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Strasbourg Attentat Cinq nouvelles interpellations deux à Wintzenheim, trois à Sélestat

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 06:03:54

© L'alsace, Mercredi le 30 Janvier 2019
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Strasbourg Attentat Cinq nouvelles interpellations

Deux interpellations à Wintzenheim, trois à Sélestat

 
L'immeuble du quartier de Logelbach, à Wintzenheim dans la banlieue de Colmar, où habitent le suspect, Albert B. et son épouse. Photo DNA/Philippe Marchegay
Dans le cadre de l'enquête sur l'attentat du 11 décembre à Strasbourg, un homme de 78 ans et sa compagne de 57 ans ont été interpellés mardi à leur domicile de Wintzenheim-Logelbach, dans la banlieue de Colmar, par des policiers de la Sous-direction anti-terroriste (Sdat) et de la Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) de Strasbourg.

L'opération a commencé vers 6 heures du matin. Six voitures banalisées de la police ont stationné dans l'allée des Marronniers, près du petit immeuble collectif de trois niveaux où réside le couple. Une perquisition y a été effectuée. Peu avant 11 h, les fonctionnaires cagoulés sont ressortis avec les deux locataires qui ont été embarqués dans les voitures, la tête dissimulée sous un vêtement.

Le septuagénaire, Albert B., est soupçonné d'avoir fourni l'arme à feu utilisée par Cherif Chekatt pour commettre l'attentat du marché de Noël de Strasbourg, tuant cinq personnes et en blessant onze autres. Le terroriste de 29 ans, fiché S pour radicalisation islamiste, s'était servi d'un modèle peu commun : un Lebel 1892, revolver d'ordonnance de calibre 8 mm, datant de la fin du XIXe siècle.

Audrey Mondjehi, 37 ans, un ami proche de Cherif Chekatt qui l'avait logé la veille de l'attentat, aurait joué un rôle important dans la recherche de l'arme à feu. Le trentenaire, délinquant et figure de la scène rap strasbourgeoise, aurait mis le tueur en relation avec des membres de la communauté des vanniers, basés dans les environs de Sélestat. Selon les informations du Monde, la transaction aurait eu lieu sur le parking du magasin But à Houssen, au nord de Colmar.
Un cousin du principal suspect et ses deux fils

Simultanément à l'opération de police menée à Wintzenheim, trois autres hommes ont été interpellés à Sélestat, notamment dans une habitation située route de Strasbourg. Il s'agit d'un cousin d'Albert B., âgé de 65 ans, et de ses deux fils, âgés de 32 et 34 ans. Une perquisition a aussi été menée à leur domicile. Les enquêteurs cherchent à établir d'éventuels liens de complicité, notamment pour la fourniture de l'arme.

Ces cinq suspects de la même famille, ont été placés en garde à vue dans les locaux de la DRPJ de Strasbourg. Leurs auditions doivent permettre d'éclaircir le rôle de chacun, et notamment celui de l'aîné. Les enquêteurs restent à ce stade prudents sur le partage des responsabilités.

En fonction des éléments retenus contre eux, les cinq suspects pourraient éventuellement être mis en examen et présentés à un juge antiterroriste. Ils seraient pour cela transférés des locaux de la police judiciaire de Strasbourg au tribunal de grande instance de Paris. Dans les affaires de terrorisme, la garde à vue peut atteindre 120 heures.
Antoine BONIN, Geneviève LECOINTRE, Philippe MARCHEGAY,et Thierry MARTEL

 

 
 

Un septuagénaire soupçonné d'avoir fourni l'arme à Chekatt

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 05:45:30

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Attentat du 11 décembre à Strasbourg
Un septuagénaire soupçonné d'avoir fourni l'arme à Chekatt
Cinq membres d'une même famille, impliqués dans la fourniture de l'arme à Cherif Chekatt, l'auteur de l'attentat du 11 décembre 2018 à Strasbourg, ont été arrêtés mardi en Alsace : deux à Wintzenheim près de Colmar et trois à Sélestat.
 

 
L'immeuble du quartier de Logelbach, à Wintzenheim dans la banlieue de Colmar, où habitent le suspect, Albert B. et son épouse.
Dans le cadre de l'enquête sur l'attentat du 11 décembre à Strasbourg, un homme de 78 ans et sa compagne de 57 ans ont été interpellés mardi à leur domicile de Wintzenheim-Logelbach, dans la banlieue de Colmar, par des policiers de la Sous-direction anti-terroriste (Sdat) et de la Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ) de Strasbourg.
Embarqués dans les voitures, la tête dissimulée sous un vêtement

L'opération a commencé vers 6 heures du matin. Six voitures banalisées de la police ont stationné dans l'allée des Marronniers, près du petit immeuble collectif de trois niveaux où réside le couple. Une perquisition y a été effectuée. Peu avant 11 h, les fonctionnaires cagoulés sont ressortis avec les deux locataires qui ont été embarqués dans les voitures, la tête dissimulée sous un vêtement.

Le septuagénaire, Albert B., est soupçonné d'avoir fourni l'arme à feu utilisée par Cherif Chekatt pour commettre l'attentat du marché de Noël de Strasbourg, tuant cinq personnes et en blessant onze autres. Le terroriste de 29 ans, fiché S pour radicalisation islamiste, s'était servi d'un modèle peu commun : un Lebel 1892, revolver d'ordonnance de calibre 8 mm, datant de la fin du XIXe siècle.

Audrey Mondjehi, 37 ans, un ami proche de Cherif Chekatt qui l'avait logé la veille de l'attentat, aurait joué un rôle important dans la recherche de l'arme à feu. Le trentenaire, délinquant et figure de la scène rap strasbourgeoise, aurait mis le tueur en relation avec des membres de la communauté des vanniers, basés dans les environs de Sélestat. Selon les informations du Monde, la transaction aurait eu lieu sur le parking du magasin BUT à Houssen, au nord de Colmar.
Un cousin du principal suspect et ses deux fils

Simultanément à l'opération de police menée à Wintzenheim, trois autres hommes ont été interpellés à Sélestat, notamment dans une habitation située route de Strasbourg. Il s'agit d'un cousin d'Albert B., âgé de 65 ans, et de ses deux fils, âgés de 32 et 34 ans. Une perquisition a aussi été menée à leur domicile. Les enquêteurs cherchent à établir d'éventuels liens de complicité, notamment pour la fourniture de l'arme.

Ces cinq suspects de la même famille, ont été placés en garde à vue dans les locaux de la DRPJ de Strasbourg. Leurs auditions doivent permettre d'éclaircir le rôle de chacun, et notamment celui de l'aîné. Les enquêteurs restent à ce stade prudents sur le partage des responsabilités.

En fonction des éléments retenus contre eux, les cinq suspects pourraient éventuellement être mis en examen et présentés à un juge antiterroriste. Ils seraient pour cela transférés des locaux de la police judiciaire de Strasbourg au tribunal de grande instance de Paris. Dans les affaires de terrorisme, la garde à vue peut atteindre cent vingt heures.
Antoine BONIN, Geneviève LECOINTRE, Philippe MARCHEGAY,et Thierry MARTEL

 

 
 

 

France Inter – Stocamine – Interview Georges Walter

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 06:26:47

France Inter – Stocamine – Interview de Georges Walter

L'affaire Stocamine.

Elus locaux et associations sont vent debout contre la décision du gouvernement de laisser des déchets dangereux enterrés dans l'ancienne mine de potasse alsacienne. Le point sur la situation avec Georges Walter, directeur de l'environnement et du cadre de vie du département du Haut-Rhin, et Marcos Buser, géologue et expert en énergie nucléaire. 

L'interview commence à 15'14 :

Ecouter l'interview sur le site de France Inter

 

SUD ALSACE Maternités de Thann et d'Altkirch et service des urgences d'Altkirch Agréments prolongés : un premier pas

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 05:36:41

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SUD ALSACE Maternités de Thann et d'Altkirch et service des urgences d'Altkirch
SUD ALSACE Maternités de Thann et d'Altkirch et service des urgences d'Altkirch Agréments prolongés : un premier pas
Certifiée par le directeur de l'agence régionale de santé et révélée lundi soir par le député Jean-Luc Reitzer, la prolongation jusqu'à fin 2019 des autorisations d'activité pour les maternités de l'hôpital St-Jacques de Thann et de l'hôpital St-Morand d'Altkirch ainsi que pour les urgences d'Altkirch a suscité de nombreuses réactions.

 
Jeanne Stoltz-Nawrot, présidente de l'association pour la Renaissance des services hospitaliers thannois, lors de la mobilisation du 24 novembre à Thann.
L'association pour la REnaissance des services hospitaliers thannois (REST) a réagi hier après l'annonce faite par Christophe Lannelongue, directeur de l'agence régionale de santé (ARS). « L'association REST est très heureuse du sursis annoncé. [...] Cela est une preuve que la mobilisation du territoire paie, et que le front commun des élus et des citoyens peut peser dans le débat de l'aménagement de notre territoire ! L'agence régionale de santé a la sagesse d'entendre notre voix, il faut maintenant qu'elle compte avec nous pour construire ce que sera l'hôpital demain. Nous sommes très motivés pour participer à cette construction et bien sûr déterminés à construire un vrai hôpital de secteur et non de proximité au sens de la loi Buzyn qui est en gestation. »

« Nous sommes conscients que le contexte social ai pu jouer, ce qui aura probablement changé d'ici fin 2019 et donc nous redoublerons de vigilance. L'association reste mobilisée et plus que jamais déterminée à faire entendre la voix des territoires ruraux. »

« Nous demandons pour la population du Pays Thur-Doller : que l'agrément de la maternité thannoise, compétente et humaine, soit renouvelé par l'ARS jusqu'en 2023, conformément aux engagements pris ; que le groupement hospitalier régional Mulhouse Sud-Alsace (GHRMSA) recrute les personnels de santé permettant à l'hôpital de Thann de retrouver de réels services hospitaliers de proximité : urgences, maternité, chirurgie ; que la Ministre de la santé et des solidarités reconsidère sa politique quant à l'égal accès aux soins pour tous les citoyens, urbains ou ruraux ; que l'aspect humain, primordial dans le domaine de la santé, ne soit pas sacrifié sur l'autel comptable et financier par les technocrates. »
« Une première étape »pour le député

Le député Raphaël Schellenberger se félicite également de cette avancée : « Je me réjouis de la décision prise par l'ARS de suivre la demande du conseil de surveillance du GHRMSA d'octroyer un temps supplémentaire avant de prendre une décision sur le service de maternité de l'hôpital de Thann. C'est une première étape ! Dans les prochains jours, nous nous retrouverons avec Jean Rottner et les membres du conseil de surveillance pour poursuivre le travail. Il s'agit de mettre en place un vrai plan stratégique de mise à niveau des infrastructures de l'hôpital avec des investissements à réaliser, tant dans un matériel médical moderne que dans des bâtiments qui méritent d'être rénovés. Ces investissements devront accompagner un niveau de service global pour le territoire, pour tous les âges de la vie ! Donner naissance à Thann, en proximité et dans de bonnes conditions ne doit pas être une option ! »
Les maires demeurent mobilisés

Dans un communiqué commun, Romain Luttringer, Michel Sordi et Jean-Marie Michel, respectivement maire de Thann, Cernay et Bitschwiller-lès-Thann, communes sur le ban desquelles sont installés des établissements de santé, réaffirment leur détermination : « Lors du conseil de surveillance du GHRMSA d'hier soir (lundi : N.D.L.R.) le directeur général de l'agence régionale de santé Grand Est, Christophe Lannelongue a confirmé la prolongation des autorisations d'activité pour le service de la maternité de l'hôpital Saint-Jacques de Thann et pour le service des urgences et de la maternité du centre hospitalier d'Altkirch. Cette décision fait suite aux interventions du président du conseil de surveillance du GHRMSA, Jean Rottner, ainsi que des élus membres de ce même conseil, Michel Sordi, maire de Cernay, Romain Luttringer, maire de Thann, et Jean-Marie Michel, maire de Bitschwiller-lès-Thann. Ceux-ci avaient refusé de valider le contrat de performance prévu par l'ARS.»

«Cette décision fait suite également à la mobilisation du personnel du GHRMSA, des médecins généralistes, de l'ensemble des élus locaux, des habitants et de l'association REST. D'autre part, l'investissement dans ce dossier de M. le Préfet du Haut-Rhin [...] a permis d'aboutir à une nouvelle phase de concertation. [...] Nous restons mobilisés pour défendre notre hôpital et notre maternité. »
«Construire un projet cohérent»

Du côté sundgauvien, Nicolas Jander, maire d'Altkirch et conseiller départemental du canton d'Altkirch, indique : « C'est une bonne nouvelle pour l'hôpital d'Altkirch et pour tout le Sundgau. Il faut espérer que ce délai sera mis à profit pour construire, avec l'ensemble des acteurs du dossier (ARS, direction du GHRMSA, élus, agents de l'hôpital, professions médicales et paramédicales du Sundgau), un projet cohérent qui assure la pérennité de notre hôpital, lequel, faut-il le rappeler, profite à un bassin de vie de 70 000 habitants dans 108 communes en milieu rural. »

Patricia Schillinger, sénatrice du Haut-Rhin , salue « la décision de Christophe Lannelongue. [...] Si l'on peut se satisfaire de cette prolongation logique et nécessaire, je me réjouis aussi de la possibilité qui nous est donnée d'étendre les discussions pour trouver les solutions les plus confortables pour ces hôpitaux. Il nous faut aujourd'hui construire un véritable projet de territoire afin de perpétuer la présence hospitalière dans son ensemble.
«Favoriser l'installation de praticiens»

Nous constatons aussi que certains problèmes peuvent aussi résider dans le déficit du réseau de gynécologues et d'obstétriciens. Il faut ainsi favoriser l'installation de praticiens permanents ou à défaut, envisager la création d'une brigade de praticiens mobiles qui puisse intervenir sur les deux sites. Les réflexions devront aussi porter sur l'implantation des jeunes praticiens en territoires ruraux, afin de perpétuer la médecine de proximité et assurer la sécurité des patients. »

Pour sa part, le Dr Pierre Heitz, à la tête de la coordination des médecins généralistes et infirmières libérales du Sundgau, n'a pas souhaité faire de commentaire à chaud. Il appelait samedi dernier à une nouvelle manifestation à Altkirch dans un mois, avec si possible encore plus de monde «pour maintenir la pression»...
F.S., L.B. et N.B.-G.

 

 
 

 

Altkirch Hôpital de Thann Sursis jusque fin 2019 : la réaction des élus

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 06:35:32

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Altkirch Hôpital de Thann Sursis jusque fin 2019 : la réaction des élus
 

 
Manifestation, samedi dernier au centre-ville, contre la fermeture de la maternité et du service des urgences d'Altkirch .

Photo L'Alsace/Laurence Behr

Le député de la circonscription d'Altkirch/Saint-Louis, Jean-Luc Reitzer a révélé lundi soir (L'Alsace de mardi 29 janvier) la prolongation jusqu'à la fin de cette année 2019 des autorisations d'activité pour le service des urgences et la maternité du centre hospitalier Saint-Morand d'Altkirch et pour la maternité de l'hôpital Saint-Jacques de Thann. Une annonce donnée et confirmé en public par Christophe Lannelongue, directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS) Grand Est, avant l'ouverture de la réunion du conseil de surveillance du Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace (GHRMSA) qui a validé cette décision.

Ces services resteront ouverts au moins jusqu'à la fin de l'année, laissant le temps aux partenaires concernés d'engager une vraie concertation, durant cinq mois, avec un point d'étape fin juin.
Les élus réagissent

Nicolas Jander, maire d'Altkirch et conseiller départemental du canton d'Altkirch. « C'est une bonne nouvelle pour l'hôpital d'Altkirch et pour tout le Sundgau. Il faut espérer que ce délai sera mis à profit pour construire, avec l'ensemble des acteurs du dossier (ARS, direction du GHRMSA, élus, agents de l'hôpital, professions médicales et paramédicales du Sundgau), un projet cohérent qui assure la pérennité de notre hôpital, lequel, faut-il le rappeler, profite à un bassin de vie de 70 000 habitants dans 108 communes en milieu rural. »

Patricia Schillinger, sénatrice du Haut-Rhin, salue « la décision de Christophe Lannelongue. [...] Si l'on peut se satisfaire de cette prolongation logique et nécessaire, je me réjouis aussi de la possibilité qui nous est donnée d'étendre les discussions pour trouver les solutions les plus confortables pour ces hôpitaux. Il nous faut aujourd'hui construire un véritable projet de territoire afin de perpétuer la présence hospitalière dans son ensemble.

Nous constatons aussi que certains problèmes peuvent aussi résider dans le déficit du réseau de gynécologues et d'obstétriciens. Il faut ainsi favoriser l'installation de praticiens permanents ou, à défaut, envisager la création d'une brigade de praticiens mobiles qui puisse intervenir sur les deux sites. Les réflexions devront aussi porter sur l'implantation des jeunes praticiens en territoires ruraux, afin de perpétuer la médecine de proximité et assurer la sécurité des patients. »

Pour sa part, le Dr Pierre Heitz, à la tête de la coordination des médecins généralistes et infirmières libérales du Sundgau, n'a pas souhaité faire de commentaire à chaud. Il appelait samedi dernier à une nouvelle manifestation à Altkirch dans un mois, avec, si possible, encore plus de monde (pour maintenir la pression...).
L.B. et N.B-G.

 

 
 

Thann Maintien de la maternité : réactions et satisfaction

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 06:14:59

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Thann Maintien de la maternité : réactions et satisfaction
 

 
La mobilisation a payé.

Photo DNA/Alain Cheval

Voici les premières réactions après l'annonce du sursis pour la maternité de Thann, annoncé, lundi à Mulhouse, par Christophe Lannelongue, directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS) Grand Est, avant la réunion du conseil de surveillance du Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace (GHRMSA).
L'association Rest heureuse et déterminée

L'association Rest (pour la Renaissance des services hospitaliers thannois) est « très heureuse du sursis annoncé lundi soir. Cela est une preuve que la mobilisation du territoire paie et que le front commun des élus et des citoyens peut peser dans le débat de l'aménagement de notre territoire. L'ARS a la sagesse d'entendre notre voix, il faut maintenant qu'elle compte avec nous pour construire ce que sera l'hôpital demain. Nous sommes très motivés pour participer à cette construction, et bien sûr déterminés à construire un vrai hôpital de secteur, et non de proximité au sens de la loi Buzyn qui est en gestation.

Nous sommes conscients que le contexte social a pu jouer, ce qui aura probablement changé d'ici fin 2019 et donc nous redoublerons de vigilance. L'association reste mobilisée et plus que jamais déterminée à faire entendre la voix des territoires ruraux. »
Romain Luttringer, Michel Sordiet Jean-Marie Michel

Romain Luttringer, maire de Thann, Michel Sordi, maire de Cernay, et Jean-Marie Michel, maire de Bitschwiller-lès-Thann, nous ont fait parvenir une réaction commune : « Lors du conseil de surveillance du GHRMSA du lundi 28 janvier, le directeur général de l'Agence régionale de santé Grand Est, Christophe Lannelongue, a confirmé la prolongation des autorisations d'activité pour le service de la maternité de l'hôpital Saint-Jacques de Thann et pour le service des urgences et de la maternité du centre hospitalier d'Altkirch.

Cette décision fait suite aux interventions du président du conseil de surveillance du GHRMSA, Jean Rottner, ainsi que des élus membres de ce même conseil, Michel Sordi, maire de Cernay, Romain Luttringer, maire de Thann, et Jean-Marie Michel, maire de Bitschwiller-lès-Thann. Ceux-ci avaient refusé de valider le contrat de performance prévu par l'ARS. Cette décision fait suite également à la mobilisation du personnel du GHRMSA, des médecins généralistes, de l'ensemble des élus locaux, des habitants et de l'association Rest.

D'autre part, l'investissement dans ce dossier du préfet du Haut-Rhin et du président de la Région Grand Est, président du conseil de surveillance du GHRMSA, Jean Rottner, que nous tenons à remercier, a permis d'aboutir à une nouvelle phase de concertation.

Cette prolongation des autorisations d'activité doit permettre, selon le directeur général de l'ARS, "de mener un vrai débat, sans a priori et avec un esprit d'ouverture, avec l'ensemble des personnes concernées durant cinq mois, avec un point d'étape fin juin". Et "avec la volonté de construire ensemble un vrai projet de territoire" et de pérenniser ainsi les services des hôpitaux de proximité que sont les hôpitaux de Thann et d'Altkirch, garantissant ainsi la prise en charge sanitaire de la population des territoires. Nous restons mobilisés pour défendre notre hôpital et notre maternité. »
« Enfin le tempsdu dialogue »pour la sénatrice Patricia Schillinger

La sénatrice du Haut-Rhin Patricia Schillinger réagit aussi : « Après la décision de l'ARS portant sur la prolongation des activités des hôpitaux de Thann et Altkirch, voici enfin le temps du dialogue et de la réflexion !

"La tempérance et le travail sont les meilleurs médecins de l'homme." C'est par ces mots de Rousseau que je salue la décision de Christophe Lannelongue, directeur général de l'ARS Grand Est, d'avoir annoncé, avant l'ouverture de la réunion du conseil de surveillance du GHRMSA, la prolongation jusqu'à la fin de l'année 2019 des autorisations d'activité pour la maternité de l'hôpital Saint-Jacques de Thann ainsi que pour le service des urgences et la maternité du centre hospitalier Saint-Morand d'Altkirch.

Si l'on peut se satisfaire de cette prolongation logique et nécessaire, je me réjouis aussi de la possibilité qui nous est donnée d'étendre les discussions pour trouver les solutions les plus confortables pour ces hôpitaux.

Il nous faut aujourd'hui construire un véritable projet de territoire afin de perpétuer la présence hospitalière dans son ensemble.

Nous constatons également que certains problèmes peuvent aussi résider dans le déficit du réseau de gynécologues et d'obstétriciens. Il faut ainsi favoriser l'installation de praticiens permanents ou, à défaut, envisager la création d'une brigade de praticiens mobiles qui puisse intervenir sur les deux sites.

Les réflexions devront aussi porter sur l'implantation des jeunes praticiens en territoires ruraux, afin de perpétuer la médecine de proximité et assurer la sécurité des patients. »
« Une première étape » pour le député RaphaëlSchellenberger

Raphaël Schellenberger, député de la 4e circonscription du Haut-Rhin : « Je me réjouis de la décision prise par l'ARS de suivre la demande du conseil de surveillance du GHRMSA d'octroyer un temps supplémentaire avant de prendre une décision sur le service de maternité de l'hôpital de Thann. C'est une première étape !

Dans les prochains jours, nous nous retrouverons avec Jean Rottner et les membres du conseil de surveillance pour poursuivre le travail. Il s'agit de mettre en place un vrai plan stratégique de mise à niveau des infrastructures de l'hôpital avec des investissements à réaliser, tant dans un matériel médical moderne que dans des bâtiments qui méritent d'être rénovés. Ces investissements devront accompagner un niveau de service global pour le territoire, pour tous les âges de la vie !

Donner naissance à Thann, en proximité et dans de bonnes conditions, ne doit pas être une option ! »

 

 
 

Mulhouse Groupe hospitalier« Je n'ai pas de boule de cristal »

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 06:34:03

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Mulhouse Groupe hospitalier« Je n'ai pas de boule de cristal »
 

 
L'entrée principale du nouvel hôpital Femme-mère-enfant, rue Mangeney à Mulhouse.

Archives L'Alsace/Darek Szuster

Les sujets ont été nombreux lors de la cérémonie des voeux de la nouvelle directrice du GHRMSA (Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace), Corinne Krencker. Elle a évoqué longuement le bilan des grands chantiers 2018 et a annoncé pour 2019 la poursuite de la démarche qualité « avec une offre de soins innovante pour répondre au mieux aux besoins de la population ».

Chefs de pôle, médecins, cadres de santé du GHRMSA ont été nombreux à participer à la cérémonie des voeux lundi soir, à l'école d'infirmières de Mulhouse, tout comme une délégation d'élus d'Altkirch et de Thann, conduite par le député Jean-Luc Reitzer. Le directeur de l'ARS (Agence régionale de santé) Christophe Lannelongue et Jean Rottner, président du conseil de surveillance du GHRMSA, se sont également exprimés. Tous les participants ont été accueillis par les manifestants de l'intersyndicale du GHRMSA, à leur arrivée (voir notre édition du mardi 29 janvier). Mais l'avenir des hôpitaux d'Altkirch et de Thann n'a pas donné lieu à de nouvelles informations et le sort de la clinique des Trois-Frontières de Saint-Louis n'a pas été évoqué.

Pour son premier discours, quinze jours après sa prise de fonction, la tâche de Corinne Krencker était périlleuse, à plus d'un titre. Périlleuse avec une situation budgétaire tendue (avec un déficit de 12 millions d'euros pour 2018), une baisse continue des dotations, la difficulté de recruter de nouveaux médecins... Sans oublier l'adhésion au contrat de performance, ( mis en place par le ministère de la Santé et celui des Comptes publics pour accompagner les transformations et l'amélioration des établissements de santé ).
Le défi d'une nouvelle organisation

« Ce contrat doit être mis en place avec l'ARS, pour rétablir l'équilibre financier du GHRMSA, mais pas seulement. Il doit permettre de relever le défi d'une nouvelle organisation à l'échelle de notre territoire, en y associant innovations, nouvelles activités et une offre de soins plus soutenue sur l'ensemble du GHRMSA . À Mulhouse, comme dans d'autres hôpitaux publics, la courbe d'augmentation d'activité est constante. Nous constatons une baisse des hospitalisations et une augmentation de l'activité ambulatoire. »

Elle a rappelé les différents points forts de l'année 2018 - le budget était fixé à 475 MEUR, avec l'ouverture « d u gros bébé qu'est l'hôpital Femme-mère-enfant (72 millions EUR), un nouvel atout pour le GHRMSA, malgré un accueil difficile ». Et d'évoquer l'ouverture de la nouvelle salle de régulation du Samu 68. « Nous avons enregistré 6,2 % d'augmentation des appels, autant pour les sorties du Smur et pour le passage aux Urgences. Ces chiffres traduisent une réalité, l'urgence répond à une demande de la population. »

2018 a été marquée également par l'ouverture du Cesame (centre de santé mentale) et d'un pôle interétablissement d'addictologie clinique, l'acquisition d'un Tep Scan, de deux scanners, de 17 échographes, des équipements techniques pour les blocs opératoires et de laboratoire. Corinne Krencker milite pour « un hôpital attractif et innovant. Nous maintiendrons le rythme actuel ». La collaboration avec le Centre universitaire hospitalier de Strasbourg va être renforcée, ainsi qu'avec les différents partenaires de la région, de Colmar et de Fribourg-en-Brisgau et les médecins libéraux.
11 millions d'investissementpour 2019

Pour 2019, la nouvelle directrice pose cartes sur table, même si le budget reste à finaliser : « Je n'ai pas de boule de cristal. Mais nous poursuivrons le renouvellement de nos infrastructures, avec un schéma d'investissement de 11 MEUR, prévus pour les travaux cette année. Un hôpital de notre taille doit avoir l'ambition de la technicité et de l'innovation. » Un plan quinquennal pour les investissements sera défini. « C ar, même si l'enveloppe se réduit, elle reste conséquente et permettra de réaliser de beaux projets. Il conviendra de définir nos priorités pour améliorer toujours notre offre de soins. »

Le GHRMSA connaît, comme nombre d'établissements de santé, des problèmes de recrutement de médecins. « Il faut réfléchir avec le corps médical à tout ce qui nous permettra de rester attractifs pour garder et renouveler nos équipes médicales. »

Une enveloppe de 3,5 MEUR sera affectée pour les équipements bio-médicaux. « Mais la liste des travaux doit encore être précisée. »

La certification de la HAS (Haute autorité de santé) s'est déroulée du 5 au 14 novembre 2018. « Elle a donné un nouvel élan à notre démarche qualité. Il faudra maintenir cette dynamique sur l'ensemble de nos établissements. » Et Corinne Krencker de conclure : « Je suis le directeur de l'ensemble des sites. Nous mettons en place une réflexion collective. Il s'agit de réfléchir ensemble, pour construire une offre de soins de qualité et structurée sur l'échelle de notre territoire. Le travail ne manquera pas. Les usagers y seront associés. Il s'agit de notre nouvelle feuille de route. »
« Construire ensemble »

Comme président du conseil de surveillance de GHRMSA, Jean Rottner, président du Grand Est, a insisté sur le sujet de l'aménagement du territoire de santé. « Il convient de tenir compte des réactions de la population, mais en expliquant l'exigence de la performance des soins et le volet financier. Aujourd'hui, le GHRMSA est multisite mais je ne peux pas souscrire au contrat de performance. Il faut le travailler, il y a une responsabilité citoyenne à construire cet aménagement du territoire, c'est notre rôle d'élus. Il ne peut pas être seulement question de soustraction. Investir permet de gagner de l'argent pour un bon fonctionnement des soins. Aujourd'hui, la situation est compliquée sur le site de Saint-Louis. Il faut trouver un chemin pour celui d'Altkirch. Il faut être à l'écoute et construire ensemble. »

Le directeur de l'ARS Grand Est Christophe Lannelongue a répondu directement à Jean Rottner : « Il n'est pas question de signer le contrat de performance en l'état. Nous allons donner du temps pour construire un projet adapté au territoire, pour les années à venir. Le GHRMSA a fait des efforts. » Il milite pour la consolidation des sites de proximité avec une offre de soins élargie. « Mais notre système de santé doit être transformé. C'est difficile. Mais il n'est pas question de fermer de sites. »

Un temps supplémentaire est accordé, mais pas au-delà de fin 2019.
Sabine HARTMANN

 

 
 

Nucléaire : sûreté au niveau, avenir incertain

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 05:39:53

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Énergie Environnement
Nucléaire : sûreté au niveau, avenir incertain
 

 
Le niveau de sûreté nucléaire est resté satisfaisant en 2018 mais le vieillissement des installations doit pousser la filière à se ressaisir. C'est le bilan qu'a tiré mardi, lors de ses voeux à la presse, l'Autorité de sûreté nucléaire, identifiant « deux points de vigilance » à court terme.

Tout d'abord, « la reprise et le conditionnement des déchets anciens et les opérations de démantèlement rencontrent encore des difficultés », qui se traduisent par des retards. Le second point concerne l'état des installations nucléaires, qui vieillissent : « Un nombre encore trop important d'écarts est constaté dans la conformité des installations à leur référentiel de sûreté », a déclaré Bernard Doroszczuk, patron du gendarme du nucléaire, ajoutant auprès du Monde que « l'état des installations est un vrai sujet de préoccupation ».
L'EPR encore repoussé ?

À plus long terme, Bernard Doroszczuk identifie trois priorités : le « besoin d'anticipation » des opérateurs (EDF, Orano, CEA, etc), le « maintien des marges de sûreté » et surtout la mobilisation sur les compétences professionnelles.

« Il y a clairement besoin d'un ressaisissement collectif et stratégique de la filière autour de la formation professionnelle et des compétences clefs d'exécution pour atteindre le niveau de qualité et de sûreté attendu du nucléaire », a jugé Bernard Doroszczuk. Il s'est en effet inquiété de « difficultés industrielles pour des opérations classiques ».

 

 
 

 

Politique Européennes : La droite valide son trio de tête, l'UDi prépare sa liste

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 05:40:32

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Politique Européennes
Politique Européennes : La droite valide son trio de tête, l'UDi prépare sa liste

 
La Commission nationale d'investiture (CNI) des Républicains (LR) a validé mardi la désignation de François-Xavier Bellamy, Agnès Evren et Arnaud Danjean en tête de la liste du parti pour les élections européennes du 26 mai. La CNI a approuvé ce trio, qui a « présenté ensemble sa candidature », par 38 voix pour et 2 contre, a indiqué Eric Ciotti, président de la CNI.

Le nom de François-Xavier Bellamy (33 ans), auteur et professeur de philosophie et adjoint au maire de Versailles, circulait depuis plusieurs semaines. M. Wauquiez a proposé cette personnalité au profil conservateur ainsi qu'Agnès Evren, vice-présidente de la région Ile-de-France, et Arnaud Danjean, eurodéputé sortant. Les places suivantes seront en principe occupées par trois ex-ministres, tous eurodéputés sortants : Rachida Dati, Brice Hortefeux et Nadine Morano. Le leader centriste de l'UDI Jean-Christophe Lagarde a dénoncé une « dérive conservatrice d'une droite qui a choisi son extrême droite » et il a confirmé l'intention de bâtir une liste.

 

 
 

 

Santé Tabac : On ne fume pas autant partout

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 05:39:07

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Santé Tabac
Santé Tabac : On ne fume pas autant partout

 
Les campagnes sur les dangers du tabagisme qui tue 73 000 personnes par an en France et la hausse des taxes pourtant significative n'ont pas permis d'atteindre les objectifs de baisse du tabagisme en dehors de Paris. Un adulte de 18 à 77 ans sur quatre (26,2 % exactement) fume en France malgré toutes les campagnes d'alerte sur les dangers du tabagisme.
L'effet frontière

Mais cette moyenne nationale cache de fortes disparités. Les régions où la baisse est réelle sont l'Île-de-France (21,3 %) et les Pays de la Loire (23 %). À l'inverse, quatre régions dépassent largement la moyenne nationale : Paca (32,2 %), Hauts-de-France (30,5 %), Occitanie (30,3 %) et Grand-Est (30,1 %).

La meilleure performance de l'Île-de-France peut s'expliquer par le fait que le niveau socio-économique y est globalement plus élevé que dans d'autres régions. « Moins on est à l'aise socialement, plus on fume » résume Viet Nguyen Thanh, responsable de l'unité addictions à Santé publique France.

Mais le facteur majeur, c'est l'effet frontière : les quatre régions où l'on fume le plus sont proches de pays où le tabac est moins cher. Pour le paquet de référence à 8,60EUR en France, on tombe en Espagne à 5EUR, à 5,40EUR au Luxembourg, 5,30EUR en Italie et 6,50EUR Belgique. Cela prouve que le coût reste le moyen le plus dissuasif. Et qu'une harmonisation des taxes européennes permettrait d'éviter ces déséquilibres régionaux.
Les hommes à l'est et au nord, les femmes à l'ouest

Hauts-de-France et Grand-Est font partie des régions où le tabagisme intensif (au moins dix cigarettes par jour durant les trente derniers jours) est le plus fort chez les jeunes de 17 ans (6,7 % et 6,3 %). Les hommes y fument plus que les femmes, ce qui n'est pas le cas dans les régions de l'ouest.

 

 
 

 

Prélévement à la source : les derniers conseils

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 06:43:10

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Prélévement à la source : les derniers conseils
 

 
Le prélèvement à la source est applicable depuis cette année. Photo Julio PELAEZ
En cette fin de janvier, le versement des salaires du privé avec un net à payer en baisse s'annonce comme l'heure de vérité du prélèvement de l'impôt à la source applicable depuis 2019. Et peut-être un choc pour les quatorze millions de salariés imposables qui auront l'impression de voir leur pouvoir d'achat diminuer. Qu'est-ce qui change concrètement ?
Fiche de paie

Le bulletin de paie nouveau présente désormais deux lignes.

- Le net à payer avant impôt sur le revenu qui correspond au montant réel du salaire. Le gouvernement a exigé qu'il apparaisse en un peu plus gros : il s'agit de démontrer noir sur blanc que la rémunération versée par l'entreprise reste inchangée (sauf augmentation ou diminution décidée par l'employeur).

- Le net à payer après impôt sera la somme versée au salarié sur son compte bancaire. Elle correspond au salaire, une fois déduite la mensualité de l'impôt sur le revenu versé directement par l'entreprise auprès de l'administration fiscale. Cette mensualité est liée au taux de prélèvement choisi par le contribuable et communiqué cet été par l'administration à chaque foyer fiscal. Il a été calculé en fonction du niveau d'imposition établi sur la base des revenus 2017. Attention donc à ne pas confondre taux de prélèvement et taux d'imposition. Pas de modifications pour les 11 millions de salariés qui ne sont pas imposables.
La déclaration de revenus

Le prélèvement à la source ne fait pas disparaître la déclaration annuelle de revenus à laquelle doivent se plier 38 millions de foyers fiscaux. Cet exercice obligé permet d'actualiser son niveau d'imposition et dorénavant son taux de prélèvement. En ligne ou sur papier, la déclaration sera à remplir entre avril et juin comme par le passé. En 2019, les contribuables devront déclarer leurs revenus de 2018. Chaque année en septembre, l'administration fiscale transmettra un taux de prélèvement actualisé à l'organisme chargé de collecter l'impôt (entreprise, Pôle emploi, caisses de retraite et d'assurance maladie...).
Revenus annexes

Le prélèvement à la source appliqué en douze mensualités sur le bulletin de paie ne prend pas en compte l'imposition applicable à d'autres revenus que peut percevoir le salarié et qui n'ont pas été transmis à l'employeur. Le montant de l'impôt (sur des revenus locatifs par exemple) sera prélevé directement par l'administration fiscale sur le compte bancaire du contribuable. Les intérêts de produits d'épargne imposables font aussi l'objet d'un prélèvement sur produit bancaire.
Une ligne téléphonique

En cas de changement de situation « significative », le salarié ou indépendant peut en informer l'administration fiscale qui pourra réviser en cours d'année le taux de prélèvement. Trois contacts à consulter :

- Le site impots.gouv.fr

- www.economie.gouv.fr/prelevement-a-la-source

- Un numéro téléphonique 0 809 401 401

 

 
 

Routes Pourquoi le péage va augmenter

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 06:41:40

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Routes Pourquoi le péage va augmenter
 

 
 
Les sociétés d'autoroutes appliqueront dès le 1er février une réduction de 30 % pour les abonnés au péage, dès 10 allers-retours par mois : la mesure est inédite, tant sur la forme que sur l'ampleur financière qu'elle représente. Dans la foulée de la mobilisation des gilets jaunes, la ministre des Transports Élisabeth Borne avait demandé aux sociétés concessionnaires d'autoroutes (SCA, c'est-à-dire essentiellement les Français Vinci et Eiffage et l'Espagnol Abertis) un « effort » en faveur du pouvoir d'achat.

Mais cette bonne nouvelle, qui ne concernera que les usagers « du quotidien » des autoroutes françaises, ne doit pas cacher l'essentiel : les péages autoroutiers augmenteront bien le 1er février, comme chaque année. Et, comme d'habitude, la hausse sera supérieure à ce qu'elle devrait être. Élisabeth Borne espérait un gel total des tarifs en 2019, ce que les sociétés autoroutières avaient accepté. Mais en échange, elles réclamaient la prolongation de la durée de leurs concessions. Face au refus net, ferme et définitif de l'État, l'idée a été abandonnée.
Les automobilistes paieront cette année... le gel de 2015

L'augmentation des péages doit, en principe, être limitée à 70 % de l'inflation - soit 70 % de 1,8 % sur l'année 2018. La hausse n'aurait donc pas dû dépasser +1,26 %. Mais elle est attendue à +1,8, voire 1,9 % en moyenne sur l'ensemble du réseau français.

À cela trois raisons : l'inflation, donc, nettement plus forte en 2018 qu'en 2017. Mais ce n'est pas tout : les automobilistes vont payer cette année... le gel des tarifs de 2015. Ségolène Royal, alors ministre de l'Écologie, avait décrété un gel des tarifs autoroutiers, de façon unilatérale - et donc sans l'accord des SCA. Celles-ci ont porté l'affaire en justice et obtenu gain de cause, rattrapage tarifaire à la clé, avec intérêts de retard de 10 % : les contrats qui les lient à l'État depuis les privatisations des autoroutes en 2006 leur garantissent en effet une hausse annuelle des tarifs. Le rattrapage débute cette année, à hauteur de 0,10 à 0,39 point.

Ce n'est pas tout : les SCA ont aussi le droit d'alourdir la facture pour financer d'importants investissements. C'est le cas du « plan d'investissement autoroutier » (PIA) à 700 millions d'euros, qui doit se traduire par une autre hausse de 0,3 à 0,4 point des tarifs des péages autoroutiers (lire par ailleurs).

Et ce n'est pas fini : le rattrapage du gel de Ségolène Royal en 2015 doit s'étaler sur quatre ans, et le financement du PIA sur trois ans. Autrement dit, il est déjà certain qu'en 2020, 2021 et 2022, le péage autoroutier augmentera plus que 70 % de l'inflation.

En 2018, les péages avaient déjà flambé de 1,55 % en moyenne - près de deux fois l'inflation -, en raison d'un « rattrapage de loyers ». Avec d'importantes disparités territoriales : sur certains tronçons, les prix s'étaient envolés : +3,12 % sur l'A150 entre Rouen et l'A29 (Normandie), et même +3,49 % sur l'autoroute de Gascogne (A65)... la plus chère de France, avec 0,13 EUR du kilomètre.

Les actionnaires (Eiffage et Sanef/Abertis) l'avaient justifié par le fait qu'ils ont entièrement financé cet axe Bordeaux-Pau, selon 60 Millions de consommateurs, qui rappelle que son tarif a augmenté de 16,2 % entre 2011 et 2017...

C'est finalement dans le sud et l'est du pays que les hausses avaient été les plus limitées : +1,34 % (Escota/ASF, appartenant à Vinci autoroutes), +1,39 % (Sanef, appartenant à l'Espagnol Abertis) ou encore +2 % (APRR/Area, Eiffage).
Joël CARASSIO

 

 
 

France La création de très petites entreprises explose

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 06:45:29

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France La création de très petites entreprises explose
 

 
La création d'entreprises bat des records en France : l'Insee a recensé 691 000 nouvelles entités en 2018, soit une hausse de 17 % par rapport à l'année précédente. Pas sûr toutefois que cette fièvre entrepreneuriale se traduise par de meilleurs chiffres sur le front de l'emploi.

Ce sont en effet les immatriculations de micro-entrepreneurs qui ont explosé : + 28 % en un an, soit 66 500 créations supplémentaires. L'effet direct du doublement, le 1er janvier 2018, du chiffre d'affaires maximal ouvrant l'accès au régime fiscal simplifié de la micro-entreprise. Les entreprises individuelles se tiennent bien elles aussi, avec 20 % de créations en plus en 2018. En revanche, la fondation de sociétés stagne (+2 %). Résultat, même en excluant les micro-entrepreneurs, seules 6 % des nouvelles entreprises emploient au moins un salarié au moment de leur création (7 % en 2017), surtout dans les secteurs de la construction et de l'industrie.
Livreurs à domicile et chauffeurs

La plupart des nouveaux statuts ont été déposés en Ile-de-France, dans le transport, l'entreposage et l'immobilier. Les nouveaux entrepreneurs, 36 ans en moyenne, sont donc principalement des livreurs à domicile et des chauffeurs, résume l'Insee. Pas surprenant en pleine époque Uber et Deliveroo.

L'institut de statistiques pointe aussi une légère surreprésentation des hommes : six créations sur dix, une part qui ne bouge plus depuis 2015. Les secteurs d'activité restent également très marqués par le genre : les hommes fondent des entreprises dans la construction et les transports, tandis que les femmes privilégient l'action sociale et les services aux ménages.

 

 
 

L'édito de l'Alsace Une lourde responsabilité

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 06:39:30

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L'édito de l'Alsace Une lourde responsabilité
 

 
Laurent Bodin

En démocratie, le devoir des hommes et des femmes qui gouvernent ou aspirent à accéder au pouvoir est d'assumer leurs responsabilités. En toutes circonstances et quelle que soit la complexité de la tâche. Que les autorités françaises réfléchissent au rapatriement des 130 ressortissants détenus en Syrie pour avoir combattu ou prêté allégeance au groupe État Islamique participe de cette responsabilité. Elle doit être saluée car l'actuel gouvernement n'a pas toujours voulu l'endosser. Et pourtant !

Les dirigeants du Rassemblement National, de Debout la France, mais aussi ceux du parti Les Républicains, s'opposent à ce retour, préférant enfouir sous le tapis cette question complexe du sort des djihadistes aux mains des Kurdes de Syrie. Mais c'est à la France de juger ceux de ses ressortissants qui ont combattu contre notre pays sous les ordres de Daech. Et c'est à la France de porter assistance aux enfants de ces djihadistes. Les terroristes sont responsables, pas leurs enfants.

Si le gouvernement a décidé de se saisir du problème, c'est parce que le désengagement des USA risque d'avoir pour conséquence que ces djihadistes français et leurs familles se retrouvent dans la nature. Le résultat pourrait être le même si, comme le réclament certains dirigeants de LR et l'extrême-droite, ils devaient être jugés sur place. Malgré l'avis de Donald Trump, la situation sur le terrain reste instable.

Décider de rapatrier ces 130 Français ne suffit cependant pas à régler le problème : comment neutraliser ceux qui voudraient accomplir leurs desseins meurtriers dans l'Hexagone ? Le sort réservé aux 50 adultes et aux enfants ne peut être identique. Les uns devront être jugés pour leurs actes. Les autres devront bénéficier d'un suivi social et judiciaire serré. Preuve que la lutte contre le terrorisme islamiste est une guerre, jamais la France, depuis la fin des conflits coloniaux, n'a été confrontée à une telle situation : devoir accueillir des enfants dont les parents ont combattu contre notre pays.

 

 
 

La Caisse d'épargne réduit ses effectifs dans le Grand Est

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 06:16:08

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La Caisse d'épargne réduit ses effectifs dans le Grand Est
 

 
La Caisse d'épargne prévoit une réduction de 550 postes d'ici 2022 dans la région Grand Est.

« Comme beaucoup d'établissements bancaires, nous devons nous adapter à notre environnement », avance la Caisse d'épargne Grand Est Europe pour expliquer le plan de réduction de postes prévus d'ici 2022.
550 postes supprimés sur 3000

Il prévoit la suppression de 550 équivalents temps plein dans le Grand Est par le non-remplacement de deux tiers des départs en retraite sur cette période. La Caisse d'épargne du Grand Est compte aujourd'hui environ 3000 salariés. « Il n'y aura pas de plan social », insiste la direction de la banque née en 2018 de la fusion des caisses d'Alsace et de Lorraine Champagne-Ardenne.

Pour Bruno Deletré, président du directoire, il s'agit de « rétablir des équilibres satisfaisants » en agissant en particulier sur les charges, autrement dit la masse salariale. « Comme les autres banques, nous sommes soumis à une évolution de notre environnement. Qu'il s'agisse de nos clients qui interagissent de plus en plus à distance avec la banque ou des contraintes réglementaires », poursuit le président du directoire.

Ce plan stratégique est en phase de consultation avec les partenaires sociaux depuis octobre.

« Nous restons une banque solide et performante », insiste Bruno Deletré qui met en avant un ratio de solvabilité supérieur à 20 % qui laisse à la banque « la possibilité de prendre le temps ».
H.D.

 

 
 

Vendenheim Tags contre le GCO et le maire

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 06:13:41

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Vendenheim Tags contre le GCO et le maire
 

 
Ce mardi, « les fonctionnaires qui sont venus à leur travail, ainsi que les habitants de Vendenheim, ont eu la mauvaise surprise de découvrir les façades de leur mairie taguée. Des insultes et des menaces personnelles ont été proférées contre le maire, Philippe Pfrimmer. Les inscriptions sont en rapport avec la construction contestée du GCO et l'abattage, en cours, des arbres de la forêt du Krittwald », explique le communiqué envoyé par la mairie de Vendenheim.

Les inscriptions contre le GCO et son concessionnaire sont particulièrement virulentes, tout comme le tag visant le maire. Avec une formule qui fait clairement allusion à l'épuration de la fin de la Seconde Guerre mondiale.
« Un climat délétère »

En mars 2018, la municipalité de Vendenheim, après avoir consulté la population, a signé un protocole avec Vinci pour obtenir notamment de meilleures protections contre les nuisances sonores. La municipalité s'est engagée en retour à ne plus mener le combat contre le GCO. Depuis, entre la majorité et les anti GCO, le torchon brûle. Pour Philippe Pfrimmer, les tags s'inscrivent dans ce contexte. « Je suis amer. Les limites sont une nouvelle fois dépassées ! Une petite poignée d'anti-système, d'anarchistes, de Khmers verts est en action. Force est de constater que certaines personnes ne font plus la part des choses, que le climat délétère qui règne depuis des mois et des mois, et qui est savamment entretenu, a ce genre de conséquences. Des investigations sont en cours. J'espère que l'auteur sera appréhendé. »

Le maire a déposé une plainte contre X à la gendarmerie. La gendarmerie de Mundolsheim était sur place mardi pour procéder aux constatations. Le groupe d'opposition municipale Unis pour Vendenheim « condamne les actes commis ce mardi matin contre l'hôtel de ville et les insultes odieuses proférées contre le premier magistrat de la commune ». « On peut être en total désaccord avec la politique menée par M. Pfrimmer et son équipe municipale, mais les menaces et les insultes n'ont pas leur place dans le débat démocratique. Unis pour Vendenheim espère que le ou les auteurs de cet acte seront retrouvés et punis par la justice. » So.W.

 

 
 

MULHOUSE Politique de la Ville Appel à Manifestation d'intérêt (AMI) pour l'avenue Aristide-Briand

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 05:54:01

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Politique de la Ville Appel à Manifestation d'intérêt (AMI) pour l'avenue Aristide-Briand
MULHOUSE Politique de la Ville Appel à Manifestation d'intérêt (AMI) pour l'avenue Aristide-Briand : Qui veut rendre son prestige au Stressla, l'avenue bigarrée ?
La Ville de Mulhouse lance un appel aux Mulhousiens, professionnels, commerçants, associations, étudiants, ou tout habitant désireux de monter un projet commercial ou social sur l'avenue Briand, dans le cadre de la transformation cette artère historique de la ville, retenue au niveau national par l'Agence nationale de la rénovation urbaine pour son programme Anru+.

 
Éléonore Hauptmann qui pilote le projet "Briand, site école".
Entre 2006 et 2013, le quartier Briand avait déjà bénéficié du Plan de rénovation urbaine qui a abouti à la rénovation de la friche Safi Lofink devenue Box Briand, de deux îlots d'entrée de quartier, d'immeubles dégradés, d'une école, la construction de logements sociaux, la réouverture de MCP Cité, etc., soit quelque 40 M EUR investis.

Michèle Lutz, maire de Mulhouse, veut rappeler que la Ville a de longue date « une réflexion quant à l'avenir de cette avenue, prestigieuse il y a des années pour les commerces et les fonctionnalités ; dans le but d'en faire plus qu'une artère commerçante, lui donner une cohérence, avec des services aux citoyens. Une démarche qui prendra plusieurs années », annonce Michèle Lutz.
L'innovation dans les quartiers défavorisés

Le nouveau programme Anru+ a pour but d'accompagner le déploiement de l'innovation et des pratiques dans les quartiers défavorisés, dit "politique de la ville". Ainsi, Mulhouse a candidaté et le projet "Briand, site école" a été retenu avec 14 autres projets nationaux, parmi 200. Il bénéficiera donc d'une aide Anru classique sur le bâti, le cadre de vie ; et d'une aide à la démarche d'innovation, « ce supplément d'âme pour qu'un quartier défavorisé puisse accéder à l'innovation », considère Éléonore Hauptmann qui a développé un cabinet d'innovation et de tendance en urbanisme et travaille depuis quinze ans à la rénovation de quartiers défavorisés, et rappelle que dans ce quartier de Mulhouse, « 75 % des plus de 16 ans n'ont aucun diplôme ».

Les projets de l'Anru+ doivent s'appuyer sur une forte participation des habitants, avec l'ambition de la mixité (habitat privé et activité économique) pour construire une ville durable, liant renouvellement urbain et développement économique. Pour y parvenir, la Ville a donc souhaité que la démarche soit pilotée par Éléonore Hauptmann entourée d'un consortium associant des architectes, des urbanistes, de nombreux spécialistes, etc.

Pour Briand, ce quartier historique de la ville, la stratégie de renouvellement urbain repose sur l'amplification de l'attractivité commerciale, basée sur « le renforcement de la commercialité, via une avenue plus belle, plus originale, des trottoirs plus larges ; sur la restructuration du marché ; et sur le lancement d'initiatives d'excellence dans le domaine de l'hospitalité commerciale ».

« Le projet en est aujourd'hui à une étape importante, celle de trouver les partenaires et les idées, les projets qu'ils veulent faire aboutir dans ce cadre », explique Christine Tiret, directrice du renouvellement urbain ; dans le but de rendre un dossier finalisé avec la désignation des lauréats et la signature des conventions de partenariat qui permettront de débloquer les financements de l'Anru+. D'où cet appel à manifestation d'intérêt (AMI), pour que « toute personne désireuse de développer une expérience commerciale puisse se former, s'exercer et être accompagnée au sein du quartier Briand, quartier d'innovation commerciale ».
Redonner de la valeur

Car on part d'un constat : « ce quartier, dont la position est centrale, est un trait d'union entre différents quartiers, une porte d'entrée historique de la ville », souligne Éléonore Hauptmann, avec « un linéaire assez court », ce qui permettrait de « construire un bouquet de services », en installant « plusieurs sites d'innovation ouverte » (Lire ci-dessous). L'objectif ? « Tisser un continuum sur 600 à 700 m », dans un « enjeu d'inclusion », pour « donner accès aux savoirs, redonner une tonalité attractive à cette avenue, retisser des liens, donner un style particulier, créer une nouvelle dynamique ». Une nouvelle valeur.
Michèle MARCHETTI Voir aussi notre vidéo sur dna.fr

Voir aussi notre vidéo sur dna.fr

 
 

 

Fin janvier

Lancement de l'appel à manifestation d'intérêt (AMI)
11 février à 19 h

Réunion publique d'information
26 février

Rencontre des candidats intéressés et visite des différents lieux
Février-mai 2019

Conseils gratuits par le TUBA Mulhouse, aux candidats intéressés
3 mai à 12 h

Remise des dossiers de candidature
Mai

Analyse des dossiers et sélection des candidats à auditionner
Mi-mai

Convocation des candidats aux auditions
4 et 5 juin

Audition des candidats par le jury, délibération du jury et désignation des lauréats avec le maire
6 juin

Annonce des résultats, rencontre des équipes lauréates, signature des conventions de partenariat et séminaire de réflexion

 

Pays Rhin-Brisach Conseil communautaire PLUI : un an pour convaincre

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 05:56:10

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Pays Rhin-Brisach Conseil communautaire
Pays Rhin-Brisach Conseil communautaire PLUI : un an pour convaincre
L'objectif reste le même : une approbation du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUI) en tout début d'année 2020. D'ici là, le projet sera amendé, précisé et une large communication vers la population aura lieu.

 
Les importants travaux menés sur la RD415, un élément d'attractivité pour les entreprises, rappelle la CCI.
Cette première séance de l'année du conseil communautaire a été largement consacrée au PLUI, en cours d'élaboration. Ce document, obligatoire, doit définir les différentes zones du territoire : celles éligibles à la construction, les surfaces agricoles, les zones d'activité...

Invité de la CCPRB, Pierre Wunsch, responsable du pôle urbanisme à l'Agence départementale d'urbanisme du Haut-Rhin (Adauhr), a fait le point après notamment une réunion avec les « personnes publiques associées (PPA) » qui ont pu faire part de leurs remarques.

Le projet, tel qu'élaboré jusqu'à présent, est compatible avec les orientations du SCOT de Colmar. Également présent, le représentant du SCOT Rhin-Vignoble-Grand-Ballon n'a pas fait d'observation particulière. La chambre de commerce et d'industrie suggère de mettre en avant l'environnement comme facteur d'attractivité pour les entreprises et de rappeler les importants travaux sur la RD415, pour l'acheminement des colis lourds vers le Rhin.
Un calendrier « ambitieux, serré, mais jouable »

Le Département insiste également sur une « nécessaire réflexion sur le transit des colis lourds » vers la zone Ecorhena. Le CD68 rappelle son « accord de principe » pour la déviation de Weckolsheim et que la liaison (routière) est-ouest « prévoit différentes options », dont la « carte » doit tenir compte. La chambre d'agriculture souhaiterait une constructibilité agricole « totale » des zones bénéficiant de ce classement.

Si ces différentes observations devraient être prises en compte sans trop de difficultés, les services de l'Etat se sont montrés plus critiques sur le document. Un courrier sera envoyé dans deux mois, mais l'expérience de Pierre Wunsch lui permet de penser que « le projet ne convient pas », notamment sur « le scénario démographique avancé. Les services de l'Etat sont vigilants et exigeants ». Ils demandent également que la zone Ecorhena soit classée agricole, naturelle ou en réserve foncière, « ce que vous allez refuser ! Il n'est juste pas question de le faire, alors qu'elle est inscrite en zone d'activité depuis fort longtemps. »

Dans un second temps, Pierre Wunsch a rappelé le calendrier « ambitieux, serré, mais jouable » qui doit permettre une ratification début 2020. Dans l'intervalle, plusieurs allers-retours auront lieu avec les communes, afin d'affiner le PADD deux réunions publiques auront lieu les 18 et 20 mars avant le gros morceau pour les habitants : huit réunions sur le zonage. « Tous les retours que j'ai concernent ce zonage », lance Bernard Koch. A Hettenschlag comme partout ailleurs, les propriétaires fonciers appréhendent de savoir si leurs terrains resteront constructibles, le deviendront, ne le seront plus.

Si des débats sont prévus en conseil municipal « aucun vote formel ne peut avoir lieu », rappelle Pierre Wunsch. « Charge aux maires de faire remonter à l'échelon supérieur la teneur des débats » internes aux communes. Le vote est programmé pour la première séance du conseil communautaire, en 2020.
Cy. Tr.

 

 
 

 

Adauhr PLUI : un an pour convaincre

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 06:30:23

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Adauhr PLUI : un an pour convaincre
 

 
Les importants travaux menés sur la RD415, un élément d'attractivité pour les entreprises, rappelle la CCI. Photo DNA/Nicolas Pinot
Cette première séance de l'année du conseil communautaire a été largement consacrée au PLUI, en cours d'élaboration. Ce document, obligatoire, doit définir les différentes zones du territoire : celles éligibles à la construction, les surfaces agricoles, les zones d'activité...

Invité de la CCPRB, Pierre Wunsch, responsable du pôle urbanisme à l'Agence départementale d'urbanisme du Haut-Rhin (Adauhr), a fait le point après notamment une réunion avec les « personnes publiques associées (PPA) » qui ont pu faire part de leurs remarques.
Les services de l'État critiques sur le document

Le projet, tel qu'élaboré jusqu'à présent, est compatible avec les orientations du Scot de Colmar. Également présent, le représentant du Scot Rhin-Vignoble-Grand-Ballon n'a pas fait d'observation particulière. La chambre de commerce et d'industrie suggère de mettre en avant l'environnement comme facteur d'attractivité pour les entreprises et de rappeler les importants travaux sur la RD415, pour l'acheminement des colis lourds vers le Rhin.

Le Département insiste également sur une « nécessaire réflexion sur le transit des colis lourds » vers la zone Ecorhena. Le CD68 rappelle son « accord de principe » pour la déviation de Weckolsheim et que la liaison (routière) est-ouest « prévoit différentes options », dont la « carte » doit tenir compte. La chambre d'agriculture souhaiterait une constructibilité agricole « totale » des zones bénéficiant de ce classement.

Si ces différentes observations devraient être prises en compte sans trop de difficultés, les services de l'Etat se sont montrés plus critiques sur le document. Un courrier sera envoyé dans deux mois, mais l'expérience de Pierre Wunsch lui permet de penser que « le projet ne convient pas », notamment sur « le scénario démographique avancé. Les services de l'Etat sont vigilants et exigeants ». Ils demandent également que la zone Ecorhena soit classée agricole, naturelle ou en réserve foncière, « ce que vous allez refuser ! Il n'est juste pas question de le faire, alors qu'elle est inscrite en zone d'activité depuis fort longtemps. »

Un calendrier « ambitieux, serré, mais jouable »

Dans un second temps, Pierre Wunsch a rappelé le calendrier « ambitieux, serré, mais jouable » qui doit permettre une ratification début 2020. Dans l'intervalle, plusieurs allers-retours auront lieu avec les communes. Afin d'affiner le PADD deux réunions publiques auront lieu les 18 et 20 mars avant le gros morceau pour les habitants : huit réunions sur le zonage. « Tous les retours que j'ai concernent ce zonage », lance Bernard Koch. À Hettenschlag comme partout ailleurs, les propriétaires fonciers appréhendent de savoir si leurs terrains resteront constructibles, le deviendront, ne le seront plus.

Si des débats sont prévus en conseil municipal « aucun vote formel ne peut avoir lieu », rappelle Pierre Wunsch. « Charge aux maires de faire remonter à l'échelon supérieur la teneur des débats » internes aux communes. Le vote est programmé pour la première séance du conseil communautaire, en 2020.
Cy. Tr

 

 
 

Guebwiller Dominicains de Haute-Alsace : Le couvent prépare sa mue d'été

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 05:34:59

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Guebwiller Dominicains de Haute-Alsace
Guebwiller Dominicains de Haute-Alsace : Le couvent prépare sa mue d'été
Le projet « Un couvent en pleine conscience » qui débuté cet été a été présenté la semaine dernière au conseil d'administration des Dominicains.

 
L'hyperdome360 (ou Dovni) est une grande satisfaction de l'année écoulée pour les Dominicains. Il tiendra une place centrale dans le dispositif estival.
Un brin déçue par les dernières fréquentations estivales du couvent, l'équipe des Dominicains a imaginé un nouveau concept destiné à renforcer l'attractivité du site pendant les mois les plus chauds : « Un couvent en pleine conscience ».

« C'est un projet lié à la notion de bien-être, dévoile le directeur Philippe Dolfus. Nous voulons que les visiteurs, touristes ou gens du secteur, puissent débrancher du quotidien, prendre le temps de souffler et penser un peu à eux. »
« Débrancher du quotidien, prendre le temps de souffler »

Coupé du monde extérieur, le public cheminera d'une animation à l'autre dans l'enceinte du couvent avec une petite incursion dans le jardin aux herbes aromatiques en compagnie de Cécile Billard.

Le principe des siestes musicales est conservé. « Nous pensons même étendre le principe et en proposer tous les jours ». L'installation sonore en immersion est conservée et sera proposée dans le caveau. Des ateliers de yoga et de méditation permettront un « décrochage total » avec la frénésie du dehors.
Comment s'échapperde la sacristie ?

Plus inattendue, l'installation éphémère d'un jeu de type escape game dans la sacristie : « Il sera géré par une société extérieure. C'est quelque chose d'inhabituel pour un site comme le nôtre, mais c'est très tendance et devrait nous garantir une belle affluence. » L'assistance s'est accordée sur ce point-là.

Mais c'est bien le Dovni (ou hyperdôme 360 qui permet une expérience totalement immersive avec la projection de son et d'image à 360°) qui sera la grande « attraction » du dispositif. « Nous avons en notre possession une technologie peu répandue. À nous de l'exploiter au maximum. Les premières expériences réalisées ces derniers mois, notamment au siège du conseil général, ont connu un gros succès », ont rappelé Philippe Dolfus et Brigitte Klinkert. Le directeur a évoqué un film « autour du monde des plantes et de leur histoire ».

« Ce ''Couvent en pleine conscience'' est un beau concept, tout à fait dans l'air du temps », a pour sa part conclu la présidente d'un conseil d'administration qui a validé le projet à l'unanimité.
Ouverture

Et aussi. - Brigitte Klinkert a proposé au conseil d'administration de s'ouvrir à des personnalités extérieures. « À titre consultatif, pour l'instant ». Les deux premières invitées sont Anne Mistler, ancienne directrice régionale des affaires culturelles Grand Est, et Minja Yang, citoyenne japonaise, présidente du Raymond Lemaire International Centre for Conservation, et ancienne collaboratrice du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et de l'Unesco.
Mathieu PFEFFER « Couvent en pleine conscience » : du 2 juillet au 15 septembre aux Dominicains de Haute-Alsace à Guebwiller. Tarif de la visite : de 1 EUR à 4 EUR (hors escape game).

« Couvent en pleine conscience » : du 2 juillet au 15 septembre aux Dominicains de Haute-Alsace à Guebwiller. Tarif de la visite : de 1 EUR à 4 EUR (hors escape game).

 
 

 

Sundgau Carte scolaire : Ce qui va changer à la rentrée 2019

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 05:49:50

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Sundgau Carte scolaire
Sundgau Carte scolaire : Ce qui va changer à la rentrée 2019

 
Le syndicat SNUipp-FSU Haut-Rhin a dévoilé les mesures de la nouvelle carte scolaire du Sundgau proposées par l'Inspectrice d'Académie et qui seront appliquées à la rentrée 2019. Elles seront validées lors des CTSD du lundi 4 février 14 h et du CDEN du mercredi 6 février à 14 h. Dans les grandes lignes, sont annoncés huit fermetures de classes, deux fermetures de sections bilingues, une ouverture d'une deuxième classe bilingue. Deux nouveaux RPI seront créés : celui de RPI Manspach/Altenach avec celui de Fulleren/Strueth/Mertzen/Saint-Ulrich à la rentrée 2019, et celui de Montreux-Vieux et Chavannes-sur-l'Étang, en 2020.
Jeu de vases communicants entre Oltingue et Fislis

-RPI cinq classes, Oltingue (3), Biederthal, Wolschwiller : fermeture de la classe monolingue en élémentaire (transfert des cinq élèves CM2 à Fislis) et fermeture de la section bilingue. Transformation du poste de direction en poste LCR (langue et culture régionale).

-RPI Fislis (2), Linsdorf (1), Bettlach : maintien des structures pour absorption des cinq CM2 d'Oltingue. Sinon, fermeture de la 3e classe en élémentaire (incidence décharge -0,25).

-RPI Vieux-Ferrette, Koestlach (3), Moernach (2) : fermeture de la 5e classe en élémentaire.

-RPI 7 classes, Illtal (5), Bettendorf, Ruederbach : fermeture de la 5e classe en élémentaire.

-RPI Riespach (1), Bisel (1) Feldbach : fermeture de la 2e classe en maternelle.

-RPI Lutter (2), Kiffis, Raedersdorf (1), Sondersdorf : fermeture de la 3e classe en élémentaire.

-RPI Manspach (2), Altenach : fermeture de la 2e classe en élémentaire.

- Ferrette (5), Ligsdorf (1), Bendorf, Lucelle, Winkel : fermeture de la classe à Ligsdorf. Fermeture d'un demi-poste UPE2A (transféré à Sainte-Marie-aux-Mines). Il s'agit de la fermeture d'un demi-poste de l'unité pédagogique pour élèves allophones arrivants à l'école primaire intercommunale de Ferrette.

-Hirsingue, école l'Envol du Petit Prince : maintien des structures pour inclusion de l'Ulis à l'école.

-Heidwiller : maintien du demi-moyen en élémentaire et effectifs à suivre. L'inspection académique avait décidé d'ouvrir un demi-poste en élémentaire, à la rentrée 2018, renonçant à la fermeture de la 2e classe élémentaire et à la réorganisation pédagogique avec six élèves de CP en maternelle.

- Dannemarie, école A. Schweitzer : effectifs à suivre en monolingue, fermeture de la section bilingue et ouverture de la 2e classe bilingue en élémentaire.

- Wittersdorf : fermeture du demi-moyen et organisation pédagogique CP en maternelle. À noter que lors de la rentrée 2018, la classe de CP-CE1-CE2 de Wittersdorf était à son tour menacée de fermeture. Finalement, l'inspection académique avait décidé de maintenir provisoirement un demi-poste en élémentaire. Lors de ses voeux, le maire d'Emlingen a annoncé que les élus des six communes concernées du RPI étudiaient la possibilité d'une extension du périmètre avec Wittersdorf. Parmi les hypothèses évoquées, la construction d'une nouvelle école regroupant en un site unique l'ensemble des élèves est étudiée.

- Altkirch, école Les Tuileries : maintien des structures, après la fermeture d'une école maternelle lors de la rentrée de 2018.

- Circonscription d'Illfurth : projet de regroupement dispersé entre le RPI Manspach/Altenach avec le RPI Fulleren/Strueth/Mertzen/Saint-Ulrich à la rentrée 2019.

-Projet de regroupement dispersé entre les communes de Montreux-Vieux et de Chavannes-sur-l'Étang à la rentrée 2020.

- Secteur privé : en septembre dernier, une école privée bilingue hors contrat « ABCM Zweisprachigkeit » a été ouverte à Muespach, la première dans le Sundgau, sur quatre en Alsace.
LB

 

 
 

 

DDNE Aux côtés de l'école laïque

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 06:06:32

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DDNE Aux côtés de l'école laïque
 

 
En partant de la gauche : Jean-Joseph Feltz, trésorier de la nouvelle union départementale, Yves Holuigue, président 68, et Eddy Khaldi, président de la fédération nationale.

Photo L'Alsace/Jean-François Frey

S'il semble confidentiel, l'événement n'en est pas moins « historique » à leurs yeux : la fonction des délégués départementaux de l'éducation nationale (DDEN) est désormais reconnue en Alsace et en Moselle. Ces auxiliaires bénévoles de l'école publique en France, dont la création remonte à plus d'un siècle, ont toujours revendiqué leur attachement au principe de laïcité, raison pour laquelle, estiment-ils, « les tenants du statut concordataire n'y étaient pas très favorables ».

« Nous demandons la présence des DDEN depuis 1918 », a exposé Eddy Khaldi, lors d'une assemblée générale le 24 janvier à Guebwiller, au nom de la fédération nationale des DDEN qu'il préside. Après avoir envisagé de porter un texte spécifique, voire un recours administratif, il lui est simplement apparu que « rien ne s'y opposait », les lois scolaires françaises devant s'appliquer sur tout le territoire, sans « exception au principe d'égalité en éducation ».

En l'occurrence et pour l'essentiel, il s'agit de la loi dite Goblet du 30 octobre 1886 sur les conseils départementaux de l'enseignement primaire, suivie du décret du 10 janvier 1986, dispositions aujourd'hui contenues dans le code de l'éducation. Selon la fédération, « on peut en déduire que l'introduction des DDEN dans les trois départements concordataires va de fait ».
« L'intérêt des enfants »

Notons que cette analyse juridique n'est pas partagée par l'Institut du droit local, lequel, sollicité pour avis par la rectrice d'académie, a estimé, à l'inverse, que « la mise en place des DDEN en Alsace-Moselle requiert bien l'intervention d'un texte ».

Quoi qu'il en soit, après une intervention argumentée auprès du ministère, les DDEN viennent d'obtenir d'être nommés dans leur fonction officielle par les Dasen (directeurs académiques des services départementaux de l'Éducation nationale), comme partout ailleurs.

Au plan associatif, une union départementale, forte d'une dizaine de membres et présidée par Yves Holuigue, a été créée dans le Haut-Rhin, en septembre dernier. « C'est déjà fait en Moselle et c'est en cours dans le Bas-Rhin », a précisé Eddy Khaldi.

Présents, à titre consultatif, dans les conseils d'école, et sans entrer dans la pédagogie, ces « sages » veillent aux bonnes conditions matérielles et intellectuelles des élèves du 1er degré et signalent ce qui leur paraît « néfaste ». Au besoin, ils jouent le rôle de médiateurs dans des conflits pouvant opposer les familles, l'administration, les communes... « Ils ne sont dans une logique ni corporatiste ni économique. Les seuls intérêts qu'ils défendent sont ceux des enfants » , a insisté Eddy Khaldi, jugeant ceux-ci indissociables de « la liberté de conscience ».

« Les DDEN sont extérieurs, avec un regard éthique. Ce sont des facilitateurs qui visent la réalisation de la mission de l'école publique. Il est indispensable qu'ils existent partout » , a appuyé Philippe Venck, adjoint de l'inspectrice d'académie dans le Haut-Rhin.

Leur intervention s'étend aussi à des activités extra-scolaires. Hommes ou femmes, actifs bénévoles ou retraités, et pas seulement de l'enseignement, ils sont plus de 16 000 au niveau national. En Alsace, les recrutements sont lancés.
Catherine CHENCINER CONTACTER Par courriel :dden68@laposte.net

 

 
 

Ecole Des parents retirent leurs enfants à Seppois-le-Bas

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 06:11:42

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Ecole Violence Des parents retirent leurs enfants à Seppois-le-Bas
 

 
Ces jeudi 31 janvier et vendredi 1er février, la classe de CP monolingue de l'école Lambert de Seppois-le-Bas devrait compter 11 absents sur un effectif de 13... « Nous avons décidé de faire bloc pour montrer que nous refusons que nos enfants vivent leur année dans un climat de peur, de violence », explique la représentante d'un collectif de parents qui s'est monté en réaction au comportement « ingérable » d'un élève. Cette mère, très inquiète, évoque « des crises dans la classe », des insultes adressées à l'enseignante autant qu'aux autres petits, des coups, « des piqûres de punaise », des menaces de représailles...

Au vu de cette situation exceptionnelle, la classe a été scindée en deux après la rentrée, les parents en étant informés plus tard. « Aucun des enfants ne parle. Mais plusieurs ont eu un changement radical de comportement : colères incontrôlables, crises au moindre refus, violence envers leur frère et soeur, pipi dans la culotte, terreurs nocturnes... » Après lui avoir adressé un courrier, début décembre, ainsi qu'au maire du village, l e collectif a été reçu par l'inspectrice de la circonscription d'Altkirch. « On nous demande d'accepter l'inacceptable », considèrent les parents, soit de « patienter » le temps qu'une AVS soit recrutée, « mais bien entendu aucun délai n'est proposé ».
Des mesures prises

Face à l'insistance du collectif, l'inspectrice lui a répondu par écrit, le 25 janvier : « La situation est prise en compte par l'équipe enseignante et les partenaires de l'école ; ceux-ci sont mobilisés depuis le début de l'année ; les réunions sont régulières et les mesures qui en découlent sont effectives [...] La mise à disposition de la psychologue scolaire a été priorisée sur l'école. » Le rectorat, contacté hier, n'a pas souhaité s'exprimer sur « le contenu tout à fait confidentiel du dossier ».

Une mère a aussi tenté une démarche sur la ligne téléphonique dédiée « Non au harcèlement », sans résultat. Or, s'impatientent les parents , si le climat semble s'être apaisé dans la classe, « les violences sont toujours d'actualité dans la cour. Nos enfants [...] vivent dans la peur d'être pris pour cible [...] Nous voulons qu'ils puissent s'épanouir à l'école et qu'ils soient en sécurité. »
C.C.

 

 
 

Trois Frontières Les mesures de la carte scolaire

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 06:37:52

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Trois Frontières Les mesures de la carte scolaire
 

 
Les parents d'élèves de l'école Léonard-de-Vinci de Kembs-Loechlé s'étaient mobilisés en juin dernier pour l'ouverture d'une classe supplémentaire. Archives L'Alsace/Jean-Luc Nussbaumer
Dans le secteur des Trois frontières, sept établissements sont concernés par les changements de la carte scolaire. Il est prévu, à Saint-Louis, la fermeture d'un demi-poste UEPA (Unité pédagogique d'élèves arrivant allophones) à l'école élémentaire Galilée, la fermeture de la 9e classe bilingue de l'école élémentaire de Bourgfelden, des effectifs à suivre pour l'Ulis (Unité localisée pour l'inclusion scolaire) du groupe scolaire La Cigogne/Victor-Hugo et l'ouverture de la 4e classe bilingue à l'école élémentaire Ernest-Widemann.

Il est aussi question du maintien du demi-moyen en maternelle à l'école de Steinbrunn-le-Haut, de l'ouverture de la 5e classe bilingue à Hégenheim et, enfin, de l'ouverture de la 4e classe bilingue à l'école élémentaire Léonard-de-Vinci de Kembs-Loechlé. Un projet de construction d'un nouveau grand groupe scolaire à Huningue, à partir de 2023, et un projet de fusion de direction de l'école primaire de Ranspach-le-Bas et des écoles maternelle et élémentaire de Michelbach-le-Bas à la rentrée 2020 sont aussi évoqués.

Toutes ces propositions devront être validées par le Comité technique spécial départemental (CTSD) et le Conseil départemental de l'Éducation nationale (CDEN) les 4 et 6 février prochains.

 

 
 

Guebwiller Journal au collège :c'est parti

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 06:02:21

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Guebwiller Journal au collège :c'est parti
 

 
Les élèves de la classe de 4e6 du collège Victor-Schoelcher d'Ensisheim ont participé à leur premier échange avec l'une de nos journalistes hier après-midi. Photo L'Alsace/Audrey Nowazyk
L'opération Journal au collège, portée depuis vingt ans par L'Alsace, avec le soutien du Département et de l'Éducation nationale, a débuté il y a une dizaine de jours.

Dans la région de Guebwiller, ce sont cinq classes qui sont concernées : deux classes de 3e (collège Jean-Moulin à Rouffach et collège Schoelcher à Ensisheim) et une classe de 4e (collège Schoelcher à Ensisheim), ainsi qu'une classe de 5e et le club presse de l'Institution Champagnat à Issenheim.
La fabriquede l'info

Pendant trois mois, les élèves participants à l'opération vont recevoir L'Alsace tous les matins. Ils vont le lire, l'étudier mais surtout, accompagnés par des journalistes professionnels, ils vont passer aux exercices pratiques. Leur mission ? Écrire une page de journal par classe, laquelle sera publiée dans une édition spéciale au mois de mai.

Éducation aux médias mais aussi choix des sujets et des angles, interviews, vérifications des informations, prises de vues, écriture... Ils vont plonger dans la fabrique de l'info, comme des journalistes en herbe. Journal au collège devrait aussi leur permettre de porter un regard différent sur le territoire où ils vivent et les gens qui les entourent. Tout en travaillant avec sérieux, ils devraient y prendre plaisir.

Hier après-midi, alors que les 4e d'Ensisheim rencontraient pour la première fois la journaliste qui va les guider, les élèves de Champagnat étaient accueillis au siège du journal, à Mulhouse. Ils ont rencontré des journalistes du JDE (Journal des enfants) mais aussi des services sports, icono et multimédia. Ils se sont également essayés à l'interview filmée sur téléphone portable. Enthousiastes, certains ont déjà trouvé le sujet qu'ils veulent traiter.

 

 
 

COLMAR Appel aux élus : Le welche en sursis ?

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 05:35:26

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COLMAR Appel aux élus
COLMAR Appel aux élus : Le welche en sursis ?
En perte de vitesse, le patois welche peut néanmoins compter sur des locuteurs qui défendent avec force ce patrimoine culturel historique.

 
« Nous ne sommes pas des Indiens. Même s'il se trouve aujourd'hui en difficulté, chez les plus jeunes notamment, le patois welche ne doit pas disparaître. Il mérite d'être reconnu officiellement, même si les populations qui le pratiquent ne sont pas aussi nombreuses que les locuteurs d'alsacien », plaide Gilbert Michel, enseignant à la retraite. «Nous aimerions ne plus nous contenter de paroles, d'actions ponctuelles, de promesses. La compétence linguistique touchant au bilinguisme et au biculturalisme se doit de ne pas être oubliée. Nous voulons, à l'instar d'autres langues régionales ou minoritaires comme le yiddish, le manouche trouver notre juste place, ne pas être oubliés dans la nouvelle convention quadripartite. »

L'ardent défenseur du welche de ses racines, multiplie les publications, les recherches, les rencontres sur sa langue et sa culture maternelle. Il dispense des cours de welche aux débutants et aux avertis, organise diverses animations en terre orbeWlaise et dans ses alentours.

Avec d'autres défenseurs de ce dialecte, élus ou non, il se bat pacifiquement mais énergiquement, lance une pétition destinée au gouvernement et au parlement à propos de la ratification par la France de la charte des langues régionales et minoritaires, en espérant recueillir au moins cent signatures. Il a la conviction de l'historien des traditions, il écrit aux autorités régionales, aux responsables des collectivités locales.
Avant qu'il ne soit trop tard...

Le patois welche est d'origine lorraine-romande et en perte de vitesse, comme l'alsacien d'ailleurs et d'autres langues régionales. Il est parlé encore dans quelques coins de l'Alsace, notamment dans le Val de Villé et la vallée du Giessen, avec cinq villages. Dans la région de Sainte-Marie-aux-Mines / Liepvre, avec cinq villages également. Dans le canton vert (Fréland, Orbey, Labaroche, Lapoutroie, le Bonhomme) et la vallée de la Bruche, du côté du Ban de la Roche cher au fameux Pasteur Oberlin, qui, à la fin du XVIIIe siècle, avait introduit la langue française dans cette région montagneuse au-dessus de Schirmeck. Seize villages sont concernés. Sans oublier une partie du Sundgau, vers Belfort, avec un patois s'apparentant au Franc-Comtois.
Le rôle primordial des écoles

Les défenseurs-promoteurs du welche, que l'on retrouve aussi dans d'autres villages du secteur colmarien préconisent une « sensibilisation à la langue et à la culture dès l'école maternelle et élémentaire, par des lectures appropriées, l'apprentissage de chants, les contes, la création de sketches. »

Puis, dans les collèges et lycées, un « approfondissement de l'histoire de ces régions, de la structure de la langue, de la production d'écrits, de CDs », sous la forme d'un enseignement optionnel ou la présence dans l'option langues et cultures régionales. »

Ce qui sous-entend la formation de professeurs, avec un prof itinérant compétent, l'engagement d'intervenants extérieurs, la création d'un poste de conseiller pédagogique régional en langue et culture welche.

Les maires du pays welche se sont adressés déjà à la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin à propos de la convention sur la politique plurilingue en Alsace.

Brigitte Klinkert précise que « le patois welche fait évidemment partie des composantes de la langue régionale d'Alsace ». Elle ajoute que de nouveaux moyens seront proposés par la future collectivité européenne d'Alsace et note que « les enjeux pour l'Alsace sont importants et [qu'] il est nécessaire de mobiliser toutes les forces vives du territoire, pas uniquement l'Éducation nationale, les familles aussi ».

Les défenseurs ont fait part également de leurs inquiétudes au conseil culturel d'Alsace.

Ils se félicitent par ailleurs de la prise de position de la Fédération Alsace bilingue en faveur des langues régionales, ainsi que du conseil départemental du Bas-Rhin, en avance, qui a lancé un appel pour la reconnaissance des langues minoritaires en France et la ratification de la charte européenne.

S'ils apprécient le rôle de l'Office pour la Langue et la Culture d'Alsace, ils militent pour que le mot « Culture » soit décliné au pluriel et pour que « la prise en compte du welche ne repose plus uniquement sur le bon vouloir, la mention écrite seule constituant une assurance et un engagement à long terme. »
J-P. M

 

 
 

 

Dominique Loiseau soutient la famille Haeberlin

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 06:18:07

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Dominique Loiseau soutient la famille Haeberlin

 
Dominique Loiseau, à Saulieu : « Quand on perd une étoile, il faut tout de suite motiver son équipe. » Photo Jonathan Thevenet
« On ne peut pas enlever une réputation à une maison. Une réputation, cela n'a pas de prix. » La présidente du groupe Loiseau (*) peut témoigner de son expérience. Une étoile s'éteint, mais le ciel reste serein. « On s'en remet facilement car la clientèle a d'autres critères de sélection. Elle juge une maison dans sa globalité, est très sensible à l'accueil, au service. L'étoile ne juge que l'assiette. C'est ce que l'on nous a dit quand on a perdu notre 3e étoile. Il s'agit du jugement d'un seul guide. »

Elle relativise. « Qu'est-ce qui est le plus important ? L'avis de la critique ou celle du client ? C'est le client qui vient manger chez nous. C'est en l'écoutant que nous faisons des recherches d'amélioration. »
« La cuisine sera encore meilleure »

Dominique Loiseau éprouve une certaine tendresse pour cette « famille formidable » dont la maison authentique participe à la renommée de la région. Elle est « un modèle de travail à plusieurs générations ». Être née dans la même région rapproche un peu plus. La restauratrice a grandi à Dettwiller-Rosenwiller, pas très loin de Saverne, et a passé sa maîtrise de biochimie et de microbiologie à l'Université de Strasbourg. Avant d'enseigner la nutrition à l'école hôtelière de Paris.

Elle se veut réaliste. « Je suis une scientifique. Je vois les choses comme elles sont. Et j'ai toujours le bon sens paysan. » Évaluer une cuisine lui semble difficile. « C'est tellement dur de distinguer la différence entre un 3 et un 2 étoiles. »

Elle en est persuadée. « La cuisine sera encore meilleure chez les Haeberlin. Quand on perd une étoile, il faut tout de suite motiver son équipe pour la retrouver. C'est un investissement vraiment intense. » Pour elle, la recette consiste à proposer une gamme de menus différents. « Chez nous, à midi et le dimanche, les gens peuvent choisir un menu à 75 EUR. » Le contact avec les personnes qui ont passé la porte du restaurant importe par-dessus tout. « Quand je fais le tour des tables, cela me remplit de joie de les voir sur un petit nuage. Je parle avec des gens qui rêvaient de venir et qui ont économisé dix ans avant de pouvoir fêter un anniversaire chez nous. »
« Nous nous sommes considérablement remis en question »

Il n'empêche. Être ainsi rétrogradé laisse des traces. « Nous nous sommes considérablement remis en question. Nous cherchons toujours la perfection. Nous essayons de faire toujours mieux, encore mieux qu'avant. »

Dominique Loiseau est sûre que la fréquentation de L'Auberge de l'Ill ne sera pas impactée par cette rétrogradation. « Chez nous, les mois qui ont suivi, la clientèle a été plus nombreuse. »

Son mari Bernard Loiseau, qui s'est donné la mort en 2003, n'a pas vécu la chute à deux étoiles. Il a été terrassé par l'appréciation négative d'un critique gastronomique et le fait d'être noté 17 sur 20 et non plus 19 par le guide Gault et Millau. « Mon mari était obsédé par l'étoile. Moi, je ne suis pas chef, je suis restauratrice, je suis beaucoup moins perturbée par cela. »
« On m'en parle comme s'il était encore là »

Les guides gastronomiques auront-ils toujours autant d'influence à l'avenir ? La présidente considère que leur pouvoir s'érode. « Il y a beaucoup plus de sources d'information aujourd'hui, avec les réseaux sociaux notamment. On peut tout voir sur internet, la maison, les menus. Avant, il fallait demander une brochure. »

À ses yeux, l'essentiel est ailleurs. « On vit des moments tellement forts que la perte d'une étoile paraît dérisoire. »

La reconnaissance des habitués scintille au firmament comme le plus beau des astres. « Bernard est décédé il y a quinze ans et on m'en parle encore comme s'il était encore là. C'est ça, la magie d'un restaurant. »
Michelle FREUDENREICH (*) Il comprend six restaurants : deux à Saulieu et deux à Dijon, un à Paris et Beaune.

 

 
 

Mulhouse Gros bug pour Spinali Design, en redressement judiciaire

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 06:05:20

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Mulhouse Gros bug pour Spinali Design, en redressement judiciaire
 

 
Marie et Romain Spinali dans le showroom de Spinali Design : « Nous allons rebondir », promettent-ils. Photo L'Alsace/Thierry Gachon
Depuis une audience tenue le 17 octobre dernier devant la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Mulhouse, la start-up mulhousienne Spinali Design est en redressement judiciaire. Confrontés à un besoin de trésorerie de 200 000 EUR, pour un chiffre d'affaires d'environ 230 000 EUR, en 2017 comme en 2018, les créateurs de l'entreprise, Romain et Marie Spinali, ont été contraints à cette procédure afin de mettre en place un étalement de la dette, laquelle s'élèverait à 200 000 EUR.

Créée en 2015, Spinali Design, qui emploie aujourd'hui cinq personnes, après avoir compté neuf salariés en 2017, a connu un démarrage fulgurant. La start-up est mondialement connue à travers l'invention du maillot de bain connecté. Grâce à une puce intégrée au maillot et un capteur solaire, la personne qui le porte est informée, en fonction de l'intensité solaire, du moment où il est nécessaire de ressortir la crème solaire. Après une collection de vêtements connectés (jeans, robes...) haut de gamme, Spinali Design s'est lancé dans un projet de pansement connecté en lien avec l'Inserm. Un projet aujourd'hui ralenti par cette procédure de redressement judiciaire que Romain Spinali refuse de vivre comme un échec. « C'est simplement une inquiétude qui nous oblige à nous restructurer. Il y a deux options : soit on rebondit, soit on se lamente. On va rebondir », indique-t-il.
Entreprise innovante100 % mulhousienne

Du maillot de bain au pansement connecté, Spinali a fait évoluer son modèle économique, passant, en moins de quatre ans, d'un marché textile de niche au domaine de la santé connectée dont personne ne connaît les limites. « C'est le principe d'une start-up mais nous sommes allés très vite. Il y a quatre ans, quand nous avons lancé le maillot connecté, les gens n'avaient pas conscience qu'ils étaient prêts à accepter un transfert de responsabilité à leur smartphone. Nous avons défriché, avancé et c'est au moment où nous avons trouvé une cible prometteuse dans la santé connectée et que nous sommes rentables sur le textile connecté que surviennent ces difficultés », explique Romain Spinali qui dit avoir investi, avec Marie, 700 000 EUR de fonds propres, soit toutes les économies familiales. « Il existe des raisons pertinentes à nos difficultés. Quand on est innovant, il faut avoir des interlocuteurs visionnaires. Or, pour des raisons obscures, nous n'avons jamais obtenu de subvention alors que nous sommes une entreprise innovante. Peut-être est-ce parce que nous travaillons à la fois dans le textile, l'électronique, la santé, les datasciences... Nous sommes en dehors des cadres préétablis. Nous avons bousculé le système », note encore Romain Spinali pour qui « les gains annuels de 70 000 à 90 000 EUR vont permettre de payer les dettes ».

Rappelant que les produits Spinali Design sont « made in Mulhouse », Romain Spinali souhaite installer les ateliers de confection textile dans l'ancien magasin Lidl de la rue des Machines à Mulhouse. Ainsi donc, même en manque de soutiens locaux, le couple n'a pas l'intention de quitter Mulhouse. « Nous sommes une société qui n'a pas calibré son investissement initial. Nous avons une notoriété internationale mais sommes un nain économique. Notre situation pose la question de la création d'une start-up en province, qui plus est dans une ville moyenne comme Mulhouse. »

Avec un bureau à Bâle et à Paris, Spinali Design veut désormais aller chercher ailleurs ces investisseurs qui lui manquent localement. La prochaine audience devant la chambre commerciale est prévue le 13 mars prochain.
Laurent BODIN

 

 
 

Thann David Brown en quête d'un repreneur

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 06:09:28

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Thann David Brown

en quête d'un repreneur
 

 
L'entreprise David Brown de Thann est en redressement judiciaire depuis le 5 décembre 2018. Elle conçoit, fabrique et commercialise des engrenages et des réducteurs de vitesse. Photo L'Alsace/S.F.

L'entreprise thannoise David Brown France Engrenages a été placée en redressement judiciaire par jugement de la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Mulhouse le 5 décembre 2018.

 

Sur un site, plus que centenaire, elle emploie aujourd'hui 45 salariés et en a compté jusqu'à 350. David Brown conçoit, fabrique et commercialise des engrenages, des réducteurs de vitesse et des ensembles mécaniques sous l'enseigne Wecko. « Nous faisons partie du groupe anglais David Brown Santasalo. L'objectif de cette procédure de redressement judiciaire est de tenter de trouver un repreneur pour le site de Thann, sinon le groupe aurait directement procédé à la liquidation », indique Guillaume Luck, le directeur général de David Brown.

 

Pour le dirigeant, ce redressement judiciaire est la conséquence d'un recul des investissements des clients de David Brown. « Cinq de nos plus gros clients ont réduit en 2018 le volume de leurs commandes. On en a perdu d'autres sur des marchés insécuritaires en Afrique notamment », explique Guillaume Luck.

 

Malgré ces difficultés et l'inquiétude légitime des salariés, des commandes arrivent et font travailler l'entreprise malgré tout.

 

« Cette phase de redressement doit permettre de trouver un repreneur. Des entreprises ont déjà fait part de leur intérêt ce qui est rassurant. J'ai bon espoir », poursuit le directeur général.

 

Un point d'étape sera fait par la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Mulhouse le 6 février prochain. La procédure de redressement judiciaire s'étalerait sur six mois.

 

Il y a tout juste cinq ans, l'entreprise David Brown France Engrenages de Thann avait présenté un plan d'investissement pour 2014 qui comprenait l'acquisition de deux nouvelles machines pour un montant de plus d'un million d'euros.

Stéphanie FREEDMAN

 

 
 

Mulhouse : Spinali Design en redressement judiciaire

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 05:47:35

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Mulhouse
Mulhouse : Spinali Design en redressement judiciaire
Créatrice du maillot de bain connecté, la société mulhousienne Spinali Design est en redressement judiciaire. Ses dirigeants se disent cependant confiants dans leur capacité à rebondir et à mener à bien leurs projets de pansement connecté.

 
Marie et Romain Spinali dans le showroom de Spinali Design : « Nous allons rebondir », promettent-ils.
Depuis une audience tenue le 17 octobre dernier devant la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Mulhouse, la start-up mulhousienne Spinali Design est en redressement judiciaire.

Confrontés à un besoin de trésorerie de 200 000 EUR, pour un chiffre d'affaires d'environ 230 000 EUR, en 2017 comme en 2018, les créateurs de l'entreprise, Romain et Marie Spinali, ont été contraints à cette procédure afin de mettre en place un étalement de la dette, laquelle s'élèverait à 200 000 EUR.
Une marque mondialement connue

Créée en 2015, Spinali Design, qui emploie aujourd'hui cinq personnes après avoir compté neuf salariés en 2017, a connu un démarrage fulgurant. La start-up est mondialement connue à travers l'invention du maillot de bain connecté : grâce à une puce intégrée au maillot et un capteur solaire, la personne qui le porte est informée, en fonction de l'intensité des rayons du soleil, du moment où il est nécessaire de ressortir la crème solaire.

Après une collection de vêtements connectés haut de gamme (jeans, robes...), Spinali Design s'est lancée dans un projet de pansement connecté en lien avec l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale). Un projet aujourd'hui ralenti par cette procédure de redressement judiciaire que Romain Spinali refuse de vivre comme un échec : « C'est simplement une inquiétude qui nous oblige à nous restructurer. Il y a deux options : soit on rebondit, soit on se lamente. On va rebondir », indique le cofondateur de Spinali.
Après le maillot de bain connecté... le pansement

Du maillot de bain au pansement connecté, Spinali a fait évoluer son modèle économique, passant, en moins de quatre ans, d'un marché textile de niche au domaine de la santé connectée, dont personne ne connaît les limites. « C'est le principe d'une start-up mais nous sommes allés très vite. Il y a quatre ans, quand nous avons lancé le maillot connecté, les gens n'avaient pas conscience qu'ils étaient prêts à accepter un transfert de responsabilité à leur smartphone. Nous avons défriché, avancé et c'est au moment où nous avons trouvé une cible prometteuse dans la santé connectée et que nous sommes devenus rentables sur le textile connecté que surviennent ces difficultés », explique Romain Spinali qui dit avoir investi, avec Marie, 700 000 EUR de fonds propres, soit toutes les économies familiales.

« Il existe des raisons pertinentes à nos difficultés. Quand on est innovant, il faut avoir des interlocuteurs visionnaires. Or, pour des raisons obscures, nous n'avons jamais obtenu de subvention alors que nous sommes une entreprise innovante. Peut-être est-ce parce que nous travaillons à la fois dans le textile, l'électronique, la santé, les datasciences... Nous sommes en dehors des cadres préétablis. Nous avons bousculé le système », note encore Romain Spinali pour qui « les gains annuels de 70 000 à 90 000 EUR vont permettre de payer les dettes ».
Des produits « made in Mulhouse »

Rappelant que les produits Spinali Design sont « made in Mulhouse », Romain Spinali souhaite installer les ateliers de confection textile dans l'ancien magasin Lidl de la rue des Machines à Mulhouse. Ainsi, même en manque de soutiens locaux, le couple n'a pas l'intention de quitter la ville : « Nous sommes une société qui n'a pas calibré son investissement initial. Nous avons une notoriété internationale mais sommes un nain économique. Notre situation pose la question de la création d'une start-up en province, qui plus est dans une ville moyenne comme Mulhouse. »

Avec un bureau à Bâle et à Paris, Spinali Design veut désormais aller chercher ailleurs les investisseurs qui lui manquent localement. La prochaine audience devant la chambre commerciale est prévue le 13 mars.
Laurent BODIN Romain Spinali a déposé plainte pour diffamation, mardi 29 janvier au matin, au commissariat de police de Mulhouse après avoir été violemment et publiquement attaqué sur les réseaux sociaux.

Romain Spinali a déposé plainte pour diffamation, mardi 29 janvier au matin, au commissariat de police de Mulhouse après avoir été violemment et publiquement attaqué sur les réseaux sociaux.

 
 

 

Sevenday : redressement et soulagement temporaire

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 05:46:33

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SOULTZ
Sevenday : redressement et soulagement temporaire
 

 
L'entreprise Sevenday, fabricant de céréales à Soultz dans le Haut-Rhin, a été placée en redressement judiciaire mardi 29 janvier par la chambre commerciale du tribunal de grande instance, a-t-on appris de source syndicale.

Les conditions du redressement judiciaire, notamment sa durée, ne sont pas encore connues. Les membres du comité social économique (CSE), qui craignaient initialement une liquidation pure et simple, en sauront plus mercredi 30 janvier après avoir rencontré Maître Guyomard, désigné administrateur judiciaire.

L'actionnaire Nimbus, un fonds d'investissement hollandais, aux commandes de l'entreprise depuis 2015, a annoncé avoir été approché par plusieurs sociétés intéressées par une reprise.

Les 90 salariés de Sevenday restent cependant dans l'incertitude quant aux conditions de cette reprise.

 

 
 

 

Hirtzfelden Voeux du maire : Le maire ne se représente pas

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 05:48:45

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Hirtzfelden Voeux du maire
Hirtzfelden Voeux du maire : Le maire ne se représente pas
Le maire Agnès Matter-Balp a présenté ses voeux et les projets de sa commune pour 2019 avant d'annoncer qu'elle ne briguera pas un nouveau mandat aux prochaines élections municipales.

 
Les méritants mis à l'honneur lors de la cérémonie des voeux.
Le maire Agnès Matter-Balp a accueilli jeudi soir à la salle polyvalente le conseiller régional Christian Zimmermann, Gérard Hug, le président de la communauté de communes du Pays Rhin-Brisach, le vice-président François Beringer, les maires des communes des environs, les représentants des collectivités civiles, militaires, gendarmes, associatifs et les forces vives de la commune pour la traditionnelle cérémonie des voeux. La rétrospective de l'année 2018 a été l'occasion de souligner que la commune compte 1 245 habitants au 1er janvier 2019.

Tout au long de l'année écoulée des projets importants ont été menés à bien notamment pour la réduction de la consommation énergétique avec des lampadaires équipés par des ampoules leds ; la création de cheminements piétonniers ; la sécurité de traversée de village et l'accessibilité au club-house de football. Les festivités au sein de la commune ont aussi été saluées : « Je tiens à remercier les présidents et bénévoles qui oeuvrent tout le long de l'année pour rendre la commune attractive », a confié Agnès Matter-Balp. Au passage, elle a noté que le rallye motorisé sur un espace urbain a nécessité un coût de remise en état de 4 700 EUR pour la commune.
La salle du conseildans l'ancienne écoleélémentaire

Avant de faire le point sur les orientations de la collectivité en 2019, la maire a annoncé sa décision de ne pas se représenter aux prochaines élections municipales. « Il est de mon devoir de vous informer de ma décision qui est celle de ne pas solliciter votre confiance une troisième fois. J'aurai l'occasion de m'en expliquer ultérieurement », En attendant cette année 2019 sera pour la commune l'occasion d'achever les travaux engagés en 2018 et de poursuivre la participation citoyenne avec l'organisation de la journée dédiée. La salle du conseil municipal et la salle des mariages seront délocalisées dans l'ancienne école élémentaire voisine d ela mairie et les travaux de sécurisation seront poursuivis dans le village. Avant que la parole soit donnée à Gérard Hug pour évoquer les projets de la communauté de communes, Agnès Matter-Balp a récompensé certains jeunes et adultes méritants.
Des habitants à l'honneur

Ont ainsi été mis à l'honneur : Isabelle Drouin et Élisabeth Lichtlé, les deux recenseurs ; Claudine Boher, présidente de l'association locale des Jeunes Musiciens ; Juliette Waltisperger, animatrice du club du 3e âge ; les membres du conseil municipal des enfants avec Nathan Vogel (le petit maire), Maelys Besançon, Baptiste Dubois, Kassande Wahler ; Andréa Stahl ; Leelou Zimmermann pour la création de la boîte à livres et la collecte de jeux et jouets pour l'association l'Arsea au profit des enfants défavorisés ; Solène Schebacher, championne d'Alsace d'échecs des moins de 12 ans filles en février 2018 et 9e au championnat de France en avril dernier ; Léane Schebacher, vice-championne d'Alsace d'échecs des moins de 10 ans en janvier 2018, 6e au championnat de France en avril 2018 et vice-championne du département des moins de 10 ans en catégorie garçon. Les deux jeunes filles ont étrenné un jeu d'échecs kenyan en pierre de savon originaire des gisements de pierre de Kisii, dans l'ouest du Kenya offert par Agnès Matter-Balp ; l'équipe première de tennis de table qui a accèdé en promotion d'honneur avec Sylvain Andrès, Alexandre Rauch, Thibault Schelcher et Sébastien Squarr et l'équipe seconde qui a quant à elle accèdé en division 1 avec Jérôme Muninger, Mathieu Affholder, Nicolas Turpin et Jacky Vanson..
CW

 

 
 

 

Kaysersberg vignoble Retour sur le débat d'orientation budgétaire

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 06:31:44

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Kaysersberg vignoble Retour sur le débat d'orientation budgétaire
 

 
C'est Patricia Bexon, maire déléguée de Sigolsheim et adjointe chargée des finances qui a présenté le débat d'orientation budgétaire rendu obligatoire et dont l'objectif est de rendre compte de la gestion de la ville notamment en matière d'évolution de la capacité de financement, de la fiscalité, de la dette et de débattre des orientations à venir.

En présentant ce dossier, Patricia Bexon a rappelé le contexte économique difficile avec le ralentissement de la croissance, une probable remontée des taux d'intérêt au second semestre 2019 et l'accroissement du déficit public suite à l'intégration de la dette de la SNCF.
Fiscalité directe : taux maintenus

Au niveau communal, l'épargne nette est en progression (981 396 EUR en 2018 contre 794 729 EUR en 2017) grâce à l'évolution maîtrisée des dépenses de fonctionnement et des recettes plus dynamiques. Aucun emprunt n'ayant été contracté en 2018, « la ville se désendette » précise Patricia Bexon en ajoutant que l'encours au 31 décembre 2018 est de 3 622 721 EUR pour un ratio de désendettement de deux ans et demi.

En matière de fiscalité directe, les taux ont été maintenus, les augmentations provenant uniquement de la progression des bases.

Sur la base de la situation financière de la ville, une prospective budgétaire a été construite. Pour 2019, une enveloppe d'investissement de 4 millions d'euros a été prévue.

Lors du débat, Isabelle Salvi a relevé l'augmentation des dépenses de fonctionnement. « C'est essentiellement lié à notre politique de service à la personne sur l'ensemble des trois communes historiques », a répondu le maire.

Gilbert Masson quant à lui a mis l'accent sur la progression des frais de personnel. « Le but de la commune n'est pas de faire des bénéfices mais de donner plus de service à la population », reprend Pascal Lohr qui précise que le regroupement des trois communes a généré une augmentation des frais de personnel avec notamment l'embauche d'un informaticien, d'une chargée de communication et d'un troisième policier municipal.

Après cela, le conseil municipal a pris acte à l'unanimité de la tenue du débat d'orientation budgétaire.

 

 
 

Illfurth : Bernard Renger, quarante années d'engagement récompensées

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 05:36:13

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Illfurth
Illfurth : Bernard Renger, quarante années d'engagement récompensées

 
Bernard Renger (2e à g.) a présidé le comité de jumelage Illfurth-Kombissiri (Burkina-Faso) durant plus de 40 ans.
Lors de la cérémonie des voeux d'Illfurth, le 18 janvier, le maire Christian Sutter a mis à l'honneur Bernard Renger, qui a présidé le comité de jumelage Illfurth-Kombissiri (Burkina Faso) durant plus de quarante ans et « a su lui donner tout son rayonnement ». Il a reçu la médaille départementale de la vie associative des mains de Nicolas Jander, maire d'Altkirch et conseiller départemental.

Le comité de jumelage Illfurth-Kombissiri est né au printemps 1974 de l'amitié de deux hommes : Marcel Nuninger, maire d'Illfurth et sénateur du Haut-Rhin, et Joseph Conombo.

C'est en 1975 que Bernard Renger a pris la présidence de l'association « pour une période transitoire ». Il a finalement passé la main à Guy Nuninger en novembre 2016, tout en restant très actif dans l'association. Durant sa présidence, les actions de solidarité se sont multipliées à Kombissiri : construction d'écoles, création d'une pharmacie, soutien à l'agriculture, accès à l'eau potable... En 2009-2010, à l'initiative de Bernard Renger, gynécologue de profession, un groupe médical de 23 personnes s'est rendu à Kombissiri pour y réaliser 200 consultations et 26 opérations chirurgicales. Une tonne de matériel y a été acheminée. Plus récemment, le comité de jumelage a fait construire deux écoles, qui accueillent 600 élèves, et participé à un projet de collecte des déchets avec l'association Burkinasara.

 

 
 

 

Waltenheim Réception du Nouvel An : Les voeux de la passion

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 05:52:33

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Waltenheim Réception du Nouvel An
Waltenheim Réception du Nouvel An : Les voeux de la passion
Jean-Louis Schott, portant fièrement un gilet rouge, s'est prêté dimanche à l'exercice des voeux avec humour. Le maire de Waltenheim a parlé sécurité, verger, cimetière et fibre.

 
« J'ai revêtu le gilet rouge non par provocation politique mais pour rappeler mon attachement à ma région Alsace », a notamment déclaré dimanche, lors de ses voeux, Jean-Louis Schott.
Certains portent le nez rouge, d'autres choisissent le gilet. Par amour, par passion. « Aujourd'hui, j'ai revêtu le gilet rouge non par provocation politique mais pour rappeler mon attachement à ma région Alsace, parce que l'on vit dans un monde où l'on gomme les identités régionales. » Jean-Louis Schott est un maire pince-sans-rire. Qui aime provoquer. Son discours ne manquait guère d'humour, dimanche, lors de ses voeux aux Waltenheimois - les premiers à l'issue d'une année pleine dans l'exercice de ses fonctions, après le retrait officiel de Guy Picquet en septembre 2017.

Le mouvement des gilets jaunes et « le dédain de nos dirigeants », lesquels, « après une longue marche » se sont mis « à ramer » à l'occasion du débat national ? De quoi filer la métaphore sportive. « J'espère de tout coeur que nous ne devrons pas passer à la natation pour une épreuve de brasse coulée », ironise Jean-Louis Schott, en se tournant délibérément vers le député Bruno Fuchs, présent à la cérémonie.

Ce sujet du grand débat national justement, il l'avait déjà évoqué dans nos colonnes, le 16 janvier : « Je suis prêt à organiser un atelier de réflexion en présence de notre député mais ce n'est pas le rôle du maire de jouer le rôle d'animateur. La mairie prendra en compte vos doléances sur papier libre ou par mail ».
Un nouveau corps

Si la commune n'a pas connu de travaux majeurs en 2018, le corps des sapeurs-pompiers a vécu de sombres heures, jusqu'à sa dissolution en novembre. Pour mieux renaître.

« Des tractations menées avec mon homologue de Geispitzen et le Service départemental d'incendie et de secours ont permis de constituer entre les deux communes, depuis le 1er janvier, le corps de première intervention non intégré de Geispitzen/Waltenheim. » Fort d'une petite dizaine de soldats du feu, ce corps est basé à Geispitzen.

Jean-Louis Schott s'est par ailleurs félicité de ces « nouvelles forces vives » qui contribuent au développement du monde associatif. « Les associations, c'est le poumon du village. Sans ça, ça devient un village dortoir. » En citant à la fois Les potes aux feux, qui ont pris le relais de l'amicale des sapeurs-pompiers, et l'Elsasser Atelier Waltenheim-Geispitzen, qui assure, les participants aux voeux du maire en auront eu la preuve en chansons, la promotion de la langue régionale auprès des jeunes et des moins jeunes. « Certains ne parlaient pas un mot d'alsacien en s'inscrivant ! », note le maire. Et Walt'anime, qui organise des manifestations culturelles, gustatives et sportives.

Deux associations ont également leur siège au sein de la commune : le centre français du secourisme et l'association Gwladys et Yliana 2018 (accompagnement de personnes souffrantes de la maladie de Charcot).

La création d'un verger pédagogique est en bonne voie. Son emplacement est prévu sur un terrain de 20 ares à la sortie du village en direction de Sierentz. « Une réunion d'information et de lancement de l'association se tiendra fin février, début mars, pour démarrer la première plantation d'arbres au printemps. »

Qu'est-ce qui attend les Waltenheimois en 2019 ? D'abord la sécurisation des trois points d'entrée du village, traversé chaque jour en moyenne, selon une source officielle, par 2800 véhicules - en comparaison, Waltenheim compte à ce jour un peu moins de 580 habitants. « Une réunion d'information, avant tous travaux, aura lieu avec les habitants des points concernés. On va voir comment faire sans le mur de Trump », plaisante Jean-Louis Schott.

Le cimetière va connaître un nouvel « aménagement », suite aux changements de la législation concernant l'obligation d'un ossuaire, l'aménagement d'un columbarium et de tombes. Et, après Magstatt-le-Haut ou Uffheim, la fibre « tant attendue » devrait être mise en place dans les domiciles « sous peu ». « Si vous avez des questions, ne nous appelez pas. Allez voir les maires des communes où c'est déjà installé ! », suggère à ses administrés le maire au gilet rouge, provoc'de bout en bout.
Pierre GUSZ

 

 
 

 

Vie associative Avec les Amis de la Nature : Une nouvelle jeunesse pour le refuge du lac Noir

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 06:00:09

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Vie associative Avec les Amis de la Nature
Vie associative Avec les Amis de la Nature : Une nouvelle jeunesse pour le refuge du lac Noir
D'importants travaux de rénovation et de mises aux normes sont en train d'offrir une nouvelle jeunesse à l'ancienne école du lac Noir, acquise en 1974 puis transformée en un refuge accueillant par les Amis de la Nature du Val d'Orbey.

 
L'ancienne école du lac Noir transformée en refuge depuis 1974.
« Avec la création de ce refuge sous l'impulsion du président-fondateur Maurice Olry et d'une quarantaine de membres, c'est toute l'histoire de la section ANVO qui a commencé, explique Jean-Claude Kammerer, président actuel de l'association. Nos anciens ont eu la bonne idée de transformer cette école cossue idéalement située à 975 m d'altitude, à 200 m du lac Noir et à 7 km d'Orbey en un lieu d'accueil et d'hébergement attractif pour les familles, les randonneurs et les scolaires ». Aux côtés de leurs comités, les présidents successifs Bernard Gutzwiller, Jean-Michel Lutz et Jean-Claude Kammerer se sont tous efforcés de rendre le refuge conforme aux attentes du public en matière d'hygiène, de confort et de sécurité. Grâce à des finances saines et à des entretiens réguliers, le bâtiment n'a pas cessé de se transformer et de s'agrandir.
« Nous avons enregistré 4 500 nuitéesl'année dernière »

La capacité d'accueil est aujourd'hui de 50 personnes avec des chambres et une cuisine équipée. « Grâce au dévouement des membres qui assurent bénévolement des tours de garde tout au long de l'année, nous avons enregistré 4 500 nuitées l'année dernière », précise Alain Thallinger, vice-président responsable des réservations du refuge.

« Au-delà de proposer des activités culturelles et sportives familiales (rando, ski, escalade...), l'association a toujours eu le souci d'adapter sans cesse les équipements de son refuge au bien-être du public en accordant une attention particulière à la sécurité et aux normes réglementaires », indique pour sa part François Septier, responsable entretien du lieu. C'est pour cela que durant tout le mois de novembre 2018, près de 60 membres de la section ANVO n'ont pas hésité à retrousser leurs manches et à sacrifier une partie de leur temps libre pour effectuer, dans une ambiance amicale, toute une série de transformations et de travaux de modernisation avec notamment la suppression des lambris dans les cages d'escalier, la mise en place de cloisons résistantes au feu ou le remplacement de revêtements de sol. S'y ajouteront un nouveau système de sécurité incendie et un aménagement des couloirs de circulation. « Ce chantier devrait être achevé fin 2019 ».
Renseignements : www.amisnature-val-orbey.frRéservations : Alain Thallinger (? 06 08 76 55 75 - le soir entre 19 h et 21 h).

Renseignements : www.amisnature-val-orbey.frRéservations : Alain Thallinger (? 06 08 76 55 75 - le soir entre 19 h et 21 h).

 
 

 

Colmar Diables rouges Manoeuvres « dans la verte »

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 06:19:28

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Colmar Diables rouges Manoeuvres « dans la verte »
 

 
La section du lieutenant Alexandre en mission d'infiltration. Photos DNA/Laurent Habersetzer
Des nuits à la belle étoile avec des températures négatives. Le sergent Kevin (*) en a connu plus d'une. L'ancien caporal-chef, sous-officier depuis 2017, a déjà 14 années d'engagement au compteur. Et toujours au 152e régiment d'infanterie.

« Bivouaquer dans la verte, c'est une ambiance particulière. On a froid, on a faim et quelquefois, on se demande bien pourquoi on s'est engagé ! », sourit le père de famille qui, ce jour-là, poste ses soldats à la lisière d'une forêt, partis pour une bonne nuit de surveillance avec leur poste Eryx.

Le système antichar est posé dans un large trou qu'aménage Dohinah, première classe au 15-2. La jeune femme de 21 ans porte le treillis depuis une dizaine de mois à peine. Avec un père, un grand-père, des oncles et des tantes sous les drapeaux, elle a n'a pas eu trop de mal à choisir sa voie.
La bande sahélo-saharienne cet été

Mais au lieu de suivre les pas de la famille - des tringlots (surnom donné aux militaires de l'armée du Train) pour la majorité - elle a opté pour l'infanterie. Et pas n'importe où. En compagnie de combat. Plutôt rare pour être signalé. « C'est là où ça bouge le plus ! », dit-elle tout en aménageant le camouflage de son campement précaire. Elle va partir au début de l'été au Mali avec son unité et elle est impatiente. Pas comme sa mère, anxieuse à l'idée de voir sa fille en zone de guerre.

Après un déploiement d'importance il y a plus de deux ans sous le commandement du colonel Dabas, alors chef de corps du 15-2, le régiment colmarien va retrouver la bande sahélo-saharienne cet été. Une compagnie, la 1re, sous les ordres du capitaine Bryce, va rejoindre le Mali en juin et sera intégrée au groupement tactique désert blindé qui sera commandé par le 4e régiment de chasseurs de Gap.

Comme toute mission opérationnelle, la préparation est particulièrement éprouvante. La compagnie va, d'ici son départ pour l'Afrique, enchaîner les manoeuvres dans plusieurs camps. Mourmelon, Mailly et Canjuers notamment.
« Des étudiants et des non diplômés. [...] Des banlieusards et des provinciaux... »

Mais aussi en Alsace, comme c'est le cas avec la section du lieutenant Alexandre qui crapahute dans le vaste terrain d'entraînement du Fronholz à Sainte-Croix-en-Plaine. Sa section vient d'effectuer plus de 30 km à pied et se prépare à un exercice d'infiltration : prendre d'assaut des alvéoles tenues par des terroristes.

Mission que les Diables rouges pourraient effectuer au Mali. Une cache d'armes dans un village ou dans une grotte, des djihadistes mobiles, armés et harcelants, une guerre asymétrique... Depuis 2013 et le lancement de l'opération Serval au Mali, l'armée française est régulièrement confrontée à ce type d'intervention.

Pour le lieutenant Alexandre, qui a préféré le treillis à un costume/cravate de juriste (il est titulaire d'un master 2 en droit international et européen), ce sera sa première OPEX (opération extérieure). Et comme Dohinah, il est très impatient.
« Les Diables rouges, ça sonnait bien ! »

Sa section est à l'image de l'armée de terre d'aujourd'hui : « Un vrai melting-pot », lâche-t-il. « J'ai tous les profils : des étudiants et des non diplômés. Des métropolitains et des îliens. Des banlieusards et des provinciaux. Des expérimentés et des jeunes qui sortent des classes. Faut que j'en fasse un ensemble cohérent ! », résume celui qui est arrivé au 15-2 en juillet 2017.

Dans sa section, on retrouve Matteo, profil plutôt atypique. Père libanais, mère polonaise, le jeune homme de 23 ans a décidé de s'engager il y a moins d'un an. « J'ai toujours été intéressé par les armes », confie celui qui avoue un véritable intérêt pour la tactique et la stratégie.

Pourquoi Colmar et son régiment ? « Les Diables rouges, ça sonnait bien ! Et son passé est prestigieux ». Radio du lieutenant Alexandre, ce polyglotte (il parle russe, arabe, anglais, polonais et français) a les capacités d'être sous-officier voire officier. Mais il ne souhaite pas brûler les étapes. « Je veux partir d'en bas avant de commander. Goûter au terrain, me forger sous le feu. » Il sera servi cet été.
Nicolas ROQUEJEOFFRE PLUS WEB Voir également notre vidéo et diaporama sur www.lalsace.fr(*) Les noms de famille ne sont pas dévoilés pour des questions de sécurité.

 

 
 

COLMAR Marché de Noël Bilan des vols de pickpockets : Quatre arrestations et des dizaines de plaintes

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 06:01:03

© Dna, Mercredi le 30 Janvier 2019
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Marché de Noël Bilan des vols de pickpockets
COLMAR Marché de Noël Bilan des vols de pickpockets : Quatre arrestations et des dizaines de plaintes
Quatorze pickpockets ont été interpellées lors du dernier marché de Noël de Colmar, où la lutte contre le phénomène des vols à la tire a été renforcée.

 
Les policiers ont renforcé les patrouilles, en tenue mais aussi en civil, pour mieux repérer les pickpockets parmi les milliers de visiteurs.
Les signalements de vols à la tire ont été nombreux lors du dernier marché de Noël de Colmar. Plus que les années précédentes ? « Je ne pense pas, même s'il est difficile de les distinguer des autres vols simples dans nos statistiques, et donc de comparer d'une année à l'autre », analyse la commissaire de Colmar Virginie Perrey.

Une chose est sûre : « Alors qu'il y avait d'autres priorités lors des éditions précédentes, nous avons accentué notre action contre ce type de délinquance pour mieux protéger les visiteurs, et en la matière, quand on cherche on trouve ! », exposent la commissaire et son adjointe Valérie Bichinot. Les patrouilles ont été renforcées, en uniforme et en civil, et les horaires aménagés pour mieux coller aux pics de fréquentation... et de vols. La chef de la circonscription de sécurité publique souligne que « la coopération a été efficace avec les autorités allemandes et suisses pour l'échange d'informations notamment, mais aussi avec les policiers municipaux de Colmar ». Ces derniers ont, entre autres actions, eux aussi adapté les horaires de surveillance derrière les caméras.
Elles avaient toutes entre 12 et 16 ans

La « vigilance particulière » des policiers a payé, si l'on en croit le nombre d'arrestations : 14 pickpockets ont été interpellées. Placées en garde à vue ou en retenue judiciaire, elles avaient entre 12 et 16 ans. Toutes sont des filles de nationalité bosnienne, et font partie de la communauté rom. Neuf autres mineures, toujours des Roms bosniennes, ont été contrôlées sans qu'aucune infraction ne leur soit finalement reprochée. Il ne fait ainsi aucun doute qu'il s'agit des petites mains exploitées par des réseaux, contre lesquels luttent les offices centraux de la police et de la gendarmerie.

39 plaintes et 18 déclarations de vols été recueillies au commissariat : 31 au préjudice de touristes des quatre coins du monde (13 plaintes et 18 formulaires qui leur sont destinés), six plaintes de Colmariens et 20 d'autres Français. Sans compter les plaintes ayant pu être déposées dans d'autres commissariats et gendarmeries...
Un formulaire en de multiples langues, du mandarin à l'allemand en passant par l'arabe.

« Lorsqu'une victime étrangère n'a pas le temps de patienter pour porter plainte, par exemple parce que son bus va partir, elle est invitée à remplir un formulaire de déclaration de vol disponible en de multiples langues, du mandarin à l'allemand en passant par l'arabe. Cela permet de déclarer le vol de papiers d'identité afin de pouvoir quitter la France, mais sert aussi aux assurances, et nous permet de restituer les objets volés qu'on retrouve ».

La commissaire ajoute qu'« il faut que les pickpockets se sentent eux-mêmes en insécurité dès qu'ils arrivent à Colmar, si on veut que les touristes se sentent en sécurité ». Rappeler les consignes de prudence basiques reste toutefois de mise : « Pour éviter la quasi-totalité des vols à la tire, il suffit de garder le plus près possible du corps tout ce qui est précieux, et de porter son sac devant soi et non au dos, à moins qu'il ne contienne que des choses sans valeur ou qu'il soit efficacement verrouillé ».
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

 

Pickpockets : 14 arrestations et des dizaines de plaintes

Publié dans le panorama le Mercredi 30 janvier 2019 à 06:21:38

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Pickpockets : 14 arrestations

et des dizaines de plaintes
 

 
Les policiers ont renforcé les patrouilles, en tenue mais aussi en civil, pour mieux repérer les pickpockets parmi les milliers de visiteurs. Archives L'Alsace/Jean-François Frey

Quatorze pickpockets ont été interpellées lors du dernier marché de Noël de Colmar, où la lutte a été renforcée contre le phénomène des vols à la tire.

 

Les signalements de vols à la tire ont été nombreux lors du dernier marché de Noël de Colmar. Plus que les années précédentes ? « Je ne pense pas, même s'il est difficile de les distinguer des autres vols simples dans nos statistiques, et donc de comparer d'une année à l'autre », répond la commissaire de Colmar Virginie Perrey.

Entre 12 et 16 ans

 

Une chose est sûre : « Alors qu'il y avait d'autres priorités lors des éditions précédentes, nous avons accentué notre action contre ce type de délinquance pour mieux protéger les visiteurs, et en la matière, quand on cherche on trouve ! », exposent la commissaire et son adjointe Valérie Bichinot. Les patrouilles ont été renforcées, en uniforme et en civil, et les horaires aménagés pour mieux coller aux pics de fréquentation... et de vols. La chef de la circonscription de sécurité publique souligne que « la coopération a été efficace, avec les autorités allemandes et suisses pour l'échange d'informations notamment, mais aussi avec les policiers municipaux de Colmar ». Ces derniers ont, entre autres actions, eux aussi adapté les horaires de surveillance derrière les caméras.

 

La « vigilance particulière » des policiers a payé, si l'on en croit le nombre d'arrestations : 14 pickpockets ont été interpellées.

 

Placées en garde à vue ou en retenue judiciaire, elles avaient entre 12 et 16 ans. Toutes sont des filles de nationalité bosnienne, et font partie de la communauté rom.

Les Colmariens pas épargnés

 

Neuf autres mineures, toujours des Roms bosniennes, ont été contrôlées sans qu'aucune infraction ne leur soit finalement reprochée. Il ne fait donc aucun doute qu'il s'agit des petites mains exploitées par des réseaux, contre lesquels luttent les offices centraux de la police et de la gendarmerie.

 

39 plaintes et 18 déclarations de vols été recueillies au commissariat : 31 au préjudice de touristes des quatre coins du monde (13 plaintes et 18 formulaires qui leur sont destinés), six plaintes de Colmariens et 20 d'autres Français. Sans compter les plaintes ayant pu être déposées dans d'autres commissariats et gendarmeries... « Lorsqu'une victime étrangère n'a pas le temps de patienter pour porter plainte, par exemple parce que son bus va partir, elle est invitée à remplir un formulaire de déclaration de vol disponible en de multiples langues, du mandarin à l'allemand en passant par l'arabe. Cela permet de déclarer le vol de papiers d'identité afin de pouvoir quitter la France, mais sert aussi aux assurances, et nous permet de restituer les objets volés qu'on retrouve. »

 

La commissaire ajoute qu'« il faut que les pickpockets se sentent eux-mêmes en insécurité dès qu'ils arrivent à Colmar, si on veut que les touristes se sentent en sécurité ». Rappeler les consignes de prudence basiques reste toutefois de mise : « Pour éviter la quasi-totalité des vols à la tire, il suffit de garder le plus près possible du corps tout ce qui est précieux, et de porter son sac devant soi et non au dos, à moins qu'il ne contienne que des choses sans valeur ou qu'il soit efficacement verrouillé. »

Jean-Frédéric SURDEY