Back to top

Alsace20, le JT du mercredi 30 janvier 2019 : l’afterwork à la Maison de l’Alsace à Paris, à l’invitation de Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:49:15

Alsace20, le JT du mercredi 30 janvier 2019 : l’afterwork à la Maison de l’Alsace à Paris, à l’invitation de Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry

Le reportage commence à 12'31.

Lien vers le reportage

Politique Collectivité européenne d'Alsace : De l'avant-projet de loi au grand débat national

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 05:41:07

© Dna, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Politique Collectivité européenne d'Alsace
Politique Collectivité européenne d'Alsace : De l'avant-projet de loi au grand débat national
Les partisans d'un Conseil d'Alsace estiment que l'avant-projet de loi relatif à la collectivité européenne d'Alsace ne va pas assez loin et veulent imposer le sujet dans le grand débat national. Le texte ne concerne que la partie législative du dossier. Les autres éléments font l'objet de négociations avec les ministères.

 
Verre à moitié vide ou à moitié plein ? L'avant-projet de loi créant la collectivité européenne d'Alsace (CEA) suscite des réactions contrastées. Pour le Mouvement pour l'Alsace (MPA), le texte apparaît « en retrait par rapport à la déclaration de Matignon » en prévoyant « une liste minimale de pouvoirs pour la CEA » et en les « encadrant par des contrôles de la région et de l'État ».

Son président, André Reichardt, se dit d'autant plus « déçu » que le président de la République s'était montré « disposé à revoir la législation sur l'administration territoriale» et qu'«il s'est engagé à écouter le peuple en allant très loin dans ce sens ».

Le sénateur du Bas-Rhin appelle « tous les responsables politiques alsaciens, quelle que soit leur sensibilité, à travailler ensemble au renforcement des compétences attribuées » à la future collectivité.

Pour le Club Perspectives Alsaciennes (CPA), le texte gouvernemental vise à asseoir « le double protectorat de l'État et de la région Grand Est sur le super-département imaginé pour répondre par un ersatz de décentralisation à la revendication populaire ». Son secrétaire général, Jacques Schleef, invite le Parlement à « corriger les faiblesses de ce compromis ».

« Attention arnaque », lance pour sa part Unser Land en invitant les deux conseils départementaux à « la circonspection » et « à ne pas engager la fusion des départements sur des perspectives d'émancipation aussi fragiles ».
« Faire valoir nos revendications »

Le projet de loi ne concerne que la partie législative de la déclaration de Matignon, fait-on savoir du côté des deux départements. Ces derniers poursuivent les négociations avec le gouvernement pour parvenir à un protocole d'accord sur les sujets ne relevant pas de loi mais d'arrêtés ministériels ou de circulaires, comme pour les plaques d'immatriculation ou la structuration des fédérations sportives.

Les partisans d'un Conseil unique d'Alsace hors du Grand Est encouragent néanmoins les citoyens à se faire entendre dans le grand débat national. C'est dans cette perspective qu'Initiative Citoyenne Alsacienne (ICA) organise du 1er au 25 février, neuf réunions d'information sur l'avenir institutionnel de l'Alsace, en lien avec le MPA. « Nous devons nous saisir du grand débat pour faire valoir nos revendications alsaciennes pour une institution propre, pour davantage de démocratie locale et régionale », explique son président Pierre Klein. Parviendra-t-il à remplir le verre ?
Franck BUCHY

 

 
 

 

CEA Collectivité européenne d'Alsace De l'avant-projet de loi au grand débat national

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:13:53

© L'alsace, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
CEA Collectivité européenne d'Alsace De l'avant-projet de loi au grand débat national
 

 
André Reichardt, président du Mouvement pour l'Alsace (à gauche), et Pierre Klein, président d'ICA. Photos L'Alsace/Jean-Marc Loos
Verre à moitié vide ou à moitié plein ? L'avant-projet de loi créant la collectivité européenne d'Alsace (CEA) suscite des réactions contrastées. Pour le Mouvement pour l'Alsace (MPA), le texte apparaît « en retrait par rapport à la déclaration de Matignon » en prévoyant « une liste minimale de pouvoirs pour la CEA » et en les « encadrant par des contrôles de la région et de l'État ».

Son président, André Reichardt, se dit d'autant plus « déçu » que le président de la République s'était montré « disposé à revoir la législation sur l'administration territoriale » et qu'« il s'est engagé à écouter le peuple en allant très loin dans ce sens ».

Le sénateur du Bas-Rhin appelle « tous les responsables politiques alsaciens, quelle que soit leur sensibilité, à travailler ensemble au renforcement des compétences attribuées » à la future collectivité.

Pour le Club Perspectives Alsaciennes (CPA), le texte gouvernemental vise à asseoir « le double protectorat de l'État et de la région Grand Est sur le super-département imaginé pour répondre par un ersatz de décentralisation à la revendication populaire ». Son secrétaire général, Jacques Schleef, invite le Parlement à « corriger les faiblesses de ce compromis ».

« Attention arnaque », lance pour sa part Unser Land, en invitant les deux conseils départementaux à « la circonspection » et « à ne pas engager la fusion des départements sur des perspectives d'émancipation aussi fragiles ».

Le projet de loi ne concerne que la partie législative de la déclaration de Matignon, fait-on savoir du côté des deux départements. Ces derniers poursuivent les négociations avec le gouvernement pour parvenir à un protocole d'accord sur les sujets ne relevant pas de loi mais d'arrêtés ministériels ou de circulaires, comme pour les plaques d'immatriculation ou la structuration des fédérations sportives.
« Faire valoirnos revendications »

Les partisans d'un conseil unique d'Alsace hors du Grand Est encouragent néanmoins les citoyens à se faire entendre dans le grand débat national. C'est dans cette perspective qu'Initiative Citoyenne Alsacienne (ICA) organise du 1er au 25 février, neuf réunions d'information sur l'avenir institutionnel de l'Alsace, en lien avec le MPA. « Nous devons nous saisir du grand débat pour faire valoir nos revendications alsaciennes pour une institution propre, pour davantage de démocratie locale et régionale », explique son président Pierre Klein. Parviendra-t-il à remplir le verre ? Franck BUCHY

 

 
 

viàMirabelle.tv : CD57, vers une collectivité européenne de Moselle ?

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 05:44:56

viàMirabelle.tv : CD57, vers une collectivité européenne de Moselle ?

Les élus départementaux étaient réunis mardi matin en séance plénière à Metz. Au cœur des débats de cette première réunion trimestrielle, la création d’une collectivité européenne de Moselle. Le président du département réclame les mêmes compétences transfrontalières que celles dont sera dotée la nouvelle collectivité européenne d’Alsace.

Lien vers le reportage

Alsace20 : Le tour de cantons, spécial « service civique »

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 05:34:30

Alsace20 : Le tour de cantons, spécial « service civique »

Alsace 20, dans l’émission Le Tour des Cantons, donne la parole à Stéphanie et Alexis tous deux jeunes bénévoles en service civique à la Médiathèque départementale du Sundgau. Très enthousiastes, ils recommandent à d’autres jeunes de faire un service civique. Expérience probante aussi pour les responsables de la Médiathèque. Le Département renouvèlera cette expérience au service de l’intérêt général, en y associant des formations, notamment des cours d’allemand, souligne la Présidente Brigitte Klinkert.

Lien vers le reportage

CD68 120 pots de miel remis à Épices

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:27:42

© L'alsace, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
CD68 120 pots de miel remis à Épices
 

 
Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, a symboliquement remis l'un des pots de miel à la responsable de l'association Épices, Isabelle Haeberlin. Photo L'Alsace/Vincent Voegtlin
À Colmar, le toit terrasse du conseil départemental accueille des ruches depuis 2010. Une manière de contribuer à la préservation des abeilles, « indispensables à la pollinisationdes plantes et l'équilibre de nos milieux naturels ». La récolte 2018 des six ruches s'élève à 108 kg (contre 40 kg en 2017), dont 39 kg d'acacias, 51 kg de tilleul et 18 kg de toutes fleurs. Chaque année, le fruit de cette récolte est remis à des associations humanitaires, caritatives ou d'insertion. L'association mulhousienne Épices a reçu à son tour, ce mercredi après-midi, 120 des 550 pots issus de ce nectar. Épices s'en servira pour cuisiner et en distribuera dans des classes partenaires de ses actions. Le conseil départemental a par ailleurs lancé, en collaboration avec les chefs de cuisine des collèges, la réalisation d'un livretde recettes autour de ce mielet de produits locaux, qui devrait être imprimé « très prochainement ». P. G.

 

 
 

stocamine : Les partisans du déstockage préparent un comité d'accueil

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:11:50

© Dna, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

stocamine
stocamine : Les partisans du déstockage préparent un comité d'accueil
Le collectif Destocamine et plusieurs mouvements politiques et associatifs comptent profiter de la venue ce vendredi du ministre de la Transition économique à Fessenheim pour manifester contre sa décision de confiner les déchets stockés à Wittelsheim.

 
Lors d'une réunion publique jeudi dernier à Wittelsheim, les élus autant que Yann Fleury, porte-parole du collectif Destocamine (à droite), ont dénoncé la décision du ministre de la Transition écologique d'enfouir définitiveent les déchets de Stocamine. Photo Vincent Voegtlin
Avant même que le ministère de la Transition écologique et solidaire confirme la visite de François de Rugy demain dans le Haut-Rhin, le collectif Destocamine et plusieurs partis politiques, notamment Europe-Ecologie-Les Verts, le PS, le MoDem, la France insoumise, appelaient à manifester. Le rendez-vous a été fixé à 9h30 devant la salle des fêtes de Volgelsheim, « avec écharpes tricolores, bannières et casseroles pour faire beaucoup de bruit ».

La décision de manifester a été entérinée jeudi dernier lors d'une réunion publique qui a rassemblé plus de 300 personnes à Wittelsheim, en présence des députés Raphaël Schellenberger (LR) et Bruno Fuchs (MoDem), auteurs d'un rapport parlementaire préconisant de poursuivre, autant que possible, le déstockage. Outre l'idée d'une occupation du carreau minier façon ZAD, les partisans du déstockage ont dénoncé le choix du ministre de l'Environnement de confiner en fond de mine les 42 000 tonnes de déchets enfouies à Stocamine.

La semaine dernière, lors des questions d'actualité au gouvernement, Bruno Fuchs avait interrogé François De Rugy sur les motivations de sa décision. Le ministre avait botté en touche, expliquant que le confinement était le choix de la raison au regard des risques que présentait le scénario de déstockage présenté dans le dernier rapport du BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières). Le week-end dernier, Raphaël Schellenberger a, pour sa part, invité le ministre de la Transition écologique à descendre au fond de la mine de Wittelsheim pour se rendre compte de la situation. Enfin, les membres de collectif Destocamine, les associations environnementales et partis politiques sont tous vent debout contre « la décision unilatérale de laisser les 42 000 tonnes de déchets très toxiques de Stocamine dans le sous-sol de Wittelsheim et de les confiner par l'injection de 150 000 m³ de béton avec le risque de pollution de l'air, du sol et de l'eau de la plus grande nappe phréatique d'Europe ». C'est cette inquiétude que les partisans du déstockage entendent exprimer bruyamment demain à François De Rugy et à sa secrétaire d'État Emmanuelle Wargon.
Laurent BODIN

 

 
 

 

Fessenheim : Visite ministérielle ce vendredi
Le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, et sa secrétaire d'État Emmanuelle Wagon sont attendus ce vendredi dans le Haut-Rhin, pour la signature du « projet de territoire », négocié l'an dernier par le prédécesseur de Madame Wagon, Sébastien Lecornu, et les acteurs locaux, dans la perspective de l'arrêt définitif de la centrale nucléaire de Fessenheim. Les services de l'État n'avaient pas encore communiqué les détails de cette visite hier soir, mais selon nos informations, cette signature devrait avoir lieu à la salle des fêtes de Volgelsheim à partir de 10 h 15, en présence, notamment, du PDG d'EDF, Jean-Bernard Lévy.

 

Stocamine Les partisans du déstockage préparent un comité d'accueil

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:26:19

© L'alsace, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Stocamine Les partisans du déstockage préparent un comité d'accueil
 

 
Lors d'une réunion publique jeudi dernier à Wittelsheim, les élus autant que Yann Flory, porte-parole du collectif Destocamine (à droite), ont dénoncé la décision du ministre de la Transition écologique d'enfouir définitivement les déchets de Stocamine. Photo L'Alsace/Vincent Voegtlin
Avant même que le ministère de la Transition écologique et solidaire confirme la visite de François de Rugy ce vendredi dans le Haut-Rhin, le collectif Destocamine et plusieurs partis politiques, notamment Europe Ecologie-Les Verts, le Parti socialiste, le MoDem, la France insoumise, appelaient à manifester. Le rendez-vous a été fixé à 9 h 30 devant la salle des fêtes de Vogelsheim - où doit avoir lieu la signature du « projet de territoire » (lire ci-dessous) -, « au carrefour des rues de la gare et Ampère, sous la banderole Destocamine avec écharpes tricolores, bannières et casseroles pour faire beaucoup de bruit »...
Rapport parlementaire

La décision de manifester a été entérinée jeudi dernier lors d'une réunion publique qui a rassemblé plus de 300 personnes à Wittelsheim. Outre l'idée d'une occupation du carreau minier façon Zad (zone à défendre), les partisans du déstockage ont dénoncé le choix du ministre de l'Environnement de confiner en fond de mine les 42 000 tonnes de déchets enfouies à Stocamine. Les députés Raphaël Schellenberger (Les Républicains) et Bruno Fuchs (MoDem), auteurs d'un rapport préconisant de poursuivre, autant que possible, le déstockage, ont participé à cette réunion en compagnie du maire de Wittelsheim, Yves Goepfert.

La semaine dernière, lors des questions d'actualité au gouvernement, Bruno Fuchs avait interrogé François De Rugy sur les motivations de sa décision. Le ministre de la Transition écologique et solidaire avait botté en touche, expliquant que le confinement était le choix de la raison au regard des risques que présentait le scénario de déstockage présenté dans le dernier rapport du BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières). Le week-end dernier, Raphaël Schellenberger a, pour sa part, invité le ministre à descendre au fond de la mine de Wittelsheim pour se rendre compte de la situation.

Enfin, les membres de collectif Destocamine, les associations environnementales et partis politiques sont tous vent debout contre « la décision unilatérale de laisser les 42 000 tonnes de déchets très toxiques de Stocamine dans le sous-sol de Wittelsheim et de les confiner par l'injection de 150 000 m³ de béton avec le risque de pollution de l'air, du sol et de l'eau de la plus grande nappe phréatique d'Europe ». C'est cette inquiétude que les partisans du déstockage entendent exprimer bruyamment demain à François De Rugy et à sa secrétaire d'État Emmanuelle Wargon.
Laurent BODIN

 

 
 

MULHOUSE j'y crois : Stocamine

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:20:57

© Dna, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

MULHOUSE j'y crois
MULHOUSE j'y crois : Stocamine

 
Pour le bureau de l'association « MULHOUSE j'y crois. », Frédéric Marquet, président, Association « MULHOUSE j'y crois. » nous écrit : La décision de l'Etat de renoncer à extraire les déchets toxiques enfouis sur le site Stocamine est révoltante, indigne. C'est bien beau de parler de la nécessité d'engager la transition écologique et de lancer un Grand Débat National si c'est pour ne pas traiter les dossiers concrets quand ils se présentent, comme c'est le cas sur le site Stocamine, à notre porte. Quand la question « Quelle terre voulons-nous laisser à nos enfants ? » est désormais dans toutes les têtes bien faites, les déchets de Stocamine reposent justement directement sous la terre de nos enfants. Bombe à retardement sur laquelle on fermerait les yeux en toute conscience parce que les conséquences devraient se produire dans des centaines d'années ?.... Merci à nos élus locaux, de rester mobilisés car c'est notre responsabilité, les actes d'aujourd'hui scellent bel et bien la terre, la vie, des générations à venir. »

 

 
 

 

massif vosgien Circulation des poids lourds : Les infractions hivernales exaspèrent les riverains

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 05:40:08

© Dna, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

massif vosgien Circulation des poids lourds
massif vosgien Circulation des poids lourds : Les infractions hivernales exaspèrent les riverains
Le non-respect par les poids lourds de l'interdiction de circuler dans les cols enneigés met, une nouvelle fois, en lumière l'acuité du combat des élus et des riverains en faveur d'un nouveau schéma de circulation.

 
En raison de chutes de neige, la circulation des poids lourds de plus de 3,5 tonnes restait hier interdite dans le Haut-Rhin sur les routes départementales (*) menant vers les cols vosgiens à l'exception du col du Bonhomme. Lundi, au premier jour de l'interdiction, de nombreux chauffeurs français et étrangers ont toutefois passé outre, quitte à se retrouver dans le fossé ou en portefeuille sur la chaussée. Ce qui a nécessité l'intervention des gendarmes et entraîné des coupures totales ou partielles du trafic sur les axes concernés, le temps qu'une dépanneuse ne vienne les sortir du pétrin.

Ce jour-là, les gendarmes de la brigade de Lapoutroie ont compté deux camions en difficulté et dressé pas moins de 18 procès-verbaux d'un montant forfaitaire de 90 euros à des chauffeurs routiers en infraction sur la RD 415 vers le Bonhomme.
18 procès-verbaux sur la RD 415

La situation s'est améliorée après 14 h quand une patrouille s'est chargée de faire respecter l'interdiction à la hauteur du rond-point de la croix d'Orbey. Leurs collègues de la brigade de Munster ont pour leur part dressé deux PV, lundi, sur la RD 417 suite à des sorties de route de camions immatriculés hors de France (DNA du 29 janvier).

Selon les gendarmes de Lapoutroie, les chauffeurs verbalisés devaient tous effectuer un chargement ou une livraison en Alsace ou en Lorraine. Ils n'étaient donc pas en infraction par rapport au dispositif réglementant la circulation des poids lourds sur les itinéraires transvosgiens.

Mis en place en l'an 2000, celui-ci interdit la circulation des véhicules de plus de 3,5 tonnes en grand transit (seulement autorisé via le tunnel Maurice-Lemaire) ainsi que la circulation de tous les véhicules de plus de 19 tonnes entre 22 h et 6 h.

Les nombreuses coupures de trafic occasionnées localement par ces incidents liés aux conditions climatiques viennent rajouter encore à l'exaspération et raviver le ras-le-bol des riverains et des élus locaux membres de l'Association du massif vosgien (AMV). Ces derniers ne cessent depuis onze ans de réclamer un nouveau schéma de circulation dans les cols afin d'en réduire les nuisances.
Un plan à quatre niveaux

Présenté à l'automne 2017, leur « plan à quatre niveaux » préconise notamment l'interdiction totale du grand transit. Il réserve le tunnel au trafic interrégional en autorisant le trafic interdépartemental dans les trois cols de Bussang, Saales et Bonhomme.

L'an passé, les conseils départementaux des Vosges, du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, avaient fini par valider ces propositions. « Nous avions également obtenu de la préfecture qu'il soit mis en place à l'issue de la réalisation du contournement de Châtenois », rappelle François Tacquard, vice-président de l'AMV et président de la communauté de communes de Saint-Amarin.

« Ce chantier qui devait initialement être fini en 2020 a pris du retard. Selon la DREAL, il sera achevé au mieux en 2022 voire en 2023 ! » Selon lui, l'AMV, qui doit réunir son bureau ce jeudi à Gérardmer, « ne compte pas attendre trois ans de plus ». « Le trafic des poids lourds a augmenté l'an passé dans les cols et les villages concernés de l'ordre de 5 à 10 %. On va donc demander au préfet de mettre en place le nouveau schéma comme annoncé dès 2020 avec, concernant Châtenois, quelques adaptations astucieuses le temps que dureront les travaux ».
X.T. (*) Cette interdiction ne s'applique que pour les portions de RD situées sur le territoire du Haut-Rhin. Pour s'informer sur les conditions de circulation : www.inforoute68.fr et www.inforoute67.fr

(*) Cette interdiction ne s'applique que pour les portions de RD situées sur le territoire du Haut-Rhin.

 
 

 

Massif vosgien Poids lourds : les infractions hivernales exaspèrent les riverains

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:33:05

Massif vosgien Poids lourds : les infractions hivernales exaspèrent les riverains

 

 

 

En raison de chutes de neige, la circulation des poids lourds de plus de 3,5 tonnes restait hier interdite dans le Haut-Rhin sur les routes départementales (*) menant vers les cols vosgiens à l’exception du col du Bonhomme. Lundi, au premier jour de l’interdiction, de nombreux chauffeurs français et étrangers ont toutefois passé outre, quitte à se retrouver dans le fossé ou en portefeuille sur la chaussée. Ce qui a nécessité l’intervention des gendarmes et entraîné des coupures totales ou partielles du trafic sur les axes concernés, le temps qu’une dépanneuse ne vienne les sortir du pétrin.

Ce jour-là, les gendarmes de la brigade de Lapoutroie ont compté deux camions en difficulté et dressé pas moins de 18 procès-verbaux d’un montant forfaitaire de 90 euros à des chauffeurs routiers en infraction sur la RD 415 vers le Bonhomme.

18 procès-verbaux sur la RD 415

La situation s’est améliorée après 14 h quand une patrouille s’est chargée de faire respecter l’interdiction à la hauteur du rond-point de la croix d’Orbey. Leurs collègues de la brigade de Munster ont pour leur part dressé deux PV, lundi, sur la RD 417 suite à des sorties de route de camions immatriculés hors de France.

Selon les gendarmes de Lapoutroie, les chauffeurs verbalisés devaient tous effectuer un chargement ou une livraison en Alsace ou en Lorraine. Ils n’étaient donc pas en infraction par rapport au dispositif réglementant la circulation des poids lourds sur les itinéraires transvosgiens.

Mis en place en l’an 2000, celui-ci interdit la circulation des véhicules de plus de 3,5 tonnes en grand transit (seulement autorisé via le tunnel Maurice-Lemaire) ainsi que la circulation de tous les véhicules de plus de 19 tonnes entre 22 h et 6 h.

Les nombreuses coupures de trafic occasionnées localement par ces incidents liés aux conditions climatiques viennent rajouter encore à l’exaspération et raviver le ras-le-bol des riverains et des élus locaux membres de l’Association du massif vosgien (AMV). Ces derniers ne cessent depuis onze ans de réclamer un nouveau schéma de circulation dans les cols afin d’en réduire les nuisances.

Un plan à quatre niveaux

Présenté à l’automne 2017, leur « plan à quatre niveaux » préconise notamment l’interdiction totale du grand transit. Il réserve le tunnel au trafic interrégional en autorisant le trafic interdépartemental dans les trois cols de Bussang, Saales et Bonhomme.

L’an passé, les conseils départementaux des Vosges, du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, avaient fini par valider ces propositions. « Nous avions également obtenu de la préfecture qu’il soit mis en place à l’issue de la réalisation du contournement de Châtenois », rappelle François Tacquard, vice-président de l’AMV et président de la communauté de communes de Saint-Amarin.

« Ce chantier qui devait initialement être fini en 2020 a pris du retard. Selon la DREAL, il sera achevé au mieux en 2022 voire en 2023 ! » Selon lui, l’AMV, qui doit réunir son bureau ce jeudi à Gérardmer, « ne compte pas attendre trois ans de plus ». « Le trafic des poids lourds a augmenté l’an passé dans les cols et les villages concernés de l’ordre de 5 à 10 %. On va donc demander au préfet de mettre en place le nouveau schéma comme annoncé dès 2020 avec, concernant Châtenois, quelques adaptations astucieuses le temps que dureront les travaux ».

(*) Cette interdiction ne s’applique que pour les portions de RD situées sur le territoire du Haut-Rhin.

Pour s’informer sur les conditions de circulation : www.inforoute68.fr et www.inforoute67.fr

Attentat du 11 dÉcembre à Strasbourg Fourniture de l'arme : trois hommes devraient être déférés

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:13:38

© Dna, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Attentat du 11 dÉcembre à Strasbourg
Attentat du 11 dÉcembre à Strasbourg Fourniture de l'arme : trois hommes devraient être déférés
Trois des cinq membres d'une même famille, interpellés mardi et soupçonnés d'être impliqués dans la fourniture de l'arme à Cherif Chekatt, l'auteur de l'attentat du 11 décembre 2018 à Strasbourg, devraient être déférés ce jeudi en vue de leur mise en examen par un juge antiterroriste.

 
Albert B., 78 ans, collectionneur d'armes de guerre, figure parmi ces trois personnes. Installé dans un appartement du quartier de Logelbach, à Wintzenheim, dans la banlieue de Colmar, il avait été interpellé mardi, ainsi que sa compagne, âgée de 57 ans, par des policiers de la Sous direction antiterroriste (Sdat) et de la Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) de Strasbourg.

Par l'intermédiaire d'un ami, il aurait fourni au terroriste de 29 ans, fiché S pour radicalisation islamiste, un revolver d'ordonnance de calibre 8 mm, datant de la fin du XIXe siècle : un Lebel 1892. En 2015, le septuagénaire avait déjà eu affaire à la justice pour détention illégale d'armes. En possession d'un fusil-mitrailleur KM qui n'était pas démilitarisé, il avait été condamné à trois mois de prison avec sursis.

Trois membres de sa famille ont également été interpellés, mardi matin, route de Strasbourg à Sélestat. Il s'agit d'un cousin d'Albert B., âgé de 65 ans, et de ses deux fils, âgés de 32 et 34 ans. Deux d'entre eux devraient également être déférés ce jeudi au tribunal de grande instance de Paris, en vue de leur mise en examen.

Aucune charge n'a été retenue contre l'un de ces trois hommes, ni contre la compagne du septuagénaire. L'un est sorti de garde à vue, l'autre devrait être remis en liberté dans les prochaines heures.
G. L.

 

 
 

 

Attentat de Strasbourg Fourniture de l'arme :trois hommes devraient être déférés

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:29:11

© L'alsace, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Attentat de Strasbourg Fourniture de l'arme :trois hommes devraient être déférés
 

 
Trois des cinq membres d'une même famille, interpellés mardi et soupçonnés d'être impliqués dans la fourniture de l'arme à Cherif Chekatt, l'auteur de l'attentat du 11 décembre 2018 à Strasbourg (L'Alsace d'hier), devraient être déférés ce jeudi en vue de leur mise en examen par un juge antiterroriste. Albert B., 78 ans, collectionneur d'armes de guerre, figure parmi ces trois personnes. Installé dans un appartement du quartier de Logelbach, à Wintzenheim, dans la banlieue de Colmar, il avait été interpellé mardi, ainsi que sa compagne, âgée de 57 ans, par des policiers de la Sous direction antiterroriste et de la direction régionale de la police judiciaire de Strasbourg.
Déjà condamné

Par l'intermédiaire d'un ami, il aurait fourni au terroriste de 29 ans, fiché S pour radicalisation islamiste, un revolver d'ordonnance de calibre 8 mm, datant de la fin du XIXe siècle : un Lebel 1892. En 2015, le septuagénaire avait déjà eu affaire à la justice pour détention illégale d'armes. En possession d'un fusil-mitrailleur KM qui n'était pas démilitarisé, il avait été condamné à trois mois de prison avec sursis.

Trois membres de sa famille ont également été interpellés, mardi matin, route de Strasbourg à Sélestat. Il s'agit d'un cousin d'Albert B., âgé de 65 ans, et de ses deux fils, âgés de 32 et 34 ans. Deux d'entre eux devraient également être déférés ce jeudi au tribunal de grande instance de Paris, en vue de leur mise en examen.

Aucune charge n'a été retenue contre l'un de ces trois hommes, ni contre la compagne du septuagénaire. L'un est sorti de garde à vue, l'autre devrait être remis en liberté dans les prochaines heures. Ge. L.

 

 
 

L'édito de l'Alsace Payer le juste prix

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:45:11

© L'alsace, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
L'édito de l'Alsace Payer le juste prix
 

 
Laurent Bodin

Panique dans les rayons ! Alors que le gouvernement tente d'apaiser la colère des gilets jaunes, l'augmentation des prix de centaines de produits alimentaires de grandes marques, à partir de ce vendredi 1er février, tombe particulièrement mal. Car inévitablement, ces hausses auront des répercussions sur le pouvoir d'achat des Français. Quelle en sera l'ampleur ? L'estimation est difficile, voire impossible. Le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, a évoqué une somme de 50 centimes par mois qui relève plus de la méthode Coué que de l'estimation scientifique sérieuse.

Par un effet domino, cette hausse des prix est la conséquence de la loi Alimentation. Elle a pour objet de moraliser les pratiques commerciales et de rééquilibrer le rapport de forces au bénéfice des agriculteurs et producteurs. L'intention est louable. Sera-t-elle efficace ? Bien malin qui peut le dire. Le succès dépendra surtout de la bonne volonté de tous les acteurs. Du petit producteur local au géant de l'alimentation en passant par le distributeur et le consommateur, tous doivent prendre conscience de l'importance du juste prix. Il en va de la responsabilité sociétale de chacun.

Pour rééquilibrer une balance qui penche trop fortement en faveur des multinationales, la grande distribution doit profiter de cette nouvelle législation pour, en plus de redorer son image, assumer véritablement son rôle social et environnemental. Quitte à engager un bras de fer avec les grandes marques du secteur agroalimentaire, la juste rémunération des agriculteurs, notamment locaux, participe de la défense des territoires dont la richesse alimente, aussi, les caisses des supermarchés. À chacun de choisir s'il veut entrer dans un cercle vicieux ou vertueux, sachant qu'en matière commerciale, le consommateur a toujours le dernier mot. Sans « consom'acteurs », consistant à acheter en ayant conscience de toutes les conséquences, la réforme qui entre en vigueur demain ne servira à rien.

 

 
 

Pouvoir d'achat : des hausses de prix qui tombent mal

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:03:15

© Dna, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Consommation Produits alimentaires
Pouvoir d'achat : des hausses de prix qui tombent mal
Les prix de certains produits alimentaires vont augmenter à cause du relèvement, le 1er février, du seuil de revente à perteet de l'encadrement des promotions destinés à mieux rémunérer les producteurs. Ces hausses seront compenséespar des baisses sur d'autres produits.
 

 
L'UFC-Que Choisir craint un effet inflationniste qui pourrait coûter aux consommateurs jusqu'à cinq milliards d'euros en deux ans, soit 177 euros par ménage.
Quel sera l'impact de la loi agriculture et alimentation sur le panier des ménages ? Les consommateurs seront bientôt fixés en allant faire leurs courses.

La valse des étiquettes a déjà commencé par l'encadrement des promotions entré en vigueur le 1er janvier. Elles sont désormais limitées à 34 % de la valeur d'un produit alimentaire. Les offres du type « un article acheté, un article offert » ont disparu des rayons. À partir du 1er mars, les promotions seront également plafonnées en volume, toujours dans le but de mettre fin à la guerre des prix qui prend en otages les producteurs agricoles.

Dès demain, le seuil de revente à perte est relevé à 10 %. La grande distribution ne pourra plus vendre des produits à prix coûtant et leur prix augmentera donc mécaniquement de 10 %. Jusqu'à présent, les grandes surfaces offraient de gros rabais sur des produits de grandes marques en tête de gondole et se rattrapaient en gonflant leurs marges sur d'autres produits, tout en imposant des prix bas à leurs fournisseurs. Tout le monde se souvient de la ruée sur la promo monstre des pots de Nutella dans des grandes surfaces où, en compensation, certains fruits et légumes étaient vendus cher mais payés en dessous du coût de revient aux producteurs.
Un effet inflationniste ?

Le relèvement du seuil de revente à perte aura probablement un effet inflationniste. Sera-t-il important ? Les associations de consommateurs et le patron du groupe à son nom Michel-Edouard Leclerc, qui a bataillé contre la loi ,le redoutent.

« Cette mesure coûtera aux consommateurs jusqu'à cinq milliards d'euros en deux ans, soit 177 euros par ménage », avertit Alain Bazot, président de l'UFC-Que Choisir. Selon lui, cette mesure profitera surtout aux grandes surfaces mais pas aux agriculteurs. « Lors de la dernière période de relèvement du seuil de revente à perte, sous l'égide de la loi Galland, l'inflation des produits alimentaires avait été plus élevée de huit points en France que dans les autres pays d'Europe de l'Ouest, tandis que les marges de la grande distribution avaient augmenté de près de 54 % », rappelle-t-il.

Les distributeurs promettent un rééquilibrage des prix. Ils assurent que la hausse des marges sur les produits d'appel leur permettra de baisser les prix d'autres produits alimentaires, ce qui profitera aux consommateurs.
La loi contournéeavec les cartes de fidélité

Le ministre de l'Agriculture a démenti hier toute flambée des prix qui viendrait entamer les gains de pouvoir d'achat promis aux Français par le gouvernement. Selon Didier Guillaume, la hausse ne concernera que 4 % des milliers de produits en rayon et le panier moyen n'augmentera que de 50 centimes par mois.

D'ailleurs, la course aux prix bas est loin d'être terminée. Des enseignes ont déjà trouvé un moyen de contourner la nouvelle réglementation en multipliant les promotions sur des articles non-alimentaires qui n'entrent pas dans le périmètre de la loi, comme la lessive ou des produits d'hygiène-beauté. Les grandes surfaces prévoient aussi de baisser les prix de produits d'alimentation de marque distributeur sur lesquels elles ont plus de marge de manoeuvre. Elles comptent également profiter d'une lacune de la loi qui ne prévoit rien sur les ristournes offertes grâce aux cartes de fidélité. Les prix de certains produits de grande marque vont ainsi augmenter dans les rayons mais les consommateurs bénéficieront d'une baisse déguisée sous forme de cagnotte à dépenser plus tard.
Luc CHAILLOT

 

 
 

 

Pouvoir d'achat : des hausses de prix qui tombent mal

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:46:23

© L'alsace, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Pouvoir d'achat : des hausses de prix qui tombent mal
 

 
L'UFC-Que Choisir craint un effet inflationniste qui pourrait coûter aux consommateurs jusqu'à cinq milliards d'euros en deux ans, soit 177 euros par ménage. Photo Julio PELAEZ
Quel sera l'impact de la loi agriculture et alimentation sur le panier des ménages ? Les consommateurs seront bientôt fixés en allant faire leurs courses.

La valse des étiquettes a déjà commencé par l'encadrement des promotions entré en vigueur le 1er janvier. Elles sont désormais limitées à 34 % de la valeur d'un produit alimentaire. Les offres du type « un article acheté, un article offert » ont disparu des rayons. À partir du 1er mars, les promotions seront également plafonnées en volume, toujours dans le but de mettre fin à la guerre des prix qui prend en otages les producteurs agricoles.

Dès demain, le seuil de revente à perte est relevé à 10 %. La grande distribution ne pourra plus vendre des produits à prix coûtant et leur prix augmentera donc mécaniquement de 10 %. Jusqu'à présent, les grandes surfaces offraient de gros rabais sur des produits de grandes marques en tête de gondole et se rattrapaient en gonflant leurs marges sur d'autres produits, tout en imposant des prix bas à leurs fournisseurs. Tout le monde se souvient de la ruée sur la promo monstre des pots de Nutella dans des grandes surfaces où, en compensation, certains fruits et légumes étaient vendus cher mais payés en dessous du coût de revient aux producteurs.
Un effet inflationniste ?

Le relèvement du seuil de revente à perte aura probablement un effet inflationniste. Sera-t-il important ? Les associations de consommateurs et le patron du groupe à son nom Michel-Edouard Leclerc, qui a bataillé contre la loi ,le redoutent.

« Cette mesure coûtera aux consommateurs jusqu'à cinq milliards d'euros en deux ans, soit 177 euros par ménage », avertit Alain Bazot, président de l'UFC-Que Choisir. Selon lui, cette mesure profitera surtout aux grandes surfaces mais pas aux agriculteurs. « Lors de la dernière période de relèvement du seuil de revente à perte, sous l'égide de la loi Galland, l'inflation des produits alimentaires avait été plus élevée de huit points en France que dans les autres pays d'Europe de l'Ouest, tandis que les marges de la grande distribution avaient augmenté de près de 54 % », rappelle-t-il.

Les distributeurs promettent un rééquilibrage des prix. Ils assurent que la hausse des marges sur les produits d'appel leur permettra de baisser les prix d'autres produits alimentaires, ce qui profitera aux consommateurs.
La loi contournéeavec les cartes de fidélité

Le ministre de l'Agriculture a démenti hier toute flambée des prix qui viendrait entamer les gains de pouvoir d'achat promis aux Français par le gouvernement. Selon Didier Guillaume, la hausse ne concernera que 4 % des milliers de produits en rayon et le panier moyen n'augmentera que de 50 centimes par mois.

D'ailleurs, la course aux prix bas est loin d'être terminée. Des enseignes ont déjà trouvé un moyen de contourner la nouvelle réglementation en multipliant les promotions sur des articles non-alimentaires qui n'entrent pas dans le périmètre de la loi, comme la lessive ou des produits d'hygiène-beauté. Les grandes surfaces prévoient aussi de baisser les prix de produits d'alimentation de marque distributeur sur lesquels elles ont plus de marge de manoeuvre. Elles comptent également profiter d'une lacune de la loi qui ne prévoit rien sur les ristournes offertes grâce aux cartes de fidélité. Les prix de certains produits de grande marque vont ainsi augmenter dans les rayons mais les consommateurs bénéficieront d'une baisse déguisée sous forme de cagnotte à dépenser plus tard.
Luc CHAILLOT

 

 
 

Assemblée Frais de mandat des députés :le contrôle commence

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:19:29

© L'alsace, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 
Assemblée Frais de mandat des députés :le contrôle commence

Cent quarante-quatre députés tirés au sort pour que leurs frais de mandat 2018 soient passés au crible : la déontologue de l'Assemblée nationale, Agnès Roblot-Troizier, va lancer ce contrôle prévu par la loi, dans un contexte de « nouvel élan déontologique ». Celui-ci vise à dissuader de tout écart ou détournement de l'avance de frais de mandat (AFM), qui s'élève à 5 373 euros mensuels. Les élus concernés ont jusqu'à jeudi pour transmettre leurs relevés bancaires et justificatifs pour l'année 2018.
Santé La prime aux aides-soignants fait débat

Le secrétaire général de FO-Santé, Denis Basset, a dénoncé mercredi le « mensonge d'État » de la ministre de la Santé, qui avait assuré début janvier que les aides-soignants des maisons de retraite publiques toucheraient une prime en 2019. Des accusations rejetées par le ministère, qui a reconnu qu'Agnès Buzyn avait « voulu simplifier » et que le sujet était « un peu plus complexe que de créer une prime ». Il s'agira en fait d'une revalorisation d'une prime « préexistante », l'ASG, qui s'élève à ce jour à 90 euros par mois.
Assemblée Anticasseurs : feu vert à des interdictions administratives de manifester

L'Assemblée nationale a donné mercredi soir son feu vert à la possibilité pour les préfets de prononcer des interdictions de manifester, disposition clé de la proposition de loi Anticasseurs, malgré des critiques jusqu'au sein de la majorité. « Il ne faut pas caricaturer » cet article 2 et « en aucun cas il ne s'agit d'autre chose que de garantir le droit de manifester », a assuré le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

 

 
 

Croissance : pourquoi ça coince

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:04:50

© Dna, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Économie Conjoncture
Croissance : pourquoi ça coince
Une consommation en berne et un commerce mondial sous des vents mauvais ont plombé l'économie française en 2018. Avec une croissance de 1,5 %, la reprise marque déjà le pas.
 

 
La reprise s'essouffle déjà. Loin de l'euphorie des premiers mois de mandat d'Emmanuel Macron (+2,3 % en 2017) et des prévisions de début d'année, la croissance française est tombée à un terne 1,5 % en 2018, selon les chiffres dévoilés mercredi par l'Insee. « Malgré la dégradation de l'environnement international et le mouvement des gilets jaunes, la croissance française est solide », a tenté de positiver le ministre de l'Économie Bruno Le Maire. Mais « le ralentissement est extrêmement marqué », note au contraire Mathieu Plane, économiste à l'OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques).
Les ménages à la peine

Principal point noir : les ménages, qui avaient pourtant le mieux résisté au plus fort de la crise. Sur l'année, la hausse de leur consommation plafonne à 0,8 %, tandis que leur investissement (dans l'immobilier surtout) continue de chuter (-0,4 % après -0,1 %). En cause, un pouvoir d'achat malmené en début d'année par la hausse du prix du baril et par le calendrier fiscal du gouvernement qui, pour maîtriser le déficit budgétaire, a fait passer ses hausses d'impôts avant ses allégements.

Le rebond espéré au second semestre a été moindre que prévu à cause des gilets jaunes... mais pas seulement. En témoignent les niveaux records atteints par les livrets d'épargne, les Français, moral en berne, se montrent très prudents. Pour l'heure, « les gains de pouvoir d'achat se sont traduits par une hausse de l'épargne et non de la consommation », note l'OFCE.
Incertitudes au niveau mondial

Problème, les ventes à l'étranger ne prennent pas franchement le relais. Certes, le commerce extérieur a davantage contribué à la croissance qu'en 2017 (0,6 point de PIB, contre 0,1). Mais c'est avant tout dû à un très net ralentissement des importations (+1,1 %, après +4,1 %), dans un contexte mondial pour le moins troublé : tensions commerciales Pékin-Washington, ralentissements italien, allemand ou chinois, incertitude autour du Brexit. Malgré une bonne tenue de l'investissement des entreprises (+3,9 %, contre +4,4 %), leurs exportations se sont essoufflées (+3,1 % après +4,7 % en 2017) et ce sont des livraisons d'avions et d'un paquebot de croisière au quatrième semestre qui ont sauvé l'année.
Et pour 2019 ?

2019 ne s'annonce guère plus réjouissante au niveau mondial, et notamment chez notre premier partenaire commercial, l'Allemagne (voir ci-contre). Bruno Le Maire, qui affiche toujours une prévision de croissance de 1,7 % pour 2019, mise donc sur une nette reprise de la consommation après une année noire. Revalorisation de la prime d'activité, défiscalisation des heures supplémentaires, annulation de la hausse de la CSG pour une partie des retraités : les mesures votées en décembre, pour répondre à la contestation sociale née sur les ronds-points, devraient soutenir, à hauteur de 10,3 milliards d'euros selon l'OFCE, le pouvoir d'achat des ménages, et d'abord des moins aisés, les plus enclins à consommer. Paradoxalement, le salut du gouvernement pourrait donc venir... de la crise des gilets jaunes.
A.B.

 

 
 

 

Croissance : pourquoi ça coince

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:43:31

© L'alsace, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Croissance : pourquoi ça coince
 

 
La reprise s'essouffle déjà. Loin de l'euphorie des premiers mois de mandat d'Emmanuel Macron (+2,3 % en 2017) et des prévisions de début d'année, la croissance française est tombée à un terne 1,5 % en 2018, selon les chiffres dévoilés mercredi par l'Insee. « Malgré la dégradation de l'environnement international et le mouvement des gilets jaunes, la croissance française est solide », a tenté de positiver le ministre de l'Économie Bruno Le Maire. Mais « le ralentissement est extrêmement marqué », note au contraire Mathieu Plane, économiste à l'OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques).
Les ménages à la peine

Principal point noir : les ménages, qui avaient pourtant le mieux résisté au plus fort de la crise. Sur l'année, la hausse de leur consommation plafonne à 0,8 %, tandis que leur investissement (dans l'immobilier surtout) continue de chuter (-0,4 % après -0,1 %). En cause, un pouvoir d'achat malmené en début d'année par la hausse du prix du baril et par le calendrier fiscal du gouvernement qui, pour maîtriser le déficit budgétaire, a fait passer ses hausses d'impôts avant ses allégements.

Le rebond espéré au second semestre a été moindre que prévu à cause des gilets jaunes... mais pas seulement. En témoignent les niveaux records atteints par les livrets d'épargne, les Français, moral en berne, se montrent très prudents. Pour l'heure, « les gains de pouvoir d'achat se sont traduits par une hausse de l'épargne et non de la consommation », note l'OFCE.
Incertitudes au niveau mondial

Problème, les ventes à l'étranger ne prennent pas franchement le relais. Certes, le commerce extérieur a davantage contribué à la croissance qu'en 2017 (0,6 point de PIB, contre 0,1). Mais c'est avant tout dû à un très net ralentissement des importations (+1,1 %, après +4,1 %), dans un contexte mondial pour le moins troublé : tensions commerciales Pékin-Washington, ralentissements italien, allemand ou chinois, incertitude autour du Brexit. Malgré une bonne tenue de l'investissement des entreprises (+3,9 %, contre +4,4 %), leurs exportations se sont essoufflées (+3,1 % après +4,7 % en 2017) et ce sont des livraisons d'avions et d'un paquebot de croisière au quatrième semestre qui ont sauvé l'année.
Et pour 2019 ?

2019 ne s'annonce guère plus réjouissante au niveau mondial, et notamment chez notre premier partenaire commercial, l'Allemagne (voir ci-contre). Bruno Le Maire, qui affiche toujours une prévision de croissance de 1,7 % pour 2019, mise donc sur une nette reprise de la consommation après une année noire. Revalorisation de la prime d'activité, défiscalisation des heures supplémentaires, annulation de la hausse de la CSG pour une partie des retraités : les mesures votées en décembre, pour répondre à la contestation sociale née sur les ronds-points, devraient soutenir, à hauteur de 10,3 milliards d'euros selon l'OFCE, le pouvoir d'achat des ménages, et d'abord des moins aisés, les plus enclins à consommer. Paradoxalement, le salut du gouvernement pourrait donc venir... de la crise des gilets jaunes.
A.B.

 

 
 

Le gouvernement joue la carte du débat local

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:05:12

© Dna, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Politique Consultation
Le gouvernement joue la carte du débat local
Le président repousse son quatrième grand débat prévu ce jeudi. Satisfait de l'engouement malgré des vides dans les banlieues, le gouvernement laisse la parole aux débats locaux et aux contributeurs par courrier et via internet.
 

 
Plus de 2 700 débats ont été organisés en trois semaines comme ici en Alsace, à Riedisheim. Photo Darek SZUSTER
Le grand débat continue sans le président de la République. Emmanuel Macron recevra vendredi les parlementaires ultramarins à l'Élysée pour évoquer les questions spécifiques de ces territoires. Mais le quatrième déplacement prévu ce jeudi « dans un endroit tenu secret » a été repoussé à lundi. Changement de destination ?
Combien de débats locaux ?

La piste d'un « quartier » sensible est évoquée par plusieurs députés qui constatent la difficulté à organiser des débats dans ces zones urbaines. « Il y a moins de réunions dans les banlieues et les quartiers difficiles », admet Sébastien Lecornu. Pas vraiment surprenant : l'abstention est plus forte dans les bureaux de vote de ces quartiers à toutes les élections et le gilet jaune n'y a pas vraiment été à la mode cet hiver. La même constatation vaut pour les centres des grandes métropoles où le manifestant en gilet jaune du samedi est rarement un résidant.

Le décompte de Sébastien Lecornu, coanimateur des débats, fait état de 2 700 réunions organisées dans tout le pays, le plus souvent à l'initiative d'élus locaux (60 %). Rapporté à la population, c'est dans les deux régions du Sud-Ouest, en Bretagne et Bourgogne-Franche-Comté, qu'elles sont les plus nombreuses, et en région parisienne les plus rares.

Officiellement, « 500 000 contributions en ligne ont été déposées ». Seulement 125 000 s'avéraient cependant consultables mercredi soir. Très clairement, le thème de la fiscalité et de l'utilisation de l'argent public domine tous les autres puisqu'il réunit autant de participants que les trois autres (transition écologique, démocratie et citoyenneté, services publics).
Exemplarité des élus

On peut y relever trois curiosités.

- Les contributeurs multiplient les propositions pour réduire le train de vie, les avantages, le coût des élus nationaux et des hauts fonctionnaires. Une exigence d'exemplarité plus que d'économies quand on mesure ce que pèsent réellement ces dépenses (0,2 % du budget).

- Sur l'organisation du territoire, l'attachement à la commune et au département reste fort. En revanche, l'intercommunalité est critiquée chaque fois qu'un contributeur en parle.

- La santé est bien intouchable : davantage de remboursements, du personnel dans les Ehpad et les hôpitaux, des crédits pour la recherche. Les impôts ou les dépenses pour la santé n'effraient pas.

Le gouvernement a déjà du grain à moudre pour l'après - 15 mars, date de fin du débat. À son retour d'Égypte mercredi, le président a promis à ses ministres : « On en tiendra compte et ça ne sera pas de l'eau tiède. »

 

 
 

 

Le gouvernement joue la carte du débat local

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:17:05

© L'alsace, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Le gouvernement joue

la carte du débat local
 

 
Plus de 2 700 débats ont été organisés en trois semaines comme ici en Alsace, à Riedisheim. Photo Darek SZUSTER

Le grand débat continue sans le président de la République. Emmanuel Macron recevra vendredi les parlementaires ultramarins à l'Élysée pour évoquer les questions spécifiques de ces territoires. Mais le quatrième déplacement prévu ce jeudi « dans un endroit tenu secret » a été repoussé à lundi. Changement de destination ?

Combien de débats locaux ?

 

La piste d'un « quartier » sensible est évoquée par plusieurs députés qui constatent la difficulté à organiser des débats dans ces zones urbaines. « Il y a moins de réunions dans les banlieues et les quartiers difficiles », admet Sébastien Lecornu. Pas vraiment surprenant : l'abstention est plus forte dans les bureaux de vote de ces quartiers à toutes les élections et le gilet jaune n'y a pas vraiment été à la mode cet hiver. La même constatation vaut pour les centres des grandes métropoles où le manifestant en gilet jaune du samedi est rarement un résidant.

 

Le décompte de Sébastien Lecornu, coanimateur des débats, fait état de 2 700 réunions organisées dans tout le pays, le plus souvent à l'initiative d'élus locaux (60 %). Rapporté à la population, c'est dans les deux régions du Sud-Ouest, en Bretagne et Bourgogne-Franche-Comté, qu'elles sont les plus nombreuses, et en région parisienne les plus rares.

 

Officiellement, « 500 000 contributions en ligne ont été déposées ». Seulement 125 000 s'avéraient cependant consultables mercredi soir. Très clairement, le thème de la fiscalité et de l'utilisation de l'argent public domine tous les autres puisqu'il réunit autant de participants que les trois autres (transition écologique, démocratie et citoyenneté, services publics).

Exemplarité des élus

 

On peut y relever trois curiosités.

 

- Les contributeurs multiplient les propositions pour réduire le train de vie, les avantages, le coût des élus nationaux et des hauts fonctionnaires. Une exigence d'exemplarité plus que d'économies quand on mesure ce que pèsent réellement ces dépenses (0,2 % du budget).

 

- Sur l'organisation du territoire, l'attachement à la commune et au département reste fort. En revanche, l'intercommunalité est critiquée chaque fois qu'un contributeur en parle.

 

- La santé est bien intouchable : davantage de remboursements, du personnel dans les Ehpad et les hôpitaux, des crédits pour la recherche. Les impôts ou les dépenses pour la santé n'effraient pas.

 

Le gouvernement a déjà du grain à moudre pour l'après - 15 mars, date de fin du débat. À son retour d'Égypte mercredi, le président a promis à ses ministres : « On en tiendra compte et ça ne sera pas de l'eau tiède. »

Riedisheim M2A Un premier grand débat vertueux

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:11:24

© L'alsace, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Riedisheim M2A Un premier grand débat vertueux
 

 
Quatre-vingts personnes ont participé au premier des quatre grands débats organisés à Riedisheim. Un premier débat très policé. Prochain rendez-vous les mercredi 6 et jeudi 7 février à 19 h 30. Photo L'Alsace
? Les organisateurs.- À Riedisheim, c'est le conseil participatif - « une instance composée de citoyens et d'acteurs économiques et associatifs », précise son président, Yvan Baldinger - qui a été mandaté par la Ville pour organiser les quatre grands débats nationaux voulus par le président de la République pour répondre au mouvement des gilets jaunes. Le premier d'entre eux s'est déroulé ce mardi soir à la salle de l'Aronde.

? Les participants.- Dans l'assemblée, les femmes et les hommes étaient représentés quasiment à parts égales. Pour ce qui est de la tranche d'âge, en revanche, la balance penchait nettement du côté des plus de 50 ans. Au total, quelque 80 personnes ont participé à ce premier débat. Pour une commune de 12 000 habitants, ça ne fait même pas 1 %, mais ce n'est « pas mal en comparaison à d'autres réunions publiques », soulignait néanmoins l'un des membres du conseil participatif.
Consommationet transportsau coeur des échanges

? La thématique.- Au coeur de ce premier grand débat, la transition écologique. Soit, indirectement, le thème par lequel a débuté le mouvement des gilets jaunes le 17 novembre 2018 - lorsque le gouvernement défendait la hausse des taxes sur les carburants par la nécessité de financer la transition écologique. De quoi laisser penser que les débats autour de la question pourraient être animés. Eh bien non. Si la question passionne (en témoigne, notamment, le nombre de doléances, se rapportant à la thématique, laissées dans les cahiers mis à disposition des habitants dans les communes de M2A), c'est une passion raisonnée qui a dominé les débats à Riedisheim.

? Les propositions.- En théorie, d'après le guide fourni par le gouvernement - que les membres du conseil participatif ont essayé de suivre -, les échanges devaient porter sur les outils et solutions à mettre en oeuvre pour mieux mobiliser l'ensemble des citoyens, des collectivités, des entreprises et des syndicats pour « parvenir, d'ici 2050, à ne pas émettre plus de gaz à effet de serre que nos forêts et nos sols peuvent absorber, tout en réduisant, d'ici 2035, à 50 % la part du nucléaire dans la production d'électricité ; améliorer la qualité de l'air ; et renforcer la solidarité entre les Français et les territoires », détaillent Laurence Claude et Régine Lostalot, les deux membres du conseil participatif chargés de faire vivre le débat.

En pratique, les échanges ont tourné autour de deux sujets principaux : la consommation et les transports.

Concernant le premier, reprenant la vieille idée (1972) du principe pollueur-payeur, François a proposé « d'instaurer une surtaxe sur les produits mauvais pour la santé et pour la planète, ceux qui sont suremballés ou ont fait des milliers de kilomètres avant d'arriver chez nous ». Il poursuit : « Le produit de cette surtaxe serait ensuite affecté à compenser une baisse de taxe sur les produits de première nécessité. » L'idée a fait réagir Christian : « Je suis d'accord avec vous, mais avant de parler de consommation, il faut aussi s'interroger sur ce qui nous pousse à consommer, et souvent mal : la pub. C'est pourquoi je suggère d'interdire les pubs dans les médias et dans l'espace urbain, surtout les pubs pour les voitures thermiques. »

Les voitures thermiques, la transition était toute trouvée pour aborder le sujet des transports. Et ils y sont tous passés : le vélo, la voiture, les camions, l'avion et le train. Une jeune femme, qui indique « utiliser son vélo tous les jours pour aller au travail », a proposé que « les employeurs soient obligés de rembourser des indemnités kilométriques pour les cyclistes au même titre que pour les automobilistes, afin d'encourager ce mode de transport ».

Dans la même veine, Laurent a proposé de repenser le barème permettant de calculer ses frais et indemnités kilométriques à déduire sur sa déclaration d'impôt sur le revenu. « Plus on a une voiture puissante, plus on peut déduire des frais... Il faudrait faire l'inverse pour encourager les gens à acheter des voitures moins puissantes et donc moins polluantes. » En matière de pollution, Pauline, a suggéré de mettre en place une taxe sur le kérosène « parce qu'il n'y a pas que les automobilistes qui roulent au diesel ou à l'essence qui polluent... Les avions aussi ! ».

Pour sa part, Raymond ne comprend pas pourquoi « on ne prend pas de mesures pour augmenter la part du transport de fret ferroviaire pour diminuer le nombre de camions sur les routes ».

? Et maintenant ?- Dans la salle, ils étaient cinq membres du conseil participatif chargés de consigner les échanges, mais surtout les propositions, dans des cahiers. « Nous allons mettre nos notes en commun pour rédiger une synthèse qui sera remise au préfet. » Ce qui a laissé Thierry sceptique : « En admettant que nos revendications remontent et qu'elles soient prises en compte, comment pourraient-elles être appliquées ? Nous sommes dans une supercherie de démocratie aux mains de hauts fonctionnaires et de lobbies. C'est pourquoi avant toute chose, je propose la rédaction d'une constitution d'initiative citoyenne. » Démocratie et citoyenneté, c'est justement l'un des autres thèmes au programme. Suite au prochain débat.
Textes : Cécile FELLMANN Photos : Darek SZUSTER À NOTER Ce mercredi soir, c'est de fiscalité et de dépenses publiques qu'il a été question à l'Aronde. Les deux prochains débats auront lieu à La Grange (6, rue du Maréchal-Foch), les mercredi 6 (Démocratie et citoyenneté) et jeudi 7 février (L'organisation de l'État et des services publics), à 19 h 30.

 

 
 

Prélèvement à la source : jusqu'ici tout va bien

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:22:56

© L'alsace, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Prélèvement à la source : jusqu'ici tout va bien
 

 
Pas d'incident majeur dans la mise en place du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu. Photo DNA/Laurent Réa
Au centre des impôts Strasbourg sud ce mercredi matin, la longueur des files d'attente reste modérée et les usagers qui arpentent le hall ne recherchent pas pour la plupart d'explications sur leur fiche de paie. Beaucoup d'usagers étrangers viennent tenter de comprendre le régime d'imposition qui leur est appliqué.

Un homme vient demander un certificat de non-imposition pour accéder à un logement social : « Ah bon, la loi a changé ? Les impôts sont prélevés directement sur la fiche de paie ? Je ne savais pas, je ne paie pas d'impôt... Mais tant mieux, c'est bien : au moins on sait ce qu'on gagne vraiment à la fin du mois... tant qu'ils ne prennent pas plus ! »

Aye, la quarantaine, s'interroge tout de même : « Je ne comprends pas, ce que je dois payer est moitié moins élevé que ce que j'avais calculé... Je verrai ensuite avec mon employeur, mais je voulais d'abord vérifier avec les impôts. Je n'ai pas envie d'avoir une mauvaise surprise à la fin de l'année... et je ne veux pas qu'ils croient que je fraude non plus ! » Pas familière des services en ligne, elle découvre le taux de prélèvement qui lui est appliqué. « Je n'ai pas eu de simulation de la part de mon employeur et je n'ai pas regardé le site des impôts. Internet, ce n'est pas pour moi ! »
« Une bonne chose »

Jacques, chef d'une petite entreprise de services à la grande distribution, a une opinion positive du dispositif. « Pour la majorité des gens, je pense que le prélèvement à la source est une bonne chose : ça permettra de leur donner une meilleure visibilité sur ce qu'ils gagnent réellement. »

En tant qu'employeur, il constate que ses salariés n'ont pas au recours au taux de prélèvement neutre, qui permet de dissimuler à l'entreprise le taux réel. En tant que contribuable, il a d'autres interrogations sur la mise en oeuvre du dispositif. « Mon taux d'imposition n'a pas changé d'un iota d'une année sur l'autre, alors que j'ai un dégrèvement important sur mon dernier avis d'impôts. A priori, le dégrèvement de 2018 n'a pas été pris en compte dans le calcul de mon prélèvement à la source. » De fait, les avantages fiscaux sont sans influence sur le calcul du taux et feront l'objet d'une régularisation à l'été.

La médiatisation importante du risque de choc psychologique négatif sur la perception du niveau réel de leur revenu par les ménages semble avoir favorisé au contraire l'anticipation du prélèvement à la source. Pour Valérie, fonctionnaire territoriale, « ça ne change absolument rien. J'étais mensualisée avant, maintenant c'est sur douze mois au lieu de dix. Cela va même me permettre de gérer plus finement mon budget avec une mensualité légèrement inférieure. C'est complètement neutre et c'est même une amélioration pour la gestion de ma trésorerie. »
Pas de sollicitation massive des services

À la direction régionale des finances publiques, si on reste encore prudent avant d'avoir tous les éléments pour communiquer sur le sujet, on confirme que l'échéance attendue de la fin janvier ne semble pas provoquer de sollicitation massive des services.

Au sein des couples n'ayant pas opté pour le taux de prélèvement individualisé, la découverte de la fiche de paie pourrait toutefois nourrir quelques échanges houleux. Victoire, qui travaille dans le secteur de la communication, gagne moins que son mari, indépendant libéral : « Je n'ai pas encore vu le résultat sur ma fiche de paie, mais la simulation faite le mois dernier me donne l'impression de payer beaucoup plus que ma contribution habituelle, proportionnelle à mes revenus... »

Dans l'organisation domestique des ménages, le paiement de l'impôt sur le revenu était en effet souvent à charge du revenu le plus important, le second permettant d'assurer d'autres dépenses courantes. « Mais j'avoue que nous n'avons pas regardé cela d'assez près, poursuit Victoire. Il faudra qu'on en discute. »
E. Du. et L. E.

 

 
 

Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace  : « Je n'ai pas de boule de cristal »

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:19:02

© Dna, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace
Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace  : « Je n'ai pas de boule de cristal »
Baisse des dotations, difficulté à recruter des médecins, contrat de performance de l'ARS prolongé, etc. ont été évoqués lors de la cérémonie des voeux au GHRMSA, à Mulhouse. Avec toujours au centre des préoccupations, la qualité des soins et l'innovation.

 
L'entrée principale du nouvel hôpital Femme-mère-enfant, rue Mangeney à Mulhouse.
Les sujets ont été nombreux lors de la cérémonie des voeux de la nouvelle directrice du GHRMSA (Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace), Corinne Krencker. Elle a évoqué longuement le bilan des grands chantiers 2018 et a annoncé pour 2019 la poursuite de la démarche qualité « avec une offre de soins innovante pour répondre au mieux aux besoins de la population ».

Chefs de pôle, médecins, cadres de santé du GHRMSA ont été nombreux à participer à la cérémonie des voeux lundi soir, à l'école d'infirmières de Mulhouse, tout comme une délégation d'élus d'Altkirch et de Thann, conduite par le député Jean-Luc Reitzer. Le directeur de l'ARS (Agence régionale de santé) Christophe Lannelongue et Jean Rottner, président du conseil de surveillance du GHRMSA, se sont également exprimés. Tous les participants ont été accueillis par les manifestants de l'intersyndicale du GHRMSA, à leur arrivée (voir notre édition du mardi 29 janvier). Mais l'avenir des hôpitaux d'Altkirch et de Thann n'a pas donné lieu à de nouvelles informations et le sort de la clinique des Trois-Frontières de Saint-Louis n'a pas été évoqué.

Pour son premier discours, quinze jours après sa prise de fonction, la tâche de Corinne Krencker était périlleuse, à plus d'un titre. Périlleuse avec une situation budgétaire tendue (avec un déficit de 12 millions d'euros pour 2018), une baisse continue des dotations, la difficulté de recruter de nouveaux médecins... Sans oublier l'adhésion au contrat de performance, ( mis en place par le ministère de la Santé et celui des Comptes publics pour accompagner les transformations et l'amélioration des établissements de santé ).
Le défi d'une nouvelle organisation

« Ce contrat doit être mis en place avec l'ARS, pour rétablir l'équilibre financier du GHRMSA, mais pas seulement. Il doit permettre de relever le défi d'une nouvelle organisation à l'échelle de notre territoire, en y associant innovations, nouvelles activités et une offre de soins plus soutenue sur l'ensemble du GHRMSA . À Mulhouse, comme dans d'autres hôpitaux publics, la courbe d'augmentation d'activité est constante. Nous constatons une baisse des hospitalisations et une augmentation de l'activité ambulatoire. »

Elle a rappelé les différents points forts de l'année 2018 - le budget était fixé à 475 MEUR, avec l'ouverture « d u gros bébé qu'est l'hôpital Femme-mère-enfant (72 millions EUR), un nouvel atout pour le GHRMSA, malgré un accueil difficile ». Et d'évoquer l'ouverture de la nouvelle salle de régulation du Samu 68. « Nous avons enregistré 6,2 % d'augmentation des appels, autant pour les sorties du Smur et pour le passage aux Urgences. Ces chiffres traduisent une réalité, l'urgence répond à une demande de la population. »

2018 a été marquée également par l'ouverture du Cesame (centre de santé mentale) et d'un pôle interétablissement d'addictologie clinique, l'acquisition d'un Tep Scan, de deux scanners, de 17 échographes, des équipements techniques pour les blocs opératoires et de laboratoire. Corinne Krencker milite pour « un hôpital attractif et innovant. Nous maintiendrons le rythme actuel ». La collaboration avec le Centre universitaire hospitalier de Strasbourg va être renforcée, ainsi qu'avec les différents partenaires de la région, de Colmar et de Fribourg-en-Brisgau et les médecins libéraux.
11 millions d'investissementpour 2019

Pour 2019, la nouvelle directrice pose cartes sur table, même si le budget reste à finaliser : « Je n'ai pas de boule de cristal. Mais nous poursuivrons le renouvellement de nos infrastructures, avec un schéma d'investissement de 11 MEUR, prévus pour les travaux cette année. Un hôpital de notre taille doit avoir l'ambition de la technicité et de l'innovation. » Un plan quinquennal pour les investissements sera défini. « C ar, même si l'enveloppe se réduit, elle reste conséquente et permettra de réaliser de beaux projets. Il conviendra de définir nos priorités pour améliorer toujours notre offre de soins. »

Le GHRMSA connaît, comme nombre d'établissements de santé, des problèmes de recrutement de médecins. « Il faut réfléchir avec le corps médical à tout ce qui nous permettra de rester attractifs pour garder et renouveler nos équipes médicales. »

Une enveloppe de 3,5 MEUR sera affectée pour les équipements bio-médicaux. « Mais la liste des travaux doit encore être précisée. »

La certification de la HAS (Haute autorité de santé) s'est déroulée du 5 au 14 novembre 2018. « Elle a donné un nouvel élan à notre démarche qualité. Il faudra maintenir cette dynamique sur l'ensemble de nos établissements. » Et Corinne Krencker de conclure : « Je suis le directeur de l'ensemble des sites. Nous mettons en place une réflexion collective. Il s'agit de réfléchir ensemble, pour construire une offre de soins de qualité et structurée sur l'échelle de notre territoire. Le travail ne manquera pas. Les usagers y seront associés. Il s'agit de notre nouvelle feuille de route. »
« Construire ensemble »

Comme président du conseil de surveillance de GHRMSA, Jean Rottner, président du Grand Est, a insisté sur le sujet de l'aménagement du territoire de santé. « Il convient de tenir compte des réactions de la population, mais en expliquant l'exigence de la performance des soins et le volet financier. Aujourd'hui, le GHRMSA est multisite mais je ne peux pas souscrire au contrat de performance. Il faut le travailler, il y a une responsabilité citoyenne à construire cet aménagement du territoire, c'est notre rôle d'élus. Il ne peut pas être seulement question de soustraction. Investir permet de gagner de l'argent pour un bon fonctionnement des soins. Aujourd'hui, la situation est compliquée sur le site de Saint-Louis. Il faut trouver un chemin pour celui d'Altkirch. Il faut être à l'écoute et construire ensemble. »

Le directeur de l'ARS Grand Est Christophe Lannelongue a répondu directement à Jean Rottner : « Il n'est pas question de signer le contrat de performance en l'état. Nous allons donner du temps pour construire un projet adapté au territoire, pour les années à venir. Le GHRMSA a fait des efforts. » Il milite pour la consolidation des sites de proximité avec une offre de soins élargie. « Mais notre système de santé doit être transformé. C'est difficile. Mais il n'est pas question de fermer de sites. »

Un temps supplémentaire est accordé, mais pas au-delà de fin 2019.
Sabine HARTMANN

 

 
 

 

«préserver notre haut niveau»
Le discours du Dr Jean Sengler, président de la CME (Commission médicale d'établissement), marque la position de l'équipe soignante du GHRMSA. Ce responsable indique d'emblée : « Le plan d'économies est la résultante de choix politiques fait depuis vingt ans. Par contre, nous les subissons et nous devons les assumer. » Il rappelle la mission « d e qualité et de sécurité des soins qui ne peut attendre. C'est maintenant et tout de suite, pour chaque geste thérapeutique, chaque opération, chaque accouchement ».

La transformation de l'offre de soins sur les sites de proximité et de Mulhouse, est un défi qui doit « être porté par tous les acteurs, publics, privés et la médecine de ville ». Le Dr Sengler cite comme exemple cette coopération entre les services d'urgence et rappelle son engagement, comme président de la CME, pour les fusions des établissements d'Altkirch, Thann et Saint-Louis : « C'est une opportunité exceptionnelle d'organiser des soins dans le sud Alsace, à condition de les porter et de les assumer collectivement. »

Quant à la partie financière, il précise : « Le contrat de performance nous oblige à une économie annuelle, mais elle doit être proportionnée et acceptable. Nous devons préserver notre haut-niveau de technicité, renforcer l'offre de proximité, garantir qualité et sécurité des soins, ainsi que les conditions de travail de nos forces vives. »

 

Wittelsheim Municipalité : Maurice Mack démissionne de ses fonctions d'adjoint

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:20:19

© Dna, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Wittelsheim Municipalité
Wittelsheim Municipalité : Maurice Mack démissionne de ses fonctions d'adjoint
Le conflit entre Maurice Mack, adjoint aux finances de la commune de Wittelsheim et le maire Yves Goepfert entre dans une nouvelle phase.

 
À Wittelsheim, Maurice Mack met fin à ses fonctions d'adjoint au maire : « Le maire m'a retiré mes délégations par arrêté daté du 11 janvier dernier. Une fois de plus sans explication, ni réponses aux questions que je lui ai posées. Son droit de réponse (cf. DNA du 20 janvier 2018), suite à mes interrogations relayées par la presse (DNA du 8 janvier 2018), n'était qu'un tract de précampagne électorale, alors que j'aurais aimé avoir des réponses, surtout sur les comptes de la dernière campagne municipale. C'est une échappatoire, une fois de plus. Je lui ai donc envoyé ma démission de mes fonctions d'adjoint, ainsi qu'au préfet, la semaine dernière. »

Dans sa lettre au préfet, Maurice Marck explique également : « Je ne me retrouve plus dans l'action municipale actuelle qui semble toujours plus s'éloigner des engagements de 2014. Le 20 décembre, un article paru dans la presse régionale alsacienne, intitulé « Des zones d'ombre sous les panneaux » a été publié, mettant en évidence un certain nombre de dysfonctionnements. Quand bien même je partage certains éléments de l'article, je n'en suis ni l'auteur, ni l'investigateur. Il semblerait que le maire m'en impute néanmoins la rédaction puisque dès le lendemain, j'ai eu à constater l'impossibilité d'accéder à mon bureau suite à un changement de serrure et consignation par ailleurs de mes affaires personnelles pour être fouillé et contrôlé par la police municipale. Je regrette l'absence totale d'échanges avec moi. » Maurice Marck n'assistera pas au conseil municipal de ce jeudi soir : « Si je n'y vais pas, c'est pour ne pas polluer la séance avec ça, je ne veux pas que la réunion tourne autour de cette histoire. Mais je reste conseiller municipal. »

Concernant son maintien dans le groupe majoritaire, le futur ex-adjoint aux finances annonce : « Je ne me laisse pas associer à une équipe qui n'a pas le courage d'être droit dans ses bottes par rapport aux comptes de campagne. Je veux conserver ma moralité propre et tranquille. »
M.H.

 

 
 

 

École primaire : Aux côtés de l'école laïque

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 05:40:40

© Dna, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

École primaire
École primaire : Aux côtés de l'école laïque
S'ils sont plus de 16 000 en France, les délégués départementaux de l'Éducation nationale s'implantent à peine en Alsace. Leur rôle : défendre la mission de l'école publique et laïque.

 
En partant de la gauche : Jean-Joseph Feltz, trésorier de la nouvelle union départementale, Yves Holuigue, président 68, et Eddy Khaldi, président de la fédération nationale.
S'il semble confidentiel, l'événement n'en est pas moins « historique » à leurs yeux : la fonction des délégués départementaux de l'Éducation nationale (DDEN) est désormais reconnue en Alsace et en Moselle. Ces auxiliaires bénévoles de l'école publique en France, dont la création remonte à plus d'un siècle, ont toujours revendiqué leur attachement au principe de laïcité, raison pour laquelle, estiment-ils, « les tenants du statut concordataire n'y étaient pas très favorables ».
« Les seuls intérêts qu'ils défendent sont ceux des enfants »

« Nous demandons la présence des DDEN depuis 1918 », a exposé Eddy Khaldi, lors de l'assemblée générale qui s'est tenue la semaine dernière à Guebwiller, au nom de la fédération nationale des DDEN qu'il préside. Après avoir envisagé de porter un texte spécifique, voire un recours administratif, il lui est simplement apparu que « rien ne s'y opposait », les lois scolaires françaises devant s'appliquer sur tout le territoire, sans « exception au principe d'égalité en éducation ».

En l'occurrence et pour l'essentiel, il s'agit de la loi dite Goblet du 30 octobre 1886 sur les conseils départementaux de l'enseignement primaire, suivie du décret du 10 janvier 1986, dispositions aujourd'hui contenues dans le code de l'éducation. Selon la fédération, « on peut en déduire que l'introduction des DDEN dans les trois départements concordataires va de fait ».

Notons que cette analyse juridique n'est pas partagée par l'Institut du droit local, lequel, sollicité pour avis par la rectrice d'académie, a estimé, à l'inverse, que « la mise en place des DDEN en Alsace-Moselle requiert bien l'intervention d'un texte ».

Quoi qu'il en soit, après une intervention argumentée auprès du ministère, les DDEN viennent d'obtenir d'être nommés dans leur fonction officielle par les Dasen (directeurs académiques des services départementaux de l'Éducation nationale), comme partout ailleurs.

Au plan associatif, une union départementale, forte d'une dizaine de membres et présidée par Yves Holuigue, a été créée dans le Haut-Rhin, en septembre dernier. « C'est déjà fait en Moselle et c'est en cours dans le Bas-Rhin », a précisé Eddy Khaldi.

Présents, à titre consultatif, dans les conseils d'école, et sans entrer dans la pédagogie, ces « sages » veillent aux bonnes conditions matérielles et intellectuelles des élèves du premier degré et signalent ce qui leur paraît « néfaste ». Au besoin, ils jouent le rôle de médiateurs dans des conflits pouvant opposer les familles, l'administration, les communes... « Ils ne sont dans une logique ni corporatiste ni économique. Les seuls intérêts qu'ils défendent sont ceux des enfants », a insisté Eddy Khaldi, jugeant ceux-ci indissociables de « la liberté de conscience ».

« Les DDEN sont extérieurs, avec un regard éthique. Ce sont des facilitateurs qui visent la réalisation de la mission de l'école publique. Il est indispensable qu'ils existent partout », a appuyé Philippe Venck, adjoint de l'inspectrice d'académie dans le Haut-Rhin.

Leur intervention s'étend aussi à des activités extrascolaires. Hommes ou femmes, actifs bénévoles ou retraités, et pas seulement de l'enseignement, ils sont plus de 16 000 au niveau national. En Alsace, les recrutements sont lancés.
Catherine CHENCINER Contact : dden68@laposte.net

Contact : dden68@laposte.net

 
 

 

Thur et Doller Carte scolaire : Dix fermetures, une ouverture

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 05:38:22

© Dna, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Thur et Doller Carte scolaire
Thur et Doller Carte scolaire : Dix fermetures, une ouverture
Où se feront, à la rentrée de septembre, les fermetures et la seule ouverture de classe prévues ? Voici les mesures que va proposer l'inspectrice d'académie lundi 4 février.

 
Enfants, parents et élus se sont fortement mobilisés l'an dernier pour dire « non » à la fermeture d'une classe de l'école élémentaire de Niederbruck. Se remobiliseront-ils cette année ?
Comme tous les ans lorsque se profile le mois de février, l'inspectrice d'académie a fait des propositions de mesures de carte scolaire qui seront examinées et entérinées (ou pas) lundi 4 février par le comité technique spécial départemental et par le conseil départemental de l'Éducation nationale (CDEN) du mercredi 6 février. Si elles sont validées, ces mesures devraient faire grincer quelques dents entre Thur et Doller puisqu'on compte dix fermetures de classes pour une seule ouverture.
Seulement 19 postescontre 41 l'an dernier

Sur son site internet, le syndicat d'enseignants Snuipp-FSU en donne la raison : pour la rentrée 2019, le Haut-Rhin obtiendra 19 postes (contre 41 en 2018 et 53 en 2017), dont onze seront consacrés à l'ouverture de CE1 dédoublés en réseau d'éducation prioritaire, deux à une ouverture et une réouverture de classes passerelles à Mulhouse, quatre à l'ouverture de classes Ulis (unités localisées pour l'inclusion scolaire) et le dernier à l'ouverture d'un poste d'enseignant-référent. Il ne reste donc plus rien pour les ouvertures de classes, qui doivent être compensées par des fermetures.

Voici la liste des mesures qui concernent le Pays Thur Doller, Wittelsheim et Staffelfelden.

Burnhaupt-le-Bas. Fermeture de la seconde classe monolingue à l'école maternelle et réorganisation pédagogique des douze élèves de grande section en élémentaire.

Burnhaupt-le-Haut. Fermeture de la cinquième classe à l'école élémentaire.

Cernay. Elle n'aura pas duré bien longtemps... Ouverte l'an dernier, la septième classe de l'école élémentaire Les Lilas pourrait bien fermer à la rentrée prochaine. L'école élémentaire Les Tilleuls pourrait pour sa part perdre sa quinzième classe monolingue.

Husseren-Wesserling. Fermeture de la troisième classe en élémentaire.

Malmerspach. Fermeture de la seconde classe en élémentaire.

Masevaux-Niederbruck. La fermeture de la seconde classe de l'école élémentaire de Niederbruck avait été annoncée l'an dernier, puis finalement annulée par le CDEN en juin. Là encore, ce n'était que partie remise puisque cette fermeture est à nouveau à l'ordre du jour pour la rentrée. Lors de l'année scolaire 2017-2018, les deux classes totalisaient 28 élèves.

Staffelfelden. Fermeture de la sixième classe à l'école élémentaire Jules-Verne.

Thann. Bonne nouvelle pour la maternelle du Blosen qui devrait garder sa quatrième classe, cette dernière accueillant 16 enfants en très petite section. À l'école élémentaire, les effectifs seront à suivre en fonction de la réouverture de la seconde classe Ulis.
Vieux-Thann : une classe ouvre, une classe ferme...

Vieux-Thann. La commune est la seule à bénéficier de l'ouverture d'une troisième classe à la maternelle Les Coccinelles. Mais elle perdrait sa cinquième classe à l'école élémentaire Jacques-Prévert.

Wittelsheim. Fermeture de la quatrième classe à l'école élémentaire Amélie 2. À la maternelle Amélie 1, les classes seront maintenues s'il y a rapatriement des élèves de la maternelle de Langenzug.
Isabelle BOLLÈNE

 

 
 

 

ÉDUCATION Carte scolaire : Sept sites concernés

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 05:38:46

© Dna, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

ÉDUCATION Carte scolaire
ÉDUCATION Carte scolaire : Sept sites concernés
En vue de la rentrée 2019, l'inspecteur d'académie des services de l'Éducation nationale a mis en avant plusieurs propositions qui devront être validées la semaine prochaine.

 
Les parents d'élèves de l'école Léonard-de-Vinci de Kembs-Loechlé s'étaient mobilisés en juin dernier pour l'ouverture d'une classe supplémentaire.
Dans le secteur des Trois frontières, sept établissements sont concernés par les changements de la carte scolaire. Il est prévu, à Saint-Louis, la fermeture d'un demi-poste UEPA (Unité pédagogique d'élèves arrivant allophones) à l'école élémentaire Galilée, la fermeture de la 9e classe bilingue de l'école élémentaire de Bourgfelden, des effectifs à suivre pour l'Ulis (Unité localisée pour l'inclusion scolaire) du groupe scolaire La Cigogne/Victor-Hugo et l'ouverture de la 4e classe bilingue à l'école élémentaire Ernest-Widemann.

Il est aussi question du maintien du demi-moyen en maternelle à l'école de Steinbrunn-le-Haut, de l'ouverture de la 5e classe bilingue à Hégenheim et, enfin, de l'ouverture de la 4e classe bilingue à l'école élémentaire Léonard-de-Vinci de Kembs-Loechlé. Un projet de construction d'un nouveau grand groupe scolaire à Huningue, à partir de 2023, et un projet de fusion de direction de l'école primaire de Ranspach-le-Bas et des écoles maternelle et élémentaire de Michelbach-le-Bas à la rentrée 2020 sont aussi évoqués.

Toutes ces propositions devront être validées par le Comité technique spécial départemental (CTSD) et le Conseil départemental de l'Éducation nationale (CDEN) les 4 et 6 février prochains.

 

 
 

 

Violence scolaire : Des parents retirent leurs enfants à Seppois-le-Bas

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:15:38

© Dna, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Violence scolaire
Violence scolaire : Des parents retirent leurs enfants à Seppois-le-Bas

 
Ces jeudi 31 janvier et vendredi 1er février, la classe de CP monolingue de l'école Lambert de Seppois-le-Bas devrait compter 11 absents sur un effectif de 13... « Nous avons décidé de faire bloc pour montrer que nous refusons que nos enfants vivent leur année dans un climat de peur, de violence », explique la représentante d'un collectif de parents qui s'est monté en réaction au comportement « ingérable » d'un élève. Cette mère, très inquiète, évoque « des crises dans la classe », des insultes adressées à l'enseignante autant qu'aux autres petits, des coups, « des piqûres de punaise », des menaces de représailles...

Au vu de cette situation exceptionnelle, la classe a été scindée en deux après la rentrée, les parents en étant informés plus tard. « Aucun des enfants ne parle. Mais plusieurs ont eu un changement radical de comportement : colères incontrôlables, crises au moindre refus, violence envers leur frère et soeur, pipi dans la culotte, terreurs nocturnes... » Après lui avoir adressé un courrier, début décembre, ainsi qu'au maire du village, le collectif a été reçu par l'inspectrice de la circonscription d'Altkirch. « On nous demande d'accepter l'inacceptable », consi-dèrent les parents, soit de « pa-tienter » le temps qu'une AVS soit recrutée, « mais bien entendu aucun délai n'est proposé ».

Face à l'insistance du collectif, l'inspectrice lui a répondu par écrit, le 25 janvier : « La situation est prise en compte par l'équipe enseignante et les partenaires de l'école ; ceux-ci sont mobilisés depuis le début de l'année ; les réunions sont régulières et les mesures qui en découlent sont effectives [...] La mise à disposition de la psychologue scolaire a été priorisée sur l'école. » Le rectorat, contacté hier, n'a pas souhaité s'exprimer sur « le contenu tout à fait confidentiel du dossier ».

Une mère a aussi tenté une démarche sur la ligne téléphonique dédiée « Non au harcèlement », sans résultat. Or, s'impatientent les parents, si le climat semble s'être apaisé dans la classe, « les violences sont toujours d'actualité dans la cour. Nos enfants [...] vivent dans la peur d'être pris pour cible [...] Nous voulons qu'ils puissent s'épanouir à l'école et qu'ils soient en sécurité. »
C.C.

 

 
 

 

L'art contemporain entre au collège

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:41:43

© L'alsace, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
L'art contemporain entre au collège
 

 
L'oeuvre de Naji Kamouche, « Caresser l'errance d'un pas oublié », a suscité beaucoup de commentaires. Photo L'Alsace
Pour la troisième fois en quatre ans, avec le soutien du conseil départemental et de la Région Grand Est, le collège Conrad-Alexandre-Gérard de Masevaux-Niederbruck accueille une exposition d'oeuvres issues des collections du Fonds régional d'art contemporain (Frac) dans le cadre du dispositif « Un établissement, une oeuvre ».

La thématique retenue cette année par l'équipe pédagogique menée par Sophie Blanchard, professeure d'arts plastiques, est celle de « La poésie de l'objet », illustrée par des oeuvres de Claude Batho, Pat Bruder, Naji Kamouche, Tony Langen, Lutz & Guggisberg, Anne et Patrick Poirier.

Le vernissage a eu lieu mardi 22 janvier après les cours, en présence d'un public venu nombreux, qui a suivi une visite guidée de l'exposition par Anne-Virginie Diez représentant le Frac.

Les visiteurs ont pu échanger directement avec l'artiste Naji Kamouche, dont l'oeuvre « Caresser l'errance d'un pas oublié » (2005) a beaucoup intrigué et intéressé. La visite s'est achevée par un moment convivial où chacun a pu faire part de ses impressions.

Comme les années précédentes, l'objectif de cette manifestation est de faire profiter un public le plus large possible de cette exposition. Elle permet notamment de renforcer la liaison entre les différents niveaux scolaires : le premier et le second degrés.

En effet, les élèves des écoles primaires, accompagnés par leurs enseignants, sont invités à venir se confronter à l'art contemporain, et suivre les explications de Sophie Blanchard permettant ainsi de nourrir des échanges extrêmement riches avec les élèves qui laissent libre cours à leur imagination.

Les personnes qui en feraient la demande auprès du secrétariat pourront venir visiter l'exposition sur rendez-vous (03.89.38.07.07).
Jean-Marie RENOIR

 

 
 

Économie 110 ans d'histoire industrielle et sociale Clemessy : les anciens se souviennent

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:24:33

© Dna, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Économie 110 ans d'histoire industrielle et sociale
Économie 110 ans d'histoire industrielle et sociale Clemessy : les anciens se souviennent
Rares sont les entreprises qui fêtent leurs 110 ans, tout en étant encore en activité. Mais c'est le cas de Clemessy à Mulhouse. Et les élus retraités du comité d'entreprise ont pris l'initiative d'en faire une fête. Avec le soutien de leur direction. Les retraités ont été invités à participer à un grand moment de mémoire. Témoignages.

 
Une centaine de retraités a répondu à l'appel des anciens syndicalistes.
Eligio Macuba et Roger Tettamanzi, tous d'eux d'anciens syndicalistes CFDT ont accueilli plus d'une centaine de retraités pour une après-midi d'échanges autour de souvenirs, la plupart très joyeux. Des hommages très appuyés ont été rendus à André Clemessy que quasiment tous ont connu. Ce capitaine d'industrie qui a fait grandir l'entreprise et dont la devise tenait en trois mots : formation, information et considération de l'homme. Pour lui, l'homme devait s'épanouir et éprouver de la joie au travail.

Mais derrière ces grands mots, il y avait une réalité parfois différente. Ainsi Antoine précise : « André Clemessy disait que le jour a 24 heures et que si cela ne suffisait pas, on pouvait travailler la nuit ».

« On travaillait 45 heures, 60, 65 heures et parfois le dimanche et alors notre directeur M. Clerc nous rendait visite l'après-midi avec son épouse, il apportait un thermos de café et un biscuit », renchérit Émile.

Avec le temps, les souvenirs se sont adoucis et les retraités n'en gardent que le meilleur. André raconte « en mai 68, au moment de la grève générale, nous étions devant l'usine. M. Clemessy a dit que ceux qui voulaient rentrer pouvaient rentrer et que ceux qui ne voulaient pas pouvaient partir. Eh bien tout le monde est entré. »

Eligio Macuba, avec sa fibre syndicale d'ancien secrétaire du comité d'entreprise a beau demander des témoignages sur les conditions de travail, voire la souffrance au travail, les retraités gardent le sourire.

Dora raconte comment Clemessy avait décroché un contrat en Russie. « Le monteur est parti d'un coup. On n'avait pas eu le temps de lui faire un visa, de prévenir l'entreprise de son arrivée. Clemessy était en panique. A la frontière, le monteur a été arrêté, mis en prison et chaque matin, il était amené dans l'entreprise pour travailler puis reconduit en prison. Au bout d'un mois, il est revenu. »

L'investissement de ces anciens salariés était total. « En 1964, notre directeur M. Clerc nous a envoyés pour refaire un moteur. Il nous a dit qu'on devait travailler à 4 pendant huit jours. C'était aux alentours de Pâques, nous sommes rentrés le 15 août », se souvient Gérard.

Et toujours cet hommage à la générosité de M. Clemessy ; « Pendant un an Clairefontaine à Illzach avait conservé les cahiers qui ne pouvaient pas être vendus. Il les achetait pour les faire envoyer en Afrique. Il faisait envoyer aussi du matériel médical, des lits, des chaises, des fauteuils pour handicapés qui étaient récupérés par un ancien ministre africain qui habitait Illfurth », ajoute Marcel.

Ou encore Émile qui remarque : « on croisait M. Clemessy à la Dentsche, nos anciens locaux. Un jour il m'a dit, ramasse cette vis, elle a été au début de ma fortune ».

Bien sûr, avec toute sa sagesse, Eligio Macuba rappelle que l'entreprise a traversé de grands bouleversements et que si l'entreprise a fonctionné, ce n'était pas juste parce qu'elle avait des clients, mais parce que les salariés ont investi de leur temps, de leur travail, de leur santé. « En 1999, nous avons subi la première vente à EDF, avant de passer chez Dalkia puis Eiffage maintenant. Les menaces de dislocation de l'entreprise ont été sérieuses », a-t-il rappelé.

Les 110 ans d'histoire de Clemessy, avec ses dates clefs, les photos et les coupures de journaux font partie d'une exposition qui se tient dans le hall d'entrée de Clemessy pendant quelques jours encore.

« Nous avons fait un énorme travail qui a commencé en 1995 quand nous avons fêté les 50 ans du CE. L'entreprise nous avait alors prêté tous les originaux des PV de CE de 1945 à 1969. La direction actuelle a également soutenu notre démarche, aucune virgule n'a été changée dans les textes, alors qu'ils font état des luttes syndicales », se félicite Eligio Macuba.

Ce travail réalisé autour de l'exposition s'est noué autour d'un premier groupe de 80 personnes qui ont fourni témoignages et documents. Ce premier groupe a été élargi à la centaine présents pour cet après-midi témoignages. Au regard du succès remporté, la petite équipe réunie autour d'Eligio Macuba, dont Roger Tettamanzi et Dolores Ventorosi, va poursuivre sur la même voie. Au bout du chemin : un livre promis pour la fin 2019.
Françoise Zimmermann

 

 
 

 

Le train à hydrogène d'Alstom fait son show en Allemagne

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:24:58

© L'alsace, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Le train à hydrogène d'Alstom fait son show en Allemagne
 

 
Embarquement en gare d'Offenbourg. L'hydrogène sous forme gazeuse est contenu dans des réservoirs d'aluminium placés sur la toiture de l'automoteur. Photo DNA/Christian Lutz-Sorg
Voilà trois ans, dans le cadre du programme national de l'innovation pour la technologie de l'hydrogène et avec le soutien financier du gouvernement allemand, le constructeur ferroviaire Alstom a développé dans son usine de Salzgitter (Basse-Saxe) un nouveau train régional de passagers dénommé Coradia iLint. D'une autonomie de 1 000 km pour une vitesse de pointe de 140 km/h, cet automoteur bicaisse est le premier au monde à être propulsé par des moteurs électriques alimentés par des piles à hydrogène au moyen de batteries tampons capables également de récupérer l'énergie de freinage.

N'émettant que de la vapeur d'eau et de l'eau condensée, ce train constitue d'après le constructeur « une alternative performante » aux 4 000 automoteurs diesel circulant encore sur le réseau ferré allemand privé de caténaires. L'opérateur ferroviaire Elb-Weser en fait depuis septembre, et pour un an, l'expérimentation avec deux modèles Coradia iLint de pré-série qui circulent quotidiennement sur les lignes locales qu'il exploite dans le triangle Cuxhaven-Bremerhaven-Hambourg.
Une tournéeen six étapes

Cet hiver, Alstom a entrepris une tournée de présentation de son train à hydrogène à travers six États régionaux ayant marqué leur intérêt pour une nouvelle génération de trains zéro émission. Après une première étape mardi du côté de Ludwigshafen et avant de poursuivre son périple vers Leipzig, Erfurt et Berlin, il a embarqué ce mercredi matin en gare d'Offenbourg (Bade-Wurtemberg) une centaine d'élus, de journalistes, de professionnels et de partenaires, tous invités par la Sweg, l'opérateur ferroviaire de Lahr exploitant le réseau de la région de l'Ortenau.

L'automoteur, où avait également pris place Jörg Nikutta, directeur général d'Alstom Allemagne, a rallié en 90 minutes et sans encombre la gare de Freundenstadt, sur les hauteurs enneigées de la Forêt-Noire. « À ce stade il s'agit pour nous de découvrir cette nouvelle technologie propre et de la tester dans une zone où les dénivelés sont plus importants qu'en plaine », a expliqué Christoph Meich-sner, le référent marketing-commu-nication de la Sweg.

Alstom n'a pas choisi de présenter son train à Offenbourg par hasard : « Le Land du Bade-Wurtemberg doit lancer au printemps l'appel d'offres portant sur le renouvellement du contrat d'exploitation du lot de dessertes composant le réseau ferré de l'Ortenau, dont 90 km ne sont pas électrifiés », a rappelé Detlef Dittmann, responsable du développement com-mercial d'Alstom Allemagne. Ce renouvellement doit permettre, comme annoncé par Winfried Hermann, le ministre des Transports de Stuttgart, de remiser définitivement les automoteurs diesel en mettant en ligne des trains à hydrogène ou à système de batteries multiples (Bemu).
Xavier THIERY

 

 
 

Novartis dépasse les 50 milliards de dollars de recettes mais déçoit

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:24:07

© L'alsace, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Novartis dépasse les 50 milliards de dollars de recettes mais déçoit
 

 
Le géant bâlois Novartis s'est lancé en 2018 dans une entreprise de réorganisation en faveur de médicaments novateurs.

Archives L'Alsace/Jean-François Frey

Novartis a donc pesé en 2018 un peu plus de 50 milliards de dollars (43,7 milliards d'euros), a enregistré une croissance de 5 % et a dégagé un bénéfice net de 12,6 milliards de dollars. Celui-ci s'est envolé de deux tiers, porté en grande partie par le dynamisme de son département « médicaments innovants » en croissance de 8 %, et qui représente le coeur de métier de Novartis, lequel vise le leadership dans ce domaine.
125 000 salariés

Corollaire de ces chiffres, le dividende versé aux actionnaires évoluera de 2,80 CHF au titre de 2017 à 2,85 CHF pour 2018. Alors que les analystes tablaient sur 2,90 CHF. Bien qu'en progression, les chiffres 2018 de Novartis restent inférieurs aux attentes, en raison notamment de l'impact de la compétitivité des médicaments génériques. Et suscitent donc une légère déception, malgré la forte croissance de ses ventes...

En 2018, la firme suisse, qui emploie 125 000 personnes dans le monde s'est lancée dans une entreprise de réorganisation en faveur de médicaments novateurs, dont les biopharmaceutiques - leur marché a progressé de 29 % pour atteindre 390 millions de dollars dans le monde.

« En 2018, nous avons réinventé Novartis, a souligné le directeur général de Novartis Vas Narasimhan, pour nous axer davantage sur les médicaments. Nous avons concentré nos capitaux sur le développement de médicaments représentant une percée thérapeutique, ainsi que sur la création d'un accès mondial à ces médicaments novateurs, et nous avons progressé dans nos priorités stratégi-ques, en construisant des platefor-mes thérapeutiques de pointe. »
Nouveau site en projet

Novartis mise également sur le lancement de dix médicaments blockbuster (générant plus de 1 milliard de dollars de chiffre d'affaires) d'ici 2020 pour booster son chiffre d'affaires. Ces différentes stratégies, comprenant la recherche de traitements novateurs pour des maladies peu traitées, ont notamment permis à Novartis de se hisser à la 2e place du classement de l'indice de l'accès aux médicaments - un classement indépendant des 20 plus grandes sociétés pharmaceutiques du monde en fonction de leurs efforts pour améliorer l'accès aux médicaments dans les pays en développement -, derrière GlaxoSmithKline, en 2018.

Cette croissance soutenue de Novartis ne fera toutefois pas oublier sa décision de supprimer plus de 2 000 postes en Suisse d'ici 2022, en particulier à Bâle. Que le géant pharmaceutique justifie par la réorganisation à l'échelle mondiale de son réseau de fabrication au profit de la production de médicaments spécialisés et personna-lisés innovants. Le nombre de postes supprimés serait toutefois minoré par l'annonce de la construction prochaine d'un site de production de thérapies cellulaires et géniques qui pourrait employer 450 personnes, dans la région bâloise.
Jean-François OTT

 

 
 

Thur et Doller 2019 : Des voeux à la carte

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 05:39:25

© Dna, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Thur et Doller 2019
Thur et Doller 2019 : Des voeux à la carte
Malgré internet l'envoi des cartes de voeux est une tradition qui perdure en ce mois de janvier qui s'achève aujourd'hui. La rédaction en a reçu un certain nombre. Florilège en mots et en images.

 
La plus confiante dans la jeunesse c'est la carte de Moosch.
Touchée mais pas coulée. Si la bonne vieille carte de voeux en papier a un peu de plomb dans l'aile, étant de plus en plus supplantée par les voeux électroniques, elle n'a pas disparu du paysage. Les collectivités, notamment, restent attachées à ce moyen de souhaiter une bonne année à leurs administrés et partenaires. C'est d'ailleurs souvent, pour elles, l'occasion de mettre en avant le patrimoine local, église, forêt, paysages enneigés ou les talents locaux. Vieux-Thann a ainsi choisi, pour illustrer sa carte, une aquarelle réalisée par les Ateliers d'art et Cernay, entre autres, une photo de Claudio Capéo. Thann, pour sa part, a choisi la photographie d'une belle décoration de Noël réalisée par les services techniques communaux et Uffholtz celle d'un chantier.

Plus politiques, les conseillers départementaux Annick Lutenbacher et Pascal Ferrari ont choisi pour leur part de se réjouir de la future naissance de la collectivité européenne d'Alsace.
Un même souhait

Si les thèmes sont différents le souhait est le même : que l'année 2019 soit plus belle et plus fraternelle.

Les cartes de voeux s'accompagnent souvent d'une jolie citation. En voici un petit florilège.

Le maire de Cernay, Michel Sordi, a choisi une sentence du philosophe Lao Tseu : « Ceux qui savent ne parlent pas, ceux qui parlent ne savent pas, le sage enseigne par ses actes, non par ses paroles. »

Claude Ehlinger, maire d'Urbès, a choisi saint François de Sales : « Une grande misère parmi les hommes, c'est qu'ils savent si bien ce qui leur est dû, et qu'ils sentent si peu ce qu'ils doivent aux autres. »

Son homologue de Vieux-Thann, Daniel Neff, a opté pour Paul Éluard : « Il n'y a pas d'enthousiasme sans sagesse, ni de sagesse sans générosité ».

Richard Mazajczyk, le maire de Soppe-le-Bas a lui opté pour une citation d'Albert Einstein que l'on pourra trouver d'actualité : « La paix ne peut être réalisée par la violence, elle ne peut être atteinte que par la compréhension. »

Enfin l'association Au fil de la vie cite, pour sa part, Ralph Waldo Emerson : « N'allez pas où le chemin peut mener, allez plutôt là où il n'y a aucun chemin et laissez une trace. »
I. B.

 

 
 

 

Gilets jaunes Référendum d'initiative citoyenne : Un atelier de construction et d'écriture

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:23:16

© Dna, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Gilets jaunes Référendum d'initiative citoyenne
Gilets jaunes Référendum d'initiative citoyenne : Un atelier de construction et d'écriture
Depuis novembre, outre l'idée de recenser les doléances et d'être à l'écoute de toutes les personnes qui se sentaient trahies par le pouvoir politique, Gérard et Stephan du groupe des gilets jaunes du Pont d'Aspach à Burnhaupt-le-Haut souhaitaient pouvoir réunir les opinions autour d'une table pour avancer dans les projets.

 
Anthony Garcia devant un auditoire attentif.
Réunis hier dans la maison des pêcheurs de Diefmatten, une cinquantaine de gilets jaunes venant du Pont d'Aspach, d'Ottmarsheim, Altkirch, Carspach, du nouveau monde à Soultz, du Kaligone, de Vogelsheim, de Soultz et de Colmar ont débattu sur le devenir du référendum d'initiative citoyenne (RIC). Stéphane et Gérard, le Gaulois du Pont d'Aspach, avaient invité deux experts dans le domaine de la Constitution : Patrice Weigel, professeur d'histoire-géographie à Ferrette et Anthony Garcia, informaticien d'Ottmarsheim-Chalampé.

Après un tour de table pour comprendre ce qu'est le RIC pour les participants, Patrice Weigel et Anthony Garcia ont expliqué la faisabilité et les différentes étapes de sa mise en place. Le pour et le contre ont été abordés avec des esprits ouverts à la discussion.

La première chose que revendiquent les gilets jaunes est la modification par voie de référendum de l'article 3 de la Constitution qui dit que « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par voie du référendum » en y rajoutant « d'initiative citoyenne, en toutes matières y compris constitutionnelle et de ratification des traités. Cet article ne peut être modifié que par voie référendaire. » Ce sera, alors, au peuple de décider et de ratifier des traités. « Nous sommes un peuple souverain et nos décisions doivent primer sur les souhaits des lois européennes. »

Les gilets jaunes souhaitent rencontrer rapidement les élus, proposer des réunions d'information et faire remonter en haut lieu la synthèse de celles-ci. Un cahier de doléances sera mis à disposition dans tous les quartiers généraux de gilets jaunes. « En éclairant l'opinion publique, on arrivera à changer les mentalités et faire en sorte que le citoyen lambda s'implique dans la destinée de la France. On parle beaucoup du RIC, de doléances légitimes et du pouvoir qui cherche à infantiliser le peuple, alors que les gilets jaunes veulent que le peuple puisse prendre part aux décisions qui engagent notre pays et ses citoyens. » Avec ces ateliers, les gilets jaunes veulent éclairer l'opinion publique.
Manifestation à Thann samedi

Samedi 2 février à 10 h, ils organiseront une manifestation déclarée et inviteront la population à se rendre à Thann, devant la sous-préfecture, pour affirmer leur détermination. Ils défileront ensuite en direction du centre-ville où ils se réuniront devant la mairie.
A.S.

 

 
 

 

Grussenheim Commémoration de la Libération du village : « Des liens toujours vivants »

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 05:36:55

© Dna, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Grussenheim Commémoration de la Libération du village
Grussenheim Commémoration de la Libération du village : « Des liens toujours vivants »
Chaque année, les cérémonies commémoratives de la Libération de Grussenheim sont cadrées et réglées à la minute près...

 
Une gerbe a été déposée au carré militaire par deux généraux de la 2e Brigade Blindée.
Cette année cependant, elles ont commencé avec un petit quart d'heure de décalage, dû au retard bien involontaire du général Marc Ollier, gouverneur militaire de Strasbourg, commandant la 2e brigade blindée de Strasbourg.

Le général a été accueilli par Martin Klipfel, maire de Grussenheim, entouré de ses adjoints et de diverses personnalités dont Eric Straumann, député et Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental.

Les deux régiments qui ont signé une charte de partenariat avec la commune étaient représentés. Un détachement du 501e régiment de chars de combat de Mourmelon était composé de plusieurs officiers et sous-officiers. Le RMT (régiment de marche du Tchad) est venu en force avec son chef, le colonel Patrick Lamiral. Pour la première fois, la fanfare du RMT, composée en grande partie de réservistes et dirigée par l'adjudant-chef Damien, a participé aux cérémonies, complétant avec brio les apports fidèles des Amis du Ried.

Des gerbes ont été déposées aux stèles situées près du rond-point puis au monument aux morts. A 10 h 30, l'église était entièrement remplie pour la grand-messe, présidée par l'abbé Dominique Kress, curé de la communauté de paroisses. Martin Klipfel y a prononcé une courte allocution avant l'office, évoquant l'histoire des familles des soldats tombés lors de la libération du village (DNA de vendredi).

Trente-trois familles avaient répondu à l'appel de Marcel Bô en 1945 et beaucoup d'entre elles sont toujours présentes aujourd'hui. « Des liens toujours vivants » existent depuis 74 ans. Le maire a eu une pensée pour Henri Prigent, décédé le 11 janvier 2019. C'était le conducteur du char Chemin des Dames qui a brûlé en traversant le pont sur la Blind. Ce char a été offert à la commune qui en a fait un mémorial.
« Les pertes de la 2e DB étaient plus conséquentes que durant les trois semaines de la bataille de Normandie. »

Après la traditionnelle cérémonie au carré militaire, un vin d'honneur a été servi au dépôt des sapeurs-pompiers. L'hymne de la 2e DB a été entonné. Le général Jean-Paul Michel a donné quelques précisions sur les pertes humaines dans la bataille de « Grussenheim, clé de voûte du système défensif allemand ». « Leclerc était furieux en apprenant le bilan », a-t-il indiqué, en ajoutant : « Les pertes de la 2e DB étaient plus conséquentes que durant les trois semaines de la bataille de Normandie. »

Le général a également mentionné les 25 victimes civiles en trois jours de combats et les nombreux déportés et fusillés. Conformément au souhait du général Bruno Cuche, gouverneur des Invalides à Paris, il a annoncé que 2020 aura un « lustre particulier » à l'occasion du 75e anniversaire de la Libération.

Un déjeuner commun a rassemblé 110 convives au Foyer de l'unité.

 

 
 

 

Nature Oiseaux : rendez-vous au jardin : Mésanges passent...

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:10:59

© Dna, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Nature Oiseaux : rendez-vous au jardin
Nature Oiseaux : rendez-vous au jardin : Mésanges passent...
La France comptait les oiseaux de ses jardins le week-end dernier, à l'initiative de la Ligue de protection des oiseaux. Nous avons passé la matinée de dimanche en compagnie d'un ornithologue. Il faisait gris, il faisait froid, on était assis dans une voiture et on n'a pas vu grand-chose, il faut bien le reconnaître. Cette expérience singulière n'en fut pas moins passionnante.

 
Observation des oiseaux de jardin : rigueur et ponctualité sont de mise.
C'est un jardin tout ce qu'il y a de plus ordinaire et ça tombe plutôt bien, c'est tout à fait l'idée. Quelques ares de terrain, des arbres fruitiers, des mangeoires pour les oiseaux...

Merxheim (région de Guebwiller), dimanche 27 janvier, 8 h 30. Il pleut dru et le vent du sud-ouest souffle un peu trop fort. Bref, des conditions « pas top » pour se livrer à l'ornithologie, comme nous le signalera d'emblée notre hôte Florentin Havet, administrateur de la Ligue de protection des oiseaux Alsace, qui a bien voulu embarquer avec nous dans cette galère.

Première surprise : « On va se mettre dans la voiture en vis-à-vis du jardin. On sera à l'abri de la pluie et du vent. On aura une bonne visibilité panoramique et surtout les oiseaux ne nous verront pas. »

C'est l'heure des consignes : pas de mouvement brusque, ouvrir légèrement la fenêtre pour éviter la buée et pas de bruit intempestif, énumère Florentin, telle une hôtesse de l'air avant le décollage. Nuance : ici on a le droit d'enlever la ceinture.

Ah voilà, une bande de joyeux moineaux qui piaillent dans la haie du voisin ! On les compte ? « Non, le téléphone n'a pas encore sonné ! On commence à [8 h] 45 pile. Et seulement les oiseaux qui se posent dans le jardin. Si un rapace survole la maison, ça ne marche pas. Sauf si c'est un épervier qui vient chasser près de la mangeoire. » Notre ornithologue est tatillon sur le protocole. Cette rigueur toute scientifique l'honore.

8 h 47. Premier oiseau. Une mésange bleue vient s'accrocher à une boule de graisse, tête à l'envers. « C'est le bon côté avec les oiseaux communs. On a le temps de bien observer leurs comportements, de les mémoriser. »

8 h 50. Première incursion du chat des voisins en terrain ennemi. Florentin soupire : « Après l'homme, le chat est la 2e espèce qui cause le plus de tort à la biodiversité. C'est un vrai problème ! » Interdire les chats ? Terrain glissant...

8 h 55. « Ça ne bouge pas des masses pour l'instant. Mais ça vient par vagues. » Comme un surfeur au bord de l'océan, on attend...

9 h. Toujours pas d'oiseaux en vue, mais on en apprend sur les jardins. « Aujourd'hui, les milieux sont trop ''artificialisés''. On veut un gazon nickel avec rien qui dépasse. » Erreur ! Florentin varie les espèces. « J'ai planté un pommier d'ornement, un sureau, un hibiscus, un cotonéaster, du noisetier... Il faut multiplier les essences. Et laisser des bandes enherbées pour les orthoptères (sauterelles). Un jardin, c'est un tout. Une plante, un insecte : ça marche ensemble. » Pendant la discussion, tourterelles et pies se sont invitées à la fête. En revanche, « niveau passereaux, c'est la dèche ».

9 h 12. Discussion sur le lierre. « Il faut le laisser grimper. C'est une plante qui fructifie en hiver. C'est génial pour les merles ! » Vu sous cet angle...

9 h 27. Ce n'est pas une vague, c'est LA vague : dix moineaux, une « charbo », huit chardonnerets et quatre verdiers par l'odeur alléchés jouent des coudes (c'est une image) autour des graines de tournesol.

Fidèle à sa réputation de marginal lunatique, un rouge-gorge accapare l'une des mangeoires. Personne ne bronche.

9 h 28. Question : n'y avait-il pas plus de dix moineaux ? « Peut-être, mais on ne prend que le maximum d'oiseaux vu en même temps afin de ne pas risquer de surévaluation », argumente notre inflexible guide. Un comptage en bon père de famille, en quelque sorte...

9 h 43. Dernière vague de chardonnerets. On commence à dresser le bilan :

10 moineaux domestiques, 2 mésanges bleues, 1 mésange charbonnière, 1 rouge-gorge familier, 8 chardonnerets élégants, 4 verdiers d'Europe, 2 pies bavardes, 1 merle noir et 4 tourterelles turques. « Même pas dix espèces, c'est peu. Pas un pinson... L'an dernier, il y en avait tout plein. Et des gros-becs... C'est le grand froid et la pénurie de nourriture en forêt qui fait descendre les oiseaux dans les jardins. Il fait trop doux. »

On ne tirera évidemment aucune conclusion hâtive de cette heure d'observation. Ce n'est que de l'étude des dizaines de milliers de données à l'échelle nationale que se dégagera une tendance, donnant peut-être ainsi corps à la thèse dialectique d'Hegel sur la quantité se transformant en qualité.

9 h 52. Une corneille s'est posée et on jurerait avoir entendu un pinson. Mais c'est trop tard, l'heure est passée. La « grande bataille » aura lieu sans nous. Et on sait enfin ce qu'a pu ressentir le commandant Drogo dans son Désert des Tartares.
Mathieu PFEFFER

 

 
 

 

Comment les nouvelles technologies ont révolutionné le monde naturaliste
C'est un temps que les plus jeunes ornithologues n'ont pas connu. Celui des fiches d'observation à remplir précautionneusement et à envoyer par courrier postal au Centre d'études ornithologiques. Ces bulletins remplis avec plus ou moins de soin étaient ensuite collectés, classés puis compilés par une équipe de courageux bénévoles qui rédigeaient la chronique annuelle des observations régionales. Quand tout se passait bien, elle paraissait l'année d'après. Parfois, beaucoup plus tard...

Mais internet est passé par là et tout a changé. Uniquement en bien, détaille Yves Muller, président de la LPO Alsace, qui a bien connu l'ancienne époque.

- Qu'a entraîné l'apparition des nouvelles technologies dans le monde naturaliste ?

- Ces dix dernières années, nous avons assisté à une véritable révolution dans le domaine de la collecte des données. La généralisation de l'utilisation d'internet et des smartphones avec géolocalisation et l'arrivée de l'application NaturaList (*) ont bouleversé nos pratiques.

- Comment vous en servez-vous ?

- Je suis sur le terrain, je lance mon appli, je saisis mes « obs ». Elles sont géolocalisées et enregistrées en temps réel sur le site faune-alsace.org qui regroupe toutes les données des sociétés naturalistes d'Alsace (oiseaux, mammifères, insectes...). Et quand je rentre, je n'ai plus rien à faire. À part exploiter les informations.

- Quels sont les effets sur les données recueillies ?

- Énormes ! Sur la quantité, d'abord. Depuis l'apparition de ces outils, le nombre de données collectées a été multiplié par dix alors que le nombre de contributeurs sur faune-alsace (4 100) n'a de loin pas augmenté dans les mêmes proportions. L'an dernier, nous avons enregistré 200 000 données ; nous sommes sur des bases de 300 000 pour 2019.

Sur la qualité, ensuite, nous disposons d'observations plus exhaustives et plus précises. Avant, on notait les oiseaux rares ou tout ce qui sortait de l'ordinaire. On ne s'embarrassait pas avec la mésange ou la corneille. Aujourd'hui, c'est tellement simple et rapide d'utilisation que les « ornithos » notent tout. Et tant mieux, car c'est justement de ces données sur les espèces communes dont nous avons besoin pour établir nos rapports. Le programme STOC (Suivi temporel des oiseaux communs) qui a alerté l'opinion sur la diminution des effectifs des oiseaux des campagnes l'an dernier en est un excellent exemple.

- Les nouveaux outils sont-ils fiables ?

- Ils sont paramétrés pour l'être. L'autre jour, je me trompe et rentre 40 grands corbeaux au lieu de 40 grands cormorans. L'outil me dit : « Attention, il y a peut-être une erreur ». Il sait qu'un groupe de 40 grands corbeaux, c'est très improbable. Idem si je rentre un rossignol en janvier, ce n'est pas possible.

- Y a-t-il des effets pervers ?

- Le temps réel et la localisation peuvent inciter des naturalistes à se précipiter pour aller observer telle ou telle rareté. Mais les géolocalisations des espèces sensibles sont dissimulées par défaut. Et les observateurs peuvent les désactiver à la demande.
Propos recueillis par M.PF. (*) L'application NaturaList a été lancée par la société suisse Biolovision fin 2014. Elle revendique près de 45 000 utilisateurs à travers l'Europe. Elle est téléchargeable gratuitement sur Android uniquement (pour l'instant).

 

Zillisheim Voeux 2019 : Fibre optique et haut débit pour 2020

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 05:37:44

© Dna, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Zillisheim Voeux 2019
Zillisheim Voeux 2019 : Fibre optique et haut débit pour 2020
Joseph Goester, le premier édile de Zillisheim, a choisi le dernier samedi de janvier pour présenter ses voeux aux « Zellesser ». Les habitants du quartier « Geisberg » ont été les invités de cette soirée organisée à la salle polyvalente.

 
L'ensemble des services municipaux et des élus ont été mis à l'honneur pour leur travail quotidien tout au long de l'année au service de la population.
Joseph Goester a salué le personnel communal, puis les 69 nouveaux habitants, enfin Il s'est tourné vers Olivier Becht, député du Haut-Rhin, Bernadette Groff, conseillère et vice-présidente du conseil départemental et Daniel Adrian, conseiller départemental et maire de Landser.

Une rétrospective des événements et animations du village a été projetée conclue par Joseph : « In Zellessa isch emer ebiss loss ! » puis il est revenu sur les investissements : « Ils s'élèvent à environ un million d'euros ». Sur la plaine de l'Ill : des travaux sur le réseau électrique et la clôture du terrain de foot ont été réalisés.
Réserve intercommunale de sécurité civile

A la salle polyvalente des travaux ont consisté en la remise en état des douches et vestiaires, des planches de rive de la toiture ont été remplacées, la cuisine a été raccordée au réseau de gaz. S'ajoutent à cela la prise en charge des raccordements des réseaux pour le vestiaire de jeunes footballeurs, le changement du brûleur de la chaudière passant du fioul au gaz et la fermeture du parking par un portail automatique. Aux ateliers des services techniques la cour a été entièrement « reprofilée ». Au cimetière un deuxième portail a été installé. Rue des Vosges les habitants bénéficient d'un nouveau trottoir avec un nouvel éclairage public. Des ralentisseurs ont été installés devant le collège. 80 places de parking ont été créées pour le collège ainsi que 44 places pour les sportifs et les manifestations. Un toboggan a été installé. Un feu « à récompense » a été mis en service faubourg de Mulhouse ainsi que deux îlots.

Joseph Goester a aussi énuméré les projets de 2019 qui concerneront la voirie et la voie verte, le passage à niveau, la vidéosurveillance aux entrées du village, une piste cyclable entre Zillisheim et Hochstatt et la création de la « réserve Intercommunale de sécurité civile ».
Grand débat...

Le plan de zonage du futur PLU a été validé. L'arrêt du projet est fixé à septembre prochain dans l'espoir qu'il soit approuvé d'ici la fin de l'année.

La fibre optique permettant au village l'accès au très haut débit est prévue pour début 2020.

Avant de définitivement présenter ses voeux, et partant du postulat que « les Français sont en colère » Joseph a fermement condamné les violences et les dégradations qui perdurent depuis des semaines et dit : « il faut que cela cesse ». Il propose d'aider matériellement au déroulement du « Grand débat national » et tient à s'engager comme modérateur des débats qui auront lieu sur la commune. Il invite ses concitoyens à « ne pas bouder l'exercice » disant aussi qu'il est nécessaire de « se faire entendre ».
CBA

 

 
 

 

Grussenheim « Des liens toujours vivants »

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:07:44

© L'alsace, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Grussenheim « Des liens toujours vivants »
 

 
Plusieurs gerbes ont été déposées devant les stèles à l'entrée sud du village.  

Photos L'Alsace/Jean-Claude Oberlé

Chaque année, les cérémonies commémoratives de la Libération de Grussenheim sont cadrées et réglées à la minute près. Cette année cependant, elles ont commencé avec un petit quart d'heure de décalage, dû au retard bien involontaire du général Marc Ollier, gouverneur militaire de Strasbourg, commandant la 2e brigade blindée de Strasbourg. Le général a été accueilli par Martin Klipfel, maire de Grussenheim, entouré de ses adjoints et de diverses personnalités dont Eric Straumann, député et Brigitte Klinkert, présidente du Conseil départemental.

Les deux régiments qui ont signé une charte de partenariat avec la commune étaient représentés. Un détachement du 501e Régiment de chars de combat de Mourmelon était composé de plusieurs officiers et sous-officiers. Le RMT (Régiment de marche du Tchad) est venu en force avec son chef, le colonel Patrick Lamiral. Pour la première fois, la fanfare du RMT, composée en grande partie de réservistes et dirigée par l'adjudant-chef Damien, a participé aux cérémonies, complétant avec brio les apports fidèles des Amis du Ried.

Des gerbes ont été déposées aux stèles situées près du rond-point puis au monument aux morts. A 10 h 30, l'église était entièrement remplie pour la grand-messe, présidée par l'abbé Dominique Kress, curé de la communauté de paroisses. Martin Klipfel y a prononcé une courte allocution avant l'office, évoquant l'histoire des familles des soldats tombés lors de La libération du village. Trente-trois familles avaient répondu à l'appel de Marcel Bô en 1945 et beaucoup d'entre elles sont toujours présentes aujourd'hui. « Des liens toujours vivants » existent depuis 74 ans. Le maire a eu une pensée pour Henri Prigent, décédé le 11 janvier 2019. C'était le conducteur du char « Chemin des Dames » qui a brûlé en traversant le pont sur la Blind. Ce char a été offert à la commune qui en a fait un mémorial.
« Leclerc était furieux en apprenant le bilan »

Après la traditionnelle cérémonie au carré militaire, un vin d'honneur a été servi au dépôt des sapeurs-pompiers. L'hymne de la 2e DB a été entonné. Le général Jean-Paul Michel a donné quelques précisions sur les pertes humaines dans la bataille de « Grussenheim, clé de voûte du système défensif allemand ». « Leclerc était furieux en apprenant le bilan » a-t-il indiqué, en rajoutant : « les pertes de la 2e DB étaient plus conséquentes que durant les trois semaines de la bataille de Normandie ». Le général a également mentionné les vingt-cinq victimes civiles en trois jours de combats et les nombreux déportés et fusillés. Conformément au souhait du général Bruno Cuche, gouverneur des Invalides à Paris, il a annoncé que 2020 aura un « lustre particulier » à l'occasion du 75e anniversaire de la libération. Un déjeuner commun a rassemblé cent dix convives au Foyer de l'unité.
Jean-Claude OBERLÉ

 

 
 

Mémoire Colmar, le 2 février 1945 : Ne pas oublier

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:29:08

© Dna, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Mémoire Colmar, le 2 février 1945
Mémoire Colmar, le 2 février 1945 : Ne pas oublier
Gilbert Miclo, fils de photo-reporter, a souvent accompagné son père sur le terrain durant la Seconde Guerre mondiale. Marqué de manière indélébile, il témoigne aujourd'hui pour ne pas oublier cette libération de Colmar tant attendue.

 
Place du 2-Février, la bien nommée, cette prise de vue représente bien l'oppressante présence de l'armée allemande à Colmar. Sur cette image volée, en couleurs, chose rare pour l'époque, on voit un enfant saluer fièrement (à droite).
Gilbert Miclo se souvient parfaitement de l'arrivée des chars américains qui ont libéré Colmar le 2 février 1945. « J'avais seulement 9 ans, mais c'est incroyable comme je me souviens de tout », explique l'octogénaire. L'émotion est toujours vive. Il faut dire que son père, reporter photographe pour les DNA depuis les années 1920, l'emmenait régulièrement en reportage.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le jour de pause hebdomadaire de l'école était le jeudi. Pour Gilbert Miclo, c'était aussi le jour où son père, Jacques, l'emmenait sur le terrain, pour qu'il « voie la vérité en face », enfin c'est ce que pensait le petit garçon. « Il tenait à ce que j'assiste à tout, mais on n'en reparlait jamais. » Il a ainsi été le témoin de nombreuses scènes particulièrement difficiles dont les autres enfants colmariens étaient souvent épargnés. De sa fenêtre, Grand-Rue, il était aussi le spectateur d'un quotidien marqué par la rudesse de l'époque.
« Ceux-là, ils auraient mieux fait de se rendre, comme les autres »

« La photo, mon père avait ça dans le sang. Quand il a entendu parler de l'arrivée de la guerre, il s'est fait un stock de pellicules et de matériel photo. » Il en reste de précieux documents, et d'une qualité remarquable pour l'époque, comme la photo ci-contre en couleurs.

Il se souvient aussi avoir vu deux Allemands qui tentaient de fuir à moto et se faire exécuter à coup de mitraillette. « Ceux-là, ils auraient mieux fait de se rendre, comme les autres », soupire-t-il, montrant d'autres images d'arrestations auxquelles il avait assisté gamin.

« Curieux, j'ai demandé à maman pourquoi les soldats jonchés au sol n'avaient pas de chaussures. Je n'avais pas réalisé que c'étaient les habitants eux-mêmes qui déchaussaient les victimes. Mais bon, je les comprenais. »

Il se souvient aussi qu'un jour, son père l'a emmené près d'un cheval retrouvé mort. Il avait le ventre très gonflé. Ça aurait dû être une aubaine pour les habitants affamés, mais ils savaient tous que la bête était piégée, pleine d'explosifs.

Les agents de la Poste, qui se trouvaient à la gare de Colmar, étaient eux aussi mobilisés pour creuser des fosses. Dans quel but ? « Pour enterrer toute cette merde ! », répond Gilbert Miclo, désignant sur la table le tas de photos et son lot d'atrocités.

Dans toutes ces horreurs, il se souvient d'une blague que l'on racontait tout bas au sujet d'un barrage antichar américain réalisé avec des tracteurs agricoles : « Combien de temps les alliés vont-ils mettre pour rompre le barrage ? » « Une minute. Cinquante secondes à rigoler, puis dix secondes pour le détruire. »

Le 2 février 1945, à midi, les Allemands ont commencé à jeter leurs armes. Gilbert Miclo se remémore lorsque le premier char américain est arrivé de la collégiale vers la Grand-Rue où il habitait. Une salve de mitraillette avait été tirée sur l'angle de la rue de l'Église et de la Grand-Rue. Il en reste encore des stigmates aujourd'hui. « Un homme est sorti de la tourelle et nous a dit de nous coucher, avant d'envoyer un obus dans la banque. C'était impressionnant ! »

Très vite, les soldats US ont fait du troc avec les Colmariens. « Les alliés, on savait leur dire en anglais : du tabac pour papa et du chocolat pour maman. Évidemment, c'était pour nous. Eux, ils savaient dire "schnaps", qu'ils recevaient en contrepartie. »
Dom POIRIER

 

 
 

 

Colmar Ne pas oublier le 2 février 1945

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:35:07

© L'alsace, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Colmar Ne pas oublier le 2 février 1945
 

 
Place du 2-Février, la bien nommée, une image qui représente bien l'oppressante présence de l'armée allemande à Colmar. Sur cette image volée en couleur, chose rare pour l'époque, on voit un enfant saluer fièrement (en bas à droite). Archives DNA/Jacques Miclo
Gilbert Miclo se souvient parfaitement de l'arrivée des chars américains qui ont libéré Colmar le 2 février 1945. « J'avais seulement 9 ans, mais c'est incroyable comme je me souviens de tout », nous explique l'octogénaire. À l'entendre parler, on se rend compte que l'émotion est toujours aussi vive. Il faut dire que son père, reporter photographe pour les DNA depuis les années 1920, l'emmenait régulièrement en reportage.
La semaine des quatre jeudis

Durant la Seconde Guerre mondiale, le jour de fermeture de l'école était le jeudi, d'où la fameuse semaine idéale, celle des quatre jeudis. Pour Gilbert Miclo, c'était le jour où son père, Jacques, l'emmenait sur le terrain, pour qu'il « voie la vérité en face », enfin c'est ce que pensait le petit garçon. « Il tenait à ce que j'assiste à tout, mais on n'en reparlait jamais. » Il l'a fait assister à de nombreuses scènes particulièrement difficiles dont les autres enfants colmariens étaient souvent épargnés. De sa fenêtre, Grand-Rue, il était aussi le spectateur d'un quotidien marqué par la rudesse de l'époque.

« La photo, mon père avait ça dans le sang. Quand il a entendu parler de l'arrivée de la guerre, il s'est fait un stock de pellicules et de matériel photo. » Il en reste de précieux documents, et d'une qualité remarquable pour l'époque, comme la photo ci-dessus en couleur.

Il se souvient aussi avoir vu deux Allemands essayant de fuir à moto et se faire exécuter à coup de mitraillette. « Ceux-là, ils auraient mieux fait de se rendre, comme les autres », soupire-t-il, montrant d'autres images d'arrestation auxquelles il avait assisté gamin.

« Curieux, j'ai demandé à maman pourquoi les soldats jonchés au sol n'avaient pas de chaussures. Je n'avais pas réalisé que c'était les habitants eux-mêmes qui déchaussaient les victimes. Mais bon, je les comprenais. »

Il se souvient aussi qu'un jour, son père l'a emmené près d'un cheval retrouvé mort. Il avait le ventre très gonflé. Ça aurait dû être une aubaine pour les habitants affamés, mais ils savaient tous que la bête était piégée, pleine d'explosifs.

Les agents de la Poste, situés à la gare de Colmar, étaient eux aussi mobilisés pour creuser des fosses. Dans quel but ? « Pour enterrer toute cette merde ! », répond M. Miclo, désignant sur la table le tas de photos et son lot d'atrocités.

Dans toutes ces horreurs, Gilbert Miclo se souvient d'une blague que l'on racontait tout bas au sujet d'un barrage antichar américain réalisé avec des tracteurs agricoles : « Combien de temps les alliés vont-ils mettre pour rompre le barrage ? » « Une minute. Cinquante secondes à rigoler, puis dix secondes pour le détruire. »
Colmar libéré

Le 2 février 1945, à midi, les Allemands ont commencé à jeter leurs armes. Gilbert Miclo se remémore lorsque le premier char américain est arrivé de la Collégiale vers la Grand-Rue où il habitait. Une salve de mitraillette avait été tirée sur l'angle de la rue de l'Église et la Grand-Rue. Il en reste encore des stigmates aujourd'hui. « Un homme est sorti de la tourelle et nous a dit de nous coucher, avant d'envoyer un obus dans la banque. C'était impressionnant ! »

Très vite les soldats ont fait du troc avec les Colmariens. « Les alliés, on savait leur dire en anglais : du tabac pour papa et du chocolat pour maman. Évidemment, c'était pour nous. Eux, ils savaient dire "schnaps", qu'ils recevaient en contrepartie. »
Dom POIRIER

 

 
 

Dominicains de Guebwiller Le couvent prépare sa mue d'été

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:08:57

© L'alsace, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Dominicains de Guebwiller Le couvent prépare sa mue d'été
 

 
L'hyperdome 360 (ou Dovni) est une grande satisfaction de l'année écoulée pour les Dominicains. Il tiendra une place centrale dans le dispositif estival. Photo CD68/Michel Kurst
Un brin déçue par les dernières fréquentations estivales du couvent, l'équipe des Dominicains de Guebwiller a imaginé un nouveau concept destiné à renforcer l'attractivité du site pendant les mois les plus chauds : « Un couvent en pleine conscience ».

« C'est un projet lié à la notion de bien-être, dévoile le directeur Philippe Dolfus. Nous voulons que les visiteurs, touristes ou gens du secteur, puissent débrancher du quotidien, prendre le temps de souffler et penser un peu à eux. »
« Débrancher du quotidien, prendre le temps de souffler »

Coupé du monde extérieur, le public cheminera d'une animation à l'autre dans l'enceinte du couvent avec une petite incursion dans le jardin aux herbes aromatiques en compagnie de Cécile Billard.

Le principe des siestes musicales est conservé. « Nous pensons même étendre le principe et en proposer tous les jours. » L'installation sonore en immersion est conservée et sera proposée dans le caveau. Des ateliers de yoga et de méditation permettront un « décrochage total » avec la frénésie du dehors.
Comment s'échapperde la sacristie ?

Plus inattendue, l'installation éphémère d'un jeu de type escape game dans la sacristie : « Il sera géré par une société extérieure. C'est quelque chose d'inhabituel pour un site comme le nôtre, mais c'est très tendance et devrait nous garantir une belle affluence. » L'assistance s'est accordée sur ce point-là.

Mais c'est bien le Dovni (ou hyperdome 360 qui permet une expérience totalement immersive avec la projection de son et d'image à 360°) qui sera la grande « attraction » du dispositif. « Nous avons en notre possession une technologie peu répandue. À nous de l'exploiter au maximum. Les premières expériences ont été réalisées ces derniers mois, notamment au siège du conseil général », ont rappelé Philippe Dolfus et Brigitte Klinkert. Le directeur a évoqué un film « autour du monde des plantes et de leur histoire ».

« Ce "Couvent en pleine conscience" est un beau concept, tout à fait dans l'air du temps », a pour sa part conclu la présidente d'un conseil d'administration qui a validé le projet à l'unanimité.
Ouverture

Et aussi.- Brigitte Klinkert a proposé au conseil d'administration de s'ouvrir à des personnalités extérieures. « À titre consultatif, pour l'instant. »

Les deux premières invitées sont Anne Mistler, ancienne directrice régionale des affaires culturelles Grand Est, et Minja Yang, citoyenne japonaise, présidente du Ray mond Lemaire International Centre for Conservation, et ancienne collaboratrice du Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et de l'Unesco.
Mathieu PFEFFER Y ALLER « Couvent en pleine conscience », du 2 juillet au 15 septembre aux Dominicains de Haute-Alsace à Guebwiller. Tarifs : de 1 EUR à 4 EUR (hors escape game).

 

 
 

Wintzenheim Ouverture ce vendredi : Une nouvelle résidence seniors

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:26:49

© Dna, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Wintzenheim Ouverture ce vendredi
Wintzenheim Ouverture ce vendredi : Une nouvelle résidence seniors
La résidence-services seniors de Logelbach-Wintzenheim, qui appartient au groupe Réside Études, ouvre ses portes vendredi 1er février. À mi-chemin entre le maintien à domicile et la maison de retraite, ce mode de logement séduit de plus en plus de retraités.

 
La résidence-services seniors Vinifera ouvre ses portes ce vendredi 1er février sur le site des anciennes usines Velcorex à Logelbach-Wintzenheim. 101 logements sont en location, à partir de 800 EUR par mois. Une quinzaine de seniors emménagent la semaine prochaine.
Mardi après-midi, Marie-Rose Schuller, 84 ans, et son mari Fernand, 87 ans, visitent Vinifera, la nouvelle résidence-services seniors de Logelbach-Wintzenheim, située sur le site des anciennes usines Velcorex. Le couple, encore très alerte physiquement et intellectuellement, préfère anticiper. « Au cas où il arrive quelque chose à l'un d'entre nous  », glisse Marie-Rose, qui se rend compte qu'elle ne pourra plus assurer seule l'entretien de leur maison. Aller vivre chez leurs enfants ? Sûrement pas. S'installer en maison de retraite ? Encore moins.
« Il n'y a pas de profil type. L'arrivée dans nos résidences se fait souvent suite au décèsd'un conjoint, mais nous avons aussi des couples »

Vinifera, construite à deux pas de chez eux, leur apparaît comme le meilleur compromis. « On garde notre autonomie tout en bénéficiant de services adaptés », apprécie Fernand. La résidence seniors, qui ouvre demain, s'adresse en effet aux personnes autonomes, à partir de 60 ans.

« Il n'y a pas de profil type. L'arrivée dans nos résidences se fait souvent suite au décès d'un conjoint, mais nous avons aussi des couples », précise Hocine Mazouz, directeur régional des ventes du groupe Réside Études, propriétaire de la résidence.
« Apaiserleurs craintes »

À Logelbach, l'établissement se compose de 101 logements fonctionnels, du studio au trois pièces, dans lesquels il est possible de cuisiner. Barre de maintien, douche de plain-pied, éclairage automatique, volet électrique, les appartements sont adaptés aux personnes âgées et accessibles aux fauteuils roulants. Ils sont également meublés, avec la possibilité laissée aux seniors de rapporter leur propre mobilier. « Ça contribue à apaiser leurs craintes, explique Hocine Mazouz. Ça n'est pas évident de changer ses habitudes du jour au lendemain. »

En cas de problème, malaise ou autres, les résidents disposent par ailleurs d'un système d'appel. Six auxiliaires de vie, encadrées par une infirmière, sont présentes en permanence et peuvent intervenir à tout moment. À ces équipements, s'ajoutent de nombreux services à la carte : animations et sorties culturelles, ménage, restauration, bien-être.
Des loyers mensuelsentre 800 et 2 500 EUR

Une sécurité et des services qui séduisent Marie-Rose et Fernand, à l'image de plus en plus de retraités. « Cela tient aux conditions matérielles que nous offrons mais aussi à la recherche de convivialité dans les espaces communs », assure Hocine Mazouz. Pour le directeur régional, la résidence seniors de Logelbach constitue le cadre idéal pour bien vieillir. Encore faut-il pouvoir se le permettre car les prix sont élevés. Les loyers mensuels oscillent entre 800 et 2 500 EUR, en fonction de la taille et de l'exposition du logement.

Certains services, comme la restauration et le ménage, viennent s'ajouter à la facture. Hocine Mazouz assure que ces tarifs sont deux à trois fois moins chers qu'en établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Régine Burger, 78 ans, intéressée par un appartement, n'est pas encore prête à sauter le pas : « Le prix m'inquiète, comment payer sachant que je ne suis même pas propriétaire de ma maison ? »

Pour financer de tels montants, de nombreux seniors se servent du produit de la vente de leur ancien logement. Une évidence pour Marie-Rose et Fernand qui étudient avec attention la grille des loyers. En attendant l'arrivée du couple d'octogénaire, une quinzaine de seniors emménagent dès la semaine prochaine.
Marine ERNOULT Informations : Résidence-services seniors Vinifera - 2, rue des Cotonnades, Logelbach-Wintzenheim.Contact : Groupe Réside Études (? 01 53 23 44 00). Voir notre diaporama sur www.dna.fr

Informations : Résidence-services seniors Vinifera - 2, rue des Cotonnades, Logelbach-Wintzenheim.Contact : Groupe Réside Études (? 01 53 23 44 00).

 
 

 

Colmar Une nouvelle résidence seniors

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:36:42

© L'alsace, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Colmar Une nouvelle résidence seniors
 

 
La résidence-services seniors Vinifera ouvre ses portes vendredi 1er février sur le site des anciennes usines Velcorex à Logelbach-Wintzenheim. 101 logements sont en location, à partir de 800 EUR par mois. Une quinzaine de personnes emménagent la semaine prochaine. Photos L'Alsace/Hervé Kielwasser
Mardi après-midi, Marie-Rose Schuller, 84 ans, et son mari Fernand, 87 ans, visitent Vinifera, la nouvelle résidence-services seniors de Logelbach-Wintzenheim, située sur le site des anciennes usines Velcorex. Le couple, encore très alerte physiquement et intellectuellement, préfère anticiper. « Au cas où il arrive quelque chose à l'un d'entre nous », glisse Marie-Rose qui se rend compte qu'elle ne pourra plus assurer seule l'entretien de leur maison. Aller vivre chez leurs enfants ? Sûrement pas. S'installer en maison de retraite ? Encore moins.

Vinifera, construite à deux pas de chez eux, leur apparaît comme le meilleur compromis. « On garde notre autonomie tout en bénéficiant de services adaptés », apprécie Fernand. La résidence seniors, qui ouvre demain, s'adresse en effet aux personnes autonomes, à partir de 60 ans.
101 logements avec services à la carte

« Il n'y a pas de profil type, l'arrivée dans nos résidences se fait souvent suite au décès d'un conjoint mais nous avons aussi des couples », précise Hocine Mazouz, directeur régional des ventes du groupe Réside Études, propriétaire de la résidence.

À Logelbach, l'établissement se compose de 101 logements fonctionnels, du studio au trois-pièces, dans lesquels il est possible de cuisiner. Barre de maintien, douche de plain-pied, éclairage automatique, volet électrique, les appartements sont adaptés aux personnes âgées et accessibles aux fauteuils roulants. Ils sont également meublés, avec la possibilité laissée aux seniors de rapporter leur propre mobilier. « Ça contribue à apaiser leurs craintes, explique Hocine Mazouz. Ça n'est pas évident de changer ses habitudes du jour au lendemain. »

En cas de problème, malaise ou autre, les résidents disposent par ailleurs d'un système d'appel. Six auxiliaires de vie, encadrées par une infirmière, sont présentes en permanence et peuvent intervenir à tout moment. À ces équipements s'ajoutent de nombreux services à la carte : animations et sorties culturelles, ménage, restauration, bien-être.

Une sécurité et des services qui séduisent Marie-Rose et Fernand, à l'image de plus en plus de retraités. « Cela tient aux conditions matérielles que nous offrons mais aussi à la recherche de convivialité dans les espaces communs », assure Hocine Mazouz.

Pour le directeur régional, la résidence seniors de Logelbach constitue le cadre idéal pour bien vieillir. Encore faut-il pouvoir se le permettre car les prix sont élevés. Les loyers mensuels oscillent entre 800 et 2 500 EUR, en fonction de la taille et de l'exposition du logement.
Loyer à partir de 800 EUR

Certains services, comme la restauration et le ménage, viennent s'ajouter à la facture. Hocine Mazouz assure que ces tarifs sont deux à trois fois moins chers qu'en établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Régine Burger, 78 ans, intéressée par un appartement, n'est pas encore prête à sauter le pas : « Le prix m'inquiète, comment payer sachant que je ne suis même pas propriétaire de ma maison ? »

Pour financer de tels montants, de nombreux seniors se servent du produit de la vente de leur ancien logement. Une évidence pour Marie-Rose et Fernand qui étudient avec attention la grille des loyers. En attendant, une quinzaine de seniors emménagent dès la semaine prochaine.
Marine ERNOULT Informations : Résidence-services seniors Vinifera, 2 rue des Cotonnades, Logelbach-Wintzenheim. Contact : Groupe Réside Études 01.53.23.44.00. PLUS WEB Voir également notre diaporama sur www.lalsace.fr

 

 
 

Consommation Vente des paniers fraîcheur : Arrêt à Colmar, en réflexion ailleurs

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:28:13

© Dna, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Consommation Vente des paniers fraîcheur
Consommation Vente des paniers fraîcheur : Arrêt à Colmar, en réflexion ailleurs
Confrontée à la baisse de ses ventes, l'exploitation Fruits Bernhard a arrêté la livraison des paniers fraîcheur à la gare de Colmar. La chambre d'agriculture va dresser un bilan pour toute l'Alsace.

 
En raison de l'interdiction d'augmenter leur gamme de produits face à la concurrence, les Fruits Bernhard ont vu leurs ventes chuter à la gare de Colmar.
Chaque jeudi, les usagers du train appréciaient de pouvoir faire leurs courses de fruits et légumes directement à la gare de Colmar, avec les paniers fraîcheur des Fruits Bernhard.

Mais en décembre, l'exploitation maraîchère de Sigolsheim a effectué sa dernière livraison. Ces dernières années, les commandes de paniers avaient chuté. « De 140 à nos débuts en 2010, nous sommes passés à 25 », indique Danielle Bernhard, qui a repris l'exploitation familiale avec son mari Yves.

L'agricultrice pointe du doigt deux raisons principales à cette chute : la concurrence qui s'est intensifiée, et le cahier des charges trop strict. L'ouverture, il y a deux ans, du magasin de producteurs Coeur Paysan lui a donné un coup - même si elle y est elle-même présente - et celle d'une antenne à la gare de la Ruche qui dit oui !, les vendredis.
« Au bout de huit ans, quand on est limités aux fruits et légumes, les gens se lassent... »

Quant au cahier des charges, il restreint le contenu des paniers fraîcheur aux fruits et légumes, dont 50  % au moins doivent provenir de l'exploitation elle-même. « Les producteurs à la Ruche peuvent vendre tout type de produits locaux, y compris de la viande ou de l'artisanat, reprend Danielle Bernhard. J'avais demandé à la SNCF s'il était possible au moins de proposer des yaourts ou de la viande, mais elle a refusé. »

Ce que confirme la chambre d'agriculture du Haut-Rhin. « La SNCF est inflexible, note Valérie Simon, chargée du développement des circuits courts. Récemment, nous avons obtenu l'autorisation d'étendre aux oeufs, au miel et aux conserves de fruits ou légumes ; pour le reste, nous avons eu une fin de non-recevoir. »

Les Fruits Bernhard ont donc préféré arrêter : « Au bout de huit ans, quand on est limités aux fruits et légumes, les gens se lassent... », regrette Danielle Bernhard.

Valérie Simon et sa collègue du Bas-Rhin constatent un durcissement du côté de la SNCF. « Au départ, les paniers fraîcheur dépendaient des TER [gérés par la Région, NDLR] ; depuis deux ans, ils sont gérés par le service « gares et connexions », au niveau national. »

Un durcissement que conteste le service « gare et connexions ». « Rien n'a changé dans la règle ni dans l'esprit, le cahier des charges reste donc le même, y indique-t-on. Quant à la Ruche, elle est arrivée plus tard (2016), avec un autre contrat et un autre cahier des charges, plus large et négocié au plan national. »

Pour le panier fraîcheur, le maraîcher verse un loyer de 300 à 500 EUR annuel à la SNCF, dépendant du nombre de paniers vendus ; pour la Ruche, le loyer est du double, auquel s'ajoute le versement de 1  % du produit des ventes à la SNCF.
« Un service proposéaux usagers du train »

On comprend alors que celle-ci préfère avoir des Ruches que des paniers fraîcheur. Ce que remarque d'ailleurs la chambre d'agriculture : « Quand les producteurs des paniers fraîcheur veulent augmenter leur gamme, on leur répond qu'ils doivent rejoindre une Ruche », constate Valérie Simon.

La SNCF se défend de toute volonté financière sous-jacente : « Les paniers fraîcheur sont un service proposé aux usagers du train ; il est présent, mais nous ne communiquons pas spécifiquement sur celui-ci. Les producteurs de la Ruche, eux, disposent de la force d'une communauté, d'un animateur par antenne, d'outils de communication, sans compter la gamme de produits variés de toutes les Ruches. »

La chambre d'agriculture vient donc de lancer une enquête auprès des producteurs pour dresser un bilan des paniers fraîcheur : fréquentation, mais aussi prix, qui n'a pas évolué depuis les débuts (10 EUR un panier duo, 15 EUR un panier famille), communication...

En effet, lorsque le service dépendait des TER, la Région communiquait régulièrement sur les paniers fraîcheur, ce qui n'est plus le cas maintenant. La chambre d'agriculture va voir avec la Région s'il est possible de relancer cette communication.

« Quand les paniers ont été créés, c'était une véritable avancée pour les usagers du train, et la SNCF avait mené une campagne de communication très dynamique, reprend Valérie Simon. Depuis, d'autres systèmes de vente directe se sont mis en place, d'où une concurrence. S'est ajouté à cela l'arrêt de la communication. Or, la clientèle est « zappeuse » et oublie vite. Si nous pouvons remettre en place de la communication, nous sommes persuadés que les paniers pourront redémarrer. Tous les systèmes où le producteur va vers le consommateur ont une réelle utilité. »
Françoise MARISSAL

 

 
 

 

Bas-Rhin Enrayer la pénurie dans le BTP

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:22:02

© L'alsace, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Bas-Rhin Enrayer la pénurie dans le BTP
 

 
Vanessa Wagner et Alain Gangloff de la FFB 67. Photo DNA/X. T.
Promulguée le 5 septembre dernier, la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » remet à plat le système français de la formation et de l'apprentissage. Pour faire du dernier « une pédagogie alternative, et plus une voie de garage », elle a confié son pilotage aux branches professionnelles, simplifié les conditions d'ouverture des centres de formation d'apprentis, modifié leur financement, créé des passerelles facilitant la réorientation, assoupli les règles d'accès et de recrutement des jeunes candidats...

« La nouvelle loi va dans le bon sens mais elle ne résout pas le problème de l'attractivité des métiers de la construction », estime Vanessa Wagner, secrétaire générale de la Fédération française du bâtiment (FFB) du Bas-Rhin et conseillère régionale. « Les entreprises du BTP peinent à recruter des jeunes car elles véhiculent une image vieille de 30 ans », renchérit Alain Gangloff, président de la chambre professionnelle du chauffage, du sanitaire et du génie climatique.

Tous deux appellent donc les employeurs, les établissements et les acteurs de la formation « à se mettre autour de la table pour avancer ensemble et sur la même ligne ». « Nous voulons attirer des jeunes motivés, avec un savoir-vivre et un savoir être, et pas seulement des jeunes en échec scolaire... Il ne faut pas oublier que le chef d'entreprise s'engage à leur transmettre des compétences », insiste Alain Gangloff. Il suggère d'élaborer un site internet dédié « avec une large présentation vidéo des savoir-faire ».
« Il faut avoir une vision prospective »

Vanessa Wagner fait deux recommandations : « Il faut avoir une vision prospective afin de mettre nos efforts sur les nouveaux métiers dont nous aurons besoin demain. Et il faut penser à y intégrer les outils numériques. »

Patron de la société AG Michel à Strasbourg-Neudorf (six salariés), titulaire d'un brevet de maîtrise en installation sanitaire, Alain Gangloff se préoccupe également du suivi des apprentis dans les entreprises. « Le nombre d'inspecteurs est insuffisant », alerte-t-il. Les dérogations, facilement accordées par la Chambre de métiers d'Alsace aux entreprises dépourvues de tuteurs ayant le brevet de maîtrise, posent également question selon lui. « Les professionnels concernés doivent rester au coeur du débat sur les référentiels et les filières de formation. Or ils restent minoritaires dans les commissions concernées. »

Alors que la réforme de l'apprentissage doit se mettre en place cette année, les deux représentants de la FFB 67 rappellent que leur organisation a lancé l'été dernier une opération nationale en vue de répondre à la forte demande de main-d'oeuvre dans le secteur du bâtiment. « On se mobilise avec les acteurs publics de l'emploi, les associations et les collectivités territoriales pour identifier et favoriser l'accès à nos entreprises de jeunes et demandeurs d'emploi issus des quartiers prioritaires de la politique de la ville, résume Vanessa Wagner. On fait pour cela un travail de dentelle à l'échelle des bassins d'emploi. Au niveau national, il y a 15 000 contrats de travail à la clé, dont des contrats d'apprentissage et de professionnalisation. » X. T.

 

 
 

Choc violent à Colmar et autres faits

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:40:00

© L'alsace, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

Choc violent à Colmar et autres faits
 

 
Beaucoup de dégâts et un blessé léger dans la collision survenue hier soir route de Strasbourg à Colmar. Photo DNA-Nicolas Pinot

 

Orbey Dégagement de fumée

 

Un dégagement de fumée s'est produit hier mercredi vers 8 h au centre de vacances la Chaume, à Orbey. Les sapeurs-pompiers du corps local et de Colmar sont intervenus et ont procédé à la ventilation des locaux.

 

La fumée provenait d'un dysfonctionnement de la chaudière. Les enfants ont pu réintégrer rapidement.

Labaroche Contre un arbre

 

Une voiture a terminé sa course contre un arbre mardi peu avant 19 h, au lieu-dit les Evaux à Labaroche. L'accident n'a fait aucune victime.

Kunheim Le chauffard sera jugé ultérieurement

 

L'automobiliste avait tenté d'échapper à un contrôle de gendarmerie samedi soir à Kunheim. Il circulait avec un permis non valide et a été trouvé en possession de cannabis.

 

Il a été déféré lundi au parquet. Laissé en liberté, le quadragénaire sera jugé prochainement par le tribunal correctionnel.

 

 
 

faits divers Route de Strasbourg, à Colmar : Choc violent

Publié dans le panorama le Jeudi 31 janvier 2019 à 06:31:29

© Dna, Jeudi le 31 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

faits divers Route de Strasbourg, à Colmar
faits divers Route de Strasbourg, à Colmar : Choc violent

 
Beaucoup de dégâts et un blessé léger dans la collision survenue hier soir route de Strasbourg à Colmar.
Un accident s'est produit hier vers 18 h 15 route de Strasbourg, à Colmar. Tandis qu'un ralentissement se produisait à hauteur de la station Total, en direction de la sortie de la ville, la conductrice d'un monospace Ford a violemment heurté l'arrière d'une Dacia Sandero qui a été projetée sur une place de stationnement.

Intervenus avec l'ambulance et le fourgon de secours routier, les pompiers ont pris en charge la passagère de la Dacia, âgée d'une cinquantaine d'années. Se plaignant de douleurs à la nuque, elle a été transportée à l'hôpital Pasteur pour des examens. Les deux autres personnes impliquées n'ont pas été blessées. La police a procédé aux constatations d'usage. Le trafic a été perturbé le temps des opérations de secours, de nettoyage de chaussée et de dépannage, les deux véhicules étant hors d'usage.
ORBEY La chaudière fume

Un dégagement de fumée s'est produit hier vers 8 h au centre de vacances la Chaume, à Orbey. Les sapeurs-pompiers du corps local et de Colmar sont intervenus et ont procédé à la ventilation des locaux. La fumée provenait d'un dysfonctionnement de la chaudière. Les enfants ont pu réintégrer rapidement.
LABAROCHE Contre un arbre

Une voiture a terminé sa course contre un arbre mardi peu avant 19 h, au lieu-dit les Evaux à Labaroche. L'accident n'a fait aucune victime.
KUNHEIM Le chauffard jugé ultérieurement

L'automobiliste avait tenté d'échapper à un contrôle de gendarmerie samedi soir à Kunheim. Il circulait avec un permis non valide et a été trouvé en possession de cannabis.

Il a été déféré lundi au parquet. Laissé en liberté, le quadragénaire sera jugé prochainement par le tribunal correctionnel.