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EDITORIAL : Collectivité européenne d'Alsace : Une expérience rhénane

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 05:53:38

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Collectivité européenne d'Alsace
EDITORIAL : Collectivité européenne d'Alsace : Une expérience rhénane

 
Un compromis à l'allemande au pays de Marianne. À défaut d'être historique, le choix des conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin de s'unir au sein de la Collectivité européenne d'Alsace relève du pragmatisme. Les chantres d'un romantisme identitaire suranné et les hérauts des grands soirs idéologiques en seront pour leurs frais.

Sur l'ensemble des 80 conseillers départementaux alsaciens, 74 élus ont approuvé le processus, les six socialistes strasbourgeois ont voté contre. Un tel élan était inimaginable il y a cinq ans encore, quand la guerre picrocholine entre la Basse Alsace et la Haute Alsace avait gangrené la naissance du Conseil unique. L'acte fondateur de la Collectivité européenne d'Alsace referme la page du référendum perdu de 2013. Que de temps, d'énergie et d'imagination gaspillés pour l'Alsace et la France !

L'effet de cet échec et l'émergence du Grand Est ont provoqué un électrochoc entre les lignes bleues du Rhin et des Vosges. Avec le refus du président de la République de détricoter les régions, deux options s'offraient aux irréductibles Alsaciens : la guerre ou l'accommodement. La seconde solution a été privilégiée. Elle a abouti à la « déclaration commune » de Matignon imaginée pour répondre à un désir d'Alsace, aspiration que l'État a jugée suffisamment inflammable pour la prendre en considération.

Le voisinage des démocraties suisses et allemandes imprègne la vision que l'Alsace se fait de la décentralisation et de la confiance qu'un pouvoir central doit accorder aux individus et aux pouvoirs locaux. Cette incompréhension régionale à l'égard d'une gouvernance lointaine rejoint aujourd'hui le sentiment de désappropriation d'élus et de citoyens effrayés par la perte de repères et de proximité.

La sérénité mâtinée d'impatience observée hier ne doit pas masquer les difficultés qui émailleront le long chemin vers la nouvelle Alsace. La question du siège ne manquera pas d'attiser les tensions territoriales de part et d'autre du Landgraben, comme la répartition des 15 vice-présidences. Sans parler des délégations de compétences d'une région Grand Est qui assure n'avoir rien lâché. Les compromis n'ont jamais évité les heurts.

 

 
 

 

Alsace : Mariage pour tous à Colmar

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 05:49:29

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Alsace
Alsace : Mariage pour tous à Colmar
Sans surprise, les élus haut-rhinois ont tous dit oui hier au projet de Collectivité européenne d'Alsace (CEA). Les Colmariens Yves Hemedinger et Éric Straumann (LR) ont cependant exprimé quelques réserves à propos du contenu de la corbeille de la mariée.

 
Après un peu plus d'une heure d'échanges, les élus haut-rhinois passent au vote à main levée. Le projet de CEA est adopté à l'unanimité.
Le mot est galvaudé mais pour une fois, on ne reprochera pas trop aux élus d'en avoir multiplié l'usage hier en séance publique au département du Haut-Rhin, à Colmar: oui, sans doute, c'est bien une séance « historique », puisqu'il s'agit d'approuver la création de la Collectivité européenne d'Alsace. L'assemblée l'a fait à l'unanimité, un peu plus d'une heure après l'ouverture de la séance par Brigitte Klinkert.

« Vous imaginez l'émotion avec laquelle je m'exprime devant vous toutes et tous aujourd'hui », commence la présidente (LR), d'une voix légèrement serrée. « Je ressens l'émotion du chemin parcouru et celle du chemin qu'il reste à parcourir. L'émotion unique des aventures collectives, comme celles que nous avons menées depuis deux ans pour notre belle et chère Alsace. » Dans la foulée, la voici qui file la « métaphore joyeuse » : « Avec les accords de Matignon du 29 octobre ont eu lieu nos fiançailles, avec notre séance d'aujourd'hui sont publiés les bans, avec l'adoption de la loi Alsace sera célébré le mariage, et le 1er janvier 2021, nous célébrerons la naissance de l'Alsace ».

C'est l'heure des prises de parole successives. Certains élus vont-ils choisir de s'abstenir, voire de voter contre la création de la CEA ? Le suspense tourne court : non, on se dirige tout droit vers un vote unanime.

Posé dans la forme mais enthousiaste sur le fond, Nicolas Jander, président du groupe UDI et indépendants, sort lui aussi les phrases des grands jours : « Comme centriste alsacien, je ne puis que me réjouir de la dimension ontologiquement européenne de notre nouvelle collectivité. La collectivité européenne d'Alsace sera un fantastique laboratoire, qui permettra de rapprocher l'Europe des préoccupations concrètes des gens».

La plupart des autres interventions sont au diapason, on a un peu l'impression d'assister à un concours de maximes un rien emphatiques : « Ce projet n'est pas un rétablissement de l'Alsace du passé. Il est tendu vers l'avenir » (Philippe Trimaille, UDI, Mulhouse-2) ; « Quelle fierté de modifier le sens de l'histoire ! » (Lara Million, LR, Mulhouse-3), etc.
« Nous sommes loin de l'équilibre »

Changement de ton subit (et légers soupirs à la ronde) avec les interventions d'Yves Hemedinger et Éric Straumann, tous deux soutiens déclarés de Colmar comme siège de la future collectivité. « Si je suis favorable au principe de concrétiser enfin cette belle ambition, je me pose encore beaucoup de questions et j'ai besoin de garanties plus concrètes pour pouvoir me positionner sereinement », insiste d'Yves Hemedinger.

Le premier adjoint au maire de Colmar s'« inquiète que la future assemblée soit composée de 40 élus du Bas-Rhin et 34 du Haut-Rhin. Nous sommes loin de l'équilibre».« Osons un référendum alsacien sur la collectivité (RAC) ! Cela nous permettrait aussi de savoir si nous répondons ou non au désir d'Alsace », conclut-il.

Éric Straumann, lui, en a surtout après la région Grand Est, laquelle prétend conserver la propriété de la marque Alsace : « Oui, c'est une journée historique aujourd'hui », insiste l'élu colmarien, « parce qu'on fait sauter un premier verrou - mais j'ai la conviction qu'il faudra tôt ou tard qu'on sorte du Grand Est ».

Brigitte Klinkert préfère éluder ces dernières remarques : « Bien sûr, on peut toujours vouloir plus, mais soyons aussi capables de nous réjouir ! Nous voulions une loi, il y en aura une. Et nous aurons des compétences fortes, qui ne seront qu'une première étape. Il y en aura d'autres».

L'heure du vote solennel est venue. Des applaudissements nourris saluent le résultat, quelques élus écrasent une larme, telle Josiane Mehlen, élue du canton de Kingersheim. « En même temps, si je ne suis pas émue un jour comme aujourd'hui, quand est-ce que je le serai ? », s'excuse timidement l'élue. Une journée HIS-TO-RI-QUE, on vous dit.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

CEA Mariage pour tous dans le Haut-Rhin

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 06:00:01

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CEA Mariage pour tous dans le Haut-Rhin
 

 
15 h 20 : après un peu plus d'une heure d'échanges, les élus haut-rhinois sont passés au vote et fêtent l'adoption du projet de collectivité européenne d'Alsace. Photo L'Alsace/Hervé Kielwasser
Le mot est galvaudé, mais pour une fois, on ne reprochera pas trop aux élus d'en avoir multiplié l'usage ce lundi après-midi, en pleine séance publique du conseil départemental du Haut-Rhin, à Colmar. Oui, sans doute, c'est bien une séance « historique », puisqu'il s'agit d'approuver la création d'une collectivité européenne d'Alsace (CEA), laquelle se substituera aux conseils départementaux du Haut-Rhin et du Bas-Rhin le 1er janvier 2021. Une création approuvée à l'unanimité par l'assemblée haut-rhinoise, un peu plus d'une heure après l'ouverture de la séance par la présidente (LR) Brigitte Klinkert.
« Avec notre séance d'aujourd'huisont publiés les bans »

« Vous imaginez l'émotion avec laquelle je m'exprime devant vous toutes et tous aujourd'hui, commence l'intéressée, d'une voix légèrement serrée. Je ressens l'émotion du chemin parcouru et celle du chemin qu'il reste à parcourir. L'émotion unique des aventures collectives, comme celles que nous avons menées depuis deux ans pour notre belle et chère Alsace. »

Dans la foulée, la voici qui file la « métaphore joyeuse : a vec les accords de Matignon du 29 octobre ont eu lieu nos fiançailles, avec notre séance d'aujourd'hui sont publiés les bans, avec l'adoption de la loi Alsace sera célébré le mariage et le 1er janvier 2021, nous célébrerons la naissance de l'Alsace, née du rapprochement du Haut-Rhin et du Bas-Rhin. » Lyrique pour de bon, Brigitte Klinkert conclut son propos en citant Henri Dunant, premier prix Nobel de la paix de l'histoire : « Seuls ceux qui sont assez fous pour penser qu'ils peuvent changer le monde y parviennent. »

C'est l'heure du tour de table et des prises de parole successives. Certains élus vont-ils choisir de s'abstenir, voire - mais ce serait alors une très grosse surprise -, de voter contre la création de la CEA ? Le suspense tourne court : non, on se dirige au contraire tout droit vers un vote unanime. Posé dans la forme, mais enthousiaste sur le fond, Nicolas Jander, président du groupe UDI et indépendants, sort lui aussi les phrases des grands jours : « Comme centriste alsacien, je ne puis que me réjouir de la dimension ontologiquement européenne de notre nouvelle collectivité. La collectivité européenne d'Alsace sera un fantastique laboratoire, qui permettra de rapprocher l'Europe des préoccupations concrètes des gens. »
« Osons un référendum alsacien surla collectivité (RAC) ! »

La plupart des autres interventions sont au diapason, tant et si bien qu'on a un peu l'impression d'assister à un concours de maximes et d'apophtegmes un rien emphatiques : « Ce projet n'est pas un rétablissement de l'Alsace du passé. Il est tendu vers l'avenir » (Philippe Trimaille, élu UDI du canton de Mulhouse-2) ; « Quelle fierté de modifier le sens de l'histoire ! » (Lara Million, élue LR du canton de Mulhouse-3), etc.

Changement de ton subit - et légers soupirs à la ronde - avec les interventions d'Yves Hemedinger et Éric Straumann, tous deux soutiens déclarés de Colmar comme siège de la future collectivité (lire encadré ci-contre). « Si je suis favorable au principe de concrétiser enfin cette belle ambition, je me pose encore beaucoup de questions et j'ai besoin de garanties plus concrètes pour pouvoir me positionner sereinement, insiste de surcroît Yves Hemedinger. Quelles sont les ambitions pour ce nouveau territoire alsacien ? Allons-nous générer des économies et des simplifications ? Allons-nous réellement réduire le mille-feuille administratif ? Les accords de Matignon restent encore bien flous... »

Il y a aussi, pour lui, l'enjeu de l'équilibre territorial alsacien : « Je m'inquiète qu'il soit prévu que la future assemblée soit composée de 40 élus du Bas-Rhin et 34 du Haut-Rhin. Nous sommes loin de l'équilibre... Osons un référendum alsacien sur la collectivité (RAC) ! Cela nous permettrait aussi de savoir si nous répondons ou non au désir d'Alsace. »

Éric Straumann, lui, en a surtout après la région Grand Est, laquelle prétend conserver la propriété de la marque Alsace : « Oui, c'est une journée historique aujourd'hui, insiste l'élu colmarien, parce qu'on fait sauter un premier verrou. Mais j'ai la conviction qu'il faudra tôt ou tard qu'on sorte du Grand Est. »

Brigitte Klinkert, à qui il revient de conclure ces brefs échanges, préfère éluder ces dernières remarques : « Bien sûr, on peut toujours vouloir plus, mais soyons aussi capables de nous réjouir ! Nous voulions une loi, il y en aura une. Et nous aurons des compétences fortes, qui ne seront qu'une première étape. Il y en aura d'autres. »

L'heure du vote solennel est venue. Délibération adoptée à l'unanimité, et à main levée. Des applaudissements nourris saluent aussitôt le résultat, tandis que quelques élus écrasent une larme, telle Josiane Mehlen, élue du canton de Kingersheim. « En même temps, si je ne suis pas émue un jour comme aujourd'hui, quand est-ce que je le serai ? », s'excuse timidement l'élue. Une journée his-to-ri-que, on vous dit !
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

Collectivité européenne d'Alsace Les deux départements approuvent sa création : La première étape franchie

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 05:48:01

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Collectivité européenne d'Alsace Les deux départements approuvent sa création
Collectivité européenne d'Alsace Les deux départements approuvent sa création : La première étape franchie
Les conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ont décidé hier de s'unir au sein de la Collectivité européenne d'Alsace qui devrait voir le jour au 1 er  janvier 2021. Le projet de loi doit passer au Parlement ce printemps.

 
Les élus bas-rhinois ont signé hier matin à Strasbourg l'acte de mariage avec le Haut-Rhin à une écrasante majorité.
Un vote tient parfois à rien. Pour la Collectivité européenne d'Alsace, il tient à quelques termes honnis, comme le mot de « fusion », et à la lettre que Jacqueline Gourault a adressée à Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry le 31 janvier.

Quelques jours auparavant, le président du département du Bas-Rhin menaçait de ne pas procéder au vote relatif à la création de la future collectivité, suscitant un mouvement d'incompréhension à Matignon et au ministère des collectivités territoriales.
« La confiance n'exclutpas la vigilance »

Dans son courrier, Jacqueline Gourault rappelle sa « ferme volonté de voir respectés les engagements pris par l'ensemble des signataires de la déclaration commune » de Matignon, « fil rouge qui dictera les positions du gouvernement au Parlement ». En matière de bilinguisme, le gouvernement fait « référence au rôle particulier de la Collectivité européenne d'Alsace dans le recrutement complémentaire des professeurs d'allemand », précise encore la ministre.

« La confiance n'exclut pas la vigilance », indique Frédéric Bierry avant le vote qu'il a finalement décidé d'organiser, la délibération étant « assortie d'un certain nombre de conditions ». Cette dernière stipule que le département du Bas-Rhin demande à se regrouper avec le département du Haut-Rhin au sein de la Collectivité européenne d'Alsace.

Les élus de la majorité, des groupes UDI et LaRem, 40 voix au total, approuvent la délibération. Les six élus socialistes strasbourgeois votent contre. Les lignes de fracture observées lors du référendum sur le Conseil d'Alsace demeurent.

Eric Elkouby parle d'un « bidule », d'une « collectivité ex nihilo reposant sur le vide sidéral d'un projet de loi insensé », « d'un conglomérat indigeste. » L'élu socialiste strasbourgeois a le sens de la formule pour dépeindre cet « ovni dans le paysage territorial français ».

« Notre identité n'est pas un problème mais un potentiel », insiste sa camarade Suzanne Kempf, qui se dit très inquiète : « Nous prenons de grandes décisions sans savoir à quelle sauce nous allons être mangés. » L'adjoint PS au maire de Strasbourg, Mathieu Cahn, remarque qu'il n'est pas né en Alsace et relève qu'« une identité n'est pas réductible à une institution ».

« L'extraterrestre, c'est plutôt vous, vous qui n'écoutez pas les attentes des Alsaciens », répond Frédéric Bierry à Eric Elkouby.

Françoise Pfersdorff, du groupe LaREM, demande à considérer les agents de la collectivité dans la révolution qui les attend, « dans un dialogue permanent, dans un climat de confiance partagé, et en toute transparence. » « La future collectivité ne pourra se faire qu'avec l'adhésion pleine et entière de l'équipage du département », dit-elle.

Les interventions des uns et des autres ne suscitent pas d'applaudissements. « Pour nous, c'est déjà du passé », note un vieux de la vieille. Les élus de la majorité redisent ce qu'ils expriment depuis plusieurs mois.

Le hasard du calendrier a voulu que le préfet Jean-Luc Marx présente à l'assemblée l'activité des services de l'Etat dans le département. « Le chemin parcouru n'aurait pas été possible sans des élus ouverts, pragmatiques et bâtisseurs dont certains sont ici », relève le représentant de l'Etat.

« Certains trouvent le projet « pas très sexy. » Je les invite à regarder outre-Vosges, en Bretagne ou en Occitanie, à mesurer l'intérêt que les grandes associations de collectivités françaises portent à la démarche alsacienne. Il y a ici une démarche novatrice, fondamentale, européenne exceptionnelle », poursuit Jean-Luc Marx, pas élu mais premier promoteur de la Collectivité européenne d'Alsace.
Franck BUCHY

 

 
 

 

Alsace Siège : Hemedinger et Straumann continuent de défendre Colmar

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 05:49:55

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Alsace
Alsace Siège : Hemedinger et Straumann continuent de défendre Colmar

 
Moins lyriques que leurs collègues (ou plus prosaïques, si l'on préfère), Yves Hemedinger et Éric Straumann ont tous deux réexprimé leur ferme intention de voir Colmar devenir le siège de la future Collectivité européenne d'Alsace (CEA). L'approche des élections municipales colmariennes n'y est sûrement pas étrangère, Yves Hemedinger faisant déjà campagne sur le terrain... Et Éric Straumann entretenant un savant suspense autour de sa possible participation au scrutin. Brigitte Klinkert a mis les rieurs de son côté en répondant : « Une renaissance par le siège, c'est toujours douloureux. »

 

 
 

 

France3 Alsace, 19/20 : Collectivité européenne d'Alsace : jour de mariage

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 05:30:59

France3 Alsace, 19/20 : Collectivité européenne d'Alsace : jour de mariage

Interviews de Frédéric Bierry, Brigitte Klinkert et Eric Straumann. Frédéric Bierry était en direct sur le plateau du 19/20 de France3 Alsace.

Le reportage commence à 1'

Lien vers la page du 19/20 de France3 Alsace

Bilinguisme Trois questions à Pierre Klein : L'exemple breton

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 05:49:03

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Bilinguisme Trois questions à Pierre Klein
Bilinguisme Trois questions à Pierre Klein : L'exemple breton
Ayant démissionné du Conseil culturel d'Alsace (DNA du 2 février), Pierre Klein, président de l'Initiative citoyenne alsacienne (ICA) et de la Fédération Alsace bilingue, place ses espoirs dans la Collectivité européenne d'Alsace (CEA).

 
Pierre Klein : « L'idée du bilinguisme et du biculturel est portée par l'ensemble de la classe politique et de la population alsaciennes ».
- La Fédération Alsace bilingue fait une série de propositions, dont la création d'un établissement public dédié aux dialectes alsaciens et à l'allemand standard. L'Olca (Office pour la langue et la culture d'Alsace) ne suffit plus ?

« Comme le Conseil culturel d'Alsace actuel, l'Olca n'est qu'une association. À l'exemple de ce qui se fait en Bretagne, il faudrait un office public de la langue et de la culture régionales, intégré à l'organigramme de la Collectivité européenne d'Alsace. Cet office ferait la promotion des dialectes et de l'allemand standard et s'occuperait également de l'enseignement avec l'Olca. Il faut sortir de l'associatif et entrer dans l'institutionnel. »

- Initiative citoyenne alsacienne propose la création d'un Conseil culturel d'Alsace, qui s'inspire aussi de l'exemple de la Bretagne ?

« Le conseil culturel de Bretagne devrait servir de base pour la création d'un Conseil consultatif de la culture de la Communauté européenne d'Alsace. Ce Conseil culturel d'Alsace serait lui aussi intégré dans l'organigramme de la CEA. Par ses recommandations, il participerait au processus de décision de la Communauté européenne d'Alsace pour tout ce qui concerne l'identité culturelle alsacienne. J'ai pu discuter de ce projet de Conseil culturel avec les présidents des conseils départementaux, Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry. Cette proposition est à l'étude ».

- Vous vous battez depuis des années pour la création d'une haute autorité. Vous n'avez pas renoncé ?

« Surtout si l'académie de Strasbourg et son rectorat sont maintenus. Il faudrait une haute autorité qui gérerait tout ce qui touche à l'enseignement de la langue, de l'histoire et de la culture régionales pour apporter une solution globale au problème du bilinguisme en Alsace. Cette haute autorité regrouperait au sein d'un conseil les représentants de l'État, des collectivités territoriales, des enseignants, des parents d'élèves des associations travaillant à la promotion de la langue et de la culture régionales. Mais nous ne l'aurons pas. Le préfet parle de la création d'un Pôle d'excellence au plurilinguisme et aux coopérations éducatives transfrontalières. »
Propos recueillis par Jean-François CLERC

 

 
 

 

Politique Réunions publiques dans le Haut-Rhinde l'Initiative citoyenne alsacienne

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 06:08:38

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Politique Réunions publiques dans le Haut-Rhin de l'Initiative citoyenne alsacienne

L'initiative citoyenne alsacienne (ICA) organise des réunions publiques au sujet du grand débat national et de l'avenir institutionnel de l'Alsace cette semaine dans le Haut-Rhin. Elles auront lieu à 18 h 30, ce mercredi 6 février à l'hôtel Bristol, 18 avenue de Colmar à Mulhouse, jeudi 7 à la Halle au blé, 1 place Xavier Jourdain à Altkirch, et vendredi 8, à l'hôtel Bristol, 7 place de la Gare à Colmar. Pour le président de l'association, Pierre Klein, « le grand débat constitue une occasion à saisir pour faire valoir nos revendications alsaciennes pour une institution politique propre, pour plus de démocratie locale et régionale, et pour plus de place à donner aux citoyennes et aux citoyens dans la vie politique. Nous débattrons avec les citoyennes et citoyens des contributions au débat que nous aurions à formuler ». L'Ica présentera le mouvement pour l'Alsace (MPA) récemment créé.
Université Six soirées autour d'André Gide

À l'occasion du 150e anniversaire de la naissance d'André Gide, le groupe de recherche « Gide Remix » - composé de spécialistes et de jeunes chercheurs de l'université de Haute-Alsace - organise un cycle de rencontres et de manifestations consacré à l'écrivain et à son oeuvre. Les six soirées organisées sont l'occasion d'explorer différents domaines - BD, musique, botanique, photographie, théâtre, gastronomie - dans le but de réfléchir à l'actualité de l'auteur. Les échanges lors de ces soirées permettront de débattre avec le public. Dans ce cadre, une conférence intitulera « Gide et la musique » se déroulera ce mardi 5 février à 19 h à la Maison Engelmann, 15 rue de la Moselle à Mulhouse. Elle sera présentée par Pierre Thilloy, en présence de Paola Travers, illustratrice, Philippe Olivier, écrivain et historien de la culture, Gilles Million, directeur de la Confédération de l'illustration et du livre, avec Aelle, au chant, Stéphane Escoms, à l'accordéon, et le quatuor à cordes Kiaramontes.
SURFER www.uha.fr/evenement/conference-ille-gide-la-musique Précision Picasso, pas Casamegas

Une légende de notre page consacrée à l'exposition Picasso qui s'est ouverte à la fondation Beyeler de Riehen, près de Bâle (L'Alsace de dimanche), comporte une erreur : en bas à gauche, il ne s'agit pas du tableau La Mort de Casamegas mais d'un Autoportrait (1901).

 

 
 

L'Alsace à Stuttgart

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 06:07:17

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L'Alsace à Stuttgart
 

 
Claudine Ganter, conseillère régionale, Rolf Jackisch, président du Cercle franco-allemand de Fribourg, Wilfried Krestschmann, le ministre-président du Bade-Wurtenberg, et Nicole Couratier, présidente du Cercle franco-allemand de Colmar et du Centre Alsace. DR
Winfried Kretschmann, ministre-président du Bade-Wurtemberg, a présenté récemment ses voeux au Neues Schloss de Stuttgart. Parmi ses invités, une délégation de 700 personnes engagées dans la coopération transfrontalière, dont les Alsaciens Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Claudine Ganter, conseillère régionale et adjointe au maire de Colmar, et Nicole Couratier, présidente du Cercle franco-allemand de Colmar et du Centre-Alsace. Winfried Kretschmann a souligné l'étroite collaboration entre les élus de part et d'autre du Rhin et les nombreuses associations qui représentent la société civile. Une cinquantaine d'élèves accompagnés de leurs professeurs ont également participé à l'événement. En conclusion, le ministre du Bade-Wurtemberg a appelé à une « Europe renouvelée, unie et apaisée ».

 

 
 

Voeux Rencontre franco-allemande : Pour une Europe renouvelée

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 05:48:39

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Voeux Rencontre franco-allemande
Voeux Rencontre franco-allemande : Pour une Europe renouvelée

 
De gauche à droite : Claudine Ganter, représentant la mairie de Colmar, Dr Rolf Jackisch, président du CFA de Freiburg, le ministre du Bade-Wurtemberg Wilfried Krestschmann et Nicole Couratier, présidente du Cercle Franco-Allemand de Colmar.
L'Europe a été au coeur à la cérémonie des voeux de Winfried Kretschmann, ministre du Bade-Wurtemberg, à laquelle une délégation colmarienne dont Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental, Claudine Ganter, de la mairie, et Nicole Couratier, présidente du Cercle Franco-Allemand, a été invitée en présence de 700 personnes engagées dans la coopération transfrontalière au Neues Schloss de Stuttgart.

Dans son allocution, Winfried Kretschmann a souligné l'étroite collaboration entre les élus de part et d'autre du Rhin et les nombreuses associations qui représentaient la société civile.

Cinquante élèves, accompagnés de leurs professeurs, ont également participé à cet événement. Une Europe renouvelée, unie et apaisée a été le mot de la fin du ministre du Bade-Wurtemberg.

 

 
 

 

Fessenheim Le décret a été publié au Journal officiel : La mission du délégué étendue au charbon

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 05:56:51

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Fessenheim Le décret a été publié au Journal officiel
Fessenheim Le décret a été publié au Journal officiel : La mission du délégué étendue au charbon

 
C'était annoncé depuis décembre, cela a été confirmé ce dimanche par la publication d'un décret au Journal officiel : le délégué interministériel à l'avenir du territoire de Fessenheim - en l'occurrence David Coste - voit sa mission étendue aux « territoires d'implantation des centrales de production d'électricité à partir du charbon », dont l'arrêt, d'ici à 2022, a aussi été décidé par l'État.

Lors d'un échange avec plusieurs médias, jeudi dernier, à la veille de la signature du « projet d'avenir du territoire de Fessenheim », Pierre Manenti, conseiller de la secrétaire d'État Emmanuelle Wargon, avait expliqué que l'expérience de « co-construction » menée en Alsace depuis un an pouvait servir de « modèle » pour les centrales de Gardanne (Bouches-du-Rhône), Cordemais (Loire-Atlantique), Le Havre (Seine-Maritime) et Saint-Avold (Moselle). Pour cette dernière, un comité de pilotage devait se réunir pour la première fois ce lundi, à Metz. « Tout ne sera pas transposable, ce ne sont pas les mêmes cas de figure », avait néanmoins souligné David Coste, citant notamment « certains dispositifs fiscaux sur mesure pour Fessenheim ».
« Un message inacceptable »

Pour le député LR de la circonscription de Fessenheim, Raphaël Schellenberger, cette extension des attributions du délégué interministériel « confirme l'abandon » du territoire haut-rhinois par le gouvernement. « Le travail est pourtant loin d'être achevé, le défi de la reconversion du territoire de Fessenheim reste immense et requiert une entière mobilisation. L'État, qui n'a jamais été à la hauteur de ses responsabilités dans ce dossier, envoie donc en quelques jours un message clair et inacceptable : l'Alsace doit assumer seule l'incohérence des décisions énergétiques de François Hollande et d'Emmanuel Macron. »
O. BR.

 

 
 

 

Fessenheim La mission du délégué étendue au charbon

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 06:09:43

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Fessenheim La mission du délégué étendue au charbon
 

 
C'était annoncé depuis décembre, cela a été confirmé ce dimanche par la publication d'un décret au Journal Officiel : le délégué interministériel à l'avenir du territoire de Fessenheim - en l'occurrence David Coste - voit sa mission étendue aux « territoires d'implantation des centrales de production d'électricité à partir du charbon », dont l'arrêt, d'ici à 2022, a aussi été décidé par l'État.

Lors d'un échange avec plusieurs médias, jeudi dernier, à la veille de la signature du « projet d'avenir du territoire de Fessenheim », Pierre Manenti, conseiller de la secrétaire d'État Emmanuelle Wargon, avait expliqué que l'expérience de « co-construction » menée en Alsace depuis un an pouvait servir de « modèle » pour les centrales de Gardanne (Bouches-du-Rhône), Cordemais (Loire-Atlantique), Le Havre (Seine-Maritime) et Saint-Avold (Moselle). Pour cette dernière, un comité de pilotage devait se réunir pour la première fois ce lundi, à Metz. « Tout ne sera pas transposable, ce ne sont pas les mêmes cas de figure », avait néanmoins souligné David Coste, citant notamment « certains dispositifs fiscaux sur mesure pour Fessenheim ».
« Le défide la reconversion reste immense »

Pour le député LR de la circonscription de Fessenheim, Raphaël Schellenberger, cette extension des attributions du délégué interministériel « confirme l'abandon » du territoire haut-rhinois par le gouvernement. « Le travail est pourtant loin d'être achevé, le défi de la reconversion du territoire de Fessenheim reste immense et requiert une entière mobilisation. L'État, qui n'a jamais été à la hauteur de ses responsabilités dans ce dossier, envoie donc en quelques jours un message clair et inacceptable : l'Alsace doit assumer seule l'incohérence des décisions énergétiques de François Hollande et d'Emmanuel Macron. » O. Br.

 

 
 

COLMAR : Dégradations dans deux camps de gilets jaunes

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 06:02:37

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Gilets jaunes
COLMAR : Dégradations dans deux camps de gilets jaunes
 

 
Le campement des gilets jaunes de Colmar se situant à proximité du rond-point de l'avenue de Lorraine, ainsi que celui d'Horbourg-Wihr, ont été dégradés dans la nuit de dimanche à lundi.

À Colmar, plusieurs pneus ont été incendiés devant l'entrée de la tente qui a été mise sur pied voici une semaine, ce qui a nécessité l'intervention des sapeurs-pompiers vers 3 h du matin. Des victuailles ont également été dérobées. À Horbourg-Wihr, la serrure du dôme a été forcée au pied de biche et une batterie externe alimentant une guirlande a été volée, ainsi que des drapeaux français et quelques produits alimentaires. La passerelle destinée aux handicapés permettant d'accéder au camp a été versée dans le fossé et un meuble renversé dans le foyer du feu où se consumaient encore quelques braises. Exceptionnellement, aucun gilet jaune ne dormait sur place cette nuit-là. « Je crois plutôt à un acte isolé de petits jeunes qui ont fait n'importe quoi, avance un gilet jaune colmarien. Si on avait vraiment voulu nous intimider, les dégâts auraient été plus importants. »
V.B.

 

 
 

 

GJ Strasbourg Les commerçants mis à rude épreuve

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 06:05:05

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GJ Strasbourg Les commerçants mis à rude épreuve
 

 
Pris entre les fumigènes et les gaz lacrymogènes, les commerçants strasbourgeois ont parfois été contraints de baisser le rideau. Photo DNA/Jean-Christophe Dorn
Colère, incompréhension, lassitude... Les commerçants strasbourgeois passent par toutes les couleurs quand on évoque les gilets jaunes. Et ne se demandent qu'une seule chose : « Quand est-ce que ça va s'arrêter ? »

Samedi dernier, des échauffourées ont une nouvelle fois éclaté entre manifestants et forces de l'ordre en plein centre-ville. Jets de pierres, barricades, gaz lacrymogènes... au milieu des badauds.
« Nous aussi on se lève tôt pour aller travailler »

« Je pense qu'on est à un moment où on peut dire que ça suffit », lâche Pierre Bardet. Prenant soin de faire la distinction entre les gilets jaunes et les casseurs, le directeur général des Vitrines de Strasbourg appelle « à un renforcement des mesures de sécurité et à l'application de la loi pour les quinze ou vingt fauteurs de troubles qui sont facilement identifiables grâce à la vidéosurveillance ». « Cette situation n'est plus tolérable pour Strasbourg et les commerçants », tranche Pierre Bardet, même s'il convient que « c'est plus facile à dire qu'à faire ».

Le problème est aussi que ces débordements ternissent l'image de tout un mouvement. « Mais pourquoi nous prennent-ils à partie ? On est comme eux. Nous aussi on se lève tôt le matin pour aller travailler ! », s'insurge la propriétaire d'un café-restaurant. Sur sa terrasse, du mobilier a été dégradé il y a trois semaines. « Tout cela a un coût, sans parler de la perte d'exploitation en raison de la fermeture pendant les incidents », précise-t-elle.

Boutiques de chaussures et d'habillement, agence de voyages... L'exaspération est partout la même. Le pavé lancé contre la devanture ou le fumigène qui oblige à baisser le rideau ne passent pas. Une vendeuse explique venir avec « la boule au ventre ».
« En empêchant des salariés de travailler,ils se trompent de cible »

« En empêchant des salariés de travailler, ils se trompent de cible », regrette Lionel Schneider, directeur de la Place des Halles à Strasbourg. Le centre commercial est devenu un des passages obligés des gilets jaunes chaque fin de semaine. Pour empêcher les intrusions, les agents de sécurité, dont le nombre est renforcé ce jour-là, bouclent alors les entrées. Pour la première fois samedi dernier, une vitrine a été caillassée. La fréquentation évidemment s'en ressent.

Tout près de là, le Printemps et les Galeries Lafayette ont également été victimes de dégradations. Pour la première grande enseigne, si l'impact des mobilisations est certain, difficile de chiffrer le préjudice commercial entre changements des modes de consommation et conséquences de l'attentat qui a endeuillé Strasbourg le 11 décembre. « Cela rajoute à la difficulté », indique son directeur Alexandre Vaillant. Qui s'inquiète de l'évolution du mouvement.
Pascal MAZOUÉ

 

 
 

L'édito de L'Alsace L'ORTF du nouveau monde

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 06:29:41

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L'édito de L'Alsace  L'ORTF du nouveau monde
 

 
Laurent Bodin

Moderne ou réac ? Quel président de la République les Français ont-ils élu en 2017 ? Après avoir incarné le renouveau, Emmanuel Macron semble à tel point à court d'idées que, sur certains sujets, le chef de l'État recycle les vieilles ficelles. C'est flagrant s'agissant d'information et de liberté de la presse. Devant quelques journalistes, le président a ainsi évoqué, la semaine dernière, la création d'une instance de régulation tierce qui, selon lui, devrait trancher entre la bonne et la mauvaise information. Brillante idée que de vouloir ressusciter l'ORTF (Office de radiodiffusion-télévision française) élargie aux médias privés afin de promouvoir le discours officiel !

Que le chef de l'État s'inquiète de la propagation des fausses nouvelles pouvant porter atteinte à la démocratie est légitime. Qu'il envisage d'instaurer un contrôle de la presse à l'instar de ce qui existe en Turquie ou en Russie a de quoi inquiéter. Emmanuel Macron peut s'agacer que la parole spontanée des gilets jaunes porte autant que celle des sociologues et autres spécialistes. Il fait aussi le même raccourci que nombre de Français qui confondent les choix éditoriaux - consistant à traiter un sujet selon un angle précis en présentant tous les points de vue - et l'exercice éditorial, lequel est une analyse personnelle qui relève du journalisme d'opinion.

Emmanuel Macron rêve d'un contrôle des médias qui existe à travers l'institution judiciaire. Diffamation, accusations mensongères... À la différence des réseaux sociaux, tout ce qui est publié par la presse peut être contesté devant la justice. C'est heureux, pour les citoyens comme pour les journalistes. À condition, bien sûr, que la justice ne tente pas de faire pression sur les médias. C'est à cela que ressemble la perquisition tentée hier chez Mediapart dans le cadre d'une enquête préliminaire pour « violation de la vie privée » d'Alexandre Benalla. Est-ce l'ancien conseiller du président Macron ou l'Élysée qui s'inquiète de développements à venir ? Ce dossier-là ne relève d'ailleurs plus de la vie privée. Il s'agit d'une affaire d'État.

 

 
 

justice Affaire Benalla : Tentative de perquisition au siège de Médiapart

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 05:57:39

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justice Affaire Benalla
justice Affaire Benalla : Tentative de perquisition au siège de Médiapart

 
Les journalistes de Mediapart ont donné une conférence de presse lundi dans leurs locaux.
Nouvel épisode judiciaire dans le dossier Benalla. Lundi matin, Mediapart a indiqué avoir refusé une perquisition dans ses locaux, où deux procureurs et trois policiers s'étaient présentés avec l'intention de saisir l'enregistrement d'une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase, diffusé la semaine dernière par le média en ligne.
Une enquête pour « atteinte à la vie privée »

Cette perquisition devait intervenir dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris pour « atteinte à l'intimité de la vie privée » et visant à déterminer les conditions dans lesquelles cet enregistrement a été réalisé. Selon le parquet, l'ouverture de cette enquête n'émane pas d'une plainte d'Alexandre Benalla mais de la réception « d'éléments » dont la nature n'a pas été précisée.

Lundi matin, au micro de France Inter, Edwy Plenel, le cofondateur de Mediapart, a dénoncé « un scandale ordonné par le nouveau procureur de la République de Paris, dont on connaît les conditions de nomination sur pression du pouvoir exécutif ». De son côté, Fabrice Arfi, coresponsable du service enquête du média en ligne, s'est défendu : « Comme on est dans le cadre d'une enquête préliminaire, nous avons le droit de refuser une perquisition » au nom de la protection des sources et « nous l'avons donc évidemment refusée, en nous permettant de commenter cette situation inédite dans l'histoire du journal, et que nous considérons comme particulièrement grave ».
Un enregistrement compromettant

Jeudi 31 janvier, Médiapart avait publié des extraits d'un enregistrement d'une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase, gendarme réserviste et ancien employé de La République en Marche, où l'ancien conseiller d'Emmanuel Macron se vantait d'avoir le soutien indéfectible du chef de l'État, seulement quelques jours après sa mise en examen, le 26 juillet 2018.

 

 
 

 

Niches fiscales : la chasse est ouverte

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 05:55:09

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Impôts Quelque 457 mécanismes permettent aux entreprises et aux particuliers de réduire les contributions
Niches fiscales : la chasse est ouverte
Plafonner les niches fiscales d'un foyer, ou les mettre sous conditions de ressources ? Deux pistes lancées par le ministre Gérald Darmanin dans la suite d'un grand débat dominé par une demande de justice fiscale.

 
Le ministre de l'Action et des Comptes publics devant l'Assemblée. Photo Alain JOCARD/AFP
Est-ce l'effet gilets jaunes ? Le gouvernement a annoncé lundi vouloir s'attaquer aux « niches fiscales », ces multiples dispositifs qui le privent chaque année de milliards d'euros de recettes.
Grâce à l'impôt à la source

Ces niches « donnent des coups de canif à ce contrat que nous avons » sur la justice fiscale, a estimé le ministre de l'Action publique, Gérald Darmanin. Elles « empêchent la progressivité de l'impôt », et bénéficient surtout aux 9 % des plus riches, qui perçoivent la moitié des 14 milliards de cadeaux fiscaux, selon le ministre.

La sortie étonne, car le gouvernement avait jusqu'ici refusé d'ouvrir le sujet. Mais il s'est imposé dans un grand débat dominé par une volonté de plus grande justice fiscale. Et ce n'est pas un hasard si le ministre s'est exprimé à l'occasion d'un premier bilan sur le prélèvement de l'impôt à la source : cette « mère des réformes », selon l'ancien député PS Pierre-Alain Muet, facilite la modernisation et la simplification de l'impôt sur le revenu, dont fait partie la suppression des niches.
Double ou simple vitrage ?

Que propose Gérald Darmanin ? Précisons déjà qu'il se limite aux crédits et réductions d'impôts sur l'impôt sur le revenu, soit environ 14 milliards d'euros sur la centaine que totalisent les niches. Pas question de vider les 457 niches existantes, selon la Cour des comptes, notamment les niches des entreprises.

Le ministre propose deux pistes. La première est de baisser le plafond global des niches. Il est aujourd'hui de 10 000 euros par foyer fiscal, avec de très nombreux trous dans le plafond (dons aux associations, aides aux monuments historiques, investissement outre-mer...).

La seconde piste évoquée est une condition de ressources. « On pourrait se dire que lorsqu'on change son simple vitrage pour passer en double vitrage, la classe moyenne mériterait d'être aidée », a expliqué le ministre, et que « les gens qui gagnent beaucoup d'argent pourraient le financer en partie eux-mêmes. »
Pour enterrer l'ISF ?

Attendons la suite. Car Gérald Darmanin va vite vérifier cette vieille vérité que dans chaque niche, il y a un chien méchant ! Le bâtiment défendra l'utilité de financer le double vitrage pour tous, ou du dispositif Pinel sur les achats immobiliers. Et la Fédération des emplois à domicile (Fepem) publiait dès hier soir un communiqué affirmant que son crédit d'impôt « n'est pas une niche fiscale » !

La sortie de Gérald Darmanin poursuit un autre objectif, moins avouable. Il s'agit d'écarter deux autres mesures que le gouvernement refuse absolument : le rétablissement de l'impôt sur la fortune (ISF) et l'instauration d'une nouvelle tranche marginale supérieure à 45 %. L'effet gilets jaunes a ses limites.
Francis BROCHET

 

 
 

 

Impôt prélevé à la source : pas de bug majeur pour l'instant

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 05:55:28

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Impôt prélevé à la source : pas de bug majeur pour l'instant
 

 
Près de 38 millions de foyers fiscaux sont concernés. Photo Julio PELAEZ
Le mois de janvier vient de se terminer et quelque 25 millions de salariés français ont reçu leur premier bulletin de salaire amputé (ou pas) de l'impôt prélevé à la source.

Dans l'ensemble, le bilan est positif, selon le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin : « La fusée est désormais sur orbite et tournera tous les mois. »
Des difficultés persistantes

Si l'entrée en vigueur de l'impôt à la source s'est déroulée sans « bug » de grande ampleur, quelques ajustements doivent encore être effectués. Le ministre a ainsi reconnu des difficultés sur de rares cas particuliers, pour lesquels la mise en place du dispositif a été repoussée d'un mois avec l'aval de l'administration. « Il me semble qu'il y a trois collecteurs sur trois millions qui n'ont pas reçu ou pas souhaité appliquer les taux », a expliqué Gérald Darmanin, évoquant notamment le cas d'un « hôpital », dont il n'a pas donné le nom.

Pour les salariés concernés, pas de panique, il n'y aura pas de double imposition en février. « On reprendra en février l'imposition normale et on régularisera l'impôt que les gens devaient lors de l'envoi des avis d'imposition (NDLR en septembre) sans pénalité pour personne », assure le ministre.

Plusieurs centres des impôts ont signalé être surchargés d'appels. Du côté des entreprises en revanche, pas de remontées négatives pour le moment.

Reste désormais à vérifier que ces couacs mineurs rentrent dans l'ordre et que de nouveaux ne surviennent pas. Pour s'en assurer, Gérald Darmanin a annoncé une évaluation de l'impôt à la source après le premier trimestre, qu'il a promis de rendre publique.
Justine BENOIT

 

 
 

 

Budget Consommation : La prime d'activité versée à partir de ce mardi

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 05:58:07

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Budget Consommation
Budget Consommation : La prime d'activité versée à partir de ce mardi

 
La prime d'activité élargie et augmentée sera versée à partir de ce mardi. Pour bénéficier de ce coup de pouce destiné aux travailleurs aux revenus modestes, il fallait en faire la demande avant la fin du mois de janvier. Les demandes faites en février devraient donner lieu à un versement en mars.

Le nombre de bénéficiaires de la prime d'activité a atteint 3,5 millions de foyers, soit 700 000 de plus, depuis l'annonce de sa hausse pour tenter de résoudre la crise des gilets jaunes, a indiqué le Premier ministre Édouard Philippe lundi lors d'un déplacement à Beauvais. La prime bonifiée, censée honorer la promesse d'Emmanuel Macron d'augmenter de 100 euros les personnes ayant des revenus au niveau du Smic, doit être versée aux bénéficiaires par les Caisses d'allocations familiales.

Au total, 5 millions de foyers sont désormais éligibles, contre 3,8 millions avant le mouvement des gilets jaunes, soit 1,2 million de foyers supplémentaires. La prime concerne « l'ensemble des actifs », salariés mais aussi « agriculteurs, fonctionnaires et indépendants », a rappelé le Premier ministre. Pour que tous les foyers éligibles puissent en bénéficier plus facilement, le gouvernement « est en train de travailler - mais ça sera plus tard dans l'année car c'est un travail technique compliqué - à des dispositifs qui rendront plus simples encore l'accès à la prime d'activité ».

 

 
 

 

Social UFC-Que Choisir : Pouvoir d'achat : 12 mesures pour 9 milliards d'économies

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 05:58:36

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Social UFC-Que Choisir
Social UFC-Que Choisir : Pouvoir d'achat : 12 mesures pour 9 milliards d'économies
Dans le cadre du grand débat lancé par Emmanuel Macron pour répondre au mouvement des gilets jaunes, l'UFC-Que Choisir a proposé lundi des mesures visant à améliorer le pouvoir d'achat des Français.

 
L'UFC-Que Choisir propose des mesures pour redonner du pouvoir d'achat aux Français. Photo JULIO PELAEZ
Suppression du relèvement du seuil de revente à perte (SRP), allongement de la durée de garantie légale, régulation des dépassements d'honoraires : l'UFC-Que Choisir a décidé de contribuer au grand débat en proposant lundi « douze mesures concrètes » en faveur du pouvoir d'achat.

Des propositions qui pourraient favoriser une « progression durable du pouvoir d'achat de plus de 9 milliards d'euros, soit plus de 320 euros par ménage », explique l'association dans un communiqué.

« Sans surcoût pour les finances publiques » selon l'UFC, cet ensemble de mesures a pour objectif de faire « diminuer les prix en s'attaquant à diverses rentes ou dysfonctionnements de marché », et ainsi « doubler l'ampleur des annonces présidentielles, sans peser sur les finances publiques ».
Banque, assurances, permis de conduire

Et de citer comme exemple la suppression du relèvement du seuil de revente à perte sur les produits alimentaires, entré en vigueur au 1er février. Selon l'association, qui s'est toujours opposée à cette mesure de la loi Alimentation, censée aider à revaloriser les revenus des agriculteurs, sa suppression pourrait permettre « 800 millions d'euros d'économie ».

La « portabilité du numéro de compte bancaire », qui permet de faciliter un changement de banque, générerait pour sa part une baisse de 1,2 milliard des tarifs bancaires, selon l'UFC-Que Choisir.

La suppression des commissions d'intervention en cas d'incident bancaire dégagerait 2,8 milliards d'euros par an et la libéralisation de la vente de pièces de carrosserie automobiles, quelque 415 millions d'euros, ajoute l'association.
Un vote en ligne pour sélectionner trois mesures

Autres mesures : encadrer les loyers, allonger la durée de garantie légale des produits, faciliter le changement des assurances santé, réformer l'apprentissage du permis de conduire...

L'association propose aux consommateurs de signer en faveur de ce plan et de voter en ligne pour dégager « les trois propositions les plus urgentes à leurs yeux ».

Une autre association de défense des consommateurs, CLCV (Consommation Logement Cadre de vie), a, elle, proposé « une baisse de la TVA sur l'électricité et le gaz », qui selon elle pourrait entraîner « un gain de pouvoir d'achat de 200 à 300 euros par an ».

« Pour être efficace dans l'intérêt du consommateur, une baisse de la TVA doit s'appliquer sur des produits et des prix dont l'évolution est liée à une décision d'une autorité régulatrice », note la CLCV dans un communiqué lundi.

 

 
 

 

Politique Grand débat national : Le référendum s'éloigne, le dépouillement en question

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 06:03:24

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Politique Grand débat national
Politique Grand débat national : Le référendum s'éloigne, le dépouillement en question
Les ministres ont rejeté l'hypothèse d'une consultation couplée aux Européennes du 26 mai. Le gouvernement lance des appels d'offres et consulte pour la retranscription et l'analyse des contributions du grand débat. Un vrai casse-tête.

 
Quatrième étape du grand débat, le président a rencontré hier des collégiens à Evry-Courcouronnes dans une association. Photo LUDOVIC MARIN/AFP
Un ballon d'essai ? Une épée dans les vertèbres des sénateurs réticents à réduire le nombre de parlementaires ou à refuser la proportionnelle ? La « fuite » organisée ce week-end sur le référendum tient sans doute de ces techniques du vieux monde politique.
Référendum le 26 mai ? Mauvaise idée

En tout cas, l'hypothèse d'un couplage de cette consultation du peuple avec l'élection européenne du 26 mai s'est éloignée ce lundi. « Une date pas opportune » dit Stanislas Guérini, chef des Marcheurs, qui ne l'élimine pas pour autant. « Pas souhaitable » balaye, Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires Étrangères et « sage » du gouvernement. « Au moment d'élections européennes, on parle d'Europe » ferme le ban Nathalie Loiseau, ministre des Affaires européennes. On n'en saura donc pas plus sur un hypothétique référendum avant le mois d'avril quand les contributions au grand débat seront dépouillées. Le fameux papier commandé pour le référendum pourra toujours être recyclé pour... le grand débat.

Matériellement, le dépouillement des centaines de milliers de doléances, contributions et propos tenus lors des débats s'annonce comme un travail de titan. « Un vrai défi. C'est aussi inédit que l'exercice mais il est important que toute contribution soit prise en compte » souligne l'un des cinq garants du débat, Pascal Perrineau.
Au minimum 300 000 feuilles A4

Le gouvernement a lancé un appel d'offres pour la retranscription des contributions. Un professionnel de la transcription et de la numérisation des congrès, qui va candidater, s'interroge : « Pour les contributions en ligne, on a les logiciels qui vont bien. Les débats du président avec les maires sont enregistrés. Mais certaines contributions sont manuscrites, les débats locaux n'ont pas tous été filmés. Pour retranscrire les documents en fichiers numériques en deux mois, on aura besoin de gros moyens et de petites mains. » L'appel d'offres court jusqu'au 15 février et demande une restitution pour avril. Il prévoit une quantité « minimum » de 300 000 feuilles A4 de doléances à saisir informatiquement.

Deuxième écueil : ces entreprises spécialisées retranscrivent au kilomètre, laissant le soin aux commanditaires de hiérarchiser et d'organiser la présentation. Pour cela, il faut tout lire en deux mois. Des années de travail pour des yeux humains. Des logiciels de traitement des données devraient prêter assistance aux équipes choisies par les cinq garants. Autant le traitement des questionnaires à cases est bien maîtrisé, autant, à part repérer le mot, un algorithme ne peut pas décortiquer avec certitude ce que chacun met derrière le mot « justice fiscale ».

« Nous avons mobilisé des ressources qui ont travaillé sur des logiciels capables de garantir une analyse fiable et transparente », explique Pascal Perrineau. Tout devrait reposer sur la plateforme de Cap collectif 25 qui a déjà géré des processus de participation et de consultation du public. Elle a été choisie par le gouvernement et aussi par le groupe des gilets jaunes pour recueillir les contributions.

 

 
 

 

Le Grand Débat National à Saint-Louis

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 06:19:04

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Pays des trois frontières
Le Grand Débat National à Saint-Louis
 

 
Bon nombre de communes du Pays des Trois frontières ont mis en place un cahier de doléances dans leurs mairies. Mais aucune n'a pris le parti d'organiser un débat, certains maires arguant du fait que s'ils pouvaient tout à fait prêter des locaux, ils n'étaient pas en mesure ou ne souhaitaient pas animer de tels débats.

C'est l'initiative que vient de prendre le conseiller municipal de Huningue et conseiller communautaire Patrick Striby, par ailleurs animateur de la section ludovicienne de LREM. Il organise, en effet, une réunion citoyenne d'échange, ouverte à tous, ce vendredi 8 février à 19h30 au Foyer Saint-Louis, situé derrière l'église Saint-Louis, 59 rue de Mulhouse, à Saint-Louis.

Patrick Striby présente ainsi ce débat : « cette rencontre permettra aux habitants du Pays de Saint-Louis qui le souhaitent de débattre des questions essentielles pour l'avenir de la France. Le débat ne sera pas limité aux quatre thématiques proposées par le président à savoir : la transition écologique, la fiscalité et les dépenses publiques, la démocratie et la citoyenneté, enfin l'organisation de l'État et des services publics ».

Toute personne pourra s'exprimer librement sous réserve de respecter la charte téléchargeable sur le site officiel du Grand Débat (www.granddebat.fr).

Pour des questions d'organisation, l'inscription est souhaitable mais pas obligatoire, par mail patrick.striby@wanadoo.fr ou sur le page facebook consacrée à la réunion : https ://www.facebook.com/leGrandDebatStriby/

 

 
 

 

Carspach-Altkirch Grand débat national : Le Sundgau au rendez-vous ?

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 05:56:21

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Carspach-Altkirch Grand débat national
Carspach-Altkirch Grand débat national : Le Sundgau au rendez-vous ?
Quatre réunions publiques seront organisées à Altkirch et Carspach dans le cadre du Grand débat national. Reste à savoir si les habitants participeront en nombre à ces rendez-vous thématiques...

 
Les mairies d'Altkirch et Carspach jouent le jeu du Grand débat national en organisant quatre réunions publiques couvrant les quatre grands thèmes retenus par le gouvernement : « fiscalité et dépenses publiques », « organisation de l'État et services publics », « transition écologique » et enfin « démocratie et citoyenneté ».
À vos marques, prêts ? Débattez ! Depuis le 15 janvier, citoyens, collectivités ou associations peuvent donc organiser leur propre réunion publique dans le cadre de la grande consultation nationale lancée par Emmanuel Macron en réponse à la crise des gilets jaunes. Des réunions d'initiatives locales dont l'organisation est évidemment suivie de près par la référente du grand débat dans le Haut-Rhin, la nouvelle sous-préfète d'Altkirch, Emmanuelle Guénot.

En complément de la plateforme www.granddebat.fr et des cahiers de doléances ouverts dans de nombreuses mairies (DNA du 24.01), les Sundgauviens auront donc l'occasion de s'exprimer de vive voix lors de quatre réunions organisées conjointement par les municipalités d'Altkirch et de Carspach, entre le 6 février et le 13 mars prochains (lire encadré).

Une suite presque logique au mouvement entamé le 17 novembre entre les deux communes, autour du rond-point de la RD 419. Mouvement qui se poursuit depuis sur un terrain privé de Carspach, où les gilets jaunes ont installé depuis début janvier une véritable maisonnette baptisée « Mobile jaune ». Le projet d'organiser des réunions locales avait en fait été lancé dès la fin décembre et l'évacuation du rond-point de Carspach par les maires d'Altkirch et Carspach, Nicolas Jander et Rémi Spillmann.

Mais alors, que pensent les premiers intéressés de ce grand débat ? « Moi je n'y participerai pas, expliquait récemment André, l'un des gilets jaunes de la première heure, devant la cabane de Carspach. C'est inutile parce que M. Macron et le gouvernement connaissent les revendications depuis le début. Maintenant ils font traîner pour nous endormir... et parce qu'il y a bientôt les élections européennes... »

Les Sundgauviens - gilets jaunes ou non - répondront-ils présents à ces rendez-vous locaux ? Au dernier marché d'Altkirch, en tout cas, le sujet avait plutôt tendance à susciter l'indifférence des habitués, la quasi-totalité des personnes interrogées n'étant tout simplement pas au courant de l'organisation de ces réunions. « J'irai peut-être un soir, si je trouve le temps, pour voir ce que ça donne, même si je ne crois pas que tout ça changera grand-chose à ce qui se passe », lâchait tout de même un retraité entre deux étals.
Un « Monsieur » Loyal pour l'animation

Du côté de la Ville d'Altkirch, une page dédiée avait été mise en ligne pour présenter les modalités des futurs débats et permettre aux citoyens de s'inscrire en amont, le nombre de places étant limité à environ 150 personnes par réunion. « On a déjà une vingtaine d'inscrits et on reçoit pas mal d'appels d'habitants qui veulent se renseigner sur les réunions », avance le directeur de cabinet du maire d'Altkirch, Lionel Criséo. « Les gens choisissent en fonction des sujets qui les intéressent. »

Les mairies d'Altkirch et Carspach ont en effet choisi d'organiser quatre réunions couvrant les quatre grands thèmes retenus par le gouvernement : fiscalité et dépenses publiques ; organisation de l'État et de ses services ; transition écologique ; démocratie et citoyenneté. « Ce n'est pas un exercice facile », avoue Lionel Criséo.

Plus que des débats publics au sens propre avec passage d'un micro de main en main, les quatre réunions devraient davantage prendre la forme d'ateliers thématiques : les participants seront invités à échanger par petits groupes installés autour d'une table. Un « rendu global » devrait ensuite être effectué en fin de réunion afin de rassembler les différentes contributions ou propositions à faire remonter aux services de l'État. « La restitution devra être la plus juste et la plus honnête possible », insiste le premier magistrat de Carspach, Rémi Spillmann.
Quid des maires dans tout ça ?

Justement, quid des maires dans tout ça ? « Ils accueilleront le public et participeront aux débats, mais en tant que citoyens », précise Lionel Criséo. « On a sûrement nous aussi quelques propositions à formuler », ajoute Rémi Spillmann. « Nous ne serons pas là pour orienter les débats. » Les communes d'Altkirch et Carspach devraient d'ailleurs désigner une, voire deux personnes « neutres » chargées de jouer les « maîtres de cérémonie » et d'animer les échanges. « Ça sera un peu le Monsieur Loyal », résume le maire de Carspach.

Premier rendez-vous demain soir mercredi, au cercle Saint-Georges de Carspach, autour d'un sujet parmi les plus discutés depuis l'automne dernier sur les ronds-points : la fiscalité. Qu'il y ait foule ou pas, à l'arrivée « les gens ne pourront pas dire que l'on n'a pas fait », lance le maire de Carspach. Signalons qu'en raison d'un problème informatique, cette première réunion sundgauvienne n'apparaît pas encore dans l'agenda du portail officiel granddebat.fr
Vivian MILLET Sur le site officiel du Grand débat national www.granddebat.fr et sur le site de la Ville d'Altkirch altkirch-alsace.fr

Sur le site officiel du Grand débat national www.granddebat.fr et sur le site de la Ville d'Altkirch altkirch-alsace.fr

 
 

 

Centre Alsace « Il y a une volonté de radier absolument les chômeurs »

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 06:22:57

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centre alsace « Il y a une volonté de radier absolument les chômeurs »
 

 
Marc Desplats du MNCP (au centre) : « Le nouveau décret du gouvernement ne fait que stigmatiser davantage les chômeurs. » Photo L'Alsace
Mardi soir, le Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP) centre Alsace tient son assemblée générale à Colmar. Marc Desplats, ancien président du MNCP et actuel coordinateur du mouvement en Alsace, nous fait part de ses préoccupations à l'heure où le président de la République Emmanuel Macron a dit son souhait de « changer en profondeur les règles de l'indemnisation du chômage afin d'inciter davantage à reprendre le travail. »
Quelle est votre principale préoccupation en ce début d'année 2019 ?

Marc Desplats : Le décret publié le 30 décembre. Ce texte durcit les sanctions encourues par les chômeurs qui manqueraient à leurs obligations. En cas de non-respect d'un rendez-vous avec son conseiller Pôle emploi, un demandeur d'emploi est désormais radié pendant un mois. Un chômeur ne peut plus rejeter une offre au motif que le salaire est bien inférieur à ce qu'il touchait lors de son dernier travail. L'allocation est également supprimée dès le premier manquement à la recherche d'emploi, ce qui se produit lorsqu'on refuse à deux reprises une offre raisonnable. Il y a une espèce de volonté de radier absolument les chômeurs des listes.

Jusqu'alors, Pôle emploi avait uniquement le pouvoir de suspendre l'indemnisation. Avec ce nouveau texte, Pôle emploi décide désormais seul du contrôle et des sanctions des chômeurs. À l'heure où il y a un manque de moyens humains et financiers, c'est totalement inefficace et anormal que le même organisme conseille et contrôle. Les demandeurs d'emploi finissent par avoir peur de leur conseiller alors que dans une démarche d'insertion professionnelle, la confiance est primordiale. Le contrôle aurait dû rester du ressort de la direction régionale du ministère du Travail.

Pour résumer, le gouvernement ne s'attaque pas au vrai problème, il ne fait que stigmatiser davantage les chômeurs. Avant d'obliger les gens à travailler, il faudrait déjà qu'il y ait du boulot pour tout le monde. En France, il y avait plus de 5 millions de chômeurs au quatrième trimestre 2018 et seulement 200 000 offres d'emploi collectées par Pôle emploi en décembre.
Hormis ce décret, avez-vous d'autres sources d'inquiétude ?

Les négociations sur l'assurance-chômage qui se terminent ce mois-ci. Nous craignons une nouvelle diminution des indemnisations. De toute façon, ces négociations devraient être suspendues le temps du grand débat national. Chaque citoyen a le droit de donner son avis sur le sujet. Pour l'instant, les problèmes sociaux sont malheureusement mis de côté et ne figurent même pas parmi les quatre grands thèmes décidés par le gouvernement.

Au niveau du département, le problème majeur, ce sont les sept heures de bénévolat par semaine au risque de se voir priver du RSA. Les contrats conclus entre le conseil départemental haut-rhinois et les allocataires doivent être reformulés. Il faut qu'il soit écrit clairement que le bénévolat se fait sur la base du volontariat.
Est-ce difficile de mobiliser les chômeurs sur ces différentes problématiques ?

Effectivement, c'est dur. Les demandeurs d'emploi sont souvent isolés. Ils se sentent rejetés par la société, ont tendance à se replier sur eux-mêmes et n'osent plus sortir. Notre priorité, au sein du mouvement, c'est qu'ils reprennent confiance en eux pour mieux revendiquer leurs droits. Pour ça, nous les aidons dans leurs démarches auprès de Pôle emploi. S'ils en font la demande, nous pouvons même les accompagner à leurs rendez-vous.
Alors que la crise des gilets jaunes dure depuis plus de trois mois, comment vous positionnez-vous par rapport à ce mouvement ?

Tout d'abord, je tiens à préciser que chaque membre du MNCP se positionne comme il l'entend. Pour moi, la colère des gilets jaunes est justifiée et nous avons des revendications communes.

Mais je préfère rester prudent vis-à-vis de l'accumulation de toutes ces revendications individuelles. Je trouve que le mouvement manque parfois de réflexion collective. Et il ne faut pas oublier que la crise sociale que nous vivons aujourd'hui trouve en partie son origine dans le manque de reconnaissance des corps intermédiaires, dont le MNCP fait partie.
Propos recueillis par Marine ERNOULT Y ALLER AG du MNCP centre Alsace, ce mardi 5 février, 18 h 30, Maison des solidarités Josette Perrot, 18a rue Roesselmann, Colmar.

 

 
 

social Journée d'action de la CGT : Manifestations aujourd'huià Strasbourg et Mulhouse

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 06:01:49

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social Journée d'action de la CGT
social Journée d'action de la CGT : Manifestations aujourd'huià Strasbourg et Mulhouse

 
Deux manifestations sont programmées en Alsace ce mardi dans le cadre de la journée de grève et d'action interprofessionnelle de la CGT « pour répondre à l'urgence sociale » et « dénoncer la politique libérale du gouvernement ». La première partira à 10 h de la place de la République à Strasbourg. Le cortège doit traverser le centre-ville pour rejoindre le centre administratif de l'Eurométropole devant lequel doit se tenir une assemblée générale.

La seconde est prévue à 14 h place de la Bourse à Mulhouse où la FSU, fédération de syndicats de la fonction publique, se joint également à l'appel lancé par la CGT du Haut-Rhin. Trois partis politiques (PCF, LFI et NPA) soutiennent également cette mobilisation en faveur de la hausse des salaires, de la revalorisation des pensions de retraite et du maintien des conventions collectives territoriales dans le secteur de la métallurgie.
Revendications partagées

L'appel à manifester de la CGT a été largement relayé sur les pages Facebook des groupes alsaciens de gilets jaunes. Cette initiative n'est pas pour déplaire à Jacky Wagner, secrétaire général de l'organisation syndicale dans le Bas-Rhin, qui en fixe néanmoins les conditions : « Ils sont les bienvenus à partir du moment où ils manifestent sur la base de nos revendications et de nos valeurs, à l'image des partis politiques. Nous partageons certaines revendications, notamment sur les salaires et les pensions. En matière d'impôts et de services publics, nous ne sommes pas sur la même longueur d'onde. Idem pour le référendum d'initiative citoyenne que nous ne cautionnons pas », a-t-il précisé.

À Strasbourg, où le service d'ordre de la CGT redoublera de vigilance ce mardi, ce soutien mutuel dans la lutte n'est pas nouveau : « Samedi dernier encore, des adhérents de la CGT se sont joints pour la troisième fois consécutive au rassemblement hebdomadaire des gilets jaunes », rappelle Jacky Wagner.

 

 
 

 

SOCIAL Assemblée générale du MNC centre Alsace, ce soir : Que les chômeurs « revendiquent mieux leurs droits »

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 05:51:35

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SOCIAL Assemblée générale du MNC centre Alsace, ce soir
SOCIAL Assemblée générale du MNC centre Alsace, ce soir : Que les chômeurs « revendiquent mieux leurs droits »
Ce soir, le Mouvement national des chômeurs et précaires centre Alsace (MNCP) organise son assemblée générale à Colmar. Entretien avec Marc Desplats, coordonnateur du mouvement.

 
Marc Desplats du MNCP (au centre) : « Le nouveau décret du gouvernement ne fait que stigmatiser davantage les chômeurs. » Photo
Avant l'assemblée générale ce mardi à Colmar du MNCP, Marc Desplats, ancien président de l'association et actuel coordinateur du mouvement en Alsace, fait part de ses préoccupations à l'heure où le président de la République, Emmanuel Macron, a dit son souhait de « changer en profondeur les règles de l'indemnisation du chômage afin d'inciter davantage à reprendre le travail.  »

Quelle est votre principale préoccupation en ce début d'année 2019 ?

Marc Desplats : « Le décret publié le 30 décembre. Ce texte durcit les sanctions encourues par les chômeurs qui manqueraient à leurs obligations. En cas de non-respect d'un rendez-vous avec son conseiller Pôle emploi, un demandeur d'emploi est désormais radié pendant un mois. Un chômeur ne peut plus rejeter une offre au motif que le salaire est bien inférieur à ce qu'il touchait lors de son dernier travail. L'allocation est également supprimée dès le premier manquement à la recherche d'emploi, ce qui se produit lorsqu'on refuse à deux reprises une offre raisonnable. Il y a une espèce de volonté de radier absolument les chômeurs des listes. Jusqu'alors, Pôle emploi avait uniquement le pouvoir de suspendre l'indemnisation. Avec ce nouveau texte, Pôle emploi décide désormais seul du contrôle et des sanctions des chômeurs. À l'heure où il y a un manque de moyens humains et financiers, c'est inefficace et anormal que le même organisme conseille et contrôle. Les demandeurs d'emploi finissent par avoir peur de leur conseiller alors que dans une démarche d'insertion professionnelle, la confiance est primordiale. Le contrôle aurait dû rester du ressort de la direction régionale du ministère du Travail.

Avant d'obliger les gens à travailler, il faudrait déjà qu'il y ait du boulot pour tout le monde. En France, il y avait plus de 5 millions de chômeurs au quatrième trimestre 2018 et seulement 200 000 offres d'emploi collectées par Pôle emploi en décembre. »
« Les demandeurs d'emploi sont souvent isolés »

Hormis ce décret, avez-vous d'autres sources d'inquiétude ?

« Les négociations sur l'assurance-chômage qui se terminent ce mois-ci. Nous craignons une nouvelle diminution des indemnisations. De toute façon, ces négociations devraient être suspendues le temps du grand débat national. Chaque citoyen a le droit de donner son avis sur le sujet. Pour l'instant, les problèmes sociaux sont malheureusement mis de côté et ne figurent même pas parmi les quatre grands thèmes décidés par le gouvernement.

Au niveau du département, le problème majeur, ce sont les sept heures de bénévolat par semaine au risque de se voir priver du RSA. Les contrats conclus entre le conseil départemental haut-rhinois et les allocataires doivent être reformulés. Il faut qu'il soit écrit clairement que le bénévolat se fait sur la base du volontariat. »

Est-ce difficile de mobiliser les chômeurs sur ces problématiques ?

« C'est dur. Les demandeurs d'emploi sont souvent isolés. Ils se sentent rejetés par la société, ont tendance à se replier sur eux-mêmes et n'osent plus sortir. Notre priorité, au sein du mouvement, c'est qu'ils reprennent confiance en eux pour mieux revendiquer leurs droits. Pour ça, nous les aidons dans leurs démarches auprès de Pôle emploi. S'ils en font la demande, nous pouvons même les accompagner à leurs rendez-vous. »
Propos recueillispar Marine ERNOULT L'assemblée générale du MNCP centre Alsace, se tient aujourd'hui, à 18 h 30, Maison des solidarités Josette Perrot - 18a, rue Roesselmann, Colmar.

L'assemblée générale du MNCP centre Alsace, se tient aujourd'hui, à 18 h 30, Maison des solidarités Josette Perrot - 18a, rue Roesselmann, Colmar.

 
 

 

Apalib Rompre la solitude des personnes âgées

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 06:02:14

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Apalib Rompre la solitude des personnes âgées
 

 
« Nos 130 bénévoles sont des artisans du lien et sont en grande partie des visiteurs à domicile. » Beata Havrez est coordinatrice des actions de luttes contre l'isolement à l'association Apalib à Mulhouse : « Les personnes âgées disent souvent qu'elles veulent partir. Elles ne comprennent pas pourquoi elles sont encore là. »

Selon elle, chaque situation est différente. « Il y a des personnes qui souffrent physiquement, d'autres qui sont dans un isolement relationnel. » Elle note aussi qu'avec la dématérialisation des services, les personnes âgées se retrouvent souvent complètement démunies devant la paperasse. « Nous avons des "écrivains du lien", qui vont parfois classer un mois de papiers et les aider dans leurs démarches administratives. »

Les visiteurs à domicile, s'ils n'ont pas vocation à s'occuper de personnes très malades ou qui n'ont plus toute leur tête, peuvent néanmoins se retrouver confrontés à la dégradation de l'état de personnes qu'ils accompagnent depuis plusieurs années. « Mais nous ne sommes pas là pour faire des courses, le ménage ou préparer les repas. On est là pour parler avec les personnes, ou jouer avec elles à des jeux de société. »
Un service gratuit

Les personnes âgées isolées sont identifiées par les assistantes sociales ou signalées par leur famille ou leurs enfants quand ces derniers vivent trop loin ou une vie quotidienne trop prenante pour visiter régulièrement leur parent. « Les aides à domicile peuvent aussi nous alerter. Dans tous les cas, les personnes âgées sont libres de refuser de rencontrer quelqu'un. »

L'Apalib est financée par le conseil départemental du Haut-Rhin mais aussi par des financeurs tels que l'AG2R. Les services qu'elle dispense sont gratuits. Les bénévoles qui font les visites à domicile sont essentiellement des retraités et là encore, il y a plus de femmes que d'hommes qui visitent et qui sont visitées.

D'autres structures analogues existent en Alsace, comme l'Abrapa dans le Bas-Rhin ou encore Allô Maltraitance, qui lutte contre les mauvais traitements infligés aux personnes âgées, que ce soit en institution ou au sein des familles.

 

 
 

CD68 Batraciens : la 30e campagne, déjà !

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 06:24:25

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CD68 Batraciens : la 30e campagne, déjà !
 

 
Alain Fizesan (à g.) a évoqué les salamandres. À sa droite, Philippe Mercklé, coordinateur de la campagne de protection.  Photo L'Alsace
La réunion de mardi matin 29 janvier, salle Europe de l'Hôtel du département à Colmar, était animée par Philippe Mercklé, adjoint au service environnement et agriculture et coordinateur de l'opération de protection des batraciens, selon une procédure éprouvée depuis de nombreuses années.

Ayant pour objectif de préparer la 30e campagne consistant à sauver les amphibiens des dangers de la route, la réunion réunissait les représentants de la Brigade verte sans qui rien ne pourrait se faire, les responsables des diverses unités routières qui posent des filets le long des axes, des responsables de l'association Bufo qui a rendu compte d'une étude sur les salamandres et sur les bassins de rétention de Colmar ouest, un membre d'Alsace Nature et des personnes en charge de certains sites.
Un bilan 2018 satisfaisant

La saison 2018 affiche un nombre de batraciens sauvés en nette hausse.

Une hausse qui se retrouve sur quasiment tous les sites. Elle s'explique par une météo permettant un étalement des pics de migration alors qu'habituellement, il n'y en a qu'un.

Mais ce résultat est aussi le fruit du travail de préparation, de remontée des dysfonctionnements, ainsi que de la variété du maillage des filets posés, les petites mailles permettant de retenir les tritons.

Disposés le long des routes que traversent les batraciens pour rejoindre les lieux de ponte, ils les canalisent et les mènent jusque dans des seaux enterrés à intervalles réguliers, dans lesquels ils tombent.
Grenouilles rousses en berne

La migration s'effectuant de nuit, au matin, les ramasseurs, Brigade verte et 60 bénévoles, tous disposant d'une carte attestant de leur agrément par le préfet et portant un gilet fluo, arpentent les sites, vident les seaux, traversent les routes et relâchent les batraciens de l'autre côté.

L'aller s'effectuant dès février dans le sens allant vers les points d'eau et le retour se faisant après ponte, les participants à cette opération sont mobilisés jusqu'à fin avril.

Grâce aux 18,7 km de filets, grillages et bâches installés sur les routes départementales, 49 111 animaux ont été sauvés (+ 6 %), soit plus que la moyenne annuelle des dix dernières années. On note une remontée de 10 % du nombre de crapauds communs, une légère remontée des tritons et une première baisse nette de l'effectif des grenouilles rousses (-20 %).

À ces chiffres, il faut ajouter toutes les espèces non comptabilisées utilisant les crapauducs, ces dispositifs enterrés sous les routes. En parallèle, afin de protéger les ramasseurs le long des routes, des limitations de vitesse sont mises en place ainsi qu'une signalisation verticale et certains axes sont interdits à la circulation nocturne. La sensibilisation des usagers s'effectue aussi via la presse et des actions pédagogiques.
Jean-Louis LICHTENAUER

 

 
 

COLMAR Conseil municipal Le budget au menu : Question de philosophie

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 06:04:03

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Conseil municipal Le budget au menu
COLMAR Conseil municipal Le budget au menu : Question de philosophie
Le débat sur le budget a oscillé entre philosophie - un peu - et politique - beaucoup - hier au conseil municipal de Colmar. Préfigurant celui, à venir, des municipales 2020.

 
Les débats ont plus porté sur l'esprit que les chiffres du budget, hier soir.
Avec quatre voix contre des socialistes et écologistes et deux abstentions (Colmar veut bouger), le budget « record », tant vanté par Gilbert Meyer vendredi, n'a pas trouvé grâce hier soir aux yeux de l'opposition colmarienne. Ni son train de dépenses d'équipement de 49 MEUR. Ni ses dépenses de fonctionnement en recul de 0,45  % (notre édition de samedi).

« C'est le 24e budget que vous présentez qui fait la part belle à l'investissement », évacue l'écologiste Frédéric Hilbert (groupe Colmar Ville verte, ouverte et solidaire), qui n'imagine même pas que cette livraison 2019 soit « électoraliste », « puisque vous avez annoncé que ce serait votre dernier mandat ».

« Vous dites qu'on est à l'os au niveau du fonctionnement mais c'est le résultat de votre gestion depuis des années », ajoute-t-il, évoquant un conservatoire qui est « le plus cher du Grand Est », des associations qui « manquent de locaux », ou des feuilles mortes ramassées « de plus en plus tardivement ».
« Un service infiniment meilleur à Mulhouseet Strasbourg »

« Est-ce que ce budget améliore la qualité de vie des Colmariens ? » C'est « la seule question qui vaille » pour la socialiste Victorine Valentin (Un nouvel élan pour Colmar), qui fustige un développement de la ville « uniquement fondé sur le tourisme », mais des services à la population « inférieurs, en qualité et en nombre, à ce qu'on peut attendre ».

Bizarrement, côté majorité, l'adjoint aux finances Matthieu Jaegy ne trouve dans ces propos « aucun argument de fond qui pourrait justifier que vous ne voterez pas le budget », seulement des « postures politiciennes ». Tristan Denéchaud (Colmar veut bouger) propose donc de lui « repasser la vidéo » : « Nous ne sommes pas d'accord avec votre philosophie générale. Quand le budget de fonctionnement ne bouge pas depuis 5 ou 10 ans, cela veut dire que le service se dégrade. »

L'élu centriste reprend les comparaisons du maire avec Strasbourg et Mulhouse : « En termes de coût par habitant, la différence n'est pas énorme : 12 EUR par mois avec Strasbourg, 4,58 EUR avec Mulhouse, mais le service y est infiniment meilleur », détaille Tristan Denéchaud, qui évoque notamment le tram.

Yves Hemedinger suit l'opposant sur le terrain « philosophique » : « On ne fait pas de la bonne gestion pour de la bonne gestion. On fait en sorte que les finances servent le bien-être de nos concitoyens. » Suit un parallèle entre les gilets jaunes et les Colmariens, « protégés du matraquage fiscal » et gâtés par des « aides ciblées » pour le pouvoir d'achat. Preuve que la majorité est dans le vrai, Colmar est « attractive », souligne le premier adjoint.
Un tigre dans le moteur

« C'est la seule grande ville du Grand Est à avoir une démographie positive. » La conclusion est plus politique : « Le moteur, ce sont les élus. À Colmar, on a la chance d'avoir un moteur puissant et performant. » Il faudra juste éviter l'emballement.

Car les échéances de 2020 ne sont plus très loin. « Avec mon équipe, nous faisons ce à quoi nous nous sommes engagés », rappelle Gilbert Meyer, dont l'oeil frise quand il évoque les résultats d'un sondage qui donnerait raison à ses troupes, « avec un taux de réponse positive entre 72 et 80  % ». « Ce climat de confiance prouve que nous sommes sur la bonne voie. »

Gérard Renis, en fidèle tirailleur, fait écho à son maire à propos du même sondage : « Vous êtes dans l'erreur la plus absolue en ce qui concerne les attentes des Colmariens. Comme la lune et le soleil », adresse-t-il à l'opposition. Reste à savoir qui aura rendez-vous avec les électeurs.
Clément TONNOT

 

 
 

 

bibliothèques Jean-Arthur Creff, nouveau directeur De l'OTAN à Colmar

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 07:01:45

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bibliothèques Jean-Arthur Creff, nouveau directeur
De l'OTAN à Colmar
Passé par la Bibliothèque nationale, le ministère de la Culture, la bibliothèque de l'OTAN et celle du Centre Pompidou, Jean-Arthur Creff dirige désormais les bibliothèques de Colmar.
 

 
Jean-Arthur Creff, nouveau directeur des bibliothèques de Colmar.
Le successeur d'Isabelle Ramon, à la tête des bibliothèques de Colmar, présente un profil atypique et un CV impressionnant. Difficile de croire que ce Breton d'origine a embrassé la carrière de conservateur des bibliothèques « un peu par hasard. »

« J'ai découvert ce métier dans un centre d'orientation, après l'armée. Ce qui m'a attiré, c'est de pouvoir mettre un pied dans la culture tout en faisant de l'opérationnel », raconte-t-il.
« Le livre n'est qu'un outil »

Pour lui, la principale qualité pour travailler en bibliothèque est « d'aimer les gens. » D'ailleurs, il le reconnaît, même si c'est un peu tabou dans le milieu, il ne « sacralise pas les livres. J'aime les textes, la littérature. Mais, pour moi, le livre n'est qu'un outil. »

Après l'obtention de son diplôme, au début des années 1990, il intègre la Bibliothèque nationale, qui vient d'ouvrir. « J'ai adoré cette période », dit-il. Il travaille au bureau de la normalisation, un poste très technique, lié au catalogage des ouvrages. « J'ai eu la chance de beaucoup voyager, à Londres, Washington, etc. »

Au bout de trois ans, il est recruté à la direction du livre, au ministère de la Culture. Un poste très exigeant, où l'on ne compte pas ses heures. « J'y ai appris le fonctionnement des grandes administrations, la rédaction de notes », relève-t-il.
« Pour moi, directeurde bibliothèque municipale,c'est ce qu'il y ade plus passionnant »

Trois ans plus tard, une opportunité se présente à l'OTAN à Bruxelles, à la direction de la bibliothèque. « C'était un poste prestigieux, mais aussi très intéressant, passionnant au niveau des relations humaines. C'est à ce moment-là que je suis vraiment devenu européen », estime-il.

Au bout de cinq ans, il estime avoir fait le tour du poste. « Pour évoluer, il aurait fallu que je prenne un autre poste à l'OTAN et que je quitte la fonction publique. J'ai décidé d'aller voir ailleurs. »

On est en 2007, il opère alors un virage à 180° en postulant pour la direction des bibliothèques de Mulhouse. « C'était un pari pour la ville de Mulhouse, car je n'avais pas d'expérience dans la bibliothèque publique. »
« J'avais envie d'êtresur le terrain »

Il se retrouve à la tête de sept bibliothèques et d'une centaine d'agents. « C'est un choix qui en a étonné plus d'un », confesse-t-il. « J'avais envie d'être sur le terrain, au coeur de l'action locale, au contact des citoyens, des agents, des élus locaux. Pour moi, directeur de bibliothèque municipale, c'est ce qu'il y a de plus passionnant », assure-t-il.

A Mulhouse, il rencontre Isabelle Ramon, qui y a fait l'essentiel de sa carrière, avant de prendre la direction des bibliothèques de Colmar, en janvier 2010, où elle est restée jusqu'à son récent départ à la retraite.

En 2013, à la demande de la municipalité mulhousienne, Jean-Arthur Creff accepte de prendre, en plus de ses fonctions aux bibliothèques, la direction du service culturel de la Ville, dont le titulaire venait de décéder. Cela dure deux ans.
5 000 usagers quotidiens

Il décide alors de postuler à la BPI, bibliothèque d'information publique, sise au Centre Pompidou à Paris, mais totalement indépendante. Il devient directeur des publics de cet établissement qui accueille chaque jour 5 000 usagers. « L'accueil, c'est ce qui me passionne. »

Pourtant, quand il apprend que le poste de directeur se libère à Colmar, il n'hésite pas. « À la BPI, j'étais sur le terrain, mais les modalités ne sont pas les mêmes que dans une bibliothèque municipale. » Il se dit impressionné par les équipements colmariens, notamment le PMC et le projet de bibliothèque-musée des Dominicains, toujours en chantier.
Un « 3e lieu de vie »

En poste depuis début janvier, il n'a pas encore d'idée très précise de ce qu'il veut apporter à ce réseau. « Les pratiques évoluent beaucoup actuellement. L'accès à la culture passe de moins en moins par les médiathèques. »

Son objectif est de maintenir le socle d'abonnés (environ 7 000) et de « réfléchir à la fréquentation des espaces. Pour que la bibliothèque devienne un 3e lieu de vie. »
Valérie FREUND

 

 
 

 

Colmar conseil municipal Question de philosophie

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 06:25:47

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Colmar conseil municipal Question de philosophie
 

 
Les débats ont plus porté sur l'esprit que les chiffres du budget, hier soir. Photo L'Alsace/Hervé Kielwasser
Avec 4 voix contre des socialistes et écologistes et 2 abstentions (Colmar veut bouger), le budget « record », tant vanté par Gilbert Meyer vendredi, n'a pas trouvé grâce hier soir aux yeux de l'opposition colmarienne. Ni son train de dépenses d'équipement de 49 MEUR. Ni ses dépenses de fonctionnement en recul de 0,45 % (notre édition de samedi).

« C'est le 24e budget que vous présentez qui fait la part belle à l'investissement », évacue l'écologiste Frédéric Hilbert (groupe Colmar Ville verte, ouverte et solidaire), qui n'imagine même pas que cette livraison 2019 soit « électoraliste », « puisque vous avez annoncé que ce serait votre dernier mandat ».

« Vous dites qu'on est à l'os au ni veau du fonctionnement mais c'est le résultat de votre gestion depuis des années », ajoute-t-il, évoquant un conservatoire qui est « le plus cher du Grand Est », des associations qui « manquent de locaux », ou des feuilles mortes ramassées « de plus en plus tardivement ».
« Un service infiniment meilleurà Mulhouseet Strasbourg »

« Est-ce que ce budget améliore la qualité de vie des Colmariens ? » C'est « la seule question qui vaille » pour la socialiste Victorine Valentin (Un nouvel élan pour Colmar), qui fustige un développement de la ville « uniquement fondé sur le tourisme », mais des services à la population « inférieurs en qualité et en nombre à ce qu'on peut attendre ».

Bizarrement, côté majorité, l'adjoint aux finances Matthieu Jaegy ne trouve dans ces propos « aucun argument de fond qui pourrait justifier que vous ne voterez pas le budget », seulement des « postures politiciennes ». Tristan Denéchaud (Colmar veut bouger) propose donc de lui « repasser la vidéo » : « Nous ne sommes pas d'accord avec votre philosophie générale. Quand le budget de fonctionnement ne bouge pas depuis 5 ou 10 ans, cela veut dire que le service se dégrade. »

L'élu centriste reprend les comparaisons du maire avec Strasbourg et Mulhouse : « En termes de coût par habitant, la différence n'est pas énorme : 12 EUR par mois avec Strasbourg, 4,58 EUR avec Mulhouse, mais le service y est infiniment meilleur », détaille Tristan Denéchaud, qui évoque notamment le tram.

Yves Hemedinger suit l'opposant sur le terrain « philosophique » : « On ne fait pas de la bonne gestion pour de la bonne gestion. On fait en sorte que les finances servent le bien-être de nos concitoyens. » Suit un parallèle entre les gilets jaunes et les Colmariens, « protégés du matraquage fiscal » et gâtés par des « aides ciblées » pour le pouvoir d'achat. Preuve que la majorité est dans le vrai, Colmar est « attractive », souligne le premier adjoint.
Un tigre dans le moteur

« C'est la seule grande ville du Grand Est à avoir une démographie positive. » La conclusion est plus politique : « Le moteur, ce sont les élus. À Colmar, on a la chance d'avoir un moteur puissant et performant. » Il faudra juste éviter l'emballement.

Car les échéances de 2020 ne sont plus très loin. « Avec mon équipe, nous faisons ce à quoi nous nous sommes engagés », rappelle Gilbert Meyer, dont l'oeil frise quand il évoque les résultats d'un sondage qui donnerait raison à ses troupes, « avec un taux de réponse positive entre 72 et 80 % ». « Ce climat de confiance prouve que nous sommes sur la bonne voie. »

Gérard Renis, en fidèle tirailleur, fait écho à son maire à propos du même sondage : « Vous êtes dans l'erreur la plus absolue en ce qui concerne les attentes des Colmariens. Comme la lune et le soleil », adresse-t-il à l'opposition. Reste à savoir qui aura rendez-vous avec les électeurs.
Clément TONNOT

 

 
 

MULHOUSE Enfance Ermitage : Touche finale pour la pouponnière

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 05:51:03

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Enfance Ermitage
MULHOUSE Enfance Ermitage : Touche finale pour la pouponnière
La nouvelle pouponnière de l'Ermitage , pour l'enfance et la famille en difficulté, est achevée. Elle ouvrira ses maisons de vie enveloppantes fin avril, lorsque tout aura été peaufiné par les équipes.

 
Les enfants vivront dans six maisons de vie, chacune ayant son petit jardin avec une cabane en osier pour se cacher. L'espace parents et l'administration seront au dessus.
Le bâtiment a été livré fin décembre, conçu par Denis Dietschy, drlw architectes. Il a été financé à hauteur de 8MEUR par le Conseil départemental. L'heure est maintenant aux finitions.

Jean-Marie Dezeque, le directeur général de l'Ermitage, a vue depuis son futur bureau sur les six petits jardins des maisons de vie et l'étendue du parc qui donne de ce côté-ci sur les maisons de Riedisheim. Il porte le projet depuis sept ans. Il se souvient très bien de la première pierre en 2015 (les DNA du 18 mars) et encore davantage de l'année d'interruption du chantier qui a suivi. Il y a eu des inquiétudes du côté des fondations, liées à la nature du sol. Comme souvent dans la région, on a trouvé du loess, une roche meuble. La pouponnière se trouve donc à présent solidement ancrée sur « une centaine de colonnes ballastées ».
Six enfants par maison de vie

L'administration de l'Ermitage sera la première à s'installer sur place dans les bureaux situés « en rez-de-parc », le niveau supérieur. C'est là aussi que les parents en visite seront accueillis. Volontairement, ils ne seront pas en contact avec les bébés et les jeunes enfants vivant « en rez-de-jardin ». Certains d'entre eux, placés par le juge des enfants car « leurs conditions de vie sont inappropriées par rapport à leur développement », ont en effet peu ou plus de contact parental. Une fois que l'ensemble des locaux auront été testés, les petits résidants (29 actuellement) prendront possession de leur nouvel environnement, fin avril. Ils quitteront le château situé juste au dessus, qui ne répond plus aux normes de sécurité (lire ci-dessous). Chacune des six maisons de vie accueillera six enfants - « deux petits, deux moyens et deux grands » - et sera organisée comme dans un foyer. Les plus grands fréquenteront le jardin d'enfants qui se trouve au bout de la courbe protectrice voulue par Denis Dietschy pour intégrer les principes de la pédagogie Emmi-Pikler à l'architecture (lire ci-dessous également). Au total, « 1100m2 seront dédiés aux enfants », précise Jean-Marie Dezeque, y compris une lingerie.
Une terrasse abritée

À l'extérieur, les clôtures des jardinets destinées à être végétalisées sont déjà posées, tout comme les cabanes en osier pour se cacher qui ont été montées sur place, avec des petites buttes pour grimper et dégringoler. Un jet d'eau va être installé dans le parc ainsi que des arbres. Pour les plus petits, la sieste sera possible par beau temps sur la terrasse abritée.

Les enfants vivent à la pouponnière de l'Ermitage, nuit et jour, 18 mois en moyenne. Toute une équipe gravite autour d'eux : puéricultrices, éducatrices de jeunes enfants, auxiliaires de puériculture, psychologues, infirmières, médecins... Jean-Marie Dezeque se veut rassurant : « Sur dix enfants qui nous quittent par an, 6 ou7 rejoignent leur famille. Notre mission est aussi d'aider les parents ». Des parcours de soins sont nécessaires pour les enfants handicapés qui représentent tout de même 30 % de l'effectif.
Karine DAUTEL

 

 
 

 

Mulhouse KM0, « village précurseur »

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 06:03:58

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Mulhouse KM0, « village précurseur »
 

 
Eric Lombard, directeur général de la Caisse des Dépôts, au centre de la photo, suit les explications de l'architecte Guillaume Delemazure, en même temps que les partenaires du projet, les industriels et les élus. Photo DNA/Françoise Zimmermann
Tout le sud de l'Alsace, de Neuf-Brisach à Saint-Louis (hors Sundgau) a été labellisé « Territoires d'industrie ». Mais à Mulhouse, le village du numérique KMO fait oeuvre d'exemplarité. Car il devance les autres projets. D'ailleurs depuis quelques jours, il accueille ses premiers occupants. Et vendredi, sous la direction de l'architecte Guillaume Delemazure qui a transformé l'ancien site industriel de la SACM en cocon de la nouvelle économique numérique, Eric Lombard a découvert un écosystème innovant dont il a admiré l'originalité.

« Ce projet fait le lien entre les industriels et les élus de la région qui ont voulu poursuivre la tradition industrielle. La demande conjointe des élus et du secteur privé a magnifiquement fonctionné à Mulhouse », a commenté le directeur de la Caisse des Dépôts.
Banqueset grandes entreprises

« Il y a là un vrai patriotisme territorial, qui se raccroche au passé et qui est toujours promu par la Société industrielle de Mulhouse, est à l'oeuvre », a noté Patrick François, directeur régional Grand Est de la Banque des Territoires. C'est pourquoi la Caisse des Dépôts s'est engagée financièrement dans le projet KMO, à hauteur de 320 000 EUR. Rejoint par le Crédit Agricole Alsace Vosges, à même hauteur et par les cinq porteurs du projet pour 51 %. Grâce à un pool bancaire de cinq banques, l'effet levier a permis de mobiliser 4,4 millions d'euros.

Si la Banque des Territoires a pris un risque en s'engageant dans KMO, elle est rejointe par de nombreuses grandes entreprises qui croient également au projet, telles que Clemessy Eiffage, Socomec, Sauter régulation, NSC Schlumberger, Schmitt - rassemblées dans un Club des locomotives... Ces entreprises vont aider les plus petites entreprises à se projeter dans l'avenir numérique. « Cet esprit coopératif est exemplaire. Ce genre d'initiative va permettre à la France de rester au niveau, redonner de la force à son industrie, car on a trop oublié que l'industrie est à la base du développement économique et que 250 000 emplois industriels en France ne sont pas pourvus », a insisté Eric Lombard.
Encore une visite hier

Le village du numérique KMO abrite déjà plusieurs entités : Première Place, la grande ligne numérique, E nov Campus... Au 1er mars va s'installer le « Village by CA », le village des start-up du Crédit Agricole.

À plus long terme (2021), une maison de l'industrie, en collaboration avec l'UIMM, s'installera sur place. Un centre des métiers et des qualifications, en collaboration avec l'Éducation nationale, est en gestation. Un technocentre sera créé par le Cetim Grand Est. Il s'agit d'un démonstrateur qui permettra aux entreprises de modéliser des cycles de production. Autour de cette mini-usine pourront être organisées des formations.

Le démarrage de KMO montre que le territoire du sud de l'Alsace est mature pour entrer dans la démarche « Territoires d'industrie ». Ce lundi, c'est le délégué interministériel aux Territoires d'industrie, Olivier Lluansi, qui est venu découvrir les lieux. Car le dispositif voulu par l'État devrait connaître une accélération dans la contractualisation avec les territoires. Une vingtaine d'entre eux sur les 124 retenus en France devraient être élevées au rang d'opérations pilotes.
Françoise ZIMMERMANN

 

 
 

MULHOUSE : Patrimoine Une exposition au CIAP-Édouard-Boeglin jusqu'au 4 avril : Décrypter le cimetière central

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 06:12:25

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Patrimoine Une exposition au CIAP-Édouard-Boeglin jusqu'au 4 avril
MULHOUSE : Patrimoine Une exposition au CIAP-Édouard-Boeglin jusqu'au 4 avril : Décrypter le cimetière central
L'idée d'une exposition historique et patrimoniale sur le cimetière de Mulhouse est partie de l'envie de Sylvain Scubbi de rendre le côté poétique de ce lieu au travers de ses photographies. Mais c'est la rencontre entre le photographe, l'historienne Marie-Claire Vitoux et Joël Eisenegger de Mémoire mulhousienne qui a mené à cette exposition à la Maison du patrimoine.

 
Joël Eisenegger et Caroline Delaine présentent l'exposition au CIAP - Maison du patrimoine.
Le cimetière de Mulhouse est, pour beaucoup, plus qu'une dernière demeure. Son histoire, ses célébrités locales, sa configuration, son patrimoine bâti en font un site unique, protégé, apprécié des Mulhousiens qui n'hésitent pas à s'y ressourcer...

Depuis près de 25 ans, l'association Mémoire mulhousienne travaille en collaboration de plus en plus étroite avec la municipalité pour préserver cet endroit qui regorge de pièces patrimoniales et d'informations sur l'histoire de la ville.
Un site protégé

Alors quand Joël Eisenegger a été sollicité par Marie-Claire Vitoux pour guider le photographe Sylvain Scubbi dans le cimetière, et lui obtenir les autorisations nécessaires, une idée a germé. Il est peu à peu apparu évident que l'aventure ne s'arrêterait pas là et se prolongerait au-delà des photographies poétiques de ce lieu ; au-delà de l'expo interconfessionnelle qui en a été tirée, au temple Saint-Etienne cet automne ; au-delà d'un livre numérique qui pourrait voir le jour pour une diffusion ciblée.

Mémoire mulhousienne veut préserver le patrimoine bâti du cimetière mulhousien, et ainsi entretenir la mémoire de l'histoire mulhousienne. Quel meilleur lieu que le Centre d'Interprétation de l'Architecture et du Patrimoine - Maison du patrimoine Édouard-Boeglin dont la vocation est bien la sensibilisation, l'information et la formation de tous les publics à l'architecture et au patrimoine de la ville.
Des intérêts multiples

Ici, « le rôle du CIAP est de travailler sur l'intérêt de l'art funéraire, rappelle Caroline Delaine, responsable de la Maison du Patrimoine, car le cimetière est protégé », depuis 1995 en ZPPAUP (zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager) et en SPR (site patrimonial remarquable) depuis 2016. Or « peu de cimetières en France sont protégés. Ce sont plutôt habituellement des quartiers de ville, comme Franklin-Fridolin ».

« Quelque 160 tombes ont été identifiées comme ayant un intérêt patrimonial, pas toutes par rapport à leur aspect original ou la qualité de l'art funéraire ; mais aussi en fonction des personnages qui y sont enterrés, industriels, hommes politiques... », précise Joël Eisenegger.

Une particularité qui complète le label obtenu par Mulhouse comme "Ville d'art et d'histoire", et peut participer à changer l'image de la cité du Bollwerk, qui compte de nombreux lieux patrimoniaux. Et ce cimetière en est un des plus originaux. Ainsi, Mémoire mulhousienne est parvenue à ses fins, de montrer la pertinence de monter, à la Maison du patrimoine, une exposition pour décrypter ce site.
Michèle MARCHETTI Entrée libre aux heures d'ouverture du CIAP, tous les jours sauf les lundis, jusqu'au 4 avril, de 13 h à 18 h 30, 4 place Guillaume-Tell. Visites guidées possibles. Rens. ? 03 89 33 78 12.

Entrée libre aux heures d'ouverture du CIAP, tous les jours sauf les lundis, jusqu'au 4 avril, de 13 h à 18 h 30, 4 place Guillaume-Tell. Visites guidées possibles. Rens. ? 03 89 33 78 12.

 
 

 

Un site patrimonial original
Le cimetière municipal de Mulhouse, tel qu'on le connaît, est un des sites patrimoniaux de la ville les plus méconnus et les plus originaux.

Original d'abord par son histoire, qui l'a vu déménager à plusieurs reprises. Le premier cimetière du Xe siècle se situait sur l'actuelle place de la Réunion, autour d'une chapelle . Au milieu du XVIe siècle, la nouvelle foi protestante et le besoin d'espace pour les activités humaines dans une ville qui se développe, entraînent son transfert près de l'église des Franciscains, et le cimetière central devient périphérique.

En 1804, nouveau déménagement, suite à la révolution industrielle, hors les murs, pour des raisons sanitaires, sur l'actuel emplacement du parc Salvator. Créé ex nihilo, ce cimetière sera original par sa forme, un cercle presque parfait, bordé de peupliers, qui, ouvert au public, devient un jardin funéraire. Il sera agrandi plusieurs fois et notamment en 1826 par une large bande rectangulaire de 2 ha.

Mais en 1972, suite à l'explosion démographique, un nouveau cimetière s'installe sur 12 ha au nord de la ville, plus 2 ha pour le cimetière israélite. Dix ans sont nécessaires au transfert des concessions ; un parc à l'anglaise est créé et les plans du nouveau cimetière qui font aussi sa particularité sont du célèbre architecte municipal Jean-Baptiste Schacre. Des monuments remarquables y sont intégrés et la végétation en constitue également un élément important. Depuis une dizaine d'années, une série d'actions d'entretien, de restauration et de valorisation a été engagée. À découvrir aussi dans cette exposition qui en étonnera plus d'un.
M.M.

 

Durmenach Voeux du maire : Incivilités sous surveillance

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 05:52:56

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Durmenach Voeux du maire
Durmenach Voeux du maire : Incivilités sous surveillance
Dominique Springinsfeld a choisi de démarrer la cérémonie des voeux par une pensée pour son confrère et ami André Bohrer, maire de Muespach-le-Haut, écarté de la scène politique momentanément pour raisons de santé.

 
Dominique Springinsfeld, maire de Durmenach.
C'est au foyer communal décoré par les enfants de l'école, que le maire et son équipe municipale, ont reçu le président, des vice-présidents et de nombreux maires de la Communauté de Communes « Sundgau », les représentants de la gendarmerie, des brigades vertes, les forces vives et les habitants du village.

Après avoir fait un point sur « les drames et les tensions que le pays a connu en 2018 » le maire a fait le bilan de l'année écoulée à Durmenach « l'événement marquant de l'année a eu lieu le 17 juin dernier, jour où nous avons inauguré plusieurs grands projets, réalisés ces dernières années. » Et la liste est bien longue, aire de jeux, potager communal, four à pain, espace naturel du Kuhwald, Regio hall. Le maire a tenu à remercier tous les participants qui ont oeuvré pour assurer la réussite de cette journée.

En 2018, des travaux ont été réalisés afin de sécuriser la circulation routière et le déplacement des piétons dans le village, pour une somme totale de 340 000 EUR.

Les travaux de remplacement du mur du cimetière ont été achevés avant l'hiver et l'oratoire a été consolidé. Des travaux qui avaient été estimés à 70 000 EUR par l'ADHAUR et qui ont finalement pu être réalisés pour 15 000 EUR grâce aux bénévoles du village qui ont mis la main à la pâte lors des journées citoyennes 2017 et 2018..

Journée citoyenne qui en 2018 a réuni pas moins de 200 personnes « une journée qui permet de faire de belles rencontres et de tisser des liens entre les habitants tout en réalisant des travaux importants pour la commune. »

2018 a connu quelques nouvelles moins réjouissantes comme la fermeture de l'agence bancaire, l'ensemble des services ayant été regroupés à Waldighoffen. Les établissements Socomex ont également fermé, et ce malgré un carnet de commandes rempli, faute de trouver du personnel qualifié.

L'inauguration de deux oeuvres de l'opération «Stuwa» et un concert de l'orchestre symphonique à l'église complètent ce tour d'horizon 2018.
Propriété Niefergold : une décision à prendre cette année

Cette année, un système de vidéo surveillance sera installé autour de la mairie et du foyer en raison des nombreuses incivilités. En 2019, une décision devra également être prise quand au devenir de la propriété Niefergold. Son rachat par la commune permettra de faciliter l'accès de la rue de l'église et le stationnement devant la boulangerie.
Le centenaire de l'ASD

La rénovation de l'église et la construction d'une école primaire et d'un périscolaire sont des projets qui avancent.

2019 sera l'année du centenaire de la création de l'association sportive de Durmenach. « Le remplacement de la main courante du stade sera le cadeau de d'anniversaire », a indiqué le maire.

Sabine Drexler, adjointe au maire et conseillère départementale, a clôturé les discours : « nous aurions parfois aussi besoin de porter le gilet jaune, a-t-elle souligné la concurrence est rude avec les collègues des grandes villes pour défendre nos dossiers ».

Mais à 2/3 du mandat, et « si c'était difficile au début » elle estime que « ça devient de plus en plus intéressant » et continuera à défendre les dossiers du mieux possible « ces deux années qui restent me permettront de chercher de nouveaux moyens financiers pour réaliser encore de nombreux projets » et de conclure « et si à l'avenir je devais être moins présente à la commune qu'avant, je suis pleine d'espoir pour son avenir. »
A.K.

 

 
 

 

Weckolsheim Pour les seniors : Déjeuner dansant

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 05:52:32

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Weckolsheim Pour les seniors
Weckolsheim Pour les seniors : Déjeuner dansant

 
Des seniors dans le rythme !
Dimanche 27 janvier dernier, a eu lieu le traditionnel repas à la Boîte à sel de Vogelsheim, en l'honneur des seniors de la commune de Weckolsheim.

Arlette Bradat, maire, a présenté ses voeux aux 80 seniors présents, leur souhaitant qu'ils puissent partager des moments de convivialité dans la santé et la paix en 2019, et, revenant sur les tragiques événements de Strasbourg, elle a espéré des jours meilleurs à tous. Les projets finalisés durant l'année écoulée ont été rappelés. Les invités ont pu regarder les photos prises les deux années précédentes, dont ils ont reçu quelques clichés pour ceux qui avaient accepté de prendre la pose. Eric Straumann, député, et Betty Muller, conseillère départementale, ont honoré de leur présence la journée. L'animation, assurée par Daniel Stirmann musicien-chanteur, a fait danser les amateurs jusqu'en fin d'après-midi. Le repas a, quant à lui, comme de coutume fait l'unanimité.

 

 
 

 

Biesheim 74 e anniversaire de la libération : En souvenir des victimes militaires et civiles

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 05:52:09

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Biesheim 74 e anniversaire de la libération
Biesheim 74 e anniversaire de la libération : En souvenir des victimes militaires et civiles
Samedi 2 février, Biesheim a célébré le 74 e anniversaire de sa libération.

 
Dépôt de gerbe au monument aux morts.
Gaby Stentz, maire honoraire, a pris la parole pour se souvenir des victimes militaires et civiles. Il rappela à la mémoire le malheureux héros Forrest E Peden qui évita le retour de l'ennemi au village, un acte très courageux mais fatal.

En ces jours-ci, ces nuits-là, la neige avait blanchi les toits, les rues et les ruelles, la campagne, mais très vite tout allait passer du blanc au noir. Cette période-là fur très difficile pour tout le monde, d'abord par les très mauvaises conditions climatiques, de 5 à 10 cm de neige, ensuite il y eut un manque d'approvisionnement de carburant livré par l'Amérique.

Les 2 et 3 février 1945, le 3e régiment d'infanterie US, sous les ordres du général O Daniell occupe enfin Biesheim après un combat sanglant.

Brigitte Schultz, première adjointe représentant le maire Gérard Hug, prit la parole pour remercier Gaby Stentz de ce rappel de la libération de Biesheim, salua Betty Muller, conseillère départementale, Muriel Bucher, directrice de l'office national des anciens combattants (ONAC), Jean Paul Voegeli, président des anciens combattants, les sapeurs pompiers, les enfants des écoles, les porte-drapeaux. Après le dépôt de gerbe fut entonnée la Marseillaise.

 

 
 

 

Rixheim À la recherche de profs d'allemand sur Facebook

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 06:06:08

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Rixheim À la recherche de profs d'allemand sur Facebook
 

 
À partir de la 5e et hors filière bilingue, les programmes prévoient trois heures d'allemand par semaine. Archives L'Alsace/Mathieu Lerch
« Urgent ! Cherche professeur d'allemand au collège de Rixheim. » Telle est l'accroche d'une annonce postée le mois dernier, sur les réseaux sociaux Facebook et le Bon Coin, par la représentante des parents d'élèves de l'établissement, Catherine Noël. Car depuis le 13 novembre et l'absence pour raison de santé d'une enseignante au collège Capitaine-Dreyfus, aucun remplaçant en allemand n'a pu être trouvé. « Ce sont des cours obligatoires, c'est important et nous sommes dans une zone frontalière... On ne peut pas parler d'égalité des chances entre les enfants ! », s'indigne-t-elle.
« J'essaye tousles moyens possibles »

Catherine Noël a entrepris cette démarche début janvier, avec le soutien d'autres parents et après avoir consulté la direction du collège, lorsqu'il a été clair que l'enseignante concernée ne serait pas de retour à son poste avant la fin de l'année scolaire. Son objectif : « Faire le plus de pub possible », via l' association Eltern ou encore les médias, à l'annonce qu'elle a tout simplement reprise sur le site de l'académie . « Ce n'est pas un problème de moyens, mais le rectorat ne trouve personne . Aujourd'hui, n ous n'avons toujours pas de candidat. Récemment, une seule personne s'est dite intéressée », précise Catherine Noël qui fait « un point toutes les semaines » avec ses interlocuteurs. Elle compte encore sur une collègue pour faire passer l'annonce en Allemagne. « J'essaye tous les moyens possibles de diffusion... »

Au rectorat, on confirme que l'intervention des familles dans de tels cas « prend de l'ampleur », surtout pour les « disciplines problématiques » que sont les langues vivantes, l'anglais et en particulier l'allemand, les besoins étant sans cesse à la hausse et court-circuités par la concurrence des officines privées.

D'autant que, dans ses recherches, l'administration ne peut utiliser que le canal de son propre site internet et s'adresser à Pôle Emploi. Une étude est en cours à Strasbourg pour « améliorer les dispositifs », peut-être par l'ouverture d'un compte Facebook de l'académie, qui permettrait de faire davantage circuler les offres, ou avec l'appui des collectivités locales.

Pas toujours tenus informés des initiatives que prennent les parents, les services du rectorat restent cependant le contact incontournable pour tout recrutement : ce sont eux qui contrôlent la légitimité des candidatures et les seuls à pouvoir signer des contrats d'embauche. C. C.
SURFER www.ac-strasbourg.fr/menus/offres-demploi

 

 
 

Rouffach Trail du Petit Ballon : 4000 dossards, un nouveau parcours

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 06:25:52

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Rouffach Trail du Petit Ballon
Rouffach Trail du Petit Ballon : 4000 dossards, un nouveau parcours
La seizième édition du Trail du Petit Ballon s'annonce flamboyante avec un nouveau tracé pour le 54 km, une course intitulée « Seizième » et 4000 dossards en tout proposés aux coureurs. Dont la moitié sont déjà réservés...

 
C'est après une boucle sur les hauteurs de Linthal que les coureurs accéderont au sommet.
Sitôt oubliées la neige et la météo dantesque de l'édition 2018, Eric Millet et son équipe du CCA Rouffach se sont remis au travail. Dès le mois de juillet dernier, les bénévoles sont allés reconnaître le nouveau parcours du trail long de 54 km. Un parcours largement modifié cette année : « le principal changement nous a été recommandé par le Parc des Ballons des Vosges, explique Eric Millet. Une partie du sentier qui était emprunté par nos coureurs, celui qui relie l'auberge Dynamo au sommet, a été mis en restauration. Pour l'éviter, nous allons donc faire une grande boucle par le Hilsen avant d'attaquer la montée. Les coureurs se trouveront donc à 500 mètres du Petit Ballon... mais devront encore s'en éloigner. Un moment qui s'annonce particulier », sourit-il.

Les trailers effectueront donc huit km sur le ban de Linthal. Ce tracé sauvage, avec une vue magnifique sur le Grand Ballon, le Markstein et le Haut-Florival, ne présente pourtant pas que des avantages : « il nous éloignera des postes de secours et des bénévoles, remarque Eric Millet. Mais c'est un endroit assez facile à repérer, nous n'aurons pas besoin de beaucoup de signaleurs sur place », tempère-t-il.
Traversée de Soultzmatt

Et la nouveauté ne s'arrête pas là. Cette année, seuls les cinq premiers km seront communs aux quatre courses et ensuite, les chemins se sépareront. Le « 54 » bifurquera rapidement en direction de Soultzmatt, qu'il traversera en son centre [voir encadré]. « La traversée de la route se fera au nouveau de la boulangerie Kitzinger, pendant une heure environ, commente l'organisateur. La route ne sera pas coupée : aux automobilistes de respecter la limitation à 30 km/h, et aux coureurs de se montrer prudents. » Le parcours traversera une seconde fois la route à Osenbach, au retour en direction de Pfaffenheim.
La Seizième, une distance accessible à tous mais sérieuse quand même

La Quinzième, la nouvelle course organisée l'an dernier pour fêter les quinze ans du trail, se mue en Seizième cette année. Et ses participants auront le privilège unique de fouler le Zinnkoepflé lorsqu'ils prendront la direction du Schauenberg : « là aussi, il s'agit de ne pas dégrader le sentier dans cette zone Natura 2000, explique Eric Millet. Pour le Circuit des Grands crus [28 km], une déviation sera mise en place ». 800 coureurs sont attendus sur la Seizième, une course plébiscitée l'an dernier : « le format a plu, c'est une distance accessible à tous mais sérieuse quand même, avec 600 m de dénivelé. »

Quant aux 10 km du Mini-trail de l'âne, ils intéressent davantage les débutants dans la discipline : « certains coureurs ont commencé par le petit parcours pour arriver à progresser au fil des ans, et au final boucler le grand, se réjouit Eric Millet. Quand on est mordu, on revient rarement en arrière. » Là aussi le parcours sera modifié puisqu'à Westhalten, au-dessus du cimetière, les participants bifurqueront vers la gauche et non plus vers la droite comme avant. Ils traverseront ainsi le Lützelberg et rejoindront Rouffach via le col du Neuland.
900 dossards déjà attribués sur 1200

Pour l'heure, les réservations ont bien démarré : 900 dossards ont déjà été attribués sur les 1200 du grand parcours, et près de la moitié sur les courses de 28 et 16 km. Traditionnellement, les 600 dossards du Mini-trail partent plus tard (150 réservations pour le moment). Aux dires de l'organisateur, les coureurs accueillent positivement le changement de parcours : « ils sont emballés ! J'espère juste qu'ils ne seront pas déçus par l'absence de reconnaissance pour le grand parcours ». Car les « reco », qui auront lieu bientôt, le 24 février, ne concerneront que les trois autres courses : « pour le 54 km nous n'avons plus deux boucles équivalentes comme par le passé, c'était donc difficile à mettre en place, justifie Eric Millet. Et puis, le CCA organise déjà, le 17 février, les demi-finales nationales des championnats de cross. »

Le 17 mars prochain, si les dieux de la météo et de la neige épargnent le Petit-Ballon, plusieurs athlètes rouffachois pourraient briller sur ses pentes escarpées : Mickaël Baradel, engagé sur le 28 km (et 7e l'an dernier), Simone Schwartz, arrivée 2e féminine au « 54 », Carole Millet, bien sûr en masters, et un voisin du Pays de Colmar Athlétisme, un certain Sébastien Spehler, qui a déjà remporté le Trail. Mais qu'on se rassure, qu'elle soit blanche ou verte, aucune édition du Trail n'a jamais été annulée.
Valérie KOELBEL Inscriptions jusqu'au 10 mars sur www.sporkrono.fr. Un euro par dossier est reversé à « Lilou debout », une association haut-rhinoise qui aide les enfants handicapés moteurs à faire du sport.

http://trail.rouffach-athletisme.org/

Inscriptions jusqu'au 10 mars sur www.sporkrono.fr. Un euro par dossier est reversé à « Lilou debout », une association haut-rhinoise qui aide les enfants handicapés moteurs à faire du sport.

 
 

 

Par le Boenlesgrab et le Hilsen
Après le départ à Rouffach, les concurrents du Trail 54 km prendront la direction de Westhalten puis de Soultzmatt, qu'ils traverseront. Ensuite, ce sera le Val-du-Pâtre, le col du Bannstein puis le Boenlesgrab, l'auberge Dynamo, le Hilsen avant de monter au sommet du Petit-Ballon. Au retour, ils repasseront par le Boenlesgrab avant de se rendre à Osenbach, où ils retrouveront le parcours des neuf premières éditions. Retour par la forêt de Pfaffenheim et ND du Schauenberg.

 

schnepfenried Avec l'association de glisse Mouv'mountain : Un samedi dans les airs

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 06:11:37

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schnepfenried Avec l'association de glisse Mouv'mountain
schnepfenried Avec l'association de glisse Mouv'mountain : Un samedi dans les airs
La neige est au rendez-vous cette année de la journée freestyle, organisée samedi prochain au Schnepfenried par l'association de glisse Mouv'mountain.

 
La neige est bien là, il ne reste plus qu'à espérer le soleil cette année pour la journée freestyle de samedi au Schnepfenried.
Les habitués de la journée freestyle auront certainement un pincement au coeur ce samedi au Schnepfenried. Pour la première fois, David Bonfils, membre fondateur de l'association Mouv'Mountain brutalement décédé l'été dernier (notre édition du 24 juillet), ne fera pas démonstration de ses talents de graffeur en début de soirée. « Mais les jeunes graffeurs qu'il a formés lui rendront hommage en faisant une toile tous ensemble à partir de 20 h », promet Mika Schweitzer, président de Mouv'mountain. L'amitié sera en revanche bien au rendez-vous de cette journée dédiée à la glisse sous toutes ses formes, à la musique et à la fête.
De 9 h à 1 h du matin

Un forfait spécial permettra au plus endurants de skier pour pas cher de 9 h à 1 h du matin, entre deux vins chauds ou passages sur la piste de danse animée par Ted, le DJ de Radio Meuh à partir 20 h.

Le concours de freestyle proprement dit commencera lui vers 14 h, avec les inscriptions, pour se terminer vers 18 h avec les finales. Cette année, la crew Verdad, partenaire historique de cette journée freestyle, viendra avec plusieurs snowboardeurs de son équipe. Il y aura donc un challenge à relever pour les skieurs et snowboardeurs du cru qui oseront s'élancer sur le kicker (grosse bosse) spécialement shapé pour l'occasion en bas du snowpark.

Si tout se passe bien, il sera également possible de tester des planches de snowboard Verdad sur un stand dédié. On a bien dit si tout se passe bien. « Ça dépendra du nombre de riders Verdad qui viennent et du nombre de planches qu'ils emportent. C'est freestyle, quoi », prévient Mika pour ceux qui n'auraient pas compris le principe de la journée.
« Before » au Schallern

Après l'effort, le réconfort, donc, sous les étoiles de Sondernach à partir de 20 h pour le set du Dj de radio Meuh. Les impatients pourront profiter de la « before party » animée par Ted et prévue cette année au Schallern vendredi soir.
Marie-Lise PERRIN Y ALLER Journée freestyle au Schnepfenried samedi 9 février de 9 h à 1 h du matin. Inscriptions au Contest à partir de 14 h. Finale à 18 h. Mix de radio Meuh à partir de 20 h.

Y ALLER Journée freestyle au Schnepfenried samedi 9 février de 9 h à 1 h du matin. Inscriptions au Contest à partir de 14 h. Finale à 18 h. Mix de radio Meuh à partir de 20 h.

 
 

 

Lièpvre et Rombach-le-Franc Sur les trois sites de l'école du Chalmont : Une mobilisation accrue

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 06:21:47

© Dna, Mardi le 05 Février 2019
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Lièpvre et Rombach-le-Franc Sur les trois sites de l'école du Chalmont
Lièpvre et Rombach-le-Franc Sur les trois sites de l'école du Chalmont : Une mobilisation accrue
Ils étaient encore dans l'expectative hier soir quant au résultat de leur mobilisation : élus, parentset enseignants espèrent toujours l'ouverture d'au moins une classe à l'école du Chalmont.

 
Le maire de Rombach-le-Franc (à droite), accompagné de deux de ses adjoints, d'une conseillère municipale, une "mamie" et une parente d'élève, hier matin devant le site rombéchat.
La mobilisation de vendredi (DNA du 2/2) n'a pas faibli, bien au contraire : les élèves étaient encore moins nombreux à aller en cours à l'école du Chalmont, déclarée « morte ».

Au total, on a comptabilisé 25 présents sur 241 (contre 30 la semaine passée). Certains parents s'excusant même en déposant leur enfant, car ils n'ont pas trouvé de mode de garde.

Aussi bien sur le site de Lièpvre que celui de Rombach, on a ressorti les thermos de café et les gâteaux à partager, sauf qu'hier, c'est le froid piquant à -4° qui a accueilli les manifestants, contre la pluie de vendredi.

Sur le fronton de l'école de Lièpvre, une banderole a été attachée au premier étage, avec ce slogan, « NON aux classes surchargées » tandis que sur le portail, on peut lire en noir sur blanc, et en grand « Nos enfants ne sont pas des sardines. »

À l'école de Rombach-le-Franc, hier à 8 heures, le maire, ceint de son écharpe tricolore, a accueilli les quelques parents et enfants.

Il évoque la moyenne nationale comparée aux effectifs des classes bilingues de sa commune : une moyenne française de 25,5 élèves par classe de maternelle contre 34 à Rombach ; 23 en élémentaire, contre 32 à Rombach. Il évoque aussi avec ironie le soutien à la ruralité et au développement durable, qui sont loin d'être vérifiables ici.
« C'est grave,ce qui se passe »

« Donc on ne va pas se lancer dans une discussion de marchand de tapis. Il n'y a rien à négocier. Ce n'est pas cohérent, c'est grave ce qui se passe. On ne peut pas continuer comme ça ! Beaucoup de choses se jouent au début de l'apprentissage. L'année scolaire est hyper concentrée, et ils sont plus de 30 dans les classes ! Personne ne peut croire que ça peut marcher ! On ne laissera pas passer ! »

Et le projet d'implanter trois classes élémentaires bilingues dans l'ancienne maternelle ? « Il n'est pas mis à mal, c'est un projet long, on ne l'arrête pas, on n'a pas engagé d'argent, l'ADAUHR travaille pour nous. »
Anne MULLER

Ce week-end, une pétition a été lancée, et a déjà recueilli de nombreuses signatures. Elle a été déposée dans les commerces et les mairies. Elle demande deux ouvertures de classe supplémentaire.

« Nous signons cette pétition pour réclamer le maintien et le renforcement des moyens de notre école. Non à la dégradation continue des conditions d'accueil et d'apprentissage de nos enfants à l'école primaire. Chaque enfant a droit à un enseignement de qualité. L'école publique doit avoir pour ambition la réussite de tous. L'éducation doit être un investissement pour l'avenir des jeunes. Notre école ne peut faire les frais d'une gestion comptable qui ne cherche qu'à réduire l'offre d'enseignement. En signant cette pétition, je demande que l'État prenne en compte les familles qui demandent à scolariser leurs enfants à l'école. Pour avoir les moyens de cette ouverture, je demande l'augmentation du nombre de postes offerts aux concours de professeurs pour la rentrée 2019-2020. »

 

 
 

 

Sur le toit, sur les rails

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 06:10:42

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Photo DNA/Patrick Kerber
Sur le toit, sur les rails

Gérée par la chambre de commerce et d'Industrie, la voie ferrée qui longe la RD 52 à Volgelsheim n'est pas très fréquentée. Une voiture s'est immobilisée sur cette voie privée hier peu avant 8 h 30.

La conductrice qui se dirigeait vers Fessenheim a perdu le contrôle de sa Renault Clio, probablement en raison d'une plaque de glace tombée d'un camion. La voiture a mordu le bas-côté avant de traverser la chaussée et de terminer sa course sur le toit et sur les rails.

Âgée de 38 ans, très légèrement blessée, l'automobiliste domiciliée à Baltzenheim a été prise en charge par les sapeurs-pompiers. Le dépistage d'alcoolémie effectué par les gendarmes s'est révélé négatif.

 

 
 

FAITS DIVERS Volgelsheim : Sur le toit, sur les rails

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 06:24:10

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FAITS DIVERS Volgelsheim
FAITS DIVERS Volgelsheim : Sur le toit, sur les rails

 
La voiture s'est immobilisée sur le toit hier matin à Volgelsheim.
Gérée par la chambre de commerce et d'industrie, la voie ferrée qui longe la RD 52 à Volgelsheim n'est pas très fréquentée. Une voiture s'est immobilisée sur cette voie privée hier peu avant 8 h 30.

La conductrice, qui se dirigeait vers Fessenheim, a perdu le contrôle de sa Renault Clio, probablement en raison d'une plaque de glace tombée d'un camion. La voiture a mordu le bas-côté avant de traverser la chaussée et de terminer sa course sur le toit et sur les rails.

Âgée de 38 ans, très légèrement blessée, l'automobiliste domiciliée à Baltzenheim a été prise en charge par les sapeurs-pompiers. Le dépistage d'alcoolémie effectué par les gendarmes s'est révélé négatif.
HORBOURG-WIHR Un piéton légèrement blessé

Heurté par une voiture à faible allure hier peu après 8 h 30, rue de Neuf-Brisach à Horbourg-Wihr, un piéton âgé de 78 ans domicilié dans la commune a été légèrement blessé. Âgé de 44 ans, l'automobiliste domicilié à Horbourg-Wihr également a expliqué avoir été ébloui par le soleil.

Le septuagénaire a été transporté à l'hôpital par les sapeurs-pompiers pour de simples examens de contrôle.
HOUSSEN Dégagementde fumée

Les pompiers sont intervenus dimanche vers 18 h 40 dans une habitation de la rue Principale à Houssen pour un dégagement de fumée, provenant d'un poêle à granulés en feu. Ils ont procédé à son extinction, puis à la ventilation des locaux.
COLMAR La prise prend feu

Une prise électrique a surchauffé au point de commencer à prendre feu, dimanche vers 19 h 45, dans une habitation de la rue des Papeteries à Colmar. Les pompiers sont intervenus.

 

 
 

 

Faits divers Burnhaupt-le-Haut : Collision en chaîne

Publié dans le panorama le Mardi 05 février 2019 à 06:23:23

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Faits divers Burnhaupt-le-Haut
Faits divers Burnhaupt-le-Haut : Collision en chaîne

 
Un accident de la circulation impliquant trois voitures est survenu lundi peu avant 8 h, sur la RD 466, à proximité du giratoire du Pont d'Aspach, dans le sens Burnhaupt-le-Haut/Masevaux. Suite à un ralentissement, un conducteur de 28 ans, en accélérant, n'a pas été en mesure d'éviter la voiture qui le précédait. Ce deuxième véhicule, avec à son bord un automobiliste de 21 ans, est à son tour entré en collision avec une troisième voiture située devant lui. Au volant, un homme de 47 ans. Le conducteur de 28 ans a été évacué au centre hospitalier de Thann par les sapeurs-pompiers pour examens. Sur place également, la brigade de gendarmerie de Burnhaupt-le-Haut.