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Stosswihr L’Altenberg est vendu

Publié dans le panorama le Dimanche 17 février 2019 à 06:54:58

Stosswihr L’Altenberg est vendu

Sept ans après sa fermeture, l’ancien centre de cure de l’Altenberg, dans les derniers lacets du col de la Schlucht à Stosswihr, a été vendu à un investisseur mystère.

 
L’Altenberg a été minutieusement saccagé depuis sa fermeture. À l’époque le site était évalué à 3 millions d’euros. Archives DNA/Julien Kauffmann

L’Altenberg a été minutieusement saccagé depuis sa fermeture. À l’époque le site était évalué à 3 millions d’euros. Archives DNA/Julien Kauffmann

 

Dans un communiqué laconique, l’Ugecam (Union pour la gestion des établissements des caisses d’assurance maladie) a annoncé il y a quelques jours la vente de l’ancien centre médico-diététique de l’Altenberg sans préciser ni l’identité de l’acquéreur, ni la nature de son projet, ni même le montant de la transaction. Le premier opérateur privé de santé non lucratif « laisse le choix au propriétaire de communiquer » ou non.

Ce repreneur s’était déclaré en début d’année auprès du siège régional de l’Ugecam à Illkirch, juste après l’incendie qui avait frappé les combles et la toiture d’un ancien immeuble d’habitation sur le site ( L’Alsace du 6 janvier ). Il n’a pas eu besoin de chercher longtemps l’adresse. Et pour cause : le nouveau propriétaire de l’Altenberg et ses 7,6 ha de terrain (dont 6 ha de forêts) la connaît parfaitement, selon des sources bien informées dans la vallée de Munster.

 

Sept ans d’incurie

Cet investisseur nordiste, originaire de Denain, dans la banlieue de Valenciennes, aurait déjà signé un compromis de vente courant 2017, pour un montant estimé à 150 000 €, selon des indiscrétions, avant de se retirer. À l’époque, il prévoyait la création de logements d’habitation avec encore une offre hôtelière. Il poursuit un projet plus ou moins similaire en ce moment à Foussemagne dans le Territoire de Belfort, où il a signé un compro-mis pour réhabiliter une ancienne ferme avec des logements et des locaux commerciaux.

Cette conclusion met un terme à sept ans d’incurie, pendant lesquels le site ouvert aux quatre vents a été abandonné aux pilleurs et aux vandales. Les six derniers patients avaient quitté en septembre 2011 cet établissement en pointe contre l’obésité, à 1 100 m d’altitude en contrebas de la Schlucht, avec une vue à couper le souffle sur la vallée de Munster derrière l’enfilade de sapins… Sacrifié pour des raisons budgétaires et pour son éloignement des plateaux médicaux, l’Altenberg avait plié comme d’autres centres au vert à l’instar du Salem, à Fréland, ou du Hantz, à Saulxures.

Aujourd’hui, l’ancien hôtel de standing qui avait accueilli à partir de 1896 d’illustres clients, du marquis de Salisbury au prince héritier Friedrich Wilhelm, va devoir se trouver une nouvelle vocation. Sur un champ de ruines

EMPLOI Emplois non pourvus : Edouard Philippe a-t-il raison de dénoncer un "scandale" ?

Publié dans le panorama le Dimanche 17 février 2019 à 06:55:27

EMPLOI Emplois non pourvus : Edouard Philippe a-t-il raison de dénoncer un "scandale" ?

Le Premier ministre Édouard Philippe a qualifié de scandale le fait que des emplois ne soient pas pourvus dans un pays qui compte 3,3 millions de chômeurs. Nous avons fait le point sur cette situation.

Aujourd'hui 06:02 , actualisé Hier à 23:38 Vu 77 fois
Edouard Philippe a dénoncé le "scandale français" des emplois non pourvus. Photo AFP/Loïc Venance

Edouard Philippe a dénoncé le "scandale français" des emplois non pourvus. Photo AFP/Loïc Venance

 

Trois millions de chômeurs et des recruteurs qui n’arrivent pas à pourvoir des emplois. "C’est un vrai scandale français, une spécificité dont on se passerait bien et il faut qu’on la règle", a déclaré vendredi le Premier ministre Édouard Philippe, alors que syndicats et patronat ont jusqu’à la fin février pour parvenir à un accord sur une réforme de l’assurance-chômage.

Des postes non pourvus ?

VRAI. Pôle emploi estime dans son bilan annuel (2017) que sur 3,3 millions d’offres sur le marché, 245 000 n’ont pas été pourvues. Mais 105 000 ne sont en réalité pas des vraies offres puisque l’employeur potentiel les a refermées pour diverses raisons (marché perdu, baisse de commandes). Sur les 140 000 restantes, 16 %, soit 22 000 n’ont jamais vu arriver de candidats.

 

En cause : la faiblesse du salaire cumulée aux conditions de travail souvent pénibles. C’est moins de 1 % du volume global des offres. Quelque 7000 ont été pourvues in fine par un mouvement interne (retour de maladie, étudiant-stagiaire titularisé…).

Restent 111 000 postes non pourvus malgré des candidats.

Des métiers qu’on ne veut pas ?

VRAI ET FAUX

L‘explication avancée par Pôle emploi et l’Association nationale des directeurs de ressources humaines (ANDRH) se résume ainsi : formation et/ou profil des candidats non adaptés. Trois exemples.

- Dans le bassin de Belfort-Montbéliard, on cherche des techniciens qualifiés sur certaines soudures. Ces formations demandent 17 mois. Or le système scolaire et d’apprentissage ne les a jamais créées.

- Le groupe Sodexho (restauration) a mis cinq ans pour parvenir à trouver des techniciens spécialisés : "On pourvoit facilement les postes très qualifiés, ou au contraire ceux qui ne nécessitant aucune qualification. Pour ceux qui se situent entre les deux et demandent de la polyvalence, on n’a pas les profils et nos salariés sans qualification malgré la formation interne ne parviennent pas à y prétendre".

- Un gestionnaire de nombreux Ehpad dans le Sud-Ouest n’a pu recruter que 56 aides-soignants sur 122 postes pour assurer les horaires décalés et les week-ends, pourtant mieux payés que les postes à horaires classiques attribués par accord d’entreprise à l’ancienneté. Le DRH conclut : "Les candidats n’acceptent plus ces conditions de travail parce qu’ils n’y sont pas préparés psychologiquement et qu’ils savent qu’ils vont y passer beaucoup d’années au vu de l’allongement des carrières."

Une situation française ?

FAUX. L’Allemagne aussi a échoué à faire correspondre besoin du marché et main-d’œuvre qualifiée. Elle assume la solution : recruter à l’étranger. Plus facile avec un taux de chômage à 3,4 %. L’Andalousie (Espagne), avec un taux de chômage à 19 %, recrute en Afrique les salariés agricoles : les travaux sont trop mal payés et trop pénibles vu la guerre des prix et les conditions de production.

Politique Grand débat : déjà plus de 150 réunions en Alsace

Publié dans le panorama le Dimanche 17 février 2019 à 06:57:45

Politique Grand débat : déjà plus de 150 réunions en Alsace

L’Alsace citoyenne se mobilise pour le grand débat. À moins d’un mois de la clôture, plus de 150 réunions d’initiative locale ont déjà été enregistrées, selon les chiffres collectés par les deux sous-préfètes référentes. Leur nombre évolue tous les jours.

Hier 18:42 par I.N. , actualisé Aujourd'hui à 06:49 Vu 138 fois
Le grand débat national s’arrête le 15 mars.  PHOTO DNA - Franck DELHOMME

Le grand débat national s’arrête le 15 mars. PHOTO DNA - Franck DELHOMME

 

À la date du 13 février, 63 réunions d’initiative locales (RIL) avaient été répertoriées dans le Haut-Rhin : 48 dites « labellisées » ont été déclarées sur le site du grand débat national, et 15 ne le sont pas.

Moins de la moitié des débats ont déjà eu lieu. « La majorité de ces rencontres sont organisées par des mairies, des associations ou des groupes de citoyens. Un événement non labellisé a été monté par les gilets jaunes le 9 février à Mulhouse », indique Emmanuelle Guénot, sous-préfète d’Altkirch, référente pour le Haut-Rhin. Dans son rôle de facilitateur elle aide à résoudre les problèmes qui viendraient entraver le déroulement de la concertation, comme le manque de salle. « Mais je n’assiste pas aux débats, une garantie de neutralité de l’État », précise-t-elle.

 
Entre 50 et 100 participants par rencontre

Après chaque séance, la sous-préfète essaye d’avoir un contact avec les maires, pour avoir des remontées sur le déroulement du débat. « Dans le Haut-Rhin, dit-elle, tout se passe bien, de manière respectueuse entre les participants ».

Les réunions attirent en moyenne entre 50 et 100 personnes. Dans les territoires ruraux, elles drainent un public plus âgé (35 ans et plus, des seniors) En zone urbaine, comme l’agglomération de Mulhouse, les jeunes sont plus présents.

On y parle de quoi dans ces assemblées citoyennes ? Certaines se concentrent sur un sujet unique. D’autres embrassent les quatre thèmes arrêtés par le gouvernement : fiscalité, démocratie et citoyenneté, transition écologique, et organisation de l’État et des services publics. Mais pour l’instant, rien n’a filtré sur le contenu des propositions et revendications exprimées. C’est prématuré, alors que la dernière réunion déclarée dans le Haut-Rhin est prévue à Altkirch le 13 mars, à deux jours de la fin du grand débat.

Parallèlement, sur les 366 communes haut-rhinoises, 192 cahiers de propositions (les anciens cahiers de doléances, NDLR) ont été ouverts dans les mairies, et ça augmente tous les jours. Emmanuelle Guénot estime que « l’opération grand débat a plutôt pas mal pris dans le département ».

Dans le Bas-Rhin, on dispose à ce jour de moins d’informations.

La sous-préfète de Molsheim Clara Thomas, référente du grand débat, publie chaque semaine un tableau actualisé qui recense les initiatives locales. À la mi-février, 96 réunions avaient été signalées dont une vingtaine pour Strasbourg, avec un tir groupé dans la 2e  partie du mois de février.

Le dernier rendez-vous programmé à ce jour est fixé au 9 mars à Bischwiller. Outre les maires, les associations et les groupements de citoyens, les élus de LREM – ça n’étonnera pas – sont très présents parmi les organisateurs. Le député Sylvain Waserman anime ainsi six rencontres.