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PAGE CHUCHOTEMENTS : Un abandon toxique

Publié dans le panorama le Lundi 28 janvier 2019 à 05:23:28

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PAGE CHUCHOTEMENTS : Un abandon toxique
La décision de François de Rugy, ministre de l'Environnement, d'enfouir définitivement 42 000 tonnes de déchets ultimes sur le site de Stocamine, sous la plus grande nappe phréatique d'Europe, suscite l'incompréhensionet la colère des élus locaux et de la population. (Dessin de Yannick Lefrançois)
 

 
 

 

 
 

 

Les foulards rouges sur le pavé parisien

Publié dans le panorama le Lundi 28 janvier 2019 à 05:28:42

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Contestation sociale Après les gilets jaunes
Les foulards rouges sur le pavé parisien
La marche a réuni plus de 10 000 personnes, dimanche dans la capitale. Un mouvement pour « la défense de la République » en réponse, selon eux, aux violences des manifestations des gilets jaunes.
 

 
La marche républicaine des libertés s'est élancée de Nation à Paris pour rallier Bastille, dimanche 27 janvier.
« Stop aux violences !», « On est le peuple nous aussi », « Le respect des institutions ». Dimanche à Paris, les foulards rouges ont succédé aux gilets jaunes en descendant dans la rue pour une marche républicaine des libertés. Ils ont scandé des slogans bien différents de ceux entendus pendant les précédents samedis de mobilisation. Et pour cause. Les participants venaient pour « défendre la démocratie et les institutions » face aux violences commises par des casseurs et des gilets jaunes.
« Là, ça suffit ! »

Marie, avocate dans les Yvelines, est venue après avoir fait une « overdose de gilets jaunes ». « J'en ai ras-le-bol de ces gens qui estiment parler au nom du peuple, alors que je ne me reconnais pas en eux », explique-t-elle.

Pour Anthony, enseignant dans le supérieur à Lyon, il est surtout « incroyable de devoir descendre dans la rue pour défendre la République et ses institutions ». Il est venu accompagné de Lili, logisticienne à Grenoble, et Nathalie, commerçante à Montpellier. Tous les trois ont été choqués par les violences et les dégradations sur les monuments parisiens, comme l'Arc de Triomphe. Cette marche, ils ne voulaient donc pas la manquer. « Ça fait deux mois que la majorité silencieuse reste en retrait. Là, ça suffit ! », assène Nathalie, excédée. Leur seul regret, c'est qu'elle n'ait lieu qu'à Paris. « Plusieurs de nos amis nous ont demandé de les représenter », explique Lili.

Le cortège s'est en effet élancé peu après 14 h 30 de la place de la Nation à Paris pour rallier la place de la Bastille. Et malgré la pluie, les participants ont répondu présent en nombre. Quelque 10 500 foulards rouges, selon la préfecture de police, contre 4 000 gilets jaunes à Paris samedi.

Arrivés à place de la Bastille, aux alentours de 15 h 30, les foulards rouges se sont fait huer par un petit groupe de gilets jaunes perché sur les marches de l'Opéra. Les gendarmes, qui les ont escortés tout au long du parcours ont, quant à eux, été applaudis par les participants de la marche.
Une manifestation apolitique ?

C'est depuis sa page Facebook « STOP. Maintenant, ça suffit » que Laurent Soulié, ingénieur toulousain de 51 ans, a lancé mi-décembre l'idée de cette marche. Il a ensuite été rejoint par le collectif des « foulards rouges », né fin novembre pour protester contre les blocages.

Sympathisant assumé de La République en Marche (LaREM), Laurent Soulié ne voulait pourtant pas que cette marche soit en soutien au président, mais plus largement à la République.

Les détracteurs accusent en effet les foulards rouges d'être pro-Macron. Dans le cortège, dimanche, beaucoup estiment plutôt qu'il faut respecter l'élection démocratique qui a eu lieu en 2017. Cathy, travailleuse sociale retraitée de la Haute-Loire, partage cette opinion. Et elle considère surtout que maintenant que le grand débat est lancé, le temps des manifestations doit prendre fin.
Justine BENOIT

 

 
 

 

Gilet jaune blessé à l'oeil : le LBD à nouveau ciblé
Eclat de grenade ou projectile tiré d'un lanceur de balles de défense (LBD) ? La grave blessure à l'oeil samedi à Paris d'une figure du mouvement des « gilets jaunes », Jérôme Rodrigues, a relancé la controverse sur l'usage d'armes dites « intermédiaires » par les forces de l'ordre lors des manifestations. Dimanche, le protestataire a réaffirmé avoir été touché par un tir de LBD, après s'être entretenu avec l'Inspection générale de la Police nationale (IGPN) chargée de l'enquête.
« J'ai un impact de balle sur l'oeil »

Samedi vers 16 h 45, la tension est montée place de la Bastille entre gilets jaunes et forces de l'ordre. Alors qu'il filmait avec son téléphone en direct, Jérôme Rodrigues, un proche d'Eric Drouet, autre figure médiatique du mouvement, s'est effondré au sol. « Sur la place, je vois un escadron qui se met à charger, a-t-il expliqué dimanche, lors d'une conférence de presse organisée à l'hôpital Cochin où il est hospitalisé. J'ai subi deux attaques : une grenade en bas des pieds qui m'étourdit et, trois secondes après, l'impact de la LBD 40 qui m'arrive à l'oeil. »

« L'IGPN m'a confirmé que sur les vidéos qui ont été vues il y a bien le "boom" de la grenade et le "poc", qui suit derrière, du tir de LBD », a-t-il ajouté. Un peu plus tôt dans la journée, le secrétaire d'État à l'Intérieur, Laurent Nuñez, avait assuré qu'« aucun élément me permet de dire qu'il y a eu un usage d'un LBD qui aurait touché M. Rodrigues ». Il a en revanche confirmé l'utilisation d'une grenade de désencerclement au même moment. « Je tiens à préciser qu'une grenade, ça déchiquette. Je n'ai pas l'oeil en lambeaux, j'ai un impact de balle sur l'oeil », a rétorqué le gilet jaune.

La CGT et la Ligue des droits de l'homme (LDH) avaient tenté en vain de faire suspendre par la justice administrative l'utilisation des LBD, à la veille des manifestations de samedi. Face aux accusations, pour la première fois et pour plus de « transparence », les policiers et gendarmes dotés de cette arme non-létale étaient équipés samedi de caméras-piétons. Selon l'avocat de Jérôme Rodrigues, ce n'était pas le cas des forces de l'ordre situées place de la Bastille. « Les 32 tirs [de LBD tirés samedi] ont été filmés, y compris les 18 qui ont eu lieu sur la place de la Bastille », a répondu Laurent Nuñez.

 

Les foulards rouges sur le pavé parisien

Publié dans le panorama le Lundi 28 janvier 2019 à 06:24:34

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La marche républicaine des libertés s'est élancée de Nation à Paris pour rallier Bastille, dimanche 27 janvier.

Photo Alain JOCARD / AFP

« Stop aux violences !», « On est le peuple nous aussi », « Le respect des institutions ». Dimanche à Paris, les foulards rouges ont succédé aux gilets jaunes en descendant dans la rue pour une marche républicaine des libertés. Ils ont scandé des slogans bien différents de ceux entendus pendant les précédents samedis de mobilisation. Et pour cause. Les participants venaient pour « défendre la démocratie et les institutions » face aux violences commises par des casseurs et des gilets jaunes.
« Là, ça suffit ! »

Marie, avocate dans les Yvelines, est venue après avoir fait une « overdose de gilets jaunes ». « J'en ai ras-le-bol de ces gens qui estiment parler au nom du peuple, alors que je ne me reconnais pas en eux », explique-t-elle.

Pour Anthony, enseignant dans le supérieur à Lyon, il est surtout « incroyable de devoir descendre dans la rue pour défendre la République et ses institutions ». Il est venu accompagné de Lili, logisticienne à Grenoble, et Nathalie, commerçante à Montpellier. Tous les trois ont été choqués par les violences et les dégradations sur les monuments parisiens, comme l'Arc de Triomphe. Cette marche, ils ne voulaient donc pas la manquer. « Ça fait deux mois que la majorité silencieuse reste en retrait. Là, ça suffit ! », assène Nathalie, excédée. Leur seul regret, c'est qu'elle n'ait lieu qu'à Paris. « Plusieurs de nos amis nous ont demandé de les représenter », explique Lili.

Le cortège s'est en effet élancé peu après 14 h 30 de la place de la Nation à Paris pour rallier la place de la Bastille. Et malgré la pluie, les participants ont répondu présent en nombre. Quelque 10 500 foulards rouges, selon la préfecture de police, contre 4 000 gilets jaunes à Paris samedi.

Arrivés à place de la Bastille, aux alentours de 15 h 30, les foulards rouges se sont fait huer par un petit groupe de gilets jaunes perché sur les marches de l'Opéra. Les gendarmes, qui les ont escortés tout au long du parcours ont, quant à eux, été applaudis par les participants de la marche.
Une manifestation apolitique ?

C'est depuis sa page Facebook « STOP. Maintenant, ça suffit » que Laurent Soulié, ingénieur toulousain de 51 ans, a lancé mi-décembre l'idée de cette marche. Il a ensuite été rejoint par le collectif des « foulards rouges », né fin novembre pour protester contre les blocages.

Sympathisant assumé de La République en Marche (LaREM), Laurent Soulié ne voulait pourtant pas que cette marche soit en soutien au président, mais plus largement à la République.

Les détracteurs accusent en effet les foulards rouges d'être pro-Macron. Dans le cortège, dimanche, beaucoup estiment plutôt qu'il faut respecter l'élection démocratique qui a eu lieu en 2017. Cathy, travailleuse sociale retraitée de la Haute-Loire, partage cette opinion. Et elle considère surtout que maintenant que le grand débat est lancé, le temps des manifestations doit prendre fin.
Justine BENOIT

 

 
 

Economie Loi Pacte : Rémunération des grands patrons : un coup de frein ?

Publié dans le panorama le Lundi 28 janvier 2019 à 05:30:41

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Economie Loi Pacte
Economie Loi Pacte : Rémunération des grands patrons : un coup de frein ?
En plein scandale sur les indemnités de Carlos Ghosn, le ministre de l'Économie veut « encadrer » les rémunérations des grands patrons. Rendez-vous mardi au Sénat qui débat de la loi Pacte.

 
Carlos Ghosn et Bruno Le Maire partageant une Alpine Renault en décembre 2017.
C'est l'une de ces déclarations définitives dont Bruno Le Maire a le secret : « Le capitalisme auquel nous croyons doit réduire les inégalités et pas les renforcer », affirmait le ministre de l'Économie mi-janvier. Il expliquait que ce capitalisme « refuse catégoriquement que dans une même entreprise, le chef d'entreprise ait un salaire 200, 250 ou 300 fois supérieur à celui du salaire le plus modeste ».
Un après-gilets jaunes

Replaçons les propos dans leur contexte. Le cabinet Proxinvest venait de calculer que les grands patrons du Cac 40 (les 40 premières capitalisations de la Bourse de Paris) percevaient en moyenne 257 Smic. Et que ces rémunérations augmentaient deux fois plus vite que les salaires moyens.

Autre contexte, pointé par Laurent Berger : « Il y aura un avant et un après gilets jaunes ». Le secrétaire général de la CFDT réclamait au ministre de l'Économie « un encadrement des rémunérations et des échelles plus justes dans l'entreprise. »
La loi ou le code ?

L'occasion en est offerte avec le retour cette semaine du projet de loi Pacte (Plan d'action pour les entreprises) devant le Sénat. L'ennui est que, lors du passage du texte à l'Assemblée nationale, le même Bruno Le Maire avait bloqué des amendements imposant plus de transparence sur les rémunérations des dirigeants. Il avait juste concédé la publication du salaire médian de l'entreprise, en plus du salaire moyen... Et il s'est refusé hier, au micro de France Inter, à préciser ses intentions.

Attention à l'attractivité des entreprises françaises, nous justifiait alors la députée LREM Olivia Grégoire. C'est aussi l'argument du patronat français qui vante les vertus de son « code de gouvernance » contre tout projet de loi. « Ça m'étonnerait qu'on produise une loi demain, nous confie sans ambage Philippe Darmayan, vice-président de France Industrie. Le plus important est une gouvernance permettant de savoir qui peut assumer les décisions. Avec cette transparence, vous verrez que la régulation se fera naturellement. »
Le cher Canadiend'Air France

En mai 2016, un ministre de l'Économie nommé Emmanuel Macron avait, sur le même registre, contesté l'utilité d'une loi alors agitée par le président Hollande. À cette heure, seules sont donc capées les rémunérations des patrons d'entreprises publiques : 450 000 euros annuels maximum pour les patrons d'EDF ou la SNCF. C'est beaucoup moins que le nouveau directeur général d'Air France-KLM, le Canadien Benjamin Smith, qui pourrait percevoir jusqu'à 4,25 millions -trois fois ce que touchait son prédécesseur, le Français Jean-Marc Janaillac. De là à dire que les grands patrons français sont mal payés...
Francis BROCHET

 

 
 

 

Rémunération des grands patrons : un coup de frein ?

Publié dans le panorama le Lundi 28 janvier 2019 à 06:22:52

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Rémunération des grands patrons : un coup de frein ?
 

 
Carlos Ghosn et Bruno Le Maire partageant une Alpine Renault en décembre 2017. Photo Charly TRIBALLEAU/AFP
C'est l'une de ces déclarations définitives dont Bruno Le Maire a le secret : « Le capitalisme auquel nous croyons doit réduire les inégalités et pas les renforcer », affirmait le ministre de l'Économie mi-janvier. Il expliquait que ce capitalisme « refuse catégoriquement que dans une même entreprise, le chef d'entreprise ait un salaire 200, 250 ou 300 fois supérieur à celui du salaire le plus modeste ».
Un après-gilets jaunes

Replaçons les propos dans leur contexte. Le cabinet Proxinvest venait de calculer que les grands patrons du Cac 40 (les 40 premières capitalisations de la Bourse de Paris) percevaient en moyenne 257 Smic. Et que ces rémunérations augmentaient deux fois plus vite que les salaires moyens.

Autre contexte, pointé par Laurent Berger : « Il y aura un avant et un après gilets jaunes ». Le secrétaire général de la CFDT réclamait au ministre de l'Économie « un encadrement des rémunérations et des échelles plus justes dans l'entreprise. »
La loi ou le code ?

L'occasion en est offerte avec le retour cette semaine du projet de loi Pacte (Plan d'action pour les entreprises) devant le Sénat. L'ennui est que, lors du passage du texte à l'Assemblée nationale, le même Bruno Le Maire avait bloqué des amendements imposant plus de transparence sur les rémunérations des dirigeants. Il avait juste concédé la publication du salaire médian de l'entreprise, en plus du salaire moyen... Et il s'est refusé hier, au micro de France Inter, à préciser ses intentions.

Attention à l'attractivité des entreprises françaises, nous justifiait alors la députée LREM Olivia Grégoire. C'est aussi l'argument du patronat français qui vante les vertus de son « code de gouvernance » contre tout projet de loi. « Ça m'étonnerait qu'on produise une loi demain, nous confie sans ambage Philippe Darmayan, vice-président de France Industrie. Le plus important est une gouvernance permettant de savoir qui peut assumer les décisions. Avec cette transparence, vous verrez que la régulation se fera naturellement. »
Le cher Canadiend'Air France

En mai 2016, un ministre de l'Économie nommé Emmanuel Macron avait, sur le même registre, contesté l'utilité d'une loi alors agitée par le président Hollande. À cette heure, seules sont donc capées les rémunérations des patrons d'entreprises publiques : 450 000 euros annuels maximum pour les patrons d'EDF ou la SNCF. C'est beaucoup moins que le nouveau directeur général d'Air France-KLM, le Canadien Benjamin Smith, qui pourrait percevoir jusqu'à 4,25 millions -trois fois ce que touchait son prédécesseur, le Français Jean-Marc Janaillac. De là à dire que les grands patrons français sont mal payés...
Francis BROCHET

 

 
 

L'éditorial de l'Alsace Des paroles ou des actes ?

Publié dans le panorama le Lundi 28 janvier 2019 à 06:21:53

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L'editorial de l'Alsace    Des paroles ou des actes ?
 

 
Laurent Bodin

Encadrement des salaires, domiciliation fiscale en France obligatoire... Le libéral Bruno Le Maire est-il en train de muer en Bruno Le Rouge ? À peine rentré de Davos, où il a participé au Forum économique mondial, voilà que le ministre de l'Économie promet des mesures pour moraliser la gouvernance dans les entreprises du CAC 40 et les multinationales. Grands patrons, vous allez voir ce que vous allez voir !

Bruno Le Maire réalise un retourné acrobatique. Le locataire de Bercy, après avoir fait la leçon aux gilets jaunes et promis que le gouvernement maintiendrait mordicus sa ligne réformatrice, promet désormais, sur le même ton professoral, d'oeuvrer à la mise en place d'un capitalisme à visage humain. C'est touchant ! Est-ce crédible ? L'examen du projet de loi Pacte (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises), dès demain au Sénat, est l'occasion de passer des paroles aux actes. Le gouvernement est-il prêt à franchir le Rubicond, ce que François Hollande n'avait osé faire, sous la pression de son ministre de l'Économie, un certain Emmanuel Macron ? Pas sûr.

L'exécutif est face à un dilemme multifaces. Les faits montrent que l'autorégulation ne fonctionne pas. C'est bien parce que ces grands patrons sont incapables de se montrer raisonnables - jetant le discrédit sur tous les chefs d'entreprise qui, pour la plupart, ont de la mesure et un sens moral - que l'État envisage de légiférer. Mais passer par la loi n'est pas simple au regard des montages financiers possibles, à l'instar de ceux révélés par l'affaire Ghosn. L'autre incertitude concerne les conséquences d'une telle mesure pour l'économie française. Enfin, le mouvement des gilets jaunes exprime une colère liée au creusement des inégalités entre les plus riches et les plus pauvres, y compris ceux qui travaillent. L'exécutif est donc confronté à un choix cornélien. La décision finale révélera s'il a pris conscience de l'ampleur de la crise qui secoue le pays depuis trois mois et demi.

 

 
 

GJ Politique Jacline Mouraud lance son parti

Publié dans le panorama le Lundi 28 janvier 2019 à 06:28:10

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GJ Politique Jacline Mouraud lance son parti...

Le comité fondateur du parti « Les Émergents », lancé par Jacline Mouraud, s'est tenu dimanche à Orléans. « On souhaite refaire de la politique avec du coeur et de l'empathie, aujourd'hui c'est le règne de l'argent », a expliqué cette figure des gilets jaunes, à l'origine d'une vidéo virale postée en octobre sur Facebook et qui a contribué à l'éclosion du mouvement.
... Et Peltier veut faire de LR « le parti des classes moyennes »

Les Républicains (LR) doivent « rassembler toutes les sensibilités » et « la droite doit redevenir le parti des classes moyennes », prône le premier vice-président du parti, Guillaume Peltier, dans le JDD. « La droite qui a le mieux réussi dans le passé à rassembler une majorité de Français, c'est celle de De Gaulle, Chirac et Sarkozy, moins celle de Balladur et Fillon », affirme-t-il alors que François-Xavier Bellamy, pressenti pour conduire la liste LR aux européennes, incarne une ligne conservatrice proche de la Manif pour Tous.
Transport VTC : haro sur les fausses cartes professionnelles

Les chauffeurs VTC y voient une explication à la chute de leurs revenus : des milliers de conducteurs circulent avec une fausse carte professionnelle. Chaque chauffeur doit s'inscrire en ligne au registre des exploitants VTC, une démarche qui permet d'exercer cette activité pendant cinq ans. Ce système n'a cependant pas vocation à contrôler les cartes. Difficile par conséquent de connaître le nombre de « faux » parmi les quelque 37 000 inscriptions.

 

 
 

Migrants : l'Espagne cherche encore la solution

Publié dans le panorama le Lundi 28 janvier 2019 à 06:28:49

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Migrants : l'Espagne cherche encore la solution
 

 
Une manifestation en janvier à Barcelone en faveur des bateaux de migrants bloqués dans les ports espagnols. Photo JOSEP LAGO/AFP
Près de 3 000 migrants ont débarqué sur les côtes espagnoles à bord d'embarcations précaires lors de la première quinzaine de 2019. Soit 366 % de plus qu'au même moment l'an dernier, selon le ministère de l'Intérieur. Depuis début 2018, l'Espagne s'est convertie en première porte d'entrée maritime en Europe pour les migrants. Et l'Andalousie, la grande région du sud seulement séparée du Maghreb par un bras de Méditerranée, en le principal point d'arrivée. Une situation exploitée par le parti d'extrême droite espagnol Vox lors des élections régionales en décembre dernier. En prônant notamment « l'expulsion de tous les sans-papiers », il a obtenu 11 % des voix et douze députés. Une première depuis la transition démocratique.

« Les messages liés à l'immigration sont simplifiés, se lamente Gemma Pinyol, chercheuse spécialisée dans les politiques migratoires. Vox a utilisé le concept de menace avec beaucoup de force. Ils ont dit vouloir construire des murs à Ceuta et Melilla (deux enclaves espagnoles au Maroc), c'est impossible. Mais ce discours peu sensé semble attirer un certain public alors que l'immigration n'est pas un thème prioritaire pour les Espagnols. »
Le gouvernement est plus hésitant

Le pays s'est pourtant retrouvé en pleine lumière, en juin 2018, quand le socialiste Pedro Sánchez, tout juste arrivé au pouvoir, avait accueilli le navire humanitaire « Aquarius » et ses 630 passagers. L'Italie et Malte refusaient, eux, d'ouvrir leurs ports. « C'était une réponse humanitaire à une situation très compliquée mais ce n'était pas la" normalité" des politiques sur le sujet, précise Gemma Pinyol. Avec l'« Aquarius », il y a eu la sensation que tout allait radicalement changer. C'était plus un espoir que la réalité ». Depuis, les messages envoyés par le gouvernement sont contrastés, comme pour la plupart de ses partenaires européens. S'il a de nouveau accueilli certains bateaux, il rechigne désormais à les laisser repartir en mer. L'« Open Arms », navire qui a secouru plus de 300 migrants fin décembre, est bloqué à Barcelone. Même sort pour l'« Aita Mari », embarcation subventionnée grâce aux dons et financements publics, paralysé à Pasaia (Pays basque).

« Le problème est que les dirigeants espagnols ont manqué de préparation et d'anticipation, estime la spécialiste. Mais la solution doit être trouvée à l'échelle européenne. L'immigration n'est pas l'affaire d'un pays. »
Baptiste LANGLOIS

 

 
 

Climat : les marcheurs moins nombreux

Publié dans le panorama le Lundi 28 janvier 2019 à 06:26:26

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Un rassemblement a eu lieu dimanche place de la République à Paris. Photo Christophe ARCHAMBAULT / AFP
Climat : les marcheurs moins nombreux

« Changeons le système, pas le climat ! » Avec ce slogan devenu un leitmotiv, plus de 80 000 personnes ont manifesté ce week-end dans plusieurs dizaines de villes françaises, selon un groupe de collectifs et d'Organisations non gouvernementales (ONG) apparus cet automne contre l'inaction des Etats et des sociétés face au réchauffement climatique. La planète a déjà gagné +1° C, entraînant sécheresse, inondations et tempêtes et les engagements nationaux actuels de réduction des gaz à effet de serre nous dirigent vers +3° C.

Cette nouvelle mobilisation avait été lancée avec l'espoir de surfer sur l'élan de la pétition pour un recours contre l'Etat français (plus de 2 millions de signatures). Les rassemblements n'ont toutefois pas été de l'ampleur des manifestations précédentes : jusqu'à environ 100 000 participants globalement à travers le pays en septembre, octobre et décembre.

« C'est un mouvement qui s'enracine et qui se diversifie », a tout de même commenté François Dubreuil du collectif « Unis pour le climat ».

Hors de France, ils étaient environ 70 000 à défiler à Bruxelles, depuis la gare du Nord jusqu'au Parlement européen.

Prochain rendez-vous, le 15 mars, pour l'appel à la grève des écoliers lancé par l'adolescente suédoise Greta Thunberg.

 

 
 

Mulhouse Pour une « justice climatique » : 1 000 personnes ont marché pour le climat

Publié dans le panorama le Lundi 28 janvier 2019 à 05:35:25

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Mulhouse Pour une « justice climatique »
Mulhouse Pour une « justice climatique » : 1 000 personnes ont marché pour le climat
À Mulhouse, pour la deuxième Marche pour le climat, ils étaient près d'un millier de personnes à se promener à pas de course, dans le centre-ville de Mulhouse.

 
Les participants à la marche pour le climat à Mulhouse.
La marche a été une réussite alors même que le jour n'était pas vraiment propice à la manifestation.

À Mulhouse, il n'est pas toujours évident de faire venir du monde à une manifestation. Encore moins quand c'est l'hiver, quand il ne fait pas très beau et qu'en plus c'est un dimanche. Pourtant, hier après-midi, la Marche pour le climat - organisée par plusieurs associations un peu partout en France - a connu un franc succès. Plus d'une personne, d'ailleurs, était même étonnée de voir autant de monde.

« Franchement, c'est plutôt pas mal non ? » lance une manifestante en demandant combien de personnes les forces de l'ordre avaient compté. Le chiffre de 800 a circulé, mais on peut aisément dire qu'il y avait un peu plus de monde et qu'au final près d'un millier de manifestants ont marché pour « une justice climatique et sociale » comme on a pu lire sur une grande pancarte.
« Vous avez sauvé les banques, sauvez le climat »

Alors que le vent avait dissipé quelque peu les nuages et que le soleil était enfin réapparu, la place de Réunion commençait à se remplir dès 14 h. « Il est 14 h 30, on ouvre la marche pour le climat à Mulhouse » déclare mégaphone à la main une organisatrice en tête de cortège.

Pas le temps pour les cloches du temple de sonner que les manifestants empruntaient déjà la rue Henriette, direction la place de la Concorde. Et la suite a été faite à vive allure, genre marche nordique dominicale mais sans les bâtons : rue de l'Arsenal, avenue Kennedy, rues Pierre-et-Marie-Curie, Engel-Dollfus, avenue de Colmar, rue du Sauvage avant un retour place de la Réunion. Le tout en même pas 40 minutes. Il faut dire que le soleil a très vite disparu au profit de gros nuages et d'une pluie de plus en plus forte.

« Vous avez sauvé les banques, sauvez le climat » ; « Quel futur sans nature » ; « Non-assistance à planète en danger » ; « Stop au nucléaire » : les pancartes étaient nombreuses et les slogans chantés en choeur comme « Libérez les cyclistes enfermez les voitures » ou encore « Climat, pesticides : même combat » et même un « Faites l'amour, pas les magasins » au milieu de la rue du Sauvage.

Le plus gros des troupes s'est ensuite retrouvé à l'intérieur du temple Saint-Etienne, pour un petit concert improvisé, avec la musique réunionnaise très ensoleillée d'Olivier Mounoussamy, et un échange d'idées.

En marge de cette mobilisation qui s'est parfaitement déroulée, un homme a jeté un pétard sur des policiers qui ont réussi à l'interpeller rapidement. Il a été placé en garde à vue.
Gregory Lobjoie

 

 
 

 

marche pour le climat : Mobilisation réussie à Mulhouse

Publié dans le panorama le Lundi 28 janvier 2019 à 05:34:52

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Mulhouse
marche pour le climat : Mobilisation réussie à Mulhouse

 
À Mulhouse, près d'un millier de personnes ont défilé pour défendre la planète.
À Mulhouse, il n'est pas toujours évident de faire venir du monde à une manifestation. Encore moins quand c'est l'hiver, quand il ne fait pas très beau et qu'en plus c'est un dimanche. Pourtant, hier après-midi, la marche pour le climat - organisée par plusieurs associations un peu partout en France - a connu un franc succès. Plus d'une personne, d'ailleurs, était même étonnée de voir autant de monde. « Franchement, c'est plutôt pas mal non ? », lance une manifestante en demandant combien de personnes les forces de l'ordre avaient compté. Si le chiffre de 800 a été évoqué, on peut aisément dire qu'il y avait un peu plus de monde et que près d'un millier de manifestants ont marché pour « une justice climatique et sociale » comme on a pu lire sur une grande pancarte.

Alors que le vent avait dissipé quelque peu les nuages et que le soleil était enfin réapparu, la place de la Réunion commençait à se remplir dès 14 h. « Il est 14 h 30, on ouvre la marche pour le climat à Mulhouse » déclare, mégaphone à la main, une organisatrice en tête de cortège.

Pas le temps pour les cloches du temple de sonner que les manifestants empruntaient déjà la rue Henriette, direction la place de la Concorde. Et la suite a été faite à vive allure, genre marche nordique dominicale mais sans les bâtons : rue de l'Arsenal, avenue Kennedy, rue Pierre-et-Marie-Curie, avenue de Colmar, rue du Sauvage avant un retour place de la Réunion. Le tout en 40 minutes et sous la pluie car le soleil avait très vite disparu.

« Vous avez sauvé les banques, sauvez le climat » ; « Quel futur sans nature ? » ; « Non-assistance à planète en danger » ; « Stop au nucléaire » : les pancartes étaient nombreuses tout comme les slogans chantés « Libérez les cyclistes enfermés dans leur voiture » ou encore « Climat, pesticides : même combat » et même un « Faites l'amour, pas les magasins » au milieu de la rue du Sauvage.

Le plus gros des troupes s'est ensuite retrouvé à l'intérieur du temple Saint-Etienne, pour un petit concert improvisé, avec la musique réunionnaise très ensoleillée d'Olivier Mounoussamy, et un échange d'idées.

En marge de cette mobilisation qui s'est parfaitement déroulée, un homme a jeté un pétard sur des policiers qui ont réussi à l'interpeller rapidement. Il a été placé en garde à vue.
Grégory LOBJOIE

 

 
 

 

Climat Mobilisation réussie à Mulhouse

Publié dans le panorama le Lundi 28 janvier 2019 à 06:10:18

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Climat Mobilisation réussie à Mulhouse
 

 
Près d'un millier de personnes ont défilé pour défendre la planète à Mulhouse. Photo L'Alsace/Jean-François Frey
À Mulhouse, il n'est pas toujours évident de faire venir du monde à une manifestation. Encore moins quand c'est l'hiver, quand il ne fait pas très beau et qu'en plus c'est un dimanche. Pourtant, hier après-midi, la Marche pour le climat - organisée par plusieurs associations un peu partout en France - a connu un franc succès.

Plus d'une personne, d'ailleurs, était même étonnée de voir autant de monde. « Franchement, c'est plutôt pas mal non ? », lance une manifestante en demandant combien de personnes les forces de l'ordre avaient compté. Si le chiffre de 800 a été évoqué, on peut aisément dire qu'il y avait un peu plus de monde et que près d'un millier de manifestants ont marché pour « une justice climatique et sociale » comme on a pu lire sur une grande pancarte. Alors que le vent avait dissipé quelque peu les nuages et que le soleil était enfin réapparu, la place de Réunion commençait à se remplir dès 14 h. « Il est 14 h 30, on ouvre la marche pour le climat à Mulhouse » déclare, mégaphone à la main, une organisatrice en tête de cortège.

Pas le temps pour les cloches du temple de sonner que les manifestants empruntaient déjà la rue Henriette, direction la place de la Concorde. Et la suite a été faite à vive allure, genre marche nordique dominicale mais sans les bâtons : rue de l'Arsenal, avenue Kennedy, rue Pierre-et-Marie, avenue de Colmar, rue du Sauvage avant un retour place de la Réunion. Le tout en 40 minutes et sous la pluie car le soleil avait très vite disparu.

« Vous avez sauvé les banques, sauvez le climat » ; « Quel futur sans nature » ; « Non-assistance à planète en danger » ; « Stop au nucléaire » : les pancartes étaient nombreuses tout comme les slogans chantés « Libérez les cyclistes enfermés dans leur voiture » ou encore « Climat, pesticides : même combat » et même un « Faites l'amour, pas les magasins » au milieu de la rue du Sauvage.

Le plus gros des troupes s'est ensuite retrouvé à l'intérieur du temple Saint-Etienne, pour un petit concert improvisé, avec la musique réunionnaise très ensoleillée d'Olivier Mounoussamy, et un échange d'idées.

En marge de cette mobilisation qui s'est parfaitement déroulée, un homme a jeté un pétard sur des policiers qui ont réussi à l'interpeller rapidement. Il a été placé en garde à vue.
Grégory LOBJOIE

 

 
 

CLIMAT : 150 personnes à colmar

Publié dans le panorama le Lundi 28 janvier 2019 à 05:36:06

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Colmar
CLIMAT : 150 personnes à colmar

 
De nombreux discours ont rappelé l'urgence d'une démarche écologique généralisée.
Près de 150 personnes se sont réunies, samedi à Colmar, à la veille de la 4e journée internationale pour le climat.

Un moment d'échange entre les associations de la région colmarienne et les citoyens sensibles à l'évolution du climat pour rappeler qu'au-delà des discours, le plus efficace reste l'exemple. Daniel Reininger, président d'Alsace Nature, prône, lui, la sobriété comme nouveau modèle économique.

Pessimiste, il ne croit pas à l'évolution de la courbe du réchauffement climatique de la planète à 1,5 °C, et penche plutôt pour le double d'ici 30 ans. « En 2050, les arbres plantés aujourd'hui vaudront de l'or », prévient-il.

 

 
 

 

STRASBOURG Mini-chaîne humaine de gilets jaunes

Publié dans le panorama le Lundi 28 janvier 2019 à 06:12:20

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Place de la République à Strasbourg. Photo DNA - Marc Rollmann
STRASBOURG Mini-chaîne humaine de gilets jaunes

Hier vers 10 h, une trentaine de gilets jaunes ont formé une chaîne humaine, sur la place de la République à Strasbourg. L'idée initiale était de se donner la main jusqu'à Saverne... mais les manifestants étaient loin d'être assez nombreux. Ils se sont contentés de s'étirer sur le trottoir devant le palais du Rhin. « C'est symbolique, insiste Isabelle l'une des organisatrices. Cela représente la solidarité, la meilleure répartition des richesses qui est l'une de nos principales revendications. » Pour allonger un peu la chaîne, Ayten, gilet jaune et couturière, avait apporté des bandes de tissu. Des rassemblements similaires étaient organisés un peu partout en France au même moment.

 

 
 

Élections des représentants des parents d'élèves : forte abstention

Publié dans le panorama le Lundi 28 janvier 2019 à 05:38:26

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Éducation
Élections des représentants des parents d'élèves : forte abstention
 

 
Les parents d'élèves étaient invités à élire leurs représentants dans les conseils d'école et les conseils d'administration des collèges et lycées, les 12 et 13 octobre 2018.

Dans le premier degré, sur l'ensemble de l'académie de Strasbourg, le taux de participation était de 52,78 % (57 606 votants). En 2017, la participation était de 56,36 % dans le Bas-Rhin et de 53,13 % dans le Haut-Rhin.

Les listes des parents non constituées en associations ont obtenu 75,84 % % des sièges des conseils d'école. Les associations locales non affiliées 12,37 %, dont 3,74 % pour l'Apepa et 1,58 % pour Eltern Alsace. La FCPE compte 5,32 % des sièges, la Peep 3,49 %, l'Unaape 2,98 %.
LA FCPE en têtedans les collèges

Dans le second degré, pour les élections aux conseils d'administration des collèges, le taux de participation était de 41,23 % dans le Bas-Rhin (32 248 votants) et de 34,9 % dans le Haut-Rhin (17 354 votants).

- Dans le Bas-Rhin, la FCPE arrive en tête en obtenant 19,11 % des sièges, l'Unaape 4,44 %, la Peep 3,92 %. Les associations locales de parents non affiliées totalisent 29,52 % des sièges (dont l'Apepa 11,6 % et Eltern Alsace 0,34 %). Les listes de parents non constituées en association rassemblent 36,52 % des sièges, les listes d'union 5,80 %.

- Dans le Haut-Rhin, la FCPE totalise 21,86 % des sièges, la Peep, 15,57 %, l'Unaape 1,64 %, les associations locales de parents non affiliées 22,13 % (dont l'Apepa 9,29 % et Eltern Alsace 3,28 %). Les listes de parents non constituées en association obtiennent 27,87 % des sièges, les listes d'union 10,11 %.
... et dans les lycées

Pour les élections aux conseils d'administration des lycées, le taux de participation était seulement de 17,79 % dans le Haut-Rhin et de 16,7 % (7 005 votants) dans le Bas-Rhin.

- Dans le Bas-Rhin, la FCPE recueille 24,50 % des sièges, la Peep 5 %, l'Unaape 6,5 %, les associations locales non affiliées 19 %, (dont l'Apepa 14 %), les listes de parents non constituées en association 37,50 %, les listes d'union 5 %.

- Dans le Haut-Rhin, la FCPE reste en tête avec 25,71 % des sièges, la Peep fait 17,86 %, l'Unaape 2,14 %, les associations locales de parents non affiliées 19,28 % (dont l'Apepa 11,43 % et Eltern Alsace 0,71 %), les listes de parents non constituées en association 17,14 %, les listes d'union 10,71 %.

 

 
 

 

CD68 Dossier Amphibiens, maillon essentiel de l'écosystème

Publié dans le panorama le Lundi 28 janvier 2019 à 06:07:11

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Amphibiens, maillon essentiel de l'écosystème
 

 
Aurélie Berna : « En Alsace, l'artificialisation des sols et la multiplication des axes routiers ont des conséquences négatives sur les amphibiens. » DR
Depuis près de 25 ans, le Conseil départemental du Haut-Rhin organise des campagnes de ramassage des amphibiens le long des routes alsaciennes, en partenariat avec l'association BUFO. Ce mardi, les bénévoles se réunissent pour préparer la prochaine campagne. À quelques jours de son ouverture, Aurélie Berna, l'une des bénévoles, également salariée de BUFO, nous en dit un peu plus sur les habitants méconnus de nos mares et étangs.
En quoi consistent les campagnes de ramassage ?

Notre travail commence à partir de la mi-février quand les crapauds et grenouilles rousses sortent d'hibernation pour se reproduire dans les zones humides. Pour éviter que les amphibiens ne meurent écrasés, nous installons des filets le long des routes pour les canaliser vers des seaux enterrés, relevés chaque matin par des bénévoles qui les transportent de l'autre côté des axes routiers. Ils peuvent ensuite filer vers les mares et copuler. Dans le Haut-Rhin, nous faisons ça sur 24 sites jusqu'à fin avril. Lors de notre campagne 2018, nous avons compté plus de 49 000 amphibiens. Un chiffre exceptionnel, sachant que globalement le nombre d'amphibien est en baisse.
À l'échelle mondiale, les amphibiens font partie des espèces les plus menacées. Comment l'expliquer ?

Tout d'abord, par la dégradation, voire la destruction des zones humides. En Alsace, l'artificialisation des sols et la multiplication des axes routiers ont des conséquences négatives sur les 18 sortes d'amphibiens comptabilisées. Les espèces invasives nuisent également aux amphibiens autochtones. Des amateurs de terrarium relâchent des grenouilles exotiques dont ils veulent se débarrasser. Une fois dans la nature, elles transmettent aux espèces locales une maladie contagieuse, due à un champignon.

Nous faisons actuellement une veille écologique pour étudier la vitesse de propagation de cette affection. La pêche à la grenouille représente une autre menace. Pourtant interdite sur le territoire français, elle est encore pratiquée.
Les zones humides n'ont-elles pas également une image négative dans l'opinion publique ?

Effectivement, certaines personnes ont un a priori négatif sur les zones humides qui seraient, selon elles, les premiers vecteurs de moustiques. C'est faux. Les étangs et mares, en bon état de conservation, n'abritent pas plus de moustiques qu'un autre milieu. Les amphibiens, maillon essentiel de l'écosystème des zones humides, se nourrissent en effet de larves de moustique. Ils jouent ainsi un rôle dans la régulation des populations et contribuent à enrayer la progression des moustiques tigres, espèce particulièrement invasive en Alsace.
Que faire pour améliorer la situation ?

Protéger déjà. En France, c'est le cas, tous les amphibiens bénéficient de mesures de protection. À l'échelle du Grand Est, un plan régional d'actions en faveur des amphibiens est même en vigueur depuis un an pour améliorer notre connaissance des mares. Nous identifions également des pistes pour restaurer les milieux humides les plus détériorés. Il existe par ailleurs des tuyaux en béton installés de manière permanente sous les routes, appelés crapauducs. Le premier a été créé en 1983 dans le Haut-Rhin.

Sensibiliser ensuite. Le grand public doit être conscient de l'importance des zones humides et des amphibiens. Au niveau de nos campagnes de ramassage, il y a encore trop de personnes qui roulent sur nos filets et écrasent des amphibiens. Surtout, il faut faire passer un message : les gens ne doivent pas introduire d'espèces envahissantes ou de poissons rouges (qui mangent les larves d'amphibiens) dans les mares, sous peine de rompre le fragile équilibre des écosystèmes humides.
Propos recueillis par Marine ERNOULT

 

 
 

Colmar Musée Unterlinden : Opération réappropriation

Publié dans le panorama le Lundi 28 janvier 2019 à 05:43:00

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Colmar Musée Unterlinden
Colmar Musée Unterlinden : Opération réappropriation
Janvier, le mois des Colmariens. Le musée Unterlinden ouvrait ses portes gratuitement ce dimanche à l'adresse d'un public essentiellement local, venu découvrir ou redécouvrir les collections mais aussi l'extension.

 
Très belle fréquentation pour le musée Unterlinden qui invitait les Colmariens à se réapproprier les lieux ce dimanche, en toute gratuité.
Beaucoup de ''locaux'' n'ont pas encore visité le musée, ou ne l'ont pas revu depuis longtemps. Certains ne sont pas venus ici depuis l'époque de la piscine ». Pour Thierry Cahn, président de la société Schongauer qui gère le musée Unterlinden, la gratuité de ce dimanche se justifie par deux raisons : « Attirer les Colmariens en créant un événement autour de la gratuité, que ceux-ci puissent se réapproprier le musée. Et cela fonctionne très bien. En janvier, il y a peu de touristes, c'est donc le moment idéal pour faire ce genre d'opération ».

Martine et Michel ne disent pas autre chose. « Cela fait des années que nous sommes à Colmar, et nous ne sommes jamais venus. C'est une bonne occasion, donc. Car nous avons des belles choses à Colmar, et nous ne le savions même pas ! »
« C'est assurément à refaire »

Nicole et Charles sont quant à eux venus de Kembs. « Charles n'est pas très branché musées mais moi, je voulais venir depuis longtemps », dit Nicole. « Mais venir seule, bof... Aujourd'hui, il m'a suivi et cela nous fait marcher un peu. C'est assurément à refaire ».

Glenn et Sally, qui vivent à Voegtlinshoffen, connaissaient déjà les lieux pour être venus lors de l'inauguration. « Cela fait bien deux ans... Aujourd'hui, la gratuité nous a incités à revenir, pendant que notre fille joue avec le conservatoire de musique ».
« Si c'est payant, c'est un peu du gaspillage de venir pour une heure »

L'avantage de la gratuité, pour Glenn, est de pouvoir venir « une heure ou deux heures seulement, alors qu'il en faut bien davantage pour faire le tour du musée. Si c'est payant, c'est un peu du gaspillage de venir pour une heure, l'entrée n'étant tout de même pas donnée. Alors comme ça, c'est très bien et nous reviendrons assurément le 17 février (prochaine journée de gratuité, ndlr) ».

Un échange de bons procédés, car « beaucoup de gens parlent du musée autour d'eux suite à cette journée, ce qui fait aussi venir du monde quand c'est payant », dit Robert Schmitt, trésorier de la société Schongauer. Une association bénévole que Glenn et Sally viennent tout juste de découvrir.
« Les vestiaires étaient là, à droite »

« Pour 50 EUR, on a un accès illimité au musée pour deux personnes et on est invités aux événements. Cela vaut le coup et nous sommes très intéressés ».

Pour Robert, c'est l'occasion de faire un peu d'histoire sur le passé de l'établissement, et de rappeler que « c'est géré par une association, et non une collectivité. Donc il nous faut des membres, mais qui sont de préférence actifs... »

Dans la salle des anciens bains municipaux, l'émotion est perceptible chez ceux qui y ont barboté naguère. Comme Joseph, la quarantaine, dont le regard se perd sur la verrière du plafond. « Les vestiaires étaient là, à droite. Je venais faire du water-polo, il y a une trentaine d'années, mais j'ai eu un peu de mal à reconnaître les lieux de prime abord. Ils ont mis beaucoup de bois, cela absorbe les résonances et l'ambiance est très feutrée tandis qu'à l'époque, les cris des ados étaient vraiment stridents ».
« Cela sent encore le chlore »

Joseph s'avoue « complètement ému. Est-ce que les étrangers savent que c'était une piscine ? Nous à l'époque, on se moquait de l'architecture, on venait pour se baquer. Aujourd'hui curieusement, cela paraît plus petit. Pourtant, on dit que le blanc agrandit. Cet effet d'espace déforme un peu les souvenirs. Pour moi ça n'est pas une rénovation, mais une innovation. Rénover c'est conserver l'âme, or l'âme de la piscine n'est plus là. Hormis peut-être, celle des baigneurs. Et du côté du restaurant, si vous faites attention, cela sent encore un peu le chlore ».
Nicolas PINOT Le musée sera encore gratuit dimanche 17 février de 9 h à 18 h. Café et restaurant ouverts.

Site internet : https ://www.musee-unterlinden.com/

Le musée sera encore gratuit dimanche 17 février de 9 h à 18 h. Café et restaurant ouverts.

 
 

 

LAC BLANC : Les chiens dans la course

Publié dans le panorama le Lundi 28 janvier 2019 à 05:37:26

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LAC BLANC
LAC BLANC : Les chiens dans la course
Une quarantaine de mushers ont participé, ce week-end, au trophée Sylvette Fritsch au Lac blanc, une épreuve en deux manches. Les chiens nordiques ont été les stars de la manifestation.

 
Après la première manche du trophée Sylvette Fritsch samedi, la quarantaine de mushers (meneurs de chien) était de nouveau en course ce dimanche sur une partie du domaine nordique du Lac Blanc.

Cette course de chiens de traîneaux organisée par le Club traîneau et pulka du massif vosgien (CTPMV), avec l'appui du Syndicat mixte du Lac Blanc qui a assuré la partie technique (damages, balisages...) était la première de la saison pour les mushers et comptait pour le championnat national.

Les participants se sont élancés sur une boucle de huit kilomètres pour les traîneaux à deux et quatre chiens, 12 km pour les autres (pulka, ski joëring, traîneau à six ou plus de huit chiens). « Cette course allie physique, avec du dénivelé, et technique, avec beaucoup de virages. Une des plus belles courses de France », estime Christophe Chevalley, président du CTPMV, heureux des bonnes conditions d'enneigement cette année.

Le public, plus d'un millier de personnes sur les deux jours, a ainsi pu encourager les sportifs mais surtout les chiens nordiques, véritables stars de l'épreuve, où husky, sprinteur au regard parfois bleu glacial, groenlandais plus grand, ou le puissant et endurant malamute se laissait approcher, voire caresser.

 

 
 

 

Wittelsheim Philatélie et cartophilie : Belle fréquentation pour la bourse

Publié dans le panorama le Lundi 28 janvier 2019 à 05:24:20

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Wittelsheim Philatélie et cartophilie
Wittelsheim Philatélie et cartophilie : Belle fréquentation pour la bourse
Organisée par l'Amicale Philatélique et Cartophile de Wittelsheim, la 38e exposition-bourse a connu un franc succès, et dès l'ouverture des portes un nombreux public était présent, soit environ 700 visiteurs sur la journée.

 
Recherche en famille de l'objet rare.
Plusieurs collections à thème permettant de découvrir le timbre et la carte postale sous divers aspects étaient présentées. Invité d'honneur, Marcel Beisert présentait « le timbre du monde de A à Z ». Différents membres de l'APCW sur l'Indochine » étaient présents avec « Les émissions communes » de Baptiste Langard, « Le timbre-poste dans tous ses états de Jean-Marie Berner, « Clin d'oeil sur l'Indochine » de Jean-Pierre Pfaff. Les cartophiles étaient représentés par Sybille Mosch avec « Les Anges à travers la carte postale », « Les chromos Lithos Découpies » de Jacques Holder, « Divers sujets » de Denis Schott, et Jean-Claude Vostry avec « Les Chromos Lithos Publicitaires ».

Ce dernier, président, devait remercier les bénévoles et les participants pour la belle réussite de cette manifestation, comme ont pu le constater notamment Yves Goepfert, maire, et Pierre Vogt, conseiller départemental.
JPH

 

 
 

 

Wittelsheim Succès de la philatélie et de la cartophilie

Publié dans le panorama le Lundi 28 janvier 2019 à 06:08:30

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Wittelsheim Succès de la philatélie et de la cartophilie
 

 
35 exposants ont présenté leurs trésors lors de la 38e bourse philatélique et cartophile de Wittelsheim, hier dimanche.  Photo L'Alsace/S.V.
Dimanche 27 janvier à la salle Grassegert de Wittelsheim, plus de 600 visiteurs ont découvert la 38e bourse exposition cartophile et philatélique organisée par l'amicale locale.

À sa tête, le président Jean-Claude Vostry, Denis Schott et tout un comité dynamique ont mis sur pied cet incontournable événement autour du timbre, de la carte, des vieux papiers et de la monnaie.

Et il faut reconnaître que cette fine équipe sait accueillir, transmettre et partager ses diverses passions.

L'amicale se déplace aussi régulièrement dans les bourses de l'Est et des pays limitrophes : il devient évident que le rendu par les autres associations amies est une formalité tout à fait amicale.

La présence du maire Yves Goepfert, de Pascale Zimmermann son adjointe, et du conseiller départemental Pierre Vogt, prouve aussi l'intérêt de la Ville et du Département pour de telles manifestations toujours réussies en nombre et en qualité d'exposants.
Des passionnés venus de loin

Des passionnés du Doubs, de Belfort, des Vosges, d'Allemagne et de Suisse avaient fait le déplacement.

Parmi les sujets exposés, les cartes de Nouvel An de Denis Schott, les anges en chromos lithos de Jacques Holder ont retenu l'attention du public.

L'Indochine en timbres, de Jean Pierre Pfaff, le timbre dans tous ses états de Jean-Marie Berner, les émissions communes de Baptiste Langard, les cartes du couple Zadrapa, les monnaies du couple Dubel et tant d'autres sujets ont ravi un public amateur et professionnel.
Sonia VUILLEQUEZ

 

 
 

Jebsheim « Un combat âpre et sans merci »

Publié dans le panorama le Lundi 28 janvier 2019 à 06:16:42

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Jebsheim « Un combat âpre et sans merci »
 

 
« C'est ici, à Jebsheim, que s'est forgé l'esprit du 1er RCP : audace, abnégation et courage », a-t-il été rappelé samedi. Photos DNA/Laurent Habersetzer
Et 74 ans après, la population du village est présente à la cérémonie de commémoration. Il y a bien entendu les officiels, les amicales et un détachement du 1er régiment de Chasseurs parachutistes, unité qui eut un rôle majeur dans la libération du village, d'ailleurs devenu ville marraine du régiment en 2015, à l'occasion du 70e anniversaire de la Libération.

Chaque année, bravant les conditions météorologiques, les habitants, nombreux, assistent avec beaucoup d'émotion à cette cérémonie, pour conserver la mémoire et la reconnaissance du sacrifice de ces inconnus venus combattre et parfois mourir sur leur terre, dans leurs rues, pour les libérer.
76 « rapaces » sont tombés, ici

Le maire Jean-Claude Kloepfer a tenu à souligner cette implication : « 74 ans, cela signifie que les témoins directs de cette époque et de ces événements sont de moins en moins nombreux. Leurs témoignages sont, de ce fait, encore plus précieux, et notre mission de transmission, bien plus nécessaire ». En prononçant cette phrase, il devait probablement penser à Raymond Locci, citoyen d'honneur, dernier combattant du 1er RCP qui participa à la libération de Jebsheim entre le 25 et le 30 janvier 1945, toujours vivant.

« Quelle meilleure manière d'honorer les soldats qui ont donné leur vie et leur jeunesse pour notre liberté que celle d'honorer les unités combattantes auxquelles ils appartenaient, a continué l'édile. Cette énumération exhaustive peut paraître ennuyeuse. Elle est néanmoins indispensable. Car si nous ne nous souvenons pas, qui le fera ? »

Et de poursuivre : « Si nous avons tous froid aujourd'hui, ce n'est rien au regard des températures polaires que durent affronter nos libérateurs, avant même d'affronter nos ennemis. Mais, on le dit trop peu, cette bataille fut le point final d'une période durant laquelle nos anciens durent se soumettre au joug de l'administration nazie, contraints parfois de donner leur vie pour l'occupant, comme en témoignent les noms gravés sur ce monument aux morts. Nous les honorons également aujourd'hui. Ils font et feront toujours partie de notre identité et nous pouvons en être fiers. »

Le colonel Sébastien Chenebeau, commandant du 1er RCP, passait les troupes en revue au son de la marche du colonel Bogey avant de prendre la parole pour rappeler que c'est ici que son régiment, en 1945, écrivait les premières pages de sa glorieuse histoire « dans un combat âpre et sans merci, où 76 "rapaces" furent tués sur cette unique action. C'est ici, à Jebsheim, que s'est forgé l'esprit du 1er RCP : audace, abnégation et courage ».

Les prises de paroles se sont terminées par un moment de recueillement solennel à l'occasion des dépôts de gerbes devant le monument aux morts, par les différentes institutions et amicales représentées. Une communion qui se devait d'être saluée par un vin d'honneur dans la salle polyvalente, afin de réchauffer les corps et les coeurs. La journée devait s'achever par un dernier hommage aux combattants tombés à la Croix du Moulin. À peine troublée par trois flambeaux, la pénombre ajoutait une gravité émouvante à l'énonciation des noms des victimes ponctués par « Mort pour la France ».
Joris KIENTZY

 

 
 

Mulhouse Incendie et déflagration

Publié dans le panorama le Lundi 28 janvier 2019 à 06:18:48

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Mulhouse Incendie et déflagration
 

 
Sept personnes ont été incommodées par les fumées. Photo L'Alsace/François Torelli
Plusieurs habitants de cet immeuble, ainsi que quelques témoins, ont très vite parlé d'un bruit sourd et d'un important souffle avant que le feu prenne dans une cage d'escalier, hier vers 13 h 50, au n°9 de la rue des Merles à Mulhouse. Une trentaine de pompiers se sont immédiatement rendus sur place, tout comme des policiers nationaux et municipaux.

Pendant que les flammes étaient maîtrisées à l'aide d'une lance, sept personnes incommodées par les fumées étaient prises en charge et transportées à l'hôpital Émile-Muller. Comme les dégâts étaient importants au niveau de la cage d'escalier, des relogements ont été nécessaires. La maire de Mulhouse, Michèle Lutz, était sur place.

L'enquête sur cet étrange incendie, et surtout sur ce qui a pu le causer, a été confiée à l'antenne mulhousienne de la direction interrégionale de la police judiciaire.