Back to top

collectivité européenne d'alsace Au conseil des ministres : Du projet à la loi

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 05:35:58

© Dna, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

collectivité européenne d'alsace Au conseil des ministres
collectivité européenne d'alsace Au conseil des ministres : Du projet à la loi
Le projet de loi créant la Collectivité européenne d'Alsace a été présenté hier en conseil des ministres par Jacqueline Gourault. Le texte passera par la commission des lois du Sénat le 27 mars pour être discuté en première lecture le 2 avril. La ministre de la Cohésion des territoires se rendra en Alsace lundi pour le service après-vente.

 
Jacqueline Gourault et Benjamin Griveaux ont présenté hier le projet de loi Alsace à l'issue du conseil des ministres.
Le projet de loi relatif aux compétences de la Collectivité européenne d'Alsace a été présenté en conseil des ministres par Jacqueline Gourault. Cette nouvelle étape a été franchie dans l'indifférence générale des journalistes parisiens présents au compte rendu du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, auquel la ministre de la Cohésion des territoires avait été conviée pour l'occasion.

Ce texte traduit « une volonté territoriale » que le gouvernement a « accompagnée », a indiqué Jacqueline Gourault en rappelant que « l'échec du référendum de 2013 a beaucoup marqué les Alsaciens qui n'ont cessé de demander une évolution institutionnelle ».

Le texte prévoit la fusion des conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin dans une nouvelle collectivité dotée des compétences départementales et de compétences particulières sur le transfrontalier, le transport et le bilinguisme. « Le projet de loi s'attache à attribuer des compétences suffisamment spécifiques pour que le Conseil constitutionnel autorise un transfert durable et circonscrit à ce territoire », a relevé la ministre.
« La renaissanceinstitutionnelle de l'Alsace »

Jacqueline Gourault veut voir dans ce projet « cousu main » une préfiguration du droit à la différenciation que le gouvernement entend intégrer dans la Constitution. C'est aussi la démonstration pour elle que « le législateur peut retenir des solutions durablement différentes dès lors que ces différences relèvent d'une spécificité qui ne contrevient pas à l'intérêt général ».

« La renaissance institutionnelle de l'Alsace entre dans sa dernière ligne droite », se réjouissent Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry. « L'Alsace est fière d'être, une fois encore, le laboratoire de l'innovation territoriale au service de la France », disent les deux présidents des Départements.

Pour eux, cette loi Alsace témoigne « de l'engagement du gouvernement qui a accédé à la demande politique forte d'un passage par la voie législative », « de la reconnaissance de la situation particulière et spécifique de l'Alsace » et « d'une méthode de coconstruction inédite ».

Ce projet de loi « va permettre à l'Alsace d'inscrire notamment de façon pérenne et très concrète son développement transfrontalier au sein du bassin rhénan en matière de bilinguisme, mobilité, d'emploi et de développement économique », saluent Françoise Pfersdorff et Nicolas Matt, conseillers départementaux (LaREM) du Bas-Rhin.
« Très flou sur la question d'une taxe de transit »

Raphaël Schellenberger se montre plus mesuré face à ce « pas important pour lequel le débat parlementaire devra encore permettre d'éclairer certaines zones d'ombre comme la possibilité d'instaurer une taxe sur le transit routier ». Pour le député LR du Haut-Rhin, le texte soumis au Conseil d'État était « très flou sur la question ». Le texte passera par la commission des lois du Sénat le 27 mars pour être discuté en première lecture le 2 avril. Sa promulgation devrait intervenir d'ici l'été.
Franck BUCHY

 

 
 

 

Collectivité européenne d'Alsace Du projet à la loi

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 05:53:37

© L'alsace, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Collectivité européenne d'Alsace Du projet à la loi
 

 
Jacqueline Gourault et Benjamin Griveaux ont présenté ce mercredi le projet de loi Alsace à l'issue du conseil des ministres. DR
Le projet de loi relatif aux compétences de la collectivité européenne d'Alsace a été présenté en conseil des ministres par Jacqueline Gourault, ce mercredi. Cette nouvelle étape a été franchie dans l'indifférence générale des journalistes parisiens présents au compte rendu du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, auquel la ministre de la Cohésion des territoires avait été conviée pour l'occasion.

Ce texte traduit « une volonté territoriale » que le gouvernement a « accompagnée », a indiqué Jacqueline Gourault en rappelant que « l'échec du référendum de 2013 a beaucoup marqué les Alsaciens qui n'ont cessé de demander une évolution institutionnelle ».
« La renaissance institutionnellede l'Alsace entre danssa dernière ligne droite »

Le texte prévoit la fusion des conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin dans une nouvelle collectivité dotée des compétences départementales et de compétences particulières sur le transfrontalier, le transport et le bilinguisme. « Le projet de loi s'attache à attribuer des compétences suffisamment spécifiques pour que le Conseil constitutionnel autorise un transfert durable et circonscrit à ce territoire », a relevé la ministre.

Jacqueline Gourault veut voir dans ce projet « cousu main » une préfiguration du droit à la différenciation que le gouvernement entend intégrer dans la constitution. C'est aussi la démonstration pour elle que « le législateur peut retenir des solutions durablement différentes dès lors que ces différences relèvent d'une spécificité qui ne contrevient pas à l'intérêt général ».

« La renaissance institutionnelle de l'Alsace entre dans sa dernière ligne droite », se réjouissent Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry. « L'Alsace est fière d'être, une fois encore, le laboratoire de l'innovation territoriale au service de la France », disent les deux présidents des deux départements alsaciens.

Pour eux, cette loi Alsace témoigne de « l'engagement du gouvernement qui a accédé à la demande politique forte d'un passage par la voie législative », de « la reconnaissance de la situation particulière et spécifique de l'Alsace » et d'une « méthode de coconstruction inédite ».
Gourault en Alsace lundi

Ce projet de loi « va permettre à l'Alsace d'inscrire notamment de façon pérenne et très concrète son développement transfrontalier au sein du bassin rhénan en matière de bilinguisme, mobilité, d'emploi et de développement économique », saluent Françoise Pfersdorff et Nicolas Matt, conseillers départementaux (LaRem) du Bas-Rhin.

Raphaël Schellenberger se montre plus mesuré face à ce « pas important pour lequel le débat parlementaire devra encore permettre d'éclairer certaines zones d'ombre comme la possibilité d'instaurer une taxe sur le transit routier ». Pour le député LR du Haut-Rhin, le texte soumis au Conseil d'État était « très flou sur la question ». Le texte passera par la commission des lois du Sénat le 27 mars pour être discuté en première lecture le 2 avril. Sa promulgation devrait intervenir d'ici l'été. Jacqueline Gourault se rendra en Alsace lundi pour le service après-vente. Franck BUCHY

 

 
 

Cernay - Masevaux Reçus par Emmanuel Macron : Des maires interpellent l'Elysée

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 05:35:34

© Dna, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Cernay - Masevaux Reçus par Emmanuel Macron
Cernay - Masevaux Reçus par Emmanuel Macron : Des maires interpellent l'Elysée
Trois élus du secteur Thur Doller ont participé mardi au voyage élyséen à l'occasion du Grand débat national. Ils ont pu interpeller le président de la République sur différentes questions sensibles pour leur territoire : maternité, quartier Bel Air, dotations des petites communes.

 
Les élus du secteur Thur Doller : Franck Dudt, Michel Sordi, Laurent Lerch, au côté du président de la République. À gauche on reconnaît le préfet Laurent Touvet, le maire d'Altkirch Nicolas Jander, et la présidente du Département Brigitte Klinkert.
Laurent Lerch, maire de Masevaux-Niederbruck, Michel Sordi, maire de Cernay, ont fait partie de la délégation d'élus alsaciens en tant que maires d'un chef-lieu de canton. Franck Dudt, maire du Haut-Soultzbach, a été sollicité au titre de l'Association des maires du Haut-Rhin, dont il est trésorier, son président Christian Klinger (Houssen) étant indisponible. La rencontre a rassemblé des maires et des présidents d'associations des maires de la région Grand Est ».
La maternité, les petits communes

Le rendez-vous avait été formaté par l'Élysée : « Les présidents d'association de maires avaient chacun deux minutes pour poser deux questions. Les maires devaient se mettre d'accord par tables de dix élus, selon un plan défini qui mélangeait des maires de chaque département du Grand Est, pour deux questions », expose Franck Dudt. Voilà pour la méthode. Quant au fond... « Personnellement et en accord avec Christian Klinger, j'ai rappelé l'attachement des associations de maires au maintien de communes fortes, les maires étant les premiers élus de proximité », souligne Franck Dudt. « J'ai aussi insisté sur le fait que le mouvement des Gilets jaunes a été plus fort dans les zones rurales - les vallées et le Sundgau - que dans les zones urbaines », ce qui est significatif des difficultés de la ruralité (NDLR). « J'ai plaidé pour un rééquilibrage du montant par habitant des dotations en faveur des zones rurales. Par ailleurs, j'ai tenté de sensibiliser le président à une question importante pour le Haut-Rhin, celle du fonds de péréquation de la taxe professionnelle, redistribué en priorité aux petites communes par le Département. Celui baisse de 10 à 15 % par an depuis quatre ans. Pour les villages, c'est une perte énorme de financement ». Frank Dudt et a également rappelé la situation précaire des maternités de Thann et Altkirch.

Un sujet également abordé par Michel Sordi. « J'ai pu relayer les préoccupations de nos concitoyens quant à l'importance de maintenir ouverte la maternité de Thann. Elle est en effet indispensable dans l'offre de soins que nous devons à nos concitoyens du Pays Thur Doller et elle contribue à l'attractivité de notre territoire », a-t-il indiqué hier. Le maire de Cernay a par ailleurs attiré l'attention d'Emmanuel Macron sur les difficultés rencontrées par la comcom de Thann-Cernay dans la rénovation urbaine du quartier Bel-Air (Cernay), objet d'un contrat de ville, « et qui traîne depuis des années du fait de la carence de l'État en matière de financement ».

Sur les maternités, « le président n'a pas répondu précisément », relève Franck Dudt. « Mais il a dit quelque chose d'important, à savoir qu'il souhaite que les Agences régionales de santé ne prennent pas de décision sans en référer aux préfets, qui sont le lien de l'État avec les territoires ». L'exercice pour le président a duré cinq heures. Un exercice assuré avec brio par Emmanuel Macron dont la connaissance des dossiers abordés et les capacités d'intellection ont impressionné plus d'un maire. Reste à voir ce qu'il en sortira concrètement pour les territoires et si les difficultés soulevées par les uns et les autres seront réellement prises en compte avec des solutions satisfaisantes à la clé... ou s'il s'agissait juste de la part de l'Élysée d'un exercice rhétorique d'écoute.
G. GAUCHET

 

 
 

 

Des maires interpellent l'Élysée

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 06:24:18

© L'alsace, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Des maires interpellent l'Élysée
 

 
À droite, les élus du secteur Thur Doller : Franck Dudt, Michel Sordi, Laurent Lerch, au côté du président de la République. À gauche, on reconnaît le préfet Laurent Touvet, le maire d'Altkirch Nicolas Jander et la présidente du Département Brigitte Klinkert. DR
Laurent Lerch, maire de Masevaux-Niederbruck, et Michel Sordi, maire de Cernay, ont fait partie de la délégation d'élus alsaciens invités mardi à l'Élysée, en tant que maires d'un chef-lieu de canton. Franck Dudt, maire du Haut-Soultzbach, a été sollicité au titre de l'Association des maires du Haut-Rhin dont il est trésorier, son président Christian Klinger (Houssen) étant indisponible. « L e préfet Laurent Touvet m'a appelé samedi pour participer à cette rencontre qui a rassemblé des maires et des présidents d'associations des maires de la région Grand Est », expose Franck Dudt.

Le rendez-vous avait été calibré et formaté par les services de l'Élysée : « Les présidents d'associations de maires avaient chacun deux minutes pour poser deux questions. Les maires devaient se mettre d'accord par tables de dix élus, selon un plan défini par l'Élysée qui mélangeait des maires de chaque département du Grand Est, pour définir deux questions ».

Voilà pour la méthode. Quant au fond... « Personnellement, et en accord avec Christian Klinger, j'ai rappelé l'attachement des associations de maires au maintien de communes fortes, les maires étant les premiers élus de proximité », souligne Franck Dudt. J'ai aussi insisté sur le fait que le mouvement des gilets jaunes a été plus fort dans les zones rurales - les vallées et le Sundgau - que dans les zones urbaines », ce qui est significatif des difficultés de la ruralité (NDLR). « J'ai plaidé pour un rééquilibrage du montant par habitant des dotations en faveur des zones rurales, qui doivent financer des charges telles que la mobilité ou gérer des déserts médicaux. Par ailleurs, j'ai tenté de sensibiliser le président à une question très importante pour le Haut-Rhin, celle du fonds de péréquation de la taxe professionnelle. Celui-ci baisse de 10 à 15 % par an depuis quatre ans. Géré par le conseil départemental, il est, dans le Haut-Rhin, redistribué en priorité aux petites communes. Pour les villages, cette baisse du fonds est une perte énorme de source de financement ». En conclusion, Frank Dudt et a également rappelé la situation précaire des maternités de Thann et Altkirch.
Maternitéet rénovationdu quartier Bel-Air

Un sujet également abordé par Michel Sordi : « J'ai pu relayer les préoccupations de nos concitoyens quant à l'importance de maintenir ouverte la maternité de Thann. Elle est en effet indispensable dans l'offre de soins que nous devons à nos concitoyens du Pays Thur Doller et elle contribue à l'attractivité de notre territoire », a-t-il indiqué mercredi. Le maire de Cernay a par ailleurs attiré l'attention d'Emmanuel Macron sur les difficultés rencontrées par la communauté de communes de Thann-Cernay dans le cadre de la rénovation urbaine du quartier Bel-Air (Cernay), objet d'un contrat de ville « et qui traîne depuis des années du fait de la carence de l'État en matière de financement » [...]. Espérons que ces démarches auront une traduction concrète dans l'avancement de ces dossiers », conclut Michel Sordi.

« Le président n'a pas répondu précisément sur les maternités, ajoute Franck Dudt. Mais il a dit quelque chose d'important à mon sens, à savoir qu'il souhaitait que les agences régionales de santé ne prennent pas de décision sans en référer aux préfets, qui sont le lien entre l'État et les élus du territoire ».

Laurent Lerch, pour sa part, a retenu l'impressionnante solennité des lieux et « la grande qualité d'écoute et de réponse du président ». Il note avec satisfaction qu'Emmanuel Macron « veut remettre les maires au centre du fonctionnement de la République et qu'il a pris conscience que la cellule de base qu'est la commune est essentielle pour répondre aux besoins des habitants. I l est maintenant disposé à écouter les remontées des maires », veut-il croire. Laurent Lerch a évoqué avec le président son projet de service national du travail d'avenir, qui permettrait aux 40 000 jeunes qui décrochent chaque année du système scolaire - et éventuellement à des chômeurs longue durée - de découvrir les emplois proposés par des entreprises qui peinent à recruter.

L'exercice, pour le président de la République, a duré cinq bonnes heures, partagées entre les questions puis les réponses à chacune des interpellations. Un exercice assuré avec brio par Emmanuel Macron, dont la connaissance des différents dossiers abordés et les capacités d'intellection ont impressionné plus d'un maire présent. Reste à voir ce qu'il en sortira concrètement pour les territoires concernés et si les difficultés soulevées par les uns et les autres seront réellement prises en compte avec des solutions satisfaisantes à la clé... ou s'il s'agissait juste de la part de l'Élysée d'un exercice rhétorique d'écoute.
Grégoire GAUCHETavec Isabelle BOLLÈNE

 

 
 

Val d'argent Politique : Ce que Claude Abel avait prévu de dire à Emmanuel Macron...

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 06:07:41

© Dna, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Val d'argent Politique
Val d'argent Politique : Ce que Claude Abel avait prévu de dire à Emmanuel Macron...
Claude Abel, maire de Sainte-Marie-aux-Mines et président de la communauté de communes du Val d'Argent, a été reçu avant-hier au palais de l'Elysée avec une quinzaine de maires alsaciens et quelque 150 élus du Grand Est.

 
Claude Abel était l'un des invités au palais de l'Elysée. Il était prévu qu'il prenne la parole devant le président Macron
C'était prévu. Claude Abel, maire de Sainte-Marie-aux-Mines et président de la communauté de communes du Val d'Argent, aurait dû être un des élus alsaciens à pouvoir s'exprimer devant le président de la République Emmanuel Macron lors de la rencontre au palais de l'Elysée ce mardi.

Face à l'insistance d'autres maires, il a préféré poliment céder sa place. Et pourtant l'élu sainte-marien avait préparé son intervention...

Voici ce que Claude Abel aurait dû dire au président Macron.
Baisses de dotation et ponctions obligatoires pèsent lourdement

« Je voulais évoquer les retenus sur la dotation globale de fonctionnement et le ''ponctionnement'' du Fpic sur la ville de Sainte-Marie-aux-Mines et sur l'intercommunalité du Val d'Argent. Cela pèse de manière négative sur les finances. C'est près de 10 % de recettes en moins. Nos structures ont fait beaucoup d'efforts les années passées et réalisé beaucoup d'investissements dans des équipements. Nous avons des frais de fonctionnement avec la médiathèque, les trois crèches halte-garderie ou la piscine. Je voulais rendre le président de la République attentif à cela. Nous allons devoir moins investir et resserrer les services aux habitants dans les années à venir si cela continue comme cela. Je voulais aussi lui dire que le calcul de la répartition de la dotation est à revoir. Car il privilégie les métropoles et grandes villes au détriment des autres territoires. Cela amplifie encore plus le déséquilibre entre les zones urbaines et les milieux ruraux. Il faut un retour à plus d'équité. »
Un monde agricole en crise

Je souhaitais également profiter du salon de l'agriculture pour lui dire que cet événement est une belle vitrine mais que les agriculteurs vont toujours mal. Certains paysans travaillent tous les jours de l'année sans prendre de congés pour un régime de ''RMiste''... Il y a un taux de suicide important. Et lors de la retraite, les agriculteurs touchent de petites pensions.
Les attentes fortes des concitoyens

Enfin, je lui aurai aussi parlé des attentes fortes des concitoyens. Le coût de la vie est de plus en plus élevé. Les classes intermédiaires commencent aussi à rencontrer des difficultés et ont du mal à boucler des fins de mois. La mise en route ne doit pas seulement se faire au travers des consultations et des cahiers de doléances. »
Propos recueillis par Vivien MONTAG

 

 
 

 

Sélestat Le maire était mardi à l'Elysée : « Il y a un message qui passe »

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 06:08:27

© Dna, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Sélestat Le maire était mardi à l'Elysée
Sélestat Le maire était mardi à l'Elysée : « Il y a un message qui passe »
Le maire de Sélestat Marcel Bauer était à l'Élysée mardi pour interpeller Emmanuel Macron. Il est ressorti « positif » des cinq heures d'échange, avec le sentiment d'avoir été « entendu » par le président de la République.

 
Parmi les premiers magistrats du Grand Est reçus par Emmanuel Macron ce mardi figure le maire de Sélestat Marcel Bauer (5 e en partant de la gauche). Photo
Il n'a pas hésité longtemps avant d'accepter l'invitation présidentielle. Le maire de Sélestat Marcel Bauer fait partie de la quinzaine de premiers magistrats alsaciens à avoir eu l'occasion d'échanger avec le président Macron, mardi à l'Élysée (notre édition d'hier) : « Cela n'aurait pas été correct de ne pas profiter de cette opportunité d'exposer nos craintes et nos préoccupations. » En Alsace centrale, trois autres maires ont également participé au déjeuner-débat : Claude Abel (Sainte-Marie-aux-Mines, voir en page 36), Jean-Marc Willer (Erstein) et Bernard Fischer (Obernai).

Lors de cet échange très cadré, avec des prises de parole limitées « à deux maires par table », Marcel Bauer n'a pas eu l'occasion de poser lui-même les questions qu'il avait préparées : « Je me suis concerté avec un maire de la Marne pour qu'il puisse poser ma question. »

Le maire sélestadien a ainsi entendu, via la ministre de la Cohésion des territoires Jacqueline Gourault, la position du gouvernement sur « le système de recensement » : « Je le trouve aberrant ; pour les villes de plus de 20 000 habitants, on ne travaille plus que par sondage auprès de 8 % des habitants de la commune. Je m'attendais à ce que le gouvernement prenne position, mais Jacqueline Gourault nous a simplement expliqué comment le système fonctionne. Je ne suis pas satisfait de la réponse. »

Il s'agit là de la seule véritable « déception » de cette rencontre que Marcel Bauer juge « dense et intéressante » : « Le président s'est donné du mal pour répondre à chaque intervention. Je n'ai jamais vu un président qui s'intéresse autant aux élus locaux que nous sommes et les entende. Il ne s'agit pas seulement de discuter, il faut aussi voir ce qu'il se passe sur le terrain et là, cela a été le cas. »

Près de trois ans jour pour jour après la manifestation qui a vu environ 2 500 personnes défiler dans les rues de Sélestat pour défendre l'hôpital, l'élu a également apprécié « l'affirmation forte de la part du président » au sujet des agences régionales de santé (ARS) qui devront désormais se concerter « avec les préfets et les élus » au sujet des fermetures, dixit Emmanuel Macron.
« Il est important que l'État soit davantage constructif que répressif »

Dernier point cher à Marcel Bauer : « Les contrôles de l'État, de légalité et autres, sur les communes. » Là encore, il se dit satisfait de la réponse obtenue : « Emmanuel Macron a compris qu'il ne faut pas seulement taper sur le doigt des élus, mais aussi les aider à s'améliorer. Il est important que l'État soit davantage constructif que répressif et le président a insisté dans ce sens-là. »

De ces quelque cinq heures d'échange, Marcel Bauer tire « du positif » même s'il attend désormais des actions concrètes : « Je ne regrette pas d'y être allé. Il y a quand même un message qui passe. »
Luc SORGIUS

 

 
 

 

transfrontalier Strasbourg et Karlsruhe : Un nouvel axe métropolitain

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 05:47:54

© Dna, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

transfrontalier Strasbourg et Karlsruhe
transfrontalier Strasbourg et Karlsruhe : Un nouvel axe métropolitain
Une alliance entre Karlsruhe et l'Eurométropole de Strasbourg est en train de naître. L'objectif est la constitution d'un espace métropolitain transfrontalier qui doit répondre de façon concrète au quotidien européen de ses habitants.

 
Frank Mentrup, maire de Karlsruhe (à gauche), et Robert Herrmann, président de l'Eurométropole de Strasbourg.
En matière de coopération transfrontalière, il n'y a rien de mieux que les exemples concrets. Frank Mentrup, le maire de Karlsruhe, et Robert Herrmann, le président de l'Eurométropole de Strasbourg, suggèrent que la vignette française Crit'Air et la Umweltplakette allemande soient reconnues chez les voisins.

Les responsables politiques ont émis cette idée à l'occasion d'une conférence consacrée à la coopération transfrontalière entre les deux grandes villes du Rhin supérieur.

« Nos deux pôles métropolitains ont beaucoup de raisons de se rapprocher », indique l'Alsacien en évoquant les mobilités, la santé, l'université et la recherche appliquée. « Il ne s'agit pas de mettre en place une nouvelle structure mais, face à un problème, de déterminer la structure la plus à même de le résoudre », prévient son homologue allemand en exprimant le souhait d'être « plus agressif » pour exprimer « ce que nous voulons ».

Si l'objectif de ce nouvel axe est de répondre de façon concrète au quotidien européen des habitants et d'inclure les villes petites et moyennes, les territoires ruraux et périurbains des deux pôles métropolitains, Frank Mentrup inscrit son action à une échelle plus vaste.
Le terme de « Heimat »

« La première région pour laquelle nous devons travailler, c'est le Rhin supérieur », dit-il en employant le terme de « Heimat ». De quoi satisfaire le président du Département du Bas-Rhin, Frédéric Bierry, qui a demandé que sa collectivité intègre la TechnologieRegion Karlsruhe GmbH. « Le territoire pertinent et la zone dynamique de la vie quotidienne, c'est bien le Rhin supérieur », dit-il.

Pour mener à bien leur projet, Robert Herrmann et Frank Mentrup comptent s'appuyer sur le traité d'Aix-la-Chapelle, qu'ils voient comme « une boîte à outils », et sur la nouvelle assemblée parlementaire franco-allemande. « Avant, nous pensions que c'était compliqué ; aujourd'hui, c'est possible », note le Strasbourgeois.

« Si nous n'arrivons pas à une reconnaissance de la vignette de part et d'autre du Rhin, les citoyens ne comprendraient pas à quoi sert l'Europe », note Christoph Schnaudigel, le Landrat du Landkreis de Karlsruhe. Pour faire avancer le sujet, Frank Mentrup suggère que les agglomérations de Karlsruhe et de Strasbourg reconnaissent réciproquement les vignettes rhénanes. « Plus agressif », disait-il en pleine alerte aux particules fines.
F. BY

 

 
 

 

Quatzenheim Après la profanation du cimetière juif : Les tombes sont nettoyées

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 05:49:03

© Dna, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Quatzenheim Après la profanation du cimetière juif
Quatzenheim Après la profanation du cimetière juif : Les tombes sont nettoyées
Une semaine après la découverte de 96 tombes juives taguées dans le cimetière israélite de Quatzenheim (Bas-Rhin), une entreprise spécialisée a procédé au nettoyage des pierres tombales ce mercredi.

 
Une entreprise spécialisée a utilisé, ce mercredi, une technique d'aérogommage. Une quantité infime d'abrasif et projetée sur les pierres pour ne rien abîmer.
Dès le lendemain de la découverte de la profanation du cimetière juif de Quatzenheim, le maire Christian Libert et son adjointe Josette Prim avaient exprimé le souhait que le nettoyage se fasse le plus rapidement possible. La municipalité était même prête à y participer financièrement.

« Tout le monde a été très réactif », se félicite Olivier Samuel qui se dit particulièrement touché par la présence des élus et villageois dans cette histoire plus que triste. « La commune, reconnaissante de la présence juive dans le village depuis des lustres, voulait passer à autre chose, aller de l'avant sans oublier ce qu'il s'est passé », poursuit l'administrateur du consistoire israélite.

Il participera également au moment de recueillement interreligieux auquel invite la municipalité de Quatzenheim dimanche.

La même entreprise qui était déjà intervenue au cimetière profané de Herrlisheim en décembre, a procédé aux travaux ce mercredi. Pour les pierres en grès des Vosges, il s'agissait d'une projection de sable à sec et pour les pierres polies, d'une projection humide de bicarbonate avec de l'eau.
E.K.

 

 
 

 

Quatzenheim Les tombes sont nettoyées

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 06:13:50

© L'alsace, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Quatzenheim Les tombes sont nettoyées
 

 
Une entreprisespécialiséea utilisé,ce mercredi,une techniqued'aérogommage. Une quantitéinfime d'abrasifest projetéesur les pierrespour ne rienabîmer. Photo Olivier Samuel
Dès le lendemain de la découverte de la profanation de 96 tombes du cimetière juif de Quatzenheim le 19 février, le maire Christian Libert et son adjointe Josette Prim avaient exprimé le souhait que le nettoyage se fasse le plus rapidement possible. La municipalité était même prête à y participer financièrement.

« Tout le monde a été très réactif », se félicite Olivier Samuel, qui se dit particulièrement touché par la présence des élus et villageois dans cette histoire plus que triste. « La commune, reconnaissante de la présence juive dans le village depuis des lustres, voulait passer à autre chose, aller de l'avant, sans oublier ce qui s'est passé », insiste l'administrateur du consistoire israélite.

Il participera également au moment de recueillement interreligieux auquel invite la municipalité de Quatzenheim ce dimanche 3 mars à 11 h.

La même entreprise qui était déjà intervenue au cimetière profané de Herrlisheim en décembre, a procédé aux travaux ce mercredi. Pour les pierres en grès des Vosges, il s'agissait d'une projection de sable à sec et pour les pierres polies, d'une projection humide de bicarbonate avec de l'eau. E. K.

 

 
 

Transports + 3,9 % en janvier : La mortalité routière repart à la hausse

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 05:43:50

© Dna, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Transports + 3,9 % en janvier
Transports + 3,9 % en janvier : La mortalité routière repart à la hausse

 
238 personnes ont trouvé la mort en janvier 2019.
Dans un contexte de polémique sur l'abaissement à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée sur 400 000 kilomètres de routes secondaires, c'est le genre d'annonce qui ne sert pas le message du gouvernement : le nombre de morts sur les routes de France métropolitaine a connu une hausse de 3,9  % en janvier avec 238 personnes tuées, soit neuf de plus qu'en janvier 2018. Le Premier ministre Édouard Philippe et le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avaient en effet expliqué le recul à un niveau historiquement bas de 3 503 morts en 2018 (en métropole et Outre-mer) par cette mesure. Mais hier, les poids lourds de la majorité se sont abstenus de tout commentaire sur le sujet.

Selon le rapport de l'observatoire interministériel de la mortalité routière (ONISR), les seniors de 65 ans et plus sont les premiers concernés par cette augmentation relevée en janvier, malgré un nombre d'accidents corporels en recul (4 026 contre 4 207 en janvier 2018, -4,3 %), tout comme celui des blessés (5 036 personnes contre 5 159, -2,4 %).

« Cette augmentation de la mortalité par rapport à l'an dernier est relevée en agglomération et sur autoroutes, avec une stabilité par rapport à la moyenne des mois de janvier 2013-2017 », souligne la Sécurité routière, qui assure que le nombre de morts est en légère baisse sur le réseau concerné par l'abaissement de la vitesse. Et l'ONISR ajoute : « L'effet de l'abaissement de la vitesse maximale autorisée à 80 km/h sur le réseau routier rural sans séparation centrale compense encore, en partie, la forte dégradation des dispositifs de contrôle automatisé », depuis le début du mouvement des gilets jaunes.

 

 
 

 

La mortalité routière repart à la hausse

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 05:59:08

© L'alsace, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
La mortalité routière repart à la hausse
 

 
238 personnes ont trouvé la mort en janvier 2019. Photo Julio PELAEZ
Dans un contexte de polémique sur l'abaissement à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée sur 400 000 kilomètres de routes secondaires, c'est le genre d'annonce qui ne sert pas le message du gouvernement : le nombre de morts sur les routes de France métropolitaine a connu une hausse de 3,9  % en janvier avec 238 personnes tuées, soit neuf de plus qu'en janvier 2018. Le Premier ministre Édouard Philippe et le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avaient en effet expliqué le recul à un niveau historiquement bas de 3 503 morts en 2018 (en métropole et Outre-mer) par cette mesure. Mais hier, les poids lourds de la majorité se sont abstenus de tout commentaire sur le sujet.

Selon le rapport de l'observatoire interministériel de la mortalité routière (ONISR), les seniors de 65 ans et plus sont les premiers concernés par cette augmentation relevée en janvier, malgré un nombre d'accidents corporels en recul (4 026 contre 4 207 en janvier 2018, -4,3 %), tout comme celui des blessés (5 036 personnes contre 5 159, -2,4 %).

« Cette augmentation de la mortalité par rapport à l'an dernier est relevée en agglomération et sur autoroutes, avec une stabilité par rapport à la moyenne des mois de janvier 2013-2017 », souligne la Sécurité routière, qui assure que le nombre de morts est en légère baisse sur le réseau concerné par l'abaissement de la vitesse. Et l'ONISR ajoute : « L'effet de l'abaissement de la vitesse maximale autorisée à 80 km/h sur le réseau routier rural sans séparation centrale compense encore, en partie, la forte dégradation des dispositifs de contrôle automatisé », depuis le début du mouvement des gilets jaunes.

 

 
 

Européennes 2019 LaREM : l'hypothèse Buzyn fait son chemin

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 05:44:33

© Dna, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Européennes 2019 Election
Européennes 2019 LaREM : l'hypothèse Buzyn fait son chemin
Toujours en quête d'un leader pour sa liste au scrutin européen du 26 mai, la majorité pourrait solliciter la ministre de la Santé Agnès Buzyn, considérée par les proches du président comme solide pour mener le combat.

 
Agnès Buzyn (à droite sur la photo), une ministre de la Santé plus politique que prévu.
Qui conduira la liste de la majorité aux Européennes ? Le chef de l'État, qui au bout du compte validera le choix, et son ex-conseiller Stéphane Séjourné, parti à LaREM pour s'occuper de la campagne, ne se pressent pas pour choisir le leader et les candidats. « Y penser toujours, se précipiter jamais », résume un cadre LaREM après une réunion sur la campagne mardi soir. Les participants sont surtout occupés à doser les équilibres entre membres du jeune parti, représentants des partis alliés (MoDem, Agir-les Constructifs, amis d'Alain Juppé), spécialistes des questions européennes, et surtout « des personnalités crédibles sur l'écologie ».

Pour le moment, le meeting d'ouverture est programmé au 30 mars, lendemain du Brexit théorique, « dans une région où le vote Macron a été important en 2017 et où la question européenne prime ». Avec qui au micro ?

Un nom semble se dégager, celui de la ministre de la Santé Agnès Buzyn, 56 ans. Présentée comme une « technicienne » à son entrée au gouvernement, cette médecin et chercheuse a montré une belle aisance dans les médias sur des mesures comme le « reste à charge zéro » pour les lunettes et prothèses auditives ou la hausse du tabac (le paquet à 10 euros, c'est elle). Le projet de transformation du système de santé apparaît, vu d'en haut, comme un texte de spécialiste. Mais les professionnels ont salué le diagnostic, la méthode et les objectifs.
Fabienne Keller dansle quinté de tête ?

Surtout, l'ex-belle-fille de Simone Veil a étonné par sa capacité à anticiper les réactions très politiques sur ses dossiers. Elle n'a pas hésité à recadrer ses collègues trop tentés par le people (« Je ne serais pas allé chez Hanouna », a-t-elle dit à propos de sa collègue Marlène Schiappa) ou à donner la leçon à un député qui lui parlait de la triste réalité des hôpitaux : « Je connais, j'ai travaillé 25 dans un hôpital. » Enfin, la médecin engagée auprès des pauvres préserve cette étiquette initiale de « femme qui a toujours voté à gauche ». C'est la différence avec la ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau, proche d'Alain Juppé, également citée pour conduire la liste, mais qui répète qu'elle n'a rien demandé. Agnès Buzyn non plus d'ailleurs, même si une petite phrase fait tilt : « Les partis ont choisi des gamins de 23 ans. Ça prouve leur intérêt pour l'Europe. »

Dans l'idéal de nombreux cadres de LaREM, la ministre de la Santé pourrait mener un quinté de tête devant Daniel Cohn-Bendit (« L'adversaire dans le camp européiste, c'est la liste verte », insiste un cadre de LaREM), la sénatrice alsacienne Fabienne Keller (Agir), le journaliste Bernard Guetta (MoDem) et un élu breton de gauche. Principal écueil : Agnès Buzyn doit porter la transformation du système de soins au Parlement en mars et préparer la loi bioéthique pour la fin de l'année. Ballon d'essai ou processus engagé ? C'est à l'Élysée et pas ailleurs qu'il sera décidé pour quel combat Agnès Buzyn sera utile au printemps.
Pascal JALABERT

 

 
 

 

LaREM : l'hypothèse Buzyn fait son chemin

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 05:55:45

© L'alsace, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
LaREM : l'hypothèse Buzyn fait son chemin
 

 
Agnès Buzyn (à droite sur la photo), une ministre de la Santé plus politique que prévu. Photo Ludovic MARIN/AFP
Qui conduira la liste de la majorité aux Européennes ? Le chef de l'État, qui au bout du compte validera le choix, et son ex-conseiller Stéphane Séjourné, parti à LaREM pour s'occuper de la campagne, ne se pressent pas pour choisir le leader et les candidats. « Y penser toujours, se précipiter jamais », résume un cadre LaREM après une réunion sur la campagne mardi soir. Les participants sont surtout occupés à doser les équilibres entre membres du jeune parti, représentants des partis alliés (MoDem, Agir-les Constructifs, amis d'Alain Juppé), spécialistes des questions européennes, et surtout « des personnalités crédibles sur l'écologie ».

Pour le moment, le meeting d'ouverture est programmé au 30 mars, lendemain du Brexit théorique, « dans une région où le vote Macron a été important en 2017 et où la question européenne prime ». Avec qui au micro ?

Un nom semble se dégager, celui de la ministre de la Santé Agnès Buzyn, 56 ans. Présentée comme une « technicienne » à son entrée au gouvernement, cette médecin et chercheuse a montré une belle aisance dans les médias sur des mesures comme le « reste à charge zéro » pour les lunettes et prothèses auditives ou la hausse du tabac (le paquet à 10 euros, c'est elle). Le projet de transformation du système de santé apparaît, vu d'en haut, comme un texte de spécialiste. Mais les professionnels ont salué le diagnostic, la méthode et les objectifs.
Fabienne Keller dansle quinté de tête ?

Surtout, l'ex-belle-fille de Simone Veil a étonné par sa capacité à anticiper les réactions très politiques sur ses dossiers. Elle n'a pas hésité à recadrer ses collègues trop tentés par le people (« Je ne serais pas allé chez Hanouna », a-t-elle dit à propos de sa collègue Marlène Schiappa) ou à donner la leçon à un député qui lui parlait de la triste réalité des hôpitaux : « Je connais, j'ai travaillé 25 dans un hôpital. » Enfin, la médecin engagée auprès des pauvres préserve cette étiquette initiale de « femme qui a toujours voté à gauche ». C'est la différence avec la ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau, proche d'Alain Juppé, également citée pour conduire la liste, mais qui répète qu'elle n'a rien demandé. Agnès Buzyn non plus d'ailleurs, même si une petite phrase fait tilt : « Les partis ont choisi des gamins de 23 ans. Ça prouve leur intérêt pour l'Europe. »

Dans l'idéal de nombreux cadres de LaREM, la ministre de la Santé pourrait mener un quinté de tête devant Daniel Cohn-Bendit (« L'adversaire dans le camp européiste, c'est la liste verte », insiste un cadre de LaREM), la sénatrice alsacienne Fabienne Keller (Agir), le journaliste Bernard Guetta (MoDem) et un élu breton de gauche. Principal écueil : Agnès Buzyn doit porter la transformation du système de soins au Parlement en mars et préparer la loi bioéthique pour la fin de l'année. Ballon d'essai ou processus engagé ? C'est à l'Élysée et pas ailleurs qu'il sera décidé pour quel combat Agnès Buzyn sera utile au printemps.
Pascal JALABERT

 

 
 

Energie Exportation : Grâce à la chaleur,la France vend du courant

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 05:43:02

© Dna, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Energie Exportation
Energie Exportation : Grâce à la chaleur,la France vend du courant
La consommation électrique de la fin février est au plus bas en raison de la météo printanière. La France en profite pour vendre son surplus d'électricité à ses voisins européens qui sont eux privés de vent pour faire tourner leurs éoliennes.

 
L'électricité (surtout d'origine nucléaire) exportée par la France a évité à l'Italie et à l'Espagne de mettre en route des centrales thermiques très polluantes.
La vague de chaleur de ces derniers jours est positive pour la balance énergétique de la France. Vendredi dernier, l'Hexagone a battu un record en exportant vers ses voisins européens 17 415 mégawatts (MW) d'électricité, soit environ un tiers de ce que les Français consommaient au même moment.

Ce volume d'exportation historique est dû à une consommation électrique exceptionnellement basse pour la saison. Les chauffages fonctionnent au ralenti alors que le parc de production électrique est dimensionné pour tourner à plein régime pendant l'hiver.
Un marché européen de plus en plus interconnecté

« Avec la météo printanière, nous sommes sur le même rythme de consommation qu'au mois d'avril », explique Jean-Paul Roubin, le directeur d'exploitation de RTE, le réseau de transport d'électricité haute tension. Ces températures de 3 ° C au-dessus des normales saisonnières ont fait chuter la demande en électricité, inférieure de près d'un quart à son niveau habituel de fin février.

La France est très thermosensible à cause de l'importance du chauffage électrique dans l'Hexagone. Un degré en plus ou en moins au thermomètre fait beaucoup varier la consommation électrique, bien plus que dans le reste de l'Europe.

L'Italie et l'Espagne sont les deux principaux acheteurs de l'excédent d'électricité exporté par la France. Les parcs éoliens de ces deux pays sont presque tous à l'arrêt à cause de l'absence de vent due à l'anticyclone qui stationne sur l'Europe. « Les Italiens et les Espagnols préfèrent acheter à la France une électricité moins chère et moins carbonée plutôt que de mettre en route des centrales thermiques coûteuses et très polluantes », explique un porte-parole de RTE. Vendredi dernier, jour du record d'exportation, l'électricité produite par la France était à 73 % d'origine nucléaire et les énergies renouvelables ne représentaient que 15 % du total.

En 2018, l'Hexagone est redevenu le premier exportateur d'électricité d'Europe grâce aux nombreuses interconnexions avec ses voisins. La France n'a importé plus d'électricité qu'elle n'en exportait que pendant 17 jours sur toute l'année. Le marché européen est de plus en plus interconnecté. Le courant qui passe les frontières diminue le risque de « black-out » et favorise l'intégration des énergies renouvelables dont le principal défaut est d'être intermittentes, comme on le voit en ce moment en Italie et en Espagne.
Luc CHAILLOT

 

 
 

 

Grâce à la chaleur,la France vend du courant

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 05:57:44

© L'alsace, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Grâce à la chaleur,la France vend du courant
 

 
L'électricité (surtout d'origine nucléaire) exportée par la France a évité à l'Italie et à l'Espagne de mettre en route des centrales thermiques très polluantes. Photo Julio PELAEZ
La vague de chaleur de ces derniers jours est positive pour la balance énergétique de la France. Vendredi dernier, l'Hexagone a battu un record en exportant vers ses voisins européens 17 415 mégawatts (MW) d'électricité, soit environ un tiers de ce que les Français consommaient au même moment.

Ce volume d'exportation historique est dû à une consommation électrique exceptionnellement basse pour la saison. Les chauffages fonctionnent au ralenti alors que le parc de production électrique est dimensionné pour tourner à plein régime pendant l'hiver.
Un marché européen de plus en plus interconnecté

« Avec la météo printanière, nous sommes sur le même rythme de consommation qu'au mois d'avril », explique Jean-Paul Roubin, le directeur d'exploitation de RTE, le réseau de transport d'électricité haute tension. Ces températures de 3 ° C au-dessus des normales saisonnières ont fait chuter la demande en électricité, inférieure de près d'un quart à son niveau habituel de fin février.

La France est très thermosensible à cause de l'importance du chauffage électrique dans l'Hexagone. Un degré en plus ou en moins au thermomètre fait beaucoup varier la consommation électrique, bien plus que dans le reste de l'Europe.

L'Italie et l'Espagne sont les deux principaux acheteurs de l'excédent d'électricité exporté par la France. Les parcs éoliens de ces deux pays sont presque tous à l'arrêt à cause de l'absence de vent due à l'anticyclone qui stationne sur l'Europe. « Les Italiens et les Espagnols préfèrent acheter à la France une électricité moins chère et moins carbonée plutôt que de mettre en route des centrales thermiques coûteuses et très polluantes », explique un porte-parole de RTE. Vendredi dernier, jour du record d'exportation, l'électricité produite par la France était à 73 % d'origine nucléaire et les énergies renouvelables ne représentaient que 15 % du total.

En 2018, l'Hexagone est redevenu le premier exportateur d'électricité d'Europe grâce aux nombreuses interconnexions avec ses voisins. La France n'a importé plus d'électricité qu'elle n'en exportait que pendant 17 jours sur toute l'année. Le marché européen est de plus en plus interconnecté. Le courant qui passe les frontières diminue le risque de « black-out » et favorise l'intégration des énergies renouvelables dont le principal défaut est d'être intermittentes, comme on le voit en ce moment en Italie et en Espagne.
Luc CHAILLOT

 

 
 

Ascoval, Ford, Alstom... L'Etat peine à sauver les usines

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 06:11:05

© L'alsace, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Ascoval, Ford, Alstom... L'Etat peine à sauver les usines
 

 
Mauvaise conjoncture industrielle pour le ministre de l'Economie. Bruno Le Maire se voit, coup sur coup, obligé d'acter l'échec, lundi, d'une solution de reprise pour l'usine Ford de Blanquefort (Gironde) appelée à fermer ses portes (800 salariés), et d'assister au retour, mardi, de l'aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord) et ses 281 salariés à la case départ dans sa recherche de repreneur. Altifort, candidat adoubé par Bercy s'est en effet révélé incapable de réunir les fonds nécessaires à la reprise (35 millions d'euros). Ascoval n'a plus qu'un mois pour trouver une autre solution. Après l'échec, il y a quelques semaines, du mariage entre l'Allemand Siemens et le Français Alstom pour en faire un géant du ferroviaire, cela commence à faire une douloureuse épine dans le pied de la politique industrielle française, en général, et du ministre de l'Économie, en particulier.

Ces affaires illustrent l'impuissance grandissante de l'État dès lors que des entreprises de taille significative sont sur la sellette. La présence de l'État au sein du capital de fleurons industriels se réduisant comme peau de chagrin, les conseils d'administration des entreprises sont de moins sensibles aux desiderata du pouvoir en place.

D'autant qu'à Bruxelles, la Commission européenne surveille de très près la moindre subvention accordée à l'industrie, compte tenu de l'interdiction des aides d'État aux entreprises.

Depuis une vingtaine d'années, les gouvernements successifs doivent finalement se contenter « d'accompagner » socialement les grandes mutations industrielles.

 

 
 

Pensions allemandes et Malgré-nous : le grand flou

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 05:45:25

© Dna, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Histoire Y a-t-il des Alsaciens parmi les 54 Français touchant de l'Allemagne une pension de guerre ?
Pensions allemandes et Malgré-nous : le grand flou
Des Malgré-nous alsaciens touchent-ils une pension de l'Allemagne ? Berlin tarde à calmer la tempête liée à la révélation, en Belgique, que des allocations sont versées « à d'anciens collaborateurs nazis » à l'étranger. Des Alsaciens se trouvent peut-être parmi les 54 résidents français concernés, mais ils n'étaient pas forcément Malgré-nous... et pas forcément « collabos ».
 

 
Octobre 1940 : l'Alsace et la Moselle viennent d'être annexées par l'Allemagne nazie, la Wehrmacht défile place de la République à Strasbourg, devant le Palais du Rhin, transformé en Kommandantur. Deux ans plus tard, l'Allemagne incorporait de force 127 000 Alsaciens et Mosellans dans l'armée.
« Une fois de plus on jette le discrédit sur les incorporés de force », s'indigne Jean-Laurent Vonau dans un courrier adressé aux DNA. L'historien, professeur émérite de l'Université de Strasbourg, réclame que l'Allemagne « fournisse des explications approfondies et vérifiables. Qu'on avance des documents ! Qu'on permette l'accès à ces dossiers, qu'on les rende publics ! Il ne s'agit pas de divulguer des noms mais de savoir quelle catégorie d'individus a bénéficié de cette largesse allemande ».
54 bénéficiaires en France, 573 en Pologne, 12 en Thaïlande...

La « largesse » en question est une allocation versée par l'Allemagne à certains survivants de la Seconde Guerre mondiale. Elle est sortie à grand fracas des tiroirs de l'Histoire la semaine dernière avec le vote par le Parlement belge d'une résolution demandant la publication des noms des bénéficiaires de cette pension, actuellement au nombre de 18 en Belgique (DNA du 22 février). Le texte parlementaire évoque l'incorporation de force, parlant de l'Est de la Belgique et de l'Alsace-Moselle. Et il affirme que cette pension concerne « des collaborateurs militaires belges, anciens membres de la Waffen SS, et condamnés par la justice belge d'après-guerre ». L'amalgame, repris en France, a vite ravivé ces plaies alsaciennes jamais refermées.

Aucun ancien SS ne perçoit cette pension, ont rectifié les autorités allemandes. Sa création date de 1951, par une loi fédérale allemande. Plafonnée à 1 300 EUR par mois, elle est versée actuellement à 2 033 personnes non-allemandes ou résidant hors d'Allemagne.

Ce dernier point, à lui seul, est flou. Au ministère français des Armées, qui tente d'obtenir des informations précises de Berlin, la réponse à la question de savoir si les 54 personnes concernées par cette pension en France sont de nationalité française ou seulement résidentes (et donc possiblement des Allemands installés dans le pays) est encore dans les limbes.

Le ministère allemand des Affaires sociales, en charge du dossier, s'est jusqu'ici contenté de donner un nombre de bénéficiaires par pays. Les trois quarts des 2 033 personnes concernées vivent en Europe : 573 en Pologne, 184 en Slovénie, 101 en Autriche, 94 en République tchèque, 34 en Grande-Bretagne... Les pays où ces nombres sont les plus élevés sont ceux qui ont été, totalement ou partiellement, annexés par le IIIe Reich, et concernés par l'incorporation de force. Il y a en effet eu entre 300 000 et 750 000 incorporés en Pologne, 127 000 en France, 8 000 en Belgique, 39 000 en Slovénie.

Plus troublant, l'Allemagne dénombre des bénéficiaires en Amérique (250 aux États-Unis, 121 au Canada, 18 au Brésil, 8 en Argentine), en Asie (dont 12 en Thaïlande), en Afrique (9 en Afrique du Sud et 4 en Namibie, ancienne colonie allemande) et 44 en Australie. Ce qui incite à penser que les bénéficiaires ne seraient pas des citoyens de ces pays mais des Allemands établis à l'étranger, et que ce pourrait être le cas pour tout ou partie des chiffres donnés pour la Belgique, la Pologne... et la France.
« Indemniser des blessures, non des services rendus »

Beaucoup d'autres questions restent en suspens, en attente de clarification de l'État allemand. Jusqu'aux raisons du versement de cette pension. « Ce que nous avons compris à l'heure qu'il est, c'est que la loi de 1951 permet d'indemniser des blessures physiques subies par des civils et des militaires, et non des services rendus », nous dit-on au ministère des Armées. Il attend que cette donnée soit « stabilisée » et est en train de décrypter la loi de 1951.

« Pour l'instant, nos interlocuteurs en Allemagne excluent formellement qu'il y ait des collaborateurs volontaires nazis », poursuit-on au ministère.

Sur ce point, Frédéric Stroh, historien alsacien spécialiste de l'incorporation de force, insiste : « Il faut en tous les cas être prudent sur les termes employés et ne pas parler uniquement de "collaborateurs du régime nazi". [...] Il ne faudrait pas que cette controverse alimente un retour des discours accusateurs à l'encontre des incorporés de force et nourrisse à nouveau un amalgame entre incorporation de force et collaboration volontaire. Les éventuels incorporés de force qui toucheraient cette pension ne sont pas par là "récompensés" pour collaboration au nazisme, comme certains politiques le laissent entendre, mais ils bénéficient simplement d'une aide sociale de la part de l'État qui a hérité de la responsabilité de leur invalidité. Ce n'est en rien comparable. »

Jusqu'à la semaine dernière, le gouvernement et l'ONAC (l'Office national des anciens combattants) n'avaient « aucune connaissance de cette pension », répète depuis plusieurs jours la secrétaire d'État Geneviève Darrieussecq.

Même stupéfaction chez les spécialistes alsaciens de la période qu'au ministère des Armées : on se gratte la tête.

Alors on échafaude des théories. « À mon avis ce sont des "Français de l'intérieur" qui s'étaient engagés dans des divisions comme la division Charlemagne (division SS majoritairement composée de Français engagés volontaires; ndlr) et sont récompensés comme collaborateurs extérieurs », suppose l'historien Alfred Wahl, ancien professeur d'université à Strasbourg et Metz.
Des Alsaciens non reconnus comme incorporés de force ?

Pour Alphonse Troestler, ancien délégué à la Mémoire régionale de feu la Région Alsace, pourraient figurer sur la liste des Alsaciens et Mosellans qui n'ont pas été considérés comme incorporés de force. Pour être reconnu comme tel, rappelle-t-il, « il fallait un certificat d'incorporation de force, qu'il n'y ait pas de suspicion de crime de guerre, que les renseignements généraux fassent une enquête... » Les livrets militaires étaient aussi étudiés en quête de promotions qui auraient témoigné d'un zèle suspect sous uniforme allemand. « Et si on leur reconnaissait le statut, ils rentraient dans le droit commun français et étaient considérés comme anciens combattants », poursuit Alphonse Troestler.

Une indemnisation de l'État allemand, de moins de 10 000 francs par personne, a été versée dans les années 1980 aux incorporés de force reconnus. Les blessés de guerre ont pu demander une pension d'invalidité en France. Mais ceux qui n'auraient pas été reconnus comme incorporés de force, se seraient-ils tournés vers l'État allemand pour percevoir une pension ?

Cette théorie se tient, estime-t-on au ministère des Armées qui cherche notamment « à savoir quel est le profil de ces personnes, c'est ce qu'on a aussi demandé aux autorités allemandes ». Et qui promet de nous tenir informés.
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

 

Le grand flou pour les Malgré-Nous

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 06:00:28

© L'alsace, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Le grand flou pour les Malgré-Nous
 

 
Octobre 1940 : l'Alsace et la Moselle viennent d'être annexées par l'Allemagne nazie et la Wehrmacht défile place de la République à Strasbourg, devant le Palais du Rhin transformé en Kommandantur. Deux ans plus tard, l'Allemagne incorporait de force 127 000 Alsaciens et Mosellans dans l'armée. Certains font-ils partie des bénéficiaires d'une pension de guerre de l'État allemand ? Archives DNA
« Une fois de plus on jette le discrédit sur les incorporés de force », s'indigne Jean-Laurent Vonau dans un courrier qui nous a été adressé. L'historien, professeur émérite de l'université de Strasbourg, réclame que l'Allemagne « fournisse des explications approfondies et vérifiables. Qu'on avance des documents, qu'on permette l'accès à ces dossiers, qu'on les rende publics ! Il ne s'agit pas de divulguer des noms mais de savoir quelle catégorie d'individus a bénéficié de cette largesse allemande. »

La « largesse » en question est une allocation versée par l'Allemagne à certains survivants de la Seconde Guerre mondiale. Elle est sortie à grand fracas des tiroirs de l'Histoire la semaine dernière, avec le vote par le Parlement belge d'une résolution demandant la publication des noms des bénéficiaires de cette pension, actuellement au nombre de 18 en Belgique (L'Alsace du 22 février) . Le texte parlementaire évoque l'incorporation de force, parlant de l'Est de la Belgique et de l'Alsace-Moselle. Et il affirme que cette pension concerne « des collaborateurs militaires belges, anciens membres de la Waffen SS et condamnés par la justice belge d'après-guerre ». L'amalgame, repris en France, a vite ravivé ces plaies alsaciennes jamais refermées.
54 bénéficiaires en France, 573 en Pologne, 12 en Thaïlande, 250 aux États-Unis...

Aucun ancien SS ne la perçoit, ont rectifié illico les autorités allemandes. Sa création date de 1951, par une loi fédérale allemande. Plafonnée à quelque 1 300 EUR par mois, elle est versée actuellement à 2 033 personnes non-Allemandes ou résidant hors d'Allemagne.

Ce dernier point, à lui seul, est flou. Au ministère français des Armées, qui tente d'obtenir des informations précises de Berlin, la réponse à la question de savoir si les 54 personnes concernées par cette pension en France sont de nationalité française ou seulement résidentes - et donc possiblement des Allemands installés dans le pays - reste encore dans les limbes.

Le ministère allemand des Affaires sociales, en charge du dossier, s'est jusqu'ici contenté de donner un nombre de bénéficiaires par pays. Les trois quarts des 2 033 personnes concernées vivent en Europe : 573 en Pologne, 184 en Slovénie, 101 en Autriche, 94 en République Tchèque, 34 en Grande-Bretagne... Les pays où ces nombres sont les plus élevés sont ceux qui ont été, totalement ou partiellement, annexés par le IIIe Reich, et concernés par l'incorporation de force. Il y a eu entre 300 000 et 750 000 incorporés en Pologne, 127 000 en France, 39 000 en Slovénie, 8 000 en Belgique.

Plus troublant, l'Allemagne dénombre des bénéficiaires en Amérique (250 aux États-Unis, 121 au Canada, 18 au Brésil, 8 en Argentine), en Asie (dont 12 en Thaïlande), en Afrique (9 en Afrique du Sud et 4 en Namibie, ancienne colonie allemande) et 44 en Australie. Ce qui laisse à penser que les bénéficiaires ne seraient pas des citoyens de ces pays, mais des Allemands établis à l'étranger. Cela pourrait donc être également le cas pour tout ou partie des chiffres donnés pour la Belgique, la Pologne... et la France.
« Indemniserdes blessures, nondes services rendus »

Beaucoup d'autres questions restent en suspens, en attente de clarification de l'État allemand. Jusqu'aux raisons du versement de cette pension. « Ce que nous avons compris à l'heure qu'il est, c'est que la loi de 1951 permet d'indemniser des blessures physiques subies par des civils et des militaires, et non des services rendus », nous dit-on au ministère des Armées, qui attend encore que cette donnée soit « stabilisée » et est en train de décrypter la loi de 1951.

« Pour l'instant, nos interlocuteurs en Allemagne excluent formellement qu'il y ait des collaborateurs volontaires nazis », commente-t-on au ministère.

Sur ce point, Frédéric Stroh, historien alsacien spécialiste de l'incorporation de force, insiste : « Il faut en tous les cas être prudent sur les termes employés et ne pas parler uniquement de "collaborateurs du régime nazi". [...] Il ne faudrait pas que cette controverse alimente un retour des discours accusateurs à l'encontre des incorporés de force et nourrisse à nouveau un amalgame entre incorporation de force et collaboration volontaire. Les éventuels incorporés de force qui toucheraient cette pension ne sont pas par là "récompensés" pour collaboration au nazisme, comme certains politiques le laissent entendre, mais ils bénéficient simplement d'une aide sociale de la part de l'État qui a hérité de la responsabilité de leur invalidité. Ce n'est en rien comparable. »

Jusqu'à la semaine dernière, le gouvernement et l'Onac (Office national des anciens combattants) n'avaient « aucune connaissance de cette pension », répète depuis plusieurs jours dans les médias la secrétaire d'État Geneviève Darrieussecq.

Même stupéfaction chez les spécialistes alsaciens de la période qu'au ministère des Armées : on se gratte la tête.

Alors on échafaude des théories. « À mon avis ce sont des "Français de l'intérieur" qui s'étaient engagés dans des divisions comme la division Charlemagne [division SS majoritairement composée de Français engagés volontaires, NDLR] et sont récompensés comme collaborateurs extérieurs », suppose l'historien Alfred Wahl, ancien professeur d'université à Strasbourg et Metz.
Des Alsaciensnon reconnus comme incorporés de force ?

Pour Alphonse Troestler, ancien délégué à la mémoire régionale de feu la région Alsace, pourraient figurer sur la liste des Alsaciens et Mosellans qui n'ont pas été considérés comme incorporés de force. Pour être reconnu comme tel, rappelle-t-il, « il fallait un certificat d'incorporation de force, qu'il n'y ait pas de suspicion de crime de guerre, que les renseignements généraux fassent une enquête... » Les livrets militaires étaient aussi étudiés, en quête de promotions qui auraient témoigné d'un zèle suspect sous uniforme allemand.

« Et si on leur reconnaissait le statut, ils rentraient dans le droit commun français et étaient considérés anciens combattants », poursuit Alphonse Troestler. Une indemnisation de la part de l'État allemand, de moins de 10 000 francs par personne, a été versée dans les années 1980 aux incorporés de force reconnus. Les blessés de guerre ont pu demander une pension d'invalidité en France. Mais ceux qui n'auraient pas été reconnus comme incorporés de force se seraient-ils tournés vers l'État allemand pour percevoir une pension ?

Cette théorie se tient, estime-t-on au ministère des Armées, qui cherche notamment à « savoir quel est le profil de ces personnes, c'est ce qu'on a aussi demandé aux autorités allemandes ». Et qui promet de nous tenir informés.
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

Soultz (Haut-Rhin) : Marcello Rotolo, nouveau maire

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 05:46:21

© Dna, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Soultz (Haut-Rhin)
Soultz (Haut-Rhin) : Marcello Rotolo, nouveau maire

 
Marcello Rotolo a été élu maire de Soultz (7 200 habitants) mercredi soir. Il succède à Denis Meyer (DVG) qui siège toujours au conseil municipal. M. Meyer avait expliqué avoir démissionné afin de « préparer l'avenir ». M. Rotolo, 42 ans, était auparavant adjoint aux services techniques.

 

 
 

 

munster Conseil municipal : « Je me représente »

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 06:11:45

© Dna, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

munster Conseil municipal
munster Conseil municipal : « Je me représente »
Aux manettes de la commune depuis 2008, Pierre Dischinger a annoncé mardi soir au conseil municipal qu'il briguerait un troisième mandat en mars 2020.

 
Pierre Dischinger est partant pour un troisième mandat.
Le sujet des municipales s'est imposé au bout du bout d'une séance essentiellement consacrée à des points techniques avant les grands débats budgétaires du printemps.

Dans l'opposition, Serge Jaeggy a interpellé le maire sur une question qui brûlait toutes les lèvres : « J'ai lu qu'un maire sur deux ne se présenterait pas en mars 2020. Ma question est simple : est-ce que tu te représentes ? ». La réponse de Pierre Dischinger a fusé, sans aucune hésitation. « J'ai bien l'intention de me représenter aux prochaines élections ». Il lui a ensuite retourné la question : « Et toi, tu seras aussi candidat dans ton village (Griesbach-au-Val, N.D.L.R.) ? ». « Je n'ai pas cette ambition, et je serai toujours locataire d'un garage à Munster », répond Serge Jaeggy.
Y aura-t-il d'autres listes ?

« Et à Munster ? ». « On verra ça ». « Il y a ceux qui savent et ceux qui voient », a conclu le maire de Munster avec un large sourire partagé dans l'assemblée. Il considère toutefois que ce serait « bien qu'il y ait l'une ou l'autre liste qui se mette en place avant les municipales pour la démocratie ». Taquiné par Pascal Laemmel, Mathieu Dischinger n'avait « rien à dire » sur ce sujet.

Serge Jaeggy, qui forme avec Julien Hunzinger la principale opposition active au conseil municipal, a rappelé au conseil la « logique constructive » qui anime le binôme depuis 2014, en plus d'une assiduité remarquée. « La preuve : l'an dernier, nous avons approuvé le budget ; l'année d'avant, on s'était abstenus. On approuve 95 % des délibérations ».

« Tu devrais te mettre sur la liste du maire », plaisante le conseiller Pascal Laemmel dans une ambiance des plus détendues. Auparavant, le maire avait admis commencer « à rechercher des personnes » pour constituer sa liste de 2020, et remercié ses opposants d'avoir voté les budgets de l'eau, de l'assainissement, ou du photovoltaïque...

Suite à la réflexion engagée à la comcom sur le bilinguisme, ces comptes administratifs ont précisément été introduits - avant d'être approuvés à l'unanimité- par quelques mots en dialecte. L'adjoint Jean-François Wollbrett, autant attaché aux chiffres que sensible à ces racines, y a bien sûr trouvé une source d'inspiration pour développer les éléments clé de l'année passée et à venir.

Il a notamment rappelé les investissements réalisés l'an dernier « au fil de l'eau ou des travaux » rue Jean Matter, place des Tuileries, rue de l'Église, cité de l'Ill... « Ce programme a été réalisé sans nouveaux emprunts, soit avec l'autofinancement des budgets, soit avec les subventions de l'Agence de l'eau ».

En 2019, le projet phare en matière d'eau et d'assainissement sera dédié à la rue du Chemin de Fer qui se retrouvera aussi dans le budget principal avec des démolitions. Elle absorbera 248 000 euros sur les 460 000 du budget de l'eau, et une part considérable des 270 000 euros prévus au budget de l'assainissement.

Le conseil s'est achevé autour d'un buffet convivial avec les auditeurs, selon une tradition désormais bien ancrée. À un an des municipales, le conseil vit toujours bien.
PH.V.

 

 
 

 

Munster Pierre Dischinger « Je me représente »

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 06:18:38

© L'alsace, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Munster Pierre Dischinger « Je me représente »
 

 
Pierre Dischinger est partant pour un troisième mandat.

Photo DNA/Jean-Luc Syren

Le sujet des municipales s'est imposé au bout du bout d'une séance de conseil municipal essentiellement consacrée à des points techniques avant les grands débats budgétaires du printemps, mardi soir, à Munster. Dans l'opposition, Serge Jaeggy a interpellé le maire sur une question qui brûlait toutes les lèvres : « J'ai lu qu'un maire sur deux ne se présenterait pas en mars 2020. Ma question est simple : est-ce que tu te représentes ? ».
« Ceux qui savent et ceux qui voient »

La réponse de Pierre Dischinger a fusé, sans aucune hésitation : « J'ai bien l'intention de me représenter aux prochaines élections. » Il lui a ensuite retourné la question : « Et toi, tu seras aussi candidat dans ton village (Griesbach-au-Val, N.D.L.R.) ? ». « Je n'ai pas cette ambition, et je serai toujours locataire d'un garage à Munster », répond Serge Jaeggy.

« Et à Munster ? » « On verra ça. » « Il y a ceux qui savent et ceux qui voient », a conclu le maire de Munster avec un large sourire partagé dans l'assemblée. Il considère toutefois que ce serait « bien qu'il y ait l'une ou l'autre liste qui se mette en place avant les municipales pour la démocratie ». Taquiné par Pascal Laemmel, Mathieu Dischinger n'avait « rien à dire » sur ce sujet.

Serge Jaeggy, qui forme avec Julien Hunzinger la principale opposition active au conseil municipal, a rappelé au conseil la « logique constructive » qui anime le binôme depuis 2014, en plus d'une assiduité remarquée. « La preuve : l'an dernier, nous avons approuvé le budget ; l'année d'avant on s'était abstenus. On approuve 95 % des délibérations ».
En quête pour constituer la liste de 2020

« Tu devrais te mettre sur la liste du maire », plaisante le conseiller Pascal Laemmel dans une ambiance des plus détendues. Auparavant, le maire avait admis commencer « à rechercher des personnes » pour constituer sa liste de 2020, et remercié ses opposants d'avoir voté les budgets de l'eau, de l'assainissement, ou du photovoltaïque...
Une introduction en dialecte

Suite à la réflexion engagée à la Communauté de communes de la Vallée de Munster (CCVM) sur le bilinguisme, ces comptes administratifs ont précisément été introduits - avant d'être approuvés à l'unanimité - par quelques mots en dialecte. L'adjoint Jean-François Wollbrett, autant attaché aux chiffres que sensible à ses racines, y a bien sûr trouvé une source d'inspiration pour développer les éléments clé de l'année passée et à venir.

Il a notamment rappelé les investissements réalisés l'an dernier « au fil de l'eau ou des travaux » rue Jean-Matter, place des Tuileries, rue de l'Église, cité de l'Ill... : « Ce programme a été réalisé sans nouveaux emprunts, soit avec l'autofinancement des budgets, soit avec les subventions de l'Agence de l'eau. »

En 2019, le projet phare en matière d'eau et d'assainissement sera dédié à la rue du Chemin de Fer, qui se retrouvera aussi dans le budget principal avec des démolitions. Elle absorbera 248 000 euros sur les 460 000 du budget de l'eau, et une part considérable des 270 000 euros prévus au budget de l'assainissement.

Le conseil s'est achevé autour d'un buffet convivial avec les auditeurs, selon une tradition désormais bien ancrée. À un an des municipales, le conseil vit toujours bien.
Ph.V.

 

 
 

Thann Le Grand Débat National aura lieu le 3 mars : Voix citoyennes

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 05:56:35

© Dna, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Thann Le Grand Débat National aura lieu le 3 mars
Thann Le Grand Débat National aura lieu le 3 mars : Voix citoyennes
Dimanche 3 mars à 14 h, les citoyens pourront participer au Grand Débat National, initié à l'échelle locale par la ville de Thann dans les murs du centre socioculturel.

 
Dimanche 3 mars les citoyens pourront s'exprimer dans le cadre du Grand Débat National.
Laurent Delabesse a été sollicité pour organiser les débats. Il sera assisté par une équipe de huit bénévoles, d'horizons variés, rompus à l'exercice. Conformément aux recommandations nationales, il n'y aura ni élus, ni agents de la ville afin que la parole puisse s'exprimer librement.
«Une opportunié pour prendre la parole»

Les participants sont invités à donner leurs avis sur « la Transition écologique, la Fiscalité et les dépenses publiques, la Démocratie et la citoyenneté et l'Organisation de l'État et des services publics ». Cette formulation quelque peu « technocratique renvoie à trois notions ; les inégalités, la démocratie et l'écologie, relève Laurent Delabesse. Il ne s'agit pas d'enfermer les gens dans un questionnaire préétabli. La question de l'Europe est absente, celles des réfugiés aussi... Nous sommes là pour donner et recueillir la parole ! La politique locale s'invitera sans doute mais sans prendre le dessus [...] Le Grand Débat National est une opportunité pour prendre la parole, il faut la saisir et se réapproprier le débat politique, sans arrière-pensée partisane. C'est le grand mérite de la crise des gilets jaunes. Là où il y a des débats, il y a des citoyens, là où il y a des citoyens, la démocratie reste vivante ! Il faut redonner le goût de la confrontation d'idées, faire vivre la pensée et la citoyenneté. »

D'ailleurs d'autres rendez-vous sont prévus autour de sujets d'actualité pour pérenniser cette dynamique de débat.
Un dimanche après-midi

Le choix du dimanche après-midi s'est imposé pour permettre au plus grand nombre d'être présent. Les participants débattront autour d'une table et consacreront une demi-heure à chaque thème. Un rapporteur sera chargé de recenser les propositions, de les hiérarchiser et de les présenter lors de la synthèse qui clôturera les débats en fin d'après-midi. Il n'y a pas d'inscription, il suffit de venir à temps. Le débat est ouvert à tous, il n'est pas réservé aux Thannois, qu'on se le dise !

Renseignements : ville-thann.fr
Le Grand Débat National, dimanche 3 mars de 14 h à 18 h. Centre socioculturel, 13 rue Robert Schuman à Thann. Fabienne RAPP

Le Grand Débat National, dimanche 3 mars de 14 h à 18 h. Centre socioculturel, 13 rue Robert Schuman à Thann.

 
 

 

Saint-Louis Loisirs : Des remous au centre nautique

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 05:54:22

© Dna, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Saint-Louis Loisirs
Saint-Louis Loisirs : Des remous au centre nautique
La saison 2018 a été pour le moins mouvementée au centre nautique Pierre-de-Coubertin de Saint-Louis, géré par Saint-Louis agglomération. Malgré une volonté forte de dynamiser la structure grâce à davantage d'animations, d'autres problématiques - liées à la sécurité et à l'hygiène - ont émergé. SLA a décidé de revoir sa copie avant la réouverture en mai prochain.

 
De nouvelles activités étaient proposées l'an dernier, mais la surveillance était loin d'être optimale pour des maîtres nageurs qui s'estimaient « en sous-effectif ».
Si l'on se réfère aux chiffres uniquement, le bilan 2018 du centre nautique Pierre-de-Coubertin de Saint-Louis, géré par Saint-Louis agglomération (SLA), est positif en tous points : meilleur bilan financier enregistré, troisième meilleur total de fréquentation depuis vingt ans (83 000 entrées). La météo a considérablement pesé dans la balance, de même que les efforts entrepris pour proposer de nouvelles animations, en instaurant notamment un programme quotidien.
« La sécurité des clients mise à mal »

Mais le bilan chiffré a ses limites. Et, au final, l'agglo a peut-être visé trop haut... Les moyens humains ont, par exemple, posé problème en période estivale, les dix maîtres nageurs ayant oeuvré durant la saison mettant en évidence « un manque d'effectif » dans un courrier adressé à la direction des sports de SLA, le 30 septembre 2018, quelques jours après la fermeture du centre nautique. « Au cours de cette saison, il n'était pas rare que nous nous retrouvions seulement à trois pour une journée de surveillance et donc pour gérer l'ensemble des bassins [...] Lors des jours de forte affluence, la sécurité des clients était mise à mal car il est extrêmement difficile, et même dangereux, de surveiller entre 1500 et 2000 clients lorsque le stade nautique est ouvert presque dix heures. »

Si le minimum requis était tout de même respecté (un maître nageur par bassin, comme le prévoit le POSS, plan d'organisation de la surveillance des secours), l'agglo n'avait bien souvent plus aucune marge de manoeuvre (lire l'encadré ci-dessous). « On a été confronté à une démission et à un arrêt maladie et on a eu de grosses difficultés pour recruter de nouveaux maîtres nageurs », confirme Nicolas Lemaire, directeur du service des sports de SLA, qui a donc pris les devants cette année : « Au lieu d'avoir trois ou quatre maîtres nageurs par jour cette saison, nous en aurons quatre à cinq, selon l'affluence. »
Manque d'hygiène

Si le personnel de surveillance saisonnier se dit « très attaché au centre nautique » et relève « des changements forts intéressants et utiles », le document transmis en septembre dernier met aussi en évidence « un manque visible d'hygiène qui vient ternir l'image de l'établissement ». Les remarques des clients à ce sujet ont été nombreuses et rapportées directement au personnel du centre nautique ou retranscrites dans les enquêtes de satisfaction menées la saison dernière. « C'est un problème que l'on a pris à bras-le-corps, assure Nicolas Lemaire. Tout le carrelage sera refait au sein de la partie qui accueille le public et le nettoyage ne sera plus effectué par des saisonniers mais pas une entreprise extérieure. »

Martin Welté, le président de la commission sportive de Saint-Louis agglo, tient à souligner que cette problématique, ainsi que d'autres liées au management ou au règlement intérieur, faisait déjà l'objet d'une réflexion au sein du service des sports. « On n'agit pas en réaction au courrier des maîtres nageurs, on travaillait déjà sur certains points. » L'un des points du règlement les plus discutables autorisait l'accès à la piscine aux enfants dès 6 ans sans qu'ils aient besoin d'être accompagnés d'un adulte. Un âge minimum qui sera désormais fixé à 8 ans et un accès qui sera soumis à la présentation d'un certificat d'aptitude à la nage.

D'autres évolutions pourraient intervenir d'ici la réouverture du centre nautique, le 19 mai prochain. Des rencontres ont lieu tous les mois entre le service des sports et les différents partenaires associés au bon fonctionnement du centre nautique : maîtres nageurs, associations, gérants de la partie restauration... « On est sur un nouveau mode de fonctionnement, plus collaboratif, décrit Martin Welté. Le contexte n'était pas facile l'an dernier avec de nombreux départs et changements qui ont entraîné un chamboulement. Mais on repart de l'avant cette année et si on peut faire évoluer les choses dans l'intérêt collectif, il n'y a pas de raisons qu'on ne le fasse pas ».
Sébastien SPITALERI

 

 
 

 

Riedisheim Projet d'agrandissement du Super U : Le maire s'explique

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 05:59:27

© Dna, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Riedisheim Projet d'agrandissement du Super U
Riedisheim Projet d'agrandissement du Super U : Le maire s'explique
« Notre projet n'est pas anachronique, ni inutile, ni coûteux et il n'ampute pas le budget communal. Les fausses informations m'engagent que leurs auteurs (*) ». Des propos sans ambiguïtés pour le maire et son premier adjoint.

 
Le projet d'agrandissement du Super U prévoit l'installation de courts de tennis au-dessus du magasin.
« C'est un projet qui plaît et son intérêt est qu'il nous donne les moyens de réaliser des projets pour les Riedisheimois. La location du terrain nous rapporte annuellement 300 000 EUR, ce qui nous met dans une situation de rentier à condition que le Super U reste rentable pour pouvoir payer le loyer encore pendant 30 années », ont expliqué le maire, Hubert Nemett et Marc Buchert, adjoint aux finances. Certes le loyer alimente la section de fonctionnement de la ville, dont 50 % du montant est réservé pour payer les salaires de ses employés.

« Quelles seront les perspectives économiques de la grande distribution dans 20 ans ? »

La ville est liée au propriétaire du Super par un bail emphytéotique de 40 ans, de 2009 à 2049. Les 30 années restantes du bail rapporteraient 9 MEUR à la section de fonctionnement du budget de la ville. Ce qui semble être une vue de l'esprit pour les deux élus : « Dans 10, dans 20 ans quelles seront les perspectives économiques de la grande distribution ? Aujourd'hui nous avons une opportunité pour vendre le terrain au propriétaire du Super U avec un projet bien réfléchi si attenant : refaire les installations du Tennis-club. N'oublions pas que ce club de Riedisheim est le 3e club du Haut-Rhin. Avec ce projet il sera pérennisé », a expliqué le maire.
Un rayon bio

Selon les deux élus, le terrain en question à une superficie de 2 hectares classée à destination commerciale et sportive. Les services des domaines l'ont estimé à 5,4 MEUR. « Nous sommes en négociation en le propriétaire du Super U pour fixer un prix de vente du terrain. Mais pas que, nous avons aussi des exigences, autres que financiers, envers l'acheteur. Notamment pour qu'il mette en place un rayon bio et qu'il utilise les circuits courts de consommation avec des produits locaux. Nous lui avons également demandé de laisser ouvert le parking aux clients des commerces de la rue de Mulhouse et bien entendu nous souhaitons la non-concurrence avec ces mêmes commerces. Dans le contrat de vente figureront des obligations avec des pénalités, s'il y a non-respect », ont observé les deux élus.
Economie d'énergie

Hubert Nemett et Marc Buchert ont également argué sur les valeurs indirectes inhérentes au projet de l'agrandissement du Super U, notamment sur les services que la municipalité souhaiterait mettre à la disposition des Riedisheimois, souhaits exprimés lors des réunions de la démocratie participative, et qu'elle n'a pas pour l'instant les moyens financiers pour les réaliser.

Comment pallier le manque des 300 000 EUR en provenance du loyer ?

« Nous ferons des économies en investissant dans l'isolation des bâtiments, en rationalisant nos services, en responsabilisant les responsables des services, en travaillant sur l'économie d'énergie et dans la mutualisation des moyens avec les communes voisines et la N2a. Nous sommes dans une position dynamique parce qu'il y a urgence à faire un certain nombre de travaux. La vente du terrain permettra de refaire les installations du tennis-club, mais également de reconstruire le Cosec qui est une passoire thermique, le remplacer coûte 10 MEUR. D'aucune façon il n'y aura une augmentation des impôts locaux, avec vente ou sans vente du terrain », ont considéré les élus, qui estiment que le Super U apporte une certaine attractivité pour les commerces du centre-ville.
A.V. (*) Allusion au tract du groupe « Agir aujourd'hui pour inventer demain »

(*) Allusion au tract du groupe « Agir aujourd'hui pour inventer demain »

 
 

 

Wittersdorf Mobilisation de parents d'élèves : Un ralentissement de plusieurs kilomètres

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 05:47:05

© Dna, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Wittersdorf Mobilisation de parents d'élèves
Wittersdorf Mobilisation de parents d'élèves : Un ralentissement de plusieurs kilomètres

 
L'opération a provoqué plusieurs kilomètres de ralentissement : les parents d'élèves de l'école de Wittersdorf dans le Sundgau ont installé un barrage filtrant de 17 h à 18 h 15, ce mercredi, au centre de leur commune, afin d'interpeller sur la disparition annoncée d'un demi-poste au sein de l'école.

Ralentissant ainsi le flux des automobilistes à l'heure où de nombreux frontaliers revenaient du secteur bâlois, la trentaine de parents rejoints par une dizaine de gilets jaunes entendait dénoncer une dégradation programmée des conditions d'apprentissage que représenteraient deux classes de quatre niveaux chacune pour 57 élèves, dont une de 26 regroupant maternelles et CP. À l'inverse d'une fermeture de ce demi-poste, ils exigent l'ouverture d'une troisième classe à même d'accueillir l'ensemble des élèves, le nombre d'élèves en cours élémentaires atteignant à lui seul le seuil d'une deuxième classe. Pour l'heure, la constitution d'un regroupement pédagogique concentré avec les communes voisines n'en est qu'aux balbutiements.
N.L.

 

 
 

 

Wittersdorf Mesures scolaires : Les parents mettent un filtre

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 05:36:30

© Dna, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Wittersdorf Mesures scolaires
Wittersdorf Mesures scolaires : Les parents mettent un filtre
Pour annoncée qu'elle fut, l'action des parents d'élèves de Wittersdorf n'en a pas moins généré une forte perturbation hier, lorsqu'ils ont filtré la circulation au centre du village à l'heure de retour d'une majorité de travailleurs frontaliers. Leur objectif : dénoncer le passage programmé à deux classes à la rentrée prochaine.

 
Les parents d'élèves de Wittersdorf, rejoints par une dizaine de "gilets jaunes" venus du rond-point de Carspach, ont fortement perturbé la circulation durant plus d'une heure. Certains automobilistes ont rongé leurs freins...
Ils le disent d'emblée, les parents d'élèves de Wittersdorf ont d'autres actions sous le coude. Hier soir, à l'heure de pointe que représente le retour des travailleurs frontaliers, de 17 h à 18 h 15, ils en étaient ainsi à la troisième de la semaine, après notamment un blocage de l'école mardi. Mais celle de ce mercredi était de loin la plus visible puisqu'elle consistait à filtrer le flux des automobilistes au centre du village, occasionnant de longues minutes d'attente et plusieurs kilomètres de ralentissement entre Tagsdorf et Altkirch.

Un carrefour dont ils savent la dimension stratégique : voilà déjà la troisième année qu'ils y reviennent pour dénoncer les mesures scolaires annoncées, rappelait Julie Schilb, parent déléguée très remontée contre la disparition programmée d'un demi-poste d'enseignants à la rentrée prochaine (notre édition de mardi). Concrètement, cela reviendrait alors à répartir 57 élèves sur deux classes de quatre niveaux chacune. L'une regroupant 26 enfants de la petite section au CP, l'autre 31 élèves du CE1 au CM2. Une logique ''comptable'' de l'Education nationale qui ne passe pas et dont ils craignent les effets délétères sur la qualité des apprentissages, plus encore que certains enfants sont déjà en difficulté selon eux.

« En nombre d'élèves pour l'élémentaire, nous sommes au-dessus du seuil, et avons droit à deux classes, comme dans le regroupement voisin de Tagsdorf-Schwoben-Heiwiller ! » renchérissent les parents de Wittersdorf qui en appellent aux élus pour plaider leur cause : le député Jean-Luc Reitzer, le conseiller départemental Nicolas Jander, mais également le sénateur voisin René Danési.

Pour l'heure poursuivent-ils, seules les communes sont dans la bataille, elles qui ont entamé des discussions devant aboutir sur la création d'un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) ou un regroupement pédagogique concentré (RPC). Ils le regrettent, ce processus prend du temps et ne pourrait aboutir que dans deux ou trois ans. En attendant, « nous voulons trois classes, une demande a été faite par Wittersdorf en ce sens à l'inspection », précisent les parents en indiquant qu'ils seront justement reçus mercredi prochain par l'Inspectrice. Ce qui ne les empêche pas de mener une nouvelle opération aujourd'hui même à l'école pour maintenir la pression.
Nicolas LEHR A voir également une vidéo sur www.dna.fr

A voir également une vidéo sur www.dna.fr

 
 

 

Wittersdorf école Les parents mettent un filtre

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 06:30:00

© L'alsace, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Wittersdorf école Les parents mettent un filtre
 

 
Les parents d'élèves de Wittersdorf, rejoints par une dizaine de gilets jaunes venus du rond-point de Carspach, ont fortement perturbé la circulation durant plus d'une heure. Certains automobilistes ont rongé leurs freins... Photos DNA/N.L.
Ils le disent d'emblée, les parents d'élèves de Wittersdorf ont d'autres actions sous le coude.

Mercredi soir, à l'heure de pointe que représente le retour des travailleurs frontaliers, de 17 h à 18 h 15, ils en étaient ainsi à la troisième de la semaine, après notamment un blocage de l'école mardi.

Mais celle de ce mercredi était de loin la plus visible puisqu'elle consistait à filtrer le flux des automobilistes au centre du village, occasionnant de longues minutes d'attente et plusieurs kilomètres de ralentissement entre Tagsdorf et Altkirch.

Un carrefour dont ils savent la dimension stratégique : voilà déjà la troisième année qu'ils y reviennent pour dénoncer les mesures scolaires annoncées, rappelait Julie Schilb, parent déléguée très remontée contre la disparition programmée d'un demi-poste d'enseignants à la rentrée prochaine (notre édition de mardi).

Concrètement, cela reviendrait alors à répartir 57 élèves sur deux classes de quatre niveaux chacune. L'une regroupant 26 enfants de la petite section au CP, l'autre 31 élèves du CE1 au CM2. Une logique "comptable" de l'Éducation nationale qui ne passe pas et dont ils craignent les effets délétères sur la qualité des apprentissages, plus encore que certains enfants sont déjà en difficulté selon eux.

« En nombre d'élèves pour l'élémentaire, nous sommes au-dessus du seuil, et avons droit à deux classes, comme dans le regroupement voisin de Tagsdorf-Schwoben-Heiwiller ! », renchérissent les parents de Wittersdorf qui en appellent aux élus pour plaider leur cause : le député Jean-Luc Reitzer, le conseiller départemental Nicolas Jander, mais également le sénateur voisin René Danési.

Pour l'heure poursuivent-ils, seules les communes sont dans la bataille, elles qui ont entamé des discussions devant aboutir sur la création d'un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) ou un regroupement pédagogique concentré (RPC). Ils le regrettent, ce processus prend du temps et ne pourrait aboutir que dans deux ou trois ans.

En attendant, « nous voulons trois classes, une demande a été faite par Wittersdorf en ce sens à l'inspection », précisent les parents en indiquant qu'ils seront justement reçus mercredi 6 mars par l'Inspectrice. Ce qui ne les empêche pas de mener une nouvelle opération aujourd'hui même à l'école pour maintenir la pression.
Nicolas LEHR PLUS WEB À voir également une vidéo sur www.lalsace.fr

 

 
 

energie Communauté de communes Sud Alsace Largue - A Retzwiller : Une « cité solaire » aux 25 000 m² de panneaux

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 05:55:05

© Dna, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

energie Communauté de communes Sud Alsace Largue - A Retzwiller
energie Communauté de communes Sud Alsace Largue - A Retzwiller : Une « cité solaire » aux 25 000 m² de panneaux
Après une gestation administrative de neuf mois, le projet de la centrale voltaïque installée sur cinq hectares dans la zone intercommunale d'activités «Les tuiliers» de Retzwiller, près de Dannemarie, se matérialisera avant la fin de l'année, pour une mise en service prévue en 2020.

 
La future centrale intégrée dans le paysage rural.
C'est « l'après Fessenheim » que préparent les élus de la communauté de communes de Sud Alsace Largue qui souhaitent également renforcer leur indépendance énergétique, dans le cadre de la loi de Transition énergétique pour la croissance verte, votée par le parlement en 2015. Pour rappel, le but est de réduire les rejets de carbone et de tous les gaz à effet de serre afin de ne pas atteindre l'augmentation moyenne annuelle de température atmosphérique de 2° Celsius pour la fin de siècle. Afin d'éviter ce scénario catastrophe, l'un des objectifs consiste à porter la part des énergies renouvelables à 23 % en 2020 et à 32 % en 2030. En s'associant à l'entreprise familiale bas-rhinoise Tryba Energy qui a été choisie pour gérer ce projet, la com com a voulu bénéficier de l'expertise technique et financière du groupe afin d'atteindre ces différents objectifs. « On va de l'avant en développant notre territoire à énergie positive et on ne va pas s'arrêter là, mais on continuera avec d'autres toits disponibles... Il faut y rentrer car il n'y a pas de solution miracle », explique le président de la com-com Pierre Schmitt.
Un investissement de 3 millions d'euros pour un projet d'envergure

Avec une puissance de 5 000 kWc pour une production annuelle de 5 850MWh, correspondant à la consommation électrique d'environ 2500 foyers, cette centrale de 13 158 panneaux couvrirait approximativement 15,5 % de la consommation électrique annuelle de l'intégralité du territoire de la communauté de communes. Elle permettrait également d'économiser 650 tonnes de CO2 par an. D'un point de vue pratique, l'installation, le fonctionnement et le démantèlement de l'installation photovoltaïque de Retzwiller seront intégralement à la charge financière des opérateurs à qui la communauté de communes louera le terrain sur la base d'un bail de 22 ans et « on continuera si ça vaut le coup » rajoute Pierre Schmitt. Les charges d'exploitation de Tryba Energy portent sur la maintenance préventive et curative du site, un monitoring 7 jours sur 7, les assurances, la gestion, les frais financiers, le loyer et les taxes pour les collectivités. Car, outre l'objectif de développement de la production d'énergie renouvelable sur son territoire, la communauté de communes Sud Alsace Largue, mais aussi la commune de Retzwiller et le département récupéreront des subsides financiers de l'exploitation des panneaux, d'un montant de 50 000 euros par an. « Cette source de financement est une alternative aux baisses de dotation de l'état et cela permet de moins imposer les citoyens » résume Denis Nass, vice-président de la com-com et chargé de l'économie.
Un projet 100 % alsacien

« On a travaillé main dans la main et il n'y a aucune zone d'ombre » insiste Pierre Schmitt, avec Tryba Energy, à la fois développeur et investisseur, « ravi de ce projet, le premier aussi important dans le Sundgau » explique sa directrice générale Marie-Odile Becker. « C'est un investissement dans l'activité territoriale, autant dans la phase de préparation, comme le terrassement, que pour l'exploitation avec la maintenance. Les entreprises assurant celle-ci devront se situer à moins de deux heures du site. C'était vraiment un travail d'équipe avec une volonté commune d'avancer et le projet a été bouclé en un temps record » poursuit-elle. D'ici quelques jours, les résultats des appels d'offres seront connus et les chantiers pourront démarrer d'ici la fin de l'année. « Nous sommes dans la phase la moins aventureuse » rajoute Marie-Odile Becker.

Du côté de Retzwiller, le maire Franck Grangirard relève que la population, qui avait été conviée à une enquête publique, a « accueilli favorablement ce projet » dans un lieu où « il n'y a pas de pression forte d'installation » et dont « l'exposition plein sud sans obstacle » s'est révélée idéale. De plus, la parcelle choisie permet de se raccorder facilement, pour l'injection de l'électricité produite dans le réseau Enédis. En ce qui l'insertion paysagère, l'hypothèse d'un « agrovoltaïsme » est avancée, qui permettrait de combiner le projet avec une activité à vocation agricole, dont seules des chèvres seraient exclues car elles mangent les câbles ! Pour Denis Nass, il y a d'autres possibilités, comme la présence de ruchers, « c'est dans le champ du possible » ajoute-t-il, en indiquant que cela se fera a posteriori et avec les acteurs locaux.

« Les consommations électriques ainsi que les prix des kilowatt-heures vont continuer de progresser, de 3 à 5 % dans les prochaines années, d'après plusieurs estimations » poursuit Marie-Odile Becker. Même « si le rendement d'ici 20 ans tombe à 90 %, la structure est là et les panneaux pourront être changés, si l'aventure se poursuit ». Le démantèlement est intégré dans le projet et « aujourd'hui les filières de recyclage sont matures, puisqu'on recycle plus de 95 % du panneau, constitué principalement d'acier et de verre. Par comparaison, seuls 60 % des éléments sont recyclés sur une machine à laver le linge » explique le chef de projets photovoltaïques Geoffrey Schall.

La communauté de communes de Sud Alsace Largue anticipe ainsi le démantèlement de la centrale de Fessenheim et ses conséquences en matière d'accès à l'énergie électrique tout en garantissant des revenus durables. D'autres atouts pourront encore émerger, pourquoi pas une ouverture vers une nouvelle forme de tourisme, à l'instar de la « greencity » de Freiburg-im-Breisgau, poursuivant ainsi une révolution verte évidemment salutaire...
Nathalie THOMAS

 

 
 

 

COLMAR : groupe Culture et Traditions : Les animations à retenir

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 05:37:41

© Dna, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

groupe Culture et Traditions
COLMAR : groupe Culture et Traditions : Les animations à retenir

 
Les membres du groupe Culture et Traditions, animé par Annette Frieh proposent le programme ci-dessous pour le mois de mars.

? Salle Cellarius, place du 2-Février à Colmar (derrière l'église Saint-Matthieu)

Vendredi 1er mars à 14 h 30 : « Carnaval et mardi-gras », d'anciennes fêtes sacrées du printemps, survivances contemporaines.

Mercredi 6 mars à 14 h 30 au conseil départemental, 100 avenue d'Alsace à Colmar, dans la salle Europe, journée internationale de la femme : Thème : « Les Femmes en Europe », suivi du verre de l'amitié (entrée libre).

? Espace Bel Âge, 14 rue Berthe-Molly à Colmar

Vendredi 15 mars à 15 h : « Découverte des célèbres carnavals à travers le monde ».

Jeudi 21 mars à 15 h : Conférence mensuelle : « Mulhouse, 2e ville alsacienne », son origine, son histoire, ses musées à travers des récits, anecdotes et légendes.

Vendredi 29 mars à 15 h : Le temps du « Osterputz » est arrivé. Et si on utilisait le citron pour nettoyer, purifier, désinfecter notre maison ? A découvrir quelques astuces judicieuses !

Fête des anniversaires : janvier, février et mars

Dimanche 17 mars à 12 hà la salle des Catherinettes. Repas choucroute au prix de 15 EUR. Inscription auprès de Annette pour vendredi 9 mars au plus tard (paiement sur place).

Toutes les animations sont gratuites et suivies d'un café-thé avec gâteau (plateau pour la collation).

? Contact et renseignements : Annette Frieh ? 03 89 71 40 81.

 

 
 

 

librairie hartmann Liquidation judiciaire : Une page se tourne

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 06:14:05

© Dna, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

librairie hartmann Liquidation judiciaire
librairie hartmann Liquidation judiciaire : Une page se tourne
Avec la liquidation de la librairie Hartmann, prononcée mardi matin par le tribunal, on assiste à la fin d'une véritable institution colmarienne, en activité depuis 1928. Francis Martin, gérant de l'entreprise depuis 1973, explique les raisons de cette fermeture, qui a surpris tout le monde.

 
Anne-Marie et Francis Martin gardent le sourire malgré la liquidation de leur librairie, véritable institution à Colmar.
« On n'avait pas d'autre solution que la liquidation », soupire Anne-Marie Martin, épouse de Francis. Toute l'équipe de la librairie Hartmann a connu un début d'année très difficile, avec les arrêts maladie de deux salariées et des difficultés économiques de plus en plus insurmontables.

Francis et Anne-Marie Martin pointent un ensemble de facteurs qui ont fragilisé leur entreprise ces dernières années.

Et pour commencer la disparition progressive des livres scolaires dans les lycées, avec la généralisation des tablettes numériques. « Ça a commencé il y a trois ans avec Bartholdi », indique Francis Martin.

« C'est nous qui étions les précurseurs de la vente de manuels d'occasion à Colmar, il y a 35 ou 40 ans. On était devenu une référence dans ce domaine, rappelle Anne-Marie Martin. Des générations de Colmariens nous connaissent grâce à cela. »

Cette activité scolaire, qui ne nécessite pas de stocks, représentait une part importante de leur chiffre d'affaires et générait de la trésorerie.

Les Martin observent également depuis plusieurs années une érosion des alsatiques, qui étaient également l'une de leurs spécialités. « Il y a de moins en moins d'ouvrages de recherche, de culture alsacienne, déplore Anne-Marie. Et de toute façon, les jeunes ne s'y intéressent plus. »

Comme de nombreux commerçants colmariens, ils estiment que les problèmes de stationnement au centre-ville et les marchés de Noël n'ont pas aidé leurs affaires. « Nos clients se plaignaient souvent du prix du stationnement. Certains allaient à Sélestat ou à Munster pour acheter des livres. Mais d'autres ont continué à faire l'effort de venir chez nous », relève Francis Martin.

Et bien sûr, ils citent la concurrence des grandes surfaces, « qui vendent les livres au même prix que nous, grâce à la loi Lang, mais qui font de très grosses marges. »

Il y a dix ans déjà que le couple, tous les deux septuagénaires, voulait lever le pied. « On a pensé que ce serait quelqu'un de l'équipe qui reprendrait l'entreprise, mais cela n'a pas marché. » Francis Martin n'est pas trop surpris : « Gérer une librairie, c'est très lourd financièrement. C'est une activité en dents de scie, avec quelques mois très creux dans l'année. »
« Nous voulions laisserà la librairie son cachet désuet et intime

C'est d'autant plus difficile pour les Martin de voir l'aventure se terminer de cette façon, que l'entreprise venait de fêter ses 90 ans en novembre dernier, et que Francis est « né dedans ».

C'est son père, Paul Martin, qui en a pris la gérance, à sa création en 1928 par un éditeur parisien, natif de Colmar, Paul Hartmann, qui a donné son nom à l'établissement. Hormis un stage à Paris, Francis a toujours travaillé à la librairie Hartmann dont il a pris, à son tour, la gérance en 1973.

Il a rencontré Anne-Marie, libraire parisienne, lors d'un congrès international de jeunes libraires. « Je m'étais juré de ne jamais épouser un libraire et encore moins un provincial. J'ai fait tout le contraire », sourit-elle.

Le couple reconnaît n'avoir connu que du bonheur dans sa librairie. Jusqu'à la fin, malgré les difficultés financières. « Les rencontres avec les auteurs, l'amitié de nos clients », citent-ils, le sourire aux lèvres.

« Certains nous reprochent de ne pas avoir rénové le magasin. Mais nous voulions lui laisser son cachet désuet et intime. Au niveau informatique, en revanche, on avait tout modernisé », relève Anne-Marie.

Pour annoncer la fermeture définitive, leurs salariés ont disposé dans la vitrine des livres soigneusement choisis, évoquant des adieux.

Si Francis, 77 ans et Anne-Marie, 75 ans, vont désormais pouvoir profiter de leur retraite bien méritée, ils se font du souci pour leurs six salariées (Sabine, Christelle, Frédérique, Marjorie, Delphine et Kevin). « Ils vont devoir retrouver une entreprise. » À moins qu'un repreneur se présente rapidement.
Valérie FREUND

 

 
 

 

Librairie Hartmann les raisons de la fermeture

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 06:16:53

© L'alsace, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Librairie Hartmann les raisons de la fermeture
 

 
Anne-Marie et Francis Martin gardent le sourire malgré la liquidation de leur librairie, véritable institution à Colmar. Photo L'Alsace-Dom Poirier
« On n'avait pas d'autre solution que la liquidation », soupire Anne-Marie Martin, épouse de Francis. Toute l'équipe de la librairie Hartmann a connu un début d'année très difficile, avec les arrêts maladie de deux salariées et des difficultés économiques de plus en plus insurmontables.

Francis et Anne-Marie Martin pointent un ensemble de facteurs qui ont fragilisé leur entreprise ces dernières années. Et pour commencer la disparition progressive des livres scolaires dans les lycées, avec la généralisation des tablettes numériques. « Ça a commencé il y a trois ans avec Bartholdi », indique Francis Martin.
Livres scolaires et alsatiques

« C'est nous qui étions les précurseurs de la vente de manuels d'occasion à Colmar, il y a 35 ou 40 ans. On était devenu une référence dans ce domaine, rappelle Anne-Marie Martin. Des générations de Colmariens nous connaissent grâce à cela. »

Cette activité scolaire, qui ne nécessite pas de stocks, représentait une part importante de leur chiffre d'affaires et générait de la trésorerie.

Les Martin observent également depuis plusieurs années une érosion des alsatiques, qui étaient également l'une de leurs spécialités. « Il y a de moins en moins d'ouvrages de recherche, de culture alsacienne, déplore Anne-Marie. Et de toute façon, les jeunes ne s'y intéressent plus. »

Comme de nombreux commerçants colmariens, ils estiment que les problèmes de stationnement au centre-ville et les marchés de Noël n'ont pas aidé leurs affaires. « Nos clients se plaignaient souvent du prix du stationnement. Certains allaient à Sélestat ou à Munster pour acheter des livres. Mais d'autres ont continué à faire l'effort de venir chez nous », relève Francis Martin.

Et bien sûr, ils citent la concurrence des grandes surfaces, « qui vendent les livres au même prix que nous, grâce à la loi Lang, mais qui font de très grosses marges. »

Il y a dix ans déjà que le couple, tous les deux septuagénaires, voulait lever le pied. « On a pensé que ce serait quelqu'un de l'équipe qui reprendrait l'entreprise, mais cela n'a pas marché. » Francis Martin n'est pas trop surpris : « Gérer une librairie, c'est très lourd financièrement. C'est une activité en dents de scie, avec quelques mois très creux dans l'année. »

C'est d'autant plus difficile pour les Martin de voir l'aventure se terminer de cette façon, que l'entreprise venait de fêter ses 90 ans en novembre dernier, et que Francis est « né dedans ».
Une histoire de famille

C'est son père, Paul Martin, qui en a pris la gérance, à sa création en 1928 par un éditeur parisien, natif de Colmar, Paul Hartmann, qui a donné son nom à l'établissement. Hormis un stage à Paris, Francis a toujours travaillé à la librairie Hartmann dont il a pris, à son tour, la gérance en 1973. Il a rencontré Anne-Marie, libraire parisienne, lors d'un congrès international de jeunes libraires. « Je m'étais juré de ne jamais épouser un libraire et encore moins un provincial. J'ai fait tout le contraire », sourit-elle.

Le couple reconnaît n'avoir connu que du bonheur dans sa librairie. Jusqu'à la fin, malgré les difficultés financières. « Les rencontres avec les auteurs, l'amitié de nos clients », citent-ils, le sourire aux lèvres.

« Certains nous reprochent de ne pas avoir rénové le magasin. Mais nous voulions lui laisser son cachet désuet et intime. Au niveau informatique, en revanche, on avait tout modernisé », relève Anne-Marie.

Pour annoncer la fermeture définitive, leurs salariés ont disposé dans la vitrine des livres soigneusement choisis, évoquant des adieux.

Si Francis, 77 ans et Anne-Marie, 75 ans, vont désormais pouvoir profiter de leur retraite bien méritée, ils se font du souci pour leurs six salariées (Sabine, Christelle, Frédérique, Marjorie, Delphine et Kevin). « Ils vont devoir retrouver une entreprise. » À moins qu'un repreneur ne se présente rapidement.
Valérie FREUND

 

 
 

musée unterlinden Visites guidées, dimanche : Chefs-d'oeuvre et grands formats

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 06:13:10

© Dna, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

musée unterlinden Visites guidées, dimanche
musée unterlinden Visites guidées, dimanche : Chefs-d'oeuvre et grands formats

 
La vallée de la Creuse de Claude Monet (1889).
Le musée Unterlinden propose des visites guidées menées par une médiatrice de l'établissement.
Ce dimanche 3 mars

? À 11 h : visite-découverte Chefs-d'oeuvre. Vous venez pour la première fois au musée ? La visite Chefs d'oeuvre vous permet de découvrir en une heure et demie les oeuvres les plus emblématiques des collections (la mosaïque de Bergheim, le Retable d'Issenheim, la Mélancolie de Cranach, les oeuvres de Monet et de Picasso...) et la nouvelle architecture du musée.

? À 14 h : visite guidée des Grands formats et de la collection d'art moderne.

La visite guidée des collections d'art moderne vous permet de découvrir en une heure et demie les oeuvres les plus emblématiques de cette collection avec une médiatrice : les oeuvres de Otto Dix, Jean Dubuffet, Olivier Debré, Joe Downing, Karl-Jean Longuet, Jean Lurçat, Georges Mathieu, Pablo Picasso... (4,50 EUR par visite en sus du droit d'entrée).
Réservations ? 03 89 20 22 79 ou reservations@musee-unterlinden.com

Réservations ? 03 89 20 22 79 ou reservations@musee-unterlinden.com

 
 

 

MULHOUSe parc-expo Salon Extérieurs et jardin : Un coup d'printemps sur l'hiver

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 06:16:24

© Dna, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

parc-expo Salon Extérieurs et jardin
MULHOUSe parc-expo Salon Extérieurs et jardin : Un coup d'printemps sur l'hiver
Le 4e salon Extérieurs et jardin qui va se dérouler au Parc-Expo du 8 au 10 mars veut mettre la nature et le printemps dans les maisons, sur les balcons et dans les jardins. Les surprises s'annoncent nombreuses.

 
Le salon Extérieurs et Jardin au Parc-Expo de Mulhouse accueille des horticulteurs, des pépiniéristes, des artistes.
Nouveautés.- Chaque année, ce salon qui en est à sa quatrième édition se réinvente et propose des nouveautés aux visiteurs.

Cette année Caroline Boeglin, blogueuse déco bien connu des habitués du Parc-Expo va proposer un aménagement original sur 200 m² autour de la thématique du jardin du futur. Elle a imaginé cinq espaces : une sélection de plantes faciles de types graminées, aster, sauge, violette... ; des solutions pour faire des économies d'eau avec notamment l'utilisation de paillage, de récupérateurs d'eau ou encore d'un potager économe en eau ; des nouveaux matériaux tendances dont le bois composite, les dalles en béton ou pierre reconstituée, corten... ; et des idées pour recycler et détourner des objets anciens pour leur redonner une nouvelle vie, des inspirations pour relooker ses murs et leur redonner une touche déco.
Des jardinières tendances

Autres nouveautés, des jardinières tendances présentées à l'entrée du salon par le groupement Fleurs et plantes d'Alsace. Des horticulteurs et pépiniéristes d'Alsace adhérents à ce groupement seront sur le salon pour guider et conseiller les visiteurs dans leurs choix.

Aménagements extérieurs. - Les spécialistes de l'aménagement extérieur seront également là pour conseiller et présenter tous les équipements nécessaires à l'aménagement du jardin du type piscine, spa ou encore pergola et de nombreuses nouveautés en matière de mobiliers d'extérieurs.

Vente de plantes.- Les horticulteurs et pépiniéristes de la région conseilleront et proposeront leurs gammes de plantes et végétaux pour arborer son jardin et les fleuristes réaliseront des compositions florales uniques pour égayer son intérieur.

Le marché des produits du jardin.- Des producteurs locaux seront présents avec leur sélection de produits issus de la transformation des fruits et légumes du jardin.

Les créations des artistes.- Les artistes mettront en avant leurs créations destinées au jardin. À découvrir, le charme singulier de la rencontre entre l'art et la nature au travers des sculptures traditionnelles et des créations plus originales, exposées dans l'allée des artistes.

Un salon en chiffres.- Le succès de ce salon ne cesse de grandir et, l'année dernière, près de 25 000 visiteurs sont venus au Parc-Expo pour s'offrir un coin de vert, un morceau de nature, un bol d'air chlorophyllé... Côté exposants, l'année dernière ils étaient 70. Cette année le Parc-Expo en annonce une centaine de professionnels motivés pour faire rentrer un peu d'printemps dans les maisons, sur les fenêtres et dans les jardins.

Le Parc-Expo promet que la très grande majorité des exposants seront des locaux, et ces derniers - comme l'exploitation horticole du Stoerenbourg représentée à la présentation presse, promet « des plantes finies et à 95 % de notre production. »

On finit quand même par un bémol : en 2019, l'entrée est payante (3 EUR) mais les organisateurs précisent qu'en étant un peu malin, il est très facile de se faire offrir un billet d'entrée via Facebook.
Laurent GENTILHOMME Le salon Extérieurs et jardin se déroule au Parc-Expo de Mulhouse, 120, rue Lefebvre à Mulhouse, les 8, 9 et 10 mars de 10 h à 19 h. Entrée 3 EUR (gratuit moins de 15 ans). Plus sur www.parcexpo.fr/salon_exterieurs_jardin et notre site www.lalsace.fr

Le salon Extérieurs et jardin se déroule au Parc-Expo de Mulhouse, 120, rue Lefebvre à Mulhouse, les 8, 9 et 10 mars de 10 h à 19 h. Entrée 3 EUR (gratuit moins de 15 ans). Plus sur www.parcexpo.fr/salon_exterieurs_jardin et notre site www.lalsace.fr

 
 

 

Viticulture Mars sera décisif pour les vignes

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 06:09:15

© L'alsace, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Viticulture Mars sera décisif pour les vignes
 

 
Les vignes sont en avance. Sur les hauteurs d'Eguisheim, le soleil fait déjà « pleurer » les pieds. Photo DNA/Nicolas Pinot
Des viticulteurs ont découvert que leurs pieds étaient en pleurs - c'est ainsi qu'on appelle les montées de sève. « La situation est assez générale dans des sols pas particulièrement précoces, constate Christian Beyer, viticulteur à Eguisheim. De mémoire, j'ai rarement vu des pleurs mi-février. D'habitude, cela arrive mi-mars. »

Sur ses coteaux, les bourgeons sont encore minuscules. « La plante pleure pendant une semaine. Après, les bourgeons commencent à gonfler. Même si la météo change, les sols se sont réchauffés et restent chauds, car la réserve en eau n'est pas immense. » Le travail d'hiver n'est pas terminé dans le vignoble. « Il y a encore des vignes à tailler. Il faut descendre le bois, le broyer et surtout réparer tout le palissage [la réfection des piquets servant à soutenir la vigne] avant de pouvoir arquer les rameaux. »

Cela prendra au moins deux semaines et demie. Il y a 7000 pieds à l'hectare et le vigneron en exploite 17. Pour réaliser ces tâches au plus vite, Christian Beyer a fait appel à un peu plus de monde que les années précédentes, ainsi qu'à un prestataire viticole, Grégory Martin, de Husseren-les-Châteaux.
« Ce qui nous sauve, ce sont les températures de la nuit »

« Ce qui nous sauve, ce sont les températures de la nuit, qui restent fraîches. 2019 n'est pas une année record en matière de température moyenne. » Arthur Froehly, responsable du pôle technique au Civa (Conseil interprofessionnel des vins d'Alsace), rassure d'emblée ceux qui s'inquiètent des conditions météo de ces derniers jours.

Au mois de janvier, la température moyenne s'élevait à 2°. En février, elle est passée à 5°. Il avait fait plus chaud en 2018. « Cette année, en janvier-février, la température se situait à 1° au-dessus de la moyenne. L'année dernière, elle était à 4° au-dessus. » Pour Arthur Froehly, le mois de mars sera décisif. « Tous espèrent que les températures diurnes diminuent et qu'il continue à faire froid la nuit. C'est vraiment une somme de températures qui va influencer la pousse de la vigne. »

Les spécialistes viticoles ont mis au point un système qui permet d'anticiper le débourrement, ce moment où la vigne se réveille, commence à laisser apparaître ses bourgeons, puis ses rameaux. « On pourra fixer la date du débourrement à partir du 15 mars. Il devrait se faire entre le 2 et le 18 ou le 19 avril. »

Le danger, c'est que les bourgeons sortent trop tôt, s'exposant à un brusque coup de gel. « Ce qui peut nous inquiéter à l'avenir, ce sont les départs de végétation plus précoces, avec les risques de gelée que cela entraînera », concède Arthur Froehly. Que se passera-t-il dans les trois prochaines semaines ? « Si, d'ici au 15 mars, les températures restent élevées, on aura des raisons de s'inquiéter... »

Frédéric Schwaerzler, conseiller viticole à la chambre d'agriculture, estime lui aussi qu'« il n'y a pas lieu de paniquer pour l'instant ». « Avec ces conditions de météo, les viticulteurs taillent, lient, commencent à préparer les plantations. Il n'y a pas lieu de se précipiter, même si on peut avoir des craintes. En 2017, il a gelé en avril. On est parti pour le réchauffement climatique... »
Michelle FREUDENREICH

 

 
 

Vachers, porchers, tractoristes : on recrute au salon

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 05:56:41

© L'alsace, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Vachers, porchers, tractoristes : on recrute au salon
 

 
L'élevage fait partie des secteurs agricoles les plus en tension et recherche de la main-d'oeuvre en abondance, selon la FNSEA. Photo AFP/PHILIPPE HUGUEN
Un « job-dating » sur le stand du syndicat agricole FNSEA ; une convention entre le Centre interprofessionnel du lait et l'organisme d'information sur les formations Onisep pour améliorer la connaissance des métiers de la filière auprès de l'Éducation nationale ; ou le lancement d'une campagne de communication de l'enseignement agricole sur Snapchat : les initiatives se succèdent Porte de Versailles, montrant l'importance du sujet pour l'avenir de la filière agricole, qui représente 261 000 emplois équivalent temps plein, selon l'Observatoire FNSEA emploi-formation.
70 000 postes difficilesà pourvoir

En 2016, près d'un million de nouveaux CDD ont été signés, concernant le plus souvent des emplois saisonniers le temps de la récolte, et environ 32 000 nouveaux CDI, selon la Mutualité sociale agricole (MSA). Mais il y a également chaque année « 70 000 postes que l'agriculture a des difficultés à pourvoir, dont 10 000 CDI et 60 000 CDD », assure Mickaël Jacquemin, président de l'Association nationale pour l'emploi et la formation en agriculture (Anefa). « Les emplois de saisonniers sont finalement pourvus, mais par des travailleurs étrangers », et pour pallier les 10 000 CDI manquants, les exploitants « gèrent la décroissance de leur entreprise car ils manquent de bras, ou de têtes. Parfois, ce sont des projets de développement qui n'émergent pas », ajoute-t-il.
Un stage de trois semaines proposé par Pôle emploi

Les crises agricoles successives, la faiblesse des revenus des éleveurs et l'aspiration d'une jeunesse de plus en plus tournée vers le tissu urbain n'aident sans doute pas la cause du secteur, dont la pénibilité a toutefois bien baissé grâce à la mécanisation. Mais des initiatives sont menées pour renforcer son attractivité. L'Anefa a par exemple une convention de partenariat avec Pôle emploi pour que les métiers agricoles soient mieux connus des agents et qu'ils puissent les proposer aux personnes en recherche. Il existe même un système de stage de trois semaines pour qu'une personne en recherche d'emploi apprenne à connaître le métier avant de se lancer dans une formation.

Il faut également faire la promotion de ces métiers dès le collège, « car quand les classes d'un lycée agricole ne sont pas pleines, en septembre, on sait qu'on va manquer de candidats trois ans plus tard », assure Mickaël Jacquemin. Selon lui, sur les 90 métiers que compte aujourd'hui l'agriculture, les demandes les plus fortes sont pour l'élevage, de plus en plus spécialisé, qui nécessite donc énormément de compétences et de rigueur, mais aussi chez les tractoristes et pour le travail du sol. Des postes à responsabilité sont aussi à pourvoir selon Jérôme Volle : « Il y en a pour tous les niveaux de formation : vachers, porchers, mais aussi des cadres en ressources humaines, et du personnel administratif ».

 

 
 

Vallée de Saint-Amarin Parc de Malmerspach : Cycla-men veut s'installer

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 05:57:10

© Dna, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Vallée de Saint-Amarin Parc de Malmerspach
Vallée de Saint-Amarin Parc de Malmerspach : Cycla-men veut s'installer
Cycla-men, spécialisée dans le recyclage des cendres d'usines d'incinération d'ordures ménagères, souhaite s'installer au parc de Malmerspach sur 3 500 m² de l'ancienne friche réhabilitée Fibertech/Interglas. Soit un investissement de 3MEUR et 14 emplois. Un succès pour la communauté de communes qui veut donner une seconde vie au site, malgré quelques critiques.

 
Plan du Parc de Malmerspach. Cycla-men souhaite s'installer dans l'hôtel d'entreprises La Filature (en bas à gauche), sur 3 500 m² de l'ex friche Fibertech/Interglas.
Le dossier est à l'examen dans les bureaux de la DREAL et tant la comcom de la vallée de Saint-Amarin que l'entreprise, dont le siège social est actuellement à Montpellier, espèrent que l'administration rendra un avis favorable. Si tel est le cas, Cycla-men louera d'ici cet été 3 500 m² dans la partie moderne de l'ex friche Fibertech/Interglas réhabilitée par la collectivité qui en reste propriétaire.
Les particules d'aluminium des mâchefers

Cycla-men a été créée il y a six ans par trois ingénieurs. L'entreprise occupe un marché de niche : celui du recyclage des cendres - ou mâchefers - des usines d'incinération d'ordures ménagères (UIOM). « Les cendres comportent des résidus non ferreux, type opercule de yaourt par exemple, qui jusque lors n'étaient pas récupérables. Nous avons mis au point un procédé qui permet d'isoler ces billes, d'aluminium et d'alliage cuivreux qui, si elles sont fondues ensemble perdent les caractéristiques chimiques et physiques propres à l'aluminium ou au cuivre », présente Arnaud Chaulet, un des dirigeants de Cycla-men. « Notre procédé permet de les séparer, puis par une série de tests et de scans de proposer des matières pures et de qualité aux fonderies ».

Pour ce faire, Cycla-men dispose d'une usine mobile de récupération qui se déplace pendant deux à trois semaines dans les UIOM. Malmerspach accueillerait l'unité de séparation des métaux. « Une tonne de métaux ce sont 200 000 analyses pour garantir aux clients la pureté de l'aluminium et du cuivre », précise l'ingénieur. Les matières pures sont ensuite expédiées dans des fonderies avant d'être recyclées chez des sous-traitants automobiles pour la fabrication de pièces (aluminium) ou l'industrie du câblage et électronique (cuivre).
TET pas contente

Présenté voici quelques semaines à Malmerspach lors d'une réunion à laquelle les riverains étaient conviés par le maire Eddie Stutz, par ailleurs vice-président de la CCVSA en charge de l'économie, le projet a depuis suscité des réactions critiques de Thur Écologie & Transports et d'Alsace Nature. « Si dans l'ensemble nous sommes plutôt en accord avec les actions que mène la comcom en soutien du tissu industriel, nous sommes plus réservés par rapport à l'arrivée de cette entreprise », écrivent-elles. Elles mettent notamment en avant des nuisances : pollution, camions ; et demandent l'organisation d'une réunion publique.

« C'est une zone industrielle, on met de l'industrie - non polluante ni en bruit ni pour l'air. C'est du recyclage haut de gamme. Tout le monde veut des emplois mais sans contrepartie... Toute activité humaine génère des conséquences, il faut que ce soit raisonnable et régulé », défend le président François Tacquard qui regrette la position de TET.
« Un vrai sens environnemental et financier »

« On ne consomme pas d'espaces naturels, ce sont d'anciennes friches réhabilitées », souligne Eddie Stutz et Julien Magaud (service économie de la comcom). Pour la CCVSA, le projet, « actuellement entre les mains de la DREAL », s'inscrit pleinement dans la vocation industrielle reconnue du site.

Pour Arnaud Chaulet, qui se dit prêt à échanger avec les deux associations, le projet est un vrai projet industriel de développement durable. « On s'inscrit dans une économie circulaire de recyclage. Aujourd'hui nos mélanges partent par camions en Allemagne orientale et aux Pays-Bas. Demain nous ramènerons cette activité en France, ce qui en améliorera considérablement le bilan carbone. Le projet a du sens et fera du bien au monde : nous allons remettre chaque année sur le marché 10 000 à 15 000 tonnes d'aluminium, dont la production classique est très énergivore. Il y a un vrai sens environnemental et financier à le faire », souligne-t-il.
Grégoire GAUCHET

La commercialisation du Parc de Malmerspach fonctionne plutôt bien. Dix lots sur quinze de l'hôtel d'entreprises Hartmann (à vocation artisanale) sont ou seront occupés d'ici le printemps. Quatre bureaux sur quatre sont loués. Reste un plateau tertiaire de 200 m² pour lequel le service économie de la CCVSA cherche un bureau d'études. Toujours dans le domaine artisanal, le bâtiment teinturerie est loué par le Garage Philippe et un paysagiste. Les cinq lots de la friche Fibertech/Interglas, à vocation industrielle, rebaptisée hôtel d'entreprises La Filature, ont pour partie trouvé preneurs. « GPV, qui occupait plusieurs petits lots au Parc de Wesserling les libère et loue 1200m2, ce qui libère des locaux plus petits à Wesserling et permet l'agrandissement d'Europli », indique Eddie Stutz. Cycla-men louera deux lots. Reste deux autres lots pour lesquels nous sommes en discussion avec une entreprise industrielle de la vallée qui souhaite s'agrandir. Le bâtiment à sheds attenant (bat. Schlumpf) est pour le moment toujours dévolu à l'installation d'un musée automobile, projet porté par un privé. La Filature remplie, le service économie de la CCVSA s'attaquera à la reconversion du bâtimùent laine peignée en bordure de la Thur. Avec une vocation habitat : « Nous sommes au stade de l'avant-projet. Ona avancé sur le chiffrage avec l'architecte. Nous allons chercher un partenaire promoteur », confie Eddie Stutz. Suivront les aménagements paysagers : parc public, arbres, qui devraient à terme faire de la Kleinau reconvertie un espace mixte entreprises/logements que la CCVSA espère exemplaire.

 

 
 

 

Malmerspach Projet d'investissement de 3 millions d'euros : Du recyclage de mâchefers sur la friche réhabilitée

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 05:51:41

© Dna, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Malmerspach Projet d'investissement de 3 millions d'euros
Malmerspach Projet d'investissement de 3 millions d'euros : Du recyclage de mâchefers sur la friche réhabilitée
Spécialisée dans la récupération des particules d'aluminium et d'alliages cuivreux issus des cendres d'usines d'incinération d'ordures ménagères, Cycla-men veut investir 3 millions d'euros dans une unité de séparation des métaux au Parc de Malmerspach, dans la vallée de Saint-Amarin.

 
Cycla-men s'installera sur 3 500 m² de l'ancienne friche industrielle Fibertech/Interglas, rachetée et réhabilitée par la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin.
Bonne nouvelle pour l'ancienne friche Schlumpf de Malmerspach. Racheté et réhabilité par la communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin, le site devrait voir l'installation d'ici cet été, si la DREAL valide l'opération, de l'entreprise Cycla-men, dont le siège social est actuellement implanté du côté de Montpellier et qui déménagerait à cette occasion.

Cycla-men projette d'investir trois millions d'euros dans une unité de séparation des petits résidus d'aluminium et cuivreux issus des cendres - ou mâchefers - d'usines d'incinération.

« Nous fonctionnons avec une usine mobile qui part récupérer les particules métalliques sur les usines. Ces particules sont actuellement envoyées pour séparation à 80 % en Allemagne orientale et aux Pays-Bas, raison pour laquelle nous recherchions un site dans l'Est pour réaliser la séparation des métaux », expose Arnaud Chaulet, l'un des trois ingénieurs fondateurs de Cycla-men qui ont mis au point le procédé.
Quatorze emplois à la clé

« Nous sommes capables d'extraire en moyenne 10 à 20 kilos de métaux non ferreux par tonne de mâchefer. Si ces métaux ne sont pas purifiés, ils perdent leurs qualités et leur valeur. Pour Cycla-men, cela représente 10 000 à 15 000 tonnes d'aluminium recyclé remis sur le marché chaque année. Nous nous inscrivons dans le principe de l'économie circulaire, notre activité a un vrai sens environnemental et financier », ajoute-t-il

Les métaux purifiés repartent ensuite vers des fonderies à destination de sous-traitants de l'industrie automobile (aluminium) et vers les secteurs de l'électronique et du câblage (cuivre).

Cycla-men table sur 14 emplois créés d'ici 2020. Pour la collectivité l'implantation, si elle se confirme, est importante. La communauté de communes de la vallée de Saint-Amarin a en effet pris à son compte la réhabilitation (3,5MEUR) et la location des lots refaçonnés de cette ancienne friche industrielle comme elle l'avait fait à Wesserling dans le cadre d'un projet regroupant entreprises artisanales, entreprises industrielles, activités tertiaires, logements, et parc public.

L'hôtel d'entreprises Hartmann, ouvert voici bientôt deux ans est rempli à 60 %. La friche Fibertech l'est aux trois cinquièmes, avec une piste sérieuse d'implantation d'une entreprise industrielle de la vallée de la Thur qui souhaite s'agrandir pour les deux lots restants.
Grégoire GAUCHET

 

 
 

 

Muntzenheim Concert du Sletto's Big Band : Le jazz à travers le temps

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 05:35:04

© Dna, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Muntzenheim Concert du Sletto's Big Band
Muntzenheim Concert du Sletto's Big Band : Le jazz à travers le temps
Samedi soir, à l'Espace Ried Brun, invité par l'amicale des sapeurs-pompiers de Muntzenheim, le Sletto's Big Band est venu proposer une soirée dédiée à l'histoire du jazz.

 
L'histoire du jazz : spectacle complet (chant, danse et orchestre), avec un volet pédagogique en prime.
Dans son mot de bienvenue, le président Gérard Meyer a résumé les objectifs de l'amicale. Il a salué un public fidèle dans lequel se trouvaient Eric Straumann, député, Brigitte Klinkert, présidente du Conseil départemental, ainsi que les maires des communes du secteur.

Le Sletto's Big Band puise ses racines dans la musique municipale de Sélestat, qui a changé de style en 1978. Après son créateur, Claude Frantz, onze chefs se sont succédé. Depuis 2015, Raymond Halbeisen en assure la direction ; il dirige également la fanfare Au clair de lune qui vient d'offrir un grand concert à l'Espace Ried Brun pour ses quarante ans. Raymond est un musicien hors pair, puriste passionné et passionnant.

Pendant deux heures et demie, l'ensemble a raconté, de mémoire, l'histoire du jazz depuis ses origines. Avec l'aide de photos anciennes puisées dans la collection de son ami Jean-Paul, et avec l'aide de l'orchestre, l'animateur a évoqué les grandes figures du jazz. À partir des « worksongs » (chants de labeur), des esclaves noirs aux États-Unis, le public a ainsi découvert l'évolution de cette forme de musique à travers le gospel, le blues, le ragtime, le swing, le jazz manouche, le be-bop, le hard-bop, le mambo cha cha cha, le free jazz, le rock, le disco... En passant, il a également mieux fait connaissance avec des instruments comme le banjo, la batterie et ses différentes pédales, les tam-tams, le washboard...

Obéissant à son chef, au doigt, à l'oeil et même au pied, le Big Band était composé de 17 musiciens chevronnés et talentueux, avec trois invités : Christophe Erard pour le chant, Romain Schmitt pour les percussions et Eric Soum pour la guitare et le banjo. Les spectateurs ont pu savourer des solos comme seul le jazz peut le permettre.

Cerise sur le gâteau, Christophe a non seulement chanté quelques vieux airs de jazz mais aussi dansé en costumes d'époque, avec Nathalie et Christelle.

Pour finir, Raymond Halbeisen avait concocté un arrangement à partir d'oeuvres du compositeur libanais Rabih Abou-Khalil ; arrangement dans lequel on distingue le bruit d'outils de travail comme dans les worksongs du début. La boucle étant bouclée, Christophe Erard et le Big Band ont offert en guise de rappel le délicieux You're the cream in my coffee, replongeant dans les années folles. On pourra retrouver les musiciens pour leur grand concert annuel qui aura lieu au Foyer socio-culturel de Châtenois les 12 et 14 avril.

 

 
 

 

Vallée de Munster On pourra encore skier en mars : Tout sauf fini, l'hiver

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 06:10:40

© Dna, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Vallée de Munster On pourra encore skier en mars
Vallée de Munster On pourra encore skier en mars : Tout sauf fini, l'hiver
Le printemps n'est pas encore le bienvenu dans les stations de ski de la vallée de Munster.L'hiver pourrait même connaître un regain début mars à 1 000 mètres d'altitude.

 
Le Schnep' offre encore à ses vacanciers un épais matelas.
Il ne fallait pas se fier aux images de la plaine. Alors que les manches courtes réapparaissaient sur les terrasses autour de la place de la cathédrale, les reliefs vosgiens profitaient de conditions idylliques : de la neige en quantité, du soleil en rafale et un panorama sans entrave. « C'est toujours le cas », assure Sandrine Miclo, co-gérante du Schnepfenried, la station familiale de la vallée de Munster.

Les températures élevées n'ont pas fait fondre ses espoirs. Avec la neige de culture, le Schnep' offre cette semaine encore un épais matelas à ses skieurs. Ils peuvent profiter des sept remontées mécaniques et même prolonger le plaisir trois fois par semaine à la belle étoile. Même s'il reste à peaufiner, le bilan des vacances scolaires de février devrait compenser le manque à gagner de Noël.
La saisondu Schnepfenriedira jusqu'au 24 mars

« Mais la saison n'est pas finie contrairement à ce qu'on pense parfois en bas dès qu'il fait chaud », prévient Sandrine Miclo. Elle espère de nouvelles chutes de neige, selon les dernières prévisions. Elles feront le bonheur des vacanciers de la zone parisienne qui viennent de prendre leurs quartiers (jusqu'au 11 mars), en attendant l'arrivée des Belges ce week-end pour leur semaine de carnaval comme le thème du restaurant Le Panoramic.

Malgré ces bonnes notes, le Schnepf' n'égalera pas ses résultats historiques de l'hiver dernier. Il avait battu tous ses records de fréquentation avec plus de 100 jours d'ouverture du 1er décembre 2017 jusqu'au 25 mars 2018. Même avec une amplitude moindre, ce sera quand même une « belle saison », pronostique Cyril Braesch au syndicat mixte des stations de montagne de la vallée de Munster.

Son analyse est limpide : « Le coeur de saison, le mois de février, a été excellent, avec des chutes abondantes fin janvier et des températures douces tout le mois. » Il reste maintenant quatre semaines, en principe jusqu'au 24 mars, pour profiter des pistes dans des conditions optimales, avec moins de monde, et moins d'attente. On peut aussi pousser jusqu'au domaine des Trois Fours où la cohabitation entre les pratiques se passe au mieux.

Sous ses fameux rochers, le Tanet surfe lui aussi sur cette belle météo. Depuis fin janvier, il est ouvert sept jours sur sept en continu, une donnée essentielle dans les petites stations, aussi bien pour la gestion du personnel que pour l'accueil des skieurs. Sur les réseaux sociaux, la station continue de vanter ses atouts pour attirer les sikeurs en quête d'authenticité : « du bon ski loin de la foule, pour pas cher, très bonnes auberges, neige 100 % naturelle, cadre exceptionnel, pistes variées. »
Record d'affluence au Tanet

De quoi donner du baume au coeur à Tanet Passions, ce groupe de 13 amoureux du site qui a décidé de le sauver il y a maintenant cinq ans. « On va faire le meilleur chiffre d'affaires depuis notre arrivée », annonce leur président, Alain Meyer. Malgré l'affection qu'ils portent à cette station chargée de bonnes ondes, ils se posaient des questions sur l'avenir après trois premières années plombées sur le plan comptable.

Les recettes des deux derniers hivers devraient lui permettre d'éviter un destin similaire au Gaschney (DNA du 22/12). La fermeture de la station sportive de la vallée a provoqué un électrochoc dans la vallée avec un constat formulé en boucle : « Quel gâchis ». Le maire de Muhlbach, Patrick Althusser, ne peut s'empêcher de réprimer un regret : « Pourquoi n'a-t-on jamais cherché à trouver une solution pour rejoindre le Hinterschallern à partir du parking du Gaschney ? »

Chaque week-end de février, le bas de la station continue pourtant de faire le plein. Avec des familles de la Grande Vallée, des touristes aussi, beaucoup d'enfants avec des luges, tous venus profiter du ciel bleu et du panorama exceptionnel au pied du Petit Hohneck. Sans skis sous leurs chaussures et devant des téléskis à l'arrêt.
Philippe VIGNERON

 

 
 

 

Rouffach Un don de 1000 EUR pour la Fondation du patrimoine

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 06:22:53

© L'alsace, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Rouffach Un don de 1000 EUR pour la Fondation du patrimoine
 

 
Le mécénat du Crédit Mutuel, une autre façon de soutenir les associations.  Photo L'Alsace/Caroline Zimmermann
Pierre Goetz délégué régional et Pierre Wick délégué du Haut-Rhin de la Fondation du patrimoine ont reçu un chèque de 1000 EUR des mains de Gérard Fischer, président de la caisse du canton de Rouffach, en présence de Pierre Goepfert, directeur du groupe d'agence du secteur.

Dans son allocution de bienvenue, le maire de la commune Roland Husser a rappelé les grandes lignes du projet de restauration du clocher de l'église et de la salle carrée. Porté par l'association des amis de l'église Saint-Pantaléon (ADESP), présidée par Bernadette Schmidt-Burn, « c'est un chantier d'envergure pour un patrimoine d'exception ».

« Le coût estimé à 250 000 EUR HT nécessite de trouver des financements publics et privés. Nous espérons percevoir des subventions de 40 % de l'État, 30 % de la Région et 15 % du Département dans le cadre du nouveau dispositif Patrimoine. La commune ayant déjà engagé des investissements dans l'aménagement de l'accessibilité à la mairie, elle ne dispose pas des fonds pour couvrir le reste du financement de la réhabilitation du clocher. D'où l'idée de la souscription avec la Fondation du patrimoine. Les mécènes bénéficient d'avantages fiscaux », précise le maire.

Trois opérations sont prévues. Tout d'abord le mécénat populaire qui permet à la population de s'approprier le patrimoine.

Puis un partenariat avec les entreprises et viticulteurs qui s'engagent à vendre leurs produits 1 EUR de plus qui sera reversé à la Fondation du patrimoine.

Enfin Gueberschwihr est inscrit dans la mission « Patrimoine en péril », piloté par Stéphane Bern. Le verdict tombera le 28 mai. Si le dossier est retenu, la commune bénéficiera d'une part fixe et d'une autre variable : pour chaque don reçu, la fondation Bern s'engage à reverser la même somme.
« Il est important de mettre notre pierre à l'édifice »

« Quand l'association des amis de l'église Saint-Pantaléon nous a sollicités à travers la Fondation du patrimoine, il nous a semblé important de mettre notre pierre à l'édifice. La restauration du clocher du XIIe siècle, haut de 36 mètres et de la salle carrée avec l'ancien bras nord est un exemple de cette volonté de sauver ce patrimoine de nos aïeux pour le transmettre aux générations futures », explique le président Gérard Fischer.

Le Crédit Mutuel est une banque de proximité qui s'investit dans le monde associatif. Regroupant 350 associations dans le canton de Rouffach, elle essaye de répondre à l'ensemble des demandes. « Cette valeur de proximité, d'échange favorise le relationnel. C'est pourquoi le Crédit Mutuel est partie prenante dans ce projet conservation du patrimoine », souligne le directeur Pierre Goepfert. C'est une opération gagnant-gagnant pour tout le monde.

 

 
 

Pays Rhin Brisach Nouvelle vie pour le foyer Espoir ?

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 06:25:56

© L'alsace, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Pays Rhin Brisach Nouvelle vie pour le foyer Espoir ?
 

 
Une négociation est en cours pour l'éventuelle acquisition du foyer Espoir Clair Horizon, dans le but d'une extension du siège de la communauté de communes du Pays Rhin Brisach.  Photo DNA
Le président Gérard Hug a annoncé lundi soir devant le conseil communautaire du Pays Rhin Brisach qu'il menait actuellement des négociations avec l'association Espoir pour l'achat du foyer Clair Horizon à Volgelsheim. Cette acquisition se ferait dans le cadre du projet d'extension du siège de la Communauté de communes Pays Rhin Brisach. La négociation se fait sur une base de 550 000 EUR hors frais de notaire.

Rappelons que l'association Espoir a décidé de mettre en vente ce foyer de 24 places l'an dernier, car elle réoriente sa politique d'hébergement. Deux éléments ont joué : l'éloignement géographique vis-à-vis des autres activités de l'association à Colmar et la diminution régulière depuis plusieurs années des subsides de l'État pour les centres d'hébergement, qui conduit Espoir à regrouper l'hébergement sur Colmar.

Gouvernance des syndicats de gestion des eaux.- Les communes et communautés de communes ont pris des délibérations au printemps 2018 fixant de façon officielle la gouvernance des syndicats de gestion des eaux, la compétence des communes et les nombreuses compétences de la communauté de communes. En raison d'une nouvelle réglementation globale (Département, Syndicat mixte, Dréal, Grand Est, Comité de bassin...), la procédure a été totalement repensée. Les élus municipaux et les communautés de communes devront donc à nouveau délibérer. En outre, la transformation en Épage (Établissement public d'aménagement et de gestion des eaux) ne se fera pas.

Pistes cyclables.- Sujet évoqué par un élu lors du conseil, le dossier des pistes cyclables est suivi. Il s'agit essentiellement d'une question d'information et de communication qui fera l'objet d'un point de l'ordre du jour lors d'une prochaine réunion.

Petite enfance.- Dans le cadre de la compétence petite enfance, une convention annuelle est signée entre la comcom et l'association Petite enfance Centre Hardt (Apech), qui s'engage à contribuer au projet social intercommunal ; en contrepartie, la communauté de communes soutiendra financièrement l'Apech par le versement d'une subvention de 460 000 EUR.

Développement économique et aménagement du territoire.- La convention de partenariat entre la communauté de communes Pays Rhin Brisach et l'agence de développement d'Alsace Adira va être renouvelée pour une durée de trois ans. Elle concerne le développement économique du territoire et l'aménagement du territoire. Cette convention n'entraîne pas de contrepartie financière à la charge de la CCPRB.

Orientations budgétaires.- Les élus ont approuvé les orientations budgétaires portant notamment sur les dépenses et recettes réelles de fonctionnement, les charges de personnels, les flux financiers entre l'ÉPCI, les communes, les investissements 2019 et la dette.

Rénovation énergétique.- Dans le cadre du programme local de l'habitat, des aides pour travaux de rénovation énergétique (chaudière, poêle, pompe à chaleur...) ont été réparties entre six personnes, pour un montant total de 3 942 EUR.

Musicales du Rhin.- Elles auront lieu du 25 mai au 15 juin, avec la participation du Strasbourg Brass Band et de Combo Jazz, et lors des parades de la musique de la Légion étrangère, de l'ensemble de cuivres du Bas-Rhin, des harmonies du secteur, d'une chorale d'une centaine de collégiens et d'une troisième formation musicale à définir.

Eurodistrict.- Les élus ont pris acte des informations relatives à la transformation en groupement européen de coopération territorial de l'eurodistrict Région Freiburg Centre et Sud Alsace.

 

 
 

Strasbourg Manifestations Lilian, 15 ans, victime et assigné à résidence

Publié dans le panorama le Jeudi 28 février 2019 à 06:36:19

© L'alsace, Jeudi le 28 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Strasbourg Manifestations  Lilian, 15 ans, victime et assigné à résidence
 

 
Il aurait dû retourner au lycée ce lundi et reprendre le cours - presque - normal de sa vie. Lilian, blessé au visage en marge d'une manifestation des gilets jaunes, le 12 janvier dernier à Strasbourg, devra rester chez lui quatre à six semaines de plus.

Ce samedi-là, Lilian revient du centre-ville affublé du manteau qu'il vient de s'offrir à l'occasion des soldes. Il se retrouve à proximité d'un point de friction entre manifestants et forces de l'ordre. Un projectile le heurte brutalement au visage.
« Il s'agissait bien d'un tir de LBD mais on ne sait pas encore qui a tiré »

Il s'agit vraisemblablement d'une munition de lanceur de balle de défense (LBD), cette arme si décriée depuis le début de la contestation, qui a occasionné de nombreux blessés graves. C'est ce que doit déterminer une enquête, en cours, de l'Inspection générale de la police (IGPN). « Il y a deux semaines, la police m'a confirmé qu'il s'agissait d'un tir de LBD, mais ils ne savent pas encore qui a tiré », indique Flaure, la mère de Lilian.

Au mauvais endroit, au mauvais moment, son fils se retrouve avec la mâchoire en miettes, maintenue par d'imposantes broches. Il ne peut plus sortir de chez lui. Pour éviter les infections ou qu'il aggrave sa blessure. Mais aussi parce que son visage, qui a fait le tour de la presse et des réseaux sociaux, est connu de tous. Ce qu'il « vit très mal », selon sa mère. « Je veux que ça s'arrête », confirme le jeune homme, la mine désespérée, victime et assigné à résidence.

En janvier, les médecins lui prédisaient un retour au lycée rapide. Il y a dix jours, il a appris qu'il devrait rester à la maison encore quatre semaines au moins. « Ça a été un choc pour mon fils. Il a 15 ans, il est prisonnier chez lui alors qu'il n'a rien demandé à personne », constate Flaure.

En attendant, Lilian se morfond chez lui. Heureusement, la douleur s'est estompée et il peut à nouveau manger de la nourriture solide : lasagnes hachées menu, frites écrasées à la fourchette.
« Ils ont tirésur un enfant et onle laisse là, comme ça »

Ses semaines s'égayent à l'occasion des quelques visites de ses copains. Le reste de ses journées est fait de parties du jeu vidéo Fortnite et de travail scolaire.

Sa mère se démène pour que Lilian ne redouble pas sa 2nde. Elle est allée voir la conseillère principale d'éducation du lycée Louis-Pasteur en quête d'une solution, de quelques heures d'enseignement à domicile dispensées gratuitement. En vain, pour l'instant. Flaure a au moins pu récupérer les notes des trois dernières semaines de cours.

En attendant, elle finance sur ses deniers propres la venue d'un répétiteur à domicile, quatre heures par semaine. « Ce n'est pas assez mais ça coûte 15 EUR par heure, comment je fais pour financer tout ça ? »

Avec les frais médicaux qu'elle doit avancer, les consultations chez le médecin, les deux séances hebdomadaires de kiné, elle commence à peiner financièrement. « Je suis vraiment en colère ! Ils ont tiré sur un enfant. Et on le laisse là, comme ça... » Lorsque le résultat de l'enquête de l'IGPN sera connu, la mère de famille compte porter plainte au tribunal administratif pour obtenir réparation.

D'ici là, elle cherche de l'aide où elle peut : elle travaille par exemple à l'écriture d'un courrier destiné à la municipalité d'Ostwald où elle habite avec son fils. Et tente de ne pas compromettre son propre avenir : elle doit passer un examen à la fin mars pour intégrer une formation de monitrice-éducatrice. Loup ESPARGILIÈRE