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Mulhouse Dossier Stocamine : l'agglo promet de rester vigilante

Publié dans le panorama le Mardi 26 février 2019 à 05:59:55

© Dna, Mardi le 26 Février 2019
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Mulhouse
Mulhouse Dossier Stocamine : l'agglo promet de rester vigilante

 
Blocage du site Stocamine de Wittelsheim, le 12 février dernier, par les militants du collectif Destocamine.
Les élus communautaires de m2A ont unanimement adopté, ce lundi après-midi, une motion consacrée au dossier Stocamine, motion dont le texte a été validé le 9 février dernier en conférence des maires.

Entre-temps, le ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy est revenu sur son refus initial de poursuivre les études de faisabilité d'un déstockage au moins partiel du site. S'ils saluent cette décision, les élus de M2A ont néanmoins choisi de maintenir leur motion, « dans une logique de mobilisation et d'attention accrue », pour reprendre les termes utilisés, ce lundi, par Fabian Jordan.

« Bien que positive, cette nouvelle séquence implique une grande vigilance sur ce dossier environnemental qui nous engage pour l'avenir, a encore insisté le président de m2A. Il en va de la qualité de notre nappe phréatique et de la santé de nos populations. »

Voici le texte quasi intégral de la motion :

« Le 21 janvier 2019, François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, a pris la décision d'enfouir définitivement 42 000 tonnes, soit 95 % des déchets stockés à Stocamine. Cette décision non concertée heurte les élus du territoire tant sur la forme que sur le fond. Sur la forme, il est déplorable qu'une décision descendante soit prise, sans concertation aucune avec les parlementaires et élus locaux [...]. Les élus sont consternés par l'absence totale de considération des habitants et de leurs représentants, et de prise en compte [...] des contentieux en cours. Sur le fond, la décision va à l'encontre de toute logique environnementale et notamment de l'avenir de la nappe phréatique alsacienne [...]. Le conseil communautaire de m2A s'oppose à cette décision et sollicite son réexamen, ainsi que le déstockage total des déchets dangereux du site de Stocamine, afin d'éviter tout risque de pollution de la nappe phréatique. »
E.D.

 

 
 

 

M2A Dossier Stocamine : l'agglo promet de rester vigilante

Publié dans le panorama le Mardi 26 février 2019 à 06:22:40

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M2A Dossier Stocamine : l'agglo promet de rester vigilante
 

 
Blocage du site Stocamine de Wittelsheim, le 12 février dernier, par les militants du collectif Destocamine.

Archives L'Alsace/Vincent Voegtlin

Les élus communautaires de M2A ont unanimement adopté, ce lundi après-midi, une motion consacrée au dossier Stocamine, motion dont le texte a été validé le 9 février dernier en conférence des maires.

Entre-temps, le ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy est revenu sur son refus initial de poursuivre les études de faisabilité d'un déstockage au moins partiel du site (cf. L 'Alsace du 13 février). S'ils saluent cette décision, les élus de M2A ont néanmoins choisi de maintenir leur motion, « dans une logique de mobilisation et d'attention accrue », pour reprendre les termes utilisés, ce lundi, par Fabian Jordan.
« Il en va de la santé de nos populations »

« Bien que positive, cette nouvelle séquence implique une grande vigilance sur ce dossier environnemental qui nous engage pour l'avenir, a encore insisté le président de M2A. Il en va de la qualité de notre nappe phréatique et de la santé de nos populations. »

Voici le texte quasi intégral de la motion :

« Le 21 janvier 2019, François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, a pris la décision d'enfouir définitivement 42 000 tonnes, soit 95 % des déchets stockés à Stocamine. Cette décision non concertée heurte les élus du territoire tant sur la forme que sur le fond. Sur la forme, il est déplorable qu'une décision descendante soit prise, sans concertation aucune avec les parlementaires et élus locaux [...]. Les élus sont consternés par l'absence totale de considération des habitants et de leurs représentants, et de prise en compte [...] des contentieux en cours. Sur le fond, la décision va à l'encontre de toute logique environnementale et notamment de l'avenir de la nappe phréatique alsacienne [...]. Le conseil communautaire de M2A s'oppose à cette décision et sollicite son réexamen, ainsi que le déstockage total des déchets dangereux du site de Stocamine, afin d'éviter tout risque de pollution de la nappe phréatique. »
E.D.

 

 
 

M2A Taxes locales : stabilité annoncée des taux pour le budget 2019

Publié dans le panorama le Mardi 26 février 2019 à 06:25:12

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M2A Taxes locales : stabilité annoncée des taux pour le budget 2019
 

 
« Pas question de fanfaronner, mais ça va mieux. De mieux en mieux, même, mais nous restons extrêmement prudents. » Antoine Homé tel qu'en lui-même, hier après-midi, au moment de présenter le rapport d'introduction au débat d'orientation budgétaire annuel de la communauté d'agglomération.

En l'occurrence, « débat » est un bien grand mot : largement préparées en amont, les grandes lignes directrices du budget primitif 2019 (quelque 240 millions d'euros en fonctionnement et autour de 45 millions en investissements), synthétisées par le vice-président de M2A, font déjà l'objet d'un large consensus au sein de l'assemblée... Reste donc, sur le fond, à acter que la santé financière de la communauté d'agglomération est en régulière amélioration depuis plusieurs années : la solvabilité de M2A est en hausse constante, de même que son autofinancement. La situation budgétaire de l'agglo n'en demeure pas moins très contrainte, ne serait-ce qu'en raison des nombreuses compétences de services qu'elle exerce (périscolaire, petite enfance, Parc zoologique et botanique de Mulhouse). En cause aussi : les baisses massives des dotations de l'État (15,1 millions d'euros depuis 2010) et le nécessaire équilibrage du financement du transport urbain (après avoir crû de 25 % à 36 % entre 2010 et 2014, le poids de la contribution du budget principal est cependant revenu à 28 % des recettes du budget transports en 2017).
« Le produitd'une bonne gestion »

Autre contrainte budgétaire : à compter de 2020, l'agglomération mulhousienne ne sera plus du tout éligible au Fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (FPIC) - soit 1,3 million d'euros de manque à gagner par rapport à 2019. M2A demeure en outre tenue de respecter le cadre de la contractualisation imposée par l'État (ses dépenses ne doivent pas augmenter de plus de 1,275 % par an). « Il s'agit aussi de continuer à améliorer notre niveau d'épargne brute, afin de pouvoir investir en faveur du territoire », poursuit Antoine Homé, par allusion au plan pluriannuel de quelque 225,2 millions d'euros entamé l'an passé, pour une période de cinq ans.

Dernière contrainte - et non des moindres : après plusieurs années de hausse (+3 % encore l'an passé), le budget primitif 2019 a été bâti sans augmentation des taux des taxes locales. « Oui, on est en 2019, mais cette stabilité fiscale est d'abord le produit d'une bonne gestion », insiste encore Antoine Homé, peut-être soucieux de parer à d'éventuels soupçons d'électoralisme, un an tout juste avant les prochaines municipales. On passe au vote : rapport d'orientation adopté à l'unanimité. Prochaine étape : le vote du budget primitif 2019 lui-même, le 25 mars.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

Santé Hôpitaux de proximité : Des médecins défendent les fermetures de maternités

Publié dans le panorama le Mardi 26 février 2019 à 05:31:51

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Santé Hôpitaux de proximité
Santé Hôpitaux de proximité : Des médecins défendent les fermetures de maternités
La fermeture de certaines maternités de proximité est « une nécessité pour préserver la qualité et la sécurité des soins », ont estimé lundi une dizaine de syndicats de médecins.

 
Selon plusieurs syndicats de médecins, vouloir maintenir des maternités de proximité à tout prix se ferait au détriment de la sécurité sanitaire des patientes.
Au nom de la sécurité des femmes qui viennent accoucher, une dizaine de syndicats de médecins et de sociétés savantes soutiennent la fermeture de certaines maternités en zone rurale. Une mesure prévue dans le projet de loi Santé présenté par le gouvernement il y a deux semaines.
Des patientes mises en danger ?

« L'évolution » de l'offre de soins en maternité « est urgente et inéluctable » du fait du manque de médecins dans certains établissements, font valoir les organisations dans un communiqué signé notamment par l'intersyndicale de praticiens hospitaliers APH, la Société française de néonatologie ou encore le syndicat Jeunes médecins.

Si les gynécologues, anesthésistes-réanimateurs, pédiatres, urgentistes, etc., « entendent les inquiétudes qui grandissent autour de la fermeture de certaines » structures, « le problème de sécurité des patientes et des nouveau-nés doit être au coeur » des réflexions sur le sujet. Ne pas accepter les nécessaires restructurations, c'est [...] mettre en danger les femmes qui viennent accoucher, comme les personnels soignants ».

Car, selon eux, « maintenir une maternité qui ne parvient pas [...] à offrir une organisation pérenne 24 heures/24 répondant aux critères de qualité/sécurité » de la Haute autorité de santé « est une erreur managériale pour les directions d'hôpitaux, médicale pour les médecins et les sages-femmes et une tromperie politique envers les femmes ».
Un enfant mort aux urgences

Sur la même ligne, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a redit dimanche sur Radio J que « proximité ne rim(ait) pas toujours avec sécurité », défendant la future labellisation d'« hôpitaux de proximité » recentrés sur la médecine générale, la gériatrie et la réadaptation, sans chirurgie ni maternité, prévue par sa réforme.

La semaine dernière, la mort d'un enfant in utero aux urgences de l'hôpital de Die (Drôme), privé d'accouchements depuis 2017, a relancé le débat sur les maternités de proximité, alimenté depuis plusieurs mois par des fermetures fortement contestées à Bernay (Eure), Creil (Oise) ou encore au Blanc (Indre).

Selon une étude de la Drees (service statistique des ministères sociaux), le nombre de maternités est passé de 814 en 1996 à 498 en 2016 en France métropolitaine.

 

 
 

 

Elections Européennes 2019 : Les partis en quête de candidats

Publié dans le panorama le Mardi 26 février 2019 à 05:31:01

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Elections Européennes 2019
Elections Européennes 2019 : Les partis en quête de candidats
Les élections européennes ont lieu dans trois mois. Les partis sont loin d'avoir bouclé leurs listes. Le parti présidentiel (LaREM) n'a pas encore choisi de têtede liste mais fait la course en tête dans les sondages.

 
Manon Aubry.
Le 26 mai, soit dans trois mois, les électeurs français désigneront 79 députés européens. Les partis politiques sont loin d'être prêts.
À gauche, l'émiettement

Les électeurs de gauche auront l'embarras du choix. La France insoumise (LFI) de Jean-Luc Mélenchon a choisi la jeunesse de Manon Aubry, 30 ans, ancienne porte-parole d'Oxfam (regroupement d'une vingtaine d'organisations contre les injustices et la pauvreté) pour mener cette liste en perte de vitesse dans les sondages (environ 7 à 9 %) par rapport à son score de la présidentielle (19,6 %). Certains électeurs de Jean-Luc Mélenchon optent pour Yannick Jadot, qui mènera la liste d'Europe Écologie-Les Verts (EE-LV) créditée de 8 %. Les européennes restent le scrutin fétiche des écologistes. Ceci explique que Yannick Jadot ferme la porte à toute alliance avec les autres partis de gauche.

L'ex-candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon (Génération-s) présentera sa liste en fin d'après-midi. L'élu de Paris Ian Brossat (PCF) a déjà lancé la sienne.

Le philosophe Raphaël Glucksmann, créateur du tout nouveau parti Place Publique, a échoué dans sa tentative de réconciliation de la gauche. Seul, le Parti socialiste, toujours sans tête de liste, pourrait lui répondre favorablement. Olivier Faure, premier secrétaire, a indiqué qu'il prendrait ses responsabilités. Faute d'envie...
À droite, rien ne va plus

Le parti Les Républicains, exclu du second tour de la présidentielle, n'a jamais excellé aux européennes. Laurent Wauquiez, son président, a fait le choix contesté de François-Xavier Bellamy pour conduire la tête de liste. Les positions très conservatrices du jeune essayiste vont-elles consolider l'électorat filloniste (20 %) de la présidentielle ? C'est le calcul de LR dont une partie de l'électorat est parti à La République en Marche.

À droite des LR, le Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen tente aussi le pari de la jeunesse en confiant la tête de liste à Jordan Bardella, militant frontiste âgé seulement de 23 ans mais déjà aguerri. Arrivé en tête il y a cinq ans lorsque le scrutin était régionalisé, l'ex-FN est placé pour l'instant derrière le parti présidentiel. Il est concurrencé sur le créneau souverainiste de la droite de la droite par Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan. Ce dernier semble lui prendre les voix qui lui manquent pour se positionner en tête.
Un axe central fort

La République en Marche (LaREM) n'a pas encore de liste, pas de candidat mais devance de trois ou quatre points le parti de Marine Le Pen dans tous les sondages. La liste de la majorité présidentielle sera associée dans ce scrutin au MoDem de François Bayrou et à Agir, qui regroupe d'anciens élus démissionnaires de LR. Le centriste Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, entend mener une liste indépendante. Ira-t-il jusqu'au bout ou cédera-t-il par peur de ne pas atteindre les 3 % des suffrages exprimés permettant le remboursement des frais de campagne ? La candidature de l'UDI ne décolle pas. Mais la campagne n'a pas vraiment démarré.
Nathalie MAURET

 

 
 

 

Européennes Les partis en quête de candidats

Publié dans le panorama le Mardi 26 février 2019 à 06:09:08

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Européennes Les partis en quête de candidats
 

 
Manon Aubry. Photo Stephane de SAKUTIN / AFP
Le 26 mai, soit dans trois mois, les électeurs français désigneront 79 députés européens. Les partis politiques sont loin d'être prêts.
À gauche, l'émiettement

Les électeurs de gauche auront l'embarras du choix. La France insoumise (LFI) de Jean-Luc Mélenchon a choisi la jeunesse de Manon Aubry, 30 ans, ancienne porte-parole d'Oxfam (regroupement d'une vingtaine d'organisations contre les injustices et la pauvreté) pour mener cette liste en perte de vitesse dans les sondages (environ 7 à 9 %) par rapport à son score de la présidentielle (19,6 %). Certains électeurs de Jean-Luc Mélenchon optent pour Yannick Jadot, qui mènera la liste d'Europe Écologie-Les Verts (EE-LV) créditée de 8 %. Les européennes restent le scrutin fétiche des écologistes. Ceci explique que Yannick Jadot ferme la porte à toute alliance avec les autres partis de gauche.

L'ex-candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon (Génération-s) présentera sa liste en fin d'après-midi. L'élu de Paris Ian Brossat (PCF) a déjà lancé la sienne.

Le philosophe Raphaël Glucksmann, créateur du tout nouveau parti Place Publique, a échoué dans sa tentative de réconciliation de la gauche. Seul, le Parti socialiste, toujours sans tête de liste, pourrait lui répondre favorablement. Olivier Faure, premier secrétaire, a indiqué qu'il prendrait ses responsabilités. Faute d'envie...
À droite, rien ne va plus

Le parti Les Républicains, exclu du second tour de la présidentielle, n'a jamais excellé aux européennes. Laurent Wauquiez, son président, a fait le choix contesté de François-Xavier Bellamy pour conduire la tête de liste. Les positions très conservatrices du jeune essayiste vont-elles consolider l'électorat filloniste (20 %) de la présidentielle ? C'est le calcul de LR dont une partie de l'électorat est parti à La République en Marche.

À droite des LR, le Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen tente aussi le pari de la jeunesse en confiant la tête de liste à Jordan Bardella, militant frontiste âgé seulement de 23 ans mais déjà aguerri. Arrivé en tête il y a cinq ans lorsque le scrutin était régionalisé, l'ex-FN est placé pour l'instant derrière le parti présidentiel. Il est concurrencé sur le créneau souverainiste de la droite de la droite par Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan. Ce dernier semble lui prendre les voix qui lui manquent pour se positionner en tête.
Un axe central fort

La République en Marche (LaREM) n'a pas encore de liste, pas de candidat mais devance de trois ou quatre points le parti de Marine Le Pen dans tous les sondages. La liste de la majorité présidentielle sera associée dans ce scrutin au MoDem de François Bayrou et à Agir, qui regroupe d'anciens élus démissionnaires de LR. Le centriste Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, entend mener une liste indépendante. Ira-t-il jusqu'au bout ou cédera-t-il par peur de ne pas atteindre les 3 % des suffrages exprimés permettant le remboursement des frais de campagne ? La candidature de l'UDI ne décolle pas. Mais la campagne n'a pas vraiment démarré.
Nathalie MAURET

 

 
 

EDITORIAL : L'Europe buissonnière

Publié dans le panorama le Mardi 26 février 2019 à 05:49:24

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EDITORIAL : L'Europe buissonnière
 

 
Exit les grands desseins continentaux et les déclarations d'amour enfiévrées. Le quotidien détruit toujours tout, c'est bien connu... Emmanuel Macron qui nourrissait de si hautes ambitions pour cette Union qu'il entendait refonder, qu'il voulait « plus chaude » et même « plus sensuelle », a ainsi dû calmer ses ardeurs. Et revoir urgemment l'ordre de ses priorités.

Les échos désormais lointains de la campagne électorale se sont fanés. Les mots vibrants, puissants, volontaires du discours de la Sorbonne en septembre 2017, ceux de Lisbonne et d'ailleurs aussi. Avec la crise des gilets jaunes, il a fallu mettre les mains dans le moteur et c'est tout de suite beaucoup moins glamour. Sans compter que les tentatives d'apaisement de la crise sociale aiguë que traverse le pays et l'organisation du grand débat ont monopolisé toutes les énergies de l'exécutif. Résultat, à trois mois pile-poil de l'élection des députés européens, l'envie d'Europe a disparu des discours et des radars. Le parti présidentiel n'a d'ailleurs toujours ni tête de liste ni tableau de marche.

Comme à chaque consultation depuis 40 ans, le scrutin européen est donc redevenu ce qu'il a au fond malheureusement toujours été : un marqueur de politique intérieure. Loin des grands enjeux annoncés.

En France, il sera une nouvelle fois, conformément aux voeux des principaux partis d'opposition, un référendum pour ou contre l'action, et même la personne, d'Emmanuel Macron. Raison pour laquelle le chef de l'État a différé à la semaine prochaine le grand discours sur l'Union qu'il devait tenir en février.

Lui qui voulait partir de loin, parcourir les capitales européennes pour incarner totalement l'alternative progressiste aux leaders populistes d'extrême droite a dû se résoudre à faire le dos rond. Il semble que finalement ce n'était pas là une mauvaise tactique.

Car même si près de la moitié des électeurs potentiels se disent encore indécis, il ressort du premier sondage sur le sujet que La République en Marche a reconstitué son socle de la présidentielle, ce qui est en soi une surprise. Suffisante sans doute pour réveiller quelques ardeurs enfouies.

 

 
 

 

Le poids des gilets jaunes

Publié dans le panorama le Mardi 26 février 2019 à 05:59:54

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le poids des gilets jaunes
 

 
Comment la crise des gilets jaunes va-t-elle peser sur le scrutin ? En trois semaines, les sondages ont divisé par trois les intentions de vote prêtées à une ou plusieurs listes qui porteraient ce label : de 9 % à 3 %, selon le baromètre Odoxa pour la presse régionale publié ce lundi dans nos colonnes. Les violences des samedis de février et surtout les insultes proférées en direct contre Ingrid Levavasseur, pressentie pour conduire la liste ont montré la difficulté à traduire politiquement le mouvement et ses divisions. Du coup, des gilets jaunes devraient essaimer sur plusieurs listes. En revanche, l'événement social de cet hiver 2018-2019 peut impacter la participation et les thématiques de campagne, donc le résultat. En France, contrairement à d'autres pays, la fiscalité, les sujets économiques et sociaux et même l'écologie devancent largement l'immigration comme thème sur lequel les Français attendent des réponses de leurs dirigeants et de l'Europe.

Du coup, toujours selon ce même baromètre Odoxa, le scrutin européen n'a jamais revêtu autant d'intérêt trois mois avant l'échéance. Les cadres et professions intellectuelles, les retraités (c'est nouveau) et les Français percevant les revenus supérieurs à 3 500 euros mensuels marquent ainsi leur volonté de suivre la campagne. Les électeurs ayant voté Macron en 2017 se déclarent également les plus déterminés. Une réponse de son électorat aux gilets jaunes dans les urnes ? Les dirigeants de LaREM en rêvent. Ce rendez-vous du 26 mai est également le premier test électoral pour la nouvelle majorité. Le calendrier et l'actualité sociale se conjuguent pour permettre un regain de mobilisation. A vérifier le 26 mai.

 

 
 

affaire « Drôle » de rencontre de Benalla et Crase

Publié dans le panorama le Mardi 26 février 2019 à 05:58:28

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affaire « Drôle » de rencontre de Benalla et Crase

 

Alexandre Benalla et Vincent Crase ont-ils pu échanger le 19 février, jour de leur placement en détention ? Selon RTL, qui révèle ce cafouillage au sein du palais de justice de Paris, les deux hommes sont restés dans le même box pendant « une heure », « sans interdiction de communiquer ». Interdits de rentrer en contact, ils étaient justement convoqués pour avoir violé leur contrôle judiciaire en juillet dernier. Selon la radio, les policiers n'ont pas eu d'instructions car « le mail qui transmet les consignes des magistrats n'a pas été envoyé ». Par ailleurs, le Bureau du Sénat statuera le 21 mars sur la demande de saisine de la justice formulée par la commission d'enquête sénatoriale sur l'affaire Benalla, concernant Alexandre Benalla et Vincent Crase, mais aussi trois collaborateurs de l'Élysée.
Loire Condamné pour agression sexuelle, un maire fait appel

Le maire PCF de Firminy (Loire) Marc Petit a fait appel lundi de sa condamnation à un mois de prison avec sursis pour agression sexuelle. Le maire de la principale ville communiste de la Loire, qui clame son innocence et dont l'avocat avait plaidé la relaxe en première instance, sera rejugé d'ici fin 2019 ou en 2020 devant la cour d'appel de Lyon. Marc Petit, 51 ans, a été condamné à un mois de prison avec sursis pour l'agression sexuelle, en juillet 2016 en Turquie, d'une employée du conseil départemental du Puy-de-Dôme.
Justice Cédric Herrou poursuivi pour injure et diffamation par Ciotti

Le militant Cédric Herrou a été mis en examen lundi pour injure publique et diffamation après une plainte du député LR Eric Ciotti, dont il avait vilipendé l'appel à renvoyer en Libye les bateaux de secours aux migrants comme l'Aquarius. « J'ai trouvé le plus gros porc français pour accueillir tout le misérabilisme du monde !! @ECiotti champion du monde !!! », avait réagi Cédric Herrou sur Twitter. Le lendemain, il postait un autre message : « Quand @ECiotti dit en 2018 'mettons les migrants en Libye'il dirait en 1940 mettons-les dans les chambres à gaz ».

 

 
 

Toujours plus de bénéficiaires aux Restos

Publié dans le panorama le Mardi 26 février 2019 à 05:50:31

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Solidarité
Toujours plus de bénéficiaires aux Restos
Toutes les associations d'aides aux personnes précaires le disent : le nombre des bénéficiaires ne cesse d'augmenter. Face à l'afflux, les Restos du coeur du Bas-Rhin se voient même obligés d'étendre leurs horaires d'accueil.
 

 
Pour répondre à l'augmentation de la demande d'aide, les différents centres des Restos ont étendu leurs créneaux horaires ou ajouté une journée d'ouverture.
« Avant, je gagnais un peu plus que le smic. Et puis ma situation a changé et la vie est devenue de plus en plus chère. J'ai du mal avec les factures d'électricité... » L'an dernier, à 57 ans, Francine a déclaré une affection pulmonaire. Impossible de travailler à temps plein comme femme de ménage quand on manque vite d'oxygène. « Je me suis retrouvée en mi-temps thérapeutique. Je suis venue un peu aux Restos du coeur l'an dernier, et maintenant je viens toutes les semaines depuis début janvier », explique-t-elle.
« À 4 semaines de la fin de la campagne d'hiver, on a déjà distribué autant que sur l'intégralité de celle de l'an dernier »

C'est aussi début janvier que l'antenne des Restos à Schiltigheim a commencé à ouvrir un jour de plus dans la semaine. Aux distributions habituelles des mercredis et vendredis s'est ajouté depuis deux mois celle du jeudi matin.

Idem à la Meinau et à Sélestat : on ouvre les portes un jour de plus. « Et nos 10 autres centres ont élargi leurs horaires d'accueil. Pratiquement tous ont rajouté une ou deux heures d'ouverture pour faire face à l'augmentation des inscrits », explique Patrick Gruber, vice-président des Restos du coeur du Bas-Rhin. « À 4 semaines de la fin de la campagne d'hiver, on a déjà distribué autant que sur l'intégralité de celle de l'an dernier », constate-t-il.

En tout, 5 000 foyers bas-rhinois, soit 12 000 personnes, bénéficient cet hiver de l'aide des Restos. On vient une fois par semaine, parfois moins, pour confectionner son « colis » : remplir le cabas de briques de lait et de soupe, de pain, de pâtes, de conserves de légumes et de yaourts à date de péremption approchante, cédés par les supermarchés des environs. Le long des étagères métalliques présentant les produits, alignés en une file d'attente patiente, une suite de récits de vie avec très peu de moyens, sans filet. Au premier incident on chute.

Pour Jeannine, qui, comme Francine, vit seule, l'incident a été colossal : « Un cancer, il y a 6 ans. J'étais cuisinière en maison de retraite à la Meinau, et j'ai dû arrêter de travailler. Les indemnités de la Sécu ont mis trois mois à arriver, pendant ce temps-là j'ai plus rien eu pour vivre... » Heureusement, la porte des Restos s'est ouverte. Jeannine a continué de venir quand elle s'est retrouvée à la retraite : « J'ai un peu plus de 800 euros de retraite par mois, pas d'APL, et des prélèvements pour surendettement. » Les fins de mois sont longues.
50 % des bénéficiaires ont moins de 25 ans

Le nouveau créneau d'ouverture du jeudi est réservé aux personnes seules et foyers à deux. Sur 550 foyers bénéficiaires rattachés au site de Schiltigheim, 216 sont constitués de personnes seules. « On a aussi beaucoup de mères célibataires, qui ne touchent plus d'aides après les 3 ans de l'enfant », constate Reynalde, responsable du site de Schiltigheim, engagée aux Restos depuis pas moins de 14 ans.

41 % des personnes aidées dans le Bas-Rhin sont seules. Mais ce qui a le plus augmenté, c'est le nombre d'enfants et de jeunes adultes : ils représentent cette année la moitié des bénéficiaires, dont une part grandissante de jeunes salariés, détaille le vice-président Patrick Gruber.
À Mulhouse, création d'un créneau spécial pour les étudiants

Confrontés à une évolution similaire, les Restos du Haut-Rhin ont ouvert cette saison un créneau spécial pour les étudiants, le samedi matin à Mulhouse, explique le président haut-rhinois de l'association, Richard Guth.

Là aussi, le nombre de bénéficiaires est en hausse, de 4 points, pour s'établir à environ 10 000 bénéficiaires. En proportion de la population, plus de Haut-rhinois que de Bas-rhinois s'adressent aux Restos.

Les 16 centres de l'association ont eux aussi étendu leurs créneaux horaires. Soucieuse de s'adapter au mieux aux besoins, son équipe réfléchit à des solutions « pour les fonds de vallées. Des communes nous disent qu'il y a des gens, surtout des personnes âgées, qui sont en grande précarité et n'osent pas se déplacer. Soit parce qu'ils n'en ont pas les moyens, soit parce qu'ils n'osent pas dire les difficultés dans lesquelles ils se trouvent. Alors on réfléchit à la création de centres itinérants », dit encore Richard Guth.

Mais pour tous ces projets comme pour les extensions d'horaires se pose un même problème : le manque de bénévoles pour assurer collectes et distributions. Volontaires bienvenus.
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

 

Gériatrie : les difficultés à recruter

Publié dans le panorama le Mardi 26 février 2019 à 05:53:35

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Gériatrie : les difficultés à recruter
Il manque toujours des infirmières. En particulier en gériatrie, qui représente 60 % de l'activité du groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud-Alsace.
 

 
Amandine Martin et Chloé Wisson, étudiantes infirmières en troisième et première année aux Hêtres, à l'hôpital du Hasenrain, avec les époux Heitz.
Mulhouse, Altkirch, Thann, Sierentz... les neuf sites hospitaliers du groupe sont concernés par le manque d'infirmières, en particulier ceux qui n'accueillent que des patients âgés comme Rixheim ou Bitschwiller-lès-Thann. Le GHR a décidé d'offrir une prime à l'embauche de 2900EUR parmi les 130 étudiants infirmiers qui obtiendront leur diplôme en juillet s'ils s'engagent dans un service de soins pour personnes âgées.

La gériatrie est le premier secteur concerné par la pénurie. Il manque sans doute une vingtaine de candidats actuellement, estime Frédérique Rusti, directrice de la coordination générale des soins. « Quand on sort d'une école d'infirmière et qu'on a 22 ans, on n'a pas forcément envie d'aller s'occuper de personnes âgées. » Elle avance pourtant « le côté à la fois technique et humain de ce travail ; il ne s'agit pas juste de faire des toilettes. Sans compter le versant accompagnement et animation, spécifique ».
Des contraintes, mais du mouvement

Le GHRMSA emploie plus de 1 500 infirmières dans ses différents hôpitaux, dont 1 300 en soins généraux. Il peine également à recruter du côté des infirmières anesthésistes et des infirmières de bloc opératoire.

En amont et depuis plusieurs années, l'Institut de formation en soins infirmiers de Mulhouse, ne remplit pas ses promotions (150 places chacune). On compte par ailleurs de nombreux abandons en cours de route. « C'est une problématique nationale, qui s'explique peut-être par les contraintes du métier, les horaires postés, le travail de nuit et de week-end... », estime Frédérique Rusti, infirmière de formation, tout comme son adjoint à la coordination générale des soins, Thierry Zaessinger. Ils soulignent tous deux les possibilités de mouvement, de formation et d'évolution qui sont possibles dans le métier, où l'on commence à 1 500 EUR par mois. « Il n'y a rien de statique, rien de répétitif. »

Dans le cadre de la promotion professionnelle, les aides soignantes et les auxiliaires de puériculture du groupe hospitalier ont par exemple la possibilité de se faire financer leurs études d'infirmière contre l'engagement moral de travailler un certain temps dans un service qui recrute (l'inscription à l'Ifsi se fait jusqu'au 1er mars). À noter un changement important cette année pour les bacheliers, puisque le concours d'entrée disparaît. Ils peuvent formuler leurs voeux sur le site www.parcourssup.fr jusqu'au 14 mars.
K.D. Les offres d'emploi se trouvent sur le site du GHRMSA (www.ghrmsa.fr). Ifsi, 2 rue du Dr-Léon-Mangeney à Mulhouse. 03 89 64 62 55.

Les offres d'emploi se trouvent sur le site du GHRMSA (www.ghrmsa.fr). Ifsi, 2 rue du Dr-Léon-Mangeney à Mulhouse. 03 89 64 62 55.

 
 

 

L'Apamobile fait une halte au marché d'Illzach

Publié dans le panorama le Mardi 26 février 2019 à 06:27:16

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L'Apamobile fait une halte au marché d'Illzach
 

 
Le Réseau Apa se déplace à la rencontre de la population pour faire de la prévention, informer et recruter des bénévoles et des salariés.  Photo L'Alsace/D.T.
Catherine Breysach est responsable du bénévolat au sein du Réseau Apa (Aide aux personnes âgées) et même si l'Apamobile l'a laissée en rade ce matin-là, elle a aménagé un petit espace pour aller à la rencontre des habitués du marché hebdomadaire d'Illzach.

Sillonner ainsi les routes du département permet à Catherine de prendre le pouls de la société, d'informer les futurs bénéficiaires et leurs enfants ou proches de toutes les offres proposées par le Réseau Apa, d'éveiller des vocations bénévoles ou salariées. Car c'est bien là que le bât blesse : « Le recrutement se fait difficilement », avoue Sandra Lombardo, responsable du secteur de Mulhouse, chargée du planning et du recrutement des salariés.
« Il faut attendre, toujours attendre »

Catherine Martin, conseillère en aide et accompagnement à domicile, est en charge de 13 salariés. Elle évalue les besoins des personnes âgées, propose un certain nombre de services et informe les bénéficiaires sur les aides financières possibles. Robert s'arrête pour entamer une discussion. Il vient de se faire opérer de la cataracte, est atteint de DMLA (dégénérescence maculaire liée à l'âge) et ne voit quasi plus rien. Il raconte son parcours du combattant : « Je commence des démarches, je frappe à toutes les portes et rien ne vient. Il faut attendre, toujours attendre. »

Catherine explique que le Réseau Apa, ce n'est pas seulement le portage de repas, mais que de nombreux services sont proposés pour permettre aux personnes âgées ou dépendantes de rester chez elles en toute sécurité, où qu'elles habitent, et de les accompagner ainsi sur leur chemin de vie. Les services vont aussi en direction des proches des personnes âgées, les aidants, pour leur permettre de souffler un peu, en réorganisant les tâches (gardes de nuit, retours d'hospitalisation souvent difficiles, visites à domicile).

S'il est difficile de recruter des salariés dans ce domaine, il est aussi bien difficile de trouver des bénévoles prêts à donner de leur temps pour maintenir le lien social avec les personnes âgées, les stimuler, les accompagner et ainsi leur apporter du bonheur au quotidien.
Repérer des vocations solidaires

Ils sont 800 dans le département à intervenir gratuitement, à domicile, en accueil de jour, dans les résidences et maisons de retraite : jeux, lectures, promenades, discussions, écrivains du lien pour aider dans les démarches et autres courriers, les activités sont nombreuses. Les futurs bénévoles bénéficient de formations gratuites afin d'acquérir les outils indispensables pour gérer au mieux les activités choisies. Nicole, jeune retraitée, est enthousiaste : « C'est pour moi aussi un épanouissement personnel de me savoir utile et efficace. »
Dominique THUET Y ALLER L'Apamobile sera ce jeudi 28 février au marché de Wittelsheim (2, rue d'Ensisheim) et le vendredi 1er mars au marché d'Illzach. Pour plus d'informations sur le bénévolat : 09.63.54.74.23. Pour l'aide et l'accompagnement à domicile des personnes âgées : 03.89.32.78.78. Pour l'aide aux aidants : 03.89.32.47.87.

 

 
 

« Intérimaires » Wattwiller : Tout coule de source

Publié dans le panorama le Mardi 26 février 2019 à 05:57:05

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« Intérimaires » Wattwiller
« Intérimaires » Wattwiller : Tout coule de source
Bourbach-le-Bas, Wattwiller, Mollau, Sickert : ils sont quatre, quatre maires dont le point commun est d'avoir été élus en cours de mandat suite à la démission ou au décès de leur prédécesseur. À un an des élections municipales, ces « intérimaires » du pouvoir municipal font le point sur les projets hérités ou initiés. Aujourd'hui, Maurice Busche, maire de Wattwiller.

 
Maurice Busche, maire de Wattwiller, a été élu conseiller municipal pour la première fois en 2014. Il aime travailler en équipe pour sa commune.
Maurice Busche est devenu maire de Wattwiller en décembre 2017 après l'élection de son prédécesseur, Raphaël Schellenberger, au poste de député. Une nouvelle fonction, pour ce jeune élu, qui semblait couler de source...
Nuits blanches

Maurice Busche, vous êtes devenu maire de Wattwiller dans des circonstances particulières, après l'élection comme député de Raphaël Schellenberger, qui était touché par la loi sur le cumul des mandats. Comment avez-vous décidé de reprendre le flambeau ?

Maurice Busche : « En 2014, j'ai souhaité m'investir dans une collectivité. Cela fait 32 ans que je travaille avec des collectivités et un jour, j'ai eu envie de voir de l'autre côté de la barrière. J'ai succédé à Raphaël Schellenberger le 4 décembre 2017. Ce n'était pas ma vocation, mais le fruit d'un échange avec mon équipe qui a sollicité ma candidature. Briguer le poste de maire a été une décision très difficile à prendre. Elle m'a valu quelques nuits blanches. C'est assez lourd... Après en avoir discuté avec mon épouse et mes collègues, j'ai finalement décidé d'y aller. J'appréhendais le poids des responsabilités mais je me suis aussi dit que notre équipe avait engagé un travail pour lequel elle avait été élue et qu'il fallait le poursuivre. »

Avez-vous repris les projets du programme de votre prédécesseur et si oui, lesquels restent à accomplir ?

M. B. : « Le projet du pôle services est lancé. Nous avons choisi l'architecte et le permis de construire devrait être déposé prochainement. Les travaux devraient démarrer à la fin de cette année pour se terminer au printemps 2020. Ce bâtiment sera implanté rue de Cernay, à la place des jardins familiaux que nous sommes en train de déplacer. Le bâtiment accueillera des professions de santé. Un médecin généraliste, des infirmières et un kinésithérapeute sont intéressés. Il y aura également une partie commerciale pour installer des producteurs locaux et un lieu de convivialité où on pourra manger sur le pouce ou boire un café. Le coût de ce bâtiment est estimé à 800 000 EUR. Nous avons évidemment sollicité des subventions. Ce sera un outil de plus pour le nouveau centre du village. En effet, lors du prochain mandat, nous projetons de créer, sur le terrain en face, un pôle scolaire qui regrouperait les écoles maternelle et primaire. Nous espérons engager une vraie réfection sur le patrimoine communal, notamment pour la mise aux normes d'accessibilité. Nous allons également lancer le projet de construction d'un rucher-école, chemin de la Forêt. De nombreuses tranches de travaux de voirie ont également été réalisées et nous allons en prévoir une autre, prochainement, pour sécuriser l'entrée du village en venant d'Uffholtz. »

Avez-vous vous-même initié certains projets depuis votre élection ?

M. B. : « Les projets sont ceux de l'équipe avec laquelle nous avions tracé la feuille de route. J'aurai à piloter le projet de pôle de services et ma première journée citoyenne, le 1er juin. C'est un événement qui me tient à coeur car c'est une vraie chance de fédérer les habitants autour de projets communs qu'ils auront proposés. »

Quelle sera votre priorité d'ici les élections municipales ?

M. B. : « Nous souhaitons livrer au plus vite (fin mars - début avril) les nouveaux jardins familiaux, qui se situeront également rue de Cernay. Nous allons équiper sept lots, pour un budget d'environ 30 000 EUR. Nous disposons du foncier pour proposer douze parcelles à terme. Nous allons poursuivre le chantier de remplacement de l'éclairage public, qui est pris en charge par la communauté de communes, pour passer en tout led. 63 % du parc a été changé à la fin 2018, nous espérons atteindre 100 % en 2020. »

Vous êtes-vous heurté à des difficultés imprévues ou, à l'inverse, avez-vous eu des bonnes surprises ?

M. B. : « Parmi les difficultés, il y a eu le plan local d'urbanisme. Deux recours administratifs sont en cours concernant le "Grand pré". Mais je tiens à rappeler que les terrains sont privés. Des petites difficultés, il y en a toujours mais on les traite pour avancer. La bonne surprise a été l'ouverture, à la rentrée de septembre, d'une quatrième classe à l'école primaire des Tilleuls. »
Une gestion attentive des deniers

Comment se portent les finances de la commune ? Souffrent-elles du désengagement de l'État ?

M. B. : « Sur la période 2017-2019, concernant la dotation globale de fonctionnement, ce sont 30 000 EUR qui ne nous ont pas été versés par l'État. On s'emploie à compenser cela avec une gestion attentive des deniers. Depuis 2014, nous avons réduit la dette de 1,228 million d'euros, ce qui va nous permettre de financer nos projets. C'est aussi grâce au pacte fiscal scellé avec la communauté de communes de Thann-Cernay. Il nous a permis de baisser les taux de fiscalité locale qui ne bougeront pas d'ici à la fin du mandat.»

«L'activité des Grandes sources de Wattwiller bénéficie également au budget communal. C'est une chance d'avoir cette entreprise dans notre village, qui est non délocalisable et qui contribue à la notoriété de Wattwiller. »

Comment évoluent les relations de votre commune avec l'intercommunalité ?

M. B. : « Les relations sont excellentes. L'entente est cordiale et réactive quand on prévoit un chantier de voirie : l'intervention de la communauté de communes, qui gère les réseaux enterrés, est rapide. Aujourd'hui, on travaille vraiment en bonne intelligence. Demain, il y aura sans doute des services mutualisés qui se créeront mais il n'y a pas lieu de s'en inquiéter. »

Vous présenterez-vous pour un nouveau mandat ?

M. B. : « Je vais déjà aller au bout de celui-ci... Ma décision n'est pas prise. Ce que je peux dire, c'est que les Wattwillerois méritent une équipe dynamique et compétente. »
« La crise des gilets jaunes, c'est la révolte du peuple »

Comment analysez-vous la crise des gilets jaunes ?

M. B. : « La crise des gilets jaunes, c'est la révolte du peuple dans un pays dont le déficit structurel atteint quasiment 100 % du PIB. Il faudrait aussi que l'État s'applique à lui-même ce qu'il impose aux communes... Les dégradations commises lors de manifestations me désolent et font perdre toute crédibilité au mouvement. Les premières revendications des gilets jaunes étaient justifiées et tout à fait légitimes. Mais notre pays a aussi besoin de réformes. Le point positif, c'est que les QG des gilets jaunes sont devenus des lieux de rencontre et recréent du lien social. Un lien qui se faisait autrefois dans les bistrots, au village. »
« "Face aux droits,il y a des devoirs" »

La commune est-elle associée au grand débat ?

M. B. : « Nous avons coorganisé un débat à Cernay le 12 février, en partenariat avec Cernay, Steinbach et le conseil de développement, que je remercie pour son excellent travail. Je viens d'envoyer à la préfecture le cahier de doléances que nous avions ouvert à la mairie. Il est peu fourni, mais je retiens l'esprit d'une partie de la première phrase qui a été inscrite : "Face aux droits, il y a des devoirs." »

Comment voyez-vous évoluer le rôle des maires ruraux ?

M. B. : « De manière incertaine. Il y a une volonté de réduire cette strate. Mais le mouvement des gilets jaunes a permis de reconnaître l'importance des élus de proximité qui ont une connaissance fine de leur territoire. On oeuvre à beaucoup de choses sans attendre grand-chose en retour. Parfois, juste un merci. »

La fonction de maire correspond-elle à l'image que vous vous en faisiez ?

M. B. : « Tout à fait, en ce qui concerne la représentation et l'animation d'une équipe qui me fait confiance pour porter des projets. Mais, il y a tellement de choses auxquelles nous ne sommes pas préparés... Je suis toujours impressionné par le nombre de documents qu'un maire doit lire et signer. Le maire est aussi très sollicité pour régler des petits soucis du quotidien des uns et des autres. C'est divers et varié et en non-stop. »

Que feriez-vous avec une baguette magique ?

M. B. : « J'offrirais de la tolérance à tous, du savoir-vivre et de la solidarité entre êtres humains. »
Propos recueillis parStéphanie FREEDMAN Voir aussi notre vidéo sur dna.fr

Voir aussi notre vidéo sur dna.fr

 
 

 

Bio
Naissance : le 15 octobre 1963 (55 ans).

Situation familiale : marié, père d'un enfant.

Profession : responsable du pôle Eau Suez France à Vieux-Thann.

Mandat : il a été élu pour la première fois en 2014. Il était conseiller municipal délégué avant de devenir maire de Wattwiller pour succéder à Raphaël Schellenberger, le 4 décembre 2017.

Passions : la moto, qui lui permet de faire de belles balades, et les retrouvailles entre amis. Plus jeune, il a pratiqué le football et le judo.

 

WITTERSDORF Mobilisation des parents d'élèves : « Pas d'enfants entassés ! »

Publié dans le panorama le Mardi 26 février 2019 à 05:26:42

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WITTERSDORF Mobilisation des parents d'élèves
WITTERSDORF Mobilisation des parents d'élèves : « Pas d'enfants entassés ! »
Les parents d'élèves de l'école de Wittersdorf dénoncent la suppression d'un demi-poste d'enseignant, qu'ils avaient durement obtenu au printemps dernier. Ils préparent différentes actions, dont une opération escargot ce mercredi à 17 h.

 
Tenues de soirée, tapis rouge, bulles et chocolats ? Avec humour mais fermeté, les délégués de parents d'élèves de Wittersdorf ont sorti le grand jeu, devant l'école ce lundi soir, pour montrer à l'inspectrice d'académie qu'ils sont ouverts au dialogue et prêts à formuler des propositions pour conserver leurs classes.
Le regroupement pédagogique intercommunal (RPI) de Fislis et l'école de Froeningen ne sont pas les seuls établissements menacés par une fermeture de classe (nos précédentes éditions).

À Wittersdorf aussi, les parents d'élèves sont inquiets, puisque le conseil départemental de l'Éducation nationale (CDEN), qui s'est tenu début février à l'Inspection académique à Colmar, envisage de supprimer, en septembre 2019, le demi-poste qui avait été rouvert à la rentrée 2018. « Cela signifie qu'à partir de septembre 2019, nos enfants seront entassés -il n'y a pas d'autres termes- dans deux classes avec seulement deux enseignantes : l'une s'occupera des maternelles et des CP et l'autre de tous les autres niveaux du CE1 au CM2 », commentent les délégués des parents d'élèves. Or deux classes à quatre niveaux chacune, pour eux, « c'est tout simplement impensable et impossible ».
« Conditions d'apprentissage dégradées »

Les parents d'élèves savent de quoi ils parlent : « l'organisation actuelle des jeudis et vendredis nous en donne déjà un aperçu », assurent-ils. En effet, si les lundis et mardis, l'école est organisée avec trois classes donc trois enseignantes (une pour les maternelles, une pour les CP/CE1 et une pour les CE2, CM1, CM2), les jeudis et vendredis, seules deux classes sont ouvertes avec une enseignante pour les maternelles et le CP, et une enseignante pour tous les niveaux du CE1 au CM2 inclus. « Bruit, agitation, difficultés de concentration, les conditions d'apprentissage sont clairement dégradées », selon les parents, qui mesurent déjà les lourdes conséquences de la restriction : pour la première fois, cette année, les écoliers de CP ne suivent pas de cours de natation faute d'un nombre suffisant d'enseignants, « alors que cet apprentissage fait partie des enseignements fondamentaux et obligatoires dès le CP ».

Cette suppression d'un demi-poste paraît d'autant plus incompréhensible « que nos effectifs sont au-delà des minimas fixés par l'Éducation nationale pour maintenir une classe, ils sont même en hausse (quatre enfants sont arrivés dans le village en janvier dernier et ont été inscrits à l'école) », poursuivent les parents d'élèves.

Leur incompréhension redouble encore lorsqu'ils comparent la situation de Wittersdorf à celles des communes voisines : « notre village totalise à lui seul autant d'enfants scolarisés que trois villages environnants réunis (Tagsdorf, Schwoben, Heiwiller) et qui eux ne sont concernés par aucune fermeture ».
Effectifs en hausse

Les délégués de parents d'élèves de Wittersdorf se disent « déçus, écoeurés mais aussi très en colère ». « Nous avons été jusque-là très constructifs et avons privilégié le dialogue. Nous avons formulé des propositions auprès de la Dasen. Mais nous n'avons eu pour seule réponse que le silence et le mépris. »

Avec le soutien de la municipalité, ils prévoient une série d'actions pour « mieux se faire entendre ». Le week-end dernier, ils ont distribué une note d'information aux habitants dans les boîtes aux lettres. Hier soir, ils ont organisé une réunion d'information à l'école à destination des familles. Mercredi à 17 h, ils mèneront une opération escargot au carrefour de l'Ours.
Anne DUCELLIER

 

 
 

 

« Nous ne comprenons pas la décision de l'inspection académique. Les effectifs seront à la hausse à la rentrée 2019. De plus, l'école a toujours été entretenue. Elle dispose de locaux adaptés, accessibles au handicap. Et puis, nous défendons notre école parce que c'est la vie du village ! »
Une représentante des parents d'élèves de l'école de Wittersdorf

 

Froeningen Pas d'enfants « entassés » !

Publié dans le panorama le Mardi 26 février 2019 à 05:56:48

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Froeningen Pas d'enfants « entassés » !
 

 
Tenues de soirée, tapis rouge, bulles et chocolats : avec humour mais fermeté, les délégués de parents d'élèves de Wittersdorf ont sorti le grand jeu, devant l'école ce lundi soir, pour montrer à l'inspectrice d'académie qu'ils sont ouverts au dialogue et prêts à formuler des propositions pour conserver leurs classes. DR
Le regroupement pédagogique intercommunal (RPI) de Fislis et l'école de Froeningen ne sont pas les seuls établissements menacés par une fermeture de classe (nos précédentes éditions).

À Wittersdorf aussi, les parents d'élèves sont inquiets, puisque le conseil départemental de l'Éducation nationale (CDEN), qui s'est tenu début février à l'inspection académique à Colmar, envisage de supprimer, en septembre 2019, le demi-poste qui avait été rouvert à la rentrée 2018. « Cela signifie qu'à partir de septembre 2019, nos enfants seront entassés - il n'y a pas d'autres termes - dans deux classes avec seulement deux enseignantes : l'une s'occupera des maternelles et des CP et l'autre de tous les autres niveaux du CE1 au CM2 », commentent les délégués des parents d'élèves. Or d eux classes à quatre niveaux chacune, pour eux, « c'est tout simplement impensable et impossible ».
« Conditions d'apprentissage dégradées »

 

Les parents d'élèves savent de quoi ils parlent : « L'organisation actuelle des jeudis et vendredis nous en donne déjà un aperçu », assurent-ils. En effet, si les lundis et mardis, l'école est organisée avec trois classes, donc trois enseignantes (une pour les maternelles, une pour les CP/CE1 et une pour les CE2, CM1, CM2), les jeudis et vendredis, seules deux classes sont ouvertes avec une enseignante pour les maternelles + le CP, et une enseignante pour tous les niveaux du CE1 au CM2 inclus. « Bruit, agitation, difficultés de concentration, les conditions d'apprentissage sont clairement dégradées », selon les parents, qui mesurent déjà les lourdes conséquences de la restriction : pour la première fois, cette année, les écoliers de CP ne suivent pas de cours de natation faute d'un nombre suffisant d'enseignants, « alors que cet apprentissage fait partie des enseignements fondamentaux et obligatoires dès le CP ».
Des effectifs en hausse

Cette suppression d'un demi-poste paraît d'autant plus incompréhensible « que nos effectifs sont au-delà des minimas fixés par l'Éducation nationale pour maintenir une classe, ils sont même en hausse (quatre enfants sont arrivés dans le village en janvier dernier et ont été inscrits à l'école) », poursuivent les parents d'élèves.

Leur incompréhension redouble encore lorsqu'ils comparent la situation de Wittersdorf à celle des communes voisines : « Notre village totalise à lui seul autant d'enfants scolarisés que trois villages environnants réunis (Tagsdorf, Schwoben, Heiwiller) et qui eux ne sont concernés par aucune fermeture. »
Mobilisation générale

Les délégués de parents d'élèves de Wittersdorf se disent « déçus, écoeurés mais aussi très en colère ». « Nous avons été jusque-là très constructifs et avons privilégié le dialogue. Nous avons formulé des propositions auprès de la Dasen. Mais nous n'avons eu pour seule réponse que le silence et le mépris. » Avec le soutien de la municipalité, ils prévoient une série d'actions pour « mieux se faire entendre ». Le week-end dernier, ils ont distribué une note d'information aux habitants dans les boîtes aux lettres. Ce lundi soir, ils ont organisé une réunion d'information à l'école à destination des familles. Mercredi à 17 h, ils mèneront une opération escargot au carrefour de l'Ours.
Anne DUCELLIER

 

 
 

Saint-Amarin Communauté de communes de la vallée : Au service de l'enfance

Publié dans le panorama le Mardi 26 février 2019 à 05:55:50

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Saint-Amarin Communauté de communes de la vallée
Saint-Amarin Communauté de communes de la vallée : Au service de l'enfance
Un service jeunesse a vu le jour dans la vallée depuis 1991. Au fil des années, la structure s'est enrichie et la communauté de communes de la Vallée de Saint-Amarin (CCVSA) vient de signer avec la Caisse d'allocations familiales (CAF) le 4e contrat Enfance Jeunesse.

 
La signature officielle du 4e contrat enfance jeunesse par François Tacquard, Marjorie Florenson-Willer, et Charles Wehrlen, en présence d'élus de la vallée.
Dans une vallée affectée par le déclin industriel, il était impératif de créer des conditions d'accueil optimales pour les jeunes couples désireux de s'y installer. Un service Enfance efficace fait partie des atouts proposés par la comcom. Parallèlement aux investissements de l'instance en charge de la compétence, la CAF apporte son soutien financier depuis 2006.

Le 4ème Contrat Enfance Jeunesse (CEJ) pour la période 2018-2021 vient d'être signé avec une contribution financière de 246 000 EUR cette année au bénéfice des actions multi-accueil petite enfance, des sites d'accueil périscolaires de Kruth, Storckensohn, Wesserling, Moosch et Saint-Amarin, du relais assistants maternels ainsi que de la formation au BAFA et à deux postes de coordination Enfance et Jeunesse nouvellement intégré dans le périmètre du contrat.
Un partenariat apprécié

Le budget consacré à l'enfance et à la jeunesse au sein de la communauté de communes est conséquent : 1,610 MEUR y est consacré cette année, 0,43 MEUR pour le multi-accueil et le RAM, 0,62 MEUR pour le périscolaire et 0,55 MEUR pour les transports scolaires. La dotation de la CAF contribuera donc pour les années à venir à cet investissement.

Après les 257 611 EUR de l'an dernier et les 246 011 EUR cette année, 234 503 EUR seront versés l'an prochain et 222 995 EUR en 2021. Par cet investissement, ce sont entre 300 et 400 enfants, sur le millier scolarisé dans le périmètre de la CCVSA, qui bénéficient des actions menées dans le cadre de ce contrat officialisé par le président de la comcom François Tacquard, président, le vice-président en charge des services à la population Charles Wehrlen et Marjorie Florenson-Willer, chef de service responsable du département offre globale à la CAF.
Pierre RUDLER

 

 
 

 

Les collégiens et leurs correspondants du Burkina Faso

Publié dans le panorama le Mardi 26 février 2019 à 06:20:36

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Les collégiens et leurs correspondants du Burkina Faso
 

 
Une classe de 5e correspond actuellement avec une école de brousse au Burkina Faso.  Photo L'Alsace/Jean-Louis Lichtenauer
Des collégiens de 5e de Victor Hugo entretiennent des échanges avec une classe de CM2 d'une école de brousse à Bangrin dans la province de Bam, au Burkina Faso. C'est une école expérimentale où l'on pratique la langue locale et le Français, progressivement.

Dans le cadre de leur travail, après la présentation jeudi de son spectacle « YOK » auquel assistait également une classe de 6e, le conteur Innocent Yapi, originaire de côte d'Ivoire, a découvert le travail réalisé par les collégiens.
Projet « écoles croisées »

Il s'agit d'un projet pluridisciplinaire impliquant de nombreuses matières. Le Français tout d'abord, avec l'écriture de lettres décrivant la vie non seulement au collège, mais aussi à Colmar. Mais aussi les mathématiques, en abordant la question des habitats et de leur construction. Sans omettre la physique-chimie, avec les thèmes de la gestion de l'eau, de l'alimentation et sa qualité. Enfin, en histoire-géo, on aborde le chapitre des régimes politiques et des ressources. Le projet est véritablement pensé comme un ensemble.

Il s'intitule « écoles croisées » et a pu se réaliser parce que la professeure d'histoire-géo était une ancienne élève de Raymonde Rannaud, présidente de l'association Contact solidarité, entraide, échange (CSEE), acronyme du lycée Camille Sée où elle enseignait. C'est elle qui se charge de porter les lettres écrites à Colmar ainsi que quelques vidéos montrant Colmar, lors de ses déplacements en Afrique.
« Travaillez votre don, ne faites pas les imbéciles »

« J'ai été étonnée par cette classe, le sérieux de leur travail », commente-t-elle. C'est également l'avis du conteur, admiratif devant la qualité d'écoute, le silence et l'intérêt des élèves. Répondant aux questions, il leur a dit : « Nous avons tous un talent. Travaillez votre don, ne faites pas les imbéciles. »

Il a regretté que la tradition des contes en Afrique ait disparu suite à la colonisation. « Il ne reste plus que l'oralité. » Raymonde Rannaud acquiesce mais précise : « Au Burkina, nul n'est besoin de contrat écrit, la parole est sacrée. Ma vie a changé la première fois que j'ai été en Afrique. » Elle se réjouit de la poursuite des échanges avec le collège Victor Hugo puisqu'après une première opération d'envoi de trousses confectionnées par des parents d'élèves et une collecte de stylos, suivra au printemps une collecte de livres et dictionnaires avec « RecycLivre », en lien avec le CDI. Des ouvrages qui seront livrés en conteneurs.
Jean-Louis LICHTENAUER

 

 
 

De futurs professeurs d'allemand en préprofessionnalisation

Publié dans le panorama le Mardi 26 février 2019 à 06:06:05

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Éducation Projet de loi
De futurs professeurs d'allemand en préprofessionnalisation
 

 
Le projet de loi pour une école de la confiance, adopté à la mi-février en première lecture par l'Assemblée nationale, comporte notamment le nouveau dispositif de préprofessionnalisation, « instaurant un véritable levier pour l'attractivité du métier de professeur qui doit demeurer une voie de promotion, d'ascension sociale », explique le ministère de l'Éducation nationale.

Ce dispositif, qui permet dès la seconde année de licence et jusqu'à la première année de master « d'être recruté sous contrat avec des conditions de rémunération attractives (693 EUR nets en L2, 963 EUR en L3, 980 EUR en M1) et cumulables avec les bourses » devrait particulièrement intéresser l'académie de Strasbourg. En effet, dès la rentrée prochaine, 1 500 étudiants seront concernés par le dispositif de préprofessionnalisation dans au moins trois premières académies pour le premier degré (Amiens, Créteil et Versailles) et dans plusieurs académies pour relancer l'attractivité, particulièrement dans les disciplines où le recrutement est difficile dans le second degré. Le ministère précise que ce dispositif devrait concerner les disciplines de mathématiques, lettres, allemand... Et on connaît en Alsace la difficulté de recruter des professeurs d'allemand en nombre suffisant. À suivre.

 

 
 

 

Agglomération mulhousienne Un plateau technique médicalisé au Centre sportif régional : Pilote du sport-santé

Publié dans le panorama le Mardi 26 février 2019 à 06:00:20

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Agglomération mulhousienne Un plateau technique médicalisé au Centre sportif régional
Agglomération mulhousienne Un plateau technique médicalisé au Centre sportif régional : Pilote du sport-santé
M2A a annoncé hier en conseil d'agglomération la création au Centre sportif régional d'Alsace d'un plateau technique médicalisé, avec la volonté affirmée de s'imposer comme un lieu d'excellence d'accueil et de formation et pour devenir une base arrière durant l'Olympiade 2020-2024.

 
Bientôt un nouveau plateau médicalisé "high-tech" au centre sportif régional de Mulhouse.
Le Centre sportif régional d'Alsace (CSRA) a pour vocation de compléter localement le parc des équipements sportifs de la plaine de l'Ill et contribue par l'accueil de délégations sportives de haut niveau, françaises ou étrangères, au rayonnement et au prestige de l'agglomération mulhousienne.

Ainsi, en ce mois de février, le CSRA de Mulhouse accueille une délégation de jeunes volleyeurs chinois qui s'y installe pour deux ans pour se préparer à intégrer leur équipe nationale avant les JO de 2024... (Lire en pages Région).

C'est Remy Dantzer, conseiller communautaire délégué au Centre sportif régional et au sport de haut niveau, qui a rappelé l'historique de cet équipement, depuis sa création en 1983, géré par une association, avant son intégration au patrimoine de m2A en 2015. Ainsi, le plateau médical du Centre sportif régional reposait jusqu'à sa retraite en fin d'année 2017, sur les épaules d'un seul homme, le Dr François Matter, qui en 25 ans d'activité en avait fait la réputation en matière de santé et de sport de haut niveau.
Une concession de service

Rémy Dantzer a également expliqué que, depuis, m2A a engagé une réflexion autour d'un projet de nouveau plateau médical et de bien-être, afin de poursuivre l'offre de service aux sportifs et d'en enrichir l'offre. Le projet qui est né et dont les travaux ont débuté fin janvier, consiste à élargir la vocation du CSRA et de créer un plateau technique médicalisé et un espace de récupération, adaptés tant à la pratique du sport de haut niveau qu'aux pratiquants modérés et sédentaires.

Cela permettra de maintenir le CSRA comme une structure reconnue de la santé dans le sport de haut niveau, sans pour autant délaisser la demande de soins de premiers secours et participe pleinement à une logique d'attractivité des délégations sportives à la recherche d'un site de préparation et s'inscrit dans la dynamique « Paris 2024 ».

Ce projet « high-tech » s'articulera autour du regroupement d'installations techniques « classiques » de rééducation fonctionnelle couplées à du matériel technologique très spécialisé aux champs d'application larges (isocinétisme, analyse quantifiée du mouvement, cryothérapie, ondes de choc focales, etc).

Les locaux de 250 m² (avec une extension sur l'extérieur, par rapport au plateau médical actuel) regrouperont différents espaces et plusieurs salles, pour permettre à une vingtaine de personnes de travailler sur le site : médecins spécialistes, kiné, éducateurs et infirmières.

Vocation élargie, organisation innovante, le plateau médical sera en effet placé en concession de service et fonctionnera de manière hybride, avec un collectif de professionnels indépendants et un médecin-directeur et deux infirmières de la collectivité, qui seront en lien avec Nicolas Gerber, responsable du CSRA, pour la coordination de l'ensemble.

Les travaux devraient s'achever à l'été 2019, pour une mise en service à la rentrée de septembre. La transformation permettra de remplir les conditions d'obtention du label Grand INSEP (qui garantit l'aménagement et la qualité des sites d'entraînement et de formation des sportifs de haut niveau, ainsi que le respect d'une approche éthique de la performance).

Les dépenses d'investissement, qui comprennent également l'achat du matériel, s'élèvent à 860 000 EUR, auxquels participeront le Département (100 000 EUR) et la Région (montant encore à définir). Quant au budget de fonctionnement, il a été évalué à 140 000 EUR en dépenses et à 248 000 EUR en recettes, dont les revenus liés à la partie bien-être du centre et 60 000 EUR de redevance (loyer de concession) ; l'excédent de recettes permettant de couvrir l'investissement.

Les élus de l'agglo ont donc voté ce lundi pour la création de la concession pour l'exploitation de ce nouveau plateau médical par différents spécialistes. Le conseil d'agglomération sera appelé ultérieurement à se prononcer sur le choix du concessionnaire.
Michèle MARCHETTI

 

 
 

 

« Le plus dur est à venir »
C'est Jo Spiegel qui a présenté le rapport 2018 sur le développement durable dans l'agglo. Le conseiller communautaire délégué à la transition énergétique se félicite qu'en dix ans, l'agglo ait baissé ses émissions de gaz à effet de serre (hors circulation automobile) de 43  % (selon ATMO Grand Est), mais aussi de 16 % ses consommations d'énergies en augmentant de 21  % l'utilisation des énergies renouvelables ; par quelque 700 actions sur le territoire, « grâce à la mobilisation de tous et au budget le plus important de l'agglo, avec 45 M EUR».

Pour lui, ce travail en profondeur a été rendu possible grâce à « l'existence d'une éthique de responsabilité » depuis 2007, sur le « territoire pertinent » de m2A, avec une intercommunalité qui porte la démarche, en reliant les trois composantes : social, économique et environnement.

Et d'évoquer les projets marquants comme le compte mobilité, les 565 vélos à assistance électrique, les cinq bus électriques, la DSP transport ambitieuse avec une flotte de bus 100 % propre, la biomasse à l'Illberg, le raccordement du réseau de chaleur de l'hôpital, le méthaniseur...

L'agglo poursuit sa politique de soutien à l'efficacité énergétique de l'habitat (Oktave, Pig), la participation aux travaux dans le cadre de l'après Fessenheim, ou encore les travaux pour la candidature à l'appel à projet Tiga, la réalisation d'un atlas de la biodiversité à l'échelle de l'agglomération ; et finalisera le projet de recyclerie.

Démarrés en 2018, des projets structurants seront poursuivis en 2019 comme l'actualisation du Plan Climat ou encore la future politique déchets de l'agglomération, l'industrie du futur ou la reconversion de DMC.

Malheureusement, Jo Spiegel, rappelle que pour sauver le climat, « le plus facile a été fait, le plus dur est à venir. Il faut agir maintenant, passer à la sobriété, car en 2030, ce sera irréversible... »
M.M.

 

M2A Un projet high tech au Centre sportif régional

Publié dans le panorama le Mardi 26 février 2019 à 06:30:23

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M2A Un projet high tech au Centre sportif régional
 

 
La mise en service du nouveau plateau médical devrait intervenir en septembre prochain. DR
Le Centre sportif régional d'Alsace (CSRA) a pour vocation de compléter localement le parc des équipements sportifs de la plaine de l'Ill et contribue, par l'accueil de délégations sportives de haut niveau, françaises ou étrangères, au rayonnement de l'agglomération mulhousienne. Ainsi, ce mois, le CSRA de Mulhouse accueille une délégation de jeunes volleyeurs chinois qui s'y installent pour deux ans afin de se préparer à intégrer leur équipe nationale avant les JO de 2024.

Rémy Dantzer, conseiller communautaire délégué au Centre sportif régional et au sport de haut niveau, a rappelé l'historique de cet équipement, depuis sa création en 1983, géré par une association, avant son intégration au patrimoine de M2A (Mulhouse Alsace agglomération) en 2015. Ainsi, le plateau médical du CSRA reposait jusqu'à sa retraite, fin 2017, sur les épaules d'un seul homme, le Dr François Matter qui, en vingt-cinq ans d'activité, en avait fait la réputation en matière de santé et de sport de haut niveau.

Rémy Dantzer a également expliqué que depuis, M2A a engagé une réflexion autour d'un projet de nouveau plateau médical et de bien-être, afin de poursuivre et d'enrichir l'offre de services aux sportifs. Le projet, qui est né et dont les travaux ont débuté fin janvier, consiste à élargir la vocation du CSRA et créer un plateau technique médicalisé et un espace de récupération, adaptés tant à la pratique du sport de haut niveau qu'aux pratiquants modérés et sédentaires.
Une concessionde service

Cela permettra de maintenir le CSRA comme une structure reconnue de la santé dans le sport de haut niveau, sans pour autant délaisser la demande de soins de premiers secours, participe pleinement à une logique d'attractivité des délégations sportives à la recherche d'un site de préparation et s'inscrit dans la dynamique « Paris 2024 ». Ce projet high tech s'articulera autour du regroupement d'installations techniques « classiques » de rééducation fonctionnelle, couplées à du matériel technologique très spécialisé aux champs d'application larges.

Les locaux de 250 m² (avec une extension sur l'extérieur) regrouperont différents espaces et plusieurs salles, pour permettre à une vingtaine de personnes de travailler sur le site : médecins spécialistes, kinés, éducateurs et infirmières.

Le plateau médical sera placé en concession de service et fonctionnera de manière hybride, avec un collectif de professionnels indépendants et un médecin-directeur et deux infirmières de la collectivité, qui seront en lien avec Nicolas Gerber, responsable du CSRA, pour la coordination de l'ensemble.

Les travaux devraient s'achever à l'été 2019, pour une mise en service en septembre. La transformation permettra de remplir les conditions d'obtention du label Grand Insep (qui garantit l'aménagement et la qualité des sites d'entraînement et de formation des sportifs de haut niveau, ainsi que le respect d'une approche éthique de la performance). Les dépenses d'investissement, qui comprennent également l'achat du matériel, s'élèvent à 860 000 EUR, auxquels participeront le Département (100 000 EUR) et la Région (montant encore à définir). Quant au budget de fonctionnement, il a été évalué à 140 000 EUR en dépenses et à 248 000 EUR en recettes, dont les revenus liés à la partie bien-être du centre et 60 000 EUR de redevance (loyer de concession) ; l'excédent de recettes permettant de couvrir l'investissement.

Les élus de l'agglo ont voté ce lundi pour la création de la concession pour l'exploitation de ce nouveau plateau médical par différents spécialistes. Le conseil d'agglomération sera appelé ultérieurement à se prononcer sur le choix du concessionnaire.
Michèle MARCHETTI

 

 
 

COLMAR : Le maire invite à une réunion publique

Publié dans le panorama le Mardi 26 février 2019 à 06:11:11

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grand débat national Lundi 4 mars
COLMAR : Le maire invite à une réunion publique
 

 
Depuis fin novembre 2018, l'unité du pays est mise à mal. Une partie de la population s'estime exclue de l'accès à une qualité de vie minimale.

En ce début d'année, le gouvernement a engagé un grand débat national permettant à toutes et à tous de débattre autour de questions essentielles. Les maires sont des interlocuteurs de proximité privilégiés pour recueillir l'expression des citoyens.

Gilbert Meyer, maire de Colmar, invite les Colmariens à une réunion publique lundi 4 mars à 18 h 30, place du Capitaine Dreyfus, salle des Familles.

Débat animé par un médiateur indépendant. Cette réunion est ouverte à tous les Colmariens qui souhaitent exprimer leur avis et faire des propositions pour le fonctionnement du pays. Les différentes requêtes seront retranscrites afin d'adresser une synthèse à l'Etat. Lors de cet échange, chacun pourra intervenir en rapport avec les thèmes définis par le président de la République : la fiscalité et les dépenses publiques, la transition écologique, l'organisation des services publics, la démocratie et la citoyenneté. Des fiches de présentation des thématiques citées ci-dessus sont disponibles sur le site internet du grand débat national (granddebat.fr). Ce débat intervient en complément du cahier de doléances disponible dans le hall de la mairie depuis le début de l'année. Un cahier de doléances numérique est également disponible sur le site internet de la Ville (colmar.fr).

 

 
 

 

Pfetterhouse Mémoire : Inauguration en coup de vent

Publié dans le panorama le Mardi 26 février 2019 à 05:25:58

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Pfetterhouse Mémoire
Pfetterhouse Mémoire : Inauguration en coup de vent
Bravant les bourrasques, les responsables communaux, les associations patriotiques de l'arrondissement, les élus et la population ont inauguré, à Pfetterhouse, la rénovation et le rassemblement de trois stèles patriotiques sur la route de Réchésy.

 
Le coupé de ruban devant les trois stèles rénovées et rassemblées en un Carré du souvenir a rassemblé le maire Jean-Rodolphe Frisch, Clément Heinis, président du Souvenir français, le sénateur René Danesi qui a accordé une réserve parlementaire, Rémy With une subvention associative, François Eichholtzer une subvention des mécènes du Sundgau, Rémy Eckenschwiller une subvention du Crédit Mutuel, Jean Klinkert une subvention du Souvenir français national et départemental, le député Jean-Luc Reitzer et Brigitte Fellmann-Schlier, ille de Joseph Schlier.
Dans la matinée, Clément Heinis, président du Souvenir français de l'arrondissement d'Altkirch, a tenu sa réunion annuelle à la salle des fêtes de Pfetterhouse en présence d'une centaine de membres et des élus dont le maire de Pfetterhouse Jean-Rodolphe Frisch qui a présenté le village, le sénateur René Danési qui a fait un tour d'horizon très documenté sur la vie politique et les valeurs en général, le député Jean-Luc Reitzer, habitué des inaugurations et réalisations du Souvenir français, le 1er vice-président du conseil départemental Rémy With et Jean Klinkert, délégué général du Haut-Rhin du Souvenir français national et par ailleurs frère de la présidente du Conseil départemental.

Également présents, les présidents des associations patriotiques de l'arrondissement : Gérard Burgun des médaillés militaires, Jean-Luc Monnet secrétaire de l'UNC d'arrondissement, Georges Rummelhart président de la FNACA, Roland Romann vice-président national des anciens FFA, Bernard Munch vice-président des Anciens Diables rouges, Claude Reininger du Souvenir français de Réchésy, Jean Zupranski du SF de Montreux-Château, Jean Wiss président de l'UNC de Waldighoffen, André Eggenschwiller de l'UNC de Ferrette, René Goerig de l'UNC de Walheim, Fernand Hassler de la commission sociale de l'UNC, le Colonel Joseph Lutz, les maires de Waldighoffen Jean-Claude Schielin et Mooslargue Pascal Sommerhalter, les présidents honoraires Jean Weigel et Marie Christine Grienenberger, les vice-présidents honoraires, René Peter et Jean-Paul Koenig.

Albert Burget, 1er vice-président, a établi le rapport d'activité très dense, soit plus de 50 sorties sur le terrain avec porte-drapeau sans compter la présence du président à une vingtaine d'assemblées générales, réunions et séances de travail des associations patriotiques amies.

Une minute de silence a été demandée pour les disparus de l'année : Marie-Antoinette Wirth de Spechbach, Gérard Kleiber et René Baumann de Hirsingue, Paul Goldemann et Denise Brunner de Waldighoffen. Le président a ensuite relaté les réalisations et actions de l'année écoulée : inauguration de la Place et du panneau de la Liberté à Feldbach, participation à l'inauguration de la placette et du panneau des évadés de l'Espenkolonne à Riespach, remise en place avec les services de l'équipement, l'aide de Rémy With et inauguration de la « Borne 0 » entre Seppois-le-Bas et Réchésy, inauguration et mise en place du panneau des évadés à Wolschwiller avec l'aide de la conseillère départementale Sabine Drexler, participation aux cérémonies du centième anniversaire de l'armistice à la ferme du Largin à Pfetterhouse, rénovation avec la commune des stèles de Pfetterhouse et présence dans les écoles.
Dossiers en préparation

Évoquant aussi les projets futurs, il a fait un état des lieux des quêtes et subventions des différentes communes et des élus : « l'argent reste le nerf de la guerre. Comme un maire actif dans sa commune, un président actif est en quête constante de subventions et de partenariats ».

Pour 2019 et le futur proche, différents dossiers sont en préparation : la restauration avec les autorités communales locales de la tombe du commandant Henry Darthuy à Buix dans le Jura suisse ainsi que des stèles de Louis et Bernard Feltin, tous Français tombés sur le champ d'honneur en 14-18 ou 39-45, la rénovation avec la commune de la tombe du grognard de Napoléon Théobald Pflieger à Walheim, la mise en place avec le Club vosgien de l'itinéraire du sentier d'évasion du général Giraud à la ferme des Ebourbettes et la participation avec la commune de Waldighoffen à la remise en place de la statue de Jeanne d'Arc. Après la réunion et l'inauguration des stèles sur la route de Réchésy, la commune a offert le vin d'honneur à la salle des fêtes.

 

 
 

 

Un voyage à Oradour-sur-Glane
Le Souvenir français de l'arrondissement d'Altkirch organise un voyage mémoriel de 4 jours (du 26 au 29 septembre) à Oradour-sur-Glane ouvert à ses membres et à toutes personnes intéressées au prix de 450 EUR/personne. Cela comprend le voyage, l'hôtel, le repas, la boisson, les entrées. Le retour s'effectue par la Bourgogne avec différentes visites. Renseignements et inscriptions auprès président au 03 89 25 70 50.

 

Un mécanisme Ungerer restauré à Linthal

Publié dans le panorama le Mardi 26 février 2019 à 06:02:41

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Un mécanisme Ungerer restauré à Linthal
 

 
Le mécanisme d'horlogerie, oeuvre du grand-père de Tomi Ungerer, a été réhabilité par l'équipe du conseil de fabrique de l'église Sainte-Madeleine de Linthal. DR
À l'arrêt depuis 1981 après plus de 75 ans de bons et loyaux services, le mécanisme de l'horloge de l'église Sainte-Madeleine, à Linthal, vient d'être réhabilité par le conseil de fabrique. Il a été installé dans ce petit village du Florival en février 1904 sous la raison sociale « J. et A. Ungerer », soit les cousins Jules et Alfred Ungerer, ce dernier étant le père de Théodore et donc le grand-père du célèbre Tomi, décédé le 9 février dernier, en Irlande.

Remonté jour après jour par une employée communale, le mécanisme Ungerer a fonctionné jusqu'à son remplacement par une horloge électrique, en 1981. Les engrenages sont restés cependant en place dans leur armoire d'origine pendant près de quatre décennies, jusqu'à ce que le conseil de fabrique décide, en janvier 2018, de réhabiliter ce joyau du patrimoine horloger.

Les différents éléments en fonte, acier et laiton ont été démontés et descendus pour être nettoyés et des contacts pris avec le grand spécialiste des horloges d'édifices du Grand Est, Denis Roegel. Une vitrine et un support décoré d'un demi-cadran horaire ont été confectionnés afin de mettre en valeur ce mécanisme qui sera présenté au public le 7 avril prochain.

M. Pf.

 

 
 

Linthal Patrimoine : Le mécanisme d'horlogerie Ungerer restauré

Publié dans le panorama le Mardi 26 février 2019 à 06:07:17

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Linthal Patrimoine
Linthal Patrimoine : Le mécanisme d'horlogerie Ungerer restauré
À l'arrêt depuis 1981 après plus de 75 ans de bons et loyaux services, le mécanisme de l'horloge de l'église, réalisé par le grand-père de Tomi Ungerer, a été réhabilité par le conseil de fabrique.

 
L'équipe d'installation, dont Philippe Krust, à gauche, et Hyacinthe Franck, présidente du conseil de fabrique au centre.
Le 9 février dernier, l'immense Tomi Ungerer rejoignait « Jean de la Lune » au paradis des illustrateurs. Si les albums de l'artiste ont bercé la scolarité d'innombrables « géants » et « brigands » des cours de récréations, savons-nous vraiment que la famille Ungerer rythme quant à elle le quotidien de générations d'Alsaciens depuis plus de 150 ans ? Car les ancêtres du grand Jean-Thomas étaient d'éminents horlogers, de père en fils, investis au service de la cathédrale de Strasbourg comme de nos plus modestes églises de campagne. Il en était ainsi à Linthal où le mécanisme d'horlogerie Ungerer, datant de 1904, vient d'être restauré. Attardons-nous un peu sur le parcours de cette dynastie d'artisans...

Nous sommes en 1838 à Strasbourg et depuis quarante années l'horloge astronomique de la cathédrale ne fonctionne plus. Il s'agit de la deuxième horloge, conçue notamment par Konrad Hasenfratz dit Conrad Dasypodius (1531-1601). Redonner vie aux célèbres engrenages est le rêve d'enfance d'un horloger autodidacte strasbourgeois, professeur de mathématiques et ancien vérificateur des poids et mesures : Jean-Baptiste Schwilgué (1776-1856). Pour relever son défi, celui-ci s'entoure d'une équipe d'employés, dont les frères Ungerer qui deviendront plus tard ses contremaîtres : Albert (1813-1879) et Auguste-Théodore (1822-1885). Leur père Michel Jacques était pasteur à Hangenbieten et leur mère Henriette Frédérique Donauer est elle-même issue d'une lignée de pasteurs bavarois.
Une dynastie familiale

À la mort de Jean-Baptiste Schwilgué en 1856, la troisième horloge aura la configuration que nous lui connaissons encore maintenant. C'est son fils Charles qui lui succède mais dès 1858, on retrouve les frères Ungerer à la tête de l'entreprise. Après la disparition des deux frères, ce sont leurs fils qui vont s'associer : Jules, fils d'Albert, et Alfred (1861-1933), fils d'Auguste Théodore et grand-père de Tomi. C'est à eux que nous devons le mécanisme qui sera installé à Linthal sous la raison sociale « J. et A. Ungerer ».

L'entreprise Ungerer réalisera entre 1930 et 1933 la plus grande horloge astronomique du monde pour la cathédrale de Messine, en Italie. Devenue ultérieurement la « Strasbourgeoise d'Horlogerie », la société assurera l'entretien de celle de Strasbourg, des origines en 1858 jusqu'en 1989, année où elle fut acquise par la société Pierre Bodet.
Quand la commune construitun nouveau clocher

Au cours du mois de février 1904, l'horloge Ungerer trouve donc sa place dans le clocheton d'origine de l'église de Linthal, à l'initiative du maire Joseph Gerrer et du curé Eugène Sigrist. Mais l'exercice du mécanisme d'horlogerie sera de courte durée dans ce campanile. Dès le 26 avril 1903, la commune avait décidé d'une coupe extraordinaire de bois destinée à financer la construction d'un nouveau clocher. Les vibrations du carillon des quatre cloches endommageaient en effet la sonorité de l'orgue. Le 25 février 1906, la municipalité décide d'ériger un clocher-porche devant l'église. Dans la semaine du 9 au 15 novembre 1908, le mécanisme est remonté dans son nouvel habitacle. Deux cadrans seront payés par la paroisse, un troisième sera financé par la commune. Une fête inaugurale du clocher a été organisée le 7 mars 1909.

Remonté jour après jour par une employée communale, le mécanisme Ungerer rendra de bons et loyaux services pendant plus de 75 ans. Le 21 février 1981, la municipalité vote son remplacement par une horloge électrique. Les engrenages resteront cependant en place dans leur armoire d'origine pendant encore près de quatre décennies.
Hubert MARTIN Un temps de présentation est prévu dimanche 7 avril, à l'issue de la messe en dialecte alsacien, suivi d'un repas paroissial servi au Dorfhüs.

Un temps de présentation est prévu dimanche 7 avril, à l'issue de la messe en dialecte alsacien, suivi d'un repas paroissial servi au Dorfhüs.

 
 

 

Guebwiller Un premier portique signalétique installé à Orschwihr

Publié dans le panorama le Mardi 26 février 2019 à 05:55:52

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Guebwiller Un premier portique signalétique installé à Orschwihr
 

 
Le premier portique, installé à Orschwihr, a été officiellement inauguré.  Photo L'Alsace/Claude Braunschweig
Le premier des sept portiques signalant les sentiers du secteur du Club vosgien de Guebwiller a été inauguré au départ d'Orschwihr, en présence d'Alain Grappe, maire de la commune et conseiller général, entouré de membres du conseil municipal et de Karine Pagliarulo, conseillère départementale.

Maurice Kieffer, président du Club vosgien de Guebwiller, a retracé la genèse du projet mis en oeuvre par l'équipe de travail du club sous la conduite de Michel Siffert.
170 heures de bénévolat

Il s'agit en effet de permettre aux randonneurs parcourant les quelque 380 km de sentiers du secteur de pouvoir s'orienter à partir de ces panneaux, qu'ils retrouveront donc en bonne place à Linthal, au Lac du Ballon, à la Sandgrube de Guebwiller, au lac de la Lauch, au Judenhut et au Monument Brun, en attendant de les voir sur d'autres sites.

Un travail qui a nécessité de nombreuses sorties sur le terrain et heures de travail administratif, pour un total de 170 heures de bénévolat.

Alain Grappe et Karine Pagliarulo ont tenu à féliciter les bénévoles du club pour leur engagement au service de la collectivité, soulignant que leur travail pour l'entretien des sentiers et la mise en place de la signalétique des itinéraires mérite le soutien financier du conseil départemental, car il valorise le patrimoine naturel des communes et contribue ainsi à leur attractivité.
Claude BRAUNSCHWEIG

 

 
 

Bergheim Les pompiers dans leurs nouveaux quartiers

Publié dans le panorama le Mardi 26 février 2019 à 06:06:29

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Bergheim Les pompiers dans leurs nouveaux quartiers
 

 
Journée historique pour le corps des sapeurs-pompiers de Bergheim : le déménagement du CPI. DR
Branlebas de combat dans les rues du village samedi 23 février : le déménagement des pompiers avec armes et bagages n'est pas passé inaperçu à Bergheim.

En effet, après avoir occupé pendant trente-six ans le bâtiment rue Porte-Neuve, qui fut la première centrale électrique au début du XXe siècle, le corps des sapeurs-pompiers a rejoint ses nouveaux quartiers, rue des Remparts nord, dans l'ancien atelier communal.

Il aura fallu une année de travaux lourds engagés par la commune pour un montant de 360 000 euros, comprenant entre autres la réfection de la charpente, ainsi que de nouvelles installations électriques et sanitaires afin de répondre aux exigences de sa nouvelle destination. Les membres du corps et de l'amicale ont fortement mis la main à la pâte pour des travaux à leur portée : peinture, pose de revêtement de sol et de murs et autres.

Grâce à l'intervention efficace d'une vingtaine de membres, les véhicules ont rejoint samedi leur nouveau garage et les vêtements spécifiques ont rejoint les vestiaires aménagés. Dans l'ancien CPI, le rangement n'est pas tout à fait terminé, comme l'a souligné un des pompiers : « Les anciens gardaient tout, à nous de faire le tri maintenant ». En trente-six années, on peut en accumuler des choses, il va y avoir encore quelques trajets à la déchetterie.

Le chef de corps, Nicolas Thirian, est fier du travail accompli même si le dernier acte essentiel, le branchement de la ligne téléphonique, a connu quelques aléas, désormais le départ des interventions se fera à partir de la nouvelle caserne.

 

 
 

Marathon Colmar Motivation intacte

Publié dans le panorama le Mardi 26 février 2019 à 06:05:17

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Marathon Colmar Motivation intacte
 

 
3700 coureurs ont participé aux différentes courses du dernier marathon de Colmar. Les organisateurs espèrent dépasser les 4000 lors de la prochaine édition. Archives L'Alsace/Vanessa Meyer
Les promoteurs du marathon de Colmar espèrent à nouveau accueillir une foule dense, lors de la cinquième édition programmée le 15 septembre 2019.

Le changement sera entériné mercredi prochain (19 h) en assemblée générale, au premier étage du restaurant Meistermann : Isabelle Brogly, la présidente du comité du Haut-Rhin de... volley-ball, s'apprête à prendre les rênes dem l'association Courir Solidaire, qui organise chaque année le marathon de Colmar.

Elle succédera à Georges Tischmacher, qui avait manifesté sa volonté de céder sa place.
« On espère atteindre enfin la barre des 4000 participants »

Son numéro 2 sera Éric Spaety, éphémère directeur de course en 2018. Il remplacera Pascal Leroy, lui aussi désireux de passer la main. « Mais la dynamique reste la même », prend soin de préciser le nouveau vice-président. « Georges Tischmacher et Pascal Leroy demeureront tous les deux actifs. La logistique, elle, sera assurée par Marie-Claire Rueff, de la société Sporkrono. Le bénévolat a quelques limites. Qu'il s'agisse des inscriptions, du parcours, de la sono ou du village marathon, la mise en musique d'une manifestation comme celle-là est un boulot de professionnels. C'est bien qu'un prestataire de services s'en charge. »

Ce choix reflète, en tout cas, la volonté des organisateurs de continuer à faire grandir leur rendez-vous. « On a accueilli 3 800 participants l'an dernier. On espère atteindre enfin la barre des 4 000 lors de la cinquième édition (programmée le 15 septembre 2019, ndlr) », confie Éric Spaety.

Les chevilles ouvrières de l'épreuve devront néanmoins bientôt composer avec la concurrence du marathon des Trois Pays du Rhin, initialement fixé le 13 octobre 2019 à Saint-Louis et dont le lancement a finalement été reporté à 2020.

« On a déjà dit à la commission des courses hors stadeduHaut-Rhin qu'on regrettait la proximité des deux événements », signale Éric Spaety.

Pour le commun des mortels, il est en effet difficilement envisageable d'enchaîner deux marathons à un mois d'intervalle. « Les gens devront choisir le moment venu », souligne le vice-président de l'association Courir Solidaire. « Mais je ne m'inquiète pas plus que ça. Je ne veux pas trop m'avancer, mais je crois que le marathon de Colmar possède des atouts que n'aura pas l'autre. Je pense notamment à la beauté du parcours, en particulier dans le secteur viticole. On reçoit quand même des coureurs qui viennent de la France entière. »

Et de conclure : « C'est un peu bête qu'un autre marathon soit lancé dans le département à une date si rapprochée, mais cela ne nous empêchera pas de continuer à organiser le nôtre. »
Am.P. Inscriptions au marathon de Colmar sur le site www.sporkrono.fr/events/marathon-de-colmar/

 

 
 

Soultz L'engagement bénévole récompensé

Publié dans le panorama le Mardi 26 février 2019 à 05:54:24

© L'alsace, Mardi le 26 Février 2019
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Soultz L'engagement bénévole récompensé
 

 
La médaille associative a été décernée à Patrick Freppel et Jean-Claude Couasnon.  Photo L'Alsace/Caroline Zimmermann
La surprise a été bien gardée. Karine Pagliarulo, vice-présidente du Conseil départemental, a profité de la 14e soirée « Lachkuhr », vendredi, à la Halle aux Blé à Soultz, pour rendre hommage à Jean-Claude Couasnon pour son implication de longue date dans le monde associatif. Elle a retracé son parcours bien étoffé. Membre des sapeurs-pompiers de Soultz, dirigeant de l'équipe 1 de foot, organisateur des après-midi récréatifs pour les personnes âgées, membre fondateur de l'Acap & DP et du spectacle Pouchkine, membre de l'Omecas, peintre amateur, Jean-Claude Couasnon était également engagé dans la vie communale en tant que conseiller municipal et d'adjoint et ce, parallèlement à un parcours professionnel exemplaire. « Cette médaille associative est largement méritée et à plusieurs titres. Vous êtes un exemple de présence bénévole dans nos associations, de travail au service des autres, de don de soi sans jamais rien attendre de plus que le bonheur des autres. Rares sont ces personnes qui donnent de leur temps, de leurs compétences et de leur bienveillance au service de Soultz et de ses administrés », a souligné Karine Pagliarulo.
À la tête des Lustiga Wetzknuppa

Patrick Freppel a lui aussi été mis à l'honneur. Il aime par-dessus tout le théâtre, l'humour, l'Alsace avec ses traditions et tout particulièrement l'alsacien, sa langue maternelle. Après être rentré au Théâtre alsacien de Mulhouse, il a rejoint le Herra Owa. Président des Lusitiga Wetzknuppa, la troupe humoristique qu'il a créée avec ses amis Patrick Ziegler, Denis Schneider et ses compères du théâtre, il a également relancé le carnaval des enfants à Masevaux et est responsable des sorties carnavalesques et du char du Théâtre alsacien de Mulhouse. Il participe à l'animation de la fête de la citrouille, de Noël et intègre le groupe de chanteurs de Christiane Simon pour créer le CD de Noël Wihnàchta em Elsàss. « Cette médaille associative est une reconnaissance et une valorisation de votre engagement bénévole », a indiqué Alain Grappe, conseiller départemental du canton de Guebwiller.
Caroline ZIMMERMANN

 

 
 

Fribourg Le méga projet immobilier approuvé

Publié dans le panorama le Mardi 26 février 2019 à 06:03:45

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Fribourg Le méga projet immobilier approuvé
 

 
Martin Horn, le jeune maire sans étiquette de Fribourg-en-Brisgau, peut se réjouir : une large majorité des électeurs qui ont participé au référendum organisé dimanche à Fribourg a voté en faveur du projet de création d'un nouveau quartier d'habitation aux portes de la ville. Sur un terrain de 110 hectares situé à l'ouest de Fribourg, quelque 6500 nouveaux logements donneront dans les prochaines années un toit à 15 000 personnes. Il s'agit, selon les dires de la municipalité, d'un des plus grands projets actuels de construction de logements neufs d'Allemagne. Pour Martin Horn, 34 ans, ce vote constitue un indéniable succès : lors de sa prestation de serment en juillet 2018, il avait fait de son combat contre la pénurie de logements une priorité. Pour que le référendum soit valide, il fallait qu'un quorum de 20 % des électeurs inscrits aillent voter, ce qui a été largement le cas. Le projet a été approuvé à 60 %. La participation s'élevait à 49,6 %.

Le résultat du vote engage d'ailleurs la municipalité à le mettre en oeuvre. Car ce type de référendum, appelé littéralement « décision des citoyens » (« Bürgerentscheid »), a la même valeur qu'une décision prise dans les mêmes termes par le conseil municipal. Il s'agit en quelque sorte d'un référendum contraignant, à la différence des référendums purement consultatifs (« Bürgerbefragung », « consultation des citoyens »).

À l'heure de la revendication française d'instaurer un référendum d'initiative populaire, cet outil de la démocratie directe constitue une contribution au débat qui devrait susciter de l'intérêt de ce côté-ci du Rhin. P.P.