Back to top

PAGE CHUCHOTEMENTS : La bête n'est pas morte

Publié dans le panorama le Lundi 25 février 2019 à 05:12:12

© Dna, Lundi le 25 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

PAGE CHUCHOTEMENTS : La bête n'est pas morte
La profanation du cimetière juif de Quatzenheim, perpétrée dans la nuit de lundi à mardi dernier, vient nous le rappeler : « le ventre est encore fécond » d'où peuvent surgir les nazillons. (Dessin de Yannick Lefrançois)
 

 
 

 

 
 

 

Une nouvelle boîte à outils pour les allocataires du RSA

Publié dans le panorama le Lundi 25 février 2019 à 06:18:13

© L'alsace, Lundi le 25 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Une nouvelle boîte à outils pour les allocataires du RSA
 

 
Une orientation au boutd'un mois, un nouveau contrat d'engagements réciproque entre l'allocataire et l'administration, un accompagnement public ouvert au privé... Telles sont quelques-unes des propositions du rapport de Frédéric Bierrysur l'insertion des allocatairesdu RSA.
Le caractère technique du dossier revêt une dimension éminemment humaine. La France compte près de 1,8 million de foyers allocataires du revenu de solidarité active. Cette prestation sociale a été lancée par Martin Hirsch et expérimentée dès l'été 2007. Elle est gérée par les conseils départementaux, versée par les Caf et les MSA. C'est dans cette relation entre l'État et les Départements que s'inscrit le rapport sur l'insertion des bénéficiaires du RSA que Frédéric Bierry a remis lundi à la ministre du Travail et à la secrétaire d'État aux Solidarités.

« Depuis dix ans, l'État nous dit que nous mettons en oeuvre de manière insatisfaisante une compétence qu'il nous a transférée et les départements disent qu'ils n'ont pas les moyens de leurs ambitions », observe le président du Bas-Rhin en plaidant pour « la confiance de l'État à l'égard des collectivités » et « le respect de leur libre administration ».

C'est dans cet état d'esprit qu'il a construit ses préconisations sur l'insertion en veillant à « laisser le choix de la méthode aux collectivités ». Ses propositions doivent se voir comme une nouvelle boîte à outils pour « améliorer et renforcer l'accompagnement » des futurs bénéficiaires du RSA, soit 300 000 personnes en 2022.

Frédéric Bierry propose que les allocataires soient orientés dans un délai d'un mois au plus contre trois à six mois aujourd'hui. « C'est plus humain et moins coûteux », dit-il. Il suggère aussi d'élargir l'accompagnement des personnes à des structures privées (cabinets de recrutement, coaching...) et à diversifier les modes d'interventions. Il propose à ce titre quatre scénarios plus ou moins poussés selon les profils.
« Faire évoluerle rapport au travail »

« Pour que le bénéficiaire du RSA soit plus impliqué », le président du Département propose un nouveau modèle de contrat d'engagement réciproque entre l'allocataire et l'administration, avec « un carnet de bord évolutif ».

Frédéric Bierry préconise enfin « une meilleure coordination » entre les Départements, les Caf, Pôle Emploi, les entreprises d'insertion et les associations. « Il s'agit de construire les circuits courts de l'emploi à partir des bassins d'emploi », répète l'élu.

Son rapport visait aussi à préparer les conventions de lutte contre la pauvreté et d'accès à l'emploi entre l'État et les départements. Pour Frédéric Bierry, ce futur service public de l'insertion devra s'appuyer sur trois ambitions : faire évoluer le rapport au travail et l'attrait du travail, faire évoluer l'individu vers et au travail, faire évoluer la gouvernance du travail. Il reste du boulot ! F. By

 

 
 

 

Politique Fiscalité : Tous imposables ? La polémique disséquée

Publié dans le panorama le Lundi 25 février 2019 à 05:14:50

© Dna, Lundi le 25 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Politique Fiscalité
Politique Fiscalité : Tous imposables ? La polémique disséquée
La ministre Jacqueline Gourault évoque un impôt sur le revenu pour tous les Français, avant d'être recadrée. Couac, ou ballon d'essai pour faire avancer le projet d'une grande réforme fiscale ?

 
Jacqueline Gourault, Gérald Darmanin et Édouard Philippe.
Mais quelle mouche a donc piqué Jacqueline Gourault ? « Tout le monde devrait payer l'impôt sur le revenu », a déclaré la ministre de la Cohésion des territoires dans le Journal du Dimanche. « Chacun pourrait contribuer à la hauteur de ses moyens, y compris les plus modestes, même de manière très symbolique. »
Et la CSG ? Et la TVA ?

Les réactions n'ont pas tardé. « Cette piste n'est pas à l'étude », a coupé l'entourage du Premier ministre. « On ne va pas amputer le revenu des Français qui sont dans le bas de l'échelle des revenus simplement pour gagner une poignée de contributions fiscales », a renchéri sur LCI François Bayrou, président du MoDem, parti auquel adhère la ministre...

Tous les Français paient déjà un impôt sur les revenus par le biais de la CSG, et un impôt sur la consommation avec la TVA, a rappelé François Bayrou. Il aurait pu également pointer une contradiction de la ministre : vouloir manifester « le lien de chaque citoyen avec le bien commun, la nation », et dans le même entretien justifier la suppression totale de la taxe d'habitation !
Couacs en stock

Mais alors, pourquoi cette déclaration ? Balayons l'hypothèse d'un dérapage : tous les entretiens donnés par les ministres sont relus avant publication par les conseillers du Premier ministre, et parfois de l'Élysée.

Examinons plutôt la suite de vrais faux couacs ministériels sur la fiscalité depuis le début du grand débat. Début février, Gérald Darmanin (Actions et comptes publics) évoque un nettoyage des niches fiscales - recalé. Puis Bruno Le Maire (Économie) envisage d'imposer davantage les plus-values immobilières sur les résidences principales - recadré. Enfin François de Rugy (Transition écologique) annonce le retour de la hausse de la taxe carbone - blackboulé. Mi-février, le président tranchait en conseil des ministres : « Nous ne sortirons pas d'une crise qui a commencé par un impôt supplémentaire, en en créant un nouveau. »
« Un système plus progressif »

En clair, ces « couacs » permettent de fermer une à une les portes de la hausse, afin de mieux affirmer l'impératif absolu, qui est la diminution des impôts. Et la réforme réclamée par les gilets jaunes ? « Nous baissons les impôts, c'est la première réforme fiscale », expliquait en 2015 un Premier ministre nommé Manuel Valls...

Risquons l'hypothèse que réforme il y aura, pourtant. « Nous pouvons travailler à un système fiscal moins complexe, moins absurde et plus progressif », s'avançait Édouard Philippe début février. Le prélèvement à la source, qui semble s'instaurer sans problème majeur, constituait le préalable à toute réforme d'ampleur. Il est désormais possible de fusionner l'impôt sur le revenu et la CSG, et de rendre ainsi la CSG progressive, donc plus juste. Et de le faire en baissant globalement la charge fiscale sur les ménages. Il faudra pour cela attendre que l'état des finances le permette. Mais ça reviendrait à achever la réforme entamée en 2013, Macron prolongeant ainsi Hollande, une fois de plus.
Francis BROCHET

 

 
 

 

Société Les élus cibles de plus en plus souvent de violence : La politique est un sport de combat

Publié dans le panorama le Lundi 25 février 2019 à 05:14:07

© Dna, Lundi le 25 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Société Les élus cibles de plus en plus souvent de violence
Société Les élus cibles de plus en plus souvent de violence : La politique est un sport de combat
Permanences taguées, agressions, insultes, menaces de mort : il ne fait pas bon d'être élus, surtout dans la majorité. La défiance vis-à-vis des élus est à son comble et ne semble pas prête à baisser.

 
Une mise en bière symbolique de politiques lors d'une manifestation de gilets jaunes en Bretagne.
Une blague. Voilà comment Nicolas Dupont-Aignan, deux fois candidat à l'élection présidentielle, commente la phrase où il a appelé « à ne pas laisser partir vivants les députés En Marche s'ils votent la loi Pacte à l'Assemblée ». Il s'exprimait à l'aéroport d'Orly devant les riverains protestant contre les nuisances sonores des avions.

La blague n'a pas été goûtée par Laurent Saint-Martin et Maud Petit, députés de la majorité présents sur place. Cette dernière a porté plainte. « C'est une période où il faut éviter de pousser à la haine, à la violence », justifie-t-elle.

La période est en effet délétère. Les élus, principalement ceux de la majorité, sont victimes de violence verbale, de menaces, d'intimidations de toute sorte. Des permanences taguées, on est passé en quelques semaines à des maisons murées, aux balles de fusil assorties de menaces de mort reçues par courrier anonyme. La résidence bretonne de Richard Ferrand, président de l'Assemblée nationale, a été endommagée par le début d'un incendie volontaire.
Le souvenir de Jo Cox députée britannique assassinée en 2016

Ces menaces sont prises très au sérieux. L'assassinat de la députée travailliste pro Union européenne Jo Cox durant la campagne du Brexit en 2016 est dans les esprits de nombreux élus. Être tué pour ses idées est une réalité à deux heures de train de la France.

Alain Juppé a dénoncé ces dérives en quittant sa mairie de Bordeaux pour le Conseil constitutionnel. « Aujourd'hui, aucune fonction n'inspire plus le respect à nos concitoyens, il faut agresser, il faut insulter, systématiquement ».
« La démocratie est malade »

« C'est le signe que la démocratie est malade. La période que l'on vit, avec en plus les attaques antisémites, a un parfum d'entre deux guerres », estime, déprimé mais pas abattu, Bertrand Pancher, député de la Meuse, président du groupe Libertés et Territoires à l'Assemblée.

Certains sont traumatisés par les intimidations. « Le député reste debout mais le père de famille ne veut plus en parler » assure cet élu de l'Est qui a vu arriver chez lui un groupe de gilets jaunes pour en découdre.

Car les gilets jaunes ne sont pas tous pacifiques. Certains revendiquent l'intimidation des élus comme mode d'action. C'est nouveau. « Moi je n'ai pas connu ça quand j'étais député », assure Alain Chrétien, aujourd'hui maire de Vesoul. « La colère existe depuis longtemps car nous vivons dans une société de grande frustration, où tout n'est pas accessible à tout le monde. Mais la violence d'une minorité en a désinhibé certains », regrette-t-il.

Les élus peuvent aussi être violents et l'assumer comme une arme dans leur parcours politique.
Une violence assumée même par certains élus

C'est le cas de Jean-Luc Mélenchon dont la colère face aux policiers qui perquisitionnaient son bureau en octobre, a affaibli son image dans une partie de l'électorat.

C'est le cas aussi de François Ruffin, député La France insoumise de la Somme, qui use de la provocation pour mieux faire passer ses messages. Dans son dernier livre (*), il critique l'apparence d'Emmanuel Macron (« les traits réguliers, le nez droit, la peau lisse, la mâchoire carrée ») qu'il compare à un catalogue 3 Suisses, suscitant « un rejet physique, viscéral » et en faisant un « fait politique ».

« Agresser et insulter systématiquement », rappelait Alain Juppé il y a quelques jours. On ne s'en émeut déjà plus.
Nathalie MAURET (*) « Ce pays que tu ne connais pas » éditions Les Arènes.

(*) « Ce pays que tu ne connais pas » éditions Les Arènes.

 
 

 

Baromètre Odoxa : Macron remonte, les gilets jaunes plongent

Publié dans le panorama le Lundi 25 février 2019 à 05:15:14

© Dna, Lundi le 25 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Baromètre Odoxa : Macron remonte, les gilets jaunes plongent
 

 
Dans le baromètre politique Odoxa pour la presse régionale, le président de la République Emmanuel Macron poursuit sa remontée dans l'opinion publique.
Le président en hausse

Il gagne encore 2 points de popularité en février ce qui représente un gain de 5 points depuis décembre et efface désormais sa chute amorcée avec le mouvement des gilets jaunes : c'est le principal enseignement du baromètre politique de février d'Odoxa (*). Désormais, 32 % des Français pensent que le président « est un bon président ». C'est trois points de plus qu'en janvier. Mais la majorité des Français estiment le contraire (68 % pensent qu'il n'est pas un bon chef d'État). Il doit cette remontée aux sympathisants PS et LR chez qui sa cote remonte mais surtout à la chute du soutien aux gilets jaunes.
Dégringolade des gilets jaunes

Pour la première fois depuis le début du mouvement, les Français disent « Stop » : une nette majorité de 55 % (contre 45 % le mois dernier) de Français demandent l'arrêt du mouvement. Politiquement, seuls les sympathisants des partis d'extrême gauche et d'extrême droite, Insoumis (74 %) et RN (67 %), veulent une poursuite du mouvement.
Fort intérêt pour les européennes

Les élections européennes auront lieu le 26 mai prochain et 62 % des Français se déclarent intéressés par cette élection qui a pourtant mobilisé moins d'un électeur sur deux en 2014. Sans surprise, ce sont les catégories socioprofessionnelles supérieures qui sont le plus mobilisées mais parmi les couches les plus populaires (gagnant moins de 1 500 euros), plus de la moitié s'intéresse à ce scrutin.

Politiquement, ce sont les sympathisants de la France insoumise qui sont le plus passionnés (80 %). A contrario, ceux de Marine Le Pen le sont moins (64 %).
Le Pen et Mélenchon rejetés

Le baromètre Odoxa sonde aussi tous les mois le soutien ou la sympathie suscitée par les personnalités politiques. Le trio de tête est occupé comme le mois précédent par Alain Juppé (qui stagne à 35 %), Nicolas Sarkozy (plus 3 points à 28 %) et Jean-Yves Le Drian, l'actuel ministre des Affaires étrangères (27 %).

Dans le palmarès des personnalités les plus rejetées, Marine Le Pen conserve la tête (52 %) mais perd deux points. Elle est suivie par Jean-Luc Mélenchon (50 %) et Marion Maréchal (49 %).
N.M. (*) Sondage réalisé par Odoxa auprès de 1 004 Français représentatifs de la population française pour la presse quotidienne régionale, France Inter et l'Express.

(*) Sondage réalisé par Odoxa auprès de 1 004 Français représentatifs de la population française pour la presse quotidienne régionale, France Inter et l'Express.

 
 

 

Gilets jaunes : Coordination à l'Est

Publié dans le panorama le Lundi 25 février 2019 à 05:21:40

© Dna, Lundi le 25 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Gilets jaunes
Gilets jaunes : Coordination à l'Est
Venus du Grand Est ou encore de Franche-Comté, les représentants de 38 comités et QG de gilets jaunes se sont rencontrés, hier à Illkirch-Graffenstaden, pour organiser une coordination de l'Est afin de mettre en place une stratégie commune.

 
Les gilets jaunes du Grand Est veulent « faire vivre une coordination régionale avec l'objectif de participer, en avril, à une coordination nationale »
Une coordination des gilets jaunes de l'Est de la France est née, hier à Illkirch-Graffenstaden. Une naissance initiée par le QG des gilets jaunes de Strasbourg-République et menée tambour battant.

Au plus fort de la réunion, près de 250 gilets jaunes issus d'une quarantaine de comités et QG du Grand Est et de Franche-Comté, ont fait connaissance, échangé sur leurs expériences, exprimé leurs aspirations avec le sentiment qu'il est plus que temps d'unir leurs efforts, de coordonner le mouvement au niveau régional, puis national. « Il faut mettre en commun le maximum de revendications pour les faire remonter, car on ne sait plus ce que l'on revendique », avait lancé un gilet jaune à l'ouverture des débats. « Il faut mettre de côté nos guéguerres », a appuyé l'après-midi un autre.

Pour cela, ils ont écarté leurs différences politiques, même si toute revendication est politique, même si être gilet jaune est un acte politique, rappelle un intervenant. Autre sujet « clivant » : l'immigration. « Si on traite de ce sujet, le gouvernement va l'utiliser pour que l'on se fasse taper dessus », prévient ce militant avant de trouver une porte de sortie : « Les immigrés sont eux aussi dans la m... Il faut taper sur ceux qui nous mènent à la baguette, Macron et sa clique de patrons ». Le thème de l'environnement est par contre fédérateur, d'autant plus que « Macron oppose la grève des lycéens pour le climat au mouvement des gilets jaunes », dénoncent les militants.
Un appel à la coordination

Après plusieurs heures de débats, un appel des comités et QG du Grand est a été rédigé, sur la base d'une proposition du QG Strasbourg-République, puis approuvé à une très large majorité. Dans cet appel, 38 comités et QG affirment que se coordonner à « la plus grande échelle est indispensable ». Que malgré « les répressions et les calomnies », le mouvement résiste. Qu'« indépendamment de nos particularités qui sont une richesse », et « sans attendre Macron et son grand bla-bla, nous menons le débat », en partageant avec la population les problèmes « de la vie chère et de l'organisation démocratique ».
Création d'un site Facebook Grand est

Concrètement, les représentants des gilets jaunes ont décidé de créer un site Facebook qui centralisera toutes les actions menées dans la grande région. « Ce sera une vitrine, sans vidéo, ni commentaire, qui permettra de s'organiser entre QG », explique une participante.

Les militants souhaitent également organiser « une manifestation Grand Est par mois pour créer un élan de masse ».

Une équipe va se former avec des représentants des différents comités et QG du Grand Est « pour faire vivre la coordination régionale avec l'objectif de participer à la coordination nationale » qui se réunira début avril à Saint-Nazaire, « dans la continuité » de l'appel du 26 janvier de Commercy dans la Meuse.
Rendez-vous à Colmar

En attendant, les représentants des comités et QG ont décidé de se rassembler samedi prochain à Colmar pour vêtir la Statue de la liberté d'un gilet jaune. Une opération qualifiée de « bisounours » qui n'empêchera pas des actions plus dures menées au cours de ce même week-end. Ainsi des blocages aux frontières. De quoi satisfaire tous les gilets jaunes avec toutes leurs différences.
J.F.C.

 

 
 

 

acte XV : cINQ INTERPELLATIONS ET UN Défèrement
Un manifestant ayant participé au cortège des gilets jaunes samedi à Strasbourg sera déféré ce lundi afin d'être jugé dans l'après-midi lors de l'audience des comparutions immédiates. Agé de 31 ans, il est suspecté d'avoir jeté un mortier en direction des CRS à proximité des Grandes-Arcades, samedi vers 19 h 15, à Strasbourg.

Placé en garde à vue, le jeune père de famille, sans aucun antécédent, a reconnu les faits. Il a expliqué avoir récupéré le mortier d'un autre manifestant et l'avoir dirigé contre les forces de l'ordre, car ils avaient bousculé l'un de ses amis.

Les quatre autres manifestants, arrêtés samedi en marge du cortège, entre 17 h et 17 h 30, ont été relâchés. L'un d'eux fera l'objet d'une composition pénale pour rébellion, outrage et jet de cailloux contre les fonctionnaires de police.

Deux autres sont convoqués devant le délégué du procureur pour un rappel à la loi, l'un pour avoir injurié des policiers qui venaient de faire usage de lacrymogène pour dispercer la foule et l'autre pour leur avoir jeté un caillou. Un quatrième individu est convoqué devant le tribunal correctionnel pour participation à un attroupement et détention de matière explosive. Aperçu en train de donner des coups de pied dans une barrière de chantier au niveau des Halles, il avait été rapidement appréhendé et trouvé porteur de mortiers.

 

Sierentz : Gilets jaunes et sacs bleus pour la marche citoyenne

Publié dans le panorama le Lundi 25 février 2019 à 06:46:53

© L'alsace, Lundi le 25 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Sierentz : Gilets jaunes et sacs bleus pour la marche citoyenne

 
Les vaillantes petites mains réunies hier autour d'André Beck et Raphaël Haas. Photo L'Alsace/P-B M.

Les vaillantes petites mains autour d'André Beck et Raphaël Haas  Photo L'Alsace / Paul-Bernard MUNCH

Une quarantaine de Sierentzois, auxquels s'était joint René venu d'Uffheim, avaient répondu présents hier à l'appel lancé conjointement par deux sites hébergés par Facebook, « Sierentz, Sierentzois, Sierentzoises » et « Sierentz pour notre environnement et notre futur «. « C'est véritablement l'osterputz avant l'heure » (le nettoyage de printemps) pour Raphaël Haas. Cette liberté prise sur le calendrier a été « rendue indispensable par la saleté rencontrée sur les différentes sorties de la localité », estime Cynthia Goepfert. Une initiative saluée par la commune, représentée par le maire Jean-Marie Belliard, présent à l'heure du départ, et le pâtissier Lionel Zussy, lequel a offert les petits pains aux enfants.

André Beck s'était montré visiblement trop amitieux : il pensait rejoindre les bretelles de l'autoroute A 35 depuis le rond-point de la Hochkirch. Au final, les déchets ont pu être ramassés seulement sur un bon tiers du parcours. « C'est une contournante bien sollicitée par les incivilités, liées à la discothèque ou à la restauration rapide ». Plusieurs dizaines de petites bouteilles de verres, des centaines de canettes aluminium, d'innombrables paquets de cigarettes ainsi qu'une bouteille de champagne et un chat mort ont patiemment été récupérés.
Deux tonnes de détritus

Avec les trois autres groupes, ce ne seront pas moins de quarante sacs de 50 litres - soit l'équivalent de deux tonnes de détritus - qui ont été remplis par les grands et petits, de Raphaël, 7 ans, à René, 73 ans. Il restait ensuite aux six organisateurs à trier les déchets ; « pas la tâche la moins ingrate » pour Régis Beley, venu avec Jérôme Barth prêter main-forte à André, Cynthia, Audrey et Raphaël. Il est question de « renouveler sans tarder cette action citoyenne ». Ainsi, il est tenu pour certain qu'une sensibilisation plus large sera lancée à l'occasion de la prochaine campagne de Haut-Rhin propre. Selon Jérôme Barth, « même de l'événementiel différent n'est en rien à exclure ».
Paul-Bernard MUNCH

 

 
 

 

Consommation Filière viande : Volume en baisse, qualité en hausse

Publié dans le panorama le Lundi 25 février 2019 à 05:20:54

© Dna, Lundi le 25 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Consommation Filière viande
Consommation Filière viande : Volume en baisse, qualité en hausse
Contrairement à ce que pourrait laisser croire la baisse de la consommation de viande, les artisans bouchers se portent bien dans la région. Ils profitent du choix des consommateurs qui souhaitent manger moins de viande mais de meilleure qualité.

 
Jennifer Ruch, meilleure apprentie d'Alsace 2019, incarne la santé de la corporation.
Si les consommateurs achètent moins de viande, ils privilégient une approche plaisir du produit. Cette tendance profite aux artisans bouchers, et malgré la stigmatisation dont la profession fait l'objet par les activistes du bien-être animal, la profession se porte bien. D'après les données de la DIRECCTE, le nombre d'artisans bouchers est stable dans la région depuis 2010, et les quelque 420 boucheries qui emploient près de 1 700 salariés ne voient pas leurs effectifs baisser.
La filière recrute

Dans la salle de réception du CFA Marcel-Rudloff, lundi 21 janvier, le nombre d'apprentis qui concourent pour le titre de meilleur apprenti d'Alsace montre que la profession ne connaît pas de crise de vocation. Michel Herrscher, président de la corporation des bouchers du Haut-Rhin le confirme : « La filière ne rencontre pas de problème de recrutement, au contraire, on a parfois trop de candidatures au CAP, on ne trouve pas d'artisans pour les former. L'année passée et l'année précédente, on a eu quelques difficultés vu l'afflux de candidats. »
À la recherche de qualité

La filière recrute, en particulier pour remplacer les départs à la retraite qui seront importants dans les années à venir, car les affaires se portent bien. « Dans la grande distribution, on constate les effets de la baisse de la consommation de viande, mais pas dans le chiffre d'affaires chez les artisans, au contraire. »

La profession partage le constat d'une baisse de la quantité de viande consommée par les clients, mais ceux-ci sont plus nombreux à venir s'approvisionner chez les artisans, à la recherche de qualité, de conseils, mais aussi de plats préparés. Michel Herrscher explique : « Les clients viennent chercher chez les artisans la qualité et la trouvent. Ils viennent aussi chercher des conseils sur les morceaux, la façon de les cuisiner. Mais c'est vrai les modes de consommation évoluent : on vend beaucoup plus de préparation. Avant, on avait des clients réguliers qui venaient le samedi et achetaient 2 ou 3 kg de viande pour toute la semaine : ça, c'est terminé. Tout le monde consomme moins de viande, moi le premier ! »

Les modes de consommation évoluent et la profession aussi. La façon de concevoir la formation au métier de boucher a été adaptée à la demande croissante de produits préparés. En Alsace, la formation de CAP boucher est couplée avec celle de charcutier et de traiteur et les apprentis sont formés aux trois métiers sur trois ans. « Avoir les trois formations correspond à l'évolution du marché. On vend de plus en plus de boeuf bourguignon ou de blanquette par exemple. Et c'est aussi la mise en valeur qui fait la différence. »
Une meilleure provenancede la viande

La présentation, c'est aussi ce qui explique la multiplication des armoires à maturation dans les vitrines. « Maintenant c'est devenu une mode, on place les armoires devant les clients. Les artisans ont toujours fait maturer la viande, mais avant on faisait ça dans l'arrière-boutique. »

Pour convaincre le client, beaucoup font également le choix d'une meilleure information sur la provenance de la viande. Jacqueline Riedinger-Balzer, présidente de la fédération régionale de la corporation, explique la démarche : « Chez les artisans on connaît les éleveurs, on affiche leur nom et leur photo en boutique. Le fossé s'est creusé dans les années 60 quand la vente de viande en lot s'est généralisée... Maintenant on renoue la relation avec éleveurs, on revient vers les circuits courts. »
Dossier réalisé par Erwann DUMONT

 

 
 

 

Avec la nouvelle 208, Peugeot affûte ses griffes

Publié dans le panorama le Lundi 25 février 2019 à 06:18:48

© L'alsace, Lundi le 25 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Avec la nouvelle 208, Peugeot affûte ses griffes
 

 
La version électrique de la nouvelle Peugeot 208. Photo DR
La nouvelle 208 de Peugeot sera l'une des vedettes du salon de Genève qui ouvre ses portes au grand public le 7 mars. Officiellement dévoilée ce lundi, la 208 version 2019 change radicalement par rapport à sa devancière. Autant le modèle lancé en 2012 était consensuel, autant l'équipe du style de la marque du lion signe aujourd'hui une voiture qui peut être clivante. « Lorsque nous avons lancé le projet P21 en 2013, nous avions la volonté de secouer le marché, dans la lignée du 3008 et de la 508 dont on savait qu'ils allaient sortir du lot », explique Guillaume Clerc. Et le responsable produit de la marque d'évoquer « le souhait de se démarquer dans un segment B mature qui tend à s'uniformiser au détriment des notions de plaisir et de jeunesse ».
« Créer une voiture désirable »

Lancée en version essence, diesel et électrique - parce que « le choix de la silhouette ne dicte pas l'usage », dixit Peugeot-, cette 208 est plus longue, plus large et plus basse que l'actuelle 208, véritable best-seller de la marque qui en a encore vendu 100 000 sur le seul marché français l'an passé. « L'idée était de créer une voiture appropriable et désirable au premier coup d'oeil », explique Gilles Vidal, le directeur du style de Peugeot, pour qui « cela passe par une morphologie un tout petit peu plus large, ce qui ne pose pas de problème en termes de praticité, plus basse, plus dynamique, à peine plus longue ». « On a aussi voulu un certain minimalisme, ce qui fait qu'il y a très peu de pièces rapportées. À part le bandeau sur la face arrière qui est la signature lumineuse de la marque, il n'y a que de la sculpture de carrosserie qui donne beaucoup d'expressivité. C'est une petite voiture mais en jouant sur les ombres, les lumières, les contrastes, on arrive à donner des lignes de force très visibles à la voiture », ajoute Gilles Vidal.
Commercialisation en septembre

Dotée d'un capot sculpté plus long que la version actuelle, la nouvelle 208 présente dans sa face avant un bouclier dessiné d'une seule ligne. Au centre de la calandre, figure le lion tandis que le capot est siglé 208.

À l'intérieur aussi, la révolution est visible avec un i-Cockpit de nouvelle génération. Il s'agit d'un combiné tête haute en trois dimensions permettant d'afficher au premier plan les messages d'alerte. La planche de bord a été dessinée de manière à envelopper les passagers, lesquels apprécieront le très astucieux dispositif de rangement et de recharge d'un ou de plusieurs téléphones portables. Enfin, la nouvelle 208 disposera de tous les dispositifs d'aides à la conduite actuellement disponibles. Ceux-là même qui, à l'exception de la vision nocturne, équipent la nouvelle 508.

Sous le capot, Peugeot commercialisera la 208 en version électrique mais aussi en motorisation diesel (BlueHDi 100 S & S BVM6) ainsi qu'en quatre versions essence (PureTech 75 S & S BVM5, PureTech 100 S & S BVM6 ou EAT8, PureTech 130 S & S EAT8).

Pour ce qui est des tarifs, ils seront dévoilés au printemps pour une commercialisation en septembre de ce véhicule produit dans l'usine PSA de Trnava (Slovaquie).
Laurent BODIN

 

 
 

 

Le resto U du Fec encore au régime sec

Publié dans le panorama le Lundi 25 février 2019 à 06:19:26

© L'alsace, Lundi le 25 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Le resto U du Fec encore au régime sec
 

 
Etienne Troestler dirige le Foyer de l'étudiant catholique, à Strasbourg. Photo L'Alsace/Jean-Marc Loos
Il y a tout juste deux ans, à la fin de l'hiver 2017, les responsables du Foyer de l'étudiant catholique (Fec) lançaient un cri d'alerte. Bien qu'agréé depuis 1951 - après avoir pris la forme d'une cantine durant près de trois décennies -, leur restaurant universitaire venait de perdre 25 % des 240 000 EUR de subvention annuelle d'exploitation attribuée jusque-là par le Centre régional des oeuvres universitaires et scolaires (Crous).

« Son niveau n'a pas été revu à la hausse depuis, déplore Etienne Troestler, le directeur de cette institution de la place Saint-Etienne à Strasbourg. Pour pallier cette perte de financement, comme nous ne pou-vons pas diminuer nos dépenses de fonctionnement, nous avons déjà dû nous séparer de deux salariés à temps plein et fermer notre restaurant le samedi. »
« Une missionde service public »

Cette réduction d'enveloppe serait intervenue sans concertation préalable, poursuit Etienne Troestler en dénonçant aussi « un statu quo avec le Crous. C'est l'ignorance la plus totale, comme si nous n'existions pas. Nous ne sommes même plus recensés sur la liste des restos U disponible sur son site internet. » Contacté pour une interview, l'établissement public a répondu : « Nous avons pu étudier votre demande et, malheureusement, nous ne pouvons y donner suite. »

En avril 2017, son directeur expliquait dans les DNA que le Crous avait choisi de soutenir le Fec bien que, de son côté, le Centre national des oeuvres universitaires et scolaires (Cnous) ait rompu ses agréments. « Mais il n'y a pas moyen de lui verser 240 000 EUR par an, précisait-il. Nous avons décidé d'aligner les critères de subventions du Fec sur ceux que nous pratiquons pour le restaurant du Stift [un resto U animé par le chapitre protestant Saint-Thomas, NDLR]. Ce qui amène en effet à passer à une subvention annuelle de 160 000 EUR. Si le Fec n'a plus les moyens de fonctionner avec ce montant, il faut qu'il réduise son activité. »

« Si les choses n'évoluent pas, nous serons peut-être encore contraints de fermer le dimanche, s'inquiète Etienne Troestler. Ce serait dommage car peu d'autres restaurants universitaires sont ouverts ce jour-là. On parle beaucoup d'université d'excellence, de ville universitaire et en même temps qu'offre-t-on aux étudiants ? Nous assurons une mission de service public que le Crous ne remplit pas alors que c'est un établissement public... Ses responsables ne veulent plus de structures associatives comme la nôtre car, quand nous ne serons plus là, ils pourront faire ce qu'ils veulent, comme confier toute l'offre de restauration à des sociétés privées qui vendent des sandwiches hors de prix. Nous, nous servons environ 100 000 repas par an au tarif conventionné de 3,25 EUR, ce qui prouve notre utilité. »

À l'annonce du problème en 2017, la sénatrice Fabienne Keller, notamment, avait saisi le Cnous et le Crous, en rappelant que le fonctionnement du Fec correspond à une particularité locale. « Le directeur général des services de la mairie de Strasbourg nous a aussi apporté son soutien, indique Etienne Troestler. Mais rien n'y a fait. Le Crous dépendant de l'État, sa direction semble n'en avoir rien à faire des élus locaux. Pour que les choses changent, je plaide pour que la future collectivité européenne d'Alsace se voie confier sa gestion. Là au moins, les élus alsaciens auront leur mot à dire et les décisions seront prises en fonction des réalités du terrain. »

Tout en reconnaissant que sa volonté est « certainement illusoire », le directeur du Fec va solliciter une entrevue avec Frédéric Bierry, président du conseil départemental du Bas-Rhin, pour qu'il étudie la possibilité de faire ajouter cette compétence dans le projet de loi encadrant la création de ladite collectivité.
Philippe WENDLING

 

 
 

 

L'hommage du SR Colmar à Roland Hunsinger

Publié dans le panorama le Lundi 25 février 2019 à 06:48:46

© L'alsace, Lundi le 25 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

L'hommage du SR Colmar à Roland Hunsinger
 

 
Une immense banderole a été déployée au centre du terrain à l'effigie de l'ancien président du club colmarien. Photo DNA/Nicolas Pinot
Avant la rencontre de Régional 2 opposant la formation colmarienne à son visiteur, Burnhaupt-le-Haut, les dirigeants locaux ont tenu à rendre un hommage appuyé au stadium ce samedi 23 février, à son emblématique président (1999/2012) qui a tant marqué l'histoire du club de la capitale haut-rhinoise.

Ainsi, une vingtaine de jeunes licenciés ont ainsi déployé au centre de l'aire de jeu une immense banderole de près de six mètres de diamètre à l'effigie de l'ancien homme fort du club.

Pendant que le speaker, Régis Schaeffer, égrenait l'immense carrière du disparu, sa famille proche, composée de son épouse, de sa fille, de son gendre et du petit-fils, gagnait à son tour la pelouse. Guy Meyer, l'actuel président du club et ses dirigeants retrouvaient eux aussi le cercle familial sur cette surface que le défunt a souvent arpenté les soirs de liesse.

L'assistance, bien plus fournie que d'habitude, a ensuite applaudi longuement l'ancien dirigeant avant de respecter une minute de silence. L'émotion était alors à son comble et bien des larmes coulèrent chez certains, d'autres avaient la tête dans les étoiles du passé. Le jeu a repris ensuite ses droits avec le coup d'envoi de la rencontre...
Michel CONRAD

 

 
 

 

COLMAR : Action collégiale contre les cloches de Saint-Martin

Publié dans le panorama le Lundi 25 février 2019 à 05:22:28

© Dna, Lundi le 25 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

COLMAR
COLMAR : Action collégiale contre les cloches de Saint-Martin
Pour préserver leur repos dominical, des Colmariens demandent celui des cloches de la collégiale Saint-Martin.

 
André Kornmann demande l'arrêt des cloches le dimanche matin
Il était là hier matin. Sur le parvis de la collégiale, André Kornmann a enclenché son chronomètre. « Seize minutes », conclut l'avocat. Les cloches ont sonné hier à 10 h 15. Pour lui trop longtemps et surtout trop fort. Représentant une quinzaine de riverains, il s'est fait le messager de leur mécontentement dans un type d'action traditionnellement plutôt mené en campagne.

L'avocat a adressé en début de semaine dernière une mise en demeure au curé doyen l'enjoignant à faire cesser le carillon du dimanche matin : « Les gens travaillent cinq, six jours par semaine, ils sont commerçants, infirmiers, profession libérale, paient une taxe d'habitation et ont le droit à leur grasse matinée ». Grasse matinée selon le plaignant impossible le jour du seigneur, à cause du bruit des cloches.

Les partisans du silence dominical sont allés jauger les décibels dans d'autres paroisses comme Saint-Léon ou Saint-Joseph, les estimant beaucoup moins nombreux donc plus supportables. Mais les cloches de la collégiale affichent un tout autre diamètre.

L'appel aux fidèles n'aurait plus lieu aujourd'hui de se faire entendre de façon aussi bruyante selon l'avocat : « Ceux qui pratiquent savent que l'office est à 10 h 30, nous ne sommes plus à une époque où la majorité de la population est pratiquante », plaide l'athée.

L'avocat colmarien au barreau de Strasbourg rappelle qu'un courrier avait déjà été adressé au maire, portant les mêmes doléances. Il est resté sans réponse. « Puisqu'il vaut mieux s'adresser au bon dieu qu'à ses saints, précise-t-il, nous en appelons au curé doyen ».
Des sonomètresdans le rouge ?

Dans la demeure du seigneur, la mise en demeure s'est pour donc l'instant révélée sans effet, les cloches ayant sonné hier matin comme tous les dimanches. L'avocat est prêt à passer à la vitesse supérieure, soit le recours au juge des référés du tribunal de grande instance et l'intervention d'un huissier.

Les protestants contre les cloches ont tout récemment disposé quatre sonomètres rue des Prêtres, Grand-rue et rue Berthe-Molly pour chiffrer les décibels attentatoires à la liberté de la grasse matinée : « Ils étaient en zone rouge, largement au-dessus des normes », assure l'avocat qui annonce un recours prochain à un huissier avec du matériel plus sophistiqué.
Ph.M.

 

 
 

 

Markstein L'Alsacienne de raquettes : Neige, costumes et soleil

Publié dans le panorama le Lundi 25 février 2019 à 05:23:15

© Dna, Lundi le 25 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Markstein L'Alsacienne de raquettes
Markstein L'Alsacienne de raquettes : Neige, costumes et soleil
650 marcheurs se sont pressés au Markstein à l'occasion de la seizième édition de l'Alsacienne de raquettes.

 
Grand soleil et belle neige pour l'Alsacienne de raquettes 2019.
Dimanche, c'était le moment ou jamais de découvrir les joies des balades dans la neige. L'incontournable Alsacienne de raquettes s'est déroulée sous un beau soleil, accompagné d'un vent glacial, aux abords de la station du Markstein. Organisée conjointement par le Ski-club Ranspach et Speck Sports, la manifestation a une fois de plus rencontré le succès, même si le cap des 1 000 participants n'a pas été atteint. Deux parcours étaient proposés aux randonneurs : le premier, d'une distance de 5 km, a été piqué par les bâtons des familles. L'autre boucle de 10 km a attiré les plus initiés de la pratique.

L'événement sportif mais surtout festif invitait les participants à venir déguisés et, malgré le grand froid, l'ambiance était chaleureuse. « On est venu profiter du soleil en famille. Mes enfants voulaient essayer les raquettes donc on a décidé de s'inscrire. Les conditions sont idéales, on ne regrette pas », raconte Pauline, venue de Rixheim.

Vitrine de la station du Markstein, l'Alsacienne de raquettes veut fidéliser sa clientèle d'année en année. Comme à l'accoutumée, André Speckbacher, créateur de l'événement, a lancé les festivités avec Emma Hein, miss Pays de Thann 2018 et marraine de cette seizième édition, accompagnés de participants déguisés en alsaciens, le tout rythmé au son des accordéons. Sans se prendre au sérieux et raquettes aux pieds, les marcheurs ont découvert le massif vosgien avec vue sur les Alpes suisses. Un spectacle grandiose entre nuances de blanc et de bleu.
Alice HERRY Voir aussi notre diaporama et notre reportage vidéo sur www.dna.fr

Voir aussi notre diaporama et notre reportage vidéo sur www.dna.fr

 
 

 

Le Markstein Alsacienne de raquettes : Coiffes sous le soleil

Publié dans le panorama le Lundi 25 février 2019 à 05:23:39

© Dna, Lundi le 25 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Le Markstein Alsacienne de raquettes
Le Markstein Alsacienne de raquettes : Coiffes sous le soleil
L'Alsacienne de raquettes a rassemblé 800 marcheurs - déguisés ou non -, hier autour du Martkstein sous un ciel bleu azur.

 
L'Alsacienne de raquettes plante sa tradition dans la neige.
Dimanche, c'était le moment ou jamais de découvrir les joies des balades dans la neige. L'Alsacienne de raquettes s'est déroulée sous un soleil de plomb, accompagné d'un vent glacial, aux abords de la station du Markstein.

L'événement a ses habitués mais attire aussi les curieux. Sans se prendre au sérieux et raquettes aux pieds, les marcheurs ont découvert le massif vosgien sur des parcours balisés de 5 ou 10 km, avec vue sur les Alpes suisses. Un spectacle grandiose. Du bleu, du blanc et du rouge, c'est ça l'Alsacienne de raquettes.

Ainsi, près de 800 inscrits ont planté leurs bâtons dans la neige pour faire perdurer la tradition.
Alice HERRY PLUS WEB : notre diaporama et notre reportage vidéo sur www.dna.fr.

PLUS WEB : notre diaporama et notre reportage vidéo sur www.dna.fr.

 
 

 

Muntzenheim Exposition : Du talent et des idées

Publié dans le panorama le Lundi 25 février 2019 à 05:11:00

© Dna, Lundi le 25 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Muntzenheim Exposition
Muntzenheim Exposition : Du talent et des idées

 
En fil tressé
Ce dimanche, dans la salle Marcel Meyer de Muntzenheim, de nombreux exposants ont participé à la 16e édition des Talents cachés. Organisée par l'Association Culture, Sports et Loisirs de Muntzenheim et Environs la manifestation rassemblait des nombreux artistes, aux multiples talents, offrant aux visiteurs un réel plaisir de découverte.

Des patchworks, qu'il est toujours plaisant de redécouvrir, des mosaïques sur divers supports, des figurines bibliques, d'autres en fil de fer tressé, des faïences, des sculptures en métal, bois, béton etc. Tout comme des photos, des souvenirs de vacances, des coffrets divers en bois de récup', des peintures aquarelles, craies, crayons, tableau biseautés, du tricot jacquard... une variété très appréciée des visiteurs.

Le cercle généalogique et Handi'chiens, à qui revenaient les bénéfices de la tombola, proposait en parallèle une exposition témoignant de leurs activités.

Jean-Marie Haumesser, adjoint et président de l'association a servi de guide aux élus et autres invités. On a noté la présence de Marc Bouché, maire, Bernard Gerber, conseiller régional, Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental et Eric Straumann, député. Ils se sont accordés pour souligner l'engagement associatif, l'ingéniosité, l'implication, le talent, le renouvellement régulier des exposants, le savoir-faire... de tous ceux et celles qui étaient présents.
H.R.