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Page Chuchotements du Lundi

Publié dans le panorama le Lundi 18 février 2019 à 05:54:32

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Page Chuchotements du lundi     Effet domino
Jean Rottner, qui en a ras le bol de voir la région désignée comme bouc émissaire pour tout ce qui ne tourne pas rond dans le Grand Est, est gâté ces dernières semaines. Après les revendications alsaciennes, le voilà confronté à des exigences mosellanes. Mais quand tout cela va-t-il s'arrêter ? (Dessin Yannick Lefrançois)
 

 
 

 

 
 

Antisémitisme : l'appel au sursaut

Publié dans le panorama le Lundi 18 février 2019 à 06:43:16

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Antisémitisme : l'appel au sursaut
 

 
Alain Finkielkraut, professeur de philosophie, a été injurié samedi soir. Photo Eric FEFERBERG/AFP
« Barre-toi, sale sioniste de merde ! Rentre à Tel Aviv », « Grosse merde », « Nous sommes le peuple », « la France elle est à nous », « Palestine ! ». « Espèce de raciste, t'es un haineux, tu vas mourir, tu vas aller en enfer, espèce de sioniste » : les violentes injures antisémites et les menaces lancées samedi à Paris-Montparnasse par des gilets jaunes contre le philosophe Alain Finkielkraut ont suscité ce week-end une vague de condamnations. L'ancien président François Hollande, voit dans « la multiplication des actes antisémites le signe d'une période de régression, indigne de notre pays ».
Le contexte inquiétant

L'attaque verbale contre Alain Finkielkraut survient quatre jours après la révélation de la hausse de 74 % des actes antisémites en France pour 2018 (541 au lieu de 311) et juste avant les rassemblements de mardi soir contre l'antisémitisme à l'appel de 14 partis politiques. Elle fait suite aux tags sur des boîtes à lettres décorées du portrait de Simone Veil, à d'autres insultes antisémites en marge des cortèges des gilets jaunes en janvier.
L'affaire : enquête ouverte

« J'ai ressenti une haine absolue et je remercie les CRS qui se trouvaient là. Leur présence m'a réellement protégée », a raconté l'essayiste ce dimanche. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour injure publique en raison de l'origine, de l'ethnie, de la nation, la race ou la religion. Il s'est saisi lui-même, le philosophe n'ayant pas porté plainte. L'un des auteurs identifié sur la vidéo serait connu des services de renseignement en région parisienne. Il avait été signalé comme évoluant dans la mouvance islamiste en 2014 mais il ne figure pas sur le fichier des signalements pour prévention de radicalisation à caractère terroriste. Le code pénal prévoit jusqu'à 12 000 euros d'amende pour injure publique. Si le caractère raciste ou antisémite est retenu, l'auteur encourt un an d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende.
Rassemblements mardi

Tous les dirigeants des partis politiques ont condamné ces attaques contre Alain Finkielkraut « en tant que juif », certains rappelant qu'ils combattent et détestent ses idées comme Ian Brossat (PCF) ou Benoît Hamon (Génération. s). « Conscient de l'instrumentalisation de l'antisémitisme, je crois aussi qu'il ne faut jamais laisser passer le racisme », a déclaré dimanche Jean-Luc Mélenchon (LFI), finalement associé aux marches contre l'antisémitisme organisées mardi soir dans toute la France. Le RN, qui a condamné ces « injures abjectes » et soutient l'initiative, a déploré de ne pas y avoir été associé, tout comme Nicolas Dupont-Aignan (DLF) qui a dénoncé au passage « la montée de l'islamo-gauchisme ».

Ainsi pas moins de 23 rassemblements dans les principales villes du pays étaient dénombrés ce dimanche soir à l'appel des partis politiques qui ont invité les Français à se réunir pour dire « Non à l'antisémitisme ». « La meilleure réponse sera la participation du plus grand nombre » à ces manifestations, a estimé dimanche le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. Le président du Crif, Francis Kalifat, a également appelé « les Français à prendre l'occasion de ce rassemblement pour donner le point de départ à un sursaut national ».

 

 
 

Antisémitisme Un combat sur tous les fronts et de tous les Français

Publié dans le panorama le Lundi 18 février 2019 à 06:57:37

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Antisémitisme Un combat sur tous les fronts et de tous les Français
Sacha Ghozlan, président l'Union des étudiants juifs de France
 

 
Avez-vous ressenti cette montée d'antisémitisme en tant que jeune ou étudiant ?

Depuis mars 2018, on voit dans les universités à Paris (Tolbiac, Assas, HEC) et aussi en province (Grenoble, etc.) des tags antisionistes et antisémites sans que les auteurs soient identifiés et punis. Un cas de harcèlement d'une étudiante en médecine de la faculté de Bobigny, « parce qu'elle était juive », a valu seulement deux mois d'exclusion à l'un des huit auteurs (rien aux autres). Moins sévère qu'une sanction pour plagiat. On a aussi l'exemple d'un week-end d'intégration baptisé Auschwitz 2019. Mais le pire survient sur les réseaux sociaux, avec des messages de haine qui se banalisent, des relais de propos de Dieudonné et Alain Soral qui, malgré les condamnations, continuent à diffuser la haine antijuive. Les jeunes juifs de France le vivent très mal.
D'où vient cette résurgence ?

D'une alliance de différents groupes d'individus et courants de pensée qui ont en commun la haine du juif. L'ultradroite a toujours été antisémite en France. L'extrême gauche véhicule une haine d'Israël et du sionisme. Enfin, l'antisémitisme est une composante de l'islamisme radical. Dans les attaques verbales contre Alain Finkielkraut qui, selon ceux qui les ont proférées, « provoquait en marchant », on n'entend pas de mots contre ses engagements mais des insultes parce qu'il est juif : « Retourne à Tel Aviv », « On est chez nous », « La France est à nous ». C'est révélateur.
À quelle réaction appelez-vous ?

Il y a ceux qui tiennent la porte et qui regardent : ils relativisent, ils minimisent, ils ont leur part de responsabilité et sont complices de contribuer au complotisme. Il y a aussi les réseaux sociaux qui ne sont plus un espace de liberté quand ils laissent se déverser de la haine qui se traduit par des tags ou encore des attaques dans la rue. Cela fait des décennies qu'on marche et ce sera bien mardi soir de le faire avec tous les partis démocratiques, toutes les confessions.

Mais j'attends une réelle prise de conscience des élus de la nation, des syndicats, de la justice avec des actes éducatifs forts, de vraies sanctions, un combat sur tous les fronts. Un vrai état d'urgence de l'antisémitisme. Ce n'est pas l'affaire des juifs, mais de tous les Français.
Propos recueillis par Pascal JALABERT

 

 
 

Bas-Rhin Le Pass culture, mode d'emploi

Publié dans le panorama le Lundi 18 février 2019 à 05:57:02

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Bas-Rhin Le Pass culture, mode d'emploi
 

 
dessin yannick lefrançois
Ils sont 2800 jeunes de 18 ans résidant dans le Bas-Rhin à participer à la phase d'expérimentation du Pass culture - d'après les chiffres donnés par le ministère de la Culture. Sur l'ensemble des cinq départements pilotes - Hérault, Guyane, Seine-Saint-Denis, Finistère et Bas-Rhin -, pas moins de 12 000 jeunes vont, après vérification de leur identité et de leur âge, se voir créditer 500 EUR, dans les prochains jours.

Promesse du candidat Emmanuel Macron, inspirée de l'exemple italien de Matteo Renzi, le Pass culture rentre dans une première phase de test après des mois de retard et d'attente.
Proposer un véritable parcours artistique

Lycéens, étudiants, jeunes actifs, au chômage, le panel des jeunes choisis se veut le plus représentatif. Ils pourront accéder à des offres culturelles variées : aller au cinéma, au musée, à un spectacle ou au théâtre, acheter des livres, s'inscrire à un cours de musique ou de danse, ou encore s'abonner à un service de musique en streaming, de vidéo à la demande (lire encadré ci-contre).

? Des « événements d'activation » du Pass. Leur nom et leur adresse électronique seront communiqués aux structures culturelles dont ils auront acheté une offre. À l'espace Rohan à Saverne, par exemple, une dizaine de spectacles ont été proposés sur la plate-forme numérique du Pass culture. « Des propositions plutôt jeune public, à tarif réduit entre 10 et 15 EUR mais on verra à l'usage », affirme Véronique Klein, responsable de l'accueil et de la billetterie.

« Un événement d'activation du Pass », novlangue ministérielle, est prévu à l'espace Rohan, le 19 février à 14 h, à l'initiative de la Drac (Direction régionale des affaires culturelles) du Grand Est, opérateur sur le territoire des politiques du ministère de la Culture. Une quarantaine de jeunes sont attendus.

Une autre réunion est prévue le 8 février à 15 h aux Tanzmatten, à Sélestat. Comme dans les quatre autres départements concernés, des chargés de mission de la Drac Grand Est, véritables VRP du Pass culture, sillonnent le territoire pour faire se rencontrer et convaincre les acteurs culturels et les jeunes.

? Du côté des professionnels. Au Théâtre national de Strasbourg (TNS), on n'a pas encore complètement établi l'offre qui associe aussi bien des spectacles de la saison à ceux de « l'Autre saison » : « La difficulté pour nous, c'est d'avoir un visuel exploitable à temps pour les créations du TNS. L'idée, c'est aussi d'accompagner les jeunes, de leur proposer des visites du théâtre, d'autres activités afin de sortir de la simple consommation. L'économie de ce dispositif pose aussi question. »
« La culturedoit être activeplutôt que passive,elle doit te faire sortir »

D'autres professionnels de la culture ont des avis plus tranchés. Pour Stéphane Libs, directeur des salles de cinéma art et essai Le Star et Star Saint-Ex, à Strasbourg, « c'est une opération de communication, mais pourquoi pas... » Sauf que « le Pass culture n'a aucune garantie financière. L'État prend en charge 20 % et cherche un opérateur privé. Si c'est Orange ou Castorama, cela donne une tendance... Beaucoup de salles de cinéma en Alsace fonctionnent grâce aux bénévoles, ce sont des mono-écrans, ce dispositif avantage les gros. »

Pour le directeur du Star, le plafond de 200 EUR d'achat d'offres en ligne est trop élevé car « la culture doit être active plutôt que passive, elle doit te faire sortir. Aller au cinéma, c'est ensuite se faire un resto... On va y aller très doucement, en proposant une offre haut de gamme, comme une rétrospective Bergman, plutôt qu'une soirée Harry Potter. » « Ce Pass culture pose par ailleurs la question de la hiérarchisation des événements, du nivellement de la culture, indique Stéphane Libs. Il y a d'autres façons de transmettre de la culture ; on aurait pu utiliser cet argent pour renforcer des dispositifs existants. »

À Pôle-Sud, Centre de développement chorégraphique national (CDCN) de Strasbourg, sa directrice et présidente de l'association des CDCN, Joëlle Smadja, considère le Pass culture comme « une politique de la demande et non de l'offre. Parmi les professionnels, il y a eu beaucoup de contestation. Que deviennent les données des jeunes ? » Quant à la géolocalisation de l'application, Joëlle Smadja remarque « que l'on ne va pas que dans des endroits à proximité de chez soi » et prend l'exemple de la Meinau (quartier populaire de Strasbourg) où se situe Pôle-Sud.

Concrètement, une dizaine de spectacles de la saison et du festival ExtraDanse à un tarif de 12 EUR sont proposés sur l'application. « On aimerait à terme y intégrer des masterclasses, des workshops et rencontres avec les artistes afin de proposer un véritable parcours artistique à ces jeunes et sortir de la logique de consommation », indique-t-on aussi à Pôle-Sud.

L'expérimentation du Pass culture, devrait coûter 34 millions d'euros. Un premier bilan sera réalisé en avril. Une deuxième phase de test aura lieu avant l'été prochain. Le dispositif sera ensuite généralisé d'ici deux ans pour un coût estimé à 400 millions d'euros annuels. Reste à finaliser son financement.
Textes : Veneranda PALADINO SURFER www.pass.culture.fr

 

 
 

France Emploi Polémique Postes non pourvus : scandale ou pas ?

Publié dans le panorama le Lundi 18 février 2019 à 06:31:58

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Emploi Polémique
France Postes non pourvus : scandale ou pas ?
Le Premier ministre Édouard Philippe a qualifié de scandale le fait que des emplois ne soient pas pourvus dans un pays qui compte 3,3 millions de chômeurs. Nous avons fait le point sur cette situation.
 

 
Édouard Philippe a dénoncé le « scandale français » des emplois non pourvus.
Trois millions de chômeurs et des recruteurs qui n'arrivent pas à pourvoir des emplois. « C'est un vrai scandale français, une spécificité dont on se passerait bien et il faut qu'on la règle », a déclaré vendredi le Premier ministre Édouard Philippe, alors que syndicats et patronat ont jusqu'à la fin février pour parvenir à un accord sur une réforme de l'assurance-chômage.
Des postes non pourvus ?

VRAI. Pôle emploi estime dans son bilan annuel (2017) que sur 3,3 millions d'offres sur le marché, 245 000 n'ont pas été pourvues. Mais 105 000 ne sont en réalité pas des vraies offres puisque l'employeur potentiel les a refermées pour diverses raisons (marché perdu, baisse de commandes). Sur les 140 000 restantes, 22 000, soit 16 %, n'ont jamais vu arriver de candidats. En cause : la faiblesse du salaire cumulée aux conditions de travail souvent pénibles. C'est moins de 1 % du volume global des offres. Quelque 7 000 ont été pourvues in fine par un mouvement interne (retour de maladie, étudiant-stagiaire titularisé...). Restent 111 000 postes non pourvus malgré des candidats.
Des métiers dont on ne veut pas ?

VRAI ET FAUX. L'explication avancée par Pôle emploi et l'association nationales des directeurs de ressources humaines (ANDRH) se résume ainsi : formation et/ou profil des candidats non adaptés. Trois exemples.

- Dans le bassin de Belfort-Montbéliard, on cherche des techniciens qualifiés sur certaines soudures. Ces formations demandent 17 mois. Or, le système scolaire et d'apprentissage ne les a jamais créées.

- Le groupe Sodexho (restauration) a mis cinq ans pour parvenir à trouver des techniciens spécialisés : « On pourvoit facilement les postes très qualifiés, ou au contraire ceux qui ne nécessitant aucune qualification. Pour ceux qui se situent entre les deux et demandent de la polyvalence, on n'a pas les profils et nos salariés sans qualification malgré la formation interne ne parviennent pas à y prétendre ».

- Un gestionnaire de nombreux Ehpad dans le sud -uest n'a pu recruter que 56 aides-soignants sur 122 postes pour assurer les horaires décalés et les week-ends pourtant mieux payés que les postes à horaires classiques attribués par accord d'entreprise à l'ancienneté. Le DRH conclut : « Les candidats n'acceptent plus ces conditions de travail parce qu'ils n'y sont pas préparés psychologiquement et qu'ils savent qu'ils vont y passer beaucoup d'années au vu de l'allongement des carrières ».
Une situation française ?

FAUX. L'Allemagne aussi a échoué à faire correspondre besoin du marché et main-d'oeuvre qualifiée. Elle assume la solution : recruter à l'étranger. Plus facile avec un taux de chômage à 3,4 %. L'Andalousie (Espagne) avec un taux de chômage à 19 % recrute en Afrique les salariés agricoles : les travaux sont trop mal payés et trop pénibles vu la guerre des prix et les conditions de production.

 

 
 
Les contreparties au versement d'aides, il ne faut pas le faire de façon punitive. On ne peut pas laisser quelqu'un au RSA toute sa vie sans lui proposer un parcours qui doit lui permettre de se réinsérer.

Agnès Buzyn

Ministre de la santé sur LCI

 

RSA Agnès Buzyn Ministre de la santé sur LCI

Publié dans le panorama le Lundi 18 février 2019 à 06:51:00

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RSA 

Agnès Buzyn

Ministre de la santé sur LCI

  

Les contreparties au versement d'aides, il ne faut pas le faire de façon punitive. On ne peut pas laisser quelqu'un au RSA toute sa vie sans lui proposer un parcours qui doit lui permettre de se réinsérer.

Agnès Buzyn

Ministre de la santé sur LCI

 

 
 

Emploi Polémique Postes non pourvus : scandale ou pas ?

Publié dans le panorama le Lundi 18 février 2019 à 06:45:59

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Emploi Polémique
Postes non pourvus : scandale ou pas ?
Le Premier ministre Édouard Philippe a qualifié de scandale le fait que des emplois ne soient pas pourvus dans un pays qui compte 3,3 millions de chômeurs. Nous avons fait le point sur cette situation.
 

 
Édouard Philippe a dénoncé le « scandale français » des emplois non pourvus.
Trois millions de chômeurs et des recruteurs qui n'arrivent pas à pourvoir des emplois. « C'est un vrai scandale français, une spécificité dont on se passerait bien et il faut qu'on la règle », a déclaré vendredi le Premier ministre Édouard Philippe, alors que syndicats et patronat ont jusqu'à la fin février pour parvenir à un accord sur une réforme de l'assurance-chômage.
Des postes non pourvus ?

VRAI. Pôle emploi estime dans son bilan annuel (2017) que sur 3,3 millions d'offres sur le marché, 245 000 n'ont pas été pourvues. Mais 105 000 ne sont en réalité pas des vraies offres puisque l'employeur potentiel les a refermées pour diverses raisons (marché perdu, baisse de commandes). Sur les 140 000 restantes, 22 000, soit 16 %, n'ont jamais vu arriver de candidats. En cause : la faiblesse du salaire cumulée aux conditions de travail souvent pénibles. C'est moins de 1 % du volume global des offres. Quelque 7 000 ont été pourvues in fine par un mouvement interne (retour de maladie, étudiant-stagiaire titularisé...). Restent 111 000 postes non pourvus malgré des candidats.
Des métiers dont on ne veut pas ?

VRAI ET FAUX. L'explication avancée par Pôle emploi et l'association nationales des directeurs de ressources humaines (ANDRH) se résume ainsi : formation et/ou profil des candidats non adaptés. Trois exemples.

- Dans le bassin de Belfort-Montbéliard, on cherche des techniciens qualifiés sur certaines soudures. Ces formations demandent 17 mois. Or, le système scolaire et d'apprentissage ne les a jamais créées.

- Le groupe Sodexho (restauration) a mis cinq ans pour parvenir à trouver des techniciens spécialisés : « On pourvoit facilement les postes très qualifiés, ou au contraire ceux qui ne nécessitant aucune qualification. Pour ceux qui se situent entre les deux et demandent de la polyvalence, on n'a pas les profils et nos salariés sans qualification malgré la formation interne ne parviennent pas à y prétendre ».

- Un gestionnaire de nombreux Ehpad dans le sud -uest n'a pu recruter que 56 aides-soignants sur 122 postes pour assurer les horaires décalés et les week-ends pourtant mieux payés que les postes à horaires classiques attribués par accord d'entreprise à l'ancienneté. Le DRH conclut : « Les candidats n'acceptent plus ces conditions de travail parce qu'ils n'y sont pas préparés psychologiquement et qu'ils savent qu'ils vont y passer beaucoup d'années au vu de l'allongement des carrières ».
Une situation française ?

FAUX. L'Allemagne aussi a échoué à faire correspondre besoin du marché et main-d'oeuvre qualifiée. Elle assume la solution : recruter à l'étranger. Plus facile avec un taux de chômage à 3,4 %. L'Andalousie (Espagne) avec un taux de chômage à 19 % recrute en Afrique les salariés agricoles : les travaux sont trop mal payés et trop pénibles vu la guerre des prix et les conditions de production.

 

 
 
Les contreparties au versement d'aides, il ne faut pas le faire de façon punitive. On ne peut pas laisser quelqu'un au RSA toute sa vie sans lui proposer un parcours qui doit lui permettre de se réinsérer.

Agnès Buzyn

Ministre de la santé sur LCI

 

Social Contestation Gilets jaunes : un cortège et des divisions

Publié dans le panorama le Lundi 18 février 2019 à 06:36:44

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Social Contestation
Gilets jaunes : un cortège et des divisions
Entre 1 000 et 2 000 gilets jaunes ont défilé dimanche dans le calme à Paris au lendemain de l'acte XIV et trois mois jour pour jour après le début du mouvement.
 

 
Entre 1 000 et 2 000 gilets ont défilé dimanche à Paris, au lendemain de l'acte XIV.
Pas de casse ce dimanche, pas d'insultes racistes comme samedi (lire par ailleurs) mais une ambiance pas toujours bon enfant entre gilets jaunes. Pourtant, la plupart venait avec des intentions pacifistes, en famille ou entre amis.

« Joyeux anniversaire », ont entonné environ ces 1 500 gilets jaunes réunis dimanche sur les Champs-Élysées à Paris pour marquer les trois mois de mobilisation depuis le 17 novembre dernier. Partis vers midi, les manifestants ont vu leurs rangs grossir progressivement et se dirigeaient à la vitesse d'un bus de joueurs de l'équipe de France vers le Champ-de-Mars, destination finale de cette manifestation déclarée en préfecture et encadrée par un imposant dispositif policier.
Les drapeaux CGT crispent

En fait, la préfecture de Paris a en partie adopté les techniques des services d'ordre des syndicats qui consistent à encadrer par des cordons latéraux les manifestants. Visiblement, ça a fonctionné. Mobilisée depuis la première journée d'action le 17 novembre, Martine Bonfilloup, 55 ans, voulait « montrer que le mouvement ne s'essouffle pas » et faire remarquer : « Vous avez vu que l'essence a réaugmenté ? La classe moyenne, on est taxé au maximum. »

Aux côtés de banderoles appelant à la mise en place d'un référendum d'initiative citoyenne (RIC) ou dénonçant les « mutilations de civils » par les forces de l'ordre, certains manifestants brandissaient au départ du cortège des drapeaux aux couleurs de la CGT, ce qui a suscité des crispations. Applaudis par certains, insultés par d'autres, les drapeaux ont été rangés avant la fin du cortège.
Ingrid Levavasseur exfiltrée

De retour dans les cortèges, l'une des figures du mouvement, Ingrid Levavasseur, ancienne tête de liste Ralliement d'initiative citoyenne pour les élections européennes, a dû être exfiltrée du cortège après avoir été prise à partie par d'autres gilets jaunes. Ils lui ont scandé des insultes et des injures sexistes. « Je ne vais certainement pas plier. Ça ne va certainement pas me décourager. Au contraire, ça va me rendre plus forte », a-t-elle réagi, en indiquant avoir « été traitée de vendue, de corrompue, de macroniste ». Un exemple de plus qui montre que le mouvement ne parvient pas à trouver de leaders qui fassent l'unité et l'unanimité.

 

 
 

L'édito UE Un enjeu démocratique

Publié dans le panorama le Lundi 18 février 2019 à 06:28:15

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L'édito    UE Un enjeu démocratique
 

 
Laurent Bodin

Le monde civilisé n'est pas seulement engagé dans une guerre létale contre le terrorisme. Il l'est aussi dans une bataille numérique où ceux qui font le pari de l'intelligence ont bien du mal à exister et à se faire entendre. Les médias traditionnels sont imparfaits, alors qu'ils emploient des journalistes formés pour vérifier une information avant de la diffuser. Mais que dire des réseaux sociaux et de ces sites sortis de nulle part qui, de manière anonyme, prétendent répandre la vérité ? Entendre les gilets jaunes raconter qu'ils s'informent sur Facebook et constater que 23 % considèrent que l'attentat commis par Chérif Chekatt le 11 décembre à Strasbourg a été fomenté par le gouvernement afin de casser le mouvement de contestation relève de l'atteinte grave à la raison.

Dans ce contexte, les responsables de l'Union européenne font bien de s'inquiéter du scrutin prévu du 26 au 29 mai prochain dans les 27 pays membres de l'UE. Quel beau gâteau qu'un vote à l'échelle d'un continent pour les manipulateurs et autres adeptes des « infox », ces supposées informations qui ne sont en réalité que des intox ? Pour la Russie, ce scrutin est la cerise sur le gâteau après le référendum sur le Brexit en juin 2016 puis l'élection américaine le 8 novembre 2016. De l'aveu même du patron de Facebook, Mark Zuckerberg, 40 % des Américains avaient été exposés aux contenus générés par les trolls russes sur Facebook durant la campagne ayant abouti à l'élection de Donald Trump.

Brexit et campagne américaine à l'appui, l'Europe est confrontée à un enjeu démocratique immense. Malade, l'Union européenne est déjà fragilisée politiquement. Le scrutin à venir opposera europhiles et europhobes dans un environnement favorable aux nationalistes. C'est l'avenir de l'Europe qui se joue au printemps. Espérons que le débat sera loyal. Rien ne serait pire que les tenants de la dislocation de l'Europe l'emportent par des moyens illicites, à savoir la désinformation. Imprescriptible, la liberté des peuples de chaque nation ne saurait s'effacer sous quelque manipulation que ce soit, pas plus celles de groupes anonymes mandatés par la Russie que de gouvernements en place. Derrière ces « infox » qui déferlent dans le débat démocratique, c'est le chaos qui menace l'Europe comme l'ensemble des nations occidentales. Les démocraties paient un lourd tribut à une liberté d'expression qui se retourne contre elle. Ce n'est pas une raison pour la restreindre. Peut-être faut-il tout de même veiller à son application.

 

 
 

Cybermenaces sur les européennes

Publié dans le panorama le Lundi 18 février 2019 à 06:26:29

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Cybermenaces sur les européennes
 

 
Le Parlement européen de Strasbourg a planché mi-février sur la « cyber-résistance des élections ». Photo Frédérick FLORIN/AFP
Session de travail plutôt inédite, ce mardi au Parlement européen : « Renforcer la cyber-résistance des élections ». Menée par les commissaires européens Julian King (Sécurité) et Maiya Gabriel (Numérique), la session doit sensibiliser les eurodéputés et leurs partis aux risques d'un truquage numérique des élections des 23-26 mai.
Le souvenir du Brexit

Car le risque existe. Plus élevé que jamais, avec un scrutin se déroulant sur plusieurs jours et dans 27 États. Une cyberattaque « contre un État pourrait remettre en cause l'attribution des sièges et compromettre tout le processus électoral », souligne un récent rapport de l'Autorité des systèmes d'information de l'Estonie - en pointe sur le sujet depuis que le pays a été victime, en 2007, de cyberattaques massives pilotées par la Russie.

La crainte est générale. En France, Emmanuel Macron s'en est fait l'écho lors d'un grand débat dans l'Eure, pointant à l'assistance le souvenir du Brexit : « C'est un référendum qui a été manipulé, manipulé de l'extérieur par beaucoup de ce qu'on appelle les infox (*), où on a dit tout et n'importe quoi ». Il aurait également pu rappeler les cyberattaques dont avait été victime son siège de campagne présidentielle, au printemps 2017 (voir ci-contre).
Tension propice aux infox

La crainte d'une manipulation sur Internet est d'autant plus fondée que c'est devenu la source privilégiée d'information des Français (68 %), juste derrière la télévision (71 %), selon une étude de l'agence Reuters. Celle-ci note que la part des réseaux sociaux a doublé à 36 % en cinq ans, ce dont peuvent témoigner les gilets jaunes.

La tonalité de la campagne est également propice : jamais l'enjeu des européennes n'a été autant dramatisé, par les « progressistes » d'Emmanuel Macron comme par les « populistes » de Matteo Salvini et Viktor Orban. Cette tension ne peut que favoriser infox et intox, avec en arrière-plan le voisin russe qui ne cache plus sa volonté d'affaiblir l'Union européenne.

N'oublions pas, dans ce paysage, des électeurs toujours plus indécis, prêts à modifier leurs votes jusqu'à la dernière minute. Et donc davantage manipulables, tout éduqués et informés qu'ils soient. La Commission européenne ne reste pas l'arme au pied. Preuve en est de la session de travail de ce mardi, et du plan de bataille que nous expose le commissaire Julian King.

Une cyberattaque coordonnée, avertit cependant Liisa Past, qui a mené l'étude de l'Autorité estonienne, « peut empêcher le Parlement européen de se former après le scrutin ». Julian King balaie cette citation de la main : « Je ne travaille pas sur ce scénario ! » Vraiment ?
Francis BROCHET (*) Fausse information conçue pour induire en erreur

 

 
 

Colmar GJ Trois mois et toujours en mouvement

Publié dans le panorama le Lundi 18 février 2019 à 06:05:10

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Colmar GJ Trois mois et toujours en mouvement

Une bonne trentaine de participants au mouvement des gilets jaunes se sont rassemblés hier après-midi au rond-point de la Statue de la Liberté à Colmar, là où tout a commencé localement voilà trois mois jour pour jour.

Sous l'oeil vigilant de la police, de 14 h à 17 h environ, les manifestants sont restés postés sur la butte, se contentant d'échanger entre eux, d'allumer un unique fumigène jaune, et de distribuer quelques tracts invitant les automobilistes à signer une pétition en faveur du RIC (référendum d'initiative citoyenne). « Je ne suis pas là pour insulter le gouvernement, mais on se bat pour que le peuple soit beaucoup plus souvent consulté, comme en Suisse. On veut juste améliorer la vie en France », indique Élodie, âgée d'une trentaine d'années. Délogés le 18 décembre de ce rond-point devenu dès le départ leur QG, plusieurs gilets jaunes, comme les sexagénaires Patrick, Michel et Marie-France, souhaiteraient « y revenir plus souvent pour certaines actions, comme aujourd'hui même si on n'est pas très nombreux parce qu'on a lancé l'appel assez tard. C'est un endroit tellement symbolique ».
J-F.S

 

 
 

MDPH Colmar La société reste sourde au problème du handicap

Publié dans le panorama le Lundi 18 février 2019 à 06:35:59

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MDPH Colmar  La société reste sourde au problème du handicap
 

 
Photo L'Alsace/Véronique Berkani
Maman de deux enfants handicapés de 6 et 12 ans, Stéphanie Bohrer, 44 ans, habitante de Weckolsheim, avait fait parler d'elle en avril 2017 en s'enchaînant aux grilles de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de Colmar. Déjà, elle entendait alerter sur les difficultés rencontrées par les parents d'enfants handicapés pour qui chaque jour est un « parcours du combattant ». Engagée avec les gilets jaunes sur les ronds-points de Horbourg-Wihr et de Vogelgrun, elle a vu dans ce mouvement une opportunité pour porter la voix des « enfants différents » ; elle a créé une page Facebook intitulée « Enfants différents, État malvoyant » et lancé une pétition sur Change. org : « Enfants et handicaps, stop aux parcours du combattant ! »
Quels objectifs visez-vous avec votre page Facebook « Enfants différents, État malvoyant » et votre pétition en ligne « Enfants et handicaps, stop aux parcours du combattant » ?

Stéphanie Bohrer : Mon premier objectif est que les choses changent, que l'inclusion des enfants handicapés dans l'école, dans les centres aérés, dans les espaces publics, devienne une réalité. Le centre de loisirs « Les enfants d'Hélène » à Montpellier est l'un des rares centres de loisirs en France accessibles aux enfants handicapés mentaux et autistes. Mais il faudrait que ce soit la norme ! Je souhaiterais également que le regard de la société change sur eux, qu'un droit « au répit » soit reconnu aux parents, qui sont souvent épuisés. Nous avons un sonomètre à la maison qui nous a permis d'évaluer que, quand les enfants sont là, nous baignions en permanence dans un volume sonore équivalent au bruit d'un marteau-piqueur ! La seule fois que j'ai parlé de ce droit au répit à l'assistante sociale d'un hôpital de jour, elle m'a répondu que la seule solution consistait en un placement judiciaire provisoire ! J'ai trouvé ça honteux ! Je vous assure qu'il faut se blinder quand on est dans cette situation car il faut faire face à toutes sortes de violences, qui viennent autant de certains soignants que de gens croisés dans la rue. Notre parole est souvent mise en doute par les institutions, il faut sans cesse se justifier.Mon fils de 12 ans, reconnu en ALD (affection longue durée) à 80 %, est hyperactif et présente des troubles du spectre autistique (TSA). Il y a quelques jours, il avait un gros rhume. Or, parmi les nombreux symptômes qu'il présente, il refuse qu'on lui touche le nez (il a en général une résistance aux contacts physiques, N.D.L.R.). Il avait donc de grosses croûtes de sang séché avec de la morve sur le nez. Au supermarché, les gens l'ont regardé comme un « gros dégueulasse ». C'est la même chose pour ses comportements « bizarres », ses mouvements inhabituels, répétitifs, sa violence à la moindre contrariété... Les gens pensent qu'il s'agit d'un enfant mal élevé. Le regard d'autrui est vraiment très lourd, il nous fait l'effet d'une double peine.
Avez-vous été entendu au sein du mouvement des gilets jaunes ?

Non, pas vraiment. J'ai le sentiment que tout le monde reste sourd au problème du handicap, il n'y a pas de répondant sur le sujet qui reste noyé dans la masse des soucis divers et variés. Pourquoi ? Nos enfants seraient-ils des sous-citoyens, des sous-enfants, destinés à finir dans un Ésat (Établissements et services d'aide par le travail) à coller des pompons sur des chapeaux de carnaval pour un salaire de misère ?
Qu'est ce qui pourrait faire évoluer cette situation ?

Il faudrait une meilleure prise en charge des enfants dans les hôpitaux de jour, dans les IME (Instituts médico-éducatifs) par les professions paramédicales - kinésithérapeute, orthophoniste, ergothérapeute, psychologue, psychomotricien... - car cette prise en charge permet une évolution la plus harmonieuse possible de l'enfant. Cela nécessite que ces professionnels qualifiés soient reconnus à leur juste compétence, notamment les orthophonistes, qui ont un diplôme Bac + 5 mais sont reconnus Bac + 3. L'inclusion scolaire suppose un accompagnement adapté, davantage d'AVS (auxiliaire de vie scolaire) et d'AESH (accompagnant des élèves en situation de handicap). Il faut rendre ces métiers attractifs, avec des perspectives d'avenir. Il apparaît également nécessaire de former les professionnels de santé au handicap, de créer et de diffuser des outils adaptés, notamment dans la gestion de la douleur, dans l'appréhension des crises. Il y a quelques jours, l'un de mes enfants devait se soumettre à une prise de sang. À l'hôpital, nous étions quatre autour de lui, mais nous n'avons pas réussi à lui prélever de sang...
Propos recueillis par Véronique BERKANI

 

 
 

Colmar Rubrique Au fait ...La mode est au vert

Publié dans le panorama le Lundi 18 février 2019 à 06:08:02

© L'alsace, Lundi le 18 Février 2019
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Colmar Rubrique Au fait ...La mode est au vert
 

 
Pierrick Lintz

Aujourd'hui l'aspect écologique est devenu un argument de vente pour de nombreux produits. Les entreprises rivalisent alors d'imagination pour se racheter une conduite auprès des consommateurs, de plus en plus regardants sur l'empreinte carbone de leurs achats. Et si cette évolution a permis de réelles remises en question dans les processus de production, il ne faut pas être dupe, l'essentiel des changements peut être qualifié de greenwashing. Qu'est-ce que cet anglicisme ? Un nouveau terme à la mode ? Pas vraiment, s'il apparaît au début des années 1990, il est surtout repris à partir de 2007 pour qualifier la « mascarade écologique » de certaines entreprises, institutions ou organisations.

Comme des exemples valent mieux que de longs discours, le plus fameux vise sans doute McDonald's qui en 2007 a changé son logo sur fond rouge pour un logo quasi identique... Sur fond vert, prétextant au passage d'importants changements au sein de l'entreprise au bénéfice de l'environnement.

Pour le consommateur, reste alors à être vigilant et exiger des marques qu'elles inscrivent l'écologie dans leur ADN et non plus uniquement dans leur budget communication.

 

 
 

Les secours alertés.... cinq heures plus tard

Publié dans le panorama le Lundi 18 février 2019 à 06:12:03

© L'alsace, Lundi le 18 Février 2019
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Les secours alertés.... cinq heures plus tard
 

 
Le véhicule a fini sur le toit  PHOTO DNA/Maxime SPANNAGEL

Un accident est survenu dimanche matin vers 5 h sur la RD108 entre Ottmarsheim et Rixheim. Une voiture a fait une sortie de route en voulait éviter un animal.

 

Légèrement blessée, sa conductrice est rentrée chez elle pour terminer sa nuit. Mais aux alentours de 10 h 40, la dame est revenue sur place pour récupérer ses affaires dans la voiture.

 

Une personne qui passait par là a alors contacté les secours pour signaler l'accident, en pensant qu'il venait de se produire. Une fois sur place, les pompiers ont ausculté l'automobiliste par mesure de précaution. Une circulation alternée a été mise en place par la gendarmerie.