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Baisse du chômage au quatrième trimestre en Alsace

Publié dans le panorama le Samedi 26 janvier 2019 à 07:16:10

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Baisse du chômage au quatrième trimestre en Alsace
 

 
L'Alsace enregistre, comme le Grand Est, un recul du nombre d'inscrits à Pôle Emploi. Le chômage est en baisse au quatrième trimestre 2018 en Alsace. Le nombre d'inscrits à Pôle emploi en catégorie A a diminué de 0,9 % dans le Bas-Rhin et de 1,3 % dans le Haut-Rhin, soit 500 demandeurs d'emploi de catégorie A en moins dans chacun des deux départements. Parmi les catégories B et C, le recul s'établit à -0,7 % sur un trimestre pour les deux départements. Catégories A, B et C confondues, l'Alsace comptait fin décembre 89 390 demandeurs d'emploi dans le Bas-Rhin et 61 660 dans le Haut-Rhin.

La tendance favorable alsacienne est comparable à celle du Grand Est où le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A, B et C enregistre une baisse de 1,2 % sur un trimestre et de 2,1 % sur un an. (-1,2 % sur un trimestre et -3 % sur un an pour les catégories A uniquement).

 

 
 

 

 

 

salon de l'emploi - Une histoire de confiance

Publié dans le panorama le Samedi 26 janvier 2019 à 06:59:02

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salon de l'emploi - Une histoire de confiance
 

 
Un espace collectif de conseil au salon Formation emploi Alsace, propose aux visiteurs de rencontrer des spécialistes du recrutement autour six thématiques. Photo L'Alsace/Pierrick Lintz
« C'est une aide à la confiance, explique Valérie Sommerlatt, et la confiance est un élément moteur dans la recherche d'un emploi. » La commissaire générale au salon Formation emploi Alsace de Colmar fait référence aux nouveaux ateliers collectifs qui s'ajoutent aux habituels entretiens individuels dans l'espace conseil du salon qui se poursuit ce samedi au Parc des expositions.
Des intervenants spécialisés

Ces derniers restent un « élément très important » où les visiteurs peuvent bénéficier des conseils de spécialistes des ressources humaines, du management, de la gestion d'entreprise, etc. « Nous avons mis en place ces ateliers collectifs car nous avons remarqué lors des précédentes éditions qu'il y avait des demandes récurrentes, concernant parfois des choses éloignées du domaine d'expertise des professionnels présents. On a donc spécialisé les intervenants pour proposer de manière collective des ateliers sur six thématiques », détaille Valérie Sommerlatt. Un espace qui a tout de même été pensé de manière intimiste avec peu de places assises pour laisser place à l'échange. Ces ateliers s'adressent aussi bien aux chômeurs de longue durée, qu'aux jeunes diplômés ou aux personnes souhaitant une reconversion professionnelle.

« L'idée est de leur redonner confiance en proposant un regard neutre de spécialistes du recrutement, qui ne viennent pas en tant que représentants de leur entreprise », précise la commissaire générale. Les visiteurs peuvent ainsi pointer du doigt les choses à améliorer dans leur démarche : CV, lettre de motivation, attitude lors de l'entretien d'embauche, etc.
Le savoir-être plus important que le savoir-faire ?

Pour Valérie Sommerlatt, la clé à maîtriser aujourd'hui dans sa recherche d'emploi concerne le savoir-être. « Pour les grands groupe, c'est devenu la chose fondamentale, presque devant les compétences en elles-mêmes. Les recruteurs vont préférer un candidat qui correspond aux valeurs de l'entreprise et du poste en question, quitte à devoir le former en interne. Dans les TPE [très petites entreprises], c'est un peu moins vrai, car elles ont moins la capacité d'absorber le volume de formation nécessaire. »

Les différents créneaux et leurs thématiques sont détaillés sur le site internet du salon. Pierrick LINTZ
Y ALLER Le salon se poursuit ce samedi26 janvier de 9 h à 18 h, au Parcdes expositions à Colmar. Entrée libre,parking gratuit.

 

 
 

 

recrutements - Comment les entreprises s'adaptent

Publié dans le panorama le Samedi 26 janvier 2019 à 07:10:13

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recrutements - Comment les entreprises s'adaptent
 

 
Après un jobdating qui lui a permis d'embaucher une quinzaine de personnes à Strasbourg, L'Alsacienne de restauration réédite l'opération à Mulhouse le 7 février. Photo L'Alsace / Jean-Marc Loos
Le bonheur des uns fait parfois le malheur des autres. Ainsi donc, la baisse du chômage en 2018 (-2,2 % dans le Haut-Rhin, -3,3 % dans le Bas-Rhin) complique grandement la tâche des chefs d'entreprise alsaciens. Beaucoup sont confrontés à des difficultés de recrutement en raison d'une inadéquation entre leurs besoins et le profil des demandeurs d'emplois.

« C'est très compliqué de trouver des bons vendeurs ou des mécaniciens, carrossiers », confirme Christian Andréani, président du groupe automobile (300 salariés, 180 MEUR de chiffre d'affaires). Lequel recrute via les annonces en ligne sur son site internet, via le moteur de recherche d'emploi ou Pôle Emploi. « C'est toujours compliqué, notamment sur des fonctions techniques. Dans notre secteur, en mécanique par exemple, on assiste à une inflation des rémunérations qui n'est pas neutre et se paiera le jour où le cycle porteur va se retourner », analyse Christian Andréani qui privilégie aussi les formations internes et le recours à l'alternance.

« Parce qu'on est conscient de la difficulté à recruter, on soigne l'image de l'entreprise, on instaure un tutorat... Et par l'intéressement aux résultats et une culture très proche des salariés, on a un faible turn over. Ce n'est pas le tout de recruter, il faut garder les salariés », conclut l'entrepreneur mulhousien. Un peu partout, les « académies » se multiplient afin de former directement les nouveaux salariés. Clemessy mais aussi Würth et même des PME s'y mettent, à l'instar de l'entreprise d'électricité Sovec (260 employés) à Hindisheim ou le laboratoire dentaire CrownCeram (70 salariés) à Aspach-Michelbach. « Nous avons un gros problème de recrutement de prothésistes dentaires, notamment sachant travailler la 3D. D'où notre projet de mettre en place un centre de formation avec nos façons de faire, l'idée étant tout de même d'obtenir la reconnaissance de l'État pour pouvoir délivrer des diplômes », explique Sarah Rohmer, chargée des ressources humaines.
Éviter une inflationdes salaires

Les difficultés de recrutement sont telles que des PME font parfois appel à des chasseurs de têtes pour trouver un technicien ou un commercial. « Ça me coûte 30 % du salaire annuel de la personne recrutée mais c'est un gain de temps et l'assurance que le candidat retenu a le bon profil », raconte le patron d'une entreprise de 30 salariés du Sundgau.

Le risque de ces difficultés pour les entreprises à recruter est de provoquer une inflation des salaires des nouvelles recrues. « Nous n'achetons pas les candidats. Certains concurrents n'hésitent pas mais par cohérence en interne, on s'y refuse car cela se fera au détriment de la paix sociale », note Tselia Bordjel. La responsable des ressources humaines de Sovec, qui se souvient avoir reçu, l'an passé, un responsable d'affaires disposant de cinq propositions d'embauche simultanées, préfère miser sur le bien-être au travail et l'attractivité profitant à l'ensemble du personnel, que ce soit les avantages du comité d'établissement, les mutuelles...
Faire circulerles CV des conjoints

La participation aux salons de l'emploi et aux forums des métiers, à l'université comme dans les lycées, est aussi devenue monnaie courante pour les entreprises ayant des besoins en recrutement et qui avaient délaissé ces actions.

Avec une vingtaine de postes non-pourvus, partout dans la région, à l'automne dernier, L'Alsacienne de restauration (800 salariés pour un CA de 53 MEUR) a organisé un jobdating en novembre dernier. « À notre grande surprise, nous avons accueilli plus de 50 personnes et, au final, avons embauché une quinzaine de commis, cuisiniers et chefs de cuisine », raconte Éric Wolff. Et le directeur général du numéro 1 de la restauration collective d'espérer le même succès pour le jobdating organisé le 7 février prochain, de 15 h à 18 h, à la Cité administrative de l'Auriam (bâtiment E, 12 rue Coehorn) à Mulhouse. « Cela a fonctionné au-delà de nos espérances. La restauration est quand même un des métiers les plus recherchés en même temps que celui où il y a le moins d'offres. C'est lié à la problématique frontalière et à des écoles d'hôtellerie où les jeunes vont plus vers l'encadrement, les services ou le marketing. Sans oublier une restauration collective qui n'a pas une image attractive », conclut Éric Wolff.

Préoccupée par ces difficultés à recruter, l'Agence de développement d'Alsace (Adira) joue un rôle moteur pour fédérer les entreprises et promouvoir les bonnes idées. Ce travail en réseau porte notamment sur l'avenir professionnel des conjoints des personnes arrivant en Alsace. « L'Adira fait tourner les CV des conjoints dans les entreprises et souvent, permet de débloquer une situation qui pourrait ne pas aboutir pour cette raison », indique un responsable recrutement. Des visites, souvent en famille, sont aussi organisées par les entreprises qui recrutent hors d'Alsace afin de mettre les postulants dans les meilleures conditions. À eux, ensuite, de se décider en toute connaissance de cause.
Un dossier de Laurent BODIN PLUS WEB Nos vidéos sur le site www.lalsace.fr

 

 
 

 

Le Réseau APA s'intéresse à l'Asame

Publié dans le panorama le Samedi 26 janvier 2019 à 07:07:17

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Le Réseau APA s'intéresse à l'Asame
 

 
Le siège de l'Asame, rue des Castors à Mulhouse. L'association emploie quelque 350 salariés. Photo L'Alsace/Darek Szuster
La situation évolue rapidement au sein de l'Asame (Association de soins et d'aides Mulhouse et environs), en ce début d'année 2019. L'ambiance interne est à l'inquiétude et de nombreux salariés craignent pour leur avenir, tandis que les contacts s'intensifient entre les dirigeants de l'association et ceux du Réseau APA.
Échanges houleuxau conseil d'administration

Un bref rappel du contexte s'impose. Voici deux mois, Paul Mumbach (lire encadré ci-dessous), jusqu'alors président de l'Asame - et par ailleurs maire de Dannemarie -, a été mis en examen pour prise illégale d'intérêts et placé sous contrôle judiciaire par le juge d'instruction mulhousien Stéphane Galland (L'Alsace du 23 novembre 2018).

La fille de Paul Mumbach, Cathy Hanser, a pour sa part été mise en examen pour recel de prise illégale d'intérêt. Depuis lors, c'est Michel Debié, ancien trésorier de l'association, qui assume les fonctions de président - non sans mal. Alerté courant décembre par Emmanuel Christ, commissaire au compte de l'Asame, Michel Debié a suscité une réunion du conseil d'administration, mi-janvier dernier. Principal point à l'ordre du jour : la situation financière délicate de l'association. Les échanges se sont avérés houleux.

Depuis lors, Chantal Andres, directrice générale de l'Asame, et Isabelle Bapst, directrice aux affaires financières, récemment arrivées en poste, sont toutes deux en congés maladie. Plusieurs signalements ont en outre été adressés à l'inspection du travail, en raison de faits de harcèlement, reprochés à un administrateur, resté proche de Paul Mumbach. Selon nos informations, enfin, Michel Debié s'apprête à saisir le parquet de Mulhouse, pour solliciter la nomination d'un administrateur provisoire. Martine Forest, adhérente de longue date et ex-administratrice de l'Asame, a déjà fait une démarche en ce sens, le 10 janvier.
Le groupe Saint-Sauveur observe « à distance »

C'est dans cette situation tendue, que deux rencontres ont eu lieu depuis mi-janvier, entre les dirigeants de l'association et ceux du Réseau APA - lequel fédère diverses associations haut-rhinoises actives dans le domaine de l'économie sociale et solidaire -, autour d'un possible rapprochement des deux structures. L'adhésion de l'Asame pourrait très bien se faire sans disparition de sa marque, ni perte d'identité, plaide-t-on en substance du côté du Réseau APA : ce ne serait ni une absorption, ni une fusion (lire encadré gris ci-contre).

N'empêche, les tailles très différentes des deux entités - 2 650 salariés environ pour le Réseau APA, autour de 350 pour l'Asame - suscitent quelques craintes du côté de l'Asame... « Le personnel se pose beaucoup de questions, il a peur pour l'avenir, assure Martine Forest. Beaucoup n'ont pas envie d'aller travailler à l'APA, en raison de sa taille et de conditions de travail très différentes. À l'Asame, chacun a encore la chance d'avoir sa propre clientèle. À l'APA, ce ne serait sans doute pas le cas. »

Pour ne rien simplifier, la rumeur de l'intérêt prononcé du groupe médico-social Saint-Sauveur (600 salariés environ) à l'égard de l'Asame revient avec de façon insistante. Commentaire, à ce propos, de son directeur général Jean-Claude Larduinat : « Nous sommes certes au courant des contacts entre l'Asame et le Réseau APA, mais nous regardons cela avec une certaine distance. Si - et seulement si - on vient nous chercher demain et nous demander un coup de main, on regardera les choses avec intérêt, afin que les personnes âgées et les salariés de l'Asame ne soient pas les dondons de la farce. Mais nous n'irons pas au choc frontal. »

Joint par nos soins vendredi matin, Michel Debié, enfin, se refuse pour l'heure à tout commentaire, autre que ces quelques mots : « Ni la présidence, ni la direction de l'Asame ne communiqueront pour l'instant, ceci pour protéger salariés et encadrants, ainsi que la suite des opérations. » « Opérations » il y a donc bien.
Textes : Emmanuel DELAHAYE

 

 
 

 

Paul Mumbach : « L'Asame,pour moi, c'est fini »

Publié dans le panorama le Samedi 26 janvier 2019 à 07:08:13

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Paul Mumbach : « L'Asame,pour moi, c'est fini »
 

 
Des contacts entre l'Asame et le Réseau APA ? « Oui, je pense effectivement qu'il y en a, confie Paul Mumbach à l'autre bout du fil, mais vous savez, je n'ai plus aucune information sur l'activité de l'association depuis mon placement sous contrôle judiciaire - c'est d'ailleurs bien ça qui déstabilise la structure... Mais je le répète, depuis ma mise en examen, je n'ai plus aucune activité sociale ou professionnelle là-bas - sinon, la situation serait tout autre... »

Si Paul Mumbach insiste sur ce point, c'est que plusieurs salariés de l'Asame assurent l'avoir aperçu, longuement affairé derrière les ordinateurs de l'association, début janvier, soit bien après la date de sa mise en examen. « C'est totalement faux !, s'insurge l'intéressé. Je ne m'interdis pas de me rendre au restaurant self de l'association, pour y saluer certains salariés et leur souhaiter la bonne année, mais c'est tout... Je me suis fait à l'idée, de toute façon : l'Asame, pour moi, c'est 25 ans de travail bénévole, mais aujourd'hui, c'est fini, même si j'en suis désolé. »

 

 
 

 

 Wittelsheim Stocamine La CLCV indignée par la décision de confiner les déchets

Publié dans le panorama le Samedi 26 janvier 2019 à 06:49:03

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Wittelsheim Stocamine
La CLCV indignée par la décision de confiner les déchets
 

 
La CLCV communique. « En CSS (Commission de suivi de site) Stocamine, le 21 janvier, nous apprenions que l'étude, indépendante des MDPA, ordonnée par le ministre N. Hulot conclut à la faisabilité du déstockage total des déchets en huit ans avec la mise en place de mesures de sécurité maximum et l'embauche de 200 salariés. Le ministre a diligenté cette expertise hors bloc 15 malgré les nombreuses demandes de la population, des associations et des élus. Par contre la demande complémentaire des coûts est basée sur des sources MDPA, ce qui donne les chiffrages surévalués que nous connaissons déjà. Ce qui a probablement motivé la décision du ministre De Rugy de laisser 42 000 tonnes de déchets industriels très toxiques au fond de la mine à Wittelsheim et d'autoriser la mise en place de barrières de béton qui ne feront que retarder la pollution de l'air, du sol et de la nappe phréatique du Rhin (aux dires d'experts), la nappe la plus grande d'Europe. Le confinement des 42 000 tonnes nécessiterait d'injecter dans la mine 150 000 m³ de béton, ce que nous estimons aussi très dangereux et aura aussi un coût. Différer de quelques années le bouchage des puits et la surveillance seront à rajouter aux coûts du confinement.

Après dix ans de combat plaidant pour le déstockage total voici la pire des décisions qui est prise au mépris du principe de précaution pourtant inscrit dans notre constitution. Nous rappelons que notre recours au tribunal administratif reste en cours. Nous contestons fortement cette décision unilatérale du ministre De Rugy. »

 

 
 

 

Wittelsheim 250 personnes à la réunion du collectif Destocamine

Publié dans le panorama le Samedi 26 janvier 2019 à 06:49:38

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Wittelsheim
250 personnes à la réunion du collectif Destocamine
 

 
La réunion publique organisée par Destocamine a débouché sur un certain nombre de propositions d'action.
Le collectif Destocamine organisait une réunion jeudi soir à Wittelsheim, après l'annonce par François de Rugy, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, de laisser enfouies les 42 000 tonnes de déchets de Stocamine.

Environ 250 personnes, dont plusieurs élus locaux et une vingtaine de gilets jaunes, ont participé à cette réunion publique. Le porte-parole du collectif, Yann Flory, y a réaffirmé que « personne ne veut d'une commune, d'un département, d'une région poubelle ». Mais les débats ont également porté sur d'autres revendications, avec la présence des gilets jaunes, mais aussi avec celle de personnes plaidant par exemple la cause de l'hôpital de Thann, l'interdiction du glyphosate, etc.

Les élus présents, notamment les députés Raphaël Schellenberger et Bruno Fuchs, auteurs (avec Vincent Thiébaut) du rapport d'information parlementaire validé à l'unanimité des commissions de l'Assemblée, ont souligné que le déstockage était « techniquement faisable ».

Sandra Regol, porte-parole nationale d'Europe-Ecologie-Les Verts, avait fait le déplacement jusqu'à Wittelsheim. « Dans le grand débat national on n'a pas le droit de poser les questions qu'on veut. Il faut demander pourquoi des déchets toxiques sont produits », a-t-elle lancé.

 

 
 

 

Adrien Taquet nommé secrétaire d'État à la Protection de l'enfance

Publié dans le panorama le Samedi 26 janvier 2019 à 06:46:00

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Adrien Taquet nommé secrétaire d'État à la Protection de l'enfance
 

 
Âgé de 42 ans, Adrien Taquet était jusqu'à sa nomination député LREM des Hauts-de-Seine. Photo Stéphane DE SAKUTIN/AFP
Un 36e membre pour le gouvernement Philippe, loin de la promesse d'une équipe resserrée à 15 membres, qui fait que la parité n'est plus respectée (18 hommes-17 femmes hors le Premier ministre). Vendredi, le député de La République en marche, Adrien Taquet, a été nommé secrétaire d'État à la Protection de l'enfance, auprès de la ministre de la Santé et des solidarités, Agnès Buzyn.
Un marcheurde la première heure

Âgé de 42 ans, pilier de la fondation du mouvement En Marche !, Adrien Taquet, élu député des Hauts-de-Seine en juin 2017, devra mettre en oeuvre la « stratégie nationale pour la protection de l'enfance et de l'adolescence » qui doit être présentée ce lundi après des mois de report.

La petite histoire retiendra que c'est dans sa cuisine qu'en décembre 2015 fut trouvé le nom « En Marche ! », inscrit sur un post-it, en présence notamment de l'actuel patron du parti Stanislas Guerini ou du porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

Diplômé de Sciences-Po Paris, avant d'échouer à l'ENA, Adrien Taquet intègre les réseaux strauss-kahniens en 2002 aux côtés de Matthias Fekl, devenu plus tard ministre de François Hollande.

Auprès de Dominique Strauss-Kahn, celui qui dit avoir « une fibre pour s'occuper des plus vulnérables » en tire la conviction qu'il faut « s'attaquer aux inégalités de destin ». Une philosophie qui constituera l'un des axes de campagne d'Emmanuel Macron 15 ans plus tard.

Le président de la Fondation Jean-Jaurès et proche de DSK Gilles Finchelstein lui permet de rentrer chez Havas (ex Euro RSCG) en 2004 et Adrien Taquet bâtit ensuite sa carrière dans le secteur de la communication, en co-fondant en 2013 sa propre agence « Jésus et Gabriel ».

Ami du conseiller spécial d'Emmanuel Macron Ismaël Emelien, lui-même salarié d'Havas et actif au sein de la Fondation Jean-Jaurès, Adrien Taquet participe ensuite à partir de l'automne 2015 au sein d'une équipe très resserrée à la structuration d'En Marche !. Durant la campagne présidentielle, il est intervenu sur plusieurs aspects de la communication (identité visuelle, recrutement, scénographie des meetings, films).
« Bosser sur les angles morts de la République »

Élu député des Hauts-de-Seine en juin 2017, son premier mandat, il s'engage « à bosser sur les angles morts de la République », notamment les sujets de handicap, autisme ou encore la condition des détenus.

Sa nomination comme secrétaire d'État, et non haut-commissaire comme le gouvernement l'envisageait, apporte à Adrien Taquet le poids politique indispensable pour engager la concertation avec les Départements, qui sont maîtres d'oeuvre de la politique de l'enfance sur le terrain. L'État et les conseils départementaux se renvoient souvent la balle sur le sujet.

Ce grand fan de football saura-t-il se saisir de cette balle pour prendre le jeu à son compte et monter à l'offensive ? Les associations de protection de l'enfance n'en attendent pas moins de lui.

 

 
 

 

 

 

grand debat - Mulhouse embraye tardivement

Publié dans le panorama le Samedi 26 janvier 2019 à 06:38:15

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grand debat - Mulhouse embraye tardivement
 

 
À Mulhouse, ces dernières semaines, les lycéens ont été plus visibles que les gilets jaunes (lire notre édition du 8 décembre 2018). C'est probablement ce qui explique que la Ville vient seulement, ce vendredi, de tracer les contours du grand débat national à Mulhouse et d'annoncer la mise en place de cahiers de doléances. Mais le maire, Michèle Lutz, l'assure, les choses n'ont pas été faites dans la précipitation. « Nous aurions pu démarrer plus tôt », concède-t-elle néanmoins, avant d'indiquer : « Nous avons préféré prendre un peu de temps et attendre les clarifications du gouvernement. »

Concrètement, la Ville organisera quatre débats - dont les dates restent à préciser -, chacun autour d'une des quatre thématiques du grand débat national : transition écologique, fiscalité et dépenses publiques, démocratie et citoyenneté, organisation de l'État et des services publics. Ce que l'on sait pour le moment, c'est que ces débats « ne seront pas animés par des élus, mais par des opérateurs extérieurs pour en garantir l'indépendance ».

Et puis, depuis le milieu de semaine, des « cahiers de propositions », selon la formule de Michèle Lutz, ont été mis en place dans 16 lieux de la ville - ils y resteront jusqu'au 15 mars : l'entrée A de la mairie, l'Agence de participation citoyenne, le Carré des associations, la Clé des aînés, les bibliothèques Grand-rue, Salvator, Dornach, la médiathèque de la Filature, les centres socioculturels Pax, Papin, Wagner, Drouot-le-Boat, Porte du Miroir, Lavoisier-Brustlein, Afsco et Bel-Air.

Enfin, un espace d'information en lien avec la plateforme du grand débat national du gouvernement a été mis en place sur la plateforme Mulhouse c'est vous : https://mulhousecestvous.fr

 

 
 

 

cahier de doleances - Un cri de justice à tous les niveaux

Publié dans le panorama le Samedi 26 janvier 2019 à 06:40:19

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cahier de doleances - Un cri de justice à tous les niveaux
 

 
Numériques ou physiques, les cahiers de doléances - et de propositions - ont refait leur apparition dans les mairies, comme ici à Zillisheim, à la suite du mouvement des gilets jaunes. Photo L'Alsace/Darek Szuster
Les cahiers de doléances. Immanquablement, l'expression, revenue dans les débats aujourd'hui, renvoie à la Révolution française. À cette époque-là - pour le dire un peu vite -, c'est le bonnet phrygien rouge qui était à la mode sur les têtes du peuple indigné. Plus de deux siècles plus tard, c'est le gilet jaune qui est devenu le symbole du peuple en colère. Un gilet jaune qui serait aussi - cela a été beaucoup dit et écrit - le symbole d'une fracture territoriale, avec d'un côté, les territoires urbains (connectés et bien pourvus en services publics) et de l'autre, les territoires ruraux abandonnés.
Sept communesau profil spécifique

À l'échelle de M2A, ce sentiment d'injustice entre communes urbaines, périurbaines et rurales est-il tangible ? Pour le savoir, nous nous sommes rendus dans sept communes de l'agglo. D'une part, pour voir si des cahiers de doléances y ont été mis en place, d'autre part, pour voir quelles doléances y sont exprimées.

Ces sept communes, quelles sont-elles ? Mulhouse, l'urbaine, qui vient tout juste de se "mettre à la page" (lire ci-dessous). Rixheim, qui a fait le choix d'une démarche originale à l'échelle de l'agglo pour recueillir les doléances (lire ci-dessous) et Riedisheim, commune périurbaine considérée comme bourgeoise. Autre commune retenue, celle de Wittenheim, qui a la particularité d'être une ancienne commune minière où le vote en faveur de l'extrême droite - souvent interprété comme un vote de colère - est aujourd'hui particulièrement marqué (lors du deuxième tour de l'élection présidentielle en 2017, Marine Le Pen est arrivée en tête des suffrages avec 51,39 % des voix, devant Emmanuel Macron, 48,61 %). Enfin, nous sommes allés à Zillisheim (côté Sundgau) et Chalampé et Hombourg (côté Rhin). Dans ces communes rurales, où des cahiers de doléances sont en place depuis quelques jours seulement, les citoyens sont très peu nombreux à s'exprimer : deux à Zillisheim et zéro à Chalampé et Hombourg. Au secrétariat de mairie de Hombourg, on indique cependant : « À ma connaissance, plusieurs citoyens ont déposé des doléances en ligne sur la plateforme numérique du grand débat national. »
Courtes ou longues, elles exprimentun cri du coeur

Première observation : les doléances sont parfois très courtes (résumées par deux tirets), parfois très longues (jusqu'à trois pages), comme celle laissée par un « fonctionnaire de police de 37 ans » à Riedisheim.

Deuxième observation : elles sont partout l'expression d'un cri du coeur qui se mesure notamment au nombre de points d'exclamation ponctuant plusieurs doléances, ainsi qu'aux mots soulignés et/ou écrits en lettres capitales.

Enfin, dernière observation, contrairement au « grand débat national » - organisé jusqu'au 15 mars - articulé autour de quatre thématiques fixées par le président de la République (transition écologique, fiscalité et dépenses publiques, démocratie et citoyenneté, organisation de l'État et des services publics), les contributions des citoyens dans les cahiers de doléances sont totalement libres.

Principal enseignement, il y a une homogénéité entre les doléances formulées dans les différentes communes ; doléances s'articulant autour de quatre thématiques récurrentes, qui ne sont pas forcément celles retenues dans le cadre du grand débat national.
Justice sociale et fiscale, réforme institutionnelle, environnement, immigration...

? Sans surprise, c'est un cri de justice sociale et fiscale qui est largement exprimé par les citoyens. « Je tenais à prendre part à la démarche citoyenne [...] surtout pour exprimer mon sentiment de grande injustice qui règne sur la démocratie française », commence ainsi un citoyen à Wittenheim dans son adresse au gouvernement.

À côté des classiques « rétablissement de l'ISF (impôt de solidarité sur la fortune) » et « suppression de la CSG (contribution sociale généralisée) pour les retraités », plusieurs citoyens demandent, pêle-mêle, « l'augmentation de la TVA sur les produits de luxe » et la « suppression de la TVA sur les produits de première nécessité », la « taxation des bénéfices du Cac 40 et des transactions boursières », la « diminution des indemnités et la suppression des privilèges des élus », etc.

? Autre sujet sur lequel le président de la République est attendu au tournant : celui de la réforme des institutions. Celle-ci devait être lancée l'année dernière. Mais elle a été reportée après les remous de l'affaire Benalla. Si quelques citoyens demandent l'instauration d'une VIe République (avec à sa tête un « président honorifique », précise un habitant de Riedisheim), quasi tous s'expriment en faveur de l'instauration du RIC (référendum d'initiative citoyenne), qui est une des revendications phares des gilets jaunes.

Nombreux sont aussi ceux à demander la « suppression du Sénat », la « diminution du nombre de députés », le « non-cumul des mandats dans le temps », « l'instauration de la proportionnelle dans les scrutins », la « reconnaissance du vote blanc », etc.

? L'écologie est l'un des autres sujets qui reviennent le plus souvent dans les cahiers de doléances. En la matière, plusieurs citoyens demandent « l'interdiction du glyphosate et de tous les pesticides ». D'autres plaident en faveur de l'instauration « d'une consigne sur les bouteilles en verre et plastique » et « d'aides renforcées pour les agriculteurs qui se lancent dans les cultures bio ». Et puis, un habitant de Rixheim s'émeut de la récente décision de l'État dans le dossier Stocamine (notre édition du 22 janvier). « Je ne comprends pas comment un ministre de l'Écologie peut décider de laisser des milliers de tonnes de déchets toxiques dans le sous-sol avec le risque de pollution d'une des plus grandes nappes phréatiques de France », écrit-il.

? Quatrième thématique fréquemment relevée, celle de l'immigration. Et là, les doléances sont très contradictoires. Si certains citoyens à Wittenheim, Riedisheim et Rixheim appellent à « la suppression du droit du sol » et à « freiner l'immigration », d'autres demandent au contraire une « meilleure intégration des migrants » et à ce que « les demandeurs d'asile soient bien traités. Nous leur devons le logement, la sécurité, l'alimentation ainsi que l'éducation pour les mineurs. »

À l'heure où nous consultions le cahier de doléances de Wittenheim, la dernière contribution qui y figurait apparassait comme un à-propos d'une simplicité évidente, et pourtant. Un habitant terminait sa lettre au président de la République par ces mots : « Pour conclure, mettons au goût du jour notre belle devise "Liberté, Égalité, Fraternité". »
Textes : Cécile FELLMANN PLUS WEB Retrouvez sur notre site www.lalsace.fr la vidéo du maire de Zillisheim qui s'exprime sur la mise en place des cahiers de doléances.

 

 
 

 

Obernai-Molsheim-Schirmeck Démocratie Peu de débats en préparation

Publié dans le panorama le Samedi 26 janvier 2019 à 06:41:16

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Obernai-Molsheim-Schirmeck Démocratie
Peu de débats en préparation
Plus des deux tiers des maires que nous avons contactés n'envisagent pas d'organiser de réunion dans le cadre du grand débat national. Ils s'expliquent sur leurs prises de position.
 

 
Un premier débat s'est tenu à Still mercredi soir.
Voilà bientôt deux semaines que le grand débat national a été lancé par le gouvernement. Désignés par le Président comme les « interlocuteurs naturels des citoyens », les maires se retrouvent propulsés en première ligne.

Dans le bassin de vie Bruche-Piémont-Mossig, ils se montrent partagés quant au rôle qu'ils ont à jouer dans cette consultation.
Les communesoù il y aura un débat

Pour l'heure, moins d'un maire interrogé sur trois (8 sur 26) a décidé de jouer le rôle de relais souhaité par l'Élysée, en prenant en charge l'organisation de débats.

C'est le cas dans la vallée de la Bruche, à Still, Russ, Wisches, Saâles et Rothau, ainsi qu'à Obernai, Molsheim et Dorlisheim, selon le recensement non exhaustif que nous avons effectué. « Les assemblées générales de la population sont une habitude dans mon village, explique Alain Ferry, maire de Wisches. Le Président nous demande de le faire, ça fait aussi partie de notre travail. Si personne ne prend les choses en main, il ne peut pas y avoir de débat. »

De manière générale, il s'agira de simples réunions visant à collecter et synthétiser les suggestions citoyennes concernant les quatre thèmes arrêtés par le gouvernement. Dorlisheim va plus loin, avec une réunion supplémentaire entre conseillers municipaux pour recueillir leurs doléances. Et à Saâles, le maire revendique une organisation plus aboutie et originale (lire ci-dessous).
Les communesdans l'attented'une initiative citoyenne

Plus de deux maires sur trois sont de l'avis des principales associations d'élus, comme l'Association des maires de France (AMF) : ils n'ont pas pris, d'eux-mêmes, l'initiative de mettre en place une réunion. Pour autant, si une demande en ce sens émerge parmi les habitants, ils se disent ouverts à faciliter la tenue de débats.

À Goxwiller, Rosenwiller, Krautergersheim et Rosheim, les citoyens n'ont, pour l'instant, pas exprimé ce besoin, notent les élus, qui n'ont donc rien planifié.

Mais rien n'est figé, la consultation citoyenne s'étalant jusqu'à mi-mars. En ce sens, certains élus sont encore indécis, mais acceptent l'éventualité d'animer un débat, comme à Dambach-la-ville. « J'attends de voir comment ça se passe dans les autres communes, indique Laurent Bertrand, maire de Schirmeck. Autant faire les choses de manière réfléchie, voir ce qui peut être amélioré, ce qu'il faut éviter. Un débat doit se programmer, comme pour toutes les choses à faire dans une commune, il n'y a pas d'urgence absolue. »

Une vision que partage le maire d'Innenheim, Alphonse Koenig, qui « veut d'abord savoir où il met les pieds » ; ou encore le maire d'Epfig, Jean-Claude Mandry, qui se dit ouvert à l'organisation d'un débat, si cela « vient d'en haut », ou s'il est sollicité par des citoyens.
« Les maires ne sont pas habilités à répondre pour le compte du Président »

D'autres maires, en revanche, tendent vers une position plus tranchée. Reprenant les termes de François Baroin, président de l'AMF, ils se disent « facilitateurs mais pas organisateurs des débats » : s'ils sont sollicités, ils mettront à disposition une salle communale, mais ne souhaitent en aucun cas animer eux-mêmes une réunion.

« Les maires répondent aux problématiques locales, ils ne sont pas habilités à répondre pour le compte du Président », estime le maire de Bischoffsheim, Claude Lutz. Dans le même registre, le premier magistrat de Duttlenheim, Jean-Luc Ruch, exprime la crainte que la question très locale du GCO ne confisque un éventuel débat.

Même discours à Andlau, Marlenheim et Griesheim-près-Molsheim.

« J'ai regretté la distance mise par l'exécutif par rapport aux maires, exprime Gérard Adolph, maire d'Altorf. Ce n'est ni parce que le Président a maintenant pris conscience que la commune est un échelon important dans notre République, ni parce que les députés n'arrivent pas à faire remonter les inquiétudes et préoccupations des citoyens, qu'il incombe aux maires d'animer les débats. »

« Il faut laisser cela à l'initiative citoyenne », conclut Gilbert Scholly, maire de Barr.
Léonie DELOY Également contactés, les maires de Saint-Nabor et Avolsheim ont précisé que l'organisation d'un débat nécessiterait une organisation trop lourde pour une petite commune. Le maire d'Ottrott a fait part de l'impossibilité d'accueillir un débat en raison des travaux à la salle des fêtes.

Également contactés, les maires de Saint-Nabor et Avolsheim ont précisé que l'organisation d'un débat nécessiterait une organisation trop lourde pour une petite commune. Le maire d'Ottrott a fait part de l'impossibilité d'accueillir un débat en raison des travaux à la salle des fêtes.

 
 

 

le zapping colmar

Publié dans le panorama le Samedi 26 janvier 2019 à 06:33:15

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le zapping
A vot'bon coeur !
 

 
Le patch des Diables verts.
Lors de l'inauguration du nouveau véhicule de l'Ordre de Malte aménagé pour les maraudes à Colmar, samedi dernier, le député Éric Straumann s'est engagé à accompagner les bénévoles un soir, de 19 h 45 à minuit. Avec la responsable Nadia Hoog, ils ont convenu d'un rendez-vous samedi 2 février, jour de la commémoration de la Libération de Colmar.

Le premier adjoint Yves Hemedinger, également présent, a souhaité lui aussi faire bonne grâce en s'inscrivant quelques semaines plus tard. Il a choisi la maraude du... 14 février, le soir de la Saint-Valentin. Quand on a du coeur...
? Diable vert

Terminé l'écusson de la compagnie, voire de la section, scotché sur la manche du soldat colmarien.

Depuis la fin 2018, tous les militaires du 15-2 arborent le même patch qui représente un Diable avec sa fourche. Il n'est pas rouge mais vert. Le rouge étant trop voyant... L'essentiel est dans la devise du régiment, brodée sur le patch : « Ne pas subir ».
? Hyperactive

Au départ elle était plutôt discrète. Mais visiblement, depuis qu'elle a accédé à la présidence du conseil départemental Brigitte Klinkert ne rechigne pas à la tache. Elle multiplie ses interventions et alimente la chronique avec une grande régularité. Il ne se passe plus une semaine sans qu'elle ne monte au créneau dans différents domaines de sa compétence.

À tel point que les manifestations auxquelles est conviée la presse se succèdent, elles aussi, sur un rythme soutenu, à l'hôtel du département ou ailleurs. Attention quand même au burn-out.

 

 
 

 

Rapportages - colmar

Publié dans le panorama le Samedi 26 janvier 2019 à 06:31:28

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Rapportages - colmar

 

 
Le patch des Diables verts. Photo DNA/Laurent Habersetzer
Diable vert
Terminé l'écusson de la compagnie voire de la section scotché sur la manche du soldat colmarien. Depuis la fin 2018, tous les militaires du 15-2 arborent le même patch qui représente un Diable avec sa fourche. Il n'est pas rouge mais vert. Le rouge étant trop voyant... L'essentiel est dans la devise du régiment, brodée sur le patch : « Ne pas subir ».
À vot'bon coeur

Lors de l'inauguration du nouveau véhicule de l'Ordre de Malte aménagé pour les maraudes à Colmar, samedi dernier (L'Alsace du 24 janvier), le député Éric Straumann s'est engagé à accompagner les bénévoles un soir, de 19 h 45 à minuit. Avec la responsable Nadia Hoog, ils ont convenu d'un rendez-vous samedi 2 février, jour de la commémoration de la Libération de Colmar.

Le premier adjoint Yves Hemedinger, également présent, a souhaité lui aussi faire bonne grâce en s'inscrivant quelques semaines plus tard. Il a choisi la maraude du... 14 février, le soir de la Saint-Valentin. Quand on a du coeur...
Hyperactive

Au départ elle était plutôt discrète. Mais visiblement, depuis qu'elle a accédé à la présidence du conseil départemental, Brigitte Klinkert ne rechigne pas à la tâche. Elle multiplie ses interventions et alimente la chronique avec une grande régularité. Il ne se passe plus une semaine sans qu'elle ne monte au créneau dans différents domaines de sa compétence. À tel point que les manifestations auxquelles est conviée la presse se succèdent, elles aussi, sur un rythme soutenu, à l'hôtel du département ou ailleurs. Attention quand même au burn-out.
Carton rouge

La revue 40 millions d'automobilistes a publié il y a une dizaine de jours le résultat d'une étude, un an après la dépénalisation du stationnement qui permettait aux communes de fixer elles-mêmes le montant des contraventions ou amendes forfaits-post-stationnement. Le 1er janvier 2018, 56 municipalités s'étaient engagées à ne pas augmenter l'amende de stationnement. 19 de ces communes n'ont pas respecté cet engagement, indique 40 millions d'automobilistes, qui cite Colmar où le FPS est passé de 17,50 EUR à 25 EUR. Quatre communes (sur les 56) font mieux - ou moins bien - avec des montants allant jusqu'à 35 EUR.

 

 
 

 

tatsch et ratch guebwiller - Le coup de pied à l'aîné

Publié dans le panorama le Samedi 26 janvier 2019 à 06:29:06

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tatsch et ratch guebwiller - Le coup de pied à l'aîné
 

 
Raphaël Schellenberger à Michel Sordi (sur un air connu) : « Non, rien de rien. Non, je ne te dois rien ! » Archives DNA/Frédéric Stenger
Libre comme Schellenberger
Costume bleu marine, cravate aux tons plus clairs, Raphaël Schellenberger pose avec huit collègues dans les jardins du Palais Bourbon. Les Échos du 23 janvier consacrent une page à cette joyeuse bande, tous députés LR de moins de 40 ans et autoproclamée « Les jeunes schnocks » (Schnockeloch ?).

« Je me sens profondément libre. Ma victoire, je ne pense pas la devoir au parti, développe le député de la 4e circonscription du Haut-Rhin, 28 ans, bientôt 29. Je ne suis le poulain de personne et dans aucune écurie. » Le fait d'avoir dû porter « la sale image de l'ancien monde » durant la campagne législative, lui est resté en travers de la gorge, confie-t-il par ailleurs.

Des déclarations dont l'écho devrait porter loin. Au moins jusqu'à la mairie de Cernay, en tout cas...
La transedes frontaliers

Conseil d'administration des Dominicains de Haute-Alsace, mercredi. La présidente, Brigitte Klinkert, propose d'ouvrir l'assemblée à de nouveaux membres, à titre consultatif. « Notamment allemands », ajoute celle qui compte bien compter dans la future collectivité européenne d'Alsace.

« Allemagne ! » Ah, voilà le maire de Guebwiller en terrain connu ! Vite, une réaction. Francis Kleitz : « Oui, il est important de travailler avec nos partenaires allemands. D'ailleurs, nous venons de signer l'entrée de l'allemand Badenova au capital de Caléo. Le maire de Fribourg viendra finaliser cela à Guebwiller le 6 février. (Un temps) On en profitera d'ailleurs pour lui faire visiter les Dominicains. » Brevet de « transfrontalisme » obtenu avec mention. Signe particulier : peut servir dans les années à venir...
Service volé,retour gagnant

Réaction épidermique et coup de gueule de l'opposant soultzien (et restaurateur) Philippe Pierobon, proche d'Antoine Sette, qui a appris cette semaine dans la presse que l'amicale des personnels de la Ville a organisé sa fête de fin d'année au Bollenberg : « Honteux ! Il n'y a pas assez de restaurants sur la commune de Soultz ? ».

En fait, l'habitude est bien ancrée et date - au moins - de la mandature précédente (nous avons trouvé trace dans nos archives de la soirée 2012 au casino de Blotzheim). Une des raisons ? Il faut trouver un lieu qui puisse accueillir une centaine de personnes.

Pour clore cette tempête dans un verre d'eau (« Plate ou pétillante ? »), on renverra tout un chacun au Chameau et les Bâtons Flottants de La Fontaine et à sa percutante morale (qui ne dispense pas de la lecture de l'intégralité de cette courte fable) : « J'en sais beaucoup de par le monde/A qui ceci conviendrait bien :/De loin, c'est quelque chose, et de près, ce n'est rien. »
Quel maire Meyerest meilleur mécène ?

Comme beaucoup d'élus de communes avoisinantes, Bernard Meyer, maire de Soultz de 1959 à 1989, a désormais une rue à son nom dans la zone industrielle intercommunale. La Ville a décidé de nommer la voie desservant la nouvelle extension, rue Bernard-Meyer.

Décédé en mai 2017 dans sa 97e année, Bernard Meyer fut également directeur de l'école Katia et Maurice Krafft et président du syndicat intercommunal pour la zone industrielle Guebwiller - Issenheim - Soultz de 1961 à 1977 (syndicat absorbé par la CCRG par la suite). À ne pas confondre avec l'autre Meyer, Denis de son prénom et actuel maire de Soultz, qui, aux dernières nouvelles, serait peu enclin à donner ni son nom ni quoi que ce soit d'autre à la Communauté de communes de la région de Guebwiller. On parlerait plutôt d'un prêt avec intérêts...
Troendlé en marche ? Arrière !

Ce n'est qu'un petit lapsus (parmi tant d'autres), certes, et on ne va pas en faire des tonnes. Mais quand, dimanche matin aux voeux d'Issenheim, la sénatrice Catherine Troendlé, en conclusion de son discours passionné, a souhaité à tous, d'une voix émue et avec la plus sincère des convictions, une excellente année... 2017, la salle n'a pu faire autrement qu'éclater de rire.

On savait que la sénatrice LR n'était pas une grande fan du parti présidentiel, mais de là à passer la marche arrière...

 

 
 

 

Altkirch Restaurant L'Orchidée

Publié dans le panorama le Samedi 26 janvier 2019 à 07:20:48

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Altkirch Restaurant L'Orchidée
Sous une bonne étoile
Bras dessus bras dessous, c'est en équipe que le restaurant l'Orchidée d'Altkirch croque sa première étoile Michelin (notre édition de mardi). Première du Sundgau, l'unique distinction attribuée dans le Haut-Rhin cette année est accueillie avec humilité, mais également comme une obligation d'exigence.
 

 
Accompagnés par leur équipe, Chatchai et Kriangkai Klanklong entourent leur maman, Khai Klanklong Rasser.
S'il jouissait déjà d'une très bonne renommée auprès des gourmets, le restaurant l'Orchidée d'Altkirch est propulsé depuis lundi dans l'exposition d'un nouveau jour ; sa page Facebook fut consultée plus de 16 000 fois dans la soirée.
« Garder les pieds sur terre et bosser encore plus qu'avant »

Pas plus que le téléphone qui sonne sitôt raccroché, cela ne génère de stress - incompatible avec le cadre zen que propose l'établissement à ses clients. Les gestes y sont précis et rapides comme de coutume, mais... Il y a ce petit quelque chose qui tient de l'excitation, autant de la fierté que de la conscience d'un poids supplémentaire. « On est content, mais il faut garder les pieds sur terre et bosser encore plus qu'avant », souffle Chatchai Klanklong.

Parce que les attentes de la clientèle ont de facto franchi un palier. Parce qu'il voit en cette soudaine notoriété l'impulsion de nouveaux projets. « Ce sera peut-être plus facile de concrétiser des choses », avance le créatif jeune chef.

À 30 ans tout juste, il ne s'attendait pas à une telle reconnaissance dont il s'empresse de préciser qu'elle est familiale et collégiale. Elle ne relève pas du hasard : meilleur apprenti du Grand Est en 2007, deuxième meilleur apprenti de France en 2009, Chatchai Klanklong avait été embauché au restaurant « Sonne » à Bottmingen, en Suisse, dans le but précis d'en seconder le chef pour décrocher une étoile, pari qui fut relevé en un an et demi à peine. Et il lui a donc fallu encore moins de temps pour accrocher une étoile à son propre établissement. « Cela se murmurait dans le milieu, mais je ne pensais que cela viendrait aussi vite », confie-t-il à l'aune d'un talent forgé à l'expérience.
L'appel des origines

Formé au CFA de Colmar après une filière technologique suivie sans conviction, il raconte son premier maître d'apprentissage, au Trianon de Saint-Louis. « Il avait 70 ans, c'était à l'ancienne » dit-il avec respect, tout comme il en a éprouvé pour ses chefs du Rendez-Vous de Chasse à Colmar, Michaela Peters, 1re femme étoilée d'Alsace, puis Julien Binz auprès desquels il oeuvra six ans avant de travailler cinq ans en Suisse.

Une situation confortable qu'il quitta cependant sous l'instance de son frère, Kriangkai, de trois ans son aîné. Celui-ci souhaitait ouvrir un restaurant de spécialités thaï à Altkirch avec leur mère, Khai, après être lui-même arrivé à la restauration par la petite porte. Au service d'abord, dans une pizzeria, un casino puis à Strasbourg... Avant de revenir à Altkirch pour y ouvrir un restaurant de spécialités japonaises. Mais Kriangkai Klanklong éprouvait l'appel des origines. Qui d'autres que sa mère et son frère pouvaient alors l'aider à faire vibrer les saveurs et parfums thaïs ? « Je ne voulais pas au début et je me suis finalement dit que j'allais donner un coup de main durant six mois », reprend Chatchai Klanklong en souriant.

Ces six mois passèrent vite et se prolongèrent ainsi au gré des inspirations et d'un travail harmonieux où chacun effectue sa mesure d'une partition se concrétisant dans les assiettes.
Un battement de cils à l'origine d'une étoile...

Poire de boeuf vintage au chalumeau avec avocat, nuoc-mâm et ail frit. Noix de Saint-Jacques rôties avec coing, câpres et brocoli. Dos de cabillaud aux choux verts, agrumes, bouillon de lait de coco et riz thaï... Chaque plat célèbre le mariage des cultures avec imagination. « J'adore manger, je vais au restaurant dès que je le peux et je vibre pour les goûts tranchants. Faut que ça pète, que ça vive, qu'il y ait du peps », soupire un Chatchai qui « ne pense qu'à ça, à la cuisson, à la technique, au dressage, à toutes les manières de travailler un produit. Il faut que ça parle tout de suite, dès la première bouchée ». À l'image de la cuisine thaïe.

Les origines, disions-nous. Et le hasard, quand même. Il y a de ce fameux « effet papillon » dans cette histoire, ou comment un battement de cils en Thaïlande à fait naître une étoile à Altkirch... Lorsque, voilà une vingtaine d'années, lors d'un trek, un jeune Sundgauvien tomba amoureux d'une jeune Thaïlandaise séparée et qu'il l'invita à la rejoindre avec ses deux garçonnets. Chatchai et Kriangkai Klanklong découvrirent alors Jettingen, des grands-parents de coeur dont une mamie qui leur apprit à accommoder les légumes du jardin tandis que Khai consacrait sa moindre minute de temps libre à la cuisine. Ce sont d'ailleurs les grands-parents sundgauviens qui vendirent un terrain afin de permettre la naissance du restaurant.

« On est sous une bonne étoile », estime Kriangkai Klanklong dont la sérénité a toutefois été chamboulée par sa rencontre avec les grands chefs à Paris, lundi. Des Ducasse, Etchebest et autres « que l'on voit à la télé ». Mais des références accessibles, et promptes à féliciter chaleureusement les Altkirchois qui, dans leur joie, demeurent stupéfaits par la perte d'une étoile par l'Auberge de l'Ill. « Marc Haeberlin est le père de tous les restaurateurs alsaciens ! », relève Chatchai Klanklong.

Plus motivé que jamais pour que L'Orchidée plonge ses racines profondément dans deux terres fertiles, où la tendresse occupe une large part.
Nicolas LEHR L'Orchidée, 33 rue Gilardoni à Altkirch. Ouvert du mardi au samedi de 12 h à 14 h et de 19 h à 21 h 30. Fermé dimanche et lundi. Possibilité d'ouverture le dimanche midi pour des banquets de plus de 15 personnes. ?03 89 88 50 39

L'Orchidée, 33 rue Gilardoni à Altkirch. Ouvert du mardi au samedi de 12 h à 14 h et de 19 h à 21 h 30. Fermé dimanche et lundi. Possibilité d'ouverture le dimanche midi pour des banquets de plus de 15 personnes. ?03 89 88 50 39

 
 

 

Réceptions du Nouvel An A Turckheim, Habitats de Haute-Alsace (HHA)

Publié dans le panorama le Samedi 26 janvier 2019 à 07:01:13

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Réceptions du Nouvel An A Turckheim, Habitats de Haute-Alsace (HHA)
Les trois défis majeurs de 2019
Habitats de Haute-Alsace a présenté ses voeux à ses collaborateurs, mercredi à Turckheim. L'occasion de revenir sur l'année qui vient de s'achever et de faire le point sur les projets à venir, notamment l'obligation pour l'office HLM de se rapprocher d'un autre bailleur, Pôle Habitat, pour répondre aux exigences de la loi ELAN
 

 
Guillaume Couturier, nouveau directeur général de HHA depuis juin dernier.
Le bailleur social Habitats de Haute-Alsace (HHA) a présenté ses voeux à son personnel, mercredi, dans la salle de l'Espace Rive Droite, à Turckheim. Cette cérémonie a été la première du nouveau directeur général, Guillaume Couturier, qui a pris ses fonctions en juin dernier.

« Prendre la direction d'un organisme de 9 300 logements, logeant 19 000 locataires et employant 145 collaborateurs est une décision qui engage et qui m'engage », a-t-il souligné. Guillaume Couturier est revenu sur 2018, « une année particulièrement agitée », notamment avec la réforme des APL qui a introduit la RLS, la réduction de loyer de solidarité.
« Faire de la qualitéde service un axe prioritaire »

« C'est concrètement 5  % de loyers en moins du jour au lendemain », ainsi que l'augmentation de la TVA pour la construction neuve ; et à tout ça s'ajoute la loi ELAN. Une perte estimée à 2 MEUR pour HHA. « Ces nouvelles contraintes ont été l'occasion de réinterroger nos pratiques, d'innover et de trouver des solutions. Il faut anticiper et s'adapter », estime le nouveau directeur général.

Pour 2019, Guillaume Couturier a donné sa vision et les enjeux à venir pour l'office. Il a ainsi relevé « trois défis majeurs : la diversification de nos activités pour dégager de nouvelles recettes, la transition numérique et faire de la qualité de service un axe prioritaire ».

Si depuis 1927, l'office propose un toit aux personnes aux revenus modestes, l'an passé HHA s'est lancé dans l'accession sociale à la propriété « pour offrir des logements abordables même à la vente ». Les premiers projets ont été lancés à Biesheim avec huit duplex-jardins et à Staffelfelden où se mêlent logements locatifs, maisons et terrains à la vente. « Les 400 000 EUR de recettes supplémentaires espérées seront directement investis dans la construction et la réhabilitation du patrimoine », a souligné Guillaume Couturier.
« Une opportunitéde développement »

Côté numérique, HHA propose désormais des états des lieux dématérialisés et s'est investi dans le BIM (Building information modeling) qui centralise l'ensemble des données d'un bâtiment et qui permet une connaissance précise du parc. Depuis fin 2017, HHA a été certifié Qualibail pour sa qualité de service : « c'est un état d'esprit, une démarche d'amélioration continue ».

Après le film retraçant les activités de l'office en 2018, dont 57 nouveaux logements, 300 réhabilités, 500 en chantier et l'accession sociale à la propriété, Catherine Rapp, présidente de HHA, est revenue plus largement sur les stratégies d'alliances pour atteindre le seuil des 12 000 logements imposé par la loi ELAN. « Les discussions se poursuivent pour trouver un mode de coopération permettant de répondre aux exigences de la loi ELAN, notamment avec Pôle Habitat avec qui nous partageons les mêmes valeurs », a précisé la présidente qui veut voir dans cette obligation « une opportunité de développement ». Et d'ajouter : « Ce rapprochement serait l'opportunité de créer un véritable pôle départemental dédié au logement social ». Un rapprochement que Guillaume Couturier souhaite le plus rapidement possible « pour limiter l'impact financier ». Catherine Rapp a également tenu à rassurer ses collaborateurs : « Aucune suppression d'emploi n'est envisagée, je m'y engage ». Elle a accompagné ses remerciements en annonçant le versement d'une prime exceptionnelle à l'ensemble des salariés.
Christelle DIDIERJEAN

 

 
 

 

Des médaillés
La cérémonie des voeux s'est conclue par la remise des médailles d'honneur du travail et les remerciements adressés à Micheline Weibel à l'occasion de son départ à la retraite.

? Argent pour 20 ans : Nathalie Becker, Roland Burlett, Claire Latarte.

? Vermeil pour 30 ans : Pascale Casadebaig, Serge Saeckinger.

? Or pour 35 ans : Estelle Keller, Noël Zimmermann.

 

Logement Voeux de Saint-Louis Habitat HLM ST Louis - La bataille du logement social

Publié dans le panorama le Samedi 26 janvier 2019 à 07:02:23

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Logement Voeux de Saint-Louis Habitat
HLM ST Louis - La bataille du logement social
Saint-Louis Habitat est plus que jamais menacé par l'une des dispositions de la loi Elan, qui oblige à un regroupement des organismes qui gèrent moins de 12 000 logements. Mais l'office public de l'habitat de Saint-Louis agglomération fait front.
 

 
De gauche à droite, le maire de Saint-Louis, Jean-Marie Zoellé, président de Saint-Louis Habitat ; Gérard Brand, Alain Scherrer et Thérèse Mancinelli, qui sont partis à la retraite en 2018 ; Roger Dietschy, administrateur représentant les locataires, qui passe le flambeau cette année, et Valérie Tritsch, directrice générale de SLH.
On le sait : le maire de Saint-Louis, Jean-Marie Zoellé, est plutôt du genre à agir qu'à subir, lorsque l'on touche aux organismes et aux services de proximité. Il n'est pas rare de le voir exprimer publiquement son opinion sur les décideurs parisiens, ceux qu'ils nomment « les technocrates ». Et l'occasion lui en a encore été donnée hier matin, lors des voeux de Saint-Louis Habitat (SLH). Présent en sa qualité de président de l'office public de l'habitat de Saint-Louis agglomération, il a tenu à rappeler l'incroyable travail de fond mené par les équipes de SLH et l'impérieuse nécessité de conserver cette proximité : « À notre niveau, tout est fait, aucun quartier n'a été oublié. On n'a de leçon à recevoir de personne. »
« Je ne peux pas l'accepter,une bataille sera lancée »

Ce qui fâche le vice-président de l'agglo, c'est cette disposition de la loi Elan qui prévoit, d'ici 2021, le regroupement des organismes qui n'atteignent pas un parc de 12 000 logements. SLH est en effet loin du compte avec ses 1495 logements, mais il est impensable, pour Jean-Marie Zoellé, de parler de fusion, craignant que cela se transforme en absorption, vu la taille de la structure ludovicienne... « C'est comme si l'on donnait la clé de nos 1500 logements à quelqu'un d'autre. Et ça, je ne peux pas l'accepter. L'horizon, c'est 2021. Mais d'ici là, une bataille sera lancée. On ne va pas baisser les bras, on garde le cap. »

Avant lui, Valérie Tritsch, directrice générale de SLH, avait déjà rappelé le contexte difficile pour l'office public de l'habitat. « Depuis le deuxième trimestre 2017, on peut dire que le monde du logement social est chahuté ! » Elle est revenue sur la loi de finances 2018 et la baisse des APL (aides personnalisées au logement), compensée par la mise en place d'une réduction du loyer solidarité.
Un manque à gagner d'un million d'euros sur trois ans

Conséquence : un manque à gagner de 250 000 EUR en 2017, qui atteindra, sur trois ans, près d'un million d'euros. Une somme non négligeable quand on sait que les loyers sont la principale source de revenus de SLH et qu'ils représentent quatre millions d'euros. Dans ce contexte, pour Valérie Tritsch, l'obligation de regroupement imposée par la loi Elan « remet entièrement en question la présence et l'ancrage des organismes HLM dans leur territoire, rendant leur avenir encore plus incertain. »

Les incertitudes qui planent sur l'avenir de l'office public de l'habitat de SLA ne l'empêchent pas de conserver un certain dynamisme. Du côté des réhabilitations notamment, avec de nombreux programmes engagés, comme la rénovation complète des logements du quartier Wallart, qui se poursuit en 2019, et la première tranche de la réhabilitation thermique de neuf immeubles (soit 311 logements), dans le quartier de la gare et place Mermoz, pour un montant total de 3 711 000 EUR. Des travaux qui débuteront dès ce lundi pour les immeubles du quartier Gare.

Du côté des acquisitions, l'année 2019 sera dans la lignée de la précédente. Après les 20 logements inaugurés à Blotzheim en février dernier, le patrimoine immobilier de SLH devrait en compter 15 de plus d'ici la fin d'année : onze à Bartenheim et quatre à Kembs-Loechlé, pour un investissement global de près de deux millions d'euros. Saint-Louis Habitat a également signé pour l'acquisition de huit logements seniors à Hésingue (1 070 000 EUR) et l'acquisition-amélioration de l'immeuble du 15 Cité douanière à Saint-Louis (720 000 EUR).
Sébastien SPITALERI

 

 
 

 

Déneigement : les fines lames au rendez-vous

Publié dans le panorama le Samedi 26 janvier 2019 à 06:42:33

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Déneigement : les fines lames au rendez-vous
 

 
Tombera-t-elle, ne tombera-t-elle pas ? Avec le placement lundi de l'Alsace en vigilance jaune neige-verglas, les services de déneigement des communes sont sur le qui-vive. C'est le cas à Cernay où tout était en place pour dégager les 70 km de voirie et les espaces publics.

« Des équipes sont de veille du 15 novembre au 15 mars », rappelle Michel Sordi, maire de la ville. Concrètement, un agent municipal est en veille météo. Dès que la situation le requiert, il déclenche le plan d'intervention, y compris au milieu de la nuit. Cela a été le cas dans la nuit de mardi à mercredi, avec un léger saupoudrage de neige nocturne.
150 tonnes de selen réserve

Objectif : que les rues principales soient dégagées au matin afin que les gens puissent se rendre au travail et emmener leurs enfants à l'école. « Les écoles font partie des bâtiments dont l'accès est dégagé en priorité, avec l'hôpital-centre de gériatrie et les commerces. »

Au plus fort d'un épisode neigeux ou de pluie verglaçante, la commune est capable de mobiliser une vingtaine d'agents des services techniques. Trois gros camions bennes, équipés d'une lame à l'avant et d'une saleuse à l'arrière, ainsi qu'un petit camion Unimoog et deux tracteurs agricoles, également équipés, parcourent alors les axes. S'y ajoutent un camion benne pour le salage manuel et trois fraiseuses pour dégager les trottoirs.

« Nous avons stocké une réserve de 150 tonnes de sel sur deux sites, soit de quoi tenir une petite semaine. » Le précieux sel provient de Lorraine où il est acheté 100 EUR la tonne. Les réserves sont renouvelables en fonction des prévisions météo.

La commune a également installé douze bacs à sel en libre-service à l'intention des habitants. Ils sont répartis dans l'ensemble de la commune. « En droit local, chaque riverain est responsable de sa portion de trottoir. Des gens le font, surtout les anciens. Je rappelle souvent aux Cernéens que si chacun fait un effort, c'est bon pour les finances de la collectivité », insiste le maire.

Évidemment, toutes les rues de la ville ne sont pas déneigées en même temps. « Pour cela, il faudrait 30 engins », constate le maire. Les habitants des rues les moins fréquentées doivent s'armer d'une certaine patience en cas de fortes chutes de neige.

La Ville de Cernay prend aussi en compte le déneigement du village contigu de Steinbach avec lequel elle a signé une convention. Par contre, elle ne gère pas le déneigement de la RN 66, qui traverse le ban communal, celle-ci relevant des services de l'État, ni celui de la RD 83 qui dépend du conseil départemental.

La neige, si elle perturbe les transports, possède aussi des vertus, constate Michel Sordi. « J'ai remarqué que les années où on a eu des grosses bourrasques de neige, les gens, lorsqu'ils sortaient déneiger leur trottoir, recommençaient à discuter entre eux. Cela recrée un lien de solidarité. »
Zoé SCHWALD et G.G.

 

 
 

 

Le Loto du patrimoine, un an après...

Publié dans le panorama le Samedi 26 janvier 2019 à 07:15:36

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PATRIMOINE La Mission Bern et son coup de pouce en Alsace
Le Loto du patrimoine, un an après...
Ce n'est certes pas la caverne d'Ali Baba qui s'est ouverte à eux, mais les 16 porteurs de projets retenus l'an passé en Alsace par la Mission Bern, ont bénéficié d'une enveloppe de 539 000 EUR, via le fameux Loto du patrimoine. De quoi motiver les troupes pour la prochaine édition programmée en juillet et septembre.
 

 
Déjà inscrit au programme du Loto du patrimoine de l'an passé, le château de Wesserling sera à nouveau défendu par la délégation régionale de la Fondation du Patrimoine afin qu'il y figure cette année.
Il ne fait pas la fine bouche : une somme de 539 000 EUR, c'est toujours bon à prendre. Surtout quand elle est susceptible d'être complétée par un appoint de 116 000 EUR pour peu que les porteurs de projets trouvent la somme équivalente auprès de mécènes ou partenaires. Une formule « pour un euro trouvé, un euro offert » qui, dans l'intention du ministère de la Culture, a pour but d'encourager les bénévoles les plus dynamiques. « On devrait alors atteindre une aide globale de 655 000 EUR pour un panel de 16 dossiers », se réjouit Pierre Goetz.

Délégué régional de la Fondation du Patrimoine Alsace, il avait intégré d'emblée que les fonds apportés par la Mission Bern et le Loto du patrimoine ne constitueraient qu'un complément au regard de besoins bien plus vastes. « J'entends certains dire que par rapport au montant global nécessaire aux actions de restauration et conservation des monuments, on est loin du compte. Mais ces esprits chagrins s'imaginaient quoi ? Il n'a jamais été question pour le Loto du patrimoine d'apporter autre chose qu'un coup de pouce. Ce qui est très précisément le cas », réagit-il.
Avoir aussi un projet « emblématique » inscrit au prochain Loto du patrimoine

Incarnation même de ces bénévoles dont Pierre Goetz parle avec des trémolos d'admiration dans la voix, Elyane Ferrari, présidente des Amis de la synagogue de Thann, se félicite que son association ait été retenue l'an passé par la Mission Bern. « C'est tout de même une façon de mettre à l'honneur notre travail, indépendamment des enjeux financiers », dit-elle.

Enjeux d'ailleurs non négligeables puisqu'ils se traduisent par une aide de 23 000 EUR pour un montant global d'environ 120 000 EUR nécessaires à un chantier de restauration de cet édifice du XIXe siècle. « En plus, nous espérons bien décrocher ce fameux bonus qui se monterait à 12 000 EUR pour peu que l'association parvienne à trouver le même montant. Nous en avons déjà 7 000. Il nous en reste donc 5 000. Et j'ai bon espoir qu'on les trouvera avant la date butoir de mai prochain. »

Alors que Stéphane Bern lancera officiellement le nouveau Loto du patrimoine, vendredi 1er février, l'équipe de la Fondation du Patrimoine Alsace est déjà à pied d'oeuvre pour présenter de nouveaux dossiers. Avec l'espoir de décrocher au moins une proposition dite « emblématique ». Voire deux. On sait que ces dossiers, perçus comme « de premier rang », bénéficient d'une attention particulière. Les autres, dits « de maillage », - « on va dire de second rang », décrypte Pierre Goetz -, sont les plus nombreux. Le grand regret, l'an passé, avait été de voir le projet de restauration du château de Wesserling, longtemps pressenti comme dossier emblématique, « rétrogradé » à celui de maillage dans la dernière ligne droite. Il s'agit pourtant d'une ambitieuse opération qui articule défense du patrimoine et redynamisation économique d'un impressionnant tissu industriel en friche.

Président de l'association du Parc de Wesserling, le bouillant François Tacquard n'a pas encore vraiment digéré la chose. « J'avais appris cela la veille de Noël. Cela nous a vraiment mis en difficulté. On espérait 150 000 EUR au titre d'un site emblématique et au final on s'est retrouvé avec 40 000 EUR dans la catégorie maillage, de quoi nous mettre en difficulté la gestion d'une tranche, consacrée à la réfection de la toiture, pour un coût global de 250 000 EUR ».

Pugnace, François Tacquard n'a pas dit son dernier mot, et a demandé que son dossier soit réétudié. « On attend des nouvelles... ». Et compte bien, avec l'appui de la délégation régionale de la Fondation du Patrimoine, voir un dossier portant sur une nouvelle tranche retenu par la Mission Bern. « Il porte sur une somme bien plus conséquente de 2,8 MEUR avec une contribution attendue de 200 000 EUR du Loto du Patrimoine », annonce-t-il.
Une vingtaine de dossiers à présenter

Pour Pierre Goetz, ce dossier lié à un patrimoine industriel unique a toute légitimité à accéder « au premier rang ». D'un naturel conciliant mais pas au point d'accepter d'être roulé dans la farine, il confie « que si pour le prochain Loto, l'Alsace n'était pas représentée dans les dossiers emblématiques, ce serait incompréhensible ».

La serre de Bary (fin XIXe siècle), considérée comme un joyau du jardin botanique de l'Université de Strasbourg, devrait également être mise en avant par la Fondation. « Il y aura bien quelque 70 dossiers à étudier pour toute l'Alsace. Je pense qu'au final on devrait en retenir entre 15 et 20 », estime-t-il. Ils devraient être communiqués à la Mission Bern d'ici le 31 mars au plus tard. L'église protestante de Saint-Pierre-le-Jeune à Strasbourg et le château d'Osthouse devraient être deux projets de maillage qu'il ne serait pas surprenant de voir à nouveau bénéficier du Loto du Patrimoine.

Des petits chouchous ? Réponse très pragmatique : « C'est toujours une dynamique de bénévoles que nous encourageons. Nous ne pouvons qu'accompagner ce qui est lancé par quelqu'un d'autre ».
Serge HARTMANN Fondation du Patrimoine. Délégation Alsace, 9 place Kléber à Strasbourg. ?03 88 22 32 15

Fondation du Patrimoine. Délégation Alsace, 9 place Kléber à Strasbourg. ?03 88 22 32 15

 
 

 

L'ALSACE EN PREMIÈRE POSITION
L'Alsace n'aura pas eu son dossier « emblématique » à la première édition du Loto du patrimoine, mais elle n'en demeure pas moins une terre très active en termes de défense de ses monuments. Les collectes s'y révèlent ainsi particulièrement généreuses à en croire la délégation régionale de la Fondation du Patrimoine. « En 2018, nous avons atteint les 896 000 EUR. Si on effectue une moyenne départementale, et qu'on la compare aux autres régions, nous sommes en première position. Et ce n'est pas nouveau ! », affirme Pierre Goetz. Qui observe tout de même un léger ralentissement du mécénat par rapport à 2017, où le million d'euros avait été dépassé. Un effet, selon lui, de l'abrogation de l'Impôt sur la fortune (ISF). La générosité de certains se serait envolée avec les bienfaits de la défiscalisation...

 

Chez PSA, les syndicats réformistes raflent la mise

Publié dans le panorama le Samedi 26 janvier 2019 à 07:04:50

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Chez PSA, les syndicats réformistes raflent la mise
 

 
La stratégie de la CGT symbolisée par l'accrochage sévère de Salah Keltoumi avec le ministre Bruno Le Maire, le 22 février 2018, n'a pas porté ses fruits dans les urnes. Archives L'Alsace/Darek Szuster
« Les résultats sont très bons. On devient le premier syndicat du site. Et de mémoire, ça n'a plus été le cas depuis au moins 35 ans. » Ronald Laventin, le responsable CFDT de PSA Mulhouse, est doublement satisfait d'avoir raflé 23,7 % des bulletins de vote des élections professionnelles - où plus de 80 % des 5 323 salariés se sont exprimés.

La CFDT rafle la mise sans alliance avec d'autres syndicats réformateurs (CFTC, FO CFE-CGC). Surtout, le syndicat voit sa stratégie d'accompagnement de la transformation du site avec la signature du plan Nouvel élan pour la croissance (Nec) confortée par la base. « On est légitimé. Maintenant, on va essayer d'améliorer ce qui a déjà été fait, en particulier sur les conditions de travail », précise Ronald Laventin.
La CGT rest le « premier syndicat du groupe »

« Je suis très contente du résultat, vu la conjoncture extérieure, les cadences, les heures supplémentaires et la transformation du site depuis trois ans. C'est clairement les réformistes qui sortent », souligne Déborah Schorr pour FO, 2e syndicat derrière la CFDT. FO perd son leadership syndical pour... douze voix de moins que la CFDT ! « Avec la CFE-CGC on rafle tout pour les 2e et 3 collèges » [NDLR : ceux des techniciens et agents de maîtrise (ATM) et des cadres].

Côté CGT, 3e syndicat avec 20 % des voix, on reconnaît « un léger tassement sur les trois collèges », avec une perte d'un peu plus de deux points. La ligne « dure », avec le refus systématique de signer le moindre accord, n'a donc pas été validée par les urnes. Mais par la voix de Julien Wostyn, la confédération qui se revendique toujours « premier syndicat du groupe » n'a pas l'intention de changer de stratégie : « L'accord de compétitivité actuel prend fin cette année, mais la direction va avoir pour objectif d'en imposer un nouveau, tout aussi mauvais pour les salariés. Pour la CGT, le temps des sacrifices doit être fini, dans un groupe qui accumule les milliards de bénéfices et qui bat des records de ventes. »

Les points perdus par la CGT sont aussi ceux raflés par le syndicat Sud, présent pour la première fois dans l'entreprise avec Philippe Muller, et qui réalise 4,2 % dans le collège ouvrier. Si on additionne la CGT et Sud, la CFDT n'est plus en tête du collège ouvrier... La division des syndicats de rupture donne donc la victoire à la CFDT.
Premier élu Sudchez les ouvriers

Côté CFTC, la satisfaction est également de mise, par la voix de Pascal Krafft : « L'enjeu pour la CFTC était important, car c'est la première fois que nous nous présentions seuls aux élections sans faire d'alliance au CE. La CFTC a une représentativité de 16,7 % soit, au global, plus 0,5 % sur le site de Mulhouse. »

Quatrième syndicat dans les urnes, la CFTC aura cinq élus dans deux collèges quand la CFE-CGC (en alliance avec FO) rafle la mise dans les deux collèges d'encadrement. « On a non seulement conforté notre position de la dernière mandature mais aussi amélioré notre position de 1er syndicat de l'encadrement. Avec 92,1 % chez les cadres et 75,5 % chez les techniciens-agents de maîtrise, on enregistre une progression de plus de 10 points », comptabilise Laurent Gauthérat, leader de la CFE-CGC.

Au prochain CSE mis en place début février, la CFDT aura sept sièges (tous dans le 1er collège), comme FO (1er et 2e collèges), la CGT six comme la CFE-CGC (mais pas dans les mêmes collèges), la CFTC cinq, quand Sud décroche son premier représentant dans le collège ouvrier.
Laurent GENTILHOMME

 

 
 

 

Conseil de l'Eurométropole strasbourg - La nouvelle prison fait débat

Publié dans le panorama le Samedi 26 janvier 2019 à 06:37:23

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Conseil de l'Eurométropole
strasbourg - La nouvelle prison fait débat
L'interpellation de Fabienne Keller qui demandait « la transparence » sur la localisation du nouveau centre pénitentiaire a fait monter la température dans l'hémicycle vendredi. Une grande majorité d'intervenants a martelé qu'il ne doit en aucun cas être localisé dans l'Eurométropole.
 

 
La maison d'arrêt de Strasbourg est surpeuplée. Mais les élus ne souhaitent pas qu'un nouveau centre pénitentiaire soit construit dans l'Eurométropole.
« Malheureusement la prison porte le nom du quartier, c'est un marqueur terrible pour les habitants, et les parloirs sauvages rendent très difficile leur quotidien », a démarré Fabienne Keller. L'ancienne maire a rappelé que « l'installation d'un établissement pénitentiaire n'est pas un aménagement comme un autre, il nécessite un dialogue ». Avant de demander à Robert Herrmann de révéler ses intentions.

Le président de l'Eurométropole a rappelé que la démarche a été « initiée par l'État », qui a marqué « sa préférence pour un foncier au parc d'innovation d'Illkirch, sans en informer l'Eurométropole, ni la commune, dans sa phase préparatoire ». Un projet que Robert Herrmann a trouvé « inacceptable sur le fond et la forme ». Il en a informé la ministre, qui lui a demandé en retour de lui faire d'autres propositions dans un délai de deux mois, sachant que le nouvel établissement devait être lancé fin 2022. Le chef de l'exécutif a considéré que l'État avait opté pour la « solution de facilité » en choisissant « la première zone viable » venue... Et l'élu de contre-attaquer en estimant qu'il ne fallait pas que cet établissement pénitentiaire se situe sur le territoire de l'Eurométropole, mais « plus au sud, au centre-Alsace ». Avant de renvoyer la balle - ou la patate chaude - à l'État en lui suggérant d'utiliser son propre foncier. Aucun terrain ne correspondant aux besoins dans l'Eurométropole, il a ensuite proposé un terrain à Hoerdt, à l'Epsan. Une proposition qui a courroucé le maire de la commune, a-t-il reconnu. Avant de conclure en « appel (ant) l'État à ses responsabilités ».

Jean-Philippe Maurer a contextualisé ce dossier, en évoquant que « depuis douze ans, on a vu fleurir un nombre de propositions ex abrupto, comme le Lyautey au Neuhof, à rebours des projets construits sur le quartier ». Pour autant, « ne pas prendre de décision soulève le problème des mandats de dépôts » qui ne seraient plus délivrés, faute de place dans les prisons. Avec pour conséquence de voir les délinquants rentrer chez eux avant d'être recontactés pour purger leurs peines plus tard, lorsqu'une place se libère. Avec pour corollaire, le ressenti des « victimes de voir les coupables rentrer chez eux librement »...
« Petit Poucet »

Et de conclure par une charge sur le ministère de la Justice : qu'il « arrête de se comporter comme le Petit Poucet qui met des petits cailloux par terre, à charge pour ceux qui suivent de les ramasser et de savoir ce qu'ils en feront », en ne souhaitant pas « voir un médiateur se charger de trouver un lieu adapté ».

Christel Kohler a soulevé le paradoxe de s'indigner sur « les conditions d'accueil dans les prisons » et « ne pas tout mettre en oeuvre pour le plan prison ». Reconnaissant que « le parc d'innovation n'était pas le plus pertinent », elle a appelé à un « dialogue constructif ».

Alain Jund s'est dit « convaincu que ce n'est pas la multiplication des places en prison qui va régler les questions de sécurité et de délinquance ». Et l'élu écologiste de demander à mettre en place des solutions alternatives pour « arrêter la partie de ping-pong » qui consiste à se renvoyer la balle chez le voisin. D'autant qu'« on sait que la surpopulation est au rendez-vous au bout de quelques années ».
« Amateurisme »

Catherine Trautmann est allée dans son sens. Elle a condamné « la manière », dont s'est passé le choix du terrain du parc d'innovation, « sans concertation », avec aussi le risque de faire fuir les entreprises et mettre en péril autant d'emplois. « L'implantation d'un centre pénitentiaire se prépare, se discute », a-t-elle fait remarquer, en soulignant « l'amateurisme » de la méthode. Avant d'ajouter : « On commence par respecter les maires, les adjoints et les assemblées exécutives. » Le maire d'Illkirch, Claude Froehly, a demandé que « le ministre affirme clairement que la prison n'irait pas à Illkirch ».
Philippe DOSSMANN

 

 
 

 

EUROMETROPOLE Grenelle des mobilités : 300 000 euros pour l'Adeus

Publié dans le panorama le Samedi 26 janvier 2019 à 06:36:38

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EUROMETROPOLE
Grenelle des mobilités : 300 000 euros pour l'Adeus
L'Eurométropole de Strasbourg, la Région et le Département vont verser 300 000 euros à l'Adeus pour son travail relatif à l'organisation du Grenelle des mobilités pour les années 2017, 2018 et 2019. Des voix s'élèvent pour contester l'efficacité du Grenelle.

 
 

 
Réunion du Grenelle des mobilités le 18 décembre à l'hôtel du département.
Le Grenelle des mobilités initié par Robert Herrmann ne fait pas l'unanimité, si on en juge le vote de la délibération qui vise à attribuer une somme de 300 000 euros à l'Adeus pour cette opération.

Quinze conseillers, dont le conseiller délégué en charge des nouvelles mobilités Jean-Baptiste Gernet et les élus écologistes, se sont abstenus, 65 autres ont voté pour. La délibération visait à faire approuver par l'assemblée de l'Eurométropole un avenant au contrat qui lie la collectivité et son agence d'urbanisme et qui prévoit, au titre de l'organisation du Grenelle, le versement d'une somme de 300 000 euros. Elle correspond, selon le document, au surplus de travail occasionné à l'agence par le Grenelle pour les années 2017, 2018 et 2019.

Eurométropole et Région verseront chacune 110 000 euros, le Département 80 000 euros. Le Grenelle vise à organiser une réflexion globale et à dessiner une stratégie en termes de mobilités à l'échelle de l'agglomération.

« La démarche du Grenelle des mobilités se résume à des bonnes intentions qui ne sont pas très concrètes et du papier glacé », a regretté Jean-Baptiste Gernet avant d'accuser Robert Herrmann de se comporter « comme un candidat ». Voilà une référence explicite au débat sur les municipales à Strasbourg et les profondes divergences au sein de la majorité.

« Il y a une opération déjà lancée qui est le GCO et il entraîne un certain nombre de transformations. Donc ce Grenelle est une réflexion qui sera poursuivie par la réflexion sur l'A35 et d'autres », estime Robert Herrmann, qui veut pour preuve du sérieux de la démarche la participation des autres collectivités.

Seulement voilà, qui dit débat sur les mobilités dans l'agglomération dit GCO. Et là, il y a désormais, depuis l'évacuation de la ZAD des antis et le lancement des travaux de l'autoroute, un fossé entre Robert Herrmann et les Verts. « Le groupe des écologistes manifeste son approbation sur la tenue d'un débat sur les mobilités, explique Marie-Dominique Dreyssé. Le Grenelle était une bonne idée sauf qu'il est venu un peu tard. Les enjeux climatiques et de santé publique ne sont pas suffisamment pris en compte. » Mais les opposants au GCO ne sont pas les plus nombreux dans l'assemblée.
« Nous sommes à 1,04 personne par véhiculesur l'autoroute »

Des voix, au-delà du GCO, sont venues soutenir la démarche comme la socialiste Pernelle Richardot, conseillère régionale, qui estime que « le Grenelle est absolument nécessaire pour apporter une vision de notre territoire ».j

« Ce sont des travaux nécessaires et indispensables, dit de son côté Jean-Philippe Maurer (Les Républicains), par ailleurs vice-président du conseil départemental. On ne peut pas faire semblant de ne pas vouloir y aller tout en disant que c'est nécessaire. »

D'autres voix demandent à voir des aspects complémentaires. Christel Kohler s'est inquiétée du calendrier du rapport d'activité de l'Adeus en rapport avec le Grenelle. Et Fabienne Keller aimerait qu'une partie du travail de l'Adeus se porte sur l'évaluation des résultats des politiques entreprises. En la matière, Robert Herrmann a eu un mot qui résume bien la situation de l'agglomération. « Nous sommes à 1,04 personne par véhicule sur l'autoroute. Cela montre qu'il y a un problème et que nous avons échoué. »

L'État est partenaire de l'opération Grenelle et plus particulièrement des travaux sur la requalification de l'A35. Lors de ses voeux à la presse lundi 21 janvier, le préfet Jean-Luc Marx a indiqué qu'un bureau d'études pluridisciplinaire animera un « atelier des territoires » pour faire émerger une stratégie de requalification.
Olivier CLAUDON

 

 
 

 

 

Une médaille à Roland Boeglin

Publié dans le panorama le Samedi 26 janvier 2019 à 06:42:57

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Une médaille à Roland Boeglin
 

 
Roland Boeglin, ému par cette marque de reconnaissance. DR
Après avoir créé le MNSU (Mulhouse Nordic Sports Union) et après 32 années passées à sa tête en tant que président, Roland Boeglin a souhaité passer la main au cours de l'assemblée générale qui s'est tenue fin 2018 au Carré des associations, en présence de Lara Million. La vice-présidente du conseil départemental lui a remis la médaille départementale de la vie associative, qui vient couronner un engagement de toute une vie pour le sport mulhousien et plus particulièrement pour les disciplines du ski de fond et de la marche nordique. Également principal instigateur de Tout Mulhouse à ski (de 1991 à 1997), du circuit du Rebberg (de 1996 à 2007), Roland Boeglin a toujours su être un précurseur et un homme d'engagement. Surpris et très émus par ce témoignage de reconnaissance que lui ont réservé les membres du comité, Roland et son épouse Ginette ont été longuement applaudis par la soixantaine de membres présents.

 

 
 

 

mulhouse festivitas -Trois jours anti-déprime

Publié dans le panorama le Samedi 26 janvier 2019 à 07:04:04

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mulhouse festivitas -Trois jours anti-déprime
 

 
Parmi les lots à gagner, un voyage en Thaïlande.

Archives L'Alsace/Jean-François Frey

La 9e édition du salon FestiVitas, le grand marché des voyages, des vins, des saveurs et de la gastronomie à lieu du vendredi 1er février au dimanche 3 février au Parc-Expo de Mulhouse. Coup de projecteur cette année sur l'Asie. C'est l'occasion parfaite pour échanger avec les offices de tourisme, les experts venus spécialement d'Inde, du Népal, du Sri Lanka ou encore du Vietnam, les tour-opérateurs spécialisés dans ces destinations. Plusieurs animations vont créer l'ambiance propice à l'évasion : démonstrations de tai-chi, danses thaïlandaises, démonstration de sculpture de fruits, atelier de calligraphie chinoise, etc.

L'EuroAirport présente les nombreuses destinations desservies depuis Bâle-Mulhouse comme Chypre, la Grèce ou encore le Maroc. Une vingtaine d'agences de voyages présentent les destinations long-courriers, les courts séjours, les croisières, les séjours chez nos voisins proches (Allemagne, Autriche, Italie...).

Mais point besoin de partir loin pour se changer les idées : une soixantaine d'exposants présentent des activités sportives et ludiques, des visites culturelles, des séjours cocooning ou encore des sorties dans une dizaine de parcs d'attractions en Alsace et dans les régions limitrophes.

Le deuxième volet du salon est dédié à la gastronomie, aux produits du terroir et aux vins : de quoi faire voyager aussi les papilles.
www.festivitas.fr

 

 
 

 

Wettolsheim Voeux du Nouvel An Déploiement de la vidéosurveillance

Publié dans le panorama le Samedi 26 janvier 2019 à 06:32:35

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Wettolsheim Voeux du Nouvel An
Déploiement de la vidéosurveillance
Le maire Lucien Muller avait convié mardi 15 janvier les habitants et les officiels à la traditionnelle réception du Nouvel An en la mairie rénovée de Wettolsheim.
 

 
Il a salué tout particulièrement Brigitte Klinkert, présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Gilbert Meyer, président de Colmar Agglomération et maire de Colmar, ainsi que tous les collègues maires et adjoints des communes environnantes et toutes les personnes présentes.

D'entrée de jeu, le ton est morose : « Notre monde n'est pas un monde de paix et de sérénité ». Il a fustigé la politique du gouvernement, qui prive la commune des dotations de l'État : « En 2018, ces dotations étaient de 0 EUR, alors qu'en 2013, elles se montaient à 152 000 EUR » s'est-il indigné. Et il reste la question de la taxe d'habitation : sera-t-elle supprimée et comment sera-t-elle compensée dans la durée ?

Il a tenu à remercier son équipe municipale pour son engagement au service de la population, l'équipe administrative autour d'Isabelle Gorguet et l'équipe technique dirigée par Daniel Etterlen, ainsi que le policier Olivier Blisch et les Atsem.
Des chantiers en 2019

Il a ensuite dressé la liste des réalisations de 2018, avant de mettre en avant ceux de cette année. Avec, bien sûr, la finalisation de la salle multi-activités, mais aussi le chantier d'aménagement de la Route du Vin cofinancé par le département, depuis le carrefour des Noyers jusqu'à l'entrée du village.

Le déploiement du réseau de vidéosurveillance aura lieu au courant de l'année, afin que l'ensemble des entrées du village, ainsi que son centre, soit couvert, ce qui permettra d'améliorer globalement la sécurité de la population. Il a ensuite passé la parole à son premier adjoint, Antoine Bohrer, qui a remercié le maire, au nom de tout le conseil municipal, pour sa clairvoyance et sa détermination. Il a cité Sénèque : « Il n'y a point de vent favorable pour celui qui ne sait dans quel port il veut arriver ».

Brigitte Klinkert a parlé du département comme un département de proximité, de solidarité et d'aide. Une aide par exemple dédiée au patrimoine alsacien, qui permettra de le transmettre aux générations futures. Elle a abordé la mise en place de la nouvelle collectivité européenne d'Alsace, qui entrera en vigueur au 1er janvier 2021, avec de vraies compétences en matière de projets transfrontaliers, de bilinguisme, de transfert de route et de tourisme.

Après avoir prononcé quelques mots, la maire junior Mathilda Veit a convié l'assemblée au verre de l'amitié.

 

 
 

 

cdrs - Par ici les bonnes soupes

Publié dans le panorama le Samedi 26 janvier 2019 à 06:59:43

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cdrs  - Par ici les bonnes soupes
 

 
Une fête des seniors à laquelle ont participé l'Ehpad du Brand de Turckheim et la résidence du Ried à Marckolsheim. Plus de 90 personnes, dont 60 résidents auxquels se sont joints familles, équipes de professionnels, voisins gourmands du quartier et élèves du lycée Blaise-Pascal, se sont retrouvées autour d'un thème très fédérateur : « Par ici les bonnes soupes » ; un projet soutenu par les directeurs d'établissements.
Revisité et sublimé,le classique du patrimoine culinaire français

L'objectif de cet après-midi récréatif était d'organiser un mini-concours de cuisine mettant en compétition les trois établissements. Le but étant d'élire la meilleure recette de soupe des familles. Une complicité des chefs qui ont revisité et sublimé ce classique du patrimoine culinaire français transmis dans les familles de génération en génération.

Un loto des gourmands, un quiz sur les expressions culinaires, un atelier épluchage et des reportages photos des ateliers cuisine réalisés avant la fête ont permis de patienter pendant l'élaboration des potages. Les équipes d'animation, avec les équipes soignantes et dix élèves en mention complémentaire d'aide à domicile du lycée, ont participé aux préparatifs et au bon déroulement de la journée.

Stimuler l'appétit des résidents tout en favorisant le lien social pour entretenir les fonctions cognitives et motrices des personnes âgées était l'objet de cette fête des seniors. C'est en présence du directeur du CDRS Nicolas Dubuy, que le jury dont faisait partie la responsable de Silver Fourchette Anina Munsch, a procédé à la dégustation des trois potages. Parmi les critères de sélection : l'inventivité et l'originalité de la recette, la qualité gustative avec l'harmonie des saveurs dont l'assaisonnement, ainsi que la présentation, couleurs et décoration.
La « soupe au lait » de Didier Grimm,cocotte d'or

Tous les participants se sont délectés des trois soupes, qui seront également servies au menu du jour dans les établissements, et dont les recettes ont été consignées dans un livre de recettes.

L'animation musicale était assurée par un bénévole Bruno Mehlen, qui a interprété quelques chansons nostalgiques du passé, reprises par l'assistance.

Après délibération du jury, le trophée de la cocotte d'or a été attribué par le directeur au chef du CDRS Didier Grimm pour sa « soupe au lait ».

Le trophée de la cocotte d'argent a été remis à la cheffe de l'Ehpad du Brand Marie-Thérèse Gsell pour sa soupe « tapioca ».

Le trophée de la cocotte de bronze a récompensé le chef Guillaume Feidt de la résidence du Ried à Marckolsheim pour sa soupe « tutti frutti de saison ». Un diplôme a été remis aux résidents qui ont participé au projet.

À l'occasion du départ imminent à la retraite du chef du CDRS, Didier Grimm, qui sera remplacé par Dominique Cominotto, un message de remerciements émouvant a été lu par une résidente. Les organisateurs lui ont dédié une chanson dont les paroles adaptées l'ont particulièrement touché.
J.-R. H.

 

 
 

 

Ingersheim Club de peinture de la ruche

Publié dans le panorama le Samedi 26 janvier 2019 à 06:45:26

© Dna, Samedi le 26 Janvier 2019
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Ingersheim Club de peinture de la ruche
Début d'année sous le signe de l'art
C'est dans une ambiance chaleureuse que les artistes de l'atelier de peinture de l'Apalib'ont fêté ce mercredi à l'atelier de la Ruche 14a rue Jeanne d'Arc leur traditionnelle fête de début d'année
 

 
Les artistes de l'atelier de peinture de l'Apalib' ont fêté ce mercredi leur traditionnelle fête de début d'année en compagnie du maire de la commune Mathieu Thomann et de son adjointe la conseillère départementale Martine Dietrich.
A la fin de l'atelier, certains finissaient un portrait, d'autres rangeaient leur chevalet. C'est dans cette ambiance d'art et de matières, emplie de boîtes de pastels, peintures, aquarelles et autres, que se levait un parfum de pâtisseries et vin chaud, en disant long sur l'ambiance de la soirée.

La particularité de ce club sans prétention, est sans doute la bonne humeur qui y règne naturellement. Ceci explique sans doute ce qui a incité les amateurs d'art à venir frapper à la porte, tels les quatre nouveaux membres qui ont fait leur entrée l'an passé, et cette année la venue d'Anita Le Nagard, Eliane Jacob, Joelle Belzung et Robert Kuppek.

Ainsi, comme dans une grande famille, le président André Kuster a lancé les festivités par un discours remerciant chaleureusement les membres présents et leur invité le maire de la commune Mathieu Thomann. Satisfait de pouvoir disposer de la salle tous les mercredis de 17 h à 19 h, le président a aussi tenu à tirer sa révérence à Henri Marconi artiste peintre depuis plus de trente ans et aussi leur animateur bénévole exemplaire, toujours présents pour eux et les guidant dans leurs aventures artistiques « Il nous suit méticuleusement avec ses conseils d'artiste averti » a-t-il souligné. Il a glissé aussi un mot de sympathie pour Claudine une des membres absentes, avant de mettre en avant les artistes aux multiples talents de peintres et de pâtissiers. Il a ensuite conclu en rappelant leurs expositions bi-annuelles à Horbourg-Wihr dans la salle d'accueil de la mairie.

De son côté, le maire a accueilli avec ferveur le tableau d'un des peintres Roger Roess représentant une branche de laurier, offert au nom de tout le groupe. « Ce symbole de paix aura sa place à la mairie » a souligné Mathieu Thomann en félicitant le travail des passionnés.

Tous se sont ensuite réunis pour fêter le début d'année en compagnie de la conseillère départementale Martine Dietrich venue les rejoindre.

Service animations nord 03 89 20 17 17, eschuhmann@apa.asso.fr

 

 
 

 

Gilbert meyer voit jaune

Publié dans le panorama le Samedi 26 janvier 2019 à 06:34:22

© L'alsace, Samedi le 26 Janvier 2019
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Gilbert meyer voit jaune
 

 
« Nous vivons dans un monde où la perte de sens est manifeste », a souligné Gilbert Meyer. Photo DNA/Laurent Habersetzer
Il a beaucoup été question de proximité dans le discours de Gilbert Meyer adressé devant les membres de pôle Habitat Centre Alsace OPH. Une proximité entre les décideurs, les acteurs, les bénéficiaires, nécessaire selon Gilbert Meyer, pour une bonne administration du logement social sur les territoires. Mais dès le début de son allocution, le ton était donné.

« Il y a un an, je faisais part ici même de mon inquiétude, suite au vote de la loi de finances 2018, qui imposait une baisse des recettes des organismes de logements sociaux par la réduction du loyer de solidarité. Quelle bêtise ! Les locataires voient leur loyer baisser en même temps que l'aide personnalisée au logement. Le seul gagnant dans cette affaire est le budget de l'État, par une diminution des APL versées de 840 millions d'euros pour 2018. »
« Une perte sèche d'un million et demi d'euros pour Pôle Habitat »

Et de poursuivre : « Dans le même temps, le taux de TVA dans la construction des logements sociaux passait de 5,5 % à 10 %. Le cumul de ses deux mesures s'est traduit par une perte sèche d'un million et demi d'euros pour Pôle Habitat. Ces prélèvements ont pour objectif principal d'alimenter le budget de l'État. Le gouvernement essaie de faire de l'argent sur le dos du logement social. Il est donc essentiel de se poser la question sur la place qu'il lui réserve. »

Gilbert Meyer a ensuite souligné une rupture dans la vision du logement social, qui a perdu sa fonction généraliste, ne s'adressant plus à un large public mais de plus en plus à des catégories confrontées au phénomène des exclusions : « Il faut savoir qu'aujourd'hui, plus des deux tiers des attributions se font en faveur de familles dont les revenus sont en dessous du seuil de pauvreté. Une évolution paradoxale avec le discours officiel et utopique d'une société unifiée qui appelle à la mixité sociale, qui présente le logement comme unique réponse aux maux de la société. »

« Pourtant, à Colmar, a-t-il ajouté, peu de personnes se trouvent dans la rue, du moins parmi celles qui veulent retrouver leur place dans la société, grâce au travail mené par les associations chargées des centres d'hébergement en collaboration avec le centre communal d'action sociale qui s'inscrit dans une dynamique de reconstruction et non simplement de résolution du logement. Négliger cette étape serait une grave erreur, or les dispositifs de la loi ELAN risquent de nous imposer cette dégradation sociale. »
« Fallait-il jeter le bébé avec l'eau du bain ? »

Et de déplorer le fait de vivre dans un monde où la perte de sens est de plus en plus manifeste. « Le repli individualiste, la multiplication des communautés, qu'elles soient culturelles, religieuses voire tribales, illustrent l'émergence d'un monde fracturé. Avec le logement social nous tenons entre nos mains un système qui a la capacité de relier les habitants entre eux et avec leurs élus. Un exemple intéressant de la démocratie locale participative. Le modèle du logement social tel qu'il a été construit il y a 40 ans méritait peut-être d'être réformé. J'observe pourtant qu'il fonctionnait très bien dans nos régions. Fallait-il jeter le bébé avec l'eau du bain ? »

Gilbert Meyer enfonce le clou en affirmant accepter de contribuer à « à notre mesure au rétablissement des finances publiques. Malheureusement, les conditions de cette participation n'ont pas été négociées, témoignant d'une réelle ignorance du fonctionnement du logement social en France, a encore noté le maire de Colmar. C'est aussi rompre avec la philosophie du logement social en France, la solidarité qui lie les citoyens les plus aisés aux plus pauvres ». De là à rencontrer Gilbert Meyer sur un rond-point...
Jo. K.

 

 
 

 

Riquewihr Réception du Nouvel An riquewihr - Rester optimiste

Publié dans le panorama le Samedi 26 janvier 2019 à 06:44:58

© Dna, Samedi le 26 Janvier 2019
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Riquewihr Réception du Nouvel An
riquewihr - Rester optimiste
Le maire Daniel Klack, a accueilli ses invités dans la salle des fêtes flambant neuve pour les voeux de la nouvelle année, jeudi 17 janvier.
 

 
Francis Fehrenbach a été mis à l'honneur.
Après les salutations d'usage aux nombreux officiels présents, le 1er magistrat a fait un tour d'horizon rapide sur les événements nationaux : actes terroristes aveugles, gilets jaunes, avec un hommage appuyé aux services de l'ordre. De l'importance d'une bonne cohésion européenne mais aussi de l'importance de la reconnaissance des petites communes rurales et du travail effectué par leurs élus, Daniel Klack a balayé la politique française.

Passant aux affaires internes, le maire a répondu aux remarques virulentes sur l'engorgement touristique de Riquewihr notamment à Noël (DNA du 19 janvier). Pour le maire, les marges de manoeuvres financières sont faibles compte tenu des diminutions constantes des dotations de l'Etat, tout comme le seraient les perspectives d'investissements. La manne que représentent les parkings sont un véritable ballon d'oxygène pour les finances de la ville et le soutien de la commune aux écoles permet de lutter contre la désertification de la cité.

Concernant les projets, la commune après le rachat de la friche Dopff et Irion, doit y installer le centre technique communal, une salle d'activités ainsi qu'un parking couvert. D'autres travaux ont été réalisés notamment sur le réseau d'eau potable et de l'assainissement, compétence que la commune souhaite garder le plus longtemps possible. Concernant le PLU, son élaboration entre dans la phase finale, l'enquête publique est close et la mairie est en attente des remarques du commissaire enquêteur. La sauvegarde de l'harmonie paysagère et la transmission du patrimoine tiennent au coeur des élus et sont pris en compte dans le projet.

Daniel Klack a enfin rendu hommage à tous les habitants de Riquewihr, les élus et les bénévoles qui s'engagent pour faire vivre leur village et qui permettent de le maintenir dans une dynamique de projets.

Après l'intervention d'Emilie Helderlé, conseillère départementale et Denise Buhl, conseillère régionale, le maire a choisi de mettre quelques citoyens à l'honneur.

D'abord Francis Fehrenbach qui vient de prendre sa retraite et qui a passé toute sa carrière au sein du service technique de la ville, puis Antoine Brellmann, artiste-peintre, qui a réalisé un tableau retraçant l'historique des maires de la commune et enfin Anne Fuchs, directrice du groupe scolaire et Valérie Haas, enseignante.

 

 
 

 

Ottmarsheim Les voeux du maire

Publié dans le panorama le Samedi 26 janvier 2019 à 06:47:12

© Dna, Samedi le 26 Janvier 2019
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Ottmarsheim Les voeux du maire
Bonne santé
La Maison de la santé devrait ouvrir au printemps à Ottmarsheim. Une « consultation citoyenne », quant à elle, démarrera très bientôt a annoncé le maire, Marc Munck, en présentant ses voeux à la population.
 

 
L'ouverture de la maison de la santé est prévue d'ici à quelques mois. Des places de parking sont aménagées à l'arrière du bâtiment.
« Un seul credo anime notre action : tisser Ottmarsheim avec proximité », a déclaré le maire lors de ses voeux à la population. Cette proximité, Marc Munck souhaite la renforcer. Une plateforme « Mes voeux pour mon territoire » sera accessible via le site internet de la commune. Elle devrait permettre à chacun « d'exprimer ses souhaits en rapport avec les projets que nous envisageons de conduire ». Des ateliers de réflexion ouvriront également prochainement, a annoncé l'édile.

Le député Bruno Fuchs a salué cette initiative, car « créer une nouvelle démocratie citoyenne est un des défis que nous avons tous à relever ».
Plan local d'urbanisme en cours de finalisation

Le maire a développé les différents piliers de l'action municipale, illustrant son propos par les moments forts de la mandature.

« Façonner le territoire de demain pour mieux en maîtriser le destin » passe par un plan local d'urbanisme, en cours de finalisation, qui devrait permettre de lancer des opérations telles qu'un écoquartier, une maison de l'autonomie pour les seniors, une nouvelle gendarmerie et des hébergements touristiques. Le premier magistrat d'Ottmarsheim espère aussi voir transformer l'ancienne plateforme douanière. Il prend acte de « timides avancées » comme la démolition des bâtiments des postes frontières, la création de places de stationnement pour poids lourds. « Les programmes d'aménagement sont attendus cette année », espère-t-il.

« Favoriser le développement économique et dynamiser l'offre culturelle et touristique » avec la venue d'entreprises. « 2019 verra l'implantation d'une cimenterie, créant une vingtaine d'emplois, a relevé Marc Munck, et pour valoriser Ottmarsheim, nous nous employons à attirer encore plus de visiteurs autour d'événements périodiques ou exceptionnels comme le premier festival européen de chants et de lumières, Octophonia. »

« Préserver notre cadre de vie » se traduit par des rénovations de voirie, la restauration de l'abbatiale, l'aménagement d'un parcours sportif, la construction de la maison de la santé. Le maire regrette la fermeture de la trésorerie d'Ottmarsheim : « Nous avons été contraints de nous incliner face à la décision de l'État. »

« Maintenir les partenariats associatifs », « gagner la bataille des nouvelles technologiques », « genforcer la sécurité et l'accessibilité » ainsi que « la cohésion et la solidarité entre les générations » sont les autres domaines développés par l'équipe municipale.

Si Marc Munck estime que le contexte économique demeure difficile et invite à la prudence, le cap sera maintenu et d'autres projets devraient voir le jour, bien que « développer l'attractivité du village sans augmenter les impôts soit une gageure de tous les instants ».
Bernard STICH