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Jacqueline Gourault : « J'ai fait de la diplomatie »

Publié dans le panorama le Dimanche 24 février 2019 à 07:19:33

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Interview Ministre des Relations avec les collectivités
Jacqueline Gourault : « J'ai fait de la diplomatie »
Jacqueline Gourault présentera mercredi le projet de loi sur la Collectivité européenne d'Alsace en conseil des ministres. Avant l'ouverture du débat parlementaire, prévu le 2 avril au Sénat, la ministre (MoDem) de la Cohésion des territoires et des collectivités revient sur le chemin parcouru et les enjeux à venir.
 

 
Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, le vendredi 22 février, à son bureau parisien.
Pourquoi l'État a-t-il accepté de répondre au « désir d'Alsace » ? S'agit-il d'apaiser une tension jugée dangereuse ou d'amorcer une décentralisation au sein de très grandes régions ?

- C'est d'abord une réponse à l'engagement du président de la République d'accompagner les initiatives locales dès lors qu'elles sont portées par les élus concernés et qu'elles s'inscrivent dans l'intérêt général. L'Alsace en est l'exemple. L'État s'est intéressé de près à ce territoire en confiant une mission au préfet Jean-Luc Marx, en janvier 2018, pour apprécier la réalité, l'expression d'une volonté commune et ce qu'il a appelé le « désir d'Alsace ». Son travail constructif a été unanimement accueilli en Alsace.

Quand le Premier ministre m'a confié la mission de mener le projet à son terme, je disposais du rapport Marx et de deux balises : pas de sortie du Grand Est et pas de collectivité à statut particulier. Puis j'ai fait mon travail en menant de nombreuses auditions avec tous les niveaux de collectivités territoriales, et avec les parlementaires.
« En Alsace, l'attente était forte »

En Alsace, l'attente était forte. Les présidents des deux départements ont immédiatement joué la transparence en m'invitant devant leur assemblée. Il y a eu beaucoup de réunions techniques avec les collectivités et en interne à l'État. La dernière s'est tenue vendredi soir avec le secrétaire général du gouvernement pour valider le texte que je présenterai mercredi. C'est avec cette méthode ouverte et dans une confiance réciproque que nous sommes arrivés à la déclaration de Matignon du 29 octobre.

Depuis cette date, estimez-vous que tous les signataires de la déclaration ont joué le jeu ?

- Oui. Disons que chacun est dans son rôle et c'est normal. Comme dans toute concertation, chacun défend ce en quoi il croit. Tant le président de la Région Grand Est que les deux présidents de départements sont des partenaires de qualité et très vigilants. Compte tenu de l'échec du Conseil unique d'Alsace en 2013, et conscients des enjeux et des attentes de la part de leur population, les deux présidents de département m'ont demandé des garanties sur le contenu du projet de loi et le décret du Conseil d'État avant de s'engager plus avant. C'est pour cette raison que je leur ai écrit une lettre pour répondre à leurs inquiétudes et éviter les mauvaises surprises.

Vous allez présenter le projet de loi relatif aux compétences de la collectivité européenne d'Alsace mercredi en conseil des ministres. En quoi est-il particulier ?

- Aujourd'hui, soit vous êtes dans le droit commun, soit vous êtes dans le registre de la collectivité à statut particulier. Mais vous pouvez aussi, car la Constitution et la jurisprudence l'autorisent, transférer des compétences à une collectivité en raison du caractère spécifique de celle-ci.
« Les mesures anti-constitutionnelles seront rejetées »

La future collectivité alsacienne sera dotée de compétences particulières et spécifiques en plus d'exercer les compétences d'un département : le transfrontalier, les transports, le bilinguisme.

Ainsi, si les parlementaires en décident ainsi, la Collectivité européenne d'Alsace deviendra chef de file en matière de coopération transfrontalière sur son périmètre. Elle pourra organiser son action dans le respect des compétences des autres collectivités. Pour le transport, il s'agit de l'exploitation et de la gestion des routes nationales non concédées, dont l'A 35.

Le bilinguisme doit faciliter les mobilités professionnelles. Pour le gouvernement, c'est une anticipation du droit à la différenciation que nous voulons inscrire dans la Constitution.

En Alsace, beaucoup estiment que le projet de loi ne va pas assez loin au regard de la déclaration de Matignon. Comptez-vous sur le débat parlementaire pour l'enrichir ou renforcer les compétences de la future collectivité ?

- Inscrites dans la déclaration de Matignon, les politiques culturelles, économiques, touristiques et sportives ne figurent pas dans le projet de loi parce qu'elles relèvent du réglementaire. Nous menons pour cela un travail avec les services déconcentrés de l'État et les collectivités territoriales concernées, c'est-à-dire la Région et les deux départements. Je souhaite saluer Jean Rottner qui a joué le jeu. Il a défendu ses préoccupations en tant que président du Grand Est tout en se montrant ouvert dans les discussions. J'ai fait de la diplomatie. Il fallait tenir une ligne de crête.
« Je ne suis pas inquiète sur la capacité de la majorité à approuver le texte »

Sur le plan constitutionnel, le chemin est assez étroit pour la suite. Les tentatives visant à présenter des mesures anticonstitutionnelles seront rejetées. C'est un premier écueil auquel nous pourrions être confrontés. Le second écueil serait de vouloir inscrire dans la loi des mesures qui ne relèvent pas du domaine législatif. Je pense par exemple aux fédérations sportives. Mais je ne suis pas inquiète sur la capacité de la majorité à approuver le texte.

Certains élus alsaciens n'y croyaient pas au début, mais aujourd'hui j'ai le sentiment que le projet recueille une certaine unanimité. Certains doutaient de la capacité des deux départements à réunir une majorité : on connaît désormais le résultat. Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry ont oeuvré avec discernement et obtenu largement la confiance de leur assemblée.

Récemment encore vous avez critiqué le découpage des régions mené selon vous « sans suffisamment penser à l'aménagement du territoire ». Vous dites dans le même temps que revenir sur cette réforme coûterait « très cher ». Mais le maintien de cette architecture n'a-t-il pas aussi un coût financier et humain ?

- Je ne vais pas vous dire le contraire. Mais quand le président de la République a été élu, les élus lui ont demandé de ne pas engager de nouvelle grande réforme territoriale. Il les a écoutés. Son ambition : faire du « cousu main » avec les élus en accompagnant les désirs émanant des territoires, comme nous avons fait avec l'Alsace. S'il y a des volontés locales qui se manifestent, comme à Marseille, le gouvernement accompagnera.

Certains élus demandent une nouvelle phase de la décentralisation. Mais quand vous les écoutez, ils sont finalement assez peu demandeurs de modification de compétences. Ils veulent supprimer les doublons, mais ils demandent surtout de la souplesse, de la mutualisation et du droit à la différenciation.
Recueillis par Franck BUCHY

 

 
 

 

colmar - Vivre sans Espoir

Publié dans le panorama le Dimanche 24 février 2019 à 07:08:53

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colmar - Vivre sans Espoir
 

 
Pour la rubrique « L'Invité de la rédaction », le président fondateur d'Espoir, Bernard Rodenstein, nous a reçus dans la salle des ventes de l'association. Un univers qui était une très grande partie de sa vie. Photos DNA/Laurent Habersetzer
Personne ne l'a poussé vers la sortie. « On peut comprendre qu'à 77 ans cette année, on ressente une fatigue, un ras-le-bol. »

Bernard Rodenstein n'a pas été un simple président, plutôt un président-directeur-général présent sur tous les fronts. « Espoir, c'était nuit et jour, pendant 46 ans. Je me suis occupé de tout, de la tambouille et des petits détails. Cela m'était devenu insupportable. »

Entre Espoir et lui, la « rupture est douloureuse ». On le sent ému, les larmes ne sont pas loin. « Elle me plonge dans une tristesse énorme car il faut que je reconstruise ma vie. Me reconstruire prendra du temps. » Il se dit épuisé, mais ne regrette rien.
« Le vent tourne vers l'esprit gestionnaire »

Espoir ne sort pas tout à fait de sa vie. Il continuera à siéger à son conseil d'administration (CA). « À quelle place, je n'en sais rien. » Réponse au plus tard lors de l'assemblée générale d'avril.

« J'ai fait en sorte que la charge de direction soit portée par quatre personnes. La fonction de président s'en trouve allégée. » Il est heureux d'avoir préparé sa succession et néanmoins inquiet. « Comme dans beaucoup d'associations, le vent tourne vers l'esprit gestionnaire. » Lui a toujours privilégié l'aspect idéologique.

Il évoque ces quinze emplois aidés qu'il a réussi, avec l'accord du CA, à transformer en vrais postes salariés. « Quand l'objectif est idéologiquement défendable, on trouve l'argent. »

Le fondateur d'Espoir ne cache pas ses craintes. « J'ai vu entrer au CA des gens que je ne connaissais ni d'Eve, ni d'Adam et je découvre que la logique de la gestion d'entreprise commence à prévaloir. » Pour eux, un déficit de 500 000 EUR n'est pas envisageable. « Ce souci d'équilibre des comptes est adorable, mais est impossible à gérer. »

La gestion d'Espoir prend une nouvelle tournure et il s'en désole. « Aujourd'hui, je me sens en minorité idéologique ! » Cette situation est même un des éléments qui a joué en faveur de son retrait.
« Le capital d'une association, ce sont ses membres. »

Il affirme que la personne qui accédera à la présidence d'Espoir devra aimer les prises de risques politiques. « Si elle rentre dans les rangs, pour moi, ce sera une trahison. » Autrement dit, elle devra résister aux intimidations de toutes sortes. « Si on mesure ses paroles à l'aune de ce que pensent les élus, ce n'est plus l'esprit d'Espoir. »

L'association ne manque pas de bénévoles, mais de militants. « Des tas de gens viennent donner un coup de main, mais ne prennent pas le temps de découvrir notre fonctionnement. Le capital d'une association, ce sont ses membres. Cela devient une denrée rare chez Espoir. »

Quand on dirige une entité comme celle de Bernard Rodenstein, il faut savoir convaincre. La chasse aux subventions fait partie du quotidien. Jusqu'ici, la persévérance du fondateur s'est montrée payante. En témoigne la trésorerie actuelle chiffrée à 2,5 millions d'EUR.
«On a ratissé l'Alsace pour parler d'Espoir »

« Trouvez-moi une association pouvant se targuer d'une telle réserve financière. Je n'en connais pas. » Les clefs de la réussite ? Beaucoup de bénévolat, une directrice qui aurait pu prétendre à une rémunération plus importante et pas mal de kilomètres parcourus. « On a ratissé l'Alsace pour parler d'Espoir partout. Le résultat, ce sont nos 1600 donateurs réguliers, une revue qui permet aux gens de nous soutenir. »
« J'ai tenu tête au préfet »

Celui qui est encore président assure qu'il a doté son association d'outils capables de pérenniser une action qui ne consiste pas seulement à offrir un travail à des gens « cabossés par la vie », selon les termes de l'abbé Pierre. Bernard Rodenstein met en avant une « offre d'accompagnement de la vie tout entière et dans la longue durée ».

Il se souvient avec délectation de la bataille, menée entre 2002 et 2009, pour obtenir le statut d'emplois solidaires. « Nous sommes la seule association avec Emmaüs à en avoir. On s'est mis hors-la-loi pendant huit ans et j'ai tenu tête au préfet. » Il a « fait le siège » du député Eric Straumann, est monté à Paris, a rencontré Martin Hirsch, à l'origine du RSA (revenu de solidarité active)... Un parcours hérissé d'obstacles franchis pour la noble cause.
Michelle FREUDENREICH

 

 
 

 

ITV de b rodenstein - "...Son meilleur ennemi

Publié dans le panorama le Dimanche 24 février 2019 à 07:11:39

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ITV de b rodenstein - "...Son meilleur ennemi
 

 
La réponse fuse sans une once d'hésitation. « Il ne fera aucun doute qu'il sera candidat. » Il, c'est Gilbert Meyer, le maire de Colmar, son adversaire préféré. « Il ne peut pas quitter le pouvoir tout seul. Il ne se retirera que s'il se fait battre. » Les deux hommes se connaissent bien pour avoir souvent ferraillé l'un contre l'autre.

On peut s'opposer politiquement et reconnaître le travail accompli. « Il n'est pas que négatif. Il a vraiment fait des choses intéressantes. » Bernard Rodenstein cite le réaménagement des quartiers ouest. Merci l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) ! Mais il ne peut contenir une petite pique. Il l'a fait « avec l'argent du contribuable. Pas le sien, comme il le dit ».
« C'est un personnage qui ne sait pas écouter, ni dialoguer »

Ses griefs restent bien vivaces. « C'est un personnage qui manque singulièrement d'humanité, qui ne sait pas écouter, ni dialoguer. Il faut un rapport ouvert, bienveillant et une recherche de dialogue avec ses concitoyens. »

Son constat est sans appel. « Il a fini par tuer toute opposition colmarienne. » Conséquence : « Il a un boulevard devant lui. »

Le créateur d'Espoir n'est pas tendre non plus avec celui qui ne cache plus son intention de lui succéder au poste de maire. « Ce n'est pas Yves Hemedinger qui va lui tenir tête. Quand la soupe sera bonne côté Gilbert, il rentrera dans le rang. »

Il est convaincu que toutes les listes de droite vont se regrouper au deuxième tour. « Même si ce sont de faux amis. » Et la gauche dans tout cela ? « Ça existe, la gauche ? Elle est morte, elle n'existe plus. »

Il ne partage pas vraiment toutes ses convictions, c'est certain. Mais, Bernard Rodenstein est moins sévère avec Éric Straumann, autre prétendant, non déclaré, à la mairie de Colmar.

« Il n'est pas forcément un ami politique. On s'est beaucoup chatouillé sur le RSA [revenu de solidarité active]. C'est une vaste hypocrisie d'offrir du travail en compensation de l'argent qu'on donne. Alors qu'on n'est pas foutu de leur donner du boulot, on leur en trouve comme par hasard... ». En dépit de ces divergences, il lui semble le plus à même d'être à la tête de la Ville.

« Si vraiment le choix politique devait se résoudre à des candidats de droite, je n'aurais pas d'état d'âme pour voter quelqu'un qui est profondément humain. »
« Je ne m'interdis rien, sinon d'être candidat »

Pour sa part, il ne remontera pas sur la scène politique. « Ma candidature, c'est fini. Mais j'aime trop la politique pour ne pas m'immiscer dans la campagne colmarienne. » Ce n'est pas un secret, il aime écrire et ne s'en privera pas. Il ne sera pas sourd aux éventuels appels du pied. « Si un groupe particulièrement sympa se constitue, pourquoi je n'irais pas leur dire bonjour ! Je ne m'interdis rien, sinon d'être candidat. »

Il conteste la politique menée dans les quartiers. Il y est fait « tout et n'importe quoi, pourvu que l'on vote pour eux ».

La Ville a supprimé un quart de la subvention dédiée à l'hébergement d'urgence et cela lui laisse un goût amer. Il trouve cela inhumain.

Il en a contre tous les gestionnaires « qui ont une pierre à la place du coeur ». Et il se pose toujours la question : « Comment ne pas être opposant ? C'est sociologique, Colmar est condamnée à rester à droite. L'environnement est profondément conservateur. »

On sent que l'envie de se confronter à l'ordre établi le titille encore.
Michelle FREUDENREICH

 

 
 

 

L'Alsace, terre d'accueil des Suisses

Publié dans le panorama le Dimanche 24 février 2019 à 07:35:49

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L'Alsace, terre d'accueil des Suisses
 

 
Le consulat général a réuni, le 19 janvier à Strasbourg, une centaine de jeunes Franco-Suisses et leurs parents. Photo DNA/Marc Rollmann
Près de 11 % des personnes titulaires d'un passeport helvète, soit grosso modo 752 000 personnes, vivent à l'étranger. Communément surnommée « la cinquième Suisse », cette communauté est présente dans environ 200 pays, à commencer par la France où elle compte quelque 207 000 membres. Pas moins de 22 631 d'entre eux résident en Alsace, selon les chiffres du consulat général implanté à Strasbourg. Ils sont ainsi presque autant que l'ensemble des Suisses recensés dans toute l'Espagne ! Plus précisément, 18 368 vivent dans le Haut-Rhin et 4263 dans le Bas-Rhin.

« On ne peut pas dresser un profil type de ces personnes tant elles mènent des vies différentes, souligne le consul général Philippe Flück. En résumant un peu, on peut tout de même dire que l'on trouve dans le Haut-Rhin des personnes installées depuis longtemps pour des raisons professionnelles et d'autres qui ont choisi de passer une retraite tranquille dans un petit village. Elles constituent une colonie de vrais transfrontaliers, dans le sens où elles ont tellement l'habitude de traverser la frontière qu'elles se demandent presque pourquoi elle existe encore... »
« On peut aimer ce payssans renier la France »

« Dans le Bas-Rhin, beaucoup de Suisses et Franco-Suisses habitent à Strasbourg et ses alentours, note-t-il. Nombre d'entre eux exercent des profes-sions en lien avec le Conseil de l'Europe et d'autres institutions européennes, ou évoluent dans les domaines de la banque et de l'assurance. Bien entendu, il ne faut pas généraliser. Des Suisses sont présents dans tous les métiers et tous les milieux. »

Précision : sur les 22 631 détenteurs d'un passeport rouge à croix blanche vivant en Alsace, 15 704 ont également la nationalité française (12 832 dans le Haut-Rhin, 2872 dans le Bas-Rhin). Sauf rares exceptions, la loi helvète permet, en effet, à ses ressortissants naturalisés de « conserver la citoyenneté de leur pays d'origine », indique l'Organisation des Suisses de l'étranger (lire l'encadré ci-dessous). Leur double nationalité découle « souvent d'une envie de concrétiser des liens affectifs, estime le consul général Philippe Flück. La Suisse est le pays de la famille, des grands-parents, des vacances. En avoir la nationalité leur permet de se sentir appartenir à ce pays qu'ils aiment et ce, sans renier la France où ils vivent au quotidien. »

« Il y a un côté sentimental et nostalgique », confirme Philippe Gaudin-Macabre, un habitant de Saâles qui a demandé la double nationalité par filiation dans les années 1980. « C'est une fierté d'être suisse autant que de se sentir français », ajoute-t-il avant de lancer avoir même de ce fait « un blason de famille et une devise : "Sourire et tenir". Classe, non ? »

La Confédération suisse fait d'ailleurs tout pour cultiver ce sentiment d'appartenance, par exemple en encourageant ses jeunes binationaux à effectuer un service militaire sur son sol. Pour leur présenter cette possibilité - et d'autres -, le consulat général a encore réuni, ce 19 janvier à Strasbourg, une centaine de Franco-Suisses âgés de 17 et 18 ans ainsi que leurs parents. « J'aimerais que mes enfants fassent ce service pour qu'ils connaissent mieux leur pays d'origine, ses valeurs, et s'impliquent pour lui », confiait alors Stéphane Stuber, un binational de Hatten, en regrettant de ne pas avoir endossé lui-même l'uniforme faute de s'y être pris dans les temps.
« Donner la nationalité suisse aux enfants est un gain pour leur avenir »

Afin de pouvoir néanmoins s'impliquer, le Bas-Rhinois a longtemps pris part aux votations. En effet, les Suisses de l'étranger peuvent participer aux référendums fédéraux, aux élections du conseil national et aux scrutins de certains cantons. Seules conditions : être inscrits auprès d'une représentation du pays (consulat...) et « dans le registre électoral de [leur] dernière commune de domicile en Suisse » ou, s'ils n'ont jamais vécu dans le pays, « dans le registre de [leur] commune d'origine », précisent les autorités.

« Je vote seulement si le sujet me parle. Il y a quelques années, une votation portait sur la suppression de la redevance télé. N'habitant pas sur place, j'ai préféré m'abstenir », commente un résident de Strasbourg. Selon Philippe Flück, 30 % des Suisses et Franco-Suisses alsaciens participent généralement aux votes, jusqu'à 60 % lorsque les décisions sont particulièrement importantes.

Outre manifester un attachement à des racines, disposer de la nationalité suisse « offre des opportunités, comme le dit Grégor Munch, l'un des salariés du consulat de Strasbourg. Des bourses différentes de celles proposées aux étudiants français, par exemple, sont versées aux jeunes voulant étudier en Suisse. »

Les binationaux sont notamment attirés par l'École polytechnique fédérale de Lausanne, relève Philippe Flück en citant aussi l'attrait de l'école hôtelière de cette ville. Il ne cache pas d'ailleurs son envie de développer des échanges entre celle-ci et le lycée hôtelier d'Illkirch. « Il existe des facilités pour les études, mais aussi pour l'accès au travail », ajoute Sébastien Niedergang, un binational de Colmar. « Donner la nationalité suisse aux enfants est un gain pour leur avenir », martèle un autre Franco-Suisse. Dans son viseur : un taux de chômage de 3,2 % en 2017 et de 2,6 % en 2018.
Il est plus facile pourles binationaux d'ouvrir un compte en Suisse

Au quotidien, la nationalité suisse peut aussi être un plus. « Nous sommes récemment allés aux États-Unis en famille, raconte Sébastien Niedergang. Nous avons demandé des visas pour nos enfants avec leurs passeports suisses parce qu'ils coûtaient moins cher qu'avec leurs documents français. C'était le contraire, en revanche, pour ma femme et moi, donc nous avons voyagé avec nos passeports français. » À en croire divers binationaux, obtenir des documents officiels serait aussi plus rapide du côté helvète qu'hexagonal.

Dans un autre registre, il est également plus facile pour les binationaux d'ouvrir un compte bancaire en Suisse, pays connu pour sa stabilité économique. « Beaucoup de retraités vivant en Alsace touchent leur pension sur un compte suisse et en ont un autre en France pour gérer leurs dépenses courantes, constate le consul. Un jeune qui voudrait ouvrir un compte fera peut-être l'objet d'investigations supplémentaires de la banque du fait de sa domiciliation à l'étranger, mais c'est tout... »
Textes : Philippe WENDLING

 

 
 

 

Allemagne : les intérimaires doublement imposés

Publié dans le panorama le Dimanche 24 février 2019 à 07:13:11

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FRONTALIERS
Allemagne : les intérimaires doublement imposés
Avec la mise en place du prélèvement à la source, les intérimaires alsaciens qui travaillent outre-Rhin doivent payer mensuellement deux impôts, en France et en Allemagne.
 

 
Avec l'entrée en vigueur du prélèvement à la source en France, les intérimaires alsaciens qui travaillent en Allemagne sont doublement imposés.
L'entrée en vigueur du prélèvement à la source a réservé une mauvaise surprise aux Alsaciens qui effectuent des missions d'intérim en Allemagne. Les intérimaires frontaliers sont imposés deux fois. Autrement dit, ils doivent payer chaque mois les impôts allemand et français, et se voient rembourser du prélèvement allemand uniquement l'année suivante. L'administration fiscale outre-Rhin poursuit en effet son prélèvement à la source sans tenir compte du prélèvement français, et vice versa. « Chez nous, le trésor public impose son prélèvement à la source, au prétexte que les intérimaires se font rembourser l'année d'après par le fisc allemand », regrette Éric Straumann, député du Haut-Rhin.
Arbitrage d'ici huit à quinze jours

Dans une question écrite, datée du 14 août 2018, l'élu avait alerté le ministre de l'Action et des Comptes publics sur le risque de double imposition, contraire au principe de la convention fiscale franco-allemande. Le parlementaire avait également envoyé deux courriers au président de la République Emmanuel Macron, le 5 septembre 2018 et le 24 janvier 2019. Des questions et des lettres restées sans réponse à ce jour.

« On me dit oralement que c'est au fisc allemand de cesser ses prélèvements, confie Éric Straumann qui plaide pour un accord rapide entre les administrations fiscales des deux pays. Cette situation ne peut pas durer. Le pouvoir d'achat des intérimaires frontaliers est affecté, ça va les dissuader de trouver un emploi en Allemagne. » La direction générale des Finances publiques assure que le sujet est identifié comme « prioritaire ».

Sur le terrain, les agences d'intérim sont désemparées. « Comment le fisc a-t-il pu laisser passer ça ? C'est totalement absurde, s'énerve Alexis Reinold, directeur de l'entreprise de travail temporaire Gezim, basée à Colmar. Qu'est-ce que je dis aux gars qui touchent des salaires inférieurs à 1 500 EUR et qui se retrouvent avec un double prélèvement de 20 % sur leur fiche de paie ? » Une centaine d'intérimaires employés par Gezim sont concernés et ne seront pas remboursés de leur prélèvement allemand avant avril 2020. « On est mis devant le fait accompli, qu'est-ce que nous pouvons faire ? », poursuit le responsable en colère.

Dans les prochains jours, la direction générale des Finances publiques doit rencontrer une délégation allemande pour aborder le sujet de la double imposition. Un arbitrage devrait être rendu au plus haut niveau d'ici « huit à quinze jours ». Alors que la frontière franco-allemande est depuis longtemps virtuelle, le statut fiscal des travailleurs intérimaires frontaliers souffre toujours des mêmes incertitudes.
Marine ERNOULT

 

 
 

 

Un référendum ce dimanche sur un mégaprojet immobilier

Publié dans le panorama le Dimanche 24 février 2019 à 07:43:07

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Un référendum ce dimanche sur un mégaprojet immobilier
 

 
Les agriculteurs, notamment, s'opposent au projet. Photo dpa
Fribourg, la ville badoise avec le plus fort taux de croissance, manque cruellement de logements. Pour remédier au problème, la municipalité envisage de construire un nouveau quartier à la lisière de la ville. Dietenbach - actuellement des prés et des champs -, est censé accueillir sur une surface de 110 hectares environ 6500 logements pour 15 000 habitants. Il s'agit de l'un des projets immobiliers neufs les plus importants de toute l'Allemagne.

À Fribourg, 230 000 habitants dont un nombre important d'étudiants, avec un taux de natalité et un afflux de nouveaux habitants en hausse, la demande de logements est nettement plus forte que l'offre disponible. Conséquence : des loyers de plus en plus chers, de même que les prix de l'immobilier. Si le projet se fait, Dietenbach abriterait plus d'habitants que la plupart des communes environnantes. Mais il y a des opposants, amoureux de la nature et agriculteurs - qui viennent protester en ville en tracteur - essentiellement. Ce dimanche, les citoyens de Fribourg doivent voter : faut-il construire le projet de Dietenbach ou non ? Pour gagner, les opposants doivent arriver à 34 500 voix (20 % des électeurs). Un vote déterminant pour Martin Horn, 34 ans, maire (SE) depuis sept mois et demi.

 

 
 

 

Neuf-Brisach Avec Notre Canton Demain Agir pour la qualité de vie du territoire

Publié dans le panorama le Dimanche 24 février 2019 à 07:12:22

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Neuf-Brisach Avec Notre Canton Demain
Agir pour la qualité de vie du territoire
L'association Notre Canton Demain a tenu son assemblée générale annuelle jeudi 7 février ; une rencontre qui a permis aux membres de réaffirmer leur vocation de groupe de réflexion et de proposition pour la qualité de vie dans le territoire.
 

 
Notre Canton Demain lors de sa visite du musée Unterlinden et de la ville de Colmar.
Une assistance nombreuse a participé à ces travaux, parmi laquelle étaient présents plusieurs maires et élus du canton : le député Eric Straumann, Christian Zimmermann, conseiller régional et Betty Muller, conseillère départementale. Après une pensée pour René Engasser, ancien président, décédé en mars dernier, la présidente Nadine Meyer a rappelé les objectifs de Notre Canton Demain : la veille sur les dossiers importants concernant le territoire ; l'organisation de réunions publiques afin de renforcer les liens entre les habitants et de les sensibiliser sur certains sujets d'actualité ; organiser des sorties pour mieux connaître l'environnement local, ses richesses et ses potentialités, et pour permettre à ses habitants de côtoyer dans un contexte convivial.

La partie statutaire et la présentation du rapport d'activité effectuées, ce fut l'heure de la présentation des projets pour l'année en cours. Après la diffusion, sous forme d'enquête, d'un bilan sur la gestion des déchets, de nombreuses réponses continuent d'être enregistrées et un récapitulatif des différentes remarques et suggestions sera soumis à la communauté de communes pour essayer d'y apporter des améliorations.

L'association essayera d'apporter son soutien aux habitants des villages concernés par le polder de Bürckheim. Une action, par un membre de Baltzenheim, est en cours avec la rencontre des maires des quatre villages concernés pour connaître leur position sur le sujet. Eventuellement un courrier, cosigné par l'association et les quatre maires, pourra être adressé au préfet pour réclamer une convention qui protégerait les populations concernées, ou l'organisation d'une réunion d'information.

Une réunion sera organisée jeudi 14 mars à la salle des fêtes d'Obersaasheim afin de présenter la nouvelle Collectivité Européenne d'Alsace, avec Brigitte Klinkert. En seconde partie, Gérard Hug interviendra pour présenter la situation actuelle du territoire de la communauté de communes et son évolution.

Le soutien à l'association Trans Rhin Rail se poursuivra. Les deux sorties annuelles, au printemps et en automne, seront reconduites. La réflexion sur la reconduite d'actions en faveur des jeunes dans un esprit transfrontalier reste à l'ordre du jour.

Notre Canton Demain a confirmé par ailleurs sa participation à la prochaine édition de la manifestation L'Île aux Enfants, organisée par la communauté de communes.

Cette intéressante rencontre s'est poursuivie par la réponse aux questions de l'assistance par les élus présents.

 

 
 

 

association Ensemble pour la parité Mobilisationpour la journée de la femme

Publié dans le panorama le Dimanche 24 février 2019 à 07:14:14

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association Ensemble pour la parité
Mobilisationpour la journée de la femme
 

 
Les intervenants de Ensemble pour la parité se mobilisent pour la journée internationale de la Femme. (Accroupi), le musicien Gérard Muller (Boutzi).
L'association régionale Ensemble pour la parité (E.P.P.), placée sous la présidence de Annette Frieh, organise à Colmar, pour la 18e année consécutive, la journée internationale de la femme.

Cette journée particulière aura lieu le mercredi 6 mars à 14 h 30 au conseil départemental, 100 avenue d'Alsace à Colmar dans la salle Europe.

A cette occasion, élections européennes du mois de mai 2019 obligent, les membres de l'association ont choisi un thème actuel : « Les Femmes dans l'Europe ».

Une vingtaine de membres de E.P.P. présenteront sous forme ludique et instructive les femmes de divers pays européens. L'animation musicale sera assurée par Gérard Muller (Boutzi), chanteur-animateur.

Cette journée de la femme à Colmar est placée sous le patronage de la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert. Yves Hemedinger, 1er adjoint au maire de Colmar et conseiller départemental, ouvrira la journée par une présentation du conseil de l'Europe.

Comme les années précédentes, la participation est gratuite et un accès pour personnes handicapées est assuré. Le verre de l'amitié clôturera la journée de la femme à Colmar.
Contact et renseignements : Annette Frieh ? 03 89 71 40 81.

Contact et renseignements : Annette Frieh ? 03 89 71 40 81.

 
 

 

Strasbourg Conseil départemental 133,5 MEUR consacrés au handicap

Publié dans le panorama le Dimanche 24 février 2019 à 07:15:39

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Strasbourg Conseil départemental
133,5 MEUR consacrés au handicap
Le Département du Bas-Rhin consacre 133,5 MEUR au handicap et place la personne au coeur de la construction des réponses adaptées.
 

 
Frédéric Bierry, président du département du Bas-Rhin et de la commission Solidarités et affaires sociales de l'Assemblée des départements de France, et Sophie Cluzel, secrétaire d'État en charge des Personnes handicapées, ont présidé un comité de pilotage national dédié à la transformation de l'offre d'accompagnement des personnes en situation de handicap.

Quelque 15 000 établissements, services sociaux et médico-sociaux accompagnent aujourd'hui en France plus de 493 000 personnes en situation de handicap. Cette offre a presque doublé en 10 ans.

Dans le Bas-Rhin, ce sont à ce jour plus de 68 379 personnes qui possèdent au moins un droit actif auprès de la Maison départementale des personnes handicapées, soit une augmentation ininterrompue de +39 % en 7 ans.

Pour 2019, le Département du Bas-Rhin consacrera 133,5 MEUR à la politique du handicap dont 37 MEUR pour l'allocation compensatrice, 87 MEUR pour l'aide sociale en établissements, 3,5 MEUR pour les transports à destination des élèves et des étudiants en situation de handicap.

Le Département du Bas-Rhin, portant avec conviction le déploiement de la « réponse accompagnée pour tous », et inscrit dans la démarche « Territoire 100 % inclusif », est extrêmement mobilisé pour faire émerger de nouveaux dispositifs. C'est bien tout le Département qui se met en mouvement.

Il s'agit de mieux accompagner et de garantir l'accès inconditionnel au droit dans les domaines de l'information, de la scolarisation, de parcours résidentiel (pour assurer un « chez-soi » à chacun), de mobilité, d'emploi, de sport, de culture...

Le Département est engagé dans :

- la simplification administrative pour les personnes, et la garantie du respect des projets de vie des personnes ;

- l'évolution de l'offre médico-sociale vers plus de souplesse, de modularité pour mieux répondre aux besoins des personnes ;

- le développement de nouveaux services pour favoriser des parcours fluides sans rupture entre la scolarité, la formation, le monde professionnel, avec une attention particulière sur l'habitat inclusif pour apporter des réponses depuis le milieu ordinaire jusqu'à l'établissement médico-social.

Accompagner toute et chacune des personnes en tout point du territoire, tel est l'enjeu du Département et de ses partenaires pour les années à venir.

 

 
 

 

Économie : l'Adira partenaire de l'intercommunalité

Publié dans le panorama le Dimanche 24 février 2019 à 07:16:21

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Niederbronn-les-Bains Une convention signée au sein de l'entreprise Ernst
Économie : l'Adira partenaire de l'intercommunalité
Mercredi après-midi, l'agence de développement d'Alsace (ADIRA) a signé avec la communauté de communes du pays de Niederbronn-les-Bains une convention de partenariat au sein de l'entreprise Ernst, située dans la zone d'activité du Sandholz à Niederbronn-les-Bains.
 

 
Les élus ont visité l'entreprise sous la conduite de ses responsables.
Frédéric Bierry, président du conseil départemental du Bas-Rhin et président de l'Adira et Fernand Feig, président de la communauté de communes du Pays de Niederbronn ont signé la convention de partenariat au sein de la société Ernst, une entreprise accompagnée par l'Adira. La signature s'est déroulée en présence des conseillers départementaux Rémi Bertrand et Nathalie Marajo-Guthmuller, d'Hubert Walter, conseiller régional du Grand-Est, de Jacky Schaal responsable du site Ernst et de Paul Dieter Waltersbacher, représentant la maison mère d'Ernst d'Oberkirch en Allemagne.
Accompagner les réflexions des élus

Cette signature engage officiellement l'Adira à mettre gracieusement ses services à la disposition de la communauté de communes pour la conseiller et l'assister particulièrement dans les domaines de l'aménagement et du développement territorial, l'accompagnement des réflexions des élus, la réalisation de leurs projets, l'appui à la résolution des difficultés qu'ils rencontrent. « Je suis heureux de signer ce contrat et j'espère que tous les territoires vont signer une convention avec l'Adira, a indiqué le président Bierry. Je souhaite que l'Alsace soit une terre promise pour l'industrie et l'artisanat. » « Depuis 2016, nous avons de très bons contacts avec l'Adira, nous faisons un travail très constructif, ensemble d'ailleurs nous avons pris l'habitude de nous rencontrer régulièrement une fois l'an » a estimé Paul Dieter Waltersbacher.

Les hôtes du jour ont eu droit à une présentation de l'entreprise et de son activité. Une visite guidée du site a permis à chacun de se rendre compte de l'importance de cette usine de découpage et d'emboutissage de pièces mécaniques pour l'automobile.
« Il faut donner aux jeunes l'envie de se tourner vers l'artisanat et les métiers de l'industrie. »

Les uns et les autres ont pu aborder les projets de développement d'Ernst (notre édition du 22 décembre 2018) ainsi que des problématiques auxquelles l'entreprise est confrontée. « En France le travail manuel n'est pas considéré, ce qui est tout le contraire en Allemagne, a considéré Jacky Schaal. La plus grande difficulté que nous rencontrons c'est le problème du recrutement. »

Autre difficulté mise en avant par le dirigeant : « Les contraintes administratives et charges financières pour les entreprises de plus de 50 salariés, sont un obstacle au développement. »

« Il faut donner aux jeunes l'envie de se tourner vers l'artisanat et les métiers de l'industrie, en multipliant les visites d'entreprises avec les collégiens par exemple et leur proposer des stages qui peuvent déboucher sur des contrats d'apprentissages » a souligné le président du Département.

Cette réunion était, pour les uns et les autres, une belle occasion d'aborder le développement économique du territoire avec les acteurs institutionnels et une entreprise particulièrement dynamique qui agrandit son site, augmente sa capacité de production et prévoit de doubler ses effectifs dans les trois à cinq ans.

 

 
 

 

Ensisheim Mercredis sportifs du Conseil départemental Des coachs de prestige

Publié dans le panorama le Dimanche 24 février 2019 à 07:21:32

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Ensisheim Mercredis sportifs du Conseil départemental
Des coachs de prestige
Mercredi dernier, les volleyeurs du club d'Ensisheim ont reçu la visite de l'ASPTT Mulhouse.
 

 
Une trentaine de volleyeurs de toutes catégories ont pu bénéficier des conseils des joueuses de l'ASPTT Mulhouse et de leurs coachs, Magali Magaïl et son frère Christophe.
Les Mercredis du Conseil départemental sont une belle occasion pour les jeunes de côtoyer des sportifs de haut niveau. Ce mercredi matin, de 10 à 12 heures, une trentaine d'enfants, filles et garçons, âgés de 5-6 ans à 13-14 ans du bassin de pratique regroupant Ensisheim, Guebwiller, Kingersheim, US Mulhouse ainsi que l'ASPTT Mulhouse, se sont retrouvés au Duopôle afin de s'adonner à leur sport favori. Les volleyeurs ont été encadrés par la quasi-totalité de l'équipe féminine de l'ASPTT coachée par Magali Magaïl, entraîneur de l'ASPTT Mulhouse, et son frère Christophe.
J-L L

 

 
 

 

batraciens - Ranrupt Nature - La LPO fait appel aux bénévoles

Publié dans le panorama le Dimanche 24 février 2019 à 07:22:23

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batraciens - Ranrupt Nature  - La LPO fait appel aux bénévoles
 

 
En route pour l'étang du col de Steige.
D'ici quelques semaines, la migration des batraciens s'effectuera sous haute surveillance dans la vallée de la Bruche et particulièrement au col de Steige sur la commune de Ranrupt.

Chaque année, la Ligue de la protection des oiseaux (LPO), le Conseil départemental et les communes installent des kilomètres de filet étanche aux endroits stratégiques pour empêcher les crapauds et les tritons de se faire écraser en traversant les routes pour se rendre vers les lieux de ponte, situés parfois à plusieurs kilomètres. Même opération pour le retour en forêt.

Tous les ans, la LPO fait appel à des bénévoles pour ramasser matin et soir crapauds, grenouilles et tritons qui s'entassent dans les seaux posés le long des filets. Les bénévoles sont chargés de comptabiliser les batraciens et de communiquer leur chiffre à la LPO après chaque passage.

Au col de Steige, les filets seront posés la semaine prochaine.

Dès la fin des gelées, la migration des batraciens commencera. Si la pluie s'y met, ce sera parfait.

La LPO a besoin de plus de bénévoles qui peuvent s'adresser dès maintenant à Jérôme Isambert au 03 88 22 07 35 ou par mail : jerome.isambert@lpo.fr
O.L

 

 
 

 

fête de la roue - La mobilité urbaine pour tous

Publié dans le panorama le Dimanche 24 février 2019 à 07:35:13

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fête de la roue - La mobilité urbaine pour tous
 

 
La Fête de la roue, c'est beaucoup de voitures, mais c'est aussi tout un tas d'engins en lien avec les nouvelles formes de mobilité urbaine. Photo L'Alsace/Jean-François Frey
« Bonjour, bienvenue à la 4e Fête de la roue. Une fête où on va vous parler auto et moto, mais aussi vélo, puisque le vélo est également présent à la Fête de la roue. Et, nouveauté cette année, la trottinette électrique est aussi présentée au Parc-Expo. Et puis, on vous parlera aussi "mobilité pour tous" et notamment de vélos adaptés. Pour voir tout cela, rendez-vous dans le hall d'entrée du Parc-Expo. » Ni une, ni deux, lorsque nous avons entendu l'annonce du speaker alors que nous déambulions dans les allées du Parc-Expo de Mulhouse, au milieu de dizaines de voitures - et de visiteurs, déjà nombreux ce samedi matin trente minutes après l'ouverture du salon -, nous avons fait demi-tour, direction le hall d'entrée donc, pour parler nouvelles formes de mobilité urbaine et mobilité pour tous.

? La trottinette électrique : la deux-roues star du salon.- Présente pour la première fois à la Fête de la roue, la trottinette électrique y fait une entrée remarquée... « Je suis arrivé en renfort ce matin, compte tenu de la forte demande que nous avons sur le stand », confirme Marius Foures, mécanicien et développeur de la société colmarienne Ecologic, redistributrice de trottinettes électriques produites par la société chinoise E-Twow, « leader sur le marché mondial ». Un marché qui, en France, « explose depuis cinq ans dans les grandes villes. À Mulhouse, il est encore naissant (et donc à conquérir) », explique Nicolas Naudin, chargé de clientèle chez Ecologic. Et le potentiel de ces engins est fort. Bien plus que celui de l'une des autres nouvelles formes de mobilité urbaine : les monoroues. Et ce n'est pas le commercial d'Ecologic qui le dit. C'est Aurélien Deschamps. Il fait partie de l'équipe qui pilote le circuit d'initiation aux nouvelles formes de mobilité urbaine. « Si une monoroue est plus compacte qu'une trottinette, sa prise en main est moins facile. Avec une monoroue, le plus compliqué, c'est l'équilibre. Si je vous fais une initiation avec une trottinette, en dix minutes, vous êtes autonome ; pour une monoroue, c'est minimum une heure », explique-t-il.

Faciles d'utilisation, compactes (on l'embarque facilement dans un bus ou un tram pour faire les derniers kilomètres entre la station de transport en commun et son lieu de travail, par exemple), « mais aussi propres, puisqu'en trottinette, je m'enfume personne », précise Nicolas Naudin, voilà les clés du succès croissant de ces petites deux-roues, auprès d'un public très large. « Nos clients ont de 20 à 70 ans et sont aussi bien ouvriers que cadres, parce que le prix est inférieur à celui d'un vélo », explique le chargé de clientèle.

Sur le stand d'E-Twow, les prix des cinq modèles exposés varient de 585 à 1450 EUR, « en fonction de l'autonomie de la batterie, entre 20 à 40 km (pour une utilisation sur un terrain plat et sans vent), et de la vitesse de la trottinette, qui va de 25 à 45 km/h. »

? La mobilité pour tous.- « C'est une expression qui signifie que l'on est en mesure de proposer des vélos pour une pratique de loisirs ou sportive, quelle que soit la situation de la personne. La mobilité pour tous ne concerne pas seulement les personnes à mobilité réduite. On s'adresse aussi aux personnes âgées ou aux familles », explique le gérant de la société Colibrius, spécialisée dans la location et la vente de tricycles adaptés pour personnes handicapées et seniors. Et pour ces derniers, un des engins à la mode, mais encore peu visibles à Mulhouse, ce sont des triporteurs, avec ou sans assistance électrique, dont le « cadre est très bas pour que l'on puisse facilement l'enjamber et qui est équipé d'un large panier, placé à l'avant ou à l'arrière, pour y mettre ses courses », détaille Jean-Louis Saugier, avant d'assurer qu'avec ces nouveaux engins, les seniors « regagnent en liberté ».
Textes : Cécile FELLMANN PLUS WEB Notre vidéo sur le site www.lalsace.fr Y ALLER 4e Fête de la roue, ce dimanche 24 février, de 10 h à 18 h, au Parc-Expo de Mulhouse (20 rue Lefebvre). Entrée libre et parking gratuit.

 

 
 

 

Un César pour Alex Lutz

Publié dans le panorama le Dimanche 24 février 2019 à 07:20:15

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Un César pour Alex Lutz
 

 
Pour Alex Lutz, la reconnaissance de la grande famille du cinéma. Photo AFP/Bertrand Guay
Avec six nominations aux César pour son deuxième long-métrage, Guy, dont notamment l'impressionnant triplé du meilleur film, du meilleur acteur et du meilleur scénario, le Strasbourgeois Alex Lutz était déjà aux anges. Il aura donc finalement décroché, vendredi soir, salle Pleyel, à Paris, le César du meilleur acteur pour son rôle de Guy Jamet, un chanteur de variétés sur le retour. Singularité du rôle : ce personnage de fiction abordé sur le mode du vrai faux documentaire imposait un étonnant travail sur le corps et la voix, l'acteur se vieillissant de 30 ans... La performance a apparemment porté. Elle lui vaut la consécration de la grande famille du cinéma. Et on ne peut s'empêcher de se remémorer, ici, celui qui a fait ses classes à Strasbourg, au sein du Théâtre Jeune Public et de la compagnie Les Foirades de Pascale Spengler, avant d'entamer une carrière nationale, tant dans la comédie que dans la réalisation, avec le succès que l'on sait.

Lors de la remise de son prix, Alex Lutz n'a pas manqué d'exprimer une pensée pour sa ville natale et pour ceux qui avaient cru en lui, saluant notamment son « pote » Tom Dingler, présent dans la salle et apparemment aussi ému qu'Alex Lutz.

Par ailleurs, le César de la meilleure musique originale est revenu au duo Vincent Blanchard et Romain Greffe, toujours pour Guy.

En revanche, l'Alsacien Clément Cogitore, deux fois nominés pour le meilleur court-métrage avec Braguino et Les Indes Galantes est revenu bredouille de la cérémonie de remise des César. Jusque-là tout semblait lui réussir - il avait encore remporté à l'automne dernier le prestigieux Prix Marcel Duchamp qui fait référence dans le monde de l'art contemporain en France.
S.H.