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Tomi Ungerer :un géant s'en va

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:40:58

© L'alsace, Dimanche le 10 Février 2019
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Tomi Ungerer :un géant s'en va
 

 
Nous avions encore rencontré Tomi Ungerer à son domicile strasbourgeois, en octobre dernier. Photo L'Alsace/Jean-Marc Loos
Il était sans doute l'artiste alsacien le plus connu au monde : l'auteur et illustrateur Tomi Ungerer s'est éteint en Irlande,dans la nuit de vendredi à hier, à l'âge de 87 ans./Pages 42 et 44

 

 
 

 

Tomi Ungerer l'Alsacien

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:40:31

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Tomi Ungerer l'Alsacien
 

 
« Esprit moderne », dessin pour Électricité de Strasbourg. DR
Né en 1931, Jean-Thomas, dit Tomi, est issu d'un milieu alsacien, bourgeois et protestant, aux valeurs très conservatrices, presque puritaines. Avec, du côté paternel, les Ungerer, qui appartenaient à une dynastie de constructeurs d'horloges d'édifices et étaient installés à Strasbourg depuis plusieurs générations. Et, du côté maternel, les Essler, issus pour leur part d'une famille d'industriels haut-rhinois du textile.

À 4 ans, Tomi perdit son père. Ce traumatisme, dont il ne s'est jamais remis, deviendra l'élément constitutif du thème de la mort dans son oeuvre. Avec sa mère et ses frères et soeurs, il déménagea en 1936 de la maison construite à Strasbourg par Théodore pour s'installer dans celle de ses grands-parents maternels à Colmar, où il passa sa jeunesse, jusqu'à son retour à Strasbourg en 1953.

Ces années furent marquées par la guerre et l'occupation de l'Alsace par les nazis, dont la famille Ungerer vécut profondément les différents épisodes. Le jeune garçon consigna dans des notes et des dessins tous les événements majeurs d'une époque qui s'embrasait et d'une histoire qui s'écrivait devant ses yeux. Bien des années plus tard, il a reconstitué et complété ce reportage illustré dans le livre À la G uerre comme à la guerre (éd. La Nuée Bleue). Dans ces premiers croquis pleins de fraîcheur, il témoigne d'un réel sens de l'observation qui préfigure son oeuvre satirique.

Ces années furent aussi révélatrices pour le jeune homme de la difficulté d'être alsacien. Car si pendant la guerre, il vécut douloureusement l'endoctrinement nazi et l'interdiction de parler français, il fut brimé, à la Libération, par le système scolaire français qui critiquait son accent germanique. Tomi symbolise l'Alsacien tiraillé entre deux cultures tout en se nourrissant de l'une et de l'autre.
Une double culture

En 1951, son échec au baccalauréat entraîna son départ en auto-stop pour le cap Nord. Ce fut une véritable expédition dont il se montra si fier qu'il voulut à son retour en vendre le reportage illustré à des journaux. C'est encore le goût de l'aventure qui paradoxalement poussera cet antimilitariste à faire son service militaire chez les méharistes en Algérie. À cette époque Tomi dessine des sujets macabres et désespérés, inspirés du courant philosophique principal de l'après-guerre, l'existentialisme.

Le jeune Tomi Ungerer a été très tôt nourri à une double culture qui l'a profondément marqué. À l'exemple de tout bibliophile alsacien dans les années 1920 et 1930, son père Théodore s'était constitué une bibliothèque comprenant des ouvrages français et allemands. Le contexte culturel rhénan lui fournit par ailleurs ses premières émotions artistiques. C'est au musée Unterlinden de Colmar, la ville où il était scolarisé, qu'il découvrit le retable d'Issenheim de Grünewald. Dans les numéros de la revue La Vie en Alsace, collectionnée par son père, il admirait les gravures de Baldung Grien et Cranach, qui l'inspireront pour le thème des danses macabres, les dessins des Alsaciens Kauffmann, Loux, Schnug et Spindler. Il était impressionné par les gravures de Gustave Doré illustrant les Fables de la Fontaine et les Contes drolatiques de Balzac. Toutes ces sources ont forgé son imaginaire et se reconnaissent dans les thèmes de son oeuvre, notamment celui de l'Alsace.
« J'ai trébuchésur mes racines »

L'iconographie de l'Alsace est ainsi de toute évidence liée à son parcours personnel. Ce thème est récurrent dans l'oeuvre de Tomi, même s'il n'y apparaît que sporadiquement, sous diverses formes et à différentes périodes. Dans les années 1950, au début de sa carrière, il était naturellement rattaché à des publicités de produits locaux. Durant son séjour aux États-Unis, il disparaît presque totalement de son oeuvre. Ce n'est qu'au début des années 1970 que Tomi s'y attelle à nouveau, cette fois avec le projet d'illustration d'un livre de chansons populaires allemandes. Il va alors réaliser une série de dessins à l'esprit romantique et Biedermeier, qui est en réalité le miroir de la nostalgie de l'auteur pour sa région natale. Selon ses propres termes, il y a laissé libre cours à « une sentimentalité reconnaissante ».

C'est à cette époque qu'il reprend le chemin de l'Alsace. Il s'agit bien là d'un véritable « retour », décrit ainsi : « En Alsace, j'ai trébuché sur mes racines. » Mais à partir des années 1980, le thème prend une autre résonance dans l'oeuvre. Ses séjours en Alsace seront plus fréquents et plus longs, et sont l'occasion de renouer plus étroitement avec le contexte local. Après la société américaine qui était devenue un thème de choix pour le dessinateur satirique, il « s'attaque » à l'Alsace.

L'éloignement était bien entendu un facteur qui lui permettait certaines privautés. N'a-t-il pas déclaré à cette époque, dans son discours de remise du grand Bretzel d'or en 1981 : « Mais vivant loin d'ici, je suis bien placé pour me permettre des propos déplacés » ? Quelles sont les raisons de cette soudaine attitude critique ? Était-ce une réponse au manque d'enthousiasme qu'avait manifesté l'Alsace au moment du retour de l'enfant prodigue ? On peut le penser. Car même si l'artiste avait commencé à faire don de son oeuvre aux musées de Strasbourg à partir de 1975, même si Germain Muller lui avait décerné le Bretzel d'or, il lui reprochait d'avoir tardé à reconnaître son talent. Les relations qu'il entretenait avec sa région natale restaient donc mouvementées.

Treize ans après la publication du Grosse Liederbuch paraît donc L'Alsace en torts et de travers où figurent les premiers écrits critiques de Tomi à l'égard de l'Alsace. Le livre reprend 92 illustrations des chansons allemandes, mais « les chansons allemandes étant intraduisibles », selon les propres termes de l'auteur, elles ont été accompagnées de textes sur la région. Ils n'ont pas du tout été conçus dans le même esprit que les dessins d'origine qui idéalisaient l'Alsace. Ils s'y opposent même en une vision personnelle, parfois décapante.
« Europe miniature »

Tomi pointe l'attitude identitaire de l'Alsacien en ces termes : « L'Alsacien vit dans ses racines qui lui donnent un sentiment de sécurité. » Des distorsions se répètent tout au long du livre sur d'autres sujets comme la critique du centralisme parisien. Les thèmes satiriques de l'Alsace étaient donc posés, du moins dans des textes. Dix ans après ce livre paraît Mon Alsace (éd. La Nuée Bleue), d'une orientation toute différente puisque c'est le premier livre en édition régionale à oser faire le point sur le sujet. Le contenu était illustré d'une iconographie qui s'était enrichie au cours des années et qui reflétait la critique de Tomi. D'un côté, il renoue avec les images stéréotypées de Hansi en montrant l'Alsacien, vêtu immanquablement d'un gilet rouge, bon vivant, heureux de vivre, et l'Alsacienne qui arbore sa coiffe, maternelle et plantureuse. Il cible avec ironie le tempérament alsacien dont il s'amuse à relever les petites faiblesses comme l'attirance pour la bonne chère, la Fresskultur (culture de la bouffe).

Mais la satire devient plus virulente quand il illustre la tendance au repli sur soi de la région et qu'il taxe d'un terme imagé de son cru, l'« escargotisme ». Il se sert pour une métaphore de l'Alsacien de l'image du gastéropode qu'il confronte à des situations burlesques : sa tendance à se plaindre plutôt que d'agir se traduit en un « mur des lamentations » que le malheureux escargot tente de franchir. Un profil psychologique est même esquissé, qui le décrit tour à tour comme « masochiste, complexé, paranoïa [sic], languisant [sic], victimisé, farfelu, cameléoniste, passe-partout, autocritique un peu fou ! », provenant selon l'auteur des bouleversements de l'Histoire que la région a subis.

L'Alsace est aussi une contrée qui a vécu de multiples brassages de populations, « Celtes, Francs, Romains, Alamans, Helvètes, Français, Allemands, Italiens ». C'est pourquoi, selon lui, la région est devenue « une Europe en miniature ». Strasbourg est indubitablement le coeur de l'Europe dans l'iconographie de Tomi. Avec La Diva de l'Europe, une Walkyrie portant une coiffe avec les étoiles européennes et deux cathédrales en miniature, il met en avant la position européenne de la cité.

L'Alsace prise en étau entre la France et l'Allemagne est également un motif récurrent pour lequel il utilise le terme de Elsässische Zerrissenheit (déchirure alsacienne). C'est ce que le dessin du petit Alsacien tiraillé entre le bas et la jarretière d'une jambe de femme, qui a connu plusieurs variantes, illustre avec humour. Tomi souligne le rôle de trait d'union que la région doit jouer. Le bilinguisme est à ses yeux l'un des moyens pour y parvenir. La pratique du dialecte lui tient d'autant plus à coeur qu'elle lui fut interdite à l'école au retour des Français après la guerre. Dans une affiche ironiquement intitulée C'est chic de parler français, d'après le célèbre slogan de l'après-guerre en Alsace, il critique, avec l'image d'une Marianne tirant la langue d'un petit garçon, l'attitude du gouvernement français qui a prohibé la pratique officielle des langues régionales.
Métaphores graphiques

Les relations transfrontalières dans lesquelles l'Alsace joue, selon le dessinateur, un rôle majeur ont constitué un sujet très riche avec de multiples variations. Toute une série de métaphores graphiques, telles la passerelle, la bascule, la transfusion, la pelote de laine, ont servi de support satirique à ce thème. L'une d'elles en évoque la difficulté : un funambule, en tenant les fils sur lesquels dansent la France et l'Allemagne, tente à la fois de les garder en équilibre précaire et de conserver le sien.

Même si elle reste satirique, l'attitude d'Ungerer devant le voisin d'Outre-Rhin est très différente de celle de Hansi qui s'était distingué à son époque en ridiculisant l'occupant allemand. La satire a en effet totalement changé de sujet : elle s'attaque à présent à l'invasion pacifique et économique de l'Alsace par l'Allemagne comme dans Kaufhaus Elsass ! (Alsace, grande surface) et Achtung ! Die Deutschen kommen (Attention, les Allemands arrivent).

Dans l'un de ses dessins, Ungerer utilisait une métaphore animalière pour illustrer l'Alsacien en représentant une autruche dont la tête est enfoncée dans la terre et qu'un homme tente de dégager avec sa bêche. Tout en s'inscrivant dans la continuité de la réflexion amorcée par le philosophe, il propose sans doute l'une des images les plus parlantes de son iconographie de l'Alsace.
Thérèse WILLER, conservatricedu musée Tomi Ungererà Strasbourg

 

 
 

 

Tomi Ungerer, géant de l'illustration

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:38:54

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Tomi Ungerer, géant de l'illustration
 

 
Tomi Ungerer chez lui à Strasbourg, en octobre dernier. Archives L'Alsace/Jean-Marc Loos
Il aura survécu à trois attaques cardiaques, fait la nique durant plusieurs années à un cancer, mais la Grande Faucheuse, dont il s'était tant moqué de son crayon incisif, a finalement eu le dernier mot. Comme toujours. Tomi Ungerer s'en est allé, dans la nuit de vendredi à samedi, au domicile de sa fille aînée, Aria, à Cork, en Irlande. « Il a été retrouvé mort samedi matin, dans son lit », confie une personne proche de la famille.

Tomi emporte avec lui ses éclats de voix, ses rires sonores, ses regards amusés par le spectacle drolatique de ses frères humains, sa vision d'un monde désespérant, qui provoquait bien des colères, mais un monde riche aussi de tant d'attraits qu'il savait traduire avec tendresse et ironie dans ses dessins.

Comme pour tout artiste ayant marqué son temps, un peu de recul sera nécessaire pour distinguer ce qui émergera avec le plus de force de son oeuvre, ce que retiendra la postérité de cet impressionnant continent graphique, territoire mouvant traversé par une diversité de genres et de thèmes, chacun abordé dans une vertigineuse prolixité - on lui attribue plus de 20 000 dessins, sans oublier une bibliographie longue comme le bras.
Pas un Tomi, des Tomi

C'est peut-être bien cette pluralité de registres qui marque d'abord sa trajectoire. Cette façon de passer du livre pour enfants, avec un graphisme tout en rondeur, à un dessin d'observation d'une justesse étonnante. Cette manière d'alterner la charge satirique et la publicité, d'investir autant l'univers érotique d'un quartier chaud de Hambourg que l'imagerie naïve d'un Wilhelm Busch lorsqu'il s'agissait d'illustrer ses chansons populaires allemandes sur un mode délicieusement daté. Et comment encore articuler le Tomi de la ligne claire, épurée, de The Party, tant redevable au one line drawing d'un Saul Steinberg, au Tomi qui se délectait de collages rétros dans le sillage surréaliste d'un Max Ernst ?

Il n'y avait pas un Tomi, mais des Tomi. Une valse affolante de tons et de formes qui aura probablement contribué à une tardive reconnaissance critique. « De toute façon, le dessin a toujours été le parent pauvre des arts », confiait-il avec un certain fatalisme, avant de reconnaître que le fait de ne pas s'être enfermé dans un style, totalement identifiable et par là rassurant pour le public comme pour les éditeurs, avait certainement joué contre lui sur le plan de la reconnaissance critique. « Un artiste, c'est un style. Et moi j'en ai plusieurs », disait-il, en haussant les épaules.

C'est à New York, en 1956, que l'aventure avait commencé. La légende raconte qu'il était parti à la conquête des States avec une poignée de dollars, après avoir vaguement fréquenté les Arts déco de Strasbourg, sa découverte du jazz et de folles soirées étudiantes l'emportant apparemment sur le suivi des cours. Auparavant, celui qui avait décidé, tout gamin, d'être un voyageu r (Wanderer) avait sillonné en stop une Europe du nord encore terriblement marquée par les stigmates de la guerre, puis s'était engagé chez les méharistes, en Algérie, où il sera réformé en raison d'un état de santé préoccupant.

Passé une première période un peu galère, les années new-yorkaises seront celles d'un insolent succès. Livres d'enfants, dessins de presse, contrats publicitaires, Tomi s'impose dans les milieux de l'édition, de la presse et de la pub, décrochant plusieurs prix. Sa réputation franchit l'océan puisqu'il bénéficie dès 1962, à 31 ans, d'une rétrospective de son oeuvre, à Berlin, à l'initiative d'un Willy Brandt conquis - une décennie plus tard, Tomi sera sollicité pour illustrer la campagne du SPD allemand, seul véritable « embrigadement » politique de l'artiste.
À travers le monde

Mais Tomi a toujours été en prise sur son temps. Plus que jamais en cette décennie des sixties qui sera aussi celle de la guerre du Vietnam et du combat des noirs américains pour les droits civiques. Sans nul doute l'une des périodes les plus inspirées de sa longue carrière : Tomi en signera quelques images fortes, qui en rendent compte avec une extrême justesse et appartiennent pleinement à son histoire.

La décennie suivante marquera un véritable tournant. Qui sera aussi celui de ses retrouvailles avec Strasbourg - il effectue une première donation au profit de la ville en 1975 - et avec une Alsace qui ne l'aura jamais quitté, d'autant que Tomi est de cette génération des enfants de la guerre marquée par la problématique de la réconciliation franco-allemande. En témoignera, bien plus tard, l'éphémère aventure de la Culture Bank dans laquelle il se sera totalement investi - puisque pour Tomi, la compréhension de l'autre passait nécessairement par la connaissance de sa culture.

En attendant, il s'installe au Canada avec sa femme, Yvonne Wright, en 1971, dans un trou perdu de la Nouvelle-Écosse qui virait parfois au western - « Quand on avait un différend avec un voisin, on allait brûler sa ferme », racontait-il. Il y réalisera Slow agony , un travail resté méconnu, sur des paysages désolés, des maisons à l'abandon. Quelque chose d'Edward Hopper, traversé d'une mélancolie magnifique et dont une exposition à Strasbourg, en 2010, avait restitué toute l'amère beauté.

Mais le grand succès de ces années-là sera Das Grosse Liederbuch, recueil de chansons populaires allemandes qu'il illustre et qui, outre-Rhin, marquera toute une génération. La bougeotte le reprend. Il s'installe cinq ans plus tard, avec femme et enfants, dans une ferme, en Irlande, sur un bout de falaise contre lequel se fracasse l'océan. Désormais, il vivra une sorte de grand écart, entre cette lande battue par les vents et Strasbourg où il occupait un appartement, au dernier étage de la maison édifiée par son père.

Longtemps ignoré des Alsaciens, le balancier de la renommée ne tardera pas à replacer Tomi dans le sens d'une hyper-médiatisation doublée d'une réelle popularité. Avec sa faconde, son irrespect, son refus du politiquement correct, Tomi était ce qu'on appelle un « bon client » pour les interviews et les discours. Une assurance de ne pas s'ennuyer par un trop-plein de langue de bois.

Des donations effectuées au profit de sa ville natale contribueront à porter le projet, réalisé en 2007, d'un musée Tomi Ungerer. « Une première en France pour un artiste encore vivant », comme le soulignait alors Thérèse Willer, appelée à devenir la conservatrice d'une institution riche de plus de 11 000 dessins.
Étrange contradiction

Exposé à travers le monde, Tomi restera actif en dépit d'un âge qui contribuait à accentuer un manque de confiance en soi dont il se plaignait sans cesse - et qui n'était en rien une posture, l'homme était l'incarnation même d'une étrange contradiction : un aplomb extraordinaire et un concentré d'incertitude. Mais il n'empêche, on le trouvait toujours entre deux publications, entre deux séries de dessins, deux collages qu'il vous montrait avec une fébrilité de grand gosse. « C'est incroyable, la vie d'un artiste : il faut attendre 60 ans pour apprendre correctement son métier et passé ce cap, il ne te reste plus beaucoup de temps », regrettait-il.

Dans l'avalanche de prix et distinctions dont il sera l'objet - il n'affectait pas une fausse humilité et, jovial, assurait : « J'aime ça ! » -, le prix Hans-Christian-Andersen, la plus haute distinction dans le domaine de l'illustra-tion pour enfants, avait pour lui une saveur particulière. Deux de ses albums (Les Trois brigands et Jean de la Lune ) ont donné lieu, ces dernières années, à des adaptations en films d'animation, tandis qu'un long-métrage (Far out isn't far enough), réalisé par l'Américain Brad Bernstein dans cette énergie fantasque qui lui ressemble tant, livrait une large vision de l'ensemble de sa carrière.

Dessinateur, sculpteur, écrivain, grand amateur d'aphorismes - « Chaque médaille a son revers, surtout si elle est militaire » : l'ombre portée de Tomi sur le champ de l'art et de la culture, en Alsace et au-delà, est immense. Quel artiste alsacien peut s'enorgueillir d'une page entière dans le New York Times ? La revanche de l'ancien lycéen, recalé au bac et dont le proviseur avait dénoncé dans son carnet scolaire « une originalité voulue, perverse et subversive ». De cela aussi, Tomi était très fier. Serge HARTMANN
LIRE Aussi en page 42.

 

 
 

 

Tomi l'anticonformiste

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:38:17

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Tomi l'anticonformiste
Tomi Ungerer exprimait ses opinions sur un ton très libre. Cela ne surprendra donc personne qu'un certain nombre de dessins aient été refusés par leurs commanditaires.
 

 
Si au début de sa carrière Tomi Ungerer ne réussit pas à franchir les portes du fameux magazine The New Yorker, qui ouvrait pourtant ses pages à tant de dessinateurs, ce fut essentiellement en raison de cet anticonformisme revendiqué. Le comité de rédaction suivait une orientation éditoriale bien précise à laquelle les artistes devaient se conformer.

Ce n'était bien évidemment pas le talent de Tomi Ungerer qui était en cause mais bien le ton trop provocateur, et même, selon l'artiste, « trop macabre », de ses dessins.

Le cas se présenta également dans le domaine de l'édition. L'un des exemples les plus frappants est le destin du livre pour enfants The Three Robbers (Les Trois Brigands). La maison d'édition new-yorkaise Harper & Row refusa de le publier parce que l'éditrice du département de littérature de jeunesse, Ursula Nordstrom, n'en appréciait ni le texte ni la morale.

Le livre, édité en langue allemande chez Georg Lentz Verlag en 1961 puis chez Atheneum à New York en 1962, allait pourtant être traduit dans de nombreuses langues et devenir un grand classique.
Trop suggestifs ou trop provocateurs

Les Posters of protest de Tomi Ungerer contre la guerre du Vietnam ont quant à eux été refusés en raison de leur virulence par leur commanditaire, l'Université de Columbia, avant d'être édités à compte d'auteur. Mais c'est sans doute dans le secteur de la publicité commerciale que le phénomène des « refusés » s'est produit le plus fréquemment. Quand le dessinateur travaillait pour les agences et les directeurs artistiques des journaux à New York, il illustrait les slogans qu'on lui imposait.

Mais ses projets étaient souvent jugés trop suggestifs ou trop provocateurs, comme ce fut le cas dans la deuxième série en 1965 des affiches publicitaires du New York Times. Tomi Ungerer avait en effet imaginé, pour illustrer le slogan « I got my job through the New York Times » (J'ai trouvé mon emploi en lisant le New York Times), une jeune femme nue arrivant dans une tribu de noirs en Afrique, avec une valise portant l'inscription Peace corps (Corps de la paix). Il n'était sans doute pas de bon ton de plaisanter avec cette agence américaine créée en 1961 afin de favoriser la paix dans le monde.

Au regard de la qualité et de l'inventivité de ses dessins, on peut s'interroger.

Qu'est-ce qui a vraiment déplu à Stanley Kubrick dans le projet d'affiche pour son film Dr Strangelove (Dr Folamour), ou à l'agence J. Walter Thompson dans celui de la campagne de Pepsi-Cola, tous deux remarquables de créativité et d'humour ?

Mais c'était sans compter sur l'ingéniosité de l'artiste qui avait pour habitude - comme il est d'ailleurs d'usage dans le monde de l'illustration - de remettre des projets refusés dans le circuit et de les proposer ailleurs.

L'oeuvre de Tomi Ungerer compte un certain nombre de ces « refusés ». Nul doute qu'ils trouveraient dans une exposition où ils seraient présentés hors du contexte de leurs commanditaires une nouvelle expression...
Thérèse WILLER

 

 
 

 

« La nostalgie, ça fait trop mal »

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:41:38

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« La nostalgie, ça fait trop mal »
 

 
C'est peu dire que Tomi Ungerer n'a pas laissé indifférent les journalistes qui l'ont rencontré. Et ont su l'amadouer car l'homme n'était pas toujours facile. Notre dernier rendez-vous remonte à octobre dernier. Comme souvent, son fidèle Robert Walter, ancien directeur du Centre culturel franco-allemand de Karlsruhe, avait joué les intermédiaires. Tomi avait quitté l'appartement qu'il occupait lors de ses séjours strasbourgeois, pour un rez-de-chaussée lumineux, dans le même quartier où vit sa soeur. Il faisait ses courses au supermarché proche pour préparer ses repas... Une image d'une touchante simplicité, laissée au Tivoli par un auteur qui a pourtant vendu des millions d'ouvrages.
« Je me réfugie dans mon travail »

Visiblement fatigué, il avait pris place dans sa chaise longue inspirée du Corbusier. Mais il n'avait rien perdu de sa vivacité d'esprit, de son sens de la formule qui fait mouche, de son humour parfois cinglant, et surtout, ses yeux pétillaient dès qu'il testait un de ses aphorismes. On retrouvait le Lausbub, selon l'expression de Winfried Krestchmann, président du Bade-Wurtemberg, qui lui a décerné le titre de « professeur », peu avant qu'Emmanuel Macron lui remette la cravate de commandeur de la Légion d'honneur. « J'écris, j'écris beaucoup, je fais des collages... L'âge me déprime, je me réfugie dans mon travail », avoua-t-il très vite. Parce que « la nostalgie, ça fait trop mal », il vivait « dans le présent ». Il n'en regrettait pas moins ses amis disparus. « Un pays de fantômes », faisait-il mine de plaisanter, en montrant le chapeau de l'ancien ministre André Bord.

Tomi était égal à lui-même. Nous avons parlé de l'Alsace. Il avait évoqué les combats avec Roger Siffer pour défendre l'alsacien, puis avec le soutien de Jack Lang, sa croisade pour le bilinguisme franco-allemand. À l'époque, grâce au succès du Liederbuch, il avait été classé parmi les 100 personnalités les plus célèbres en Allemagne. Cet Européen convaincu en souriait, lui n'avait pas oublié cette lettre dans laquelle un interlocuteur, courageusement anonyme, le traitait de « sale boche ». Pointant du doigt, dans sa bibliothèque où ne figurent que peu de ses ouvrages, les livres d'Henri Amouroux sur « les Français dans l'occupation », il dénonçait la collaboration. « Ils ont envoyé les juifs, nos juifs alsaciens, dans les camps de concentration », s'insurgeait l'écrivain qui avait été marqué très jeune par l'occupation nazie et l'autodafé d'ouvrages français dans la cour du lycée Bartholdi.
« Un assassinat culturel »

Mais il se disait déçu du peu de cas fait de cette région, après la guerre, par l'administration française. Stigmatisait « un assassinat culturel ». Et s'étonnait que le musée d'Art moderne et contemporain de Strasbourg n'ait jamais consacré une exposition aux artistes alsaciens. Il ne parlait pas de lui, et on le sentait fier que le musée qui lui est dédié et qui, grâce aux choix de Thérèse Willer, accueille d'autres grands noms de l'illustration. À l'étranger pourtant, il se présentait « comme citoyen français », parce qu'il aimait la littérature française. Mais se sentait proche des Irlandais qui ne sont « pas arrogants » et qu'il côtoyait depuis plus de quatre décennies, dans la maison du bout du continent européen qu'il habitait en famille. Il plaidait encore pour le respect, la tolérance...

En octobre, Tomi Ungerer se réjouissait de la publication de son ouvrage America, à paraître en mars chez son éditeur zurichois Diogenes. Et d'un livre pour les tout-petits à l'École des Loisirs, où il sera question de fantômes. Il pensait, en les dessinant, à ses deux jeunes petits-enfants, Felicity et Kieran, les enfants de son fils aîné. Il avait leur âge, lorsqu'il avait perdu son père. « Je ne sais pas ce que c'est d'être un père », lâcha-t-il alors. Confession étrange, puisqu'il a eu une fille qui vit aux États-Unis et trois enfants - dont Aria chez qui il est décédé durant son sommeil. Celle-ci venait lui apporter les mots croisés que Robert Walter lui faxait tous les samedis, depuis trente ans. Elle a trouvé des dessins étalés sur son lit. Yolande BALDEWECK

 

 
 

 

Tomi Ungerer et Colmar

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:39:32

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Tomi Ungerer et Colmar
 

 
Dom Poirier

Le « pessimiste joyeux », comme se décrivait lui-même Tomi Ungerer, s'est éteint dans la nuit de vendredi à samedi à l'âge de 87 ans. Le dessinateur strasbourgeois, qui s'est illustré tant dans la littérature jeunesse que dans la presse politique ou satirique (et même dans le dessin érotique), était sans doute davantage connu à l'échelle mondiale qu'en France. Sauf peut-être en Alsace, où, ce qui est rare pour un artiste de son vivant, s'est vu consacrer un musée en 2007. Mais s'il est né à Strasbourg, c'est à Logelbach qu'il a passé les premières années de sa vie. C'est là qu'il a vu débarquer l'Occupant qui aura tant marqué son oeuvre. Et c'est au Musée Unterlinden qu'il dit découvrir la perspective en observant le Retable d'Issenheim, le 8 février 1944. Ces quinze années passées à Colmar auront marqué l'artiste aussi sulfureux que poétique. Il aura souvent détourné la Statue de la liberté si chère à Bartholdi. Sa publication « Kiss for Peace », en pleine guerre du Vietnam, scandalise les plus hautes sphères américaines. Né Français, il a été profondément marqué par la Seconde Guerre mondiale où il aura sans doute forgé son côté frondeur. Il semblerait qu'il ait gardé jusqu'au bout ce petit gène alsacien, insoumis mais profondément généreux.

 

 
 

 

Tourisme L'agence régionale du tourismedu Grand Est vient de voir le jour

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:59:37

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Tourisme
L'agence régionale du tourismedu Grand Est vient de voir le jour
L'Agence régionale du tourisme du Grand Est vient d'être installée. Avec 10 millions d'euros de budget, ses 80 employés auront pour objectif de faire rayonner ce vaste territoire des portes de la région Ile-de-France jusqu'au Rhin.
 

 
Marie-Reine Fischer préside l'agence régionale du tourisme Grand Est.
L'Agence régionale du tourisme Grand Est, présidée par Marie-Reine Fischer, a été installée ce vendredi à Strasbourg, en présence de Jean Rottner, le président de la région Grand Est. Celle-ci avait déjà lancé son schéma régional de développement du tourisme 2018-2023, vu comme un plan de croissance de l'économie touristique, « avec des objectifs clairs et assumés ».

Le secteur touristique dans le Grand Est a un poids important : près de 90 000 emplois, soit 6,7 % des actifs. C'est « un moteur essentiel du développement économique, de l'emploi et de l'innovation régionale », plaide Jean Rottner. La création d'une structure à l'échelle de la grande région permet de garder sa place dans un « contexte de concurrence accrue à l'échelle mondiale », de « mutualiser toutes les forces vives des territoires pour toujours mieux se faire entendre, démultiplier le rayonnement de nos territoires, générer de nouvelles richesses, de nouvelles activités, de nouveaux emplois », a encore soutenu le président de la région Grand Est.

L'Agence régionale du tourisme Grand Est disposera d'un budget de près de 10 millions d'euros, avec 80 collaborateurs. Ces chiffres font d'elles l'une des plus importantes de France. Elle placera l'innovation et le digital au coeur de sa stratégie et comptera un réseau d'agences sur l'ensemble du territoire régional.

Elle aura pour objectifs de promouvoir toutes les destinations du Grand Est, de les fédérer, d'opérer des mutualisations de moyens, d'accroître la visibilité, la notoriété, l'attractivité de chacune. Elle s'attachera, a encore souligné Jean Rottner, à « atteindre des objectifs de performance chiffrés sur la base de stratégies marketing propres à chaque destination ». Ces cinq destinations - Champagne, Ardenne, Lorraine, massif des Vosges, Alsace - travailleront donc en synergie pour se positionner de concert « sur les scènes nationale et internationale ».

 

 
 

 

politique Changement de régime pour le groupe Alsace

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:51:01

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politique
Changement de régime pour le groupe Alsace
Les cinq conseillers régionaux alsaciens et mosellan reviennent sur la création du groupe Alsace et Territoires intervenue il y a un mois à peine. S'ils goûtent à leur liberté retrouvée, ils savourent moins ce qu'elle leur coûte.
 

 
Le groupe Alsace et Territoires du conseil régional Grand Est.
Créé au conseil régional après la trêve des confiseurs, le groupe Alsace et Territoires s'attend à manger son pain noir après avoir connu son baptême du feu le 21 janvier en ouverture de la plénière budgétaire à Metz. Un goût de cendre dans la bouche. Si ses membres dégustent leur liberté retrouvée, ils découvrent ce que leur coûtent leur dissidence et l'hostilité d'une grande partie de l'hémicycle.

Bien calés dans les majorités régionales successives, Justin Vogel, Martine Calderoli-Lotz, André Reichardt et Georges Schuler se retrouvent brusquement projetés dans la position non seulement d'opposants mais aussi de sécessionnistes aux yeux des élus de la majorité. Avec leur collègue mosellane Catherine Vierling, ils entrevoient aujourd'hui ce que cela signifie. Ils s'étonnent du prévisible.

Ce passage de statut commence par le retrait des délégations et des représentations. « On nous a tout enlevés », déplore Martine Calderoli-Lotz en citant pour elle les Olympiades des métiers, l'AFPA et le comité des régions de l'Union européenne. André Reichardt a été « dégagé » de l'Institut du droit local. Justin Vogel et lui ont perdu leur siège à la commission départementale de coopération intercommunale. Catherine Vierling ne représentera plus la Région au comité de massif des Vosges.

À défaut de représenter, les frondeurs peuvent désormais s'exprimer en plénière. En plénière seulement, pour deux minutes par thématique, mais pas en commission permanente où le groupe Alsace et Territoire est le seul à ne pas avoir d'élu. « Un refus de la majorité et du PS », explique Justin Vogel, qui parle d'un « élément discriminant ».

La restriction du temps de parole ne passe pas non plus. « La région est tellement immense et nous sommes tellement nombreux qu'il faut mettre en place des règles strictes. Cela démontre que la collectivité est disproportionnée. Si la démocratie n'est plus respectée, c'est qu'il y a un vice à l'origine », note André Reichardt.

Se sentant placardisés, les intéressés ont hérité d'un « cagibi » ou d'une « cellule », disent-ils, une pièce où tiennent une armoire, un bureau, un fauteuil et une commode, et cinq personnes debout.
« Nous voulons que la Collectivité européenne d'Alsace ne soit pas une coquille vide»

Justin Vogel s'étonne du traitement qui leur est réservé, lui qui pensait que « l'esprit constructif » dans lequel le groupe s'était constitué suffirait à construire une relation avec la majorité. « Nous voulons que la Collectivité européenne d'Alsace ne soit pas une coquille vide. Nous souhaitons le transfert d'un maximum de compétences nécessaires », répète inlassablement le maire de Truchtersheim en déplorant « l'absence de geste de la majorité ».

Jean Rottner a proposé à Justin Vogel la présidence d'un groupe de travail sur la Collectivité européenne d'Alsace quelques heures à peine après que la création du groupe Alsace et Territoires a été décidé par six élus. « Je lui ai répondu que c'était trop tard et que je ne revenais jamais sur un engagement », explique Justin Vogel. Il attend toujours la signature de Vanessa Wagner au bas du courrier qu'elle a contribué à rédiger pour annoncer la création du groupe à Jean Rottner.
Franck BUCHY

 

 
 

 

Laborieux « désir d'Alsace »

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:26:43

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Laborieux « désir d'Alsace »
 

 
Le président de l'ICA Pierre Klein a peiné à discipliner les échanges de la réunion organisée vendredi soir à Colmar. Photo L'Alsace/Vanessa Meyer
« Bon, ce n'est pas une discussion, c'est une messe... Au revoir ! » Soirée agitée, vendredi dans le salon Eldorado de l'hôtel Bristol, à Colmar. L'homme qui vient de parler fait mine de partir. On le convainc in extremis de rester, en lui promettant qu'il aura bientôt la parole. Non qu'il y ait foule : une petite quarantaine de personnes a répondu à l'invitation de l'Initiative citoyenne alsacienne (ICA). Majoritairement des hommes, majoritairement quinquagénaires, voire plus. Tous en tiennent pour la sortie de la région Grand Est et le retour à « notre chère Alsace ». Le plus tôt sera le mieux. Voilà pour leur plus petit dénominateur commun - car dès qu'on commence à discuter des détails, les échanges deviennent acrimonieux, décousus.
« Arrêtez de nous faire un cours ! »

Debout face à l'auditoire, le président de l'ICA Pierre Klein peine à cacher son agacement : « Je suis un bénévole, je travaille six heures par jour pour la cause alsacienne, alors je mérite tout de même un certain respect ! » Nouveau brouhaha. Sur le papier, la réunion poursuit pourtant deux objectifs très clairs : vanter le tout nouveau Mouvement pour l'Alsace (MPA), lancé par le sénateur (LR) du Bas-Rhin André Reichardt, et pousser l'assistance à saisir à l'occasion du grand débat national pour exprimer son « désir d'Alsace » aussi souvent que possible.

Dans la pratique, la méthode de Pierre Klein irrite un peu, surtout lorsqu'il se lance dans de longs dégagements historiques. « Arrêtez de nous faire un cours, on sait tout cela ! », s'impatiente un homme assis au deuxième rang. « M. Klein, vous faites les questions et les réponses, on peut rentrer chez nous ! », renchérit le gilet jaune colmarien Christophe Kleitz, large drapeau rot un wiss sous le bras...

Au bout d'une heure d'échanges aigre-doux, l'arrivée surprise d'Éric Straumann apaise un peu l'atmosphère. Orateur aguerri, le député (LR) haut-rhinois joue sur du velours : « Moi, je n'ai jamais varié d'un centimètre : mon objectif, c'est la sortie du Grand Est. Mais si on multiplie les doléances, elles vont se noyer ! Il faut un message simple et clair. Allez donc remplir les cahiers de doléance, mais mettez juste deux lignes : "Je veux sortir du Grand Est." Au moins ce sera lu ! » Pour la première fois de la soirée, la salle applaudit.
E. D.

 

 
 

 

Coup dur pour M2A Habitat

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:24:36

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Coup dur pour M2A Habitat
 

 
La mise en oeuvre du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) risque d'être retardée dans le quartier mulhousien des Coteaux. Archives L'Alsace/Denis Sollier
Les commissions permanentes du conseil départemental du Haut-Rhin siègent sans public ni représentant de la presse. Celle de vendredi matin n'a pas fait exception, mais plusieurs des protagonistes confirment qu'elle fut « chaude ». Vincent Hagenbach, conseiller départemental du canton de Kingersheim, mais également vice-président de Mulhouse Alsace agglomération (M2A) en charge de l'habitat, a longuement tempêté - sans succès - contre l'une des décisions de la matinée... malgré tout votée à l'unanimité. En l'occurrence, les élus haut-rhinois ont approuvé le prochain regroupement des offices publics de HLM Habitats de Haute-Alsace (HHA) et Pôle Habitat Colmar Centre Alsace (PHCCA).
« Tout cela risquede retarderle renouvellement urbain »

À eux deux, ces deux offices détiennent un portefeuille d'environ 17 000 logements, soit largement de quoi satisfaire à l'obligation créée par la récente loi Elan « portant sur l'évolution du logement, de l'aménagement et du numérique », d'atteindre le seuil des 12 000 logements avant le 1er janvier 2021. La délibération votée ce vendredi matin prévoit en outre la création d'un syndicat mixte ouvert entre Colmar agglomération et le conseil départemental du Haut-Rhin, afin d'assurer la gouvernance de ce nouvel office de l'habitat - qui reste à baptiser.

Là où le bât blesse - du moins aux yeux de plusieurs élus de l'agglomération mulhousienne -, c'est que cette fusion « à deux » marginalise de facto M2A Habitat (entre 9 000 et un peu plus de 10 000 logements à l'heure actuelle, selon les sources). De fait, si les choses en restent là d'ici 2021, l'office mulhousien risque la perte de l'agrément HLM, suivie d'un démembrement en bonne et due forme.

« Tout cela risque de surcroît retarder encore la signature du programme de renouvellement urbain que la ville de Mulhouse attend de signer, pour 174 millions d'euros, avec l'État, l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) et M2A Habitat, confie un fin connaisseur du dossier, qui souhaite rester anonyme. Il faut comprendre la situation de M2A Habitat : alors qu'il lui manque déjà au moins 2 000 logements pour atteindre le seuil fixé par la loi, 660 autres sont promis à la démolition dans le quartier mulhousien des Coteaux. »
« L'office ne sera pas laissé à lui-même »

Alain Couchot, vice-président de M2A délégué à la politique de la ville et conseiller départemental du canton de Mulhouse 1 - qui englobe justement ce quartier des Coteaux -, se montre au contraire relativement serein : « Les logements démolis pourront continuer d'être comptabilisés pendant au moins dix ans. Et puis nous avons tous la volonté que le principal bailleur social mulhousien demeure suffisamment fort pour porter le projet de renouvellement urbain... Il ne sera pas laissé à lui-même ! Le rôle du département, c'est au contraire d'assurer la solidarité territoriale : c'est tout le sens de l'engagement pris ce vendredi matin par la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert. »

Un engagement ferme, vraiment ? Certains acteurs du dossier en doutent. « La délibération votée vendredi matin contient d'un côté des choses décidées fermement, comme la fusion de HHA et PHCCA, reprend l'élu de M2A déjà cité plus haut. Et de l'autre, c'est plus flou. On y parle par exemple d'un "éventuel rapprochement M2A Habitat/Saint-Louis Habitat" avec "possible cession" de logements de HHA pour atteindre le seuil de 12 000 logements. C'est bien gentil, mais c'est au conditionnel... »

Dernier écueil pour M2A Habitat : rien n'assure à ce jour que l'office ludovicien tiendra, lui, à fusionner avec lui. Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Les secrets du manga

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:31:11

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Les secrets du manga
 

 
C'est tout un art, et il ne s'improvise pas. Titulaire d'un doctorat en arts, Sookyung Yoo est mangaka, mais aussi chercheuse et professeure au centre international de recherche sur le manga à l'université Seika de Kyôto (Japon). Les principaux thèmes de ses recherches sont l'expression visuelle du manga et le manga pour les femmes. C'était donc une interlocutrice privilégiée pour une vingtaine d'ados ayant pris part à l'atelier manga organisé à la médiathèque de Kaysersberg ce samedi. Un atelier qui s'inscrit en marge de l'exposition dédiée aux shôjo manga qui se tient au conseil départemental du Haut-Rhin, et à la médiathèque du Sundgau à Altkirch.
L'art de rendre les émotions

Les questions ont d'ailleurs fusé, portant notamment sur des aspects du métier de mangaka comme les moyens d'accéder à la notoriété. « On le devient vraiment à partir du moment où les dessins sont publiés », explique Ghada Mouannes, responsable de projet au CEEJA et cheville ouvrière de la rencontre.

Mais le coeur de l'atelier, c'était bien de lever le voile sur le trait si typique des mangakas, maîtres dans l'art de rendre les émotions mais aussi par exemple les sensations de vitesse. « Je leur ai donné des planches à remplir avec à chaque fois, trois propositions, dit Sookyung Yoo. Ils ont ainsi créé leurs propres histoires ». Pour ce faire, les apprentis mangakas devaient entre autres faire du remplissage de zones sombres à la manière des mangas, créer des bulles, dessiner des lignes suggérant une vitesse ou des lignes de convergences, employées par exemple lors de la distribution d'un coup de poing.

Le tout réalisé à l'encre de Chine et à la plume, ou avec un stylo pinceau ne nécessitant par d'être constamment trempé dans l'encre. « Cela se passe ainsi dans la réalité, même si de plus en plus de mangakas utilisent désormais l'ordinateur. Cependant, il faut connaître la base. Si on sait utiliser sa main pour dessiner, alors on sait dessiner avec un ordinateur ».
Engouement

En Alsace, Sookyung Yoo a rencontré beaucoup d'engouement autour du manga. À la médiathèque aussi. « Beaucoup de gens aiment le manga ici [...] certains sont même de vrais passionnés ». L'occasion d'évoquer le Français Tony Valente, auteur de la série de mangas Radiant qui cartonne au Japon. Une lueur d'espoir pour les mangakas alsaciens en herbe comme Jérémy, de Kaysersberg. « Je me passionne pour le manga depuis un ou deux ans », dit le jeune homme après une séance d'autographes et de selfies avec Sookyung. « C'est surtout le manga shonen, un manga avec des combats, qui m'a ouvert au genre ». Après avoir dessiné à l'aide de calques, Jérémy a appris la base grâce à l'atelier. Et a pu échanger avec Sookyung. « Rencontrer une mangaka, même si je ne la connais pas de réputation, cela fait forcément plaisir ».
Nicolas PINOT

 

 
 

 

Kaysersberg Vignoble Médiathèque La base du manga

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:32:10

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Kaysersberg Vignoble Médiathèque
La base du manga
En marge de l'exposition dédiée aux shôjo manga qui se tient au conseil départemental du Haut-Rhin, et à la médiathèque du Sundgau à Altkirch, le centre européen d'études japonaises en Alsace (CEEJA) proposait un atelier manga animé par la mangaka Sookyung Yoo.
 

 
Sookyung Yoo a rencontré quelques jeunes passionnés ce samedi à Kaysersberg. Elle a ainsi pu leur inculquer la base du dessin de manga..
C'est tout un art, et il ne s'improvise pas. Titulaire d'un doctorat en arts, Sookyung Yoo est mangaka, mais aussi chercheuse et professeure au centre international de recherche sur le manga à l'université Seika de Kyôto. Les principaux thèmes de ses recherches sont l'expression visuelle du manga et le manga pour les femmes. C'était donc une interlocutrice privilégiée pour une vingtaine d'ados ayant pris part à l'atelier manga organisé à la médiathèque de Kaysersberg ce samedi.
« Beaucoup de gens aiment le manga ici. Et ils ont une bonne culture, certains sont même de vrais passionnés »

Les questions ont d'ailleurs fusé, portant notamment sur des aspects du métier de mangaka comme les moyens d'accéder à la notoriété. « On le devient vraiment à partir du moment où les dessins sont publiés », explique Ghada Mouannes, responsable de projet au CEEJA et cheville ouvrière de la rencontre.

Mais le coeur de l'atelier, c'était bien de lever le voile sur le trait si typique des mangakas, maîtres dans l'art de rendre les émotions mais aussi par exemple les sensations de vitesse. « Je leur ai donné des planches à remplir avec à chaque fois, trois propositions, dit Sookyung Yoo. Ils ont ainsi crée leurs propres histoires ». Pour ce faire, les apprentis mangakas devaient entre autres faire du remplissage de zones sombres à la manière des mangas, créer des bulles, dessiner des lignes suggérant une vitesse « rapide ou moyenne » ou des lignes de convergences, employées par exemple lors de la distribution d'un coup de poing.

Le tout réalisé à l'encre de Chine et à la plume, ou avec un stylo-pinceau ne nécessitant par d'être constamment trempé dans l'encre. « Cela se passe ainsi dans la réalité, même si de plus en plus de mangakas utilisent désormais l'ordinateur. Cependant, il faut connaître la base. Si on sait utiliser sa main pour dessiner, alors on sait dessiner avec un ordinateur ». En Alsace, Sookyung Yoo a rencontré beaucoup d'engouement autour du manga. Et ce samedi à la médiathèque de Kaysersberg aussi. « Beaucoup de gens aiment le manga ici. Et ils ont une bonne culture, certains sont même de vrais passionnés ». L'occasion d'évoquer le Français Tony Valente, auteur de la série de mangas Radiant qui cartonne au Japon, un dessin animé dérivé y ayant même été produit.

Une lueur d'espoir pour les mangakas alsaciens en herbe comme Jérémy, de Kayserberg. « Je me passionne pour le manga depuis un ou deux ans », dit le jeune homme après une séance d'autographes et de selfies avec Sookyung. « Avant, je passais un peu à côté de tout ça, mais c'est surtout le manga shonen, un manga avec des combats, qui m'a ouvert au genre ». Après avoir dessiné à l'aide de calques, Jérémy a appris la base, ce samedi grâce à l'atelier. Et a pu échanger avec Sookyung. « Je ne la connaissais pas. Mais rencontrer une mangaka, même si je ne la connais pas de réputation, cela fait forcément plaisir ».
Nicolas PINOT

 

 
 

 

mangas sundgau - Les traits des filles en fleurs

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:36:33

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mangas sundgau - Les traits des filles en fleurs
 

 
Elles posent des regards tantôt énamourés tantôt timides, fortes et fragiles à la fois, romantiques ou coquines, incitant timidement à les suivre ou interpellant directement ceux qui les regardent...

Dans le style épuré de l'encre de Chine ou arborant des couleurs pastel ou vives, ces fillettes, jeunes filles ou femmes ont chacune une histoire à raconter dans cette belle exposition déclinée au fil de 34 panneaux installés le long du lumineux espace de la médiathèque départementale du Sundgau, qui les accueille un mois durant.

Toutes jaillissent des planches au gré des douze mangakas sélectionnés par le Centre européen d'études japonaises d'Alsace (Ceeja) et le Département du Haut-Rhin avec le soutien du Kyôto International manga museum et du Kyôto Seika university international manga research center. Des maîtres dessinateurs donc, donnant à voir plusieurs décennies d'un art consommé de l'illustration narrative ciblant plus particulièrement un lectorat féminin.

Responsable du secteur adultes et des partenariats de la médiathèque départementale du Sundgau à Altkirch, Mariléna Bodin est catégorique : « C'est une chance inouïe d'avoir de telles oeuvres ici, dignes des grands lieux culturels. Cette exposition a traversé le monde, ce n'est pas rien ! », souligne-t-elle, en espérant que les visiteurs sauront saisir cette opportunité.

Riche, l'exposition consacrée au shôjo manga, bande dessinée s'adressant ainsi spécifiquement aux jeunes lectrices, est également didactique, puisqu'elle permet non seulement d'appréhender le phénomène mais encore de le comprendre au gré de sept questions auxquelles répondent les planches.
Animations

Datant des années 1950 pour les premières présentées à Altkirch, ces planches mettent en lumière un genre très prisé au Pays du Soleil levant mais que s'approprient désormais totalement les jeunes Européens, séduits par les traits fins de ces personnages au caractère bien défini dans des histoires fantastiques ou, à l'inverse, dont la banalité du quotidien qu'elles évoquent les rend si proches.

Parallèlement à l'exposition, la médiathèque départementale du Sundgau invite à entrer plus avant dans la culture nippone par le biais de diverses animations. À l'instar d'un atelier d'origami qui a eu lieu ce samedi, d'une démonstration puis d'un atelier de calligraphie japonaise le 16 février dès 14 h, d'une conférence sur la gastronomie de l'archipel le 22 février, d'une conférence et d'un atelier sur le cosplay (maquillage et déguisement à l'image de personnages de dessins animés, jeux, films ou mangas) le 23 février ou encore de la projection du film Les délices de Tokyo le 1er mars. Il est recommandé de s'inscrire pour la plupart de ces activités.
Nicolas LEHR Y ALLER Jusqu'au 5 mars, à la médiathèque départementale du Sundgau, 1A, rue des Vallons à Altkirch. Ouverte mardi de 14 h à 18 h, mercredi de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h, jeudi de 10 h à 18 h, vendredi de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 19 h, samedi de 10 h à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h. Renseignements : 03.89.30.64.54 ou www.mediathequedusundgau.fr

 

 
 

 

prix du patrimoine des notaires Les sauveurs des traces du passé

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:51:55

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prix du patrimoine des notaires

Les sauveurs des traces du passé
 

 
Les gagnants et les partenaires des prix du Patrimoine, lors de la cérémonie organisée vendredi soir à la cour d'appel de Colmar. Photo L'Alsace/Vanessa Meyer
Devant l'escalier monumental, sous la verrière majestueuse et face à la tapisserie des Gobelins du XVIIe siècle, près de 200 personnes ont pris place vendredi soir dans l'entrée de la cour d'appel de Colmar. Un bâtiment prestigieux qui convenait admirablement à la cérémonie qui allait s'y dérouler : la 3e édition des prix du Patrimoine remis par la chambre des notaires du Haut-Rhin.
Prix du jury et du public

Les discours liminaires ne s'y sont pas trompés : « Joyau du patrimoine haut-rhinois » pour la première présidente de la cour d'appel, Nicole Jarno, « temple de notre droit local » pour Pierre-Yves Thuet, président de la chambre des notaires haut-rhinois et président du jury des prix remis ce jour, « endroit emblématique qui rappelle que Colmar est la capitale historique des juridictions en Alsace » pour le député Éric Straumann, « un emblème de Colmar, ville du patrimoine », pour l'adjoint au maire colmarien Jean-Paul Sissler...

La cheville ouvrière de ces prix, le notaire Olivier Vix, a lancé la remise des prix, remis par les partenaires, le journal L'Alsace, le Crédit Mutuel, Solinest, Leclerc Cernay... Une cérémonie émaillée de diaporamas des projets retenus puis primés, et de moments emplis d'émotions. Comme ces instants où des élèves de l'école de musique et de danse de la vallée de Munster ont joué, avec flûtes et violoncelle, un émouvant morceau.

Les six primés sont repartis avec un beau chèque - 3 000 EUR pour chacun des trois prix du public, 4 000 EUR pour les prix du jury. Mais aussi avec la fierté de voir leur travail pour la sauvegarde de ce bien commun qu'est le patrimoine non seulement reconnu, mais aussi mis dans la lumière, sous la verrière de la cour d'appel de Colmar.
PLUS WEB Nos vidéo et diaporama sur le site internet www.lalsace.fr

 

 
 

 

Journée citoyenne : « un excellent moyen pour créer du lien »

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:22:04

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Journée citoyenne : « un excellent moyen pour créer du lien »
 

 
C'est l'Association des maires du Haut-Rhin qui a proposé cette réunion d'information.

Photo L'Alsace/L.S.

Quelque 120 maires ou adjoints haut-rhinois étaient présents récemment à la salle festive et culturelle de Battenheim pour participer à une réunion sur le thème de l'organisation de la journée citoyenne en 2019, à l'invitation de Christian Klinger, maire de Houssen et président de l'Association des maires du Haut-Rhin (AMHR).

Après avoir salué et remercié Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Josiane Mehlen, maire de Morschwiller-le-Bas, et Vincent Hagenbach, maire de Richwiller, tous deux vice-présidents de M2A (Mulhouse Alsace agglomération), et Didier Lesueur, directeur général de l'Odas (Observatoire national de l'action sociale), et l'ensemble des élus présents, le président de l'AMHR a donné la parole au maire de Battenheim, Maurice Guth, et au maire de Berrwiller et président de M2A, Fabian Jordan, « fondateur et concepteur de la superbe invention qu'est la journée citoyenne ».
Plus de 2000 communes en France

Tous deux ont souligné que la journée citoyenne est un « excellent moyen de créer du lien entre les habitants et de fédérer toutes les énergies positives d'une commune ».

Vincent Hagenbach a précisé que 80 % des communes haut-rhinoises participent à cette journée : « On est les meilleurs... Et nous avons aussi su exporter cette merveilleuse initiative. En 2018, plus de 2000 communes participantes ont été recensées en France. »

Après la projection d'un film montrant divers ateliers lors de la journée citoyenne et avant de passer à la séquence questions-réponses, la parole a été donnée à Didier Lesueur, qui a surtout parlé de « l'affaiblissement des liens sociaux en France... Nous ne pouvons que nous féliciter du développement de la journée citoyenne... Le jour où toute la France fera la journée citoyenne, elle aura changé ».

Brigitte Klinkert a précisé que l'objectif du Département est d'inviter les collèges à organiser des journées citoyennes et ainsi « développer la conscience citoyenne chez les collégiens ». Après l'expérience du collège d'Illfurth, six établissements ont participé en 2018 et 13 y adhéreront en 2019.

Ont encore été évoquées des expériences de journées, voire de semaines, citoyennes organisées à l'Ehpad de Kunheim et à la Cité du train à Mulhouse. « Des expériences à reconduire. »
Question de communication

« Comment communiquer ? », « comment intégrer les agents communaux ? » et « peut-on choisir une autre date que le 25 mai prochain, date officielle de la journée citoyenne 2019 ? » ont été en substance les questions posées par l'assistance.

Réponses : « Tous les moyens de communication sont bons... Il faut surtout organiser une réunion publique, faire le tour du village pour parler aux habitants et pour distribuer un flyer... Les tee-shirts, les banderoles, proposer des animations connexes, une animation musicale lors du repas, organiser une garderie sont aussi des moyens pour faire participer les habitants... »

En ce qui concerne l'intégration des agents communaux, « on peut leur confier des responsabilités de chefs d'équipe pour chapeauter des ateliers ».

Le choix de la date est libre. Chaque commune peut évidemment choisir la date qui lui convient le mieux pour certains travaux.
Laurent SCHNEIDER

 

 
 

 

Les sauveurs des traces du passé

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:25:10

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Les sauveurs des traces du passé
 

 
Les gagnants et les partenaires des prix du Patrimoine, lors de la cérémonie organisée vendredi soir à la cour d'appel de Colmar. Photo L'Alsace/Vanessa Meyer
Devant l'escalier monumental, sous la verrière majestueuse et face à la tapisserie des Gobelins du XVIIe siècle, près de 200 personnes ont pris place vendredi soir dans l'entrée de la cour d'appel de Colmar. Un bâtiment prestigieux qui convenait admirablement à la cérémonie qui allait s'y dérouler : la 3e édition des prix du Patrimoine remis par la chambre des notaires du Haut-Rhin.
Prix du jury et du public

Les discours liminaires ne s'y sont pas trompés : « Joyau du patrimoine haut-rhinois » pour la première présidente de la cour d'appel, Nicole Jarno, « temple de notre droit local » pour Pierre-Yves Thuet, président de la chambre des notaires haut-rhinois et président du jury des prix remis ce jour, « endroit emblématique qui rappelle que Colmar est la capitale historique des juridictions en Alsace » pour le député Éric Straumann, « un emblème de Colmar, ville du patrimoine », pour l'adjoint au maire colmarien Jean-Paul Sissler...

La cheville ouvrière de ces prix, le notaire Olivier Vix, a lancé la remise des prix, remis par les partenaires, le journal L'Alsace, le Crédit Mutuel, Solinest, Leclerc Cernay... Une cérémonie émaillée de diaporamas des projets retenus puis primés, et de moments emplis d'émotions. Comme ces instants où des élèves de l'école de musique et de danse de la vallée de Munster ont joué, avec flûtes et violoncelle, un émouvant morceau.

Les six primés sont repartis avec un beau chèque - 3 000 EUR pour chacun des trois prix du public, 4 000 EUR pour les prix du jury. Mais aussi avec la fierté de voir leur travail pour la sauvegarde de ce bien commun qu'est le patrimoine non seulement reconnu, mais aussi mis dans la lumière, sous la verrière de la cour d'appel de Colmar.
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Karine Pagliarulo : « Denis Meyera trahi son engagement »

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:34:27

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Karine Pagliarulo : « Denis Meyera trahi son engagement »
 

 
Après le député Raphaël Schellenberger, la conseillère départementale, et ancienne adjointe de Soultz, Karine Pagliarulo, est la deuxième personnalité politique du secteur à nous contacter pour réagir à la démission surprise de Denis Meyer ( L'Alsace du samedi 9 février).

« Je constate que la tâche était trop lourde pour Denis Meyer et son équipe. Le maire a trahi l'engagement pris envers les Soultziens en 2014. Je vois là l'image d'une équipe peu soudée avec déjà deux démissions et une désolidarisation. Cela donne une mauvaise image de la Ville déjà dégradée par le fait que M. Meyer a fréquemment dévalué le travail des partenaires tels la Communauté de communes de la région de Guebwiller ou le Département. »
« Les Soultziennes et Soultziens ont besoin d'un profond renouvellement »

Karine Pagliarulo a particulièrement été marquée par un passage de l'interview que Denis Meyer nous a donnée : « Quand je lis qu'il se félicite d'être un maire abordable, je bondis ! Bon nombre d'administrés que je connais se sont justement plaints chez moi d'avoir demandé des rendez-vous au maire et de ne les avoir jamais obtenus ».

Tout cela pour arriver à cette conclusion « évidente » : « Ce qui se passe est le reflet d'une équipe qui n'est pas en capacité de continuer. Les Soultziennes et Soultziens ont besoin d'un profond renouvellement ».

Un renouvellement qui - on l'aura compris - doit passer par Karine Pagliarulo...

La prochaine campagne municipale soultzienne s'annonçait animée, elle sera même tumultueuse !
M.PF.

 

 
 

 

Ribeauvillé Don du Souvenir français au CME Soutien au devoir de mémoire

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:21:31

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Ribeauvillé Don du Souvenir français au CME
Soutien au devoir de mémoire
Vendredi en fin d'après-midi Jean Klinkert, délégué général du Souvenir Français dans le Haut-Rhin, a rencontré le conseil municipal des enfants de Ribeauvillé et lui a apporté une subvention pour soutenir son travail de mémoire.
 

 
Jean Klinkert (en cravate), délégué général du Souvenir Français pour le Haut-Rhin, est venu soutenir l'engagement mémoriel des élus du conseil municipal des enfants de Ribeauvillé.
En compagnie de Jean-Louis Christ, maire de Ribeauvillé et de Mauricette Stoquert, adjointe en charge de la jeunesse, les petits conseillers ont raconté comment ils ont vécu leur visite du champ de bataille de Verdun et de l'ossuaire du Douaumont. Avec leurs mots d'enfants, la plupart sans aucune note, ils ont exprimé avec simplicité les sentiments et les émotions qu'ils ont ressentis sur ce lieu de mémoire. Jean Klinkert, saluant leur engagement, les a félicités de leur activité mémorielle et de l'éducation citoyenne dans laquelle ils sont engagés. Afin de soutenir cette démarche, le Souvenir Français a décidé d'allouer une subvention de 750 EUR. En sa qualité de délégué général pour le Haut-Rhin, Jean Klinkert a souhaité venir personnellement rencontrer les enfants et leur remettre cette contribution. Jean-Louis Christ l'a remercié de sa visite et du soutien apporté au travail des jeunes conseillers. Il a plaidé pour le maintien d'un souvenir vivace dans la mémoire de chacun afin que ces guerres inutiles soient toujours prises en horreur. Il a ensuite invité les participants à partager le verre de l'amitié.

 

 
 

 

Issenheim Vie associative Pêcheurs : nouvelle salle

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:34:59

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Issenheim Vie associative
Pêcheurs : nouvelle salle
L'amicale des pêcheurs d'Issenheim, présidée par Marc Simon, a tenu son assemblée générale à la salle des fêtes. Les travaux de la salle vont être finalisés.
 

 
Ouverte à la location, la grande salle équipée d'une cuisine a été complètement réhabilitée.
Le président a eu le plaisir de saluer et de remercier parmi la nombreuse assistance, le maire Marc Jung pour le soutien permanent et la conseillère départementale Karine Pagliarulo pour la subvention départementale de 4 000 EUR.

Marc Simon a étalé les projets d'une saison 2019 qui s'annonce riche en travaux, activités et manifestations. Des journées de travail sont prévues dans la salle pour la finalisation du chauffage avec l'installation de la pompe à chaleur, la réfection de la toiture du club-house...

Côté activités, sont au programme : des pêches carnassiers le 10, 17, 24 février (suivant la météo), l'ouverture de la pêche à la Lauch le 9 mars, le concours interne le 28 avril, l'ouverture de la pêche à l'étang le 5 mai, une pêche de nuit enduro (les 8, 9, 10 juin), une pêche de nuit le 6 et 7 juillet ainsi que le 7 et 8 septembre.

L'organisation de différentes manifestations ne sera pas en reste avec un repas carpes frites le 19 avril (Vendredi saint), le marché aux puces le 1er mai, la Nuit tricolore le samedi 13 juillet, le repas des membres le 15 août et le marché des producteurs le 1er septembre.
Location de la salle

Suite à l'installation du chauffage/climatisation, le tarif de la location de la grande salle a un peu varié.

Pour les personnes extérieures à l'association, la location est de 200 EUR (1 jour) avec caution de 200 EUR et de 250 EUR (2 jours) avec caution de 250 EUR. Pour les membres et membres passifs, c'est 100 EUR (1 jour) avec caution de 100 EUR, et 150 EUR (2 jours) avec caution de 150 EUR.

 

 
 

 

Rencontre festive entre des jeunes migrants et des habitants

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:29:12

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Rencontre festive entre des jeunes migrants et des habitants
 

 
Un diaporama a été projeté au cours de cet après-midi d'échanges.  Photo L'Alsace/L.S.
Récemment, les responsables du Collectif d'accompagnement des migrants de Kingersheim-Ruelisheim-Wittenheim ont organisé une rencontre festive à la salle Albert-Camus à Wittenheim. Plus de 80 personnes s'y sont retrouvées, dont une quarantaine de jeunes migrants mineurs isolés, originaires pour la plupart de l'Afrique subsaharienne (Mali, Guinée Conakry, Burkina Faso, Côte d'Ivoire...), logés par le conseil départemental à l'Hôtel du Kaligone et suivis par les services de l'Aide sociale à l'enfance. À leurs côtés, de simples citoyens qui, pour certains, après une première rencontre en juin 2018, avaient décidé de « parrainer » l'un de ces jeunes. Pour d'autres, il s'agissait de profiter de ce jour pour concrétiser un « parrainage ».

Précisons que le Collectif a l'habitude d'organiser de nombreuses activités à l'intention de ces jeunes migrants : les jeudis de jardinage, des sorties au plan d'eau de Reiningue, des invitations régulières au sein de familles, des cours de français trois fois par semaine, des initiations à l'informatique, des séquences d'écoute pour répondre aux demandes, des sorties culturelles...

Lors de cet après-midi rencontre, toutes ces activités ont été mises en relief par différents panneaux, photos et un diaporama. Les jeunes ont aussi pu faire part de leur situation actuelle, leur vécu depuis leur arrivée, leurs éventuelles difficultés... En présence du député Bruno Fuchs et de Marie-Odile Lemasson, adjointe au maire de Kingersheim, un goûter partagé a permis de beaux échanges. Les bénévoles avaient également mis à disposition des jeunes un important stand de vêtements et de produits d'hygiène.
Laurent SCHNEIDER

 

 
 

 

maison des ados - Une antenne altkirchoise dès septembre ?

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:29:59

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maison des ados - Une antenne altkirchoise dès septembre ?
 

 
L'antenne de la Maison des adolescents pourrait s'installer dans l'ancien tribunal d'Altkirch. Photo L'Alsace/V.M.
« On n'a pas choisi le Sundgau par hasard. » Au cours des trois dernières années, plus de 280 jeunes issus de 69 communes du secteur (à commencer par Altkirch, Dannemarie, Illfurth et Carspach) ont été accueillis et pris en charge à la Maison des adolescents de Mulhouse. D'où la nécessité d'installer un tel lieu d'écoute dans le Sundgau, où « la politique en faveur des adolescents est essentiellement axée sur l'animation socioculturelle » et où nombre de parents exprimeraient leur « désarroi devant les déserts médicaux, l'absence de psychologues ou pédopsychiatre » et les délais de rendez-vous à rallonge auprès de certains professionnels.
« Une occasion unique pour le Sundgau »

La semaine dernière, la conseillère départementale du canton d'Altkirch, Sabine Drexler, est venue présenter le projet de création d'une antenne locale de la Maison des ados aux élus de la communauté de communes Sud Alsace-Largue (CCSAL), au côté du premier vice-président du conseil départemental, Rémi With, de la directrice de la structure Emmanuelle Zemb et de Sylvie Pelizza, infirmière scolaire intervenant au sein de la MDA68. Objectif : convaincre les élus de l'intérêt du projet pour la jeunesse du Sundgau... et inviter la collectivité à participer au financement de la future structure à hauteur de 20 000 EUR/an (un montant à partager entre les deux intercommunalités du Sundgau). L'objectif est « ambitieux », reconnaît Sabine Drexler, qui porte ce projet à bout de bras : ouvrir l'antenne sundgauvienne de la MDA dès septembre. « C'est une occasion unique pour le Sundgau, plaide la conseillère départementale. On ne peut pas en même temps déplorer que l'on veuille fermer le service des urgences et la maternité et laisser passer un projet comme ça ». Un projet qui « correspond à un besoin réel et une attente de beaucoup de parents », selon son collègue Rémi With. À la comcom Sud Alsace-Largue, la grande majorité des élus se sont dits favorables au projet, voyant là une manière « d'investir dans la jeunesse », tout en déplorant une fois encore le « désengagement » de l'État en la matière.

Concrètement, le projet de la MDA68 concernerait l'ouverture d'une antenne principale à Altkirch, avec des relais, partenariats et actions en différents points du territoire, notamment en lien avec les collèges du Sundgau. La Maison des ados serait ouverte chaque mercredi pour recevoir les jeunes et/ou leurs parents à Altkirch. La commune a d'ores et déjà proposé de mettre à disposition des locaux en plein centre-ville, dans l'ancien tribunal d'instance.

 

 
 

 

masevaux - Une visite de courtoisie de trois diplomates japonais

Publié dans le panorama le Dimanche 10 février 2019 à 07:30:41

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masevaux - Une visite de courtoisie de trois diplomates japonais
 

 
Laurent Lerch et Sabrina Gardeux, responsable de l'office de tourisme, ont détaillé aux visiteurs la situation de la vallée de la Doller et ses atouts économiques et touristiques.  Photo L'Alsace/J.-M.R.
À la suite de sa promesse faite lors de sa visite l'an dernier, le consul général du Japon Takamasa Sato, qui est à Strasbourg, a dépêché son adjoint le consul Toru Yoshikawa, accompagné du consul chargé des affaires politiques et économiques Kazuma Nishikido, et du consul chargée des affaires culturelles Kumiko Hatanaka, pour une visite amicale dans la commune de Masevaux-Niederbruck. Le maire Laurent Lerch a accueilli la délégation au siège de la communauté de communes de la vallée de la Doller et du Soultzbach, où les attendait la directrice Delphine Pernot. Il leur a présenté le bâtiment classé, la vallée, sa situation et ses atouts.
Image de marque alsacienne

Cette visite, qui prolongeait la relation établie en 2017, lors de l'accord de partenariat industriel entre la société Erhard pâtissier glacier et la société japonaise Morinaga Gyunyu Haikyu, et le projet d'échanges culturels et touristiques, s'est poursuivie dans la salle de réunion de la communauté de communes.

Après avoir vu un petit film présentant la vallée sous tous ses aspects, les visiteurs ont ré-affirmé leur volonté de maintenir les liens avec Masevaux et sa région. Ils ont également fait allusion à divers projets culturels et économiques en Alsace, notamment avec le Conseil de l'Europe, afin d'attirer l'attention des entreprises japonaises implantées en Allemagne et ailleurs, sur l'image de marque alsacienne. Toru Yoshikawa a également abordé le sujet des cahiers de doléances et du grand débat national suite au mouvement des gilets jaunes ainsi que la collectivité européenne d'Alsace. Avant de reprendre la route vers Belfort où ils étaient attendus au conseil départemental, les diplomates ont goûté les mochis glacés fabriqués à Masevaux, et ont offert au maire une bouteille de saké pétillant.
Jean-Marie RENOIR