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CD68 « Ça suffit » l'antisémitisme

Publié dans le panorama le Mardi 19 février 2019 à 06:01:35

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CD68 « Ça suffit » l'antisémitisme
 

 
Brigitte Klinkert, présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin, lance un appel au rassemblement contre l'antisémitisme ce mardi 19 février, dans le hall principal de l'hôtel du département à Colmar, à 11 h 30.

« Les derniers jours ont été marqués par une succession d'actes à caractères racistes et antisémites qui sont intolérables et insupportables. Ce mardi, partout en France, auront lieu des rassemblements pour dire « Ça suffit » à l'antisémitisme et marquer l'union et la détermination de toutes et tous à lutter contre l'antisémitisme.

Afin de marquer la mobilisation du Conseil départemental, sa solidarité avec ce mouvement et de promouvoir les valeurs de la République, Brigitte Klinkert, présidente et l'ensemble des conseillers départementaux du Haut-Rhin proposent aux agents du Département et à tous les citoyens qui le souhaiteraient de se retrouver ce mardi 19 février à 11 h 30 dans le hall de l'hôtel du département à Colmar pour un temps d'expression et de recueillement. »

 

 
 

Près de 4500 signataires pour le « Cri de Strasbourg »

Publié dans le panorama le Mardi 19 février 2019 à 06:07:39

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Près de 4500 signataires pour le « Cri de Strasbourg »
 

 
Les actes antisémites ont augmenté de près de 30 % en Alsace au dernier trimestre 2018. Il y a eu notamment la profanation du cimetière de Herrlisheim entre les 10 et 11 décembre. Archives DNA/Franck Kobi
Le consistoire israélite du Bas-Rhin a lancé le « Cri de Strasbourg », manifeste contre l'antisémitisme, il y a une semaine. Plutôt que de dénoncer par un nouveau communiqué, il s'agit d'alerter, de dire que c'est l'affaire de tous et d'inviter les Alsaciens à s'engager. « Nous, signataires du cri de Strasbourg, demandons à nos concitoyens de se lever et de dire non : la France n'est pas anti-juive, elle n'est pas raciste, elle est une nation de respect de l'autre, de fraternité », est-il notamment écrit.

Le plus grand nombre est invité à signer cet appel, en ligne, sur le site www.change.org, et par courriel (le-cri@cibr.fr). Près de 4 500 personnes l'avaient déjà fait ce lundi. Parmi les signataires, la plupart des grands élus, note Thierry Roos, membre du bureau du Consistoire, en charge notamment de la lutte contre l'antisémitisme. Les politiques se sont emparés du sujet et les manifestations de ce mardi (lire encadré) sont le fait de partis, ou encore, comme dans le Haut-Rhin, du conseil départemental. Et le président du Bas-Rhin, Frédéric Bierry, annonce sa venue au rassemblement strasbourgeois. Aux élus s'ajoutent des signataires anonymes, qui souhaitent marquer leur solidarité.
« Pas d'alyah de fuite »

Les actes antisémites ont augmenté de 74 % en France l'an passé, de 30 % fin 2018 en Alsace, après deux ans de stabilité. Tags régulièrement retrouvés sur des bâtiments publics, profanation du cimetière de Herrlisheim, les dégradations se répètent. Si les inquiétudes sont fortes, la région reste épargnée par rapport à la région parisienne.

Et ces derniers mois n'ont pas eu pour conséquences une vague d'alyah, c'est-à-dire de départs vers Israël, a constaté Thierry Roos : « Il n'y a pas d'alyah par la peur à Strasbourg, on se sent, malgré tout, en sécurité. Ceux qui partent font des alyah "de conviction". Ce sont des jeunes gens qui veulent quitter la France et Israël fait partie des pays possibles, ou encore des retraités qui souvent rejoignent leur famille. Il n'y a pas d'alyah "de fuite" mais au contraire des alyah dans l'autre sens. »

Il ajoute : « Strasbourg est la seule communauté en France dont la démographie augmente. Des gens viennent des pays de l'Est, parfois d'Israël, ou encore de la banlieue pari-sienne. En dépit des événements, le climat est plutôt serein. » M. A.-S.

 

 
 

Antisémitisme À Strasbourg et à Colmar

Publié dans le panorama le Mardi 19 février 2019 à 06:06:24

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Antisémitisme À Strasbourg et à Colmar
 

 
Plusieurs rassemblements transpartisans contre l'antisémitisme ont lieu ce mardi 19 février.

À Strasbourg, rendez-vous est donné à 19h place de la République. Les signataires de cet appel sont Agir 67, EELV Alsace, Génération. S - le mouvement, La France insoumise 67, Les Républicains 67, La République en marche 67, LIBRES ! 67, Modem Alsace, Parti communiste français 67, Parti de Gauche 67, Parti socialiste 67, Parti radical de Gauche 67, Place publique 67, UDI 67. Une consigne a été passée : ni drapeau, ni bannière, seule l'écharpe tricolore pour les élus. Des textes, dont l'appel, seront lus par des jeunes gens.

Une vingtaine d'organisations étudiantes et de jeunesse rejoignent par ailleurs les rassemblements à Paris et dans toute la France, a annoncé la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes).

À Colmar, Brigitte Klinkert, présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin, ainsi que l'ensemble des conseillers appellent à un rassemblement dans le hall de l'hôtel du département ce mardi à 11h30.

 

 
 

Discrimination Rassemblements Qui participe à la marche contre l'antisémitisme ?

Publié dans le panorama le Mardi 19 février 2019 à 06:35:19

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Discrimination Rassemblements
Qui participe à la marche contre l'antisémitisme ?
Le président de la République, Emmanuel Macron, ne sera pas présent au rassemblement contre l'antisémitisme ce mardi à Paris, au contraire de nombreux leaders de partis politiques, de François Hollande ou de son Premier ministre.
 

 
L'ancien président de la République François Hollande prendra place dans le cortège parisien, à l'inverse d' Emmanuel Macron qui délègue Edouard Philippe.
Emmanuel Macron n'imitera pas François Mitterrand. Le chef de l'État ne participera pas au rassemblement contre l'antisémitisme organisé ce mardi à partir de 19 heures à Paris par une quinzaine de partis politiques.

Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, avait pourtant appelé le président à se joindre au mouvement pour « incarner la République », à l'image d'un Mitterrand qui, le 14 mai 1990, se trouvait dans le cortège d'une grande manifestation contre le racisme et l'antisémitisme, après la profanation du cimetière juif de Carpentras.

D'autres rassemblements doivent avoir lieu dans toute la France au même moment derrière le mot d'ordre « Ça suffit », en réponse aux actes à caractères antisémites observés ces derniers jours : un magasin Bagelstein tagué, des portraits de Simone Veil recouverts de croix gammées, le philosophe Alain Finkielkraut agressé...
Hollande sera là, Mélenchon aussi

Emmanuel Macron sera suppléé par plusieurs membres du gouvernement. Le Premier ministre Edouard Philippe, Marc Fesneau (MoDem), ministre des Relations avec le Parlement, Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale ou Benjamin Griveaux, porte-parole de l'exécutif, arpenteront les rues parisiennes en compagnie d'autres leaders politiques. Une image sur laquelle on devrait aussi retrouver l'ancien chef de l'État François Hollande, accompagné de son ancien lieutenant Bernard Cazeneuve.

À gauche toujours, la France insoumise a annoncé qu'elle signerait l'appel, même si le parti de Jean-Luc Mélenchon dit n'avoir pas été convié officiellement. Le député de Marseille, très en colère après les déclarations d'Agnès Buzyn, qui lui reprochait de ne pas condamner les attaques contre Alain Finkielkraut, défilera néanmoins dans Paris, comme d'autres leaders politiques. Parmi eux, Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) ou Yannick Jadot (EELV). En revanche, le cortège ne comptera aucun membre du Rassemblement national. Pas invité, le parti d'extrême droite préfère rendre un hommage séparé, loin du défilé.

 

 
 
L'antisionisme déclaré illégal ?
Des députés membres du groupe d'études de l'Assemblée nationale sur l'antisémitisme veulent à présent pénaliser l'antisionisme. « On veut pénaliser l'antisionisme, sujet sur lequel nous travaillons depuis plusieurs mois », a déclaré hier le député parisien Sylvain Maillard (LREM), membre du groupe d'amitié France-Israël. Le groupe d'études, qui compte une trentaine de membres, doit se réunir mardi pour décider du véhicule législatif adéquat, potentiellement une proposition de loi ou une proposition de résolution (sans valeur contraignante).

Mais alors que l'antisionisme est une notion bien distincte de l'antisémitisme, qui désigne l'opposition au « mouvement politique et religieux, visant à l'établissement puis à la consolidation d'un État juif (la nouvelle Sion) en Palestine », le gouvernement a déjà fait part de ses réserves, notamment par la voix de Nicolas Belloubet. « Je ne suis pas pour aller dans une sorte de course permanente vers la pénalisation des choses qui nous déplaisent », a aussi affirmé le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer. Pour le député Insoumis Éric Coquerel, « c'est non » : « On doit pouvoir critiquer la politique de M. Netanyahu, comme on doit pouvoir critiquer une politique de théocratie islamiste sans passer pour un antimusulman ou sans passer pour un antisémite ».

 

Pôle Emploi au bord de la rupture

Publié dans le panorama le Mardi 19 février 2019 à 06:37:41

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Pôle Emploi au bord de la rupture
 

 
Stéphane Viry : « Il est indispensable de cesser l'hémorragie d'effectifs » à Pôle Emploi. Photo Julio PELAEZ
L'exercice « consistant à faire sans cesse plus ou mieux avec moins est dans une impasse : les conditions de travail des conseillers et le service rendu aux usagers sont trop souvent dégradés »... Le député (LR) des Vosges Stéphane Viry avait décidé de proposer une « mission flash » sur Pôle Emploi après la grève massive des agents fin novembre. Elle était bien « révélatrice d'un malaise », expliquera-t-il ce mardi soir à la Commission des affaires sociales de l'Assemblée.
Chômeurs sans conseiller

Le malaise se lit dans les chiffres : chaque conseiller doit « traiter » toujours plus de chômeurs. En deux ans, le nombre moyen de dossiers a augmenté de 14 %, pour atteindre 216 par agent, pour les chômeurs en modalité « guidé » (niveau 2). Et même de 23 %, pour atteindre 100 par agent, pour ceux demandant un soutien « renforcé » (niveau 3).

De là naît chez les conseillers de Pôle Emploi « le sentiment d'une importante dégradation de leurs conditions de travail », qui débouche sur « une forte détérioration du service rendu aux usagers ».

Stéphane Viry cite un exemple de ce service détérioré : en 2016, les deux tiers des demandeurs d'emploi en « suivi » (niveau 1, le plus léger) n'ont pas eu d'entretien avec leur conseiller quatre mois après leur inscription. Pire, si l'on peut dire : chez les chômeurs en « renforcé », qui justifient normalement un soutien rapproché, plus d'un quart n'ont pas eu cet entretien cinq mois après leur inscription dans une agence !
Une crise sans suite

La cause de ces dysfonctionnements se situe dans le manque de moyens de Pôle Emploi, estime le député des Vosges. Il rappelle qu'à la création de l'agence en 2008, par la fusion de l'ANPE et des Assédic, il était prévu qu'un conseiller suive en moyenne 60 demandeurs d'emploi... Entre-temps a éclaté la crise de 2008, qui a gonflé la population des chômeurs.

Les effectifs n'ont pas suivi. De 43 500 postes la première année, ils ont été augmentés à 49 600 jusqu'en 2016... avant de régresser : près de 300 postes retirés en 2018, et encore 400 de moins cette année. « Les gains de productivité ont été poussés à leur maximum », constate Stéphane Viry. Et il faudra demain faire encore plus. L'ouverture de l'indemnisation aux démissionnaires et aux indépendants, voulue par le gouvernement, occupera 300 à 400 postes, selon la direction générale de Pôle Emploi.

« Ça suffit », dit en substance Stéphane Viry, qui salue la capacité d'adaptation des agents et de leur directeur général, Jean Bassère : « Il est indispensable de cesser l'hémorragie d'effectifs et de les stabiliser pour les années à venir ». Il préconise également en creux, par l'intermédiaire de Jean Bassère, de ne pas suivre la suggestion de la ministre du Travail Muriel Pénicaud, de caler une diminution des effectifs de Pôle Emploi sur la baisse du chômage. À voir ce qu'en diront les membres de la commission des Affaires sociales. Et le gouvernement, dans le budget pour 2020.
Francis BROCHET

 

 
 

Parlement européen : la majorité introuvable

Publié dans le panorama le Mardi 19 février 2019 à 06:29:04

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Parlement européen : la majorité introuvable
 

 
Un débat fracassant, débouchant sur un parlement ingouvernable ? C'est le schéma aujourd'hui le plus probable, à suivre les enquêtes d'opinion du Parlement européen et des sondeurs du continent, publiées lundi.

Un mot d'abord sur les thèmes de campagne : l'immigration, le terrorisme, puis la situation économique et financière, juste avant le changement climatique... Autrement dit, les sujets « culturels », au sens où l'entend la science politique, l'emporteront sur les thèmes économiques et sociaux qui avaient dominé la précédente campagne de 2014.
Le Pen, Macron et les autres...

En France, l'élection du 26 mai verrait le Rassemblement national (22 %) arriver devant une liste République en Marche/MoDem (20 %). Loin derrière viendraient Les Républicains (12 %), La France insoumise et les Verts (8 %), Debout la France (7 %), le PS (6 %)... Il s'agit là d'un sondage Opinionway. Dans d'autres pays, les pronostics sont issus de la compilation de plusieurs sondages.

Gardons-nous de nous arrêter au clivage entre « anti » et « pro » Européens, a prévenu lundi Emmanuel Rivière (Kantar Public France), qui commentait les résultats à Paris. Plus pertinente est l'image de l'Europe : positive pour 34 %, négative pour 27 %, et neutre pour 38 %. C'est dire que tout reste ouvert.
Pas de vague nationaliste

Les nationalistes devraient gagner environ 150 sièges, malgré la percée de la Ligue italienne, ou l'arrivée à la première place aux Pays-Bas de Geert Wilders. Mais ces nationalistes, ou europhobes, ou populistes, sont aussi divers que leurs appellations, et devraient être dispersés dans plusieurs groupes. Rien ne dit, par exemple, que Matteo Salvini voudra demeurer dans le même groupe que Marine Le Pen. Et où ranger le très nationaliste Fidesz hongrois de Viktor Orban, qui campe chez les chrétiens-démocrates ?
En Marche libérale ?

Le fait marquant devrait être la double défaite des chrétiens-démocrates et des sociaux-démocrates : pour la première fois dans l'histoire du Parlement européen, l'addition de leurs sièges passerait sous les 50 %.

C'est « la fin de la cogestion entre le PPE et le S & D », constate sans regret la ministre française des Affaires européennes Nathalie Loiseau dans Le Monde. Elle distingue à l'échelon inférieur trois autres groupes de taille comparable : les Verts, les nationalistes et les « progressistes », dans lesquels elle associe les libéraux et LREM. Reste que la seule majorité envisageable rassemblerait conservateurs, sociaux-démocrates et progressistes - un attelage très, très fragile.
Francis BROCHET

 

 
 

Députés Quand l'Assemblée nationale confond Strasbourg et Bruxelles...

Publié dans le panorama le Mardi 19 février 2019 à 06:16:54

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Députés Quand l'Assemblée nationale confond Strasbourg et Bruxelles...
 

 
Sur le site de l'Assemblée, une photo du Parlement européen de Bruxelles pour parler de celui de Strasbourg...
Certaines erreurs sonnent comme de cruels aveux d'ignorance... ou de désintérêt...

Les cheveux se sont dressés sur pas mal de têtes, lundi matin, en découvrant sur le site de l'Assemblée nationale qu'une grosse photo du Parlement européen à Bruxelles illustrait un communiqué sur une réunion qui s'était tenue... à Strasbourg.

Alors que la copie d'écran commençait à circuler sur les réseaux sociaux à l'initiative de l'élu strasbourgeois Jean-Baptiste Mathieu (PS), le député bas-rhinois Sylvain Wasermann (LaREM), prévenu par un contact au Parlement européen, appelait le directeur général des services de l'Assemblée nationale. « Il a tout de suite compris l'ampleur de l'erreur », raconte le parlementaire. Dans les minutes suivantes, l'erreur était corrigée. Mais preuve est faite que des membres l'Assemblée nationale devraient s'intéresser un peu plus au Parlement européen : ils en reconnaîtraient au moins les bâtiments...
ACB

 

 
 

Territoires Enquête Elabe/Institut Montaigne/Presse régionale/France Info Fractures sociales à la française

Publié dans le panorama le Mardi 19 février 2019 à 07:17:02

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Territoires Enquête Elabe/Institut Montaigne/Presse régionale/France Info
Fractures sociales à la française
Des Français bien dans leur vie personnelle mais pessimistes et plus indignés par les inégalités sociales que territoriales : une enquête montre une France de plus en plus fragmentée mais unie par un même attachement au pays.
 

 
La crise des gilets jaunes a mis en évidence une fracture territoriale. Elle s'exprime depuis trois mois sur les ronds-points et dans les rues des villes le samedi. Elle oppose schématiquement les territoires intégrés dans la mondialisation qui offrent les meilleures opportunités, et ceux éloignés où la vie est plus difficile, les services publics moins accessibles.

Le baromètre des territoires 2019, étude approfondie d'Elabe (1), de l'Institut Montaigne, rendue publique aujourd'hui dans la presse régionale, nuance fortement cette vision binaire.
Les Français heureux partout

« Il existe un contraste saisissant entre la souffrance sociale qui est très forte et le sentiment que malgré cette crise profonde, on n'en est pas moins heureux », décrypte Bernard Sananès, président de l'institut Elabe. Les résultats de l'enquête sont en effet très clairs : 73 % des Français se déclarent heureux (dont un tiers très heureux) et six Français sur dix assurent même avoir choisi la vie qu'ils mènent.

La fracture territoriale est forte mais c'est davantage le pouvoir d'achat qui structure la perception que les Français portent sur leur vie personnelle et sur la société française. « La fracture sociale est plus forte que la fracture territoriale qui ne remet pas en cause le bien vivre », précise Bernard Sananès.
Une France coupée en deux

La fracture sociale, c'est celle du pouvoir d'achat qui coupe la France en deux. Près d'un Français sur deux vit des fins de mois difficiles (48 %), 37 % ont été à découvert plusieurs fois au cours des douze derniers mois et c'est le cas tous les mois pour 17 % des Français ! En moyenne, c'est le 18 du mois que les difficultés interviennent : on est encore éloigné de la fin du mois...

Cela se traduit par des difficultés répétées à payer le loyer ou le remboursement d'emprunt (pour 18 % des Français), à payer les impôts sur le revenu ou locaux (20 %) et surtout par des renoncements. L'enquête montre qu'un Français sur deux a retardé ou renoncé à des soins en 2018.
Une société de castes

Cette fracture sociale est aggravée par le fait que les Français sont de plus en plus pessimistes. Heureux dans leur vie personnelle donc, mais déprimés quand ils regardent l'avenir. Quel que soit leur patrimoine socioculturel, une majorité de Français (63 %) sont convaincus que la réussite sociale est jouée d'avance et dépend de l'origine des gens. Riches ou pauvres, diplômés ou pas, ils décrivent tous une société de castes.

Cette injustice indigne les Français : l'écart entre les hauts et les bas salaires (37 %) et les inégalités sociales (29 %) cristallisent la colère, bien plus que les inégalités territoriales (6 %). Même les Français qui vivent dans des zones où se condensent toutes les difficultés des territoires hors de l'influence des métropoles sont d'abord révoltés par les inégalités sociales. Pour eux, la société produit de la relégation et de l'exclusion. Mais malgré les inégalités et la perception d'absence d'ascenseur social, le sentiment d'appartenance nationale perdure de façon très forte. La France est en morceaux mais parvient sur l'essentiel à être une.
Nathalie MAURET (1) Étude Elabe Institut Montaigne Presse régionale et France Info réalisée sur 10 010 personnes, divisées en 12 sous échantillons de 800 individus représentatifs de la population résidente dans chaque région administrative métropolitaine.

(1) Étude Elabe Institut Montaigne Presse régionale et France Info réalisée sur 10 010 personnes, divisées en 12 sous échantillons de 800 individus représentatifs de la population résidente dans chaque région administrative métropolitaine.

 
 

 

Développement economique Pacte Offensive Croissance Emploi Ruraux et urbains du sud Alsace signent un POCE

Publié dans le panorama le Mardi 19 février 2019 à 06:42:29

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Développement economique Pacte Offensive Croissance Emploi
Ruraux et urbains du sud Alsace signent un POCE
La région Grand Est et les sept territoires regroupés du Sud Alsace ont signé un POCE. « Un acronyme compliqué mais qui a du sens. Il correspond à la volonté d'avancer ensemble », a déclaré Jean Rottner, président de la région Grand Est.
 

 
Un flux d'énergies positives entre Fabian Jordan, président de m2A et Laurent Lerch, président de la Communauté de communes de la Vallée de la Doller et du Soultzbach.
Un POCE, c'est un Pacte Offensive Croissance Emploi. Et Michel Willemann, président de la Communauté de communes Sundgau en a décrypté le sens. Pacte, c'est l'engagement du travail en commun, Offensive signifie démarche volontaire. Croissance et Emploi : la croissance c'est l'emploi et l'un ne va pas sans l'autre...

« Je me réjouis, a résumé Michel Willemann, en énumérant les projets de son territoire, dont la zone d'activité de Carspach avec ses 30 hectares et en saluant spécifiquement l'action de Laurent Riche, vice-président de m2A, actif également dans le Tiga (développement de l'agriculture de demain), et dans Territoires d'industrie.

En effet, a poursuivi Fabian Jordan, président de m2A, la signature de ce POCE, avec l'ensemble des représentants de ce Sud Alsace réuni est un signe de cette « énergie positive » qui permet à chacun de participer et de co-construire le développement d'un territoire à une échelle pertinente.
Que contient le POCE ?

Avec la signature de ce POCE, la région Grand Est et les sept territoires regroupés du sud Alsace prennent l'engagement d'oeuvrer à l'élaboration d'orientations et de priorités économiques convergentes, à travers le Schéma régional de développement économique, d'innovation et d'internationalisation (SRDEII).

Le POCE se base sur les besoins de chaque territoire, il est un lieu privilégie de dialogue et de coopération. Il a pour but de mener des actions structurantes en matière de développement économique.

L'enjeu de ce POCE : maintenir le tissu industriel, son économie de proximité. Plusieurs domaines d'actions ont été identifiés : l'industrie du futur, le numérique, les mobilités, les matériaux et les procédés.

Chaque territoire a listé des projets qui peuvent être soutenus dans le cadre du POCE. Ainsi Pierre Schmitt, président de la Communauté de communes de Sud Alsace Largue énumère des dossiers comme la nouvelle zone d'activité de Diefmatten, entre Belfort et Mulhouse, les 5 hectares de photovoltaïque à Retzwiller, les deux unités de méthanisation qui sont en projet à Traubach et à Wolfersdorf, le développement des pistes cyclables et leur liaison vers le territoire de Bâle. Il a souligné ce lien nouveau qui se noue entre « les ruraux et les urbains ».
François Tacquard : « Veiller à l'équilibre entre le pôle mulhousien et les territoires les plus excentrés »

Pour François Horny, président du PETR du Pays Thur Doller, ce POCE va être un atout pour son territoire qui concentre 38 % d'emplois industriels.

François Tacquard, président de la Communauté de communes de la Vallée de Saint-Amarin a évoqué la nécessité de développer également le tourisme qui donne chez lui de l'emploi à 400 personnes et génère des services à la population. Il salue au passage la performance de KMO, le village du numérique, qui a réussi une réhabilitation au prix moyen de 500 euros le m², sur la base d'un modèle économique frugal. Mais il a émis quelques bémols par rapport au POCE, en alertant sur le fait que des entreprises sont perdues devant le maquis des intervenants. « Il faut recréer des liens entre les différentes sphères techniques et il faut veiller à l'équilibre entre le pôle mulhousien et les territoires les plus excentrés », a-t-il insisté.

En effet, a rebondi Laurent Lerch, président de la Communauté de communes de la vallée de la Doller et du Soultzbach, «nos vallées ont leur importance et elles ont besoin de se retrouver dans ce sud Alsace, autour d'une même table, pour le tourisme, l'artisanat et le commerce. Nous avons bien d'autres choses à partager, pour faire avancer ensemble le sud Alsace. »
Ancrage fort dans l'industrie

Jean Rottner, président de la région Grand Est s'est voulu rassurant face à cet aréopage d'élus, représentants de « ces intercommunalités qui ont parfois le sentiment d'être oubliées mais qui sont en première ligne dans l'aménagement du territoire, dans les choix politiques qui sont faits pour permettre aux entreprises de créer de l'emploi. »

Le président Rottner a aussi souligné l'ancrage fort du sud Alsace dans l'industrie et la technologie et le soutien qu'y apporte la Région. Il a cité les 8 millions d'euros pour le centre de production de PSA à Mulhouse. Un choix parfois critiqué, mais qu'il assume : « dans l'automobile, le choix se joue à quelques dizaines d'euros près de coût de revient par voiture, entre un site en France et un site en Hongrie ».

Il a rappelé également le succès du Salon Industrie du futur, le soutien de 3 millions d'euros apporté au CFAI pour son emménagement chez KMO. Il compte sur les forces vives ainsi rassemblées pour constituer « un écosystème autour de l'industrie du futur. Car nous souhaitons ensemble une vraie transformation du territoire haut-rhinois ».
F.Z.

 

 

 
 

Mulhouse Colorathur distinguée par la CCI

Publié dans le panorama le Mardi 19 février 2019 à 06:22:25

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Mulhouse Fellering Colorathur distinguée par la CCI
 

 
Les trois associés de Colorathur posent avec le président de la CCI Grand Est, pour la remise du label Entreprise remarquable. De gauche à droite : Carmen Binder, responsable de la fabrication, Gérard Stimpflin, président de la CCI, Sandrine Mathieu, comptable, et Pascal Jost, graphiste. Photos L'Alsace/R.G.
« Vous travaillez à façon. On ne sait plus à qui s'adresser pour ce type de travail. Vous faites partie d'un marché de niche et votre créativité et votre savoir-faire génèrent de la marge et de l'image. Vous avez un réel avenir », s'est enthousiasmé Gilbert Stimpflin, le président de la CCI (Chambre de commerce et d'industrie) du Grand Est, au moment de remettre la plaque Entreprise remarquable à Colorathur, dans ses locaux à Fellering, le jeudi 7 février.

La société est spécialisée dans l'impression textile de précision, à la carte, pour des petites et moyennes séries. Les produits sont en partie exportés, mais on les trouve aussi à la vente dans les boutiques des musées mulhousiens, par exemple.
« Nous sommes davantagedans l'artisanat »

Conception, impression, découpe, confection, l'entreprise Colorathur est polyvalente. « Nous travaillons sur la forme et l'habillage du produit et nous nous adaptons à de nombreux secteurs d'activité », explique Pascal Jost, graphiste, qui a fondé la société en 2016 avec Carmen Binder, responsable de la fabrication, et Sandrine Mathieu, comptable. Les tissus imprimés sont déclinés dans toutes les tailles, depuis l'essuie-verre jusqu'à la banderole, ou disponibles au mètre. Ils sont façonnés en sacs, trousses, tours de cou, coussins... Les clients sont variés : boutiques de décoration, designers, revendeurs de produits publicitaires, écoles, etc.

Si 80 % de l'activité de Colorathur concerne l'impression de visuels fournis par les clients, l'entreprise crée également ses propres produits. Elle a par exemple conçu et fabriqué des gammes complètes (trousses, étuis, coussins, tableaux) à partir de clichés de fleurs des jardins du Parc de Wesserling, réalisés par la photographe locale Sandrine Marbach. L'entreprise est implantée dans la zone d'activité du parc, elle perpétue ainsi l'activité du site industriel textile.
20 % d'exportations

« Il y a beaucoup d'interventions manuelles, nous sommes davantage dans l'artisanat », nuance Pascal Jost. Les images et les gabarits sont préparés sur ordinateur. La première impression est réalisée sur papier. Cette image en miroir est ensuite décalquée sur le textile. L'encre, à base d'eau, est fixée dans le polyester par la chaleur et la pression appliquées lors du passage dans une calandre. « Au cours de ce processus qu'on appelle la sublimation, l'encre passe directement de l'état solide à l'état gazeux, explique Pascal Jost. Le polyester emprisonne le gaz, il n'y a pas de dégagement toxique. Le tissu sèche moins bien que le papier, cette technique nous permet d'obtenir une définition très fine. » Certaines toiles utilisées sont tissées dans les Vosges. En 2018, l'entreprise a adhéré à Alsace terre textile et France terre textile.

Colorathur exporte 20 % de sa production (Suisse, Australie, Pays-Bas...) et réalise 20 % de son chiffre d'affaires en Alsace et dans les départements limitrophes. Depuis sa création, près de 250 000 EUR ont été investis. L'entreprise est régulièrement représentée dans des salons (Salon du made in France, Museum connections...). Pour les trois associés, l'objectif d'accroissement du chiffre d'affaires de Colorathur passe par une diversification des produits, toujours plus personnalisés.
Romain GASCON SE RENSEIGNER Sur les sites www.colorathur.com et www.alsace-eurometropole.cci.fr

 

 
 

Masevaux-Niederbruck Insolite Une visite de courtoisie de trois diplomates japonais

Publié dans le panorama le Mardi 19 février 2019 à 06:09:01

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Masevaux-Niederbruck Insolite
Une visite de courtoisie de trois diplomates japonais
Trois diplomates japonais ont visité la commune après avoir été accueillis par le maire Laurent Lerch. Une visite qui prolongeait une relation établie en 2017.
 

 
Laurent Lerch et Sabrina Gardeux, responsable de l'office de tourisme, ont détaillé aux visiteurs la situation de la vallée de la Doller et ses atouts économiques et touristiques.
À la suite de sa promesse faite lors de sa visite l'an dernier, le consul général du Japon Takamasa Sato, qui est à Strasbourg, a dépêché son adjoint le consul Toru Yoshikawa, accompagné du consul chargé des affaires politiques et économiques Kazuma Nishikido, et du consul chargée des affaires culturelles Kumiko Hatanaka, pour une visite amicale dans la commune de Masevaux-Niederbruck.

Le maire Laurent Lerch a accueilli la délégation au siège de la communauté de communes de la vallée de la Doller et du Soultzbach, où les attendait la directrice Delphine Pernot. Il leur a présenté le bâtiment classé, la vallée, sa situation et ses atouts.

Cette visite, qui prolongeait la relation établie en 2017, lors de l'accord de partenariat industriel entre la société Erhard pâtissier glacier et la société japonaise Morinaga Gyunyu Haikyu, et le projet d'échanges culturels et touristiques, s'est poursuivie dans la salle de réunion de la communauté de communes.
Mokis glacés

Après avoir vu un petit film présentant la vallée sous tous ses aspects, les visiteurs ont réaffirmé leur volonté de maintenir les liens avec Masevaux et sa région. Ils ont également fait allusion à divers projets culturels et économiques en Alsace, notamment avec le Conseil de l'Europe, afin d'attirer l'attention des entreprises japonaises implantées en Allemagne et ailleurs, sur l'image de marque alsacienne.

Toru Yoshikawa a également abordé le sujet des cahiers de doléances et du grand débat national suite au mouvement des Gilets jaunes ainsi que la collectivité européenne d'Alsace. Avant de reprendre la route vers Belfort où ils étaient attendus au conseil départemental, les diplomates ont goûté les mochis glacés fabriqués à Masevaux, et ont offert au maire une bouteille de saké pétillant.
Jean-Marie RENOIR

 

 
 

Haut-Rhin Histoire Un regard neuf sur la bataille de la Hardt

Publié dans le panorama le Mardi 19 février 2019 à 06:12:08

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haut-Rhin Histoire
Un regard neuf sur la bataille de la Hardt
Tombés un temps dans l'oubli, la bataille de la Hardt et les hommes qui y ont pris part retrouvent peu à peu leur place dans l'Histoire grâce au travail de mémoire entrepris par un témoin direct, une association et récemment par un étudiant en histoire.
 

 
L'un des points les plus disputés lors de la bataille de la Hardt, du 28 novembre au 3 décembre 1944, a été celui du pont du Bouc (au second plan).
La forêt de la Hardt, qui s'étire en bordure du Rhin sur une trentaine de kilomètres de Kembs, au sud, à Roggenhouse, au nord, est aujourd'hui une zone de vie que se partagent, même en ce matin gris de février, promeneurs et cyclistes. Elle était, il y a 75 ans, une zone de mort. Au moment de la libération de l'Alsace, la forêt, que se disputent la 1re Armée française et la 19e armée de la Wehrmacht, a été le théâtre de violents combats concentrés à l'Est de Mulhouse, entre les points stratégiques du pont du Bouc et des carrefours de Grünhütte et de la côte 232.
« Six jours et six nuitsen enfer »

? Les enjeux de la bataille. Les combats dans la forêt de la Hardt débutent le 28 novembre 1944, juste après la libération de Mulhouse (21 novembre). « Ils dureront six jours et six nuits ; six jours et six nuits en enfer », insiste Téo Schillinger. L'étudiant en 2e année de licence d'histoire à l'université de Haute-Alsace s'est récemment pris de passion pour la bataille. En s'appuyant notamment sur les deux recueils de Jacques Gouvier, un ancien de la 1re Armée, Combats en forêt de la Hardt, qui compilent témoignages, photos, cartes, extraits de journal de marche, comptes rendus d'opérations, et sur ses recherches personnelles sur le terrain, il vient de monter une exposition consacrée à l'une des plus importantes batailles de la libération.

Pour les troupes de la 1re Armée française, commandées par le général De Lattre de Tassigny, l'objectif est simple : poursuivre leur progression vers le Nord. Débarquée de Provence en août 1944, la 1re Armée remonte depuis le long du Rhône et de la Saône, libérant au passage les territoires occupés par l'Allemagne nazie. « Lorsque l'état-major français décide de lancer l'offensive dans la Hardt, les troupes de la 1re Armée ont pour mission de s'emparer d'Ensisheim, puis d'Ottmarsheim en traversant la forêt, afin de prendre le pont de Chalampé, principale voie d'accès à l'Allemagne dans le département », précise Téo Schillinger. Stratégiquement, prendre le pont de Chalampé, c'est à la fois empêcher le repli des troupes allemandes, mais aussi l'envoi de renforts venus de l'Est.

Pour les troupes du IIIe Reich, l'enjeu est autant symbolique qu'implacable. Il faut tenir coûte que coûte l'Alsace « considérée comme partie intégrante du territoire du Reich », rappelle l'étudiant. Preuve de l'importance de la bataille pour l'Allemagne nazie, « les troupes de la 19e armée de la Wehrmacht sont galvanisées par un discours d'Hitler à la veille des combats », précise-t-il.
Près de 3000 morts

? Le bilan des combats. « En six jours, les pertes humaines et en matériel sont pires que pendant la campagne d'Italie (de novembre 1943 à juillet 1944) », indique Téo Schillinger. 1 500 soldats allemands et 1 300 soldats de la 1re Armée laissent leur vie dans la forêt mangeuse d'hommes. Rien que la journée du 3 décembre, la plus sanglante, « les Français perdent huit officiers, 400 hommes et douze véhicules blindés. Les pertes allemandes sont, elles, estimées à près d'un millier d'hommes et cinq chars. Près de 20 000 obus sont tirés rien que ce jour-là (70 000 au total du 28 novembre au 3 décembre) », détaille l'étudiant.

? Les raisons de l'oubli. Ces chiffres font de la bataille l'une des plus violentes et meurtrières de la libération. Alors comment expliquer qu'elle a un temps été effacée des mémoires ? D'abord, la bataille est une défaite pour l'armée française. Six jours après avoir lancé l'offensive, l'incursion est repoussée par l'armée allemande qui a réussi à préserver ses lignes. « Depuis le début de l'engagement de la 1re Armée dans les combats d'Afrique du nord en 1943, rien ne semblait pouvoir l'entraver. C'est dans la Hardt que la roue tourne », note Téo Schillinger.

Après guerre, au moment où se joue une autre bataille, celle de la décolonisation, les combats de la Hardt sont d'autant plus passés sous silence que la 1re Armée était principalement constituée de troupes coloniales (régiment de tirailleurs marocains, division marocaine de montagne, régiment de chasseurs d'Afrique, etc.). « La mémoire de ces soldats a été un temps complètement négligée », explique Téo Schillinger.

? La mémoire retrouvée. Dans les années 1950, 1960 et 1970, la population locale se souvient moins du champ de bataille que du champ de mines. « Les Allemands, experts dans le domaine, avaient posé de nombreuses mines antipersonnel et antichar le long des layons de la Hardt », indique Téo Schillinger. Après guerre, elles continuent de faire des victimes. Si bien que ce n'est que depuis la fin des années 2000, que la mémoire de la bataille et des hommes qui y ont pris part est retrouvée.

Ce passage de l'ombre à la lumière est d'abord dû au travail de l'association Rhin et Sundgau, créée en 2007 par une poignée d'hommes, dont Jacques Gouvier, afin « de redonner de la lisibilité aux combats et de rendre hommage aux soldats de la 1re Armée », explique sa présidente, Chantal Offerlé. En un peu plus de dix ans, l'association a organisé des dizaines de conférences à destination des scolaires et du grand public. C'est aussi elle qui est à l'origine de la mise en place dans la forêt champ de bataille d'un mémorial (en 2011), d'un char restauré (2012), d'un canon (2013) et d'un chemin de mémoire (2014).

Aujourd'hui, pour perpétuer sa mission de transmission, elle compte, avec Téo Schillinger, un nouveau et jeune passeur de mémoire dans ses rangs.
Textes : Cécile FELLMANN

 

 
 

Volgelsheim Assemblée générale du club Athlétisme Volgelsheim Les jeunes sportifs récompensés

Publié dans le panorama le Mardi 19 février 2019 à 06:09:52

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Volgelsheim Assemblée générale du club Athlétisme Volgelsheim
Les jeunes sportifs récompensés
Les jeunes sportifs du club d'Athlétimse Volgelsheim étaient réunis vendredi soir pour leur assemblée générale. L'occasion de récompenser les athlètes méritants.
 

 
L'assemblée générale d'Athlétisme Volgelsheim fut l'occasion de récompenser les jeunes sportifs, et notamment les soeurs Schwarz, entourées de Claude Schaal, adjoint au maire, et des responsables du PCA.
Rappelons qu'Athlétisme Volgelsheim est l'un des 7 clubs sportifs affiliés au Pays de Colmar Athlétisme, qui dénombre plus de 1 000 licenciés. Le PCA était représenté par son président Christian Mary et par la chargée de communication Sylvie Colin. Un autre club membre du PCA, l'Athlétic Club de Raedersheim, était représenté par son président Marin Taurel.
Effectifs stables

L'assemblée générale fut l'occasion pour Jean-Marc Schwarz, vice-président qui assure en outre de multiples fonctions, de dresser le bilan de l'activité pour la saison 2018. En ce qui concerne les effectifs, ils sont stables par rapport à l'année précédente.

En outre, le club a bien sûr organisé des compétitions et deux meetings animation jeunes avec 81 participants en 2018.

Jean Marc Schwarz a préparé et réussi une formation d'entraîneur régional sauts 2e degré, ce qui lui permet d'assurer un très bon niveau d'encadrement.

Le club bénéficie de soutiens importants dont en premier lieu la municipalité, qui permet l'accès aux équipements (location du Cosec, au stade lancer) et un soutien particulier au déplacement de ses athlètes aux championnats de France. Le conseil départemental du Haut-Rhin apporte également un soutien à l'école d'athlétisme. Ces subventions permettent à l'athlétisme de s'équiper en matériel, d'aider au déplacement les plus jeunes sur leurs premières compétitions et soutenir ses athlètes émergents (stage déplacements.

Thierry Lichtlé a pour sa part présenté le bilan financier du club, avec une vidéo et des explications à l'appui qui ont mis en évidence la rigueur de la gestion. Il a souligné la difficulté d'organiser des manifestations ou des actions qui permettraient de faire rentrer de l'argent dans la caisse du club. Quoi qu'il en soit, les finances sont saines et gérées avec une nécessaire rigueur.

Christian Mary, président du PCA, a évoqué la vie du PCA dans sa globalité et la nécessité de mutualiser les moyens. Il a cédé la parole à Sylvie Colin, qui alimente constamment en photos et infos le site du PCA.

Claude Schaal, adjoint au maire, a salué le travail accompli par les cadres du club, qui font preuve de constance et d'assiduité pour faire fonctionner le club. Il a signalé que la mairie continuerait à apporter son soutien au club.

La réunion s'est terminée par des remises de récompenses pour les titres obtenus en 2018.

- Champions du Haut-Rhin : Candyce Bonjean (poussine) ballonde, relais 4 x 1 tour en salle et championnat par équipe, Gabriel Reinberger (poussin) 50 mètres haies en salle, Angéline Schwarz en relais 4 x 1 tour en salle et championne par équipe.

- Champions zone Alsace : Maéline Schwarz (benjamine) en longueur et championne 68 perche et longueur.

- Champion Grand Est : Pablo Fieux Wojtal (junior) au 60 m haies.

 

 
 

Habsheim La salle Lucien-Geng ne sera pas détruite

Publié dans le panorama le Mardi 19 février 2019 à 06:24:29

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Habsheim La salle Lucien-Geng ne sera pas détruite
 

 
La salle Geng sera conservée mais nécessitera d'importants travaux.  Photo L'Alsace/J.-P.F.
La séance du conseil municipal de Habsheim a touché à sa fin lorsque Michel Gueri, du groupe majoritaire, a demandé la parole et pris un ton grave : « Il y a dans ce pays des événements que l'on ne peut plus accepter, comme taguer l'effigie de Simone Veil. Notre devoir d'élus n'est pas de nous taire et surtout de ne plus accepter l'inacceptable. » Le maire Gilbert Fuchs et l'ensemble du conseil municipal se sont rangés derrière cet avis. L'intervention sera consignée dans le procès-verbal de la séance.
Délégation du service des eaux à M2A

Dans un autre domaine et toujours au point divers, Éric Sondenecker, du groupe d'opposition Génération Habsheim, s'est inquiété de la délégation du service des eaux de la commune (actuellement géré par le Syndicat des eaux du canton) qui sera confiée le 1er janvier prochain à Mulhouse Alsace agglomération (M2A). « J'ai peur de cette centralisation et je ne voudrais surtout pas qu'elle se fasse au détriment de notre commune. »

Le maire Gilbert Fuchs, par ailleurs président du Syndicat des eaux du canton de Habsheim, s'est voulu rassurant. « Nous avons renouvelé 85 % de nos réseaux dans notre ville. Je veillerai à ce que nous ne devrons pas payer pour les communes qui n'ont pas entretenu leurs canalisations. »
Réunions de quartieret achats de terrains

L'opposant a aussi souhaité que le contenu des réunions de quartier, actuellement en cours, soient consignées dans des procès-verbaux. « Je n'ai rien contre, mais ce ne sera pas facile car les demandes des habitants sont souvent contradictoires », a répondu le maire.

Avant ces interventions, les élus ont unanimement approuvé plusieurs acquisitions de terrains. Une parcelle de 13,17 ares sera achetée au 20, rue du Général-de- Gaulle pour 250 000 EUR en vue de la construction de plusieurs logements à usage mixte (accession à la propriété et sociaux). 11,07 ares seront acquis pour 55 350 EUR à proximité de la rue des Alouettes, un achat « stratégique », a dit le maire, pour que la commune ait son mot à dire sur d'éventuels projets d'aménagement. Près de 70 ares seront préemptés, au prix de 4044 EUR, dans le but de préserver la qualité des milieux naturels au lieudit Pfannenstiel.

La commune a aussi décidé de ne pas détruire la salle Lucien-Geng, ce qui obligera à d'importants travaux. « Son état n'est pas satisfaisant, mais avant d'entamer quoi que ce soit, nous souhaitons connaître les besoins réels des utilisateurs », a souligné Gilbert Fuchs. Une étude sera confiée à l'Adauhr (Agence départementale d'aménagement et d'urbanisme du Haut-Rhin) consistant en une assistance pour, notamment, évaluer le coût des travaux, faire des simulations et des études préalables. Cette assistance coûtera 4554 EUR à la commune.
Jean-Paul FREY

 

 
 

Wickerscwihr Le difficile recrutement des jeunes sapeurs-pompiers

Publié dans le panorama le Mardi 19 février 2019 à 06:27:39

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Wickerscwihr Le difficile recrutement des jeunes sapeurs-pompiers
 

 
L'adjudant-chef Philippe Meyer a été décoré de la médaille pour 10 années de service par le maire Bernard Sacquépée lors de ses voeux à la population.  Photo L'Alsace
Lors de l'assemblée générale de l'amicale des sapeurs-pompiers de Wickerschwihr, dimanche 3 février, le président Marcel Haeffelina salué les membres présents, le curé Dominique Kress, aumônier au Sdis, les présidents d'honneur, Alphonse Ringler et Bernard Meyer, ainsi que le vice-président, Joseph Meyer, remerciés « pour leur implication dans la bonne marche de l'amicale, durant l'année écoulée ».

Le président a demandé à l'assemblée d'observer une minute de silence, en mémoire d'Arthur Schelcher et des sapeurs-pompiers décédés, au sein du centre de première intervention (CPI) local. Marcel Haeffelin a retracé le travail effectué par les amicalistes, durant l'année dernière, ainsi que leur remobilisation au profit de la Fête de la pomme de terre.

Juliette Meyer a été accueillie en qualité de membre alors que Jonathan Cédolin et Philipe Meyer se sont vu remettre la médaille, pour leurs dix années de présence au CPI. Après lecture du procès-verbal de la dernière assemblée générale par Candice Pierrez, le trésorier, Michel Husser a présenté un rapport financier positif. Robert Ringler et Loïc Meyer veilleront sur les comptes, les deux prochaines années.

Le chef de corps du CPI, l'adjudant Jacques Prior a relevé « les trente sorties de l'année passée, seize dans la commune et onze à Bischwihr ».

« Malgré la campagne de recrutement, un résultat négatif a été enregistré aux niveaux des jeunes sapeurs-pompiers, mais celle-ci sera poursuivie » comme l'a souligné le chef de corps avant d'évoquer « les divers avancements survenus au courant de l'année ». Après un tour de table, le 1er adjoint au maire, Joseph Meyer a remercié les soldats du feu, « pour leur implication au niveau des biens publics » avant de les encourager « à persévérer dans leur mission, pour le bien de tous ». À midi, les amicalistes et leurs conjoints ont déjeuné en commun, dans une auberge de la région.

 

 
 

Logelheim Les aînés hôtes de la municipalité Une belle journée de rencontre

Publié dans le panorama le Mardi 19 février 2019 à 06:43:41

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Logelheim Les aînés hôtes de la municipalité
Une belle journée de rencontre
L'ambiance de la traditionnelle fête des personnes âgées de la commune de Logelheim était à l'image du temps printanier qui régnait sur la région, hier dimanche.
 

 
Les doyens Mariette Fried et Camille Stoffel avec le maire, les adjoints et Betty Muller.
Ils étaient 80 invités, nés en 1954 et les années précédentes, qui avaient répondu à l'invitation de la municipalité pour cette belle journée de rencontre et de partage.

Joseph Kammerer, maire, ses adjoints et le conseil municipal étaient aux petits soins pour servir l'excellent repas livré par un restaurateur, qui fut vivement apprécié par les convives.

L'après-midi se prolongea avec la projection de la rétrospective 2018 dans la commune, des photos de l'histoire du village présentées par Joseph Armspach, et des films amateurs tournés à Logelheim pendant des fêtes locales.

Le clou de la journée fut un spectacle de danse présenté par un jeune couple de danseurs, de 7 et 9 ans, du village. Dans son allocution d'accueil, le maire put saluer, outre les aînés ruraux présents, Mariette Fried et Camille Stoffel, doyens de la journée, le curé Jean Wrobel, Betty Muller, conseillère départementale, puis le député Eric Straumann, qui passa dans l'après-midi.

Les seniors du village ont apprécié cet agréable moment de convivialité partagée avec leurs amis et connaissances.

 

 
 

Météo Une douceur qui ne doit pas inquiéter

Publié dans le panorama le Mardi 19 février 2019 à 06:14:30

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Météo Une douceur qui ne doit pas inquiéter
 

 
Ambiance estivale sur une terrasse colmarienne, le week-end dernier. Photo L'Alsace/Vanessa Meyer
Ce dimanche, on a vu bon nombre d'Alsaciens arborer lunettes de soleil, tee-shirt et sourire, sur les terrasses comme sur les chemins du massif vosgien. Sans battre les records de février 1990, le thermomètre affichait 18,8° à Entzheim, 20,5° à Meyenheim, 18,4° à l'aéroport de Bâle-Mulhouse, selon Météo France (L'Alsace d'hier). Les « pseudo-normales » pour un 17 février - la moyenne des températures maximales d'un 17 février sur trente ans - sont de 6,7° à Entzheim, 7,1° à Meyenheim et 7,1° à l'EuroAirport, ce qui donne des écarts de 12,1°, 13,4 et 11,3°.

Faut-il s'en réjouir ou s'en inquiéter, en y voyant une expression du réchauffement climatique ? Marlyse Colobert, du service climatologique de Météo France Nord-Est à Illkirch-Graffenstaden, invite sans hésitation à « en profiter ». Car, indique-t-elle, « dire que cette journée de dimanche est due au réchauffement climatique est faux. On ne peut pas lui attribuer un événement ponctuel. Il faut analyser ce phénomène sur une longue période et sur toute une zone. » La spécialiste rappelle que la météo des derniers jours s'explique d'abord par les conditions anticycloniques.
Janvier à peineau-dessus des normales

Les températures se situent au-dessus des normales saisonnières depuis le 4 février pour Entzheim et Meyenheim, depuis le 8 février pour Bâle-Mulhouse. « On est au-dessus des normales pour la première moitié du mois de février, avec une moyenne des températures maximales à 9,8°, comparé à la normale qui est de 5,7°. Mais il faut attendre la fin du mois pour savoir si on va battre des records de douceur », précise Marlyse Colobert.

L'analyse en termes de réchauffement climatique demande un recul sur des dizaines d'années. « Depuis 1900, sur les cinq années les plus chaudes dans le Nord-Est de la France, quatre appartiennent au XXIe siècle - 2018, 2014, 2011 et 2015 - et une seule au XXe siècle (1994). Là, on peut parler de réchauffement. »

Pour ce qui se passe en ce moment, il faut rappeler qu'en janvier, on était à peine au-dessus des normales saisonnières. Ou encore que le record absolu à Bâle-Mulhouse pour février a été établi en 1990 « et qu'au troisième rang figure l'année 1958, puis l'année 1961 ». « Donc, par le passé, il est déjà arrivé que février soit doux », relativise la météorologue.

Mise à part cette journée de mardi qui verra de petits passages nuageux et de faibles pluies près des Vosges, le beau temps va se poursuivre jusqu'à la fin de la semaine, avec des températures prévues entre 13 et 15°. De quoi se réjouir, sans arrière-pensée.
A. W.

 

 
 

Houssen À contresens sur l'autoroute A35

Publié dans le panorama le Mardi 19 février 2019 à 06:18:29

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Houssen
À contresens sur l'autoroute A35
 

 
Les gendarmes du Haut-Rhin ont reçu hier soir une vingtaine d'appels d'usagers de l'autoroute A35 signalant une voiture circulant à contresens sur la voie de gauche à hauteur de Houssen, dans le sens Colmar - Sélestat vers 20 h. Les patrouilles immédiatement engagées n'ont pas trouvé le véhicule. Par chance, cette voiture folle n'a pas provoqué d'accident.
J-F.S