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Politique Collectivité européenne d'Alsace : Ce que dit le projet de loi

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 05:40:23

© Dna, Mardi le 29 Janvier 2019
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Politique Collectivité européenne d'Alsace
Politique Collectivité européenne d'Alsace : Ce que dit le projet de loi
Le gouvernement vient d'achever l'avant-projet de loi relatif à la collectivité européenne d'Alsace. Ce texte, qui doit être approuvé par le Parlement dans les prochains mois, formalise les compétences « spécifiques et particulières » dont la future entité s'occupera en matière de bilinguisme, de transfrontalier, de routes et de tourisme.

 
Le projet de loi relatif aux compétences « spécifiques et particulières » de la collectivité européenne d'Alsace touche au code général des collectivités territoriales, au code de l'éducation et au code du tourisme.
Pas très sexy, le document de 13 pages et 11 articles paraît trop techno pour pouvoir assouvir un quelconque désir d'Alsace. Et pourtant, l'avant-projet de loi relatif aux compétences de la collectivité européenne d'Alsace est l'ultime étape nécessaire à la naissance de cette collectivité singulière issue des accords de Matignon signés entre l'État, la Région Grand Est et les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, le 29 octobre dernier (DNA du 30 octobre 2018).
« Réguler le trafic de transit à l'échelle transfrontalière »

Ce texte, que les DNA se sont procuré, devrait être présenté dans les prochaines semaines en conseil des ministres. Il devra ensuite être approuvé par le Parlement après deux étapes: le vote des deux conseils départements alsaciens, prévu ce 4 février, puis la publication par le Conseil d'État du décret de création de la collectivité européenne d'Alsace (CEA). La loi doit entrer en vigueur le 1er janvier 2021.

L'avant-projet de loi formalise les compétences « spécifiques et particulières » dont la CEA s'occupera en matière de bilinguisme, de transfrontalier, de routes et de tourisme. Il définit aussi les changements qui interviendront pour les élus, les agents départementaux et d'État, l'administration, les impôts, les taxes et les compensations financières.
? Les motifs

« Son positionnement géographique, son identité française et européenne et la profondeur de ses liens avec l'axe rhénan sont autant de spécificités qui justifient une évolution des compétences dévolues à la collectivité européenne d'Alsace », argumente le gouvernement en précisant que celle-ci « demeure pleinement au sein de la région Grand Est pour satisfaire au souci de stabilité des institutions locales et de lisibilité de l'action publique initiées depuis trois ans ».
? L'action transfrontalière

La CEA sera « chef de file, sur son territoire, de la coopération transfrontalière ». À ce titre, la collectivité devra élaborer un schéma alsacien de coopération transfrontalière dans un délai de deux ans après sa création, schéma qui devra respecter la stratégie régionale du Grand Est en la matière.

Ce schéma alsacien concernera les projets structurants, les déplacements transfrontaliers, voire les liaisons routières et ferroviaires pour lesquelles la CEA sera associée. Chaque projet fera l'objet d'une convention de délégation de compétences.
? Le bilinguisme

L'État et la collectivité européenne d'Alsace prévoient, dans la convention portant sur l'enseignement des langues et des cultures régionales, « les recrutements complémentaires, y compris par contrat, des personnels chargés de dispenser » cet enseignement.
? Le tourisme

Sur son territoire, la collectivité européenne d'Alsace est chargée « d'animer et de coordonner l'action des collectivités et des autres acteurs concernés », en lien avec la stratégie de la région Grand Est.

Dans ce domaine, le gouvernement précise que la CEA « assurera l'animation de la marque Alsace, gérée, par l'agence ADIRA », et que son « comité de tourisme assurera l'animation de la destination Alsace ».
? Les routes

Les routes et autoroutes non concédées, classées dans le domaine public routier national, sont transférées à la CEA.

« Ce transfert vise à permettre une régulation du trafic de transit à l'échelle transfrontalière » et « une meilleure insertion de l'axe Nord-Sud alsacien dans les itinéraires transnationaux européens », explique le gouvernement.

À ce titre, le gouvernement évoque la possibilité de définir « les conditions spécifiques de financement de nature à maîtriser le trafic routier de marchandises sur les axes transférés à la CEA ». La voie à une écotaxe ?
Franck BUCHY

 

 
 

 

Collectivité Européenne d' Alsace Ce que dit le projet de loi

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 06:22:43

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Collectivité Européenne d' Alsace Ce que dit le projet de loi
 

 
Le projet de loi relatif aux compétences « spécifiques et particulières » de la collectivité européenne d'Alsace touche au code général des collectivités territoriales, au code de l'éducation et au code du tourisme. Photo DNA/Franck Buchy
Pas très sexy, le document de 13 pages et 11 articles paraît trop techno pour pouvoir assouvir un quelconque désir d'Alsace. Et pourtant, l'avant-projet de loi relatif aux compétences de la collectivité européenne d'Alsace est l'ultime étape nécessaire à la naissance de cette collectivité singulière issue des accords de Matignon signés entre l'État, la région Grand Est et les départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, le 29 octobre.
« Réguler le trafic de transit à l'échelle transfrontalière »

Ce texte, que nous nous sommes procurés, devrait être présenté dans les prochaines semaines en conseil des ministres. Il devra ensuite être approuvé par le Parlement après le vote des deux conseils départements alsaciens, prévu le 4 février, puis la publication par le Conseil d'État du décret de création de la collectivité européenne d'Alsace (CEA). La loi doit entrer en vigueur le 1er janvier 2021.

L'avant-projet de loi formalise les compétences « spécifiques et particulières » dont la CEA s'occupera en matière de bilinguisme, de transfrontalier, de routes et de tourisme. Il définit aussi les changements qui interviendront pour les élus, les agents départementaux et d'État, l'administration, les impôts, les taxes et les compensations financières.

? Les motifs. « Son positionnement géographique, son identité française et européenne et la profondeur de ses liens avec l'axe rhénan sont autant de spécificités qui justifient une évolution des compétences dévolues à la collectivité européenne d'Alsace », argumente le gouvernement en précisant que cette dernière « demeure pleinement au sein de la région Grand Est pour satisfaire au souci de stabilité des institutions locales et de lisibilité de l'action publique, initiées depuis trois ans ».
L'action transfrontalière

La CEA sera « chef de file, sur son territoire, de la coopération transfrontalière ». À ce titre, la collectivité devra élaborer un schéma alsacien de coopération transfrontalière dans un délai de deux ans après sa création, schéma qui devra respecter la stratégie régionale du Grand Est en la matière.

Ce schéma alsacien concernera les projets structurants, les déplacements transfrontaliers, voire les liaisons routières et ferroviaires pour lesquelles la CEA sera associée. Chaque projet fera l'objet d'une convention de délégation de compétences.

? Le bilinguisme. L'État et la collectivité européenne d'Alsace prévoient, dans la convention portant sur l'enseignement des langues et des cultures régionales, « les recrutements complémentaires, y compris par contrat, des personnels chargés de dispenser » cet enseignement.

? Le tourisme. Sur son territoire, la collectivité européenne d'Alsace est chargée « d'animer et de coordonner l'action des collectivités et des autres acteurs concernés », en lien avec la stratégie de la région Grand Est. Dans ce domaine, le gouvernement précise que la CEA « assurera l'animation de la marque Alsace, gérée par l'agence Adira », et que son « comité de tourisme assurera l'animation de la destination Alsace ».

? Les routes. Les routes et autoroutes non concédées, classées dans le domaine public routier national, sont transférées à la CEA. « Ce transfert vise à permettre une régulation du trafic de transit à l'échelle transfrontalière » et « une meilleure insertion de l'axe nord-sud alsacien dans les itinéraires transnationaux européens », explique le gouvernement.

À ce titre, le gouvernement évoque la possibilité de définir « les conditions spécifiques de financement de nature à maîtriser le trafic routier de marchandises sur les axes transférés à la CEA ». La voie à une écotaxe ?
Franck BUCHY

 

 
 

Grand débat national : L'ICA lance une série de réunions

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 06:23:27

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Grand débat national
Grand débat national : L'ICA lance une série de réunions

 
L'ICA (Initiative citoyenne alsacienne) organise une série de réunions d'information sur le grand débat national, et plus généralement sur l'avenir institutionnel de l'Alsace. Elle veut ainsi offrir au public « une occasion » de « faire valoir nos revendications alsaciennes pour une institution politique propre,

pour plus de démocratie locale et régionale et pour plus de place à donner aux citoyennes et aux citoyens dans la vie politique ».

- Haguenau : le 1er février à 18h30 à l'école ABCM-Zweisprachigkeit, 50 rue Ettore Bugatti.

- Mulhouse : le 6 février à 18h30 à l'hôtel Bristol, 18 avenue de Colmar.

- Altkirch : le 7 février à 18h30 à la Halle au blé, 1 place Xavier Jourdain.

- Colmar : le 8 février à 18h30 à l'hôtel Bristol, 7 place de la Gare.

- Strasbourg : le 11 février à 18h30 au centre culturel alsacien, 5 bd de la Victoire.

- Rosheim (pour la région d'Obernai à Molsheim), le 13 février à 18h30 au restaurant à la Croix d'or, 3 rue du Gal-de-Gaulle.

- Wissembourg : le 18 février, à la Nef, 6 rue des Écoles.

- Kintzheim (pour la région de Sélestat) : le 20 février à 18h30 à l'hôtel Au Parc des Cigognes, route de Sélestat.

- Saverne : le 25 février, à la Maison de l'emploi, Pays de Saverne Plaine et Plateau, 16 Rue du Zornhoff.

 

 
 

 

Asame Le président et la direction nous écrivent

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 06:24:03

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Asame Le président et la direction nous écrivent
 

 
La direction de l'Asame et son président Michel Debié réagissent à notre article paru samedi sous le titre « Le Réseau APA s'intéresse à l'Asame ». « Aujourd'hui, l'Asame se doit de sortir d'une crise qui perdure et de pouvoir être détachée des ennuis judiciaires parallèles polluant son image, écrivent-ils. En effet, tous les jours plus de 300 salariés s'attellent à maintenir et à assurer des services et des soins aux usagers. Le seul but est d'offrir aujourd'hui une issue à la crise et de consolider l'avenir en faisant perdurer tous les emplois. Pour ce, rien ne peut se faire sans sérénité, positivité et recul par rapport aux événements et polémiques. Des échanges ont en effet eu lieu avec le Réseau APA afin d'étudier toutes les pistes possibles d'aides. La directrice générale, la directrice financière, ainsi que le président Michel Debié démentent certains dires de l'article paru dans L'Alsace du 26 janvier dernier. En effet jusqu'à ce jour, aucune de ces trois personnes n'a effectué une demande à l'inspection du travail en général ou en particulier concernant des faits de harcèlement. »

Précisons que l'article précité parle de signalements de faits de harcèlement auprès de l'inspection du travail, sans dire qu'ils venaient de la direction ou de la présidence de l'association. E. D.

 

 
 

Sud Alsace Hôpitaux de Thann et d'Altkirch : Les agréments prolongés « au moins » jusqu'en fin d'année

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 06:22:39

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Sud Alsace Hôpitaux de Thann et d'Altkirch
Sud Alsace Hôpitaux de Thann et d'Altkirch : Les agréments prolongés « au moins » jusqu'en fin d'année

 
Christophe Lannelongue, directeur général de l'Agence régionale de santé Grand Est, a annoncé publiquement, avant l'ouverture de la réunion du conseil de surveillance du Groupement hospitalier régional Mulhouse-Sud Alsace (GHRMSA) hier soir, la prolongation jusqu'à la fin de cette année 2019 des autorisations d'activité pour le service des urgences et la maternité du centre hospitalier Saint-Morand d'Altkirch, et pour la maternité de l'hôpital Saint-Jacques de Thann.

C'est ce qu'a déclaré hier soir le député de la circonscription d'Altkirch-Saint-Louis, Jean-Luc Reitzer. « Ces services resteront ouverts au moins jusqu'à la fin de l'année, c'est ce qui a été dit très exactement et qui va être validé par le conseil de surveillance », a souligné l'élu.

Cette prolongation doit permettre « de mener un vrai débat, sans a priori et avec un esprit d'ouverture, avec l'ensemble des personnes concernées, durant cinq mois, avec un point d'étape fin juin », poursuit Jean-Luc Reitzer qui parle d'une « épée de Damoclès qui disparaît ».

Il voit là le premier résultat de la mobilisation du personnel du GHRMSA, des médecins généralistes, des élus locaux et des habitants. Des manifestations se sont déroulées fin novembre à Thann, à Altkirch samedi dernier et hier encore à Mulhouse. L'investissement du préfet et du président du conseil de surveillance du GHRMSA et président de la Région Grand Est, Jean Rottner, « qui a refusé le contrat de performance prévu par l'ARS », a également permis d'aboutir à cette nouvelle phase de concertation, « avec la volonté de construire ensemble un vrai projet de territoire » pour la prise en charge sanitaire des habitants du Sud Alsace.
N.B.-G.

 

 
 

 

Hôpitaux de Thann et Altkirch : du sursis jusqu'en fin d'année

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 06:03:29

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Hôpitaux de Thann et Altkirch : du sursis jusqu'en fin d'année
 

 
Une centaine de personnes ont accueilli ce lundi les participants aux voeux et au conseil de surveillance du Groupement hospitalier régional Mulhouse Sud Alsace. Photo DNA/Alain Cheval
Christophe Lannelongue, directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS) Grand Est, a annoncé publiquement, avant l'ouverture de la réunion du conseil de surveillance du Groupement hospitalier régional Mulhouse Sud Alsace (GHRMSA) ce lundi soir, la prolongation jusqu'à la fin de cette année 2019 des autorisations d'activité pour le service des urgences et la maternité du centre hospitalier Saint-Morand d'Altkirch et pour la maternité de l'hôpital Saint-Jacques de Thann.

C'est ce qu'a révélé dans la soirée le député de la circonscription d'Altkirch/Saint-Louis, Jean-Luc Reitzer. « Ces services resteront ouverts au moins jusqu'à la fin de l'année. C'est ce qui a été dit très exactement et qui va être validé par le conseil de surveillance », a souligné l'élu.

Cette prolongation doit permettre « de mener un vrai débat, sans a priori et avec un esprit d'ouverture, avec l'ensemble des personnes concernées, durant cinq mois, avec un point d'étape fin juin », poursuit Jean-Luc Reitzer qui parle d'une « épée de Damoclès qui disparaît ».
La mobilisation a payé

Il voit là le premier résultat de la mobilisation du personnel du GHRMSA, des médecins généralistes, des élus locaux et des habitants. Plusieurs manifestations se sont déroulées fin novembre à Thann et à Altkirch, et samedi dernier encore à Altkirch (L'Alsace de dimanche). L'investissement du préfet sur ce dossier et du président du conseil de surveillance du GHRMSA et président de la région Grand Est, Jean Rottner, « qui a refusé le contrat de performance prévu par l'ARS », a également permis d'aboutir à cette nouvelle phase de concertation, « avec la volonté de construire ensemble un vrai projet de territoire » pour la prise en charge sanitaire des habitants du sud Alsace.

« Cela apporte un peu d'oxygène et permet de tout remettre à plat. La fusion de l'hôpital d'Altkirch avec Mulhouse a aussi apporté des choses positives à Altkirch, avec une vingtaine de consultations spécialisées qui n'existaient pas auparavant. Il faut tout mettre sur la table », commentait ce lundi soir Jean-Luc Reitzer.

Pour accueillir les participants aux voeux et à la réunion du conseil de surveillance du groupement, une centaine de militants CFDT, CFTC, CGT, FO et Unsa s'étaient rassemblés devant l'Institut de formation aux métiers de la santé à Mulhouse, à l'appel de l'association Rest, qui défend l'hôpital thannois. Sa présidente, Jeanne Stoltz-Nawrot, maire d'Husseren-Wesserling, a martelé : « Toutes les mesures qui sont prises visent à transférer tous les actes à Mulhouse... Pour la maternité de Thann, cela constitue une mise en danger de la vie d'autrui ! » Sa liste de voeux : que l'agrément de la maternité thannoise soit renouvelé par l'ARS jusqu'en 2023, que le GHRMSA recrute les personnels de santé permettant à l'hôpital de Thann de retrouver des services hospitaliers de proximité et que la ministre de la Santé reconsidère sa politique d'accès accès aux soins pour tous les citoyens, urbains ou ruraux. Elle a été partiellement entendue. N.B.-G. et A. C.

 

 
 

Manifestation Groupe hospitalier de la région Mulhouse et Sud Alsace (GHRMSA) : Des voeux... pieux ?

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 06:31:48

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Manifestation Groupe hospitalier de la région Mulhouse et Sud Alsace (GHRMSA)
Manifestation Groupe hospitalier de la région Mulhouse et Sud Alsace (GHRMSA) : Des voeux... pieux ?
Période des voeux oblige, c'est dans le bâtiment de l'Institut de formation aux métiers de la santé (IFSI) rue du Dr Mangeney que se sont tenus hier en fin d'après-midi les voeux du GHRMSA suivi d'un conseil de surveillance... Une centaine de manifestants étaient présents pour accueillir les invités et distribuer des tracts.

 
Mobilisation contre les projets de fermetures des maternités
« Sauvons nos services de proximité », la banderole signée par la CFDT, CFTC, CGT, FO et l'UNSA donnait clairement le ton de la manifestation. En effet, hier, à l'appel de l'association REST, association pour la renaissance des services hospitaliers thannois, une petite centaine de militants s'est retrouvée juste à l'entrée de l'Institut de formation aux métiers de la santé (anciennement école d'infirmière) où devait se tenir à la fois une cérémonie de voeux du Groupe hospitalier de la région Mulhouse et Sud Alsace suivi d'un conseil de surveillance, l'instance qui devra se prononcer notamment sur l'avenir de la maternité de Thann.

Si les militants n'ont pas perturbé le bon déroulement de la soirée, ces derniers ont été clairement maintenus à l'extérieur du bâtiment et un service de sécurité filtrait les passages et il fallait montrer patte blanche pour pouvoir entrer.
Distribution de tracts aux invités

Cela n'a pas muselé pour autant le comité d'accueil qui, à coups de slogans et de sifflet, rythmait les arrivées des invités. Comme l'a rappelé, non sans une forme d'humour, Jeanne Stoltz-Nawrot, la présidente de l'association Rest et maire de la commune d'Husseren-Wesserling, « le GHRMSA présente ses voeux ce soir. Nous, association et représentants de la société civile, sommes venus afin de présenter également nos voeux au GHRMSA, aux personnels hospitaliers mais également à l'ARS, l'agence régionale de santé. Nos voeux se résument simplement puisque nous ne voulons pas ouvrir notre territoire rural. Actuellement toutes les mesures qui sont prises visent à ramener tous les actes sur Mulhouse. Le faire pour la maternité de Thann constitue une mise en danger de la vie d'autrui en rallongeant les trajets des futures mamans ». L'association était là pour marteler le message mais également pour glisser dans sa liste de voeux : que l'agrément de la maternité thannoise, soit renouvelé par l'ARS jusqu'en 2023, que le GHRMSA recrute les personnels de santé permettant à l'hôpital de Thann de retrouver de réels services hospitaliers de proximité, que la ministre de la Santé reconsidère sa politique quant à l'égal accès aux soins pour tous les citoyens, urbains ou ruraux et que l'aspect humain, primordial dans le domaine de la santé, ne soit pas sacrifié sur l'autel comptable et financier...
Alain CHEVAL

 

 
 

 

EDITORIAL : La tentation du frein à main

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 06:10:22

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EDITORIAL : La tentation du frein à main
 

 
En temps normal, c'est le genre d'annonce qui aurait définitivement clos le débat. Puisqu'il s'agissait de sauver des vies, le recul du nombre de morts sur les routes en 2018 aurait dû tout à la fois démontrer l'efficacité de la limitation de vitesse à 80 km/h et éteindre la contestation. Sur ce point précis en tout cas.

Mais le climat a changé, le temps est à l'orage. Et on voit bien que cette mesure ne tient plus qu'à un fil. Même si rien n'est officiellement décidé, la tentation de la sacrifier sur l'autel de la colère du peuple est là. Les signaux sont même aveuglants.

Dire en privé, et laisser fuiter, comme l'a fait Emmanuel Macron, qu'il s'agissait peut-être d'une « connerie » est déjà en soi un axe de communication. C'est laisser entendre qu'un retour en arrière, ou disons un infléchissement, mais au fond c'est la même chose, est possible. C'est aussi prendre ses distances avec son Premier ministre qui avait choisi, assez courageusement d'ailleurs, d'assumer l'impopularité de cette directive.

Pour l'instant, Édouard Philippe tient tant bien que mal le cap et s'accroche aux chiffres dévoilés hier. Eux seuls peuvent encore lui permettre de sauver cette limitation de vitesse qui devait compléter un ensemble de directives ayant, depuis les années 70, drastiquement fait chuter la mortalité routière. L'atmosphère insurrectionnelle ambiante ne lui laisse cependant que peu d'espoirs.

Appliquée brutalement et touchant à ce que les Français ont de plus cher (leur automobile et le sentiment de liberté qui va avec), cette mesure est toujours pour une partie de l'opinion le symbole d'une technocratie d'État. Bobos des villes versus travailleurs ruraux, France d'en haut contre France d'en bas, le raccourci est connu...

Certains ont voulu voir dans ce premier mouvement de mécontentement la matrice des gilets jaunes et ce n'est pas entièrement faux. Les centaines de manifestations de motards et d'automobilistes au printemps dernier ont préparé le terrain aux révoltés de cet hiver. D'où la tentation du président de la République de tirer sur le frein à main. Ce qui n'est à vrai dire jamais prudent, surtout quand on a autant appuyé sur le champignon.

 

 
 

 

SÉCURITÉ ROUTIÈRE Bilan annuel : Moins de tués mais la question du 80 km/h reste ouverte

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 05:42:39

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SÉCURITÉ ROUTIÈRE Bilan annuel
SÉCURITÉ ROUTIÈRE Bilan annuel : Moins de tués mais la question du 80 km/h reste ouverte
Avec 3 259 tués en 2018, la France métropolitaine renoue avec la baisse de la mortalité sur ses routes. Mais Édouard Philippe n'a pas encore tranché sur les 80 km/h, qu'il renvoie au grand débat national.

 
Il n'y a « jamais eu aussi peu de morts sur les routes françaises. » Le Premier ministre Édouard Philippe a confirmé la baisse du nombre de tués dans des accidents de la circulation en 2018. Il s'établit à 3 259. Soit neuf morts de moins que le précédent « record » qui datait de 2013. Par rapport à 2017, ce sont donc 198 morts évités. Le nombre de blessés enregistre lui aussi un net recul de près de 25 % (lire ci-contre).
Macron : « C'était une connerie »

Durant quatre ans, entre 2013 et 2017, lors du quinquennat Hollande, les routes de France métropolitaine étaient redevenues plus meurtrières. Cette situation a poussé le Premier ministre à passer la vitesse maximale autorisée à 80 km/h sur le réseau secondaire, le 1er juillet dernier. « Nous avons pris une décision que nous savions impopulaire, et qui s'est avérée l'être, mais qui ne nous paraît pas remettre en cause la façon dont nos concitoyens peuvent se déplacer, et qui en revanche produit des résultats », s'est-il félicité ce lundi, répondant aux détracteurs de la mesure et quelque part au Président. À deux reprises au moins, dans les Yvelines en décembre, puis la semaine dernière face à Laurent Wauquiez, Emmanuel Macron aurait commenté que « c'était une connerie et que ce n'était pas dans son programme ».
« Fiers d'avoir pris nos responsabilités »

Selon les chiffres d'Édouard Philippe, 116 vies ont été épargnées par cette mesure, que le Premier ministre continue à justifier malgré la grogne des gilets jaunes. Le « surplus des amendes » généré par les 80 km/h a par ailleurs permis de dégager 26 millions d'euros qui financeront en 2019 les projets de prise en charge des victimes d'accidents de la route. « Nous sommes fiers d'avoir considérablement diminué le nombre de nos concitoyens qui se retrouvent confrontés à un drame lié à un accident sur la route, a martelé le Premier ministre. Nous sommes fiers d'avoir pris nos responsabilités. »

Il a d'ailleurs annoncé que le mouvement des gilets jaunes ne serait pas sans conséquence sur les prochains chiffres de la Sécurité routière, à cause des nombreuses dégradations commises sur les radars automatiques ces dernières semaines : « En novembre et en décembre [...], il a été observé une réaugmentation de la vitesse moyenne, affirme Édouard Philippe. Il ne faut pas se raconter d'histoires. Le nombre d'accidents et leur gravité vont augmenter. »
Au cas par cas dans chaque département ?

Le locataire de Matignon n'a donc pas enterré cette mesure qu'il a lui-même soutenue, et il semble n'avoir aucune envie de le faire. Édouard Philippe a renvoyé la question au grand débat national, et donc aux Français eux-mêmes : « C'est important qu'ils nous disent si oui ou non ils sont prêts à changer un certain nombre de comportements ou de règles pour maintenir ces résultats ». Édouard Philippe n'exclut pas de laisser aux départements, qui gèrent la quasi-totalité de ces routes, la décision d'abaisser ou non la limitation de vitesse. Ou de procéder à des adaptations au cas par cas. Tout au long du mois de février, « chaque président de conseil départemental pourra connaître les chiffres dans son département, sur son réseau, pourra réagir et faire part de ses propositions » explique le Premier ministre. « Les départements sont prêts à prendre leurs responsabilités s'il faut ajuster, au cas par cas, la limitation de vitesse » affirme Dominique Bussereau, président des départements de France. Un sujet sensible car il concerne les trajets du quotidien de millions de Français qui sauront trouver le chemin du conseil départemental pour manifester leur point de vue.
Aurélien POIVRET

 

 
 

 

Pour mieux comprendre SÉCURITÉ ROUTIÈRE Bilan annuel Moins de tués mais la question du 80 km/h reste ouverte

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 06:13:37

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Dossier Pour Mieux comprendre SÉCURITÉ ROUTIÈRE Bilan annuel Moins de tués mais la question du 80 km/h reste ouverte

 
 

 
 

Soumis aux fluctuations liées à la météo qui influe sur la circulation. Il n'a jamais parlé des gilets jaunes, mais c'est bien leur colère qui est visée. Le délégué interministériel à la sécurité routière a estimé à « 60 morts » le « bilan des dégradations de radars » constatées dans toute la France durant les deux derniers mois de 2018. Soit 30 en novembre et 30 en décembre. Selon des estimations, environ 60 % des appareils fixes ont été dégradés au point de ne pouvoir flasher les automobilistes. Des « vies épargnées en moins. Ça donne une idée du désastre », siffle Emmanuel Barbe, qui se dit « pessimiste » pour les prochains mois au vu du relâchement engendré : au mois de décembre, « quatre fois plus d'excès de vitesse » ont été constatés par les radars qui, même en panne, peuvent relever la vitesse (mais pas identifier le véhicule).

 

Au mois de décembre, le nombre de tués sur les routes s'établit à 292 soit rigoureusement le même qu'en 2017. En 2014, il y en avait eu 286 et plus de 1 000 à la fin des années 1980. La tendance sur la durée reste donc à la baisse même si ce dernier mois de l'année

est soumis aux fluctuations liées à la météo qui influe sur la circulation. Il n'a jamais parlé des gilets jaunes, mais c'est bien leur colère qui est visée. Le délégué interministériel à la sécurité routière a estimé à « 60 morts » le « bilan des dégradations de radars » constatées dans toute la France durant les deux derniers mois de 2018. Soit 30 en novembre et 30 en décembre. Selon des estimations, environ 60 % des appareils fixes ont été dégradés au point de ne pouvoir flasher les automobilistes. Des « vies épargnées en moins. Ça donne une idée du désastre », siffle Emmanuel Barbe, qui se dit « pessimiste » pour les prochains mois au vu du relâchement engendré : au mois de décembre, « quatre fois plus d'excès de vitesse » ont été constatés par les radars qui, même en panne, peuvent relever la vitesse (mais pas identifier le véhicule).

 

Au mois de décembre, le nombre de tués sur les routes s'établit à 292 soit rigoureusement le même qu'en 2017. En 2014, il y en avait eu 286 et plus de 1 000 à la fin des années 1980. La tendance sur la durée reste donc à la baisse même si ce dernier mois de l'année

 
 

abaissement de la vitesse à 80 km/h : Bataille de chiffres

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 05:43:31

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abaissement de la vitesse à 80 km/h : Bataille de chiffres

 
Il y a une augmentation de la mortalité routière de 2,2 % (+76 tués) par rapport à 2013 avec les DOM-TOM... Photo P. H.
Selon Pierre Chasseray, délégué général 40 millions d'automobilistes, les résultats présentés par le Premier ministre montrent que l'abaissement de la vitesse à 80 km/h sur le réseau secondaire est un échec. Selon lui, les chiffres de la mortalité sont « les mêmes qu'à l'époque du 90 km/h ». « Où est le résultat historique ? », s'interroge-t-il. L'association accuse le gouvernement de « manipuler » les chiffres car « la prise en considération des données des DOM-TOM fait état d'une augmentation de la mortalité routière de 2,2 % (+76 tués) par rapport à 2013 ».
« Réalité statistique »

Au cours d'un « point technique » sur le bilan présenté quelques heures plus tôt par Édouard Philippe, le délégué interministériel à la sécurité routière Emmanuel Barbe explique que pour l'Outre-mer, la comparaison avec la métropole ne valait que pour les Dom (Départements d'outre-mer), assujettis à la même réglementation qu'en métropole, et notamment aux 80 km/h.

Emmanuel Barbe a vivement défendu l'utilité de cette réduction de la vitesse car elle a permis, au vu de la « réalité statistique, de faire baisser les vitesses moyennes » des usagers. « Or quand on fait baisser la vitesse pratiquée, on fait baisser le nombre de morts, expose-t-il. C'est une évidence pour tous ceux qui font de l'accidentologie. »
Un gain de temps pour un tiers des trajets à 80 km/h

Pour collecter les données nécessaires à un premier bilan de cette mesure, l'Observatoire national de la sécurité routière (ONISR) a activé 50 points d'observation dans 20 départements, analysant 44 millions de passages de véhicules. L'analyse de ces chiffres montre que « 116 vies ont été épargnées » grâce à cette mesure - par rapport à une moyenne de mortalité des cinq précédents semestres (2013-2017) hors agglomération. Emmanuel Barbe ajoute que « dès le premier jour » de mise en place des 80 km/h, le 1er juillet dernier, la vitesse sur les tronçons concernés a baissé de 3,9 km/h pour les véhicules légers (passant de 86 à 82 km/h environ) et de 1,8 km/h pour les poids lourds (de 78 à 76 km/h environ).

De plus, la perte de temps est de l'ordre « d'une seconde par kilomètre », ajoute Emmanuel Barbe. Et pour « 34 % des itinéraires, on a un gain de temps. Ça ne m'a pas surpris, appuie le magistrat. On a étudié le même phénomène sur le périphérique parisien, quand il est passé de 90 à 70 km/h. »
A.P.

 

 
 

 

Des mesures pour l'enfance en danger

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 06:50:58

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Des mesures pour l'enfance en danger

 

Prévention dès la grossesse, suivi psychologique des enfants placés, formation des professionnels : le gouvernement a esquissé les grandes lignes d'un plan visant à améliorer la protection de l'enfance lundi devant le Conseil national de la protection de l'enfance. La feuille de route, qui sera soumise à concertation, devra être « finalisée » d'ici à l'été pour qu'un certain nombre de mesures puissent déjà être inscrites au projet de loi de finances 2020 », promet Adrien Taquet, le nouveau secrétaire d'État chargé du dossier.

 

 
 

 

Grand débat : l'opposition demande un décompte des temps de parole

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 05:47:02

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Grand débat : l'opposition demande un décompte des temps de parole

 

« Nous sommes assez étonnés des one-man-show successifs » du chef de l'État. C'est en ces termes que Gilles Platret, porte-parole de Les Républicains (LR), a indiqué avoir interpellé le Conseil supérieur de l'audiovisuel après les récentes pérégrinations d'Emmanuel Macron dans le cadre du Grand Débat. Estimant que les prises de paroles successives du président permettent de promouvoir les propositions de La République en Marche pour les élections européennes, il demande à l'instance régulatrice de « veiller scrupuleusement » à ce que « l'équilibre des temps de parole soit respecté ». « Le monopole de la parole présidentielle, en tout cas en direct, sur un grand nombre de médias en information en continu nous interroge, et nous nous permettons de formuler vis-à-vis du CSA des interrogations sur le respect de l'équilibre de la parole publique » a ajouté le maire LR de Chalon-sur-Saône.

Même son de cloche à l'extrême gauche : le député La France Insoumise (LFI) Michel Larive a lui aussi interpellé le CSA dans courrier réclamant « la prise en compte du temps de parole du président de la République, lors des réunions avec les maires, relatif au grand débat. Elles lui ont permis de faire la promotion des propositions programmatiques de La République en Marche et ce, à quatre mois des élections européennes de 2019 ».

 

 
 

 

L'éditorial de l'Alsace les LR Le mirage du renouveau

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 06:35:20

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L'éditorial de l'Alsace Le mirage du renouveau
 

 
Laurent Bodin

Sauf improbable censure de la Commission nationale d'investiture, François-Xavier Bellamy sera désigné, ce mardi, comme tête de liste du parti Les Républicains aux élections européennes du 26 mai. Ainsi en a décidé Laurent Wauquiez, le président du mouvement. Chez LR, la verticalité est une règle de gouvernance. Le patron décide et les instances valident. Cela évitera à ce qui reste du parti de se déchirer publiquement sur le choix d'un candidat qui, à l'instar de M. Wauquiez, ne fait pas l'unanimité, y compris dans son propre camp.

Sur le papier, François-Xavier Bellamy, inconnu du grand public, illustre le choix audacieux du renouveau. Ce professeur agrégé de philosophie n'est en effet âgé que de 33 ans. Les Républicains, à qui les sondages prédisent, à ce jour, 8 à 13 % d'intentions de vote, vont donc promouvoir un vent nouveau. Attention cependant aux effets d'optique !

Plus que ses origines versaillaises, cité d'un passé faste peu représentatif de la France de 2019, les positions de M. Bellamy, opposé au mariage pour tous mais aussi à l'interruption volontaire de grossesse, réduisent singulièrement la capacité de la liste LR à rassembler au-delà de la droite conservatrice.

Le risque de placer un sympathisant de Sens Commun en tête de gondole est donc de précipiter vers le centre, en l'occurrence La République en Marche, les partisans d'une droite sociale, humaniste et europhile. Lesquels ont déjà pris leurs distances avec ce président de LR qui a fait le choix d'une droite forte, conservatrice et eurosceptique. S'il ne parvient pas à séduire les électeurs tournés vers Debout la France ou le Rassemblement national, Laurent Wauquiez, en envoyant François-Xavier Bellamy au front, prend aussi le risque de transformer Les Républicains en microparti. Et de signer l'avis de décès du grand mouvement de la droite et du centre qui avait présidé à la naissance de l'UMP en 2002.

 

 
 

Européennes : droite et PS patinent

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 05:45:19

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PolitiquE Elections
Européennes : droite et PS patinent
 

 
Les Républicains doivent adouber sans enthousiasme ce mardi François-Xavier Bellamy (jeune inconnu incarnant l'aile conservatrice) pour porter leurs couleurs le 26 mai. Un choix du patron Laurent Wauquiez jugé risqué par plusieurs ténors alors que la droite est en panne dans les sondages. À l'extrême droite, Marine Le Pen (Rassemblement national) mise aussi sur la jeunesse et la nouveauté avec Jordan Bardella, 23 ans, en tête d'affiche. La gauche reste éparpillée façon puzzle et impuissante à rassembler autour d'Olivier Faure. Le chef des socialistes dévoilera samedi la stratégie d'une bataille qui semble perdue d'avance. Aux partis traditionnels, laminés depuis la présidentielle et atones face au mouvement des gilets jaunes, les électeurs préféreront-ils donner leur bulletin de vote à des novices en politique ? L'essayiste Raphaël Glucksmann (Place publique, gauche) appelle les citoyens à une « insurrection » contre les appareils qui les privent d'une « offre politique crédible et puissante ». Avec leur Rassemblement d'initiative citoyenne (RIC), les gilets jaunes ont l'intention de capitaliser dans les urnes la contestation sociale, mais leur projet reste à concrétiser. À quatre mois du scrutin, la campagne démarre en ordre très dispersé chez les anciens cadors de la politique française.

 

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LR : Bellamy, pari risqué de Wauquiez

 

 

 

 

 

François-Xavier Bellamy est jugé trop conservateur par plusieurs ténors du parti LR.
Une prise de risque énorme. C'est ce que pensent tout bas bon nombre de membres du parti Les Républicains concernant la stratégie de leur patron pour les Européennes. Aujourd'hui, devant la Commission nationale d'investiture (CNI) à Paris, Laurent Wauquiez doit officiellement proposer la candidature de François-Xavier Bellamy comme tête de liste du scrutin. « C'est une ligne Paris 7-Versailles, déconnectée de la France du réel », tacle un élu opposé à ce choix. Adjoint au maire de Versailles depuis 2008, professeur en khâgne et auteur de philosophie, le « chouchou » de Laurent Wauquiez a été battu par un candidat LREM aux législatives de 2017.
« Le problème c'est IVG »

« Le fait qu'il soit jeune, c'est très positif aux yeux de tous. Le problème, c'est l'IVG », résume un parlementaire. Le profil, très conservateur de Bellamy, sur les questions sociétales notamment, suscite en effet l'inquiétude d'une droite toujours déboussolée depuis la présidentielle de 2017 et plus que jamais tiraillée entre ses différentes sensibilités. En outre, le projet européen est l'un des principaux sujets de division de la droite française depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron.

« Laurent considère que compte tenu de sa fragilité, il a besoin de s'appuyer sur le socle filloniste », juge un observateur. Inaudible en chef de l'opposition, le président de LR stagne à la 17e place (14 % d'adhésion) dans le dernier baromètre Odoxa (1).
Des gages aux europhiles

Pour balayer le scepticisme de plusieurs ténors (dont Gérard Larcher, président du Sénat), Laurent Wauquiez, taxé d'euroscepticisme par une partie de son camp, devrait toutefois présenter deux candidatures plus consensuelles en numéros 2 et 3 de sa liste. Sont pressentis Agnès Evren - vice-présidente de la région Île-de-France et proche de François Baroin - et Arnaud Danjean, l'eurodéputé sortant et soutien d'Alain Juppé à la primaire de la droite. Si le trio est adoubé ce mardi par la CNI, le reste de la liste (79 noms) devrait être dévoilé dans les prochaines semaines seulement. Car de rudes arbitrages restent à trancher pour respecter un savant dosage entre « volonté de renouvellement » et reconduction de plusieurs sortants (Nadine Morano, Rachida Dati, Brice Hortefeux...). C'est le cap à garder, prévient Jean Leonetti, vice-président délégué du parti. L'idée de réunir toute la droite non ralliée à Emmanuel Macron reste une ambition lointaine : outre Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et quelques autres prêts à soutenir le projet d'une liste centrale autour de LREM-MoDem, les centristes de l'UDI sont décidés à faire cavalier seul.

L'objectif de rééditer le score de 2014 (20,81 % des voix) est également remisé. « On ne vise pas 51 % aux Européennes. Ce qui compte avant tout, c'est de faire le plein chez soi », relève avec modestie l'entourage de Laurent Wauquiez. Les intentions de vote oscillent entre 8 à 13 % pour le scrutin du 26 mai.
(1) Réalisé par internet les 22 et 23 janvier auprès d'un échantillon de 1 003 personnes

(1) Réalisé par internet les 22 et 23 janvier auprès d'un échantillon de 1 003 personnes

 
 

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PS : Olivier Faure, seul contre tous
 

 
La question est de savoir « comment on est capable de construire un rapport différent avec les Français », analyse Olivier Faure.
Faire l'inventaire pour mieux tourner la page du quinquennat Hollande... C'est l'exercice auquel devait se livrer Olivier Faure, lundi soir. « L'idée est de montrer que nous avons compris quelque chose de la défaite, que nous en tirons des leçons pour l'avenir et donc de dire justement comment on peut envisager cet avenir, seuls ou avec d'autres », justifie le patron du PS qui présentera samedi sa stratégie pour les Européennes. Si l'initiative est louable, son « timing » surprend 18 mois après la présidentielle et à moins de quatre mois du scrutin.
Pas de liste arc-en-ciel

« En plein mouvement des gilets jaunes, c'est une erreur. Les Français veulent connaître nos réponses d'aujourd'hui. Pas celles d'hier », critique l'ex-ministre Stéphane Le Foll, proche de Hollande.

Plus que cette initiative, c'est la méthode et la stratégie électorale du jeune numéro un socialiste qui sont contestées par plusieurs de ses anciens rivaux. « Ne pas avoir une tête de liste PS serait un problème », déplore encore Le Foll. Au début du mois, Olivier Faure a laissé entendre qu'il pourrait laisser la première place à une autre formation de gauche sur une liste d'union. Manière d'éviter la Bérézina promise par les sondages : entre 4 et 6 % d'intentions de vote. En réalité, le scénario d'une liste arc-en-ciel n'est plus d'actualité. Europe Écologie-Les Verts, le PCF et Génération-s de Benoît Hamon ont décliné l'offre sans ménagement. Le rassemblement pourrait déboucher, au mieux, sur un tandem avec Place publique, le mouvement lancé en novembre par l'essayiste Raphaël Glucksmann. Il « peut prendre une place » sur la liste mais en aucun cas la première, met en garde le député Luc Carvounas. Mais Glucksmann se contentera-t-il d'un second rôle ? Grillant la politesse au PS, Place publique a lancé, lundi, une campagne autour de dix combats communs susceptibles de rassembler la gauche, mise à part La France insoumise. Seul contre tous, Olivier Faure pourrait être contraint de se lancer dans la bataille, numéro un d'une liste toute rose

 

 
 

 

 

LR : Bellamy, pari risqué de Wauquiez

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 06:38:33

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LR : Bellamy, pari risqué de Wauquiez
 

 
François-Xavier Bellamy est jugé trop conservateur par plusieurs ténors du parti LR. Photo Christophe ARCHAMBAULT/AFP
Une prise de risque énorme. C'est ce que pensent tout bas bon nombre de membres du parti Les Républicains concernant la stratégie de leur patron pour les Européennes. Aujourd'hui, devant la Commission nationale d'investiture (CNI) à Paris, Laurent Wauquiez doit officiellement proposer la candidature de François-Xavier Bellamy comme tête de liste du scrutin. « C'est une ligne Paris 7-Versailles, déconnectée de la France du réel », tacle un élu opposé à ce choix. Adjoint au maire de Versailles depuis 2008, professeur en khâgne et auteur de philosophie, le « chouchou » de Laurent Wauquiez a été battu par un candidat LREM aux législatives de 2017.
« Le problème c'est IVG »

« Le fait qu'il soit jeune, c'est très positif aux yeux de tous. Le problème, c'est l'IVG », résume un parlementaire. Le profil, très conservateur de Bellamy, sur les questions sociétales notamment, suscite en effet l'inquiétude d'une droite toujours déboussolée depuis la présidentielle de 2017 et plus que jamais tiraillée entre ses différentes sensibilités. En outre, le projet européen est l'un des principaux sujets de division de la droite française depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron.

« Laurent considère que compte tenu de sa fragilité, il a besoin de s'appuyer sur le socle filloniste », juge un observateur. Inaudible en chef de l'opposition, le président de LR stagne à la 17e place (14 % d'adhésion) dans le dernier baromètre Odoxa (1).
Des gages aux europhiles

Pour balayer le scepticisme de plusieurs ténors (dont Gérard Larcher, président du Sénat), Laurent Wauquiez, taxé d'euroscepticisme par une partie de son camp, devrait toutefois présenter deux candidatures plus consensuelles en numéros 2 et 3 de sa liste. Sont pressentis Agnès Evren - vice-présidente de la région Île-de-France et proche de François Baroin - et Arnaud Danjean, l'eurodéputé sortant et soutien d'Alain Juppé à la primaire de la droite. Si le trio est adoubé ce mardi par la CNI, le reste de la liste (79 noms) devrait être dévoilé dans les prochaines semaines seulement. Car de rudes arbitrages restent à trancher pour respecter un savant dosage entre « volonté de renouvellement » et reconduction de plusieurs sortants (Nadine Morano, Rachida Dati, Brice Hortefeux...). C'est le cap à garder, prévient Jean Leonetti, vice-président délégué du parti. L'idée de réunir toute la droite non ralliée à Emmanuel Macron reste une ambition lointaine : outre Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et quelques autres prêts à soutenir le projet d'une liste centrale autour de LREM-MoDem, les centristes de l'UDI sont décidés à faire cavalier seul.

L'objectif de rééditer le score de 2014 (20,81 % des voix) est également remisé. « On ne vise pas 51 % aux Européennes. Ce qui compte avant tout, c'est de faire le plein chez soi », relève avec modestie l'entourage de Laurent Wauquiez. Les intentions de vote oscillent entre 8 à 13 % pour le scrutin du 26 mai.
(1) Réalisé par internet les 22 et 23 janvier auprès d'un échantillon de 1 003 personnes

 

 
 

PS : Olivier Faure, seul contre tous

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 06:40:24

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PS : Olivier Faure, seul contre tous
 

 
La question est de savoir « comment on est capable de construire un rapport différent avec les Français », analyse Olivier Faure. Photo Stéphane DE SAKUTIN/AFP
Faire l'inventaire pour mieux tourner la page du quinquennat Hollande... C'est l'exercice auquel devait se livrer Olivier Faure, lundi soir. « L'idée est de montrer que nous avons compris quelque chose de la défaite, que nous en tirons des leçons pour l'avenir et donc de dire justement comment on peut envisager cet avenir, seuls ou avec d'autres », justifie le patron du PS qui présentera samedi sa stratégie pour les Européennes. Si l'initiative est louable, son « timing » surprend 18 mois après la présidentielle et à moins de quatre mois du scrutin.
Pas de liste arc-en-ciel

« En plein mouvement des gilets jaunes, c'est une erreur. Les Français veulent connaître nos réponses d'aujourd'hui. Pas celles d'hier », critique l'ex-ministre Stéphane Le Foll, proche de Hollande.

Plus que cette initiative, c'est la méthode et la stratégie électorale du jeune numéro un socialiste qui sont contestées par plusieurs de ses anciens rivaux. « Ne pas avoir une tête de liste PS serait un problème », déplore encore Le Foll. Au début du mois, Olivier Faure a laissé entendre qu'il pourrait laisser la première place à une autre formation de gauche sur une liste d'union. Manière d'éviter la Bérézina promise par les sondages : entre 4 et 6 % d'intentions de vote. En réalité, le scénario d'une liste arc-en-ciel n'est plus d'actualité. Europe Écologie-Les Verts, le PCF et Génération-s de Benoît Hamon ont décliné l'offre sans ménagement. Le rassemblement pourrait déboucher, au mieux, sur un tandem avec Place publique, le mouvement lancé en novembre par l'essayiste Raphaël Glucksmann. Il « peut prendre une place » sur la liste mais en aucun cas la première, met en garde le député Luc Carvounas. Mais Glucksmann se contentera-t-il d'un second rôle ? Grillant la politesse au PS, Place publique a lancé, lundi, une campagne autour de dix combats communs susceptibles de rassembler la gauche, mise à part La France insoumise. Seul contre tous, Olivier Faure pourrait être contraint de se lancer dans la bataille, numéro un d'une liste toute rose

 

 
 

Assurance chômage : le patronat claque la porte

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 06:11:31

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Social Contrats courts
Assurance chômage : le patronat claque la porte
 

 
Haro sur le bonus-malus : les organisations patronales ont suspendu lundi leur participation à la négociation sur l'assurance chômage, fâchées par la « détermination » d'Emmanuel Macron à mettre en place ce dispositif réclamé par les syndicats pour lutter contre la précarité.
Le système bonus-malus

La cotisation à l'assurance chômage (4,05  %) des entreprises serait augmentée en fonction du taux de rupture de contrats donnant lieu à inscription à Pôle emploi. En clair, celles qui auraient recours à des CDD ou autres contrats non CDI seraient davantage taxées que celles qui embauchent en CDI. Jeudi, lors de sa rencontre avec des citoyens dans la Drôme, le président de la République a réaffirmé sa volonté de réguler les contrats courts par le bonus-malus.

Cette déclaration, en pleine négociation sur l'assurance chômage, a fortement irrité le Medef, la CPME (représentant les PME) et l'U2P (artisans, commerçants, professions libérales) et les a poussés à claquer la porte des discussions. Geoffroy Roux de Bézieux, le patron du Medef, assurait en novembre qu'un tel système allait « détruire des CDD et des emplois intérimaires sans pour autant créer de CDI ».

Démarrées en novembre, les négociations sur l'assurance chômage ont déjà été prolongées de deux séances, du fait de l'incapacité des syndicats et du patronat à s'entendre sur un mécanisme qui réduirait le recours excessif aux contrats courts. En 20 ans, les CDD de moins d'un mois ont été multipliés par 2,5, un surcoût de deux milliards d'euros pour l'Unedic.

 

 
 

 

Région Grand Est Commission permanente : « Non » au tout Ouigo

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 06:24:44

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Région Grand Est Commission permanente
Région Grand Est Commission permanente : « Non » au tout Ouigo
La dégradation des dessertes TGV dans le Grand Est et Stocamine ont focalisé hier une partie des débats de la commission permanente de la Région qui a approuvé un montant global d'aides de 135 millions, dont 1,6 million pour le site Merck de Molsheim et 535 000 EUR pour l'Office pour la langue et la culture d'Alsace (OLCA).

 
« Par d'habiles arguments, la SNCF fait passer pour des progrès la suppression de trains, l'allongement des creux de desserte et le remplacement par des trains low-cost qui sont presque constamment surbookés », dénoncent les élus régionaux du Grand Est au sujet des dessertes TGV
Assemblée restreinte mettant en oeuvre les décisions prises en assemblée plénière après avis des commissions thématiques, la commission permanente de la région Grand Est réserve toujours des surprises. On y a débattu hier de thématiques qui n'étaient pas à l'ordre du jour : les TGV et Stocamine.

C'est Pernelle Richardot qui a ouvert le bal en présentant une motion « sur le devenir de la ligne SNCF du TGV-Est (Metz-Paris) ». Sa motion a été étendue à « la dégradation de l'offre » sur Nancy et à l'absence d'autorité organisatrice pour les TGV. Elle a été approuvée à l'unanimité.

L'élue socialiste dénonce le remplacement des TGV par des TGV Ouigo low-cost, « sans concertation », signe selon elle d'une « ségrégation par l'argent de l'accès à la grande vitesse ». Paola Zanetti (Progressistes) y voit une atteinte à « l'attractivité économique » de la région et Françoise Grolet (RN) « un dépouillement des territoires ». L'absence d'instance organisatrice fait dire au vice-président David Valence qu'« en pratique, la SNCF fait ce qu'elle veut avec les TGV ».

C'est encore un socialiste, Antoine Homé, qui a lancé l'offensive sur une autre dénonciation unanime : l'enfouissement définitif des déchets ultimes sur le site Stocamine. « C'est inadmissible », répète le maire de Wittenheim, qui demande « une réponse collective forte » lors de la venue de François de Rugy et d'Emmanuelle Wargon prévue le 1er février à Volgelsheim, pour la signature du pacte Post-Fessenheim. « On ne peut pas laisser faire ! »

Jean Rottner dénonce « cette déconnexion entre les paroles et les actes » au moment où se construit le projet de territoire autour de la centrale de Fessenheim. « L'annonce sur Stocamine tombe sans concertation et va à l'encontre de toute la stratégie du Post-Fessenheim. C'est tout un territoire qui s'interroge sur la notion de réversibilité, y compris à Bure », note le président de la région.
155 nouveaux emplois créés à Molsheim

Par ailleurs, la commission permanente a voté l'octroi d'une subvention de 535 000 euros à l'Office pour la langue et la culture d'Alsace (OLCA). Le socialiste Bertrand Masson a demandé un « bilan de l'action » de l'OLCA et « une clarification des acteurs », proposition reprise par Jean Rottner. Celui-ci souhaite que la feuille de route de l'office soit « enrichie ».

Dans le domaine de l'innovation, la région va accorder une aide de 1,6 million au groupe chimique et pharmaceutique Merck qui va développer un projet de recherche et développement d'un montant de 6,5 millions, sur le site de Molsheim (Millipore SAS). Ce projet d'inscrit dans le cadre d'un investissement plus général de 24 millions, qui devrait créer quelque 155 emplois nouveaux.
F. BY

 

 
 

 

Grand Est « Non » au tout Ouigo

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 06:04:15

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Grand Est « Non » au tout Ouigo
 

 
« Par d'habiles arguments, la SNCF fait passer pour des progrès la suppression de trains, l'allongement des creux de desserte et le remplacement par des trains low-cost qui sont presque constamment surbookés », dénoncent les élus régionaux du Grand Est au sujet des dessertes TGV . Archives DNA/Christian Lutz-Sorg
Assemblée restreinte mettant en oeuvre les décisions prises en assemblée plénière après avis des commissions thématiques, la commission permanente de la région Grand Est réserve toujours des surprises. On y a débattu, ce lundi, de thématiques qui n'étaient pas à l'ordre du jour : les TGV et Stocamine.

C'est Pernelle Richardot qui a ouvert le bal en présentant une motion « sur le devenir de la ligne SNCF du TGV Est (Metz-Paris) ». Sa motion a été étendue à « la dégradation de l'offre » pour Nancy et à l'absence d'autorité organisatrice pour les TGV. Elle a été approuvée à l'unanimité.

L'élue socialiste dénonce le remplacement des TGV par des TGV Ouigo low-cost « sans concertation », signe selon elle d'une « ségrégation par l'argent de l'accès à la grande vitesse ». Paola Zanetti (Progressistes) y voit une atteinte à « l'attractivité économique » de la région et Françoise Grolet (RN) « un dépouillement des territoires ». L'absence d'instance organisatrice fait dire au vice-président David Valence qu'« en pratique, le SNCF fait ce qu'elle veut avec les TGV ».

C'est encore un socialiste, Antoine Homé, qui a lancé l'offensive sur une autre dénonciation unanime : l'enfouissement définitif des déchets ultimes sur le site Stocamine. « C'est inadmissible », répète le maire de Wittelsheim, qui demande « une réponse collective forte » lors de la venue de François de Rugy et d'Emmanuelle Wargon, prévue le 1er février à Volgelsheim, pour la signature du pacte Post-Fessenheim. « On ne peut pas laisser faire ! », insiste-t-il.

Jean Rottner dénonce « cette déconnexion entre les paroles et les actes » au moment où se construit le projet de territoire autour de la centrale de Fessenheim. « L'annonce pour Stocamine tombe sans concertation et va à l'encontre de toute la stratégie du Post-Fessenheim. C'est tout un territoire qui s'interroge sur la notion de réversibilité, y compris à Bure », note le président de la région.
155 nouveaux emplois créés à Molsheim

Par ailleurs, la commission permanente a voté l'octroi d'une subvention de 535 000 EUR à l'Office pour la langue et la culture d'Alsace (Olca). Le socialiste Bertrand Masson a demandé un « bilan de l'action » de l'Olca et « une clarification des acteurs », proposition reprise par Jean Rottner. Celui-ci souhaite que la feuille de route de l'office régional soit « enrichie ».

Dans le domaine de l'innovation, la région va accorder une aide de 1,6 million d'euros au groupe chimique et pharmaceutique Merck qui va développer un projet de recherche et développement d'un montant de 6,5 millions d'euros, sur le site de Molsheim (Millipore SAS). Ce projet d'inscrit dans le cadre d'un investissement plus général de 24 millions d'euros, qui devrait créer quelque 155 emplois nouveaux. F. By

 

 
 

SOULTZ Déneigement : Acométis en leader

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 05:38:10

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SOULTZ Déneigement
SOULTZ Déneigement : Acométis en leader
Depuis plus de cinquante ans, l'entreprise Acométis, installée à Soultz, conçoit des déneigeuses et saleuses. Au fil des hivers, cette société familiale, a su se faire une place dans ce marché, jusqu'à devenir le premier fabricant français de ce type de matériels. Elle représente aujourd'hui 50 % sur le marché français du déneigement et est aussi présente à l'export.

 
L'entreprise Acométis, dirigée par Eric Aubert, propose du sur-mesure à ses clients. Ici, une cuve a été installée afin de réaliser sa propre saumure.
L'entreprise Acométis a vu le jour en 1965 à Soultz. Créée par le père d'Eric Aubert, l'actuel dirigeant, la société conçoit et fabrique du matériel de déneigement. « Les usagers de la route deviennent de plus en plus exigeants en matière de déneigement , souligne Eric Aubert. C'est pourquoi nous devons faire évoluer les technologies au sein de notre bureau d'études. » Et d'ajouter : « En ce qui concerne les collectivités, il nous faut savoir allier économie et écologie » (lire encadré). Car les clients de l'entreprise Acométis, ce sont majoritairement les collectivités, de l'État aux conseils départementaux, en passant par les communes. Auxquelles il faut ajouter les sociétés d'autoroutes.
« Des usagers de plusen plus exigeants »

Le chef d'entreprise précise que la neige représente seulement 30 % de son activité. « Ce qui représente le plus de travail, pour nous, c'est de trouver des solutions au verglas, qui est beaucoup plus dangereux. » Et de rappeler par ailleurs que la période hivernale se gagne en été. « Il faut savoir anticiper tous les scénarios et préparer les itinéraires de déneigement en amont de cette période », mentionne-t-il. C'est pourquoi l'essentiel de l'activité de l'entreprise se concentre sur une période allant des mois d'avril à janvier.

Acométis, qui emploie 75 salariés, consacre une grande partie de son activité à répondre au plus près aux demandes de ses clients. « Nous faisons du sur-mesure » , précise Eric Aubert. Mais l'après-vente fait aussi la force de cette société française. Une saleuse, dont le coût peut varier de 10 000 à 50 000 euros, selon la technologie installée à bord, bénéficie d'une durée de vie de 15 ans minimum. C'est pourquoi la société alsacienne mise sur le long terme avec ses clients, en leur proposant notamment des pièces détachées qu'elle est en mesure de leur fournir sur le long terme, mais aussi des mises à niveau de ses machines ou encore des formations pour l'utilisation de leur matériel. « Nous faisons en sorte que nos clients n'aient pas à acheter une nouvelle machine à chaque fois qu'une pièce rend l'âme » , annonce Eric Aubert.
5000 machines sur les routes françaises

Une régularité que le dirigeant s'efforce d'apporter également à ses salariés, en les accompagnant dans leur carrière professionnelle, en particulier par la voie de la formation. En perpétuelle évolution, l'entreprise soultzienne, qui comptabilise un chiffre d'affaires de 10 millions d'euros, est en recrutement constant. « Actuellement, nous sommes à la recherche de techniciens qui puissent se rendre chez nos clients dans le cadre du service après-vente, de tôliers, mais aussi de mécaniciens poids lourds », énumère Eric Aubert.

Entre 300 et 700 machines sortent chaque année des ateliers de la société Acométis. Et plus de 5 000 machines soultziennes sillonnent les routes françaises en cette période hivernale.
Audrey NOWAZYK

Sel, gravier, sable, pouzzolane (roche volcanique issue du Massif central), l'éventail de produits utilisés pour rendre les routes accessibles en cas de verglas ou de neige est large. « Chaque collectivité emploie celui qui correspond le mieux à ses besoins et au type de chaussée à traiter » , rappelle Eric Aubert. Mais pour obtenir une route au noir, c'est la combinaison du sel et de la saumure qui est la plus efficace. « L'ajout de saumure permet notamment de mettre moins de sel puisque ce dernier colle davantage à la route ». Plus économique et plus écologique, voilà ce que recherchent les clients de la société soultzienne. « C'est pourquoi nous accordons beaucoup de temps, dans nos bureaux d'études, à la recherche de la précision pour les dosages » , explique-t-il. Tout en maintenant le bon équilibre pour assurer la sécurité des usagers de la route.

 

 
 

 

Région de colmar Cols enneigés : Des blocages et des PV

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 06:26:26

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Région de colmar Cols enneigés
Région de colmar Cols enneigés : Des blocages et des PV
Plusieurs chauffeurs de poids lourds n'ont pas respecté les interdictions de circuler dans les cols hier.

La circulation a été interrompue pendant plusieurs heures hier matin à cause d'un poids-lourd roumain qui s'est mis en porte feuille dans la montée du col de la Schlucht.
Dès 7 h hier matin, un camion qui se dirigeait vers Metzeral a été bloqué à Muhlbach-sur-Munster. Trois quarts d'heure plus tard, un poids lourd a dérapé dans le col de la Schlucht à hauteur de la bifurcation vers le Tanet et s'est immobilisé en travers de la chaussée, nécessitant l'intervention d'une dépanneuse.

La cellule opérationnelle de coordination routière a fermé la route pour permettre le déneigement. Le chauffeur roumain qui n'a pas respecté l'interdiction de circuler dans le col a été verbalisé par les gendarmes. La situation est redevenue normale vers 11 h.
Un véhicule de gendarmerie heurté

À midi, un poids lourd s'est retrouvé bloqué dans la montée vers Le Bonhomme. Un véhicule de gendarmerie placé en protection pendant les opérations de dégagement a été percuté par une voiture, la collision ne causant que quelques dégâts matériels.

À 12 h 30, un ensemble routier s'est mis en portefeuille, toujours sur la RD 415 vers le Bonhomme. Les gendarmes ont verbalisé plusieurs chauffeurs. En milieu d'après-midi, un camion s'est de nouveau immobilisé dans le col de la Schlucht.
Ph. M

 

 
 

 

Neige Vallée de Munster Des blocages et des PV

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 06:21:11

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Neige Vallée de Munster Des blocages et des PV
 

 
Les cols vosgiens sont actuellement interdits à la circulation pour les poids lourds.

Photo L'Alsace/Hervé Kielwasser

Dès 7 h ce lundi matin, un camion qui se dirigeait vers Metzeral a été bloqué à Muhlbach-sur-Munster. Trois quarts d'heure plus tard, un poids lourd a dérapé dans le col de la Schlucht à hauteur de la bifurcation vers le Tanet et s'est immobilisé au travers de la chaussée, nécessitant l'intervention d'une dépaneuse.
Route fermée

La cellule opérationnelle de coordination routière a fermé la route pour permettre le déneigement. Le chauffeur roumain qui n'a pas respecté l'interdiction de circuler dans le col a été verbalisé par les gendarmes. La situation est redevenue normale à 11 h.

À midi, un autre poids lourd s'est retrouvé bloqué dans la montée vers le Bonhomme. Un véhicule de gendarmerie placé en protection pendant les opérations de dégagement a été percuté par une voiture, la collision ne causant que quelques dégâts matériels.

A 12 h 30, un ensemble routier s'est mis en portefeuille, toujours sur la RD415 vers le Bonhomme. Les gendarmes ont verbalisé plusieurs chauffeurs. En milieu d'après-midi, un camion s'est de nouveau immobilisé dans le col de la Schlucht. Ph. M.

 

 
 

A l'initiative des maires ruraux Démocratie participative dans l'agglomération mulhousienne : Les cris de justice dans les cahiers

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 06:11:01

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A l'initiative des maires ruraux Démocratie participative dans l'agglomération mulhousienne
A l'initiative des maires ruraux Démocratie participative dans l'agglomération mulhousienne : Les cris de justice dans les cahiers
C'était une initiative de l'association des maires ruraux - reprise depuis par le gouvernement - pour répondre au mouvement des gilets jaunes. Depuis quelques jours, les cahiers de doléances réapparaissent dans les mairies. Mais, au fait, qu'y lit-on ?

 
Numériques ou physiques, les cahiers de doléances - et de propositions - ont refait leur apparition dans les mairies, comme ici à Zillisheim, à la suite du mouvement des gilets jaunes.
Les cahiers de doléances. Immanquablement, l'expression, revenue dans les débats aujourd'hui, renvoie à la Révolution française. À cette époque-là - pour le dire un peu vite -, c'est le bonnet phrygien rouge qui était à la mode sur les têtes du peuple indigné. Plus de deux siècles plus tard, c'est le gilet jaune qui est devenu le symbole du peuple en colère. Un gilet jaune qui serait aussi - cela a été beaucoup dit et écrit - le symbole d'une fracture territoriale, avec d'un côté, les territoires urbains (connectés et bien pourvus en services publics) et de l'autre, les territoires ruraux abandonnés.
Sept communesau profil spécifique

À l'échelle de M2A, ce sentiment d'injustice entre communes urbaines, périurbaines et rurales est-il tangible ? Pour le savoir, nous nous sommes rendus dans sept communes de l'agglo. D'une part, pour voir si des cahiers de doléances y ont été mis en place, d'autre part, pour voir quelles doléances y sont exprimées.

Ces sept communes, quelles sont-elles ? Mulhouse, l'urbaine, qui vient tout juste de se "mettre à la page" (lire ci-dessous). Rixheim, qui a fait le choix d'une démarche originale à l'échelle de l'agglo pour recueillir les doléances (lire ci-dessous) et Riedisheim, commune périurbaine considérée comme bourgeoise. Autre commune retenue, celle de Wittenheim, qui a la particularité d'être une ancienne commune minière où le vote en faveur de l'extrême droite - souvent interprété comme un vote de colère - est aujourd'hui particulièrement marqué (lors du deuxième tour de l'élection présidentielle en 2017, Marine Le Pen est arrivée en tête des suffrages avec 51,39 % des voix, devant Emmanuel Macron, 48,61 %). Enfin, nous sommes allés à Zillisheim (côté Sundgau) et Chalampé et Hombourg (côté Rhin). Dans ces communes rurales, où des cahiers de doléances sont en place depuis quelques jours seulement, les citoyens sont très peu nombreux à s'exprimer : deux à Zillisheim et zéro à Chalampé et Hombourg. Au secrétariat de mairie de Hombourg, on indique cependant : « À ma connaissance, plusieurs citoyens ont déposé des doléances en ligne sur la plateforme numérique du grand débat national. »
Courtes ou longues, elles exprimentun cri du coeur

Première observation : les doléances sont parfois très courtes (résumées par deux tirets), parfois très longues (jusqu'à trois pages), comme celle laissée par un « fonctionnaire de police de 37 ans » à Riedisheim.

Deuxième observation : elles sont partout l'expression d'un cri du coeur qui se mesure notamment au nombre de points d'exclamation ponctuant plusieurs doléances, ainsi qu'aux mots soulignés et/ou écrits en lettres capitales.

Enfin, dernière observation, contrairement au « grand débat national » - organisé jusqu'au 15 mars - articulé autour de quatre thématiques fixées par le président de la République (transition écologique, fiscalité et dépenses publiques, démocratie et citoyenneté, organisation de l'État et des services publics), les contributions des citoyens dans les cahiers de doléances sont totalement libres.

Principal enseignement, il y a une homogénéité entre les doléances formulées dans les différentes communes ; doléances s'articulant autour de quatre thématiques récurrentes, qui ne sont pas forcément celles retenues dans le cadre du grand débat national.

? Sans surprise, c'est un cri de justice sociale et fiscale qui est largement exprimé par les citoyens. « Je tenais à prendre part à la démarche citoyenne [...] surtout pour exprimer mon sentiment de grande injustice qui règne sur la démocratie française », commence ainsi un citoyen à Wittenheim dans son adresse au gouvernement.

À côté des classiques « rétablissement de l'ISF (impôt de solidarité sur la fortune) » et « suppression de la CSG (contribution sociale généralisée) pour les retraités », plusieurs citoyens demandent, pêle-mêle, « l'augmentation de la TVA sur les produits de luxe » et la « suppression de la TVA sur les produits de première nécessité », la « taxation des bénéfices du Cac 40 et des transactions boursières », la « diminution des indemnités et la suppression des privilèges des élus », etc.

? Autre sujet sur lequel le président de la République est attendu au tournant : celui de la réforme des institutions. Celle-ci devait être lancée l'année dernière. Mais elle a été reportée après les remous de l'affaire Benalla. Si quelques citoyens demandent l'instauration d'une VIe République (avec à sa tête un « président honorifique », précise un habitant de Riedisheim), quasi tous s'expriment en faveur de l'instauration du RIC (référendum d'initiative citoyenne), qui est une des revendications phares des gilets jaunes.

Nombreux sont aussi ceux à demander la « suppression du Sénat », la « diminution du nombre de députés », le « non-cumul des mandats dans le temps », « l'instauration de la proportionnelle dans les scrutins », la « reconnaissance du vote blanc », etc.

? L'écologie est l'un des autres sujets qui reviennent le plus souvent dans les cahiers de doléances. En la matière, plusieurs citoyens demandent « l'interdiction du glyphosate et de tous les pesticides ». D'autres plaident en faveur de l'instauration « d'une consigne sur les bouteilles en verre et plastique » et « d'aides renforcées pour les agriculteurs qui se lancent dans les cultures bio ». Et puis, un habitant de Rixheim s'émeut de la récente décision de l'État dans le dossier Stocamine (notre édition du 22 janvier). « Je ne comprends pas comment un ministre de l'Écologie peut décider de laisser des milliers de tonnes de déchets toxiques dans le sous-sol avec le risque de pollution d'une des plus grandes nappes phréatiques de France », écrit-il.

? Quatrième thématique fréquemment relevée, celle de l'immigration. Et là, les doléances sont très contradictoires. Si certains citoyens à Wittenheim, Riedisheim et Rixheim appellent à « la suppression du droit du sol » et à « freiner l'immigration », d'autres demandent au contraire une « meilleure intégration des migrants » et à ce que « les demandeurs d'asile soient bien traités. Nous leur devons le logement, la sécurité, l'alimentation ainsi que l'éducation pour les mineurs. »

À l'heure où nous consultions le cahier de doléances de Wittenheim, la dernière contribution qui y figurait apparassait comme un à-propos d'une simplicité évidente, et pourtant. Un habitant terminait sa lettre au président de la République par ces mots : « Pour conclure, mettons au goût du jour notre belle devise "Liberté, Égalité, Fraternité". »
Cécile FELLMANN

 

 
 

 

Vieux-Thann Les voeux du député Raphaël Schellenberger : Homme de convictions et de terrain

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 05:39:22

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Vieux-Thann Les voeux du député Raphaël Schellenberger
Vieux-Thann Les voeux du député Raphaël Schellenberger : Homme de convictions et de terrain
Samedi, Raphaël Schellenberger, député Les Républicains de la quatrième circonscription du Haut-Rhin, a présenté ses voeux pour l'année 2019 dans la salle Sainte-Odile à Vieux-Thann. Dans un discours fleuve de politique générale, il a évoqué son action et ses attentes de parlementaire.

 
De gauche à droite : Louis, Audrey et Mélanie, les collaborateurs du député. Raphaël Schellenberger et sa suppléante, Karine Pagliarulo.
Après un petit film de présentation de son quotidien, Raphaël Schellenberger a partagé ses convictions devant ses invités attentifs.

En introduction, il a rassuré ceux qui en doutaient que sa bonne entente avec Michel Sordi restait intacte, quoique la presse ait pu relayer récemment. Le maire de Cernay, présent dans la salle, a confirmé ses propos.
«Porter une vision»

Le jeune député est confiant en la démocratie. Elle n'est pas « installée de façon pérenne, il faut l'entretenir, il faut l'éduquer, il faut la chérir au quotidien... Faire de la politique, c'est porter une vision, un projet de société, défendre un idéal ». C'est aussi instaurer le dialogue, ce que la France a progressivement perdu « pour confier toujours plus de pouvoir à un seul homme », le Président de la République.

Le grand débat national tel qu'il a été lancé doit pouvoir corriger cette pratique du pouvoir. Malheureusement, cela ne semble pas en prendre le chemin. Restant dans son rôle de membre de l'opposition, le parlementaire a décortiqué les tendances pernicieuses de la politique d'Emmanuel Macron et des députés La République en marche.

En tant que membre de la commission des lois, il a partagé ses avis sur la justice, la sécurité et l'immigration. Mobilisation contre le terrorisme, augmentation de moyens pour des places de prison, justice accessible et compréhensible pour tous.

La nouvelle organisation territoriale avec la collectivité européenne d'Alsace doit être accompagnée de moyens pour mener des politiques ambitieuses « sur la base de réalités ». Mais l'organisation de l'État doit également être plus efficace : « Nous sommes les champions européens de la dépense publique inefficace », a-t-il lancé.

Au sujet de l'environnement, Raphaël Schellenberger a évoqué Stocamine, « dossier profondément révoltant ». Il est revenu sur la polémique autour des abeilles, déclarant souhaiter un vrai plan de préservation avec une formation des apiculteurs, des développements de moyens de lutte contre les virus et le frelon asiatique. Le député a cosigné plusieurs amendements qui évoquent la question des phytosanitaires, notamment leur épandage à l'aide de drones dans des secteurs viticoles à forte pente. Il reste également convaincu qu'il vaut mieux produire des phytosanitaires en France dans des conditions contrôlées que de jouer à l'autruche et de penser que les interdire en France va stopper leur usage au niveau international.
Un député en colère

Par rapport à la centrale nucléaire de Fessenheim, le député ne décolère concernant sa fermeture programmée sans qu'aucun projet de territoire ne vienne la compenser.

Enfin, cette année 2019 est une année d'élection européenne, importante dans le contexte actuel. Même si traditionnellement c'est celle qui mobilise le moins, l'élu a engagé ses concitoyens à se mobiliser.
Christiane LUTTRINGER

 

 
 

 

4e circonscription du Haut-Rhin Voeux du député : Schellenberger en terrain conquis

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 05:39:56

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4e circonscription du Haut-Rhin Voeux du député
4e circonscription du Haut-Rhin Voeux du député : Schellenberger en terrain conquis
Samedi, Raphaël Schellenberger, député Les Républicains de la 4e circonscription du Haut-Rhin, a présenté ses voeux pour l'année 2019 dans la salle Sainte-Odile à Vieux-Thann. Dans un discours fleuve de politique générale, il a évoqué son action et ses attentes de parlementaire.

 
De gauche à droite : Louis, Audrey et Mélanie, les collaborateurs du député. Raphaël Schellenberger et sa suppléante, Karine Pagliarulo.
En introduction, Raphaël Schellenberger a rassuré ceux qui en doutaient que sa bonne entente avec Michel Sordi restait intacte, quoique la presse ait pu relayer récemment (lire notre rubrique Tchat & Ratsch du samedi 26 janvier). Le maire de Cernay, présent dans la salle, a confirmé ses propos.
« Porter une vision »

Le jeune député est confiant en la démocratie. Elle n'est pas « installée de façon pérenne, il faut l'entretenir, il faut l'éduquer, il faut la chérir au quotidien... Faire de la politique, c'est porter une vision, un projet de société, défendre un idéal ». C'est aussi instaurer le dialogue, ce que la France a progressivement perdu « pour confier toujours plus de pouvoir à un seul homme », le président de la République.

Le grand débat national tel qu'il a été lancé doit pouvoir corriger cette pratique du pouvoir. Malheureusement, cela ne semble pas en prendre le chemin. Restant dans son rôle de membre de l'opposition, le parlementaire a décortiqué les tendances pernicieuses de la politique d'Emmanuel Macron et des députés La République en marche.

En tant que membre de la commission des lois, il a partagé ses avis sur la justice, la sécurité et l'immigration. Mobilisation contre le terrorisme, augmentation de moyens pour des places de prison, justice accessible et compréhensible pour tous.

La nouvelle organisation territoriale avec la collectivité européenne d'Alsace doit être accompagnée de moyens pour mener des politiques ambitieuses « sur la base de réalités ». Mais l'organisation de l'État doit également être plus efficace : « Nous sommes les champions européens de la dépense publique inefficace », a-t-il lancé.

Au sujet de l'environnement, Raphaël Schellenberger a évoqué Stocamine, « dossier profondément révoltant ». Il est revenu sur la polémique autour des abeilles, déclarant souhaiter un vrai plan de préservation avec une formation des apiculteurs, des développements de moyens de lutte contre les virus et le frelon asiatique. Le député a cosigné plusieurs amendements qui évoquent la question des phytosanitaires, notamment leur épandage à l'aide de drones dans des secteurs viticoles à forte pente. Il reste également convaincu qu'il vaut mieux produire des phytosanitaires en France dans des conditions contrôlées que de jouer à l'autruche et de penser que les interdire en France va stopper leur usage au niveau international.
Un député en colère

Par rapport à la centrale nucléaire de Fessenheim, le député ne décolère concernant sa fermeture programmée sans qu'aucun projet de territoire ne vienne la compenser.

Enfin, cette année 2019 est une année d'élection européenne, importante dans le contexte actuel. Même si traditionnellement c'est celle qui mobilise le moins, l'élu a engagé ses concitoyens à se mobiliser.
C.L.

 

 
 

 

Haut-Rhin La campagne de ramassage des amphibiens débute bientôt : Amphibiens, un maillon essentiel de l'écosystème

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 05:36:54

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Haut-Rhin La campagne de ramassage des amphibiens débute bientôt
Haut-Rhin La campagne de ramassage des amphibiens débute bientôt : Amphibiens, un maillon essentiel de l'écosystème
Depuis près de 25 ans, le conseil départemental du Haut-Rhin organise des campagnes de ramassage des amphibiens le long des routes alsaciennes, en partenariat avec l'association BUFO. Aujourd'hui, les bénévoles se réunissent pour préparer la prochaine campagne.

 
Aurélie Berna : « En Alsace, l'artificialisation des sols et la multiplication des axes routiers ont des conséquences négatives sur les amphibiens. »
À quelques jours de son ouverture, donc, Aurélie Berna, l'une des bénévoles, également salariée de BUFO, en dit un peu plus sur les habitants méconnus des mares et étangs.

En quoi consistent les campagnes de ramassage ?

Aurélie Berna : « Notre travail commence à partir de la mi-février quand les crapauds et grenouilles rousses sortent d'hibernation pour se reproduire dans les zones humides. Pour éviter que les amphibiens ne meurent écrasés, nous installons des filets le long des routes pour les canaliser vers des seaux enterrés, relevés chaque matin par des bénévoles qui les transportent de l'autre côté des axes routiers. Ils peuvent ensuite filer vers les mares et copuler. Dans le Haut-Rhin, nous faisons ça sur 24 sites jusqu'à fin avril. Lors de notre campagne 2018, nous avons compté plus de 49 000 amphibiens. Un chiffre exceptionnel, sachant que globalement le nombre d'amphibien est en baisse. »

À l'échelle mondiale, les amphibiens font partie des espèces les plus menacées. Comment l'expliquer ?

« Tout d'abord par la dégradation, voire la destruction, des zones humides. En Alsace, l'artificialisation des sols et la multiplication des axes routiers ont des conséquences négatives sur les 18 sortes d'amphibiens comptabilisées. Les espèces invasives nuisent également aux amphibiens autochtones. Des amateurs de terrarium relâchent des grenouilles exotiques dont ils veulent se débarrasser. Une fois dans la nature, elles transmettent aux espèces locales une maladie contagieuse, due à un champignon.
« La pêche à la grenouille représente une autre menace »

Nous faisons actuellement une veille écologique pour étudier la vitesse de propagation de cette affection. La pêche à la grenouille représente une autre menace. Pourtant interdite sur le territoire français, elle est encore pratiquée. »

Les zones humides n'ont-elles pas également une image négative dans l'opinion publique ?

« Effectivement, certaines personnes ont un a priori négatif sur les zones humides qui seraient, selon elles, les premiers vecteurs de moustiques. C'est faux. Les étangs et mares, en bon état de conservation, n'abritent pas plus de moustiques qu'un autre milieu. Les amphibiens, maillon essentiel de l'écosystème des zones humides, se nourrissent en effet de larves de moustique. Ils jouent ainsi un rôle dans la régulation des populations et contribuent à enrayer la progression des moustiques tigres, espèce particulièrement invasive en Alsace. »
« Restaurer les milieux humides les plus détériorés »

Que faire pour améliorer la situation ?

« Protéger déjà. En France, c'est le cas, tous les amphibiens bénéficient de mesures de protection. À l'échelle du Grand Est, un plan régional d'actions en faveur des amphibiens est même en vigueur depuis un an pour améliorer notre connaissance des mares. Nous identifions également des pistes pour restaurer les milieux humides les plus détériorés. Il existe par ailleurs des tuyaux en béton installés de manière permanente sous les routes, appelés crapauducs. Le premier a été créé en 1983 dans le Haut-Rhin.

Sensibiliser ensuite. Le grand public doit être conscient de l'importance des zones humides et des amphibiens. Au niveau de nos campagnes de ramassage, il y a encore trop de personnes qui roulent sur nos filets et écrasent des amphibiens. Surtout, il faut faire passer un message : les gens ne doivent pas introduire d'espèces envahissantes ou de poissons rouges (qui mangent les larves d'amphibiens) dans les mares, sous peine de rompre le fragile équilibre des écosystèmes humides. »
Propos recueillispar Marine ERNOULT

 

 
 

 

Auberge de l'Ill À la recherche de l'étoile envolée

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 06:19:36

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Auberge de l'Ill À la recherche de l'étoile envolée
 

 
Le tournedos de pigeon au chou et aux truffes (photo prise ce dimanche), un « must » immuable... Photo L'Alsace
Hasard du calendrier, un déjeuner familial à l'Auberge de l'Ill, programmé de longue date, tombait six jours après l'annonce de la perte de la troisième étoile par le restaurant des Haeberlin. L'occasion de s'interroger sur les raisons - qui n'ont pas été divulguées par le Guide Michelin - de cette déchéance relative, vécue comme un affront par une partie de l'Alsace : la sanction a été jusqu'à susciter un communiqué de soutien de la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin.
À Illhaeusern, le temps suspendu

Ce dimanche midi, l'éventuel effet de la rétrogradation ne se fait pas encore sentir : les rues environnantes débordent de véhicules, qui viennent parfois de loin, l'établissement fait le plein - beaucoup de couples d'un certain âge, souvent en groupes. Pour reprendre une formule d'une ancienne édition du Michelin, l'accueil est toujours « délicieusement chaleureux » [NDLR : étant là incognito, on ne peut soupçonner un éventuel traitement de faveur], bien qu'un peu perturbé par l'actualité : dans le vestibule, on croit percevoir une pointe de stress, voire de morosité, et on entend l'un ou l'autre habitué glisser un mot de consolation au chef, Marc Haeberlin, et à sa soeur, Danielle.

La vue sur les berges de l'Ill est évidemment aussi « féerique » que par le passé. Le décor intérieur a, lui, changé, mais dans le bon sens, grâce aux travaux réalisés il y a deux ans. Le service reste aussi attentionné que décontracté. Le sommelier transpire, mais ça n'a sans doute rien à voir avec la pression nouvelle.

Près de dix années se sont écoulées depuis notre précédent déjeuner chez les Haeberlin et le menu principal n'a guère changé, lui non plus. Logique, puisque c'est le menu « tradition ». Pourquoi cette permanence poserait-elle un problème au Michelin aujourd'hui, si elle ne lui en posait pas les années précédentes ? Ces recettes seraient-elles moins « sublimées » que par le passé ?

Pour en juger, nous commandons des plats qui nous ont laissé un excellent souvenir : en particulier le saumon soufflé - plat « signature » de la maison, s'il en est - et le tournedos de pigeon au chou et aux truffes. La mémoire peut parfois jouer des tours, mais le résultat dans l'assiette, en ce mois de janvier 2019, nous semble conforme à celui de janvier 2010.
La tradition serait-elle désormais moinsdu goût du Michelin ?

Le homard mariné à la noisette du Piémont, le filet de bar poêlé, l'omble chevalier, les desserts sont également à la hauteur, classiques, mais parfaitement exécutés. À 132 EUR, ce menu savoureux, gourmand, généreux, sans doute l'un des moins chers de l'Hexagone dans cette catégorie de restaurant, s'avère toujours un excellent rapport qualité-prix.

En revanche, lorsque l'une d'entre nous s'aventure dans la carte et choisit les piccatas de ris de veau panés, c'est une déception - avis partagé par la tablée et renforcé par le prix (86 EUR).

La puissance du parmesan écrase tout le reste. Quand ce bémol parvient aux oreilles de la serveuse, celle-ci explique que le ris de veau n'a de toute façon aucun goût par nature... Le succès des classiques de la maison, qui doivent être servis à des milliers d'exemplaires à longueur d'année, fait-il des autres plats les laissés-pour-compte de la renommée ?

Malgré sa décision, le Michelin parle toujours, dans son édition 2019, d'une « cuisine d'exception » et estime que « le mythe est toujours vivace ». Serait-ce désormais insuffisant pour atteindre le summum ?

Ayant eu la chance de découvrir d'autres trois étoiles, on avait cru comprendre qu'il en existait de deux catégories au moins : ceux qui sont constamment à l'avant-garde, témoignant d'une folle inventivité, et les institutions comme l'Auberge de l'Ill, qui entretiennent notre patrimoine culinaire à son meilleur niveau. Les règles semblent avoir changé du côté du Michelin. L'expérience d'un repas chez les Haeberlin, certainement pas.
Olivier BRÉGEARD

 

 
 

La flore s'appauvrit en Alsace

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 06:18:16

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La flore s'appauvrit en Alsace
 

 
Le selin douteux (Kadenia dubia) est réduit à une petite population à Herbsheim. Photo Conservatoire botanique d'Alsace
Au lendemain de la 4e marche pour le climat, un nouveau signal d'alerte est donné. Pour la première fois, le risque de disparition de l'ensemble de la flore vasculaire - groupe qui rassemble l'ensemble des plantes à fleurs, des fougères et des conifères recensés en France métropolitaine - a été évalué (*). Les 4 982 espèces de plantes indigènes ont fait l'objet d'un examen approfondi, conduisant à la parution d'un nouveau chapitre de la liste rouge des espèces menacées en France. Les résultats montrent que 15 % des espèces encourent un risque de disparition, soit 742 espèces de plantes classées « menacées » ou « quasi menacées ».

L'Alsace n'est pas épargnée comme le constate Corinna Buisson, directrice du Conservatoire botanique d'Alsace. « Deux espèces n'existent plus en France que dans deux stations en Alsace centrale, relève-t-elle. Il s'agit du sélin douteux, ou Kadenia dubia, à Herbsheim, et de l'ail odorant, ou Allium suaveolens, à Ohnenheim. » Ces deux plantes sont des espèces de prairie qui apprécient les sols pauvres non fertilisés. « Or l'agriculture intensive mais aussi l'urbanisation croissante ont réduit les espaces propices à leur développement », indique la directrice.
Un effet domino

Si ces plantes survivent encore, c'est grâce à l'action du Conservatoire botanique d'Alsace. « Mais on pensait qu'il restait davantage de stations, soupire Corinna Buisson. En ce qui concerne l'ail odorant, à la fin des années 1990, il restait encore trois sites... Aujourd'hui, il n'en reste qu'un ! » Et si sur ce dernier site, on a dénombré plusieurs milliers de pieds, il n'en va pas de même pour le sélin douteux, qui ne survit plus que dans une petite poche.

Une autre plante est en régression forte en France : la véronique à longue feuille (Veronica longifolia) dont les dernières stations sont essentiellement en Alsace. « Il en existe encore huit car cette plante est une espèce liée au milieu rhénan. L'Alsace a la responsabilité de la préserver ! On ne baisse pas les bras, on peut encore restaurer sa viabilité. »

Pourtant, l'urgence se fait sentir : le conservatoire a étudié il y a quelques années une quinzaine de sites en zones humides pour y recenser des espèces locales menacées. « Cette étude a donné lieu à la publication d'une liste rouge de la flore d'Alsace en 2013. Nous sommes retournés sur ces sites de 2016 à 2018 et nous avons constaté une très forte régression, de 70 à 100 % ! », note Corinna Buisson . Sur ces sites historiques, les espèces ont donc disparu ou survivent à peine.
Agriculture intensiveet urbanisation

À partir de la liste rouge établie au niveau national, le Conservatoire botanique d'Alsace va évaluer combien d'espèces en danger se retrouvent en Alsace. Car ce ne sont pas seulement des espèces de plantes qui disparaissent individuellement, mais des fractions d'écosystèmes dans lesquels prospèrent d'autres espèces, dont des insectes.

Or la disparition de ces plantes risque de mettre en danger aussi les autres acteurs de ces écosystèmes, pouvant entraîner un effet domino potentiellement dévastateur. « On connaît des insectes qui interagissent seulement avec un type de plantes hôtes, reprend Corinna Buisson. Nous devons poursuivre des recherches pluridisciplinaires avec des entomologistes pour avoir une connaissance plus fine de ces interactions. » Problème : le manque d'entomologistes et la faiblesse des moyens pour mener ces recherches.

Cette régression de la biodiversité, qui ne concerne pas seulement la flore vasculaire, mais aussi les insectes, la petite faune, les oiseaux et la microfaune et microflore des sols, peut être freinée. Pour la directrice du Conservatoire botanique d'Alsace, il faut d'abord changer collectivement, car « l'agriculture intensive, notre mode de vie et l'urbanisation effrénée détruisent la nature ». Au niveau individuel, chacun peut aussi agir, « en achetant des produits issus d'une agriculture raisonnée et sans pesticides ». Geneviève DAUNE
(*) Ce travail a associé le Comitéfrançais de l'Union internationalepour la conservation de la nature(UICN France), la Fédérationet le réseau des conservatoiresbotaniques nationaux, l'Agencefrançaise pour la biodiversité (AFB)et le Muséum national d'histoirenaturelle (MNHN). L'ensemblede la liste rouge sur le site : www.conservatoire-botanique-alsace.fr

 

 
 

Mulhouse Le Droit de vivre, pour maintenir et aider à domicile

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 06:06:56

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Mulhouse Le Droit de vivre, pour maintenir et aider à domicile
 

 
La fête annuelle du Droit de vivre a rassemblé le personnel, les bénéficiaires et leurs proches. Photo L'Alsace/J.-M.V.
Présidée par Philippe Durand et dirigée par Fatou Sankhare, l'association Le Droit de vivre, avec une équipe d'une vingtaine de salariés, propose à Mulhouse un service d'aide et d'accompagnement pour les personnes âgées ou handicapées et un service à la personne. Cela représente « plus de 23 000 heures d'intervention et environ 150 personnes aidées », rappelle le président.

Afin de « remercier une fois de plus l'ensemble de nos salariés pour leur implication sans faille malgré les difficultés que nous rencontrons comme toutes les autres structures pour trouver du personnel qualifié », souligne Philippe Durand, une fête a été organisée pour toute l'équipe mais aussi un grand nombre de bénéficiaires avec leur famille, autour d'un repas servi dans les locaux du restaurant de l'Afsco, rue Pierre-Loti.
Un besoin urgentde personnel qualifié

Un après-midi récréatif en douceurs gourmandes et en musique, l'occasion également de visionner des extraits d'un film réalisé par Isabelle Marina et auquel Le Droit de vivre a participé.

Comme l'a souligné la directrice, le Droit de vivre recherche de manière urgente des personnels qualifiés pour étoffer son équipe. En effet, « pour une prestation de qualité, destinée à maintenir et à aider à leur domicile des personnes dont l'autonomie décline ou qui ont besoin d'assistance . L'association Le Droit de vivre déploie son activité dans le secteur privé non lucratif et propose une gamme complète de services d'accompagnement », précise Fatou Sankhare, s'adressant aux personnes qui habitent à Mulhouse, dans le département du Haut-Rhin et dans toutes les villes avoisinantes où la structure intervient.
Jean-Marie VALDER CONTACTER Le Droit de vivre, 1 rue de Chalampé à Mulhouse. Tél. 03.89.33.48.88.

 

 
 

Construction de logements : pourquoi ça baisse

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 06:36:27

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Construction de logements : pourquoi ça baisse
 

 
La construction des maisons individuelles s'est fortement contractée en 2018. Photo Julio PELAEZ/AFP
Annus horribilis pour le secteur de la construction. Après deux années de progression régulière, le logement neuf s'est sensiblement replié en France l'an passé.

La baisse se fait non seulement sentir dans les mises en chantier (-7 %), qui repassent sous la barre des 400 000 unités, mais aussi dans les permis de construire (-7,1 %). « Les chiffres sont en baisse par rapport à l'année dernière, qui était exceptionnelle, a tenté de nuancer le ministre du Logement Julien Denormandie. L'activité reste soutenue : au-dessus de la moyenne des cinq dernières années. »

Faut-il voir dans ce ralentissement la conséquence de blocages de l'offre ? Ou s'agit-il d'un affaissement de la demande des particuliers, alors même que le marché de l'immobilier ancien reste, lui, en pleine forme ? « Il y a les deux, répond Olivier Eluère, économiste spécialiste de l'immobilier au Crédit agricole. C'est d'abord un effet de demande car il y a un cumul de mesures fiscales moins favorables et d'une remontée du prix des logements. »
La maison individuelle trinque

Depuis le début du quinquennat d'Emmanuel Macron, le gouvernement réduit plusieurs aides à la propriété dans le neuf. Il en a supprimé certaines, comme l'APL accession, et recentré d'autres, comme le prêt à taux zéro (PTZ) qui doit être réservé aux zones les plus tendues en matière de logement.

Le secteur des maisons, qui se situent largement dans les zones moins tendues, subit logiquement le déclin le plus fort. En excluant celles qui appartiennent à un programme immobilier plus large, les permis de construire chutent de presque 10 %.

« La baisse des aides n'a pas été dans le sens de la vente des maisons, admet Grégory Monod, président élu des Constructeurs et Aménageurs (LCA), principale fédération des constructeurs de maisons individuelles. La demande est là, mais on a désolvabilisé une partie de la clientèle en réduisant les aides. »
Manque de foncier en zone tendue

Par contraste, la baisse est moins marquée pour les immeubles, dont la construction est le fait des promoteurs immobiliers. « Le marché des promoteurs a plutôt bien résisté », souligne Olivier Eluère. Mais en zone tendue, « on a quand même un problème d'offre : il y a une difficulté à [lancer] de nouveaux projets du fait de la rareté du foncier. »

Ce manque d'offre aura inévitablement un effet sur les prix, et éloignera encore un peu plus les ménages du logement abordable », a prévenu Alexandra François-Cuxac, présidente de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), qui s'attend à une nouvelle baisse de la construction cette année.

 

 
 

défense 152 e régiment d'infanterie : Manoeuvres « dans la verte »

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 06:40:26

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défense 152 e régiment d'infanterie
défense 152 e régiment d'infanterie : Manoeuvres « dans la verte »
La 1re compagnie de combat du 15-2 partira au Mali cet été dans le cadre de l'opération Barkhane. En attendant, c'est préparation intensive, en forêt et dans le froid !

 
La section du lieutenant Alexandre en mission d'infiltration.
Des nuits à la belle étoile avec des températures négatives. Le sergent Kevin (*) en a connu plus d'une. L'ancien caporal-chef, sous-officier depuis 2017, a déjà 14 années d'engagement au compteur. Et toujours au 152e régiment d'infanterie.

« Bivouaquer dans la verte, c'est une ambiance particulière. On a froid, on a faim et quelquefois, on se demande bien pourquoi on s'est engagé ! », sourit le père de famille qui, ce jour-là, poste ses soldats à la lisière d'une forêt, partis pour une bonne nuit de surveillance avec leur poste Eryx.
« Des étudiants et des non diplômés. Des métropolitains et des îliens. Des banlieusards et des provinciaux... »

Le système antichar est posé dans un large trou qu'aménage Dohinah, première classe au 15-2. La jeune femme de 21 ans porte le treillis depuis une dizaine de mois à peine. Avec un père, un grand-père, des oncles et des tantes sous les drapeaux, elle a n'a pas eu trop de mal à choisir sa voie.

Mais au lieu de suivre les pas de la famille -des tringlots (surnom donné aux militaires de l'armée du Train) pour la majorité- elle a opté pour l'infanterie. Et pas n'importe où. En compagnie de combat. Plutôt rare pour être signalé. « C'est là où ça bouge le plus ! », dit-elle tout en aménageant le camouflage de son campement précaire. Elle va partir au début de l'été au Mali avec son unité et elle est impatiente. Pas comme sa mère, anxieuse à l'idée de voir sa fille en zone de guerre.

Après un déploiement d'importance il y a plus de deux ans sous le commandement du colonel Dabas, alors chef de corps du 15-2, le régiment colmarien va retrouver la bande sahélo-saharienne cet été. Une compagnie, la 1re, sous les ordres du capitaine Bryce, va rejoindre le Mali en juin et sera intégrée au groupement tactique désert blindé qui sera commandé par le 4e régiment de chasseurs de Gap.

Comme toute mission opérationnelle, la préparation est particulièrement éprouvante. La compagnie va, d'ici son départ pour l'Afrique, enchaîner les manoeuvres dans plusieurs camps. Mourmelon, Mailly et Canjuers notamment.

Mais aussi en Alsace, comme c'est le cas avec la section du lieutenant Alexandre qui crapahute dans le vaste terrain d'entraînement du Fronholz à Sainte-Croix-en-Plaine. Sa section vient d'effectuer plus de 30 km à pied et se prépare à un exercice d'infiltration : prendre d'assaut des alvéoles tenues par des terroristes.

Mission que les Diables rouges pourraient effectuer au Mali. Une cache d'armes dans un village ou dans une grotte, des djihadistes mobiles, armés et harcelants, une guerre asymétrique... Depuis 2013 et le lancement de l'opération Serval au Mali, l'armée française est régulièrement confrontée à ce type d'intervention.
« Les Diables rouges, ça sonnait bien ! »

Pour le lieutenant Alexandre, qui a préféré le treillis à un costume/cravate de juriste (il est titulaire d'un master 2 en droit international et européen), ce sera sa première OPEX (opération extérieure). Et comme Dohinah, il est très impatient.

Sa section est à l'image de l'armée de terre d'aujourd'hui : « Un vrai melting pot », lâche-t-il. « J'ai tous les profils : des étudiants et des non diplômés. Des métropolitains et des îliens. Des banlieusards et des provinciaux. Des expérimentés et des jeunes qui sortent des classes. Faut que j'en fasse un ensemble cohérent ! », résume celui qui est arrivé au 15-2 en juillet 2017.

Dans sa section, on retrouve Matteo, profil plutôt atypique. Père libanais, mère polonaise, le jeune homme de 23 ans a décidé de s'engager il y a moins d'un an. « J'ai toujours été intéressé par les armes », confie celui qui avoue un véritable intérêt pour la tactique et la stratégie.

Pourquoi Colmar et son régiment ? « Les Diables rouges, ça sonnait bien ! Et son passé est prestigieux ». Radio du lieutenant Alexandre, ce polyglotte (il parle russe, arabe, anglais, polonais et français) a les capacités d'être sous-officier voire officier. Mais il ne souhaite pas brûler les étapes. « Je veux partir d'en bas avant de commander. Goûter au terrain, me forger sous le feu ». Il sera servi cet été.
Nicolas ROQUEJEOFFRE Photos et vidéo sur www.dna.fr (*) Les noms de famille ne sont pas dévoilés pour des questions de sécurité.

Photos et vidéo sur www.dna.fr

 
 

 

Commémorations de la libération Grussenheim : « Des liens toujours vivants »

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 05:22:52

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Commémorations de la libération Grussenheim
Commémorations de la libération Grussenheim : « Des liens toujours vivants »
Chaque année, les cérémonies commémoratives de la libération de Grussenheim sont cadrées et réglées à la minute près. Cette année cependant, elles ont commencé par un petit quart d'heure de décalage, dû au retard bien involontaire du général Marc Ollier, gouverneur militaire de Strasbourg, commandant la 2e brigade blindée de Strasbourg.

 
La fanfare du RMT a participé pour la première fois aux cérémonies.
Le général a été accueilli par Martin Klipfel, maire de Grussenheim, entouré de ses adjoints et de diverses personnalités dont Eric Straumann, député et Brigitte Klinkert, présidente du Conseil départemental.

Les deux régiments qui ont signé une charte de partenariat avec la commune étaient représentés. Un détachement du 501e Régiment de chars de combat de Mourmelon était composé de plusieurs officiers et sous-officiers. Le RMT (Régiment de marche du Tchad) est venu en force avec son chef, le colonel Patrick Lamiral. Pour la première fois, la fanfare du RMT, composée en grande partie de réservistes et dirigée par l'adjudant-chef Damien, a participé aux cérémonies, complétant avec brio les apports fidèles des Amis du Ried.

Des gerbes ont été déposées aux stèles situées près du rond-point puis au monument aux morts. À 10h30, l'église était entièrement remplie pour la grand-messe, présidée par l'abbé Dominique Kress, curé de la communauté de paroisses. Martin Klipfel y a prononcé une courte allocution avant l'office, évoquant l'histoire des familles des soldats tombés lors de la libération du village. Trente-trois familles avaient répondu à l'appel de Marcel Bô en 1945 et beaucoup d'entre elles sont toujours présentes aujourd'hui. « Des liens toujours vivants » existent depuis 74 ans. Le maire a eu une pensée pour Henri Prigent, décédé le 11 janvier 2019. C'était le conducteur du char « Chemin des Dames » qui a brûlé en traversant le pont sur la Blind (DNA du 25 janvier). Ce char a été offert à la commune qui en a fait un mémorial.
Plus de pertes que pendant la bataille de Normandie

Après la traditionnelle cérémonie au carré militaire, un vin d'honneur a été servi au dépôt des sapeurs-pompiers. L'hymne de la 2e DB a été entonné. Le général Jean-Paul Michel a donné quelques précisions sur les pertes humaines dans la bataille de « Grussenheim, clé de voûte du système défensif allemand ». « Leclerc était furieux en apprenant le bilan » a-t-il indiqué, en rajoutant : « les pertes de la 2e DB étaient plus conséquentes que durant les trois semaines de la bataille de Normandie ».

Le général a également mentionné les vingt-cinq victimes civiles en trois jours de combats et les nombreux déportés et fusillés. Conformément au souhait du général Bruno Cuche, gouverneur des Invalides à Paris, il a annoncé que 2020 aura un « lustre particulier » à l'occasion du 75e anniversaire de la libération.

Un déjeuner commun a rassemblé cent dix convives au Foyer de l'unité.

 

 
 

 

Muntzenheim Remise de distinctions : Une soirée chargée

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 05:23:19

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Muntzenheim Remise de distinctions
Muntzenheim Remise de distinctions : Une soirée chargée
Le maire de Muntzenheim, Marc Bouché, a réuni les villageois, les nouveaux habitants, les lauréats des maisons fleuries et les sportifs méritants pour une rencontre annuelle très prisée.

 
Les lauréats des maisons fleuries et les élus lors de la cérémonie de remise des prix
Après les salutations d'usage, le maire revient sur l'année écoulée, se réjouissant de compter 1 225 habitants, d'avoir célébré trois mariages, enregistrés dix naissances mais déplore treize décès.

Un autre point très satisfaisant est que sur les 20 terrains de la zone d'activité, 19 ont trouvé acquéreur et que le dernier est en pourparlers ; dans le pôle santé, 17 professionnels se sont ou vont s'implanter.
Plusieurs débats publics

Pour 2019, l'actualité nationale propose l'organisation d'un grand débat, et la commune a choisi la date du 5 mars à 19 h 30, à la mairie, les détails seront livrés plus tard. Samedi 16 février, organisation d'un débat sur le thème de la sécurité, à 10 h 30 salle Marcel Meyer.

Les travaux sur le PLU se poursuivent, la commune est en attente des nouvelles de la construction d'une station d'épuration à Urschenheim, condition sine qua none à l'ouverture de nouvelles zones constructibles.

Début avril, une micro-crèche (structure intercommunale) ouvrira dans les anciens locaux de la trésorerie.

Un événement exceptionnel aura lieu cette année : l'Harmonie de Muntzenheim fêtera ses 100 ans le samedi 13 avril.

Le maire rappela encore que toutes les réalisations ont pu être faites grâce à un travail d'équipe entre le conseil municipal et l'équipe communale.

Bernard Gerber, conseiller régional, prit la parole et rappela l'investissement du Grand Est dans la préservation de la nappe phréatique et le soutien de ce dernier à la rénovation énergétique des bâtiments anciens.

Il annonce encore l'arrivée de la fibre à Muntzenheim, vers la fin du 2e semestre.

Pour Eric Straumann, la nouvelle zone d'activité est plaisante, c'est une belle réussite voulue par Joseph De Pauw, un important tournant économique pour la commune.

En voyant le nombre de personnes présentes, Brigitte Klinkert releva l'intérêt que portent les villageois à cette rencontre annuelle. Elle rappela que dans le département du Haut-Rhin, 18 000 personnes qui bénéficient du RSA. Parmi les projets du conseil départemental la mise aux normes de tous les collèges et EHPAD, mais également l'instauration d'une journée citoyenne dans ces structures.
Les lauréats des maisons fleuries

En fin de rencontre, les lauréats des maisons fleuries ont été primés.

- Maisons récentes : 1) Marie-Christine et Claude Léon ; 2) Sandra Guth ; 3) Clothilde et Jacques Leimbacher ; Encouragements Blanche et Willy Edenwald.

- Maisons anciennes : 1) Simone et Daniel Nock ; 2) Carmen et Guy Wagner ; 3) Richardine Meyer ; Encouragements Dragica Kentzinger.

- Petits jardins : 1) Arthur Rebert ; 2) Christiane Blum ; 3) François et Alain Jamain ; Encouragements Christian et Pierre Jehl.

- Maisons contemporaines : 1) Rosalina et Laurent Langlois ; 2) Géraldine et Arnaud Husser ; 3) Céline et Yann Ritter.

- Cours de ferme : 1) Selma et Jean-Louis Haumesser ; 2) Lucie Husser ; 3) Liliane Feuerbach.

Balcons : Efriede et Georges Hannhardt ; 2) Pierrette et Jean-Denis Dorgler ; 3) Marie-Claude Hernandez.

- Bâtiments communaux et commerces : 1) Commune (entrée ouest, école, mairie etc.) ; 2) Garage Fuchs ; 3) Salon de coiffure FJ Coiff'.
Bénévoles et sportifs

La rencontre annuelle est aussi le meilleur moment pour relever l'implication et le travail des bénévoles, des sportifs etc. Et ils ont été nombreux à avoir été mis à l'honneur pour diverses raisons.

Brigitte Klinkert a épinglé la médaille d'argent de la jeunesse, des sports et de l'engagement associatif à Michel Schmuck pour toutes les années d'engagement au sein de l'association Les Zehaloïfer.

Plusieurs jeunes ont aussi été mis à l'honneur :

- Musique : Hugo Elchinger (piano), Maël Cuvier (saxophone), Annaïs Baumann (saxophone), Nathan Denay (batterie) et Evy Buob-Walder (flûte traversière).

- Tennis de table : Victor Schmitt et Alizée Jost

- Danse sportive : Alessia Burzese.

- Gymnastique rythmique et sportive : Léa Rozzo.

- Karaté kyokushinkai : Camille Klinger

- Jeunes sapeurs-pompiers : Julien Renaud et Quentin Baumann.

Le conseil municipal des jeunes et des enfants (CMJE) a été présenté : le maire est Enzo Payet, avec l'adjointe Clémence Richard, et les conseillers Léo Bach, Nathan Meyer, Eléa Hauss, Achille Martin, Aymeric Bonneville.

Tous les participants à la noble action qu'est le Téléthon ont été mis à l'honneur et un diplôme leur a été remis.

Une fois tous les diplômes et bon d'achat remis, le maire remercia toute cette belle jeunesse et les aînés pour leur investissement et leur implication dans leur différentes activités. Tous ceux qui ont été mis à l'honneur, l'ont été en raison des bons résultats qu'ils ont obtenus lors des différents examens, concours, championnats etc.

tous les récipiendaires.

 

 
 

 

sausheim : Médailles du Mérite communal

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 05:23:52

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sausheim
sausheim : Médailles du Mérite communal

 
Le maire et les élus médaillés.
Lors de la cérémonie des voeux de Sausheim (lire ci-contre), le maire Daniel Bux a profité de la présence d'un nombreux public et de personnalités comme Fabian Jordan, président de M2A, Marc Munck, conseiller départemental, plusieurs maires de communes voisines et d'entrepreneurs locaux pour mettre en lumière le travail de cinq élus. Trois personnes qui oeuvrent au conseil municipal depuis 1995 ont reçu la médaille d'argent du mérite communal : Robert Fekete, dont l'investissement pour les personnes âgées est reconnu, Jean-Pierre Bari, « Monsieur Voirie et sport » de la commune, et Christian Schieber, par ailleurs président de l'Office municipal des sports des arts et de la culture, ont reçu cette distinction.

Deux élus entrés au conseil municipal en 1983 ont obtenu la médaille de vermeil du Mérite communal : Bernard Notter, par ailleurs président du syndicat de communes de l'Ile-Napoléon, et Pierre Marchal, adjoint au maire chargé notamment des affaires techniques. Tous ont reçu leurs médailles sous les applaudissements fournis de 700 personnes.

 

 
 

 

Bitschwiller-les-Thann Voeux et projets pour 2019

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 06:15:50

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Bitschwiller-les-Thann Voeux et projets pour 2019
 

 
Les personnes honorées dans la soirée avec quelques élus.  Photo L'Alsace/D.Py
La soirée des voeux du maire pour l'année 2019 a débuté dans l'ambiance musicale assurée par le groupe des Dampf'Pfifla, dirigés par Luc Braun. Elle s'est déroulée, comme le veut la tradition, dans la salle des fêtes de Bitschwiller-lès-Thann.

Avant l'accueil des Bitschwillerois par le maire Jean-Marie Michel, l'adjoint au maire et conseiller départemental Pascal Ferrari a pris la parole pour saluer ses collègues du conseil municipal ainsi que tous les personnels salariés du secteur administratif et technique de la commune. Il a terminé son discours en souhaitant l'apaisement « du bruit » social en France et en se félicitant du nouveau statut à venir de la Collectivité européenne d'Alsace pour la région.

Jean-Marie Michel a salué la présence des conseillers départementaux Annick Lutenbacher et Pascal Ferrari, de ses collègues maires et des autres élus de la communauté de communes de Thann-Cernay, et particulièrement le premier vice-président François Horny et la vice-présidente Francine Gross, des gendarmes, de la brigade verte, des agents de l'ONF (Office national des forêts), des entrepreneurs et présidents d'association.
Chantiers réalisésen 2018

À la question de l'utilité des voeux en ces temps de contrainte financière, le maire a donné comme réponse, entre autres, l'opportunité de rassembler les citoyens et de remercier tous les acteurs de la communauté villageoise.

Il a ensuite détaillé les chantiers réalisés durant l'année 2018 dans la commune. Les travaux routiers sur 7,5 km et en particulier ceux de la RN 66 avec la pose de la fibre optique et d'un nouveau revêtement routier ont été explicités. La route Joffre rénovée, la réfection de chemins forestiers, la mise en place de glissières, des travaux dans les rues et rénovations de trottoirs ont été également rappelés. Les bâtiments publics ont aussi connu des chantiers, comme la démolition de l'atelier communal désaffecté. Sans oublier les actions menées dans divers ouvrages comme la salle des fêtes et d'autres bâtiments communaux.

Les priorités pour l'année 2019 ont été expliquées aux Bitschwillerois : modernisation des locaux techniques de la ville, achat de nouveaux outils et d'un tracteur. La voirie ne sera pas oubliée avec la rue du Cimetière et la RN 66. L'acquisition d'un columbarium pour le cimetière est actée.
RN 66 et giratoiredu Kerlenbach

Le maire a largement parlé des écoles et en particulier de la démarche globale de développement durable dans le fonctionnement des établissements, dont la commune et les enfants peuvent s'enorgueillir. Le renouvellement des agrès de jeux de la maternelle et la réfection de la cour de l'école primaire seront réalisés. L'arrivée du gaz est programmée pour la chaudière de celle-ci.

La RN 66 et le giratoire du Kerlenbach ont constitué un long moment du discours de Jean-Marie Michel, qui est revenu sur les motifs favorables retenus dans le rapport de l'enquête publique.

Évoquant la sécheresse historique de 2018, le premier magistrat a parlé de ses conséquences dans le milieu naturel, comme l'absence de poissons dans les cours d'eau, le manque d'herbe à ensiler, les arbres malades à couper et les retombées négatives sur les recettes de la commune. Mais aussi l'absence de neige au Thannerhubel, etc. Il a rappelé la destruction de l'abri forestier du Vogesapfad par un gros coup de vent.

Avant la projection du clip de Pascal Ferrari sur quelques moments choisis de la vie de la commune en 2018, le maire a rappelé le travail des associations de la commune, en nommant tous les acteurs comme ceux des associations patriotiques. La sécurité avec les pompiers communaux a été largement soulignée.

Jean-Marie Michel a donné la liste de tous les travaux réalisés en commun avec la communauté de communes de Thann-Cernay.

En conclusion, le maire a déploré la menace de fermeture de la maternité de Thann et ses conséquences humaines et matérielles. Sur la crise des gilets jaunes, il a rappelé, à l'instar de ses autres collègues maires, que, malgré la légitimité des attentes et revendications des manifestants, rien ne justifiait la violence. Pour le grand débat national, il a informé l'assistance que le conseil de développement du Pays Thur-Doller mettait en place une salle de réunion dans le cadre du grand débat prévu le mercredi 6 février au soir.
Dominique PY

Voici les citoyens mis à l'honneur par la commune de Bitschwiller-lès-Thann : Jean-Pierre Gasser, référent de l'histoire locale ; Salomé Nicoloso, pour ses nombreuses médailles gagnées lors de championnats nationaux en natation ; Théodore Klein, champion de cross au Waldeck ; Marc Tschaeglé, technicien de l'ONF (Office national des forêts), pour son travail souligné par le maire.

Médailles communales : Raymonde Imloul, Annick Scapin, Brigitte Rebischung, Fabrice Ricci et Denis Auer.

Médailles pour dons de sang : diplôme 1er bronze : Christelle Brand, Clémence Brunet, Cloé Kretz, Isabelle Redaud, Delphine Mura et Jérôme Ferrario. Diplôme 2e niveau bronze : Clotilde Nussbaum, Karine Nilly, Pierre Rebischung et Alain Kessler. Diplôme 3e niveau : Christelle Froger, Marjolaine Nussbaum, Frédérique Kretz, Isabelle Nicoloso, Sandra Schegg et Steve Riette. Diplôme avec insigne or : Anne Nussbaum et Dominique Mlynek.

 

 
 

Wickerschwihr : Une dimension collective

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 05:24:41

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Wickerschwihr
Wickerschwihr : Une dimension collective
Dimanche matin, les habitants de Wickerschwihr se sont retrouvés autour du monument aux morts, pour célébrer le 74e anniversaire de la libération de la commune.

 
Quatre pompiers ont été promus
Le maire Marie-Josèphe Helmlinger et les conseillers municipaux ont accueilli le député Éric Straumann, Brigitte Klinger, présidente du conseil départemental et du SDIS, les élus de diverses communes, Sonia Miessmer et Eva Heinrich représentant la ville jumelée de Bahlingen, le général Friedrich. Étaient également présents les porte-drapeaux de Bischwihr, Riedwihr-Wickerschwihr et celui du Souvenir Français CUS nord de Strasbourg, les représentants des anciens combattants, Jean-Michel Labourel et son équipe de l'United States-Alsace Memory avec quatre véhicules d'époque, la clique des sapeurs-pompiers de Riedwihr avec son responsable Lucien Frieh, le corps local de sapeur pompiers ainsi que les JSP sous les ordres du commandant Bertrand Ley, la chorale Ste-Cécile et le foyer club.
Promotions et remise de médaille

La cérémonie débuta avec le lever du drapeau. Puis le maire a lu les décrets de nominations de quatre sapeurs-pompiers au grade supérieur : Nicolas Georges et Hervé Diebold sont nommés sapeur-pompier 1re classe, Pascal Broly est promu caporal et Gilles Helmlinger est nommé adjudant ; Brigitte Klinger et Éric Straumann leur ont remis les nouveaux galons et leurs diplômes avec le maire.

Le général Friedrich a ensuite décoré Eddy Wildemann de la médaille OPEX (opération extérieure).

Dans son allocution, le maire rappela que ce rassemblement annuel représente les rites républicains par diversité qu'il représente, par les prises de parole, par l'exécution de l'hymne national et des chants patriotiques, par le dépôt de gerbes symboliques. Pour lui, le verbe commémorer incarne deux notions : celle de la cérémonie et celle de la dimension collective. « Mais ce rassemblement ajoute celle de la mémoire car notre société a besoin de rites, pour signifier des événements qui ont marqué notre histoire, pour célébrer les valeurs qui fondent notre pacte républicain et pour honorer ceux qui sont morts, ceux qui ont souffert et ceux qui ont combattu. La commémoration, par sa répétitivité rigoureuse, repousse les assauts de l'oubli et ceux, nom moins graves, de l'indifférence. » Il releva que le patriotisme, c'est-à-dire la volonté de vivre ensemble en défendant les mêmes valeurs, n'éloigne pas de l'Europe, il permet d'en comprendre le projet.

Pendant la cérémonie, la chorale a chanté l'Hymne à la Joie et la Marseillaise, accompagnée par les personnes présentes, alors que la clique des sapeurs-pompiers a rehaussé ce rassemblement.

Deux gerbes ont été déposées devant le monument aux morts par les officiels. Et c'est par un défilé vers la salle des fêtes que se termina cette cérémonie du souvenir avant le traditionnel verre de l'amitié.

 

 
 

 

Eguisheim Les projets ne manquent pas en 2019

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 06:27:39

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Eguisheim Les projets ne manquent pas en 2019
 

 
 
La cérémonie des voeux du Nouvel An de la municipalité s'est déroulée vendredi 25 janvier à l'espace culturel les Marronniers à Eguisheim en présence de nombreux invités dont le préfet du Haut-Rhin Laurent Touvet, des maires et adjoints des communes voisines, des élus d'Eguisheim, des présidents d'association et des habitants du village. En introduction à la cérémonie des voeux, l'association La voix des Potes sous la direction d'Éliane Barth a chanté des chants de son répertoire

En entrée, le film racontant la partie médiévale dans l'émission « Le merveilleux village de Noël » avec des visiteurs prestigieux dont Tatiana Silva, Laurent Mariotte, Valérie Damidot a enchanté le public.
Réhabilitation de la mairie

Dans son introduction, le maire, Claude Centlivre, s'est appuyé sur une phrase de Saint-John Perse « L'impatience est en tous lieux », puis a exposé les projets 2019 : l'adoption définitive du PLU (Plan local d'urbanisme), la finition des travaux du parking de la mairie, l'installation d'un vieux pressoir à l'entrée du village, la réfection du chemin du Buhl qui sera la liaison entre le parking de la mairie et les Marronniers, les travaux d'engazonnement au cimetière, la réalisation du jardin du presbytère, les travaux à la maison des associations, l'installation de ralentisseurs pour plus de sécurité et calmer la vitesse des automobilistes, à l'entrée nord route de Wettolsheim, et à l'entrée du village en venant de Husseren-les-Châteaux, le carrefour rehaussé devant l'école élémentaire, le début des travaux du Pôle médical Eugène-Ley.

Dans la liste des projets figurent aussi l'aménagement d'un nouveau bassin d'orage, rue du Pinot, l'extension des services techniques et la réhabilitation de la mairie, avec études demandées à l'ADHAUR, et enfin la toiture et la façade de l'école élémentaire à refaire...
Quelques dates

Et de rappeler le 27 avril journée citoyenne, le 10 juillet après-midi passage du Tour de France, le 24 et 25 août : la 59e fête du vin. Le maire a salué le travail des employés communaux, de Thierry Reymann, directeur général des services administratif et techniques (19 personnes) pour le travail effectué tout au long de l'année. Le premier magistrat a également salué le travail des équipes enseignantes, des pompiers, des vignerons.

Il a conclu : « Le progrès n'est que l'accomplissement des utopies ! Si nous sommes prêts à partager à construire ces utopies, alors l'avenir commence aujourd'hui ! » Les enfants du conseil municipal des jeunes d'Eguisheim se présentèrent et ont lu leur projet de campagne.

Martine Alafaci, première adjointe au maire, a fait le bilan communal de 2018 et les événements cités ont été projetés sous forme de diaporama. Elle a rappelé quelques dates importantes pour 2019 : le festival Comme une image en juin, la 4e journée citoyenne, le passage du marathon de Colmar le 15 septembre. Denis Kuster a remercié les invités au nom de la municipalité. Le préfet a souhaité à tous des voeux de patience dans ce monde de l'immédiat, de retrouver le plaisir du temps et de voir la richesse dans nos différences et termina ses propos : « Restez-vous mêmes, restez sincères et continuez à vivre avec votre fraternité. »

La voix des Potes a clos, en chanson, cette belle cérémonie.
Hélène BLÉGER

 

 
 

Bergheim L'heure des voeux et du bilan à l'Ehpad des Fraxinelles

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 06:28:50

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Bergheim L'heure des voeux et du bilan à l'Ehpad des Fraxinelles
 

 
Joëlle Graff (2e en partant de la g.), animatrice à l'Ehpad des Fraxinelles, a été décorée de la médaille d'or du travail pour 34 années de service en maison de retraite. DR
Corinne Louis, directrice de l'Ehpad des Fraxinelles, Bergheim/Saint-Hippolyte, a présenté dernièrement ses voeux au personnel en déroulant bilan, objectifs et projets 2019.

Saluant la présence de Pierre Bihl, président du conseil d'administration, la directrice a remercié le personnel pour sa présence et son investissement dans l'accompagnement des résidents.

Avec 120 résidents, une durée moyenne de séjour de trois ans et un âge moyen de 86 ans, l'Ehpad fait le plein sans problème. 91 agents, un équivalent temps plein de 87,4 emplois, sont au service des personnes âgées. Le milieu est résolument féminin avec 77 femmes pour 14 hommes.
Difficultésde recrutement

La question du renouvellement du personnel est cruciale, 29 employés ont aujourd'hui 49 ans et plus. Cette situation vient en sus des difficultés de recrutement récurrentes notamment dans la filière des aides soignants, en manque cruel de candidats.

Les orientations et objectifs de l'établissement pour 2019 sont au nombre de quatre. En premier lieu, la signature d'un CPOM (contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens) apportant une certaine souplesse de gestion à l'Ehpad, puis le maintien de l'activité et du bien-être au travail. En troisième lieu, la poursuite de la participation à l'étude nationale des coûts qui se traduit par un chronométrage des tâches pendant une semaine chaque trimestre. Et enfin la démarche qualité qui reste au coeur des préoccupations, avec les évaluations des pratiques et les formations.
Télémédecine

Par ailleurs, l'établissement a obtenu plusieurs aides financières pour la mise en place de la télémédecine, d'actions de prévention et d'accompagnement personnalisé.

En 2019, l'Ehpad souhaite créer plus de lien avec les habitants de Bergheim par l'intermédiaire de la Journée citoyenne avec l'aménagement d'un espace extérieur en un droit d'échange convivial.

Pour finir, Corinne Louis et Pierre Bihl ont décerné la médaille d'or du travail pour 34 années de service effectuées toutes en maison de retraite, à Joëlle Graff. Aux Fraxinelles, Joëlle occupe le poste d'animatrice depuis 2012. C'est notamment grâce à elle que des résidents ont la possibilité d'aller voir des matchs au Racing, de faire de l'équitation ou d'aller au théâtre alsacien.

 

 
 

Werentzhouse Voeux et projets : Un bassin de rétention pour lutter contre les inondations

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 05:37:31

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Werentzhouse Voeux et projets
Werentzhouse Voeux et projets : Un bassin de rétention pour lutter contre les inondations
La cérémonie des voeux du maire de Werentzhouse, Éric Gutzwiller, a été organisée à la salle de l'ancienne gare. L'occasion de faire le bilan de 2018 et de parler d'avenir.

 
Le maire de Werentzhouse, Éric Gutzwiller.
La conseillère départementale Sabine Drexler, le président de l'office de tourisme François Cohendet, les maires des environs, la gendarmerie, la brigade verte et les lauréats des maisons fleuries étaient présents à la cérémonie des voeux du maire de Werentzhouse, Éric Gutzwiller.

Inondations

Ce dernier s'est penché dans un premier temps sur l'année écoulée : « Elle a été confuse et incertaine. Nous avons connu la France qui gagne la Coupe du monde de football puis la France qui pleure avec l'attentat de Strasbourg et la France en colère avec les gilets jaunes.

Au niveau local, 2018 aura aussi été une année noire avec la grande inondation du 4 juin, noyant dans un flot de boue les maisons, caves, cours et jardins, le cimetière. Nous avons été classés en zone de catastrophe naturelle et nous envisageons, dans un premier temps, la création d'un bassin de rétention pour un coût prévisionnel de 420 000 EUR. »

Mais le maire s'est aussi réjoui de la belle animation qui a régné dans le village, tout d'abord l'entraide lors des inondations, puis le succès de la 4e journée citoyenne, de la chasse aux oeufs, de la journée européenne des moulins, de la fête de Noël des aînés et des écoliers.

Concernant l'état civil, il a comptabilisé 562 habitants, huit naissances, cinq décès, quatre mariages et 17 nouveaux foyers.

2018 aura aussi marqué l'achèvement des travaux au carrefour central avec 180 000 EUR pour la voirie, 65 000 EUR pour les réseaux secs, 18 000 EUR pour le téléphone et 12 000 EUR d'honoraires, 87 000 EUR pour l'éclairage led, 13 825 EUR pour la fibre optique. Mais aussi le parking de la salle, un columbarium, le court-circuitage des fosses pour l'assainissement, un sentier découverte, une balayeuse pour diminuer l'usage des pesticides et passer en commune durable. « Le tout avec un emprunt de 300 000 EUR », a précisé le maire.
Un premier « Stammtisch » citoyen

Pour augmenter la démocratie participative, le premier magistrat prévoit l'organisation d'un premier Stammtisch citoyen avec notamment à l'ordre du jour la réduction de la vitesse dans les petites rues du village et une discussion ouverte à d'autres sujets.
Clément HEINIS

 

 
 

 

Combien de divisions au sein des gilets jaunes?

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 06:14:42

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Social Contestation
Combien de divisions au sein des gilets jaunes?
Qui sont les leaders des gilets jaunes aujourd'hui ? En deux mois, le mouvement s'est scindé en plusieurs sphères d'influence, certaines têtes d'affiche basculant désormais dans le champ politique.
 

 
Au fil des « actes » du samedi, si la mobilisation ne faiblit pas, des fractures apparaissent entre les meneurs.Photo Xavier FRERE / EBRA
Prises de bec et jalousie, ambitions personnelles, récupération politique ou divergences d'opinion sur la conduite du mouvement. Depuis le 17 novembre, premier « acte » de ce mouvement inédit, la galaxie des gilets jaunes a explosé, même si la mobilisation globale dans l'Hexagone reste importante (70000 samedi dernier). On peut distinguer aujourd'hui cinq familles.
Des radicaux : Eric Drouet/Maxime Nicolle

Ils ont appelé à renverser le gouvernement, à « rentrer dans l'Élysée », et maintenant à entrer en grève générale à partir du 5 février. La violence est leur principal mode d'action. Le chauffeur routier de Seine-et-Marne de 33 ans, Eric Drouet, et l'intérimaire dans les transports de 31 ans des Côtes-d'Armor, Maxime Nicolle alias Fly Rider, sont les deux figures radicales des gilets jaunes. Et les plus « mobilisatrices ». Quand ils ne versent pas dans le complotisme comme Fly Rider à propos de l'attentat de Strasbourg. Ils sont les plus suivis sur Facebook, tout en restant à distance des médias « traditionnels ».
L'initiatrice discrète : Priscillia Ludosky

Sa pétition contre la hausse du carburant (1,19 million de signataires) a contribué à lancer le mouvement des gilets jaunes, mais, depuis quelques semaines, cette auto-entrepreneuse de 33 ans, originaire de Savigny-le-Temple (Seine-et-Marne), se fait plus discrète. Elle s'est éloignée d'Eric Drouet : « Depuis des semaines, nous subissons son comportement, nous recevons ses menaces », avait-elle écrit sur Facebook, avant d'effacer. Entendue en janvier par le Conseil économique, social et environnemental (Cese), elle monte notamment au créneau pour le RIC (référendum d'initiative citoyenne), privilégie la concertation et se montre favorable à la mobilisation en région plutôt qu'à Paris.

Les sondages créditant une liste gilets jaunes de plus de 15 % aux élections européennes ont-ils également conduit à une « explosion » du mouvement ?
Opportunistes : Ingrid Levavasseur et sa liste

La surprise de la cheffe est arrivée ce week-end avec la proclamation de candidature d'Ingrid Levavasseur. L'aide-soignante normande de 31 ans, déjà très présente sur les plateaux télé depuis novembre, estime qu'elle était « aussi légitime que n'importe qui ». Autour d'elle, elle a réussi à attirer quelques figures médiatiques des gilets jaunes, comme Hayk Shahinyan, restaurateur lyonnais de 29 ans, nommé directeur de campagne (N.D.L.R. : il a annoncé hier après-midi qu'il se retirait). Ou le sulfureux Christophe Chalençon, du Vaucluse, qui estimait que « la guerre civile serait inévitable ». De très nombreux gilets jaunes critiquent cette initiative.
Les « émergents » de Jacline Mouraud

Le coup de gueule de l'hypnothérapeute de 51 ans avait été vu plus de 6 millions de fois. Elle a été une « égérie » des gilets jaunes, mais se fait plus discrète. Jusqu'à ce week-end, où elle a annoncé, depuis Orléans, la création d'un parti « Les émergents ». Un parti « ni de droite, ni de gauche », affirme la Bretonne, qui ne va pas proposer de liste aux élections européennes de mai mais compte être présente aux municipales de 2020.
Les « indépendants »

D'autres gravitent à titre individuel, plus ou moins près de certaines franges. Comme Benjamin Cauchy, cadre commercial de 38 ans, de Toulouse, décrit comme « le gilet jaune élu des médias ». Tous se disent en tout cas sensibilisés aux blessures de Jérôme Rodrigues, l'un des leurs touché à l'oeil samedi. Des délégations de gilets jaunes se sont également réunies le week-end dernier dans la Meuse, sans vouloir nommer de représentant... Ils ont adopté un texte dans l'après-midi et se reverront dans deux mois à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). D'ici là, au sein de ce mouvement atypique et hétéroclite, les lignes auront sans doute encore bougé...
Xavier FRERE

 

 
 

 

Ried Brun Urschenheim Les honneurs aux libérateurs

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 06:02:37

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Ried brun Urschenheim Les honneurs aux libérateurs
 

 
Le drapeau du 1er RCP et sa garde d'honneur ainsi que les porte-drapeaux, devant le monument aux Morts, samedi à l'occasion du 74e anniversaire de la libération de la commune. Photo L'Alsace/Robert Furderer
Les nombreuses associations patriotiques et la population ont pris place, samedi, devant le monument aux Morts, sur le parvis de l'église Saint-Georges à l'occasion de la célébration du 74e anniversaire de la libération de la commune d'Urschenheim. Un anniversaire en présence du colonel Sébastien Chenebeau, commandant des troupes du 1er régiment de chasseurs parachutistes de Pamiers (Ariège) et des douze porte-drapeaux, ainsi que des maires Josiane Bigel de Widensolen et Jean-Claude Kloepfer de Jebsheim.
Reconnaissance

Le maire Robert Kohler a retracé les faits d'armes qui se sont déroulés dans la commune, le jour de sa délivrance, au travers du récit du lieutenant René de Salins.« Le village d'Urschenheim exprime à l'ensemble des militaires sa plus profonde reconnaissance et ses plus vifs remerciements, pour avoir combattu sur le sol communal, et avoir participé à sa libération, le 30 janvier 1945 », a déclaré le premier magistrat.

Le député Eric Straumann a remercié les jeunes soldats au service de la République et de la France. Cinq gerbes ont ensuite été déposées au monument aux Morts. La sonnerie aux Morts, interprétée par le trompette major de la garnison militaire de Strasbourg, Patrick Kautzmann, a précédé la Marseillaise, reprise en choeur par l'assemblée. Dans la salle polyvalente, les nombreux convives ont ensuite fait honneur aux bouchées à la reine servies par les membres de la section UNC d'Urschenheim.

 

 
 

Illfurth Travaux : priorité aux projets subventionnés

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 06:06:11

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Illfurth Travaux : priorité aux projets subventionnés
 

 
La toiture de la chapelle de la Burnkirch a été rénovée il y a six ans. Cette année, c'est le clocher qui devrait être restauré. Coût prévisionnel des travaux : 92 160 EUR TTC.

Archives L'Alsace/Danièle Martin

L ors de la dernière séance du conseil municipal, lundi 14 janvier, le maire d'Illfurth, Christian Sutter, a rappelé à son équipe que la priorité était donnée aux programmes de travaux subventionnés. « Bien que ça aille de mieux en mieux, notre budget est très contraint », selon l'édile. Le budget d'investissement 2019 est « fortement amputé » par la reprise de la Zac du Feldélé : la commune doit payer 380 000 EUR pour l'acquisition des terrains. Elle doit également s'acquitter du solde de la Zac centre (180 000 EUR). Pour réaliser le programme de travaux prévu cette année, la commune dispose néanmoins d'une petite marge de manoeuvre en tablant sur des subventions.

SALLE POLYVALENTE.- La municipalité avait prévu 52 000 EUR TTC de travaux dans le cadre de la mise en accessibilité de la salle polyvalente. Le chantier, subventionné à hauteur de 7731 EUR, devait démarrer en début d'année 2019.

Mais mi-novembre, la commission de sécurité a soulevé des problèmes de conformité de l'éclairage de secours qui n'est plus aux normes. Les installations existantes ont été mises en place en 2001. « Elles ne posaient pas de problème dans l'état actuel. Mais comme on engage des travaux, le Sdis (Service départemental d'incendie et de secours) va obligatoirement nous demander de nous mettre aux normes sur l'ensemble du bâtiment », souligne le maire Christian Sutter. Le recâblage qui s'impose et le remplacement de sept sirènes et de 12 déclencheurs manuels d'alarme incendie impliquent une dépense supplémentaire de 27 000 EUR.

Ces travaux de mise aux normes n'étant pas subventionnés, le maire a proposé à son conseil de demander une aide au titre de la DETR (dotation d'équipement des territoires ruraux) dans la catégorie « soutien exceptionnel à des collectivités confrontées à des difficultés ponctuelles en matière d'investissement ». Ce dispositif peut permettre à la commune de bénéficier d'une subvention de 20 % du coût des travaux.

CHAPELLE DE LA BURNKIRCH. - Quid de la rénovation du clocher de la chapelle de la Burnkirch, déjà évoquée en 2016 et 2017 ? Le coût prévisionnel des travaux s'élève à 76 800 EUR HT (92 160 EUR TTC). Pour financer cette restauration, le conseil municipal a décidé de demander des subventions à la Région Grand Est et au Département au titre des monuments historiques.

ÉCOLE ÉLÉMENTAIRE. - La commune a inscrit les travaux de mise en accessibilité de l'école élémentaire en 2019. Un bureau d'études a été mandaté pour analyser la faisabilité du projet. Coût du devis : 5000 EUR HT.
A.D.

 

 
 

Strasbourg attentat Au plus près des traumatisés

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 06:17:25

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Strasbourg attentat Au plus près des traumatisés
 

 
Un centre d'accueil des familles et de soutien psychologique a été mis en place à la Cité de la musique et de la danse, immédiatement après les faits. Photo DNA/Michel Frison
Les conséquences de l'attentat du marché de Noël se feront sentir encore longtemps dans la capitale alsacienne. Pour les témoins, les confinés, les présents, ceux qui ont couru ou secouru, tout n'est pas fini. Comme une onde de choc, une secousse qui se propage encore et encore. Que l'on revit sans cesse, le jour, la nuit.

Elles sont ce qu'on appelle des victimes indirectes. Elles n'ont pas été touchées dans leur chair, pas plus que leurs proches. Et pourtant, des jours, des semaines après les faits, des troubles se révèlent. Parce que dans l'urgence, on veut reprendre sa vie. Et qu'il arrive qu'après un certain temps, on n'y arrive plus.
Ils racontentpour la première fois

À leur contact, chaque jour depuis le 11 décembre, ils sont plusieurs intervenants au sein de l'EIA (lire ci-dessous) à les écouter, à recueillir leurs témoignages. Et ils racontent pour la première fois.

« Certaines victimes ne se sont pas senties légitimes de demander de l'aide », explique Faouzia Sahraoui, coordinatrice de l'EIA et directrice générale de SOS aide aux habitants, qui est avec Viaduq 67 l'une des deux associations membres du réseau France Victimes 67 à être agréées par le ministère de la Justice. Également psychologue, elle a été sollicitée dès le soir de l'attentat, avec d'autres confrères. Elle a vu « le chaos », comme bon nombre de personnes qui, malgré cela, n'ont pas contacté les dispositifs d'accompagnement.

« Plusieurs se sont dit : "Ça va, moi je suis en vie, je ne suis pas blessé, je ne vais pas venir les embêter." » Et pourtant leurs troubles sont bien réels, certains allant jusqu'à relever d'un « stress post-traumatique », dont les manifestations peuvent être des troubles du sommeil, de fréquents sursauts, une tristesse, une incapacité à sortir, des moments de panique, jusqu'à affecter sévèrement la vie quotidienne. « Notre cerveau n'est pas préparé à l'arrivée de la mort. Quand on est confronté à un événement comme ça, on s'aperçoit qu'on peut mourir : c'est ce qui peut créer des désordres. »

Il y a d'abord eu, immédiatement après les faits, la mise en place du centre d'accueil des familles, un dispositif d'urgence issu du constat qu'« après un attentat, on ne peut pas laisser les gens comme ça, dans la rue, insiste Sandra Di Rosa, magistrate déléguée à la politique associative et à l'aide aux victimes. Il fallait un lieu pour répondre à tous leurs besoins. » Une logique de « guichet unique » qui a été prolongée à partir du 19 décembre dans les locaux de l'EIA. Sur rendez-vous, on y trouve gratuitement tous les intervenants nécessaires, psychologues, psychiatres mais aussi juristes, avocats, représentants d'association et d'administration, pour tous les types de suivis, incluant d'éventuelles indemnisations. Ils sont 1 500 à avoir profité de ces dispositifs depuis le jour de l'attentat.
« Bienveillanceet bientraitance »

Et ils sont nombreux à venir encore. Ils trouvent ici « bienveillance et bientraitance », souligne Chantal Cutajar, adjointe au maire de Strasbourg en charge de l'aide aux victimes. « C'est un dispositif d'une telle bienveillance, constate Sandra Di Rosa, que les gens ont parfois du mal à comprendre : on est là pour eux, pour leur proposer une écoute particulière par rapport à ce qu'ils ont vécu. » Pour les amener à prendre conscience qu'elles sont, elles aussi, des victimes, chacune à leur niveau.

Elles se présentent de leur propre initiative, mais aussi aiguillées par des proches, des collègues qui ont noté chez elles « des comportements inhabituels », relève Faouzia Sahraoui. Parmi elles, « des victimes de l'attentat de Barcelone. Ça leur a fait revivre quelque chose qu'elles avaient déjà vécu. » Ou une jeune femme enceinte de cinq mois présentant des « traumatismes sévères, mais qui ne se sentait pas légitime de demander de l'aide. Pourtant, elle avait été dans un restaurant où est entré un blessé, en sang, qui a vomi puis est tombé, inconscient. »

Certains se débattent avec des arrêts maladie persistants. D'autres, au contraire, se mettent à travailler tout le temps. « On a rencontré un monsieur qui travaille au centre-ville, il disait qu'il était en hyperactivité tout le temps. Il ne dormait pas bien, il avait perdu du poids. C'est de l'hyper-vigilance. Ce soir-là, il avait quand même accueilli des victimes, il avait du sang sur ses vêtements. »

« Hyper-vigilance » aussi chez cette dame devenue méfiante dans la rue quand elle entend quelqu'un marcher derrière elle, parce qu'un tel événement « atteint la confiance qu'on a pu avoir envers la société en général. On ne se sent plus protégé », remarque Sandra Di Rosa.

Souvent, selon Faouzia Sahraoui, « les victimes nous disent : "Je ne suis plus comme avant et je ne suis pas sûre de pouvoir retrouver ma situation d'avant." C'est vrai que ça nous change. » Et c'est normal. Mais quand ces changements se mettent à affecter son emploi, ses relations familiales, il faut s'inquiéter. Même longtemps après les faits, car « il arrive que le stress post-traumatique ne s'exprime pas tout de suite ».

C'est pourquoi les intervenants de l'EIA se permettent de relancer chacune des personnes qui sont passées les voir. Plus de 1 200 ont été recontactées pour s'assurer qu'elles vont bien - « une seule fois, il ne s'agit pas de les harceler », précise Sandra Di Rosa.
« Il y a encore beaucoup de gens touchés »

Alors certaines reviennent. Aussi longtemps que des victimes se présenteront, l'EIA restera ouvert. Et tout cela est loin d'être terminé. « Je suis inquiète, je pense qu'il y a encore beaucoup de gens qui sont touchés », observe Chantal Cutajar. Comme cette jeune fille, prostrée depuis qu'elle a vu le tueur tirer. Ou cette étudiante qui ressent une peur panique à l'idée d'emprunter tout transport en commun. « Face à un événement comme celui-là, il y a deux façons de réagir, souligne Faouzia Sahraoui. Soit on a la capacité d'isoler l'événement, qui reste dans le cerveau mais n'est pas actif, et on peut reprendre sa vie. Soit ça va générer des désordres au niveau du comportement, dans quinze jours, deux mois, deux ans. »

Il suffit alors d'« un moment de fragilité, une perte d'emploi, une grossesse, et ce qu'on a isolé peut resurgir ». Aujourd'hui, l'EIA est là pour ces victimes, c'est « l'endroit qui va faciliter les choses », insiste Laura Facy, juriste et responsable du service d'aide aux victimes de l'association SOS aide aux habitants. Mais dans deux ans, l'EIA ne sera plus là. « Il faut donc en profiter maintenant. »
Emmanuel VIAU

 

 
 

Strasbourg : Au plus près des traumatisés de l'attentat

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 06:21:18

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Strasbourg
Strasbourg : Au plus près des traumatisés de l'attentat
L'attentat de Strasbourg a fait cinq morts et onze blessés. Mais le nombre des victimes est bien plus important. Depuis le 11 décembre, 1 500 personnes ont bénéficié d'un dispositif d'accompagnement, dont plusieurs présentent des comportements liés à un stress post-traumatique. Témoignage de ceux qui ont recueilli leur parole.

 
Un centre d'accueil des familles et de soutien psychologique a été mis en place
Les conséquences de l'attentat du marché de Noël se feront sentir encore longtemps dans la capitale alsacienne. Pour les témoins, les confinés, les présents, ceux qui ont couru ou secouru, tout n'est pas fini. Comme une onde de choc, une secousse qui se propage encore et encore. Que l'on revit sans cesse, le jour, la nuit.

Elles sont ce qu'on appelle des victimes indirectes. Elles n'ont pas été touchées dans leur chair, pas plus que leurs proches. Et pourtant, des jours, des semaines après les faits, des troubles se révèlent. Parce que dans l'urgence, on veut reprendre sa vie. Et qu'il arrive qu'après un certain temps, on n'y arrive plus.
Ils racontentpour la première fois

À leur contact, chaque jour depuis le 11 décembre, ils sont plusieurs intervenants au sein de l'EIA (*) à les écouter, à recueillir leurs témoignages. Et ils racontent pour la première fois.

« Certaines victimes ne se sont pas senties légitimes pour demander de l'aide », explique Faouzia Sahraoui, coordinatrice de l'EIA et directrice générale de SOS aide aux habitants, qui est avec Viaduq 67 l'une des deux associations membres du réseau France victimes 67 à être agréées par le ministère de la Justice. Également psychologue, elle a été sollicitée dès le soir de l'attentat, avec d'autres confrères. Elle a vu « le chaos », comme bon nombre de personnes qui, malgré cela, n'ont pas contacté les dispositifs d'accompagnement.
Des troubles bien réels

« Plusieurs se sont dit : "Ça va, moi je suis en vie, je ne suis pas blessé, je ne vais pas venir les embêter." » Et pourtant, leurs troubles sont bien réels, certains allant jusqu'à relever d'un « stress post-traumatique », dont les manifestations peuvent être des troubles du sommeil, de fréquents sursauts, une tristesse, une incapacité à sortir, des moments de panique, jusqu'à affecter sévèrement la vie quotidienne. « Notre cerveau n'est pas préparé à l'arrivée de la mort. Quand on est confronté à un événement comme ça, on s'aperçoit qu'on peut mourir, c'est ce qui peut créer des désordres. »
Dispositif d'urgence

Il y a d'abord eu, immédiatement après les faits, la mise en place du centre d'accueil des familles, un dispositif d'urgence issu du constat qu'« après un attentat, on ne peut pas laisser les gens comme ça, dans la rue, indique Sandra Di Rosa, magistrate déléguée à la politique associative et à l'aide aux victimes. Il fallait un lieu pour répondre à tous leurs besoins. » Une logique de « guichet unique » qui a été prolongée à partir du 19 décembre dans les locaux de l'EIA. Sur rendez-vous, on y trouve gratuitement tous les intervenants nécessaires, psychologues, psychiatres mais aussi juristes, avocats, représentants d'associations et d'administrations, pour tous les types de suivis, incluant d'éventuelles indemnisations.

Ils sont 1 500 à avoir profité de ces dispositifs depuis le jour de l'attentat.
Bienveillance et bientraitance

Et ils sont nombreux à venir encore. Ils trouvent ici « bienveillance et bientraitance », souligne Chantal Cutajar, adjointe au maire de Strasbourg en charge de l'aide aux victimes. « C'est un dispositif d'une telle bienveillance, insiste Sandra Di Rosa, que les gens ont parfois du mal à comprendre : on est là pour eux, pour leur proposer une écoute particulière par rapport à ce qu'ils ont vécu. » Pour les amener à prendre conscience qu'elles sont, elles aussi, des victimes, chacune à leur niveau.

Elles se présentent de leur propre initiative, mais aussi aiguillées par des proches, des collègues qui ont noté chez elles « des comportements inhabituels », relève Faouzia Sahraoui. Parmi elles, « des victimes de l'attentat de Barcelone, ça leur a fait revivre quelque chose qu'elles avaient déjà vécu ». Ou une jeune femme enceinte de cinq mois présentant des « traumatismes sévères, mais qui ne se sentait pas légitime pour demander de l'aide. Pourtant, elle avait été dans un restaurant où est entré un blessé, en sang, qui a vomi puis est tombé, inconscient ».

Certains se débattent avec des arrêts maladie persistants. D'autres, au contraire, se mettent à travailler tout le temps. « On a rencontré un monsieur qui travaille au centre-ville, il disait qu'il était en hyperactivité tout le temps. Il ne dormait pas bien, il avait perdu du poids. C'est de l'hyper-vigilance. Ce soir-là, il avait quand même accueilli des victimes, il avait du sang sur ses vêtements. »

Hyper-vigilance aussi chez cette dame devenue méfiante dans la rue quand elle entend quelqu'un marcher derrière elle, parce qu'un tel événement « atteint la confiance qu'on a pu avoir envers la société en général, on ne se sent plus protégé », remarque Sandra Di Rosa.
Plus de 1200 personnes recontactées

Souvent, selon Faouzia Sahraoui, « les victimes nous disent : "Je ne suis plus comme avant, et je ne suis pas sûre de pouvoir retrouver ma situation d'avant." C'est vrai que ça nous change. » Et c'est normal. Mais quand ces changements se mettent à affecter son emploi, ses relations familiales, il faut s'inquiéter. Même longtemps après les faits, car « il arrive que le stress post-traumatique ne s'exprime pas tout de suite ».

C'est pourquoi les intervenants de l'EIA se permettent de relancer chacune des personnes qui sont passées les voir. Plus de 1 200 ont été recontactées pour s'assurer qu'elles vont bien, « une seule fois, il ne s'agit pas de les harceler », précise Sandra Di Rosa.
« Il y a encore beaucoup de gens qui sont touchés »

Alors, certaines reviennent. Aussi longtemps que des victimes se présenteront, l'EIA restera ouvert. Et tout cela est loin d'être terminé. « Je suis inquiète, je pense qu'il y a encore beaucoup de gens qui sont touchés », observe Chantal Cutajar. Comme cette jeune fille, prostrée depuis qu'elle a vu le tueur tirer. Ou cette étudiante qui ressent une peur panique à l'idée d'emprunter tout transport en commun. « Face à un événement comme celui-là, il y a deux façons de réagir, explique Faouzia Sahraoui. Soit on a la capacité d'isoler l'événement, qui reste dans le cerveau mais n'est pas actif, et on peut reprendre sa vie. Soit ça va générer des désordres au niveau du comportement, dans quinze jours, deux mois, deux ans. »

Il suffit alors d'« un moment de fragilité, une perte d'emploi, une grossesse, et ce qu'on a isolé peut resurgir ». Aujourd'hui, l'EIA est là pour ces victimes, c'est « l'endroit qui va faciliter les choses », insiste Laura Facy, juriste et responsable du service d'aide aux victimes de l'association SOS aide aux habitants. Mais dans deux ans, l'EIA ne sera plus là. « Il faut en profiter maintenant. »
Emmanuel VIAU (*) Espace d'information et d'accompagnement des victimes de l'attentat du 11 décembre. Un service de l'État au profit des victimes placé sous l'autorité conjointe du préfet et du procureur de la République, ouvert après avis du comité local d'aide aux victimes, doté d'un financement de l'État (ministère de la Justice). La Ville de Strasbourg a mis à disposition les locaux. On peut prendre rendez-vous au 06 01 70 53 37 lundi de 14 h à 18 h, mardi de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h, mercredi et jeudi de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h, vendredi de 10 h à 18 h et samedi de 9 h à 12 h.

(*) Espace d'information et d'accompagnement des victimes de l'attentat du 11 décembre. Un service de l'État au profit des victimes placé sous l'autorité conjointe du préfet et du procureur de la République, ouvert après avis du comité local d'aide aux victimes, doté d'un financement de l'État (ministère de la Justice). La Ville de Strasbourg a mis à disposition les locaux. On peut prendre rendez-vous au 06 01 70 53 37 lundi de 14 h à 18 h, mardi de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h, mercredi et jeudi de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h, vendredi de 10 h à 18 h et samedi de 9 h à 12 h.

 
 

 

Colmar Unterlinden Opération réappropriation

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 06:26:02

© L'alsace, Mardi le 29 Janvier 2019
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Colmar Unterlinden Opération réappropriation
 

 
« En janvier, il y a peu de touristes, c'est donc le moment idéal pour faire ce genre d'opération », confie Thierry Cahn, président de la Société Schongauer. Photo DNA
Beaucoup de « locaux » n'ont pas encore visité le musée, ou ne l'ont pas revu depuis longtemps. Certains ne sont pas venus ici depuis l'époque de la piscine. Pour Thierry Cahn, président de la Société Schongauer qui gère le musée Unterlinden, la gratuité de ce dimanche se justifie : « Attirer les Colmariens en créant un événement autour de la gratuité, que ceux-ci puissent se réapproprier le musée. Et cela fonctionne très bien. En janvier, il y a peu de touristes, c'est donc le moment idéal pour faire ce genre d'opération. »

Martine et Michel en conviennent : « Cela fait des années que nous sommes à Colmar, et nous ne sommes jamais venus. C'est une bonne occasion, donc. Car nous avons des belles choses à Colmar, et nous ne le savions même pas ! »
« C'est assurément à refaire »

Nicole et Charles sont quant à eux venus de Kembs. « Charles n'est pas très branché musées mais moi je voulais venir depuis longtemps », dit Nicole. « Mais venir seule, bof... Aujourd'hui, il m'a suivi et cela nous fait marcher un peu. C'est assurément à refaire ».

Glenn et Sally, qui vivent à Voegtlinshoffen, connaissaient déjà les lieux pour être venus lors de l'inauguration : « Cela fait bien deux ans... Aujourd'hui, la gratuité nous a incités à revenir, pendant que notre fille joue au conservatoire de musique. »
« Si c'est payant, c'est un peu du gaspillage de venir pour une heure »

L'avantage de la gratuité, pour Glenn, est de pouvoir venir « une heure ou deux heures seulement, alors qu'il en faut bien davantage pour faire le tour du musée. Si c'est payant, c'est un peu du gaspillage de venir pour une heure, l'entrée n'étant tout de même pas donnée. Alors comme ça, c'est très bien et nous reviendrons assurément le 17 février (prochaine journée de gratuité, n.d.l.r.) ».

Un échange de bons procédés, car « beaucoup de gens parlent du musée autour d'eux suite à cette journée gratuite, ce qui fait aussi venir du monde quand c'est payant », dit Robert Schmitt, trésorier de la Société Schongauer. Une association bénévole que Glenn et Sally viennent tout juste de découvrir : « Pour 50 euros, on a un accès illimité au musée pour deux personnes et on est invités aux événements. Cela vaut le coup et nous sommes très intéressés. »
« Les vestiaires étaient là, à droite »

Pour Robert Schmitt, c'est l'occasion de faire un peu d'histoire sur le passé de l'établissement, et de rappeler que « c'est géré par une association, et non une collectivité. Donc il nous faut des membres, mais de préférence actifs... »

Dans la salle des anciens bains municipaux, l'émotion est perceptible chez ceux qui y ont barboté naguère. À l'instar de Joseph, la quarantaine, dont le regard se perd sur la verrière du plafond : « Les vestiaires étaient là, à droite. Je venais faire du water-polo, il y a une trentaine d'années, mais j'ai eu un peu de mal à reconnaître les lieux de prime abord. Ils ont mis beaucoup de bois, cela absorbe les résonances et l'ambiance est très feutrée, tandis qu'à l'époque, les cris des ados étaient vraiment stridents. »
« Cela sent encore le chlore »

Joseph s'avoue « complètement ému. Est-ce que les étrangers savent que c'était une piscine ? Nous, à l'époque, on se moquait de l'architecture, on venait pour se baigner. Aujourd'hui curieusement, cela paraît plus petit. Pourtant, on dit que le blanc agrandit. Cet effet d'espace déforme un peu les souvenirs. Pour moi ça n'est pas une rénovation, mais une innovation. Rénover c'est conserver l'âme, or l'âme de la piscine n'est plus là. Hormis peut-être, celle des baigneurs. Et du côté du restaurant, si vous faites attention, cela sent encore un peu le chlore ».
Nicolas PINOT Y ALLER Le musée Unterlinden sera encore ouvert gratuitement dimanche 17 février, de 9 h à 18 h. Café et restaurant ouverts. SURFER Site internet : https ://www.musee-unterlinden.com/

 

 
 

Rouffach Service animation jeunesse : Une « charte famille »

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 05:34:10

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Rouffach Service animation jeunesse
Rouffach Service animation jeunesse : Une « charte famille »
Santé, logement, emploi, loisirs et transports sont les thèmes du projet éducatif mis en place par le Service animation jeunesse de Rouffach à destination des 16-25 ans.

 
Les 16-25 ans ont la parole.
Le Service animation jeunesse (SAJ) de Rouffach, en partenariat avec la communauté de communes Parovic, la CAF, le Conseil départemental, la MSA et la Fédération des foyers clubs d'Alsace, propose une « charte famille » en direction des jeunes âgés de 16 à 25 ans.

L'objectif est de déterminer collectivement les actions et services pour accompagner ce public dans son quotidien.

Après une phase de diagnostic fin 2018, des groupes de travail portant sur cinq thèmes ont été établis : le logement, l'accès aux loisirs, la santé et le bien-être, les transports et enfin l'emploi et l'orientation permettront d'échanger et de faire émerger des préconisations d'actions.
Travailler sur le « vivre ensemble »

« Les thématiques abordées proviennent directement des jeunes », précise Xavier Heslouin, responsable du SAJ.

« Nous accueillons les individus sans distinction, ni préjugés. Nous allons mettre en place des actions favorisant la découverte de l'autre tout en étant à leur écoute et favoriser les échanges et le dialogue. Nous allons réfléchir ensemble pour travailler sur le "vivre ensemble" dans le respect de la dignité de chacun tout en développant les actions collectives.

Il s'agit de mettre en évidence la construction de chacun au travers de son rapport aux autres pour devenir un acteur capable de vivre en société. Cet espace de discussion et de débat permettra à chaque jeune de se situer dans son environnement, de le comprendre et d'agir dessus. Personnellement, je suis en charge de l'action santé et bien-être. J'ai invité un médecin et une infirmière afin de dynamiser le débat et d'obtenir le maximum de réponses pour les jeunes. Il est important de donner du sens aux actions menées. »

Les réunions sont ouvertes à tout public. Afin d'en faciliter l'organisation, les personnes intéressées sont invitées à confirmer leur présence par courriel (à l'adresse charteparovic@gmail.com).
Le programme

Lundi 28 janvier : transport.

Mercredi 30 janvier et 13 mars : santé et bien-être.

Lundi 4 février : logement.

Mardi 5 et 26 février : emploi et orientation.

Mercredi 6 février et 6 mars : accès aux loisirs
C.Z. Maison des services, 12b place de la République à Rouffach, à 18 h 30. S'inscrire par courriel : charteparovic@gmail.com

Maison des services, 12b place de la République à Rouffach, à 18 h 30. S'inscrire par courriel : charteparovic@gmail.com

 
 

 

Kunheim Le chauffard intercepté par les gendarmes et autres faits divers

Publié dans le panorama le Mardi 29 janvier 2019 à 06:33:46

Kunheim Le chauffard intercepté par les gendarmes et autres faits divers

Vendredi soir, un automobiliste a tenté d'échapper à un contrôle de gendarmerie au rond-point d'Artzenheim à Kunheim, sur la RD 468. Il a été poursuivi puis intercepté par les gendarmes de la brigade motorisée. Le quadragénaire conduisait avec un permis non valide et après avoir consommé du cannabis. Il a été trouvé en possession de 20 grammes de cannabis, et une perquisition à son domicile a permis de retrouver encore quelques grammes. Placé en garde à vue, le conducteur de 40 ans a été déféré hier après-midi au parquet. Il sera jugé demain, selon la procédure de comparution immédiate, pour refus d'obtempérer aggravé.

Houssen Une adolescente blessée

 

Une adolescente a été renversée par une voiture, hier peu après 17 h 45 à Houssen, à hauteur du rond-point de la zone commerciale. Légèrement blessée, la victime âgée de 15 ans a été transportée à l'hôpital par les sapeurs-pompiers.

Horbourg-Wihr Contre un poteau d'incendie

 

Une voiture a percuté un poteau d'incendie, hier peu avant 16 h 15, Grand-rue à Horbourg-Wihr. Âgé de 78 ans, le conducteur légèrement blessé a été transporté à l'hôpital. Les sapeurs-pompiers ont dû couper l'arrivée d'eau.

Un blessé léger suite à une collision

 

Une collision entre deux voitures survenue dimanche, peu après 19 h à hauteur du 1, rue de Colmar à Horbourg-Wihr, a fait un blessé léger. Un homme âgé de 67 ans a été transporté à l'hôpital par les sapeurs-pompiers.