêmes à 1 500, voire 2 000 personnes selon certains (500 selon la police), toutes les générations se côtoient : des parents avec leurs enfants, des jeunes, des retraités, des salariés, des personnes handicapées, des gens de peu travaillant pour moins de 1 200 EUR par mois.

« C'est par une lutte de longue haleine que l'on remportera, croit savoir Guy, 58 ans, un retraité de la vallée de Thann. Nous sommes un mouvement horizontal, insaisissable, voilà notre force, même si c'est un peu bordélique. Je suis persuadé qu'il peut sortir quelque chose de cette intelligence collective. Il faut faire confiance au peuple ».

Ganaëlle, une Mulhousienne impliquée dans le mouvement depuis le mois de novembre, a vu réapparaître la fraternité entre citoyens, au fur et à mesure que la contestation s'est enracinée. Ce mouvement, elle a fini par bien le cerner. « Il y a clairement deux groupes qui se sont formés : l'un plus politique, qui veut la mise en place des référendums d'initiative citoyenne, un changement en profondeur de la société, des institutions et du mode de représentation, et un second groupe qui agit pour mettre la pression justement pour obtenir des décisions immédiates. En tout cas, cette après-midi, on a la preuve que le mouvement ne s'essouffle pas », estime-t-elle.
« Je veux pouvoir vivre décemmentde mon travail »

Selon certains manifestants, les gilets jaunes de la région de Colmar seraient en passe de se « structurer », surtout pas pyramidalement mais horizontalement, avec la création de « bureaux », de petites cellules dans laquelle les rôles pourraient plus aisément se répartir. « C'est possible, mais ça prend du temps », nuance Ganaëlle en direction de ceux qui s'impatientent. Dans les rangs des manifestants, les retraités pensent à l'avenir, pas le leur, celui de « [ leurs] enfants, de [leurs] petits-enfants ».

La motivation de Delphine, 30 ans, deux enfants, 800 EUR par mois, ne faiblit pas depuis le 17 novembre. « Je veux pouvoir vivre décemment de mon travail, explique-t-elle. Quel avenir y a-t-il pour mes enfants dans cette société où tout le monde ne mange pas à sa faim ? » Sa fille, Lucie, 12 ans, marche à côté de sa mère. Elle est déjà bien décidée à devenir vétérinaire. « Si ça ne change pas, on va devoir s'entre-tuer pour trouver un travail ! », s'inquiète l'adolescente.

La manifestation a pris fin vers 17 h 30, au pied de la statue de la Liberté, toujours drapée de jaune.
Jean Daniel KIENTZ

 

 
 

 

Liebherr : la 60 000e pelle

Publié dans le panorama le Dimanche 03 mars 2019 à 06:38:14

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Liebherr : la 60 000e pelle
 

 
Les employés ont été invités à découvrir la 60 000e pelle décorée par le dessinateur Jean Linnhoff. Photos DNA/Franck Delhomme
Ce vendredi 1er mars, les invités - parmi eux, le maire Gilbert Meyer, le secrétaire général de la préfecture Christophe Marx, le député Eric Straumann, la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert, le conseiller départemental Yves Hemedinger, la présidente de la délégation Colmar et Centre Alsace de la CCI Eurométropole Christiane Roth - ont d'abord arpenté les abords de la nouvelle ligne chez Liebherr France SAS.

En compagnie du personnel, convié pour l'occasion, ils ont ensuite assisté à l'entrée en scène de la 60 000e pelle sur chenilles. Elle est apparue dans son habillage bleu conçu par le dessinateur Jean Linnhoff. Sa cabine reste blanche, mais la mappemonde ornant sa tourelle rappelle que les pelles Liebherr sont vendues dans le monde entier. « Elle a une dimension locale, nationale et internationale », déclare le directeur général Martin Schickel. Le symbole A Coeur, témoigne du partenariat avec l'agence d'attractivité d'Alsace et des origines alsaciennes de la machine.
PLUS D'INFOS Dans une prochaine édition.

 

 
 

 

Pôle métropolitain d'Alsace Les agglomérations de Saint-Louis et Haguenau font leur entrée

Publié dans le panorama le Dimanche 03 mars 2019 à 07:11:59

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Pôle métropolitain d'Alsace
Les agglomérations de Saint-Louis et Haguenau font leur entrée
Le trio d'agglomérations de Colmar, Mulhouse et Strasbourg ont accueilli les nouveaux membres du Pôle métropolitain d'Alsace.
 

 
Le Pôle métropolitain d'Alsace dispose d'un budget modeste (420000EUR de dépenses de fonctionnement).
Les agglomérations de Mulhouse et Strasbourg avaient inauguré le Pôle Métropolitain d'Alsace (PMA) en 2012, avant d'être rejointes par Colmar trois ans plus tard. Ce samedi, dans le grand salon de l'Eurométropole de Strasbourg, Saint-Louis et Haguenau ont été accueillies au sein de ce syndicat d'intercommunalités qui représente désormais plus de la moitié de la population alsacienne.

L'objectif de ce PMA, rappelé par son président, Fabian Jordan (également président de Mulhouse Alsace agglomération) : « Parler d'une seule voix, avoir des orientations identiques sur tout le territoire [et] créer ce véritable sillon rhénan ».

Plusieurs groupes de travail sur les mobilités, les infrastructures portuaires ou le tourisme sont déjà à l'oeuvre. Antoine Homé, maire de Wittenheim, a suggéré de se pencher sur le sujet de la nappe phréatique, alors que « nous vivons sur un volcan qui s'appelle Stocamine ». Franche adhésion de l'audience.

Avec son budget modeste (à peine 420 000 EUR de dépenses de fonctionnement), pour un coût annoncé de 40 centimes par habitant, le PMA subventionne également des acteurs concourant à la promotion du territoire en France et à l'international. Les membres du PMA ont reconduit les contributions déjà versées en 2018 à French Tech Alsace, Made in Alsace ou encore au Centre Européen d'Études Japonaises d'Alsace. Un « mauvais remake d'Un jour sans fin », dénoncé par Anne-Pernelle Richardot, adjointe au maire de Strasbourg : « Ce que vous proposez, nous l'avons déjà abordé il y a deux ans. Nous devons avoir une stratégie et des objectifs et pas recommencer éternellement à partir de rien », a exhorté l'élue.
L.E.

 

 
 

 

qualite de l'eau - « S'il doit y avoir un suivi, je suis partante »

Publié dans le panorama le Dimanche 03 mars 2019 à 06:51:08

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qualite de l'eau -  « S'il doit y avoir un suivi, je suis partante »
 

 
Sylvie Walter. Photo DNA
Sylvie Walter, 49 ans, habite à Bootzheim « en bout de réseau, donc on est en principe moins impacté même si on ressent quand même le chlore ». Plutôt fortement, même, si l'on en croit le bilan de l'opération (lire ci-dessus).

Comme ses camarades goûteurs, Sylvie a accepté de se prêter au jeu, « par curiosité. Je voulais aussi connaître notre réseau », explique la quadragénaire, qui s'y connaît en matière de réseaux... routiers : elle travaille au Conseil départemental du Haut-Rhin, où elle s'occupe de l'entretien et de l'exploitation des routes sur la partie nord du département. « Le service public est quelque chose qui me touche, ajoute-t-elle. Là, des gens se décarcassent pour mettre quelque chose en place, autant en profiter. »

Sylvie était particulièrement concernée par l'opération puisqu'elle ne boit que de l'eau du robinet. « Je n'achète jamais de bouteille, et je suis habituée à l'eau de Colmar, très chlorée », sourit-elle.

À chaque dégustation, Sylvie devait noter ses impressions en remplissant un questionnaire en ligne. « Comme je n'ai que très peu détecté de chlore, j'ai vraiment eu une impression d'inutilité même si, évidemment, le fait de ne rien sentir est aussi une donnée. »

Comme l'avait préconisé le SDEA lors de la formation, Sylvie a respecté quelques consignes tout au long de l'opération : « Ne rien avoir mangé ou bu deux heures avant pour avoir une bouche "neutre", et ne pas mettre le verre qu'on nous avait donné au lave-vaisselle pour ne pas altérer le goût, ce n'était pas trop contraignant ».

À l'heure du bilan, Sylvie juge l'expérience plus que positive : « La formation que nous avions reçue cet été était très pédagogique et intéressante, on connaît mieux notre eau désormais. S'il doit y avoir un suivi, je suis partante, j'ai déjà téléchargé l'application... »
Propos recueillis par F.E.

 

 
 

 

« Vous avez beaucoup bu, c'est bien »

Publié dans le panorama le Dimanche 03 mars 2019 à 06:50:20

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« Vous avez beaucoup bu, c'est bien »
 

 
Dessin Jean Risacher
« L'eau à la bouche ». Derrière l'intitulé, plutôt appétissant, de l'opération initiée par le Syndicat des eaux et de l'assainissement d'Alsace-Moselle (SDEA) se cache une démarche beaucoup moins glamour : goûter l'eau du robinet.

C'est la tâche à laquelle se sont attelés, de juillet à décembre dernier à raison de trois fois par semaine, treize « goûteurs d'eau » volontaires répartis sur six communes du Ried de Marckolsheim (Bootzheim, Elsenheim, Heidolsheim, Mackenheim, Marckolsheim et Ohnenheim), où l'eau du robinet est directement puisée depuis la nappe phréatique à partir de deux forages, et où des chlorations préventives sont organisées, de mai à octobre, pour améliorer la qualité bactériologique de l'eau.
Une odeur de chlore plus fortement ressentie à Bootzheim et Marckolsheim

À travers cette initiative ciblée sur un secteur d'où remontaient des désagréments d'usagers, le SDEA souhaitait « comprendre la perception des abonnés et voir si le goût en chlore est plus prononcé à certains endroits », expliquait l'été dernier Valérie Koch, responsable de la distribution et de la qualité de l'eau potable au SDEA... Et surtout, en fonction des résultats, y apporter des actions d'amélioration.

Après un premier point d'étape à mi-parcours, en septembre dernier, un bilan complet a été dressé il y a quelques jours à Marckolsheim, en présence de quelques-uns des goûteurs d'eau.

« Vous avez beaucoup bu, c'est bien », sourit Emmanuel Fellmann, ingénieur d'études au service qualité de l'eau au SDEA, qui fait état de 533 observations recueillies au cours de 172 jours de dégustation, des chiffres « qui donnent une robustesse au bilan. Et au sein de cette masse d'informations, des tendances se dégagent ».

Dans 35 % des dégustations, les goûteurs ont trouvé une odeur à l'eau et dans 30 % des cas, un goût particulier. Parmi eux, un tiers l'a senti ou ressenti « fortement », un tiers « moyennement » et un tiers « faiblement ». « On se plaint du chlore mais la majorité ne le sent ni ne le ressent. Mais en général, on le sent plus qu'on ne le goûte », indique Emmanuel Fellmann.

Les odeurs ont été plus fortement ressenties à Bootzheim et à Marckolsheim, « les zones les plus proches des points d'injection du chlore », justifie Emmanuel Fellmann, un peu moins à Elsenheim et Mackenheim et très peu à Heidolsheim et Ohnenheim.

L'expérimentation a également permis de constater « un phénomène d'accoutumance », comme l'explique Emmanuel Fellmann : les goûteurs d'eau ont été sensibles au chlore dès le début de l'opération, en juillet, moins par la suite.

Par ailleurs, le SDEA a voulu « tester » ses goûteurs en augmentant légèrement, et sans le leur dire, la chloration (de 0,3 à 0,5 mg/l à la mi-septembre), ce qu'ils ont immédiatement ressenti. Idem lorsque la chloration a été réduite, stoppée, puis reprise en novembre-décembre. « Vous êtes de bons capteurs », résume Emmanuel Fellmann.

Fort de ces résultats, le syndicat va envisager des solutions alternatives à la chloration, comme la mise en place d'une désinfection par UV, l'amélioration hydraulique et la poursuite des études de mesure en continu de la qualité de l'eau. Mais en attendant la mise en place de ces mesures, plus coûteuses, la chloration se poursuivra.

L'opération « L'eau à la bouche » devrait quant à elle être déployée sur d'autres secteurs gérés par le SDEA dans les prochaines semaines. Sur le Ried de Marckolsheim, elle n'est pas tout à fait terminée puisque le syndicat aimerait que les goûteurs continuent à faire remonter leurs impressions via l'application mobile SDEA.
Florent ESTIVALS

 

 
 

 

rixheim - Stocamine : « Sortir ce qui peut l'être et confiner » le restant

Publié dans le panorama le Dimanche 03 mars 2019 à 06:57:17

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rixheim - Stocamine : « Sortir ce qui peut l'être et confiner » le restant
 

 
Le conseil municipal de Rixheim a adopté jeudi, à l'unanimité, une motion relative au site Stocamine de Wittelsheim. « Garder ces déchets ultimes enfouis serait une grave erreur car le risque de pollution de la plus grande nappe phréatique d'Europe est réel et affecterait à long terme l'irrigation des terres agricoles, la distribution d'eau potable ainsi que la santé des personnes [...] Nous avons le devoir de préserver la nappe phréatique pour nos générations futures », énonce notamment ce texte. Mais contrairement aux élus d'autres collectivités ayant déjà adopté des motions sur Stocamine, la municipalité de Rixheim n'a pas choisi « d'exiger le déstockage intégral » mais « demande de sortir ce qui peut l'être et de confiner efficacement ce qui ne peut pas l'être ».
« Sarcophage »

Ludovic Haye, le maire de Rixheim, a expliqué cette position par ses « doutes » qu'il soit possible d'extraire « l'intégralité » des déchets enfouis sur le site. Au diapason, le conseiller municipal - et député - Olivier Becht, chef de file du groupe Rixheim vivre ensemble auquel appartiennent tous les élus du conseil, a lui aussi appuyé cette « position intermédiaire », pour laquelle il a plaidé auprès du ministère de la Transition écologique et solidaire, indique-t-il. Et pour les déchets qui ne seraient pas extraits, Olivier Becht a explicité ce qu'il appelle de ses voeux : « On a été capable de construire dans d'autres circonstances des sarcophages inviolables, chacun se souvient ce qui a été fait à Tchernobyl [...] Il faut réfléchir à une espèce de sarcophage en béton, une solution qui permette de totalement isoler ces déchets, pas seulement pour vingt ou trente ans mais pour le prochain millénaire. »

 

 
 

 

rsa - Rendre visibles les invisibles

Publié dans le panorama le Dimanche 03 mars 2019 à 06:51:50

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rsa  - Rendre visibles les invisibles
 

 
Un grand débat pour ceux qui n'ont pas encore pris la parole. Photo DNA/M.M.
« Profiter du grand débat national, tout en sortant des sentiers balisés pour permettre à tous ceux qui n'ont pas encore pris la parole, de dire ce qu'ils ont à dire, de faire des propositions, tel est le but de ce grand débat que nous voulons démocratique et citoyen », explique Roger Winterhalter pour la Maison de la citoyenneté mondiale et pour le collectif « Non au RSA contre bénévolat » qui regroupe également Justice et insertion droits, le Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP), les Associations unies 68 et l'Archipel des sans voix (ADSV).
Thèmes et parole libres

Le collectif, qui se mobilise pour un revenu universel et des espaces de gratuité pour tous comme dans les transports en commun, a engagé un travail avec différents partenaires comme Vox populi. Le Mouvement français pour un revenu de base prépare une vidéo, une brochure et propose son grand débat, à Mulhouse le jeudi 7 mars à partir de 18 h 30 au Carré des associations, 100 avenue de Colmar à Mulhouse.

Laurent Schneider, un membre du collectif, précise que plusieurs groupes pourront se constituer pendant la soirée, sur différents thèmes, non imposés, dont chaque porte-parole présentera les propositions à l'ensemble des participants, avant un débat général.

« La parole sera libre, mais nous proposerons des thèmes », explique Laurent Schneider. Ainsi pourront être abordés la démocratie dans les entreprises, car il serait important de donner le pouvoir de décision aux salariés, autant qu'aux actionnaires, sur le principe d'« un homme, une voix » ; la co-construction des lois, car le référendum d'initiative citoyenne n'est pas la fin de tout, et que les citoyens sont autant voire plus intelligents que certains élus et hauts fonctionnaires pour travailler à la rédaction des lois ; la proposition de solution au chômage en partant sur deux pistes, le revenu universel et « le territoire zéro chômeurs » expérimenté à Colombey-les-Belles, qui permet de mobiliser l'argent de l'État, des collectivités, des partenaires, pour créer de l'emploi en fonction des savoirs et de souhaits des demandeurs d'emploi ; l'émancipation individuelle des personnes, etc.

Le collectif a sollicité ses réseaux mais espère surtout que ce sont « les vrais précaires qui n'ont quasiment pas participé au grand débat national », qui viendront à ce débat démocratique et citoyen. « Chaque parole a une valeur », souligne Roger Winterhalter.

« Dans ce grand débat national, la question sociale a peu été abordée, estime Isabelle Maurer pour RSA 68, l'ADSV et le MNCP. Il faut écouter ceux qui vont mal, car ils tiennent la société debout. Nous sommes 68 millions, et on a besoin les uns des autres, sinon la machine va s'enrayer. Même les clochards paient la TVA sur leur bouteille d'eau et leur carton ! », s'indigne-t-elle.

En attendant de « chiffrer en France le bonheur national brut », le collectif poursuit ses démarches auprès du conseil départemental contre le RSA contre bénévolat, et espère une prise de conscience des travailleurs de France mais aussi des autres pays européens, pour les élections européennes qui arrivent.
Michèle MARCHETTI Y ALLER Grand débat démocratique et citoyen sur le thème « Que faut-il changer ? » le jeudi 7 mars à partir de 18 h 30 au Carré des associations, 100 avenue de Colmar à Mulhouse.

 

 
 

 

Au chevet du château de Wesserling

Publié dans le panorama le Dimanche 03 mars 2019 à 06:52:17

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Au chevet du château de Wesserling
 

 
Afin de soutenir la sauvegarde du château de Wesserling, une opération de mécénat a été lancée. Archives DNA
Deux gros points étaient inscrits à l'ordre du jour du conseil de la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin (CCVSA) réunis mardi soir sous la présidence de François Tacquard : l'avenir du château de Wesserling et le montant de la redevance des ordures ménagères.

Le projet éco-muséal sur le site du Parc de Wesserling figure depuis quelque temps déjà dans les cartons de la comcom, et en particulier depuis la création du Loto du patrimoine cher à Stéphane Bern. La réhabilitation du château, la création d'une passerelle vers la Grande chaufferie et une partie des cheminements font partie de ce projet dont le coût a été chiffré à 209 800 EUR, notamment pour les travaux de charpente, de couverture-zinguerie et les honoraires.

Le financement promis par la Mission du patrimoine à hauteur de 180 000 EUR à 200 000 EUR s'est réduit à 40 000 EUR, alors même que la dotation de l'État au loto de Stéphane Bern est passée de 15 à 21 millions d'euros.

Pour le financement des travaux de sauvegarde, les subventions connues à ce jour sont de 89 291 EUR au titre de la Drac (Direction régionale des affaires culturelles), 40 000 EUR du loto Bern et 5526 EUR du Département. Et le président Tacquard a pu faire part d'une bonne nouvelle aux délégués : la Région Grand Est prendra en charge les 75 000 EUR restants.
Une opérationde mécénat

Afin de renforcer la capacité d'autofinancement pour la sauvegarde du château de Wesserling, il a été décidé, en décembre dernier, de mettre en place un mécénat en liaison avec l'association du Parc de Wesserling. Les règles des dons ont été présentées, avec les avantages induits pour chaque niveau de contribution, depuis le don particulier d'une petite somme jusqu'au « très généreux donateur », entreprise ou particulier qui donne 10 000 EUR ou plus. Avec l'obtention des financements et le mécénat, l'opération sera blanche pour les instances concernées, notamment pour la maîtrise d'ouvrage assurée par la CCVSA.

Dans la foulée, une convention pour l'organisation des relations entre l'association de gestion du Parc de Wesserling et la comcom a été entérinée, validant la prise en charge de la maîtrise d'ouvrage par la CCVSA dans le cadre d'un bail emphytéotique de 18 ans avec le conseil départemental et l'association de gestion.
Chères ordures ménagères

Deuxième point majeur de cette réunion, le coût du traitement des ordures ménagères, quelque peu sous estimé lors de l'établissement du budget prévisionnel.

Depuis quelques années, le coût de ce traitement augmente sous l'effet de plusieurs facteurs liés notamment à l'augmentation des flux de déchets, l'augmentation du traitement des déchets verts ou encore la diminution des recettes des éco-organismes.

Avec les efforts de tri des déchets dans de nombreuses communes, les subventions redistribuées sont mathématiquement en baisse et sont passées de 260 000 EUR en 2016 à 177 000 EUR l'an dernier.
Pierre RUDLER

 

 
 

 

Froeningen Vie associative Aimé Bauer, le bénévolat personnifié

Publié dans le panorama le Dimanche 03 mars 2019 à 06:53:26

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Froeningen Vie associative
Aimé Bauer, le bénévolat personnifié
Le conseil départemental lui a témoigné récemment la gratitude de la collectivité pour l'exemple de don de soi qu'il donne. L'autre jour, c'était au tour de l'association du monument de Froeningen de mettre à l'honneur son doyen
 

 
Aimé Bauer a été fêté par l'association du monument de Froeningen.
« Vous avez pris une part active à toutes les réussites associatives, à Froeningen, au cours de ces 50 dernières années. Si le bénévolat devait avoir un nom, on l'appellerait Aimé Bauer ! »... L'association a fêté avec éclat la médaille de la vie associative décernée à son vice-président. « La plus belle des récompenses », selon Christiane Schultz, attribuée sur le seul critère du mérite. Et la présidente d'énumérer les engagements multiples de son bras droit au sein de l'AMF, à Galfingue, dans ses jeunes années, à Hochstatt, au service de l'oeuvre Schyrr, mais aussi, et surtout dans les associations froeningoises : comité de rénovation de l'église, cercle de loisirs, société de pêche, union Sainte-Barbe et, bien sûr, association du monument.

« Depuis de longues années, vous offrez votre temps et votre savoir-faire pour rendre le village plus convivial et plus solidaire », a-t-elle expliqué, remerciant Aimé Bauer pour la belle image du bénévolat et de l'engagement désintéressé qu'il donne.

 

 
 

 

Un nouveau président pour le Souvenir Français

Publié dans le panorama le Dimanche 03 mars 2019 à 06:37:44

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Un nouveau président pour le Souvenir Français
 

 
Jean-Paul Rantz a passé le flambeau à Guy Violini, en présence de Jean Klinkert, Denis Meyer et Karine Pagliarulo.   Photo L'Alsace/Gabrielle Schmitt-Hohenadel
Jean Klinkert, délégué général du Souvenir français pour le Haut-Rhin, a présidé, mercredi dernier, le passage du flambeau à Guy Violini, qui succède à Jean-Paul Rantz à la tête du comité de Soultz.

La cérémonie s'est déroulée à la halle aux blés, en présence de Karine Pagliarulo, conseillère départementale, de l'ancien maire Denis Meyer et d'une trentaine de membres.

Le Souvenir Français est une association nationale, le courrier de démission de Jean-Paul Rantz a donc été adressé à la délégation départementale. Celle-ci a proposé au président national, Serge Barcellini, de confier la présidence du comité de Soultz à Guy Violini. « Cela a été ratifié par décision du président et du comité national, et je suis chargé, en tant que délégué général, après consultation du maire de Soultz, de vous proposer cette transmission », a expliqué Jean Klinkert.

Pour acter cette procédure, Jean-Paul Rantz a transmis le drapeau à Guy Violini, par ailleurs actif au sein du comité national du Hartmannswillerkopf, et auprès des Diables Bleus de Mulhouse pour la chapelle Sicurani.

« Je compte sur l'équipe de Jean-Paul pour poursuivre son oeuvre », a dit le nouveau président, proposant de le nommer président honoraire.
« Il est important d'aller dansles classes »

Au cours de la partie statutaire, l'assemblée a fixé à dix le nombre de membres du comité, qui accueille Jean-Pierre Reinprecht et Luigi Rotolo. Le comité se prononcera ultérieurement sur les fonctions du bureau.

Guy Violini a détaillé les projets 2019 : continuer le partenariat avec l'UNC locale, contacter l'école primaire et le collège Beltz, pour parler aux enfants du patrimoine mémoriel du Hartmannswillerkopf.

Les invités ont ensuite remercié Jean-Paul Rantz pour son investissement durant douze années de présidence et félicité Guy Violini pour son élection. Denis Meyer a estimé « cette transmission judicieuse », et relevé « le dynamisme du comité de Soultz, le bénévolat du président et sa présence dans les écoles », avant de lui remettre l'ouvrage Lieux de mémoire du Haut-Rhin.

Karine Pagliarulo a souligné « le dévouement du président d'honneur, car il est important d'aller dans les classes. Le nouveau président continuera à oeuvrer dans ce sens ». Elle a rappelé que le Haut-Rhin « est le premier département de France avec le plus grand nombre de bénévoles ».
Des dates importantes

Jean Klinkert, délégué général depuis avril 2018, secondé par trois adjoints (Roger Bringard, Martine Hottinger et Gilbert Dollé), a détaillé ses fonctions avant d'annoncer les dates importantes. Le Souvenir Français commémorera le centenaire du traité de Versailles et le centenaire de la garnison du 152e Régiment d'infanterie à Colmar (en juin). Les assises nationales se tiendront à Mulhouse (27 et 28 septembre), avec remise aux participants de 500 rosiers, dans le cadre de l'opération Rose de la mémoire, dont la marraine sera Michèle Lutz, maire de Mulhouse. Enfin, le congrès départemental aura lieu à Munster (26 octobre). En 2020 sera célébré le 150e anniversaire de la Guerre de 1870. « Victor Hugo s'était opposé au traité de Francfort », a précisé Jean Klinkert, dénonçant par ailleurs le saccage de l'Arc de Triomphe l'année dernière. « Le Souvenir Français ne peut pas accepter ce type d'acte. »

« J'ai eu un super-contact avec Jean-Paul Rantz », a déclaré Christian Reinprecht, président de l'OMECAS, annonçant le 60e anniversaire « le 17 mai à la Nef des jouets, lors de l'assemblée générale ». L'OMECAS, qui fédère 36 associations, participera, comme chaque année, à la fête des associations (15 juin).

 

 
 

 

holtzwihr - Une pluie de récompenses à l'Ansoraa

Publié dans le panorama le Dimanche 03 mars 2019 à 06:43:09

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holtzwihr - Une pluie de récompenses à l'Ansoraa
 

 
Les membres de la section Haut-Rhin Nord de l'Association sationale des sous-officiers de réserve de l'armée de l'Air se sont retrouvés ce samedi à Holtzwihr, à l'occasion de leur assemblée générale.

La cinquantaine de personnes présente, a été accueillie dans la salle communale par le maire et conseiller régional, Bernard Gerber. Précédant l'ordre du jour, le président Christophe Fehrenbach entouré de son comité, a demandé une minute de silence en hommage aux défunts de l'association et les militaires morts en opération extérieure. Dans son rapport moral le président a rappelé : « les buts recherchés par l'Ansoraa, sont de développer les relations armée-nation et l'esprit de défense, notamment en participant aux différentes cérémonies officielles dans nos villes et villages, en entretenant le devoir de mémoire ; mais également de présenter et défendre les intérêts moraux et matériels de nos adhérents ».
Un dépôt de gerbe au monument aux Morts

Poursuivant : « nous avons décidé de regarder vers le futur et de revenir à l'essentiel, c'est-à-dire le respect des valeurs de notre institution, nous sommes actuellement la seule association des sous-officiers de l'armée de l'air reconnue officiellement par les autorités de tutelle, par une convention signée par le chef d'état-Major de l'armée de l'Air ».

Le rapport d'activité 2018 a été présenté par le trésorier-adjoint Roland Gutleben. La bonne tenue du bilan financier présenté par le trésorier Alain Kessler a été confirmée par Daniele Biedermann réviseur aux comptes, remplacée par Mireille Heitz. Monika Kessler a intégré le comité directeur pour étoffer la structure administrative.

Un dépôt de gerbe, suivi des sonneries d'usages s'est déroulé au monument aux Morts, cérémonie à laquelle se sont associées différentes personnalités civiles et militaires, dont le député Eric Straumann, la sénatrice Patricia Schillinger, et le maire Bernard Scherber.

 

 
 

 

Expo Habitat : l'apprentissage en question

Publié dans le panorama le Dimanche 03 mars 2019 à 06:46:43

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Expo Habitat : l'apprentissage en question
 

 
Le couper de ruban en présence de Jean Rottner, président de la Région Grand Est. Photo L'Alsace
En prélude à l'inauguration d'Expo Habitat, vendredi soir à Waldighoffen, il y avait de la musique et des chansons, avec la société Concordia de Waldighoffen, dirigée par Mario Weigel, et la chorale de l'Apei de Hirsingue dirigée par Albane Joerger-Doppler.

Fernand Heinis, président du GBS, Groupement des bâtisseurs du Sundgau, créé il y a trente-huit ans, a axé ensuite son discours autour de l'apprentissage, une formation qui, selon lui, ne répond pas aux réalités du monde artisanal. « Si l'évolution constante des nouvelles technologies dans la construction est avérée, que ce soit au niveau des matériaux, des délais, de la rapidité d'exécution et aussi d'une pénibilité moindre, malgré toute cette évolution, le bâtiment, comme d'ailleurs tous les métiers de l'artisanat, manque de travailleurs formés. Dans notre pays, nous n'avons toujours pas réussi à donner envie à assez de jeunes de choisir ces métiers. Est-ce que c'est dégradant, pas valorisant, de travailler sur un chantier ou dans l'artisanat en général ? »
Un manquede travailleurs formés

Fernand Heinis a comparé la France à l'Allemagne, pays « qui envoie en apprentissage cinq fois plus de jeunes. Et en plus, là-bas, l'apprentissage c'est trois ans voire trois ans et demi et non pas deux ans comme chez nous. »

Jean-Claude Schielin, maire de Waldighoffen, a commencé son très long discours par des félicitations au président d'Expo Habitat et aux membres du GBS qui ont préparé l'événement « qui a une dimension symbolique pour notre village et pour tout le Sundgau », a-t-il souligné. Jean-Claude Schielin a rappelé que le bénéfice réalisé sur les entrées d'Expo Habitat était « intégralement reversé chaque année à l'Apei Sud-Alsace, présidée par Fernand Heinis, qui vient en aide aux personnes en situation de handicap mental ».
« Une dimension symboliquepour notre village »

Puis il a cité quelques chiffres : Expo Habitat, c'est 10 000 m² de surface, 300 exposants, 80 secteurs d'activité différents et 25 000 visiteurs en moyenne. Le maire de Waldighoffen a également rappelé que le Sundgau comptait « 1200 entreprises, 16 000 emplois, soit 35 % des emplois du secteur ». Et Waldighoffen, c'est 70 commerces, artisans et autres activités, 335 salariés et 25 associations. « Mais ne nous leurrons pas, les collectivités locales ne retrouveront jamais les moyens financiers qu'elles ont eus par le passé. Même dans le cadre du grand débat national, il est demandé à Emmanuel Macron un rééquilibrage des dotations. Il faudra faire autant avec moins et il ne reste qu'une voie, celle de la création de richesses en misant sur nos atouts. »

Jean-Claude Schielin garde néanmoins espoir : « Des projets fédérateurs entre les communautés de communes du Sundgau, M2A et Saint-Louis agglo sont d'actualité. Dans le Scot de Saint-Louis figure un projet de tram train reliant le Sundgau à Saint-Louis et Bâle et une ligne de car expresse entre le Sundgau et l'agglomération de Saint-Louis Bâle serait toujours d'actualité. » Le maire de Waldighoffen a conclu son discours en citant une phrase d'Elmer G. Leterman, homme d'affaires américain : « Gagner de l'argent est un art, travailler est un art et faire de bonnes affaires est le plus bel art qui soit. »

François Eichholtzer, président du PETR (Pôle d'équilibre territorial rural) Pays du Sundgau a, quant à lui, rappelé « combien on peut mesurer les progrès faits dans l'hygiène de nos maisons. Aujourd'hui, l'habitat est de qualité mais il est menacé par le réchauffement climatique. En 2100, on prévoit des températures de 50 °C, il nous faut donc lutter efficacement contre un tel dérèglement. Ça passe par le solaire, l'éolien, les transports en commun, l'isolation, la construction d'habitat BBC. Ces engagements mobilisent le PETR Pays du Sundgau », a-t-il conclu.
« Lutter efficacement contre le dérèglement climatique »

Christian Keller, vice-président de la Chambre de métiers d'Alsace, a remercié Fernand Heinis d'apporter « une offre utile et de qualité à la population ».

Invité d'honneur de cette 36e inauguration, Jean Rottner, président de la Région Grand Est. D'entrée, il a voulu répondre à Fernand Heinis au sujet de l'apprentissage. « Ce n'est pas une voie de garage mais une voie royale, la voie de l'excellence. Gardons notre optimisme dans l'éducation, dans la ruralité, une qualité, une force... Si l'État ne peut plus tout, il faut compter sur les forces des collectivités et des citoyens. Il faut une communication d'idées pour entraîner une dynamique. »
Texte et photos :Françoise ITAMARD