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Masevaux Journal au collège « Travailler autrement »à l'éducation aux médias

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 05:52:57

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Masevaux Journal au collège « Travailler autrement »à l'éducation aux médias
 

 
Au collège Alexandre-Gérard de Masevaux, lors du lancement de l'opération ce jeudi, en présence, entre autres, du proviseur Marc Guillier, de Jacques Romann, directeur général de « L'Alsace », de Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, et d'Olivia Dumez, représentant l'inspectrice d'académie. Photo L'Alsace/Thierry Gachon
Le 20e supplément Journal au collège, à paraître le 14 mai, est déjà en préparation. Au collège Conrad-Alexandre-Gérard de Masevaux, où l'opération a été lancée ce jeudi, la 4e3 s'intéressera à la minéralogie dans la vallée de la Doller, à l'histoire du clocher incendié de Masevaux, ou encore à une femme exerçant le métier de chauffeur de poids lourds.

Comme leurs camarades des 18 autres classes haut-rhinoises participant à cette opération d'éducation aux médias menée par L'Alsace, les élèves rédigeront une page après avoir rencontré et questionné divers interlocuteurs. Ils illustreront leurs articles par des dessins, des photographies, mais aussi par des vidéos et du son, ainsi que l'a précisé Jacques Romann, directeur général du journal.
« Vigilance à la liberté d'expression »

En plus de se familiariser avec « un métier qui a fortement évolué », les jeunes se feront une meilleure idée de « la pertinence d'une information », a-t-il souligné. « L'éducation aux médias est essentielle dans un contexte général de suspicion et de méfiance », a appuyé le proviseur de la cité scolaire Marc-Guillier, comme de savoir « comment se construit l'information, comment elle se propage, quelle est sa valeur »...

Faisant référence aux fausses nouvelles, notamment celles autour du récent attentat de Strasbourg, Brigitte Klinkert s'est adressée aux jeunes, au nom du conseil départemental qu'elle préside, un parrain fidèle de l'opération, à la fois « déterminé et enthousiaste » : « Il est important que nous, les adultes, mais vous aussi, ayons tous une grande vigilance à la liberté d'expression et soyons fermes pour la garder », a-t-elle plaidé.

Les participants, a rappelé le proviseur, sont aussi encouragés à aller à la découverte de « la communauté dans laquelle ils vivent ». « Tout est mis en oeuvre pour favoriser une culture citoyenne des médias », a résumé Olivia Dumez, représentant les services départementaux de l'Éducation nationale, pour aider les élèves à s'orienter « dans ce flux d'information continuel ».
« Un résultat dontles élèves sont fiers »

La 4e3 a commencé à en prendre la mesure, accompagnée par deux enseignantes Valérie Margreither (français) et Ève Luttenauer (prof-documentaliste), avec l'appoint de la journaliste de L'Alsace Isabelle Bollène, qui a déjà participé au choix des cinq sujets. Une manière de « travailler autrement, de manière concrète » sur la question de la presse, qui figure au programme de 4e, ont souligné les professeures et ce, « pour un résultat dont les élèves sont fiers ». À suivre, lors de la remise de prix le 17 juin... et régulièrement, sur le site internet et les réseaux sociaux de L'Alsace. C. C.

 

 
 

Politique Collectivité européenne d'Alsace : Avis favorable du comité de massif des Vosges

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 05:37:37

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Politique Collectivité européenne d'Alsace
Politique Collectivité européenne d'Alsace : Avis favorable du comité de massif des Vosges

 
Le comité de massif des Vosges a donné hier un avis favorable, à l'unanimité, à la création de la Collectivité européenne d'Alsace. L'avis de cette structure est obligatoire pour tout projet de fusion de régions ou départements dès lors que ces collectivités comptent un massif. La future collectivité alsacienne « s'appuie sur les liens de réciprocité existant entre l'espace montagnard et les pôles urbains de chaque versant du massif, y compris ceux situés dans les pays frontaliers », a indiqué la commission permanente du comité de massif à l'issue du vote.

Le Conseil national d'évaluation des normes (CNEN) a par ailleurs approuvé, à l'unanimité, le projet de loi relatif à la Collectivité européenne d'Alsace qui lui avait été soumis pour avis.

 

 
 

 

Six pôles de compétitivité du Grand Est labellisés

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 05:57:20

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Innovation
Six pôles de compétitivité du Grand Est labellisés
 

 
En juillet dernier, le gouvernement a lancé un appel à candidatures pour désigner les pôles de compétitivité sur la période 2019-2022 : c'est la quatrième phase de cette politique gouvernementale visant à promouvoir « l'excellence et le rayonnement européen dans des secteurs clés d'avenir ».

Le gouvernement a livré mardi les résultats de cette procédure qui a conduit à la labellisation de 56 pôles de compétivité au niveau national.

Dans le Grand Est, cinq structures ont obtenu la reconduction pour quatre ans de leur labellisation. Il s'agit d'Alsace Biovalley - dédié aux innovations thérapeutiques -, du pôle alsaco-lorrain Hydreos - consacré à la qualité des eaux continentales -, du pôle Véhicule du futur ainsi que des pôles Industries et agro-ressources et Materalia, spécialisé dans le domaine des matériaux et procédés de transformation des matériaux à usage industriel.
Une labellisationsous conditions

Le pôle Fibres energivie, présent sur les territoires lorrain et alsacien, a quant à lui vu sa labellisation reconduite pour une année seulement, prolongeable à quatre ans sous conditions. C'est l'un des huit pôles de compétitivité français dans cette situation.

 

 
 

 

BNI Vers un rapprochement transfrontalier

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 06:13:10

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BNI Vers un rapprochement transfrontalier
 

 
Créée en 1985 aux États-Unis, la méthode BNI séduit actuellement 250 000 personnes dans quelque 80 pays. En France et en Belgique francophone, où elle a été importée en 2004-2005, elle concerne 21 191 professionnels répartis dans 759 groupes. Libre à eux de contacter un homologue ou de s'inviter à une réunion dans le pays ou à l'étranger. Les Alsaciens peuvent ainsi, par exemple, franchir le Rhin pour prendre part aux activités du BNI Merkur, à Rastatt, ou de l'EuropaBrücke, à Kehl. Afin d'encourager ces échanges transfrontaliers et de « créer une synergie favorable au business au-delà de la frontière », les BNI Alsace et Bade-Wurtemberg ont décidé d'organiser désormais des manifestations communes tous les trois ou quatre mois. Des premiers rendez-vous ont été fixés en octobre dernier, à Durbach, et en ce début février, à Illkirch-Graffenstaden. L'initiative va aussi se décliner en événements entre « BNistes » haut-rhinois et suisses.

 

 
 

Agriculture La chambre reste aux mains des FDSEA

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 06:15:57

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Agriculture La chambre reste aux mains des FDSEA
 

 
Les opérations de dépouillement ont eu lieu mercredi à la préfecture de Strasbourg. Au décompte manuel des bulletins sous enveloppe, s'est ajouté le traitement des votes en ligne. Pour la première fois en effet, les agriculteurs pouvaient désigner leurs représentants par internet. Dans le Bas-Rhin, un peu moins de 40 % des chefs d'exploitation ont eu recours au vote électronique.

Avec un taux de participation de 61,18 % (contre 65 % pour le scrutin 2013), le Bas-Rhin est un des départements les plus mobilisés du Grand Est. Le Haut-Rhin, avec 50,72 % de votants, est au même niveau qu'il y a six ans. Dans le Bas-Rhin, la liste d'union FDSEA-JA-Ava (*), en ralliant 63,54 % des suffrages obtient 15 sièges sur les 18 du collège chefs d'exploitation, la Coordination rurale (23,92 %) deux et la Confédération Paysanne (avec 12, 55 %) un. Dans le Haut-Rhin, l'alliance FDSEA-JA-Ava, avec 67,39 % des votes, remporte 15 sièges, contre deux pour la Confédération paysanne (17,44 %) et un pour la Coordination rurale (15,17 %).

Le scrutin ne change pas le rapport de forces entre syndicats. Au grand regret de Paul Fritsch, président de la Coordination rurale 67 et du Grand Est. « On s'est battu contre l'artificialisation de 300 ha de terres par Vinci, pour limiter les pertes financières des agriculteurs suite à la faillite de Copvial. On a organisé l'opération paille pour que les éleveurs puissent nourrir leurs bêtes. Résultat : on gagne 3,5 points, mais pas un siège de plus malgré tous les efforts qu'on a fourni pendant six ans dans l'intérêt général des agriculteurs ! », soupire-t-il, dépité.
Installation le 4 mars

Sans surprise, l'union FDSEA-JA-Ava garde la majorité et la main sur la définition des orientations stratégiques de la politique agricole. Denis Ramspacher, sa tête de liste dans le Bas-Rhin, s'est déclaré « très content » de la participation supérieure à la moyenne nationale et d'avoir maintenu (à trois points près) le score de 2013. « Les agriculteurs reconnaissent le travail de la chambre et de nos trois organisations. »

Denis Nass, qui menait l'équipe dans le Haut-Rhin, voit dans ce résultat « une adhésion au message de défense d'une agriculture plurielle ancrée dans les territoires ». Mais il « ne veut pas crier victoire dans le contexte difficile que traverse la profession ».

La nouvelle chambre sera installée le 4 mars avec la désignation du bureau et du président. La règle de l'alternance à mi-mandat entre 67 et 68 étant inscrite dans les statuts, reste à savoir qui des deux Denis (Ramspacher ou Nass), entamera la mandature à la tête de la chambre, l'éleveur du Kochersberg ou celui du Sundgau ? Denis Ramspacher juge la question « prématurée. Il faut qu'on se rencontre et qu'on se mette d'accord entre les deux départements. » Denis Nass insiste sur la nécessité « de construire ensemble pour faire de la chambre un lieu d'échanges ». Et juge important que « l'agriculture alsacien-ne puisse défendre ses spécificités et ses dossiers au sein de la chambre d'agriculture Grand Est dont elle est le Petit Poucet ». I. N.
(*) Fédération des syndicats d'exploitants agricole, Jeunes agriculteurs et Association des viticulteurs d'Alsace.

 

 
 

Agriculture Elections : La chambre reste aux mains de la FDSEA

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 05:53:28

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Agriculture Elections
Agriculture Elections : La chambre reste aux mains de la FDSEA
Avec plus de 65  % des voix aux élections, l'Union FDSEA-JA-AVA (*) reste majoritaire à la chambre d'agriculture interdépartementale d'Alsace. Les agriculteurs du Bas-Rhin, plus mobilisés que dans d'autres départements, ont voté à plus de 61  %.

 
Les opérations de dépouillement ont eu lieu mercredi à la préfecture de Région. Au décompte manuel des bulletins sous enveloppe, s'est ajouté le traitement des votes en ligne. Pour la première fois en effet, les agriculteurs pouvaient désigner leurs représentants par internet. Dans le Bas-Rhin, un peu moins de 40  % des chefs d'exploitation (et moins de 10 % des retraités) ont eu recours au vote électronique.

Avec un taux de participation de 61,18 % (contre 65 % pour le scrutin 2013), le Bas-Rhin est un des départements les plus mobilisés du Grand Est. Le Haut-Rhin, avec 50,72 % de votants, est au même niveau qu'il y a six ans.

Dans le Bas-Rhin, la liste d'union FDSEA-JA-AVA, en ralliant 63,54 % des suffrages, obtient 15 sièges sur les 18 du collège des chefs d'exploitation, la Coordination Rurale (avec 23,92 %) deux, et la Confédération Paysanne (avec 12, 55 %) un.

Dans le Haut-Rhin, l'alliance FDSEA-JA-AVA, avec 67,39 % des votes, remporte 15 sièges, contre deux pour la Confédération Paysanne (créditée de 17,44 %) et un pour la Coordination Rurale (15,17 %).

Côté résultats, le scrutin de janvier 2019 ne change pas le rapport de forces entre les différents syndicats. Au grand regret de Paul Fritsch, président de la Coordination Rurale 67 et du Grand Est. « On s'est battu contre l'artificialisation de 300 ha de terres par Vinci, pour limiter les pertes financières des agriculteurs suite à la faillite de Copvial. On a organisé l'opération paille pour que les éleveurs puissent nourrir leurs bêtes. Résultat : on gagne 3,5 points, mais pas un siège de plus malgré tous les efforts qu'on a fournis pendant 6 ans dans l'intérêt général des agriculteurs », soupire-t-il dépité.

Sans surprise, l'Union FDSEA-JA-AVA garde la majorité, et la main sur la définition des orientations stratégiques de la politique agricole locale. Denis Ramspacher, sa tête de liste dans le Bas-Rhin, s'est déclaré « très content » de la participation supérieure à la moyenne nationale, et d'avoir pratiquement maintenu (à trois points près) le score de 2013. « Cela montre, dit-il, que les agriculteurs reconnaissent le travail de la chambre et de nos trois organisations. »
Installation le 4 mars

Denis Nass, qui menait l'équipe dans le Haut-Rhin, voit dans ce résultat « une adhésion au message de défense d'une agriculture plurielle ancrée dans les territoires ». Mais il « ne veut pas crier victoire dans le contexte difficile que traverse la profession ».

La nouvelle chambre d'agriculture d'Alsace sortie des urnes sera installée le 4 mars avec la désignation de son bureau et de son président. La règle de l'alternance à mi-mandat entre 67 et 68 étant inscrite dans les statuts, reste à savoir lequel des deux Denis (Ramspacher ou Nass) entamera la mandature à la tête de la chambre d'agriculture : l'éleveur du Kochersberg ou celui du Sundgau ?

Au lendemain des résultats, Denis Ramspacher juge la question « prématurée. Il faut d'abord qu'on se rencontre et qu'on se mette d'accord entre les deux départements ».

Denis Nass insiste sur la nécessité « de construire ensemble, entre 67 et 68, pour faire de la chambre un lieu d'échanges ». Au-delà, il est important, selon lui, que « l'agriculture alsacienne puisse défendre ses spécificités et ses dossiers au sein de la chambre d'agriculture Grand Est dont elle est le petit poucet. Nos agriculteurs ont besoin de proximité », dit-il. Les chefs d'exploitation alsaciens y ont trois sièges par département.
I.N. (*) Fédération des syndicats d'exploitants agricoles - Jeunes Agriculteurs - Association des viticulteurs d'Alsace.

(*) Fédération des syndicats d'exploitants agricoles - Jeunes Agriculteurs - Association des viticulteurs d'Alsace.

 
 

 

Politique Martine Wonner, députée (LaREM) du Bas-Rhin : Un message « assez fort »

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 05:52:57

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Politique Martine Wonner, députée (LaREM) du Bas-Rhin
Politique Martine Wonner, députée (LaREM) du Bas-Rhin : Un message « assez fort »
En s'abstenant sur la loi anticasseurs, la députée Martine Wonner continue de faire entendre sa voix dissonante au sein du groupe La République en marche.Elle vient par ailleurs de rendre son rapport sur l'état de la psychiatrie en France.

 
Martine Wonner.
Pourquoi vous êtes-vous abstenue sur la loi anticasseurs comme 49 autres députés de votre groupe La République en marche ?

« Parce que l'article 2 est liberticide. Donner la possibilité aux services de l'État d'interdire, sur l'ensemble du territoire national, à une personne d'aller manifester pendant un mois ne me paraît pas respecter les valeurs de notre Constitution et de la séparation des pouvoirs. Cette proposition de loi nous vient de l'opposition, je suis donc très à l'aise avec ma liberté de vote. Au départ, je voulais voter contre, mais ça n'avait pas beaucoup d'intérêt. J'ai été surprise de nous voir à 50, ce qui envoie un message assez fort au gouvernement. Si en deuxième lecture l'article 2 est toujours en l'état, je voterai contre. Cette loi de circonstance est totalement inutile. Nous avons déjà tout ce qu'il faut dans la boîte à outils juridique en France. »

Vous sentez-vous toujours à l'aise dans ce groupe où vous faites figure de frondeuse ? Avez-vous songé à le quitter ?

« Non. Je suis considérée comme une forte tête. Soit. Mais je n'ai pas reçu la moindre pression. Je continue à être complètement libre de porter haut mes opinions et à me sentir suffisamment utile dans ce groupe pour y mettre un peu de teinte différente. Pour l'instant, je n'ai pas encore eu à déterminer une ligne rouge qui m'obligerait à quitter le groupe. »

À l'issue de votre mission d'information sur la psychiatrie en France, vous dites qu'elle est « sous » et « mal financée ». N'est-ce qu'un problème de moyens ?

« Le constat est alarmant sur le financement qui sous-tend toute l'organisation des soins. Le gouvernement a déjà fait un effort avec le dégel de 64 millions de la réserve prudentielle pour la psychiatrie et l'octroi de 50 millions supplémentaires qui seront pérennes. Le problème est que la dotation annuelle de fonctionnement des hôpitaux publics n'a pas évolué depuis plusieurs années. Dans certains hôpitaux, la dotation de psychiatrie sert à combler le déficit de la tarification à l'activité en médecine chirurgie obstétrique. Il faut que ça cesse. À côté, il y a des établissements privés qui sont financés en tarif journalier, ce qui ne favorise pas le partenariat avec le public. Nous avons des systèmes concurrentiels.

L'autre constat est qu'il faut sortir la psychiatrie des murs. Il faut s'orienter davantage vers le médico-social. Il faudrait mettre de la santé mentale dans l'éducation, la justice, la prison, l'agriculture... »
« La questionà se poser est cellede la formationdu citoyen »

« Il faut sortir du carcan du ministère de la Santé. Une de mes propositions est de mettre en place un délégué interministériel à la santé mentale pour disposer enfin d'une politique publique concertée et forte dans ce domaine. Il y a aussi un vrai souci dans la formation des médecins généralistes et des infirmiers. Il faut renforcer la théorie et la pratique dans ce domaine sans refaire une filière spécifique. Ce qui est positif, c'est que pour une fois la psychiatrie est intégrée dans le plan "Ma santé 2022". »

Comment la députée et psychiatre de profession que vous êtes réagit-elle au fait que l'auteure présumée de l'incendie qui a coûté la vie à 10 personnes mardi à Paris a effectué 13 séjours en établissement psychiatrique ?

« Il ne faut surtout pas stigmatiser une fois de plus la psychiatrie. À 99  %, les personnes malades se mettent en danger elles-mêmes, notamment par un taux de suicide extrêmement important. Ce qui s'est passé à Paris est dramatique. La maladie psychique est totalement imprévisible. Vous pouvez voir un patient et deux minutes après il peut passer à l'acte. La question à se poser est celle de la formation du citoyen. Dans les pays du nord, on a une formation sur les gestes qui sauvent mais aussi sur le repérage des personnes suicidantes et des risques en santé mentale. Il faut arriver à cela en France, y compris pour les forces de l'ordre. En France, on continue de faire du soin et pas de prévention. »
Recueilli par Franck BUCHY

 

 
 

 

Affaire Benalla : démission à Matignon

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 05:59:21

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Affaire Benalla : démission à Matignon
 

 
Vincent Crase. Photo BERTRAND GUAY/AFP
L'affaire Benalla continue de dévoiler ses ramifications tentaculaires. Dernier épisode en date la démission de la commissaire jeudi de sa fonction de cheffe du groupe de sécurité du Premier ministre. Marie-Elodie Poitout explique ne pas vouloir « exposer » Édouard Philippe, tout en assurant « n'avoir aucun lien » avec les enregistrements d'Alexandre Benalla et Vincent Crase révélés par Mediapart. Les enquêteurs l'ont en effet entendue mercredi afin de vérifier si cette conversation n'avait pas été enregistrée à son domicile.
Une enquête sur le contrat avec un oligarque russe

La cheffe de la sécurité de Matignon leur a expliqué avoir rencontré Alexandre Benalla fin juillet avec son compagnon Chokri Wakrim, à leur domicile. Mais Vincent Crase, dirigeant d'une entreprise de sécurité et aux côtés d'Alexandre Benalla lors de la manifestation du 1er-Mai, n'était pas présent à cette réunion, selon la commissaire. La policière a également démenti que son compagnon ait pu organiser cette rencontre chez elle en son absence. Chokri Wakrim, militaire de carrière, a en tout cas été suspendu de ses fonctions par le ministère des Armées, apprenait-on jeudi en soirée.

Parallèlement, le parquet national financier a ouvert une enquête sur le contrat de sécurité signé entre la société de Vincent Crase et un oligarque russe. Cette enquête a été ouverte pour « corruption », affirme Mediapart, qui ajoute que ce contrat a été « négocié » par l'ancien conseiller d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, « du temps où il était à l'Élysée » pour un montant de 300 000 euros. Ce contrat portait sur la protection de proches et de biens de l'homme d'affaires russe. Ce dernier a été identifié par Médiapart comme étant Iskander Makhmudov, présenté comme un proche de Vladimir Poutine et suspecté par plusieurs magistrats européens d'être lié à la mafia russe.

 

 
 

Affaire Benalla : démission à Matignon

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 05:39:52

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Enquête Enregistrements
Affaire Benalla : démission à Matignon
 

 
Vincent Crase. Photo BERTRAND GUAY/AFP
L'affaire Benalla continue de dévoiler ses ramifications tentaculaires. Dernier épisode en date la démission de la commissaire jeudi de sa fonction de cheffe du groupe de sécurité du Premier ministre. Marie-Elodie Poitout explique ne pas vouloir « exposer » Édouard Philippe, tout en assurant « n'avoir aucun lien » avec les enregistrements d'Alexandre Benalla et Vincent Crase révélés par Mediapart. Les enquêteurs l'ont en effet entendue mercredi afin de vérifier si cette conversation n'avait pas été enregistrée à son domicile.
Une enquête sur le contrat avec un oligarque russe

La cheffe de la sécurité de Matignon leur a expliqué avoir rencontré Alexandre Benalla fin juillet avec son compagnon Chokri Wakrim, à leur domicile. Mais Vincent Crase, dirigeant d'une entreprise de sécurité et aux côtés d'Alexandre Benalla lors de la manifestation du 1er-Mai, n'était pas présent à cette réunion, selon la commissaire. La policière a également démenti que son compagnon ait pu organiser cette rencontre chez elle en son absence. Chokri Wakrim, militaire de carrière, a en tout cas été suspendu de ses fonctions par le ministère des Armées, apprenait-on jeudi en soirée.

Parallèlement, le parquet national financier a ouvert une enquête sur le contrat de sécurité signé entre la société de Vincent Crase et un oligarque russe. Cette enquête a été ouverte pour « corruption », affirme Mediapart, qui ajoute que ce contrat a été « négocié » par l'ancien conseiller d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, « du temps où il était à l'Élysée » pour un montant de 300 000 euros. Ce contrat portait sur la protection de proches et de biens de l'homme d'affaires russe. Ce dernier a été identifié par Médiapart comme étant Iskander Makhmudov, présenté comme un proche de Vladimir Poutine et suspecté par plusieurs magistrats européens d'être lié à la mafia russe.

 

 
 

 

Macron « Inventer le pays » avec les jeunes

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 06:00:10

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Macron « Inventer le pays » avec les jeunes
 

 
Vincent Crase. Photo LUDOVIC MARIN / AFP
Sous les panneaux de basket du gymnase d'Étang-sur-Arroux (Saône-et-Loire), deux gigantesques drapeaux tricolores. Près de 1 000 jeunes sur des chaises d'écoliers. Certains portent l'uniforme de l'Ensam, prestigieuse école d'ingénieur, d'autres celui de l'Epide, établissement de réinsertion dans l'emploi. Mais la majorité a surtout revêtu son plus beau sweat-shirt. Pour garnir la salle, aménagée pour laisser le centre du « ring » au chef de l'État, les jeunes sont venus de tous les établissements de la région. Tous ont eu droit à un petit brief. « On attend de vous que vous soyez le plus spontanés possible », expliquait à une classe de terminales le secrétaire général de la préfecture.

L'intro du « professeur Macron » fut brève : « ce que nous avons à faire : inventer le pays dont nous voulons [...] C'est votre monde qu'on prépare. »

Alexandre, en bac Pro à Blanzy, ouvre le bal des questions. D'une voix hésitante, il interroge le président sur la formation professionnelle. Pierrick, du lycée militaire d'Autun, semble plus à l'aise : « Quels sont les objectifs de la réforme des lycées ? ».
« D'humain à humain »

Mahault, elle, s'inquiète de savoir si les lycées ruraux ne seront pas les oubliés de la réforme du bac : « Des fois ça coûte trop cher d'aller là où sont les options que l'on veut. » Dans son polo rouge de l'Epide, Estelle a des fourmis dans les jambes. Elle est heureuse de pouvoir se lever pour interroger Emmanuel Macron « d'humain à humain ». La jeune femme évoque la situation des personnes autistes : « Il ne faut plus utiliser « autiste » comme une insulte comme l'a fait François Fillon ! » La salle applaudit à tout rompre, ravie de briser la monotonie d'un débat trop sérieux. Encouragé par ce « cri du coeur », le Président tombe alors la veste.

Les mains se lèvent par dizaines et les questions fusent : apprentissage, service national universel, bourses d'études, terrorisme, dyslexie, harcèlement... Emmanuel Macron, debout, apporte des réponses longues. Parfois un peu techniques. À l'heure du goûter certains perdent un peu le fil. « Vous me suivez ? » tente le président. Un « oui » timide lui suffit pour se relancer dans une tirade sur le nucléaire.

Emmanuel Macron abreuve les jeunes morvandiaux du détail de ses réformes passées et à venir. Certains mots du lexique présidentiel désarçonnent parfois les jeunes. Mais pas de quoi empêcher les questions sur le train de vie des élus, le référendum d'initiative citoyenne ou le « désintérêt des jeunes pour la politique ». Et comme Estelle, les jeunes ajoutent une touche de vécu d'émotion en racontant le harcèlement, la dyslexie, le cas de jeunes mamans.

Des jeunes qui sont toutefois restés (globalement) concentrés pendant les 4 h 30 de cette leçon d'éducation civique d'un genre inédit. « Vous ressemblez à tout sauf à une jeunesse qui se désintéresse de la politique », s'est réjoui le président.
Benoit MONTAGGIONI

 

 
 

Politique Grand débat national : « Inventer le pays » avec les jeunes

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 05:40:26

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Politique Grand débat national
Politique Grand débat national : « Inventer le pays » avec les jeunes
Face à un millier de jeunes en Saône-et-Loire, le président de la République a répondu pendant 4 h 30 à des questions parfois similaires à celles des « grands ». Un exercice d'éducation civique d'un nouveau genre.

 
Sous les panneaux de basket du gymnase d'Étang-sur-Arroux (Saône-et-Loire), deux gigantesques drapeaux tricolores. Près de 1 000 jeunes sur des chaises d'écoliers. Certains portent l'uniforme de l'Ensam, prestigieuse école d'ingénieur, d'autres celui de l'Epide, établissement de réinsertion dans l'emploi. Mais la majorité a surtout revêtu son plus beau sweat-shirt. Pour garnir la salle, aménagée pour laisser le centre du « ring » au chef de l'État, les jeunes sont venus de tous les établissements de la région. Tous ont eu droit à un petit brief. « On attend de vous que vous soyez le plus spontanés possible », expliquait à une classe de terminales le secrétaire général de la préfecture.

L'intro du « professeur Macron » fut brève : « ce que nous avons à faire : inventer le pays dont nous voulons [...] C'est votre monde qu'on prépare. »

Alexandre, en bac Pro à Blanzy, ouvre le bal des questions. D'une voix hésitante, il interroge le président sur la formation professionnelle. Pierrick, du lycée militaire d'Autun, semble plus à l'aise : « Quels sont les objectifs de la réforme des lycées ? ».
« D'humain à humain »

Mahault, elle, s'inquiète de savoir si les lycées ruraux ne seront pas les oubliés de la réforme du bac : « Des fois ça coûte trop cher d'aller là où sont les options que l'on veut. » Dans son polo rouge de l'Epide, Estelle a des fourmis dans les jambes. Elle est heureuse de pouvoir se lever pour interroger Emmanuel Macron « d'humain à humain ». La jeune femme évoque la situation des personnes autistes : « Il ne faut plus utiliser « autiste » comme une insulte comme l'a fait François Fillon ! » La salle applaudit à tout rompre, ravie de briser la monotonie d'un débat trop sérieux. Encouragé par ce « cri du coeur », le Président tombe alors la veste.

Les mains se lèvent par dizaines et les questions fusent : apprentissage, service national universel, bourses d'études, terrorisme, dyslexie, harcèlement... Emmanuel Macron, debout, apporte des réponses longues. Parfois un peu techniques. À l'heure du goûter certains perdent un peu le fil. « Vous me suivez ? » tente le président. Un « oui » timide lui suffit pour se relancer dans une tirade sur le nucléaire.

Emmanuel Macron abreuve les jeunes morvandiaux du détail de ses réformes passées et à venir. Certains mots du lexique présidentiel désarçonnent parfois les jeunes. Mais pas de quoi empêcher les questions sur le train de vie des élus, le référendum d'initiative citoyenne ou le « désintérêt des jeunes pour la politique ». Et comme Estelle, les jeunes ajoutent une touche de vécu d'émotion en racontant le harcèlement, la dyslexie, le cas de jeunes mamans.

Des jeunes qui sont toutefois restés (globalement) concentrés pendant les 4 h 30 de cette leçon d'éducation civique d'un genre inédit. « Vous ressemblez à tout sauf à une jeunesse qui se désintéresse de la politique », s'est réjoui le président.
Benoit MONTAGGIONI

 

 
 

 

Nicolas Dupont-Aignan veut une Europe « qui marche »

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 06:16:56

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Nicolas Dupont-Aignan veut une Europe « qui marche »
 

 
Après l'Océan Indien et avant la Gironde, Nicolas Dupont-Aignan a fait étape dans le Haut-Rhin.

Photo L'Alsace/Vincent Voegtlin

Assis dans cette brasserie mulhousienne, il la joue décontracté, sûr de ses convictions. Flanqué du sénateur de la Moselle Jean-Louis Masson et du président du Centre national des indépendants et paysans natif d'Alsace, Bruno North, ces « amoureux de la France » qui figurent sur sa liste d'union pour les européennes, Nicolas Dupont-Aignan n'a pas fait le déplacement dans le Haut-Rhin par hasard. Un département selon lui « attachant », où il a obtenu 8 % des voix lors de la dernière présidentielle. Autant que chez lui, en Essonne.
Fessenheim : une fermeture jugée« absurde »

Avant une réunion publique à Colmar ce jeudi soir, le président de Debout la France, qui a lancé Les Amoureux de la France en 2017, a visité la centrale nucléaire de Fessenheim. Il ne se fait pas à l'idée de sa fermeture définitive, qu'il qualifie d'« absurde ». « C'est une source de richesse pour l'Alsace ! Je demande qu'une commission d'enquête indépendante réétudie cette fermeture. Je me rangerai à leur avis. » Il évoque aussi le « scandale » de Stocamine. « C'est le monde à l'envers. Fessenheim va coûter des centaines de millions d'euros, sans parler de la perte des emplois, et on n'est pas foutu de mettre l'argent qu'il faut pour Stocamine ! » La région Grand Est en prend aussi pour son grade : « Une construction bureaucratique que ne comprennent pas ses habitants. » Il se dit d'ailleurs pour un éventuel retour « à une région Alsace de plein exercice ».

Au sujet de l'Europe, Nicolas Dupont-Aignan, 58 ans le mois prochain, lui porte de grandes ambitions. « Je veux une Europe qui marche, une Europe de projets, celle d'Airbus, d'Ariane, de la Politique agricole commune. Une Europe qui laisse vivre les nations et qui leur redonne les principales compétences. » Car l'homme n'est pas pour la sortie de l'Union européenne. Ni pour une Europe élargie. Son Europe « rêvée », il la voit au travers de « coopérations volontaires » entre États. Les uns travaillant sur la santé, les autres sur les flux migratoires ou l'environnement... « Notre liste devrait s'appeler la liste du bon sens », lâche-t-il encore avec un sourire malicieux, avant de prendre congé.
Pierre GUSZ

 

 
 

France-Italie : pourquoi la tension monte aussi haut

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 05:58:20

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France-Italie : pourquoi la tension monte aussi haut
 

 
Les dirigeants français et italiens (ici Matteo Salvini et Emmanuel Macron) font monter la tension. Photo AFP - A. SOLARO
Et maintenant, on cause ? C'est la proposition mercredi soir de Matteo Salvini et Luigi Di Maio à Emmanuel Macron, après trois journées de brusque montée de tension.

Mardi, Luigi Di Maio claironnait sur les réseaux sociaux avoir rencontré près de Paris un leader des gilets jaunes : « Le vent du changement a franchi les Alpes », écrivait le vice-président du Conseil italien, et surtout leader du Mouvement 5 Étoiles, qui voit dans les gilets jaunes un mouvement populiste à son image. Jeudi, le gouvernement français dénonçait « des attaques sans fondement et des déclarations outrancières », et rappelait son ambassadeur: du jamais vu avec un pays de l'Union européenne.
Hollande abandonne Renzi

La crise entre les deux voisins est d'une rare violence, parce qu'elle vient de loin... En 2015, quand des migrants déferlent sur les côtes de l'Italie, la France de François Hollande, généreuse en discours, se montre très avare en aide concrète. Elle contribue ainsi à l'échec de Matteo Renzi, qui doit quitter le pouvoir italien fin 2016.

A cette période se multiplient aussi les contentieux économiques. D'un côté, les entreprises françaises se développent en Italie, souvent de manière agressive comme Vivendi chez Telecom Italia. De l'autre, la France ferme ses portes quand Fincantieri prétend racheter les Chantiers de l'Atlantique...
«Arrogance française»

Cela nourrit les « rapports ambivalents » de l'Italie avec la France, analyse le politologue Marc Lazar dans la lettre de l'Institut Montaigne. Des rapports tissés « au fil d'une histoire de longue durée qui remonte à l'Unité italienne caractérisés, d'un côté, par une forte attirance et une certaine admiration et, de l'autre, une exaspération contre l'arrogance française et une frustration continue engendrée par le sentiment de ne pas être pris assez en considération. »
Ennemis aux Européennes

L'arrivée au pouvoir à Rome du tandem « populiste » Salvini-Di Maio, en mars 2018, renouvelle les termes de la tension. Emmanuel Macron et Matteo Salvini, le leader de la Ligue, se sont mutuellement désignés en « ennemi numéro 1 » dans la campagne européenne : progressisme contre nationalisme, dit le Français; immigrationniste contre anti-immigrationniste, répond l'Italien.

Et Luigi Di Maio a suivi. En Marche voyait pourtant dans le Mouvement 5 Étoiles un possible allié au Parlement de Strasbourg. Mais Luigi Di Maio a préféré l'affrontement, poussé par la rivalité avec son co-vice-président Matteo Salvini, son principal adversaire à des législatives pouvant être provoquées à tout moment.

On cause, ont proposé jeudi soir les deux Italiens. Mais chacun sait qu'on en reviendra vite aux coups de boule. Au moins jusqu'aux élections européennes du 26 mai.
Francis BROCHET

 

 
 

Économie : Une autre façon de faire des affaires

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 05:50:24

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Économie
Économie : Une autre façon de faire des affaires
De plus en plus d'entrepreneurs alsaciens rejoignent des groupes de Business Network International (BNI), un réseau d'affaires reposant sur un principe de recommandations mutuelles entre membres.

 
Un réseau très prolifique, qui ne demande qu'à croître encore.
Il est à peine plus de 7 h du matin et une dizaine de personnes se presse déjà dans ou aux abords d'une salle de séminaire d'un grand hôtel strasbourgeois. Autant d'autres arrivent encore au compte-gouttes. L'heure est au petit-déjeuner. 7 h 46 : petit rappel des troupes. Dix-neuf entrepreneurs et cadres (ainsi que trois invités) prennent place autour d'une grande table en U. Parmi eux : une avocate, une banquière, un architecte et un spécialiste des données informatiques.
Le VRP des autres

La séance hebdomadaire du groupe Business Network International (BNI) Strasbourg-Kléber est ouverte. Elle va durer une heure et vingt-trois minutes. Au menu, entre autres : l'enchaînement d'« infomerciales », comprendre de présentations, en plus ou moins une minute, d'une actualité professionnelle, d'une entreprise ou d'un produit.

Debout, une expert-comptable revient sur l'application de la taxe sur les sociétés pour les pick-ups, tandis qu'un ébéniste évoque ses travaux de rénovation d'un loft. Une courtière raconte, elle, avoir trouvé une formule de prêt 13 000 EUR moins élevée que celle proposée par une banque à un couple souhaitant acquérir une maison à 280 000 EUR. Dans un autre registre encore, un fournisseur en objets publicitaires fait la promotion de blocs-notes « que vous pouvez marquer à votre propre marque... »

L'exercice - qui se décline en aussi en « conférences » de 10 minutes et en « tête-à-tête » - est la base même de la méthode des Business Network International. « On apprend par ce biais à se présenter, à se vendre », résume Adrien Menaitreau, l'un des membres du groupe Strasbourg-Kléber, avant de pointer qu'il « faut savoir s'exprimer pour donner envie d'être recommandé ».

La finalité très pragmatique du BNI est lâchée. Chaque BNiste s'engage à devenir le VRP des autres membres de son groupe et, plus largement, de tous les autres adeptes de la méthode. « Notre philosophie est « Qui donne reçoit ». On fait des recommandations et, en contrepartie, on attend d'être recommandés par d'autres auprès de leurs propres cercles professionnels et amicaux », explique David Kennaugh, le gérant d'une société de nettoyage à domicile.

Précision : si tous espèrent ainsi faire fructifier leurs affaires, aucun ne touche d'intéressements sur celles générées par les autres. Pour ne pas pénaliser le business de chacun, un groupe n'accueille qu'un seul spécialiste par discipline. Par exemple, il ne peut pas compter deux concepteurs web ou deux cavistes.

« Comme les patrons de PME ou de TPE n'ont pas accès aux publicités pour une question de coûts, la méthode BNI leur permet de professionnaliser le bouche-à-oreille », pointe Vincent Ehling, le directeur de BNI Alsace, la structure qui accompagne et centralise les groupes dans ladite région.

Expert-comptable de métier, ce dernier a importé dans le Bas-Rhin cet outil de « marketing de recommandation » en créant un premier groupe à Strasbourg en juin 2011. « Aujourd'hui, nous en comptons 26 dans le département pour 772 membres, précise-t-il. Dans le Haut-Rhin, nous en avons ouvert un premier en novembre 2013, très exactement à Colmar, et en avons lancé depuis treize autres. Au total, ils regroupent 426 membres qui se retrouvent, par exemple, à Mulhouse, Guebwiller et Sundhoffen. À la fin de l'année 2016, nous n'étions encore que 450 à 500 personnes réparties dans une vingtaine de groupes à travers toute la région. Cette progression fait que, proportionnellement à sa population, l'Alsace est actuellement la plus grosse région BNI du pays. »

« Nous avons d'abord créé des groupes dans les grands centres urbains, que sont Strasbourg, Colmar et Mulhouse, avant par capillarité de gagner des villes plus petites où une attente réelle s'était manifestée », ajoute Vincent Ehling. Seltz et Saverne, par exemple, abritent désormais les formations les plus denses avec une quarantaine et une cinquantaine de membres, contre en moyenne 29,9 adhérents dans les autres groupes alsaciens (qui sont déjà légèrement plus fréquentés que la moyenne hexagonale). « Devant l'engouement rencontré, nous étudions la possibilité de trois nouvelles créations dans le Bas-Rhin et de quatre dans le Haut-Rhin », confie encore Vincent Ehling en indiquant, notamment, que « Mulhouse a un fort potentiel de développement ».
75,4 millions d'euros générés

« La méthode BNI plaît de plus en plus parce que, contrairement aux autres réseaux qui n'offrent que l'un ou l'autre, elle allie un côté « stammtisch » convivial, avec le petit-déjeuner, et un aspect club d'affaires, avec la réunion en tant que telle. Mais elle plaît surtout parce que les résultats sont là », avance David Kennaugh.« Une fois, j'étais en concurrence sur un appel à projet lancé par un groupe de 300 salariés. J'ai demandé à mes co-membres du BNI Strasbourg-Kléber si quelqu'un avait un contact au sein de sa direction. Cela a été le cas et j'ai ainsi pu être recommandé en direct. Depuis, je travaille avec ce client pour un volume d'affaires d'environ 30 000 à 40 000 euros par an », se félicite Adrien Menaitreau, le patron d'une agence événementielle.

« Dans nos quarante groupes alsaciens, nous avons comptabilisé 31 734 recommandations et mises en relations en 2018. Celles-ci ont généré un peu plus de 75,4 millions d'euros d'affaires, environ 47,70 millions dans le Bas-Rhin et 27,67 millions dans le Haut-Rhin, souligne Vincent Ehling. Le volume d'affaires, que nous appelons « merci pour le business », a ainsi progressé de plus de 8 millions d'euros en un an. Compte tenu des créations de groupes envisagées, nous atteindrons les 100 000 millions d'euros cette année. »
Philippe WENDLING

 

 
 

 

Innovation La Fonderie à Mulhouse : KMØ prend vie

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 06:00:21

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Innovation La Fonderie à Mulhouse
Innovation La Fonderie à Mulhouse : KMØ prend vie
Après plusieurs années pour faire aboutir le projet et un peu moins d'un an de travaux, KMØ vient d'accueillir ses premiers occupants. D'ici quelques semaines, une dizaine de structures, privées et associatives, seront dans leurs murs.

 
Patrick Rein, Michel Lévy, Olivier Zeller et Gérald Cohen, cofondateurs de KMØ sur le site de la Fonderie à Mulhouse.
Patrick Rein l'avoue : « Quand on a vu les premiers occupants s'installer, on était ému. » C'est vrai que depuis 2014, lui et les quatre autres initiateurs du projet KMØ, Michel Levy, Olivier Zeller, Guillaume Delemazure et Gérald Cohen, ont pu avoir quelques moments de doute.

« KMØ est issu d'e-nov Campus, note Michel Levy. Nous étions à l'étroit à la fac de la Fonderie et en voyant ce bâtiment en friche, on pensait qu'on pourrait s'installer dans 200 ou 300 m² à faible coût. » Finalement, le projet s'étend aujourd'hui sur 11 000 m² et 4000 m² restent en réserve.
Un coût de réhabilitation « surprenant »

« Le projet a pris presque cinq ans à aboutir parce qu'il a évolué. On peut dire qu'il y a eu une inflexion forte de Jean Rottner pour en faire un vrai écosystème et pas seulement passer un coup de pinceau pour s'installer. »

En cours de route, les investisseurs d'origine ont contacté la Caisse des dépôts qui est entrée dans le projet avec le Crédit agricole. « Nous avons gardé 51 % des parts et ils en ont 49 %. »

Après l'étape des démolitions qui étaient nécessaires, il aura fallu dix mois de travaux pour permettre les premières installations. « Le tout avec un coût de réhabilitation surprenant, reprend Patrick Rein. Le budget a été de 6,5 MEUR. Nous avons beaucoup apporté bénévolement de notre temps, notamment pour tout ce qui était administratif. Mais nous avions donné un chiffre maximum au départ et l'architecte (Guillaume Delemazure) a trouvé des solutions pour le respecter. »

Par exemple, les fenêtres n'ont pas été changées, les poutres sont restées « dans leur jus », il n'y a pas eu de saignées dans les murs... « Et ceux qui nous demandent si les poutres vont être repeintes sont considérés comme non compatibles avec le projet KMØ», commente Patrick Rein en souriant.

Pour les investisseurs, il ne faut pas non plus oublier que le bâtiment n'est pas leur propriété. « Nous avons un bail emphytéotique de soixante ans. Ensuite, le projet reviendra à la collectivité. Le bâtiment appartient à m2A qui nous a donné un sérieux coup de main. Tout comme la Ville de Mulhouse, la CCI Grand-Est qui a fait un don à e-nov Campus pour l'animation du lieu, la Région et l'Europe via les fonds Feder. »

C'est le 23 janvier que les premiers occupants se sont installés. Mais tout n'est pas complètement terminé. « Le lieu se divise en trois parties distinctes : les entreprises et la formation, l'événementiel et l'innovation. Certains aménagements restent à faire. Notamment sous les sheds où se trouvera la partie innovation. »

Mais KMØ peut déjà se targuer d'être l'un des plus gros écosystèmes privés en France. « Les autres sont très numériques. Nous, nous avons une approche du numérique au service de l'industrie. Nous voulons aider les entreprises dans la transformation digitale qui est partout, de la fabrication à la relation client. »

Parmi les têtes pensantes de KMØ se trouve le club des Locomotives, créé en 2017. Composé d'une quinzaine d'entreprises, il permet de faire émerger et d'identifier les besoins des uns et des autres. Les acteurs de KMØ, et notamment e-nov Campus, pouvant ensuite trouver comment répondre à ces besoins.

« Nous n'apportons pas nous-mêmes les solutions, note Patrick Rein, mais si quelqu'un vient avec un projet ou une idée, nous pouvons voir s'il peut s'intégrer à KMØ. »
Isabelle LAINÉ

 

 
 

 

Les occupants
Dès l'ouverture, la société Première place et e-nov Campus se sont installés dans leurs locaux de KMØ.

? e-nov Campus est au rez-de-chaussée et gère notamment la Ligne numérique, qui propose une formation aux jeunes sans diplôme.

? Première place est au 2e étage et occupe 300 m².

Suivront très prochainement :

? Le Cnam, établissement d'enseignement supérieur pour les adultes,

? JMH Conception, bureau d'études dans le domaine électronique,

? Pro Alpha, société allemande de logiciels pour l'industrie,

? Proevolution, conseil en recrutement dans le domaine du numérique,

? Armadeus, créateur de cartes avec Linux embarqué,

? Nartex, société qui propose des applications pour smartphone,

? Le Village by CA, l'incubateur du Crédit agricole,

? Sauter, spécialiste de la gestion technique et énergétique des bâtiments,

Un peu plus tard, il est également prévu l'installation d'un centre de développement de Clemessy.

Sémia, l'incubateur de start-up d'Alsace, prendra également ses quartiers dans la partie innovation (sous les sheds), d'ici quelques semaines.

 

Mulhouse Un renfort pour la majorité municipale

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 06:01:11

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Mulhouse Un renfort pour la majorité municipale
 

 
Emmanuelle Suarez.

Photo DNA/M.M.

C'est désormais officiel : Emmanuelle Suarez a, comme prévu, rejoint la majorité municipale lors du conseil de ce jeudi (cf. L'Alsace des 28 janvier et 4 février)... Pas d'effusion toutefois ; l'intéressée n'a pas pris la parole. Le maire Michèle Lutz lui a sobrement souhaité la bienvenue en se disant « certaine » qu'elle assumera pleinement ses fonctions, en l'occurrence une délégation à la promotion du patrimoine municipal dans l'espace trinational, auprès de l'adjointe Anne-Catherine Goetz.

Pour tenir compte des délégations attribuées à la nouvelle conseillère municipale déléguée, il fallait, ce jeudi, modifier les indemnités des élus mulhousiens. Les deux groupes d'opposition n'ont pas pris part au vote, de même que Denis Rambaud et Annette Bour, de la majorité. Michèle Striffler s'est, elle, abstenue sur ce point.

Désormais, les indemnités des élus se répartissent ainsi : Michèle Lutz, 5471 EUR ; Jean Rottner, 1er adjoint, 2554 EUR ; Alain Couchot, adjoint, 2264 EUR ; autres adjoints, 1509 EUR ; conseillers municipaux délégués, 755 EUR ; conseillers municipaux, 226 EUR.
Michèle MARCHETTI

 

 
 

MULHOUSe CONSEIL MUNICIPAL Hier au Parc-Expo : La valse se poursuit

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 06:04:14

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CONSEIL MUNICIPAL Hier au Parc-Expo
MULHOUSe CONSEIL MUNICIPAL Hier au Parc-Expo : La valse se poursuit
Au conseil municipal de Mulhouse, les (mornes) séances se suivent mais ne se ressemblent pas. Il est des séances où des élus de la majorité se voient retirer leurs délégations... et il en est, comme ce jeudi, où des élus d'opposition intègrent la majorité...

 
Emmanuelle Suarez passe dans la majorité municipale.
C'est désormais officiel, Emmanuelle Suarez a rejoint la majorité municipale lors du conseil de ce jeudi... Pas d'effusion toutefois ; l'intéressée n'a pas pris la parole. Mme le maire lui a sobrement souhaité la bienvenue en se disant « certaine » qu'elle assumera pleinement ses fonctions, en l'occurrence, une délégation à la promotion du patrimoine municipal dans l'espace trinational, auprès de l'adjointe Anne-Catherine Goetz.
« La majorité se renforce »

Pour l'adjoint Alain Couchot, président du groupe majoritaire, « la majorité se renforce. » Et de poursuivre : « Notre volonté est de rassembler le plus largement possible. [...] Une arrivée est toujours une bonne nouvelle, je me réjouis de celle de Mme Suarez, qui est une valeur ajoutée, un enrichissement, une voix diverse dans une majorité où on est libre de débattre parce qu'il y a la solidarité d'un vote sur les grandes orientations définies par Jean Rottner et poursuivies par Michèle Lutz ».

Dans un communiqué, Emmanuelle Suarez avait expliqué sa démarche (DNA du 05.02), jugeant que suite à l'élection de Fabian Jordan à la tête de m2A et de Jean Rottner à la Région Grand Est, depuis deux ans, « notre ville a été mise de côté quasi systématiquement, lors de décisions majeures concernant son avenir. [...] Je ne pouvais pas rester sans réagir dans mon groupe d'opposition, que l'on essayait en parallèle d'instrumentaliser, pour relancer ce conflit préjudiciable à tous. ».

Issue du Modem, Emmanuelle Suarez été élue en 2014 sur la liste conduite par le socialiste Pierre Freyburger. Puis en décembre dernier, elle avait annoncé quitter son groupe Mulhouse Positive ne cautionnant pas les interventions qu'elle jugeait « systématiquement polémiques ». Elle est également la suppléante du député LREM Bruno Fuchs.
Un vote de la majorité seule et encore...

Pour tenir compte des délégations attribuées à la nouvelle conseillère municipale déléguée, il fallait ce jeudi modifier les indemnités des élus mulhousiens. Les deux groupes d'opposition n'ont pas pris part au vote, de même que Denis Rambaud et Annette Bour, de la majorité. Michèle Striffler s'est elle abstenue sur ce point.

Désormais, les indemnités des élus se répartissent ainsi (au conseil municipal, ces chiffres ne sont présentés qu'en pourcentages... nous les avons calculés, en euros pour plus de lisibilité) : Michèle Lutz, 5 471 EUR ; Jean Rottner, 1er adjoint, 2 554 EUR ; Alain Couchot, adjoint, 2 264 EUR ; autres adjoints, 1 509 EUR ; conseillers délégués, 755 EUR ; conseillers municipaux, 226 EUR.
Michèle MARCHETTI

 

 
 

 

MULHOUSe Conseil municipal : Une nouvelle arme pour lutter contre l'habitat indigne

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 06:05:11

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Conseil municipal
MULHOUSe Conseil municipal : Une nouvelle arme pour lutter contre l'habitat indigne
Un « permis de louer » sera instauré cet automne dans le quartier mulhousien de la Fonderie et le triangle Colmar/Marseillaise/Mertzau, afin de lutter contre les marchands de sommeil.

 
Le triangle formé par les avenues de Colmar, de la Marseillaise et de la Mertzau (autour de 320 logements) sera l'un des deux secteurs concernés par la mise en place d'un « permis de louer ».
À l'occasion d'une délibération purement technique, Alain Couchot, adjoint au maire délégué au logement a dévoilé la prochaine mise en oeuvre d'une nouvelle « arme » anti-logements indignes.

Un outil réglementaire prévu par la loi Alur de mars 2014 (« Accès au logement et urbanisme rénové ») et dont les collectivités locales peuvent se saisir depuis début 2017 - encore faut-il le vouloir. En deux ans, seules trois communautés d'agglomération (détentrices de la compétence « Logement ») l'ont fait au niveau hexagonal. Mulhouse Alsace agglomération (M2A) devrait devenir la quatrième, en délibérant sur le sujet le 25 janvier prochain, à la demande expresse de la ville de Mulhouse, qui attend beaucoup du dispositif en question (en l'absence de comptage méthodique sur le terrain, les dernières données statistiques disponibles laissent penser que 3 600 logements mulhousiens sont potentiellement indignes).

De quoi s'agit-il au juste ? Concrètement, d'instaurer d'un permis de louer, avec visite préalable du bien concerné et « contrôle de décence », par un agent du service municipal de l'habitat. Une simple déclaration de mise en location ne suffira donc plus. Précisons cependant que deux périmètres seulement seront concernés (du moins jusqu'à nouvel ordre), deux périmètres situés à Mulhouse intra muros : il s'agit du quartier de la Fonderie (3 000 logements environ) et du triangle formé par les avenues de Colmar, de la Marseillaise et de la Mertzau (autour de 320 logements) - d eux secteurs choisis par souci de pragmatisme et d'efficacité. Pas question en effet d'instaurer ce permis de louer dans toute la ville, compte tenu des contraintes administratives inhérentes au dispositif.

« Dans le cas de la Fonderie, l'idée est surtout de tirer ce quartier vers le haut, résume Alain Couchot. Le problème de l'habitat indigne est en revanche plus aigu dans le triangle Colmar/Marseillaise/Mertzau. C'est un point de fixation, pour lequel nous avons mis en place une "task force" interservices, et où l'on commence doucement à avoir des résultats. »

Entrée en vigueur prévue du dispositif : septembre prochain. À compter de cette date, si un bien mis en location dans l'un de ces deux secteurs concernés est décent, l'autorisation sera délivrée sans problème, à l'issue de la visite des lieux. Dans le cas contraire, les aides personnalisées au logement (APL) habituellement perçues par le propriétaire bailleur se retrouveront consignées et l'intéressé se verra prescrire les travaux jugés nécessaires dans le cadre d'une procédure d'insalubrité... Et si d'aventure il passe outre l'autorisation préalable de louer, il s'exposera à une amende pouvant aller jusqu'à 5 000 EUR (15 000 EUR en cas de récidive). De quoi juguler - c'est du moins l'effet espéré -, les marchands de sommeil.

En l'absence de vote (puisque c'est donc les conseillers communautaires de M2A qui auront à délibérer sur le sujet), le débat municipal tourne d'autant plus court, que le sujet remporte l'assentiment général, comme en témoigne l'unique intervention de l'élue d'opposition Cléo Schweitzer (PS) : « C'est une très bonne nouvelle que Mulhouse se saisisse de cette possibilité. »
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

MULHOUSE Entraide Seniors : Un projet de vie « intergénéreux »

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 06:03:04

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Entraide Seniors
MULHOUSE Entraide Seniors : Un projet de vie « intergénéreux »
Depuis trois ans, le pôle de gérontologie Saint-Damien de Mulhouse accueille six mois dans l'année des jeunes en service civique. Leur nom ? Les « intergénéreux ». Ils sont un vrai plus autant pour les professionnels de l'établissement que pour les résidents.

 
Depuis mi-décembre, quatre jeunes en service civique avec Unis-cité Mulhouse sont engagés au sein du pôle de gérontologie Saint-Damien, où ils interviennent en soutien de l'équipe d'animation composée de deux personnes.
« Heureusement qu'il y a les oranges ! » Les oranges ? C'est comme ça que Corinne Anselm, coordinatrice de la vie sociale du pôle de gérontologie Saint-Damien, surnomme affectueusement les quatre volontaires de l'antenne mulhousienne d'Unis-cité, en service civique au sein de l'Ehpad depuis la mi-décembre (et jusqu'à la fin du mois de juin).

Le surnom colle d'autant mieux à Sara, Elsa, Théo et Louca, que c'est bien de la couleur qu'ils apportent dans le quotidien pas toujours rose des Ehpad : manque de personnel et manque de moyens, alors que dans le même temps les besoins en matière de dépendance vont crescendo. Les maux, autant que les défis, liés à l'un des enjeux de société actuels sont connus.
Créer du lien en Ehpad et à domicile

« Le taux de dépendance va doubler d'ici 2060. Aujourd'hui, on compte quatre jeunes en âge de travailler pour une personne de plus de 65 ans. Demain, il y en aura moins de deux. À cela s'ajoute le fait que, la cellule familiale ayant évolué, 1,2 million de personnes de plus de 75 ans sont dans une situation d'isolement relationnel. » Tel est le constat dressé par Unis-cité (association par le biais de laquelle les jeunes âgés de 16 à 25 ans peuvent s'engager dans une mission de service civique), qui a lancé en 2014 le programme Intergénéreux, avec le soutien du groupe de protection sociale Malakoff Médéric. « Le groupe compte de nombreux retraités parmi ses pensionnaires allocataires, c'est pour cela que nous soutenons financièrement ce programme », précise Josiane Chapuis, déléguée à l'action sociale au sein de l'antenne strasbourgeoise du groupe.

Intergénéreux, derrière ce terme un peu mystérieux se cache une idée simple. Celle de « répondre à l'enjeu du vieillissement et de l'isolement des personnes âgées par la solidarité intergénérationnelle », commence Jean-François Gaggiano, coordinateur de l'antenne mulhousienne d'Unis-cité, avant de détailler le programme qui s'articule autour de trois objectifs : « Réduire l'isolement des personnes âgées recevant peu de visites, développer des liens intergénérationnels entre jeunes en service civique et personnes dépendantes et favoriser le bien-être et le bien vivre des personnes âgées dans leur environnement. »

Concrètement, les volontaires intergénéreux se rendent deux jours par semaine au domicile de personnes âgées. Pour les accompagner dans les tâches de la vie quotidienne (comme les courses), mais surtout pour rompre leur isolement en passant simplement un moment avec elles. Le reste du temps (trois jours), c'est en Ehpad que les jeunes sont engagés, en appui des professionnels.

« Ils font des visites en chambre et accompagnent les résidents lors de sorties et activités. Mais plus que ça, insiste Corinne Anselm, ils sont pleinement intégrés au projet d'animation de l'établissement, dont ils participent à l'élaboration. On leur laisse l'opportunité de monter leurs propres ateliers. » C'était le cas en début d'année, lorsque Théo, qui a suivi une formation en cuisine, a animé un atelier galettes des Rois et c'était encore le cas ce mercredi matin dans la grande salle d'activité, avec au programme : un jeu d'adresse, un "parcours sportif" et un quiz.
Un coup de jeunepour Joséphine

Parmi la dizaine de résidents qui participe aux activités, Joséphine. À 88 ans, elle affiche encore une belle forme et démarre - au sens propre - au quart de tour. Ainsi, quand on lui suggère de se lancer dans le parcours sportif (son activité préférée), Sara et Elsa ont à peine le temps de la suivre... Ni une, ni deux, Joséphine empoigne son rollator et déboule (sans rire) entre les cônes et cerceaux... Et c'est aussi sans détour qu'elle assure avec enthousiasme : « J'adore les activités avec les jeunes ! J'aime les jeunes ! C'est rigolo les jeunes ! Ils amènent plein de vie dans la maison ! » Si Lucette, 89 ans, préfère les quiz, elle partage cet avis sans retenue : « Je suis heureuse quand ils sont là. Leurs sourires et leur présence font du bien. »

Et les intergénéreux, que pensent-ils de leur service civique aux côtés de leurs aînés ? « Il est enrichissant et constructif. Au travers de tous les moments que nous partageons avec eux un vrai lien se noue entre nous. Jour après jour, nous en apprenons beaucoup sur leur vie, mais surtout sur la vie », confient Sara et Louca. En somme, dans cette expérience, chacun est un soutien pour l'autre. Corinne Anselm ne dit pas autre chose : « L'établissement accueille des jeunes en service civique dans le cadre du programme Intergénéreux depuis trois ans. Ce qui est intéressant, au-delà des liens qui se nouent entre eux et les résidents, c'est qu'ils n'ont pas du tout le même rapport avec eux que nous, professionnels de santé et d'animation. Ils ont le temps de prendre le temps avec les résidents. Ils ne sont pas dans la quantité, mais dans la qualité. Et les six mois qu'ils passent à nos côtés sont un vrai plus pour nous. »

Un vrai plus qui se résume en peu de mots. Le pôle de gérontologie Saint-Damien accueille 202 résidents. L'équipe d'animation est constituée de deux professionnels. Autant dire que Corinne Anselm espère pouvoir compter encore longtemps sur les pulls orange.
Texte et photos :Cécile FELLMANN

 

 
 

 

APA, un réseau sans frontières

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 06:11:33

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APA, un réseau sans frontières
 

 
Chaque matin et par tous les temps, ce sont 42 femmes et hommes qui prennent la route pour livrer plus de 2 000 bénéficiaires du service de livraison de repas à domicile d'Apamad dans le Haut-Rhin. DR
Basé à Mulhouse, le Réseau APA, 72 ans après sa création, n'oublie pas son ancrage local. Le message a été répété à l'envi lors de la traditionnelle cérémonie des voeux, récemment à la Maison de l'Arc. Pourtant, ses dirigeants pensent de plus en plus à élargir le réseau, au-delà du département, au-delà même de l'Alsace. Ils parlent de « croissance externe » et ne font pas qu'en parler.

L'association mulhousienne Inter-Job, la société Aux Bons Soins de Sélestat, l'Association de soins et de services à domicile (Assad) de Mâcon et plusieurs autres associations de Champagne-Ardenne et de Saône-et-Loire - comme Domisol, à Montceau-les-Mines - se sont rapprochées du Réseau en 2018. « Cette opération nous permet désormais de disposer d'un pôle de 750 salariés en Saône-et-Loire. Nous poursuivrons ces efforts localement et dans d'autres territoires du Grand Est », appuie Denis Thomas, président du Réseau APA.
« Nous sommes làen recours »

Ce dernier est bien conscient du fait que « cette démarche, de la part d'un acteur ancré comme nous dans un territoire et attaché à la notion de proximité, peut surprendre ». Quel est le résultat recherché ? « S'élargir, fédérer, travailler avec des associations d'autres régions va nous permettre de proposer une alternative au modèle marchand et lucratif, juge-t-il. Tout en restant, en priorité, sur le secteur des personnes âgées, des services à domicile, et dans le cadre de l'économie sociale et solidaire. »

Denis Thomas, qui entame sa cinquième année de présidence, écarte tout malentendu : « Nous ne sommes pas là pour faire main basse sur d'autres associations mais nous sommes là en recours, avant qu'elles ne finissent au tribunal et qu'elles soient liquidées comme n'importe quelle entreprise... » De quoi justifier les rapprochements observés ces dernières semaines avec l'Asame ? « Quand on sent que des associations sont en difficulté, on n'a pas envie de les laisser seules dans la nature. Et ce, même si nous n'avons ni la même culture d'entreprise, ni la même philosophie. »

L'avenir nous dira si cette stratégie expansionniste dite « de rassemblement », censée « créer de la valeur pour chacun des membres », portera ses fruits. En attendant, le Réseau APA compte développer ou poursuivre d'autres axes. À commencer par un suivi attentif des travaux menés par son groupe recherche et développement. Passés les premiers jalons, le projet E-Nutriv, qui a pour but de proposer une solution de prévention des risques de dénutrition grâce aux objets connectés, sera poursuivi en 2019. Tout comme le « déploiement d'objets connectés dans nos résidences et à domicile, afin de sécuriser la vie de bénéficiaires, grâce à des dispositifs de prévention et d'alerte de plus en plus performants », assure Denis Thomas. Qui évoque encore le développement des expérimentations de télémédecine au sein des Ehpad et du centre de soins.
Plateformes, expérimentations...

Il est aussi question de s'ouvrir plus largement aux acteurs de la silver économie (l'économie des « cheveux argentés »). En témoigne le déploiement d'Apalab, « plateforme ouverte à de nombreux partenaires ». À ce propos, le directeur général de France Silver économie, Sébastien Podevyn, était à Mulhouse le 5 février. Il a visité la nouvelle résidence senior conçue à Riedisheim et a animé une conférence sur les enjeux de la Silver économie.

Enfin, Denis Thomas a évoqué dans son discours la rénovation de l'accueil de jour de Mulhouse. La poursuite de l'expérimentation Escapassion (sorties culturelles, ateliers et activités physiques adaptées pour les plus de 60 ans ayant des troubles de mémoire débutants). Et le renforcement du rôle des plateformes de répit par la création d'une plateforme numérique d'information et d'orientation.

« Nous développerons des actions de sensibilisation, d'information et d'accompagnement au quotidien pour lutter contre l'isolement des personnes âgées. » La « priorité absolue » étant, pour Denis Thomas, de « garantir des ressources humaines en adéquation avec les besoins des activités du réseau ». Pierre GUSZ
SURFER www.reseau-apa.fr

 

 
 

Richwiller : Marcel Bruxelle-Feyler à l'honneur

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 05:34:14

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Richwiller
Richwiller : Marcel Bruxelle-Feyler à l'honneur

 
Une médaille et... des fleurs pour Marcel Bruxelle-Feyler.
Marcel Bruxelle-Feyler s'est vu décerner la médaille départementale de la vie associative pour son implication de longue date dans le monde du judo lors du dernier challenge Scherrer.

Maire de Richwiller et conseiller départemental, Vincent Hagenbach a fait l'éloge d'un sportif, bénévole et dirigeant exemplaire : « Marcel Bruxelle-Feyler est engagé au sein du Judo Club de Richwiller depuis plus de 20 ans à la fois comme entraîneur et aussi comme président depuis une bonne dizaine d'années. Son credo, c'est surtout la transmission de sa passion pour son sport très exigeant auprès notamment des plus jeunes judokas ». L'heureux récipiendaire a reçu cette distinction avec toute l'humilité qui le caractérise et a tenu à partager cette médaille avec l'ensemble des bénévoles oeuvrant à ses côtés.

 

 
 

 

Ouvertures et fermetures de classes : un nombre « insuffisant » de postes

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 05:54:23

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Éducation Syndicats
Ouvertures et fermetures de classes : un nombre « insuffisant » de postes
 

 
Avec 56 postes supplémentaires de professeurs du premier degré dans l'académie de Strasbourg (37 dans le Bas-Rhin et 19 dans le Haut-Rhin) et des prévisions d'effectifs d'élèves en baisse (moins 215 dans le Bas-Rhin et moins 232 dans le Haut-Rhin), la rentrée 2019 pourrait partir sur de bonnes bases. Mais comme les années précédentes, le nombre d'élèves par classe reste élevé et les créations de postes servent principalement au dédoublement des classes de CP et CE1 en REP + et en REP à la rentrée prochaine, remarquent les syndicats Snuipp-FSU et Unsa. « Dans le Bas-Rhin, pour 37 postes en plus, nous avons 36 ouvertures de classes liées au dédoublement », note le Snuipp 67. Autre sujet de crispation, « l'ouverture de nombreuses classes bilingues, alors qu'il n'y a pas assez de personnels formés », rappelle l'Unsa 67.

Les syndicats enseignants sont favorables au dédoublement des classes en REP. Mais « les moyens ne sont pas là pour les autres élèves », déplore Ghislaine Umhauer, secrétaire départementale du Snuipp-FSU 68, qui s'est livrée à un petit calcul. Pour atteindre 25 élèves par classe et pas plus de 20 en éducation prioritaire, il faudrait 348 postes supplémentaires dans le seul Haut-Rhin, sans compter les professeurs pour les Rased, les Unités pédagogiques pour élèves allophones arrivants (UPE2A), les professeurs remplaçants... « La pauvreté de la dotation n'a pas permis de sauver plus de classes en rural », regrette également l'Unsa.

Le Comité technique spécial départemental (CTSD) du Bas-Rhin a décidé hier l'ouverture de 43 classes et la fermeture de 89 classes, dont trois classes ULIS (Unités localisées pour l'inclusion scolaire). Une trentaine de postes doivent encore être répartis lors du CTSD de juin.

Dans le Haut-Rhin, le CTSD a décidé 65,5 ouvertures de classes ou sections, dont 19 pour les CP et CE1 dédoublés et 22 pour les bilingues. Les fermetures de classes sont au nombre de 56,5, dont six pour les CP et CE1 dédoublés et sept pour les bilingues. Il reste un peu moins de 10 postes à pourvoir pour les ajustements de juin.
J.-F.C.

 

 
 

 

Fislis Surprise au RPI : Contre la fermeture d'une classe !

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 05:36:08

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Fislis Surprise au RPI
Fislis Surprise au RPI : Contre la fermeture d'une classe !
Les parents du regroupement pédagogique intercommunal (RPI) de Fislis sont inquiets. Ils viennent d'apprendre qu'une classe fermerait à la rentrée prochaine. Il n'en resterait donc plus que trois sur les quatre actuellement.

 
Ils ont fait part de leur « étonnement » dans un communiqué adressé à l'Inspection académique et une délégation s'est rendue mercredi au Conseil départemental où se tenait le conseil départemental de l'Éducation nationale (CDEN) qui se penchait sur la carte scolaire proposée pour la rentrée.

Cet étonnement est mêlé d'incompréhension « sachant que les trois RPI de Fislis, Oltingue et Lutter sont sur le point de fusionner, sachant que le RPC (regroupement pédagogique concentré) est à l'étude, sachant que les SIAS (Syndicat intercommunal des affaires scolaires) respectifs ont la volonté de travailler ensemble et financent déjà ensemble le RPC ». Les parents d'élèves insistent sur les « vrais efforts » fournis au quotidien « pour l'avenir des générations futures d'élèves. » « Les directrices et les institutrices des trois RPI travaillent déjà en étroite collaboration ».

Ils rappellent que l'inspection académique « s'était engagée à soutenir la création de ce RPC en maintenant les postes existants ».

Les parents d'élèves craignent les conséquences de cette fermeture : « Ce dynamisme entre les RPI va être remis en cause et surtout les élèves vont être répartis dans des classes chargées et à trois niveaux. » I l s déplorent cette mesure qui s'applique en zone rurale, alors que dans les zones urbaines, les effectifs enseignants sont renforcés. « Lorsqu'on entend parler de CP dédoublés en Zep (Zone d'éducation prioritaire), des futurs CE1 dédoublés avec un enseignant pour 12 élèves, de classe bilingue avec un enseignant pour six élèves en niveau unique, comment accepter que nos enfants se retrouvent à 28 par classe sur trois niveaux ? Où est l'égalité des chances ? »

Les enfants des zones rurales ne sont pas épargnés par les difficultés. C'est ce qu'ont mis en avant les parents : « Des élèves ne reçoivent pas l'aide adéquate. » Ils pointent également « une surcharge de travail des professeurs d'école, trop souvent seuls face aux défis quotidiens » et « un Rased (Réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté) sans moyen, sans effectifs qui éteint uniquement les urgences et n'épaule plus les écoles ». Ils réclament « le maintien de cette classe une année supplémentaire afin de préparer sereinement la rentrée 2020 en rendant effective la fusion prévue, sachant que, dans les RPI concernés, un départ à la retraite est prévu en juin 2020, ainsi que la disparition d'une classe monolingue. »

La directrice départementale des services de l'Education nationalen'est pas revenue sur la décision de fermeture mercredi. La situation sera à nouveau étudiée en juin.

 

 
 

 

Ferrette Démographie : Comment se passe le recensement ?

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 06:01:13

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Ferrette Démographie
Ferrette Démographie : Comment se passe le recensement ?
Le recensement 2019 a commencé le 17 janvier dernier et dure jusqu'au samedi 16 février pour 7 000 communes françaises, dont plusieurs dans le Sundgau. Immersion avec les agents recenseurs de Ferrette et leur coordinatrice.

 
Après la surprise des habitants, les agents recenseurs, dont Olivier Mauris-Demourioux, sont généralement très bien accueillis par les habitants de Ferrette, qui n'hésitent pas à les recevoir dans leur domicile. S'ouvre alors un moment de rencontre apprécié par les agents.
C'est un véritable travail de fourmi qui a commencé en ce début d'année à Ferrette pour les quatre agents recenseurs Philippe Simon, Sandra Hubler, Olivier Mauris-Demourioux et Thierry Philipp, ainsi que l'adjointe Corinne Rabault, coordinatrice du recensement 2019 dans la commune aux quelque 800 habitants.

Ce travail de recensement, c'est celui d'une immense collecte d'informations qui est à la charge de toutes les municipalités - tous les cinq ans pour les communes de moins de 1 000 habitants comme Ferrette - pour alimenter les chiffres de l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques). Dans le petit bourg ferrettois, il n'y a pas moins de 400 logements à couvrir.
Une mission courte et intense

« Nous devons engager au minimum deux agents pour un tel nombre de logements, mais nous avons choisi d'en prendre quatre car c'est un travail très intense pendant quatre semaines et nous ne pouvons pas nous rater. Au 16 février, l'Insee doit avoir en sa possession tous les chiffres nous concernant », explique Corinne Rabault, qui reconnaît avoir eu du mal à recruter ses agents. « C'est difficile parce que c'est une mission courte et intense donc, mais aussi contraignante puisqu'il faut faire en fonction des disponibilités des habitants, donc travailler en décalé. »

« Tous les profils ne peuvent pas non plus correspondre pour une telle mission qui reste quand même du porte-à-porte, ce que les gens n'aiment pas trop, ajoute Philippe Simon. Il faut avoir un profil "doux" je dirais, c'est-à-dire être souriant, sympa et arrangeant, ne pas hésiter à repasser si ça n'arrange pas les gens... »

« Patience et organisation surtout », reprend Corinne Rabault. Celle qui travaille sur le recensement depuis novembre est tout de même parvenue à constituer une équipe de quatre agents recenseurs - payée en partie par l'Insee, l'autre par la commune - avec un retraité, une travailleuse saisonnière, un professeur de maths en attente d'un remplacement et un agent municipal.

Ces quatre-là ont été formés deux demi-journées par un superviseur de l'Insee, avant de partir en reconnaissance terrain en vue du début du recensement. « Il est important de prendre ses marques, surtout quand on n'est pas de la commune », confie Sandra Hubler, de Levoncourt, qui s'est appuyée sur les informations et plans dont la mairie dispose. « Parfois, les numéros ou noms ne sont pas visibles ou la réalité ne correspond pas à ce que la mairie sait. J'ai, par exemple, eu le cas d'un numéro qui n'existait pas à cause d'une erreur notariale », sourit Olivier Mauris-Demourioux.

Une fois la reconnaissance faite et les agents familiarisés aux documents qu'ils doivent donner et faire remplir, ainsi qu'à la procédure internet vivement recommandée par l'Insee, les quatre fourmis ferrettoises pouvaient partir pour faire du porte-à-porte et collecter des informations.

« Nous ne sommes pas de la police et ne cherchons pas à faire de la délation sur les habitants contrairement à ce que certains peuvent parfois s'imaginer, prévient Olivier Mauris-Demourioux. L'Insee a un but purement statistique et informatif. Les gendarmes et autres n'ont d'ailleurs pas le droit de jeter un oeil dans nos dossiers. »
« Nous ne sommes pas de la police »

Les dossiers sont soit directement complétés en ligne, soit ce sont des carnets de tournée avec des cases à compléter pour chaque logement et à remettre à l'Insee, après un traitement de Corinne Rabault, qui peut voir l'état d'avancement de chacun des recenseurs. Ceux-là ont vu leur travail partagé notamment à partir d'une sectorisation de la commune par l'Insee, qui, si les agents ne parviennent pas à recenser certains foyers - et doivent cocher la case « FLNE » pour fiche de logement non enquêté -, prendra le relais car le recensement est, rappelons-le, obligatoire.

Près des trois-quarts de la commune sont déjà recensés à l'heure actuelle, le processus est donc en bonne voie pour être achevé d'ici le 16 février.
Florian ZOBENBIEHLER

 

 
 

 

Le Sundgau se saisit du grand débat

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 05:56:30

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Le Sundgau se saisit du grand débat
 

 
Le grand débat national s'est ouvert mercredi soir dans le Sundgau, avec une première réunion organisée au cercle Saint-Georges de Carspach. Une soirée autour de la fiscalité et des dépenses publiques qui a démarré avec des discussions par petits groupes. Photos L'Alsac e
Le thème de la fiscalité a donc ouvert le grand débat national dans le Sundgau, mercredi soir, au cercle Saint-Georges de Carspach, où se tenait la première des quatre réunions thématiques organisées par les mairies d'Altkirch et de Carspach. Un rendez-vous qui a attiré près de 80 personnes, dont plusieurs gilets jaunes, venus justement du bastion de Carspach, où le mouvement se poursuit depuis le début d'année dans une cabane construite sur un terrain privé, en bordure de la Départementale 419.
La méthode en débat...

Organiser des débats à l'échelle locale : « C'est une promesse qu'on avait faite lors du démantèlement du camp des gilets jaunes sur le rond-point », a rappelé le maire de Carspach, Rémi Spillmann, qui a accueilli les participants aux côtés de son homologue d'Altkirch, Nicolas Jander, avant de laisser la parole au « Monsieur Loyal » de la soirée, le Carspachois Serge Renger, figure bien connue du milieu associatif local. C'est lui qui avait la tâche d'animer la soirée... et de présenter les modalités de ce débat local au public, les maires étant uniquement présents « en tant qu'observateurs et citoyens ». Car « ce n'est pas aux élus de mener ce débat », a redit Rémi Spillmann. Mercredi soir, quelques voix se sont d'emblée élevées pour pointer l'absence des services de l'État - et notamment de la nouvelle sous-préfète d'Altkirch - à cette première réunion organisée dans le Sundgau. Avant l'ouverture des discussions, c'est aussi la méthode elle-même qui a fait débat. Pour faciliter le nécessaire travail de synthèse, les organisateurs invitaient en effet les participants à échanger par petits groupes autour d'une table et à formuler leurs contributions par écrit dans les documents fournis par le gouvernement (ou sur papier libre). Un air de « devoir de vacances » qui n'a pas convaincu tout le monde, certains craignant un débat d'emblée trop orienté ou cadré par « un certain nombre de questions fermées ». « Les questionnaires préétablis, c'est de l'enfumage », estimera un gilet jaune au cours de la soirée. Après discussions, tout le monde s'est finalement entendu pour jouer le jeu du travail en groupes, les maires s'étant ensuite engagés à faire « une remontée la plus sincère possible » des différentes contributions recueillies. Chacun a ensuite été invité à prendre le micro et partager son point de vue sur la question fiscale. Le tout dans une ambiance finalement apaisée, même si certains finiront par dire que « ce n'est pas toujours facile de discuter tranquillement ». « Ce qu'on fait aujourd'hui, ça n'a pas été fait depuis cinquante ans », lâchera l'un des intervenants en fin de soirée. Si, à la sortie, d'aucuns doutaient de l'utilité concrète de cette grande consultation nationale initiée par le président Macron, beaucoup reconnaissaient au moins aux élus locaux « le mérite » d'avoir joué (à leur échelle) le jeu de la démocratie locale.
Textes et photos : Vivian MILLET LE PLUS WEB Le débat en vidéo sur notre appli et www.lalsace.fr

 

 
 

société Initiative à Carspach : Le Sundgau se saisit du grand débat

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 05:41:27

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société Initiative à Carspach
société Initiative à Carspach : Le Sundgau se saisit du grand débat
Près de 80 personnes, dont plusieurs gilets jaunes, ont participé au premier des quatre débats locaux organisés par les mairies d'Altkirch et Carspach, mercredi soir. Une soirée autour des questions de fiscalité et de dépenses publiques.

 
Le grand débat national s'est ouvert mercredi soir dans le Sundgau, avec une première réunion organisée au cercle Saint-Georges de Carspach. Une soirée autour de la fiscalité et des dépenses publiques qui a démarré avec des discussions par petits groupes.
Le thème de la fiscalité a donc ouvert le grand débat national dans le Sundgau, mercredi soir, au cercle Saint-Georges de Carspach, où se tenait la première des quatre réunions thématiques organisées par les mairies d'Altkirch et Carspach. Un rendez-vous qui a attiré près de 80 personnes, dont plusieurs gilets jaunes, venus justement du bastion de Carspach, où le mouvement se poursuit depuis le début d'année dans une cabane construite sur un terrain privé, en bordure de la Départementale 419.
La méthode en débat

Organiser des débats à l'échelle locale : « c'est une promesse qu'on avait faite lors du démantèlement du camp des gilets jaunes sur le rond-point », a rappelé le maire de Carspach, Rémi Spillmann, qui a accueilli les participants aux côtés de son homologue d'Altkirch, Nicolas Jander, avant de laisser la parole au « Monsieur Loyal » de la soirée, le Carspachois Serge Renger, figure bien connue du milieu associatif local. C'est lui qui avait la tâche d'animer la soirée... et de présenter les modalités de ce débat local au public, les maires étant uniquement présents « en tant qu'observateurs et citoyens ». Car « ce n'est pas aux élus de mener ce débat », a redit Rémi Spillmann. Mercredi soir, quelques voix se sont d'emblée élevées pour pointer l'absence des services de l'État - et notamment de la nouvelle sous-préfète d'Altkirch - à cette première réunion organisée dans le Sundgau. Avant l'ouverture des discussions, c'est aussi la méthode elle-même qui a fait débat. Pour faciliter le nécessaire travail de synthèse, les organisateurs invitaient en effet les participants à échanger par petits groupes autour d'une table et à formuler leurs contributions par écrit dans les documents fournis par le gouvernement (ou sur papier libre). Un air de « devoir de vacances » qui n'a pas convaincu tout le monde, certains craingnant un débat d'emblée trop orienté ou cadré par « un certain nombre de questions fermées ». « Les questionnaires préétablis, c'est de l'enfumage », estimera un gilet jaune au cours de la soirée. Après discussions, tout le monde s'est finalement entendu pour jouer le jeu du travail en groupes, les mairies s'étant ensuite engagés à faire « une remontée la plus sincère possible » des différentes contributions recueillies. Chacun a ensuite été invité à prendre le micro et partager son point de vue sur la question fiscale. Le tout dans une ambiance finalement apaisée, même si certains finiront par dire que « ce n'est pas toujours facile de discuter tranquillement ». « Ce qu'on fait aujourd'hui, ça n'a pas été fait depuis cinquante ans », lâchera l'un des intervenants en fin de soirée. Si, à la sortie, d'aucuns doutaient de l'utilité concrète de cette grande consultation nationale initiée par le président Macron, beaucoup reconnaissaient au moins aux élus locaux « le mérite » d'avoir joué (à leur échelle) le jeu de la démocratie locale.
Vivian MILLET Plus de photos et débat en vidéo sur www.dna.fr

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soultz Carte scolaire 2019-2020 : Un « transfert » qui ne passe pas

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 05:35:38

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soultz Carte scolaire 2019-2020
soultz Carte scolaire 2019-2020 : Un « transfert » qui ne passe pas
La colère gronde à Soultz, où les dernières mesures de carte scolaire font peser des menaces de fermetures de classes sur les écoles maternelles Les Bruyères et Saint-Jean. Une manifestation est organisée ce vendredi matin aux Bruyères.

 
La maternelle Les Bruyères à Soultz pourrait voir sa section bilingue disparaître.
Annoncées mercredi soir au CDEN (Conseil départemental de l'Éducation nationale), les nouvelles mesures concernant la carte scolaire entraînent une levée de boucliers à Soultz, où deux écoles maternelles, Les Bruyères et Saint-Jean, risquent de subir des fermetures de classes. « Ces mesures suscitent une forte inquiétude dans la commune, puisqu'elles menacent nos écoles, en particulier Les Bruyères et son enseignement bilingue », explique ainsi Luc Marck, adjoint au maire en charge de l'éducation.

L'incompréhension est d'autant plus grande que les effectifs des Bruyères se sont avérés stables ces dernières années, « et que de ce point de vue, la rentrée 2019 se présente sous des auspices favorables », indique l'élu. « Mais malgré tout, la DASEN (Directrice académique des services départementaux de l'Éducation nationale) envisage d'y fermer la section bilingue, en demandant aux familles concernées de scolariser leurs enfants à Belle-vue ou à Saint-Jean. » Le « transfert » concernerait particulièrement l'école Saint-Jean, seule école maternelle de la commune à prévoir une baisse nette d'effectifs en septembre 2019 : « Selon les projections, nous serions sous le seuil de fermeture de la 4e classe, alors que ces dernières années, les effectifs se situaient toujours au-dessus de ce seuil, qui est de 97 élèves », souligne Luc Marck. Cette baisse justifierait, selon l'Éducation nationale, la transformation d'une classe bilingue en section bilingue.

Parents et élus font front afin d'éviter la fermeture de l'un des sites bilingues de la commune, qui risque de surcroît d'entraîner la fermeture de la seconde classe monolingue aux Bruyères : « Si les parents privilégient la poursuite de l'apprentissage bilingue par rapport au maintien dans l'école, les effectifs monolingues ne suffiraient plus au maintien de deux classes », explique l'adjoint.
Un choix « cornélien »pour les familles

La perspective d'une fermeture de classe à Saint-Jean n'est pas mieux acceptée : « Il s'agit d'une école qui fournit un travail remarquable dans un contexte souvent plus problématique que ses homologues, d'autant qu'à ce stade, les curseurs évoluent chaque semaine, avec de nouvelles inscriptions ».

Le maire de Soultz, Denis Meyer, a envoyé un courrier à l'inspectrice d'académie afin d'exprimer son inquiétude et lui demander de surseoir à ces mesures. « La suppression de l'enseignement bilingue à l'école des Bruyères, par le biais de la suppression de sa section bilingue, et le « transfert » de cet enseignement vers les deux autres écoles maternelles de la commune introduit une rupture de l'égalité d'accès à l'offre bilingue faite aux élèves de notre commune », explique le maire dans sa missive. « Le procédé consistant à obliger les familles concernées à effectuer un choix cornélien entre le maintien de leurs enfants dans leur école, auquel cas la scolarité s'y ferait uniquement en classe monolingue, et le bilinguisme, dans une autre école, n'est pas acceptable. Il implique, en effet, une mise à l'épreuve de la motivation de ces parents en faveur du bilinguisme, qui ne serait exigé que de leur part. »
Une manifestationce matin aux Bruyères

Denis Meyer rappelle également que les prévisions d'effectifs à la rentrée 2019 sont susceptibles de varier dans les mois à venir au gré des nouvelles inscriptions : « Il nous apparaît que l'effectif total de l'école Les Bruyères se situe au-dessus du seuil de fermeture pour une école à deux classes », indique-t-il. Quant au cas de l'école Saint-Jean, le maire s'insurge contre le fait de vouloir y « sauver » une classe au prix de la fermeture d'un site bilingue : « Cela relève d'un calcul que nous ne saurions cautionner », explique-t-il. « Pour autant, nous ne pouvons pas davantage nous résoudre à ce que l'école Saint-Jean soit pénalisée par une mesure de fermeture », ajoute le maire, en soulignant les mérites de l'équipe éducative, qui prend en charge une proportion « significative » d'enfants présentant des difficultés d'apprentissage.

« En conséquence, nous demandons à privilégier le dynamisme de l'enseignement bilingue, plutôt que la seule logique comptable, encadrée par des seuils », conclu Denis Meyer. Pour l'heure, élus et parents comptent sur les nouvelles inscriptions pour que l'Éducation nationale revoie sa position d'ici la rentrée : « Chaque semaine, on enregistre de nouvelles demandes, on espère que ça sera suffisant », indique Luc Marck. Une pétition a également été lancée par les parents d'élèves des Bruyères, qui prévoient de manifester ce vendredi matin, dès 8 h, devant l'école afin d'exprimer leur mécontentement.
Stéphane CARDIA

 

 
 

 

Municipales Les électeurs devront revoter à Hésingue

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 06:34:59

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Municipales Les électeurs devront revoter à Hésingue
 

 
Suite à la vague de démissions au sein du conseil municipal de Hésingue touchant 13 conseillers sur 23, à la fin du mois de janvier (L'Alsace du 1er février), le préfet du Haut-Rhin a pris un arrêté, ce jeudi, afin d'organiser « une élection municipale partielle intégrale ». Ce qui revient à procéder au renouvellement complet des membres du conseil municipal.

Cette décision, « en conformité avec l'article L270 du code électoral, s'applique dès lors qu'une commune de 1 000 habitants et plus perd un tiers de ses élus », rappelle le préfet. Les électeurs de cette commune de 2 694 habitants (en 2016), voisine de Saint-Louis, seront donc amenés à se rendre aux urnes le dimanche 24 mars, pour le premier tour de scrutin ; et en cas de second tour, le dimanche 31 mars. Les déclarations de candidatures devront être déposées et enregistrées à la sous-préfecture de Mulhouse les 4 et 5 mars, ainsi que les 25 et 26 mars en cas de second tour. La campagne électorale sera ouverte le lundi 11 mars et durera jusqu'au 23 mars (du 25 au 30 mars pour un second tour).

 

 
 

Hésingue Election municipale partielle intégrale : Renouvellement complet du conseil

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 05:55:51

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Hésingue Election municipale partielle intégrale
Hésingue Election municipale partielle intégrale : Renouvellement complet du conseil

 
Suite aux treize démissions des élus du conseil municipal de Hésingue, un arrêté a été pris par le préfet du Haut-Rhin, hier, 7 février. Le communiqué précise :

Le conseil municipal de Hésingue a perdu un tiers de ses membres, treize démissions ayant en effet été enregistrées depuis septembre 2018. À ce jour, le conseil ne compte plus que dix membres sur un total de vingt-trois, suite aux dernières démissions intervenues le 6 février 2019. Il n'est pas possible de faire appel aux suivants de liste, les possibilités légales de remplacement étant épuisées.

Aussi, il convient d'organiser une élection municipale partielle intégrale conformément à l'article L. 270 du code électoral.

Les scrutins

Le premier tour de scrutin se déroulera le dimanche 24 mars 2019 de 8 h à 18 h. S'il y a lieu de procéder à un deuxième tour, celui-ci se déroulera le dimanche 31 mars 2019 aux mêmes

horaires.

Les candidatures

Les déclarations de candidatures devront être déposées et enregistrées à la sous-préfecture de Mulhouse, 2 place du Général de Gaulle, 68052 Mulhouse, aux dates et horaires suivants :

Pour le 1er tour :

Le lundi 4 mars de 9 h à 12 h 30 et de 14 h à 17 h.

Le mardi 5 mars de 9 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h.

Pour le 2e tour :

Le lundi 25 mars de 9 h à 12 h et de 14 h à 16 h.

Le mardi 26 mars de 9 h à 12 h et de 14 h à 16 h.

La campagne électorale sera ouverte le lundi 11 mars et prendra fin le samedi 23 mars à minuit, pour le 1er tour.

En cas de second tour de scrutin, elle sera ouverte le lundi 25 mars et prendra fin le samedi 30 mars à minuit.

 

 
 

 

Huningue aura sa « Croisette »

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 06:24:03

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Huningue aura sa « Croisette »
 

 
L'ensemble des Jetées avec, derrière et à droite de la passerelle, plusieurs immeubles de logements, des bureaux ainsi qu'un hôtel. © Pietri Architectes/Laisné Roussel/Triptyque
À Huningue, l'urbanisme prend l'eau. La ville aurait tort de s'en priver, elle est la seule en Alsace à tremper ses fondations dans le Rhin. Aujourd'hui, ses berges font l'objet de convoitises, d'autant plus que les dernières scories d'un passé un peu nauséabond sont en train d'être épongées à grands frais, comme l'ancienne station de traitement des eaux industrielles par Novartis.

Toute l'agglomération bâloise travaille d'ailleurs à son utopie urbanistique prénommée Dreiland, un empire des eaux qui vise la reconquête des berges du Rhin, trop longtemps négligées au profit de l'industrie. Cet empire commence à se dessiner, confetti après confetti, là une voie cyclable verte qui longe le Rhin entre Huningue et Bâle, ici la passerelle piétonne qui mène à Weil am Rhein, et maintenant, sur 500 m de rives, cet ensemble aux silhouettes futuristes, une « Porte de France » appelée à représenter le savoir-faire français et symboliser l'Europe.
Hier forteresse enterrée, demain quartier aérien

Huningue est l'une des plus petites communes françaises, elle partage cette dot avec Neuf-Brisach, notamment. Toutes deux sont filles de Vauban et de l'art militaire du siècle des Lumières, et en ont hérité un ban communal réduit au périmètre des fortifications.

Avec cette différence notable qu'au-trefois, Vauban enterrait Huningue, alors que demain, avec ce programme baptisé Les Jetées pour rapprocher la mer de l'Alsace, l'ancienne citadelle prendra de la hauteur ! Seize étages au maximum, six immeubles très aériens, 300 logements, résidentiels gérés et en co-living (mais un minimum de produits défiscalisables), un hôtel avec piscine au 4e étage, etc. Une darse appelée à devenir lieu de vie - on parle d'accueillir un marché flottant et, qui sait, on pourra à nouveau se baigner sur la rive alsacienne du Rhin ? -, enfin un prix au m² qui dépasse les 4 000 EUR. Rappelons que le secteur est très convoité.

Sa commercialisation débute et l'achèvement est prévu en 2025. Les Jetées sont emblématiques de cetdte recherche e la proximité de l'eau, comme le maître d'ouvrage, le groupe familial Constructa, se plaît à le revendiquer. C'est le même qui réalise les Quais d'Arenc, considéré comme le plus important programme immobilier en France. Mais son PDG, Marc Piétri, lui préfère Huningue, « un des plus beaux terrains de France, appelé à devenir la Croisette de l'Alsace », l'élévation en plus. En espérant que Les Jetées de Huningue ne connaîtront pas la même renommée que le Sofitel à Manhattan, où a sévi un certain DSK et qui a également été réalisé... par Constructa. Jean-François OTT

 

 
 

Huningue Les Jetées, un projet immobilier sur les rives du Rhin : L'Alsace aura sa Croisette

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 05:51:56

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Huningue Les Jetées, un projet immobilier sur les rives du Rhin
Huningue Les Jetées, un projet immobilier sur les rives du Rhin : L'Alsace aura sa Croisette
« Les jetées », le pharaonique projet de reprise en main des berges du Rhin à Huningue entre dans sa phase commerciale. Les premières pierres de la Croisette alsacienne.

 
L'ensemble des « Jetées » avec, derrière et à droite de la passerelle, plusieurs immeubles de logements, des bureaux ainsi qu'un hôtel.
À Huningue, l'urbanisme se jette à l'eau, et plus précisément dans le Rhin. Aujourd'hui, ses berges font l'objet de toutes les convoitises, d'autant plus que les dernières scories d'un passé un peu nauséabond sont en train d'être épongées à grands frais, comme l'ancienne station de traitement des eaux industrielles par Novartis.

Toute l'agglomération bâloise travaille d'ailleurs à son utopie urbanistique prénommée Dreiland, un empire des eaux qui vise la reconquête des berges du Rhin, trop longtemps négligées au profit de l'industrie. Cet empire commence à se dessiner, confetti après confetti, là une voie cyclable verte qui longe le Rhin entre Huningue et Bâle, ici la passerelle piétonne qui mène à Weil am Rhein, et maintenant, sur 500 mètres de rives, cet ensemble aux silhouettes futuristes, une « Porte de France » appelée à représenter le savoir-faire français et symboliser l'Europe.

Huningue est l'une des plus petites communes françaises, elle partage cette dot avec Neuf-Brisach, notamment. Toutes deux sont filles de Vauban et de l'art militaire du siècle des Lumières, et en ont hérité un ban communal réduit au périmètre des fortifications.
Hier forteresse enterrée, demain quartier aérien

Avec cette différence notable qu'autrefois, Vauban enterrait Huningue, alors que demain, avec ce programme baptisé « Les Jetées » pour rapprocher la mer de l'Alsace, l'ancienne citadelle prendra de la hauteur ! Seize étages au maximum, six immeubles très aériens, 300 logements, résidentiels gérés et en co-living (mais un minimum de produits défiscalisables), un hôtel avec piscine au 4e étage, etc... Une darse appelée à devenir lieu de vie (on parle d'accueillir un marché flottant, et, qui sait, on pourra à nouveau se baigner sur la rive alsacienne du Rhin ?), enfin un prix au mètre carré qui dépasse les 4 000 EUR. Rappelons que le secteur est très convoité.

Sa commercialisation débute maintenant, et l'achèvement prévu pour 2025. Les jetées sont emblématiques de cette recherche de la proximité de l'eau, comme le maître d'ouvrage, le groupe familial Constructa, se plaît à le revendiquer. C'est le même qui réalise les Quais d'Arenc, considéré comme le plus important programme immobilier en France. Mais son PDG, Marc Piétri, lui préfère Huningue, « un des plus beaux terrains de France, appelé à devenir la Croisette de l'Alsace », l'élévation en plus.
Jean-François OTT

 

 
 

 

Huningue Social : Une reconversion difficile chez Carpenter

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 06:02:10

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Huningue Social
Huningue Social : Une reconversion difficile chez Carpenter
En congé de reclassement depuis le 5 novembre dernier, 51 des 63 salariés de l'entreprise Carpenter, qui fabrique de la mousse de polyuréthane, sont toujours sans emploi. Pendant ce temps, le démantèlement du site de Huningue se poursuit.

 
Les salariés deCarpenter avaient fait grève début septembre, pour « un PSE à la hauteur des moyens de Carpenter ».
Après trois mois de PSE (plan de sauvegarde de l'emploi), la situation n'a pas beaucoup évolué pour les anciens salariés de Carpenter à Huningue. 80 % l'effectif a quitté l'entreprise le 5 novembre, mais aucun reclassement interne n'a eu lieu. Les représentants syndicaux s'étaient déjà montrés dubitatifs quant à l'efficacité de cette option, mettant en avant deux freins importants : la perte de salaire et la mobilité.

D'après les délégués syndicaux Roland Bach (CFDT), Fatima Bouhmala (CGT) et Jean-Marie Gentzbittel (FO), ce n'est pas pour autant l'inaction qui prime chez les anciens salariés : « Certains sont en formation pour compléter leurs connaissances et postuler ailleurs, dans le même domaine. D'autres ont changé de voie : près d'un quart veut devenir auto-entrepreneur, créer son entreprise dans un autre secteur. »
« On suit certains salariés de plus près »

Chaque ancien employé bénéficie de l'accompagnement d'un consultant du cabinet Altedia pour l'aider dans ses recherches d'emploi et de formation. Selon l'ancienneté et la situation familiale ou personnelle, le congé de reclassement peut aller de 12 à 23 mois pour les personnes qui ont quitté l'entreprise.

Mais cela ne suffit pas à rassurer Jean-Marie Gentzbittel : « Je suis inquiet pour les plus jeunes, qui ont pris l'habitude de lever le pied et vont devoir se remettre au travail. On suit certains salariés de plus près pour voir comment ça évolue et on veille à ce que les mesures annoncées dans le PSE soient bien appliquées. »
12 salariés toujours en poste

Sur les 63 salariés, 12 sont donc toujours en poste à Huningue. Cela concerne les trois cadres dont le directeur du site, et neuf salariés protégés. Ils se chargent, pour l'heure, de préparer les dernières commandes et de vider le stock, mais aussi et surtout du démantèlement et de la dépollution du site, de nombreuses cuves et produits chimiques devant être évacués. Un travail de longue haleine, à en croire les représentants syndicaux, la fermeture complète du site de Huningue n'étant pas programmée avant la fin de cette année.
Sébastien SPITALERI

 

 
 

 

Le parc du Petit Prince cherche 170 saisonniers

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 06:14:29

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Le parc du Petit Prince cherche 170 saisonniers
 

 
Le parc du Petit Prince ouvrira ses portes le 6 avril prochain. Dès le mois de juillet, la nouvelle attraction « Pierre de tonnerre » sera accessible aux visiteurs. DR
L'aventure du Petit Prince continue. Le parc d'Ungersheim, qui fête cette année ses cinq ans d'existence, accueille depuis deux ans un nombre stable de 200 000 visiteurs. Il espère booster la fréquentation à la faveur des nouveautés annoncées pour la saison 2019.

La plus remarquable sera l'installation de « Pierre de tonnerre », une attraction à sensation (à partir de 3 ans), composée de navettes décorées de figures en forme d'astéroïdes « qui vont tourner autour de la planète du Petit Prince, vont être happées par un trou noir avant de télescoper la Pierre de tonnerre ». Selon ses promoteurs, l'attraction - qui coûte à elle seule une somme de 1,3 million d'euros - s'appuie sur l'histoire du territoire sur lequel est installé le parc, puisqu'une météorite baptisée « pierre de tonnerre » est tombée en 1492 dans le Bassin potassique. Le caillou est aujourd'hui exposé au musée de la Régence à Ensisheim, à quelques encablures du parc. Elle est la première météorite de l'histoire à avoir été collectée par des hommes.
Un hôtel aux chambres thématisées

Autre nouveauté : une zone animalière, « Apprivoise-nous », qui sera créée pour un coût de 200 000 EUR. Cette zone, « totalement connectée » à l'oeuvre du Petit Prince, va accueillir des paons, des renards, des moutons, des pigeons, des mini-chèvres, des lapins... et des serpents qui pourront éventuellement être manipulés par les plus courageux des enfants.

Cette année 2019 marque aussi la fin des travaux à l'hôtel des Loges situé sur le site de l'Écomusée, mais dont la gestion a été confiée au parc du Petit Prince. Cet hôtel de 40 chambres devrait passer dans la catégorie des trois étoiles. Il a été complètement rénové (500 000 EUR) et les chambres seront thématisées pour « rappeler les métiers de l'Alsace d'autrefois » : l'apiculteur, le charpentier, le menuisier, l'instituteur, le vendangeur... Le lien entre l'Écomusée et le Petit prince restera opérationnel, avec une navette qui fait des allers-retours. Il sera par exemple possible de déjeuner à la taverne de l'Écomusée, puis de retourner au parc de loisirs pour poursuivre la visite.

Pour faire fonctionner toutes les installations du Petit Prince d'avril à novembre, 170 saisonniers sont recherchés. Après avoir déposé leur CV en ligne sur le site du parc, les candidats seront recrutés à travers un « job dating » qui aura lieu à Ungersheim en mars. « Nous allons recruter sur des valeurs propres au parc, comme la gentillesse, l'empathie avec les enfants et la maîtrise d'une langue, idéalement l'allemand », prévient Marie Lathoud, directrice commerciale et marketing qui annonce le retour à la direction du site de Fabien Michel. Les postes à pourvoir vont de l'agent d'accueil à l'agent polyvalent de restauration, en passant par les opérateurs d'attraction. F. Z.
Y ALLER Parc du Petit Princeà Ungersheim, du 6 avrilau 3 novembre, ouvert les week-ends,jours fériés, ponts et périodesde vacances scolaires, ainsi que tousles jours en juillet et août. Tarifs : 21 EUR, enfant 17 EUR, moins de 1 m gratuit, famille (4 pers., 2 adultes max.) 69 EUR.Site : www.parcdupetitprince.com

 

 
 

Ungersheim Parc du Petit Prince : 170 saisonniers recherchés

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 05:58:07

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Ungersheim Parc du Petit Prince
Ungersheim Parc du Petit Prince : 170 saisonniers recherchés
Le Parc du Petit Prince à Ungersheim démarre sa nouvelle saison le 6 avril. Sont annoncées des nouveautés pour un investissement de près de 2 millions d'euros. Le parc cherche 170 saisonniers, dont la campagne de recrutement vient de démarrer.

 
Le Parc du Petit Prince ouvre ses portes le 6 avril. Dès le mois de juillet, la nouvelle attraction « Pierre de Tonnerre » sera accessible aux visiteurs.
L'aventure du Parc du Petit Prince continue. Cette année, le parc fête ses cinq ans d'existence. Il accueille depuis deux ans un nombre stable de 200 000 visiteurs.

Mais 2019 devrait booster la fréquentation à la faveur des nouveautés qui sont programmées. La plus remarquable d'entre elles sera l'installation de « Pierre de Tonnerre », une attraction à sensation (à partir de 3-4 ans), composée de navettes décorées des figures en forme d'astéroïdes qui vont tourner autour de la planète du Petit Prince, vont être happées par un trou noir avant de télescoper... la Pierre de Tonnerre.
Là où une météorite est tombée en 1492

Cette attraction rappelle l'histoire de ce territoire sur lequel s'est installé le parc, là où une météorite baptisée « Pierre de Tonnerre » est tombée en 1492 en provoquant un éclair et du bruit. (Cette météorite est d'ailleurs exposée à la mairie d'Ensisheim, à quelques kilomètres du parc. Elle est la première météorite à avoir été collectée par les hommes). Cette attraction à elle seule va coûter la somme de 1,3M d'euros.
Un hôtel autour des métiers de l'Alsace authentique

Autre nouveauté : une zone animalière, « Apprivoise-nous », qui sera créée pour un coût de 200 000 euros. Cette zone, totalement connectée à l'oeuvre du Petit Prince, va accueillir des paons, des renards, des moutons, des pigeons, des mini-chèvres, des lapins... Et des serpents qui pourront éventuellement être manipulés par les plus courageux des enfants.

Puis cette année marquera la fin des travaux à l'hôtel des Loges situé sur le site de l'Écomusée, mais dont la gestion a été confiée au Parc du Petit Prince. Cet hôtel de 40 chambres devrait passer dans la catégorie des trois étoiles. Il a été complètement rénové (500 000 euros) et les chambres seront thématisées pour rappeler les métiers de l'Alsace d'autrefois : l'apiculteur, le charpentier, le menuisier, l'instituteur, le vendangeur... Le lien entre l'Écomusée et le Parc du Petit prince reste opérationnel, avec la navette qui fait des allers-retours. Il sera par exemple possible de déjeuner à la Taverne de l'Écomusée, puis de retourner au Parc du Petit Prince pour poursuivre la visite.

Pour faire fonctionner toutes les installations du parc à partir du mois d'avril et jusqu'en novembre, sont recherchés 170 saisonniers. Après avoir déposé leur CV en ligne sur le site du parc, les candidats seront recrutés à travers un job dating qui aura lieu à Ungersheim en mars. « Nous allons recruter sur des valeurs propres au parc, comme la gentillesse, l'empathie avec les enfants et la maîtrise d'une langue, idéalement l'allemand », explique Marie Lathoud, directrice commerciale et marketing qui annonce le retour à la direction du site de Fabien Michel. Les postes à pourvoir vont de l'agent d'accueil, à l'agent polyvalent de restauration et aux opérateurs d'attraction.
F.Z. Ouvert du 6 avril au 3 novembre 2019, tous les week-ends, jours fériés, ponts et périodes de vacances scolaires. Ouvert tous les jours en juillet et août. Tarifs : 21 EUR par adulte, 17 EUR par enfant, 69 EUR par famille (quatre pers./deux adultes max.) Gratuit pour les moins d'un mètre.

Ouvert du 6 avril au 3 novembre 2019, tous les week-ends, jours fériés, ponts et périodes de vacances scolaires. Ouvert tous les jours en juillet et août. Tarifs : 21 EUR par adulte, 17 EUR par enfant, 69 EUR par famille (quatre pers./deux adultes max.) Gratuit pour les moins d'un mètre.

 
 

 

Carspach Sud Alsace-Largue : l'assainissement s'invite

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 05:41:59

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Carspach
Carspach Sud Alsace-Largue : l'assainissement s'invite

 
L'ancien maire de Chavannes-sur-l'Étang, André Thévenot, est revenu sur la polémique autour de la taxe d'assainissement de la CCSAL.
Il n'a pas eu besoin de micro pour faire entendre sa voix : mercredi soir, l'ancien maire de Chavannes-sur-l'Étang, André Thévenot, a profité de ce premier débat local, à Carspach, pour s'exprimer en tant que « membre actif du collectif d'opposants à la taxe d'assainissement » de la communauté de communes Sud Alsace-Largue (CCSAL). Une taxe qui a « quintuplé à Chavannes, passant de 0, 50 EUR/m3 à 2, 41 EUR, auxquels il faut ajouter 63 EUR de part fixe », a rappelé le maire honoraire. « La part fixe, c'est ce que nos politiques ont trouvé pour taxer les petits consommateurs », a lancé André Thévenot, qui s'est livré à une charge en règle contre l'intercommunalité, née en 2017 de la fusion entre les ex-comcom de la Porte d'Alsace et de la vallée de la Largue... et engluée depuis l'an dernier dans les polémiques autour de la hausse de la taxe d'assainissement. Une réorganisation héritée de la loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République), mais que « le président Macron s'est dit prêt à rouvrir », a expliqué l'ancien maire de Chavannes, qui y est donc allé de ses propositions : « oui, nous voulons plus de proximité pour remettre du contact entre une gouvernance et ses administrés. Le service assainissement en régie communale, tel qu'on le vivait à Chavannes, est un bel exemple de proximité pour un service reconnu de qualité et très économique... au lieu de créer des usines à gaz comme nous le subissons à la comcom Sud Alsace-Largue, incapable après plus d'une année d'avoir organisé ce service [...] Remettons donc à plat la loi NOTRe pour redonner de la proximité aux services à la population. Et pour rendre aux communes des compétences qu'elles n'auraient jamais dû en perdre. »

 

 
 

 

Guebwiller Énergie : Le mariage de Caléo et Badenova

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 05:33:40

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Guebwiller Énergie
Guebwiller Énergie : Le mariage de Caléo et Badenova
Caléo et Badenova ont signé mercredi leur pacte de collaboration, un mariage rhénan hautement symbolique dans le domaine de la production distribution d'eau et de gaz.

 
Convention Caléo Badenova
Il y avait du monde ce mercredi à la mairie de Guebwiller, où les sociétés guebwilleroise Caléo et fribourgeoise Badenova ont officialisé leur partenariat par la signature d'un pacte de collaboration. Le 20 décembre dernier, nous évoquions dans nos colonnes cette opération d'ampleur dans le domaine de l'énergie, par laquelle Badenova, une entreprise locale de distribution allemande basée à Fribourg-en-Brisgau, acquiert 44,45 % des titres de Caléo pour 14,10 millions d'euros. La Ville de Guebwiller reste l'actionnaire majoritaire, conservant 50,03 % des titres.
Dans l'optique de l'après-Fessenheim

L'opération revêt plusieurs objectifs. Pour Caléo, il s'agit ainsi de s'adosser à un partenaire stratégique de poids en vue des prochaines évolutions du marché de l'énergie, dont la principale est la suppression des tarifs réglementés du gaz pour 2023. Côté allemand, cette première implantation en France permet à Badenova de s'étendre au-delà de la frontière du Rhin, tout en se positionnant favorablement dans l'optique de l'après-Fessenheim, et des nombreuses compétences que cela demandera en matière d'énergies renouvelables. Plusieurs personnalités avaient fait le déplacement hier pour assister à la signature du pacte, notamment la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin Brigitte Klinkert, le maire de Fribourg-en-Brisgau et président du conseil de surveillance de Badenova Martin Horn, le sous-préfet de Thann-Guebwiller Daniel Merignargues.

« Ce partenariat nous permettra de renforcer nos activités existantes, d'apporter de nouvelles compétences offrant des voies de diversification et d'innovation, mais également d'étendre notre périmètre géographique d'action », a estimé le maire de Guebwiller, Francis Kleitz.
« Badenova, un grand frère pour Caléo »

Ce dernier a également souligné que Caléo conserverait son ancrage local, aucune délocalisation n'étant prévue. Pour Martin Hosrn, ce partenariat, qui revêt une valeur hautement symbolique en matière de coopération transfrontalière, permettra à Caléo de profiter de l'expérience et du savoir-faire de Badenova dans de nombreux domaines. « Ce partenariat peut jouer un rôle phare. Il montre que les accords transfrontaliers sont aussi valables dans le secteur de l'énergie », a-t-il expliqué.

Maik Wassmer, directeur financier de Badenova, a présenté la société allemande comme un « grand frère », qui agira comme un soutien pour Caléo en l'aidant à tirer parti des atouts qu'offrira la libéralisation du marché de l'énergie en France.

Qualifiant l'opération « d'étape historique », Brigitte Klinkert a quant à elle estimé que ce partenariat est une démarche « gagnant-gagnant » , qui ouvrira une voie vertueuse dans le domaine de la transition énergétique. « Un partenariat prometteur, qui donne des idées », s'est lui aussi réjouit Daniel Mérignargues, en voyant là une preuve qu'une société municipale « n'est pas forcément un handicap ».
Stéphane CARDIA

 

 
 

 

Colmar Montagne-Verte Le gymnase et la médiathèque souffrent

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 06:39:27

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Colmar Montagne-Verte Le gymnase et la médiathèque souffrent
 

 
Entre la tour et le bâti historique, les plaques de plâtre se sont disjointes. Des jauges mesurent l'évolution du phénomène. Photo L'Alsace
Vu de l'étage du gymnase de la Montagne Verte, le phénomène peut inquiéter les curieux : de larges fissures sont apparues entre le bâti du gymnase « historique », dédié aux sports de balle, et l'une des tours accolée lors de la rénovation, qui abrite la cage d'ascenseur. Sous l'effet du chantier du parking souterrain tout proche, la tour a visiblement bougé. Au point que les plaques de plâtres ou les seuils se sont disjoints entre les deux éléments de bâti, laissant apparaître un jour qui atteint 2 centimètres par endroits. Des jauges ont d'ailleurs été posées pour mesurer l'évolution de l'écartement.
« Pas périlen la demeure »

Le Pôle média culture est également touché par le phénomène, mais dans une moindre mesure. Là encore, la tour qui abrite escaliers et ascenseurs aurait un peu bougé par rapport au bâtiment de l'ancien hôpital. Des difficultés à ouvrir certaines huisseries témoigneraient de mouvements du bâti. Des témoins ont également été posés pour suivre le phénomène.

« Il est indéniable que les mouvements constatés sont liés aux travaux, et certainement à la vibration des murs périphériques », commente Pierre Rivet, le directeur général des services techniques de la Ville de Colmar, rappelant que les parois moulées du futur parking sont coulées « très près » des bâtiments touchés.

« Mais il n'y a pas péril en la demeure, rassure aussitôt le cadre. Aujourd'hui, la situation n'est pas alarmante, mais fait l'objet d'une surveillance de tous les jours pour s'assurer que le phénomène n'est pas évolutif. » M. Rivet observe au passage que les fissures sont apparues « au titre de joints de dilatation » entre le bâti ancien et moderne. Des zones prévues pour absorber certaines contraintes.

« Ce phénomène de transmission par le sol est quelque chose qu'on rencontre assez souvent quand on travaille sur un site contraint avec des bâtiments tout autour », précise encore le directeur, qui rappelle que ce risque de dommages collatéraux a été anticipé : « Dans le cadre du marché de travaux, un contrôleur technique et un bureau d'études suivent ça de près. » La mission concerne aussi les maisons avoisinantes, un constat d'huissier ayant été réalisé au début du chantier. Si des travaux sont nécessaires pour résoudre les « désordres » apparus, ils devront donc être assumés par Eiffage, titulaire du marché.
Clément TONNOT

 

 
 

COLMAR Montagne verte Les conséquences du chantier de construction du parking : Le gymnase et la médiathèque souffrent

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 06:22:56

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Montagne verte Les conséquences du chantier de construction du parking
COLMAR Montagne verte Les conséquences du chantier de construction du parking : Le gymnase et la médiathèque souffrent
Les travaux du parking de la Montagne Verte génèrent des fissures sur le gymnase et le PMC voisins. Rien d'alarmant selon la mairie, qui surveille de près ces dommages collatéraux.

 
Entre la tour et le bâti historique, les plaques de plâtre se sont disjointes. Des jauges mesurent l'évolution du phénomène.
Vu de l'étage du gymnase de la Montagne Verte, le phénomène peut inquiéter les curieux : de larges fissures sont apparues entre le bâti du gymnase « historique », dédié aux sports de balle, et l'une des tours accolée lors de la rénovation, qui abrite la cage d'ascenseur.

Sous l'effet du chantier du parking souterrain tout proche, la tour a bougé. Au point que les plaques de plâtres, ou les seuils, se sont disjoints entre les deux éléments de bâti. L'espace entre les deux éléments atteint 2 centimètres par endroits. Des jauges ont d'ailleurs été posées pour mesurer l'évolution de l'écartement.
« Pas péril en la demeure »

Le Pôle média culture est également touché par le phénomène, mais dans une moindre mesure. Là encore, la tour qui abrite escaliers et ascenseurs aurait un peu bougé par rapport au bâtiment de l'ancien hôpital. Des difficultés à ouvrir certaines huisseries témoigneraient de mouvements du bâti. Des témoins ont également été posés pour suivre le phénomène.

« Il est indéniable que les mouvements constatés sont liés aux travaux, et certainement à la vibration des murs périphériques », commente Pierre Rivet, le directeur général des services techniques de la Ville de Colmar, rappelant que les parois moulées du futur parking sont coulées « très près » des bâtiments touchés.

« Mais il n'y a pas péril en la demeure, rassure aussitôt le cadre. Aujourd'hui, la situation n'est pas alarmante, mais fait l'objet d'une surveillance de tous les jours pour s'assurer que le phénomène n'est pas évolutif. » M. Rivet observe au passage que les fissures sont apparues « au titre de joints de dilatation » entre le bâti ancien et moderne. Des zones prévues pour absorber certaines contraintes.

« Ce phénomène de transmission par le sol est quelque chose qu'on rencontre assez souvent quand on travaille sur un site contraint avec des bâtiments tout autour », précise encore le directeur, qui rappelle que ce risque de dommages collatéraux a été anticipé : « Dans le cadre du marché de travaux, un contrôleur technique et un bureau d'études suivent ça de près. » La mission concerne aussi les maisons avoisinantes, un constat d'huissier ayant été réalisé au début du chantier. Si des travaux sont nécessaires pour résoudre les « désordres » apparus, ils devront donc être assumés par Eiffage, titulaire du marché.
Clément TONNOT

 

 
 

 

PAUVRETÉ : Une matinée avec la maraude d'Espoir

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 06:17:02

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PAUVRETÉ
PAUVRETÉ : Une matinée avec la maraude d'Espoir
Deux fois par semaine, les travailleurs sociaux de l'association Espoir parcourent les rues de Colmar à la rencontre de ceux qui passent la nuit dehors. Ils leur offrent une place en hébergement d'urgence et surtout une oreille attentive. Reportage.

 
Victor, originaire de Roumanie, est arrivé à Colmar en novembre. Depuis, il dort dans sa tente à proximité de la route de Bâle. Jeudi matin, deux travailleurs sociaux sont venus à sa rencontre dans le cadre de la maraude organisée par l'association Espoir.
Jeudi matin, thermos de café en main, couvertures de survie sous le bras, Khaled Salah, éducateur spécialisé, et Linda Pagnacco, assistante sociale, embarquent à bord d'une voiture de l'association colmarienne Espoir.

En cette froide journée de février, où la température se maintient tant bien que mal au-dessus de zéro, ils sont de maraude. Cela fait maintenant un an qu'ils partent tous les mardis et jeudis matins à la rencontre des sans-abri de l'agglomération colmarienne.
« Leur premier besoin, c'est de parler, d'être écouté »

Environ une dizaine de personnes, majoritairement des hommes seuls d'une cinquantaine d'années, dont certains sont suivis depuis des années. « Leur premier besoin, c'est de parler, d'être écouté. Nous tissons des liens en douceur, expliquent les deux travailleurs sociaux. Au-delà de leur proposer une place en foyer, nous les accompagnons socialement. »

Vers 10 h, la voiture prend la direction de la route de Bâle. Depuis novembre, Victor (les prénoms de SDF ont été modifiés), venu de Roumanie, a installé sa tente dans les bois, non loin de l'autoroute A35. Ce matin, Khaled et Linda sont inquiets. Aucune trace du quinquagénaire.

« Par ce grand froid, notre hantise est de retrouver un sans-abri décédé », confie l'éducateur spécialisé, qui glisse la tête à l'intérieur de l'habitation de fortune. Vide. Quelques instants plus tard, un grand gaillard apparaît sur le bitume. Soulagés, les salariés d'Espoir s'enquièrent de son état de santé. « Comme ci, comme ça », répond Victor. Ils lui proposent une nouvelle fois une place au foyer Victor Schoelcher, géré par l'association. « Tu peux même venir la journée pour te réchauffer, prendre une douche ou laver tes affaires », insiste l'assistante sociale.
« Par ce grand froid, notre hantise est de retrouver un sans-abri décédé »

Emmitouflé sous plusieurs couches de pulls, sa paire de lunettes logée sur son nez, l'homme ne veut rien entendre : « C'est la prison là-bas, dans ma tente, je suis tranquille, je n'ai pas d'horaires à respecter. »

À l'instar de Victor, de nombreux sans-abri préfèrent rester dehors. Échaudés par les centres d'hébergement d'urgence, « ils évoquent l'angoisse de la vie en collectivité, les contraintes horaires, la peur des vols », rapporte Khaled. « Après des années d'errance solitaire, le foyer est leur dernier recours », poursuit l'éducateur spécialisé.

Le temps d'un café chaud, Victor livre des souvenirs de sa vie en Roumanie. Le jour où un simple télégramme lui a appris la mort de son père alors qu'il était engagé dans l'armée. « J'ai sauté dans une voiture pour déposer une bougie sur sa tombe », raconte-t-il au bord des larmes. Et puis, l'engrenage, la faillite de son entreprise, son infarctus, le chemin de l'exil vers l'Allemagne. Son arrivée en France il y a sept ans, d'abord dans le Sud et ensuite à Colmar. Un petit moment de grâce trop vite écourté. Khaled et Linda sont obligés de partir. Ils promettent de revenir la semaine prochaine avec de la nourriture, des chaussettes et des piles. « Nous aimerions tellement avoir plus de temps pour discuter », regrette l'assistante sociale.

Changement de décor, à proximité du centre-ville de Colmar. À l'abri d'un arrêt du bus, route de Sélestat, Andry, surnommé « le prince de Madagascar », boit des bières en compagnie de deux acolytes. Les travailleurs sociaux doivent négocier un moment pour qu'il accepte de passer la nuit au foyer. « Vous serez là pour m'accueillir ? Je serai seul dans ma chambre ? », s'inquiète l'homme de 52 ans, peu loquace.

« Ça n'a pas été facile de créer un lien de confiance avec lui, il disparaît souvent », confie Khaled. Ancien balayeur des services municipaux colmariens, Andry s'est retrouvé dans la rue il y a quatre ans à cause de l'alcool. Un mal chez de nombreux SDF qui n'explique pas tout. « L'isolement social trouve son origine dans une profonde cassure que ce soit la perte d'un travail, un divorce ou un décès », observe l'éducateur spécialisé.

Ce dernier constate par ailleurs une évolution dans le profil des sans-abri : « Nous rencontrons de plus en plus de jeunes de 18 ans mais aussi des personnes âgées de 65 ans et plus, qui cumulent addictions et troubles psychiatriques. »

La voiture redémarre, direction la gare pour la fin de la maraude. Bertrand fait la manche du côté de l'entrée Ouest. « Je ne tolère personne dans les parages », prévient tout de suite le quinquagénaire. Ce personnage excentrique, qui porte short et lunettes de soleil, acceptera seulement un café. « Je dors chez une copine en ce moment, je n'ai besoin de rien », affirme-t-il.

Khaled Salah et Linda Pagnacco repartent avec l'espoir qu'il ne passera pas la nuit dehors.
Marine ERNOULT

 

 
 

 

Colmar Ecole des Grands-Parents Européens : Transmettre des valeurs

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 05:35:12

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Colmar Ecole des Grands-Parents Européens
Colmar Ecole des Grands-Parents Européens : Transmettre des valeurs
Samedi après-midi, la maison des associations de Colmar a servi de cadre à l'assemblée générale de l'Ecole des Grands-parents Européens.

 
Les membres de l'EGPE, du comité et les invités.
Parmi les invités, le premier adjoint Yves Hemedinger qui représentait le maire de Colmar, Martine Dietrich du conseil départemental du Haut-Rhin et Michel Glénat président de l'Office Municipal de la Culture.

La présidente, Monique Steiblé a souhaité la bienvenue à tous les participants. Dans son rapport moral et d'activité, elle a notamment passé en revue les points forts de l'année écoulée de l'association. L'action qui a monopolisé le plus grand nombre de personnes, a été comme de coutume, la Chasse aux oeufs du samedi des rameaux. Elle a permis de rassembler un millier d'enfants. Cette chasse n'a pu être réalisée que grâce aux sponsors. La Ville de Colmar a réalisé de magnifiques parterres au Champ de Mars. Sans oublier cette année, l'appui logistique de la Croix Blanche. Une petite chasse aux oeufs a eu lieu également quelques jours plus tard pour les enfants de l'association Caroline Binder. A la Saint-Nicolas, une rencontre intergénérationnelle a eu lieu comme chaque année. Elle a permis la rencontre de personnes âgées avec des enfants des écoles à l'occasion d'un spectacle, avec la venue de saint Nicolas. L'animation était confiée aux soeurs Burrus accompagnées par un accordéoniste.

A la bibliothèque Bel'Flore, chaque dernier mercredi du mois, un atelier de bricolage est organisé par l'EGPE, qui intervient également dans plusieurs écoles maternelles (jeux et lecture) comme Les Pâquerettes, les Lilas et les Magnolias. Plusieurs ateliers/conférences ont eu lieu, avec une neuropsychologue de l'association Brain Up sur les thèmes de la gestion du stress et le bien-être mental.

La trésorière a présenté les comptes qui étaient positifs, quitus a été donné à l'assemblée. Prenant la parole, Yves Hemedinger a salué l'engagement des bénévoles et de celui de la présidente de l'association au profit des relations intergénérationnelles. Il a ajouté que la transmission des valeurs par les grands-parents vers leurs petits-enfants est très importante. Martine Dietrich a félicité les bénévoles pour le travail remarquable accompli au long de l'année. Michel Glénat a confirmé le soutien de l'OMC. Avant de clore cette assemblée générale, la présidente a lancé un appel aux personnes souhaitant rejoindre l'association, qui seront les bienvenues. Puis, elle a invité les personnes présentes au verre de l'amitié. Composition du comité : présidente : Monique Steiblé, vice-présidents : Michel Bardotto et Clairette Ferrand, trésorière : Marie-Laure Bleger, trésorier adjoint : René Lodwitz, secrétaire : Valérie Keller, secrétaire adjointe : Marianne Champion, assesseurs : Salvatora Beck, Jean-Marc Heimburger, René Schneider et Hubert Stadelmann.

 

 
 

 

COLMAR Economie Agriculture : Les Chants de la Terre s'agrandissent

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 06:22:08

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Economie Agriculture
COLMAR Economie Agriculture : Les Chants de la Terre s'agrandissent
Ferme de maraîchage en biodynamie de la ceinture verte de Colmar, les Chants de la Terre construisent un nouveau hangar afin de répondre à leur succès croissant. Depuis quelques années, ses employés, qui préparent 600 paniers par semaine, se sentaient de plus en plus à l'étroit.

 
Arnaud Helschger, « archiculteur », et Bruno Goetschy, architecte et ingénieur bois, se sont associés pour concevoir le nouveau hangar agricole de la ferme des Chants de la Terre : un bâtiment passif de 900 m 2 à la charpente en bois massif de résineux issus de forêts gérées durablement.
Victime de son succès, la ferme des Chants de la Terre, située aux confins du quartier colmarien des Maraîchers, s'agrandit.

« Ça fait bien cinq ans qu'on se sentait à l'étroit dans notre bâtiment de 480 m² », explique Guillaume Goepp, son gérant. Ses 35 employés (25 équivalents temps plein) qui, chaque semaine, préparent 600 paniers de fruits et légumes, sont obligés de calculer chacun de leur geste pour travailler de manière fluide.
Les volumes de production des Chants de la Terre ont régulièrement augmenté

« Le jeudi, jour de préparation des paniers, ça devenait vraiment acrobatique ! », sourit Arnaud Helschger, « archiculteur » qui partage son temps entre ses activités de maraîcher à la ferme et celles d'architecte aux ateliers d-Form à Soultzbach-les-Bains.

Les volumes de production des Chants de la Terre ont régulièrement augmenté, avec un coup d'accélérateur en 2007, lorsqu'avec l'acquisition de terrains à Widensolen, les surfaces cultivées ont fait un bond de 7 à 27 ha. « Aujourd'hui, nous cultivons 44 ha », précise Guillaume Goepp.
Des matériaux bio-sourcés

Désireux de « créer des liens avec les habitants » de la ville toute proche (le centre-ville de Colmar se trouve à 5 minutes), le gérant avait envie d'un bâtiment en bois de belle facture.

Architecte et ingénieur bois, Bruno Goetschy s'est associé à Arnaud Helschger pour proposer un hangar passif de 900 m² à la charpente en bois massif de résineux issus de forêts gérées durablement.

« Il était important pour nous que le bâtiment corresponde aux valeurs véhiculées par les Chants de la Terre et s'intègre parfaitement au paysage qui l'entoure », expose Bruno Goetschy. L'ensemble a été réalisé avec des matériaux bio-sourcés.
Lavage et stockage des fruits et légumes

De larges ouvertures dotées de double-vitrage et un haut-jour de type shed orienté plein sud, ainsi qu'une isolation en laine de bois, permettront de se passer de système de chauffage.

En été, les débords de toiture protégeront les vitrages du rayonnement direct afin d'éviter la surchauffe. Les murs seront habillés d'un bardage en bois de Douglas, essence présentant l'avantage de ne pas nécessiter de traitement ni fongicide ni insecticide.

Ce nouvel espace sera destiné au lavage et au stockage des fruits et légumes, ainsi qu'à la préparation hebdomadaire des paniers et des marchés. Un espace de « vente à la ferme » pourra également y être aménagé de façon temporaire.

Maître d'ouvrage, la Foncière Terre de liens a bénéficié de l'appui financier de la Région Grand Est (65 000 EUR). Son coût de revient s'élève à 450 EUR le m². Le bâtiment devrait être livré début mai.
Véronique BERKANI Chants de la Terre, 114, chemin du Lauchwerb à Colmar. 03 89 41 90 63, www.chantsdelaterre.fr

Chants de la Terre, 114, chemin du Lauchwerb à Colmar. 03 89 41 90 63, www.chantsdelaterre.fr

 
 

 

Des projets dans le cadre du Gerplan

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 06:46:38

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Des projets dans le cadre du Gerplan
 

 
Deux opérations sont envisagées dans le cadre du Gerplan 2019. Il s'agit tout d'abord de la réinscription de la réalisation d'un sentier de découverte dans le cadre du projet de réouverture et mise en valeur du vallon de la Bumatt à Voegtlinshoffen. L'autre projet concerne un sentier pédagogique à Rouffach. « D'une longueur d'environ 5 km, le long de la Lauch, il représente un intérêt écologique, social et touristique », a souligné Jean-Pierre Toucas, le président de la comcom Parovic. Le conseil communautaire a voté favorablement pour ces deux opérations.

 

 
 

Wihr-au-Val Et revoilà le giratoire...

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 06:45:37

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Wihr-au-Val Et revoilà le giratoire...
 

 
Le projet de giratoire au carrefour de la Nouvelle à Wihr-au-Val est ressorti des cartons. PhotoPHOTO DNA
Le point le plus attendu de la réunion de la communauté de communes de la Vallée de Munster mercredi soir, et certainement le plus sensible pour les automobilistes de la vallée, n'a été abordé qu'en commissions réunies, donc en comité restreint. Alain Grappe, vice-président du Conseil départemental en charge des routes, est venu dévoiler aux élus locaux les bilans chiffrés de la phase de test avec des feux engagée l'automne dernier pour sécuriser le carrefour de la Nouvelle Auberge.

Ces feux avaient provoqué une levée de boucliers en octobre dernier. Pourtant, ceux-ci ne retarderaient que de 60 à 90 secondes le trajet moyen vers Colmar ou Metzeral, d'après plusieurs indiscrétions recueillies après l'exposé du conseil départemental. C'est déjà beaucoup trop pour la majorité des élus de la vallée, qui retiennent surtout les bouchons aux heures de pointe, ou le report sur la route des villages, plutôt que la sécurité des piétons.
Un giratoire qui ne règle pas tous les problèmes

En ouvrant la séance, le président Norbert Schickel s'est limité à annoncer publiquement qu'il n'y aurait cette fois pas de réticences à promouvoir l'option d'un giratoire à Wihr-au-Val, et que l'assemblée soutiendra sa conseillère départementale Monique Martin pour porter ce projet à Colmar. Il n'a rien été dit de plus sur ce dossier, qui occupera sûrement l'actualité ces prochains mois.

D'ordinaire très offensif, le maire de Wihr-au-Val, Gabriel Burgard, paraissait pour la première fois un peu plus optimiste que d'ordinaire, même s'il précisait que ce retour du fameux giratoire jadis trop onéreux ne règle pas tous les problèmes de sécurité des piétons. Sans fanfaronner, car « trop échaudé » par les effets d'annonces des années passées, il attend de connaître la suite.
Charge de Pierre Gsell contre Bernard Florence

La suite, ce sera aussi une élection municipale dans moins de 15 mois. Avec cet arrière-plan, le vice-président Pierre Gsell s'est fendu d'une sortie spectaculaire contre le maire de Hohrod Bernard Florence, à qui il reproche de s'accaparer l'association de l'amicale des maires et adjoints de la vallée alors que ce ne serait plus qu'une coquille vide depuis qu'il en est le président. Ses positions, « notamment sur la mutualisation », auraient fait « fuir les deux tiers des élus ».

Surpris par cette sortie inattendue, le maire de Hohrod a répondu que l'amicale des maires restait « ouverte à tous », tout en contestant l'accusation du manque de représentativité. « On s'expliquera entre quatre-z-yeux », a tranché Pierre Gsell avant que Norbert Schickel ne mette fin à « ce bon sujet qui méritait d'être soulevé ». On perçoit déjà, entre les mots, les lignes de front qui se dessinent pour la présidence entre les villages et l'axe Munster/Hohrod.
Hommage à Nicole Bezu

Sur un ton grave, l'assemblée a rendu un vibrant hommage à la directrice de l'office de tourisme, Nicole Bezu, décédée dans les derniers jours de décembre. « Elle était une collaboratrice efficace à nos côtés, le bras armé de la politique touristique de la vallée pendant de très longues années, on pense fort à elle », a dit Norbert Schickel au moment de lancer un appel à candidature pour sa « difficile » succession.

Le président de l'office, Pierre Gsell, qui l'a côtoyée au plus près, a lui aussi eu des mots forts. « C'est quelqu'un dont on apprécie encore plus le travail quand elle n'est plus là. Elle était une vraie animatrice, déjà avec son personnel mais aussi au niveau de la vallée. C'était une fille de la ville qui s'est glissée à merveille dans le costume de marcaire, qui a adopté la vallée et réciproquement, grâce à son relationnel, sa joie de vivre, son intelligence... ».
15 000 EUR pour Coup d'Pouce

Il a ensuite été question de nouveaux dispositifs quelque peu abscons émanant de la Région Grand Est qui offriraient des possibilités « conséquentes » de subventions. La vice-présidente Denise Buhl a présenté dans le détail les atouts du « POCE » (Pacte offensive croissance emploi) et du « BSMR » (Redynamisation des bourgs structurants en milieu rural). Autant de thématiques qui deviendront bientôt « concrètes » sur des « projets structurants » pour la vallée, promet le président Norbert Schickel.

Toujours en termes de subventions, la CCVM a attribué une enveloppe de 15 000 EUR à la boutique alimentaire Coup d'Pouce, qui propose depuis plus de dix ans à Munster un accompagnement de proximité aux personnes en difficulté. Dans une logique globale d'insertion, l'association propose des produits de première nécessité à ses bénéficiaires contre une participation financière modique (jusqu'à 10 % du prix réel). Plus de 200 personnes profitaient de ce service en 2017.

Parmi les points en bref, le directeur de la piscine Thierry Jacquat a exposé avec force détails les secrets de la préparation à l'accouchement, une animation prodiguée au centre nautique intercommunal. « Une formation en amont des bébés nageurs », plaisante le président Schickel.

La séance s'est terminée autour de plateaux remplis de galettes préparées par un auditeur très investi dans la vie politique de la vallée, Jean-Claude Charles de Gunsbach.
Philippe VIGNERON

Dans l'assemblée, ils sont nombreux à être de farouches défenseurs du dialecte, à commencer par le président Norbert Schickel ou l'adjoint munstérien Jean-François Wollbrett. Initié en novembre dernier (L'Alsace du 9 novembre 2018), leur projet de création d'une commission de politique linguistique au sein de la comcom commence à prendre forme.

Avec des référents dans chaque commune, elle devra réfléchir à des actions à entreprendre dans la vallée, telles que la généralisation d'une signalétique bilingue ou la création d'une crèche en immersion en alsacien. « Les idées ne manquent pas », se réjouit le président qui souligne encore que « les enjeux ne se limitent pas au dialecte, mais concernent aussi le bilinguisme ».
* (Allez, c'est parti)

Faut-il que les hôtesses soient des femmes, et les techniciens de maintenance des hommes ?

Gabriel Burgardmaire de Wihr-au-Val au sujet des annonces d'emploi en cours à la comcom

 

Malgré tous nos chômeurs, aucun jeune de la vallée ne s'est montré intéressé par le service civique

 

Pierre Dischinger
maire de Munster, dépité que deux postes aient été pourvus par des jeunes de la région mulhousienne, faute de candidatures locales

 

 
 

communaute de communes Carrefour de la Nouvelle Auberge : Et revoilà le giratoire...

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 05:36:39

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communaute de communes Carrefour de la Nouvelle Auberge
communaute de communes Carrefour de la Nouvelle Auberge : Et revoilà le giratoire...
Longtemps écartée en raison de son coût, l'option d'un giratoire à Wihr-au-Val est à nouveau étudiée par la communauté de communes. C'est l'information qui a filtré de la réunion de mercredi à Munster.

 
L'option du giratoire est à nouveau sur le tapis à la communauté de communes qui va peser de tout son poids au conseil départemental.
Le point le plus attendu de la séance, et certainement le plus sensible pour les automobilistes de la vallée, n'a été abordé qu'en commissions réunies, donc en comité restreint. Alain Grappe, vice-président du conseil départemental en charge des routes, est venu dévoiler aux élus locaux les bilans chiffrés de la phase de test engagée l'automne dernier pour sécuriser le carrefour de la Nouvelle Auberge.

Ces feux avaient provoqué une levée de boucliers en octobre dernier. Pourtant, ceux-ci ne retarderaient que de 60 à 90 secondes le trajet moyen vers Colmar ou Metzeral, d'après plusieurs indiscrétions recueillies après l'exposé du conseil départemental. C'est déjà beaucoup trop pour la majorité des élus de la vallée, qui retiennent surtout les bouchons aux heures de pointe, ou le report sur la route des villages, plutôt que la sécurité des piétons.
La charge dePierre Gsell contreBernard Florence

En ouvrant la séance, le président Norbert Schickel s'est limité à annoncer publiquement qu'il n'y aurait cette fois pas de réticences à promouvoir l'option d'un giratoire à Wihr-au-Val, et que l'assemblée soutiendra sa conseillère départementale Monique Martin pour porter ce projet à Colmar. Il n'a rien été dit de plus sur ce dossier, qui occupera sûrement l'actualité ces prochains mois.

D'ordinaire très offensif, le maire de Wihr-au-Val, Gabriel Burgard, paraissait pour la première fois un peu plus optimiste que d'ordinaire, même s'il précisait que ce retour du fameux giratoire jadis trop onéreux ne règle pas tous les problèmes de sécurité des piétons. Sans fanfaronner, car « trop échaudé » par les effets d'annonces des années passées, il attend de connaître la suite.

La suite, ce sera aussi une élection municipale dans moins de 15 mois. Avec cet arrière-plan, le vice-président Pierre Gsell s'est fendu d'une sortie spectaculaire contre le maire de Hohrod Bernard Florence, à qui il reproche de s'accaparer l'association de l'amicale des maires et adjoints de la vallée alors que ce ne serait plus qu'une coquille vide depuis qu'il en est le président. Ses positions, « notamment sur la mutualisation », auraient fait « fuir les deux tiers des élus ».

Surpris par cette sortie inattendue, le maire de Hohrod a répondu que l'amicale des maires restait « ouverte à tous », tout en contestant l'accusation du manque de représentativité. « On s'expliquera entre quat'yeux », a tranché Pierre Gsell avant que Norbert Schickel ne mette fin à « ce bon sujet qui méritait d'être soulevé ». On perçoit déjà, entre les mots, les lignes de front qui se dessinent pour la présidence entre les villages et l'axe Munster/Hohrod.
L'hommageà Nicole Bezu

Sur un ton grave, l'assemblée a rendu un vibrant hommage à la directrice de l'office de tourisme, Nicole Bezu, décédée dans les derniers jours de décembre. « Elle était une collaboratrice efficace à nos côtés, le bras armé de la politique touristique de la vallée pendant de très longues années, on pense fort à elle », a dit Norbert Schickel au moment de lancer un appel à candidature pour sa « difficile » succession.

Le président de l'office, Pierre Gsell, qui l'a côtoyée au plus près, a lui aussi eu des mots forts. « C'est quelqu'un dont on apprécie encore plus le travail quand elle n'est plus là. Elle était une vraie animatrice, déjà avec son personnel mais aussi au niveau de la vallée. C'était une fille de la ville qui s'est glissée à merveille dans le costume de marcaire, qui a adopté la vallée et réciproquement, grâce à son relationnel, sa joie de vivre, son intelligence... ».

Il a ensuite été question de nouveaux dispositifs quelque peu abscons émanant de la Région Grand Est qui offriraient des possibilités « conséquentes » de subventions. La vice-présidente Denise Buhl a présenté dans le détail les atouts du « POCE » (Pacte offensive croissance emploi) et du « BSMR » (Redynamisation des bourgs structurants en milieu rural). Autant de thématiques qui deviendront bientôt « concrètes » sur des « projets structurants » pour la vallée, promet le président Norbert Schickel.

Toujours en termes de subventions, la CCVM a attribué une enveloppe de 15 000 euros à la boutique alimentaire Coup d'Pouce, qui propose depuis plus de dix ans à Munster un accompagnement de proximité aux personnes en difficulté. Dans une logique globale d'insertion, l'association propose des produits de première nécessité à ses bénéficiaires contre une participation financière modique (jusqu'à 10 % du prix réel). Plus de 200 personnes profitaient de ce service en 2017.

Parmi les points en bref, le directeur de la piscine Thierry Jacquat a exposé avec force détails les secrets de la préparation à l'accouchement, une animation prodiguée au centre nautique intercommunal. « Une formation en amont des bébés nageurs », plaisante le président Schickel.

La séance s'est terminée autour de plateaux remplis de galettes préparées par un auditeur très investi dans la vie politique de la vallée, Jean-Claude Charles de Gunsbach.
Philippe VIGNERON

 

 
 

 

Wettolsheim Assemblée générale du Closa : Fléchissement du bénévolat

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 05:34:40

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Wettolsheim Assemblée générale du Closa
Wettolsheim Assemblée générale du Closa : Fléchissement du bénévolat
Le Closa (Comité de Liaison et d'Organisation des Sociétés et Associations) de Wettolsheim a tenu son assemblée générale le mercredi 23 janvier dernier à la mairie, sous la présidence de Sébastien Amann.

 
Ce dernier a salué toutes les personnes présentes, en particulier le maire et conseiller départemental Lucien Muller et le premier adjoint Antoine Bohrer.

Sébastien Amann a remercié toutes les personnes qui se sont investies pour que le Closa puisse fonctionner de façon satisfaisante. Il remercia la municipalité pour son soutien tout au long de l'année, et a salué le formidable travail du vice-président Jean Violin, du secrétaire Bruno Ecklé et de la trésorière Catherine Schaffhauser. Il a tout particulièrement salué les actions de Jean-Jacques Bollack qui tout au long des manifestations, fait des vidéos, ainsi que pour sa participation à l'élaboration de l'affiche de la Balade Gourmande.

Jean Violin donna lecture du procès-verbal de la dernière AG, approuvé à l'unanimité.

Le rapport financier présenté par Catherine Schaffhauser a été confirmé par les réviseurs aux comptes Geneviève Fritsch et Claude Pfleger. Quitus a été donné à la trésorière. Les nouveaux réviseurs aux comptes sont Alexandra Gilg et Claude Pfleger.

Le bureau du Closa a été réélu comme suit : président Sébastien Amann, vice-président Jean Violin, trésorière Catherine Schaffhauser, trésorier adjoint Marc Gilg, secrétaire Bruno Ecklé, secrétaire-adjointe Janine Muller.

Au point divers, le président s'est félicité pour le loto des enfants, qui reste une manifestation phare du Closa. La balade gourmande 2018 a été en demi-teinte, et la fête du vin aura lieu le 20 et 21 juillet prochain. La nouvelle présidente de l'Apepa Aurélia Ehrhardt s'est présentée aux membres du Closa. La collecte de fonds à la Saint-Nicolas a rapporté 147,40 EUR, versés au Téléthon. Une réflexion est en cours pour attribuer ce don à d'autres associations locales.
S'approprier la future salle multi-activités

A propos de la future salle multi-activités, de nombreuses sollicitations pour la louer ont été faites, mais aucun accord n'est donné pour l'instant. Les associations devront faire vivre cette salle en se l'appropriant. Les travaux devraient être terminés pour juillet 2019.

Le maire Lucien Muller constate un fléchissement dans le volontariat et le bénévolat. Les associations doivent être conquérantes dans leurs manifestations et la recherche de nouveaux membres. La mairie soutiendra aussi longtemps que possible les associations.

En conclusion, le président Sébastien Amann confirme que de plus en plus de balades gourmandes voient le jour dans les environs. Il refait lecture du calendrier des manifestations à venir, auquel quelques événements sont ajoutés.

Le vin d'honneur a clos cette assemblée générale.

 

 
 

 

Kaysersberg - Lapoutroie Gendarmerie : Légère décrue de la délinquance

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 06:17:59

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Kaysersberg - Lapoutroie Gendarmerie
Kaysersberg - Lapoutroie Gendarmerie : Légère décrue de la délinquance
Après avoir augmenté de 25 % de 2016 à 2017, le nombre de faits de délinquance constatés par les gendarmes de Kaysersberg et Lapoutroie a baissé de 8 % l'an dernier.

 
Les gendarmes de la communauté de brigades de Kaysersberg - Lapoutroie, avec au centre le commandant de la compagnie de Colmar.
La recrudescence des cambriolages et des vols à la roulotte avait pesé lourd, en 2017, dans l'augmentation de 25 % du « volume global » de faits de délinquance constatés par la communauté de brigades (Cob) de Kaysersberg - Lapoutroie. « La tendance s'est inversée l'an dernier, avec 474 faits au lieu de 518, soit une baisse de 8 % », a souligné le chef d'escadron Mikaël de Miras, commandant de la compagnie de Colmar, hier lors de l'inspection annuelle et de la présentation du bilan de la délinquance.
30 % de vols en moins

224 vols ont été recensés contre 316 l'année précédente, soit près de 30 % de moins, « grâce notamment à l'interpellation de bandes qui avaient sévi dans le secteur mais aussi bien au-delà », expliquent le lieutenant Christophe Lepetit, à la tête de la Cob depuis l'été dernier, et l'adjudant-chef Renaud Schaffhauser, commandant de la brigade de Lapoutroie.

Les vols dans des véhicules (42 contre 97) et avec effraction (33 contre 71) ont été plus que divisés par deux. 12 bâtiments professionnels ou associatifs ont été visités par des cambrioleurs (contre 37 l'année précédente), ainsi que 18 résidences principales (au lieu de 28). Dans les lieux touristiques, les pickpockets ont sévi à au moins 17 reprises, dont sept lors des marchés de Noël de Kaysersberg et Lapoutroie.
Nombreuses dégradations

Si le nombre de plaintes pour escroquerie a légèrement baissé (35 contre 39), ce type d'infraction est de plus souvent commis via internet, tout comme les menaces parfois accompagnées de chantage, pour lesquelles 21 plaintes ont été reçues contre 13 en 2017. Les « atteintes à la tranquillité publique », regroupant les incivilités et les dégradations, ont été beaucoup plus nombreuses : 132 faits au lieu de 85. Des actes de vandalismes ont notamment touché le parc de jeux de la rue des Tilleuls et le système d'éclairage du château à Kaysersberg, ou encore le city stade de Beblenheim.

Toutes infractions confondues, un fait sur deux a été élucidé. Mais le ou les individus qui ont crevé en une nuit les pneus de 24 véhicules (à Ammerschwihr, Riquewihr et Sigolsheim) n'ont pas été identifiés, et l'origine des incendies de la rue de Pairis à Kaysersberg puis de l'ancien centre de vacances des Capucines à Lapoutroie reste indéterminée.

Enfin, le commandant de la Cob devrait bientôt pouvoir compter sur un effectif au complet, avec l'arrivée imminente d'un gendarme adjoint volontaire, puis d'un adjoint supplémentaire, le major Fabrice Baumann, qui commandera la brigade de Kaysersberg.
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

 

Durrenentzen Conseil municipal : Démission du chef de corps et travaux sur la charpente de l'église

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 06:19:04

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Durrenentzen Conseil municipal
Durrenentzen Conseil municipal : Démission du chef de corps et travaux sur la charpente de l'église
Vendredi 11 janvier, les conseillers municipaux de Durrenentzen étaient réunis autour du maire Paul Bass. ils ont pris de nombreuses décisions, dont voici les principales.

 
Corps des sapeurs-pompiers de Durrenentzen

Suite à la réunion entre les sapeurs-pompiers, le maire et ses adjoints, un inventaire du matériel leur a été demandé pour le 15 février.

La mairie a réceptionné la démission de Marc Sutter, chef de corps, en date du 10 décembre. Le chef de corps par intérim est actuellement David Kling, plus haut gradé pour reprendre cette fonction mais qui ne souhaite pas s'y maintenir.

La candidature de Fabrice Fahrner a été enregistrée. Son grade actuel ne lui permet pas d'être chef de corps mais, une fois les démarches effectuées auprès du SDIS, il pourra devenir chef de corps par intérim.

Groupement de commande pour les contrats d'assurance

Dans le cadre du schéma de mutualisation, il a été évoqué la possibilité d'étudier la constitution d'un groupement de commandes relatif aux contrats d'assurance. Le dossier se déclinera en deux phases ; une 1re phase de diagnostic et une 2e phase de passation de contrats d'assurance.

Le maire donne toutes les explications concernant deux consultations qui seront réalisées.

Les conseillers approuvent l'adhésion de la commune au groupement de commandes et acceptent la désignation de la CCPRB comme coordinatrice du groupement de commandes. Le conseil approuve les termes de la convention constitutive du groupement de commandes et autorise le maire à la signer et autorise le lancement de la consultation y relative.

Demande de subvention pour les travaux sur la charpente de l'église

Suite à la découverte de problèmes xylophages au niveau du mobilier et de l'orgue, la société SEDIME avait été sollicitée pour établir un diagnostic de charpente sur l'église. Les investigations ont mis en valeur les problèmes d'attaques de capricorne dégradant fortement certaines pièces de bois et des infiltrations dues à une usure de la zinguerie.

Le maire fait le bilan des dégradations et présente les travaux à effectuer.

Le montant des travaux s'élève à 70 591 EUR HT soit 84 709,20 EUR TTC. Le conseil valide le montant des travaux de l'AVP, et autorise le maire à faire les demandes de subvention auprès de toutes les instances pouvant potentiellement nous aider et à signer tout acte y afférent.

Orientations budgétaires

- section de fonctionnement : le conseil valide la liste complète des subventions.

- section d'investissement : le maire présente les principaux projets pour cette année : Travaux Rue de la Forêt - Charpente de l'église

Convention de partenariat avec la S.P.A.

La S.P.A. constate des proliférations de chats errants sur certaines communes qui doivent être rapidement encadrées afin d'éviter des nuisances pour les habitants de la commune.

La S.P.A. propose de signer avec elle une convention de chats libres. Le conseil fixe un montant forfaitaire de 500 EUR maximum pour l'année 2019.
Divers et informations

- PLUI : le maire présente le plan du PLUI T0 au 31 décembre 2016. Une fois le PLUI en place, la commune aura 3 heures d'extension urbaine pour les 10 prochaines années.

- Divagation de chiens : le maire a reçu l'appel d'un des locataires de chasse l'informant qu'il n'y a plus de gibier actuellement dans la forêt à cause de chiens husky qui se sont échappés. La Brigade Verte a été prévenue.

 

 
 

 

Orbey La nouvelle jeunesse du refuge du lac Noir

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 06:42:53

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Orbey La nouvelle jeunesse du refuge du lac Noir
 

 
 
« Avec la création de ce refuge sous l'impulsion du président-fondateur Maurice Olry et d'une quarantaine de membres, c'est toute l'histoire de la section ANVO qui a commencé, explique Jean-Claude Kammerer, président actuel de l'association. Nos anciens ont eu la bonne idée de transformer cette école cossue idéalement située à 975 m d'altitude, à 200 m du lac Noir et à 7 km d'Orbey en un lieu d'accueil et d'hébergement attractif pour les familles, les randonneurs et les scolaires ». Aux côtés de leurs comités, les présidents successifs Bernard Gutzwiller, Jean-Michel Lutz et Jean-Claude Kammerer se sont tous efforcés de rendre le refuge conforme aux attentes du public en matière d'hygiène, de confort et de sécurité. Grâce à des finances saines et à des entretiens réguliers, le bâtiment n'a pas cessé de se transformer et de s'agrandir.
« Nous avons enregistré 4 500 nuitéesl'année dernière »

La capacité d'accueil est aujourd'hui de 50 personnes avec des chambres et une cuisine équipée. « Grâce au dévouement des membres qui assurent bénévolement des tours de garde tout au long de l'année, nous avons enregistré 4 500 nuitées l'année dernière », précise Alain Thallinger, vice-président responsable des réservations du refuge.

« Au-delà de proposer des activités culturelles et sportives familiales (rando, ski, escalade...), l'association a toujours eu le souci d'adapter sans cesse les équipements de son refuge au bien-être du public en accordant une attention particulière à la sécurité et aux normes réglementaires », indique pour sa part François Septier, responsable entretien du lieu. C'est pour cela que durant tout le mois de novembre 2018, près de 60 membres de la section ANVO n'ont pas hésité à retrousser leurs manches et à sacrifier une partie de leur temps libre pour effectuer, dans une ambiance amicale, toute une série de transformations et de travaux de modernisation avec notamment la suppression des lambris dans les cages d'escalier, la mise en place de cloisons résistantes au feu ou le remplacement de revêtements de sol. S'y ajouteront un nouveau système de sécurité incendie et un aménagement des couloirs de circulation. « Ce chantier devrait être achevé fin 2019 ».
SE RENSEIGNER Renseignements : www.amisnature-val-orbey.fr. Réservations : Alain Thallinger (06.08.76.55.75 - le soir entre 19 h et 21 h).

 

 
 

École du Chalmont : Une classe supplémentaire,et toujours l'espoir d'une deuxième

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 06:16:00

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École du Chalmont
École du Chalmont : Une classe supplémentaire,et toujours l'espoir d'une deuxième
Les comités qui se sont tenus lundi (technique) et mercredi (élus) ont tous les deux donné un avis favorable pour l'ouverture d'une classe maternelle bilingue avec l'intégration d'élèves de CP. C'est mieux que ce qui avait été annoncé au début, mais pas suffisant, estiment les parents et les élus.

 
Les calicots restent en place sur les trois sites (ici l'école élémentaire de Lièpvre).
« C'est quand même une victoire, on a quand même réussi quelque chose par notre mobilisation, on a été entendus », se console Maud Petitdemange, parente d'élèves élue PEEP. C'est mieux par rapport aux premiers bruits de couloir qui faisaient état de la création d'une section seulement, mais moins bien que l'ouverture, tant espérée de deux classes complètes.

Aujourd'hui, c'est de l'ouverture d'une classe de maternelle bilingue supplémentaire dont il est question, avec l'intégration d'élèves de CP. « C'est un compromis, entre les deux... Ce n'est pas terrible, pour les élèves et les instituteurs... », lâche Mme Petitdemange. Après deux jours d'école morte, vendredi et lundi derniers, les cours ont repris mardi, mais les parents restent mobilisés, notamment autour des inscriptions de mars, qui peuvent changer la donne, et la pétition qui continue à tourner : elle a recueilli quelque 500 signatures. Les pancartes restent en place sur les trois sites de l'école du Chalmont.
« On ne lâchera pas ! »

Avec trois autres élus de sa commune, le maire de Rombach-le-Franc s'est déplacé à Colmar mercredi devant le conseil départemental du Haut-Rhin où se tenait le conseil départemental de l'Éducation nationale (CDEN), pour y défendre les intérêts de l'école du Chalmont, en compagnie des syndicats. Il y a interpellé un élu qui se rendait à cette réunion décisive.

La première mouture de la carte scolaire de la rentrée 2019 n'a pas encore été validée officiellement. « On considère que dans la démarche et le processus, on a fait ce qu'on a pu », souligne Jean-Pierre Hestin, « maintenant, on attend la décision formelle de l'inspectrice d'Académie pour la contester de manière forte. On ne lâchera pas ! »

Pour le premier magistrat rombéchat, l'ouverture d'une seule classe est « une proposition inacceptable ». Si cela devait en rester là, il assure qu'« on réagira à nouveau par des actions ciblées, avec les parents et les élus. J'essaie de provoquer encore rapidement une réunion avec les profs et les parents ».
« De toute façon bâtard »

Car se pose aussi la question du lieu où pourrait s'ouvrir cette nouvelle classe, sachant qu'elle serait à double niveau grande section (GS)/cours préparatoire (CP) bilingue ; et que les élémentaires bilingues sont actuellement à Rombach et les maternelles à Lièpvre...

« Je ne vois pas de manière pratique comment trouver une organisation optimale, ça sera de toute façon bâtard, et l'Éducation nationale s'en lave les mains ».

À l'école maternelle de Lièpvre, il n'y a plus de place, à l'école élémentaire colieuvre, c'est possible, mais les toilettes ne sont pas adaptées. À la mairie-école rombéchate, on pourrait envisager d'installer la 3e classe dans la salle du conseil municipal, au rez-de-chaussée. Et rouvrir l'école maternelle qui est fermée depuis l'an dernier ? Pourquoi pas, mais alors les travaux de transformation prévus seraient en suspens : un sacré casse-tête en perspective...

Pour l'heure, ce soir, ce sont les vacances scolaires. L'école ne sera pas morte, mais juste un peu endormie.
Anne MULLER

 

 
 

 

Bollwiller : malaise et sortie de route

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 06:51:45

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Bollwiller : malaise et sortie de route
 

 
Le véhicule s'est immobilisé dans un ruisseau, en contrebas de la chaussée. Photo L'Alsace/V.St.
Un accident s'est produit mercredi après-midi, peu avant 16 h, à Bollwiller. Un automobiliste qui circulait route de Guebwiller a perdu le contrôle de son véhicule, semble-t-il suite à un malaise, avant de faire une sortie de route et de s'immobiliser dans un ruisseau, en contrebas de la chaussée.

La victime, âgée de 76 ans et habitant Bollwiller, n'a pas été blessée. Les sapeurs-pompiers et les gendarmes de Bollwiler étaient sur place.

 

 
 

Sainte-Croix-en-Plaine À 35 : deux accidents coup sur coup

Publié dans le panorama le Vendredi 08 février 2019 à 06:52:57

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Sainte-Croix-en-Plaine À 35 : deux accidents coup sur coup

Deux voitures sont entrées en collision, vraisemblablement lors d'un dépassement, hier vers 17 h 30 sur l'autoroute A 35 à hauteur de Sainte-Croix-en-Plaine dans le sens Mulhouse - Colmar. Légèrement blessée, une femme de 80 ans a été transportée par les pompiers à l'hôpital Pasteur. Une autre collision s'est produite entre deux voitures peu de temps après : l'un des conducteurs aurait été surpris par le ralentissement occasionné par le premier accident. Cette collision n'a pas fait de blessé.
Porte du Ried Collision en chaîne

Une collision en chaîne a impliqué quatre voitures, hier vers 7 h 45 sur la RD 4 entre Holtzwihr, sur le ban de la commune nouvelle Porte du Ried, et le restaurant du Ladhof à Colmar. Le conducteur de la voiture circulant en tête aurait ralenti alors qu'il consultait son GPS, d'après les premières constatations des gendarmes. L'accident n'a pas fait de blessé, mais a occasionné des ralentissements à cette heure de pointe.
Colmar Cyclomotoriste blessé

Un cyclomotoriste est entré en collision avec une voiture, ce mercredi vers 20 h 20 rue des Moulins à Colmar. Un médecin privé lui a administré les premiers soins sur place. Présentant une suspicion de fracture, vraisemblablement à une jambe, cet homme de 26 ans a été évacué par les pompiers à l'hôpital Pasteur.
Odeur suspecte

Une odeur suspecte s'apparentant à du brûlé a été signalée aux pompiers au niveau de l'entreprise Batibois, rue des Frères Lumière dans la zone industrielle nord de Colmar. Les reconnaissances des hommes du feu n'ont pas permis de déterminer l'origine de l'odeur, provenant peut-être de l'extérieur, mais tout danger a été écarté.