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Transport Raccordement ferroviaire de l’EuroAirport : le bruit fait obstacle 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:14:36

Transport Raccordement ferroviaire de l’EuroAirport : le bruit fait obstacle 

Lancée en septembre dernier, la concertation publique sur l’avant-projet de raccordement ferroviaire de l’EuroAirport en 2028 se heurte à l’opposition de riverains voire d’élus soucieux de limiter pollution et nuisances sonores.
 
Ce projet ambitieux à 250 millions d’euros vise à assurer à l’EuroAirport, d’ici 2028, la desserte ferroviaire qui lui fait défaut depuis toujours. Mais ce raccordement long de 6 km qui doperait la fréquentation de l’aéroport de 4 % (460 000 voyageurs supplémentaires attendus grâce à ce mode de transport), ne fait pas l’unanimité. S’il est certain qu’il facilitera l’accès à l’aéroport pour les voyageurs régionaux, ce projet s’insère aussi dans un territoire exsangue… et dont les habitants sont de plus en plus réfractaires aux nuisances sonores.
Nuisances sonores et développement de l’aéroport, même combat ?
Les quatre réunions de concertation animées devant un total de 220 personnes à Saint-Louis, Mulhouse, Bâle et Lörrach cet automne se sont heurtées (principalement à Saint-Louis) à la méfiance des riverains de l’aéroport (y compris suisses), peu convaincus par les assurances données par SNCF Réseau sur la limitation du bruit. Et de toute façon opposés au développement d’un aéroport qui table sur 11 millions de passagers en 2028 et 147 000 mouvements d’avions en 2030. Sans parler de l’impact sur la qualité de l’air.
En même temps, plusieurs instances se sont prononcées contre l’avant-projet (mais non contre le principe) : la ville de Saint-Louis, ainsi que Saint-Louis Agglomération ont insisté pour que soit levé tout doute sur les nuisances sonores liées au raccordement. Se pose également pour elles la question de l’impact de son tracé sur le très important projet de quartier d’affaires et commercial en vue en face de l’EuroAirport, la mouture actuelle limitant significativement leurs possibilités de développement.
Le remplacement du matériel roulant exigé
Même les Suisses, d’habitude enclins à soutenir l’aéroport, sont divisés sur la question. Ainsi Allschwil, voisine de Bâle et de Saint-Louis, commune suisse la plus exposée aux nuisances aéroportuaires, a dit non au raccordement, au motif qu’il allait avoir pour conséquences l’accroissement du nombre de vols. Pour le VCS (association des cyclistes suisses), le raccordement ferait même « exploser le trafic aérien ». Ce que réfute la direction de l’aéroport.
Pour relancer le dialogue, SNCF Réseau a relancé deux réunions supplémentaires, dont une publique mercredi soir, en incluant des précisions sur la localisation de ces nuisances. Selon le cabinet indépendant Acouphen, chargé de cette étude, le report du trafic TER sur le tracé du futur raccordement signifiera une baisse de plusieurs décibels du bruit au profit des habitants du quartier Neuweg à Saint-Louis, tandis que l’augmentation du trafic ferroviaire à six trains par heure et par sens entre l’aéroport et la Suisse n’aura pas d’impact, assurent-ils.
Mais cette évolution dépendra notamment du remplacement des rames en circulation actuellement par du matériel plus moderne et dix fois moins bruyant, qui est garanti dans les dix ans selon l’élu régional Christian Debève.
Présents à cette réunion, le maire de Saint-Louis et le président de Saint-Louis Agglomération se sont dits satisfaits des précisions apportées, et s’apprêtent à revoir leur avis, à condition de veiller au remplacement du matériel roulant et de régler la problématique des ouvrages d’art sur leur territoire.
De leur côté, les associations de défense des riverains rejettent ces nouveaux arguments et prônent une évaluation globale du bruit en même temps que la prise en compte sérieuse de l’organisation des transports en commun pour assurer une vraie alternative à l’automobile, notamment pour les dizaines de milliers de frontaliers. Plutôt que de plébisciter le « tout avion » et le développement de l’EuroAirport tous azimuts

Transport ferroviaire EuroAirport : le bruit fait obstacle

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:23:39

Transport ferroviaire EuroAirport : le bruit fait obstacle

Journal l'Alsace

Ce projet ambitieux à 250 millions d’euros vise à assurer à l’EuroAirport, d’ici 2028, la desserte ferroviaire qui lui fait défaut depuis toujours. Mais ce raccordement long de 6 km qui doperait la fréquentation de l’aéroport de 4 % – 460 000 voyageurs supplémentaires sont attendus grâce à ce mode de transport –, ne fait pas l’unanimité. S’il est certain qu’il facilitera l’accès à l’aéroport pour les voyageurs régionaux, le projet s’insère aussi dans un territoire exsangue… et dont les habitants sont de plus en plus réfractaires aux nuisances sonores.

Riverains très méfiants

Les quatre réunions de concertation animées devant un total de 220 personnes à Saint-Louis, Mulhouse, Bâle et Lörrach, cet automne, se sont heurtées – principalement à Saint-Louis – à la méfiance des riverains de l’aéroport, y compris suisses, peu convaincus par les assurances données par SNCF Réseau sur la limitation du bruit. Et de toute façon opposés au développement d’un aéroport qui table sur 11 millions de passagers en 2028 et 147 000 mouvements d’avions en 2030. Sans parler de l’impact sur la qualité de l’air.

En même temps, plusieurs instances se sont prononcées contre l’avant-projet – mais non contre le principe : la ville de Saint-Louis, ainsi que Saint-Louis agglomération ont insisté pour que soit levé tout doute sur les nuisances sonores liées au raccordement. Se pose aussi la question de l’impact de son tracé sur le très important projet de quartier d’affaires et commercial en vue en face de l’EuroAirport, la mouture actuelle limitant significativement les possibilités de développement.

Même les Suisses, d’habitude enclins à soutenir l’aéroport, sont divisés sur la question. Ainsi Allschwil, voisine de Bâle et de Saint-Louis, commune suisse la plus exposée aux nuisances aéroportuaires, a dit non au raccordement, au motif qu’il allait avoir pour conséquences l’accroissement du nombre de vols. Pour le VCS (association des cyclistes suisses), le raccordement ferait même « exploser le trafic aérien ». Ce que réfute la direction de l’aéroport.

Matériel plus moderne

Pour relancer le dialogue, SNCF Réseau a relancé deux réunions supplémentaires, dont une publique mercredi soir, en incluant des précisions sur la localisation de ces nuisances. Selon le cabinet indépendant Acouphen, chargé de cette étude, le report du trafic TER sur le tracé du futur raccordement signifiera une baisse de plusieurs décibels du bruit au profit des habitants du quartier Neuweg à Saint-Louis, tandis que l’augmentation du trafic ferroviaire à six trains par heure dans chaque sens entre l’aéroport et la Suisse n’aura pas d’impact, assure-t-il.

Mais cette évolution dépendra notamment du remplacement des rames en circulation actuellement pour du matériel plus moderne et dix fois moins bruyant, qui est garanti dans les dix ans selon l’élu régional Christian Debève.

Présents à cette réunion, le maire de Saint-Louis et le président de Saint-Louis agglomération se sont dits satisfaits des précisions apportées et s’apprêtent à revoir leur avis, à condition de veiller au remplacement du matériel roulant et de régler la problématique des ouvrages d’art sur leur territoire. De leur côté, les associations de défense des riverains rejettent ces nouveaux arguments et prônent une évaluation globale du bruit en même temps que la prise en compte sérieuse de l’organisation des transports en commun pour assurer une vraie alternative à l’automobile, notamment pour les dizaines de milliers de frontaliers. Plutôt que de plébisciter le « tout avion » et le développement de l’EuroAirport tous azimuts. Jean-François OTT

Saint-Louis Vingt points de mesure

SNCF Réseau a fait appel à un cabinet d’études indépendant, Acouphen, pour mesurer l’impact du raccordement sur le bruit, à Saint-Louis. D’après l’exposé de son directeur, Denis Bozzetto, Acouphen réalise un modèle acoustique 3D et effectue une cartographie des bruits, en enregistrant tous les bruits pendant 20 heures dans une vingtaine de points situés à Saint-Louis. Les enregistrements sont ensuite filtrés pour en déduire l’impact des bruits liés à l’activité ferroviaire et les résultats sont ensuite recalés pour obtenir, au final, une carte des nuisances actuelles, à confronter aux impacts estimés liés au raccordement.

À noter que les intérieurs domestiques sont généralement soumis à une exposition d’une vingtaine de décibels. Au plus fort, on parvient à 130 sur un circuit de Formule 1. Une route génère 60 à 70 décibels en moyenne. Autre paramètre, le plus important : une augmentation du niveau sonore de 1 décibel ne sera pas perceptible. À 5 décibels, elle le sera notablement. À 10 décibels, on aura l’impression que le bruit sera deux fois plus fort, et à 20 décibels, qu’il sera quatre fois plus fort.

Le bruit mesuré à Saint-Louis et Saint-Louis Neuweg par Acouphen se situe actuellement entre 55 et 73 décibels, le long de la voie ferrée. Avec le raccordement ferroviaire, une amélioration allant jusqu’à une dizaine de décibels serait attendue au niveau des quartiers d’habitation de Neuweg en particulier, tandis que l’emprise du raccordement concentrera les augmentations. À partir de la gare jusqu’à Bâle, les nuisances sonores resteront stables malgré l’augmentation du trafic ferroviaire (vitesse limitée et nouveau matériel ferroviaire).

Transport - Raccordement ferroviaire de l’EuroAiport : la concertation se poursuit

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:23:37

Transport - Raccordement ferroviaire de l’EuroAiport : la concertation se poursuit

Rail et nuisances sonores : un écho plus favorable ? 

La concertation publique lancée en septembre dans le cadre de la réalisation du raccordement ferroviaire de l’EuroAirport à l’horizon 2028, s’est prolongée jeudi soir par un certain nombre de précisions apportées sur l’évolution des nuisances sonores sur son tracé. Il s’agissait de réagir face à certains blocages locaux, avec plus ou moins de fortune (lire aussi en pages région).

  

Les quatre réunions publiques organisées par SNCF Réseau (dont une à Saint-Louis) dans le cadre de la concertation publique pour l’avant-projet de raccordement ferroviaire de l’EuroAirport n’avaient visiblement pas suffi à faire toute la lumière sur le projet et ses retombées en matière de bruit, ni à rassurer les riverains ou les élus. Ainsi, à Saint-Louis, le public présent a redit son hostilité au développement de l’aéroport qui était forcément gage de nuisances supplémentaires, à Bâle et à Lörrach, c’est la connexion de l’aéroport aux réseaux nationaux suisses et allemands qui a interpellé, tandis qu’à Mulhouse, on s’inquiétait de la pertinence du projet au regard de son coût.
Cette suspicion s’est également vérifiée au niveau des instances politiques, le conseil municipal de Saint-Louis et le comité directeur de Saint-Louis Agglomération ayant tous deux rendu un avis défavorable (mais restant favorables sur le principe). Outre le bruit contre lequel les élus affichent leur solidarité avec les riverains, le tracé du raccordement pourrait pénaliser le développement du quartier en devenir Euro3lys, le projet actuel prévoyant la construction d’une large levée de terre au milieu d’Euro3lys plutôt qu’un viaduc moins contraignant.

Enfin plusieurs associations, dont l’Adra (Association de défense des riverains de l’aéroport) sont opposées au projet, non pas tant pour les nuisances sonores, mais parce qu’il va dans le sens d’un développement de l’EuroAirport de toute façon prédateur pour un voisinage sensible à sa qualité de vie. Localement, l’Adra pointe également du doigt la fermeture de la gare de Saint-Louis-Neuweg, corollaire du transfert du trafic TER sur la boucle du raccordement.
Baisse des décibels mais augmentation de l’activité
Invitée par la SNCF réseau, le cabinet d’ingénieurs indépendants Acouphen a présenté son dispositif de mesure du bruit (lire ci-contre) ainsi que ses conclusions : baisse des décibels à Neuweg, augmentation (logique) en revanche sur le tracé du raccordement, mais plus loin des habitations, enfin stagnation du bruit entre la gare et Bâle, malgré l’augmentation du trafic. Parce que les trains rouleront moins vite, et que le matériel roulant devrait (sera, promettent les élus du Grand Est) remplacé par du neuf, dix fois moins bruyant. L’Europe envisage de toute façon d’imposer la diminution du bruit sur le trafic fret.
De même, le cabinet table sur une stabilisation du bruit malgré l’augmentation de l’activité, grâce en particulier à l’utilisation de trains ou d’avions moins bruyants. A l’image de ces fameux pneus automobiles qui réduisent significativement le bruit.
Deux points noirs ont été identifiés, deux maisons situées rue du Ballon et rue de la Chapelle à Saint-Louis. Mais cela ne suffira probablement pas à justifier l’érection de murs antibruit, valable d’après les standards nationaux à partir du moment où cela concerne un ensemble de maisons.
L’exposé, ainsi que le débat qui suivi, a visiblement rassuré Alain Girny, le président de Saint-Louis Agglomération et Jean-Marie Zoellé, le maire de Saint-Louis, qui se disaient prêts à lever les blocages et se félicitaient d’un dialogue retrouvé, sous réserve de trouver une solution pour les ouvrages d’art du raccordement.
La genèse du projet de raccordement implique de nombreux si : si le matériel roulant est modernisé, si on remplace la levée de terre prévue sur une largeur de 170 m en plein Euro3lys, « mais sur ce point, ce sont les finances qui seront juges », ponctuait Christian Debève, le vice-président de la région. Et bien sûr, si le financement du raccordement, soit 250 millions d’euros, pourra être réuni, en sollicitant notamment nos voisins suisses, certainement les mieux desservis par ce projet.
Reste la question de fond : les possibilités de développement de l’EuroAirport dans un cadre contraint et dont les perspectives de croissance suscitent la fronde des riverains, y compris outre-frontière, où une association suisse comme le VCS suisse (club cycliste), ou encore le conseil municipal d’Allschwil rejettent tout raccordement car celui-ci servirait à délester d’autres aéroports suisses au profit de l’EuroAirport et aux dépens de ses riverains… Bien que la direction de l’aéroport argue du fait que les passagers venant en train seront autant d’automobilistes en moins sur les routes. Cela ne doit pas faire oublier la prise en compte des autres nuisances, y compris liées au flux de voitures de frontaliers, qui échappent à l’organisation actuelle de transports en commun déjà en voie de saturation.
SNCF Réseau a fait appel à un cabinet d’études indépendant, Acouphen, pour mesurer l’impact du raccordement sur le bruit, à Saint-Louis. D’après l’exposé de son directeur, Denis Bozzetto, Acouphen réalise un modèle acoustique 3D, et effectue une cartographie des bruits en enregistrant tous les bruits pendant 20 heures sur une vingtaine de points, à Saint-Louis. Les enregistrements sont ensuite filtrés pour en déduire l’impact des bruits liés à l’activité ferroviaire et les résultats sont ensuite recalés pour obtenir, au final, une carte des nuisances actuelles, à confronter aux impacts estimés liés au raccordement.
A noter que les intérieurs domestiques sont généralement soumis à une exposition d’une vingtaine de décibels. Au plus fort, on parvient à 130 sur un circuit de Formule 1. Une route génère 60 à 70 décibels en moyenne.
Autre paramètre, le plus important : une augmentation du niveau sonore de 1 décibel ne sera pas perceptible. A 5 décibels, elle le sera notablement. A 10 décibels, on aura l’impression que le bruit sera deux fois plus fort, et à 20 décibels, qu’il sera quatre fois plus fort.
Le bruit mesuré à Saint-Louis et Saint-Louis Neuweg par Acouphen se situe actuellement entre 55 et 73 décibels, le long de la voie ferrée. Avec le raccordement ferroviaire, une amélioration allant jusqu’à une dizaine de décibels serait attendue au niveau des quartiers d’habitation de Neuweg en particulier, tandis que l’emprise du raccordement concentrera les augmentations. A partir de la gare jusqu’à Bâle, les nuisances sonores resteront stables malgré l’augmentation du trafic ferroviaire (vitesse limitée et nouveau matériel ferroviaire).
Principe  : réaliser un tronçon de 6 km pour raccorder le réseau ferroviaire existant au parvis de l’EuroAirport.
Objectif  : renforcer la desserte multimodale de l’EuroAirport (pour info, 8,6 millions de passagers en 2018, 11 ou 13 attendus dans dix ans…), en renforçant la part de transports en commun dans la desserte, et donc limiter la part de la voiture tout en proposant une connexion plus facile pour les voyageurs venus de plus loin (gain en CO2 estimé à 72000 tonnes sur 50 ans). Principaux concernés : les Suisses, où l’impact sera le plus évident.
Coût  : 250 millions d’euros, financé par : ?? (à suivre, les pouvoirs publics français espèrent bien que les Suisses mettront généreusement la main au portefeuille).
Impact sur le trafic ferroviaire : aucun annoncé entre Mulhouse et l’aéroport (le cadencement ne changerait pas), cadencement plus élevé entre l’EuroAirport et la frontière (pour arriver à 12 trains par heure, six dans chaque sens). L’EuroAirport serait desservi par un train toutes les 15 mn au départ de Mulhouse, et un train toutes les 10mn au départ de Bâle.
Impact sur la fréquentation de l’aéroport : près de 500 000 passagers (nouveaux et anciens automobilistes).
Impact sur le territoire : le tracé du raccordement passe par une zone d’activités commerciales et économiques en devenir (Euro3lys).
Trains concernés : les TER y compris ceux du réseau RER trinational suisse, en développement. Le TGV circulera sur la voie historique, le fret aussi.
Réalisation : attendue pour 2028

Transports - Régions TER : moins de guichets, mais plus de voyageurs 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:08:55

Transports - Régions TER : moins de guichets, mais plus de voyageurs 
 
Après cinq années de baisse continue, la fréquentation des TER est repartie à la hausse. Le nombre de voyageurs a augmenté de 4,8 % en 2017. La croissance aurait été similaire en 2018 sans la longue grève des cheminots. « Cette hausse de fréquentation représente 60 millions d’euros de charges en moins pour les Régions », se réjouit Frank Lacroix, directeur général des TER.
Longtemps délaissés au profit du « tout TGV », les trains régionaux ont du retard à rattraper. Une étude de l’Insee montrait mercredi que sept salariés sur dix vont travailler en voiture et seulement 16 % utilisent les transports en commun. Pourtant, trois Français sur quatre habitent à moins de 10 kilomètres d’une des 2 288 communes desservies par un TER.

Réduire les coûts pour sauver les petites lignes
La SNCF et les Régions se fixent un objectif ambitieux : attirer 200 000 voyageurs supplémentaires chaque jour dans les TER d’ici 2025. L’opération reconquête passe d’abord par une amélioration de l’offre. Le nombre de trains régionaux a augmenté de 4 % depuis 2017. Ceux en retard ont diminué de 17 %, tout comme la fraude qui a reculé de 10 % en 2018, rapportant 10 millions d’euros de recettes supplémentaires aux Régions.
À la veille de l’ouverture à la concurrence possible dès 2020, la SNCF a décidé de segmenter son offre TER en créant trois « produits » différents : les CITI pour décongestionner les villes, les KRONO pour rapprocher les grands pôles régionaux et les PROXI qui desservent les autres territoires. Ces derniers représentent plus de la moitié des lignes TER mais seulement 24 % des voyageurs. « Ces lignes sont en danger si on n’arrive pas à les faire vivre avec des coûts adaptés », reconnaît Frank Lacroix.
D’autres modes de vente
La FNAUT (Fédération nationale des associations d’usagers des transports) dénonce au contraire une « offre de transport qui régresse ». De plus en plus de guichets ferment dans les gares. Certains ne voyaient que quatre ou cinq clients par jour en moyenne. La SNCF les remplace par de nouveaux canaux de vente de billets, notamment des commerces « partenaires », comme des supérettes ou des tabacs, sur le modèle des « Points contacts » de la Poste. Il y en a déjà 130 dans toute la France.
La SNCF va aussi ouvrir un service de vente de billets TER par téléphone avec un numéro non surtaxé et déployer des bornes « visio-services » dans certaines gares. À défaut d’un agent derrière un guichet, les clients mal à l’aise avec un robot pourront dialoguer avec un cheminot en chair et en os par écran interposé

Transports Régions TER : moins de guichets, mais plus de voyageurs

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:55:39

Transports Régions TER : moins de guichets, mais plus de voyageurs

Journal L'Alsace  

Après cinq années de baisse continue, la fréquentation des TER est repartie à la hausse. Le nombre de voyageurs a augmenté de 4,8 % en 2017. La croissance aurait été similaire en 2018 sans la longue grève des cheminots. « Cette hausse de fréquentation représente 60 millions d’euros de charges en moins pour les Régions », se réjouit Frank Lacroix, directeur général des TER.

Longtemps délaissés au profit du « tout TGV », les trains régionaux ont du retard à rattraper. Une étude de l’Insee montrait mercredi que sept salariés sur dix vont travailler en voiture et seulement 16 % utilisent les transports en commun. Pourtant, trois Français sur quatre habitent à moins de 10 kilomètres d’une des 2 288 communes desservies par un TER.

Réduire les coûts pour sauver les petites lignes

La SNCF et les Régions se fixent un objectif ambitieux : attirer 200 000 voyageurs supplémentaires chaque jour dans les TER d’ici 2025. L’opération reconquête passe d’abord par une amélioration de l’offre. Le nombre de trains régionaux a augmenté de 4 % depuis 2017. Ceux en retard ont diminué de 17 %, tout comme la fraude qui a reculé de 10 % en 2018, rapportant 10 millions d’euros de recettes supplémentaires aux Régions.

À la veille de l’ouverture à la concurrence possible dès 2020, la SNCF a décidé de segmenter son offre TER en créant trois « produits » différents : les CITI pour décongestionner les villes, les KRONO pour rapprocher les grands pôles régionaux et les PROXI qui desservent les autres territoires. Ces derniers représentent plus de la moitié des lignes TER mais seulement 24 % des voyageurs. « Ces lignes sont en danger si on n’arrive pas à les faire vivre avec des coûts adaptés », reconnaît Frank Lacroix.

D’autres modes de vente

La FNAUT (Fédération nationale des associations d’usagers des transports) dénonce au contraire une « offre de transport qui régresse ». De plus en plus de guichets ferment dans les gares. Certains ne voyaient que quatre ou cinq clients par jour en moyenne. La SNCF les remplace par de nouveaux canaux de vente de billets, notamment des commerces « partenaires », comme des supérettes ou des tabacs, sur le modèle des « Trois Français sur quatre habitent à moins de 10 kilomètres d’une commune desservie par un TER.  Photo Julio PELAEZcontacts » de la Poste. Il y en a déjà 130 dans toute la France.

La SNCF va aussi ouvrir un service de vente de billets TER par téléphone avec un numéro non surtaxé et déployer des bornes « visio-services » dans certaines gares. À défaut d’un agent derrière un guichet, les clients mal à l’aise avec un robot pourront dialoguer avec un cheminot en chair et en os par écran interposé.

 

Hommage à Tomi Ungerer à la cathédrale de Strasbourg ce vendredi matin 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:55:33

Hommage à Tomi Ungerer à la cathédrale de Strasbourg ce vendredi matin 
 
L’Alsace rendra ce vendredi un dernier hommage à Tomi Ungerer en la cathédrale de Strasbourg -qu’il a si souvent dessinée.
La cérémonie religieuse, œcuménique et au caractère international puisqu’elle se déroulera en quatre langues, débutera à 10 h.
Elle sera présidée par l’archevêque de Strasbourg, Mgr  Luc Ravel. Un double prêche sera prononcé, d’abord par le pasteur Christian Krieger -en allemand- puis l’archiprêtre de la cathédrale Michel Wackenheim en trois langues : français, allemand et alsacien.
Le maire de Strasbourg Roland Ries prendra lui aussi la parole à l’issue de ce moment de recueillement pour rendre hommage à l’artiste décédé dans la nuit de vendredi à samedi dernier.
Cette cérémonie sera aussi musicale. Elle sera ouverte par « Mein Ruheplatz », chanté par la cantatrice Astrid Ruff, « un chant yiddish qu’aimait beaucoup Tomi », précise le programme.
Conformément aux dernières volontés de Tomi Ungerer, Roger Siffer interprétera quant à lui trois chansons devenues emblématiques : « Ich hatt’einen Kameraden », « O Strassburg » et l’incontournable « Die Gedanken sind frei ».
Les obsèques du dessinateur se sont déroulées mardi en Irlande en l’église de Saint Brendan de Bantry. À l’issue de la cérémonie, suivie d’une crémation dans l’intimité familiale, ses cendres devaient être partagées entre l’Irlande et Strasbourg

Tomi Ungerer initié à la gravure 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 07:00:42

Tomi Ungerer initié à la gravure 

Rémy Bucciali, taille-doucier et fondateur des éditions éponymes, se souvient en 1994 d’une «  première exposition  » dans son atelier rue des Jardins, à Colmar.
 
Tomi Ungerer avait finalement été convaincu par l’éditeur que le travail sur plaques en cuivre était bien moins compliqué qu’il ne le pensait. L’artiste Raymond Waydelich, «  le fidèle parmi les fidèles depuis 1984  » avait fait l’entremetteur, provoquant la rencontre Ungerer-Bucciali. «  Tomi m’avait fait tout un cinéma, pensant que la gravure lui compliquait les choses  ». La première série Les Sorcières , augmentée par ailleurs de nombreux dessins originaux est un succès pour l‘artisan colmarien. Il garde un souvenir «  intense  » d‘Ungerer avec lequel il a partagé une semaine de travail dans ce quartier colmarien du Grillenbreit. « Il commen çait à dessiner puis progressivement, tout se mettait en place : Tomi avait tout en tête avant de commencer  ».
Pas de galerie attitrée
Des photos de Roland Waydelich parues dans les DNA témoignent de cette époque ; la galerie Bucciali était devenue soudainement trop petite pour contenir tout ce beau monde venu voir le phénomène, par curiosité, pour acheter ou se faire dédicacer l’un de ses ouvrages. Rémy Bucciali détient encore une poignée d’œuvres d’un Tomi, très prolifique, qui n’a jamais eu de galeries. D’où cette profusion de sérigraphies commercialisées à droite et à gauche sur «  un marché parallèle  » où il n’est pas évident de séparer le bon grain de l’ivraie. L’éditeur colmarien possède encore les plaques de cuivres, matrice ayant servi à développer la série des animaux (tirée à 60 exemplaires) : le crapaud, le penseur, le chien, le chat, etc. «  Trop tôt  » pour affirmer si les prix vont flamber, tempère le galeriste qui attend de voir comment ses confrères vont «  se positionner  »

POLITIQUE À Bordeaux, Nicolas Florian choisi pour succéder à Alain Juppé

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 07:21:46

POLITIQUE À Bordeaux, Nicolas Florian choisi pour succéder à Alain Juppé

Journal L'Alsace

Nicolas Florian, adjoint aux Finances d’Alain Juppé à la mairie de Bordeaux, a été désigné jeudi à "l’unanimité" par les élus de la majorité municipale pour être proposé comme successeur au maire sortant lors du prochain conseil municipal.

Virginie Calmels retourne dans le privé

Lors de la même réunion du groupe des élus de la majorité, Virginie Calmels, première adjointe d'Alain Juppé et un temps pressentie pour être sa dauphine, a annoncé aux élus son prochain retrait de la politique.

Elle démissionnera du conseil en même temps qu’Alain Juppé, pour retourner dans le secteur privé.

POLITIQUE - Bordeaux Alain Juppé : « L’esprit public est devenu délétère » 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:00:57

POLITIQUE - Bordeaux Alain Juppé : « L’esprit public est devenu délétère » 
 
« L’envie me quitte tant le contexte change. » Alain Juppé a expliqué jeudi, des sanglots dans la voix, qu’il quittait la mairie de Bordeaux et le « combat politique » pour le Conseil constitutionnel, parce que « l’esprit public est devenu délétère ».
L’ex-Premier ministre, âgé de 73 ans, a accepté mercredi de rejoindre l’assemblée des Sages. Face à la presse et accompagné de son équipe municipale venue en nombre, il a expliqué jeudi pourquoi, à la surprise générale de la capitale girondine, il allait quitter l’Hôtel de Ville. Une décision qui est « pour moi un crève-cœur ».
« Ce climat infecté par les mensonges et les haines »
Alain Juppé dénonce « la montée de la violence sous toutes ses formes, verbales et physiques, le discrédit des hommes et des femmes politiques, la stigmatisation des élites dont tout pays a pourtant besoin […] dans ce climat général infecté par les mensonges et les haines que véhiculent les réseaux sociaux ». « Il faut agresser, il faut insulter, systématiquement », fustige Alain Juppé.
L’ancien Premier ministre, qui a dû « se décider en 24 heures » après la proposition du président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand, a donné « deux raisons » pour l’avoir acceptée : la volonté « de ne pas faire le mandat de trop » et « le besoin de renouvellement qui monte ici et là. Le temps est venu de nouveaux visages et de nouvelles équipes », a-t-il lancé.
Celui qui fut maire de Bordeaux pendant près de 25 ans a été longuement applaudi. Alain Juppé a assuré qu’il « n’avait pas pris sa décision de gaîté de cœur », en précisant qu’il ne « quittait pas vraiment » Bordeaux. « Isabelle et moi y garderons notre résidence. »

SNCF réseau Investissements 2019 SNCF : huit chantiers majeurs

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:21:40

SNCF réseau Investissements 2019 SNCF : huit chantiers majeurs

Journal L'Alsace

Cette année, conformément au contrat de performance signé entre l’État et SNCF Réseau, 330 M€ (millions d’euros) seront investis dans la modernisation et le développement du réseau classique du Grand Est, auxquels il faut ajouter 222 M€ investis pour sa maintenance. En Alsace, parmi la vingtaine de chantiers ferroviaires planifiés, huit opérations d’envergure sortent du lot (voir infographie ci-contre), dont la plupart nécessiteront momentanément la mise en place de cars de substitution.

  Travaux dans cinq gares. À compter du 18 février s’ouvrent des chantiers de renouvellement d’aiguillages dans les gares de Rouffach et Bollwiller auxquels s’ajoutent également des modernisations de voies (respectivement 310 m et 400 m). Ces chantiers, bien que réalisés principalement de nuit, entraîneront des suppressions de trains pendant quatre mois.

Des travaux destinés à rendre les quais accessibles aux personnes à mobilité réduite sont planifiés à compter du 15 juillet en gare de Sélestat. Ils incluent leur rehaussement, l’installation d’un éclairage, la pose d’une signalisation et des interventions sur les caténaires.

En gare de Strasbourg, SNCF Réseau va procéder à l’automne au renouvellement des appareils de voie côté sud. Parallèlement, plusieurs pièces du pont-rail du Fossé des Remparts seront remplacées afin d’assurer la pérennité de cet ouvrage de 1942 qui franchit une bretelle d’autoroute.

  Trois tronçons à moderniser. Trois tronçons vont bénéficier d’un renouvellement total ou partiel des composants. Sur le tronçon Mulhouse-Saint Louis, SNCF Réseau a planifié à l’automne le renouvellement de deux voies et du ballast, ce qui entraînera la suppression des TER et des trains de fret. L’opération de renouvellement des rails sur 2,4 km entre Chèvremont et Brunstatt (ligne Mulhouse-Belfort) n’aura pour sa part aucun impact sur le trafic ferroviaire.

Enfin, pour rétablir la vitesse de circulation à 110 km/h sur la ligne Strasbourg-Sarreguemines (au lieu de 60 km/h actuellement), 15,3 M€ sont investis dans le remplacement complet des rails, des traverses et du ballast entre Mommenheim et Kalhausen (12 km). En raison de ces travaux la ligne concernée sera totalement fermée du 7 au 20 avril puis trois mois du 2 juin au 1er  septembre.

  Création d’une voie au nord de Strasbourg. Commencés en septembre dernier, les travaux de création d’une quatrième voie ferrée circulable dans les deux sens entre Strasbourg et Vendenheim vont se poursuivre de jour et de nuit tout au long de l’année. Cette nouvelle voie rapide de 6 km de long, dont la mise en service n’interviendra pas avant l’été 2022, permettra de désengorger le tronçon supportant la plus importante activité ferroviaire dans le Grand Est. Ce chantier, d’un coût total de 117 M€ – dont 29 M€ au titre de l’année 2019 –, entraînera des suppressions de trains TER et leur remplacement par des cars.

  Pôle d’échanges multimodal de Haguenau. Commencé en 2014 à Haguenau, le chantier du nouveau pôle d’échanges multimodal entrera bientôt dans sa phase finale avec la démolition, prévue en juin, de l’actuelle gare ferroviaire puis la construction d’un nouveau bâtiment destiné aux services ferroviaires dont la mise en service est espérée pour fin 2020. Auparavant, dès le 6 mai, des travaux de mise en accessibilité pour les personnes à mobilité réduite quai 1, par rehaussement de 55 cm sur 220 m, seront aussi engagés et se poursuivront par phases de jour comme de nuit jusqu’en décembre.

  Innovation technologique. Dans le cadre du développement des corridors de fret transeuropéens, SNCF Réseau poursuit cette année le déploiement au sol des équipements ETCS de contrôle de la vitesse des trains sur l’itinéraire Longuyon-Metz-Strasbourg-Bâle (corridor fret Mer du Nord-Méditerranée). L’investissement annuel atteint 16,8 M€ pour l’équipement du tronçon entre Brumath et Saint-Louis. X. T.

l’édito de l'Alsace Doit mieux faire !

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:51:59

 l’édito de l'Alsace  Doit mieux faire !

C’est une lueur d’espoir dans la grisaille ambiante. Selon l’Insee, le taux de chômage en France a baissé de 0,3 % au dernier trimestre 2018, atteignant son plus bas niveau depuis dix ans, à 8,8 % de la population active. Excellente nouvelle ! Qui doit cependant être confirmée. Ces chiffres, émanant de l’Institut national de la statistique et des études économiques, sont fiables mais provisoires, donc révisables. Ce recul du chômage, qui toucherait « seulement » 2,5 millions de Français de métropole, est d’autant plus à prendre avec des pincettes qu’il a surpris nombre d’analystes économiques.

Les chiffres publiés par l’Insee, reprenant les normes du Bureau international du travail (BIT), diffèrent, suivant les critères, des calculs de Pôle Emploi. Ce dernier recense 3,6 millions de Français sans aucune activité et jusqu’à 6,5 millions de personnes en quête d’un emploi à temps complet. Cela confirme qu’il faut toujours se méfier des chiffres, à qui l’on peut faire dire tout et son contraire.

Ce qui est sûr, c’est que l’évolution, depuis 2015, est favorable. Depuis le début du quinquennat, le chômage a amorcé une baisse estimée à 0,6 % au sens du BIT et à 1,1 %, selon les données de Pôle Emploi. C’est encourageant. Mais c’est très nettement insuffisant. Surtout au regard des mesures qui ont été prises, tant pour simplifier le code du travail qu’en matière d’allégements des charges des entreprises. N’en déplaise à Muriel Pénicaud et au gouvernement qui, hier, ont salué la publication de l’Insee, la politique menée par Emmanuel Macron tarde à porter ses fruits. Ce n’est pas totalement illogique, la question de l’emploi s’inscrivant dans un cycle long. Cependant, la situation reste fragile, alors même que la croissance est au rendez-vous depuis plusieurs années. Le problème est que Bercy semble piloter à vue, adoptant une vision très politique et financière des paramètres économiques, quitte à engager un bras de fer avec les autres ministères lorsque les dossiers ont une dimension transversale. La France a-t-elle un seul cap ou plusieurs ?

Parce que les chiffres du chômage ne sauraient occulter que, derrière la froideur des statistiques, il y a des hommes, des femmes, des familles qui souffrent. Nul ne peut se satisfaire de progrès aussi timides. D’autant que la précarisation se généralise pour les demandeurs d’emploi, tandis que certains chefs d’entreprise sont confrontés à une pénurie inquiétante. Preuve que la formation est la base de toute politique d’emploi. Le gouvernement affirme avoir enclenché le processus. Reste à prouver son efficacité.

Emploi - L’Insee dévoile les chiffres de 2018

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:03:30

Emploi - L’Insee dévoile les chiffres de 2018

Le chômage au plus bas depuis dix ans 
La baisse du taux de chômage est continue depuis 2015. Mais son niveau reste plus élevé qu’avant la crise de 2008. Le paradoxe est que le sujet soit absent du grand débat en cours.
 

C’est la bonne surprise : malgré les gilets jaunes et leur impact sur l’économie, le chômage a bien baissé à la fin de l’année dernière. Exactement de -0,3 % au quatrième trimestre, pour atteindre 8,8 %. Cela représente 2 468 000 personnes selon les critères du Bureau international du travail (BIT) qui servent aux comparaisons internationales.
La crise n’est pas finie
Ces chiffres de l’Insee diffèrent de ceux de Pôle Emploi qui dénombre 3 676 500 demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) au quatrième trimestre en France (hors Mayotte). Si l’on ajoute les demandeurs d’emploi exerçant une activité, le total atteint 5 915 700. En pourcentage, Pôle Emploi constate une baisse assez proche de celle de l’Insee (-0,2).

La surprise est bonne, donc, mais elle est à relativiser. En France, pour commencer : -0,1 % sur un an, c’est assez peu dans une économie en croissance, même plus faible que l’année précédente. Surtout, ce niveau de chômage reste supérieur à ce qu’il était juste avant la crise financière de 2008. Un rappel brutal que cette crise n’est pas finie – du moins pas pour tout le monde.
Il faut également relativiser par rapport à nos voisins. Le taux de chômage dans la zone euro est de 7,9 %, là aussi il est vrai encore supérieur à celui de 2007.
Les plus âgés n’en profitent pas
Si la France plombe la moyenne avec l’Italie, l’Espagne et surtout la Grèce, elle peut regarder avec envie la Belgique (5,5 %), le Luxembourg (4,9 %) et surtout l’Allemagne (3,3 %).
Revenons en France pour constater que cette baisse du chômage est typique d’une phase de reprise : la situation s’améliore assez nettement pour les plus jeunes (-1,8 % sur un an pour les 15-24 ans) qui trouvent à s’employer dans les nouveaux métiers. Mais elle reste mauvaise pour les plus âgés (-0,1 % pour les 50 ans et plus) qui nécessitent souvent des reconversions et une économie en plein boum, devant compenser des besoins de main-d’œuvre non satisfaits.
Les impôts d’abord
Emmanuel Macron s’était fixé pour objectif de ramener le taux de chômage à 7 %, soit son niveau du début du quinquennat Sarkozy, avant la crise. On en est encore loin… Le paradoxe est que le grand débat né du mouvement des gilets jaunes n’a pas inscrit ce sujet à son menu. Pour le président, pas de doute, la solution passe toujours par la baisse des impôts. Et ça, c’est dans le grand débat.
C’est la bonne surprise : malgré les gilets jaunes et leur impact sur l’économie, le chômage a bien baissé à la fin de l’année dernière. Exactement de -0,3 % au quatrième trimestre, pour atteindre 8,8 %. Cela représente 2 468 000 personnes, selon les critères du Bureau international du travail (BIT), qui servent aux comparaisons internationales.
La crise n’est pas finie
Ces chiffres de l’Insee diffèrent de ceux de Pôle Emploi, qui dénombre 3 676 500 demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) au quatrième trimestre en France (hors Mayotte). Si l’on ajoute les demandeurs d’emploi exerçant une activité, le total atteint 5 915 700. En pourcentage, Pôle Emploi constate une baisse assez proche de celle de l’Insee (-0,2).
La surprise est bonne, donc, mais elle est à relativiser. En France, pour commencer : -0,1 % sur un an, c’est assez peu dans une économie en croissance, même plus faible que l’année précédente. Surtout, ce niveau de chômage reste supérieur à ce qu’il était juste avant la crise financière de 2008. Un rappel brutal que cette crise n’est pas finie - du moins, pas pour tout le monde.
Et en zone euro ? 7,9 % !
Il faut également relativiser par rapport à nos voisins. Le taux de chômage dans la zone euro est de 7,9 %, là aussi il est vrai encore supérieur à celui de 2007. Si la France plombe la moyenne avec l’Italie, l’Espagne et surtout la Grèce, elle peut regarder avec envie la Belgique (5,5 %), le Luxembourg (4,9 %), et surtout l’Allemagne (3,3 %).
Revenons en France, pour constater que cette baisse du chômage est typique d’une phase de reprise : la situation s’améliore assez nettement pour les plus jeunes (-1,8 % sur un an pour les 15-24 ans), qui trouvent à s’employer dans les nouveaux métiers. Mais elle reste mauvaise pour les plus âgés (-0,1 % pour les 50 ans et plus), qui nécessitent souvent des reconversions et une économie en plein boum, devant compenser des besoins de main-d’œuvre non satisfaits.
Les impôts d’abord
Emmanuel Macron s’était fixé pour objectif de ramener le taux de chômage à 7 %, soit son niveau du début du quinquennat Sarkozy, avant la crise. On en est encore loin… Et le paradoxe est que le grand débat né du mouvement des gilets jaunes n’a pas inscrit ce sujet à son menu. Pour le président, pas de doute, la solution passe toujours par la baisse des impôts. Et ça, c’est dans le grand débat.
CDD : 7,7 %
Le taux d’emploi en contrat à durée déterminée (CDD) ou en intérim. En légère baisse sur l’année mais plus élevé que dans les années 2000, où il oscillait autour de 6,5 %.
Femmes quinquagénaires : +0,5 %
L’augmentation sur un an du taux de chômage des femmes de 50 ans et plus, quand celui des hommes au même âge diminue fortement (-0,6 %).
986 000
Le nombre de chômeurs qui déclarent chercher un emploi depuis un an et plus… C’est le point noir de l’emploi en France.
Le taux : 8,8 %
Le taux de chômage en France (hors Mayotte) au quatrième trimestre de 2018. Cela représente 2 468 000 chômeurs, calculés selon les critères du Bureau international du travail (BIT). C’est en baisse de -0,3 % sur le trimestre précédent, et de -0,1 % sur un an.
Le halo : 1,5 million
Le nombre de personnes inactives, non inscrites au chômage, mais qui disent souhaiter occuper un emploi. À la différence du chômage, ce « halo du chômage », comme l’appelle l’Insee, n’a cessé d’augmenter depuis la crise de 2008 (il était alors de 1,25 million).
Moins de deux personnes sur trois (61 %) âgées de 50 à 64 ans sont en emploi, en France métropolitaine. Mais ce taux d’emploi des « seniors » (puisqu’à ces âges, l’Insee vous qualifie de senior…) varie fortement entre l’Île-de-France (69 %) et les autres régions françaises, où il oscille de 56 % à 63 %. Cette divergence ne dit en fait pas grand-chose de la situation de l’emploi, et beaucoup de l’extrême centralisation de la France : on travaille plus longtemps dans la région parisienne, en tout cas jusqu’à 64 ans, parce qu’on y exerce beaucoup plus souvent des fonctions de cadre et des professions supérieures. Et l’on part plus souvent de l’Île-de-France à l’âge de la retraite pour aller en jouir en province. Cette étude montre également que le taux d’emploi des femmes est inférieur à celui des hommes entre 50 et 59 ans mais devient supérieur après 60 ans… Pourquoi ? Les femmes ayant un emploi ont tendance à y rester plus longtemps pour compenser des emplois moins bien payés et des interruptions de carrière plus nombreuses.
C’est d’abord l’état d’urgence économique et sociale que je veux décréter aujourd’hui […]. Nous répondrons à l’urgence économique et sociale par des baisses d’impôts plus rapides, par une meilleure maîtrise des dépenses, plutôt que par des reculs.
Emmanuel Macron
Le 12 décembre à la télévision

Emploi L’Insee dévoile les chiffres de 2018 Le chômage au plus bas depuis dix ans

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:53:43

Emploi L’Insee dévoile les chiffres de 2018 Le chômage au plus bas depuis dix ans

Journal L'ALSACE

C’est la bonne surprise : malgré les gilets jaunes et leur impact sur l’économie, le chômage a bien baissé à la fin de l’année dernière. Exactement de -0,3 % au quatrième trimestre, pour atteindre 8,8 %. Cela représente 2 468 000 personnes selon les critères du Bureau international du travail (BIT) qui servent aux comparaisons internationales.

La crise n’est pas finie

Ces chiffres de l’Insee diffèrent de ceux de Pôle Emploi qui dénombre 3 676 500 demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) au quatrième trimestre en France (hors Mayotte). Si l’on ajoute les demandeurs d’emploi exerçant une activité, le total atteint 5 915 700. En pourcentage, Pôle Emploi constate une baisse assez proche de celle de l’Insee (-0,2).

La surprise est bonne, donc, mais elle est à relativiser. En France, pour commencer : -0,1 % sur un an, c’est assez peu dans une économie en croissance, même plus faible que l’année précédente. Surtout, ce niveau de chômage reste supérieur à ce qu’il était juste avant la crise financière de 2008. Un rappel brutal que cette crise n’est pas finie – du moins pas pour tout le monde.

Il faut également relativiser par rapport à nos voisins. Le taux de chômage dans la zone euro est de 7,9 %, là aussi il est vrai encore supérieur à celui de 2007.

Les plus âgés n’en profitent pas

Si la France plombe la moyenne avec l’Italie, l’Espagne et surtout la Grèce, elle peut regarder avec envie la Belgique (5,5 %), le Luxembourg (4,9 %) et surtout l’Allemagne (3,3 %).

Revenons en France pour constater que cette baisse du chômage est typique d’une phase de reprise : la situation s’améliore assez nettement pour les plus jeunes (-1,8 % sur un an pour les 15-24 ans) qui trouvent à s’employer dans les nouveaux métiers. Mais elle reste mauvaise pour les plus âgés (-0,1 % pour les 50 ans et plus) qui nécessitent souvent des reconversions et une économie en plein boum, devant compenser des besoins de main-d’œuvre non satisfaits.

Les impôts d’abord

Emmanuel Macron s’était fixé pour objectif de ramener le taux de chômage à 7 %, soit son niveau du début du quinquennat Sarkozy, avant la crise. On en est encore loin… Le paradoxe est que le grand débat né du mouvement des gilets jaunes n’a pas inscrit ce sujet à son menu. Pour le président, pas de doute, la solution passe toujours par la baisse des impôts. Et ça, c’est dans le grand débat.

C’est la bonne surprise : malgré les gilets jaunes et leur impact sur l’économie, le chômage a bien baissé à la fin de l’année dernière. Exactement de -0,3 % au quatrième trimestre, pour atteindre 8,8 %. Cela représente 2 468 000 personnes, selon les critères du Bureau international du travail (BIT), qui servent aux comparaisons internationales.

La crise n’est pas finie

Ces chiffres de l’Insee diffèrent de ceux de Pôle Emploi, qui dénombre 3 676 500 demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) au quatrième trimestre en France (hors Mayotte). Si l’on ajoute les demandeurs d’emploi exerçant une activité, le total atteint 5 915 700. En pourcentage, Pôle Emploi constate une baisse assez proche de celle de l’Insee (-0,2).

La surprise est bonne, donc, mais elle est à relativiser. En France, pour commencer : -0,1 % sur un an, c’est assez peu dans une économie en croissance, même plus faible que l’année précédente. Surtout, ce niveau de chômage reste supérieur à ce qu’il était juste avant la crise financière de 2008. Un rappel brutal que cette crise n’est pas finie - du moins, pas pour tout le monde.

Et en zone euro ? 7,9 % !

Il faut également relativiser par rapport à nos voisins. Le taux de chômage dans la zone euro est de 7,9 %, là aussi il est vrai encore supérieur à celui de 2007. Si la France plombe la moyenne avec l’Italie, l’Espagne et surtout la Grèce, elle peut regarder avec envie la Belgique (5,5 %), le Luxembourg (4,9 %), et surtout l’Allemagne (3,3 %).

Revenons en France, pour constater que cette baisse du chômage est typique d’une phase de reprise : la situation s’améliore assez nettement pour les plus jeunes (-1,8 % sur un an pour les 15-24 ans), qui trouvent à s’employer dans les nouveaux métiers. Mais elle reste mauvaise pour les plus âgés (-0,1 % pour les 50 ans et plus), qui nécessitent souvent des reconversions et une économie en plein boum, devant compenser des besoins de main-d’œuvre non satisfaits.

Les impôts d’abord

Emmanuel Macron s’était fixé pour objectif de ramener le taux de chômage à 7 %, soit son niveau du début du quinquennat Sarkozy, avant la crise. On en est encore loin… Et le paradoxe est que le grand débat né du mouvement des gilets jaunes n’a pas inscrit ce sujet à son menu. Pour le président, pas de doute, la solution passe toujours par la baisse des impôts. Et ça, c’est dans le grand débat.

Conjoncture - Emploi L’intérim en baisse dans le Grand Est 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:17:24

Conjoncture - Emploi L’intérim en baisse dans le Grand Est 

Après avoir enregistré une tendance à la hausse, le travail temporaire a chuté de -10,3 % dans le Grand Est en décembre 2018 par rapport à décembre 2017. Au niveau national, la baisse est de -5,9 %.
À l’échelle alsacienne, la chute est plus marquée dans le Bas-Rhin (-9,7 %). L’emploi temporaire diminue de 6,8 % dans le Haut-Rhin.
Dans le Grand Est, les effectifs intérimaires reculent dans l’ensemble des secteurs : -2,2 % dans les services, -3,9 % dans le commerce, -4,3 % dans le BTP, -12,1 % dans l’industrie et -19,8 % dans les transports. Et toutes les catégories professionnelles voient leurs effectifs intérimaires reculer. Ce recul doit toutefois être relativisé : le travail temporaire reste à un niveau historiquement élevé et progresse de 1,1 % en cumul dans le Grand Est (+1,8 % au niveau national).

Politique - Grand débat Macron défend sa politique devant les maires ruraux 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:05:31

Politique - Grand débat Macron défend sa politique devant les maires ruraux 

Avec une septième étape du grand débat dans un petit village de l’Indre, le président de la République continue de renouer le dialogue avec le monde rural. Le chef de l’État a écouté, et joué les VRP de sa politique.
 
Pour la septième fois en un mois, Emmanuel Macron s’est invité jeudi dans l’une des réunions du grand débat national, cette fois dans le petit village de Gargilesse-Dampierre. Le chef de l’État n’avait évidemment pas choisi par hasard ce bourg de 300 habitants de la campagne de l’Indre : son maire, Vanik Berbérian, est le président de l’Association des maires ruraux de France (AMRF). Une façon d’adresser un message d’apaisement aux élus locaux, remis à l’honneur par le grand débat.
Loin des échanges marathon de ces dernières semaines, c’est en petit comité qu’Emmanuel Macron a écouté une trentaine de maires du département énumérer leurs doléances. Manque de médecins, de maternités, de réseau, de trains, d’emplois aidés… Le chef de l’État, qui a affirmé ne « pas aimer le clivage métropoles/territoires », a tout de même plongé dans les maux de la France rurale.

Exercice d’équilibriste
Le président de la République a dû une fois de plus se défendre d’avoir longtemps dédaigné les campagnes et leurs représentants. « Après 18 mois de stigmatisation des maires, que n’avons-nous entendu ! Nous étions trop nombreux, incompétents, clientélistes. Ces mots ont été employés par des membres du gouvernement et parfois par vous, M. le président », a ainsi accusé le maire (PS) d’Issoudun André Laignel, ce qu’Emmanuel Macron a catégoriquement nié.
Sur le fond, le chef de l’État n’a pas fait de grandes annonces. Il a réaffirmé que la loi NOTRe de 2015, qui encourage notamment le regroupement de communes, serait révisée, mais a défendu sa politique sur la fiscalité ou la répartition des équipements médicaux. Il a ainsi douché les espoirs d’une réouverture de la maternité du Blanc (sud-ouest de l’Indre), dont la fermeture, actée en 2018, suscite une forte mobilisation locale depuis sept ans. « Ce ne serait pas responsable de ma part de vous dire qu’elle va rouvrir », a-t-il assumé. L’exercice d’équilibriste continue

Politique Grand débat Macron défend sa politique devant les maires ruraux

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:57:06

Politique Grand débat Macron défend sa politique devant les maires ruraux

Pour la septième fois en un mois, Emmanuel Macron s’est invité jeudi dans l’une des réunions du grand débat national, cette fois dans le petit village de Gargilesse-Dampierre. Le chef de l’État n’avait évidemment pas choisi par hasard ce bourg de 300 habitants de la campagne de l’Indre : son maire, Vanik Berbérian, est le président de l’Association des maires ruraux de France (AMRF). Une façon d’adresser un message d’apaisement aux élus locaux, remis à l’honneur par le grand débat.

Loin des échanges marathon de ces dernières semaines, c’est en petit comité qu’Emmanuel Macron a écouté une trentaine de maires du département énumérer leurs doléances. Manque de médecins, de maternités, de réseau, de trains, d’emplois aidés… Le chef de l’État, qui a affirmé ne « pas aimer le clivage métropoles/territoires », a tout de même plongé dans les maux de la France rurale.

Exercice d’équilibriste

Le président de la République a dû une fois de plus se défendre d’avoir longtemps dédaigné les campagnes et leurs représentants. « Après 18 mois de stigmatisation des maires, que n’avons-nous entendu ! Nous étions trop nombreux, incompétents, clientélistes. Ces mots ont été employés par des membres du gouvernement et parfois par vous, M. le président », a ainsi accusé le maire (PS) d’Issoudun André Laignel, ce qu’Emmanuel Macron a catégoriquement nié.

Sur le fond, le chef de l’État n’a pas fait de grandes annonces. Il a réaffirmé que la loi NOTRe de 2015, qui encourage notamment le regroupement de communes, serait révisée, mais a défendu sa politique sur la fiscalité ou la répartition des équipements médicaux. Il a ainsi douché les espoirs d’une réouverture de la maternité du Blanc (sud-ouest de l’Indre), dont la fermeture, actée en 2018, suscite une forte mobilisation locale depuis sept ans. « Ce ne serait pas responsable de ma part de vous dire qu’elle va rouvrir », a-t-il assumé. L’exercice d’équilibriste continue.

société - Éducation Permis de conduire : le code gratuit pour les jeunes dès juin 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:07:08

société - Éducation Permis de conduire : le code gratuit pour les jeunes dès juin 

Les jeunes de 16 ans pourront passer gratuitement le code de la route lors du futur service national universel, dont une phase de test est prévue pour juin prochain.
 
Aux anciens qui « ont fait leurs classes » et profité du service militaire pour passer leur permis de conduire, cela rappellera quelques souvenirs. Gabriel Attal, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, a annoncé jeudi que l’examen du code de la route serait bien intégré au service national universel (SNU) dès sa phase de test en juin prochain. « Les jeunes auront leur code de la route gratuitement, a-t-il promis au micro d’ Europe 1. On veut élargir le champ des possibles des jeunes en leur permettant de bouger et il faut les aider à avoir le permis moins cher. »
La proposition figure dans les 23 mesures du rapport de la députée LREM Françoise Dumas sur le permis de conduire, remis mardi au Premier ministre. Mais Emmanuel Macron avait déjà évoqué l’idée avant même la publication du document : « Dans le SNU, on aura l’intégralité du permis qui sera intégré », avait-il affirmé lors de son intervention devant 1 000 jeunes en Saône-et-Loire la semaine dernière, dans le cadre du grand débat.

Permis à 17 ans : « pas d’opposition de principe »
Promesse présidentielle revisitée, le SNU doit se décomposer en deux parties : l’une obligatoire pour tous les jeunes de 16 ans d’une durée d’un mois, dont deux semaines en « hébergement collectif » ; l’autre facultative, à partir de 18 ans, avec un engagement de trois à douze mois. C’est durant la phase d’internat que les jeunes seront formés au code de la route, avec un examen gratuit à la sortie. Une phase pilote doit être lancée en juin avec 3 000 volontaires dans treize départements.
L’intégration de l’examen pratique du permis de conduire à la phase volontaire du SNU est, elle, « sur la table » mais « pas encore arbitrée », a précisé Gabriel Attal. L’autre proposition phare du rapport de Françoise Dumas, la possibilité de passer le permis à 17 ans pour les apprentis en conduite accompagnée, n’est pas non plus rejetée : « Il n’y a pas d’opposition de principe », a simplement précisé le secrétaire d’État

Tourisme L’agence régionale du Grand Est vient de naître

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:40:52

Tourisme L’agence régionale du Grand Est vient de naître

Journal L'Alsace

L’agence régionale du tourisme du Grand Est, présidée par l’Alsacienne Marie-Reine Fischer, a été installée début février à Strasbourg, en présence de Jean Rottner, président de la région Grand Est. Celle-ci avait déjà lancé son schéma régional de développement du tourisme 2018-2023, vu comme un plan de croissance de l’économie touristique, « avec des objectifs clairs et assumés ».

80 collaborateurs

Le secteur touristique dans le Grand Est a un poids important : près de 90 000 emplois, soit 6,7 % des actifs. C’est « un moteur essentiel du développement économique, de l’emploi et de l’innovation régionale » , plaide Jean Rottner. La création d’une structure à l’échelle de la grande région permet de garder sa place dans un « contexte de concurrence accrue à l’échelle mondiale » , de « mutualiser toutes les forces vives des territoires pour toujours mieux se faire entendre, démultiplier le rayonnement de nos territoires, générer de nouvelles richesses, de nouvelles activités, de nouveaux emplois » , soutient le président de la région Grand Est.

L’agence régionale du tourisme du Grand Est disposera d’un budget de près de 10 millions d’euros, avec 80 collaborateurs. Ces chiffres font d’elles l’une des plus importantes de France. Elle placera l’innovation et le digital au cœur de sa stratégie et comptera un réseau d’agences sur l’ensemble du territoire régional.

Elle aura pour objectifs de promouvoir toutes les destinations du Grand Est, de les fédérer, d’opérer des mutualisations de moyens, d’accroître la visibilité, la notoriété, l’attractivité de chacune. Elle s’attachera, souligne Jean Rottner, à « atteindre des objectifs de performance chiffrés sur la base de stratégies marketing propres à chaque destination ». Ces cinq destinations – Alsace, massif des Vosges, Lorraine, Champagne, Ardenne – travailleront donc en synergie pour se positionner de concert « sur les scènes nationale et internationale ».

Alsace-Moselle La plateforme de l’assurance retraite connaît des failles

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:44:36

Alsace-Moselle La plateforme de l’assurance retraite connaît des failles

Journal L'Alsace

Un habitant de Mollkirch a eu une drôle de surprise, lundi, en consultant le site www.assuranceretraite.fr  : « En voulant transmettre en ligne des fiches de paie pour compléter mon dossier, j’ai fait apparaître deux bulletins de salaire, un relevé d’identité bancaire et un relevé de points Arrco qui ne me concernaient nullement » , raconte Marc, un sexagénaire qui s’apprête à prendre sa retraite le mois prochain.

Quatre autres alertes

Ses tentatives de prévenir par téléphone la Carsat Alsace-Moselle, maillon régional du réseau de l’assurance retraite, n’ont pas abouti. Informée mercredi par la rédaction, la Carsat n’a pas manqué de relayer immé-diatement son signalement ni de le remercier pour son alerte.

Celle-ci n’était pas la première. La Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) indique avoir déclaré à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) un incident relatif à la confidentialité des dossiers de départ à la retraite le 8 février dernier, au lendemain d’un premier signalement. Depuis, précise-t-elle, trois autres lui sont parvenus, dont celle de cet usager bas-rhinois.

Voilà une semaine que les informaticiens de la Cnav, propriétaire du logiciel hébergé sur des serveurs implantés à Tours et à Lyon, enquêtent sur l’origine technique de la faille, qualifié de « non-critique » et finalement résolue ce jeudi. « Il semblerait qu’une mémoire cache ne se vide pas complètement, ce qui permet à la session d’un assuré d’ouvrir le cache de la session d’un autre » , avance Renaud Villard, son directeur général, qui rappelle que le service public de la Cnav se doit de respecter le règlement européen sur la protection des données.

25 % de dossiers complétés par voie numérique

« Nous traitons de 600 000 à 700 000 dossiers par an, dont 25 % par voie numérique, et le dernier incident de sécurité informatique remonte à un an. Mais pas question de se défausser. Il y a eu rupture de la confidentialité, même si le nombre de signalements reste très infime » , a reconnu ce jeudi le directeur général de la Cnav, en concédant qu’une amélioration devait également être apportée à la procédure, permettant aux assurés de contacter les gestionnaires de la plateforme. X. T.

Décrocher un job à Europa-Park

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:19:48

Décrocher un job à Europa-Park

Europa-Park (réouverture le 6 avril) organise trois journées de l’emploi pour recruter 400 personnes, en collaboration avec Pôle Emploi. Jeudi, 80 chômeurs alsaciens ont passé un entretien d’embauche, façon job dating dans un hôtel à Rust.
 
Notions courantes d’allemand (ou d’alsacien) exigées, précise l’offre.
L’allemand justement, c’est ce qui handicape Nicolas qui briguait un poste de réceptionniste « Je ne parle pas très bien l’allemand », reconnaît le Colmarien de 32 ans, à la sortie de l’entretien mené en partie dans la langue de Goethe. Il s’est réorienté vers un job dans les attractions, et aura la réponse dans trois semaines. Il a postulé à Europa-Park parce que l’entreprise est « assez top au niveau des avantages », qu’il veut « améliorer (son) allemand », et qu’« en Allemagne, on gagne un peu mieux qu’en France. »
Renseignement pris auprès du directeur des ressources humaines Matthias Kirch, « entre 10,50 euros et 12 euros bruts de l’heure, avec 40 à 45 heures hebdomadaires de travail, le salaire peut atteindre près de 2000 euros bruts/mois ».
Une présélection par Pôle Emploi
La matinée de recrutement est réservée aux demandeurs d’emploi. Ils sont 120 : 80 Alsaciens, et 40 Allemands. Tous postulent pour la première fois. « Les saisonniers de l’année dernière sont souvent reconduits. Le taux de fidélité est important », signale Séverine Delaunay, directrice marketing France d’Europa-Park.
Les 80 candidats alsaciens ont été présélectionnés par Pôle Emploi pour « leur motivation, leur mobilité, et surtout leurs connaissances en allemand », détaille Anne Freyermuth, coordinatrice du service de placement transfrontalier Sélestat/Fribourg/Emmendingen. Le niveau linguistique dépend du poste. « On n’aura pas la même exigence avec une personne à la plonge qu’avec un réceptionniste », dit Birgit Bachimont, des RH d’Europa-Park.
Cours de langue gratuits pour les salariés après le travail
Ceux qui ne sont pas à niveau peuvent bénéficier d’une formation. En plus, l’Académie d’Europa-Park propose des cours de langue gratuits aux salariés après le travail.
En tout, 700 postes sont à pourvoir au parc de loisirs de Rust, plus gros employeur du sud du pays de Bade.
Aujourd’hui, les recrutements concernent le parc d’attractions, et le nouvel hôtel nordique Kronasar riverain du futur complexe aquatique, qui accueillera ses premiers clients le 31 mai (200 personnes) à l’année. On cherche des vendeurs, des cuisiniers, des réceptionnistes, des gants d’entretien… Les 350 embauches prévues pour le parc Aquatique en construction se feront cet été, avant l’ouverture du nouvel équipement programmée en novembre prochain. Mais on peut déjà faire acte de candidature (*).
«Le taux de chômage dans le Bade-Wurtemberg est très bas, de l’ordre de 3 %. Et si la notoriété d’Europa-Park nous aide à recruter, nous devons déployer beaucoup plus d’efforts pour trouver du personnel, en étant plus présents dans les salons de l’emploi », souligne Birgit Bachimont. Sur plus de 4 100 employés de 70 nationalités différentes, Europa-Park compte 880 salariés français (21 %), des Alsaciens dans leur immense majorité.
« Avoir une culture, un esprit français, alsacien est très important pour l’entreprise qui compte plus de 20 % de Français parmi ses visiteurs », précise Matthias Kirch. En 2018, le parc d’attractions de Rust a accueilli 5,6 millions de personnes

Emploi Trouver un job à Europa-Park

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:28:36

Emploi Trouver un job à Europa-Park

Les entretiens de 10 à 15 minutes en allemand ont eu lieu à l’hôtel El Andaluz.  Photo DNA/Laurent Réa

Notions courantes d’allemand (ou d’alsacien) exigées, précise l’offre. L’allemand justement, c’est ce qui handicape Nicolas, qui briguait un poste de réceptionniste. « Je ne le parle pas très bien » , reconnaît le Colmarien de 32 ans, à la sortie de l’entretien mené en partie dans la langue de Goethe. Il s’est donc réorienté vers un job dans les attractions et aura la réponse dans trois semaines. Il a postulé à Europa-Park parce que l’entreprise est « assez top au niveau des avantages » , qu’il veut « améliorer [son] allemand » , et qu’ « en Allemagne, on gagne un peu mieux qu’en France ».

Renseignement pris auprès du directeur des ressources humaines Matthias Kirch, « entre 10,50 € et 12 € bruts de l’heure, avec 40 à 45 heures hebdomadaires de travail, le salaire peut atteindre près de 2 000 € bruts par mois ».

La matinée de recrutement est réservée aux demandeurs d’emploi. Ils sont 120 : 80 Alsaciens et 40 Allemands. Tous postulent pour la première fois. « Les saisonniers de l’année dernière sont souvent recon-duits. Le taux de fidélité est impor-tant » , signale Séverine Delaunay, directrice marketing France d’Europa-Park.

Les 80 candidats alsaciens ont été présélectionnés par Pôle Emploi pour « leur motivation, leur mobilité, et surtout leurs connaissances en allemand » , détaille Anne Freyermuth, coordinatrice du service de placement transfrontalier Sélestat-Fribourg-Emmendingen. Le niveau linguistique dépend du poste. « On n’aura pas la même exigence avec une personne à la plonge qu’avec un réceptionniste » , dit Birgit Bachimont, des ressources humaines d’Europa-Park. Ceux qui ne sont pas à niveau peuvent d’ailleurs bénéficier d’une formation. En plus, l’Académie d’Europa-Park propose des cours de langue gratuits aux salariés après le travail.

En tout, 700 postes sont à pourvoir au parc de loisirs de Rust, plus gros employeur du sud du pays de Bade. Ce jeudi, les recrutements concernent le parc d’attractions et le nouvel hôtel nordique Kronasar, riverain du futur complexe aquatique, qui accueillera ses premiers clients le 31 mai (200 personnes) à l’année. On cherche des vendeurs, des cuisiniers, des réceptionnistes, des gants d’entretien…

Les 350 embauches prévues pour le parc aquatique en construction se feront cet été, avant l’ouverture du nouvel équipement programmée en novembre prochain. Mais on peut déjà faire acte de candidature (*).

« Un taux de chômage de l’ordre de 3 % »

« Le taux de chômage dans le Bade-Wurtemberg est très bas, de l’ordre de 3 %. Et si la notoriété d’Europa-Park nous aide à recruter, nous devons déployer beaucoup plus d’efforts pour trouver du personnel, en étant plus présents dans les salons de l’emploi » , souligne Birgit Bachimont.

Sur plus de 4 100 employés de 70 nationalités différentes, Europa-Park compte 880 salariés français (21 %), des Alsaciens dans leur immense majorité. « Avoir une culture, un esprit français, alsacien, est très important pour l’entreprise qui compte plus de 20 % de Français parmi ses visiteurs » , assure Matthias Kirch. En 2018, le parc d’attractions de Rust a accueilli 5,6 millions de personnes.

(*)Pour les deux autres journées de recrutement prévues, les personnes intéressées ont postulé sur le site www.europark.de/jobs ou au ✆ 0049.78.22.77.15.444.

Habsheim - Langue régionale Des panneaux historiques et bilingues 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:33:36

Habsheim - Langue régionale Des panneaux historiques et bilingues 

La commune vient d’installer 72 panneaux de rues bilingues avec des inscriptions en français et en alsacien pour promouvoir la culture régionale, mais aussi pour éclairer sur l’histoire de la bourgade.
 
« Notre spécificité alsacienne ne doit pas être occultée. Nous voulons, à Habsheim, faire cohabiter le français, langue officielle, et l’elsassisch, notre langue régionale. » Fervent défenseur de l’Alsace, Gilbert Fuchs, le maire de Habsheim, n’a eu aucun mal à convaincre ses élus municipaux de faire installer des panneaux bilingues sur le ban communal.
Habsheim se démarque néanmoins d’autres communes qui ont choisi la même option. « Nous n’avons pas opté pour une simple traduction. Chaque fois que cela a été possible, nous avons souhaité rappeler des éléments de notre histoire et de notre patrimoine », a expliqué le maire.

À titre d’exemple, la rue de la Délivrance se nomme Alta Stross en alsacien, car c’est la plus ancienne voie répertoriée au cadastre de la commune. Il y a aussi le Holzgassa, en référence à un pont en bois qui était installé en son temps. « Ces plaques doivent éveiller la curiosité et inciter les riverains à s’intéresser davantage à leur rue, leur quartier, à mieux s’identifier et à s’intégrer », espère le premier magistrat.
Le choix des dénominations a été validé par de dignes linguistes, Jean-Jacques Wolf et Yves Bisch, et la graphie respecte la charte d’harmonisation de l’écrit des différents dialectes alsaciens.
Quelque 10 000 € ont été consacrés à cette opération que la Région subventionne à hauteur de 2000 €.
« J’espère que nos concitoyens prendront le temps de lever les yeux aux coins des rues et se laisseront aller à une réflexion un tantinet curieuse ou plus approfondie », a ajouté Gilbert Fuchs qui, par cette opération, grave dans le marbre l’appartenance de Habsheim à l’historique région Alsace. « Le bilinguisme mérite un coup de pouce. Plus que jamais il faut sensibiliser nos habitants à l’intérêt de l’apprendre et de le pratiquer », a conclu le premier magistrat

éducation nationale - Bilinguisme Plus besoin de dérogation à la rentrée 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:50:01

éducation nationale - Bilinguisme Plus besoin de dérogation à la rentrée 

Alors que les inscriptions s’ouvrent pour les futurs petits de maternelle, l’offre en bilingue s’étoffe à Colmar avec l’ouverture d’un nouveau site dans les quartiers ouest.
  

Les inscriptions en maternelle s’ouvrent lundi 18 février pour les enfants nés en 2016. Or la rentrée prochaine réserve son lot de nouveautés pour les parents, qui, pour la première fois, n’auront plus à demander de dérogation pour que leur enfant suive un parcours bilingue.
L’ouverture d’une classe bilingue à l’école des Muguets, au cœur des quartiers ouest, à la rentrée 2019, comble en effet le dernier angle mort du bilinguisme sur le territoire de la ville.

Dans les quartiers ouest, seule l’école Pfister proposait jusqu’ici un parcours bilingue. Pas assez pour alimenter la toute nouvelle section bilingue du collège Molière, que l’adjointe à l’Éducation, Odile Ulrich-Mallet, veut absolument « consolider ».
Sectorisation et continuité
Avec l’ouverture d’une classe maternelle bilingue aux Muguets, l’adjointe peut enfin « sectoriser » l’enseignement bilingue à Colmar. C’est-à-dire qu’un enfant pourra faire tout son parcours, de la maternelle au collège, dans son quartier.
« L’idée est d’avoir au moins trois maternelles et deux élémentaires pour alimenter chaque collège », résume l’adjointe. Après l’ouverture des Muguets, « l’objectif dans les quartiers ouest est d’ouvrir ensuite une classe bilingue en élémentaire, peut-être à Pasteur, puis une autre maternelle, pour alimenter cette élémentaire bilingue ».
Le maillage d’un autre secteur clef pourrait également être bouclé d’ici à 2020 grâce à l’ouverture probable d’une section bilingue au collège de centre-ville Victor-Hugo.
Du bilingue à Victor-Hugo en 2020 ?
Yves Hemedinger l’a annoncé mardi soir lors de son allocution en direct sur Facebook. Odile Ulrich-Mallet confirme que tous les voyants sont aux verts, à la fois du côté de l’Éducation nationale et de la Ville, pour compléter le parcours bilingue en centre-ville. Jusqu’ici, les élèves bilingues en provenance de Serpentine et de Wickram partaient vers Berlioz, Molière et surtout vers le privé.
Si l’arrivée du bilinguisme à Victor-Hugo se confirme, Odile Ulrich-Mallet aura bouclé l’objectif de maillage territorial qu’elle vise depuis 2008, à son arrivée dans l’équipe municipale. Un projet jusqu’ici ralentit par « le manque de professeurs pour ouvrir ces classes bilingues ».
L’enseignement en classe bilingue a toutefois bien évolué depuis l’ouverture de la première section bilingue en 1993 à Colmar. En élémentaire, les matières étaient auparavant partagées entre un professeur « francophone » (grammaire, orthographe, histoire, instruction civique) et un professeur « germanophone » (mathématiques, géographie, allemand, sciences). Dorénavant, un seul professeur enseignera toutes les matières dans les deux langues, selon le principe inchangé de la parité horaire

Distinctions Les palmes académiques dans le Bas-Rhin

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:46:09

 Distinctions Les palmes académiques dans le Bas-Rhin

Journal L'Alsace

Voici la liste des Bas-Rhinois nommés ou promus dans l’ordre national des Palmes académiques (promotion du 1er  janvier, décret du 7 janvier) : Officiers : Roland Buttner, proviseur du lycée du Haut-Barr à Saverne ; Jeanne Siat, ancien professeur agrégé ; Clara Thomas, sous-préfète de l’arrondissement de Molsheim. Chevaliers : Patrick Kurtz, ancien professeur d’économie et de gestion ; Gabrielle Ley, assistante du directeur délégué aux formations professionnelles et technologiques ; Naïma Louatiko, agent territorial au collège Érasme de Strasbourg ; Sandrine Meyer, professeure certifiée au collège Épiscopal Saint-Etienne de Strasbourg ; Pascal Rossi, agent territorial au collège Érasme de Strasbourg ; Patricia Sager, agent territorial au collège Érasme de Strasbourg ; Jean-Claude Schmitt, directeur d’école à la retraite ; Paul Siat, PDG de l’École nationale supérieure des technologies et industries du bois ; Jean-Louis Steffen-Probst, maître cuisinier de France, disciple Escoffier International ; Violaine Varin, responsable du Goethe Institut ; Robert Walter, directeur du Centre culturel franco-allemand de Karlsruhe.

MULHOUSE Nouveau Bassin - Vingt-cinq ans plus tard Deux chantiers démarrent 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:35:37

MULHOUSE Nouveau Bassin - Vingt-cinq ans plus tard Deux chantiers démarrent 

Créée il y a vingt-cinq ans, la ZAC du Nouveau Bassin s’achève enfin après de longues périodes de stagnation. Deux chantiers viennent de démarrer de façon conjointe, à l’entrée de la ville, face à Kinepolis sur 21 000 m2. Avec des projets mixtes d’habitat, commerces, hôtel, restauration.
 

Deux constructeurs Duval et Nexity se partagent les derniers milliers de m² sur cette zone particulièrement stratégique d’entrée de ville.
Duval est un constructeur immobilier d’envergure nationale, présent depuis quelques années en Alsace, l’une de ses dix représentations régionales. Le groupe Duval, présidé par Eric Duval, présente de multiples compétences. Récemment, le groupe a ouvert un pôle commerce et loisirs à Saint-Chamond, a posé la première pierre de 8 500 m² de bureaux neufs au cœur de Strasbourg, il a été choisi comme partenaire du département du Nord pour participer à l’opération de regroupement des services départementaux. Il a aussi, dans le cadre de ses nombreuses actions humanitaires et caritatives essaimé jusqu’en Afrique, en matière immobilière de même qu’il contribue en Afrique au développement d’installations hydrauliques.
Il affiche donc des réalisations très diverses. Pour le Nouveau Bassin de Mulhouse, le groupe Duval investit une surface de 9 800 m² tertiaires pour des activités de loisirs sur 4 600m2 , dont peut-être une patinoire, de restauration sur 850m2 , de commerces et… un hôtel trois étoiles de 3 000m2.
La livraison de cet ensemble est programmée pour la fin de l’année 2020.
Le deuxième promoteur, Nexity, propose un programme baptisé « L’escale », une résidence qui se présente avec une architecture contemporaine. Nexity va construire 50 logements neufs, dont une résidence senior de 120 lots, qui sera gérée par l’exploitant maison Domitys.
Ces logements répondront aux nouvelles exigences des labels Bâtiment Basse Consommation.
Avec le démarrage de ces deux chantiers, dont les droits ont été décrochés en 2015 mais dont la réalisation a pris beaucoup de retard, le grand projet mulhousien de créer un nouveau quartier autour de la présence de l’eau s’achève. Et l’entrée de Mulhouse acquiert un nouveau prestige

Saint-Louis - Social Pour se rétablir et s’insérer 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:31:46

Saint-Louis - Social Pour se rétablir et s’insérer 

Un contrat social multipartite, qui doit aider ses bénéficiaires qui souffrent de troubles psychiques à se rétablir et s’insérer, a été signé à la mairie de Saint-Louis. C’est le premier dans la région frontalière.
 
Le premier contrat social multipartite (CSM) pour Saint-Louis a été signé mardi. C’est un « dispositif d’accompagnement à l’autonomie en santé initié par l’hôpital de Rouffach », qui est l’un des signataires. On trouve parmi eux différents acteurs de la santé et une commune, en l’occurrence Saint-Louis. Mais aussi dix personnes de Saint-Louis et des environs qui souffrent de problèmes psychiques. Elles sont appelées « partenaires-auteurs » et sont engagées dans un processus de rétablissement.
« La psychiatrie ne se pratique plus dans les hôpitaux »
Le CSM doit aider ses bénéficiaires « à se réapproprier leur vie dans la commune qu’ils habitent », a résumé François Courtot, le directeur du centre hospitalier de Rouffach. Tout ce qui permet de favoriser les démarches d’accompagnement au rétablissement et à l’insertion est le bienvenu.
Jérémy Vannier, représentant du Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace, note : « La psychiatrie ne se fait plus dans les hôpitaux, mais au plus près des lieux de vie des patients. Ce contrat en est le symbole. » Bénédicte Roulot, animatrice des CSM pour tout le département, précise : « J’ai un binôme dans chaque ville. Ici, à Saint-Louis, il s’agit de Sébastien Krafft, metteur en scène. Ailleurs, comme à Altkirch, cela pourra être un sophrologue, par exemple » Elle utilise la méthode Spiral qui détermine des indicateurs de bien-être ou de mal-être et propose des pistes pour aller mieux. Sébastien Krafft « aborde un travail autour des habiletés sociales ». Il a souligné combien avait été précieuse l’aide des structures ludoviciennes.
Quant aux « partenaires-auteurs », ce sont des gens qui ont été envoyés par les centres médico-psychologiques de Saint-Louis et de Sierentz. « Nous avons commencé à travailler ensemble au mois de novembre. C’est un cheminement pas à pas vers une autonomie retrouvée », indique Bénédicte Roulot.
Sébastien Krafft salue « les structures ludoviciennes qui ont facilité notre travail, comme La Coupole. ». Il note : « Nous sommes arrivés dans la deuxième partie du CSM, la mise en place des ateliers de progrès… » Avec des idées qui fusent pour des projets en commun ou personnels.
« Ce que je recherche, c’est une dynamique de groupe, affirme Bénédicte Roulot. S’il y a une cohésion, cela fonctionne. Ici, à Saint-Louis, ils accrochent très bien les uns avec les autres. » Elle ne travaille qu’avec le groupe. Si l’un des participants veut faire du bénévolat ? « Nous allons tous ensemble visiter l’épicerie solidaire ou les Restaurants du cœur. C’est le groupe qui fait la socialisation. »
L’un ou l’autre envisage d’ailleurs de créer un GEM, un « groupe d’entraide mutuel ». C’est une association qui doit être agréée par l’ARS et qui peut prolonger le travail réalisé grâce au CSM. Il en existe un à Guebwiller qui rassemble à ce jour une cinquantaine d’adhérents. Parce que « les bénéficiaires qui retrouvent leur pouvoir d’agir restent souvent actifs pour témoigner de leur expérience, pour montrer qu’il est possible de retrouver une certaine forme d’auto-détermination et de confiance. » La Ville, a assuré le maire Jean-Marie Zoellé, essaiera de trouver un local pour que le GEM, quand il sera constitué, puisse se réunir.

Dans les quartiers généraux des gilets jaunes alsaciens : l’art de la bricole 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:39:41

Dans les quartiers généraux des gilets jaunes alsaciens : l’art de la bricole 

Les constructions des gilets jaunes sont des signaux : leurs bâtisseurs affirment qu’ils ne veulent rien lâcher. Elles ont été faites à la hâte, de bric et de broc, au petit bonheur des dons, suite au démantèlement des ronds-points. En symétrie avec des existences où la bricole est devenue une règle pour pallier les manques d’argent, de services, de considération.
 

VALLÉE DE LA BRUCHE. Mardi 5 février au matin. « On est le dernier village gaulois. Vous connaissez Astérix ? » Les gilets jaunes se présentent comme des irréductibles. Leur chalet, à la sortie du tunnel du contournement de Schirmeck, près de 2 000 habitants, est celui des « pionniers », disent-ils. Ses ouvertures vitrées donnent sur le rond-point occupé depuis le 17 novembre – ils ont une autorisation de trois mois.
Jean-Yves – c’est un pseudo -, 43 ans, vient des Vosges. Conducteur de car, charpentier dans une autre vie, c’est lui qui « a pris en main » la construction. Une tronçonneuse, des vis, du bois récupéré ici et là. Palettes posées au sol, des « perches » pour l’ossature, un revêtement de piscine pour protéger de l’humidité, de l’isolant, la recette est simple, à les entendre. « Tout est démontable », assurent les gilets jaunes qui restent évasifs sur le nombre de m2.

Des panneaux peints signés Charly Barat décorent les parois : une dame du village voisin de Plaine les avait donnés pour le sol, mais ça aurait été gâché, ont-ils jugé. C’est donc une Alsace riante, entre colombages, bretzel et sujets costumés, qui accompagnent les soirées de belote au coin du feu, parfois jusqu’à minuit.
Le coin cuisine compte l’essentiel : une gazinière. Pratique pour faire bouillir l’eau du café soluble en journée. Le groupe électrogène ne tourne qu’en soirée, pour ceux qui dorment là. Magalie, la quarantaine, a passé la nuit au QG, avec son père, 73 ans, et une copine. Elle n’a pas trop envie d’être prise en photo parce que « les voisins la traitent de “cassos”, même s’ils ne vivent pas mieux qu’elle ».
De grands cabas s’empilent sur toute une largeur du cabanon : ce n’est pas du désordre mais « des dons distribués aux SDF strasbourgeois, via une association », précise Gérald Metz, de Wildersbach. Ce patron d’une entreprise de travaux public, 43 ans, est à l’origine de la mobilisation locale. Ils ont voté pour ce projet, parmi d’autres, car « les gilets jaunes, ce n’est pas que le gazole, il y a aussi l’entraide… »
Laurent, 48 ans, de Rothau, y tient. Lui est auto-entrepreneur, spécialiste des collections - il en mène 27 de front en ce moment, en fonction des demandes (timbres, cartes postales….) de sa clientèle : « Ici ce n’est pas comme en ville. Il y a beaucoup d’entraide dans la vallée. Elle existait déjà avant, mais elle était en sommeil. »
 
 
 
  
 Faut des gens comme toi pour les gens comme moi »
MOLSHEIM. Mardi 5 février en milieu d’après-midi. Raymond, 61 ans, retraité du transport régional, entraîneur de foot, habitant de Rosheim, fait les honneurs de la tente d’une trentaine de m² installée tout à côté du lycée général de Molsheim, rue Henri-Meck.
La Bruche coule en contrebas du terrain mis à disposition par la municipalité. C’est un peu loin du rond-point de Dorlisheim où tout a commencé mais ils ont de l’espace - et même la place pour un petit poulailler où vivent deux poules apportées par des sympathisants.
Ici, pas de fenêtres, les gilets jaunes vivent à la lumière des néons. La tente est isolée par des cartons scotchés entre eux. Au sol, de la sciure. Il fait chaud. Olivier, 19 ans, de Still, se repose sur un imposant canapé d’angle en velours vert d’eau, aussi surprenant que cette télévision allumée que personne ne regarde vraiment.
Les gilets jaunes de Molsheim ont le sens du détail. À côté de l’évier - qui n’est pas relié à l’eau courante -, une étagère à épices. Et bien sûr la gazinière, le réfrigérateur. « On peut rester là longtemps, on n’est jamais seul. Faut le savoir, il y a toujours du monde, appuie Raymond, “Papi” pour les habitués. On tient nos réunions, on mange là. Et on va tenir longtemps. »
À la grande table, Valérie, 45 ans, qui voit le campement de la fenêtre de son immeuble, raconte ses déboires de chômeuse au RSA, à Geneviève, 61 ans, en invalidité. Sans les colis alimentaires, elle ne s’en sort pas.
Éric, 45 ans, hésite à dire qu’il travaille dans l’industrie. Sa situation lui semble enviable. « Faut des gens comme toi pour les gens comme moi, on est une seule et même famille », lui lance Céline, 37 ans. Cette maman de quatre enfants, de 15 mois à 13 ans, dont le surnom est « Mam’s », vient de Mutzig. Elle préfère que son mari Freddy, même âge, se tienne à ses côtés pour témoigner. Ils ont calculé, la paye d’aide à domicile de Céline partirait dans les nounous. Mais avec le seul salaire de boulanger de Freddy, ils n’y arrivent pas.
Le couple veut raconter, ému, qu’après un premier passage sur le rond-point de « Dorli », un peu après le début de la mobilisation, des gilets jaunes ont remué ciel et terre pour les retrouver et leur apporter des cartons de nourriture. Depuis, ils donnent du temps. Céline fait des gâteaux. Freddy a posé un jour de récup’pour aller manifester avec les grévistes à Strasbourg le matin même.
 
Germain, 58 ans, à Erstein
« Tous bricoleurs »
ERSTEIN. Mardi 5 février. L’après-midi touche à sa fin. Germain, 58 ans, vient généralement après son boulot à la sucrerie. Il est souvent le premier et allume le fourneau dans la cabane construite en une demi-journée le long de la route départementale D 1083, sur un terrain agricole : « On est tous bricoleurs. » Dans la maisonnette, le poêle est en bonne place, un fauteuil et des canapés, de quoi boire un café et décider des actions, comme le lancement récemment d’une consultation citoyenne.
 
Le QG du Nouveau-Monde (c’est le nom du rond-point, ça ne s’invente pas), à Soultz, est une ruche.
Débats et soirée karaoké
SOULTZ. Jeudi 6 février, dans l’après-midi. Le campement est une ruche. Avec vue là aussi sur le rond-point du Nouveau-Monde, c’est son nom. Il y a eu une réunification de deux groupes distincts début janvier et ils sont près de 170, assemblée hétéroclite de parfaits inconnus jusque-là et qui se relayent dans une joyeuse agitation. L’installation aussi est hétéroclite : un petit cabanon sert d’intendance, avec le poêle et la grande table, il voisine avec une tonnelle pour les concerts et une caravane hors d’âge achetée pour ceux qui passent la nuit sur place - et qui sert de bureau dans la journée. Euplio, 60 ans, syndicaliste retraité, de Buhl : « Tous les jours on a une activité, il faut innover, on a des soirées pâtes, on aura bientôt un méchoui… » Une affiche pour une soirée karaoké est placardée sur la porte de la caravane.
Mais qu’on ne s’y trompe pas, ce n’est pas une base de loisirs : ils prennent part aux débats du secteur, manifestent et comptent rester « le temps que Castaner s’en aille, le temps que Macron s’en aille. »
 
   
Les inventeurs
CARSPACH. Jeudi 6 février au matin. Le grand QG du Sundgau, au sud de Mulhouse, est l’œuvre d’ingénieux bricoleurs. Ils ont mis au point une sorte de mobil-home en bois baptisé le Mobil-Jaune, supposé se replier, assurent ses concepteurs. Chez eux les donateurs sont des scieurs locaux, un imprimeur, et ça se ressent sur les finitions. Du travail de pro. Laurent, 62 ans, a dessiné les croquis du prototype, reproductible. Lui a travaillé dans l’industrie, le commerce. Sa femme l’a poussé à venir sur le rond-point.
Passée la cacophonie des premières semaines, ils ont élaboré un règlement intérieur et imaginé cette construction, qui devait être mobile pour rester dans les clous : « On l’a construite en cachette et amenée au cours d’une opération éclair, en moins de quatre heures. »
La structure repose sur une remorque agricole. Garde-manger fermé - sans alcool -, parquet pour la partie nuit (du lit de camp, la vue sur le rond-point est imprenable), sorties de secours, matériaux ignifugés. Ils en sont sûrs, une commission de sécurité pourrait leur délivrer un agrément « ERP » (établissement recevant du public).
Ils mettent un point d’honneur à ce que ce soit nickel : « On a fait propre tout autour. » Et dans la cuisine, « pour les dames » - cette autre révolution attendra -, l’évier a même l’eau courante, via une citerne.
Pour Laurent, qu’un de ses collègues a baptisé « l’ingénieur », c’est net : « Heureusement qu’on s’est fait chasser du rond-point, on n’aurait jamais réussi à être aussi organisés. On a décidé d’être exemplaires. Déjà entre nous, on travaille ensemble, toutes les décisions sont collégiales. »
Avec Laurent ce matin-là, Michel, retraité de l’automobile, 66 ans, d’Aspach : « Je me vois mal assis dans mon canapé alors que les enfants ont du mal pour leurs fins de mois. » Pascal, 57 ans, sans activité, d’Hirspach, et Antoine, 74 ans, de Carspach, retraité de la restauration, disent pareil. Le quatuor renâcle un peu pour la photo : « On va croire qu’il n’y a que des vieux. »
Il y a toujours quelqu’un, jour et nuit, et le week-end, des actions temporaires sont menées sur le rond-point. Un brasero mobile stationne devant le Mobil-Jaune et les pancartes rangées méticuleusement sont prêtes. C’est un lieu de rencontre, où sont compilées les idées : une dame vient d’ailleurs se renseigner pour la manifestation du samedi 9 février à Mulhouse, on lui propose de covoiturer. Les constructions des gilets jaunes sont un peu les « offices de tourisme » du mouvement. On vient y chercher les informations qu’on ne trouve pas sur les réseaux sociaux. Et un peu (beaucoup) de chaleur humaine. Les nuits d’insomnie, ils se réveillent pour griffonner revendications et slogans sur des bouts de papier. Comme celui-ci : « Liberté, égalité, fraternité retrouvée. »

gendarmerie - Exercice Sauvetage on ice au lac Blanc 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:11:47

gendarmerie - Exercice Sauvetage on ice au lac Blanc 

Elle est la cascade de glace la plus fréquentée du massif. Les gendarmes du peloton de montagne d’Hohrod ont choisi ce jeudi matin le lac Blanc à Orbey dans le but de s’exercer au secours d’une victime accrochée à une pente à 90°. L’hélicoptère a déposé quatre secouristes sur la pente.
 
Au classement des secourus, les glaciéristes ne figurent pas dans le haut du tableau. Ce sont en général des grimpeurs qui viennent de l’escalade, aguerris et bien équipés. « Mais il faut être prêt », rappelle le major Viré, commandant du peloton.
Le blessé sur le dos du secouriste
L’hélicoptère de la gendarmerie a donc collé quatre secouristes à la pente, l’un étant particulièrement affecté à la victime et à son genou endommagé.
Le blessé a été chargé sur le dos du secouriste, descendu au bas de la cascade par les cordes et préparé pour son hélitreuillage

Exercice des gendarmes au Lac Blanc : secours en cascade 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:25:26

Exercice des gendarmes au Lac Blanc : secours en cascade 

À coup d’hélico, de broches et de crampons, les gendarmes se sont exercés au secours sur une cascade de glace hier au lac Blanc.
 

On lui retire ses crampons et son appréhension. Ainsi allégée, la victime est chargée sur le dos du secouriste grâce au système du cacolet et ramenée au bas de la pente, prête à l’hélitreuillage.
Attention aux corniches
La cascade de glace du Lac Blanc ne figure pas parmi les premières destinations des secouristes du peloton de gendarmerie de montagne d’Hohrod. « Mais il faut être prêt », prévient son commandant qui a déjà organisé quatre exercices sur glace cet hiver.
Le major Viré a déployé hier matin ses troupes sur un mur à 90°, dans un recoin du lac Blanc, toujours à l’ombre. Les gendarmes ont repéré les lieux quelques jours plus tôt, rafraîchissant les relais qui vont servir à arrimer les secouristes.
Objectif de l’exercice matinal : secourir un glaciériste scotché dans la pente et blessé à une jambe. Forcément, Delta Juliette est de la partie. L’hélicoptère de la gendarmerie dépose un secouriste au côté de la victime. 
L’occasion d’un premier bilan médical : « La respiration est ample et régulière ». Mais le genou endommagé. 
Plus haut, les gendarmes ont vissé les broches dans la glace pour sécuriser la caravane de secours. « Donne du mou », ordonne le secouriste au contact.
La cascade du lac Blanc est la plus fréquentée du massif, attirant notamment des glaciéristes strasbourgeois et nancéiens : « Ce sont en principe des grimpeurs venus de l’escalade, explique le major Viré, ils sont bien équipés ». La cascade est accessible, par plusieurs itinéraires, ce qui assure son succès.
L’année dernière, le peloton d’Hohrod a accumulé 200 interventions dans le massif, spécialement pendant la belle saison, à raison d’une quarantaine de secours en juillet et août. Cet hiver est plus calme : « Nous avons actuellement de très bonnes conditions, rappelle Philippe Viré, il convient tout de même de faire attention aux corniches qui prennent le soleil »

Orbey Exercice de sauvetage au lac Blanc

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:42:54

Orbey Exercice de sauvetage au lac Blanc

Journal L'Alsace

Elle est la cascade de glace la plus fréquentée du massif. Les gendarmes du peloton de montagne de Hohrod ont choisi ce jeudi matin le lac Blanc à Orbey dans le but de s’exercer au secours d’une victime accrochée à une pente à 90°. L’hélicoptère a déposé quatre secouristes sur la pente.

Au classement des secourus, les glaciéristes ne figurent pas dans le haut du tableau. Ce sont en général des grimpeurs qui viennent de l’escalade, aguerris et bien équipés. « Mais il faut être prêt  », rappelle le major Viré, commandant du peloton.

Le blessé sur le dos

L’hélicoptère de la gendarmerie a donc collé quatre secouristes à la pente, l’un étant particulièrement affecté à la victime et à son genou endommagé. Le blessé a été chargé sur le dos du secouriste, descendu au bas de la cascade par les cordes et préparé pour son hélitreuillage. Ph. M.

L’hélicoptère  a déposé les  secouristes  sur la pente.   Photo DNA/  Julien Kauffmann

MUESPACH-le-Haut - Politique Décès du maire, André Bohrer 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:29:45

MUESPACH-le-Haut - Politique Décès du maire, André Bohrer 
 
Le maire de Muespach-le-Haut, André Bohrer, est décédé ce matin dans sa 71e année. La triste nouvelle était redoutée. Il était hospitalisé en soins intensifs à Mulhouse. Son état de santé s’était aggravé ces dernières semaines suite à une intervention chirurgicale au cerveau, subie à la fin de l’année dernière. C’était la seconde en dix-huit mois. André Bohrer était maire de Muespach-le-Haut depuis 1995 et était élu au conseil municipal depuis 1989. De 2008 à 2017, il a également été président de la communauté de communes Ill et Gersbach, puis en 2017, vice-président chargé des finances de la nouvelle communauté de communes « Sundgau », poste dont il a démissionné rapidement en raison de ses soucis de santé. Il laisse le souvenir d’un homme d’action, mettant toute son énergie dans l’accomplissement des projets communaux et intercommunaux. Son dernier chantier communal en cours qu’il a suivi jusqu’à ses dernières forces est la transformation de l’ancien presbytère en mairie.
André Bohrer était marié et père de deux enfants. Les obsèques auront lieu mardi 19 février à 14h30 en l'église de Muespach-le-Haut

MUESPACH-le-Haut Décès du maire, André Bohrer

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 07:12:22

MUESPACH-le-Haut Décès du maire, André Bohrer

Journal L'Alsace

André Bohrer, maire de Muespach-le-Haut. PHOTO archives DNA

Le maire de Muespach-le-Haut, André Bohrer, est décédé ce matin dans sa 71e année. La triste nouvelle était redoutée. Il était hospitalisé en soins intensifs à Mulhouse. Son état de santé s’était aggravé ces dernières semaines suite à une intervention chirurgicale au cerveau, subie à la fin de l’année dernière. C’était la seconde en dix mois.

André Bohrer était maire de Muespach-le-Haut depuis 1995 et était élu au conseil municipal depuis 1989. De 2008 à 2017, il a également été président de la communauté de communes Ill et Gersbach, puis en 2018, vice-président de la nouvelle communauté de communes « Sundgau », poste dont il a démissionné rapidement en raison de ses soucis de santé. Il laisse le souvenir d’un homme d’action, mettant toute son énergie dans l’accomplissement des projets communaux et intercommunaux. Son dernier chantier communal en cours, qu’il a suivi jusqu’à ses dernières forces, est la transformation de l’ancien presbytère en mairie.

André Bohrer était marié et père de deux enfants. La date de ses obsèques n’est pas encore connue.

Oderen - Ski scolaire Dans la « peuf » 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:48:04

Oderen - Ski scolaire Dans la « peuf » 

Le ski reste une activité physique et sportive de pleine nature emblématique présente dans la vallée de la Haute Thur. Une classe de neige de quatre jours sans nuitée a permis à une quarantaine d’élèves de l’école élémentaire d’Oderen de vivre une expérience où l’effort pouvait côtoyer un plaisir partagé.
Anne Ast, avec ses cours moyens et Eric Binsinger avec ses cours élémentaires ont profité des compétences de trois moniteurs l’École de Ski Français (ESF), de l’implication de quatre parents d’élèves agréés et de leurs deux enseignants pour vivre une classe de neige dans la continuité de celle qui avait déjà eu lieu en janvier 2018.
Certes, il n’y avait pas l’aventure des nuitées, mais celle de s’initier au ski alpin pour 18 élèves et de parfaire sa pratique pour d’autres. Le financement avait été assuré par la commune d’Oderen pour le transport, une subvention du conseil départemental et des actions menées par les parents d’élèves qui ont une fois de plus su prouver leur efficacité dans un projet compris et partagé.

Les conditions météo furent celles dont dépend cette activité. Mais le ciel bleu fut de la partie ainsi que la « peuf », expression qui désigne la neige poudreuse. Au-delà de l’activité physique exigeante, les efforts fournis permirent de dépasser des obstacles jugés comme infranchissables. Anne Ast, actuelle présidente de l’association des œuvres scolaires (AOS) qui vient de fêter ses 50 ans, a, lors de la formation dispensée au Schnepfenried, rencontré Anne Herrmann, fille de Paul Herrmann qui fut le fondateur de l’AOS et à l’origine du ski scolaire dans la vallée de la Haute Thur. Qui ose encore dire que le hasard existe ?
Quatre jours de ski : on partait le matin pour rentrer le soir, à midi on se réchauffait au Point Bar où Patrick Zumstein avait préparé une soupe pour les jeunes skieurs. À l’issue de cette classe de neige, des récompenses furent attribuées avec un carnet ESF, des insignes loups-garous, oursons, flocons, première ou deuxième étoiles. Une initiative pleine d’enseignements avec des souvenirs marquants

Fortschwihr Une rencontre collégiens-sportifs

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:17:31

Fortschwihr Une rencontre collégiens-sportifs

DR

Une dizaine de joueurs de l’équipe du KABCA (Kaysersberg Ammerschwihr Basket Centre Alsace) évoluant en Nationale Masculine 1 se sont rendus au collège de Fortschwihr pour animer une rencontre-de basket. Une trentaine de jeunes collégiens licenciés UNSS étaient présents. Après un premier temps fort dédié exclusivement à la pratique du basket, les joueurs anglophones ont ensuite échangé avec les élèves de la section européenne anglais. Cette rencontre était organisée dans le cadre de l’opération « Mercredis sportifs » dont l’objectif est de promouvoir la pratique des sports collectifs. Une belle occasion pour les collégiens de côtoyer des sportifs de haut niveau et de partager leur expérience.

Ammerschwihr - Conseil municipal EHPAD : changements en vue 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:46:56

Ammerschwihr - Conseil municipal EHPAD : changements en vue 

La dernière séance ordinaire du conseil municipal s’est déroulée le 28 janvier, sous la présidence du mairePatrick Reinstettel.

Indemnisation : Le maire informe avoir accepté par la CIADE, la somme de 2.061.60 €, soit le coût du remplacement d’un lampadaire endommagé rue des Bleuets.
Aliénation de biens par le Conseil de fabrique - Le CM émet un avis favorable dans le cas d’une vente, par le Conseil de fabrique, d’une parcelle de vignes située sur le ban communal, acquise par la succession Maurer, dont le Conseil de fabrique est légataire pour 1/16es.

Intercommunalité - Le CM sollicite la CCVK pour l’attribution d’un fonds de concours participant au financement de la bande cyclable prévue rue du Rempart, participation à hauteur de 12.772.50 € de la dépense hors taxe.
Protection contre les inondations : Plusieurs sites d’implantation d’ouvrages de protection sont en lice et devront garantir la maîtrise d’un volume de 100.000 m3 (à s.) afin d’assurer protection des personnes et biens situés en aval
Trois-Epis : Le président du Sivom des Trois-Epis a élargi la séance publique Débat d’orientation budgétaire aux maires de Turckheim et Ammerschwihr. Le maire annonce que la participation de la ville au fonctionnement du syndicat en 2019 restera identique à celle de 2018, les participations communales totales étant figées à 220 000 €, la part d’Ammerschwihr représentant 35.17 % de ce montant.
Golf public  : Un élu s’interroge sur les importants volumes de bois coupés dans le périmètre du golf, sans que la ville ait à se prononcer sur le bien-fondé de ces coupes, ou les bénéfices qui en sont tirés. Un autre élu souligne le caractère complexe de la gestion du Golf, du restaurant, de la licence IV, etc. Le maire rappelle que dans le cadre de l’actuelle DSP, la gestion du golf inclut les bâtiments et les terrains, y compris la partie boisée (voirie et parkings en sont exclus). Il serait judicieux de clarifier la situation, notamment sur ce point, et revoir les clauses générales de la prochaine DSP, qui expire en 2022.
Résidence Hospitalière de la Weiss : L’établissement hébergeant des personnes âgées dépendantes (EHPAD) devrait connaître de grands changements puisque les bâtiments actuels, répartis sur Kaysersberg et Ammerschwihr, sont appelés à perdre leur vocation, au profit d’un nouveau bâtiment sur Kaysersberg Vignoble, solution préconisée par l’ARS et par le conseil départemental, dans un délai contraint pour bénéficier d’aides financières. Le maire rappelle avoir de réelles inquiétudes quant à l’aboutissement de ce dossier dans les délais impartis, eu égard aux difficultés liées à la maîtrise foncière (l’achat du terrain d’assiette s’avère bien compliqué) et aux questionnements liés au zonage du PLUI toujours à l’étude.
Signalétique : Un élu suggère de procéder au contrôle et à la mise à jour des panneaux de signalétique des viticulteurs, restaurateurs et autres services, certains panneaux n’ayant plus lieu d’être (le restaurant L’Arbre Vert, par ex.). La signalétique « piste ou itinéraire cyclable » n’est toujours pas en place. Dès que les panneaux auront été fournis par la CCVK, ils seront mis en place par les services techniques.
Commerce ambulant : Le commerçant qui chaque vendredi, pl. du Gal-de-Gaulle, proposait à la vente des pizzas, a cessé ses activités. Le créneau est à nouveau disponible. Avis aux amateurs.
Trottoirs encombrés : Des administrés du vieux quartier se plaignent du nombre croissant de véhicules encombrant les trottoirs, contraignant les piétons, peu sécurisés, à marcher sur la voie de circulation. Chaussée dégradée : Les récents travaux dans la Grand’rue, dans sa partie haute, n’ont pas amélioré les conditions de circulation sur la partie pavée. La chaussée dégradée n’est malheureusement pas un frein à la vitesse, de nombreuses voitures circulant à vive allure, malgré les panneaux…
Passage du Tour de France le 10 juillet. Les cyclistes viendront de Kaysersberg Vignoble par la D415, bifurqueront au croisement du Crédit Agricole et emprunteront la rue du Tir pour se rendre aux Trois-Epis. « Notre vallée sera fortement perturbée », souligne un élu. Des mesures de sécurisation devront être prises le long du parcours, et réflexion est engagée pour rendre celui-ci accueillant, avec des décors ciblés.
A suivre.

Turckheim Friche papetière : démolir pour mieux lotir

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:47:52

Turckheim Friche papetière : démolir pour mieux lotir

C’est le maire de Turckheim, Jean-Marie Balduf, qui a donné le coup d’envoi de la démolition, mercredi, en fin de matinée.

Elle concerne les 2,7 hectares de l’ancienne papeterie, à l’entrée Est de la ville, dont la société Deltaménagement, filiale du groupe Lingenheld, a fait l’acquisition.

«  C’est la partie de la friche Schwindenhammer où il y a le plus de bâti  », relève Jean-Marie Balduf. Le premier coup de pelleteuse a été donné sur le mur d’un entrepôt de stockage, baptisé le « bâtiment allemand », construit en 1942. Il recèle plusieurs œuvres de street art , de grands formats, réalisées de manière sauvage, et qui ne pourront être conservées.

« Si tout va bien, on pourra commencer les travaux en septembre »

La « déconstruction » devrait s’étaler jusqu’en juillet. Une partie des matières (bois plastique, etc.) a déjà été retirée. Et le désamiantage est en cours dans les quelques parties contenant cet isolant toxique.

«  Les briques et le béton qui seront retirés lors de la démolition, seront recyclés sur place et utilisés pour faire la voirie  », précise Mathieu Lingenheld, directeur Alsace de Deltaménagement.

Après la démolition, le site sera loti pour accueillir trois types d’habitats : résidentiel en collectif, social en collectif et pavillons individuels.

Le promoteur Axcess Promotion, associé à un bailleur (dont le nom n’est pas encore arrêté), construira les 32 logements aidés. Deltaménagement érigera des collectifs résidentiels de 60 logements. Enfin 12 parcelles de 4 à 7 ares seront dédiées à l’habitat individuel.

Le permis d’aménager est en cours d’instruction. «  Si tout va bien, on pourra commencer les travaux en septembre  », espère Mathieu Lingenheld. Un pont enjambera la rivière, le Muhlbach, qui devrait être « renaturée » et qui constituera le point fort de ce projet baptisé « Les berges du Muhlbach. »

Mathieu Lingenheld table pour une fin des travaux de lotissement en début d’année prochaine, qui pourra laisser place aux travaux de construction.

Sur l’autre partie de la friche Schwindenhammer, de 7 hectares, appartenant à la commune de Turckheim, les travaux de démolition touchent à leur fin.

Une immense meuleuse conservée

La station d’épuration et les grands bassins ont déjà disparu du paysage. Il ne reste qu’un pan de bâtiment à détruire et encore quelques boues de papeterie à traiter. Quand ces travaux seront totalement achevés, le terrain sera cédé à Colmar Agglomération, pour réaliser une zone économique d’une vingtaine de lots ( L’Alsace du 16 décembre).

À noter, qu’à la demande du maire, une immense meuleuse en pierre, qui trône toujours dans l’un des bâtiments à détruire, devrait être conservée pour décorer l’un des ronds-points de la zone. «  Autrefois, elle servait à écraser des pommes de terre pour en extraire de l’amidon qui permettait de solidifier le papier. C’était avant que l’amidon ne soit remplacé par un produit de synthèse  », explique Christiane Vulvert, représentante de la SCI Gutenberg, qui a vendu la friche Schwindenhammer, et reste propriétaire du site Scherb, situé à côté de la gare. Un site, dont l’avenir, pour l’instant, est encore incertain.

PLUS WEB Voir également notre diaporama sur www.lalsace.fr

Turckheim - Ancienne papeterie Schwindenhammer Démolir pour mieux lotir 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:44:27

Turckheim - Ancienne papeterie Schwindenhammer Démolir pour mieux lotir 

Alors que la démolition d’une partie de la friche papetière, propriété de la commune de Turckheim, arrive à son terme, une autre démarre sur les 2,7 hectares acquis par la société Deltaménagement. Avec comme objectif, la création d’une centaine de logements.
   

C’est le maire de Turckheim, Jean-Marie Balduf, qui a donné le coup d’envoi de la démolition, mercredi, en fin de matinée.
Elle concerne les 2,7 hectares de l’ancienne papeterie, à l’entrée Est de la ville, dont la société Deltaménagement, filiale du groupe Lingenheld, a fait l’acquisition.

« C’est la partie de la friche Schwindenhammer où il y a le plus de bâti » relève Jean-Marie Balduf. Le premier coup de pelleteuse a été donné sur le mur d’un entrepôt de stockage, baptisé le « bâtiment allemand », construit en 1942. Il recèle plusieurs œuvres de street art, de grands formats, réalisées de manière sauvage, et qui ne pourront être conservés.
La déconstruction devrait s’étaler jusqu’en juillet. Une partie des matières (bois, plastique...) ont déjà été retirées. Et le désamiantage est en cours dans les quelques parties contenant cet isolant toxique.
« Les briques et le béton, qui seront enlevés lors de la démolition, seront recyclés sur place et utilisés pour faire la voirie » précise Mathieu Lingenheld, directeur Alsace de Deltaménagement.
« Si tout va bien on pourra commencer les travaux en septembre »
Après la démolition, le site sera loti pour accueillir trois types d’habitats : résidentiel en collectif, social en collectif et pavillons individuels. Le promoteur Axcess Promotion, associé à un bailleur (dont le nom n’est pas encore arrêté), construira les 32 logements aidés. Deltaménagement érigera des collectifs résidentiels de 60 logements. Enfin 12 parcelles de 4 à 7 ares seront dédiées à l’habitat individuel.
Le permis d’aménager est en cours d’instruction. « Si tout va bien on pourra commencer les travaux en septembre » espère Mathieu Lingenheld. Un pont enjambera la rivière, le Muhlbach, qui devrait être « renaturée » et qui constituera le point fort de ce projet baptisé « Les berges du Muhlbach. »
Mathieu Lingenheld table pour une fin des travaux d’aménagement et de viabilisation en début d’année prochaine, qui pourront laisser place aux travaux de construction.
Sur l’autre partie de la friche Schwindenhammer, de 7 hectares, appartenant à la commune de Turckheim, les travaux de démolition touchent à leur fin. La station d’épuration et les grands bassins ont déjà disparu du paysage. Il ne reste qu’un pan de bâtiment à détruire et encore quelques boues de papeterie à traiter. Quand ces travaux seront totalement achevés, le terrain sera cédé à Colmar Agglomération, pour réaliser une zone économique d’une vingtaine de lots (DNA du 16 décembre). 
À noter, qu’à la demande du maire, une immense meuleuse en pierre, qui trône toujours dans l’un des bâtiments à détruire, devrait être conservée pour décorer l’un des ronds-points de la zone. « Autrefois, elle servait à écraser des pommes de terre pour en extraire de l’amidon qui permettait de solidifier le papier. C’était avant que l’amidon ne soit remplacé par un produit de synthèse » explique Christiane Vulvert, représentante de la SCI Gutenberg, qui a vendu la friche Schwindenhammer, et reste propriétaire du site Scherb, situé à côté de la gare. Un site, dont l’avenir, pour l’instant, est encore incertain

CFA Formation La parole aux apprentis

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:38:55

 CFA Formation La parole aux apprentis

Journal L'Alsace

Le grand débat de l’artisanat a permis aux apprentis d’exprimer leurs requêtes.  Photo DNA/Pauline Weiss

Dans le cadre de la semaine de l’apprentissage dans l’artisanat, plusieurs classes des CFA de l’artisanat d’Eschau et de Mulhouse ont participé à un débat dans l’objectif de « contribuer au grand débat national ». « C’est la première fois que l’on fait un débat avec les jeunes. Il n’y aura pas de sujet tabou », a d’emblée assuré Bernard Stalter, président de la chambre des métiers d’Alsace, pour ouvrir la rencontre. 

Afin de privilégier un temps d’échange organisé, les questions avaient été préparées en amont avec des professeurs. Plusieurs thèmes ont successivement été abordés : l’apprentissage, la citoyenneté, l’écologie, le pouvoir d’achat, la mobilité et la projection dans l’avenir. « Le premier sentiment était que le grand débat ne les concernait pas directement. Au final, ils ont remarqué que beaucoup de sujets les concernent… » , résume Anne Cytrynowicz, directrice du CFA d’Eschau.

À commencer par la question du statut de l’apprenti. « Les étudiants ont plus d’avantages. Je suis favorable à ce qu’il y ait un statut d’apprenti » , explique ainsi Steven, 24 ans, apprenti en BTS mécanique automobile au CFA de Mulhouse. Pour lui, le fossé entre les deux est visible, notamment pour le logement, dont il ne peut pas bénéficier aussi facilement que les autres étudiants. Il espère un jour pouvoir recevoir une « carte d’apprenant ».

Cette volonté est également soutenue par les professeurs et directeurs. « Le statut d’apprenti est très important. Ils pourraient recevoir les mêmes aides que les lycéens et les étudiants », renchérit Fatiha El Bourdi, professeure de matières générales au CFA de Mulhouse.

Difficile de trouver un patron

Autre préoccupation exprimée par les jeunes qui n’ont d’autre choix que de se déplacer en voiture : la question de la mobilité. Malik, apprenti en BTS à Mulhouse, fait 300 km pour aller au CFA, le plus proche à proposer sa formation. Sa requête : des aides pour compenser les trajets quotidiens.

En CAP ébéniste, Thomas, 22 ans, a quitté Paris, où il n’a pas trouvé d’employeur, pour venir dans le Bas-Rhin. Après cinq mois de recherches, il a été accepté en apprentissage suite à un stage. Face aux difficultés de trouver un lieu d’apprentissage, l’apprenti avance son idée : « Il faudrait un site internet où les entreprises postuleraient et où il serait possible d’être en contact avec tout le monde. »

En appelant le président de la République à organiser un débat avec les artisans, Bernard Stalter espère « une meilleure considération pour les artisans et les apprentis ».

Y ALLER Prochaine réunion publique ce vendredi 15 février à 18 h, à la chambre des métiers, 30 avenue de l’Europe à Schiltigheim.

Kaysersberg Vignoble Fusion des syndicats viticoles

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:49:08

Kaysersberg Vignoble Fusion des syndicats viticoles

Journal L'Alsace

Après la fusion de la Cave Coopérative de Kaysersberg-Kientzheim avec la Cave de Bestheim en 2014, la création de la commune nouvelle de Kaysersberg Vignoble avec la fusion de Kaysersberg, Kientzheim et Sigolsheim en 2016, la fusion de la Coopérative Agricole avec le comptoir Agricole de Hochfelden en 2017, le « vent de fusion » a touché le syndicat viticole de Kaysersberg-Kientzheim présidé par Patrick Schiffmann et celui de Sigolsheim présidé par Philippe Tempé.

Ils ont fusionné à la fin du mois dernier en créant le « Syndicat Viticole de Kaysersberg Vignole » après avoir approuvé les nouveaux statuts lus par Simone Kieffer, chargée de mission à l’AVA et constitué le nouveau comité (lire encadré).

Pourquoi une telle fusion ?

Pour Patrick Schiffmann comme pour Philippe Tempé, les dossiers locaux à suivre ou à traiter sont les mêmes sur Kaysersberg Vignoble, qu’il s’agisse du Plant Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUI), de l’organisation de dégustations ou encore de l’entretien et de la réfection des chemins.

Avec cette fusion, Kaysersberg Vignoble est devenue la plus grande commune viticole d’Alsace avec 670 hectares de vignes et quatre grands crus classés. D’une largeur de 7 km entre la cartonnerie de Kaysersberg et la Fecht, elle présente l’un des points culminant du vignoble (420 m dans le Schlossberg) et offre ainsi une diversité de sols, de microclimat et de relief.

Développement et projets

Pour le nouveau comité et la centaine de membres, les projets de développement ne manquent pas. Dans le cadre d’une réflexion menée à l’AVA, une charte de « bien vivre ensemble » permettra de mieux expliquer le travail des viticulteurs, le respect des uns et des autres et l’application du bon sens.

Comme l’année passée le syndicat viticole de Kaysersberg Vignoble mettra en place la confusion sexuelle, méthode de lutte biologique respectueuse de l’environnement contre les tordeuses de la grappe. Cette technique qui apparaît comme une alternative consiste à déposer dans les parcelles de vigne des diffuseurs de phéromones de synthèse destinées à perturber l’activité sexuelle des insectes.

Le 27 avril prochain, le syndicat viticole de Kaysersberg Vignoble proposera aux riverains de certaines parcelles (environ 100 hectares) de participer activement et concrètement à la mise en place de ces diffuseurs. Le rapprochement de la population par tous les moyens apparaît comme un axe de communication important à mettre en place.

Ainsi, le renouvellement du sentier viticole depuis Sigolsheim jusqu’au château de Kaysersberg est à voir de même qu’une réflexion à moyen terme sur l’oenotourisme en collaboration avec l’office de tourisme de la vallée tout comme la participation aux animations touristiques de la ville, aux soirées estivales ou concerts d’été, lors du passage du Tour de France dans le vignoble le 10 juillet prochain. La hiérarchisation dans le Patergarten et l’Altenbourg à Kientzheim, le Vogelgarten à Sigolsheim et le pinot noir dans le Mambourg, le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal, l’étude de l’évolution structurelle du vignoble sont autant de dossiers que le président Patrick Schiffmann devra suivre.

châtenois-Lièpvre - Economie Le groupe Burger se réorganise 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 06:42:03

châtenois-Lièpvre - Economie Le groupe Burger se réorganise 

Implanté sur la zone industrielle de Bois l’Abbesse à Lièpvre, le groupe Burger & Cie est dans une importante phase de restructuration. La société Booa s’installe sur l’ancien site Jipé de Châtenois pour étendre son activité et développer de nouveaux projets tandis que l’entreprise Grad quitte la zone industrielle de Niedermodern pour intégrer celle de Lièpvre.
 

Implantée sur la zone industrielle de Bois l’Abbesse à Lièpvre depuis sa création en 2011, la société Booa est en cours de déménagement. Spécialisée dans la construction de maison en ossature bois, cette entreprise fait partie du groupe Burger.
Objectif 1000 maisons à construire chaque année
« Nous sommes partis de zéro il y a huit ans, pour aujourd’hui, construire 200 maisons par an, soit près d’une maison par jour. Notre cap est maintenant de passer à 1000 maisons », souligne Bertrand Burger, président du groupe Burger. Le patron était en réflexion pour étendre l’activité de Booa depuis quelques mois lorsque l’opportunité a surgi : « Nous avions d’abord envisagé une extension sur le site de Bois l’Abbesse. Car nous avions un peu de réserve foncière là-bas. Nous avions acheté les anciens locaux de la charcuterie du Val d’Argent. Nous avons rasé les bâtiments car ils n’étaient pas adaptés à nos besoins. À la place, nous y avons aménagé un espace de stockage. J’ai ensuite appris par hasard que l’ancien site Jipé (ndr : société spécialisée dans la construction de modulaires) était à vendre. En visitant les lieux, j’ai immédiatement vu le potentiel et comment il était possible de rationnaliser tout ça. »
Bertrand Burger saute sur l’occasion. C’était il y a huit mois. Il acquiert les quatre hectares et 10 000m2 de surface couverte.
Deux nouvelles lignes de production
« Nous avons eu quelques mauvaises surprises. Il y avait pas mal de choses à refaire. Si l’on veut travailler sur la qualité, il est nécessaire de donner de bonnes conditions de travail aux salariés. »
Des vestiaires sont créés. Les locaux sont entièrement chauffés. Une isolation phonique a été installée. De grandes baies vitrées ont été ouvertes sur la façade des bâtiments pour plus de clarté. Un bardage bois devrait être installé d’ici ces prochains mois. En sus des deux lignes de production actuelles en cours de démontage à Lièpvre, la société Booa a investi dans deux nouvelles lignes. La production se décline sur 250 m de long. « Nous avons de l’espace pour envisager un développement futur. » L’ensemble des 60 salariés de la société Booa devrait enfin intégrer les locaux de Châtenois dans les quinze jours

Bartenheim-la-Chaussée Accident de la route : une blessée grave 

Publié dans le panorama le Vendredi 15 février 2019 à 07:02:18

Bartenheim-la-Chaussée Accident de la route : une blessée grave 

Une jeune femme a été grièvement blessée dans accident de voiture qui a eu lieu ce jeudi, peu avant midi.

Un accident de la route a eu lieu ce jeudi vers 11 h 45 sur la RD21 entre Bartenheim-la-Chaussée et Rosenau, dans le secteur des Trois Frontières.
Pour une raison indéterminée, une voiture, venant de Bartenheim, a percuté un arbre et fait des tonneaux. Elle s’est ensuite immobilisée dans un champ.

À son bord se trouvaient trois personnes, deux hommes et une femme. Les premiers, âgés de 28 et 54 ans, ont été légèrement blessés et transportés à l’hôpital de Saint-Louis.
La femme, âgée de 24 ans, a quant à elle été héliportée par le Samu à l’hôpital de Mulhouse dans un état « critique ». Elle était assise à l’arrière du véhicule et a dû être désincarcérée.
Les pompiers de Saint-Louis étaient sur place en compagnie du corps local de Bartenheim, de deux équipes du Samu ainsi que des forces de l’ordre. La circulation a été perturbée pendant plus d’une heure