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Guebwiller Caléo-Badenova, un mariage transfrontalier

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 05:59:43

© L'alsace, Jeudi le 07 Février 2019
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Guebwiller Caléo-Badenova, un mariage transfrontalier
 

 
La signature du pacte unissant Caléo et Badenova a eu lieu hier à la mairie de Guebwiller. Photo L'Alsace/Stéphane Cardia
Il y avait du monde, hier à la mairie de Guebwiller, où les sociétés guebwilleroise Caléo et fribourgeoise Badenova ont officialisé leur partenariat par la signature d'un pacte de collaboration. Le 20 décembre dernier, nous évoquions dans nos colonnes cette opération d'ampleur dans le domaine de l'énergie, par laquelle Badenova, une entreprise locale de distribution allemande basée à Fribourg-en-Brisgau, acquiert 44,45 % des titres de Caléo pour 14,10 millions d'euros. La Ville de Guebwiller reste l'actionnaire majoritaire, conservant 50,03 % des titres.
Dans l'optique de l'après-Fessenheim

L'opération revêt plusieurs objectifs. Pour Caléo, il s'agit ainsi de s'adosser à un partenaire stratégique de poids en vue des prochaines évolutions du marché de l'énergie, dont la principale est la suppression des tarifs réglementés du gaz pour 2023. Côté allemand, cette première implantation en France permet à Badenova de s'étendre au-delà de la frontière du Rhin, tout en se positionnant favorablement dans l'optique de l'après-Fessenheim, et des nombreuses compétences que cela demandera en matière d'énergies renouvelables.

Plusieurs personnalités avaient fait le déplacement hier pour assister à la signature du pacte, notamment la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin Brigitte Klinkert, le maire de Fribourg-en-Brisgau et président du conseil de surveillance de Badenova Martin Horn, le sous-préfet de Thann-Guebwiller Daniel Merignargues.
« Badenova, un grand frère pour Caléo »

« Ce partenariat nous permettra de renforcer nos activités existantes, d'apporter de nouvelles compétences offrant des voies de diversification et d'innovation, mais également d'étendre notre périmètre géographique d'action », a estimé le maire de Guebwiller, Francis Kleitz. Ce dernier a également souligné que Caléo conserverait son ancrage local, aucune délocalisation n'étant prévue. Pour Martin Hosrn, ce partenariat, qui revêt une valeur hautement symbolique en matière de coopération transfrontalière, permettra à Caléo de profiter de l'expérience et du savoir-faire de Badenova dans de nombreux domaines. « Ce partenariat peut jouer un rôle phare. Il montre que les accords transfrontaliers sont aussi valables dans le secteur de l'énergie », a-t-il expliqué.

Maik Wassmer, directeur financier de Badenova, a présenté la société allemande comme un « grand frère », qui agira comme un soutien pour Caléo en l'aidant à tirer parti des atouts qu'offrira la libéralisation du marché de l'énergie en France.

Qualifiant l'opération « d'étape historique », Brigitte Klinkert a quant à elle estimé que ce partenariat est une démarche « gagnant-gagnant », qui ouvrira une voie vertueuse dans le domaine de la transition énergétique. « Un partenariat prometteur, qui donne des idées », s'est lui aussi réjouit Daniel Mérignargues, en voyant là une preuve qu'une société municipale « n'est pas forcément un handicap ».
Stéphane Cardia

 

 
 

Le courant passe entre Guebwiller et Fribourg

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 05:56:41

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Le courant passe entre Guebwiller et Fribourg
 

 
Chez Badenova, la surveillance des canaux se fait par monitoring. Photo Badenova
La mairie de Guebwiller a accueilli ce mercredi après-midi la signature d'une convention assez particulière entre deux sociétés, la guebwilleroise Caléo et la fribourgeoise Badenova. Le mois dernier, les élus alsaciens ont en effet entériné le choix d'un nouveau partenaire stratégique pour Caléo, qui assure la production d'eau potable et la gestion du réseau de distribution gaz et eau dans la région de Guebwiller. Détenue jusqu'alors à 82,3 % par la ville de Guebwiller, Caléo ouvre ainsi son capital à l'allemande Badenova, qui acquiert 44,45 % des titres pour 14,1 MEUR (millions d'euros). Guebwiller reste actionnaire majoritaire de Caléo en conservant 50,03 % des titres.
Un milliard d'eurosde chiffre d'affaires,350 000 clients

Badenova est une entreprise de production et de distribution d'énergie et d'eau détenue par la ville de Fribourg-en-Brisgau (95 communes du sud-ouest du Bade-Wurtemberg) et le groupe privé Thüga. Avec son milliard d'euros de chiffre d'affaires - contre 19 MEUR pour Caléo - et ses 350 000 clients, Badenova est perçue comme un partenaire stratégique de choix côté guebwillerois, où l'on met en avant « un modèle de coopération franco-allemand » dans le domaine de l'énergie et des services environnementaux.

Pour Caléo, l'objectif est de faire face à plusieurs enjeux majeurs ces prochaines années, en particulier la suppression des tarifs réglementés de gaz pour 2023, l'intensification de la concurrence sur la fourniture de gaz et le renforcement des contraintes réglementaires. Autant de défis qui requièrent une taille critique, d'où le choix fait par Caléo de s'adosser à un partenaire du gabarit de Badenova, qui possède des moyens et une expérience intéressante, en particulier concernant les énergies renouvelables. Côté allemand, cette première implantation en terre française est vue comme une opportunité de s'étendre au-delà de la frontière physique du Rhin, mais aussi de se positionner dans l'optique de l'après-Fessenheim, sachant que les entreprises déjà implantées en France bénéficieront d'un atout dans les négociations à venir...

Plusieurs personnalités avaient fait le déplacement ce mercredi pour assister à la signature du pacte, notamment la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, le maire de Fribourg et président du conseil de surveillance de Badenova, Martin Horn, et le sous-préfet de Thann-Guebwiller, Daniel Merignargues. Tous ont salué un partenariat prometteur et symbolique, à même d'« offrir des voies de diversification et d'innovation ». Le maire de Guebwiller, Francis Kleitz, s'est voulu rassurant pour l'avenir de Caléo, soulignant que la filiale municipale conserverait son ancrage local, aucune délocalisation n'étant prévue.
Stéphane CARDIA

 

 
 

CD68 direction générale des services : Maurice Tubul sur le départ

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 05:29:12

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direction générale des services
CD68 direction générale des services : Maurice Tubul sur le départ

 
Il était arrivé au Département le 1er août dernier. Maurice Tubul avait succédé à Philippe Jamet au poste de directeur général des services (DGS) du conseil départemental du Haut-Rhin.En congés actuellement, il quittera officiellement ses fonctions le 1er mars prochain. C'est Stéphanie Tachon, directrice générale adjointe, qui assure l'intérim. Avant de gagner Colmar, Maurice Tubul, 54 ans, originaire de Marseille, sous-préfet hors classe, a occupé le poste de DGS du Territoire de Belfort.

Auparavant, il a notamment été secrétaire général des services de la ville de Nice et de la Métropole Nice Côte d'Azur, directeur de cabinet du préfet de Seine-et-Marne et secrétaire général aux affaires régionales de la Martinique.

 

 
 

 

Environnement Stocamine : La suite des réactions

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 05:56:32

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Environnement Stocamine
Environnement Stocamine : La suite des réactions

 
Le collectif Mu2020 : « la démocratie piétinée »
« La décision prise par le ministre François De Rugy d'enfouir définitivement les déchets toxiques de Stocamine constitue un acte de mépris sinon une provocation. Le collectif MU2020, Rebelle et Solidaire rappelle que dans ce dossier, la démocratie a été sans cesse piétinée : des enquêtes publiques défavorables mais toujours ignorées, une population locale largement opposée mais qui n'a jamais été écoutée, un rapport parlementaire à charge mais superbement balayé... Les années ont passé et l'État s'est toujours plus ou moins défaussé. Désormais, pour refuser l'impensable, il y a urgence à agir. Certains élus locaux ont fini par faire connaître leur opposition alors que pendant des années le collectif Destocamine s'est retrouvé bien seul à affronter la froide détermination des services de l'État et à déplorer l'inaction des gouvernements successifs.

Les élus mulhousiens du groupe majoritaire présentent ce jeudi en conseil municipal une motion de circonstance. Il est à souhaiter qu'ils prennent enfin la mesure des actions à engager face au dédain de ce gouvernement. MU2020 appelle de son côté à répondre à ce coup porté à notre territoire et à ses habitant-e-s. Nous soutiendrons toutes les actions de résistance active éventuellement décidées : blocage, occupation du site, filtrage, ZAD... La parole publique venue d'en haut n'ayant plus de valeur, il ne nous reste que ces options de terrain comme solutions. La région mulhousienne, le bassin potassique et l'Alsace en général ne doivent pas être méprisés de la sorte. Notre eau, notre environnement et notre santé sont sacrés ! Des paroles aux actes : agissons, résistons ! ». info@mu2020.eu. https ://www.facebook.com/mulhouse2020/.»
Le président du Ceser Grand- Est alerte le préfet de Région

Le 21 janvier dernier, François de Rugy, ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire, a annoncé, sa décision de poursuivre le confinement des 42 000 tonnes de déchets ultimes sur le site de Stocamine à Wittelsheim. Par son courrier du 29 janvier, le président du Ceser, Patrick Tassin, a souhaité attirer l'attention de Jean-Luc Marx, préfet de la région Grand-Est sur le fait que ce site devait être réversible, et donc que, si des solutions autres que l'enfouissement ou si des incidents survenaient, les déchets pouvaient en être extraits pour un autre traitement. Il constate que Monsieur le Ministre, par son annonce, renonce de fait à ce principe. Cette décision apparaît dommageable, tant sur la forme que sur le fond, et préjudiciable à la compréhension de l'action publique par nos concitoyens. »

 

 
 

 

CD68 Exposition Le charme des shôjo mangas

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 05:58:26

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Le charme des shôjo mangas
 

 
Le manga distille un art du rendu des émotions qui fascine son lectorat depuis toujours.   Photos DNA/Nicolas Pinot
Genre parmi les plus populaires au Japon, le shôjo manga désigne des bandes dessinées publiées en feuilletons et destinées aux jeunes filles ; ils sont souvent réalisés par des auteures féminines. Eu égard à son immense degré de diffusion, il est considéré comme le genre comique féminin le plus important au monde.

C'est également un savoir-faire pour lequel Brigitte Klinkert, présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin, a eu un « coup de foudre » lors d'une visite du musée international du manga à Kyoto l'an dernier.

Les liens entre l'Alsace et le Japon étant anciens et étroits, elle a eu « la volonté de faire venir une partie des oeuvres du musée en Alsace. Nous avons alors rencontré beaucoup d'enthousiasme de la part des Japonais. Je n'y croyais pas ! ».
« À l'origine, le dessin d'un manga est produit pour être publié, pas exposé »

Grâce à la technique de duplication du « Genga » qui mêle le génie numérique et les retouches à la main, des « deuxièmes originaux » sont ainsi exposés au public alsacien jusqu'à la fin du mois. « À l'origine, le dessin d'un manga est produit pour être publié, pas exposé », explique Sookyung Yoo, mangaka (auteur de manga, chercheuse et conférencière réputée présente en Alsace pour l'exposition. « C'est pourquoi les planches originales, sensibles et fragiles, peuvent se détériorer notamment à cause de la lumière. Ce n'est pas le cas de la peinture traditionnelle ou du dessin. »

La technique du « Genga » permet ainsi aux planches de manga d'être exposées partout dans le monde. « Mais la moindre petite erreur dans la reproduction fait tout recommencer. Le résultat doit être identique à 100 % au dessin publié. La reproduction est ensuite vérifiée et validée par l'artiste. Dans certains cas, il ne peut même pas faire la différence. »

Souvent dessinées dans un style « éblouissant », les oeuvres font généralement la part belle à la mode, les personnages portant des vêtements et des accessoires en vogue. Un art consommé du détail auquel répond un rendu des émotions qui fascine le lectorat des shôjo mangas.
70 oeuvres de douze auteurs mondialement connus

Le thème de l'amour est très distinctif du genre qui ne tombe cependant pas systématiquement dans la romance, et qui propose aussi une approche différente de ces thématiques classiques. La science-fiction ou l'histoire ont ainsi contribué à son essor dans les années 70.

Soixante-dix oeuvres de douze auteurs mondialement connus sont exposées au conseil départemental du Haut-Rhin mais aussi à la médiathèque d'Altkirch. Certains d'entre eux sont des hommes, d'autres sont des pionnières du genre, les femmes s'y étant intéressées dès la fin des années 50.

« L'exposition est à même d'intéresser tous les publics : les fanatiques de mangas mais aussi les amateurs d'art au sens large », explique Virginie Fermaud, directrice du CEEJA, qui rappelle que le grand prix du festival de bande dessinée d'Angoulême a récemment été décerné à un mangaka. « Actuellement, aucune institution en Europe ne conserve ni ne pérennise l'art du manga. » Pour cette raison, le CEEJA réfléchit à la création d'un musée consacré au manga. Qui serait, ainsi, le premier du genre à l'échelle internationale.
Nicolas PINOT Y ALLER L'univers du shôjo manga jusqu'au 28 février dans le hall du conseil départemental du Haut-Rhin, 100 avenue d'Alsace à Colmar. Ouvert du lundi au vendredi de 8 h à 12 h et de 14 h à 18 h. Entrée libre. Rens. au 03.89.30.68.68 ou sur www.haut-rhin.fr ? Sookyung Yoo animera un atelier de dessins manga samedi 9 février de 14 h 30 à 17 h à la médiathèque de Kaysersberg (dès 10 ans). Inscription obligatoire au 03.89.47.35.35 ou à mediatheque@cc.kaysersberg.fr

 

 
 

Expositions Jusqu'au 28 février à Colmar... : Le charme éblouissant des shôjo mangas

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 05:26:04

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Expositions Jusqu'au 28 février à Colmar...
Expositions Jusqu'au 28 février à Colmar... : Le charme éblouissant des shôjo mangas
Le conseil départemental du Haut-Rhin accueille en ses murs, et jusqu'au 28 février, une exposition dédiée à l'univers du shôjo manga, en partenariat avec le centre européen d'études japonaises en Alsace (CEEJA) et le musée du Manga de Kyoto.

 
Le manga distille un art du rendu des émotions qui fascine son lectorat depuis toujours.
Genre parmi les plus populaires au Japon, le shôjo manga désigne des bandes dessinées publiées en feuilletons et destinées aux jeunes filles ; ils sont souvent réalisés par des auteures féminines. Eu égard à son immense degré de diffusion, il est considéré comme le genre comique féminin le plus important au monde.
« A l'origine, le dessin d'un manga est produit pour être publié,pas exposé »

C'est également un savoir-faire pour lequel Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, a eu un « coup de foudre » lors d'une visite du musée international du Manga à Kyoto l'an dernier. Les liens entre l'Alsace et le Japon étant anciens et étroits, elle a eu « la volonté de faire venir une partie des oeuvres du musée en Alsace. Nous avons alors rencontré beaucoup d'enthousiasme de la part des Japonais. Je n'y croyais pas ! »

Grâce à la technique de duplication du « Genga » qui mêle le génie numérique et les retouches à la main, des « deuxièmes originaux » sont ainsi exposés au public alsacien jusqu'à la fin du mois. « A l'origine, le dessin d'un manga est produit pour être publié, pas exposé », explique Sookyung Yoo, mangaka, chercheuse et conférencière réputée présente en Alsace pour l'exposition. « C'est pourquoi les planches originales, sensibles et fragiles, peuvent se détériorer notamment à cause de la lumière. Ce n'est pas le cas de la peinture traditionnelle ou du dessin ». La technique du « Genga » permet ainsi aux planches de manga d'être exposées partout dans le monde. « Mais la moindre petite erreur dans la reproduction fait tout recommencer. Le résultat doit être identique à 100  % au dessin publié. La reproduction est ensuite vérifiée et validée par l'artiste. Dans certains cas, il ne peut même pas faire la différence ».

Souvent dessinées dans un style « éblouissant », les oeuvres font généralement la part belle à la mode, les personnages portant des vêtements et des accessoires en vogue. Un art consommé du détail auquel répond un rendu des émotions qui fascine le lectorat des shôjo mangas. Le thème de l'amour est très distinctif du genre, qui ne tombe cependant pas systématiquement dans la romance, et qui propose aussi une approche différente de ces thématiques classiques. La science-fiction ou l'histoire ont ainsi contribué à son essor dans les années 70.

Soixante-dix oeuvres de douze auteurs mondialement connus sont exposées au conseil départemental du Haut-Rhin mais aussi à la médiathèque d'Altkirch. Certains d'entre eux sont des hommes, d'autres sont des pionnières du genre, les femmes s'y étant intéressées dès la fin des années 50.
Bientôt un musée consacréau manga ?

« L'exposition est à même d'intéresser tous les publics : les fanatiques de mangas mais aussi les amateurs d'art au sens large », explique Virginie Fermaud, directrice du CEEJA, qui rappelle que le grand prix du festival de bande dessinée d'Angoulême a récemment été décerné à un mangaka. « Actuellement, aucune institution en Europe ne conserve ni ne pérennise l'art du manga ». Pour cette raison, le CEEJA réfléchit à la création d'un musée consacré au manga. Qui serait, ainsi, le premier du genre à l'échelle internationale.
Nicolas PINOT L'univers du shôjo manga jusqu'au 28 février dans le hall du conseil départemental du Haut-Rhin, 100 avenue d'Alsace à Colmar. Ouvert du lundi au vendredi de 8 h à 12 h et de 14 h à 18 h. Entrée libre. Rens. au ? 03 89 30 68 68 ou sur www.haut-rhin.fr Sookyung Yoo animera un atelier de dessins manga samedi 9 février de 14 h 30 à 17 h à la médiathèque de Kaysersberg (dès 10 ans). Inscription obligatoire au ? 03 89 47 35 35 ou par mail : mediatheque@cc.kaysersberg.fr

L'univers du shôjo manga jusqu'au 28 février dans le hall du conseil départemental du Haut-Rhin, 100 avenue d'Alsace à Colmar. Ouvert du lundi au vendredi de 8 h à 12 h et de 14 h à 18 h. Entrée libre. Rens. au ? 03 89 30 68 68 ou sur www.haut-rhin.fr

 
 

 

Département du Bas-Rhin Rapport d'activités du préfet : Dossiers chauds, sujets de fond

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 05:49:36

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Département du Bas-Rhin Rapport d'activités du préfet
Département du Bas-Rhin Rapport d'activités du préfet : Dossiers chauds, sujets de fond
Mobilité, aménagement du territoire, sécurité et transfrontalier ont émaillé les échanges entre les conseillers départementaux et le préfet Jean-Luc Marx qui leur présentait le rapport d'activité de ses services dans le Bas-Rhin.

 
Jean-Luc Marx (à gauche), préfet du Bas-Rhin et du Grand Est, avec Frédéric Bierry, président du conseil départemental du Bas-Rhin (à droite).
? Chaînons manquants

Le contournement de Châtenois (Marcel Bauer, Sélestat). La liaison Saint-Dié/Fribourg (Catherine Greigert, Sélestat). Le corridor entre Strasbourg et Karlsruhe (Isabelle Dollinger, Haguenau). Plusieurs élus ont évoqué ces liaisons manquantes.

Le préfet Marx a annoncé la venue en mars à Strasbourg de la commissaire européenne chargée des infrastructures de transport. Il a également indiqué que le dossier du contournement de Châtenois allait être soumis au Conseil national de protection de la nature le 22 février. L'enquête publique suivra.

? Violences et sécurité

Plusieurs élus départementaux ont dénoncé les actes antisémites et racistes, dégradations et tags qui s'accroissent depuis plusieurs mois. Mais aussi l'augmentation du nombre de voitures brûlées et les agressions dont sont victimes les sapeurs-pompiers.

« Les seules forces de sécurité ne juguleront pas l'augmentation de la violence », répond le préfet en évoquant la prévention. « Si nécessaire, les sapeurs-pompiers seront accompagnés », a aussi précisé le représentant de l'État qui refuse de communiquer le chiffre des véhicules incendiés pour « éviter d'attiser la course ». Il note « une croissance préoccupante » de ce phénomène, en particulier à l'ouest de Strasbourg. « Ce qui s'est passé à la Saint-Sylvestre n'est pas satisfaisant. »

? Mineurs isolésnon accompagnés

Près de 3 540 demandes d'asile ont été enregistrées en 2018 dans le Bas-Rhin, avec une forte proportion de personnes originaires du Caucase et des Balkans, et un tiers de « dublinés ». Ouvert le 1er octobre dernier, le Pôle Régional Dublin de Strasbourg avait réceptionné au 2 janvier quelque 336 dossiers, concernant majoritairement des personnes isolées (64 %). La direction des migrations et de l'intégration de Strasbourg est devenue la première direction en effectifs de la préfecture départementale et régionale.

Depuis le 11 janvier, la préfecture du Bas-Rhin est un site pilote de l'évaluation de minorité des mineurs non accompagnés et du futur traitement automatisé qui entrera en vigueur le 1er mars. Les agents estiment à 800 le nombre d'entretiens à mener.

? Nouvelle prison

La Garde des Sceaux a confirmé dans un courrier à Robert Herrmann daté du 30 octobre, la nécessité de construire une nouvelle maison d'arrêt de 500 places dans le périmètre de l'Eurométropole (EMS). Le ministère de la Justice évoque un terrain de 12 hectares dans la zone d'extension du Parc d'innovation d'Illkirch-Graffenstaden, ce qui ne convient pas à Alfonsa Alfano (Illkirch). Christiane Wolfhugel (Brumath) demande pour sa part « une position tranchée de l'État pour stopper la rumeur lancée par Robert Herrmann » sur une implantation « hors » de l'EMS.

« Cette démarche n'a pas été construite de la manière la plus appropriée », reconnaît diplomatiquement le préfet Marx. Il « travaille », avec l'appui des collectivités, pour trouver un emplacement qui satisfasse « le plus grand nombre » et qui réponde à la nécessité de bâtir une nouvelle prison.
F. BY

 

 
 

 

Molsheim Politique Laurent Furst : « Je prendrai ma décision au printemps »

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 05:35:42

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Molsheim Politique
Molsheim Politique Laurent Furst : « Je prendrai ma décision au printemps »
Le député de la 6e circonscription, très présent ces dernières semaines, revient ici sur l'actualité du moment avec la crise des Gilets jaunes, l'avenir institutionnel de l'Alsace... et son propre avenir.

 
Laurent Furst : « La France crée encore de l'emploi et attire de l'investissement mais tout ça est très fragile ; quelques mauvaises mesures en plus et l'on peut vite rebasculer dans le rouge. »
Dans notre territoire, les Gilets jaunes sont très actifs. Comment analysez-vous cette crise ?
Sur le plan local, cela montre que l'on peut avoir un territoire qui globalement va très bien (avec un taux de chômage à 5,4 %) et une partie de sa population qui connaît de vraies difficultés. Sur le fond, j'étais intervenu à l'Assemblée nationale le 7 novembre, donc avant le début du mouvement pour expliquer, en substance, que l'addition de toutes ces mesures gouvernementales allait mettre la tête sous l'eau à des personnes qui surnageaient à peine (*).
Quand on balaieun escalier, il faut commencerpar le haut

Ce qui m'a frappé dans la circonscription, c'est le premier week-end où j'estime qu'il y avait 1 500 personnes sur les ronds-points ce qui montre, pour moi, la profondeur de la question. Il révèle ce pan de la nation qui a du mal à joindre les deux bouts, je pense aux femmes seules avec enfants, aux retraités...

Nous avons, en France, 16 millions de retraités, or un retraité sur deux (en tant qu'individu car en couple cela modifie la chose), gagne moins de 1 200 euros par mois et un salarié sur deux gagne moins de 1 700 euros.

Si vous ajoutez à cela le sentiment -- qui existe depuis de nombreuses années mais renforcé aussi par Macron -- que le sommet se protège et qu'on demande des efforts aux plus faibles... C'est ce qu'une dame à Belmont nous disait à Frédéric Bierry et à moi : « Quand on balaie un escalier, il faut commencer par le haut. »
Cela pose aussi la question de la faiblesse des salaires ?

Ce qui est terrible avec le Smic, c'est qu'avec les charges qui servent à payer notre système social, c'est à la fois énorme pour l'entreprise et trop peu pour vivre pour le salarié, parce que cahin-caha, on n'est pas loin de doubler le salaire avec les charges.

Mais je crois surtout que l'on arrive au bout de ce qu'on fait depuis 40 ans, c'est-à-dire ne pas réguler la dépense et toujours augmenter le prélèvement. Et c'est une question considérable, car on est à la veille d'un vieillissement important de la population, ça veut dire beaucoup plus de retraités, mais aussi beaucoup plus de dépenses de santé.
On ne voit plus très bien comment sortir de cette crise qui dure...

Le pouvoir peine à gérer l'opinion publique, qui fonctionne par spasmes, alors qu'une politique, c'est du temps long. Lorsqu'on met en place des mesures pour les entreprises, il faut parfois attendre plusieurs années avant que cela ne se traduise par des créations d'emplois.

La France crée encore de l'emploi, et attire de l'investissement, mais tout ça est très fragile ; quelques mauvaises mesures en plus et l'on peut vite rebasculer dans le rouge.

Il faut qu'on se souvienne qu'on est un peuple et qu'on s'en sortira tous ensemble. Ou qu'on coulera tous ensemble.

Je ne suis pas de ceux qui jettent de l'huile sur le feu, je suis un député d'opposition responsable et je souhaite toujours que ceux qui trouvent des satisfactions dans les difficultés du pouvoir oublient que ces difficultés sont celles de la France et qu'on a tous intérêt à ce que ce pays s'en sorte, car c'est en étant prospère que nous pourrons satisfaire beaucoup de revendications.
Ce mouvement et le grand débat semblent avoir redonné aux Français le goût de la politique, c'est le moment de mettre tous les sujets sur la table ?

Si on n'aborde pas tous les sujets qui préoccupent les Français, et si on ne leur apporte pas des solutions, alors je crois qu'à un moment ou un autre, les Français choisiront l'aventure. L'heure n'est plus à lever le tapis et à mettre la poussière dessous.
Il y a des grandes villes qui se développent mais aussi 50 % du territoire qui est en déclin, c'est la diagonale du vide

Et parmi ces questions, il y en a plusieurs que j'ai abordées lors des différentes cérémonies de voeux : celle des dépenses publiques, de la dette, de l'environnement, des migrations, du rapport au travail, du financement de notre système social, celle des territoires aussi. Il y a aujourd'hui, sur ce point, des grandes villes qui se développent, mais aussi 50 % du territoire qui est en déclin. C'est la diagonale du vide. On a trop longtemps, par confort, refusé d'aborder un certain nombre de sujets et je crois qu'il faut les aborder maintenant.
La proportionnelle, c'est le règnedes soumis Vous avez cité, lors de plusieurs cérémonies de voeux, le chiffre de 1 000 nouveaux arrivants étrangers par jour sur le territoire. Certains n'ont pas compris à quoi correspondait ce chiffre, pourriez-vous le préciser ?

Quand nous avons abordé la loi « Asile et immigration », j'ai essayé de travailler sur les chiffres et j'ai été surpris de constater que l'État ne faisait pas beaucoup d'efforts pour être transparent. En janvier, il y a un chiffre qui est tombé sur les nouvelles cartes de séjours attribuées durant l'année écoulée (2018) (**). L'an dernier, la France a octroyé 255 550 nouvelles cartes de séjour ce qui fait 700 par jour et dans ce chiffre, on ne tient pas compte des migrations clandestines qui sont très fortes en ce moment en France, comme dans le reste de l'Europe.

À cela, on peut aussi ajouter la problématique des naissances à Mayotte, où le droit français fonctionne comme un aimant, ce qui devrait nous interpeller tous. D'où ce chiffre de 1 000 personnes par jour. Et je tiens à préciser que les chiffres sont une chose, mais que j'ai dit dans toutes mes interventions que nul ne quittait son pays par plaisir et que ce qui se passait en Méditerranée ne nous honorait pas.
Parmi les revendications des Gilets jaunes figure la baisse du nombre de grands élus...

Une des premières revendications des Gilets jaunes dans les cahiers de doléances est en effet de réduire le nombre de députés.

On ne lutte pas contre l'histoire. Mais on va, à terme, réinventer la IVe République, car le problème n'est pas tant le nombre de députés que la proportionnelle. Il ne faut pas croire qu'on gardera longtemps la petite dose de proportionnelle annoncée, l'augmentation de cette dose fera l'objet, petit à petit, de toutes les tractations pour assurer des majorités et le taux de proportionnelle ne sera jamais assez élevé.

Vous verrez, le débat va continuer en permanence. La proportionnelle, c'est le règne des soumis. On va faire des listes de copains des copains, les copains qui passent bien à la télé, ce sera la médiocratie parlementaire.

La France a un seul truc qui la tient debout, c'est la stabilité de ses institutions, un président élu pour cinq ans, et une majorité pour gouverner. Le nombre de députés pose, lui, un autre problème.
Quand on auraun député qui ira de Molsheim à Sarre-Union, il ne faudra pas s'étonner de neplus le voir

Aujourd'hui avec des circonscriptions de 120 000 habitants, un député peut être élu sur son nom. Demain, dans des circonscriptions de 200 000 à 210 000, voire 250 000 habitants, il ne sera plus élu que sur son étiquette. Seules les investitures compteront et les personnalités atypiques, une peu fortes, qui sont se sont imposées sur un territoire, cela n'existera plus.

Sur ce genre de circonscriptions, on ne peut plus faire du travail de proximité avec les élus, les associations et les citoyens, c'est beaucoup trop grand. Bref, ça va encore éloigner les députés et les citoyens.

Le principe d'une réduction du nombre de parlementaire ne me choque pas, mais quand on aura un député qui ira de Molsheim à Sarre-Union, il ne faudra pas s'étonner de ne plus le voir. Il faut en avoir conscience.
Au regard de ce raisonnement, est-ce que vous avez pris votre décision quant à un éventuel abandon de votre mandat de député, pour vous représenter aux municipales à Molsheim ?

Non, je prendrai ma décision ce printemps, mais une chose est claire : je ne me fais plus aucune illusion quant au maintien de la circonscription de Molsheim-Obernai.
La collectivité européenne d'Alsace va voir le jour. Avec Éric Straumann, vous êtes à l'origine du front politique pour le retour à une entité alsacienne. Comment jugez-vous la création d'un groupe Alsace et Territoire à la Région, groupe qui divise votre formation politique ?

Qu'on soit très clair : je suis très heureux de la création de ce groupe, je n'ai jamais cessé de dire qu'il fallait mettre ses actes en concordances avec ses idées, ce qui est désormais chose faite à la Région. En politique, on ne peut pas avoir de double langage.

Ce qui compte, c'est que les deux départements vont fusionner avec quelques transferts de compétence de l'État -- et non de la Région. Je me suis beaucoup battu, avec d'autres, sur ces sujets.

Ensuite, est-ce que ce projet de collectivité européenne d'Alsace répond à mes aspirations ? Non. Est-ce c'est une étape importante ? Oui. Pour certains, ce sera un aboutissement et pour d'autres, une étape. On va vers une fusion des départements. Faisons-le, on aura de nouveau une collectivité qui parlera au nom de l'Alsace.
Mais ce groupe crée de la division.

Peut-être. Moi j'ai toujours dit que l'Alsace n'était pas un plan de carrière. J'étais pour le conseil d'Alsace et je le reste.
Propos recueillis par Hervé MICLO (*) Le verbatim de cette intervention est à retrouver sur dna.fr (**) Note de la rédaction : ces 255 550 cartes correspondent à des premières demandes pour raisons économiques, familiales, d'études ou pour raisons humanitaires. Elles sont en légère baisse par rapport à 2017 (262 000) mais sur plus long terme la courbe est à la hausse. Les demandes d'asile sont, elles, également en hausse : 122 743 l'an dernier avec 33 000 statuts accordés (que l'on retrouve peu ou prou parmi les 255 000 personnes ayant obtenu une carte de séjour) et environ 20 000 personnes reconduites à la frontière.

(*) Le verbatim de cette intervention est à retrouver sur dna.fr

 
 

 

L'éditorial de l'Alsace Les doigts dans la prise

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 06:23:33

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L'editorial  de l'Alsace Les doigts dans la prise
 

 
Laurent Bodin

Les gouvernements ont beau passer, le constat que dresse chaque année la Cour des comptes demeure : l'État dépense toujours plus d'argent qu'il n'en récolte. Et cela dure depuis... 1974 ! Alors que le montant de la dette de la France approche à grands pas le seuil symbolique des 100 % du produit intérieur brut, le rapport annuel de la Cour des comptes est une utile piqûre de rappel. Elle est d'autant plus importante que le déficit 2019 s'élèvera à 3,2 % du PIB. En ces temps de grand débat public et de mouvement des gilets jaunes, tout l'intérêt de l'action du gendarme des finances publiques est de ne pas s'immiscer dans les choix politiques des gouvernements successifs. L'institution se contente de révéler les nombreuses contradictions, anomalies et gaspillages. Cette année, la Cour des comptes rappelle habilement à Emmanuel Macron qu'au lieu de réduire le déficit tel qu'il l'avait promis, il est en train de le creuser un peu plus. Après avoir baissé la pression fiscale sur les entreprises et les Français les plus riches, le gouvernement a, sous l'effet des gilets jaunes, opéré un violent coup de barre en faveur des revenus les plus faibles. Ainsi donc, ayant perdu le cap, le bateau France est en train de tanguer. Ce sont les classes moyennes qui risquent d'en payer les conséquences.

Ce rapport de la Cour des comptes ne serait pas un événement si son millier de pages ne mettait pas au grand jour certaines gabegies ou avantages particuliers. Les services du Mobilier national se distinguent cette année mais pèsent peu, en nombre, par rapport aux avantages dont bénéficient encore les agents, actifs et retraités, d'EDF. Voilà une pierre jetée dans le jardin de l'État actionnaire mais aussi de la CGT qui manifestait, mardi, aux côtés de gilets jaunes qui dénoncent aussi des charges de chauffage et d'électricité trop élevées. Pas pour tout le monde, en fait. Le rapport de la Cour des comptes sera d'utilité publique aussi longtemps que l'État ne mettra pas fin aux coûteux abus qui perdurent sous son égide.

 

 
 

EDITORIAL : Cour des mécomptes

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 05:47:38

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EDITORIAL : Cour des mécomptes
 

 
Dans l'art de la diversion comptable, c'est un chef-d'oeuvre d'efficacité. Le jour où la Cour des comptes s'interroge sur le moyen de financer les milliards accordés aux gilets jaunes, le sujet des niches fiscales est jeté en pâture par un ministre. Comme si réinstaller la suspicion sur des crédits d'impôts censés être utiles à l'économie délivrait le gouvernement de la gifle infligée par la Cour que l'on pourrait nommer des mécomptes.

La rengaine des finances publiques bricolées ou floues, voire insincères, est connue. Elle alimente le ressentiment autour des ronds-points. On y espère moins de gabegies, qui n'en sont pas toujours, et plus de justice budgétaire, ce qui supposerait aussi l'acceptation de réformes.

Les critiques sur la gestion de l'État sont cette fois cinglantes parce qu'elles visent un président élu sur la promesse d'une orthodoxie budgétaire. Il ne peut pas réécrire le passé. Mais il peine à redessiner un avenir que la Cour des comptes situe, sur l'échelle chromatique de la dette, dans le rouge profond. Le plus piquant est que ce camouflet est lié aux mesures accordées pour calmer les gilets jaunes, surchauffés eux-mêmes par la fin de l'ISF.

Le calcul est simple pour l'État. Aux milliards perdus de l'ISF s'ajoutent les milliards décaissés du plan gilets jaunes. Pour la logique comptable, on repassera.

On est loin de la remise en ordre budgétaire certifiée sur facture il y a deux ans. La réouverture subreptice du débat sur les niches fiscales donne à croire qu'un vent de panique souffle sur Bercy. Il faudrait retaxer les classes moyennes incitées jusque-là à favoriser l'emploi, la construction ou l'immobilier. Alors que l'ISF a été épargné aux plus aisés sans obligation de réinjecter l'argent dans l'économie productive.

Bref, les deux mains de l'État font circuler de l'argent en sens inverse, reprenant ici, rendant là, pour envoyer des signaux politiques se neutralisant. Mais sans garantie de bénéfice à terme pour les équilibres de la nation. La seule certitude apportée par la Cour des comptes est que le gouffre se creuse encore.

 

 
 

 

LaRem : un député jette l'éponge

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 06:28:12

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LaRem : un député jette l'éponge
 

 
En plus de la crise des « gilets jaunes », le président doit faire face à de premières vraies turbulences au sein de sa majorité de La République en Marche (LaREM). Le député LaREM du Maine-et-Loire Matthieu Orphelin quitte le groupe du parti à l'Assemblée nationale. L'élu, proche de l'ex-ministre Nicolas Hulot, invoque des avancées insuffisantes sur les enjeux climatiques, écologiques et sociaux. Cette perte importante pour le groupe a fait l'effet d'une bombe au Palais-Bourbon d'autant qu'elle survient après le record d'abstentions enregistré lundi au sein des « marcheurs » sur la proposition de loi « anticasseurs » : 50 députés, dont Matthieu Orphelin », en désaccord avec le texte, n'ont pas pris part au vote. Les groupes de l'opposition y voient un début de « fronde ».

 

 
 

Relancé par le grand débat, Macron joue la carte jeunes

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 06:24:17

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Relancé par le grand débat, Macron joue la carte jeunes
 

 
Ces élèves du CFA du bâtiment d'Autun se sont portés volontaires pour rencontrer le président de la République aujourd'hui à Etang-sur-Arroux (Haute-Sâone). Photo Damien VALETTE / JSL
Et si les « gilets jaunes » redonnaient des couleurs à Emmanuel Macron ? Le président enregistre un regain de popularité dans le tableau de bord Ifop-Fiducial pour Paris-Match et Sud Radio : + 5 points début janvier, + 6 points ce mois-ci. 34 % des personnes interrogées approuvent à nouveau l'action du chef de l'Etat, soit un score supérieur à celui d'octobre après son plus bas de décembre 2018 (23 %). Une tendance enregistrée dans tous les sondages de fin janvier.

Si Emmanuel Macron reste impopulaire pour 66 % des sondés, « il remobilise incontestablement son socle électoral », analyse Frédéric Dabi de l'Ifop. Le président remonte ainsi à 42 % d'opinion favorable chez les professions libérales et cadres supérieurs (+17 points) et les 65 ans et plus (+16 points). Il progresse également auprès de l'électorat de droite (+12 points et 47 % d'approbation chez Les Républicains).
Autocritique et stand-up

Face à « l'état d'urgence économique et sociale », les mesures annoncées le 10 décembre en faveur des plus modestes (dix milliards d'euros) entrent en vigueur. Face aux critiques sur sa gestion du pouvoir, Emmanuel Macron multiplie autocritique et mea culpa. Il promet aussi de faire « très attention » aux petites phrases qui lui valent d'apparaître en président cassant voire arrogant. « Dans le système où nous vivons, cette franchise n'est peut-être plus possible », concède-t-il.

Mais c'est le grand débat national qui semble aujourd'hui réussir le mieux à Emmanuel Macron. Un exercice complètement inédit dans la Ve République qui remet le président en marche : à la fois sur le terrain et à l'écoute du pays comme aux meilleures heures de la campagne du candidat. A l'aise, le quadragénaire n'hésite pas à tomber la veste pour des stand-up de plus de six heures. Souvent sous les applaudissements.

Ce jeudi, dans le gymnase de la petite commune d'Etang-sur-Arroux, près d'Autun en Saône-et-Loire, il tentera encore de gommer cette image de président des riches, déconnecté de la France rurale.
« Un coup de com' ? »

Le chef de l'Etat prévoit de participer à un ou deux débat(s) par semaine jusqu'à la mi-mars, date prévue de la fin des consultations. « Cette nouvelle concertation auxquels vous nous conviez, je crains qu'elle nourrisse davantage le désenchantement », l'a toutefois mis en garde Alfred Marie-Jeanne, président de la collectivité Martinique, qui était reçu avec les élus ultramarins dans la salle de fêtes fraîchement rénovée de l'Elysée.

Les détracteurs du président dénoncent, eux, un « coup de com' ». Jusqu'à présent, l'intéressé s'est bien gardé de grandes promesses. Mais face à la multitude des contributions, il ne pourra pas se dérober. Or, la marge de manoeuvre de l'exécutif sera réduite alors que les premières mesures sociales vont creuser le déficit public à 3,2 % du produit intérieur brut en 2019 (contre 3 % autorisés par l'Union européenne).

Le grand débat et l'essoufflement des gilets jaunes offrent un répit au président. Le risque, c'est que la conclusion ne soit pas à la hauteur des attentes suscitées. L'embellie constatée en ce début d'année pourrait alors vite se dissiper et le piège se refermer.

 

 
 

Relancé par le grand débat, Macron joue la carte jeunes

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 05:39:13

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Politique Bourgogne
Relancé par le grand débat, Macron joue la carte jeunes
Le président discutera formation et avenir professionnel avec un millier de jeunes, aujourd'hui en Bourgogne, dans le cadre du grand débat. L'exercice fait remonter sa cote de popularité. Mais attention au désenchantement qui pourrait naître.
 

 
Ces élèves du CFA du bâtiment d'Autun se sont portés volontaires pour rencontrer le président de la République aujourd'hui à Etang-sur-Arroux (Haute-Sâone). Photo Damien VALETTE / JSL
Et si les « gilets jaunes » redonnaient des couleurs à Emmanuel Macron ? Le président enregistre un regain de popularité dans le tableau de bord Ifop-Fiducial pour Paris-Match et Sud Radio : + 5 points début janvier, + 6 points ce mois-ci. 34 % des personnes interrogées approuvent à nouveau l'action du chef de l'Etat, soit un score supérieur à celui d'octobre après son plus bas de décembre 2018 (23 %). Une tendance enregistrée dans tous les sondages de fin janvier.

Si Emmanuel Macron reste impopulaire pour 66 % des sondés, « il remobilise incontestablement son socle électoral », analyse Frédéric Dabi de l'Ifop. Le président remonte ainsi à 42 % d'opinion favorable chez les professions libérales et cadres supérieurs (+17 points) et les 65 ans et plus (+16 points). Il progresse également auprès de l'électorat de droite (+12 points et 47 % d'approbation chez Les Républicains).
Autocritique et stand-up

Face à « l'état d'urgence économique et sociale », les mesures annoncées le 10 décembre en faveur des plus modestes (dix milliards d'euros) entrent en vigueur. Face aux critiques sur sa gestion du pouvoir, Emmanuel Macron multiplie autocritique et mea culpa. Il promet aussi de faire « très attention » aux petites phrases qui lui valent d'apparaître en président cassant voire arrogant. « Dans le système où nous vivons, cette franchise n'est peut-être plus possible », concède-t-il.

Mais c'est le grand débat national qui semble aujourd'hui réussir le mieux à Emmanuel Macron. Un exercice complètement inédit dans la Ve République qui remet le président en marche : à la fois sur le terrain et à l'écoute du pays comme aux meilleures heures de la campagne du candidat. A l'aise, le quadragénaire n'hésite pas à tomber la veste pour des stand-up de plus de six heures. Souvent sous les applaudissements.

Ce jeudi, dans le gymnase de la petite commune d'Etang-sur-Arroux, près d'Autun en Saône-et-Loire, il tentera encore de gommer cette image de président des riches, déconnecté de la France rurale.
« Un coup de com' ? »

Le chef de l'Etat prévoit de participer à un ou deux débat(s) par semaine jusqu'à la mi-mars, date prévue de la fin des consultations. « Cette nouvelle concertation auxquels vous nous conviez, je crains qu'elle nourrisse davantage le désenchantement », l'a toutefois mis en garde Alfred Marie-Jeanne, président de la collectivité Martinique, qui était reçu avec les élus ultramarins dans la salle de fêtes fraîchement rénovée de l'Elysée.

Les détracteurs du président dénoncent, eux, un « coup de com' ». Jusqu'à présent, l'intéressé s'est bien gardé de grandes promesses. Mais face à la multitude des contributions, il ne pourra pas se dérober. Or, la marge de manoeuvre de l'exécutif sera réduite alors que les premières mesures sociales vont creuser le déficit public à 3,2 % du produit intérieur brut en 2019 (contre 3 % autorisés par l'Union européenne).

Le grand débat et l'essoufflement des gilets jaunes offrent un répit au président. Le risque, c'est que la conclusion ne soit pas à la hauteur des attentes suscitées. L'embellie constatée en ce début d'année pourrait alors vite se dissiper et le piège se refermer.

 

 
 

 

finances Dépenses publiques : Encore des économies à faire

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 05:32:31

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finances Dépenses publiques
finances Dépenses publiques : Encore des économies à faire
Le premier président de la Cour des comptes met en garde l'Etat sur la « fragilité » des finances publiques.A plus long terme, Didier Migaud s'inquiète de la diffusion des fausses nouvelles, au détriment de l'objectivité des comptes.

 
Didier Migaud et l'édition 2019 du rapport annuel de la Cour. Photo Jacques DEMARTHON -AFP
« Il n'y a pas de petites économies, de petits gaspillages ou de petits progrès » : c'est le credo énoncé par le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, en conclusion de la présentation de son rapport annuel.

Le premier pécheur est comme toujours le gouvernement, coupable de laisser filer dépenses et déficits. « Les efforts de redressement engagés par la France ces dernières années semblent désormais s'essouffler », regrette Didier Migaud. Il pointe la « fragilité toute particulière » du budget 2019, affecté de deux incertitudes : le financement de 3,7 milliards d'euros de mesures prises en réponse au mouvement des gilets jaunes, et une croissance qui se révèle moins forte qu'anticipé.
Contre la « résignation »

Baisser les déficits, réduire la dette... « Ce message n'est pas nouveau, reconnaît Didier Migaud, mais il est essentiel de le réitérer dans le contexte que connaît notre pays et qui pousse, parfois, à la résignation. »

Et la recette est connue, recommandée par la Cour chaque année, avec ou sans gilets jaunes : une « maîtrise accrue des dépenses publiques ». Les grandes comme les petites, puisqu'il n'est pas de petit gaspillage.

Son rapport annuel n'en est pas avare. Au Mobilier national, par exemple, dont certains agents élèvent la « perruque » au niveau de la haute coiffure (voir ci-dessous). A EDF, salariés et retraités continuent de ne (presque) pas payer leur électricité, pour un manque à gagner de 295 millions d'euros.

Pire, à Radio France, le pompon : le chantier de rénovation de la fameuse « maison ronde » à Paris, ouvert en 2005, est prolongé jusqu'en 2023, avec une facture déjà rallongée à 583 millions d'euros. La recommandation de la Cour est surréaliste : « que le suivi du chantier soit assuré jusqu'à la fin de la réhabilitation » !
Attention, faux comptes

Est-ce parce qu'il pourrait bientôt changer de fonction ? Didier Migaud a insisté sur les efforts d'économies des administrations. Mais il a aussi mis en garde sur la suite, sur « une époque où la parole publique est mise en doute, et où la production d'une information objective est menacée par la propagation de fausses nouvelles ». Comment compter, si la vérité des comptes est mise en doute...
Francis BROCHET

 

 
 

 

Politique Réunion de concertation avec les citoyens : Raisonner le tourisme avec LREM

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 05:38:42

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Politique Réunion de concertation avec les citoyens
Politique Réunion de concertation avec les citoyens : Raisonner le tourisme avec LREM
Le comité colmarien de la LREM a lancé sa première série de réunions de concertation et d'échanges avec les citoyens dans la perspective des élections municipales 2020.

 
Une petite quinzaine de participants a discuté à bâton rompu mardi soir sur le développement touristique de Colmar. D'autres thèmes et rencontres suivront.
Une quinzaine de personnes, y compris des adhérents de LREM, mouvement créé par Emmanuel Macron pour remporter l'Élysée, s'est mobilisée mardi soir durant deux heures pour une séance d'échanges centrés sur le développement touristique.

La section colmarienne prépare les municipales 2020 et ses animateurs ont besoin de « biscuit » pour bâtir un programme connecté avec la réalité vécue par les Colmariens.
« Colmar est une beauté historique. Et pour la faire vivre, il faut quand mêmeune activité touristique »

Des Colmariens, du moins, celles et ceux mobilisés mardi soir, qui souhaiteraient vivre mieux l'invasion de touristes, un flux perçu parfois comme une agression par des habitants se sentant dépossédés de leur propre cité.

Carole Wioland, animatrice de la soirée, n'a pas manqué de montrer d'abord le poids économique du tourisme local : 3,5 millions de visiteurs par an (une grande majorité de nationaux) dont 1,5 million en décembre, près d'un million de nuitées, 128 millions de retombées, 2 900 personnes impliquées dans une filière prospère.

Tous, à l'unanimité, ont hoché de la tête lorsque Pierre Huin, responsable de la section LREM de Wintzenheim, a insisté sur la beauté et la qualité du patrimoine bâti de la cité Bartholdi, justifiant à lui seul une réflexion sur la « qualité » du tourisme local.

Ceci étant dit, des Colmariens n'ont pas manqué de pointer du doigt des problèmes récurrents de stationnement, « au détriment » des riverains du centre-ville, le manque d'animations culturelles, l'absence de transports doux, plus souples et mieux adaptés, la rareté des restaurants servant tard le soir, le nombre important de camping-cars garés le long de la rue de la Cavalerie (générant des soucis de sécurité routière, a-t-il été dit), le développement de commerces (confiseries, souvenirs, etc.) déconnectés du « terroir » alsacien, la création de gîtes touristiques au détriment de l'offre immobilière classique, et une forme de consumérisme à tous crins.

Les professionnels du tourisme en charge de la politique locale ont dû avoir les oreilles qui sifflent car le portrait de Colmar la touristique a fini par ressembler à un « tableau désastreux » que des riverains regardent avec défiance. « J'ai l'impression que nous sommes des enfants trop gâtés », analyse un couple de retraités qui a vécu place de la Cathédrale. « Si on choisit le centre-ville pour y vivre, il faut en accepter les contraintes », ajoute l'homme qui trouve que 3 euros par jour de location de parking est supportable économiquement. Une autre dame répétera à plusieurs reprises qu'il ne faut pas opposer développement touristique et quotidien du Colmarien. « Il faut trouver le juste milieu entre les Colmariens et les touristes », tempère-t-elle.

Une autre, qui n'est pas originaire de la cité, s'exclame : « Quelle chance ! Colmar est une beauté historique. Et pour la faire vivre, il faut quand même une activité touristique. Il y a des villes qui aimeraient bien avoir nos flux touristiques. »
Jean-Daniel KIENTZ

 

 
 

 

Grand Débat Les PME s'impliquent

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 06:20:23

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Grand Débat Les PME s'impliquent
 

 
Près de 200 acteurs du monde économique bas-rhinois ont pris part à l'exercice qui a duré trois heures, lundi soir à la Maison de la région, à Strasbourg. Photo DNA/Marc Rollmann
La « grande consultation » organisé lundi soir dans l'hémicycle de la Maison de la région, à Strasbourg, par la Confédération des PME et la Fédération française du bâtiment du Bas-Rhin avait notamment pour objet d'échanger sur l'impact des lois et projets de loi réformant la vie économique - Elan, Avenir professionnel, Pacte, etc. - en présence des représentants des pouvoirs publics et de parlementaires. Les deux organisations patronales, qui l'avaient initialement programmée le 13 décembre, ont profité de son report pour inscrire la rencontre dans le cadre du Grand débat national.

Pierre Marx, président de la CPME Grand Est, y voit une occasion de réhabiliter les corps intermédiaires. « Le président de la République a voulu prendre les choses en ligne directe mais il s'est heurté à des difficultés. Nous pouvons l'aider à retrouver le souffle et à sortir de la crise déclenchée par les gilets jaunes », a-t-il commenté en coulisse.

Près de 200 acteurs du monde économique, dont un grand nombre de dirigeants bas-rhinois adhérents de la CPME et de la FFB, ont pris part à l'exercice. Pendant près de trois heures les cinq thèmes retenus - entreprises et fiscalité, emploi et formation, Europe, citoyenneté et services publics, transition énergétique et mobilité - ont suscité de très nombreuses interventions de leur part.
Les charges patronales dans le viseur

Vanessa Wagner, la conseillère régionale et vice-présidente de la CPME 67, qui modérait le débat, n'a pas manqué de donner également la parole à la rectrice Sophie Béjean ainsi qu'aux députés Vincent Thiébaut et Thierry Michels (LaRem). Tous les trois se sont efforcés de répondre tant bien que mal aux remarques et aux critiques formulées à l'encontre de l'action réformatrice du gouvernement.

Au final, les organisateurs de la CPME et de la FFB ont compilé une vingtaine de propositions, expressément formulées ce soir-là ou résultant de la réflexion collective, qu'ils ont promis de transmettre aux responsables de la Mission grand débat. Pour permettre d'augmenter les salaires inférieurs à 2 000 EUR, l'une des requêtes propose par exemple de plafonner les charges patronales. Une autre requête suggère de ne pas taxer les bénéfices réinvestis dans l'entreprise.

Dans le cahier des doléances figurent également la mise en place de contrats spécifiques « quadripartites » facilitant le recrutement de personnes éloignées de l'emploi, la non-taxation des contrats courts « dans les secteurs où ils sont nécessaires », l'organisation de périodes d'immersion en entreprise à l'attention des conseillers d'orientation et des enseignants ainsi qu'une suggestion visant à diversifier les sources de recrutement - étudiants en échec, salariés en reconversion - dans les secteurs en manque de main-d'oeuvre. X. T.

 

 
 

MEDIAS Ce qu'attendent les Français pour l'audiovisuel public

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 06:59:56

MEDIAS Ce qu'attendent les Français pour l'audiovisuel public

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Une vaste enquête

Plus de 125.000 personnes (127.109) ont répondu à cette enquête en ligne menée avec Ipsos du 8 octobre au 4 novembre 2018. Une initiative inédite qui proposait aux répondants des questions communes aux deux groupes sur différentes thématiques ainsi que des focus sur la radio et la télévision.

La thématique de l’information a suscité le plus de réponses, suivie par la culture et les séries télévisées pour France Télévisions et par la musique et la culture pour Radio France.

La chasse aux fausses nouvelles à la télévision

Le public de France Télévisions estime que le groupe doit donner la priorité à la lutte contre les fausses nouvelles (47%), à l’investigation (43%, survalorisée par les 16-34 ans) et le décryptage (40%).

«L’information c’est la colonne vertébrale de France Télévisions», a assuré Delphine Ernotte, la patronne du groupe, lors d’une présentation publique. A propos des fausses informations, «on va lancer un magazine "Vrai ou fake" sur franceinfo et on a depuis lundi un module "Faux ou usage de faux" au 20H de France 2; on n’a pas attendu longtemps pour répondre aux attentes !», a-t-elle poursuivi.

«On voit l’importance de l’information dans un monde où elle est diffusée très largement et à un moment où la confiance dans les médias est assez questionnée, l’audiovisuel public a un rôle à jouer», commente Florent Dumont, directeur de la stratégie des publics à France Télévisions.

Enquête décryptage à la radio

Les auditeurs de Radio France ont plébiscité pour leur part le décryptage (55%) et l’investigation (53%). Ils sont 85% à estimer que le «fact-checking» pendant les émissions est prioritaire.

«J’étais frappée du niveau d’attente sur l’information. Il faut qu’on continue à proposer davantage de contenus d’investigation mais aussi qu’on essaie de s’adresser à ceux qui ne nous écoutent pas, sur les réseaux sociaux par exemple», a réagi la patronne de Radio France Sibyle Veil.

«Tout ce qui est lié à la fiabilité de l’info reste une attente très forte. Il faut en faire probablement plus sur nos plateformes mais aussi essaimer, sur les réseaux sociaux par exemple», estime Serge Schick, directeur de la stratégie des publics chez Radio France.

Le public attend que les médias rendent davantage compte de la diversité de la population. Photo Julio Pelaez
Le public attend que les médias rendent davantage compte de la diversité de la population. Photo Julio Pelaez

Rendre compte de la diversité

Autre attente forte du public en radio comme en télé : refléter davantage la diversité des Français, en termes de culture, d’opinions, d’origine sociale et géographique, d’âge et de genre.

Serge Schick y voit une «résonance avec l’actualité» : «les gens ont pris l’habitude des réseaux sociaux où toutes les opinions s’expriment sans hiérarchie, alors que nous médias hiérarchisons les sujets, ce qui peut donner l’impression qu’on n’écoute pas à 100% la diversité de la société française».

«Non seulement les Français veulent qu’on les représente dans toute leur diversité mais, au-delà, la diversité des formats est aussi attendue, avec l’exploration de nouveaux univers dans la fiction, des sports qu’on ne voit pas ailleurs, des contenus différents de ce qu’on voit sur les chaînes privées ou les plateformes», souligne de son côté Florent Dumont.

Éducation prioritaire : Des classes dédoublées pour mieux progresser

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 05:48:33

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Éducation prioritaire
Éducation prioritaire : Des classes dédoublées pour mieux progresser
Dans les classes dédoublées de l'éducation prioritaire, défendues par le ministre Jean-Michel Blanquer,les progrès apparaissent, même si toutes les difficultés ne seront pas réglées. À l'école Anne-Frank à Colmar, l'équipe en profite pour travailler différemment.

 
Fabrice Baldachino, remplaçant pour la journée, connaît bien l'école et la dynamique de l'équipe.
Ils sont bien en CP dans l'éducation prioritaire (en Rep +), mais ne sont pas 12, ni même 14 ou 15... et plutôt près de 30. Chaque jour, ces élèves de l'école Anne-Frank à Colmar travaillent un moment avec deux enseignants en « ateliers tournants », sur l'expression orale, par exemple, ou à la compréhension d'un album. La mise en place des dédoublements au CP à la rentrée 2017, puis au CE1 cette année, y a « changé naturellement la dynamique des classes et renforcé le travail en équipe », souligne le directeur, Jean-Christophe Battesti.

Les quatre enseignants de CP, tous expérimentés et volontaires pour le poste, exercent leur métier différemment ; ils pratiquent quotidiennement la co-intervention, échangent des pratiques nouvelles, notamment tirées de formations spécifiques qui leur ont été proposées.

De quoi pouvoir mieux prendre en compte « la grande hétérogénéité des élèves », explique l'un d'eux, Antoine Roulleau. De cette manière, affirme-t-il, « on peut immédiatement intervenir pour confirmer ou corriger un travail. C'est important ce feedback, que les enfants ne mémorisent pas une erreur ». Une petite intervient, sûre d'elle : « On peut se tromper, c'est pas grave. » « On a des outils et l'impression d'être plus efficaces », complète Olivier Hinterlang, dans la classe voisine.

Il y a quelques jours, le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a tiré de ce dispositif emblématique un premier bilan très élogieux. Sans encore avancer de résultats, l'équipe d'Anne-Frank constate que le travail, organisé en groupes de besoin, « profite à tous », « au maximum des capacités de chacun », y compris « aux bons qui deviennent très bons ». « C'était inattendu, remarque Olivier Hinterlang, à ceux qui sont à l'aise on peut proposer autre chose, alors qu'avant on se concentrait sur les élèves en grande difficulté... Et ça évite d'être tout le temps sur le dos des mêmes ! »
« Le climat de travailest apaisé »

Les élèves ainsi regroupés se déplacent dans le calme, certains s'installant en autonomie avec un exercice. « Le climat de travail est apaisé et ils peuvent se permettre de bouger plus », précise Olivier Hinterlang. De fait, pour les adultes comme pour les enfants, « croiser les classes change le train-train et les relations », ajoute Antoine Roulleau. Une fillette apprécie : « Comme ça, je suis avec toutes mes copines. » Surtout, poursuit l'enseignant, les élèves sont « beaucoup sollicités », changeant d'activité toutes les 10 à 15 minutes, autour de la lecture et des mathématiques. « Il ne faut pas croire qu'avoir moins d'élèves c'est reposant !, sourit Olivier Hinterlang. Nous devons sans cesse nous concerter pour avancer au même rythme. »

Dans la classe d'Antoine Roulleau, trois CM2 aident aussi les élèves à s'entraîner à la lecture, chronomètre à la main, de façon à mesurer leurs progrès. « Il y a une relation de grand frère, les CP osent plus et cela responsabilise les aînés. » La dynamique touche ainsi toutes les classes, y compris les Ulis comprenant des enfants handicapés. Dans les quatre CE1, regroupés au même étage, la co-intervention n'est pas systématique, mais il y a également des échanges. Ainsi, une enseignante, Élodie Bigorne, accueille, une partie de l'après-midi, des enfants « bien avancés en lecture », qui ont pris la place de trois de ses élèves, momentanément partis consolider leurs acquis au CP. « On peut adapter le niveau encore plus finement », apprécie l'enseignante.

Avant ce dispositif, l'école disposait d'un « maître plus », un enseignant surnuméraire « qui devait se partager entre les classes ». « C'était du saupoudrage » aux yeux d'Élodie Bigorne qui a toujours tenu à organiser du travail en groupes. « Il fallait alors jongler, il y avait toute une logistique. C'est le jour et la nuit ! »

Comme ses collègues, elle a profité du nouvel espace pour aménager des « petits coins » par activité. Et elle a « encore plein d'idées », mais aussi « une angoisse » pour la suite. La même question taraude une maman d'élève : « Je m'inquiète pour l'an prochain... Mon fils apprend mieux, la maîtresse peut s'en occuper, mais il a encore beaucoup de difficultés de vocabulaire. » C'est un autre intérêt que le directeur trouve à ces regroupements successifs : préparer le retour à des effectifs plus habituels.
Catherine CHENCINER

 

 
 

 

Éducation Rentrée 2019 : De 12 à 36 élèves par classe

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 05:28:02

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Éducation Rentrée 2019
Éducation Rentrée 2019 : De 12 à 36 élèves par classe
Les ouvertures de classes en zone d'éducation prioritaire et en Ulis se feraient au détriment des secteurs ruraux et des élèves ordinaires, dénoncent les syndicalistes rassemblés ce mercredi devant le conseil départemental du Haut-Rhin.

 
Syndicalistes, élus et parents d'élèves se sont rassemblés ce mercredi devant le conseil départemental du Haut-Rhin, à Colmar, où se négociait la future carte scolaire.
Rien n'est encore figé pour la rentrée prochaine, mais les premières propositions de l'inspection académique du Haut-Rhin ne satisfont pas les syndicats du premier et du second degré. Ce mercredi, le Snes et la FSU se sont rassemblés devant le conseil départemental du Haut-Rhin où se tenait le CDEN (*) pour valider la première mouture de la carte scolaire 2019 (lire encadré), dans l'espoir de peser dans un débat contraint par les chiffres.
« On a appris les mesures seulement lundi »

Des délégations de Fislis, où deux classes doivent fermer, et Rombach-le-Franc, qui risque de se retrouver avec des classes bilingues à 30 élèves à la rentrée prochaine, avaient fait le déplacement. Quelques élus et les représentants syndicaux complétaient un cortège finalement peu nourri. « On a appris les mesures seulement lundi », a indiqué Luc Marck, adjoint au maire de Soultz, venu en catastrophe avec une délégation pour défendre le sort de sa section bilingue. D'autres réunions comme celles-ci sont prévues, jusqu'à un dernier CDEN en septembre, après les inscriptions de dernière minute.

Le processus n'est pas terminé mais les grandes lignes sont tracées. Avec 232 élèves en moins pour 19 postes en plus, la situation devrait être au beau fixe dans le 1er degré.

Mais la carte du département fait apparaître de fortes disparités entre les CP et CE1 dédoublés à 12 élèves en zone d'éducation prioritaire et les 36 élèves en maternelle à Fréland, 32 à Burnhaupt-le-Haut, 31 à l'école Victor Hugo d'Illzach et 33 élèves par classe à Carspach. En cause, les dispositifs particuliers (Ulis, CP dédoublés et autres) qui absorbent la totalité des nouveaux postes et ne laissent « rien pour le remplacement. Du coup on a une carte scolaire assez tendue », dénonce Valérie Pauillé.

La co-secrétaire de la FSU dénonce en particulier la situation en maternelle, qui « subit l'effet de l'école inclusive de plein fouet. C'est souvent à la maternelle que se font les détections d'enfants à besoins particuliers. Or il n'y a pas d'Ulis en maternelle ! Du coup, les collègues doivent gérer ces enfants sans aucune aide, avec des effectifs à 30. Ce n'est pas possible ! »
163 élèves de plus dans les collèges et lycées

Dans le 2nd degré, la situation est encore plus tendue, estime Élise Peter, du Snes-FSU car « on compte 163 élèves en plus pour neuf postes en moins, ce qui fera beaucoup de classes à 28 ou 30 élèves au collège, et à 36 au lycée ».

Des conditions difficiles, surtout en « pleine réforme du bac », qui obligent les professeurs à faire davantage d'heures supplémentaires - elles ont été au nombre de 672, l'an dernier dans le Haut-Rhin. « Or les professeurs ne veulent pas travailler plus, ils veulent travailler mieux », résume Élise Peter.
Marie-Lise PERRIN (*) Conseil départemental de l'Éducation nationale

(*) Conseil départemental de l'Éducation nationale

 
 

 

Alstom-Siemens : À Belfort, les regards tournés vers l'avenir

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 05:34:15

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Alstom-Siemens : À Belfort, les regards tournés vers l'avenir

 
L'ambiance reste sereine, notamment grâce à la commandede cent TGV.
La nouvelle du veto de la Commission européenne sur la fusion Alstom-Siemens a été accueillie dans un calme quasi indifférent à Belfort. Il faut dire que la rumeur d'une réponse négative n'a fait qu'enfler ces derniers jours. « Ce n'est pas une surprise », résumait un salarié. Alors, devant le site des trois Chênes, il y a bien des équipes de journalistes mais on est bien loin de l'agitation qu'a pu connaître le lieu en d'autres temps. Et les salariés croisés ne sont guère loquaces.
« Soulagement »

On peut toujours repérer l'un ou l'autre sourire de satisfaction et du « soulagement ». Car le projet de fusion faisait redouter « une importante restructuration et donc des emplois supprimés », comme le résume Olivier Kohler, délégué syndical CFDT. Mais des questions demeurent quant à l'avenir du site belfortain. Si la commande de cent TGV du futur pose les bases d'un avenir plutôt serein, les organisations syndicales attendent de voir ce qui viendra compléter cette commande.

Tout le monde s'accorde à dire que les perspectives sont bonnes. « L'avenir devrait être serein alors qu'on ne sait pas sur quel pied danser », souligne toutefois Pascal Novelin, délégué syndical CGT. « Ce qu'il est important de savoir, c'est comment vont réagir nos dirigeants et quels sont leurs projets », relève Olivier Kohler.
« Des nains face au Chinois »

Si les élus locaux jugent que « l'avenir d'Alstom n'est pas menacé à court terme », ils appellent à ce qu'une réflexion soit mise en place pour des perspectives à moyen terme comme « la création d'une coentreprise répartie à 50-50 entre Alstom et un partenaire ». À l'image de Martial Bourquin, sénateur du Doubs, les élus demandent aussi au gouvernement que se construise « une véritable stratégie industrielle française ».

Car si la peur d'une absorption par le groupe allemand s'est envolée, d'autres craintes font surface. « Dans ce marché du ferroviaire, nous redevenons des nains face au chinois CRRC », résume Cédric Perrin, sénateur du Territoire de Belfort.
Laurent ARNOLD

 

 
 

 

Alstom-Siemens : polémique sur le veto européen

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 05:33:26

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Économie Concurrence
Alstom-Siemens : polémique sur le veto européen
La Commission européenne refuse la fusion des deux entreprises, au nomdu respect de la concurrence. Grave erreur, répliquent les partisansde la fusion. Un sujet pour les élections européennes...
 

 
A défaut de fusion avec Siemens, Alstom peut se targuer de posséder un carnet de commandes solide. Photo Sebastien BOZON / AFP
«Extravagant », s'est exclamé le si mesuré Premier ministre français. Non, « la Commission n'est pas composée de technocrates aveugles, stupides et bornés », a répliqué son président, Jean-Claude Juncker.

La violence des mots traduit l'importance de l'enjeu : le mariage de deux grands européens du ferroviaire, le français Alstom et l'allemand Siemens. Et la force du choc provoqué mercredi par le « non » de la Commission européenne.
L'épouvantail chinois

Le projet a été officialisé il y a plus d'un an. D'un côté Alstom, entreprise aux origines alsaciennes et bientôt centenaire, qui a été ballottée d'un marché et d'une fusion à l'autre, avant de se recentrer sur le ferroviaire. De l'autre Siemens Mobility, filiale ferroviaire du groupe industriel allemand, qui pèse à peu près le même poids (8 milliards d'euros de chiffre d'affaires) que son concurrent français.

La fusion était portée par les gouvernements français et allemand, qui ont mis tout leur poids politique dans la balance. Elle repose sur une idée simple : créer un géant européen pour résister au géant chinois CRRC, 22 milliards de chiffre d'affaires, et 200 trains à grande vitesse construits chaque année, contre 35 pour Siemens et Alstom.
Suppressions d'emplois

Non, a donc répondu hier la Commission. Premier argument : ce nouveau géant, sans concurrent en Europe, aurait entraîné « une hausse des prix pour les systèmes de signalisation qui assurent la sécurité des passagers et pour les futures générations de trains à très grande vitesse », a expliqué hier Margrethe Vestager, commissaire à la Concurrence, qui en cinq ans n'a mis que trois fois son veto à un projet de fusion.

Second argument de Margrethe Vestager, le plus discuté : « Il n'y a aucune perspective de l'arrivée des Chinois sur le marché européen dans un futur proche ». Mais pour les partisans de la fusion, c'est sur le marché mondial, et pas seulement européen, que se livre la bataille.

Le refus s'est nourri d'un troisième argument, porté par l'intersyndicale d'Alstom. La fusion entraînerait certes des avantages pour les actionnaires, mais au prix de 3 000 à 7 000 suppressions d'emploi. Et elle faciliterait une offensive européenne de CRRC, en réduisant le nombre de ses concurrents.
Défaite de Macron

La fusion n'aura pas lieu. Les deux entreprises vont chercher d'autres alliances, par exemple Thalès pour Alstom. Et les gouvernements français et allemand ont déjà annoncé vouloir faire évoluer le droit européen de la concurrence, pour l'adapter à la mondialisation des marchés. Une solution, avancée par Alicia Garcia Herrero, chef économiste Asie-Pacifique de Natixis : étendre les règles européennes de respect de la concurrence aux entreprises du reste du monde, ce que craignent par-dessus tout les entreprises chinoises (analyse à écouter sur notre site).

Ce « non » est enfin une défaite pour Emmanuel Macron, fervent promoteur de la fusion, ainsi pris à revers par la Commission. Et qui plus est par Margrethe Vestager, son alliée dans la lutte contre les GAFA numériques... La réaction de Marine Le Pen, qui s'est réjouie de l'échec de cette « braderie » d'un champion français à l'industrie allemande, prouve une chose : le sujet Alstom-Siemens sera dans la campagne des élections européennes.
Francis BROCHET

 

 
 

 

PSA va fermer l'usine historique d'Hérimoncourt

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 06:13:22

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PSA va fermer l'usine historique d'Hérimoncourt
 

 
Lors d'un comité d'établissement, le groupe PSA a annoncé, ce mercredi, sa décision d'arrêter la production dans son usine d'Hérimoncourt. Situé dans le Pays de Montbéliard, ce site emblématique, qui emploie 200 personnes, est l'usine historique où a débuté l'aventure industrielle de Peugeot.

Si les archives du groupe automobile ne sont pas concernées, l'activité de recyclage de pièces de moteurs va être regroupée sur le site de Vesoul, en Haute-Saône, où PSA dispose d'un centre logistique mondial de pièces de rechanges. Selon la direction, des propositions de reclassement seront faites aux salariés sur les sites de Sochaux, Mulhouse et Vesoul. Le groupe indique également rechercher une nouvelle activité pour le site d'Hérimoncourt.

Dénoncée par les syndicats, cette décision d'arrêter la production à Hérimoncourt est justifiée, en interne, par la création à Vesoul d'une activité dans l'« économie circulaire après-vente » qui doit permettre de tripler le chiffre d'affaires en cinq ans. Jusqu'alors, les pièces à recycler arrivaient à Vesoul pour être expédiées à Hérimoncourt, avant de faire le trajet en sens inverse.

 

 
 

Clemessy prévoit d'embaucher 660 personnes

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 06:14:30

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Clemessy prévoit d'embaucher 660 personnes
 

 
Léon Palermiti, DRH (à gauche), et Pierre Guilleminot, directeur général de Clemessy Eiffage Énergie Systèmes, dont le siège se trouve à Mulhouse. Photo DNA/Françoise Zimmermann
Clemessy Eiffage Énergie Systèmes a embauché 537 personnes en 2017, 595 personnes en 2018... « Et pour 2019, nous avons identifié de l'ordre de 660 besoins », annonce le directeur général Pierre Guilleminot.

En quelques années de ce rythme soutenu d'embauches, Clemessy a été identifié comme étant actuellement l'un des trois plus gros recruteurs du Grand Est dans le secteur de l'industrie. « Depuis plusieurs années, nous avons un rythme de recrutement historique car la reprise de l'activité dans les industries est forte. Nous embauchons des profils qui vont du bac pro à l'ingénieur, des profils essentiellement techniques », confirme Pierre Guilleminot en accueillant pour deux journées d'intégration les 98 cadres embauchés en 2018, dont 20 % de femmes.
2 000 salariés en Alsace

« La proportion de cadres sur le total des embauches illustre le fait que nos prestations sont à forte valeur ajoutée », note Pierre Guilleminot. Malgré tout, le recrutement est de plus en plus difficile. Même si l'entreprise Clemessy bénéficie de sa réputation d'entreprise « forte par sa pérennité, ses valeurs », une ancienneté moyenne qui est de 13 ans, une moyenne d'âge de 42 ans et son engagement dans la formation tout au long de la vie. Clemessy consacre en effet plus de 6,5 % de sa masse salariale à la formation.

Alors pour séduire, l'entreprise utilise toutes les ficelles du recrutement, comme cet « after work » organisé récemment pour tous les étudiants des écoles d'ingénieurs du Grand Est. L'entreprise mise aussi fortement sur le recrutement par alternance : 260 jeunes sont en permanence en formation. « 12 % de nos collaborateurs sont issus de la voie de l'alternance. C'est un marqueur fort de la possibilité de promotion interne. Chez Clemessy, il n'y a pas de plafond de verre lié aux diplômes ! », affirme Léon Palermiti, directeur des ressources humaines.

Paradoxalement, la plus grande difficulté vient du fait que le siège social de Clemessy se situe à Mulhouse. La réputation qui a été faite à la ville agit comme un repoussoir auprès de certains candidats. Un effet qui étonne encore Pierre Guilleminot, originaire du Nord et arrivé en Alsace en 2017, après avoir passé six ans à Rennes : « La réputation de Mulhouse est étonnante par rapport à la réalité d'une ville qui, je pense, a beaucoup progressé. Pour ma part, je suis installé en centre-ville et je trouve la ville agréable. Sa réputation ne lui fait pas honneur. Mais l'attractivité ne se décrète pas, elle se construit... Il y a aussi un travail à faire de la part des gens qui y habitent. » « L'évolution des infrastructures de transport, avec les liaisons en TGV vers Paris ou Lyon ont beaucoup facilité le recrutement », nuance Léon Palermiti.

Actuellement, Eiffage Énergie Systèmes-Clemessy emploie 5 200 salariés en France, dont 2 000 en Alsace et 1 300 à Mulhouse. L'entreprise a réalisé 800 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2018 et 2019 s'annonce de la même teneur, avec un carnet de commandes à plus d'un an.
Françoise ZIMMERMANN

 

 
 

Industrie Eiffage Energie Systèmes-Clemessy à Mulhouse : Le retour des embauches

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 05:51:35

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Industrie Eiffage Energie Systèmes-Clemessy à Mulhouse
Industrie Eiffage Energie Systèmes-Clemessy à Mulhouse : Le retour des embauches
Clemessy Eiffage Energie Systèmes a embauché 537 personnes en 2017, 595 personnes en 2018... « Et pour 2019, nous avons identifié de l'ordre de 660 besoins », explique Pierre Guilleminot, directeur général.

 
Léon Palermiti, à gauche et Pierre Guilleminot, directeur général de Eiffage Energie Systèmes-Clemessy dont le siège se trouve à Mulhouse.
En quelques années de ce rythme soutenu d'embauches, Clemessy a été identifié comme étant actuellement l'un des trois plus gros recruteurs du Grand Est dans le secteur de l'industrie. « Depuis plusieurs années nous sommes sur des rythmes de recrutement historiques car la reprise de l'activité dans les industries est forte, nous embauchons des profils qui vont du bac pro à l'ingénieur, des profils essentiellement techniques », confirme Pierre Guilleminot en accueillant, pour deux journées d'intégration, les 98 cadres embauchés en 2018, dont 20 % de femmes.
2 000 salariésen Alsace

« La proportion de cadres sur le total des embauches illustre le fait que nos prestations sont à forte valeur ajoutée », ajoute M. Guilleminot. Malgré tout, le recrutement est de plus en plus difficile. Même si l'entreprise Clemessy bénéficie de sa réputation d'une entreprise forte par sa pérennité, ses valeurs, une ancienneté moyenne qui est de 13 ans, une moyenne d'âge de 42 ans et son engagement dans la formation tout au long de la vie. Clemessy consacre en effet plus de 6,5 % de sa masse salariale à la formation.

Alors pour séduire, l'entreprise utilise toutes les ficelles du recrutement, comme cet after work organisé récemment pour tous les étudiants des écoles d'ingénieurs du Grand Est. L'entreprise mise aussi fortement sur le recrutement par alternance. 260 jeunes sont en permanence en formation. « 12 % de nos collaborateurs sont issus de la voie par l'alternance. C'est un marqueur fort de la possibilité de promotion interne. Chez Clemessy, il n'y a pas de plafond de verre lié aux diplômes », ajoute Léon Palermiti, directeur des ressources humaines.

Paradoxalement, la plus grande difficulté vient du fait que le siège social de Clemessy se situe à Mulhouse. La réputation qui a été faite à la ville agit comme un repoussoir auprès de certains candidats. Un effet qui étonne encore Pierre Guilleminot, originaire du Nord et arrivé à Mulhouse en 2017, après avoir passé six ans à Rennes : « La réputation de Mulhouse est étonnante par rapport à la réalité d'une ville qui, je pense, a beaucoup progressé. Pour ma part, je suis installé en centre-ville et je trouve la cité agréable. Sa réputation ne lui fait pas honneur. Mais l'attractivité ne se décrète pas, elle se construit. Il y a aussi un travail à faire de la part des gens qui y habitent. »

« L'évolution des infrastructures de transports, avec les liaisons en TGV vers Paris ou Lyon, ont beaucoup facilité le recrutement », nuance Léon Palermiti.

Actuellement, Eiffage Energie Systèmes-Clemessy emploie 5 200 salariés en France, dont 2 000 en Alsace et 1 300 à Mulhouse. L'entreprise a réalisé 800 millions de chiffre d'affaires en 2018 et l'année 2019 s'annonce de la même teneur, avec un carnet de commandes à plus d'un an.
Françoise ZIMMERMANN

 

 
 

 

Grève surprise à l'EuroAirport :3700 passagers touchés

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 05:50:20

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Mulhouse-Bâle
Grève surprise à l'EuroAirport :3700 passagers touchés
Un mouvement de grève impromptu déclenché au sein du contrôle aérien a cloué au sol 54 avions et 3700 passagers mardi soir et mercredi matin. Hier après-midi au plus tard, tous les passagers concernés avaient pu être pris en charge.
 

 
Le mouvement de grève s'est déclenché mardi soir, à la faveur de la rotation des équipes de contrôleurs aériens, placés sous la responsabilité de la DGAC. À 20h, le personnel qui a pris la relève s'est avéré insuffisant pour assurer un fonctionnement normal du trafic aérien dans les conditions de sécurité optimales. Plusieurs personnes ont répondu à l'appel à la grève lancé pour ce mardi 5 février sans avoir donné de préavis, et seul un très petit nombre d'avions a pu atterrir ou décoller mardi soir jusqu'à la fermeture de l'aéroport, donc entre 20h et minuit, puis le lendemain matin à partir de 5h pour les atterrissages et de 6h pour les décollages, jusqu'à 8h, heure de la relève pour les contrôleurs aériens, et du retour à la normale.

Mardi soir, cette situation a entraîné l'annulation de 25 vols à l'arrivée et 12 au départ. Et mercredi matin, 17 vols ont été impactés, soit un total de 54 vols. La direction de l'aéroport a décidé de ne pas prolonger l'ouverture de l'aéroport entre minuit et cinq heures du matin pour tenter de résorber les retards.

Au final, 3 700 passagers ont été touchés et ont été pris en charge par leurs compagnies, soit logés dans les hôtels, soit déroutés vers d'autres aéroports et acheminés par autobus. Parmi eux, 800 au départ de l'EuroAirport. À 8h mercredi matin, la circulation a pu être rétablie dans les conditions normales. Hier après-midi, tous les passagers avaient pu être pris en charge par leurs compagnies respectives.

Cette situation n'a pas entraîné de blocages à l'EuroAirport, une cellule de crise ayant pu être rapidement mise en place pour gérer les annulations. De plus, le mouvement de grève s'est déroulé au cours d'une période où le trafic est de moindre importance.
Jean-François OTT

 

 
 

 

MULHOUSe commerce Centre-ville : « Des consommateurs plus exigeants »

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 05:57:26

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commerce Centre-ville
MULHOUSe commerce Centre-ville : « Des consommateurs plus exigeants »
Le manager du commerce mulhousien Frédéric Marquet a annoncé une série d'ouvertures et de changements d'enseignes au centre-ville, ce mardi matin, à l'occasion du premier P'tit déj'des Ateliers du commerce de l'année.

 
Des travaux sont en cours dans le local situé à côté de Starbucks, place des Victoires : au printemps, il accueillera l'enseigne de cosmétiques Rituals.
C'est sans triomphalisme mais avec enthousiasme que Frédéric Marquet ouvre le P'tit déj'des Ateliers du commerce qui se déroule tous les premiers mardis du mois par un tour d'horizon de l'actualité du centre-ville.

? NOUVEAUTÉS.- Parmi les enseignes qui se sont installées récemment à Mulhouse, il a cité la microbrasserie des Halles Nature rue des Maréchaux ; Biscotte, bon pain et cie rue du Raisin ; Addict coiffure rue Louis-Pasteur qui a lancé un nouveau concept de coiffure par abonnement ; le restaurant de spécialités des pays de l'Est Stroganoff rue des Trois-Rois ; le magasin de bougies et senteurs naturelles Le boudoir créatif rue de l'Arsenal ; dans la même rue, la pizzeria Panettone et le restaurant Biofresh qui a été vendu et s'appelle désormais Le 3V ; le déménagement de la Fabrique authentique rue des Tondeurs ; le test d'O bag dans le pop up store rue du Marché.

Dans les mois à venir, le centre-ville s'étoffera avec l'ouverture d'un magasin Claudie Pierlot (prêt-à-porter féminin et citadin) rue Henriette ; de l'enseigne néerlandaise de cosmétiques haut de gamme Rituals place des Victoires ; de la nouvelle boutique rénovée et agrandie d'Etam lingerie rue des Maréchaux ; d'un concept store dédié aux soins des ongles et au nail art de la marque Peggy Sage au centre commercial Porte Jeune.

? TENDANCES.- Le manager a consacré une bonne partie de la rencontre à une compilation des grandes tendances du commerce en 2019. « La fréquentation des centres-villes est en baisse (5,3 % en France) et les consommateurs sont de plus en plus exigeants, c'est pourquoi le commerce doit se résumer à deux mots : plaisir et pratique », résume-t-il.
Proche et digital

Première tendance, l'hyper-proximité, les petits magasins, la livraison... pour contrer ou plutôt compléter l'achat en ligne. « Internet est un concurrent qui rend tout disponible, tout le temps, mais dire qu'internet mange tout, c'est un discours du passé, assure le manager du commerce. Le "showrooming" est devenu un cliché. Aujourd'hui, il y a plus de gens qui cherchent d'abord sur internet et achètent ensuite en magasin que l'inverse. C'est sur ce créneau qu'il faut être et ce n'est pas si compliqué. Le digital, c'est surtout une vitrine pour les commerçants. Un site en ligne ne suffit pas, il faut de l'information qui ramène le consommateur, un blog, des partenariats avec des influenceurs, travailler sa e-réputation... » Dans le même ordre d'idée, il a évoqué le « click and collect » (achat et paiement en ligne avec retrait en boutique), le paiement par mobile et le m-commerce (le « mobile commerce »). « Les ventes sur internet représentent moins de 10 %, mais l'achat sur smartphone progresse de 60 % à 80 % par an. »
Santé, éthique, valeurs

Autre tendance, la préoccupation grandissante autour des questions de santé, d'éthique, de valeurs, de sens. « 80 % des Français sont plus attentifs à l'impact de ce qu'ils achètent », souligne Frédéric Marquet. Troisième tendance abordée, celle de « l'offre augmentée » qui fonctionne avec l'audace, la créativité, l'expérimentation. « Tout n'est pas applicable tout de suite, mais plutôt à mettre en place d'ici un, deux ou trois ans. »
L'importance du cinéma

? CINÉMA.- Frédéric Marquet a rappelé l'importance d'un cinéma au centre-ville. Après une visite du centre d'Aix-en-Provence, le manager s'est amusé à chercher les recherches internet les plus associées à la ville : les termes « Aix-en-Provence » et « cinéma » sont - loin devant- les plus recherchés sur Google. Transition toute trouvée pour parler de Mulhouse : « On sait que le cinéma Palace n'est pas au mieux de sa forme, il faut insister pour que tout le monde le fréquente car c'est un élément d'attractivité fort du centre-ville. »

? TOURISTES CHINOIS.- Fin octobre, une centaine de touristes chinois étaient attendus à Mulhouse pour y passer la nuit. Pour capter cette clientèle au fort pouvoir d'achat, plusieurs commerces de luxe ont été sollicités afin d'ouvrir jusqu'à 21 h. Pour Frédéric Marquet, si l'expérience ne s'est pas avérée fructueuse, elle a le mérite d'avoir existé. « Tous les commerçants sollicités ont joué le jeu, même s'ils n'ont pas vu un client car les bus sont arrivés beaucoup plus tard que prévu. C'était frustrant, mais le retour des commerçants était encourageant. Ça reste une belle expérience qu'on essaiera de renouveler pour savoir si c'est intéressant ou pas. »
Céline BECHLER

 

 
 

 

Gilets jaunes : L'acte XIII ce samedi à Mulhouse

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 05:40:16

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Gilets jaunes
Gilets jaunes : L'acte XIII ce samedi à Mulhouse

 
Annoncé par le biais d'affiches placardées un peu partout en ville, l'acte XIII des gilets jaunes se déroulera à Mulhouse ce samedi 9 février avec un rassemblement dès 13 h place de la Réunion. Sans plus d'information et sans déclaration officielle de la part des manifestants en préfecture, une réunion s'est tenue hier en fin d'après-midi en mairie de Mulhouse afin de préparer au mieux l'événement. Autour de la table, le sous-préfet de Mulhouse, Jean-Noël Chavanne, le directeur départemental de la sécurité publique, Gérard Morena, les représentants de la police municipale, le cabinet du maire et les représentants des associations de commerçants de la ville. Rien n'a filtré de la réunion en matière de dispositif mis en place pour encadrer la manifestation. « Nous avons l'habitude de travailler avec les services de la ville, ceux de la police nationale et municipale et tous les interlocuteurs appelés le moment venu à gérer directement ou indirectement les conséquences d'une manifestation alors même qu'elle n'est pas déclarée », précise le sous-préfet et d'ajouter, « que nous ne connaissons ni le trajet, ni les intentions qu'ont les manifestants. Selon le principe de précaution, nous nous préparons à tout ». En clair il risque d'y avoir du monde sur le terrain. Pour assurer la sécurité des manifestants, de la population ainsi que celle des commerçants qui seront alertés en temps réel de l'avancée et du trajet du cortège et cela en vue de limiter au maximum tout risque de dérapage en baissant leurs grilles.
Alain CHEVAL

 

 
 

 

Mulhouse KMØ prend vie

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 06:10:25

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Mulhouse KMØ prend vie
 

 
De gauche à droite : Patrick Rein, Michel Lévy, Olivier Zeller et Gérald Cohen, cofondateurs de KMØ sur le site de la Fonderie à Mulhouse. Photos L'Alsace/T.G.
Patrick Rein l'avoue : « Quand on a vu les premiers occupants s'installer, on était ému. » C'est vrai que depuis 2014, lui et les quatre autres initiateurs du projet KMØ, Michel Levy, Olivier Zeller, Guillaume Delemazure et Gérald Cohen, ont pu avoir quelques moments de doute.

« KMØ est issu d'e-nov Campus, note Michel Levy. Nous étions à l'étroit à la fac de la Fonderie et en voyant ce bâtiment en friche, on pensait qu'on pourrait s'installer dans 200 ou 300 m² à faible coût. » Finalement, le projet s'étend aujourd'hui sur 11 000 m² et 4000 m² restent en réserve.
Un coût de réhabilitation « surprenant »

« Le projet a pris presque cinq ans à aboutir parce qu'il a évolué. On peut dire qu'il y a eu une inflexion forte de Jean Rottner pour en faire un vrai écosystème et pas seulement passer un coup de pinceau pour s'installer. »

En cours de route, les investisseurs d'origine ont contacté la Caisse des dépôts qui est entrée dans le projet avec le Crédit agricole. « Nous avons gardé 51 % des parts et ils en ont 49 %. »

Après l'étape des démolitions qui étaient nécessaires, il aura fallu dix mois de travaux pour permettre les premières installations. « Le tout avec un coût de réhabilitation surprenant, reprend Patrick Rein. Le budget a été de 6,5 MEUR. Nous avons beaucoup apporté bénévolement de notre temps, notamment pour tout ce qui était administratif. Mais nous avions donné un chiffre maximum au départ et l'architecte (Guillaume Delemazure) a trouvé des solutions pour le respecter. »

Par exemple, les fenêtres n'ont pas été changées, les poutres sont restées « dans leur jus », il n'y a pas eu de saignées dans les murs... « Et ceux qui nous demandent si les poutres vont être repeintes sont considérés comme non compatibles avec le projet KMØ», commente Patrick Rein en souriant.
« Certains aménagements restent à faire »

Pour les investisseurs, il ne faut pas non plus oublier que le bâtiment n'est pas leur propriété. « Nous avons un bail emphytéotique de soixante ans. Ensuite, le projet reviendra à la collectivité. Le bâtiment appartient à M2A qui nous a donné un sérieux coup de main. Tout comme la Ville de Mulhouse, la CCI Grand Est qui a fait un don à e-nov Campus pour l'animation du lieu, la Région et l'Europe via les fonds Feder. »

C'est le 23 janvier que les premiers occupants se sont installés. Mais tout n'est pas complètement terminé. « Le lieu se divise en trois parties distinctes : les entreprises et la formation, l'événementiel et l'innovation. Certains aménagements restent à faire. Notamment sous les sheds où se trouvera la partie innovation. »

Mais KMØ peut déjà se targuer d'être l'un des plus gros écosystèmes privés en France. « Les autres sont très numériques. Nous, nous avons une approche du numérique au service de l'industrie. Nous voulons aider les entreprises dans la transformation digitale qui est partout, de la fabrication à la relation client. »

Parmi les têtes pensantes de KMØ se trouve le club des Locomotives, créé en 2017. Composé d'une quinzaine d'entreprises, il permet de faire émerger et d'identifier les besoins des uns et des autres. Les acteurs de KMØ, et notamment e-nov Campus, pouvant ensuite trouver comment répondre à ces besoins.

« Nous n'apportons pas nous-mêmes les solutions, note Patrick Rein, mais si quelqu'un vient avec un projet ou une idée, nous pouvons voir s'il peut s'intégrer à KMØ. »
Textes : Isabelle LAINÉ Photos : Thierry GACHON PLUS WEB À découvrir également, la vidéo sur notre site www.lalsace.fr

 

 
 

M2A et grand débat Un temps de réflexions démocratiques

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 06:11:52

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M2A ET GRAND Débat Un temps de réflexions démocratiques
 

 
« Démocratie et citoyenneté » était le thème du premier grand débat national mulhousien. Photo L'Alsace/Darek Szuster
L'acte I du grand débat national, à Mulhouse, s'est déroulé mardi soir, au Carré des associations, sur le thème « Démocratie et citoyenneté ». Et disons-le de suite, ça a été un vrai débat, comme défini dans le dictionnaire : « Débat. Discussion, dialogue entre personnes, souvent organisé autour d'un thème. »

Contrairement à d'autres grands débats (c'était notamment le cas à Riedisheim, où les animateurs ont eu le souci de demander aux participants de formuler des propositions précises et concrètes lors de leur intervention), les deux animateurs du premier grand débat mulhousien - le journaliste Olivier Chapelle et le président du conseil de développement de M2A Philippe Aubert - ont pris le parti de laisser vivre le débat, sans qu'il en ressorte forcément des propositions instantanément.

« À l'issue des échanges, vous pourrez laisser vos contributions dans les cahiers de propositions à votre disposition ou sur le site du grand débat », a d'ailleurs introduit Philippe Aubert.
Réfléchiravant d'agir

Cette liberté d'expression « totale » assumée a eu un avantage : aucune des quelque 150 personnes présentes (il a presque fallu pousser les murs de la salle du Carré des associations pour faire rentrer tout le monde) n'a manifesté de frustration pour n'avoir pas pu prendre la parole au cours de la soirée. Mais elle a aussi eu une limite : inévitablement, plusieurs des nombreuses interventions ont parfois été hors sujet. Si bien que Philippe Aubert, qui intervenait en « qualité d'expert », n'a que peu eu l'occasion d'apporter son expertise. Il a souvent été en retrait, au contraire d'Olivier Chapelle qui, en tant que « modérateur et animateur », a eu fort à faire.

Considérant cette situation, nous avons pris le parti, pour rendre compte des échanges, de faire réagir à froid Philippe Aubert (nous l'avons contacté ce mercredi) sur certaines idées suggérées, afin qu'il apporte son regard sur celles-ci. Et puis, c'est aussi une façon de continuer à faire vivre les échanges, puisque c'était ça, l'esprit de la soirée.
Référendum :la bonne « voix »à suivre ?

? Recourir plus souvent à des référendums (d'initiative citoyenne).- C'est l'une des revendications phares du mouvement des gilets jaunes, celle qui permettrait, selon ses partisans, de « redonner la parole au peuple ». Elle a été reprise à leur compte par plusieurs débatteurs mardi soir.

Philippe Aubert : « Cela pourrait effectivement permettre d'associer davantage les citoyens à la vie démocratique qui est, au niveau national, principalement, sinon exclusivement, marquée par les échéances électorales. La limite du référendum, c'est qu'en France, les citoyens ont tendance à ne pas répondre à la question posée et à utiliser le référendum pour "régler" d'autres problématiques. En la matière, nous n'avons pas la culture des Suisses. Par ailleurs, je pense que tous les sujets, comme ceux relevant de la sécurité ou de la défense, ne doivent pas faire l'objet d'un référendum. »

? Instituer le non-cumul des mandats dans le temps.- La question du non-cumul est récurrente dans la vie politique. Depuis 2014, une loi interdit notamment aux députés et sénateurs de cumuler leur mandat national avec un mandat relevant d'un exécutif local (être maire, par exemple). Un débatteur a proposé d'aller plus loin en « instaurant le non-cumul des mandats dans le temps. Il y a des gens qui sont élus pendant plus de 30 ans, ce n'est pas possible ! »

P.A. : « La vie d'un corps démocratique passe par son renouvellement. Donc, oui, c'est vrai, je pense qu'on devrait limiter le renouvellement des mandats dans le temps. Reste à savoir à combien on fixe la limite et si elle est la même pour tous les mandats, sachant que certains courent sur cinq ans (président de la République et députés), d'autres sur six ans (maire). »

À noter que depuis la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, l'exercice de la fonction présidentielle est limité à deux mandats consécutifs. Par ailleurs, l'interdiction de cumuler plus de trois mandats successifs pour les parlementaires (députés et sénateurs) et exécutifs locaux (maires) est prévue par le projet de loi présenté par le Premier ministre le 23 mai 2018 (*).

? Reconnaître le vote blanc.- La reconnaissance du vote blanc est aussi un serpent de mer qui resurgit après chaque élection. Pour plusieurs débatteurs, sa reconnaissance et sa prise en compte « permettraient de limiter le taux d'abstention ».

P.A. : « Je crois qu'il faut y venir. Pour le moment, au premier tour, on choisit, au second, on élimine ou on s'abstient. Le vote blanc serait une autre alternative. »

? Tirer au sort des citoyens pour siéger dans les assemblées.- Faire en sorte d'améliorer la représentativité des élus, c'est une des aspirations fortes des citoyens. En la matière, à côté de la demande très répandue « d'introduction d'une dose de proportionnelle aux élections législatives », un débatteur a suggéré que « les instances municipales, régionales et nationales comportent des chaises vides pour que des citoyens de base, tirés au sort, siègent dans les instances de décision afin de faire entendre leur voix ou connaître leur réalité. » Nouvelle dans le débat, la proposition n'est pas nouvelle dans l'Histoire. Le tirage au sort était un mode de désignation courant dans la Grèce antique.
« Le tirage au sortne garantit pasles compétences »

P.A. : « On sait que certaines classes sociales sont sous-représentées dans les assemblées par rapport à leur poids dans la société. Le tirage au sort pourrait permettre de rééquilibrer les choses, c'est vrai. Mais il ne garantit pas les compétences. »

? Mettre en place un quorum dans les assemblées.- « À l'Assemblée nationale, une loi peut être votée, même s'il n'y a quasiment aucun député dans l'hémicycle. C'est inadmissible ! », s'est emporté un débatteur qui a proposé « qu'à l'instar des conseils municipaux, où les élus ne peuvent valablement délibérer que lorsqu'un nombre suffisant d'entre eux est présent, un quorum soit mis en place dans les assemblées. »

P.A. : « Je comprends le sens de la proposition. Mais l'absentéisme des élus dans les assemblées, qui est un ressenti fort chez les électeurs, est un trompe-l'oeil. Car le gros du travail législatif ne se fait pas dans l'hémicycle au moment du vote. Il se fait en amont, dans les commissions. »

Après deux heures d'échanges, qu'ont pensé les participants de ce premier grand débat mulhousien ? Si certains l'ont jugé « intéressant », d'autres se sont dits « déçus ». C'est ce qui s'appelle le pluralisme des opinions. Et c'est un des fondements de la démocratie...
Cécile FELLMANN PLUS WEB Notre vidéo sur le site www.lalsace.fr(*) Source : www.vie-publique.fr

 

 
 

MULHOUSE : Le centre Porte Jeune a été revendu

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 05:58:58

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MULHOUSE : Le centre Porte Jeune a été revendu
Depuis la fin du mois de novembre, le centre commercial Porte Jeune (PJ), à Mulhouse, qui était géré par le groupe Altarea Cogedim depuis son ouverture en 2008 (pile au moment du krach boursier) vient de changer de mains.
 

 
Le centre commercial Porte Jeune de Mulhouse apparaît en première page du site L'Avenue développement immobilier.
Exit Altarea qui a cédé les 18 000 m² de galerie commerciale à la société des grands magasins, filiale de L'Avenue développement immobilier dirigée par Frédéric Merlin. Cette entreprise lyonnaise venait juste d'acquérir, quelques semaines plus tôt, plusieurs galeries commerciales dans la métropole lilloise (Lille, Roubaix, Tourcoing).

La directrice de Porte Jeune Carol Escudero a également quitté les lieux et elle est remplacée par Nathalie Pignallosa. Dire que Porte Jeune se porte mal est un doux euphémisme : le site de la galerie ne recense plus que 27 enseignes alors que le projet de départ espérait plus de 50 boutiques. Tarifs de location trop chers, problème de connexion avec les rues commerçantes du centre-ville, développement du commerce en ligne... On connaît les problèmes, reste à trouver les solutions pour relancer ce grand vaisseau de plus en plus fantôme, en particulier à l'étage.
Halles gourmandes ?

Frédéric Merlin détaillera prochainement ses projets pour cette structure commerciale, mais en lisant nos confrères de La Voix du Nord , on peut percevoir quelques pistes.

Le jeune entrepreneur qui s'est exprimé devant nos confrères lillois admet s'être mis en quête « depuis plusieurs mois de galeries commerciales en France bien placées mais en perte de vitesse ».

Et quand il parle du projet de Lille, il cite trois axes de développement : « La convivialité, la nourriture-plaisir et le divertissement, ce qu'internet ne pourra jamais nous prendre. » Porte Jeune bientôt transformée en halles gourmandes ? Affaire à suivre...
Laurent GENTILHOMME

 

 
 

 

Diefmatten Mouvement des gilets jaunes : Les ronds-points se forment à la promotion du RIC

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 05:37:55

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Diefmatten Mouvement des gilets jaunes
Diefmatten Mouvement des gilets jaunes : Les ronds-points se forment à la promotion du RIC
Quelque vingt-cinq gilets jaunes venus de différents ronds-points du Haut-Rhin et du Territoire de Belfort se sont retrouvés mercredi à Diefmatten pour s'informer et se former à faire campagne en faveur du référendum d'initiative citoyenne (RIC), une des principales revendications du mouvement.

 
Une vingtaine de membres des gilets jaunes, venus d'une partie des quatorze QG/ronds-points du Haut-Rhin et du Territoire de Belfort, ont suivi mercredi une réunion d'information et de formation au référendum d'initiative citoyenne. Celle-ci a eu lieu dans le chalet de l'association de pêche.
Dans le chalet de l'association de pêche, mis à disposition, un feu avait été allumé dans la cheminée et un écran improvisé sur un tableau blanc. Aux manettes, Patrice Weigel, professeur d'histoire-géo à Ferrette qui milite depuis 2013 pour le référendum d'initiative populaire, et Anthony, gilet jaune de Mulhouse centre.
« Avec le RIC, on peut toucher tous les sujets »

L'invitation a été lancée via les référents des quatorze QG de « gilets jaunes de terrain » (Horbourg-Wihr, Colmar, Ottmarsheim, Nouveau-Monde, Cernay, Pont d'Aspach, Altkirch, Carspach, Volgelsheim, Mulhouse, Saint-Louis, Kaligone, Belfort, Les Errues) aux citoyens désireux d'en savoir plus sur le RIC, histoire de pouvoir argumenter et convaincre leurs interlocuteurs du bien fondé de cette (r) évolution constitutionnelle, fortement revendiquée par le mouvement.

La parole est donnée à la salle. Le RIC, qu'est ce que c'est ? « Cela sert à s'immiscer dans le système de décision », « C'est comme en Suisse, le peuple qui décide, pas le gouvernement », « Ce n'est pas ma première préoccupation, en premier c'est le pouvoir d'achat, le partage des richesses », émettent trois GJ parmi d'autres.

« Le RIC n'est pas une démocratie directe, souligne Anthony, c'est un outil de démocratie directe dans une démocratie représentative ». « Ce n'est pas la démocratie participative, dans laquelle on ne participe pas aux décisions et qui est davantage une oligarchie participative », précise Patrice Weigel.

En résumé, les gilets jaunes estiment porter « la voix du peuple » (voir aussi en encadré). Ils souhaitent que le pouvoir de décision revienne à celui-ci par voie référendaire, et que le « peuple souverain » puisse imposer le cas échéant sa loi au parlement, ou tout au moins cadrer le travail législatif lors des grands choix. Et le RIC est leur outil.

« Si moins de 50 % des gens votent, quelle valeur a le référendum ? » interroge un jeune homme. « L'important n'est pas que tout le monde vote mais que tout le monde puisse voter », considère Patrice Weibel.

Et comment « éclairer les consciences » ou éviter « le vote d'émotion » ? En exerçant davantage de contrôle sur le contenu des médias, accusés de faire le jeu du pouvoir, via « une Chambre des médias » propose Anthony et en créant une chaîne de télévision référendaire. « Avec le RIC, on peut toucher à tous les sujets », souligne Anthony qui conseille aux militants du mouvement de faire campagne en parlant aux gens de ce qui les concerne. Exemples : l'avenir de ses petits-enfants à une personne âgée, Parcours Sup à un lycéen.

Les 14 QG haut-rhinois et du Territoire vont maintenant poursuivre leur formation. Chacun a pour but d'organiser une réunion publique sur son secteur pour faire campagne en faveur du RIC. Chaque QG dispose par ailleurs depuis lundi d'un cahier de doléances ouvert à tous.

Le recours à davantage de démocratie directe prôné par le mouvement sera-t-il validé par le Grand débat national lancé par le président de la République, Emmanuel Macron, pour désamorcer la fronde et sortir de la crise constitutionnelle ? Les élus de la démocratie représentative accepteront-ils de réformer le système de décision en donnant davantage de pouvoir au « peuple souverain » ? Réponses dans les prochains mois. Mais sur les ronds points, on y croit.
Grégoire GAUCHET

 

 
 

 

Un RIC, réponse à tout
Au fil des mois que dure le mouvement, il ressort que les gilets jaunes, non sans une certaine radicalité qui peut inquiéter celles et ceux qui se retrouvent dans la démocratie représentative, estiment porter « la voix du peuple ».

Mais qu'est-ce que le peuple ? Y a-t-il un peuple unique ou place à une diversité d'opinions ? Peut-on prétendre à soi seul défendre le peuple dans sa pluralité en pratiquant la pensée unique ? Le peuple a-t-il toujours raison parce qu'il est le peuple ?

À écouter les uns et les autres réunis à Diefmatten, qu'il s'agisse d'intellectuels ou de personnes moins au fait des procédures politiques et politiciennes, le RIC serait une solution presque miracle, réponse à tous les malaises et à toutes les situations.

Sans doute, y a-t-il d'importantes améliorations à apporter à la démocratie représentative telle qu'elle fonctionne - mal - aujourd'hui, mais attention de ne pas jeter le bébé de la démocratie avec l'eau du bain parlementaire.

 

Altkirch Place de la République devant l'hôtel-de-ville : La voiture indésirable !

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 05:53:46

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Altkirch Place de la République devant l'hôtel-de-ville
Altkirch Place de la République devant l'hôtel-de-ville : La voiture indésirable !
La nécessité de la suppression des places de stationnement sur la place de la République à Altkirch et leur redistribution aux alentours est la conclusion la plus remarquable de l'étude concernant l'aménagement de cet espace. Le but est d'améliorer l'attractivité et la mixité du centre-ville pour qu'il devienne un vrai lieu de vie, propice au maintien du tissu commercial.

 
Place de la République : l'idée est de la libérer entièrement des voitures, de supprimer le mur (à droite) pour le remplacer par des marches ou une rampe d'accès et de supprimer la liaison automobile entre la rue Charles-de-Gaulle et la rue des Écoles.
Après une première réunion publique de «restitution» pour les habitants et riverains intéressés, proposée à la médiathèque du Sundgau par la Ville d'Altkirch, les commerçants du centre-ville ont eu droit à une séance particulière l'autre soir à la mairie, animée par l'adjoint chargé du commerce, Bertrand Aita, et l'adjoint chargé de l'urbanisme et du patrimoine, Fabien Itty. Un peu moins d'une dizaine se sont rendus à l'invitation dont le président du groupement d'Altkirch-Traditions, Daniel Bixel.
« Une place chaotique »

L'objet de la réunion ? Les premières conclusions et propositions de l'étude conduite par le cabinet strasbourgeois Itinéraires urbains et paysagers concernant l'aménagement de la place de la République, la place centrale de la ville.

D'emblée et cadrant ainsi le propos sur l'angle qui lui importait, Daniel Bixel s'est enquis du degré d'intérêt de la population pour ce projet par rapport au commerce ? Pour souligner « qu'il est important pour le commerce qu'il ait sa place aussi, il ne peut pas être question que d'espaces verts. La tranquillité du citoyen, on l'entend mais quand on a une activité à faire tourner, il y a forcément des nuisances ! »

Au terme « tranquillité », Bertrand Aita a opposé celui « d'attractivité ». L'étude montre que la place de la République est jugée « chaotique » par les habitants et usagers. « Arrêtons avec les voitures, c'est le sentiment majeur ! Les gens n'ont pas envie de se promener au centre-ville car il n'est pas assez sympathique », résume l'adjoint au commerce. Et d'ajouter: « une place piétonne, c'est une place de vie. ça peut jouer en faveur du commerce ».

N'empêche, la grande inquiétude des commerçants, exprimée par Daniel Bixel, reste l'accessibilité des magasins. Et de relever par exemple que « le trail, c'est bien mais il doit être intégré avec l'ouverture de nos commerces et si les rues sont bouchées, ce n'est pas possible ! »

L'étude qui s'est penchée sur la question de la place de la République fait plusieurs constats, certains évidents : celle-ci est étroitement liée au fonctionnement de tout le centre-ville et ce n'est pas une « vraie » place, car tournée vers la voiture qui y occupe un espace trop important par rapport aux terrasses.

Par ailleurs, la place présente diverses contraintes, physiques et historiques. Il y a de la roche en sous-sol, elle est dans le périmètre des Bâtiments de France et la question de la présence d'un cimetière médiéval reste ouverte (l'ancienne église d'Altkirch y était édifiée...).
« Pouvoir en profiter davantage »

Les habitants apprécient le patrimoine qui se trouve autour mais regrettent qu'il ne soit pas mis en valeur. Les importantes différences de niveaux de la place sont aussi dommageables pour son appréhension : en venant de la Vielle Porte, le mur de l'ancien monument aux morts casse la perspective et dans l'autre sens, la Vielle Porte est plus ou moins cachée à la vue.

Les envies exprimées par rapport à cette place ? : « Pouvoir en profiter davantage, avoir plus de verdure, mettre en valeur les éléments du patrimoine ».

Les solutions préconisées ? Supprimer totalement le stationnement sur la place, favoriser une « circulation apaisée » ainsi qu'une « continuité et une lisibilité des parcours entre les parkings du centre-ville et les lieux de vie collective », dont la place centrale de la ville doit devenir un exemple.

Le chantier d'aménagement doit se réaliser sur deux exercices, fin 2020 et début 2021.
Noëlle BLIND-GANDER

 

 
 

 

CDEN (conseil départemental de l'Éducation nationale) : Quelques changements dans le Sundgau

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 05:30:15

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CDEN (conseil départemental de l'Éducation nationale) : Quelques changements dans le Sundgau

 
À l'issue du CDEN (conseil départemental de l'Éducation nationale) qui s'est tenu ce mercredi à Colmar, quelques modifications ont été apportées aux prévisions initiales. Toutes concernent le Sundgau, secteur dont la conseillère départementale, Sabine Dreyler, avait fait le déplacement hier à Colmar.

À l'école primaire de Lutter, la fermeture annoncée de la 3e classe d'élémentaire est annulée ; de même à Ligsdorf, dont l'école élémentaire garde la classe qui devait être fermée. Et à Ferrette, un demi-poste en UPE2A (unité pédagogique pour élèves allophones arrivants) qui devait disparaître est finalement maintenu.

 

 
 

 

Thur et Doller Sports d'hiver : Les vacances de février s'annoncent bien pour les stations

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 05:54:39

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Thur et Doller Sports d'hiver
Thur et Doller Sports d'hiver : Les vacances de février s'annoncent bien pour les stations
À la grande satisfaction des stations des deux vallées, la neige est tombée en abondance sur les hauts. Les remonte-pentes comptent bien faire le plein de skieurs pendant les vacances de février, mois qui reste essentiel pour leur chiffre d'affaires.

 
Le Ballon d'Alsace espère faire le plein de skieurs (ici la verte du Petit-Langenberg).
Pour l'instant, les voyants sont au vert et les stations de Thur et Doller croisent les spatules pour que le manteau neigeux tienne et ne soit pas mis à mal par le redoux pluvieux annoncé ce week-end.
Le 9 février : la course « la plus folle du massif » au Ballon d'Alsace

Ainsi le Ballon d'Alsace accueillera samedi pour le début des congés scolaires « la course la plus folle du massif » : la deuxième édition du Derby du Grand Langenberg. « Vous aimez la glisse, le hors-piste sous contrôle, la convivialité de la 3e mi-temps... Vous pratiquez le ski, le snowboard, le monoski ou le télémark, le Derby est fait pour vous ! Le Derby, ancêtre du free ride, est une course chronométrée ouverte à toute personne âgée de plus de 18 ans, licenciée ou non. Le principe est simple : tout le monde en haut de la montagne et le premier arrivé en bas gagne ! » La couleur est annoncée.

Remise des dossards et inscriptions salle hors sac du bâtiment Gentiane au départ du ski alpin de 8 h-9 h 30. La première manche, avec départs 4 par 4 se déroulera de 10 h 30 à 12 h au départ de la Tête des Redoutes. Deuxième manche départs 4 par 4 de 14 h à 16 h. La course est ouverte à tous (âge mini 18 ans), licenciés ou non. Pour les non licenciés, remise obligatoire lors du retrait des dossards d'un certificat médical d'aptitude à la pratique du ski en compétition, daté de moins de trois mois. À 17 h, podium et remise des prix, vin d'honneur à l'auberge du Langenberg. La journée s'achèvera à 19 h par un repas et une soirée musicale.
Renseignements tarifs, programme de la course, soirée... : www.ballondalsace.fr rubrique événement : Derby du Grand Langenberg. Buffet local et 1 consommation, 15 EUR par personne. Inscription : 25 EUR. L'inscription comprend : un titre de transport journée, accès tout domaine avec assurance obligatoire ainsi qu'un bon d'échange avec un repas et une boisson à la buvette au départ de la course pour le repas du midi. Thanner-Huebel, Frenz, & Schlumpf attendent les amateurs

Au Thanner-Huebel, Fernand Ardizio annonce une ouverture tous les jours à partir du 9 février au moins la première semaine des vacances de février. Des vacances qui devraient aussi permettre la semaine prochaine aux skieurs de continuer à profiter des pentes du Schlumpf et du Frenz, si tant est que la pluie ne lessive pas le bas des pistes.

Grand Ballon et Markstein seront également ouvertes. Pour cette dernière, rappelons que la Navette des neiges circulera jusqu'au 24 février dans la vallée de la Thur avec un aller-retour à 8 EUR. Réservation obligatoire, renseignements à l'Office de Tourisme de Thann-Cernay la veille avant 16 h 30. Informations en temps réel sur la page Facebook.
Vente de forfaits de ski à l'office du tourisme

« N'attendez plus aux caisses des remontées mécaniques mais achetez directement votre forfait de ski à l'Office de Tourisme de Thann ». L'OT de Thann invite les skieurs à embarquer tout schuss pour des aventures à la demi-journée, à la journée ou pour la saison pour les domaines skiables du Markstein et du Grand Ballon.
Des sorties raquettes et initiation au trail

Pour les non-skieurs d'autres moyens de découvrir la montagne seront proposés pendant les vacances. Il sera possible de se reconnecter avec la nature ou de partir à l'assaut des sommets enneigés de jour ou de nuit en raquettes ou à pied avec Philippe Beaud, accompagnateur en montagne.
Sortie raquettes : mercredi 20 février (demi-journée et nocturne/adultes 20 EUR - enfants 14 EUR) et samedi 2 mars (journée/adultes 30 EUR -enfants 20 EUR). Initiation au trail blanc samedi 9 mars le matin et samedi 23 mars en nocturne (24 EUR par personne). Réservation obligatoire et renseignements à l'Office de Tourisme de Thann-Cernay. Tél. :.03 89 37 96 20.

Renseignements tarifs, programme de la course, soirée... : www.ballondalsace.fr rubrique événement : Derby du Grand Langenberg. Buffet local et 1 consommation, 15 EUR par personne. Inscription : 25 EUR. L'inscription comprend : un titre de transport journée, accès tout domaine avec assurance obligatoire ainsi qu'un bon d'échange avec un repas et une boisson à la buvette au départ de la course pour le repas du midi.

 
 

 

Richwiller Conseil municipal : Pas de débat autour du budget

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 05:27:32

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Richwiller Conseil municipal
Richwiller Conseil municipal : Pas de débat autour du budget
Au menu du dernier conseil, le Débat d'orientation budgétaire (Dob). Le maire Vincent Hagenbach en a présenté les grandes lignes.

 
Contrairement à ce que son nom indique, de débat il n'y en eut guère, en conséquence de quoi la séance fut promptement conduite.

DOB : Après un survol de la situation nationale qui l'inclinait plutôt au pessimisme, le maire en arrivait à sa commune ; là l'optimisme était de retour.

À Richwiller le chômage est en baisse, il passe de 230 demandeurs d'emploi en 2017 à moins de 200 en 2018. L'élu rappelait encore les gros travaux engagés en 2018 pour plus de 1,5 million d'euros. Concernant les ressources de Richwiller, quelques chiffres : la DGF (versée par l'État) qui devrait avoisiner les 200 000EUR est en forte baisse ; la contribution m2A sera de 743 000EUR ; le Conseil départemental versera 90 000EUR ; l'ensemble des taxes-ménages représentera un peu plus d'un million d'euros.

À propos de ces taxes, le maire souhaite « le maintien des taux au niveau actuel pour une dixième année consécutive ». Il ajoutait, « cela ne signifiera nullement une pause des investissements, au contraire, de multiples travaux sont au programme », par exemple : 228 500EUR à l'école maternelle Amélie2 pour sa toiture et son portail ; au cimetière l'aménagement des allées nécessitera 50 000EUR ; le pont sur la rue des Juifs : 22 000EUR ; un quai de bus rue Principale : 28 000EUR ; la voirie du Pré d'Argent : 280 000EUR, etc.
Subventions

En plus de ces travaux, la commune accompagnera les associations communales, notamment le club de pétanque dont les 4 terrains seront couverts pour 50 000EUR (avec une aide du département de 15 000EUR et 10 000e pris en charge par le club). Au foyer club Amélie2, la construction d'un local reviendra à 10 000e, un séchoir au chalet des Falères sera installé pour 10 000EUR.

Enfin, le maire soulignait le montant des subventions à destination des associations locales, une enveloppe globale de l'ordre de 80 000EUR leur est attribuée. C'était là les grandes lignes du budget 2019 qui sera voté à la mi-mars. Un Dob adopté comme un seul homme, sans débat, à l'unanimité.
D.W.

 

 
 

 

Richwiller Pas d'augmentation des taux des taxes locales en vue

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 06:52:31

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Richwiller Pas d'augmentation des taux des taxes locales en vue
 

 
50 000 EUR seront consacrés à la rénovation des façades à la salle Pfeffer.  Photo L'Alsace/J.-P.F.
Avant toute chose, Vincent Hagenbach, le maire de Richwiller, tout droit sorti de la réunion du conseil départemental ayant adopté la future fusion entre le Haut-Rhin et le Bas-Rhin, a tenu à partager sa joie. « C'est historique et une première marche, l'avenir alsacien renaît, je m'en réjouis particulièrement. »

Puis le premier magistrat a lancé le débat d'orientation budgétaire qui n'en était pas vraiment un, le principal travail ayant été accompli en commissions. « Je suis fier de mon équipe, une vingtaine d'élus fréquentent régulièrement ces commissions de travail, chapeau. »
Un « optimisme raisonné »

La situation nationale inquiète un peu le maire, car « personne ne semble trouver une issue au mouvement des gilets jaunes ». Il fustige également les dirigeants du pays : « Nous, élus du premier échelon, avons été méprisés par le gouvernement, une collectivité ne se gère pas comme une entreprise du Cac 40. »

Au niveau de Richwiller, Vincent Hagenbach salue le travail du service social qui joue son rôle pour épauler au maximum les plus pauvres. Il affiche un « optimisme raisonné » sur les finances. « Je m'enquiers tous les mardis de la situation comptable de la commune avec les services administratifs. »

2018 a vu 1,5 million d'euros dépensés pour la réfection des axes routiers principaux d'entrée de ville dont 600 000 EUR ont été empruntés. « Nous avons fait beaucoup d'économies en ne mandatant pas de bureau d'études, mais en faisant confiance à notre service technique. »

Pour 2019, la dotation générale de fonctionnement devrait s'élever à 200 000 EUR (contre 370 000 EUR il y a dix ans). La DCTP (dotation de compensation de la taxe professionnelle) représentera 743 000 EUR, les concessions (téléphonie et EDF) rapporteront 100 000 EUR et la vente d'un terrain de 60 ares à Néolia sera la cerise sur le gâteau (370 000 EUR) et engendrera, in fine, des produits fiscaux grâce à la taxe d'aménagement. « Fort de ces éléments, je proposerai de maintenir des taux de nos taxes », a précisé le maire dubitatif quant à la manière dont l'État reversera la taxe d'habitation aux communes. « Si le nombre d'habitants évolue, ce qui sera notre cas, comment s'y prendront-ils ? »
Les investissementsen 2019

Puis Vincent Hagenbach a listé les principaux investissements pour 2019. La toiture de l'école Amélie sera remplacée pour 220 000 EUR, les allées du cimetière seront stabilisées, deux façades de la salle Pfeffer seront rénovées (50 000 EUR) et les rues du lotissement Pré d'argent refaites sur deux ans (280 000 EUR).

« Nous remplacerons également des portes à l'église du centre, couvrirons nos terrains de pétanque et continuerons de soutenir nos associations à hauteur de 80 000 EUR. » Le budget sera voté le lundi 11 mars.
Jean-Paul FREY

 

 
 

Colmar Fallait-il mettre les berges à nu ?

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 06:37:57

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Colmar Fallait-il mettre les berges à nu ?
 

 
Daniel Bentz et Christian Durr devant les coupes : « On aurait pu éclaircir la végétation au lieu de tout éliminer. » Photo L'Alsace/Françoise Marissal
« Ce canal était la seule trame verte dans le sens Est-Ouest autour de Colmar, c'était u n véritable refuge pour la biodiversité. » Christian Durr, président de Porte du Ried Nature, et Daniel Bentz, habitant de Muntzenheim, contemplent les berges du canal de Colmar au pont du Sohlweg, sur le ban de Muntzenheim.

Auparavant couvertes d'arbres et de buissons, les berges entre Muntzenheim et Artzenheim ont été coupées à ras à la demande de VNF (Voies navigables de France), gestionnaire du canal.

Au grand dam des naturalistes et riverains du secteur : « Tout une ripisylve s'était développée ici au fil des vingt dernières années. Les arbres et les roselières se mêlaient et abritaient une faune très riche ; c'était un lieu de promenade pour les habitants, un atelier pédagogique sur la biodiversité pour les enfants... »
Risque de rupture de digue

Pour Vincent Steimer, directeur des unités territoriales (UT) de VNF, ce défrichage est nécessaire : « Nous avons obligation de garantir la sécurité des canaux ; or, lorsqu'un canal est au-dessus du niveau du sol et maintenu par des digues, la végétation représente un danger. C'est le cas pour le canal de Colmar. »

Explication : « Quand les arbres meurent, leurs racines pourrissent et créent des cheminements d'eau. Lorsque ceux-ci se multiplient, cela génère des fuites, qui, par accumulation, peuvent aller jusqu'à la rupture de la digue et provoquer des inondations. Lorsque la végétation est importante, les arbres qui penchent risquent également de tomber. Or, nous avons quelque 1 200 bateaux qui passent chaque année sur ce canal. »
Sécuriser, oui, mais pourquoi tout enlever ?

Un argument que ne conteste pas Christian Durr. « Sécuriser est bien sûr une obligation, mais pourquoi aller jusqu'à tout enlever ? On aurait pu éclaircir la ripisylve et ôter uniquement les arbres dangereux. » Ce qui est manifestement le cas pour le canal du Rhône au Rhin, puisque la végétation y est préservée, y compris sur sa portion navigable entre Strasbourg et Rhinau.

Ces coupes à ras sont d'autant plus surprenantes que « jusqu'à ces dernières années, les berges faisaient l'objet d'une gestion raisonnée », précise Daniel Reiniger, président d'Alsace Nature.

Suite à un problème similaire à celui de Muntzenheim il y a une quinzaine d'années, les agents de VNF avaient en effet été formés à cet entretien raisonné par l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques (devenue aujourd'hui Agence française de la biodiversité).
« Nous y avons sans doute été un peu fort »

Un dossier que Daniel Reiniger connaît d'autant mieux qu'à l'époque, la sonnette d'alarme avait été tirée par l'Apill (Association de protection de l'Ill) dont il était président, et que c'est lui qui, en tant que technicien à l'office de l'eau, avait formé les agents de VNF.

Mais cet entretien a depuis cessé. Pourquoi ? « Peut-être les gens sont-ils partis, ou peut-être est-ce un problème de financement », se hasarde Vincent Steimer. Non entretenue, la végétation a proliféré, jusqu'à une situation où « il a fallu reprendre le dessus avant que cela ne dérive ».

Cela dit, il reconnaît que « nous y avons sans doute été un peu fort, mais peut-être n'avions-nous pas le choix ici. » Pour Daniel Reiniger, une donnée supplémentaire entre en ligne de compte : « Pour des raisons budgétaires ou de personnel, on sous-traite de plus en plus ; et les entreprises ne sont pas forcément formées à ces techniques raisonnées. »
Réunion pour trouver un accord

Selon lui, une solution serait de mettre en place un plan de gestion du canal. « Ce canal est de fait la seule trame verte et bleue Est-Ouest au milieu de l'agriculture intensive ; la préservation ou création de ces trames a été formalisée à la suite du Grenelle de l'environnement. » Des travaux qui peuvent en plus « faire l'objet de financements par l'agence de l'eau Rhin - Meuse et la Région. »

Justement, les différents interlocuteurs doivent se retrouver autour d'une table le 18 février, afin de voir comment trouver un équilibre entre nécessités de sécurité et préservation du milieu naturel. Sans compter l'intérêt que cela pourrait avoir en matière de tourisme fluvial.

VNF se dit ouvert à toute proposition et réflexion. On peut juste regretter que ladite réflexion n'ait pas été menée plus tôt, cela aurait évité bien des problèmes.
Françoise MARISSAL

 

 
 

Colmar Carnaval Quel cirque !

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 06:09:11

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Colmar Carnaval Quel cirque !
 

 
L'adjointe à la culture chevauchant un pur-sang. L'une des attractions à voir le dimanche 17 mars lors de la cavalcade organisée par Claude Sembach et son équipe. Photo DNA/Nicolas Pinot
Après les contes et légendes d'Alsace, le cirque. C'est l'une des (nombreuses) nouveautés instaurées par Claude Sembach, président de l'association du carnaval de Colmar : choisir une thématique pour la cavalcade qui, cette année, se déroulera les 16 et 17 mars.

Déjà, la dizaine de chars aux couleurs de la ville de Colmar, prend des allures de fête circassienne. Et, comme l'an dernier, les élus locaux sont de la partie.
Un parcours rallongé, une vingtaine de chars

L'adjointe à la culture, Cécile Striebig, chevauche un pur-sang noir ; Gilbert Meyer est évidemment campé en Monsieur Loyal ; Yves Hemedinger et Éric Straumann cohabitent sur le même attelage, l'un poursuivant l'autre. Clin d'oeil appuyé aux futures municipales...

Celui qui a succédé depuis près de deux ans à André Federlen a dynamisé une association qui peut désormais compter sur une équipe forte d'une cinquantaine de personnes.

Claude Sembach a instauré les « journées de travail » durant huit samedis, des rendez-vous qui permettent aux bénévoles de confectionner les chars mais aussi de réaménager le vaste local situé rue des Jardins.

« On a sorti une belle cavalcade l'an dernier », soutient le Colmarien qui espère désormais faire de Colmar « le premier carnaval d'Alsace ». Pour la prochaine édition, Claude Sembach attend de 16 à 20 chars et une trentaine de groupes.

« On a demandé à la municipalité de rallonger le parcours », ajoute le président qui récolte cette année les fruits financiers de ses efforts.

Les sponsors sont en effet au rendez-vous et couvrent près de la moitié d'un budget qui est complété par la subvention municipale avoisinant les 22 000 EUR.

Des idées, Claude Sembach en a plein. Comme celle de délocaliser l'élection de la reine du carnaval au Paradis des sources à Soultzmatt (*). Ce fut le cas l'an passé. L'équipe du carnaval récidive ce 10 février.

« Nous aurons quelque 250 personnes pour cette élection », précise le président. Quinze candidates seront en lice pour succéder à Charline Schönhammer.
Nicolas ROQUEJEOFFRE (*): Élection de la reine du carnaval de Colmar, dimanche 10 février, à partir de 12 h au Paradis des Sources, 9 Avenue Nessel, Soultzmatt. Réservation avant le 7 février au 06.47.60.80.08.

 

 
 

Unterlinden Le cycle «Histoire de l'art» débute en bleu

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 06:45:38

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Unterlinden Le cycle «Histoire de l'art» débute en bleu
 

 
Alfred Manessier, huile sur toile. DR
Dans le cadre du cycle « Histoire de l'art 2019 » au Musée Unterlinden, Lucie Mosca, médiatrice, donne rendez-vous tous les deux mois à partir du 7 février.

Une invitation à une promenade à travers les collections du musée en suivant le fil d'une couleur différente à chaque séance.

La première visite du cycle a lieu ce jeudi 7 février et est consacrée au bleu.

À chaque séance sa couleur, qui sera abordée à la fois sous l'angle technique et à la lumière de son symbolisme selon les époques et les objets.
Y ALLER Les prochaines dates : 7 février, 4 avril, 6 juin, 17 octobre, et 5 décembre. Tarif : 4,50 EUR par séance en sus du droit d'entrée. Réservations au 03.89.20.22.79 ou reservations@musee-unterlinden.com À NOTER Ce jeudi 7 février, soirée nocturne au Musée Unterlinden. Le Musée est ouvert jusqu'à 20 h.

 

 
 

colmar Commémoration : Renouveler le genre ?

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 05:37:16

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colmar Commémoration
colmar Commémoration : Renouveler le genre ?

 
Commémorer, oui, mais différemment.
Les cérémonies commémoratives de la Libération de Colmar ont, une nouvelle fois, attiré peu de monde place du 2-Février. Le constat n'est pas nouveau. On se souvient de la venue, en février 2017, de l'ancien chef d'état-major des armées, le général de Villiers. Ce fut un terrible échec populaire.

L'officier supérieur n'avait pas encore la notoriété acquise après sa démission et son bras de fer avec le président Macron. Mais peu importe, le résultat aurait été le même.
Eviter le dimanche

Seul le président Sarkozy, lors du 65e anniversaire de la Victoire, le 8 mai 2010, avait fait « Colmar comble » au Champ de Mars. Le général Friedrich, ancien chef de corps du 152e régiment d'infanterie de Colmar ne cesse de déplorer cette désaffection du public.

Et, pour une fois, Gilbert Meyer, abonde dans le sens du général « quatre étoiles » (cf DNA de mardi). Le maire, dans un récent courrier, avance quelques idées déjà émises par ledit général : éviter le dimanche pour célébrer la Libération, associer les écoles...
L'exemple du Souvenir français

Le Souvenir français organise justement depuis trois ans maintenant une cérémonie de recueillement au coeur de la nécropole méconnue de Colmar, rue du Ladhof.

Plusieurs centaines d'élèves venant de Colmar et d'Ingersheim participent à ce rassemblement qui se déroule quelques jours avant le 11 Novembre. C'est un succès et les professeurs s'impliquent dans la préparation mémorielle de cet événement.

Autre piste pour renouveler le genre commémoratif : le sport. La semaine prochaine, dans le cadre du centenaire de l'arrivée du 152e RI à Colmar, le régiment organise une course d'orientation historique, ouverte à tous. Ce sera une première pour les Diables rouges.

Pourquoi ne pas imaginer une telle manifestation le jour anniversaire de la Libération ? Le sport est un vecteur formidable, intergénérationnel, qui s'adosserait parfaitement à une cérémonie commémorative. A méditer.
Nicolas ROQUEJEOFFRE

 

 
 

 

Ancien Match Action s'installe à Colmar

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 06:30:05

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Ancien Match Action s'installe à Colmar
 

 
Profitant d'une bonne opportunité d'emplacement, l'enseigne s'est installée dans les murs de l'ancien magasin Match, avenue de l'Europe.  Photo DNA/Nicolas Pinot
Le septième magasin haut-rhinois de l'enseigne Action vient d'ouvrir ses portes à Colmar, profitant d'une bonne opportunité d'emplacement dans les murs de l'ancien magasin Match de l'avenue de l'Europe.

Environ 1 000 m² dédiés à des produits d'entretien, de décoration, de bricolage mais aussi aux jouets, à l'épicerie ou aux produits de saison accueillent ainsi une clientèle large allant de l'étudiant au retraité en passant par des ménages aux revenus souvent modestes.
« Nous achetons beaucoup pour nos 1300 magasins en Europe, notre marge de négociation est plus intéressante »

Répartis en 14 catégories, 6 000 articles sont référencés et 150 nouveaux produits sont proposés chaque semaine, les assortiments étant variables. En outre, des promotions ponctuelles ont lieu de manière hebdomadaire.

Le prix moyen des objets est très bas : 1,70 EUR. « Comme nous achetons beaucoup pour nos 1300 magasins en Europe, notre marge de négociation est plus intéressante que pour bien d'autres enseignes », explique-t-on du côté de la direction française. De surcroît, le magasin économise également en se passant de publicité. « Le bouche-à-oreille fonctionne très bien et est très positif. »

À Colmar, une vingtaine d'emplois ont ainsi été créés. « Ce sont de vraies créations de postes, et le recrutement s'est effectué en partenariat avec l'antenne locale de Pôle Emploi. »

Une ouverture qui se justifie en partie par le succès des autres enseignes réparties dans le département (trois à Mulhouse, une à Sierentz, une à Soultz et une à Houssen). « Le magasin de Colmar pourra ainsi soulager celui de Houssen en termes de flux de personnes. »
Nicolas PINOT Y ALLER Action, avenue de l'Europe à Colmar (ancien magasin Match). Ouvert du lundi au samedi de 9 h à 19 h. Page Facebook : «Action Colmar»

 

 
 

Andolsheim Les délibérations du conseil municipal : Travaux forestiers et subventions 2019

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 05:27:00

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Andolsheim Les délibérations du conseil municipal
Andolsheim Les délibérations du conseil municipal : Travaux forestiers et subventions 2019
Le conseil municipal d'Andolsheim s'est réuni le 14 janvier, en séance ordinaire sous la présidence du maire Christian Rebert, voici l'essentiel des délibérations.

 
? Acceptation d'un don

Le conseil décide d'accepter le don de 5 000 EUR effectué par Georges Roess, à allouer à l'ASA catégorie minimes/cadets, en souvenir des bons moments qu'il a passés il y a quelques années avec les jeunes au stade, et de reverser cette somme sous forme de subvention exceptionnelle à l'ASA.

? Programme de travaux forestiers

Dans le cadre du plan de gestion de la forêt communale, la commune, l'ONF et les chasseurs avaient convenu de réaliser des investissements importants afin de régénérer la forêt et renforcer l'équilibre sylvo-cynégétique par le reboisement de certaines parcelles. Une première tranche a été effectuée en 2017, la seconde prévue en 2019 a été différée.

Le devis établi par l'ONF pour les travaux 2019 s'élève à 8 115,37 EUR. La commission propose que la sécurisation des lots sur pied soit prise en charge par les adjudicataires par l'abattage des arbres d'un diamètre supérieur à 30 cm. Il est également proposé que l'entretien parcellaire soit effectué en régie par les agents communaux et les membres de la commission. Le montant des travaux se trouverait ainsi réduit à 5 051,95 EUR.

Le conseil approuve le programme de travaux forestiers, et l'état prévisionnel des coupes.

? Subventions 2019

Le conseil arrête la liste des subventions pour l'année 2019 à 100 000 EUR, comprenant : subvention de fonctionnement du CCAS 10 000 EUR; Association des maires du canton 500 EUR; Action sociale en faveur du personnel communal 2 665 EUR à raison de 205 EUR par agent ; Associations sportives jeunes licenciés 2 000 EUR à raison de 10 EUR par jeune ; Usep école élémentaire 320 EUR; Ecole élémentaire 3 000 EUR à raison de 500 EUR par classe de participation aux frais de transport pour les sorties scolaires ; école maternelle 1 860 EUR participation exceptionnelle pour l'organisation d'une classe de découverte ; La Renaissance 300 EUR pour participation école de musique à raison de 150 EUR par élève ; bibliobus 160 EUR; ASPTT Tennis 100 EUR; paroisse protestante, frais de logement du pasteur 2 500 EUR, remboursé partiellement par Sundhoffen et Appenwihr ; AGIMAPAK, participation aux frais de transport 1 500 EUR, à raison de 300 EUR par part détenues au sein du Symapak ; association 2L fonctionnement 80 000 EUR; divers et imprévus 5 095 EUR.

? Convention de co-maîtrise d'ouvrage

Les travaux dans la rue des Cordiers prévoient la mise en place d'ouvrages de gestion des eaux pluviales qui relèvent d'une compétence partagée.

Le conseil décide d'accepter la maîtrise d'ouvrage unique et globale des infrastructures, et de conclure avec la CAC la co-maîtrise d'ouvrage. En effet, la commune est compétente pour les grilles, syphons et branchements, tandis que la CAC prend en charge les collecteurs, les décanteurs séparateurs et les ouvrages de régulation.

? Autorisation d'ester en justice

La commune d'Andolsheim a intégré la communauté d'agglomération de Colmar le 1er janvier 2016, suite à la dissolution de la Communauté de communes du Pays du Ried Brun, dont Andolsheim était membre. L'adhésion d'Andolsheim à la CAC entraîne le versement d'attribution de compensation correspondant aux montants des ressources dont la commune disposait comme membre du Ried Brun, dont notamment la part CPS (compensation des salaires).

Or, les attributions de compensation versées par la CAC ne prennent pas en compte la part CPS. Il a été demandé à plusieurs reprises à la CAC de revoir le montant de l'attribution. Le montant de l'attribution tel que déterminé par délibération du conseil communautaire du 18 novembre 2018 ne tient pas compte de la part CPS.

Le conseil municipal décide d'autoriser la commune à engager une action devant le tribunal administratif de Strasbourg afin d'obtenir l'annulation de la délibération du conseil de la CAC du 8 novembre 2018, et de donner au maire tous pouvoirs pour représenter la commune devant le tribunal administratif de Strasbourg.
Rapports des commissions communales :

- Travaux et bâtiments : la commission permanente du conseil départemental a attribué une subvention de 8 000 EUR pour l'acquisition du robot-tondeuse dans le cadre du Fonds de Solidarité Territorial.

- Embellissement et cadre de vie : le conseil régional Grand Est a accordé une subvention de 3 228 EUR, à la commune dans le cadre du « Soutien aux investissements des communes rurales » pour la réalisation de l'aménagement paysager de l'entrée de village, rue de Colmar.
Divers

- D'après la dernière publication de l'INSEE basée sur les chiffres de 2016, la population légale totale de la commune au 1er  janvier 2019 est de 2 245 habitants.

- Dans le cadre du grand débat national, qui se déroule jusqu'au 15 mars, une commission est constituée comprenant : le maire Christian Rebert, les adjoints Élisabeth Braesch, Pascale Herrgott, Francis Bonzon, ainsi que Frédéric Pankutz et Stéphane Franck.

 

 
 

 

Ingersheim ABCM, une pédagogie qui attire

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 06:38:54

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Ingersheim ABCM, une pédagogie qui attire
 

 
Les maternelles disposeront d'une nouvelle cantine. Photo L'Alsace / Jean-Louis LICH
L'école ABCM Zweisprachigkeit Jean-Petit a présenté les locaux ainsi que l'association des parents, D'Kinderstub, samedi 9 février, lors des portes ouvertes. Outre des parents d'élèves qui fréquentent déjà les lieux, une dizaine de familles ont été intéressées par cette pédagogie qui, dès la maternelle, enseigne l'alsacien et l'allemand.
Pour le bilinguisme dès la maternelle

École privée associative, membre d'un réseau de douze écoles à travers l'Alsace, l'école Jean-Petit a été créée en 1991 par des parents bénévoles qui s'engagent à assurer un minimum de trente heures par an. Les 4333 heures assurées en 2017-2018 correspondent à 2,7 emplois à temps plein, soit autant d'économies sur les droits d'inscription. Sont également encouragés les dons, objets de réductions fiscales.

Depuis la rentrée 2017, l'enseignement se fait en immersion totale (allemand, alsacien), durant les trois années de maternelle. Un petit film a montré que les enfants s'adaptent très bien et comprennent rapidement des expressions comme « Ich hab durscht» (j'ai soif) ou «Gueta morja» (bonjour). C'est au travers de jeux, saynètes, chants, que ces formules sont acquises.

En cours élémentaire, l'enseignement est paritaire allemand-français avec deux enseignants par classe, y compris pour les mathématiques.

Au périscolaire, avec neuf salariés, trois langues sont pratiquées : français, allemand et alsacien. L'autonomie, les activités physiques, l'éducation à l'environnement, notamment l'apprentissage du tri, sont favorisées, ainsi que la sensibilisation à la solidarité et à la citoyenneté.
D'Kinderstub

L'école d'Ingersheim, avec onze enseignants, compte 66 élèves répartis dans trois classes de maternelle et 103 autres pour les cinq classes élémentaires. Ces chiffres correspondent au maximum de la capacité d'accueil des locaux mis à disposition par la municipalité, moyennant un loyer.

Sur l'ensemble des douze sites, c'est ABCM qui gère le recrutement des enseignants, le matériel et les livres scolaires, ainsi que le projet pédagogique.
« Un enjeu du futur »

L'association des parents d'élèves D'Kinderstub, présidée par Stéphanie Bernard, bénévole tout comme les 18 membres du conseil d'administration, gère le périscolaire, le recrutement des bénévoles, l'entretien des locaux et les démarches administratives locales sur le site d'Ingersheim. Selon la présidente, « il est important que les parents non alsaciens fassent découvrir notre culture ». Pour les parents présents ce jour, « les enfants n'apprennent pas ces langues, ils les vivent. Cette expérience se ressent lors du passage au collège ».

Yves Hemedinger, premier adjoint au maire de Colmar, qui dit venir chaque année, en convient : « C'est une vraie force de parler l'alsacien et l'allemand dans nos régions frontalières. En plus d'être une gymnastique de l'esprit, c'est aussi un enjeu du futur. »
Jean-Louis LICHTENAUER SURFER http://www.abcm-jeanpetit.eu/

 

 
 

Kaysersberg vignoble À la mémoire du sergent Uhry

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 06:43:39

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Kaysersberg vignoble À la mémoire

du sergent Uhry
 

 
 
Si la cérémonie de la veille avait exalté le souvenir de la libération du village martyr en même temps que celle de la Poche de Colmar (lire L'Alsace d'hier), celle de ce lundi, à la Nécropole de Sigolsheim, revêtait un caractère spécifique en rappelant le sacrifice des combattants d'une arme ébauchée en 14-18 et devenue décisive en 39-45 : l'aviation. Elle rendait hommage plus particulièrement au sergent-chef Pierre Benoît Uhry, originaire de Bischwiller, qui repose dans le cimetière de cette même nécropole.

Devant les personnels de la base 133 de Nancy-Ochey - et l'escadron de chasse Champagne-Ardennes sous les ordres du commandant Mimari - la manifestation étant présidée par leur commandant, le lieutenant-colonel Bourion, les noms de six pilotes ont été mentionnés, dont quatre abattus par la Flack dans les environs proches de Colmar aux derniers jours du conflit.

Le destin de Pierre Uhry fut d'autant plus tragique qu'il intervint deux jours après la libération de Colmar et qu'il est lié à la disparition simultanée du commandant Edmond Marin-la-Meslée.

Mort à la veille de ses 33 ans

Le 4 février 1945, l'as aux 20 victoires est le chef de file de onze Thunderbolt P-47 qui ont pour mission de détruire les batteries ennemies sur la bande rhénane, de Neuf-Brisach à Chalampé. Au-dessus de Dessenheim, alors qu'il arraisonne une colonne de véhicules allemands, il voit l'avion de son équipier gauche exploser, atteint par un obus : Pierre Uhry est tué. Le commandant fait un second passage, à travers la fumée du crash, et est à son tour touché. Il réussit à se poser en catastrophe, mais un éclat d'obus l'avait blessé mortellement, au terme de sa 232e mission, et à la veille de ses 33 ans.

Cinq gerbes ont été déposées en mémoire du sergent-chef Uhry par des membres et présidents de section de l'Anoraa et de l'Ansoraa (Officiers et sous-officiers de réserve de l'Armée de l'air), Charles Pleis, le major Schaffner, la major Guth, le général Collart, président de l'association des Anciens de Meyenheim. avec le lieutenant Aubert. Et c'est accompagné de Patricia Bexon, maire déléguée de Sigolsheim, que le patron de la « 133 » a fermé le ban avant la dissolution.

Entouré de porte-drapeaux, un clairon rendu un ultime hommage au sergent Uhry sur l'emplacement même de sa sépulture.

 

 

 
 

Camion contre voiture sur l'A35

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 06:16:17

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FAITS DIVERS
Camion contre voiture sur l'A35
 

 
La conductrice a été légèrement blessée.
Niederentzen.- Mardi soir vers 20h50, un camion et une voiture se sont percutés sur l'A35 dans le sens Bâle-Strasbourg, à 1 km de la sortie 29 à la hauteur de Niederentzen. La voiture s'est immobilisée sur la voie lente suite au choc. La conductrice a été prise en charge et examinée par les sapeurs-pompiers. Légèrement blessée, elle a été transportée à l'hôpital. Quant au conducteur du poids lourd il a pu s'arrêter 500m plus loin. Les circonstances de l'accident ne sont pas encore connues. La gendarmerie et la Dir-Est de Sainte-Croix-en-Plaine étaient sur les lieux de l'accident.
MS

 

 
 

 

faits divers Wintzenheim : Deux poids lourds s'accrochent sur la RD 417

Publié dans le panorama le Jeudi 07 février 2019 à 06:16:58

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faits divers Wintzenheim
faits divers Wintzenheim : Deux poids lourds s'accrochent sur la RD 417

 
Les deux chauffeurs ont été légèrement blessés hier à la Forge.
Un poids lourd se dirigeait vers Munster sur la RD 417. En sens inverse, le second roulait vers Colmar. Peu avant midi hier, ce dernier s'est déporté sur sa gauche, accrochant son vis-à-vis, arrachant la propre bâche de sa remorque, les portes arrière...

Les deux camions se sont immobilisés sur la chaussée pour l'un, en partie sur l'accotement pour l'autre, peu après la bifurcation vers Zimmerbach et peu avant la Forge. Une partie de la bâche de la remorque du second qui circulait presque à vide s'est retrouvée accrochée à la cabine du premier.

De Colmar, Wintzenheim, Rouffach, quelque 25 sapeurs-pompiers ont convergé vers la RD 417. Sous les ordres du lieutenant Richard, ils ont découpé la portière gauche du camion qui se dirigeait vers Munster, avec 12 tonnes de palettes pour dégager le chauffeur coincé au niveau des jambes.
Un chauffeur coincédans la cabine

Après plus d'une demi-heure d'effort, les pompiers sont parvenus à l'extraire par la portière passager. Le chauffeur de 18 ans est légèrement blessé, son passager âgé de 23 ans est indemne.

Dans le camion appartenant à une société strasbourgeoise, le chauffeur âgé de 45 ans est légèrement blessé. Les deux routiers ont été transportés à l'hôpital.

Les gendarmes ont mis en place des déviations dans les deux sens, par Wihr-au-Val d'un côté, Zimmerbach de l'autre, les opérations de dépannage se poursuivant jusqu'en milieu d'après-midi.
LAC BLANC Un jeune skieur heurteun pylône

Un enfant qui descendait une piste de slalom au lac Blanc a heurté un pylône hier peu après 16 h. Il a été pris en charge par les pisteurs de la station.

L'hélicoptère de la gendarmerie a déposé sur place un secouriste du peloton de montagne d'Hohrod, rejoint par les sapeurs-pompiers des équipes de montagne.

Le skieur de 9 ans a été héliporté vers l'hôpital de Colmar. Il pourrait souffrir d'une fracture du fémur.
HOUSSEN Collision sur le parking

Un refus de priorité a provoqué une collision hier peu après midi sur le parking Cora à Houssen. Une DS 4 heurtant une Mercedes. La conductrice du premier véhicule, âgée de 28 ans et domiciliée à Husseren, et le conducteur du second âgé de 27 ans sont indemnes.
NIEDERENTZEN Camion contre voituresur l'A 35

Un poids lourd et une voiture sont entrés en collision, mardi vers 20 h 45 sur l'autoroute A 35 à hauteur de Niederentzen, dans le sens Mulhouse - Colmar.

Une femme d'une trentaine d'années, qui se trouvait dans la voiture, a été examinée sur place par les pompiers. Légèrement blessée, elle a été évacuée à l'hôpital. Le chauffeur du semi-remorque, qui roulait à vide, s'en est sorti indemne. L'une des deux voies de circulation a dû être neutralisée le temps de l'intervention des secours.
WETTOLSHEIM Un motard blessé

Une moto Buell qui se dirigeait vers Mulhouse a dérapé dans un virage de la RD 83 hier peu avant 16 h à Wettolsheim, à proximité du rond-point du Noyer.

Légèrement blessé, son pilote âgé de 56 ans et domicilié à Ammerschwihr a été transporté à l'hôpital par les sapeurs-pompiers.
COLMAR Désodorisant suspect

Les pompiers ont été appelés pour une odeur suspecte, mardi à 18 h 45 dans une maison de la route de Bâle à Colmar. Elle provenait en fait d'un désodorisant d'atmosphère, d'après leurs reconnaissances.
KUNHEIM Pas de gaz mais du lisier

Appelés pour une fuite de gaz à la maison de retraite La Roselière à Kunheim, mardi peu avant 19 h, les pompiers ont procédé à des reconnaissances. L'odeur n'était pas celle du gaz, mais provenait du lisier répandu dans un champ voisin par un exploitant agricole.
SOULTZEREN Compteur fondu

Un compteur électrique a fondu à la suite d'une surtension, mardi vers 19 h 30 dans une maison de la route du Wettstein, à Soultzeren. Les pompiers et les services techniques d'Enedis sont intervenus.
MUNTZENHEIM Le tableau électrique surchauffe

Les pompiers sont intervenus pour une surchauffe de tableau électrique, mardi peu avant 20 h dans une habitation de la rue du Cordier à Muntzenheim.