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altkirch - « Un véritable projetpour notre territoire »

Publié dans le panorama le Dimanche 27 janvier 2019 à 06:15:34

© L'alsace, Dimanche le 27 Janvier 2019
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altkirch - « Un véritable projetpour notre territoire »
 

 
De nombreux élus ont pris part à la manifestation. Ici, le président du Pays du Sundgau François Eichholtzer, le sénateur René Danési, le conseiller régional Laurent Wendlinger, le conseiller général du canton de Masevaux Rémy With, le président de la comcom Sud-Alsace Largue, le député Jean-Luc Reitzer et le maire d'Altkirch et conseiller général du canton, Nicolas Jander, aux côtés de la syndicaliste coordinatrice du mouvement, Rachel Gerola. Photos L'Alsace/Laurence Behr
Premier élu à prendre la parole, Nicolas Jander, maire d'Altkirch et conseiller départemental du canton : « L'hôpital qui se transforme en Ehpad, nous ne le voulons pas ! Le président de la République (huées) a déclaré hier, "l'argent qu'on met dans un hôpital, ce n'est pas de la dépense publique, c'est un investissement". En totale contradiction avec ces paroles, l'ARS cherche à faire des économies en fermant les urgences et la maternité d'Altkirch. Elle parle de restructuration des soins, ce n'est pas parce que nous sommes des ruraux que nous ne comprenons pas que cela veut dire en réalité fermeture.

« Garantir une égalité pour tous les Sundgauviens dans l'accès aux soins »

L'ARS avance l'argument de la sécurité des patients mais on ne sait pas sur quelles statistiques elle s'appuie. On est prié de la croire sur parole [...], or, les accidents, ça arrive aussi dans les grands CHU [...]. Ce que nous voulons, ce n'est pas que rien ne change. Ce que nous demandons, c'est de donner du temps à une véritable concertation, pour construire avec tous, l'ARS, la direction du GHRMSA, les agents de l'hôpital, les médecins libéraux, les infirmières, l'ensemble des professions médicales et paramédicales du Sundgau sans oublier les sapeurs-pompiers, un véritable projet pour notre territoire pour garantir une égalité pour tous les Sundgauviens dans l'accès aux soins. Je suis certain qu'ensemble nous y arriverons. »
« L'hôpital d'Altkirch accueille toutesles urgencesà l'exceptiondes polytraumatisés »

Chahuté, sifflé et hué par les gilets jaunes au début de son intervention, le député Jean-Luc Reitzer, vice-président du conseil de surveillance du GHRMSA, le groupement hospitalier de la région Mulhouse Sud-Alsace, a terminé son discours sous une salve d'applaudissements... et a retourné à son avantage la situation, aidé par les acclamations des manifestants.

Il a rappelé les réalisations lors de ses trente--cinq ans de présidence du conseil d'administration de l'hôpital Saint-Morand : la construction d'une maison de retraite, une unité Alzheimer, la reconstruction de l'Ehpad, un nouveau site avec quatre salles d'opération, et un scanner. « Ce ne sont pas des paroles, ce sont des actes accomplis. [...]. Nous disposons aussi à Altkirch d'un personnel médical de qualité qui conjugue capacité professionnelle et humaniste de proximité. »

Les nouvelles menaces qui pèsent sur l'hôpital sont aggravées « parce que nous avons, malheureusement, et c'est la responsabilité de tous les gouvernements passés, un problème de démographie médicale, donc nous n'avons plus la possibilité de recruter des médecins ». « Au service des urgences, on nous reproche de n'avoir qu'un seul médecin titulaire, que le fonctionnement repose essentiellement sur des intérimaires qui coûtent cher. C'est vrai, ce sont 1287 EUR par jour par médecin intérimaire. Aujourd'hui, si l'ensemble des personnels étaient titulaires ça coûterait, à quelques milliers d'euros près, la même chose que ce que coûtent les intérimaires. L'argument financier qu'on nous oppose ne tient pas. L'hôpital accueille toutes les urgences à l'exception des polytraumatisés. L'établissement est équipé d'un plateau technique moderne, d'un scanner, d'une radiologie disponible 24h/24, d'une unité de soins continue, d'un anesthésiste et d'une équipe paramédicale 24h/24. Si les urgences ferment, il n'y aura plus aucun médecin dans l'établissement à partir de 23 h-24h. Plus grave, le médecin des urgences serait pratiquement le seul disponible la nuit dans tout le Sundgau. L'hôpital est aussi le relais de toutes les EHPAD. »

Il cite l'accident grave survenu sur la RD 419 dimanche dernier. « Si la victime a pu être sauvée, c'est parce que l'hôpital dispose d'une réserve de sang. Si elle avait dû aller à Mulhouse, elle serait vraisemblablement décédée. »

La fermeture des urgences aurait aussi des répercussions sur les gendarmes, qui devront aller à Mulhouse pour les gardes à vue, les prélèvements sanguins, les pompiers, les ambulanciers, et la maison du Roggenberg assure l'élu.
Toutes les conditionsde sécurité sont assurées pourla maternité

La maternité n'est pas épargnée par les critiques : « On nous reproche un taux de fuite de 60 % des femmes qui devraient accoucher à Altkirch et qui vont ailleurs. On nous dit c'est la population du Sundgau qui a condamné votre hôpital. Ce taux de fuite, ce n'est pas pour des raisons de sécurité, mais parce que nous ne disposons pas de réseaux de gynécologique obstétricien suffisamment forts dans l'arrondissement. Les gynécologues de Mulhouse et Belfort orientent les femmes pour qu'elles accouchent à Mulhouse et Belfort. D'autres vont aussi dans le privé, au Diaconat. Nous avons un gynécologue obstétricien sur place en astreinte opérationnelle exclusive tous les jours de l'année, 24h/24. Un anesthésiste-réanimateur sur place et d'astreinte opérationnelle permanente avec un délai d'arrivée compatible avec l'impératif de sécurité. Un pédiatre présent dans l'établissement ou disponible, c'est un peu notre faiblesse à Altkirch, mais il est disponible 24h/24 avec un délai d'arrivée compatible avec l'impératif de sécurité. Toutes les conditions de sécurité sont assurées pour la maternité. Une convention est signée pour les accouchements à risques, avec un transfert immédiat à Mulhouse. »
N.B.-G. et L.B.

 

 
 

 

Altkirch Hôpital Saint-Morand : les urgences et la maternité sur la sellette

Publié dans le panorama le Dimanche 27 janvier 2019 à 06:19:25

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Altkirch Hôpital Saint-Morand : les urgences et la maternité sur la sellette
« Une vision fantasmée de centralisme »
Un millier de personnes ont manifesté samedi matin au centre-ville d'Altkirch pour défendre le service des urgences et la maternité de l'hôpital Saint-Morand. Les généralistes sundgauviens dénoncent une « vision fantasmée de centralisme ».
 

 
Manifestation pour l'hôpital : un millier de personnes dans la rue à l'appel de l'intersyndicale du Groupement hospitalier régional Mulhouse-Sud Alsace et de la coordination des médecins généralistes et des infirmières du Sundgau.
« Il faut maintenir nos services de proximité. C'est vrai qu'on ne peut pas tout garder et nombre de services administratifs sont désormais rendus sur le net mais on ne peut pas tout vider non plus. L'hôpital, c'est un symbole, on touche à des gens ! », s'insurge ce couple venu de Fislis dans le Jura alsacien, à 30 minutes de la capitale du Sundgau et à 50 minutes de Mulhouse en voiture.
« La sécurité des patients commence par une prise en charge correcte en périphérie »

Il fait partie du millier de personnes, habitants du Sundgau, professionnels de la santé et élus, qui ont répondu samedi matin à l'appel à manifester de l'intersyndicale (CFDT, CFTC, CGT, FO, UNSA) du groupement hospitalier régional Mulhouse-Sud Alsace (GHRMSA) pour protester contre la fermeture programmée par l'Agence régionale de santé (ARS) du service des urgences et de la maternité du centre hospitalier Saint-Morand.

Une trentaine de gilets jaunes ayant leur QG à côté du rond-point de Carspach sont également venus « soutenir » le mouvement. Ils ont essuyé quelques mouvements de réprobation de la part de la foule lorsqu'ils ont hué le député et voulu interrompre un médecin qui s'exprimait, mais tout est rentré très rapidement dans l'ordre.

Rachel Gerola, porte-parole de l'intersyndicale, a une nouvelle fois dénoncé « les trajets trop longs jusqu'à Mulhouse, le risque de saturation des urgences, l'inégalité d'accès aux soins ou encore la dégradation du système de santé », demandant « le maintien des hôpitaux d'Altkirch et de Thann en l'état », en soulignant que « la fusion des établissements devait garantir le maintien de tous les services. »

Successivement, Nicolas Jander, maire d'Altkirch et conseiller départemental, et le député Jean-Luc Reitzer ont pris la parole, le premier pour mettre en évidence les contradictions du discours du président de la République avec les faits, le second pour rappeler les nombreuses batailles menées depuis plusieurs décennies pour maintenir et moderniser l'hôpital d'Altkirch, chose faite aujourd'hui. Sans oublier le problème crucial de la démographie médicale, c'est-à-dire l'absence de gynécologues-obstétriciens installés sur le territoire, qui explique le pourcentage de fuite des parturientes vers d'autres établissements que celui d'Altkirch.

Le Dr Pierre Heitz, généraliste installé à Oltingue, porte-parole des médecins libéraux et des infirmières du Sundgau, a annoncé « un désastre sanitaire ». « Cet hôpital, nous en avons absolument besoin ! » Et de dénoncer la position du Dr Jean Sengler, président de la commission médicale d'établissement du GHRMSA, qui « a une vision fantasmée de la prise en charge des populations fragiles dont nous, les gens, serons les victimes. La sécurité des patients commence par une prise en charge correcte en périphérie. »
Noëlle BLIND-GANDER

 

 
 

 

altkirch - « Cet hôpital, nous en avons absolument besoin »

Publié dans le panorama le Dimanche 27 janvier 2019 à 06:17:42

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altkirch - « Cet hôpital, nous en avons absolument besoin »
 

 
Un millier de personnes étaient dans la rue, samedi matin à Altkirch, à l'appel de l'intersyndicale du Groupement hospitalier régional Mulhouse-Sud Alsace et la coordination des médecins généralistes et des infirmières du Sundgau. Photo DNA / NbG
« Il faut maintenir nos services de proximité. C'est vrai qu'on ne peut pas tout garder et nombre de services administratifs sont désormais rendus sur le net mais on ne peut pas tout vider non plus. L'hôpital, c'est un symbole, on touche à des gens ! », s'insurge ce couple venu de Fislis dans le Jura alsacien, à 30 mn de la capitale du Sundgau et à 50 mn de Mulhouse en voiture.
« La sécurité des patients commencepar une prise en charge correcte en périphérie »

Il fait partie du millier de personnes, habitants du Sundgau, professionnels de la santé et élus, qui ont répondu hier matin à l'appel à manifester de l'intersyndicale (CFDT, CFTC, CGT, FO, UNSA) du Groupement hospitalier régional Mulhouse-Sud Alsace (GHRMSA) pour protester contre la fermeture programmée par l'Agence régionale de santé (ARS) du service des urgences et de la maternité du centre hospitalier Saint-Morand.

Une trentaine de gilets jaunes ayant leur QG à côté du rond-point de Carspach sont également venus « soutenir » le mouvement. Ils ont essuyé quelques mouvements de réprobation de la part de la foule lorsqu'ils ont hué le député et voulu interrompre un médecin qui s'exprimaient, mais tout est rentré très rapidement dans l'ordre.

Rachel Gerola, porte-parole de l'intersyndicale a une nouvelle fois dénoncé « les trajets trop longs jusqu'à Mulhouse, le risque de saturation des urgences, l'inégalité d'accès aux soins ou encore la dégradation du système de santé », demandant « le maintien des hôpitaux d'Altkirch et de Thann en l'état », en soulignant que « la fusion des établissements devait garantir le maintien de tous les services ».

Successivement, Nicolas Jander, maire d'Altkirch et conseiller départemental, et le député Jean-Luc Reitzer ont pris la parole, le premier pour mettre en évidence les contradictions du discours du président de la République avec les faits, le second pour rappeler les nombreuses batailles menées depuis plusieurs décennies pour maintenir et moderniser l'hôpital d'Altkirch, chose faite aujourd'hui. Sans oublier le problème crucial de la démographie médicale, c'est-à-dire l'absence de gynécologues-obstétriciens installés sur le territoire, qui explique le pourcentage de fuite des parturientes vers d'autres établissements que celui d'Altkirch.

Le Dr Pierre Heitz, généraliste installé à Oltingue, porte-parole des médecins libéraux et infirmières du Sundgau, a annoncé « un désastre sanitaire ». « Cet hôpital, nous en avons absolument besoin ! » Et de dénoncer la position du Dr Jean Sengler, président de la commission médicale d'établissement du GHRMSA, qui « a une vision fantasmée de la prise en charge des populations fragiles dont nous, les gens, serons les victimes. La sécurité des patients commence par une prise en charge correcte en périphérie ».
Noëlle BLIND-GANDER PLUS WEB Notre vidéo sur le site www.lalsace.fr

 

 
 

 

saint louis - Les gilets jaunes jusqu'en Allemagne

Publié dans le panorama le Dimanche 27 janvier 2019 à 06:21:11

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saint louis - Les gilets jaunes jusqu'en Allemagne
 

 
Des centaines de gilets jaunes ont défilé du centre de Saint-Louis à la passerelle des Trois Pays.

Photo L'Alsace/François Torelli

Les gilets jaunes restent fidèles à leurs slogans, hostiles au gouvernement et à Emmanuel Macron. Et à leurs idées. Pour le onzième week-end de mobilisation, ils étaient appelés à se rassembler (notamment via une « coalition pacifiste », la mise en réseau de QG surtout alsaciens) à Saint-Louis.

Quelque 450 personnes, au plus fort de la manifestation et selon la police, ont répondu à l'appel. Elles sont parties de la place du Forum, à Saint-Louis, vers la mairie, où une délégation a été reçue. Puis le cortège a repris sa route, jusqu'à la passerelle des Trois Pays de Huningue, à plus de 2,5 km de là, en passant par la place Abbatucci dans la vieille ville de Huningue.

Sur la passerelle, une délégation allemande attendait les Alsaciens. Une vingtaine de personnes, contactées notamment par les gilets jaunes de Volgelsheim, selon un témoignage. Les gilets jaunes alsaciens ont voulu traverser le pont en masse. La police française a refusé : pas plus de 500 personnes à la fois, selon la commission de sécurité. Cela a entraîné un moment de tension, les CRS étant prêts à charger pour disperser les manifestants.
« Merkel ou Macron, c'est le même combat »

Mais les appels au calme ont été entendus. Et ceux qui l'ont voulu ont pu traverser, par petits groupes, et retrouver les gilets jaunes allemands, ou pour engager des discussions avec les passants.

Quelques slogans ont été lancés dans la langue de Goethe, comme « Geld für das Volk », sous le regard d'une dizaine de policiers allemands. Uwe, par exemple, est un de ceux qui ont accueilli les Alsaciens, gilet jaune sur le dos.

« C'est la première fois que je me mobilise. J'ai su qu'il y aurait une manifestation grâce à vk [réseau social russe, N.D.L.R.]. Je suis venu par solidarité. Cela ne bouge pas encore trop côté allemand. Tant qu'il y a de la bière au frigo et du foot à la télé... Mas ça va venir. Merkel ou Macron, c'est le même combat. Les gens qui sont là se battent pour leur avenir, et je respecte ça. »
Marseillaise et Chant des partisans

Dans le cortège, les manifestants venaient de tout le Haut-Rhin et au-delà : Franche-Comté et Bas-Rhin, notamment, comme ce groupe d'une vingtaine de personnes de Sélestat. Leurs revendications étaient très variées. Ainsi de ce couple de la région frontalière. Monsieur témoigne : « J'ai 80 ans dans un mois. J'ai travaillé 51 ans, et pas dans un bureau, sur les chantiers ! Pour me retrouver avec 1500 EUR de retraite. » Les revendications salariales sont aussi au coeur de la mobilisation d'une porteuse de journaux venue de Guebwiller.

Pour d'autres, c'est la jeunesse qui est sacrifiée. Zian, du carrefour du Nouveau Monde à Bollwiller, indique qu'il est en formation à bac +5 et qu'il démarrera avec le SMIC... « Je suis venu avec mon fils Kelian, 7 ans. C'est pour lui que je me bats », explique cette maman de la région mulhousienne. Et de lancer : « Il faudrait qu'on s'entende, riches et pauvres. Ce n'est plus possible qu'il y en ait qui ne savent plus quoi faire avec leur pognon pendant que nous, on crève à côté. »

Il y avait aussi des revendications régionalistes (beaucoup de drapeaux de l'ancienne région Alsace ou de rot-ùn-wiss), mais aussi écologistes : Stocamine ou glyphosate, pour ne citer que deux dossiers.

Entre une Marseillaise et un Chant des partisans version gilets jaunes, beaucoup, dans le cortège, voyaient d'un mauvais oeil la constitution d'une liste pour les élections européennes par certains leaders du mouvement. « Ce sont des gens qui veulent se lancer dans une carrière. Des opportunistes. »

Par contre, ceux qui se sont exprimés étaient en général pour participer au grand débat national, comme François, aux côtés de Zian... Même s'il ne s'attend pas à grand-chose. « Il y a beaucoup trop de signaux négatifs, comme la suppression de l'ISF auquel il ne faut pas toucher », résume-t-il. Tous sont prêts à rester mobilisés. « Qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige, nous défendrons nos droits. »
Jean-Christophe MEYER PLUS WEB Notre vidéo sur le site www.lalsace.fr

 

 
 

 

Mulhouse entre dansle grand débat national

Publié dans le panorama le Dimanche 27 janvier 2019 à 06:12:54

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Mulhouse entre dansle grand débat national
 

 
Des cahiers de doléances, appelés cahiers de propositions à Mulhouse, sont en place dans 16 lieux de la ville depuis le milieu de semaine. Les citoyens peuvent venir y exprimer leurs doléances jusqu'au 15 mars. Photo L'Alsace/C.F.
Le lieu n'a évidemment pas été choisi par hasard par la maire de Mulhouse, Michèle Lutz, et l'adjointe à la démocratie participative, Cécile Sornin, qui ont annoncé ce vendredi 25 janvier, dans les locaux de l'Agence de la participation citoyenne, la mise en place de cahiers de doléances, l'organisation de débats et l'implantation sur la plateforme Mulhouse c'est vous d'un espace d'information en lien avec la plateforme du grand débat national du gouvernement.

Avec ces trois "annonces", la Ville de Mulhouse entre donc dans le « grand débat national », lancé à l'échelle nationale en réponse au mouvement des gilets jaunes.

Au niveau de M2A, Mulhouse n'est pas la première commune à embrayer sur le sujet. Avant elle, Riedisheim, notamment, avait mis en place un cahier de doléances dans sa mairie et annoncé la tenue de débats (le premier aura lieu ce mardi 29 janvier).
« On a préféré attendre les clarifications du gouvernement »

Un "retard au démarrage" que la maire de Mulhouse assume. « On aurait pu démarrer plus tôt, mais mettre en place des cahiers de propositions - Michèle Lutz préfère ce terme à celui de doléances - juste pour dire que l'on en a mis, ça n'avait pas de sens. On a donc préféré prendre un peu de temps et attendre les clarifications du gouvernement (les maires ont été destinataires d'un courrier du ministre de la cohésion des territoires exposant les principes et modalités du grand débat, le 16 janvier) », argumente-t-elle.

Et puis, il faut dire que les gilets jaunes n'ont été que peu - voire pas du tout - visibles dans Mulhouse intra-muros. Michèle Lutz précise « ne pas avoir été sollicitée par des gilets jaunes souhaitant être reçus en mairie ».
Quatre débats...

Néanmoins - et même si leur organisation n'est pas une obligation - quatre débats reprenant les quatre thématiques du grand débat national (la transition écologique, la fiscalité et les dépenses publiques, démocratie et citoyenneté et l'organisation de l'État et des services publics) auront bien lieu à Mulhouse. Pour l'heure, leurs dates et lieux restent à préciser, mais on sait qu'ils ne seront pas animés par des élus, mais par des « opérateurs extérieurs pour garantir l'indépendance et la neutralité des débats », explique Michèle Lutz qui entend jouer un rôle de « facilitateur » et non d'acteur du débat. Dans la même veine, elle assure que « la Ville, via l'Agence de participation citoyenne, apportera un soutien logistique et matériel à toute personne souhaitant organiser un débat dans son quartier ».
... et des cahiersde propositions

À côté de la tenue de ces débats, des cahiers de propositions ont été mis en place, depuis le milieu de la semaine, dans plusieurs lieux de la ville (lire encadré). Ils resteront ouverts jusqu'au 15 mars. Pour ceux qui préféreraient s'exprimer de façon dématérialisée, « une médiation pour aider à l'accès de la plateforme du grand débat et à l'écriture en ligne des contributions, sera proposée dans ces lieux à chaque fois que cela sera possible », indique par ailleurs la maire.

Une plateforme de collecte, c'est bien. Mais à la question de savoir ce qu'il adviendra et surtout qui traitera et synthétisera les propositions et doléances remontées du "terrain", Michèle Lutz est très claire : « Il est hors de question que nous, maire ou Ville, fassions ce travail. »
Cécile FELLMANN SURFER Sur le site du grand débat national (https ://granddebat.fr/) et sur la plateforme Mulhouse c'est vous (https ://mulhousecestvous.fr/).

Des cahiers de propositions sont en place jusqu'au 15 mars dans 16 lieux à Mulhouse :

? à la mairie, entrée A (2 rue Pierre-et-Marie-Curie) ;

? à l'agence de la participation citoyenne (33 avenue de Colmar) ;

? au Carré des associations (100, avenue de Colmar) ;

? à La Clé des aînés (41, avenue du Président-Kennedy) ;

? dans les bibliothèques Grand-rue (19, Grand-rue), Salvator (12, avenue Roger-Salengro), Dornach (3, rue de Thann), de la Filature (20, allée Nathan-Katz) ;

? dans les centres socioculturels Pax (54, rue de Soultz), Papin (4, rue du Gaz), Wagner (47, rue d'Agen), Drouot-Le Boat (67, rue de Sausheim), Porte du Miroir (3, rue Saint-Michel), Lavoisier-Brustlein (59, allée Gluck), Afsco (27, rue Henri-Matisse) et Bel Air (31, rue Fénelon).

 

 
 

 

Frédéric Bierry invite Adrien Taquet « à travailler avec les départements

Publié dans le panorama le Dimanche 27 janvier 2019 à 06:09:27

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Politique Secrétaire d'État à la protection de l'enfant
Frédéric Bierry invite Adrien Taquet « à travailler avec les départements »
 

 
Frédéric Bierry, président du département du Bas-Rhin et président de la commission Solidarité et Affaires sociales de l'association des départements de France (ADF), appelle Adrien Taquet, le nouveau secrétaire d'État chargé de la Protection de l'enfance, « à travailler de concert avec les départements » et « à engager fortement l'État sur ses compétences régaliennes, tout spécialement dans le domaine de la santé : troubles comportementaux et problèmes psychiques ».

Près de 5 600 jeunes sont accompagnés dans le Bas-Rhin, dont 2 800 bénéficiaires (mineurs et majeurs) d'une mesure de placement (dont 2 593 mineurs en 2018 contre 2 233 en 2010) ; et 440 mineurs non accompagnés accueillis en 2018 (contre 90 en 2010).

En 2019, le Bas-Rhin consacrera 134 millions à sa politique Enfance, Jeunesse et Famille, soit 3,5 millions de plus qu'en 2018. « Notre priorité est la prévention avec 2 387 bénéficiaires d'une action éducative en milieu ouvert, et près de 1 500 consultations de puériculture, plus de 10 000 consultations pédiatriques et 8 000 visites à domicile auprès de femmes enceintes et d'enfants chaque année », explique Frédéric Bierry.

 

 
 

 

stocamine - « Changer radicalement la donne »

Publié dans le panorama le Dimanche 27 janvier 2019 à 06:20:23

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stocamine - « Changer radicalement la donne »
 

 
Sandra Regol (au centre), porte-parole nationale d'Europe écologie-Les Verts (EELV), en compagnie de militants haut-rhinois; vendredi. Photo L'Alsace/E. D.
« Un séisme de magnitude 8 », « la stupeur totale », « le plus mauvais choix possible ! » C'est peu dire que les militants alsaciens d'Europe écologie-Les Verts (EELV) et du collectif Destocamine (qui sont souvent les mêmes) ont mal vécu la décision de François de Rugy, dévoilée lundi, de ne déstocker aucune des quelque 42 000 tonnes de déchets toxiques enfouies dans les galeries de l'ancien site minier de Wittelsheim (nos éditions du 22 janvier).

Loin de désarmer, les voici toutefois plus mobilisés que jamais et même « prêts à entrer en résistance active », ainsi que plusieurs le confient ce vendredi après-midi, à l'occasion d'une conférence de presse organisée à Mulhouse. Dans quelques heures, ils organisent une réunion publique dans la salle Grassegert de Wittelsheim. « Une réunion prévue depuis au moins un mois, confie Yann Flory, porte-parole de Destocamine. Sauf qu'à l'époque, on pensait que ce serait l'occasion de boire un coup et de fêter la victoire... Tout ça, c'est une histoire de fric. Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a lui-même chiffré le coût du déstockage à 250 millions d'euros. Or de l'argent il y en a ! » « On verra bien ce que les gens disent ce soir, complète Loïc Minery, porte-parole d'EELV Alsace, mais je pense qu'ils auront plein d'idées. Certains parlent déjà de créer une Zad. »
« Il reste un échelonà faire jouer : l'Europe »

L'heure est donc à la colère, ainsi qu'à la mobilisation. Sandra Regol, secrétaire nationale adjointe d'EELV, arrive tout exprès de Paris : « Si la nappe phréatique est touchée un jour, le problème ne se limitera pas à Wittelsheim, ni même à l'Alsace. Le dossier Stocamine est emblématique d'au moins 30 ans de laisser-aller en matière de politique environnementale. On continue de privilégier l'intérêt à très court terme, sur le principe de précaution et l'avenir de la planète... Mais on ne désarme pas. D'autant moins, qu'il reste un échelon à faire jouer : l'Europe. » Suivez son regard : les élections européennes de mai prochain sont déjà en ligne de mire. « C'est l'occasion de changer radicalement la donne au niveau européen, insiste Sandra Regol, et cela passe par un nouveau traité. Il faut que les critères environnementaux surplombent les critères économiques et financiers, dans les choix politiques de l'Union. »

« Il nous reste 15 ans pour agir au niveau mondial »

Refonte complète de la Politique agricole commune (Pac) - transformée en « politique agricole et alimentaire commune » -, plan d'investissement européen massif (100 milliards d'euros par an) « pour aider à la transition énergétique », lutte contre les lobbies de tout poil (chasseurs, géants de l'agroalimentaire ou de la chimie, etc.), lutte contre l'évasion fiscale (« On nous dit toujours qu'il n'y a pas d'argent pour la transition, alors que l'Europe n'a jamais été aussi riche ! C'est juste que l'argent est mal réparti ») : Sandra Regol déroule un discours électoral déjà bien rodé... Avant de conclure sur une cette tirade : « Si l'on refuse d'intégrer que nos atteintes au climat et à l'environnement ont des effets dramatiques, on va droit dans le mur. Il nous reste 15 ans pour agir au niveau mondial... et aujourd'hui en France, nous sommes le seul débouché politique offert aux mouvements qui se battent sur le terrain, comme Destocamine ! »

N'en déplaise à François de Rugy, sa décision vient d'offrir une jolie rampe de lancement à la campagne européenne d'EELV.
Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

strasbourg - Gouvernance sous tension permanente

Publié dans le panorama le Dimanche 27 janvier 2019 à 06:12:23

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Gouvernance sous tension permanente
L'histoire des duos, couples ou tandems au sommet des exécutifs à Strasbourg et à l'Eurométropole n'a jamais été un long fleuve tranquille. Retour sur des épisodes douloureux à gauche et à droite.
 

 
Le tandem Keller-Grossmann, aux jours
Après le duo Ries (Ville) - Trautmann (CUS), né au forceps au retour de la ministre de la Culture, la gauche arrive divisée aux municipales de 2001. Les plaies sont encore vives au PS. Toujours est-il que le concept de binôme a donné l'idée à la droite de créer un tandem Fabienne Keller-Robert Grossmann pour rassembler l'UDF et le RPR et partir à la conquête de l'hôtel de ville.

? Du duo au tandem opportuniste

Résultat : contre toute attente, le tandem Keller-Grossmann s'empare de la mairie. Fabienne Keller s'assoit dans le fauteuil de maire, Robert Grossmann - « maire délégué » selon sa propre expression - devient président de la CUS. Tout au long de leur mandat, des divergences de vues existent, mais les deux têtes des exécutifs réussissent à afficher un front uni, en apparence.

Jusqu'au moment où, lors de la deuxième campagne municipale commune, en 2008, le tandem se sépare avant le second tour : Fabienne Keller, rejetant la faute d'un mauvais résultat au premier sur Robert Grossmann, choisit de rouler de son côté et de se délester de son partenaire, devenu à ses yeux encombrant sur les affiches... La tactique ne fonctionne pas : c'est l'échec.

? Du tandem au couple Ries-Bigot

C'est donc Roland Ries qui sort vainqueur en 2008 au sein d'une liste de rassemblement PS-EELV, marquée par la « paix des braves », entre les deux clans rivaux socialistes. Roland Ries recouvre alors son siège de maire et laisse la gouvernance de la CUS à Jacques Bigot, maire d'Illkirch-Graffenstaden.

Roland Ries se félicite de ce partage, avec un non-Strasbourgeois qui plus est. Et a coutume de dire qu'il préfère cette gouvernance bicéphale pour, explique-t-il, sortir de la schizophrénie qui consiste à prendre des décisions aux intérêts contradictoires - selon que l'on soit du côté du maire ou du président de l'Eurométropole.

? Premier partage du pouvoir

en coulisses en 2008

La réalité, en coulisses, est un peu différente : là aussi, il y a un partage du pouvoir. Si Catherine Trautmann, alors eurodéputée en 2008, n'est pas directement en concurrence avec Roland Ries, son influence et son réseau n'en demeurent pas moins actifs.

Surnommés les « Illkirchois », Jacques Bigot, Philippe Bies et Mathieu Cahn, ainsi que Pernelle Richardot (proche de la députée européenne), sont aux avant-postes pour négocier pied à pied chaque once de gouvernance. Un accord est trouvé pour céder la présidence de la CUS à Jacques Bigot et pour faire de Robert Herrmann, alors conseiller général bien implanté au centre-ville, son premier adjoint.

? Surprise : « Ries repetita »

En 2013, alors qu'il avait dit qu'il ne ferait qu'un mandat, Roland Ries annonce, à la surprise générale, qu'il se représente. Stupeur dans la famille des « Illkirchois » et chez les proches de Catherine Trautmann, Armand Jung et Robert Herrmann.

Un plan pour contrer cet assaut est décidé en catastrophe : un livre signé par Robert Herrmann sort pour dénoncer l'avènement annoncé du « dauphin » Alain Fontanel, pressenti comme premier adjoint à la place du précédent - qui serait ainsi écarté du pouvoir.

? Le Premier ministre s'en mêle en 2013 : un nouveau partage est décidé

La guerre des socialistes repart de plus belle. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault - via le député Armand Jung qui lui en touche un mot dans les couloirs du Parlement - s'en mêle. Les DNA se procurent - et publient - une copie d'un message de la carte de visite du locataire de Matignon : « Il faut que Roland Ries fasse quelque chose pour Herrmann, il est premier adjoint sortant, il faut rassembler », enjoint Jean-Marc Ayrault (DNA du 20 septembre 2013).

Sous la pression, Roland Ries s'assied à une table, où ont pris place le gratin des élus du PS au niveau local, pour signer un « armistice » - sous l'oeil vigilant du directeur de cabinet Jean-François Lanneluc, éminence grise du maire. Les négociations sont menées pied à pied, une fois de plus. Au final, Roland Ries ne cède pas sur le fait qu'Alain Fontanel sera son premier adjoint - avec des compétences sur à peu près tous les dossiers, comme un chef de gouvernement.

Robert Herrmann, quant à lui, hérite du fauteuil de président de la CUS - qui deviendra l'Eurométropole le 1er janvier 2015. Il fera la preuve de son doigté politique en mettant sur pied une coalition inédite gauche-écolos-droite - que ne renierait pas Macron. Sauf qu'en étant proche de Manuel Valls, ignoré par la suite par le nouveau président de la République, il a misé sur le mauvais cheval.
Ph. D.

 

 
 

 

Tandems et tourments

Publié dans le panorama le Dimanche 27 janvier 2019 à 06:10:26

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Strasbourg Municipales
Tandems et tourments
La volonté de Robert Herrmann de viser à la fois la mairie et la tête de l'Eurométropole, en 2020, a fait sortir son propre campde ses gonds. Et pour cause, c'est revenir sur un « acquis » obtenu de haute lutte : la clé de répartition des fonctions, qui crée un équilibre des forces au PS. Retour sur 20 ans de combats politiques au sommet pour se répartir le pouvoir.
 

 
Catherine Trautmann retrouve son fauteuil de maire en juin 2000, après son aventure ministérielle.
« Si je suis candidat, c'est pour devenir à la fois maire de Strasbourg et président de l'Eurométropole. » Moins de 14 mois avant les municipales, la petite phrase de Robert Herrmann, au détour d'une conversation à bâtons rompus, a fait l'effet d'une bombe et provoqué une crise d'urticaire politique au sein la gauche strasbourgeoise.
Déclaration choc au PS

Ses propres amis socialistes sont montés rapidement au front pour tenter de mettre le holà sur une idée qu'ils préfèrent ne pas voir prospérer. « Candidat à la candidature du PS, pourquoi pas. Leader de liste de rassemblement, passe encore. Mais se lancer pour devenir maire et président de l'Eurométropole en même temps, faudrait pas pousser », se sont dit les cadors du PS 67.

? Ries : ce serait une erreur

À commencer par l'actuel maire de Strasbourg, Roland Ries, qui ne se présentera plus mais qui incarne la clé de voûte du partage du pouvoir dans son exécutif municipal, depuis deux mandats. « Je reste favorable à la dissociation de la fonction de maire de la ville centre et celle de président de l'agglomération, qui n'est en définitive qu'un établissement de coopération intercommunale. [...] Ce serait une erreur de revenir en arrière ! » a fustigé l'actuel locataire de l'hôtel de ville, dans la foulée.

? Bigot : « Ce n'est pas un préalable »

Même son de cloche de la part du précédent président de l'Eurométropole (que l'on appelait alors la CUS), Jacques Bigot. Avec qui Roland Ries avait « partagé » le pouvoir en 2008, sur le mode : à moi la mairie, à lui la CUS. Jacques Bigot a d'ailleurs réagi défavorablement à l'idée de Robert Herrmann : « On peut le souhaiter mais pas le poser comme préalable », a-t-il indiqué quelques jours plus tard. Traduction : c'est hors de question.

? Richardot : « Pas de places

pour les aventures individuelles »

« Il n'y a pas de place pour des aventures individuelles », a rétorqué, elle aussi, la N° 1 du PS 67 Pernelle Richardot - qui se pose en « garante » de l'unité de la famille socialiste. Tout comme celui qui l'a précédée à ce poste de premier secrétaire fédéral, Mathieu Cahn, qui s'est dit possible « candidat », lui aussi, du coup, à la tête de liste au PS. Sans oublier Philippe Bies, qui est sur les rangs pour la conquête de la mairie, pour l'instant.

De quoi ressortir la machine des primaires qui a fragmenté le parti ? « La question ne se pose pas », a tranché Pernelle Richardot sans, toutefois, exclure d'emblée cette hypothèse. Comme pour pouvoir en brandir le spectre s'il le fallait, en dernier recours.
Des « Yalta » nécessaires

En y regardant de plus près, le partage des exécutifs municipal et intercommunal ne s'est jamais fait en douceur par le passé.

Le premier « Yalta » de la gouvernance s'est d'ailleurs déroulé, de manière contrainte et forcée, en des circonstances particulièrement pénibles au PS : au moment du retour à Strasbourg de l'ex-ministre de la Culture Catherine Trautmann, en l'an 2000. Le maire intérimaire Roland Ries, ayant manifestement pris goût à la fonction, n'a pas souhaité lui rendre son siège.

? Le clash politicien majeur du PS

Cet épisode a provoqué un clash majeur dans l'histoire politique récente au PS, qui a encore des répercussions aujourd'hui dans l'hémicycle. Et ce, en divisant les troupes « rocardiennes » entre pro-Trautmann et pro-Ries. Une solution à la crise intestine avait fini par être trouvée, confiant dans un premier temps la mairie à Roland Ries et la CUS à Catherine Trautmann. Finalement Catherine Trautmann reprenait mairie et présidence de la CUS.

Ce qui fait ajouter aujourd'hui à Pernelle Richardot, au sujet de cette nouvelle situation: « Le débat pour la gouvernance est fondamental et mérite mieux que des coups de boutoir ! Il faut porter une vision pour la ville et une ambition pour l'Eurométropole. »
Philippe DOSSMANN

 

 
 

 

RN - « Faire barrage à Macron »

Publié dans le panorama le Dimanche 27 janvier 2019 à 06:35:57

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RN - « Faire barrage à Macron »
 

 
De gauche à droite : Hombeline Du Parc, conseillère régionale RN ; Thibault Gond-Manteaux, délégué départemental RN 67 et Virginie Joron, présidente du groupe RN Grand Est et candidate aux élections européennes. Photo DNA/Franck Buchy
L'affiche du Rassemblement national bas-rhinois se veut « une réaction » à la « propagande anti-Trump » diffusée récemment par l'Eurométropole de Strasbourg pour inciter les citoyens à participer aux élections européennes. Une étoile tricolore cache le visage d'Emmanuel Macron. « Je m'inscris et je vote », le slogan reste le même mais cette fois-ci « pour inciter les gens à résister à Macron, à sa politique ultralibérale et à la doctrine mondialiste qui appartient au passé », prévient Thibault Gond-Manteaux, délégué départemental du RN 67.

Le décor est planté. Le parti de Marine Le Pen veut transformer le scrutin du 26 mai en un référendum anti-Macron et profiter de « l'éveil des peuples » à travers l'Europe. « Le peuple français doit montrer au monde qu'il peut prendre son destin en main », souhaite Thibault Gond-Manteaux.

Concernant la ligne de la campagne, l'élection présidentielle est passée par là. Il n'est pas question de sortie de l'euro, ni de Frexit. « Nous pouvons très bien envisager de changer l'Union européenne de l'intérieur et non plus de la casser », explique le délégué départemental. C'est dans cette perspective que Virginie Joron part en campagne à la 8e place de la liste RN, au côté de sa collègue conseillère régionale Dominique Bilde (4e place).

« Le clivage mondialistes-patriotes a remplacé le clivage droite-gauche », assure la présidente du groupe RN Grand Est qui souhaite « arrêter le rouleau compresseur contre les peuples » en faisant « évoluer les compétences de la commission européenne » et en « redonner du pouvoir législatif au parlement européen ». En démontrant aussi que « si le parlement et la commission paraissent loin, ils impactent directement la vie quotidienne des Français par les directives et les règlements européens », indique Hombeline Du Parc, conseillère régionale.

Les partisans de Marine Le Pen chercheront aussi à « montrer les dissonances entre le discours national des partis adverses et le discours qu'ils tiennent à Bruxelles, sur l'immigration, le libre-échange et le protectionnisme ».

Au-delà d'une campagne anti-Macron, le Rassemblement national s'engage dans un front contre Les Républicains et cette droite qui se « cavernise », selon Thibault Gond-Manteaux. La guerre des droites est ouverte à l'échelle continentale.
Franck BUCHY

 

 
 

 

urschenheim - Hommage aux anciens

Publié dans le panorama le Dimanche 27 janvier 2019 à 06:08:35

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Urschenheim 74 e anniversaire de la libération
urschenheim - Hommage aux anciens
Robert Kohler, maire d'Urschenheim a accueilli hier les autorités civiles et militaires pour la célébration du 74 e anniversaire de la libération du village.
 

 
Les membres de l'amicale du 1er  choc déposent une gerbe en hommage aux anciens.
Parmi les invités, le colonel Sébastien Chenebeau, commandant du 1er RCP de Pamiers et le capitaine Christophe Mariotte, commandant la communauté de brigades de gendarmerie de Colmar-Jebsheim, les autorités civiles, une importante délégation de parachutistes, les délégués, représentants, présidents et anciens des bataillons de choc, les associations patriotiques, anciens légionnaires et chasseurs d'Afrique qui ont payé un lourd tribut pour la libération d'Urschenheim.

Le maire a cité la douzaine de villageois présents, qui ont vécu les événements du 30 janvier 1945. Il a ensuite fait le récit complet de cette bataille qui rendit la liberté à la commune, au travers notamment du récit du lieutenant René De Salins, qui avait commandé l'assaut.

Le maire a terminé son récit par ces mots : « Le village d'Urschenheim exprime aux militaires du 1er régiment des chasseurs d'Afrique, de la légion étrangère, des commandos du 1er régiment des chasseurs parachutistes, de la 5e division blindée et de l'ensemble des unités alliées, sa plus profonde reconnaissance et ses plus vifs remerciements, pour avoir combattu sur le sol communal, et avoir participé à sa libération, le 30 janvier 1945 ».

Le député Eric Straumann a rappelé qu'il n'y avait pas de grand pays ou de grande nation sans armée. Lui-même élu de la nation, a tenu à remercier tous ces jeunes qui s'engagent au service de la France.

À la trompette, La Sonnerie aux Morts, puis L a Marseillaise, ont été interprétées, cette dernière accompagnée par l'assemblée en chantant.

Les gerbes ont été déposées, pour le RCP, l'amicale du 1er RCP, l'amicale du 1er RCA et l'amicale du 1er choc.

Après les salutations aux onze porte-drapeaux, l'assemblée s'est rendue à la salle polyvalente pour les traditionnels échanges de cadeaux, le vin d'honneur puis le repas.

 

 
 

 

JY Schillinger - « Je suis né cuisinier »

Publié dans le panorama le Dimanche 27 janvier 2019 à 06:35:22

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JY Schillinger - « Je suis né cuisinier »
 

 
Le chef Jean-Yves Schillinger dans sa cuisine du JY'S, restaurant 2 étoiles situé quai de la Poissonnerie à Colmar. En 2020, l'actuel établissement sera un « bistro chic », et le nouveau JY'S situé au Champ-de-Mars, un ambitieux étoilé. Photo L'Alsace/Herve Kielwasser
Jean-Yves Schillinger aime à dire qu'il est né cuisinier. Il représente d'ailleurs la quatrième génération de restaurateurs à Colmar. Un héritage plus qu'une vocation, tout du moins au début de sa carrière. Mais dont la flamme s'est rapidement nourrie d'une expérience chez Joël Robuchon, dont il rend hommage sur sa carte avec sa fameuse purée.

Sa première escapade new-yorkaise, puis son retour outre-Atlantique avec deux restaurants primés par le New York Times, lui donneront une vision de la gastronomie contemporaine pluriculturelle.
New York, capitale du monde

Au restaurant, il est facile de reconnaître la sonnerie de téléphone de Jean-Yves Schillinger. Elle reprend l'air de Frank Sinatra « New York New York. » C'est que la « capitale du monde » prend une grande place dans l'histoire personnelle du chef étoilé. C'est son côté cosmopolite qui a fait de sa cuisine ce qu'elle est aujourd'hui : internationale. Europe, Asie et Amérique du sud peuvent se mêler dans un même plat. Et si Jean-Yves Schillinger estime ne pas avoir de « plat signature », à cause d'une carte constamment renouvelée, on le sent imprégné des cuisines du monde... et donc de celle de New York.

Son bar jaune de ligne est présenté en Ikejime, l'art japonais de sublimer le poisson. L'assiette est patiemment dressée, tel un tableau de pétales de fleurs. On retrouve le poisson nourri avec une sauce hollandaise citronnée, accompagné de pâtes au sarrasin, aux salicornes et algues wakamé. L'équilibre est parfait et la présentation extrêmement raffinée.

Le carré de cochon Pata Negra sera lui poêlé dans sa graisse avec une galette de chou vert au dashi, radis daykon et gingembre rose. La technique inspirée de la gastronomie française est enrichie de pays lointains. Est-ce cela la recette du succès ?
S'amuser à table

Colmarien, Jean-Yves Schillinger n'a pas de plat alsacien à son menu. « D'autres font ça très bien », confie-t-il. Pour le chef, ses clients doivent se sentir bien, sans chichi, mais surtout être surpris. « Aujourd'hui les gens veulent s'amuser à table. » C'est ainsi qu'il a eu l'idée de cuire son homard Breton en deux temps dans une cafetière Cona. Présentée sur table, la partie basse contient du bouillon de homard. Partie haute, du homard juste blanchi, de la carotte, du céleri branche et de la citronnelle.

Devant les yeux du gastronome, le homard baigne quelques instants avant de retourner en cuisine. Durant le temps du dressage, le client est invité à déguster des agnolettis de homard aux herbes fraîches dans son bouillon. Enfin, la chair de homard revient agrémentée de pâtes au basilic et son beurre de crustacés.

Un plat spectaculaire dont l'idée aurait déjà été « empruntée » par un trois-étoiles.
Vive la concurrence

Autre vecteur primordial pour atteindre des sommets en matière de gastronomie : la concurrence. « Nous avons la chance d'avoir de belles tables à Colmar. Ça crée une émulation qui est nécessaire à la créativité. » Et si le cadre, zen et cosy, compte également dans le bien-être de la clientèle, l'accueil ne doit pas être en reste. Et l'équipe en salle de Kathia Schillinger excelle en la matière, avec cette certaine retenue qui fait qu'un simple repas gastronomique se transforme en expérience inoubliable.
Dom POIRIER

 

 
 

 

niffer - Passerelle fermée pour sécurité

Publié dans le panorama le Dimanche 27 janvier 2019 à 06:14:23

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niffer - Passerelle fermée pour sécurité
 

 
Les lamelles de bois du pont sont aujourd'hui jugées dangereuses. Elles vont être remplacées. Archives DNA
L'état de la passerelle, qui enjambe le canal du Rhône-au-Rhin à Niffer, construite en 1996, est jugé trop dangereuse. Son plancher d'okoumé est usé et des trous se sont formés. On ignore quand seront remplacés « les éléments du platelage défectueux », indique Serge Graff, responsable de l'exploitation au Centre routier du conseil départemental du Haut-Rhin. C'est lui qui gère la passerelle, qui est propriété de Voies navigables de France.

« Elle est fermée pour des raisons de sécurité et pour une durée indéterminée. » Une consultation est en cours pour envisager une réparation provisoire des lattes en bois vissées à la structure et une réouverture cyclable, avant une rénovation complète avec un remplacement du platelage par une matière plus résistante. « Dans ce cas, la passerelle sera encore condamnée pour un certain temps. »

Ces informations ont été adressées à Jean-Jacques Zwibel, responsable de l'association de cyclistes Osez Vélo de Saint-Louis, qui a constaté la fermeture de l'ouvrage en novembre dernier. Les adeptes du vélo apprécient la balade sur les berges, le long du canal de Niffer - section entre le canal du Rhône-au-Rhin et le Grand canal d'Alsace depuis Mulhouse - ou le long du canal de Huningue en direction de Kembs. La passerelle est « située d'ailleurs sur l'EuroVélo6, qui relie Nantes à Budapest. Il serait opportun que les cyclistes puissent à nouveau l'emprunter dès les beaux jours. Ça commence à rouler en avril. Ce serait dommage de louper une saison ».
Déviation par Kembs

Une déviation a déjà été mise en place à partir de l'écluse principale de Niffer, assure Sébastien Fyon, responsable de l'unité d'ouvrages d'art, à la direction des routes du Département. « Un fléchage incite les usagers à longer encore la berge. » Un petit détour de 1,5 km environ jusqu'à Kembs sur « un chemin de terre praticable, habituellement fréquenté par les pêcheurs », précise Serge Graff. En clair : chemin du Alte-Strasse, rue des Romains, rue du Maréchal-Foch (RD 468) et VV13. La signalétique a aussi été posée dans l'autre sens.
K.D.

 

 
 

 

Kembs Commune

Publié dans le panorama le Dimanche 27 janvier 2019 à 06:16:32

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Kembs Commune
Honneur aux acteurs de la vie associative
La traditionnelle soirée réunissant sportive, sapeurs-pompiers ou donneurs de sang a fait la part belle aux acteurs du monde associatif de Kembs.
 

 
Grand hommage adressé à Francis Schacher.
Instituée depuis 2005 au lendemain de la construction de l'Espace Rhénan, cette soirée des associations orchestrée par Jean-Paul Bandinelli récompense et met en lumière les acteurs de la vie associative locale (près de 50 associations) pour les faits qui se sont déroulés l'année précédente ou pour l'ancienneté au sein des associations.

Cette année, la médaille de la vie associative décernée par le Conseil départemental du Haut-Rhin a été agrafée par Daniel Adrian à Francis Schacher, visage incontournable à Kembs.

Depuis 1974, le récipiendaire s'implique dans le monde du football, quatre ans au sein du FC Loechle puis depuis lors au FC Kembs. Au Judo Club Kembs depuis 1984, il est le responsable de la salle de musculation. Il a été élu vice-président en 2017. On le retrouve également au tennis-club de 1982 à 2005. Il met fin à cette pratique suite à un arrêt pour cause blessure mais reprend le chemin des courts en 2014. Francis Schacher est élu président des Amis du jumelage Kembs/Etaules en 2008, au comité du Pétanque club depuis sa création 2018. Il est également assesseur au comité du Syndicat d'Initiative du Pays de Sierentz.

L'intéressé siège au conseil municipal depuis 1989 et comme adjoint au maire depuis 2001 où il a de nombreuses années encadré le CMJ et depuis l'an passé la course OFNI.

L'assemblée a également salué les 70 ans de présence de Lucien Godel au sein la chorale Sainte-Cécile, dont il fut longtemps président et dirigeant. Il compte plus de 30 ans au conseil municipal de Kembs, dont trois mandats d'adjoint au maire en charge du service technique et du suivi des travaux. Les 30 ans de présence d'André Christophe au sein du Judo club a permis d'inscrire son nom au tableau d'honneur de la vie associative locale.
PBM

 

 
 

 

Niedermorschwihr Cérémonie des voeux

Publié dans le panorama le Dimanche 27 janvier 2019 à 06:17:02

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Niedermorschwihr Cérémonie des voeux
Le maire Daniel Bernard se représentera en 2020
Très belle et nombreuse assistance de Morvilois et Morviloises, vendredi soir 25 janvier, en l'Espace Vogesia, pour la traditionnelle cérémonie des voeux, présidée par le maire Daniel Bernard.
 

 
L'allocution du maire Daniel Bernard avec, à sa gauche, le député Jacques Cattin et le premier adjoint Christophe Hablitz.
Entouré des membres de son conseil municipal, le premier magistrat salua chaleureusement tous ses concitoyens, mais aussi le député Jacques Cattin, le vice-président du conseil départemental Lucien Muller, représentant de Colmar Agglo, les maires, élus communaux, le SIVOM des Trois-Epis, les représentants du 15/2 de Colmar, de la gendarmerie et les Brigades Vertes, les présidents d'associations et du conseil de fabrique - qui, tous, par leur engagement, maintiennent la cohésion sociale et organisent de belles fêtes et manifestations -, les sapeurs-pompiers, le personnel communal, aussi Michel Toussant et Jean-Louis Heitzler, maire et adjoint honoraires...

Au niveau mondial, poursuivit-il, les deux géants, la Chine et les Etats-Unis, risquent de ne plus tirer l'économie mondiale, et l'Europe, avec le Brexit, les replis sur soi et les émergences de théories en « isme », que l'on pensait enterrées, n'a pas les moyens de faire face à tous ces risques...

En France, le divorce de la population et de la politique nationale, aussi le risque terroriste qui, il y a quelques semaines, a lâchement frappé à Strasbourg, place dans une situation très délicate. L'Alsace reste debout, s'adapte, avec ses communes, dont Niedermorschwihr, petite commune rurale, et Daniel Bernard afficha sa détermination, et celle de son conseil, pour que le village reste un endroit agréable à vivre.

Côté projets, plusieurs sont à l'ordre du jour : poursuite de la modernisation du réseau d'éclairage public, ce qui, avec les nouvelles technologies, permettra une consommation moindre, dans le respect de l'environnement ; l'aide aux jeunes parents, en pérennisant l'école et le projet de mise à disposition de locaux pour une maison d'assistance maternelle ; aussi, pour la sécurité de tous, la création d'une zone sécurisée à l'entrée sud du village, permettant aux parents de déposer les enfants à l'école en toute sécurité, et au bus scolaire d'effectuer sa mission dans de bonnes conditions ; enfin la rénovation de la mairie.

Et aux Trois-Epis, l'objectif de modernisation de la station, avec le relais d'investissements est en bonne voie. Le SIVOM, quant à lui, continuera d'assumer les missions qui lui sont confiées.

Pour finir, sous les applaudissements, Daniel Bernard annonça qu'il restera au service de la commune au-delà du terme de mars 2020.

Suivirent les allocutions de Lucien Muller et de Jacques Cattin, avant que Christophe Hablitz, premier adjoint au maire, n'offre à Nadine Bernard, épouse du premier magistrat, les fleurs de la reconnaissance.

 

 
 

 

« Les graines de la paix doivent être semées »

Publié dans le panorama le Dimanche 27 janvier 2019 à 06:08:02

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« Les graines de la paix doivent être semées »
 

 
Le 1er RCP et les autorités militaires et civiles devant le monument aux Morts à l'occasion du 74e anniversaire de la libération de Widensolen.  Photo L'Alsace/Robert Furderer
Le 74e anniversaire de la libération de Widensolen a été célébré hier, samedi 26 janvier. Devant le monument aux Morts, étaient présents le député Eric Straumann, les maires Robert Kohler d'Urschenheim et Jean-Claude Kloepfer de Jebsheim, deux sections du 1er régiment de chasseurs parachutistes (RCP) de Pamiers (Ariège) et leur commandant, le colonel Sébastien Chêneteau.Une délégation du centre de première intervention (CPI) de Widensolen, onze porte-drapeaux ainsi que des personnalités de la société civile, des militaires et des membres des associations patriotiques ont également répondu à l'invitation de la maire de Widensolen, Josiane Bigel.

Après les honneurs au drapeau par le 1er RCP, Josiane Bigel a prononcé un discours rappelant que « la commune faisait partie des derniers villages à libérer avant de pénétrer dans Colmar. Widensolen brûlait, était en sang, mais était libérée ». L'édile a cité une maxime pacifiste de l'Organisation des nations unies (ONU) : « Les graines de la paix doivent être semées dans l'esprit des jeunes ». Pendant le dépôt des gerbes, la sonnerie aux Morts a retenti. Patrick Kautzmann, trompette major de la garnison de Strasbourg, a poursuivi avec La Marseillaise, hymne repris en choeur par toute l'assemblée.

 

 
 

 

 

 

Soutien à la famille Ferizaj

Publié dans le panorama le Dimanche 27 janvier 2019 à 06:07:27

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Soutien à la famille Ferizaj
 

 
Dans notre édition du 18 décembre, nous évoquions la situation de la famille Ferizaj en demande d'asile. Sonita, leur fille, jeune majeur, a obtenu un titre de séjour pour études. Aujourd'hui, il s'agit d'apporter un soutien aux parents pour que ceux-ci puissent rester auprès de leur fille avec laquelle ils sont sur les routes depuis sa naissance.

L'association d'Ici et d'Ailleurs, qui accompagne la famille depuis, a lancé un appel à soutien à travers une pétition. À ce jour, plus de 2000 signatures ont été recueillies.

Fort de ce soutien, l'association a pris contact avec Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental, Patricia Schillinger, sénatrice, Jacques Cattin, député, Yannick Jadot, eurodéputé, Michèle Rivasi, eurodéputée, Karima Delli, eurodéputée, Eva Jolie, eurodéputée, Pascal Durand, eurodéputé.

Ces derniers ont accueilli favorablement la demande et se sont engagés à porter et à défendre le dossier de la famille Ferizaj auprès de la préfecture et du préfet du Haut-Rhin et auprès de ministère de l'Intérieur.

 

 
 

 

Willer-sur-Thur Voeux de la municipalité

Publié dans le panorama le Dimanche 27 janvier 2019 à 06:18:43

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Willer-sur-Thur Voeux de la municipalité
Des travaux sur le réseau d'eau
La salle polyvalente de Willer-sur-Thur était bien garnie vendredi dernier à l'occasion de la cérémonie des voeux de la municipalité présentés par le maire Jean-Luc Martini.
 

 
Le maire Jean-Luc Martini a présenté ses voeux.
Comme chaque année, le sympathique moment de retrouvailles de ce début d'année 2019 a permis au maire de saluer, outre les forces vives de sa commune, le conseiller départemental venu en voisin de Bitschwiller Pascal Ferrari, Francine Gross, vice-présidente de la communauté de communes de Thann-Cernay, ainsi que des maires et représentants des villages amis et des instances partenaires de la commune.
Vitalité du bénévolat

Dans son propos, le premier magistrat willerois est revenu sur quelques événements marquants de l'actualité, le centenaire de l'armistice de la Première guerre mondiale bien fêté au niveau local, les attaques meurtrières des fanatiques islamistes dont l'attentat de Strasbourg, mais aussi, dans un registre plus gai, la deuxième étoile des Bleus au football. Sur le plan local, il a pu saluer la vitalité du bénévolat avec les nombreux chantiers réalisés lors de la journée citoyenne. Il a rappelé aussi les nombreux travaux réalisés à Willer l'an passé, ceux de la réfection de la RN 66 côté aval, la purge des roches du chemin du Loeffelbach, le remplacement des fenêtres de la mairie, les améliorations de la salle polyvalente et le rafraîchissement de la salle du Cercle, les mises aux normes d'accès handicapés de bâtiments communaux ou encore l'aménagement du local archives à la mairie.

Pour 2019, la commune a prévu des travaux de rénovation du réseau d'eau potable avec la CCTC de la rue des Maquisards et du Vieil-Armand, l'étude d'un éventuel aménagement de la déchetterie avec une nouvelle implantation sur l'emprise libérée par l'entreprise Sylva-Technic, des travaux EDF sur la RN 66 et la mise en place de filets de protection contre les chutes de roches au Loeffelbach. Dans un registre plus général, il a aussi évoqué le grand débat citoyen avec la mise en place du cahier de doléances à la mairie, ainsi que le combat mené pour le maintien de la maternité de Thann par le biais de l'association REST.Après avoir laissé la parole à ses invités d'honneur Francine Gross, qui a décliné les actions au quotidien de la communauté de communes au bénéfice des communes, et Pascal Ferrari, qui a rappelé les opérations financées par le Département au bénéfice de la population, Jean-Luc Martini est passé à la partie récompenses de ses concitoyens méritants (lire ci-dessous).
Pierre RUDLER