Back to top

Bas-Rhin Voeux de Frédéric Bierry : Le roc et le roseau

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 05:39:02

© Dna, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Bas-Rhin Voeux de Frédéric Bierry
Bas-Rhin Voeux de Frédéric Bierry : Le roc et le roseau
Frédéric Bierry a placé ses voeux sous le signe de l'unité : unité pour l'Alsace, la République et l'Europe. Le président du département du Bas-Rhin attend que les « promesses verbales » obtenues à Paris se concrétisent dans l'avant-projet de loi sur la collectivité européenne d'Alsace.

 
Frédéric Bierry, président du conseil départemental du Bas-Rhin.
« Ferme comme un roc pour les fondamentaux, souple comme le roseau pour l'anecdotique. » Frédéric Bierry n'a jamais aussi bien porté son visage de bonze que pour adresser ses voeux à la presse en ce dernier jour de janvier. Voeux qu'il a placés sous le signe de l'unité pour l'Alsace, pour la République, pour l'Europe.

Fermeté et souplesse dans « les discussions toujours en cours avec le gouvernement » sur l'avant-projet de loi relatif à la création de la collectivité européenne d'Alsace. « La copie ne nous satisfait pas », avance Frédéric Bierry qui veut maintenir la pression jusqu'à lundi où l'assemblée doit normalement voter pour la fusion des deux départements alsaciens, en même temps que le conseil départemental du Bas-Rhin. Il attend que les « promesses verbales » obtenues depuis Paris se concrétisent dans le texte.

Dans le dossier alsacien, le président bas-rhinois « crante ». La collectivité européenne d'Alsace est pour lui une « première étape », comme elle est pour d'autres « un premier temps ». Mais pour l'instant, il préfère capitaliser sur les « avancées ». Et s'il soutient la création du groupe Alsace et Territoires à la région Grand Est, « ce n'est pas pour créer des dissensions dans l'assemblée régionale mais faire en sorte que le projet alsacien fasse consensus ».

Sur l'unité du pays, celui qui se « sent bien avec les gilets jaunes », appelle de ses voeux « une décentralisation plus aboutie » et « une République plus démocratique, plus humaine et financièrement plus responsable ». Pour le conseiller départemental de Schirmeck, les menaces qui pèsent sur la clinique Saint-Luc illustrent cette déconnexion entre le périmètre du Grand Est et la connaissance du territoire. Son agacement est le même à l'égard des normes récentes qui coûtent près de 2 millions d'euros au département « sans aucune valeur ajoutée pour le citoyen ».
Strasbourg, « la capitale démocratique » de l'Europe

Enfin, Frédéric Bierry se dit « très inquiet » par rapport à la montée des nationalismes en Europe. « Si vous êtes contre l'Europe vous vous tirez une balle dans le pied », dit-il aux Alsaciens. Pour lui, Strasbourg doit être « la capitale démocratique » de l'Europe face à « Bruxelles la technocratique ».

Frédéric Bierry doit présenter le 22 février les conclusions de sa mission relative aux mesures d'insertion prévues par le plan pauvreté du gouvernement. Il avance dès à présent trois objectifs : réduire les délais d'accompagnement des bénéficiaires du RSA, renforcer cet accompagnement vers du coaching, impliquer davantage les bénéficiaires dans le contrat d'engagement réciproque qui le lie au département. Fermeté et souplesse.
Franck BUCHY

 

 
 

 

CD67 Le roc et le roseau

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:12:02

© L'alsace, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
CD67 Le roc et le roseau
 

 
Frédéric Bierry, président du conseil départemental du Bas-Rhin. Photo DNA/Franck Buchy
« Ferme comme un roc pour les fondamentaux, souple comme le roseau pour l'anecdotique. » Le président du Bas-Rhin Frédéric Bierry n'a jamais aussi bien porté son visage de bonze que pour adresser ses voeux à la presse en ce dernier jour de janvier. Voeux qu'il a placés sous le signe de l'unité pour l'Alsace, la République, l'Europe.

Fermeté et souplesse dans « les discussions toujours en cours avec le gouvernement » sur l'avant-projet de loi relatif à la création de la collectivité d'Alsace. « La copie ne nous satisfait pas », dit Frédéric Bierry qui veut maintenir la pression jusqu'à lundi où l'assemblée doit normalement voter pour la fusion des deux départements alsaciens, en même temps que le conseil départemental du Bas-Rhin. Il attend que les « promesses verbales » obtenues depuis Paris se concrétisent dans le texte.

Dans le dossier alsacien, le président bas-rhinois « crante ». La collectivité européenne d'Alsace est pour lui une « première étape », comme elle est pour d'autres « un premier temps ». Mais pour l'instant, il préfère capitaliser sur les « avancées ». Et s'il soutient la création du groupe Alsace et Territoires à la région Grand Est, « ce n'est pas pour créer des dissensions dans l'assemblée régionale, mais faire en sorte que le projet alsacien fasse consensus ».
Avec les gilets jaunes

Sur l'unité du pays, celui qui se « sent bien avec les gilets jaunes », appelle de ses voeux « une décentralisation plus aboutie » et « une République plus démocratique, plus humaine et financièrement responsable plus responsable ». Pour le conseiller départemental de Schirmeck, les menaces qui pèsent sur la clinique Saint-Luc illustrent cette déconnexion entre le périmètre du Grand Est et la connaissance du territoire. Son agacement est le même à l'égard des normes récentes qui coûtent près de 2 millions d'euros au département « sans aucune valeur ajoutée pour le citoyen ».

Enfin, Frédéric Bierry se dit « très inquiet » par rapport à la montée des nationalismes en Europe. « Si vous êtes contre l'Europe vous vous tirez une balle dans le pied », dit-il aux Alsaciens. Pour lui, Strasbourg doit être « la capitale démocratique » de l'Europe face à « Bruxelles la technocratique ».

Frédéric Bierry doit présenter, le 22 février, les conclusions de sa mission relative aux mesures d'insertion prévues par le plan pauvreté du gouvernement. Il avance dès à présent trois objectifs : réduire les délais d'accompagnement des bénéficiaires du RSA, renforcer cet accompagnement vers du coaching, impliquer davantage les bénéficiaires dans le contrat d'engagement réciproque qui le lie au département. Fermeté et souplesse. Franck BUCHY

 

 
 

Fessenheim : La commune ne signera pas le « projet de territoire »

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:19:00

© Dna, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Fessenheim
Fessenheim : La commune ne signera pas le « projet de territoire »
Attendant toujours un règlement de la question fiscale, le maire de Fessenheim estime « prématurée » la signature d'un « projet d'avenir du territoire », prévue ce matin à Volgelsheim, en présence du ministre de la Transition écologique.

 
Gérard Hug, président de la communauté de communes Pays Rhin-Brisach, et Claude Brender, le maire de Fessenheim, entourant l'ex-secrétaire d'État à la Transition écologique, Sébastien Lecornu, en avril dernier à la préfecture de Colmar.
Claude Brender avait prévenu dès septembre dernier : tant que la question fiscale ne serait pas réglée, il ne signerait rien. S'il sera tout de même présent, ce matin à Volgelsheim, pour échanger avec les représentants de l'État, le maire de Fessenheim n'engagera donc pas sa commune dans le « projet d'avenir du territoire » qui doit être officiellement signé par le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, la secrétaire d'État Emmanuelle Wargon et différents acteurs locaux, après plusieurs mois de concertation.
« Nous sommes les oubliés de ce projet »

Claude Brender campe sur ses positions, fort du soutien de son conseil municipal, qui, le 15 janvier, a validé le projet à l'unanimité, mais souhaité le report de sa signature. Car Fessenheim n'a toujours pas obtenu la réponse attendue. La loi de finances 2019 a certes prévu une compensation intégrale des pertes de recettes fiscales liées au fonctionnement de la centrale (3,4 millions d'euros par an) pendant les trois premières années suivant l'arrêt définitif - prévu l'an prochain -, mais cette compensation sera ensuite dégressive les sept années suivantes, avant de disparaître. Dans le même temps, et même au-delà, la commune devra continuer à payer, ad vitam, 2,9 millions d'euros par an au fonds national de garantie individuelle des ressources des collectivités (FNGIR), un dispositif de péréquation mis en place lors de la réforme de la taxe professionnelle.

« Claude Brender se braque dans une posture », regrette Pierre Manenti, conseiller d'Emmanuelle Wargon. Il rappelle que cette dernière et son prédécesseur, Sébastien Lecornu, désormais ministre en charge des collectivités, se sont engagés, dans un courrier daté du 14 janvier, à résoudre ce « problème épineux » du FNGIR. Une solution soutenable devrait être inscrite dans la prochaine loi de finances rectificative, au courant de l'été.

Le maire refuse de prendre cette promesse pour argent comptant. « Pour nous, cette signature est prématurée. Elle aurait pu attendre que cet engagement fiscal se transforme en acte, ajoute le maire. Nous sommes les oubliés de ce projet. »

Le choix de Volgelsheim pour la cérémonie officielle de ce vendredi est exemplaire à ses yeux : s'il est cohérent avec le refus de Fessenheim de signer le projet, il illustre également les divergences avec la communauté de communes du Pays Rhin-Brisach, dont Volgelsheim est le siège. Présenté comme pragmatique par les représentants du gouvernement, le président de la « comcom », Gérard Hug, a choisi, lui, de soutenir sans attendre ce projet, qui prévoit notamment l'aménagement, sur 220 ha, d'un parc d'activités, baptisé EcoRhena. « Mais il n'y a pas de conflit entre nous, affirme Claude Brender. Chacun est dans son rôle. »
O. Br.

 

 
 

 

colère du député Schellenberger
Après le député Olivier Becht qui a décidé de boycotter le rendez-vous, Raphaël Schellenberger, autre député (LR) du Haut-Rhin, a dénoncé, hier soir, « une farce qui n'aborde aucune des vraies questions qui se posent pour la reconversion de notre région ». « Ce document se contente de formaliser le mépris du gouvernement envers les collectivités », écrit Raphaël Schellenberger qui « appelle l'ensemble des victimes de ce canular gouvernemental à ne pas signer ce document ».

 

Fessenheim La commune ne signera pas le « projet de territoire »

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:17:37

© L'alsace, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Fessenheim La commune ne signera pas le « projet de territoire »
 

 
Gérard Hug, président de la communauté de communes Pays Rhin-Brisach, et Claude Brender, le maire de Fessenheim, entourant l'ex-secrétaire d'État à la Transition écologique, Sébastien Lecornu, en avril dernier à la préfecture de Colmar. Archives L'Alsace/Thierry Gachon
Claude Brender avait prévenu dès septembre dernier : tant que la question fiscale ne serait pas réglée, il ne signerait rien. S'il sera tout de même présent, ce matin à Volgelsheim, pour échanger avec les représentants de l'État, le maire de Fessenheim n'engagera donc pas sa commune dans le « projet d'avenir du territoire » qui doit être officiellement signé par le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, la secrétaire d'État Emmanuelle Wargon et différents acteurs locaux, après plusieurs mois de concertation.

Claude Brender campe sur ses positions, fort du soutien de son conseil municipal, qui, le 15 janvier, a validé le projet à l'unanimité, mais souhaité le report de sa signature. Car Fessenheim n'a toujours pas obtenu la réponse attendue. La loi de finances 2019 a certes prévu une compensation intégrale des pertes de recettes fiscales liées au fonctionnement de la centrale (3,4 millions d'euros par an) pendant les trois premières années suivant l'arrêt définitif - prévu l'an prochain -, mais cette compensation sera ensuite dégressive les sept années suivantes, avant de disparaître. Dans le même temps, et même au-delà, la commune devra continuer à payer, ad vitam, 2,9 millions d'euros par an au fonds national de garantie individuelle des ressources des collectivités (FNGIR), un dispositif de péréquation mis en place lors de la réforme de la taxe professionnelle.
« Une posture »

« Claude Brender se braque dans une posture », regrette Pierre Manenti, conseiller d'Emmanuelle Wargon. Il rappelle que cette dernière et son prédécesseur, Sébastien Lecornu, désormais ministre en charge des Collectivités, se sont engagés, dans un courrier daté du 14 janvier, à résoudre ce « problème épineux » du FNGIR. Une solution soutenable devrait être inscrite dans la prochaine loi de finances rectificative, au courant de l'été. Le maire refuse de prendre cette promesse pour argent comptant. « Pour nous, cette signature est prématurée. Elle aurait pu attendre que cet engagement fiscal se transforme en acte, estime-t-il. Nous sommes les oubliés de ce projet. »

Le choix de Volgelsheim pour la cérémonie officielle de ce vendredi est exemplaire à ses yeux : s'il est cohérent avec le refus de Fessenheim de signer le projet, il illustre également les divergences avec la communauté de communes du Pays Rhin-Brisach, dont Volgelsheim est le siège. Présenté comme pragmatique par les représentants du gouvernement, le président de la « comcom », Gérard Hug, a choisi, lui, de soutenir sans attendre ce projet, qui prévoit notamment l'aménagement, sur 220 ha, d'un parc d'activités, baptisé EcoRhena. « Mais il n'y a pas de conflit entre nous, affirme Claude Brender. Chacun est dans son rôle. »
O. Br.

 

 
 

Fessenheim La colère du député Schellenberger

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:16:26

© L'alsace, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Fessenheim La colère du député Schellenberger
 

 
Après le député (UAI) Olivier Becht qui a décidé de boycotter le rendez-vous, Raphaël Schellenberger, autre député (LR) du Haut-Rhin, a dénoncé, jeudi soir, « une farce qui n'aborde aucune des vraies questions qui se posent pour la reconversion de notre région ». « Ce document se contente de formaliser le mépris du gouvernement envers les collectivités », écrit Raphaël Schellenberger, qui « appelle l'ensemble des victimes de ce canular gouvernemental à ne pas signer ce document ». L. B.

 

 
 

Maternités Thann et Altkirch La sénatrice du Haut-Rhin Catherine Troendlé fait savoir qu'elle a écrit à Emmanuel Macron

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:38:43

© L'alsace, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 
Maternités Thann et Altkirch La sénatrice du Haut-Rhin Catherine Troendlé fait savoir qu'elle a écrit à Emmanuel Macron

une lettre de soutien au courrier envoyé par le maire de la commune d'Altkirch à la ministre des Solidarités et de la Santé :

« Monsieur le président de la République, Je vous ai alerté - en appui aux courriers des maires d'Altkirch et de Thann - sur la situation territoriale dramatique qui résulterait de la fermeture de deux maternités situées au coeur de nos territoires ruraux.

Et la sénatrice de citer Emmanuel Macron : « Monsieur le président, vous aviez affirmé par des propos sans ambiguïté : "Cessons de faire croire que la France serait un pays où les solidarités n'existent pas... Nous pouvons faire mieux et nous devons faire mieux : nous assurer que nos services publics restent présents partout où nous en avons besoin". Ces maternités sont les derniers lieux de proximité, services de santé de proximité, où les nombreuses femmes enceintes pourront accoucher.

Une heure trente de route, pour se rendre à Mulhouse, serait contraire à vos engagements.

Des pétitions, des mobilisations nombreuses d'élus, de citoyens, de personnels de santé témoignent de l'émoi que suscitent des décisions potentielles de fermetures. »

Catherine Troendlé demande donc le renouvellement des agréments des maternités : « A ce jour, depuis le 28 janvier 2019, l'ARS a signifié sa décision de suspendre les fermetures jusqu'à la fin de l'année 2019 [...].

Tous les enjeux ont été largement exposés par les élus, les personnels ; il s'agira de débattre de quoi au juste, jusqu'à la fin de l'année ?

Monsieur le président, ma colère n'est pas feinte, et j'en appelle à votre arbitrage immédiat au regard de vos propos tenus (susvisés). Il faut donner du souffle à nos territoires, un premier geste fort sera celui d'un renouvellement des agréments à ces maternités, jusqu'en 2023 [...] »

 

 
 

Grand Est : « Évitons les grand-messes »

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 05:47:50

© Dna, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Grand Est
Grand Est : « Évitons les grand-messes »
Jean Rottner a consacré sa journée d'hier à sillonner le Haut-Rhin, multipliant les échanges informels de Colmar jusqu'au fin fond du Sundgau. Une formule qu'il compte bien rééditer un peu partout dans le Grand Est d'ici début avril.

 
Accompagné du maire de la ville Gilbert Meyer et d'une poignée d'élus de sa majorité, Jean Rottner a multiplié hier matin les échanges à bâtons rompus avec les clients du marché couvert de Colmar.
« Bonjour , ça va bien ? Je suis Jean Rottner, le président de la Région Grand Est... Je ne vous dérange pas ? Racontez-moi un peu comment est l'ambiance, en ce moment. » Comment est l'ambiance ? Très calme, pour commencer. Ce jeudi midi, les allées du marché couvert de Colmar sont plutôt clairsemées... Mais qu'importe : plusieurs autres étapes sont prévues d'ici le soir du nord au sud du Haut-Rhin, jusqu'à Vieux-Ferrette dans le Sundgau.
Prendre le pouls de la population

Doudoune noire posée sur les épaules et sourire accroché au visage, Jean Rottner goûte en tout cas le moment : cette journée entièrement consacrée à des rencontres de terrain, sans formalisme ni tralala, c'est sa propre idée, une idée qui lui trottait dans la tête depuis deux bons mois : se ménager du temps pour aller à la rencontre de ses concitoyens, échanger librement avec eux et prendre le pouls de la population... Ailleurs que « dans le couloir qui mène à [s]on bureau ». Le tout avec un objectif calendaire précis : passer de la sorte une journée dans chacun des dix départements du Grand Est d'ici « fin mars-début avril ». « Évitons en tout cas les grand-messes ! », glisse encore l'intéressé, en s'avançant à la rencontre de Delphine, patronne de six boutiques locales de prêts-à-porter. Passée la première surprise (Jean Rottner est tout de même accompagné par une demi-douzaine d'élus de sa majorité, plus Gilbert Meyer, maire de Colmar), l'intéressée se prête volontiers à la discussion : « Notre grande préoccupation ? Le pouvoir d'achat », tranche-t-elle d'un ton décidé. « Et pour vous, il y a une solution ? » « Ah ça, si on les avait... Enfin, nous faire payer moins de charges, déjà. Quand on a de bons éléments, des vendeuses motivées, on aimerait pouvoir les payer plus, mais aujourd'hui, on n'a pas les marges pour ça. D'autant qu'il y a la concurrence d'internet. »

Dix mètres plus loin, voici un sexagénaire accoudé au zinc. Jean Rottner le lance sur le principe du référendum d'initiative citoyenne (RIC), dont l'instauration est réclamée par nombre de gilets jaunes. « Ce que j'en pense ? Que l'idée que le peuple doit décider de tout, c'est complètement con ! On ne peut pas laisser faire n'importe quoi. C'est comme cette histoire de non-cumul des mandats : comme les députés ne peuvent plus être maires, ils perdent plus facilement le contact du terrain... » Posté juste derrière Jean Rottner, Gilbert Meyer boit du petit-lait : « C'est politique, vous avez raison, c'est comme le passage au quinquennat ! »

Deux minutes plus tard, Jean Rottner aborde trois jeunes lycéens attablés devant des tartes flambées. Une fille, deux garçons, un peu intimidés. Elle, se destine à la magistrature, l'un de ses camarades aimerait devenir médecin et le troisième, styliste. « Ce sont de très beaux métiers, n'abandonnez pas, surtout ! », les encourage Jean Rottner, après avoir aussi échangé quelques mots à propos de la violence charriée par les réseaux sociaux... Mais voici déjà qu'il parle des conséquences possibles du « Brexit » britannique avec la vendeuse de la poissonnerie Dimitri. Craint-elle une possible pénurie ? Pas du tout : « C'est mon mari qui s'occupe des fournisseurs, mais tous nos poissons viennent de France ! » Si en plus le terrain est porteur de bonnes nouvelles...
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Colmar Grand Est rencontre citoyenne « Évitons les grands-messes »

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:10:55

© L'alsace, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Colmar  Grand Est « Évitons les grands-messes »
 

 
Accompagné du maire de la ville Gilbert Meyer et d'une poignée d'élus de sa majorité, le président de la région Grand Est Jean Rottner a multiplié, ce jeudi matin, les échanges à bâtons rompus avec les clients du marché couvert de Colmar. Photo L'Alsace/Hervé Kielwasser
« Bonjour, ça va bien ? Je suis Jean Rottner, le président de la région Grand Est... Je ne vous dérange pas ? Racontez-moi un peu comment est l'ambiance, en ce moment. »

Comment est l'ambiance ? Très calme, pour commencer. Ce jeudi midi, les allées du marché couvert de Colmar sont plutôt clairsemées... Mais qu'importe : plusieurs autres étapes sont prévues d'ici le soir, du nord au sud du Haut-Rhin, jusqu'à Vieux-Ferrette, dans le Sundgau.

Doudoune noire posée sur les épaules et sourire accroché au visage, Jean Rottner goûte en tout cas le moment : cette journée entièrement consacrée à des rencontres de terrain, sans formalisme ni tralala, c'est sa propre idée, une idée qui lui trottait dans la tête depuis deux bons mois. Se ménager du temps pour aller à la rencontre de ses concitoyens, échanger librement avec eux et prendre le pouls de la population... Ailleurs que « dans le couloir qui mène à [son] bureau ». Le tout avec un objectif calendaire précis : passer de la sorte une journée dans chacun des dix départements du Grand Est d'ici « fin mars-début avril ».
« Notre grande préoccupation ? Le pouvoir d'achat »

« Évitons en tout cas les grands-messes ! », glisse l'intéressé, en s'avançant à la rencontre de Delphine, patronne de six boutiques locales de prêt-à-porter. Passée la première surprise - Jean Rottner est tout de même accompagné par une demi-douzaine d'élus de sa majorité, plus Gilbert Meyer, maire de Colmar -, l'intéressée se prête volontiers à la discussion : « Notre grande préoccupation ? Le pouvoir d'achat », tranche-t-elle d'un ton décidé. « Et pour vous, il y a une solution ? » « Ah ça, si on les avait... Enfin, nous faire payer moins de charges, déjà ! Quand on a de bons éléments, des vendeuses motivées, on aimerait pouvoir les payer plus. Mais aujourd'hui, on n'a pas les marges pour ça. D'autant qu'il y a la concurrence d'internet... »

Dix mètres plus loin, voici un sexagénaire accoudé au zinc. Jean Rottner le lance sur le principe du référendum d'initiative citoyenne (RIC), dont l'instauration est réclamée par nombre de gilets jaunes. « Ce que j'en pense ? Que l'idée que le peuple doit décider de tout, c'est complètement con ! On ne peut pas laisser faire n'importe quoi. C'est comme cette histoire de non-cumul des mandats : comme les députés ne peuvent plus être maires, ils perdent plus facilement le contact du terrain... » Posté juste derrière Jean Rottner, Gilbert Meyer boit du petit-lait : « C'est politique, vous avez raison, c'est comme le passage au quinquennat ! »

Deux minutes plus tard, Jean Rottner aborde trois jeunes lycéens attablés devant des tartes flambées. Une fille, deux garçons, un peu intimidés. Elle, se destine à la magistrature, l'un de ses camarades aimerait devenir médecin et le troisième, styliste. « Ce sont de très beaux métiers, n'abandonnez pas, surtout ! », les encourage Jean Rottner, après avoir aussi échangé quelques mots à propos de la violence charriée par les réseaux sociaux...

Mais voici déjà qu'il parle des conséquences possibles du Brexit britannique avec la vendeuse de la poissonnerie Dimitri. Craint-elle une possible pénurie ? Pas du tout : « C'est mon mari qui s'occupe des fournisseurs, mais tous nos poissons viennent de France ! » Si en plus le terrain est porteur de bonnes nouvelles...

Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

Benalla est-il resté en contact avec l'Élysée après son départ ?

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 05:45:40

© Dna, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Affaire Justice
Benalla est-il resté en contact avec l'Élysée après son départ ?
 

 
Alexandre Benalla lors de son audition au Sénat le 21 janvier.
Mediapart a publié jeudi de nouveau éléments sur l'affaire Benalla. Selon le site d'investigation, l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron est resté en lien avec le palais de l'Élysée après sa mise en examen pour violence en réunion. De plus, il aurait rencontré « physiquement » le 26 juillet Vincent Crase, l'autre protagoniste des faits du 1er-Mai, malgré l'interdiction judiciaire qui leur avait été faite d'entrer en contact.

Mediapart les appelle « les conversations qui font trembler l'Élysée », diffusant des extraits sonores d'Alexandre Benalla, en pleine conversation avec Vincent Crase, l'ancien responsable de la sécurité à LREM. Alexandre Benalla se félicite, ce jour-là, d'avoir le soutien du président de la République. Ainsi, il aurait déclaré à Vincent Crase : « Il me dit : tu vas les bouffer. T'es plus fort qu'eux, c'est pour ça que je t'avais auprès de moi. »
Un contrat de sécurité avec un oligarque russe

En plus du président de la République, Alexandre Benalla se vante d'avoir le soutien de « Madame [Brigitte Macron], Ismaël [Emelien, conseiller spécial du président], qui me conseille sur les médias et compagnie. » Ismaël Emelien n'a pas répondu aux sollicitations de Mediapart. L'Élysée a de son côté démenti, auprès de Mediapart, que le conseiller ait pu piloter la communication d'Alexandre Benalla.

Toujours selon le site d'investigation, alors même qu'il travaillait encore à l'Élysée, l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron se serait « personnellement impliqué dans un contrat de sécurité avec un oligarque russe proche de Vladimir Poutine », et par ailleurs soupçonnés de liens avec la mafia. Alexandre Benalla aurait tiré des bénéfices financiers en lien avec ce contrat.

 

 
 

 

Benalla est-il resté en contact avec l'Élysée après son départ ?

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:41:06

© L'alsace, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Benalla est-il resté en contact avec l'Élysée après son départ ?
 

 
Alexandre Benalla lors de son audition au Sénat le 21 janvier. Photo ALAIN JOCARD
Mediapart a publié jeudi de nouveau éléments sur l'affaire Benalla. Selon le site d'investigation, l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron est resté en lien avec le palais de l'Élysée après sa mise en examen pour violence en réunion. De plus, il aurait rencontré « physiquement » le 26 juillet Vincent Crase, l'autre protagoniste des faits du 1er-Mai, malgré l'interdiction judiciaire qui leur avait été faite d'entrer en contact.

Mediapart les appelle « les conversations qui font trembler l'Élysée », diffusant des extraits sonores d'Alexandre Benalla, en pleine conversation avec Vincent Crase, l'ancien responsable de la sécurité à LREM. Alexandre Benalla se félicite, ce jour-là, d'avoir le soutien du président de la République. Ainsi, il aurait déclaré à Vincent Crase : « Il me dit : tu vas les bouffer. T'es plus fort qu'eux, c'est pour ça que je t'avais auprès de moi. »
Un contrat de sécurité avec un oligarque russe

En plus du président de la République, Alexandre Benalla se vante d'avoir le soutien de « Madame [Brigitte Macron], Ismaël [Emelien, conseiller spécial du président], qui me conseille sur les médias et compagnie. » Ismaël Emelien n'a pas répondu aux sollicitations de Mediapart. L'Élysée a de son côté démenti, auprès de Mediapart, que le conseiller ait pu piloter la communication d'Alexandre Benalla.

Toujours selon le site d'investigation, alors même qu'il travaillait encore à l'Élysée, l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron se serait « personnellement impliqué dans un contrat de sécurité avec un oligarque russe proche de Vladimir Poutine », et par ailleurs soupçonnés de liens avec la mafia. Alexandre Benalla aurait tiré des bénéfices financiers en lien avec ce contrat.

 

 
 

Social Le rapport annuel de la Fondation Abbé-Pierre présenté aujourd'hui : Logements indignes : l'alarme

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 05:44:33

© Dna, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Social Le rapport annuel de la Fondation Abbé-Pierre présenté aujourd'hui
Social Le rapport annuel de la Fondation Abbé-Pierre présenté aujourd'hui : Logements indignes : l'alarme
Le drame de l'effondrement des immeubles de la rue d'Aubagne à Marseille a jeté une lumière crue sur la crise de l'habitat indigne qui concerne des millions de Français selon la Fondation Abbé-Pierre.

 
L'effondrement des immeubles de la rue d'Aubagne à Marseille est la preuve de l'habitat indigne. La mairie a annoncé jeudi que deux immeubles du centre-ville menaçant de tomber en ruines allaient être abattus. Photo Emin AKYEL/AFP
C'était le 5 novembre dernier. Rue d'Aubagne à Marseille, deux immeubles s'effondrent en plein centre-ville. Huit morts sont retrouvés dans les décombres. Depuis quelque 2 000 personnes ont été évacuées d'immeubles insalubres ou dangereux. Ils incarnent la tragédie de l'habitat indigne.

Un drame que dénonce depuis des années la Fondation Abbé-Pierre qui publie ce vendredi son rapport annuel sur le mal-logement. Une situation repérée aussi par les « syndics » qui alertent sur le vieillissement d'un bâti qui en France date à plus d'un tiers des années 1946-1974.

Les chiffres montrent la hauteur de l'enjeu : « 2 090 000 personnes vivent dans des logements privés de confort, dans la mesure où elles ne disposent pas du confort sanitaire de base, n'ont pas de chauffage central ou de coin cuisine, ou parce que la façade de leur logement est très dégradée, avec des fissures profondes », estime la Fondation.

Les héritiers de l'abbé Pierre dénoncent l'habitat dégradé comme « un phénomène massif en France, dont l'ampleur reste mal appréhendée. Depuis plusieurs années, une estimation a établi à 600 000 le nombre de logements indignes, à partir des données sur le parc privé. »
Des pièges pour les occupants

Autre élément : les immeubles défaillants. « Accédants à la propriété surendettés, propriétaires captifs d'un bien invendable, locataires de propriétaires indélicats, voire de marchands de sommeil, primo-arrivants immigrés devenus copropriétaires dans des immeubles très dégradés : de nombreux ménages sont aujourd'hui en grande fragilité dans des copropriétés en difficulté qui se referment parfois comme des pièges sur leurs occupants », s'alarme la Fondation. D'après ses calculs - sur la seule base des propriétaires occupants, 1 123 000 personnes seraient concernées.

L'État est engagé dans un long travail de rénovation. En 2018, l'agence nationale de l'habitat (Anah) affirme avoir exercé un « niveau d'activité sans précédent ». La lutte contre l'habitat indigne et très dégradé a permis la réhabilitation de 12 197 logements (11 290 en 2017), selon l'agence. Par ailleurs 21 074 logements ont été aidés dans des copropriétés dégradées, met-elle en avant. Sans compter l'incitation des propriétaires bailleurs à louer leur logement de manière solidaire, en contrepartie d'avantages fiscaux et d'aides aux travaux, qui a permis en 2018 la mise directe sur le marché de 4 560 logements à loyers maîtrisés, et de rénover 4 425 logements avant d'être loués à loyers maîtrisés, plaide-t-elle.

Pour la Fondation Abbé-Pierre, sur le mal-logement, le gouvernement ne va pas assez loin. Elle lance un appel à revoir sur tous les fronts la politique de la France en matière de logement dans un sens plus solidaire. Avec plusieurs pistes.
Taxer l'héritage ?

Tout d'abord, pour donner des moyens aux pouvoirs publics et réduire les inégalités de patrimoine, elle propose une augmentation du taux moyen d'imposition des héritages d'un demi-point, en passant de 6 à 6,5 % qui rapporterait un milliard d'euros. Ensuite, pour renforcer le parc social, elle appelle à renoncer aux coupes budgétaires prévues par le gouvernement sur les HLM. Enfin, elle demande de revenir en arrière sur la diminution des « aides personnelles au logement qui concernent 13 millions de personnes pauvres et modestes ». Une mesure impopulaire et des retours en arrière coûteux pour lutter contre la vétusté.
E.B.

 

 
 

 

France Logements indignes : l'alarme

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:44:57

© L'alsace, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
France Logements indignes : l'alarme
 

 
L'effondrement des immeubles de la rue d'Aubagne à Marseille est la preuve de l'habitat indigne. La mairie a annoncé jeudi que deux immeubles du centre-ville menaçant de tomber en ruines allaient être abattus. Photo Emin AKYEL/AFP
C'était le 5 novembre dernier. Rue d'Aubagne à Marseille, deux immeubles s'effondrent en plein centre-ville. Huit morts sont retrouvés dans les décombres. Depuis quelque 2 000 personnes ont été évacuées d'immeubles insalubres ou dangereux. Ils incarnent la tragédie de l'habitat indigne.

Un drame que dénonce depuis des années la Fondation Abbé-Pierre qui publie ce vendredi son rapport annuel sur le mal-logement. Une situation repérée aussi par les « syndics » qui alertent sur le vieillissement d'un bâti qui en France date à plus d'un tiers des années 1946-1974.

Les chiffres montrent la hauteur de l'enjeu : « 2 090 000 personnes vivent dans des logements privés de confort, dans la mesure où elles ne disposent pas du confort sanitaire de base, n'ont pas de chauffage central ou de coin cuisine, ou parce que la façade de leur logement est très dégradée, avec des fissures profondes », estime la Fondation.

Les héritiers de l'abbé Pierre dénoncent l'habitat dégradé comme « un phénomène massif en France, dont l'ampleur reste mal appréhendée. Depuis plusieurs années, une estimation a établi à 600 000 le nombre de logements indignes, à partir des données sur le parc privé. »
Des pièges pour les occupants

Autre élément : les immeubles défaillants. « Accédants à la propriété surendettés, propriétaires captifs d'un bien invendable, locataires de propriétaires indélicats, voire de marchands de sommeil, primo-arrivants immigrés devenus copropriétaires dans des immeubles très dégradés : de nombreux ménages sont aujourd'hui en grande fragilité dans des copropriétés en difficulté qui se referment parfois comme des pièges sur leurs occupants », s'alarme la Fondation. D'après ses calculs - sur la seule base des propriétaires occupants, 1 123 000 personnes seraient concernées.

L'État est engagé dans un long travail de rénovation. En 2018, l'agence nationale de l'habitat (Anah) affirme avoir exercé un « niveau d'activité sans précédent ». La lutte contre l'habitat indigne et très dégradé a permis la réhabilitation de 12 197 logements (11 290 en 2017), selon l'agence. Par ailleurs 21 074 logements ont été aidés dans des copropriétés dégradées, met-elle en avant. Sans compter l'incitation des propriétaires bailleurs à louer leur logement de manière solidaire, en contrepartie d'avantages fiscaux et d'aides aux travaux, qui a permis en 2018 la mise directe sur le marché de 4 560 logements à loyers maîtrisés, et de rénover 4 425 logements avant d'être loués à loyers maîtrisés, plaide-t-elle.

Pour la Fondation Abbé-Pierre, sur le mal-logement, le gouvernement ne va pas assez loin. Elle lance un appel à revoir sur tous les fronts la politique de la France en matière de logement dans un sens plus solidaire. Avec plusieurs pistes.
Taxer l'héritage ?

Tout d'abord, pour donner des moyens aux pouvoirs publics et réduire les inégalités de patrimoine, elle propose une augmentation du taux moyen d'imposition des héritages d'un demi-point, en passant de 6 à 6,5 % qui rapporterait un milliard d'euros. Ensuite, pour renforcer le parc social, elle appelle à renoncer aux coupes budgétaires prévues par le gouvernement sur les HLM. Enfin, elle demande de revenir en arrière sur la diminution des « aides personnelles au logement qui concernent 13 millions de personnes pauvres et modestes ». Une mesure impopulaire et des retours en arrière coûteux pour lutter contre la vétusté.
E.B.

 

 
 

L'édito de l'Alsace Logement L'urgence à agir

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:48:13

© L'alsace, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
L'édito de l'Alsace  Logement L'urgence à agir
 

 
Laurent Bodin

La grandeur d'un pays ne se mesure pas seulement au montant de son produit intérieur brut. Parmi les éléments à prendre en compte, figurent notamment la qualité et le niveau de vie mais aussi des critères sectoriels tels que l'éducation ou le logement. Sur ce dernier point, la France est loin d'être exemplaire. Au bas mot, le nombre de logements indignes, sur le seul parc privé, est estimé à 600 000, soit plus de deux millions de Français qui vivent dans des logements insalubres. Une situation qui ne risque pas de s'arranger : 12 000 logements ont bénéficié, en 2017 comme en 2018, de travaux au titre de la lutte de l'habitat indigne. Cela représente 2 % du parc. À ce rythme, il faudrait 50 ans pour supprimer le mal-logement, sans que d'autres bâtiments s'ajoutent à l'existant. Mission impossible !

Le drame de Marseille, en novembre, a mis dans la lumière médiatique l'urgence sociale et sécuritaire à agir. Sans évoquer ces propriétaires qui ont fermé les yeux, comment des élus et représentants de l'État ont-ils ainsi pu jouer avec le feu, ne comprenant pas qu'il y avait mise en péril de la vie d'autrui ? L'État ne peut pas tout, mais quand les propriétaires privés n'offrent pas un logement décent à des locataires, il est de son devoir d'agir. Car le mal-logement est un fléau. Lutter contre est aussi une chance dans la mesure où, au regard des coûts, il convient de considérer l'emploi induit dans le bâtiment - à condition de ne pas miser uniquement sur le travail détaché -- et les économies d'énergie qui en découleront. La loi est-elle à ce point imparfaite pour que la France compte tant de logements insalubres en même temps qu'une pénurie ? Car si le mal-logement continue de prospérer, c'est aussi du fait d'une offre insuffisante par rapport à la demande. Seule une action forte des pouvoirs publics permettra de remédier à cette situation. Les associations, à l'instar d'Emmaüs, ont beau tirer la sonnette d'alarme, le gouvernement ne semble pas avoir conscience de cette urgence à agir en la matière.

 

 
 

Economie Ce qui change à partir du 1er février

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:43:44

© L'alsace, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Economie Ce qui change à partir du 1er février
 

 
Ajouter infographie Visactu à venir
À chaque début de mois son lot de changements... Tour d'horizon des principales hausses et baisses qui entrent en vigueur ce vendredi. La revalorisation de la prime d'activité n'entrera en vigueur, elle, que le 5 février.
Augmentation du prix des produits alimentaires

Biscottes Heudebert, fromage Caprice des Dieux, spaghettis Panzani, crèmes dessert Danette, bouteilles de Coca-Cola, céréales Chocapic, camembert Président, café Carte Noire, bouteille de Ricard ou encore pot de Nutella...

500 produits sur 13 000 dans les supermarchés et 800 produits sur 20 000 dans les hypermarchés vont connaître une hausse des prix à partir de ce vendredi dans le cadre de la loi EGalim, qui prévoit le relèvement à 10 % du seuil de revente à perte de la distribution.

Les supermarchés ne pourront plus vendre à perte les produits d'appel sur lesquels ils basent leur communication. Ceux-ci devront être vendus au minimum 10 % plus cher qu'ils ont été achetés. Ainsi, un produit acheté 1 euro doit donc être revendu au consommateur 1,10 euro minimum. Le gouvernement espère ainsi que les producteurs soient mieux rémunérés.
Hausse des tarifs des péages autoroutiers

Dès ce vendredi, les tarifs de péages autoroutiers vont grimper en moyenne de 1,8 % à 1,9 % sur les principaux réseaux, en vertu des contrats qui lient l'État aux sociétés d'autoroutes -ASF, Escota et Cofiroute (Vinci Autoroutes), APRR et Area (Eiffage), Sanef et SAPN (Abertis) entre autres.

Toutefois, en parallèle, les sociétés d'autoroutes se sont engagées à proposer à partir d'aujourd'hui des réductions de -30 % à leurs clients effectuant plus de 10 allers-retours par mois sur le même itinéraire, ce qui concerne environ 1 million de personnes.
Baisse du prix du gaz

Les tarifs réglementés du gaz, appliqués par Engie à plus de 4,5 millions de foyers, avaient déjà baissé de 1,9 % en moyenne au 1er janvier. Ils baisseront à nouveau de 0,73 % en moyenne à partir de ce vendredi.

Selon le ministère de la Transition écologique et solidaire, ces tarifs devraient rester stables en mars, puis de nouveau baisser en avril (-1,91 %), mai (-0,6 %) et juin (-0,45 %).

 

 
 

Assurance-chômage :le Medef revient à la table

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 05:46:28

© Dna, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

social Négociations
Assurance-chômage :le Medef revient à la table
 

 
Le Medef, qui avait claqué la porte lundi de la négociation sur l'assurance chômage pour protester contre les déclarations d'Emmanuel Macron sur le « bonus-malus » des contrats de travail courts, va revenir à la table des discussions, a indiqué jeudi soir son président Geoffroy Roux de Bézieux au Parisien.fr.

Après les déclarations d'Édouard Philippe mercredi à l'Assemblée sur sa « confiance » dans les partenaires sociaux pour trouver un accord, « je vais proposer à nos instances - et je ne doute pas qu'elles acceptent - de revenir dans la négociation, même si elle est difficile », a déclaré M. Roux de Bézieux.

Le Premier ministre a affirmé mercredi que c'était aux organisations patronales et syndicales « qu'il revient de définir les façons, les instruments, les moyens pour faire en sorte que notre système d'indemnisation du chômage puisse être à nouveau équilibré [...], favoriser le retour à l'emploi et, en tout état de cause, favoriser la pérennité des contrats et "désinciter" à la précarité des contrats », a-t-il insisté sans prononcer le mot « bonus-malus » honni par les organisations patronales.

Lorsqu'une nouvelle séance sera reprogrammée, « nous allons faire des propositions alternatives (au bonus-malus) », a répété M. Roux de Bézieux. L'objectif est de conclure la négociation pour le 20 février.

 

 
 

 

Assurance-chômage :le Medef revient à la table

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:40:10

© L'alsace, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Assurance-chômage :le Medef revient à la table
 

 
Le Medef, qui avait claqué la porte lundi de la négociation sur l'assurance chômage pour protester contre les déclarations d'Emmanuel Macron sur le « bonus-malus » des contrats de travail courts, va revenir à la table des discussions, a indiqué jeudi soir son président Geoffroy Roux de Bézieux au Parisien.fr.

Après les déclarations d'Édouard Philippe mercredi à l'Assemblée sur sa « confiance » dans les partenaires sociaux pour trouver un accord, « je vais proposer à nos instances - et je ne doute pas qu'elles acceptent - de revenir dans la négociation, même si elle est difficile », a déclaré M. Roux de Bézieux.

Le Premier ministre a affirmé mercredi que c'était aux organisations patronales et syndicales « qu'il revient de définir les façons, les instruments, les moyens pour faire en sorte que notre système d'indemnisation du chômage puisse être à nouveau équilibré [...], favoriser le retour à l'emploi et, en tout état de cause, favoriser la pérennité des contrats et "désinciter" à la précarité des contrats », a-t-il insisté sans prononcer le mot « bonus-malus » honni par les organisations patronales.

Lorsqu'une nouvelle séance sera reprogrammée, « nous allons faire des propositions alternatives (au bonus-malus) », a répété M. Roux de Bézieux. L'objectif est de conclure la négociation pour le 20 février.

 

 
 

Gilets jaunes : ni à gauche, ni à droite mais en situation de précarité

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 05:46:05

© Dna, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Social Enquête
Gilets jaunes : ni à gauche, ni à droite mais en situation de précarité
Cinq chercheurs de Sciences Po Grenoble et du laboratoire Pacte ont cherché à répondre à la question : « Qui sont les gilets jaunes ? ». Pour cela, ils ont posté un questionnaire sur Facebook. Le groupe a recueilli 1919 réponses, dont 1 455 exploitées.
 

 
Tristan Guerra, Frédéric Gonthier, Chloé Alexandre, Florent Gougou et Simon Persico, chercheurs à Sciences Po Grenoble et au laboratoire Pacte, ont cherché à décrypter le mouvement des gilets jaunes. Photo Le DL
Du 22 décembre au 20 janvier, un questionnaire a été posté sur 300 groupes Facebook du mouvement des gilets jaunes. Un outil d'analyse élaboré par cinq chercheurs de Sciences Po Grenoble et du laboratoire Pacte, Tristan Guerra, Frédéric Gonthier, Chloé Alexandre, Florent Gougou et Simon Persico qui ont cherché à décrypter le mouvement. Les résultats ont été publiés dans Le Monde sous le titre : « Qui sont vraiment les gilets jaunes ? Les résultats d'une étude sociologique. »

L'étude confirme plusieurs hypothèses. « 70 % des répondants ont du mal à finir les fins de mois, détaille Florent Gougou. Et pourtant, ils sont presque autant (67 %) à exercer une activité professionnelle. » En effet, 74 % des personnes ayant répondu au questionnaire sont en situation de précarité, soit plus du double de la moyenne nationale.

Et c'est bien cette question économique qui traverse les revendications des gilets jaunes interrogés : « La précarité explique pourquoi les inégalités (26 %), le pouvoir d'achat (25 %) et la pauvreté (14 %) arrivent en tête des quatorze enjeux importants pour la France, proposés dans le questionnaire », écrivent les chercheurs.
« Une défiance envers le gouvernement »

L'autre dominante de cette étude est le rapport des gilets jaunes à la démocratie et à la politique. « Ils ont le sentiment de ne pas être représentés par le gouvernement, que la démocratie fonctionne mal, détaille Chloé Alexandre. Il y a un très fort anti-élitisme qui ressort des questions ouvertes que nous avons posées, une méfiance envers les médias, également. Et le thème de la souveraineté populaire est aussi capital, dans les réponses données. » Les deux thématiques, précarité et politique, sont étroitement liées, selon Tristan Guerra. « La dimension démocratique a été amenée par les problèmes économiques. En voyant que le gouvernement n'apportait pas de réponse à leurs problèmes, les gilets jaunes ont élargi leurs revendications aux dysfonctionnements démocratiques. C'est aussi la conséquence des promesses d'Emmanuel Macron. »
« Réveil populaireet citoyen »

Les répondants, pour 60 % d'entre eux, ne se considèrent ni à gauche, ni à droite, sur l'échiquier actuel. Et pourtant, ils sont 56 % à s'intéresser à la politique et à en être déçus. « C'est un mouvement assez homogène sociologiquement et politiquement, analyse Frédéric Gonthier. Il y a des différentiels d'intensité et de priorité, mais pas de division. »

Dans les deux questions ouvertes posées dans le questionnaire, plusieurs thèmes ressortent, là encore en lien avec les revendications des gilets jaunes : « La thématique du « pouvoir-vivre » est celle qui apparaît le plus fréquemment », selon l'étude. « Les mots de « réveil populaire et citoyen », de « peuple » ou de « justice sociale » reviennent régulièrement, résume Simon Persico. C'est un mouvement de pro-redistribution, de pro-ruissellement, les gilets jaunes sont pour le partage des richesses. »

Et l'analyse est la même pour l'ensemble du territoire. Il n'y a pas de différences spécifiques selon les départements ou les régions. « Les répondants de la région Auvergne-Rhône-Alpes sont, en moyenne, un peu moins précaires que les autres, détaille Tristan Guerra. Parce que c'est une région plus riche que certaines autres. Mais les différences se font plutôt sur le type d'habitat, soit en zone rurale, soit en urbaine, que sur le lieu d'habitation. »
Aurélie BERLAND

 

 
 

 

France enquête Gilets jaunes : ni à gauche, ni à droite mais en situation de précarité

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:32:57

© L'alsace, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
France enquête Gilets jaunes : ni à gauche, ni à droite mais en situation de précarité
 

 
Tristan Guerra, Frédéric Gonthier, Chloé Alexandre, Florent Gougou et Simon Persico, chercheurs à Sciences Po Grenoble et au laboratoire Pacte, ont cherché à décrypter le mouvement des gilets jaunes. Photo Le DL
Du 22 décembre au 20 janvier, un questionnaire a été posté sur 300 groupes Facebook du mouvement des gilets jaunes. Un outil d'analyse élaboré par cinq chercheurs de Sciences Po Grenoble et du laboratoire Pacte, Tristan Guerra, Frédéric Gonthier, Chloé Alexandre, Florent Gougou et Simon Persico qui ont cherché à décrypter le mouvement. Les résultats ont été publiés dans Le Monde sous le titre : « Qui sont vraiment les gilets jaunes ? Les résultats d'une étude sociologique. »

L'étude confirme plusieurs hypothèses. « 70 % des répondants ont du mal à finir les fins de mois, détaille Florent Gougou. Et pourtant, ils sont presque autant (67 %) à exercer une activité professionnelle. » En effet, 74 % des personnes ayant répondu au questionnaire sont en situation de précarité, soit plus du double de la moyenne nationale.

Et c'est bien cette question économique qui traverse les revendications des gilets jaunes interrogés : « La précarité explique pourquoi les inégalités (26 %), le pouvoir d'achat (25 %) et la pauvreté (14 %) arrivent en tête des quatorze enjeux importants pour la France, proposés dans le questionnaire », écrivent les chercheurs.
« Une défiance envers le gouvernement »

L'autre dominante de cette étude est le rapport des gilets jaunes à la démocratie et à la politique. « Ils ont le sentiment de ne pas être représentés par le gouvernement, que la démocratie fonctionne mal, détaille Chloé Alexandre. Il y a un très fort anti-élitisme qui ressort des questions ouvertes que nous avons posées, une méfiance envers les médias, également. Et le thème de la souveraineté populaire est aussi capital, dans les réponses données. » Les deux thématiques, précarité et politique, sont étroitement liées, selon Tristan Guerra. « La dimension démocratique a été amenée par les problèmes économiques. En voyant que le gouvernement n'apportait pas de réponse à leurs problèmes, les gilets jaunes ont élargi leurs revendications aux dysfonctionnements démocratiques. C'est aussi la conséquence des promesses d'Emmanuel Macron. »
« Réveil populaireet citoyen »

Les répondants, pour 60 % d'entre eux, ne se considèrent ni à gauche, ni à droite, sur l'échiquier actuel. Et pourtant, ils sont 56 % à s'intéresser à la politique et à en être déçus. « C'est un mouvement assez homogène sociologiquement et politiquement, analyse Frédéric Gonthier. Il y a des différentiels d'intensité et de priorité, mais pas de division. »

Dans les deux questions ouvertes posées dans le questionnaire, plusieurs thèmes ressortent, là encore en lien avec les revendications des gilets jaunes : « La thématique du « pouvoir-vivre » est celle qui apparaît le plus fréquemment », selon l'étude. « Les mots de « réveil populaire et citoyen », de « peuple » ou de « justice sociale » reviennent régulièrement, résume Simon Persico. C'est un mouvement de pro-redistribution, de pro-ruissellement, les gilets jaunes sont pour le partage des richesses. »

Et l'analyse est la même pour l'ensemble du territoire. Il n'y a pas de différences spécifiques selon les départements ou les régions. « Les répondants de la région Auvergne-Rhône-Alpes sont, en moyenne, un peu moins précaires que les autres, détaille Tristan Guerra. Parce que c'est une région plus riche que certaines autres. Mais les différences se font plutôt sur le type d'habitat, soit en zone rurale, soit en urbaine, que sur le lieu d'habitation. »
Aurélie BERLAND

 

 
 

Acte XII : les gueules cassées en tête de cortège

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 05:49:25

© Dna, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Acte XII : les gueules cassées en tête de cortège
 

 
Une bannière recensant de nombreux blessés lors des manifestations de gilets jaunes, le 26 janvier à Paris.
Un cortège mené par des dizaines de « gueules cassées » à Paris, des hommages en province : pour leur acte XII samedi, les gilets jaunes mettront notamment en avant les centaines de manifestants blessés, parfois gravement, depuis le début de la contestation sociale, en demandant la fin des « violences policières qui mutilent ».

Antonio Barbetta, un gilet jaune grièvement blessé au pied sur les Champs-Élysées, est à l'origine de cette initiative. Il a expliqué sur France Inter que le but de la manoeuvre était que « le monde entier sache et voie ce qu'on fait au peuple français en souffrance ».

Lors d'une conférence de presse avec Eric Drouet mercredi, Jérôme Rodrigues, atteint à l'oeil place de la Bastille le 26 janvier, a appelé les gilets jaunes à se mobiliser lors de cet acte XII et a dénoncé des « blessures de guerre ». « Il y a eu 14-18 et aujourd'hui on va faire quoi ? Les nouvelles gueules cassées de 2018 et 2019 ? », a-t-il lancé.

 

 
 

 

Région Les anges gardiens des gilets jaunes

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:19:10

© L'alsace, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Région Les anges gardiens des gilets jaunes
 

 
Les « street medics », des secouristes au coeur des manifestations. Photo DNA/Jean-Christophe Dorn
« Notre présence rassure les gilets jaunes - elle les apaise aussi. Souvent, lors des manifestations, on en voit qui nous cherchent du regard... », confie Marie, une secouriste de 34 ans.

Tee-shirt blanc, casque sur la tête et croix bleue en étendard, les « street medics 67 » portent assistance aux personnes blessées ou simplement prises d'un coup de pompe. Ils sont apparus sur le théâtre d'opération strasbourgeois, le samedi 19 janvier, une semaine après les heurts avec les forces de l'ordre. « J'ai été choquée par ce qui s'est passé », confie Marie.

Comment souvent avec les gilets jaunes, l'idée est née sur les réseaux sociaux. Elle a tout de suite obtenu l'adhésion d'infirmiers, ambulanciers, secouristes... Ce sont des sympathisants du mouvement, mais qui dans leur mission se disent neutres. « On a des compétences dans le domaine médical, autant les mettre au service de tous, manifestants comme policiers », explique Stéphane.

Inspirés d'un mouvement né aux États-Unis dans les années 1960, les « street medics » représentent une nouvelle génération de volontaires apparue récemment en France, notamment lors des affrontements à Notre-Dame-des-Landes. Ils pallient l'absence de secours lors de manifestations non déclarées.

Mais leur rôle ne se limite pas à porter assistance. Ils jouent aussi les médiateurs, allant discuter avec des contestataires lorsque la tension est palpable avec les policiers. Souvent, leur seule présence suffit à faire baisser la tension.
« Dans la vie,on est des gentils »

« On ne manque pas de bonnes volontés, mais on a surtout besoin de professionnels de santé, de personnes formées », précise Laurent, 44 ans. Ce gérant d'une entreprise d'ambulances trimbale sur son dos une mallette d'urgence remplie de compresses, bandages, solutions de désinfec-tion... « Tout ce matériel médical nous a été donné par des pharmaciens, des infirmiers libéraux, des particuliers. La générosité est impressionnante ! », souligne-t-il.

La manifestation terminée, un gilet jaune leur tend des marrons chauds, un autre leur lance un « merci ». « Ça fait chaud au coeur », dit Nathalie, elle aussi secouriste et militante. « Dans la vie, on est des gentils. »
Pascal MAZOUÉ

 

 
 

Culture Entretien avec le ministre Frank Riester : « Nous augmentons l'aide pour le patrimoine des petits communes »

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 05:51:06

© Dna, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Culture Entretien avec le ministre Frank Riester
Culture Entretien avec le ministre Frank Riester : « Nous augmentons l'aide pour le patrimoine des petits communes »
Franck Riester, m inistre de la Culture, expose ses projets pour le patrimoine et explique la mise en place du pass culture.

 
La deuxième édition de la Mission Patrimoine confiée à Stéphane Bern est lancée. Comment l'État travaille avec la mission Bern ?
Ça se passe très bien, le patrimoine est une cause qui rassemble les Français. L'État est très engagé pour le patrimoine. Il investit 350 millions d'euros par an pour sa restauration. L'État subventionne le patrimoine classé ou inscrit au titre des monuments historiques. Stéphane Bern et la Fondation du patrimoine se concentrent principalement sur les autres sites en péril, en complétant l'action de l'État. Dans le budget 2018, comme dans le budget 2019 l'État a fait un effort important sur le patrimoine, en augmentant l'aide pour les monuments historiques situés dans les petites communes qui n'ont pas les moyens de les restaurer.
Que répondez-vous à Stéphane Bern qui demande la fin de la taxation du loto du patrimoine ?

Il existe une fiscalité qui régit la Loterie nationale et donc celle du loto du patrimoine. Pour répondre à cette question, nous avons pris la décision, avec mon collègue Gérald Darmanin, d'ajouter au rendement de la loterie un montant de 20 millions d'euros ! Ce montant représente bien plus que la fiscalité qui reste prélevée pour cette opération ciblée sur le patrimoine en danger. Dans le cadre du loto, 268 édifices en péril ont été identifiés, dont 190 sont des monuments historiques. Trois opérations sont terminées, 79 sont en cours de travaux et 80 ont fait l'objet de demande d'autorisations de travaux : ça avance bien.
Qu'y aura-t-il dans la loi audiovisuel prévue à l'automne ?

Dans cette loi, il y aura une partie sur-le-champ et les modalités de régulation, par exemple pour permettre de lutter contre les contenus haineux ou nocifs pour le jeune public sur internet. Et il y aura une partie sur la réglementation économique, pour créer les conditions d'une concurrence plus équitable entre les acteurs historiques et les nouveaux acteurs du numérique. La loi durcira le dispositif de lutte contre les sites pirates. Ce fléau menace la création.
Vous êtes pour une télé publique sans publicité ?

Il faut un financement solide et pérenne de l'audiovisuel public. Avec la fin de la taxe d'habitation, sur laquelle était adossé le recouvrement de la redevance, il faudra trouver un autre support. Nous y travaillons avec mes collègues de Bercy.
Où trouver de l'argent ? Vous allez taxer ordinateurs et téléphones mobiles ?

Ce n'est pas le sujet aujourd'hui. Pour l'audiovisuel public, ma priorité est de m'assurer qu'il remplit ses missions, au service de la proximité, de la création, de l'information. Plus largement, l'enjeu est de faire contribuer les acteurs numériques, et il y a d'autres leviers : nous sommes en pleine négociation sur la directive sur le droit d'auteur qui permettra de créer un « droit voisin » pour la presse : on ne peut effectivement pas accepter que ceux qui diffusent les contenus soient mieux rémunérés que ceux qui les créent !

Les sites de partage de vidéos devront de même assumer toutes leurs responsabilités au regard du droit d'auteur. Je me bats pour mobiliser nos partenaires européens sur ce dossier.
Propos recueillis par Nathalie CHIFFLET et Pascal JALABERT

 

 
 

 

France Le Pass culture à l'épreuve du test

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:42:06

© L'alsace, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
France Le Pass culture à l'épreuve du test
 

Le Pass culture était une promesse de campagne du candidat Macron. Il est mis à l'essai ce 1er février, dans cinq départements pilotes : le Bas-Rhin, le Finistère, l'Hérault, la Seine-Saint-Denis et la Guyane. Plus de 10 000 jeunes volontaires issus de ces départements seront invités à activer leur compte à partir d'aujourd'hui pour le tester, avant qu'il ne soit étendu à tout le territoire à tous les jeunes de 18 ans. À quelle échéance ? Le ministre de la Culture Franck Riester ne fixe pas de délai à cette généralisation. « L'expérimentation va durer plusieurs mois. Elle se déroulera en plusieurs phases d'entrée dans le dispositif. Chaque phase verra entrer plus de territoires tests et plus de jeunes, la deuxième ayant sans doute lieu sans doute l'été prochain ». À terme, tous les Français pourraient y accéder, mais sans bénéficier des 500 euros offerts aux seuls jeunes majeurs.
500 euros à 18 ans

Car le Pass, pour les jeunes gens de 18 ans, c'est de l'argent : 500 euros à dépenser pour une offre culturelle que le ministère de la Culture a voulue large. Les 500 euros ne sont pas de l'argent de poche, mais un crédit inscrit sur l'application dédiée au Pass, sur laquelle les jeunes bénéficiaires ont leur compte. L'application est attractive, simple, la navigation intuitive, avec des offres qu'on parcourt en balayant l'écran du bout des doigts. On y fait ses choix en connaissant la distance, les prix, qui sont affichés.

Le catalogue des propositions permet aussi bien d'aller au spectacle (à deux), au musée, au cinéma, à des concerts, de s'acheter des livres, de s'abonner à une plateforme de vidéo à la demande (Filmo TV est dans le panier, mais pas Netflix), à un service de musique (comme Deezer), d'assister à un festival, d'acheter un instrument de musique et des cours. On pourra même acquérir une oeuvre d'art (des galeries sont partenaires du Pass). Les abonnements numériques aux versions numériques des journaux font partie de l'offre.

La diversification des activités culturelles des jeunes est au coeur de cette nouvelle offre de la politique culturelle à laquelle participent aussi bien des acteurs privés que publics, partenaires du ministère de la Culture. Le Pass avec son application mobile géolocalise les jeunes utilisateurs et leur fait des propositions ciblées, près de chez eux. Un moyen différent pour les acteurs de la culture sur les territoires de toucher les jeunes. « C'est un beau dispositif d'accès à la culture, un vrai moyen de lutter contre la fracture territoriale », affirme le ministre de la Culture, qui insiste aussi sur « l'autonomie culturelle » des jeunes adultes, qui avec son forfait affirme ses propres choix culturels, sans dépendre de ses parents. Le budget du Pass Culture est évalué à plus de 430 millions d'euros théoriques pour une classe d'âge donnée pour sa généralisation à près de 800 000 jeunes de 18 ans.
Nathalie CHIFFLET

 

 
 

Cernay Services : La gare change de voie

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 05:37:00

© Dna, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Cernay Services
Cernay Services : La gare change de voie
L'ancienne gare de Cernay vient de changer de propriétaire. Bien communal depuis 2008, ce bâtiment remarquable datant de 1839 vient d'être vendu au conseil départemental du Haut-Rhin. Ce dernier souhaite y regrouper ces services médico-sociaux d'ici le début de l'année 2021.

 
Michel Sordi a symboliquement remis la clé de la gare à Brigitte Klinkert en présence de nombreux élus du territoire.
Concessionnaire des installations ferroviaires, la SNCF avait cessé d'exploiter la gare de Cernay après avoir relocalisé la totalité de ses services en gare de Thann. La Ville de Cernay avait alors fait l'acquisition de ce bâtiment de 570m2 dans le cadre de l'exercice du droit de propriété.

Des travaux d'étanchéité de la toiture et de raccordement au chauffage urbain ont ensuite été réalisés. Après le départ des derniers locataires des appartements situés au premier étage, la gare a été définitivement vidée de ses habitants à partir de 2014.
Regrouperles services

De son côté, le Département, pour maintenir ces services de proximité et en garantir un accès facilité, s'attache à adapter ses organisations et à regrouper ses équipes sur un même site quand l'occasion se présente. La gare de Cernay fait partie de ces opportunités saisies par la collectivité départementale. Après des travaux de mises aux normes de sécurité et d'accessibilité (lire encadré), le bâtiment accueillera l'ensemble des services médico-sociaux intervenant sur le bassin de vie. À savoir : le centre médico-social, la protection maternelle infantile, la cellule MAIA (méthode d'action et d'intégration des services d'aide et de soins dans le champ de l'autonomie) et le pôle gérontologique de Thann.
18 agents départementaux

L'ensemble de ces services représente 18 agents départementaux qui seront installés à terme dans l'ancienne gare qui bénéficie d'une importante offre de stationnements, d'une desserte par les transports en commun et d'une situation centrale dans la ville telle qu'elle se présente aujourd'hui et à l'échelle du territoire Thur et Doller.
Frédéric STENGER

 

 
 

 

En chiffres
Le prix de vente du bâtiment est de 60 000 euros. Son emprise foncière est de 4,49 ares. Il comprend un sous-sol, un rez-de-chaussée et un étage. Le dépôt de permis de construire sera déposé en 2019. Les travaux de réhabilitation se dérouleront de 2019 à 2020. La mise en service des locaux sera effective début 2021. Le budget de l'opération est estimé à 630 000 euros.

 

Cernay Des services médico-sociaux dans l'ancienne gare

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:04:19

© L'alsace, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Cernay Des services médico-sociaux dans l'ancienne gare
 

 
Le maire Michel Sordi remet la clef de la gare à la présidente du conseil départemental. Photo L'Alsace
La clef du bâtiment de l'ancienne gare SNCF de Cernay a été transmise officiellement mercredi par Michel Sordi, maire de Cernay, à la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert. Le bâtiment aura bientôt pour nouvelle vocation de regrouper des services médico-sociaux départementaux.

Premier vice-président du conseil départemental, Rémy With, en charge du patrimoine départemental, premier acteur de l'opération avec Michel Sordi, accompagnait sa présidente et ses collègues Annick Lutenbacher et Pascal Ferrari. Les adjoints et conseillers municipaux délégués de la Ville de Cernay et plusieurs maires de la communauté de communes Thann-Cernay entouraient le député du Haut-Rhin Raphaël Schellenberger. Marie-Christine Ruh, de la direction de l'immobilier et de la logistique du Département, était au côté de Benoît Haudier, directeur des Territoires de la solidarité du Département.
Un lieu accessible

Le maire a remis la clef de la gare à la présidente du Département devant le bâtiment en présence de nombreuses personnalités politiques et administratives locales et départementales, dont le député Raphaël Schellenberger.

Puis tout le monde s'est retrouvé à la mairie pour la signature de l'acte de vente du bâtiment au Département.

Le maire de Cernay a pris la parole en saluant le directeur des services et les employés de la mairie qui se sont joints à la réception. Il a évoqué l'histoire de la gare depuis sa construction en 1839 jusqu'à son acquisition par la mairie de Cernay en 2008 (lire ci-contre), après avoir énuméré les travaux que la Ville a engagés lors de l'acquisition du bâtiment de 570 m² par la SNCF, Michel Sordi a précisé que l'édifice rassemblera en un même lieu de nombreux services médico-sociaux : les services qui existent actuellement au faubourg des Vosges et rue Poincaré à Cernay y seront regroupés, à savoir les deux centres médico-sociaux de Cernay, la PMI (protection maternelle et infantile), la cellule Maia et le pôle gérontologique.

Le maire a exposé les avantages que présente le futur site, sa position géographique, son accessibilité (il est desservi par le tram-train) et le fait qu'il possède de nombreuses places de parking, sans oublier la proximité du TER et du tram.

« On parle de services de proximité et l'endroit choisi répond parfaitement à cette définition », se réjouit le premier magistrat de la ville.
« Proximité, efficacité »

Brigitte Klinkert a entamé son discours en expliquant que le Département engage de nouvelles politiques destinées à accompagner les investissements des communes (il devrait en être à nouveau question bientôt, notamment le 18 février à Merxheim). En préalable à la signature de l'acte de vente, la présidente a mis en avant les trois mots qui caractérisent l'action du Département : « Citoyenneté, proximité et efficacité. » Elle a détaillé ce que symbolisent à ses yeux ces trois valeurs. Brigitte Klinkert a évoqué, à propos du service public, la future Collectivité européenne d'Alsace, dont les projets s'inscriront aussi dans ces trois grandes lignes directrices.

Rémy With, premier vice-président du Département, en charge du patrimoine haut-rhinois, et conseiller départemental du canton de Masevaux, a évoqué des détails de la négociation entre Michel Sordi et lui pour l'achat de l'ancienne gare. Il a rappelé que le prix d'achat de l'édifice par le Département est de 60 000 EUR et que le coût de la réhabilitation du bâtiment s'élèvera à 632 000 EUR. Le député Raphaël Schellenberger a souligné pour sa part tout l'intérêt d'un tel outil pour les usagers de Cernay et environs et le «bon sens du développement» de la Ville de Cernay.
Textes et photos : Dominique PY SURFER Voir aussi notre vidéo sur le site www.lalsace.fr

 

 
 

Apa Pierre Kammerer, nouveau président de l'Asame

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:28:53

© L'alsace, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Apa Pierre Kammerer, nouveau président de l'Asame
 

 
Pierre Kammerer, directeur général du Réseau APA, a été désigné mercredi soir comme nouveau président de l'Asame (Association de soins et d'aides Mulhouse et environs), en accord avec Michel Debié, qui détenait jusqu'alors ce mandat.

Cette nouvelle, officialisée ce jeudi après-midi par voie de communiqué de presse, n'est qu'une demi-surprise, puisque l'hypothèse d'un rapprochement des deux structures fait l'objet de discussions rapprochées depuis deux semaines (L'Alsace du 26 janvier). Pour mémoire, l'Asame se trouve fragilisée depuis de longs mois, tandis que son ancien président Paul Mumbach est mis en examen depuis fin novembre pour prise illégale d'intérêts.

« La priorité du nouveau président sera de rétablir la stabilité et la confiance au sein des équipes de l'Asame, pour leur permettre de poursuivre leurs interventions dans les meilleures conditions, auprès des bénéficiaires de l'association », précise le communiqué de presse de l'Asame, qui se félicite du « dialogue très positif établi entre les responsables » des deux structures.
« Un signal positif »

« Cette nomination permettra d'étudier les synergies qu'il sera possible de développer entre l'Asame et le Réseau APA, souligne le communiqué. Ce rapprochement est un signal extrêmement positif pour les deux principaux acteurs des services à la personne dans le Haut-Rhin, qui parta-gent les valeurs portées par l'écono-mie sociale et solidaire. Ils vont ainsi pouvoir développer leur capacité à mieux venir en aide aux personnes fragilisées par la maladie, le handicap ou le vieillissement et contribuer ainsi à relever un défi majeur de notre société. » E. D.

 

 
 

Heures supplémentaires :les frontaliers dans l'expectative

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:15:02

© L'alsace, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Heures supplémentaires :les frontaliers dans l'expectative
 

 
11 000 frontaliers avaient manifesté en janvier 2014... et ils portaient eux aussi des gilets jaunes. Archives L'Alsace/Darek Szuster
Le député LR du Haut-Rhin Jean-Luc Reitzer a fait savoir cette semaine qu'il venait de déposer une question écrite au ministre de l'Action et des comptes publics, au sujet de la défiscalisation des heures supplémentaires pour les travailleurs frontaliers. Il aura sans doute davantage de chance d'obtenir une réponse que Jean-Luc Johaneck, le président du Comité de défense des travailleurs frontaliers (CDTF), dont le courrier à Gérald Darmanin, envoyé dès le 14 décembre, est resté jusqu'ici sans réponse.

Annoncée à l'automne, la décision du gouvernement de permettre des heures supplémentaires « sans impôt ni charge » a fait l'objet d'un décret, paru au Journal Officiel le 25 janvier. Une défiscalisation comparable avait déjà été mise en place sous la présidence de Nicolas Sarkozy, mesure qui figurait dans son programme de 2007. Jean-Luc Johaneck rappelle qu'il avait interpellé le candidat avant même son élection, afin qu'il étende ce dispositif aux travailleurs frontaliers. « On m'avait répondu que ça ne poserait pas de problème, mais la loi nous avait oubliés, note-t-il. Il a fallu se battre pour obtenir gain de cause, longuement expliquer le droit du travail suisse aux ministères concernés... Mais au final, ça a relativement bien marché. »
« Des précurseurs »

Ce précédent devrait faciliter les choses cette fois-ci : les textes d'application et les modalités de calcul sont encore dans les tiroirs du CDTF - et certainement dans ceux de l'administration fiscale. « Il n'est donc plus besoin de réinventer ce qui était déjà en vigueur jusqu'en 2012 », date à laquelle François Hollande a supprimé la mesure pour tous les salariés français, écrit Jean-Luc Johaneck dans son courrier à Gérald Darmanin.

Sur le fond, le CDTF argue que le principe du « travailler plus pour gagner plus » doit s'appliquer aussi aux travailleurs frontaliers, d'autant que cette hausse potentielle de leur pouvoir d'achat profite à l'économie française. Il ne s'agirait en outre, estime Jean-Luc Johaneck, que d'une « petite compensation égalitaire puisqu'en France, les heures supplémentaires sont, dans la majorité des cas, comptabilisées à partir de 35 heures par semaine », contre 40 heures pour les frontaliers.

Cette éventuelle défiscalisation nécessitant, côté suisse, une attestation patronale délivrée en fin d'année, ses effets ne seraient effectifs, pour les frontaliers, qu'en 2020 pour les heures supplémentaires de 2019 - elles seraient déclarées en mai et le remboursement d'impôt serait effectif en septembre. Le président du CDTF admet donc qu'il n'y a pas urgence à étendre la mesure, mais il s'agace du silence radio des gouvernements successifs à son égard, rappelant que ce refus du dialogue a imposé un long et coûteux contentieux dans le cas de l'assurance maladie.

En écho au mouvement des gilets jaunes, Jean-Luc Johaneck se demande s'il doit appeler à nouveau appeler les adhérents du CDTF à manifester. « Nous avions été 11 000 sur l'autoroute il y a cinq ans [NDLR : pour protester contre la fin du régime privé d'assurance maladie], nous portions déjà des gilets jaunes à l'époque. Nous avons été des précurseurs... Je n'ai plus à prouver que je suis capable de mobiliser, ni que je suis représentatif d'un groupe de personnes. Nous avons des doléances, mais aussi des arguments pour les étayer et des solutions pour y répondre. Puisque le président Macron cherche désormais des intermédiaires à qui parler, j'ai décidé de lui écrire directement... en espérant que quelqu'un lui fera un petit résumé ! » O. Br.

 

 
 

Sundgau Grand débat national : le Sundgau au rendez-vous ?

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:14:06

© L'alsace, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Sundgau Grand débat national : le Sundgau au rendez-vous ?
 

 
Les mairies d'Altkirch et Carspach jouent le jeu du Grand débat national en organisant quatre réunions publiques couvrant les quatre grands thèmes retenus par le gouvernement : « fiscalité et dépenses publiques », « organisation de l'État et services publics », « transition écologique » et enfin « démocratie et citoyenneté ». Photo L'Alsace/Jean-François Frey
À vos marques, prêts ? Débattez ! Depuis le 15 janvier, citoyens, collectivités ou associations peuvent donc organiser leur propre réunion publique dans le cadre de la grande consultation nationale lancée par Emmanuel Macron en réponse à la crise des gilets jaunes. Des réunions d'initiatives locales dont l'organisation est évidemment suivie de près par la référente du grand débat dans le Haut-Rhin, la nouvelle sous-préfète d'Altkirch, Emmanuelle Guénot.
Donner la parole aux Sundgauviens

En complément de la plateforme www.granddebat.fr et des cahiers de doléances ouverts dans de nombreuses mairies ( L'Alsace du 23 janvier), les Sundgauviens auront donc l'occasion de s'exprimer de vive voix lors de quatre réunions organisées conjointement par les municipalités d'Altkirch et de Carspach, entre le 6 février et le 13 mars prochains (lire ci-contre).

Une suite presque logique au mouvement entamé le 17 novembre entre les deux communes, autour du rond-point de la RD 419. Mouvement qui se poursuit depuis sur un terrain privé de Carspach, où les gilets jaunes ont installé depuis début janvier une véritable maisonnette baptisée « Mobile jaune ». Le projet d'organiser des réunions locales avait en fait été lancé dès la fin décembre et l'évacuation du rond-point de Carspach par les maires d'Altkirch et Carspach, Nicolas Jander et Rémi Spillmann.

Mais alors, que pensent les premiers intéressés de ce grand débat ? « Moi je n'y participerai pas, expliquait récemment André, l'un des gilets jaunes de la première heure, devant la cabane de Carspach. C'est inutile parce que M. Macron et le gouvernement connaissent les revendications depuis le début. Maintenant ils font traîner pour nous endormir... et parce qu'il y a bientôt les élections européennes... »

Les Sundgauviens - gilets jaunes ou non - répondront-ils présents à ces rendez-vous locaux ? Hier matin en tout cas, le sujet avait plutôt tendance à susciter l'indifférence des habitués du marché d'Altkirch, la quasi-totalité des personnes interrogées n'étant tout simplement pas au courant de l'organisation de ces réunions. « J'irai peut-être un soir, si je trouve le temps, pour voir ce que ça donne, même si je ne crois pas que tout ça changera grand-chose à ce qui se passe », lâchait tout de même un retraité entre deux étals.
Un « Monsieur Loyal »pour l'animation...

Du côté de la Ville d'Altkirch, une page dédiée avait été mise en ligne pour présenter les modalités des futurs débats et permettre aux citoyens de s'inscrire en amont, le nombre de places étant limité à environ 150 personnes par réunion. « On a déjà une vingtaine d'inscrits et on reçoit pas mal d'appels d'habitants qui veulent se renseigner sur les réunions », avance le directeur de cabinet du maire d'Altkirch, Lionel Criséo. « Les gens choisissent en fonction des sujets qui les intéressent. »

Les mairies d'Altkirch et Carspach ont en effet choisi d'organiser quatre réunions couvrant les quatre grands thèmes retenus par le gouvernement : fiscalité et dépenses publiques ; organisation de l'État et de ses services ; transition écologique ; démocratie et citoyenneté. « Ce n'est pas un exercice facile », avoue Lionel Criséo. Plus que des débats publics au sens propre avec passage d'un micro de main en main, les quatre réunions devraient davantage prendre la forme d'ateliers thématiques : les participants seront invités à échanger par petits groupes installés autour d'une table. Un « rendu global » devrait ensuite être effectué en fin de réunion afin de rassembler les différentes contributions ou propositions à faire remonter aux services de l'État. « La restitution devra être la plus juste et la plus honnête possible », insiste le premier magistrat de Carspach, Rémi Spillmann.

Justement, quid des maires dans tout ça ? « Ils accueilleront le public et participeront aux débats, mais en tant que citoyens », précise Lionel Criséo. « On a sûrement nous aussi quelques propositions à formuler », ajoute Rémi Spillmann. « Nous ne serons pas là pour orienter les débats. » Les communes d'Altkirch et Carspach devraient d'ailleurs désigner une, voire deux personnes « neutres » chargées de jouer les « maîtres de cérémonie » et d'animer les échanges. « Ça sera un peu le Monsieur Loyal », résume le maire de Carspach.

Premier rendez-vous mercredi prochain, au cercle Saint-Georges de Carspach, autour d'un sujet parmi les plus discutés depuis l'automne dernier sur les ronds-points : la fiscalité. Qu'il y ait foule ou pas, à l'arrivée « les gens ne pourront pas dire que l'on n'a pas fait », lance le maire de Carspach. Signalons qu'en raison d'un problème informatique, cette première réunion sundgauvienne n'apparaît pas encore dans l'agenda du portail officiel granddebat.fr
Vivian MILLET SURFER Sur le site officiel du Grand débat national www.granddebat.fr et sur le site de la Ville d'Altkirch altkirch-alsace.fr

 

 
 

Sundgau Gendarmerie : Des actes de violence en hausse

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 05:41:30

© Dna, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Sundgau Gendarmerie
Sundgau Gendarmerie : Des actes de violence en hausse
Délinquance et cambriolages en baisse, violence aux personnes en hausse : voilà ce qui ressort du bilan de l'année 2018 pour le Sundgau, par le prisme du commandant de la compagnie de gendarmerie d'Altkirch.

 
Le commandant de la compagnie Stéphane Mottet a présenté le bilan de l'année 2018.
C'est le principal enseignement de la formelle inspection annoncée de la compagnie de gendarmerie d'Altkirch par le commandant du groupement de gendarmerie du Haut-Rhin, le colonel Guillaume Le Blond : la délinquance et les cambriolages sont en baisse dans le Sundgau, résultat qu'altèrent cependant des actes de violences aux personnes en hausse.
« On se trouve face à une problématique réelle »

Le constat n'est pas réjouissant : il s'agit là d'un reflet conforme à une tendance générale selon le chef d'escadron Stéphane Mottet, commandant de la compagnie. Qui, à l'instar de son adjoint le capitaine Christian Roth, n'a donc pas l'intention de réduire le degré de priorité accordée au traitement de ses violences, lui qui en fit un axe fort à son arrivée, voilà trois ans.

Concrètement, ces « atteintes volontaires à l'intégrité physique » ont été au nombre de 356 en 2018, contre 309 l'année précédente, soit une hausse de « 15,21 % » regrette le patron des gendarmes du Sundgau en rappelant qu'un tiers de ses violences se produit au sein même des familles. Des coups sur des enfants, des conjoints... et des femmes principalement, dans plus de 70 % des cas. « On se trouve face à une problématique réelle, un des plus forts pourcentages du département », relève Stéphane Mottet. Seule ''compensation'', le taux d'élucidation de ces affaires est haut, avoisinant les 90 % puisque les agresseurs sont en général parfaitement identifiés. Cela ne suffit toutefois pas : durant quelques semaines, la compagnie d'Altkirch a ainsi travaillé avec une intervenante sociale afin d'accompagner au mieux ces victimes, assistance spécifique en défaut en milieu rural.

L'expérience fut concluante, « une plus-value » dit-il, au point que le commandant Mottet aimerait la pérenniser... Se pose dès lors la question des ressources humaines, tendue au point que « la situation ne peut que s'améliorer » selon l'officier (voir encadré). « C'est mieux qu'il y a quelques années », relativisera cependant le colonel Le Blond en adressant son satisfecit à la compagnie d'Altkirch en présence de quelques élus parmi lesquels le vice-président du conseil départemental Rémy With, des commandants des brigades, d'un représentant de la police cantonale du Jura ainsi que de la nouvelle procureure à Mulhouse, Edwige Roux-Morizot et la nouvelle sous-préfète Emmanuelle Guénot.
Tendances au repli

Satisfait donc, le commandant des gendarmes du Haut-Rhin peut l'être au regard des bons résultats obtenus par ses hommes dans le Sud Alsace. Car, exception faite des violences, tout y est en repli.

A commencer par la délinquance générale avec 2039 faits sur le Sundgau en 2018 contre 2 117 en 2017 ou encore les cambriolages, qui ont reculé de près de 18 %, comparés il est vrai à une année 2017 épouvantable. Dans les faits, 971 atteintes aux biens ont été enregistrées contre 1 181 l'année précédente avec un net reflux sur les résidences secondaires (201 cambriolages ou tentatives néanmoins). C'est là où le bât blesse : le taux d'élucidation est de 17,82 %, mieux qu'en 2017, mais faible au regard des efforts déployés.
Des groupes démantelés

Ils payent cependant : les enquêteurs de la brigade de recherche d'Altkirch ont ainsi permis le démantèlement de trois groupes très organisés issus des Pays de l'Est et qui commettaient des cambriolages dans le secteur. « Ça a eu un effet sur l'ensemble de la Région », se félicite le capitaine Christian Roth qui comme le chef d'escadron Mottet, inscrit la BR sundgauvienne parmi les meilleures d'Alsace. Bilan à l'appui puisque ses sept enquêteurs ont également conduit à l'interpellation de plusieurs individus domiciliés dans le Territoire de Belfort, lesquels s'étaient notamment attaqués aux hangars et ateliers communaux et intercommunaux au cours de l'automne.

L'une des grosses affaires de l'année, comme la mise à l'arrêt des trois cellules précédemment citées, ou encore la résolution, « grâce à la perspicacité d'un gendarme de l'unité locale », d'un homicide qui avait été maquillé en suicide à Ferrette. Egalement citée en référence, l'enquête sur la boutique à Altkirch de produits contenant du cannabidiol, fermée comme ses consoeurs un peu partout après quelques semaines en raison du caractère illégal de ce commerce qui profitait d'une faille juridique. Enfin, il a été rappelé qu'une enquête pour escroquerie ouverte en 2015 sur des faux crédits et fausses pièces d'identité s'était poursuivie en 2018 avec de nouvelles interpellations. Transmis à Paris, le dossier porte actuellement sur 1,2MEUR de préjudice.
4 % pour la route...

Au total, l'activité de police judiciaire a représenté 47,51 % du temps employé, contre 21,68 % à la prévention de proximité et... 4,24 % à la police de la route, qui est pourtant de loin la plus vue.

S'il ne dispose pas des chiffres de la Brigade motorisée, Stéphane Mottet a cependant rappelé que l'année 2018 avait été meilleure en termes d'accidentologie : 64 accidents contre 97 en 2017, générant 84 blessés (115 en 2017) et 4 tués (10 en 2017). L'incidence de la limitation à 80 km/h ? Le chef d'escadron s'est gardé d'en tirer une conclusion : « je ne dispose pas d'assez d'indicateurs, c'est trop tôt... » Cependant, 1 258 infractions graves génératrices d'accidents, cent de moins qu'en 2017, ont été verbalisées.
Nicolas LEHR

 

 
 

 

Tunnel Maurice-Lemaire : des tarifs globalement à la hausse

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 05:58:51

© Dna, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Transports
Tunnel Maurice-Lemaire : des tarifs globalement à la hausse
 

 
En 2018, la moyenne journalière du trafic enregistré était de 300 poids lourds et 1 400 voitures.
Les nouveaux tarifs du tunnel Maurice-Lemaire qui relie l'Alsace aux Vosges, entre Sainte-Marie-aux-Mines (68) et Lusse (88) entrent en vigueur ce matin. Ils sont identiques pour les voitures (6,10 EUR le passage), tandis que pour les 4 autres classes de véhicules, il y a une augmentation comprise entre 1,05 % et 2,77 %. Le plus cher étant celui des poids lourds à trois essieux et plus, qui passe de 28,30 EUR à 28,70 EUR, soit une hausse de 1,41 %.

La nouvelle offre commerciale « CITO 30 », est applicable aux usagers du tunnel Maurice-Lemaire de classe 1 et 5 (voitures et motos) : il s'agit d'une réduction de 30 %, pour les clients réalisant au moins 20 trajets identiques par mois.

Selon les chiffres communiqués par les Autoroutes Paris Rhin Rhône (APRR), concessionnaire de l'ouvrage de 7 km, « la moyenne journalière du trafic enregistré en 2018 était de 300 poids lourds et 1 400 voitures ».
A.M.

 

 
 

 

Ostheim et Rouffach Vandalisme : Radars incendiés sur la RN83

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 05:57:12

© Dna, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Ostheim et Rouffach Vandalisme
Ostheim et Rouffach Vandalisme : Radars incendiés sur la RN83

 
Le radar sur la RD83 à Rouffach a été incendié dans la nuit de mercredi à jeudi.
Plusieurs radars implantés le long de la RN83 et de la RD83 ont été incendiés dans la nuit de mercredi à jeudi. C'est le cas à Rouffach, où des pneus placés au pied de l'appareil ont été utilisés peu avant minuit. À Ostheim, où les radars ont déjà fait l'objet de tentatives d'incendie et de dégradations, un appareil a été incendié vers 0 h 30. Les objectifs d'un autre appareil ont été masqués par de la peinture.
V. B.

 

 
 

 

Rouffach Radars incendiés sur la RN83

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:27:04

© L'alsace, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Rouffach Radars incendiés sur la RN83
 

 
Le radar sur la RN83-RD83 à Rouffach a été incendié dans la nuit de mercredi à jeudi. Photo DNA/Patrick Kerber
Plusieurs radars implantés le long de la RN83-RD83 ont été incendiés dans la nuit de mercredi à jeudi. C'est le cas à Rouffach, où des pneus placés au pied de l'appareil ont été utilisés peu avant minuit. À Ostheim, où les radars ont déjà fait l'objet de tentatives d'incendie et de dégradations, un appareil a été incendié vers 0 h 30. Les objectifs d'un autre appareil ont été masqués par de la peinture. V. B.

 

 
 

COLMAR Gens du voyage Création d'une aire de grand passage : Où iront les caravanes cet été ?

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:12:37

© Dna, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Gens du voyage Création d'une aire de grand passage
COLMAR Gens du voyage Création d'une aire de grand passage : Où iront les caravanes cet été ?
Gilbert Meyer annonçait mi-janvier la création d'une aire de grand passage pour les gens du voyage du côté de la Semm à Colmar. Les représentants de la communauté nomade accueillent la nouvelle positivement, mais redoutent des délais d'aménagement trop longs.

 
Le terrain pressenti, une vaste étendue de champs encadrés par la forêt, se situe à l'Est de l'autoroute A 35 et au sud de la RD415, entre la Thur et le rond-point avec la RD13.5.
Lors de ses voeux au personnel de Colmar Agglomération, le 17 janvier, Gilbert Meyer a annoncé que l'aire de grand passage du nord du Haut-Rhin, qui doit accueillir les grandes communautés de gens du voyage lors de leurs déplacements estivaux, devrait être installée dans le secteur de la Semm à Colmar. Le terrain pressenti se situe à l'est de l'autoroute A 35 et le long de la RD 415, côté sud, entre la Thur et le rond-point avec la RD 13 (DNA du 18 janvier).

L'Association pour la promotion des populations d'origine nomade du Haut-Rhin (Appona 68) n'était pas au courant de l'annonce du maire de Colmar, mais assure que cette décision avait été évoquée lors de la dernière réunion de la commission consultative départementale des gens du voyage, le 29 novembre. Selon nos informations, suite à trois réunions à la préfecture du Haut-Rhin, plusieurs visites de terrains avec la Direction départementale des territoires (DDT), le conseil général haut-rhinois et Colmar agglomération, un accord a été trouvé en juin 2018 sur cet emplacement.
« Une bonne nouvelle, attendue depuis longtemps »

Pour l'Appona 68, la localisation à proximité d'une voie de circulation des caravanes est « a priori adéquate ». Il s'agit d'« une bonne nouvelle, attendue depuis longtemps par les voyageurs », estime l'un des responsables. « C'est positif de savoir qu'après 15 ans d'attente le dossier n'est pas enterré », abonde Jacques Dupuis. Le directeur de l'Association sociale nationale internationale tzigane (Asnit) salue l'engagement pris : « Avec l'image négative dont pâtissent les gens du voyage, l'inquiétude suscitée chez les riverains dès que des caravanes s'installent, il faut du courage politique ».
Montant des travaux : 1 million d'EUR

Emmanuel Langard-Royal, aumônier catholique des gens du voyage du Haut-Rhin, se montre plus réservé. « C'est positif, ça évite l'embouteillage de caravanes dans le sud du département, reconnaît volontiers le prêtre. Mais la localisation ne nous va pas forcément, nous recherchons un terrain au plus près de nos lieux de pèlerinage. »

Chaque année, la communauté, qui compte environ 1 500 fidèles dans le Haut-Rhin, se réunit à l'occasion de trois pèlerinages au prieuré de Thierenbach, à Notre-Dame du Grunenwald et à la chapelle de la Croix du Burn. Des sanctuaires éloignés d'au moins 40 km de l'aire de grand passage de la Semm. Des représentants de la communauté évangéliste, également contactés, n'ont pas donné suite à nos sollicitations.

À entendre les associations, tout est désormais une question de délais. Soit une problématique pour le moins épineuse. Lors de la réunion du 29 novembre, le préfet du Haut-Rhin a insisté sur ce point en exigeant un échéancier précis des travaux dont le coût est estimé à 1 million d'euros. Le risque inondation doit être également évalué. « Je connais la musique, ça va prendre encore combien de temps, deux ans, plus ? s'agace Jacques Dupuis. Et pendant ce temps, on repart pour des situations conflictuelles alors que nous, tout ce qu'on veut, c'est faire des haltes dans de bonnes conditions. »

L'Appona 68 regrette également que l'aire de grand passage ne puisse ouvrir ce printemps pour les prochains grands déplacements. Car en attendant, les groupes de caravanes risquent de s'installer, cet été encore, sur des terrains non prévus.
Marine ERNOULT

 

 
 

 

Colmar Gens du voyage Où iront les caravanes cet été ?

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:35:33

© L'alsace, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Colmar Gens du voyage Où iront les caravanes cet été ?
 

 
Le terrain pressenti, une vaste étendue de champs encadrés par la forêt, se situe à l'Est de l'autoroute A 35 et au sud de la RD415, entre la Thur et le rond-point avec la RD13.5. Photo L'Alsace/Hervé Kielwasser
Lors de ses voeux au personnel de Colmar Agglomération, le 17 janvier, Gilbert Meyer a annoncé que l'aire de grand passage du nord du Haut-Rhin, qui doit accueillir les grandes communautés de gens du voyage lors de leurs déplacements estivaux, devrait être installée dans le secteur de la Semm à Colmar. Le terrain pressenti se situe à l'est de l'autoroute A 35 et le long de la RD 415, côté sud, entre la Thur et le rond-point avec la RD 13 (notre édition du 18 janvier).

L'Association pour la promotion des populations d'origine nomade du Haut-Rhin (Appona 68) n'était pas au courant de l'annonce du maire de Colmar, mais assure que cette décision avait été évoquée lors de la dernière réunion de la commission consultative départementale des gens du voyage, le 29 novembre.
Un accord trouvé l'été dernier

Selon nos informations, suite à trois réunions à la préfecture du Haut-Rhin, plusieurs visites de terrains avec la Direction départementale des territoires (DDT), le Conseil général haut-rhinois et Colmar agglomération, un accord a été trouvé en juin 2018 sur cet emplacement.

Pour l'Appona 68, la localisation à proximité d'une voie de circulation des caravanes est « a priori adéquate ». Il s'agit d'« une bonne nouvelle, attendue depuis longtemps par les voyageurs », estime l'un des responsables. « C'est positif de savoir qu'après 15 ans d'attente le dossier n'est pas enterré », abonde Jacques Dupuis. Le directeur de l'Association sociale nationale internationale tzigane (Asnit) salue l'engagement pris : « Avec l'image négative dont pâtissent les gens du voyage, l'inquiétude suscitée chez les riverains dès que des caravanes s'installent, il faut du courage politique. »

Emmanuel Langard-Royal, aumônier catholique des gens du voyage du Haut-Rhin, se montre plus réservé. « C'est positif, ça évite l'embouteillage de caravanes dans le sud du département, reconnaît volontiers le prêtre. Mais la localisation ne nous va pas forcément, nous recherchons un terrain au plus près de nos lieux de pèlerinage. »
Trop loin des lieuxde pèlerinage

Chaque année, la communauté, qui compte environ 1500 fidèles dans le Haut-Rhin, se réunit à l'occasion de trois pèlerinages au prieuré de Thierenbach, à Notre-Dame du Grunenwald et à la chapelle de la Croix du Burn. Des sanctuaires éloignés d'au moins 40 km de l'aire de grand passage de la Semm. Des représentants de la communauté évangéliste, également contactés, n'ont pas donné suite à nos sollicitations.

À entendre les associations, tout est désormais une question de délais. Problématique pour le moins épineuse. Lors de la réunion du 29 novembre, le préfet du Haut-Rhin a insisté sur ce point en exigeant un échéancier précis des travaux dont le coût est estimé à 1 million d'euros. Le risque inondation doit être également évalué. « Je connais la musique, ça va prendre encore combien de temps, deux ans, plus ? s'agace Jacques Dupuis. Et pendant ce temps, on repart pour des situations conflictuelles alors que nous, tout ce qu'on veut, c'est faire des haltes dans de bonnes conditions. »

L'Appona 68 regrette également que l'aire de grand passage ne puisse ouvrir ce printemps pour les prochains grands déplacements. Car en attendant, les groupes de caravanes risquent de s'installer, cet été encore, sur des terrains non prévus.
Marine ERNOULT

 

 
 

COLMAR conseil des Prud'hommes Audience solennelle de rentrée : Le spectre de l'inutilité

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:11:49

© Dna, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

conseil des Prud'hommes Audience solennelle de rentrée
COLMAR conseil des Prud'hommes Audience solennelle de rentrée : Le spectre de l'inutilité
L'audience solennelle de rentrée du conseil de prud'hommes s'est déroulée dans une ambiance de plomb : la réforme de la justice met en péril les greffes de l'institution.

 
Christian Crespel (à g.) succède à Jean-Louis Garnier, à la tête du conseil de prud'hommes, à Colmar. Serge Jaeggy, au centre, en est le nouveau vice-président.
C'est quasiment les larmes aux yeux que le président sortant du conseil de prud'hommes de Colmar, Jean-Louis Garnier, qui a passé la main à Christian Crespel, a exprimé hier matin sa colère lors de l'audience solennelle de rentrée. En cause : un amendement adopté « en catimini » faisant partie intégrante de la loi de programmation pour la justice adoptée par les parlementaires à la fin de l'année dernière.

Cet amendement fait craindre le pire selon les acteurs de la justice du travail puisqu'il s'agit de fusionner les greffes du tribunal judiciaire et des conseils dans les communes où cela est possible techniquement.

Pour Jean-Louis Garnier, « il s'agit de faire disparaître les greffes spécifiques à la juridiction du travail ». La colère des juges prud'homaux colmariens est d'autant plus grande que cet amendement aurait été préparé, selon eux, sans discussion, sans négociation. Le choc de la surprise a fait donc place à une franche colère. « Cette stratégie participe de l'évitement des corps intermédiaires. Nous avons été superbement ignorés alors que la consultation est pourtant obligatoire », a poursuivi M. Garnier, la mine défaite.

Catherine Sorita-Minard, procureure de la République au tribunal de grande instance de Colmar, a rappelé hier matin lors de ses réquisitions, la nécessité pour cette institution napoléonienne de demeurer « paritaire et juste ».

Elle s'est félicitée de l'efficacité du conseil colmarien qui se place parmi les plus prompts à traiter les contentieux : un peu moins de 7 mois d'attente, contre 15 mois, la moyenne nationale.

La procureure de la République a également rappelé qu'en termes de barème de licenciement, « la conformité ou la non-conformité des montants minimum et maximum des indemnités n'a toujours pas été tranchée en appel et en cassation.
Chef-d'oeuvre en péril

Concernant l'amendement mettant en émoi les juges prud'homaux, Catherine Sorita-Minard s'est bornée à affirmer qu'il « permettra d'améliorer l'accueil des justiciables ». Christian Crespel, le président entrant, a carrément parlé pour sa part de « chef-d'oeuvre en péril », évoquant son inquiétude de voir disparaître le caractère d'exception d'une juridiction mise en place en 1807.
Jean-Daniel KIENTZ

 

 
 

 

Conseil de prud'hommes : le blues des Colmariens

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:24:38

© L'alsace, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Conseil de prud'hommes : le blues des Colmariens
 

 
Les représentants des salariés et des employeurs dénoncent « l'inutilité » de la réforme des greffes des conseils de prud'hommes. Photo L'Alsace/Jean Daniel Kientz
Une centaine de personnes se sont mobilisées, ce jeudi matin rue des Prêtres à Colmar, au pied du siège du conseil de prud'hommes où s'est déroulée l'audience solennelle de rentrée. Les syndicats des représentants des salariés (CFTC, CGT, CFDT, FO, CFE-CGC) et des employeurs (Medef, FNSEA, UPA, CGE-PME) ont collectivement et silencieusement exprimé leur colère face à un amendement au projet de loi de programmation de la Justice visant à fusionner les greffes du tribunal judiciaire et ceux des conseils de prud'hommes.

La juridiction colmarienne est directement concernée par cet amendement, « adopté en catimini » selon les intéressés et jugé « détestable sur la forme », selon les termes d'un communiqué lu sur le trottoir par Serge Jaeggy, vice-président entrant du conseil. « Cet amendement est totalement incohérent sur le fond. Il démontre une totale méconnaissance du fonctionnement des gref-fes », a-t-il martelé. Selon les manifestants, cette réforme serait « inutile » car il est « possible depuis bien longtemps de déléguer le personnel des greffes entre différentes juridictions ».

Durant l'audience de rentrée, Jean-Louis Garnier, président sortant du conseil colmarien, a passé la main à Christian Crespel, le représentant des employeurs. J. D. K.

 

 
 

Devant le tribunal de grande instance Manifestation : Les surveillants de prison dans la rue

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:10:40

© Dna, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Devant le tribunal de grande instance Manifestation
Devant le tribunal de grande instance Manifestation : Les surveillants de prison dans la rue
Une quinzaine de surveillants de prison ont manifesté hier devant le tribunal de grande instance de Colmar pour revendiquer une revalorisation de leur statut, ainsi qu'une augmentation de leur salaire.

 
Une quinzaine de surveillants de prison ont occupé l'espace public hier matin à Colmar.
Une quinzaine de surveillants de prison ont manifesté hier matin devant le tribunal de grande instance de Colmar. « Cette mobilisation est organisée dans le cadre d'un mouvement national », explique Christophe Schmitt, secrétaire interrégional FO Grand Est. « Plusieurs syndicats appellent à la mobilisation aujourd'hui, dans la continuité des mouvements de janvier 2018. Il y a un an, la ministre de la Justice Nicole Belloubet n'avait pas pris au sérieux notre plateforme de revendications, nous revenons donc à la charge afin de réclamer notre dû. Les personnels pénitentiaires, troisièmes forces de sécurité derrière la police et la gendarmerie, entendent être traités avec autant d'égards que leurs collègues. » L'accord signé il y a un an entre le gouvernement et l'Ufap-Unsa-Justice, syndicat majoritaire, n'avait en effet pas satisfait l'ensemble des personnels.

Les manifestants d'hier revendiquent notamment une revalorisation de leur statut, ainsi qu'une augmentation de leur salaire afin de rendre leur métier plus attractif. La profession rencontre en effet d'importants problèmes de recrutement. « Lors du dernier concours organisé fin 2018 dans le Grand Est, seuls 15 % des inscrits se sont présentés, ce qui dit tout de l'image dégradée de notre métier. Or, les effectifs garantissent une meilleure sécurité et de meilleures conditions de travail, dans un milieu où nous surveillons les personnes les plus dangereuses de France. Depuis le 1er janvier 2019, le personnel pénitentiaire subit deux agressions physiques par jour en moyenne », ajoute Christophe Schmitt.

Regrettant que l'administration pénitentiaire tente d'étouffer la grogne en brandissant la menace de sanctions, le syndicaliste promet, en l'absence de réponse favorable de la ministre, de nouvelles actions, voire un mouvement qui s'inscrirait dans la durée.
Véronique BERKANI

 

 
 

 

Prison Les surveillants dans la rue à Colmar

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:23:27

© L'alsace, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Prison Les surveillants dans la rue à Colmar
 

 
Une quinzaine de surveillants de prison ont occupé l'espace public, ce jeudi matin à Colmar.

Photo L'Alsace/Véronique Berkani

Une quinzaine de surveillants de prison ont manifesté ce jeudi matin devant le tribunal de grande instance de Colmar. « Cette mobilisation est organisée dans le cadre d'un mouvement national, explique Christophe Schmitt, secrétaire interrégional FO Grand Est. Plusieurs syndicats ont appelé à la mobilisation, dans la continuité des mouvements de janvier 2018. Il y a un an, la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, n'avait pas pris au sérieux notre plateforme de revendications, nous revenons donc à la charge afin de réclamer notre dû. Les personnels pénitentiaires, troisièmes forces de sécurité derrière la police et la gendarmerie, entendent être traités avec autant d'égards que leurs collègues. »

L'accord signé il y a un an entre le gouvernement et l'Ufap-Unsa Justice, syndicat majoritaire, n'avait en effet pas satisfait l'ensemble des personnels.
Problèmesde recrutement

Les manifestants de ce jeudi revendiquent notamment une revalorisation de leur statut, ainsi qu'une augmentation de leur salaire afin de rendre leur métier plus attractif. La profession rencontre en effet d'importants problèmes de recrutement. « Lors du dernier concours organisé fin 2018 dans le Grand Est, seuls 15 % des inscrits se sont présentés, ce qui dit tout de l'image dégradée de notre métier. Or les effectifs garantissent une meilleure sécurité et de meilleures conditions de travail, dans un milieu où nous surveillons les personnes les plus dangereuses de France. Depuis le 1er janvier 2019, le personnel pénitentiaire subit deux agressions physiques par jour en moyenne », ajoute Christophe Schmitt.

Regrettant que l'administration pénitentiaire tente d'étouffer la grogne en brandissant la menace de sanctions, le syndicaliste promet, en l'absence de réponse favorable de la ministre, de nouvelles actions, voire un mouvement qui s'inscrirait dans la durée. Véronique BERKANI

 

 
 

Sainte-Maire-aux-MInes Tunnel : des tarifs globalement en hausse

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:07:38

© Dna, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Sainte-Maire-aux-MInes Route
Sainte-Maire-aux-MInes Tunnel : des tarifs globalement en hausse
Les nouveaux tarifs du tunnel Maurice-Lemaire qui relie l'Alsace aux Vosges entre Sainte-Marie-aux-Mines et Lusse (88) entrent en vigueur ce matin. Ils sont identiques pour les voitures et connaissent une hausse pour les autres véhicules, de 1,05 % à 2,27 %.

 
En 2018, la moyenne journalière du trafic enregistré était de 300 poids lourds et 1 400 voitures, d'après les chiffres communiqués par APRR.
Sur les cinq classes de véhicules, quatre subissent une augmentation de tarif de 10 à 40 centimes le passage, à partir d'aujourd'hui au péage du tunnel Maurice-Lemaire.

Seule la classe 1 (les véhicules légers), ne connaît pas de changement : il en coûte toujours 6,10 EUR pour une voiture qui franchit les 6,9 km de l'ouvrage.
Une réductionde 30 % pour les clients réguliers

Pour la classe 2 (véhicules intermédiaires), le tarif passe de 9,50 EUR à 9,60 EUR, soit + 1,05 % ; la classe 3 (poids lourds et autocars à deux essieux), de 16,90 EUR à 17,10 EUR soit +1,18 % ; la classe 4 (poids lourds à trois essieux et plus) de 28,30 EUR à 28,70 EUR, soit +1,41 %. La classe 5 (motos) subit la progression la plus importante : de 3,60 EUR à 3,70 EUR, soit +2,77 %.

La nouvelle offre baptisée « CITO 30 » est applicable sur le tunnel Maurice-Lemaire, indique la société concessionnaire, les autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR). Il s'agit d'un nouvel abonnement en faveur des clients réguliers, suite aux discussions avec la ministre des transports, Élisabeth Borne.

À compter de ce vendredi, la nouvelle offre commerciale est accessible aux véhicules de classe 1 (voitures) et de classe 5 (motos) : elle permet aux clients réalisant au moins vingt trajets identiques (ce qui peut correspondre à dix allers-retours par mois) sur un parcours choisi à la souscription, de bénéficier de 30 % de réduction sur l'ensemble de ces trajets. Cette offre nécessite l'utilisation d'un badge de télépéage, qui permet en outre de bénéficier de voies réservées et un passage plus rapide au péage.
300 poids lourdspar jour

D'après les chiffres communiqués par APRR, « le trafic moyen journaliser enregistré au tunnel Maurice-Lemaire en 2018 s'élève à 300 poids lourds et 1 400 véhicules légers ».
Anne MULLER

 

 
 

 

Tanet Ski : Les petites stations au top

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:00:02

© Dna, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Tanet Ski
Tanet Ski : Les petites stations au top
Les dernières chutes de neige annoncent un week-end de glisse parfait. L'occasion de (re) découvrir les petites stations vosgiennes, dépourvues de canons à neige mais qui offrent en ce moment des conditions optimales. Reportage au Tanet, dans la vallée de Munster.

 
La station de ski du Tanet veut croire en son avenir, la neige est au rendez-vous.
De la poudreuse jusqu'aux genoux et des pistes quasi vides. Ajoutez à cela une vue à couper le souffle, des pistes ouvertes sept jours sur sept, des espaces de hors-piste à travers bois et trois auberges traditionnelles disséminées sur le domaine et vous aurez une vision à peu près exacte de ce qu'est une saison au Tanet.

Si tout le monde se connaît et se reconnaît dans cette station de proximité, les habitués ne seraient pourtant pas contre accueillir davantage de skieurs. Car après la fermeture du Gaschney cet hiver (DNA du 22 décembre 2018), le Tanet craint de suivre le mouvement l'année prochaine si la fréquentation ne rebondit pas.

Car la saison, pour cette station 100 % neige naturelle, est courte : 56 jours l'an dernier. « Les gens commencent la saison dans les grandes stations, qui ont des ennneigeurs, et le temps qu'ils se mettent dans la tête de faire un tour au Tanet, la saison est finie pour nous », fulmine Thierry Hininger, membre de la société qui exploite depuis 2015, avec 12 autres entrepreneurs de la vallée, le Tanet pour le compte du syndicat mixte d'aménagement des stations de montagne de la vallée. Cet hiver, le Tanet a ouvert le 12 janvier, en même temps que le Grand Ballon. En général, les remontées mécaniques s'arrêtent vers le 15 mars.

Pendant ces quelques semaines, les salariés gèrent au mieux l'or blanc qui tombe du ciel. « En neige naturelle, on dame le soir quand il ne neige pas pour faire durcir le manteau neigeux. Les jours de neige, on dame plutôt le matin pour que les pistes soient propres à l'ouverture », détaille Jean-Baptiste Burgard dans sa dameuse. Le chef d'exploitation du Tanet entame sa 5e saison sur les hauteurs de Soultzeren. Mercredi, il est arrivé à 5h du matin, sous une averse de neige nourrie, pour préparer les pistes avant l'arrivée, vers 8h, des pisteurs et des perchmans. Alain et Stéphane, les deux pisteurs secouristes, exhument les filets des tas de neige qui se sont formés dans la nuit et préparent le balisage des pistes avant l'arrivée des premiers skieurs.

Ce jour-là, le vent souffle fort. Mais Jean-Baptiste Burgard sait garder la neige sur les pistes. Formé à l'Alpes d'Huez il y a 16 ans, il « travaille avec le vent. Les filets pare-neige créent une turbulence qui dépose les flocons à l'arrière. Cela crée un tas qu'on étale à la dameuse sur la piste le lendemain. Dans les zones où on ne peut pas mettre de pare-neige, je fais des cordons de neige avec la lame de la dameuse, pour créer des accumulations, qui, là encore, seront étalées sur les pistes ».

La neige ne manque pas, loin de là, cette semaine. La grande combe qui surplombe le domaine en est gorgée (lire l'encadré ci-dessous), de sorte que les itinéraires de hors-piste prisés des surfeurs ont été fermés. « On se déresponsabilise en fermant les pistes mais on sait que les gens y vont », note Jean-Baptiste Burgard, lucide. Pour éviter l'accident, les pisteurs ont « déclenché la grande combe », mardi, raconte Alain, qui détaille l'opération. « L'un de nous s'est mis à l'abri sur la crête et l'autre a cassé la pente à skis. Une plaque de 1m60 sur 50 m est partie. Ça purge la pente ». Jeudi, ils ont recommencé. Tout est fait pour éviter l'avalanche et les accidents, « peu nombreux au Tanet ».
Marie-Lise PERRIN Y ALLER Les stations 100 % neige naturelle sont toutes ouvertes ce week-end : le Tanet (7 pistes au-dessus de Soultzeren), le Schlumpf (une piste au-dessus de Dolleren), les Bagenelles (Petite Lièpvre), le Frenz (2 pistes à Kruth), le Thanner hubel (une piste à Bitschwiller-lès-Thann) et le Grand Ballon (huit pistes). Voir notre diaporama et notre vidéo sur www.dna.fr

Y ALLER Les stations 100 % neige naturelle sont toutes ouvertes ce week-end : le Tanet (7 pistes au-dessus de Soultzeren), le Schlumpf (une piste au-dessus de Dolleren), les Bagenelles (Petite Lièpvre), le Frenz (2 pistes à Kruth), le Thanner hubel (une piste à Bitschwiller-lès-Thann) et le Grand Ballon (huit pistes).

 
 

 

Sports d'hiver Skier au Schlumpf à Dolleren : Ça glisse sur la piste la plus au sud de l'Alsace

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:01:13

© Dna, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Sports d'hiver Skier au Schlumpf à Dolleren
Sports d'hiver Skier au Schlumpf à Dolleren : Ça glisse sur la piste la plus au sud de l'Alsace
C'est la piste des skieurs sudistes ! La plus septentrionale d'Alsace, rarement ouverte cependant en raison d'un enneigement aléatoire. Mais depuis mercredi, à Dolleren dans la vallée de Masevaux, le domaine alpin du Schlumpf est ouvert!

 
L'équipe présente à l'ouverture : Choukri, Christophe, Malou, Guy, Quentin et Sébastien.
Mercredi matin dès 9 h, tout était prêt pour l'ouverture de la saison Il y avait 30 cm de poudreuse au bas de la station, et 90 cm à l'arrivée du téléski de la piste de la « Verdure ». Christophe Fritz, le directeur d'exploitation du site, a damé la piste dès 5 h 30 (avec le pisten bully de 13,5 tonnes, 385 CV ayant une largeur de damage de 6 m). Malheureusement, les éléments se sont déchaînés pour ce jour d'ouverture. Au sommet le vent soufflait en rafales à des pointes entre 80 et 100 km. Conséquences : la visibilité y était très réduite.

Stéphane Gebel (Wegscheid) était le premier client. Il précisait : « hier, je suis venu en découverte à ski de randonnée avec des peaux de phoque, et aujourd'hui j'ai l'intention de faire du hors-piste avec ma caméra fixée sur mon casque », ajoutant : « mes deux lieux de prédilection pour le ski sont le Schlumpf (plus technique) et Val Thorens dont les pistes sont plus feutrées ».

Arthaud et Aurélie, de Dolleren, également présents à l'ouverture se réjouissaient : « nous travaillons l'après-midi et voulons profiter ce matin pour nous éclater sur la piste ».

Pour leur part, Jean-René venu de Cernay et Fred d'Altkirch apprécient cette petite station où ils viennent volontiers en pèlerinage pour la beauté du lieu.

À 10 h 30, Régis et son fils Léon (8 ans) de Burnhaupt-le-Haut se sont présentés au guichet du Schlumpf : « nous revenons du Ballon d'Alsace où les pistes sont fermées ce matin, ouvrant peut-être l'après-midi ». Souhaitons que la station-écrin de la vallée de la Doller fasse une bonne saison pour régaler les skieurs locaux et d'ailleurs.
Norbert HECHT

 

 
 

 

Hésingue Conseil municipal : douze élus sur 23 démissionnent

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:00:57

© L'alsace, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Hésingue Conseil municipal : douze élus sur 23 démissionnent
 

 
Coup de théâtre à Hésingue, ce jeudi matin, avec l'annonce de la démission de 12 de ses élus sur un total de 23. Les frondeurs, quatre adjoints et huit conseillers municipaux reprochent au maire un manque de confiance et d'information. Ils avaient, pour la plupart, été élus en 2014 sur la liste de l'actuel maire de la commune, Gaston Latscha. Ce dernier, aujourd'hui en minorité avec 11 sièges encore pourvus, a informé ses administrés de ces démissions en bloc par un courrier déposé dans les boîtes à lettres. Il a notamment rappelé que les nombreux projets portés par la commune, durant ces cinq dernières années, ont tous été « approuvés et votés à l'unanimité » par le conseil municipal, et réalisés dans « un cadre budgétaire équilibré et maîtrisé ». G. M.

 

 
 

Hésingue Démission en bloc de 12 élus

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:02:04

© L'alsace, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Hésingue Démission en bloc de 12 élus
 

 
Les tensions ressenties entre les élus de l'équipe municipale de Hésingue montaient en puissance depuis quelques mois. Pour autant, rien n'avait encore filtré en séance de conseil. Rien, sinon deux premiers mouvements en fin d'année dernière, à savoir la démission du conseiller Steve Gutknecht (le 3 septembre dernier) et d'autre part, l'arrêté pris (le 8 novembre) par le maire Gaston Latscha pour destituer son premier adjoint, Claude Hartmann, de ses délégations communales.

Depuis mercredi soir, les événements se sont précipités puisque douze élus (encadré ci-dessous) ont pris la décision de démissionner de l'équipe municipale et l'ont fait savoir en envoyant à la mairie, chacun, son propre courrier. En réaction à ces douze démissions, le maire a fait, dès ce jeudi après-midi, le choix de s'adresser à ses administrés par un courrier glissé dans près de 1500 boîtes aux lettres de sa commune.

Si chacun des frondeurs a pu exprimer ses propres raisons sur papier, les douze démissionnaires se sont retrouvés sur des reproches et ressentis communs à tous.
« Il nous écoute, mais ne nousentend pas »

« Nous démissionnons à cause du maire », a souligné l'ancien premier adjoint, Claude Hartmann. Et de préciser : « Depuis trois ans, nous ne sommes ni informés, ni consultés sur les projets de la commune. »

Aux côtés de l'adjointe Florence Lutz et de la conseillère Solange Schibeny, il s'est plaint du manque de confiance dont a fait preuve le maire à l'égard de son équipe. « Il nous écoute, mais ne nous entend pas », a noté la conseillère municipale. A été évoquée, entre autres, la fusion des écoles : « Nous n'avons jamais eu de discussions autour de ce projet. »

Parmi les points qui ont fâché, les trois élus sont notamment revenus sur la Comète, « la gestion de son personnel » et, d'un point de vue plus général, sur l'accueil qui a pu être réservé aux associations locales : « pas à la hauteur de leurs attentes ».

Les trois élus ont tenu à souligner que les autres démissionnaires n'avaient, à aucun moment, été manipulés ou influencés par qui que ce soit. Libres de leur décision, « ils ont voulu nous suivre ».

Contacté ce jeudi, le maire Gaston Latscha a pris acte de plusieurs raisons évoquées pour justifier les démissions : « D'abord par solidarité pour Claude Hartmann. » Il a aussi relevé « une perte de confiance exprimée à travers les lettres de démission, consécutives à un manque d'information [...] Pourtant, chaque semaine, des réunions ont eu lieu avec mes adjoints et un rapport écrit a été établi », a signalé le maire. Il a également tenu à préciser que son premier adjoint n'avait pas tenu de réunion de commission technique depuis 2014, ni participé « à aucune visite de chantier organisée », malgré les relances du maire.
« Un coup de poignard injustifié »

Malgré ces constats, que penser de tous les projets et budgets préparés et votés à l'unanimité par l'ensemble des élus, comme l'attestent les procès-verbaux des différents conseils municipaux ? « Nous avons eu le tort de ne pas nous exprimer », ont consenti les trois élus ce jeudi, « mais tout était déjà décidé par le maire sans consulter personne ».

Autre son de cloche quand le maire est revenu sur des décisions prises par Claude Hartmann, « de lui-même, sans m'en informer ».

À titre d'exemple, le contrat de maîtrise d'oeuvre signé au sujet de la charpente de l'église : « pour un montant global d'investissement de plus de 150 000 EUR sans mise en concurrence des entreprises ». Autre reproche formulé par le maire : « Un comportement revendicatif par rapport à des employés de la commune et des collègues du conseil municipal, dans le sens du dénigrement et de l'acharnement contre la personne. »

Si, depuis le début de son mandat en 2014, avec une équipe issue de la même liste, le premier élu avait bien constaté « la construction d'une opposition », rien ne laissait préfigurer « ce coup de poignard injustifié et finalement très mesquin ».

Hier matin, au téléphone, Roland Igersheim, maire honoraire de Hésingue, a réagi en se gardant bien de prendre position : « C'est un peu triste et je regrette ce qui arrive. Mais je veux rester neutre car, d'un côté comme de l'autre, j'ai des amis avec lesquels j'ai bien travaillé. »

Après s'être investi en tant qu'élu durant quarante-trois années au service de la commune de Hésingue, l'actuel maire honoraire avait fait le choix « de tourner la page ». Ce qui ne l'empêche pas d'être resté très proche de la vie de Hésingue et toujours présent lors des cérémonies communales, « mais seulement parce que j'y suis invité ». Lui aussi avait bien entendu circuler « des rumeurs, des on-dit de la part des concitoyens qui ne comprenaient pas ce qu'il se passait ».

Incompréhension aussi, de la part de Roland Igersheim, quand il souligne que les grands projets de Hésingue ont pourtant bien été votés par l'ensemble du conseil.
Pourtant « Hésingue se porte bien... »

Aujourd'hui, le maire comme les élus démissionnaires ont informé le préfet. La décision de mettre en place ou non des élections complémentaires lui reviendra.

À l'approche des élections européennes et à moins d'un an des municipales, la commune reste pour l'heure dans l'expectative, bloquée dans le fonctionnement de ses services et dans celui des associations au service de la population. Ses équipes de salariés (de la crèche, de l'école de musique, de la Comète) semblent maintenant plongées dans l'incertitude.

Pourtant « Hésingue se porte bien, les finances sont saines et les projets envisagés en début de mandat ont été réalisés sans mettre en danger l'équilibre budgétaire de la commune », relève le maire.

Seule certitude, d'après les réactions des deux parties ce jeudi après-midi : les élections municipales de 2020 devraient de toute évidence mettre en lice deux listes, celle de Gaston Latscha et celle d'une partie des démissionnaires.
Ghislaine MOUGEL

 

 
 

Hésingue Vie municipale : Démission en bloc de douze élus

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:03:58

© Dna, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Hésingue Vie municipale
Hésingue Vie municipale : Démission en bloc de douze élus
Le feu couvait depuis quelque temps autour de la table du conseil municipal de Hésingue. Ce mercredi, douze élus, quatre adjoints et huit conseillers municipaux, ont envoyé officiellement leur démission au maire Gaston Latscha. Ce dernier, dans la foulée, en a informé ses administrés par un courrier déposé dans leur boîte à lettres.

 
Les tensions ressenties entre les élus de l'équipe municipale de Hésingue montaient en puissance depuis quelques mois. Pour autant, rien n'avait encore filtré en séance de conseil. Rien sinon, deux premiers mouvements en fin d'année dernière, à savoir la démission du conseiller Steve Gutknecht (le 3 septembre dernier) et d'autre part, l'arrêté pris (le 8 novembre) par le maire Gaston Latscha pour destituer son premier adjoint Claude Hartmann de ses délégations communales.

Depuis mercredi soir, les événements se sont précipités puisque douze élus (encadré ci-contre) ont pris la décision de démissionner de l'équipe municipale et l'ont fait savoir en envoyant en mairie, chacun leur propre courrier. En réaction à ces douze démissions, le maire a fait, dès hier après-midi le choix de s'adresser à ses administrés par un courrier glissé dans près de 1 500 boîtes à lettres de sa commune.
« Il nous écoute, mais nenous entend pas »

Si chacun des frondeurs a pu exprimer ses propres raisons sur papier, les douze démissionnaires se sont retrouvés sur des reproches et ressentis communs à tous.

« Nous démissionnons à cause du maire », a souligné l'ancien premier adjoint Claude Hartmann. Et de préciser : « Depuis trois ans, nous ne sommes ni informés, ni consultés sur les projets de la commune ».

Aux côtés de l'adjointe Florence Lutz et de la conseillère Solange Schibeny, il s'est plaint du manque de confiance dont a fait preuve le maire à l'égard de son équipe. « Il nous écoute, mais ne nous entend pas », a noté la conseillère municipale. A été évoquée, entre autres, la fusion des écoles : « Nous n'avons jamais eu de discussions autour de ce projet ».

Parmi les points qui ont fâché, les trois élus sont notamment revenus sur la Comète, « la gestion de son personnel » et d'un point de vue plus général, sur l'accueil qui a pu être réservé aux associations locales : « pas à la hauteur de leurs attentes ».

Les trois élus ont tenu à souligner que les autres démissionnaires n'avaient, à aucun moment, été manipulés ou influencés par qui que ce soit. Libres de leur décision, « ils ont voulu nous suivre ».

Contacté hier, le maire Gaston Latscha a pris acte de plusieurs raisons évoquées justifiant les démissions : « D'abord par solidarité pour Claude Hartmann. » Il a aussi relevé « une perte de confiance exprimée à travers les lettres de démission, conséquentes à un manque d'information (...) Pourtant, chaque semaine, des réunions ont eu lieu avec mes adjoints et un rapport écrit a été établi », a signalé le maire. Il a également tenu à préciser que son premier adjoint n'avait pas tenu de réunion de commission technique depuis 2014, « ni d'ailleurs à aucune visite de chantier organisée », malgré les relances du maire.
« Ce coup de poignard injustifié »

Malgré ces constats, que penser de tous les projets et budgets préparés et votés à l'unanimité par l'ensemble du conseil comme l'attestent les procès-verbaux des différents conseils municipaux ? « Nous avons eu le tort de ne pas nous exprimer », ont consenti les trois élus hier, « mais tout était déjà décidé par le maire sans consulter personne ».

Autre son de cloche quand le maire est revenu sur des décisions prises par Claude Hartmann, « de lui-même, sans m'en informer ». À titre d'exemple, le contrat de maîtrise d'oeuvre signé au sujet de la charpente de l'église : « pour un montant global d'investissement de plus de 150 000 EUR sans mise en concurrence des entreprises. » Autre reproche verbalisé par le maire : « Un comportement revendicatif par rapport à des employés de la commune et des collègues du conseil municipal, dans le sens du dénigrement et de l'acharnement contre la personne. »

Si, depuis le début de son mandat en 2014, avec une équipe issue de la même liste, le premier élu avait bien constaté « la construction d'une opposition », rien ne laissait préfigurer « ce coup de poignard injustifié et finalement très mesquin ».

Hier matin, au téléphone, Roland Igersheim, maire honoraire de Hésingue, a réagi en se gardant bien de prendre position : « C'est un peu triste et je regrette ce qui arrive. Mais je veux rester neutre car, d'un côté comme de l'autre, j'ai des amis avec lesquels j'ai bien travaillé. »

Après s'être investi en tant qu'élu durant 43 années au service de la commune de Hésingue, l'actuel maire honoraire avait fait le choix « de tourner la page ». Ce qui ne l'empêche pas d'être resté très proche de la vie de Hésingue, et toujours présent lors des cérémonies communales « mais seulement parce que j'y suis invité ». Lui aussi avait bien entendu circuler « des rumeurs, des on-dit de la part des concitoyens qui ne comprenaient pas ce qu'il se passait. » Incompréhension aussi de la part de Roland Igersheim quand il souligne que les grands projets de Hésingue ont pourtant bien été votés par l'ensemble du conseil.
Pourtant « Hésingue se porte bien...»

Aujourd'hui, le maire comme les élus démissionnaires ont informé le préfet. La décision ou non de mettre en place des élections complémentaires lui reviendra. À l'approche des élections européennes et à moins d'un an des municipales, la commune reste pour l'heure dans l'expectative. Bloquée, dans le fonctionnement de ses services et dans celui des associations au service de la population dont les équipes de salariés (de la crèche, de l'école de musique, de la Comète) semblent maintenant plongées dans l'incertitude.

Pourtant « Hésingue se porte bien, les finances sont saines, et les projets envisagés en début de mandat ont été réalisés sans mettre en danger l'équilibre budgétaire de la commune », relève le maire.

Seule certitude, d'après les réactions des deux parties hier après-midi, les élections municipales de 2020 devraient de toute évidence mettre en lice deux listes : celle de Gaston Latscha et celle d'une partie des démissionnaires.
Ghislaine MOUGEL

 

 
 

 

Colmar Outrages : le maire de Val d'Isère attendu le 20 juin

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:30:32

© L'alsace, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Colmar Outrages : le maire de Val d'Isère attendu le 20 juin
 

 
Le procureur s'est opposé, ce jeudi à Colmar, au renvoi du dossier. L'avocat du maire de Val-d'Isère, MHager a expliqué avoir demandé le dossier en octobre et ne l'avoir reçu qu'il y a quelques jours, étant donc dans l'impossibilité de l'étudier à temps avant ce 31 janvier.

Le ministère public considère, lui, que Marc Bauer avait largement le temps de préparer sa défense. Poursuivi pour outrages envers deux policiers et refus de se soumettre au dépistage d'alcoolémie, l'élu de 63 ans sera jugé le 20 juin comme l'a décidé le tribunal. Il était absent hier matin, un représentant du syndicat Unité-SGP Police était lui bien présent.
Présence obligatoire

Le 19 octobre dernier, il avait protesté devant le commissariat contre l'intervention de la police après une soirée arrosée dans une brasserie colmarienne. Les policiers avaient retenu l'ivresse publique et manifeste à l'encontre de deux participants dont le petit groupe réclamait la remise en liberté. Le maire de Val-d'Isère avait ensuite insulté les policiers et avait été placé en garde à vue.

Le tribunal a exigé sa présence le 20 juin. Ph. M.

 

 
 

Waldighoffen Réception des voeux du maire : Dense et politique

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 05:38:35

© Dna, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Waldighoffen Réception des voeux du maire
Waldighoffen Réception des voeux du maire : Dense et politique
Avec pas moins de sept orateurs hors le maire, la cérémonie des voeux a été particulièrement dense et politique à Waldighoffen l'autre samedi soir. Le maire a évoqué les « inégalités criantes qui ne cessent de s'accentuer dans notre société ».

 
La musique Concordia de Waldighoffen avec Angélique au cor des Alpes jouant par exemple Il left my heart in Switzerland, -encore un sujet de surprise pour l'observateur badois de la soirée -, a égayé la cérémonie. Les enfants de l'école Les Nivéoles, eux, ont souhaité leurs bons voeux au public en chanson, accompagnés à la guitare par leur enseignante Coralie Richard.
Il y a eu un auditeur particulièrement attentif, curieux et parfois surpris lors de cette cérémonie qu'il découvrait, invité par le maire de Waldighoffen, Jean-Claude Schielin : Ulrich Tromm, correspondant de presse à la Badische Zeitung.

Ce dernier, habitant de Lörrach, s'intéresse aux liens qui peuvent exister entre les populations de la région trinationale, France, Suisse et Allemagne, et souvent ignorés. C'est ainsi que ses recherches lui ont un jour fait découvrir l'histoire de ces Alsaciens, dont bon nombre de jeunes gens de Waldighoffen, qui ont fui l'enrôlement dans l'armée nazie durant la seconde guerre mondiale avec les conséquences sur les familles (drame de Ballersdorf, Espenkolonne...). Ce qu'il a raconté en détail, avec l'aide de l'historien, Daniel Morgen, sur une pleine page du quotidien allemand.
Un déploiement d'envergure !

Lors des voeux, Ulrich Tromm a eu l'occasion de constater, un peu amusé, qu'il s'agissait en fait d'une véritable tribune politique : outre le maire, se sont succédé au micro le président de la com-com Sundgau, le maire de Houssen, président de l'association des maires du Haut-Rhin, la conseillère départementale du canton d'Altkirch, le conseiller régional, le président du pôle d'équilibre territorial et rural du Pays du Sundgau, le député, et enfin le sénateur. N'en jetez plus, en trois heures de temps quand même, tout le système politique français s'est déployé ! Chacun traitant d'un pan de l'actualité locale et/ou nationale.

Michel Willemann a évoqué les ordures ménagères, la fibre optique, la construction en cours de l'accueil périscolaire à Waldighoffen, la piscine de Ferrette qui reste à baptiser et à inaugurer ou encore le plan d'urbanisme intercommunal. « Pas facile de concilier les voeux communaux avec les restrictions réglementaires », a-t-il commenté.

Christian Klinger a déploré « les corps intermédiaires anéantis entre la base et l'espace jupitérien au ciel. On se rend compte qu'on a besoin des maires ! ». Il a déclaré sa flamme pour le Sundgau : « j'adore ! C'est vallonné, il y a de la forêt, des prés, des champs, beaucoup de maisons à colombages. Chez moi, c'est pas la Belgique mais c'est plutôt plat... ».

Sabine Drexler s'est réjoui des nouvelles possibilités qu'offrira la future collectivité européenne d'Alsace, recrutement de profs d'allemand, limitation du trafic poids-lourds...

A propos de St-Morand : « si nous devions échouer, les élus sont allés au bout du bout de ce qu'ils ont pu faire, dites-vous ça ! ».

Laurent Wendlinger a relevé « le dynamisme économique de Waldighoffen et les emplois présents » ainsi que son dynamisme associatif, une vitalité locale également saluée par François Eichholtzer.

Tout en reconnaissant les « revendications justifiée concernant les bas salaires et les retraites trop basses » des gilets jaunes, Jean-Luc Reitzer a déclaré « que cela ne justifie pas qu'on renverse la démocratie représentative et les scènes terribles vues à Paris à l'Arc de Triomphe, vis-à-vis des gendarmes, des sapeurs-pompiers... Les institutions de la Ve République ont assuré à notre pays efficacité et stabilité ».

René Danési a parlé, entre autres, de la « fracture sociale et territoriale ». « Le grand-père du président Pompidou était garde-barrière. Aujourd'hui, ce sont des énarques de grand-père à petit-fils... » Il a décrit « l'individualisme forcené et le consumérisme », l'absence « d'idéal commun », « la mondialisation bien relayée par l'Union européenne [...] avec les classes moyennes de toute l'Europe qui se retrouvent perdantes ». Il a invité à participer au grand débat national. « Dites et écrivez tout ce que vous avez sur le coeur ».
Noëlle BLIND-GANDER Deux associations sportives ont aussi été honorées durant cette soirée. Nous y reviendrons dans une prochaine édition.

Deux associations sportives ont aussi été honorées durant cette soirée. Nous y reviendrons dans une prochaine édition.

 
 

 

Eschentzwiller Voeux du maire : Du numérique à l'école

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 05:40:17

© Dna, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Eschentzwiller Voeux du maire
Eschentzwiller Voeux du maire : Du numérique à l'école
La dernière cérémonie de voeux de l'agglomération mulhousienne, celle de la commune d'Eschentzwiller, a la réputation d'en être aussi la plus courte...

 
La réception des voeux a été ponctuée par la remise des lots aux lauréats du concours des illuminations de Noël
Dimanche matin, le maire, Gilbert Iffrig, n'a pas dérogé à la tradition en présidant une réception réglée comme du papier à musique, introduite par les airs entraînants de l'orchestre des Joyeux alsaciens, une phalange de l'harmonie fanfare de Bruebach.

Après avoir eu une pensée pour ses concitoyens décédés et ceux qui sont dans la souffrance ou les difficultés, le premier magistrat a abordé ses voeux par l'évocation de deux événements marquants de l'année 2018, à l'échelle de notre pays : l'attentat de Strasbourg, au sujet duquel il estime qu'il « ne faut pas baisser la garde, la menace terroriste est toujours là, ce qui nous oblige à la résilience pour défendre notre mode de vie et nos valeurs et à la vigilance en matière de sécurité ». Le second sujet, le mouvement des gilets jaunes, a révélé, selon lui, de « profondes fractures », et sont l'expression d'une « colère populaire contre l'injustice, l'arrogance des élites, l'éloignement du pouvoir ». Il a appelé de ses voeux une démocratie plus directe, une Europe plus protectrice et plus démocratique.

Sur le plan de l'intercommunalité, M2A, est devenue une « institution importante », notamment dans le domaine du développement économique ; « sa compétence périscolaire permet de répondre à toutes les demandes d'accueil des familles », s'est réjoui l'élu.

Dans le lisiting exhaustif des réalisations menées dans sa commune l'an passé, Gilbert Iffrig a cité la réfection de la rue Bonbonnière, la création d'un parking côté étang, des travaux à la salle polyvalente (bardage, eau chaude, chauffage), l'achat de matériel technique (désherbeuse, tracteur-tondeuse), l'éclairage public, l'assainissement du stand de tir et de l'ilot des pêcheurs. Sur le plan de la convivialité, il y a eu la fête du village (Crapod'Esch), la quatrième journée citoyenne, la fête des voisins.
Poursuite des travaux de voirie

Au chapitre des projets pour 2019 figurent la réfection de la rue vieille et de l'aire de jeux, l'équipement des écoles en tableaux informatiques et tablettes numériques, l'achat d'un minibus, des travaux à la mairie (mise en place d'un plafond isolé au sous-sol, remplacement de fenêtres, climatisation), à l'école primaire (portail, clôture, toilettes, plafond, éclairage).

Les voeux exprimés par les personnalités invitées ensuite au micro ont été tout aussi brefs : rassemblement citoyen dans un esprit d'unité pour le député Olivier Becht, fraternité et retour aux valeurs de civisme pour le président de M2A, Fabien Jordan, et positivisme pour le conseiller départemental Daniel Adrian.
M-C.S.

 

 
 

 

Muntzenheim « Un tournant économique »

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:07:00

© L'alsace, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
muntzenheim « Un tournant économique »
 

 
Les bénévoles du Téléthon 2018, les jeunes méritants de la commune et les membres du conseil municipal des jeunes ont été honorés lors de la réunion publique d'information. Photo L'Alsace/Robert Furderer
Vendredi 26 janvier, à l'occasion de la réunion annuelle d'information publique, le maire de Muntzenheim, Marc Bouché, a accueilli dans la salle des fêtes Marcel Meyer les représentants de l'État, les élus, des membres du secteur économique, social, sportif et culturel, des responsables de la sécurité, ainsi que les forces vives du village.
Une nouvelle classe à la rentrée

Marc Bouché a fait un état des lieux de la démographie à Muntzenheim au 1er janvier 2019. : « 1 225 habitants ont été comptabilisés [...], la mairie a enregistré trois mariages, dix naissances et 13 décès »

Sur les 20 terrains disponibles dans la zone d'activités, 19 ont trouvé preneurs a indiqué le maire précisant que « sur ces 20 parcelles, 26 entreprises ont prévu de s'installer, auxquels se rajoutent 17 professionnels dans le Pôle Santé ». « Un tournant économique pour la commune », a estimé le député Eric Straumann.

Marc Bouché a présenté les projets de l'année annonçant l'ouverture d'une nouvelle classe élémentaire lors de la prochaine rentrée ainsi qu'une microcrèche, dans les anciens locaux de la trésorerie, début avril.

« La municipalité poursuivra les travaux du PLU, a relevé l'édile Nous attendons toujours des nouvelles de la construction de la station d'épuration d'Urschenheim, condition sine qua non à l'ouverture de nouvelles zones constructibles, mais rien ne vient et tout s'enlise ».
Un grand débatle 5 mars

Il a également indiqué que le grand débat national est programmé mardi 5 mars. Par ailleurs, une réunion publique sur le thème « La sécurité routière dans le cadre de la traversée du village » est prévue samedi 16 février. Le centenaire de l'Harmonie de Muntzenheim, sera lui célébré en musique lors d'un grand concert, samedi 13 avril.

Marc Bouché a remercié l'équipe municipale et communale ainsi que les nouveaux habitants. Il a fait lecture d'une lettre d'adieu aux habitants, émanant de la secrétaire de mairie, Marie Odile Waldvogel, souffrante, qui fera valoir ses droits à la retraite après 40 années de service, tout comme l'agent technique Claude Léon, le 1er décembre.

Conseiller régional, Bernard Gerber a mis l'accent sur la protection de la nappe phréatique, l'aide à la rénovation énergétique des anciennes maisons et le branchement à la fibre optique qui sera en principe effectif au 2e semestre.

Musique : Hugo Elchinger, 15,4 au piano ; Maël Cuvier, 16,36 au saxophone, son deuxième instrument ; Anaïs Baumann, 16 au saxophone ; Nathan Denay, 15,4 à la batterie ; Evy Buob-Walder, 15 45 à la flûte traversière.

Tennis de table : Victor Schmitt, 17e en benjamin individuel des championnats départementaux, et Alizée Jost, 3e avec son équipe en cadets.

Danse sportive. Alessia Burzèse et Alexander Garguilo, coupe de France 2018 en danse latine à Versailles et champions de France 2018 en danse latine juniors 1.

Gymnastique rythmique : Léa Rozzo, qualifiée pour le championnat de France 2018 des ensembles.

Karaté Kyokushinkai : Camille Klinger, 3e en catégorie benjamines à l'Open de France 2018.

Jeunes sapeurs-pompiers : Julien Renaud et Quentin Baumann.

Les jeunes méritants se sont vus remettre un bon d'achat de 20 EUR.

 

 
 

Wettolsheim Concert d'hiver de la musique Union : De la musique et des rires

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 05:40:39

© Dna, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Wettolsheim Concert d'hiver de la musique Union
Wettolsheim Concert d'hiver de la musique Union : De la musique et des rires
Dimanche, les musiciens de la musique Union de Wettolsheim ont enchanté le public, venu nombreux les applaudir, lors de leur traditionnel concert d'hiver, dans une salle Espérance pleine à craquer.

 
Les musiciens placés sous la baguette de Claude Pfleger ont enchanté l'auditoire.
La quarantaine de musiciens, placés sous la baguette du chef Claude Pfleger, a d'abord interprété deux morceaux classiques de Prokofiev puis Rimsky-Korsakov, ainsi qu'un Irish Wedding très enlevé, avant de passer à des morceaux plus contemporains, tels la musique du premier Star Wars, Rogue One, ou encore celle de Games of Thrones.

Le président Gilbert Heil a tout particulièrement salué le maire et conseiller départemental Lucien Muller, Claude Ertlé, vice-président de l'Union départementale des sociétés de musique du Haut-Rhin, ainsi que les présidents ou représentants des associations locales et des sociétés de musique voisines et amies. Il a remercié la municipalité pour son soutien. « Un concert, c'est avant tout un moment de partage entre les musiciens et leur public. Pour les musiciennes et musiciens, en donnant le meilleur d'eux-mêmes pour ce concert, c'est le fruit de plusieurs semaines de répétition » a-t-il ajouté.

Il a remis un cadeau au directeur Claude Pleger, ainsi qu'un bouquet de fleurs à Myriam Schmitt, qui présente toujours avec verve et brio les différents morceaux, agrémentés d'anecdotes et de faits historiques, donnant une présentation vivante et bien pensée.

En deuxième partie, Pascal Lacom, chantre haut-rhinois, a fait rire le public avec sa bonne humeur contagieuse, son accordéon et ses textes. Il a régalé le public avec ses sketches, blagues et chansons en alsacien et en français, prenant un malin plaisir à mettre en avant les travers des Alsaciens, la bonne bouffe.

Puis les musiciens de l'Union ont repris place derrière leurs pupitres, pour six nouveaux morceaux, telle la musique très connue du 23e James Bond, Skyfall, ou encore un medley des plus grands tubes du groupe Queen, pour finir avec un pot-pourri des plus belles chansons françaises, telles Poupée de Cire Poupée de Son, La vie en rose, ou encore Les Champs-Élysées.

Une bien belle après-midi remplie de jolis moments de musique et de rire, saluée par les applaudissements nourris du public. Encore une belle réussite pour ce concert d'hiver de la société de musique Union de Wettolsheim.

 

 
 

 

Bischwihr Il y a 74 ans, la délivrance

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:05:13

© L'alsace, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Bischwihr Il y a 74 ans, la délivrance
 

 
Le général Friedrich (à g.) a décoré Eddy Wildemann de la médaille Opex (opérations extérieures).  Photo L'Alsace/Robert Furderer
Le 74e anniversaire de la libération de Bischwihr a été célébré dimanche 27 janvier, devant le monument aux Morts où avaient pris place les porte-drapeaux de Bischwihr, Riedwihr/Wickerschwihr ainsi que du Souvenir français de la CUS nord de Strasbourg. Entouré des conseillers municipaux, le maire, Marie-Joseph Helmlinger, a accueilli le député Eric Straumann, la présidente du conseil départementale du CASDIS, Brigitte Klinkert, les représentants de la ville jumelée de Bahlingen (Allemagne), les élus, le général Bernard Friedrich, l'adjudant Damien Robin, les représentants du SDIS, de la gendarmerie, de la Brigade verte et des anciens combattants,

Le CPI local, les jeunes sapeurs-pompiers de Fortschwihr, étaient aussi parmi les célébrants. La cérémonie a débuté par la levée des couleurs, puis le maire a fait lecture des décrets de nominations de quatre sapeurs-pompiers au grade supérieur : Nicolas et Hervé Diebold sont nommés sapeurs-pompiers 1re classe, Pascal Broly promu caporal et Gilles Helmlinger, adjudant.
« La mémoire n'est plus celle des témoins, mais celle des héritiers »

Brigitte Klinkert et Eric Straumann ont remis aux soldats du feu leurs nouveaux galons, et le maire, leurs diplômes. Le général Friedrich a décoré Eddy Wildemann de la médaille Opex, opérations extérieures. « La mémoire de la Grande Guerre n'est plus celle des témoins, mais celle des héritiers, que nous sommes », a rappelé le maire dans son allocution.

Deux gerbes ont été déposées au monument aux Morts avant que le poème de Friedrich von Schiller l'Ode à la joie, entonné par la chorale Sainte-Cécile, puis la Marseillaise, ne viennent réchauffer les coeurs.

 

 
 

Faits divers Colmar : Une Polo projetée à contre sens sur le trottoir

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:14:28

© Dna, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Faits divers Colmar
Faits divers Colmar : Une Polo projetée à contre sens sur le trottoir

 
Un homme a été légèrement blessé mercredi soir dans une collision survenue rue du Ladhof à Colmar.
Un accident s'est produit mercredi soir vers 20 h 15 à hauteur du 96 rue du Ladhof à Colmar. Un 4x4 Kia et une Volkswagen Polo se sont percutés. Sous le choc, la Polo a été projetée à contresens sur le trottoir. Arrivés sur les lieux avec une ambulance et un fourgon de secours routier, les pompiers ont pris en charge un homme âgé de 21 ans, occupant de la Polo, qui a été transporté à l'hôpital Pasteur pour examens. Les occupants du Kia sont indemnes. La police était sur les lieux. Les deux voitures sont hors d'usage.
WINTZENHEIM Une femme légèrement blessée dans une collision

Deux voitures qui se suivaient sont entrées en collision jeudi vers 21 h 40 sur la RD83 à hauteur du rond-point du Ligibel à Wintzenheim.

De faible intensité, le choc a tout de même blessé une femme de 48 ans qui a été transportée à l'hôpital Pasteur pour des douleurs aux cervicales et au dos.

 

 
 

 

sausheim : Sa voiture fait des tonneaux, il est blessé

Publié dans le panorama le Vendredi 01 février 2019 à 06:15:12

© Dna, Vendredi le 01 Février 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

sausheim
sausheim : Sa voiture fait des tonneaux, il est blessé

 
Un ouvrier qui sortait vers 4 h 20 du travail de chez Peugeot à Sausheim ce jeudi matin a été victime d'un accident sur la RD55. Il a perdu le contrôle de son véhicule et a percuté un poteau métallique. La voiture a fait plusieurs tonneaux.

Âgé de 22 ans, le conducteur a légèrement été blessé et transporté au GHRMSA (groupe hospitalier région Mulhouse Sud Alsace) par les pompiers. Les gendarmes étaient également sur place. Le dépistage d'alcoolémie s'est révélé négatif.

Roppentzwiller :

Voiturette dans une clôture

Hier jeudi vers 10h, la conductrice d'une « voiturette sans permis » a perdu le contrôle de son véhicule lorsqu'elle a glissé sur une plaque de verglas, sur la D9bis à Roppentzwiller. Elle a fini sa course dans une clôture. Si sa passagère était indemne, l'automobiliste, une dame de 52 ans demeurant à Roppentzwiller, a été secourue par les sapeurs-pompiers de Hirsingue, Ferrette, Altkirch et Waldighoffen. Elle a été transportée au centre hospitalier Emile-Muller de Mulhouse. Gendarmes de la brigade d'Altkirch sur place.

Seppois-le-Haut :

Cyclomotoriste dans le virage

Hier vers 12h40, un cyclomotoriste de 49 ans demeurant à Pfetterhouse a perdu le contrôle de son deux-roues dans une courbe, rue de Pfetterhouse à Seppois-le-Haut. Son alcoolémie s'est révélée positive. Il a été évacuée au Saint-Morand d'Altkirch. Gendarmes de Ferrette sur les lieux.