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France3 Alsace, 19/20 du mercredi 27 février : Collectivité européenne d’Alsace : le projet de loi présenté en conseil des ministres

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 04:49:36

France3 Alsace, 19/20 du mercredi 27 février : Collectivité européenne d’Alsace

le projet de loi présenté en conseil des ministres

Le 4 février dernier, le Haut-Rhin et le Bas-Rhin adoptaient un texte demandant officiellement la création d'une "collectivité européenne d'Alsace". Nouvelle étape ce mercredi 27 février : Jacqueline Gourault, la ministre de la Cohésion des territoires, a présenté le projet en conseil des ministres.

Lien vers la vidéo du 19/20 de France3 Alsace

 

Collectivité européenne d'Alsace : Les réserves du Conseil d'État

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 05:12:46

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Collectivité européenne d'Alsace
Collectivité européenne d'Alsace : Les réserves du Conseil d'État
Dans son avis rendu au gouvernement sur le projet de Collectivité européenne d'Alsace, le Conseil d'État conteste la dénomination et invite l'État à organiser ses services déconcentrés à l'échelle de la future collectivité. Le gouvernement a choisi de passer outre ces réserves et prend le risque d'un contentieux devant le juge constitutionnel.

 
Les réserves émises par le Conseil d'Etat pourraient entraîner le gouvernement vers un contentieux devant le juge constitutionnel.
La dénomination Collectivité européenne d'Alsace ne convient pas au Conseil d'État. La plus haute juridiction administrative l'a clairement dit au gouvernement dans son avis rendu le 21 février sur le projet de loi relatif aux compétences de la future collectivité. « Ce nom est susceptible d'engendrer une double méprise sur la nature juridique de la nouvelle collectivité », remarque les conseillers du Palais-Royal.
« L'épithète « européenne » ne correspond à aucune catégorie »

Cette « dénomination laisse à penser qu'il s'agit d'une collectivité à statut particulier », ce qu'elle n'est pas, et que « l'épithète « européenne » ne correspond à aucune catégorie ou régime particuliers », disent-ils en décidant de remplacer la formule initiale par « Département d'Alsace ».

Le gouvernement a choisi de ne pas tenir compte de cet avis consultatif en maintenant la dénomination initiale dans son projet de loi présenté mercredi en conseil des ministres et dans le décret paru hier au Journal officiel. « Le gouvernement a pris un risque », observe un acteur du dossier en estimant que le « Conseil d'État a du mal à comprendre le pacte girondin souhaité par le président de la République ».

En ne suivant pas l'avis du Conseil d'État, le gouvernement augmente le risque de contentieux devant le juge constitutionnel, le juge administratif ou les juges européens. « Le gouvernement est prêt à le prendre », indique ce parlementaire.

Dans la notice du décret il est stipulé que « l'organisation des services déconcentrés des administrations civiles de l'État dans le cadre des circonscriptions départementales et d'arrondissement n'est pas modifiée ». Ce souhait du gouvernement est également remis en cause par le Conseil d'État.

Ce dernier s'interroge notamment sur « le maintien deux circonscriptions administratives distinctes » et sur « l'utilité, pour l'État, de conserver deux préfets de plein exercice » dans le Bas-Rhin et le Haut-Rhin. Et au Conseil d'État de demander au gouvernement de tout mettre en oeuvre avant le 1er janvier 2021 pour « assurer la bonne articulation des services de l'État avec ceux de la nouvelle collectivité et éviter de possibles doublons ».

Le Conseil d'État ne remet pas en cause le transfert de l'exploitation et de la gestion des routes nationales et des autoroutes non concédées, ni le fait que la Collectivité européenne d'Alsace soit désignée chef de file, sur son territoire, en matière de coopération transfrontalière.
Le fruit d'un long processus de négociation

Jugeant que ces deux sujets ne relèvent pas de la loi, le Conseil d'État a sorti du projet de loi l'animation touristique et écarté les dispositions permettant à l'État et à la collectivité européenne d'Alsace de procéder aux recrutements complémentaires, y compris par contrat, des personnels chargés de dispenser un enseignement en langue et culture régionales.

La rédaction du décret et du projet de loi sur la Collectivité européenne d'Alsace est le fruit d'un long processus de négociation entre les parlementaires de la majorité présidentielle, le gouvernement et les présidents des deux départements, Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry. Leur contenu a failli faire capoter le processus à plusieurs reprises, y compris la signature de la déclaration de Matignon du 29 octobre.

Le gouvernement a choisi de passer outre les réserves du Conseil d'État en conscience. L'histoire dira si son geste relevait de la hardiesse attachée au pacte girondin présidentiel ou de la simple procédure dont il connaissait par avance l'issue.
Franck BUCHY

 

 
 

 

Future collectivité Les réserves du Conseil d'État

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 05:51:16

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Future collectivité Les réserves du Conseil d'État
 

 
Les réserves émises par le Conseil d'État pourraient entraîner le gouvernement vers un contentieux devant le juge constitutionnel. DR
La dénomination « collectivité européenne d'Alsace » (CEA) ne convient pas au Conseil d'État. La plus haute juridiction administrative l'a clairement dit au gouvernement, dans un avis rendu le 21 février sur le projet de loi relatif aux compétences de la future collectivité.

« Ce nom est susceptible d'engendrer une double méprise sur la nature juridique de la nouvelle collectivité », remarquent les conseillers du Palais Royal à Paris.
« L'épithète "européenne"ne correspondà aucune catégorie »

Cette « dénomination laisse à penser qu'il s'agit d'une collectivité à statut particulier », ce qu'elle n'est pas, et « l'épithète "européenne" ne correspond à aucune catégorie ou régime particuliers », ajoutent-ils, en décidant de remplacer la formule initiale par « département d'Alsace ».

Le gouvernement a choisi de ne pas tenir compte de cet avis, consultatif, en maintenant la dénomination initiale dans son projet de loi, présenté mercredi en conseil des ministres, et dans le décret paru ce jeudi au Journal officiel. « Le gouvernement a pris un risque », observe un acteur du dossier, en estimant que « le Conseil d'État a du mal à comprendre le pacte girondin souhaité par le président de la République ».

En ne suivant pas l'avis du Conseil d'État, le gouvernement augmente le risque de contentieux devant le juge constitutionnel, le juge administratif ou les juges européens. « Le gouvernement est prêt à le prendre », indique ce parlementaire.

Dans la notice du décret, il est stipulé que « l'organisation des services dé concentrés des administrations civiles de l'État dans le cadre des circonscriptions départementales et d'arrondissement n'est pas modifiée ». Ce souhait du gouvernement est également remis en cause par le Conseil d'État.

Ce dernier s'interroge notamment sur « le maintien de deux circonscriptions administratives distinctes » et sur « l'utilité, pour l'État, de conserver deux préfets de plein exercice », dans le Bas-Rhin et le Haut-Rhin. Le Conseil d'État demande au gouvernement de tout mettre en oeuvre, avant le 1er janvier 2021, pour « assurer la bonne articulation des services de l'État avec ceux de la nouvelle collectivité et éviter de possibles doublons ».
Le fruitd'un long processusde négociation

Le Conseil d'État ne remet pas en cause le transfert de l'exploitation et de la gestion des routes nationales et des autoroutes non concédées, ni le fait que la collectivité européenne d'Alsace soit désignée chef de file, sur son territoire, en matière de coopération transfrontalière.

Jugeant que ces deux sujets ne relèvent pas de la loi, le Conseil d'État a sorti du projet de loi l'animation touristique et a écarté les dispositions permettant à l'État et à la CEA de procéder aux recrutements complémentaires, y compris par contrat, des personnels qui seront chargés de dispenser un enseignement en langue et culture régionales.

La rédaction du décret et du projet de loi sur la CEA est le fruit d'un long processus de négociation entre les parlementaires de la majorité présidentielle, le gouvernement et les présidents des deux départements, Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry. Leur contenu a failli faire capoter le processus à plusieurs reprises, y compris la signature de la déclaration de Matignon, le 29 octobre dernier.

Le gouvernement a choisi de passer outre les réserves du Conseil d'État en conscience. L'histoire dira si son geste relevait de la hardiesse attachée au pacte girondin présidentiel, ou de la simple procédure, dont il connaissait par avance l'issue.
Franck BUCHY

 

 
 

collectivité européenne Alsace : Sélestat co-capitale

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 05:13:56

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collectivité européenne Alsace : Sélestat co-capitale

 
Élu de l'opposition, André Klethi a proposé que Sélestat et Colmar fassent « équipe » pour être co-capitales de la future "collectivité européenne Alsace". Leur situation centrale s'y prêterait.

Réponse du maire, Marcel Bauer : « Je ne sais pas s'il existe des co-capitales (sourire). En tout cas, on a déjà un rôle fort avec l'accueuil de trois réunions pour construire cette future collectivité. Nous en sommes déjà le berceau. »

 

 
 

 

Avenir de l'Alsace Un nouveau sondage IFOP : La sortie du Grand Est reste ancrée

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 05:15:16

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Avenir de l'Alsace Un nouveau sondage IFOP
Avenir de l'Alsace Un nouveau sondage IFOP : La sortie du Grand Est reste ancrée
Dévoilée quelques heures à peine après la publication du décret de création de la Collectivité européenne d'Alsace, la nouvelle enquête IFOP est d'abord un outil politique que les partisans d'une région Alsace hors du Grand Est entendent utiliser pour peser sur le débat parlementaire à venir.

 
Jacques Schleef (à droite), Christine Huber et Pierre Klein ont présenté les résultats du sondage IFOP sur l'Alsace pour le Club Perspectives Alsaciennes et Initiative Citoyenne Alsacienne.
Faute de référendum et de réforme du mode de scrutin, les partisans d'une région Alsace hors du Grand Est entretiennent un débat participatif et une forme de démocratie du sondage. Après une première enquête il y a un an, le Club Perspective Alsaciennes (CPA) et Initiative Citoyenne Alsacienne ont remis le couvert avec un nouveau sondage sur l'avenir de l'Alsace.

Ces clubs de réflexion en ont présenté les résultats au moment où le gouvernement lance la procédure de création de la Collectivité européenne d'Alsace. Cette « mise en résonance du texte législatif et du sondage » n'est évidemment pas un hasard. Pour les plus énervés d'entre eux, il sert de tremplin à « la bataille de l'Alsace ».

« Le sondage confirme ce que nous constatons dans nos réunions, à savoir que le désir d'Alsace est toujours là, le malaise alsacien aussi », explique Pierre Klein, président de l'ICA, pas du tout convaincu par le projet actuel, fruit « de reculades successives ». « Pourquoi Emmanuel Macron, qui se fait l'apôtre du grand débat national, n'est pas venu débattre avec les Alsaciens ? » se demande-t-il en invitant « les électeurs du peuple d'Alsace à agir auprès de leurs élus ».

Jacques Schleef est plus remonté que jamais. Usant d'un vocabulaire tantôt belliqueux, tant footeux, le secrétaire général du CPA fustige les « oukases parisiens », « la captation de la démocratie par une caste », « la mystification dans laquelle le gouvernement veut nous conduire ».
« La pression populaire est indispensable »

Pour Jacques Schleef, les résultats du sondage légitiment la montée en puissance d'un mouvement alsacien et la pression à mettre sur le gouvernement à l'heure du débat parlementaire. « Deux tiers des Alsaciens veulent sortir du Grand Est et 60 % disent que l'avenir va influencer leur vote aux prochaines élections », dit-il en se faisant menaçant. « Les élus en place peuvent avoir des craintes. Nous ferons tout pour que leur coeur saigne. »

Le rapport de force est engagé. « La pression populaire est indispensable pour pousser l'équipe Alsace dans le match », explique Jacques Schleef, qui, avec ses collègues, s'interrogent sur la suite. Lui serait « le premier » à se porter candidat à une élection. « Peut-être faut-il sortir du cercle de réflexion et faire de la politique de terrain ? » s'interroge Pierre Klein. Pour les élections cantonales de 2021, en tout cas, ils veulent que leurs idées soient représentées au sein de la CEA.

« La Collectivité européenne d'Alsace est déjà bien connue, ses futures compétences sont plébiscitées », réagissaient hier soir les conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. « Ce projet répond donc quasi unanimement aux attentes massives des Alsaciennes et des Alsaciens. »

Françoise Pfersdorff et Nicolas Matt, conseillers départementaux (LaREM) du Bas-Rhin juge notent que « la future CEA, en l'état actuel de son projet, répond dans l'ensemble aux attentes des personnes sondées ».

Même satisfaction de la part du député Vincent Thiébaut. Il constate que « le nom de la CEA a fait son chemin » et que « 80 % des compétences demandées par les gens sont dans le projet de loi ». « La Collectivité européenne d'Alsace n'est qu'un premier socle », explique le député (LaREM) de Haguenau qui regrette l'absence d'évaluation, dans le sondage, des « préoccupations quotidiennes des citoyens.

En attendant, une task force Alsace travaillera à la rédaction d'amendements. L'un d'eux visera à introduire une part de proportionnelle aux élections à la CEA. Pas sûr que les juges du Conseil d'État approuvent.
Franck BUCHY Lire l'analyse du sondage en page 12

Lire l'analyse du sondage en page 12

 
 

 

La Collectivité d'Alsace se fait un nom

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 05:15:39

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Politique
La Collectivité d'Alsace se fait un nom
Les résultats de ce nouveau sondage (*) varient peu par rapport à 2018, preuve, selon ses initiateurs, de « la persistance du désir d'Alsace mais aussi du malaise alsacien ». 60 % des sondés connaissent la Collectivité européenne d'Alsace.
 

 
LA SORTIE DU GRAND EST. 66 % des sondés pensent que l'Alsace doit sortir de la région Grand Est pour redevenir une région à part entière. C'est un point de moins par rapport à février 2018. Ce souhait est fortement exprimé dans les communes rurales et les villes de moins de 100 000 habitants, ainsi que chez les retraités, les artisans, commerçants et profession intermédiaire. Un tiers des personnes interrogées ne veulent pas quitter le Grand Est.

LES COMPÉTENCES DE LA COLLECTIVITÉ EUROPÉENNE D'ALSACE. Une moyenne de 90 % des sondés souhaite que la future Collectivité européenne d'Alsace dispose, « en priorité », des compétences en formation professionnelle (93 %), transports (93 %), coopération avec les régions voisines suisses et allemandes (90 %), l'enseignement bilingue (89 %), le développement économique et tourisme (89 %), la promotion de la culture alsacienne (88 %) et l'audiovisuel : télévision et radio régionales (83 %).

Cette exigence a progressé depuis un an pour l'ensemble de ces compétences à l'exception du développement économique et du tourisme, en recul de 6 points. La demande s'est en revanche fortement accrue pour l'audiovisuel, le bilinguisme et les transports.

LA QUESTION DU RÉFÉRENDUM. La demande d'un référendum sur l'avenir institutionnel de l'Alsace reste forte et elle progresse. 85 % des sondés souhaitent une telle consultation contre 82 % il y a un an. Cette exigence démocratique est très demandée par les 18-24 ans et les 35-49 ans, également répartis sur le territoire, de catégories professionnelles intermédiaires. Elle est aussi bien ancrée chez les électeurs d'Emmanuel Macron à hauteur de 71 %.

LES NUANCES DÉPARTEMENTALES. Selon le sondage, la population haut-rhinoise semble davantage sensible à la question alsacienne que sa voisine bas-rhinoise. 71 % des sondés dans le Haut-Rhin demandent que l'Alsace sorte du Grand Est, ils sont 63 % dans le Bas-Rhin. 60 % des Haut-Rhinois se disent sensibles au poids de la question alsacienne dans le vote aux prochaines élections contre 56 % dans le Bas-Rhin. Même constat pour l'adhésion à l'organisation d'un référendum : 86 % dans le Haut-Rhin et 84 % dans le Bas-Rhin.

LES PROFILS POLITIQUES. Les sondés qui demandent à sortir l'Alsace du Grand Est sont plus présents parmi les électeurs de Le Pen, Fillon et Dupont-Aignan au 1er tour de la présidentielle de 2017 que chez les électeurs de Macron, Hamon et Mélenchon.

Ce sont les électeurs de Le Pen (68 %), Fillon (64 %) et Mélenchon (59 %) qui se disent les plus sensibles à la question alsacienne pour les prochaines élections. Une petite majorité des électeurs de Macron (51 %) se dit indifférente, 64 % pour les électeurs de Hamon. Les électeurs Le Pen et de Dupont-Aignan revendiquent un référendum à près de 94 %.

LE COÛT DU SONDAGE. Le sondage IFOP a coûté 12 000 euros au Club Perspectives Alsaciennes (CPA) et à Initiative Citoyenne Alsacienne (ICA) qui ont bénéficié du soutien financier « de gros contributeurs ».
F. BY (*) Enquête menée auprès d'un échantillon de 1 002 personnes, représentatif de la population de la région Alsace âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas après stratification par département et catégorie d'agglomération. Les interviews ont été réalisées par téléphone du 12 au 16 février 2019.

(*) Enquête menée auprès d'un échantillon de 1 002 personnes, représentatif de la population de la région Alsace âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas après stratification par département et catégorie d'agglomération. Les interviews ont été réalisées par téléphone du 12 au 16 février 2019.

 
 

 

La collectivité d'Alsace se fait un nom

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 05:57:03

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La collectivité d'Alsace se fait un nom
 

 
? La sortie du Grand Est. 66 % des sondés pensent que l'Alsace doit sortir de la région Grand Est pour redevenir une région à part entière. C'est un point de moins par rapport à février 2018. Ce souhait est fortement exprimé dans les communes rurales et les villes de moins de 100 000 habitants, ainsi que chez les retraités, les artisans, commerçants et profession intermédiaire. Un tiers des personnes interrogées ne veulent pas quitter le Grand Est.

? Les compétences de la collectivité européenne d'alsace. Une moyenne de 90 % des sondés souhaite que la future collectivité européenne d'Alsace dispose, en priorité, des compétences en formation professionnelle (93 %), en transports (93 %), en coopération avec les régions voisines suisses et allemandes (90 %), sur l'enseignement bilingue (89 %), le développement économique et tourisme (89 %), la promotion de la culture alsacienne (88 %) et l'audiovisuel : télévision et radio régionales (83 %).

Cette exigence a progressé depuis un an pour l'ensemble de ces compétences à l'exception du développement économique et du tourisme, en recul de six points. La demande s'est en revanche fortement accrue pour l'audiovisuel, le bilinguisme et les transports.

? La question du référendum. La demande d'un référendum sur l'avenir institutionnel de l'Alsace reste forte et elle progresse. 85 % des sondés souhaitent une telle consultation contre 82 % il y a un an. Cette exigence démocratique est très demandée par les 18-24 ans et les 35-49 ans, également répartis sur le territoire, de catégories professionnelles intermédiaires. Elle est aussi bien ancrée chez les électeurs d'Emmanuel Marron à hauteur de 71 %.

? Les nuances départementales. Selon le sondage, la population haut-rhinoise semble davantage sensible à la question alsacienne que sa voisine bas-rhinoise. 71 % des sondés dans le Haut-Rhin demandent que l'Alsace sorte du Grand Est, ils sont 63 % dans le Bas-Rhin. 60 % des Haut-Rhinois se disent sensibles au poids de la question alsacienne dans le vote aux prochaines élections, contre 56 % dans le Bas-Rhin. Même constat pour l'adhésion à l'organisation d'un référendum : 86 % dans le Haut-Rhin et 84 % dans le Bas-Rhin.

? Les profils politiques. Les sondés qui demandent à sortir l'Alsace du Grand Est sont plus présents parmi les électeurs de Le Pen, Fillon et Dupont-Aignan, au 1er tour de l'élection présidentielle de 2017, que chez les électeurs de Macron, Hamon et Mélen-chon. Ce sont les électeurs de Le Pen (68 %), Fillon (64 %) et Mélenchon (59 %) qui se disent les plus sensibles à la question alsacienne pour les prochaines élections. Une petite majorité des électeurs de Macron (51 %) se dit indifférente, 64 % des électeurs de Hamon. Les électeurs Le Pen et de Dupont-Aignan revendiquent un référendum à près de 94 %.

? Le coût du sondage. Le sondage IFOP a coûté 12 000 EUR au Club Perspectives Alsaciennes (CPA) et à Initiative Citoyenne Alsacienne (ICA) qui ont bénéficié du soutien financier « de gros contributeurs ». F. By
(*) Enquête menée auprèsd'un échantillon de 1 002 personnes,représentatif de la populationde la région Alsace âgée de 18 anset plus selon la méthode des quotasaprès stratification par départementet catégorie d'agglomération.Les interviews ont été réalisées partéléphone du 12 au 16 février 2019.

 

 
 

Strasbourg : Collectivité européenne d'Alsace, Unser Land dans la rue pour rappeler ses doléances

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 05:14:50

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Strasbourg
Strasbourg : Collectivité européenne d'Alsace, Unser Land dans la rue pour rappeler ses doléances

 
Dans le cadre du grand débat national et suite à la publication du projet de loi pour la création d'une Collectivité européenne d'Alsace (CEA), Unser Land appelle à la mobilisation ce samedi 2 mars à 14 h 30, place Kléber à Strasbourg. Le parti, qui considère que « les institutions actuelles ne sont pas dignes d'une démocratie moderne » et que le projet de CEA « ne répond que très partiellement aux attentes des Alsaciens », rappellera ses doléances : une Alsace autonome, la sortie du Grand Est et la généralisation du bilinguisme.

 

 
 

 

Fessenheim : L'ASN confirme l'adaptation de ses prescriptions

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 05:41:06

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Fessenheim
Fessenheim : L'ASN confirme l'adaptation de ses prescriptions
Dans une décision datée du 19 février, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a modifié « certaines décisions applicables à la centrale nucléaire de Fessenheim », prises antérieurement.

 
Considérant l'arrêt définitif « au plus tard » en septembre 2020 pour le réacteur n° 1 et en août 2022 pour le réacteur n° 2 (le gouvernement a annoncé pour sa part les mois de mars et août 2020), l'ASN confirme l'abandon de la prescription, adoptée en juin 2012, d'un diesel d'ultime secours, qui devait être installé avant le 31 décembre 2018.

Ce projet de décision, soumis à une consultation du public à l'automne dernier, avait provoqué la colère des antinucléaires.

En contrepartie, l'ASN demande aujourd'hui à EDF, suivant un calendrier s'étalant jusqu'à la fin de l'année, de « définir un nouveau noyau dur adapté aux nouvelles perspectives du site ». Il s'agit notamment de tenir compte de la durée - plusieurs années - durant laquelle les combustibles usés seront entreposés dans la piscine de désactivation de chaque réacteur, dans l'attente de leur transfert vers le site de retraitement de La Hague. Dans le jargon de la filière nucléaire, le « noyau dur » est l'ensemble des « dispositions matérielles et organisationnelles » conçues pour « maîtriser les fonctions fondamentales de sûreté dans des situations extrêmes ».

L'ASN a également modifié deux prescriptions encadrant les recharges de combustible nucléaire, afin de permettre à EDF d'optimiser la constitution des derniers « coeurs » - les assemblages de combustible où ont lieu les réactions de fission en chaîne - des deux réacteurs de Fessenheim. « Cette modification permettra à EDF de limiter le nombre d'assemblages à évacuer après l'arrêt définitif des réacteurs et de limiter la quantité de déchets radioactifs produits », souligne l'autorité.

L'ASN rappelle au passage qu'elle attend toujours d'EDF la déclaration d'arrêt définitif des deux réacteurs alsaciens et que le dossier de démantèlement, qui présente notamment l'analyse des risques associés aux opérations dédiées, devra lui être transmis avant septembre 2020.
O. Br.

 

 
 

 

Stocamine : Rassemblement à Mulhouse

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 05:33:09

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Stocamine
Stocamine : Rassemblement à Mulhouse

 
Le collectif Destocamine organise demain, samedi 2 mars, un rassemblement, place de la Réunion à Mulhouse, à partir de 14 h, « pour dénoncer la pollution qui nous attend si rien n'est fait pour sortir rapidement l'intégralité » des 42 000 tonnes de déchets enfouis depuis 2002 à Wittelsheim. Un « die-in » (simulation de la mort des participants) sera organisé « pour symboliser et concrétiser l'empoisonnement de la population avec le confinement, même partiel, des déchets toxiques ». Le 12 février, renonçant à la seule option du confinement définitif, le ministre de la Transition écologique a annoncé le lancement d'une étude de faisabilité de la poursuite du déstockage partiel.

 

 
 

 

Eguisheim Réunion du conseil municipal Stocamine: proposition de motion

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 05:34:44

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Eguisheim Réunion du conseil municipal
Eguisheim Réunion du conseil municipal Stocamine: proposition de motion
Le conseil municipal s'est réuni mercredi 20 février sous la présidence du maire Claude Centlivre. Voici l'essentiel des délibérations :

 
Les élus du conseil municipal d'Eguisheim ont proposé une motion contre la décision ministérielle concernant le dossier Stocamine.
Dossier Stocamine.- Proposition de motion contre la décision ministérielle actant l'enfouissement définitif des déchets ultimes de Stocamine : la commune d'Eguisheim a à coeur la protection de l'environnement et le devenir de ses enfants. Les membres du conseil municipal adoptent une motion de soutien au collectif Destocamine, pour ôter intégralement les déchets proches de la nappe phréatique.

La motion en question qualifie « d'inacceptable à court terme et dramatique à moyen et long terme » la récente « non-décision » du ministre de la transition écologique François de Rugy.

Transfert des compétences eau-assainissement collectif des eaux usées.

Le conseil municipal adopte la délibération d'opposition au transfert automatique au 1er  janvier 2020, l'échéance étant ainsi repoussée à 2026. La commune projette du reste de confier le plein exercice de la compétence « eau potable » au SIEPI (syndicat des eaux de la Plaine de l'Ill) avec effet au 1er  juillet 2019.

Enquête publique - Usine Ricoh

Le conseil municipal émet un avis favorable au projet d'accroissement des capacités de production de papier thermique, secteur de marché porteur à l'Usine Ricoh.

Subventions

Le conseil municipal sollicite l'aide d'une subvention européenne de 12 000 EUR pour l'aménagement des bornes de recharge de véhicules électriques et approuve le plan de financement prévisionnel suivant : 80 % Fonds LEADER (en cas d'obtention de l'aide) et 20 % Commune d'Eguisheim.
Comptes administratifs

L'adjoint au maire Patrick Hamelin a présenté le compte administratif 2018. Celui-ci fait apparaître les résultats suivants.

Dans la section de fonctionnement 1 767 717 EUR en dépenses et 2 521 294 EUR de recettes d'où un excédent de fonctionnement de 753 576 EUR. Dans la section d'investissement, les dépenses s'élèvent à 2 334 222 EUR et les recettes s'élèvent à 1 831 298 EUR d'où un solde négatif de 50 292 428 EUR. Le solde d'exécution des réalisations en 2018, englobant les résultats reportés de 2017 et les reliquats de dépenses et recettes reportées sur 2019, s'élève à 326 651 EUR.

Le compte administratif 2018 du budget annexe eau-assainissement présente les résultats globaux suivants : section d'exploitation 524 005 EUR de dépenses, 629 711 EUR de recettes, section d'investissement en dépenses 79 452 EUR, en recettes 144 489 EUR. Les comptes ont été approuvés par le conseil municipal.

 

 
 

 

Stocamine : proposition de motion

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 06:03:57

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Stocamine : proposition de motion
 

 
Les élus du conseil municipal d'Eguisheim ont proposé une motion contre la décision ministérielle concernant le dossier Stocamine. Photo L'Alsace/Thierry Gachon
Le conseil municipal s'est réuni mercredi 20 février sous la présidence du maire Claude Centlivre. Voici l'essentiel des délibérations :

Dossier Stocamine.- Proposition de motion contre la décision ministérielle actant l'enfouissement définitif des déchets ultimes de Stocamine : la commune d'Eguisheim a à coeur la protection de l'environnement et le devenir de ses enfants. Les membres du conseil municipal adoptent une motion de soutien au collectif Destocamine, pour ôter intégralement les déchets proches de la nappe phréatique.

La motion en question qualifie « d'inacceptable à court terme et dramatique à moyen et long terme » la récente « non-décision » du ministre de la transition écologique François de Rugy.

Transfert des compétences eau-assainissement collectif des eaux usées.- Le conseil municipal adopte la délibération d'opposition au transfert automatique au 1er janvier 2020 des compétences eau-assainissement collectif des eaux usées à la communauté de commune, l'échéance étant ainsi repoussée à 2026.

La commune projette du reste de confier le plein exercice de la compétence « eau potable » au SIEPI (syndicat des eaux de la Plaine de l'Ill) avec effet au 1er juillet 2019.

Subventions.- Le conseil municipal sollicite l'aide d'une subvention européenne de 12 000 EUR pour l'aménagement des bornes de recharge de véhicules électrique et approuve le plan de financement prévisionnel suivant : 80 % Fonds LEADER (en cas d'obtention de l'aide) et 20 % Commune d'Eguisheim.
À NOTER Prochaine séance du conseil municipal : 3 avril.

 

 
 

STRASBOURG Grand contournement ouest : Pour les opposants, la bataille est perdue

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 05:32:17

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STRASBOURG Grand contournement ouest
STRASBOURG Grand contournement ouest : Pour les opposants, la bataille est perdue
Le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté la demande de suspension du permis du viaduc de Kolbsheim. Le chantier du contournement autoroutier de Strasbourg continue. Pour les opposants, la bataille du GCO est quasiment perdue.

 
L'avocat d'Alsace Nature, François Zind, avant une audience sur le dossier GCO dans la salle d'audience du tribunal administratif de Strasbourg en janvier dernier.
Les décisions se suivent et ne se ressemblent pas. Cette fois, le tribunal administratif, saisi par Alsace Nature dans le cadre d'une procédure d'urgence, a rejeté la demande de suspension du permis d'aménager du viaduc de Kolbsheim. La décision a été rendue mercredi après-midi.

Le précédent permis avait été suspendu, quelques jours à peine après l'évacuation de la zad, en septembre, puis annulé le 14 février dernier.

Le concessionnaire Arcos avait alors déposé une nouvelle demande de permis d'aménager et les services de l'État l'avaient accordé en décembre en veillant à tenir compte des griefs qui avaient conduit le tribunal à annuler le précédent.
Du bitume à la fin de cette année

Voilà environ deux ans qu'Alsace Nature, le pivot du collectif GCO Non Merci ! mène une guérilla juridique contre le concessionnaire de la future A355, attaquant les nombreuses autorisations devant le tribunal administratif. Tout s'est accéléré l'été dernier et les protagonistes se sont retrouvés au tribunal administratif de Strasbourg, avenue de la Paix-Simone Veil, à un rythme quasiment mensuel depuis septembre. Se succèdent et s'entrecroisent, d'un recours à l'autre, les procédures d'urgence (référé suspension) et les audiences sur le fond. Et ce alors que le chantier a débuté depuis le mois d'octobre avec le ballet des scrapers et des bulldozers en plusieurs points des 24 kilomètres du tracé.

Alsace Nature et son avocat spécialisé dans le droit de l'environnement, François Zind ont remporté plusieurs batailles dans ce bras de fer. Notamment la suspension du premier permis d'aménager du viaduc de Kolbsheim, ou encore la suspension temporaire du chantier de l'échangeur nord, dévolu à une autre société autoroutière, la Sanef.

Cette fois, le tribunal administratif ne suspend pas le nouveau permis du viaduc de Kolbsheim et l'audience qui examinera le dossier au fond n'est pas attendue avant plusieurs mois.

Ce qui laisse le champ libre aux engins du groupe Vinci qui pourraient bien commencer à couler du bitume avant la fin de cette année.
Risque de radicalisation

Mercredi soir, les opposants sont apparus amers. En début d'année, François Zind estimait que l'année 2019 serait « l'année ou jamais », pour interrompre le chantier. À la lecture de la décision du tribunal administratif, il a reconnu la défaite sur sa page Facebook. « Fin de bataille pour le GCO ce soir devant les juges administratifs qui ont rejeté la demande de suspension du nouveau permis d'aménager du viaduc de Kolbsheim, écrit-il. Forte colère aux soubassements de gâchis et de dégoût, de théâtre cynique, de remise en cause des fondamentaux. Grande tristesse aussi pour les générations futures, la cécité des pouvoirs publics, l'ineffectivité du droit. »

Bruno Dalpra, un militant très engagé contre le projet d'autoroute a été encore plus explicite, faisant part de « son amertume et sa colère, mais pas de résignation » lui aussi sur Facebook dès mercredi soir : « La bataille du GCO est quasi perdue avec le rendu du TA de Strasbourg sur le nouveau permis d'aménager du viaduc de Kolbsheim. Reste les jugements sur le fond, mais quand seront-ils examinés ? Le béton de Vinci aura largement bien coulé. »

Reste cette question qui semble occuper pas mal d'esprits, jusque et y compris les services de renseignements qui suivent le dossier de près. Est-ce que l'échec des opposants par les voies légales pourrait laisser la place à une forme de radicalisation du mouvement jusque-là pacifique ? Les cadres du mouvement se sont toujours opposés à toute forme de violence. Mais sur le terrain, plusieurs actes et dégradations à l'encontre des engins de Vinci ont été constatés ces dernières semaines et le président de l'Eurométropole Robert Herrmann, très engagé dans la défense du projet d'autoroute, a rendu publique ce mardi une lettre de menaces reçue à son domicile la semaine dernière et pour laquelle il a porté plainte. Une motion de soutien sera examinée ce vendredi par le conseil de l'Eurométropole.

L'autoroute doit être mise en service au cours du second semestre 2021 selon le dernier planning connu du constructeur.
Olivier CLAUDON

 

 
 

 

GCO Les opposants perdent la bataille

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 05:55:45

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GCO Les opposants perdent la bataille
 

 
L'avocat d'Alsace Nature, François Zind, avant une audience sur le dossier GCO dans la salle d'audience du tribunal administratif de Strasbourg, en janvier dernier. Photo DNA/Olivier Claudon
Les décisions se suivent et ne se ressemblent pas. Cette fois, le tribunal administratif, saisi par Alsace Nature dans le cadre d'une procédure d'urgence, a rejeté la demande de suspension du permis d'aménager du viaduc de Kolbsheim. La décision a été rendue mercredi après-midi.

Le précédent permis avait été suspendu, quelques jours à peine après l'évacuation de la zad, en septembre, puis annulé le 14 février dernier. Le concessionnaire Arcos avait alors déposé une nouvelle demande de permis d'aménager et les services de l'État l'avaient accordé en décembre, en veillant à tenir compte des griefs qui avaient conduit le tribunal à annuler le précédent.
Du bitumeà la fin de cette année

Voilà environ deux ans qu'Alsace Nature, pivot du collectif GCO Non Merci !, mène une guérilla juridique contre le concessionnaire de la future A355, attaquant les autorisations devant le tribunal administratif (TA). Tout s'est accéléré l'été dernier et les protagonistes se sont retrouvés au tribunal de Strasbourg, avenue de la Paix-Simone-Veil, à un rythme quasiment mensuel depuis septembre. Se succèdent et s'entrecroisent, d'un recours à l'autre, les procédures d'urgence (référés suspensions) et les audiences sur le fond. Et ce, alors que le chantier a débuté depuis le mois d'octobre avec le ballet des scrapers et des bulldozers en plusieurs points des 24 km du tracé.

Alsace Nature et son avocat spécialisé dans le droit de l'environnement, François Zind ont remporté plusieurs batailles dans ce bras de fer. Notamment la suspension du premier permis d'aménager du viaduc de Kolbs-heim, ou encore la suspension temporaire du chantier de l'échangeur nord, dévolu à une autre société autoroutière, la Sanef.

Cette fois, le tribunal administratif ne suspend pas le nouveau permis du viaduc de Kolbsheim et l'audience qui examinera le dossier au fond n'est pas attendue avant plusieurs mois. Ce qui laisse le champ libre aux engins du groupe Vinci qui pourraient bien commencer à couler du bitume avant la fin de cette année.
« Ineffectivité du droit »

Mercredi soir, les opposants sont apparus amers. En début d'année, François Zind estimait que l'année 2019 serait « l'année ou jamais » pour interrompre le chantier. À la lecture de la décision du tribunal administratif, il a reconnu la défaite sur sa page Facebook. « Fin de bataille pour le GCO, ce mercredi soir, devant les juges administratifs qui ont rejeté la demande de suspension du nouveau permis d'aménager du viaduc de Kolbsheim, écrit-il. Forte colère aux soubassements de gâchis et de dégoût, de théâtre cynique, de remise en cause des fondamentaux. Grande tristesse aussi pour les générations futures, la cécité des pouvoirs publics, l'ineffectivité du droit. »

Bruno Dalpra, un militant très engagé contre le projet d'autoroute a été encore plus explicite, faisant part de « [son] amertume et [sa] colère, mais pas de résignation » lui aussi sur Facebook dès mercredi soir : « La bataille du GCO est quasi perdue avec le rendu du TA de Strasbourg sur le nouveau permis d'aménager du viaduc de Kolbsheim. Reste les jugements sur le fond, mais quand seront-ils examinés ? Le béton de Vinci aura largement bien coulé. »
Risque de radicalisation

Reste cette question qui semble occuper pas mal d'esprits, jusque et y compris les services de renseignements qui suivent le dossier de près. Est-ce que l'échec des opposants par les voies légales pourrait laisser la place à une forme de radicalisation du mouvement jusque-là pacifique ?

Les cadres du mouvement se sont toujours opposés à toute forme de violence. Mais sur le terrain, plusieurs actes et dégradation à l'encontre des engins de Vinci ont été constatés ces dernières semaines et le président de l'eurométropole Robert Herrmann, très engagé dans la défense du projet d'autoroute, a rendu publique, mardi, une lettre de menaces reçue à son domicile la semaine dernière et pour laquelle il a porté plainte. Une motion de soutien sera examinée ce vendredi par le conseil de l'eurométropole.

L'autoroute doit être mise en service au cours du second semestre 2021 selon le dernier planning connu du constructeur. Olivier CLAUDON

 

 
 

Les gilets jaunes plombent un peu plus la croissance

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 05:25:15

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Politique Economie
Les gilets jaunes plombent un peu plus la croissance
Emmanuel Macron sera aujourd'hui à Bordeaux, ville très touchée par la crise de gilets jaunes, Bruno Le Maire a révélé jeudi le coût économique des manifestations : 0,2 point de croissance
 

 
Des gilets jaunes qui manifestent samedi dernier dans les rues de Rennes en Bretagne.
Le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire a relevé jeudi son estimation de l'impact économique de la crise des gilets jaunes. Selon lui, le mouvement de protestation qui court depuis seize semaines a coûté 0,2 point de croissance trimestrielle. Auparavant le chiffre de 0,1 point était régulièrement cité par l'exécutif.

« C'est un coût qui est très élevé », a commenté jeudi le ministre sur Public Sénat dans Territoires d'Info, réalisée en partenariat avec votre journal. « Les manifestations aujourd'hui ne mènent plus nulle part. Elles mènent à une impasse », a-t-il ajouté.

Cela fait écho aux propos tenus par Emmanuel Macron lors d'un débat organisé mardi 26 février avec les élus du Grand Est à l'Élysée. Le président de la République y avait soutenu que « lorsqu'on va dans des manifestations violentes, on est complice du pire ». Le président avait également appelé à la « clarté » sur les manifestations qui dégénèrent dans le cadre du mouvement des « gilets jaunes ».
Des gilets jaunes moins populaires

Les gilets jaunes ont rassemblé samedi dernier, pour leur 15e week-end de mobilisation, plus de 46 000 manifestants en France dont 5 800 à Paris, d'après des chiffres du ministère de l'Intérieur.

Plusieurs sondages montrent que la popularité des gilets jaunes s'effrite dans le coeur des Français. La violence qui émaille la fin des manifestations, les 10 milliards de mesures annoncées par le gouvernement et le grand débat l'expliquent en grande partie.

Emmanuel Macron est très présent qui plus est au contact de la population depuis le début de l'année. Il reçoit les élus au palais de l'Élysée et se rend régulièrement en région. Le Président était jeudi à Bordeaux dans un centre social avant de participer à une nouvelle étape du grand débat avec des femmes. Il y rencontrera ce vendredi le maire, Alain Juppé, qui fera à cette occasion sa dernière sortie officielle avant d'intégrer le Conseil constitutionnel.

Quelques appels à manifester ont d'ailleurs été lancés pour vendredi, notamment d'un petit groupe de gilets jaunes.

 

 
 

 

Autrice ou ingénieure ? L'Académie française est pour

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 06:33:30

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Autrice ou ingénieure ? L'Académie française est pour
 

 
Jusqu'à présent, les Immortels ont résisté bec et ongles à la féminisation des noms de métiers observée dans d'autres pays francophones. Photo PATRICK KOVARIK
Auteure, ingénieure, sapeuse-pompier, professeure... La féminisation des noms de métiers suscite le débat depuis des siècles. Un sujet longtemps tabou au sein de l'Académie française qui a examiné jeudi un rapport préconisant des ajustements. Et cette dernière a adopté à « une large majorité » ledit rapport, soulignant qu'il n'existait « aucun obstacle de principe à la féminisation des noms ». « Celle-ci relève d'une évolution naturelle de la langue, constamment observée depuis le Moyen Âge », explique le texte adopté par les académiciens.
Pas de liste exhaustive

L'Académie française ne compte pas « dresser une liste exhaustive des noms de métiers et de leur féminisation inscrite dans l'usage ou souhaitable » ni « édicter des règles de féminisation des noms de métiers » en arguant que ce serait « une tâche insurmontable ».

« Il convient de laisser aux pratiques qui assurent la vitalité de la langue le soin de trancher », a indiqué l'Académie qui a retenu dans son rapport des mots jusqu'à présent tabous comme « professeure ».

L'acceptation par les académiciens de la féminisation des noms de métiers - une mesure déjà en vigueur depuis une quarantaine d'années dans nombre de pays francophones comme la Belgique, la Suisse ou la province canadienne du Québec - est une révolution tant les Immortels ont résisté bec et ongles à cette vague de féminisation venue de la francophonie.

Le rapport à l'origine de ce changement, composé d'une vingtaine de pages, a été rédigé par une commission présidée par Gabriel de Broglie, 87 ans, composée de la romancière et essayiste Danièle Sallenave, du poète d'origine britannique Michael Edwards et de l'écrivaine - un mot encore refusé dans le dictionnaire de l'Académie -, Dominique Bona.

Cette dernière, biographe de Romain Gary, plaide depuis longtemps « pour une réouverture du débat à l'Académie française sur la place du féminin dans la langue française ». Danièle Sallenave, de son côté, observait déjà en 2017 « que le masculin n'est pas neutre, il a été choisi comme genre dominant ».

 

 
 

Agriculteurs : la tentation du bio

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 05:21:05

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Alimentation 6600 exploitations ont sauté le pas l'an dernier
Agriculteurs : la tentation du bio
Le nombre de producteurs convertis à l'agriculture bio a battu un record en 2018, y compris dans les régions historiquement en retard. L'Agence bio dévoile les chiffres par région à l'occasion du Salon de l'agriculture.

 
Le marché du bio représente déjà 4,5 % de l'alimentation des Français. Il s'élevait à 8,3 milliards d'euros fin 2017 et il aurait encore grossi d'un milliard d'euros l'an dernier.
L'agriculture bio a connu une année record en 2018. Jamais le nombre d'exploitations converties à des pratiques plus respectueuses de l'environnement n'a été aussi élevé. L'an dernier, près de 6 600 producteurs ont sauté le pas. Fin 2017, la France comptait un peu plus de 36 600 agriculteurs bio. Le marché du bio représente déjà 4,5 % de l'alimentation des Français. Il s'élevait à 8,3 milliards d'euros fin 2017 et l'Agence bio estime qu'il a encore grossi d'un milliard d'euros l'an dernier.

Ce gâteau de plus en plus gros suscite beaucoup d'appétit dans la grande distribution et l'industrie agroalimentaire, mais aussi chez les producteurs.
La viande de porc bio importée à 80 %

Les taux de conversion sont remarquables, notamment dans des régions comme le Grand Est où le bio n'était pas historiquement très développé. Les terres céréalières et de grande culture avaient du retard sur les régions du Sud de la France, où l'agriculture bio est traditionnellement bien implantée en particulier chez les producteurs de fruits et de légumes. Les régions à la traîne ne le sont plus, au vu du nombre de conversion dévoilé par l'Agence bio, le groupement d'intérêt public chargé du développement et de la promotion de l'agriculture biologique, à l'occasion du Salon de l'agriculture. La prise de conscience des céréaliers est une bonne nouvelle pour réduire les importations. En effet, entre 30 % et 40 % des céréales bio consommées en France pour l'alimentation humaine et animale sont importées. C'est le taux le plus élevé avec la viande de porc bio, achetée à 80 % à l'étranger alors que 98 % du lait bio est produit en France.

De plus en plus d'agriculteurs réalisent qu'ils devront se passer de produits phytosanitaires à plus ou moins long terme. La FNSEA et 39 partenaires ont pris les devants en lançant en 2018 un contrat de solutions visant à réduire l'utilisation des pesticides. « Nous unissons nos forces pour répondre à une attente sociétale », expliquait alors Christiane Lambert, la présidente du premier syndicat agricole.
Le bio beaucoup plus rémunérateur

Certains producteurs décident d'aller plus loin en passant directement à l'agriculture bio, sans attendre d'être contraints de revoir leur mode de culture. Une façon de faire d'une future contrainte un atout. Ils s'aperçoivent aussi que le marché du bio est souvent plus rémunérateur.

Selon une étude de l'Insee publiée en 2017, l'agriculture bio est moins productive mais plus rentable que les modes de production conventionnels. Un viticulteur bio génère en moyenne un chiffre d'affaires par hectare supérieur de 46 % à celui d'un vigneron classique. Pour les maraîchers, le chiffre d'affaires à l'hectare est inférieur en bio mais les producteurs se rattrapent largement grâce aux économies faites sur les engrais et produits phytosanitaires.
Luc CHAILLOT

 

 
 

 

Loto du Patrimoine : les nouveautés pour « l'an 2 »

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 05:21:52

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Société Jeux
Loto du Patrimoine : les nouveautés pour « l'an 2 »
 

 
Deux jeux à gratter et un tirage exceptionnel du Loto le 14 juillet : la FDJ va étoffer cette année son offre de jeux destinés à financer la restauration de monuments français.

La première édition de cette opération, sous le patronage de Stéphane Bern, avait connu un vif succès, permettant à l'opérateur de jeux de verser 22 millions d'euros à la Fondation du Patrimoine.Pour « l'an 2 de la Mission Patrimoine », 118 monuments en péril, dont 18 monuments « emblématiques », doivent être désignés prochainement. « Une attention particulière sera portée aux projets de centre-bourg et de centre-ville », avait annoncé en janvier la Fondation du Patrimoine.
Tirage le 14 juillet

« L'objectif est de faire mieux, ou au moins aussi bien, que ces 22 millions d'euros », affirme Stéphane Pallez, la PDG de la FDJ.

Alors que l'an dernier, le lancement d'un jeu à gratter et le tirage du « Super Loto » s'étaient concentrés autour des Journées du patrimoine, le tirage exceptionnel du Loto aura cette fois lieu le 14 juillet pour « en faire un événement plus important », souligne Stéphane Pallez. Le jackpot reste inchangé, à 13 millions d'euros. En amont des Journées européennes du patrimoine, prévues les 20 et 21 septembre, seront ensuite lancés des jeux à gratter.
Ticket à 3 euros

Le jeu à 15 euros (pour un gain de 1,5 million d'euros) - un ticket grand format mettant en scène six des 18 « monuments emblématiques » - sera reconduit. Il sera accompagné cette année d'une gamme de douze tickets, présentant chacun un monument, proposés à 3 euros pièce pour un gain possible de 30 000 euros.

L'an dernier, le ticket à 15 euros avait connu « un énorme succès », avec 178 millions d'euros misés par 2,8 millions de clients, « dont 200 000 étaient de nouveaux joueurs », souligne Stéphane Pallez.

 

 
 

 

Alsace Les inégalités salariales mises à l'index

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 05:54:15

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Alsace Les inégalités salariales mises à l'index
 

 
Neuf entreprises haut-rhinoises de plus de 1 000 salariés publient aujourd'hui le nouvel index de l'égalité femmes-hommes, qui vise à corriger les écarts salariaux. Avec un score de 88 sur 100, Clemessy, qui cherche à recruter des femmes, fait figure de bon élève. Photo L'Alsace/Thierry Gachon
Ce 1er vendredi mars, un nouvel indicateur fait son apparition sur le site internet du fabricant de cuisines Schmidt Groupe : l'index de l'égalité salariale femmes-hommes, matérialisé sous la forme d'une note sur 100, également transmis aux représentants du personnel et à l'inspection du travail. Avec un score de 94, l'entreprise basée à Lièpvre, qui compte 1 600 salariés, dont 30 % de femmes, fait figure de très bon élève dans le Haut-Rhin.

« Nous travaillons sur le sujet depuis dix ans », souligne Laurence Chrétien, la directrice des ressources humaines (DRH). Pour elle, cet affichage, désormais imposé par la loi, constitue un bel atout pour la marque employeur.
Une obligation de résultat

À l'instar de Schmidt Groupe, les huit autres entreprises haut-rhinoises de plus de 1 000 salariés ont rendu public ce nouveau thermomètre de l'égalité femmes-hommes. À Mulhouse, Clemessy (1 400 salariés dont 11 % de femmes) affiche 88 points, l'usine Constellium de Neuf-Brisach (1 500 employés), 85 points.

Pour les compagnies de plus de 250 salariés, l'index prend en compte cinq critères, auxquels sont affectés des points (lire encadré rouge). Certains de ces objectifs étaient déjà présents dans les accords collectifs signés sur l'égalité professionnelle. « L'index va permettre aux pouvoirs publics, mais aussi aux potentielles candidates, d'identifier les entreprises réellement vertueuses. Mais ça ne va pas révolutionner nos pratiques », estime Léon Palermiti, DRH de Clemessy. Il y a quinze ans, la société d'ingénierie avait mis en place un premier accord sur l'égalité professionnelle, bien avant que la loi de 2014 n'impose aux entreprises de plus de 50 salariés d'en négocier un.

Des accords similaires existent au sein de Schmidt Groupe (conclu en 2007) et de Constellium. Thierry Carré, le DRH de cette dernière société, insiste : « L'instauration de l'index n'est pas un sujet, ce sont déjà nos pratiques. » Le nouvel indicateur s'inscrit donc dans la continuité, mais avec une nouveauté : l'obligation de résultat.
Peu de femmes parmi les plus gros salaires

Alors qu'au 31 janvier 2019, seulement 39 % des entreprises haut-rhinoises s'étaient dotées d'un plan d'action égalité, les services de l'État ont envoyé des mises en demeure à seulement 156 sociétés. Désormais, les sociétés qui n'atteindront pas les 75 points risqueront des sanctions financières pouvant s'élever à 1 % de la masse salariale. Les résultats seront évalués d'ici trois ans, soit le 1er mars 2022, pour les entreprises de plus de 250 salariés.

Si les directrices et directeurs des ressources humaines interrogé(e)s saluent le nouveau dispositif, ils émettent toutefois quelques réserves. Sur les délais de mise en oeuvre et le manque d'informations, tout d'abord (lire ci-dessous), mais aussi sur les objectifs à atteindre.

Les responsables des ressources humaines mettent un bémol sur le quota de quatre femmes parmi le top dix des plus hautes rémunérations. Chez Clemessy, il n'y en a aucune. « On ne peut pas faire évoluer la situation en un claquement de doigt », observe Léon Palermiti. Avant de rappeler qu'une femme figure désormais parmi les treize membres du comité de direction et qu'une autre doit l'intégrer dans les mois à venir.

En creux, se pose la question de la féminisation du secteur de l'industrie. « C'est à l'image de la répartition de nos effectifs, où la proportion de femmes est faible. Il faudrait également tenir compte du type d'entreprise », plaide Laurence Chrétien, chez Schmidt Groupe, où trois femmes, dont la présidente, figurent parmi les dix plus hauts salaires.
« Un travailde longue haleine »

Une analyse que partage Thierry Carré, chez Constellium : « Dans les ateliers, nous avons 25 femmes sur 1 000 ouvriers. Nos dirigeants étant issus de la production, s'il n'y a pas de femmes à la base, il n'y en a pas au sommet. » Avec une seule dirigeante au sein du comité exécutif, le spécialiste de l'aluminium n'atteint pas l'objectif. « Nous avons toujours du mal à trouver des candidates. C'est un travail de longue haleine pour faire changer l'image de l'industrie », explique Thierry Carré. Le DRH aurait justement trouvé intéressant d'introduire un autre critère pour les métiers réputés masculins : la volonté de recruter des femmes.

Du côté des entreprises plus petites, de 250 à 1 000 salariés, l'index devra être publié le 1er septembre prochain. Les directions des ressources humaines de Timken et de THK Manufacturing se montrent globalement confiantes pour la mise en oeuvre, avec le même bémol sur le critère des plus hauts salaires. Les plus petites entreprises auront, elles, jusqu'au 1er mars 2020 pour apprivoiser l'outil et se mettre en règle sur l'égalité femmes-hommes.

Dans le cas où le calcul de l'index aboutit à un score inférieur à 75 points, les DRH savent qu'ils ne sont pas au bout de leur peine : « Nous avons commencé à chercher des solutions pour améliorer notre score dans les délais impartis, reconnaît l'un d'eux. Cela passera normalement par un plan de mesures pluriannuel, qu'il faudra faire valider par le directoire avant de le soumettre aux organisations syndicales pour lui donner la forme d'un accord d'entreprise. »
Marine ERNOULT

 

 
 

Les inégalités salariales à l'index

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 05:42:29

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entreprises
Les inégalités salariales à l'index
À partir de ce 1 er  mars, les entreprises de plus 1 000 salariés sont tenues de publier un index mesurant les écarts de salaires entre les femmes et les hommes, qu'elles devront réduire d'ici trois ans, sous peine de sanction financière.
 

 
Avec un score de 88 sur 100, Clemessy, qui cherche à recruter des femmes, fait figure de bon élève.
Ce matin, un nouvel indicateur a fait son apparition sur le site internet du fabricant de cuisine Schmidt Groupe : l'index de l'égalité salariale femmes-hommes, matérialisé sous la forme d'une note sur 100, également transmis aux représentants du personnel et à l'inspection du Travail. Avec un score de 94, l'entreprise, qui compte 1 600 salariés dont 30 % de femmes, fait figure de très bon élève dans le Haut-Rhin. « Nous travaillons sur le sujet depuis dix ans », réagit Laurence Chrétien, la directrice des ressources humaines (DRH). Pour elle, cet affichage constitue un vrai atout pour la marque employeur de la société.
Une obligation de résultat

Schmidt Groupe n'est pas la seule société à avoir rendu public ce nouveau thermomètre de l'égalité femmes-hommes. Toutes les entreprises de plus de 1 000 salariés sont tenues de faire de même. À Mulhouse, Clemessy (1 400 salariés dont 11 % de femmes) obtient ainsi 88 points, l'usine Constellium de Neuf-Brisach (1 500 employés) décroche la note de 85.

L'index, qui s'applique en fait à toutes les sociétés de plus de 250 salariés, prend en compte cinq critères, auxquels sont affectés des points (voir encadré). Certains de ces objectifs étaient déjà présents dans les accords collectifs signés sur l'égalité professionnelle. « L'index est intéressant. Il va permettre aux pouvoirs publics, mais aussi aux potentielles candidates, d'identifier les entreprises réellement vertueuses mais cela ne va pas révolutionner nos pratiques », estime Léon Palermiti, DRH de Clemessy.

Il y a quinze ans, la société d'ingénierie avait mis en place un premier accord sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, bien avant que la loi de 2014 n'impose aux entreprises de plus de 50 salariés d'en négocier un. Des accords similaires existent au sein de Schmidt Groupe (conclu en 2007) et de Constellium. Thierry Carré, le DRH de cette dernière compagnie insiste : « L'instauration de l'index n'est pas un sujet, ce sont déjà nos pratiques ». Le nouvel indicateur s'inscrit donc dans la continuité, mais avec, une nouveauté : l'obligation de résultat.

Alors qu'au 31 janvier 2019, seulement 39 % des entreprises haut-rhinoises se sont dotées d'un plan d'action égalité, les services de l'État ont uniquement envoyé des mises en demeure à 156 sociétés. Désormais, les compagnies qui n'atteignent pas les 75 points risquent des sanctions financières pouvant s'élever à 1 % de la masse salariale. L'obligation de résultat sera contrôlée avec un délai de mise en oeuvre de trois ans, soit le 1er mars 2022 pour les entreprises de plus de 250 salariés.
Peu de femmes parmi les plus gros salaires

Si les responsables des ressources humaines saluent ce dispositif, ils mettent un bémol sur le quota de quatre femmes parmi le top dix des plus hautes rémunérations. Chez Clemessy, il n'y en a aucune. « On ne peut pas faire évoluer la situation en un claquement de doigt », observe Léon Palermiti, le DRH. Avant de rappeler qu'une femme figure désormais parmi les treize membres du comité de direction, et qu'une autre doit l'intégrer dans les mois à venir.

En creux, se pose la question de la féminisation du secteur de l'industrie. « C'est à l'image de la répartition de nos effectifs où la proportion de femmes est faible. Il faudrait également tenir compte du type d'entreprise », plaide la DRH de Schmidt Groupe, où trois femmes, dont la présidente, figurent parmi les dix plus hauts salaires.
Difficile féminisation

Une analyse que partage Thierry Carré, DRH de Constellium : « Dans nos ateliers, nous avons 25 femmes sur 1 000 ouvriers. Nos dirigeants étant issus de la production, il n'y a pas de femme à la base, il n'y en a pas au sommet ». Avec une seule dirigeante au sein du comité exécutif, le spécialiste de l'aluminium n'atteint pas l'objectif ; « Nous avons toujours du mal à trouver des candidates, c'est un travail de longue haleine pour changer l'image de l'industrie », explique-t-il. Lui aurait justement trouvé intéressant d'introduire un autre critère pour les métiers réputés masculins : la volonté de recruter des femmes.

Du côté des entreprises plus petites, de 250 à 1 000 salariés, l'index devra être publié le 1er septembre prochain. Les plus petites entreprises auront, elles, jusqu'au 1er mars 2020 pour apprivoiser l'outil, et se mettre en règle sur l'égalité femmes-hommes.
Marine ERNOULT

 

 
 

 

Bercy renonce à une taxe européenne contre les Gafa

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 06:32:14

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Bercy renonce à une taxe européenne contre les Gafa
 

 
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire renonce au projet de taxation européenne des Gafa mais espère mettre en place une taxe à l'échelle mondiale. Photo Damien MEYER/AFP
« Il n'y aura pas d'accord [...] sur le projet de directive européenne » pour taxer les géants du numérique sur leur chiffre d'affaires lors de la prochaine réunion de l'Eurogroupe du 12 mars, a finalement reconnu Bruno Le Maire sur Public Sénat, renonçant implicitement à chercher à convaincre plus longuement l'Irlande, la Suède et le Danemark, les pays qui y sont les plus opposés.
Un accord mondial ?

Le ministre de l'Économie, qui devrait présenter la semaine prochaine au Conseil des ministres son projet de taxation sur le chiffre d'affaires en France des dénommés Gafa (acronyme désignant les géants du numérique Google, Amazon, Facebook et Apple), a du coup changé d'objectif à Bruxelles et va désormais s'efforcer de trouver un consensus avec ses homologues européens pour négocier un accord mondial au sein de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE).

« On peut trouver un nouvel accord pour qu'il y ait une position commune européenne à l'OCDE et, qu'avec le soutien des États-Unis, nous puissions avoir une taxation du digital proposée au niveau international à l'OCDE d'ici à la fin de l'année 2019 », a-t-il expliqué au lendemain d'une rencontre à Bercy avec le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin.

« Nous espérons pouvoir régler ce problème ensemble cette année », avait déclaré le responsable américain lors d'une conférence de presse aux côtés de Bruno Le Maire, confirmant ainsi publiquement le changement d'attitude de Washington qui bloquait depuis plusieurs années la recherche d'un accord au sein de l'OCDE sur la taxation du numérique.
« On se moquait de nous »

Steven Mnuchin a certes réitéré son opposition au projet français de taxer unilatéralement les géants du numérique sur leur chiffre d'affaires, mais il s'est toutefois « réjoui de l'intention française de l'abroger si un accord mondial était trouvé au sein de l'OCDE ».

« Au début tout le monde se moquait de nous » quand la France a « mis le sujet sur la table au nom de l'équité fiscale, de la justice et de l'efficacité », a rappelé le ministre français, désormais convaincu qu'un accord est possible d'ici la fin de l'année à l'OCDE.

 

 
 

Salon de l' agriculture Élevés dans l'excellence

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 05:52:57

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Salon de l' agriculture Élevés dans l'excellence
 

 
L'éleveur Florent Campello obtient un beau succès au Salon de l'agriculture avec ses vaches vosgiennes. Photo L'Alsace
Producteurs et éleveurs rivalisent dans l'excellence à Paris, prouvant qu'ils portent leur terroir dans leur tête et dans leur coeur. Florent Campello, éleveur, à la tête de l'Association de la vosgienne du Haut-Rhin mais aussi fromager, explique qu'il rencontre cette année « un public réceptif, informé, qui ne se contente plus de poser des questions de base, qui veut connaître l'origine des choses ».

Il n'hésite pas à se définir comme acteur d'une agriculture qui privilégie l'humain, la biodiversité, la valeur ajoutée. « Et puis il y a un changement de paradigme, ajoute-t-il. Les dirigeants des grandes surfaces cherchent à renouer avec les éleveurs, à retrouver le contact. »

L'Alsace a su se démarquer dans la filière canine avec deux podiums. Originaire de Saint-Pierre, dans le Bas-Rhin, Emmanuelle Wendling a remporté le 2e prix de beauté au Concours général agricole avec sa chienne Dagolas Oinentaivas (chien finnois de Laponie). Âgé de 5 ans, ce berger de race nordique est « à l'origine un chien de transhumance des rennes. Il se révèle un excellent chien de compagnie, dynamique, endurant, indépendant, un véritable gardien de la famille ! », témoigne Emmanuelle.
La crête rougede la poule d'Alsace

À la 1re place, Aline Quicray, de Vendenheim, avec sa chienne baptisée Venway Dolce Vita Dream Girl, un spitz-loup. Autre excellent chien de garde, affectueux, protecteur, cet animal a su séduire son public par sa magnifique fourrure argentée.

La basse-cour alsacienne est mise en valeur dans le hall 4, avec la présence de l'incontournable race locale et de terroir « Poule dŽAlsace GR » (grande race), reconnaissable au rouge vif qui recouvre sa crête perlée, à son iris fixe, d'un brun profond, à son corps puissant.

Propriété de Jean-Pierre Lutz, basé à Herrlisheim, un coq présent sur le stand se distingue par son plumage d'un noir pur, aux reflets verdâtres et de longues pattes élancées. « C'est une bête résistante, vive, appréciant les grands espaces, ce qui peut d'ailleurs poser quelques problèmes de nos jours », note Jeanine Jehl, de la Scaf (Société centrale d'aviculture de France). D'un point de vue culinaire, la poule est le péché mignon des amateurs de chair tendre.
Un prix du « meilleur lapin grande race »

Côté cuniculiculture, le hall offre d'autres exemples du savoir-faire alsacien, tel le somptueux lapin bélier de Jacques Riedinger, éleveur de 87 ans basé à Vendenheim. D'un poids d'environ 6 kg, avec une épaisse fourrure couleur gris garenne, de grandes oreilles tombantes et un poil soyeux. L'éleveur a remporté le grand prix du salon dans la catégorie « meilleur lapin grande race ».

Autre spécimen plébiscité par le public, le lapin « sablé des Vosges » - une race originaire de Bas-Rhin - et sa fourrure couleur brun clair, semblable à celle du vison.
Texte et photos : Johanna MORENO

 

 
 

exposition Médiathèque départementale, Altkirch : A l'heure nippone

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 05:16:33

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exposition Médiathèque départementale, Altkirch
exposition Médiathèque départementale, Altkirch : A l'heure nippone
La médiathèque départementale du Sundgau reste pour quelques jours encore à l'heure du Japon avec une exposition consacrée au shojô manga et la projection, ce vendredi, du film Les Délices de Tokyo .

 
Maître Keishu Kawai a initié un groupe au shodô, « la voie de l'écriture ».
Accueillie depuis le début du mois (DNA du 7 février), l'exposition « shojô manga » ne comprend pas moins de 34 dessins originaux nés sous les pinceaux d'une douzaine d'artistes japonais.

Proposée à l'initiative du conseil départemental du Haut-Rhin dont le siège colmarien abritait lui aussi 35 oeuvres jusqu'à hier, cette manifestation s'inscrit dans la ''queue de comète'' de « Japonismes 2018 », qui avait consacré les douze mois précédents année du Japon en France avec une foultitude d'événements.

Parmi lesquels donc cette exposition élaborée conjointement par le Centre européen d'études japonaises d'Alsace (CEEJA) et le Département du Haut-Rhin en partenariat avec le Kyôto International Manga Museum et le Kyôto Seika University international Manga research center. C'est dire le niveau des mangakas choisis et présentés, douze maîtres qui donnent un impressionnant aperçu de cet art de la bande dessinée plus spécifiquement adressée aux jeunes filles mais dont le lectorat va bien au-delà. Pour quelques jours encore, les curieux et amateurs peuvent en profiter pour remonter le temps via les planches dont les plus anciennes datent des années 1950's. S'y blottissent femmes et jeunes filles, en noir et blanc ou en couleur, qui sont principalement au coeur des histoires racontées par ce genre littéraire.

En parallèle, la médiathèque départementale du Sundgau avait conçu un programme appelé à donner un relief supplémentaire à cette exceptionnelle exposition. Conférence sur la gastronomie ou le cosplay, atelier d'origami ou encore de calligraphie... ces suggestions s'achèvent aujourd'hui avec la projection à 20 h 30 du long-métrage Les Délices de Tokyo. Réalisé par Naomi Kawase, ce film de 2015 prend délicatement corps autour d'une échoppe de dorayakis, pâtisseries traditionnelles à base de haricots rouges confits. Davantage que de cuisine, il y est question de transmission et d'une certaine manière de voir la vie.
Nicolas LEHR Projection Les Délices de Tokyo, vendredi 1er mars à 20 h, à la médiathèque d'Altkirch. Entrée libre. Exposition jusqu'au 5 mars, à la médiathèque départementale du Sundgau, 1A, rue des Vallons à Altkirch. Vendredi de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 19 h, samedi de 10 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h, mardi de 14 h à 18 h. Rens. au 03.89.30.64.54 ou www.mediathequedusundgau.fr

Projection Les Délices de Tokyo, vendredi 1er mars à 20 h, à la médiathèque d'Altkirch. Entrée libre. Exposition jusqu'au 5 mars, à la médiathèque départementale du Sundgau, 1A, rue des Vallons à Altkirch. Vendredi de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 19 h, samedi de 10 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h, mardi de 14 h à 18 h. Rens. au 03.89.30.64.54 ou www.mediathequedusundgau.fr

 
 

 

Médiathèque départementale : encore à l'heure nippone

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 06:35:33

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Médiathèque départementale : encore à l'heure nippone
 

 
Maître Keishu Kawai a initié un groupe au shodô, « la voie de l'écriture ». Photo DNA/N.L.
Accueillie depuis le début du mois, l'exposition Shojô manga ne comprend pas moins de 34 dessins originaux nés sous les pinceaux d'une douzaine d'artistes japonais (notre édition du 10 février).

Proposée à l'initiative du conseil départemental du Haut-Rhin dont le siège colmarien abritait lui aussi 35 oeuvres jusqu'à hier, cette manifestation s'inscrit dans la "queue de comète" de Japonismes 2018, qui avait consacré les douze mois précédents année du Japon en France avec une foultitude d'événements.
Expositionet projection

Parmi lesquels donc, cette exposition élaborée conjointement par le Centre européen d'études japonaises d'Alsace (Ceeja) et le Département du Haut-Rhin en partenariat avec le Kyôto international manga museum et le Kyôto Seika university international manga research center. C'est dire le niveau des mangakas choisis et présentés, douze maîtres qui donnent un impressionnant aperçu de cet art de la bande dessinée plus spécifiquement adressée aux jeunes filles, mais dont le lectorat va bien au-delà. Pour quelques jours encore, les curieux et amateurs peuvent en profiter pour remonter le temps via les planches dont les plus anciennes datent des années 1950. S'y blottissent femmes et jeunes filles, en noir et blanc ou en couleur, qui sont principalement au coeur des histoires racontées par ce genre littéraire.

En parallèle, la médiathèque départementale du Sundgau avait conçu un programme appelé à donner un relief supplémentaire à cette exceptionnelle exposition. Conférence sur la gastronomie ou le cosplay, atelier d'origami ou encore de calligraphie..., ces suggestions s'achèvent aujourd'hui avec la projection à 20 h 30 du long-métrage Les Délices de Tokyo. Réalisé par Naomi Kawase, ce film de 2015 prend délicatement corps autour d'une échoppe de dorayakis, pâtisseries traditionnelles à base de haricots rouges confits. Davantage que de cuisine, il y est question de transmission et d'une certaine manière de voir la vie.
Nicolas LEHR Y ALLER Projection du film Les Délices de Tokyo, ce vendredi 1er mars à 20 h, à la médiathèque d'Altkirch. Entrée libre. Exposition jusqu'au 5 mars, à la médiathèque départementale du Sundgau, 1A, rue des Vallons à Altkirch. Vendredi de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 19 h, samedi de 10 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h, mardi de 14 h à 18 h. Renseignements au 03.89.30.64.54 ou sur le site www.mediathequedusundgau.fr

 

 
 

Démocratie participative Carré des associations, jeudi 7 mars à 18 h 30 : Rendre visibles les invisibles

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 05:17:09

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Démocratie participative Carré des associations, jeudi 7 mars à 18 h 30
Démocratie participative Carré des associations, jeudi 7 mars à 18 h 30 : Rendre visibles les invisibles
Le collectif "Non au RSA contre bénévolat" propose à tous les citoyens, et notamment ceux qui ne se sont pas encore exprimés, de participer à un grand débat démocratique et citoyen, « sans tabous et sans limitation de sujets ».

 
Un grand débat pour ceux qui n'ont pas encore pris la parole.
« Profiter du Grand Débat National, tout en sortant des sentiers balisés pour permettre à tous ceux qui n'ont pas encore pris la parole, de dire ce qu'ils ont à dire, de faire des propositions, tel est le but de ce grand débat que nous voulons démocratique et citoyen », explique Roger Winterhalter pour la Maison de la Citoyenneté Mondiale pour le collectif "Non au RSA contre bénévolat" qui regroupe également Justice et Insertion Droits, le Mouvement National des Chômeurs et Précaires, les Associations Unies 68 et l'Archipel Des Sans Voix.
Thèmes et parole libres

Le collectif qui se mobilise pour un revenu universel et des espaces de gratuité pour tous, comme dans les transports en commun a engagé un travail avec différents partenaires comme Vox Populi et le Mouvement français pour un revenu de base prépare une vidéo, une brochure et propose son grand débat, à Mulhouse le jeudi 7 mars.

Laurent Schneider, un membre du collectif précise que plusieurs groupes pourront se constituer pendant la soirée, sur différents thèmes, non imposés, dont chaque porte-parole présentera les propositions à l'ensemble des participants, avant un débat général.

« La parole sera libre, mais nous proposerons des thèmes », explique Laurent Schneider. Ainsi pourront être abordés la démocratie dans les entreprises, car il serait important de donner le pouvoir de décision aux salariés, autant qu'aux actionnaires, sur le principe de "un homme, une voix" ; la co-construction des lois, car le référendum d'initiative citoyenne n'est pas la fin de tout, et que les citoyens sont autant voire plus intelligents que certains élus et hauts-fonctionnaires pour travailler à la rédaction des lois ; la proposition de solution au chômage en partant sur deux pistes, le revenu universel et "le territoire zéro chômeurs" expérimenté à Colombey-les-Belles, qui permet de mobiliser l'argent de l'État, des collectivités, des partenaires, pour créer de l'emploi en fonction des savoirs et de souhaits des demandeurs d'emploi ; l'émancipation individuelle des personnes, etc.

Le collectif a sollicité ses réseaux mais espère surtout que ce sont « les vrais précaires qui n'ont quasiment pas participé au Grand Débat National », qui viendront à ce débat démocratique et citoyen. « Chaque parole a une valeur », souligne Roger Winterhalter.

« Dans ce Grand Débat National, la question sociale a peu été abordée, estime Isabelle Maurer pour RSA 68, l'ADSV et le MNCP. Il faut écouter ceux qui vont mal, car ils tiennent la société debout. Nous sommes 68 millions, et on a besoin les uns des autres, sinon la machine va s'enrayer. Même les clochards paient la TVA sur leur bouteille d'eau et leur carton ! », s'indigne-t-elle.

En attendant de « chiffrer en France le bonheur national brut », le collectif poursuit ses démarches auprès du Conseil départemental contre le « RSA contre bénévolat », et espère une prise de conscience des travailleurs de France mais aussi des autres pays européens, pour les élections européennes qui arrivent.
Michèle MARCHETTI Grand débat démocratique et citoyen : « Que faut-il changer ? », le jeudi 7 mars à partir de 18 h 30 au Carré des Associations, 100 avenue de Colmar à Mulhouse.

Grand débat démocratique et citoyen : « Que faut-il changer ? », le jeudi 7 mars à partir de 18 h 30 au Carré des Associations, 100 avenue de Colmar à Mulhouse.

 
 

 

Colmar : Le grand débat s'installe à la gare

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 05:31:40

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Colmar
Colmar : Le grand débat s'installe à la gare
Dans le cadre du grand débat national, un stand de proximité est installé jusqu'à ce soir à la gare de Colmar. Objectif : inviter les passants à apporter leur contribution.

 
Héloïse et Charles reçoivent les voyageurs qui ont un peu de temps avant de prendre le train.
Héloïse et Charles, sont étudiants et gagnent un peu d'argent en animant, pendant leurs congés scolaires, les stands du grand débat. Ils se sont installés hier matin dans le hall de la gare de Colmar. Ils y resteront jusqu'à ce soir pour informer le public sur les différents moyens de participer au grand débat national et les accompagner dans leur participation à cette consultation populaire.

Seules les villes sièges de préfectures disposeront de tels stands de proximité pendant deux jours. De quoi récolter en moyenne, selon l'importance de la ville, autour d'une vingtaine de questionnaires par jour, selon Héloïse, qui admet qu'un train en retard est un allié pour attirer du monde.

Il est possible, pour le public, de choisir les questionnaires et de les remplir, puis de les remettre sur place, ou de les envoyer par courrier. Autre possibilité : répondre sur le site internet prévu à cet effet. Les contributions libres sont aussi acceptées. Les quatre thèmes auxquels les gens sont invités à répondre, portent sur la transition écologique, la fiscalité et les dépenses publiques, la démocratie et la citoyenneté, l'organisation de l'État et des services publics.

Le stand est ouvert aujourd'hui de 7 h à 15 h 30 dans le hall des départs.
À Strasbourg aussi

Un stand identique sera installé les 4 et 5 mars prochains à la gare de Strasbourg. Deux étudiants de junior entreprises seront présents pour collecter la parole de personnes qui n'auraient peut-être pas contribué au débat sous une autre forme. Ils seront à la disposition du public le 4 mars de 11 h à 19 h et le 5 mars de 7 h 30 à 15 h 30.
JO.K www.granddebat.fr

www.granddebat.fr

 
 

 

COLMAR : Nouveau samedi de mobilisation pour les gilets jaunes

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 05:33:59

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Social
COLMAR : Nouveau samedi de mobilisation pour les gilets jaunes
 

 
Les gilets jaunes alsaciens descendront ce samedi 2 mars à nouveau dans la rue. Cette fois-ci, ils se sont donné rendez-vous à Colmar. Ils prévoient de se retrouver, selon les pages Facebook des différents groupes, à 13 h devant la mairie et/ou à 14 h au pied de la statue de la liberté « pour parler RIC, Stocamine, prix de l'essence, pouvoir d'achat». Ils seront équipés, annoncent-ils, d'une grue de 32 m et d'une nacelle de 13 m. But de l'opération : doter la statue d'un gilet jaune.

Les gilets jaunes de Strasbourg débuteront la journée, comme chaque semaine, par une assemblée populaire qui débutera à 10 h sur la place de la République. Ils manifesteront dans le centre-ville avant de prendre vers midi le départ pour Colmar.

 

 
 

 

Gilets jaunes Nouvelle mobilisation ce samedi à Colmar

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 05:49:41

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Gilets jaunes Nouvelle mobilisation ce samedi à Colmar
 

 
Les gilets jaunes alsaciens descendront à nouveau dans la rue, ce samedi 2 mars. Mais cette fois-ci, ils se sont donné rendez-vous à Colmar.

Ils prévoient de se retrouver, selon les pages Facebook des différents groupes, à 13 h devant la mairie et/ou à 14 h au pied de la statue de la liberté « pour parler RIC, Stocamine, prix de l'essence, pouvoir d'achat ». Ils seront équipés, annoncent-ils, d'une grue de 32 m et d'une nacelle de 13 m. But de l'opération : doter la statue d'un gilet jaune.

De leur côté, les gilets jaunes de Strasbourg débuteront la journée, comme chaque semaine, par une assemblée populaire qui débutera à 10 h sur la place de la République. Ils manifesteront dans le centre-ville avant de prendre, vers midi, le départ pour Colmar.

 

 
 

Saint-Amarin Communauté de communes : Ces chères ordures ménagères

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 05:17:46

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Saint-Amarin Communauté de communes
Saint-Amarin Communauté de communes : Ces chères ordures ménagères
Deux gros points étaient inscrits au conseil de la comcom de la vallée de Saint-Amarin réunis mardi soir sous la présidence de François Tacquard : l'avenir du château de Wesserling et le montant de la redevance des ordures ménagères.

 
Le château de Wesserling.
Le projet éco-muséal sur le site du parc de Wesserling figure depuis quelque temps déjà dans les cartons de la comcom, notamment depuis la création du Loto du patrimoine cher à Stéphane Bern. La réhabilitation du château, la création d'une passerelle vers la Grande Chaufferie et une partie des cheminements font partie de ce projet dont le coût des travaux a été chiffré à 209 800 EUR, notamment pour les travaux de charpente, de couverture zinguerie et les honoraires. Le financement prévu de l'opération à hauteur de 180 000 à 200 000 EUR promis par la Fondation du patrimoine s'est réduit à 40 000 EUR, alors même que le rapport du loto Bern escompté à 15 MEUR est passé à 21 MEUR !
Une opération de mécénat mise en place

Pour le financement des travaux de sauvegarde, les subventions connues à ce jour sont de 89 291 EUR au titre de la DRAC, 40 000 EUR pour le loto Bern et 5 526 EUR pour la dotation du Département.

Le président Tacquard a pu faire part d'une bonne nouvelle aux délégués : la région Grand Est prendra en charge les 30 % restants, soit les 75 000 EUR restants.

Pour renforcer la capacité d'autofinancement pour la sauvegarde du Château de Wesserling, il a été décidé en décembre 2018 de mettre en place un mécénat en liaison avec l'association du Parc de Wesserling.

Les règles des dons ont été présentées avec les avantages induits à chaque niveau de contribution, depuis le don particulier d'une petite somme jusqu'au « très généreux donateur », entreprise ou particulier qui donne 10 000 EUR ou plus. Avec l'obtention des financements et le mécénat, l'opération sera blanche pour les instances concernées, notamment pour la maîtrise d'ouvrage assurée par la CCVSA.
Redevance d'enlèvement des ordures ménagères

Dans la foulée, une convention pour l'organisation des relations entre l'association de gestion du Parc de Wesserling et la comcom a été entérinée validant la prise en charge de la maîtrise d'ouvrage par la CCVSA dans le cadre d'un bail emphytéotique de 18 ans avec le conseil départemental avec l'association de gestion.

Deuxième point majeur de cette réunion, le coût du traitement des ordures ménagères, quelque peu sous estimée lors de l'établissement du budget prévisionnel.

Depuis quelques années, le coût de ce traitement augmente sous l'effet de plusieurs facteurs liés notamment à l'augmentation des flux de déchets, l'augmentation du traitement des déchets verts ou encore de la diminution des recettes des Eco organismes.

Avec les efforts de tri dans de nombreuses communes, les subventions redistribuées sont mathématiquement en baisse et sont passées de 260 000 EUR en 2016 à 177 000 EUR l'an dernier.
P. RUDLER

 

 
 

 

Vallée de Kaysersberg Comcom : Rendre son attractivité à la piscine

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 05:48:43

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Vallée de Kaysersberg Comcom
Vallée de Kaysersberg Comcom : Rendre son attractivité à la piscine
Lors du conseil communautaire de la Vallée de Kaysersberg mercredi soir, les élus ont débattu des orientations budgétaires pour 2019. Principal projet pour cet exercice, les travaux d'aménagement du centre nautique pour un montant total de 1,8 million d'EUR.

 
Le projet de réaménagement du parc du centre nautique constitué d'une rivière de galets avec parcours pieds nus, une nouvelle pataugeoire, un espace engazonné, une esplanade de jeux d'eau, une aire de jeux avec espace pique-nique et un terrain de jeux multisports.
« J'ai un gros chiffre à vous faire digérer ce soir... » Responsable de la commission Espace nautique et équipements sportifs, Patrick Reinstettel a prévenu d'emblée l'assistance des élus du conseil communautaire de la Vallée de Kayserberg réunie mercredi soir pour débattre des orientations budgétaires de 2019.

Vieillissant, l'Espace nautique Arc-en-ciel de Kaysersberg Vignoble a besoin de travaux d'amélioration pour redevenir attractif et enrayer la baisse de sa fréquentation. « Notre pataugeoire, par exemple, n'est plus aux normes de sécurité. Aujourd'hui, si nous souhaitions la garder en service, il faudrait y affecter en permanence un maître-nageur, ce qui n'est bien sûr pas possible. Mais sans pataugeoire, le centre nautique n'est plus qu'une piscine d'intérieur, sans plus d'attrait pour les familles avec enfants. »
Parc de loisirs et de détente

La commission a sollicité mi-2018 le bureau d'études LAP'S (Les Ateliers paysagistes), basé à Guebwiller, afin de proposer des travaux d'amélioration des services au public. Le projet comprend l'aménagement d'espaces extérieurs et d'un parc de loisirs et de détente sur une surface totale de 11 800 m². Pour un budget total de 1,8 million d'EUR, seraient réalisés une terrasse-solarium agrémentée d'un espace de bien-être avec quatre spas extérieurs, un snack-salon de thé proposant de la petite restauration construit en matériaux bruts (bois/métal ou bois/béton), qui remplacerait l'actuelle petite « cabane à frites qui a fait son temps » ; côté parc, est prévu l'aménagement d'une rivière de galets avec parcours pieds nus, « véritable colonne vertébrale de l'espace extérieur », à laquelle viendront se greffer une nouvelle pataugeoire, un espace engazonné, une esplanade de jeux d'eau, une aire de jeux avec espace pique-nique et un terrain de jeux multisports.
« Un très beau projet pour les familles de la vallée »

Les travaux pourraient démarrer dès septembre prochain pour s'achever en juin 2020. « 1,8 million d'EUR, c'est un gros montant, mais cela pourrait vraiment doper notre piscine », a plaidé Patrick Reinstettel, qui a semblé recueillir l'assentiment de l'assistance mercredi soir, avant l'élaboration proprement dite du budget primitif.

« C'est un très beau projet pour les familles de la vallée », a notamment salué Patricia Bexon, maire déléguée de Sigolsheim.

Patrick Reinstettel a précisé : « Notre objectif n'est pas d'attirer les touristes ou les habitants de Colmar ou des autres vallées, mais bien de conserver le caractère familial de notre infrastructure, inscrit dans son ADN depuis sa création. Nous ne voulons pas copier Munster mais doter notre vallée d'un attrait supplémentaire, à côté de la Station du Lac Blanc, du golf d'Ammerschwihr et de notre environnement naturel. »

Le projet pourrait bénéficier d'une subvention départementale de l'ordre de 40 %, plafonné à 300 000 EUR.
Véronique BERKANI

 

 
 

 

Vallée de Kaysersberg Rendre son attractivité à la piscine

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 06:05:52

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Vallée de Kaysersberg Rendre son attractivité à la piscine
 

 
Le projet de réaménagement du parc du centre nautique constitué d'une rivière de galets avec parcours pieds nus, une nouvelle pataugeoire, un espace engazonné, une esplanade de jeux d'eau, une aire de jeux avec espace pique-nique et un terrain de jeux multisports. DR
« J'ai un gros chiffre à vous faire digérer ce soir... » Responsable de la commission Espace nautique et équipements sportifs, Patrick Reinstettel a prévenu d'emblée l'assistance des élus du conseil communautaire de la Vallée de Kaysersberg, mercredi 27 février, réunie pour débattre des orientations budgétaires de 2019.

Vieillissant, l'Espace nautique Arc-en-ciel de Kaysersberg Vignoble a besoin de travaux d'amélioration pour redevenir attractif et enrayer la baisse de sa fréquentation. « Notre pataugeoire, par exemple, n'est plus aux normes de sécurité. Aujourd'hui, si nous souhaitions la garder en service, il faudrait y affecter en permanence un maître nageur, ce qui n'est bien sûr pas possible. Mais sans pataugeoire, le centre nautique n'est plus qu'une piscine d'intérieur, sans attrait supplémentaire pour les familles avec enfants. »
Parc de loisirset de détente

La commission a sollicité mi-2018 le bureau d'études LAP'S (Les Ateliers paysagistes), basé à Guebwiller, afin de proposer des travaux d'amélioration des services au public. Le projet comprend l'aménagement d'espaces extérieurs et d'un parc de loisirs et de détente sur une surface totale de 11 800 m2. Pour un budget total de 1,8 million d'EUR, seraient réalisés une terrasse-solarium agrémentée d'un espace de bien-être avec quatre spas extérieurs, un snack-salon de thé proposant de la petite restauration construit en matériaux bruts (bois/métal ou bois/béton), qui remplacerait l'actuelle petite « cabane à frites qui a fait son temps » ; côté parc, est prévu l'aménagement d'une rivière de galets avec parcours pieds nus, « véritable colonne vertébrale de l'espace extérieur », à laquelle viendront se greffer une nouvelle pataugeoire, un espace engazonné, une esplanade de jeux d'eau, une aire de jeux avec espace pique-nique et un terrain de jeux multisports.
« Un très beau projet pour les familles de la vallée »

Les travaux pourraient démarrer dès septembre prochain pour s'achever en juin 2020. « 1,8 million d'EUR, c'est un gros montant, mais cela pourrait vraiment doper notre piscine », a plaidé Patrick Reinstettel, qui a semblé recueillir l'assentiment de l'assistance, mercredi soir, avant l'élaboration proprement dite du budget primitif. « C'est un très beau projet pour les familles de la vallée », a notamment salué Patricia Bexon, maire déléguée de Sigolsheim. Patrick Reinstettel a précisé : « Notre objectif n'est pas d'attirer les touristes ou les habitants de Colmar ou des autres vallées, mais bien de conserver le caractère familial de notre infrastructure, inscrit dans son ADN depuis sa création. Nous ne voulons pas copier Munster mais doter notre vallée d'un attrait complémentaire, à côté de la Station du Lac Blanc, du golf d'Ammerschwihr et de notre environnement naturel. »

Le projet pourrait bénéficier d'une subvention départementale de l'ordre de 40 %, plafonné à 300 000 EUR.
Véronique BERKANI

 

 
 

Soultz Élection municipale : Marcello Rotolo,la carte jeunesse

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 05:51:55

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Soultz Élection municipale
Soultz Élection municipale : Marcello Rotolo,la carte jeunesse
Marcello Rotolo a été élu maire mercredi soir en remplacement de Denis Meyer, démissionnaire. Il a un an pour mener à bien les projets engagés et préparer l'échéance de 2020.

 
Passation de pouvoir entre Denis Meyer (à d.) et son successeur au poste de maire, Marcello Rotolo.
« Y a-t-il des candidatures ? », interroge Béatrice Boch-Roncet, doyenne de l'assemblée. Un temps très court, puis : « Oui, moi, Marcello Rotolo, pour la liste Décidons notre ville ». Fin de l'histoire, le reste était couru d'avance : candidatures des opposants Antoine Sette et Francis Zug (3 voix chacun), 2 blancs et le reste (19) pour Rotolo, élu maire, devant une petite cinquantaine de spectateurs, affluence record pour une séance soultzienne.

Tout s'était joué plus tôt, bien plus tôt. En juin 2018, en fait, quand Denis Meyer avait proposé à son adjoint aux services techniques de prendre sa succession. « Rien n'a filtré jusqu'à ces derniers jours, preuve de notre cohésion, n'en déplaise à certaines personnes », relève le nouveau maire.

Alors que de nombreux observateurs voyaient le premier adjoint Alain Diot prendre la succession de Meyer, c'est donc un jeune homme de 42 ans, forcément moins expérimenté, qui est propulsé en première ligne. Ce qui se jouait là, c'était bien sûr un peu la fin de la mandature, mais surtout l'élection municipale de l'an prochain. Il ne fait aucun doute que c'est Marcello Rotolo qui défendra le bilan de l'équipe en place dans quelques mois.

Le premier magistrat a d'ailleurs débuté son mandat par un hommage très appuyé à Denis Meyer, dont il assume pleinement l'héritage, et une première décision symbolique : la baisse de son indemnité de maire (de 2 139,17 EUR à 1 944,70 EUR bruts).

Les adjoints. - Un seul changement, Joël Heydel remplace Marcello Rotolo. Ses attributions : police municipale, gestion des salles, sécurité des bâtiments et lien avec les associations.

Les indemnités. - Celle du maire baisse (lire plus haut), celle des adjoints augmente (de 684,53 EUR à 700,09 EUR bruts). L'indemnité des conseillers délégués est fixée à 213,92 EUR bruts. L'enveloppe globale annuelle est de 97 546,20 EUR bruts contre 103 706,88 EUR auparavant.
Mathieu PFEFFER

 

 
 

 

Soultz Marcello Rotolo, la carte jeunesse

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 06:00:07

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Soultz Marcello Rotolo, la carte jeunesse
 

 
Passation de pouvoir entre Denis Meyer (à droite) et son successeur au poste de maire, Marcello Rotolo. Photos DNA/M.PF.
« Y a-t-il des candidatures ? », interroge Béatrice Boch-Roncet, doyenne de l'assemblée. Un temps très court, puis : « Oui, moi, Marcello Rotolo, pour la liste Décidons notre ville ». Fin de l'histoire, le reste était couru d'avance : candidatures des opposants Antoine Sette et Francis Zug (3 voix chacun), 2 blancs et le reste (19) pour Rotolo, élu maire, devant une petite cinquantaine de spectateurs, affluence record pour une séance soultzienne.
« Preuvede notre cohésion »

Tout s'était joué plus tôt, bien plus tôt. En juin 2018, en fait, quand Denis Meyer avait proposé à son adjoint aux services techniques de prendre sa succession. « Rien n'a filtré jusqu'à ces derniers jours, preuve de notre cohésion, n'en déplaise à certaines personnes », relève le nouveau maire.

Alors que de nombreux observateurs voyaient le premier adjoint Alain Diot prendre la succession de Meyer, c'est donc un jeune homme de 42 ans, forcément moins expérimenté, qui est propulsé en première ligne. Ce qui se jouait là, c'était bien sûr un peu la fin de la mandature, mais surtout l'élection municipale de l'an prochain. Il ne fait aucun doute que c'est Marcello Rotolo qui défendra le bilan de l'équipe en place dans quelques mois.

Le premier magistrat a d'ailleurs débuté son mandat par un hommage très appuyé à Denis Meyer, dont il assume pleinement l'héritage, et une première décision symbolique : la baisse de son indemnité de maire (de 2 139,17 EUR à 1 944,70 EUR bruts).

Les adjoints. - Un seul changement, Joël Heydel remplace Marcello Rotolo. Ses attributions : police municipale, gestion des salles, sécurité des bâtiments et lien avec les associations.

Les indemnités. - Celle du maire baisse (lire plus haut), celle des adjoints augmente (de 684,53 EUR à 700,09 EUR bruts). L'indemnité des conseillers délégués est fixée à 213,92 EUR bruts. L'enveloppe globale annuelle est de 97 546,20 EUR bruts contre 103 706,88 EUR auparavant.
Mathieu PFEFFER

 

 
 

Brunstatt- Didenheim Crues de l'Ill : un second casier de rétention est sorti de terre

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 06:36:31

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Brunstatt- Didenheim Crues de l'Ill : un second casier de rétention est sorti de terre
 

 
Un deuxième casier de rétention des eaux de crue de l'Ill, d'une capacité de 350 000 m3, a été aménagé à Brunstatt-Didenheim, en face de la déchetterie. Photo L'Alsace/C.F.
Les travaux d'aménagement pour lutter contre le risque inondation de l'Ill à Brunstatt-Didenheim, menés par le Syndicat mixte du bassin de l'Ill, suivent leur cours. Après la réalisation d'un premier casier de rétention des eaux de crue de l'Ill en 2012/2013 (lire encadré intitulé Repères), un nouvel ouvrage du même type a été aménagé, dans le courant de l'hiver, en aval du premier, juste en face de la déchetterie de Brunstatt-Didenheim.
« Protéger les habitations de Brunstatt-Didenheim et les communes en aval »

Avec l'aménagement de ce nouvel équipement - qui comprend la construction d'un ouvrage de régulation et de vidange, le bouclage d'une digue et la modification de la piste cyclable qui passe à proximité -, le Syndicat mixte du bassin de l'Ill (qui finance le projet) poursuit toujours le même objectif : « Faire de la rétention d'eau pour limiter le débit de l'Ill en cas de crue et ainsi protéger du risque inondation les habitations de Brunstatt-Didenheim, mais également les communes en aval (de Mulhouse jusqu'à Colmar) », explique Grégory Ehret, technicien en aménagement de rivières au conseil départemental du Haut-Rhin et au syndicat Rivières de Haute-Alsace.

À noter que ce second casier, d'une capacité de 350 000 m3, ne se remplit que lorsque le premier (150 000 m3) est plein. Le coût de ce nouvel ouvrage, 400 000 EUR TTC, s'ajoute aux quelque 800 000 EUR investis pour la réalisation du premier casier.

Avec la réalisation de ce nouvel ouvrage, le projet global d'aménagement de lutte contre le risque inondation à Brunstatt-Didenheim touche quasi à sa fin. Il reste à boucler un bout de digue (environ 300 m) entre le premier et le second casier de rétention et à aménager un déversoir de sécurité. Coût total de cette nouvelle opération : 80 000 EUR. « Le syndicat souhaiterait pouvoir boucler ces travaux avant la fin de l'année, en fonction des possibilités d'acquisitions foncières (les aménagements doivent se réaliser sur des terrains agricoles) », indique Grégory Ehret.
Un bassin de rétention d'eau de 26 hectares

Au final, lorsque les travaux seront achevés, c'est un bassin de rétention des eaux de crue de l'Ill de quelque 26 hectares qui aura été créé. Pour le moment, ce bassin n'est opérationnel « qu'à » 35 % de sa capacité totale.
Textes : Cécile FELLMANN

 

 
 

Vallée de Thann Sécurité routière pour les seniors

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 06:37:23

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Vallée de Thann Sécurité routière pour les seniors
 

 
Le maire Maurice Lemblé et l'adjointe Francine Gross ont accueilli les auditeurs avec Muriel Dietemann et son équipe. Photo L'Alsace/D.P.
Une partie de la sensibilisation à la sécurité routière, qui s'est déroulée en salle, concernait la remise à niveau de la connaissance du code de la route. Une deuxième partie, pratique, a été réalisée en extérieur avec une voiture avec boîte de vitesses automatique ou mécanique, au choix.

Maurice Lemblé, maire Aspach-le-Bas et son adjointe Francine Gross ont accueilli les auditeurs dans la salle du conseil municipal avec Muriel Dietemann, responsable de l'auto-école M'Auto École Sport, en charge de la formation, avec une partie de son équipe de Thann et Burnhaupt-le-Haut. Avant le démarrage de la formation, la directrice de l'auto-école a présenté le programme de la matinée. Cette action innovante a été financée au titre du Plan départemental d'actions de sécurité routière du Haut-Rhin (PDASR). La mairie a mis ses locaux à disposition.

Les trois sujets clefs de l'animation de la matinée étaient : le sens giratoire, les nouvelles signalisations et le permis à points.
Conduite accompagnée

« Il faut savoir, soulignait Muriel, que ce sont souvent les papis et mamies qui sont disponibles pour assurer la conduite accompagnée de leurs petits-enfants. »

L'âge minimal pour suivre la formation en conduite accompagnée est passé de 16 ans à 15 ans en 2014. Un jeune peut passer son permis dès 17 ans et demi, contre 18 ans auparavant. Il pourra conduire seul à sa majorité, après avoir réussi son examen.

Il faut rappeler aussi qu'une personne qui a passé un permis tout jeune, en France, n'a pas d'obligation de se « recycler » avec une formation durant le restant de sa vie, sauf s'il a fait l'objet d'un retrait du permis de conduire...

Dans la matinée, pendant les pauses, les participants à la formation ont pu se restaurer avec des petits pains et des jus de fruits, tout en posant de multiples questions aux moniteurs de l'auto-école.
Prochaines sessions

De prochaines formations identiques auront lieu à Vieux-Thann, Thann, Leimbach, Burnhaupt-le-Bas et Burnhaupt-le-Haut. Pour tout renseignement, appeler les mairies concernées.
Dominique PY

 

 
 

La fin de Hartmann à Colmar

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 06:01:53

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La fin de Hartmann à Colmar
 

 
La librairieHartmann,à Colmar,a ferméses grilles définitivement. Photo DNA/ Valérie Freund
Elle était connue dans tout le département pour son fonds d'alsatiques. La librairie Hartmann, à Colmar, vient d'annoncer sa fermeture définitive, après la décision du tribunal de prononcer sa liquidation.

Les gérants, Francis et Anne-Marie Martin, tous deux septuagénaires, cherchaient depuis des années un repreneur. Ils avaient un temps mis leurs espoirs en l'une de leurs salariés, mais cela n'avait pas abouti. Finalement, vaincus par des difficultés financières, ils ont jeté l'éponge. Leurs six salariés vont devoir trouver un nouvel emploi.

Plus ancienne librairie de Colmar, la boutique avait été fondée en 1928 par un éditeur parisien, Paul Hartmann, natif de Colmar. Il en avait confié la gestion à Paul Martin, le père de l'actuel gérant.

C'est donc une page qui se tourne dans le paysage culturel colmarien. Il reste désormais deux librairies généralistes dans le centre-ville de Colmar : Ruc (indépendante) et la Fnac.
V.F.

 

 
 

Unterlinden Chefs-d'oeuvre à (re)découvrir

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 06:14:47

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Unterlinden Chefs-d'oeuvre à (re)découvrir
 

 
 
Le Musée Unterlinden propose des visites guidées avec une médiatrice ce dimanche 3 mars.

? Vous venez pour la première fois au musée ? La visite « Chefs-d'oeuvre », proposée à 11 h, vous permet de découvrir en une heure et demie les oeuvres les plus emblématiques des collections (la mosaïque de Bergheim, le Retable d'Issenheim, la Mélancolie de Cranach, les oeuvres de Monet et de Picasso...) et la nouvelle architecture du musée avec une médiatrice.

? Visite guidée des « Grands formats » et de la collection d'art moderne à 14 h.

La visite guidée des collections d'art Moderne vous permet de découvrir en une heure et demie les oeuvres les plus emblématiques de cette collection avec une médiatrice : les oeuvres de Otto Dix, Jean Dubuffet, Olivier Debré, Joe Downing, Karl-Jean Longuet, Jean Lurçat, Georges Mathieu, Pablo Picasso...
Y ALLER Visite guidée au Musée Unterlinden ce dimanche 3 mars à 11 h sur le thème « Chefs-d'oeuvre » et à 14 h sur celui des « Grands formats ». Tarif : 4,50 EUR par visite en sus du droit d'entrée. Réservations possibles au 03.89.20.22.79 ou reservations@musee-unterlinden.com

 

 
 

Markstein La station bat des records : Plus de 20 000 skieurs sur les pistes

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 05:45:45

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Markstein La station bat des records
Markstein La station bat des records : Plus de 20 000 skieurs sur les pistes
Le mois de février s'achève avec le sourire à la station du Markstein. Soleil et bonne neige ont fait battre des records de fréquentation, avec un public de plus en plus éclectique.

 
Le manteau blanc est resté presque intact durant les deux semaines de congés scolaires.
Le chef d'exploitation de la station de ski du Markstein, Thomas Cron, est sur un petit nuage après ces deux semaines de congés scolaires qu'il qualifie de « juste parfaites ». « Les conditions météorologiques, particulièrement clémentes, ont permis une belle fréquentation, avec plus de 20 000 skieurs sur les pistes du domaine, sans que les gens se marchent dessus », ajoute-t-il.

La station a en effet souvent été confrontée à des vacances en dents de scie, avec trois journées de mauvais temps, puis deux journées de soleil. Une alternance qui avait tendance à se systématiser au fil des années. « Cette configuration est loin d'être idéale pour nous parce que, dans ces cas-là, tous les skieurs se précipitent sur les pistes les mêmes jours. »
Des nocturnestrès fréquentées

Thomas Cron relève également une belle participation aux nocturnes qui avaient tendance à s'essouffler ces dernières années. Une fois encore, ce sont les bonnes conditions météo qui ont fait le travail. « Cette animation attire essentiellement une clientèle de proximité immédiate de la station qui décide, de retour du travail, de monter skier », rappelle-t-il. Et d'ajouter : « Pour les nocturnes, de bonnes conditions sont essentielles puisqu'elles rendent la glisse plus sécuritaire. »

Si la saison a démarré particulièrement tard, le 6 janvier, le chef d'exploitation de la station affirme que ces deux semaines de conditions idéales pendant les vacances sont parvenues à gommer en partie le retard accumulé.

Thomas Cron souligne également que l'augmentation de l'offre d'hébergement dans les vallées participe à la hausse de la fréquentation de la station. « La clientèle est majoritairement locale, souligne le chef d'exploitation de la station. Mais nous accueillons également de plus en plus de touristes qui viennent du Nord de la France. » Une population de skieurs qui s'explique par les économies recherchées en termes trajet, mais aussi en raison des tarifs des forfaits des remontées mécaniques. « Nous sommes moitié moins chers que les stations alpines », précise Thomas Cron.
Russes et Roumainssur les pistes

Marc Doppler, le patron de l'hôtel-restaurant Wolf, confirme de son côté que les congés scolaires ont bien fonctionné : « Tous les ingrédients étaient au rendez-vous, avec le soleil et de la bonne neige. » Il note cependant un changement concernant les habitudes de la clientèle : « Nous avons eu une forte demande pour des séjours de 2-3 jours alors que les autres années les gens louaient habituellement à la semaine. » Il n'a cependant pas d'explication à cette évolution.

Côté public, plus les années passent, plus les touristes viennent de loin. « Nous avons toujours accueilli une clientèle locale, et plus largement venant du Grand Est, du Nord de la France et de Belgique (lire encadré), affirme l'hôtelier. Mais cette année, nous avons également hébergé des Roumains, ou encore des Russes », se réjouit-il. Et d'ajouter, avec un brin de chauvinisme : « Le Markstein est quand même connu ! »
Une saisontrès tardive

Marc Doppler, qui se dit très satisfait des semaines de vacances, souligne cependant que le début de saison a été « particulièrement catastrophique. Nous avons commencé tard, avec de mauvais mois de décembre et janvier ». Un déficit qu'il n'a pas été possible de combler, même si l'établissement, qui dispose d'une capacité d'hébergement d'une cinquantaine de lits, a affiché complet durant tous les congés scolaires.

Paradoxalement, Marc Doppler affirme que, malgré l'absence de neige à Noël et Nouvel An, l'hôtel Wolf a fait le plein à cette période. « Nous nous sommes adaptés en proposant à notre clientèle des circuits de randonnée, et des barbecues en extérieur pour se restaurer ! » Aux fondus de ski, le patron a fait connaître la station du Schnepfenried qui avait deux pistes ouvertes.

Chez l'incontournable Speck, qui propose vente et location de matériel, ce sont surtout les locations qui ont été sollicitées. Une fois de plus pour cause de démarrage poussif de la saison hivernale. « Les gens n'ont pas voulu investir dans du nouveau matériel alors que la neige n'était pas au rendez-vous », mentionne André Speckbacher, le dirigeant de l'enseigne. L'hiver dernier, c'est la tendance contraire qui avait été enregistrée.

L'objectif, pour ces trois professionnels qui vivent au rythme du Markstein, est désormais d'atteindre la date du 31 mars dans de bonnes conditions, avec de la neige.
Audrey NOWAZYK

 

 
 

 

Colmar Carnaval des enfants : Laura et Lucas,nouveau couple princier

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 05:18:17

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Colmar Carnaval des enfants
Colmar Carnaval des enfants : Laura et Lucas,nouveau couple princier
La 58 e édition de la cour princière du carnaval de Colmar qui s'est déroulée, mercredi après-midi, au restaurant Collis Martis, a fait suite à l'élection de la reine du carnaval 2019 au Paradis de Sources à Soultzmatt.

 
De gauche à droite : Lucas, prince, Ilenia 1re dauphine, Laura, princesse, Khyara 2e dauphine.
Près de 130 enfants, accompagnés de leurs parents sont venus en grand nombre soutenir les prétendantes et prétendants au titre de princesse et de prince du carnaval.

Le président Claude Sembach a animé l'évènement en tant que maître de cérémonie, poussant son cri de ralliement « Loyala Hoch » avant de souhaiter la bienvenue à l'assemblée. Il a notamment salué les personnalités qui, par leur présence, ont démontré leur intérêt pour ces traditionnelles festivités carnavalesques. Notamment l'adjointe Cécile Siffert qui représentait le maire, l'adjointe Cécile Striebig-Thevenin et la conseillère départementale Martine Dietrich.

Tous les jeunes se sont retrouvés sur la piste de danse pour une boum très tonique, avec démonstration de hip hop. Comme de coutume, le Dj Antoine aux platines a animé ce moment fort surtout en décibels !

La présentation de la reine et des dauphines 2019, ainsi que la cour princière 2018, a été suivie de celle des dix filles et des quatre garçons participant à l'élection qui ont été présentés au public. Seuls les enfants étaient habilités à voter sur un bulletin unique en cochant leurs préférences sur les deux différentes cases.

Le dévoilement du résultat après le dépouillement des votes a généré comme chaque années des larmes de joie et d'autres de déception. De nombreux cadeaux ont été distribués aux participants, des entrées au cirque Gruss, des bons d'achat et bien d'autres lots.
Le « Moonwalk » du prince

La première dauphine est Ilenia Letendart 10 ans, élève à l'école ABCM d'Ingersheim très heureuse de porter cette écharpe pour sa seconde tentative. Khyara Pirra 8 ans, deuxième dauphine fréquente l'école Saint-Nicolas de Colmar, elle accède au podium dès sa première élection, que du bonheur ! Laura Wagner 10 ans, scolarisée à Sundhoffen ne cache pas sa joie, elle est la nouvelle princesse, un rêve d'enfant qu'elle réalise pour sa 3e participation. Enfin Lucas Pfemmert 7 ans, élève à l'école Jean-Macé de Colmar, le nouveau prince qui n'a pas laissé insensible les filles avec son « Moonwalk » du roi de la pop Michael Jackson.
Le carnaval des enfants aura lieu le samedi 16 mars à partir de 14 h 30. Le lendemain, dimanche 17 mars, place à la grande cavalcade 2019.

Le carnaval des enfants aura lieu le samedi 16 mars à partir de 14 h 30. Le lendemain, dimanche 17 mars, place à la grande cavalcade 2019.

 
 

 

Affaire Sophie Le Tan Jean-Marc Reiser reste en détention

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 05:58:38

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Affaire Sophie Le Tan Jean-Marc Reiser reste en détention
 

 
Devant la cour d'appel de Colmar, une trentaine de personnes ont manifesté ce jeudi leur opposition à la remise en liberté de Jean-Marc Reiser, soupçonné d'avoir enlevé, séquestré et tué Sophie Le Tan. Photo L'Alsace/Jean-Frédéric Surdey
En larmes, la mère de Sophie Le Tan s'est exprimée hier matin sur le parvis de la cour d'appel de Colmar : « C'est une douleur en plus pour nous, qui sommes révoltés et indignés. À notre sens, cette personne est dangereuse pour la société. Où est ma fille ? Je la cherche toujours... » Une trentaine de personnes, en particulier des proches et des membres du collectif de soutien, s'étaient réunies pour manifester leur opposition à la demande de remise en liberté de Jean-Marc Reiser, unique suspect dans la disparition de l'étudiante strasbourgeoise partie visiter un appartement à Schiltigheim, le 7 septembre dernier, jour de son 20e anniversaire.
« Égal à lui-même »

Incarcéré depuis le 17 septembre, le quinquagénaire a adressé sa requête directement à la chambre de l'instruction. « De la part de quelqu'un qui clame son innocence, on peut se demander pourquoi il n'a pas fait de requête de remise en liberté plus tôt, comme la loi l'y autorisait en s'adressant au juge d'instruction », relevait Me Gérard Welzer, avocat de la famille Le Tan, avant l'audience qui s'est déroulée en chambre du conseil, c'est-à-dire à huis clos.

« Heureusement que vous n'y avez pas assisté », a glissé à ses clients l'avocat devant les nombreux médias, après plus de deux heures d'audience. « Égal à lui-même, M. Reiser conteste toujours l'évidence. Comme à son habitude, il n'a pas répondu aux questions et est parti longuement sur des sujets qui n'ont rien à voir avec le dossier, essayant de faire diversion. Il a parlé de ses projets de voyage et n'a pas eu un mot pour la famille... Je n'attends rien de ce monsieur », a ajouté Me Welzer.
« Un risque de fuite »

Toujours d'après le conseil spinalien, l'avocat général Brice Raymondeau-Castanet a requis « fermement » le rejet de la demande du mis en examen, en évoquant les « charges accablantes » du dossier, les lourds antécédents judiciaires, le risque de récidive mais aussi « de fuite ou d'évasion, puisqu'on a retrouvé chez lui une liste de pays qui refusent l'extradition vers la France ».

L'avocat de Jean-Marc Reiser, Me Francis Metzger, avait quant à lui estimé que toutes les conditions n'étaient pas réunies pour maintenir son client en prison : « Il n'a jamais proféré de menaces, on le verrait difficilement exercer des pressions, et il pourrait vivre chez un proche prêt à l'accueillir en cas de contrôle judiciaire, avec des mesures drastiques de surveillance. Depuis plus de cinq mois, les investigations ont déjà pas mal avancé, des expertises ont été rendues... » Et ces projets de voyage ? « Mon client a toujours dit que bien avant d'être soupçonné, il souhaitait sous-louer son appartement pour voyager, poursuit le conseil strasbourgeois. Par ailleurs, dans le matériel informatique saisi a été trouvée une liste de pays n'ayant pas de conventions d'extradition avec la France, mais il aurait fait ces recherches pour une connaissance. »

La chambre de l'instruction, présidée par Catherine Katz, a maintenu Jean-Marc Reiser en détention provisoire.
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

Colmar Crédit Mutuel La mutation s'accélère

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 06:13:08

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Colmar Crédit Mutuel La mutation s'accélère
 

 
Près de 400 personnes ont assisté à la soirée. Photo L'Alsace
Mercredi soir, au Parc-expo, environ 400 personnes étaient réunies pour la grand-messe annuelle districale de l'emblématique établissement bancaire. L'occasion de satisfaire aussi aux obligations statutaires, de dresser le bilan des actions entreprises au titre des activités diverses en dehors du domaine financier à l'image du soutien apporté à l'antenne kunheimoise de l'association handi-chiens à laquelle il a été remis un chèque de 10 000 EUR.

Du côté des chiffres, la progression de l'épargne est de 3,1 % alors que les crédits ont augmenté de 5,8 %. Le Crédit Mutuel reste le premier partenaire financier de l'économie locale. « Avec le CIC, nous occupons plus de 50 % de parts de marché », se félicite le directeur régional Jean-Claude Groeber. Le district compte 20 caisses, 29 points de vente, 148 182 clients ou sociétaires, 265 élus et 245 salariés.
Perspectives et stratégies

Voilà pour le bilan chiffré. Reste que ce rendez-vous annuel se prête avant tout au message et à l'intervention de la hiérarchie du Crédit Mutuel qui donne ici le « la » pour les perspectives et les stratégies qui devraient rythmer le futur. À ce titre, le directeur général adjoint, Éric Petitgand, a projeté l'assistance dans un monde en pleine mutation numérique, estimant que « demain, le banquier intermédiaire indispensable va disparaître ».

Pour répondre aux nouveaux modes de consommation qui profilent, le Crédit Mutuel a développé un plan 2019-2023 qui s'articule notamment autour d'un important effort de formation des salariés et des dirigeants. Si l'an passé le groupe a réalisé son meilleur résultat historique, juste en dessous de la barre des trois milliards d'EUR de résultat net après impôts (soit 566 millions EUR de mieux qu'en 2017), l'objectif est encore plus ambitieux pour l'année en cours. Et cela passe déjà par le défi du changement qu'il faut anticiper et accompagner. Tout cela va très vite. À tel point que le système bancaire du Crédit Mutuel, qui repose sur 80 % de produits réalisés dès le 1er janvier pour l'année qui démarre (le fruit d'opérations conclues les années précédentes) n'apporte plus le confort auquel on s'était habitué. Le virage du numérique est primordial, il convient de ne pas le rater ni même de prendre du retard.

Christian Muller, président du district de Colmar, a profité de cette assemblée plénière pour rendre un nouvel hommage à feu Michel Lucas, l'homme qui avait présidé au développement du groupe Crédit Mutuel pendant 35 ans.
Jean-Luc WILL

 

 
 

L'édito de l'Alsace La mauvaise pièce du Brexit

Publié dans le panorama le Vendredi 01 mars 2019 à 06:18:40

© L'alsace, Vendredi le 01 Mars 2019
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L'édito de l'Alsace La mauvaise pièce du Brexit
 

 
Emmanuel Delahaye

« Brouillard sur l'Angleterre, le continent est isolé », aiment à titrer certains journaux britanniques, chaque fois que la Manche se trouve plongée dans la grisaille. Conviction tranquille d'être le nombril du monde (et de rouler du bon côté de la route), sens aigu de l'humour absurde, flegme impavide : voici les British tels qu'on les aime, souvent - et tels aussi qu'ils nous insupportent, parfois.

Autant l'avouer : depuis le référendum de juin 2016, remporté par les tenants europhobes du Brexit, l'agacement prédomine... De même que la perplexité. Dans moins d'un mois, désormais, le Royaume-Uni est censé quitter l'Union européenne. Dans quelles conditions ? Avec ou sans accord ? Personne n'en sait plus rien. Chaque jour qui nous rapproche de la date butoir du 29 mars ajoute à la confusion. Mi-janvier, l'accord de sortie négocié dix-huit mois durant a été sévèrement retoqué par le Parlement de Westminster. Dix fois, cent fois, les dirigeants européens avaient prévenu que ce texte serait à prendre ou à laisser. Fanfaronne, ou bien bluffeuse, la Première ministre Theresa May prétend pourtant décrocher un vote favorable ce 12 mars, grâce à d'ultimes concessions européennes - mais déjà elle semble prête à solliciter in extremis un délai de quelques mois...

Brouillard, purée de poix, « fog » anglais - et très mauvaise pièce de théâtre : la Banque d'Angleterre annonce son plus faible taux de croissance depuis la crise de 2008. Au Nord comme au Sud, les Irlandais s'inquiètent de voir réapparaître une vraie frontière. Entreprises et hôpitaux constituent des stocks par crainte de la pénurie. Des centaines de firmes étrangères songent à migrer sur le continent. On pense transformer de vieilles pistes d'aéroport en parking géant, à l'intention des milliers de poids lourds qui devront patienter devant le port de Douvres... etc., etc. Le Brexit ? Un projet politique « écrit par un idiot, plein de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien » , aurait pu écrire Shakespeare.