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cahiers de doleances - L'État ramasse les copies

Publié dans le panorama le Samedi 23 février 2019 à 08:32:17

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cahiers de doleances - L'État ramasse les copies
 

 
Le maire de Fortsfeld a remis un cahier de doléances vierge à la sous-préfète Clara Thomas.

Photo DNA/Christian Lutz-Sorg

Une médiatisation du premier volet du grand débat national (GDN) protéiforme. Pas celui qui fait le plus d'audience, en tout cas.
76 cahiers vides sur 247

Les cahiers citoyens ont moins mobilisé les foules que les registres d'enquête publique du GCO. « Sur 247 cahiers recensés à ce jour dans le Bas-Rhin, 76 sont vides », indique Clara Thomas, la sous-préfète de Molsheim référente du GDN. Aucun citoyen n'est venu les noircir de ses propositions ou ses récriminations : « Ce n'est pas parce qu'ils n'ont rien écrit que les citoyens sont contents », lâche Robert Heimlich, maire de Fortsfeld, une commune de 750 âmes, en déposant de manière très officielle, un cahier à spirale vierge de toute inscription.

À Strasbourg, l'exercice n'a pas été très fructueux non plus. Les Strasbourgeois ne se sont pas montrés très participatifs à l'écrit. La ville avait mis en place des formulaires à remplir et des urnes au centre administratif et dans les mairies de quartier. Elle a recueilli 105 contributions en toute et pour tout. « C'est peu », reconnaît l'adjointe Chantal Cutajar. « Les sujets qui reviennent le plus, dit-elle, sont les questions de fiscalité avec la demande de justice fiscale, le référendum d'initiative citoyenne, davantage de démocratie... »

Le grand débat du 8 février sur la démocratie organisé à Strasbourg a mieux marché. « Il a réuni 250 personnes qui ont échangé de 18 h à 23 h 30. » Visiblement, cela ne suffisait pas : une deuxième séance est prévue le 1er mars.

Pour Alain Ferry, le maire de Wisches (2200 habitants) et ancien député, le compte est vite fait : « On a eu six contributions : trois de la part d'habitants de la commune, et trois des villages voisins. » Rien de très original, un copié-collé de ce qu'on peut lire sur les sites internet...

Le débat initié par la mairie a été plus instructif. « Il a attiré une cinquantaine de personnes. Il s'est déroulé dans un très bon esprit, sans solution d'ingénieur de bistrot, mais avec des suggestions intéressantes comme la reconnaissance du vote blanc, le vote obligatoire, le retour au 90 km/heure sur les routes, le fait que chaque Français devrait payer un impôt en fonction de ses moyens..., relate le maire de Wisches. Il y a eu parfois certaines contradictions avec des gens qui disaient qu'il fallait moins de taxes et plus d'aides. » Cahiers d'écoliers, recueils reliés à l'ancienne, classeurs avec des feuilles manuscrites : chaque commune avait le choix de la présentation.
Une conférence régionalepar tirage au sort

Que vont devenir les documents récupérés ? Une fois enregistrés, les cahiers de doléances sont acheminés dans un espace sécurisé pour être photocopiés en double exemplaire. Les originaux restent à la préfecture. Les photocopies vont partir à la Bibliothèque nationale de France qui se chargera de les numériser et de retranscrire toutes les données avec ses prestataires, dont la société alsacienne Numerize (L'Alsace de jeudi).

Trente-huit cahiers ont déjà été déposés dans les sous-préfectures. Une centaine devait arriver à la préfecture ce vendredi en fin d'après-midi, pour un traitement de la totalité des registres prévu en trois jours. « La matière collectée sera traitée et exploitée par un consortium spécialisé, de manière à avoir une synthèse mi-avril », souligne Clara Thomas.

Et ce n'est pas fini. Les 22 et 23 mars une conférence régionale à Strasbourg rassemblera 100 personnes tirées au sort. Les participants travailleront sur une première synthèse en ateliers participatifs. Par ailleurs, la concertation nationale débarquera en gare de Strasbourg les 4 et 5 mars (*). Notons que sur les 123 réunions d'initiative locale dans le Bas-Rhin, 61 n'ont pas encore eu lieu. Difficile d'échapper au grand débat. I. N.
(*) Lundi 4 mars de11h à 19 het mardi 5 mars de 7 h 30 à 15 h 30.

 

 
 

 

Macron en terrain miné au Salon de l'agriculture

Publié dans le panorama le Samedi 23 février 2019 à 08:36:51

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Macron en terrain miné au Salon de l'agriculture
 

 
L'an dernier, Emmanuel Macron avait effectué un marathon en passant plus de 12 h 30 sur le Salon. Photo Ludovic MARIN/AFP
L'an dernier, Emmanuel Macron avait passé plus de 12 h 30 sur le Salon de l'agriculture.

Battra-t-il un nouveau record ce samedi ? Le chef de l'État a prévu d'y rester toute la journée et probablement tard dans la soirée. Il arpentera les stands, après avoir salué Imminence, la vache de race Bleue du Nord mascotte du Salon 2019 (voir par ailleurs). À quelques mois des élections européennes et en pleine négociation sur la prochaine PAC (Politique agricole commune), le président a décidé de mettre l'Union européenne au coeur de sa visite.
Pas d'échange prévu

Il prononcera un discours essentiellement consacré à l'Europe agricole, devant 500 agriculteurs français et européens, dont la moitié de jeunes. Cette rencontre ne devrait pas ressembler à celles du grand débat car aucun échange n'est prévu avec la salle. Son discours sera centré sur les enjeux du monde agricole et très peu sur la ruralité, un thème largement abordé par Emmanuel Macron lors de ses rendez-vous avec les maires.

Le président pourrait toutefois se retrouver nez à nez avec des gilets jaunes. Certains ont l'intention de perturber la visite présidentielle alors que la première journée d'ouverture au public coïncide avec l'acte XV du mouvement. « Si le chef de l'État croise des « gilets jaunes », il ne cherchera pas à fuir la confrontation. Chez lui, il y a toujours ce désir d'explication », explique un proche du président.
Négociations commerciales tendues

En 2018, Emmanuel Macron avait été sifflé à son arrivée au Salon par des jeunes paysans vêtus d'un tee-shirt « Attention agriculteurs en colère ». Le monde agricole était alors en ébullition. Depuis, la loi agriculture et alimentation a été votée. Elle doit améliorer le revenu des agriculteurs et freiner la guerre des prix dont ils étaient les principales victimes. Les éleveurs laitiers ont obtenu un rééquilibrage mais les négociations commerciales en cours sont tendues pour d'autres secteurs, comme les filières bovines et porcines. À tel point que la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, a proposé hier des caméras pour filmer les discussions et mettre la pression sur la grande distribution.

Dans son discours, Emmanuel Macron plaidera de nouveau pour une Europe qui protège. « On aura une France agricole forte si on construit une Europe agricole forte, avec une PAC qui protège les agriculteurs et les consommateurs, mais plus ambitieuse sur le plan environnemental », explique-t-on dans l'entourage du président. Le chef de l'État devrait aussi défendre une réindustrialisation de la France agricole, alors que le déficit lié aux importations de produits agroalimentaires transformés s'élève à 6 milliards d'euros chaque année.
Luc CHAILLOT

 

 
 

 

Alsace 170 élus du Grand Est conviés à l'Élysée mardi

Publié dans le panorama le Samedi 23 février 2019 à 08:51:25

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Alsace
170 élus du Grand Est conviés à l'Élysée mardi
 

 
Quelque 170 élus de tout le Grand Est (le président de la Région Jean Rottner, les maires des communes chef-lieu de canton, ainsi que les présidents des associations départementales de maires et de maires ruraux) sont officiellement conviés au palais de l'Élysée ce mardi 26 février, pour y déjeuner en compagnie du président de la République.

Cette rencontre est explicitement placée sous l'égide du grand débat national voulu par Emmanuel Macron, en réponse à la crise des gilets jaunes. Il était initialement prévu que le chef de l'État se rende dans ce cadre dans chacune des 13 régions métropolitaines, mais les choses vont donc se passer un peu différemment pour le Grand Est. Le fait que le président de la République y soit déjà plusieurs fois venu ces derniers mois (à la faveur, entre autres, de la séquence mémorielle consacrée aux commémorations du centenaire de la Grande Guerre), semble avoir pesé dans ce choix. Cette fois-ci, ce sont les élus locaux qui se déplaceront, et non le président, lequel s'est successivement rendu en Normandie, en Occitanie et en Auvergne-Rhône-Alpes depuis mi-janvier. « Il se pourrait que d'autres régions soient invitées de cette manière », glisse le service de presse de l'Élysée, qui précise que les élus présents disposeront chacun d'un temps de parole de deux minutes. Si l'on y ajoute les réponses du président de la République, c'est donc une nouvelle réunion fleuve qui s'annonce...
E.D.

 

 
 

 

Les intérimaires en Allemagne doublement imposés

Publié dans le panorama le Samedi 23 février 2019 à 08:11:54

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Les intérimaires en Allemagne doublement imposés
 

 
Avec l'entrée en vigueur du prélèvement à la source en France, les intérimaires alsaciens qui travaillent en Allemagne sont doublement imposés. Photo L'Alsace/Jean-François Frey
L'entrée en vigueur du prélèvement à la source a réservé une mauvaise surprise aux Alsaciens qui effectuent des missions d'intérim en Allemagne. Les intérimaires frontaliers sont imposés deux fois. Autrement dit, ils doivent payer chaque mois les impôts allemand et français, et se voient rembourser du prélèvement allemand uniquement l'année suivante. L'administration fiscale outre-Rhin poursuit en effet son prélèvement à la source sans tenir compte du prélèvement français, et vice versa. « Chez nous, le trésor public impose son prélèvement à la source, au prétexte que les intérimaires se font rembourser l'année d'après par le fisc allemand », regrette Éric Straumann, député du Haut-Rhin.
Un sujet identifié comme « prioritaire »

Dans une question écrite, datée du 14 août 2018, l'élu avait alerté le ministre de l'Action et des comptes publics sur le risque de double imposition, contraire au principe de la convention fiscale franco-allemande. Le parlementaire avait également envoyé deux courriers au président de la République Emmanuel Macron, le 5 septembre 2018 et le 24 janvier 2019. Des questions et des lettres restées sans réponse à ce jour.

« On me dit oralement que c'est au fisc allemand de cesser ses prélèvements, confie Éric Straumann qui plaide pour un accord rapide entre les administrations fiscales des deux pays. Cette situation ne peut pas durer. Le pouvoir d'achat des intérimaires frontaliers est affecté, ça va les dissuader de trouver un emploi en Allemagne. » La direction générale des Finances publiques assure que le sujet est identifié comme « prioritaire ».
Prélèvement de 20 % sur des salaires à 1500 EUR

Sur le terrain, les agences d'intérim sont désemparées. « Comment le fisc a-t-il pu laisser passer ça ? C'est totalement absurde, s'énerve Alexis Reinold, directeur de l'entreprise de travail temporaire Gezim, basée à Colmar. Qu'est-ce que je dis aux gars qui touchent des salaires inférieurs à 1500 EUR et qui se retrouvent avec un double prélèvement de 20 % sur leur fiche de paie ? » Une centaine d'intérimaires employés par Gezim sont concernés et ne seront pas remboursés de leur prélèvement allemand avant avril 2020. « On est mis devant le fait accompli, qu'est-ce que nous pouvons faire ? », poursuit le responsable en colère.

Dans les prochains jours, la direction générale des Finances publiques doit rencontrer une délégation allemande pour aborder le sujet de la double imposition. Un arbitrage devrait être rendu au plus haut niveau d'ici « huit à quinze jours ». Alors que la frontière franco-allemande est depuis longtemps virtuelle, le statut fiscal des travailleurs intérimaires frontaliers souffre toujours des mêmes incertitudes.
Marine ERNOULT

 

 
 

 

La guerre contre le plastique est déclarée

Publié dans le panorama le Samedi 23 février 2019 à 08:36:13

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La guerre contre le plastique est déclarée
 

 
L'équivalent d'un camion de plastique est déversé chaque minute dans l'océan. Photo AFP/PERDIANSYAH
Une pollution monstrueuse. Chaque année, entre 8 et 12 millions de tonnes de plastique sont déversées dans les océans. Soit l'équivalent d'un camion chaque minute, selon le ministère de la Transition écologique. À ce rythme, il pourrait y avoir davantage de plastique que de poissons dans les mers à l'horizon 2050.

Face à cette urgence, la mobilisation générale est décrétée. La Commission européenne a fixé les grandes lignes de sa « stratégie plastique » fin 2018.
Fini les pailles et les cotons-tiges

L'Union produit 25 millions de tonnes de déchets plastiques par an, dont seulement un quart est recyclé par an. Elle a décidé de frapper fort avec l'interdiction à l'horizon 2021 des assiettes, couverts, cotons-tiges, pailles, touillettes à boisson, tiges de ballons de baudruche, plastique oxodégradable, contenants alimentaires en polystyrène expansé...

Cet engagement est gravé dans le marbre d'une directive qui doit être définitivement adoptée en mars. Le texte prévoit aussi un autre objectif : collecter 90 % des bouteilles en plastique d'ici à 2029, et y introduire 25 % de contenu recyclé d'ici à 2025, et de 30 % d'ici à 2030.

À chacun des États de mettre en oeuvre les mesures au niveau national. La France a confirmé jeudi sa volonté d'interdire le polystyrène expansé.

Contre le plastique, le gouvernement a également mobilisé cette semaine un autre levier : l'engagement des entreprises. L'État, des ONG et des entreprises ont signé un « pacte national sur les emballages plastiques ».
De Coca Cola à Auchan

Parmi les signataires : Auchan, Carrefour, Casino, Coca Cola Europe, Danone, Système U, Franprix, Monoprix, Unilever, L'Oréal, Nestlé France... Ces marques représentent au moins la moitié du volume d'emballages plastiques utilisés en France (pour le conditionnement, le transport ou la protection des produits).

Elles s'engagent notamment à cesser de recourir au PVC dans les emballages ménagers ou industriels d'ici 2022, et à « prendre des mesures pour éliminer les autres emballages problématiques d'ici 2025 ». Elles promettent d'« éco-concevoir ces produits pour les rendre réutilisables ou recyclables à 100 % d'ici 2025 ». Et détester « et si possible développer », des modèles commerciaux de réemploi et de vente en vrac.

Leur engagement sera-t-il suivi d'effets ? Les positions divergent au sein des ONG (lire ci-contre).
Technologie etzéro déchet

Un autre front est ouvert sur le plan scientifique pour remplacer le plastique. Des chercheurs du monde entier phosphorent sur des alternatives allant de la bouteille biodégradable en algues à l'utilisation des protéines présentes dans les dents de Calmar. Mais pour l'instant, rien qui n'ait fait ses preuves au niveau industriel.

Alors plutôt que des innovations techniques, certains citoyens apprennent tout simplement à se passer des emballages, en se mettant au zéro déchet (lire conseils ci-contre). Un choix qui exige un peu de discipline. Mais dont la philosophie est simple : le meilleur déchet c'est celui qui n'est pas produit.
E.B.

 

 
 

 

Colmar - La courroie rompue ?

Publié dans le panorama le Samedi 23 février 2019 à 08:16:14

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Colmar - La courroie rompue ?
 

 
Gilbert Meyer ne semble guère apprécier que son premier adjoint veuille jouer les premiers rôles. Archives L'Alsace/Hervé Kielwasser
Il n'est pas si loin le temps où Gilbert Meyer célébrait la « fidélité et la confiance » qui régnaient entre lui et son premier adjoint Yves Hemedinger, sa « courroie de transmission ». C'était le discours que tenait le maire de Colmar début janvier, lors de ses voeux. Depuis, les liens qui unissent le maire et sa « courroie » semblent s'être singulièrement distendus.

Ces tensions sont apparues au grand jour à l'occasion d'un long billet posté vendredi dernier sur les réseaux sociaux. Gilbert Meyer y laisse entrevoir une éventuelle candidature, alors même que son premier adjoint s'est lancé depuis belle lurette dans une campagne qui ne dit pas son nom.
« L'habit risque d'être trop grand pour certains »

Gilbert Meyer, lui, promet de dévoiler ses intentions « à la fin de cette année ». « Si je devais sentir un quelconque risque, je serais présent personnellement à cette échéance », prévient le maire, agacé par « l'agitation électorale qui règne déjà autour de [lui] ».

Le message de Gilbert Meyer, pas vraiment subliminal, constitue une sévère mise en garde à son premier adjoint. Jamais cité nommément, Yves Hemedinger est taxé « d'impréparation » et de « précipitation » par son mentor . « L'habit risque d'être trop grand pour certains », assène durement le maire, pour qui « une frénésie intempestive » risque d'être « sanctionnée par l'opinion »...

«Le pilotage par une personne aguerrie est indispensable », commente encore Gilbert Meyer. On suit facilement son regard quand il vante ses ratios de gestion et l'entregent nécessaire pour faire avancer certains dossiers à Paris.

Taquiné samedi dernier par Eric Straumann en marge de l'assemblée générale des propriétaires du SPICCA, Yves Hemedinger a bien tenté de détourner l'attention, arguant que le message du maire visait aussi le député, autre potentiel candidat. Sauf qu'on peut difficilement reprocher à celui qui fut aussi maire et président de conseil départemental son manque d'expérience et de réseaux à Paris.
Un dernier tandem ?

Si la charge du maire vise clairement Yves Hemedinger, pourquoi maintenant ? Selon nos informations, Gilbert Meyer aurait proposé à son premier adjoint un dernier tandem pour 2020, dont il lui laisserait le guidon en cours de mandat.

Sauf qu'Yves Hemedinger ne l'entendrait pas de cette oreille, se raccrochant systématiquement à la promesse du maire de ne plus briguer de mandat. « Il s'est engagé par écrit lors des dernières municipales à ne pas se représenter en 2020 », écrivait-il encore le 12 février sur les réseaux sociaux. Ces incessants rappels ont visiblement eu raison de la patience du maire.

« Certes "Gilbert Meyer a dit". Pourtant [il] voit aussi en ce moment le contexte ambiant des candidats potentiels à la mairie de Colmar », réplique l'intéressé, agitant le chiffon rouge d'un sondage qui « laisse apparaître un grand doute quant aux résultats ». Et d'inviter son premier adjoint à « puiser dans sa capacité personnelle les arguments pour convaincre » plutôt que de se reposer sur de vieilles promesses.
L'âge du capitaine

Pour l'instant, Yves Hemedinger maintient le cap. À ceux qui lui mettaient le message du maire sous le nez, il suggérait de « regarder les commentaires » des internautes. Commentaires plutôt favorables au premier adjoint, il est vrai, et qui tournaient souvent autour de l'âge du capitaine (Gilbert Meyer aura 78 ans à la fin de l'année, NDLR) et du « mandat de trop ». « Confier les rênes à quelqu'un d'autre n'est pas synonyme de faillite », tentait par exemple un internaute, quand un autre reprochait à Gilbert Meyer de « s'accrocher à son trône ». Bizarrement, ces commentaires peu amènes ont disparu de la page du maire en début de semaine...
Clément TONNOT

 

 
 

 

Colmar - Rapportages

Publié dans le panorama le Samedi 23 février 2019 à 08:13:09

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Colmar - Rapportages

 

 
On peut voir la trace du « découpage anti-Grand Est » au bas du calicot accroché dans la cour du Musée d'histoire naturelle. DR
Un châtiment pour le Grand Est
Le logo « Grand Est » qui figurait au bas du calicot de la nouvelle exposition « Biodiversité, crise et châtiments » a été découpé, dans la cour du muséum de Colmar, vraisemblablement lundi. Ce « châtiment » n'a pas été revendiqué, mais pas besoin d'être grand clerc ni fin limier pour y voir un geste de refus de la grande région...
Juppé au secours de Hemedinger...

Yves Hemedinger a déterré une vieille citation d'Alain Juppé, futur ex-maire de Bordeaux, qui, interrogé en juin 2017 par des journalistes de Sud-Ouest sur son avenir en politique, disait : « Il faut laisser aussi la place à la relève ». Une façon de rappeler à Gilbert Meyer que, lui aussi, avait suggéré qu'il ne se représenterait pas en 2020 ?

Mais ce même Hemedinger critique Alain Juppé qui démissionne de son mandat de maire pour rejoindre le conseil constitutionnel. « Se présenter aux élections et ne pas aller jusqu'au bout du mandat est une magouille dans laquelle je n'entrerai jamais », assure le probable candidat aux municipales de 2020. Une petite pique bien placée à Eric Straumann qui, s'il est lui aussi candidat, devra démissionner de son poste de député...
L'art de l'esquive

Quand on lui parle d'une éventuelle candidature aux prochaines municipales à Colmar, Eric Straumann a l'art de botter en touche sans rien exclure. Exemple samedi dernier quand on l'a interrogé sur le sujet, en marge de l'assemblée générale des propriétaires du Spicca : « Un député peut être un candidat potentiel dans chaque commune du département », rappelle l'élu.
Quid de Cronenberger ?

Alors que Mathieu Thomann, maire d'Ingersheim, devrait ne pas se représenter (L'Alsace d'hier), son prédécesseur laisse planer le doute sur ses intentions. Ou ne serait-ce qu'une rumeur pour titiller son meilleur ennemi ? Gérard Cronenberger ne se privera pas, en tout cas, de jouer un rôle durant cette future campagne des municipales en soutenant un (ou une) candidat(e).
Une autoroutepour Benoît Schlussel ?

Jean-Marie Balduf a déjà indiqué qu'il ne se représenterait pas lors des prochaines municipales à Turckheim. Et devrait adouber son premier adjoint, Benoît Schlussel. Ce dernier consulte actuellement l'équipe en place pour connaître les élus prêts à repartir pour un mandat. Et pour l'instant, pas l'ombre d'une seconde liste à Turckheim...
Extrémistes de tous poils

L'association Aching avait prévu un plateau métal le 16 avril au Grillen autour du groupe Tyr, originaire des îles Féroé. Problème : Tyr fait l'objet d'une intense campagne de dénigrement sur les réseaux sociaux, de la part de l'association Sea Sheperd. Au motif que son chanteur participe au « Grind », une chasse traditionnelle annuelle durant laquelle des globicéphales noirs, une espèce de cétacé, sont piégés et abattus par centaines. Le concert colmarien sera finalement annulé, comme d'autres à Marseille, Toulouse ou Paris. Mais l'association dénonce les pratiques de certains activistes de la cause animale, qui n'ont pas hésité à faire usage de menaces. D'un extrême à l'autre.
Colmar-Molsheim :8 minutes, 17 secondes

Une meute de photographes amateurs était postée mercredi après-midi devant l'aérodrome de Colmar. Ils n'étaient pas là pour une vedette de cinéma qui voyagerait en jet privé. Leur star, c'était une Bugatti Chiron, la voiture de sport la plus puissante, la plus rapide et la plus chère du monde, qui devait faire des essais sur la piste. Pour parcourir les 58 km jusqu'à l'usine de Molsheim, il lui faudrait seulement 8 minutes et 17 secondes à 420 km/h. Un privilège à 2,4 millions d'euros.

 

 
 

 

Zapping - Turenne, la bête noire...

Publié dans le panorama le Samedi 23 février 2019 à 08:20:25

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Zapping - Turenne, la bête noire...

La profanation du cimetière de Quatzenheim et la référence faite au groupe autonomiste des Loups noirs a fait réagir le conservateur du musée des Combats de la Poche de Colmar situé à Turckheim.

Christian Burgert ne garde pas vraiment de bons souvenirs de ce groupuscule qui, le 9 décembre 1980, a dynamité, dans la cité du Brand, le monument dédié au maréchal Turenne.

Il habitait alors à moins de 100 mètres de l'endroit où fut posée la bombe. « Je n'oublierai jamais le bruit de cette détonation, de ce nuage de fumée aux odeurs d'explosifs et des vitres de la maison qui ont volé en éclats !! », témoigne-t-il aujourd'hui. (dessin de Phil)
? Colmar-Molsheim :8 minutes, 17 secondes

Une meute de photographes amateurs était postée mercredi après-midi devant l'aérodrome de Colmar. Ils n'étaient pas là pour une vedette de cinéma qui voyagerait en jet privé. Leur star, c'était une Bugatti Chiron, la voiture de sport la plus puissante, la plus rapide et la plus chère du monde, qui devait faire des essais sur la piste. Pour parcourir les 58 km jusqu'à l'usine de Molsheim, il lui faudrait seulement 8 minutes et 17 secondes à 420 km/h. Un privilège à 2,4 millions d'euros.
? Chaude, la gare

Élue la meilleure d'Alsace par les usagers de la SNCF, la gare de Colmar ne recueille que des louanges (DNA du 13/02). Une donnée a toutefois été oubliée dans les critères d'évaluation. Un lecteur assidu signale qu'elle est aussi chauffée en hiver, ce qui est loin d'être une généralité selon cet habitué. Pour un peu, on y dormirait.
? Marathons concurrents

La première édition du marathon des « Trois pays du Rhin » aurait dû se dérouler le 13 octobre prochain à Bâle, Saint-Louis et Weil-am-Rhein. L'événement, largement annoncé sur les réseaux sociaux, vient d'être annulé. Mais ce n'est que partie remise. La course transfrontalière a été repoussée d'une année et aura bien lieu en 2020. De quoi faire trembler les organisateurs du marathon de Colmar ? Les deux épreuves, organisées à la même période, seront en tout cas en concurrence.
? Quand Juppé vientau secours de Hemedinger

Yves Hemedinger a déterré une vieille citation d'Alain Juppé, futur ex-maire de Bordeaux, qui, interrogé en juin 2017 par des journalistes de Sud-Ouest sur son avenir en politique, disait : « Il faut laisser aussi la place à la relève ». Une façon de rappeler à Gilbert Meyer que, lui aussi, avait suggéré qu'il ne se représenterait pas en 2020 ?
? Et quand Hemedinger dégomme Alain Juppé

Mais ce même Hemedinger critique Alain Juppé qui démissionne de son mandat de maire pour rejoindre le conseil constitutionnel. « Se présenter aux élections et ne pas aller jusqu'au bout du mandat est une magouille dans laquelle je n'entrerai jamais », assure le probable candidat aux municipales de 2020. Une petite pique bien placée à Eric Straumann qui, s'il est lui aussi candidat, devra démissionner de son poste de député...
? Quid de Cronenberger ?

Alors que Mathieu Thomann, maire d'Ingersheim, devrait ne pas se représenter (voir DNA d'hier), son prédécesseur laisser planer le doute sur ses intentions. Ou ne serait-ce qu'une rumeur pour titiller son meilleur ennemi ? Gérard Cronenberger ne se privera pas, en tout cas, de jouer un rôle durant cette future campagne des municipales en soutenant un (ou une) candidat(e).
? Une autoroutepour Benoît Schlussel ?

Jean-Marie Balduf a déjà indiqué qu'il ne se représenterait pas lors des prochaines municipales à Turckheim. Et devrait adouber son premier adjoint, Benoît Schlussel. Ce dernier consulte actuellement l'équipe en place pour connaître les élus prêts à repartir pour un mandat. Et pour l'instant, pas l'ombre d'une seconde liste à Turckheim...

? Un châtimentpour le Grand Est

Le logo « Grand Est » qui figurait au bas du calicot de la nouvelle exposition Biodiversité, crise et châtiments a été découpé, dans la cour du muséum de Colmar, vraisemblablement lundi. Ce « châtiment » n'a pas été revendiqué, mais pas besoin d'être grand clerc ni fin limier pour y voir un geste de refus de la grande région...

? Extrémistes de tous poils

L'association Aching avait prévu un plateau métal le 16 avril au Grillen autour du groupe Tyr, originaire des îles Féroé. Problème : Tyr fait l'objet d'une intense campagne de dénigrement sur les réseaux sociaux, de la part de l'association Sea Sheperd. Au motif que son chanteur participe au « Grind », une chasse traditionnelle annuelle durant laquelle des globicéphales noirs, une espèce de cétacé, sont piégés et abattus par centaines. Le concert colmarien sera finalement annulé, comme d'autres à Marseille, Toulouse ou Paris. Mais l'association dénonce les pratiques de certains activistes de la cause animale, qui n'ont pas hésité à faire usage de menaces. D'un extrême à l'autre.

? L'art de l'esquive

Quand on lui parle d'une éventuelle candidature aux prochaines municipales à Colmar, Eric Straumann a l'art de botter en touche sans rien exclure. Exemple samedi dernier quand on l'a interrogé sur le sujet, en marge de l'assemblée générale des propriétaires du SPICCA : « Un député peut être un candidat potentiel dans chaque commune du département », rappelle l'élu.

? Horizontalement votre

Benoit Nicolas, déjà en campagne pour les municipales de Colmar en 2020, dénonce dans un appel lancé à ceux et celles qui voudraient bien le rejoindre, une organisation colmarienne basée sur « un pouvoir vertical et hyper-centralisé. » Lui, se situe à l'opposé et prône un pouvoir horizontal. Un peu comme les gilets jaunes alors ?

? Plus beau que Niort

Ribeauvillé l'a échappé belle. Dans son dernier ouvrage, Sérotonine, Houellebecq, qui rêve de prix Nobel, évoque la jeunesse de l'une des héroïnes du livre déjà best-seller. Page 129, on apprend ainsi que Claire a passé deux ans à l'internat des filles à la congrégation des Soeurs de la Divine Providence de Ribeauvillé. Elle y est entrée à 7 ans et s'est enfuie à 11 ans, en stop, raconte celui qui ne s'étend pas sur le caractère esthétique de la ville alsacienne. Niort - « une des villes les plus laides qu'il m'ait été donné de voir » - qui figure dans le même ouvrage n'aura pas eu cette chance

Guebwiller - Tchat et ratsch La photo qui fâche

Publié dans le panorama le Samedi 23 février 2019 à 08:30:15

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Guebwiller - Tchat et ratsch
La photo qui fâche

Qui a dit qu'il n'y en avait que pour Soultz dans cette rubrique ? Bienvenue à Rouffach !
 

 
Les Récollets sur la page Facebook d'Hubert Ott.
Huit siècles plus tard...
À Rouffach, le dossier des Récollets n'en finit plus de nourrir la discorde entre l'équipe municipale et son opposition, on l'a encore vu lors du dernier conseil municipal. Cette église du XIIIe siècle, aujourd'hui à l'abandon, a été destinée au fil des ans à devenir une résidence d'artistes, un musée lapidaire, un conservatoire des objets religieux avec un jardin monacal... Mais rien ne s'est encore concrétisé, faute de crédits.

La polémique vient de rejaillir sur la Société d'histoire du canton de Rouffach, coupable, aux yeux de la municipalité, d'avoir communiqué à Hubert Ott une photo de l'intérieur des Récollets. Cette photo figure sur la page Facebook de l'opposant. C'est un mail du service des archives qui est venu vertement rappeler à ladite société son devoir de non-ingérence dans les affaires municipales.

S'ils revenaient sur les lieux, les chevaliers teutoniques du Moyen-Âge ne se sentiraient sans doute pas dépaysés. Joutes et pugilats font toujours partie, à l'heure actuelle, de l'histoire des Récollets. Un jardin monacal, vous disiez ?
Surchauffe autour de Linky

Depuis un an, Antoine Marino, conseiller municipal d'opposition à Rouffach et scrutateur des finances publiques, échange des courriers avec son député de circonscription, Jacques Cattin, au sujet du compteur Linky. Un appareil qu'il accuse de nombreux maux.

En avril dernier, à l'Assemblée nationale, le député a posé une question au ministre de la transition écologique de l'époque, qui lui a répondu qu'effectivement, « un travail doit être engagé avec Enedis » pour faire en sorte que Linky permette au consommateur de réaliser des économies. Après plusieurs autres missives d'Antoine Marino, le député a fini par s'impatienter, rejetant tous les autres arguments de l'opposant à savoir : « le dépose-recyclage, le risque incendie ou électromagnétique, la protection des données personnelles... qui ne tiennent pas à l'analyse et qui entretiennent toutes les théories de collusion d'intérêt, assez nuisibles dans le contexte actuel », assène le député. Il ne reste plus à Antoine Marino qu'à enfiler un gilet jaune... de la couleur du si détesté compteur connecté.
5 km à pied...

Nous nous faisions écho, il y a quelques mois, des courriers adressés à la Région par le maire d'Osenbach pour plaider la cause de ses lycéens scolarisés à Guebwiller, et qui n'ont pas de bus pour rentrer chez eux. Après plusieurs lettres, et un nouveau courrier adressé par le Sivom de Rouffach, la Région a finalement plié... en partie. Elle met à la disposition des lycéens un car les lundis, mardis, jeudis et vendredis au départ de Guebwiller (arrêt pompiers - Filanova) et à destination d'Osenbach et de Wintzfelden. Avec un horaire unique chaque jour, 16 h 10. C'est bien en deçà de ce qu'avaient demandé les élus (quatre trajets retour chaque jour, plus un le mercredi), et l'horaire choisi n'est peut-être pas des plus pratiques. Le stop, le covoiturage ou la marche ont encore de beaux jours devant eux...
Kleitz et Habig à l'Élysée

Grand débat national : traitement de faveur pour les maires du Grand Est. Ce n'est pas le président Macron qui se déplace, ce sont eux qui sont invités à l'Élysée mardi 26 février. Mercredi soir, les sous-préfets ont prévenu les édiles, triés sur le volet (selon des critères inconnus). Pour le secteur de Guebwiller, ce sont les maires Guebwiller (Kleitz) et Ensisheim (Habig) qui ont été sélectionnés. Tous deux nous ont confirmé qu'ils se rendraient bien à Paris.

Le maire de Guebwiller prépare son intervention : elle devrait tourner autour de la problématique des transports et des déplacements. Au menu, le train, mais pas seulement...

Avant de rencontrer le Président, on ne saurait que conseiller à nos maires la (re) lecture de... La Fontaine, bien sûr. Et plus particulièrement de La Cour du Lion : « Ne soyez à la Cour, si vous voulez y plaire/Ni fade adulateur, ni parleur trop sincère/Et tâchez quelquefois de répondre en Normand ».
Avant l'après-ski

Les soirées après-ski de l'AS Raedersheim font toujours recette, c'est peu de le dire. Mille places étaient disponibles en prévente pour la date du 16 mars. Elles ont été vendues en moins de quatre jours. De quoi donner des idées à d'autres...

Pour relancer sa soirée carnavalesque du 30 mars à la MAB, l'OMECAS de Soultz innove : exit les soirées d'élections de la reine et des dauphines, place à... une soirée après-ski, bien sûr. Même groupe qu'à Raedersheim (Planet Music) et déguisements, bien sûr... Les recalés de Raedersheim sauront vers où se tourner.
Soultz saura

Fin du suspense mercredi soir. Le conseil municipal se réunit le 27 février pour élire un nouveau maire après la démission de Denis Meyer. Le premier adjoint Alain Diot tient toujours la corde...

Durant cet épisode de près de deux semaines, les déclarations, supputations et explorations sont allées bon train. Un seul acteur potentiel de la pièce qui se joue était pour l'instant resté en recul, Francis Zug (chef d'un des groupes d'opposition). Il n'a pour autant pas dit son dernier mot. Repartir au combat reste un objectif, mais regroupé autour de « personnes compétentes qui connaissent leur dossier ». Que ceux qui se sentent visés lèvent le doigt...

 

 
 

 

sundgau - Marie Pire - Quand le handicap devient un moteur

Publié dans le panorama le Samedi 23 février 2019 à 08:51:00

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sundgau - Marie Pire - Quand le handicap devient un moteur
 

 
À Altkirch, Marie Pire dispose, dans le même bâtiment, d'un foyer d'accueil spécialisé pour personnes handicapées vieillissantes et d'un foyer de jeunes travailleurs handicapés. Photo L'Alsace
« L'économie au service du social », telle est la philosophie de Pierrick Buchon. Depuis 2005, cet homme grand et costaud dirige l'association Marie Pire. Laquelle est, avec 250 salariés, le premier employeur privé du Sundgau et le deuxième derrière l'hôpital d'Altkirch. En quatorze ans, l'association, qui oeuvre depuis un siècle au service des personnes handicapées, a doublé ses effectifs, tant des salariés que des patients pris en charge, au-jourd'hui au nombre de 350.
Les bénéfices réinvestis au profit des handicapés

Pierrick Buchon détonne dans le secteur médico-social, notamment parce qu'il assume « une visée prospective à long terme » qui l'a amené à diversifier les activités de l'association basée à Altkirch. Ainsi Marie Pire, dont le budget dépasse les 17 millions d'euros, gère huit établissements médico-sociaux, dont un établissement et service d'aide par le travail (Esat) qui fait travailler des handicapés dans une blanchisserie, la restauration, les espaces verts, la logistique... Sans compter un organisme de formation sur mesure, Polétamines, et des projets en pagaille, tant dans le domaine de l'économie marchande que du secteur médico-social.

« Tout ce que nous faisons est destiné à améliorer le bien-être des personnes en situation de handicap que nous accueillons. Il faut être lucide : les financements publics vont continuer à diminuer, alors que les besoins n'ont jamais été aussi grands. Tous les excédents que nous pourrons réaliser dans le secteur marchand permettront d'investir au bénéfice de nos résidents », analyse Pierrick Buchon dont l'objectif est de cré er « un écosystème vertueux » tirant Marie Pire vers une forme d'autosuffisance.
Un écosystème au service du handicap

C'est dans cette optique que l'association, présidée par Claude Lehr, a pour projet de créer, en 2020 à Riespach, un centre d'aquaponie - système qui unit culture des plantes et élevage de poissons - et une activité de maraîchage. Au-delà du fait que cela permettra à un plus grand nombre de personnes handicapées de travailler, les débouchés sont déjà assurés. L'élevage de poissons et la production de légumes sont destinés aux services de restauration de l'association (lire ci-dessous) dans un procédé de circuit court fermé. « L'idée n'est pas de faire un élevage intensif et de nourrir les poissons avec des farines mais de respecter les circuits traditionnels. On va recruter le spécialiste de l'aquaponie, le former au handicap, puis nous formerons les travailleurs handicapés. Les bassins seront hors sol, afin d'offrir des postes de travail ergonomiques. Nous sommes dans une économie circulaire. Dans le handicap, le facteur temps n'est pas un problème. Il n'est pas question de productivité mais de qualité, tant pour les handicapés que pour notre production. »

En attendant, Pierrick Buchon a reconverti les anciens locaux Domena à Altkirch en une plateforme logistique et d'assemblage. Outre l'activité des personnes handicapées qui, sous l'égide de Marie Pire, vont travailler dans des entreprises, l'association a créé un atelier de montage. Dans ces locaux appartenant à la communauté de communes, 25 personnes assemblent des lampes à led pour des lampadaires d'éclairage public, emballent des porte-cartes destinés à la RATP, assemblent des présentoirs DMC... « Les associations faisant travailler les handicapés sont toujours la cinquième roue du carrosse. Pour ne pas dépendre des besoins des entreprises pour qui le recours à nos services peut, logiquement, être une variable d'ajustement, nous avons dû trouver nos propres débouchés », résume Pierrick Buchon qui a aussi souhaité qu'une section de l'institut médico-professionnel de Riespach s'installe dans l'Esat. « Pour les jeunes handicapés, être en immersion dans un lieu professionnel crée une dynamique. Ils ne sont pas encore au travail mais s'en approchent », explique Patricia, en charge de la classe.
Des idées jusqu'à Mutzig

Dans ces anciens locaux Domena que Pierrick Buchon veut transformer en « hôtel industriel », Marie Pire a aussi créé un entrepôt de stockage. « Cela coûte cher aux entreprises tandis que nous avons de la place. Encore une fois, c'est une ressource qui nous permet d'améliorer le quotidien des handicapés », insiste le directeur général de Marie Pire qui est en train de créer une activité de gestion électronique de documents.

« Nous sommes en mesure de répondre à la demande d'un notaire ou d'une entreprise qui a besoin de numériser ses archives mais ne veut pas que les documents sortent à l'extérieur », résume Pierrick Buchon dont l'un des grands objectifs est de faire revivre Marie Pire à Mutzig, dans le Bas-Rhin. C'est là qu'est née la vocation de la fondatrice de l'association des servantes de soeur Thérèse de l'Enfant-Jésus.
Textes : Laurent BODINPhotos : Thierry GACHON PLUS WEB Nos diaporama et vidéosur le site internet : www.lalsace.fr

 

 
 

 

Classe 49 de Colmar et environs

Publié dans le panorama le Samedi 23 février 2019 à 08:17:33

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Classe 49 de Colmar et environs
Un joyeux anniversaire avec un voyage à Madère
L'assemblée générale de l'amicale de la classe 49 de Colmar & environs, s'est tenue au restaurant Meistermann à Colmar, en ouverture des festivités de 2019.
 

 
Christian Graff, le président, a ouvert la séance en souhaitant la bienvenue aux nombreux membres présents. Il a eu une pensée particulière pour les membres décédés depuis la création de l'amicale et ceux qui traversent des moments difficiles.

Pour fêter ce triple « A » nniversaire - 70 ans des membres, 45 ans de l'amicale et 15 ans de spectacles -, l'histoire de l'association depuis sa création, le 15 février 1974, a été retracée : 45 ans d'activités donc, mais aussi quatre présidents qui se sont succédé, des souvenirs uniques, inoubliables et toujours le plaisir de se retrouver.

Le président a fait la rétrospective des activités de l'an passé et a remercié les membres pour leur participation. Des remerciements particuliers sont allés aux membres du comité pour leur investissement tout au long de l'année et à leurs conjoints pour leur précieuse contribution et présence pour organiser des manifestations et spectacles.

La trésorière Michèle Schreiber a présenté le bilan financier de l'amicale, approuvé pour sa très bonne tenue des comptes par les réviseurs aux comptes Liliane Loison et Jean-Pierre Zwickert. Quitus a été donné unanimement par l'ensemble des membres présents.

Puis l'assemblée a procédé à l'élection des membres du comité : Marie-Louise Hornung et Christian Graff ont été plébiscités et réélus à l'unanimité. Francine Trahin a rejoint le comité.

Les réviseurs aux comptes pour l'année 2019 sont Yvonne Galiay et Michèle Schroetter avec Marie-Noëlle Lambolez comme suppléante.
Le comité

Le comité se compose ainsi : président, Christian Graff ; vice-président, Daniel Nock ; trésorière, Michèle Schreiber ; secrétaire, Danielle Cotinaut ; assesseurs, Bernard Bourgeois, Nicole Demangeat, Pierre Demangeat, Marie-Louise Hornung, Elisabeth Husser, Claude Penasse et Francine Trahin.

La cotisation annuelle est maintenue à 16 EUR pour 2019.

Cette année, le comité « 49 » propose un programme d'activités particulièrement festives : La Revue Scoute 2019, Impôtscalypse Now à l'Espace Ried Brun de Muntzenheim, du jeudi 16 au samedi 18 mai à 20 h 30, dimanche 19 mai à 17 h (avec retrait des billets réservés, sur place, le jour de chaque spectacle, jeudi, vendredi et samedi entre 19 h et 20 h et pour dimanche 19 mai entre 15 h 30 et 16 h 30) ; du jeudi 20 au jeudi 27 juin, un voyage anniversaire à Madère ; jeudi 5 septembre, une escapade en car dans le Sundgau avec visites et repas carpes frites ; vendredi 11 et samedi 12 octobre, deux jours de festivités avec banquet au Royal Palace de Kirrwiller.

Après clôture de l'assemblée générale, une collation a été offerte à tous les « 49 » présents, l'occasion de nombreux échanges.

Tous les natifs de 49 intéressés par les activités de l'amicale sont invités à contacter Christian Graff, pour toute information (? 06 66 50 36 22 - courriel : christian.graff@sfr.fr).

 

 
 

pfastatt - Un bon millésime 2018

Publié dans le panorama le Samedi 23 février 2019 à 08:23:01

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pfastatt - Un bon millésime 2018
 

 
Les deux alambics ont fonctionné pendant 260 heures, l'an passé.

Photo L'Alsace

Pouvez-vous résumer la vie de l'association, l'an passé ?
Les deux alambics ont fonctionné 260 heures avec 38 utilisateurs différents : c'est un bon millésime, la moyenne des dernières années est de 235 heures. Le petit alambic se paie la part du lion avec 162 heures et 24 utilisateurs. Le broyeur a vu neuf utilisateurs. Mais l'alambic roulant est resté sagement garé chez Henri Dou, sans bouger. Le gros du travail a été la réparation du bain-marie du petit alambic et nous avons procédé à l'entretien habituel : retouches de peinture, nettoyages, vérifications ou remplacements des soupapes de sécurité des alambics et contrôle de l'éclairage et du circuit hydraulique de la remorque. Enfin, l'alambic dont on a parlé l'an passé fait partie de notre patrimoine maintenant.
Vous projetez aussi des travaux cette année...

C'est la troisième année que nous abordons le problème des vitrages. Cette fois, le bout du tunnel semble tout proche : grâce à l'aide du conseil départemental et de la mairie, la réalisation ne devrait plus tarder. Nous effectuerons encore quelques retouches de peinture à l'intérieur du bâtiment qui souffre des changements de température et d'hygrométrie. Pour améliorer l'aération, nous créerons une trappe au plafond de la petite salle et la sécurité avec nos voisins aviculteurs qui stockent parfois de la paille sera améliorée par l'obturation de la dernière fenêtre de cette salle.
Et quelles seront les autres réalisations des Bouilleurs familiaux ?

Au début 2019, nous étions 107 membres : une belle progression depuis la création de l'association avec 78 membres en 2010. Nous ne relâcherons pas les efforts pour le recrutement et nous reconduisons les participations habituelles : portes ouvertes suivies d'une paella le 1er juin, Journée citoyenne, semaine active en lien avec la mairie pendant les vacances de juillet qu'encadrent Robert et Nicole Rossin, permanence au marché de Noël et coup de main à la fête de Noël du 3e âge.
Y ALLER Le samedi, de 10 h à 12 h, à la distillerie, 49 rue de l'Abattoir, à Pfastatt.

 

 
 

 

Pfastatt Distinctions municipales Médaillés et trophées de l'année

Publié dans le panorama le Samedi 23 février 2019 à 08:26:06

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Pfastatt Distinctions municipales
Médaillés et trophées de l'année
À Pfastatt, il est de tradition, après les voeux du maire, d'honorer les personnes qui se sont particulièrement distinguées. Trois d'entre elles ont été mises à l'honneur.
 

 
Avec les personnalités et les sapeurs-pompiers, les trois récipiendaires
Le premier, c'est François Diemunsch. Pfastattois et membre actif honoraire des Vosges-Trotters de Mulhouse, il a été distingué, le 7 novembre 2018, par la médaille d'argent de la Jeunesse, des sports et de l'engagement associatif.

Trésorier de la section de gymnastique volontaire A.C.L. Sausheim, de 2005 à 2012, et membre de son conseil d'administration, de 2009 à 2014, il organise aussi des sorties pédestres et en raquettes au sein de l'association GV Fun de Battenheim. Il est également, depuis 2014, trésorier du comité du Haut-Rhin de gymnastique volontaire.
Footballeur, sapeur-pompier

Eric Barconnière, autre Pfastattois, titulaire de la même médaille, mais en or, a été honoré, en plus, par le trophée de Pfastatt. Son palmarès est long avec 40 années de football qui avaient débuté en 1959. À 41 ans, il disputera sa dernière rencontre en Coupe de France. Il obtiendra sa première médaille en 1985 avec celle de bronze de la Ligue d'Alsace de Football, suivie par huit autres footballistiques, celle du bénévolat associatif de la Renaissance Française et les trois niveaux de Jeunesse et Sports. Plus de 2000 rencontres, en tant que joueur et entraîneur ont ponctué une carrière avec 174 buts marqués. Plusieurs fois champion d'Alsace et du Haut-Rhin, il a été licencié dans plusieurs clubs, mais son port d'attache est resté le F.C. Pfastatt. Commune où il a également enseigné le football dans les écoles primaires.

Claude Ochsenbein s'est vu remettre le second trophée pfastattois en raison de sa carrière parmi les pompiers. Après avoir commencé dans la Marine nationale, il devient sapeur-pompier professionnel, de 1980 à 2010, d'abord à la ville de Mulhouse, puis au Service Départemental d'Incendie et de Secours (S.D.I.S.). Un engagement qu'il poursuivra, de 2011 à 2018, au sein des sapeurs-pompiers volontaires de Pfastatt. Il devient l'un des formateurs des Jeunes Sapeurs Pompiers locaux durant toute cette période. Pour sa carrière où il a été plongeur, formateur d'engins pompes et d'échelles aériennes, et ses interventions dans les collèges du département dans le cadre des actions citoyennes et civiques mises en place par le S.D.I.S, il a été honoré par la médaille Grand Or, le 4 août 2017, pour ses 40 années de service pour la Nation. Une douzaine de sapeurs-pompiers à qui il a tout donné, lui ont fait la surprise de venir sur scène pour le remercier, tout comme l'adjoint au maire Jean-Yves Gotz et le conseiller délégué, Jean-Luc Maurice, chargés de la sécurité.

Ces trois distinctions ont été remises par le maire de Pfastatt, Francis Hillmeyer, le conseiller départemental Vincent Hagenbach et l'adjoint aux sports, Michel Marczak.
Daniel SCHAERER

 

 
 

 

Des projets et un médaillé au syndicat d'initiative

Publié dans le panorama le Samedi 23 février 2019 à 08:09:56

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Thann - Des projets et un médaillé au syndicat d'initiative
 

 
Jean-Paul Dumel, Annick Luttenbacher, Marc Brenin et le maire Romain Luttringer.  Photo L'Alsace/D.P.
Le conseil d'administration du syndicat d'initiative de Thann, présidé par Jean-Paul Dumel, s'est réuni mercredi soir dans la salle de conférences de la mairie de la cité de saint Thiébaut.

Étaient présents le maire Romain Luttringer, Flavia Diet, adjointe en charge du tourisme, Gilbert Stoeckel, 1er adjoint, et Alain Goepfert, adjoint chargé des sports et des loisirs notamment.

Annick Luttenbacher, maire de Fellering et conseillère départementale, assistait également à la réunion.

Au chapitre du bilan d'activité du syndicat d'initiative pour 2018 figuraient, entre autres, les visites guidées du clocher de la collégiale et de la partie historique de la ville. Des travaux, sur le site du château de l'Engelbourg, en ont interdit l'accès aux visiteurs, pour des raisons de sécurité.

Marc Brenin, président de la commission visites guidées, a donné les chiffres de fréquentation des différents lieux historiques.
Une plate-forme pour approcherles figurinesdes trois tympans de la collégiale ?

Le maire Romain Luttringer a pris la parole pour exprimer son soutien au syndicat d'initiative. Il a souligné que la communauté de communes de Thann Cernay, qu'il préside, est consciente de l'intérêt d'investir financièrement dans le tourisme. Flavia Diet a pris la parole à plusieurs reprises pour évoquer les mêmes convictions.

Emmanuel Roy, qui préside l'association des commerçants de Thann, a suggéré qu'on étudie un dispositif (plateforme amovible ou autre) qui permettrait aux touristes de s'approcher des figurines des trois tympans situés au-dessus du parvis de la collégiale.

« La porte du musée des Amis de Thann serait aussi à remplacer », a terminé Emmanuel Roy...
La reconnaissance du Département

Une surprise attendait Marc Brenin à la fin de la réunion. Annick Luttenbacher l'a informé que le Département lui décernait la médaille départementale de la vie associative. Après avoir détaillé le parcours de Marc Brenin au syndicat d'initiative de Thann ainsi que dans la vie associative (lire ci-dessous), elle lui a remis sa distinction au nom de Brigitte Klinkert, présidente du Département.

Cette médaille a été décernée à Marc Brenin sur proposition de la Ville de Thann et notamment du 1er adjoint Gilbert Stoeckel.
Dominique PY

Marc Brenin est né le 26 décembre 1952 à Thann. Il a travaillé à la Caisse primaire d'assurance maladie de Thann et de Mulhouse de 1971 à 2012. Il a été conseiller municipal de 1995 à 2001. Passionné d'histoire locale et soucieux de la faire connaître, il a été conservateur adjoint puis conservateur du musée de la société d'histoire Les Amis de Thann. Il a guidé les visites de la collégiale et de son clocher. Il a également accompagné les touristes et autochtones à la découverte de l'ancienne ville de Thann et des ruines du château de l'Engelbourg. Impliqué dans la vie de l'office de tourisme puis du syndicat d'initiative depuis plus de trente ans, il préside la commission visites guidées du syndicat d'initiative du Pays de Thann. Il a obtenu la médaille de bronze et d'argent du tourisme.

 

 
 

 

Froeningen - vie associative

Publié dans le panorama le Samedi 23 février 2019 à 08:24:27

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Froeningen - vie associative

 

 
DR
Aimé Bauer, le bénévolat personnifié
Le conseil départemental a témoigné récemment à Aimé Bauer la gratitude de la collectivité, pour l'exemple de don de soi qu'il donne. L'autre jour, c'était au tour de l'Association du monument de Froeningen (AMF) de mettre à l'honneur son doyen : « Vous avez pris une part active à toutes les réussites associatives, à Froeningen, au cours de ces cinquante dernières années. Si le bénévolat devait avoir un nom, on l'appellerait Aimé Bauer ! » L'association a fêté avec éclat la médaille de la vie associative décernée à son vice-président. « La plus belle des récompenses », selon la présidente Christiane Schultz, car elle est attribuée sur le seul critère du mérite. Et la présidente d'énumérer les engagements multiples de son bras droit au sein de l'AMF, à Galfingue, dans ses jeunes années, à Hochstatt, au service de l'OEuvre Schyrr, mais aussi et surtout dans les associations froeningoises : comité de rénovation de l'église, cercle de loisirs, société de pêche, union Sainte-Barbe et, bien sûr, association du monument.

« Depuis de longues années, vous offrez votre temps et votre savoir-faire pour rendre le village plus convivial et plus solidaire », a expliqué Christiane Schultz, remerciant Aimé Bauer pour la belle image du bénévolat et de l'engagement désintéressé qu'il donne.

 

 
 

 

wittelsheim - Un local multifonctions inauguré

Publié dans le panorama le Samedi 23 février 2019 à 08:24:59

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wittelsheim - Un local multifonctions inauguré
 

 
Une nouvelle réalisation pour tous les citoyens et la pétanque.  Photo L'Alsace/R.R.
L'ancien club-house de la pétanque à Wittelsheim n'était plus aux normes. La municipalité a décidé de le rénover et de créer en plus une salle de réunion communale et des toilettes publiques. Celles-ci seront accessibles notamment pour les visiteurs des Jardins du monde ou pour les enfants des écoles se rendant au Jardin partagé de la Passerelle. Il restera encore à réaménager un parking pour que la rénovation de ce secteur soit terminée. Le club-house est destiné, comme auparavant, au pétanque-club local qui a participé aux travaux, le reste étant assuré par la commune.

Le chantier terminé, une inauguration a été organisée en présence des différents intervenants dans ce projet. Ainsi, Yves Goepfert, le maire, a salué la présence de Pierre Vogt et Marie-France Vallat, conseillers départementaux, porteurs d'une subvention, David Hemmerlin, président du pétanque-club, ainsi que son comité et plusieurs boulistes, des élus et les représentants des entreprises. Le maire a souligné que ce projet « 3 en 1 » répondait à une réelle nécessité et que l'ensemble du secteur en profitera, sachant que la commune a engagé pour 367 000 EUR de travaux, auxquels il faut ajouter la subvention de 10 000 EUR du conseil départemental. Cela va permettre au club de pouvoir accueillir dans de bonnes conditions les adversaires dans le cadre des qualifications aux championnats de France et pour le championnat de France des clubs CNC 3. En conclusion, le maire a souhaité une bonne saison aux boulistes et remercié tous ceux qui ont participé à ce projet.

Quant à Thierry Rauber, adjoint aux sports, il a annoncé que la Ville de Wittelsheim avait obtenu le label « Ville active et sportive », que lui a remis Roxanna Maracineanu, ministre des Sports, à Angers. Cette récompense rejaillit sur l'ensemble des clubs sportifs locaux, qu'il a remerciés pour leur implication dans l'animation de la ville. Le couper de ruban a été suivi d'une visite des locaux et du verre de l'amitié offert par la Ville.
Richard RUMMELHARD