Back to top

fessenheim - Question de confiance, questions d'argent

Publié dans le panorama le Samedi 02 février 2019 à 07:32:08

© L'alsace, Samedi le 02 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

fessenheim - Question de confiance, questions d'argent
 

 
Brigitte Klinkert, Gérard Hug et Jean Rottner entourant Emmanuelle Wargon et François de Rugy, hier à Volgelsheim. Photo L'Alsace
La décision sur Stocamine est venue perturber la relation des élus alsaciens avec le gouvernement, alors même que, davantage qu'un projet d'avenir, c'est un « pacte », pour citer François de Rugy, qui a été signé ce vendredi. Le mot « confiance » est ainsi revenu comme un leitmotiv dans tous les discours.

C'est par défaut de confiance que le maire de Fessenheim, Claude Brender, n'a pas signé (L'Alsace d'hier). À l'inverse, Gérard Hug, le président de la communauté de communes, pense que celle-ci a « tout à gagner » dans ce partenariat avec l'État, même si « certains » lui disent qu'il lui accorde une « confiance » excessive. Brigitte Klinkert et Jean Rottner ont tous les deux décrit un « contrat de confiance », qui nécessite maintenant que l'État apporte des réponses complémentaires, concrètes, notamment sur le plan financier.
Bataille de chiffres

Jeudi, le député UAI Olivier Becht avait justifié son « boycott » de cette séance de signature par la faiblesse de l'enveloppe annoncée par l'État : les 10 MEUR (millions d'euros) du « fonds d'amorçage » destiné à financer les premières initiatives du projet. Son collègue LR Raphaël Schellenberger estime que l'Alsace est victime d'une « différence de traitement », au regard des moyens alloués aux territoires concernés par la fermeture des centrales à charbon.

En réponse, la secrétaire d'État Emmanuelle Wargon a rappelé ce vendredi que la loi de finances 2019 a prévu une compensation des pertes de recettes fiscales liées à l'arrêt de la production à Fessenheim, avec plus de 30 MEUR sur dix ans pour la commune et la com'com. En plus du « fonds d'amorçage », elle a annoncé une enveloppe de 20 MEUR. François de Rugy a souligné que l'appel d'offres photovoltaïque impliquait le soutien financier de l'État, jusqu'à 250 MEUR sur vingt ans. Enfin, EDF va consacrer 13 MEUR au projet post-nucléaire du Haut-Rhin - hors réalisation éventuelle d'un techno-centre.

 

 
 

 

Fessenheim-Stocamine : le télescopage

Publié dans le panorama le Samedi 02 février 2019 à 07:32:35

© L'alsace, Samedi le 02 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Fessenheim-Stocamine : le télescopage
 

 
Une des manifestantes attendant le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, ce vendredi près de la salle des fêtes de Volgelsheim. Photo L'Alsace
Est-ce parce que François de Rugy ne voulait pas parler de Stocamine que son « point presse », à l'issue de deux heures de discours, a tourné court ? « Ce dossier n'a rien à voir avec Fessenheim », s'est-il borné à répondre aux journalistes, après avoir fait l'impasse totale dans son discours, tout en confirmant tout de même qu'il recevrait les élus alsaciens sur ce sujet le 12 février. « Êtes-vous prêt à reconsidérer votre décision ? », insiste-t-on. L'entourage du ministre de la Transition écologique et solidaire met fin à l'échange, en expliquant : « La décision est prise, elle ne changera pas... »
Klinkert et Rottner à l'unisson des écologistes

L'annonce, le 21 janvier, d'un confinement définitif des quelque 42 000 tonnes de déchets enfouis à Wittelsheim, a jeté une ombre, ce vendredi, sur la signature du projet d'avenir du territoire de Fessenheim. Aux abords de la salle des fêtes de Volgelsheim où se tenait cette cérémonie, une partie du comité d'accueil « citoyen » était clairement venue pour protester contre cette déci-sion. Pour les militants écologistes, l'arrêt de la centrale nucléaire et la sortie des déchets de Stocamine sont deux objectifs d'un même combat.

La présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, s'est fait leur porte-parole à la tribune, en interpellant les représentants de l'État. « Ce contrat de confiance pour Fessenheim a aussi pour corollaire l'avenir de Stocamine, situé à quelques kilomètres de la centrale. L'objectif clairement affiché doit être l'extraction de tous les déchets dangereux, qui menacent la plus grande nappe phréatique d'Europe et tout l'écosystème de la vallée du Rhin. À l'heure du Grand débat, à l'heure où le développement durable est affiché comme une grande cause nationale, Fessenheim et Stocamine doivent être l'occasion de traduire nos ambitions communes en actes concrets, et de construire ensemble des projets de territoire exemplaires, au service de la transition économique et écologique, mais également de la protection de l'environnement. »

Sur ce point-là au moins, Jean Rottner rejoint Brigitte Klinkert. Le président du Grand Est a, lui aussi, dit tout haut son incompréhension et son mécontentement au ministre De Rugy. Comment promouvoir le projet post-nucléaire comme « une vitrine » de la transition énergétique en laissant Stocamine comme une épée de Damoclès au-dessus des générations futures ? Comment convaincre les Allemands de s'investir dans un projet transfrontalier quand l'État français néglige délibérément le risque de contamination d'une nappe phréatique « qui n'a pas de frontières » ?
L'Alsace « défendue » ?

Le dossier Stocamine a-t-il été au centre des discussions qui, selon certaines sources, ont eu lieu jusqu'à jeudi soir ? Les collectivités auraient hésité jusqu'au bout à signer le projet d'avenir du territoire de Fessenheim. « On peut se demander quelles ont été les contraintes - ou les pressions - exercées par le gouvernement », glisse le député LR de la circonscription, Raphaël Schellenberger, qui avait lancé, jeudi soir, un appel à ne pas signer.

Mettant en avant sa « fibre alsacienne », François de Rugy a affirmé que la région était « bien défendue et entendue » à Paris, citant pour preuve l'accord de Matignon sur la future collectivité européenne. L'erreur de timing sur Stocamine illustre a contrario une méconnaissance, sinon un mépris, du contexte local.
Textes : Olivier BRÉGEARDPhotos : Thierry GACHON LIRE également notre reportagedu côté des manifestants en page 42.

 

 
 

 

fessenheim - Un techno-centre très hypothétique

Publié dans le panorama le Samedi 02 février 2019 à 07:39:08

© L'alsace, Samedi le 02 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

fessenheim - Un techno-centre très hypothétique
 

 
En matière industrielle, le seul projet concret sur la table est celui d'un « techno-centre », à Fessenheim, dédié au recyclage des gros composants électromécaniques des centrales nucléaires. La technologie envisagée est déjà mise en oeuvre en Suède par une filiale d'EDF, Cyclife : le traitement chimique et la fusion des métaux permet une décontamination et une réduction drastique des déchets, avant la réutilisation potentielle d'au moins 80 % des volumes initiaux.

EDF pourrait implanter ce techno-centre sur ses terrains environnants la centrale. Une dizaine d'années seraient nécessaires pour sa mise en oeuvre, qui créerait au final quelque 150 emplois.
Conditions pas réunies

Mais EDF a lié cette installation à l'engagement de l'Allemagne d'y faire recycler ses propres matériaux issus du démantèlement de ses propres centrales, afin de s'assurer un marché suffisant et de justifier le choix géographique de l'Alsace. Or les Allemands traitent actuellement ces composants sur site, profitant notamment que les niveaux de contamination en deçà desquels les matériaux peuvent être réutilisés sans restriction sont chez eux plus favorables.

Le transport de ces matériaux radioactifs et le fonctionnement même de ce techno-centre pourraient aussi poser un problème d'acceptabilité par la population. André Hatz, porte-parole de l'association Stop Fessenheim, a dénoncé un projet « sournois » et « dément ». De quoi maintenir une activité militante dans le secteur pour longtemps encore...

« Les conditions ne sont pas toutes réunies aujourd'hui. Nous avons besoin du soutien des deux États, de la région Grand Est et du Bade-Wurtemberg », a constaté Jean-Bernard Lévy, le président d'EDF, en évoquant ce « projet majeur ». Jean Rottner a publiquement critiqué la tiédeur allemande sur ce sujet. « Chacun doit faire un pas vers l'autre », a-t-il lancé.

 

 
 

 

Le rectorat maintenu à Strasbourg

Publié dans le panorama le Samedi 02 février 2019 à 07:59:52

© L'alsace, Samedi le 02 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Le rectorat maintenu à Strasbourg
 

 
Le ministre Jean-Michel Blanquer. Archives L'Alsace/Jean-Marc Loos
En toute discrétion, via une interview à l'agence de presse AEF, le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, avait validé, en juillet 2018, le principe d'une fusion des académies et des rectorats dans un grand rectorat académique, une fusion calquée sur les 13 grandes régions métropolitaines.

Et c'est encore en toute discrétion, devant la commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée nationale que le ministre a annoncé, jeudi suite à une question du député Patrick Hetzel (LR), qu'il avait pris la décision de « ne pas fusionner les rectorats ». Une décision qui rassurera « tout le monde ».
« J'ai beaucoup écouté les inquiétudes »

Devant la commission présidée par un autre député du Bas-Rhin, Bruno Studer (LaRem), Jean-Michel Blanquer a longuement expliqué qu'en se déplaçant en France, il avait « beaucoup écouté les différentes inquiétudes » et qu'il était « sensible à la question de la proximité », notamment « de la proximité de l'Éducation nationale avec les territoires ». « Un enjeu majeur », pour le ministre, l'Éducation nationale étant « le premier service public par son maillage avec ses écoles, ses lycées et ses implantations administratives ». La concertation a eu son utilité...

La réforme en cours d'application « renforcera la proximité par la départementalisation et par une nouvelle échelle infrarégionale renforcée », a ensuite rappelé Jean-Michel Blanquer en décrivant « une vision plus humaine » à l'échelle des cantons. « La décision d'implantation des postes se fera au plus près du terrain. »

C'est avec cette même volonté qu'il a décidé de ne pas suivre les préconisations du rapport Weil de créer un grand rectorat académique et de retenir « la solution qui maintient tous les rectorats et tous les recteurs en France. Nous avons besoin de ce haut encadrement. »
La situation particulière de Strasbourg

Puis de développer la situation de l'académie de Strasbourg. « J'ai bien compris les attentes, elles sont satisfaites et même renforcées. Nous menons un travail en parallèle avec la naissance de la collectivité d'Alsace. » Toujours avec l'idée d'avoir « une gestion au plus près du terrain, avec une politique des langues qui peut se poser dans l'académie de Strasbourg de manière particulièrement aiguë. Avec un impact qui peut être à l'échelle de la grande région, peut-être même de la France. Par exemple, avec la renaissance de l'allemand en France ? »

Toutes ces échelles, ce principe de subsidiarité, vont permettre une plus grande efficacité dans les années à venir, assure le ministre, « car on traitera à la bonne échelle, le bon sujet ». En outre, cette réforme s'accompagnera de la création de postes de vice-chanceliers, qui permettront d'avoir une vision déconcentrée de le l'enseignement supérieur, au plus près des territoires. Ce qui est une nouveauté.
Toujours une capitale académique régionale

À l'échelle de la grande région, la capitale académique régionale n'est pas forcément la capitale de région, comme cela a été mis en oeuvre lors de la première étape de la réforme. Le recteur de région académique, basé à Nancy-Metz dans le Grand Est, sera l'interlocuteur naturel du président de région, a confirmé le ministre. Mais « chaque fois que cela sera pertinent, les services à l'intérieur d'un rectorat pourront avoir une échelle régionale » sans être forcément positionnés dans la capitale académique régionale. Ainsi les services d'orientation, qui doivent avoir une vision au niveau régional, ne seront pas automatiquement implantés dans l'académie chef-lieu. Cette organisation nécessitera « un travail plus poussé » entre les rectorats.

En préservant les rectorats, « le ministre a tenu compte de la concertation », a assuré, ce vendredi, le député Bruno Studer avant d'évoquer à son tour l'hypothèse d'un rectorat de l'académie de Strasbourg en charge de la stratégie politique de l'enseignement des langues. Ce serait « la logique », glisse prudemment l'élu bas-rhinois. Mais après les déclarations du ministre sur la situation particulière de notre académie, un tout autre choix serait tout simplement incompréhensible. J.-F. C.

 

 
 

 

Strasbourg Politique

Publié dans le panorama le Samedi 02 février 2019 à 07:44:09

© Dna, Samedi le 02 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Strasbourg Politique
Fuite à la gauche du PS 67
Coup dur pour le Parti socialiste bas-rhinois : une quinzaine de ses membres annoncent avec fracas, dans un communiqué commun, leur décision de prendre le large. En cause : les choix et la ligne de la direction du PS 67, traitée de « déloyale ».
 

 
Lilia Salmi, ex-membre du conseil national du Parti socialiste, quitte le PS 67 amère, avec quatorze autres co-signataires d'un communiqué.
« Nous prenons aujourd'hui la décision de quitter le Parti socialiste, après 5, 10, 20 voire 30 ans d'engagement dans ce parti pour certain.e.s d'entre nous », écrivent les quinze cosignataires d'une lettre transmise à la presse ce vendredi après-midi.

« Trop de fois, nous avons donné une dernière chance à celles et ceux qui dirigent le PS sans discontinuer depuis des années dans notre département, au fil des synthèses et des alliances. Trop de fois, nous avons voulu enjamber les difficultés et rénover notre parti. Pour dépasser le quinquennat de renoncements de François Hollande qui est allé jusqu'à la déchéance de nationalité et la fracture de la gauche », appuient-ils, manifestement remontés contre la hiérarchie et les choix faits par leur parti.
« La déloyauté de la direction lors de la campagne de Hamon »

Mais la goutte d'eau semble avoir été la présidentielle où ils fustigent « la déloyauté de nos dirigeant.e.s lors de la campagne de Benoît Hamon en 2017, où nous avons été délaissé.e.s sur le terrain ».

Et de pointer que « le parti ne peut plus porter avec cohérence les valeurs qui devraient être les siennes ». Avec notamment « des déclarations de Macron-compatibilité lors des législatives pour tenter de rester députés, à l'opposition sans nouvel imaginaire d'aujourd'hui, nous voyons aujourd'hui la duplicité cynique de nos dirigeant.e.s : ils critiquent les actes du pouvoir macronien qui ne sont que la continuité des renoncements du gouvernement de Manuel Valls qu'ils ont accompagnés ».
« Un parti devenu sourd et insincère »

Ils concluent : « Nous ne voulons plus d'une gauche qui quand elle était au pouvoir a renié ce qu'elle portait dans l'opposition, et qui, de retour dans l'opposition, critique ce qu'elle a elle-même permis quand elle était au pouvoir. »

Avant d'annoncer : « A notre tour, nous faisons donc le choix de quitter un parti devenu sourd et perdu dans une ligne idéologique insincère vis-à-vis du macronisme. »
Vers Génération-Coopérative, Place publique ou encore La France insoumise

Les quinze annoncent enfin qu'ils poursuivront leur engagement sous d'autres cieux : « Loin de petites phrases, des querelles politiciennes et polémiques sur les réseaux sociaux, qui sont bien loin de nos préoccupations, chacun poursuivra son chemin pour une société plus juste et plus fraternelle, que ce soit à travers la dynamique portée par Génération.s Strasbourg/La Coopérative et APRES (Alternative pour un programme républicain, écologiste et socialiste), la démarche de dialogue à gauche portée par Place publique Bas-Rhin, mais aussi au sein de La France insoumise pour certain.e.s et auprès de mouvements et initiatives citoyennes locales pour d'autres, dans le monde syndical. »

Et d'affirmer : « Pour tou.te.s, nous donnerons aussi une place plus importante à d'autres engagements associatifs qui nous sont chers et où l'humain est au centre. Ils sont pour nous primordiaux dans un contexte de détresse sociale et de progression des inégalités dans notre pays. »
Philippe DOSSMANN

 

 
 

 

Rapportages

Publié dans le panorama le Samedi 02 février 2019 à 07:31:19

© L'alsace, Samedi le 02 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

Rapportages

 

 

 
Photo DNA/Patrick Kerber
Dans le panneau
Une erreur a été commise dernièrement lors de la pose d'un panneau au croisement des RD 468, RD1.4 et RD 1 bis, sur le ban communal de Volgelsheim. Vous avez trouvé ? Le triangle du cédez-le-passage pointe vers le haut et non vers le bas, ce qui en fait un panneau inconnu par la signalisation routière...
Gilbert persiste et ne signe pas

Gilbert Meyer ne s'est pas rendu à Volgelsheim hier, où le ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy venait signer le « projet d'avenir du territoire de Fessenheim » (lire en pages Région). Comme son homologue de Fessenheim, Claude Brender, le maire de Colmar aurait de toute façon refusé de signer : trois projets qu'il voulait voir inscrits dans le document ont été retoqués. Ils concernaient l'aérodrome, la gare de marchandises et l'INRA de Colmar. En fait, Gilbert Meyer était plus intéressé par l'avenir du territoire... de Colmar.
Ni la porte, ni la fenêtre

Privé d'invitation officielle pour assister à la signature du contrat de territoire avec le ministre François de Rugy (L'Alsace d'hier), Christian Zimmermann était présent hier matin à Volgelsheim. Il manifestait aux côtés des gilets jaunes et des opposants au non-destockage de Stocamine. Quand une délégation a été reçue par le cabinet du ministre, l'élu du rassemblement national (RN), pensait en être. « J'ai été empêché manu militari par le sous-préfet de Thann (Daniel Merinargues, NDLR), le conseiller du ministre et un lieutenant-colonel de gendarmerie d'y assister. Mes trois collègues de la Région (Antoine) Homé (PS), (Sylvain) Marcelli (les Patriotes) et (Cléo) Schweitzer (PS) ont pu participer à la rencontre. » Quand ça ne veut pas...
Dessus de table

Sans surprise, les politiques sont en bonne place dans le concert d'encouragements à la famille Haeberlin après la perte de sa troisième étoile. Le conseil départemental doit y avoir sa table à l'année. Après le député et conseiller départemental Eric Straumann, c'est sa présidente Brigitte Klinkert qui a réagi publiquement. Dans un courrier à en-tête du conseil départemental, elle exprime sa « tristesse » et même son « incompréhension ». À croire que la collectivité haut-rhinoise est remplie de critiques gastronomiques...
Dans les cordes

Saisir la main tendue par Christian Zimmermann, qui appelait à « l'union sacrée », ne semble pas une priorité chez ses ex-collègues des Républicains. Sur les réseaux sociaux, Nejla Brandalise renvoie l'élu du RN dans les cordes, au nom de ses collègues du secteur colmarien, Claudine Ganter et Bernard Gerber. « Nous avons fait le choix de nous mobiliser pour les dossiers du territoire plutôt que pour être invités et faire parler de nous », écrit-elle, avant de « rassurer » l'opposant sur « l'implication » de l'équipe majoritaire de Jean Rottner. « S'il sortait de sa posture, il aurait l'honnêteté intellectuelle de le reconnaître. Soyons efficaces ensemble, cela commence par voter les projets de territoire. » Une allusion au centre culturel transfrontalier, fortement soutenu par la Région contre l'avis (et le vote) de Christian Zimmermann ?
Propos sucrés

Étonnement des participants à la conférence de presse spécial budget primitif 2019 donnée par Gilbert Meyer, vendredi, à l'heure du petit-déjeuner. Au lieu des viennoiseries, s'étalent sur la table des mignardises, jolies mais pas de circonstance. Des sucreries pour mieux digérer le chapelet de chiffres égrenés ? Le maire a tôt fait de les renvoyer. Il n'a fallu que quelques minutes pour voir apparaître croissants et pains au chocolat. Comme au salon de thé.

 

 
 

 

zapping Dessus de table

Publié dans le panorama le Samedi 02 février 2019 à 07:27:19

© Dna, Samedi le 02 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

zapping
Dessus de table
 

 
Sans surprise, les politiques sont en bonne place dans le concert d'encouragements à la famille Haeberlin après la perte de sa troisième étoile. Le conseil départemental doit y avoir sa table à l'année. Après le député et conseiller départemental Eric Straumann, c'est sa présidente Brigitte Klinkert qui a réagi publiquement. Dans un courrier à en-tête du conseil départemental, elle exprime sa « tristesse » et même son « incompréhension ». À croire que la collectivité haut-rhinoise est remplie de critiques gastronomiques...
? Ni la porte, ni la fenêtre

Privé d'invitation officielle pour assister à la signature du contrat de territoire avec le ministre François de Rugy (lire les DNA du 1er février), Christian Zimmermann était présent hier matin à Volgelsheim. Il manifestait aux côtés des gilets jaunes et des opposants au non-destockage de Stocamine. Quand une délégation a été reçue par le cabinet du ministre, l'élu du rassemblement national (RN), pensait en être. « J'ai été empêché manu militari par le sous-préfet de Thann (Daniel Merinargues ndlr), le conseiller du ministre et un lieutenant-colonel de gendarmerie d'y assister. Mes trois collègues de la Région (Antoine) Homé (PS), (Sylvain) Marcelli (les Patriotes) et (Cléo) Schweitzer (PS) ont pu participer à la rencontre. » Quand ça ne veut pas...
? Dans les cordes

Saisir la main tendue par Christian Zimmermann, qui appelait à « l'union sacrée », ne semble pas une priorité chez ses ex-collègues des Républicains. Sur les réseaux sociaux, Nejla Brandalise renvoie l'élu du RN dans les cordes, au nom de ses collègues du secteur colmarien, Claudine Ganter et Bernard Gerber. « Nous avons fait le choix de nous mobiliser pour les dossiers du territoire plutôt que pour être invités et faire parler de nous », écrit-elle, avant de « rassurer » l'opposant sur « l'implication » de l'équipe majoritaire de Jean Rottner. « S'il sortait de sa posture et de ses jeux d'acteurs, il aurait l'honnêteté intellectuelle de le reconnaître. Soyons efficaces ensemble, cela commence d'abord par voter les projets de territoire ». Une allusion au centre culturel transfrontalier, fortement soutenu par la Région contre l'avis (et le vote) de Christian Zimmermann ?
? Propos sucrés

Etonnement des participants à la conférence de presse spécial budget primitif 2019 donnée par Gilbert Meyer, vendredi, à l'heure du petit-déjeuner. Au lieu des viennoiseries, s'étalent sur la table des mignardises, jolies mais pas de circonstance. Des sucreries pour mieux digérer le chapelet de chiffres égrenés ? Le maire a tôt fait de les renvoyer. Il n'a fallu que quelques minutes pour voir apparaître croissants et pains au chocolat. Comme au salon de thé.
? Dans le panneau

Une erreur a été commise dernièrement lors de la pose d'un panneau au croisement des RD 468, RD1.4 et RD 1 bis, sur le ban communal de Volgelsheim. Vous avez trouvé ? Le triangle du cédez-le-passage pointe vers le haut et non vers le bas, ce qui en fait un panneau inconnu par la signalisation routière...
? Gilbert persisteet ne signe pas

Gilbert Meyer ne s'est pas rendu à Volgelsheim hier, où le ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy venait signer le « projet d'avenir du territoire de Fessenheim » (lire en pages Région). Comme son homologue de Fessenheim, Claude Brender, le maire de Colmar aurait de toute façon refusé de signer : trois projets qu'il voulait voir inscrits dans le document ont été retoqués. Ils concernaient l'aérodrome, la gare de marchandises et l'INRA de Colmar. En fait, Gilbert Meyer était plus intéressé par l'avenir du territoire... de Colmar.

 

 
 

 

Tchat & Ratsch

Publié dans le panorama le Samedi 02 février 2019 à 07:28:07

© Dna, Samedi le 02 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Tchat & Ratsch
Des voeux à l'ascenseur
Santé, bonheur et prospérité : Tchat & Ratsch ont pris note des bons voeux adressés à la rédaction. Ils vous en souhaitent au moins autant !
 

 
Cette année, les cartes de voeux ont été moins nombreuses...
La période des voeux vient de s'achever. Comme tous les ans, elle a apporté son lot de cartes, plus ou moins inspirées. Mais, dans l'ensemble, elles étaient moins nombreuses que les années passées, même par mail. C'est que tout cela a un coût pour les communes, et donc pour les contribuables. D'ailleurs, dans certains villages, si on n'a pas dérogé à la tradition, on a fait maison. Efficace, simple et économique.

À Niederhergheim, le maire a pris de l'avance, souhaitant en un seul envoi un « Joyeux Noël » et des voeux « les plus sincères pour 2019 ». La dernière est arrivée mardi à la rédaction : une cigogne très graphique, entourée d'étoiles, nous annonce le retour de l'Alsace, qui devient du même coup un acronyme : Attractive, Libre, Singulière, Accueillante, Citoyenne, Européenne... Merci à Brigitte (Klinkert) et Frédéric (Bierry).

Et puis il y a des cartes qui sortent de l'ordinaire, comme celle de Soultzmatt-Wintzfelden. Là, si les événements marquants de la commune nous avaient échappé, on a droit à un mini-journal municipal. Avec, en prime, un hommage prononcé à Sa Majesté Margareta de Roumanie ! Mais il est vrai que le kitsch est à la mode.

Dans l'art du recyclage, Rumersheim-le-Haut fait mieux, avec sa carte imprimée sur du papier biodégradable, contenant des graines de fleurs sauvages. Ne reste plus qu'à la mettre en terre et à suivre le message de l'année : « Toutes les fleurs de l'avenir sont dans les semences d'aujourd'hui ».

Le député Raphaël Schellenberger est le seul à avoir choisi une citation : « Il n'y a pas d'enthousiasme sans sagesse, ni de sagesse sans générosité. » C'est du Éluard, grand poète français surréaliste, engagé auprès du Parti communiste. Un choix audacieux qui en a dérouté plus d'un...

Et puis, quitte à y mettre de l'argent, autant soutenir une bonne cause. C'est semble-t-il le choix de Marc Jung, que ce soit pour sa commune (Fondation Abbé Pierre) ou la comcom (Rêves, l'association qui réalise les rêves des enfants malades). Compter entre 0,95 EUR et plus d'1,80 EUR. C'est classe mais pas donné.
Merci qui ?

Nous évoquions la semaine dernière dans cette même rubrique, l'article qu'avaient consacré Les Échos à la jeune garde des députés LR. Parmi eux, Raphaël Schellenberger. L'élu de la 4e circonscription du Haut-Rhin y disait notamment n'être le poulain de personne ni appartenir à aucune écurie. Nous nous étions alors interrogés sur l'effet que ces déclarations pourraient avoir sur Michel Sordi, longtemps présenté comme le mentor du Wattwillerois.

Eh bien la réponse n'a pas tardé. Samedi soir, aux voeux du député à Vieux-Thann, Raphaël Schellenberger a, en préambule, rassuré tout le monde : entre Michel et lui, c'est toujours l'entente cordiale. Présent aux premières loges, le maire de Cernay a bien évidemment confirmé.

Sans vouloir tirer la couverture à eux, Tchat & Ratsch se disent que, si le jeune député a pu rappeler publiquement et avec ferveur les bonnes relations qu'il entretient avec son prédécesseur, c'est quand même un peu grâce à eux. Et on dit merci qui ?
A charge de revanche

Il n'y a pas que Michel Sordi qui s'entende à merveille avec Raphaël Schellenberger : il y a aussi Karine Pagliarulo. C'est normal : la conseillère départementale est également sa suppléante. « Ces petites histoires, ce n'est rien du tout. Des phrases sorties de leur contexte et interprétées de travers. Ce qui est important et ce dont les habitants de la circonscription sont heureux, c'est d'avoir un député investi à 100 % et, surtout, qui connaît ses dossiers à fond. Et avec des sujets aussi délicats que Stocamine ou Fessenheim, il y a de quoi à faire ! »

Et le renvoi d'ascenseur, c'est pour les prochaines municipales à Soultz ?

La Fontaine qui savait aller à l'essentiel, c'est un fait, ainsi le résumait : « Il se faut entraider, c'est la loi de nature » (L'Âne et le Chien).

 

 
 

 

Ces millions d'aides européennes qui risquent d'être perdus

Publié dans le panorama le Samedi 02 février 2019 à 07:58:42

© L'alsace, Samedi le 02 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Ces millions d'aides européennes qui risquent d'être perdus
 

 
François Werner, vice-président de la région Grand Est, en charge des politiques européennes. Photo Franck Beloncle
Promotion touristique, installation d'un commerce dans un village, achat de matériel pour les agriculteurs, organisation d'un événement culturel... L'Union européenne (UE) donne un solide coup de pouce aux projets innovants dans les campagnes.

En 2014, la France a obtenu comme cela près de 700 MEUR (millions d'euros) de dotations de l'UE dans le cadre du programme Leader (*), pour soutenir les projets de développement rural. Ce sont les régions qui assurent l'instruction des dossiers et la gestion des fonds, mais l'État garde la main sur le paiement. Or, à un an de la date butoir, seuls 4 % de l'enveloppe ont été dépensés dans les territoires. La faute à un logiciel pas au point, aux lenteurs administratives... et parfois au déficit d'initiatives locales.
Grand Est : 21 vacatairespour accélérerle règlement des aides

« On est dans un programme 2014-2020. Le temps de sa mise en place, les premiers projets n'ont pu être engagés qu'au second semestre 2015. Les dossiers font l'objet de nombreux contrôles. Et au niveau de l'État comme au niveau de la région, on avait sous-dimensionné les moyens », explique François Werner, vice-président de la région Grand Est, en charge des politiques européennes.

Mais il reconnaît qu'« il y a de gros retards de paiement » et que la situation est difficile dans toutes les régions. Pour améliorer les choses, les effectifs dédiés ont été renforcés. Au mois de juin, la région Grand Est a ainsi financé le recrutement de 21 vacataires, pour les mettre à disposition de l'État qui a autorité pour le versement de l'argent. « Le Centre Val de Loire a pris l'initiative. Au départ, le Grand Est y était réticent », signale François Werner.

Un exemple : la Maison intergénérationnelle de Beinheim (près de 2 MEUR), inaugurée mi-septembre 2017, n'a touché ses 300 000 EUR d'aides européennes qu'en 2018. Rien de grave, selon la mairie : « On a eu un peu de mal, mais on a fini par les avoir... »

Aujourd'hui, où en est-on financièrement avec Leader dans le Grand Est ? « Pour l'Alsace, 20 % des 6,3 MEUR disponibles ont été engagés pour 59 projets, mais à ce jour, seuls 5 % du montant total ont été payés, soit 17 opérations.
De gros retardsde paiement

La Lorraine a utilisé 25 % des 17,7 MEUR qui lui étaient attribués avec 78 dossiers, mais seulement 10 % des sommes ont été réglées pour 73 projets. La Champagne-Ardenne bénéficie d'une enveloppe de 21,8 MEUR mais n'en a mobilisé que 5 % avec 45 dossiers, par manque de projets. Et 3 % du total des fonds ont été versés, correspondant à 33 opérations. « Il y a des territoires mieux organisés que d'autres, souligne François Werner. L'Alsace et la Lorraine se situent au-dessus de la moyenne nationale pour l'utilisation des aides européennes. »

Si c'est un souci pour les régions, le vice-président du Grand Est veut croire que 2020 ne constituera pas « l'échéance couperet » pour la restitution de l'argent non utilisé. « On arrivera à consommer les crédits », assure-t-il.

D'ailleurs aujourd'hui, « L'UE, l'État et les régions considèrent que le système est trop compliqué et trop lourd ». Ces dernières ont demandé à « être pleinement gestionnaires des fonds du programme Leader, depuis l'instruction des dossiers jusqu'au versement de l'argent ». I. N.
(*) Acronyme de Liaison entre actionsde développement de l'économierurale, Leader vise à faire des territoires ruraux « des pôleséquilibrés d'activité et de vie ».Le programme bénéficie des créditsdu Fonds européen agricole pourle développement rural (Feader). PLUS WEB Voir la carte détaillée des montants attribués dans les territoires du Grand Est sur www.lalsace.fr

 

 
 

 

KMO, le village précurseur

Publié dans le panorama le Samedi 02 février 2019 à 08:03:07

© Dna, Samedi le 02 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Territoires d'industrie Visite de Éric Lombard, directeur général de la Caisse des Dépôts
KMO, le village précurseur
Éric Lombard, directeur général de la Caisse des Dépôts, après avoir accompagné le ministre François de Rugy sur le site de Fessenheim, s'est dérouté pour visiter le village numérique KMO à Mulhouse. KMO, le précurseur de la stratégie « Territoires d'industries ».
 

 
Éric Lombard, directeur général de la Caisse des dépôts, au centre de la photo, suit les explications de l'architecte Guillaume Delemazure, en même temps que les partenaires du projet, les industriels et les élus.
Tout le sud de l'Alsace, de Neuf-Brisach à Saint-Louis (hors Sundgau) a été labellisé « Territoires d'industrie ». Mais à Mulhouse, le village du numérique KMO fait oeuvre d'exemplarité. Car il devance les autres projets. D'ailleurs depuis quelques jours, il accueille ses premiers occupants. Et hier, sous la direction de l'architecte Guillaume Delemazure qui a transformé l'ancien site industriel de la SACM en cocon de la nouvelle économique du numérique, Éric Lombard a découvert un écosystème innovant dont il a admiré l'originalité.
Avec la participation des grandes entreprises

« Ce projet fait le lien entre les industriels et les élus de la région qui ont voulu poursuivre la tradition industrielle. La demande conjointe des élus et du secteur privé a magnifiquement fonctionné à Mulhouse », a commenté Éric Lombard.

« Un vrai patriotisme territorial, qui se raccroche au passé et qui est toujours promu par la Société Industrielle de Mulhouse, est à l'oeuvre », a encore remarqué Patrick François, directeur régional Grand Est de la Banque des Territoires. C'est pourquoi la Caisse des dépôts s'est engagée financièrement dans le projet KMO, à hauteur de 320 000 euros. Rejoint par le Crédit Agricole Alsace Vosges, à même hauteur et par les cinq porteurs du projet pour 51 %. Grâce à un pool bancaire de cinq banques, l'effet levier a permis de mobiliser 4,4M d'euros.

Si la Banque des Territoires a pris un risque en s'engageant dans KMO, elle est rejointe par de nombreuses grandes entreprises qui croient également au projet, telles que Clemessy Eiffage, Socomec, Sauter régulation, NSC Schlumberger, Schmitt (rassemblées dans un Club des locomotives)... Ces entreprises vont aider les plus petites entreprises à se projeter dans l'avenir numérique. « Cet esprit coopératif est exemplaire. Ce genre d'initiative va permettre à la France de rester au niveau, redonner de la force à son industrie, car on a trop oublié que l'industrie est à la base du développement économique et que 250 000 emplois industriels en France ne sont pas pourvus », a insisté Éric Lombard.

Le village du numérique KMO abrite déjà plusieurs entités : Première Place, la grande ligne numérique, E nov Campus... Au premier mars va s'installer le « Village by CA », le village des start-up du Crédit Agricole.

À plus long terme (2021), une Maison de l'industrie, en collaboration avec l'UIMM, s'installera sur place. Un Centre des métiers et des qualifications en collaboration avec l'Éducation nationale est en gestation. Un technocentre sera créé par le Cetim Grand Est. Il s'agit d'un démonstrateur qui permettra aux entreprises de modéliser des cycles de production. Autour de cette mini-usine pourront être organisées des formations.

Le démarrage de KMO montre que le territoire du sud de l'Alsace est mature pour entrer dans la démarche « Territoires d'industrie ». Dès lundi, c'est le délégué interministériel aux Territoires d'Industrie, Olivier Lluansi, qui viendra découvrir les lieux. Car le dispositif voulu par l'État devrait connaître une accélération dans la contractualisation avec les territoires. Une vingtaine d'entre eux sur les 124 retenus en France devrait être élevée au rang d'opérations pilotes.
Françoise ZIMMERMANN

 

 
 

 

colmar budget « On dira encore que c'est politique »

Publié dans le panorama le Samedi 02 février 2019 à 07:35:09

© L'alsace, Samedi le 02 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

« On dira encore que c'est politique »
 

 
Le chantier du parking de la Montagne Verte, qui doit entrer en service avant les prochains marchés de Noël... Et les municipales. Photo L'Alsace/Vanessa Meyer
En dévoilant hier le budget primitif 2019, « le dernier en année pleine de l'actuel mandat », Gilbert Meyer n'a toujours rien laissé filtrer concernant ses intentions pour 2020. Mais il a distillé quelques messages. Ce budget « dynamique et ambitieux », ou encore « déterminé et audacieux » se veut un « sommet de performance », avec notamment « un train d'investissements jamais vu » de 49 millions d'euros (MEUR) de dépenses d'équipement (lire les chiffres ci-contre). Un « record » depuis l'arrivée de Gilbert Meyer à la mairie en 1995, fait remarquer l'intéressé, qui ne craint pas l'ivresse des sommets.
La campagne permanente

Cette somme inclut notamment les deux grosses opérations de la Montagne Verte et du futur musée du livre des Dominicains, qui représentent à eux seuls « 40 millions d'euros » sur deux ans. Deux chantiers qui devraient être livrés avant la fin de l'année. « Juste avant les élections. On me dira encore que c'est politique », rigole d'avance le maire, qui clame depuis longtemps les vertus de la campagne permanente.

L'exploit financier se niche aussi dans des détails auxquels sont peu sensibles les contribuables, mais dont Gilbert Meyer se délecte. C'est le cas de cette enveloppe d'investissement, « autofinancée à 41 % ». Encore un record à l'échelle des quatre mandats bientôt écoulés, permis par la « maîtrise des dépenses de fonctionnement », globalement stables depuis 2014 et en baisse cette année de 0,45 %.

Pour Gilbert Meyer, cela mérite un nouveau satisfecit : avoir fait « bien mieux » que le pacte de confiance que l'État voulait imposer aux collectivités et que Colmar a refusé de signer, qui plafonne la hausse des dépenses de fonctionnement à 1,2 % par an. « Nous arrivons à économiser 1 375 000 EUR par rapport à l'an dernier, alors même que l'inflation était de 1,85 % en 2018 », détaille le maire.

On passera sur les nombreuses comparaisons entre Colmar et la moyenne des villes de la même importance. Mais on relève de nombreuses comparaisons à l'échelle des quatre mandats de Gilbert Meyer. Comme une sorte de bilan de son oeuvre à l'aune des prochaines municipales. C'est le cas de la dette par habitant, qui s'élèvera à 991 EUR, et même peut-être 888 EUR à la fin de l'année, et donc « inférieure à celle de 1995 malgré tous les investissements réalisés ».

Dans cette optique de bilan, toujours, Gilbert Meyer insiste sur le respect des engagements pris en 2014. Cela se traduit notamment par la stabilité de la fiscalité, avec un « gel des taux pour la 7e année consécutive », et par des enveloppes d'investissement toujours supérieures à 38 MEUR. « Il s'agit d'entretenir le patrimoine et de l'enrichir pour renforcer l'attractivité de la ville et soutenir l'activité économique. » Ce triptyque s'illustre dans les 30 MEUR injectés cette année dans le patrimoine, entre la Montagne Verte, les Dominicains, la piste d'athlétisme couverte ou le nouveau gymnase du Grillenbreit.
À qui profiterale bilan ?

Au nom de « l'harmonie », les quartiers ouest ne sont pas oubliés avec le lancement du réaménagement du secteur Bel Air-Florimont : 4,15 MEUR y seront consacrés entre la nouvelle cantine/périscolaire de l'école Brant, les espaces publics de l'ancienne cité Bel Air et les démolitions/réhabilitations de logements à la cité Florimont.

À un an des municipales, ce budget en forme de bilan est plutôt flatteur. Reste à savoir à qui il profitera. Gilbert Meyer ou Yves Hemedinger, qui brûle d'impatience de prendre la relève ? Les deux évacuent la question et insistent sur le respect de leurs engagements. « Si tout le monde agissait comme ça, on n'aurait sans doute pas vu les gilets jaunes », commente le premier adjoint. « Il faut que le bilan soit en phase avec ce qu'on a promis. Cela devrait contenter tous les colistiers de la majorité », glisse Gilbert Meyer, énigmatique.
Clément TONNOT

 

 
 

 

colmar - Le point sur les chantiers

Publié dans le panorama le Samedi 02 février 2019 à 07:37:03

© Dna, Samedi le 02 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

colmar - Le point sur les chantiers
« Un résultat inespéré »
Le point presse est l'occasion de dresser un bilan des réalisations en cours. Gilbert Meyer évoque ainsi l'avenir du site autrefois occupé par le Match Europe.
 

 
L'ancien magasin de vêtements Sylvain Meyer, situé au 1, rue Kléber, fermé depuis janvier 2009, a enfin été vendu. L'on ne connaît pas le nom du nouveau propriétaire. « C'est confidentiel », disent le maire et l'ancienne responsable du commerce,
« Il fallait créer une entente entre les commerçants de la galerie marchande et l'acquéreur. La Ville est entrée dans le capital et a pu peser dans ce dossier. Le résultat de l'opération était inespéré ». Le maire de Colmar estime que la Ville est « à l'origine du déblocage du projet » vieux de plus de deux ans. « Pour arriver à deux arrêtés d'expropriation par le préfet, il a fallu se battre. Parfois, il faut avoir du courage politique. »

Il souligne que les commerçants de la galerie ont pu bénéficier de l'opération Coeur de ville du FISAC (fonds d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce).

Les travaux d'aménagement du parking sont à présent terminés. Au niveau de l'ancien bâtiment Match, il a été procédé récemment au démontage du fronton.

Pour les amateurs d'athlétisme.- La construction de la salle couverte d'athlétisme devrait s'achever en septembre. Cet équipement sera inédit en Alsace et en Allemagne entre Bâle et Strasbourg.
« Le taux de vacancedes commerces s'élève à 6-7 % »

Parking de la Montagne-Verte.- Le chantier avance comme prévu. D'ici à quinze jours, les travaux occasionnant le plus de nuisances sonores devraient prendre fin. Qu'en est-il du projet d'hôtel de luxe ? « Le 5 étoiles + est en bonne voie d'avancement même si les signatures ne sont pas formalisées, répond le premier magistrat. Nous travaillons sur le sujet avec des propositions plutôt positives. Et je peux même enlever le plutôt. »

Marché de Noël.- « C'est vraiment devenu le rendez-vous des Colmariens. » La preuve de sa réussite ? « Aucun professionnel n'a songé à s'en retirer. »

Le commerce.- « Les seules villes moyennes qui s'en sortent sont celles qui ont rendu plus attractif leur centre-ville », intervient le premier adjoint Yves Hemedinger. Le taux de vacance des commerces s'élève à 6-7 % contre 12 % pour la moyenne française des villes à population comparable. « C'est la superposition des différentes opérations, une demi-douzaine au total, qui permet de faire la différence par rapport à ce qui se fait ailleurs. »
M.F.

 

 
 

 

Wìnterversuech

Publié dans le panorama le Samedi 02 février 2019 à 07:29:22

© L'alsace, Samedi le 02 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Wìnterversuech
 

 
S het e bìssel gschnèit, bis àm Rhin entlàng, ùn nìt nùmme ì de Barje wù d'Skifàhrer sìch dàdo känne amüsìere. Àwwer do ùnte ùff de Ewene ìsch de Schnee bàl wìdder vergànge. Schù làng ha mr ke Wìnter meh ghet wù e Wìnter ìsch gsì !

Ùff e bsùnderi Wìnteràrt gatte d'Elsasser àwwer garn verzichte. E Wìnter wù s Elsàss vù de Làndkàrt gstrìche het, àm 1. Janner 2016, wù d'Großregion gegrìndt worre ìsch. Es sì jetz schù meh àss zwëi Johr, àss mr ke ëijestandigi Region meh ha !

Nàtìerlig gìtt's e Projekt wù schù d'erscht Etapp vùnere Wìddergebùrt kännt sì : d'Füsion vù bëide Départements, Ewerlànd ùn Ùnterlànd. Hoffe mr àss d'Architekte vù dam Projekt - bsùnderscht d'Presidante Klinkert ùn Bierry - guet ùffpàsse.

Bis jetz kà mr schù Àngscht hà, àss dìe erscht Etapp e Schrìtt ùffem Holzwaj ìsch. Wa mr s Gsetz-Vorprojekt guet last, bliet s zuekìnftig Elsàss strang à de Großregion gebùnde... D'Elsasser därfe noochem Projekt nùmme ùmsetze, wàs ìm Regionàlràt entschiede wùrd. Ìsch dess wàs se wälle ?

Na. D'Mehrhëit vù de Elsasser wìll e salbschtandigi Region, z. B. ìm Ràmme vùm Àrtikel 72 vù de Verfàssùng. Bis jetz wìll de Presidant nix devù heere - àwwer ar het äu gsëjt àss sogàr d'sogenannt « loi NOTRE » wù s And vù de Region ghëisse het, àgepàsst kännt ware. S ìsch àm 15. Janner gsì.

Wàs känne d'gewähnlige Bìrjer màche ? D'Regìerùng ùnter Drùck setze. De Presidant wìll e « grand débat national » ? Guet. D'Elsasser mìen soeje, wàs se wälle. S trìfft sìch guet : vù de vìer Theme vù dare Debàtt hëisst s vìerte « Orgànisàtion vùm Stààt ùn vù de äffentliche Dìenschtlëischtùnge ». Do wùrd ùnter ànderem vù de Gebìetskärwerschàfte gereddt. Jede Bìrjer kà mìtmàche. Jede Elsasser soeje àss'r e äutonomi Region Elsàss wìll.

Ebb's wìrrikt ? Do kà mr drà zwifle. Àwwer nìt prowìere war e Fahler. Elsasser, ìhr sì drà !
Jean-Christophe MEYERvù Bleschwiller POUR MIEUX COMPRENDRE Wìddergebùrt : renaissance ; ùffem Holzwaj sì : se mettrele doigt dans l'oeil.

 

 
 

 

Buhl Syndicat mixte de la Lauch supérieure

Publié dans le panorama le Samedi 02 février 2019 à 07:41:32

© Dna, Samedi le 02 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Buhl Syndicat mixte de la Lauch supérieure
Pas de nouvelle turbine
Le Syndicat mixte de la Lauch supérieure, que préside Alain Grappe, conseiller départemental, s'est réuni jeudi en assemblée générale. Une visite sur le terrain, à Buhl, a précédé ce temps du bilan de l'année 2018.
 

 
Représentants des communes du Florival et techniciens en visite sur le site de la nouvelle passe à poissons du Parc de la Vallée à Buhl.
Regroupant les cinq communes riveraines de la Lauch depuis sa source jusqu'au pont de la rue de la Gare à Guebwiller, ce syndicat mixte (élus et représentants d'associations centrées sur l'environnement) est en charge des travaux dans le lit de la rivière et sur ses berges ; ceux concernant les ouvrages existants et ceux liés à la protection de berges sont cofinancés par les communes et le département du Haut-Rhin, la renaturation et les passes à poissons bénéficient d'aides de l'Agence de l'eau Rhin-Meuse.
Passes à poissons et berges

Pour l'année 2018, le montant des travaux réalisés s'élève à 164 336EUR TTC : murs du Linthalbach à Linthal pour près de 30 000EUR ; reprise de seuil et passe à poissons du Parc de la vallée à Buhl (102 600EUR) ; protection de berges sur le Murbach à l'arrière du collège du Hugstein également à Buhl ; coupes sélectives dans le lit. Le seuil de la rue de la Gare à Buhl est en cours de réalisation (100 332EUR).
Un bassin de rétention à Schweighouse

Une dizaine d'opérations est programmée pour les mois à venir pour un montant total de 500 000EUR TTC ; les plus importantes concernent la réalisation d'un bassin de rétention à Schweighouse pour 185 000EUR, l'amélioration de la passe à poissons à l'amont du Vivarium du moulin (75 000EUR), ainsi que des renforcements de digues, des remises en état de seuils et des enrochements. Le syndicat mixte a également acté l'abandon (provisoire) de l'installation d'une turbine hydro-électrique en amont du pont des Malgré-Nous à Guebwiller en attendant un retour d'expérience plus important sur la turbine actuellement en fonctionnement en amont du pont du 17 Novembre ; le budget de cette réalisation, adopté en 2013 pour 235 000EUR, est reporté sur d'autres travaux. Si la composition du syndicat mixte reste inchangée (jusqu'aux prochaines élections municipales du printemps de 2020), d'importants changements sont intervenus récemment dans le personnel technique dépendant du département ; Georges Walter reste chef du service Environnement et Sylvain Cuenot responsable du SAGE de la Lauch mais il prend également en charge la responsabilité des barrages ; Olivia Ghazarian prend la direction du Symbi-rivières, Gwendoline Kervellec est chèfe du service et Sophie Fuchs technicienne rivières, tandis que Caroline Schmitt devient animatrice du SAGE de la Lauch.
BFZ

 

 
 

 

voeux waldighoffen - Dense et politique

Publié dans le panorama le Samedi 02 février 2019 à 07:42:34

© L'alsace, Samedi le 02 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

voeux waldighoffen - Dense et politique
 

 
La soirée a été égayée par la musique Concordia avec Angélique au cor des Alpes jouant par exemple « I left my heart in Switzerland » : encore un sujet de surprise pour l'observateur badois de la soirée ! Les enfants de l'école Les Nivéoles, eux, ont souhaité leurs bons voeux au public en chanson, accompagnés à la guitare par leur enseignante Coralie Richard. Photo DNA
Il y avait un auditeur particulièrement attentif, curieux et parfois surpris lors de la cérémonie des voeux à Waldighoffen. Invité par le maire, Jean-Claude Schielin, il s'agissait d'Ulrich Tromm, correspondant de presse de la Badische Zeitung.

Ce dernier, habitant de Lörrach, s'intéresse aux liens qui peuvent exister entre les populations de la région trinationale, France, Suisse et Allemagne, et souvent ignorés. C'est ainsi que ses recherches lui ont un jour fait découvrir l'histoire de ces Alsaciens, dont bon nombre de jeunes gens de Waldighoffen, qui ont fui l'enrôlement dans l'armée nazie durant la Seconde Guerre mondiale avec les conséquences pour les familles (drame de Ballersdorf, Espenkolonne...). Ce qu'il a raconté en détail, avec l'aide de l'historien Daniel Morgen, sur une pleine page du quotidien allemand.
Une tribune politique

Lors des voeux, Ulrich Tromm a eu l'occasion de constater, un peu amusé, qu'il s'agissait en fait d'une véritable tribune politique : outre le maire, se sont succédé au micro le président de la comcom Sundgau, le maire de Houssen, président de l'association des maires du Haut-Rhin, la conseillère départementale du canton d'Altkirch, le conseiller régional, le président du Pôle d'équilibre territorial et rural du Pays du Sundgau, le député et enfin le sénateur. N'en jetez plus, en trois heures, tout le système politique français s'est déployé ! Chacun traitant d'un pan de l'actualité locale et/ou nationale.

Michel Willemann a évoqué les ordures ménagères, la fibre optique, la construction en cours de l'accueil périscolaire à Waldighoffen, la piscine de Ferrette qui reste à baptiser et à inaugurer ou encore le plan d'urbanisme intercommunal. « Pas facile de concilier les voeux communaux avec les restrictions réglementaires », a-t-il commenté.

Christian Klinger a déploré « les corps intermédiaires anéantis entre la base et l'espace jupitérien au ciel. On se rend compte qu'on a besoin des maires ! » Il a déclaré sa flamme pour le Sundgau : « J'adore ! C'est vallonné, il y a de la forêt, des prés, des champs, beaucoup de maisons à colombage. Chez moi, c'est pas la Belgique mais c'est plutôt plat... »

Sabine Drexler s'est réjouie des nouvelles possibilités qu'offrira la future collectivité européenne d'Alsace : recrutement de profs d'allemand, limitation du trafic des poids lourds... À propos de l'hôpital Saint-Morand : « Si nous devions échouer, les élus seront allés au bout du bout de ce qu'ils pouvaient faire, dites-vous ça ! »
« Fracture socialeet territoriale »

Laurent Wendlinger a relevé « le dynamisme économique de Waldighoffen et les emplois présents » ainsi que son dynamisme associatif, une vitalité locale également saluée par François Eichholtzer.

Tout en reconnaissant les « revendications justifiées concernant les bas salaires et les retraites trop basses » des gilets jaunes, Jean-Luc Reitzer a déclaré « que cela ne justifiait pas qu'on renverse la démocratie représentative et les scènes terribles vues à Paris à l'Arc de Triomphe, vis-à-vis des gendarmes, des sapeurs-pompiers... Les institutions de la Ve République ont assuré à notre pays efficacité et stabilité ».

René Danesi a parlé, entre autres, de la « fracture sociale et territoriale ». « Le grand-père du président Pompidou était garde-barrière. Aujourd'hui, ce sont des énarques de grand-père en petit-fils... » Il a décrit « l'individualisme forcené et le consumérisme », l'absence « d'idéal commun », « la mondialisation bien relayée par l'Union européenne [...] avec les classes moyennes de toute l'Europe qui se retrouvent perdantes ». Il a invité à participer au grand débat national : « Dites et écrivez tout ce que vous avez sur le coeur. »
Noëlle BLIND-GANDER Deux associations sportives ont aussi été honorées durant cette soirée. Nous y reviendrons dans une prochaine édition.

 

 
 

 

Ingersheim EHPAD le home du Florimont

Publié dans le panorama le Samedi 02 février 2019 à 07:43:06

© Dna, Samedi le 02 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Ingersheim EHPAD le home du Florimont
Voeux et anniversaires
Ce mercredi à l'EHPAD le home du Florimont, les voeux du maire présentés par la conseillère départementale Martine Dietrich, ont été agrémentés par la célébration de six anniversaires de résidents nés en janvier.
 

 
Le jour des voeux de la municipalité, six résidents ont fêté leur anniversaire.
L'ambiance était à la fête. Préparée en amont par l'animatrice Isabelle Da Costa Geiger et l'équipe hospitalière, cette journée particulière soutenue par la cadre Denise Didierlaurent leur réservait bien des surprises.

En effet, tandis que le guitariste Joe et les chanteuses Alice, Martine de l'orchestre local « la boîte à musique » et Arlette bénévole toujours prête à rendre service, laissaient s'envoler des airs d'antan en alsacien et en allemand, les résidents attendaient de recevoir les voeux de la municipalité.

C'est la conseillère départementale et adjointe Martine Dietrich porte parole du maire Mathieu Thomann absent ce jour-là, qui leur a souhaité une bonne année 2019 tout en félicitant le travail de l'ensemble de l'équipe hospitalière et des bénévoles. « Ils oeuvrent à côté des soignants en donnant de leur temps pour aider les résidents au quotidien » a-t-elle souligné.

La cérémonie des voeux s'est poursuivie par la fête des anniversaires des 96 ans de Marguerite Burgunder, 91 ans de Juliette Klee, 88 ans de Sophie Simon, 86 ans de Pierrette Kempf, 81 ans de François Kauffmann et 80 ans d'Yvonne Zehringer.

 

 
 

 

Blotzheim : le casino Barrière classé deuxième de France

Publié dans le panorama le Samedi 02 février 2019 à 07:57:21

© L'alsace, Samedi le 02 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Blotzheim : le casino Barrière classé deuxième de France
 

 
Il y a tout juste un an, le casino Barrière avait créé, en partenariat avec l'agence Pôle Emploi de Saint-Louis, sa propre école de formation des croupiers. Archives L'Alsace/Sébastien Spitaleri
Le casino Barrière de Blotzheim a fêté ses dix ans d'ouverture de la meilleure des manières, en novembre dernier. D'une part, parce qu'il a battu son record de fréquentation avec plus de 360 000 visites comptabilisées en 2018, uniquement pour la salle de jeux - les visiteurs qui participent aux animations et aux spectacles, ainsi que ceux qui fréquentent les restaurants ne sont pas pris en compte -, soit une hausse de 4 % par rapport à l'année précédente.
Devant Toulouse et Bordeaux

Mais aussi et surtout parce qu'il a atteint pour la première fois le podium du classement des casinos français, qui tient compte du produit brut des jeux. Avec 47,3 MEUR (millions d'euros) engrangés, l'établissement dirigé par Arnaud Loret se hisse même directement à la deuxième place, derrière l'intouchable casino Barrière d'Enghien-les-Bains (160 MEUR), dans le Val-d'Oise, mais juste devant les casinos de Toulouse et Bordeaux, qui font eux aussi partie du groupe Barrière et qui ont généré un produit brut de 46,3 MEUR en 2018.

Cette belle progression, le directeur du casino de Blotzheim l'explique avant tout par la stratégie mise en place par l'équipe marketing, qui a axé les efforts sur une offre de restauration qualitative et diversifiée, et sur la multiplicité des animations proposées - les traditionnels concerts et lotos, mais aussi de l'escape game ou des immersions en réalité virtuelle. Des activités périphériques qui ont tout de même eu un impact sur la fréquentation et les sommes dépensées dans la salle de jeux...
Bâle dans le viseur

Depuis son arrivée à la tête du casino, il y a tout juste deux ans, Arnaud Loret se réjouit également d'avoir amené l'établissement de Blotzheim dans le sillage de son voisin, le Grand Casino de Bâle. « En deux ans, nous avons réussi à gagner beaucoup de parts de marché sur le casino de Bâle. Nous sommes actuellement à 49,5 % et en 2018, il y a certains mois où l'on était à plus de 50 %... Ce n'est qu'une question de mois pour que Blotzheim passe de challenger à leader ! »

Sur les 360 000 visiteurs annuels, 40 % étaient des clients étrangers l'an dernier, dont une écrasante majorité de Suisses. « Je pense que la clientèle vient chercher chez nous une ambiance, le sens de la fête à la française », juge le directeur du casino Barrière de Blotzheim, qui ne compte pas s'arrêter en si bon chemin avec de nouveaux investissements prévus cette année, notamment la création d'une terrasse couverte, la pose de nouvelles enseignes et d'une nouvelle porte d'entrée. Sébastien SPITALERI