Back to top

EDITORIAL : L'amour et la rumeur

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 05:45:28

© Dna, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

EDITORIAL : L'amour et la rumeur
 

 
La folle et bête rumeur qui annonçait une tutelle de l'Allemagne sur l'Alsace touche au coeur du problème de la relation franco-allemande. Derrière les grands desseins de couples politiques emblématiques, depuis de Gaulle et Adenauer jusqu'à Mitterrand et Kohl, le magma des préjugés bouillonne toujours.

La prétendue cession de l'Alsace à l'occasion du traité d'Aix-la-Chapelle a des relents d'anti-germanisme recuit que des tribuns français extrémistes et menteurs, à gauche ou à droite, réutilisent avec délectation.

Ce n'est là que l'expression la plus caricaturale d'appréhensions transfrontalières qui contribuent à freiner les convergences entre les deux pays. Le nouveau traité n'échappe pas aux vents contraires qui soufflent de part et d'autre du Rhin. Derrière les sourires de rigueur de Merkel et de Macron, l'heure est à une forme de désenchantement. Le moteur franco-allemand de l'Europe est conçu pour monter en puissance mais manque d'élan.

Il peine à chaque faux plat. Pas seulement parce que Macron se voit au volant de l'attelage et que Merkel veut garder la maîtrise du frein. Ce qui devait être une large remise à niveau, un demi-siècle après le traité de l'Élysée, relève en fait de la révision de routine.

Depuis la déclaration d'amour de Macron à l'Allemagne de Merkel, elle-même préférant se placer sur le terrain des nécessités, le scénario se répète. Comme avec le budget de la zone euro, Paris cherche à entraîner son allié dans ses rêves de leadership commun en Europe. Mais à Berlin une chancelière sur le départ est appelée à la réserve tant par le jeu politique intérieur que par une opinion étanche aux promesses de réformes françaises.

L'alternance à venir en Allemagne, les gilets jaunes en France n'empêchent pas les deux pays d'offrir un signal d'entente bienvenu à une Europe prise de doute populiste. Pourtant ce traité tient plus du symbole que du tournant. Raison sûrement pour laquelle la France est restée discrète sur ce pas de deux entre dirigeants affaiblis. La flamme absente laissant du champ à la rumeur.

 

 
 

 

Un traité pour renforcer l'alliance franco-allemande

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 06:11:39

© L'alsace, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Un traité pour renforcer l'alliance franco-allemande
 

 
Emmanuel Macron et Angela Merkel, lors de la signature du traité à Aix-la-Chapelle en Allemagne. Photo AFP - LUDOVIC MARIN
Rapprocher la France et l'Allemagne, tel est l'objectif d'Emmanuel Macron et Angela Merkel. Mardi, la chancelière allemande et le président français ont signé un nouveau traité à Aix-la-Chapelle (Allemagne) allant dans ce sens, 56 ans après la signature du traité de l'Élysée, entre Konrad Adenauer et Charles de Gaulle, qui a fondé l'amitié franco-allemande post-deuxième guerre mondiale.

« Nous actons notre convergence économique et sociale, le rapprochement progressif de nos sociétés, le rapprochement des régions transfrontalières, la création d'une dynamique nouvelle », a affirmé le président de la République. Le couple franco-allemand souhaite notamment accentuer la coopération militaire. Emmanuel Macron et Angela Merkel ont réaffirmé leur volonté de mettre en place une « armée européenne ». Avec pour chacun la volonté que leur pays respectif y joue un rôle moteur.

Avec le traité d'Aix-la-Chapelle, ils « se prêtent aide et assistance par tous les moyens dont ils disposent, y compris la force armée, en cas d'agression contre leur territoire ».
Un traité qui ne fait pas l'unanimité

Mais ce rapprochement franco-allemand ne fait pas l'unanimité. Mardi, les deux dirigeants ont été accueillis par les huées de quelques dizaines de personnes dont certaines étaient vêtues de gilets jaunes. Des cris « Merkel doit partir » et « Macron démission » ont également été entendus. Car des deux côtés du Rhin, le traité d'Aix-la-Chapelle est pointé du doigt, avec comme spectre principal, la perte de souveraineté. Ainsi les mouvements souverainistes de droite ou de gauche ont fustigé ce nouvel accord. En France, Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, a déjà annoncé son intention de saisir le Conseil constitutionnel.

« Ceux qui oublient la valeur de la réconciliation franco-allemande se rendent complices de crimes du passé, ceux qui caricaturent ou répandent le mensonge font mal aux peuples qu'ils prétendent défendre en faisant bégayer nos Histoires », a dénoncé Emmanuel Macron, faisant allusion aux « fake news » répandues des deux côtés de la frontière y compris par des politiques (lire notre édition de mardi).
Mise en place de 15 projets franco-allemands

Conscients que le traité n'est pas plébiscité, les deux dirigeants européens ont annoncé la mise en place de 15 projets à l'issue du traité, comme l'amélioration des liaisons ferroviaires, la reconversion du territoire de Fessenheim et surtout des formalités simplifiées. Comme le dit la ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau, « un fleuriste de Strasbourg doit pouvoir livrer à Kehl sans multiplier les démarches et une crèche doit pouvoir employer indifféremment des personnels français ou allemands ».

 

 
 

Traité de coopération franco-allemand Des « projets prioritaires » pour l'Alsace

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 06:09:01

© L'alsace, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Traité de coopération franco-allemand Des « projets prioritaires » pour l'Alsace
 

 
La délégation alsacienne présente hier lors de la signature du traité d'Aix-la-Chapelle. DR
Le nouveau traité de coopération et d'intégration franco-allemand, signé ce mardi à Aix-la-Chapelle par le président Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel, comporte en annexe une liste de quinze « projets prioritaires », dont plusieurs concernent directement l'Alsace.
La reconversion de Fessenheim gravée dans le marbre

Il est notamment question de « la mise en oeuvre conjointe d'un projet de territoire portant sur la reconversion de la zone de proximité de la centrale nucléaire de Fessenheim dans le contexte de sa fermeture, au travers d'un parc d'activités économiques et d'innovation franco-allemand, de projets dans le domaine de la mobilité transfrontalière, de la transition énergétique et de l'innovation ». La « coopération bilatérale de haut niveau en matière d'énergie et de climat » peut également favoriser la transition post-nucléaire.

Un autre projet cité consiste en l'amélioration des liaisons ferroviaires transfrontalières, « par exemple : Colmar-Fribourg, en reconstruisant le pont traversant le Rhin en fonction des résultats de l'étude de faisabilité en cours, mais aussi liaison entre Strasbourg et l'aéroport de Francfort, liaison Strasbourg-Palatinat, liaison entre Sarrebruck et Paris ».

Le point 6 a une portée plus générale pour les collectivités et les populations : il prévoit la mise en place d'un comité de coopération transfrontalière « chargé de définir une stratégie commune pour le choix de projets prioritaires, d'assurer le suivi des difficultés rencontrées dans les territoires frontaliers et d'émettre des propositions en vue d'y remédier ».
« Un territoire privilégié » pour appliquer ce traité

Présente hier à Aix-la-Chapelle avec son homologue bas-rhinois Frédéric Bierry et plusieurs parlementaires alsaciens, la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, estime que l'Alsace « a vocation à être un territoire privilégié d'application de ce traité et le laboratoire européen de la France ». Elle propose que le « forum pour l'avenir franco-allemand » nouvellement institué puisse se tenir rapidement en Alsace, « pour avancer sur la déclinaison opérationnelle du traité ».

Pour le président de la région Grand Est, Jean Rottner, le traité « résonne de façon toute particulière dans notre région ». « Nous devons dès à présent penser à faire de nos régions, des espaces européens de proximité », conclut-il. O. B.

 

 
 

Traité d'Aix-la-Chapelle Réactions

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 06:13:11

© L'alsace, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Traité d'Aix-la-Chapelle Réactions
 

 
Brigitte Klinkert, présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin : « Le traité d'Aix-la-Chapelle répond à l'impérieux besoin d'une Europe de la proximité, de l'emploi et de la sécurité, en phase avec le quotidien vécu par nos concitoyens ».

Pour Jean Rottner, président de la Région Grand Est, « le traité d'Aix-la-Chapelle résonne de façon toute particulière dans notre région. [...] Nous devons dès à présent penser à faire de nos régions des espaces européens de proximité. »

 

 
 

diplomatie Aix-la-Chapelle : Un traité pour renforcer l'alliance franco-allemande

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 05:36:48

© Dna, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

diplomatie Aix-la-Chapelle
diplomatie Aix-la-Chapelle : Un traité pour renforcer l'alliance franco-allemande
À Aix-la-Chapelle, Emmanuel Macron et Angela Merkel ont signé un nouveau texte, 56 ans après le traité de l'Élysée, afin de promouvoir la coopération et l'intégration entre les deux pays.

 
Emmanuel Macron et Angela Merkel, lors de la signature du traité à Aix-la-Chapelle en Allemagne.
Rapprocher la France et l'Allemagne, tel est l'objectif d'Emmanuel Macron et Angela Merkel. Mardi, la chancelière allemande et le président français ont signé un nouveau traité à Aix-la-Chapelle (Allemagne) allant dans ce sens, 56 ans après la signature du traité de l'Élysée, entre Konrad Adenauer et Charles de Gaulle, qui a fondé l'amitié franco-allemande post-deuxième guerre mondiale.

« Nous actons notre convergence économique et sociale, le rapprochement progressif de nos sociétés, le rapprochement des régions transfrontalières, la création d'une dynamique nouvelle », a affirmé le président de la République. Le couple franco-allemand souhaite notamment accentuer la coopération militaire. Emmanuel Macron et Angela Merkel ont réaffirmé leur volonté de mettre en place une « armée européenne ». Avec pour chacun la volonté que leur pays respectif y joue un rôle moteur.

Avec le traité d'Aix-la-Chapelle, ils « se prêtent aide et assistance par tous les moyens dont ils disposent, y compris la force armée, en cas d'agression contre leur territoire ».
Un traité qui ne fait pas l'unanimité

Mais ce rapprochement franco-allemand ne fait pas l'unanimité. Mardi, les deux dirigeants ont été accueillis par les huées de quelques dizaines de personnes dont certaines étaient vêtues de gilets jaunes. Des cris « Merkel doit partir » et « Macron démission » ont également été entendus. Car des deux côtés du Rhin, le traité d'Aix-la-Chapelle est pointé du doigt, avec comme spectre principal, la perte de souveraineté. Ainsi les mouvements souverainistes de droite ou de gauche ont fustigé ce nouvel accord. En France, Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, a déjà annoncé son intention de saisir le Conseil constitutionnel.

« Ceux qui oublient la valeur de la réconciliation franco-allemande se rendent complices de crimes du passé, ceux qui caricaturent ou répandent le mensonge font mal aux peuples qu'ils prétendent défendre en faisant bégayer nos Histoires », a dénoncé Emmanuel Macron, faisant allusion aux « fake news » répandues des deux côtés de la frontière y compris par des politiques (lire notre édition de mardi).
Mise en place de 15 projets franco-allemands

Conscients que le traité n'est pas plébiscité, les deux dirigeants européens ont annoncé la mise en place de 15 projets à l'issue du traité, comme l'amélioration des liaisons ferroviaires, la reconversion du territoire de Fessenheim et surtout des formalités simplifiées. Comme le dit la ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau, « un fleuriste de Strasbourg doit pouvoir livrer à Kehl sans multiplier les démarches et une crèche doit pouvoir employer indifféremment des personnels français ou allemands ».

 

 
 

© Dna, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Réactions
 

 
Brigitte Klinkert, présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin : « Le traité d'Aix-la-Chapelle répond à l'impérieux besoin d'une Europe de la proximité, de l'emploi et de la sécurité, en phase avec le quotidien vécu par nos concitoyens ».

Pour Jean Rottner, président de la Région Grand Est, « le traité d'Aix-la-Chapelle résonne de façon toute particulière dans notre région. [...] Nous devons dès à présent penser à faire de nos régions des espaces européens de proximité. »

 

 
 

 

Politique Région Grand Est : La gratuité provoque des transports...

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 05:48:51

© Dna, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Politique Région Grand Est
Politique Région Grand Est : La gratuité provoque des transports...
Gratuité du transport scolaire pour les primaires, allongement de la ligne entre Bâle et Strasbourg, accessibilité de la gare de Haguenau : le budget des transports du Grand Est a été approuvé après un débat sur la gratuité et le service public.

 
Les TER et les bus Grand Est circuleront sous une marque unique à partir de ce printemps.
Les transports et les mobilités sont le poids lourd du Grand Est : 884,4 millions. « Le premier budget après l'Ile-de-France », souligne le vice-président David Valence. La moitié est consacrée au ferroviaire. Pour marquer le coup, les TER et les bus scolaires et interurbains circuleront sous une marque unique au printemps.
« La gratuitén'existe pas »

L'harmonisation est aussi en route pour les tarifs scolaires et interurbains. Le transport sera gratuit pour les élèves du primaire sur l'ensemble de la région dès la rentrée prochaine, une nouveauté pour cinq départements (dont le Haut-Rhin en partie). Si la majorité entend harmoniser sur trois ans les tarifs pour les élèves du secondaire (autour de 90 euros par enfant), elle refuse le principe de la gratuité revendiqué par un amendement du PS, approuvé aussi par les Progressistes, le RN et les Patriotes.

« La gratuité n'existe pas, quelqu'un paie : si ce n'est pas l'usager, c'est le contribuable », explique David Valence. « La gratuité pour le primaire nous coûtera 7 millions. La gratuité pour les secondaires, c'est 40 millions supplémentaires, soit l'équivalent d'une centaine de trains par jour. »

Le socialiste Olivier Girardin regrette que la majorité ne « réponde pas à l'aspiration de faire des économies pour les budgets contraints des ménages » et à la nécessité « de faire prendre les transports collectifs ».

L'ouverture à la concurrence, qui sera précisée le 29 mars pour 10 % du réseau régional, et le « renforcement » de l'offre TER ne convainquent pas davantage l'opposition. Pour Marie-Hélène de Lacoste Lareymonie (RN), la région « abandonne les périphéries au profit des métropoles » et participe « à la dégradation du service public ». Par la voix de Pascal Bauche, les Patriotes « s'opposent à la mise en concurrence imposée par l'Union européenne ».

Mireille Gazin contre-attaque en annonçant « l'allongement [de la ligne] des TER entre Bâle et Strasbourg », et en prônant des « dessertes XXL ». Thibaut Duchêne défend pour sa part « les liaisons fines » et « la totale emprise de la politique des transports avec le terrain ».
« Maintenir sous perfusion des lignes »

« En la matière, il faut résonner aménagement du territoire et pas idéologie », réplique un David Valence très agacé. « Quand l'État n'y va pas, nous y allons pour maintenir sous perfusion des lignes », répète Jean Rottner.

Dans ce contexte, le PS et les Progressistes s'abstiennent sur le budget Transports, les Patriotes et le RN votent contre, le CNIP et la majorité votent pour.

La commande de 22 matériels ferroviaires transfrontaliers pour une mise en circulation à l'horizon 2025-2028 doit être « lancée cette année » en partenariat avec les Länder de Sarre, de Rhénanie-Palatinat et du Bade-Wurtemberg. Ces trains seront « homogènes » pour rouler en France et en Allemagne. Les négociations sont en cours avec le français Alstom « sur le montant global de la facture ».
Franck BUCHY

 

 
 

 

Tourisme, lycée 4.0, budget
? Le groupe Alsace et Territoires est intervenu entre autres sur le tourisme et l'économie. « L'extension de l'agence d'attractivité de l'Alsace au Grand Est est une mauvaise idée », relève André Reichardt, ancien président de AAA, en estimant que « la chasse à l'investisseur repose sur un ciblage très précis ». Pour le sénateur, « l'Alsace a besoin d'une agence de développement économique spécifique ». Catherine Vierling, elle, ne « comprend pas le jeu de poupées russes institutionnel » dans lequel « la marque Alsace relève de la région ».Un brin ironique, Rachel Thomas (Les Progressistes) remarque que le siège de l'agence régionale du tourisme Grand Est sera implanté à Colmar, « au centre de la région », et que « sa présidence autoproclamée est alsacienne ». Pressentie pour cette présidence, Marie-Reine Fischer relève qu'« il est impossible d'être efficace quand chacun travaille dans son coin ».

? Le lycée 4.0, c'est-à-dire le lycée numérique, continue de faire des vagues deux ans après son lancement par la région Grand Est. Si des améliorations ont été apportées, le dispositif suscite toujours des inquiétudes et des critiques sur les bancs de l'opposition.Laurent Gnaedig (RN) demande « un moratoire de cette expérimentation qui n'est pas aboutie ».« Après 18 mois chaotiques, votre discours a évolué », remarque le socialiste Bertrand Masson, qui « n'y comprend plus rien » : « Trois scénarios seraient à l'étude et vous parlez de généralisation à la rentrée 2019 ». « Il faut arrêter de se flageller. Sur les 111 lycées, on ne peut pas dire que c'est un fiasco, nous avons des retours positifs », répond la vice-présidente Christine Guillemy.

? Le budget primitif de la région Grand Est a été approuvé hier par la majorité régionale et le groupe Alsace et Territoires. Les socialistes, le Rassemblement national et les Patriotes ont voté contre. Les Progressistes et le CNIP se sont abstenus. Chez les non-inscrits, deux élus se sont abstenus (Baptiste Pierre et Grégory Stich), deux élues ont voté contre et une élue n'a pas pris part au vote.

 

TER La gratuité provoque des transports

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 06:26:31

© L'alsace, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
TER La gratuité provoque

des transports
 

 
Les TER et les bus Grand Est circuleront sous une marque unique à partir de ce printemps. Archives DNA

Les transports et les mobilités sont le poids lourd du Grand Est : 884,4 millions. « Le premier budget après l'Ile-de-France », souligne le vice-président de la région Grand Est David Valence. La moitié est consacrée au ferroviaire. Pour marquer le coup, les TER et les bus scolaires et interurbains circuleront sous une marque unique au printemps.

« La gratuitén'existe pas »

L'harmonisation est aussi en route pour les tarifs scolaires et interurbains. Le transport sera gratuit pour les élèves de primaire sur l'ensemble de la région dès la rentrée prochaine, une nouveauté pour cinq départements (dont le Haut-Rhin en partie). Si la majorité entend harmoniser sur trois ans les tarifs pour les élèves du secondaire (autour de 90 EUR par enfant), elle refuse le principe de la gratuité revendiqué par un amendement du PS, approuvé aussi par les Progressistes, le RN et les Patriotes.

« La gratuité n'existe pas, quelqu'un paie : si ce n'est pas l'usager, c'est le contribuable », explique David Valence. « La gratuité pour le primaire nous coûtera 7 millions. La gratuité pour les secondaires, c'est 40 millions supplémentaires, soit l'équivalent d'une centaine de trains par jour. »

Le socialiste Olivier Girardin regrette que la majorité ne « réponde pas à l'aspiration de faire des économies pour les budgets contraints des ménages » et à la nécessité « de faire prendre les transports collectifs ».

L'ouverture à la concurrence, qui sera précisée le 29 mars pour 10 % du réseau régional, et le « renforcement » de l'offre TER, ne convainquent pas davantage l'opposition. Pour Marie-Hélène de Lacoste Lareymonie (RN), la région « abandonne les périphéries au profit des métropoles » et participe « à la dégradation du service public ». Par la voix de Pascal Bauche, les Patriotes « s'opposent à la mise en concurrence imposée par l'Union européenne ».

Mireille Gazin contre-attaque en annonçant « l'allongement des TER entre Bâle et Strasbourg » et en défendant des « dessertes XXL ». Thibaut Duchêne défend pour sa part « les liaisons fines » et « la totale emprise de la politique des transports avec le terrain ».

« Maintenirsous perfusiondes lignes »

« En la matière, il faut raisonner aménagement du territoire et pas idéologie », réplique un David Valence très agacé. « Quand l'État n'y va pas, nous y allons pour maintenir sous perfusion des lignes », répète Jean Rottner.

Dans ce contexte, le PS et les Progressistes s'abstiennent sur le budget transports, les Patriotes et le RN votent contre, le CNIP et la majorité votent pour.

La commande de 22 matériels ferroviaires transfrontaliers pour une mise en circulation à l'horizon 2025-2028 doit être « lancée cette année » en partenariat avec les Länder de Sarre, de Rhénanie-Palatinat et du Bade-Wurtemberg. Ces trains seront « homogènes » pour rouler en France et en Allemagne. Les négociations sont en cours avec le français Alstom « sur le montant global de la facture ».

Franck BUCHY

 

La vitesse sur les autoroutes allemandes limitée ?

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 06:31:16

© L'alsace, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
La vitesse sur les autoroutes allemandes limitée ?
 

 
Certains tronçons de l'A 5 sont déjà limités. Archives L'Alsace
Les automobilistes alsaciens l'expérimentent souvent : les autoroutes allemandes offrent de nombreuses portions sur lesquelles la vitesse n'est pas limitée. Selon l'agence Reuters, cela pourrait bientôt changer. La fin des zones à vitesse illimitée figurerait parmi les solutions envisagées par un comité nommé par le gouvernement allemand pour réduire la pollution causée par les transports. Cette mesure, qui n'entrerait en vigueur qu'en 2023, réduirait la vitesse de l'autre côté du Rhin par défaut, comme en France, à 130 km/h. Des associations de protection de l'environnement réclament même un passage à 120 km/h.Limiter la vitesse réduirait le régime moteur des véhicules circulant sur les autoroutes et leurs émissions polluantes. Ce serait un des leviers permettant à l'Allemagne de respecter la réglementation européenne en la matière. Parmi les autres solutions envisagées figureraient une hausse des taxes sur les carburants ou encore des quotas de ventes de véhicules électriques et hybrides. Mais dans un pays où l'automobile est reine et les grosses cylindrées plébiscitées, cette mesure pourrait être vivement contestée.

 

 
 

Politique Daniel Hoeffel fête ses 90 ans : « Une région ne peut pas être désincarnée »

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 05:49:53

© Dna, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Politique Daniel Hoeffel fête ses 90 ans
Politique Daniel Hoeffel fête ses 90 ans : « Une région ne peut pas être désincarnée »
Ancien secrétaire d'État et ministre, sénateur et président du conseil général du Bas-Rhin, Daniel Hoeffel fête aujourd'hui ses 90 ans. À l'occasion de son anniversaire, les DNA lui ont proposé de jeter un regard sur la réforme des régions, sur la France de 2019, sur l'enjeu européen et l'évolution de la politique.

 
Daniel Hoeffel.
Qu'est-ce qui a fondamentalement changé en politique depuis vos débuts ?

« Dans la vie publique, le temps de la gestation et de la préparation a été accaparé par la vitesse de circulation de l'information au détriment du débat et de la réflexion. Si je regrette que les choses aillent parfois trop vite de la réflexion à la concrétisation, c'est pour une petite part seulement le fruit d'une certaine nostalgie. Mais c'est surtout dû à un monde qui tourne de plus en plus vite, et qui n'est pas toujours maître de son évolution. À cet égard, ce qui va trop vite peut parfois multiplier les faux pas et des erreurs de jugement. »

Que vous inspire la France d'aujourd'hui ?

« Ces deux dernières années, la France a montré une opinion publique passant souvent sans transition d'une approbation béate de certaines positions à un rejet brutal de ceux qui les incarnaient. D'où la difficulté aujourd'hui pour les responsables politiques de savoir garder leur lucidité et de dominer les sautes d'humeur d'une opinion versatile et parfois incontrôlable. Ce qui m'amène à dire que la mission des responsables politiques, sociaux et économiques est plus difficile qu'autrefois : à savoir prendre des décisions de fond sans se laisser submerger par le souci de l'acceptabilité médiatique et populaire. »

Comment envisagez-vous la campagne des européennes qui va s'ouvrir ?

« L'Europe, celle du Conseil de l'Europe et de l'Union européenne, a été bâtie parce qu'elle était garante de la paix, un argument imparable pour la majorité des Européens qui connaissaient les conséquences terribles de la guerre. Aujourd'hui, elle n'est plus de nature à déclencher un mouvement populaire, tout comme le fonctionnement, les contraintes et les réglementations de l'Union européenne. L'Europe a aussi bénéficié à ses débuts de grandes voix qui savaient convaincre et entraîner les foules. Entendra-t-on à nouveau, pendant la campagne des élections européennes, des femmes et des hommes capables de faire parler leur coeur et leur conviction au lieu d'être face à des programmes séduisants mais sans impact sur celles et ceux qui iront voter ? »

Vous avez participé à l'émergence de divers mouvements politiques, dont le Rassemblement du peuple français en 1947, avant de vous diriger vers le giscardisme. Quel regard portez-vous sur la droite actuelle ?

« La droite a été forte après 1945 lorsqu'un ou plusieurs de ses leaders détenaient les clés du pouvoir et lorsque ceux-ci incarnaient une autorité au sommet de l'État ou au gouvernement.

Quand ce n'est plus le cas, la droite a une tendance naturelle à se disperser ou à rechercher l'autorité dont elle est orpheline dans les franges. C'est ce que nous vivons actuellement avec l'abstention et des modes d'expression et d'actions parfois excessifs. D'où l'importance, pour ceux qui détiennent la légitimité institutionnelle, de manier avec beaucoup de précaution tous les corps intermédiaires, réceptacles des revendications mais aussi de l'espérance. En démocratie, un pouvoir, quel qu'il soit, ne peut jamais prétendre se substituer à l'expression nécessaire des partis, des syndicats, des collectivités territoriales et des associations sans prendre le risque de se mettre en première ligne avec toutes les illusions et les périls qui en découlent. »

Vous qui avez été ministre de l'Aménagement du territoire et des Collectivités locales (1993 à 1995), comment avez-vous vécu la réforme des régions de 2015 ?

« Les gens ont plus que jamais besoin de se sentir proches, et de manière tangible, des collectivités, des associations ou d'autres structures intermédiaires humainement à leur portée. La région illustre parfaitement ce que cherchent aujourd'hui les gens pour ne pas se sentir marginalisés. Dans ces conditions, une région ne peut pas être désincarnée, sans identité et aux contours flous, pour pouvoir être comprise et souhaitée. Quand je lis qu'un président de la République, armé d'un crayon et d'une gomme, a dessiné une grande région parce qu'elle a soi-disant une dimension européenne, je suis persuadé que ça ne correspond pas à une régionalisation moderne à laquelle ses habitants aspirent. Une région, c'est une identité, une personnalité, un ensemble géographique cohérent, une histoire, une culture à laquelle on se sent attaché, ce sont même des traditions, mais ce n'est pas le fruit d'un dessin géométrique correspondant à des kilomètres carrés et à une densité d'habitants. Chez chacun de nos voisins, il y a de grandes et de petites régions. Nulle part ailleurs, la dimension ne justifie le sentiment d'appartenance ou l'efficacité économique. »

Comme habitant de l'Ackerland, comment vivez-vous le développement du Grand contournement ouest de Strasbourg ?

« Chaque fois que je vais de Handschuheim à Strasbourg, je traverse l'énorme chantier du GCO, en particulier la partie destinée au futur péage. Quand je vois cela, je me pose la question suivante : ne mettons-nous pas vraiment le doigt dans l'engrenage d'un couloir à poids lourds ? Je n'ai pas la réponse. Chaque jour, j'ai l'occasion de discuter avec les tenants du GCO mais aussi avec ses opposants car je ne peux être insensible à l'opinion, dont celle des habitants de Kolbsheim qui estiment lutter à bon droit pour le respect d'une partie de l'environnement de l'Alsace. Et je suis critiqué pour cela par des collègues de l'agglomération strasbourgeoise pour qui l'augmentation de la pollution en ville n'est pas assez prise en compte. Nous sommes là au coeur des grandes problématiques de l'avenir de l'Alsace. »
Franck BUCHY Voir l'interview vidéo sur dna.fr

Voir l'interview vidéo sur dna.fr

 
 

 

mouvement social Gilets jaunes Grand débat : vont-ils participer ?

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 06:21:02

© Dna, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

mouvement social Gilets jaunes
mouvement social Gilets jaunes Grand débat : vont-ils participer ?
Les gilets jaunes se montrent divisés autour de la question du grand débat national voulu par Emmanuel Macron. Pendant que certains jouent le jeu, d'autres restent méfiants quant au résultat et à l'efficacité de cette initiative nationale.

 
À Horbourg-Wihr, certains gilets jaunes se disent prêts à débattre, même s'ils redoutent un statu quo final.
Difficile d'établir un positionnement uniforme au milieu d'une myriade de personnalités bigarrées. Si certains gilets jaunes voient d'un mauvais oeil le grand débat national lancé par Emmanuel Macron, d'autres ont un avis plus nuancé sur le sujet. Les points de vue divergent d'un rond-point à un autre, voire d'un individu à un autre.

Quelques-uns ont accepté de répondre à nos questions.

À Colmar, Cyril ne mâche pas ses mots. Même si ce gilet jaune fustige l'initiative lancée par le président, il rappelle que son avis lui appartient et n'est pas forcément celui de ses camarades. Pour sa part, il compte « parodier » ce grand débat, pour « en faire une satire ». Il dénonce des discussions orientées en amont, avec des thèmes imposés par La République en Marche. Une concertation qui selon lui n'intègre pas assez les gilets jaunes.

« Au final, ce sont les maires qui s'y retrouvent, estime-t-il. On se retrouve sur des grands débats très dirigistes et qui finalement ressemblent plus à une préparation pour les prochaines élections municipales. »
« C'est bien de manifester mais si on ne discutepas avec les gens,on n'arrivera à rien »

Du côté de l'association des « GJ de Colmar », composée de sept gilets jaunes de la région colmarienne, l'heure est au dialogue. « Si on reste renfermés sur nous-mêmes, on arrivera à rien », observe Michael, le président, qui se dit prêt à débattre avec tout le monde, citoyens comme politiques. Il participera à la réunion publique du 4 mars à Colmar.

« Il faut ouvrir le dialogue. Peut-être qu'à la fin, il y aura une issue favorable. » Lui et les membres de son association sont allés à la rencontre des Colmariens ce week-end pour leur faire remplir des cahiers de doléances. Une opération que Michael compte renouveler. « C'est bien de manifester mais si on ne discute pas avec les gens, on n'arrivera à rien. »

À Horbourg-Wihr, même son de cloche, ou presque. « Ça peut être un outil pour toucher le plus grand nombre de personnes possibles », déclare Bruno. Certains gilets jaunes du secteur se sont d'ailleurs rendus au débat organisé, ce samedi à Munster.

Plus par résignation que par conviction. « Je ne me fais pas d'illusion, tempère Bruno. Macron et ses copains essaient d'endormir le mouvement avec ce débat. On sait très bien que ça ne servira à rien. »
« Qu'est-ce qui va êtrefait de cette parole ? »

Néanmoins, Bruno voit le grand débat national comme « un moyen de s'exprimer, de faire entendre au plus grand nombre leurs revendications », à commencer par le référendum d'initiative citoyenne (RIC). Certains gilets jaunes d'Horbourg-Wihr comptent en effet mettre en place des conférences autour du RIC. Une démarche pédagogique pour « expliquer et rassurer certaines personnes » sur cette demande controversée.

« On veut participer au débat, discuter, être présents », affirme de son côté Gil. Selon cet autre gilet jaune, les revendications des citoyens qui se sont exprimés à Munster ce samedi recoupent celles des gilets jaunes : salaires trop importants des dirigeants, lenteur de la justice, budget de l'État équilibré, casier judiciaire vierge pour les élus, gratuité des transports en commun... Même s'il se dit « très motivé », Gil préfère rester vigilant et s'interroge : « Qu'est-ce qui va être fait de cette parole ? »

Pour beaucoup, ce grand débat national manque de concret. Mais Gil, comme d'autres, compte se rendre au 2e débat organisé à Munster, le 2 février. « On sera présents pour voir ce qui est fait de ces revendications », promet Gil, pour qui les gilets jaunes restent une composante majeure du débat, même s'il craint que cette concertation nationale ne soit que de « l'esbroufe ».
Camille LANGLADE

 

 
 

 

Neige populiste sur Davos

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 06:46:53

© L'alsace, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Neige populiste sur Davos
 

 
Le dirigeant brésilien Jair Bolsonaro accueilli par Klaus Schwab, président du Forum économique mondial de Davos. Photo Fabrice COFFRINI/AFP
Le nouveau président brésilien Jair Bolsonaro sait se tenir. Propulsé hier à l'avant-scène du Forum de Davos, il a servi au gotha de l'économie et de la politique un discours sans aspérités, loin de ses diatribes d'extrême droite. Oublié, ses attaques contre la réalité du réchauffement climatique face à une assemblée qui prétend laver plus vert que vert. Oublié, sa profession de foi protectionniste, dans ce temple du libre-échange. Résultat, le maître des lieux Klaus Schwab a invité les financiers présents à saisir « les grandes opportunités » du Brésil.
Le sermon politique du FMI

Jair Bolsonaro devait ce soudain vedettariat à son récent triomphe, et à l'absence des deux stars de l'an passé, Donald Trump et Emmanuel Macron. Tous deux retenus par des tempêtes domestiques, entre « shutdown » (impasse budgétaire) et « gilets jaunes », comme d'ailleurs la troisième absente de marque, Theresa May.

La cheffe économiste du FMI (Fonds monétaire international) en avait donné la clé dès lundi. Le risque est désormais moins économique que politique, a expliqué Gita Gopinath, qui a sermonné les dirigeants : « Ce qui est important, ce n'est pas d'attendre une escalade des risques politiques, mais que les dirigeants politiques s'occupent d'éviter un tel mécontentement avec la manière dont les choses fonctionnent. »

C'est vrai, et c'est ce que nous faisons, a déclaré en substance (et en visioconférence) le ministre des Affaires étrangères (secrétaire d'État) des États-Unis, Mike Pompeo, proche de Donald Trump. « Au cours des dernières années, à travers le monde, les électeurs ont renvoyé chez eux des politiques et des alliances politiques dont ils estimaient qu'ils ne représentaient pas leurs intérêts ». Ces « chamboulements positifs », a-t-il détaillé, ont permis la montée du Mouvement 5 Étoiles en Italie, ainsi que les élections de Jair Bolsonaro, de Donald Trump... et d'Emmanuel Macron, ainsi embauché dans le camp populiste.

Le ton sera aujourd'hui différent avec Angela Merkel. Mais le fond de l'air restera frais, sinon glacial, dans la très chic station des Alpes suisses. Car l'économiste du FMI était venue avec une mauvaise nouvelle : la croissance mondiale va ralentir encore plus que prévu, à 3,5 % (contre 3,9 % il y a six mois). Et le moral des patrons de multinationales, qui composent l'essentiel de l'assistance, est au plus bas : 29 % sont pessimistes, contre 5 % l'année dernière, selon une enquête de PwC.
Francis BROCHET

 

 
 

Sur internet, les Français prennent la parole

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 05:39:50

© Dna, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Politique Démocratie
Sur internet, les Français prennent la parole
Le grand débat national a démarré timidement avec les premières réunions locales, souvent organiséespar des élus ou des associations. Mais les Français semblent décidés à donner leur avis par internet.En témoigne le bon démarrage de l'appel à contribution.
 

 
L'appel à contributions est disponible depuis mardi sur le site du grand débat national.
Après un retard à l'allumage, l'appel aux contributions sur le site du grand débat national a ouvert mardi matin. Un démarrage dont pourra sans doute se féliciter le gouvernement : à 18 heures, l'on recensait près de 15 000 propositions et 38 000 réponses aux « questions rapides ».
Affluence en ligne

Mobilisation des gilets jaunes, bataille de cagnottes et aujourd'hui cet exercice inédit : l'engagement, pas si fréquent dans le monde physique, se trouve démultiplié en ligne. Les gilets jaunes en ont apporté la preuve : les rassemblements sur les ronds-points n'ont jamais attiré autant de monde que leurs pages Facebook. Et voilà que la participation modeste aux « réunions d'initiatives locales » se trouve éclipsée par le solide démarrage des contributions numériques.
Prénoms et pseudos

S'ils étaient souvent dans l'ombre des élus ou des associations dans l'organisation des débats, les « citoyens » forment cette fois l'écrasante majorité des participants, sans doute encouragés par la possibilité de rester anonyme ou de se contenter d'un simple prénom. Et si certaines propositions semblent incongrues (« Déduire les pauses cigarettes du temps de travail » ou « Voiture à pédales »), le sérieux domine largement.
De quoi parle-t-on ?

D'abord pensé comme une plate-forme très ouverte, le site du grand débat national, a été remodelé avec des questionnaires plus ciblés reprenant les thèmes formulés par Emmanuel Macron dans sa lettre. Sans surprise, la « Fiscalité et les dépenses publiques » agrègent pour l'heure le plus de remarques, légèrement devant la Transition écologique et loin devant « Démocratie et citoyenneté » et « Organisation de l'État et des services publics ».

Les remontées attendront évidemment la clôture des débats le 15 mars mais certaines questions, déjà entendues depuis plusieurs semaines, reviennent comme une ritournelle : la « justice fiscale » avec la volonté de voir l'impôt mieux réparti, « la fin du matraquage des retraités » comme l'écrivent plusieurs contributeurs, les appels à « alléger le millefeuille territorial », le rétablissement de l'ISF. Le thème de l'immigration revient très peu, sauf au chapitre laïcité, où les contributeurs sont clairement attachés à la neutralité totale des religions. Peu de contributions sur l'emploi, ce qui est plus surprenant. Cela dit, les questions s'y prêtent peu.
Les gilets jaunes lancent leur plate-forme

Tout peut-il être abordé dans ce débat ? La lettre aux Français a donné le ton : beaucoup de questions sur beaucoup de thèmes, mais la réaffirmation que la politique économique portée durant la campagne était la bonne. Le cadre est le même pour ces appels à contribution, tous ouverts par un questionnaire. Sur la citoyenneté, la démocratie, l'organisation de l'État, l'on voit ainsi un gouvernement à l'écoute, avec des interrogations précises sur l'avis et le ressenti des Français. Sur le chapitre fiscalité en revanche, la discussion est très bornée : « Afin de réduire le déficit public de la France, qui dépense plus qu'elle ne gagne », peut-on lire en introduction de l'une des « questions rapides ».

Des débats « orientés », c'est ce que dénoncent justement nombre de gilets jaunes. Une partie d'entre eux, autour de Maxime « Fly Rider » Nicolle, l'une des figures du mouvement, a annoncé lundi soir le lancement d'une plate-forme nationale concurrente afin de « collecter les revendications ». Elle utilisera un outil conçu par la société Cap Collectif, la même que celle utilisée par... le gouvernement.
Alexis BOYER

 

 
 

 

Bonus-malus des CDD :ça coince

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 05:41:25

© Dna, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Chômage Négociations
Bonus-malus des CDD :ça coince
 

 
Nouvelle confrontation mardi sur la réforme de l'assurance chômage autour des contrats courts : le patronat veut convaincre les syndicats de renoncer à tout « bonus-malus » sur les cotisations mais reste vague sur ses propositions « alternatives » dans une négociation qui semble s'enliser.

Au départ un constat : les CDD de moins d'un mois, multipliés par 2,5 depuis 20 ans, sont à la fois une source de précarité pour les salariés et de dépenses pour l'Unédic qui finance le chômage entre deux contrats.

Dans le cadre des négociations, le patronat a envoyé aux syndicats un argumentaire destiné à enterrer « la fausse piste du bonus-malus », une promesse de campagne d'Emmanuel Macron toujours officiellement soutenue par le gouvernement. Selon les organisations patronales, ce bonus-malus serait notamment « un frein à l'activité » car « les entreprises refuseraient des commandes pour ne pas avoir à embaucher des contrats courts » ; il « fragiliserait les entreprises en difficulté » qui doivent licencier.
Prochaine réunionle 31 janvier

« Le document est peu étayé », juge Marylise Léon (CFDT), et ne répond pas à la proposition de son syndicat de mettre en place « une cotisation dégressive » en fonction de la durée du contrat. Dans sa note, le patronat estime que « d'autres voies peuvent être trouvées pour modérer le recours aux contrats de courte durée, faciliter l'accès durable à l'emploi et sécuriser le parcours des personnes en contrats courts récurrents ». Mais il ne cite pas ces « voies » et c'est bien là tout le problème pour les syndicats. La prochaine et pour l'instant dernière réunion est programmée, le 31 janvier

 

 
 

 

La solitude, un mal du siècle à combattre

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 05:38:49

© Dna, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Société L'appel à la solidarité avec des personnes isolées
La solitude, un mal du siècle à combattre
Des associations alertent sur ce mal contemporain. Selon un sondage, 58 % des Français connaissent quelqu'un en situation d'isolement dans leur entourage professionnel, familial ou de voisinage.
 

 
Dix millions de personnes vivent seules, dont 57 % de femmes.
C'est l'un des maux de nos sociétés contemporaines. La solitude touche de nombreux Français. Aujourd'hui, à l'occasion de la Journée des solitudes, des associations alertent sur la nécessité de porter attention aux personnes isolées.

Selon une enquête BVA pour l'association Astrée, 58 % des Français connaissent des personnes souffrant de solitude, dans leur famille, leur voisinage ou leur entourage professionnel (*). Et 44 % des Français se sentent seuls.

Plus qu'un sentiment, la solitude devient un sujet de société. En cause : l'allongement de la vie, mais aussi les changements qui ont touché la sphère familiale depuis plusieurs décennies.

Moins de familles nombreuses, mises en couple plus tardive, unions plus fragiles, décohabitation des générations...

Les raisons sont multiples. Cette solitude touche les personnes âgées, mais aussi les jeunes : 6 % des 15-30 ans, soit pas moins de 700 000 jeunes, sont considérés en situation d'isolement social, selon une étude (**) du Crédoc pour la Fondation de France.
Un sentiment peu formulé

Le sentiment d'isolement reste peu formulé (seulement un quart des personnes interrogées avoue en parler). Il est donc important d'être attentifs aux signaux faibles qui marquent un éloignement de la vie sociale.

Souvent, c'est une rupture dans le parcours de vie qui plonge dans la solitude. En premier lieu, la perte de son conjoint ou d'un proche se révèle un élément majeur (pour 58 % des Français qui ont ressenti de la solitude). Le vieillissement est un autre élément générateur d'isolement (dans 43 % des cas), mais un divorce ou une séparation (42 %) la perte d'un emploi (31 %), l'isolement géographique du lieu de vie (26 %) et les problèmes de santé (25 %) sont aussi mis en avant.

La solitude frappe plus fortement les personnes vulnérables. Comme le montre la Fondation de France (lire ci-dessous), être malade fragilise particulièrement les liens sociaux.
Les limites des réseaux sociaux

Autres victimes de la solitude, les personnes ne bénéficiant pas d'un réseau de protection rapprochée, les chômeurs de longue durée, les travailleurs à bas revenus, les mères célibataires, jeunes et occupant des emplois précaires, ou encore les personnes âgées isolées.

De même, les réseaux sociaux ne sont pas un levier efficace contre la solitude, selon l'étude BVA pour Astrée. Ils permettent surtout de discuter via internet avec des gens et de garder des contacts avec la famille et les amis (pour 76 % des sondés), mais réduisent les échanges physiques dans la vie réelle (pour 69 % des personnes interrogées). Ils ne permettent pas de rencontrer de nouvelles personnes (50 % des réponses). Pour nouer des liens, rien de tel que des interactions dans la vie quotidienne.
(*) Enquête réalisée par BVA sur internet auprès de 1 010 Français âgés de 18 ans et plus. (**) Enquête réalisée en ligne en 2018 auprès de 2 000 personnes âgées de 15 à 30 ans

(*) Enquête réalisée par BVA sur internet auprès de 1 010 Français âgés de 18 ans et plus.

 
 

 

Le plan grand froid déclenché

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 05:55:12

© Dna, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

SOCIAL
Le plan grand froid déclenché
Tirant les conséquences de la chute des températures, l'Etat a décidé ce mardi d'activer le plan grand froid dans les deux départements alsaciens pour augmenter le nombre de places en hébergement d'urgence.
 

 
Comme ici dans les rues de Strasbourg, le froid constitue un danger redoutable pour les personnes sans-abri.
Les températures minimales sont négatives depuis la fin de la semaine dernière et le thermomètre ne dépasse que timidement le seuil positif en journée. À cette vague de froid qui s'annonce durable viennent s'ajouter les conséquences de l'épisode neigeux venu de l'ouest du pays, même s'il ne devrait que légèrement toucher la région selon Météo France (1 à 3 cm de neige en plaine).

Les préfets du Bas-Rhin et du Haut-Rhin ont donc décidé d'activer le niveau 2 du dispositif hivernal mis en oeuvre au début de l'hiver. Depuis le 1er novembre, l'État et les collectivités ont en effet augmenté le nombre de places disponibles pour l'hébergement d'urgence.
Places supplémentaires et maraudes renforcées

Dans le Bas-Rhin, 414 places sont ouvertes pour les personnes isolées et pour les familles, en hébergement collectif ou en chambres d'hôtel. Elles viennent s'ajouter aux plus de 9 000 places pérennes ouvertes tout au long de l'année pour un coût de 56 millions d'euros à la charge de l'État. L'Eurométropole et la Ville de Strasbourg soutiennent activement ce dispositif. Au total, selon Syamak Agha Babaei, en charge de la politique du logement à l'Eurométropole, « les deux collectivités consacrent chacune plus de 2,5 millions d'euros à l'hébergement d'urgence et trois gymnases peuvent être mis à disposition de la préfecture dans le cadre du plan grand froid. »

Alors que le maire de Strasbourg, Roland Ries, relayait lundi sur son compte Facebook les demandes qu'il avait faites au préfet ces derniers jours pour augmenter le nombre de places disponibles, le préfet du Bas-Rhin a pris la décision, mardi, de mettre en oeuvre ce plan en activant le niveau 2 du dispositif hivernal. Depuis ce mardi soir, 174 places supplémentaires sont mobilisables et l'activité des maraudes effectuées par l'Ordre de Malte, Médecins du monde, la Croix-Rouge, les Restos du coeur et une équipe de la ville de Strasbourg sont intensifiées. Les horaires d'ouverture des accueils de jour sont étendus, afin que les personnes sans-abri puissent aussi trouver une solution d'hébergement pendant la journée. À ce jour, 501 places supplémentaires ouvertes avec le déclenchement du plan grand froid sont mobilisables.

Dans le Haut-Rhin, 209 places supplémentaires ont été progressivement ouvertes par l'Etat depuis le début du mois de novembre. « L'hébergement d'urgence est une compétence de l'État », rappelle Alain Couchot, adjoint à la Solidarité et au Logement à la maire de Mulhouse, « mais la ville apporte son concours, par exemple dans l'ouverture d'un abri de nuit d'une capacité de 30 places. Il ne s'agit pas d'un gymnase car nous considérons qu'un gymnase est un endroit fait pour faire du sport. Nous avons trouvé des moyens pour répondre de manière adéquate aux besoins des personnes sans-abri ». À Colmar, 31 places supplémentaires ont été attribuées par la préfecture pour l'hiver et la municipalité se tient prête à accroître la capacité d'accueil, indique Christiane Charluteau, élue en charge de la cohésion sociale. Les associations Espoir et Accès joignent leurs efforts à ceux de la Croix-Rouge et de l'ordre de Malte pour aller à la rencontre des personnes exposées au froid dans la rue.
Points de discorde

Le déclenchement du plan grand froid se traduit là aussi par une intensification de l'intervention des maraudes, des places d'hébergement supplémentaires et l'augmentation de l'amplitude horaire de l'accueil de jour effectué par l'association SURSO, désormais ouvert de 8 h 30 à 12 h et de 13 h 30 à 16 h 15. Pour Raymond Kohler, président de l'association ACCES qui gère pour le compte de l'État une partie des places ouvertes à Mulhouse, cette mesure fait vraiment la différence en période de grand froid. Mais il souligne également l'importance de la solidarité : « Il y a des personnes qui parviennent à trouver une solution à droite à gauche, et heureusement. Sans cela, les personnes que nous devrions accueillir seraient deux ou trois fois plus nombreuses. »

Des points de discorde demeurent malgré tout sur la gestion du dispositif entre l'État d'une part, les collectivités et les associations d'autre part.

Du côté des élus et des militants, on met en cause « la gestion au thermomètre » de la problématique de l'hébergement, en critiquant la modulation des moyens selon l'évolution des températures. « Nous essayons de viser différents publics avec l'association l'îlot pour ouvrir un accueil aux personnes isolées avec des animaux de compagnie, ou encore un projet avec la maison des adolescents et l'ARS pour les personnes avec une addiction, indique Syamak Agha Babaei.

Un autre projet est en cours de déploiement, pour créer un hébergement intercalaire à la clinique Sainte-Odile. Cela consiste à accueillir de manière temporaire des personnes dans des logements destinés à être transformés en logement haut de gamme. Il sera déployé à partir de mars ».

S'il reconnaît qu'à Strasbourg l'hébergement d'urgence est ouvert aux déboutés du droit d'asile, l'articulation de la prise en charge des migrants et des personnes sans domicile constitue un autre point de discussion. Pour Raymond Kohler, « le cloisonnement des dispositifs, qui n'ont pas le même pilote, est une source de complexité, alors que les personnes à la rue rencontrent le même problème en ce moment, le froid. Sur les 24 personnes qui sont aujourd'hui sans solution dans le Haut-Rhin après avoir contacté le 115, la plupart sont des déboutées du droit d'asile. Et la position de la FNARS sur ce sujet est qu'en laissant sans solution des personnes qui ont vocation à quitter le territoire, l'État les incite effectivement à aller voir ailleurs. »
Erwann DUMONT

 

 
 

 

À Mulhouse, l'abri de nuit s'est fait une place derrière la gare

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 06:20:42

© L'alsace, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
À Mulhouse, l'abri de nuit s'est fait une place derrière la gare
 

 
Le préfet du Haut-Rhin, Laurent Touvet, et Michèle Lutz, maire de Mulhouse, ont visité l'abri de nuit situé dans l'ex-conservatoire de musique de Mulhouse. Photos L'Alsace/Thierry Gachon
La Maison du Pont, le Bon Foyer et, depuis le 14 décembre 2018, l'abri de nuit derrière la gare de Mulhouse : quand un sans domicile fixe fait appel au 115, avec les grands froids qui commencent, il peut trouver, à Mulhouse, différents lieux d'accueil. « Il s'agit de permettre à chaque personne dans la rue de pouvoir dormir au chaud », a remarqué, mardi soir, Brigitte Lux, directrice départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations, lors d'une tournée effectuée par le préfet du Haut-Rhin, Laurent Touvet.

Et c'est tout naturellement à l'abri de nuit nouvellement ouvert que le préfet a fait une halte pour discuter avec les équipes de l'association Acces - qui s'occupe du lieu -, mais aussi avec des bénéficiaires. En compagnie de la maire de Mulhouse, Michèle Lutz, et d'une partie de l'équipe de la direction des affaires sociales de la ville, il a pu constater qu'avec le début du plan grand froid, cinq nouveaux lits de camp avaient été installés, afin de gonfler la capacité à 35 places, dans sept chambres situées au rez-de-chaussée de l'ancien conservatoire de musique de Mulhouse. Au total, le nombre de places d'urgence dans l'agglomération mulhousienne est passé mardi à 145.

Mais ces places ne sont disponibles que pour la nuit. Les personnes sont accueillies à partir de 18 h 30, elles peuvent se nourrir, prendre une douche « et surtout dormir au chaud », constate Sophie Gaudron, qui assure la coordination du lieu. « Il y a une forte collaboration de la ville qui nous a permis d'avoir cet endroit supplémentaire, remarque Jean-Marc Bellefleur, le président d'Acces. Le partenariat fonctionne bien et on espère vraiment que ce lieu pourra se pérenniser. » Pas sûr, car un projet immobilier privé est à l'étude sur le site.

« Ce serait bien, quand il fait très froid, que ce centre puisse ouvrir en journée, au moins le week-end », lance un bénéficiaire. « C'est difficile car il faut trouver des personnes qui surveillent », notent les membres d'Acces. « Et plus d'eau chaude ? », enchaîne cet homme [avec deux douches et plus de 30 personnes, pour un cumulus, il n'y en a pas pour tout le monde]. « On va essayer de trouver une solution », conclut la maire Michèle Lutz.

En période de grand froid, outre les places d'urgences dans les foyers, on trouve également 180 personnes qui passent des nuits à l'hôtel, notamment à Mulhouse.
G.L.

 

 
 

RCF Radio : Un nouveau plan d'hébergement haut-rhinois pour les personnes défavorisées

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 05:28:55

RCF Radio : Un nouveau plan d'hébergement haut-rhinois pour les personnes défavorisées

4 millions. C'est le nombre de personnes mal logées ou privées de domicile recensées l'année dernière par la fondation abbé Pierre. Pour tenter de faciliter l'accès au logement des personnes défavorisées du Haut-Rhin, un Plan départemental d’Action pour le Logement et l’Hébergement des Personnes Défavorisées a été signé en décembre dernier. Ce plan étalé sur six ans est issu d'un travail de concertation de l’ensemble des acteurs du logement et de l’hébergement. Il concerne les publics prioritaires, par exemple les personnes  présentant des problèmes de santé mentale, celles sortant de détention ou les personnes en situation de perte d’autonomie.

Des explications de Brigitte Klinkert, Présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin.

Lien vers l'interview

dossier stocamine Des réactions d'élus Enfouissement des déchets : l'opposition

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 05:19:09

© Dna, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

dossier stocamine Des réactions d'élus
dossier stocamine Des réactions d'élus Enfouissement des déchets : l'opposition
Députés, sénateurs, présidents d'agglomération et du conseil départemental (*) ont diffusé hier, mardi, un communiqué pour annoncer leur opposition à la décision de l'Etat, qui entend procéder à l'enfouissement des déchets stockés à Wittelsheim.

 
« Ce lundi 21 janvier, le préfet du Haut-Rhin a annoncé la décision du ministre d'Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire François DE RUGY de procéder à l'enfouissement définitif des déchets stockés à Wittelsheim sur le site Stocamine. Aux côtés des associations qui demandent depuis de nombreuses années avec insistance que l'ensemble des déchets dangereux soit extrait de la mine, le groupe des élus locaux s'oppose à cette décision qui menace l'écosystème alsacien et qui intervient alors même que le rapport du BRGM (Bureau des Recherches Géologiques et Minières), présenté hier en comité de suivi, démontre la faisabilité du déstockage en évoquant également une solution intermédiaire de déstockage des produits dangereux solubles revenant moitié moins cher que le déstockage total.

Le principe de précaution - qui a valeur constitutionnelle - oblige le groupe des élus locaux à maintenir la demande de déstockage des déchets dangereux sur le site de Stocamine notamment au vu de l'ennoiement des galeries qui pourrait entraîner par la suite la pollution de la nappe phréatique d'Alsace. Les Alsaciens sont attachés à la qualité de leur environnement mais aussi préoccupés par l'avenir des générations futures. Comme l'a écrit Saint-Exupéry, nous ne léguons pas le monde à nos enfants, nous leur empruntons.

Dans ce contexte, au moment même où l'environnement est affiché comme une grande cause nationale, le groupe des élus locaux demande à l'Etat de revenir sur cette décision et d'être reçu par les plus hautes autorités pour évoquer l'avenir du site de Stocamine ».
Une première réaction la veille

Antoine Homé, maire de Wittenheim, avait déjà réagi lundi soir à l'annonce gouvernementale : « Je déplore fortement que cette décision soit intervenue sans prendre en considération les avis contraires des députés et maires alsaciens, des associations environnementales et sans attendre la fin du contentieux engagé par la Commune de Wittenheim, le Conseil Départemental et la Région Grand Est, contre l'arrêté préfectoral du 23 mars 2017, actant l'autorisation de prolongation pour une durée illimitée du stockage dans le sous-sol de la commune de Wittelsheim », avait-il indiqué. « Cette décision n'est pas compréhensible et me révolte. En effet, garder ces déchets ultimes enfouis à Wittelsheim engendrera à plus ou moins court terme une pollution de la nappe phréatique à grande échelle.

Comment dire à nos futurs petits enfants que suite à une décision politique, prise sans doute sur des considérations financières et sur des postulats tronqués d'un bureau d'études, la nappe phréatique sera polluée ? On nous reprochera de ne pas avoir agi et ne pas avoir appliqué le principe de précaution inscrit dans la Constitution ! La Commune de Wittenheim ayant à coeur la protection de l'environnement ainsi que le devenir de ses enfants et de sa population, ne peut admettre la décision du Ministre de la Transition Écologique et Solidaire. De ce fait, nous continuerons à nous battre par tous les moyens contre cette décision inacceptable. »

 

 
 

© Dna, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

(*) Les signataires
 

 
Le groupe des élus locaux.- Bruno Fuchs, député du Haut-Rhin, 6e circonscription, Raphaël Schellenberger, député du Haut-Rhin, 4e circonscription, Catherine Troendlé, sénatrice du Haut-Rhin René Danesi, sénateur du Haut-Rhin, Jean Rottner, président du Conseil régional du Grand Est, Brigitte Klinkert, présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin, Fabian Jordan, président de Mulhouse Alsace Agglomération, Antoine Homé, maire de Wittenheim et conseiller régional du Grand Est, Yves Goepfert, maire de Wittelsheim

 

 
 

 

Genève exige la fermeture de la centrale du Bugey

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 05:46:19

© Dna, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Nucléaire
Genève exige la fermeture de la centrale du Bugey
 

 
La centrale nucléaire du Bugey (Ain) ne doit plus seulement faire face à l'offensive du temps, les installations comprenant trois réacteurs et qui fêtent ses 40 ans affrontent une procédure suisse réclamant sa fermeture. Le canton et la ville de Genève, distants de 80 kilomètres, ont en effet déposé une plainte contre X au pôle de santé publique du tribunal de grande instance de Paris.

« Conçue pour ne durer que quarante ans, la centrale du Bugey cumule une liste incroyable d'incidents qui ne cessent d'augmenter avec le temps, souligne dans Le Parisien Rémy Pagani, membre de l'exécutif de la ville de Genève. Nous estimons que ce site met en danger les populations alentour et c'est pourquoi nous exigeons son arrêt immédiat. »
Des incidents à répétition

C'est l'ancienne ministre de l'environnement et avocate Corinne Lepage qui défend les autorités suisses dans ce dossier. Et l'avocate n'a pas manqué ce mardi, lors d'une conférence de presse, de pointer de « nombreuses anomalies » : insuffisance des sécurités en cas de séisme, dégradations de tuyauteries, fuites de tritium (hydrogène radioactif) et pas moins de 90 incidents depuis 2000.

« Les cinq derniers rapports annuels de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) témoignent que les performances en matière de sûreté nucléaire de la centrale du Bugey sont globalement moins bonnes que celles des autres centrales », argumente l'avocate.

Les autorités helvètes ne sont pas les seules à s'inquiéter. Plusieurs associations antinucléaires locales ont déposé plainte l'an dernier suite à une fuite de tritium détectée en décembre 2017 dans les eaux souterraines de la centrale.

Le Bugey n'est pas la seule centrale à être dans le collimateur de nos voisins suisses. En décembre 2018 déjà, l'Association trinationale de protection nucléaire (qui regroupe des collectivités locales, des habitants et des associations originaires de Suisse, d'Allemagne et de France) a déposé un recours pour exiger l'arrêt du site de Fessenheim en Alsace, doyenne des centrales nucléaires juste devant... le Bugey.

EDF n'a pas souhaité réagir à cette plainte.

 

 
 

 

Grand Est parmi les lauréats du plan « French Tech Seed »

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 05:56:47

© Dna, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Innovation
Grand Est parmi les lauréats du plan « French Tech Seed »
Ce jeudi ont été dévoilés les premiers lauréats de l'appel à manifestation d'intérêt French Tech Seed, dédié à l'accompagnement et la sélection de projets innovants dans des technologies de rupture. Le Consortium Grand Est, emmené par la Satt Conectus, a été sélectionné.
 

 
Les trois Sociétés d'accélération du transfert de technologies (Satt) du Grand Est, l'incubateur Semia (avec ses antennes de Strasbourg, Mulhouse, Metz, Reims et Charleville-Mézières), le pôle de compétitivité BioValley et l'Institut Hospitalo-Universitaire de Strasbourg (IHU) : tels sont les membres du nouveau consortium labellisé cette semaine dans le cadre de l'appel à manifestation d'intérêt « French Tech Seed ».

Dix-huit consortiums constituant une « première vague de lauréats » ont ainsi été sélectionnés à travers la France. « Apporteurs d'affaires », ils ont pour mission d'oeuvrer de concert au repérage, à l'accompagnement et à la sélection de projets innovants dans le secteur de la DeepTech, autrement dit l'émergence de technologies de rupture nécessitant des temps longs de maturation.
Un fonds de 400 millions d'euros

Les premiers projets devraient être sélectionnés par le Consortium début 2019 en vue d'un accompagnement au sein de l'écosystème régional de l'innovation.

Annoncé en juin dernier par le Premier ministre, le fonds d'investissement French Tech Seed est doté de 400 millions d'euros issus du Programme d'investissement d'avenir et est opéré par Bpifrance.

 

 
 

 

Ligue contre le cancer : 2019, année de la prévention

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 06:27:43

© L'alsace, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Ligue contre le cancer : 2019, année de la prévention
 

 
En faveur de la Ligue, la course des Mulhousiennes fera des émules cette année à Rouffach et à Guebwiller. Archives L'Alsace/Vanessa Meyer
Le docteur Bruno Audhuy, président de la Ligue contre le cancer du Haut-Rhin, a tenu jeudi dernier, au siège du comité, un discours optimiste et volontaire sur le bilan et les perspectives de la Ligue dans le département. Tout d'abord, il a souhaité remercier tous les acteurs du comité haut-rhinois et ses 2000 bénévoles. « Nous sommes le comité départemental qui compte le plus de donateurs, d'adhérents et de bénévoles en France, a-t-il tenu à rappeler. Même si, comme un peu partout, on observe une baisse des dons. »

L'an dernier, les adhésions et les dons ont représenté la somme de 1 914 000EUR, soit 3,6 % de moins qu'en 2017. Une manne qui permet à la Ligue du Haut-Rhin d'être le premier financeur en matière de recherche dans le Grand Est, avec 18 % des dons globalement perçus.
Réflexion globale surles maladies chroniques

L'année 2018 était celle des 100 ans de la création de la Ligue contre le cancer. Elle a été marquée par de nombreuses actions d'information, de prévention et de collecte. Avec 5 035 coureurs et 135 bénévoles, les foulées de la Ligue ont rapporté 61 000 EUR. La 5e course des Mulhousiennes, quant à elle, a rapporté 15 000 EUR. « Cette course réservée aux femmes crée des émules puisqu'en 2019 seront organisés les Rouffachoises et les Guebwilleroises », note Bruno Audhuy.

Concernant la poursuite des actions pour l'année à venir, le docteur souhaite mener une réflexion globale sur le problème des maladies chroniques. « Les défis pour l'avenir concernent l'environnement. Le dérèglement climatique est une catastrophe écologique qui paraît irréversible. La fonte des glaces, par exemple, laisse apparaître un permafrost qui libère de nouvelles bactéries. »

Outre les enjeux écologiques, le président haut-rhinois souhaite une meilleure redistribution des richesses. Une injustice sociale : les personnes les plus aisées ont 13 ans d'espérance de vie de plus que les plus pauvres.

Enfin, 2019 sera l'année de la prévention. Il rappelle que 40 % des cancers sont évitables car dus au tabac, à l'alcool, à la malbouffe et à la sédentarité. Et en matière de dépistage, c'est celui du cancer du sein qui est le plus efficace. Aujourd'hui, 95 % des cancers dépistés à temps sont éradiqués.
Dom POIRIER

 

 
 

COLMAR Logement social Des voeux et une annonce : Un seul organisme ?

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 06:19:28

© Dna, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Logement social Des voeux et une annonce
COLMAR Logement social Des voeux et une annonce : Un seul organisme ?
Pôle Habitat et Habitats de Haute-Alsace devraient se regrouper.Une annonce faite lors de la cérémonie des voeux au personnel de Pôle Habitat à Colmar.

 
Des membres du personnel ont été mis à l'honneur lors des voeux de Pôle Habitat.
La loi Elan, promulguée le 24 novembre dernier, fixe un objectif minimal d'un parc de 12 000 logements aux bailleurs sociaux d'ici 2021, et, le cas échéant, de se rassembler en une seule entité afin d'atteindre ce chiffre.

Pôle habitat (Colmar) et Habitats de Haute-Alsace devraient donc se regrouper, voire fusionner, si le conseil départemental entérine la décision lors de sa prochaine séance.

L'annonce en a été faite lundi soir par Gilbert Meyer, président de Pôle Habitat et Jean-Pierre Jordan, directeur général, lors de la cérémonie des voeux de Pôle Habitat.
La démolition de 220 logements doit se faire au 2e semestre de cette année dans le quartier Florimont

Concrètement, cela ne devrait rien changer pour les locataires ; les antennes locales seront toutes conservées. Pas d'incidence non plus pour le personnel dans l'immédiat, mais l'organisation sera certainement revue par la suite.

Du côté des réalisations menées en 2018, les principales citées par Jean-Pierre Jordan ont été la réhabilitation, cet automne, des 69 logements du cours Sainte-Anne, désormais aux normes BBC (bâtiment basse consommation) ; la réalisation de 30 logements neufs rue de Madrid, passifs (qui ne consomment pratiquement rien en chauffage) et réalisés avec des matériaux biosourcés ; enfin, au 44 avenue de Paris, la transformation de 80 logements étudiants en 34 logements T2 et T3.

Pour 2019, les principaux travaux prévus sont la réhabilitation de 48 logements rues de Luxembourg et Madrid, là aussi en passif avec matériaux biosourcés ; celle de 68 logements avenue de la Liberté à Colmar et 70 autres de la cité Turenne à Turckheim. Les travaux devraient débuter bientôt pour une livraison fin 2019.

Les travaux les plus importants concerneront bien sûr le quartier Florimont. La démolition de 220 logements doit se faire au 2e semestre de cette année - il reste encore quelques habitants à reloger - pour reconstruire 90 logements. Sur ceux-ci, simplement dix seront gérés par Pôle Habitat, trente autres par Domial, les autres étant en accession à la propriété.

De son côté, Gilbert Meyer a insisté sur le programme de réorganisation urbaine de Florimont-Bel Air. Sur les 30 millions d'euros de travaux, il reste encore « 10 à 12 M EUR à trouver pour des avenants », mais il s'est dit « assuré » de les obtenir dans les prochains mois, « car Colmar et mieux placée que le sud et le nord de l'Alsace en matière de restructuration ».

Pour le quartier Europe, il a confirmé l'ouverture d'ici la fin du mois de la première enseigne remplaçant l'ancien supermarché Match (le hard discounter allemand Action, notre édition du 9 janvier). Deux autres devraient suivre fin mars.

À cette occasion, il s'est attribué un satisfecit sur le fait qu'il a « pu obtenir l'intégration du quartier Europe dans l'opération nationale "Coeur de ville". Ce qui permettra de financer les travaux de la galerie marchande de l'ancien Match au même titre que ceux de la galerie des Remparts.
Les médaillés

Au cours de la cérémonie, plusieurs membres du personnel ont été décorés.

Médaille d'argent (20 ans) : Patricia Chaiffre, Alexandra Deiss-Lilchtle, Corinne Strasser.

Vermeil (30 ans) : Patricia Boussaid.

Or (35 ans) : Philippe Picard, Christine Szabelski.

Grand or (40 ans) : Catherine Malthet, Françoise Muller.

Retraités : Jean-Claude Gerber, Michel Rebholtz.
Françoise Marissal

 

 
 

 

repères
Pôle Habitat : parc immobilier 7 853 logements ; 115 logements neufs livrés et 176 réhabilités en 2017-2018.

Personnel : 140 personnes.

Habitats de Haute-Alsace : parc immobilier 9 200 logements. 117 logements neufs livrés et 315 réhabilités en 2017-2018.

La nouvelle entité devrait donc disposer de 17 053 logements.

 

Logement social Des voeux et une annonce : Un seul organisme ?

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 05:21:21

© Dna, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Logement social Des voeux et une annonce
Logement social Des voeux et une annonce : Un seul organisme ?
Pôle Habitat et Habitats de Haute-Alsace devraient se regrouper.Une annonce faite lors de la cérémonie des voeux au personnel de Pôle Habitat à Colmar.

 
Des membres du personnel ont été mis à l'honneur lors des voeux de Pôle Habitat.
La loi Elan, promulguée le 24 novembre dernier, fixe un objectif minimal d'un parc de 12 000 logements aux bailleurs sociaux d'ici 2021, et, le cas échéant, de se rassembler en une seule entité afin d'atteindre ce chiffre.

Pôle habitat (Colmar) et Habitats de Haute-Alsace devraient donc se regrouper, voire fusionner, si le conseil départemental entérine la décision lors de sa prochaine séance.

L'annonce en a été faite lundi soir par Gilbert Meyer, président de Pôle Habitat et Jean-Pierre Jordan, directeur général, lors de la cérémonie des voeux de Pôle Habitat.
La démolition de 220 logements doit se faire au 2e semestre de cette année dans le quartier Florimont

Concrètement, cela ne devrait rien changer pour les locataires ; les antennes locales seront toutes conservées. Pas d'incidence non plus pour le personnel dans l'immédiat, mais l'organisation sera certainement revue par la suite.

Du côté des réalisations menées en 2018, les principales citées par Jean-Pierre Jordan ont été la réhabilitation, cet automne, des 69 logements du cours Sainte-Anne, désormais aux normes BBC (bâtiment basse consommation) ; la réalisation de 30 logements neufs rue de Madrid, passifs (qui ne consomment pratiquement rien en chauffage) et réalisés avec des matériaux biosourcés ; enfin, au 44 avenue de Paris, la transformation de 80 logements étudiants en 34 logements T2 et T3.

Pour 2019, les principaux travaux prévus sont la réhabilitation de 48 logements rues de Luxembourg et Madrid, là aussi en passif avec matériaux biosourcés ; celle de 68 logements avenue de la Liberté à Colmar et 70 autres de la cité Turenne à Turckheim. Les travaux devraient débuter bientôt pour une livraison fin 2019.

Les travaux les plus importants concerneront bien sûr le quartier Florimont. La démolition de 220 logements doit se faire au 2e semestre de cette année - il reste encore quelques habitants à reloger - pour reconstruire 90 logements. Sur ceux-ci, simplement dix seront gérés par Pôle Habitat, trente autres par Domial, les autres étant en accession à la propriété.

De son côté, Gilbert Meyer a insisté sur le programme de réorganisation urbaine de Florimont-Bel Air. Sur les 30 millions d'euros de travaux, il reste encore « 10 à 12 M EUR à trouver pour des avenants », mais il s'est dit « assuré » de les obtenir dans les prochains mois, « car Colmar et mieux placée que le sud et le nord de l'Alsace en matière de restructuration ».

Pour le quartier Europe, il a confirmé l'ouverture d'ici la fin du mois de la première enseigne remplaçant l'ancien supermarché Match (le hard discounter allemand Action, notre édition du 9 janvier). Deux autres devraient suivre fin mars.

À cette occasion, il s'est attribué un satisfecit sur le fait qu'il a « pu obtenir l'intégration du quartier Europe dans l'opération nationale "Coeur de ville". Ce qui permettra de financer les travaux de la galerie marchande de l'ancien Match au même titre que ceux de la galerie des Remparts.
Les médaillés

Au cours de la cérémonie, plusieurs membres du personnel ont été décorés.

Médaille d'argent (20 ans) : Patricia Chaiffre, Alexandra Deiss-Lilchtle, Corinne Strasser.

Vermeil (30 ans) : Patricia Boussaid.

Or (35 ans) : Philippe Picard, Christine Szabelski.

Grand or (40 ans) : Catherine Malthet, Françoise Muller.

Retraités : Jean-Claude Gerber, Michel Rebholtz.
Françoise Marissal

 

 
 

 

repères
Pôle Habitat : parc immobilier 7 853 logements ; 115 logements neufs livrés et 176 réhabilités en 2017-2018.

Personnel : 140 personnes.

Habitats de Haute-Alsace : parc immobilier 9 200 logements. 117 logements neufs livrés et 315 réhabilités en 2017-2018.

La nouvelle entité devrait donc disposer de 17 053 logements.

 

Hôpitaux Civils Colmar« Dans le mur si on ne change rien »

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 06:59:14

© L'alsace, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Hôpitaux civils Colmar« Dans le mur si on ne change rien »
 

 
Pour le docteur Jean-Marie Woehl, président du conseil médical d'établissement des hôpitaux civils de Colmar, 2019 sera l'année de la dernière chance pour notre système de santé. Photo L'Alsace/Vanessa Meyer
Comment les HCC, jusqu'ici à l'équilibre, ont-ils pu passer dans le rouge cette année, au point de demander l'aide de l'Agence régionale de Santé (ARS) pour boucler le budget ?
Ce déficit est mécanique. Il est le fruit notamment d'un plan tout à fait justifié de valorisation salariale décidé par le précédent gouvernement il y a deux ou trois ans. Cela a pour conséquence, sans augmenter les effectifs, un surcoût de 3 millions d'euros sur notre budget. D'autres décisions ont des impacts budgétaires sur l'hôpital, sans compensation financière : la prise en charge du transport, qui nous a coûté 700 000 euros cette année, la traçabilité des médicaments et l'enregistrement des molécules onéreuses, qui seront mis en place en 2019 et qui vont également impacter nos budgets.
Lors de votre allocution à la cérémonie des voeux des HCC, vous estimez que notre système de santé n'est plus le meilleur du monde. Pourquoi ?

Je suis vice-président de la commission nationale des comités médicaux d'établissement. Et à ce titre, je peux vous dire que le monde médical partage sur le fond le constat qui a été dressé le 18 septembre 2018 par Emmanuel Macron lors de sa présentation de la stratégie nationale de transformation du système de santé, Ma Santé 2022. L'enjeu financier est tel qu'il occulte bien souvent la réflexion de fond. Le temps médical se réduit, la double tutelle de la CAF et du Ministère nous confine dans deux mondes parallèles alors qu'on aurait besoin de règles communes. Notre système d'information est obsolète, le côté médicotechnique est survalorisé par rapport à l'acte intellectuel de réflexion et de synthèse. En conséquence, une énième réforme de l'hôpital ne sera pas suffisante. Il nous faut transformer et décloisonner. Si on ne change rien, on va dans le mur.
Le constat est inquiétant, pourtant vous parlez d'un projet stimulant.

Oui, il s'agit d'une révolution culturelle pour le système de santé. Il va falloir passer de silos hermétiques à un travail en commun avec la médecine de ville et les professionnels de santé libéraux. Il y a des choses que nous avons tenté d'anticiper à différents niveaux à Colmar et qui satisfont les généralistes. Depuis 5 ou 6 ans par exemple, nous avons mis en place un accès téléphonique du lundi au samedi de 8 h 30 à 18 h 30 aux médecins de l'hôpital. Les généralistes peuvent appeler un médecin hospitalier pour parler d'un cas particulier, demander conseil. Cela évite notamment des passages aux urgences. Dans sept ou huit spécialités, cela fonctionne très bien. C'est par des choses comme celles-ci qu'on va y arriver.
Colmar a-t-elle des atouts à faire valoir dans le cadre de cette réforme ?

Oui, sa taille d'abord. Avec un bassin de proximité de 410 000 habitants, le groupement hospitalier territorial 11 (GHT 11), dont Colmar est l'établissement de référence, peut se découper en quatre ou cinq zones de proximité. Car le coeur de la réforme, ce sont les futures communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), qui doivent regrouper tous les interlocuteurs en ville et les libéraux sur une zone de moins de 100 000 habitants. C'est exactement ce qui nous manque : un interlocuteur en ville pour pouvoir échanger et pour intégrer ses représentants dans nos propres structures. C'est ça l'enjeu de 2019. Si on arrive à faire ça, on arrivera à sauver notre système de santé. Si on n'y arrive pas, avec la pression démographique et financière, le système va imploser.
Propos recueillis par Marie-lise PERRIN

 

 
 

Hôpitaux civils colmar 2019 sera l'année du Big-Bang à Colmar

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 06:43:10

© L'alsace, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Hc colmar  2019 sera l'année du Big-Bang à Colmar
 

 
Christine Fiat, directrice des HCC. Photo L'Alsace/Vanessa Meyer
Jamais avare de métaphores filées pour tisser le propos de son « discours de la galette », Christine Fiat, directrice des HCC, a cette année navigué entre deux eaux, entre inquiétude et espérance.

Partageant le constat de Jean-Marie Woehl (lire ci-contre) que « notre système de santé ne souffre pas d'abord d'un problème de sous financement mais d'un vrai handicap d'organisation », elle entrevoit, pour l'hôpital public, un véritable « risque d'implosion faute de transformation d'ensemble ».

L'équilibre des HCC a pour la première fois en 2018, « volé en éclat », plaçant les HCC dans l'obligation de demander une aide de l'Agence régionale de santé (ARS) pour boucler le budget. Une déception pour celle qui aura, rappelle-t-elle réussi à « résorber depuis 2013, c'est-à-dire hier encore, 17 millions d'euros de surcoût en totale autonomie ».
« Fière » de ses troupes

Même minime, comparé à 2013, ce déficit devra être jugulé, car au-delà de 6 millions d'euros, l'ARS peut imposer un « plan de retour à l'équilibre ». C'est donc sous le signe du « big-bang » du plan Santé 2022 que commence l'année 2019 pour les HCC, chargés d'écrire leur projet d'établissement à l'aune des nouvelles directives gouvernementales.

Mais avant de plonger dans le dur, Christine Fiat a savouré quelques notes d'Aznavour, au fil de son propos, pour féliciter ses équipes pour leur implication en 2018 : « Pour être fière, je suis fière entre nous je l'avoue, en constant que grâce à vous les HCC sont cette année encore restés en haut de l'affiche. »

2018 aura été celle de multiples changements en interne : prise en main du nouveau plateau technique médical par les chirurgiens, création d'une maison médicale de garde adossée aux services des urgences, réorganisation spatiale de la chirurgie adulte. En 2018, également, la toute nouvelle maternité de Pasteur aura accueilli son 2000e bébé.

En dépit des contraintes budgétaires, les HCC ont en en outre acquis un accélérateur de particules, un équipement de pointe qui permet de détecter des tumeurs de très petite taille, et ont construit un héliport, pour entrer en conformité avec les nouvelles normes de sécurité aériennes.

En conclusion, c'est avec l'ambition de fournir « un accès équitable aux soins de proximité et de qualité pour tous », que Christine Fiat a souhaité que Colmar continue de « croire en son étoile » pour « rester en haut de l'affiche » en 2019.
M.-L. P.

 

 
 

Buhl Collège du Hugstein : Les parents mobilisés contre le harcèlement

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 05:53:39

© Dna, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Buhl Collège du Hugstein
Buhl Collège du Hugstein : Les parents mobilisés contre le harcèlement
Une quarantaine de parents se sont rassemblés hier matin devant le collège pour dénoncer des faits de violence et de harcèlement entre élèves. Six parents ont été reçus lundi à l'inspection d'académie, qui leur a promis de prendre des mesures.

 
Les parents dénoncent « un manque de réponse de la part de la direction de l'établissement ».
Il fait encore nuit noire, à 7 h du matin, lorsque les premiers parents d'élèves arrivent devant le collège du Hugstein. Plus tard, sans bloquer les entrées des élèves ni des enseignants, ils arrêtent les autres parents pour les informer de leur démarche. Et c'est après huit heures seulement qu'ils ont déployé leurs pancartes. « Arrêtons de nous taire »... « Stop à la violence »... Les slogans en disent long. Car les parents assistent, selon leurs dires, à une nette escalade ces derniers mois.

Il y a par exemple cette élève de cinquième, qui se rend chaque jour au collège la peur au ventre : « elle est harcelée par tout un groupe d'enfants, des garçons comme des filles, explique Nelly, sa maman. Ce sont des crachats, des insultes, des lancers de sacs et même des coups, à l'intérieur comme à l'extérieur de l'établissement. Nous ne pouvons plus la laisser faire le trajet toute seule, soupire-t-elle. Au collège, ils nous disent qu'ils gèrent la situation. La mère de l'un des agresseurs a été convoquée. Mais pas son fils. Et il est toujours dans la même classe que ma fille ! »
« Si on n'impose pas de limite aux gamins, nous comptons sur les gendarmes pour le faire »

Une autre élève, de sixième cette fois, aurait reçu des coups, des insultes, une pointe de compas dans le bras ainsi que de la colle. « La direction du collège m'a répondu que les insultes, c'est le langage actuel des adolescents, fulmine sa maman, Céline, et que le reste allait être remonté. J'ai été reçue à l'inspection d'académie où l'on m'a reproché d'avoir mal élevé ma fille ! J'en ai été secouée. C'est terrible de ne pas pouvoir aider son enfant... »

Des faits plus graves encore ont donné lieu à deux dépôts de plainte auprès de la gendarmerie de Guebwiller. Il s'agit d'abord de ces frères, scolarisés en troisième, et dont les parents Nicole et Eric étaient présents hier au rassemblement : « les garçons sont intervenus en ville pour éviter une bagarre, racontent-ils, ensuite des jeunes les ont pris à partie au gymnase. Et ils ont ameuté une vingtaine d'élèves de Soultz et Issenheim pour les attendre à la sortie, munis de coups-de-poing américains. Nos enfants ont été prévenus à temps par leurs copains mais ils ont eu très peur. Nous sommes allés porter plainte car nous avions l'impression que la direction s'en lavait les mains. Si on n'impose pas de limites aux gamins, nous comptons sur les gendarmes pour le faire. »

Une autre plainte a été déposée pour le cas d'une élève de cinquième : « ça a commencé par des insultes, des jets de gomme, raconte la jeune fille elle-même devant le collège. Le professeur principal a poussé une g.... et ça s'est calmé dans ma classe. Mais ça a recommencé avec une fille d'une autre classe. Un jour, il y a deux semaines environ, elle a essayé de m'étrangler. J'ai commencé à voir trouble... J'ai crié le nom d'un surveillant qui, heureusement, passait par là. »
Une élève étranglée

« Que se serait-il passé sinon ? questionne sa maman. Dans l'ensemble, il y a un manque de surveillance, notamment de la cour de récréation ». Là encore, la réponse de la direction ne l'a pas satisfaite : « nous avons été reçues par la principale qui nous a dit que, si elle sanctionnait l'agresseuse, la situation allait empirer. Et qu'il fallait essayer de comprendre cette enfant, qu'elle avait des problèmes. Moi je vois ma fille se renfermer, elle se sent harcelée en permanence. Je ne peux pas laisser passer ça. » Dans les groupes de parents circule aussi l'histoire d'un jeune garçon de sixième, victime de harcèlement, qui aurait essayé de se pendre aux casiers avec un lacet.
Une cellule « harcèlement » mise en place au collège

Actuellement en arrêt de travail, la principale de l'établissement est remplacée par son adjointe, Audrey Claudel. Qui n'a pas souhaité répondre à nos questions en vertu de son devoir de réserve. Lundi, une délégation de six parents d'élèves a été reçue par la directrice académique et son adjoint. « Des réponses nous ont enfin été apportées, se réjouit l'une d'entre elles, Christine Harnist. Une cellule de sécurité spécialisée dans le harcèlement scolaire va être mise en place. Ses membres rencontreront tous les élèves et parents concernés par le problème. »

Malgré tous nos efforts, nous n'avons pas réussi à joindre l'inspectrice d'académie à ce sujet. Une enquête administrative est en cours.
Valérie KOELBEL

 

 
 

 

Buhl Collège du Hugstein Harcèlement et violence entre élèves : les parents se mobilisent

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 05:54:16

© Dna, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Buhl Collège du Hugstein
Buhl Collège du Hugstein Harcèlement et violence entre élèves : les parents se mobilisent
Une quarantaine de parents se sont rassemblés hier devant l'établissement pour dénoncer des faits de harcèlement et de violence entre élèves qui se répéteraient depuis plusieurs mois.

 
Les parents disent stop !
Il y a d'abord ces deux cas graves, qui ont donné lieu à des plaintes de parents auprès de la gendarmerie. Avant Noël, deux élèves de troisième, qui s'étaient interposés en ville dans une bagarre, auraient été frappés dans les vestiaires du gymnase. Avant d'être accueillis à la sortie du collège par une vingtaine de jeunes, venus d'autres villes, armés de coups-de-poing américains. « Le collège s'en lave les mains, déplorent les parents des deux élèves. Nous avons porté plainte afin que des limites soient apportées à ces adolescents. Puisque l'école ne le fait pas, nous comptons sur les gendarmes. »

Plus récemment, c'est une élève de cinquième qui aurait été étranglée par une camarade, et qui n'aurait dû son salut qu'au passage d'un surveillant à ce moment-là. D'autres cas sont rapportés avec des insultes, coups, jets de gomme, sacs et autres objets, ainsi que du cyberharcèlement.

Les parents, dans leur ensemble, dénoncent un manque de surveillance, notamment dans la cour du collège, un climat délétère et des réponses inappropriées de la part de la direction. La principale, actuellement en arrêt de travail, est remplacée par son adjointe, qui n'a pas souhaité répondre à nos questions.
Enquête administrativeen cours

Lundi, six parents délégués ont été reçus par la directrice d'académie, qui leur a annoncé la mise en place d'une cellule dédiée aux problèmes de harcèlement ; cette cellule recevra tous les collégiens et parents concernés.

Les parents, satisfaits de cet entretien, ont indiqué qu'ils renonçaient à toute autre action pour le moment.

À ce jour, ni le rectorat, ni l'inspectrice d'académie n'ont souhaité s'exprimer sur ce dossier. L'inspectrice nous a cependant fait savoir qu'une enquête administrative était en cours.
Valérie KOELBEL

 

 
 

 

Contre le harcèlement au collège de Buhl

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 06:30:03

© L'alsace, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Contre le harcèlement

au collège de Buhl
 

 
Une quarantaine de parents se sont mobilisés pour dénoncer des actes de violence et un manque de réaction de la part de la direction. Photo DNA/V.KL.

 
 
 

Une quarantaine de parents d'élèves du collège du Hugstein, à Buhl, se sont rassemblés hier devant l'établissement pour dénoncer des faits de harcèlement et de violence entre élèves qui auraient cours depuis plusieurs mois.

Il y a d'abord ces deux cas graves, qui ont donné lieu à des plaintes de parents auprès de la gendarmerie. Avant Noël, deux élèves de 3e, qui s'étaient interposés en ville dans une bagarre, auraient été frappés dans les vestiaires du gymnase, avant d'être accueillis à la sortie du collège par une vingtaine de jeunes, venus d'autres villes, armés de poings américains. « Le collège s'en lave les mains, déplorent les parents des deux élèves. Nous avons porté plainte afin que des limites soient apportées à ces adolescents. Puisque l'école ne le fait pas, nous comptons sur les gendarmes. »

Plus récemment, c'est une élève de 5e qui aurait été étranglée par une camarade, et qui n'aurait dû son salut qu'au passage d'un surveillant à ce moment-là. D'autres cas sont rapportés avec des insultes, coups, jets de gomme, sacs et autres objets, ainsi que du cyberharcèlement.

Les parents, dans leur ensemble, dénoncent un manque de surveillance, notamment dans la cour du collège, un climat délétère et des réponses inappropriées de la part de la direction. La principale, actuellement en arrêt de travail, est remplacée par son adjointe, qui n'a pas souhaité répondre à nos questions.

Lundi, six parents délégués ont été reçus par la directrice d'académie, qui leur a annoncé la mise en place d'une cellule dédiée aux problèmes de harcèlement ; cette cellule recevra tous les collégiens et parents concernés. Les parents, satisfaits de cet entretien, ont indiqué qu'ils renonçaient à toute autre action pour le moment.

À ce jour, ni le rectorat, ni l'inspectrice d'académie n'ont souhaité s'exprimer sur ce dossier. L'inspectrice nous a cependant fait savoir qu'une enquête administrative était en cours.

Valérie KOELBEL

 

Le Markstein Navette des neiges : En route vers -1 °C

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 06:23:22

© Dna, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Le Markstein Navette des neiges
Le Markstein Navette des neiges : En route vers -1 °C
Pourquoi se priver de monter dans la navette des neiges pour se rendre en hiver au Markstein ? Ambiance conviviale, bonne guide au volant et arrivée tranquille à bon port.

 
La navette des neiges Soultz-Markstein
« Ceinture obligatoire, même si c'est moi qui roule ! » Les voyageurs qui montent dans la navette des neiges en direction du Markstein sont prévenus : Barbara, la conductrice du bus, fait sa loi avec humour. Ils étaient une vingtaine à monter à l'arrêt de Guebwiller, dimanche peu après midi. En une matinée, Barbara avait encaissé 67 voyageurs en deux montées. « Nous voici au Markstein, il fait moins 1 °C avec du soleil au-dessus des nuages ! »

Conductrice de bus scolaires et d'entreprises, Barbara dit aimer particulièrement les navettes, des neiges (en hiver) ou des crêtes (en été) : « L'ambiance est différente, les gens viennent pour un moment de détente, c'est festif. » Et elle demande volontiers à conduire la navette des neiges, bien que n'ayant suivi aucune formation spécifique pour rouler sur la neige. « Je n'aime pas du tout rouler sur la neige en voiture, mais le bus est rassurant car plus lourd. Et il est facile à chaîner : c'est fait en cinq minutes. Mais quand on est une femme, il y a toujours des hommes qui s'arrêtent pour vous aider. Ça m'agace un peu, car j'aime faire ça ! », lance-t-elle en riant.
Deux allers-retours quotidiens

La navette permet de se rendre à la station du Markstein depuis la vallée de Guebwiller et celle de la Thur. Elle donne accès à des réductions sur les forfaits, les leçons de ski, la location du matériel et auprès des commerçants de la station.

La navette des neiges Bollwiller-Guebwiller-Markstein circulera jusqu'au 31 mars (selon l'enneigement) tous les jours de la semaine des vacances scolaires de la zone B (à raison de deux allers-retours quotidiens : un départ le matin, un à la mi-journée, un retour à la mi-journée, un retour le soir) ; et tous les week-ends (même rythme).
TARIFS 6,50 EUR l'aller ; 10 EUR l'aller-retour. Gratuit pour les moins de 5 ans. SE RENSEIGNER Auprès de la CCRG au 03 89 62 12 34 ou infos@cc-guebwiller.frHoraires sur www.lemarkstein.net

TARIFS 6,50 EUR l'aller ; 10 EUR l'aller-retour. Gratuit pour les moins de 5 ans.

 
 

 

économie et emploi Voeux de Mulhouse Alsace Agglomération : Un enjeu collectif

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 06:15:00

© Dna, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

économie et emploi Voeux de Mulhouse Alsace Agglomération
économie et emploi Voeux de Mulhouse Alsace Agglomération : Un enjeu collectif
600 représentants du monde économique ont participé à la cérémonie de voeux organisée par Mulhouse Alsace Agglomération (m2A) en présence des élus des communautés de communes voisines du sud Alsace. Une cérémonie peu conventionnelle où les hommes politiques ont discuté avec les chefs d'entreprise.

 
Une partie de l'équipe d'élus et de chefs d'entreprise qui coconstruit le développement du sud Alsace, au centre Fabian Jordan, président de m2A et Gilbert Stimpflin, président de la CCI Grand Est. A droite : Pierre Guilleminot, directeur général de Eiffage Energie Systèmes-Clemessy.
Et pour une fois, les élus ont moins parlé que les représentants du monde économique. Ainsi Pierre Guilleminot, directeur général de Eiffage Energie Systèmes-Clemessy a ouvert le débat : « Notre enjeu est collectif. Il s'agit de l'emploi par exemple. Des centaines d'emplois sont à pourvoir alors que le chômage baisse peu. Il faut aussi promouvoir ce territoire qui a un potentiel incroyable, qu'il faut transformer en attractivité réelle ».

Des propos qui entraient en résonance avec la fameuse expression de « coconstruction » employée par le président de m2A, Fabian Jordan... depuis son élection. « Et je suis fier de cette pratique de coconstruction, je suis un homme pragmatique, concret, je me base sur des valeurs partagées d'écoute, de respect, d'esprit d'équipe, de valorisation réciproque. C'est ce qui apporte la confiance. Et les résultats sont là », a-t-il affirmé.

Pour parler de ces résultats, la parole a été donnée aux chefs d'entreprise qui ont participé aux ateliers « Mulhouse attractiv'», une réflexion sur l'attractivité du territoire lancée en concertation avec la Chambre de commerce et d'industrie.
Les 10 propositions issues de la réflexion « Mulhouse attractiv'» et qui seront mises en oeuvre

150 personnes ont participé à ces ateliers et un noyau dur a travaillé dans quatre ateliers. Dix projets en émergent et seront miss en oeuvre progressivement à l'horizon 2020.

- création d'une offre scolaire internationale pour faire venir, et rester, des ménages intéressés par ce type de scolarité pour leurs enfants

- création d'une cellule d'accueil pour les nouveaux arrivants, destinée à faciliter leur installation

- création d'un pack d'accueil pour les étudiants

- renforcement et structuration des propositions touristiques dans tout le sud Alsace

- création d'un événement majeur qui devienne significatif à l'échelle du territoire

- appel à projets urbains innovants pour la reconversion des quartiers anciens

- lancement d'une campagne «made in Mulhouse sud Alsace»

- développement du salon Industrie du futur

- organisation d'un réseau d'ambassadeurs, dont le lancement est programmé pour le printemps prochain

- embauche d'un business développeur

Le portail d'entrée unique en m2A pour les étudiants, les cadres et les entreprises est déjà opérationnel.
Des opérateurs privés pour les ports de Mulhouse Rhin : Ile Napoléon, Ottmarsheim et Huningue

Gilbert Stimpflin, le porte-parole du monde économique se satisfait de ces propositions : « J'ai besoin d'un monde politique, d'élus qui soient des facilitateurs, un monde politique qui me comprenne. Car nous sommes plus forts ensemble. » Il illustre son propos par l'exemple d'une coconstruction réussie avec l'Etat, le monde politique et la CCI dans le dossier des ports de Mulhouse Rhin. Après deux ans de discussion autour de la sortie de concession et de grandes complexités juridiques, les ports de Mulhouse Rhin (Ile Napoléon, Ottmarsheim et Huningue), vont être gérés à travers une Semop (une société d'économie mixte à opération unique), présidée par Gilbert Stimpflin. Des opérateurs privés vont entrer dans le capital de cette société et apporter aux ports le trafic nécessaire.

D'autres projets traversent le territoire de m2A pour l'année 2019 :

- le projet de Maison de l'industrie qui s'installera sur le site de KMO, dans le quartier Fonderie

- en matière d'agriculture, le projet des Champs du possible est à l'étude autour de la thématique des circuits courts (TIGA)

- la nouvelle unité de méthanisation

- le learning center à l'UHA

- l'école du numérique 4.0

- la gestion de l'après-Fessenheim

- le raccordement des sites hospitaliers à la centrale thermique de l'Illberg pour moins d'émissions de gaz à effet de serre, pour sécuriser la fourniture en énergie et de ne plus dépendre des énergies fossiles...

- le développement de DMC et des zones d'activités, tant à la gare de Mulhouse que sur les sites plus lointains comme Marie-Louise

- l'élargissement du pôle métropolitain à Saint-Louis et Haguenau, qui sera officialisé en mars prochain et prendra l'appellation « Le pôle métropolitain d'Alsace ».

« Notre rôle est d'apporter du sens et de la cohérence à la richesse des initiatives locales, au travers d'un grand projet de territoire à l'horizon 2030, qui tienne compte de nos particularités : ville centre dynamique, communes périphériques volontaires, Sud-Alsace soudé et concurrentiel, espace transfrontalier hyperconnecté. Nous voulons faire venir plus d'entreprises, plus de salariés qualifiés, plus d'étudiants, plus de touristes, pour créer toujours plus de richesses et permettre aux habitants de s'épanouir chez nous, et de partager ce sentiment de fierté d'appartenir à notre territoire. Et nous ne lâcherons rien, » a promis Fabian Jordan.
Françoise Zimmermann

 

 
 

 

Innovation A Mulhouse, avenue Schuman : Les premières notes du Tuba

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 06:14:03

© Dna, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Innovation A Mulhouse, avenue Schuman
Innovation A Mulhouse, avenue Schuman : Les premières notes du Tuba
Le Tuba, pour tube à expérimentations urbaines, a été inauguré vendredi soir à Mulhouse. Ce nouveau lieu doit permettre d'imaginer la ville de demain.

 
L'équipe du Tuba autour du directeur de la structure, Tanguy Selo (assis, an centre, en veste noire), avec des membres du collectif de designers Impact positif.rey
Implanté entre la Porte Jeune et l'office de tourisme de Mulhouse, dans l'immeuble qui surplombe l'avenue Robert-Schuman et qui fait face à l'avenue de Colmar, le Tuba a été inauguré vendredi soir.
Tester la réussite d'un projet

Mais au fait, le Tuba, c'est quoi ? Rien à voir avec un club de plongée sous-marine, ni avec une annexe du conservatoire de Mulhouse spécialisée dans les instruments à vent... Le Tuba veut être un « labo participatif de solutions urbaines ». Ok, mais encore... Un endroit où l'on pratique le « design thinking » ! D'accord... Un lieu qui favorise l'« open innovation », une structure où l'on s'appuie sur le « living lab », un « tube à expérimentations urbaines »... Pas évident d'y voir clair dans ce lieu où l'on jargonne à tour de bras et qui fleure bon la « start-up nation ».

Au secours ! Du concret s'il vous plaît ? Chloé Gignet, chef de projet au Tuba, vient à la rescousse... « Imaginons que vous souhaitez lancer une entreprise qui fabrique des tee-shirts. Avant même d'imaginer les motifs, d'acheter la matière première et de lancer la campagne de promotion, il est possible de tester la réussite du projet. Sur internet notamment. En fonction des retours, le produit peut être adapté à ce qui a le plus de chance de marcher... » Ah, c'est mieux ! « Même chose pour une entreprise qui souhaite lancer une nouvelle application. Cette appli, sa pertinence, son ergonomie, peuvent être testées avant de lancer le développement... » Au Tuba, on propose d'« élaborer des services avant de les mettre en oeuvre », en particulier dans le domaine de l'urbanisme.

« Ce lieu doit apporter des solutions pour transformer les choses et créer la ville de demain », a noté pour sa part Ludmila Gautier, la directrice de l'Institut européen de recherche pour l'énergie, qui est aussi la présidente du Tuba. « Le Tuba est un outil qui répond aux enjeux de la transition numérique qui bouleverse nos habitudes, mais aussi des transitions énergétiques et sociétales. »

Laurent Riche, vice président de M2A chargé de l'attractivité économique, a considéré pour sa part que « c'est grâce à ce genre de projets que notre agglomération se transforme. Il s'agit de mettre en oeuvre une capacité d'innover afin de proposer de nouveaux services urbains ».

Le véritable père du Tuba n'est autre que Jean Rottner, l'actuel président de la Région Grand Est et ancien maire de Mulhouse. Ce dernier avait « flashé » en découvrant le concept sur Twitter, en 2016, lors de l'inauguration du 1er Tuba de France, installé à Lyon, sur le parvis de la gare de Part-Dieu.

« À Mulhouse, nous avons inventé ce nouveau lieu qui repose sur un partenariat entre le public et le privé et qui doit permettre à des industriels de tester une idée en collaboration avec des citoyens. »

Et Jean Rottner de jouer la carte de la « provoc'» : « Ce type de lieux constitue un trait d'union entre les élus, les représentants du "grand capital" et les citoyens [...] Parce que nous sommes dans une République de l'action, de l'innovation et pas seulement une République de la contestation ».

Le Tuba de Mulhouse est composé d'une équipe de quatre personnes, dont le directeur Tanguy Selo. Il accueille par ailleurs dans ses murs plusieurs entreprises, notamment la start-up Yo Yo spécialisée dans le recyclage de bouteilles en plastique et Impact positif, composé de quatre designers personnes expertes en UX design (experience utilisateur). Le Tuba est aussi associé avec plusieurs grandes entreprises et grands groupes (comme EDF, Véolia, GRDF) qui contribuent à son financement.
Édouard COUSIN Y ALLER Le Tuba, 1a, avenue Robert-Schuman à Mulhouse. Renseignements sur le site internet www.tuba-mulhouse.fr

Y ALLER Le Tuba, 1a, avenue Robert-Schuman à Mulhouse. Renseignements sur le site internet www.tuba-mulhouse.fr

 
 

 

EnsisheiM Syndicat mixte de la Thur aval : Un projet de centrale

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 06:08:25

© Dna, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

EnsisheiM Syndicat mixte de la Thur aval
EnsisheiM Syndicat mixte de la Thur aval : Un projet de centrale
Le syndicat mixte de la Thur aval s'est retrouvé à Ensisheim pour une visite des travaux effectués sur les digues en amont de la ville avant de tenir ses assises annuelles.

 
Olivia Ghazarian Fait découvrir aux élus du syndicat les travaux réalisés sur les berges de la Thur à l'entrée d'Ensisheim.
L'occasion de passer en revue les opérations réalisées au cours de l'année écoulée, les travaux encore en cours, ceux programmés et restant à réaliser ainsi que le programme prévu pour 2019, sur le tronçon de la Thur de Wittelsheim à Ensisheim.

Ont notamment été réalisés ou sont en cours : le rognage des souches après les coupes sélectives sur la rive droite de la digue à Ensisheim ; un enrochement sec de la berge en rive droite à Ungersheim pour remédier à l'érosion de la berge après des crues, ainsi qu'une amélioration de l'écoulement de la prise d'eau de l'Écomusée ; des plantations pour stabiliser la berge en rive gauche à Staffelfelden ; des coupes sélectives et des enlèvements d'embâcles dans le lit mineur pour améliorer l'écoulement de l'eau en période de crue ; des mises aux nomes des accès aux digues de la Thur et le renouvellement des barrières d'accès ; des études de danger sur les digues ; un diagnostic sur l'essai d'injection de coulis béton en 2015 pour la consolidation du seuil maçonné à Ensisheim Sont programmés, mais restent à réaliser, pour un montant de 500 000 EUR: la mise aux normes de la digue en rive droite, en amont de la voie ferrée à Wittelsheim-Staffelfelden ; le confortement de la digue en amont de la RD 429 à Pulversheim, en aval de la passerelle piétonne à Ungersheim et au niveau de la confluence avec l'Ill à Ensisheim ; des réfections et des consolidations de seuils à Wittelsheim et à Staffelfelden ; la poursuite de la lutte contre la renouée du Japon à Staffelfelden par Éco-pâturage ; la réhabilitation d'une zone humide en rive gauche et la renaturation de la forêt en rive droite entre Staffelfelden et Pulversheim.
Des études cette année

C'est un projet qui est dans les tiroirs depuis cinq ans. Dans les tiroirs parce que ça n'a pas l'air d'avancer, alors qu'il pourrait très bien s'inscrire dans la politique du recours aux énergies renouvelables. En 2013, le syndicat avait fait le constat que la Thur présente une pente très importante entre Cernay et Staffelfelden. Du fait des affaissements miniers, 17 seuils ont été aménagés pour corriger les effets de ces affaissements. Le dénivelé de la rivière atteint ainsi plus de 25 m sur une longueur de 2 500 m, soit une pente moyenne supérieure à 1 %, ce qui est élevé pour une rivière de plaine. On estime que le débit d'équipement d'une microcentrale hydroélectrique serait de l'ordre de 6 m3/seconde, soit une puissance brute potentielle exploitable d'environ 1,45 MW permettant l'entraînement d'une génératrice d'une puissance électrique supérieure à 1 MW. Par ailleurs, la berge en rive droite est libre de bâtiments et de routes. C'est une propriété privée du syndicat, ce qui permettrait la pose d'une conduite forcée enterrée sans difficultés administratives ni foncières. Enfin, la Thur est déjà, dans ce secteur, fortement artificialisée et n'est pas classée en « liste 1 » au titre des poissons migrateurs.
On en parle depuis 2013

Le syndicat a décidé de reprendre l'étude d'avant-projet, engagée en 2013, (il avait alors débloqué 20 000 EUR de crédit pour une étude d'aménagement) pour la réalisation de cet équipement qui permettrait d'investir une partie des réserves financières du syndicat afin de générer des recettes pérennes pour alimenter son budget pour les trente prochaines années. Un autre secteur est concerné en aval de Staffelfelden et des études plus poussées seront lancées au courant de l'année L'étude d'aménagement hydroélectrique de Wittelsheim à Staffelfelden et l'aménagement d'un déversoir en rive gauche à Ensisheim, décidés en 2013 et devenus caduques après cinq années, sont réinscrits au programme. L'ensemble des projets représente un total de 783 450 EUR financés par les communautés de communes et d'agglomération pour les travaux inscrits au GEMAPI, par les communes et le département pour ceux qui ne le sont pas.
JMS

 

 
 

 

Appenwihr Voeux du maire : Bénévoles et sportif récompensés

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 05:22:06

© Dna, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Appenwihr Voeux du maire
Appenwihr Voeux du maire : Bénévoles et sportif récompensés
André Deneuville, maire d'Appenwihr entouré de son conseil municipal, a accueilli toutes les personnes qui ont répondu à son invitation, pour leur présenter les voeux à l'occasion la nouvelle année.

 
Isabelle Gaschy
Il salua notamment Betty Muller, conseillère départementale ainsi que Gérard Hug, président de la comcom du Pays Rhin Brisach, Jean Wrobel, curé, ainsi que les représentants des associations et les maires des communes avoinantes et le personnel enseignant.

Après avoir accueilli les personnes venues s'installer dans le village au courant de l'année écoulée, il récapitula l'ensemble des travaux réalisés en 2018 et notamment la mise aux normes permettant aux personnes à mobilité réduite d'accéder à la salle polyvalente ;

Il remercia ensuite tous les participants à la journée citoyenne et tous les bénévoles qui oeuvrent tout au long de l'année pour la commune.

Il mit à l'honneur Isabelle Gaschy, qui avec Muriel Ribstein conseillère municipale réalisent les décorations du village à Noël, à l'automne et toutes autres décorations permettant d'obtenir la 1re  fleur. Un cadeau lui fut remis.

Il mit également l'honneur Damien Medard Beraud, pour son initiative d'avoir créé des arrangements de Noël à l'entrée du village, Jérôme Hummel pour le travail effectué au terrain militaire et Thomas Reibel pour sa performance en effectuant le 4L Trophy avec un pompier volontaire de Sainte-Croix-en-Plaine. A chacun fut offert un présent.
Départ à la retraite de la secrétaire de mairie

Il annonça ensuite le départ à la retraite de la secrétaire de mairie, Danielle Génitrini, au 31 mars 2019, qui sera remplacée par Céline Redelsperger de Heiteren.

Thierry Sautivet, adjoint au maire, au nom du conseil municipal à son tour présenta une belle et heureuse année à M. Deneuville et remit des fleurs à Mme Deneuville ainsi qu'à la secrétaire de mairie.

 

 
 

 

HIRTZBACH Voeux du Nouvel An : « Favoriser une vie sociale douce et agréable »

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 06:09:57

© Dna, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

HIRTZBACH Voeux du Nouvel An
HIRTZBACH Voeux du Nouvel An : « Favoriser une vie sociale douce et agréable »
La cérémonie des voeux a permis à Arsène Schoenig, maire, d'honorer plusieurs concitoyens dont le candidat le plus âgé au bac en Alsace en 2018. Évoquant « la violence qui rattrape les campagnes », il souhaite favoriser « une vie sociale douce et agréable ».

 
La musique municipale de Carspach a proposé quelques airs.
« Construire une société plus douce », voilà l'objectif d'Arsène Schoenig, maire de Hirtzbach. « Apprenons à nos enfants à élever un lapin, à cultiver un petit jardin, donnons-leur des leçons de vie », voilà ce que professe l'élu à son échelle, lui qui dénonce la dangerosité du « tout numérique, surtout s'il est entre des mains de non-initiés ».
« Ces nobles attitudes commencent chez nous, dans notre village... »

Arsène Schoenig décrit « la dure réalité de ce monde en proie aux affres de la folie meurtrière, à la violence inouïe [...]. Il faut maintenir ensemble et solidairement la lutte contre l'obscurantisme et l'ignorance, afin de les faire reculer et ainsi affirmer notre détermination de rester un peuple libre, fraternel, égalitaire, accueillant et solidaire. Ces nobles attitudes commencent chez nous, dans notre région, dans notre village. Nous sommes tous concernés sans exception ».
« Les réseaux sociaux, parfois des pièges mortels »

Dans cet ordre d'idées, il constate que « dans notre société de plus en plus agressive, trouver sa place face à l'information ou plutôt à la désinformation devient compliqué. Certains moyens de communication, notamment sur les réseaux sociaux, sont parfois des pièges mortels ».

Face à la « surenchère », Arsène Schoenig souhaite un retour à la « sérénité ». Il parle de l'implication nécessaire des adultes dans l'éducation des enfants et celle des élus dans l'action et l'anticipation. « La violence dans nos campagnes n'est certes pas spectaculaire, mais elle est insidieuse et régulière, sous forme d'incivilités, de paroles blessantes, de petits larcins, d'atteintes contre le bien public et privé (tags, feux, déchets, alcoolémie...) ».
Au bilan de 2018

Comme il est de tradition, l'élu a dressé le bilan de l'année écoulée. Il en a retenu, « la suite du remplacement des tilleuls malades, l'achèvement de la rénovation du second bâtiment au parc De Reinach, l'aménagement de la cour de l'école primaire, le démarrage du chantier du nouveau quartier "La Forge" ».

Au chapitre des événements marquants, le risque de fermeture d'une classe maternelle finalement maintenue, une grosse fuite d'eau potable (« du jamais vu depuis 1923 !), l'obtention d'un prix national d'attrait touristique, le prix du patrimoine pour l'école maternelle et l'installation du compteur intelligent Linky. « Chacun est libre de faire ce qu'il veut », a-t-il commenté.

Pour 2019 et « le dernier budget du mandat », l'objectif est d'éviter toute hausse d'impôts locaux. « Trop d'inconnues budgétaires ne permettent pas d'avoir de grosses ambitions ».
Com-com : des satisfactions et des regrets

Le maire a refait un petit « topo » sur la communauté de communes ayant constaté que « beaucoup de gens ne savent pas où ils sont ». À ce sujet, il a regretté que son village soit « absent du bureau où tout se décide » ainsi que la fin de la compétence communale sur l'eau potable, passée à la com-com. « C'est la perte de l'une de nos richesses naturelles ».

Dans l'autre sens, il a regretté le retour dans le giron communal de la compétence de l'éclairage public tout en soulignant que la com-com « subit la loi et fait de son mieux ». Il a relevé l'effort fait par l'intercommunalité pour permettre aux élèves de Hirtzbach de bénéficier d'un périscolaire.

Avec le passage de la taxe sur les ordures ménagères à la redevance voté par la com-com au 1er janvier, l'élu a fait part de ses craintes concernant la recrudescence des « dépôts sauvages ».

Le maire de Hirtzbach a salué durant cette soirée son voisin Rémi Spillmann, maire de Carspach, et a fait allusion sans s'y attarder au projet de commune nouvelle qu'il avait défendu par le passé sans trouver immédiatement d'écho. Mais malgré cette idée en « stand-by », il a souligné les bonnes relations avec le bourg voisin. C'est d'ailleurs la musique municipale de Carspach qui a ponctué de ses morceaux et de fort belle manière la cérémonie hirtzbachoise.
Noëlle BLIND-GANDER

 

 
 

 

handicap : Sinclair souhaite une société inclusive

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 06:18:12

© Dna, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

handicap
handicap : Sinclair souhaite une société inclusive
Au cours de leur cérémonie des voeux, les associations Sinclair ont annoncé qu'une étude sera lancée pour améliorer la qualité d'accueil au restaurant mulhousien de l'Esat.

 
Au cours de la cérémonie des voeux des associations Sinclair, jeudi 10 janvier, François Eichholtzer, le directeur général de la structure (deuxième à droite), a indiqué qu'il ferait valoir ses droits à la retraite en fin d'année.
Comme de coutume, c'est dans le restaurant de l'Esat (Établissement de service d'aide par le travail) que les associations Sinclair - qui réunissent l'association Marguerite Sinclair et Les Ateliers Sinclair - entreprise adaptée - ont tenu leur cérémonie des voeux. Et une fois n'est pas coutume, le restaurant de l'Esat - sa transformation précisément (lire encadré) - est justement l'un des "gros" projets programmés cette année.

L'autre mot d'ordre actuel (et des mois à venir) pour la structure mulhousienne, c'est l'inclusion. « Aujourd'hui, il ne s'agit plus de faire pour, mais avec et encore mieux ensemble. C'est très bien, mais nous serons vigilants sur la nécessité d'obtenir des moyens et de nous donner la possibilité d'y arriver », a déclaré Odile Fournier, la présidente des associations Sinclair.

Un peu comme en politique le président fixe le cap et le premier ministre précise le contour des mesures pour l'atteindre, c'est François Eichholtzer, directeur général des associations Sinclair, qui, dans son discours, a détaillé les fondements sur lesquels s'appuieront les associations Sinclair pour construire cette « société inclusive que tout le monde appelle de ses voeux ». Le plus important d'entre eux sera la signature en début d'année d'un contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens (CPOM) avec l'Agence régionale de santé, pour une durée de cinq ans.
L'ensemble des services sera impacté par le CPOM

« Ce sera un des premiers du département. Ce contrat concernera l'IMPro (Institut médico-professionnel), le Sessad (Service d'éducation spéciale et de soins à domicile) et l'Esat (Établissement de service d'aide par le travail), mais les chantiers qu'il ouvrira impacteront l'ensemble des services de l'association Marguerite Sinclair », a précisé François Eichholtzer.

Concrètement, il s'agira de développer des démarches et méthodologies qui mettent en valeur les compétences et savoir-faire de chaque personne accompagnée afin de favoriser son autonomie et ses capacités d'initiative.

Pour cela, la structure passera progressivement d'une logique de places à une logique de parcours et d'une structuration par services vers le développement d'une plateforme de services. Ces deux chantiers ont pour objectif « d'apporter des réponses nouvelles en décloisonnant, en mutualisant et en inventant de nouveaux types d'accompagnements, pour que le projet de vie des personnes puisse concrètement se mettre en oeuvre ».

Conséquences directes de ces réorganisations, il faudra « repenser les critères de financement de nos établissements » et, parallèlement, « assurer une montée en compétences de l'ensemble des équipes et mettre en valeur et en commun les expertises que portent de nombreux professionnels » , précise encore François Eichholtzer.

Et puis, si la signature du CPOM impactera également l'association des Ateliers Sinclair, où « des emplois tremplin vont se mettre en place pour favoriser la mise en condition réelle de travail en entreprise et en milieu ordinaire ». Et un autre projet concernera le Foyer d'accueil pour travailleurs handicapés (FATH). « Nous sommes en train d'élaborer un projet d'habitat inclusif. Il s'agira d'élaborer un foyer en "étoile" qui proposera différents types d'habitats permettant une gradation dans l'autonomie », a indiqué le directeur des associations Sinclair, pour qui c'était, cette année, la dernière cérémonie des voeux. « Je prévois en effet d'arrêter mes fonctions en fin d'année, moment où je ferai valoir mes droits à la retraite. »
Cécile FELLMANN

 

 
 

 

Hausgauen A l'essai sur la RD16 : Un radar pédagogique

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 05:20:46

© Dna, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Hausgauen A l'essai sur la RD16
Hausgauen A l'essai sur la RD16 : Un radar pédagogique
Après la commune de Hundsbach, Hausgauen teste actuellement un radar pédagogique pour analyser le comportement des automobilistes.

 
Le radar pédagogique a été mis en service lundi, à 12 h.
Si tous les automobilistes respectaient le code de la route, notamment les limitations de vitesse, le contribuable ne s'en porterait que mieux. En effet, toute installation pour limiter les vitesses a un coût qui, in fine, est supporté par ledit automobiliste-contribuable.

Pour sensibiliser les automobilistes à leur vitesse, le conseil départemental prête aux communes des radars pédagogiques mobiles. Installé dans un premier temps pendant une période d'un mois à différents endroits de Hundsbach, le radar vient d'être mis en place à Hausgauen. Pendant huit jours il a été masqué par un cache. Ce lundi matin, le maire Joseph-Maurice Wiss et l'employée communale Émilie Richert l'ont dévoilé et mis en fonction sur l'axe principal qui traverse la commune.

« Ce radar va enregistrer sur une période de huit jours le comportement des automobilistes. Les données collectées seront par la suite analysées. Après ce premier test, le radar sera déplacé à un autre point stratégique du village tenu secret », indique Joseph-Maurice Wiss. Un maire qui souhaite que les automobilistes lèvent le pied. « J'espère que cette expérience aura un impact pédagogique et psychologique chez les automobilistes. »
Françoise ITAMARD

 

 
 

 

Altkirch : Un rendez-vous « à la page »

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 05:34:43

© L'alsace, Lundi le 21 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Altkirch : Un rendez-vous « à la page »
 

Joli succès pour la Nuit de la lecture organisée ce week-end à la médiathèque départementale du Sundgau. Ateliers créatifs, conte numérique,
jeux de société, concert, etc. Toute une série d’animations autour des livres étaient proposées à partir de vendredi soir, à Altkirch.

 

La Nuit de la lecture, l'occasion idéale pour se prélasser en famille devant une bonne BD. Photos L'Alsace/V.M
« Ça prend bien, on a du monde partout », se réjouissait samedi la directrice de la médiathèque du Sundgau, Nicole Heckel. Ça grouillait en effet entre les étagères, ce week-end, à l'occasion de la 3e Nuit de la lecture organisée au niveau national. À Altkirch, la médiathèque départementale avait fait le choix de rendez-vous grand public mêlant les lettres au numérique, le jeu aux mots et à la musique. Toute une série d'animations autour du livre était au menu dès le vendredi soir, avec des illustratrices venues réaliser des portraits inédits de héros de romans, pendant des lectures assurées par le public lui-même. Samedi, on n'a pas attendu la nuit pour se replonger dans les mots, avec des jeux autour de la lecture, un goûter des bébés lecteurs, des ateliers créatifs ou des sessions de jeux de société autour de l'écrivain expert du jeune public, Mario Ramos. Le week-end a aussi offert l'occasion de parcourir la belle exposition de photos (très tendance) Du selfie à l'autoportrait, montée par des collégiens de Ferrette. Du côté de la librairie Mille-Feuilles, on invitait aussi à des temps de lecture à voix haute, pimentés d'intermèdes musicaux. Le soir venu, le talent musical a aussi résonné sur la scène de la médiathèque, avec Jean-Jacques Fimbel et Bernard Hertrich, duo facétieux venu partager avec le public ses chansons inclassables transpirant, là encore, l'amour des mots... V.M

 

 
 

 

Soultz (Haut-Rhin) Sevenday : délibéré au 29 janvier

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 05:56:11

© Dna, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Soultz (Haut-Rhin)
Soultz (Haut-Rhin) Sevenday : délibéré au 29 janvier
La chambre commerciale du tribunal de grande instance de Colmar qui examinait le dossier de l'entreprise Sevenday mardi a mis son jugement en délibéré au mardi 29 janvier, a-t-on appris de source syndicale.

 
Le tribunal aurait demandé au fonds d'investissement hollandais Nimbus, actionnaire du fabricant de céréales soultzien (90 salariés), de produire de nouvelles pièces comptables relatives au bilan de l'exercice 2018.

Seule lueur d'espoir pour les salariés, l'hypothèse d'une reprise aurait été évoquée. Le nom de l'allemand Brüggen - qui possède cinq sites de production dans le monde, dont un à Thiers (Puy-de-Dôme) - est revenu sur la table.

Lundi, Kaj Grichnik, associé chez Nimbus et interlocuteur principal des instances représentatives du personnel jusqu'alors, n'avait pas répondu à nos sollicitations. Mardi matin, avant l'audience, il nous a tout de même écrit, sans apporter beaucoup plus d'éléments : « Nous sommes surpris nous-mêmes par les virages si brutaux dans ce dossier. » Il n'a pu être joint après l'audience à laquelle il a assisté en compagnie de son collègue Marc Renne, président de Sevenday Céréales International. Un président que les salariés n'ont jamais vu à Soultz.
M.PF.

 

 
 

 

Horbourg-Wihr caravane de bure : « Convergence des luttes »

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 06:20:33

© Dna, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Horbourg-Wihr
Horbourg-Wihr caravane de bure : « Convergence des luttes »

 
La caravane de « L'Atomik tour » a fait escale à Horbourg-Wihr.
Sur le « rond-point Babou », à l'entrée d'Horbourg-Wihr, les gilets jaunes ont reçu la visite de la « caravane de Bure » ou caravane de « L'Atomik tour », des militants opposés au centre d'enfouissement de déchets nucléaires de Bure, dans la Meuse.

Les antinucléaires ont notamment diffusé une vidéo revenant sur les origines de leur mouvement. S'en sont suivis des échanges et débats entre gilets jaunes et militants.

Pour Gil, la convergence des luttes entre la caravane de Bure et les gilets jaunes est « évidente » : « Les gilets jaunes sont un symbole qui touche tout le monde », remarque ce gilet jaune qui compte convier sur les ronds-points des anti-GCO ou encore des membres de « Stop Fessenheim » pour que tous partagent leurs revendications. Des sujets qui, selon Gil, touchent tous les citoyens.

 

 
 

 

Wissembourg Opération de la DGSI : Trois membres de la famille de l'un des terroristes du Bataclan arrêtés

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 05:47:29

© Dna, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF

 

Wissembourg Opération de la DGSI
Wissembourg Opération de la DGSI : Trois membres de la famille de l'un des terroristes du Bataclan arrêtés
Des hommes du groupe d'appui opérationnel de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ont mené, ce mardi matin une opération à Wissembourg, où ils ont interpellé trois membres de la famille de Foued Mohamed-Aggad, l'un des terroristes responsables de la tuerie du Bataclan le 13 novembre 2015.

 
L'opération a débuté vers 6 h 30 ce mardi matin rue Neuve à Wissembourg. À 9 h 30, elle était terminée.
L'opération s'est notamment déroulée rue Neuve, une ruelle du centre-ville de Wissembourg, où habite la mère du terroriste décédé au Bataclan: cette dernière a été arrêtée mardi matin. La soeur de Foued Mohamed-Aggad, âgée de 22 ans et sa demi-soeur de 32 ans, ont également été interpellées dans la capitale de l'Outre-Forêt. Toutes les trois ont été placées en garde à vue pour le délit d'aide au financement du terrorisme.

À ce stade, on ne connaît pas l'implication respective de chacune, ni le montant des sommes en jeu ou même l'affectation de cet argent.
«Elle avait de longue date des signes d'un islam très radical »

Étroitement surveillée par les forces de l'ordre, la soeur du terroriste avait commencé début 2016 un service civique au sein de la Fédération des maisons des jeunes et de la culture (FDMJC) d'Alsace dans le Pays de Wissembourg, au bout duquel elle n'est pas allée. Actuellement, la jeune femme travaille pour une société de nettoyage en contrat avec des entreprises locales. «Elle avait de longue date des signes d'un islam très radical», a commenté le maire de Wissembourg, Christian Gliech.

On sait également qu'elle s'est mariée religieusement avec Mohamed Hattay, membre du « groupe Mohamed-Aggad » parti faire le djihad en Syrie entre décembre 2013 et le printemps 2014. En 2017, le Strasbourgeois et son frère Ali Hattay ont été condamnés à neuf ans de prison chacun. Lors de ce même procès en appel, Karim, le frère de Foued Mohamed-Aggad, a vu sa peine de neuf ans d'emprisonnement confirmée.

Pour Christian Gliech, les interpellations de ce mardi « marquent la fin de la cellule Strasbourg-Wissembourg, dont les protagonistes sont désormais tous en prison ou morts. » Il a été informé rapidement de l'opération qui a débuté à l'aube vers 6 h 30 -- ce qu'il a apprécié. Dans la foulée, l'élu a salué sur sa page Facebook, « l'efficacité et le travail de la DGSI pour mettre un terme à cette triste séquence de la vie à Wissembourg ».
Guillemette JOLAIN avec Céline ROUSSEAU et Antoine BONIN Retrouvez notre dossier : « Bas-Rhin, dans la toile du djihad » sur dna.fr

Retrouvez notre dossier : « Bas-Rhin, dans la toile du djihad » sur dna.fr

 
 

 

Tirs de LBD : les deux ados blessés ne manifestaient pas

Publié dans le panorama le Mercredi 23 janvier 2019 à 06:19:32

© L'alsace, Mercredi le 23 Janvier 2019
Droits de reproduction et de diffusion réservés
Télecharger la version PDF
Tirs de LBD : les deux ados blessés ne manifestaient pas
 

 
Le défenseur des droits Jacques Toubon réclame la suspension de l'utilisation des LBD pour « annuler le risque qui existe de dangerosité de ces armes », responsables de blessures graves pendant et en marge des manifestations des gilets jaunes. Archives DNA/Michel Frison
Dix jours après les heurts qui ont émaillé l'acte IX des gilets jaunes à Strasbourg, l'enquête des policiers de la Sûreté départementale du Bas-Rhin est sur le point d'être clôturée. Elle met hors de cause les deux adolescents de 15 ans touchés par des tirs de LBD 40 (lanceurs de balles de défense de 40 mm).

Le premier a fait du shopping Place des Halles, dans l'après-midi du samedi 12 janvier avec un ami. En sortant du centre commercial, il veut prendre le tram pour rentrer chez lui mais constate que le trafic est interrompu en raison de la manifestation des gilets jaunes. Il marche alors en direction de la gare.
À une bonne dizainede mètres des manifestants

Vers 16 h, le jeune homme arrive au pont Kuss, tout près de la gare de Strasbourg, où plusieurs dizaines de gilets jaunes font face aux gendarmes mobiles positionnés rue du Maire-Kuss. Un autre adolescent se trouve parmi les nombreux badauds massés sur le quai près de la Rambarde. Les deux garçons se tiennent tout de même à une bonne dizaine de mètres derrière les manifestants.

Sur les vidéos fournies par des passants exploitées par les enquêteurs et que les DNA ont pu visionner, on voit clairement des gilets jaunes saisir des bouteilles en verre provenant d'un conteneur pour les lancer sur les gendarmes mobiles. C'est à ce moment-là que des policiers en civil, postés quai Saint-Jean de l'autre côté du pont, à une cinquantaine de mètres des manifestants, font usage de leurs LBD.

Sur les quatre fonctionnaires de la Brigade anticriminalité (Bac) munis de cette arme défensive, trois tirent de manière très rapprochée en direction des individus en train de jeter des bouteilles. Deux des trois projectiles manquent leur cible et atteignent les deux adolescents à la joue et à la cuisse, provoquant pour l'un une fracture de la mâchoire qui a nécessité une lourde intervention chirurgicale et la pose de broches, pour l'autre un important hématome au-dessus du genou (nos éditions du 14 et 19 janvier).

Les images filmées au smartphone démontrent clairement que les jeunes, qui ne portaient pas de gilet jaune, se tenaient en retrait de l'action et n'y ont à aucun moment pris part. Sur l'une d'entre elles, on entend distinctement les détonations, qui correspondent aux usages des LBD par les policiers en civil.
Déterminer si une faute pénale a été commise

Que dire des circonstances dans lesquelles ces tirs ont été réalisés ? L'enquête de la sûreté départementale du Bas-Rhin devra déterminer si une faute pénale a été commise. Autrement dit, si les fonctionnaires de la Bac ont utilisé leurs lanceurs de balles de défense dans des conditions légales, en l'occurrence pour enrayer les violences commises sur les gendarmes mobiles.

La procureure de la République de Strasbourg pourrait décider de saisir l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour faire toute la lumière sur les faits.

Qui a donné l'ordre de tirer ? Les précautions prescrites par l'instruction du 2 septembre 2014 du ministère de l'Intérieur ont-elles bien été respectées ? En particulier celle qui prévoit que, « dans la mesure du possible, le tireur s'assure que les tiers éventuellement présents se trouvent hors d'atteinte, afin de limiter les risques de dommages collatéraux ». Étant précisé que le désignateur d'objectif électronique (viseur) associé à l'arme, s'il permet de tirer jusqu'à 50 mètres, offre « un tir optimum à 30 mètres, sur un objectif fixe ». Or les policiers se trouvaient précisément à 48 mètres des manifestants hostiles, selon les enquêteurs.
Antoine BONIN Nous avons fait le choix de ne pas donner l'identité et les images des deux victimes car il s'agit de mineurs. Divulguer leur identité complète aggraverait encore le préjudice subi.