Back to top

Haut-Rhin : du bénévolat pour des bénéficiaires du RSA

Publié dans le panorama le Vendredi 22 février 2019 à 08:00:38

France 3 national :

Haut-Rhin : du bénévolat pour des bénéficiaires du RSA

Le département d'Alsace expérimente un système de bénévolat pour les allocataires qui le souhaitent. Une mesure qui fait écho au souhait exprimé par Édouard Philippe concernant des contreparties aux prestations sociales.

 

https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/entreprendre/aides/...

Macron renoue avec le Département

Publié dans le panorama le Vendredi 22 février 2019 à 05:54:43

© L'alsace, Vendredi le 22 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Macron renoue avec le Département
 

 
Les présidents des départements de France, emmenés par leur patron Dominique Bussereau (au centre sur la photo), à leur arrivée jeudi midi à l'Élysée. Photo Ludovic MARIN / AFP
L'État va se poser la question de remettre de la présence locale dans les quartiers urbains et dans la plus grande ruralité. On doit avoir moins de fonctionnaires de circulaires et plus de fonctionnaires au guichet. Plus de rameurs sur le terrain, moins de barreurs dans les bureaux. » En formulant cette annonce aux 94 présidents de département conviés à un déjeuner-débat ce jeudi à la salle des fêtes de l'Élysée, Emmanuel Macron a aussi répondu par anticipation aux participants du grand débat et aux « gilets jaunes » d'origine. Citoyens comme élus locaux dénoncent depuis longtemps fermetures d'écoles, de trésoreries, d'hôpitaux.
« On vérifiera sur pièce »

« Les dernières décisions vont dans le bon sens comme le maintien du rectorat à Strasbourg et les engagements sur les mobilités. En Alsace, la collectivité européenne est l'échelon pertinent pour les gérer. On vérifiera sur pièce, mais au moins l'engagement est pris. Nous demandons depuis longtemps la solidarité et le droit à la différenciation sur les territoires », commentait la présidente du Haut-Rhin Brigitte Klinkert. Pendant 4 heures de questions/réponses, les patrons des départements (48 ont parlé) ont demandé (et obtenu) des engagements budgétaires sur les prestations sociales, l'accompagnement des mineurs migrants non accompagnés qu'ils ont dû supporter sur leurs budgets ainsi que des aménagements sur les 80 km/h. Sur ce dernier point, ils ont été entendus même si le Premier ministre Édouard Philippe est resté dans son couloir : « Je savais que la mesure serait impopulaire. Mais il faut savoir décider en pensant d'abord à la sécurité de nos concitoyens ». Chacun pourra moduler la vitesse sur ses routes.

L'exécutif a donc lâché du lest en demandant forcément des contreparties : « Je crois au niveau départemental mais je souhaite des clarifications sur les compétences de chaque collectivité. Des aménageurs disent que les territoires pertinents sont l'intercommunalité et la région. De l'autre, l'esprit profond du pays est attaché à la commune et au département. À n'avoir jamais choisi, on a accumulé. On a ajouté des strates. Tout le monde ne peut pas tout faire. Je ne souscrirai pas à des arrangements qui consisteraient à dire on ne bouge pas ».

Il ne rétablit donc pas pour le département la clause de compétence générale qui permet à une collectivité d'intervenir dans tous les domaines et demande donc à Territoires unis, qui regroupe les associations des maires, des départements et des régions, de proposer une organisation des territoires. Elle peut être à géographie variable d'un territoire à l'autre. Seule certitude : le modèle lyonnais qui fusionne métropole et département ne sera pas dupliqué. Selon Dominique Bussereau (Charente-Maritime), président de l'assemblée des départements, des propositions sur les découpages territoriaux et sur la fiscalité seront remises par Territoires unis les 15 mars et 15 avril à l'Élysée.

Le chef de l'État avertit avant de clore le débat : « Quand c'est trop difficile, on remet la difficulté entre les mains de l'État. Voyez les partenaires sociaux avec l'assurance chômage ». Un tacle et une façon de placer les élus locaux devant leurs responsabilités.
À l'Élysée, Pascal JALABERT

 

 
 

L'édito de l'Alsace Modèle agricole vertueux

Publié dans le panorama le Vendredi 22 février 2019 à 06:46:32

© L'alsace, Vendredi le 22 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
L'édito de l'Alsace Modèle agricole vertueux
 

 
Laurent Bodin

Concilier qualité de production, respect de l'environnement et modération des prix, telle est la feuille de route fixée par la société de consommation du XXIe siècle aux agriculteurs. Édictée ainsi, une telle exigence des consommateurs, avec le soutien des pouvoirs publics, est illusoire. Car même en privilégiant les circuits courts, la qualité a un prix. Comme l'environnement d'ailleurs. Faut-il alors redéfinir le statut de l'agriculteur pour en faire un agent public d'aménagement du territoire et de la production agricole ?

Plus sérieusement, le Salon de l'agriculture s'ouvre demain sur fond de crise persistante. En dix ans, le nombre d'agriculteurs a chuté de 12,5 %, s'établissant à 448 500 l'an passé contre 514 000 en 2008. Selon la Mutualité sociale agricole, un tiers des agriculteurs gagne moins de 350 EUR par mois. Dans ces conditions, et même si l'agriculture française occupe toujours la première place en Europe, comment susciter des vocations face à cette lente désintégration du modèle agricole ? Lequel est, en plus, montré du doigt, souvent sans discernement, par les lobbies de tout poil qui profitent du moindre dérapage, dans l'Hexagone comme ailleurs dans le monde, pour instiller le doute dans l'esprit des consommateurs.

Considérant qu'il était temps que l'agriculteur cesse d'être celui qui fait les frais de la course à l'échalote à laquelle se livre la grande distribution sous les encouragements des consommateurs, le gouvernement a fait adopter la loi Agriculture et alimentation. S'il est trop tôt pour juger des effets de ce texte entré en vigueur le 1er février, il a le mérite de remettre l'église au centre du village. Il ne peut y avoir d'agriculture sans agriculteurs en capacité de vivre dignement de leur travail. C'est moins une question de pouvoir d'achat que de changement d'habitudes de consommation devant privilégier la qualité à la quantité. Équation éminemment complexe alors qu'à l'échelle planétaire, l'autosuffisance alimentaire reste un voeu pieux.

 

 
 

Agriculture L'Alsace au rendez-vous parisien

Publié dans le panorama le Vendredi 22 février 2019 à 06:18:46

© L'alsace, Vendredi le 22 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Agriculture L'Alsace au rendez-vous parisien
 

 
La vache vosgienne, aussi bien en cour dans son massif qu'au Salon de l'agriculture, à partir de ce week-end à Paris. Archives DNA
La participation des professionnels alsaciens au Salon de l'agriculture est du même ordre que l'an dernier. Du champ à l'assiette, ils ne viennent pas à Paris faire de la figuration mais pour montrer la diversité de leurs filières et l'étendue de leurs savoir-faire.

? Le cheptel du massif. Les éleveurs de bovins de la race vosgienne font le déplacement avec une dizaine de vaches, génisses et veaux dans l'enclos de 700 m2 monté par le Collectif des races locales de massif (Coram) dans le hall 1, « le plus visité », selon Florent Campello, son président qui est aussi à la tête de l'Association de la vosgienne du Haut-Rhin.

Le salon, rappelle-t-il, c'est l'occasion de faire passer un message commun : « Un territoire, une race, un produit. » Cette année, les vosgiennes sont en présentation, pas sur le ring : le concours, c'est pour 2020.

Depuis cinq ans, la race a repris du poil de la bête avec la création du fromage Coeur de massif, qui a permis de fédérer les agriculteurs. « Le cheptel augmente de 300 à 350 animaux par an et compte 10 000 à 12 000 têtes situés à plus de 80 % dans les départements alsaciens, des Vosges et de la Haute-Saône. On n'est pas dans une logique d'exportation vers d'au-tres massifs, mais de reconquête de la montagne vosgienne. C'est important pour la race. On est passé de 1050 à 1450 vaches laitières au contrôle de performance », détaille le porte-parole des éleveurs.

Quelques prim holstein et montbéliardes du sud de l'Alsace seront également montrées et en compétition pour certaines. Un stand de collectif de produits fermiers et la présence du Parc régional des Ballons des Vosges compléteront le panorama de l'agriculture de montagne. La filière ovine, en plein recrutement pour assurer la relève, verra deux jeunes Alsaciens du CFA et du lycée agricole d'Obernai, Dimitri Hundzinger et Lucas Lang, concourir pour le titre national de meilleur jeune berger, le 23 février.

? Les pros du « made in Alsace ». Une dizaine d'entreprises agroalimentaires alsaciennes, onze exactement, exposent dans l'espace du Grand Est, situé dans le hall 3. Trois viticulteurs, deux brasseries, une distillerie, un distributeur de spiritueux, une épicerie fine, deux fabricants de pains d'épices, une biscuiterie feront découvrir et déguster les produits alsaciens. Le restaurant Les Brasseries gourmandes parachèvera l'ambiance alsacienne.

? Le Concours général consacre les terroirs. L'Alsace est bien représentée au Concours général agricole qui consacre la qualité et le savoir-faire des terroirs régionaux. Pour les vins d'Alsace, 60 % des 714 crus présentés à Colmar par 24 maisons briguent une médaille (le 23 février). Au niveau des eaux-de-vie, 57 alcools de fruits et 31 whiskies alsaciens, issus de sept distilleries, sont en compétition (le 25 février). Dans la catégorie des autres produits, 132 échantillons soumis par 34 entreprises, concourent à reconnaissance nationale, bière, produits laitiers et foies gras en tête (les 25 et 26 février).

? Les temps forts. Des journées Alsace rythmeront le salon. Au programme : gastronomie et folklore autour de l'association Épices d'Isabelle Haeberlin (le 24 février) et de Jean-Christophe Karleskind, maître cuisinier traiteur à Krafft (le 25), pour mettre en valeur les produits du terroir, accord mets-vins proposé par le Civa et animé par la sommelière Catherine Agelasto (les 24 et 25), et « casino de la bière » avec l'agence Échappée Bière pour découvrir la palette brassicole alsacienne. I. N.

 

 
 

Les Ehpad peinent à recruter

Publié dans le panorama le Vendredi 22 février 2019 à 06:12:33

© L'alsace, Vendredi le 22 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Les Ehpad peinent à recruter
 

 
Le conseil départemental du Bas-Rhin envisage la création d'une équipe de quinze remplaçants « volants » susceptibles de suppléer les manques ponctuels de personnel dans le département. Archives DNA
Des aides-soignants qui jonglent entre quatre pensionnaires, des personnes âgées qui attendent des heures durant un verre d'eau ou leurs médicaments : ce sont aujourd'hui, malheureusement, les images qui viennent à l'esprit lorsque l'on songe aux Ehpad (établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes). Or la population française vieillit. Et le vaste contingent des baby boomers, nés juste après la guerre, grossira bientôt les rangs des personnes âgées dépendantes.
« Nous sommes obligés d'avoir recoursà des intérimaires »

Dans les maisons de retraite, les esprits s'échauffent. Les personnels se sont mobilisés à l'occasion d'un mouvement national au début de l'année et les soignants des Ehpad garnissent les rangs des gilets jaunes, à tel point qu'une aide-soignante, Ingrid Levavasseur, est devenue l'une des figures du mouvement. Face à l'urgence, les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ont récemment annoncé des fonds supplémentaires pour tenter de circonscrire l'incendie. Mais le problème nécessite des réponses plus profondes.

« Plus personne ne veut faire la formation d'aide-soignant », constate Nadia Temsamani, elle-même « AS » à l'accueil de jour d'un Ehpad de Dorlisheim. « Le directeur voudrait em baucher, mais nous sommes obligés d'avoir recours à des intérimaires ou des auxiliaires de vie, qui ne sont pas habilités à faire toutes les tâches, distribuer les médicaments par exemple », explique celle qui est également syndicaliste à la CGT. Les soignants en Ehpad : des métiers « pas attractifs et pas assez payés », considère Patricia Lerch, directrice du pôle Ehpad de l'Abrapa, association qui compte 13 établissements dans le Bas-Rhin.

Dans le privé - qui regroupe aussi le secteur associatif -, un aide-soignant en début de carrière est payé juste au-dessus du Smic, soit environ 1 550 EUR brut par mois. C'est à peine mieux dans le public - une centaine d'euros de plus -, mais les salaires y augmentent plus vite. Des conventions collectives bien chiches pour des métiers de vocation qui n'attirent plus... « Et ce ne sont pas les reportages que l'on voit à la télévision qui vont séduire les jeunes ! », ajoute Patricia Lerch. Résultat, son association a plus de 50 postes non pourvus, en vaste majorité en personnel soignant.
26 soignantspour 100 patients

Selon une étude publiée par le ministère de la Santé en juin dernier, 49  % des établissements privés et 38  % des établissements publics éprouvent des difficultés à recruter. En France, on compte en moyenne 26 soignants pour 100 patients... contre 120 pour 100 aux Pays-Bas ! Plus généralement, en 2006 déjà, le plan Solidarité grand âge, présenté par le gouvernement Villepin, prévoyait que « pour les personnes âgées les plus malades et les plus dépendantes », le ratio entre les personnels (administratif, encadrement, etc.) et les pensionnaires « serait augmenté à un professionnel pour un résident ». Il est aujourd'hui de 0,63 en France - et de 0,66 dans le Bas-Rhin, par exemple.

La « pénurie » - le mot est de Nadia Temsamani - qui frappe les Ehpad durcit les conditions de travail de ceux qui sont encore là. « Le matin, mes collègues se comptent, relate Nadia Temsamani. Et parfois elles se disent : "Ah, on est déjà dans la merde !" » « Plus vous êtes en difficulté pour remplacer les absents, plus les présents sont sollicités, confirme Patricia Lerch. Et on génère du coup une usure du personnel. »

C'est notamment pour répondre à cette « usure » que le conseil départemental du Bas-Rhin a annoncé fin septembre un « plan d'urgence » de 4,5 millions d'euros pour les Ehpad. Parmi les pistes explorées par ce plan, qui sera soumis au vote de l'assemblée en avril prochain, la création d'une équipe « volante » de 15 remplaçants, qui viendront, au gré des besoins, suppléer les manques ponctuels de personnel.

Le département du Haut-Rhin a quant à lui annoncé une « nouvelle enveloppe » de 8 millions d'euros sur cinq ans pour réhabiliter plusieurs Ehpad. Mais dans son budget 2019, le conseil départemental a décidé de « prioriser son action pour favoriser le maintien à domicile et l'accompagnement des aidants ». Deux millions d'euros sur trois ans seront débloqués pour financer des aides personnalisées destinées à soutenir le maintien à domicile.

Ce sont les mêmes orientations que semble prendre le Bas-Rhin. Son président, Frédéric Bierry, plaide pour « diversifier les outils » de la dépendance. Il souhaite développer les métiers d'accueillants familiaux - celles et ceux qui hébergent à leur domicile des personnes âgées dépendantes - et encourage le maintien à domicile. « D'accord, mais à cause de cela, les gens qui arrivent en Ehpad sont de plus en plus dépendants », note Nadia Temsamani, ce qui engendre des difficultés supplémentaires pour le personnel.
« Le problème, c'estle modèle économique »

Les conseils départementaux sont au coeur du système des Ehpad : ils sont en charge du versement de différentes allocations pour les personnes âgées dépendantes, et agréent avec l'Agence régionale de santé, les Ehpad, ou encore les accueillants familiaux. « Aujourd'hui, le problème, c'est le modèle économique, considère Frédéric Bierry. Les familles paient à peu près 60 % du coût. Le reste est partagé entre l'Agence régionale de santé et le département. Sauf qu'au-jourd'hui, nous ne pouvons pas rajouter de moyens supplémentaires parce que nous sommes bridés financièrement par l'État. » Et, ajoute l'élu, « on ne peut pas demander plus aux familles », quand on sait que le niveau de vie médian d'un retraité est de 1 760 EUR par mois alors que le prix mensuel médian d'une chambre en Ehpad est de 1 953 EUR en France.

L'amélioration du ratio entre personnel et pensionnaires n'est donc pas à l'ordre du jour, tant que l'État n'aura pas décidé d'engager des moyens supplémentaires. Dans l'attente, les départements sont condamnés à appliquer des pansements sur les jambes de bois de leurs Ehpad.

Textes : Loup ESPARGILIÈRE

 

 
 

JUSTICE Restructuration Le plan de Nicole Belloubet pour rénover les tribunaux

Publié dans le panorama le Vendredi 22 février 2019 à 06:57:47

© Dna, Vendredi le 22 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
JUSTICE Restructuration
Le plan de Nicole Belloubet pour rénover les tribunaux
La garde des Sceaux a annoncé ce jeudi une enveloppe supplémentaire de 450 millions d'euros d'autorisations d'engagement dans la programmation immobilière 2018-2022.
 

 
Toutes les juridictions sont maintenues et des travaux sont prévus pour améliorer leur fonctionnementet l'accès à la justice.
La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a dévoilé ce jeudi son programme de rénovation du parc immobilier judiciaire annonçant par ailleurs la création de 6 500 emplois d'ici 2022. Aujourd'hui, le parc immobilier de la justice française représente 2,3 millions de mètres carrés répartis sur 700 sites. 450 millions d'euros y seront consacrés.

Nancy (54)

Création d'une cité judiciaire à Nancy, associée à une réflexion globale sur l'ensemble des implantations judiciaires de la commune. Le projet porte sur la création d'une nouvelle cité judiciaire en substitution du bâtiment actuel. Il s'inscrira dans le cadre d'un schéma directeur immobilier plus vaste portant sur les implantations judiciaires nancéennes, y compris celles de la cour d'appel (hôtel de Beauvau-Craon et hôtel des Pages).

Verdun (55)

Restructuration et extension du tribunal de grande instance Le scénario privilégié prévoit une mise aux normes, une rénovation des bâtiments ainsi qu'une réorganisation générale des locaux avec extension.

Colmar (68)

Études préalables portant sur deux scenarii : la construction d'une cité judiciaire à Colmar ou la restructuration - extension du tribunal de grande instance sur la maison d'arrêt. Les juridictions de Colmar sont réparties sur plusieurs sites, dans 5 bâtiments dont 3 sont au moins partiellement inscrits aux monuments historiques, parmi lesquels le bâtiment abritant le tribunal de grande instance présente des désordres structurels. Une opération immobilière est prévue afin d'absorber l'évolution des effectifs et de prendre en compte les évolutions de l'organisation judiciaire.

Mulhouse (68)

Rénovation déjà en cours du bâtiment G de la cité administrative pour reloger le conseil des prud'hommes et le service du livre foncier : livrée en mai 2018. Cette opération a permis de restructurer le bâtiment G de la cité administrative de Mulhouse afin de rationaliser les implantations judiciaires et d'y accueillir le conseil des prud'hommes.

Bar-le-Duc (55)

Restructuration du palais de justice.

L'opération a pour objectif la restructuration du bâtiment incluant la réorganisation des espaces, la rénovation intérieure complète et la mise aux normes, notamment en termes d'accessibilité.

 

 
 

Résultat historique pour le Crédit Mutuel

Publié dans le panorama le Vendredi 22 février 2019 à 06:51:07

© L'alsace, Vendredi le 22 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Résultat historique pour le Crédit Mutuel
 

 
La plupart des activités du groupe affichent des résultats en progression. D.R.
Avec un produit net bancaire supérieur à 14 milliards d'euros, un résultat net proche des 3 milliards d'euros après impôts (+23 %) et 620 000 clients supplémentaires (24,9 millions au total), le Crédit Mutuel Alliance fédérale clôture l'exercice 2018 avec des niveaux jamais atteints. « Ce résultat conforte la stratégie de relation client et de diversification mise en place sur les trois dernières années, valide notre modèle de banque de proximité et nos investissements sur la technologie », souligne Nicolas Théry, président d'un groupe qui rassemble 12 caisses fédérales, le CIC et leurs filiales. Autre motif de satisfaction, les applis Crédit Mutuel et CIC sont les deux mieux notées sur Androïd en 2018. Ainsi, 85 % des simulations de crédit consommation sont réalisées en ligne, un client sur deux se connecte au moins une fois par jour via l'application et 25 % se connectent même deux fois par jour.
Des banques en ligne

« Le Crédit Mutuel et le CIC sont des banques en ligne », reprend le directeur général Daniel Baal qui ne dissocie pas le réseau physique de la relation numérique : « La relation entre le client-sociétaire et son conseiller dédié reste constante en ligne comme en agence et il bénéficie d'une sécurité pour ses données garantie par nos systèmes ».

Les dépôts sur les comptes courants progressent de 10,8 % et malgré les taux de rendement peu attractifs, les dépôts sur les livrets progressent de 5,5 %. Cette dynamique commerciale concerne aussi l'assurance même si les sinistres climatiques ont nettement progressé. Un phénomène qui interroge d'ailleurs tous les assureurs sur le long terme. « Nous ne finançons plus de centrales en charbon, d'activités minières, le crédit renouvelable énergie progresse de 25 % et nous avons pour objectif de réduire l'empreinte carbone de 30 % sur 5 ans », précise Nicolas Théry.

Les activités de diversification (informatique, télésurveillance, immobilier, téléphonie, location de vélos) enregistrent aussi des résultats positifs, la filiale presse, à laquelle appartient votre journal, est en pleine transformation, améliorant son résultat de 77 %. Engagé dans un nouveau plan stratégique de trois ans, le groupe mutualiste entend s'appuyer sur cette proximité et l'engagement de ses collaborateurs auprès des sociétaires.

 

 
 

Social Travail Les pistes pour maîtriser la hausse des arrêts maladie

Publié dans le panorama le Vendredi 22 février 2019 à 07:09:40

© Dna, Vendredi le 22 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Social Travail
Les pistes pour maîtriser la hausse des arrêts maladie
 

 
Hausse du coût des arrêts maladie ces dernières années.
Renforcer la prévention, simplifier le système d'indemnisation, avec une possible « forfaitisation » des indemnités, et offrir des alternatives aux arrêts de travail avec le télétravail : telles sont les principales pistes de la mission sur les arrêts maladie, remises mercredi au Premier ministre. Dans leur rapport, les trois experts missionnés par Édouard Philippe en septembre face à la hausse du coût des arrêts maladie - 7,4 milliards d'euros en 2017, +15 % sur la période 2010-2017 - font neuf constats et vingt propositions.

« Plus de prévention, d'efficacité, d'équité et de maîtrise des arrêts de travail » plaide le rapport, dont les travaux se sont concentrés sur le système d'indemnisation des salariés du privé.
Un jour de carence obligatoire pour tous ?

La maîtrise de la dépense « passera principalement par celle des arrêts longs. La mission préconise que soit « fortement reformulé » l'objectif des dispositifs d'indemnisation, qui est la « reprise du travail », et qu'un « volet spécifique » des discussions à venir soit consacré à la prévention de la désinsertion professionnelle.

À ce sujet, ils recommandent comme en octobre d'envisager « les dispositifs alternatifs » à un arrêt à temps complet : temps partiel thérapeutique ou télétravail, cette dernière option étant « au choix du salarié ».

Côté simplification du système, ils se prononcent pour une remise à plat des règles d'indemnisation et mettent sur la table la piste d'une possible « forfaitisation » des indemnités journalières, à hauteur de 0,7 Smic, pour les arrêts jusqu'à 30 jours, qui se traduirait par un « allégement des coûts de gestion ».

Autres pistes : fournir aux médecins des outils d'aide à la prescription et « réinvestir » le contrôle des arrêts courts.

Enfin, sur l'hypothèse d'un jour de carence « d'ordre public », c'est-à-dire ne pouvant en aucun cas donner lieu à une indemnisation, la mission suggère qu'elle ne soit envisagée que comme « contrepartie » à une extension du complément employeur.

 

 
 

les absents du grand débat «Priorité au climat»

Publié dans le panorama le Vendredi 22 février 2019 à 07:01:57

© Dna, Vendredi le 22 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
les absents du grand débat
«Priorité au climat»
Second volet de notre série consacrée à ceux de nos concitoyens qui ne participent pas au grand débat. Nous sommes allées recueillir l'avis et les attentes des étudiants strasbourgeois.
 

 
Sur le campus strasbourgeois de l'Esplanade.
Sur le campus strasbourgeois, rares sont les étudiants n'ayant pas entendu parler du Grand débat national lancé mi-janvier par le gouvernement en réponse au mouvement social des gilets jaunes. À l'image de la population française, cette « révolte qu'on n'a pas vu venir », comme le rappelle Juliette, étudiante en master 1 de sociolinguistique, continue à bénéficier du soutien bienveillant des jeunes croisés l'autre lundi au sortir des amphithéâtres et salles de TD.
«C'est loin d'être ma priorité.»

Pour autant, la démarche qui vise à « recueillir la parole citoyenne» par le moyen de débats locaux ou via des contributions personnelles en ligne, semble faire un flop dans les facultés. « Y participer me paraît envisageable mais c'est loin d'être ma priorité. Je préfère me concentrer sur mes études », explique le Strasbourgeois Arthur, 20 ans, étudiant en histoire.

Malgré des considérations généralement réservées quant aux objectifs réels du ouvernement, les « millenials » fréquentant l'université de Strasbourg ne se préoccupent pas exclusivement de leur seul avenir. Leurs propositions et revendications sont légion.

Si le rétablissement de l'ISF ou l'instauration d'un référendum d'initiative populaire, réclamés par les gilets jaunes, ne fait pas l'unanimité, la transition écologique ne souffre en revanche pas la moindre contestation : « Le climat c'est la première urgence. La France, comme le reste du monde, doit accélérer le passage aux énergies renouvelables », insiste Clément, étudiant en histoire originaire de Krautergersheim.

Dans le hall de la faculté de droit, des étudiants se font forts de proposer des pistes pour améliorer le fonctionnement des institutions élues : « Je demanderai qu'on limite encore davantage le recours à l'article 49.3 pour laisser le Parlement jouer pleinement son rôle. Il faut veiller à rendre publics, accessibles et compréhensibles par le grand nombre, les projets de loi avant leur examen par le Parlement », déclare avec fougue Sarah, 21 ans, originaire de Saint-Louis.
«Ne pas confier l'orientation à des algorithmes»

« Il faut mettre une dose de proportionnelle dans le scrutin législatif », insistent pareillement Arthur, un Marseillais en deuxième année à l'IEP, et Ludovic, un Bas-Rhinois en deuxième année de lettres modernes. « Pourquoi ne pas démultiplier à l'échelle nationale l'expérience de démocratie participative menée à Kingersheim par son maire Jo Spiegel. Plutôt qu'un RIC, il vaut mieux impliquer les citoyens sur le long terme via des commissions locales », glisse de son côté Thomas, un Lyonnais en master 1 à l'IEP.

Aux yeux des étudiants la transparence et l'équité fiscale semblent également une revendication fondée même s'ils avouent «ne pas maîtriser le sujet aussi bien que leurs parents». Idem à propos de l'idée « d'un meilleur partage des richesses ». « Le système de protection sociale est également une richesse française qu'il faut absolument préserver », ose Tristan, 23 ans, étudiant en master 2 de droit, et ancien militant macronien dont les convictions ont été ébranlées, dit-il, « par le récent réquisitoire de la sociologue Monique Pinçon-Charlot contre le président des ultras-riches ».

L'approfondissement de la construction européenne ne manque pas à l'appel : « L'harmonisation fiscale entre les pays membres de l'UE est une nécessité », assure Paul, étudiant en sociologie originaire de Montpellier, qui milite au sein du jeune mouvement paneuropéen Volt.
Les conditions de vie et d'études des étudiants

Les conditions de vie et d'études, enfin, sont également une source de préoccupations, donc de revendications : « Le gouvernement devrait se pencher sur le sort des étudiants non-boursiers comme boursiers qui doivent travailler pour subvenir à leurs besoins », confie Mélinda, une Strasbourgeoise en licence 2 de LEA.

« Il faut confier l'orientation post-bac à des mains humaines et non pas à des algorithmes, même si cela prend plus de temps », implorent Sarah et Mélissa. « Dans les filières en tension il vaudrait mieux instituer une présélection rigoureuse à l'entrée puis miser sur l'accompagnement », ajoutent-elles en déplorant « le délabrement de certains bâtiments de la fac de droit, le manque de transparence des notations, l'insuffisance du contrôle continu, mais aussi la pression psychologique exercée par les professeurs ».

Nicolas, un Bas-Rhinois, 26 ans, en licence de développement durable et gestion de projets, se projette avec optimisme au-delà de la crise des gilets jaunes : « Les Français aiment se plaindre mais nous vivons quand même dans un pays riche où toutes les possibilités restent ouvertes pour chacun. D'autres pays connaissent des inégalités autrement plus flagrantes et révoltantes », note-t-il six mois après son retour de mission humanitaire en Côte d'Ivoire.
Xavier THIERY

 

 
 

Affaire Benalla La riposte de Philippe aux sénateurs

Publié dans le panorama le Vendredi 22 février 2019 à 06:59:55

© Dna, Vendredi le 22 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Affaire Benalla
La riposte de Philippe aux sénateurs
 

 
Le Premier ministre Édouard Philippe. Photo Ludovic MARIN
Incompréhensibles et injustes. Ce sont les qualificatifs qu'a utilisés le Premier ministre pour définir les conclusions, très sévères, de la commission d'enquête du Sénat sur l'affaire Benalla. Alors que sur ce thème Emmanuel Macron garde le silence, Édouard Philippe monte au front et tente donc de placer sur le plan politique le travail des sénateurs, sachant que la chambre haute est du côté de l'opposition.

« Traditionnellement, la séparation des pouvoirs fait qu'il n'appartient pas ni à l'Assemblée nationale ni au Sénat de se prononcer sur l'organisation interne de la présidence de la République », a dit Édouard Philippe. Pour le chef du gouvernement, ce qu'il est convenu d'appeler l'affaire Benalla est avant tout le résultat d'une dérive personnelle et pas de dysfonctionnement de l'Élysée.

Le Premier ministre n'est pas le seul à s'être ému du rapport explosif des sénateurs envers l'Élysée.

Parlementaires et ministres ont employé les mêmes éléments de langage. Même la ministre de la Justice, Nicole Belloubet a plaidé la séparation des pouvoirs entre le parlement et l'Élysée arguant que députés et sénateurs devaient contrôler l'action du gouvernement, pas l'organisation de l'Élysée.

Les sénateurs ont fait fi de l'émotion de la majorité. Pas question de se laisser intimider, dit en substance Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat : « L'exécutif donne le sentiment de perdre les pédales après la publication du résultat de la commission d'enquête du Sénat ».

 

 
 

Le Mulhousien sera jugé le 22 mai

Publié dans le panorama le Vendredi 22 février 2019 à 06:23:41

© L'alsace, Vendredi le 22 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Le Mulhousien sera jugé le 22 mai
 

 
Le gilet jaune mulhousien accusé d'avoir insulté Alain Finkielkraut est en garde à vue depuis mardi à 19 h 30. Avant de se rendre au commissariat, il a contacté l'avocat mulhousien Me André Chamy. Ce dernier se demande pourquoi son client est toujours en garde à vue au bout de 48 heures. « On essaie de donner un qualificatif antisémite à cette affaire... Mais il n'y a rien de cela ! Va-t-on suivre la médiatisation, voire la politisation de ce dossier ? » Pour l'avocat mulhousien, rien ne justifie la garde à vue de son client : « Ses propos n'ont rien d'antisémite. Le terme "sioniste" ? Mais M. Finkielkraut se revendique sioniste et il l'assume ! C'est son idéologie. C'est bien pour cela qu'il ne porte pas plainte. Alors on essaie de faire passer mon client pour un islamiste, mais il n'en est rien. »

L'homme devait sortir de garde à vue ce jeudi après-midi. Il sera jugé le 22 mai à Paris pour injures raciales, a-t-on appris de source judiciaire.

 

 
 

DNA - Décès de Roland Hunsinger, homme d'affaires et ancien président des SR Colmar

Publié dans le panorama le Vendredi 22 février 2019 à 08:03:07

DNA - Décès de Roland Hunsinger, homme d'affaires et ancien président des SR Colmar

Roland Hunsinger est décédé hier en fin d'après-midi à l'hôpital de Ribeauvillé. Né en 1942, le chef d’entreprise, longtemps patron des centres Leclerc de Ribeauvillé et Colmar, qui fut pendant plus de dix ans patron des SR Colmar, était originaire de Kunheim.
Roland Hunsinger, au Stadium. (Archives - Gil MICHEL)
Roland Hunsinger, en 2006, lors de l'épopée des SR Colmar en Coupe de France. (Photo DNA - Nicolas Pinot)

 

 

 

 

C'est son père, boucher à Kunheim, qui l'avait poussé à suivre sa voie. Il avait ainsi repris l’affaire familiale à l’âge de 26 ans et, très vite, avait décidé de développer l'entreprise en ouvrant une épicerie attenante à la boucherie.

Il enchaîne ensuite en ouvrant d’autres points de vente dans la région, à Ribeauvillé, à Neuf-Brisach à Horbourg-Wihr et à Colmar (enseignes Codec et Lion). Deux d'entre elles (Ribeauvillé et Colmar) deviennent des Leclerc dans les années 80. Roland Hunsinger agrandit dans les années 2000 celui de Colmar, situé à la sortie est de la ville en direction de Horbourg-Wihr. Il fait alors de la grande surface l’un des trois plus grands hypermarchés de l’agglomération colmarienne.

 

La SAS "Roland Hunsinger Etablissements", présidée depuis 2009 par Michèle Hunsinger-Callejon, unique enfant de Roland et Madeleine Hunsinger, rassemble aujourd'hui les deux enseignes Leclerc de Colmar et Ribeauvillé, le centre auto de l'Orangerie, le Brico Leclerc de Horbourg-Wihr, les deux drive situés route de Rouffach et rue Kiener à Colmar et emploie plus de 400 personnes.

Mais c’est bien en prenant la présidence des SR Colmar à l’été 1999 que Roland Hunsinger se fera connaître du grand public. Il réorganise le club, le gère comme « un chef d’entreprise » et lui permet de gravir plusieurs échelons jusqu’à intégrer le National, l’antichambre du foot professionnel.

C’est sous sa présidence que le club connaît deux belles épopées en Coupe de France (2005/06 et 2009/10) éliminant notamment deux grands clubs de l’élite : l’AS Monaco et le LOSC (Lille). Lors de matchs mémorables.

"Sous le signe du bon sens, de l’humilité et de la progression raisonnée"

« J’ai eu la chance de l’accompagner pendant ces 10 ans où le club a connu une ascension sous le signe du bon sens, de l’humilité et de la progression raisonnée », souligne Dominique Lihrmann, entraîneur de 2003 à 2008 et directeur sportif de 2008 à 2013. Il a pris le club en CFA 2, quand il est parti, c’est l’équipe 2 qui était en CFA 2, ça veut tout dire. C’était d’autant plus remarquable que pendant  la même période, les autres clubs de la région  connaissaient le cheminement inverse, et sous Roland, les SRC ont été à un moment donné sportivement le meilleur club alsacien ».

Guy Meyer, l’actuel président du club, aujourd’hui baptisé Stadium Racing Colmar, indique que le club honorera sa mémoire ce week-end. « Dès samedi (à17h), nous observerons une minute de silence avant notre match de Régional 2 face à Burnhaupt-le-Haut ». « Roland était un homme très généreux, qui a dirigé les SRC en bon père de famille, ajoute Guy Meyer. S’il n’avait pas été malade, il aurait pu continuer à présider le club sans souci (Christophe Gryczka lui avait succédé en 2012, ndlr) et on n’en serait pas là aujourd’hui. Je me souviens de soirs de victoire où il pleurait de joie... C’était un homme de cœur et de savoir-faire ».

 

La réaction de Brigitte Klinkert, présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin

« C’est avec beaucoup de tristesse que j’ai appris ce soir le décès de Roland Hunsinger. En tant qu’élue colmarienne et conseillère départementale j’ai pu apprécier son grand coeur et ses qualités d’entrepreneur qu’il mettait au service du monde économique mais aussi du monde associatif et sportif. Colmar perd un homme généreux qui aura marqué la vie locale. Au nom de l’Assemblée départementale haut-rhinoise, j’adresse à ses proches mes pensées émues et mes sincères condoléances. »

Nécrologie Roland Hunsinger n'est plus Le départ du "Patron"

Publié dans le panorama le Vendredi 22 février 2019 à 06:28:39

© Dna, Vendredi le 22 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Nécrologie Roland Hunsinger n'est plus
Le départ du "Patron"
Roland Hunsinger, l'ancien président des SR Colmar, qu'il avait menés jusqu'en National, s'est éteint mercredi à Ribeauvillé.
 

 
Le 29 mai 2010, les SR Colmar de Roland Hunsinger accèdent au National.
Roland Hunsinger est décédé mercredi en fin d'après-midi à l'hôpital de Ribeauvillé. Né en 1942, le chef d'entreprise, longtemps patron des centres Leclerc de Ribeauvillé et Colmar, qui fut pendant plus de dix ans le patron des SR Colmar, était originaire de Kunheim.

Il aura profondément marqué l'histoire du football colmarien, en le faisant passer sous sa présidence du CFA 2 au National.
Une glorieuse époque

Lorsque Roland Hunsinger devient président des SR Colmar en juin 1999, après en avoir été l'un des sponsors pendant cinq ans, personne, et sans doute pas même lui, ne se doutait que le club bientôt centenaire allait vivre sous ses quatorze ans de présidence sa plus glorieuse époque de ces soixante-dix dernières années.

Roland Hunsinger ne connaît alors rien au football, il n'y a jamais joué, et n'en a jamais été dirigeant.

Le nouvel homme fort va tâtonner pendant quatre ans, où le sportif va stagner. Mais les rouages essentiels de la future réussite colmarienne vont se mettre en place.

Dès le début, Gilbert Meyer avait rejoint à sa demande les SRC comme comptable bénévole. Sont ensuite arrivés tour à tour Dominique Lihrmann, Damien Ott et Jean-Louis Jaegli.

Ces cinq hommes, avec à leur tête Roland Hunsinger, changeront le destin du football colmarien. Avec un président qui appliquera au football les mêmes préceptes qui lui ont permis de réussir dans les affaires et qui dépassera rapidement ses ambitions initiales de monter en CFA, puisque les SRC accéderont au National en 2010.

« Le souvenir le plus précieux que j'en conserve, c'est quand on est montés, se souvenait hier Damien Ott. Il était venu nous accueillir à la gare avec une immense bouteille de champagne ! On voyait qu'il était heureux. Il représente énormément pour Colmar. »
« Sous le signe du bon sens »

L'empreinte qu'a laissée Roland Hunsinger dans le football colmarien est par ailleurs parfaitement résumée par Dominique Lihrmann.

« Il y a eu deux grands présidents à Colmar. Le premier était Joseph Lehmann (dans l'immédiat après-guerre, mécène qui a amené les SRC en D1, ndlr). Le second s'appelle Roland Hunsinger. Avec lui, le club a connu une ascension sous le signe du bon sens, de l'humilité et de la progression raisonnée. Il a pris le club en CFA 2. Quand il est parti, c'est l'équipe "Deux" qui était en CFA 2, ça veut tout dire. »

Quand il s'est retiré en 2013 pour raisons de santé, le nombre de spectateurs au Stadium est passé de 150 à 2 000. Et aujourd'hui encore, nombreux sont ceux qui pensent que s'il n'avait pas dû se retirer, le rituel des Colmariens se déplaçant le vendredi soir au Stadium pour supporter leur équipe en National serait encore d'actualité...

 

 
 

L'ex-patron des SRC, Roland Hunsinger, est décédé

Publié dans le panorama le Vendredi 22 février 2019 à 06:25:49

© L'alsace, Vendredi le 22 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
L'ex-patron des SRC, Roland Hunsinger, est décédé
 

 
En 2010, le président Hunsinger avait eu le bonheur de fêter l'accession des SR Colmar en National. Archive L'Alsace/Mathieu Lerch
Roland Hunsinger est décédé mercredi en fin d'après-midi à l'hôpital de Ribeauvillé. Né en 1942, le chef d'entreprise, longtemps patron des centres Leclerc de Ribeauvillé et Colmar, qui fut pendant plus de dix ans le patron des SR Colmar, était originaire de Kunheim. Il aura profondément marqué l'histoire du football colmarien, en le faisant passer sous sa présidence du CFA 2 au National.

Lorsque Roland Hunsinger devient président des SR Colmar en juin 1999, après en avoir été l'un des sponsors pendant cinq ans, personne, et sans doute pas même lui, ne se doutait que le club bientôt centenaire allait vivre sous ses 14 ans de présidence sa plus glorieuse époque de ces 70 dernières années.

Roland Hunsinger ne connaît alors rien au football, il n'y a jamais joué, et n'en a jamais été dirigeant. Le nouvel homme fort va tâtonner pendant 4 ans où le sportif va stagner. Mais les rouages essentiels de la future réussite colmarienne vont se mettre en place.

Dès le début, Gilbert Meyer avait rejoint à sa demande les SRC comme comptable bénévole. Sont ensuite arrivés tour à tour Dominique Lihrmann, Damien Ott et Jean-Louis Jaegli. Ces cinq hommes, avec à leur tête Roland Hunsinger, changeront le destin du football colmarien. Avec un président qui appliquera au football les mêmes préceptes qui lui ont permis de réussir dans les affaires et qui dépassera rapidement ses ambitions initiales de monter en CFA, puisque les SRC accéderont au National en 2010. « Le souvenir le plus précieux que j'en conserve, c'est quand on est montés », se souvenait hier Damien Ott. « Il était venu nous accueillir à la gare avec une immense bouteille de champagne ! On voyait qu'il était heureux. Il représente énormément pour Colmar. »

L'empreinte qu'a laissée Roland Hunsinger dans le football colmarien est par ailleurs parfaitement résumée par Dominique Lihrmann : « Il y a eu deux grands présidents à Colmar. Le premier était Joseph Lehmann (Ndlr : dans l'immédiat après-guerre, mécène qui a amené les SRC en D1). Le second s'appelle Roland Hunsinger. Avec lui, le club a connu une ascension sous le signe du bon sens, de l'humilité et de la progression raisonnée. Il a pris le club en CFA 2. Quand il est parti, c'est l'équipe 2 qui était en CFA 2, ça veut tout dire. »

Quand il s'est retiré en 2013 pour raisons de santé, le nombre de spectateurs au Stadium est passé de 150 à 2000. Et aujourd'hui encore, nombreux sont ceux qui pensent que s'il n'avait pas dû se retirer, le rituel des Colmariens se déplaçant le vendredi soir au Stadium pour supporter leur équipe en National serait encore d'actualité...

 

 
 

Décès Roland Hunsiger Les réactions

Publié dans le panorama le Vendredi 22 février 2019 à 06:27:26

© L'alsace, Vendredi le 22 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Décès Roland Hunsiger Les réactions
 

 
La fête pour la montée en National, avec l'entraîneur Damien Ott.

Archive L'Alsace/Mathieu Lerch

Damien Ott (entraîneur des SRC de 2008 à 2015) : « Roland Hunsinger, c'est la période bénie et fantastique des SRC. C'est « mon président » de la période la plus aboutie et harmonieuse du club. Quand je suis venu à Colmar, ce n'était pas forcément sa volonté, mais ensuite les choses se sont faites naturellement. Quand on est montés en National, il est venu nous accueillir à la gare avec une immense bouteille de champagne ! C'est grâce à des gens comme lui que j'ai le « sang vert » et que le club est devenu ma famille ».

Guy Meyer (président du Stadium Racing Colmar) : « Il va laisser un vide immense. Il va falloir qu'on honore sa mémoire, et ce, dès samedi (17 h) avec une minute de silence avant notre match de Régional 2 face à Burnhaupt-le-Haut. Roland était un homme très généreux, qui a dirigé les SRC en bon père de famille. S'il n'avait pas été malade, il aurait pu continuer à présider le club (Christophe Gryczka lui avait succédé en 2012, ndlr) et on n'en serait pas là aujourd'hui. Il sera difficile de faire aussi bien ».

Malik M'Tir (ancien joueur des SRC) : « Il était comme un deuxième papa pour moi. Quand je suis arrivé à Colmar (en 2008), c'était la première fois que je quittais ma ville de Rodez. Roland Hunsinger me demandait constamment s'il pouvait m'aider. Il chouchoutait tous les joueurs et avait toujours le sourire. C'était quelqu'un d'exceptionnel, un homme qui n'aimait pas la lumière, contrairement à d'autres qui sont venus après... J'espère qu'un hommage lui sera rendu au Stadium, pourquoi pas avec une photo ou une petite statue. J'espère qu'on ne l'oubliera pas. Moi, je ne l'oublierai pas ».

Abdel Moukhlil (ancien joueur des SRC) : « Ça me fait mal au coeur. J'avais appris récemment qu'il était à l'hôpital et qu'il n'allait pas bien. Quand je suis arrivé au club en 2006, il m'avait parlé de son ambition de faire monter le club en National, et je m'étais dit qu'il ne manquait pas de culot. Il a énormément donné au club. Après son départ, je l'avais croisé une fois au Leclerc, et on avait parlé de la triste situation du club, il avait les larmes aux yeux. C'était un homme qui n'avait qu'une parole et qui la tenait jusqu'au bout ».
G.T. et Am. P

 

 
 

Démocratie participative Troisième grand débat au conservatoire de Mulhouse L'ISF s'impose dans le grand débat

Publié dans le panorama le Vendredi 22 février 2019 à 07:11:52

© Dna, Vendredi le 22 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Démocratie participative Troisième grand débat au conservatoire de Mulhouse
L'ISF s'impose dans le grand débat
Comme les deux précédents, le troisième grand débat qui s'est déroulé ce mardi soir, au conservatoire de Mulhouse, sur le thème « Fiscalité et dépenses publiques » a plus ressemblé à une discussion « gratuite », mais pas sans intérêt.
 

 
Le troisième grand débat mulhousien sur le thème « Fiscalité et dépenses publiques » s'est déroulé ce mardi soir, dans l'auditorium du conservatoire de Mulhouse.
« Intéressant » pour certains. « Intéressant, mais... » pour d'autres. Ce mardi soir, c'est à l'auditorium du conservatoire de Mulhouse que s'est déroulé le troisième grand débat mulhousien. Si le cadre était idéal pour laisser espérer une belle harmonie, le thème principal de la soirée - fiscalité et dépenses publiques - l'était moins.

Sur la scène, en chefs d'orchestre : Mélanie Antoine, journaliste reporter à Radio-France et réalisatrice, et Gérald Cohen, maître de conférences en économie à l'Université de Haute-Alsace qui intervenait en tant qu'expert.

Dans l'ensemble, côté public, une petite centaine de participants - dont une majorité de têtes grisonnantes ou grises. Et davantage d'hommes que de femmes.

Celle qui a donné le « la » à la soirée c'est Mélanie Antoine. « Dans un premier temps, on va vous laisser la parole. Puis, on essayera de préciser certaines choses, d'apporter de la matière à la réflexion. L'idée c'est d'avancer dans le débat », a-t-elle introduit.
Immanquablement l'ISF s'est imposé dans les échanges

Premier à prendre le micro, Alain, gérant de société. « J'ai conscience de jeter un pavé dans la mare... parce que je vais défendre la suppression de l'ISF (impôt de solidarité sur la fortune). Sur le plan économique, la suppression de l'ISF, ça permet aux entreprises de réinvestir dans l'économie et dans l'humain ! » Le ton (qui est resté cordial) était donné.

Joseph a eu beau espérer « que l'on ne s'enferme pas dans le débat du "pour" ou "contre" l'ISF », c'est bien ce sujet qui est revenu (très) régulièrement dans les prises de parole. Sans surprise, tant le rétablissement de l'ISF s'est imposé comme une revendication totem du mouvement des gilets jaunes ; « mouvement à l'origine du grand débat et qui est né d'un fort sentiment d'injustice fiscale et sociale éprouvé par une partie de la population », a rappelé un participant.

Ces propos ont fait bondir un autre participant : « L'ISF n'est pas supprimé ! Il a été transformé en IFI (impôt sur la fortune immobilière). On fait toute une polémique sur l'ISF, mais, en fait, on n'est pas informé » - pas ou mal informé à l'heure où les fausses informations sont monnaie courante ?

Ce besoin d'accès à une information (fiable) dans les domaines qui regardent l'opinion publique s'appelle la transparence. Vincent, un participant déjà croisé lors du premier grand débat mulhousien, fait d'ailleurs de la transparence LA « condition du succès ». Pour lui, il faudrait « éclairer les investisseurs, les salariés, les sous-traitants et les clients sur les vertus des entreprises, pour favoriser celles qui assurent la qualité des relations entre les salariés, la stabilité de l'emploi, le respect de l'environnement, le partage des richesses produites et la contribution fiscale au pays. »

Après cette brève incursion sur le terrain de la transparence, les échanges ont repris sur le sujet de l'ISF. « Le problème en France c'est que l'on raisonne de façon binaire : ou on garde ou on supprime les choses... Mais, concernant l'ISF, est-ce qu'on ne pourrait pas plutôt imaginer le maintenir en revoyant les taux d'imposition ? », a ainsi interrogé un participant avant qu'un autre, qui trouvait visiblement que le débat tournait en rond, ne s'agace : « L'ISF, moi, je m'en balance ! Au lieu de parler de nouveaux impôts ou de nouvelles taxes, est-ce qu'on ne pourrait pas dire à l'État : Maintenant on économise ! » Il a repris son souffle avant de repartir sur sa lancée : « On pourrait commencer par suivre un peu les rapports annuels de la Cour des comptes qui sont remplis de pistes pour faire des économies ! »
« On débat, maison n'est pas prêtau compromis »

Trépignant sur son siège depuis un moment en écoutant les échanges, une femme a fini par lever la main pour prendre la parole. « Je suis née en France, mais vis en Allemagne depuis trente ans. Quand je vois ce qui se passe, je me dis qu'en France il y a une crise psychique qui est plus profonde que la crise fiscale... Je ne veux pas idéaliser l'Allemagne, mais en France, on débat, on débat, on débat, mais contrairement à l'Allemagne, on n'est pas prêt au compromis pour embrayer sur un autre modèle de société... ».

Applaudissements dans la salle. On a bien fait de ne pas faire l'économie de deux heures d'échanges pour en arriver là.
Textes : Cécile FELLMANN Photos : Darek SZUSTER

 

 
 
Les à-côtés de la discussion
? Après les gilets jaunes, les tickets jaunes.- Avant de pénétrer dans l'auditorium du conservatoire où se tenait le troisième grand débat ce mardi soir, les participants ont été interpellés par Bernard Schaeffer, l'un des membres du nouveau collectif Tickets jaunes. Dans ses mains, une lettre ouverte adressée aux élus de M2A demandant « la gratuité des transports sur l'ensemble du réseau Soléa, pas seulement lors de certains week-ends, le jour des voeux du maire ou les jours de pollution intense ». Le nom du collectif n'a évidemment pas été choisi au hasard. Il fait suite au mouvement des gilets jaunes. « Cette revendication [de la gratuité des transports], mise en place dans 23 agglos en France, les organisations syndicales et politiques locales n'ont jamais su la porter », commence Bernard Schaeffer. Le constat d'échec résonne avec d'autant plus d'acuité qu'il est dressé par un homme qui reconnaît que « les quelques membres que compte actuellement le collectif sont tous issus de la mouvance politique ou syndicale traditionnelle et se sont penchés sur ce sujet depuis longtemps. » Visiblement depuis trop longtemps et en vain jusqu'aujourd'hui. Alors, le collectif a embrayé sur le mouvement des gilets jaunes « qui ont obtenu l'organisation d'un débat national, pour essayer de faire avancer les choses en matière de gratuité des transports. En plus d'être un geste pour le pouvoir d'achat, c'est aussi un geste pour l'environnement », argumente Bernard Schaeffer.

? Les cahiers de doléances, c'est (déjà) fini.- Initialement, les cahiers de doléances, appelés cahiers de propositions à Mulhouse, devaient rester ouverts jusqu'au vendredi 15 mars. C'est ce qu'avaient annoncé le maire Michèle Lutz et l'adjointe déléguée à la démocratie participative, Cécile Sornin, lors d'une conférence de presse, fin janvier. « Finalement, ils ont été clos ce mercredi », a indiqué Cécile Sornin, ce mardi soir. Les cahiers de propositions seront « remis à la préfecture en fin de semaine ». Cette décision fait suite « aux dernières instructions reçues du gouvernement », précise l'adjointe. Le délai a été raccourci pour « permettre de dépouiller et d'analyser et d'exploiter l'ensemble des propositions », ajoute-t-elle. Pour ceux qui voudraient encore déposer leurs propositions, il est toujours possible de contribuer en ligne sur le site du grand débat national (https ://granddebat.fr).

 

Mercredis Sportifs au collège

Publié dans le panorama le Vendredi 22 février 2019 à 07:24:41

© L'alsace, Jeudi le 21 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Mercredis Sportifs au collège
 

 
Rencontre des licenciés UNSS avec les basketteurs du KABCA.

Photo L'Alsace/Robert Furderer

Lors de l'opération « Mercredis Sportifs » qui s'est déroulée au collège de Fortschwihr vendredi 8 février, 10 joueurs, de l'équipe de basket de Kaysersberg Ammerschwihr Basket Centre Alsace, évoluant en Nationale masculine 1, ont tenu une animation « basket », auprès d'une trentaine de jeunes licenciés UNSS, suivie d'un échange en anglais, entre les joueurs anglophones et des élèves en section « Européenne anglais ».

Cette intervention des joueurs du KABCA, qui avait pour cadre le complexe sportif du Syndicat Pôle Ried brun-collège de Fortschwihr, a été une belle occasion, pour les collégiens, de côtoyer des sportifs de haut niveau.

 

 
 

Ingersheim Mairie Mathieu Thomann se cherche un successeur pour 2020

Publié dans le panorama le Vendredi 22 février 2019 à 06:31:27

© L'alsace, Vendredi le 22 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Ingersheim Mairie Mathieu Thomann se cherche un successeur pour 2020
 

 
Mathieu Thomann (ici avec sa liste en 2014) trouvera-t-il un successeur ou mènera-t-il une liste lors des prochaines municipales ? Le maire devrait donner sa réponse sous peu.

Archive L'Alsace/Jean-Louis Lichtenauer

« Cherche tête de liste pour 2020, pas sérieux s'abstenir » : cette annonce n'a pas été publiée dans le bulletin municipal d'Ingersheim. Pourtant, Mathieu Thomann est bel et bien en quête d'un successeur pour mener la prochaine campagne municipale. « J'ai très envie d'en rester là, confirme le maire d'Ingersheim, mais je réserve ma réponse car j'aimerais qu'il y ait une continuité dans l'action menée à Ingersheim ». Le maire d'Ingersheim, 67 ans cette année, souhaite donc laisser une majorité municipale en ordre de marche.

Or quelques adjoints « historiques » de l'équipe actuelle ont d'ores et déjà annoncé leur retraite politique, comme Denis Masson, premier adjoint, qui terminera en 2020 sa troisième et dernière « pige » au conseil.

D'autres avaient de longue date exprimé leur désir d'arrêter à l'issue de ce mandat, comme Jean-Marc Bettinger, adjoint aux Finances, ou Françoise Horny, adjointe à l'Éducation, qui a eu fort à faire sur le dossier ABCM lors de la dernière mandature. D'autres sont dans l'expectative, tel Guy Bauer, qui « attend de voir qui sera tête de liste » pour se prononcer sur son désir de poursuivre. Ou pas.

Reste trois adjointes, qui restent discrètes sur leurs intentions, dans l'attente de la « décision de Mathieu » de poursuivre ou non en 2020. Aucune ne se positionne en tant qu'éventuelle tête de liste, un mot que Denise Stoeckle n'a « jamais prononcé, même en privé », assure-t-elle, effarée. L'adjointe aux affaires rurales se dit en revanche « prête à suivre Mathieu Thomann à 100 % s'il se représente ». Quant à Martine Dietrich, aux affaires sociales et binôme d'Yves Hemedinger à Colmar Ouest, se lancer dans une campagne municipale à un an des départementales de 2021 paraît difficile. « Pour moi, il est important qu'Ingersheim soit représenté au Département » prévient Mathieu Thomann, qui veut décidément, « sortir par la grande porte ». Le maire devrait sonder son équipe avant de faire une annonce officielle sous peu.
Marie-Lise PERRIN

 

 
 

Kaysersberg Vignoble Le déploiement de la fibre optique se poursuit

Publié dans le panorama le Vendredi 22 février 2019 à 06:32:50

© L'alsace, Vendredi le 22 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Kaysersberg Vignoble Le déploiement de la fibre optique se poursuit
 

 
La circulation et le stationnement seront réglementés à Kaysersberg durant les cinq semaines de travaux de tirage et de raccordement de la fibre optique. Photo L'Alsace/Thierry Gachon
Le 45e noeud de raccordement optique (NRO) du réseau Rosace avait été installé à Kaysersberg en novembre dernier. Dans ce cadre et jusqu'au 29 mars, des travaux de tirage et de raccordement ont démarré dans certaines rues de Kaysersberg : rues du Collège, de l'ancienne Gendarmerie, de l'ancienne Gare, Wolfmatten, allée Stoecklin, rues Basse-du-Rempart, du Général Rieder, Woelflin, de l'ancien-Hôpital, du Général-de-Gaulle, des Écoles, du Château et place des Artisans. La circulation et le stationnement seront temporairement réglementés pendant la durée du chantier estimée à cinq semaines.Les usagers seront avertis 48 heures à l'avance par la mise en place de panneaux d'interdiction de stationner dans les secteurs où il est nécessaire de laisser l'espace libre pour le tirage des câbles de fibre optique.
SE RENSEIGNER Sur le site de la société Rosace www.rosace-fibre.fr/communes/kaysersberg-vignoble

 

 
 

Mulhouse Tulipes à coeur, 30 ans de soutien

Publié dans le panorama le Vendredi 22 février 2019 à 06:29:51

© L'alsace, Vendredi le 22 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Mulhouse Tulipes à coeur, 30 ans de soutien
 

 
Dans l'un des laboratoires de recherche, Léa Christnacher met au point un test de diagnostic sur le lymphome. Elle est stagiaire dans l'équipe du Dr Barbet. Photo L'Alsace
L'opération Tulipes à coeur célèbre cette année sa 30e édition. Elle est organisée par l'Institut de recherche en hématologie et transplantation (IRHT) de Mulhouse. L'occasion pour les trois chercheurs de ce laboratoire de faire un point sur l'évolution de leurs recherches scientifiques.

Depuis sa création, l'IRHT est spécialisé dans l'étude des cellules souches. Trois scientifiques ont en charge les axes de développement, avec pour chacun des techniciens de laboratoire référents. Romain Barbet étudie par exemple depuis 2012 les syndromes myélodysplasiques, communément appelés pré-leucémie. « Nous sommes en train de valider nos résultats scientifiques. Ils concernent principalement la protéine découverte dans le noyau d'une cellule souche. Elle est absente chez les malades testés avec leur accord, et qui sont suivis par le Dr Drénou. Ils sont une dizaine depuis deux ans. Cette protéine entre dans le process de régénération des globules rouges manquant du fait de cette maladie. » Dans l'état actuel des recherches, cette protéine se situe, selon ce chercheur, au niveau de la membrane de la cellule. « Elle a un fort potentiel thérapeutique », précise l'ancien chercheur du CNRS.
Des avancées pour la médecine régénératrice

Le travail de recherche des cellules souches chez l'adulte a été confié au Dr Rachid Lahlil, docteur en biologie moléculaire. « Ces cellules dites VISELs sont rares et dormantes. Elles peuvent se nicher dans le sang, le cordon ombilical (utilisé en accord avec la mère), la moelle osseuse, le coeur. Aujourd'hui, ces cellules baptisées VISELs sont cultivées à partir de cellules humaines, c'est une nouvelle alternative. Onze laboratoires y travaillent dans le monde, dont celui de Mulhouse. Ces VISELs offrent un potentiel de traitement thérapeutique cellulaire. »

Le chercheur étudie depuis quatre ans cet axe de recherche. « Nous avons trouvé une méthode pour isoler cette cellule souche VISELs à partir de son génome et identifier les différents gènes qui la composent. » Douze jours sont nécessaires pour réussir sa culture et ainsi conserver ses propriétés. « La suite de notre programme va concerner son séquençage pour l'adapter dans le futur à une utilisation dans la médecine régénératrice. »

Avec l'arrivée du Dr Drénou à la direction de l'IRHT, ce chercheur peut toujours, avec l'accord des patients, poursuivre son travail à partir de prélèvements de leurs cellules. « Nous pouvons ainsi étudier si elles sont saines ou non et si elles mutent. Le but thérapeutique étant d'alléger les traitements en chimiothérapie. »
Des gènes identifiés

Le Dr Anne Aries a, elle, en charge les travaux relatifs à la thérapie cellulaire cardiaque. Un axe qui permet toujours, à partir de prélèvement de cellules souches (issues du sang et de cordon ombilical), d'étudier la piste de la thérapie cellulaire régénératrice. « Ces recherches concernent l'insuffisance cardiaque sévère qui entraîne la perte de cellules saines suite à leur mauvaise oxygénation. Ce qui entraîne une atrophie du muscle cardiaque. Le but est de réparer les tissus cardiaques lésés en greffant des cellules souches. »

Pour rappel, l'IRHT a accompagné les premières greffes de ces types de cellule, à l'hôpital de Mulhouse, sur sept patients atteints d'infarctus du myocarde. C'est la cellule CD34 + qui est au coeur de cet axe de recherche. « Notre projet est d'étudier la différenciation in vitro de ces cellules souches, dans l'optique de développer de nouvelles thérapies. Notre défi est biologique, nous avons mis au point un protocole qui permet de les isoler et de les purifier. Nous les analysons pour trouver des marqueurs cardiaques. Nous avons identifié l'an dernier certains gènes indispensables au développement cardiaque », précise Anne Aries, docteur en biochimie et biologie moléculaire.

Pour cet axe de développement, l'IRHT est partenaire avec la start-up du Dr Hénon CellProthera, pour la partie recherche de marqueur sur les cellules de souches cardiaques.

Pour ces chercheurs, pas question de rester dans leur tour d'ivoire. Des échanges ont lieu avec, entre autres, le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Strasbourg. Et le Dr Barbet de conclure : « Grâce à l'opération Tulipes à coeur créée par le Dr Hénon, nous avons mis l'humain dans ce dispositif de recherche. C'est important pour nous ».
Textes : Sabine HARTMANNPhotos : Darek SZUSTER PLUS WEB Voir notre vidéo et notre diaporama sur le site www.lalsace.fr

 

 
 

Le très haut débit au Ballon d'Alsace

Publié dans le panorama le Vendredi 22 février 2019 à 06:34:46

© L'alsace, Vendredi le 22 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Le très haut débit au Ballon d'Alsace
 

 
Mercredi 6 février, Florian Bouquet, président du conseil départemental du Territoire de Belfort et vice-président du Smiba (Syndicat mixte interdépartemental du Ballon d'Alsace), et Cyprien Mateos, délégué régional Franche-Comté de l'entreprise Orange, ont inauguré le nouvel équipement qui permet le déploiement du haut et très haut débit internet au sommet du Ballon d'Alsace.

Une trentaine de clients du fournisseur d'accès, sur les trois départements du Haut-Rhin, de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort, sont concernés.

Les données circulent entre 18 et 50 Mbit/s dans les 1500 mètres de câble déployés depuis le noeud de raccordement, à quelques encablures du sommet. Elles sont captées via le réseau hertzien par une antenne. Une tranchée de 600 mètres a été creusée pour accéder aux gaines du réseau, en partie enterrées sous celui alimentant les canons à neige.

Depuis la phase de conception jusqu'à la fin des travaux, deux années ont été nécessaires pour la réalisation du projet, qui représente un investissement de plus de 200 000 EUR.
R.G.

 

 
 

Strasbourg Le Bastion social en voie de dissolution

Publié dans le panorama le Vendredi 22 février 2019 à 06:21:01

© L'alsace, Vendredi le 22 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Strasbourg Le Bastion social en voie de dissolution
 

 
L'Arcadia, bar identitaire du Bastion social à Strasbourg, a essuyé dégradations et caillassages. Archives DNA/Michel Frison
« Les nôtres avant les autres » : c'est le slogan par lequel le Bastion social s'est fait connaître lorsqu'il s'est installé à Strasbourg en décembre 2017, quelques mois après avoir occupé un bâtiment à Lyon pour en faire un squat réservé aux seuls « Français de souche ».

Le 9 décembre, en présence de Steven Bissuel, alors leader national du mouvement d'extrême-droite ayant pris le relais du Gud, entre 60 et 100 personnes célèbrent la création de la section strasbourgeoise, via l'installation d'un bar identitaire baptisé L'Arcadia.

Réservé aux seuls adhérents, le local est situé rue Vauban, dans un ancien bureau de tabac du quartier de l'Esplanade. Dès le premier jour, ce « local-bar associatif », dont l'ouverture ne nécessite pas d'autorisation administrative, suscite une importante mobilisation associative et politique pour obtenir sa fermeture. En vain.
Un groupuscule réputé violent

Elle n'interviendra qu'un an après, en décembre 2018, faute de renouvellement de bail par le propriétaire des lieux. « L'Arcadia se délocalise », indique alors le groupe sur sa page Facebook, avant d'investir, le 14 février dernier, deux maisons inoccupées appartenant à la commune d'Entzheim.

Dans l'intervalle, pendant un an, la peur de s'exposer à des représailles de la part de ce groupuscule identitaire réputé violent a prédominé rue Vauban. Une pétition circule dans le quartier pour exiger la fermeture du lieu où se réunissent, trois jours par semaine, les membres du Bastion social, qui a attiré dans ses rangs toute une nébuleuse d'extrême-droite.

Le jour même de l'ouverture du bar, un jeune Français d'origine algérienne est agressé par une vingtaine de personnes. Identifiés par la victime, deux de ses agresseurs - dont le trésorier de l'association - présents à l'inauguration de l'Arcadia sont condamnés respectivement à huit mois de prison ferme, avec maintien en détention, et dix mois avec sursis et 500 EUR d'amende. Le 20 janvier 2018, deux hommes alcoolisés de 32 et 44 ans, qui sortaient de l'établissement, sont interpellés suite à une altercation dans un tramway.

Dans le même temps, les « antifas » se mobilisent et s'organisent au sein du collectif Fermons l'Arcadia. À plusieurs reprises, des centaines de personnes défilent dans les rues de Strasbourg et scandent « Racistes, fascis-tes, on n'en veut pas ». À chaque fois, les policiers sont déployés en nombre pour tenir à distance les deux « camps ».
« Toujours à la limite de la légalité »

« Nous avons essayé par toutes sortes de moyens de fermer ce bastion dit social », retrace le maire de Strasbourg, Roland Ries, qui a très tôt condamné l'installation du mouvement dans la capitale alsacienne. Dès janvier 2018, il demande une fermeture pour atteinte à l'ordre public, mais « aucune infraction de nature à justifier la fermeture du local n'a été à ce jour constatée », indique alors la préfecture. Une commission de sécurité est bien mobilisée quelques semaines plus tard, émettant un « avis défavorable à la poursuite de l'exploitation de l'établissement ». Mais rien qui permette d'obtenir sa fermeture. Idem lorsque le conseil municipal, à l'unanimité des présents, adopte une motion demandant la fermeture du local et la dissolution de l'association « tant au titre de la sécurité publique que pour la préservation des valeurs républicaines ».

« Ils n'ont pas les moyens de nous dissoudre. Sous quel motif le feraient-ils ? Et quand bien même. Si ça devait arriver, on changera de nom et le combat continuera... », commente alors Steven Bissuel.

De fait, « ce genre d'association opère toujours à la limite de la légalité », commente Thierry Michels. Le 3 avril 2018, le député (LaRem) de la 1re circonscription du Bas-Rhin demande au gouvernement la dissolution de l'association en vertu de l'article L. 212-1 du code de sécurité intérieure. Il se réjouit aujourd'hui des annonces présidentielles. « La mesure d'interdiction permet de donner un signal clair. C'est un combat politique », juge le député. « On avait besoin de cela pour éviter l'emballement antisémite, raciste, identitaire », abonde Roland Ries.

Pour autant, d'après le site d'information Médiapart, la dissolution à venir du Bastion social serait surtout liée à son incitation à la constitution d'un groupe armé lors de l'acte III des gilets jaunes. « Il y a eu une tentative d'infiltration du mouvement des gilets jaunes par des membres strasbourgeois du Bastion social », confirme le maire de Strasbourg. Pour lui, désormais, « le risque c'est qu'il se reconstitue sous un autre nom. On connaît les mécanismes de ce type de groupes. Il faudra être vigilant pour la suite. »
Hélène DAVID