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POLITIque Conseil régional Grand Est : Du temps en politique

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:34:10

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POLITIque Conseil régional Grand Est
POLITIque Conseil régional Grand Est : Du temps en politique
Entamé hier à Metz, le débat sur le budget 2019 du Grand Est révèle une fracture politique entre la majorité et ses oppositions. D'un montant de 3,2 milliards, il affiche quatre priorités dont les transports et les mobilités qui mobilisent 884 millions.

 
Le groupe Alsace et Territoires a fait son baptême du feu hier à la région Grand Est à Metz.
Un budget, c'est une affaire de gros sous, c'est surtout une question politique. Les débats entamés hier à Metz sur le budget 2019 du Grand Est l'ont clairement rappelé. Au-delà des chiffres, ils illustrent une ligne de fracture entre la majorité de droite et du centre d'une part, et l'opposition progressiste et de gauche d'autre part.

Pour Jean Rottner, le budget régional de 3,2 milliards d'euros incarne « une anticipation de l'avenir » et « un accompagnement du quotidien ». S'il « sent l'influence » du mouvement social des gilets jaunes, il se refuse à y répondre par la seule urgence. Il préfère placer l'action régionale dans « le temps long » en considérant que l'aménagement du territoire, les mobilités ou l'accompagnement des femmes seules vers l'emploi participent au pouvoir d'achat.

« Notre région existe, plus que cette région n'a jamais existé dans l'ancienne organisation institutionnelle », explique Jean Rottner en estimant « faire plus que le job ». D'où les quatre priorités mises en avant : le développement et la valorisation des potentiels (1,135 milliard), les transports et les mobilités (884 millions), l'attractivité (580 millions), la cohésion des territoires et la proximité (205 millions).

Pour le Rassemblement national (ex-FN), la majorité régionale est « dans le passé ». « Vos choix sont déconnectés de la réalité et du ras-le-bol fiscal », estime Virginie Joron. Pour le même parti, Christian Zimmermann pointe « le gaspillage de l'argent public » et la hausse de la taxe sur les cartes grises pour les automobilistes alsaciens et champenois.

La socialiste Pernelle Richardot demande à l'exécutif de « passer des pétitions de principes aux actes » en l'invitant à prendre toute une série de mesures sociales et à lancer des assises « pour co-construire des propositions adaptées à la réalité des territoires et aux aspirations des citoyens ». Son camarade Jacques Meyer vise l'accroissement de la dette de 40 millions « qui aurait pu servir à infléchir les politiques dans un sens plus social et humain ».
« Je crois davantage à la valeur travail qu'aux cadeaux »

Christophe Choserot souhaite lui aussi que la région « déconcentre ses politiques ». L'élu progressiste s'étonne aussi : « Nous avons tous les dispositifs pour réussir mais nous avons le sentiment d'une collectivité du temps long ». Sa collègue Rachel Thomas déplore l'absence de « politiques publiques de proximité » et de « contractualisation ».

En entendre les Patriotes, la majorité « échoue » dans tous les compartiments du jeu. « Le bateau Grand Est prend l'eau », assène David Masson-Weyl. Justin Vogel s'inquiète de la hausse de l'endettement. « Certains clignotants se mettent à l'orange », observe le président du groupe Alsace et Territoires.

« Budget dynamique », « puissance d'action au service de la proximité », réplique Jean-François Guillaume. « La taille et l'unité du Grand Est nous ont permis de mener des politiques sans précédent », assure l'élu de la majorité. Sa collègue Catherine Zuber enfonce le clou : la région est un « laboratoire de la démocratie territoriale ».

L'ensemble du débat s'est cristallisé autour de l'harmonisation de la taxe sur les certificats d'immatriculation que les socialistes et les progressistes souhaitaient voir reporter, et sur la gratuité des transports scolaires pour tous les élèves.

« Nous faisons un exercice politique qui ne doit pas faire abstraction d'un choix financier », répond Jean Rottner qui assume « les vraies divergences de vue » avec ses contradicteurs. Le président redit son attachement au fait que « les uns et les autres aient les moyens de payer » et que payer l'impôt est « un signe d'appartenance à une société ». « Je crois davantage à la valeur travail qu'aux cadeaux », résume-t-il. Dans les bancs socialistes, on retrouve le Jean Rottner « de droite ».
Franck BUCHY

 

 
 

 

Baptême du feu pour le groupe Alsace et Territoires

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:55:41

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Baptême du feu pour le groupe Alsace et Territoires
 

 
Le nouveau groupe Alsace et Territoires a connu ce lundi son baptême du feu en plein débat budgétaire. Le prisme alsacien appliqué aux différents rapports thématiques a crispé une grande partie de l'hémicycle : la majorité pour la « déloyauté » des cinq sécessionnistes, la gauche et les progressistes pour le particularisme de la collectivité européenne d'Alsace.

Passées au crible du droit local et des spécificités alsaciennes, les interventions du groupe ont suscité de vives réactions. La tension est montée d'un cran lorsque Martine Calderoli-Lotz est intervenue sur la formation professionnelle après avoir justifié son adhésion au groupe par la « volonté de ne pas laisser dépérir la force et le rayonnement de l'Alsace » et de « pouvoir s'exprimer librement ». Bronca dans l'assemblée.

C'est Laurent Burckel qui est chargé de la contre-attaque. « Porter les couleurs de l'Alsace est parfaitement possible au sein du groupe majoritaire », réplique l'élu savernois en se disant « peiné » par cette « aventure solitaire ». Il reproche à ses cinq collègues de « lais-ser à penser qu'au sein du conseil régional il y a les bons Alsaciens et les mauvais Alsaciens, voire des pas Alsaciens du tout... » « Et quand l'extrême-droite se félicite de cette création, j'ai mal à mon Alsace ! », lâche-t-il.

Plus tôt dans la journée, Justin Vogel avait rappelé « l'esprit » qui a présidé à la création du groupe trois ans après les élections régionales : « proposer une dynamique renforcée pour affirmer la personnalité propre de l'Alsace », « accompagner la création de la nouvelle collectivité européenne d'Alsace » et « explorer toutes les virtualités qu'offre le droit local ».
« Si on pouvait éviter les caricatures... »

Alsace et Territoires entend aussi « participer à la refondation d'une démocratie de proximité avec la population ». Justin Vogel invite Jean Rottner à de « la cohérence entre la parole, les promesses et les actes » pour que « la politique ne réduise pas à promettre des lendemains qui chantent à des citoyens qui déchantent à la fin de chaque mandature ou après chaque scrutin ». « Ne faisons pas vivre une terrible désillusion à 83 % des Alsaciens », prévient le maire de Truchtersheim.

« J'ai l'habitude de faire ce que je dis », lui répond sèchement le président. Valérie Debord prend Justin Vogel au mot sur « le respect de la parole donnée » : « Je regrette que vous n'ayez pas respecté le pacte de l'élu régional » que les élus de liste Richert avaient signé le 24 octobre 2015.

La « rigueur alsacienne », évoquée par Justin Vogel au sujet du budget, a fait sortir le socialiste Olivier Girardin de son siège. « L'Alsace était la région la plus endettée par habitant !, s'exclame-t-il. Si on pouvait éviter les caricatures dans un débat propice aux exagérations saillantes... » Ambiance. F. By

 

 
 

Baptême du feu pour le groupe Alsace et Territoires

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:33:31

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Baptême du feu pour le groupe Alsace et Territoires
 

 
Le nouveau groupe Alsace et Territoires a connu hier son baptême du feu en plein débat budgétaire. Le prisme alsacien appliqué aux différents rapports thématiques a crispé une grande partie de l'hémicycle : la majorité pour la « déloyauté » des cinq sécessionnistes, la gauche et les progressistes pour le particularisme de la collectivité européenne d'Alsace.

Passées au crible du droit local et des spécificités alsaciennes, les interventions du groupe ont suscité de vives réactions. La tension est montée d'un cran lorsque Martine Calderoli-Lotz est intervenue sur la formation professionnelle après avoir justifié son adhésion au groupe par la « volonté de ne pas laisser dépérir la force et le rayonnement de l'Alsace » et de « pouvoir s'exprimer librement ». Bronca dans l'assemblée.

C'est Laurent Burckel qui est chargé de la contre-attaque. « Porter les couleurs de l'Alsace est parfaitement possible au sein du groupe majoritaire », réplique l'élu savernois en se disant « peiné » par cette « aventure solitaire ». Il reproche à ses cinq collègues de « laisser à penser qu'au sein du conseil régional il y a les bons Alsaciens et les mauvais Alsaciens voire des pas Alsaciens du tout ». « Et quand l'extrême droite se félicite de cette création, j'ai mal à mon Alsace », lâche-t-il.

Plus tôt dans la journée, Justin Vogel avait rappelé « l'esprit » qui a présidé à la création du groupe trois ans après les élections régionales : « proposer une dynamique renforcée pour affirmer la personnalité propre de l'Alsace », « accompagner la création de la nouvelle collectivité européenne d'Alsace » et « explorer toutes les virtualités qu'offre le droit local ».
« Si on pouvait éviter les caricatures »

Alsace et Territoires entend aussi « participer à la refondation d'une démocratie de proximité avec la population ». Justin Vogel invite Jean Rottner à de « la cohérence entre la parole, les promesses et les actes » pour que « la politique ne se réduise pas à promettre des lendemains qui chantent à des citoyens qui déchantent à la fin de chaque mandature ou après chaque scrutin ». « Ne faisons pas vivre une terrible désillusion à 83 % des Alsaciens », prévient le maire de Truchtersheim.

« J'ai l'habitude de faire ce que je dis », lui répond sèchement le président. Valérie Debord prend Justin Vogel au mot sur « le respect de la parole donnée » : « Je regrette que vous n'ayez pas respecté le pacte de l'élu régional » que les élus de liste Richert avaient signé le 24 octobre 2015.

La « rigueur alsacienne », évoquée par Justin Vogel au sujet du budget, a fait sortir le socialiste Olivier Girardin de son siège. « L'Alsace était la région la plus endettée par habitant », s'exclame-t-il. « Si on pouvait éviter les caricatures dans un débat propice aux exagérations saillantes ! » Ambiance.
F. BY

 

 
 

 

Grand débat : comment participer

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:22:01

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Politique Une semaine après le lancement de la consultation nationale
Grand débat : comment participer
Avec plus de 670 réunions publiques et l'ouverture de la plateforme en ligne, le gouvernement espère un maximum de contributions au grand débat national. Mais qui participera ? Comment seront récupérées les remontées ? Le flou demeure.
 

 
À l'heure où nous mettions cette édition, sous presse, la rubrique « contributions en ligne » du site internet du grand débat national n'était pas encore en ligne. Près d'une semaine après le lancement par le Président Macron, la plateforme doit recueillir les contributions des citoyens jusqu'au 15 mars sur « granddebat.fr ». « Elles seront prises en compte par le gouvernement pour lui permettre d'orienter sa politique », a promis le président.
Facile pour s'inscrire et anonymat possible

Pour contribuer en ligne, il suffit de créer un compte. Un pseudonyme, une adresse mail, un code postal suffisent mais il faut préciser son statut : citoyen, élu, organisation à but non lucratif ou à but lucratif. L'anonymat est donc possible.

Les questions posées sont déjà présentes à la fin des fiches de présentation des quatre thèmes du grand débat : la transition écologique, la fiscalité et les dépenses publiques, la démocratie et la citoyenneté, l'organisation de l'État et des services publics. Chacun peut par exemple détailler comment il imagine une fiscalité plus juste.
Gilets jaunes et jeunes s'investiront-ils ?

Le gouvernement mise sur le site internet pour faciliter la participation du plus grand nombre. À commencer par les gilets jaunes. Après la dixième journée d'action samedi qui a mobilisé 85 000 personnes dans toute la France, leur présence dans le débat reste en suspens. Ceux qui défilaient samedi en rejettent le principe, réclamant démissions et référendums.

Autre interrogation à la lumière des premiers débats : la très faible participation des jeunes. Et à l'inverse une présence significative de seniors et de personnes impliquées dans des associations locales, type parents d'élèves, comités de quartiers qui ont tendance à monopoliser la parole.

Le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation, Gabriel Attal, appelle d'ailleurs « les jeunes de France à s'emparer de ce débat ». À l'aise sur le numérique, ils sont attendus. Viendront-ils avec leurs revendications propres, entre autres sur le baccalauréat, l'orientation et l'entrée à l'université ?
La restitution, point de conflit

Des maires qui ont assisté aux premiers débats (sans les animer) s'inquiétaient aussi de la présence de groupes militants bien organisés et très déterminés sur des questions d'environnement et surtout de société. Une banderole identique à celle de gilets jaunes demandant des comptes aux hommes politiques a été déployée lors de la marche annuelle contre l'avortement à Paris.

La participation reste encore incertaine, une semaine après le lancement. Sous le contrôle des cinq garants désignés, à partir du 1er mars, des conférences citoyennes régionales seront organisées, associant des Français tirés au sort dans chaque région à des représentants d'organisations professionnelles, syndicales, associatives. Elles seront chargées de faire les synthèses de l'ensemble des débats.

Les représentants des élus locaux ont contesté ce lundi au Sénat cette idée rappelant en résumé : « Nous sommes aussi les représentants du peuple ». Ils approuvent le principe du débat, ils n'entendent pas recevoir les coups à la place du gouvernement en l'organisant. Mais ils entendent, à la fin, faire valoir les droits de la démocratie représentative, leur légitimité sortie des urnes et remettre la mairie au centre de la République.
Justine BENOIT

 

 
 

 

Les collectivités de retour dans le jeu

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 06:49:15

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Les collectivités de retour dans le jeu
 

 
Les élus veulent défendre leur rôle. Photo Julio PELAEZ
La démocratie directe, c'est bien mais avec des corps intermédiaires, c'est beaucoup mieux. Le premier message envoyé hier par les présidents des associations de communes, départements et régions rassemblées au sein de Territoires Unis rappelle la place « incontournable » de l'élu local dans le dispositif républicain. Gérard Larcher (LR), président du Sénat, la chambre des collectivités, le dit tout net : « Avant de tirer au sort des citoyens, il faut rappeler que plus de 500 000 élus locaux ont la même légitimité que le président de la République à représenter les Français. Ils sont la trame de la République. »
Décentralisation, la solution

« Il faudra bien un corps capable de faire le filtre, la hiérarchisation et la construction de solutions face à des propositions dont le caractère contradictoire sera absolument gigantesque, plaide le Normand Hervé Morin (Centre), président de l'association des Régions de France. Ce n'est pas dans des bureaux à Paris que se dessine l'avenir de la France. Ce n'est pas avec un homme providentiel et des députés qui, avec le quinquennat, sont devenus de simples représentants du chef de l'État que l'on peut résoudre les crises sociale, territoriale et démocratique. Ce système est à bout de souffle ».

Les associations favoriseront donc les remontées mais « nous ne serons pas les animateurs d'un débat décidé et organisé par l'État », avertit François Baroin (LR), président de l'Association des maires de France (AMF). En revanche, ils entendent être associés aux arbitrages qui découleront du grand débat et à leur mise en oeuvre. Ils plaident pour une relance de la décentralisation, « sans aller jusqu'à une République fédérale car ce n'est pas notre culture », tempère François Baroin.

Pour le président des Départements, Dominique Bussereau (droite), « l'État doit se délester de missions inutiles qu'il n'est plus en situation de porter dans le sport, le social, l'emploi, la culture, l'économie, le tourisme qui font doublon pour se recentrer sur la justice, l'enseignement, la sécurité. C'est un bon moyen de répondre à la crise ».
P.J

 

 
 

Les collectivités de retour dans le jeu

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:23:28

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Les collectivités de retour dans le jeu
 

 
Les élus veulent défendre leur rôle.
La démocratie directe, c'est bien mais avec des corps intermédiaires, c'est beaucoup mieux. Le premier message envoyé hier par les présidents des associations de communes, départements et régions rassemblées au sein de Territoires Unis rappelle la place « incontournable » de l'élu local dans le dispositif républicain. Gérard Larcher (LR), président du Sénat, la chambre des collectivités, le dit tout net : « Avant de tirer au sort des citoyens, il faut rappeler que plus de 500 000 élus locaux ont la même légitimité que le président de la République à représenter les Français. Ils sont la trame de la République. »
Décentralisation, la solution

« Il faudra bien un corps capable de faire le filtre, la hiérarchisation et la construction de solutions face à des propositions dont le caractère contradictoire sera absolument gigantesque, plaide le Normand Hervé Morin (Centre), président de l'association des Régions de France. Ce n'est pas dans des bureaux à Paris que se dessine l'avenir de la France. Ce n'est pas avec un homme providentiel et des députés qui, avec le quinquennat, sont devenus de simples représentants du chef de l'État que l'on peut résoudre les crises sociale, territoriale et démocratique. Ce système est à bout de souffle ».

Les associations favoriseront donc les remontées mais « nous ne serons pas les animateurs d'un débat décidé et organisé par l'État », avertit François Baroin (LR), président de l'Association des maires de France (AMF). En revanche, ils entendent être associés aux arbitrages qui découleront du grand débat et à leur mise en oeuvre. Ils plaident pour une relance de la décentralisation, « sans aller jusqu'à une République fédérale car ce n'est pas notre culture », tempère François Baroin.

Pour le président des Départements, Dominique Bussereau (droite), « l'État doit se délester de missions inutiles qu'il n'est plus en situation de porter dans le sport, le social, l'emploi, la culture, l'économie, le tourisme qui font doublon pour se recentrer sur la justice, l'enseignement, la sécurité. C'est un bon moyen de répondre à la crise ».
P.J

 

 
 

 

Préfecture Voeux Délibérations confirmées pour le 4 février prochain

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 06:09:42

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Prefecture Voeux Délibérations confirmées pour le 4 février prochain
 

 
Jean-Luc Marx, préfet de la région Grand Est, a saisi l'occasion de ses voeux à la presse, ce lundi matin à l'hôtel préfectoral de Strasbourg, pour se livrer à un tour d'horizon méthodique de quelques grands dossiers régionaux (lire également en page 37 à propos du volet « sécurité » de son allocution).

S'agissant de la future collectivité européenne d'Alsace (CEA), « le calendrier gouvernemental a jusqu'ici été parfaitement tenu » , se réjouit Jean-Luc Marx. Pour mémoire, ladite CEA, dotée de compétences spéciales, est censée se substituer aux deux actuels conseils départementaux alsaciens le 1 er  janvier 2021. Le préfet de région confirme au passage que ces deux conseils départementaux voteront normalement des délibérations concordantes le 4 février prochain, afin de solliciter leur rapprochement (L'Alsace du 14 janvier). Trois jours plus tard, ce sera au comité de massif des Vosges d'émettre un simple avis.

Jean-Luc Marx a également brièvement évoqué ce lundi matin le dossier de l'« après-Fessenheim » : « Nous sommes proches de la signature du projet territorial, qui s'inscrira essentiellement dans le triangle Colmar-Mulhouse-Fribourg ». Et d'annoncer la probable venue d'un ministre pour l'occasion, certainement d'ici la fin de l'hiver.

Dernier point notable - du point de vue sud-alsacien... -, mais plus éloigné dans le temps : le projet de desserte ferroviaire de l'Euro-Airport. En raison de son coût - il est question de quelque 250 millions d'euros -, sa réalisation effective « ne pourra être envisagée que dans le cadre du prochain contrat de plan État-Région, à l'horizon 2023-2025 », l'année 2021 devant être consacrée à l'enquête publique.

Dans l'attente, la ministre des Transports Élisabeth Borne a récemment missionné deux experts afin de discuter du financement trinational du chantier, avec les Suisses, ainsi que, dans une moindre mesure, les Allemands. E. D.

 

 
 

Prefecture Les agressions en hausse

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 06:11:00

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Prefecture Les agressions en hausse
 

 
Intervention de la police suite à l'attentat du 11 décembre à Strasbourg. Photo DNA/Michel Frison
Lors de ses voeux à la presse ce lundi (lire en page 34), le préfet Jean-Luc Marx est notamment revenu sur les chiffres de la délinquance.

? Bilan de la délinquance. Les atteintes aux personnes ont progressé de 13,4 % dans le Bas-Rhin, soit près de deux fois plus qu'au niveau national. Si les violences sexuelles représentent moins de 10 % des faits constatés, elles ont connu une hausse de 15 % l'an dernier.

Concernant les atteintes aux biens, « la matière automobile se porte mieux en 2018 », a relevé le préfet. Les vols de véhicules, les vols à la roulotte et les vols d'accessoires sur des véhicules ont tous les trois enregistré une baisse de l'ordre de 5 %. Avec 2 374 faits recensés, les cambriolages visant des logements sont repartis à la hausse l'an passé (+7,6 %).

Le taux d'élucidation des crimes et délits demeure nettement supérieur dans le Bas-Rhin par rapport à la moyenne nationale. « C'est à mettre au crédit des services de police et de gendarmerie », a souligné Jean-Luc Marx.

? Lutte contre les trafics. En 2018, policiers, gendarmes et douaniers ont saisi 5,5 tonnes de cannabis (résine et herbe), 367 kg de cocaïne, 791 kg d'héroïne et 1 848 comprimés de synthèse dans le département. Ils ont également confisqué 249 armes, 31 véhicules et 550 000 EUR en numéraire.

? Police de sécurité du quotidien. La mise en place de la police de sécurité du quotidien (PSQ) s'est traduite par le renfort de 20 policiers supplémentaires à Strasbourg. Ces derniers sont affectés au Neuhof et à la Meinau, classés quartiers de reconquête républicaine (QPR).

? Prévention de la radicalisation. Une cinquantaine de signalements sont parvenus au groupement d'évaluation départemental (GED), l'an passé, soit dix fois moins qu'en 2015. Le Bas-Rhin compte 190 personnes inscrites au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT).

Le préfet a par ailleurs indiqué que la secrétaire générale du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation, Muriel Domenach, se rendra à Strasbourg « dans les prochains jours » pour un « débriefing » sur le cas de Cherif Chekatt et de sa famille.

? Attentat du 11 décembre. « Strasbourg n'échappera pas à une commémoration adaptée », a confié Jean-Luc Marx, sans en dévoiler davantage sur les modalités de la cérémonie à venir.

? Sécurité routière. Selon le bilan provisoire, 42 personnes ont trouvé la mort sur les routes bas-rhinoises l'année dernière, contre 44 en 2017 et 46 en 2016. Le nombre des blessés hospitalisés a aussi baissé, de 22 %, tandis que celui des accidents corporels est en légère hausse de 2 %.

Jean-Luc Marx a également évoqué la multiplication des dégradations de radars fixes, mais il n'a pas communiqué de statistiques. « C'est un acte non seulement idiot mais aussi criminel, a-t-il commenté. Cela peut entraîner des comportements qui seront à l'origine d'accidents, sans compter les frais pour les remplacer et les recettes en moins pour les collectivités locales... » Antoine BONIN

 

 
 

La France compte-t-elle trop d'élus ?

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:24:33

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La France compte-t-elle trop d'élus ?
Tout au long du débat, nous vous donnerons des clés de compréhension sur les principales questions posées par le président dans sa lettre aux Français.
 

 
La France détient le record absolu du nombre d'écharpes d'élus... mais les mandats reposent pour les trois-quarts sur le bénévolat.
« Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d'élus ? »
En réclamant la dissolution de l'Assemblée nationale, la démission du gouvernement ou encore la destitution du président de la République, les gilets jaunes ont bousculé la démocratie représentative comme rarement dans l'histoire du pays.
Trop d'élus en France ?

Au 1er janvier 2018, la France comptait 510 257 élus (en excluant les conseillers communautaires, issus des conseils municipaux), soit un élu pour 132 habitants. On compte un élu pour 529 habitants en Allemagne et un pour 2 603 habitants au Royaume-Uni ! Pourtant, le nombre de parlementaires nationaux (925) rapporté à la population (un pour 72 320 habitants) se situe dans la moyenne européenne. L'Italie et le Royaume-Uni en ont plus que nous, l'Espagne et l'Allemagne moins.

L'écart avec nos voisins s'explique donc par le mille-feuille territorial. La France compte à elle seule plus de communes que les 27 : 35 000 environ, dont 53 % ont moins de 500 habitants. Cela fait une commune pour 1 900 habitants en France, contre une pour 7 348 habitants en Allemagne (qui compte 11 275 communes), une pour 7 474 habitants en Italie (8 092 communes) ou encore une pour 6 379 habitants au Royaume-Uni (10 375 communes). Autre particularité, il existe deux échelons d'élus entre la commune et la région : le département créé en 1790 et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI ou intercommunalités). Dans sept des douze plus grands pays européens, il en existe un, qui est en fait un support administratif de régions trop grandes ou de communes trop petites, et dans cinq autres pas du tout.

En revanche, 350 000 élus sont bénévoles et les autres en moyenne moins indemnisés que leurs homologues des pays voisins. Un parlementaire italien gagne ainsi 125 500 euros par an contre 85 371 pour un Français.

 

 
 

 

Économie Versailles : Les patrons étrangers ne boudent pas la France

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:20:58

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Économie Versailles
Économie Versailles : Les patrons étrangers ne boudent pas la France
Emmanuel Macron a vanté lundi l'attractivité économique de la France devant 150 grands patrons du monde entier réunis à Versailles. Il a aussi voulu rassurer les milieux d'affaires, en pleine crise des gilets jaunes.

 
Lakshmi Mittal, PDG d'ArcelorMittal, et Emmanuel Macron.
Choose France, deuxième. Comme il y a un an, Emmanuel Macron a réuni de grands patrons venus du monde entier, à Versailles. Ils sont 15 à avoir répondu à son invitation. « C'est un plaisir de vous accueillir pour la deuxième année consécutive afin de parler de la France, de ses atouts actuels et futurs, de nos réformes et de vos plans d'investissements actuels et futurs », a assuré le président de la République.

Au menu, un déjeuner avec le Premier ministre Édouard Philippe et un dîner avec le chef de l'État dans un des salons du célèbre château de Versailles. Sans compter une séance de questions-réponses.
Reportages « affreux »sur les gilets jaunes

Et d'emblée, plusieurs groupes ont choisi de jouer le jeu, en annonçant quelques bonnes nouvelles. Le fabricant chinois de défibrillateurs et pacemakers Micropor a annoncé que 350 millions d'euros allaient être consacrés sur cinq ans à l'agrandissement de son centre de recherche et développement à Clamart (Hauts-de-Seine). Le groupe pharmaceutique britannique AstraZeneca a tiré le premier lundi matin en inaugurant l'extension de son usine de Dunkerque (Nord). Cet investissement industriel de 135 millions d'euros annoncé en 2015 doit se traduire par la création de 130 emplois. « Les reportages sur les gilets jaunes sont affreux vus hors de France, a estimé lundi Leif Johansson, le président du groupe britannique, mais je ne pense pas que cela va changer notre façon de faire des affaires ici ». Cisco, de son côté, va développer son centre d'innovation à Paris, tandis que Microsoft va accentuer son effort dans l'intelligence artificielle en accueillant 100 ingénieurs de classe mondiale à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine).

Par cette rencontre, Emmanuel Macron, qui boude cette année le Forum de Davos, entend aussi démontrer les bénéfices des investissements étrangers aux Français qui manifestent depuis deux mois contre sa politique.

Le chef de l'État entend aussi rassurer les grandes entreprises sur ses projets de réformes.

 

 
 

 

Passeports diplomatiques : Benalla mutique

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:21:27

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Sénat Enquête parlementaire
Passeports diplomatiques : Benalla mutique
L'ex-chargé de mission à l'Élysée, mis en examen vendredi pour utilisation abusive de passeports diplomatiques, s'est retranché derrière l'instruction judiciaire en cours lundi devant la commission d'enquête du Sénat.
 

 
Lors de la première audition en septembre, les sénateurs s'étaient efforcés de cerner les fonctions exactes d'Alexandre Benalla à l'Élysée.
Je ne pourrai pas répondre. » Lundi, Alexandre Benalla s'est obstinément refusé à donner suite aux principales questions de la commission d'enquête du Sénat, où il était entendu pour la deuxième fois, notamment sur l'utilisation abusive de ses passeports diplomatiques après son licenciement.

« Information judiciaire en cours » et « droit à la non auto-incrimination », fait valoir l'ex-chargé de mission de l'Élysée, mis en examen vendredi dans cette affaire (1). Tout juste admet-il ne « pas avoir menti » lors de sa première audition le 19 septembre. Il avait alors affirmé que ses passeports diplomatiques étaient « à l'Élysée ». La réalité semble plus complexe.
Le silence « engendre le soupçon ».

Mercredi devant cette même commission, Patrick Strzoda, directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, a révélé qu'Alexandre Benalla a utilisé « presque une vingtaine de fois » ses passeports entre le 1er août et le 31 décembre. « 23 fois pour justifier simplement de mon identité dont une dizaine de fois dans un avion privé », rectifie crânement le jeune homme de 27 ans.

Apparaissant souvent sûr de lui, l'ex-employé de l'Élysée assure avoir restitué les passeports diplomatiques « à la demande de la présidence de la République et du ministère des Affaires étrangères [...] dans le courant du mois d'août 2018 ». Et il affirme que ces passeports lui ont « été rendus à nouveau début octobre 2018 [...] avec un certain nombre d'éléments personnels. Concernant des soupçons de « falsification », l'ancien chargé de la sécurité du candidat Macron oppose à nouveau silence et secret de l'instruction. Avoir voyagé avec était une « connerie », concède-t-il simplement.

Questionné sur ses activités depuis son départ de l'Élysée, notamment son déplacement en Afrique où il a rencontré le président tchadien Idriss Déby, Alexandre Benalla répond encore a minima. « J'ai avisé des personnes de l'ensemble de mes déplacements à l'étranger. » Il évoque « des membres de la présidence de la République » sans détailler leur identité ou leurs fonctions. Et d'avancer : « Je ne détiens aucun secret. Aucun secret sur qui que ce soit. Je ne fais aucun chantage ».

Philippe Bas, président de la commission est sceptique : « beaucoup d'invraisemblances restent à lever, de contradictions à explorer et c'est le travail des semaines à venir » avant de rendre public son rapport. En outre, la question d'une éventuelle « protection » de l'ex-collaborateur de l'Élysée n'est pas « totalement résolue ». Le co-rapporteur, Jean-Pierre Sueur (PS), souligne, lui, que le silence « engendre le soupçon ».

er-Mai.

er-Mai.

 
 

 

France/ALLEMAGNE Diplomatie : Petit traité, petite polémique

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:22:32

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France/ALLEMAGNE Diplomatie
France/ALLEMAGNE Diplomatie : Petit traité, petite polémique
Cinquante-six ans après le Traité de l'Élysée, les deux pays signent un nouveau traité. Sans grande ambition, à l'image de leur relation actuelle, mais qui déclenche l'hystérie de l'extrême droite.

 
Angela Merkel et le president Frank-Walter Steinmeier.
À quatre mois des élections européennes, la signature ce mardi d'un nouveau traité franco-allemand pourrait donner le ton de la campagne à venir : plus hystérique que roborative.
« Livrer l'Alsaceet la Lorraine »

Ce traité avait été annoncé par le président français en septembre 2017. Il sera signé avec une année de retard, plus riche d'intentions que de projets concrets. À l'image de la coopération franco-allemande, grande promesse qui s'est usée sur les difficultés intérieures de la chancelière.

« Les progrès récents sont laborieux, reconnaît le commissaire européen Pierre Moscovici. Mais ils ne doivent pas être négligés ». Un traité « de convergence », se défend l'Élysée, après le traité de réconciliation signé en 1963 entre le général de Gaulle et Konrad Adenauer.

L'extrême droite a cependant trouvé matière à polémique. Bernard Monot, eurodéputé passé de Marine Le Pen à Nicolas Dupont-Aignan, a dénoncé une « nouvelle trahison de la nation », le « Judas » Emmanuel Macron visant à « livrer l'Alsace et la Lorraine à une puissance étrangère ». Marine Le Pen a renchéri sur « la perte de souveraineté de notre pays ».
La défense et l'Onu

Marine Le Pen a raison sur un point, le traité prévoit que des ministres allemands viennent siéger tous les trois mois au conseil des ministres français... et réciproquement. C'est le symbole le plus voyant d'une volonté de coopération étroite sur tous les sujets.

L'ambition s'affirme dans le domaine économique : harmonisation des lois, création d'un « conseil franco-allemand d'experts économiques » pour rapprocher les deux cultures... Mais le chemin est long jusqu'à l'objectif fixé à la Sorbonne : « intégrer totalement nos marchés en appliquant les mêmes règles à nos entreprises ».

Dans le domaine de la défense, « sujet sensible en Allemagne », « on n'est jamais allé aussi loin », insiste l'Élysée. C'est vrai, mais l'engagement d'assistance mutuelle en cas d'agression étrangère ou terroriste existe déjà, et la volonté de fabriquer des armes en commun bute toujours sur les freins allemands à l'exportation. La France s'engage à aider l'Allemagne à décrocher un siège de membre permanent au conseil de sécurité de l'Onu, mais il n'est plus question de faire du siège français un siège franco-allemand.
Dérogations à la frontière

C'est peut-être sur la coopération entre les régions frontalières que le traité est le plus prometteur. Il crée un « comité de coopération transfrontalière » afin de régler les problèmes (50 000 Français partent chaque jour travailler en Allemagne, rappelle l'Élysée) et développer les projets. Il envisage surtout des « dérogations » aux lois nationales sur certains projets - sous réserve que les États adaptent ensuite leurs lois.

À noter qu'Emmanuel Macron avait également envisagé à la Sorbonne un traité du même type avec l'Italie. Interrogé sur l'état du projet, l'Élysée donne rendez-vous au prochain sommet bilatéral, qu'il revient à l'Italie de convoquer. Mais cela pourrait tarder, vu l'état des relations entre les deux pays...
F.B.

 

 
 

 

Allemagne L'AfD en crise de croissance

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 06:45:06

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Allemagne L'AfD en crise de croissance
 

 
L'Afd est crédité de 10 % d'intentions de vote aux élections européennes. Photo M. SKOLIMOWSKA
Berlin.- De notre correspondant

L'année 2019 devait être celle de la consécration. Le calendrier électoral offre l'opportunité à l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) de transformer l'essai, deux ans après son entrée triomphale au Bundestag comme première force d'opposition. Entre les élections européennes du printemps, promises aux populistes, et trois élections régionales de l'automne qui se déroulent à l'Est, pour lesquelles elle concourt pour la première place, l'Alternative peut rêver d'un grand chelem. Mais l'affaire semble loin d'être dans le sac : un sondage* crédite l'AfD de 10 % d'intentions de vote aux européennes et deux de ses têtes de listes aux régionales sont nommément citées pour justifier une possible mise sous surveillance du parti. Depuis la semaine dernière, l'office de protection de la Constitution (BfV) examine de plus près le parti populiste pour déterminer si ses intentions et son programme mettent en cause les valeurs fondamentales du pays, comme le respect de la dignité humaine, inscrite dans l'article un de la Constitution dont l'Allemagne célèbre cette année les 70 ans. Les "dérapages" calculés et répétés des deux figures de proue de l'aile nationale-populiste du mouvement (Andreas Kalbitz dans le Brandebourg et Björn Höcke en Thuringe) ne sont pas seuls en cause.

Certes, Höcke, souvent considéré comme le mauvais génie de la droite radicale, s'est fait remarquer par ses commentaires sur les "corps étrangers" pour les non-Allemands, "dont l'intégration est impossible". C'est surtout la non-distanciation des responsables du mouvement avec ces propos qui motive l'intérêt des renseignements intérieurs. Le chef de file de l'AfD en Bade Wurtemberg Jörg Meuthen, policé dans ses apparitions publiques, utilise la même "rhétorique agressive et xénophobe" lors de rassemblements des plus radicaux notent les agents du BfV dans leur rapport. L'épée de Damoclès de la mise sous surveillance, une mise au ban réservée jusqu'ici aux partis néo-nazis, effraie les plus modérés qui réclament un "auto-nettoyage" dans les rangs du mouvement.
Des difficultésà rassembler

Mais une exclusion des plus extrémistes n'est pas sans risque. La démonstration est déjà faite après le départ d'André Poggenburg, poussé vers la sortie notamment après ses déclarations sur la communauté turque, juste "bons à vendre du cumin et des chameaux". L'annonce du partant de fonder son parti et de créer des alliances avec les extrémistes de "Pro Chemnitz" ou de Pegida en vue des régionales porte un coup dur à la stratégie de l'AfD de rassembler tous les radicaux sous son panache bleu ciel. Ce nouveau départ d'une figure de proue, après celui des anciens leaders Bernd Lücke et Frauke Petry, illustre la crise de croissance chronique d'un jeune parti (créé en 2013), mais fracturé en deux, incapable de rassembler au-delà d'un noyau de plus en plus dur.

L'aversion commune pour les réfugiés ne suffit plus à tenir l'ensemble. Le parti siège désormais dans les 16 parlements régionaux mais reste isolé à la droite des hémicycles, où il s'illustre davantage par ses coups d'éclats permanents que par des propositions constructives.
David PHILIPPOT

*Sondage Forsa pour RTL/NTV du 14.01.19

 

 
 

fessenheim D'un traité à l'autre : Vie et mort de la centrale

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:36:24

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fessenheim D'un traité à l'autre
fessenheim D'un traité à l'autre : Vie et mort de la centrale
Le traité de l'Élysée, signé en 1963, avait conduit à la construction d'une centrale nucléaire sur les rives du Rhin. 56 ans plus tard, celui d'Aix-la-Chapelle dresse un cadre pour l'après-nucléaire en Alsace.

 
Au regard des pressions constantes venues d'outre-Rhin, ces dernières années, pour obtenir sa fermeture, on a peine à croire aujourd'hui que la centrale nucléaire de Fessenheim est née d'une volonté commune de la France et de l'Allemagne, formalisée par le traité de l'Élysée, en 1963.

En prélude, la création de la Communauté européenne de l'énergie atomique (Euratom), parallèlement à celle de la Communauté économique européenne, en 1957, devait promouvoir le nucléaire civil comme champ de recherche, mais également comme futur énergétique pour les six pays signataires, rappelle Yves Bouvier, maître de conférences en histoire contemporaine à l'université Paris-Sorbonne.

« Pour la France, l'Euratom était vraiment important. Mais rapidement, en partie en raison du changement politique en France en 1958, ce traité a été vidé de sa substance et les coopérations n'ont vu le jour que de façon parcimonieuse », ajoute ce spécialiste de l'histoire du nucléaire.

En 1963, le renforcement de la coopération franco-allemande dans le domaine de l'énergie est à nouveau au menu du traité de l'Élysée. « Et parmi les premières actions, il y a le projet de construire une centrale nucléaire commune, dans la zone frontalière », souligne Yves Bouvier. Ce sera Fessenheim, avec des premiers projets dès 1965. Au final, la Suisse sera également partie prenante. Une autre concrétisation du traité de l'Élysée dans la région sera la construction en commun des deux centrales hydroélectriques au nord de Strasbourg : Gambsheim et Iffezheim.

55 ans plus tard, lorsque Paris et Berlin ont commencé à négocier le successeur du traité de l'Élysée - appelé d'abord « traité de l'Élysée 2.0 », puis « traité d'Aix-la-Chapelle » -, le gouvernement français y a vu l'opportunité d'inscrire très officiellement la dimension transfrontalière de la reconversion de Fessenheim et de ses environs.
Du photovoltaïque

Le texte du traité ne mentionne pas explicitement l'Alsace, mais il comporte bel et bien des dispositions propres à faciliter le « projet de territoire » négocié l'an dernier par l'ex-secrétaire d'État à la Transition écologique Sébastien Lecornu et les différents acteurs locaux. Un projet qui pourrait figurer en annexe du traité aujourd'hui, avant d'être signé le mois prochain à l'occasion d'une visite ministérielle dans le Haut-Rhin.

L'article 16, qui prône l'amélioration de « l'interconnexion des réseaux numériques et physiques entre eux, notamment les liaisons ferroviaires et routières », ne peut que favoriser le rétablissement de la ligne ferroviaire entre Colmar et Fribourg-en-Brisgau, ainsi que l'interconnexion des autoroutes A35 et A5, situées de part et d'autre du Rhin.

L'accent mis sur la transition énergétique et l'innovation technologique fait écho aux axes du développement « post-nucléaire » du territoire, qui prévoit notamment l'installation de 300 MW de photovoltaïque dans le Haut-Rhin. Un « techno-centre » dédié au démantèlement des centrales françaises et allemandes a également été évoqué.

Alors que les voisins du Bade-Wurtemberg ont été associés depuis le début à ce « projet de territoire » et sont vus comme des partenaires essentiels pour sa réalisation, le traité entend enfin « faciliter l'élimination des obstacles dans les territoires frontaliers afin de mettre en oeuvre des projets transfrontaliers ». Cela permettra peut-être de créer la « zone franche », ouverte aux entreprises allemandes, dont rêvent certains élus alsaciens...
Olivier BRÉGEARD

 

 
 

 

Wittelsheim Stocamine : L'État confine les déchets

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:35:31

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Wittelsheim Stocamine
Wittelsheim Stocamine : L'État confine les déchets
Le ministre de la Transition écologique a surpris tout le monde, hier, en annonçant sa décision sur le devenir de Stocamine. Au grand dam des élus et des associations environnementales, les 42 000 tonnes de déchets encore enfouies à Wittelsheim ne seront pas déstockées.

 
Le préfet du Haut-Rhin, Laurent Touvet, a refusé la présence de la presse lors du comité de suivi de site Stocamine.
Le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, a annoncé hier, à la surprise générale, sa décision quant au devenir des quelque 42 000 tonnes de déchets enfouies à Wittelsheim. Ces déchets seront confinés en fond de mine par les MDPA qui sont, de facto, autorisés à poursuivre les opérations d'enfouissement définitif.

Alors que la Commission de suivi de site était convoquée à 14 h 30 à Wittelsheim, l'information a eu l'effet d'une bombe. Ni l'exploitant MDPA, ni les autres membres de la CSS, notamment le collectif Destocamine, n'étaient au courant de la décision du ministre, ni même du contenu du rapport du BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) devant être présenté l'après-midi par le préfet du Haut-Rhin, Laurent Touvet.

À l'heure dite, le représentant de l'État a donc dévoilé les conclusions des experts miniers. À huis clos ! Le représentant de l'État a argué de « la nécessaire sérénité des débats » pour exclure la presse de cette réunion. Une grande première dans ce dossier Stocamine qui témoigne d'une étonnante conception de la démocratie que n'ont pas manqué de relever les élus comme les membres de Destocamine à l'heure où l'État organise un « grand débat public ».

Si les désaccords entre l'exploitant MDPA, pour qui l'enfouissement est la seule option raisonnable, et les représentants des associations réunis dans le collectif Destocamine réclamant un déstockage total sont forts, les débats se sont toujours tenus, par le passé, dans le calme.

Ce fut encore le cas hier, même si Déstocamine a quitté la réunion avant la fin, refusant de voter un rapport du BRGM qui confirme bien d'autres expertises s'agissant de Stocamine : il est possible de déstocker mais cette solution n'est pas sans risque, ni sur l'environnement, ni sur les personnels qui seraient amenés à réaliser cette opération.
La balance de l'ensemble des risques

« Le confinement présente moins de risques que le déstockage et assurera la protection de la nappe phréatique », expliquait le préfet à l'issue de la réunion. Et Laurent Touvet d'assurer qu'il « ne s'agit pas d'un choix financier mais d'un ensemble d'éléments ». « La balance de l'ensemble des risques penche pour le confinement. Par contre, pour une meilleure surveillance, les puits seront rebouchés plus tard », a précisé le préfet.

Tandis que Céline Schumpp, en charge de la liquidation de Stocamine, prenait « acte des instructions de l'État actionnaire », l'annonce du ministre a douché les espoirs de ceux qui croyaient en la faisabilité du déstockage. Les élus, notamment les trois députés alsaciens, le Bas-Rhinois Vincent Thibaut (LREM) et les Haut-Rhinois Bruno Fuchs (LREM) et Raphaël Schellenberger (LR) ont été surpris par la décision du ministre qu'ils n'attendaient pas. « C'est un choix financier, pris sans aucune concertation, qui ne tient nullement compte des préconisations de notre rapport », regrettait Raphaël Schellenberger, présent hier à la réunion du CSS.

« La méthode nous paraît très cavalière. Quelles que soient les motivations, fallait-il se précipiter ainsi ? C'est un dossier très compliqué mais honnêtement, je pensais qu'on allait nous annoncer un déstockage complémentaire jusqu'à la fin de la concession en 2027 », confiait pour sa part le maire de Wittelsheim Yves Goepfert. Lequel a été invité à participer, jeudi soir, salle Grassegert à Wittelsheim, à la réunion organisée par le collectif Destocamine dont les représentants, hier, évoquaient un recours judiciaire. « Nous notons que le déstockage est réalisable. Nous nous battrons pour contraindre l'État à le mettre en oeuvre », confiaient Josiane Kieffer et Jean-Marie Dubel.
Laurent Bodin

 

 
 

 

Sevenday : abandon avant liquidation ?

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:37:06

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Soultz (Haut-Rhin) Social
Sevenday : abandon avant liquidation ?
Le dossier Sevenday (fabricant de céréales) est examiné aujourd'hui par le tribunal de commerce de Colmar. Les 90 salariés de l'usine de Soultz, sans patron depuis plusieurs semaines, redoutent la liquidation judiciaire.
 

 
Les salariés de Sevenday craignent une mise en liquidation judiciaire mardi à Colmar.
« Bonjour, c'est pour parler à la direction... » Chez Sevenday, à l'autre bout du fil : « Désolé, il n'y a plus personne. Je ne saurais vraiment pas qui vous passer... » Ambiance surréaliste, chez le producteur de céréales implanté à Soultz. Depuis le début de l'année, les chaînes de production sont à l'arrêt, hormis quelques opérations de reconditionnement.
« Le D a disparu ici »

Surtout, il n'y a plus personne à la barre. « Ni directeur général ni DAF ni DRH. Ni D quoi que ce soit. Le D a disparu ici », résume un employé. Les 90 salariés, eux, sont présents. Charlotte sur la tête, un petit groupe devise paisiblement. On devine le sujet.

Retour en arrière : en 2015, la société, alors détenue par l'allemand Hahne Cereals Group, est en proie à des problèmes financiers. Elle est placée en redressement judiciaire puis en liquidation. La même année, le fonds d'investissement hollandais Nimbus est choisi parmi les deux dossiers de reprise. Le nouvel actionnaire supprime 38 postes (sur 114), mais l'activité redémarre : nouveaux produits, nouveaux clients. Suivent des investissements et même des embauches.

Sevenday revit. En apparence, seulement, car l'équilibre n'est toujours pas atteint. « Les pertes étaient encore là, mais l'actionnaire les comblait en fin d'exercice. Jusqu'à cette année... », analysent des sources syndicales qui évoquent par ailleurs un déficit de 1,1 M EUR en 2017 (pour un chiffre d'affaires de 18 M EUR).

Fin 2017, Nimbus place un nouveau directeur sur le site, Ion Russu. « Il a été efficace et nous a trouvé de nouveaux clients, dont une enseigne réputée de la grande distribution. C'était un beau contrat : autour de 3 M EUR/an. On devait commencer la production en début d'année... »

Mais à la fin de l'année dernière, le personnel s'inquiète de voir les stocks de matière première (farine, sucre, cacao...) ne pas se renouveler. Il n'y a plus de trésorerie. Les lignes ne pourront repartir.

Le comité social économique (CSE) met alors la pression sur l'actionnaire et convoque une réunion le 4 janvier. « C'est là que M. Russu nous apprend qu'il a démissionné le 22 novembre et qu'il n'est plus là qu'en tant que directeur commercial. Il nous a expliqué avoir démissionné pour mettre la pression sur l'actionnaire afin qu'il réinjecte de l'argent. » Sans succès.

Le préavis de M. Russu étant terminé, il quitte l'entreprise. Un consultant extérieur, basé dans le Haut-Rhin, est bien présent depuis plusieurs jours dans les murs à la demande du fonds d'investissement. « Pour une mission d'audit, il n'a aucun mandat », selon les syndicats. Il n'a de toute façon pas souhaité s'exprimer. Mais alors pas du tout.
Nimbus, nébuleuse stratégie

Ces deux dernières semaines, les représentants syndicaux ont pris l'initiative de contacter les concurrents de Sevenday pour les informer de la situation et leur proposer de reprendre le site. « Ils étaient surpris, ça ne se passe pas comme d'habitude. Certains ont simplement enregistré l'information, mais un a paru intéressé. Sauf qu'on n'en sait pas plus... »

La stratégie nébuleuse de Nimbus ne laisse pas de surprendre les salariés. « Pourquoi avoir attendu pour communiquer ? Qu'a Nimbus à gagner là-dedans ? On aurait pu faire le dossier plus tôt, encore trouver un repreneur. Là, le trou n'a fait que se creuser... »

Autre exemple de cette méthode, Sevenday a continué à embaucher jusqu'à ce début d'année : « Un jeune commercial a quitté son entreprise pour nous rejoindre la semaine dernière. Personne ne lui a rien dit. C'est une honte ! »

Lundi, Nimbus a écrit aux représentants syndicaux pour leur parler d'éventuelles tractations avec un concurrent. « À 24h de la décision : on se fait balader ! Il est arrivé la même chose à la Chocolaterie de Bourgogne (société rachetée par Nimbus en 2015 et repris par l'espagnol Lacasa moyennant 117 licenciements sur 185 postes). Sauf que nous, ce sera peut-être la liquidation ! »

Alors évidemment, à une meilleure compréhension de la situation, il manque de nombreux éléments, chiffrés notamment. Ceux que seul l'actionnaire aurait pu communiquer. Malheureusement, l'interlocuteur privilégié des instances représentatives du personnel, Kaj Grichnik (associé chez Nimbus), n'a pas répondu à nos multiples sollicitations.

C'est fâcheux pour une structure qui, sur son site internet, annonce (traduit de l'anglais) : « Nous bougeons rapidement. La décision de restructurer, refinancer, revitaliser une entreprise doit être prise au bon moment. »

La chambre commerciale du tribunal de grande instance en jugera ce mardi.
Mathieu PFEFFER Une cagnotte « Sauvons les 90 employés de Sevenday » a été mise en ligne vendredi sur leetchi.com. Elle avait permis de récolter 770 EUR lundi soir.

Une cagnotte « Sauvons les 90 employés de Sevenday » a été mise en ligne vendredi sur leetchi.com. Elle avait permis de récolter 770 EUR lundi soir.

 
 

 

Editorial Etoilés l' Impitoyable règle du jeu

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 07:14:03

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Editorial  Etoilés l' Impitoyable règle du jeu
 

 
Laurent Bodin

L'Alsace a pris un coup sur la tête ! L'Auberge de l'Ill perdant sa troisième étoile au Guide Michelin qu'elle arborait depuis plus d'un demi-siècle, voilà bien l'improbable qui survient. Marc Haeberlin, le roi de la gastronomie alsacienne, scalpé, à défaut d'être décapité, par Bibendum, le coup est rude. Est-ce justifié ? Logique ? Que Marc Veyrat soit dans le même wagon en marche arrière n'atténuera pas la peine des gastronomes. Cette rétrogradation, parce que c'est quand même de cela dont il s'agit, n'enlève rien aux qualités de la famille Haeberlin et de ses équipes qui se dévouent au service de l'excellence. Émotion à part, cela n'ôte rien au plaisir des Alsaciens à fréquenter cette maison. Seulement voilà, l'honnêteté oblige à considérer que le Guide Michelin est une référence quand il attribue une étoile de plus comme quand il en enlève une. Bravo à ceux qui gagnent une étoile. Encouragements à ceux qui se maintiennent ou en perdent une... Ce n'est pas parce que la plupart des Français ne peuvent pas se payer un repas dans un restaurant étoilé que ces établissements ne font pas la fierté du pays.

Les restaurateurs qui acceptent de figurer au Michelin connaissent la règle du jeu. Ils ne sont pas dupes des imperfections d'un guide gastronomique : une inévitable subjectivité et des critères toujours plus exigeants auxquels il n'est pas toujours simple de se conformer en temps et en heure. Figurer au sommet du Michelin implique une quête permanente d'excellence mais aussi un coût, tant sur la qualité des produits que le nombre de personnes en salle ou en cuisine... Le Michelin est une compétition permanente, moins pour se mesurer face à la concurrence que pour atteindre un niveau de perfection qui est la référence mondiale en matière de gastronomie. Les étoiles Michelin ne font pas la qualité d'une assiette ; elles symbolisent l'excellence. La déception passée, nul doute que Marc Haeberlin et ses équipes vont redoubler d'efforts pour revenir au firmament de la gastronomie française. Pour le plus grand bonheur de l'Alsace !

 

 
 

L'Alsace n'a plus de triple étoilé

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:32:29

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Guide michelin 2019
L'Alsace n'a plus de triple étoilé
L'Auberge de l'Ill à Illhaeusern ayant perdu son troisième macaron Michelin, l'Alsace n'a plus de restaurant triplement étoilé. Une première depuis 1967. En revanche, elle compte trois nouveaux étoilés, et rafle deux nouveaux prix nationaux pour le service en salle et la pâtisserie.
 

 
Marc Haeberlin célébrait fin 2017 les 50 ans des trois étoiles de l'Auberge de l'Ill.
«C'est un coup de massue, on ne s'y attendait pas », réagissait hier Marc Haeberlin, chef de l'Auberge de l'Ill à Illhaeusern. « J'ai été prévenu dimanche midi par le directeur du Michelin Gwendal Poullennec. Il m'a dit que cette année, il y a eu plusieurs passages chez nous et que les inspecteurs ont trouvé que ça avait manqué de régularité. J'avais pourtant l'impression qu'on avait une bonne équipe en place, je trouvais qu'on avait bien fait évoluer la carte. C'est difficile à avaler, pour les équipes, pour l'Alsace, pour nos clients ».
« On ne va pas baisser les bras »

Les trois étoiles de l'Auberge de l'Ill brillaient depuis 1967, lorsque le père de Marc, Paul Haeberlin, et son frère, Jean-Pierre, tenaient la maison. « Quand on a eu la troisième étoile en 1967, il n'y avait pas d'article dans les journaux régionaux. Depuis, c'est beaucoup plus médiatique. Et mon père était triste quand il l'a reçue, car il avait peur qu'on perde nos habitués... »

Et d'ajouter : « Toute ma vie, j'ai toujours travaillé pour cette 3e étoile. Je ne suis pas né avec, mais presque... J'avais 12-13 ans quand mon père l'a reçue. C'est plus que deux tiers de ma vie ! Et ça ne va pas s'arrêter là. L'objectif est de la récupérer, mais ça ne va pas se faire en un an, je pense. On va tout faire pour, et ne surtout pas baisser les bras ».

Pour l'Alsace, terre de gastronomie, qui cumulait dans ses meilleures heures trois restaurants triplement étoilés (lire ci-contre), c'est une première depuis 1967 de ne plus avoir d'adresse affichant trois macarons Michelin. On comptait sur la Villa Lalique, tenue par Jean-Georges Klein, chef qui possédait trois étoiles dans son précédent restaurant, à l'Arnsbourg à Baerenthal, en proche Moselle. Mais celui-ci, bien que convoqué à Paris hier, ne figure pas dans les nouveaux promus.

L'Auberge de l'Ill devient donc le sixième restaurant doublement étoilé d'Alsace, avec La Fourchette des Ducs à Obernai, La Table d'Olivier Nasti à Kaysersberg, le JY's à Colmar, Le Cheval Blanc à Lembach et la Villa René Lalique à Wingen-sur-Moder. Partie remise...
Sophie DUNGLER Le guide Michelin France 2019 sera en vente à partir du 25 janvier. Lire également en page 12.

 

Le guide Michelin France 2019 sera en vente à partir du 25 janvier.

 
 

 

Pour eux, l'étoile ne pâlit pas et les réactions

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 06:32:08

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Pour eux, l'étoile ne pâlit pas et les réactions
 

 
Jour de grisaille hier pour l'Auberge de l'Ill. Photo L'Alsace/Hervé Kielwasser
Dans la région de Colmar encore plus qu'ailleurs, l'Auberge de l'Ill fait figure de véritable mythe gastronomique avec ses 51 ans de trois étoiles. De nombreux chefs de restaurants prestigieux des environs y ont fait leurs classes et beaucoup sont tombés des nues hier en apprenant la rétrogradation de l'établissement.

C'est le cas de Jean-Michel Eblin, le chef du Maximilien à Zellenberg, auréolé d'une étoile depuis 1991, après en avoir décroché précédemment en 1985 au Valet de coeur à Val-de-Villé.
« On ne sait pasce que les inspecteurs attendent »

« L'Auberge de l'Ill restera pour moi la plus belle des auberges du monde », réagit celui qui y a passé « deux années formidables » au retour du service militaire, sous la baguette de « Monsieur Paul ». « Il y régnait une ambiance familiale que je n'ai retrouvée dans aucun autre restaurant », témoigne Jean-Michel Eblin, qui a tourné à l'époque sur différents postes : entrées, poissons, desserts. « J'y ai appris les bases de la belle cuisine, la finesse, mais aussi la rigueur. »

Lui qui a vu son étoile confirmée hier compatit. « C'est quelque chose de très difficile qui leur tombe dessus. L'étoile, c'est toujours une peur qui vous hante au début de l'année. On n'est jamais sûr de rien. », D'autant que, relève le chef, « on ne sait pas ce que les inspecteurs attendent ».

Julien Binz, dont le restaurant a obtenu une étoile Michelin en 2017, éprouve « la plus grande tristesse » face à cette nouvelle. Le chef, installé à Ammerschwihr, a travaillé durant cinq ans dans la brigade de Marc Haeberlin.

« J'éprouve un immense respect pour le travail de ce grand professionnel et pour tout ce qu'il m'a appris. » Il se souvient de la déception ressentie en 2011 lorsque le Rendez-vous de Chasse, où il était entré huit mois plus tôt, a perdu son étoile (avant de la récupérer en 2012). « Je n'ose pas imaginer ce que cela peut être pour un trois-étoiles. »

Au piano du Quai 21, quai de la Poissonnerie à Colmar, depuis 2016, Frédéric Tagliani, lui, n'hésite pas à parler d'une « très, très grande injustice » pour son « restaurant de coeur ».
Excès de zèle ?

Le chef connaît aussi très bien la maison. Il y a travaillé comme chef de partie de 2004 à 2006, aux entrées, puis aux viandes. Toujours en contact avec Marc Haeberlin, et ami avec son chef de cuisine Jean Winter, il a appris la mauvaise nouvelle ce week-end. « Je suis triste pour eux, pour toute cette vie de travail. Bien sûr aux yeux de l'Alsace, l'Auberge reste une très, très grande table, mais aux yeux du monde... »

Cette rétrogradation est d'autant moins méritée selon lui que l'Auberge s'est « beaucoup remise en question, autant dans la salle, la décoration, que la cuisine ». Il relève notamment que son ami Jean Winter a « insufflé beaucoup de jeunesse et de renouveau dans la cuisine » et que la famille Haeberlin a « toujours été très juste envers le personnel ». Et de s'interroger sur un « virage un peu sec, peut-être un excès de zèle » du fameux guide rouge.

Michelin a-t-il coupé des têtes pour redorer son blason ? Certains osent mettre les pieds dans le plat, à l'image de Pascal Léonetti. Le meilleur sommelier de France 2016 a travaillé durant 17 ans aux côtés de Marc Haeberlin. Aujourd'hui, il a quitté l'Auberge de l'Ill pour fonder sa propre société de conseil en vins. La nouvelle, apprise hier matin, le laisse « choqué », voire « catastrophé ».

« J'ai l'impression qu'on essaie de faire tomber des gens qui ont une vraie légitimité. Pour moi, c'est comme si on avait touché un monument régional ». À ses yeux, le restaurant d'Illhaeusern était « intouchable. La vision de Monsieur Marc n'a jamais été aussi performante ». Il a une pensée émue pour ses anciens collègues, cette équipe qui « s'investit autant que le patron ».
« Un regainde jeunisme »

Cela fait quelques années qu'il a du mal à comprendre les décisions du Guide Michelin. « Quand on voit des restaurants devenir étoilés alors qu'ils ne le méritent pas... Je trouve qu'il y a un regain de jeunisme au détriment d'institutions comme l'Auberge de l'Ill. »

Même incompréhension, enfin, du côté des fournisseurs de l'Auberge, chez Jacky Quesnot. « C'est une entreprise qui ne démérite pas pour moi, au contraire, elle évolue tout le temps. Il y a une incroyable réactivité pour que le client soit vraiment le roi. » Le maître-fromager colmarien s'interroge aussi sur une éventuelle tendance au « dégagisme » du Michelin. « Tout est pointu et discret à l'Auberge, en salle mais aussi en cuisine. Ça, les inspecteurs du Michelin ne le voient pas, il leur manque quelque chose dans leur appréciation. »

Sur le fond, il n'est pas inquiet pour l'Auberge : « Il n'y a pas que des têtes couronnées qui y passent, aussi une clientèle locale. Or les gens de terrain savent reconnaître le bien. »
Clément TONNOTet Michelle FREUDENREICH LIRE Aussi p. 38 et 40. PLUS WEB Les réactions en vidéo sur notre site Internet www.lalsace.fr

 

 
 

La saga des trois macarons en Alsace

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:54:15

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La saga des trois macarons en Alsace
 

 
 
De 1994 à 2009, l'Alsace (en incluant la Lorraine proche, l'Arnsbourg à Baerenthal) a compté jusqu'à trois restaurants triplement étoilés au guide Michelin. Tout a commencé avec l'Auberge de l'Ill, à Illhauesern, qui accroche trois macarons dès 1967. Le restaurant des Haeberlin est rejoint par Emile Jung, du Crocodile, rue de l'Outre à Strasbourg, en 1989 . Ils seront deux restaurants triplement étoilés jusqu'en 1994. C'est alors que les rejoint Antoine Westermann, au Buerehiesel : jusqu'en 2001, leurs trois restaurants auront chacun trois étoiles. En 2002, Le Croco n'a plus trois étoiles, mais le club des triplement étoilés intègre un nouveau membre : L'Arnsbourg de Jean-Georges Klein à Baerenthal. Jusqu'en 2006, il y a donc encore trois restaurants triplement étoilés en Alsace : l'Auberge de l'Ill, l'Arnsbourg et le Buerehiesel. À partir de 2007, Le Crocodile et le Buerehiesel n'ont plus trois étoiles, seuls l'Arnsbourg et l'Auberge de l'Ill ont les trois macarons. Jusqu'en 2016 où, à son tour, l'Arnsbourg perd sa troisième étoile. Depuis lors, l'Auberge de l'Ill était le seul restaurant triplement étoilé en Alsace.

 

 
 

gastronomie Auberge de l'Ill à Illhaeusern : Pour eux, l'étoile ne pâlit pas

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:49:56

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gastronomie Auberge de l'Ill à Illhaeusern
gastronomie Auberge de l'Ill à Illhaeusern : Pour eux, l'étoile ne pâlit pas
Coup de tonnerre hier au firmament de la gastronomie alsacienne à l'occasion du palmarès 2019du guide Michelin : l'Auberge de l'Ill à Illhaeusern perd la troisième étoile qui brillait à son frontondepuis 51 ans. Les connaisseurs de la maison affichent leur incompréhension.

 
Jour de grisaille, hier, pour l'Auberge de l'Ill.
Dans la région de Colmar encore plus qu'ailleurs, l'Auberge de l'Ill fait figure de véritable mythe gastronomique avec ses 51 ans de trois étoiles. De nombreux chefs de restaurants prestigieux des environs y ont fait leurs classes et beaucoup sont tombés des nues hier en apprenant la rétrogradation de l'établissement. C'est le cas de Jean-Michel Eblin, le chef du Maximilien à Zellenberg, auréolé d'une étoile depuis 1991, après en avoir décroché précédemment en 1985 au Valet de coeur à Val-de-Villé.

« L'Auberge de l'Ill restera pour moi la plus belle des auberges du monde », réagit celui qui y a passé « deux années formidables » au retour du service militaire, sous la baguette de « Monsieur Paul ». « Il y régnait une ambiance familiale que je n'ai retrouvée dans aucun autre restaurant », témoigne Jean-Michel Eblin, qui a tourné à l'époque sur différents postes : entrées, poissons, desserts. « J'y ai appris les bases de la belle cuisine, la finesse, mais aussi la rigueur. »
« On ne sait pas ce queles inspecteurs attendent »

Lui qui a vu sa 1re étoile confirmée hier compatit. « C'est quelque chose de très difficile qui leur tombe dessus. L'étoile, c'est toujours une peur qui vous hante au début de l'année. On n'est jamais sûr de rien. », D'autant que, relève le chef, « on ne sait pas ce que les inspecteurs attendent ».

Julien Binz, dont le restaurant a obtenu une étoile Michelin en 2017, éprouve « la plus grande tristesse » face à cette nouvelle. Le chef, installé à Ammerschwihr, a travaillé durant cinq ans dans la brigade de Marc Haeberlin. « J'éprouve un immense respect pour le travail de ce grand professionnel et pour tout ce qu'il m'a appris. » Il se souvient de la déception ressentie en 2011 lorsque le Rendez-vous de Chasse, où il était entré huit mois plus tôt, a perdu son étoile (avant de la récupérer en 2012). « Je n'ose pas imaginer ce que cela peut être pour un trois-étoiles. »

Au piano du Quai 21, quai de la Poissonnerie à Colmar, depuis 2016, Frédéric Tagliani, lui, n'hésite pas à parler d'une « très très grande injustice » pour son « restaurant de coeur ».
« Peut-être un excèsde zèle » du fameuxGuide rouge

Le chef connaît aussi très bien la maison. Il y a travaillé comme chef de partie de 2004 à 2006, aux entrées, puis aux viandes. Toujours en contact avec Marc Haeberlin, et ami avec son chef de cuisine Jean Winter, il a appris la mauvaise nouvelle ce week-end. « Je suis triste pour eux, pour toute cette vie de travail. Bien sûr aux yeux de l'Alsace, l'Auberge reste une très très grande table, mais aux yeux du monde... »

Cette rétrogradation est d'autant moins méritée selon lui que l'Auberge s'est « beaucoup remise en question, autant dans la salle, la décoration, que la cuisine ». Il relève notamment que son ami Jean Winter a « insufflé beaucoup de jeunesse et de renouveau dans la cuisine » et que la famille Haeberlin a « toujours été très juste envers le personnel ». Et de s'interroger sur un « virage un peu sec, peut-être un excès de zèle » du fameux Guide rouge.

Michelin a-t-il coupé des têtes pour redorer son blason ? Certains osent mettre les pieds dans le plat, à l'image de Pascal Léonetti. Le meilleur sommelier de France 2016 a travaillé durant 17 ans aux côtés de Marc Haeberlin. Aujourd'hui, il a quitté l'Auberge de l'Ill pour fonder sa propre société de conseil en vins. La nouvelle, apprise hier matin, le laisse « choqué », voire « catastrophé ».
« La vision de Monsieur Marc n'a jamais étéaussi performante »

« J'ai l'impression qu'on essaie de faire tomber des gens qui ont une vraie légitimité. Pour moi, c'est comme si on avait touché un monument régional ». À ses yeux, le restaurant d'Illhaeusern était « intouchable. La vision de Monsieur Marc n'a jamais été aussi performante ». Il a une pensée émue pour ses anciens collègues, cette équipe qui « s'investit autant que le patron ».

Cela fait quelques années qu'il a du mal à comprendre les décisions du guide Michelin. « Quand on voit des restaurants devenir étoilés alors qu'ils ne le méritent pas. Je trouve qu'il y a un regain de jeunisme au détriment d'institutions comme l'Auberge de l'Ill. »

Même incompréhension, enfin, du côté des fournisseurs de l'Auberge, chez Jacky Quesnot. « C'est une entreprise qui ne démérite pas pour moi, au contraire, elle évolue tout le temps. Il y a une incroyable réactivité pour que le client soit vraiment le roi. » Le maître-fromager colmarien s'interroge aussi sur une éventuelle tendance au « dégagisme » du Michelin. « Tout est pointu et discret à l'Auberge, en salle mais aussi en cuisine. Ça, les inspecteurs du Michelin ne le voient pas, il leur manque quelque chose dans leur appréciation. »

Sur le fond, il n'est pas inquiet pour l'Auberge : « Il n'y a pas que des têtes couronnées qui y passent, aussi une clientèle locale. Or les gens de terrain savent reconnaître le bien. »
Clément TONNOT et Michelle FREUDENREICH

 

 
 

 

Mulhouse M2A Les premières notes du Tuba

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 06:00:34

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Mulhouse M2A Les premières notes du Tuba
 

 
L'équipe du Tuba autour du directeur de la structure, Tanguy Selo (assis, an centre, en veste noire), avec des membres du collectif de designers Impact positif. Photo L'Alsace/Jean-François Frey
Implanté entre la Porte Jeune et l'office de tourisme de Mulhouse, dans l'immeuble qui surplombe l'avenue Robert-Schuman et qui fait face à l'avenue de Colmar, le Tuba a été inauguré vendredi soir.

Mais au fait, le Tuba, c'est quoi ? Rien à voir avec un club de plongée sous-marine, ni avec une annexe du conservatoire de Mulhouse spécialisée dans les instruments à vent... Le Tuba veut être un « labo participatif de solutions urbaines ». Ok, mais encore... Un endroit où l'on pratique le « design thinking » ! D'accord... Un lieu qui favorise l'« open innovation », une structure où l'on s'appuie sur le « living lab », un « tube à expérimentations urbaines »... Pas évident d'y voir clair dans ce lieu où l'on jargonne à tour de bras et qui fleure bon la « start-up nation ».
Imaginer et testerles projets

Au secours ! Du concret s'il vous plaît ? Chloé Gignet, chef de projet au Tuba, vient à la rescousse... « Imaginons que vous souhaitez lancer une entreprise qui fabrique des tee-shirts. Avant même d'imaginer les motifs, d'acheter la matière première et de lancer la campagne de promotion, il est possible de tester la réussite du projet. Sur internet notamment. En fonction des retours, le produit peut être adapté à ce qui a le plus de chance de marcher... » Ah, c'est mieux ! « Même chose pour une entreprise qui souhaite lancer une nouvelle application. Cette appli, sa pertinence, son ergonomie, peuvent être testées avant de lancer le développement... » Au Tuba, on propose d'« élaborer des services avant de les mettre en oeuvre », en particulier dans le domaine de l'urbanisme.

« Ce lieu doit apporter des solutions pour transformer les choses et créer la ville de demain », a noté pour sa part Ludmila Gautier, la directrice de l'Institut européen de recherche pour l'énergie, qui est aussi la présidente du Tuba. « Le Tuba est un outil qui répond aux enjeux de la transition numérique qui bouleverse nos habitudes, mais aussi des transitions énergétiques et sociétales. »
Un papa nomméJean Rottner

Laurent Riche, vice président de M2A chargé de l'attractivité économique, a considéré pour sa part que « c'est grâce à ce genre de projets que notre agglomération se transforme. Il s'agit de mettre en oeuvre une capacité d'innover afin de proposer de nouveaux services urbains ».

Le véritable père du Tuba n'est autre que Jean Rotter, l'actuel président de la Région Grand Est et ancien maire de Mulhouse. Ce dernier avait « flashé » en découvrant le concept sur Twitter, en 2016, lors de l'inauguration du 1er Tuba de France, installé à Lyon, sur le parvis de la gare de Part-Dieu.

« À Mulhouse, nous avons inventé ce nouveau lieu qui repose sur un partenariat entre le public et le privé et qui doit permettre à des industriels de tester une idée en collaboration avec des citoyens. »

Et Jean Rottner de jouer la carte de la « provoc'» : « Ce type de lieux constitue un trait d'union entre les élus, les représentants du "grand capital" et les citoyens [...] Parce que nous sommes dans une République de l'action, de l'innovation et pas seulement une République de la contestation ».

Le Tuba de Mulhouse est composé d'une équipe de quatre personnes, dont le directeur Tanguy Selo. Il accueille par ailleurs dans ses murs plusieurs entreprises, notamment la start-up Yo Yo spécialisée dans le recyclage de bouteilles en plastique et Impact positif, composé de quatre designers personnes expertes en UX design (experience utilisateur). Le Tuba est aussi associé avec plusieurs grandes entreprises et grands groupes (comme EDF, Véolia, GRDF) qui contribuent à son financement.
Édouard COUSIN Y ALLER Le Tuba, 1a, avenue Robert-Schuman à Mulhouse. Renseignements sur le site internet www.tuba-mulhouse.fr

 

 
 

Ligue contre le cancer Du Haut-Rhin A l'aube de la nouvelle année : Dons en baisse mais mobilisation au top

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:39:44

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Ligue contre le cancer Du Haut-Rhin A l'aube de la nouvelle année
Ligue contre le cancer Du Haut-Rhin A l'aube de la nouvelle année : Dons en baisse mais mobilisation au top
La Ligue contre le cancer du Haut-Rhin a profité de sa cérémonie des voeux pour dresser un bilan de la saison écoulée, et imaginer un avenir plus serein.

 
En faveur de la Ligue, la course des Mulhousiennes fait des émules cette année à Rouffach et à Guebwiller.
Le docteur Bruno Audhuy, président de la Ligue contre le cancer du Haut-Rhin, a tenu jeudi soir au siège du comité, un discours optimiste et volontaire sur le bilan et les perspectives de la Ligue contre le cancer dans le département.

Tout d'abord, le président a souhaité remercier tous les acteurs du comité haut-rhinois et ses 2 000 bénévoles. « Nous sommes le comité départemental qui compte le plus de donateurs, d'adhérents et de bénévoles en France, a-t-il tenu à rappeler. Même si, comme un peu partout, on observe une baisse des dons. »

L'an dernier, les adhésions et les dons ont représenté la somme de 1 914 000 euros, soit 3,6 % de moins qu'en 2017. Une manne qui permet à la Ligue du Haut-Rhin d'être le premier financeur en matière de recherche dans le Grand Est, avec 18 % des dons globalement perçus.
Rétrospective

L'année 2018 était celle des 100 ans de la création de la Ligue contre le cancer. Elle a été marquée par de nombreuses actions d'information, de prévention et de collecte.

Avec 5 035 coureurs et 135 bénévoles, les foulées de la Ligue ont rapporté 61 000 EUR. La 5e course des Mulhousiennes a, quant à elle, rapporté 15 000 EUR. « Une course réservée aux femmes qui créée des émules puisqu'en 2019 seront organisées les Rouffachoises et les Guebwilleroises », note Bruno Audhuy.

Concernant la poursuite des actions pour l'année à venir, le docteur souhaite mener une réflexion globale sur le problème des maladies chroniques. « Les défis pour nous et pour l'avenir de nos jeunes, concernent l'environnement. Le dérèglement climatique est une catastrophe écologique qui paraît irréversible. En espérant me tromper. La fonte des glaces par exemple, laisse apparaître un permafrost qui libère de nouvelles bactéries. »

Outre les enjeux écologiques, le président haut-rhinois, souhaite une meilleure redistribution des richesses. Une injustice sociale où les personnes les plus aisées ont 13 ans d'espérance de vie de plus que les plus pauvres.
Mieux prévenir

Enfin, 2019 sera l'année de la prévention. Rappelant que 40 % des cancers sont évitables car dus au tabac, à l'alcool, à la malbouffe et à la sédentarité.

Et en matière de dépistage, c'est celui du cancer du sein qui est le plus efficace. Aujourd'hui, 95 % des cancers dépistés à temps sont éradiqués.
Dom POIRIER

 

 
 

 

Navette des neiges En route vers -1°

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 06:36:31

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navette des neiges En route vers -1°
 

 
La navette des neiges Soultz-Markstein fait deux allers-retours quotidiens les week-ends. Photos L'Alsace/A.V.
« Ceinture obligatoire, même si c'est moi qui roule ! » Les voyageurs qui montent dans la navette des neiges en direction du Markstein sont prévenus : Barbara, la conductrice du bus, fait sa loi avec humour. Ils étaient une vingtaine à monter à l'arrêt de Guebwiller, dimanche peu après midi. En une matinée, Barbara avait encaissé 67 voyageurs en deux montées. « Nous voici au Markstein, il fait moins 1° avec du soleil au-dessus des nuages ! »

Conductrice de bus scolaires et d'entreprises, Barbara dit aimer particulièrement les navettes, des neiges (en hiver) ou des crêtes (en été) : « L'ambiance est différente, les gens viennent pour un moment de détente, c'est festif. » Et elle demande volontiers à conduire la navette des neiges, bien que n'ayant suivi aucune formation spécifique pour rouler sur la neige. « Je n'aime pas du tout rouler sur la neige en voiture, mais le bus est rassurant car plus lourd. Et il est facile à chaîner : c'est fait en cinq minutes Mais quand on est une femme, il y a toujours des hommes qui s'arrêtent pour vous aider. Ça m'agace un peu, car j'aime faire ça ! », lance-t-elle en riant.
Deux allers-retours quotidiens

La navette permet de se rendre à la station du Markstein depuis la vallée de Guebwiller et celle de la Thur. Elle donne accès à des réductions sur les forfaits, les leçons de ski, la location du matériel et auprès des commerçants de la station.

La navette des neiges Soultz-Guebwiller-Markstein circulera jusqu'au 31 mars (selon l'enneigement) tous les jours de la semaine des vacances scolaires de la zone B (à raison de deux allers-retours quotidiens : un départ le matin, un à la mi-journée, un retour à la mi-journée, un retour le soir) ; et tous les week-ends (même rythme).
TARIFS 6,50 EUR l'aller ; 10 EUR l'aller-retour. Gratuit pour les moins de 5 ans. RÉSERVER Auprès de la CCRG au 03.89.62.12.34 ou infos@cc-guebwiller.frHoraires sur www.lemarkstein.net

 

 
 

Le Markstein Ski de fond : À l'assaut de la Nordique

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:38:14

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Le Markstein Ski de fond
Le Markstein Ski de fond : À l'assaut de la Nordique
La 16e édition de la Nordique des crêtes se courra le 2 et 3 février au Markstein. En attendant, les organisateurs s'activent pour ce rendez-vous national et international de ski de fond.

 
La Nordique des crêtes se déroulera les 2 et 3 février au Markstein.
Désormais bien ancrée dans le milieu nordique français, la Nordique des crêtes attire chaque année entre 400 et 650 fondeurs, une des courses phares du massif Vosgien. À quelques jours de la course, les organisateurs s'activent pour que tout soit prêt les 2 et 3 février, pour la 16e édition.

Cette dernière ligne droite dans la préparation est cruciale et doit obéir à de nombreux critères. La course est organisée par la commission nordique du Comité départemental du Haut-Rhin et les clubs associés (Lac Blanc, Ski Club de Cernay, Guebwiller, Masevaux, Ranspach, Treh Mulhouse, Touring club Mulhouse et Skieurs du Tanet), regroupés sous l'association Nordique des crêtes, laquelle assure la gestion financière et logistique. Le Touring club Mulhouse se charge quant à lui de la gestion informatique, avec la Fédération française de ski.
Des tracés plus techniques

« La mutualisation des moyens humains et techniques des clubs, ainsi que leur savoir-faire, font partie de la réussite de cette manifestation. Une centaine de bénévoles, fidèles depuis le début de cette aventure en 2004, contribuent au bon déroulement de cet événement incontournable. Nous avons préparé un programme alléchant avec des tracés revus et corrigés, plus techniques, notamment avec l'inversion du sens des parcours », précise Eric Arnould, le président.

Durant le week-end, les skieurs auront le choix entre différentes catégories et distances de courses, comptant pour des épreuves régionales, nationales et internationales. Samedi, en style classique, ils pourront opter entre le 3, 5, 10 ou 21 km. Dimanche, au programme pour les grands sportifs visant l'objectif Marathon, en skate, 10, 21 et 42 km.

Cette année, des animations gratuites et innovantes sur le thème « ski sport santé pour tous », à travers les bienfaits du ski de fond, seront proposées samedi après-midi à partir de 13 h. Ouvertes à tous, elles débuteront par un exposé du Dr Matter, grand spécialiste de la montagne et du ski de fond, et du Dr Juchs, sur les bienfaits du ski de fond sur la santé, des répercussions sur l'organisme de l'altitude et des conditions météorologiques. Ces exposés seront suivis par un temps d'échanges avec les participants.

Sur le terrain, des ateliers d'initiation ou de perfectionnement, en style classique ou skate, seront proposés, encadrés par des professionnels brevetés. Il sera également possible de tester du matériel de ski sur place. Les activités se dérouleront sur les pistes tracées de la station selon le niveau de chacun. Elles se clôtureront autour d'un pot de l'amitié. Le centre logistique se tiendra dans le bâtiment du service des routes du Markstein.
C.Z. S'inscrire : en ligne jusqu'au 29 janvier minuit, et aux animations avant le 30 janvier sur le site https ://nordiquedescretes.org Possibilité de s'inscrire sur place de 14 h à 17 h : vendredi 1er février pour les courses du week-end et samedi 2 février pour les courses du dimanche.

S'inscrire : en ligne jusqu'au 29 janvier minuit, et aux animations avant le 30 janvier sur le site https ://nordiquedescretes.org Possibilité de s'inscrire sur place de 14 h à 17 h : vendredi 1er février pour les courses du week-end et samedi 2 février pour les courses du dimanche.

 
 

 

KRUTH Sport pour tous : Le ski club s'ouvre au handicap

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:13:33

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KRUTH Sport pour tous
KRUTH Sport pour tous : Le ski club s'ouvre au handicap
À compter de cette nouvelle saison 2018-2019, le Ski-Club Kruth s'ouvre aux personnes handicapées moteur, mentales, ainsi qu'aux personnes âgées. Première le 12 janvier au Ventron avec Nicolas.

 
Le moniteur Xavier Barthel, lors d'une descente en handiski-tandem avec Nicolas Vauthier. Celui-ci (médiallon) a pris goût à cette activité au Grand-Bornand (Haute-Savoie).
Le ski club Kruth s'ouvre au handicap. En collaboration avec l'École de Ski Français du Ventron, il propose des séances de handiski à toute personne souffrant d'un handicap ne lui permettant pas de pratiquer le ski alpin en autonomie.

À cet effet, un fauteuil handiski-tandem de 7 500 EUR (financé à 60 % par l'aide du conseil départemental des Vosges et à 40 % par l'ESF de Ventron) a été acquis par l'ESF, tient à préciser Hervé Mougel, directeur de l'école.
«Le sport dans la convivialité»

Le Ski Club Kruth prend en charge le matériel complémentaire et participe à l'animation des sorties organisées pour ces personnes, soit un budget de 1 000 EUR par an.

Samedi 12 janvier, à la station du Ventron, Nicolas Vauthier, un jeune homme tétraplégique âgé de 30 ans domicilié à Bernwiller a inauguré cette nouvelle activité. Nicolas souffre d'infirmité motrice cérébrale depuis sa naissance. Il était chaleureusement entouré par l'ensemble des enfants des Samedis de neige avec leurs moniteurs. Thibaut Leduc, PDG de la station, Jean-Marc Villemin, président de la Ligue Grand Est de Ski, et Pascal Spannagel, président du Ski-Club Kruth et du Comité Départemental de Ski du Haut-Rhin s'étaient déplacés pour l'occasion.

Par la suite, Nicolas a pu s'adonner, sous des flocons de neige, à quelques descentes en fauteuil handiski piloté par le moniteur Xavier Barthel.

« Il y a deux ans, sa marraine lui avait offert un baptême en handiski-tandem dans la station du Grand-Bornand (Haute-Savoie), et depuis il avait envie d'en refaire », indique la maman de Nicolas qui ajoute : « Un ami, qui avait appris que le Ski-Club Kruth allait s'ouvrir aux personnes handicapées, a contacté le président Pascal Spannagel. Le rendez-vous a été pris ce jour pour le lancement officiel de cette nouvelle activité ».

Rappelons que le slogan du club depuis 1925 est : « Le sport dans la convivialité ».
N. HECHT

 

 
 

 

Cour d'Appel Colmar Le bon classement qui dérange

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 06:18:56

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Cour d'Appel Colmar Le bon classement qui dérange
 

 
220 magistrats et 730 fonctionnaires travaillent sur le ressort de la cour d'appel de Colmar. Photo DNA/Laurent Habersetzer
La première présidente en parle d'autant plus librement que « sa » cour figure sur le podium. Mais le classement établi par l'éditeur numérique Lexbase et publié par Le Figaro, qui porte la cour d'appel alsacienne au 3e rang des juridictions au pourcentage d'arrêts cassés, dérange Nicole Jarno.
Et l'ordonnance de 45 ?

La présidente a dit vendredi, lors de l'audience solennelle de rentrée, tout le mal qu'elle pense de ce classement sur une seule année d'exercice, pas fiable selon elle puisqu'ignorant de la différence de taille des cours d'appel, ne prenant pas en compte tous les pourvois. C'est le principe même du classement qui est remis en cause : « O n classe aujourd'hui les cours d'appel comme les hôpitaux », dénonce Nicole Jarno. Or, si on peut choisir son hôpital, on ne choisit pas sa cour d'appel. « Et bientôt, on classera les magistrats ? », s'inquiète la présidente.

Autre inquiétude présidentielle, la justice des mineurs et la réforme de l'ordonnance de 1945 la régissant. En présence de la sénatrice Troendlé, partisane d'une réécriture de la vieille ordonnance, Nicole Jarno a fait part de sa perplexité sur l'opportunité de la réforme et l'absence de concertation. En 2018, au pénal comme au civil, l'activité de la chambre des mineurs de la cour a augmenté.

Le vent de la réforme judiciaire va continuer de souffler en 2019 sur une juridiction aux quelque 220 magistrats et 730 fonctionnaires. Si le dogme d'aucune fermeture de site est requis, certains tribunaux en vertu de la départementalisation devraient, comme le tribunal de grande instance de Colmar, perdre des prérogatives. La réforme a installé des pôles sociaux à Strasbourg et Mulhouse mais pas à Colmar ou à Saverne.
En mode alternatif

Pour alléger la charge des tribunaux, les conciliateurs et médiateurs sont mis à contribution, appelés à favoriser les « modes alternatifs de règlement des différends ». Un nouveau recrutement cette année permettra de porter le nombre de conciliateurs alsaciens à près de 90.

La cour d'appel a vu l'année dernière le nombre de jugements correctionnels poursuivre sa baisse. Le délai moyen de traitement d'une affaire pénale augmente en appel, avoisinant les neuf mois. Le procureur général Eric Lallement se félicite de l'action des parquets alsaciens qui permet un taux de réponse pénale de 93 %. En 2018, 101 723 plaintes et procès-verbaux ont été enregistrés en Alsace, dont près de la moitié à Strasbourg, chiffre à peu près stable depuis sept ans. Ph. M.

 

 
 

parc des expositions à colmar Un salon pour trouver sa voie professionnelle : Le génie de l'emploi

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:47:33

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parc des expositions à colmar Un salon pour trouver sa voie professionnelle
parc des expositions à colmar Un salon pour trouver sa voie professionnelle : Le génie de l'emploi
Comme chaque année, à pareille époque, le salon Formation emploi Alsace investit le parc des expositions de Colmar.Quelque 350 exposants seront présents pour cette 41 e édition, organisée par la chambre de commerce et d'industrieAlsace Eurométropole pour le compte de l'association Jeunes emploi formation (JEF).

 
À la quête d'un nouvel emploi, d'une place d'apprentissage ou d'une formation, les visiteurs ont plus de 300 stands à découvrir.
Àchaque année son slogan et son visuel qui ne passent pas inaperçus. Cet hiver, c'est un génie à la peau bleue tout droit sorti de sa lampe qui exhorte le public : « Réalisez vos voeux ! » proclame-t-il. Les personnes en quête d'emploi, d'une place d'apprentissage ou de formation ainsi que celles qui souhaitent se reconvertir ou créer leur entreprise ne manqueront pas le rendez-vous.

« En général, nous accueillons 20 000 visiteurs, un chiffre assez stable d'une année sur l'autre », souligne Thierry Portet, président de l'association JEF.
« 40 % des personnes inscrites à Pôle emploi travaillent »

Les visiteurs passeront immanquablement par le Village de l'emploi. L'Espace conseil, géré en partenariat avec l'association de seniors bénévoles EGEE, comprend deux pôles, l'un consacré aux entretiens individuels, l'autre, aux ateliers collectifs. « Nous avons une nouveauté cette année : les ateliers collectifs de l'emploi qui proposeront aux personnes d'identifier leurs forces pour leur permettre de mieux s'identifier face aux employeurs », explique Khedidja Khelifa, coordinatrice du salon.

Non loin, le Jobs'café réunira les candidats à un poste et des dirigeants de très petites entreprises. Leurs effectifs ne dépassent pas vingt salariés. L'an passé, 32 personnes ont été recrutées par les 14 employeurs présents. L'on pourra aussi consulter des offres d'emploi.

« Le bassin d'emploi de Colmar compte 13 774 demandeurs d'emploi, précise François Picard, directeur de l'agence Pôle emploi Colmar Lacarre. Le taux de chômage s'élevait à 6, 8 % au deuxième trimestre 2018, un chiffre en baisse par rapport à l'année précédente ». À noter que le chômage longue durée diminue.

« Plus de 40 % des personnes inscrites travaillent. Elles sont trois fois plus qu'il y a dix ans. Les parcours sont de plus en plus discontinus. Nous devons accompagner au plus près ces transitions. »

En 2018, 1 604 personnes ont suivi une formation qui, pour 59 % d'entre elles, leur a permis de trouver du travail.

3 000 employeurs du bassin de Colmar, mais également de ceux de Sélestat et Guebwiller ont été contactés, ajoute Rudy Tichy, directeur de l'agence Pôle emploi Colmar Europe. Une dizaine d'employeurs ont confirmé leur présence, porteurs d'offres dans le bâtiment, l'industrie, l'hôtellerie-restauration, le transport, la logistique, la santé.
«Entre 45 et 50 % des chefs d'entreprise viennentau salon pour recruter»

« Nous axons notre action sur les métiers en tension et les métiers qualifiés ». À cet effet, a été créé, en septembre dernier, #VersUnMétier. « L'action, qui change chaque semaine, consiste à donner des informations sur des métiers en tension comme serveur, cuisinier, peintre en bâtiment. »

« Entre 45 et 50 % des chefs d'entreprise et 37 % des visiteurs viennent au salon pour recruter », précise Valérie Sommerlatt, commissaire générale du salon.

Régisseur de spectacles, hôtesse de l'air, soigneur animalier... Autant de métiers en vrai, à découvrir dans le hall 4, aux côtés des vingt professionnels présents. Les candidats à une carrière outre-Rhin sont invités à gagner le pôle franco-allemand et ses 80 exposants. Des conseils pour mieux rédiger une lettre de motivation ou soigner son look seront notamment prodigués.
Michelle FREUDENREICH Vendredi 25 et samedi 26 janvier, de 9 h à 18 h - Entrée libre. Parkings gratuits - Plus d'informations sur www.sfe-alsace.com

Vendredi 25 et samedi 26 janvier, de 9 h à 18 h - Entrée libre. Parkings gratuits - Plus d'informations sur www.sfe-alsace.com

 
 

 

Bergheim Cérémonie des voeux : Une dynamique de projets

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:14:44

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Bergheim Cérémonie des voeux
Bergheim Cérémonie des voeux : Une dynamique de projets
Les habitants de Bergheim et les personnalités se sont déplacés fort nombreux pour écouter le maire Pierre Bihl leur adresser ses voeux et dérouler les projets à venir.

 
La médaille de la ville a été remise aux personnes mises à l'honneur.
Est-ce l'avancement du PLU, qui va entrer dans la phase enquête publique ou le projet de rénovation de la place du Dr Walter qui a suscité l'intérêt de la population ? En tout cas la salle du Centre était comble vendredi soir.

L'adjointe Elisabeth Schneider a présenté en images les réalisations 2018 majeures ainsi que les principales manifestations qui cimentent la vie de la commune.

Pierre Bihl a fait un retour sur les principaux événements mondiaux et nationaux, terrorisme et gilets jaunes en signalant l'ouverture d'un cahier de doléances à la mairie.

Concernant les projets importants pour la cité, le maire cite le renouvellement du réseau d'eau, de l'éclairage public et de la voirie du Faubourg Saint- Pierre et l'aménagement de la place du Dr Walter. L'équipe d'architecte pour ce dernier projet est sur le point d'être choisie. Une réunion publique sera organisée avec les riverains pour les associer à l'entreprise. La mise en accessibilité des différents bâtiments communaux est encore à finaliser notamment pour le Centre. D'autres chantiers sont sur le point de démarrer, comme le plateau multisports près de l'école et la rénovation de certains chemins ruraux et la consolidation de la tour du Pelzkappel. Grâce à une maîtrise des dépenses et malgré des investissements conséquents, l'endettement de la commune reste limité.

Mettant sa casquette de vice-président du conseil départemental, Pierre Bihl a salué la prochaine création de la « collectivité européenne d'Alsace ». L'objectif étant d'ériger un territoire riche en matière d'actions transfrontalières, bilinguisme, tourisme et transports avec la mise en place d'Ecotaxe et la préservation de l'identité alsacienne.

La cérémonie s'est achevée avec la mise à l'honneur de quelques citoyens de Bergheim : Roger Stadler, pour son engagement dans le bénévolat, le fleurissement et la décoration ; Gilbert Pourre, pour son fleurissement et ses décorations de Noël, Jean Kubler et Patrick Loewert, gagnants de l'émission Mon plus beau Noël sur TF1 ; Charlotte Kalt, présidente du club des retraités et Myriam Schmitt, directrice d'école à la retraite pour son implication dans la vie du village.

 

 
 

 

Musées Le bilan de l'année 2018 : La Cité de l'auto remet le couvert

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:44:46

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Musées Le bilan de l'année 2018
Musées Le bilan de l'année 2018 : La Cité de l'auto remet le couvert
En 2018, la Cité de l'auto a accueilli 192 000 visiteurs et s'apprête à fêter dignement les 110 ans de Bugatti en 2019. Et les restaurants vont changer de main dans les prochains mois.

 
Admirer les Bugatti historiques puis faire un tour en Bugatti Veyron ? Ce sera possible en 2019 à la Cité de l'auto de Mulhouse dans le cadre des 110 ans de la marque alsacienne.
190 000 visiteurs en 2017, 192 000 en 2018 et donc une petite hausse de fréquentation l'an passé à la Cité de l'auto de Mulhouse. « Comme tout le monde, on a souffert de la canicule en juillet. Par contre, on a eu un rebond important après, en particulier grâce à l'exposition sur les Porsche de Régis Mathieu. En faisant une exposition décalée, sur le design, on a surtout attiré des personnes qui ne venaient pas que pour les voitures », souligne Aurélien Weisrock, le directeur de la Cité de l'auto, arrivé à Mulhouse en cours d'année. « La relance du festival auto a été importante pour nous. Et cette année, les 29 et 30 juin, avec tout le roulage à l'autodrome, on veut faire encore mieux. » Il y aura forcément une exposition temporaire « d'envergure nationale » promet le directeur, mais pour l'instant motus et bouche cousue. On sait juste que ce ne sera pas en lien avec les 110 ans de Bugatti.

Pourtant la marque alsacienne sera très largement mise en avant en 2019, avec en particulier un partenariat inédit avec la maison Bugatti de Molsheim. La Cité de l'auto emmènera une Bugatti historique sur le stand Bugatti au salon Rétromobile à Paris et, surtout, proposera 110 baptêmes en Bugatti Veyron, à partir du mois de juillet. Organisation, lieu, tarif... on vous dira tout dans quelques jours, au moment de l'ouverture des préréservations.
Un restaurant nommé Fangio

« On va également proposer un produit My Classic Cab avec départ depuis Colmar en voiture ancienne, repas dans un bon restaurant, circuit dans le vignoble, visite de la Cité de l'auto et retour à Colmar en train sur une journée », annonce Aurélien Weisrock qui organisera un week-end exceptionnel, le 28 avril, dans le cadre des Journées nationales des véhicules d'époque. « Mon souhait est vraiment de faire de la Cité de l'auto un lieu de vie pour les clubs de collectionneurs. Le 28 avril doit permettre aux clubs de se retrouver ici. » Spectacle En piste ! (8e saison), Week-end en uniformes, Bienvenue en Amérique restent à l'agenda de la Cité de l'auto, contrairement au Bal des populaires et à Motomania.

« On garde une date en septembre pour créer un événement en lien avec l'exposition temporaire », détaille le directeur du musée, qui annonce de gros changements du côté des deux restaurants. « Nous les reprenons en gestion propre (la restauration était assurée par Elior depuis 2011) pour ouvrir un restaurant argentin baptisé Le Fangio, à la place de L'Atalante. Et le self sera également refait pour proposer des plats essentiellement alsaciens. Là encore, on veut que ce soit un nouveau lieu de vie mulhousien. »

En 2019, Aurélien Weisrock veut « reconnecter » le musée emblématique de Mulhouse avec l'environnement du Sud Alsace. Vaste programme.
Textes : Laurent GENTILHOMMEet Pierre GUSZ

 

 
 

 

Pulversheim Société philatélique : Une distinction pour Denis Jaegy

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:14:14

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Pulversheim Société philatélique
Pulversheim Société philatélique : Une distinction pour Denis Jaegy
Dimanche, à l'occasion de la bourse multicollections de la Société philatélique de Pulversheim, la médaille de la vie associative du Conseil départemental est venue récompenser Denis Jaegy, son président exemplaire.

 
Le maire Jean-Claude Eicher et les élus départementaux ont salué « l'exemplarité » de Denis Jaegy.
Le binôme départemental, Marie-France Vallat et Pierre Vogt, a couvert d'éloges et... d'une médaille le très dynamique dirigeant et membre fondateur de la Sté philatélique locale. L'association a été fondée, il y a quarante ans, le 21 janvier 1979. Depuis, elle n'a connu qu'un seul président, Denis Jaegy.
« T'es encore jeune... On n'aura pas besoin de (re) nommer un président tous les ans »

Ce dernier s'en amuse : « A l'époque, j'avais 25 ans, du comité fondateur, j'étais l'un des plus jeunes, aussi on m'a dit : T'es encore jeune, avec toi on n'aura pas besoin de (re) nommer un président tous les ans... ça fait 40 ans que ça dure ! »

La philatélie, soit, mais Denis jaegy a d'autres cordes à son arc. A lui seul, il incarne le bénévolat, qu'on en juge. Enseignant à la retraite, Denis est, entre autres, très investi dans le milieu du hand, il est vice-président du comité 68, entraîneur et ancien joueur de haut niveau. Le souriant président siège encore au comité olympique départemental 68 et, plus insolite, mais ô combien réjouissant, notre homme est bénévole à l'Ecomusée d'Alsace où il exerce en tant que bouilleur de cru. Bref, infatigable... Pierre Vogt le soulignait : « Denis Jaegy est un dirigeant et un animateur volontaire, chaleureux, il sait galvaniser ses équipes et est pour beaucoup quant à la qualité et aux succès de son association ».
D.W.

 

 
 

 

Sundgau Nathalie Berbett, Pôle d'équilibre territorial et rural : « Le Pays donne une impulsion au territoire »

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:40:57

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Sundgau Nathalie Berbett, Pôle d'équilibre territorial et rural
Sundgau Nathalie Berbett, Pôle d'équilibre territorial et rural : « Le Pays donne une impulsion au territoire »
Elle a passé quatorze ans au service du Pays du Sundgau dont elle fut un élément moteur : s'apprêtant à embarquer dans une nouvelle aventure professionnelle à Mulhouse, Nathalie Berbett jette un oeil dans le rétroviseur. S'y affirme un caractère investi.

 
Nathalie Berbett.
« Investie », telle que l'a qualifiée maintes fois le président du Pôle d'équilibre territorial et rural (PETR) du Pays du Sundgau, François Eichholtzer. C'est un fait que Nathalie Berbett le fut, qu'elle l'est toujours dans ce qu'elle entreprend. C'est dans sa nature de passionnée, celle-là même qui accroche un enthousiasme communicatif à son sourire alors qu'à 38 ans, la voilà sur le point d'aborder une nouvelle aventure.
« Il fallait faire preuve de persuasion et de doigté ! »

Elle en a vécu une forte en Inde d'ailleurs, transition idéale pour quitter un Sundgau parfois qualifié avec humour de « réserve d'Indiens » ! « Le territoire doit être ouvert, ne pas rester fermé. Il faut conserver ses racines mais aller de l'avant », devise pour sa part Nathalie Berbett. Un état d'esprit qu'elle a insufflé durant ces quatorze dernières années au Pays du Sundgau où elle fit son entrée en juillet 2004 en qualité d'agent de développement.

Titulaire d'un DUT de gestion urbaine obtenu à Aix-en-Provence, la Retzwilleroise avait déjà en poche une licence professionnelle « socio-culturel » qu'elle mit en application au service culturel d'Altkirch, le temps de décrocher en plus un « master de conception et mise en oeuvre de projets culturels ». Elle y restera quatre ans, faisant ses armes en tant qu'« emploi jeune » aux côtés de Geneviève Risterucci sur le festival du court-métrage ou la Forêt enchantée. « Geneviève me laissait l'espace pour faire », se rappelle celle qui se décidera donc à postuler comme chargée de mission pour développer la politique touristique et culturelle d'un Pays du Sundgau alors au stade associatif.

Sous l'impulsion du président Helmuth Bihl, la jeune femme oeuvre à fédérer les syndicats d'initiative touristique tout en mettant en place un système de fonctionnement et de financement. « A l'époque, il n'y avait que la Ville d'Altkirch et la com.com du Jura alsacien qui les payaient » rappelle-t-elle. Ainsi démarche-t-elle les différentes intercommunalités sundgauviennes avant de déboucher sur la création d'un office de tourisme unique, en 2010, dont les cotisations furent fixées étape par étape. Entre-temps, en 2006, Nathalie Berbett est devenue responsable de la structure qui emploie trois personnes parmi lesquelles Rachel Schmitt, agent administratif, investissant son énergie dans l'émergence et la réalisation de projets communs. Chose peu courante alors : « com.com, villes, districts... chacun travaillait de son côté. C'est pour cette raison que Helmuth Bihl avait créé le Pays, véritable outil de développement local auprès duquel les uns et les autres venaient par démarche volontaire, sans obligation. « Il fallait faire preuve de persuasion et de doigté ! », souligne Nathalie Berbett.
Des millions d'euros pour le territoire

Laquelle a trouvé en chacun des trois présidents qu'elle a côtoyés une autre personnalité (voir ci-dessous). « Le défi était le même, fédérer, mais chacun l'a relevé dans son style. »

Une nécessité : « le Pays donne une impulsion au territoire avec des projets et des idées et ce depuis le début, malgré les nombreux aléas rencontrés ». Une mission cruciale puisque la structure et son équipe n'ont d'autres objectifs que d'être gestionnaire et développeur de projets en partenariat pour les communes et les com.com. « Ce sont ainsi des millions d'euros qui ont été apportés. »

Le facteur humain est crucial insiste Nathalie Berbett qui dit avoir toujours pu compter avec une équipe de grande qualité engagée et douée de compétences techniques. « Des jeunes d'ici ou d'ailleurs, mais soudés », observe-t-elle en saluant également les équipes politiques aux côtés desquelles elle a oeuvré. A commencer par les vice-présidents : « on les ennuie mais ils sont toujours là, vachement investis. On a travaillé main dans la main avec nos élus. Et je peux dire en outre qu'ils connaissent leurs dossiers ! »
Stuwa, un parcours

Comme Nathalie Berbett a toujours tâché de maîtriser les siens au mieux, avec une prédilection pour ceux de nature culturelle. Stuwa en est la plus flagrante illustration, parcours d'art et nature, sur le principe d'oeuvres contemporaines land art en lien avec des villages, qui connaîtra cette année sa cinquième déclinaison. Avec un objectif intact : questionner, valoriser et inviter à porter un autre regard sur le territoire. Respecter ce qui existe tout en regardant ce qu'il est possible de faire, un état d'esprit que Nathalie Berbett mettra sans nul doute en application dès cette semaine, où elle rejoint en qualité d'adjointe à la direction l'Agence de participation citoyenne et le Carré des associations, Mulhouse.

Quant au PETR du Pays du Sundgau, c'est désormais David Rigoulot qui en a la charge, après un an et demi aux côtés de Nathalie Berbett. « Rien ne nous appartient, c'est au territoire, conclut-elle. J'espère que la structure perdurera. On n'est jamais sûr, mais elle a grande capacité à encaisser bien qu'elle ait été fortement ballottée. Ça valait le coup : tellement de belles choses ont été faites : ! »
Nicolas LEHR

 

 
 

 

Sainte-Croix-en-Plaine Fête des aînés : Une belle journée

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:13:01

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Sainte-Croix-en-Plaine Fête des aînés
Sainte-Croix-en-Plaine Fête des aînés : Une belle journée
Le conseil municipal et le CCAS (Centre Communal d'Action Sociale) de Sainte-Croix-en-Plaine ont convié les personnes âgées de 65 ans et plus, dimanche pour la traditionnelle Fête des Aînésqui s'est déroulée à la salle Aurore.

 
Valérie Rohn, 93 ans (à côté de Stéphane Gilg, le 5e adjoint) et Henri Schaffhauser, 91 ans (à coté du maire, François Heymann) étaient les doyens de la Fête.
Ce sont, ainsi, 242 personnes (dont la classe 1954 qui s'est rajoutée, cette année) qui se sont retrouvées à l'invitation du maire, François Heymann, des adjoints et des conseillers municipaux de Sainte-Croix-en-Plaine.

« Le bonheur se construit, jour après jour ! », a évoqué Stéphane Gilg, le 5e adjoint au maire, responsable de la commission aux personnes âgées et de la Fête des Aînés, dans son mot de bienvenue pour partager ce moment de plaisir, liant amitié et solidarité, permettant de discuter, d'échanger et de danser.

Une minute de silence a été observée pour les personnes défuntes et une pensée a été adressée aux personnes malades ou en convalescence qui ne pouvaient pas être présentes.

Avant d'inviter les convives au repas, fourni par le traiteur local, Stéphane Gilg a, comme à son accoutumée, prononcé quelques mots en alsacien, en s'interrogeant sur l'avenir du dialecte qui est plus écrit que parlé, actuellement.

Le maire, François Heymann a, lui, présenté ses meilleurs voeux pour 2019 et a adressé une pensée particulière à Doris Biller, qui s'est éteinte en octobre dernier. Elle avait fait quatre mandats d'adjointe au maire et était présidente et membre de plusieurs associations.

« Les aînés sont le lien entre le passé, le présent et le futur. Il faut se serrer les coudes pour être plus forts face aux difficultés ! », a-t-il ajouté. Et, de rappeler que Sainte-Croix-en-Plaine compte plus de 3000 habitants (avec un recensement en cours actuellement), d'évoquer la journée citoyenne à venir du 15 juin et de rappeler qu'un cahier de propositions est à la disposition du public à l'accueil de la mairie aux heures d'ouverture suite au lancement du grand débat national par Emmanuel Macron.

Rencontrant l'une ou l'autre de ses anciennes connaissances, Jean-Pierre Fohrer, prêtre retraité depuis l'an passé et âgé de 75 ans, revenu s'installer dans sa ville d'origine, a, quant à lui, avec sa bonne humeur habituelle, fait remarquer : « Mon Dieu, nous avons tous pris un coup de vieux ! ».

Présent, aussi, le père Jimmy Barros de la communauté de paroisses « La Sainte Croix sur l'Ill » (regroupant les communes de Sainte-Croix-en-Plaine, Niederhergheim, Oberhergheim, Biltzheim, Oberentzen et Niederentzen) et Eric Straumann, le député de la 1 ère circonscription du Haut-Rhin et conseiller départemental, qui devait faire un tour durant l'après-midi.

Valérie Rohn, 93 ans et Henri Schaffhauser, 91 ans, étaient les doyens de la Fête des Aînés et ont reçu, à cette occasion, un petit présent.

 

 
 

 

Thannenkirch Voeux de la municipalité : Suzanne Stahl honorée

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:16:14

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Thannenkirch Voeux de la municipalité
Thannenkirch Voeux de la municipalité : Suzanne Stahl honorée
Samedi en fin d'après-midi, Dominique Carette, maire de Thannenkirch, présentait ses voeux aux habitants et aux corps constitués.

 
Suzanne Stahl, au centre, a été médaillée.
La cérémonie a débuté par une minute de silence à la mémoire des défunts du village et des victimes de l'attentat de Strasbourg. Le premier magistrat a ensuite salué Jacques Cattin, député de la circonscription, Pierre Bihl, vice-président du conseil départemental, Umberto Stamile, président de la communauté de communes, ainsi que les représentants des communes voisines. Angélique Michel, première adjointe, a présenté la rétrospective des actions de la commune pour 2018. Les associations ont également fait part de leurs réalisations et de leurs projets. Dominique Carette a rappelé que le mandat de maire était avant tout un engagement au service de la République, mais que c'est bel et bien le gouvernement qui est responsable de la situation actuelle. Il a clos son intervention en souhaitant une France plus équitable vis-à-vis des citoyens. Pierre Bihl a ensuite remis la médaille de la vie associative à Suzanne Stahl pour ses plus de 50 ans d'investissement dans les associations du village. Le député Jacques Cattin a lui fait remarquer que les élus locaux pourraient eux aussi enfiler un gilet jaune quotidiennement. Les participants ont ensuite partagé la galette.

 

 
 

 

Geispitzen Réception des voeux : « Incompréhensible »

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:43:03

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Geispitzen Réception des voeux
Geispitzen Réception des voeux : « Incompréhensible »
Devant les habitants et invités, le maire Christian Baumlin a redit son exaspération devant les déboires de sa commune et de ses projets, dont celui d'écolesalle communale.

 
Christian Baumlin, maire, dans un discours qui fera date à Geispitzen.
Christian Baumlin est un maire offensif dans le verbe, véhément face à l'incurie administrative, qui, lors de ses récents voeux à la population, a fustigé nombre d'incompréhensions qui affectent le pays, la région et Geispitzen.

En cette fin de mandat, le projet phare dans la commune est toujours au point mort. « Incompréhensible, le sort réservé à notre projet d'école. Cela fait plus de cinq ans que je vous remplis les oreilles avec lui. » On mesure la déception du maire. Pour la troisième année consécutive, le projet d'école-salle communale n'a pas été retenu pour les subventions d'État : « Sans accord de monsieur le préfet et sans subventions, il serait hasardeux d'investir dans une telle opération. » Et, pourtant, « travaillé, retravaillé, exposé en réunions à de multiples reprises devant le sous-préfet, devant la directrice de l'Éducation nationale du Haut-Rhin, avec le soutien de nos élus, tout le monde s'accordait à dire que le projet était viable, sensé et réfléchi ».
« Merci Monsieur le préfet pour tout ce beau gâchis »

Face notamment au député Bruno Fuchs, lequel se dit convaincu du bien-fondé de la démarche, Christian Baumlin argumente : « Rien que le fait de sortir l'école de son bâtiment historique n'apporterait que des avantages par rapport à la situation actuelle : stationnement, transport scolaire, préau, cours, pré, etc. Notre projet avait le soutien de toutes les personnes concernées. » Près de 100 000 EUR ont déjà été dépensées en frais d'études, en dossiers, en démarches administratives.

Pourtant, le dossier de Geispitzen n'était pas à l'ordre du jour pour l'attribution de la Dotation pour les équipements des territoires ruraux (DETR). « Ce sont les services qui décident ! Alors pourquoi faire de belles réunions avec les élus si ces derniers ne sont là que pour avaliser des décisions prises en coulisses ! Une escroquerie de plus et on peut même se demander où est le vrai pouvoir. Peut-être que Geispitzen n'est même pas à classer en territoire rural ? Merci Monsieur le préfet pour tout ce beau gâchis. » Les intéressés apprécieront...

Pour cette année 2019, la commune continuera à rechercher des solutions afin de réhabiliter les bâtiments publics. « De nouvelles solutions pouvant s'inscrire et satisfaire aux exigences des services de l'administration. Nous devons reprendre tous les projets et les traiter un à un, au risque de n'avoir pas toute la cohérence espérée et un étalement des travaux dans la durée. »

Le premier magistrat caresse l'espoir que des projets plus lourds puissent être consolidés dès 2020. Pour l'heure, le lotissement du Dorfmatten sera achevé, avec l'installation d'un éclairage public et la mise en place du revêtement final sur la chaussée (du moins la première phase). Seront programmés également des travaux de réfections de voirie.
P-B.M.

 

 
 

 

Niffer La passerelle fermée pour sécurité : Une déviation par Kembs

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:15:13

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Niffer La passerelle fermée pour sécurité
Niffer La passerelle fermée pour sécurité : Une déviation par Kembs
Des cyclistes s'émeuvent de la fermeture de la passerelle à proximité de l'écluse principale de Niffer. Elle est située sur l'EuroVelo6 qui relie l'Atlantique à la Mer noire. Des travaux de remise en état seront bien effectués, assure le Conseil départemental.

 
Les lamelles de bois du pont sont aujourd'hui jugées dangereuses. Elles vont être remplacées.
L'état de la passerelle, qui enjambe le canal du Rhône-au-Rhin, construite en 1996, est jugé trop dangereuse. Son plancher d'okoumé est usé et des trous se sont formés. On ignore quand seront remplacés « les éléments du platelage défectueux », indique Serge Graff, responsable de l'exploitation Centre routier du Conseil départemental du Haut-Rhin. C'est lui qui gère la passerelle, qui est propriété de Voies navigables de France.

« Elle est fermée pour des raisons de sécurité et pour une durée indéterminée. » Une consultation est en cours pour envisager une réparation provisoire des lattes en bois vissées à la structure et une réouverture cyclable ; avant une rénovation complète par un remplacement du platelage par une matière plus résistante. « Dans ce cas la passerelle sera encore condamnée pour un certain temps. »

Ces informations ont été adressées à Jean-Jacques Zwibel, responsable de l'association de cyclistes « Osez Velo » de Saint-Louis, qui a constaté la fermeture de l'ouvrage en novembre dernier. Les adeptes du vélo apprécient la balade sur les berges, le long du canal de Niffer - cette section entre le canal du Rhône-au-Rhin et le Grand Canal d'Alsace depuis Mulhouse -, ou le long du canal de Huningue en direction de Kembs. La passerelle est « située d'ailleurs sur l'EuroVelo6, qui relie Nantes à Budapest, il serait opportun que les cyclistes puissent à nouveau l'emprunter dès les beaux jours. Ça commence à rouler en avril, ce serait dommage de louper une saison ».
Longer la berge

Une déviation a déjà été mise en place à partir de l'écluse principale de Niffer, assure Sébastien Fyon, responsable de l'unité d'ouvrages d'art, à la direction des routes du Département. « Un fléchage incite les usagers à longer encore la berge. » Un petit détour de 1,5 km environ jusqu'à Kembs sur « un chemin de terre praticable, habituellement fréquenté par les pêcheurs », précise Serge Graff. En clair : chemin du Alte-Strasse, rue des Romains, rue du Maréchal-Foch (RD 468) et VV13. La signalétique a aussi été posée dans l'autre sens.
K.D.

 

 
 

 

Ensisheim Hôpital « Docteur Thuet » : Départs en retraite et médaille d'argent

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:15:44

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Ensisheim Hôpital « Docteur Thuet »
Ensisheim Hôpital « Docteur Thuet » : Départs en retraite et médaille d'argent
Après la cérémonie des voeux à la résidence Xavier Jourdain de Neuf-Brisach, la semaine dernière, Catherine Rommevaux, la directrice de l'hôpital intercommunal, a présidé, ce vendredi, la cérémonie des voeux l'hôpital Dr Thuet.

 
Leila Chouar (2ème à gauche), Agnès Petit, Betty Goeller et Eveline Civarelli entre Catherine Rommevaux et Carole Elmlinger.
Après avoir souhaité la bienvenue à toutes et à tous et plus particulièrement aux personnes qui ont rejoint l'établissement durant l'année, la directrice a salué plus particulièrement Carole Elmlinger qui, depuis octobre dernier, a succédé à Delphine Cocquerelle à la présidence du conseil de surveillance de l'hôpital intercommunal d'Ensisheim/Neuf-Brisach.

Avant d'envisager les projets pour 2019, Catherine Rommevaux a esquissé le bilan de l'année écoulée. Ainsi, 2018 a été marquée essentiellement par la mise en place de groupes de travail dans le cadre du projet d'établissement 2018/2022, groupes qui ont réfléchi aux objectifs à atteindre par rapport aux projets de vie et d'animation, projet de soins, projet qualité et de gestion.

En 2019, le projet médical et le projet social sont achevés. Le prix d'établissement sera validé par les instances du mois de juin 2019. La direction a également travaillé sur l'étude de faisabilité concernant la restructuration du site d'Ensisheim. En février, l'étude de faisabilité ainsi que l'étude financière seront présentées au Conseil départemental et à l'Autorité régionale de santé qui assurera le financement de la télémédecine. Par ailleurs, fin 2019 verra l'évaluation interne de l'établissement. L'année 2019 verra également la mise à jour du contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens.

Réitérant ses voeux de bonne année, riche en projets et remerciant le personnel pour son engagement au quotidien, la directrice conclut en souhaitant « que cette année soit placée sous le signe de la positivité et le respect de chacun. »
Les personnels à l'honneur

La cérémonie des voeux a également été l'occasion de mettre à l'honneur plusieurs personnels, à différents titres : Betty Goeller, aide-soignante, admise à faire valoir ses droits à la retraite le 1er juin 2018, Eveline Civarelli, ouvrier principal, qui partira en retraite le 1er février 2019 et Agnès Petit, agent des services hospitaliers, à la retraite le 1er mars 2019.

Leïla Chouar, arrivée à l'hôpital intercommunal Ensisheim/Neuf-Brisach, sur le poste de responsable du service budgétaire, financier et de la facturation, s'est vu décerner la médaille d'argent pour 25 ans de service.
J-L L

 

 
 

 

Orientation Journée des carrières et des formations : « Arrivé sans le sourire, sorti avec ! »

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:45:30

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Orientation Journée des carrières et des formations
Orientation Journée des carrières et des formations : « Arrivé sans le sourire, sorti avec ! »
Au Parc-Expo de Mulhouse, l'édition 2019 de la Journée des carrières et des formations a attiré samedi des milliers de visiteurs, collégiens, lycéens, étudiants, salariés, demandeurs d'emploi... Et beaucoup y ont trouvé les pistes et conseils qu'ils cherchaient. Quelques exemples...

 
Tomas, en 1re au lycée Schweitzer de Mulhouse, avec sa mère au stand d'ISOstéo, une école d'ostéopathie réputée à Lyon.
Plus de 14 000 visiteurs avaient profité de l'édition 2018. Vu la foule, samedi, dès le matin, dans les allées du Parc-Expo, gageons que l'affluence sera du même tonneau pour le cru 2019 de la Journée des carrières et des formations de Mulhouse. Un succès proportionnel aux multiples ressources qu'offre cette manifestation organisée par M2A (Mulhouse Alsace agglomération) : représentants de quelque 150 écoles publiques ou privées, universités, IUT et lycées, spécialistes de l'orientation, représentants de nombreux métier, etc. Plus de 350 professionnels étaient à la disposition du public.

Dans l'espace dédié aux adultes, Jean-Rémy, 50 ans, vient de se renseigner sur la VAE (validation des acquis de l'expérience) au stand du Serfa, le service de formation continue de l'Université de Haute-Alsace. Ce Pfastattois, salarié dans une entreprise de connectique, envisage de s'engager dans une VAE pour obtenir un master management de projets, un bac + 5 qui correspond bien aux compétences qu'il s'est forgées au fil de sa carrière et aux responsabilités qu'il exerce aujourd'hui : « J'ai dû commencer à travailler très jeune, avec juste le bac. Mais j'ai évolué dans ma vie professionnelle. Je suis chef de projets, je gère des projets internationaux, avec de gros budgets » , relate-t-il. Un peu plus loin, une jeune femme agent de sécurité se renseigne auprès de Franck Woog, conseiller en évolution professionnelle au Fongecif (voir aussi ci-contre) : elle veut entreprendre une formation pour devenir agent de sécurité cynophile.

Du côté des formations post-bac, Tomas, 16 ans, et sa mère, habitants de Niffer, sont en plein échange avec Noreen et Asmah, deux étudiantes de 3e année à l'école d'ostéopathie ISOstéo de Lyon qu'elles sont venues représenter. « C'est l'une des cinq meilleures écoles d'ostéopathie de France ! », vantent-elles.
« Oui, c'est un investissement »

Tomas est en 1re S au lycée Schweitzer, en section sportive. Et ce jeune handballeur est très tenté par le métier d'ostéopathe. « Ça a un lien avec le sport. Il y a aussi le côté social, j'aime bien parler avec les gens », explique-t-il. Conditions d'entrée à l'école, contenu de ce cursus de cinq ans, débouchés... Noreen et Asmah répondent aux nombreuses questions du lycéen et de sa mère avec un enthousiasme communicatif. Vient l'heure de parler du coût de la formation. « Allez-y, je suis assise », sourit la mère de Tomas. « 42 700 EUR pour les cinq ans », indique Asmah. On sent comme un gloups chez les deux Nifférois ! « Oui, c'est un investissement. Mais quand on est passionné... », reprennent les deux étudiantes, qui ont chacune souscrit un prêt étudiant à faible taux (1 %) à rembourser dans les cinq ans après leur diplôme.
« Ça m'a éclairée »

Félicie, 18 ans, en terminale bac pro commerce au lycée Saint-Joseph-de-Cluny, est venue se renseigner sur les BTS MCO (management commercial opérationnel) et les DUT techniques de commercialisation. « Je suis allée voir les écoles de Montbéliard, Belfort, Strasbourg. Ils m'ont vraiment bien renseignée, ça m'a éclairée sur plein de choses », salue la Mulhousienne, qui a aussi découvert l'aide que peut apporter le Crous dans la recherche d'un logement. « On est ravies de notre matinée, abonde la mère de la lycéenne. On a rencontré des gens très accueillants et qui savent de quoi ils parlent. Après, ils ont tous vendu leur truc, mais c'est normal, et d'autant plus dans le domaine du commerce ! »

Charles, 17 ans, en terminale S au lycée de Zillisheim, quitte lui aussi le Parc-Expo content de ce qu'il y a trouvé. « Je suis en S, mais je suis assez littéraire. En arrivant, j'étais un peu perdu. Je suis venu chercher des idées ou me conforter dans les quelques idées que j'avais déjà, ça a plutôt bien marché », confie le Mulhousien. Il se serait bien vu étudier l'histoire ou l'histoire de l'art. « Mais comme il n'a pas l'intention de devenir prof, il y a le problème des débouchés », observe sa mère. Charles songe aussi aux Instituts d'études politiques (IEP), mais il pensait que c'était compromis faute d'avoir intégré la prépa au concours proposée dans son lycée. « J'ai raté le coche en début d'année. » Sa fructueuse rencontre, hier au stand de l'IEP de Strasbourg, l'a rassuré : il a notamment appris qu'il pourrait passer le concours à bac + 1 et on lui a suggéré de faire une année d'hypokhâgne pour s'y préparer. « Arrivé sans le sourire, ressorti avec ! », se réjouit sa mère.
François FUCHS

 

 
 

 

Ammerschwihr Voeux À quand le nouvel Ehpad ?

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 06:34:08

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Ammerschwihr Voeux À quand le nouvel Ehpad ?
 

 
Le premier magistrat (et président du conseil d'administration des maisons de retraite d'Ammerschwihr, et Kaysersberg) a fait part de son inquiétude : « la construction d'un nouvel établissement de 162 lits sur un site unique a été retenue par le conseil d'administration (solution la moins coûteuse, qui permettra de faire des économies de fonctionnement et donc un coût de journée moindre pour les résidents). L'emprise foncière de près de 1,5 hectare est localisée par le PLUi à Kaysersberg-Vignoble, mais les négociations avec les propriétaires sont très difficiles. Si on n'aboutit pas rapidement, ma crainte est de voir à terme disparaître cet Ehpad de notre territoire. Je forme le voeu que les tractations pour l'acquisition des terrains aboutissent rapidement ».

 

 
 

Guebwiller Vie associative : Quel avenir pour l'aviculture ?

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:16:54

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Guebwiller Vie associative
Guebwiller Vie associative : Quel avenir pour l'aviculture ?
Le groupement des aviculteurs a offert, ce week-end, au public une exposition de qualité avec plus de 200 sujets à la basse-cour citadine de la salle de gymnastique 1860. L'avenir de l'aviculture demande néanmoins réflexion.

 
Les lauréats et personnalités.
Après avoir félicité tout son comité, le pprésident Gabriel Pfeffer s'est dit « fier de pouvoir présenter cette exposition » même si le chant des coqs lui a un peu couvert la parole. Il s'est également fait le porte-parole des juges : « Pour les animaux, malgré les différences de température, notamment la chaleur, la qualité était présente ». Puis il a donné rendez-vous aux aviculteurs et au public pour l'exposition internationale qui se déroulera à Mulhouse les 9 et 10 novembre prochain.

Grégory Stich, conseiller régional, Karine Pagliarulo, conseillère départementale, et Marion Schnelin, de l'Union départementale et commissaire générale de l'exposition de Mulhouse, ont unanimement relevé « l'âge moyen des éleveurs de plus en plus élevé. Cela demande une réflexion générale pour l'avenir, pour les remplacements, nous lançons un appel aux élus ».
B.E.

MEILLEURS SUJETS

Volaille.- 1. Coq Bielefelder de Jean-Jacques Schurch ; 2. Poule de soie de Raymond Riedmuller ; 3. Poule d'Alsace noire de Thomas et Loïc Motsch ; 4. Faverolle naine saumonée foncée de Patrick Riedmuller ; 5. Orpington noire de Laura Chambard.

Lapin.- 1. Rex Castor de Jean-Jacques Schurch ; 2. Hollandais noir de Jean-Paul Esslinger ; 3. Blanc de Vienne de Marc Henninger ; 4. Argenté anglais crème de Gérard Wagner ; 5. Nain rex castor de Philippe Koch.

Pigeon.- 1. King bleu barré de Patrick Ermolli ; 2. Strasser noir d'Olivier Riedmuller ; 3. Capucin rouge de Jean-Paul Gutzwiller ; 4. Queue de paon blanc à manteau noir de Paul Stollmeyer.

 

 
 

 

Rosenau Vibrant hommage à Alfred Spindler

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 06:08:25

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Rosenau Vibrant hommage à Alfred Spindler
 

 
L'Harmonie d'Istein a fait le déplacement pour les voeux de Rosenau. Photo L'Alsace
Thierry Litzler les voeux a commencé dans le registre de l'émotion, avec un hommage à Alfred Spindler : le maire honoraire de Rosenau est décédé l'an passé, deux mois après avoir fêté son 95e anniversaire. Thierry Litzler a présenté au public une photo prise lors de cet anniversaire. On y voit trois maires successifs de Rosenau, Alfred Spindler, Dominique Gissinger et Thierry Litzler. « Comme un condensé de l'histoire du village des 65 dernières années. »

Thierry Litzler a rappelé les réalisations les plus remarquables d'Alfred Spindler : « Dans les années soixante, il s'est battu pour récupérer une turbine de l'usine hydraulique de Kembs, qui se situe en fait sur le ban de Rosenau ! Il est allé jusqu'au ministère à Paris, où Rosenau a récupéré ses terres. Et les revenus qui vont avec. » Au ministère, son homologue kembsois lui a soufflé : « Je veux bien signer, mais c'est toi qui paies le repas. » Ce qui a été fait !

Grâce à cette rentrée d'argent, Rosenau a pu mettre en place assainissement, éclairage public, et même, visionnaire pour l'époque, une zone sportive dès la fin des années soixante. Il a aussi porté une des premières zones d'activité de la région frontalière, le long de la route du Sipes. « Ses projets étaient toujours portés vers l'avant : il s'agissait de préserver l'héritage du village, qui comptait 400 habitants à l'époque. Nous sommes aujourd'hui 2400... C'est grâce aux fondations qu'il a posées que nous avons pu construire, Dominique Gissinger et moi », a conclu Thierry Litzler, avant d'inviter l'assistance à une minute de silence.

 

 
 

Ballersdorf Apprentissage : Louis Knutti à l'Elysée

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:18:48

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Ballersdorf Apprentissage
Ballersdorf Apprentissage : Louis Knutti à l'Elysée
Nos colonnes ont déjà largement évoqué ce jeune apprenti boulanger de Ballersdorf, Louis Knutti, qui a trusté divers titres et a dernièrement été invité à partager la galette à l'Élysée.

 
Le partage de la galette, Louis Knutti est au centre de la photo au premier rang.
2018 aura été pour ce dynamique jeune apprenti, une année où sa vie professionnelle lui aura souri, meilleur jeune boulanger du Haut-Rhin, meilleur jeune boulanger du Grand-Est et 4ème au concours national, ce qui lui a valu d'être reçu au Palais de l'Elysée, le 11 janvier dernier pour la traditionnelle galette. Il n'y était certes pas seul. Il y avait les 8 meilleurs jeunes boulangers de France, les 4 meilleurs jeunes conseillers de vente en boulangerie, les 2 Meilleurs Ouvriers de France en boulangerie 2018, le titulaire du prix de la meilleure baguette de Paris, celui de la meilleure baguette de France, les membres de la corporation des boulangers, le président de la fédération nationale, Dominique Anract et 214 invités triés sur le volet dont les journalistes accrédités. De nombreuses personnes, du personnel de sécurité étaient omniprésentes, mais discrètes.

Les boulangers en tenue de travail, ont été invités à rentrer dans le palais par une porte arrière où les rôles ont été distribués pour emmener les galettes jusqu'à la table de service. Une présentation a été faite au sujet de la baguette, le président Macron s'étant investi pour que la baguette française de tradition soit reconnue au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Une visite préalable aura permis aux invités de se faire présenter les cuisines de l'Élysée où entre 90 et 95 000 repas sont préparés par an et où travaillent jusqu'à 30 personnes.

Le grand moment est arrivé celui de la réception ; « un endroit prestigieux où l'on ne se sent pas vraiment à l'aise tant il est chargé d'histoire » a dit le jeune apprenti. Il dit avoir apprécié le discours encourageant du président, « il défend les valeurs dans lesquelles j'ai été élevé, le sens du travail et le souci de la qualité ». Il s'est dit conforté dans son ambition de rentrer à l'Institut National de la Boulangerie Pâtisserie pour y préparer et y obtenir son Brevet de Maîtrise, une formation d'excellence. Le président Macron et son épouse ont salué personnellement tous les invités, mais il dit aussi ne pas avoir eu le temps de pouvoir échanger un peu plus que des paroles conventionnelles. Louis Knutti mesure le chemin parcouru, mais cette reconnaissance nationale ne sera pour lui qu'une étape vers la création d'entreprise, il dit remercier ses patrons formateurs à la « Boulangerie Saint-Léonard » de Dannemarie et au « Fournil de Papoupa » à Cernay, le CFA de Mulhouse et toutes les personnes qui ont su le guider.

Il invite aussi ses connaissances et amis à venir visiter le CFA Roosevelt le jour des Portes Ouvertes, le samedi 16 mars.
FAC

 

 
 

 

Schlierbach Voeux : Tenir compte des leçons du passé

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:12:01

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Schlierbach Voeux
Schlierbach Voeux : Tenir compte des leçons du passé
Pour la présentation de ses voeux, le maire Bernard Juchs a fait le choix d'un discours fortement imprégné de références historiques.

 
À l'aune de nombreuses références historiques, Bernard Juchs a voulu redonner du sens et mener une réflexion sur la situation et l'avenir de sa commune, du pays.
En présence de Bruno Fuchs, député, Bernadette Groff, vice-présidente du conseil départemental, Daniel Adrian, conseiller départemental et Alain Girny, président de Saint-Louis Agglomération, la prestation du maire a été introduite par un surprenant spectacle de prestidigitation présenté par le magicien Anthony Biegel.
Simone Veil, Arnaud Beltrame,...

Dans cette période troublée, face aux défis qui attendent, le premier magistrat a placé son discours sous le signe la mémoire, celle de l'histoire de la commune, (dont un pan a fait l'objet d'une exposition l'année dernière), de la région et de notre pays. Donner du sens à ces événements « permet de comprendre qui nous sommes et ce qu'est notre commune, c'est-à-dire notre identité ». Ainsi, « ignorer notre histoire est une faute, ne pas en tenir compte est une faute plus grave encore ». Élargissant son propos à l'intercommunalité, il estime que « notre appartenance à Saint-Louis Agglomération s'inscrit dans une démarche porteuse de projets et d'une véritable ambition collective ».

Satisfecit aussi à propos du retour institutionnel de l'Alsace sous la forme d'une collectivité européenne « qui répond parfaitement à ce qu'a toujours été, ce qu'est, et ce que sera l'Alsace ». Même constat pour la France, « un pays souhaitant tenir son rang dans le monde », l'exigence gaulliste, « la France n'est elle-même que lorsque les Français sont à la hauteur ».

À titre d'exemple, Bernard Juchs a cité les noms de Simone Veil, du colonel Arnaud Beltrame, de Charles Aznavour, des chercheurs, des sportifs de haut niveau et, bien évidemment, de l'équipe de France de foot, championne du monde. Sans oublier l'Europe garante de la liberté et de la paix.

Redonner à la démocratie un nouvel élan ? Oui, pour un débat, mais qui ne se limite pas à la question du pouvoir d'achat. La protection des libertés, l'urgence climatique et la survie de la planète sont des enjeux mondiaux. Il lance un appel à l'engagement citoyen, à une indignation légitime « quand c'est au nom de la justice et de la dignité humaine ». Non à la bêtise, la violence, le racisme, l'antisémitisme, le lynchage de policiers, le saccage de l'arc de Triomphe... Oui à une « réflexion sur nos convictions, nos idéaux hors du diktat du smartphone ou de Facebook »...Pour recueillir les avis des Schlierbachois, un cahier de doléances va être mis à disposition à la mairie.
Un cahier de doléances en mairie

Évoquant à son tour la crise qui secoue notre pays, le député Bruno Fuchs a appelé de ses voeux la création par la France d'un « modèle mondial » basé sur l'écoute, la tolérance, la solidarité.

Au niveau de la commune, l'année 2019 verra l'aboutissement du PLU, la concrétisation du rond-point au carrefour de la rue de Kembs et de l'ancienne route nationale, la réfection de la rue des Maréchaux, le remplacement d'une partie de l'éclairage public et la poursuite des travaux environnementaux dont l'entretien de la réserve du petit Ried et du sentier des Deux Chênes.

Le premier magistrat a enfin rendu un hommage appuyé à son adjoint Yann Bissieux, un être « rare », dont il a souligné « l'intelligence de l'esprit et du coeur », qui retourne dans sa région natale, la Bretagne, après douze ans passés à Schlierbach.
M-C.S.

 

 
 

 

Issenheim Voeux du maire : Et surtout les chantiers !

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:12:31

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Issenheim Voeux du maire
Issenheim Voeux du maire : Et surtout les chantiers !
L'année sera riche en travaux d'importance, a annoncé le maire Marc Jung, dimanche matin lors de la cérémonie des voeux.

 
De g. à d. : Karine Pagliarulo, conseillère départementale, Germain Schurch, membre fondateur de l'association des pêcheurs d'Issenheim, Hans Adam-Eglin, ancien maire de Feldberg, Alain Grappe, conseiller départemental, Marc Jung, maire et Catherine Troendlé, sénatrice.
Ça y est ! Le pont sur la Lauch, ce serpent de rivière régulièrement entr'aperçu ces dernières années, sort enfin la tête de l'eau. « Les travaux débuteront cette année dans le prolongement de la rue de Nevers (derrière l'enseigne M. Bricolage) », a annoncé Marc Jung. L'ouvrage devrait donner un nouvel élan au quartier et, à terme, modifier quelque peu le visage de la zone commerciale organisée autour de l'hypermarché Leclerc. Il en coûtera près de 3 M EUR à la commune (le Département abondant à hauteur de 290 000 EUR). Ce grand chantier n'en est qu'un parmi d'autres.

L'aménagement - avec la Comcom, dont M. Jung est également le président - de la zone d'activités des Portes du Florival (au carrefour « Mader » de la RD 430) va démarrer. Sont déjà annoncés les pompes funèbres Weidner (Issenheim), l'expert-comptable Colom et le cabinet de radiologie du Florival (Guebwiller, pour ces deux derniers).

Les travaux du Domaine du Kirchfeld vont enfin démarrer (« La semaine prochaine », a annoncé le maire). Cet ensemble résidentiel comprendra 88 logements ainsi que le pôle de santé de la Lauch (dont les travaux ont commencé en septembre) qui abritera six médecins généralistes et une pharmacie.

La deuxième tranche de la rue de Rouffach (jusqu'à la salle des Fêtes) est programmée.

Prévus l'an dernier, les travaux d'aménagement du club-house des boulistes auront lieu cette année. Les courts du tennis-club et leur éclairage seront également revus.

Et aussi : la fermeture du bureau de Poste et l'installation du service à la mairie ; la fin des travaux de la piste cyclable de Merxheim ; la mise en accessibilité et la réfection de la mairie ; la fin des travaux de la vente de l'ancienne école de la Colombe...

Ce dynamisme et cette politique de développement ambitieuse - permis par le report de certains investissements prévus l'an dernier et quelques opérations immobilières - ont été salués par la sénatrice Catherine Troendlé et la conseillère départementale (et suppléante du député Raphaël Schellenberger) Karine Pagliarulo devant une salle pleine où se trouvaient la plupart des maires ou adjoints de la communauté de communes.
M.PF.

 

 
 

 

Volgelsheim Des pas de danse pour la fête des aînés

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 06:02:14

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Volgelsheim Des pas de danse pour la fête des aînés
 

 
Les aînés de Volgelsheim ont la forme ! Photo L'Alsace/Jean-Marc Lalevée
160 convives ont répondu présents à l'invitation de la municipalité pour la fête des aînés. C'est l'Orchestre d'Harmonie de la commune dirigé par Sylvie Fritsch qui a ouvert les festivités dès 11 h 45 par un concert apéritif de fort belle facture. La matinée s'est poursuivie autour d'un excellent repas (choucroute au saumon, paleron de veau, fromages et Forêt-noire en dessert).

Pour digérer un tel festin, rien de tel qu'un pas de danse sur la piste, au son de l'ensemble musical « Trio du Florival » et entraîné par le groupe de danse « Espoir du Rhin » de Michel Schutz et par les Tahitiennes de l'association « Toa Nui ». Emporté par l'ambiance, le député Eric Straumann a esquissé quelques pas remarqués. Cette belle après-midi dédiée aux anciens du village s'est achevée à la nuit tombante, comme elle avait débuté, dans la bonne humeur.
Jean-Marc LALEVÉE

 

 
 

Doller Débats et réflexions pour 2019

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 06:35:12

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Doller Débats et réflexions pour 2019
 

 
Laurent Lerch, président de la communauté de communes, a présenté ses voeux entouré de ses vice-présidents. Photo L'Alsace/I.B.
La cérémonie des voeux de la communauté de communes de la vallée de la Doller et du Soultzbach a eu lieu vendredi soir au Cosec de Masevaux-Niederbruck, en présence du sous-préfet Daniel Merignargues, du sénateur René Danesi, du député Raphaël Schellenberger, du vice-président de la Région Jean-Paul Omeyer, de Rémy With, 1er vice-président du conseil départemental, des conseillers départementaux, de Fabienne Orlandi, conseillère départementale, de nombreux maires de la vallée et des élus, sans oublier les représentants des forces vives civiles et militaires.

Une cérémonie qui s'est déroulée dans un climat serein au sens figuré comme au sens propre : contrairement aux années précédentes, la météo était calme, sans neige ni inondations...
Hommage à Roger Gaugler

En préambule, le président de la comcom Laurent Lerch a rendu hommage à un homme disparu en 2018 « qui a beaucoup compté pour notre territoire et notre communauté de communes » : son prédécesseur, Roger Gaugler.

Puis il a évoqué « les événements récents de notre pays qui nous font parfois nous demander s'il ne devient pas fou. Quand on commémore la fin de l'une des plus grandes boucheries de notre histoire et que dans le même mois on profane le symbole du sacrifice de nos soldats, on est en droit de se demander ce qui ne tourne pas rond [...]. Je me dis parfois que si les uns et les autres sortaient du "j'ai droit à tout et je le veux tout de suite" notre pays ne s'en porterait pas plus mal ».

Puis il a poursuivi : « Surmonter les individualités et penser avant tout à l'amélioration de notre collectivité, de notre communauté de vie et de nos communes, voilà le sens de notre action et des réalisations de la communauté de communes en 2018. »
« Faire la balance entre l'intérêt collectif et la charge fiscale »

Laurent Lerch a cité en exemple un problème soulevé en début d'année par les entreprises de la zone industrielle de la Doller : l'insuffisance du réseau électrique. La comcom a alors eu le choix entre laisser les entreprises régler seules ce problème, au risque de voir certaines d'entre elles partir, ou impliquer l'argent du contribuable. Au nom de l'avenir du territoire et de sa vitalité économique, c'est la deuxième option qui a été retenue. Un million d'euros a été mobilisé « et l'État nous a suivis à hauteur de 450 000 EUR ».

La fibre optique a également été installée. Résultat : « N on seulement les entreprises ont pu rester mais certaines ont d'ores et déjà investi plusieurs millions d'euros et créé de nouveaux emplois. Il en va de même pour tout projet public : il faut faire la balance entre l'intérêt collectif et la charge fiscale. » Laurent Lerch a ainsi plaidé pour un territoire offrant aux habitants « des services de qualité, des commerces et des entreprises ».

Pour ce faire, les chantiers ne manquent pas mais peu se concrétiseront en 2019, qui sera plutôt une année de réflexion et de montage des dossiers. Ce sera le cas pour la gendarmerie de Burnhaupt-le-Haut, un projet qui prend plus de temps que prévu. Mais l'agrément de la Gendarmerie nationale et le référentiel des normes pour ce type de bâtiment sont arrivés. Le coût va être évalué et le lancement des travaux préparé « si nous pouvons nous le permettre financièrement ». La gendarmerie sera sans nul doute au menu des voeux de 2020...

Autre chantier en préparation : celui de la construction d'un accueil de loisirs sans hébergement à Burnhaupt-le-Bas, la capacité de l'actuel étant insuffisante. Là aussi, les travaux ne démarreront qu'en 2020.
Un délai de réflexion supplémentaire pour le PLUI

Autre dossier important : celui de l'urbanisme, avec l'élaboration d'un PLUI (Plan local d'urbanisme intercommunal). « J'ai proposé au conseil communautaire de remettre l'ouvrage sur le métier car il essentiel que chacun approuve les règles de ce document. Nous avons donc recruté une chargée de mission et nous retournons dans les communes afin de travailler au plus près avec les élus. »

Autre projet dans lequel la communauté de communes sera amenée à s'impliquer : l'extension de l'Ehpad du Castel Blanc, à Masevaux-Niederbruck, un investissement à hauteur de quatre millions d'euros.

2019 sera donc une année de réflexions, mais aussi de débats : « Nous avons engagé une grande réflexion sur l'avenir de nos compétences : Quel est l'échelon le plus pertinent ? Communal ou communautaire ? Les deux premiers thèmes qui ont émergé sont la voirie et les écoles primaires. Nous avons décidé d'étudier la faisabilité de ces transferts [...]. Nous aborderons également les questions de la ressource en eau. »
Quelle mobilité pour les habitants ?

Autre gros sujet de débat à venir : la mobilité. Un sujet d'actualité et sur lequel « nous sommes de plus en plus interpellés par nos habitants », mais qui peut vite « se transformer en gouffre financier pour les petites collectivités comme la nôtre. Nous devons à nos habitants de chercher des solutions avec les associations ou collectifs qui voudront s'intéresser au sujet. »

Puis après avoir souhaité à tous une bonne année, Laurent Lerch a passé la parole aux personnalités. Elles ont été six à se succéder au micro : François Horny, président du Pays Thur Doller, Rémy With, qui a annoncé que le Département débourserait douze millions d'euros en trois ans au profit des territoires et financerait certains équipements de proximité. Il a été suivi de Jean-Paul Omeyer qui a évoqué l'acquisition prochaine, par la Région, de TER hybrides et l'arrivée de la fibre jusqu'à la dernière maison en 2023, ainsi qu'une aide pour les jeunes travailleurs désireux d'acheter un premier véhicule.

Après les interventions de Raphaël Schellenberger (voir encadré), René Danesi et Daniel Merignargues, tout le monde s'est retrouvé autour d'un buffet préparé par les producteurs de la vallée.
Isabelle BOLLÈNE

Plaidant pour le maintien de la centrale de Fessenheim, Raphaël Schellenberger a évoqué à l'appui de sa démonstration un événement passé quasiment inaperçu : le 10 janvier, l'Europe est passé à un cheveu d'un black-out (coupure d'électricité générale) en raison d'une insuffisance d'énergie. Pour l'éviter, plusieurs grosses usines parmi les plus énergivores ont dû stopper ou réduire leur activité en urgence. Le problème, provenant d'un déséquilibre entre l'offre et la demande au niveau européen, n'est pas venu de la France. Selon le député, il aurait été dû notamment à l'arrêt des éoliennes en Allemagne ce jour-là, faute de vent. « Il faut pouvoir produire du courant de façon non aléatoire pour faire tenir le réseau, a-t-il alerté. Or quatre centrales vont fermer dans le bassin rhénan : Fessenheim en France, une en Suisse et deux centrales à charbon en Allemagne. »

 

 
 

Sausheim Médailles du Mérite communal

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 06:03:26

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Sausheim Médailles du Mérite communal
 

 
Photo L'Alsace/J.-P.F.
Cinq élus distingués
Lors de la cérémonie des voeux de Sausheim, le maire Daniel Bux a profité de la présence d'un nombreux public et de personnalités comme Fabian Jordan, président de M2A, Marc Munck, conseiller départemental, plusieurs maires de communes voisines et d'entrepreneurs locaux pour mettre en lumière le travail de cinq élus. Trois personnes qui oeuvrent au conseil municipal depuis 1995 ont reçu la médaille d'argent du Mérite communal : Robert Fekete, dont l'investissement pour les personnes âgées est reconnu, Jean-Pierre Bari, « monsieur voirie et sport » de la commune, et Christian Schieber, par ailleurs président de l'Office municipal des sports des arts et de la culture, ont reçu cette distinction. Deux élus entrés au conseil municipal en 1983 ont obtenu la médaille de vermeil du Mérite communal : Bernard Notter, par ailleurs président du syndicat de communes de l'Ile-Napoléon, et Pierre Marchal, adjoint au maire chargé notamment des affaires techniques. Tous ont reçu leurs médailles sous les applaudissements fournis de 700 personnes.

 

 
 

Mertzen Trottoirs, mise aux normes de la mairie et RPI

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 06:05:08

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Mertzen Trottoirs, mise aux normes de la mairie et RPI
 

 
José Wininger, maire de Mertzen.   Photo L'Alsace/C.H.
En introduction de la cérémonie des voeux, le maire José Wininger a eu une pensée pour les deux personnes décédées en 2018 à Mertzen ainsi que pour les victimes des attentats de Carcassonne le 23 mars, Paris le 12 mai et Strasbourg le 11 décembre ainsi que pour les morts de la Première Guerre mondiale dont on a fêté le 100e anniversaire de l'Armistice. Concernant l'avenir de la maternité à Altkirch, il a appelé la population à la mobilisation : « Cette fermeture ne ferait qu'aggraver la situation d'accès aux soins, la pénurie de professionnels de la santé et nos déserts médicaux. »

Pour Mertzen, il a souligné l'achèvement tant attendu des travaux de restauration et de transformation du presbytère en logements : « Un soulagement mais les travaux ne sont toujours pas réceptionnés car nous sommes en attente de documents administratifs à fournir par le maître d'oeuvre. Nous avons tout de même obtenu des aides : 8000 EUR de la sénatrice Patricia Schillinger pour les deux cuisines, 60 600 EUR du conseil régional pour le classement BBC et une subvention du conseil départemental pour la rénovation de la façade. Le presbytère reste un patrimoine communal en adéquation avec les nouvelles normes d'accessibilité et environnementales. »

La commune a fait d'autres travaux comme le ragréage de la cave de la mairie, la reprise des escaliers des logements, le débranchement des fosses septiques et le changement des luminaires en led sur 26 points lumineux.

Le maire a aussi signalé une étude portant sur les trottoirs, qui devraient relier le quartier du Petit-Paris au bourg centre, ainsi que la réactualisation du règlement du cimetière intercommunal Mertzen-Fulleren-Strueth.

Pour 2019, il a annoncé la mise aux normes de la mairie, la plantation d'arbustes sur le parking de la salle avec l'installation de deux bancs réalisés par Christophe Fournier.
Interrogationsur l'école

Il s'est, par contre, montré soucieux de l'avenir des classes du RPI Mertzen-Fulleren-Strueth- Saint-Ulrich : « À la dernière rentrée, nous avons évité de justesse la fermeture d'une classe suite à la baisse des effectifs, ce qui aurait engendré une classe à plusieurs niveaux. Grâce au soutien du conseiller général, des élus et des parents d'élèves, nous avons réussi l'exploit de conserver les classes actuelles. Aujourd'hui, l'idée est d'ouvrir notre RPI vers les communes d'Altenach et de Manspach, ce qui serait un gage de pérennisation. Une réunion a eu lieu dans ce sens avec l'ensemble des élus et l'Éducation nationale avec pour objectif la rentrée 2019. Mais cela reste à concrétiser. »

Concernant l'environnement, il s'est félicité de la décision prise de renaturation de certains espaces communaux comme les chemins ruraux non utilisés, issus du remembrement de 1999, afin de sauver quelques vieux arbres pour recréer des abris pour les oiseaux et le gibier : « Un projet que nous concrétiserons avec les bénévoles, la LPO, le Smarl, les chasseurs, les exploitants agricoles et la région. »

Pour le futur, José Wininger a aussi évoqué le projet intercommunal de réfection de la toiture de l'église interparoissiale de Mertzen et le terrain d'honneur de l'ASM auquel il manque dix mètres : « La solution dérogatoire prendra fin en 2021. Le dossier est très complexe au vu des contraintes environnementales qui s'additionnent : Natura 2000, PPRI, Znieff (zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique) 1 et 2. » Le verre de la convivialité a clos la cérémonie.
Clément HEINIS

 

 
 

Une piétonne grièvement blessée

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:53:33

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Lapoutroie
Une piétonne grièvement blessée
 

 
Une piétonne a été percutée par une voiture, ce lundi vers 7 h 45 à Lapoutroie sur la RD 415 entre Hachimette et La Croix d'Orbey, à hauteur de l'auberge À l'Ancienne Gare.

Cette habitante de Hachimette, âgée de 43 ans, a perdu connaissance et a été transportée à l'hôpital Pasteur par les pompiers accompagnés d'un médecin du SMUR, puis plongée dans un coma artificiel: son pronostic vital étant engagé. Les pompiers ont évacué une autre quadragénaire, plus légèrement blessée, en ambulance non médicalisée. D'après les constatations des gendarmes, une habitante d'Orbey de 44 ans, circulant en Renault en direction de Kaysersberg, s'était arrêtée pour laisser traverser la piétonne sur un passage protégé. Mais une Volkswagen, conduite par une Orbelaise de 51 ans, a percuté l'arrière de la Renault qui a été projetée contre la piétonne. L'accident a entraîné des ralentissements dans les deux sens, pendant plus d'une heure, une circulation alternée a été mise en place.
J-F.S

 

 
 

 

Des tonneaux sur la RD 83 : le conducteur avait bu

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 05:53:08

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Colmar et sa région
Des tonneaux sur la RD 83 : le conducteur avait bu
 

 
Un véhicule sur le flanc à Saint-Hippolyte après une collision, à hauteur de la piste cyclable.
HERRLISHEIM-PRÈS-COLMAR
Une Renault Megane a heurté le terre-plein central de la RD 83 avant de faire des tonneaux et de s'immobiliser sur le toit sur le bas-côté, dimanche vers 21 h 45 dans le sens Colmar-Rouffach, entre Eguisheim et Herrlisheim-près-Colmar. Le conducteur, un habitant de Zimmerbach âgé de 26 ans, a été légèrement blessé d'après les premiers examens des pompiers, qui l'ont transporté à l'hôpital Pasteur. Le dépistage d'alcool s'étant révélé positif, une prise de sang a été effectuée pour déterminer le taux.
SAINTE-CROIX-EN-PLAINE A 35 : la roue d'un camion prend feu

La roue d'un camion a pris feu, hier vers 12 h 20 sur l'autoroute A 35 dans le sens Mulhouse-Colmar, entre les échangeurs de Niederhergheim et de Sainte-Croix-en-Plaine. Les pompiers sont parvenus à éteindre rapidement le début d'incendie, avant qu'il se propage au reste du véhicule. Le poids lourd ne transportait pas de matières dangereuses, et aucun blessé n'est à déplorer. La circulation a été momentanément perturbée, mais pas bloquée. La surchauffe d'un essieu serait à l'origine du feu.
WOLFGANTZEN Les sangliers évités, pas l'accident

Un accident de la circulation s'est produit ce dimanche vers 22 h 30 sur la RD 1 entre Appenwihr et Wolfgantzen. Le conducteur d'une Peugeot 508 aurait tenté d'éviter des sangliers, mais a fait une sortie de route. La voiture s'est immobilisée sur le toit. Âgé d'une trentaine d'années, cet habitant de Fessenheim, seul à bord, a pu s'extraire par ses propres moyens et n'a pas été blessé. La société Alsace Dépannage a dégagé l'épave, tandis que les gendarmes de Neuf-Brisach ont régulé le trafic.
SAINT-HIPPOLYTE Voiture sur le flanc

Deux voitures se sont percutées, hier vers 17 h à Saint-Hippolyte sur la RD 1 bis à hauteur de la piste cyclable. L'un des deux véhicules s'est immobilisé sur le flanc. Les pompiers ont conduit à l'hôpital de Sélestat une femme de 20 ans, légèrement blessée.
MUNSTER Feu de papiersà la friche Hartmann

Un feu de tas de papiers a été signalé aux pompiers dans l'enceinte de la friche Hartmann à Munster, mais à l'air libre, peu après 1h dans la nuit de dimanche à lundi. Les hommes du feu ont procédé à l'extinction, et ont quitté les lieux moins d'une heure plus tard.
ARTZENHEIM La chaudière surchauffe

Une chaudière à fuel a surchauffé dans une habitation de la rue du Sponeck à Artzenheim, vers 4 h dans la nuit de dimanche à lundi. Les pompiers du corps local, mais aussi de Muntzenheim et Colmar, ont arrêté l'appareil, l'ont refroidi et ont ventilé les locaux.
COLMAR Collision

Un accident a impliqué trois voitures, hier vers 17 h 25 route d'Ingersheim à Colmar à hauteur du CDRS (centre départemental de repos et de soins). Aucun blessé n'est à déplorer.
Feu de poubelle

Les pompiers ont été appelés pour un feu de poubelle au niveau du numéro 4 de la rue d'Amsterdam à Colmar, dimanche à 23 h 15. À leur arrivée sur les lieux, la benne avait été éteinte.

 

 
 

 

Mulhouse Un pneu sur les rails d'un TER alsacien à Saint-Jean

Publié dans le panorama le Mardi 22 janvier 2019 à 06:20:45

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Mulhouse Un pneu sur les rails d'un TER alsacien à Saint-Jean
 

 
Samedi peu après 18 h, un TER alsacien en provenance de Mulhouse entrait en gare à Bâle/Saint-Jean quand le conducteur a repéré un objet posé sur la voie. Il a essayé de freiner, mais n'a pu éviter la collision. L'objet en question, c'était un pneu avec des jantes métalliques qui avait été déposé. Lors de la collision, le train a déchiré le pneu et en a traîné des morceaux avec lui, comme le parquet de Bâle-Ville l'a expliqué dimanche.

Le train n'a heureusement pas déraillé, personne n'a été blessé. Le conducteur a arrêté le train, a constaté qu'il n'y avait pas de dégâts, puis est reparti au bout d'un quart d'heure. Ce n'est qu'ensuite qu'il a prévenu les autorités responsables.

Des investigations de la police et des Chemins de fer suisses ont montré que les débris du pneu avaient endommagé un élément de signalisation. L'incident s'est produit à 500 m environ de la frontière franco-suisse. L'enquête se poursuit.
Déjà le 11 janvier

Le cas rappelle celui de la semaine précédente : le 11 janvier, un train avait été endommagé, déjà à la gare Saint-Jean, après une collision avec un fût métallique. Quand le train s'était arrêté, bloqué par le fût sous ses roues, il avait été tagué. C'était là encore un TER venant d'Alsace, qui allait à Bâle. Un deuxième fût avait été trouvé sur d'autres rails, toujours près de la gare Saint-Jean.

La police bâloise cherche à savoir si les deux affaires sont liées. Elle rappelle en tout état de cause que les faits sont graves : faire dérailler un train - ici, en l'occurrence, pour le taguer - peut avoir de lourdes conséquences, y compris coûter des vies humaines. J.-C. M.