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PAGE CHUCHOTEMENTS : Gilets rouges, pas bonnets

Publié dans le panorama le Lundi 04 février 2019 à 05:25:25

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PAGE CHUCHOTEMENTS : Gilets rouges, pas bonnets
Entre le projet d'avenir du territoire de Fessenheim, qui laisse les élus sur leur faim, et la création de la collectivité européenne d'Alsace, qui frustre autant qu'elle rassure, les Alsaciens cultivent ces dernières semaines l'art du compromis. Une particularité locale très appréciée par l'État. (Dessin de Yannick Lefrançois)
 

 
 

 

 
 

 

site dna.fr : Collectivité européenne d’Alsace : une journée cruciale ce lundi à Strasbourg et Colmar

Publié dans le panorama le Lundi 04 février 2019 à 06:28:46

site dna.fr : Collectivité européenne d’Alsace : une journée cruciale ce lundi à Strasbourg et Colmar

Les conseillers départementaux bas-rhinois et haut-rhinois vont adopter, en séance publique ce lundi 4 février, une délibération commune pour la création de la collectivité européenne d’Alsace.

Le vote aura lieu à 9h à Strasbourg (place du Quartier Blanc) et à 14h15 à Colmar (100 avenue d’Alsace). Une journée à suivre sur dna.fr et lalsace.fr.

Le vote d’une délibération commune est la première étape du parcours législatif qui doit aboutir, au 1er  janvier 2021, à la création de la collectivité européenne d’Alsace. Celle-ci sera issue du rapprochement des deux conseils départementaux actuels, et sera dotée de compétences spécifiques.

Le comité de massif des Vosges doit donner un avis favorable à la demande des deux départements le 7 février, l’ensemble de ces éléments devant parvenir au Conseil d’État pour le 11 février. Le regroupement des départements alsaciens sera ensuite acté par un décret en Conseil d’État.

La collectivité européenne d’Alsace fera l’objet ensuite d’un projet de loi qui doit être bientôt présenté en Conseil des ministres.

Politique Collectivité européenne d’Alsace : une journée cruciale ce lundi à Strasbourg et Colmar

Publié dans le panorama le Lundi 04 février 2019 à 06:32:59

Politique Collectivité européenne d’Alsace : une journée cruciale ce lundi à Strasbourg et Colmar

Une journée à suivre sur dna.fr. 

Les conseillers départementaux bas-rhinois et haut-rhinois vont adopter, en séance publique ce lundi 4 février, une délibération commune pour la création de la collectivité européenne d’Alsace.

Le vote aura lieu à 9h à Strasbourg (place du Quartier Blanc) et à 14h15 à Colmar (100 avenue d’Alsace). Une journée à suivre sur dna.fr.

Le vote d’une délibération commune est la première étape du parcours législatif qui doit aboutir, au 1er  janvier 2021, à la création de la collectivité européenne d’Alsace. Celle-ci sera issue du rapprochement des deux conseils départementaux actuels, et sera dotée de compétences spécifiques.

Le comité de massif des Vosges doit donner un avis favorable à la demande des deux départements le 7 février, l’ensemble de ces éléments devant parvenir au Conseil d’État pour le 11 février. Le regroupement des départements alsaciens sera ensuite acté par un décret en Conseil d’État.

La collectivité européenne d’Alsace fera l’objet ensuite d’un projet de loi qui doit être bientôt présenté en Conseil des ministres.

 pour la présidente du conseil départemental de Haut-Rhin et le président du conseil départemental du Bas-Rhin ce lundi sera une journée cruciale. Photo L'Alsace / Jean-Marc LOOS

Editorial de l'Alsace La juste mesure

Publié dans le panorama le Lundi 04 février 2019 à 06:43:31

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Editorial de l'Alsace     La juste mesure
 

 
Laurent Bodin

Si le phénomène n'est pas nouveau, le mouvement des gilets jaunes a confirmé la défiance générale à l'encontre des élus comme des hauts fonctionnaires. Lesquels seraient, au choix, trop payés, irresponsables, serviles et avides. Ou tout cela à la fois. Bref, dans une vague populiste grandissante, voilà ceux qui nous gouvernent comme les membres de la haute administration habillés pour l'année et mis au ban de la nation, accusés de moins servir que de se servir. L'accusation est aussi gratuite que grotesque. Il y a des abus et des injustices dans les cercles du pouvoir comme dans tous les secteurs. Ni plus, ni moins.

Ce qui est sûr, c'est que la démocratie a un coût. Faut-il, pour le réduire, rétablir le suffrage censitaire ? Si tous les élus et personnes exerçant des fonctions publiques majeures étaient milliardaires comme Donald Trump, la question serait vite réglée. Plus sérieusement, s'il est légitime de s'interroger sur les montants des rémunérations, verser dans le « tous pourris » est un raccourci facile qui ne grandit pas ses auteurs. Comme souvent, le sujet requiert mesure et bon sens. Selon la maxime qui veut que « quand je me regarde, je me désole ; quand je me compare, je me console », les élus de la République ne sont pas mieux lotis que leurs homologues européens. Loin de là. Pour autant, nos parlementaires et autres responsables publics ne sont pas à plaindre. Question de juste mesure.

Ce qui est choquant, c'est moins le niveau médian des rémunérations et des avantages des élus et hauts fonctionnaires que certaines niches et positions qui peuvent paraître abusives. Comment le directeur régional des finances publiques d'Ile-de-France peut-il percevoir 30 % de plus que l'ambassadeur de France en Chine ? Qu'est-ce qui justifie que le président de l'Autorité de sûreté nucléaire soit deux fois mieux payé qu'un ministre? Ce sont certains cas particuliers, donc les exceptions, qui créent le débat et jettent le discrédit sur l'ensemble des services de l'État. Sans compter les affaires de financement des partis politiques qui alimentent la chronique judiciaire depuis trente ans, alors que l'État serre les budgets à tous les niveaux.

Au-delà d'une nécessaire remise à plat des rémunérations du secteur public, largement inférieures au privé, il importe donc que l'État accentue la mise en place de garde-fous et d'organismes de contrôle afin d'empêcher les abus. En plus d'une exemplarité sans faille et d'un coût démocratique qu'il convient d'assumer, c'est la meilleure réponse qu'il puisse apporter à la vague de contestation qui vise les élus comme les hauts fonctionnaires.

 

 
 

EDITORIAl : Deeskalation

Publié dans le panorama le Lundi 04 février 2019 à 05:52:56

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EDITORIAl : Deeskalation
 

 
Près de 2 000 blessés et des mutilés par dizaines. Des vies à jamais brisées par la perte d'un oeil, d'une main ou d'un pied. Des jeunes gens dont le seul tort a parfois été de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment et qui se réveillent défigurés. Jamais depuis les événements de mai 68 un mouvement de contestation populaire n'avait engendré un tel niveau de brutalité dans l'exercice du maintien de l'ordre.

Après douze semaines de manifestations, le bilan est extrêmement lourd, y compris du côté policier d'ailleurs puisqu'un bon millier de fonctionnaires a été touché lors d'affrontements avec les manifestants. La violence appelle toujours la violence. Il est même miraculeux qu'il n'y ait pas encore eu de morts.

Ces chiffres bruts traduisent le degré de violence d'une minorité d'individus déterminés qui s'agrège aux cortèges, déterminés à en découdre. Mais ils sont aussi la résultante d'une politique ancienne et assumée de l'État français qui, depuis une dizaine d'années, a choisi de privilégier l'épreuve de force. De considérer les protestations de masse comme des actes de délinquance par essence et de préférer la répression brutale au maintien de l'ordre. En totale opposition avec ce qui se fait ailleurs en Europe où les schémas et les mentalités ont évolué.

Dans les pays du Nord, mais aussi en Angleterre, aux Pays-Bas et depuis peu en Espagne - où les manifestants ne sont pas plus ni moins violents que dans l'hexagone -, c'est la volonté de désamorcer le conflit en amont qui prédomine. Les armes de type Flash-Ball ont été bannies pour ne pas enclencher la course à l'armement et des unités sont spécialement formées pour nouer le dialogue avec les manifestants. Avant et pendant les défilés, elles contribuent à faire baisser la tension.

Après avoir été un « modèle » de répression policière, l'Allemagne est le pays qui a initié ce mouvement. C'était en juin 1967, après qu'un manifestant pacifique (Benno Ohnesorg) a été victime d'une bavure. Ce drame a poussé les gouvernements successifs à élaborer une lente et patiente politique dite de Deeskalation (désescalade) dans laquelle l'usage de la force ne devait plus être qu'un ultime recours. Pour en arriver à cette prise de conscience là, il a fallu un mort. Ce n'est peut-être pas une nécessité.

 

 
 

 

Élus, ministres, hauts fonctionnaires : trop coûteux ?

Publié dans le panorama le Lundi 04 février 2019 à 05:46:19

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Politique Grand débat national
Élus, ministres, hauts fonctionnaires : trop coûteux ?
Le sujet revient de façon récurrente chez les gilets jaunes et sur le site du grand débat : rémunérations et autres frais des gouvernants, des élus et des plus hauts gradés de l'administration sont désormais publics et contrôlés. Voici les clés pour comprendre ce sujet sensible.
 

 
Avant (à gauche) et après (à droite) les travaux effectués dans la salle des fêtes de l'Élysée, qui ont coûté 500 000 euros.
Faut-il revoir la rémunération et le train de vie de nos gouvernants, nos parlementaires, nos hauts fonctionnaires ? Le sujet tourne en boucle dans les cortèges et sur les ronds-points des gilets jaunes. Réduction du nombre de parlementaires, attaques contre la Première dame, contre le changement de décoration à l'Élysée, indignations sur les salaires et avantages des hauts fonctionnaires... On retrouve ces griefs et l'exigence d'économies sur le train de vie des dirigeants dans la quasi-totalité des contributions du grand débat, aux chapitres « Démocratie et citoyenneté » ou « Organisation de l'État et des services publics ».
Les commentaires dans le grand débat

Exemples de contributions piochées sur le site :

- « Le train de vie de l'État est insupportable, avec des salaires indécents de hauts fonctionnaires, directeurs de cabinets, d'administrations diverses, d'agences, de conseillers. »

- « Que les élus cessent de s'augmenter une fois arrivés au pouvoir, leurs salaires sont déjà suffisamment élevés. »

- « Diminuer le montant de la retraite versée aux anciens présidents de la République. Supprimer leurs avantages en nature. »

- « Trop de rentes de situation pour les élus et la haute fonction publique. »

L'éviction de Chantal Jouanno de l'organisation de ce grand débat après la révélation de son salaire (14 697 EUR mensuels brut) confirme que le sujet est sensible, et contribue à la défiance envers les gouvernants.

La rénovation de la décoration de la salle des fêtes de l'Élysée aux tissus et dorures pourtant usés jusqu'à la corde a fait polémique même si le coût de 500 000 euros a été en grande partie financé par la vente des montres, stylos mugs et autres souvenirs élyséens (347 000 euros de rapport).

Rapportés au budget de la Nation, les revenus et les frais engagés pour les indemnités, les frais des ministres et des parlementaires représentent des sommes « symboliques » (voir par ailleurs). « Précisément, c'est le symbole qui compte. Le sujet n'est pas nouveau, on peut même le faire remonter à plusieurs siècles. Ce qui est renforcé, c'est l'exigence d'exemplarité et de transparence plus que la notion de mérite et de résultat », note Jean Garrigues, professeur d'histoire politique à Sciences Po Paris.
« Démagogie » ou contrôle ?

Selon un sondage OpinionWay pour la chaîne LCI, réalisé les 27 et 28 janvier, 77  % des personnes interrogées estiment la rémunération des élus trop élevée. « Pour moi, c'est très démago. Je gagne très bien ma vie. Je travaille 100 heures par semaine, c'est un choix et je suis très heureux comme ça. Ce n'est pas anormal, quand on investit beaucoup de son temps, qu'on puisse donner des indemnités conséquentes aux élus », nous répondait le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

« Il faut mesurer les évolutions en matière de transparence et de culture déontologique : à l'Assemblée, nous avons un expert-comptable qui va garantir l'exhaustivité du contrôle, et celui-ci fonctionne », explique Sylvain Waserman, député MoDem du Bas-Rhin, qui a obtenu un consensus sur le sujet. Cinq élus ont été sanctionnés depuis 2017 pour utilisation déplacée de leurs frais ou mélange des genres.

Le contrôle des frais de mandat des députés (5 373 euros mensuels) a d'ailleurs commencé par 144 députés tirés au sort, qui devaient avant jeudi soir transmettre à la déontologue leurs relevés bancaires pour 2018, classer et enregistrer leurs justificatifs. « On est allé très loin avec les relevés bancaires, qui en principe relèvent de la sphère privée », estime Mathieu Orphelin (député LaREM, Maine-et-Loire) qui lui rend publics tous ses justificatifs. La transparence suffira-t-elle à convaincre ?
Pascal JALABERT

 

 
 

 

Élus, ministres, hauts fonctionnaires : trop coûteux ?

Publié dans le panorama le Lundi 04 février 2019 à 06:40:15

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Élus, ministres, hauts fonctionnaires : trop coûteux ?
 

 
Avant (à gauche) et après (à droite) les travaux effectués dans la salle des fêtes de l'Élysée, qui ont coûté 500 000 euros. Photos Charles Platiau/AFP et Michel EULER/AFP
Faut-il revoir la rémunération et le train de vie de nos gouvernants, nos parlementaires, nos hauts fonctionnaires ? Le sujet tourne en boucle dans les cortèges et sur les ronds-points des gilets jaunes. Réduction du nombre de parlementaires, attaques contre la Première dame, contre le changement de décoration à l'Élysée, indignations sur les salaires et avantages des hauts fonctionnaires... On retrouve ces griefs et l'exigence d'économies sur le train de vie des dirigeants dans la quasi-totalité des contributions du grand débat, aux chapitres « Démocratie et citoyenneté » ou « Organisation de l'État et des services publics ».
Les commentaires dans le grand débat

Exemples de contributions piochées sur le site :

- « Le train de vie de l'État est insupportable, avec des salaires indécents de hauts fonctionnaires, directeurs de cabinets, d'administrations diverses, d'agences, de conseillers. »

- « Que les élus cessent de s'augmenter une fois arrivés au pouvoir, leurs salaires sont déjà suffisamment élevés. »

- « Diminuer le montant de la retraite versée aux anciens présidents de la République. Supprimer leurs avantages en nature. »

- « Trop de rentes de situation pour les élus et la haute fonction publique. »

L'éviction de Chantal Jouanno de l'organisation de ce grand débat après la révélation de son salaire (14 697 EUR mensuels brut) confirme que le sujet est sensible, et contribue à la défiance envers les gouvernants.

La rénovation de la décoration de la salle des fêtes de l'Élysée aux tissus et dorures pourtant usés jusqu'à la corde a fait polémique même si le coût de 500 000 euros a été en grande partie financé par la vente des montres, stylos mugs et autres souvenirs élyséens (347 000 euros de rapport).

Rapportés au budget de la Nation, les revenus et les frais engagés pour les indemnités, les frais des ministres et des parlementaires représentent des sommes « symboliques » (voir par ailleurs). « Précisément, c'est le symbole qui compte. Le sujet n'est pas nouveau, on peut même le faire remonter à plusieurs siècles. Ce qui est renforcé, c'est l'exigence d'exemplarité et de transparence plus que la notion de mérite et de résultat », note Jean Garrigues, professeur d'histoire politique à Sciences Po Paris.
« Démagogie » ou contrôle ?

Selon un sondage OpinionWay pour la chaîne LCI, réalisé les 27 et 28 janvier, 77  % des personnes interrogées estiment la rémunération des élus trop élevée. « Pour moi, c'est très démago. Je gagne très bien ma vie. Je travaille 100 heures par semaine, c'est un choix et je suis très heureux comme ça. Ce n'est pas anormal, quand on investit beaucoup de son temps, qu'on puisse donner des indemnités conséquentes aux élus », nous répondait le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

« Il faut mesurer les évolutions en matière de transparence et de culture déontologique : à l'Assemblée, nous avons un expert-comptable qui va garantir l'exhaustivité du contrôle, et celui-ci fonctionne », explique Sylvain Waserman, député MoDem du Bas-Rhin, qui a obtenu un consensus sur le sujet. Cinq élus ont été sanctionnés depuis 2017 pour utilisation déplacée de leurs frais ou mélange des genres.

Le contrôle des frais de mandat des députés (5 373 euros mensuels) a d'ailleurs commencé par 144 députés tirés au sort, qui devaient avant jeudi soir transmettre à la déontologue leurs relevés bancaires pour 2018, classer et enregistrer leurs justificatifs. « On est allé très loin avec les relevés bancaires, qui en principe relèvent de la sphère privée », estime Mathieu Orphelin (député LaREM, Maine-et-Loire) qui lui rend publics tous ses justificatifs. La transparence suffira-t-elle à convaincre ?
Pascal JALABERT

 

 
 

Grand débat Initiative Référendum : la surprise du chef

Publié dans le panorama le Lundi 04 février 2019 à 05:45:38

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Grand débat Initiative
Grand débat Initiative Référendum : la surprise du chef
Le chef de l'État préparerait, si l'on en croit le JDD , un référendum, parallèlement aux élections européennes le 26 mai. Un moyen de sortie de crise des gilets jaunes.

 
Emmanuel Macron doit se rendre ce lundi dans l'Essonne, pour l'acte IV du grand débat.
Donner la parole à la Nation. Telle est, semble-t-il, la volonté d'Emmanuel Macron dans le contexte du mouvement des gilets jaunes. Outre le grand débat qui sera porté en banlieue parisienne, avec un déplacement à Évry-Courcouronnes ce lundi, le chef de l'État multiplie les consultations, qui pourraient aller jusqu'à la tenue d'un référendum. Selon les confidences de proches au Journal du dimanche (JDD), le président de la République préparerait en toute discrétion le scrutin. Une consultation nationale qui pourrait être programmée en même temps que les élections européennes, le 26 mai prochain.

Pour respecter une telle échéance, le temps presse. Du coup, la décision devrait être prise dans la semaine qui vient.
Une solution complémentaireau grand débat

Cette option politique présenterait en effet plusieurs avantages. Elle viendrait compléter le grand débat national qui se tient actuellement un peu partout en France. Des propositions doivent en émerger qui pourraient être mises au vote à l'occasion de ce scrutin. Par exemple, la réduction du nombre de parlementaires, la reconnaissance du vote blanc ou la limitation du cumul des mandats dans le temps.

Un référendum permettrait en outre à certaines strates de population, qui semblent bouder le grand débat, notamment les jeunes et les banlieues, de faire entendre leurs voix.

Un référendum viendrait ensuite répondre en partie à la revendication majeure du mouvement des gilets jaunes, de l'instauration d'un référendum d'initiative citoyenne, le fameux RIC.

Enfin, une telle consultation pourrait casser la dynamique du feuilleton qui semble sans fin des samedis gilets jaunes.
Un référendum à choix multiples

Et pour optimiser cette initiative, le choix d'un scrutin à choix multiples semble se dessiner. Cité par le JDD, un proche du président explique : « On a failli crever des gilets jaunes. Un référendum, c'est un moment citoyen très fort, qui redémarre la machine et nous permet de repartir politiquement pour pouvoir continuer à réformer. Et un référendum à questions multiples, ce serait inédit. »

Sur l'opportunité de coupler ce scrutin avec celui des Européennes, cette même source estime : « Il va falloir que la valeur des questions soit suffisamment puissante pour nous permettre d'acquérir encore du gain électoral et limiter la neutralisation de notre score du fait d'une participation en hausse. Quelques-uns plaident, et ils ont raison, pour que la position de la majorité ne soit pas de répondre "oui" à toutes les questions, pour ne pas générer quelque chose de binaire, où l'enjeu se résumerait à être pour ou contre la ligne du président. » D'autant que selon un vieil adage politique, les électeurs, et plus encore les Français, sont réputés ne jamais répondre à la question posée, mais à celui qui la pose, pour lui apporter ou non son soutien. Le général de Gaulle en a fait la douloureuse expérience...
Frédérick MACÉ

 

 
 

 

Toulouse : un observateurblessé par la police

Un membre de l'Observatoire des pratiques policières (OPP) et de la LDH « a été blessé au front par un projectile tiré par les policiers », samedi en fin de la manifestation des gilets jaunes à Toulouse. Il a reçu une dizaine de points de suture à la tête et il aura une cicatrice à vie. L'OPP dénonce l'utilisation « disproportionnée et aveugle des armes de guerre » que possède la police, soulignant que l'observateur blessé était facilement identifiable.
Loire : deux gilets jaunes écroués pour un incendie

Deux jeunes hommes de 22 et 28 ans, qui se réclament des gilets jaunes, ont été mis en examen pour « dégradation de biens d'utilité publique par moyen dangereux, en bande organisée » et écroués dans la nuit de samedi à dimanche, pour avoir incendié un radar dans la Loire. Ils avaient été interpellés dans la nuit de jeudi à vendredi, après avoir été surpris en flagrant délit à Veauche.

 

France Référendum : la surprise du chef

Publié dans le panorama le Lundi 04 février 2019 à 06:42:11

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France Référendum : la surprise du chef
 

 
Emmanuel Macron doit se rendre ce lundi dans l'Essonne, pour l'acte IV du grand débat. Photo MICHEl EULER/AFP
Donner la parole à la Nation. Telle est, semble-t-il, la volonté d'Emmanuel Macron dans le contexte du mouvement des gilets jaunes. Outre le grand débat qui sera porté en banlieue parisienne, avec un déplacement à Évry-Courcouronnes ce lundi, le chef de l'État multiplie les consultations, qui pourraient aller jusqu'à la tenue d'un référendum. Selon les confidences de proches au Journal du dimanche (JDD), le président de la République préparerait en toute discrétion le scrutin. Une consultation nationale qui pourrait être programmée en même temps que les élections européennes, le 26 mai prochain.

Pour respecter une telle échéance, le temps presse. Du coup, la décision devrait être prise dans la semaine qui vient.
Une solution complémentaireau grand débat

Cette option politique présenterait en effet plusieurs avantages. Elle viendrait compléter le grand débat national qui se tient actuellement un peu partout en France. Des propositions doivent en émerger qui pourraient être mises au vote à l'occasion de ce scrutin. Par exemple, la réduction du nombre de parlementaires, la reconnaissance du vote blanc ou la limitation du cumul des mandats dans le temps.

Un référendum permettrait en outre à certaines strates de population, qui semblent bouder le grand débat, notamment les jeunes et les banlieues, de faire entendre leurs voix.

Un référendum viendrait ensuite répondre en partie à la revendication majeure du mouvement des gilets jaunes, de l'instauration d'un référendum d'initiative citoyenne, le fameux RIC.

Enfin, une telle consultation pourrait casser la dynamique du feuilleton qui semble sans fin des samedis gilets jaunes.
Un référendum à choix multiples

Et pour optimiser cette initiative, le choix d'un scrutin à choix multiples semble se dessiner. Cité par le JDD, un proche du président explique : « On a failli crever des gilets jaunes. Un référendum, c'est un moment citoyen très fort, qui redémarre la machine et nous permet de repartir politiquement pour pouvoir continuer à réformer. Et un référendum à questions multiples, ce serait inédit. »

Sur l'opportunité de coupler ce scrutin avec celui des Européennes, cette même source estime : « Il va falloir que la valeur des questions soit suffisamment puissante pour nous permettre d'acquérir encore du gain électoral et limiter la neutralisation de notre score du fait d'une participation en hausse. Quelques-uns plaident, et ils ont raison, pour que la position de la majorité ne soit pas de répondre "oui" à toutes les questions, pour ne pas générer quelque chose de binaire, où l'enjeu se résumerait à être pour ou contre la ligne du président. » D'autant que selon un vieil adage politique, les électeurs, et plus encore les Français, sont réputés ne jamais répondre à la question posée, mais à celui qui la pose, pour lui apporter ou non son soutien. Le général de Gaulle en a fait la douloureuse expérience...
Frédérick MACÉ

 

 
 

Chômeurs sous pression

Publié dans le panorama le Lundi 04 février 2019 à 05:54:27

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Emploi
Chômeurs sous pression
Le gouvernement vient de durcir les sanctions à l'encontre des demandeurs d'emploi qui ne rempliraient pas leurs obligations. Mais les chiffres montrent que les fraudeurs représentent une infime minorité : en Alsace comme ailleurs, il y a bien plus de chômeurs que d'offres d'emploi.
 

 
En Alsace, le nombre de contrôleurs est passé de 5 à 15 en 2018.
« Il y a une petite minorité de fraudeurs qui nuit à l'image des autres et crée un sentiment d'injustice chez les demandeurs d'emploi », avait déclaré Muriel Pénicaud, ministre du Travail, pour justifier le renforcement du contrôle des chômeurs.

Le 30 décembre 2018, les décrets d'application de la « loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel » (promulguée début septembre) étaient publiés au Journal officiel.

L'un d'entre eux a particulièrement fait grincer des dents parmi les associations de chômeurs et les syndicats.
En Alsace, 152 480 demandeurs d'emploipour 24 006 offres

On y trouve une série de mesures destinées à pousser plus encore les demandeurs d'emploi à s'investir dans leurs recherches de travail (lire ci-contre).

« C'est une mise sous pression qui est faite sur les chômeurs avec une contrainte d'accepter tout emploi, même s'il est mal payé, même si les conditions de travail ne sont pas idéales, considère Ludovic Louis, délégué syndical SNU Pôle emploi Grand Est. On n'a que 250 000 ou 300 000 offres non pourvues et il y a 3 millions de chômeurs : il n'y a pas de travail pour tout le monde », assène le syndicaliste.

Les chiffres disent la même chose en Alsace. Au troisième trimestre 2018, il y avait 90 150 demandeurs d'emploi (des catégories A, B et C) pour 14 682 offres dans le Bas-Rhin.

Mêmes proportions dans le Haut-Rhin : 62 330 personnes pour 9 324 postes. « On ferait mieux de travailler à la qualification des personnes, plutôt qu'à les contraindre avec ces signaux forts de suppression » des allocations, ajoute Ludovic Louis.

« On dit que le problème du chômage, c'est que les chômeurs ne cherchent pas correctement du travail, ne sont pas assez formés, n'ont pas le bon comportement. Jamais que c'est parce qu'il n'y a pas assez de travail, explique Marc Desplats, secrétaire général de l'Association bas-rhinoise des chômeurs et demandeurs d'emploi (ABCDE). On stigmatise les chômeurs. Il vaut mieux les contrôler que les suivre, on voit bien la démarche. »

Marc Desplats en veut pour preuve la suppression de 297 postes parmi les conseillers de Pôle Emploi en 2018. La même année, 1 400 contrats aidés ont été éconduits.

Enfin, la suppression de 400 postes à temps plein supplémentaires est inscrite au Budget 2019.

« Il y a de moins en moins de forces pour répondre aux besoins d'accompagnement des demandeurs d'emploi », ajoute Marc Desplats.

Près de 215 agents effectuent actuellement quelque 12 000 contrôles tous les mois. Le nombre de ces contrôleurs devrait être porté à 1 000 d'ici 2020. En Alsace, ils sont passés de 5 à 15 en 2018, selon Ludovic Louis.

Autre changement de taille opéré par le décret publié en décembre : auparavant, Pôle Emploi pouvait décider de la suspension de l'allocation-chômage en cas d'absence à un rendez-vous, mais le contrôle et la sanction pour une recherche d'emploi insuffisante étaient dévolus à la direction régionale du ministère du Travail. Pôle emploi récupère seul ces attributions.

« Ça va changer la posture des conseillers, puisqu'à l'heure actuelle, ils sont là pour accompagner, et aider, et indemniser les demandeurs d'emploi, prévient Ludovic Louis. Demain, on leur demandera de rompre cette relation de confiance pour faire plus de contrôles avec, à la clef, des sanctions potentielles pas anodines. »

« On ne peut pas être accompagnateur et contrôleur à la fois, juge Marc Desplats. Sinon on peut craindre que ce que l'on dit ne reste pas secret et que ça puisse nous retomber dessus. »

L'idée que les demandeurs d'emploi ne seraient pas assez volontaristes est battue en brèche par une étude publiée par Pôle Emploi à l'été 2018 : 12 % des demandeurs d'emploi contrôlés ne cherchaient pas activement un travail. Et seuls 8 % d'entre eux étaient indemnisés par Pôle Emploi.
Loup ESPARGILIÈRE

 

 
 

 

Europe La Cour de Strasbourg a 60 ans

Publié dans le panorama le Lundi 04 février 2019 à 06:28:20

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Europe La Cour de Strasbourg a 60 ans
 

 
Monumentale balance de la justice à l'extérieur, assemblage tubulaire façon Meccano à l'intérieur : le bâtiment de la Cour européenne des droits de l'homme a été conçu par l'architecte Richard Rogers. Photo DNA/Jean-François Badias
? 9 00 000 requêtes en 60 ans. Depuis sa création il y a 60 ans, la CEDH (Cour européenne des droits de l'homme), basée à Strasbourg, a traité environ 900 000 requêtes et rendu 21 726 arrêts à ce jour.

? Mille lettres par jour. 1 000 courriers, souvent gorgés d'espoir, arrivent en moyenne chaque jour au bureau central de la Cour de Strasbourg. Beaucoup ont fait un long voyage postal, parfois depuis Vladivostok ou les bords de la mer Noire. Ils sont aussi écrits dans toutes les langues des 47 États membres. Neuf personnes, toutes polyglottes, s'appliquent quotidiennement à les ouvrir, les lire et les classer.

L'actualité augmente parfois considérablement la masse de travail. Deux ou trois mois après un « grand événement » dans un État membre (comme, ces dernières années, le début du conflit russo-ukrainien ou les purges consécutives à la tentative de coup d'État en Turquie), les chariots de courrier peuvent grossir de façon impressionnante.

? M oins de retard dans le traitement des affaires. Longtemps « victime de son succès » avec une accumulation exponentielle du nombre de requêtes en attente, la CEDH a réussi ces dernières années à rattraper son retard en mettant en place des simplifications de procédure. Il n'y en a « plus que » 56 350 aujourd'hui, contre 151 600 lors du pic de 2011.

? Amal Clooney, Silvio Berlusconi... Parmi les noms des dizaines de milliers de citoyens qui figurent dans les procédures de la Cour, on trouve quelques patronymes célèbres. Par exemple, la princesse Caroline de Monaco s'est portée devant la Cour dans une affaire de photos volées publiées dans la presse allemande - la Cour ne lui a pas donné raison. Ou encore Silvio Berlusconi, qui avait fait appel aux juges de Strasbourg pour faire annuler sa condamnation à 6 ans d'inéligibilité (la justice italienne s'en était finalement chargée). Me Amal Clooney, née Alamuddin, apparaît sous son nom d'épouse dans la procédure « Perinçek contre Suisse », une affaire de négation du génocide arménien par un homme politique turc. L'avocate avait été engagée par le gouvernement arménien.

? Onze présidents en soixante ans. Onze présidents se sont succédé à la tête de la CEDH. Deux étaient français. Le premier, René Cassin (1965-1968), a reçu le prix Nobel de la Paix en 1968 ; il a utilisé l'argent reçu lors de ce prix pour fonder l'Institut international des droits de l'homme (IIDH), installé à Strasbourg. Le huitième, Jean-Paul Costa (de 2007-2011), vit toujours à Strasbourg où il préside notamment l'IIDH.

? 47 juges... La Cour compte aujourd'hui 47 juges - un par État membre du Conseil de l'Europe, dont la CEDH est l'organe judiciaire. Tous sont des juristes de haut niveau dans leur pays d'origine. Ils sont élus pour un mandat de neuf ans, non renouvelable, par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, qui est très attentive à la qualité des candidatures présentées par les États.

?... dont un tiers de femmes. Depuis 2004, les États membres doivent systématiquement présenter au moins une femme parmi leurs trois candidats à la fonction de juge. La parité a peu à peu progressé. Pendant les douze premières années de la Cour, les juges étaient des hommes. Il a fallu attendre 1971 pour que soit élue la première femme, la Danoise Helga Pedersen. En 1999, huit des 41 juges de la CEDH étaient des femmes (20 %). Le maximum a été atteint en 2012, avec 40 % de femmes juges. Il s'établit actuellement à 33 %.

? 686 Employés, originaires des 47 États membres du Conseil et tous capables de travailler en français et en anglais (les deux langues officielles), travaillent à la CEDH, soit le tiers des effectifs du Conseil de l'Europe, troisième employeur de Strasbourg.

? Moins de budget que l'Élysée.- De 25 millions d'euros en 1999, le budget de la Cour est passé à 70 millions actuellement. À titre de comparaison, le budget 2019 de l'Élysée est de 106 millions d'euros.

Le Conseil et la Cour fonctionnent à budget contraint depuis de nombreuses années : beaucoup d'États membres refusent d'augmenter leur contribution au budget global du Conseil. Et il manque 33 millions d'euros : sanctionnée en raison du conflit avec l'Ukraine, la Russie refuse de payer sa part. Elle est pourtant le plus gros pourvoyeur en affaires de la Cour (11 750 requêtes en attente, soit 21 %, et 248 arrêts rendus l'an dernier).
Textes : Anne-Camille BECKELYNCK

 

 
 

Strasbourg : Un syndicaliste blessé par une grenade

Publié dans le panorama le Lundi 04 février 2019 à 05:48:05

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Strasbourg
Strasbourg : Un syndicaliste blessé par une grenade
Pascal Maillard a été blessé par une grenade en tir tendu, samedi lors de la manifestation des gilets jaunes à Strasbourg. Il s'interroge sur la doctrine du maintien de l'ordre en vigueur chez les forces de police.

 
Il était 17 h 17 exactement, au pont des Halles à Strasbourg ce samedi après-midi, lorsque Pascal Maillard a ressenti une vive douleur. Alors qu'il filmait la manifestation des gilets jaunes et les affrontements avec la police, le secrétaire académique du SNESup, qui portait de façon visible son brassard syndical, a été atteint au bras par un tir de grenade de désencerclement. M. Maillard portait un blouson de motard et un casque de moto, comme à son habitude depuis qu'il a échappé de peu à une blessure déjà par grenade de désencerclement lors d'une manifestation contre les lois Travail en 2016.

M. Maillard a tenu à rassurer le monde syndical : « Ce n'est pas très grave : de l'arnica et des antalgiques suffiront. » Toutefois, le secrétaire académique du SNESup s'élève contre les circonstances de cette blessure, dénonçant « des exactions des CRS ». Il souligne qu'il filmait la manifestation parce qu'il s'intéresse à la doctrine du maintien de l'ordre mise en place par les forces de police. Et qu'il avait « une attitude évidemment pacifique ».

Pour lui, la tension qui avait marqué la manifestation était redescendue d'un cran : « Rien, strictement rien ne justifiait les tirs. Il y en a eu trois, les deux premiers à la main et au sol, le troisième au lanceur. Il était pour moi. » « Je pense qu'ils m'ont visé intentionnellement pour m'intimider. Je manifestais sans gilet jaune et avec mon brassard bien visible du SNESup. Ils ne pouvaient pas ne pas m'avoir identifié : j'étais sur les lieux depuis 30 minutes et les avais filmés régulièrement, toujours à une vingtaine de mètres de distance. »
Un « signalement » à l'IGPN et l'éventualité d'un dépôt de plainte

Il a relevé un hématome « de 7 cm avec peau arrachée au centre » : « La grenade m'a touché au bras et a explosé ensuite sur mon pied. »

Il compte effectuer un signalement auprès de l'IGPN, la police des polices, et il envisagera avec son syndicat l'éventualité d'un dépôt de plainte.

Pascal Maillard constate que la « répression policière » a gagné en « violence » depuis 2016. « Il faut une refonte complète de la doctrine du maintien de l'ordre, qui est actuellement inefficace et dangereuse pour les manifestants et pour les policiers », dit-il. Il s'interroge : les policiers ont-ils reçu l'ordre de pratiquer des tirs tendus ? « N'y a-t-il pas une responsabilité du préfet Jean-Luc Marx ? Est-ce qu'il n'est pas souhaitable de faire rentrer les CRS dans leurs casernes afin qu'ils se reposent ? » Il réclame plus de « proportionnalité » dans le recours à la force et dit « ne pas ignorer la grande fatigue des policiers ».

Bien entendu, il déplore les débordements qui ont émaillé cette manifestation de samedi : nombreux blessés, « pas mal de casse » et, appuie-t-il, « un petit groupe d'abrutis fachos et alcoolisés qui ont proféré des slogans antisémites avant d'être éjectés du cortège ». Il note les « efforts répétés » des gilets jaunes « pour prévenir ou empêcher des dégradations », certains allant même jusqu'à « s'interposer physiquement » contre les fauteurs de trouble. Mais en l'absence d'organisateur identifié de ce rassemblement, il est parfois compliqué de trier le bon grain de l'ivraie. Rappelons aussi que deux adolescents ont été blessés par des tirs de balles de défense, le 12 janvier à Strasbourg. Ils ne manifestaient pas et faisaient du shopping.
Denis TRICARD

 

 
 

 

Strasbourg Propos antisémites : vive émotion au consistoire et à la licra

Publié dans le panorama le Lundi 04 février 2019 à 05:47:24

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Strasbourg
Strasbourg Propos antisémites : vive émotion au consistoire et à la licra

 
Le consistoire israélite du Bas-Rhin, dans un communiqué diffusé ce dimanche, s'élève, « avec une forte émotion » contre « les propos antisémites violents proférés avenue de la Paix-Simone Veil, à Strasbourg, lors de la manifestation des gilets jaunes de samedi, émaillée d'actes de violence. La LICRA du Bas-Rhin, par la voix de sa présidente Fabielle Angel, dénonce également « des propos antisémites et racistes proférés par des activistes et extrémistes infiltrés dans le cortège ». Le consistoire aussi bien que la LICRA déplorent des propos « insultants et stigmatisants » proférés par des manifestants « devant la synagogue et à l'encontre de citoyens juifs célébrant le shabbat, fête hebdomadaire de repos et de paix ». Le consistoire et la LICRA appellent les manifestants et leur organisation « à veiller à ce que les fondements de l'humanité soient respectés » et à « écarter les activistes violents et haineux de leurs cortèges ». Le consistoire salue la condamnation immédiate formulée par le préfet du Grand Est et du Bas-Rhin, Jean-Luc Marx ainsi que par le maire de Strasbourg, Roland Ries. « Nous sommes en train de réunir des éléments et des témoignages » avant d'éventuellement déposer plainte, a indiqué Maurice Dahan, le président du consistoire. « La loi française permet à chacun de manifester librement mais elle doit condamner avec fermenté et d'un bras fort les insultes antisémites contre les Français et la République de la liberté, de l'égalité et de la fraternité », a-t-il conclu dans son communiqué.

 

 
 

 

rÉforme du lycée École européenne de Strasbourg : Les précurseurs

Publié dans le panorama le Lundi 04 février 2019 à 05:56:56

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rÉforme du lycée École européenne de Strasbourg
rÉforme du lycée École européenne de Strasbourg : Les précurseurs
Un tronc commun de matières principales avec des spécialités et des options, un bac qui repose sur une part de contrôle continu et des épreuves orales. La réforme du lycée ressemble beaucoup au système de l'École européenne de Strasbourg.

 
Lia Goldman et Carmen Echanove : « Les cours ressemblent à des conversations entre un professeur et ses élèves.»
« Un élève peut faire autant de philosophie que de chimie ou d'art. Il bâtit son parcours en fin de seconde, non pas selon une grille, selon des séries, mais selon ses appétences. Chaque élève choisit ses spécialités, ses options, crée son parcours particulier », explique Christophe Rauscher, directeur adjoint à l'École européenne de Strasbourg. Un cours peut ouvrir avec un minimum de cinq élèves : un casse-tête pour l'organisation des emplois du temps, reconnaît le proviseur adjoint chargé du secondaire.
« Quand un élève choisit ses spécialités,il a plus de chancesde réussir »

Pour faire entrer les cinq matières obligatoires, les 12 spécialités (quatre fois 45 minutes par semaine) et les 11 options (deux fois 45 minutes) dans les emplois du temps des élèves et des professeurs, les journées ont été allongées (de 8h15 à 18h), créant parfois « des trous de deux heures dans l'emploi du temps des lycéens », note Olivier Tedde, directeur de l'école. Mais ces heures ne sont pas perdues. Les élèves peuvent travailler sur ordinateur dans des « learning center » en libre accès. « Les élèves ont appris depuis tout petit à travailler de façon autonome, à se gérer dans le respect des normes. »

Cette organisation des journées a été décidée en accord avec les parents d'élèves qui sont « très impliqués dans la vie de l'établissement », souligne Christophe Rauscher. « Nous leur avons proposé une alternative entre une limitation du choix des options avec des emplois du temps compactés, ou bien la liberté totale du choix des options. Ils ont choisi la liberté totale. »

« Quand un élève choisit ses spécialités, choisit ce qu'il aime, il a plus de chances de réussir », explique Murielle Julien, vice-présidente de l'association de parents d'élèves, qui a été frappée par les similitudes entre la réforme du lycée et le système de l'école européenne. Outre le choix des spécialités et des options, une grande importance est accordée au contrôle continu et à l'expression orale. « Avec le contrôle continu, qui représente 50 % de la note du bac européen, les élèves sont mobilisés tout au long de leur année de terminale. » Pour s'y préparer, des sessions d'une semaine d'examens sont organisées, en décembre et juin, dès la seconde.
Trois professeurs « orientateurs »

L'accent est également mis sur l'oral, qui représente trois épreuves au bac, contre cinq à l'écrit. « L'oral donne de l'assurance, de la confiance en soi. Très tôt, les élèves sont obligés de s'exprimer devant tout le monde », rapporte Florent Didelot, président de l'association de parents d'élèves. « Ici, le système est plus participatif que le système français. La pédagogie est basée sur l'échange, les élèves sont obligés de s'impliquer », poursuit la deuxième vice-pésidente Carole Murphy.

« Les cours ressemblent à des conversations entre un professeur et ses élèves », témoignent à leur tour Lia Goldman et Carmen Echanoue, deux élèves de première. « Nous faisons beaucoup de travail de présentation, ce qui nous permet d'être à l'aise à l'oral. Il y a moins de "par coeur" et de devoirs à la maison, comme cela se pratique beaucoup en France. »

Les choix d'orientation des élèves comptent aussi beaucoup. Trois professeurs « orientateurs », un dans chaque filière, française, anglaise, allemande, ont pour mission de suivre les élèves dès la seconde. Ils les conseillent dans leurs choix des matières et les aident à s'orienter dans l'enseignement supérieur. En général, les futurs bacheliers ne se trompent pas au moment de formuler leurs voeux. « Les réponses des établissements du supérieur sont oui ou non, mais il n'y a pas de oui si », remarque le proviseur adjoint Christophe Rausher.

Lia Goldman, inscrite en section allemande, a choisi les spécialités philosophie, biologie, français et anglais, et les options sociologie et mathématiques, à raison de cinq heures hebdomadaires. « J'ai voulu un équilibre entre les matières scientifiques et littéraires et mon professeur d'orientation m'a encouragée à prendre des langues », explique cette lycéenne de 16 ans, qui aimerait étudier dans un pays anglophone et qui est aussi intéressée par Sciences Po.

Carmen, qui est en section anglaise, a choisi le français, la philosophie, l'histoire, l'art, la musique. « C'est ce que j'aime, ces matières ont un impact dans la vie de tous les jours », analyse cette lycéenne de 15 ans qui est attirée par les métiers artistiques. Les deux jeunes femmes ont bien conscience de travailler dans des conditions idéales, dans des groupes qui ne dépassent pas les 25 élèves, mais surtout, elles apprécient leur « liberté de choisir ».
Jean-François CLERC

 

 
 

 

Réseaux sociaux : la fin de l'anonymat ?

Publié dans le panorama le Lundi 04 février 2019 à 05:44:53

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Technologies Cyberharcèlement
Réseaux sociaux : la fin de l'anonymat ?
En marge du grand débat, Emmanuel Macron a relancé l'idée d'une levée de l'anonymat sur Internet pour empêcher la propagation de fausses nouvelles et de discours haineux. Vraie ou fausse bonne idée ?
 

 
Quelque 3,3 milliards de personnes dans le monde sont actives sur les réseaux sociaux.
Des prénoms, des surnoms, des pseudonymes... Emmanuel Macron a évoqué l'idée, le 18 janvier dernier, de la levée progressive de toute forme d'anonymat. Il pointait du doigt « un anonymat devenu problématique », qui laissait impunis des « torrents de haine déversés en ligne ».

Cette proposition, placée dans le contexte du grand débat, auquel les citoyens peuvent prendre part sur Internet, permettrait, selon le chef de l'État, d'améliorer la qualité de la démocratie participative et de contrer les fausses nouvelles (« fake news » ou « infox »).
Une protection pour les harceleurs et les harcelés

Mais, s'il protège les harceleurs, l'anonymat sur Internet protège aussi les harcelés.

En 2011, une étude menée par l'université du Massachusetts racontait comment les comportements de joueurs en ligne changeaient selon ce qu'ils savaient du joueur qu'ils affrontaient. Les chercheurs avaient annoncé sur le « chat » de Lineage 2, un jeu de rôle en ligne, qu'un certain type de personnages était joué par des Chinois. Quelques minutes plus tard, les joueurs tentaient de tous les tuer, accompagnant leur acte de propos racistes, du type « crève sale jaune ».

« Sur Internet comme dans la vie, nous avons le droit à une certaine part d'anonymat. Elle permet la liberté d'expression, en protégeant par exemple des personnes issues de la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres) dans un pays répressif, au même titre qu'une personne qui se rend chez les alcooliques anonymes », explique Grégoire Pouget, cofondateur de l'association de protection de l'information en ligne Nothing 2 Hide.

Dans une décision rendue en 1995, la Cour suprême américaine donnait d'ailleurs pour définition de l'anonymat « un bouclier contre la tyrannie de la majorité » qui protège les individus hétérodoxes et leurs idées « des représailles » dont se rend coupable une « société intolérante ».

Actuellement, seule la Chine a rendu obligatoire la présentation d'une pièce d'identité pour s'inscrire sur certains sites et a interdit les pseudonymes. Des mesures qui ne s'appliquent pas aux réseaux sociaux américains, bloqués dans le pays.
Un anonymat relatif

Pour Rayna Stamboliyska, autrice de La Face cachée d'Internet, l'anonymat « absolu » n'existe pas. « Il convient de se demander de qui nous voulons nous cacher. On peut notamment parvenir à dissimuler des informations à une communauté hostile, mais pas à la police », ajoute-t-elle.

Sur les réseaux sociaux, un compte, même ouvert sous un faux nom, comporte des informations en lien avec l'internaute : adresse IP de l'ordinateur, géolocalisation, numéro de téléphone, etc. Des informations communiquées à la police en cas d'enquête, qui suffisent à identifier une personne publiant sous pseudonyme. Dans l'affaire Nadia Daam, la journaliste d'Europe 1 harcelée sur les réseaux sociaux en 2017, deux personnes ont d'ailleurs été condamnées à 6 mois de prison avec sursis et 2 000 euros de dommages et intérêts, alors qu'elles avaient utilisé le réseau informatique Tor pour être anonyme. « Dans la durée, il est impossible de rester anonyme. L'humain finit par se trahir, en utilisant par exemple les mêmes pseudos avec et sans moyens d'anonymisation », souligne Grégoire Pouget.
J.B.

 

 
 

 

Colmar Il y a 74 ans, retour à la mère patrie

Publié dans le panorama le Lundi 04 février 2019 à 06:17:34

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Colmar Il y a 74 ans, retour à la mère patrie
 

 
Place du 2-février, le 74e anniversaire de la libération de Colmar n'a pas attiré grand monde en dehors des officiels, des militaires et des associations patriotiques. Photos DNA - Laurent Habersetzer
La réduction de la poche de Colmar a coûté 2 137 vies humaines et fait 11 253 blessés pour la seule Armée Française. Et des pertes deux à trois fois supérieures côté ennemi avec aussi 20 000 prisonniers. Elle rimait pratiquement l'anéantissement de la 19e Armée allemande. Cette victoire a été choisie pour illustrer l'insigne de la 1re armée française qui a repris les armes de la ville de Colmar encadrées par les deux fleuves ; le Rhin, franchi le 31 mars de cette année-là, et le Danube, le 23 avril, à Ulm.

De nombreuses personnalités civiles et militaires ont assisté à la cérémonie. Notamment le préfet Laurent Touvet, le député Eric Straumann, la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert, ainsi que le maire de Colmar, Gilbert Meyer, accompagné du maire junior Corentin Denommay, et de plusieurs adjoints. Les amicales patriotiques et d'anciens combattants étaient représentés par leurs porte-drapeaux et fanions. La manifestation a été rehaussée par la présence d'une compagnie d'honneur en armes du 152e Régiment d'Infanterie et de sa garde d'honneur au drapeau. Mais également par la prestation de la Nouba, du 1er Régiment de Tirailleurs d'Épinal.
« Vous êtes rendus à la liberté et à la vie française »

La lecture du message du général de Lattre de Tassigny commandant en chef de la 1re Armée Française adressé à la population le jour de la libération, a été faite par le président du Souvenir Français, mémoire de Rhin et Danube, Gilbert Dollé. « Habitants de Colmar, après quatre ans et demi d'oppression et de souffrances, quatre ans et demi, d'une séparation cruelle à nos coeurs, votre cité retrouve la mère patrie et le drapeau tricolore ; les Français de la 5e DB et les fantassins des divisions américaines ont pénétré aujourd'hui 2 février dans la ville de Colmar, à laquelle notre manoeuvre a voulu épargner les destructions de la bataille. Désemparé, l'Allemand est en fuite ; désormais, sous la protection de nos troupes, vous êtes rendus à la liberté et à la vie française. Au nom du général De Gaulle, chef du gouvernement, chef suprême des armées et libérateur de la France, je salue la population de Colmar, les vivants, présents ou absents, et les morts ».

Le dépôt de sept gerbes au mur du Souvenir par les autorités a précédé la sonnerie aux morts, une minute de silence et l'hymne national. Le salut aux emblèmes a mis un terme à la cérémonie. Un office religieux a ensuite été célébré à la collégiale Saint-Martin, où avait mené le défilé des porte-drapeaux et fanions.
J-R.H VOIR Une exposition de photographies sur la Libération est à découvrir aux archives de la ville jusqu'au 13 février. PLUS WEB Notre diaporama sur lalsace.fr

 

 
 

Colmar Il y a 74 ans, retour à la mère patrie

Publié dans le panorama le Lundi 04 février 2019 à 06:01:25

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Colmar Il y a 74 ans, retour à la mère patrie
 

 
Place du 2-février, le 74e anniversaire de la libération de Colmar n'a pas attiré grand monde en dehors des officiels, des militaires et des associations patriotiques. Photos DNA - Laurent Habersetzer
La réduction de la poche de Colmar a coûté 2 137 vies humaines et fait 11 253 blessés pour la seule Armée Française. Et des pertes deux à trois fois supérieures côté ennemi avec aussi 20 000 prisonniers. Elle rimait pratiquement l'anéantissement de la 19e Armée allemande. Cette victoire a été choisie pour illustrer l'insigne de la 1re armée française qui a repris les armes de la ville de Colmar encadrées par les deux fleuves ; le Rhin, franchi le 31 mars de cette année-là, et le Danube, le 23 avril, à Ulm.

De nombreuses personnalités civiles et militaires ont assisté à la cérémonie. Notamment le préfet Laurent Touvet, le député Eric Straumann, la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert, ainsi que le maire de Colmar, Gilbert Meyer, accompagné du maire junior Corentin Denommay, et de plusieurs adjoints. Les amicales patriotiques et d'anciens combattants étaient représentés par leurs porte-drapeaux et fanions. La manifestation a été rehaussée par la présence d'une compagnie d'honneur en armes du 152e Régiment d'Infanterie et de sa garde d'honneur au drapeau. Mais également par la prestation de la Nouba, du 1er Régiment de Tirailleurs d'Épinal.
« Vous êtes rendus à la liberté et à la vie française »

La lecture du message du général de Lattre de Tassigny commandant en chef de la 1re Armée Française adressé à la population le jour de la libération, a été faite par le président du Souvenir Français, mémoire de Rhin et Danube, Gilbert Dollé. « Habitants de Colmar, après quatre ans et demi d'oppression et de souffrances, quatre ans et demi, d'une séparation cruelle à nos coeurs, votre cité retrouve la mère patrie et le drapeau tricolore ; les Français de la 5e DB et les fantassins des divisions américaines ont pénétré aujourd'hui 2 février dans la ville de Colmar, à laquelle notre manoeuvre a voulu épargner les destructions de la bataille. Désemparé, l'Allemand est en fuite ; désormais, sous la protection de nos troupes, vous êtes rendus à la liberté et à la vie française. Au nom du général De Gaulle, chef du gouvernement, chef suprême des armées et libérateur de la France, je salue la population de Colmar, les vivants, présents ou absents, et les morts ».

Le dépôt de sept gerbes au mur du Souvenir par les autorités a précédé la sonnerie aux morts, une minute de silence et l'hymne national. Le salut aux emblèmes a mis un terme à la cérémonie. Un office religieux a ensuite été célébré à la collégiale Saint-Martin, où avait mené le défilé des porte-drapeaux et fanions.
J-R.H VOIR Une exposition de photographies sur la Libération est à découvrir aux archives de la ville jusqu'au 13 février. PLUS WEB Notre diaporama sur lalsace.fr

 

 
 

Colmar Commémoration de la Libération de la cité : Il y a 74 ans, le retour à la mère patrie

Publié dans le panorama le Lundi 04 février 2019 à 05:24:50

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Colmar Commémoration de la Libération de la cité
Colmar Commémoration de la Libération de la cité : Il y a 74 ans, le retour à la mère patrie
Le 2 février 1945, les blindés français de la 5e division de la première armée française, pénétraient en premier dans Colmar. Hier dimanche, le 74e anniversaire de la libération de la cité, a été célébré au cours d'une cérémonie mémorielle place du 2-février.

 
Place du 2-février, le 74e anniversaire de la libération de Colmar n'a pas attiré grand monde en dehors des officiels, des militaires et des associations patriotiques.
La réduction de la poche de Colmar a coûté 2 137 vies humaines et fait 11 253 blessés pour la seule Armée Française. Et des pertes deux à trois fois supérieures côté ennemi avec aussi 20 000 prisonniers. Elle rimait pratiquement l'anéantissement de la 19e Armée allemande. Cette victoire a été choisie pour illustrer l'insigne de la 1re armée française qui a repris les armes de la ville de Colmar encadrées par les deux fleuves ; le Rhin, franchi le 31 mars de cette année-là, et le Danube, le 23 avril, à Ulm.

De nombreuses personnalités civiles et militaires ont assisté à la cérémonie. Notamment le préfet Laurent Touvet, le député Eric Straumann, la présidente du conseil départemental Brigitte Klinkert, ainsi que le maire de Colmar, Gilbert Meyer, accompagné du maire junior Corentin Denommay, et de plusieurs adjoint(e) s. Les amicales patriotiques et d'anciens combattants étaient représentés par leurs porte-drapeaux et fanions. La manifestation a été rehaussée par la présence d'une compagnie d'honneur en armes du 152e Régiment d'Infanterie et de sa garde d'honneur au drapeau. Mais également par la prestation de la Nouba, du 1er Régiment de Tirailleurs d'Épinal.
« Vous êtes rendus à la liberté et à la vie française »

La lecture du message du général de Lattre de Tassigny commandant en chef de la 1re Armée Française adressé à la population le jour de la libération, a été faite par le président du Souvenir Français, mémoire de Rhin et Danube, Gilbert Dollé. « Habitants de Colmar, après quatre ans et demi d'oppression et de souffrances, quatre ans et demi, d'une séparation cruelle à nos coeurs, votre cité retrouve la mère patrie et le drapeau tricolore ; les Français de la 5e DB et les fantassins des divisions américaines ont pénétré aujourd'hui 2 février dans la ville de Colmar, à laquelle notre manoeuvre a voulu épargner les destructions de la bataille. Désemparé, l'Allemand est en fuite ; désormais, sous la protection de nos troupes, vous êtes rendus à la liberté et à la vie française. Au nom du général De Gaulle, chef du gouvernement, chef suprême des armées et libérateur de la France, je salue la population de Colmar, les vivants, présents ou absents, et les morts ».

Le dépôt de sept gerbes au mur du Souvenir par les autorités a précédé la sonnerie aux morts, une minute de silence et l'hymne national. Le salut aux emblèmes a mis un terme à la cérémonie. Un office religieux a ensuite été célébré à la collégiale Saint-Martin, où avait mené le défilé des porte-drapeaux et fanions.
J-R.H Une exposition de photographies sur la Libération est à découvrir aux archives de la ville jusqu'au 13 février. Voir aussi en pages région et notre diaporama sur dna.fr

Une exposition de photographies sur la Libération est à découvrir aux archives de la ville jusqu'au 13 février.

 
 

 

Colmar En bref ...Rassemblement La FSU 68 avec la fédération de parents d'élèves (FCPE)

Publié dans le panorama le Lundi 04 février 2019 à 06:09:56

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Colmar En bref... Rassemblement

La FSU 68 avec la fédération de parents d'élèves (FCPE)

organise un rassemblement contre les mesures de carte scolaire proposées pour la rentrée 2019 par l'IA-DASEN du Haut-Rhin, mercredi 6 février à 13 h 15, à Colmar sur le parvis du Conseil départemental 100 avenue d'Alsace.

 

 
 

Au fait ...Radars Pleurer jaune

Publié dans le panorama le Lundi 04 février 2019 à 06:20:30

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Au fait ...Radars Pleurer jaune
 

 
Jean-Frédéric Surdey

Près de deux radars automatiques fixes sur trois auraient été dégradés au point de ne pouvoir relever les excès de vitesse, au bord des routes françaises depuis le début du mouvement des gilets jaunes : dans la région colmarienne, tous ces appareils ont été soit incendiés, soit recouverts de peinture et d'autres choses depuis novembre dernier.

En décembre, « quatre fois plus d'excès de vitesse » ont été constatés par les radars qui, même en panne, peuvent relever la vitesse (mais pas identifier le véhicule), d'après le délégué interministériel à la sécurité routière. Pour être précis, le gouvernement devrait tenir compte d'un autre phénomène, même s'il est marginal : les radars qui semblent dégradés mais ne le sont plus, constituent un piège redoutable...

Ce conducteur circulant sur la RD 83 entre Belfort et Colmar peut en témoigner : roulant sur une portion qu'il emprunte très rarement, il aperçoit un radar totalement recouvert de peinture jaune fluo. Il ne se méfie donc pas trop, mais ralentit un chouïa par mesure de précaution, d'autant qu'il flashe par l'arrière. Et bim, le voilà bon pour un flash et un PV, l'optique ayant été nettoyée... et la portion étant concernée par la réduction de la vitesse à 80 km/h. Vitesse retenue : 81 km/h, on en rirait presque, mais jaune...

 

 
 

Sapeurs-pompiers Emrick Delecourt, nouvelle recrue à Wettolsheim

Publié dans le panorama le Lundi 04 février 2019 à 06:22:06

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Sapeurs-pompiers Emrick Delecourt, nouvelle recrue à Wettolsheim
 

 
Les promus de la Sainte-Agathe.  Photos L'Alsace/Hélène Bléger
La cérémonie de la Sainte Agathe à Wettolsheim a commencé à 9 h 30 par une messe célébrée par l'abbé Raymond Henninger et le diacre Hubert Philipp, à l'intention des sapeurs-pompiers décédés. À 10 h 30, la cérémonie officielle s'est déroulée, place de la Mairie, en présence du conseiller départemental et maire, Lucien Muller, du lieutenant Dominique Ehrhart et des personnalités : le lieutenant-colonel Christophe Marchal chef du groupe volontariat, le commandant Bertrand Ley, adjoint groupement nord, les chefs de corps des communes voisines, le lieutenant Jean-Pierre Morat, commandant de la Brigade de gendarmerie Wintzenheim-Ingersheim, les vétérans, les sapeurs-pompiers de Wettolsheim et la clique des sapeurs-pompiers dirigée par Roland Schultz.

Emrick Delecourt a été présenté à la population. Militaire et également pompier nouvelle recrue venant de la Marne, il a rejoint le Corps local des sapeurs-pompiers le 13 septembre 2018. Il a des fonctions de Formateur Secourisme, Incendie et animateur JSP chez les pompiers.
Un nombre d'interventions stable

À la salle Saint-Marc, après les salutations d'usage, le lieutenant Dominique Ehrhart cita les 66 interventions en 2018 (65 en 2017), dont 8 feux, 24 opérations diverses et 35 secours à personnes.

Il félicita l'équipe sportive pour sa participation au cross, au parcours sportif à l'athlétisme et au trail nocturne où Cécile Endlé et Pierre-Louis Strentz sont allés jusqu'à la finale nationale. Et de féliciter Cécile Endlé pour l'obtention de son diplôme d'équipier incendie et Chris Ehrhart pour celui d'intervenant tunnel.

Il souligna les prestations musicales de la clique sous la direction de Roland Schultz qui ont rehaussé la cérémonie, et souligna le soutien moral et financier de la commune.

Le commandant Bertrand Ley parla de l'importance d'un corps dans la commune, du besoin de forces vives, d'un travail d'ensemble pour trouver cette synergie dans les communes ou au SDIS et félicita le corps local de Wettolsheim qui travaille dans ce sens.
Hélène BLÉGER

 

 
 

Wettolsheim La Sainte-Agathe des pompiers : Promotions et médailles

Publié dans le panorama le Lundi 04 février 2019 à 05:26:11

© Dna, Lundi le 04 Février 2019
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Wettolsheim La Sainte-Agathe des pompiers
Wettolsheim La Sainte-Agathe des pompiers : Promotions et médailles
Dimanche matin, sous un petit vent frisquet qui figeait les postures plus vite qu'un ordre donné, les sapeurs-pompiers de Wettolsheim fêtaient leur patronne, sainte Agathe.

 
Les récipiendaires avec les officiels
Après la grand-messe célébrée en l'église Saint-Rémi par le père Albert Nouati et le diacre Hubert Philipp, ce fut le moment des promotions et nominations de soldats du feu, au son des accords de leur clique dirigée par Roland Schultz.

Le maire Lucien Muller, secondé par le lieutenant colonel Christophe Marchal, chef du groupement volontariat et le commandant Bertrand Ley, adjoint du groupement nord, a remis les distinctions et nouveaux grades.

Le 1re  classe Stéphane Grob passe caporal, le caporal Didier Peluzzi passe caporal-chef, le caporal-chef Logan Ehrhart passe caporal chef et le sergent Christophe Endlé passe sergent-chef. Christophe Endlé, Stephane Grob et Guillaume Mann ont quant à eux reçu une médaille pour leurs différentes années de présence

Lors du vin d'honneur, Dominique Ehrhart a remercié de leur présence les chefs de corps des communes voisines, le lieutenant Jean-Pierre Morat, commandant la communauté de brigade de gendarmerie Wintzenheim-Ingersheim, les vétérans ainsi que les JSP. Il a fait un rapide compte rendu des interventions en 2018 : 66 interventions dont 8 feux, 24 divers et 35 secours à la personne. Il a félicité Cécile Endlé pour l'obtention du diplôme d'équipier incendie ainsi que Chris Ehrhart pour celui d'intervenant tunnel. Il a souhaité la bienvenue à Emrick Delecourt (et sa famille) qui vient, déjà entièrement formé, de la Marne. Le commandant Bertrand Ley s'est dit fier des JSP, il a redit l'importance d'avoir un corps des sapeurs-pompiers dans un village. « Il faut que le Sdis et les différents corps de sapeurs-pompiers travaillent ensemble, la réorganisation du Sdis s'est faite dans ce but, réunir toutes les forces vives » a-t-il conclu son propos.

Le maire et conseiller départemental Lucien Muller s'est félicité de ce moment privilégié qu'est la Sainte-Agathe, qui permet de mettre à l'honneur les sapeurs-pompiers, ces hommes et ces femmes qui oeuvrent au quotidien au service de notre collectivité. « Nous sommes tous fiers de compter dans notre village un corps aussi dynamique, nombreux et soudé, avec un chef de corps qui s'investit autant », a-t-il ajouté. Il a également mis en avant les épouses de tous les sapeurs-pompiers, en remettant un bouquet de fleurs aux femmes des récipiendaires, ainsi qu'à Colette, la femme du chef Dominique Ehrhart. Il a remercié les jeunes JSP pour leur engagement, avant de convier au verre de l'amitié.

 

 
 

 

Cernay Ancienne gare 60 000 Le chiffre

Publié dans le panorama le Lundi 04 février 2019 à 06:14:24

© L'alsace, Lundi le 04 Février 2019
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Cernay Gare     60 000  Le chiffre

euros : c'est le prix auquel le conseil départemental a acheté à la Ville l'ancienne gare de Cernay. Il y regroupera des services médico-sociaux, après des travaux de réhabilitation d'un montant de 632 000 euros.

 

 
 

MARKSTEIN Crêtes vosgiennes de ski de fond : La fête dans le brouillard

Publié dans le panorama le Lundi 04 février 2019 à 06:02:05

© Dna, Lundi le 04 Février 2019
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MARKSTEIN Crêtes vosgiennes de ski de fond
MARKSTEIN Crêtes vosgiennes de ski de fond : La fête dans le brouillard
Les épreuves de skating des crêtes vosgiennes se sont déroulées au Markstein, dimanche matin, dans le brouillard et avec un vent cinglant et glacial. Malgré cela, de nombreux spécialistes et adeptes de la discipline, issus de la région, mais venus aussi de Lorraine et même des Alpes, ont pris part avec enthousiasme aux différentes épreuves.

 
Un fartage minutieux juste avant l'épreuve, à l'abri d'une tonnelle montée à l'arrière du véhicule.
Il fallait avoir du courage, dimanche matin, pour prendre la direction du Markstein, capitale du ski de fond du Florival. Dans la vallée le temps était gris et pluvieux. Néanmoins, à partir de Linthal, la neige était au rendez-vous. En prenant de l'altitude, les conditions de circulation devenaient exécrables. La route verglacée a piégé plus d'un automobiliste imprudent et mal équipé. Malgré cela, une bonne centaine de mordus se sont élancés sur le circuit du marathon des crêtes, au coup de pistolet du starter, à 9 h 30. Une demi-heure plus tard, ils étaient deux fois plus nombreux pour le semi-marathon et le 10 km.

Parmi les plus courageux et les plus méritants, il convient de citer la centaine de bénévoles et d'organisateurs qui, sous la houlette d'Eric Arnoud, directeur de course, ont effectué toute la mise en place et veillé au bon déroulement des épreuves de la journée. Les compétiteurs locaux du ski club de Guebwiller, Raymond Péquinot en tête, étaient également présents en nombre et très motivés d'en découdre sur leurs parcours d'entraînement. Quant à Maxime, Bernard, et Jean-Michel, qui font partie des « Sonneurs des Hautes Chaumes », ils ont mis l'ambiance sur le tracé, en encourageant les participants lors de chacun de leurs passages dans l'aire d'arrivée.
Patrice BASLER