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Dossier Pour mieux comprendre Fonctionnaires : nouveau front social

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 06:23:30

© L'alsace, Vendredi le 25 Janvier 2019
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Dossier Fonctionnaires : nouveau front social
 

 
Manifestation de fonctionnaires à Strasbourg, en octobre 2017. Photo Patrick HERTZOG/AFP
Le débat entre ministres a été vif : fallait-il, en plein mouvement des gilets jaunes, lancer comme prévu la réforme assez radicale de la fonction publique ?
Le Drian : « Arrêter les bêtises »

« Il faut peut-être arrêter les bêtises. On a déjà une crise sur les bras, on ne va peut-être pas y rajouter les fonctionnaires », s'était irrité le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, lors du séminaire gouvernemental du 9 janvier. Plusieurs ministres avaient appuyé sa position, contre le ministre Gérald Darmanin (Action publique), qui venait de présenter sa feuille de route incluant la réforme...

C'était aussi une manière d'entendre les syndicats de fonctionnaires qui, presque unanimes (8 sur 9, à l'exception de FO), avaient demandé une suspension du projet. Le Premier ministre, et sans doute le président, ont décidé de passer outre : le projet de loi sera présenté au conseil des ministres le 27 mars, vient de préciser le secrétaire d'État Olivier Dussopt.
Un sujet unitaire

Un avant-projet sera rapidement présenté aux partenaires sociaux. Le secrétaire d'État affirme certes qu'il aura « le temps d'intégrer » à ce projet les questions soulevées lors du grand débat imposé par les gilets jaunes, qui mettent justement en avant les carences du service public dans nombre de régions. Mais Olivier Dussopt avait aussi prévenu, fin décembre, que la discussion entamée en avril était close sur le fond.

La réaction n'a pas tardé. Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, appelle dans nos colonnes à une journée de grève unitaire. Force ouvrière l'a précédée, annonçant en solo un mouvement dans la semaine du 3 février.
Rémunération au mérite

Les précédentes mobilisations, l'année dernière, n'avaient guère eu de succès. Mais ce sujet est le seul, depuis des années, à avoir permis en mai 2018 une action unitaire des cinq confédérations, dont la CGT et la CFDT.

C'est que la réforme est loin d'être cosmétique. Elle prévoit des plans de départs volontaires, qui s'inscrivent dans l'objectif de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires d'ici la fin du quinquennat (50 000 dans l'État, 70 000 dans les collectivités locales). Elle facilite le recours aux contractuels, au détriment du recrutement d'agents sous statut. Et la montée en puissance de la rémunération au mérite, retirée du projet pour ne pas préempter les discussions sur la réforme des retraites, est maintenue dans son principe et passera par la voie réglementaire.

Ce projet arrive après des années de gel du point d'indice, qui enclenche les augmentations collectives, hors le coup de pouce préélectoral accordé par François Hollande. Et Olivier Dussopt a récemment confirmé que les fonctionnaires ne seraient pas concernées par la prime accordée dans le privé...

Le président a tranché, et d'avance justifié son choix : « On ne peut pas travailler moins, gagner plus, baisser nos impôts et accroître nos dépenses », déclarait-il lors de ses voeux télévisés. Baisse des impôts il y aura, baisse des dépenses aussi.
Francis BROCHET

 

 
 

réforme Fonction publique Fonctionnaires : nouveau front social

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 05:34:23

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réforme Fonction publique
réforme Fonction publique Fonctionnaires : nouveau front social
Le secrétaire d'État Olivier Dussopt devrait le confirmer aujourd'hui, lors de ses voeux aux fonctionnaires : la réforme de la fonction publique sera bouclée avant l'été, malgré le grand débat.

 
Manifestation de fonctionnaires à Strasbourg, en octobre 2017.
Le débat entre ministres a été vif : fallait-il, en plein mouvement des gilets jaunes, lancer comme prévu la réforme assez radicale de la fonction publique ?
Le Drian : « Arrêter les bêtises »

« Il faut peut-être arrêter les bêtises. On a déjà une crise sur les bras, on ne va peut-être pas y rajouter les fonctionnaires », s'était irrité le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, lors du séminaire gouvernemental du 9 janvier. Plusieurs ministres avaient appuyé sa position, contre le ministre Gérald Darmanin (Action publique), qui venait de présenter sa feuille de route incluant la réforme...

C'était aussi une manière d'entendre les syndicats de fonctionnaires qui, presque unanimes (8 sur 9, à l'exception de FO), avaient demandé une suspension du projet. Le Premier ministre, et sans doute le président, ont décidé de passer outre : le projet de loi sera présenté au conseil des ministres le 27 mars, vient de préciser le secrétaire d'État Olivier Dussopt.
Un sujet unitaire

Un avant-projet sera rapidement présenté aux partenaires sociaux. Le secrétaire d'État affirme certes qu'il aura « le temps d'intégrer » à ce projet les questions soulevées lors du grand débat imposé par les gilets jaunes, qui mettent justement en avant les carences du service public dans nombre de régions. Mais Olivier Dussopt avait aussi prévenu, fin décembre, que la discussion entamée en avril était close sur le fond.

La réaction n'a pas tardé. Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, appelle dans nos colonnes à une journée de grève unitaire. Force ouvrière l'a précédée, annonçant en solo un mouvement dans la semaine du 3 février.
Rémunération au mérite

Les précédentes mobilisations, l'année dernière, n'avaient guère eu de succès. Mais ce sujet est le seul, depuis des années, à avoir permis en mai 2018 une action unitaire des cinq confédérations, dont la CGT et la CFDT.

C'est que la réforme est loin d'être cosmétique. Elle prévoit des plans de départs volontaires, qui s'inscrivent dans l'objectif de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires d'ici la fin du quinquennat (50 000 dans l'État, 70 000 dans les collectivités locales). Elle facilite le recours aux contractuels, au détriment du recrutement d'agents sous statut. Et la montée en puissance de la rémunération au mérite, retirée du projet pour ne pas préempter les discussions sur la réforme des retraites, est maintenue dans son principe et passera par la voie réglementaire.

Ce projet arrive après des années de gel du point d'indice, qui enclenche les augmentations collectives, hors le coup de pouce préélectoral accordé par François Hollande. Et Olivier Dussopt a récemment confirmé que les fonctionnaires ne seraient pas concernées par la prime accordée dans le privé...

Le président a tranché, et d'avance justifié son choix : « On ne peut pas travailler moins, gagner plus, baisser nos impôts et accroître nos dépenses », déclarait-il lors de ses voeux télévisés. Baisse des impôts il y aura, baisse des dépenses aussi.
Francis BROCHET

 

 
 

 

Une journée de grève pour dire stop au projet

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 05:34:57

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Une journée de grève pour dire stop au projet
Bernadette Groison Secrétaire générale du syndicat FSU
 

 
Le gouvernement maintient sa réforme de la fonction publique. Votre réaction ?
On ne comprend pas comment il peut faire l'inverse de ce qu'il dit ! Il lance un grand débat où il annonce qu'il n'y a pas de questions interdites, où tout peut être discuté, et il maintient une réforme qui n'a absolument pas été discutée avec les organisations syndicales.
Mais Olivier Dussopt répond qu'il vous a tous longuement reçus...

C'est un monologue de sourd, le gouvernement confond discussion et dialogue social... Toutes les organisations de fonctionnaires ont dit qu'elles ne voulaient pas du document d'orientation mis sur la table en avril dernier, nous avons eu trois journées de mobilisation en 2018, mais le gouvernement ne veut rien entendre. Nous sommes fin janvier, et nous ne connaissons pas un seul article, pas une seule ligne du projet de loi qui va bientôt être discuté par les parlementaires ! C'est pourquoi nous redemandons la suspension de ce projet. Je pensais que le mouvement des gilets jaunes avait permis au gouvernement de comprendre qu'on ne peut pas sans cesse mépriser les citoyens, les salariés, et passer outre ce qu'ils disent.
Les Français doivent-ils s'attendre à des mouvements de grève des fonctionnaires dans les prochaines semaines ?

Oui, il faut dire stop à ce projet. Le mouvement des gilets jaunes a fait émerger une préoccupation sur le pouvoir d'achat et beaucoup de questions sur l'aménagement du territoire et les services publics. Il faut donc développer la fonction publique, alors que le projet du gouvernement supprime 120 00 emplois de fonctionnaires et réduit les budgets... La FSU appelle à une journée de grève et d'action, que nous souhaitons unitaire, pour donner un coup d'arrêt au projet du gouvernement.
Des enseignants se mobilisent sous le nom de « stylos rouges ». Un désaveu pour les syndicats comme le vôtre ?

C'est toujours un désaveu, quand des personnes disent que vous ne répondez pas à leurs attentes, et ce n'est pas très nouveau... En même temps, les questions mises sur la table sont très proches de celles que nous portons. Ces collègues font l'expérience d'un cadre collectif où ils se rendent compte assez vite qu'ils ont besoin de trouver des modes de fonctionnement pour se rassembler, construire une plateforme... Ils constatent aussi que le peu de résultats n'est pas tant de la faute des syndicats, que d'un gouvernement décidé à ne rien lâcher. D'une certaine manière, les « stylos rouges » réinventent ce que font déjà les organisations syndicales, et je peux espérer qu'ils reviendront plus tard vers nous.
Recueilli par Francis BROCHET

 

 
 

 

Coopération transfrontalière Conférence du Rhin Supérieur : L'année Ackermann

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 06:02:35

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Coopération transfrontalière Conférence du Rhin Supérieur
Coopération transfrontalière Conférence du Rhin Supérieur : L'année Ackermann
Depuis le début de l'année, Elisabeth Ackermann, présidente du canton de Bâle-Ville, dirige la Conférence du Rhin supérieur. Elle souhaite intensifier encore la coopération dans le Rhin supérieur, comme elle l'a expliqué ce jeudi à Bâle.

 
Elisabeth Ackermann, présidente du canton de Bâle-Ville, depuis février 2017.
Elisabeth Ackermann a mis en avant son souhait de « donner la parole aux jeunes ». Ainsi, une enquête doit servir à déterminer les besoins des 18 à 29 ans dans cette région trinationale du Rhin supérieur. La Conférence qu'elle préside pourra utiliser les résultats de l'enquête.
Une main tendue vers les jeunes

Elisabeth Ackermann a joint le geste à la parole. Elle a accueilli près de 80 jeunes artistes et travailleurs culturels et les a invités à participer à la Nuit des musées. « Je suis convaincue que les échanges culturels transfrontaliers et la mise en réseau des jeunes artistes du Rhin supérieur contribueront à une meilleure intégration de notre région transfrontalière. »

Autre sujet prioritaire, la mobilité. La Conférence du Rhin supérieur doit transmettre une lettre à Berne, à l'assemblée fédérale, pour rappeler l'importance pour toute la région bâloise du futur RER trinational de Bâle, en particulier de la ligne diamétrale connue sous le nom de Herzstück.

Côté marché du travail, la région connaît « une pénurie de main-d'oeuvre qualifiée dans divers secteurs ». C'est un défi majeur « qui doit être relevé ensemble afin d'accroître la complémentarité et non la concurrence entre sous-régions ». Un symposium trinational pourrait être consacré à ce sujet dès cette année. Enfin, un nouveau groupe de travail sur les statistiques prévoit de fournir à la Conférence du Rhin supérieur et à toutes les administrations concernées dans les trois pays assez de chiffres pour créer une base de données transfrontalière.

La Conférence du Rhin supérieur constitue le cadre institutionnel de la coopération transfrontalière dans le Rhin Supérieur. Elle est issue d'un accord gouvernemental conclu en 1975 entre l'Allemagne, la France et la Suisse.

 

 
 

 

Politique Grand débat : Le président face aux citoyens

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 05:31:52

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Politique Grand débat
Politique Grand débat : Le président face aux citoyens
Format restreint jeudi dans la Drôme pour le troisième oral d'Emmanuel Macron. Après un déjeuner avec les élus d'Auvergne-Rhône-Alpes, le président a été l'invité surprise d'une réunion citoyenne. Une première dans le débat national.

 
Après l'Eure et le Lot, le chef de l'État s'est plu à faire un nouveau marathon dans la Drôme.
De l'improvisation préparée ? Alors que le programme officiel ne prévoyait qu'un repas avec des élus et la visite d'un centre d'accueil de jour pour personnes âgées, Emmanuel Macron s'est invité « au dernier moment » à une réunion « citoyenne », jeudi soir à Bourg-de-Péage (Drôme). Un format inédit pour le chef de l'État dans le cadre du grand débat national. Critiqué de n'échanger qu'avec des élus et non de simples citoyens et des gilets jaunes, le président de la République a encore voulu surprendre. « C'était mieux ordonné avant que je n'arrive », a-t-il plaisanté, prenant au dépourvu la maire et animatrice du débat, Nathalie Nieson (ex-PS). Avec un peu plus de 200 personnes placées en cercle, le président a répété l'exercice qu'il aime tant dans une configuration qu'il affectionne, après son marathon face aux maires le 15 janvier dans l'Eure, puis le 18 dans le Lot. « On a l'habitude de dire que la Drôme, c'est la petite France », a même souri un participant. Emploi, ISF, précarité, glyphosate... Emmanuel Macron a répondu point par point dans la modeste salle culturelle François-Mitterrand.
« Faire entendre la voixdu milieu rural »

Un cadre bien loin de la préfecture de la Drôme à Valence où le chef de l'État avait passé juste avant deux heures trente avec une quarantaine d'élus de la région Auvergne-Rhône-Alpes, dont son président LR, Laurent Wauquiez (lire ci-contre). Les cliquetis d'assiettes et de verres résonnaient dans la salle Barjavel, le consommé de boeuf et ravioles de Romans ou encore le pintadeau de la Drôme, avec son jus à la tapenade d'olives de Nyons et se sont mêlés aux questions de la désertification médicale, de la décentralisation ou encore des services publics.

La majorité des représentants des maires a vu dans ce repas « une vraie opportunité de faire entendre la voix du milieu rural ». Une opportunité aussi pour deux anciens ministres, Gérard Collomb, maire de Lyon, et Jacques Mézard, sénateur du Cantal, d'interpeller le président de la République. L'ex-ministre de la Cohésion des territoires n'a pas manqué de lui rappeler que les 80 km/h avaient été « vécus comme une provocation ». Alors qu'Emmanuel Macron avait indiqué lors son premier oral que cette question n'était pas « un dogme », il n'a rien indiqué cette fois-ci sur cette limitation de vitesse controversée. Il a plutôt préféré se concentrer sur les services publics (« il faut rouvrir des services publics en milieu rural et des quartiers urbains en difficulté ») et la santé (« il faut regrouper les médecins dans certains territoires et décloisonner l'hôpital »). Tout en promettant, à la fin du repas, que des décisions concrètes seront bien prises à la fin du grand débat national.

Un peu plus lyriques, des élus se sont plu à citer Albert Camus, Ernest Renan ou encore Nelson Mandela. Il ne manquait plus que Paul Ricoeur, le philosophe né à Valence : « Nos démocraties électives ne sont pas, ou de façon inaccomplie, des démocraties représentatives. » Emmanuel Macron a finalement mis la réflexion de son mentor en pratique ce jeudi 24 janvier à Bourg-de-Péage.
Robin CHARBONNIER

 

 
 

 

Drôme Le président face aux citoyens

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 06:46:52

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Drôme Le président face aux citoyens
 

 
Après l'Eure et le Lot, le chef de l'État s'est plu à faire un nouveau marathon dans la Drôme. Photo EMMANUEL FOUDROT / AFP
De l'improvisation préparée ? Alors que le programme officiel ne prévoyait qu'un repas avec des élus et la visite d'un centre d'accueil de jour pour personnes âgées, Emmanuel Macron s'est invité « au dernier moment » à une réunion « citoyenne », jeudi soir à Bourg-de-Péage (Drôme). Un format inédit pour le chef de l'État dans le cadre du grand débat national. Critiqué de n'échanger qu'avec des élus et non de simples citoyens et des gilets jaunes, le président de la République a encore voulu surprendre. « C'était mieux ordonné avant que je n'arrive », a-t-il plaisanté, prenant au dépourvu la maire et animatrice du débat, Nathalie Nieson (ex-PS). Avec un peu plus de 200 personnes placées en cercle, le président a répété l'exercice qu'il aime tant dans une configuration qu'il affectionne, après son marathon face aux maires le 15 janvier dans l'Eure, puis le 18 dans le Lot. « On a l'habitude de dire que la Drôme, c'est la petite France », a même souri un participant. Emploi, ISF, précarité, glyphosate... Emmanuel Macron a répondu point par point dans la modeste salle culturelle François-Mitterrand.
« Faire entendre la voixdu milieu rural »

Un cadre bien loin de la préfecture de la Drôme à Valence où le chef de l'État avait passé juste avant deux heures trente avec une quarantaine d'élus de la région Auvergne-Rhône-Alpes, dont son président LR, Laurent Wauquiez (lire ci-contre). Les cliquetis d'assiettes et de verres résonnaient dans la salle Barjavel, le consommé de boeuf et ravioles de Romans ou encore le pintadeau de la Drôme, avec son jus à la tapenade d'olives de Nyons et se sont mêlés aux questions de la désertification médicale, de la décentralisation ou encore des services publics.

La majorité des représentants des maires a vu dans ce repas « une vraie opportunité de faire entendre la voix du milieu rural ». Une opportunité aussi pour deux anciens ministres, Gérard Collomb, maire de Lyon, et Jacques Mézard, sénateur du Cantal, d'interpeller le président de la République. L'ex-ministre de la Cohésion des territoires n'a pas manqué de lui rappeler que les 80 km/h avaient été « vécus comme une provocation ». Alors qu'Emmanuel Macron avait indiqué lors son premier oral que cette question n'était pas « un dogme », il n'a rien indiqué cette fois-ci sur cette limitation de vitesse controversée. Il a plutôt préféré se concentrer sur les services publics (« il faut rouvrir des services publics en milieu rural et des quartiers urbains en difficulté ») et la santé (« il faut regrouper les médecins dans certains territoires et décloisonner l'hôpital »). Tout en promettant, à la fin du repas, que des décisions concrètes seront bien prises à la fin du grand débat national.

Un peu plus lyriques, des élus se sont plu à citer Albert Camus, Ernest Renan ou encore Nelson Mandela. Il ne manquait plus que Paul Ricoeur, le philosophe né à Valence : « Nos démocraties électives ne sont pas, ou de façon inaccomplie, des démocraties représentatives. » Emmanuel Macron a finalement mis la réflexion de son mentor en pratique ce jeudi 24 janvier à Bourg-de-Péage.
Robin CHARBONNIER

 

 
 

Wauquiez au rendez-vous mais pas convaincu

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 05:32:21

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Wauquiez au rendez-vous mais pas convaincu
 

 
Le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes hier à Lyon.
Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes mais également patron du parti Les Républicains, en difficulté avant les européennes de mai, ne pouvait décliner l'invitation d'Emmanuel Macron : une rencontre privée. « Je lui ai rappelé que, dans notre région, les retraites sont souvent inférieures à 1 000 euros. "Comment alors les gens peuvent-ils s'en sortir ?" lui ai-je demandé », a-t-il confié. Et de donner lui-même la réponse du chef de l'État : « Ah bon ? II y a encore des problèmes avec les retraités ? ». Le président de Région a également insisté sur les 80 km/h : « Cette mesure ne passe pas, alors qu'il n'y a plus un euro pour sécuriser et aménager les routes. Le chef de l'État m'a alors dit que le ministère des Transports ne fonctionnait pas bien... » Surtout, le patron des LR a critiqué des « invitations filtrées » à la préfecture et des « échanges scénarisés ». Emmanuel Macron lui a répondu quelques heures plus tard en s'invitant au débat citoyen de Bourg-de-Péage.

 

 
 

 

Parti Objectif Européennes : En Marche renaît en campagne

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 05:33:04

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Parti Objectif Européennes
Parti Objectif Européennes : En Marche renaît en campagne

 
Stanislas Guérini, nouveau délégué général d'En Marche.
Rien de tel qu'une campagne électorale pour réveiller un parti... C'est le pari du nouveau délégué général d'En Marche, Stanislas Guérini, qui a tenté hier à quatre mois des Européennes de relancer un mouvement en profond sommeil depuis l'accession d'Emmanuel Macron à l'Élysée.
Faire face au Rassemblement national

La ligne est simple, au-delà du slogan (« retrouver la maîtrise du destin de France dans l'Union européenne ») : cibler le Rassemblement national, soupçonné de vouloir mener « une campagne d'infox » après ses sorties sur le pacte de Marrakech et le traité d'Aix-la-Chapelle. Le flou demeure en revanche sur la tête de liste, les alliances au parlement européen, et l'attitude face à une éventuelle liste gilets jaunes.

C'est encore le Rassemblement national qui est pointé en adversaire principal des municipales du printemps 2020. L'ancien ministre rocardien Alain Richard devra nouer des liens « avec des maires de différentes sensibilités », le travail d'investiture des listes devant débuter dès juin.

En Marche espère plus généralement se réveiller en parti de pouvoir avec les mêmes recettes qui l'ont fait gagner la présidentielle. Stanislas Guérini insiste longuement sur l'ouverture du mouvement à tous, sur sa capacité à « aller là où la politique ne va plus », en « partant des interrogations des citoyens ».

Les « territoires », qui désignent en langage parisien tout ce qui est hors du périphérique, sont à l'honneur. Il revient à Jean-Marie Girier, ancien collaborateur de Gérard Colomb, de structurer et décentraliser le mouvement.
F.B.

 

 
 

 

EDITORIAL : Rires jaunes

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 05:37:01

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EDITORIAL : Rires jaunes
 

 
Certains visages valent sondage. Ceux notamment de candidats d'extrême droite et souverainistes aux élections européennes. Ils ont eux-mêmes encouragé la colère sociale à se lever en force élective. Dès lors, il leur faut accueillir avec une mine réjouie le projet filandreux de liste issue de la contestation de rue. Mais leurs regards trahissent la peur d'un siphonnage électoral.

Des rires jaunes saluent donc l'éventualité d'un « Ralliement d'initiative citoyenne » dont le score plomberait les tenanciers actuels de la vaste boutique des écoeurements citoyens et des rancoeurs absolues. Encore faudra-t-il qu'un parti des gilets fluo surmonte le paradoxe qui conduit à se couler dans les formats démocratiques pour porter un discours antisystème - ça a marché en Italie.

Dénoncer les élus en briguant leur place est un numéro d'équilibriste peut-être, un défi sûrement. Ces gilets jaunes qui ont échappé aux cartographies idéologiques sont tentés de revendiquer une place dans le décor électoral. Mais ici débutent les vrais problèmes. Pas seulement de financement ou de représentation du magma des composantes agrégées autour de slogans protestataires.

Courir les mandats, c'est s'éloigner des prétentions initiales de démocratie plus directe. C'est aussi trouver une ligne commune : forcément, elle divisera la masse des contestataires qui oubliaient leurs couleurs politiques pour la teinte criarde d'un gilet. C'est enfin entrer, de gré ou pas, dans la loterie des stratégies et des récupérations, y compris par des transfuges de partis décriés.

C'est l'ironie de l'affaire. Les anti-Macron associés redonnent espoir au parti présidentiel parce qu'ils peuvent soustraire des voix à ses plus grands rivaux. Macron profiterait du même effet d'aubaine qu'à son élection. Elle a été facilitée par des partis en proie au chaos interne. Cette fois c'est la désorganisation, si elle parvient à se constituer en parti, qui amènerait le peuple des ronds-points à faire tourner l'histoire politique en boucle.

 

 
 

 

Gilets jaunes : « Il n'y a pas meilleur moment qu'une élection »

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 05:33:34

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Gilets jaunes
Gilets jaunes : « Il n'y a pas meilleur moment qu'une élection »
L'émergence d'une liste gilets jaunes aux élections européennes du 26 mai est plutôt bien accueillie par les partis établis. Seul le Rassemblement national s'interroge sur sa légitimité à représenter une protestation populaire.

 
Les partisans de la démocratie représentative se réjouissent de l'engagement d'une liste gilets jaunes aux élections européennes du 26 mai.
Une liste gilets jaunes est en cours de formation pour les européennes du 26 mai. Elle devrait être conduite par Ingrid Levavasseur, une des figures de la contestation. Sylvain Waserman, vice-président de l'Assemblée nationale, a été un des premiers à se réjouir de cette initiative qu'il avait appelé de ses voeux il y a déjà plusieurs semaines.
« Les gilets jaunes découvrent l'utilité de la démocratie représentative »

Par cette initiative, le mouvement « accepte l'idée de la démocratie représentative » et « le vote comme l'expression démocratique légitime », analyse le député (MoDem) de Strasbourg-Illkirch qui attend maintenant une « formulation de propositions claires » exprimées confusément depuis des mois sur les giratoires.

Pour Sylvain Waserman, cette liste permettra aussi aux gilets jaunes de « mesurer le poids démocratique réel d'un mouvement qui revendique le soutien de la majorité écrasante des Français ».

Cette « confrontation au défi de la démocratie » est également vue d'un bon oeil par Raphaël Schellenberger. « Dans un débat démocratique, il n'y a pas meilleur moment qu'une élection », lance le député Les Républicains du Haut-Rhin, un brin pince-sans-rire. Il se « réjouit » que les gilets jaunes mènent « un travail programmatique, avec des propositions cohérentes », en soulignant, toujours avec malice, la nécessité pour eux « de se mettre d'accord ».

S'il partage des revendications de la rue, comme « le matraquage fiscal » et « le trop d'État », le député pointe toutefois des « injonctions contradictoires entre la hausse de la dépense publique et la baisse de la dette ».

Pernelle Richardot, candidate à la candidature sur la liste PS aux européennes relève à l'occasion que « ce n'est pas simple d'être élu ». « Les gilets jaunes seront confrontés à une campagne ainsi qu'à la colère et aux attentes des électeurs », insiste la première secrétaire du PS 67 qui se réjouit de pouvoir « débattre avec eux ».

« Le président de la République a voulu nier les corps intermédiaires et les gilets jaunes ont voué aux gémonies les politiques. Emmanuel Macron découvre l'utilité des maires et les gilets jaunes l'utilité de la démocratie représentative », glisse Pernelle Richardot.
Le risque de « casser la contestation sociale »

Thibault Gond-Manteaux est plus critique. Il s'interroge sur « la consistance » de la liste en construction. « Les gilets jaunes sont issus de différents courants politisés qui n'ont pas vocation à se structurer en parti ou politiquement », estime le délégué départemental du Rassemblement national du Bas-Rhin, qui ne « voit pas l'intérêt d'élus gilets jaunes au parlement européen ». Il pense même que cette liste va « casser la contestation sociale » et son « caractère apolitique qui en faisait son succès ».

Ces critiques reflètent-elles la crainte du Rassemblement national de voir la liste gilets jaunes lui voler une partie de son électorat ? « Ça arrangerait Macron », réplique Thibault Gond-Manteaux, qui n'y voit « pas de danger » : « Les Français attendent du sérieux. Les gilets jaunes, ce n'est pas un programme politique mais juste une marque. »
Franck BUCHY

 

 
 

 

GJ« Il n'y a pas meilleur moment qu'une élection »

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 06:15:19

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Les partisans de la démocratie représentative se réjouissent de l'engagement d'une liste gilets jaunes aux élections européennes du 26 mai. Photo DNA/Michel Frison
Une liste gilets jaunes est en cours de formation pour les élections européennes du 26 mai. Elle devrait être conduite par Ingrid Levavasseur, une des figures de la contestation. Sylvain Waserman, vice-président de l'Assemblée nationale, a été un des premiers à se réjouir de cette initiative qu'il avait appelé de ses voeux il y a déjà plusieurs semaines.

Par cette initiative, le mouvement « accepte l'idée de la démocratie représentative » et « le vote comme l'expression démocratique légitime », analyse le député (MoDem) de Strasbourg-Illkirch, qui attend maintenant une « formulation de propositions claires » exprimées confusément depuis des mois sur les giratoi-res.
« Mesurer le poids d'un mouvement qui dit être fortement soutenu »

Pour Sylvain Waserman, cette liste permettra aussi aux gilets jaunes de « mesurer le poids démocratique réel d'un mouvement qui revendique le soutien de la majorité écrasante des Français ».

Cette « confrontation au défi de la démocratie » est également vue d'un bon oeil par Raphaël Schellenberger. « Dans un débat démocratique, il n'y a pas meilleur moment qu'une élection », lance le député Les Républicains du Haut-Rhin, un brin pince-sans-rire. Il « se réjouit » que les gilets jaunes mènent « un travail programmatique, avec des propositions cohérentes », en soulignant, toujours avec malice, la nécessité pour eux « de se mettre d'accord ».

S'il partage des revendications de la rue, comme le matraquage fiscal et « le trop d'État », le député relève toutefois des « injonctions contradictoires entre la hausse de la dépense publique et la baisse de la dette ».

Pernelle Richardot, candidate à la candidature sur la liste PS aux européennes relève à l'occasion que « ce n'est pas simple d'être élu ». « Les gilets jaunes seront confrontés à une campagne ainsi qu'à la colère et aux attentes des électeurs », insiste la première secrétaire du PS 67, qui se réjouit de pouvoir « débattre avec eux ».

« Le président de la République a voulu nier les corps intermédiaires et les gilets jaunes ont voué aux gémonies les politiques. Emmanuel Macron découvre l'utilité des maires et les gilets jaunes, l'utilité de la démocratie représentative... », glisse Pernelle Richardot.
Le risque de « casserla contestation sociale »

Thibault Gond-Manteaux est plus critique. Il s'interroge sur « la consistance » de la liste en construction. « Les gilets jaunes sont issus de différents courants politisés qui n'ont pas vocation à se structurer en parti ou politiquement », estime le délégué départemental du Rassemblement natio-nal du Bas-Rhin, qui ne « voit pas l'intérêt d'élus gilets jaunes au parlement européen ». Il pense même que cette liste va « casser la contestation sociale » et son « caractère apolitique qui en faisait son succès ».

Ces critiques reflètent-elles la crainte du Rassemblement national de voir la liste gilets jaunes leur voler une partie de leur électorat ? « Ça arrangerait Macron », réplique Thibault Gond-Manteaux, qui n'y voit « pas de danger car les Français attendent du sérieux. Les gilets jaunes, ce n'est pas un programme politique mais juste une marque. » Franck BUCHY

 

 
 

Loi anti-casseurs ou loi anti-manifestants ?

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 05:35:22

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sécurité La proposition de loi arrive la semaine prochaine à l'Assemblée nationale
Loi anti-casseurs ou loi anti-manifestants ?
Édouard Philippe l'avait annoncé le 7 janvier : l'exécutif est déterminé à lutter contre les groupuscules violents qui infiltrentles manifestations, empruntant ses idées à une proposition de loi émanant du Sénat. Le texte est débattu mardià l'Assemblée nationale.
 

 
Depuis mi-novembre et le début de la mobilisation, des heurts ont régulièrement émaillé les rassemblements des gilets jaunes. Photo LOIC VENANCE/AFP
Opération de com'ou connivence politique : la proposition de loi émanant des sénateurs Les Républicains, votée par la haute assemblée à l'automne, arrive mardi à l'Assemblée nationale. La majorité LREM et le gouvernement devraient largement reprendre les dispositions du texte qui vise à prévenir et réprimer les violences dans les manifestations. Prévu initialement en écho aux mouvements des zadistes à Nantes, contre la loi Travail ou du 1er-Mai, il tombe finalement... en pleine mobilisation des gilets jaunes.

Alors que prévoit le texte, et permettra-t-il d'éviter saccages, pillages et violences, comme observé depuis mi-novembre en marge des rassemblements des gilets jaunes ?
Interdire les casseursde manifestations

C'est la mesure phare du texte : les interdictions administratives de manifester. Copiées sur celles qui existent depuis 20 ans pour empêcher les hooligans de venir au stade, elles sont délivrées par le préfet, et non une autorité judiciaire. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a précisé cette semaine devant les députés qu'entre 100 et 300 individus pourraient être concernés par la mesure.

Syndicats de magistrats et avocats sont montés au créneau pour dénoncer une disposition trop vague, basée uniquement sur des soupçons, qui laisse peu de possibilité de recours. D'ici mardi et les débats dans l'hémicycle, les députés se sont engagés à retravailler le texte pour encadrer la mesure et la rendre moins floue...

Un fichier répertoriant ces interdits administratifs doit également être créé. S'agira-t-il d'un nouveau fichier ? Le gouvernement penche plutôt pour la création d'une nouvelle catégorie dans le fichier des personnes recherchées, où les casseurs côtoieraient ainsi les fichés S, les mineurs fugueurs ou les criminels de droit commun.
Bientôt en prison pour avoir porté une cagoule ?

Les sénateurs ont durci le texte sur la dissimulation du visage lors d'une manifestation. Là où l'encagoulé, casseur ou non, encourait une contravention pouvant aller jusqu'à 1 500 EUR, il risque désormais la prison et 15 000 EUR d'amende. Cette mesure transformant une contravention en délit permet surtout le placement en garde à vue et une éventuelle comparution devant le tribunal correctionnel.
Casseur/payeur

C'est un principe cher au Premier ministre Édouard Philippe. Le texte introduit une responsabilité civile collective des casseurs. S'ils sont condamnés pour avoir participé à des violences lors d'une manifestation au cours de laquelle il y a eu des violences ou des pillages, ils pourront être amenés à rembourser les dégâts même s'ils n'ont pas, par exemple, cassé eux-mêmes la vitrine. La majorité LREM a retouché le texte à la marge pour le préciser.
Fouilles, port d'arme :les députés en désaccord

Les députés ont en revanche pour le moment supprimé l'article de la proposition de loi qui durcissait la répression du port d'arme et des jets de projectile. Idem pour celui concernant la possibilité pour les préfets de définir un périmètre aux abords duquel des fouilles de sac et des contrôles d'identité peuvent être menés (cela est déjà possible sur réquisitions du procureur). À voir si d'ici mardi, le gouvernement ou la majorité LREM ne proposent pas une réécriture du texte.

S'il est adopté, ce dernier devra encore passer le filtre du Conseil constitutionnel.
Coralie DREYER

 

 
 

 

Réforme du lycée : le Snes-FSU maintient la pression

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 06:18:02

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Réforme du lycée : le Snes-FSU maintient la pression
 

 
Des enseignantsont manifestécontrela réformedu lycée,ce jeudi matin,devant la sous-préfecturede Mulhouse.

Photo L'Alsace/ Darek Szuster

Avant un rassemblement d'une trentaine de personnes devant la sous-préfecture à Mulhouse, ce jeudi matin, des enseignants avec des représentants du Snes-FSU 68, syndicat des enseignants du secondaire, ainsi que de la FCPE 68, fédération de parents d'élèves, se sont rassemblés pour « transformer des inquiétudes individuelles en réflexions et en actions collectives », comme l'a proposé Agnès Miegeville.

Des inquiétudes il y en a, liées à Parcoursup, à la réforme du lycée et du bac, a ajouté Florence Claudepierre. La présidente de la FCPE 68 a précisé recevoir « régulièrement des messages de parents » perdus dans les nouvelles spécialités que les élèves de 2nde doivent choisir (L'Alsace d'hier), sans connaître précisément les exigences de l'enseignement supérieur.
Risqued'« autocensure »

Le Snes-FSU, qui réclame l'abrogation des « réformes Blanquer », y voit un dispositif « inégalitaire », avec des lycées « mis en concurrence entre eux » et des élèves dont seuls une partie bénéficiera de « parcours d'initiés ». Le syndicat craint que certains ne trouvant pas sur place la spécialité de leur choix « s'autocensurent ». « Des jeunes qui n'ont pas les moyens n'iront pas, par exemple, de Thann à Mulhouse... Et on nous dit qu'ils peuvent s'inscrire au Cned ! », renchérit Florence Claudepierre, pour laquelle la carte présentée ce jeudi offre « non pas un choix plus riche, mais plus restrictif ».

En conséquence, nombre d'enseignants craignent de perdre des heures d'enseignement par le biais des spécialités, notamment en mathématiques. « Dans une autre académie, où les dotations étaient déjà connues, un grand lycée a calculé qu'il perdrait trois postes complets, rapporte une professeure mulhousienne. Et comment poursuivre dans le post-bac en sacrifiant les maths ? C'est le flou artistique. »

Le Snes-FSU et l'intersyndicale (*) dénoncent, en outre, les conditions de préparation de la rentrée prochaine. « Nous perdons 61 postes d'enseignants et 12 de stagiaires dans l'académie, alors que les effectifs dans le secondaire augmentent, expose Élise Peter, secrétaire départementale. Comment assurer un enseignement de qualité ? » Et ses collègues d'évoquer le lycée Schweitzer de Mulhouse, où des terminales ES n'ont pas eu d'enseignant de sciences économiques et sociales durant trois mois. « Un exemple parmi d'autres , note Agnès Miegeville. Dans l'académie, il manque 20 professeurs d'allemand. Cette réforme ne va rien apporter et ne règle aucune des difficultés. »

Le Snes-FSU, qui se bat aussi pour une revalorisation des salaires et la liberté d'expression des enseignants, espère tirer profit de « l'affaiblissement du gouvernement » face aux gilets jaunes et « amplifier la mobilisation ». Il invite les personnels à multiplier les actions dans les établissements et à donner de la voix, en y associant peut-être d'autres syndicats, à l'occasion du prochain CDEN (conseil départemental de l'éducation nationale), le 6 février à Colmar.
C. C. (*) Snes-FSU, Snep-FSU, Snuep-FSU,Snetap-FSU, CGT Éduc'action, SudÉducation, CGT Agri, SIES, SNCL Faen,les lycéens de l'UNL et de la FIDL.

 

 
 

Contre les « réformes Blanquer »

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 05:36:09

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Éducation
Contre les « réformes Blanquer »
Quelque 70 enseignants ont manifesté une heure durant ce jeudi, à Strasbourg, devant le rectorat, contre la réforme du baccalauréat et des lycées. Même chose à Mulhouse, où ils étaient une trentaine devant la sous-préfecture. Cette réforme doit entrer en vigueur en septembre prochain.
 

 
Pour les enseignants rassemblés ce jeudi face au rectorat, « le lycée à la carte, c'est l'arnaque ».
QUATRE SYNDICATS - le SNES-FSU, SUD Éducation, la CGT et Force Ouvrière - avaient déployé des banderoles ce jeudi devant le rectorat, à Strasbourg, à l'heure du déjeuner.

À l'intérieur du bâtiment se tenait au même moment le comité technique académique, qui devait lever le voile sur les moyens alloués aux établissements des deux départements alsaciens. Au plus haut de la participation à la manifestation, il y avait autour de soixante-dix enseignants. Au début du rassemblement, le nombre de policiers présents sur les lieux dépassait quasiment la petite trentaine de manifestants.

La réforme supprime les spécialités actuelles - L, ES, S - dans l'enseignement général. Elle introduit une plus grande part de contrôle continu en vue de l'obtention du baccalauréat. Pour le SNES-FSU, cette réforme « permettra avant tout de supprimer des emplois, en faisant des économies de postes. Pour la seule académie de Strasbourg, soixante postes au moins vont être supprimées dès la rentrée prochaine », énonce Séverine Charret, cosecrétaire académique du SNES.

Pour un enseignant en lycée syndiqué SUD rencontré à la manifestation, la réforme « va accroître le nombre d'élèves par classe ». « Et avec plus d'élèves et plus de classes par professeur, on va faire de la m... »
Avec le soutien des parents d'élèves à Mulhouse

À Mulhouse, avant un rassemblement d'une trentaine de personnes devant la sous-préfecture, des enseignants avec des représentants du Snes-FSU 68, syndicat des enseignants du secondaire, ainsi que de la FCPE 68, fédération de parents d'élèves, se sont rassemblés pour « transformer des inquiétudes individuelles en réflexions et en actions collectives », comme l'a proposé Agnès Miegeville.

Des inquiétudes il y en a, liées à Parcoursup, à la réforme du lycée et du bac, a ajouté Florence Claudepierre. La présidente de la FCPE 68 a précisé recevoir « régulièrement des messages de parents » perdus dans les nouvelles spécialités que les élèves de seconde doivent choisir, sans connaître précisément les exigences de l'enseignement supérieur.

Le Snes-FSU, qui réclame l'abrogation des « réformes Blanquer », y voit un dispositif « inégalitaire », avec des lycées « mis en concurrence entre eux » et des élèves dont seuls une partie bénéficiera de « parcours d'initiés ». Le syndicat craint que certains, ne trouvant pas sur place la spécialité de leur choix, « s'autocensurent ».
Profiter de « l'affaiblissement du gouvernement »

En conséquence, nombre d'enseignants craignent de perdre des heures d'enseignement par le biais des spécialités, notamment en mathématiques.

Le Snes-FSU et l'intersyndicale dénoncent, en outre, les conditions de préparation de la rentrée prochaine. « Nous perdons 61 postes d'enseignants et 12 de stagiaires dans l'académie, alors que les effectifs dans le secondaire augmentent, a exposé Élise Peter, secrétaire départementale. Comment assurer un enseignement de qualité ? » Et ses collègues d'évoquer le lycée Schweitzer de Mulhouse, où des terminales ES n'ont pas eu d'enseignant de sciences économiques et sociales durant trois mois. « Un exemple parmi d'autres, selon Agnès Miegeville. Dans l'académie, il manque 20 professeurs d'allemand. Cette réforme ne va rien apporter et ne règle aucune des difficultés. »

Le Snes-FSU, qui se bat aussi pour une revalorisation des salaires et la liberté d'expression des enseignants, espère tirer profit de « l'affaiblissement du gouvernement » face aux gilets jaunes et « amplifier la mobilisation ». Il invite les personnels à multiplier les actions dans les établissements et à donner de la voix, en y associant peut-être d'autres syndicats, à l'occasion du prochain CDEN (Conseil départemental de l'éducation nationale), à Colmar le 6 février.
Pierre SÉJOURNET et Catherine CHENCINER Un rassemblement a également eu lieu à Haguenau, devant le lycée Schuman

Un rassemblement a également eu lieu à Haguenau, devant le lycée Schuman

 
 

 

M2A L'emploi, un enjeu collectif

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 06:32:27

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M2A L'emploi, un enjeu collectif
 

 
Une partie de l'équipe d'élus et de chefs d'entreprise associés au développement du sud Alsace. Au centre Fabian Jordan, président de M2A et Gilbert Stimpflin, président de la CCI Grand Est. À droite : Pierre Guilleminot, directeur général d'Eiffage Energie Systèmes-Clemessy.

Photo DNA/FZ

Organisée dans les locaux de l'entreprise Clemessy, rue de Thann à Mulhouse, la traditionnelle cérémonie de voeux du président de Mulhouse Alsace agglomération (M2A) a pris une forme particulière cette année. Et, pour une fois, les élus ont moins parlé que les représentants du monde économique.

Ainsi Pierre Guilleminot, directeur général d'Eiffage Energie Systèmes-Clemessy, a ouvert le débat : « Notre enjeu est collectif. Il s'agit de l'emploi par exemple. Des centaines d'emplois sont à pourvoir alors que le chômage baisse peu. Il faut aussi promouvoir ce territoire qui a un potentiel incroyable, qu'il faut transformer en attractivité réelle. »
Coconstructueuret fier de l'être

Des propos qui entraient en résonance avec la fameuse expression de « coconstruction » chère au président de M2A, Fabian Jordan, depuis son élection. « Et je suis fier de cette pratique de coconstruction. Je suis un homme pragmatique, concret, je me base sur des valeurs partagées d'écoute, de respect, d'esprit d'équipe, de valorisation réciproque. C'est ce qui apporte la confiance. Et les résultats sont là », a-t-il affirmé.
Attractivité : dix projets proposés

Pour parler de ces résultats, la parole a été donnée aux chefs d'entreprise qui ont participé aux ateliers Mulhouse attractiv', une réflexion sur l'attractivité du territoire lancée en concertation avec la Chambre de commerce et d'industrie.

150 personnes ont participé à ces ateliers et un noyau dur a travaillé dans quatre ateliers. Dix projets en émergent et seront miss en oeuvre progressivement à l'horizon 2020.

Ces projets sont les suivants :

o Création d'une offre scolaire internationale pour faire venir, et rester, des ménages intéressés par ce type de scolarité pour leurs enfants.

o Création d'une cellule d'accueil pour les nouveaux arrivants, destinée à faciliter leur installation.

o Création d'un pack d'accueil pour les étudiants

o Renforcement et structuration des propositions touristiques dans tout le sud Alsace.

o Création d'un événement majeur qui devienne significatif à l'échelle du territoire.

o Appel à projets urbains innovants pour la reconversion des quartiers anciens.

o Lancement d'une campagne baptisée Made in Mulhouse sud Alsace.

o Développement du salon Industrie du futur.

o Organisation d'un réseau d'ambassadeurs, dont le lancement est programmé pour le printemps prochain.

o Embauche d'un business développeur.

Enfin, autre projet, le portail d'entrée unique dans le territoire de M2A pour les étudiants, les cadres et les entreprises est déjà opérationnel.

Gilbert Stimpflin, le porte-parole du monde économique, se satisfait de ces propositions : « J'ai besoin d'un monde politique, d'élus qui soient des facilitateurs, un monde politique qui me comprenne. Car nous sommes plus forts ensemble. »
« J'ai besoin d'un monde politique »

Il illustre son propos par l'exemple d'une coconstruction réussie avec l'État, le monde politique et la CCI dans le dossier des ports de Mulhouse Rhin. Après deux ans de discussion autour de la sortie de concession et de grandes complexités juridiques, les ports de Mulhouse Rhin (Ile-Napoléon, Ottmarsheim et Huningue), vont être gérés à travers une Semop (une société d'économie mixte à opération unique), présidée par Gilbert Stimpflin. Des opérateurs privés vont entrer dans le capital de cette société et apporter aux ports le trafic nécessaire.
Une maison de l'industrie à KM0

D'autres projets concernant le territoire de M2A pour l'année 2019 ont également été mis en exergue.

o Le projet de Maison de l'industrie qui s'installera sur le site de KMO, dans le quartier Fonderie.

o En matière d'agriculture, le projet des Champs du possible est à l'étude autour de la thématique des circuits courts (Tiga).

o La nouvelle unité de méthanisation.

o Le learning center à l'UHA.

o L'école du numérique 4.0

o La gestion de l'après-Fessenheim.

o Le raccordement des sites hospitaliers à la centrale thermique de l'Illberg pour moins d'émissions de gaz à effet de serre, pour sécuriser la fourniture en énergie et de ne plus dépendre des énergies fossiles...

o Le développement de DMC et des zones d'activités, tant à la gare de Mulhouse que sur les sites plus éloignés comme l'ancien carreau minier Marie-Louise.

o Enfin, l'élargissement du pôle métropolitain à Saint-Louis et Haguenau, qui sera officialisé en mars prochain et prendra l'appellation de Pôle métropolitain d'Alsace.
Françoise ZIMMERMANN

 

 
 

COLMAR associations «Ensemble pour la Parité» : « Les Femmes dans l'Europe » et soutien au bilinguisme

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 06:27:26

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associations «Ensemble pour la Parité»
COLMAR associations «Ensemble pour la Parité» : « Les Femmes dans l'Europe » et soutien au bilinguisme

 
A l'occasion de la réunion de rentrée le 21 janvier, une bonne vingtaine de membres de l'association « Ensemble pour la Parité, Femmes et Hommes d'Alsace » étaient réunis autour de leur présidente régionale Annette Frieh.

Après les voeux, la présidente fit un debriefing des manifestations du dernier trimestre de l'année écoulée, qui ont toutes remporté un vif succès, à savoir : la journée avec ADT Quart-Monde, la conférence avec « l'Ordre de Malte », et la veillée de Noël avec animation et goûter, cadeaux et friandises à St-Jean.

Le programme pour les mois à venir a été élaboré. Il a été décidé de soutenir les diverses activités de « l'Ordre de Malte-France » à Colmar. Dans le cadre du bilinguisme en partenariat avec R.D.L. (Radio Dreyeckland), l'association organisera dans une ou plusieurs écoles bilingues des animations et enregistrements intergénérationnels, ainsi qu'un Stammtisch dans le cadre « E Friehjohr fer unsri Sproch ».

D'ores et déjà, E.P.P. invite à sa 18e Journée Internationale de la Femme à Colmar, horaire et lieu seront communiqués ultérieurement. Les membres ont choisi comme thème, élections européennes obligent : « Les Femmes dans l'Europe ». Cette rencontre sera à la fois ludique et instructive. L'entrée sera comme les années précédentes libre, et le verre de l'amitié gracieusement offert.

Toutes les personnes intéressées par les diverses activités de l'association seront les bienvenues. Contact et renseignements : Annette Frieh au 03 89 71 40 81

Mails secrétaires : pierre.frieh@sfr.fr - brigittehoferer@hotmail.fr

 

 
 

 

Commerce Wittenheim : Alinéa devrait fermer le 1er mars

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 05:57:24

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Commerce Wittenheim
Commerce Wittenheim : Alinéa devrait fermer le 1er mars
Leurs conditions de travail se sont dégradées depuis l'annonce de la fermeture. Les salariés du magasin Alinéa Wittenheim ont débrayé mercredi pour obtenir des garanties concernant leur départ. Le rideau devrait tomber le 1er mars.

 
Mercredi, le débrayage a débuté vers 17 h, entraînant la fermeture du magasin deux heures plus tôt que d'habitude.
Une bonne moitié des 45 salariés d'Alinéa Wittenheim s'étaient mis en grève mercredi en fin d'après-midi, et avaient manifesté aux abords du magasin, à l'issue d'une réunion avec des représentants de la direction du groupe qui ne leur avait pas apporté les réponses souhaitées.

L'enseigne d'ameublement et de décoration a décidé de fermer le magasin wittenheimois, « en difficultés en termes de rentabilité ».

Un projet de PSE (plan de sauvegarde de l'emploi) a été négocié. Il a été transmis à la Direccte (la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi).
L'ensemble du personnel licencié

« Mais on a appris que le dossier était incomplet et la direction a décidé de passer à l'unilatéral, ce qui veut dire que l'employeur décide sans les partenaires sociaux », relataient les grévistes, Ils craignaient notamment que l'échéance jusqu'ici pressentie pour la fermeture, le 1er mars, soit remise en question. « Certains ayant retrouvé un emploi, on voudrait qu'ils puissent partir dans les conditions du PSE », indiquait Jonathan Boeglin, membre (CFE-CGC) du comité d'entreprise.

La direction d'Alinéa avait proposé des postes dans d'autres magasins ou au siège du groupe. « Personne n'a accepté de partir », indique Dominique Delannoy, délégué syndical central (CFTC), en rappelant qu'il n'y a pas d'autre Alinéa en Alsace (les magasins les plus proches sont à Metz ou Nancy).

L'ensemble du personnel sera donc licencié. Et en attendant, « les conditions de travail deviennent très compliquées », soupire Jonathan Boeglin. Le magasin, qui continue d'être livré, fonctionne avec une direction intérimaire, assurée par des cadres du groupe. Les salariés évoquent une pression très importante mise sur les chefs de secteur, le mécontentement des clients qui n'obtiennent pas les remises attendues, croyant à une liquidation. Ils pointent « de nombreux arrêts de travail, liés au mal-être des salariés... »

Mais après une heure de grève, les négociations ont repris avec une issue positive, a-t-on appris jeudi matin. « Cela a bien évolué, on a eu un bon dialogue et tous les engagements qu'on avait demandés ont été actés. Un accord a notamment été trouvé sur la date de départ des salariés, » précise Dominique Delannoy. Ce sera le 1er mars, comme le souhaitaient les grévistes, et le magasin devrait donc définitivement baisser le rideau à cette échéance.

Le PSE qui a été négocié est en cours d'examen par la Direccte et devra encore être homologué avant les licenciements. « Si la procédure n'est pas achevée au 1er mars, Alinéa s'est engagé à ce que les gens puissent partir quand même avec le maintien de leur salaire, en attendant l'homologation », précise le syndicaliste.

Selon lui, des avancées ont également été obtenues au niveau des conditions de travail pour la période restant avant la fermeture du magasin.
François FUCHS

 

 
 

 

Urgence hivernale : Caritas Alsace appelle aux dons

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 06:18:53

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Urgence hivernale : Caritas Alsace appelle aux dons
 

 
Pour la première fois, Caritas Alsace, très active sur le terrain dans la région, appelle aux dons sur la question spécifique de l'urgence hivernale. 30 % des 35 000 personnes accueillies en 2018 par l'association caritative étaient en situation de logement précaire, c'est-à-dire sans domicile ou dans des conditions de précarité qui rendent les périodes de froid encore plus difficiles. Car « la précarité du logement s'aggrave significativement, notamment au niveau énergétique. Les familles qui s'adressent à nous ont souvent des factures de chauffages très élevées. On agit là-dessus via nos épiceries solidaires : en payant moins pour les produits de première nécessité, les gens peuvent consacrer plus de leur - petit - budget au chauffage », explique Lisa Burgstahler, de Caritas Alsace.

Pour les SDF, l'association a mis en place trois accueils de jour, à Strasbourg, Mulhouse et Colmar, où les sans-abri peuvent trouver un petit-déjeuner chaud, des vêtements, des bons de douche, un peu de chaleur et un lieu pour discuter.
« Demande en hausse »

C'est pour pouvoir financer ce type d'actions que Caritas Alsace a décidé de lancer un appel aux dons spécifique cette année. Comme pour beaucoup d'associations, 2018 a été une année pauvre en dons : « On commence l'année avec moins de budget que d'habitude, mais la demande, elle, augmente toujours... »
AIDER Les dons peuvent être adressés via le site internet www.caritas-alsace.org ; par chèque à Caritas Alsace,5 rue Saint-Léon, 67082 StrasbourgCedex ; ou en nature (couvertures,vêtements...) dans l'unedes 85 permanences de l'associationréparties dans toute l'Alsace.

 

 
 

Grand froid Derrière la gare de Mulhouse : L'abri de nuit s'est fait une place

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 06:05:19

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Grand froid Derrière la gare de Mulhouse
Grand froid Derrière la gare de Mulhouse : L'abri de nuit s'est fait une place
Depuis le 14 décembre, au rez-de-chaussée de l'ancien conservatoire de Mulhouse, boulevard Wallach, des sans-abri sont accueillis pour la nuit. Avec désormais 35 lits, tout le monde a une place.

 
Le préfet du Haut-Rhin, Laurent Touvet, et Michèle Lutz, maire de Mulhouse, ont visité l'abri de nuit situé dans l'ex-conservatoire de musique de Mulhouse.
La Maison du Pont, le Bon Foyer et, depuis le 14 décembre 2018, l'abri de nuit derrière la gare de Mulhouse : quand un sans domicile fixe fait appel au 115, avec les grands froids qui commencent, il peut trouver, à Mulhouse, différents lieux d'accueil. « Il s'agit de permettre à chaque personne dans la rue de pouvoir dormir au chaud », a remarqué, mardi soir, Brigitte Lux, directrice départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations, lors d'une tournée effectuée par le préfet du Haut-Rhin, Laurent Touvet.

Et c'est tout naturellement à l'abri de nuit nouvellement ouvert que le préfet a fait une halte pour discuter avec les équipes de l'association Acces - qui s'occupe du lieu -, mais aussi avec des bénéficiaires. En compagnie de la maire de Mulhouse, Michèle Lutz, et d'une partie de l'équipe de la direction des affaires sociales de la ville, il a pu constater qu'avec le début du plan grand froid, cinq nouveaux lits de camp avaient été installés, afin de gonfler la capacité à 35 places, dans sept chambres situées au rez-de-chaussée de l'ancien conservatoire de musique de Mulhouse. Au total, le nombre de places d'urgence dans l'agglomération mulhousienne est passé mardi à 145.
Se nourrir, prendre une douche

Mais ces places ne sont disponibles que pour la nuit. Les personnes sont accueillies à partir de 18 h 30, elles peuvent se nourrir, prendre une douche « et surtout dormir au chaud », constate Sophie Gaudron, qui assure la coordination du lieu. « Il y a une forte collaboration de la ville qui nous a permis d'avoir cet endroit supplémentaire, remarque Jean-Marc Bellefleur, le président d'Acces. Le partenariat fonctionne bien et on espère vraiment que ce lieu pourra se pérenniser. » Pas sûr, car un projet immobilier privé est à l'étude sur le site.

« Ce serait bien, quand il fait très froid, que ce centre puisse ouvrir en journée, au moins le week-end », lance un bénéficiaire. « C'est difficile car il faut trouver des personnes qui surveillent », notent les membres d'Acces. « Et plus d'eau chaude ? », enchaîne cet homme [avec deux douches et plus de 30 personnes, pour un cumulus, il n'y en a pas pour tout le monde]. « On va essayer de trouver une solution », conclut la maire Michèle Lutz.

En période de grand froid, outre les places d'urgences dans les foyers, on trouve également 180 personnes qui passent des nuits à l'hôtel, notamment à Mulhouse.
G.L.

 

 
 

 

IME Saint-Joseph Soirée de charité : Un nouveau défi fort en émotions

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 06:23:15

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IME Saint-Joseph Soirée de charité
IME Saint-Joseph Soirée de charité : Un nouveau défi fort en émotions
Une dizaine de jeunes de l'Institut médico-professionnel Saint-Joseph s'apprêtent à animer la soirée de charité du 1er février à Voegtlinshoffen avec des saynètes de Molière et de la danse. Entre rires et angoisses, les répétitions vont bon train.

 
Emmanuelle Charron, professeur d'EPS et chorégraphe : « Ce spectacle est un vrai défi pour ces jeunes. On veut les élever, les faire progresser, ils sont capables. Ce sont nos convictions profondes. On croit en eux ! »
« Quand ma collègue m'a dit : "On va monter une pièce de Molière avec nos jeunes", j'ai ouvert de grands yeux. Mais aussitôt je me suis dit, super on fonce ! », s'exclame Emmanuelle Charron, professeur d'EPS à l'Institut Saint-Joseph à Colmar, qui accueille des jeunes en situation de handicap intellectuel. « Ça leur donne un accès à la culture et ça les valorise », renchérit Yolaine Terren, éducatrice spécialisée.

Depuis la rentrée, la troupe de « l'atelier des copains », composée d'une dizaine de jeunes de 14 à 24 ans, répète donc tous les mercredis à l'auditorium du lycée Saint-André.
« On croit en eux ! »

L'objectif : présenter un petit spectacle de théâtre et de danse lors du « Cocktail entreprises » le 1er février au domaine Cattin de Voegtlinshoffen.

« On adore les défis. On veut valoriser ces jeunes, les faire progresser. Malgré leur handicap, ils sont capables de réussir, on croit en eux ! », glisse Emmanuelle Charron.

Mercredi matin, l'ambiance est fébrile. Rayan a enfilé son costume et une cravate scintillante pour se glisser dans son rôle du bourgeois gentilhomme, Magali a revêtu le tablier de la servante, Thibaut son écharpe de poète, Lucille dans sa robe rouge est prête pour réviser sa chorégraphie de danse et tous ont l'air plus que ravis d'être là. « On a hyper hâte de monter sur scène ! », s'exclament-ils en choeur.
Une pédagogie adaptée

Après quelques étirements, pour se connecter, évacuer les tensions et créer une harmonie dans le groupe, quelques exercices d'expression et d'improvisation, les jeunes passent aux choses sérieuses. Répétition de la pièce, chorégraphies... Ils seront fin prêts le 1er février.

Ce spectacle éphémère n'est pas une première pour la petite troupe de l'atelier des copains. En octobre dernier, elle a joué un extrait du Bourgeois Gentilhomme de Molière devant 600 personnes à l'église Saint-Mathieu de Colmar.

« Bien sûr la mémorisation est plus difficile, il leur faut beaucoup de temps, une pédagogie adaptée, mais ils y arrivent. Ils ont des angoisses, mais les gèrent mieux que nous », conclut Emmanuelle Charron.
Vanessa MEYER PLUS WEB Découvrir notre vidéo sur www.dna.fr

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Colmar L'AEP Saint-Joseph fête le bel âge

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 06:38:02

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Colmar L'AEP Saint-Joseph fête le bel âge
 

 
Les membres de l'AEP dont le président Sven Bachert (à droite) avec les élus et les représentants de la paroisse.DR
La traditionnelle fête du bel âge de l'AEP Saint-Joseph (association d'éducation populaire) s'est tenue ce dimanche 13 janvier dans la salle du cercle du même nom. Ce repas festif, offert aux anciens du quartier par l'AEP, a réuni 175 personnes de 60 ans et plus.

Cette rencontre annuelle est très appréciée par les personnes âgées de la paroisse. Comme l'a souligné dans son mot d'accueil, le président Sven Bachert : « Notre repas annuel fait partie de ces moments privilégiés, si précieux, si riches d'échanges et de convivialité. Être et vivre ensemble, c'est le fondement même de toute société. »

Une importante délégation de la municipalité, dont le maire Gilbert Meyer et le conseiller départemental Yves Hemedinger était présente. La paroisse était représentée par le curé François Martz et le président du conseil de fabrique Germain Mergel qui a été mis à l'honneur.

Après une rétrospective des projets de l'année écoulée, le président Bachert a présenté plusieurs autres défis qui attendent l'association. Le repas concocté par les bénévoles a fait l'unanimité dans l'habituelle ambiance chaleureuse et familiale propre au quartier Saint-Joseph, véritable ville dans la ville. L'après-midi a été rythmée par la visite du père Noël, les airs de Dominique Kollros à l'accordéon, et la dégustation de la galette.

 

 
 

Première cartographie de 24 cancers en région

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 05:58:34

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Santé
Première cartographie de 24 cancers en région
Certains cancers sont plus fréquents et plus mortels en Alsace que dans le reste de la France. Mais les raisons de ces particularités restent encore à déterminer
 

 
Le recul sur le dépistage organisé du cancer colorectal en Alsace n'est pas encore suffisant pour voir son impact sur l'incidence et la mortalité de ce cancer.
Le réseau français des registres des cancers (réseau Francim), le service de Biostatistique-Bioinformatique des Hospices Civils de Lyon, Santé publique France et l'Institut national du cancer publient pour la première fois des estimations d'incidence et de mortalité à une échelle régionale et départementale pour 24 cancers en France sur la période 2007-2016.
Des écarts statistiques inexpliqués

La région Grand Est présente une surincidence et une surmortalité pour le cancer du poumon, deuxième cancer le plus fréquent chez l'homme, et troisième chez la femme, sauf dans les départements alsaciens. De la même manière on observe un excès de cas de cancers de la vessie, mais pas de surmortalité par ce cancer. Une explication qui reste à confirmer, pourrait être liée à la consommation de tabac. En effet, en 2000, la part de fumeurs réguliers parmi les 15-75 ans était la plus élevée en Lorraine (32 %) et la plus faible en Alsace (28 %)

La région présente un léger excès d'incidence et une surmortalité nette pour le cancer colorectal chez l'homme, troisième cancer masculin le plus fréquent. Pour les femmes, on n'observe pas cet écart. En l'absence de données concernant l'alimentation ou l'activité physique spécifiques à la région, cette différence ne peut pas être expliquée.

De même, le recul sur la mise en place du dépistage organisé du cancer colorectal dès 2003-2004 dans le Haut-Rhin, la Marne, les Ardennes et la Moselle, n'est pas suffisant pour détecter un éventuel impact sur l'incidence et la mortalité de ce cancer pendant la période observée.

Les femmes souffrent plus de cancers de l'estomac et du foie en Alsace et en Moselle et en meurent aussi plus. Même si ces trois départements partagent des habitudes alimentaires et des comportements, là encore, les données sont insuffisantes pour établir une relation de cause à effet.

Chez la femme encore, une surincidence ainsi qu'une surmortalité sont observées pour le cancer du rein comme pour les cancers du corps utérin, de façon plus marquée dans l'est de la région. Ces deux cancers partagent un facteur de risque commun, l'obésité, et la répartition géographique de l'incidence de ces deux cancers chez la femme est assez proche. Toutefois, l'obésité à elle seule ne saurait expliquer la répartition observée.

À l'échelle de l'Alsace, et grâce à des registres départementaux qui n'existent pas dans les autres départements de la région, on constate que les mélanomes cutanés ont des taux d'incidence parmi les plus élevés des départements couverts par un registre général. Néanmoins, la mortalité comparable à la moyenne nationale dans ces départements peut laisser penser que l'excès de cas correspond à des cancers diagnostiqués à un stade précoce, donc de bon pronostic.
Geneviève DAUNE CONSULTER le rapport sur le site de Santé publique France (santepubliquefrance.fr)

CONSULTER le rapport sur le site de Santé publique France (santepubliquefrance.fr)

 
 

 

Franken Voeux du maire : Un rond-point à l'étude sur la D419

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 06:01:24

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Franken Voeux du maire
Franken Voeux du maire : Un rond-point à l'étude sur la D419
La cérémonie des voeux de Franken était l'occasion pour le maire, Hubert Schertzinger, de saluer l'engagement des associations locales, le travail du personnel communal et de l'équipe enseignante.

 
Le maire de Franken Hubert Schertzinger.
Le premier magistrat du village de Franken Hubert Schertzinger a égrené les chantiers 2018 au cours de la récente cérémonie des voeux à la population.

Un collecteur principal d'eau usée a été mis en place par la communauté de communes Sundgau pour rénover et améliorer la rue du Ruisseau avec élargissement de la voie, aménagement d'un petit carrefour et réalisation d'un trottoir. Par ailleurs, des travaux de mise aux normes ont été réalisés à la salle communale et à l'école. Un vidéophone a été installé à l'école, sécurité anti-intrusion oblige. De même, le parvis de l'église a été réaménagé pour des raisons sécuritaires.

De nouveaux lampadaires ont été posés et toutes les ampoules énergivores ont été remplacées par des diodes Led. La fibre optique a été installée et un système de concession du cimetière mis en place. Le regroupement pédagogique entre Franken et Willer comprend, depuis la rentrée, les communes de Hausgauen et de Hundsbach.
Cérémonie patriotique au printemps

De nombreux chantiers attendent Franken en 2019 avec la mise en place de feu de circulation au carrefour de la D16. L'étude d'un projet de la 419 avec un rond-point est annoncée. « Un très gros projet qui implique quatre propriétaires qui devront devenir des partenaires de la commune et du Département pour sécuriser ce dangereux carrefour. »

Une autre étude concernera l'étude d'un bassin de rétention d'eau pour protéger les nombreuses propriétés sur le flanc nord.

L'élu a tenu a signalé que, malgré les investissements importants, et grâce à une gestion rigoureuse, les taux des taxes communales n'ont pas augmenté depuis fort longtemps. L'état-civil a enregistré cinq naissances et trois décès.

Le maire a terminé ses propos en annonçant que la 202, section des anciens des forces françaises en Allemagne, tiendra son assemblée générale à Franken en présence du président national, le général Keller, lors d'une cérémonie patriotique le 7 avril.

 

 
 

 

Agriculture Pays des Trois frontières : Stop à l'érosion agricole

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 06:00:23

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Agriculture Pays des Trois frontières
Agriculture Pays des Trois frontières : Stop à l'érosion agricole
C'est une première dans le Haut-Rhin : Saint-Louis Agglomération et la Chambre d'Agriculture viennent de signer un partenariat qui vise à donner un avenir à l'agriculture sur un secteur en voie de forte urbanisation, où l'activité s'érode.

 
A Attenschwiller, une zone d'activité pousse entre bois et champs. l'urbanisation très forte du secteur pose la question de la place de l'agriculture et des relations qu'elle peut entretenir avec son environnement anthropisé.
« Vous croyez que c'est marrant de voir notre bonne terre finir dans les caniveaux ? » Comme d'autres agriculteurs des Trois frontières, Pierre Pfendler, par ailleurs maire de Hagenthal-le-Bas et élu en charge du développement durable à Saint-Louis Agglomération, a vu couler beaucoup de boue sous les ponts. le 5 juin dernier, il est tombé 50 mm en une heure. Pourtant, des mesures avaient déjà été prises dans le Sundgau oriental, pour contrer ces coulées, comme à Kappelen.
Une pépinière pourles jeunes agriculteursen projet

« Les coulées de boue font partie des difficultés agricoles récurrentes, confirme Laurent Wendlinger, président de la Chambre d'Agriculture d'Alsace, mais contre lesquelles il est possible de trouver des solutions sans investir des sommes importantes. » Ainsi, la prévention de tels risques pourrait passer par différentes mesures préventives comme la protection du capital sol par le non-labour (ce qui a été expérimenté par exemple à Blotzheim via des remises en herbe) ou l'assolement concerté (comme à Rantzwiller, où l'on alterne culture d'hiver et de printemps), en plus des réalisations hydrauliques.

A condition de s'entourer de personnes compétentes pour jauger l'aprêté des écueils qui se dressent devant l'agriculteur. C'est tout le sens de ce partenariat, inédit dans le Haut-Rhin à cette échelle, que viennent de signer Saint-Louis Agglomération et la Chambre d'Agriculture d'Alsace, et qui vise à aider l'agriculture locale à se trouver un avenir. Ceci dans le cadre de la candidature du Sud-Alsace au concours « Les champs du possible ».

L'agriculture, dans les Trois frontières, ce n'est pas ce qui saute immédiatement aux yeux. L'on évoque plus volontiers les avions, les chantiers, les industries qui font ce territoire. Avec 430 exploitations sur 12 000 hectares (dont 9000 en céréales), la place de l'agriculture est pourtant encore importante sur ce territoire qui connaît la croissance démographique la plus importante du Grand Est. Importante, mais en régression constante : ces exploitations étaient au nombre de 1 400 en 1970...

« L'agriculture fait partie intégrante de ce territoire et nous devons favoriser la recherche d'un équilibre entre l'agriculture et les autres composantes du territoire », plaide Alain Girny, président de Saint-Louis Agglomération. Laquelle met en oeuvre actuellement sa vision d'avenir 2030 pour l'agriculture. En veillant à ce qu'elle ne finisse pas, elle non plus, dans le caniveau...
Vers une disparition « probable »du maraîchage

« Nous avons les mêmes préoccupations que les élus sur la place de l'agriculture, et le rôle qu'elle peut jouer » rassure un Laurent Wendlinger encore tout étonné d'avoir pu trouver en face de lui des élus qui n'avaient plus à être convaincus.

« Nous avons choisi plusieurs axes de travail, précise Pierre Pflendler : la préservation de la qualité de l'eau en valorisant par exemple les filières alternatives aux cultures céréalières, la lutte contre l'érosion des sols en prenant des mesures d'hydraulique douce comme la plantation de haies ou la réalisation de fascines comme à Buschwiller, la valorisation d'une agriculture locale et de qualité via le développement des circuits courts et le renforcement de la visibilité des produits locaux, le renforcement des liens entre agriculteurs et population, via des manifestations comme les fermes ouvertes, la lutte contre la réduction des exploitations en soutenant l'installation des jeunes agriculteurs, développer le maraîchage, pourquoi pas par la création d'une pépinière à producteurs, et enfin tirer profit de la proximité de la Suisse comme débouché ».

Le maraîchage pourrait bientôt hériter du statut d'activité en voie de disparition. Les prix du foncier s'envolent, l'urbanisation aussi, même si contrainte par les règles d'urbanisme. Il n'y a, sur tout le territoire de Saint-Louis Agglomération, que 50 agriculteurs en circuit court, dont 33, sont maraîchers et arboriculteurs. une poignée, qui ne pèse que quelques dizaines d'hectares. Il y a donc urgence (notamment alimentaire) à promouvoir et valoriser un modèle paysan en résonance avec son environnement urbain et péri-urbain. Puisque le paysan a encore toute sa place dans ce pays...
Jean-François OTT

 

 
 

 

Éducation Lycée Albert-Schweitzer : Se battre pour des cours

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 06:03:43

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Éducation Lycée Albert-Schweitzer
Éducation Lycée Albert-Schweitzer : Se battre pour des cours
Des élèves et parents d'élèves du lycée Schweitzer de Mulhouse ont manifesté ce jeudi pour dénoncer le remplacement très intermittent d'une professeure de sciences éco et sociales.

 
Les manifestants étaient près de 35.
Des lycéens concernés, des parents, Danièle Henni, l'une des CPE (conseillères principales d'éducation) de l'établissement, ou encore la présidente départementale de la FCPE Florence Claudepierre : ils étaient autour de 35 à manifester, hier jeudi en début d'après-midi, à l'entrée du lycée Schweitzer de Mulhouse. Une action distincte du mouvement national dans les lycées le même jour : il s'agissait de dénoncer un problème spécifique à l'établissement, le remplacement pour le moins intermittent d'une professeure de sciences économiques et sociales (SES) en arrêt de travail dont pâtissent deux classes de terminale ES (les TES 2 et 3) et la classe de première ES 3.
« C'est notre matière la plus importante »

« Le dernier cours qu'on a eu avec cette professeure remonte au 18 octobre », relate Sélim, élève de la TES 3. Et il a fallu attendre « la semaine avant les congés de Noël » pour qu'un premier remplacement soit assuré, par un contractuel qui n'a pas souhaité prolonger son contrat au-delà du 17 janvier. Depuis mardi dernier, une autre enseignante contractuelle est en poste. « Mais on a appris qu'elle partira en congé maternité en avril », poursuit Sélim, craignant fort un nouveau problème de remplacement à cette échéance.

L'inquiétude est particulièrement forte chez les élèves de terminale, qui voient se rapprocher le bac. « Les sciences économiques et sociales, c'est notre matière la plus importante, coefficient 9 », souligne Sélim. « Ils ont raté plus de 50 heures de cours depuis la rentrée, c'est énorme. Comment vont-ils rattraper le retard ? », interroge Danièle Henni. Un retard que Lucas, élève de TES 3, illustre : « J'ai des copains en terminale ES dans d'autres lycées de Mulhouse, ils ont déjà vu huit chapitres. Nous, on n'en a fait que deux, et encore, l'un bien, l'autre vite fait. On doit se battre pour avoir des cours, ce n'est pas normal. »

Maman d'élève, Nadia El Hajjaji précise que l'an dernier, une longue absence de la même professeur de SES n'avait, déjà, pas été remplacée pendant une longue période. « Ça s'est ressenti sur les résultats au bac », s'alarme-t-elle. Et des élèves redoublants abondent. Mme El Hajjaji déplore par ailleurs l'accueil qu'elle a reçu en alertant le rectorat par téléphone, « un accueil très dédaigneux », estime-t-elle. Deux lycéens ont écrit à la rectrice, et les deux classes de terminale touchées avaient déjà entrepris une précédente action en s'invitant devant le bureau du proviseur pour demander un remplacement pérenne.

Florence Claudepierre a elle aussi contacté le rectorat. « Cette situation au lycée Schweitzer fait ressortir le problème criant des contractuels. Normalement, le rectorat prévoit en début d'année un vivier de professeurs remplaçants. Comme il est insuffisant, il faut faire appel à des contractuels, mais les contrats qui leur sont proposés sont tellement précaires que l'Éducation nationale n'arrive pas à trouver assez de personnes », déplore la présidente de la FCPE 68.
« Du rapiéçage »

Une professeur de SES du lycée Schweitzer en charge d'autres classes va proposer aux élèves de sa collègue malade deux jours de rattrapage durant les vacances de février. Une initiative du lycée que cette mère d'élève présente hier salue mais juge insuffisante : « Ce n'est que du rapiéçage », commente-t-elle.

« L'établissement essaie de faire au mieux avec ce qu'il a », dit de son côté la CPE venue soutenir les élèves mobilisés. Autour d'elle, des élèves sont dubitatifs : « Moi je ne crois pas que l'établissement fasse au mieux », réagit l'un d'eux.
François FUCHS

 

 
 

 

Volgelsheim Des voeux et une surprise

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 06:20:31

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Volgelsheim Des voeux et une surprise
 

 
L'Orchestre d'Harmonie, dirigé par Sylvie Fritsch, a apporté une touche musicale à la cérémonie des voeux du maire de Volgelsheim. Photos L'Alsace/Jean-Marc Lalevée
C'est devant environ 200 personnes, constituant les forces vives de la commune de Volgelsheim que le maire, Philippe Mas, a présenté ses voeux à la population et remercié tous ceux qui participent à la cohésion sociale de la localité (pompiers, corps médical et enseignant, artisans et commerçants, associations, membres du conseil municipal et personnel communal...)

Dans sa rétrospective 2018, le maire a évoqué les principaux chantiers en cours qui se poursuivront en 2019 : les travaux de l'école Charles-Perrault qui ont généré les déplacements des classes primaires et maternelles vers l'école Alexandre-Dumas, ceux concernant le bâtiment du complexe sportif, le cheminement piéton de la résidence La Girandière jusqu'à la ZA du Château d'eau qui sera aménagé pour permettre l'accès aux personnes à mobilité réduite, et le lotissement Les Énergies.

2019 verra l'ouverture d'une épicerie solidaire de Caritas au foyer Jean XXIII et la reprise de la friche Intermarché par l'enseigne Centrakor. Enfin, Philippe Mas a évoqué l'épineux problème posé par le devenir du périscolaire submergé par les demandes d'inscriptions, alors que cette structure n'est pas adaptée pour accueillir autant d'enfants. Le premier magistrat a remercié la Communauté de communes du Pays Rhin Brisach pour sa prise en charge du déploiement de la fibre optique sur l'ensemble du territoire. Sur le plan national, des deux grands événements qui ont secoué le pays en 2018 aux gilets jaunes, « même si, reconnaît-il, ce mouvement est porteur de revendications légitimes », il a préféré le maillot bleu de l'équipe de France de football, vainqueur de la Coupe du monde qui a fédéré le pays. « Il ne faut pas oublier que la France est avant tout une des toutes premières nations scientifiques et technologiques, le nombre de prix Nobel obtenu par notre pays en est la preuve. Le sacre du onze tricolore l'été dernier, est celui d'un état d'esprit contraire au village gaulois, et prouve que tout le monde est indispensable pour gagner, même ceux qui pensent qu'ils sont inutiles. »

Philippe Mas a également donné quelques chiffres concernant notamment la démographie de sa commune (lire encadré). Pour finir, une surprise attendait le maire (lire ci-dessous)
Jean-Marc LALEVÉE

 

 
 

Justice Tribunal de grande instance de Mulhouse : Le premier bilan d'Edwige Roux-Morizot

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 06:04:38

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Justice Tribunal de grande instance de Mulhouse
Justice Tribunal de grande instance de Mulhouse : Le premier bilan d'Edwige Roux-Morizot
Au mois de janvier, c'est le moment de clôturer l'année précédente pour le tribunal de grande instance de Mulhouse. Le président Philippe Babo a évoqué ses juridictions, et la procureure Edwige Roux-Morizot a dressé un bilan de ses quatre premiers mois à Mulhouse.

 
Après quatre mois à la tête du parquet de Mulhouse, la procureure Edwige Roux-Morizot a déjà pu constater que les partenariats entre la mairie, les forces de l'ordre et tous les services de la justice étaient forts.
Les magistrats mulhousiens, après avoir présenté leurs voeux par l'intermédiaire de leur président et de leur procureure, Philippe Babo et Edwige Roux-Morizot, ne pouvaient pas ne pas avoir une pensée « vers celles et ceux qui ont été victimes d'attentats, ainsi qu'à leur famille, tout au long de l'année passée, notamment au mois de décembre dernier à Strasbourg. Il importe de marquer notre profond attachement aux valeurs qui fondent la République et à la défense desquelles nous, magistrats, en tant que gardien des libertés individuelles, avons un rôle majeur à tenir », comme l'a rappelé Philippe Babo hier lors de la traditionnelle audience solennelle de rentrée du tribunal de grande instance de Mulhouse. Et comme le mois de décembre a été animé, notamment au tribunal correctionnel avec « un afflux de déferrements lié à des manifestations qui ont dégénéré », Philippe Babo a enchaîné en insistant sur le « travail remarquable des forces de l'ordre présentes sur le terrain, ainsi que la bonne coordination avec les services de la juridiction et la mobilisation de ses magistrats et fonctionnaires ».

Un travail également remarqué par la procureure Edwige Roux-Morizot car pour elles, policiers et gendarmes ont agi « dans le pur respect du cadre procédural dont nous avions convenu. Et pourtant, il a fallu un sacré sang froid pour résister aux provocations, affrontements, violences et autres outrages ». « Cela fait quatre mois que je suis ici et c'est peu pour avoir la légitimité de faire le bilan d'une année judiciaire, a-t-elle avoué. Mais ces quatre mois m'ont permis, grâce à la richesse des rencontres que j'ai pu faire avec les partenaires institutionnels, collaborateurs de la justice, élus, de connaître la trame de ce tissu humain et me permettre de définir ce que devra être mon action. Être procureur, c'est être créateur d'une pratique judiciaire, mais c'est aussi être un régulateur social. »
« La tâche est rude ici »

En matière pénale, le tribunal de grande instance de Mulhouse ne connaît malheureusement pas de baisse au niveau de son activité : 27 412 procédures reçues, 17 044 affaires traitées, 4568 poursuites judiciaires (3694 saisines du tribunal correctionnel, 519 saisines du juge des enfants, dossiers ouverts à l'instruction, 223 procédures au tribunal de police). « La tâche est rude ici, souligne la procureure. La délinquance lourde et multiforme y est contenue au prix d'une attention de tous et au prix de réponses pénales fortes. » Alors même - et c'est un discours « que vous connaissez hélas trop bien mais que nous répéterons » - qu'il y a un manque d'effectif que ce soit au parquet, mais également au siège et au niveau des fonctionnaires présents aux tribunaux de grande instance et d'instance.

Mais il n'y a pas que la répression dans les tribunaux, il y a aussi la mise en place de la prévention, de la détection des dérives et de l'accompagnement. « Nous nous devons de mettre toute notre énergie à faire en sorte que celui qui commet un premier délit ne recommence pas, lâche Edwige Roux-Morizot. Il faut trouver à chaque cas sa réponse pénale propre. »
La disparition du centre de semi-liberté

Et le président et la procureure de remarquer - ce qui n'avait jusqu'alors jamais été abordé - qu'avec la construction du futur centre pénitentiaire de Lutterbach, le centre de semi-liberté actuellement basé à Mulhouse disparaîtrait. « Priver notre tribunal d'un tel outil reviendrait à priver une bonne partie de la réforme à venir de sa substance », lance Philippe Babo en regardant les nombreux élus présents dans la salle d'audience. « Je souhaite également réaffirmer ma volonté de voir se concrétiser l'emprise du tribunal de grande instance sur la partie de la maison d'arrêt donnant sur la rue d'Ensisheim. » Un voeu maintes fois fait par les procureurs et présidents qui se succèdent depuis de très nombreuses années à Mulhouse...
Les tensions contre une loi

La « réforme » dont parle le président Philippe Babo, c'est bien sûr celle du projet de loi de programmation pour la justice, actuellement en discussion, et qui cristallise les tensions notamment auprès des avocats français - avec de nombreuses grèves effectuées ces dernières semaines notamment à Mulhouse - mais aussi des magistrats par rapport à la fusion des tribunaux et à la création de pôles spécialisés à compétence départementale. « La concertation devra être au coeur de la mise en oeuvre de ces dispositions et le pragmatisme, ainsi que le principe de réalité, l'emporter sur le dogmatisme », a conclu Philippe Babo. Face à tous ces changements et défis, il importe de demeurer optimiste et il appartient à chacun de tenir le rôle qui lui incombe pour que demeure le désir de justice, à l'instar des paroles d'Antoine de Saint-Exupéry : ''Si tu veux construire un bateau, ne rassemble pas tes hommes et tes femmes pour leur donner des ordres, pour expliquer chaque détail... Mais fais naître dans leur coeur le désir de la mer". »
Grégory LOBJOIE

 

 
 

 

Mulhouse ZOO Grand anniversaire, petite année

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 06:14:11

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Mulhouse ZOO Grand anniversaire, petite année
 

 
Brice Lefaux, le directeur du zoo, briefant les coureurs des premières courses au zoo organisées dans le cadre des festivités anniversaires du parc. Un joli succès qui sera reconduit cette année, fin septembre. Archives DNA/Alain Cheval
« Il a manqué une nouveauté, une attractivité, concède le directeur Brice Lefaux. E t nous avons perdu beaucoup de monde au printemps, à cause de la pluie. Ensuite, il y a eu l'effet Coupe du monde, puis la canicule... » Tout cela s'est traduit par une baisse importante de la fréquentation en 2018 au parc zoologique et botanique de Mulhouse. 330 000 visiteurs contre 385 000 l'année précédente, soit une chute de 15 %.

Il est vrai que l'année 2017 avait été dopée par l'effet Nanuq. Devenue grande, l'oursonne polaire a un peu perdu de son attractivité. Et le retour des lions d'Asie au printemps, sur lequel le parc avait beaucoup communiqué, a été victime de la météo humide de cette période. « Notre nouveau couple est passé presque inaperçu. »

Quelques points positifs tout de même : « L'automne a été très bon avec une fréquentation en hausse de 40 % en septembre. Et les manifestations organisées dans le cadre des 150 ans du parc ont très bien marché », assure Brice Lefaux, en listant les plus jolis succès : le week-end Marsupilami en lien avec la librairie Canal BD-Tribulles, le week-end malgache, le week-end Belle Époque... « Les apéros zoo surtout ont super-bien fonctionné, on va les refaire cette année », indique le directeur. De même pour les courses au zoo : les amateurs peuvent déjà prendre rendez-vous pour le dernier week-end de septembre.

« Nous aimerions aussi refaire quelque chose avec Canal BD-Tribulles et retravailler avec la Cité de l'auto : le cadre se prête vraiment bien aux voitures anciennes », poursuit Brice Lefaux. Mais ça ne sera pas forcément cette année.

Ces événements anniversaires ont surtout attiré le public de proximité. Sur les 330 000 visiteurs - dont 180 000 payants -, 161 000 provenaient du territoire de M2A (Mulhouse Alsace agglomération), 65 000 du reste du Haut-Rhin. « On n'a pas eu les touristes cette année et ça s'est senti », constate Brice Lefaux.
Le retour des tapirsen 2020

Conséquences de ces chiffres : « À partir de septembre, on a commencé à faire des économies en retardant certains travaux. » Il faudra ainsi être plus patient que prévu pour revoir les tapirs malais. Les travaux de l'enclos et du bâtiment destinés à les accueillir ne débuteront que cette année, pour une arrivée des animaux en 2020.

2019 ne verra donc pas de nouveautés au niveau animalier. « En revanche, on doit continuer à travailler sur la façon de découvrir le parc », insiste Brice Lefaux : présence d'animateurs devant les enclos, retour du petit train (électrique cette fois) en avril... « Nous proposerons aussi des visites guidées pour les groupes d'enfants, avec une animatrice formée par les pédagogues du zoo. »

Et puis 2019 marquera aussi le véritable lancement des travaux du plus gros chantier de l'histoire du zoo de Mulhouse : Horizon Afrique, pour un coût de 9,3 millions d'euros. « Là, nous allons passer à l'APD [avant-projet définitif], les premiers coups de pioche sont prévus en octobre de cette année pour une ouverture au premier semestre 2021 », détaille Brice Lefaux. Girafes, hippopotames nains, gazelles et de nombreux amphibiens, insectes et reptiles feront alors leur apparition au parc, en compagnie d'animaux déjà présents comme les zèbres de Grévy, les crocodiles à front large, les grues et les cercopithèques de Hamlyn et Roloway...

De quoi doper dans quelques années la fréquentation de ce parc historique qui, même une « petite » année, demeure le premier site touristique payant du Haut-Rhin.
Hélène POIZAT PLUS WEB Notre vidéo surla présentation du projet HorizonAfrique sur le site www.lalsace.fr

 

 
 

Patrimoine Un clic, un vote, trois prix

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 06:11:35

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Patrimoine Un clic, un vote, trois prix
 

 
Les prix du Patrimoine fêtent cette année leur troisième édition. Les notaires du Haut-Rhin ont reconduit leur opération de mécénat, en partenariat avec L'Alsace. Elle permet de mettre en lumière et de récompenser des réalisations de particuliers, d'associations ou de communes qui défendent le patrimoine dans le département.

Me Pierre-Yves Thuet, président de la chambre des notaires du Haut-Rhin, se dit « ravi de pouvoir continuer cette belle aventure ». Avec une quarantaine de dossiers de candidatures, l'édition 2019 est « un peu en retrait » par rapport à 2018, mais « nous avons réceptionné quelques très beaux dossiers, des choses originales, jamais vues ».
Des projets variés qui rendent compte de la richesse du territoire

Le jury est composé de notaires, de mécènes et d'experts. Parmi ces derniers, aux côtés par exemple de Gérard Leser, historien et spécialiste du folklore alsacien, ou de Pantxita de Paepe, conservatrice en chef du musée Unterlinden à Colmar, on trouve cette année une personnalité comme Marc Glotz, écrivain et conférencier, pilier de la Société d'histoire du Sundgau et de Paysages d'Alsace.

Ce jury a fait son choix parmi les dossiers parvenus à la Chambre des notaires du Haut-Rhin. Il a déterminé un prix du jury pour chacune des trois catégories proposées - « Rénovation et sauvegarde du bâti », « Interprétation et diffusion », « Porteur de tradition ».

Par ailleurs, le jury a aussi désigné trois candidats finalistes dans trois catégories différentes, qui attendent désormais le vote du public. Quel public ? Les lecteurs de L'Alsace, férus d'actualité. Ils peuvent désigner le vainqueur dans chaque catégorie, après un vote sur www.lalsace.fr, du vendredi 25 janvier au dimanche 3 février. La remise des prix est prévue le 8 février à la Cour d'appel de Colmar.

Me Olivier Vix, président de l'association Patrimoine et notariat 68, rappelle que « tous les candidats ont présenté des projets liés au patrimoine alsacien, matériel et immatériel ». Et cela dans des domaines variés : la rénovation d'un moulin historique, la sauvegarde de vitraux remarquables, la préservation d'une photothèque de photos anciennes, etc. « Il y a des dossiers de qualité. Tous les participants sont méritants. » Chaque candidat préserve et transmet, à sa manière, des éléments du patrimoine et de l'histoire de la région aux générations futures. Tous méritent amplement d'être soutenus.
VOTER Pour les prix du patrimoine sur www.lalsace.fr, du vendredi 25 janvier au dimanche 3 février à minuit. La remise des prix se fera le 8 février à partir de 18 h 30, dans la salle d'honneur de la Cour d'appel de Colmar, lors d'une soirée festive.

 

 
 

environnement : Respecter la consigne

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 05:56:22

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environnement
environnement : Respecter la consigne
La consigne pour les bouteilles en verre n'existe plus qu'en Alsace. Mais là aussi, la pratique est menacée. Un réseau va être lancé en février pour défendre le consigné auprès de la grande distribution et le rendre plus visible pour le consommateur.

 
Une machine de récupération des bouteilles en verre consignées à l'hypermarché Leclerc de Kingersheim : elle délivre un avoir au client.
La consigne a disparu de toute la Gaule. De toute ? Non ! Seule la région Alsace (et un peu la Moselle) pratique cet usage d'un autre âge et à la fois totalement moderne. Cette vertueuse singularité nous viendrait de notre voisinage avec l'Allemagne, en pointe dans le domaine.

Mais à entendre divers acteurs du secteur, il est urgent d'y veiller pour ne pas, nous aussi, voir se déliter ce geste très écologique (voir encadré ci-contre). C'est ce qui a motivé trois entreprises -Carola, Lisbeth et Meteor- à se regrouper pour défendre le consigné, en espérant voir d'autres rejoindre leur démarche. L'initiative est portée par l'association Zéro déchet Strasbourg et son cofondateur, Simon Baumert.

Le projet va être lancé en février et devrait s'appeler Réseau consigne Alsace, avec un salarié à temps partiel. « On veut trouver des moyens pour promouvoir le consigné auprès de la grande distribution », indique Édouard Haag de Meteor.
Mise en valeur

Simon Baumert souligne le manque d'information des consommateurs et le manque de visibilité des enseignes qui pratiquent la consigne : « On entend souvent des gens qui se plaignent qu'il n'y a plus de consigne, alors qu'il y en a en Alsace ! » Il faut dire que souvent les machines de déconsignation sont reléguées dans l'arrière-fond des magasins. « On va créer une carte interactive sur internet et une application mobile pour géolocaliser les points de vente du consigné en Alsace », annonce Simon Baumert qui espère un aboutissement dans « deux ou trois mois ».

Le réseau veut également travailler avec les grandes surfaces. « On voudrait faire des magasins pilotes pour avoir des vitrines de ce que devrait être un supermarché qui met en avant la consigne ». Le responsable associatif aimerait voir les consignes mises plus en avant et imagine un label que le supermarché pourrait apposer sur sa vitrine pour signaler sa démarche écologique aux clients. « Il faut une meilleure mise en valeur. On va essayer de changer le regard sur une pratique qui peut paraître vieillissante mais qui est très moderne, essayer de convaincre la grande distribution que c'est l'avenir ». Simon Baumert est assez confiant : « Ils ne m'ont pas l'air réfractaires. Le sujet intéresse, après c'est une logistique à mettre en place ».
Des aides financières ?

Une logistique qui exclurait la grande distribution des « gagnants » de l'opération. Car si la consigne est rentable pour les distributeurs de boissons et pour les clients, elle l'est peut-être moins, voire pas pour les magasins. La déconsigneuse coûte cher, il faut payer le personnel et faire de la place pour le stockage.

« Ce n'est pas entièrement vrai et pas entièrement faux !, répond Simon Baumert. Le chauffage a un coût, mais les clients ne viendraient pas s'il n'y en avait pas. Pour la consigne, il faudrait calculer ce que cela rapporte car il y a un effet de fidélisation et d'image ». Argument confirmé par Benoît Carrez, gérant d'Intermarché à Colmar : « Ça fidélise. Et si les gens achètent chez nous, c'est normal qu'on reprenne leurs consignes. C'est un retour sur investissement et une tradition en Alsace. Et puis ça participe au circuit du recyclable ».

Simon Baumert ajoute : « On pourrait imaginer un mécanisme d'aide pour soutenir la démarche, peut-être avec l'Ademe ou l'État. Une aide financière pour le renouvellement d'une déconsigneuse par exemple ». Et de conclure : « Le consommateur attend ça, donc la grande distribution doit s'adapter. Le temps et la place que ça prend, l'argent que ça coûte..., il ne faut plus voir les choses en ces termes. C'est le sens de l'histoire. Le réseau consigné en Alsace est unique en France, ce sera une vitrine pour le reste du pays ».
Textes : Annick WOEHL

 

 
 

 

Linthal : Raymond Schaffhauser mis à l'honneur

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 05:29:47

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Linthal
Linthal : Raymond Schaffhauser mis à l'honneur

 
Raymond Schaffhauser décoré.
Les conseillers départementaux Alain Grappe et Karine Pagliarulo ont profité de la cérémonie des voeux pour remettre la médaille départementale de la vie associative à Raymond Schaffhauser. Ce dernier est né à Linthal le 24 mars 1948. Il a débuté le solfège à la musique de Linthal en 1962, pour l'intégrer en 1966 et jusqu'à ce jour. Depuis 2010, il est également membre de la Musique Harmonie de Buhl. Dans ces deux formations, il joue de la trompette. De 1966 à 1987, il a aussi été sapeur-pompier à Linthal et vice- président de l'amicale des sapeurs-pompiers de 1978 à 2016. Il est une des chevilles ouvrières de la marche populaire de Linthal. Raymond Schauffhauser a déjà été décoré de la médaille d'argent clique et fanfare en 1975 et des médailles de la Fédération des musiques de France en 1989 pour 20 ans d'activités et en 1998 pour 30 ans d'activités.

 

 
 

 

Wintzenheim - Ingersheim Gendarmerie : Délinquance : 300 faits de moins en trois ans

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 06:25:42

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Wintzenheim - Ingersheim Gendarmerie
Wintzenheim - Ingersheim Gendarmerie : Délinquance : 300 faits de moins en trois ans
Le nombre de faits de délinquance constatés par la communauté de brigades de Wintzenheim-Ingersheim est en baisse pour la troisième année consécutive.

 
Les 22 gendarmes de la communauté de brigades de Wintzenheim - Ingersheim, au complet avec le commandant de la compagnie de Colmar (au premier rang au centre) et à sa droite le commandant de la Cob.
« Les chiffres ne sont qu'un indicateur du niveau de délinquance, mais la baisse qui se poursuit en 2018 n'en est pas moins très satisfaisante », a exposé le chef d'escadron Mikaël de Miras, commandant de la compagnie de Colmar, hier lors de l'inspection et de la présentation du bilan annuel de la communauté de brigades (Cob) de Wintzenheim - Ingersheim.

Après avoir chuté de 20 % de 2015 à 2016, puis de 3 % en 2017, le nombre de faits constatés a encore diminué en 2018, de 15 % cette fois (563 faits contre 669 l'année précédente) : « Soit un total de moins 35 %, ce qui équivaut tout de même à près de 300 faits de délinquance », se félicite le lieutenant Jean-Pierre Morat, arrivé en août 2015 à la tête de la Cob, qu'il quittera l'été prochain avec le grade de capitaine.

Ce sont notamment les « atteintes aux biens » (vols et dégradations) qui ont baissé, d'environ 25 %, en passant de quelque 400 à moins de 300 faits. 46 cambriolages ont été constatés contre 70 l'année précédente, « ce qui s'explique par l'interpellation de plusieurs bandes ayant sévi dans le secteur, mais aussi par le travail d'enquête et de présence sur le terrain, avec l'appui d'autres unités de la compagnie et des réservistes. En lien également avec la police municipale, les brigades vertes, les élus locaux et nos autres partenaires pour ce qui concerne la prévention », souligne les commandants de brigade et de compagnie.

Des vols avec effraction ont été commis dans 24 résidences principales, tandis que les locaux professionnels et associatifs ont été deux fois moins touchés (13 faits contre 26). L'arrestation de deux voleurs à la roulotte chevronnés explique aussi partiellement la baisse des vols dans les véhicules (moins d'une cinquantaine au lieu de 80).
Aucun « crime de sang »

Aucun « crime de sang » n'est à déplorer l'an dernier, mais le nombre de faits de violences reste stable : « Une centaine, dont beaucoup dans le cadre familial. Davantage de plaintes pour des agressions sexuelles ont été reçues ces deux dernières années : une quinzaine en 2018 comme en 2017. Peut-être en partie grâce à une libération de la parole pour ce type d'affaires », indique le chef d'escadron. Toutes catégories d'infractions confondues, le taux d'élucidation est passé de 40 à 50 % : un fait sur deux « résolu ».

Enfin sur les routes du secteur, l'année dernière a été endeuillée par deux accidents mortels : un conducteur a percuté un arbre en février sur la RD 417 à Wintzenheim, et un autre automobiliste a fait une sortie de route en contrebas de la RD 83 au mois de juin. 22 accidents corporels ont blessé - parfois grièvement - 33 personnes, soit dix de moins que l'année précédente, marquée par un accident mortel.
Jean-Frédéric SURDEY

 

 
 

 

Fouchy Sécurité et haut débit en 2019

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 06:36:05

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Fouchy Sécurité et haut débit en 2019
 

 
La médaille du travail a été décernée à Jeannot Brunette.  Photo L'Alsace/Fréddy Dietrich
Raphaël Christophe, maire de Fouchy, a présenté ses voeux vendredi 18 janvier en présence du député Antoine Herth et de Jean-Marc Riebel, président de la Communauté de communes de la vallée de Villé.

Aux 80 personnes qui ont répondu à son appel, il a souhaité une « belle et épanouissante année 2019 ». Il est ensuite revenu sur l'année écoulée lors de laquelle Fouchy a souhaité marquer le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale en visitant le Hartmannswillerkopf et le musée Serret de Saint-Amarin.

Le maire n'a pas occulté les mécontentements et injustices ressenties qui ont généré les manifestations des gilets jaunes, « faute d'écoute et de pédagogie pour accompagner les changements importants économiques et professionnels ». Il a déploré les actes de terrorisme « qui ont continué à endeuiller notre pays ». Revenant au plan local, il a parlé des travaux forestiers (onze kilomètres de pistes), de la rénovation de la mairie, de l'élagage du chemin botanique et du débroussaillage de la tourbière.

Cette année, l'entrée du village sera sécurisée par la pose de coussins berlinois, le chemin du réservoir sera remis en état (après fin des travaux), l'aménagement de l'aire de loisirs se poursuivra, et des réunions publiques se tiendront au sujet du plan local d'urbanisme (enquête publique) réalisé à l'échelon intercommunal. Pour la suite, il conviendra de revoir l'état des chaussées du village, bien dégradées ; chaque année 10 000 EUR sont engagés pour les huit kilomètres de rues. Enfin, le haut débit devrait se finaliser également cette année.
Une richesse à protéger : l'eau

C'est le président de la Communauté de communes qui a évoqué les travaux réalisés en deux ans au réservoir d'eau potable de Fouchy, extérieurement (protection) et intérieurement (réfection des bassins pour suppression des fuites et tuyauteries).

La collectivité est consciente de cet enjeu au moment où le dérèglement climatique influe fortement sur la ressource en eau. À chacun de prendre soin d'éviter les gaspillages. Le député Antoine Herth a conclu les discours en insistant sur l'enjeu des prochaines élections européennes et en soulignant l'importance de la voix des maires qui savent associer la population aux enjeux actuels.
Médaille du travail

Cette cérémonie s'est achevée par une remise de la médaille d'argent du travail à Jean Joseph Brunette, ouvrier communal. Spécialisé en menuiserie du bâtiment, il a été embauché en 1998 comme agent technique territorial. Homme de bon conseil, technicien polyvalent et serviable, « Jeannot » est apprécié car il réalise en régie communale de nombreux travaux. Il a également été sapeur-pompier durant dix-huit ans.

 

 
 

Malmerspach Un maire indigné,mais pas démobilisé

Publié dans le panorama le Vendredi 25 janvier 2019 à 06:31:40

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Malmerspach Un maire indigné,mais pas démobilisé
 

 
La cérémonie des voeux du maire de Malmerspach a été l'occasion d'honorer quelques personnes méritantes et de remettre un chèque de 9617,29 EUR à l'AFM téléthon.

 Photo L'Alsace/F.F.

Les habitants de Malmerspach se sont déplacés en nombre, vendredi soir, pour participer à la traditionnelle cérémonie des voeux de la municipalité. François Tacquard, président de la communauté de communes, José Schruoffeneger, maire de Moosch et Gilles Steger, maire de Geishouse y assistaient également.

Le maire Eddy Stutz a particulièrement salué les nouveaux habitants et les a félicités d'avoir choisi « le plus beau village de la vallée pour s'y installer ».

Plus sérieusement, il a ensuite évoqué la situation du pays. « Je fais très peu ce genre d'analyses mais là, je souhaite vous livrer mon sentiment ». Il a comparé le mouvement des gilets jaunes à Mai 68. « Cela s'apparente à une révolte. C'est une façon spécifiquement populaire de faire de la politique qui devrait nous interpeller. » Et de fustiger la hausse de la fiscalité « dite abusivement verte ou écologique, mais inefficace puisque les comportements ne changent pas ». Après s'être inquiété de la montée des populismes, Eddy Stutz espère une année 2019 citoyenne. « Tout nous y invite : les élections européennes, et le grand débat organisé par le président de la République. Malmerspach répondra à cette offre de débat et nous vous appelons à être des citoyens actifs. »

Le devenir de la planète inquiète aussi le maire. « Je ne suis pas écolo mais quand même, les chiffres ne rassurent pas ! », a-t-il constaté. « On fait quoi ? On laisse faire ? On dit que c'est trop tard ? » , s'est-il interrogé. Eddy Stutz s'y refuse, et a souhaité une année 2019 de débat à l'échelle européenne ou chacun devra dire ce qu'il veut pour ses enfants, pour les générations futures.
Travaux et projets

Revenant à Malmerspach, Eddy Stutz a dressé un bilan des actions menées en 2018. « Un bilan significatif en passant du rêve à la réalité. » Une projection a montré des images des réalisations, des fêtes et de la bonne ambiance qui règne dans le village. La maire a ensuite évoqué le décès d'Antonin Hoffner, ancien maire. « C'était un grand monsieur. » Puis il a honoré Denise Macias, qui vient d'être promue chevalier dans l'Ordre national du mérite. L'évocation des belles cérémonies du 11-Novembre a aussi été l'occasion de mettre en avant Léna, Bérénice, Thibault et Eliot, quatre enfants du village qui sont allés à Verdun pour y chercher la flamme du souvenir. Roger Bringard, président du Souvenir français et organisateur du déplacement à Verdun a également été honoré.

Les voeux du maire, ce sont aussi les projets : le parc de Malmerspach continue à se développer, la mise en oeuvre du PLUI, une nouvelle camionnette pour les services techniques, l'éclairage public et quelques autres travaux s'avèrent nécessaires, malgré une très faible dotation globale de fonctionnement qualifiée « d'incompréhensible » (Malmerspach touche dix fois moins que d'autres communes équivalentes).

Enfin, le maire a terminé son propos par un plaidoyer en faveur du maintien de la maternité de Thann et, à travers elle, le maintien des services public en milieu rural. Le clip réalisé sur la maternité a été projeté et a été applaudi avec beaucoup d'émotion.

Le maire a ensuite honoré Joseph Peter du Club vosgien, Richard Weibel qui a travaillé pour la commune durant cinq ans, Didier Zurbach et François Kubler, photographes bénévoles.

Enfin, un chèque de plus de 9617 EUR, produit du Téléthon 2018 a été remis à Christian Py représentant de l'AFM téléthon. Trois actions avaient été menées : ramassage de métaux (43 tonnes !), une soirée cinéma et un après-midi récréatif.
François FROEHLY