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Stocamine Wittelsheim : Rugy déterre le dossier

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 05:42:44

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Stocamine Wittelsheim
Stocamine Wittelsheim : Rugy déterre le dossier
Grosse surprise hier soir au ministère de la Transition écologique à Paris où François de Rugy a annoncé à une délégation d'élus alsaciens le lancement d'une étude de faisabilité de la poursuite de déstockage partiel. Le confinement définitif n'est plus la seule option.

 
Avant l'annonce de la volte-face ministérielle, le collectif Destocamine a bloqué l'entrée du site Stocamine à Wittelsheim hier matin.
Avant l'annonce de la volte-face ministérielle, le collectif Destocamine a bloqué l'entrée du site Stocamine à Wittelsheim hier matin.

Le 1er février, à Volgelsheim, François de Rugy, venu évoquer l'après-Fessenheim, n'avait pas voulu entendre parler de Stocamine. Dossier qu'il avait enterré quatre jours plus tôt en décidant, à la surprise générale, de confiner définitivement les 42 000 tonnes de déchets enfouis depuis 2002 à Wittelsheim. Le ministre de la Transition écologique avait même refusé de rencontrer les partisans du déstockage total, laissant cette tâche à l'un de ses conseillers. Un autre, au moment du départ, confiait d'ailleurs que la rencontre avec des élus alsaciens, programmée le 12 février, n'avait pour objectif que d'expliquer la décision présentée alors comme intangible du ministre.

Et puis, hier, patatras ! Recevant donc la délégation d'élus alsaciens, parmi laquelle le président de la Région, Jean Rottner, et la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert, le ministre a surpris tout son monde en annonçant qu'il allait étudier la « faisabilité » d'un « déstockage partiel » des déchets enfouis à Wittelsheim. François de Rugy a confirmé « que le chantier de confinement des déchets restants se poursuivrait », avec « les garanties les plus strictes en matière de protection de la nappe phréatique », selon un communiqué du ministère. Mais dans un « esprit d'apaisement et d'écoute des propositions des élus locaux et des inquiétudes des citoyens », le ministre a également annoncé « le lancement d'une étude technique et financière de la faisabilité de la poursuite d'un déstockage partiel, en parallèle de la poursuite du confinement, et étalé jusqu'à 2027 ». Cette étude devra rendre ses conclusions « d'ici un an au plus tard ».
Satisfaction des élus

François de Rugy a également promis une réunion d'information pour présenter l'expertise du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) qui a montré que « le déstockage des déchets restants présenterait aujourd'hui des risques plus importants et plus graves que la poursuite de leur confinement ».

S'il n'est pas question de déstockage total mais d'un examen des conditions financières et techniques d'une remontée d'une partie des 42 000 tonnes de déchets enfouies à Fessenheim, les élus alsaciens se sont réjouis de la décision ministérielle. Bruno Fuchs, député (MoDem), y a vu « un geste d'apaisement et une porte ouverte » pour savoir s'il est possible de déstocker, et comment. Et Bruno Fuchs, satisait que la décision soit expliquée aux citoyens à travers une ou plusieurs réunions publiques, continue de défendre l'idée de sortir « tous les produits solubles ». « Ces échanges nourris ont permis l'ouverture d'une perspective qu'il conviendra de préciser au cours des prochaines semaines mais qui traduit une évolution que je salue », s'est également félicité le député Raphaël Schellenberger (LR), cosignataire avec Bruno Fuchs d'un rapport parlementaire à l'automne.

De manière collective, le groupe des élus alsaciens a vu « des avancées positives » dans cette rencontre avec François de Rugy.
Laurent BODIN

 

 
 

 

Stocamine Le ministre De Rugy déterre le dossier

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:04:16

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Stocamine Le ministre De Rugy déterre le dossier
 

 
Avant l'annonce de la volte-face ministérielle, le collectif Destocamine a bloqué l'entrée du site Stocamine à Wittelsheim hier matin. Photo L'Alsace/Vincent Voegtlin
Le 1er février, à Volgelsheim, François De Rugy, venu évoquer l'après-Fessenheim, n'avait pas voulu entendre parler de Stocamine. Dossier qu'il avait enterré quatre jours plus tôt en décidant, à la surprise générale, de confiner définitivement les 42 000 tonnes de déchets enfouis depuis 2002 à Wittelsheim. Le ministre de la Transition écologique avait même refusé de rencontrer les partisans du déstockage total, laissant cette tâche à l'un de ses conseillers. Un autre, au moment du départ, confiait d'ailleurs que la rencontre avec des élus alsaciens, programmée le 12 février, n'avait pour objectif que d'expliquer la décision présentée alors comme intangible du ministre.

Et puis, hier, patatras ! Recevant donc la délégation d'élus alsaciens, parmi laquelle le président de la région Jean Rottner, et la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert, le ministre a surpris tout son monde en annonçant qu'il allait étudier la « faisabilité » d'un « déstockage partiel » des déchets enfouis à Wittelsheim. François de Rugy a confirmé « que le chantier de confinement des déchets restants se poursuivrait », avec « les garanties les plus strictes en matière de protection de la nappe phréatique », selon un communiqué du ministère.

Mais dans un « esprit d'apaisement et d'écoute des propositions des élus locaux et des inquiétudes des citoyens », le ministre a également annoncé « le lancement d'une étude technique et financière de la faisabilité de la poursuite d'un déstockage partiel, en parallèle de la poursuite du confinement, et étalé jusqu'à 2027 ». Cette étude devra rendre ses conclusions « d'ici un an au plus tard ».
Satisfaction des élus

François De Rugy a également promis une réunion d'information pour présenter l'expertise du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) qui a montré que « le déstockage des déchets restants présenterait aujourd'hui des risques plus importants et plus graves que la poursuite de leur confinement ».

S'il n'est pas question de déstockage total mais d'un examen des conditions financières et techniques d'une remontée d'une partie des 42 000 tonnes de déchets enfouies à Fessenheim, les élus alsaciens se sont réjouis de la décision ministérielle. Bruno Fuchs, député (MoDem), y a vu « un geste d'apaisement et une porte ouverte » pour savoir s'il est possible de déstocker et comment. Et Bruno Fuchs, satisfait que la décision ministérielle soit expliquée aux citoyens à travers une ou plusieurs réunions publiques, de continuer à défendre l'idée de sortir « tous les produits solubles ». « Ces échanges nourris ont permis l'ouverture d'une perspective qu'il conviendra de préciser au cours des prochaines semaines mais qui traduit une évolution que je salue », s'est également félicité Raphaël Schellenberger (LR), cosignataire avec Bruno Fuchs d'un rapport parlementaire à l'automne. De manière collective, le groupe des élus alsaciens a vu « des avancées positives » dans cette rencontre avec François De Rugy. Laurent BODIN

 

 
 

L'édito de l'Alsace Le feuilleton Stocamine

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:38:02

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L'édito de l'Alsace    Le feuilleton Stocamine
 

 
Laurent Bodin

Y a-t-il un pilote dans l'avion France ? Le revirement de François De Rugy dans le dossier Stocamine en dit long sur la manière dont les décisions sont prises au sommet de l'État. Après avoir décidé, sans concertation, que le confinement total des 42 000 tonnes de déchets enfouies à Wittelsheim était l'option la plus raisonnable pour l'homme comme pour la planète, le ministre de la Transition écologique a changé d'avis. Et finalement annoncé aux élus alsaciens, hier, le lancement d'une étude sur la faisabilité d'un déstockage complémentaire. « Ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent », avait coutume de dire Edgar Faure. Le dossier Stocamine, lui, ressemble de plus en plus à une série de téléréalité. La vérité d'un jour n'est jamais celle du lendemain...

Selon les participants à la réunion d'hier, François De Rugy se donne un an pour trancher définitivement la question Stocamine, au regard de la nouvelle étude envisagée. C'est faire preuve d'un grand optimisme pour un ministre que d'imaginer qu'il sera à son même poste gouvernemental dans douze mois. À moins que ce ne soit une manière grossière de gagner du temps. Car les experts qui se sont penchés sur le cas Stocamine sont tellement nombreux que le résultat est couru d'avance. Il est possible de déstocker encore une partie des déchets. Sauf que chaque bigbag remonté correspond à une courbe de risques ascendante, pour l'environnement du fait de la manipulation et de la dégradation des conditions minières, mais aussi pour les personnels. Nul ne sait jusqu'où le déstockage est possible avant que survienne l'accident. L'État est-il donc joueur au point de prendre des risques ou bien veut-il seulement jouer la montre ?

Outre qu'elle repousse la menace d'une Zad à Wittelsheim, la volte-face ministérielle satisfait la plupart des élus alsaciens qui souhaitent un déstockage, partiel ou total. Ce revirement est dû à leur mobilisation et à la colère légitime qu'ils ont exprimée, alors même que François De Rugy avait tranché sans prendre la peine de les recevoir. Plutôt que de décider sous les ors de la République, le ministre aurait aussi été bien inspiré de descendre en fond de mine pour se rendre compte, de visu, de la situation. Il n'est pas trop tard, tout comme il est encore temps d'entendre, certes, les citoyens, mais aussi les gens de la mine, notamment les délégués mineurs, d'hier et d'aujourd'hui. Le ministre n'a pas réglé un problème en faisant volte-face. Il a seulement repoussé une décision qu'aucun de ses prédécesseurs, dans un sens ou un autre, n'a encore osé prendre.

 

 
 

Wittelsheim : Gilets jaunes et zadistes du GCO avec Destocamine

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 05:46:57

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Wittelsheim
Wittelsheim : Gilets jaunes et zadistes du GCO avec Destocamine

 
« Faut-il installer une Zad ? » L'hypothèse d'une occupation de l'entrée du site Stocamine, à Wittelsheim, a été clairement envisagée hier matin, alors même que la réunion prévue par le ministre François de Rugy avec les élus alsaciens paraissait être de pure forme.

Alors que le personnel avait pris son service avant l'arrivée annoncée des manifestants, le site a été bloqué, à partir de 7 h du matin, par quelque 150 personnes. Ces dernières avaient répondu à l'appel du collectif Destocamine qui souhaitait manifester de manière symbolique afin d'exprimer son soutien aux élus alsaciens reçus au ministère de la Transition écologique. À 9 h 30, ils étaient encore une soixantaine à manifester, dans le calme, parfois sur fond d'appels à la démission du président de la République, Emmanuel Macron.

Outre les membres de Destocamine, gilets jaunes et militants écologistes formaient l'essentiel des manifestants. Une vingtaine de jeunes ayant occupé le chantier du grand contournement Ouest (GCO) à Strasbourg à l'automne, ainsi que des militants écologistes venus de Huningue, ont participé à ce rassemblement qui s'est achevé à la mi-journée, après un repas tiré du sac.

Si le lieu de la manifestation a été nettoyé, l'idée d'installer une Zad (Zone à défendre) et d'occuper le site à temps plein faisait l'objet d'un débat au sein du collectif Destocamine. Une réunion sur ce sujet était prévue demain, ainsi qu'une rencontre avec des gilets jaunes. « Ils ont les mêmes préoccupations environnementales que nous sur la protection de la nappe phréatique », confiait, hier après-midi, Yann Flory, porte-parole de Destocamine. L'hypothèse d'une Zad était loin de faire l'unanimité au sein du collectif, certains jugeant regrettable de devoir en arriver là. C'était le cas de Jean-Pierre Hecht, ancien délégué syndical de Stocamine, ou de Roland Dubel, ancien mineur et président des retraités CFTC, pour qui la Zad «ne devrait être que l'ultime recours ».

La décision du ministre de mener une nouvelle étude de faisabilité du déstockage a renvoyé l'idée d'une Zad à une date ultérieure.
L.B.

 

 
 

 

Tomi Ungerer : Les cendres partagées

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 05:57:47

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Tomi Ungerer
Tomi Ungerer : Les cendres partagées

 
Tomi Ungerer en 2018.
Les obsèques de Tomi Ungerer ont été célébrées en Irlande, hier à la mi-journée, en l'église St Brendan de Bantry. À l'issue de la cérémonie, suivie d'une crémation dans l'intimité familiale, les cendres du dessinateur vont être partagées entre l'Irlande et Strasbourg.

Une moitié reposera à Strasbourg, dans le caveau familial, l'autre restera en Irlande.
Hommage vendredià la cathédrale

Rappelons qu'un hommage sera rendu à l'auteur, dessinateur et illustrateur strasbourgeois, ce vendredi 15 février à 10h à la cathédrale de Strasbourg. La cérémonie sera présidée par Mgr Luc Ravel, archevêque de Strasbourg, en présence d'un pasteur. C'est Michel Wackenheim, l'archiprêtre de la cathédrale, qui prononcera l'homélie. Roger Siffer viendra chanter trois chansons spéciales, selon la volonté du défunt : « J'ai un camarade », « Ô Strasbourg » et « Les pensées sont libres ».

Tomi Ungerer est décédé dans la nuit de vendredi 8 à samedi 9 février, à Cork, en Irlande.

L'artiste était âgé de 87 ans.

 

 
 

 

Les cendres de Tomi Ungerer partagées

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:24:24

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Les cendres de Tomi Ungerer partagées
 

 
Tomi Ungerer chez lui à Strasbourg, le 12 octobre dernier. Photo L'Alsace/Jean-Marc Loos
Les obsèques de Tomi Ungerer ont été célébrées en Irlande, hier à la mi-journée, en l'église St Brendan de Bantry. À l'issue de la cérémonie, suivie d'une crémation dans l'intimité familiale, les cendres du dessinateur vont être partagées entre l'Irlande et Strasbourg. Une moitié reposera à Strasbourg, dans le caveau familial, l'autre restera en Irlande.

Rappelons qu'un hommage sera rendu à l'auteur, dessinateur et illustrateur strasbourgeois, ce vendredi 15 février à 10 h à la cathédrale de Strasbourg. La cérémonie sera présidée par Mgr Luc Ravel, archevêque de Strasbourg, en présence d'un pasteur. C'est Michel Wackenheim, l'archiprêtre de la cathédrale, qui prononcera l'homélie. Roger Siffer viendra chanter trois chansons spéciales, selon la volonté du défunt : J'ai un camarade, Ô Strasbourg et Les pensées sont libres.

Tomi Ungerer est décédé dans la nuit de vendredi 8 à samedi 9 février, à Cork, en Irlande. Il était âgé de 87 ans.

 

 
 

Quand Tomi Ungerer « roulait » pour Fessenheim

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:30:10

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Quand Tomi Ungerer « roulait » pour Fessenheim
 

 
 
En 2010, Tomi Ungerer avait inventé une Roue de l'Énergie pour EDF, avec le concours des ateliers de tôlerie Schlumberger. Les grenouilles avaient fini leur course à l'expo universelle de Shanghaï.

L'oeuvre mesurait près de quatre mètres sur trois de haut et représentait une roue (actionnée par la force hydraulique) que semblait faire tourner deux grenouilles à vélo... des amphibiens en string, bas résilles et souliers à talons aiguilles ! Sa réalisation avait été confiée aux ateliers de tôlerie Schlumberger.

« Avant d'accéder à la demande d'EDF, j'ai dû faire un examen de conscience ; en effet, je suis un écolo de longue date, j'ai même écrit un livre contre l'énergie nucléaire ! Mais finalement, je dois reconnaître que par les temps actuels, il n'y a pas d'autre choix que le nucléaire », avait alors déclaré l'illustrateur.

Que n'avait-il dit-là ! De quoi susciter de vives réactions d'incompréhension chez ses amis écologistes. Dans un courrier, Jean-Marie Brom, militant de Halte au Nucléaire, s'était demandé pourquoi « l'écolo de longue date qui a réalisé naguère une affiche électorale pour les Verts, a lié cette oeuvre à l'énergie nucléaire. »

Nicole Roelens, présidente de Stop Fessenheim, a déclaré avoir été « choquée et déçue » avant de féliciter son ami Tomi dans un courrier qui cherchait avant tout à ridiculiser son mécène. « Tu as eu le culot monstre d'aller monter ta sculpture sur le site de Fessenheim. Tu es roué d'avoir laissé penser que le lobby nucléaire avait réussi à te convaincre ! Tu as tout bonnement ridiculisé la campagne en faveur de la vieille centrale » !

L'oeuvre avait suivi le cours du Rhin avant de quitter l'Europe pour le pavillon d'Alsace de l'exposition universelle de Shanghaï.

 

 
 

Bitschwiller-lès-Thann Conseil municipal : Les élus ont fait un point d'étape concernant la maternité de Thann

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 05:40:30

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Bitschwiller-lès-Thann Conseil municipal
Bitschwiller-lès-Thann Conseil municipal : Les élus ont fait un point d'étape concernant la maternité de Thann

 
Maternité de Thann. Les élus locaux ont fait front commun pour ne pas accepter le contrat de performance en préparation qui conduisait à la fermeture des maternités d'Altkirch et de Thann. Le conseil de surveillance du groupement hospitalier régional Mulhouse Sud Alsace s'y est rallié et veut que du temps soit donné pour construire un projet dans le sens de l'aménagement du territoire. Il s'agira d'élaborer une organisation territoriale des soins et de redéfinir le rôle des hôpitaux dans leur territoire. Ce travail sera mené dans un processus de dialogue et de débat, dans le respect de la sécurité sanitaire.

L'autorisation de fonctionnement de la maternité de Thann se prolongera au-delà du 31 mars, le temps nécessaire à l'élaboration de ce projet.

Forêt : un investissement important en 2018. Marie-Antoinette Magnin-Robert, adjointe déléguée aux finances, présente au conseil municipal le compte administratif 2018 du budget annexe forêt qui présente un résultat annuel équilibré après l'important investissement réalisé au titre de la réfection du chemin du Steinklötz sur 1 km pour près de 18 000 EUR.

Les coupes de bois ont représenté un volume de 2 903 m³ dont 1 459 m³ de résineux exploités à l'abatteuse à treuil.

Prévision des coupes de bois et travaux patrimoniaux 2019. Denis Auer, adjoint au maire en charge de la forêt, présente les prévisions pour 2019. L'état des prévisions de coupes prévoit un ambitieux programme de coupes : 3 465 m³ dont 2 382 m³ de résineux et un important volume de coupes en vente sur pied : 666 m³. La sécheresse de l'été 2018 conduira la commune à préserver les bois verts et à couper en priorité les bois secs en 2019.

Le programme de travaux patrimoniaux représente un montant total de 35 889 EUR qui seront conditionnés par la vente régulière des coupes de bois prévues.

Le programme d'investissement prévoit des travaux de plantation de chênes (450 plants au total), l'ouverture d'une piste de débardage et l'agrandissement de deux places à dépôt.

L'ensemble du conseil municipal salue le travail remarquable effectué ces neuf dernières années par Marc Tschaeglé, technicien ONF, qui rejoindra sa nouvelle affectation au printemps.

Remplacement d'une chaudière à l'école élémentaire. Le conseil municipal décide de déposer une demande de subvention auprès des services de l'État au titre de la dotation d'équipement des territoires ruraux 2019 dans la catégorie bâtiments scolaires. Le conseil municipal prévoit en effet le remplacement de l'ancienne chaudière fioul par une chaudière au gaz condensation à l'école élémentaire en cas d'obtention de cette subvention ; à la clef, des économies d'énergie et une diminution des émissions de gaz à effet de serre.

Grand débat national. La participation de la commune au grand débat national revêt deux formes : mise à disposition du public d'un cahier d'observations et de propositions en mairie jusqu'au 22 février 2019 et mise à disposition du Pays Thur-Doller de la salle des Fêtes le 6 février 2019 pour le débat organisé par son conseil de développement.

 

 
 

 

ARS Sud Alsace : lancement de la concertation pour un projet territorial de santé

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:07:54

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ARS Sud Alsace : lancement de la concertation pour un projet territorial de santé

À la suite des annonces de Christophe Lannelongue, directeur général de l'ARS (Agence régionale de santé) et de Jean Rottner, président du conseil de surveillance du GHRMSA (Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace), lors de la cérémonie des voeux de cette structure le 28 janvier, des réunions ont eu lieu dans les secteurs de Thann et d'Altkirch le samedi 9 février.

En présence du préfet du Haut-Rhin, des parlementaires, des élus des territoires, des membres du GHRMSA, étaient réunis, autour de Jean Rottner et de Christophe Lannelongue, afin de proposer ensemble une méthode de construction de nouveaux projets territoriaux de santé dans les zones de Thann et d'Altkirch.

L'ensemble des participants a convenu d'ouvrir des espaces de dialogue élargis aux acteurs du territoire. Ainsi, élus, professionnels de santé libéraux et hospitaliers, associations, GHRMSA vont se revoir dans les semaines qui viennent pour élaborer une démarche complète de définition des conditions d'accès aux soins pour tous. À l'issue des échanges, une proposition structurée et débattue sera présentée aux territoires.

Les débats, qui devront être constructifs, s'appuieront sur un diagnostic partagé de l'offre de soins, tant hospitalière que libérale déjà disponible, des caractéristiques des territoires concernés, en mettant en exergue les points forts et les progrès à réaliser.

Tous les participants ont convenu de la nécessité d'une meilleure articulation et d'une complémentarité de l'offre de soins libérale et hospitalière, socle incontournable d'une offre pérenne, cohérente et de qualité au bénéfice de la population.

Les objectifs que se sont clairement assignés les élus, l'ARS et le GHRMSA sont :

- d'élaborer un diagnostic et de le partager

- de créer des moments où les acteurs formulent des propositions

- de faire émerger des solutions du débat.

- de construire à chaque problématique une solution

- de produire un projet global d'offre de soins pour chaque secteur hospitalier fondé sur une notion d'aménagement du territoire cohérent.

 

 
 

Espace du Rhin supérieur : Coopération renforcée

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:00:49

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Espace du Rhin supérieur
Espace du Rhin supérieur : Coopération renforcée

 
Frédéric Bierry (à gauche) et Franck Scherer ont également abordé les questions du développement de transports transfrontaliers.
Frédéric Bierry, président du Département du Bas-Rhin, et Rémi Bertrand, vice-président, ont accueilli Franck Scherer, Landrat de l'Ortenaukreis. Ils ont fixé ensemble les grandes lignes de la coopération entre les deux institutions en 2019, dans les domaines de la mobilité, la jeunesse, l'emploi, le bilinguisme et la protection de l'enfance.

Les élus ont abordé les questions du développement de transports transfrontaliers : évolution de la ligne de bus pour les travailleurs Erstein-Lahr, actuellement gérée par l'Eurodistrict et cofinancée par le Département du Bas-Rhin, en une ligne régulière (Regiobuslinie), création de lignes de bus Illkirch-Graffenstaden-Offen- burg ou Gambsheim-Freistett. Le projet de passerelle pour liaisons douces (transports en commun, vélos et piétons) entre Gerstheim (en Alsace) et Schwanau, au sud de l'Eurodistrict, a également été évoqué.

Pour les questions linguistiques, des stages d'observation dans des entreprises outre-Rhin et au sein des deux administrations ont été proposés aux collégiens et apprentis. Les élus se sont enfin réjouis de la création de la Collectivité Européenne d'Alsace.

 

 
 

 

Décès Rolf Böhme, ancien maire de Fribourg

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:02:43

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Décès Rolf Böhme, ancien maire de Fribourg
 

 
Rolf Böhme (au centre) avec Gilbert Meyer, maire de Colmar et Jean-Marie Bockel, alors maire de Mulhouse, lors du sommet européen de Fribourg en 2001. Archives L'Alsace/Daniel Schmitt
Né le 6 août 1934 à Constance, Rolf Böhme fait des études de droit à Fribourg et Munich. Il se spécialise dans les questions fiscales. Plus tard, comme avocat partenaire du cabinet Graf von Westphalen, il s'oriente vers les questions de droit public. Militant SPD depuis la fin des années 50, il est élu au Bundestag, de 1972 à 1982. Durant le mandat d'Helmut Schmidt à la chancellerie allemande, il est nommé secrétaire d'État parlementaire auprès du ministre fédéral des Finances du gouvernement fédéral, en 1978. Il y restera jusqu'en 1982.

Pendant son mandat de maire, il a favorisé la coopération transfrontalière, en créant la Fribourg Regio, en organisant des réunions communes du conseil municipal avec la ville de Mulhouse et en participant au conseil trinational de l'EuroAirport.

Il était le petit-fils de Heinrich Delp, président du Landtag de Hesse jusqu'en 1931, maire de la ville de Darmstadt jusqu'en 1933, décédé au camp de concentration de Dachau en 1945. Depuis un accident vasculaire en 2016, Rolf Böhme se déplaçait en fauteuil roulant. Il vivait dans une maison de retraite à Wiehre.
« Un ami de l'Alsace »

Jean-Marie Bockel, joint hier soir, se dit touché par son décès. « Rolf Böehme était déjà en fonction à Fribourg, lorsque je suis moi-même devenu maire de Mulhouse en 1989, se remémore le sénateur (UDI) du Haut-Rhin. Nous sous sommes alors rencontrés, nous avons sympathisé, et avons convenu qu'il y avait matière à partenariat de part et d'autre du Rhin. Ainsi sont nées, entre autres, les séances communes de nos deux conseils municipaux. Rolf Böhme étant social-démocrate, nous étions très proches également sur le plan politique. C'était un grand humaniste, chaleureux, un peu francophone mais surtout francophile. La France et l'Alsace perdent un ami - et moi, un ami personnel. »

 

 
 

Visage de Marianne : le parti Agir propose Simone Veil

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Visage de Marianne : le parti Agir propose Simone Veil
 

 
Le parti Agir, emmené par des ex-LR pro-Macron, a demandé hier que Marianne prenne le visage de Simone Veil, dont un portrait a été vandalisé et recouvert par une croix gammée, ce week-end à Paris.

« Nous proposons de donner à Marianne les traits de Simone Veil qui est l'incarnation de la France et de la République, de leurs valeurs, de leurs combats, de leurs défis, de leur ancrage européen », a écrit la sénatrice et ex-maire de Strasbourg Fabienne Keller, qui est également l'une des porte-parole du parti, dans une lettre à Emmanuel Macron. « Après Catherine Deneuve, Brigitte Bardot, Laetitia Casta, cela aurait une vraie signification de donner à notre incarnation nationale le visage de l'une de ses plus grands et illustres serviteurs et défenseurs », poursuit Mme Keller, selon qui le portrait de l'ancienne présidente du Parlement européen est « un visage rassembleur et un symbole riche de sens pour unir les Français ». Deux boîtes à lettres de La Poste, situées dans le XIIIe arrondissement de Paris, sur lesquelles figuraient des portraits réalisés au pochoir de Simone Veil, ont été barrées de croix gammées taguées ce week-end.

 

 
 

 

EDUCATION Citoyenneté : Drapeaux et Marseillaise entrent en classe

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 05:45:46

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EDUCATION Citoyenneté
EDUCATION Citoyenneté : Drapeaux et Marseillaise entrent en classe
Drapeau français, drapeau européen et paroles de la Marseillaise pourraient faire leur entrée dans les classes. C'est ce qu'a voté l'Assemblée nationale dans le cadre de l'examen du projet de loi sur « l'école de la confiance ».

 
« Libérer, responsabiliser, unir ». Voici le credo du ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer pour l'école.
L'Assemblée nationale a voté lundi soir, en réécrivant un amendement des Républicains (LR), la présence « obligatoire » dans les classes du drapeau tricolore, du drapeau européen, ainsi que des paroles du refrain de l'hymne national. Le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, a assuré que la mesure pourrait s'appliquer « de façon très simple », avec une affiche « à des coûts tout à fait assumables par le ministère ».
Seconde délibération vendredi

Le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, qui avait proposé la présence du seul drapeau français dans son amendement initial, a salué « une avancée importante ».

De l'autre côté de l'hémicycle, George Pau-Langevin (PS) a dénoncé une mesure « pour se faire plaisir », qui peut être perçue comme une « défiance » envers les enseignants qui ont en charge leur salle de classe. Michel Larive (LFI) a jugé « suffisant » la présence des drapeaux aux frontons des établissements, invoquant « le respect de la patrie sans aller vers le nationalisme » et estimant que « les écoles ne sont pas des casernes ».

Elsa Faucillon (PCF) a aussi dénoncé le déroulé du vote, le jugeant « caduc » du fait qu'aucun élu de gauche n'ait pu s'exprimer. Sur le fond elle a déploré que l'amendement ait été porté par ceux qui lancent le débat « sur l'identité » plutôt que « l'égalité ».

Une seconde délibération doit intervenir à la fin de l'examen du texte, vendredi. D'ici là, les députés vont aborder l'article 2 sur l'instruction obligatoire dès trois ans, dénoncée par le Rassemblement national de Marine Le Pen, comme un « gadget électoraliste », quand la gauche y voit un « cadeau » au privé. La possibilité de confier aux assistants d'éducation des « missions d'enseignement » et la création du Conseil d'évaluation de l'école (CEE) promettent aussi de faire débat.
« Rétrograde » pour la gauche, « fourre-tout » pour la droite

Dès le début d'examen de son projet de loi, le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer a défendu le premier texte du quinquennat sur l'école ayant pour « clé de voûte » de « libérer, responsabiliser, unir ».

Voyant dans l'école « la réponse fondamentale » aux défis contemporains, l'ex-directeur général de l'enseignement scolaire sous Nicolas Sarkozy, devenu un poids lourd de la macronie, a mis en avant les deux objectifs de son projet « pour une école de la confiance » : « élévation du niveau général et justice sociale ».

Mais de la gauche de l'hémicycle à sa droite, le texte, au menu des députés jusqu'à vendredi avant un vote solennel mardi prochain, est critiqué. Comme certains syndicats enseignants, la gauche dénonce un projet éducatif « rétrograde » (PS), au ton « autoritaire » et avec une communication « orwellienne » du ministre (PCF), ou encore un projet « désespérant » qui met en place « une start-up éducation » (LFI).

Les Républicains, qui ne voteront pas le projet de loi, ne sont en outre « pas convaincus » par sa mesure phare sur l'instruction obligatoire. Deux députés bas-rhinois LR sont montés au créneau : Frédéric Reiss a critiqué « une loi d'affichage » tandis que Patrick Hetzel estime que derrière un « fourre-tout » apparent se cache « une inquiétante volonté de reprise en main de l'ensemble du système éducatif ».

 

 
 

 

Drapeaux et Marseillaise entrent en classe

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:42:00

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Drapeaux et Marseillaise entrent en classe
 

 
« Libérer, responsabiliser, unir ». Voici le credo du ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer pour l'école. Photo JACQUES DEMARTHON/AFP
L'Assemblée nationale a voté lundi soir, en réécrivant un amendement des Républicains (LR), la présence « obligatoire » dans les classes du drapeau tricolore, du drapeau européen, ainsi que des paroles du refrain de l'hymne national. Le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, a assuré que la mesure pourrait s'appliquer « de façon très simple », avec une affiche « à des coûts tout à fait assumables par le ministère ».
Seconde délibération vendredi

Le député LR des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, qui avait proposé la présence du seul drapeau français dans son amendement initial, a salué « une avancée importante ».

De l'autre côté de l'hémicycle, George Pau-Langevin (PS) a dénoncé une mesure « pour se faire plaisir », qui peut être perçue comme une « défiance » envers les enseignants qui ont en charge leur salle de classe. Michel Larive (LFI) a jugé « suffisant » la présence des drapeaux aux frontons des établissements, invoquant « le respect de la patrie sans aller vers le nationalisme » et estimant que « les écoles ne sont pas des casernes ».

Elsa Faucillon (PCF) a aussi dénoncé le déroulé du vote, le jugeant « caduc » du fait qu'aucun élu de gauche n'ait pu s'exprimer. Sur le fond elle a déploré que l'amendement ait été porté par ceux qui lancent le débat « sur l'identité » plutôt que « l'égalité ».

Une seconde délibération doit intervenir à la fin de l'examen du texte, vendredi. D'ici là, les députés vont aborder l'article 2 sur l'instruction obligatoire dès trois ans, dénoncée par le Rassemblement national de Marine Le Pen, comme un « gadget électoraliste », quand la gauche y voit un « cadeau » au privé. La possibilité de confier aux assistants d'éducation des « missions d'enseignement » et la création du Conseil d'évaluation de l'école (CEE) promettent aussi de faire débat.
« Rétrograde » pour la gauche, « fourre-tout » pour la droite

Dès le début d'examen de son projet de loi, le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer a défendu le premier texte du quinquennat sur l'école ayant pour « clé de voûte » de « libérer, responsabiliser, unir ».

Voyant dans l'école « la réponse fondamentale » aux défis contemporains, l'ex-directeur général de l'enseignement scolaire sous Nicolas Sarkozy, devenu un poids lourd de la macronie, a mis en avant les deux objectifs de son projet « pour une école de la confiance » : « élévation du niveau général et justice sociale ».

Mais de la gauche de l'hémicycle à sa droite, le texte, au menu des députés jusqu'à vendredi avant un vote solennel mardi prochain, est critiqué. Comme certains syndicats enseignants, la gauche dénonce un projet éducatif « rétrograde » (PS), au ton « autoritaire » et avec une communication « orwellienne » du ministre (PCF), ou encore un projet « désespérant » qui met en place « une start-up éducation » (LFI).

Les Républicains, qui ne voteront pas le projet de loi, ne sont en outre « pas convaincus » par sa mesure phare sur l'instruction obligatoire. Deux députés bas-rhinois LR sont montés au créneau : Frédéric Reiss a critiqué « une loi d'affichage » tandis que Patrick Hetzel estime que derrière un « fourre-tout » apparent se cache « une inquiétante volonté de reprise en main de l'ensemble du système éducatif ».

 

 
 

Société Multiplication des actes antisémites : Le cri de Strasbourg

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 05:55:56

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Société Multiplication des actes antisémites
Société Multiplication des actes antisémites : Le cri de Strasbourg
Les actes antisémites ont augmenté de 74 % en France en 2018. L'Alsace n'est pas épargnée. Le consistoire du Bas-Rhin veut briser l'indifférence et lance un manifeste.

 
Christophe Castaner le 14 décembre au cimetière juif d'Herrlisheim, en présence notamment du maire Louis Becker et du grand rabbin du Bas-Rhin Harold Weill.
Entre septembre et décembre 2018, les actes antisémites en Alsace ont augmenté de 27 %, par rapport à la même période en 2017, signale Maurice Dahan, président du consistoire israélite du Bas-Rhin.

Alors que de janvier à septembre, les chiffres étaient sensiblement les mêmes que l'année précédente.

Le nombre d'agressions ayant donné lieu à un dépôt de plainte est passé de 7 en 2017 à 5 en 2018, précise encore Maurice Dahan.

Tout le monde ne dépose pas plainte et toutes les plaintes ne sont pas enregistrées sur ce motif. Quant aux propos antisémites sur internet, ils sont rarement comptabilisés dans les statistiques. Les actions violentes ont en revanche baissé, est-il aussi précisé. Parmi elles, l'incendie de la cage d'escalier d'un immeuble dans lequel se trouve une synagogue, à Strasbourg.

Ces données font écho au triste bilan national de 2018 : 541 actes antisémites ont été recensés par le ministère de l'Intérieur (contre 311 en 2017), ce qui représente une augmentation de 74 %.

En Alsace, l'actualité des derniers mois a été marquée par une succession d'actes racistes et antisémites. De nombreux tags ont été découverts en milieu rural et urbain, dans le Bas-Rhin comme dans le Haut-Rhin.

La profanation de 37 stèles et du monument des martyrs de la Shoah du cimetière d'Herrlisheim a marqué la fin d'année 2018. La série ne s'est pas arrêtée pour autant.
« Les communiqués ça suffit, on voit que rien ne s'arrête »

D'autres graffitis ont été trouvés depuis le début de l'année 2019, ainsi vendredi 25 janvier sur les murs d'un centre d'accueil de demandeurs d'asile, le 18 janvier sur la mairie d'Eichhoffen ou encore le 10 janvier sur la permanence du député LREM Bruno Studer, à Schiltigheim.

Le CRIF Alsace (Conseil représentatif des institutions juives de France) relaye un appel de ses instances nationales à « un sursaut face à l'antisémitisme. » Le consistoire israélite du Bas-Rhin veut aller plus loin : « Les communiqués ça suffit, on voit que rien ne s'arrête. On veut mettre quelque chose en place pour que les gens réagissent », dit Maurice Dahan. Le manifeste a pour titre « le cri de Strasbourg », à la mesure des actes antisémites qui n'en finissent plus, « la haine des juifs qui se libère à Herrlisheim au cimetière juif (après Sarre-Union), le caillassage d'une synagogue à Strasbourg [...] »

Et de lancer : « Nous, signataires du cri de Strasbourg, demandons à nos concitoyens de se lever et de dire « non » : la France n'est pas anti-juive, elle n'est pas raciste, elle est une nation de respect de l'autre, de fraternité. » L'appel n'est pas que communautaire, tout le monde est invité à le signer, le plus grand nombre possible, précise Thierry Roos, membre du consistoire. Il veut croire qu'une majorité adhère à ce message. Le texte est à lire en intégralité sur www.dna.fr, une adresse mail a été créée : le-cri@cibr.fr.
Myriam AIT-SIDHOUM

 

 
 

 

Antisémitisme « Le cri de Strasbourg »

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:20:48

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Antisémitisme « Le cri de Strasbourg »
 

 
Christophe Castaner le 14 décembre au cimetière juif d'Herrlisheim, en présence notamment du maire Louis Becker et du grand rabbin du Bas-Rhin Harold Weill. Photo DNA/Franck Kobi
Entre septembre et décembre 2018, les actes antisémites en Alsace ont augmenté de 27 %, par rapport à la même période en 2017, signale Maurice Dahan, président du consistoire israélite du Bas-Rhin. Alors que de janvier à septembre, les chiffres étaient sensiblement les mêmes que l'année précédente. Le nombre d'agressions ayant donné lieu à un dépôt de plainte est passé de 7 en 2017 à 5 en 2018, précise encore Maurice Dahan.
« Les communiquésça suffit, on voit que rien ne s'arrête »

Tout le monde ne dépose pas plainte et toutes les plaintes ne sont pas enregistrées sur ce motif. Quant aux propos antisémites sur internet, ils sont rarement comptabilisés dans les statistiques. Les actions violentes ont en revanche baissé, est-il aussi précisé. Parmi elles, l'incendie de la cage d'escalier d'un immeuble dans lequel se trouve une synagogue, à Strasbourg.

Ces données font écho au triste bilan national de 2018 : 541 actes antisémites ont été recensés par le ministère de l'Intérieur (contre 311 en 2017), ce qui représente une augmentation de 74 %.

En Alsace, l'actualité des derniers mois a été marquée par une succession d'actes racistes et antisémites. De nombreux tags ont été découverts en milieu rural et urbain, dans le Bas-Rhin comme dans le Haut-Rhin.

La profanation de 37 stèles et du monument des martyrs de la Shoah du cimetière de Herrlisheim a marqué la fin d'année 2018. La série ne s'est pas arrêtée pour autant. D'autres graffitis ont été trouvés depuis le début de l'année 2019, ainsi vendredi 25 janvier sur les murs d'un centre d'accueil de demandeurs d'asile, le 18 janvier sur la mairie d'Eichhoffen ou encore le 10 janvier sur la permanence du député LaREM Bruno Studer, à Schiltigheim.

Le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) Alsace relaye un appel de ses instances nationales à « un sursaut face à l'antisémitisme. » Le consistoire israélite du Bas-Rhin veut aller plus loin : « Les communiqués ça suffit, on voit que rien ne s'arrête. On veut mettre quelque chose en place pour que les gens réagissent », dit Maurice Dahan. Le manifeste a pour titre « Le cri de Strasbourg », à la mesure des actes antisémites qui n'en finissent plus, « la haine des juifs qui se libère à Herrlisheim au cimetière juif (après Sarre-Union), le caillassage d'une synagogue à Strasbourg [...] »
Se lever et dire « Non »

Et de lancer : « Nous, signataires du cri de Strasbourg, demandons à nos concitoyens de se lever et de dire « Non » : la France n'est pas anti-juive, elle n'est pas raciste, elle est une nation de respect de l'autre, de fraternité. » L'appel n'est pas que communautaire, tout le monde est invité à le signer, le plus grand nombre possible, précise Thierry Roos, membre du consistoire. Il veut croire qu'une majorité adhère à ce message.
Myriam AIT-SIDHOUM CONTACTER L'adresse mail le-cri@cibr.fr.

 

 
 

Attentats de Strasbourg En lettres d'or au Parlement, les noms de Bartek et Antonio

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:22:22

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Attentats de Strasbourg    En lettres d'or au Parlement, les noms de Bartek et Antonio
 

 
Le studio radio du Parlement porte maintenant le nom des deux journalistes victimes de l'attentat du 11 décembre.

Photo Parlement européen

« Antonio Megalizzi, Bartosz Orent-Niedzielski ». Le studio radio qu'ils fréquentaient pendant les sessions du Parlement européen portera maintenant leur nom. Les deux journalistes du réseau Europhonica, tous deux tués dans l'attentat du 11 décembre à Strasbourg, ont leur nom en lettres d'or sur un mur du Parlement. L'inscription a été dévoilée, lundi après-midi, par le président du Parlement européen, l'Italien Antonio Tajani, en présence de membres des familles des deux jeunes hommes. Antonio était italien, et Bartosz, dit "Bartek" pour tous ceux, nombreux, qui le connaissaient à Strasbourg, où il vivait depuis 20 ans, était d'origine polonaise.

« Antonio et Bartosz faisaient partie de nous. Et leur projet (la radio associative Europhonica, NDLR) fera de la mémoire de ces deux journalistes une présence bien vivante. Nous défendrons toujours nos valeurs, qui étaient aussi les leurs », a dit Antonio Tajani. Il avait fait valider l'idée de rebaptiser ce studio par le bureau du Parlement européen en janvier, un mois après cet attentat qui a aussi profondément marqué les parlementaires et leurs équipes, qui se trouvaient ce soir-là à Strasbourg pour la plénière.

Mardi après-midi, le président du Conseil italien Giuseppe Conte, qui avait assisté en personne aux obsèques d'Antoni Megalizzi à Trente, est allé voir ce studio radio rebaptisé. Quelques minutes plus tard, son discours dans l'hémicycle a commencé par un hommage au jeune journaliste italien, « amoureux de l'Europe ».
ACB

 

 
 

économie Industrie de la défense S'entendre à l'échelon européen

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 07:10:38

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économie Industrie de la défense
S'entendre à l'échelon européen
Auteurs d'un rapport sur l'industrie de la défense, les députés Françoise Dumas (LREM) et Eric Straumann (LR, Haut-Rhin) plaident pour une meilleure intégration du secteur.
 

 
L'A 400 M, avion européen de transport, n'est pas le plus grand succès des programmes européens de défense avec, notamment, des surcoûts évalués à huit milliards d'euros.
Après le meurtre du journaliste Jamal Kashoggi, l'Allemagne, par la voix d'Angela Merkel, annonçait la suspension des contrats d'armement allemands passés avec l'Arabie Saoudite. La Tribune a révélé début février que Berlin avait décidé de mettre à exécution ses menaces en bloquant les licences d'exportation de matériels allemands intégrés sur le missile air-air longue portée Meteor.
Le futur avionde combat, projet franco-allemand

Cette arme, fabriquée par le géant européen MBDA (né de la fusion des activités « missiles » de British aerospace, d'Aérospaciale, de l'allemand MBB et de l'italien Finmeccanica), équipe les avions de combat Typhoon. Déjà propriétaire de 72 appareils de ce type, Ryad avait annoncé vouloir en acheter 48 supplémentaires.

Cette décision allemande illustre à quel point il est difficile pour les pays européens de parler d'une seule voix lorsqu'il s'agit d'exportations d'armes ou de matériels militaires. C'est l'une des conclusions du rapport présenté hier par les deux députés aux membres de la commission des affaires européennes : définir avant le lancement d'un programme commun les règles d'exportation.

Dominée par quatre groupes (BAE Systems, Leonardo, Thales et Airbus), cette industrie, qui pèse en France 400 000 emplois directs, reste une composante essentielle de l'autonomie stratégique d'un État. Cependant, les mouvements de concentration sont devenus nécessaires afin de contrer les concurrents que sont les Américains, les Russes et les Chinois.

« Le morcellement du paysage industriel européen est un frein à notre développement », rappelait Florence Parly, la ministre des Armées, lors du salon Eurosatory en juin dernier. Elle soulignait également la forte coopération entre la France et l'Allemagne dans ce domaine.

Les deux pays vont ensemble développer l'avion de combat du futur (le SCAF), qui succédera aux Rafale et Eurofighter, et le char du futur (le MGCS). Ils se sont alliés avec l'Italie et l'Espagne pour construire également le système d'artillerie du futur.

Des programmes « structurants pour l'avenir de l'industrie européenne de défense et l'autonomie stratégique de l'Union », souligne le rapport.

« Mais pour aboutir, conclut Eric Straumann, on doit accepter une perte de souveraineté. » Ces projets, extrêmement coûteux en recherche et développement, doivent avoir « une nation leader », voire « une entreprise leader », dit-il. La holding KNDS (issue du rapprochement de l'allemand KMW et du français Nexter) pour le blindé du futur, Dassault et Airbus pour le futur avion de combat.

La semaine dernière, les ministres de la Défense des deux pays ont d'ailleurs notifié aux avionneurs le contrat d'études du projet.

Le SCAF, dont le moteur est développé par le français Safran et l'allemand MTU, pourrait voir le jour à l'horizon 2040. Ce projet ambitieux est primordial pour assurer une souveraineté européenne face, notamment, aux États-Unis, qui arment cinq pays de l'Union avec ses F-35.
« À très long terme,une légion européenne ? »

Les deux parlementaires estiment que l'industrie de la défense est une chance pour faire évoluer l'Union européenne vers plus d'intégration.

De là à penser à une utopique armée européenne, il y a un grand pas que ne franchit pas Eric Straumann. « À très long terme, on pourrait peut-être envisager la création d'une légion européenne, sorte de force de réaction rapide. » L'objet d'un futur rapport ?
Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

 

Défense Une nécessaire entente

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:19:39

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Défense Une nécessaire entente
 

 
L'A400M, avion européen de transport, n'est pas le plus grand succès des programmes européens de défense avec, notamment, des surcoûts évalués à huit milliards d'euros. Archives DNA
Après le meurtre du journaliste Jamal Kashoggi, l'Allemagne, par la voix d'Angela Merkel, annonçait la suspension des contrats d'armement allemands passés avec l'Arabie Saoudite. La Tribune a révélé début février que Berlin avait décidé de mettre à exécution ses menaces en bloquant les licences d'exportation de matériels allemands intégrés sur le missile air-air longue portée Meteor.

Cette arme, fabriquée par le géant européen MBDA (né de la fusion des activités « missiles » de British aerospace, d'Aérospaciale, de l'allemand MBB et de l'italien Finmeccanica), équipe les avions de combat Typhoon. Déjà propriétaire de 72 appareils de ce type, Ryad avait annoncé vouloir en acheter 48 supplémentaires.

Cette décision allemande illustre à quel point il est difficile pour les pays européens de parler d'une seule voix lorsqu'il s'agit d'exportations d'armes ou de matériels militaires. C'est l'une des conclusions du rapport des deux députés Eric Straumann et Françoise Dumas : définir avant le lancement d'un programme commun les règles d'exportation.

Dominée par quatre groupes (BAE Systems, Leonardo, Thales et Airbus), cette industrie, qui pèse en France 400 000 emplois directs, reste une composante essentielle de l'autonomie stratégique d'un État. Cependant, les mouvements de concentration sont devenus nécessaires afin de contrer les concurrents que sont les Américains, les Russes et les Chinois.
Le futur avionde combat, projetfranco-allemand

« Le morcellement du paysage industriel européen est un frein à notre développement », rappelait Florence Parly, la ministre des Armées, lors du salon Eurosatory en juin dernier. Elle soulignait également la forte coopération entre la France et l'Allemagne dans ce domaine.

Les deux pays vont ensemble développer l'avion de combat du futur (le SCAF), qui succédera aux Rafale et Eurofighter, et le char du futur (le MGCS). Ils se sont alliés avec l'Italie et l'Espagne pour construire également le système d'artillerie du futur.

Des programmes « structurants pour l'avenir de l'industrie européenne de défense et l'autonomie stratégique de l'Union », souligne le rapport. « Mais pour aboutir, note Eric Straumann, on doit accepter une perte de souveraineté. »

Ces projets, extrêmement coûteux en recherche et développement, doivent avoir « une nation leader », voire « une entreprise leader », dit-il. La holding KNDS (issue du rapprochement de l'allemand KMW et du français Nexter) pour le blindé du futur, Dassault et Airbus pour le futur avion de combat.

La semaine dernière, les ministres de la Défense des deux pays ont d'ailleurs notifié aux avionneurs le contrat d'études du projet.

Le SCAF, dont le moteur est développé par le français Safran et l'allemand MTU, pourrait voir le jour à l'horizon 2040. Ce projet ambitieux est primordial pour assurer une souveraineté européenne face, notamment, aux États-Unis, qui arment cinq pays de l'Union avec ses F-35.
« À très long terme,une légion européenne ? »

Les deux parlementaires estiment que l'industrie de la défense est une chance pour faire évoluer l'Union européenne vers plus d'intégration.

De là à penser à une utopique armée européenne, il y a un grand pas que ne franchit pas Eric Straumann. « À très long terme, on pourrait peut-être envisager la création d'une légion européenne, sorte de force de réaction rapide. » L'objet d'un futur rapport ?
Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

Larem Martine Wonner : l'état « alarmant » de la psychiatrie en France

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:16:28

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Larem Martine Wonner : l'état « alarmant » de la psychiatrie en France
 

 
Martine Wonner. Archives DNA/Jean-CHhristophe Dorn
Pourquoi vous êtes-vous abstenue sur la loi anticasseurs comme 49 autres députés de votre groupe La République en marche ?

Parce que l'article 2 est liberticide. Donner la possibilité aux services de l'État d'interdire, sur tout le territoire national, à une personne d'aller manifester pendant un mois ne me paraît pas respecter les valeurs de notre Constitution et de la séparation des pouvoirs. Cette proposition de loi nous vient de l'opposition, je suis donc très à l'aise avec ma liberté de vote. Au départ, je voulais voter contre, mais ça n'avait pas beaucoup d'intérêt. J'ai été surprise de nous voir à 50, ce qui envoie un message assez fort au gouvernement.

Vous sentez-vous toujours à l'aise dans ce groupe où vous faites figure de frondeuse ? Avez-vous songé à le quitter ?

Non. Je suis considérée comme une forte tête. Soit. Mais je n'ai pas reçu la moindre pression. Je continue à être complètement libre de porter haut mes opinions et à me sentir suffisamment utile dans ce groupe pour y mettre un peu de teinte différente. Pour l'instant, je n'ai pas encore eu à déterminer une ligne rouge qui m'obligerait à quitter le groupe.

À l'issue de votre mission d'information sur la psychiatrie en France, vous dites qu'elle est « sous » et « mal financée ». N'est-ce qu'un problème de moyens ?

Le constat est alarmant sur le financement qui sous-tend toute l'organisation des soins. Le gouvernement a déjà fait un effort avec le dégel de 64 millions de la réserve prudentielle pour la psychiatrie et l'octroi de 50 millions supplémentaires qui seront pérennes. Le problème est que la dotation annuelle de fonctionnement des hôpitaux publics n'a pas évolué depuis plusieurs années. Dans certains hôpitaux, la dotation de psychiatrie sert à combler le déficit de la tarification à l'activité en médecine chirurgie obstétrique. Il faut que ça cesse. À côté, il y a des établissements privés qui sont financés en tarif journalier, ce qui ne favorise pas le partenariat avec le public. Nous avons des systèmes concurrentiels. L'autre constat est qu'il faut sortir la psychiatrie des murs. Il faut s'orienter davantage vers le médico-social. Il faudrait mettre de la santé mentale dans l'éducation, la justice, la prison, l'agriculture...
« La questionà se poser est cellede la formationdu citoyen »

Il faut sortir du carcan du ministère de la Santé. Une de mes propositions est de mettre en place un délégué interministériel à la santé mentale pour disposer enfin d'une politique publique concertée et forte dans ce domaine. Il y a aussi un vrai souci dans la formation des médecins généralistes et des infirmiers. Il faut renforcer la théorie et la pratique dans ce domaine sans refaire une filière spécifique. Ce qui est positif, c'est que pour une fois la psychiatrie est intégrée dans le plan "Ma santé 2022".

Comment la députée et psychiatre de profession que vous êtes réagit-elle au fait que l'auteure présumée de l'incendie qui a coûté la vie à 10 personnes mardi dernier, à Paris, a effectué 13 séjours dans des établissements psychiatriques ?

Il ne faut surtout pas stigmatiser une fois de plus la psychiatrie. À 99  %, les personnes malades se mettent en danger elles-mêmes, notamment par un taux de suicide extrêmement important. Ce qui s'est passé à Paris est dramatique. La maladie psychique est totalement imprévisible. Vous pouvez voir un patient et deux minutes après il peut passer à l'acte. La question à se poser est celle de la formation du citoyen. Dans les pays du nord, on a une formation sur les gestes qui sauvent mais aussi sur le repérage des personnes suicidantes et des risques en santé mentale. Il faut arriver à cela en France, y compris pour les forces de l'ordre. En France, on continue de faire du soin et pas de prévention.
Recueilli par Franck BUCHY

 

 
 

Face aux attaques, les députés se serrent les coudes

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:43:58

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Face aux attaques, les députés se serrent les coudes

Des députés - jusqu'au président de l'Assemblée - victimes de violences et le Palais Bourbon cible samedi de manifestants : les patrons des groupes de l'Assemblée nationale, de Christian Jacob (LR) à Jean-Luc Mélenchon (LFI), ont marqué leur « unité » par une entrée groupée, mardi, dans l'hémicycle, derrière son président, Richard Ferrand. « Ces actes inacceptables portent atteinte à la République et la démocratie, tout comme les actes de racisme et d'antisémitisme, radicalement contraires aux valeurs de la République, que nous ne tolérerons jamais », a lancé Richard Ferrand (LREM), accompagné au travers de la haie d'honneur de la garde républicaine pour la séance des questions au gouvernement. L'ensemble des députés et des membres du gouvernement se sont levés pour applaudir. Photo Jacques DEMARTHON/AFP

 

 
 

Artisanat : Muriel Pénicaud vendredi soir à Schiltigheim

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 05:59:06

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Artisanat
Artisanat : Muriel Pénicaud vendredi soir à Schiltigheim

 
La ministre du Travail Muriel Pénicaud assistera vendredi 15 février à Schiltigheim à un débat organisé par la chambre de métiers d'Alsace (CMA). « Le réseau des CMA entend que l'artisanat ne soit pas le grand oublié des débats engagés par le gouvernement et propose de débattre avec l'ensemble des artisans afin de prendre en compte les spécificités des entreprises artisanales », explique la chambre, qui invite les artisans à participer à cette rencontre.
Vendredi 15 février 2019 de 18h à 20h dans les locaux de la chambre de métiers d'Alsace, 30 avenue de l'Europe à Schiltigheim. Inscription : www.cm-alsace.fr

Vendredi 15 février 2019 de 18h à 20h dans les locaux de la chambre de métiers d'Alsace, 30 avenue de l'Europe à Schiltigheim. Inscription : www.cm-alsace.fr

 
 

 

Social Réforme : La tension monte chez les fonctionnaires

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 05:47:30

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Social Réforme
Social Réforme : La tension monte chez les fonctionnaires

 
Emmanuel Macron a tranché, la réforme de la fonction publique devra être bouclée au premier semestre, quand d'autres ont été repoussées face au mouvement des gilets jaunes. Première étape ce mercredi, avec la présentation aux organisations syndicales d'un avant-projet de loi par le secrétaire d'État Olivier Dussopt, au Conseil commun de la fonction publique (CCFP). Les étapes suivantes sont programmées fin mars en conseil des ministres, et avant l'été pour un vote définitif.

À condition que rien ne vienne entraver cette marche forcée... Or, huit des neuf syndicats de fonctionnaires, sans Force ouvrière mais avec la CGT et la CFDT, sont à nouveau montées au créneau mardi pour réclamer la « suspension » de la réforme.

Question de « méthode », explique Luc Farré (UNSA) : « Il y a contradiction entre l'organisation d'un grand débat et le refus de nous entendre ». Question de moyens pour les services publics, dont les gilets jaunes ont justement fait une priorité. Question enfin de salaires des agents, insiste Mylène Jacquot (CFDT), avec aucune négociation au programme.
Grève ou pas?

Après la tension, la grève ? Les syndicats restent prudents. Les deux mouvements de l'année dernière ont peu mobilisé, quoiqu'unitaires. Les tensions chez Force ouvrière, qui a fait cavalier seul la semaine dernière, et une CGT à trois mois de son congrès, ne facilitent pas l'unité d'action. Le temps presse cependant, le gouvernement poursuivant l'objectif de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires d'ici 2022.
F.B.

 

 
 

 

La tension monte chez les fonctionnaires

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:45:16

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La tension monte chez les fonctionnaires
 

 
Emmanuel Macron a tranché, la réforme de la fonction publique devra être bouclée au premier semestre, quand d'autres ont été repoussées face au mouvement des gilets jaunes. Première étape ce mercredi, avec la présentation aux organisations syndicales d'un avant-projet de loi par le secrétaire d'État Olivier Dussopt, au Conseil commun de la fonction publique (CCFP). Les étapes suivantes sont programmées fin mars en conseil des ministres, et avant l'été pour un vote définitif.

À condition que rien ne vienne entraver cette marche forcée... Or, huit des neuf syndicats de fonctionnaires, sans Force ouvrière mais avec la CGT et la CFDT, sont à nouveau montées au créneau mardi pour réclamer la « suspension » de la réforme.

Question de « méthode », explique Luc Farré (UNSA) : « Il y a contradiction entre l'organisation d'un grand débat et le refus de nous entendre ». Question de moyens pour les services publics, dont les gilets jaunes ont justement fait une priorité. Question enfin de salaires des agents, insiste Mylène Jacquot (CFDT), avec aucune négociation au programme.
Grève ou pas?

Après la tension, la grève ? Les syndicats restent prudents. Les deux mouvements de l'année dernière ont peu mobilisé, quoiqu'unitaires. Les tensions chez Force ouvrière, qui a fait cavalier seul la semaine dernière, et une CGT à trois mois de son congrès, ne facilitent pas l'unité d'action. Le temps presse cependant, le gouvernement poursuivant l'objectif de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires d'ici 2022.
F.B.

 

 
 

EDITORIAL : Le cours des couleurs

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 05:48:09

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EDITORIAl : Le cours des couleurs
 

 
Entre les tables de multiplication et les règles de conjugaison, le drapeau national : des députés veulent hisser dans toutes les classes les couleurs du pays, comme une leçon permanente de République.

Que l'emblème de la nation se fasse une place dans un projet de loi sur « l'école de la confiance » n'est pas pour déplaire au ministre de l'Éducation. L'idée ne venant pas de lui, il peut saluer une mesure qui va dans le sens d'une symbolique retravaillée, autour d'une institution que l'on dit en quête d'union sacrée. Des cours donnés sous les couleurs enseignent aussi que l'école est la fille chérie de la mère patrie. Le budget dépensé là par l'État mérite l'affichage des valeurs patriotiques qui le fondent.

Cohésion et gratitude pourraient ainsi être les deux rappels auxquels l'étendard tricolore amènerait les maîtres et les élèves, dans une vision idyllique de l'école.

Nul symbole n'est inutile : la colère des gilets jaunes montre comment se constitue un sentiment collectif autour d'un simple accessoire de sécurité routière. Mais, s'agissant du drapeau français, il faut en user avec la fraternité même qui donne son sens à l'idéal républicain. Le sous-entendu ne peut être de promouvoir une identité telle que la voient certains partis, en opposition à l'égalité citoyenne défendue par un rempart comme l'école.

Dans le droit fil d'un projet de loi voulant plus de justice sociale en classe, l'omniprésence des fameuses trois couleurs ne doit se concevoir que comme un signe de rassemblement autour des principes de la nation et de ses piliers historiques. Sûrement pas comme une marque de défiance à l'encontre de quiconque se prévaudrait d'un débat éclairé ou d'une ouverture au monde.

Le drapeau en classe peut être le totem de la protection de la République accordée à ceux qui en reconnaissent la générosité et la sacralité. Il est plus risqué de l'instituer en bannière d'un nationalisme partisan, contresens fâcheux sur les vertus éducatives demandées à l'école.

 

 
 

 

Société Exclusion, discrimination, pressions... : Comment des cercles d'hommes affirment leur pouvoir

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 05:45:04

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Société Exclusion, discrimination, pressions...
Société Exclusion, discrimination, pressions... : Comment des cercles d'hommes affirment leur pouvoir
Au-delà de l'affaire de harcèlement de la Ligue du LOL, l'existence de cercles exclusivement masculins et socialement homogènes pèse sur tous ceux qui n'en font pas partie... et sur les hommes eux-mêmes.

 
Dans le privé, peu de femmes dirigent des entreprises d'au moins dix salariés, selon l'Insee.
C'est le scandale du moment : la révélation de l'existence de la « Ligue du LOL », un groupe créé dans les années 2000, rassemblant journalistes et professionnels de la communication (pour la plupart des hommes), accusés d'avoir harcelé sur le réseau social Twitter des confrères et blogueurs, femmes, personnes LGBT ou dites racisées (non « blanches »)... Des victimes expliquent que les membres de la Ligue ont ainsi éliminé des concurrent(e)s potentiel(le)s dans le domaine professionnel, ont gagné des opportunités par leur activité sur les réseaux sociaux et qu'ils se sont appuyés entre eux pour accéder à des postes de pouvoir.

Ce fonctionnement se rapproche de la culture « boys'club ». Cette appellation désigne un système par lequel les hommes d'un même milieu se regroupent en cercle fermé, se soutiennent pour prendre ou garder le pouvoir et oppressent les « exclus » du groupe, décrypte dans la revue Salons l'essayiste québécoise Martine Delvaux. « Il est ce qu'on nomme le patriarcat, ou la domination masculine », et touche tous les domaines : politique, entreprise, médecine, institutions, fraternités des universités américaines...
Mettre au pouvoir ceux qui se ressemblent

Né au début du XIXe siècle à Londres, comme un lieu de repli par rapport à l'espace domestique (laissé, lui, aux femmes), le boys'club se construit dans l'entre-soi masculin, « qui rappelle celui des réseaux qui ont structuré pendant longtemps la société : le bordel, la caserne, les vestiaires, l'internat, des lieux où se forgeaient la personnalité masculine autour de valeurs comme la prise de risque, la performance et la posture à l'égard des femmes, et qui ont en partie disparu », analyse la sociologue Marlène Coulomb-Gully, spécialiste des rapports hommes-femmes dans les médias. Derrière ces valeurs que les hommes sont supposés partager se construit la cooptation.

La cooptation, c'est la désignation des nouveaux membres d'un cercle par ceux qui en font déjà partie. Ce procédé favorise la reproduction à l'identique du pouvoir, souligne Brigitte Laloupe dans Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ?. « Lorsqu'on doit nommer un successeur, on choisit quelqu'un qui nous ressemble [...]. Comme ce sont le plus souvent des hommes qui choisissent, ceux qui leur ressemblent le plus sont aussi de sexe masculin. » Se retrouvent ainsi pénalisés les femmes, « mais aussi tous ceux et celles qui sont d'un autre milieu socioculturel, d'une autre origine [...] porteurs d'un handicap », explique Brigitte Laloupe.
Au détriment des minorités

C'est une autre caractéristique du boys'club, qui « fait de l'homme (blanc, hétérosexuel et de classe moyenne) le représentant du neutre et de l'universel », c'est-à-dire la norme. Par opposition aux femmes, aux hommes qui ne présentent pas les caractéristiques attendues de la masculinité... Beaucoup de boy's club s'appuient « sur un degré d'humour sexiste [...] pour leur camaraderie », explique la businesswoman américaine Liz Elting dans Forbes. Autrement dit, leurs membres humilient ceux qui ne leur ressemblent pas pour se sentir partie du groupe. Et y sont souvent perdants : cette injonction à la « virilité » pèse aussi sur les hommes hétérosexuels membres de ces clubs, obligés de se conformer à l'image qu'on attend d'eux (ne pas montrer ses faiblesses, etc.).
Léa BUCCI

 

 
 

 

Politique Changement à l'Élysée : Macron redécouvre l'ancien monde

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 05:51:18

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Politique Changement à l'Élysée
Politique Changement à l'Élysée : Macron redécouvre l'ancien monde
En quelques semaines, les conseillers les plus proches du président ont quitté l'Élysée. Emmanuel Macron reparle aux journalistes et flatte les élus. Un changement de stratégie radical.

 
Emmanuel Macron plus à l'écoute, moins jupitérien. Photo LUDOVIC MARIN / AFP
Le nouveau monde a du plomb dans l'aile. Emmanuel Macron, élu il y a 18 mois sur la promesse de faire de la politique autrement et en réaction aux vieux partis, change de cap. En six mois, la Macronie triomphante et arrogante a perdu de sa superbe. L'entourage du président, composé de jeunes trentenaires dévoués à leur patron et surnommés « les mormons », évolue. Lentement mais sûrement.
Retour des corps intermédiaires

Le dernier signal en date résonne de la puissance d'un gyrophare : Ismaël Emelien, conseiller spécial au climat, surnommé le « couteau suisse » tant il semblait indispensable, va quitter le château. Officiellement, il rédige un livre sur le progressisme. Officieusement et probablement il part parce que son nom est cité dans les multiples affaires Benalla.

Ismaël Emélien, inconnu du grand public, part en même temps que David Amiel, lui aussi conseiller. Des départs qui interviennent après ceux de Sylvain Fort, Stéphane Séjourné, Barbara Frugier, Quentin Lafay et avant celui de Clément Beaune, le conseiller Europe qui devrait figurer sur la liste de la République en marche pour les Européennes.

Alexis Kohler, le directeur de cabinet, et Sibeth Ndiaye, chargée de la presse, sont les deux rescapés de la bande des « mormons ». Tout se fait sans bruit car ces conseillers sont inconnus des Français, mais cela signe un changement de stratégie. Emmanuel Macron qui fuyait les journalistes, les voit désormais davantage et il ne tarit pas d'éloges sur les maires, dont il a pourtant boudé le dernier congrès. Il découvre que les corps intermédiaires et l'ancien monde, ont quelques vertus.

« Conquérir est une chose, gouverner en est une autre », estime un ministre, proche du terrain, qui applaudit ces mouvements à l'Elysée. « Macron avait promis du changement après l'affaire Benalla. C'est un rééquilibrage naturel et pas un recadrage ». Il faut aussi sans doute y voir l'influence de Brigitte Macron. L'épouse du chef de l'État, conseillère officieuse, a la réputation de ne pas avoir perdu le contact avec le monde réel et n'était pas en très bons termes avec les jeunes conseillers de son mari qu'elle jugeait trop « technos ».
Nathalie MAURET

 

 
 

 

Macron redécouvre l'ancien monde

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:40:41

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Macron redécouvre l'ancien monde
 

 
Emmanuel Macron plus à l'écoute, moins jupitérien. Photo LUDOVIC MARIN / AFP
Le nouveau monde a du plomb dans l'aile. Emmanuel Macron, élu il y a 18 mois sur la promesse de faire de la politique autrement et en réaction aux vieux partis, change de cap. En six mois, la Macronie triomphante et arrogante a perdu de sa superbe. L'entourage du président, composé de jeunes trentenaires dévoués à leur patron et surnommés « les mormons », évolue. Lentement mais sûrement.
Retour des corps intermédiaires

Le dernier signal en date résonne de la puissance d'un gyrophare : Ismaël Emelien, conseiller spécial au climat, surnommé le « couteau suisse » tant il semblait indispensable, va quitter le château. Officiellement, il rédige un livre sur le progressisme. Officieusement et probablement il part parce que son nom est cité dans les multiples affaires Benalla.

Ismaël Emélien, inconnu du grand public, part en même temps que David Amiel, lui aussi conseiller. Des départs qui interviennent après ceux de Sylvain Fort, Stéphane Séjourné, Barbara Frugier, Quentin Lafay et avant celui de Clément Beaune, le conseiller Europe qui devrait figurer sur la liste de la République en marche pour les Européennes.

Alexis Kohler, le directeur de cabinet, et Sibeth Ndiaye, chargée de la presse, sont les deux rescapés de la bande des « mormons ». Tout se fait sans bruit car ces conseillers sont inconnus des Français, mais cela signe un changement de stratégie. Emmanuel Macron qui fuyait les journalistes, les voit désormais davantage et il ne tarit pas d'éloges sur les maires, dont il a pourtant boudé le dernier congrès. Il découvre que les corps intermédiaires et l'ancien monde, ont quelques vertus.

« Conquérir est une chose, gouverner en est une autre », estime un ministre, proche du terrain, qui applaudit ces mouvements à l'Elysée. « Macron avait promis du changement après l'affaire Benalla. C'est un rééquilibrage naturel et pas un recadrage ». Il faut aussi sans doute y voir l'influence de Brigitte Macron. L'épouse du chef de l'État, conseillère officieuse, a la réputation de ne pas avoir perdu le contact avec le monde réel et n'était pas en très bons termes avec les jeunes conseillers de son mari qu'elle jugeait trop « technos ».
Nathalie MAURET

 

 
 

Europe « Monsieur Conte, de quoi vous mêlez-vous chez nous ? »

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:18:37

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Europe « Monsieur Conte, de quoi vous mêlez-vous chez nous ? »
 

 
Le président du Conseil italien Giuseppe Conte a été chahuté par les eurodéputés. Photo AFP - FREDERICK FLORIN
En pleine crise diplomatique avec la France, le président du Conseil italien était sur le sol français hier... mais sous bannière européenne. Venu débattre, comme une quinzaine de chefs d'Etat et de gouvernement avant lui, de l'avenir de l'Europe, Giuseppe Conte n'a pas été ménagé.

Lors d'un débat houleux, le Premier ministre indépendant, à la tête du gouvernement de coalition entre la Lega (extrême droite) et le M5S (« anti-système »), s'est notamment fait reprocher les faits les plus récents dans l'actualité : le ministre et président du M5S « Luigi di Maio use et abuse de son mandat pour appuyer les gilets jaunes, il a même rencontré Christophe Chalençon, qui a demandé deux fois un coup d'Etat militaire contre le président français. C'est un comportement tout à fait irresponsable », a rappelé le libéral belge Guy Vehofstadt, qui s'est indigné du « comportement odieux, haineux vis-à-vis d'autres Etats membres » des ministres Salvini (Lega) et Di Maio. Un comportement qui a amené la France, la semaine dernière, à rappeler son ambassadeur à Rome, une première depuis la déclaration de guerre de l'Italie à la France en 1940. « De quoi vous mêlez-vous chez nous ? », s'est emporté le Français Renaud Muselier, président LR de la région PACA, frontalière de l'Italie. « Votre comportement est inélégant, immoral, indécent et... illégal ! Je ne félicite pas l'héritier de la Renaissance que vous devriez incarner », a-t-il poursuivi.

« Nous sommes des amis des Français et jamais nous ne nous laisserons accuser de soutenir des casseurs et des voyous », a défendu l'eurodéputée M5S Laura Agea, tandis que sa collègue de la Lega Mara Bizzotto, s'exprimant au nom d'un autre groupe politique (le M5S et la Lega, coalisés en Italie, ne siègent pas au sein des mêmes groupes au Parlement européen), félicitait Giuseppe Conte : « Quel courage de dire non à Bruxelles, de dire non au petit Napoléon Macron », avant de clamer « Nous voulons changer l'Europe de fond en comble [...] La Lega de Matteo Salvini sera le premier parti en Italie et le premier parti dans toute l'Europe. »
« Ridicule » réaction française

C'est la tonalité anti-européenne du discours gouvernemental italien qui a surtout été reprochée à Giuseppe Conte. Diplomate mais ferme, le Finlandais Jyrki Katainen, s'exprimant au nom de la Commission européenne, a rappelé les politiques européennes qui bénéficient à l'Italie : investissements dans des infrastructures, étudiants Erasmus, jusqu'aux jeunes bénévoles venus de toute l'Europe qui sont allés en Ombrie après le tremblement de terre pour reconstruire des églises et des maisons.

Dans une réponse ponctuée d'incidents de séance, Giuseppe Conte s'est défendu avec vigueur, disant être « fier d'incarner la volonté de changement du peuple italien ». Quant au point de friction avec l'Etat français, il a insisté : « L'Italie se targue d'avoir des liens très anciens et très étroits avec la France, et les remettre en cause pour un détail est ridicule. »
Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

Environnement Ces commerçants qui ont peur du noir : Merci d'éteindre en partant

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 05:53:16

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Environnement Ces commerçants qui ont peur du noir
Environnement Ces commerçants qui ont peur du noir : Merci d'éteindre en partant
Un récent décret est venu rappeler aux boutiquiers qu'ils doivent éteindre toutes leurs lumières à une heure du matin. Les récalcitrants, jamais verbalisés, sont encore légion à travers l'Alsace.

 
Strasbourg n'est pas la seule ville où les commerçants contreviennent à la réglementation - sans risquer grand-chose, à ce jour....
Place Broglie, Strasbourg, 1 h 00. À part quelques fêtards qui achèvent bruyamment leur soirée en ce jeudi matin, les rues sont largement dépeuplées. Mais voilà qui n'empêche pas un généreux lot de boutiques de la rue de la Mésange de rester allumées.

La réglementation est pourtant claire : les enseignes lumineuses doivent impérativement être éteintes entre 1 h et 6 h du matin. Le 1er janvier 2019, un décret est venu rappeler une règle simple, édictée en 2013, puis rendue impérative en juillet dernier : à l'intérieur des commerces, les feux doivent être éteints à 1 h (ou, au plus tard, une heure après la fin de l'activité) et ne peuvent être rallumés qu'à 7 h du matin (ou, au plus tôt, une heure avant la reprise du travail).

? Place Kléber, Strasbourg, 1 h 20. Un vendeur de chaussures fait de la concurrence aux illuminations du sapin de Noël. Une boutique de cosmétiques fait briller toutes les nuances de gloss à la lueur de ses plafonniers. À l'autre bout de la place, la librairie Kléber est presque intégralement éclairée. Le promeneur nocturne sera peut-être tenté de revenir demain pour s'offrir « Les meilleures recettes au robot cuiseur », qui trônent en vitrine. Eric Kribs, le directeur, explique : « Une ville comme Strasbourg, on ne peut pas tout mettre dans l'obscurité, il faut que les gens puissent rentrer chez eux tranquilles. Ils passent devant les vitrines, ils regardent un peu, c'est aussi commerçant ». Même si c'est interdit ? « Je crois qu'on a mis en place une horloge, je vais rappeler l'électricien », promet le libraire.
« La réglementation n'est pas appliquée »

« Est-ce qu'ils sont conscients de la consommation inutile ? Qu'il n'y a strictement personne ? Ou est-ce qu'ils n'ont simplement pas de système automatique d'arrêt de l'éclairage ? s'interroge Jean-Pierre Issenhuth, président du Groupement commercial du Bas-Rhin. Je pense que le problème est plutôt là et qu'il n'y a pas de volonté de laisser allumés les éclairages » dit-il encore. Nous lui expliquons que l'on se brûle la rétine devant le rayon luminaire de son magasin Mr Bricolage de la rue du 22-Novembre. Il s'en étonne : « D'après ce que je sais, il y a un système d'horloge qui est programmé. Peut-être qu'il n'a pas fonctionné ou qu'il est déréglé... Vous me l'apprenez. »

La Grand'Rue n'est pas en reste. Dans une conserverie de produits de la mer, on pratique la pêche au lamparo. Le mannequin d'un vendeur de vêtements professionnels bronze carrément à la lumière des halogènes. Ses propriétaires ont été bien inspirés de l'équiper de lunettes de soleil. 17 magasins en infraction.

? Rue des Juifs - rue des Hallebardes, Strasbourg, 2 h 00. C'est Versailles dans cet axe très commerçant, où pas moins de 25 boutiques sont allumées. Rue du Dôme, dernière étape strasbourgeoise, ils sont neuf à ne pas respecter la réglementation.

En cinq rues et une place, nous avons dénombré 81 boutiques éclairées, soit environ 20 % à 25 % de celles que nous avons croisées. Des chiffres bien supérieurs à ceux qu'à relevés Jean-Michel Lazou, membre fondateur de l'Association nationale pour la protection du ciel et de l'environnement nocturnes (ANPCEN). En 2017, il avait compté « 3 à 4 % » de commerces dans ce cas. « S'ils veulent dépenser plus, c'est leur problème. Il n'y a pas plus de cambriolages ou d'actes de délinquance quand les vitrines sont éteintes. C'est ridicule », ajoute cet ardent défenseur de la nature.

Au-delà des colossales économies d'énergies potentielles, la profusion de sources lumineuses est dommageable pour l'environnement : elle dérégule les horloges internes, pouvant occasionner diabète, cancer ou dépression, et perturbe la faune et la flore nocturnes. La quantité de lumière émise a augmenté de 94 % entre 1992 et 2012 selon l'ANPCEN.

? Zone commerciale de la Vigie, 2 h 30. La plupart des vastes magasins des environs sont éteints. On retrouve l'enseigne, parfaitement aveuglante, du vendeur de chaussures de la place Kléber. Des dizaines de bicyclettes rutilent du côté de chez Mondovélo. « Depuis un petit moment, on laisse quelques lumières sur le devant pour la simple raison que la zone est complètement sombre la nuit et que l'on s'est déjà fait braquer à plusieurs reprises », nous dit le gérant.

? Obernai, 3 h 20. Un léger crachin dessine un halo autour des lampes restées allumées. Dans la seule rue du Général-Gouraud, on compte une quinzaine de boutiques regimbeuses. À défaut du courant, un salon de coiffure paraît prêt à couper des cheveux. Un îlot de vendeurs de prêt-à-porter se livre une guerre du lux. Sans surprise, c'est chez les opticiens que l'on voit le plus clair. Si la majorité des commerces respectent la réglementation, on observe que certains y contreviennent par grappe : l'un d'entre eux a dû jouer les affranchis avant que ses voisins influençables ne se résolvent à l'imiter. Une douzaine d'autres échoppes du centre-ville, autour de la place de l'Étoile en particulier, ont eu la même idée lumineuse.

? Grand Rue et rue des Clefs, Colmar, 4 h 30. La compétition est féroce entre les lampadaires et les vitrines. En deux rues, nous croisons 36 contrevenants. Grand Rue, pas de jaloux, les petits respectent aussi peu la réglementation que les gros. Rue des Clefs, les boutiques de vêtements tentent d'attirer, telles des phalènes, les insomniaques vers leurs emplettes futures. Las, il n'y a pas âme qui vive à cette heure-ci. Mention spéciale à la chaîne française de produits culturels et d'électroménager, dont le magasin qui fait l'angle entre les deux rues est aussi clair qu'en plein jour.

L'association Alsace Nature réalise, elle aussi, des comptages réguliers des commerces en infraction. À l'automne, ses membres avaient compté plusieurs dizaines de contrevenants à Strasbourg. Albéric Biglia, secrétaire adjoint, constate que « la réglementation n'est pas appliquée. Il n'y a jamais eu aucune amende. C'est aussi l'objet de notre opération : nous allons transmettre cette liste au maire de la commune qui est l'autorité compétente pour faire respecter la législation. »

« Vous en êtes sûr ? » interroge Yves Hemedinger, premier adjoint au maire de Colmar, lorsqu'on lui indique que c'est à la municipalité de relever ces infractions. « La semaine prochaine, nous avons une réunion avec les vitrines de Colmar [une association de commerçants - NDLR], et j'ai donné la consigne de les sensibiliser là-dessus. » Pour autant, prévient-il, « je ne vais pas faire travailler des policiers municipaux exprès, jusqu'à trois ou quatre heures du matin, pour faire constater ça ». Selon Albéric Biglia, si les sanctions (jusqu'à 750 EUR d'amende) ne sont jamais infligées, c'est parce que « les administrations manquent souvent de moyens et n'ont pas le personnel suffisant. C'est aussi un problème de sensibilisation des maires à ce genre d'enjeux. »
Loup ESPARGILIÈRE

 

 
 

 

Lycée Camille-Sée Rentrée 2019 : Le compte n'y est pas

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:13:38

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Lycée Camille-Sée Rentrée 2019
Lycée Camille-Sée Rentrée 2019 : Le compte n'y est pas
La réforme du lycée se matérialisera au lycée Camille-Sée par une baisse de 50 heures de cours et donc, par la disparition de plusieurs options, estiment une majorité de professeurs.

 
Les dotations horaires pour la rentrée prochaine sont tombées. Et elles sont en baisse drastique à Camille-Sée, qui perd plus de 50 heures de cours dans le cadre de la réforme du lycée.
Le lycée n'avait plus connu de levée de boucliers semblable depuis « au moins 10 ans » assure Arnaud Sigrist, professeur et représentant syndical (Snes) au conseil d'administration de Camille-Sée. Dans un courrier adressé à la rectrice, « 65 professeurs sur 110 demandent une augmentation du volume d'heures d'enseignement allouées au lycée ».

Car la réforme en cours, qui prendra effet à la rentrée prochaine pour les secondes et premières, pourrait signer la fin de plusieurs options. Dans le courrier envoyé à la rectrice, les professeurs craignent la disparition des options chinois, turc, arabe, langue des signes, mais également des allégements horaires en espagnol, portugais, options EPS, histoire des arts et section européenne.
« On va vers une offre générique sans aspérités »

En cause, le « mode d'attribution du budget d'heures, qui, dans le cadre de la réforme, est défavorable aux établissements ruraux et aux établissements qui avaient beaucoup d'offre, comme Camille-Sée », analyse Arnaud Sigrist. En clair, la dotation est en baisse de plus de 50 heures à Camille-Sée. Autant d'heures que le chef d'établissement ne peut « récupérer » qu'en fermant des options ou en baissant le volume d'heures d'autres options, voire en rognant sur l'accompagnement personnalisé ou en regroupant des classes jusqu'ici dédoublées.

« Les arts, les langues, les sorties culturelles faisaient partie de Camille-Sée. On va vers une offre générique sans aspérités » déplore Arnaud Sigrist, qui brandit le spectre, à plus long terme, de « fermetures de postes ».

Une pétition en ligne a fait suite au courrier adressé à la rectrice. Ouverte au grand public (et donc aux parents), elle a déjà récolté 133 signatures sur le site change.org
Marie-Lise PERRIN

 

 
 

 

Riedisheim Commerce dans la rue de Mulhouse : Une stratégie qui porte ses fruits

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:17:31

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Riedisheim Commerce dans la rue de Mulhouse
Riedisheim Commerce dans la rue de Mulhouse : Une stratégie qui porte ses fruits
La rue de Mulhouse à Riedisheim est une rue plutôt vivante en terme de vitalité commerciale. De nouveaux commerces s'y sont implantés et peu d'enseignes y restent longtemps fermées. Le fruit d'une politique communale volontariste...

 
Pas mal de changements ces derniers mois dans la rue de Mulhouse à Riedisheim, mais très peu de commerces restent encore vides.
« La rue de Mulhouse me tient à coeur. On est très proche de Mulhouse et notamment de la gare ; il faut en tirer profit ». Hubert Nemett, le maire de Riedisheim précise que cet intérêt ne date pas d'hier. « À la fin du précédent, le conseil avait déjà développé une stratégie pour développer l'activité économique et commerciale : avec notamment une enquête sur le stationnement ; puis des travaux dans les rues Poincaré, du Général de Gaulle, Foch ; puis maintenant les rues de Mulhouse et de la Paix », rappelle l'élu.

L'objectif, agrandir les trottoirs pour favoriser les piétons, faciliter le stationnement en créant une zone bleue ; lutter contre la paupérisation en intervenant dans les ventes pour imposer une activité économique. Pour Hubert Nemett, « il faut créer les conditions pour que les gens entrent dans la rue de Mulhouse », ce qui n'est pas forcément évident pour ceux qui arrivent de Mulhouse. Il y a deux ans, Vélocité installait une station au bas de la rue de Mulhouse. Et plus d'un an après la mise en place de la zone bleue, la trentaine de commerçants de la rue vend encore une cinquantaine de disques par semaine...
L'évolution de la rue

Le président du CAP, le groupement des commerçants de Riedisheim, Marc Vervaeke confirme que « depuis les travaux rue de Mulhouse, le commerce revit, l'attractivité est importante ! Malgré quelques réticences au début, les commerçants sont contents car les clients peuvent se garer, discuter sur le trottoir. Ça a véritablement créé une ambiance, une convivialité. La rue a évolué dans le bon sens ». S'il reste quelques locaux vides rue de la Paix, seule la droguerie n'a pas encore trouvé preneur rue de Mulhouse. Même le local de la boulangerie Vogt a été vendu, mais on ne sait pas encore quel commerce s'y installera.

Pour le maire et le président des commerçants, le Super U installé en bas de la rue depuis presque dix ans est « un moteur, dont l'attractivité bénéficie à tous les commerces ». Et ce n'est peut-être pas fini... En effet, le Super U a un projet d'achat de terrains attenants pour un agrandissement. Des terrains appartenant à la commune qui pourrait alors financer d'autres projets. Cet agrandissement sera lié à la construction d'une halle de tennis municipale de trois terrains pour le club local. Mais ce projet est pour l'instant suspendu au recours commercial du Leclerc de St-Louis qui compte s'installer à Rixheim. Affaire à suivre, donc...
Textes et photos Michèle MARCHETTI

 

 
 

 

Huningue: débrayage chez Novartis, acte 2

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 05:59:48

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Social
Huningue: débrayage chez Novartis, acte 2
 

 
Débrayage "dans la bonne humeur" au centre de biotechnologie de Novartis.
Entamée mardi dernier à l'appel de l'intersyndicale, la contestation des salariés du centre de biotechnologie de Novartis à Huningue s'est poursuivie ce mardi avec une centaine de participants, sur les 540 que compte le site. Comme la dernière fois, le débrayage s'est voulu convivial, sans blocage du centre.

Les manifestants se mobilisent sur les salaires, en demandant notamment une augmentation de générale de 100 euros net, une prime de transport renforcée, et s'inquiètent également de la répartition de la charge de travail au regard de l'accroissement de la capacité de production du Biotech, son extension étant en voie d'achèvement.

Entre les deux débrayages, la direction, qui assure vouloir maintenir le dialogue, a proposé plusieurs avancées : investissement de 1,2 million d'euros dans la qualité de vie, financement de 240 000 euros pour la création d'un groupe de volontaires chargé d'organiser les nouvelles conditions de travail, augmentation du salaire de 3 %, prime de transport doublée (voire plus), prime d'excellence de 2500 euros décidée collégialement, prime de pouvoir d'achat conforme aux préconisations gouvernementales, enfin... deux cafés gratuits par jour, et n'envisage pas d'aller plus loin. Non satisfaits, les syndicats pourraient prolonger le mouvement dans les prochains jours.
JF-OTT

 

 
 

 

Débrayage chez Novartis à Huningue, acte 2

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:23:08

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Débrayage chez Novartis à Huningue, acte 2
 

 
Débrayage « dans la bonne humeur » au centre de biotechnologie de Novartis. Photo DNA/Jean-Francois Ott
Entamée mardi dernier à l'appel de l'intersyndicale, la contestation des salariés du centre de biotechnologie de Novartis à Huningue s'est poursuivie ce mardi avec une centaine de participants, sur les 540 que compte le site. Comme la dernière fois, le débrayage s'est voulu convivial, sans blocage du centre.

Les manifestants se mobilisent sur les salaires, en demandant notamment une augmentation de générale de 100EUR net, une prime de transport renforcée, et s'inquiètent également de la répartition de la charge de travail au regard de l'accroissement de la capacité de production du Biotech, son extension étant en voie d'achèvement.

Entre les deux débrayages, la direction, qui assure vouloir maintenir le dialogue, a proposé plusieurs avancées : investissement de 1,2 million d'euros dans la qualité de vie, financement de 240 000EUR pour la création d'un groupe de volontaires chargé d'organiser les nouvelles conditions de travail, augmentation du salaire de 3 %, prime de transport doublée (voire plus), prime d'excellence de 2500EUR décidée collégialement, prime de pouvoir d'achat conforme aux préconisations gouvernementales, enfin... deux cafés gratuits par jour. Elle n'envisage pas d'aller plus loin. Non satisfaits, les syndicats pourraient prolonger le mouvement dans les prochains jours.
J.-F. O.

 

 
 

EuroAirport Vol Bordeaux - Bâle retardé : Les explications d'Easyjet et un nouveau témoignage

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 05:56:52

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EuroAirport Vol Bordeaux - Bâle retardé
EuroAirport Vol Bordeaux - Bâle retardé : Les explications d'Easyjet et un nouveau témoignage

 
Les passagers d'un vol EasyJet devant rallier l'EuroAirport depuis Bordeaux, dimanche à 17h20, et qui sont arrivés à destination lundi à 7h après un périple en avion puis en bus, se sont plaints de leur prise en charge par la compagnie (DNA d'hier).

Celle-ci a donné sa version des événements -et présenté ses excuses aux passagers- dans un communiqué hier matin : « EasyJet confirme que le vol EZS1102 Bordeaux-Bâle a été retardé du fait de mauvaises conditions météo à Bâle. À ces forts vents s'est ajouté un problème technique nécessitant l'envoi d'un avion de remplacement depuis Londres-Gatwick pour opérer le vol. Par conséquent, le vol n'a pu rejoindre Bâle dans les limites du couvre-feu et a dû être dérouté vers Lyon où des navettes ont été affrétées pour permettre aux passagers de rejoindre leur destination finale. Des bons de rafraîchissement ont également été distribués. »

Par ailleurs, un autre passager du vol s'est inscrit en faux contre le témoignage paru hier dans nos colonnes. Pour lui, l'incident a été bien géré par Easyjet. Il indique que « les passagers ont été informés de l'évolution » de la situation. Ou encore que « face aux incivilités, à l'agressivité et à des propos déplacés de certains passagers », le personnel a fait montre de « calme » et de « diplomatie ». Il n'adresse qu'un reproche à la compagnie : « Les familles avec des enfants en bas âge auraient dû être prioritaires pour le deuxième vol Bordeaux-Bâle qui s'est déroulé normalement. »

 

 
 

 

Euroairport Couacs sur un vol : Easyjet s'explique, un passager tempère

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:01:36

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Euroairport Couacs sur un vol : Easyjet s'explique, un passager tempère
 

 
Les passagers d'un vol EasyJet devant rallier l'EuroAirport depuis Bordeaux, dimanche à 17 h 20, et qui sont arrivés à destination lundi à 7 h après un périple en avion puis en bus, se sont plaints de leur prise en charge par la compagnie (L'Alsace d'hier). Celle-ci a donné sa version des événements - et présenté ses excuses aux passagers - dans un communiqué hier matin : « EasyJet confirme que le vol EZS1102 Bordeaux-Bâle a été retardé du fait de mauvaises conditions météo à Bâle. À ces forts vents s'est ajouté un problème technique nécessitant l'envoi d'un avion de remplacement depuis Londres-Gatwick pour opérer le vol. Par conséquent le vol n'a pu rejoindre Bâle dans les limites du couvre-feu et a dû être dérouté vers Lyon où des navettes ont été affrétées pour permettre aux passagers de rejoindre leur destination finale. Des bons de rafraîchissements ont également été distribués ».

Par ailleurs, un autre passager du vol s'est inscrit en faux par rapport au témoignage paru hier dans L'Alsace. Pour lui, l'incident a été bien géré par Easyjet. Il indique que « les passagers ont été informés de l'évolution » de la situation. Ou encore que « face aux incivilités, à l'agressivité et à des propos déplacés de certains passagers », le personnel a fait montre de « calme » et de « diplomatie ». Il n'adresse qu'un reproche à la compagnie : « Les familles avec des enfants en bas âge auraient dû être prioritaires pour le deuxième vol Bordeaux-Bâle qui s'est déroulé normalement. »

 

 
 

Mouvement social « Gilets jaunes » à Carspach : Construit pour durer...

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:02:59

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Mouvement social « Gilets jaunes » à Carspach
Mouvement social « Gilets jaunes » à Carspach : Construit pour durer...
Ils ont pris le temps de bien le faire, leur Mobil Jaune, posé à côté du rond-point de la RD 419 et de la déviation d'Aspach. Les « gilets jaunes » du Sundgau sont désormais parfaitement installés et organisés. Ils invitent les gens à les rejoindre à leur point de rassemblement carspachois pour y débattre de l'actualité et maintenir la pression face au gouvernement.

 
Les portes sont ouvertes au local des « gilets jaunes » de 10 h à 22 h dit la pancarte. Le site est occupé jour et nuit oour éviter tout problème..
Il est dix-sept heures environ, l'horizon est gris, il bruine légèrement... Le chauffeur de bus, qui circule sans voyageurs, klaxonne à tout rompre à l'approche du rond-point et fait un grand salut aux « gilets jaunes » présents : ceux-ci lèvent les mains, agitent les bras tout sourire.
« On espère que ceux qui nous voient décident un jour de sortir de leur voiture... »

« Il passe tous les jours, parfois il fait le tour du rond-point pour nous saluer tous ! Des camions font ça aussi quelquefois ! », confie une jeune femme debout à côté du brasero et d'une des multiples pancartes qui ornent les lieux : « Contrôle des élus par les citoyens », clame celle-ci. « 1789- 1968 Liberté, égalité, 2018- 2019 fraternité retrouvée », dit une autre. « Fraternité entre les générations », indique une troisième. La pancarte « Décisions prises à Paris » est barrée d'une grande croix rouge !

Ce soir-là, une douzaine de personnes, quelques hommes, principalement des retraités, beaucoup de femmes, certaines tout juste rentrées de leur travail, font acte de présence sur le rond-point bien visibles avec leurs chasubles fluo et distribuent des tracts, gracieusement imprimés par des entreprises locales solidaires...

Beaucoup sont là depuis le début du mouvement mi-novembre 2018, ils se connaissent tous désormais mais sont toujours avides de nouvelles rencontres et de nouveaux venus. « Les ronds-points, c'est bien mieux que les réseaux sociaux ! », s'exclame ravie une jeune femme.

Beaucoup viennent tous les jours ou au moins deux trois fois par semaine. « Mais certains ne viennent que les samedis pour participer aux manifestations », explique l'une. Elle raconte spontanément ses galères pour trouver un travail, malgré son diplôme universitaire, et souhaiterait voir « plus de jeunes » la rejoindre dans son engagement avec les gilets jaunes.

En tout cas, ces derniers sont contents d'entendre les nombreux coups de klaxon de sympathie qu'ils suscitent, « ça les booste », contents aussi de voir les automobilistes ouvrir leur fenêtre pour récupérer le tract. Même s'il est arrivé, ce soir-là, qu'une personne le froisse en boule et le jette devant eux. Ils ne s'en formalisent pas plus que ça. « On ne va pas perdre notre énergie avec ceux qui ne sont pas d'accord mais on espère que ceux qui nous voient et nous soutiennent décident un jour de s'arrêter, de sortir de leur voiture et de venir au Mobil Jaune pour discuter et s'engager plus ».
De la méthode !

Tout est prévu pour pouvoir accueillir les gens comme en témoigne le panneau fléché « parking gilets jaunes »... puis la grande banderole « porte ouverte, bienvenue à tous » avec une flèche indiquant la direction du Mobil Jaune, accessible par un chemin bitumé.

Entièrement construit grâce à des dons d'entreprises, il a d'abord nécessité quinze jours de travail en atelier. Totalement « repliable », posé sur roues, il a ensuite été aménagé sur place « sur un terrain occupé légalement », est-il précisé - à partir du 3 janvier dernier et est devenu, près de quatre semaines plus tard, totalement opérationnel.

Il comprend deux grandes tables décorées de bouquets de fleurs jaunes, des bancs, un canapé-lit, un fourneau, une cuisinière à bois, une gazinière, un évier, un cellier bien garni et des toilettes ainsi qu'un grand tableau blanc.

Dessus, on lit « réunions », « compte-rendus », « boîte à idée », « intendance »...

«Ce Mobil Jaune est un lieu de rencontre, de partage et de réflexion. Tout le monde y est le bienvenu. On y débat de l'actualité et de la suite du mouvement. Tout ce qu'on espère, c'est qu'un jour il devienne trop petit... », explique Laurent, retraité, porte-parole des gilets jaunes, choisi par le groupe.

Tous les tracts distribués aux automobilistes, tous les slogans inscrits sur les pancartes et banderoles « naissent ici » selon une méthode rodée. « Les idées sont inscrites sur le tableau, on en discute et elles s'affinent. On a deux réunions par semaine, le lundi et le vendredi à 17 h 15 et ceux qui sont présents valident ou pas », poursuit Laurent. Entre vingt et trente personnes participent en moyenne à ces deux réunions. « Parfois, si on n'est pas assez nombreux, on ne décide de rien », ajoute quand même Michel. Son prénom est inscrit sur son gilet avec la mention « en colère »...
Participation au grand débat national

« On a construit pour durer ! », explique un gilet jaune à un couple de visiteurs venus découvrir les lieux, étonnés par leur solidité et leur confort rustique. Le dernier tract distribué explique aux automobilistes pourquoi les gilets jaunes sundgauviens sont encore là : « nous continuerons jour après jour à maintenir notre présence sur ce lieu de ralliement du rond-point de Carspach pour dénoncer les injustices dont vous êtes victimes et relayer votre colère ».

Les gilets jaunes se sont rendus à la première réunion du « grand débat national » organisée la semaine dernière par les maires de Carspach et d'Altkirch à Carspach et comptent se rendre aux suivantes. Avec circonspection.

« On est venu voir et finalement on s'est rendu compte que les gens présents même s'ils n'avaient pas de gilet jaune, ils pensent la même chose que nous ». Ce grand débat qu'ils jugent « manipulatoire », les gilets jaunes sundgauviens, néanmoins, disent en « respecter l'organisation et souhaitent que tous ceux qui veulent y apporter leurs propositions puissent le faire ». Eux-mêmes y ont laissé les leurs... et ont été ravis de pouvoir s'exprimer « pour la première fois » devant 80 personnes.
Noëlle BLIND-GANDER

 

 
 

 

« Écraser le mille-feuille administratif »
« Ne parlez pas de QG pour notre Mobil Jaune ! », nous demandent les gilets jaunes en faisant référence à un premier article sur le sujet. Ce terme est jugé impropre car il a une connotation militaire. « Or militaire, ça veut dire chef avec une organisation pyramidale. Ce n'est pas ce qui se passe chez nous où chacun est au même niveau. Nous, on fonctionne en mode horizontal où chaque individu apporte sa pierre à l'édifice en fonction de ses moyens et de sa compétence ».

Les gilets jaunes ne le cachent pas, ce « n'est pas évident » d'avancer dans la concertation et le respect de tous. Le règlement doit les y aider.

« La débâcle sur le rond-point où nous étions installés au départ du mouvement nous a fait réfléchir. Il fallait trouver une issue à cette occupation de l'espace public qui posait un problème de sécurité pour tout le monde même si, à l'époque nous avons été bouleversés par la méthode employée pour nous faire partir ».
Un questionnaire « d'identité » devient règlement intérieur

Le règlement intérieur des gilets jaunes est donc né des erreurs et problèmes des débuts, « de la cacophonie d'un mouvement spontané ». « Nous avons repéré tout ce qui s'est passé sur le rond-point et nous avons réalisé un questionnaire où il a fallu répondre par oui ou par non à toute une série de questions, sur ce qu'on est, sur ce qu'on n'est pas, sur ce qu'on veut, sur ce qu'on ne veut pas... », explique Laurent, porte-parole des gilets jaunes.

Et les réponses à ce questionnaire découpé en cinq parties (organisation générale, obligations du groupe et communication interne des gilets jaunes 2019, communication vers l'extérieur, actions, feuille de route et but du mouvement) sont finalement devenues le règlement intérieur.

On y lit par exemple que le groupe est « apolitique », que le porte-parole est « choisi et voté par les gilets jaunes 2019 », ou encore que personne « ne parle au groupe debout en hauteur ». Traduction, pas de montée sur la table, pas de porte-voix...

Seules les actions concertées par le groupe « engagent l'image des gilets jaunes 2019 ». Autrement dit, pas d'actions individuelles mais « ok pour participer aux manifs mais sans débordements ».

Dans le dernier paragraphe concernant le but du mouvement : les gilets jaunes sundgauviens expliquent « proposer un contenu d'éléments permettant au peuple français de rester souverain sur son avenir et celui de ses enfants ». Sans utiliser forcément le terme de référendum d'initiative citoyenne.

Que revendiquent-ils donc concrètement ? « D'une manière générale, nous dénonçons toutes les dérives de notre gouvernance », expliquent-ils avec des exemples nationaux et aussi locaux, citant par exemple les houleux débats sur la taxe d'assainissement qui secouent la com-com- Sud Alsace-Largue.

« Faire des économies, avant de demander plus de dépenses à l'État », avancent les gilets jaunes. Pour cela, ils ont inscrit dans le paysage leur volonté « d'écraser le mille-feuille administratif à sept couches qui gère actuellement le pays » pour le ramener à trois couches.

Devant le Mobil Jaune flottent deux drapeaux et trône une grande pancarte. La pancarte représente les armoiries de Carspach « sur fond de gilet jaune » et symbolise « à la base, une grande commune, c'est ici que toutes les décisions locales sont prises ; au milieu, le grand département ou la région, représenté par le drapeau alsacien (rot & wiss), et au sommet, l'État, qui n'aura pas de pouvoir sur les décisions prises localement ».

Les gilets jaunes sundgauviens rêvent d'une « nouvelle République où il n'y aura plus de place pour les lobbys, les conflits d'intérêts personnels ou industriels, les conseillers obscurs, les groupes d'intérêts privés et les enrichissements personnels ». Pour eux devra être mis en premier plan « l'humain, la santé, l'écologie et surtout pas la finance ». Une priorité ? « La participation citoyenne, le peuple ». Un combat ? « L'augmentation du pouvoir d'achat pour tous, afin de permettre à chacun de vivre dignement de son revenu et d'éradiquer la précarité ».
N.B.-G. Voir aussi notre vidéo sur www.dna.fr

 

Mulhouse Lutterbach Une pétition qui veut faire du bruit

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:52:28

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Mulhouse Lutterbach Une pétition qui veut faire du bruit
 

 
Une partie de la palissade antibruit abattue, vue de la RN 66.  DR
Lors de la réunion du quartier Ouest du mois d'octobre à Lutterbach, Paul Koenig, qui habite au 30 de la rue du Moulin, a remis au maire une pétition « contre les nuisances engendrées par la RN 66 » qu'avait signée la quasi-totalité des habitants de cette rue et quelques-uns de la rue de Reiningue.

« Jusqu'à l'automne 2017, la nuisance sonore était la gêne principale (70 décibels dans le jardin du 30, avec des pointes à 85). Un niveau de nuisance reconnu comme facteur influant sur la santé des populations », disait cette pétition.
« Le quartier bidonville »

« La nature ayant été particulièrement hostile l'hiver et le printemps passés, la palissade faisant office de soi-disant mur antibruit n'a pas résisté aux violentes bourrasques lors des tempêtes », poursuit-elle.

À la pollution sonore s'est ajoutée une pollution visuelle : « Le décor offert aux usagers de la RN 66 provoque des quolibets chez ceux qui connaissent notre ville [comme] : Habitez-vous le quartier bidonville ? », soutient la doléance.
Une réponse en 2021 ?

Mais la situation engendre aussi des violations de propriétés, dangereuses par ailleurs pour les fauteurs de trouble : des automobilistes n'hésitent pas à s'arrêter le long de la RN 66 (où la vitesse est permise jusqu'à 110 km à l'heure) pour laisser sortir leurs passagers... qui traversent tranquillement les cours et jardins des résidents de la rue du Moulin en franchissant les trous béants laissés par la palissade abattue, ayant trouvé là un raccourci pour rentrer chez eux.

Un dossier a été remis en mains propres aux conseillers départementaux Josiane Mehlen et Vincent Hagenbach en avril 2018, « sans retour », constate Paul Koenig, qui poursuit : « D'autre part, une demande de rendez-vous a été déposée phoniquement le 11 juin à la permanence du député Bruno Fuchs : sans succès. »

La pétition n'a pas eu de réponse non plus, sinon orale, le soir de sa remise au maire qui a expliqué : « Ce mur est inscrit au plan État-Région pour un million d'euros, 500 000 EUR de l'État et 500 000 EUR de M2A (Mulhouse Alsace agglomération). [...] Je suis en train de me battre pour cela. Je serai intransigeant pour que ces 500 000 EUR soient mis sur la table. J'espère que d'ici 2021-22, on y arrivera » ( L'Alsace du 9 octobre 2018).

Depuis, « le crédit a été réinscrit avec le libellé exact dans le plan pluriannuel d'investissement par M2A, suite à mon intervention, alors qu'avant ce n'était pas clair », indique Rémy Neumann. Mais, faute d'un délai précis, les riverains de la rue du Moulin se découragent...
Textes : Antoinette OBER

 

 
 

Olca « L'alsacien, des clichés pour en sortir »

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:27:04

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Olca « L'alsacien, des clichés pour en sortir »
 

 
Dans le cadre des festivités inaugurales du Friehjohr fer unseri Sproch - le Printemps de la langue régionale, l'Olca (Office pour la langue et les cultures d'Alsace et de Moselle) lance un concours photo sur le thème « L'alsacien : des clichés pour en sortir ». L'objectif : offrir un regard original et renouvelé sur la langue alsacienne dans des lieux et des situations du quotidien, habituelles ou insolites. Les photos sélectionnées par le jury et le public seront exposées à partir du 27 mars à La Chambre à Strasbourg.

Du 12 février au 5 mars, tous les amateurs de la photographie et amoureux de la langue alsacienne sont invités à partager leur vision de cette particularité régionale en laissant libre court à leur créativité. Ils pourront proposer des photos de lieux, de panneaux signalétiques, d'objets, de personnes... avec ou sans mise en scène, sur lesquelles devront obligatoirement figurer des mots, phrases ou expressions en alsacien.

Ouvert à tous, le concours se déroule sur le réseau social Facebook et Instagram. Il suffit de publier les photos sur l'une ou l'autre plateforme, accompagnées du hashtag #ElsassPix. Elles devront également être envoyées par mail à laura.girodeau@olcalsace.org.

Toutes les photos seront soumises au vote du public et d'un jury composé de représentants de l'Olca, de la Ville de Strasbourg, de La Chambre et de professionnels de la photographie.

Les meilleurs clichés seront développés et présentés lors du vernissage le 27 mars à l'espace d'exposition La Chambre à Strasbourg, puis exposés pendant une dizaine de jours.
SE RENSEIGNER www.friehjohr.com

 

 
 

Habsheim Des panneaux historiques et bilingues

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:53:41

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Habsheim Des panneaux historiques et bilingues
 

 
 
« Notre spécificité alsacienne ne doit pas être occultée. Nous voulons, à Habsheim, faire cohabiter le français, langue officielle, et l'elsassisch, notre langue régionale. » Fervent défenseur de l'Alsace, Gilbert Fuchs, le maire de Habsheim, n'a eu aucun mal à convaincre ses élus municipaux de faire installer des panneaux bilingues sur le ban communal.
« Éveillerla curiosité »

Habsheim se démarque néanmoins d'autres communes qui ont choisi la même option. « Nous n'avons pas opté pour une simple traduction. Chaque fois que cela a été possible, nous avons souhaité rappeler des éléments de notre histoire et de notre patrimoine », a expliqué le maire.

À titre d'exemple, la rue de la Délivrance se nomme Alta Stross en alsacien, car c'est la plus ancienne voie répertoriée au cadastre de la commune. Il y a aussi le Holzgassa, en référence à un pont en bois qui était installé en son temps. « Ces plaques doivent éveiller la curiosité et inciter les riverains à s'intéresser davantage à leur rue, leur quartier, à mieux s'identifier et à s'intégrer », espère le premier magistrat.

Le choix des dénominations a été validé par de dignes linguistes, Jean-Jacques Wolf et Yves Bisch, et la graphie respecte la charte d'harmonisation de l'écrit des différents dialectes alsaciens.

Quelque 10 000 EUR ont été consacrés à cette opération que la Région subventionne à hauteur de 2000 EUR.

« J'espère que nos concitoyens prendront le temps de lever les yeux aux coins des rues et se laisseront aller à une réflexion un tantinet curieuse ou plus approfondie », a ajouté Gilbert Fuchs qui, par cette opération, grave dans le marbre l'appartenance de Habsheim à l'historique région Alsace. « Le bilinguisme mérite un coup de pouce. Plus que jamais il faut sensibiliser nos habitants à l'intérêt de l'apprendre et de le pratiquer », a conclu le premier magistrat.
Jean-Paul FREY

 

 
 

vallée de Munster Pendant les vacances scolaires : Au pied des pistes pour 5 EUR

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:09:25

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vallée de Munster Pendant les vacances scolaires
vallée de Munster Pendant les vacances scolaires : Au pied des pistes pour 5 EUR
Afin de faciliter l'accès à la station du Schnepfenried, le syndicat mixte des stations de montagne de la vallée de Munster et la communauté des communes de la vallée remettent en place la navette du Schnepf' à raisonde deux allers-retours quotidiens jusqu'au dimanche 24 février. Pour 5 EUR.

 
A raison de deux allers-retours par jour, la navette du Schnepf' fait régulièrement le plein de skieurs et d'amoureux de la montagne. Certains viennent directement de Colmar ou de Strasbourg.
Pour Elie, c'est une première. Skis à l'épaule, le jeune Colmarien s'apprête à monter dans la navette du Schnepf' devant la gare de Munster après être venu de Colmar en train.

A 5 EUR l'aller-retour, c'est imbattable, même si c'est « un peu cher par rapport au train, avec la carte jeune, puisque je paie 6,60EUR l'aller-retour Colmar-Munster ». Mais l'avantage, et Elie n'y est pas insensible, c'est la réduction drastique de l'empreinte carbone. « Elle est affichée dans les gares et sur les billets de train. En voiture, elle est tout de même beaucoup plus élevée ». Presque dix fois plus.

Cette navette tombe donc à pic pour Elie qui n'a pas encore le permis de conduire. « D'autant qu'en stop, personne ne s'arrête si vous avez des skis ! »
La formule plaîtaux gens de la vallée, mais attire aussi beaucoup de citadins

Les départs ont ainsi lieu tous les jours de la semaine et du week-end à 9 h et 12 h 15 devant la gare de Munster et la navette s'arrête dans toutes les communes traversées jusqu'au Schnepf' soit Luttenbach, Breitenbach, Muhlbach, Metzeral et Sondernach. Pour 5 EUR, elle dépose les usagers au pied des pistes. Et les ramène, à des horaires compatibles avec les liaisons SNCF de la ligne Colmar-Metzeral.

Ce mardi matin dès le premier service, la navette a déjà fait le plein « avec 48 enfants qui font des stages de ski et de snowboard avec la communauté de communes. Et hier soir au retour, le bus était complet », dit sa conductrice. « Il y avait même un couple venu de Strasbourg ! » La formule plaît aux gens de la vallée, mais attire aussi beaucoup de citadins. Comme Mathieu, de Colmar, qui ne peut plus conduire pour raisons médicales. « Un ami moniteur au Schnepf' m'a dit que la neige est bonne. Et aujourd'hui, la météo est encourageante. Dès qu'il y a du brouillard à Colmar, il faut sortir ! Pour couronner le tout, l'horaire est idéal quand on arrive en train de Colmar ». Hier matin, le soleil était bien au rendez-vous dans la vallée. « Tout cela m'a décidé à sortir. Comme il n'y a pas de vent, je vais être bien là-haut ! Le Schnepf' est vraiment une chouette station, on peut y louer les skis sur place et ces navettes permettent de s'y rendre l'esprit tranquille... »
Nicolas PINOT Informations auprès de l'office du tourisme ? 03 89 77 31 80 ou sur internet : www.stations-munster.fr et www.leschnepf.comLes groupes sont priés de prévenir à l'avance.

Informations auprès de l'office du tourisme ? 03 89 77 31 80 ou sur internet : www.stations-munster.fr et www.leschnepf.comLes groupes sont priés de prévenir à l'avance.

 
 

 

Navette du Schnepf' Au pied des pistes pour 5 EUR

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:31:33

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Navette du Schnepf' Au pied des pistes pour 5 EUR
 

 
 
Afin de faciliter l'accès à la station du Schnepfenried, le syndicat mixte des stations de montagne de la vallée de Munster et la communauté de communes de la vallée remettent en place la navette du Schnepf'à raison de deux allers-retours quotidiens jusqu'au dimanche 24 février. Pour 5 EUR.

Pour Elie, c'est une première. Skis à l'épaule, le jeune Colmarien s'apprête à monter dans la navette du Schnepf'devant la gare de Munster après être venu de Colmar en train.

À 5 EUR l'aller-retour, c'est imbattable, même si c'est « un peu cher par rapport au train, avec la carte jeune, puisque je paie 6,60 EUR l'aller-retour Colmar-Munster ». Mais l'avantage, et Elie n'y est pas insensible, c'est la réduction drastique de l'empreinte carbone. « Elle est affichée dans les gares et sur les billets de train. En voiture, elle est tout de même beaucoup plus élevée ». Presque dix fois plus.

Cette navette tombe donc à pic pour Elie qui n'a pas encore le permis de conduire. « D'autant qu'en stop, personne ne s'arrête si vous avez des skis ! »
Des gens de la vallée, mais aussi des citadins

Les départs ont ainsi lieu tous les jours de la semaine et du week-end à 9 h et 12 h 15 devant la gare de Munster et la navette s'arrête dans toutes les communes traversées jusqu'au Schnepf'soit Luttenbach, Breitenbach, Muhlbach, Metzeral et Sondernach. Pour 5 EUR, elle dépose les usagers au pied des pistes. Et les ramène, à des horaires compatibles avec les liaisons SNCF de la ligne Colmar-Metzeral.

Ce mardi matin dès le premier service, la navette a déjà fait le plein « avec 48 enfants qui font des stages de ski et de snowboard avec la communauté de communes. Et hier soir au retour, le bus était complet », dit sa conductrice. « Il y avait même un couple venu de Strasbourg ! » La formule plaît aux gens de la vallée, mais attire aussi beaucoup de citadins. Comme Mathieu, de Colmar, qui ne peut plus conduire pour raisons médicales. « Un ami moniteur au Schnepf'm'a dit que la neige est bonne. Et aujourd'hui, la météo est encourageante. Dès qu'il y a du brouillard à Colmar, il faut sortir ! Pour couronner le tout, l'horaire est idéal quand on arrive en train de Colmar ». Hier matin, le soleil était bien au rendez-vous dans la vallée. « Tout cela m'a décidé à sortir. Comme il n'y a pas de vent, je vais être bien là-haut ! Le Schnepf'est vraiment une chouette station, on peut y louer les skis sur place et ces navettes permettent de s'y rendre l'esprit tranquille... »
Nicolas PINOT SE RENSEIGNER Informations auprès de l'office de tourisme au 03.89.77.31.80 ou sur internet : www.stations-munster.fr et www.leschnepf.com. Les groupes sont priés de prévenir à l'avance.

 

 
 

Neuf-Brisach Gerplan Quatre sentiers dans les remparts

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:09:43

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Neuf-Brisach Gerplan Quatre sentiers dans les remparts
 

 
Les écoliers avaient planté 16 arbres fruitiers et 45 arbustes en 2018. Photo DNA/Jean-François Pariat
Océane Hirtz, chargée de mission Développement environnement à la Communauté de communes du Pays Rhin Brisach était invitée, lundi soir, lors du conseil municipal présidé par Richard Alvarez, maire, pour présen ter les opérations réalisées par le conseil départemental dans le cadre du Gerplan.

Le programme des interventions a débuté en 2018 avec la plantation d'une prairie fleurie de 22 ares qui sera visible au printemps, l'abattage d'arbres malades ou dangereux (frênes- marronniers- ormes) et la plantation par les élèves de l'école élémentaire de 16 arbres fruitiers et 45 arbustes.
18 ares seront plantés

En 2019, 18 ares seront plantés pour arrêter la prolifération de la renouée du Japon, notamment sur les pentes érodées des remparts. 260 arbustes à baies comestibles seront plantés (cerisiers, épines-vinettes, noisetiers, prunelliers, amelanchiers, argousiers, baguenaudiers) ainsi que 46 arbres dont 9 fruitiers (tilleuls, noyers, pommiers, mirabelliers, pêchers).

La création de quatre sentiers pédagogiques sera le chantier le plus important de l'année. Seront ainsi réalisés, un sentier des remparts, un sentier aux papillons, un sentier chevaux et animaux domestiques et un sentier des herbes sauvages, pour un montant de 24 000 EUR. Travaux qui bénéficient d'une subvention de 40 % tout comme l'abattage des arbres (2 700 EUR), les plantations (12 000 EUR), l'intervention avec les scolaires (1 000 EUR). Christian Zimmermann regrette qu'une somme importante soit attribuée pour la création de tels sentiers alors que l'expérience menée dans d'autres communes montre que l'entretien et la dégradation de tels aménagements posent problèmes. Ces sommes auraient pu être utilisées pour d'autres projets. Sur proposition de Fernand Louis, le conseil se rendra un samedi matin dans les remparts.

La rénovation du palais du gouverneur, qui abrite l'office de tourisme, va concerner la façade, les fenêtres et volets, les garages et la cour arrière, les abris bus pour un montant de 430 000 EUR HT. La maîtrise d'oeuvre a été confiée à l'agence d'architecture Plan Libre.
L'activité du campingen augmentation

L'adjoint Sébastien Storck a présenté au conseil le rapport d'activité du camping Vauban pour l'année 2018. L'activité du camping est en augmentation de près de 15 % par rapport à l'année précédente. Les gérants ont poursuivi la rénovation des installations en améliorant les installations sanitaires et les divers équipements du camping. Les familles avec enfants sont de plus en plus nombreuses pour des séjours également plus longs.

Le fonctionnement du pôle de santé incluant une facturation avec TVA nécessite l'ouverture d'un budget annexe. À la question de Christian Zimmermann concernant les professionnels qui s'installeront dans les locaux en achat ou en location, le maire a répondu que « des discussions sont toujours menées avec médecins, kinés, ostéopathes, pharmaciens. C'est une bonne opération pour Neuf-Brisach et les professionnels de santé. La ville doit rester une ville de services, de commerces. »

 

 
 

Neuf-Brisach Conseil municipal : Quatre sentiers dans les remparts

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 05:42:11

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Neuf-Brisach Conseil municipal
Neuf-Brisach Conseil municipal : Quatre sentiers dans les remparts
Le conseil municipal s'est tenu lundi soir sous la présidence du maire Richard Alvarez. Une séance consacrée en grande partie à la présentation des travaux prévus dans le cadre du GERPLAN 2019.

 
En 2018, des arbres fruitiers et des arbustes ont été plantés dans les remparts par les enfants de l'école élémentaire.
Océane Hirtz, chargée de mission Développement Environnement à la CC Pays Rhin Brisachétait l'invitée du conseil pour la présentation des opérations réalisées par le Conseil Départemental dans le cadre du GERPLAN.

Le programme des interventions a débuté en 2018 avec la plantation d'une prairie fleurie de 22 ares qui sera visible au printemps, l'abattage d'arbres malades ou dangereux (frênes- marronniers- ormes) et la plantation par les élèves de l'école élémentaire de 16 arbres fruitiers et 45 arbustes.
260 arbusteset 46 arbres

En 2019, 18 ares seront plantés pour arrêter la prolifération de la renouée du Japon, notamment sur les pentes érodées des remparts. 260 arbustes à baies comestibles seront plantées (cerisiers- épines-vinettes, noisetiers, prunelliers, amelanchiers, argousiers, baguenaudiers) ainsi que 46 arbres dont 9 fruitiers (tilleuls, noyers, pommiers, mirabelliers, pêchers).

La création de quatre sentiers pédagogiques sera le chantier le plus important de l'année. Seront ainsi réalisés un sentier des remparts, un sentier aux papillons, un sentier chevaux et animaux domestiques et un sentier des herbes sauvages, pour un montant de 24 000 EUR. Travaux qui bénéficient d'une subvention de 40 % tout comme l'abattage des arbres 2 700 EUR, les plantations 12 000 EUR, l'intervention avec les scolaires 1 000 EUR.

Christian Zimmermann regrette qu'une somme importante soit attribuée pour la création de tels sentiers alors que l'expérience menée dans d'autres communes montre que l'entretien et la dégradation de tels aménagements posent problèmes. Ces sommes auraient pu être utilisées pour d'autres projets. Sur proposition de Fernand Louis le conseil se rendra un samedi matin dans les remparts.
Rénovation du palais du gouverneur

La rénovation du palais du gouverneur, qui abrite l'Office de Tourisme, va concerner la façade, les fenêtres et volets, les garages et la cour arrière, les abris bus pour un montant de 430 000 EUR HT. La maîtrise d'oeuvre a été confiée à l'agence d'architecture Plan Libre.
Rapport d'activité du Camping Vauban

L'adjoint Sébastien Storck a présenté au conseil le rapport d'activité du camping Vauban pour l'année 2018. L'activité du camping est en augmentation de près de 15 % par rapport à l'année précédente. Les gérants ont poursuivi la rénovation des installations en améliorant les installations sanitaires et les divers équipements du camping. Les familles avec enfants sont de plus en plus nombreuses pour des séjours également plus longs.
Budget primitif 2019 pôle de santé

Le fonctionnement du pôle de santé incluant une facturation avec TVA nécessite l'ouverture d'un budget annexe.

A la question de Christian Zimmermann concernant les professionnels qui s'installeront dans les locaux en achat ou en location, le maire lui répond que « des discussions sont toujours menées avec médecins, kinés, ostéopathes, pharmaciens. C'est une bonne opération pour Neuf-Brisach et les professionnels de santé. La ville doit rester une ville de services, de commerces. »
JF.P.

 

 
 

 

Meyenheim Protection des amphibiens

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:12:14

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Meyenheim Protection des amphibiens
 

 
 
La campagne de protection des amphibiens va être lancée dans les prochains jours sur le site de Meyenheim, le long de la RD 3 B aux abords de la carrière Nieder. Il s'agit pour les bénévoles de recueillir derrière les filets, de 3 300 mètres de long et de 50 cm de haut, installés parallèlement de chaque côté de la route et dans des seaux distants l'un de l'autre, des crapauds, des grenouilles rousses, des tritons, des salamandres et de les transporter de l'autre côté de la route afin qu'ils puissent rejoindre l'étang de la carrière Nieder, un lieu de ponte.
Une vingtainede bénévoles

Pour jeter les premières bases pratiques de cet exercice de protection qui va engager un grand nombre de personnes, Aurélia Berna et Fernand Kasel, les deux coordinateurs du site de Meyenheim pour 2019, ont réuni vendredi dernier au sein de la Maison de la nature une vingtaine de bénévoles et la brigade verte de Hirtzfelden, soucieux de s'impliquer dans la campagne. Les deux responsables ont donné le calendrier des opérations, les cartes de ramassage dont chacun doit être muni avec l'accord du département du Haut-Rhin. L'an dernier, 24 sites dans le département ont été équipés, soit un total de 18,7 km de filets mis en place par les services départementaux. 49 111 batraciens ont été sauvés des roues des véhicules et ont pu se reproduire. En 2018, le ramassage a dépassé la moyenne annuelle des dix dernières années, soit une hausse de 37 % sur 10 ans. Sur le site de Meyenheim, 9 869 petites bêtes ont été préservées. On est un peu loin des résultats de 1999 avec 30 793 spécimens sauvés.

Le ramassage va débuter dans les prochaines semaines en fonction de la météo. Un temps froid risque de retarder la migration des amphibiens mais dès que l'atmosphère se réchauffe, il y a du monde au portillon. Ces campagnes font appel aux bénévoles et sont ouvertes au grand public sur information.

 

 
 

Barrage de Michelbach :vers une nouvelle gestion

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:13:06

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Barrage de Michelbach :vers une nouvelle gestion
 

 
Le conseil syndical du SMBM (Syndicat mixte du barrage de Michelbach) s'est réuni fin janvier pour débattre du Dob (débat d'orientation budgétaire). Il a annoncé une année calme en termes d'investissement, après les importants travaux de la vidange décennale en 2018 et développé un point important concernant l'état de remplissage du barrage de Michelbach, géré par le service des eaux de la Ville de Mulhouse.

L'ingénieur Stéphane Lebrun, un des responsables, a détaillé la situation : « Nous avons débuté le remplissage depuis le 6 décembre 2018, à raison de 90 000 m³ par jour. Nous enregistrons début février 6,1 millions de m³. Le manteau neigeux actuel nous permet d'être sereins quant à l'approvisionnement d'eau. »

Une bonne nouvelle après une période estivale et un début d'automne difficiles marqués par le manque de pluie pendant plusieurs mois. « Nous avons connu une situation tendue jusqu'en décembre avec un niveau d'eau dans le barrage très bas, soit 800 000 m³ en décembre 2018, alors qu'à la même période en 2017, nous avions enregistré 6,4 millions de m³ en réserve. Le seuil moyen est situé entre 3 à 5 millions de m³ », note Éric Parmentier, le directeur du service des eaux de Mulhouse.
Et toujours la pistedu second barrage

Et le président du SMBM, Michel Bourguet, d'ajouter : « Nous avons pu maintenir cette année le niveau de l'eau dans le barrage, grâce à la nappe phréatique. Même si son niveau reste bas. Il n'était toujours pas remonté en décembre, contrairement aux années précédentes. Dans tous les cas, la neige nous fera du bien. » Le président était intervenu lors du comité sécheresse qui s'était tenu à la préfecture de Colmar en octobre dernier. Il avait rappelé aux responsables présents que la piste de la réflexion autour du second barrage était toujours envisageable. Un projet qui ne mobilise plus grand monde, faute de moyens, car le (gros) hic, c'est l'élaboration du plan de financement.

« Cette piste du second barrage permettrait de relancer la réflexion globale sur la pertinence des retenues supplémentaires dans le département. Cette nouvelle retenue n'aurait pas seulement comme vocation de fournir de l'eau potable, mais de répondre à l'ensemble des usages de l'eau, comme l'irrigation, le maintien du niveau d'eau, l'humidité pour les espaces naturels. » Michel Bourguet ajoute : « Il faudrait trouver un plan de financement extérieur. La balle est dans le camp du préfet. Cette réflexion globale doit associer les agriculteurs, les industriels et le monde de la protection de la nature. »

La discussion s'est poursuivie autour de la gestion de l'eau du barrage de Michelbach. « Ces épisodes de sécheresse répétés induisent une nouvelle gestion du barrage, avec des périodes de restitution plus longues. Voire des ajustements possibles au jour le jour, grâce à des relevés journaliers effectués par l'ensemble de nos équipes et nos gardes barrage », note Éric Parmentier.

Parmi les informations transmises par les responsables, le dernier contrôle obligatoire des travaux de vidange décennale a mis en évidence un bon entretien du barrage.

Comme les années précédentes, les acquisitions foncières pour le second barrage et le respect de la zone verte vont se poursuivre.
Sabine HARTMANN

 

 
 

Handicap Des citoyens de plein droit ?

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:14:50

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Handicap Des citoyens de plein droit ?
 

 
Carine Radian, chargée de mission et Thierry Michels, député LaREM, sont venus à la rencontre des différents acteurs autour du handicap dans le Bas-Rhin. Photo L'Alsace/Jean-Marc Loos
Carine Radian, membre du Conseil national consultatif des personnes handicapées, et Thierry Michels, député LaREM de la 1re circonscription du Bas-Rhin, ont été chargés par le Premier Ministre de réfléchir à la représentation et à la participation des personnes handicapées dans la société. Ces personnes et leur famille revendiquent depuis des années une inclusion à part entière dans la société, que ce soit à l'école, dans le milieu professionnel et politique ou socialement. Elles veulent être considérées comme des citoyens de plein droit.

Les deux chargés de mission étaient la semaine dernière dans le Bas-Rhin pour y rencontrer les acteurs locaux institutionnels, les associations de personnes handicapées et de leurs familles, pour écouter leurs doléances et leurs propositions pour permettre aux personnes handicapées de participer à l'élaboration des politiques les concernant.
Avec internet, moins d'accès à un tiers

« On a besoin de souplesse et de stabilité, a indiqué Gildas Le Scouezec, directeur général de l'Adapei Les Papillons blancs. Mais à l'inverse, si les règles sont trop rigides, on ne peut plus innover ». Il cite ainsi l'activité de parapente proposée à des personnes handicapées. « Toutes ne vont pas en faire, mais c'est important de pouvoir le leur proposer. » Il explique que son association travaille depuis vingt ans pour l'inclusion des personnes handicapées dans l'entreprise. « 250 personnes ont quitté les Esat pour des entreprises. L'emploi accompagné s'inspire ce qu'on a fait. Mais l'évolution des mentalités reste très lente ».

Selon ces acteurs, la société française est peu inclusive. « La différence et l'étranger sont mal accueillis et acceptés », souligne René Bandol, directeur général de l'Arsea, une association qui oeuvre pour les personnes en situation de handicap et/ou en difficulté sociale.

Un problème émergent a également été évoqué : la généralisation de l'accès par internet des services d'aide et d'accompagnement des personnes handicapées, mais aussi des services publics et privés, qui les prive d'aide humaine.

Isabelle Scheuer, de l'Association des paralysés de France (APF), a mis l'accent sur les problèmes des handicapés adultes, confrontés « à des ruptures de parcours professionnel. Ils affrontent des problèmes de santé et les suites d'hospitalisation, doivent déménager, se retrouver complètement isolé dans un logement pas adapté et incapable de remplir des dossiers de prise en charge. Les enfants ont des parents qui se battent pour eux, mais les adultes, pas toujours ».

De fait, les comités locaux de l'APF font remonter une explosion des besoins en accompagnement informatique. Or, sans information et sans moyen de se faire entendre via les nouvelles technologies, comment participer de plein droit à la vie de la cité ?

Enfin, comment les territoires ruraux sont-ils pris en compte, alors qu'il n'existe pas d'antenne de la Maisons départementales des personnes handicapées dans les villes moyennes ? Tous les dossiers bas-rhinois doivent passer par Strasbourg, sauf à Saverne.
Rechercher l'autonomie

Pour Carine Radian, « il va falloir trouver des moyens pour que la voix des personnes handicapées soit entendue. Toutes les réflexions et propositions recueillies au niveau local vont aller enrichir le débat national ». Avec à la clé, la recherche de l'autonomie maximale des personnes handicapées. « Car, relève encore le député Thierry Michels, une personne maintenue dans un logement adapté et avec un accompagnant pour ses déplacements coûte deux fois moins cher que si elle est placée en institution dédiée. »

Les deux missionnés reviendront en Alsace, cette fois pour le grand débat national qui portera sur le handicap. La date retenue est le 8 mars, journée internationale des droits des femmes...
Geneviève DAUNE

 

 
 

COLMAR Classement des gares sncf Les usagers la placent devant Strasbourg et Mulhouse : La préférée d'Alsace

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:14:56

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Classement des gares sncf Les usagers la placent devant Strasbourg et Mulhouse
COLMAR Classement des gares sncf Les usagers la placent devant Strasbourg et Mulhouse : La préférée d'Alsace
Au baromètre des gares plébiscitées par les usagers de la SNCF, Colmar tient le haut du pavé malgré quelques points négatifs comme la qualité des toilettes ou l'information en cas de perturbations.

 
La gare de Colmar est classée 20e sur les 122 plus grandes en France.
La SNCF évalue régulièrement le degré de satisfaction de ses clients en gare d'après un certain nombre de critères : la propreté, l'orientation, la sécurité, les toilettes, le wifi, l'information en cas de perturbations... Ici, il n'est pas question de qualité des correspondances ou du nombre de liaisons. Ce classement ne reflète que le confort offert aux usagers, ceux qui vont prendre un train, ceux qui attendent quelqu'un, ou ceux qui profitent simplement des commerces et des services dans les halls.

Au classement des 122 plus grandes gares françaises, Colmar n'a pas à rougir avec une vingtième place au niveau national. Elle est aussi la préférée des voyageurs en Alsace et la 4e du Grand Est. Avec une note de 7,9, elle dépasse d'une courte tête Strasbourg (7,8) et beaucoup plus largement Mulhouse (7,3).

Cette évaluation élevée doit beaucoup à ses points forts : l'orientation en gare (8,5), ainsi que le fonctionnement de ses ascenseurs et portes automatiques.
Qualité d'orientation, défaut d'information

Dans un exercice de transparence à souligner, la société ferroviaire ne dissimule pas les critiques émises par les voyageurs dans ses différentes gares. À Colmar, les reproches concernent d'abord et très largement le faible niveau d'information donné aux voyageurs en cas de perturbations sur les lignes (5,8). Ce n'est pas un cas isolé, la SNCF admet que cette problématique « se retrouve dans de nombreuses autres gares ».

La propreté des WC (6,1) est également « en décrochage » dans la préfecture haut-rhinoise par rapport aux villes qui proposent des toilettes payantes avec un niveau de qualité bien supérieur.

À lire le classement, il est conseillé d'attendre que le train s'arrête à Strasbourg (8,2) ou à Mulhouse (7,8) pour se rafraîchir, ou même pour se connecter à un réseau wifi. À l'instar de Colmar, ces deux gares se distinguent par des notes élevées pour la qualité de l'orientation.
Un projet de rénovation en 2020

Contre toute attente, les usagers ont placé en tête la gare de Meuse TGV (8,2). Située dans la commune des Trois-Domaines, entre Bar-le-Duc et Verdun, elle est fréquentée par près de 200 000 voyageurs chaque année. Elle est l'une des trois nouvelles gares de la Ligne Grande Vitesse Est en service depuis 2007 avec les gares de Lorraine et Champagne Ardenne. Le podium est complété par celles de Belfort-Montbéliard et Mâcon-Loché.

Détachée en queue de peloton, la gare de Rennes, en travaux depuis quatre ans, est désignée comme la pire du pays (5,9). Pas si loin de la lanterne rouge, il y a Montpellier-Sud, Lisieux, Nice-Riquier et Paris - Gare du Nord. Cette dernière pâtit du sentiment d'insécurité et de l'insalubrité de son infrastructure. Cela devrait s'arranger à l'avenir puisque la SNCF prévoit de rafraîchir ses grandes gares parisiennes.

Colmar va aussi bénéficier d'un petit rafraîchissement. La SNCF annonce un projet de rénovation en 2020 visant « à améliorer la qualité des différents services proposés en gare, notamment l'espace d'attente et les toilettes ».

Elle précise toutefois que les équipes sur place oeuvrent au quotidien pour la rendre « toujours plus accueillante ». Et de citer la salle d'attente, sur le quai 2, dont l'intérieur a été rénové ces dernières semaines, avant d'autres « surprises » en 2019.
Philippe VIGNERON

 

 
 

 

« À visiter le nez en l'air »
S'il y avait un classement des gares les plus photographiées par les touristes, celle de Colmar serait dans le peloton de tête. Il faut dire qu'elle en impose avec son beffroi de 36 mètres de haut, surmonté d'une girouette représentant une locomotive à vapeur. Sur le site Trip Advisor, les commentaires d'internautes recoupent la plupart du temps le sondage de la SNCF. Le dernier avis émane de Canadiens qui l'ont trouvée « très fonctionnelle ».

Des touristes franciliens plébiscitent « la beauté » de la façade au moment des fêtes. D'autres visiteurs s'arrêtent sur la « remarquable architecture » de la bâtisse. « Même si c'est une gare, c'est un monument à visiter ». Certains retracent sa construction, « inspirée d'après les plans de la gare centrale de Gdansk », et considérée comme un fleuron de l'architecture allemande des années 1900, à l'instar de Metz et Strasbourg.

Jean décrit « un bâtiment pompeux pour montrer aux Français la puissance de l'Empire », mais recommande de la visiter « le nez en l'air pour remarquer les sculptures et les façades ». Cette « belle petite gare » vaut aussi le détour pour ses « magnifiques verrières » à l'intérieur signées Jean Le Gac en 1991. Même s'il est contredit par un internaute, il y a ce Colmarien qui souligne qu'elle est aussi « bien famée, ce qui est plutôt rare pour une gare ».

 

Gares Colmar La préférée d'Alsace

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:29:03

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Gares   Colmar La préférée d'Alsace
 

 
La gare est classée 20e sur les 122 plus grandes de France.

Photo DNA

La SNCF évalue régulièrement le degré de satisfaction de ses clients en gare d'après un certain nombre de critères : la propreté, l'orientation, la sécurité, les toilettes, le wifi, l'information en cas de perturbations... Ici, il n'est pas question de qualité des correspondances ou du nombre de liaisons. Ce classement ne reflète que le confort offert aux usagers, ceux qui vont prendre un train, ceux qui attendent quelqu'un, ou ceux qui profitent simplement des commerces et des services dans les halls.

Au classement des 122 plus grandes gares françaises, Colmar n'a pas à rougir avec une vingtième place au niveau national. Elle est aussi la préférée des voyageurs en Alsace et la 4e du Grand Est. Avec une note de 7,9, elle dépasse d'une courte tête Strasbourg (7,8) et beaucoup plus largement Mulhouse (7,3). Cette évaluation élevée doit beaucoup à ses points forts : l'orientation en gare (8,5), ainsi que le fonctionnement de ses ascenseurs et portes automatiques.
Qualité d'orientation, défaut d'information

Dans un exercice de transparence à souligner, la société ferroviaire ne dissimule pas les critiques émises par les voyageurs dans ses différentes gares. À Colmar, les reproches concernent d'abord et très largement le faible niveau d'information donné aux voyageurs en cas de perturbations sur les lignes (5,8). Ce n'est pas un cas isolé, la SNCF admet que cette problématique « se retrouve dans de nombreuses autres gares ».

La propreté des WC (6,1) est également « en décrochage » dans la préfecture haut-rhinoise par rapport aux villes qui proposent des toilettes payantes avec un niveau de qualité bien supérieur.
Un projet de rénovation en 2020

À lire le classement, il est conseillé d'attendre que le train s'arrête à Strasbourg (8,2) ou à Mulhouse (7,8) pour se rafraîchir, ou même pour se connecter à un réseau wifi. À l'instar de Colmar, ces deux gares se distinguent par des notes élevées pour la qualité de l'orientation.

Contre toute attente, les usagers ont placé en tête la gare de Meuse TGV (8,2). Située dans la commune des Trois-Domaines, entre Bar-le-Duc et Verdun, elle est fréquentée par près de 200 000 voyageurs chaque année. Elle est l'une des trois nouvelles gares de la Ligne Grande Vitesse Est en service depuis 2007 avec les gares de Lorraine et Champagne Ardenne. Le podium est complété par celles de Belfort-Montbéliard et Mâcon-Loché.

Détachée en queue de peloton, la gare de Rennes, en travaux depuis quatre ans, est désignée comme la pire du pays (5,9). Pas si loin de la lanterne rouge, il y a Montpellier-Sud, Lisieux, Nice-Riquier et Paris - Gare du Nord. Cette dernière pâtit du sentiment d'insécurité et de l'insalubrité de son infrastructure. Cela devrait s'arranger à l'avenir puisque la SNCF prévoit de rafraîchir ses grandes gares parisiennes.

Colmar va aussi bénéficier d'un petit rafraîchissement. La SNCF annonce un projet de rénovation en 2020 visant « à améliorer la qualité des différents services proposés en gare, notamment l'espace d'attente et les toilettes ». Elle précise toutefois que les équipes sur place oeuvrent au quotidien pour la rendre « toujours plus accueillante ». Et de citer la salle d'attente sur le quai 2 dont l'intérieur a été rénové ces dernières semaines, avant d'autres « surprises » en 2019.
Philippe VIGNERON

 

 
 

Soultz Club Vosgien : Une année riche

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 05:43:48

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Soultz Club Vosgien
Soultz Club Vosgien : Une année riche
Un programme dense concernant les activités de l'année a été dévoilé lors de l'assemblée générale du Club vosgien de Soultz.

 
Pierre Siberlin (4e en partant de la gauche) est entré au comité.
Les membres du Club vosgien de Soultz, présidé par Jean-Claude Rousseau, ont tenu, samedi dernier, leur assemblée générale à la Halle aux blés, en présence de Karine Pagliarulo, conseillère départementale, Denis Meyer, maire de Soultz et plusieurs élus, Robert Jacquot délégué du 6e district du Club vosgien, Gertrud Hördt, présidente du Schwarzwaldverein Kleinwiesental et de Christian Reinprecht, président de l'OMECAS de Soultz.

Le programme des activités 2019 a été présenté et est dense. Une sortie raquettes est prévue en février ou mars, une sortie dans le Ried de Colmar en avril, au Schnepfenried en juin, au Grand-Ballon en septembre, et deux journées de travail en avril et en octobre sont déjà programmées. L'assemblée générale du district 6 aura lieu à Bussang en avril, l'assemblée générale du Schwarzwaldverein Kleinwiesental en mai, et les assises de la fédération du Club vosgien à Kirrwiller en juin. Une sortie avec le club allemand se déroulera aux Trois-Épis en juin prochain, et deux autres avec le Club vosgien de Guebwiller à Ottenhöfen (Allemagne) en juillet, et à Dabo (Moselle) en octobre. La 10e montée de la Glashutte aura lieu en août. « D'autres sorties restent à programmer », a précisé Jean-Claude Rousseau, avant d'évoquer les montants de la cotisation (13 EUR), de la revue (6 EUR), et de l'assurance de la fédération (1,70 EUR/ membre) qui couvre les manifestations du Club vosgien de Soultz, ainsi que les tarifs du chalet, (2 EUR/jour et 3 EUR/nuit/membre, 4 EUR et 6 EUR/non-membres, œ tarif/enfant).
Un label en 2018

Robert Jacquot a donné des explications concernant l'assurance obligatoire prévue par les statuts de la fédération, avant de mettre l'accent sur le label 2018 attribué au Club vosgien pour son activité dans le cadre du réseau de sentiers dans le Grand Est et son activité dans l'environnement. « Une formidable récompense », a estimé le délégué du 6e district, soulignant « une équipe solidaire et organisée au niveau de la fédération Grand Est, dont un des objectifs est de communiquer sur nos activités, les points forts, dont les sentiers ». La présidente du club de la Forêt-Noire a loué « la solidarité et l'amitié sincère », invitant les membres « à la fête des 40 ans du club le 14 juillet ». Christian Reinprecht a relevé la participation aux manifestations de l'OMECAS, et le maire de Soultz s'est dit « heureux de voir ces chemins que vous entretenez », en espérant que « la cohabitation avec les vététistes se passe bien ». L'adjoint, Luc Stoltz, a parlé « du projet avec le Parc des Ballons et Natura 2000 pour refaire la zone du biotope » et Karine Pagliarulo a recensé « l'activité locale pour la promotion touristique de nos massifs » par plus de 10 000 membres dans le Haut-Rhin.
GSH

 

 
 

 

Alsace centrale Pistes cyclables Circulation douce : des avancées

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:06:07

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Alsace centrale Circulation douce : des avancées
 

 
Le tronçon reliant Saint-Pierre-Bois à Scherwiller (Route du sel) est perçu comme anxiogène.
Selon le collectif Véloval, il n'existe actuellement que 4,6 kilomètres de pistes cyclables dans la vallée de Villé. Aussi a-t-il présenté aux élus du Département un plan pour l'aménagement de voies de circulation douce dans la vallée de Villé. D'anciens élus, membres du collectif, ainsi qu'un représentant pour chacun des secteurs définis dans le dossier qu'ils ont élaboré, ont rencontré récemment Frédéric Bierry, conseiller départemental du canton de Mutzig (auquel est rattachée la vallée de Villé) et président du conseil départemental, et sa collègue Frédérique Mozziconacci. André Frantz, maire de Villé, président de la commission Transports au sein de la communauté de communes, ainsi que des responsables chargés des services techniques et de la mission vélo au niveau du Bas-Rhin assistaient également à l'échange.
Enjeux et objectifs du Plan vélo

Ce plan, lancé à l'échelle nationale, vise à « faire passer de 3 % à 9 % la part modale du vélo à l'horizon 2024, en assurant la continuité d'itinéraires cyclables pour la mobilité du quotidien, en articulation avec les autres modes de transport, notamment collectifs et en reliant dans de bonnes conditions des zones d'emploi, d'habitat et d'éducation ».

Les bénéficiaires peuvent être tous les maîtres d'ouvrage publics dans le cadre d'une planification cohérente. Un premier relevé suite à l'appel à projets est prévu le 15 avril prochain, un deuxième le 30 juin.
Un projet à triple priorité

Les membres du collectif ont présenté leur projet à leurs interlocuteurs qui s'articule autour de trois priorités : tout d'abord une « dorsale » reliant Val de Villé à Steige, puis des accès à cette dorsale vers tous les villages, et enfin des liaisons entre les villages. Une reconnaissance approfondie avait été effectuée sur le terrain par les équipes qui n'ont pas hésité, tout au long de l'été, à arpenter toutes les possibilités envisagées.

Après les avoir remerciés pour leur travail, Frédéric Bierry s'est déclaré favorable à ce genre d'initiatives, soulignant que le Département « a besoin de propositions pour engager le projet vélo du département qui démarre en 2020 ». Il a étayé son propos de plusieurs arguments : l'intérêt de la jonction vers les établissements scolaires et les lieux d'emploi, une dynamique renforcée pour les villages traversés, des enjeux touristiques, car explique-t-il, « l'Alsace est une terre d'itinérance douce ». Sans oublier de parler aussi sécurité, en particulier entre Steige et Villé, ainsi qu'entre Thanvillé et Val de Villé. En ce qui concerne ce deuxième tronçon, il s'agit non seulement de la sécurité des personnes par rapport à la circulation, mais aussi par rapport à une éventuelle agression. Le tronçon Saint-Pierre Bois-Scherwiller est régulièrement perçu comme anxiogène à certains moments de la journée, car éloigné de toute habitation.
Soutenu par le Département

M. Bierry assure que le Département soutiendra le projet, « si c'est le choix de la communauté de communes de Villé ». Lors de ses voeux, le 11 janvier, Jean-Marc Riebel, président de la collectivité, avait expliqué « qu'un cabinet d'études a été missionné afin d'élaborer un schéma général de déploiement des circulations douces » pour répondre aux appels à projets dans le cadre du Plan vélo. Une réunion du comité de pilotage, à laquelle sera invité Véloval, aura lieu très prochainement.

Frédéric Bierry a annoncé que le Département pourrait être le maître d'oeuvre de la dorsale reliant le bas du Col de Steige au Val de Villé. En ce qui concerne les deux autres phases évoquées précédemment, c'est à la communauté de communes que pourrait revenir la maîtrise d'ouvrage, tout en faisant une demande de subventions au Département.
Des obstacles à franchir

Si pour les chemins existants il n'y a pas de souci, quelques obstacles devront néanmoins être franchis tels les contraintes des zones de compensation auxquelles on ne peut pas toucher (une telle zone a vocation à compenser des zones protégées qui ont été utilisées). Dans les zones humides, le collectif, à l'instar d'autres lieux où le problème s'est posé, se tourne vers la solution d'un aménagement sur pilotis. Ce qui amène à envisager une visée pédagogique à l'aide de panneaux explicatifs et des animations dans le futur à l'endroit du pôle d'échange multimodal espéré. Et pourquoi pas une Fête du vélo ?

Ont aussi été évoqués les problèmes fonciers qui pourraient se poser et ne pourront être résolus que si les parties concernées auront bien pris la mesure de l'enjeu de la réalisation de ces voies de déplacement doux.
Lucienne FAHRLAENDER

 

 
 

Vallée de Munster villages Le téléphone fixe ne répond plus

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:33:29

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Vallée de Munster villages Le téléphone fixe ne répond plus
 

 
Selon Orange, un câble a été endommagé sur le réseau au niveau du radar pédagogique de Metzeral. Mais quand ? Le radar n'a « pas bougé depuis dix ans » confie Denise Buhl. Photo L'Alsace/Muriel Paris
« On paie le téléphone tous les mois, on voudrait quand même pouvoir s'en servir à toute heure » : Denise Schwartz résume le sentiment général chez les abonnés d'Orange qui souffrent depuis l'été dernier de coupures récurrentes sur leur ligne fixe à Mulhbach-sur-Munster et à Metzeral. Certains font remonter les problèmes au mois de juin, d'autres au mois d'août. Tous confient ne plus pouvoir compter sur leur téléphone.

« Ce sont surtout des personnes âgées, qui n'ont pas la solution de repli du portable. Leur ligne sonne parfois occupée, il arrive même que la communication soit coupée en pleine conversation, sans tonalité. D'autres ont passé quelques jours sans téléphone » confie-t-on à la mairie de Muhlbach-sur-Munster.
Un réseau voué à disparaître

À l'heure ou la Région déploie la fibre optique dans la vallée et alors que les opérateurs s'apprêtent à desservir les zones blanches en 4G dans le cadre du nouveau plan gouvernemental, ces coupures sur un réseau cuivré qui fonctionne depuis la fin de la Première Guerre mondiale interrogent. Certains soupçonnent même Orange de ne pas vouloir investir dans un réseau voué à disparaître en 2023. Une accusation dont se défend l'opérateur, qui gère la centrale de rattachement de Metzeral depuis 1998, date de la dérégulation du marché des Télécoms. « Nous avons un million de kilomètres de câbles et 14 millions de poteaux à entretenir sur toute la France. Et nous avons 500 000 interventions sur ce réseau historique chaque année », rappelle Didier Liret, directeur des relations avec les collectivités locales chez Orange.

Reste qu'à Metzeral, le problème dure depuis quelques mois maintenant, sans réponse satisfaisante de l'opérateur pour le moment. « A priori, depuis l'été dernier, ils changent des cartes électroniques (sur la centrale de Metzeral, n.d.l.r.) et ils en ont encore changé début décembre », confirme Denise Buhl, maire de Metzeral qui comptabilise « une quinzaine d'habitants qui se plaignent encore régulièrement de coupures ».
Service client défaillant

« C'est ça le progrès ? » interroge quant à lui Michel Braesch. Cet habitant de Metzeral ne vit pas tranquille depuis qu'il a remarqué que la ligne fixe de ses beaux-parents, 87 ans, est parfois muette pendant plusieurs heures. « On a signalé le problème à Orange mais la seule réponse qu'on nous a faite, c'est de prendre une box internet », témoigne Michel Braesch qui envisage de « leur prendre un portable, si leur santé se dégrade. Mais il faut que je trouve un appareil spécial senior, parce qu'ils n'ont pas l'habitude ».Élise Laeuffer, elle, a attendu deux mois qu'un technicien se déplace, sans succès : « Finalement, je suis allée à la mairie de Muhlbach, pour qu'ils appellent pour moi et là un technicien est venu pour voir si ça venait de chez moi ou du réseau. Ça venait bien du réseau et en vingt minutes il avait réglé le problème ».

D'où vient le problème ? « Un ancien technicien télécoms m'a confié que les cartes électroniques ne sont plus assez puissantes pour supporter tous les services proposés par Orange. Du coup, si plusieurs personnes appellent en même temps, ça saute », explique Christiane Bezold. L'élue d'opposition à Metzeral a été sensibilisée à ce problème par une voisine, victime de ces coupures jusqu'à une intervention d'Orange en décembre dernier.
Un câble endommagé

Selon Orange, les cartes électroniques n'expliquent pas tout. Le problème viendrait en réalité d'un « câble de distribution qui a été détérioré au niveau de l'alimentation électrique du radar pédagogique » de la Grand-rue à Metzeral.

Identifié en décembre, le problème n'a pourtant pas été réglé. Pourquoi ? Didier Liret met en avant l'importance de ce chantier de réparation : « Il ne s'agit pas de tirer un câble, les dommages sont conséquents ». C'est pour juger des responsabilités éventuelles de la mairie dans cette histoire qu'un rendez-vous a été fixé fin février avec Denise Buhl. En attendant, il faudra parier encore sur la patience des abonnés, qui n'ont, rappelons-le, toujours pas de service téléphonique correct.

Denise Buhl rappelle quant à elle qu'elle est à l'origine de ce rendez-vous avec Orange, puisqu'elle a « demandé audience à la direction régionale ». Surtout, elle trouve particulièrement « cocasse » qu'on lui reproche d'être à l'origine de la panne dans la mesure où ce radar pédagogique « n'a pas bougé depuis dix ans ». Gageons que la discussion sera franche, fin février.
Marie-Lise PERRIN

 

 
 

Collège Orbey La Seconde Guerre mondiale par le roman

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 06:35:17

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Collège    Orbey La Seconde Guerre mondiale par le roman
 

 
Par petits groupes de 3 ou 4, les collégiens ont exposé les thèmes choisis sur la Seconde Guerre mondiale devant Agnès Laroche, auteure du roman « Tu vas payer ». Photo L'Alsace/Jean-Charles Ancel
En collaboration avec la médiathèque de Kaysersberg et dans le cadre d'un projet commun partagé par toutes les classes de 3e, le collège Georges Martelot a accueilli, vendredi 8 février, l'auteure de littérature jeunesse Agnès Laroche venue tout droit d'Angoulême. En prévision de cette rencontre, les élèves de 3e ont tous étudié le roman Tu vas payer, une oeuvre courte mais intense sur le thème de la vengeance. Une manière originale d'aborder la Seconde Guerre mondiale. L'ouvrage de la romancière est richement documenté, ponctué de photos et documents d'époque.
Histoire forte

L'histoire, efficace et forte, a sensibilisé les collégiens qui se sont identifiés au personnage principal, Paul, un garçon de leur âge. Cette lecture a permis aux professeurs de français d'attiser leur curiosité sur cette sombre période.

Par petits groupes de trois ou quatre, ils ont passé en revue tous les thèmes de la résistance, la collaboration, la haine des juifs, les solutions finales, les conditions de vie de la population, la déportation.Illustrations symboliques à l'appui, ils ont expliqué, tour à tour, le cheminement de leur découverte devant l'auteure et leurs professeurs attentifs et souvent surpris par le réalisme des présentations.À l'issue des exposés, Agnès Laroche s'est prêtée au jeu des questions-réponses. L'histoire de la rédaction de ce roman qui prend son envol à partir d'une petite phrase et d'un personnage sur lesquels viendra se construire le récit captivant a suscité beaucoup d'interrogations. Y avait-il de futurs romanciers et romancières dans l'assistance ? L'avenir nous le dira. Les professeurs et documentalistes ont atteint leur objectif de donner goût à la lecture sur un thème fort qui résonne aujourd'hui encore, malheureusement.
Jean-Charles ANCEL

 

 
 

Visage de Marianne : Agir propose Simone Veil

Publié dans le panorama le Mercredi 13 février 2019 à 07:00:23

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Visage de Marianne : Agir propose Simone Veil
 

 
Le parti Agir, emmené par des ex-LR pro-Macron, a demandé hier que Marianne prenne le visage de Simone Veil, dont un portrait a été vandalisé et recouvert par une croix gammée, ce week-end à Paris. « Nous proposons de donner à Marianne les traits de Simone Veil qui est l'incarnation de la France et de la République, de leurs valeurs, de leurs combats, de leurs défis, de leur ancrage européen », a écrit la sénatrice et ex-maire de Strasbourg Fabienne Keller, l'une des porte-parole du parti, dans une lettre à Emmanuel Macron. « Après Catherine Deneuve, Brigitte Bardot, Laetitia Casta, cela aurait une vraie signification de donner à notre incarnation nationale le visage de l'une de ses plus grands et illustres serviteur et défenseur », poursuit Fabienne Keller, selon qui le portrait de l'ancienne présidente du Parlement européen est « un visage rassembleur et un symbole riche de sens pour unir les Français ».