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La ministre Jacqueline Gourault en visite à Strasbourg, à l'ENA et à l'INET

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:46:51

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Politique
La ministre Jacqueline Gourault en visite à Strasbourg, à l'ENA et à l'INET
 

 
Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, se rendra à Strasbourg ce lundi 11 février. Mme Gourault se rendra à l'ENA à 11 h 30, pour une conférence inaugurale sur « La France des territoires » devant les élèves de la promotion 2018-2019 et les élèves du cycle international de perfectionnement 2019, dans l'auditorium Michel-Debré. Un court temps d'échanges avec les élèves est au programme. La ministre se rendra également à l'Institut national des études territoriales (INET) dans l'après-midi. Elle parlera des enjeux de la politique des territoires.

 

 
 

 

Hochzitt ìm Elsàss

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:06:29

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Hochzitt ìm Elsàss
 

 
A historische Tàg fìr s Elsàss : dia zwei Conseils départementaux vum Haut-Rhin un Bas-Rhin han àm 1. Hornung fìr a Zammaschluss ìm Ràhma vunra Collectivité européenne d'Alsace (CEA) àbgstìmmt. Üss zwei màch eins : 's wìrd numma no ei Versàmmlig ga, àwer dia zwei Départements füsioniera nìtt. As gìtt witterscht a Préfecture ìm Haut-Rhin un ìm Bas-Rhin. Un dia CEA wìrd witterscht ìn dr Region Grand Est bliwa, wàs vu da meischta Elsasser unverwìnscht ìsch. Dàs ìsch dr Kompromiss wu dr Saga vum Stààt bìku hätt.

Ghirota wìrd erscht no dr Wàhl vuma Gsetz wu d Rachta vu dara Collectivité d'Alsace àbgranzt. Dàs soll ìm nachsta Friehjohr pàssiera. Wàs wìrd dr Stààt un d Grossregion fer Rachta ewertràga ? So vìel wia meglig oder numma so wenig wia netig ? Eins steht fescht : s Kìnd kummt àm 1. Janner 2021 uff d Walt.

Fer s Hochzittpaarla, s Brigitte Klinkert un dr Frédéric Bierry, ìsch's a gànz wìchtiga erschta Schrìtt. So wìrd s Elsàss wìdder às a Kollektivität exischtiera, wàs nemi dr Fàll ìsch sitterem 1. Janner 2016 noch em Àschluss àn da Grand Est. Wer wìll, fìndet a Wag, wer nìtt wìll, fìndet a Grund, heisst's.

S Elsàss derf nìtt noch a Mol dr Zug vu dr Gschìcht verpàssa, wia ànna 2013, wu s Referendum ewer d Fusion geplàtzt ìsch. Waga s hätt kei Zammahàlt ga unter da Politiker. Wenn mr gwìsst hätta, dàss derno dr Grand Est kummt, hätta mìr ànderscht gwählt sallamols, jommera vìel hìt. 'S ìsch schwar àlles rìchtig màcha, àwer liicht àlles fàlsch màcha.

Mr sotta dia grossi nàtionàla Debàtta nutza, um a Àbstìmmig verlànga, un dàs ìn dia Klàgahefter ìn da Mairie itràge. S Volk sott s letschta Wort hà, wia ìn dr Schwitz. Do brücht ma 100 000 Unterschrìfta fer a Volksàbstìmmig. Wenn mr dàs uff s Elsass ewertrajt, wu vier Mol weniger Litt wohna, brüchta mr 25 000 Unterschrìfta fer a RIC, a Referendum d'initiative populaire, wu d galla Schillé verlànga àss Üssglìch ìm ewermachtige Zentràlstààt. Drno kännta d Elsasser salbscht bstìmma wàs sìe wann : a Region mìt bsundera Rachta oder ìm Grand Est bliwa. Noch ìsch s Elsàss nìtt verlora, 's ìsch àwer fìnf vor zwelf.
Adrien DENTZ POUR MIEUX COMPRENDRE Wer wìll, fìndet a Wag :qui veut, trouve une voie ; Wer nìtt wìll, fìndet a Grund : qui ne veut pas, trouveune raison.

 

 
 

 

Une culture transfrontalière

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:07:15

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Une culture transfrontalière
 

 
Le shôjo manga est orienté vers les jeunes filles romantiques. Ici, « Quand fleurissent les iris » de Takahashi Makoto (1969). © Kyôto International Manga Museum.Photo L'Alsace/D.P.
« La culture, c'est ce qui met du lien entre les hommes. C'est un pont entre les continents », introduisait, hier vendredi, Olivier Becht, président du CEEJA (Centre européen d'études japonaises d'Alsace). Le député du Haut-Rhin avoue avoir découvert la culture japonaise à travers le manga, notamment Maison Ikkoku, une série sans héros qui retrace le quotidien des Japonais. « J'avais 12 ans, et ça m'a ouvert à la culture japonaise, son art, sa gastronomie et sa littérature. »

Cette passion du Japon, Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, l'a attrapée lors de son premier voyage avec le président du CEEJA l'an dernier. « Les liens entre l'Alsace et le Japon sont très forts depuis la fin du XIXe siècle. Et je suis très fière d'accueillir cette exposition prestigieuse avec 70 oeuvres des plus grands mangakas. »

Présentées au conseil départemental et à la médiathèque d'Altkirch, ces oeuvres sont mises à disposition par le Musée international du manga de Kyoto représenté par la mangaka Sookyung Yoo, également curatrice de l'exposition. La jeune femme a été très surprise de voir l'intérêt des Français pour le manga, notre pays comptant le plus de lecteurs du genre après le Japon. Douze artistes parmi les plus célèbres sont représentés, comme Tetsuya Chiba, Chiaki Fujii ou Macoto Takahashi. Et de nombreuses animations auront lieu à la médiathèque d'Altkirch : atelier d'origami, calligraphie japonaise, la gastronomie dans le cinéma, ou encore l'art du cosplay (le déguisement théâtralisé par les adolescents).
Dom POIRIER PLUS WEB Retrouvez notre diaporama sur notre site www.lalsace.fr

 

 
 

 

Niches fiscales : Macron dit non à une remise à plat

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:33:03

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Niches fiscales : Macron dit non à une remise à plat
 

 
Gérald Darmanin. Photo AFP
Selon l'adage, « dans chaque niche fiscale, il y a un chien qui aboie ». Mais que les canidés se rassurent, ils ne devraient finalement pas être menacés.

Gérald Darmanin avait relancé le débat en début de semaine en proposant de raboter les niches fiscales pour les Français les plus aisés, soit en introduisant des « conditions de ressources », soit en diminuant leur « plafond global ».

Mais le désir de plus de « justice fiscale » du ministre des Comptes publics s'est heurté au veto présidentiel en conseil des Ministres mercredi. Selon France info, Emmanuel Macron, « agacé », a balayé l'idée. « Réduire les niches, c'est augmenter les impôts. Emmanuel Macron a déjà tranché », souffle un ministre à la sortie.
L'argent redistribué aux classes moyennes

Le gouvernement avait déjà exclu de toucher aux crédits d'impôt pour l'emploi à domicile et la garde d'enfant, principale niche fiscale pour les ménages, avec un coût de 6,5 milliards d'euros.

Le crédit d'impôt transition énergétique (CITE), octroyé en cas de travaux d'économies d'énergie, semblait en revanche dans le viseur. « On peut se demander si des gens qui gagnent 8 000 euros par mois ont besoin de solidarité pour changer leurs fenêtres », a déclaré Gérald Darmanin.

Selon Bercy, l'encadrement des niches fiscales n'a cependant aucun objectif de « rendement budgétaire ». L'argent récupéré par l'État en cas d'encadrement plus strict des niches fiscales serait en effet redistribué, en visant prioritairement les classes moyennes. Visiblement, le président de la République en a décidé autrement.

 

 
 

 

« Un référendum ? Pas d'urgence, le débat d'abord »

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:32:10

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« Un référendum ? Pas d'urgence, le débat d'abord »
 

 
Sébastien Lecornu. Photo AFP
À mi-parcours, le "grand débat" national se déroule sur tout le territoire, avec plus ou moins d'engouement selon les départements. Le monde rural s'empare des débats « physiques », Alsaciens, Normands et Savoyards ont apporté beaucoup de contributions dans les mairies. On y parle d'abord fiscalité et dépenses publiques mais aucun thème n'est éludé. Sébastien Lecornu explique.
Comment allez-vous traiter cette masse de contributions ?

Un tel volume de contributions à traiter, c'est inédit et cela appelle des innovations. Rien ne se perdra, tout sera consultable de manière transparente et il y aura donc une universalité des analyses. Gage de sérieux, la Bibliothèque Nationale de France se chargera de la numérisation et de la retranscription des cahiers de contributions citoyennes ouverts dans les mairies et qui seront renvoyés dès le 22 février.

Pour le "grand débat", nous allons missionner des spécialistes du traitement des données et de l'opinion qui devront réaliser plusieurs synthèses de tout ce qui s'est dit selon un processus partagé avec le collège des garants du "grand débat national". Dans le respect de l'anonymat et de la protection des contributeurs, tout organisme, média, entreprise, ONG, chercheur, pourra mener sa propre analyse puisque toutes les contributions seront accessibles.
Quand on regarde les contributions, on constate une forte demande de services publics et en même temps une exigence d'économie de la part des pouvoirs publics ?

Forcément, on trouve des contradictions mais aussi des mouvements de consensus. En tout cas, la sincérité et l'envie d'améliorer la situation du pays s'expriment. Les choses s'affinent avec le temps et on voit se dessiner des hiérarchies, y compris sur le service public. Les questions du partage de la richesse et du consentement à l'impôt sont clairement posées en priorité, ce qui est logique : elles n'ont pas été traitées depuis 15-20 ans et les hausses d'impôts ont reposé essentiellement sur les classes moyennes. Mais les questions écologiques n'ont heureusement pas disparu et les contributions irriguent les quatre thèmes...
Le président va-t-il poursuivre sa tournée dans les huit régions où il n'est pas encore allé ?

Oui, aucune région ne sera oubliée. On se déplacera dans la région Centre-Val de Loire la semaine prochaine. Nous avons pris ce temps avec la jeunesse en Saône-et-Loire, avec les habitants des banlieues, avec les acteurs d'outre-mer parce qu'il y avait moins d'offre de débats pour ces concitoyens alors qu'au contraire l'offre est plus fournie dans les territoires ruraux et c'est bien, car ils n'ont pas souvent la parole.
L'industrie, le made in France, la recherche, la transformation numérique, la culture : tous les enjeux pour l'avenir du pays n'ont pas été abordés...

Cela vient au fur et à mesure. On a voulu un débat long pour le faire vivre dans sa plénitude. Par exemple, sur le grand âge et la dépendance, sujet fondamental des prochaines décennies, le président de la République n'a pas posé de questions précises mais les citoyens s'en sont emparés et c'est très bien. Les quatre thématiques permettent de balayer large.
Sur le référendum, on n'a pas bien compris. Quelle place dans le dispositif ?

Le Brexit, né d'un référendum, nous montre combien il n'est pas une fin en soi. Comme l'a dit le Président, cet outil est utile s'il permet de répondre à une question que seul le peuple peut trancher.

Un débat aussi riche appelle forcément des réponses multiples : ce n'est qu'à la fin du débat qu'on pourra déterminer les décisions politiques qui relèvent de la voix parlementaire et celles pour lesquelles demander au peuple d'arbitrer aura du sens. Certains veulent précipiter la fin de ce grand débat national.

Il faut avoir de la patience : la date de fin est au 15 mars. Il y aura ensuite besoin d'un peu de temps pour rendre compte sérieusement de toutes les contributions. Il n'y a donc pas urgence.
Recueilli par Pascal JALABERT

 

 
 

 

L'affaire Benalla devient une affaire d'État

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:35:28

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L'affaire Benalla devient une affaire d'État
 

 
L'affaire Benalla ressemble de plus en plus à une série de poupées russes, révélant au fil de l'enquête une multitude d'affaires dans l'affaire. Vincent Crase semble en être l'un des personnages-clés. Photo Alain JOCARD / AFP
Quel est ce contrat avec un sulfureux homme d'affaires russe ?
Après les violences du 1er-Mai et l'imbroglio autour des passeports diplomatiques, nouvel épisode judiciaire dans l'inextricable affaire Benalla : le parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête sur un contrat signé avec un sulfureux oligarque russe, Iskander Makhmoudov (lire par ailleurs).

Selon Mediapart, les investigations du PNF ont été ouvertes pour « corruption » et concernent un contrat signé entre Mars, la société de Vincent Crase - ex-employé de LREM et mis en examen comme Alexandre Benalla pour des violences sur des manifestants le 1er mai 2018 - et l'homme d'affaires russe. Un contrat qui aurait été « négocié » par l'ancien conseiller d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, « du temps où il était à l'Élysée ».

Le journal en ligne affirme que Iskander Makhmoudov a rémunéré Vincent Crase 294 000 euros le 28 juin 2018 pour un contrat qui « prévoyait la protection des biens immobiliers en France de l'homme d'affaires, et de sa famille à Monaco ».
Pourquoi une enquête pour corruption ?

Fabrice Arfi, coresponsable des enquêtes de Mediapart, insiste sur le côté opaque de cette transaction : « On peut imaginer des éventuelles surfacturactions de contrat qui peuvent cacher plus que des prestations de sécurité. » Et le journaliste d'insister sur le comportement du principal intéressé: « La dissimulation par Benalla de son implication laisse aussi planer le soupçon. »

Des soupçons renforcés par le montage tentaculaire de ce contrat. Car si le contrat est signé par la société Mars de Vincent Crase, il est sous-traité à une autre société, Velours, avant d'être confié à une troisième entreprise, France Close Protection.
Pourquoi la cheffe de la sécurité de Matignon a-t-elle démissionné ?

Ce contrat a été évoqué dans une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase enregistrée le 26 juillet (alors qu'ils avaient interdiction par la justice d'entrer en contact) et dont des extraits ont été publiés par Mediapart. Or, cette conversation aurait été enregistrée au domicile de Marie-Elodie Poitout qui n'est autre que la cheffe du groupe de sécurité du Premier ministre depuis mai 2017.

Interrogée par les services de Matignon, la commissaire divisionnaire reconnaît avoir rencontré Alexandre Benalla fin juillet avec son compagnon Chokri Wakrim, à leur domicile. Même si elle a assuré ne pas connaître Vincent Crase, la commissaire divisionnaire a demandé à être affectée à une autre mission.
Qui est Chokri Wakrim ?

C'est la première fois que son nom apparaît. Il semble pourtant en être l'un des personnages centraux. C'est ce sergent-chef de l'armée de 34 ans, en poste au très sensible commandement des opérations spéciales, qui a travaillé sur le fameux contrat russe, assurant la sécurité à Monaco de la famille d'Iskander Makhmudov. Il connaît également très bien Alexandre Benalla. Selon Libération, les deux hommes ont séjourné ensemble cet été dans le château de l'homme d'affaires Vincent Miclet. Autre connaissance commune: l'homme d'affaires syrien Mohamad Izzat Khatab qui a hébergé Alexandre Benalla pendant plusieurs semaines après son départ de l'Élysée. Suspendu mercredi, le sergent-chef Chokri Wakrim a été entendu par la Direction du renseignement et de la sécurité de la défense.

 

 
 

 

Rapatriement de djihadistes : toutes les options restent ouvertes

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:36:45

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Rapatriement de djihadistes : toutes les options restent ouvertes
 

 
En deux mois, au camp de Al-Hol, un millier d'étrangers (hommes, femmes, enfants) est arrivé. Essentiellement des étrangers liés à Daech. Photo Fadel SENNA / AFP
Faut-il rapatrier les djihadistes de Syrie en France ? Portant sur 150 Français dont 90 mineurs, la question, qui a enflammé le débat politique hexagonal, ne se poserait plus en ces termes, puisque le gouvernement français, après des mois d'indécision, aurait vraisemblablement opté pour un rapatriement. L'annonce de Donald Trump de retirer ses 2 000 soldats du territoire syrien a accéléré cette éventualité, de crainte d'une dispersion des djihadistes actuellement retenus par les Kurdes.

A ce stade, les autorités françaises restent très évasives sur les conditions de retour de ses familles, dont certaines avec des enfants en bas âge. Hier, la contribution des forces spéciales américaines (et de leurs avions) a été évoquée par certains médias français. Ce scénario est « l'une des options envisagées », expliquait hier une source gouvernementale avant de reconnaître que « rien n'était acté » et même que « la situation était très évolutive ».
Un moyen de pression

Un flou confirmé dans l'après-midi par les Kurdes. « Il n'y a rien de nouveau », a affirmé hier Abdulkarim Omar, représentant de l'administration kurde aux affaires étrangères, « aucune autorité française n'a pris contact avec nous à propos de ces Français, qu'ils soient combattants, femmes ou enfants ». Les combattants kurdes au sein des SDF (Forces démocratiques syriennes), soutenues par les États-Unis, ont accentué leurs attaques depuis décembre sur le réduit du califat de Daech, et ont fait plusieurs centaines de prisonniers parmi les djihadistes.

Ces derniers sont désormais utilisés comme moyen de pression et de chantage, alors que se profilent le désengagement des armées occidentales et la crainte d'une offensive turque sur les Kurdes dans le nord de la Syrie. Ou du régime de Damas.

Toutes les options semblent donc encore sur la table. Des familles de djihadistes français redoutent, elles, que leurs proches ne soient pas rapatriés dans l'Hexagone et soient placés aux mains de la justice irakienne. « On ne sait rien en réalité, c'est la cacophonie la plus complète », estime Véronique Roy, membre du collectif Familles unies jointe hier soir. Cette association, qui regroupe 70 familles, milite pour le retour et le jugement en France des djihadistes et se dit très inquiète sur le sort réservé aux enfants, y compris au plan humanitaire.

La ministre de la Défense, Florence Parly, qui se trouvait hier à Bagdad, a-t-elle évoqué le sujet avec son homologue irakien ? Daech ne serait aujourd'hui présent que sur 1 % du territoire irakien, tout en multipliant les attentats ses derniers mois. Côté syrien, dans la vallée de l'Euphrate et plus au sud vers Hajin, quelques poches djihadistes résistent. Avant « l'assaut final », promet le Pentagone.
Xavier FRERE

 

 
 

 

social Crédits aux particuliers Le surendettement poursuit son recul

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:47:31

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social Crédits aux particuliers
Le surendettement poursuit son recul
En 2018, pour la cinquième année consécutive mais plus faiblement qu'au niveau national, le nombre de cas de surendettement traités par la Banque de France a diminué en Alsace.
 

 
L'an passé 3 676 dossiers de surendettement ont été déposés en Alsace, ce qui représente 4 252 débiteurs et codébiteurs.
Après avoir connu un pic en 2012, le nombre de cas traités à travers l'Hexagone par les commissions de surendettement poursuit année après année sa décrue. En Alsace, où la tendance est à l'unisson depuis cinq ans, la baisse atteint 8 % pour l'année 2018 mais reste néanmoins sous les moyennes nationale (-10 %) et régionale (-12 %), selon le bilan présenté hier par la direction régionale de la Banque de France (BdF) à Strasbourg.

« La loi Lagarde de 2010 réformant le crédit à la consommation, avec un volet crédit renouvelable durci, a fini par produire ses effets », rappelle Alain Glath, directeur régional adjoint de la BdF. « On observe également que la demande de crédits immobiliers, en forte croissance depuis 4-5 ans, n'a pas fait exploser les statistiques ».

Au total, dans les deux départements alsaciens, 3 676 dossiers de surendettement ont été déposés l'an dernier dont 55 % par des primo déposants, ce qui représente un total de 4 252 débiteurs et codébiteurs.

« Avec 1 634 dossiers traités, le Haut-Rhin, où le volume global des dettes se monte à 68 millions d'euros, enregistre une baisse de 8,8 % », relève M. Glath. Dans le Bas-Rhin (2 042 situations traitées ; 69 millions d'euros d'endettement global), le recul est légèrement moindre (-7,6 %).
La règle évolue pour les auto-entrepreneurs

Au grand regret de la fondation strasbourgeoise Crésus, spécialisée dans la lutte contre l'exclusion financière, ces chiffres ne tiennent pas compte des autoentrepreneurs. Considérés comme des professionnels, ils ne peuvent normalement déposer un dossier de surendettement qu'après avoir liquidé leur activité.

Sur ce point, Alain Glath annonce une évolution imminente de la règle : « Après négociations entre les ministères concernés, il a été décidé cette semaine que si la dette concernait principalement le régime de sécurité sociale des indépendants, elle serait dorénavant considérée comme personnelle, ce qui rendra leur dossier de surendettement recevable ».

Chaque année, sur la base des dossiers déposés, la BdF procède également à une étude portant sur les caractéristiques des ménages surendettés. « L'enquête 2018 montre que les profils sont très similaires au niveau national, régional et départemental », résume Jean-Christophe Ehrhardt, le directeur régional.

Dans les deux départements alsaciens, les déposants sont ainsi majoritairement des couples (50 %), sans autres personnes à charge (56 %), âgés de 45 à 54 ans (28 %) et locataires de leur logement (77 %). « On note une seule et légère différence en matière de situations professionnelles : parmi les déposants, le nombre d'actifs au sens du Bureau international du travail se monte à 68 % dans le Bas-Rhin contre 62,5 % dans le Haut-Rhin », indique-t-il.

Par rapport aux autres départements du Grand Est, les situations alsaciennes se singularisent aussi en matière d'endettement immobilier : « Le montant médian du crédit immobilier y est le plus fort, soit 93 500 euros dans le Bas-Rhin et 92 000 euros dans le Haut-Rhin. C'est comparable à la médiane nationale, ceci en raison de prix immobiliers plus élevés », analyse M. Ehrhardt.
X.T.

 

 
 

 

Élections européennes Nicolas Dupont-Aignan veut une Europe « qui marche »

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:24:38

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Élections européennes
Nicolas Dupont-Aignan veut une Europe « qui marche »
Nicolas Dupont-Aignan a fait étape jeudi en Alsace afin de présenter sa liste pour les élections européennes.
 

 
Après l'Océan Indien et avant la Gironde, Nicolas Dupont-Aignan a fait étape dans le Haut-Rhin.
Assis dans cette brasserie mulhousienne, il la joue décontracté, sûr de ses convictions. Flanqué du sénateur de la Moselle Jean-Louis Masson et du président du Centre national des indépendants et paysans natif d'Alsace, Bruno North, ces « amoureux de la France » qui figurent sur sa liste d'union pour les européennes, Nicolas Dupont-Aignan n'a pas fait le déplacement dans le Haut-Rhin par hasard. Un département selon lui « attachant », où il a obtenu 8 % des voix lors de la dernière présidentielle. Autant que chez lui, en Essonne.
Pour un retour à « une région Alsace de plein exercice »

Avant une réunion publique à Colmar dans la soirée, le président de Debout la France, qui a lancé Les Amoureux de la France en 2017, a visité la centrale nucléaire de Fessenheim. Il ne se fait pas à l'idée de sa fermeture définitive, qu'il qualifie d'« absurde ».

« C'est une source de richesse pour l'Alsace ! Je demande qu'une commission d'enquête indépendante réétudie cette fermeture. Je me rangerai à leur avis. »

Il évoque aussi le « scandale » de Stocamine. « C'est le monde à l'envers. Fessenheim va coûter des centaines de millions d'euros, sans parler de la perte des emplois, et on n'est pas foutu de mettre l'argent qu'il faut pour Stocamine !

La région Grand Est en prend aussi pour son grade : « Une construction bureaucratique que ne comprennent pas ses habitants. »

Il se dit d'ailleurs pour un éventuel retour « à une région Alsace de plein exercice ».

Au sujet de l'Europe, Nicolas Dupont-Aignan, 58 ans le mois prochain, porte de grandes ambitions. « Je veux une Europe qui marche, une Europe de projets, celle d'Airbus, d'Ariane, de la Politique agricole commune. Une Europe qui laisse vivre les nations et qui leur redonne les principales compétences. »

Car l'homme n'est pas pour la sortie de l'Union européenne. Ni pour une Europe élargie. Son Europe « rêvée », il la voit au travers de « coopérations volontaires » entre États. Les uns travaillant sur la santé, les autres sur les flux migratoires ou l'environnement... « Notre liste devrait s'appeler la liste du bon sens », lâche-t-il encore avec un sourire malicieux, avant de prendre congé.
Pierre GUSZ

 

 
 

 

rapportages

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:09:01

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rapportages

 

 
Pousse-au-crime
Lors du débat budgétaire colmarien, lundi soir, Yves Hemedinger se félicitait que les Colmariens soient « protégés du matraquage fiscal », en référence aux gilets jaunes. Ce qui lui a valu une pique de l'écologiste Frédéric Hilbert : « Est-ce que vous expliquez aux gilets jaunes que la Ville a augmenté ses recettes de stationnement de 2 MEUR l'an dernier, et prévoit encore 10 % de plus cette année ? Ce n'est pas pour rien qu'ils saccagent vos horodateurs. » Il n'en fallait pas plus à Yves Hemedinger pour suspecter l'opposant de jouer les pousse-au-crime, l'accusant de « cautionner ces dégradations ».
Le canard des gilets jaunes

Les gilets jaunes d'Horbourg-Wihr ont désormais leur fanzine. Baptisé « Le canard rit jaune », sous titré « marre d'être plumé », le premier exemplaire de 16 pages a été tiré à 500 exemplaires. On y trouve, pêle-mêle, des portraits de gilets jaunes, des « techniques pour se protéger en manif », un retour sur le passage des militants anti-Bure... et un appel à fabriquer un gilet jaune géant pour la statue de la Liberté colmarienne. C'est Gilbert Meyer qui va être content.
Straumann à la dure au palais Bourbon

La dotation d'hébergement des députés, mise en place il y a tout juste un an (900 euros par mois), fait réagir le député Eric Straumann sur un réseau social. Il signale qu'il n'utilise pas cette enveloppe puisqu'il dort sur le clic-clac de son bureau et ce depuis douze ans. « En prenant la douche au sous-sol de l'Assemblée », précise le parlementaire qui ne met pas pour autant à l'amende ses collègues. Certains « ont besoin d'un vrai lit pour récupérer et de sanitaires à proximité de leur chambre. Nous ne sommes pas égaux au niveau du sommeil et du besoin de confort ».
Klinger-Zind en campagne ?

Depuis qu'il a claqué la porte de la majorité et est devenu « conseiller municipal indépendant », Claude Klinger-Zind est présent sur le terrain et, surtout, le fait savoir sur les réseaux sociaux. L'ancien conseiller délégué aux finances à Wintzenheim aurait-il quelques ambitions pour les futures municipales ?
Kleitz, les gendarmes et Facebook

Christophe Kleitz a eu son « quart d'heure de célébrité », selon l'expression d'Andy Warhol. Il a filmé, samedi dernier à Strasbourg, le contrôle par les gendarmes de sa camionnette qui tirait une remorque portant une vache. La vidéo de ce gilet jaune de la place colmarienne a été vue plus de 400 000 fois et largement commentée. Bizarrement, les commentaires injurieux à l'égard des forces de l'ordre sont légion alors que le contrôle s'est déroulé sans problème.
Benoît Nicolas en marche

Le seul candidat déclaré à la mairie de Colmar poursuit sa campagne. Sur internet mais aussi sur le terrain, en visitant notamment des commerces du centre-ville ce qui lui vaut quelques railleries de la part d'internautes, soutiens de ses (futurs) rivaux. Il devrait bientôt ouvrir, rue du Nord, son local de campagne. Et donc passer la vitesse supérieure.

 

 
 

 

zapping - Straumann, à la dure au palais Bourbon

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:09:49

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zapping - Straumann, à la dure au palais Bourbon
 

 
La dotation d'hébergement des députés, mise en place il y a tout juste un an (900 euros par mois), a fait réagir le député Eric Straumann sur un réseau social. Ce dernier s'est empressé de dire qu'il n'utilisait pas cette enveloppe puisqu'il dormait sur le clic-clac de son bureau et ce depuis douze ans.

« Je vous rassure, en prenant la douche dans le sous-sol de l'Assemblée », précise le parlementaire qui ne met pas pour autant à l'amende ses collègues. Certains « ont besoin d'un vrai lit pour récupérer et de sanitaires à proximité de leur chambre. Nous ne sommes pas égaux au niveau du sommeil et du besoin de confort ».
? Pousse-au-crime

Lors du débat budgétaire colmarien, lundi soir, Yves Hemedinger se félicitait que les Colmariens soient « protégés du matraquage fiscal », en référence aux gilets jaunes. Ce qui lui a valu une pique de l'écologiste Frédéric Hilbert : « Est-ce que vous expliquez aux gilets jaunes que la Ville a augmenté ses recettes de stationnement de 2 MEUR l'an dernier, et prévoit encore 10  % de plus cette année ? Ce n'est pas pour rien qu'ils saccagent vos horodateurs. » Il n'en fallait pas plus à Yves Hemedinger pour suspecter l'opposant de jouer le pousse-au-crime, l'accusant de « cautionner ces dégradations ».
? Claude Klinger-Zinden campagne ?

Depuis qu'il a claqué la porte de la majorité et est devenu « conseiller municipal indépendant », Claude Klinger-Zind est présent sur le terrain et, surtout, le fait savoir sur les réseaux sociaux. L'ancien conseiller délégué aux finances à Wintzenheim aurait-il quelques ambitions pour les futures municipales ?
? Kleitz, les gendarmeset Facebook

Christophe Kleitz a eu son « quart d'heure de célébrité », selon l'expression devenue fameuse d'Andy Warhol. Il a filmé, samedi dernier à Strasbourg, le contrôle par les gendarmes de sa camionnette qui tirait une remorque sur laquelle se trouvait une vache. La vidéo de ce gilet jaune de la place colmarienne a été vue plus de 400 000 fois et largement commentée. Seul bémol, et il est de taille, les commentaires injurieux à l'égard des forces de l'ordre sont légion alors même que le contrôle s'est déroulé sans aucun problème...
? Marcheurs à l'arrêt

C'est ce qu'on appelle faire un bide. Le thème, le tourisme, était pourtant de nature à mobiliser les Colmariens. Mais ils n'étaient qu'une quinzaine - Marcheurs compris ! - à avoir répondu à l'invitation du parti présidentiel, mardi soir, pour venir en débattre. En snobant les moyens de communication traditionnels au profit exclusif des réseaux sociaux, LREM se prive de la possibilité de toucher des milliers de personnes. Un sujet à méditer dans l'optique de la future campagne des municipales...
? Benoît Nicolasen marche

Le seul candidat déclaré à la mairie de Colmar poursuit sa campagne. Sur internet mais aussi sur le terrain, en visitant notamment des commerces du centre-ville ce qui lui vaut quelques railleries de la part d'internautes, soutiens de ses (futurs) rivaux. Il devrait bientôt ouvrir, rue du Nord, son local de campagne. Et donc passer la vitesse supérieure.
? Plus de locomotive ?

Le départ vers la galerie Cora-Houssen de HetM aurait un peu plombé la fréquentation de la rue des Clefs aux dires de commerçants.

La boutique de prêt-à-porter jouait le rôle de locomotive en haut de cette voie la plus fréquentée du centre-ville. Elle attirait beaucoup d'adolescents. Et, au grand dam de ces derniers, ce n'est pas Zara qui remplacera l'enseigne suédoise.
? Le canarddes gilets jaunes

Les gilets jaunes d'Horbourg-Wihr ont désormais leur fanzine. Baptisé Le canard rit jaune, sous titré « marre d'être plumé », le premier exemplaire de 16 pages a été tiré à 500 exemplaires.

On y trouve, pêle-mêle, des portraits de gilets jaunes, des « techniques pour se protéger en manif », un retour sur le passage des militants anti-Bure... et un appel à fabriquer un gilet jaune géant pour la statue de la Liberté colmarienne. C'est Gilbert Meyer qui va être content.

 

 
 

 

Denis Meyer, maire de Soultz, démissionne

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:28:28

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Denis Meyer, maire de Soultz, démissionne
 

 
Denis Meyer veut préparer l'avenir. Photo DNA / Mathieu Pfeffer
Denis Meyer a surpris son monde vendredi matin en annonçant sa démission de sa fonction de maire de Soultz (7300 habitants). L'élu divers gauche - qui figurait sur la liste de Patricia Schillinger aux dernières sénatoriales - a motivé sa décision par son âge (« J'aurai 70 ans en 2020 ») et sa volonté de préparer l'avenir. « Cela permettra à mon successeur d'être plus exposé dans les prochains mois et de bien préparer les échéances à venir (élections municipales) ». Le nom du successeur en question sera connu dans les semaines à venir.

Conseiller d'opposition de 2001 à 2014, Denis Meyer effectuait son premier mandat de maire.

 

 
 

 

soultz - Schellenberger : « Manoeuvre politique »

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:27:19

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soultz - Schellenberger : « Manoeuvre politique »
 

 
Toujours au fait de l'actualité sur son territoire, le député Raphaël Schellenberger (LR) n'a pas tardé à réagir à la démission de Denis Meyer. Il en est convaincu : « Cette démission, c'est une simple manoeuvre politique qui vise à installer un nouveau maire en vue des élections municipales. C'est une démarche un peu cavalière pour une opération en réalité banale. Mais surtout, je trouve cela très peu respectueux vis-à-vis des Soultziens. » Il s'est aussi montré critique à l'égard du positionnement adopté par Denis Meyer dans la région de Guebwiller : « L'isolationnisme, au XXe siècle, n'est pas la meilleure solution. » Et pour la suite ? « Si son successeur a le même positionnement, nous n'aurons rien gagné. »

Rappelons, si c'était nécessaire, que la suppléante dudit député n'est autre que Karine Pagliarulo, dont les ambitions municipales ne sont qu'un secret de polichinelle.
É.G.

 

 
 

 

Muta Santé prend un nouveau départ

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:43:55

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Muta Santé prend un nouveau départ
 

 
Le nouveau siège de Muta Santé regroupe 65 salariés sur trois étages, dans un bâtiment du parc de la Mer Rouge, à Mulhouse. Photo L'Alsace
Décidée par le conseil d'administration en novembre 2017, la sortie de Muta Santé du groupe AG2R La Mondiale devrait être effective le 31 décembre dernier. Dans les faits, la « grande bascule » a été anticipée, pour réduire les perturbations, tant pour le personnel que pour ses quelque 120 000 assurés. Dès le 17 décembre, l'ensemble des salariés et l'intégralité de l'activité ont donc quitté les locaux partagés avec Arpège, en particulier le siège de l'avenue Aristide Briand, à Mulhouse.

La gestion est désormais centralisée à cinq minutes de là, sur trois étages et 1400 m² loués dans un immeuble du parc de la Mer Rouge, à Mulhouse, qui était inoccupé depuis deux ans et regroupe 65 personnes. Parallèlement, trois agences commerciales ont été créées, au Parc des collines à Mulhouse, rue Golbéry à Colmar, et à l'Espace Européen de l'Entreprise, à Schiltigheim. Affranchie d'un géant qui a encore pris du poids depuis son rapprochement avec Matmut (plus de 16 000 salariés), Muta Santé compte aujourd'hui 75 salariés, tous issus de l'ancienne équipe partagée avec Arpège Prévoyance.
« Partir avec nous nécessitait une confiance sans faille »

Une pancarte apposée sur le siège d'Arpège renvoie les clients à la nouvelle adresse. Le divorce s'est fait dans de bonnes conditions, mais non sans émotion. « 108 salariés s'étaient portés candidats pour nous suivre. Ceux qui ont été retenus ont été avertis dès la mi-octobre, le personnel a eu deux mois pour se préparer à la séparation, mais il y a eu des larmes, le moment venu ! Certains travaillaient ensemble depuis 30 ans », témoigne Stéphane Demuth, qui fut lui-même directeur général des deux structures pendant plus de vingt ans, avant de mener la « rébellion », au moins sur le plan opérationnel.

« Partir à l'aventure avec nous nécessitait une confiance sans faille. Ceux qui nous ont suivis ont montré un véritable enthousiasme », ajoute le directeur général de Muta Santé. Pour répondre aux clients dans la période des fêtes de fin d'année, qui correspond aussi à un pic d'activité lié aux renouvellements de contrats, le personnel a ainsi effectué, « volontairement », quelque 450 heures supplémentaires.

Stéphane Demuth semble avoir réussi son pari. La construction d'un nouveau siège est envisagée « dès que possible », toujours dans l'agglomération mulhousienne. « Être propriétaire, c'est mieux que de verser des loyers à fonds perdu. Nous avons les moyens financiers et une belle vitrine serait un signe de force et de pérennité. »

Un bâtiment en propre permettrait aussi d'absorber une probable hausse des effectifs, dès cette année. « Nous n'avons pas d'actionnaires, pas de but lucratif. La création d'emplois est notre principale motivation. Chez nous, un emploi, c'est une famille, pas un numéro. » Ces embauches suivraient la courbe de l'activité : Stéphane Demuth anticipe au moins +6 % de chiffre d'affaires en 2019.
« Nous sommes libres de faire de nouveaux choix »

Muta Santé, qui ne faisait que de la mutuelle individuelle, compte profiter de son affranchissement pour se lancer dans d'autres secteurs de l'assurance. Elle n'a pas perdu de temps : au 1er janvier, des contrats collectifs pour 7500 salariés en entreprise avaient déjà été collectés. « Muta n'est plus la petite soeur d'Arpège, nous sommes libres de faire de nouveaux choix », souligne Stéphane Demuth.

Des garanties obsèques seront également proposées « le plus rapidement possible », en attendant des assurances pour les animaux domestiques, auto... « Nous avons le savoir-faire et les compétences, la proximité et un niveau de service de plus en plus précieux, la confiance de nos clients... L'argument massif des grands groupes, ce sont les économies d'échelle, mais on constate surtout un partage des coûts : les frais de gestion d'AG2R s'élèvent à 25 %, ceux de Muta Santé à 12 %, et nous prévoyons de les baisser de 20 % d'ici deux ans. Notre niche est énorme ! »

Stéphane Demuth n'écarte pas la possibilité, à terme d'un rapprochement avec une autre mutuelle, régionale de préférence. « Il reste trois opérateurs indépendants en Alsace, dans les trois principales villes (NDLR : Muta Santé à Mulhouse, la Mutuelle Complémentaire d'Alsace à Colmar, Mutest à Strasbourg), qui partagent les mêmes valeurs... Mais chaque chose en son temps : nous ne sommes pas pro-actifs sur ce sujet pour le moment. » Pour Muta Santé, aujourd'hui, « small is beautiful ».
Textes : Olivier BRÉGEARDPhotos : Thierry GACHON

 

 
 

 

Arpège Prévoyance se reconstruit

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:43:34

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Arpège Prévoyance se reconstruit
 

 
Muta Santé partie, le siège d'Arpège Prévoyance, avenue Aristide Briand, va accueillir de nouveaux partenaires. Photo L'Alsace/Thierry Gachon
Arpège Prévoyance a dû faire face au départ de plus d'un tiers des 200 salariés « mutualisés » avec Muta Santé. Selon Stéphane Demuth, la totalité de l'encadrement et du service informatique l'a rejoint.

Une véritable saignée, que le nouveau directeur d'Arpège Prévoyance, Antonio de Oliveira, relativise : « La quasi-totalité travaillait déjà pour Muta. Seule une dizaine travaillait aussi pour Arpège Prévoyance. » Les équipes ont reçu le renfort d'une trentaine de collaborateurs de la direction régionale d'AG2R-La Mondiale, et quelques CDD ont été recrutés pour passer une période traditionnellement chargée. « J'ai prévu de refaire le point en interne au printemps et de confirmer en CDI les besoins nécessaires », ajoute le directeur.
« Reprise en main » opérationnelle

Âgé de 56 ans, entré en 2007 chez AG2R La Mondiale après un long parcours dans les assurances, nommé directeur de la relation client du groupe en 2011, Antonio de Oliveira est arrivé en octobre avec, comme priorité, « la reprise en main de l'institution, au sens opérationnel ».

Il reconnaît que, sur le plan des affaires, « l'année 2018 a été plus compliquée, quelques contrats ont été résiliés. » À cause de la scission de Muta ? « Peut-être quelques-uns, mais aucune entreprise n'a invoqué cette raison. Elles voulaient surtout négocier des tarifs plus bas. » Antonio de Oliveira met dans la balance l'arrivée prochaine de « quelques bonnes affaires » et les fondamentaux « extrêmement sains » d'Arpège.

Bien que le nombre de salariés basés à Mulhouse (60) soit désormais plus faible qu'à Strasbourg (80), le maintien du siège à son adresse actuelle - dont Muta Santé ne détient que 10 % - a été acté par le conseil d'administration, un plan de rénovation a été approuvé. Conserver ce bâtiment de prestige, sur lequel lorgnait notamment l'agglomération mulhousienne (M2A), permet de rassurer le personnel comme les clients.

Le départ des équipes de Muta Santé ayant laissé un grand vide, le siège devrait accueillir, « d'ici quelques mois », la Caisse de prévoyance mulhousienne, actuellement sise rue de la Sinne et qui s'est fondue au sein de ViaSanté, la mutuelle santé d'AG2R La Mondiale, au 1er janvier. Seule une dizaine de salariés, en charge du régime complémentaire, emménageraient, ceux qui s'occupent du régime obligatoire rejoignant la CPAM.

« Nous étudions d'autres opportunités. Au sein de notre groupe, nous vérifions quelles activités nous pourrions héberger - sachant que ViaSanté va créer un centre de gestion à Mulhouse. Et la porte est ouverte à d'autres entreprises, avec lesquelles nous avons des choses à partager - idéalement dans les domaines de la prévention, de la protection sociale. » À Strasbourg, Arpège quittera, début avril, le 2 rue de Reutenbourg, dont elle est propriétaire, pour une location dans un immeuble moderne de Schiltigheim, « qui répond mieux aux besoins ». Les adresses des agences locales ne changeront pas.
Un projet pour les deux années à venir

Antonio de Oliveira se porte garant de l'autonomie de l'institution au sein du groupe AG2R La Mondiale, question au coeur des dissensions de ces deux dernières années. « Très clairement, il n'y aura aucune évolution à ce niveau-là. » Mais tandis qu'André Renaudin, le directeur général du groupe, prône la « simplification » des offres, Antonio de Oliveira évoque de nécessaires évolutions, « notamment avec ViaSanté », en particulier l'offre standard d'Arpège, qui concerne 4500 de ses 6000 entreprises clientes. Il s'agit aussi de répondre « aux nouveaux usages des clients, notamment par rapport au digital ».

Le conseil d'administration a demandé au directeur de mettre en place « un projet d'entreprise », pour les deux années à venir. Un projet dont l'élaboration devrait se faire en concertation avec les salariés, « pour renouer les fils, recréer du lien, repartir sur de bonnes bases ».

 

 
 

 

colmar habitat - La centenaire rebaptisée

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:39:56

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colmar habitat - La centenaire rebaptisée
 

 
L'ancien presbytère de Herrlisheim-près Colmar sera rénové et accueillera sept logements. Photos DNA/Julien Kauffmann
« Depuis les années 90, Colmar Habitat s'est beaucoup développé. Plus de 30 % de notre patrimoine se situe à l'extérieur de Colmar. Notre domaine d'activité s'étend de Sélestat à Ensisheim et de Munster à Neuf-Brisach. Notre territoire, c'est le Centre-Alsace », précise Alain Ramdani, directeur général de la coopérative.

En témoignent ces rénovations de presbytères, deux projets prévus en 2019 : l'un à Walbach, l'autre à Herrlisheim. Le premier accueillera huit logements, le second, sept. Les travaux devraient démarrer en septembre pour s'achever fin 2020.
Un groupement territorial coopératif va être créé

Colmar Habitat se transforme en Coopérative Centre-Alsace Habitat. « Nous voulons marquer le fait que nous avons un statut coopératif complètement privé. Les locataires sont sociétaires, participent aux assemblées générales et aux choix de la coopérative. »

Aujourd'hui, l'établissement gère quelque 3 000 immeubles habités par environ 7 000 personnes dont 30 % ont plus de 60 ans. Elle veut continuer à se développer tout en accordant une large part de son budget à l'entretien du parc locatif, avec un soin particulier pour la rénovation énergétique. 2 millions d'euros y sont consacrés chaque année. Un autre volet de son action consiste à encourager l'accession sociale sécurisée à la propriété. « On aimerait bien atteindre la dizaine chaque année ».

Comment concrétiser ce programme ambitieux alors que le gouvernement diminue les aides liées à la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain ? « Le gouvernement a considéré que l'APL (aide au logement) était trop élevée et, pour compenser, a demandé aux bâilleurs sociaux de baisser leurs loyers ».

Pour pallier cette diminution, Centre Alsace Habitat a renégocié sa dette auprès de la caisse des dépôts et consignations en en rallongeant la durée. « Pour réduire les frais de gestion, nous serrons les boulons ». La décision passe par une diminution des effectifs - 49 personnes - au travers de départs volontaires ou de mises à la retraite. La coopérative a également perdu ses quatre employés en contrat d'avenir. Ces mesures lui permettent de continuer à entretenir son parc.

Un autre défi sera à relever : l'obligation, avant 2021, de se mettre en accord avec la loi Elan (évaluation du logement, de l'aménagement et du numérique). Le texte contraint les établissements à se regrouper si le seuil de 12 000 logements gérés n'est pas atteint. « Nous sommes aussi concernés car les coopératives alsaciennes relèvent du droit local. Nous avons une activité locative plus importante que celle de l'accession locative sécurisée », explique Alain Ramdani.

La solution est trouvée : un groupement territorial coopératif va être créé. Il réunira Centre-Alsace Habitat, Habitat de l'Ill, à Illkirch-Graffenstaden et la SOMCO, à Mulhouse. « Nous allons fonder un pôle et nous allons intégrer une SA de coopération au niveau national. Cela nous permettra d'être conformes à la loi et de continuer à être ancré localement ».

Actualité chargée pour Centre-Alsace Habitat. La coopérative fêtera aussi ses 120 ans au cours de l'année.
Michelle FREUDENREICH

 

 
 

 

cac - La solidarité à rude épreuve

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:12:03

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cac - La solidarité à rude épreuve
 

 
Parmi les arguments versés au débat, le prix de l'eau, pour lequel les Colmariens ont consenti des sacrifices. Photo L'Alsace/Clément Tonnot
La dernière séance de Colmar Agglomération, jeudi soir, a été le théâtre de quelques règlements de compte, en marge de la présentation du budget 2019 (lire l'encadré). C'est un entrefilet paru dans nos colonnes, intitulé « fronde silencieuse » (rubrique « Chuchotements » du 28 janvier), qui a mis le feu aux poudres. Sous couvert d'anonymat, un maire de l'agglomération y dénonçait « une solidarité à l'envers », où « les communes rurales paient pour la grande ville ».

Ces « épanchements » dans la presse ont « beaucoup peiné le maire de Colmar », a commenté jeudi soir le principal intéressé, qui crie à la « mauvaise foi ». En tant que président de l'agglomération, Gilbert Meyer a tenu à faire une « mise au point » sur un ton plutôt sec : « Je défie quiconque de trouver un seul exemple qui permette d'avancer une telle contrevérité. »
Ce que Colmar « laisse dans la corbeille »

Et de multiplier les contre-exemples où Colmar « joue la solidarité, voire plus » : ainsi de l'uniformisation du tarif de l'eau, « qui a conduit les Colmariens à payer l'eau 27 centimes plus cher », ou encore les fonds de concours, pour lesquels la ville centre « a laissé plus de 6 millions dans la corbeille » entre 2008 et 2019, au profit des autres communes.

Gilbert Meyer relève enfin que la fiscalité à Colmar est plus élevée qu'alentour, en dépit d'un revenu moyen par foyer inférieur de 25 % : « Colmar paie très cher les charges de centralité pour des équipements qui profitent aussi grandement aux populations des autres communes. »

Des propos qui ont fait vivement réagir Serge Nicole, le maire de Wintzenheim : « On entend régulièrement cette litanie, comme quoi Colmar paie pour les autres, mais à quoi sert une intercommunalité, si ce n'est pas pour jouer la solidarité ? »
« Arrêtez de nous mettre au pilori »

Le maire de Wintzenheim, qui garde en travers de la gorge la surredevance d'assainissement imposée à ses administrés pour financer les travaux sur les réseaux d'eau, finit par s'agacer : « Arrêtez de nous mettre au pilori, de dire qu'on profite de Colmar. On ne profite de rien du tout car vous attirez toutes les entreprises sur votre territoire. »

Dans le même registre, une énième passe d'armes a opposé un peu plus tard Gilbert Meyer et Christian Rebert, le maire d'Andolsheim, à propos des sommes réclamées à l'agglo par les communes de l'ancien Ried Brun. Une erreur de calcul dans les reversements fiscaux serait à l'origine d'un manque à gagner pour ces communes de près de 600 000 EUR depuis 2016. Colmar Agglomération propose aujourd'hui de régler 50 % de la somme à titre de « conciliation ». Mais, martèle Gilbert Meyer, l'agglo « ne doit rien à personne, la commune d'Andolsheim comprise ». Ce qui a provoqué une réponse très ironique de Christian Rebert : « Au nom des contribuables de ma commune, d'avance merci de nous verser cet argent qui ne nous était pas dû. »

Gilbert Meyer a beau se draper dans sa vertu, les diverses récriminations qui l'ont fait bondir ont peut-être produit quelques effets. Au point divers, le président de Colmar Agglomération a ainsi proposé la création d'un fonds de concours exceptionnel pour la dernière année de mandat. Il s'agirait de « booster » l'investissement communal en finançant divers projets à hauteur de 25 EUR par habitant. Redoutable chasseur de subventions, le maire de Colmar sait comment ramener la paix dans les ménages...
Clément Tonnot

 

 
 

 

Wintzenheim Croix-Blanche Travaux paysagers

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:20:14

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Wintzenheim Croix-Blanche
Travaux paysagers
 

 
Le rond-point de la Croix-Blanche se refait une beauté. Le trafic y est maintenu mais sur une voie réduite.
Des travaux sont en cours au rond-point de la Croix-Blanche à Wintzenheim, à la sortie de Colmar.

Il s'agit d'aménagements paysagers menés par la société Est Paysages d'Alsace basée à Geispolsheim, qui consistent en la mise en place de plantes au milieu de l'ouvrage, et de gazon tout autour.

Les travaux de terrassement, commandés par le conseil départemental du Haut-Rhin, se poursuivent aujourd'hui. Ceux de plantation prendront ensuite le relais durant quelques jours. Pendant toute la durée des opérations, la voie de circulation autour du rond-point est réduite. Le trafic s'en trouve donc ralenti aux heures de pointe.

 

 
 

 

Conseil municipal de Mulhouse :les autres points débattus

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:16:12

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Conseil municipal de Mulhouse :les autres points débattus
 

 
Si vingt-cinq points du conseil municipal de ce jeudi à Mulhouse (L'Alsace d'hier) ont été votés « en bloc », sans débat particulier, d'autres ont pu prêter à discussion. Nous y revenons aujourd'hui.

Maryvonne Buchert a présenté les tarifs 2019 de la vente d'eau en gros. « Un dispositif qui permet de dépanner les communes de l'agglo en cas de problème d'approvisionnement en eau dans une commune ou un syndicat intercommunal d'eau potable situés dans le périmètre de M2A ».

Ces tarifs ont été fixés à hauteur du coût de production, soit 0,1802 EUR HT/m3 avec une redevance de prélèvement de 0,1854 EUR HT/m3, soit un prix total de 0,3857 EUR TTC/m3.

Et l'adjoint Alain Couchot de glisser une petite phrase sur « la solidarité intercommunale » et le fait que la Ville de Mulhouse n'est donc « pas opposée aux 38 communes de l'agglo », référence aux propos d'Antoine Homé, maire de Wittenheim et premier secrétaire du PS 68, au sujet des municipales à venir. Une pique qui a fait sortir Denis Rambaud de ses gonds, demandant à l'adjoint de cesser ce genre de pratiques. Sauf que Michèle Lutz n'a pas compris (ou pas voulu comprendre) l'ire du vice-président de l'agglo et l'a renvoyé dans les cordes... Une position de plus en plus inconfortable pour Denis Rambaud. C'est à se demander s'il parviendra à la tenir encore longtemps.
Travaux au collègeKennedy

Sur le même thème d'une position intenable, Fatima Jenn est, elle, en roue libre. Elle a quitté le groupe majoritaire avant de se voir retirer ses délégations et jeudi, elle a tenu à affirmer son opposition. D'abord, comme les autres élus d'opposition, en ne prenant pas part au vote sur les indemnités des élus, mais aussi en interpellant la municipalité sur les risques de « phénomènes de bandes » entre les collégiens de Villon et ceux de Kennedy liés au transfert de ces derniers pendant les travaux de leur collège.

Des travaux rendus possibles « parce que le PLU a rendu constructible une parcelle boisée. Ce PLU a-t-il été concerté avec les habitants ? La concertation est nécessaire, quand la loi l'exige certes, mais aussi pour un projet tel que celui-ci, où sont en jeu les questions d'éducation, et le cadre de vie ».

Fatima Jenn espérait des « réponses sur des sujets pour lesquels la Ville a bien la compétence : la sécurité aux abords des collèges, le PLU et la carte scolaire », prônant la « mixité sociale » contre la « relégation », estimant que Chantal Risser, adjointe à l'éducation, avait noyé le poisson en lui rétorquant : « Madame la conseillère départementale, que n'avez-vous ce genre de débat au conseil départemental dont c'est la compétence ! ». Et de poursuivre en lançant qu'en matière scolaire, « la Ville de Mulhouse n'a pas à rougir ». Elle a été fortement applaudie par sa majorité, et même verbalement soutenue par Jean Rottner, Philippe Trimaille, Paul-André Striffler et Henri Metzger.

Enfin, le rapport d'activité de la Ville (pour l'année 2017) n'était pas prévu pour être soumis au débat, au regret de Bernard Stoessel, pour Mulhouse Positive, qui a estimé qu'il est « important de faire mieux connaître aux Mulhousiens ce rapport d'activité ». Celui-ci a aussi évoqué « la nécessité de réduire le délai séparant la présentation de ce rapport de l'année de référence ». Enfin, il a regretté que le rôle joué par Mulhouse dans l'agglomération et celui de M2A pour Mulhouse soient « quasiment passés sous silence. Il ne suffit pas de présenter les services mutualisés et il serait important de mettre en valeur les actions mutualisées entre la ville-centre et son agglomération ». Pour Michèle Lutz, tout un chacun a maintenant le loisir de parcourir ce rapport et de poser ses questions si besoin.
M.M.

 

 
 

 

mulhouse - Bienvenue chez vous !

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:13:38

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mulhouse - Bienvenue chez vous !
 

 
Venus à Mulhouse pour raison professionnelle, Amélie et Rémi sont ravis de l'offre culturelle importante de la ville. Photo L'Alsace
En arrivant à la réception qui les attendait au Carré des associations, les nouveaux habitants de Mulhouse étaient invités par la municipalité à se munir d'une pastille de couleur différente, en fonction de leur quartier d'origine. Astucieux pour leur permettre de repérer les personnes géographiquement proches d'eux, tout comme les référents issus de leur secteur, également porteurs de ces pastilles et prêts à échanger avec eux. Simple et efficace.

Michèle Lutz, maire de Mulhouse, a mis l'accent sur le nombre important de touristes venant visiter la ville. « Tout au long de l'année, il se passe quelque chose chez nous. De mai à septembre il y a au minimum une animation par jour, souvent gratuite. Il y a des festivals, des concerts, des expositions, des salons... », détaille-t-elle. « Et nous n'avons pas attendu le grand débat pour la concertation avec les habitants », poursuit-elle, en précisant les rôles du conciliateur récemment nommé, d'Allô Proximité, puis en évoquant le passé industriel qui laisse place à une nouvelle dynamique, comme à la Fonderie et au niveau de DMC.

Son adjointe, en charge notamment de la démocratie participative et des associations, a ensuite pris soin de présenter un film mettant en relief les différentes instances participatives. Lara Million, vice-présidente de M2A en charge de la politique des déchets, a, pour sa part, rappelé l'importance du tri et le coût, important, lié aux erreurs.
Surpris par la richessede l'offre culturelle

Autour d'un verre offert par la municipalité, les nouveaux venus ne se sont pas fait prier pour expliquer leurs démarches. Dominique a emménagé à Mulhouse, après 60 ans passés en région parisienne, pour se rapprocher de « celle à qui je tiens le plus, à égalité avec ma mère et ma soeur ». Passionné d'art en général, il loue la richesse culturelle de la ville.

Même discours pour Amélie et Rémi, qui sont arrivés en Alsace pour raisons professionnelles. Eux aussi sont agréablement surpris par la richesse de l'offre culturelle. Asma a quitté Paris après une séparation. Elle a choisi Mulhouse parce qu'elle y a des amis mais peine à trouver du travail, dans le secteur de la chimie.

Rémi est littéralement « tombé amoureux » de Mulhouse, où il a décidé de s'installer avec son compagnon : « J'étais à Bergerac, Guillaume faisait ses études à Strasbourg, je voulais changer de cadre de vie. En visitant la région, nous avons convenu de venir ici. J'avais une petite crainte en venant de la campagne. Mais au final j'adore. Nous sommes au centre, tout est à proximité, presque plus besoin de voiture. Guillaume a obtenu un atelier à Motoco, et moi un poste plus en lien avec ma formation », raconte-t-il.
« Il y a un énormepotentiel »

Danielle, qui travaille en Suisse, voulait quant à elle changer de lieu de vie. Elle a quitté son appartement de Kembs pour la cité du Bollwerk. « Quitte à changer, autant troquer ma petite ville pour une plus grande. Je venais ponctuellement à Mulhouse, j'ai constaté qu'il s'y passe beaucoup de choses, il y a un énorme potentiel. La réhabilitation des quartiers présente beaucoup d'intérêt ! »
Texte et photos :Catherine LUDWIG

 

 
 

 

xit ISSM et CFEJE, vive l'École supérieure de praxis sociale

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:14:12

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Exit ISSM et CFEJE, vive l'École supérieure de praxis sociale
 

 
Jeudi soir, tous les acteurs de la nouvelle entité se sont retrouvés. Photo L'Alsace/Vincent Voegtlin
La mode est à la fusion et ensemble, on est plus fort... Réunis dans les faits depuis dix-huit mois déjà, l'ISSM (Institut supérieur social de Mulhouse) et le CFEJE (Centre de formation d'éducateurs de jeunes enfants) ont officialisé leurs noces jeudi soir dans les locaux de l'ISSM, rue Schlumberger à Mulhouse.

En présence de plusieurs élus parmi lesquels Jean Rottner, président de la Région Grand Est, Michèle Lutz, maire de Mulhouse et Josiane Mehlen, vice-présidente de M2A (Mulhouse Alsace agglomération), en charge de la petite enfance et du périscolaire, mais aussi du Conseil départemental, déléguée à la solidarité.
Une école ancrée dans le territoire

Ils ont tous trois témoigné leur soutien à cette démarche et souligné l'importance de la collaboration entre ce lieu de formation et de réflexion du travail social et les collectivités confrontées aux difficultés de populations fragilisées.

L'union des deux écoles engendre une nouvelle identité puisque la structure s'appelle désormais l'ESPS, École supérieure de praxis sociale.

Jean-Michel Klinger, président de l'ESPS, souligne l'enjeu de cette fusion de structures qui sont aussi des acteurs de la politique sociale du territoire : « Continuer à bien faire ce que nous faisons bien et le développer au mieux, renforcer, à côté de la formation initiale, la formation continue tout au long de la vie, construire une offre d'excellence. »

Jean-Michel Klinger évoque d'autres chantiers comme le développement du numérique et l'enseignement à distance. « Nous poursuivrons les formations diplômantes et proposerons des formations nouvelles pour répondre à des besoins nouveaux. Nous voulons aussi aller plus loin, nous ouvrir à de nouveaux partenaires. Nous ne sommes pas sur une île, d'où la notion de "praxis" : une action et une pensée articulées pour impulser une dynamique, une finalité de transformation sociale. »
S'enrichir de l'autre

La structure, dirigée par Chantal Mazaeff, doit continuer à s'adapter aux nouveaux besoins du territoire. L'ISSM expérimente depuis de nombreuses années avec ses étudiants le travail de proximité et les actions de terrain. Qu'elles se déroulent dans des quartiers mulhousiens ou plus loin, grâce à des échanges avec des travailleurs sociaux à l'autre bout du monde (Syrie, Québec, Sénégal, Turquie...).

L'école compte poursuivre cette démarche de la confrontation au réel, dans une évolution fondamentale qui émerge ces derniers temps (inscrite dans la loi) : la reconnaissance des compétences des personnes accompagnées. « On n'est pas dans le simple témoignage de ces personnes, mais bien dans la coconstruction, la reconnaissance de pairs, ce qui bouscule considérablement nos pratiques, indique la directrice de l'ESPS. Il y a aussi les questions pédagogiques. On ne transmet plus aujourd'hui de la même façon. Avec l'accès généralisé aux savoirs, il y a de nouvelles modalités, l'intelligence collective... L'innovation est au coeur des préoccupations de l'école, tout comme les liens avec le secteur professionnel, qui est aussi notre richesse. »

C'est également dans cette dynamique que s'inscrit le renforcement des liens entre l'ESPS et l'Université de Haute-Alsace.
Frédérique MEICHLER

 

 
 

 

Richwiller Réunion publique richwiller - Un exercice de transparence

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:25:55

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Richwiller Réunion publique
richwiller - Un exercice de transparence
Bilan, projet, débat... à la mairie la salle Denise-Ferrier était comble à l'occasion de la réunion publique annuelle conduite par le maire Vincent Hagenbach.
 

 
Le dialogue avec le maire Vincent Hagenbach.
D'emblée le maire proposait quatre thèmes : les investissements 2019, la fiscalité locale, les logements aidés et les animations prévues en 2019. Concernant les deux premiers points, ils ont été largement évoqués dans nos éditions du 7 février rendant compte de la séance du conseil municipal : 800 000 à 1 million d'euros d'investissements et un niveau d'imposition locale qui n'augmentera pas pour la 10ème année consécutive.

A propos jdes logements locatifs sociaux (LLS), le maire expliquait : « A Richwiller, 3500 habitants, tout va s'accélérer en ce début d'année, ainsi rue de la Forêt un projet de 142 logements dont 55 LLS va débuter. D'autres programmes (rue de Masevaux, rue Schwer et rue du Moulin), nous permettront de compter un peu plus de 16 % de LLS sur les 20 % que nous impose la loi. Sur moins de 10 ans, l'effort aura été considérable puisque nous étions à moins de 6 % en 2008 ». Vincent Hagenbach en arrive aux « événements majeurs qui se dérouleront à Richwiller d'ici à juillet », nous en retiendrons la 10e Journée citoyenne le 18 mai prochain et... le Tour de France, Richwiller sera le point de départ de l'étape des Vosges avec la terrible Planche des Belles-Filles, une étape qui s'annonce mythique, à ne pas rater, ce sera le 11 juillet.

La parole était à la salle, plusieurs questions avaient trait à la circulation, à la vitesse excessive. Fataliste le maire remarquait : « Richwiller, c'est une longue ligne droite de 4 km, sur la rue Principale, ce sont 10 000 véhicules/jour [...] Des riverains demandent une zone 30km/h et souvent ce sont les mêmes qui ne la respectent pas... »
Déchets, décharges

À propos de l'absence de signalisation au sol rue Principale, l'élu avance : « Il est démontré qu'un non-marquage au sol incite les gens à rouler moins vite ». Autre interrogation, concernant l'activité de la Sté Coved qui s'installe sur l'ancien site Blatt dans un bâtiment de 22 000m² : « Quid des déchets traités ? des risques ?.... » Réponse : « Nous exigeons une totale transparence de la part de Coved, c'est aussi la volonté de cette entreprise qui organisera régulièrement des portes-ouvertes ». Enfin, c'était inévitable, « Monsieur le maire, quelle est votre position sur Stocamine ? » L'élu tente : « Je n'ai pas d'avis tranché, la décision du ministre est ridicule, à Richwiller nous avons demandé que les déchets les plus dangereux soient remontés, d'autres, l'amiante notamment, pourraient rester au fond. Je constate que ce qui sera sorti devra bien être enterré ailleurs. Plus largement, la question des déchets est un problème de société. Nos territoires sont truffés de décharges, souvent à quelques mètres seulement au-dessus de la nappe phréatique... Qu'adviendra-t-il des ruissellements occasionnés par les pluies... les risques sont partout ».
D.W.

 

 
 

 

Enseignement supérieur Une nouvelle école de commerce à Saint-Louis

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:50:32

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Enseignement supérieur
Une nouvelle école de commerce à Saint-Louis
À la rentrée prochaine, Saint-Louis devrait accueillir les premiers étudiants de la nouvelle École supérieure de commerce des Trois-Frontières.
 

 
L'école va s'installer au 10 rue de Village-Neuf, à Saint-Louis. Un bâtiment qui est en cours de rénovation. Il comprendra pour la rentrée prochaine 400 m², donc cinq salles de classe, un espace café détente et jeux. Des locaux climatisés. Une terrasse est prévue. Le projet prévoit la création d'une quinzaine d'emplois.
Franck Kahric a lancé le recrutement de ses futurs étudiants au début de l'année. Les premiers, ceux qui suivront les cours de la nouvelle École supérieure de commerce de Saint-Louis, à la rentrée prochaine. Il reçoit à la mairie de Saint-Louis, pour des entretiens individuels - préalables à une inscription au concours d'entrée - dont la première session a déjà eu lieu, le 26 janvier.

Franck Kahric est le directeur de ce nouvel établissement d'enseignement supérieur qui vient s'implanter à Saint-Louis. Il revendique « dix ans d'expérience comme chef d'établissement ». Il se lance à Saint-Louis pour son « positionnement géographique dans les Trois Pays », mais aussi parce qu'il est originaire de la ville - il a été lycéen au Mermoz - et parce qu'implanter une telle école ici a toujours été son rêve. Il a pour cela le soutien de la Ville.

« Pour cette première rentrée, nous avons 25 places en première année, 25 places en troisième année et 25 places en master », précise Franck Kahric. Les différents cursus sont accessibles en formation initiale et en alternance.
Une création ex-nihilo

La nouvelle École supérieure de commerce propose différents bachelors ou masters, dans les domaines suivants : banques et assurances, management, commerce et marketing, responsable ressources humaines, management et entrepreneuriat. Tous les diplômes, insiste Franck Kahric, sont reconnus par l'État.

« J'ai des demandes d'étudiants qui veulent intégrer l'école en formation initiale, avec des stages, ou en alternance. Y compris, pour intégrer la troisième année de Bachelor, de certains qui ont suivi un bac + 2 ailleurs », certifie Franck Kahric. Et pour l'alternance, si l'étudiant doit réaliser les démarches, « j'ai un réseau et nous pouvons accompagner ceux qui le souhaitent ».

Lors du premier rendez-vous, il demande à chaque potentiel étudiant de lui expliquer son projet d'études et professionnel. De son côté, il donne les détails des formations proposées. Et propose aux candidats de s'inscrire pour un concours qui comprend des tests de logique, de culture générale, de mathématiques et d'anglais - avec aussi des entretiens, y compris en anglais. Il n'oublie pas de leur donner le montant des frais de scolarité, 8 500 EUR pour un an. « Avec des dispositifs financiers qui peuvent apporter de l'aide à certains. »

L'ESC des Trois Frontières est « une école indépendante, privée », mais dont « tous les diplômes sont reconnus et certifiés par l'État ». Elle offre aussi la possibilité de faire des doubles diplômes, en partant dans un pays « du monde entier dans notre réseau d'universités » pour un bachelor ou un master. Mais ce n'est pas une obligation. De même, les étudiants pourront réaliser des séjours linguistiques, de deux semaines à deux mois dans un pays étranger. Et l'école s'occupera de tout, jusqu'aux visas et au logement sur place.

Enfin, la nouvelle école ludovicienne proposera, implantation géographique oblige, une option dite « cursus trinational », c'est-à-dire, pour ceux qui le veulent, d'étudier avec des partenaires en Suisse et en Allemagne, pour passer le Telc et le TOEIC (validation des acquis linguistiques respectivement en allemand et en anglais). « Nous sommes même centres d'examen pour la Suisse », ajoute Franck Kahric ; cette option est comprise dans les frais de scolarité. Mais les différents cursus sont accessibles à ceux qui ne la choisissent pas. « J'ai des demandes, des gens qui me disent ne pas parler allemand et vouloir intégrer l'école. »

Il revendique la création ex nihilo de cette nouvelle école indépendante, celle des Trois Frontières. Ses élèves, du moins ceux qui ne sont pas en formation par alternance, auront plusieurs stages à faire, dont un à l'international. Ils pourront compter « sur le réseau de l'école ». Ainsi que de son équipe pédagogique « constituée d'expert dans chaque matière : avocats, experts-comptables, chefs d'entreprise... »

L'ESC des Trois Frontières sera en concurrence avec des établissements belfortains ou strasbourgeois comme l'EM (école de management), ou encore avec des écoles bâloises. Mais elle est la seule dans la région frontalière côté alsacien. Et entend bien profiter « du potentiel, du contexte économique de Bâle et de sa région trinationale ».

Avec une assurance, avance Franck Kahric : « Les étudiants qui sortiront de l'ESC seront en capacité de prendre des responsabilités et de postuler dans des postes en France ou à l'international. »
Jean-Christophe MEYER SE RENSEIGNER Pour plus d'informations sur l'ESC des Trois Frontières, voir www.esc-3frontieres.fr Pour prendre rendez-vous pour un entretien individuel, téléphoner au 03 89 69 37 26 ou au 06 52 21 78 92

SE RENSEIGNER Pour plus d'informations sur l'ESC des Trois Frontières, voir www.esc-3frontieres.fr Pour prendre rendez-vous pour un entretien individuel, téléphoner au 03 89 69 37 26 ou au 06 52 21 78 92

 
 

 

Saint-Louis agglomération Politique enfance

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:53:30

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Saint-Louis agglomération Politique enfance
Un soutien stable à la jeunesse
La Caisse d'allocations familiales du Haut-Rhin (Caf) et Saint-Louis agglomération ont renouvelé leur partenariat pour le financement des services liés à l'enfance et à la jeunesse. Quels sont les changements induits par ce renouvellement ?
 

 
Le Relais assistantes maternelles (Ram) de Huningue relève de la compétence de Saint-Louis agglomération.
Multi-accueil, centres aérés, crèches, périscolaires, relais d'assistantes maternelles : autant de structures qui accueillent des enfants. Ces services ont un coût et l'aide de la Caisse d'allocations familiales du Haut-Rhin (Caf) permet de diminuer sensiblement la participation financière des familles et des collectivités. « Merci à la Caf pour la fidélité de ce partenariat au profit de la jeunesse de notre région frontalière. Elle nous apporte un soutien régulier, ce qui n'est pas toujours le cas avec les services de l'État », souligne Alain Girny, président de Saint-Louis agglomération (SLA).
Les compétences antérieures toujours d'actualité

Élus des Trois frontières et membres de la Caf du Haut-Rhin étaient réunis mercredi à Saint-Louis pour la signature du contrat enfance-jeunesse (CEJ, voir ci-contre), qui encadre les modalités d'intervention de l'organisme dans ce domaine particulier.

Rappelons que Saint-Louis agglo est née au 1er  janvier 2017. Elle résulte de la fusion de la communauté d'agglo des Trois frontières, de la communauté de communes du Pays de Sierentz et de la communauté de communes de la Porte du Sundgau. Après deux années d'existence, SLA n'a pas encore élaboré de compromis quant aux compétences enfance et jeunesse. C'est pourquoi les compétences antérieures sont toujours d'actualité.

Ainsi, SLA est compétente pour les Relais assistantes maternelles (Ram) et le Lieu d'accueil enfants-parents (LAEP). Les communes de l'ex-communauté des Trois frontières le sont pour l'accueil collectif et les ALSH (périscolaire). Les ex com-com du Pays de Sierentz et de la Porte du Sundgau sont compétentes pour l'enfance et l'extrascolaire. Les communes de ces anciennes com-com détiennent la compétence périscolaire.
Une aide de deux millions d'euros par an pendant quatre ans

Il y avait donc initialement trois CEJ établis, lesquels arrivent chacun à échéance. La signature dont il est question ici ne concerne que la partie « ex Trois frontières ». Elle est la plus importante du contrat global, tant en termes financiers qu'en termes d'équipements. La Caf verse en effet à cette partie 1 848 650EUR par an, durant quatre ans, au titre du CEJ.

Après ce premier épisode de renouvellement suivront celui concernant l'ex com-com de la Porte du Sundgau cette même année, puis celui de l'ex Pays de Sierentz en 2020. L'objectif étant qu'en 2021, un contrat global soit signé pour l'ensemble des 40 communes.

Mais, concrètement, le nouveau CEJ ne change strictement rien pour les familles. La fusion a déjà fait évoluer certains points organisationnels, qui sont en application depuis 2017 (harmonisation tarifaire, priorisation dans l'attribution des places). La fusion des territoires doit néanmoins permettre un dynamisme économique plus important avec, de ce fait, des services qui se développent dans les années à venir.
Caroline ANFOSSI

 

 
 

 

st louis agglomeration - Un nouveau foyer en projet

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:18:28

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st louis agglomeration - Un nouveau foyer en projet
 

 
Deux programmes sont actuellement portés par l'Afapei. Pour l'un, les travaux ont déjà démarré fin 2018, tandis que l'autre est pour l'instant figé. Le premier concerne la réhabilitation et l'agrandissement, en cours depuis décembre dernier, du service de l'accueil de jour du foyer de Bartenheim. Ce nouvel espace devra accueillir 30 pensionnaires, de la tranche d'âge 30/50 ans. Les travaux relatifs à ce chantier, estimés à environ 1,5 million d'euros, devraient être finalisés au cours du quatrième trimestre de cette année. Cette extension d'une centaine de mètres carrés permettra de doubler la surface d'accueil réservé à un public handicapé ne pouvant pas être intégré dans le monde du travail. Plus confortable, accessible et spacieux, il répondra aux besoins de ces bénéficiaires, notamment lors de la mise en place d'ateliers.

L'autre projet a été initié il y a au moins cinq ans. Il s'appuie sur un partenariat entre les dirigeants de l'Afapei et les représentants de Saint-Louis agglomération et concerne la construction d'un nouveau foyer pour personnes handicapées vieillissantes, à l'arrière de la clinique de Saint-Louis. « Les premiers contacts avec les représentants de l'Afapei ont débuté quand j'ai pris la présidence de l'agglomération en 2014, précise Alain Girny. N ous sommes prêts et dans l'attente. » Car pour l'heure, si l'Afapei a déjà obtenu les autorisations de l'Agence régionale de santé, c'est du côté du conseil départemental que le financement coince. Antoine Bressand, nouveau directeur général de l'Afapei, confirme que les discussions se poursuivent dans le cadre d'un dossier « que seule une décision politique pourra débloquer ».
Un centre de dialyse en 2020

Du côté de Saint-Louis agglomération, tout semble coller puisqu'Alain Girny précise avoir proposé de mettre à la disposition de l'Afapei « un terrain de trois hectares sur la base d'un bail emphytéotique ». Il ajoute que si un emprunt devait être contracté, Saint-Louis agglomération le garantirait. « Pour nous, il est question de soutenir l'IME sachant que la population y est de plus en plus vieillissante. Il va bien falloir héberger ces personnes handicapées qui ont besoin de soins médicaux sachant que nos maisons de retraite traditionnelles ne conviennent pas. La proximité du pôle de gériatrie permettrait un travail en réseau. »

Toujours à l'arrière de la clinique, un autre chantier, au financement bien calé cette fois, se dessine. Il s'agit de la construction d'un centre de dialyse, envisagée à l'extérieur puis à l'intérieur de la clinique de Saint-Louis. « Nous sommes finalement revenus sur le projet initial, car les travaux étaient techniquement trop compliqués », note le président de l'agglo. Ce centre de dialyse devrait être terminé en 2020. Un service de proximité très appréciable pour au moins une vingtaine de personnes de la région frontalière qui se déplacent au quotidien jusqu'à Mulhouse pour se faire dialyser. Dans les prochaines années, une maison médicale pourrait aussi s'implanter sur ce site ludovicien. « Mais nous attendons l'évolution de la clinique, qui va d'ailleurs dans le bon sens avec une directrice qui sait faire marcher la boutique », a souligné Alain Girny.

 

 
 

 

Un chantier à l'accueil de jour du foyer de Bartenheim et un projet de construction d'un nouveau foyer à l'arrière de la clinique de Saint-Louis

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:20:44

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Un chantier à l'accueil de jour du foyer de Bartenheim et un projet de construction d'un nouveau foyer à l'arrière de la clinique de Saint-Louis
 

 
Deux programmes sont actuellement portés par l'Afapei. Pour l'un, les travaux ont déjà démarré fin 2018, tandis que l'autre est pour l'instant figé. Le premier concerne la réhabilitation et l'agrandissement, en cours depuis décembre dernier, du service de l'accueil de jour du foyer de Bartenheim. Ce nouvel espace devra accueillir 30 pensionnaires, de la tranche d'âge 30/50 ans. Les travaux relatifs à ce chantier, estimés à environ 1,5 million d'euros, devraient être finalisés au cours du quatrième trimestre de cette année. Cette extension d'une centaine de m² permettra de doubler la surface d'accueil réservé à un public handicapé ne pouvant pas être intégré dans le monde du travail. Plus confortable, accessible et spacieux, il répondra aux besoins de ces bénéficiaires notamment dans lors de la mise en place d'ateliers.

L'autre projet a été initié il y a au moins cinq ans. Il s'appuie sur un partenariat entre les dirigeants de l'Afapei et les représentants de Saint-Louis Agglomération et concerne la construction d'un nouveau foyer pour personnes handicapées vieillissantes, à l'arrière de la clinique de Saint-Louis. « Les premiers contacts avec les représentants de l'Afapei ont débuté quand j'ai pris la présidence de l'agglomération en 2014 », précise Alain Girny, « nous sommes prêts et dans l'attente ». Car pour l'heure, si l'Afapei a déjà obtenu les autorisations de l'Agence régionale de santé, c'est du côté du Conseil départemental que le financement coince. Antoine Bressand, nouveau directeur général de l'Afapei confirme que les discussions se poursuivent dans le cadre d'un dossier « que seule une décision politique pourra débloquer ».

Du côté de Saint-Louis Agglomération, tout semble coller puisqu'Alain Girny précise avoir proposé de mettre à disposition de l'Afapei « un terrain de trois hectares sur la base d'un bail emphytéotique ». Il rajoute que si un emprunt devait être contracté, Saint-Louis Agglomération le garantirait. « Pour nous, il est question de soutenir l'IME sachant que la population y est de plus en plus vieillissante. Il va bien falloir héberger ces personnes handicapées qui ont besoin de soins médicaux sachant que nos maisons de retraite traditionnelles ne conviennent pas. La proximité du pôle de gériatrie permettrait un travail en réseau. »

Toujours à l'arrière de la clinique, un autre chantier, au financement bien calé cette fois, se dessine. Il s'agit de la construction d'un centre de dialyse. Envisagé à l'extérieur puis à l'intérieur de la clinique de Saint-Louis, « nous sommes finalement revenus sur le projet initial, car les travaux étaient techniquement trop compliqués », note le président de l'agglo. Ce centre de dialyse devrait être terminé en 2020. Un service de proximité très appréciable pour au moins une vingtaine de personnes de la région frontalière qui se déplacent au quotidien jusqu'à Mulhouse pour se faire dialyser. Dans les prochaines années, une Maison médicale pourrait aussi s'implanter sur ce site ludovicien. « Mais nous attendons l'évolution de la clinique, qui va d'ailleurs dans le bon sens avec une directrice qui sait faire marcher la boutique », a souligné Alain Girny.

 

 
 

 

handicap L'Afapei à Bartenheim s'ouvre aux personnes âgées Du plus jeune âge jusqu'en fin de vie

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:54:47

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handicap L'Afapei à Bartenheim s'ouvre aux personnes âgées
Du plus jeune âge jusqu'en fin de vie
À Bartenheim, l'Association frontalière des amis et parents de personnes handicapées mentales (Afapei) adapte ses services et compétences afin d'offrir à la personne handicapée un parcours, de son plus jeune âge jusqu'à la fin de sa vie.
 

 
Des jeunes autistes de l'institut médico-éducatif de Bartenheim s'ouvrent au monde extérieur, ici par la pratique instrumentale ou théâtrale.
En ce début de journée, alors que les bus ou les familles déposent les plus jeunes sur le site de l'Association frontalière des amis et parents de personnes handicapées mentales (Afapei), à l'intérieur de l'établissement le président, Jean-Marc Keller, et son nouveau directeur général, Antoine Bressand alignent leurs priorités. 53 ans après la naissance de l'Afapei, un constat s'impose aux deux dirigeants : « Le monde du handicap est en train d'évoluer. Dans ce cadre, nous avons en commun la notion de parcours de vie d'une personne, de son plus jeune âge jusqu'à ses vieux jours et fin de vie. »
Les handicapés vieillissent plus rapidement

Cette année, ils avancent deux points essentiels sur lesquels travailler : d'une part la précocité, pour ce qui est de repérer le plus tôt possible les troubles du développement chez l'enfant, et d'autre part, la prise en compte du vieillissement de la personne handicapée et son accompagnement (encadré ci-dessous).

« Il nous faut trouver des solutions, créer de nouveaux dispositifs sachant qu'à Bartenheim, cohabitent des jeunes et des adultes vieillissants », note le président. Il pressent une problématique, « à effet de bombe ! Car les personnes handicapées vieillissent plus rapidement que le reste de la population ».

En accord avec l'amendement Creton, des jeunes adultes handicapés passés vingt ans sont désormais maintenus dans leur établissement médico-social. À Bartenheim, leur parcours n'est pas rompu ce qui génère une grande mixité des publics. Les solutions d'hébergement pour les adultes manquent tandis que « nous avons une trentaine de jeunes, âgés entre 4 et 20 ans, en liste d'attente ».

C'est ce constat qui pousse aujourd'hui les deux dirigeants à envisager une prise en charge plus précoce des handicaps. Ils s'appuient sur un taux de prévalence des troubles du spectre de l'autisme (TSA) de 1 sur 80. Antoine Bressand souligne : « Ces troubles peuvent être repérés en deçà de l'âge de 18 mois [...] si elles sont mises en place chez le très jeune enfant, des techniques adaptées permettent d'améliorer leur qualité de vie ». Le mode opératoire ? S'inscrire dans un Dispositif d'intervention globale et coordonnée (DIGS). Un dispositif que l'Afapei sera la première structure du département à mettre en place dans le courant de cette année. Dans la pratique, il s'agit d'un accompagnement de la personne dans tous ses lieux de vie, domicile, école, centre de loisirs, activités extrascolaires... « en amont du diagnostic, dès la prime enfance, en pédiatrie ou à l'école maternelle ». Ce travail intense d'accompagnement et de soutien à l'enfant passe par la formation d'équipes pluridisciplinaires autant que par celle des familles. « Nous ne voulons pas rester dans le champ de la routine », note le directeur général. Un plan de formation ambitieux sur trois ans, intégrant aussi les parents, vient d'ailleurs de démarrer à Bartenheim. « Comme l'analyse mensuelle de nos pratiques par un superviseur extérieur », précise le directeur. Autant d'actions tounrées vers l'inclusion de l'enfant handicapé en milieu ordinaire.
Ghislaine MOUGEL

 

 
 

 

les dominicains - Le couvent prépare sa mue d'été

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:04:46

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les dominicains - Le couvent prépare sa mue d'été
 

 
L'hyperdôme 360 (ou Dovni) est une grande satisfaction de l'année écoulée pour les Dominicains. Il tiendra une place centrale dans le dispositif estival. Photo CD68/Michel Kurst
Un brin déçue par les dernières fréquentations estivales du couvent, l'équipe des Dominicains a imaginé un nouveau concept destiné à renforcer l'attractivité du site pendant les mois les plus chauds : « Un couvent en pleine conscience ».

« C'est un projet lié à la notion de bien-être, dévoile le directeur Philippe Dolfus. Nous voulons que les visiteurs, touristes ou gens du secteur puissent débrancher du quotidien, prendre le temps de souffler et penser un peu à eux. »
« Débrancherdu quotidien, prendre le temps de souffler »

Coupé du monde extérieur, le public cheminera d'une animation à l'autre dans l'enceinte du couvent avec une petite incursion dans le jardin aux herbes aromatiques en compagnie de Cécile Billard.

Le principe des siestes musicales est conservé. « Nous pensons même étendre le principe et en proposer tous les jours. » L'installation sonore en immersion sera proposée dans le caveau. Des ateliers de yoga et de méditation permettront un « décrochage total » d'avec la frénésie du dehors.
Comment s'échapperde la sacristie ?

Plus inattendue, l'installation éphémère d'un jeu de type escape game dans la sacristie : « Il sera géré par une société extérieure. C'est quelque chose d'inhabituel pour un site comme le nôtre, mais c'est très tendance et devrait nous garantir une belle affluence », assure le directeur. L'assistance s'est accordée sur ce point-là.

Mais c'est bien le Dovni (ou hyperdôme 360, qui permet une expérience totalement immersive avec la projection de sons et d'images à 360°) qui sera la grande attraction du dispositif. « Nous avons en notre possession une technologie peu répandue. À nous de l'exploiter au maximum. Les premières expériences ont été réalisées ces derniers mois, notamment au siège du conseil départemental », ont rappelé Philippe Dolfus et Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin. Le directeur a évoqué un film « autour du monde des plantes et de leur histoire ».

« Ce "Couvent en pleine conscience" est un beau concept, tout à fait dans l'air du temps », a pour sa part conclu la présidente d'un conseil d'administration qui a validé le projet à l'unanimité.
Ouverture

Et aussi. - Brigitte Klinkert a proposé au conseil d'administration de s'ouvrir à des personnalités extérieures. « À titre consultatif pour l'instant. » Les deux premières invitées sont Anne Mistler, ancienne directrice régionale des affaires culturelles Grand Est, et Minja Yang, citoyenne japonaise, présidente du Raymond Lemaire International centre for conservation, et ancienne collaboratrice du haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et de l'Unesco.
Mathieu PFEFFER Y ALLER Couvent en pleine conscience, du 2 juillet au 15 septembre aux Dominicains de Haute-Alsace à Guebwiller. Tarif de la visite : de 1 EUR à 4 EUR (hors escape game).

 

 
 

 

La mémoire en héritage

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:22:21

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La mémoire en héritage
 

 
Les libérateurs du village il y a 74 ans, Marcel Boscher (à g.) et Claude Vedrenne, en compagnie du maire de Durrenentzen, Paul Bass.  Photo L'Alsace/Robert Furderer
De nombreuses personnalités civiles et militaires ont assisté à la commémoration de la libération de Durrenentzen, jeudi 31 janvier, orchestrée par l'adjoint au maire Thierry Marantier. Parmi eux, deux anciens commandos, Marcel Boscher, 97 ans depuis le 1er janvier, habitant de Rambouillet et Claude Vedrenne, 93 ans, de Cannes.

Après l'accueil et la montée des couleurs, le maire Paul Bass a salué les deux anciens combattants, MM. Boscher et Vedrenne, en relevant que « leurs rangs s'éclaircissent. Ils ne sont plus qu'une poignée, mémoire vivante de notre libération. Ils sont là, toujours fidèles à leurs camarades tombés à leurs côtés. »
« Les commandos étaient une cible idéale »

La libération de Durrenentzen, il y a 74 ans, a connu de rudes combats. Les hostilités ont démarré dès 5 h du matin et se sont déroulées jusqu'au lendemain matin. Une éternité. Claude Vedrenne s'est souvenu que le village n'était pas le même, la place devant l'église lui paraissait immense. « Vêtus de kaki, les commandos étaient une cible idéale dans la neige, a-t-il raconté. J'ai chipé des chasubles blanches à l'église pour passer inaperçu
« Courage, détermination, abnégation »

« Ce sont eux, avec leur courage, leur détermination, leur abnégation, qui sont venus à bout du verrou allemand, qui tenait notre village, a rappelé le premier magistrat de Durrenentzen. Nous nous devons de faire perdurer cette mémoire, afin que jamais nous n'oubliions que c'est à ces hommes-là que nous devons de vivre dans un pays libre et démocratique ». Marcel Boscher a fait lecture des noms des 20 commandos morts au champ d'honneur. Une bougie était allumée en hommage à chacun d'entre eux.

Moment solennel lorsqu'un groupe de personnalités a avancé lentement devant le monument aux Morts pour déposer une gerbe. Parmi eux, Raymond Valli, délégué nord et ancien du 1er bataillon de choc/CNEC, Marcel Boscher et Claude Vedrenne, le maire Paul Bass, le député Eric Straumann, la conseillère départementale Betty Muller et Christian Klinger, président des maires du Haut-Rhin.
« Chant du départ »

Les enfants de la chorale du RPI ont interprété le Chant des partisans, puis l'assemblée a entonné La Marseillaise, accompagnée à la trompette par Charline Husser et Patrick Kloepfer. Les élus ont salué les porte-drapeaux avant de se rendre à la salle des fêtes. Paul Bass a adressé ses voeux à l'assemblée avant de revenir à la realpolitik, soulignant « les difficultés rencontrées par sa commune ainsi que par les petites agglomérations, souffrant toutes des baisses des dotations ». Marcel Boscher, de sa voix magnifique en rien altérée par l'âge, a entonné La Marche du 1er Commando de France, suivi du Chant du départ repris en choeur par quelques personnes dans la salle.

« Merci pour la mémoire entretenue. Durrenentzen était le village où j'ai vu tomber mon capitaine », a déclaré Claude Vedrenne.
Robert FURDERER

 

 
 

 

Soultzbach-les-Bains Nature Les arboriculteurs aux petits soins des arbres fruitiers

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:23:53

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Soultzbach-les-Bains Nature
Les arboriculteurs aux petits soins des arbres fruitiers
 

 
Des conseils toujours bienvenus.
L'Association des arboriculteurs de la Vallée de Munster a officiellement été créée en 1927, son siège étant à Stosswihr. Aujourd'hui présidée par Nicolas Zoldan, qui succède à Claude Pfeger, président honoraire, elle fait partie de la Fédération des arboriculteurs du Haut-Rhin, une fédération qui compte aujourd'hui 60 associations englobant grosso modo 4 000 membres !

Ce jour-là, elle a procédé à une importante taille d'arbres fruitiers devant une soixantaine de personnes, concernant, entre autres, mirabelliers, cerisiers... (demi-tiges), dans un verger appartenant à Christophe Steffan de Soultzbach, situé en zone artisanale du Krebsbach. Taille effectuée par deux moniteurs bénévoles, Mikaël et Jean-Martin Marchand (Orbey et Labaroche).

Une très intéressante opération montrant que la taille d'arbres est un art, et le posséder suppose non seulement un fort lien à la nature, une passion pour tout ce qui touche les arbres et leurs fruits, mais avant tout une parfaite connaissance de cette pratique séculaire, pour ne pas dire, le « feeling ».

A noter que l'association est très impliquée dans la vallée, notamment dans la distribution des arbres de la Ste-Catherine, avec le concours du Département.

Pourquoi la Sainte-Catherine ? « Parce qu'à la Sainte-Catherine tout prend racine » explique le président, selon l'adage populaire. Et d'ajouter que « l'arboriculture a toujours été soutenue par l'administration, mais nous déplorons fortement la fermeture du guichet de Munster (Trésorerie) pour la déclaration de distillation et qu'il faille maintenant se rendre à Colmar pour effectuer ces démarches, parfois à plusieurs reprises... ». « Nous avons donc décidé de lancer une pétition... ».

Entre-temps, le député Cattin a été mis au courant à ce sujet et a déjà fait parvenir son entier soutien aux arboriculteurs de la vallée.

 

 
 

 

Communauté de communes sundgau Transport à la demande

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:51:44

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Communauté de communes sundgau Transport à la demande
Ça roule pour le service d'aide à la mobilité
Moins cher et harmonisé sur tout le territoire de la communauté de communes Sundgau, le nouveau service de transport à la demande pour les personnes âgées ou à mobilité réduite a déjà comptabilisé 85 déplacements depuis le début de l'année.
 

 
Nouveau service d'aide à la mobilité mis en place par la com.com Sundgau, avec l'entreprise Moveo de Hochstatt, dirigée par Amaury Baschung.
Il ne s'appelle plus « Taxi des aînés », mais plus largement « Service d'aide à la mobilité » (Sam) parce que ce transport à la demande est destiné aux plus de 75 ans mais aussi à des personnes à mobilité réduite, temporaire ou permanente, de tous âges. Ce service n'est pas vraiment nouveau : voilà belle lurette qu'il a été mis en place dans le Sundgau. Après la fusion des intercommunalités en 2017, la nouvelle communauté de communes Sundgau a conservé le service, mais en l'harmonisant sur l'ensemble du territoire.
« Humainement, écologiquement et économiquement, on a tout à y gagner »

Ainsi, depuis le 1er janvier, elle a mandaté un prestataire unique : l'entreprise Moveo, basée à Hochstatt. Son directeur, Amaury Baschung, qui comptabilise vingt-cinq ans d'expérience dans le transport adapté, assure lui-même le service avec son épouse Barbara dont l'une des qualités, nous confie-t-il, est de parler l'alsacien ! Chacun conduit un confortable véhicule de sept places : un Renault Espace et un Ford Grand Tourneo aménagé pour le transport d'une personne en fauteuil roulant. « La force de Moveo est de pouvoir regrouper les usagers et de proposer un réel service de transport en commun pour les personnes valides et non valides », explique Amaury Baschung, qui a doté son entreprise d'un logiciel de gestion pour regrouper les usagers.

Un avantage indiscutable pour la com.com Sundgau, qui consacre un budget de 25 000 EUR à ce service social, sur fonds propres puisqu'il n'est pas subventionné. « Nous favorisons la mobilité raisonnée, comme le regroupement des usagers, dans le but de réduire l'isolement et de limiter l'impact environnemental », relève Christian Sutter, vice-président de la com.com en charge de l'économie. « Humainement, écologiquement et économiquement, on a tout à y gagner. »
Convaincre les usagers

Il faudra juste convaincre les usagers du bien-fondé de ce regroupement... qui tend à allonger les temps d'attente ! L'autre jour, par exemple, une Hirsinguoise est partie de chez elle à 13 h 20 pour se rendre à une consultation à l'hôpital de Mulhouse... à 15 h. « Je vais devoir patienter en salle d'attente avant et après mon rendez-vous, puisque Moveo ne viendra me rechercher qu'à 17 h, regrettait-elle. Auparavant, avec le Taxi de la Largue, c'était un transport individuel et je n'attendais pas ! »

Certes, mais le coût du trajet était aussi plus élevé. Par exemple, il fallait compter une bonne cinquantaine d'euros pour relier Muespach à l'hôpital de Mulhouse... contre 30 EUR aujourd'hui.

Quoi qu'ils en disent, les usagers sundgauviens semblent plutôt satisfaits du service puisqu'ils sont une centaine à y adhérer. Et, l'entreprise Moveo a réalisé 85 déplacements le premier mois, (contre une moyenne de 70 l'an passé). Ça roule pour Sam !
A.D.

 

 
 

 

 

 

Le collectif anti-taxe d'assainissement dénonce la « gestion affligeante » de la comcom

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:52:16

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Le collectif anti-taxe d'assainissement dénonce la « gestion affligeante » de la comcom
 

 
Le collectif anti-taxe d'assainissement, représenté par Jean-Claude Ringwald, a adressé un communiqué à la presse locale, à la suite de la dernière séance plénière de la communauté de communes Sud Alsace- Largue (CCSAL) le 31 janvier à Montreux-Vieux (notre édition du 2 février).
« Dissensionsentre les délégués »

« Le conseil a montré une fois encore les dissensions entre les délégués qui souhaitent revoir la copie sur le taux actuel de la taxe d'assainissement et une majorité silencieuse. Ce débat met en lumière le combat des pionniers du traitement des eaux usées qui ont réalisé les investissements il y a plusieurs décennies - partisans des lagunes et rhizosphères car plus économiques et écologiques - et ceux qui ont traîné des pieds pour opter, en définitive, pour des stations d'épuration à boues activées qui ont fait flamber les prix d'exploitation. Car, contrairement aux propos de Denis Nass, vice-président chargé d'animer le groupe de travail, les stations dites rustiques ont des coûts d'exploitation très bas. Nous pouvons donner des exemples. En fait, lors de la dernière réunion du groupe de travail, le 11 janvier, la CCSAL était dans l'impossibilité de fournir les données. Et pour cause, fin décembre, elle transmettait seulement un questionnaire pour justement connaître ces coûts auprès des communes et syndicats intercommunaux qui en avaient la compétence. Après une année de fonctionnement, la compétence assainissement étant effective depuis le 1er janvier 2018, il était grand temps de connaître les coûts réels au lieu de raconter n'importe quoi. Le collectif anti-taxe attend toujours ces données et s'étonne que M. Nass puisse affirmer que les lagunes et rhizosphères sont aussi chères en fonctionnement que les Step.

« Pas presséede changer les tauxen 2019 »

D'autre part, le collectif observe que le vice-président Nass travaille sur la piste de la consommation alors que le collectif, depuis ses premières manifestations suivies de pétitions, dès février 2018, a indiqué qu'elle revendiquait un coût en fonction du type de stations d'épuration. Ce calcul est le plus juste pour les administrés des communes qui ont fait ce choix il y a 20 ou 30 ans et qui ont payé ces investissements avec leurs impôts. C'est donc sur cette base que le collectif poursuivra sa réflexion au sein du groupe en regrettant que l'on reporte de trois mois (en avril) la prochaine réunion. C'est dire que la CCSAL n'est pas pressée de changer les taux en 2019.
« Carences budgétaires »

Enfin, en reprenant Denis Nass qui affirme : ''On peut changer les tarifs au bout de six mois'', nous contestons ces propos. En effet, savez-vous que pour l'année 2018, les foyers ont reçu la facture du 1er semestre juste avant Noël avec un délai de paiement de... deux jours ? Savez-vous que les factures du second semestre devraient - rien n'est sûr - nous parvenir en mars/avril ? Savez-vous enfin que dans les communes de Hindlingen, Fulleren et Strueth, aucune facture n'est parvenue chez les habitants à ce jour ? C'est dire la gestion affligeante à la CCSAL. On s'interroge : comment le président Schmitt parviendra-t-il à équilibrer son compte administratif 2018 avec tant de carences budgétaires ?

Le collectif anti-taxe a participé au débat national à Carspach ce mercredi 6 février, sur la thématique de la fiscalité. Une délégation de six personnes, conduite par Jean-Claude Ringwald, a participé aux ateliers. L'un des représentants - André Thévenot, maire honoraire de Chavannes-sur-l'Etang - est intervenu pour apporter la contribution du collectif. Après avoir rappelé le coût d'exploitation raisonnable (0,50 EUR au m3 d'eau) pratiqué à Chavannes-sur-l'Étang de 2003 à 2017, il a placé l'intervention au niveau politique en citant le président Macron qui s'est dit ''prêt à rouvrir la loi NOTRe'' (lire aussi notre édition du 17 janvier). Et de souligner, devant les maires lors d'un débat : ''Je crois qu'on a besoin de remettre de la responsabilité au plus près du terrain, de remettre du contact, de la clarté et du sens dans nos décisions''.

''Remettons donc à plat la loi NOTRe - qui a imposé le transfert des compétences eau et assainissement aux intercommunalités - pour redonner de la proximité aux services à la population. Et pour rendre aux communes des compétences qu'elles n'auraient jamais dû perdre'', a conclu le représentant du collectif. C'est à ce prix que l'on retrouvera à nouveau la sérénité dans nos villages. »

 

 
 

 

La Bresse Économie L'or blanc dès -2 °C

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:19:39

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La Bresse Économie
L'or blanc dès -2 °C
Des travaux de modernisation des installations de neige de culture assurent l'activité économique de la station de ski La Bresse-Hohneck. Pas moins de 80 enneigeurs ultramodernes et plus performants ont été implantés.

 
 

 
Ces enneigeurs sont opérationnels dès -2 °C. 
Ancrée dans les mémoires des montagnards de La Bresse, la production de neige de culture a été initiée par Jean-Marie Remy. Le système était alors manuel, la mise en route fastidieuse et le gel pouvait figer la distribution de cette eau transformée, si nécessaire, à l'activité économique de la station de ski. Aujourd'hui, la motopompe des pompiers de La Bresse est un lointain souvenir : une usine à neige a vu le jour non loin du barrage de La Lande. Un programme d'investissement de 1,7 million d'euros a été réalisé par le groupe Labellemontagne, accompagné par la Région Grand Est (à hauteur de 300 000 EUR) et le conseil départemental des Vosges (100 000 EUR).

Pas moins de 80 enneigeurs ultra-performants ont été implantés dans le réseau de la station de ski de La Bresse-Hohneck. Ils permettent de sécuriser l'activité économique du domaine. « Notre installation date de 1987. Elle n'a jamais cessé de progresser. Il fallait la moderniser », explique Jean-Yves Remy, le président-directeur général du groupe Labellemontagne, exploitant de la station. « Elle nous permet d'avoir une meilleure capacité de production instantanée quand les périodes de froid sont trop courtes, comme en décembre dernier. Il faut produire de la neige rapidement pour fournir un produit décent aux clients. Cette modernisation nous permet également d'optimiser les ressources. La neige de culture, c'est de l'air et de l'eau ; c'est tout ! Il n'y a rien de plus naturel. Avec cette modernisation, nous pouvons produire deux à trois fois plus avec la même énergie », assure Jean-Yves Remy.

Pas moins de dix kilomètres de réseaux, le long des pistes de ski, alimentent les 360 enneigeurs de la station. « Sans ces aménagements, le produit touristique ne serait pas viable », a rappelé l'exploitant. Le maire de La Bresse, Hubert Arnould, souligne le rôle économique de la station, avec ses 80 permanents et plus de 150 saisonniers. « Un euro dépensé sur le domaine skiable de La Bresse représente 6 EUR dépensés dans le département. Si on veut développer le tourisme, il faut des infrastructures », a signalé François Vannson, le président du conseil départemental en évoquant la maison de la montagne, à La Bresse, où sont dispensées des formations aux différents métiers de la montagne, déclinés pour toutes les saisons.
Heidi JOFFROY

 

 
 

 

 

steinbach - Le soutien du Souvenir français pour la commission patrimoine

Publié dans le panorama le Samedi 09 février 2019 à 06:05:33

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steinbach - Le soutien du Souvenir français pour la commission patrimoine
 

 
La commission patrimoine, les élus et les membres du Souvenir français.  Photo L'Alsace/S.R.
L'aventure a commencé en 2012 avec la préparation des commémorations du centenaire de la Grande Guerre. La commission patrimoine de Steinbach, composée de onze personnes et pilotée par l'adjointe Christine Agnel, a entamé un travail de recherche sur l'histoire du village pendant les quatre années de guerre. De fil en aiguille et au fur et à mesure des découvertes, un projet a vu le jour.

Une exposition et un livre de 220 pages, la découverte des carnets de Paul Janin, qui a dessiné Steinbach en 1915, et la construction d'une maquette du champ de bataille, exposée actuellement à l'Abri-mémoire. En 2015, le 4 janvier, ce fut la commémoration de la libération de Steinbach, qui redevint français bien avant ses voisines Uffholtz et Cernay, mais qui se trouvait sur la ligne de front.

En 2016 : restauration d'une stèle du 297e RI. En 2017 : création du circuit, « Sur les traces de la Grande Guerre », pose d'une plaque commémorative sur le monument aux morts. Et en 2018, le 11 novembre : grande cérémonie et inauguration des panneaux sur le circuit de découverte, écriture d'une brochure consacrée au 11 novembre 1918 et bien d'autres choses encore...

Jean Klinkert, président du comité départemental du Souvenir français, et Danielle Griffanti, présidente du souvenir français cantonal, ont tous les deux reconnu et récompensé ce travail colossal de recherche et de commémoration de la commission par deux chèques, l'un de 350 EUR et l'autre de 100 EUR, qu'ils ont remis au maire Marc Roger. Cette somme permettra à la commission de poursuivre ses travaux et de continuer à partager ses découvertes avec les écoliers du village et tous les Steinbachois.
Sylvie REIFF